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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

nancy (a et r)

aetr

CHRU de Nancy : une provocation et un avertissement

Lors de son point presse du vendredi 3 avril, le directeur de l’Agence régionale de la santé du Grand Est – une des régions du pays les plus touchées par la pandemie – a déclaré qu’il n’y a « pas de raison de remettre en cause le Copermo [Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins] pour le CHRU ».
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Pour les non-initiés, cela veut dire qu’il n’est pour lui pas question de revenir sur les 598 suppressions de postes et 174 fermetures de lits prévus d’ici 2025.
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Une declaration qui en dit long sur le mépris à l’égard des soignants et soignantes qui jour et nuit prennent en charge les malades dans des conditions déplorables et sont contraints de s’exposer eux et elles-mêmes au virus pour sauver des vies.
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Ce dont témoigne les communications quotidiennes du syndicat CGT du CHRU, qui rend publique la nature des échanges entre les organisations syndicales et la direction du CHRU :
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Matériel de protection défectueux ou de mauvaise qualité, comme les lunettes et les surblouses, quand il ne manque pas tout simplement, charge de travail insupportable, nombre de patients qui seront transférés vers d’autres régions ou pays etc.
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Alors à juste titre, la declaration du représentant du gouvernement dans la région en matière de santé a été prise pour ce qu’elle est : une véritable provocation.
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Une provocation tellement évidente que la direction du CHRU elle-même a réagi par une lettre du président de son conseil de surveillance, Laurent Henart le maire pas franchement progressiste de Nancy, et le président de sa commission médicale d’établissement.
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Comme dans beaucoup d’hôpitaux, la direction en connait pourtant un rayon en terme de provocation puisque fin mars, dans un message aux personnels le directeur général Bertrand Dupont écrivait que les réorganisations de ces dernières années avaient « permis d’être préparés à la vague qui arrive »... Au moment même où il utilisait des étudiants et des étudiantes pour combler les manques d’effectifs, c’est-à-dire les postes supprimés.
Devant le tollé suscité, Olivier Veran le ministre de la Santé, a répondu aujourdhui sur Twitter :   « L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de refonder notre hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra », a-t-il assuré.
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Si la grande consultation est à limage du grand débat pour répondre au mouvement des Gilets jaunes, cela n’augure évidemment rien de bon.

Cette provocation de l’ARS est aussi un avertissement :

Pour nos dirigeants, seuls comptent les profits et leurs plans d’économies sur notre dos, quelles qu’en soient les conséquences.

Ils ne tireront aucune leçon de la crise sanitaire actuelle. Ils mettront en oeuvres après les politiques qu’ils mettaient en œuvre avant, celles-là mêmes qui ont mené à la catastrophe actuelle. À moins que par notre mobilisation nous les en empêchions.

A&R 5 avril 2020

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

virus (arte)

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5 documentaires qui avaient mis en garde

Et qui ont du succès actuellement

Nous avons été prévenus. Si un expert en santé publique voulait savoir , il pourrait le faire, il y avait une longue liste de documentaires qui avertissaient qu’il y a une forte probabilité de souffrir d’une pandémie comme celle qui a finalement émergé.

« La question n’est pas de savoir s’il y en aura une,  la question c’est quand », affirme-t-on avec force dans bon nombre de ces docus. Cinq programmes qui avaient déjà mis en garde contre le risque de virus dans une société aussi mondialisée que la nôtre.

Au cours des dernières semaines, rechercher des «documentaires pandémiques» sur Google est difficile, le réseau est complètement saturé d’informations sur la série documentaire Pandemic, une production Netflix qui est arrivée en janvier dernier comme une prophétie flagrante de ce qui allait arriver.

Nous avons creusé sur Internet pour sauver d’autres documentaires similaires qui ont déjà mis en garde contre le danger imminent pour la santé publique.

Le 5 mars, le documentaire « Le retour de la peste noire »  a été diffusé dans « La 2″ (chaîne espagnole), qui aborde les conséquences de cette épidémie survenue en 1349, un événement tragique qui pourrait se répéter comme les experts consultés insistaient.

Ce n’est pas la peste noire qui inquiète le monde aujourd’hui, mais il existe de nombreux virus et bactéries qui attendent leur chance lorsque les circonstances se présenteront. En plus de Pandemic, nous avons trouvé quatre autres documentaires qui ont déjà mis en garde contre ces défis qui ne sont pas vus mais qui sont là.

stop virus

Pandémie (2020)

Pandémie: comment prévenir l’épidémie. C’est le titre complet de la série documentaire dont tout le monde parle. Netflix l’a publié en janvier dernier, coïncidant avec l’expansion du coronavirus au-delà des frontières de la Chine, et depuis lors, il est devenu prémonitoire puisqu’il qui nous avertit (peut-être trop tard) de ce qui allait arriver. Tout au long de six chapitres, cette série documentaire plonge dans le monde des virus avec l’aide de ceux qui les connaissent le mieux: des chercheurs, des médecins et des agents de santé qui ont dû faire face à certaines des épidémies qui mettent le monde contemporain sous tension. .

Où?: Netflix.

stop virus

Épidémies: la menace invisible

L’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire. Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible.

