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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

guéméné sur scorff (collectif + npa)

23 juin

« Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer »

Partages-tu le constat selon lequel notre système de santé va mal ?

Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer, conséquence des logiques libérales qui sont à l’œuvre depuis 1983 sous Bérégovoy. Aujourd’hui, nous sommes le pays de l’Europe de l’Ouest où la part de l’hospitalisation privée lucrative est la plus importante.

Une des propositions de la CGT est de retirer l’agrément Sécurité sociale pour les établissements de santé privés à but lucratif. S’ils veulent continuer à travailler, il faut qu’ils basculent au statut à but non lucratif et dans un second temps on voit si on les intègre dans les services publics. Il n’est pas question que l’argent de la Sécu aille dans les dividendes des actionnaires.

Nous avons appris dans la presse la mort de deux personnes âgées dans des salles d’attente des -urgences d’hôpitaux. Que penser de ces événements ?

On médiatise les cas qui existaient déjà, et que l’administration et une partie des médecins responsables cachaient. À la suite de l’affaire de Strasbourg, les bouches s’ouvrent. Des personnes âgées qui meurent sur des brancards aux urgences, on en a régulièrement.

Une des causes, c’est la non–médicalisation des EHPAD, le manque de personnel dans les EHPAD. Ces deux personnes en fin de vie n’auraient jamais dû arriver aux urgences. Malheureusement dans les EHPAD, la nuit, les week-ends et les jours fériés, c’est-à-dire les 2/3 du temps, il n’y a que des aides-soignantes qui ne peuvent pas assumer seules la prise en charge de ces personnes. C’est la raison pour laquelle on revendique 200 000 emplois dans les maisons de retraite. C’est simplement être au même taux d’encadrement que des pays européens auxquels on se compare très souvent pour nous faire avaler des couleuvres. Si les EHPAD étaient médicalisées, c’est-à-dire avec une infirmière 24 heures sur 24, des aides-soignantes en quantité suffisante et des médecins prescripteurs salariés, dans les 2/3 des cas les personnes n’auraient pas besoin de venir aux urgences et resteraient dans leur EHPAD dans un environnement plus satisfaisant, surtout quand elles sont en fin de vie.

Et au-delà des urgences et des EHPAD ?

Pour les autres causes, les urgences sont le miroir grossissant de tous les dysfonctionnements du système de santé. C’est celui de la médecine générale en ville car aucune mesure n’a été prise ces 30 dernières années pour la réorganiser alors que les problèmes de démographie étaient prévisibles. Entre l’arrivée de Touraine et aujourd’hui, on a 5 000 généralistes en moins alors que le nombre de médecins n’a pas baissé. Non seulement il n’y a pas assez de méde- cins mais, proportionnellement, il y a trop de spécialistes par rapport aux généralistes.

Le Journal of the American Medical Association (AMA), qui est un journal de médecine amé- ricain très réputé, explique que dans nos pays riches et développés avec une population vieil- lissante, il faut modifier notre stratégie de formation de médecins, il faut former plus de géné- ralistes que de spécialistes et il faut plus de lits de médecine polyvalente dans nos hôpitaux qui sont trop spécialisés. La population ne trouve plus de médecin en ville et quand on en trouve, le mode d’exercice libéral en cabinet ou en cabinet de groupe ne répond pas aux besoins. Il faut que les médecins travaillent dans une structure qui ait un minimum de plateau technique pour ne pas avoir à multiplier les prises de rendez-vous pour une radio ou pour une prise de sang. Les gens préfèrent attendre six heures aux urgences, avoir tout sur place et avoir un service qui corresponde à leur demande.

Que faut-il changer à l’hôpital ?

L’hôpital du 21e siècle ne peut pas être l’hôpital du 20e siècle. C’est-à-dire celui de la médecine technicienne hyperspécialisée qui ne correspond plus qu’à une petite partie de la médecine et la plus grande escroquerie politique de ces dernières années est le tout-ambulatoire. La chirurgie réglée pour les patients en bon état général peut se faire en ambulatoire si les gens n’habitent pas trop loin et ont un environnement familial et socio-économique satisfaisant. Ça, c’est une toute petite partie de la médecine. Les besoins qui vont aller en grandissant sont ceux de personnes de plus de 50 ans atteints de polypathologies, de maladies chroniques, de diabète, des problèmes d’hypertension et des problèmes cardiaques à la fois.

