Archive | Santé

22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

services publics (lutte ouvrière)

fermeture-des-urgences

Services publics 

Toujours plus éloignés

Vider son portefeuille à la pompe pour accéder à un service public est une contrainte que dénoncent bien des gilets jaunes.

C’est le cas pour les hôpitaux ou les maternités.

La politique de tous les gouvernements depuis des années a consisté à fermer les structures déclarées trop petites et pas assez rentables. C’est la population des petites villes et des villages environnants qui en a pâti. Il faut désormais faire des dizaines de kilomètres pour amener un proche à l’hôpital, aller lui rendre visite ou même accéder à un service d’urgence.

Chacun est ainsi laissé à lui-même et le non-remplacement des médecins partant en retraite accentue encore cet éloignement des soins, ainsi que la facture à payer pour y accéder.

La suppression des services hospitaliers de proximité est l’aspect le plus dramatique de cet abandon de l’État, mais pas le seul.

Ce sont aussi des kilomètres supplémentaires à faire pour atteindre la trésorerie et y deman-der une information ou essayer d’obtenir un délai auprès de son percepteur. Il en est de même pour les bureaux de poste, remplacés par des agences communales ou des petits commerçants qui n’effectuent pas toutes les opérations.

Partout l’État se désengage, à commencer par les transports en commun qui, autrefois, auraient pu éviter de prendre son véhicule.

Les fermetures de lignes de chemins de fer, de gares, de guichets se sont multipliées, tandis que la fréquence des trains était souvent réduite. Et ce n’est pas fini. Le gouvernement menace de fermer 9 000 km de petites lignes ferroviaires.

Tout cela s’ajoute à l’obligation de prendre sa voiture pour aller au travail, ou en chercher un, alors que même les plus grandes entreprises ferment leurs lignes de ramassage par car.

Devant cette démission de l’État, la question est souvent posée de savoir « où va tout l’argent de nos impôts et des taxes sur les carburants ? » Réponse évidente : dans les poches des capitalistes.

Daniel MESCLA 21 Novembre 2018
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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

glyphosate (fr3 reporterre)

Glyphosate 

22 faucheurs volontaires déposent plainte en Bretagne

Dans le cadre d’une opération intitulée « la caravane de la plainte itinérante », 22 faucheurs volontaires ont déposé plainte ce mardi 20 novembre à Quimper, Lorient et Saint-Brieuc contre les fabricants de pesticides. Ils ont constaté la présence de glyphosate dans leurs urines.

Sur des tee-shirts, ces faucheurs volontaires venus déposer plainte, ont affiché le taux de glysophate relevés en septembre 2017 dans leurs urines. Les doses relevées ont affiché des taux importants, variant de 0,19 à 3,5 nanogrammes/ml. Par exemple, la norme euro-péenne fixe à 0,1ng/ml la dose admissible dans l’eau de boisson.

La mauvaise surprise était d’autant plus grande que ces faucheurs volontaires sont dans la grande majorité des consommateurs « qui mangent à 80% bio » comme le précise Claude Bonnin, l’un des plaignants.La source de ce glyphosate dans les urines est sans doute multiple, que ce soit dans l’eau que l’on consomme, de l’air que l’on respire ou des aliments consommés, même bios.
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Plainte pour mise en danger de la vie d’autrui

22 faucheurs volontaires ont donc décidé de porter plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement ». Ils s’estiment contaminés par un produit reconnu cancérigène probable.

Me Jérôme Bouquet-Elkaïm, chargé de déposer les plaintes, affirme qu’ils sont en mesure de démontrer d’une part, « qu’il n’y a jamais d’analyses de réalisées sur les produits finis et que d’autre part on a trouvé des traces d’arsenic » .

Après six plaintes déposées à Quimper et deux autres à Lorient, d’autres ont été déposées à Saint-Brieuc ce mardi après-midi contre les fabricants de pesticides, les organismes français et européens qui délivrent les autorisations et contre les laboratoires.
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Les mêmes faucheurs volontaires que ceux poursuivis en justice

Ces dépôts de plainte interviennent suite aux procès de Guingamp et Lorient. Au total, 24 faucheurs volontaires ont été poursuivis pour barbouillages de bidons de glysophate dans des jardineries. Ils avaient alors pratiqué des analyses d’urine devant huissier.

