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20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

vidéo (eaux et rivières)

50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer

Découvrez le teaser du film « 50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer », réalisé par Jean-Yves Dagnet. Première projection lors du Dour Fest, à Quimperlé, dimanche 27 octobre.

« 50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer », réalisé par Jean-Yves Dagnet retrace l’histoire de l’association, les leviers actionnés pour mieux protéger l’eau et l’environnement et les défis qui se posent à l’association. Voici un avant-goût du film d’une quinzaine de minutes. Il sera diffusé, pour la première fois, dimanche 27 octobre, à l’occasion de Dour fest, à Quimperlé.

dour

18 octobre 2019

https://www.eau-et-rivieres.org/

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

droit de retrait (sud-rail npa)

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Droit de retrait à la SNCF : un mouvement qui fait tache d’huile (NPA)

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

paysans boulangers (bastamag)

pain bio

Paysans-boulangers : l’autonomie plutôt que la soumission à l’agro-industrie

Grâce à l’activité boulangère en plus des cultures, de nombreux petits paysans s’installent et comblent notre appétit pour un pain plus naturel. Rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels.

Ces dernières années, les paysans boulangers ont fait leur place sur les marchés. Le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc.

D’après Antoine Deransart, ce n’est que le début : « Je n’ai encore jamais vu l’un d’entre eux, une fois installé, ne pas arriver à vendre le pain qu’il produisait. Il y a toujours une forte demande dans la plupart des régions. On peut facilement imaginer un paysan boulanger dans chaque canton. Faites le calcul : le potentiel d’emplois est considérable. ».

« Partir de la matière première »

Romain Ménaboeuf, 35 ans, s’est récemment installé comme paysan boulanger en Saône-et-Loire, après une première vie professionnelle de dix ans en tant qu’ouvrier boulanger. « J’ai tellement travaillé de farines modifiées, des trucs bizarres ! J’avais envie de partir de la matière première, de contrôler l’ensemble de la chaîne. »

Comme la plupart de ses collègues paysans, Romain cultive une variété locale de blé qu’il améliore lui-même d’année en année en conservant les plus beaux grains, et qu’il enrichit « avec les variétés des copains ».

La culture du blé ? « C’est pas compliqué. J’ai demandé un peu aux vieux, dans le coin… » Après les moissons et leurs inévitables problèmes mécaniques, il faut trier le grain, gérer « la chauffe » du grain stocké, causée par la fermentation, assurer sa conservation pendant plus d’un an par tous les temps, moudre le grain, enfiler la casquette de fournier, puis celle de boulanger, puis celle de vendeur…

« L’hiver, quand il n’y a que le pain à faire et que les marchés de Noël sont passés, je coupe et réserve le bois qui alimentera le four. C’est mon sport d’hiver ! » Romain enfourne trois fois par semaine, et vend sans problème ses 150 kg de pain hebdomadaires sur les marchés alentours.

« Il y a beaucoup de travail, mais j’ai eu un rythme soutenu pendant des années, je suis habitué. Maintenant, je travaille pour moi. Je ne gagne pas forcément plus, mais je ne travaille plus de nuit et les week-ends.

Surtout, il y a une certaine fierté à faire de la qualité quand on me demandait avant la quantité. De savoir que je fais du pain bon pour la santé, et que j’arrive à le vendre à un prix accessible à tous. » Un des aspects de la liberté retrouvée ? « Pouvoir travailler avec du levain », explique Romain.

La farine au secours du troupeau

Daniel Coutarel, dans le Tarn s’est installé en 1982, bien avant que les formations de paysan boulanger n’existent, avec 300 brebis allaitantes et 700 agneaux. Il a dû changer de modèle économique sous peine de cessation d’activité.

La contrainte économique s’est doublée d’un « déclic » dans sa façon d’envisager l’agriculture : il est sorti du modèle productiviste intégré, c’est-à-dire dépendant des grandes entreprises de l’agro-alimentaire, et a décidé de valoriser les céréales le mieux possible, en les transformant lui-même en farine, et en vendant celle-ci en direct aux boulangers et particuliers. « L’élevage, c’est 80% de mon temps, mais la majorité de mes revenus est liée à la farine », explique l’agriculteur.

Pour autant, l’idée de se spécialiser dans le « tout farine » n’a jamais traversé l’esprit de Daniel, qui voit les choses dans l’autre sens : « C’est grâce à la farine que je peux maintenir une activité d’élevage. » Ainsi, au-delà de l’aspect économique, son activité de paysan meunier s’intègre comme un élément parmi d’autres dans le système de polyculture-élevage qu’il a peu à peu mis en place – il possède aussi un petit troupeau de vaches Aubrac.

