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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

chimio

SDHI, ces pesticides qui s’attaquent à tous les êtres vivants

Basta ! : Épandus massivement depuis 2013 en France, les pesticides SDHI « inquiètent au plus haut point », dites-vous, car ils s’attaquent à la fonction respiratoire de tous les êtres vivants. Pouvez-vous nous décrire ces pesticides ?

Fabrice Nicolino : Les SDHI sont des fongicides : ils s’attaquent aux champignons et moisissu-res. Arrivés en France surtout après 2013, ces pesticides sont épandus sur environ 80% des surfaces de blé et d’orge, mais aussi sur les tomates, les semences, les pommes de terre, la vigne, les arbres fruitiers. On en trouve également sur les terrains de foot et sur les terrains de golf.

Comment opèrent-ils ?

Ils s’attaquent à la fonction respiratoire des cellules des champignons – la « SDH », ou succinate déshydrogénase. Vendus comme des produits « à cible »: ne s’attaquant qu’aux champignons , les SDHI ne font en fait aucune différence entre les êtres vivants : ils s’attaquent à la fonction respiratoire des champignons, mais aussi à celle des vers de terre, des abeilles et des êtres humains.

Or, les défauts et déficiences de la SDH peuvent entraîner de nombreuses maladies souvent épouvantables. Il y en a des dizaines, certaines extrêmement rares, d’autres très fréquentes, parmi lesquelles Alzheimer et Parkinson, des diabètes, des myopathies, des convulsions généralisées, etc. Un mauvais fonctionnement de la SDH peut aussi entraîner des cancers. Toutes ces maladies ne sont pas forcément dues à une déficience de la SDH, mais elles peuvent l’être.

Vous dites que cette affaire des SDHI est révélatrice de tout un système réglementaire qui permet aux pesticides de prospérer. Pourquoi ?

Les tests pratiqués par les industriels pour obtenir leurs autorisations de mise sur le marché (AMM) ne permettent pas de repérer une éventuelle action délétère des SDHI, parce qu’ils ne tiennent pas compte des bouleversements scientifiques des quinze dernières années.

L’Anses fait semblant de croire à ce que pensait Paracelse, médecin brillant du 16è siècle, qui théorisa le concept de « la dose fait le poison ». En d’autres termes : plus on est exposé à un produit, plus c’est dangereux. C’est une vision mécaniste. Mais la chimie de synthèse nous fait entrer dans un autre monde. On sait que, avec les pesticides notamment, ça ne marche pas comme ça. Il y a très souvent des effets non-linéaires.

Avec certaines molécules, moins on est exposé, plus on est empoisonné. Le moment de l’exposition devient crucial : les fœtus, par exemple, sont particulièrement vulnérable.

Et il n’y a pas d’« effets de seuil », c’est à dire pas de dose minimum en deçà de laquelle le produit serait inoffensif. Dès qu’il y a contact, il y a danger.

La science réelle a fait exploser le cadre sur lequel repose la réglementation qui encadre la mise sur le marché des pesticides. Mais peu importe. On continue à utilise des tests dont on sait de manière certaine qu’ils ne sont d’aucune fiabilité pour nombre de produits chimiques. (Extrait voir lien)

Connaissez-vous les SDHI ? Ces nouveaux fongicides, censés s’attaquer seulement aux champignons qui menacent les récoltes, s’en prennent en fait à tous les êtres vivants. Un « danger immense » selon des scientifiques. Le journaliste Fabrice Nicolino leur consacre son dernier ouvrage, Le crime est presque parfait. Entretien.

Nolwenn Weiler 21 février 2020

https://www.bastamag.net

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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

algues vertes (arte)

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

climat (le huff’)

climat

Pour le climat, 1.000 scientifiques appellent à la « désobéissance civile »

Dans une tribune publiée par « Le Monde », près d’un millier de scientifiques spécialisés dans des disciplines diverses expliquent que la « rébellion est nécessaire ».

Face à l’urgence écologique actuelle, un millier de scientifiques appellent les citoyens français à la « désobéissance civile ».

Ils sont spécialisés en neurosciences computationnelles, en planétologie ou en épidémiologie, et ils ne voient plus d’autre recours possible que la désobéissance civile face au changement climatique.

Ce jeudi 20 février, Le Monde publie une tribune éloquente, signée par un collectif de pratiquement un millier de scientifiques, originaires de disciplines variées. Dans ce texte, les éminences grises dénoncent l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique, et incitent les citoyens à se manifester et à chercher des alternatives au système actuel.