Ils ont besoin d’être hospitalisés dans des services de médecine polyvalente avec des spécialistes consultants et des médecins généralistes hospitaliers qui coordonnent la prise en charge de ces patients et organisent le retour à domicile. Aujourd’hui, ces patients sont hospitalisés dans des services de spécialité où les médecins ne veulent pas s’occuper d’eux et où l’objectif est de les mettre dehors le plus rapidement possible. Nous, les urgentistes, on appelle ces patients, les patients boomerangs. C’est-à-dire, qu’on les fait sortir le vendredi soir et ils reviennent le samedi soir ou dimanche matin dans un état dégradé car on ne s’est pas préoccupé des conditions dans lesquelles ils pouvaient poursuivre leurs soins à la maison.

Pour toi, quelles seraient les -mesures urgentes et immédiates pour désen-gorger les urgences et pour qu’elles soient de meilleure qualité ?

Il faut former plus de médecins généralistes qui travaillent comme salariés dans des centres de santé pour qu’ils soient justement répartis sur le territoire et travaillent dans des conditions qui leur permettent de répondre aux besoins de la population. Il faut transformer les hôpitaux en rouvrant des lits de médecine, en arrêtant les plans d’économie qui se traduisent par des suppressions de postes, de lits et d’hôpitaux de proximité. Il faut créer 200 000 emplois dans les EHPAD et les médicaliser.

Alors qu’un rapport parlementaire récemment remis à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sem- ble annoncer de nouvelles attaques contre l’hôpital public au prétexte de la saturation (bien réelle) des services d’urgence, nous avons rencontré Christophe Prudhomme, médecin urgen- tiste de l’hôpital Avicenne, militant CGT et membre de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Propos recueillis par correspondante

https://npa2009.org/

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad (france info + anti-k)

Santé : les EHPAD privés rapportent gros aux propriétaires

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes rapportent beaucoup d’argent à leurs propriétaires. Cinq d’entre eux font d’ailleurs partie des plus grandes fortunes de France. Parmi les 500 plus grandes fortunes de France en 2017 se trouvent cinq fonda-teurs de réseaux d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes: les EHPAD. Le secteur est extrêmement rentable. Entre 2015 et 2016, le groupe ORPEA, par exemple, a vu son bénéfice net augmenter de près de 70% pour atteindre 260 millions d’euros. Rien d’étonnant donc à ce que son fondateur soit classé 197e fortune française.

2 800 euros dans le privé contre 1 800 euros dans le public

Dès lors, pourquoi le business des EHPAD privé rapporte-t-il autant ? Tout simplement parce qu’ils ont augmenté leurs tarifs mensuels par rapport au secteur public. « Le secteur privé com-mercial est plus coûteux, 2 800 euros environ contre 1 800 euros dans le public. Et cela ne s’est pas accompagné, de façon démontrée, d’une qualité de prise en charge supérieure », analyse l’économiste Frédéric Bizard, professeur à Sciences Po et spécialiste des questions de santé. Ainsi, « le groupe Korian a augmenté ses bénéfices de plus de 400% ces deux dernières années », ajoute-t-il. Dans le public comme dans le privé, les aides-soignants sont en sous-effectif.

08/06/2018

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

« Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer » (Anti-k)

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08 juin 2018 ~ 0 Commentaire

quimper génération (ouest france)

Manara-marre

Débrayage pour les conditions de travail chez Génération

Nouveau rassemblement, ce vendredi matin 8 juin, devant le siège de Génération à Quimper.

Une cinquantaine de salariés de Génération ont cessé le travail entre 9 h et 11 h ce vendredi 8 juin à Quimper. Ils réclament une amélioration des conditions de travail. Jeudi 7 juin, la grève avait été suivie par une centaine de salariées de Génération, gestionnaire de mutuelles. Ce vendredi 8 juin à Quimper, une cinquantaine de personnes ont suivi le débrayage entre 9 h et 11 h.

La CGT, unique syndicat au sein de l’entreprise, espère une entrevue avec la direction de l’entreprise qui emploie 700 personnes à Quimper. En jeu, l’amélioration des conditions de travail pour les salariées travaillant sur la plateforme téléphonique. Le syndicat réclame une prime et une nouvelle organisation. Des salariées se plaignent d’un nombre croissant d’appels, émanant d’assurés, jugés agressifs. Ce qui provoque une fatigue psychologique grandissante.

08/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rezé hôpital (presse océan + lo)

Rezé 450 personnels en grève manifestent devant l’hôpital Confluent

Le personnel estime que les conditions de travail sont déjà suffisamment dégradées.

