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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Santé.

Près d’un Finistèrien sur quatre renonce à se soigner

Nombre de personnes renoncent à se soigner. Un constat qui a amené la CPAM du Finistère à lancer en 2018 un dispositif de détection de ces personnes et d’aide aux soins. Après une expérimentation menée dans le Gard, un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins a été déployé dans les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) dont celle du Finistère.

Le but : identifier les personnes en situation de renoncement aux soins pour leur proposer des solutions personnalisées et pour les accompagner jusqu’à ce que les soins nécessaires soient réalisés.

Des chiffres qui interpellent

Dans le Finistère, une enquête menée fin 2017 a montré que sur plus de 1 600 personnes sondées, 24 % ont déclaré avoir déjà renoncé à se faire soigner.

A la CPAM, on explique :

On parle de renoncement lorsqu’une personne considère qu’elle ne peut accéder aux soins et ce depuis au moins six mois. Ce chiffre de 24 % interpelle, car légèrement en deçà du taux national s’élevant à 27 %.

Une majorité de femmes

Le « renonçant » finistérien est :

  • Une femme à 68 %
  • Sans activité professionnelle à 54 %
  • Entre 40 et 59 ans à 47 %
  • Entre 25 et 39 ans à 31 %

Les principales causes de renoncement :

  • L’éloignement, la complexité pour se soigner : 30 %
  • Un reste à charge trop élevé : 27 %
  • Des avances de frais : 14 %
  • Une méconnaissance des coûts des soins : 9 %
  • Des délais de rendez-vous trop longs : 8 %

Les soins concernés :

  • Les soins dentaires, soins conservateurs ou de prothèses dentaires
  • Les soins liés à la vue
  • Les visites chez les spécialistes notamment chez les gynécologues.

Un accompagnement sur-mesure

Lorsqu’une personne est détectée en renoncement de soins, un signalement est fait auprès de la CPAM qui va, avec l’accord de la personne, lui proposer un accompagnement sur-mesure en fonction de sa situation.

La CPAM va désormais au-devant les personnes qui méconnaîtraient leurs droits ou qui rencontreraient des difficultés pour se soigner.

Depuis le démarrage du dispositif en 2018, 574 détections ont été réalisées, 221 accompagnements terminés dont 104 ont abouti avec des soins réalisés, 243 accompagnements sont encore en cours (durée moyenne d’accompagnement : 99 jours).

20 Fév 2019

https://actu.fr/

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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

pma (breizh femmes)

pma

La PMA

Une urgence pour qui ?

Un peu provocante, Alice Coffin déclare : « la PMA, n’existe pas ! » Cette militante lesbienne féministe – invitée par le Collectif Breton pour la PMA fin janvier à Rennes – doute qu’on n’ait jamais vraiment envisagé d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée en France.

Pour elle, s’il y a urgence à (enfin) légiférer sur l’accès à la PMA pour toutes, c’est-à-dire plus seulement les couples hétérosexuels infertiles mais bien toutes les femmes qu’elles soient célibataires ou en couples, lesbiennes ou non, il ne s’agit pas seulement de faire des bébés.

Un slogan disait il y a quelques années : « on veut la PMA, pas les gosses ! » Une façon de demander une visibilité que la société actuelle refuse.

Un peu lasse de lutter depuis des années pour cette reconnaissance, la journaliste, membre de plusieurs collectifs de défense des droits LGBT, finit par conclure : l’urgence est du côté des femmes, mais certainement pas du côté des gouvernements.

« J’avais trente-trois ans quand on a commencé à entendre : la PMA, on va la faire ! » – se souvient Alice Coffin, un peu amère, citant la porte-parole de François Hollande avant l’élection présidentielle de 2012. Et rien ne semble avoir avancé depuis. Responsable de la Conférence Européenne Lesbienne, Alice Coffin juge que « la situation de la France est extrêmement particulière en Europe » et que ces tergiversations permanentes « racontent beaucoup de choses du contexte culturel français ».

Il y a quelques mois encore, elle rencontrait en compagnie d’une vingtaine de représentants d’associations LBGT, le président de la République. Et c’est en claquant la porte qu’elle a quitté Emmanuel Macron, dénonçant une « lesbophobie d’état ». « On a eu affaire à quelqu’un qui considère que les populations dont il parle n’ont rien à voir avec lui – s’indigne Alice Coffin – il nous a répété plusieurs fois que « c’est une question de conscience » et qu’il souhaite « un débat apaisé » ; je ne suis pas très confiante pour la suite ».

« Où sont les voix des lesbiennes ? »

La suite, ce sera un nouveau débat parlementaire, reporté pour la énième fois, qui devrait avoir lieu à l’automne 2019. Et sans doute, en tout cas toutes les associations LGBT le redoutent, un nouveau déferlement de propos lesbophobes notamment dans les médias qui donnent la plupart du temps plus de visibilité aux anti-PMA qu’aux personnes réellement concernées.

« Les médias ont beaucoup fait le jeu de la Manif Pour Tous – regrette encore Alice Coffin – même ceux qui ne sont pas anti-PMA semblent avoir une vraie fascination pour le camp des anti à qui on donne plus facilement la parole qu’aux lesbiennes. C’est en train de changer un peu, mais on a fréquemment vu des émissions de télé où sur le plateau n’étaient invités que des hommes pour parler PMA et souvent même des évêques ! »

« Où sont les voix des lesbiennes ? » s’interroge Alice Coffin. Pourquoi ne jamais donner la parole à celles qui pourraient les représenter et jouissent d’une certaine popularité comme la joueuse de tennis Amélie Mauresmo ou la présentatrice du journal d’Arte, Marie Labory, toutes deux devenues mamans grâce à des PMA réalisées à l’étranger ?