En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer. Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida… : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations. Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ? Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le MERS-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

Animaux porteurs

De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde. Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme. Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs. Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

« Nous sommes entourés de milliers de microbes différents et nous n’en connaissons qu’une très petite partie. Une question importante est de comprendre comment un virus animal est transmis à un humain. Ce sont des prédateurs invisibles. Ils sont rares, mais lorsqu’ils agissent, ils sont dévastateurs. » C’est ainsi que commence Epidemics: The Invisible Threat, un documentaire de la chaîne de télévision française Arte qui est sorti quelques mois après que trois virus ont capté l’attention de la planète: Ebola, une nouvelle souche de grippe aviaire, et une variété de coronavirus. Comment les virus surviennent-ils? Comment les combattez-vous? Pour répondre à ces questions et à d’autres, Arte s’est tourné vers l’un des plus grands spécialistes du monde, Luis Enjuanes, médecin de l’Université autonome de Madrid.

Où?: Arte

stop virus

La prochaine pandémie

Une série documentaire Netflix qui aborde différents sujets, a consacré l’un de ses reportages à « The Next Pandemic ». En seulement 20 minutes, ce petit document enregistré en 2019 devient encore plus inquiétant que Pandemic. Plusieurs experts, dont le fondateur de Microsoft, Bill Gates, exposent leurs versions du moment et de la façon dont la prochaine épidémie mondiale pourrait émerger, devenant ainsi une mention implicite du coronavirus.

Où?: Netflix.

stop virus

Le retour des épidémies

TVE 2 a diffusé en 2013 un chapitre du programme Réseaux dédié exclusivement aux épidémies. Parce que, bien que les antibiotiques et l’hygiène aient permis au cours du siècle dernier de surmonter un grand nombre de microbes nuisibles à l’espèce humaine, les maladies infectieuses se propagent désormais plus facilement entre les continents et de nouveaux virus apparaissent constamment, posant des défis majeurs à professionnels de la santé publique. Dans ce documentaire sur les réseaux, Eduardo Punset avait pour invité l’épidémiologiste Ned Hayes, avec qui il a échangé des idées concernant les caractéristiques des épidémies qui menacent notre espèce et ce qui est réellement fait pour prévenir et prévenir la contagion.

Où?: RTVE 

stop virus

Sentinelles de la grippe
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En 2010, le programme TVE DocumentosTV a préparé un rapport sur la grippe A, la première pandémie du 21e siècle qui, il y a seulement un an, avait alarmé les gouvernements du monde entier. Le programme Sentinelles contre la grippe a rappelé comment la propagation du virus avait été contenue et a évoqué la possibilité que ce ne soit pas le dernier choc auquel les États devaient faire face. « Le fait que cette vague soit passée ne signifie pas que nous devons baisser la garde », a averti l’un des experts interrogé par Televisión Española.
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04.05.2020 Gabriel Arias Romero

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https://vertele.eldiario.es/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (ouest france)

douarnenez

Il n’y a pas si longtemps…

Douarnenez, les banderoles fleurissent

Depuis le début de la période de confinement, de nombreuses banderoles humoristiques, de soutien ou de remerciements habillent les façades des maisons douarnenistes.

Elles sont nombreuses et ne manquent pas d’attirer l’œil. À Douarnenez , de nombreuses banderoles sont exposées aux balcons ou aux fenêtres des résidences depuis le début de la période de confinement.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Douarnenistes, même confinés, ont de la suite dans les idées. C’est le cas, par exemple, au 63, rue Duguay-Trouin où une banderole, visible depuis le pont de Tréboul, a détourné la devise officielle du gouvernement de l’État français « Travail, famille, patrie » en « Télétravail, pâtes, riz ». Représentant avec humour le quotidien de millions de Français.

Avant cela, d’autres banderoles, de remerciements aux professionnels de santé particulière-ment, ont fleuri sur les balcons ou fenêtres de la cité aux trois ports.

Un professeur de breton a suspendu une banderole bilingue chez lui, à Douarnenez: « Argant evit ar yec’hed » « Des moyens pour la santé » (argent peut se dit aussi: arc’hant, moneiz, lur…)

05/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

prévisible (courrier inter)

branle

Dennis Carroll, biologiste : “L’épidémie actuelle était prévisible”

Notre démographie galopante, nos incursions dans des écosystèmes jusque-là préservés et nos habitudes de consommation composent un cocktail parfait pour l’apparition de zoonoses et l’émergence de nouvelles pandémies, alerte ce chercheur en biologie médicale dans un entretien accordé à Nautilus.

Dennis Carroll ne veut pas avoir l’air trop brutal quand il dit que l’épidémie de coronavirus était prévisible. Au contraire, il comprend parfaitement qu’on puisse avoir peur de la maladie. Tout autour du monde, il a vu des gens atteints de tels virus. Carroll a surtout l’air de savoir de quoi il parle.

Depuis plusieurs décennies, il met en garde contre la menace des zoonoses, la transmission d’agents pathogènes des animaux à l’homme. Les scientifiques sont convaincus que l’épidémie actuelle, apparue à Wuhan, en Chine, venait d’un virus propre aux chauves-souris.

En 2009, après plusieurs années à étudier les maladies infectieuses aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC), ainsi qu’à l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), Carroll a mis sur pied un programme Usaid nommé “Predict”, qui menait un travail novateur sur les virus présents chez les animaux du monde entier et qui pourraient un jour nous contaminer.

“Dennis est un visionnaire, assure Christine K. Johnson, épidémiologiste au One Health Institute (université de Californie à Davis), où elle est professeure à l’école de médecine vétérinaire. Il a hérité d’une démarche fondée sur la réaction aux maladies infectieuses, et il en a pris le contre-pied. Il a dit : ‘Nous allons anticiper pour aider les différents pays à se préparer à l’émergence des maladies infectieuses’”.