Ce matin, c’était un peu la pagaille au rond-point de l’hôpital Confluent, à Rezé. 450 infirmiers et infirmièr(e)s, aide-soignant(e)s et brancardièr(e)s de l’hôpital Confluent, en grève, manifes-taient leurs craintes et leur colère pour le présent comme pour l’avenir.

Fin juin, les actionnaires devront choisir  entre vendre la totalité de l’établissement de soin à un groupe structuré nationalement (Vivalto Santé est en tête de liste) ou vendre seulement les murs (une société financière foncière et immobilière est sur les rangs).

Inquiétés par les dégradations de leurs conditions de travail qui, aux dires des employés, ont déjà commencé, le personnel s’est mis en grève. Une délégation syndicale a été reçue par la direction.

04.06.2018

http://www.presseocean.fr/

manifestants-hopital-sud

Clinique Brétéché-Nantes : en grève (Lutte Ouvrière)

Les salariés de la clinique Brétéché à Nantes ont fait grève à 95 % mardi 22 et mercredi 23 mai. Dans cette clinique, les effectifs sont calculés au plus juste, ce qui met le personnel soignant sous une pression constante.

Dans le service SSR (soins de suites et de réadaptation) par exemple, il y a un infirmier pour 25 patients avec, en plus, des lits de soins palliatifs qui demandent un investissement humain très important.

Les médecins et anesthésistes cumulent les heures et s’en remettent de plus en plus au per- sonnel infirmier dans un glissement des tâches qui n’est pas pris en compte dans les salaires. Les tensions sont donc nombreuses et les infirmiers vivent dans la crainte de commettre une erreur ou un oubli conduisant à une faute médicale, dont la responsabilité leur serait imputée.

La direction, au lieu de privilégier des CDI pour constituer de véritables équipes et assurer un suivi optimal des patients, préfère recourir massivement à des CDD, des salariés précarisés et isolés qui n’osent pas refuser les conditions qu’on leur propose.

Ce sont ces conditions de travail dégradées qui expliquent les bénéfices conséquents du groupe Elsan auquel appartient la clinique. Et c’est ce que n’acceptent pas les salariés.

Correspondant LO 06 Juin 2018
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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

linky baden (le télégramme)

stop linky

Le collectif badennois anti-Linky propose une conférence d’informa- tion, ce soir Jeudi 7 Juin  à 20 h 30, salle Saint-Jean, rue Park ar Puñs.
Selon eux, il s’agit de « comprendre le caractère non obligatoire de l’installation d’un compteur Linky et prendre conscience des phénomènes de causalité entraînés par ce type d’appareil

Projection d’une conférence de Stéphane L’homme sur les applications du compteur Linky et les craintes qu’elles génèrent suivie d’un échange avec le public. Cette projection est organsée par le Collectif anti-Linky de Baden.

Jeudi 7 juin, 20h30, salle Saint-Jean, 11, rue Park-er-Puns, Baden.

Contact : anti.linky.baden@gmail.com

http://www.letelegramme.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

audit (fr3)

Pesticides : audit en Bretagne par un service de la Commission européenne

Une mission d’audit a été menée dans le Grand Est et en Bretagne par la Direction générale Santé et Sécurité alimentaire de la Commission européenne sur la question des pesticides, ont annoncé les membres de cette mission qui ont quitté Rennes mercredi.

Il s’agit d’évaluer les mesures prises par l’Etat afin de mettre en oeuvre la directive de la Commission « sur une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable (Directive 2009/128/CE du 21 octobre 2009) », selon un communiqué de la mission d’audit. « En France, la mission d’audit étudie particulièrement les mesures prises dans le cadre des plans Ecophyto », et a rencontré dans ce but « les autorités compétentes », nationales et régionales.

Croissance de la consommation de pesticides entre 2011 et 2016

« L’audit a pour objectif d’évaluer les systèmes de contrôle officiels en place et non d’inspecter les opérateurs individuels », précise l’équipe de fonctionnaires européens qui avait entamé sa mission mercredi dernier en se rendant à Strasbourg. Dans cette région, elle a visité des exploitations viticoles et en Bretagne deux exploitations de grande culture. Malgré ces plans Ecophyto visant à réduire la consommation des pesticides, la France, premier consommateur en Europe, a encore accru sa consommation entre 2011 et 2016, passant de 56.000 à 66.000 tonnes, selon Eurostat.