« Le temps est un conditionneur de rapport de force »

« On est là pour défendre toutes les personnes qui veulent accéder à la PMA, bien entendu – argumente Alice Coffin – mais ça va bien au-delà de la parentalité. C’est une question de discrimination. L’urgence, c’est aussi de modifier la société française et notamment tous les blocages culturels qui conduisent à l’effacement des lesbiennes dans cette société. »

Pourquoi cette invisibilité orchestrée ? Pour Alice Coffin, quelques réponses semblent possibles: « le mot lesbienne lui-même est terriblement compliqué à prononcer dans les médias » estime-t-elle et la communauté souffre d’un manque de représentations. « Pourquoi les personnes célèbres ne font pas leur coming-out ? » se demande-t-elle.

Car le temps passe et l’urgence n’est pas la même pour tou-te-s. « Qui peut se permettre d’avoir le temps sur la PMA ? » demande encore Alice Coffin qui dénonce le temps qui passe comme « conditionneur de rapport de force ». « La PMA est une urgence pour nous – dit-elle – mais ça ne l’est pas du tout pour les politiques et ça ne l’a jamais été ; on l’a vu avec les renoncements successifs ! Le temps est pour eux ; pour nous, il n’a pas la même portée. Moi, je ne voulais pas avoir recours à une PMA à l’étranger, j’ai aujourd’hui quarante ans… pour moi, c’est terminé ! »

Au-delà des cas personnels de femmes en attente d’accès légal à la PMA en France, Alice Coffin pointe la « responsabilité immense » des politiques qui laissent pourrir une situation. « Les mois qui s’annoncent vont être très compliqués – déplore-t-elle – en retardant la loi, les politiques donnent un blanc-seing à des propos qui conduisent directement aux agressions.

Pour moi, la PMA n’existe pas en France parce que je ne suis pas sûre que depuis 2012 on n’ait jamais véritablement parlé de ça. Le seul discours public qui a émergé est un discours lesbophobe et transphobe qui a forgé un imaginaire collectif extrêmement toxique ! »

Son seul espoir ? Que davantage de personnes soient sensibilisées à l’homophobie galopante que connaît la France depuis quelques années et aux « traumas vécus par les personnes LGBT » lors des débats sur le mariage pour tous et que la population soit « un peu moins passive » aujourd’hui face à la virulence des anti-PMA.

Geneviève ROY  18 février 2019

http://www.breizhfemmes.fr/

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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

climat (a et r)

ecolos

Face au réchauffement climatique 

Pas d’avenir sans révolution !

Vendredi dernier, plus d’un millier de lycéens et étudiants se sont rassemblés devant le ministère de la Transition écologique. Depuis plusieurs semaines, en Suisse, Belgique, Canada, Australie, des dizaines de milliers de jeunes ont séché les cours pour exiger de leurs gouvernements le respect de l’accord de Paris, signé lors de la COP21 en 2015.

Leurs accords ne sont que de l’hypocrisie

Cet automne, la presse mondiale s’est félicitée de l’issue de la COP24. Les hauts-fonctionnaires du monde entier y échangeaient sur le dérèglement climatique avec les principaux actionnaires des multinationales de l’énergie, ennemies mortelles de la planète.
Bien évidemment, aucune décision conséquente n’a était prise.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle mascarade a lieu. Fin 2015, lors de la COP21, les mêmes se réjouissaient de l’accord de Paris, qui incitaient les gouvernements à limiter les gaz à effets de serre afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C d’ici 2100. A ce jour, cet engagement n’est pas tenu.
Prenons l’exemple de la France qui s’est engagée à réduire ces émissions de 40 % d’ici 2030 et qui les a vu augmenter de 1,7 % entre 2016 et 2017. D’après le dernier rapport du GIEC, si les émissions actuelles de l’économie mondiale ne venait à être réduite, on dépasserait les 1,5°C d’ici une douzaine d’années !
Ce même document établit qu’un réchauffement de 2°C menace 10 millions de personnes de plus par la montées des océans. Cela entraînerait également une augmentation des vagues de chaleur, cyclones, pluies torrentielles et la disparition de nombreuses espèces animales, parmi tant d’autres catastrophes.

Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits

Contrairement à ce que dise beaucoup de voix « bien-pensantes » de l’idéologie dominante cette catastrophe en route n’est pas la responsabilité de « l’humain » dans son entièreté. Elle est bel et bien la responsabilité des capitalistes et de leurs gouvernements, qui utilise le développe-ment technique non pas pour sauver l’humanité mais pour grossir leurs profits.

Ainsi, ils ont misés sur le développement extraordinaire du transport de marchandises afin de mieux vendre leurs produits dans le marché mondial ; sur l’exploitation des énergies fossiles puis du nucléaire pour rentabiliser la production énergétique ; sur la déforestation massive pour permettre l’exploitation agroalimentaire…

Les politiciens qui nous appellent à faire un petit geste individuel pour sauver la planète en économisant l’eau, l’électricité ou consommant de telle ou telle façon, savent que ça ne peut changer la donne.
Ils ne le font que pour dédouaner les vrais responsables de la crise climatique, qui accumulent les profits grâce à l’organisation économique actuelle. C’est en effet l’organisation même de la production et de sa distribution qui est cause, avec son gaspillage d’énergie et de ressource. La lutte permanente que se mènent les groupes capitalistes concurrents pour gagner des marchés, provoquent ainsi la multiplication absurde de déplacements – parfois intercontinentaux – de marchandises, seulement par des raisons commerciales.

Exproprions les pollueurs !