La paille du blé Barbu de Lacaune fournit litière et complément alimentaire aux animaux – « Elle est riche en silice » – et les animaux fournissent en retour l’engrais pour les cultures. Quant aux nombreux chats présents près des silos à grain, ils assurent la conservation des céréales…

C’est donc au nom d’une certaine idée de l’agriculture que Daniel a diversifié sa production et transforme, naturellement, son blé en farine. Une agriculture qui tire le meilleur parti du vivant sans l’épuiser, indépendante des cours mondiaux et de l’agro-industrie, dans laquelle le paysan n’est pas dépossédé des fruits de son travail, et qui fournit des aliments de qualité.

Une agriculture incompatible avec l’industrialisation et la standardisation des produits. Une agriculture qui laisse toute responsabilité et liberté au paysan : une agriculture autonome.

Les lobbies de la minoterie et de la boulangerie

Malgré le gisement d’emplois que promet le métier de « paysan producteur-transformateur de céréales », on s’étonnera que des formations « du grain au pain », telles que celle du CFPPA de Montmorot, se comptent seulement sur les doigts d’une main.

On s’en étonnera d’autant plus que le discours dans l’air du temps flatte les « petits paysans bio » et que la valorisation des productions par la transformation et la vente en circuits courts permet le maintien de petites structures, des fermes à taille humaine plus facilement transmissibles, plus portées sur l’agroécologie, plus « résilientes »…

« Sauf qu’en face, on a le lobby de la minoterie et de la boulangerie, c’est pas rien ! »

s’agace Daniel. Les barons du secteur commencent en effet à voir d’un mauvais œil le dévelop-pement de ces paysans autonomes, qui court-circuitent leurs affaires. Lobbies aux côtés des-quels se tient la puissance publique, qui fronce les sourcils du seul fait qu’il y a du change-ment dans l’économie bien huilée du blé, une filière dont le contrôle et la taxation ne datent pas d’hier.

Ainsi, Daniel et ses collègues paysans-meuniers voient se multiplier les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur leurs exploitations.

Or, la direction des fraudes les considère comme des minotiers, les soumettant donc à des taxes « farine », mais aussi à tout un cahier des charges lié à la traçabilité, à des installations respec-tant des normes d’hygiène et de sécurité taillées pour les professionnels du métier. La réglemen-tation est telle qu’aucun paysan n’aurait les moyens financiers de la respecter. « Une petite meunerie moud en trois jours plus de blé que moi en un an. C’est absurde de vouloir nous assimiler à des meuniers ! On est des paysans ! »

Un métier à faire reconnaître

Les paysans boulangers, eux aussi, revendiquent leur différence par rapport aux boulangers traditionnels. « Le même problème s’est posé avec les bouchers-charcutiers, quand les paysans ont commencé à vendre leur viande en direct », rappelle Antoine Deransart.

Soumis à des règles fiscales différentes, les paysans feraient de la concurrence déloyale, tireraient la profession vers le bas… « Les paysans font valoir leur droit de transformer leur production, c’est tout ! », soutient le formateur.

Pour l’heure, ce droit n’est pas clairement reconnu par les administrations, ce qui conduit parfois à des décisions graves de conséquences : dans le Lot, récemment, un candidat paysan boulan-ger s’est vu refuser les aides à l’installation agricole au motif que ses revenus dépendaient trop de la vente de pain… Les paysans boulangers sont-ils plus boulangers que paysans, ou plus paysans que boulangers ?

La réponse à cette question qui frise l’absurde engage l’avenir de nombreuses petites structures agricoles. Pour donner du grain à moudre aux pouvoirs publics, Antoine Deransart change de point de vue, et se met à la place… du pain :

« D’un côté, on travaille avec des farines non stabilisées de blés anciens qu’on a produit, et de l’autre, on investit dans la présentation des pains et on étoffe la gamme de sandwiches. Les consommateurs ne s’y trompent pas. » (Résumé)

Fabien Ginisty (L’Âge de faire) 18 octobre 2019

https://www.bastamag.net/

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rébellion vétérans (the guardian)

vieux

Comment les personnes âgées sont devenues les héros d’Extinction Rebellion

C’est une génération qui regroupe les anciens combattants de Greenham (anti missiles US), de la grève des mineurs et de la Poll Tax (Thatcher) et des mani-festations anti-guerre en Irak  et, sans avoir à s’inquiéter pour leur CV , ce sont des «arrêtables» parfaits.