Cette démarche intervient alors que la cour de justice de l’union européenne examine aujourd’hui même la conformité du règlement sur l’homologation des pesticides. Un règlement qui date de 2009 et qui pourrait donc être revu s’il s’avérait qu’il ne tient pas suffisamment compte du principe de précaution.

T.P. avec Claire Louet 20/11/2018
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Lire aussi:

Lorient : quatre faucheurs volontaires d’OGM devant le tribunal (FR3)

Procès “anti-glyphosate” : le tribunal de Guingamp saisit la Cour de Justice de l’Union Européenne (FR3) 

Quimperlé : Action des « faucheurs volontaires d’OGM » contre les pesticides (FR3) 

Glomel : action des Faucheurs Volontaires chez Triskalia (FR3) 

Contaminés par le pesticide, « les pisseurs de glyphosate » portent plainte (Reporterre Saint Brieuc)

Pesticides : la consommation française cartographiée (Le Monde)

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

psychiatrie (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Privatisation rampante

Ces grands groupes de santé privés qui comptent bien profiter de l’agonie de l’hôpital psychiatrique public

Les mouvements de grève se multiplient dans les hôpitaux psychiatriques publics, sur fond de manque de moyens pour accueillir correctement les patients, de services qui ferment et de soignants à bout. En parallèle, les cliniques psychiatriques privées, de plus en plus concentrées au sein de quelques grands groupes, prennent davantage de poids dans le secteur.

Prenant d’abord en charge les patients les plus aisés, c’est-à-dire les plus solvables , tout en abandonnant au public les pathologies les plus lourdes et les hospitalisations sous contrainte, ces entreprises considèrent avant tout le soin psychique comme un marché à conquérir.

Troisième volet de notre enquête consacrée à la crise de la psychiatrie en France.

Lire la suite sur « Bastamag »

Rachel Knaebel 20 novembre 2018

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

migrateurs (côté quimper)

 poisson funes

Finistère.

Menace sur les poissons migrateurs

La surpêche, le changement climatique, la dégradation de la qualité des eaux… ont causé l’effondrement des stocks de poissons migrateurs. C’est le cas des rivières en Bretagne. Depuis le début de l’année, 397 saumons atlantiques, 1 702 lamproies marines et 1 559 aloses ont remonté l’Aulne. Une station de vidéo-comptage installée au niveau de l’écluse de Châteaulin permet de suivre avec une grande précision la remontée des poissons migrateurs.

La Bretagne dispose de quatre stations de comptage. Sur les autres cours d’eau bretons, des pêches électriques permettent de suivre les effectifs, et notamment les juvéniles (les bébés poissons). Toutes ces données sont collectées par les quatre Fédérations de pêche et synthétisées par l’association Bretagne grands migrateurs.

Danger critique d’extinction

Le bilan est plutôt négatif. Ces cinquante dernières années, les effectifs de poissons migrateurs (saumon, alose, lamproie marine, anguille et truite de mer) se sont effondrés.

L’UICM (Union internationale pour la conservation de la nature) a classé l’anguille en danger critique d’extinction en Europe ; le saumon atlantique est considéré comme vulnérable en Europe et en France ; la grande alose est vulnérable en France. La lamproie marine est, quant à elle, classée en préoccupation mineure. Cet effondrement des stocks a une multitude d’explications.

Gaëlle Germis, directrice de Bretagne poissons migrateurs, explique : « Pour l’anguille, on peut citer la surpêche, le braconnage, un ver parasite, la qualité des eaux, les PCB… Nous n’avons aucune prise sur l’environnement marin et encore moins le changement climatique. Nous, on peut seulement agir sur nos rivières avec les gestionnaires locaux ».  L’anguille se reproduit en mer puis effectue une migration de 12 000 km pour croître dans les rivières, en Europe et en Méditerranée.

