Archive | Santé

03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

lithium (arte)

Portugal : Lithium, un enjeu européen ARTE

On l’appelle « l’or blanc », le lithium est un métal de plus en plus utilisé, de plus en plus convoité. L’Europe importe 86% de sa consommation (de Chine, du Chili, d’Australie) alors que ses sous-sols en contiennent.
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La demande et les besoins explosent. 
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Selon la Commission européenne, l’Europe aura besoin de 18 fois plus de lithium d’ici à 2030, et presque 60 fois plus en 2050. Pour quel usage ? Essentiellement les batteries des voitures électriques et les batteries de stockage d’énergie. Pour Thierry Breton, le commissaire européen en charge notamment de la politique industrielle, « l’Europe se met en position pour être quasiment autosuffisante en lithium pour nos batteries en 2025. »
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C’est au Portugal que se trouveraient les plus importants gisements de lithium en Europe. Plusieurs entreprises ont prospecté et comptent bien exploiter les sous-sols de différentes zones du nord du pays.
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Mais les premières étapes de ce processus ont rencontré l’opposition des populations locales. Selon le maire de l’une des communes concernées, « la plus grande valeur que nous ayons aujourd’hui n’est pas le lithium, mais la biodiversité. »
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La région de Montalegre et Boticas est classée « patrimoine agricole mondial » par la FAO.  Le débat est complexe : pour devenir plus verte, l’Europe doit-elle exploiter ses ressources, en creusant une partie de son sous-sol ?
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•16 nov. 2020
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01 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

sud santé kan ar mor (dz)

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Source: Sud-Santé

 Ille-et-Vilaine: Rassemblement 11h30, place Charles de Gaules Rennes.

Devant le siège de LINKIAA 168, route de St Luce à NANTES

fougeres

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01 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

bhopal (ecologistas france-inter)

bhopal
 Bhopal, la tragédie sans fin

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, en Inde, la ville de Bhopal à 600 km au sud de Delhi découvre avec horreur le revers du miracle industriel. Un nuage toxique s’empare des rues de la capitale de l’État du Madhya-Pradesh et fait des milliers de morts. Son origine ? L’usine de pesticides Union Carbide.

Cette usine ouverte a été ouverte quatorze ans plus tôt grâce à un partenariat avec les Etats-Unis. Dans ses locaux, des ouvriers indiens y fabriquaient de l’isocyanate de méthyle ou MIC. Une solution chimique qui se transforme en gaz mortel si elle chauffe.

De la dynamite liquide. Cette nuit de décembre 1984, 25 000 personnes perdent la vie dans des conditions atroces, victimes de l’un des plus graves accidents industriels de tous les temps.

Depuis, les damnés de Bhopal continuer de revendiquer leurs droits et de lutter contre l’entreprise américaine qui nie toutes responsabilité. C’est David contre le géant chimique Goliath.

Trente-six ans après la catastrophe, l’eau des nappes phréatiques d’une partie de la ville est toujours contaminée, les enfants jouent dans des déchets toxiques et les nouveaux nés présentent de graves anomalies de santé.

Un récit documentaire de Constance Vilanova

mardi 1 décembre 2020

https://www.franceinter.fr/

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Accident de Bhopal (1984)

Cette célèbre et terrible photo a été prise par le photographe Raghu Rai le matin du 3 décembre 1984, après la nuit d’horreur à Bhopal.

Le 3 décembre 1984, la plus effroyable catastrophe industrielle de l’histoire s’est produite : en raison de l’absence de mesures de sécurité à l’usine chimique d’Union Carbide à Bhopal, en Inde, près d’un demi-million de personnes ont été exposées au gaz terriblement toxique qu’est l’isocyanate de méthyle.

Le gouvernement a estimé le nombre de décès à 5 295, le nombre de personnes handicapées de façon permanente à 4 902 et le nombre de personnes gravement blessées à 42. Les personnes concernées affirment que ce chiffre est de 22 917 décès, 508 432 cas d’invalidité permanente et 33 781 cas de blessures graves.

En 1969, Union Carbide a commencé à déverser des déchets chimiques, qui se sont répandus dans le sous-sol, contaminant les puits et les aquifères. En 1989, cinq ans après la catastrophe, la multinationale nord-américaine a réalisé une étude sur les niveaux de toxicité du sol et le résultat a été terrifiant, alors ils l’ont caché et il n’a jamais été révélé.