Johnson, qui a été chercheuse au sein de Predict pendant dix ans, affirme que Carroll a fait œuvre de pionnier en ne se contentant plus d’examiner seulement le bétail. “Dennis a compris que les nouvelles maladies infectieuses, un peu partout dans le monde, venaient principalement des espèces sauvages, et qu’il fallait donc investir dans la recherche sur ces espèces.”

Pendant dix ans, Predict a bénéficié d’un financement fédéral annuel variant entre 15 et 20  millions de dollars. En 2019, son enveloppe a été supprimée. Carroll a quitté l’Usaid et lancé un nouveau programme, le Global Virome Project, afin, dit-il, d’“exploiter les découvertes et l’expérience de Predict”.

Lors de cet entretien, Carroll, qui parle de sa propre expérience, répond parfois avec causticité, qu’il parle de la biologie des virus ou du manque de réactivité de la Maison-Blanche à l’épidémie. Je commence par lui demander quelles sont les origines de ce fléau.

Comment l’actuel coronavirus est-il passé d’une chauve-souris à l’homme ?

Nous ne savons pas précisément, mais le virus était sans doute présent dans un animal sur un marché, où il y a eu des contacts répétés. Il est possible aussi que des gens aient directement manipulé l’animal. Il peut également y avoir eu un hôte intermédiaire [les soupçons se portent sur le pangolin]. En 2002, lors de l’épidémie de Sras en Chine, la source de l’infection ne nous est pas apparue comme étant l’exposition directe à des chauves-souris. Il y avait un hôte intermédiaire, la civette.

En 2018, vous et vos collaborateurs écriviez dans Science : “Notre capacité à contenir l’apparition des maladies est compromise par notre mauvaise compréhension de la diversité et de l’écologie des menaces virales.” Que devons-nous faire pour comprendre la diversité et l’écologie de ces menaces virales ?

La première chose à comprendre, c’est que les menaces auxquelles nous allons être confrontés à l’avenir, quelles qu’elles soient, existent déjà : elles circulent parmi les animaux sauvages. On pourrait comparer cela à une matière noire virale. Une importante population de virus circule, et nous n’en découvrons l’existence que lorsque la transmission franchit la barrière des espèces et que certaines personnes tombent malades.

Y a-t-il un risque particulièrement élevé de transmission de la chauve-souris à l’homme ?

Absolument. Nous avons pu identifier les chauves-souris comme réservoirs du coronavirus, et nous avons répertorié certaines populations spécifiques de chauves-souris comme étant des réservoirs du virus Ebola.

Nous voudrions maintenant comprendre comment chacune de ces espèces de chauves-souris agit au sein de son écosystème. Ont-elles certains comportements et pratiques qui les maintien-nent soit éloignées, soit en contact avec les populations humaines ? La population de chauves-souris au sein de laquelle nous avons isolé le virus Ebola en Afrique de l’Ouest était une espèce qui a elle aussi tendance à se percher dans les habitations, ce qui accroît les possibilités de transmission à l’homme.

Y a-t-il eu des perturbations de leur environnement qui auraient obligé les chauves-souris à se rapprocher de nous ?

Nous sommes à 100 % à l’origine de ces perturbations. Nous avons pénétré encore plus avant dans des écosystèmes que nous n’occupions pas auparavant.

Avez-vous un exemple parlant de telles invasions ?

En Afrique, on constate de nombreuses incursions qui sont motivées par les forages pétroliers ou l’extraction minière, dans des zones qui n’abritaient autrefois que de faibles populations humaines. Le problème n’est pas tant lié à l’arrivée de travailleurs et à l’implantation de chantiers dans ces zones qu’à la construction des routes, qui permettent des mouvements de population encore plus importants. Les routes rendent possible également les déplacements d’animaux [...]

Kevin Berger 05/04/2020
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05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

guerre des masques (courrier-inter npa)

macron soldat
Des masques inutiles il y a peu!
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La “guerre des masques” est déclarée

Alors que le discours officiel préconise désormais le port de masques pour endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19, tous les pays se sont lancés dans une course effrénée pour s’en procurer. Quitte à s’asseoir sur les principes de loyauté.

La ville de Berlin avait passé commande de 200 000 masques FFP2 destinés à ses policiers, raconte la Deutsche Welle sur son site internet. Mais la cargaison alors en transit à Bangkok aurait été “interceptée” par des Américains. La brouille diplomatique n’est pas loin.

Andreas Geisel, ministre de l’Intérieur de Berlin, n’a pas mâché ses mots. Il a estimé que les États-Unis s’étaient rendus coupables d’un “acte moderne de piraterie”. “Même en temps de crise planétaire, les règles du far-west ne devraient pas s’appliquer”, a renchérit le ministre, exhortant les autorités fédérales allemandes à exiger de leurs homologues américains qu’elles se plient aux lois internationales.

Dans le collimateur des Allemands, la société américaine 3M. C’est auprès de ce fabricant de matériel médical, qui dispose d’usines en Chine, que les autorités de Berlin disent avoir passé leur commande. Mais 3M, contactée par l’agence de presse allemande DPA, se défend de l’ensemble ces accusations : elle nie non seulement toute saisie de masques en Thaïlande, mais aussi avoir reçu une quelconque commande à destination de Berlin, souligne la Deutsche Welle dans un autre article.

05/04/2020

https://www.courrierinternational.com/

index

La France ne vole pas de masques aux autres pays, elle « réquisitionne »

Il est des informations dont on parle moins. Ou bien pour en parler nettement différemment. C’est eux les voleurs, nous, c’est pas pareil ! Un manichéisme qui va de pair avec les deux visions politiques qui s’affrontent : démocratie libérale autoritaire versus nationalisme illibéral.

