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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (fr3)

handicap

120 personnes en situation de handicap manifestent pour demander leur autonomie financière

« J’ai 35 ans, j’ai passé l’âge de demander des sous pour aller à la boulangerie » s’agace Gerwin. Avec une centaine de personnes, il a manifesté ce 16 septembre pour que l’allocation adultes handicapés ne soit plus calculée en fonction des ressources de leurs conjoints.
Publié le 16/09/2021 à 18h18 • Mis à jour le 16/09/2021 à 18h33

Sur la place, une mariée brandit une pancarte sur laquelle elle a écrit : « Veux tu m’épouser ? ».  Face à elle, un monsieur montre tristement son carton : « Je peux pas, j’ai mon AAH. » La mise en scène résume l’existence des 270 000 personnes handicapées qui vivent en couple et qui à cause de cela touchent une allocation réduite, ou pas d’allocation du tout.

Créée en 1975, l’allocation aux adultes handicapés est versée aux personnes en situation de handicap qui ont une incapacité à travailler. D’un montant maximal de 903 euros et 60 centimes, elle est versée à 1, 2 million de personnes.

Mais son calcul se fait sur la base des ressources du foyer. Si le ou la conjoint(e) d’une personne seule perçoit des revenus supérieurs à 1 020 euros net par mois, le niveau de l’AAH perçue par le bénéficiaire est revu à la baisse. Au-dessus d’un certain revenu du conjoint, le bénéficiaire peut même totalement perdre son allocation.

La déconjugalisation comme seule solution

« Cela rend les personnes dépendantes financièrement de leur époux ou de leur épouse, » explique Cécile Cotterbrune- Desbats de l’Association des Paralysés de France d’Ille et Vilaine. Ce n’est pas normal. Il faudrait déconjugaliser. Ne s’occuper que des révenus que de la personne en situation de handicap. C’est un revenu d’existence pas une allocation comme les autres.  »

Gerwin et Cécilia sont mariés depuis 12 ans. Il souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire. Ses articulations sont anormalement souples. D’un rien, il peut se déboiter une épaule, se retourner les doigts.

Il n’existe aucun traitement, donc Gerwin souffre tout le temps. Et parfois, « quand le corps atteint son niveau maximal de souffrance, ça fait comme un ordinateur en surchauffe compare-t-il, je déconnecte, je fais un malaise. J’ai besoin d’avoir tout le temps quelqu’un avec moi. »

Etre dépendant physiquement, ce n’est pas simple, mais l’être pour tout, ça n’est pas possible. Gerwin raconte l’histoire d’une de ses amies, en fauteuil elle aussi, qui doit quémander de l’argent à son compagnon quand elle va en courses. D’autres évoquent les cadeaux qu’ils font à leur épouse avec l’argent de leur épouse ! « C’est pas une vie, c’est une survie » lâche Gerwin.

« Cela revient à nier l’existence de la personne en situation de handicap en tant qu’individu autonome « souligne Cécile Cotterbrune Desbats..

La loi qui a failli tout changer

En février 2020, l’Assemblée nationale avait adopté, en première lecture,  une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH sans prendre en compte les revenus du couple. Le Sénat avait suivi en mars 2021.

Mais en juin dernier, en deuxième lecture, le gouvernement  a bloqué le vote des parlementaires. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat  chargée des personnes handicapées, « la déconjugalisation de l’AAH remettrait en cause la base même sur laquelle est construite la solidarité nationale puisque la situation conjugale est prise en compte dans le calcul de tous les minima sociaux et dans le système fiscal. »

Le gouvernement a fait voter un texte qui remplace la déconjugalisation par une augmentation du plafond de ressources.

Des calculs au lieu d’une transformation de la société

Les revenus du conjoint bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 20%. Il a été relevé à 5.000 euros pour tous. Les associations ont évidemment sorti les calculatrices. « En modifiant le calcul de l’abattement, pour conserver une AAH à taux plein, il faudra que le conjoint ne perçoive pas plus de 1.520 euros net avant abattement. D’après les chiffres de l’exposé des motifs de l’amendement, “cette mesure représenterait alors un gain moyen de 110 euros par mois pour 120.000 bénéficiaires de l’AAH en couple, pour un coût de 185 millions”