Union Carbide et le gouvernement indien, qui a pris en charge la représentation des victimes, ont conclu un accord extrajudiciaire en 1989 pour lequel la société a payé 470 millions de dollars. Quatre-vingt-treize pour cent des 500 000 personnes qui ont reçu une indemnisation ont reçu 327 euros.

Le 7 juin 1999, le tribunal indien chargé de juger ce désastre a condamné huit dirigeants d’Union Carbide à deux ans de prison et à payer 8 900 euros, se moquant ainsi de la tragédie causée par la gigantesque fuite de gaz mortel.

De 1999 à 2013, de nombreuses études indépendantes ont été réalisées sur les eaux contami-nées et les données étaient extrêmement graves : le mercure a dépassé les limites de sécurité jusqu’à 6 millions de fois ; le trichloréthylène, un composé qui affecte le développement des fœtus, plus de 50 fois ; la présence d’isocyanate de méthyle dans le lait maternel des femmes…

En novembre 2014, le gouvernement indien a annoncé une révision de l’indemnisation des personnes touchées et un recomptage des victimes. Les autorités indiennes demandent 1,2 milliard de dollars supplémentaires à Dow Chemical, qui possède actuellement Union Carbide, tandis que les victimes réclament 8,1 milliards de dollars.

En ce triste anniversaire, Ecologistas en Acción est solidaire du peuple de Bhopalí et soutient la demande de responsabilité civile et pénale de l’entreprise chimique américaine Dow Chemical.

3 décembre

https://www.ecologistasenaccion.org/

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

morbihan (3 décembre)

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

3 décembre (bégard)

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

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Zone Industrielle des Pays-Bas, Briec
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Quimper BO s’apprête à vendre un terrain à la multinationale AMAZON pour une agence de livraison qui transportera 30 000 colis par jour autour de QUIMPER enlevant des parts de marché aux commerces locaux qui sont déjà en grande difficulté…
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Nous ne pouvions pas laisser s’établir à côté de chez nous un géant du e.commerce qui coche toutes les cases en matière de calamités environnementale, économique, sociale, fiscale et culturelle.
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Dimanche on a semé des glands, des châtaignes, des noix sur la parcelle YI 394 de la zone des Pays-Bas à Briec. Nous voulions préserver nos terres pour des activités utiles liées à la transition écologique et sociale !
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28 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

plougonven quimper lannion (le télégramme)

hoptiam

La CGT et Sud mobilisés à Plougonven : « On ira jusqu’au bout »

La grogne des syndicats CGT et Sud ne faiblit pas, face aux inégalités de traitement que subissent les « exclus du Ségur ».

Les syndicats CGT et Sud se sont retrouvés devant le centre médical Le Triskel, à Plougonven, pour manifester contre les inégalités de traitement subies par les « exclus du Ségur ».

Comme annoncé, les syndicats CGT et Sud poursuivent leur lutte contre les inégalités de traitement subies par les « exclus du Ségur ». Ce terme désigne en France plus de 40 000 agents de santé, dont une quarantaine rien que pour le CHPM des pays de Morlaix et les établissements médico-sociaux.

Les deux syndicats, rejoints par le Comité de défense des usagers du CHPM, ont organisé un mouvement de soutien devant le centre médicalisé Le Triskel, à Plougonven, le 26 novembre, appuyé par des pancartes rien moins qu’explicites, de « Diviser pour mieux régner », à « Pourquoi pas nous ? ».

Une revalorisation qui coûtera cher aux agents

Dix-sept des agents du Triskel n’ont toujours pas vu la couleur des 183 €, cette augmentation de salaire promise par le ministère de tutelle dans le cadre du Ségur de la santé, lequel a, comme précisé par la CGT, « abouti à un accord que la CGT a refusé de signer ».

Dans le même temps, les directions des CHU de Tours et de Brest ont accordé cette revalo-risation, prévue pour récompenser les efforts des soignants lors de la pandémie. Une revalorisation dont nombre d’agents de santé estiment qu’ils vont devoir la « payer cher », entre flexibilité accrue du temps de travail, perte d’heure de repos, et remise en cause des 35 heures.

Gel des salaires et recrutements largement insuffisants

Lors de ce rassemblement, suivi par près de 70 personnes, tant la CGT que Sud ne se sont pas privés de rappeler le gel des salaires, qui impacte le calcul des retraites, mais aussi les recrutements.

