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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

algues vertes (st)

nitrates

Les algues ont besoin de 5 milligrammes…

Yves-Marie Le Lay (Sauvegarde du Trégor) : « Il faut changer radicalement de modèle agricole »

La Bretagne subit cette année d’importantes proliférations d’algues vertes sur ses côtes. Yves- Marie Le Lay, fondateur et président de l’association Sauvegarde du Trégor nous explique les causes de cet épisode et les solutions qu’il défend pour lutter contre ce phénomène. A 67 ans, cet ancien professeur de philosophie fait des marées vertes sa lutte quotidienne aux côtés des partisans de son association Haltes aux marées vertes.

Tout d’abord, rappelez nous, comment se forment les algues vertes ?

Pour qu’il y ait des marées vertes, il faut deux facteurs conjoints : de la lumière et du nitrate. Mais ce nitrate ne tombe pas du ciel. Il vient directement des excédents d’azote de l’agriculture intensive et des élevages de notre territoire. Dans les eaux calmes, protégées par les contours rocheux du littoral, le nitrate est répandu dans les baies sans être dispersé dans les eaux profondes. Une fois que l’on a compris ce système quasi mécanique, il suffit de reporter ces deux éléments clés au contexte météorologique de l’année. On part toujours d’un stock hivernal d’algues qui s’accumulent à côté du rivage, dans une cuvette. Dès que la lumière du printemps apparaît, les algues se développent.

Pourquoi y en a-t-il autant cette année ?

Si la mer est agitée en hiver, comme ce fut le cas en 2014, il n’y a pas d’algues au printemps. Et ce, même s’il y a du nitrate et de la lumière. Les algues, dispersées par les mouvements de la mer, vont donc mettre beaucoup de temps pour reconstituer leur stock. Or, cette année, on est parti d’un stock automnal de 2016 important qui n’a pas été perturbé par les tempêtes et a connu une abondance de lumière. Cela explique l’explosion que l’on voit aujourd’hui. Et le réchauffement climatique ne fait qu’accélérer le phénomène. Si on continue comme ça, il y en aura de plus en plus. Le discours officiel accuse la météo. Dans ce cas, je conseille vivement de faire des danses de la pluie ou d’aller brûler des cierges pour que la météo soit plus clémente ! On ne peut pas intervenir sur la construction naturelle des côtes ni sur la météo. Agissons donc sur ce robinet à nitrate issu de l’agriculture productiviste.

Pourtant, des « plans algues vertes » sont engagés par l’État … Cela n’est pas suffisant selon vous ?

J’éclate de rire quand j’entends ça. C’est aberrant parce que les faits sont là. Il y a eu cinq ans de « plans algues vertes » et rien n’a changé. Il n’y en a même jamais eu autant ! Cela prouve bien que ce qui a été engagé ne fonctionne pas. Et cela veut dire qu’il y a encore trop de nitrate sur notre territoire. Ces 70 millions d’euros d’investissement pour leurs plans « algues vertes », c’est 70 millions d’euros jetés à l’eau pour rien du tout. On pourrait quand même faire autre chose avec une telle somme. Ces « plans algues vertes » ne sont pas efficaces du tout. Cela ne sert à rien de continuer sur le même modèle, ça ne marchera pas plus.

Dans ce cas, que conseillez-vous d’instaurer pour remédier au problème ?

Vous avez raison de poser cette question car l’art de la critique ne vaut rien sans propositions. Il faut savoir que, selon la commission européenne, le seuil de potabilité de l’eau ne doit pas dépasser 49 milligrammes de nitrate. En revanche, les algues se développent dès 5 milligram- mes. Tant qu’on aura des terrains d’exploitation ou d’élevages bovins à échelle industrielle, on aura des marées vertes. Il faut changer radicalement de culture ! Cette surface agricole « fabriquant des marées vertes » représente 7% de la totalité de la surface agricole en Bretagne. Est-ce si difficile de modifier ces 7% ? Il faudrait leur imposer le passage à une agriculture biologique pour que les bons élèves ne voient pas leur travail gâché par les mauvais. En produisant moins mais mieux, personne ne serait lésé puisque cela apporte une haute valeur ajoutée aux productions agricoles.

