Archive | Santé

08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

turin tav ( courrier international)

tav

Des dizaines de milliers de manifestants à Turin

Contre la liaison avec Lyon

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Turin contre le projet de liaison ferroviaire avec Lyon, qui représente selon eux un « gaspillage d’argent public » alors que l’Italie a besoin d’argent pour les écoles ou le système de santé.

Les organisateurs ont fait état d’une « marée » de 70.000 personnes, « le plus grand rassemble-ment » de l’histoire du mouvement. Il n’a pas été possible d’obtenir une estimation des forces de l’ordre, qui n’en fournissent jamais en Italie.

Le cortège a défilé dans une ambiance bon enfant, mêlant retraités, jeunes et familles avec enfants et de grands drapeaux « No Tav » (« Non à la LGV – ligne à grande vitesse), avec un train barré d’une croix rouge, volaient au vent.

« Contre le gaspillage », « Oui à de petites infrastructures utiles, non à de grandes infrastructures inutiles », « Tav sponsorisé par l’Union industrielle – Mafia du ciment », « Non au Tav. Oui à la sauvegarde du territoire et de l’environnement. 30 ans de résistance » proclamaient les pancartes.

Le projet Lyon-Turin, dont l’élément central est un tunnel de 57,5 km devant être construit dans les Alpes italiennes et françaises, est contesté depuis ses débuts, en particulier par des asso-ciations de défense de l’environnement. Mais le message essentiel porté par les manifestants samedi était la dénonciation du « gaspillage d’argent public » et la revendication d’une autre société. Le coût du seul tunnel est estimé au bas mot à 8,6 milliards d’euros.

« Il y a des choses plus importantes sur lesquels investir comme les hôpitaux, les écoles, les routes », a déclaré à l’AFP Maurizio Alfero, 60 ans, en expliquant en expliquant avoir récemment obtenu un rendez-vous médical pour septembre 2019 dans l’hôpital de sa ville, faute de place avant. « Il suffirait déjà d’utiliser la ligne (ferroviaire) existante, qui est sous-exploitée », a-t-il ajouté.

Domenico Larobina, un Turinois de 31 ans, préfèrerait lui qu’on « investisse dans des infrastruc-tures pour un développement humain, afin d’améliorer la qualité de vie des gens, et non les profits ». « Ils ne pensent qu’à remplir leurs poches, nous voulons un avenir différent qui garan-tisse un vrai système sanitaire et la création de vrais postes de travail », a souligné pour sa part Dana Lauriola, une des leaders du Mouvement No Tav.

Le 10 novembre, entre 30.000 et 40.000 partisans du projet avaient donné de la voix dans cette même ville de Turin, la première manifestation d’ampleur des pro-LGV. Le monde entrepreneurial était présent en masse, estimant cette infrastructure vitale, pour l’Italie, deuxième pays manufacturier d’Europe.

Gouvernement divisé

Le gouvernement italien est lui-même divisé sur la question: la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini soutient le projet, tandis que le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est hostile. La maire de Turin, Chiara Appendino (M5S), n’a pas participé au rassemblement mais a réaffirmé samedi soir son opposition à ce projet qui représente selon elle « un modèle de développement du passé ». Rome a commandé une analyse coûts-bénéfices dont le gouverne-ment attend les résultats avant de se prononcer.

La ministre française des Transports, Elisabeth Borne, a réaffirmé fin novembre le soutien de la France au Lyon-Turin qui doit permettre « un transport de marchandises plus efficace et plus respectueux de l’environnement ». L’objectif est d’accélérer les liaisons passagers en mettant Turin à 2h de Lyon, contre plus de 4h actuellement, et de transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions. « Il faut qu’on soit conscient que (…) si on n’a pas de décision au début de l’année 2019, les travaux seront arrêtés », a déclaré Mme Borne.

Le chantier, sur lequel travaillent au total quelque 800 personnes, est déjà bien entamé. Si le tunnel doit faire 57,5 km, l’ensemble des galeries le composant doivent s’étendre sur 162 km: « Pour le moment, nous avons creusé 25 km, soit 15% », a expliqué à l’AFP Piergiuseppe Gilli, directeur de la construction à la société franco-italienne Telt.