Un état de fait lui aussi largement dénoncé par les syndicats, qui évoquent un nombre d’embauches par établissement largement insuffisant pour compenser les quelque 22 000 postes supprimés depuis 2017. Prochain rendez-vous donné par la CGT et Sud, le 3 décembre, en un lieu qui reste à déterminer.

jeudi 26 novembre 2020

https://www.letelegramme.fr/

hop1

Débrayage du secteur médico-social devant l’EPSM Gourmelen, à Quimper

Quimper. Le personnel médico-social de Gourmelen mobilisé. Ils ne touchent toujours pas la prime de 183 € accordée aux soignants dans le cadre de la crise sanitaire. À l’appel des syndicats Sud Santé et CGT, des personnels du secteur médico-social ont participé à un débrayage, ce jeudi, à l’EPSM Gourmelen, à Quimper.

https://www.letelegramme.fr/finistere/

Lire aussi:

À Lannion, les « oubliés du Ségur » ne veulent pas devenir anonymes

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27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

eau (the guardian)

Global warming causing the spread of deserts

Plus de 3 milliards de personnes touchées par la pénurie d’eau, selon les données

L’ONU met en garde contre les conséquences de l’absence de conservation de l’eau et de la lutte contre la crise climatique

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a constaté que 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent dans des zones où une grave sécheresse a des effets catastrophiques sur les terres cultivées et les pâturages tous les trois ans.

Les pénuries d’eau touchent aujourd’hui plus de 3 milliards de personnes dans le monde, comme le montrent les données sur la quantité d’eau douce disponible pour chaque personne, qui a chuté d’un cinquième en deux décennies.

Environ 1,5 milliard de personnes souffrent d’une grave pénurie d’eau, voire de sécheresse, car la dégradation du climat, l’augmentation de la demande et une mauvaise gestion ont rendu l’agriculture de plus en plus difficile dans de nombreuses régions du globe.

L’ONU a averti jeudi que des milliards de personnes seraient confrontées à la faim et à des pénuries alimentaires chroniques généralisées en raison de l’incapacité à préserver les ressources en eau et à lutter contre la crise climatique.

Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a déclaré :

« Nous devons prendre très au sérieux la pénurie d’eau (le déséquilibre entre l’offre et la demande de ressources en eau douce) et les pénuries d’eau (qui se traduisent par des régimes pluviométriques inadéquats), car elles constituent aujourd’hui la réalité dans laquelle nous vivons tous… Les pénuries d’eau et la rareté de l’eau dans l’agriculture doivent être traitées immédiatement et avec audace ».

Il a déclaré que les objectifs de développement durable des Nations unies, qui comprennent l’éradication de la faim et l’amélioration de l’accès à l’eau potable, étaient encore à portée de main mais qu’il fallait faire beaucoup plus pour améliorer les pratiques agricoles dans le monde et gérer les ressources de manière équitable.

Le rapport de l’organisation sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture en 2020 a révélé que 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent dans des zones où une grave sécheresse a des effets catastrophiques sur les terres cultivées et les pâturages une fois tous les trois ans. Plus d’un dixième des terres cultivées pluviales du monde sont soumises à des sécheresses fréquentes, de même qu’environ 14 % des pâturages de la planète.

L’agriculture pluviale représente 60 % de la production végétale mondiale et 80 % des terres cultivées, le reste bénéficiant de l’irrigation. Cependant, l’irrigation n’est pas la panacée : plus de 60 % des terres irriguées dans le monde sont fortement dépendantes de l’eau.

Une mauvaise irrigation peut entraîner un gaspillage d’eau, épuiser des ressources non renouvelables telles que les aquifères souterrains, et une mauvaise gestion peut faire perdre à certains agriculteurs leurs ressources en eau – par exemple, dans le cas des exploitations en aval, si les rivières et les cours d’eau sont asséchés par l’irrigation en amont.

Selon le rapport, les systèmes d’irrigation à petite échelle et dirigés par les agriculteurs sont souvent plus efficaces que les projets à grande échelle.

En Asie, par exemple, les projets à grande échelle financés par l’État reposent sur l’exploitation directe des eaux souterraines, ce qui exerce une pression excessive sur cette ressource. Mais les petits agriculteurs du monde entier sont confrontés à des difficultés supplémentaires, telles que l’absence de sécurité des droits sur l’eau et le manque d’accès au financement et au crédit.