Du mieux pour les saumons

Concernant le saumon atlantique, l’association est nettement plus optimiste. Ce poisson revient chaque année dans les cours d’eau pour se reproduire. Les jeunes saumons nés au printemps dévalent les fleuves un an plus tard pour grossir en mer. « Depuis vingt ans, on observe le maintien des stocks sur nos rivières.

Les saumons fréquentent essentiellement une vingtaine de rivières situées à l’Ouest d’une ligne Saint-Brieuc-Vannes », informe Gaëlle Germis. 400 000 jeunes saumons naissent dans le Couesnon, l’Aulne, l’Aven, l’Ellé, l’Odet, le Goyen, l’Elorn, la Penzé…

Supprimer les obstacles

Nicolas Bourré, chargé de mission à la Fédération de pêche du Finistère, explique le maintien du stock par « une amélioration de la qualité de l’eau et un effort sur la continuité écologique. Quand c’est possible, on supprime les obstacles à la remontée des saumons et des autres migrateurs. L’objectif est de faciliter l’accès aux frayères (NDLR les zones de reproduction) et leur surface. »

Dans le Finistère, l’Aulne constitue un cas particulier. La continuité écologique est en effet entravée par 28 écluses. Autant d’obstacles souvent infranchissables pour le saumon malgré sa capacité à effectuer des sauts impressionnants. La remontée des saumons est d’autant plus compliquée qu’elle s’effectue désormais au printemps et à l’été. L’eau est plus basse rendant l’obstacle encore plus important.

Nicolas Bourré résume : « En plus les saumons sont de plus petite taille. Jusque dans les années 50-60, ce sont surtout les grands saumons d’hiver qui remontaient. La situation a beaucoup changé avec le changement climatique, l’évolution des périodes de migration ».

Depuis quelques années, les pertuis sont ouverts au printemps et à l’automne pour faciliter la migration. « On observe une corrélation entre l’ouverture des pertuis et l’augmentation du nombre de juvéniles. Mais on est loin des chiffres des autres rivières », constate le chargé de mission.

Sur l’Aulne comme les autres cours d’eau, le saumon est une espèce emblématique. Dans le Finistère, il est pêché par 800 à 1 000 amateurs (40 à 45 % des captures nationales) et attire des passionnés de la France entière.

19 Novembre 2018

https://actu.fr/

pont scorff

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

infirmières (jdd france-info lo)

inf

Mardi

Les infirmières vont prendre le relais des « gilets jaunes »

Trente ans après les grandes grèves de 1988, une partie des 660.000 soignants seront à nouveau dans la rue cette semaine.

Elles aussi, elles ont joué du klaxon samedi.

Un tour de chauffe avant la grande mobilisation unitaire de mardi pour dénoncer des conditions de travail sans cesse plus éreintantes dans le secteur public et privé. Les 120.000 infirmières libérales, à la différence d’autres corporations, ne bénéficient d’aucune compensation à la hausse du carburant. Et leur salaire, dépassant rarement les 2.000 euros, devient trop maigre pour absorber ces surcoûts.

De ça il sera aussi question dans les cortèges.

De ces primes de nuit à l’hôpital, bloquées à 1,07 euro brut de l’heure, soit à peine 9 euros pour neuf heures de boulot. De celles du week-end limitées à 50 euros brut. Des miettes, alors que les patients à prendre en charge sont de plus en plus nombreux, que les maladies chroni-ques s’envolent et que les contraintes budgétaires les mettent sur la corde raide.

« On est sur un fil tout le temps, on n’en peut plus », témoigne Nathalie Depoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière (CNI), un des principaux syndicats. « Je suis infirmière et pas manutentionnaire, même si ma paie pourrait faire croire le contraire », écrit l’une d’entre elles dans une lettre ouverte diffusée sur Twitter.

Un sentiment d’abandon

Après des relations plutôt fraîches avec Marisol Touraine, ministre de la Santé sous Hollande, la présentation mi-septembre du Plan santé 2022 était très attendue. Dans la foulée des élections législatives, huit députés issus de la profession avaient fait leur entrée au Palais-Bourbon, qui auraient pu faire office de caisses de résonance.