17/07/2017 Laurie Abadie

Plus d’infos :

http://www.alguesvertes.fr/

MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS…

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

oeufs (jdd)

Oeufs contaminés : « Il faut repenser notre modèle d’élevage »

Pour Antoine Andremont, le chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, l’affaire du friponil responsable des œufs contaminés met en avant les dérives de l’agroalimentaire.

C’est un homme inquiet. Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactério- logie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?

Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?

Pas seulement! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

« Les conséquences peuvent être dramatiques » pour l’homme

Avec quel impact pour l’homme?

Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…

En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pour- raient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

« Le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage »

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?

Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meil- leurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des pro- duits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traite- ment naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?

Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

* Antibiotiques, le naufrage, notre santé en danger, Bayard.
** Emerging Infectious Diseases : Threats to Human Health and Global Stability.

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09 août 2017 ~ 0 Commentaire

morts au travail

travail

Vous avez entendu parler d’un patron mort écrasé…. Broyé… Estropié… ?

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29 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

antibio (ouest france)

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Mersi braz dit, Goutal

Le bio n’aura pas le coup de pouce espéré du gouvernement

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a tranché. « Impasse financière » oblige, la répartition des aides agricoles issues de la politique agricole commune est très loin de ce qui était attendu.

Le ministère de l’Agriculture a confirmé, hier, un changement de répartition des aides européennes de la Politique agricole commune (Pac) : 4,2 % des montants des crédits du « pilier I » (principalement les céréaliers) sont transférés vers le « pilier II ».

Malgré ce geste envers les petites exploitations, l’installation des jeunes agriculteurs et le développement du bio reste néanmoins très en dessous de ce qui était espéré, jusqu’à 15 %, comme l’Union européenne l’autorise. Notamment par les agriculteurs bios (Fnab) qui réclamaient un « vrai choix » en faveur de la transition agricole et environnementale.

Trahison gouvernementale

Le ministre Stéphane Travert a indiqué s’être retrouvé devant « une impasse financière de 853 millions d’euros ». Ces besoins résultent d’une conjonction de facteurs a expliqué, hier, le ministère, qui évoque « l’extension du périmètre des bénéficiaires de l’indemnité compensatoire de handicap naturel », ainsi que la « montée en puissance » du bio.

De plus, le ministère a annoncé le maintien à 10 % du « paiement redistributif ». Beaucoup réclamaient que cette majoration (actuellement de 50 €/ha) passe à 75 €, voire à 100 €, bénéficiant ainsi aux plus petites exploitations. Ce maintien au montant actuel peut être interprété comme un geste à l’égard des céréaliers, vent debout contre cette réforme, de même que la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (Fnsea).

Du côté du bio, qui craint de se voir « sacrifié », la déception est « vive ». À la Confédération paysanne, on parle même de « trahison gouvernementale ». Le gouvernement a fait le choix « de léser » la grande majorité des paysans au bénéfice d’une minorité : « Les promesses de campagne » sont « enterrées par les lobbies ».

Voilà qui augure assez mal des États généraux de l’alimentation, reportés à fin août.

http://www.ouest-france.fr

Lire aussi:

Le gouvernement signe un énorme coup d’arrêt au développement de l’agriculture bio (Consoglobe)

«Le gouvernement Macron fait le choix de l’agro-business» (Libération)

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28 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

brest: enfants réfugiés (le télégramme)

teddy

Londres: 700 nounours pour les 700 enfants réfugiés hebdomadaires au Soudan

L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. Nous n’en avions aucun avant 2011 , indiquent le Dr Catherine Jézéquel et Ingrid Fernandez, infirmière. Auteure d’une lettre ouverte diffusée ce mardi sur la situation des migrants, le Dr Catherine Jézéquel est médecin au point H, un centre de consultations gratuites à Brest qui peine à mettre à l’abri ses patients gravement malades qui sont à la rue.

Trop de patients sortis de l’hôpital pour se retrouver en squat ou à la rue, malgré une chirurgie récente ou un traitement lourd.

Alors lundi, le Dr Catherine Jézéquel a écrit une longue lettre dont nous diffusons de larges extraits. Son point de départ est l’évacuation d’un squat. Mais son origine est surtout dans l’augmentation, depuis quelques mois, des refus, par la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), de demandes de mise à l’abri des patients les plus atteints.