La protestation touchent l’opinion lorsque les militants ont l’air aussi ordinaires que possible, comme les pelotons de grands-parents qui grossissent les rangs d’Extinction Rébellion.

Les caméras recherchent le pittoresque – le stéréotype du jeune à dreadlocks, qui permet à la presse de droite de rejeter l’énorme soulèvement mondial comme « n’étant pas des gens comme nous ».

Mais tous ceux qui participaient à la marche de Londres de samedi ou aux manifestations de cette semaine, ont vu à quel point la grande majorité d’entre eux sont des «gens normaux» non photogéniques de tous âges, avec des bataillons de retraités. Il n’y a pas non plus beaucoup de groupuscules d’extrême gauche pour détourner un puissant événement grand public.

Lorsque Boris Johnson les a qualifiés de «hargneux peu coopératifs», il ne parlait probablement pas des personnes âgées. Et il a fallu que son père, Stanley, rejoigne la Rébellion aux côtés du flot des retraités arrêtés jour après jour.

C’est le rabbin Jeffrey Newman, âgé de 77 ans, agenouillé dans Lombard Street, en face de la Banque d’Angleterre qui lui a volé la vedette. L’interdiction générale de toutes les manifestations à Londres a été totalement ignorée par les contingents des anciens.

Les anciens sont souvent les plus expérimentés, avec des médailles pour le prouver: Aldermaston était ma première marche, âgée de 14 ans. Plus tard, sont venues les manifesta-tions anti-guerre du Vietnam. Cette génération regroupe aussi des vétérans de Greenham, de la grève des mineurs, de la Poll Tax de Thatcher et des manifestations anti-guerre en Irak.

Des centaines de personnes dans les 70 ans et certaines dans les 90 ans – une génération des années 1960 aguerrie – ont été arrêtées dans le monde entier lors de ces manifestations d’urgence climatique.

Il s’agit de la cohorte des retraités la plus en forme, non seulement en mesure de s’asseoir dans la rue, mais également de se relever. Ce sont les meilleurs «arrêtables»  sans enfants, et avec pension.

Ils n’ont pas besoin de s’inquiéter des CV niqués, ni du casier judiciaire, rien à perdre. La police, (en Angleterre peut-être blog) craint de traîner les personnes âgées dans la rue. En outre, c’est un devoir pour une génération culpabilisée: « C’est nous qui avons brûlé le carbone, avons mis le plastique dans la mer et avons souillé l’air de ceux qui viendront après ».

Polly Toynbee mar 15 oct 2019

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Que faire avec Extinction Rebellion ? (Anti-k)

 

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

retraites (bastamag)

aguela

Madrid mercredi: grand-parents en lutte pour leurs droits

Avec la réforme, les retraites de demain ne seront pas suffisantes pour maintenir son niveau de vie

Basta !  : Cette réforme, et le passage à un système à points, sera-t-elle plus égalitaire que le système actuel, comme l’assure le gouvernement ?

Michaël Zemmour [1] : Cette réforme veut limiter les dépenses de retraite, c’est-à-dire concrètement faire baisser les pensions des retraités par rapport au niveau de vie des actifs. C’est une trajectoire qui est déjà en partie programmée par les réformes précédentes. La nouveauté de la réforme, avec l’introduction d’un système à points, c’est de rendre cette trajectoire automatique, et moins facilement réversible. Son principe est de définir un taux de cotisation fixe, qui ne bougera pas. C’est donc le niveau des pensions qui s’ajustera, de manière à ce que ce taux de cotisations permette de les payer.

Le rapport de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites [2] propose un taux de cotisation limité à 28% du salaire brut. C’est à peu près le taux actuel, mais comme on sait que la durée de vie va s’allonger, bloquer ce taux va avoir pour conséquence de faire baisser les pensions. L’idée principale du système à points, c’est qu’on gèle le niveau des ressources, et comme les retraites vont durer plus longtemps, puisque la durée de vie s’allonge, les pensions vont baisser. On pousse ainsi les gens à partir plus tard, et avec une pension plus faible.

La grande question qui est devant nous est celle du niveau de pension, ainsi que celle de l’âge de départ en retraite. Là où le débat est biaisé aujourd’hui, c’est que le gouvernement dit : « Nous sommes prêts à discuter de tout, mais avec les mêmes moyens. » Autrement dit l’alter-native ne se joue qu’entre perdre plus de pension, ou partir plus tard.