“Les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours”, débute le texte. D’emblée, les signataires rappellent les niveaux de pollution alarmants partout dans le monde, la disparition quotidienne d’espèces animales, la hausse de la température sur Terre, l’explosion de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, et ainsi de suite.

La France un jour (pas si lointain) plus habitable? 

Pour eux et pour la science, les signaux sont indéniables. Et surtout terrifiants. “Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…)”, détaillent-ils par exemple.

Et d’ajouter par exemple qu’avec un réchauffement climatique de 5°C, ce qui n’est plus à exclure au vu des tendances actuelles, l’habitabilité même de la France serait remise en question. “Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.”

Or pour les scientifiques qui ont approuvé la tribune, c’est aux responsables qu’il faut s’en prendre. Accusant le gouvernement actuel de se rendre complice de cette situation et saluant le mouvement des gilets jaunes pour sa dénonciation des contradictions de l’exécutif, ils ajoutent: “Les objectifs de croissance économique qu’il (le gouvernement, ndlr) défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai.”

Un changement profond de société qui doit se faire “par le bas”

“Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel”, continue le texte. Et d’en venir à ses préconisations, très éloignées de recommandations sur un objectif de température ou d’émission de CO2: “En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…).”

Pour les signataires de la tribune, c’est “par le bas” que doit se faire le changement de société, “en agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local, ou en rejoignant les associations ou mouvements existants”. Et c’est ainsi que “des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives”.

Une tribune choc qui se termine par un vaste appel aux pouvoirs publics, aux responsables de tous niveaux, à l’exécutif et au parlement à dire la vérité sur l’urgence de la situation et surtout à prendre des mesures immédiates pour y faire face.

Paul Guyonnet  20/02/2020

https://www.huffingtonpost.fr/

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (la conf’)

conf
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L’augmentation immédiate de l’ensemble des pensions agricoles : une mesure d’urgence

Ce jeudi 20 février a lieu la dixième journée de grève interprofessionnelle et de manifestations contre la réforme des retraites. La Confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation contre ce projet injuste, qui n’apportera rien aux paysan·nes retraité·e·s.

Alors que l’examen du projet de loi a démarré à l’Assemblée Nationale, le gouvernement s’oppose toujours à la revalorisation des pensions agricoles.

La retraite à 1 000€ par mois ne serait une réalité que pour une très faible part des paysan·nes : les chef·fe·s d’exploitation, ayant une carrière complète et partant en retraite à partir de 2022.

Nous demandons une augmentation immédiate des pensions pour l’ensemble des non salarié·e·s agricoles :

Chef·fe·s d’exploitation, collaborateurs·trices d’exploitation et aides familiaux, de métropole et d’outre-mer, ayant liquidé leur retraite avant ou à partir du 1er janvier 2022.

Pour améliorer les pensions les plus faibles, nous proposons d’augmenter la retraite de base, de faciliter l’accès à la Pension Majorée de Référence et de porter les retraites des chef·fe·s d’exploitation à 85% du SMIC*.

Cette revendication est soutenue par l’ensemble des syndicats agricoles et plusieurs amende-ments ont été déposés en ce sens, par des député·e·s de la majorité et de l’opposition. Il serait incompréhensible que le gouvernement s’oppose à cette mesure de justice sociale qui fait l’objet d’un large consensus.

20.02.2020

http://www.confederationpaysanne.fr/

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

fnsea (médiapart)

cochon

A la FNSEA, le train de vie hors sol des dirigeants

Jusqu’à 14.900 euros mensuels : Mediapart dévoile les revenus des dirigeants de la FNSEA

Le syndicat majoritaire du monde agricole dénonce régulièrement les conditions de vie de plus en plus difficiles du secteur. Mais ses cadres dirigeants se sont rarement portés aussi bien. Mediapart s’est plongé dans les arcanes de la FNSEA.

« On ne peut pas faire plus vert quand on est dans le rouge, a déclaré la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, lors de la conférence de presse préparatoire au salon, ce mardi 18 février. Or un certain nombre d’agriculteurs ont l’économie de leur exploitation dans le rouge. 30 % des agriculteurs n’ont pas pu se dégager de revenu durant l’exercice 2017. »

Si le secteur recouvre des situations très diverses, une grande partie de la profession, de fait, va mal. Selon l’Insee, le revenu moyen des agriculteurs exploitants une fois déduits leurs déficits était de 1 210 euros par mois en 2017.