Refus malgré les certificats

« Je fais des certificats que le 115 fait remonter à la DDCS, qui doit donner son accord à la mise à l’abri. Tout dépend du statut du migrant, mais si la DDCS refuse, le 115 ne peut rien faire. On arrive à les faire hospitaliser, mais les temps d’hospitalisation sont de plus en plus courts et il y a beaucoup d’ambulatoire ».

Parfois des hospitalisations sont prolongées dans l’attente qu’une assistante sociale trouve une solution, mais le médecin le reconnaît : « Cela entraîne aussi un surcoût pour l’hôpital qui ne devrait pas se retrouver dans cette situation-là. Cela met en difficulté tous les profession- nels de santé ». Parfois, malgré le certificat du point H, appuyé par les interventions des médecins hospitaliers ou des pédiatres pour les enfants, ou même de la direction de l’hôpital, la demande de mise à l’abri se heurte à un refus. C’est le retour à la rue.

« Je ne veux pas mettre en accusation la DDCS qui a ses contraintes, liées à des choix politiques qu’elle doit appliquer. La DDCS fait avec les moyens qu’elle a ou qu’elle n’a pas. Nous ne pouvons pas communiquer de diagnostics à la DDCS pour appuyer nos demandes de mise à l’abri mais, dans nos certificats, nous mentionnons les pathologies graves, une chirurgie récente ou un traitement lourd. La rue peut favoriser une décompensation grave pouvant engager le pronostic vital ».

Une enfant de 4 ans épuisée

Ce mardi, au point H, douze patients ont été reçus en consultation. Des consultations qui durent longtemps en raison de la barrière de la langue ; une traduction par téléphone est souvent nécessaire. Parmi les patients reçus, plusieurs malades du coeur, risquant l’AVC ou l’hémorragie, d’autres sous traitements lourds. Mais aussi des enfants. L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. « Ma collègue médecin a fait une demande de mise à l’abri pour une petite fille de 4 ans qui n’avait pas mangé depuis cinq jours, souffrant d’urticaire, en mauvais état général, épuisée par ses nuits dans la rue. La demande vient d’être refusée. On fait notre travail de professionnel de santé, mais on se sent complice de cette inhumanité, si on ne réagit pas à cette situation ».

26 juillet 2017 Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.fr/

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18 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vih (france bleu)

Bacri est un militant de AIDES. A Marseille cet été il a été de tous les combats : Dépistage, stand le matin et grande marche des fiertés l’après-midi ! Action de terrain et fun : les ingrédients du militantisme avec AIDES ! Et vous quand devenez-vous volontaire ?

VIH : situation « préoccupante » chez les jeunes homosexuels en France

Une étude publiée mardi 18 juillet alerte sur l’épidémie du VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels. Sur 2.600 hommes homosexuels de moins de 30 ans, 14,3% étaient séropositifs selon une étude publiée ce mardi. Une « situation épidémiologique extrêmement préoccupante », selon les chercheurs.

La situation est plus que « préoccupante ». Une étude publiée ce mardi alerte sur l’épidémie de VIH qui serait de plus en plus importante chez les jeunes hommes homosexuels français. Réalisée par l’équipe de chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’équipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE), elle a analysé la fréquence de la contamination et les pratiques de prévention dans plusieurs lieux fréquentés par les gays.

Contamination par VIH plus élevée à Nice, Montpellier et Paris

Sur 2.600 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) qui ont participé à l’étude « Prevagay 2015″, 14,3% étaient séropositifs, conclut l’équipe de chercheurs. L’enquête, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a été élaborée à partir d’un « questionnaire comportemental » et d’un prélèvement de sang anonymes auprès de HSH fréquentant 60 bars, saunas et « backrooms » de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).

La fréquence de contamination par le VIH dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%). Mais si les chiffres de ces trois premières villes sont comparables à d’autres villes européennes (17,6% à Brighton, au Royaume-Uni, 17,1% à Lisbonne), « la part des séropositifs parmi les HSH âgés de moins de 30 ans atteint 6%, soit un niveau plus élevé que dans les autres villes européennes« , avertissent les auteurs de l’étude.

« Ceci rend compte de la situation épidémiologique extrêmement préoccupante chez les jeunes HSH en France, pour lesquels a été observée, depuis 10 ans, une augmentation conséquente des nouveaux diagnostics pour le VIH« , ajoutent-ils.