Ce que cela dessine, d’ici une vingtaine ou une trentaine d’années, ce sont des retraites qui n’auront plus le même rôle qu’aujourd’hui. Les pensions retraites existeront toujours – il est inexact de dire qu’on n’aura plus de retraites. Mais ces retraites qui ne seront pas suffisantes pour maintenir son niveau de vie. Elles ne constitueront qu’un premier étage. Celles et ceux qui n’auront que cela seront vraiment appauvris. D’autres, qui seront plus aisés, iront compléter par de la capitalisation.

Le système de décote/surcote est aussi profondément inégalitaire, car le fait de pourvoir travailler plus longtemps dépend du métier exercé.

Aujourd’hui, on discute beaucoup de savoir s’il faut calculer la retraite en fonction de l’âge ou en fonction des durées de travail. Le cœur de cette discussion, c’est que les systèmes de retraites, tels qu’ils sont présentés par le gouvernement, font que si vous n’atteignez pas l’objectif qu’on vous fixe, on vous pénalise lourdement.

Le système voulu par Delevoye prévoit que vous accumuliez des points, mais si vous n’atteignez pas soit l’âge pivot, soit la durée de référence, la valeur de vos points est diminuée. C’est une sorte de double peine. D’abord vous avez travaillé moins longtemps donc vous avez moins de points, par exemple si vous avez une carrière à trous. En plus, si vous partez à 62 ans, vos points valent moins cher.

Au cœur de ce principe, il y a une philosophie basée sur l’incitation : les dispositifs sont là pour inciter les gens à avoir des comportements considérés comme vertueux. Ce principe ignore la plupart des gens ne sont pas maîtres de leurs décisions de travailler ou pas.

Ces décisions ne sont pas prises dans un contexte de pure liberté ! Ce n’est pas un menu au restaurant. Il y a des difficultés professionnelles, il y a un contexte de santé, il y a du chômage. Donc, si on vous pénalise pour une décision que vous n’avez pas prise, ou si vous êtes déjà en mauvaise santé et que vous ne pouvez pas continuer à travailler, c’est un faux choix, et une vraie pénalisation.

Vous pointez le fait qu’il est faux que les gens travaillent dans l’ensemble plus longtemps. Les gens prennent leur retraite plus tard, mais selon vous c’est plutôt le temps entre la fin du travail et le début de la retraite qui augmenterait.

Il y a des personnes qui travaillent plus longtemps, à peu près deux ans de plus par rapport à il y a dix ans. C’est le fait des réformes précédentes, et aussi de la chasse aux pré-retraites. Dans le même temps, plus de la moitié des salariés français ne travaillent pas jusqu’à la retraite.

Lorsqu’ils liquident leur retraite, aux alentours de 63 ans, ils ne sont déjà plus en emploi depuis un, deux ou trois ans. Ils peuvent être au chômage – le chômage de longue durée des seniors est important. C’est le chômage qui a tendance à remplacer les pré-retraites, mais de manière moins favorable. Ils peuvent être aussi en invalidité, en arrêt longue maladie, ou aux minimas sociaux. Une période sans emploi ni retraite est en train de se créer, et a tendance à s’allonger avec les réformes.

C’est une illusion de poser les débats comme si, en décidant d’un âge de départ à la retraite, on résolvait le problème de l’emploi des seniors. Ce problème est toujours là, à la fois parce que les entreprises ne sont pas très demandeuses de garder les seniors très longtemps, que les condi-tions de santé dans un grand nombre d’emplois ne permettent pas de travailler plus longtemps, et aussi parce que les personnes ne souhaitent pas travailler plus longtemps.

C’est en lien avec les conditions de travail. Il y a un fossé qui se creuse entre le moment où l’on s’arrête – la moitié des gens s’arrêtent aujourd’hui avant 60 ans –, l’âge légal (62 ans actuelle-ment), et l’âge moyen auquel on touche enfin sa retraite, qui est plutôt de 63 ans pour l’instant.

D’un côté, le gouvernement communique sur des détails très techniques, de l’autre, les économistes, les partenaires sociaux, les citoyens, n’ont pas accès aux données sur lesquelles se base le gouvernement pour calculer les effets de la réforme. Qu’en pensez-vous ?

Nous n’avons pas accès aux données ni au résultats des études. C’est particulièrement archaïque, d’autant plus que le gouvernement communique sur des détails très techniques et qu’il veut absolument parler de cela. Il ne communique pas les simulations sur lesquelles il s’appuie. Le gouvernement assure que notre système sera meilleur que l’ancien, mais nous n’avons pas accès aux données pour le savoir ! Ce qui est clair, c’est qu’on va donner aux cadres supérieurs, aux salariés les plus riches, un bon de sortie du système. Ils pourront sortir du système de base pour la partie de leur salaire qui dépasse 10 000 euros par mois.