Ce système n’est absolument pas compatible avec les besoins de l’environnement et de la planète. Les profits des capitalistes, raison d’être de ce système, diminueraient si des mesures sérieuses étaient prises et c’est pour cela qu’ils n’en veulent guère.
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Pour cela, le renversement des classes dominantes est indispensable ; la révolution est la seule carte qu’on a sous la main pour sauver notre avenir.
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Nous devons chercher à exproprier les principaux secteurs de l’économie, à commencer par la finance, l’énergie, les transports et l’agriculture.
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Pour sauver la planète, les travailleurs et la population doivent reprendre le contrôle des moyens de production, arracher aux grandes fortunes le pouvoir de décision qu’elles ont sur l’industrie et le mettre sous notre contrôle et planification.
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Ainsi, le combat pour la justice écologique et la justice sociale doivent aller de pair. Pour mettre un coup d’arrêt à la catastrophe sociale et écologique que la bourgeoisie mène par le biais du gouvernement Macron, c’est dans la rue que ça se passe !
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Commentaire: A&R est un courant du NPA

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

landivisiau

careme

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

10 objectifs (sepnb fne)

montagne

Grand débat : contribuez à impulser la transition écologique !

Bretagne Vivante invite toutes les personnes sensibles à la protection de l’environnement à faire entendre leur voix

Alors que les premiers « Grands débats » ont eu lieu et continuent dans toute la Bretagne, Bretagne Vivante invite ses adhérents mais aussi toute personne sensible aux questions environnementales à participer et à remplir les cahiers de doléances, pour éviter que la transition écologique ne passe au second plan et faire en sorte que la place des associations soit reconnue.

Pour cela, elle rappelle 10 objectifs à atteindre de toute urgence.

Pour Yves Le Bail, protecteur de l’environnement et membre de Bretagne Vivante ayant participé à l’un des premiers grands débats bretons, la transition écologique n’est pas traitée à la hauteur de l’enjeu qu’elle représente

« Nous sommes dans une voiture qui s’apprête à rentrer dans un mur, et au lieu de réagir pour l’arrêter, nous sommes en train de nous demander quel petit boulon il faudrait changer pour que ça aille un peu mieux… » 

Un sentiment partagé par de nombreux écologistes. 

« L’écologie n’est nullement l’affaire des plus riches, rappelle le militant, ce n’est pas un luxe, c’est au contraire l’affaire des plus pauvres. Quand on n’a pas d’argent, on est obligé de subir, de manger de la nourriture pleine de pesticides, et on n’a pas les moyens de se payer des billets de train, car le train n’est plus suffisamment soutenu par l’Etat, il est devenu beaucoup trop cher. Il faut arrêter de voir l’écologie comme une contrainte : il est au contraire vital qu’elle soit complètement démocratisée. »

En effet, de nombreux thèmes, autour du Grand débat, concernent la protection de l’environnement et des hommes, et Bretagne Vivante encourage tous ceux qui veulent porter ces messages à aller les faire connaître.

10 objectifs pour la transition écologique

Bretagne Vivante est fortement impliquée dans le cadre des réflexions initiées par la région Bretagne sur le projet de la Breizh COP ayant pour but de répondre au défi climatique. L’ensemble du collectif pour une transition écologique et solidaire de la Bretagne (Alternatiba, Bretagne Vivante, Coben, Cohérence, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Bretonne Nature Environnement) a établi une liste de propositions pour une Région qui soit en mesure de se donner les moyens de respecter l’objectif incontournable de division par 4 des émissions de gaz à effet de serres.

Devant l’urgence climatique, 10 objectifs de transition ont été identifiés :

1  Réduire les émissions de Gaz à effet de Serres énergétiques et diviser par 2,5 la consommation d’énergie à l’horizon 2040.

2: Une reconquête de la biodiversité et des paysages, par un plan régional ambitieux visant le doublement des surfaces d’espaces naturels protégés pour 2030.

3  Viser 100 % des eaux brutes et un littoral en bon état écologique.

4  Une Bretagne ZERO déchet et économe en ressource.

5  Développer l’agriculture biologique et les circuits courts.

6 Diminuer l’artificialisation des sols et viser le zéro artificialisation nette.

7 50 % des déplacements en mode doux ou collectif.

8 Équilibre et solidarité entre les métropoles et les territoires ruraux.

9 Aides publiques conditionnées à l’existence de projets de territoires intégrant en priorité les enjeux environnementaux et sociaux locaux.

10 Education et formation à la transition écologique et solidaire.

Nous appelons les habitants, associations, entreprises, collectivités à nous rejoindre dans cette démarche et à faire entendre leur voix.

 Nous soutenons les positions prises par France Nature Environnement, ici :

https://www.fne.asso.fr/

Et suivez nos réflexions et propositions d’actions sur notre page Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/

Lundi 18 février 2019

https://www.bretagne-vivante.org/

Lire aussi:

Grand Débat : sortir du cadre pour permettre la transition écologique et solidaire. Une participation malgré des doutes (FNE)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

bassins (industrial union)

dechetes miniers

Raisons pour lesquelles vous devez connaître

Les bassins de stockage des résidus

La rupture du barrage de Samarco en novembre 2015, détenu par BHP et Vale, a coûté la vie à 19 personnes et est à l’origine du plus gros désastre environnemental survenu au Brésil

Personne n’entend jamais parler des bassins de stockage des résidus jusqu’à ce qu’ils connais-sent des défaillances. Néanmoins en se rompant, ils peuvent avoir des conséquences catastro-phiques. Devant leur nombre croissant, il est par conséquent utile de savoir ce que sont ces barrages et pourquoi il faut s’en préoccuper.

Qu’entend-on par résidus d’extraction minière?

Les résidus sont les déchets de l’extraction minière. Des procédés mécaniques et chimiques sont utilisés pour broyer les roches en sable fin afin d’extraire les minéraux ou les métaux précieux du minerai.