Peu d’adhésion aux campagnes de prévention et conduites à risques

« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention« , s’inquiète François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH. L’étude montre aussi des conduites à risques « assez fréquentes« , avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (propor- tion qui grimpe à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’une grande quantité d’alcool ou de substances psychoactives.

Chiffre « plus rassurant » en revanche, parmi les participants à l’étude porteurs du VIH, 91,9% avaient déjà été diagnostiqués auparavant, dont 94,9% suivaient un traitement, précise l’étude. Or une bonne prise en charge « est décisive pour un contrôle marqué et durable de l’épidémie dans cette population-clé« , souligne François Dabis.

Ces résultats « doivent être relativisés » car les personnes ayant accepté de répondre à l’enquête (environ la moitié des gens contactés) « sont celles qui portent un intérêt aux questions de prévention » et « sont probablement plus susceptibles (…) de connaître leur statut sérologique« , avertissent toutefois les auteurs.

Mooréa Lahalle, France Bleu mardi 18 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

AIDES BREST

AIDES QUIMPER

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

nantes brétéché (france bleu)

manifestants-hopital-SUD

Les salarié(e)s de la clinique Brétéché en colère

Environ 70 salariés de la clinique Brétéché, à Nantes, ont débrayé ce lundi matin devant l’établissement. Ils réclament des hausses de salaires et une amélioration de leurs conditions de travail. La direction rappelle de son côté avoir toujours été ouverte au dialogue.

Infirmières, aide-soignants, sages-femmes, ils sont environ 70 à débrayer devant la clinique Brétéché à Nantes ce lundi matin. A l’appel de la CGT et de la CFDT, ils ont cessé le travail pendant 45 minutes pour montrer leur mécontentement.

Des conditions de travail qui se dégradent

Badge « je suis une richesse bradée » épinglé sur sa blouse blanche, Christiane est aide- soignante. Elle travaille à la clinique depuis 26 ans mais, aujourd’hui, elle est épuisée. « On fait 11h30 de travail par jour, on court du matin au soir« , explique Christiane. Ce n’est pas normal d’être pressés quand on s’occupe de patients lourds, voire en fin de vie » Christiane, aide- soignante

Pour les salariés présents ce lundi, il y a un manque criant de personnel. C’est ce que confir- ment deux patientes de la clinique, Muriel et Marylène, descendues de leur chambre pour l’occasion. « Elles sont tellement speed qu’elles loupent leurs piqûres, on souffre le martyr, expliquent les deux femmes. Les pauvres, elles n’ont pas le temps de nous parler mais ce n’est pas de leur faute. »

Aucune revalorisation de salaires depuis 2012

En plus des conditions de travail pénibles, les salaires ne suivent pas selon les syndicats. Ils sont gelés depuis cinq ans. « On se dit pourquoi travailler pour 1350 euros par mois, s’agace Vanessa, infirmière depuis sept ans. On est mieux chez nous qu’à bosser comme des forcenés et à pleurer à la fin de la journée« . Les diplômes ne sont absolument pas reconnus, est-ce normal pour un métier à responsabilité ? »  Véronique Crespin, déléguée CFDT

Pour Véronique Crespin, déléguée CFDT, la qualité des soins dépend en partie de la qualité de vie des salariés. « Notre métier mérite respect et reconnaissance, souligne la sage-femme. On a une direction qui nous dit « oui c’est mal payé mais changez de métier ».

De son côté, la direction rappelle que les salariés touchent l’équivalent d’un quatorzième mois. « C’est une façon de travailler sur la rémunération sans alourdir les charges sociales« , explique Béatrice Richard, la directrice de la clinique Brétéché. Concernant les conditions de travail, la direction dit avoir fait des efforts. « On travaille à partir d’un outil pour évaluer les charges de travail, souligne Béatrice Richard. On construit dans le dialogue et pas dans l’opposition ».

Aurore Jarnoux,  lundi 3 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

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03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa + anti-k)

mlac

Disparition de Simone Veil

Après son décès, Simone Veil est saluée par un concert de louanges unanimes, à commencer par ceux (anciens dirigeants du RPR et de l’UDF, du FN ) qui l’ont combattue de la plus indigne des manières, lorsqu’elle a défendu la loi de légalisation de l’IVG en 1974.