« Vol », « détournement », « subtiliser », « rafler »… Voilà le genre de vocabulaire employé lorsque les Tchèques ou les Américains s’emparent de masques à destination d’un pays tiers. On entend ces derniers jours des histoires. Les Italiens ou les Français passent des commandes – notamment à la Chine, redevenue l’atelier du monde – mais se font doubler « sur le tarmac chinois » par des pays qui renchérissent. Business is business.

Mais voilà, il est une information qui fait moins de bruit : quand la France s’empare de la marchandise suédoise… à destination de l’Espagne et de l’Italie. Quatre millions de masques, tout de même, dérobés le 5 mars, révèle L’Express, au nom de la réquisition des stocks décidée de la 3 mars par le gouvernement.

Là, le vocabulaire change : ce n’est plus un vol, c’est une « réquisition », plus un détournement mais une « saisie ». L’action est la même, mais le lexique employé créé deux camps : les gentils et les méchants, les voleurs et ceux qui sont du côté de la légalité.

La voilà la véritable guerre. Elle est commerciale, mais surtout politique. La souveraineté de l’État confère au gouvernement sa légitimité.

Et la guerre est aussi une guerre de communication.

Les États-Unis ont démenti avoir volé quelque marchandise que ce soit. Les Tchèques ont finalement rendu leurs masques aux Italiens. Et la France ? Elle aussi a rendu les masques, du moins la moitié de la marchandise « à titre dérogatoire », a indiqué le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale. Et voici la réaction de l’entreprise suédoise : « Ce sera plus cher mais, au moins, nous éviterons les saisies arbitraires pratiquées dans l’Hexagone ».

Une « polémique », titre Valeurs actuelles, qui préfère s’émouvoir du fait que l’UE vient en aide à l’Iran en lui fournissant du matériel médical « quand la France est au plus mal ».

Les ultra-libéraux se tirent dans les pattes. Les néo-fachos rêvent d’un monde totalement clos. La solidarité est un mot creux pour chacun d’eux. On pourrait appeler ça la gouvernance mondiale heureuse.

Loïc Le Clerc 5 avril 2020

http://sante-secu-social.npa2009.org/

 

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05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

andré grimaldi (contretemps npa)

santé

Sauver l’hôpital public ! Entretien avec André Grimaldi

Professeur de médecine, André Grimaldi venait de publier en 2009 « L’Hôpital public malade de la rentabilité » (Fayard) quand cet entretien a été réalisé.

Contretemps : Dans votre livre, vous dites que « la mort de l’hôpital public est annoncée pour 2012 ». Le propos n’est-il pas par trop alarmiste ?

A.G.: 2012 était la date programmée pour réaliser la convergence des tarifs entre le public et le privé. Pour les mêmes pathologies, le financement des hôpitaux et des cliniques privées devait devenir identique, ce qui grosso modo signifiait une diminution de 30% des crédits de l’hôpital public. Donc le coulage de l’hôpital public.

Les conséquences en chaîne sont, en effet, évidentes: si des opérations, par exemple de la cataracte, de la prothèse de la hanche, ou relevant de tout autre geste technique, sont déficitai-res à l’hôpital, elles ne s’y feront plus et donc elles n’y seront plus enseignées, et ce sera du même coup la fin des CHU!

Le résultat positif du mouvement de mobilisation contre la loi Bachelot est le report de cette échéance à 2018. L’échéance de 2012 avait été actée par une loi parlementaire. Le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, après nous avoir expliqué que le ministère n’était pas accroché à cette date, nous a dit qu’il était exclu qu’elle le déclare publiquement car elle «sauterait dans les quinze jours».

Jean-Marie Roland, rapporteur UMP de la loi, nous a expliqué qu’une telle remise en cause provoquerait la «révolution au Parlement», ajoutant: «Vous ne connaissez pas les lobbys du Sud? »… Il s’agit des cliniques privées du sud de la France, dont l’influence au Parlement est telle qu’il n’était pas question de mettre en cause ce qu’elles avaient réussi à imposer. Bref, la mobilisation a permis de rendre possible ce qui était considéré impossible. (…)

La date de 2012 n’est donc pas maintenue. Reste que la mort de l’hôpital public, au sens où nous l’entendons, est programmée. Elle est portée par ce mot d’ordre de la convergence entre le public et le privé, qui amène à introduire du privé dans le public et quelques règles «publiques» dans le privé pour parvenir à un système unique.

Du fait des difficultés rencontrées et de la mobilisation, la mort de l’hôpital public a bien été retar-dée, et l’agonie en sera plus longue… Mais ne l’oublions pas: ce que la volonté présidentielle a annulé en un jour, elle peut le rétablir un autre jour avec le même arbitraire. Tout dépendra de la situation et de la capacité à privatiser le service public.

On entend beaucoup évoquer la «T2A»: que signifie ce sigle mystérieux ?

A.G.: Le cadre du budget alloué à la santé est fermé : l’enveloppe est votée par le Parlement, et elle est commune au privé et au public. La T2A [Tarification à l’Activité] est une technique de financement, une transposition à l’hôpital du paiement à l’acte.

Technique qui permet de stimuler l’activité, à condition qu’elle soit rentable : il faudrait aussi souhaiter qu’elle soit utile (voir la multiplication des césariennes, des endoscopies, des pacemakers, des angioplasties…).