Du côté des dirigeants salariés du syndicat majoritaire des exploitants agricoles, nulle menace en revanche sur le pouvoir d’achat. C’est plutôt l’inverse. Selon les informations de Mediapart, le train de vie de la direction de la FNSEA est allé crescendo ces derniers temps, tandis qu’un nouveau poste a été trouvé pour l’ancienne directrice générale.

Officiellement retraitée depuis octobre 2019, cette dernière, désormais conseillère à temps partiel, touche aujourd’hui des revenus proches de ceux, déjà importants, qu’elle percevait quand elle dirigeait le syndicat.

Dans les comptes de l’organisme financé en grande partie par les cotisations syndicales de ses adhérents et des subventions publiques (6,3 millions d’euros pour les premières via les fédérations départementales FDSEA et les « Associations spécialisées » ; 4,2 millions d’euros pour les secondes).

Nulle amélioration du résultat ne vient justifier ce nouveau traitement salarial : le déficit de la FNSEA se creuse d’année en année. En novembre dernier, à l’occasion d’une réunion du personnel, des pertes à hauteur de 1,5 million d’euros ont été annoncées pour l’année 2019.

Les niveaux de salaire de la direction du syndicat historique du monde agricole, qui compte près de 120 salariés, n’ont pourtant rien de modeste. Ils sont déjà bien supérieurs à ce qui se fait dans des entreprises de taille équivalente, mais aussi à ce qui se pratique dans les autres syndicats.

Insuffisant, semble-t-il, pour le nouveau directeur général, Clément Faura. Prenant ses fonctions en avril 2019, ce dernier a décidé une augmentation immédiate sur la plupart des postes de direction allant, selon les cas, de 5 à 30 % du montant de leur rémunération.

Lui-même, devenant directeur général après avoir été directeur adjoint, s’est octroyé une hausse de 22 % après avoir déjà connu une revalorisation de près de 8 % en 2017. Il émarge aujourd’hui à 13 400 euros brut mensuels, soit 3 300 euros de plus que le ministre de l’Agriculture qui est rémunéré, comme les autres membres du gouvernement, 10 100 euros brut chaque mois.

Celui qui a remplacé Clément Faurax au poste de directeur adjoint après avoir été directeur du département « entreprises et territoires », Jean-Louis Chandellier, a connu la hausse la plus significative : + 30 %. Le salaire mensuel de ce dernier est actuellement de 9 600 euros brut. Le directeur du département « économie et développement durable » s’est quant à lui vu attribuer une hausse de 11,5 % pour atteindre 7 500 euros brut, tandis que le directeur du département des affaires sociales a touché une hausse de près de 13 % pour atteindre 7 400 euros brut.

« Les augmentations réalisées restent dans la tendance des augmentations habituelles et doivent s’évaluer dans la durée, justifie Clément Faurax dans un entretien à Mediapart. À la FNSEA, il n’y a pas que des augmentations pour des gens qui changent de poste : il y a aussi des évolutions régulières de rémunération. On est sur quelque chose de très classique. »

Quant au niveau général de rémunération des membres du comité de direction du syndicat, le directeur général reconnaît que ce sont des salaires « extrêmement importants », mais qui « sont dans la grille de ce qui se fait dans le secteur des organisations professionnelles de l’importance de la FNSEA », et qui « permettent d’apporter un service ». « Ce qui nous importe, c’est la plus-value apportée à l’agriculteur. Notre action au quotidien, c’est d’être efficace pour que l’agriculteur s’en sorte le mieux possible. »

Lors de la passation de pouvoir, le cas le plus frappant a sans doute été celui de la directrice générale sortante.

Suivant un découpage original, pendant les quelques mois précédant sa retraite, d’avril à septembre 2019, le salaire de cette dernière est maintenu au même niveau que lorsqu’elle dirigeait la FNSEA. Pourtant, pendant cette période, elle n’a plus aucune fonction d’encadre-ment ni de responsabilité au sein du syndicat des exploitants agricoles : elle est affectée à un poste de conseillère. Et elle n’est employée qu’à temps partiel.