Le NPA ne participe pas à cette unanimité même si nous respectons le courage de cette survivante des camps nazis qui a eu le cran de défendre une loi qu’aucun dirigeant de son parti ne voulait assumer et qu’à peu près tous combattaient. Mais le courage de Simone Veil ne nous fait pas oublier que cette loi de légalisation de l’IVG, nous la devons à une mobilisation des femmes et des hommes qui organisaient des manifestations de masses pas seulement en France mais partout en Europe, aux Etats Unis et en Amérique Latine pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

On ne doit pas non plus oublier le courage des signataires du Manifeste dit des 343 « Salopes » déclarant avoir avorté, les pétitions de médecins ayant pratiqués des avortements, les comités de soutiens à des femmes poursuivies pour avoir aidé ou subi un avortement comme le procès de Bobigny, la dénonciation des centaines de milliers d’avortements clandestins pratiqués chaque année et la mise en danger de la vie des femmes.

C’est cette vague de mobilisation bouillonnante et multiforme qui a imposé au gouvernement Giscard-Chirac qui n’y était pas du tout favorable une loi de légalisation de l’IVG en 1974.

Et le respect pour son engagement commence par ne pas travestir le combat qui a été le sien : ce n’est pas en tant que féministe défendant les droits des femmes à disposer de leur corps que Simone Veil a défendu cette loi mais en tant que ministre de la Santé refusant les risques sanitaires que l’interdiction de l’avortement faisait courir aux femmes.

Alors pour nous saluer le courage avec lequel Simone Veil a affronté le déchainement misogyne des députés, de son propre parti, c’est aussi nous souvenir que lorsqu’un mouvement social utilise toutes les ressources créatrices de la mobilisation il peut s’imposer et trouver des relais, y compris parmi celles et ceux qui ne partagent pas ce combat.

NPA Montreuil, le 30 juin 2017

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Droit à l’avortement: Pourquoi l’hommage unanime à Simone Veil est-il hypocrite et mensonger ?

L’annonce de la mort de Simone Veil, figure de la loi de 1975 instaurant pour la première fois en France le droit à l’avortement, a été l’occasion de nombreux hommages, de part et d’autre du champ politique. 

« Icône de la lutte pour les droits des femmes », d’après Le Monde, « Une femme debout », pour Libération, « une femme de conviction » au « destin hors norme », se rappelle Le Figaro, « le meilleur de la France », pour Emmanuel Macron, et même « une femme qui aura marqué son empreinte sur la vie politique française », selon…Marine Le Pen. Dès l’annonce de son décès, l’ensemble du champ médiatique et politique s’est exprimé pour rendre hommage à l’ancienne ministre de la Santé de Giscard d’Estaing, rescapée des camps de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale et défenseure de l’Union Européenne. Une telle unani- mité pour une femme politique et pour les droits des femmes à disposer de leur corps ne peut guère passer inaperçue. Que nous vaut donc cet élan de sympathie pour les droits des femmes ? Retour sur l’histoire de cette loi de 1975, sur la figure de Simone Veil, et sur son instrumentalisation.

Ce que fut la bataille de Simone Veil pour le droit à l’avortement… et ce qu’elle ne fut pas

L’histoire de la loi de 1975 que l’on nous apprend à l’école – et que nous apprennent tous les articles en hommage à Simone Veil depuis l’annonce de sa mort – a tout d’une fresque épique. Celle-ci raconte l’histoire d’une femme, rescapée des camps de la mort, dont le mari refusait qu’elle travaille, qui s’est battue pour pouvoir le faire, est devenue femme politique, femme ministre, et a bataillé seule face à l’Assemblée Nationale pour arracher une majorité favorable au droit à l’avortement.

Ce récit, comme tout récit mythique, a évidemment une part de réalité. Insultée, compa- rée aux nazis, poursuivie jusque chez elle où des croix gammées sont dessinées… Toutes les méthodes les plus abjectes, que les messieurs de l’Assemblée réservent bien souvent aux femmes, ont été utilisées contre elle, comme le rappelle ce court reportage de France Info.

Mais la dureté de cette bataille et le courage certain qu’a eu Simone Veil en défen- dant ce projet de loi promis par Giscard d’Estaing ne peuvent être utilisés pour réécrire l’histoire.

Car si justement le nouveau président élu en 1974 promet cette loi, ce n’est pas par simple bonté d’âme ou convictions féministes. S’il le fait, c’est parce qu’il n’a pas qu’une seule et unique femme en face de lui, mais des milliers, descendues dans la rue à la chaleur des années 68.