Tous les résidus irrécupérables et non rentables de ces procédés constituent des déchets. Ils sont formés de particules de roche finement broyées, de produits chimiques, de minéraux et d’eau. Selon le type d’extraction, les résidus peuvent être liquides, solides ou se présenter sous la forme de boues de particules fines. De nombreuses substances trouvées dans les résidus sont toxiques, voire radioactives; il n’est pas rare non plus qu’ils renferment de grandes quantités de cyanure, de mercure et d’arsenic.

Qu’entend-on par bassin de stockage des résidus?

Les bassins de stockage des résidus sont utilisés pour stocker l’eau et les déchets issus des sous-produits des procédés d’extraction. Au moins 3 500 bassins de ce type existeraient à travers le monde. Avec environ 30 000 mines industrielles, il est vraisemblable que ce nombre soit beaucoup plus élevé.

Les bassins de stockage des résidus peuvent atteindre une taille très importante, de l’ordre d’un lac, et s’élever jusqu’à 300 mètres. Les boues résiduaires sont acheminées dans les bassins où les matières solides se déposent au fond; l’eau est alors recyclée pour être réutilisée dans le procédé de séparation.

Les bassins de stockage des résidus utilisent la terre ou la roche plutôt que le béton armé comme barrage. Néanmoins, la majorité d’entre eux utilisent une méthode de construction en amont, moins chère mais plus dangereuse, en se servant des résidus comme barrière.  Le barrage est alors constamment rehaussé pour recevoir plus de déchets. Ces bassins sont plus instables et davantage enclins aux fuites.

Les bassins de stockage des résidus nécessitent un entretien constant et des contrôles réguliers pour s’assurer d’un drainage suffisant et de leur solidité pour contenir les résidus miniers.

Ce type de bassins constitue une menace pour la faune locale (oiseaux et animaux) qui se baigne et s’abreuve dans les eaux contaminées. La fuite de matières toxiques peut aussi causer des dégâts à l’environnement immédiat.

Quelles sont les conséquences d’une rupture d’un bassin de stockage des résidus?

Trente-et-une ruptures majeures de bassins de stockage des résidus ont été dénombrées en dix ans, entre 2008 et 2018, sans compter la rupture catastrophique du barrage de la compagnie minière Vale à Brumadinho, au Brésil, le 25 janvier 2019, qui aurait fait 300 morts.

Au Canada, la rupture du barrage de la mine de cuivre et d’or de Mount Polley en 2014 a provo-qué l’écoulement de 25 millions de mètres cubes d’eaux usées et de résidus dans les lacs et les systèmes hydrologiques adjacents; une quantité suffisante au remplissage de 20 000 piscines olympiques.

Un an avant la catastrophe, le propriétaire de la mine, Imperial Metals, avait signalé que le bassin contenait 84 831 kilogrammes d’arsenic, 38 218 kg de plomb, 562 kg de mercure ainsi que d’autres minéraux et déchets.

En 2015, la rupture du barrage de Samarco au Brésil est à l’origine du déversement de 33 millions de mètres cubes de boues de résidus de minerai fer dans l’environnement, causant la mort de 19 personnes, le déplacement de 600 familles et la contamination des voies navigables sur 620 km en aval, jusqu’à leur arrivée dans l’océan. On craint que des écosystèmes inesti-mables ainsi que la vie piscicole qui font vivre les communautés autochtones ne puissent jamais se rétablir.

De sérieuses inquiétudes existent en ce qui concerne la sécurité des bassins de stockage des résidus qui ne sont plus utilisés mais dont la planète a hérité, et qui représentent encore une menace considérable pour la vie et l’environnement s’ils venaient à se rompre.

Les bassins de stockage des résidus sont-ils nécessaires?

Les installations de stockage traditionnelles, telles que celles responsables des drames de Brumadinho et de Samarco, sont utilisées par l’industrie minière tout simplement parce qu’elles sont bon marché. De nouvelles technologies existent qui réduisent ou limitent considérablement les risques liés aux possibles ruptures des barrages, telles que les techniques de filtrage des résidus, qui réduisent la quantité d’eau pour minimiser le volume et améliorer la stabilité. L’élimination des résidus secs est une autre solution qui offre des avantages significatifs en termes de sauvegarde de l’environnement, mais aussi de sécurité des travailleurs et des communautés.

Comment la sécurité des bassins de stockage des résidus peut-elle être améliorée?

La rupture des bassins de stockage des résidus n’est pas fatale et peut être empêchée. Les compagnies minières doivent écouter les travailleurs et les syndicats, qui sont souvent les premiers à signaler les problèmes de sécurité, mais qui sont trop souvent ignorés.

IndustriALL Global Union travaille avec l’Initiative  (multipartite) for Responsible Mining Assurance standard (Norme IRMA pour une exploitation minière responsable) pour fixer les normes les plus élevées en matière de sécurité de ces bassins, et le Conseil international des mines et métaux (ICMM), qui a produit les lignes directrices sur la prévention de la défaillance catastrophique des bassins de stockage des résidus. L’industrie minière doit respecter de toute urgence ces normes pour éviter de nouvelles catastrophes.

13.02.2019

http://www.industriall-union.org/fr/

Lire aussi:

Un projet de bassin de stockage de déchets nucléaires à la centrale de Belleville-sur-Loire ?

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La rupture du bassin d’une mine provoque une grave pollution au Mexique

Le projet minier de la Montagne d’or inquiète l’ONU

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14 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Attention aux « miracles » nucléaires 

Thorium, déchets radioactifs, fusion

En ce moment circulent des « informations » stupéfiantes sur le nucléaire, tellement stupéfiantes que ce sont tout simplement des bobards, hoax et autres fake news.

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Le Thorium

C’est le énième retour (sur le web) des centrales nucléaires au Thorium, qui promettent un nucléaire « propre, sans danger, peu cher et aux ressources combustibles illimitées« . Rien que ça.