Des cas de maladies liés aux produits phytosanitaires en Bretagne

« C’est la première fois au niveau européen qu’une commission d’audit est missionnée, suite à une décision unanime de la commission des pétitions du Parlement européen« , a souligné René Louail, du comité de soutien aux victimes de pesticides. Une pétition, adressée à la commission ad-hoc du Parlement européen et lui demandant de mener une enquête sur les mesures prises par l’État français pour respecter les textes européens en la matière, avait recueilli près de 83.000 signatures fin 2016. Elle avait été lancée suite à la mise au jour en Bretagne, ces dernières années, de plusieurs cas de maladies liés aux produits phytosanitaires chez des salariés travaillant dans ce secteur.

Rapport rendu en fin d’année

L’équipe de la mission d’audit a rencontré à Rennes une délégation composée d’ex-salariés malades ainsi qu’une du collectif de soutien aux victimes de pesticides et du syndicat Sud Soli-daires qui les soutiennent. L’équipe de fonctionnaires européens a « été d’une grande écoute et a découvert de l’intérieur, à travers les témoignages de malades, la réalité de certaines entreprises de l’agroalimentaire », a estimé René Louail.  »Il faut que l’Etat se réapproprie les moyens de contrôle » concernant ces pratiques en matière de pesticides, a insisté Serge Le Quéau, du syndicat Sud. Le rapport de la mission sera rendu en fin d’année.

06/06/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pontivy hôpital (ouest france)

manifestants-hopital-sud

Hôpital de Pontivy-Loudéac. Un préavis de grève déposé pour vendredi

Les personnels sont invités à manifester devant l’hôpital de Kerio, à Noyal-Pontivy vendredi 8 juin à 14 h 30. |

Vendredi 8 juin, la section CGT du centre hospitalier de Centre-Bretagne appelle à nouveau les personnels à se mettre en grève et à manifester devant l’hôpital de Kerio, à Noyal-Pontivy. Pour la cinquième fois depuis mars, la section CGT du centre hospitalier de Centre-Bretagne appelle à la grève, vendredi prochain.

hopitla

Une manif à Kerio

Le syndicat dénonce les conditions de travail à l’hôpital et dans les Ehpad, la gestion de l’absentéisme… Les personnels sont invités à manifester devant l’hôpital de Kerio, à Noyal-Pontivy à 14 h.

03/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

urgences (ouest france)

fermeture-des-urgences

Un syndicat dénonce un nouveau décret qui « met les patients en danger »

Un décret publié le 1er juin permet de restreindre l’effectif médical en cas de « faible activité » dans les services d’urgences. Un seul médecin pourra être amené à se charger des interventions du SMUR en même temps que du service d’accueil.

Un nouveau décret, modifiant l’effectif médical minimum des services d’urgences en cas de « faible activité », « met les patients en danger » et va provoquer une « régression du service public hospitalier », a dénoncé ce mercredi un syndicat d’anesthésistes. Paru le 1er juin au Journal officiel, ce décret modifie « l’organisation des lignes de garde communes » entre un service d’accueil des urgences (SAU) et une structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) associée, appelée à intervenir en dehors de l’hôpital à la demande du Samu.

Un seul médecin pour deux structures

Il encadre la possibilité de laisser un seul médecin urgentiste gérer à la fois la permanence du service des urgences et celle du Smur en cas de « faible activité » des deux structures, permettant à l’hôpital de recourir à un autre médecin d’astreinte quand l’urgentiste part en intervention. Ce médecin d’astreinte, dans ou hors les murs de l’hôpital, n’est pas tenu d’être un urgentiste mais son délai d’arrivée après déclenchement de l’intervention du Samu doit être « compatible avec l’impératif de sécurité », selon le texte. Il prévoit également la présence obligatoire d’un infirmier travaillant habituellement aux urgences.

Une solution « très dégradée », selon le syndicat

« Ce décret est une véritable atteinte à l’accès aux soins, mettant les patients en danger », a réagi ce mercredi dans un communiqué le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs élargi (SNPHARE).

Il « apporte une solution très dégradée à la pénurie de médecins urgentistes » et va provoquer « une régression du service public hospitalier », poursuit le syndicat, pour qui « une structure d’urgence, dans un hôpital public, doit être ouverte 24 heures sur 24 avec une présence médicale permanente et adaptée ».