Las, les 660.000 blouses blanches ont déchanté.

« Ce plan est technocratique, il ne correspond pas aux besoins », déplore Bernadette Fabregas, rédactrice en chef du site infirmiers.com. Ce qui a déclenché leur exaspération? La création de 4.000 postes d’assistants médicaux pour épauler les médecins. Les soignants, que le président de la République dans son discours avait pourtant remerciés pour « leur dévouement », y ont vu une attaque en règle. « C’est une provocation! s’insurge Nathalie Depoire. S’il y a un acteur de santé sur lequel l’Etat doit s’appuyer, c’est nous! »

Dure à avaler également, la possibilité pour les pharmaciens de réaliser certains vaccins, comme celui contre la grippe, et des soins particuliers liés à des maladies chroniques. « Au lieu de valoriser nos compétences, le gouvernement les dispatche », pointe Bernadette Fabregas.

Un sentiment d’abandon nourri aussi par des effectifs sous pression.

Dans les hôpitaux, le taux d’absentéisme oscille entre 8 et 10%. Pour boucher les trous, on recourt à l’intérim là où c’est indispensable, par exemple au bloc opératoire. Et pas ailleurs, pour ne pas faire plonger les budgets. Les fournitures sont données au compte-gouttes. « On en arrive même à compter les feuilles de papier pour s’essuyer les mains », s’étrangle la représentante de la CNI.

Résultat, les jeunes boudent les formations, alors que le concours d’entrée disparaîtra en 2019 avec l’intégration dans Parcoursup et la mastérisation des études. Trente ans après les grandes grèves de 1988, qui avaient bloqué les hôpitaux durant sept mois, rien n’a changé. Sauf que faire descendre 100.000 blouses blanches dans la rue est beaucoup plus compliqué.

19 novembre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

Metz : mobilisation générale des infirmières (France Info)

Grève des infirmier-e-s : «On est mis de côté, délaissé, oublié» (France Info)

Infirmières et infirmiers : eux aussi sont dans la rue (Lutte Ouvrière)

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15 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital guingamp (ouest france)

manifestants-hopital-sud

Travail de nuit. Dialogue de sourd à l’hôpital

 Une cinquantaine d’agents se sont réunis mardi soir pour décider quelle suite donner au mouvement de protestation initié en juin. Le conflit devrait se durcir

Un mouvement de grève commencé en juin, des assignations envoyées chaque semaine aux agents, une direction inflexible et la CGT qui annonce 80 % de soutien au sein des équipes et prévoit un durcissement du conflit : le projet de nouvelle organisation du travail de nuit à l’hôpital attise, plus que jamais, les tensions.

Un score écrasant : 98,8 % des personnes défavorables au changement d’organisation voulue par la direction, avec une participation de 80 % (84 votants sur 105). Ce mardi après-midi, les responsables de la CGT du centre hospitalier ont rendu public les résultats du vote, organisé par le syndicat, quatre soirées durant (entre le 30 octobre et 7 novembre), auprès des personnels de nuit titulaires, contractuels et en arrêt maladie.

Au moment de l’annonce, environ 50 soignants étaient présents, souvent très remontés contre leur direction. « C’est scandaleux. Ils veulent que nous soyons corvéables à merci. Nous n’aurons plus de vie sociale », dénonce Thierry, aide-soignant. Des propos qui trouvent écho auprès de Rémy et Géraldine, tous deux infirmiers : « On va se retrouver à leur disposition tout le temps, alors qu’on s’organise nous-même depuis longtemps et que ça fonctionne très bien ».

« Ils ont l’habitude de fonctionner en totale autonomie »

L’origine du conflit, c’est la nouvelle organisation du travail de nuit à l’hôpital voulue par la direction. Un texte qui prévoit, entre autres, de fusionner les deux équipes de nuit, de confier à deux cadres l’organisation des plannings, mais aussi un changement de rythme pour les week-ends et une augmentation des effectifs (+ 2,8 postes).

