Archive | Santé

30 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes pma

rennes

Actuellement, en France, la PMA est seulement accessible aux femmes en couple et/ou mariées avec un homme, qui prouvent d’une vie commune de plus de 2 ans et de difficultés à avoir un•e enfant…

STOP À CETTE DISCRIMINATION !

NOUS EXIGEONS DONC SANS PLUS ATTENDRE L’OUVERTURE DE LA PMA (Procréation Médicalement Assistée) A TOU•TE•S (couple de femmes, femmes célibataires et personnes trans) SANS CONDITIONS !

Pour cela venez nombreux•ses au rassemblement

DIMANCHE 10 DÉCEMBRE À 14H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à RENNES.

Un stand d’information sur la PMA se tiendra tout l’après-midi place de la République et des porteur.se.s de paroles animerons la place en faisant réagir les passant.e.s.

PLUS D’INFOS SUR LA PMA :

https://www.sos-homophobie.org/guide-pratique/assistance-medicale-la-procreation-amp-ou-pma

https://www.sos-homophobie.org/ouverture-de-la-procreation-medicalement-assistee-pma-toutes-les-femmes-questionsreponses

CONTACT :
delegues-bretagne@sos-homophobie.org

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

irène frachon (le huff’)

field

Je connais le courage des journalistes d’investigation comme ceux d’Envoyé Spécial, il faut les soutenir

On ne parle pas assez des représailles qui menacent le travail des journalistes (et pas seulement les lanceurs d’alerte) qui enquêtent sur les failles de notre société.

Des menaces lourdes ont pesé (et continueront de peser) sur deux émissions phares du service public, « Envoyé Spécial » et « Complément d’Enquête »: non renouvellement de CDD, redistribution de journalistes titulaires, sous-traitance à des sociétés de production etc.

J’ai repensé aux émissions d’Envoyé Spécial à propos de l’affaire Mediator, et notamment à la première enquête menée par les reporters Jean-Pierre Métivet, Edouard Perrin et Pascal Stelletta et présentée sur France 2 un jeudi 5 mai 2011 par les journalistes Guilaine Chenu et Françoise Joly.

Le reportage faisait la lumière pour la première fois sur les méthodes d’intimidation mafieuses employées par le laboratoire Servier pour empêcher la connaissance et la divulgation de la toxicité mortelle de ses produits coupe-faim, dont le Mediator, poison maquillé en anti-diabétique anodin.

Des témoignages saisissants étaient recueillis auprès de divers acteurs de santé ayant été menacés personnellement par Servier, dès les années 1990 jusqu’en 2010 et au-delà. Cette enquête menée avec une grande rigueur (et de grandes difficultés témoignera plus tard Jean-Pierre Métivet) a eu un impact fort, permettant au grand public de comprendre que d’inavouables et inquiétantes pratiques criminelles souterraines étaient à l’oeuvre dans ce drame de santé publique.

Les laboratoires Servier ont bien compris cet impact et ont alors attaqué en diffa- mation le journaliste Jean-Pierre Métivet, Rémy Pflimlin alors PDG de France Télévisions, la présentatrice et productrice de l’émission Guilaine Chenu jusqu’à un témoin de ces pressions, lanceur d’alerte sur le Mediator, le docteur Georges Chiche. Tous étaient mis en examen et traduits deux ans plus tard devant le tribunal au palais de justice de Paris.

J’y étais, entendue comme témoin devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris, le 20 mars 2015. L’audience était interminable, dure, éprouvante pour ces journalistes sérieux, devant justifier de la qualité de leur enquête et de leur bonne foi. Si Métivet et Chiche ont été relaxés, Rémy Pflimlin et la présentatrice Guilaine Chenu ont été condamnés pour diffamation en première instance, cette dernière pour avoir osé évoquer « des menaces de vie et de mort ».

Il a fallu attendre encore un procès en appel en 2016 pour relaxer enfin l’ex-PDG et la présentatrice de l’émission, de même qu’il avait fallu aller en appel pour lever la censure ayant frappé en première instance mon livre révélant le scandale du Mediator en 2010.