Il suffirait presque de remplacer dans les centrales actuelles l’Uranium par du Thorium et le tour serait joué. Or le Thorium n’est pas fissile (Il ne crée pas la réaction nucléaire), il est seulement fertile. Cela signifie que la filière nucléaire « au Thorium » est en réalité celle des SURGÉNÉRATEURS de type Superphénix.

La différence est que, au lieu de bombarder de neutrons l’Uranium 238 (fertile) pour obtenir du plutonium 239 (fissile), on doit bombarder le Thorium 232 (fertile) pour obtenir de l’Uranium 233 (fissile).

Oui mais voilà : cela fait 50 ans que l’industrie nucléaire mondiale échoue à faire fonctionner des surgénérateurs, avec la filière la moins compliquée (Uranium). Alors ce n’est pas demain matin que ça marchera avec du Thorium… Fin de la supercherie.

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Déchets radioactifs et Prix Nobel

La France compte depuis quelques mois un nouveau prix Nobel de Physique, spécialiste des lasers, Gérard Mourou, qui est aussi un petit plaisantin. Ce blagueur prétend en toute simplicité régler à grands coups de rayons lasers (on se croirait dans Star Wars) la question insoluble des déchets radioactifs.

« On peut réduire la radioactivité d’un million d’années à 30 minutes » prétend-il. Mais ce qui est (et encore : peut-être) possible en laboratoire, sur une quantité infime et à très grands frais, est probablement impossible techniquement et assurément totalement ruineux si l’on veut s’attaquer aux quantités industrielles de déchets radioactifs produits par l’industrie de l’atome.

D’ailleurs, notre « héros » gagne déjà du temps en signalant que lui et ses amis du CEA pourraient « montrer quelque chose d’ici 10 ou 15 ans« … Un bon Prix Nobel de blagues…

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Fusion nucléaire

Voilà qui nous fait penser à la fusion nucléaire dont les physiciens eux-mêmes disent que « C’est une énergie d’avenir… mais elle le restera toujours !« .  Le 23 mars 1988, Le Monde titrait ainsi « Fusion nucléaire : la « voie laser » est ouverte« . Eh oui, ce bon vieux laser servait déjà aux effets d’annonce.

Le 12 novembre 1991, Le Monde titrait « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire » et le 12 décembre 1993, égalisation 1-1 par les USA : « Les Américains effectuent une percée dans le fusion thermonucléaire« .

Un quart de siècle plus tard, tout ce petit monde s’est rassemblé (y compris avec les Japonais, les Russes, les Chinois, etc) pour échouer ensemble dans le projet Iter (lire absolument cet article de l’excellent Antoine C) qui réussit seulement à atomiser des milliards après avoir défiguré la Provence.

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Nucléaire : enfin du concret !

Oui, en matière de nucléaire il existe quand même du concret : la faillite d’Areva, celle programmée d’EDF, les chantiers catastrophiques et sans fin des EPR de Finlande et de Flamanville (qui devaient respectivement entrer en service en 2009 et 2012 !), le scandale sans limites des pièces nucléaires défectueuses produites au Creusot (cf la procédure en justice lancée par l’Observatoire du nucléaire et le scandale de la cuve défectueuse de l’EPR validée par la prétendue « autorité » de prétendue « sûreté » nucléaire. Etc.

Stéphane Lhomme Directeur de l’Observatoire du nucléaire

http://www.observatoire-du-nucleaire.org 

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Nucléaire en France 

Vers la catastrophe ?

Énergie propre et bon marché, nous ont seriné pendant des décennies les chantres du nucléaire français. De plus en plus, l’évidence s’impose : l’industrie nucléaire n’est ni bon marché, ni « propre ». Et depuis la catastrophe de Fukushima, personne ne peut dire qu’elle n’est pas dangereuse, même dans un pays développé comme le Japon.

Industrie dangereuse pour ses salariéEs et la population environnante, polluante pour les déchets radioactifs qu’elle laisse pour des siècles, elle n’est même pas bon marché si l’on compte tous les coûts savamment cachés comme le démantèlement des centrales. Sans parler de l’extraction de l’uranium en Afrique, où les populations locales exploitées, les sols pollués, et les dictateurs corrompus, sont l’apanage de l’industrie nucléaire française.

À l’heure où il semblerait que le temps soit venu de se débarrasser de ces centrales pour laisser la place à des énergies renouvelables, EDF fait de la résistance, et continue sa fuite en avant : super endettée, elle se lance désespérément dans de nouvelles constructions de centrales, notamment en Angleterre.

Le projet de Hinkley Point représente un tel danger financier que le directeur financier d’EDF a démissionné, refusant d’assumer cette aberration économique. Il faut dire que, de service public, EDF est devenue petit à petit privée, et destinée à fournir des profits à tout prix à ses action-naires. Quel que soit le coût humain et social.

Tout en sachant qu’elle sera de toute façon renflouée par l’État, c’est-à-dire par le contribuable. Un contexte qui rend encore plus dangereuse la continuation de l’utilisation de cette énergie nucléaire aux mains des capitalistes. L’emploi massif de la sous-traitance, la recherche du profit maximum, la prolongation des vieilles centrales obsolètes, ce cocktail est plutôt détonnant et rend de plus en plus probable une catastrophe annoncée.

Et ce n’est pas le discours de Macron sur sa stratégie sur le climat pour les dix prochaines années qui peut nous rendre optimistes, car pour le gouvernement, pas question de se passer de l’énergie nucléaire.

Il garde tout à fait ouverte la porte pour la construction de nouveaux EPR. Quant aux fermetures de centrales, il ne parle que de celle de Fessenheim d’ici la fin du quinquennat, alors qu’elle était déjà prévue en 2015 sous Hollande ! Les autres éventuelles fermetures sont repoussées à la Saint-Glinglin, à raison d’une tranche par an à partir de 2025, conduisant à 14 fermetures d’ici 2035.