Selon la direction, le point de blocage, c’est « la perte d’indépendance des agents. Depuis des années, ils ont l’habitude de fonctionner en totale autonomie et de faire ce qu’ils veulent pour poser leurs récupérations », énonce le directeur des ressources humaines Gaël Cornec. « Nous, nous voulons que, comme partout, des cadres valident les congés et l’organisation du travail. Et ça les embête beaucoup ».

Du côté du personnel mobilisé, la lecture du projet est tout autre. Les uns craignent de travailler cinq week-ends sur six (vendredis soir et dimanches soir inclus), tandis que les autres redoutent de devoir intervenir dans d’autres services que le leur, sur demande de la direction. Et ce que tous appréhendent, ce sont les conséquences sur leur vie sociale et familiale. « Le nombre de congés sera le même. Le temps de travail sera identique. Ce qui pose question, c’est la gestion de la prise de récupération », insiste Gaël Cornec qui poursuit : « C’est de notre responsabilité de se soucier de ce qui se passe la nuit à l’hôpital ».

« Nous n’allons pas en rester là »

Un discours qui ne passe pas auprès d’une majorité du personnel de nuit. Sept mois après le début du conflit, les deux parties campent sur leurs positions. La direction réaffirme réguliè-rement que la réforme entrera en vigueur. « Faire demi-tour n’est plus possible », exposait ainsi, dans Le Télégramme, le directeur Richard Rouxel le 16 octobre.

En grève depuis le mois de juin, les agents hospitaliers viennent malgré tout travailler. Chaque semaine, ils reçoivent en effet un courrier de leur administration pour les assigner à venir à l’hôpital (une mesure réglementaire ayant pour but d’assurer la permanence des soins). Seule-ment, fort des résultats du vote, la CGT a posé, ce mardi, la question de la suite du mouve-ment aux soignants. La réponse des agents : « Nous n’allons pas en rester là ». Le bras de fer va donc se poursuivre avec, très certainement, un durcissement du conflit.

  13 novembre 2018 Julien Vaillant

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13 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix précarité (ouest france)

cgt r

À Morlaix, l’expo photo donne de l’espace aux laissés-pour-compte

Plusieurs clichés témoignent d’un destin. D’autres cherchent la lueur d’espoir dans chaque regard. L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre, au 67, rue du Mur, à Morlaix.

C’est après avoir travaillé dix ans dans l’humanitaire que Gwenaëlle Ragot a eu envie de croiser trois regards artistiques qui n’en finissent pas d’interroger sur la pauvreté.

« Nous avons réuni des photographes très différents d’un point de vue esthétique »

indique Gwenaëlle à l’initiative, avec Laurent Premel, de cette exposition de photos autour de la précarité à Morlaix (Finistère), qui sont à découvrir jusqu’au 15 décembre, dans les locaux de l’association Arzur, rue du Mur. Ces regards captés montrent toute la confiance donnée au photographe et la relation intime nouée avec les modèles.

Humaniste

Plutôt habitué des festivals – il a photographié Keziah Jones, Camille, Calypso Rose, Imany, ou encore Agnès Jaoui – Jef Kerneis livre ici des photos de Morlaisiens en difficulté qui témoignent d’un destin et d’une émotion prise sur le vif.

« Certaines expriment l’inquiétude du lendemain, d’autres ont un regard plus rêveur, raconte le photographe roscovite. J’ai été heureux et fier de cette proposition. J’ai connu le milieu de la précarité de très près, étant passé par cet état à un moment de ma vie, qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. La précarité est pour moi un sujet aussi fort que le documentaire sur Norah Jones que je suis en train de réaliser à Londres pour la BBC. » Une œuvre magnifique par son côté humaniste.