En matière de santé, et au regard des réformes envisagées, les enjeux financiers apparaissent déterminants…

A.G.: On nous explique que l’application de la réforme ne créera pas de problème, dès lors que le malade est bien soigné et remboursé de la même façon. Mais le coût de la santé ne sera plus du tout le même, il variera selon les pathologies, les risques et les moyens de les financer. C’est cela l’enjeu.

Les financeurs, eux, raisonnent en termes de rentabilité, estimant qu’il y a des choses qui rapportent et d’autres non. Pour déterminer cela, il faut créer un marché, diminuer les coûts de production et créer des besoins de consommation dont la solvabilité sera fournie par le malade ou par les assureurs.

Pourtant, en médecine, il existe beaucoup d’activités rentables parfaitement inutiles! Par exemple le paiement à l’acte peut conduire le médecin, qui estime devoir défendre son niveau de revenu – la question de savoir combien un médecin doit gagner dans une société donnée reste ouverte –, à multiplier des consultations uniquement pour renouveler une ordonnance sans utilité avérée. Mais surtout s’impose un nouvel acteur : les assureurs, les actionnaires, qui exigent une part croissante de la distribution de la rente santé payée par la collectivité

La situation est différente dans les établissements privés à but non lucratif – qui, en France, sont très minoritaires – où les médecins ont un statut contractuel: ils ne prennent pas la parole, ne manifestent pas, car ils peuvent être remerciés.

A l’hôpital Saint-Joseph, avec 400 suppressions d’emplois, qui succèdent à 400 autres, et la fermeture des services, tout le monde se tait. C’est pire dans le privé à but lucratif: à la Générale de Santé, tout va bien ! Ce n’est pas encore notre cas, notre garantie de l’emploi nous permet une certaine liberté de parole et d’action. Il est vrai que l’évolution actuelle du service public tend à imposer un «devoir de réserve», une autocensure, comme dans le privé.

Face à des gestionnaires du type businessmen, les choses sont assez claires, alors que la cogestion brouillait davantage les cartes. Lorsqu’on annonce, cette année, la suppression de     1 200 emplois à l’Assistance publique de Paris, pour des raisons purement comptables, les syndicats des médecins et des chirurgiens s’y opposent, avec les syndicats des personnels, et un vote commun se fait, ce qui n’est pas habituel. Alors qu’on voit le président de la Commission médicale, investi dans la gestion, voter pour, au nom de la politique du moindre mal, tout comme certaines associations de patients.

On ne saurait sous-estimer la cohérence de la politique qu’on veut nous imposer. Elle vise à créer de force un pseudo marché, à donner tout le pouvoir à un décideur lui-même révocable. Cette loi repose sur le principe qu’il n’y a pas d’autre motivation que l’argent et le pouvoir. Un antihumanisme assumé qui va à l’encontre de l’idéologie médicale.

D’autant que, dans une première phase, le discours libéral était qu’il fallait en finir avec l’esprit de sacerdoce des médecins passant leur vie à l’hôpital. Les mêmes accusent maintenant les hospitaliers de ne pas travailler assez, d’être des fonctionnaires et donc par définition des pares-seux. D’où le choc en retour de ceux qui considèrent qu’ils travaillent beaucoup trop pour ce qu’ils sont payés. Finalement, nombre de jeunes spécialistes n’envisagent pas de rester à l’hôpital. La catastrophe, c’est-à-dire la fin du service public hospitalier, se prépare.

Quels sont les enjeux en termes de politique de santé auxquels la réforme prétend répondre ?

A.G.: L’arrière-fond de ces réformes, c’est une vision «techniciste» de la médecine, sur laquelle se greffe une marchandisation. L’exercice de la médecine est réduit à une somme de gestes techniques et de procédures, donc quantifiable, donc numérisable, donc marchandisable… Il suffit de créer un marché!

Il y a là une part de vérité, liée aux progrès techniques en médecine. Bien des actes médicaux sont proches des actes techniques, répétitifs, permettant une spécialisation de plus en plus poussée. Le médecin comme technicien supérieur ou comme ingénieur. Mais ce n’est qu’une partie de la réalité, pas la globalité de la médecine.

Quelqu’un comme Claude Le Pen, économiste libéral de la santé, a, au contraire, une vision purement technique de la médecine. Pour lui, soigner un malade, c’est comme réparer une voiture. Il s’insurge contre le maintien d’un artisanat médical aléatoire. Même si les écarts de pratiques sont souvent injustifiables, penser ainsi est une folie.

Tout cela n’est conscientisé par les «décideurs» que dans le prisme du «ça coûte très cher!». Ils se plaignent que 10% des assurés consomment 60% du budget santé, ce qui est logique puisqu’il s’agit de maladies graves, évolutives, dont il s’agit de prévenir les complications. Ils veulent appliquer à ces 10% le modèle de la chirurgie ou de la médecine interventionnelle. Évidemment ça ne marche pas!

Il s’agit donc d’une partie à trois 

Face à l’attaque du néolibéralisme contre le service public et le libéralisme médical, on a retrouvé dans la rue, sur la base minimum de la défense de l’hôpital public et de l’égalité d’accès à des soins de qualité, les partisans du service public et les médecins libéraux qui réagissaient à l’agression.

Les syndicats des personnels, pour leur part, ont appelé à la mobilisation sur les mêmes mots d’ordre de défense de l’hôpital public et de l’égalité d’accès aux soins. D’où une mobilisation qui s’est faite sous le signe de la défense du service public et non d’une défense de la médecine libérale.

Autre dimension: l’Europe

La mise en concurrence généralisée qui se prépare. Faut-il assurer la liberté de chacun d’aller se soigner au meilleur prix n’importe où? Faut-il mettre en concurrence la Sécu française et les assurances allemandes?