Comme le stipule l’avenant à son contrat de travail, elle devient en effet « conseillère auprès de la Direction générale et de la présidente de la FNSEA ». Qui plus est, nous apprend cet avenant, « désirant ne pas travailler à temps complet, il est convenu qu’elle accomplira chaque année 125 jours de travail par an », soit trois jours par semaine. Sa rémunération brute est répartie entre un salaire de base à 8 900 euros et une « prime mensuelle » de 6 000 euros.

En un mois, l’équivalent de ce que touche un exploitant sur une année

« Quand elle est partie de son poste de directrice générale, nous avons souhaité bénéficier de son expertise, précise son successeur à la tête de l’organisation administrative du syndicat. Nous lui avons confié deux missions : un mandat au CESE [ Le Conseil économique social et environnemental ], et une mission de réflexion intitulée FNSEA 2025, qui vise à réformer nos modes de fonctionnement. »

Résultat, elle touche, à partir d’avril, 14 900 euros brut mensuels sur un poste de conseillère à temps partiel – pour 14 800 euros de salaire lorsqu’elle était directrice générale à temps plein. Autrement dit, pour trois jours de travail par semaine, l’équivalent de ce que touche en moyenne un exploitant agricole sur une année entière…

Nouveau changement de statut le 1er octobre. À cette date, elle est officiellement à la retraite. Elle touche alors, de la part de la FNSEA, 146 300 euros brut au titre des indemnités de départ à la retraite, soit 42 100 euros de plus que la base de l’accord interne au syndicat qui permet à ses salariés de toucher, au moment de leur départ en retraite, une prime équivalente à six mois de salaire.

Depuis, elle n’est jamais partie. Elle est toujours salariée à temps partiel du syndicat, pour une rémunération de 7 100 euros brut mensuels, et elle cumule cet emploi avec sa pension de retraite – ce qui est autorisé par la loi. La retraite de l’ex-DG de la FNSEA s’élevant, d’après la direction du syndicat, à environ 37 % de son ancien salaire, elle touche, à l’heure où nous écrivons ces lignes, un total retraite + salaire de plus de 12 500 euros par mois.

Pour calculer le montant de sa pension, elle a par ailleurs bénéficié, là aussi, des ressources de la FNSEA. C’est le cabinet « France Retraite », facturé 4 200 euros à l’organisme syndical, qui a missionné un gestionnaire de retraite pour traiter son dossier.

« Assistance à liquidation de retraites », « analyse préalable de situation » et « prestation platine VIP », peut-on lire sur la facture que Mediapart a pu consulter. Dans le monde du travail ordinaire, les salariés constituent eux-mêmes leur dossier de départ en retraite – une démar-che administrative qui peut s’avérer longue et fastidieuse si l’on est passé par différents employeurs au cours de sa vie professionnelle.

Comme nous l’avons vu plus haut, l’ex DG siège par ailleurs au CESE, le Conseil économique social et environnemental. Si elle reverse au syndicat ses indemnités de membre de l’assemblée (3 845 euros brut), comme il est de règle à la FNSEA, elle s’assure, là aussi, un régime de retraite complémentaire avantageux avec le système de cotisation dont bénéficient les membres de l’assemblée du CESE.

Lorsqu’ils font valoir leurs droits à la retraite, les anciens membres du CESE ont droit en effet à une pension mensuelle de 360 euros s’ils ont effectué un mandat, à une pension de 720 euros en cas de réalisation de deux mandats.

Le cumul des mandats et des rémunérations n’est pas propre à l’ancienne directrice générale. Au sein du syndicat majoritaire, plusieurs cadres dirigeants et élus de premier plan y ont recours, multipliant de ce fait leurs sources de revenus.

À cet égard, le profil du nouveau directeur général adjoint, Jean-Louis Chandellier, pose question. À la tête d’une exploitation céréalière, cet homme est également le directeur d’une association d’accompagnement à la création d’exploitations agricoles (GAEC & Sociétés, domiciliée au 11 rue de la Baume, siège de la FNSEA), professeur et membre du conseil stratégique de l’Ihedrea (Institut des hautes études de droit rural et d’économie agricole, école privée d’enseignement supérieur), auteur de plusieurs ouvrages juridiques, et maire depuis 2014 de Brouy, dans l’Essonne. Jean-Louis Chandellier est pourtant employé à temps plein par la structure syndicale.