Dans leur appartement

Regard humaniste encore pour Zizounaï. La photographe plougonvenoise est connue pour ses photos naturalistes. « Cela m’a obligée à sortir de ma zone de confort. Ce qui n’était pas évident pour moi. »

Ces photos pleines de sensibilité sont des histoires de rencontres, avec Habib et Marie-Christine, chez eux dans leur appartement dans un des quartiers de la ville mais également avec Jonathan et P’tit Nono et leurs chiens croisés en train de faire la manche dans les rues de Morlaix. « Une fois le contact établi, tout s’est passé dans la douceur. Ils m’ont confié leur histoire. »

La démarche de Pierre Quentel est transcendante. Le peintre de Locquénolé a imaginé ses photos comme des tableaux. « J’ai pris des photos d’une danseuse et d’une femme en pleine méditation dans les ateliers de la Manu et du côté du port, que j’ai transposées ensuite au cœur d’une manifestation ou sous la pluie au milieu d’un campement de réfugiés. Des choses qui permettent de dépasser la précarité. »

Exposition jusqu’au 15 décembre

au 67, rue du Mur. Ouvert le mercredi et le vendredi, de 14 h à 18 h, et le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Le produit de la vente des photos sera reversé, tout ou en partie, aux Restos du cœur, aux Blouses Roses et à l’école alternative du Cloître.

https://quimper.maville.com/

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13 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

planguenoual (rennes infos)

pesticiides

Les pesticides sont partout et il faut dire un grand NON !

L’objectif de notre réunion est simple : réfléchir aux conséquences de l’utilisation de pesticides l’environnement mais aussi sur notre santé.

Les pesticides sont partout dans notre alimentation et même dans les aliments ou on ne les attend pas. Les aliments bio, réputés sans risque par exemple ne sont pas épargnés ! C’est ainsi que le thé par exemple, pourtant symbole d’une alimentation saine, bonne pour le corps, se trouve être contaminé par 17 sortes de pesticides. Quoi penser ? Que faire ? Comment s’insurger ? Toutes ces questions méritent d’être posées et doivent générer des échanges.

Venez répondre à notre appel pour vous réunir avec nous Place de la Mairie à Planguenoual le vendredi 7 décembre 2018 (18h).

C’est dans une ambiance festive que 80 personnes s’étaient réunies le mois dernier pour échanger autour de boissons chaudes. Préparez vous donc à participer au prochain rassemblement et à débattre autour du sujet de l’utilisation des pesticides sur notre environnement.

illud-pe_rou2-2

Place de la Mairie à Planguenoual, 22400
Vendredi 7 décembre 2018

Contact : astrucq@gmail.com

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mardi 13 novembre 2018

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http://www.rennes-info.org/

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12 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

tribune (jdd)

handicap

« Nous sommes tous des handicapés »

Oui, tous. Si ce n’est en raison d’une maladie ou d’un accident, ce sera par l’âge. Tout le monde, un jour ou l’autre, sera confronté à la dépendance, soit directement, soit en tant qu’accompagnant.

L’immense majorité des personnes en situation de handicap pourrait travailler, mais elles sont deux fois plus touchées que les autres par le chômage.

La plupart des entreprises, publiques ou privées, préfèrent payer une amende plutôt que d’embaucher des personnes handicapées, alors que toutes les études prouvent qu’elles sont plus productives que les « valides ». Et les autres? Celles que le handicap, visible ou invisible, empêche d’envisager un travail? Doit-on les abandonner sur le bord de la route au prétexte qu’elles seraient inutiles à notre start-up nation?

Les salaires et les statuts des personnels accompagnants, à l’école, au travail, à la maison, à l’hôpital ou dans les Ehpad sont scandaleux

Notre gouvernement clame haut et fort qu’il fait beaucoup pour la cause. Qu’on en juge : dans la loi Élan, la promesse de logements neufs accessibles a été ramenée de 100% à… 10%. L’allocation adulte handicapé va passer de 860 euros à 900 euros en 2019, laissant cette population au-dessous du seuil de pauvreté.

Aux AVS (assistants de vie scolaire) en contrat aidé pendant trois ans, sans qualification en fin de période, ont succédé les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), sous-payés et en CDD pendant six ans.

Les salaires et les statuts des personnels accompagnants, à l’école, au travail, à la maison, à l’hôpital ou dans les Ehpad sont scandaleux. C’est vrai, il est difficile pour des personnes âgées ou en situation de handicap d’être premiers de cordée. Alors on les isole? On les abandonne? On les méprise?