Est-il normal que 10 000 médecins étrangers soient invités à venir combler le déficit de méde-cins en France, conséquence du numerus clausus, privant ainsi leur pays de leurs compétences, alors que dans le même temps on interdit à leurs concitoyens de venir se faire soigner en France?

Le chantier de la réforme est gigantesque. C’est pourquoi, face à cette réforme qui avance aujourd’hui de manière rampante, en exploitant les excès du libéralisme médical et les défauts du service public, on ne peut se contenter d’opposer un front du refus, il faut proposer une alternative: il est nécessaire de faire évoluer les structures hospitalières.

Comment expliquer que des enjeux aussi importants que ceux de la médecine donnent lieu à si peu de débats dans la société ?

A.G.: Nos hommes politiques libéraux ont acquis un grand savoir-faire: ne pas proposer de politique d’ensemble, mais avancer par petits pas au nom du pragmatisme en occultant tout débat d’orientation. C’est une grande différence avec la loi Debré de 1958 qui avait rassemblé les différents ministè-res et institutions concernés pour proposer et appliquer une réforme globale.

Aujourd’hui on a une loi qui parle de tout (de l’hôpital et des cigarettes ), et on se focalise sur une question partielle, le pouvoir du directeur, en escamotant le problème de la finalité de ce pouvoir. Un pouvoir pour quoi faire?

Pendant ce temps, une commission du ministère de la Recherche concocte un texte sur les CHU qui n’a rien à voir avec la loi Bachelot. Le gouvernement fait une petite cuisine d’amende-ments et fait adopter tout cela selon la procédure d’urgence parlementaire.

Le vrai débat oppose les courants que j’ai évoqués, mais il n’est pas mené publiquement. On entretient une cacophonie qui empêche l’opinion de se saisir des questions de la santé et de l’hôpital, perçues comme des affaires de spécialistes.

Et, pendant ce temps, le Président décide souverainement. Toujours dans le même temps, on voit qu’il introduit dans le jeu les assureurs privés, en utilisant, sous la menace, les mutuelles qui vont servir de paravents et, hélas, d’intermédiaires. (Résumé voir lien)

André Grimaldi 5 avril 2020 Propos recueillis par Francis Sitel

https://www.contretemps.eu/

Lire aussi:

La colère d’André Grimaldi

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04 avril 2020 ~ 0 Commentaire

dossier palestine (pùblico afps à-l’e)

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Le virus à Gaza et en Cisjordanie
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D’une part, le ministère israélien de la Santé tarde à publier un guide en arabe, deuxième langue du pays et de 17% des médecins et personnels de santé, pour les informer de la pandémie.
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Le ministère de la Défense annonce lui le blocus total de Cisjordanie et de la bande de Gaza, annulant 107 000 permis de travail pour les Palestiniens et ferme le poste frontière de Shuafat à Jérusalem-Est, privant 80 000 Palestiniens israéliens des services de santé.
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L’instance d’opérations conjointe mise en place entre l’Autorité palestinienne (AP) et l’armée israélienne pour coordonner la lutte contre le virus ne résout pas les problèmes des Palestiniens, qui ont environ 60 respirateurs et seulement 200 kits de test pour une population de deux millions d’habitants.Israël, en tant que force occupante, doit garantir la sécurité et le bien-être des Palestiniens, mais n’a pas levé le siège dévastateur de Gaza et empêche ses habitants de consulter un médecin en dehors de la bande de Gaza.
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Après avoir détecté une soixantaine de cas d’infection et l’augmentation du nombre de colons qui se sont révélés positifs dans les territoires occupés, l’Autorité Palestinienne a imposé un confinement à la population, sauf pour sortir acheter de la nourriture et des médicaments. Il ne lui sera pas facile de l’obtenir des milliers de journaliers palestiniens dont la seule source de revenu est le travail qu’ils font.À Gaza, l’un des territoires les plus densément peuplés du monde, où 1 800 000 personnes sont enfermées sur 365 kilomètres carrés et subissent un blocus économique brutal de la part d’Israël depuis 13 ans, l’agent pathogène risque de faire des ravages.
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Le chômage et l’extrême pauvreté peuvent provoquer des révoltes, qui pourraient devenir une nouvelle Intifada au cas où certains prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes venaient à perdre la vie à cause de l’épidémie…
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Le Comité International de la Croix-Rouge a demandé à Tel-Aviv de réduire le nombre de ces prisonniers qui ont menacé de faire la grève de la faim, après avoir vu suspendre les visites de leurs avocats et qui ne voient venir aucun moyen pour se protéger. À Gaza, le système de santé s’est effondré en raison du blocus et des bombardements continus. Les 2 900 lits d’hôpitaux des établissements délabrés ne résoudront pas la tragédie à venir.
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afps
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AFPS: France Plastine Solidarité
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Chères amies, l’épidémie fait des dizaines de cas en Cisjordanie, une douzaine à Gaza où on redoute qu’elle ne se répande vite. A cause du blocus israélien et des nombreuses attaques militaires contre Gaza les infrastructures médicales sont déficientes et dans l’impossibilité de faire face à une épidémie de cet ordre. Pas ou très peu de matériel et médicaments, une soixantaine de lits de réanimation pour 2 millions d’habitants, impossibilité de faire les gestes de distanciation/protection…. Pendant ce temps, les exactions israéliennes se poursuivent: bombardements de Gaza, raids militaires  dans les villes et villages de Cisjordanie, arrestations, attaques des colons. Dans les prisons, 5 000 Palestinien-ne-s entassés ne sont pas libérés  malgré des demandes répétées, au moins les enfants.
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L’AFPS, comme d’autres associations, se propose d’envoyer de l’argent à nos partenaires sur place, des ONG médicales avec qui nous travaillons depuis longtemps:
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Lire aussi:
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04 avril 2020 ~ 0 Commentaire