Car pour Macron, le nucléaire reste une « piste prometteuse ». En 2035, la plus grosse partie du parc nucléaire aura plus de 49 ans, et EDF parle d’aller jusqu’à 60 ans. Alors qu’il n’existe aucun retour d’expérience sur des centrales de plus de 50 ans. Et que les piscines de la Hague, qui stockent les déchets nucléaires, sont sur le point de déborder.

Flamanville : retards, surcoûts et dissimulation de défauts

Le mauvais feuilleton de la centrale dernière génération, EPR, de Flamanville, n’en finit pas. Pré-vue pour une mise en service en 2012 et un coût de 3,3 milliards d’euros, elle ne fonctionne tou-jours pas. Par contre, les plafonds de coût ont été explosés, puisqu’on parle maintenant de 11 milliards, soit quasiment 4 fois plus que prévu initialement, et une hypothétique mise en service au mieux en 2020. Les incidents, malfaçons, défauts de fabrication, se sont multipliés au fil des ans.

À chaque fois, EDF et Areva, devenue Orano, pour faire oublier les scandales liés à Areva, ont essayé de cacher les problèmes rencontrés. L’autorité de contrôle, l’ASN, a repoussé à plusieurs reprises son autorisation d’ouverture au vu des défauts majeurs observés : problèmes sur le socle du futur réacteur, fissures dans la dalle.

Puis, ce sont des anomalies découvertes sur des pièces du réacteur qui repoussent la date de démarrage à fin 2018. Nous y sommes, et d’autres défauts de conception ont été découverts sur la cuve et sur les soudures du circuit secondaire. La plupart des soudures ne respectent ni la norme d’EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Le groupe doit reprendre 53 soudures, sachant qu’une seule soudure représente au moins 8 semaines de travail. C’est pourquoi l’ouverture de l’EPR est repoussée en 2020 au mieux.

Plus grave encore, la cuve du réacteur présente un réel danger

Une concentration de carbone trop importante, de 50% supérieure à la norme, qui met en péril la résistance de l’ensemble. Car une concentration excessive de carbone rend l’acier fragile, cassant, susceptible de multiples fissures en cas de sollicitations excessives. Et bien entendu, affirment les experts, les sollicitations thermiques ou mécaniques sont infinies, au cœur d’un réacteur nucléaire. Manifestement, le procédé de fabrication est mauvais, et EDF et Areva, qui le savaient depuis des années, n’ont rien dit. Pire, l’usine du Creusot, où cette cuve a été fabriquée, a falsifié des rapports afin de livrer une cuve défectueuse.

Quand on sait que dans un réacteur nucléaire, la cuve est un élément essentiel, car elle contient les emballages combustible donnant lieu à la réaction de fission nucléaire, il y a du souci à se faire. Il s’agit d’une barrière de défense destinée à empêcher le relâchement de radioactivité à l’extérieur en cas d’accident.

Mais l’ASN, sous pression, a finalement décidé, le 10 octobre dernier, de donner un avis favorable à la cuve de l’EPR de Flamanville. À condition que celle-ci fasse l’objet de contrôles suivis. Et compte tenu des difficultés, voire des impossibilités, de contrôler le couvercle, l’ASN n’autorise sa mise en service que jusqu’en 2024. Des membres de cette même autorité de contrôle sont inquiets : cela veut dire que « pendant 6 ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé », s’inquiètent-ils. Le feuilleton n’est donc pas terminé.

Le choix de l’énergie nucléaire : EDF et les pouvoirs publics persistent et signent…

L’énergie nucléaire représente en France 75 % de la production d’électricité, contre 10 % en moyenne dans le monde. C’est le fruit des choix faits par l’État dans les années 1970, qui étaient de favoriser cette technique au nom de l’indépendance énergétique de la France, passant pudi-quement sous silence le fait qu’il n’y a pas d’uranium en France… et qu’il est extrait principale-ment au Niger. Ce choix a offert pendant des décennies un marché aux rois du BTP et à toute la filière nucléaire, qui va de la construction et la maintenance des réacteurs au traitement du combustible et des déchets.

Énergie dangereuse par nature, le nucléaire l’est encore plus aux mains des industriels, mus essentiellement par la recherche du profit. Fukushima a démontré l’irresponsabilité d’une entreprise privée comme Tepco, prête à falsifier des rapports, avec la complicité des autorités, pour ne pas amputer ses profits. En France, même si l’État reste son actionnaire majoritaire, EDF fonctionne avec la même logique de rentabilité, supprimant des emplois pour dégager des profits. Elle a recours à la sous-traitance et exploite les « nomades du nucléaire », qui subissent l’essentiel des radiations lors de la maintenance des installations.

Et depuis le début du nucléaire, opacité et mensonge ont été la règle de la filière.

… malgré un gouffre financier à l’étranger

La saga de l’EPR finlandais touche à sa fin. Au fil des déboires et des retards, le coût en a été multiplié par 5 ! Areva s’est acquittée de 450 millions d’euros pour solder son litige dû à son énorme retard. Ce fiasco, entre autres choses, a contribué à mettre Areva en quasi-faillite et le groupe a dû être sauvé par l’État, c’est-à-dire par le contribuable.