Les petites retraites, nous dit-on, seraient de l’autre côté un peu revalorisées. L’éventail des retraites distribuées, sans les plus riches, paraîtra donc plus égalitaire. Mais c’est une loupe déformante. Car les personnes qui en ont les moyens et qui vont voir les retraites de base baisser vont les compléter par la capitalisation. Et la capitalisation accroît nettement les inégalités. Les comparaisons internationales le montrent. Notre système actuel est loin d’être parfait, il contient des formes d’inégalités importantes. Mais en préparant un système où la retraite publique ne sera qu’un premier étage, peut-être que les inégalités seront encore plus fortes entre les retraités.

L’unification des différents régimes aura-t-elle aussi pour effet un nivellement pas le bas ?

Pour y voir plus clair, il faudrait avoir des chiffres. Pour le régime de la fonction publique, il est reconnu publiquement que son intégration au régime général va coûter très cher en droits à la retraite, au moins pour la partie des fonctionnaires qui sont peu payés en prime.

Une autre question dont on parle peu dans cette réforme, est celle de la prise en compte de la pénibilité…

Plusieurs dispositifs de prise en compte de la pénibilité ont été mis en place dans les années 2000 puis ont été dégradés. Aujourd’hui, ce n’est pas mis en avant. Et comme on présente chacun comme le gestionnaire de son compte de points, on ne rend pas compte du fait qu’il y a des métiers qui ont des effets tels sur la santé qu’on ne peut pas les exercer indéfiniment.

C’est quelque chose qui doit se penser pour la retraite, mais aussi se penser au travail, il faut mener de front les deux. Une partie des éléments des régimes spéciaux de retraites reposent sur cette idée de prendre en compte les risques spécifiques. S’il y avait quelque chose à faire pour s’inspirer des régimes spéciaux, ce serait effectivement de reconnaître qu’il y a des professions qui, en tant que telles, méritent un traitement spécifique. (Résumé)

La réforme des retraites voulu par Emmanuel Macron fait basculer le système par répartition vers un système individualisé, à points. Chacun vivra dans l’illusion qu’il reste maître du niveau de sa future pension, mais exercer un métier pénible ou précaire, connaître des périodes de chômage, se retrouver en invalidité sont autant de facteur qui feront baisser les points accumulés. Entretien avec l’économiste Michaël Zemmour.

Propos recueillis par Rachel Knaebel 17 octobre 2019

https://www.bastamag.net/

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

saumon (pùblico)

pisciculture

La mer s’épuise pour que vous puissiez manger du poisson d’élevage

On a beaucoup parlé de l’industrie de la viande et de son impact sur l’environnement ces derniers temps. Des affiches lors des manifestations laissent présager que c’est l’un des principaux responsables du changement climatique, mais personne ne parle de poisson.

La consommation de poisson ne nuirait elle pas à l’environnement?

L’industrie aquacole s’est présentée comme la meilleure alternative à ce que l’on appelle la «pêche extractive», mais l’aquaculture n’est qu’une ombre furtive qui cache de grands secrets: de grandes quantités d’aliments sont utilisées pour nourrir les poissons élevés dans des exploitations piscicoles.

Fabriqué à partir de poisson obtenu directement de la mer.

Comme l’explique José Miguel Cerdá-Reverter, spécialiste de la nutrition en aquaculture, l’homme a choisi d’élever les poissons qui se trouvent au plus haut niveau de la chaîne alimentaire, à savoir les poissons carnivores Ils doivent être nourris avec des protéines provenant d’autres poissons.

Comme dans tout défi digne de ce nom, il y a des défenseurs et des détracteurs. Certains soutiennent avec véhémence ces pratiques, affirmant que l’aquaculture peut potentiellement offrir des protéines saines, abordables et qui laissent peu d’empreinte carbone, ce qui soulagera les océans de la pression énorme à laquelle ils sont soumis par la pêche extractive. De l’humour noir.

Parmi les détracteurs, on trouve la communauté scientifique, qui s’est inquiétée de l’impact des pêches dites de réduction, c’est-à-dire la pêche de petits poissons pélagiques pour produire de la farine de poisson et de l’huile de poisson (FMFO) qui servent à l’alimentation. poisson d’élevage.