La déconjugalisation couterait elle les 730 millions d’euros

60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

Cet amendement du gouvernement ne répond pas à la très grande volonté d’indépendance financière des personnes en situation de handicap, expliquait en juin la députée Jeanine Dubié, co-rapporteure de la proposition de loi. « Si on considère les personnes en situation de handicap comme des citoyens à part entière, il est normal de les laisser choisir leur vie. Si on les ampute d’un revenu qui est légitime du fait de leur handicap, on leur ampute le droit de choisir, à la fois de se mettre en couple, mais aussi de partir si la situation se dégrade. »

Les histoires d’argent finissent mal, en général

Car Gerwin le sait, le voit, ses histoires d’argent ont un impact sur les couples. « On peut avoir des disputes et ça peut aller jusqu’à des violences conjugales » s’inquiète-t-il.

« Car tout coûte très très cher quand on est malade ou blessé ». Sa maladie a été diagnostiquée alors qu’il avait 18 ans. Puis elle s’est aggravée. « D’abord, j’ai eu une canne, puis l’année d’après un déambulateur, la suivante, un fauteuil manuel et puis un électrique. Pour acheter le premier fauteuil électrique ( 15 000 euros, la sécurité sociale prend en charge 4 500 euros ) on a été obligé de faire une cagnotte Leetchi. »

« L’allocation adultes handicapés est sous le seuil de pauvreté souligne- t-il. Il faut que ça change, qu’on soit autonome et qu’on puisse vivre dignement. »

Le Sénat doit réexaminer le texte de loi le 12 octobre prochain.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

ministres (jdd)

mineurs

Covid-19 : 60% des Français trouvent « justifié » que les ministres soient poursuivis sur la gestion de la crise

Notre enquête Ifop montre qu’une majorité de Français est favorable à ce que les ministres soient jugés sur leur gestion de la crise du Covid-19.

Alors que la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » sonne comme un coup de tonnerre pour la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, cette décision apparaît aujourd’hui validée par une large majorité des Français : 60% considèrent qu’il est « justifié » que des ministres soient poursuivis par la justice sur leur gestion de la crise sanitaire, alors même que celle-ci n’est pas finie – ils sont même un tiers (33%) à voir ces poursuites comme « tout à fait » justifiées.

Fait rare : cette justification prêtée aux poursuites est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, à l’exception notable des sympathisants de La République en Marche (25%) et les électeurs d’Emmanuel Macron (45%) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Sans surprise, les proches de La France Insoumise (85%, dont 55% « tout à fait ») et ceux du Rassemblement national (72%, dont 48% de « tout à fait ») apparaissent comme les plus virulents à l’égard des ministres, comme les 25-34 ans (70%) et les catégories populaires (74%).

16 septembre 2021 Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop

https://www.lejdd.fr/

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

santé (npa)

hoptiam

Contre le pass sanitaire, en défense de la vaccination !

Nous refusons le pass sanitaire, au nom des libertés, contre le capitalisme de surveillance, les menaces sur les emplois des soignantEs. Mais nous le refusons aussi car il est incapable de construire l’adhésion à la vaccination anti-covid, nécessaire pour d’aller vers celles et ceux qui doutent, sont éloignés des centres de vaccination.

Défendre la vaccination en luttant contre le pass, c’est défendre la protection des plus fragiles, à la santé dégradée par la malbouffe, le surpoids, les métiers les plus exposés, les logements les plus exigus. 17 % des travailleurEs manuels ne veulent pas du vaccin, contre seulement 8 % des cadres sup. Réaction populaire contre les mensonges du capital, les scandales de Big Pharma, la défiance vaccinale tue, en Martinique et dans les banlieues populaires !

Oui, le vaccin protège largement

Nous défendons certes la liberté individuelle de dire non à la vaccination. Mais nous construisons surtout la liberté collective retrouvée grâce à l’accès universel à la vaccination, rendu possible par la fin des brevets, les transferts de technologies, les réquisitions, la gratuité de ces biens communs. Une vaccination universelle qui doit se conjuguer avec le maintien pour touTEs des gestes barrières.

La vaccination prévient 98 % de la mortalité, 90 % des hospitalisations. Ce ne sont pas les chiffres des capitalistes de la pharmacie, mais du système de santé public britannique qui a suivi 500 000 Écossais vaccinés, 500 000 non vaccinés, et nous dit qui rentre à l’hôpital, en réanimation, qui meurt.