Cela n’empêche pas EDF de continuer sa fuite en avant, avec le contrat de Hinkley Point en Angleterre. Malgré de nombreuses réticences sur le non-sens de ce projet, les mises en garde multiples des ingénieurEs et salariéEs du groupe, Macron, alors ministre de l’Économie, a pesé de tout son poids, y compris auprès d’un François Hollande assez réticent, pour imposer ce projet de deux EPR. Un projet aventuriste techniquement et financièrement. L’EPR de Flamanville n’a encore jamais fonctionné, et le calendrier de construction, cinq ans, est totalement irréaliste. Jamais, même lorsque EDF construisait des réacteurs en série, le groupe n’est parvenu à achever un chantier en cinq ans. Sans parler des conditions financières qui mettent en jeu les fonds propres d’EDF.  Au point que jamais le groupe n’avait connu une telle révolte interne : le directeur financier a démissionné, refusant de cautionner ce désastre annoncé, syndicats, ingénieurEs et salariéEs ont multiplié les mises en garde pour suspendre le projet, au moins le temps que Flamanville démarre, ce qui n’est pas encore pour demain. Il est probable que l’entêtement des dirigeants du groupe et de Macron tienne à la volonté de cacher le désastre industriel et financier de l’ensemble de la filière nucléaire.

Déjà, les premières évaluations des équipes d’EDF montrent que la plupart des prévisions étaient erronées.

Le surcoût sera gigantesque, tout comme le retard. Et, selon l’avis de plusieurs experts, il n’est même pas assuré que l’EPR puisse être rentable. Avec tous les surcoûts ajoutés au fil des ans, le prix de production du mégawatt-heure étant désormais aussi élevé que celui des énergies renouvelables….

Régine Vinon  Lundi 11 février 2019

https://npa2009.org/

 

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

nucléaire 2 (npa)

 nuklear

EPR

Performance en fraudes à la législation du travail, sous-traitance

S’il fallait un exemple pour démontrer que la course au profit est la motivation essentielle d’EDF, le maître d’ouvrage, d’Areva, concepteur et fournisseur du réacteur, et de Bouygues, pour le béton, celui de l’EPR de Flamanville est parlant. En 2011, suite à la mort d’un ouvrier sur le chantier, l’ASN s’est penchée sur les conditions de travail. Et ce qu’elle a trouvé est consternant : dissimulation des accidents et travail illégal règnent en maître. Le tribunal de Cherbourg a été saisi. « L’EPR de Flamanville pourrait être un cas d’école pour les fraudes en matière de droit du travail », déclarait ainsi un des inspecteurs.

Depuis une trentaine d’années, le recours à la sous-traitance par EDF ne cesse en effet d’aug-menter. Les objectifs sont de limiter les coûts en mettant ces sous-traitants en concurrence et, surtout, en employant des salariés qui ne bénéficient pas du statut d’EDF. Ce système permet aussi de truquer les statistiques sur les risques encourus par les travailleurEs du nucléaire car les études de santé rassurantes portent le plus souvent sur les employéEs fixes et non sur cette main-d’œuvre volatile.

Ce sont elles et eux qui effectuent des tâches de maintenance, nettoyage, et réparations diverses, souvent les plus dangereuses. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle « viande à rems ». Des témoignages récurrents venant de diverses centrales expliquent que la société sous-traitante change le badge de l’ouvrier qui a dépassé la dose admise, pour échapper au contrôle.

Le recours massif à la sous-traitance ne fait pas courir de risques aux seulEs travailleurEs du domaine, mais également à la sécurité générale des centrales. La sous-traitance en cascade, avec une pression maximale sur les coûts, fait que des travaux sont forcément vite faits et mal faits. Cette sous-traitance incontrôlée apparaît comme une des causes les plus importantes d’accident.

Le coût de démantèlement largement sous-évalué

Cela va coûter cher, très cher ou très très cher, questionne un journaliste de l’Obs, à la suite d’un rapport parlementaire sorti en février, où il apparaît clairement qu’EDF minimise, comme à son habitude, les coûts.

« Les hypothèses optimistes sur lesquelles EDF a bâti des prévisions, de même qu’un certain nombre de dépenses lourdes négligées, conduisent à s’interroger sur la validité des prévisions » de l’énergéticien, pointe ainsi diplomatiquement le document. En tout cas, les provisions d’EDF pour le démantèlement sont pour le moins maigrelettes : 350 millions environ alors que les autres exploitants européens de centrales mettent de côté entre 900 millions et 1,3 milliard d’euros par réacteur à démanteler. Les coûts de démantèlement sont deux fois plus élevés aux États-Unis et jusqu’à trois fois plus en Allemagne !

Orano (ex-Areva) et ses dégâts humains, économiques et financiers

Orano tire l’essentiel de son uranium (40 %) au Niger, un des pays les plus pauvres de la planète, qui, comme de nombreux autres pays possesseurs de ressources précieuses, n’en profite pas. SeulEs 16 % des habitantEs y ont accès à l’électricité. Renégocié en 2014, le contrat entre Areva et le Niger semble, selon des ONG, plus défavorable qu’auparavant.

Les chiffres publiés montrent que les revenus de l’uranium ont chuté de 15 millions d’euros entre 2014 et 2015. Il faut savoir que les filiales d’Orano bénéficient de nombreux avantages fiscaux : exemptions sur les droits de douane, exonération de TVA ou encore exonération sur les taxes sur le carburants. Ce qui leur permet au final d’échapper quasiment à l’impôt.

Qui plus est, comme l’a montré un remarquable documentaire1  et un film, Colère dans le vent, d’Amina Weira, la population locale est contaminée par les activités de la mine : difficultés respiratoires, cancers, malformations d’enfants. L’eau est empoisonnée, les maisons construites avec la terre des mines, la nourriture est contaminée et le bétail se meurt. La réalisatrice reproche à Orano d’avoir accaparé les richesses du pays, sans prévenir les travailleurEs des risques, tablant sur l’ignorance des populations.

Des accords secrets, négociés en son temps par Jacques Foccart, l’un des pères de la Françafrique, ont permis à la France de se targuer de son « indépendance énergétique », basée sur l’exploitation du sous-sol africain, au prix d’ailleurs d’ingérences politiques et de conséquences environnementales et sanitaires catastrophiques.