gestion de crise (pùblico)

irresponsables
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Les Espagnols désapprouvent la gestion par le gouvernement de la crise des coronavirus, selon un sondage
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Une enquête Metroscopia révèle que Pedro Sánchez a perdu 25 points en un peu plus d’un mois. Tous les dirigeants politiques baissent, même si le président obtient la meilleure note et Santiago Abascal (Vox Fasciste), la pire.
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Les Espagnols soutiennent le personnel de santé mais doutent de la capacité du système à lutter contre la pandémie faute de moyens
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La gestion que fait le gouvernement de Pedro Sánchez de la crise provoquée par le coronavirus ne convainc pas les Espagnols. Une étude de Métroscopia réalisée en plusieurs vagues révèle qu’une majorité désapprouve « la façon dont le gouvernement agit pour prévenir le coronavirus », alors que jusqu’à présent les citoyens approuvaient l’exécutif.
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Selon les dernières données, 51% désapprouvent la gestion de la pandémie, tandis que 39% l’approuvent. Il y a un mois, les chiffres étaient inversés: 64% pour, 24% contre.Métroscopia a commencé ses travaux sur le terrain fin février, lorsque l’épidémie causée par le virus du SRAS-CoV-2 avait à peine touché l’Espagne. Depuis, la société a réalisé plusieurs vagues d’enquêtes, reflétant une baisse progressive.De l’ensemble des institutions, l’Union Européenne est la moins performante, avec seulement 19% de retours positifs. De l’autre côté du tableau se trouvent les municipalités, qui reçoivent l’approbation de 76% des répondants. Les communautés autonomes reçoivent (60%).

Quant à l’évaluation des dirigeants, les principaux visages du gouvernement de coalition sont également affectés par la gestion de crise. Pedro Sánchez et le deuxième vice-président, Pablo Iglesias, ont été mal notés par les Espagnols. Le Premier ministre se maintient un peu mieux, sa note, qui est passée de 47% d’approbations en janvier à 46% en février et 44% en mars. Le leader d’Unidas Podemos, quant à lui, a obtenu 44% d’approbation en janvier, 40% en février et 30% en mars. Une baisse de 14 points en un mois.

Les dirigeants de l’opposition ne sont pas non plus épargnés, qui obtiennent les mêmes notes ou des notes pires que les membres de l’Exécutif. La leader de Ciudadanos, Inés Arrimadas, est le mieux évaluée, avec 32% d’approbation. Le président du PP, Pablo Casado, termine mars avec 28%, tandis que son homologue Vox Santiago Abascal est à 20%.

Le chef du parti d’extrême droite est le moins apprécié par tous (seulement 20% l’approuvent), mais il est le plus apprécié par ceux qui ont voté pour lui. Pablo Iglesias suit: le leader de Podemos reçoit l’approbation de 78% de ses électeurs. De l’autre côté se trouve le leader du Parti Populaire (PP): Pablo Casado est celui qui reçoit le plus faible pourcentage d’approbation parmi son électorat, 61%.
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03/04/2020
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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

étrangers (courrier inter)

refugies

Aux patates!

En Europe, l’absence de main-d’œuvre étrangère pour les récoltes embarrasse les agriculteurs

Les gouvernements européens assurent veiller au bon approvisionnement alimentaire du continent. Mais, alors que les récoltes approchent, la fermeture des frontières pour cause de pandémie empêche les travailleurs d’Europe de l’Est de rejoindre les champs de l’Ouest, laissant de nombreux agriculteurs sans solution, explique le New York Times.

Quand l’Europe a fermé ses frontières pour contenir la propagation du Covid-19, les plus gros exploitants agricoles en France ont tiré la sonnette d’alarme : les ouvriers originaires d’autres pays sur lesquels ils comptaient pour récolter une grande partie des produits qui alimentent la nation ne pourraient plus venir.

Il s’agit là d’une inquiétude très répandue. Au Royaume-Uni, les agriculteurs ont du mal à trouver du monde pour récolter les framboises et les pommes de terre, tandis qu’une partie de la récolte d’asperges blanches, tant prisées en Allemagne, risque de pourrir sur place. En Italie, plus d’un quart des fraises, haricots et laitues, prêts à être cueillis dans les prochains mois, pourraient ne pas l’être faute de ramasseurs.

Les gouvernements européens ont chacun affirmé que l’approvisionnement alimentaire était une question de sécurité nationale, à l’heure où des millions de personnes affluent dans les super-marchés pour se préparer à un confinement prolongé à domicile.

Mais les fermetures de frontières ont immobilisé des légions entières de saisonniers d’Europe de l’Est, habitués à trimer dans les champs de l’Espagne à la Suède. Cela oblige à repenser rapidement la manière de fournir de la main-d’œuvre à ces exploitations.

La nécessaire main-d’œuvre mobile à bas coût

Le ministre français de l’Agriculture a fait grand bruit en appelant de façon surréaliste les coiffeurs, serveurs, fleuristes et autres personnes dans l’incapacité temporaire d’exercer leur cœur de métier à se rendre dans les champs pour assurer les récoltes.

L’Europe n’est pourtant pas près de manquer de nourriture. Des camions remplis de pâtes, de tomates et d’autres marchandises continuent de traverser le continent, avec des goulets d’étranglement à certaines frontières.