Pour défendre ce projet « important pour l’Europe dans son ensemble », la Commission europé-enne tente de manier en même temps la carotte et la bâton. Bruxelles a ainsi décidé de porter sa participation aux grandes infrastructures européennes de 40% à 50% dans le prochain budget 2021-2027.

Mais dans le même temps, elle n’exclut pas de demander à Rome de rembourser sa contribution de cette année si « l’argent attribué n’est pas raisonnablement dépensé dans le cadre de l’accord de subvention ».

08.12.2018 

https://www.courrierinternational.com/

Lire la suite

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

restic (ae2d)

pomme
10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic,
10 pommiers

C’est avec plaisir que nous vous convions à venir planter le dixième pommier, marquant la fin de cette joute juridique et aussi à 10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic. Vous pourrez aussi vous procurer des auto-collants pour la défense de la vallée. Et pour un petit goûter après la plantation, chacun peut apporter une bricole de son choix. Boissons offertes par le Collectif.

.
Dimanche 9 Décembre 2018  14H30
Au niveau du 110 rue du Restic à Brest
.
Prévoir chaussures adaptées.
Le Collectif » Pour la sauvegarde de la vallée du Restic »
.

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

nantes (al)

al 3

Lire la suite

01 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (ouest-france fr3 le-tel)

 Maternité-01-854x908

Maternité de Guingamp: 500 personnes dans la rue « pour un écrit »

Ce samedi matin, une quatrième mobilisation pour la maternité s’est déroulée à Guingamp.

Une quatrième mobilisation était organisée, ce samedi 1er décembre, à Guingamp pour la maternité. Un mot d’ordre « pas d’écrit = pas de sursis ». Le personnel de la maternité alerte : Il y a quatre mois, M. le Président nous informait de la poursuite de l’activité de la maternité pour les deux prochaines années. Depuis, nous sommes toujours en attente d’un écrit officiel.

Ce samedi 1er décembre, le personnel de la maternité invitait à la mobilisation à Guingamp.

Au total, près de 500 personnes sont venues soutenir le service. Quatrième manifestation de l’année. Pour la manifestation, les soignantes ont fait une reprise de la chanson  La ballade des gens heureux  de Gérard Lenorman.  « M. Macron tu nous délaisses, ça fait longtemps qu’on ne t’as pas vu ; M. Macron appelle l’ARS (Agence régionale de santé), pour notre papier bien trop attendu (bis) ; M. Macron a fait une promesse, deux ans d’sursis pour notre mater ; Mme Buzyn, réfléchissez bien, on se battra pour qu’ça reste ouvert. »

« C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp »

Des parents ont également pris la parole. À l’image de Maiwenn, trois enfants nés à Guin-gamp.  « Tout d’abord, je veux remercier l’équipe pour le travail de haute qualité qu’elle fait et pour tout ce qu’elle fait pour sauver la mater. Ce n’est pas pour elles qu’elles se battent mais pour nous toutes et tous. Soyons tous ensemble jusqu’à la victoire.

J’ai eu trois enfants et les trois sont nés à Pabu. Ils sont tous les trois ici, aujourd’hui, bien sûr. C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp, un hôpital public, local. Je ne souhaitais pas accoucher dans une grande structure, trop impersonnelle. Et Guingamp, c’est tout le contraire.

«  Portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs  »

Maiwenn, au micro, soumet une idée.  « Nous avons un trésor ici, notre maternité. Et une équipe extraordinaire. Les Carhaisiens se sont battus et ont gardé leur mater. Les gens de Guingamp se battront aussi jusqu’au bout. Les filles de la mater sont tellement extraordinaires, généreuses, professionnelles, attentives, que nous ne pouvons que nous battre à leur côté. Et je propose une idée, s’il y a des femmes enceintes ici, créez tout de suite un collectif de femmes enceintes et portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs. »

« Une épée Damoclès au-dessus de la tête »