On pourrait également parler du scandale de l’achat d’UraMin par Areva en 2007, qui a probablement donné lieu au versement de rétro-commissions et de malversations, pour lesquelles certains cadres d’Areva ont été mis en examen. Lorsqu’on sait que les noms de Balkany et Sarkozy apparaissent dans l’affaire, ainsi que des noms de banques situées dans des paradis fiscaux, on sent bien qu’il s’agit encore d’une affaire de la Françafrique.

L’ancien agent des services secrets français, Vincent Crouzet, a écrit un ouvrage2 (que la direction d’Areva a essayé en vain de faire interdire) pour rappeler les conditions de cette transaction, dans laquelle Areva a investi à perte près de 2 milliards d’euros, à l’origine en grande partie de ses difficultés financières.

L’affaire : trois gisements inexploitables ont été achetés pour près de 40 millions de dollars par des hommes d’affaires britanniques et canadiens, et revendus 15 mois plus tard pour 2,490 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) à Areva. C’est donc de l’argent public (l’État détient 87% du capital), qui s’est évaporé dans la nature. Cette fuite est en grande partie à l’origine des difficultés financières d’Areva, renflouée par l’État à hauteur de 4,5 milliards. Deux informations judiciaires sont en cours, mais peinent à déboucher sur quoi que ce soit.

L’État continue de soutenir le nucléaire envers et contre tout

S’il fallait un exemple de cet entêtement, l’usine d’hydroliennes de Cherbourg pourrait en être une bonne illustration. En juillet 2018, le projet de déploiement de sept hydroliennes au large de Cherbourg est mort né. Naval Energies, filiale de Naval Group, détenue à 60% par l’État, a annoncé l’arrêt de ses investissements dans cette technologie.

Une usine de 5 500 m2 flambant neuve avait pourtant été inaugurée le 14 juin, juste un mois auparavant. Mais faute de soutien public, elle n’ouvrira pas. De l’argent des collectivités avait pourtant été insufflé dans le projet : 900 000 euros des collectivités locales, 100 millions pour le port. La raison ? Les pouvoirs publics s’étaient engagés par contrat sur un prix de rachat de l’électricité produite, et maintenant ils trouvent que cela coûte trop cher. Ils prétendent aussi qu’il n’y aurait pas assez de débouchés. Malgré des commandes fermes signées avec le Canada et le Japon…

Il y a donc loin des déclarations volontaires pour développer les énergies renouvelables et alternatives au nucléaire à la réalité.

Le solaire n’est plus soutenu, et du coup, ne se développe pas. L’éolien en mer a été décidé il y a dix ans, mais on ne voit toujours rien venir. Notons que la France est le pays d’Europe qui possède le plus grand nombre de kilomètres de côtes, et pourrait donc développer sans problème ces techniques.

Par exemple, le Danemark possède 506 éoliennes, le Royaume-Uni 1 753, et l’Allemagne 1 169. Et là, de nouveau, le gouvernement renonce à l’émergence d’une nouvelle filière industrielle, concurrente du nucléaire. Et c’est peut-être ici que le bât blesse : la volonté de construire six EPR à partir de 2025 semble indiquer le chemin que le gouvernement, sous la pression des lobbys du nucléaire, a décidé d’adopter.

Sortir du nucléaire, développer les énergies propres et renouvelables, semble plus que jamais urgent dans la période actuelle.

Régine Vinon Lundi 11 février 2019

https://npa2009.org/

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

fest noz migrants (le peuple breton)

affichefest1

Un fest-noz solidaire en soutien à

SOS Méditerranée à Bain de Bretagne

Le Peuple breton : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette soirée et ses objectifs ?

Bleuenn Aulnette : Le fest-noz solidaire du 15 février prochain aura lieu à Bain de Bretagne à partir de 20h. C’est une soirée de soutien à SOS Méditerranée co-organisée par l’antenne rennaise de SOS Méditerranée, l’association « accueillir au pays » qui apporte une aide aux demandeurs d’asile dans la région Bain de Bretagne et le groupe de musique bretonne Digresk.

Son objectif : donner plus de visibilité à notre mission, sensibiliser un public large aux questions de migration et collecter des fonds pour le sauvetage en mer. En effet, les opérations de sauve-tage sont financées à plus de 95 % par des dons privés, essentiellement de citoyens qui n’acceptent pas de continuer à laisser mourir des gens en mer sans rien faire.

Finalement, le navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius, a-t-il trouvé un port d’attache ?

Fin 2018, SOS Méditerranée a du renoncer à affréter l’Aquarius qui n’avait plus de pavillon et était comme d’autres navires humanitaires de secours en mer victime depuis plusieurs mois d’un harcèlement administratif politique et judiciaire. Les équipes opérationnelles de SOS Méditer-ranée étudient des propositions d’armateurs pour affréter un nouveau navire citoyen dédié à la recherche et au sauvetage avec l’espoir de repartir en mer le plus rapidement possible car tant que des personnes risquent leur vie en traversant la Méditerranée, il est de notre devoir d’aller leur porter secours.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ?

Souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard : « l’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère ». Pour SOS Méditerranée, il s’agit avant tout de sauver des vies. Selon le HCR, 1 personne sur 6 s’est noyée en Méditerranée en 2018 en tentant de rejoindre l’Europe. Les considérations politiques sur la migration et la gestion de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en Europe ne justifient pas qu’on laisse des hommes des femmes et des enfants se noyer en mer aux portes de l’Europe.

affichefest-noz

Refuser de tendre la main aux réfugiés dans la Méditerranée revient ni plus ni moins à les laisser mourir. Si votre conscience n’a pas de problème avec cela, le fest-noz organisé à Bain de Bretagne pour SOS Méditerranée le 15 février prochain n’est pas pour vous ! Pour tous les autres, Le Peuple breton a posé quelques questions à Bleuenn Aulnette.

Gael BRIAND 8 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh

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