Cette obsession de la rentabilité à court terme nous aveuglerait au point de condamner une partie de la population à la misère, au prétexte qu’elle ne serait pas productrice de richesse? Qu’il n’y aurait pas de retour sur investissement? Même si le monde libéral dans lequel nous vivons tente chaque jour de nous faire croire que la place de l’humain est devenue dérisoire, n’oublions pas que s’occuper des plus faibles est la marque d’une société évoluée et le devoir absolu de notre service public.

Par Sam Karmann, acteur et réalisateur. Texte cosigné par Luc Leprêtre et Catherine Wimphen (association L’Hippocampe et festival Regards Croisés).

Dans un tribune au JDD, Sam Karmann, acteur et réalisateur pousse un cri d’alarme sur les conditions de vie des handicapés. L’acteur et réalisateur Sam Karmann a rédigé une tribune dans le JDD pour sensibiliser au handicap. Dans un texte cosigné par Luc Leprêtre et Catherine Wimphen (association L’Hippocampe et festival Regards Croisés), il affirme que tout le monde sera, à un moment de sa vie, confronté directement ou indirectement au handicap. Il juge la politique du gouvernement d’Edouard Philippe en la matière et dénonce les conditions de vie des personnes handicapées face à l’ »obsession de la rentabilité à court terme ».

12 novembre 2018

https://www.lejdd.fr

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad (côté quimper)

cfdt

Unité syndicale!

Finistère. Conditions de travail dans les Ehpad 

La CFDT interpelle Richard Ferrand

Mardi 6 novembre 2018, la CFDT du centre hospitalier de Quimper-Concarneau a dénoncé les conditions de travail dans les Ehpad. Elle demande un entretien avec Richard Ferrand.

La section CFDT du centre hospitalier intercommunal (Chic) de Quimper-Concarneau réclame des moyens supplémentaires pour le personnel en poste dans les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Conditions de travail difficiles et frustration

Mardi 6 novembre 2018, ses membres ont mené une courte action à l’Ehpad Ty Créac’h à Quimper. Elles ont rappelé et dénoncé des conditions de travail difficile. Une aide soignante en poste depuis 17 ans confie : Aujourd’hui, nous sommes obligées d’aller à 200 à l’heure et une fois, rentrées à la maison, nous pouvons nous sentir frustrées de ne pas avoir bien fait notre travail.

Dans cet établissement, selon la CFDT, environ 70 agents sont employés pour 120 résidents accueillis. « Le temps que nous passons à les apaiser, à les écouter n’est jamais compté. Et à côté ça, on nous demande de plus en plus de tâches à accomplir. »

« Vivez ce que vous décidez »

Tout cela, le personnel l’a exprimé en inscrivant des messages sur une blouse. Leurs collègues des cinq autres Ehpad qui dépendant du Chic de Quimper-Concarneau en ont fait de même. Laurence Journal, la secrétaire de la section CFDT du Chic, explique : Dans chacun d’entre eux, nos collègues ont inscrit des messages sur une blouse. Nous en avons donc six que nous comptons remettre à Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

Elle espère un rendez-vous d’ici à la fin du mois de novembre 2018, à Châteaulin dans les bureaux de la permanence du député La République en Marche. « L’idée est de lui remettre nos blouses et de l’inviter à passer une journée avec nous. Cela rejoint le nom de notre opération baptisée Vivez ce que vous décidez », poursuit Laurence Journal.

Mouvement à l’échelle de la Bretagne

La CFDT a lancé ce mouvement à l’échelle de la Bretagne. « Il a été repris dans l’ensemble des Ehpad, publics, privés ou associatifs (où la CFDT est implantée, NDLR). Le but est de nous faire entendre avant l’examen du plan gouvernemental Grand âge à l’Assemblée nationale. » Le rendez-vous avec Richard Ferrand a été demandé. La balle est dans son camp.

Matthieu Gain mardi 6 Nov 2018

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi:

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Commentaire: Nous avions déjà noté la présence de sections de la CFDT EHPAD lors de manifs CGT FO  SUD FSU etc auxquelles la CFDT n’appelait pas. Preuve que la situation est très tendue. Espérons que ce n’est pas juste pour la proximité des élections syndicales du 6 décembre…

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