Lucile, sage-femme, à la fin du rassemblement, s’est confiée.  « Je vous remercie tous pour votre soutien. C’est important de savoir que la population est avec nous. Ce n’est pas toujours facile de travailler quand on sait qu’on a une épée Damoclès au-dessus de la tête. Mais on ne laisse rien transparaître aux patientes. Elles ne sont pas menacées de quoique ce soi. »

01/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Maternité de Guingamp : nouvelle mobilisation pour garantir son avenir (FR3)

 

Lire la suite

30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

apocalypse (courrier international)

extinction

L’apocalypse est proche…

Pour les insectes

“L’apocalypse des insectes arrive”, titre le New York Times Magazine en une de son édition datée du 2 décembre. “Que signifie ce déclin pour le reste de la vie sur Terre ?” interroge encore l’hebdomadaire. Dans un long article mis en ligne le 27 novembre, le journal fait ce constat terrifiant : partout dans le monde des espèces disparaissent et parmi celles qui survivent, le nombre d’individus dégringole.

Il y a un an déjà, une étude montrait qu’en vingt-sept ans seulement, les trois quarts des insectes volants présents dans les réserves naturelles allemandes avaient disparu. “Aux États-Unis, des scientifiques ont récemment découvert que la population de papillons monarques avait chuté de 90 % au cours des vingt dernières années, soit une perte de 900 millions d’individus, note l’hebdomadaire, la population de bourdons à taches rousses, qui vivait dans 28 États, a chuté de 87 % au cours de la même période.”

Cette perte de biodiversité s’inscrit dans ce qui est connu comme la sixième extinction de masse :

“C’est la sixième fois dans l’histoire du monde qu’un grand nombre d’espèces disparaissent dans une succession inhabituellement rapide, causée cette fois-ci non par des astéroïdes ou des périodes glaciaires, mais par les êtres humains”, note l’auteur.

Les insectes jouent un rôle inestimable pour la pollinisation, la décomposition des sols, la croissance des plantes. En d’autres termes, ils participent activement à l’équilibre des éco-systèmes de notre planète, et leur absence pourrait déclencher des réactions en chaîne pour les autres espèces animales comme végétales. Le New York Times Magazine martèle : La nature est résiliente, mais nous l’exploitons au point de provoquer un effondrement du système.”

The New York Times Magazine – New York  30/11/2018

https://www.courrierinternational.com/

Lire la suite

27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest chru (ouest france)

manifestants-hopital-sud

Brest. Un projet de fusion qui inquiète en pédiatrie

En janvier, le CHRU va réunir la pédiatrie générale et la chirurgie pédiatrique en un seul service. Mais en supprimant deux postes. Ce que dénoncent des personnels, en grève mardi.

« La direction de l’hôpital veut fusionner la pédiatrie générale et la chirurgie pédiatrique. On n’est pas contre…

Ce qu’on dénonce, c’est la suppression d’un binôme infirmière/auxiliaire de puériculture en journée. Ce serait une mise en danger de la sécurité des professionnels et des patients » , expriment une vingtaine de grévistes, ce mardi après-midi, dans le hall du bâtiment 5 de l’hôpital Morvan.

Infirmières, auxiliaires de puériculture, aides-soignantes, agents hospitaliers… elles débrayent une heure à l’appel de la CGT et de Sud.

Le projet de la direction du CHRU est de réunir les deux services pour créer une unité médico-chirurgicale pédiatrique en janvier. Son fonctionnement s’adapterait avec plus de facilité, en fonction de l’activité… et des personnels disponibles. Mais selon les grévistes, les effectifs prévus seraient insuffisants.

« Le service de chirurgie pédiatrique reçoit déjà un renfort de l’équipe de chirurgie ambulatoire et d’un binôme infirmière-auxiliaire de puériculture qui permet de gérer l’activité courante du service. Or, ce renfort disparaîtra dans la nouvelle unité  », explique Sud.

« Les personnels demandent aussi le report du projet à mai 2019, après la période épidémique » , ajoute la CGT. La direction de l’hôpital propose la création d’un poste d’infirmière coordinatrice. Refus du personnel qui préfère une aide «pour les soins» , pas pour de l’encadrement. Le personnel demande aussi le renfort d’une aide-soignante.