Je me souviens du soulagement et de la joie de Guilaine Chenu, m’adressant le jugement en appel reconnaissant la qualité de son travail. Dans ce texte, le tribunal citait notamment le laboratoire Servier, ce dernier protestant de « la violence des propos rapportés, considérant qu’ils avaient d’autant plus de poids qu’il étaient tenus lors d’un ‘plateau’ concluant l’émission ». La Cour reconnaissait par ailleurs la légitimité du sujet traité et le sérieux de l’enquête, permettant de relaxer les prévenus.

En 2017, le parquet de Paris et les juges d’instruction décidaient de renvoyer les laboratoires Servier devant le tribunal correctionnel pour des griefs accablants, développés dans un réquisitoire et une ordonnance de renvoi de plusieurs centaines de pages et mentionnant notamment les inqualifiables moyens de pression mis en œuvre par Servier pendant des années, tels que révélés par l’enquête d’Envoyé Spécial.

On ne parle pas assez des représailles qui menacent constamment le travail des journalistes, des enquêteurs (et pas seulement les lanceurs d’alerte), pas assez du courage certes mais aussi des moyens et de la liberté dont doivent disposer les reporters pour porter à la connaissance du public des informations sérieusement étayées, malgré les pressions et les menaces.

Il faut défendre un service public, indépendant et correctement doté financièrement pour que nous puissions, citoyens d’aujourd’hui et de demain, garder les yeux ouverts sur les dérives et les failles cachées de notre société.

29/11/2017

Irène Frachon Médecin pneumologue, lanceuse d’alerte du scandale du Mediator

http://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi :

« Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête » : Élise Lucet dénonce le plan de France Télévisions

Les politiques s’inquiètent des répercussions du plan de France Télé sur « Envoyé Spécial » et « Complément d’enquête »

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28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes hôpital (npa + europe1 + lo)

manifestants-hopital-SUD

Rennes : grève au centre hospitalier Guillaume-Régnier

2012 : une tension extrême avait conduit au blocage du centre hospitalier Guillaume-Régnier (CHGR). La grève avait permis l’ouverture de 47 lits. Depuis la situation n’a fait qu’empirer, entraînant une situation de détresse pour les soignantEs et d’angoisse pour les patientEs et leurs proches… et une nouvelle grève depuis le 7 novembre.

Des patientEs peuvent attendre 8 heures avant d’avoir une place, d’autres ne peuvent tout simplement pas être hospitalisés faute de lits. D’autres encore sont transférés d’une unité à l’autre, parfois en pleine nuit ! Des lits de personnes permissionnaires sont utilisés pendant leur absence. Il n’y a, certaines nuits, qu’unE soignantE dans une unité de 25 lits, ce qui met patientEs et soignantEs en danger. Les soignantEs ne peuvent plus faire leur travail correctement. La direction cherche à les culpabiliser et les isoler avec la notation individuelle. Or, pour être efficace, le travail ne peut se concevoir qu’en équipe. La direction prétend qu’il s’agit juste d’une adaptation à des contraintes budgétaires…

Dire stop !

Les militantEs de SUD se sont mis en grève le 7 novembre. Un barnum a été installé à l’entrée de l’hôpital et des permanences sont assurées jour et nuit pour informer, mobiliser, avec des AG pratiquement quotidiennes. Le 21, avec le renfort de la CGT, ce sont 300 personnes qui se sont retrouvées lors des trois AG de la journée, avec un taux de grévistes proche de 30 %. Un pas a été franchi, montrant que le collectif vit toujours malgré la politique de la direction.

Les revendications demeurent : ouverture d’un service de 20 lits, amélioration des conditions de travail, octroi de moyens budgétaires à la hauteur des missions de service public du CHGR, résorption des sous-effectifs et de l’emploi précaire, retour à 20 RTT annuelles, analyse fine des causes de l’absentéisme… Gageons que cette semaine de grève ne sera pas la dernière, et que le collectif l’emportera sur l’isolement !

Correspondant NPA

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

violences (essf)

gaceta

Les syndicats s’inquiètent de la position française sur les violences sexuelles au travail

Les organisations déplorent que le gouvernement « refuse toute approche fondée sur le genre ».