Je me protège, mais je protège aussi les autres. Selon l’étude Pasteur, les vaccinés transmettent 12 fois moins que les non vaccinés, 10 fois moins dans l’étude Colorado ! Car même face au delta, ils évitent encore de se contaminer à 42 % (Pfizer) ou 76 % (Moderna), et diminuent ainsi la transmission. Seuls les vaccinés contaminés et symptomatiques – peu nombreux donc – ont, au début de l’infection, une charge virale identique aux non-vaccinés, mais qui diminue plus rapidement, selon les chiffres du CDC.

Les effets secondaires ? Le suivi de 29 millions de personnes par le service public de santé britannique montre 200 fois plus de risques de thrombose après infection covid qu’après vaccination !

Une urgence sanitaire

Limiter la vaccination aux plus âgés, aux porteurs de pathologies lourdes, ou hésiter à défendre les vaccins biens communs face aux anti-vax, aux réacs de réinfocovid, c’est laisser se multiplier le virus en population générale. Avec mathématiquement une apparition plus rapide de variants, dont la dynamique est claire, plus de contagiosité, et les dernières études le démontrent, deux fois plus de risques de finir en réanimation avec le delta, y compris chez les plus jeunes.

40 % des admis en réanimation en Martinique ont moins de 40 ans, la plupart non vaccinés. Le variant delta rend plus difficile à atteindre l’immunité collective. Il faut vacciner un plus grand pourcentage de population, il limite un peu moins les transmissions. Alors « relativiser » la vaccination ? Ou en faire une urgence sanitaire, un acte d’accusation contre ceux qui laissent filer le virus et ses variants, préférant les brevets et les profits à une vaccination universelle.

Vaccination obligatoire ?

Exaspérés par les accents complotistes, les slogans sur le « pass nazitaire », la présence de l’extrême droite… la tentation de la vaccination obligatoire existe chez certainEs. D’ailleurs, onze vaccins sont déjà obligatoires pour les enfants !

Lors du débat national sur la vaccination de 2016, le NPA s’était prononcé contre l’obligation vaccinale, comme… le jury citoyen et le jury des professionnels de santé. L’obligation vaccinale n’a pas fait la preuve de son efficacité ! Avec ses trois vaccins obligatoires, la France faisait moins bien que l’Allemagne et ses vaccins seulement recommandés. Pire, la vaccination des nourrissons de moins de 9 mois reculait de 5 % en 2014, malgré l’obligation, sur fond de scandale sanitaire.

Liberté de vaccination mais choc de confiance disions-nous. Et pour cela, en finir avec les brevets, le secret commercial, exproprier les trusts pharmaceutiques, développer une pharmacovigilance indépendante, des vaccins sans aluminium face au doute raisonnable.

Après les mensonges de Macron sur le covid, aujourd’hui la défiance vaccinale est bien pire. Pour passer de la vaccination obligatoire à la vaccination effective contrainte, combien de contrôles policiers, de licenciements ?

Contre le pass sanitaire, Macron qui casse nos droits et l’hôpital, les brevets de Big Pharma, en défense de la vaccination associée à une politique de prévention et de conviction bâtie avec les populations, le mouvement ouvrier doit d’urgence reprendre l’initiative.

Frank Prouhet 02/09/2021

https://lanticapitaliste.org/

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

féminicides (osez le féminisme)

 

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (fr3)

plog

Plogoff. Une marche contre le nucléaire et un passage de témoin aux nouvelles générations

A Plogoff, la marche annuelle en mémoire de la lutte contre le projet de centrale nucléaire avait un goût particulier ce dimanche 29 août. Il y a 40 ans, François Mitterrand, nouvellement élu, abandonnait l’idée d’implanter une centrale nucléaire dans cette commune du Finistère.

Ils sont partis du bourg de Plogoff et ont marché jusqu’à la pointe de Feunteun Aod, là même où une centrale nucléaire a failli voir le jour au début des années 80. Un projet, symbole de la lutte anti-nucléaire, qui a déclenché les foudres des militants à la fin des années 70. Jusqu’à ce que finalement, en 1981, le président Mitterrand, fraîchement élu, mette fin à cette idée de centrale.