Laurence GUILMO  27/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

cgt santé (côté quimper)

hopitla

Finistère, la CGT Santé déplore une dégradation constante des conditions de travail

Mobilisation des brancardiers à Brest, saturation des urgences de Quimper… La CGT Santé dénonce un manque de moyens face à une activité toujours en hausse dans le Finistère.

De Brest à Quimper en passant par Audierne, Lesneven, Morlaix ou Carhaix, tous les représentants CGT du secteur de la santé dressent le même constat, que résume Marceline Séverac, secrétaire de l’Union des syndicats Santé CGT du Finistère : Les conditions de travail se dégradent, les agents se précarisent et s’appauvrissent. Les syndicalistes mettent tous en cause « la logique financière » imposée par le ministère de la Santé et leurs directions respectives.

À Quimper

Le nouveau directeur du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) n’a pas rassuré la CGT.  « Nous sommes inquiets de son discours très financier. Il a pour objectif de réduire le déficit qui se monte à 4 millions d’euros. Mais dans le même temps, nous allons perdre l’activité de réédu-cation. Une perte de 800 000 euros pour le budget du Chic », informe Jean-Marc Trebern.

Autre motif de préoccupation : les urgences qui sont régulièrement saturées. Cette situation impacte directement les hôpitaux de Douarnenez et de Concarneau comme l’explique Marceline Séverac : Depuis le mois de juin, les Smur de Douarnenez et de Concarneau sont rapatriés sur Quimper de 21 h à 9 h du matin. Cette mesure devait être transitoire. Or elle perdure car il y a un sérieux problèmes aux urgences de Quimper.

À Brest

« Les tensions perdurent depuis plusieurs mois voire années à Brest. 140 postes ont été supprimés entre 2014 et 2016 pour permettre un retour à l’équilibre financier. On y est, la charge de travail s’est accrue mais il n’y a toujours pas de création de postes », se plaint Thomas Bourhis, secrétaire général CGT du Centre hospitalier régional universitaire de Brest.

Depuis quatre semaines, le service de brancardage dépose un préavis de grève chaque lundi. « Ils sont 33 et ne parviennent plus à faire face à la hausse de la charge de travail. Il en faudrait 5 de plus », considère Thomas Bourhis.

Autre point de tension : le bloc opératoire. La CGT refuse le projet de la direction d’augmenter l’activité sans moyens supplémentaires. De la même manière, le syndicat s’oppose à la réorga-nisation de la médecine pédiatrique et de la chirurgie pédiatrique sans embauches supplémen-taires.  Dans les Ehpad, les agents CGT déplorent aussi une dégradation de leurs conditions de travail.

Cette situation conduit Marceline Séverac à un constat glaçant : Nous avons fait ce métier pour être au contact de la population, en prendre soin. Et on nous oblige à être maltraitants au nom d’une logique financière.  Nous ne voyons pas le bout du tunnel. Nous n’avons aucun signal positif du côté du ministère de la Santé.

23 Novembre 2018

https://actu.fr/societe/

Lire aussi :

Les brancardiers de l’hôpital de la Cavale blanche en grève.

Lire la suite

25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (le-monde le-vif)

climate

Décès, famines, pénuries d’eau, migrations 

Tous les secteurs touchés par le changement climatique

Les aléas climatiques affectent irrémédiablement six aspects cruciaux de la vie humaine : santé, alimentation, eau, économie, infrastructures et sécurité.

Ceux qui croient que les effets du changement climatique se résument aux incendies en Californie ou aux inondations dans l’Aude, aussi meurtriers soient-ils, n’ont qu’une mince idée de la gravité de la situation. Selon la vaste étude publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, l’humanité fait les frais du dérèglement climatique de 467 façons différentes.

Côté santé, les aléas climatiques sèment la mort, en raison d’hyperthermies (plus de 780 événements de surmortalité ont été recensés dans le monde entre 1980 et 2014 sous l’effet de vagues de chaleur), de noyades (3 000 personnes sont mortes dans des inondations en Chine en 1998), de famines (800 000 décès après les sécheresses qui ont frappé l’Ethiopie dans les années 1980), de traumatismes contondants durant des tempêtes ou d’asphyxies lors d’incendies.