En ces temps de désunion syndicale, il est rare de voir un courrier signé par Philippe Martinez, Laurent Berger, Jean-Claude Mailly et Philippe Louis, les numéros un de la CGT, CFDT, FO et CFTC. Les quatre dirigeants syndicaux ont pourtant pris la plume pour s’adresser au premier ministre, Edouard Philippe. Dans ce texte, qui devait être envoyé mercredi 22 novembre et que Le Monde a pu consulter, ils s’inquiètent des positions que le gouvernement s’apprête à pren- dre concernant la construction d’une norme à l’Organisation internationale du travail (OIT) sur « la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail ».

En 2014, la France avait pris position en faveur de l’élaboration d’une convention sur ce sujet, qui a une valeur contraignante pour les pays qui la ratifient.

Selon les centrales, qui militent avec la Conférence syndicale internationale pour une norme contre les violences sexistes et sexuelles, cet engagement a été « déterminant » pour voir cette question inscrite à l’ordre du jour de la Conférence internationale du travail en juin 2018. Pour préparer cette session, l’organisme international, composé de représentants des Etats, des employeurs et des salariés, a envoyé un questionnaire aux premiers pour connaître leur avis sur des points précis. Le projet de réponses de Paris à l’OIT a été transmis aux syndicats fin octobre. Ces derniers déplorent depuis que les services du gouvernement « refusent systé- matiquement toute approche spécifique des violences fondées sur le genre ». En clair, ils regrettent que le cas des femmes ne soit pas distinct des autres.

« Regrettable »

« 20 % des femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail, près de 10 viols ou tentatives de viols sont commis chaque jour sur un lieu de travail en France, rappellent les quatre syndicats. Refuser de traiter la question des violences fondées sur le genre dans la norme OIT conduirait à empêcher que des politiques de prévention et de sanction appropriées soient mises en place. »

Ce qui constituerait « un changement de position très regrettable » de la part de la cinquième puissance mondiale, jugent les organisations de salariés, qui entendent profiter d’un contexte favorable pour pousser leurs pions après l’affaire Weinstein aux Etats-Unis et le hashtag #BalanceTonPorc en France. « Ce recul serait d’ailleurs bien incompréhensible à l’heure où (…) le gouvernement (…) a annoncé une nouvelle loi sur les violences sexuelles », concluent-elles dans ce courrier.

Sophie Binet, membre du bureau confédéral de la CGT chargée de l’égalité femmes-hommes, ne décolère pas :

« Ce n’est pas Poutine, Trump ou Erdogan qui vont défendre une norme sur les violences sexuelles au travail. La position des chefs d’Etat européens sera déterminante. » Un avis partagé par Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. « Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt : la réalité, c’est que les victimes de ces violences sont à 95 % des femmes, souligne-t-il. Mais le gouvernement réagit sur son champ international : il ne veut pas vexer un certain nombre de partenaires qui lui passent de gros contrats. »

Du côté du ministère du travail, on rappelle que, « si les organisations syndicales estiment que les réponses du gouvernement français au questionnaire occultent ou sous-estiment le caractère genré des discriminations, nos réponses rappellent en réalité le principe de l’équivalence des discriminations en droit français (genre, âge, langue, origine, etc.) ». « Les violences faites aux femmes seront donc bien abordées dans le cadre de la construction de cette norme, ainsi que d’autres cas », ajoute-t-on.

Raphaëlle Besse Desmoulières LE MONDE | 22.11.2017

http://www.lemonde.fr/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Violences faites aux femmes : les syndicats entrent dans le mouvement (Libération)

Violences et harcèlement sexiste : les syndicats taclent le gouvernement (Les Echos)

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26 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

morlaix hôpital (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Fermeture des soins intensifs en cardio : le personnel mobilisé

Infirmières et aides-soignantes étaient sur le marché de Morlaix, ce samedi, pour faire signer une pétition contre la fermeture du service au 1er décembre.

Une manifestation est prévue le 2 décembre, au départ de la Manu.

« Depuis ce matin, on a reçu des centaines de signatures », remarquent ces infirmières et aides-soignantes de l’usic, unité de soins intensifs en cardiologie, présentes devant la mairie, ce samedi.