Selon le directeur général, il n’y a pas d’incompatibilité. Au contraire. Pour l’activité qu’il exerce à la FNSEA, Jean-Louis Chandellier peut effectuer son temps plein, assure Clément Faurax. Le mandat de maire d’une commune de 150 habitants, tout comme l’activité d’exploitant du direc-teur général adjoint seraient sans impact sur la structure. Son poste de directeur de GAEC & Sociétés – société complètement imbriquée dans la FNSEA – ne lui apporterait pas de rémunération supplémentaire.

« Nos collaborateurs ont un rôle d’appui technique, mais ils ont aussi un rôle d’ambassadeur, précise Clément Faurax. Nous avons plusieurs collaborateurs qui donnent des cours en tant que salariés de la FNSEA. C’est important qu’ils puissent porter une parole à l’extérieur et qu’ils soient reconnus comme étant les experts sur la place. Je trouve que c’est bien et c’est une autre façon de mener sa mission pour la FNSEA. »

Contacté, Jean-Louis Chandellier n’a pas donné suite à nos questions. C’est la directrice de la communication de la FNSEA, qui y a répondu, précisant que l’intéressé avait « pratiquement arrêté d’enseigner », que toutes ses activités en dehors du syndicat étaient effectuées sur son temps libre ou durant ses congés payés, et que sa fonction de directeur de l’association GAEC & Sociétés était assumée à hauteur de 15 % de son temps salarié, avec un contrat de mise à disposition de la FNSEA.

Dans un communiqué de presse diffusé quelques heures après la mise en ligne de notre article, la FNSEA ne dément aucune de nos informations. « La FNSEA assume pleinement les niveaux de rémunération de ses cadres dirigeants », peut-on lire dans son texte.

L’organisation, qui estime que les rémunérations des membres du comité de direction de la FNSEA sont « en dessous des normes de rémunération pour une organisation professionnelle nationale de cette taille », annonce par ailleurs avoir déposé une plainte « pour vol d’informa-tions ».

Cette politique salariale favorable à la direction du syndicat ne ruisselle pas. À la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, l’écart salarial va de un à sept au sein des effectifs.

19 FÉVRIER 2020 AMÉLIE POINSSOT Mediapart

https://www.anti-k.org/

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

algues vertes (le monde)

algues

A Lamballe, un méthaniseur encourage l’élevage de cochons

En dépit des algues vertes

Deux projets d’extension de porcheries dans cette région fortement touchée par les marées vertes font craindre une pollution accrue des sols et de l’eau.

Dans l’air clair et froid d’un matin d’hiver, en contrebas d’un vallon boisé où se faufile le Gouessant avant que la petite rivière ne rejoigne les belles plages d’Hillion, dans les Côtes-d’Armor, André Ollivro piétine la vase de l’estuaire.Le fondateur de l’association Halte aux marées vertes porte un petit détecteur accroché à sa botte, car dans ce sédiment meuble s’accumulent des algues en décomposition capables de former des poches de gaz. Pas d’inquiétude aujourd’hui : le taux d’hydrogène sulfuré est bas.C’est précisément à cet endroit, au fond de la baie de Saint-Brieuc, qu’un joggeur a trouvé la mort en septembre 2016 et que les cadavres de trente-six sangliers ont été ramassés durant l’été 2011. Et l’intoxication simultanée de deux chiens sur une plage voisine avait semé l’émoi en juillet 2008.

André Ollivro, 74 ans, alerte sur les méfaits des ulves avec une telle constance qu’il est devenu un héros de la bande dessinée Algues vertes. L’histoire interdite (Delcourt), dans laquelle la journaliste Inès Léraud dépeint le déni breton face aux dégâts de l’agriculture intensive sur l’environnement.

Depuis le temps, lui qui se présente parfois comme le « Che des grèves » a complété son équipement de détection et ne mesure plus seulement l’excès d’azote responsable des nitrates et l’hydrogène sulfuré, mais traque aussi l’ammoniac et s’intéresse désormais aux concentrations de métaux lourds.

En Bretagne, des décennies d’épandage massif de déjections issues des élevages hors sol des porcs et des poules ont laissé des traces. Spécialement à Hillion, où l’on a ramassé près de 10 000 tonnes d’ulves durant l’été 2019. Record battu.

Pourtant, comme si rien ne pouvait enrayer cette concentration, deux nouvelles extensions de porcherie sont en préparation dans la commune littorale de 4 200 habitants. L’exploitation Le Corguillé veut faire passer ses 1 276 emplacements actuels pour truies et cochons à engraisser à 2 482 ; l’exploitation La Roche-Martin voudrait s’agrandir de 2 602 à 2 882 places.

Annie Le Guilloux, qui milite au sein d’Halte aux marées vertes, s’est penchée sur les deux dossiers d’enregistrement et n’en est pas revenue.

« Le plan d’épandage est si compliqué – sur 124 parcelles pour Le Corguillé ! – qu’il faudrait un logiciel pour s’y retrouver, il est impossible à contrôler ! Et les deux dossiers ont été remplis par la même conseillère de la Cooperl avec des phrases identiques », résume-t-elle. (Payant)

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

hôpital (morlaix)

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Source

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

pesticides

Le combat d’un collectif contre les pesticides

Et pour transformer les campagnes

Tandis que les industriels vendent des pesticides par millions de litres, agriculteurs et riverains comptent leurs malades et leurs morts. Depuis quatre ans, dans l’ouest de la France, un collectif se bat aux côtés de ces sacrifiés de l’agrochimie, multipliant les actions. Rencontre.

Le 15 janvier dernier, une quarantaine de personnes ont occupé les bureaux de la Sécurité sociale de Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor.

Objectif : obtenir le rétablissement des indemnités journalières de Gisèle, 57 ans, atteinte de la maladie de Parkinson. « Cette ancienne agricultrice a déposé un dossier de demande de reconnaissance en maladie professionnelle fin novembre, retrace Michel Besnard, membre très actif du Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest.

Elle s’est aperçue peu après que ses indemnités journalières, perçues jusqu’alors au titre de son arrêt maladie, avaient été suspendues. »

« Gisèle est une femme seule, malade, pour qui tout est compliqué au quotidien, et on lui coupe sans la prévenir le peu d’argent qu’elle reçoit ? C’est inacceptable », s’indigne Michel Besnard.

Pour connaître la cause de sa disgrâce, Gisèle a bien contacté la « sécu », mais elle a reçu pour toute réponse deux lignes incompréhensibles, postées via Internet. Joies de la dématérialisation !

« Elle m’a donc appelé, totalement paniquée, retrace Michel Besnard. J’ai tâché de négocier quelque chose par téléphone mais ils n’ont rien voulu savoir. Nous avons décidé de débarquer dans leurs locaux. Un quart d’heure plus tard, les indemnités journalières étaient rétablies. »

Reconnaître que les pesticides tuent

L’ancienne agricultrice, un temps travailleuse indépendante, puis salariée, va pouvoir poursuivre le chemin vers la reconnaissance de l’origine professionnelle de sa maladie. Un chemin qui s’annonce bien long.

« Pour les malades, c’est un parcours du combattant », constatent les membres du collectif. Attribuée par la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale des paysans), cette reconnaissance peut permettre aux agriculteurs d’être indemnisés.

« Quand on a une petite retraite et qu’on est malade, cette reconnaissance change la vie », souligne Michel Besnard, citant l’exemple de deux paysans atteints de la maladie de Parkinson et qui ont vu doubler leurs revenus mensuels, passant de 750 à 1 500 euros par mois. Sans le collectif, ces deux agriculteurs n’auraient probablement jamais rien obtenu.

Depuis 2016, 24 agriculteurs soutenus par le collectif ont pu obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle. « Ces personnes sont isolées, éparpillées, invisibles dans les campa-gnes faute d’avoir conscience que leurs maladies ont une racine commune », explique le collectif. « Plus il y aura de reconnaissance en maladie professionnelle, plus on verra que les pesticides tuent, saccagent des vies et des familles. » (Pour la suite voir lien)

Nolwenn Weiler 19 février 2020

https://www.bastamag.net/

https://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

macron bouffon (npa)

macron chasseurs

Macron, champion et bouffon de l’écologie !

Que retenir de la virée de Macron à Chamonix, à gravir les pentes déneigées du Mont Blanc, à contempler la mer de glace qui ne cesse de fondre ?

Un grand déballage coûteux où, devant un parterre de centaines d’invités, Macron a claironné que le gouvernement avait amorcé un grand virage vert. Faute du poids de mesures concrètes et d’engagements véritables, il va vite partir dans le décor.

Justement, le décor, le grand cirque médiatique, c’est là où le champion de la communication et de l’inefficacité est à la hauteur du bouffon de l’écologie qu’il est.

Des cimes sans neige au retour dans la vallée polluée

Le bilan écologique de Macron est minable. Malgré les annonces, son gouvernement reste marqué par la stagnation voire le recul face à l’urgence de la crise climatique et de la biodiversité.

La sortie des pesticides a été repoussée.

La rénovation énergétique des bâtiments est en retard.

La loi agriculture et alimentation a exclu tout recul de la maltraitance des animaux  et a entériné les élevages en batterie.

Macron a offert des cadeaux aux chasseurs et autorisé des tirs d’espèces en mauvais état de conservation (tourterelles des bois).

Le gouvernement a plafonné les énergies renouvelables à 17% (50% en Allemagne),

Il a poursuivi le désastre industriel et financier de l’EPR de Flamanville,

Il a maintenu les 11 centrales à charbon en fonctionnement (11 millions de tonnes de CO2 par an) et prolongé celle de Cordemais jusqu’en 2026.

Il a soutenu les importations d’huile de palme par Total.

Il a reporté l’interdiction des plastiques à usage unique à 2040.

Il a refusé de taxer le kérosène et n’empêche pas l’extension des aéroports (terminal T4 à Roissy).

L’artificialisation des terres, en particulier des terres agricoles,

Les grands projets inutiles sont poursuivis : les autoroutes à proximité de Rouen et de Strasbourg, celle reliant Toulouse à Castres, l’autoroute du Chablais en Haute Savoie, région qui souffre déjà d’une pollution atmosphérique record,

La construction d’entrepôts pour Amazon et du port de Port-la-Nouvelle…

La protection de la biodiversité attendra

À Chamonix, Macron a lancé la création de l’Office national de la biodiversité, fusion de l’ancienne Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse. Un cadeau supplémentaire fait aux chasseurs promus au rang d’experts en matière de défense des espèces animales. Une nouvelle structure donc, mais avec un budget réduit.

De plus, Macron demande à l’Office national des forêts (ONF), en voie de privatisation, de miser davantage sur la productivité plutôt que sur l’équilibre des écosystèmes des forêts.

Ce n’est pas la création de quatre zones naturelles nouvelles « faiblement protégées » qui arrangeront le tableau.

Et pendant que Macron fait le bouffon…

… la température monte. Janvier 2020 a été le plus chaud jamais enregistré. Pour rester en deçà des 1,5°C d’augmentation de la température, les pays développés doivent réduire leurs émission d’au moins 65 %.

Or, en 2018, la France a émis 445 millions de tonnes de CO2, comme en 2015. Aucune amélioration. Pire, la France de Macron a même revu à la baisse les engagements sur le climat pris à la COP 21 de Paris, et n’a toujours pas remis son plan en matière d’énergie et de climat…

Que vont représenter les amendes de 135 euros contre les sagouins qui laissent leurs déchets au Mont Blanc, l’utilisation du papier toilettes recyclé à l’Élysée ou la prime au co-voiturage dans la lutte contre la crise écologique majeure ?

Une seule solution

L’urgence de la crise écologique impose de sortir du système de production et de consomma-tion actuel. Les peuples du monde, les jeunes en grève scolaire, les combattantEs  des politiques libérales ont ouvert la voie.

« C’est tous et toutes ensemble qu’il faut lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner ». En attendant de crier ce slogan, à la prochaine marche mondiale pour le climat du 16 mai, réussissons celles des 13 et 14 mars : tous et toutes dans la rue !

Commission nationale écologie Mardi 18 février 2020

https://npa2009.org/

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

climat douarnenez (ouest france)

clim

Douarnenez. Une marche pour le climat la veille des élections

À Douarnenez, le collectif pour le climat organisera sa troisième marche pour le climat la veille du premier tour des élections municipales, le 14 mars 2020.

La date n’est pas anodine. Une marche pour le climat se tiendra le samedi 14 mars prochain soit un an après la tenue de la première marche. Le 14 mars, c’est aussi la veille du premier tour des élections municipales !

Une réunion de préparation est organisée ce mardi 18 février, entre 18 h et 20 h, au Breizh Pause (ex-Bris de glace), 45 bd Camille Reaud, non loin de la Place de l’Enfer.

Le collectif invite les Douarnenistes à cette réunion pour l’organisation de l’événement mais aussi pour apporter leurs idées. Certaines ont déjà été évoquées comme un circuit vélo en centre-ville, le ramassage de déchets sur la côte ou encore une projection ciné au cinéma Le Club.

17/02/2020

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