Le dernier rapport de la Changing Markets Foundation fournit des données qui nous permettent de comprendre les dimensions de cette industrie: près d’un cinquième des poissons sauvages capturés chaque année sont destinés à la fabrication de farines et d’huiles de poisson qui serviront d’aliment pour l’aquaculture et l’agriculture.

Si nous pensions qu’il s’agissait d’un problème localisé, c’est raté. Une vieille et triste histoire se répète encore: celle de l’inégalité. La croissance de l’aquaculture à l’échelle mondiale augmente la demande d’aliments pour poissons et, par conséquent, la demande de matières premières à transformer, ce qui signifie qu’il faut davantage de poissons sauvages.

Cette situation atteint des niveaux inquiétants dans certains pays, principalement avec des revenus faibles et des taux élevés de pauvreté et de faim. Après une enquête exhaustive, Changing Markets a réussi à rassembler des cas aussi frappants que ceux de l’Inde, du Vietnam et de la Gambie.

Des études monographiques ont été réalisées durant les mois de mai et juin. Les trois pays rassemblent des problèmes communs, dérivés de l’industrie FMFO: les stocks de poisson dans ces pays sont visiblement réduits en raison de l’utilisation de pratiques irrégulières qui endommagent l’écosystème.

Les pêcheurs artisanaux en Inde ont vidé leurs côtes, tandis que les pêcheurs vietnamiens ont décidé de franchir les frontières et de commencer à pêcher dans des eaux étrangères ou interdites. Malgré tout, le manque de stocks de poisson n’est pas le seul problème que cette industrie déclenche.

La Gambie constate à quel point son industrie de l’écotourisme est endommagée par les taux de pollution élevés tant dans l’air que dans l’eau par les usines. Dans son précédent rapport, Changing Markets avait évoqué le cas des adorables manchots Humboltd, une espèce locale du Pérou gravement touchée par la diminution de la biomasse d’anchois péruvienne dont il se nourrissent. L’anchois péruvien représente 30 à 35% de la production mondiale d’aliments pour poissons.

Aujourd’hui, comme chaque 16 octobre depuis 1979, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) promeut  la Journée mondiale de l’alimentation.

À l’instar du Programme 2030, il vise à réduire la faim dans le monde. Paradoxalement, alors qu’en 2018, 821,6 millions de personnes étaient affamées dans le monde, des milliards de poissons sauvages sont utilisés pour nourrir les poissons d’élevage.

Cette industrie a comme point commun: le manque de transparence et l’incapacité à communiquer aux chercheurs l’évolution des marchés et aux citoyens la source de la nourriture de leurs produits aquacoles.

Nous avons entre nos mains la solution. Cessons de soutenir une industrie qui raccourcit la vie sur notre planète. N’aidons pas à maintenir des pratiques qui compromettent le tissu social et économique de ces pays. En tant que consommateurs, nous avons le dernier mot.

Shalini Arias Hurtado

https://blogs.publico.es/

Commentaire:

Là ou il est écrit « l’homme » il faut comprendre, le capitalisme!

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

fracking argentine (the guardian)

Comment la fracturation a des conséquences néfastes sur les autochtones Mapuches d’Argentine

Un feu d’huile a brûlé pendant plus de trois semaines près d’un lac d’eau douce à Vaca Muerta, en Argentine, l’un des plus grands gisements de pétrole et de gaz de schiste au monde, qui abrite le peuple autochtone Mapuche.

En collaboration avec Forensic Architecture, cette vidéo examine l’affirmation de la communauté mapuche locale selon laquelle l’industrie pétrolière et gazière a causé des dommages irréversi-bles à leur patrie ancestrale et à leur mode de vie traditionnel.

Les Mapuches autochtones paient le prix fort pour le rêve de fracturation de l’Argentine.

 

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

bretagne radieuse (fr3)

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Bretagne radieuse : enquête sur les traces invisibles de l’uranium en Bretagne

Beaucoup d’entre nous ne le savent pas mais entre 1955 et 1984, 42 mines d’uranium ont été exploitées en Bretagne. 26 d’entre elles se trouvent, concentrées, dans le département du Morbihan. Le réalisateur Larbi Benchiha est allé sur les traces de l’extraction d’uranium.

250 mines d’uranium ont été exploitées en France de 1945 à 2001, l’activité a produit 252 millions de tonnes de matériaux et de déchets résiduels radioactifs, qui menacent l’écosystème.
En Bretagne, pendant trois décennies, cette extraction d’uranium, a produit des déchets insuffisamment riches pour être traités en usine, mais néanmoins, nocifs pour la santé.