Une pétition papier et internet circule depuis plusieurs jours, pour dénoncer la fermeture, au 1er décembre, de ce service de l’hôpital de Morlaix. La faute à un manque de praticiens. La version web de la pétition a déjà reçu 2 356 signatures.

« Les gens qu’on rencontre trouvent ça inadmissible, explique l’une des salariées. Les personnes âgées en particulier se demandent où elles vont aller en cas de souci. »

morl

Manifestation le 2 décembre

Seule cette unité de huit lits est impactée, le service de cardiologie, et ses 26 lits, perdure. « Mais il n’y aura plus de cardiologue de garde 24/24. Que se passera-t-il si un problème se présente la nuit ? » Reste les urgences, « mais elles sont déjà surchargées ».

Samedi 2 décembre, une manifestation est prévue à 10 h, au départ de la Manu. Les syndicats aimeraient que les commerçants baissent le rideau pour l’occasion.

25/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ros glas (pontivy journal)

uranuium

Anciennes mines d’uranium en Bretagne : l’association Roz Glas conteste la dépollution made in Areva

Areva vient de débuter la dépollution de dix sites radioactifs à l’ouest de Pontivy. L’association Roz Glas émet de sérieux doutes sur le premier chantier de décontamination…

Patrick Boulé, président de Roz Glas : « Ici, à Ty-Gallen, on arrive à 2,5 fois le bruit de fond. »

Des cailloux en veux-tu en voilà. Pendant des décennies, du remblai provenant des mines d’uranium situées à l’ouest de Pontivy (Morbihan) a été distribué à qui voulait. Idéal pour reprofiler une cour de ferme ou pour remblayer un chemin de terre. Seulement, ces stériles miniers présentent une dose de radioactivité à faire pâlir de jalousie un ver luisant la nuit… Patrick Boulé, président de l’association Roz Glas :

Par endroits, on arrive à plus de 4500 chocs par seconde alors que le niveau normal est se situe entre 100 et 200 chocs par seconde.

Depuis sa création en 2010, cette association recense, informe et alerte la population et les pouvoirs publics sur les dangers que représentent les anciennes mines d’uranium et les stériles miniers radioactifs disséminés ici et là.

« Ils ont fait la moitié du boulot ! »

Poussé par les associations et l’État, Areva, qui a en charge la gestion des anciennes mines d’uranium, s’est vu contraint de décontaminer les sites les plus contaminés. En 2010, Areva a effectué des survols en hélicoptères pour recenser les zones contaminées. Entre 2011 et  2013, c’est au sol que des mesures ont été effectuées. « Si on est au-dessus de 0,6 milli sievert (mSv) par an, ils décontaminent d’office » (à titre d’exemple, une radiographie pulmonaire est d’environ 0,1 mSv).

Les sols sont alors décapés sur environ un mètre de profondeur.

L’objectif étant d’atteindre le seuil du bruit de fond, autrement dit le niveau normal. Dix sites à l’ouest de Pontivy, répartis sur quatre communes, sont concernés. Les sols contaminés seront ensuite envoyés à Persquen (Morbihan), dans l’ancienne mine de Prat-Mérien, où ils seront stockés. Le site de Prat-Mérien devrait ainsi accueillir 10 000 m3 de stériles contaminés, selon les estimations d’Areva. Areva a débuté ses chantiers de décontamination fin octobre 2017. Début décembre, tout devrait être terminé.

« On ne peut pas appeler ça une décontamination »

Premier site décontaminé : le chemin d’accès à l’ancienne mine de Ty-Gallen, sur la commune de Bubry. Sur une vingtaine de mètres, au plus près de l’ancienne mine, le chemin a été dé- caissé et remis en état. « Ici, on avait mesuré jusqu’à 1 000 chocs par seconde », raconte Patrick Boulé, qui allume son scintillomètre DG5, histoire de vérifier si la décontamination a été faite correctement.

Le bruit de fond, mesuré dans le champ à proximité, s’élève à 100-120 chocs/seconde. Au fur et à mesure que l’on progresse sur le chemin, sur une partie non décontaminée, le scintillo- mètre émet des bips de plus en plus rapprochés. Sur l’écran : 250, 320, 380, 420… 520 chocs/seconde.