La morbidité est également en augmentation, par exemple lorsque des troubles cardiaques ou respiratoires surviennent lors de pics de chaleur. Les blessures sont légion sous l’effet d’incen-dies, d’inondations ou de tempêtes. Ces deux derniers aléas, de même que les changements de températures et de précipitations, favorisent la recrudescence d’épidémies, telles que le paludisme, la dengue, le choléra ou des diarrhées.

Les risques climatiques touchent également la santé mentale : des dépressions et des stress post-traumatiques ont été recensés après des tempêtes aux Etats-Unis, comme l’ouragan Katrina en 2005, des inondations au Royaume-Uni en 2007 et ou la canicule en France en 2003. En Australie, dépression et suicides guettent les fermiers, alors que le pays connaît la pire sécheresse de son histoire.

Faramineuses pertes économiques

Le dérèglement climatique affecte par ailleurs la production agroalimentaire de manière directe (un tiers de la production de céréales russe a été perdue en raison des incendies et de la sécheresse de 2010 ; les trois quarts du bétail ont succombé à la sécheresse au Kenya en 2000) ou indirecte (chaque journée où la température dépasse 38° réduit les rendements annuels de 5 % aux Etats-Unis ; l’acidification des océans augmente le blanchissement des coraux, limitant ainsi l’habitat des poissons).

La quantité et la qualité de l’eau potable sont un autre enjeu crucial, avec des pénuries, des pollutions et des maladies entraînées par les vagues de chaleur, des inondations, des feux et des sécheresses.

Dans les autres secteurs, l’approvisionnement en électricité, les transports, les infrastructures et les constructions sont les plus sévèrement touchés. Les inondations et les tempêtes ont ainsi détruit 13 millions de maisons au Bangladesh, 9 millions en Chine ou 2 millions au Pakistan depuis 1980. On ne compte plus les routes ou voies ferrées inondées, les ponts, ports ou digues démolis.

En découlent de faramineuses pertes économiques, de productivité, de revenus et d’emplois. Pour ne citer qu’un exemple, l’ouragan Katrina, qui avait fait 1 800 morts aux Etats-Unis en 2005, avait entraîné 130 milliards de dollars (113 milliards d’euros) de dégâts. De manière indirecte, les aléas climatiques augmentent aussi le prix des marchandises.

La chute de la production de céréales russes, en 2010, avait provoqué un doublement du cours mondial du blé. Le tourisme est également très sensible au climat : des hivers plus chauds signifient en général moins de neige, et donc de touristes, dans les Alpes ; le blanchissement des coraux a limité le nombre de plongées de loisir en Thaïlande et en Australie.

Les effets des aléas climatiques sur la sécurité mondiale, enfin, sont plus discutés mais les scientifiques jugent qu’ils contribuent à exacerber les conflits et les violences, notamment autour de l’accès aux ressources. Les événements climatiques extrêmes ont en outre déjà poussé à l’exode des centaines de millions de personnes.

Audrey Garric 21 novembre 2018

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:
.
« Nous sommes tous des climatosceptiques » ( Le Monde)
.

Cessons de tourner autour du pot climatique! (Le Vif.be)

Lire la suite

23 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

violences (atlasocio.com)

violence

secu

Violences envers les femmes dans le monde 

L’état de la situation

Selon les Nations unies, une femme sur trois dans le monde a déjà été victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. État de la situation : rapports d’enquêtes, cartes, graphiques et statistiques par régions du monde.

Un fléau mondial

« La violence à l’égard des femmes est si répandue que chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour la combattre. Nous devons unir nos forces pour faire disparaitre ce fléau, promouvoir une égalité pleine et entière entre les sexes et édifier un monde dans lequel les femmes et les filles seront en sécurité, comme chacune d’entre elles le mérite et pour le bien de l’humanité toute entière ». C’est ainsi que Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a choisi de résumer cette situation dramatique le 25 novembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes [1].