Mais le vibrant appel élargi lancé aux citoyens souligne néanmoins une fâcheuse réalité : sans la main-d’œuvre mobile à bas coût en provenance d’Europe de l’Est, les greniers à blé des économies les plus riches d’Europe risquent de perdre leur récolte. (Payant)

03/04/2020

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

Les fraises et les tomates d’Espagne sont récoltées par des marocain(e)s et des réfugiés vivant dans des conditions épouvantables, les femmes harcelées sexuellement. Les tomates italiennes par des réfugiés dans de mauvaises conditions également. L’Allemagne vient d’adopter un SMIC, cela concerne-t-il les gens des pays de l’est? Les volontaires français auront-ils des conditions et une paie décentes? Bon appétit!

 

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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

transports (solidaires)

 salaire

Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels!

Depuis le début de la crise sanitaire, le matériel de protection indispensable fait défaut. Le personnel soignant, en première ligne, est le plus touché par cette situation.

Les salarié.es des entreprises appartenant aux secteurs essentiels le sont aussi car le patronat, avec l’appui des pouvoirs publics, refuse de prendre en compte le danger grave et immédiat et combat les droits de retrait.

Le patronat, toujours avec l’appui de l’Etat, ridiculise la notion de «service essentiel» en l’utilisant pour obliger des centaines de milliers de personnes à continuer un travail qui pourrait être différé.

L’avidité des actionnaires prime sur la santé et la vie des travailleurs et travailleuses: c’est le capitalisme.

Casse des services de santé – en lutte depuis des années pour avoir des moyens satisfaisants – et plus globalement de la sécurité sociale, absence d’anticipation, de réactivité, mais aussi délocalisations des industries produisant des masques et des respirateurs, sont autant d’explications à la situation catastrophique que nous connaissons.

Certes, les capitalistes et leurs gestionnaires ne sont pas à l’origine de ce coronavirus; mais ils portent la responsabilité de l’absence de protection, d’anticipation, d’infrastructures et de personnel pour y faire face, et donc de sa diffusion massive et mortelle.

Mi-mars, nous avons interpellé Mme Pannier-Runacher du ministère de l’Economie et M. Salomon, le directeur général de la Santé, pour leur dire qu’il était urgent d’organiser une réunion tripartite État-entreprises/organisations patronales-Organisations syndicales, pour travailler sur les filières productives de matériel médical indispensable.

Aucune réponse. Il y a là une mise en danger délibérée de la population.

Au-delà des discours martiaux et des hommages aux «héros», la réalité est que la santé des travailleurs et des travailleuses n’est pas le souci majeur – loin de là – des pouvoirs publics et directions d’entreprise.

En témoigne, l’injonction contradictoire consistant à ressasser l’impérieux besoin de confinement (bien réel !), mais en l’accompagnement de mesures visant à envoyer au travail un grand nombre de salarié·e·s dont l’activité ne relève pas des services absolument indispensables aux besoins essentiels de la collectivité. Le droit de retrait est une mesure de salubrité publique: les directions d’entreprise en contestent l’application et les pouvoirs publics les appuient!

C’est une décision dont les responsables assumeront les conséquences…

Le patronat s’attache à faire en sorte de pénaliser celles et ceux qui sont effectivement confiné.es (chômage partiel, garde d’enfants, télétravail, etc.) en rognant sur des droits, avec l’aval et l’appui des pouvoirs publics. Celles et ceux dont la présence sur le lieu de travail est suspendue à cause de la crise sanitaire doivent bénéficier de 100% de leur salaire, quelle que soit leur situation administrative !

Les seules entreprises du CAC 40, pour 2019, ont versé 60 milliards à leurs actionnaires…

Les transports doivent se limiter aux besoins réels de la population. Ce devrait être la règle tout le temps. En réalité, ils sont au service des intérêts capitalistes, avec les conséquences en matière d’écologie, de sureté …

Dans la période, continuer ainsi c’est une autre forme de mise en danger de la vie d’autrui! Les transports doivent être strictement limités aux besoins des secteurs vitaux (agroalimentaire, santé, etc.). N’en déplaise au MEDEF !

  • Qui a décidé de faire rouler des trains de fret pour ravitailler les chantiers du grand projet inutile Ligne à grande vitesse Lyon/Turin? Est-ce indispensable dans la période?
  • Qui a décidé de relancer les travaux pour la création du Roissy express, en vue des Jeux olympiques de 2024? Est-ce une activité indispensable dans la période?
  • Qui a décidé de continuer à faire travailler les chauffeurs routiers dans des conditions encore plus scandaleuses qu’habituellement, et pour certains trafics qui n’ont rien de vitaux pour la collectivité?

La direction SNCF invente la catégorie des « trains de continuité industrielle permettant de faire fonctionner des usines stratégiques […] et accélérer la remontée en puissance de l’économie.»

C’est l’Etat qui gère la SNCF et la met au service, non de la collectivité, mais des industriels !

Donnons tous les moyens aux secteurs vitaux. Protégeons-nous !

Arrêts des transports ferroviaires et routiers inutiles!

Arrêt total de production de toutes les entreprises sauf celles indispensables dans la période.

Dans ces dernières, c’est à celles et ceux qui travaillent de définir l’organisation à mettre en place; pas aux directions qui ne sont pas sur le terrain, là où est le danger de mort!

Par Sud-rail, Sud-industrie, Sud-chimie, Union syndicale Solidaires-transport

Alencontre 3 avril 2020

https://alencontre.org/

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