Dès les débuts, des comités de protestation anti uranium se sont constitués. Petit à petit, une conscience environnementale s’est développée mobilisant, des élus, des agriculteurs ainsi que de simples citoyens soucieux de leur qualité de vie.

Armés de compteur Geiger, des associations traquent les chemins pris par des eaux impactées, des terrains souillés, des champs infectés, des jardins de particuliers contaminés par des niveaux de radioactivités trop importants, dangereux pour l’homme. Tous ces espaces sont ouvert au public, et peuvent être des parcours de promenade pour une famille ou terrains de jeux pour enfants.

L’ampleur de la contestation a contraint l’ancêtre d’AREVA (la COGEMA) à renoncer aux mines bretonnes en 1990. Pour la première, et unique fois, une alliance s’est faite entre les écologistes et la FNSEA. Mais, trente-cinq ans d’exploitation de l’uranium en Bretagne ont laissé des traces. Autour de certains sites, l’environnement porte encore les stigmates du passé et la santé publique est toujours menacé.

Pourtant, la mobilisation des populations ne s’est pas arrêtée à la fermeture des mines. Des collectifs animés par de nouvelles générations, ont repris le flambeau des anciens et dénoncent les fermetures bâclées des mines, la non sécurisation des sites, l’absence de signalisation, la dissémination des résidus …Et le manque traçabilité pose de nombreuses questions !

En outre, les associations interpellent l’Etat, de sommer AREVA à décontaminer les zones à risques. Parallèlement, ces derniers mois, en Bretagne, des demandes pour l’exploration des sous-sols à la recherche de minerais précieux, dont l’uranium, ont été déposées en toute discrétion.

Plusieurs permis de recherches ont déjà été accordés à la société Variscan Mines : Merléac (22), Beaulieu(44). D’autres sont en cours d’instruction : Loc Envel (22), Silfiac (56), Dompierre du Chemin(35).

En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, s’est dit favorable à de nouvelles exploitations minières sur le territoire français… La dispersion des stériles et des sédiments contaminés, engendrés par 30 années d’extraction d’uranium, présente toujours un risque pour la santé publique et l’environnement.

Larbi Benchiha poursuit par son film « Bretagne radieuse » sa démarche de documentaliste sur les aspects sanitaires et environnementaux du nucléaire dont l’uranium fait partie. Après avoir filmé dans le désert du Sahara, et à Moruroa, ce troisième volet s’intéresse à la genèse de l’histoire du nucléaire en France. « Ils ont d’abord fait des mines, en Bretagne et partout en France. L’uranium des mines est la matière première des bombes nucléaires ».

Bretagne radieuse un film inédit pour France 3 Bretagne
Production : JPL Films, France Télévisions
Diffusion : lundi 21 octobre 2019 à 23h20

Benoit Thibaut Publié  15/10/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Lire aussi:

Mines d’uranium du Morbihan: 11 sites à réhabiliter mais aucune obligation pour Areva 

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

convergence (bastamag rp)

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Les pompiers et le mouvement des hôpitaux convergent face à la dégradation du service public

Les pompiers battront le pavé parisien ce mardi 15 octobre, aux côtés de leurs collègues des hôpitaux dont le mouvement continue de s’étendre. Au cœur de leurs inquiétudes : la qualité dégradée de la prise en charge des patients, liée à leurs conditions de travail de plus en plus pénibles.

Les pompiers et personnels des urgences, rejoints par d’autres secteurs hospitaliers, manifes-tent ensemble ce mardi 15 octobre dans les rues de Paris. Ils sont habitués à se côtoyer : « On se voit au travail, à hôpital, tous les jours », raconte Matthieu, pompier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), et membre du syndicat autonome de la fonction publique (SAFP). Avec ses collègues, il a vu augmenter le nombre de brancards installés dans les couloirs, et les cernes se creuser sous les yeux des soignants.

« Le confort des victimes et la santé des patients passent par le bien-être au travail des agents, poursuit Matthieu. Or, les conditions d’exercice ne cessent de se dégrader. Nos collègues soignants sont de plus en plus nombreux à être en burn-out. » La qualité d’accueil est d’autant plus importante que nombre de gens qui arrivent aux urgences sont sérieusement amochés. Notamment celles et ceux qui sont amenés par les pompiers.

« On laisse là des gens en pleurs, sans pouvoir les aider. C’est très dur »

« Les gens qui ont eu un accident de voiture sont souvent très angoissés, décrit Laure, infirmière et membre du collectif Inter-urgences au sein de l’hôpital local. Mais bien souvent on est obligés d’arrêter les discussions qui leur font tant de bien, parce qu’on n’a pas le temps.