Faits et chiffres, selon l’ONU :

▶ 1 femme sur 3 dans le monde est victime de violence physique ou sexuelle, la plupart du temps par son conjoint [2] ;
▶ Plus de 133 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique est la plus courante ;
▶ Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans.

Toutes les régions du monde sont touchées : seuls les deux tiers des pays disposent de lois contre la violence conjugale, et 52 pays, sur les 197 reconnus par l’ONU, ont explicitement criminalisé le viol conjugal. Concrètement, 2,6 milliards de femmes et de filles vivent dans des pays n’ayant pas explicitement criminalisé le viol.

Toutes les catégories socio-économiques et culturelles sont concernées

Même s’il convient d’admettre que les inégalités socio-économiques sont des facteurs aggravants, notamment le chômage, la violence faite aux femmes sévit dans toutes les catégories sociales, économiques et culturelles, en milieu urbain ou rural et ce, quel que soit le contexte éducatif ou religieux.

La perception biaisée du phénomène proviendrait en réalité de son traitement médiatique : « S’il vient d’un milieu aisé, le criminel est traité avec bienveillance par les médias. S’il est issu d’une couche défavorisée, et plus encore d’une famille immigrée, la stigmatisation est de rigueur. Pourtant, la violence touche les femmes des beaux quartiers tout autant que celles des banlieues » [3].

Le profil de l’agresseur n’est donc pas toujours celui que l’on s’imagine. « Il s’agit en majorité d’hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d’un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de mem-bres de la police ou de l’armée », commente le professeur Roger Henrion, membre de l’Aca-démie nationale de médecine et responsable d’une étude menée pour le ministère de la Santé [4].

Modes opératoires et qualifications pénales

Pour le cas de la France, la formulation véhiculée par les campagnes de sensibilisation « tuée sous les coups de son conjoint » sous-entend en premier lieu un décès accidentel. Or, au regard des statistiques, l’homicide involontaire demeure l’exception puisqu’il représente seule-ment 5% des cas en 2015. En effet, 74,38% des auteurs masculins ont utilisé une arme (40 homicides par arme à feu, 38 par arme blanche, 10 avec « arme par destination »), viennent ensuite la strangulation (17), et les coups (6) [5]. Aussi, la volonté voire la préméditation de tuer sa femme est mise en exergue par l’analyse des modes opératoires.

Différences pénales entre « meurtre », « assassinat », et « violences volontaires »

▶ Assassinat : meurtre commis avec préméditation ou guet-apens (article 221-3 Code Pénal).
▶ Meurtre : fait de donner volontairement la mort à autrui (article 221-1 du code pénal).
▶ Les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont prévues par l’article 222-7 du code pénal.

Sur le plan juridique, la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme, dite « Convention de Belém do Para », est le premier instru-ment contraignant relatif à la violence contre les femmes.

Ce texte, signé le 9 juin 1994 à Belém (Brésil), est ratifié par 32 des 34 États membres de l’Organisation des États américains entre août et décembre 1995 [6]. Depuis, dix-huit codes pénaux sud-américains (dont la Bolivie, l’Argentine, le Chili, le Costa Rica, la Colombie, Salvador, le Guatemala, le Mexique, et le Pérou) qualifient le meurtre d’une femme en raison de sa condition féminine de « féminicide ».

Ce terme, théorisé par la sociologue américaine Diana E. H. Russell [7], est employé en Europe dans le domaine des sciences humaines et sociales mais ne possède aucune réalité juridique. Certains États européens ont toutefois adopté des lois visant à lutter contre les violences faites aux femmes : l’Espagne en 2004, et l’Italie en 2013.

Une violence conjugale trop souvent justifiée

Selon l’UNICEF [8], dans plus de la moitié des pays où la violence conjugale est constatée, les femmes la justifient plus encore que leurs partenaires masculins. Ainsi, au Burundi en 2013, 73 % des femmes contre 44% des hommes pensent qu’un mari est en droit de frapper son épouse si elle brûle le repas, se dispute avec lui, sort sans son autorisation, néglige les enfants ou refuse d’avoir des rapports sexuels. Il en va de même en Éthiopie où 68 % des femmes trouvent ces violences légitimes contre 45 % des hommes, ainsi qu’au Cambodge (46% des femmes contre 22% des hommes).