Un symbole important

Depuis 8 ans, une marche est organisée pour commémorer ce bras de fer. Une marche festive et en musique.
Jeanne Mourge se souvient : « Ça a été quelque chose de fort pour Plogoff, pour toute la Bretagne et pour la lutte anti-nucléaire. Et même pour tous les projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, là aussi on y était. »

« C’est un soutien symbolique important qui donne espoir à d’autres luttes, abonde Jean Moalic, président de Plogoff Mémoire d’une Lutte. Il n’y a pas beaucoup de projets nucléaires qui ont été abandonnés, donc c’est un symbole important. »  La lutte et surtout la victoire obtenue à Plogoff représente un relais que les anciens souhaitent passer aux jeunes.

Un passage de relais à la jeunesse

« Il y a en Europe un mouvement auprès de la jeunesse depuis 2 ou 3 ans sur le climat, témoigne Fañch Le Henaff. C’est important de faire le lien avec l’actualité. Macron a encore le projet de six petits EPR en France. »

« Le nucléaire est une technologie du passé, poursuit Chantal Cuisnier de Sortir du Nucléaire. A Flamanville, on atteint une facture astronomique de 19 milliards pour un réacteur qui ne marchera sans doute jamais. »

Après un pique-nique sur le site magnifique de Feunteun Aod, la centaine de marcheurs a pris le chemin du retour, direction le bourg de Plogoff. Où à n’en pas douter, ils se retrouveront l’année prochaine.

29/08/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

traité (reporterre)

Lire aussi:

TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION DES COMBUSTIBLES FOSSILES

Charbon, gaz et pétrole : bientôt un traité de non-prolifération ?

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccins (université d’été npa)

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

poutou à l’université d’été (npa)

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Pour la présidentielle, le Nouveau Parti Anticapitaliste mise sur les luttes plutôt que les urnes

Le parti de Philippe Poutou a présenté les thématiques principales de sa campagne pour 2022. Le candidat et ses camarades promeuvent la lutte de classes, avec l’espoir de rencontrer un nouvel écho durant la présidentielle

«On ne cherche pas à être élu, on compte sur les luttes». Philippe Poutou assume la contradiction, il voit dans l’élection présidentielle une opportunité d’amplifier le discours de combat politique que porte son parti au quotidien.
Le NPA tenait son université d’été cette semaine à Port Leucate (Aude), rassemblant, selon le parti d’extrême gauche, plus de 650 participants. Le rendez-vous a débuté avec un meeting pour lancer la campagne Poutou 2022 et dessiner les contours de son programme. Avec le retour du candidat bordelais revient le «nous» qui le caractérise, qui englobe tantôt ses camarades, tantôt l’ensemble de la classe ouvrière. Il lui semblait donc naturel de faire monter à la tribune plusieurs voix et différents profils.A commencer par Pauline, soignante au CHU de Toulouse. Elle pointe du doigt le pass sanitaire, «pire méthode pour vacciner rapidement». La militante se montre très critique envers la gestion sanitaire du gouvernement, affirmant que le nombre d’antivax n’est que le revers de la médaille de sa politique :

«On ne peut pas s’étonner qu’il y ait des craintes quand ceux qui vous l’imposent sont les mêmes qui vous ont envoyé travailler sans protection, malade et qui vous ont menti.» Elle plaide pour la levée des brevets qui entravent à l’heure actuelle la possibilité de vacciner l’ensemble de la population mondiale. Pauline réclame également l’interdiction des licenciements, qui plus est dans une période de crise sanitaire où le système de santé manque de personnel.

Gestion par les travailleurs

Sans surprise, le Nouveau Parti Anticapitaliste cible le système capitaliste comme responsable sur chaque thématique de sa campagne. Avec le sens de la formule qu’on lui connaît, l’ouvrier au chômage fustige les déboires judiciaires du gouvernement, «une liste de justiciables», mais également «ses amis, cette classe de possédants», les patrons.

L’enjeu pour lui est de remettre en avant la lutte des classes, pour imposer une gestion de la société par les travailleurs, contre le profit des dirigeants. Damien, cheminot, illustre la théorie par un exemple qu’il date du premier confinement : «Dans l’est de la France, des collègues ont réussi à imposer que certains trains de marchandises non essentielles ne roulent pas pendant la nuit pour ne pas s’exposer au virus».

«L’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage»

Question crise climatique, le NPA pointe là encore la responsabilité des grandes multinationales, à commencer par celle du géant pétrolier Total. Marine, étudiante à l’Université de Nanterre, avance la planification de l’économie comme réponse : «l’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage».