On laisse là des gens en pleurs, sans pouvoir les aider. C’est très dur. » « A Saint-Malo, 41 000 personnes passent aux urgences tous les ans, alors que le service est dimensionné pour en accueillir 20 000, précise Katell, infirmière. À Partir de 21h, il n’y a plus de secrétaire d’admission. Ce sont les infirmières qui doivent tout faire, et nous ne sommes jamais assez nombreux pour assurer les soins. Les gens passent des heures et des heures à attendre, c’est intolérable. Les pompiers sont évidemment impactés par cette très mauvaise organisation. »

« Les temps d’attente ne cessent de s’allonger, même pour nous lorsque nous amenons des patients, alors que nous sommes censés être prioritaires, se désole Matthieu. Nous ne voulons pas laisser des personnes âgées que nous avons ramassées par terre chez elles sur des brancards, dans un couloir, à l’hôpital. »

« Ce n’est pas sécurisant pour les patients, et pour nous non plus, reprend Laure. Nous ne pouvons pas gérer tout le monde. Dans les couloirs, les gens n’ont pas de sonnettes pour nous prévenir. Nous avons des anciens qui ont des soucis de démence et qui se lèvent, se déshabillent parfois, et errent entre les brancards. C’est affreux d’accueillir les gens dans de telles conditions. »

Faudra-t-il grimper à l’échelle de 35 mètres jusqu’à 60 ans, voire plus ?

« Le malaise des établissements hospitaliers nous touche bien évidemment, constate Hervé, pompier depuis plus de 30 ans, et syndiqué à la CGT. Ils sont en train de les démanteler, de les privatiser pour les donner en pâture à des gens qui vont faire de la spéculation. Comme ils ont fait avec la SNCF. »

En plus de dénoncer une dégradation de toute la chaîne de secours, les pompiers tiennent à alerter l’opinion sur deux points qui les concerne plus particulièrement, en premier lieu les mena-ces qui planent sur leur retraite. Bénéficiant d’un régime spécial, dû aux risques inhérents à leur métier, les pompiers ont le droit de partir dès 57 ans à la retraite, moyennant une sur-cotisation, et sous réserve d’avoir travaillé 42 ans. Ce dispositif pourrait prendre fin avec la nouvelle réforme des retraites.

« On commence à nous dire qu’il va falloir continuer à monter à l’échelle de 35 mètres, même passés 60 ans… Ça va être compliqué !, souligne Hervé. Sur le terrain, tant qu’on est suffisam-ment nombreux, on s’organise pour que ce soit les plus jeunes qui y aillent, mais comment fera-t-on demain ? »

Les pompiers demandent également une revalorisation de leur prime de feu, qu’ils aimeraient voir convertie en prime de risque. Leur récente participation à l’extinction de l’incendie de Lubrizol à Rouen, dans des conditions très difficiles, a clairement souligné les dangers auxquels ils peuvent être exposés.

« On intervient aussi de plus en plus souvent sur des scènes d’attentats », ajoute Hervé. D’autres évoquent les agressions qu’ils subissent, en augmentation. « Il s’agit de remettre l’humain au cœur des préoccupations des politiques, affirme Katell, du collectif Inter-urgences. Il faut nous rassembler pour lutter : pompiers, retraités, usagers, soignants des différents services … tous ensemble, nous serons plus forts. »

Nolwenn Weiler  15 octobre 2019

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

cgt hôpital (le télégramme)

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine.

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine. Ce lundi, les infirmièr(e)s de blocs opératoires diplômé(e)s d’État (Ibode) vont débrayer de 8 h à 10 h et manifester devant le bâtiment 5 de l’hôpital Morvan pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur spécialité, ainsi qu’une revalorisation de leur salaire et la protection de leurs compétences spécifiques.

Mardi, la mobilisation aura lieu à l’hôpital de Bohars, avec un débrayage de 8 h 30 à 9 h 30, devant l’entrée de l’établissement psychiatrique. Les agents de psychiatrie ont décidé d’amplifier leur mobilisation face à l’absence de réponse de la direction à leurs revendications. Ils demandent une reconnaissance des risques professionnels liés à la violence en psychiatrie et des mesures immédiates pour la prévenir. Ce mouvement sera reconduit tous les mardis.

Les agents du service des urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche ont décidé de se joindre à la mobilisation des pompiers à Paris le mardi 15 octobre. Une délégation du CHRU Brest-Carhaix participera à la manifestation.

13 octobre 2019

https://www.letelegramme.fr/

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