« On est à 2,5 fois le bruit de fond. » Sur la partie décontaminée, les mesures reviennent à des niveaux normaux. Mais, sur les bas-côtés du chemin, le scintillomètre s’affole à nouveau : 600, 680 chocs/seconde. Patrick Boulé s’insurge :  On ne peut pas appeler ça une décontami- nation. La moitié du boulot a été fait. Areva a sous évalué la radioactivité des sites contaminés pour en réduire le nombre à nettoyer.

L’association Roz Glas conteste aussi le mode de calcul : « Areva mesure à un mètre du sol et ne mesure pas tout : les rayons alpha et bêta ne sont pas pris en compte. Areva ne prend en compte que des moyennes alors qu’il peut y avoir un point chaud, un endroit très radioactif, sur la zone. Nous, on voudrait qu’on décontamine les zones jusqu’à 0,3 mSv. Ce que préconise d’ailleurs l’Autorité de sûreté nucléaire… »

17 Nov 17

https://actu.fr/

Lire aussi

Roz Glas lance une souscription pour un détecteur gamma DG5

Contact:

Roz Glas, 2 rue de la Gare, à Kernascléden.

Tél. 02 98 71 74 94. Courriel : rozglas@laposte.net.

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18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

compte pénibilité (le monde)

macron dictyuer

Des substances cancérigènes exclues du nouveau compte pénibilité

Dans la version allégée du compte pénibilité mise en place par les ordonnances Macron, les agents chimiques dangereux ne sont plus considérés comme des facteurs à risques.  «L’ordon- nance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs consi- dérés comme “à risque”, dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.  »

Alors que le cancer est la première cause de mortalité en France et que les polémi- ques autour des substances nocives s’enchaînent, la mesure a de quoi étonner.

L’ordonnance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs considérés comme « à risque », dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.

Le gouvernement a décidé de retirer certains critères sous la pression du patronatDisparaît ainsi l’exposition à des agents chimiques dangereux, aux poussières et aux fumées. Mais aussi le port de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques émis par les machines. Le gouvernement a décidé de retirer ces critères sous la pression du patro- nat, mobilisé contre l’ancienne version du compte pénibilité : l’exposition au risque concernant ces quatre facteurs serait trop difficile à évaluer. Restent seulement les activités exercées dans des milieux extrêmes (bruyants, sous très haute pression ou haute température), ainsi que les cadences à la chaîne ou en 3/8 et le travail de nuit.

Les salariés exclus du nouveau C3P ne pourront donc plus bénéficier des dispositifs préventifs mis en place par l’ancien compte pénibilité : une réduction du temps de travail sans perte de salaire, un départ en retraite anticipé ou une formation pour exercer un autre métier. Le nouveau C3P restreint ce dispositif aux seuls salariés concernés par les six facteurs recensés.

Mic-macL’impact pourrait être limité, puisque en sept ans seules quelques centaines de salariés ont bénéficié d’un départ à la retraite anticipé au titre de l’ancien compte pénibilité. Pour l’emplo- yeur, la procédure d’évaluation des risques a été simplifiée : la mesure de l’exposition et le suivi individuel des salariés exposés à des substances dangereuses, à des postures pénibles, etc., n’est plus une obligation pour l’entreprise. Néanmoins, « les ordonnances Macron introduisent un risque judiciaire… (Suite payante)

LE MONDE ECONOMIE 16.11.2017Catherine Quignon

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15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cancers (bastamag + reporterre)

programme mac

Environ 400 milliards: le faramineux coût des cancers professionnels en Europe !

Une étude, publiée ce 14 novembre, estime le coût des cancers professionnels en Europe. « La facture est très lourde : entre 270 et 610 milliards d’euros chaque année, ce qui repré- sente de 1,8 % à 4,1 % du produit intérieur brut de l’Union européenne », pointe l’Institut syndical européen qui a commandité l’étude auprès de deux cabinets spécialisés en évaluation des risques chimiques, Risk & Policy Analysts et FoBIG.

Chaque année, environ 190 000 cancers déclarés en Europe sont liés au travail.

L’étude a pris en compte 25 agents cancérogènes et situation de travail auxquels sont exposés les travailleurs européens, à la source de ces cancers : les vapeurs diesel, les poussières de bois (cancer du larynx), diverses molécules pétrochimiques comme les huiles minérales utili- sées dans l’industrie automobile ou la fabrication d’emballages alimentaires, l’arsenic ou les dioxines longtemps présents dans les pesticides, le travail posté de nuit, qui favorise le cancer du sein chez les femmes, ou encore l’exposition aux fumées de tabac.

Les coût directs sont liés au traitement médical du cancer

Hospitalisation, chimiothérapie, soins palliatifs… et aux sommes directement dépensées par le malade et ses proches. Les coûts indirects prennent en compte la perte de productivité liée aux arrêts longues maladies, la nécessité pour l’employeur de remplacer l’employé absent, ou les pertes de cotisations sociales dues à une mort prématurée.

Le traitement médical d’un cancer du poumon; le plus répandu, coûte ainsi en moyenne 13 200 euros par an, un cancer de l’intestin 7 600 euros. Ces traitements peuvent durer plusieurs années, en fonction des chances de rémission de la maladie ou, au contraire, de la probabilité de décès du malade (une victime de cancer sur deux meurt avant cinq ans, une fois le cancer diagnostiqué). Résultat : entre 250 et 570 milliards d’euros auxquels l’étude ajoute le « coût » humain, plus difficile à quantifier financièrement : la réduction de la qualité de vie des personnes touchées, la souffrance et l’anxiété liées à la maladie…

Autant de cancers évitables

Les deux cabinets spécialisés ont également calculé la population de travailleurs exposés à l’un ou plusieurs de ces agents cancérogènes, dont une part est susceptible de déclarer un cancer dans les années à venir.

Ainsi, entre 15 et 28 millions de travailleurs européens ont été exposés aux vapeurs diesel de 1966 à 2005 (entre 1,5 et 3,7 millions en France).

L’étude estime que 6,7 % d’entre-eux déclareront un cancer du poumon ou de la vessie (les types de cancers liés aux vapeurs diesel) dans les années à venir, ce qui représente, rien qu’en France, entre 100 000 et 250 000 personnes. Autant de cancers évitables si les travailleurs exposés étaient mieux protégés.

« Avec plus de 100 000 morts par an, les cancers professionnels sont la première cause de mortalité au travail dans l’UE.

Cette étude démontre que le coût sociétal des cancers liés au travail est faramineux. Ce sont les travailleurs et leur famille qui en assument la part la plus importante. Cette situation consti- tue une injustice inacceptable, tant sur le plan social qu’économique et l’UE se doit d’agir pour mettre fin à ces cancers évitables », dénonce l’Institut syndical européen.

Ivan du Roy 15 novembre 2017

https://www.bastamag.net/

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sécu (npa)

secu

Sécurité sociale : Qui veut noyer son hôpital…

« 30 % des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes » ; « Nous allons fermer les lits qui ne servent à rien, ou les réorienter vers de nouveaux besoins » : pour justifier les nouvelles coupes dans les dépenses de santé et les nouvelles attaques contre l’hôpital, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, ne lésine ni sur les grosses ficelles ni sur les gros mensonges.

Qu’importe si personne au ministère n’a été capable d’argumenter le chiffre astronomique de « dépenses non pertinentes » annoncées par la ministre.

Quant aux « lits qui ne servent à rien », il suffit, pour en juger, de se rendre dans les services d’urgences hospitalières, et d’y voir des malades attendant sur des brancards, dans les couloirs, que des lits se libèrent dans les services bondés de l’établissement.

Trois milliards d’euros de réduction de crédits

Les contes et légendes de la ministre n’ont qu’un but : faire croire qu’il existe des « marges de manœuvre énormes » pour couper encore et toujours dans les dépenses hospitalières.

Sur les trois milliards d’euros de réduction de crédits que le gouvernement entend imposer à l’assurance maladie, la moitié doit être assumée par les établissements hospitaliers, où règne déjà l’épuisement professionnel, du fait du manque de personnel et d’une gestion donnant la priorité à la « productivité » sur la qualité et la sécurité des soins.

Pour une part la ministre n’a fait que reprendre les recettes des gouvernements précédents. L’extension de la « chirurgie ambulatoire » consiste à faire sortir l’opéréE le jour même de son intervention et permet de diminuer fortement les coûts. Cela devrait concerner 70 % des actes chirurgicaux en 2020, pour le plus grand bien de la productivité des établissements mais pas forcément pour celui des malades dont la sécurité et le suivi des soins, une fois sorti, de l’hôpital n’est souvent pas garantie.

Faire plus et mieux avec moins de personnel et de moyens

Vieille recette aussi : l’augmentation du forfait hospitalier de 2 euros sera à la charge des patientEs ou de leur assurance complémentaire… dont les tarifs ne cessent d’augmenter.

Au chapitre des nouveautés : la remise en cause de « tarification à l’activité » présentée depuis 15 ans comme la formule miracle pour financer les établissements hospitaliers.

Notre ministre libérale « découvre » cette vérité élémentaire : la course à la rentabilité pour chaque établissement pousse les gestionnaires à la multiplication des actes qui rappor- tent le plus, et ce au détriment des malades et d’une utilisation rationnelle et intelligente des ressources de la Sécurité sociale. Mais pour elle, la « solution » consiste à étrangler encore plus l’hôpital sous couvert de « promouvoir l’excellence » : faire plus et mieux avec moins de personnel et de moyens.

C’est que le but poursuivi, dans la continuité des lois « Bachelot » et « Touraine » n’est pas de donner à l’hôpital public les moyens de remplir ses missions, mais de transférer celles-ci à des réseaux de soins privés sous le contrôle des assurances « complémentaires ».

Mardi 7 novembre 2017 Jean-Claude Delavigne

https://npa2009.org/

hostau-bresy

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

hostau-bresy

Brest « L’hôpital doit rester en bonne santé »

Selon le Collectif brestois, le développement de l’ambulatoire au sein des hôpitaux surchargera le personnel déjà insuffisant. D’ici 2020, le gouvernement veut combler le déficit de la Sécurité sociale. L’hôpital serait le premier touché. Le Collectif brestois s’alarme et organise une réunion publique.

La mobilisation

Le Collectif brestois de défense de l’hôpital public organise une réunion ouverte à tous, jeudi, afin de comprendre l’impact du plan de finance proposé à l’Assemblée, fin octobre. Il prévoit un rétablissement des comptes de la Sécurité sociale d’ici 2020 grâce à des économies. Principale cible : les hôpitaux publics.

« Le gouvernement souhaite économiser sur le budget des hôpitaux, notamment en développant l’ambulatoire, cite André Garçon, membre du Collectif brestois. Cela demandera une cadence plus soutenue car il y a plus d’entrées et de sorties de patients, et le nettoyage des blocs est plus fréquent, Il faudra donc davantage de personnel. »

Sous-effectif

Patricia Jégard, elle aussi membre du Collectif, renchérit : « Les hôpitaux travaillent déjà en sous-effectif. Les infirmières sont souvent rappelées sur leur temps de repos. Aujourd’hui, le besoin de personnel est criant ! » Une réunion publique est donc organisée jeudi, à l’université Segalen, pour comprendre ce plan de finance mais aussi écouter les usagers. Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale de défense des hôpitaux sera présente, ainsi que les membres de l’association Les Amis du monde diplomatique.

Rester accessible

« L’hôpital est un lieu où on doit aller avec confiance, qui doit rester accessible, clame Patricia Jégard. Il est déjà rongé jusqu’à l’os. L’hôpital doit rester en bonne santé ! » « Pourquoi ne pas demander à des laboratoires privés qui font des millions de bénéfices de participer pour rétablir les comptes ? », questionne André Garçon. Selon les chiffres du collectif, en France, entre 1995 et 2012, ce sont 117 471 lits hospitaliers et 22 000 postes qui ont été supprimés.

Jeudi 9 novembre, 18 h 20 h, Amphi 1, fac Segalen,  Brest.

04/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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