Pour «rompre avec le productivisme», il faudrait enlever «aux capitalistes les moyens de détruire la planète». A noter la présence de l’avocat Arié Alimi, qui a fait des violences policières son cheval de bataille. L’invité accuse le gouvernement d’établir «un système de contrôle social de plus en plus global», à l’image de la loi sécurité globale et de la loi dite anticasseurs. Il constate également l’intensification de la répression dans les manifestations et déplore «de ne plus pouvoir venir en famille».

Puisque la campagne présidentielle représente pour Poutou un moyen de porter ses revendications, il les énumère : Smic à 1 800 euros nets, retraite à 60 ans et partage du temps de travail pour lutter contre le chômage, monopole public bancaire et, surtout, remise en question de la propriété privée des entreprises. Avant de redistribuer les richesses, le parti marxiste veut commencer par «socialiser les entreprises».

Pour cela, il s’agirait d’abord de commencer par «donner les moyens à notre camp [celui des travailleurs] de redevenir une force sociale et politique». Et le NPA compte bien sur la période des élections pour «faire du bruit».

Mais pour répondre présent le 10 avril 2022 dans les urnes, il lui faudra surtout passer la barre fatidique des 500 signatures. Une affaire loin d’être jouée d’avance, puisque le mouvement d’extrême gauche n’en revendique pour le moment que 75.

Pas de quoi démobiliser les militants, à l’image de Marine qui conclut son intervention : «Nous ne voulons pas être une génération sacrifiée mais une génération révolution». Comme ça c’est clair.

Mathieu Michel 27 août 2021

https://www.liberation.fr/

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (lutte ouvrière)

hop1

Hôpital de Quimper : rien ne va plus

Depuis plusieurs mois, la situation se dégrade dans tous les services de l’hôpital de Quimper. Bien plus que le Covid, le manque de lits et de personnel rend la situation intenable.

Aux Urgences, certains jours, les patients doivent attendre huit à dix heures avant d’être installés en salle de soins, au mépris de la confidentialité et de leur intimité. Puis, faute de lits d’hospitalisation, des patients, même porteurs de pathologies sévères, stagnent aux Urgences sur des brancards, parfois 48 heures. En fait, les Urgences se transforment en service d’hospitalisation improvisé en raison de la pénurie de lits dans l’ensemble de l’hôpital.

De plus en plus, quand un soignant est en arrêt de moins de 48 heures, il n’est plus remplacé et sa charge de travail retombe sur les collègues. Les horaires de travail sont bousculés en fonction des contraintes. Les temps partiels ne sont plus respectés faute de personnel, tout comme les congés.

Pour ne pas embaucher, l’hôpital allonge le temps de travail. Ainsi, depuis 2020, la direction a raccourci de quatre minutes l’horaire journalier des soignants, en supprimant deux RTT à l’année.

Dans un nombre croissant de services, la direction de l’hôpital tente d’imposer que les aides-soignants, pourtant débordés, assurent en plus de leurs tâches le nettoyage des chambres, réalisé auparavant par les agents de service. Cela permet par exemple de supprimer sur un étage deux postes d’agent sur quatre.

Alors même qu’elle impose des journées supplémentaires pour remplacer des collègues malades, la direction refuse de payer ces heures, en promettant une récupération sous forme de repos bien difficile à obtenir.

Face à cette situation intenable, depuis le mois de mai, le personnel des Urgences a constitué un collectif, composé d’aides-soignants, d’infirmiers, de secrétaires et de médecins.

La principale revendication est de disposer, pour la salle commune aux Urgences, 24 heures sur 24, d’une aide-soignante et d’une infirmière supplémentaires, soit l’embauche de six infirmières et quatre aides-soignantes, une étant déjà présente le matin. Suite au refus de satisfaire les revendications, le collectif a choisi de mettre la situation sur la place publique.

La direction a prétendu qu’elle ne trouvait pas de candidats pour les postes de soignants, alors qu’elle n’a même pas daigné venir proposer de l’embauche aux élèves infirmiers ou aides-soignants de Quimper lors de la fin de leur cursus.

Pour l’instant, face à la mobilisation, la direction a lâché à « titre expérimental pour l’été » neuf heures d’infirmier par jour et sept heures d’aide-soignant. Cela ne fait pas le compte.

Dans tous les services, les personnels savent précisément le nombre de lits et d’embauches nécessaires pour faire face à la situation. Il reste à l’imposer par la mobilisation.

Correspondant LO 25 Août 2021

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