Et ramener la lutte pour le droit à l’avortement à la bataille d’une femme « icône » n’est en rien anodin. Cela permet notamment de faire oublier les limites de la loi de 1975. En effet, cette loi déjà très tardive par rapport à d’autres pays du monde – rappelons d’ailleurs que le premier pays à l’avoir autorisé était l’URSS en 1918 dans les premières années de la révolution russe – avait un certain nombre de limites, la rendant presque contradictoire avec la logique portée par le mouvement féministe.

En premier lieu, la loi Veil légalisait l’avortement sans pour autant le reconnaître comme un droit, et le liait à « une situation de détresse » :

Il ne s’agissait donc pas là du droit à disposer de son corps, mais de « sauver » les femmes en détresse. Ensuite, elle limitait le recours à l’avortement à 10 semaines de grossesse (12 aujourd’hui, depuis 2001), et imposait un « délai de réflexion » encadré par un professionnel de santé. Par ailleurs, elle obligeait les mineures à avoir l’autorisation de leurs parents et sou- mettait l’avortement des femmes étrangères à des conditions de séjour et l’avortement n’était pas remboursé par la Sécurité sociale. Enfin, elle laissait aux médecins une « clause de cons- cience », qui leur permettait de refuser de le pratiquer. Si cette loi était belle et bien une vic- toire, une avancée et un acquis pour de nombreuses femmes, on était bien loin de la revendication de l’avortement libre et gratuit !

Bien loin surtout des méthodes d’organisation et de lutte du mouvement féministe, basées sur l’auto-organisation des femmes et sur la réappropriation de son corps.

Bien plus que pour un droit reconnu et encadré par l’Etat et les médecins, les femmes se sont battues pour pouvoir décider, pouvoir connaître ce corps que tant d’hommes ont cherché à humilier et rabaisser, pouvoir vivre leur sexualité – une lutte merveilleusement racontée dans le documentaire « Regarde, elle a les yeux grands ouverts », qui raconte l’histoire d’une section du Mouvement de Libération de l’Avortement et de la Contraception et de ses pratiques d’auto-organisation, d’automédication, d’auto-avortement et d’auto accouchement, disponible ici. Raconter à nouveau, sous prétexte du décès de Simone Veil, une histoire tronquée de cette lutte est une insulte au mouvement des femmes, à toutes celles « qui n’ont pas d’histoire », comme le dit l’hymne du MLF

Le Panthéon de l’hypocrisie et de l’instrumentalisation

Depuis l’annonce de son décès, de nombreuses voix se sont élevées pour faire entrer Simone Veil au Panthéon. Une pétition a même été adressée à Emanuel Macron. Le président lui-même n’y a en effet pas été de main morte pour rendre hommage à Simone Veil.

Ce qu’oublie de préciser le président, c’est ce pour quoi Simone Veil lui apparaît comme « le meilleur de la France ». Serait-ce pour cette bataille qu’elle a mené à l’Assemblée en 1975, ou bien pour sa défense de l’Union Européenne dont le président cherche à redorer le blason ? Ou bien plus problématique encore, pour son soutien à la Manif pour tous ?

Il est plus plausible, en réalité, de penser que si le président tient à lui rendre cet hommage, c’est parce qu’il permet, à peu de frais, de faire oublier les dangers qui pèsent sur le droit à l’avortement en France.

En dix ans, ce ne sont pas moins de cent trente centres d’IVG qui ont fermé, du fait de coupes budgétaires, de même que certains Planning Familiaux. Et, alors que le gouvernement Philippe prévoit une nouvelle cure d’austérité, il y a fort à parier sur le fait que c’est sans doute à nouveau des services publics de ce type qui en payeront les frais.

Quelques mots d’hommage et une place au Panthéon pour faire oublier les droits des femmes, et surtout faire oublier que la lutte pour ces droits a été et reste une lutte collective, dans la rue et par l’auto-organisation, c’est bien peu cher payer. Il s’agit de faire oublier, en définitive, que cette grande République française soi-disant progressiste, ne nous a jamais accordé aucun droit que nous n’ayons pas conquis de haute lutte.