La vie de couple incarne un idéal, dont les femmes victimes de violences conjugales sont souvent prisonnières psychiquement.

Selon Marie-France Hirigoyen, docteure en médecine spécialisée en psychiatrie, le processus d’emprise se déroule en deux temps : la phase de « séduction narcissique » destinée à fasci-ner l’autre et à le paralyser, suivie de « procédés violents de plus en plus manifestes » [9]. La femme, empêchée de se révolter, devient obéissante et absout son agresseur en légitimant la violence qu’elle subit.

Les paramètres comportementaux évoqués ci-dessus doivent impérativement être pris en compte lorsqu’il s’agit d’interpréter les statistiques relatives aux violences faites aux femmes. De ce fait, 43 % des enquêtés ayant participé à une étude russe en 2002 ont déclaré qu’un mari battant sa femme relève d’une affaire privée dans laquelle personne ne devrait interférer  [10].

Toutefois, certains chiffres officiels sont disponibles. En 2015, l’agence nationale russe des statistiques a recensé 49 579 affaires de violences domestiques, dont 3 899 impliquant des violences contre une femme. La même année, selon l’association ANNA qui vient en aide aux femmes victimes de violences, 7 500 femmes russes ont été tuées par leur compagnon. Autre fait inquiétant, sur les 22 % de femmes victimes de viol en Russie, seulement 8 % ont décidé de porter plainte [11].

L’absence de données objectives quant à la situation des femmes au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman etc.) met en exergue les difficultés d’évo-quer tout ce qui a trait à la notion de conjugalité. Et, si les statistiques de pays comme l’Afgha-nistan, l’Égypte, ou bien encore la Jordanie démontrent des conditions de vie souvent difficiles pour la femme, il n’en demeure pas moins que leur parution prouvent une certaine clarté voire prise de conscience. Aussi, le « silence » sur cette thématique peut laisser présager des condi-tions de vie plus dures encore en matière d’égalité homme/femme.

À l’inverse, il peut paraître surprenant que les femmes scandinaves semblent plus concernées que les autres européennes par les violences psychologiques ou le harcèlement [12]. Mais l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE) n’omet pas de préciser que dans ces pays, très en avance en matière d’égalité des genres, « les femmes se sentent sans doute davantage légitimes à dénoncer ce qui leur arrive ».

05/08/2018 Guilhèm Moreau

https://atlasocio.com/

Lire la suite

22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

cancers des enfants (lutte ouvrière)

dilem

Cancers des enfants

Les millions qui manquent

À l’occasion d’une visite à l’Institut Curie, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la re-cherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, s’est félicitée que le gouvernement propose pour 2019 une rallonge budgétaire de 5 millions d’euros pour la recherche sur les cancers des enfants.

Elle affirme que la recherche contre le cancer fait partie des priorités de l’État.

Mais elle se garde bien de préciser que, dans le même temps, les députés LREM (La Répu-blique en marche) ont rejeté le 13 novembre au Parlement un amendement de l’opposition proposant d’augmenter de 18 millions d’euros le budget de la recherche. Ce refus vient s’ajou-ter à la longue liste des votes refusant des crédits supplémentaires, en novembre 2014 et en décembre 2016, avec Hollande au pouvoir, et en octobre 2017 avec la majorité macroniste.

Les associations protestent contre ce vote et rappellent que 500 enfants décèdent en France chaque année d’un cancer et qu’il n’y a que 3,2 millions d’euros alloués à la recherche, soit 3 % seulement du budget annuel de l’Institut national du cancer. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, défend le refus du gouvernement d’augmenter davantage les crédits en prétendant que « les cancers de l’enfant sont un axe prioritaire du plan cancer 2014-2019 ».

En tout cas, ce qui est vraiment prioritaire pour le gouvernement et ses députés, c’est de trouver des milliards pour financer les mesures en faveur des plus riches. Alors, avoir de quoi mieux soigner les enfants, n’y pensez même pas !

Cédric DUVAL  21 Novembre 2018
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin