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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (l’humanité)

pest

La France sommée de rendre des comptes dans l’affaire Triskalia

Les députés européens entendent faire toute la lumière sur le scandale breton des victimes des pesticides.

« On a été compris au-delà de ce que l’on attendait », n’en revient pas Serge Le Quéau, membre de l’Union régionale Solidaires de Bretagne et représentant des ex-salariés de la coopérative bretonne Nutréa-Triskalia. Mardi, une délégation a été entendue par la Commis- sion des pétitions du parlement européen, à Bruxelles. Victimes d’une intoxication aux pestici- des dans le cadre de leur travail, les ex-Triskalia espéraient obtenir l’ouverture d’une enquête visant à vérifier si la France applique bien le droit de l’Union européenne en matière de protection de la santé au travail et de sanctionner les abus éventuellement constatés.

D’après le syndicaliste, les députés, toutes tendances politiques confondues, « ont été particulièrement scandalisés par l’attitude de l’entreprise Triskalia vis-à-vis de ses salariés et l’absence de réaction des autorités françaises ». Ils ont d’ailleurs décidé à l’unanimité d’adresser un courrier à la Commission Européenne pour lui demander une enquête dès que possible sur l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’entreprise Triskalia, et plus largement dans les autres entreprises du secteur agroalimentaire de Bretagne. « Les députés ont également décidé, toujours à l’unanimité, de demander à la France de rendre publics les résultats des analyses concernant le maïs contaminé à la phosphine stocké sur le port de Brest », se félicite encore Serge Le Quéau, selon qui « la France est enfin sommée de rendre des comptes sur l’affaire Triskalia ».

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles »

Les représentants des victimes de pesticides se disent « très contents ». « Si la Commission des pétitions du Parlement européen ne peut imposer une enquête à la Commission Européen, il y a peu de chance que celle-ci refuse, nous ont confié les parlementaires européens », indique Serge Le Quéau, même s’il sait pertinemment que « d’autres embûches » les attendent.

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles. On regrette que sur le terrain, les services de l’Etat n’aient pas cette attitude, précise Michel Besnard, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest. Le militant espère « qu’on prenne enfin en compte les dangers des pesticides et qu’un jour on les interdise, comme cela a été fait pour l’amiante », conclut le militant, qui jour après jour, reçoit des appels de personnes victimes d’intoxications induites par des produits phytosanitaire.

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

planning (presse ocean)

avortement

Loire-Atlantique Le Planning familial s’inquiète des baisses de subvention

Malgré les avancées législatives sur la contraception et l’IVG, le « contexte actuel » inquiète le Planning familial.

Martine Leroy, co-présidente de l’association l’assure : « La remise en cause des droits des femmes et le retour à l’ordre moral que certains voudraient imposer est une réalité. Ce constat inquiétant renforce notre conviction que nous ne devons rien lâcher ».

 Si la subvention annuelle du conseil départemental – principal financeur – est stable depuis 2015 (173 000 €), les responsables « espèrent qu’il en sera de même cette année ». Le Conseil Régional et l’ARS financent également le Planning. « En 2016, nous constatons une baisse globale des subventions notamment de l’ARS. Cela pose un sérieux problème pour le développement des antennes de proximité (Blain, Clisson, Nantes et Saint-Nazaire) explique Martine Leroy. Notre projet d’aller hors les murs pour toucher des zones isolées du territoire est mis à mal ». 26.04.2017

http://www.presseocean.fr/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

santé (que choisir)

perturb

Perturbateurs endocriniens, notre santé en danger

Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé.

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané.

Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE.

Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neuro-comportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

Des signaux qui interpellent

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recher- che médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »

Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

Les scientifiques face à l’imprévisible

Primo, dans bien des cas, de très faibles doses suffisent à provoquer des effets visibles en laboratoire. Cela se vérifie, par exemple, pour le bisphénol A ou les phtalates. « Par définition, les hormones sont des substances qui peuvent agir à très faible concentration, explique Catherine Viguié, directrice de l’équipe « gestation et perturbation endocrinienne » à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est la même chose pour les PE.

On voit des effets à des doses de l’ordre du nanogramme [un millième de micro- gramme, ndlr] par millilitre de sang. » Même si on interdit telle substance dans les produits alimentaires par exemple, les quantités infimes migrant depuis l’emballage peuvent suffire à poser problème. Pour corser l’exercice, certains PE se comportent de façon tout à fait extra-vagante aux yeux d’un toxicologue. « Jusqu’à présent, toute la toxicologie était basée sur le principe de Paracelse : c’est la dose qui fait le poison, rappelle Catherine Viguié. Le problème, avec les perturbateurs endocriniens, c’est que cela ne se vérifie pas. Parfois, la substance sera plus toxique à une certaine concentration qu’à une concentration plus forte. »

Le bisphénol A est un des spécialistes de ces réponses erratiques, ce qui fait dire à un toxicologue aguerri qu’il n’a « jamais rencontré une substance aussi ch… » et nous conduit à conclure que l’Union Européenne ferait mieux d’interdire un composé aussi imprévisible. « Sur les cellules de cancer du testicule, nous avons mis en lumière un effet anti-prolifératif du BPA à forte dose mais prolifératif à faible dose, appuie Patrick Fénichel, gynécologue et endocrino- logue au CHU de Nice et chercheur à l’Inserm. Au niveau du nanogramme par millilitre de sang, il stimule les cellules cancéreuses dans le testicule. Or c’est à ce taux que nous l’avons retrou- vé dans le sang de cordon des nouveau-nés. » Cette particularité des PE constitue un vérita- ble défi pour qui cherche à fournir une base scientifique au législateur. « Quand on évalue une molécule, on ne sait pas si un virage va se produire et où. Il faut tester un très grand nombre de doses, cela complexifie énormément l’évaluation », soupire Catherine Viguié.

Troisième difficulté, l’effet cocktail possible. Dans un mélange de PE, ce à quoi nous pouvons en pratique être exposés, les effets de chacun peuvent s’additionner (ce n’est pas propre à ces composés), mais aussi agir en synergie. Le mécanisme a été démontré in vitro : deux PE très faiblement actifs par eux-mêmes ont « coopéré » pour activer un récepteur, si bien que la toxicité du mélange était beaucoup plus forte que l’addition des deux. Aujourd’hui, des chercheurs travaillent à démontrer cet effet sur l’homme. Or, la réglementation encadre le plus souvent composé par composé, comme s’ils n’étaient pas susceptibles d’interagir.

Tous les concepts sont à remettre à plat

Last but not least, nous ne sommes pas également sensibles aux PE à toutes les périodes de la vie. « C’est in utero, lorsque se développent tous les organes, qu’ils sont le plus susceptibles d’effets délétères. On a beaucoup de données là-dessus », constate Robert Barouki, médecin et directeur de recherche en toxicologie à l’Inserm. Car, contrairement à l’âge adulte où les hormones ont un effet transitoire, chez le fœtus et le nouveau-né, elles ont une fonction de programmation de l’organisme.

Une interférence peut donc produire des dégâts irréversibles, d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes.

Ensuite, pendant toute l’enfance, se poursuit le développement du système nerveux. Puis la puberté, incluant la prépuberté qui commence avant 10 ans chez les filles, est une période particulièrement vulnérable pour le dé­veloppement du système reproducteur. Conséquence : « Si une étude n’a pas couvert une période critique, on peut passer à côté d’un effet toxique, met en garde le scientifique. Lorsqu’on étudie le rapport entre exposition à la dioxine et cancer du sein, on ne trouve rien tous âges confondus, mais une association forte chez les filles exposées avant 14 ans. »

Une difficulté supplémentaire pour les chercheurs, qui doivent tenir compte de cette importance de la fenêtre d’exposition. « Nous avons besoin de remettre à plat tous les concepts admis jusque-là en toxicologie pour établir la manière la plus pertinente de gérer les perturbateurs endocriniens », résume Robert Barouki. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche pour les scientifiques. Mais, comme le soulignait le Parlement européen en 2013, le fait que les connaissances soient encore fragmentaires ne doit pas faire obstacle à des mesures de protection sanitaire pour éviter des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et l’environnement.

Que Choisir NPA Infos santé sécu social  21/04/2017

http://www.anti-k.org/

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Agent ignifuge bromé

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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (sud ouest)

carte

La carte de France des victimes des pesticides (2016)

Générations Futures publie ce jeudi matin une carte de France où elle recense les personnes ou collectifs victimes des pesticides

Sur la carte de France publiée ce jeudi matin par Générations Futures, 400 petites marques signalent tous les témoignages de particuliers, professionnels ou riverains, se disant victimes d’une exposition aux pesticides.

L’association de défense de l’environnement et de la santé précise que près de 200 de ces témoignages sont ceux « de professionnels (épingles bleues sur la carte) et de riverains (épingles orange sur la carte) », les 200 restants (en noir) étant des signalements dont « les témoignages sont en cours de validation ».

Dans le grand Sud-Ouest, on constate sur cette carte que la Gironde, mais aussi la Charente et la Charente-Maritime, sont particulièrement touchées.

Dans l’un des témoignages, localisé à Saint-Genès-de-Lombaud, au sud de Créon (33), la personne interrogée déclare que l’ »école se situe à moins de 10 minutes de trois parcelles de vignes traitées en conventionnel » tous les « 10 à 20 jours pendant la période végétative ».

« Les usagers peuvent ressentir des irritations, des picotements », ajoute-t-elle, assurant que « malgré nos sollicitations (…), les viticulteurs refusent de travailler avec les usagers et la mairie pour trouver une solution à ce problème ».

« Un dialogue de sourds »

Interrogé ce jeudi matin par France Info, François Veillerette, porte-parole de l’association, assure que « l’objectif est de montrer la réalité de cet impact sur les professionnels et les populations pour que les pouvoirs publics prennent la problématique en main ».

Il évoque « un dialogue de sourds » entre les professionnels de l’agriculture et les victimes de pesticides. Pour que cela « s’arrête », il faut « que chacun prenne la mesure de la gravité de la situation pour que partout on prenne des mesures et des arrêtés préfectoraux », estime-t-il.

Évoquant le risque que les pesticides font courir principalement aux « enfants et femmes enceintes », il demande que tout soit fait « pour qu’ils ne soient pas exposés à ces produits. »A faible dose, ils peuvent perturber le système hormonal. Cela peut créer des maladies qui vont apparaître plus tard dans la vie des enfants à naître. Ce sont ces gens qu’il faut protéger en priorité. C’est une question de santé publique »

21/04/2016 SudOuest.fr.

http://www.sudouest.fr/

Commentaire: Rien dans le Finistère! La FDSEA va en remettre une couche!

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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa rennes)

rennes

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question ». Ces propos prêtés à Simone de Beauvoir sonnent décidément juste, à l’heure d’attaques frontales à des degrés différents contre le droit à l’avortement. Au vu de l’actualité internationale, à quel point faut-il s’inquiéter pour l’accès à l’IVG en France ?

Un coup d’œil dans le passé nous rappelle que ce droit, pourtant fondamental, n’a rien d’un acquis. Irréductible à la loi Veil, conquis de haute lutte à partir des années 70, il fait encore l’objet de revendications féministes pour plus d’accessibilité, de moyens et de garanties. Ces mobilisations se doublent d’une nécessaire vigilance face aux diverses menaces qui pèsent sur ce droit : fermeture de centres IVG, désinformation, offensives anti-choix, prises de position et ambiguïtés politiques.

Avec trois militantes féministes

https://www.facebook.com/

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Pourquoi l’IVG ne baisse pas ? (Elle)

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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bretagne pesticides (sciences et avenir + lt)

monsanto-mort

Bretagne: lente prise de conscience des méfaits des pesticides sur la santé

Il y a trois ans, si on l’avait mis en garde contre les pesticides, Noël Rozé, éleveur laitier, aurait « rigolé », mais il a pris un virage radical et vient de se convertir au bio: le cancer est passé par là. « J’étais un adepte des phytosanitaires », reconnaît l’éleveur, installé à Caro, dans l’est du Morbihan. « Mais quand je me suis retrouvé à l’hôpital, je me suis mis à penser à tous les agriculteurs que je connaissais et qui sont morts d’un cancer, à commencer par mon père, mort quand j’avais huit ans ».

Une palette de cancers, des cas de Parkison ou autres maladies neurodégénératives: agriculteurs, techniciens agricoles ou employés dans les espaces verts, ils sont nombreux à avoir développé ces maladies lourdes, souvent liées aux pesticides qu’ils manipulaient réguliè-rement dans leur travail. Les effets dévastateurs sur la santé des vignerons de l’exposition aux produits phytosanitaires, dont ils sont les principaux utilisateurs en France, sont désormais bien documentés. Mais en dehors de la vigne, la prise de conscience reste encore très modeste.

Quand le technicien agricole qui assure le suivi des exploitations passe dans une ferme, « en cinq minutes, il réussit à rassurer l’agriculteur sur tous les soupçons qu’il aurait pu avoir », déplore Noël Rozé, grand gaillard à l’apparence indestructible. « J’ai commencé très tôt à travailler avec ces produits et personne ne parlait de leurs dangers (…) On bouffait les vapeurs sans se rendre compte, on travaillait sans protection », se souvient-il.

Pourtant, le problème est bien présent.

Il y a un an, Michel Besnard a fondé avec d’autres un « Collectif de soutien aux victimes des pesticides ». Rapidement, plusieurs dizaines de personnes qui, jusqu’alors, vivaient leur maladie en solitaire, ont pris contact avec le collectif. « Une majorité de paysans, des salariés agricoles mais aussi des techniciens travaillant dans les espaces verts. Le dernier (malade) rencontré traitait le varron (un parasite) dans les fermes. Il a développé un cancer des voies biliaires. C’est la colère qui nous mène! », assure l’énergique bénévole, à la retraite depuis peu.

- »Les gouttes retombaient sur nous » 

Francis Sourdril a passé toute sa carrière dans les services espaces verts de collectivités territoriales. « J’ai commencé en 1974, à une époque où on ne supportait pas le moindre brin d’herbe qui dépasse », se souvient-il. « J’étais en charge de la roseraie. J’y allais à fond avec les produits, il fallait créer de l’émotion. On pulvérisait même en l’air pour traiter les pergolas et les gouttes retombaient sur nous… » Ce n’est qu’au milieu des années 90 que les équipements de protection sont apparus, accompagnés d’examens de santé spécifiques chaque année.

« A partir de 2004, j’ai commencé à avoir mal partout, une grosse fatigue, je maigrissais. Les médecins ne trouvaient rien. On me parlait d’arthrose ». Finalement, en 2016, le verdict est tombé, à 62 ans: Parkinson. « J’ai retrouvé 48 spécialités commerciales que j’utilisais, dont 37 sont aujourd’hui retirées du marché », comptabilise le paysagiste. Avec cette maladie, « on est inscrit dans une déchéance programmée dont on ne connaît pas le calendrier », souligne-t-il, fataliste.

Comme d’autres, Noël Roze et Francis Sourdril ont entamé les démarches pour que leur état soit reconnu comme maladie professionnelle. Mais tous se plaignent du par- cours du combattant imposé par une administration réticente pour leur reconnaître ce statut.

L’administration « fait de l’obstruction permanente (…)

Tout est fait pour que les gens ne soient pas informés de leurs droits », dénonce Michel Bes- nard, dont le Collectif aident ceux qui le souhaitent à constituer leur dossier. « D’où l’importance de l’action collective: quand on arrive à deux ou trois dans un bureau, la personne est tout de suite mieux prise en compte… ». « Ceux qui soutiennent les pesticides sont des criminels », affirme l’animateur du collectif, soulignant « les vies détruites et les drames créés par ces produits dans les familles ».

« La maladie est partout dans les campagnes, mais, considère-t-il, on n’en parle pas à cause de la pression sociale ».

08.04.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

Soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest

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08 avril 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpital (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Le comité de défense de l’hôpital sur le marché

Les membres du comité ont incité les passants à signer leur pétition.

Plusieurs membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau étaient sur le marché, vendredi matin, dans le cadre de la journée mondiale contre la marchandisation de la santé.

L’occasion pour eux de faire signer une pétition pour obtenir un scanner pour le service de radiologie l’établissement de santé.

07/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

Contact : defendre-hopitalcc@hotmail.fr.

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Hôpital de Concarneau. Le Comité de défense compte sur le soutien de la population (Sud Santé)

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08 avril 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix santé (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Carhaix. Grève au Centre départemental d’action sociale

Le personnel du Centre départemental d’action sociale de Carhaix (Finistère) s’est mis en grève ce vendredi matin. Une mobilisation pour dénoncer le plan de restructuration des directions territoriales. Selon la CGT le redécoupage met à mal le personnel médico-social et les bénéficiaires de l’accompagnement.

Une trentaine de femmes tiennent le piquet de grève devant le Centre départemental d’action sociale de Carhaix (CDAS) (Finistère). Les salariés de Carhaix et de Châteauneuf-du-Faou dénoncent la surcharge de travail dans le suivi des dossiers et le manque de personnel pour venir en aide aux enfants et aux personnes âgées.

Du retard dans le traitement des dossiers

Depuis le 1er janvier 2017, les sept territoires d’action sociale ont été réorganisés en trois pôles de direction (Morlaix COB, Brest et Quimper Cornouaille). Le centre de Carhaix est rattaché à la direction de Morlaix COB.

« Le personnel doit maintenant s’occuper des dossiers de l’ancienne communauté de communes du Yeun Elez. Les délais de traitement sont rallongés et nous n’avons pas de moyens humains supplémentaires », répond l’éducatrice spécialisée et cégétiste Monique Courtois. « Les retards peuvent atteindre un mois. »

Une équipe gruyère

Selon la CGT, l’antenne de Châteauneuf-du-Faou est aussi mise à mal. La secrétaire doit assurer l’accueil des usagers entre Carhaix et Châteauneuf. La permanence n’est plus en continu. « Nous sommes une équipe gruyère », illustre Pascale Riec, secrétaire au CDAS de Carhaix.

07/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

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31 mars 2017 ~ 0 Commentaire

mael carhaix callac soins (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

Mael Carhaix Comités de soins. Débrayage contre la fusion

Un débrayage était organisé hier matin. Officialisée lors de la dernière cérémonie des voeux du comité d’entraide, la fusion du comité de Maël-Carhaix avec celui de Callac ne fait pas l’una-nimité auprès du personnel. Un débrayage était organisé hier matin au siège de cet organisme.
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Personnel : le compte n’y est pas

L’objet de la colère ? Principalement, la remise en cause des avantages acquis, actée par la direction dans le cadre de cette fusion. La nouvelle association baptisée « Services à domicile du Corong », rassemble désormais les activités des comités d’entraide existants des deux secteurs. Elle regroupe l’équivalent de 95 équivalents temps pleins.

Le nouveau territoire s’étend sur 22 communes. Dans le secteur de l’aide à domicile, de nombreux services traversent des difficultés financières. Ce qui amène le Conseil départe- mental à réformer l’aide à domicile. L’objectif est de garantir la pérennité du service rendu aux personnes dépendantes, avec le niveau de qualité et de proximité connu actuellement ; sécuriser et développer les emplois des agents et des salariés des opérateurs associatifs ; contenir le coût du service, car les ressources départementales et régionales pour le financer baissent. Dont acte pour les usagers et le personnel, mais encore faut-il que celui-ci y trouve son compte ce qui à l’évidence pour l’heure, n’est pas le cas.

Action soutenue par L’UL CGT de Rostrenen

Pour l’instant, seul le personnel aide-soignant était mobilisé lors de cet arrêt de travail symbo- lique de 10 h 30 à 12 h 15. « La nouvelle organisation n’est pas non plus bien accueillie dans les autres secteurs d’activité », a expliqué Mme Zanchi, déléguée du personnel.

Les manifestants argumentent ainsi leur action : « Les directions refusent d’appliquer la convention collective mise en place en 2013. Or, nous sommes confrontés au quotidien à des situations de plus en plus délicates, avec parfois des modifications de plannings liées à des non-remplacements, alors la grande majorité du personnel est à temps partiel imposé. » Ils soulignent aussi : « Nos directeurs veulent nous imposer une nouvelle régression sociale : réduction de la prime du dimanche et des jours fériés travaillés, suppression de la récupération des jours fériés ; retour du véhicule à la  » base  » à la coupure du midi. »

http://www.letelegramme.fr/

manifestants-hopital-SUD

Callac Comité d’entraide. Colère des aides-soignantes

Les salariés en ont assez de devoir systématiquement accepter la remise en cause de leurs acquis et la dégradation de leurs conditions de travail. Hier, les aides-soignantes du Comité d’entraide de Callac – ce dernier vient de fusionner avec Maël-Carhaix ont débrayé, soutenues par le syndicat CGT, afin de dénoncer leurs conditions de travail et notamment la suppression de l’usage des véhicules de service sur la coupure de 12 h 15 à 16 h pour les aides-soignantes.
Suppression de l’usage du véhicule pendant la coupure

Ces dernières viennent de recevoir un courrier de leur direction les enjoignant de ne plus utiliser le véhicule. « Les salariés des soins et de l’aide à domicile ne sont pas responsables du désengagement des pouvoirs publics et politiques en matière de santé. Ce n’est pas à eux d’en supporter les conséquences. Ils ont été destinataires de nouvelles mesures applicables au personnel aide-soignant, résultant de la fusion des deux comités.

Les directions refusent d’appliquer la Convention collective. Le personnel est de plus en plus confronté, au quotidien, à des situations de plus en plus délicates, avec parfois des modifications de planning liées à des non-remplacements de collègues absentes, que la gran- de majorité du personnel est en temps partiel imposé.

La direction veut nous imposer une nouvelle régression sociale ; réduction de la prime du dimanche et des jours fériés travaillés ; suppression de récupération des jours fériés ; retour du véhicule à la « base » chaque soir. Peu importe si le personnel va perdre du temps. Peu importe si cela engendre des dépenses supplémentaires pour le salarié. Peu importe si cela fait du temps supplémentaire au volant par tous les temps, avec les risques que cela comporte. La direction ne veut pas négocier sur les usages ».

En attente de négociations

La décision a été prise par le personnel et le syndicat de continuer à utiliser le véhicule jusqu’à l’ouverture de véritables négociations. La direction, contactée, n’a pas souhaité faire de commentaires à la suite de ce mouvement.

Le Télégramme 31 mars 2017

http://www.letelegramme.fr/

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