« Avant ce décret, le fonctionnement d’une structure composée d’un SAU et d’un Smur était assuré par deux praticiens avec deux lignes de gardes distinctes », explique-t-il. Selon le Code de la Santé publique et jusqu’à la publication de ce texte, lorsque l’équipe du Smur intervenait en dehors de l’hôpital, la permanence des urgences devait obligatoirement être assurée par « un médecin et un infirmier de l’établissement ».

Pour le SNPHARE, ce fonctionnement « allongera les délais de prise en charge, préjudiciables aux patients potentiellement en urgence vitale ».

06/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

absents! (eaux et rivières)

absent

Les 2/3 des députés bretons absents lors du vote sur le glyphosate !

Le glyphosate et ses sous produits polluent 72 % des échantillons d’eau analysés en Bretagne.

Cela n’inquiète pas nos députés bretons : les 2/3 n’ont pas participé, le 30 mai dernier, au vote de l’assemblée nationale sur l’amendement visant à interdire ce dangereux pesticide dans trois ans, conformément à l’engagement du Président de la République !  Et seulement deux députés du Finistère, Sandrine LE FEUR et Jean Charles LARSONNEUR, ont voté cette interdiction. Richard FERRAND, Thierry BENOIT, et six autres députés bretons ont eux voté contre cette interdiction.

https://www.eau-et-rivieres.org/l

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06 juin 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad (npa)

 rock

Plan EHPAD : très loin du compte !

Le 30 mai, la ministre de la Santé et des solidarités Agnès Buzyn a rendu public son programme pour la prise en charge de la « dépendance » au domicile et dans les EHPAD.

Suite aux luttes très nombreuses depuis 2017 dans les EHPAD, dont la plus connue est celle des « Opalines » à Foucheran, puis aux grandes journées de grève et de manifestations de professionnelEs, d’usagerEs, et de retraitéEs du 30 janvier et du 15 mars 2018, le gouvernement ne pouvait rester silencieux.

Des réponses sans rapport avec les besoins

Mais au-delà de discours qui ne coûtent pas cher, les réponses d’Agnès Buzyn sont sans rapport avec les besoins et les revendications formulées, dont la principale est le ratio d’unE agentE pour unE résidentE. Elle annonce 360 millions d’euros supplémentaires de 2019 à 2021, pour augmenter les effectifs de personnel. Ce montant ne permettrait au mieux que l’embauche d’unE seulE soignantE par EHPAD. Il ne compensera même pas la suppression des milliers d’emplois en contrats aidés. Des emplois qui auraient dû être transformés en emplois statutaires dans le public et en CDI dans le privé. On est donc très loin du compte et, à ce rythme, les mauvaises conditions d’accueil des résidentEs et les mauvaises conditions de travail des personnels vont perdurer.

Concernant la nouvelle tarification des EHPAD, qui défavorise fortement les établissements publics (perte de 200 millions selon les directeurs), la ministre indique qu’elles seront compen-sées en 2018 et 2019. Mais au-delà ? Entre public et privé, Agnès Buzyn ne laisse en réalité planer aucun doute quant aux choix d’un ministère qui parle sans pudeur de « soutenir le développement de la filière Silver économie »

La faute aux salariéEs ?

Une autre mesure phare est la mise en place d’une infirmière d’astreinte la nuit pour plusieurs établissements pour éviter le recours aux urgences en cas de dégradation de l’état de santé de la personne âgée. Cette mesure est un leurre car l’infirmière devra gérer les urgences sur plusieurs établissements en même temps et ne sera pas en permanence dans l’établissement. Il faudrait déjà que le personnel de nuit soit en nombre suffisant et formé, ce qui n’est pas le cas partout.

Il est question aussi de l’amélioration des conditions de travail des salariéEs par des réunions de travail, mais sans personnel supplémentaire cela n’est pas possible…

Dans un intitulé, il est indiqué l’importance de promouvoir la bientraitance, mais comment être bien traitant quand le gouvernement de donne pas les moyens humains et financiers nécessaire pour fonctionner ? Cela n’a pour but que de culpabiliser encore un peu plus les salariéEs qui ne peuvent pas faire leur boulot correctement.

Des moyens seront mis en place par l’État pour aider à la rénovation des bâtiments les plus anciens à partir de 2019. Là encore, cette mesure n’est que de la poudre aux yeux, alors que les établissements n’ont pas les budgets leur permettant d’investir.

Ce plan n’est même pas un plan d’urgence, répondant aux besoins immédiats : il ne fait que prouver la nécessité d’amplifier et de coordonner la mobilisation dans les EHPAD et tous les établissements de santé.

Sandrine Clavières

https://npa2009.org/

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