Sarah Brunel vendredi 30 juin

http://www.revolutionpermanente.fr

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03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hôpital morlaix (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

La CGT appelle également au débrayage ce lundi

Après la CFDT et Sud, c’est la CGT qui est revenue sur la situation que rencontre le centre hospitalier des pays de Morlaix.

« Nous sommes solidaires de Sud et appelons le personnel à se joindre au mouvement de débrayage organisé lundi (demain) matin, de 10 h à 11 h », commence le syndicat en expli- quant les raisons de son mécontentement.

« A ce jour, il n’y a plus de place sur l’hôpital général quand des patients de psychiatrie, de soins de suite ou de maison de retraite décompensent. Ils doivent être maintenus dans leur service au lieu d’être orientés vers celui adapté à l’aggravation de leur santé, et ce malgré une prise en charge lourde et complexe pour le personnel qui est déjà en effectif réduit, parfois même isolé et sans médecin.

Comment allons-nous pouvoir supporter tout l’été ces conditions de prise en charge?», s’interroge la CGT, en livrant quelques exemples : « Le week-end dernier, l’interne de garde a dû faire des sorties dès le dimanche matin pour pallier le manque de lits. Et cela n’a pas été suffisant ». Selon la CGT, « des enfants de pédiatrie ont été transférés dans d’autres établissements car l’hôpital a fermé des lits dans ce service. Des patients relevant de la gastro-entérologie ont été admis en maternité faute de lits ».

« Chaque année, nous connaissons des difficultés estivales. Mais jamais nous n’avons été confrontés à tant de fermetures de lits. Cette situation est très inquiétante. Elle promet beaucoup de difficultés pour cet été ».

02 juillet 2017

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30 juin 2017 ~ 0 Commentaire

bégard (le télégramme)

soignants-charge-travail

Comités d’entraide. Du bruit dans la rue ­

­­­­­­­­­­­On manifeste bruyamment, les automobilistes sont très conciliants. ­­­­­­ ­­­­­­­­­­­­­ ­­­­­­­ ­­­­­­­­­­­ ­­­­ ­­­­­­­ ­­ ­­­­­Créé en 1977, le comité cantonal de Bégard, association à but non lucratif, a assuré pendant de nombreuses années un service au quotidien permettant le maintien à domicile des personnes âgées dans les com- munes du canton. C’était un choix, reflétant le souhait d’apporter aux bénéficiaires des services de qualité, dans le respect des personnes. Restructuration, fusion, absorption, le projet de refonte des structures des services d’aide à domicile, préparé à l’initiative du Conseil dépar-temental, qui souhaite réduire les coûts de l’action sociale et diviser par quatre le nombre de comités d’entraide, à défaut de faire consensus, fait du bruit.
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Quel avenir pour la structure ?

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C’est du moins ce que l’on a entendu, mardi soir, devant la mairie de Bégard où les conseils d’administration des comités d’entraide de Bégard, de Guingamp et de Bourbriac étaient en réunion pour discuter de la structure à mettre en place à l’avenir.Ont-ils pu s’entendre ? On peut en douter, car dans la rue, les personnels du comité de Bégard, qui avaient reçu le renfort de leurs collègues de Guingamp, de Bourbriac et même de Plestin, ont manifesté bruyamment leur opposition au projet dont ils redoutent la mise en place, entrecoupant leurs slogans et prises de position, de sonneries de cornes de brume, tout en distribuant des tracts aux automobilistes nombreux à cette heure.

« Pas le droit d’être malade »

« Nous avons des emplois précaires, pour la plupart à temps partiel, peu payés et on veut nous supprimer notre prime de fin d’année pour la remplacer par une prime d’assiduité (qui sera supprimée en cas d’arrêt de travail), ce qui revient à dire que nous n’aurons plus le droit d’être malade, sinon, adieu la prime… », nous confie une employée du service.

Une autre ajoute : « Une nouvelle organisation, pourquoi pas, pour harmoniser les conditions des personnels, mais par « le haut » pour tous. Mais ce que nous redoutons, c’est encore davantage de précarité. » La réforme devrait être mise en place au 1e r janvier 2018, mais d’ici là, de nouvelles discussions devront être menées, mais sur quelles bases et avec quels interlocuteurs ? Une chose est sûre, l’éloignement des organes ou structures de décision semblent être la crainte partagée par l’ensemble des manifestants, davantage enclins à dialoguer au niveau local. ­­­­
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29 juin 2017

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