Des recherches distinctes ont récemment montré que les terres agricoles du monde sont de plus en plus concentrées entre les mains d’un nombre réduit de personnes, les grandes entreprises et les propriétaires internationaux prenant le contrôle de pans entiers de la production, tandis que les petits agriculteurs – dont les exploitations sont souvent gérées selon des principes plus durables sur le plan environnemental – sont de plus en plus souvent mis à l’écart.

Environ 1 % des exploitations agricoles mondiales exploitent 70 % des terres agricoles du monde.

La production alimentaire doit changer afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’essayer d’éviter la dégradation du climat, mais même cela n’est pas simple, a averti la FAO.

« Alors que le monde vise à passer à des régimes alimentaires sains – souvent composés d’aliments relativement gourmands en eau, tels que les légumineuses, les noix, la volaille et les produits laitiers – l’utilisation durable des ressources en eau sera de plus en plus cruciale ».

« L’agriculture pluviale fournit la plus grande part de la production alimentaire mondiale. Toutefois, pour qu’elle continue à le faire, nous devons améliorer la façon dont nous gérons les ressources en eau à partir de précipitations limitées ».

Les récoltes mondiales de cette année ont été généralement bonnes, à quelques exceptions près, mais certaines régions d’Afrique sont toujours menacées par de graves problèmes alimentaires.

Fiona Harvey  Thu 26 Nov 2020

https://www.theguardian.com/

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27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

nucléaire (the guardian)

nukleaire

Les sites nucléaires britanniques coûtent aux contribuables des « sommes astronomiques », selon les députés

Une nouvelle usine (EDF) est en cours de construction, à Hinkley Point dans le Somerset, avec des années de retard et des milliards d’euros de dépassement de budget.

La commission des comptes publics attribue la faute à l’ignorance, l’incompétence et la faiblesse des contrôles

L’Autorité de démantèlement nucléaire (NDA) manque perpétuellement d’infos sur l’état et la localisation des déchets sur les 17 sites qu’elle est chargée de sécuriser, a constaté un comité de députés.

Cela résulte de décennies de mauvaise tenue des registres et d’un contrôle gouvernemental insuffisant, selon les députés. Combiné à une « triste saga » d’incompétence et d’échec, cela a conduit les contribuables à payer la note pour des « sommes astronomiques ».

La NDA reconnaît qu’elle n’a toujours pas une compréhension complète de l’état de ses sites, y compris les 10 stations Magnox fermées de Dungeness dans le Kent, à Hunterston dans l’Ayrshire, selon le rapport des députés.

La dernière estimation de la NDA est qu’il en coûtera 132 milliards de livres aux contribuables britanniques actuels et futurs pour démanteler les sites nucléaires civils, les travaux ne seront pas achevés avant 120 ans.

Depuis 2017, l’estimation supérieure de la NDA concernant le coût du programme de 12 à 15 ans visant uniquement à amener les sites au stade « d’entretien et de maintenance » du processus de déclassement a augmenté de 3,1 milliards de livres sterling pour atteindre 8,7 milliards de livres sterling. « Notre expérience passée suggère que ces coûts pourraient encore augmenter », a déclaré le rapport des députés.

Le manque de connaissance des sites a été un facteur important dans l’échec du contrat de 2014 que la NDA avait signé avec une entreprise du secteur privé pour le déclassement des sites Magnox. Le gouvernement a été forcé de reprendre le contrat en 2018 et l’appel d’offres bâclé a maintenant coûté 140 millions de livres aux contribuables, ont constaté les députés.

Sir Geoffrey Clifton-Brown, vice-président de la commission des comptes publics (PAC), a déclaré : « Bien que des progrès aient été réalisés depuis notre rapport [2018], il est incroyable que la NDA ne sache toujours pas où nous en sommes actuellement, en termes d’état et de sécurité des sites nucléaires désaffectés du Royaume-Uni. Sans cela, et après le fiasco de Magnox, il est difficile d’avoir confiance dans les plans ou estimations ».

« La NDA, avec une meilleure surveillance du gouvernement, doit clairement rompre avec l’incompétence et les échecs du passé et s’efforcer de maximiser l’utilisation des sommes astronomiques de l’argent des contribuables qu’elle a absorbées », a-t-il déclaré.

Meg Hillier, la présidente du CCP, a déclaré : « Le Royaume-Uni est passé de leader mondial de l’énergie nucléaire à cette triste saga d’un manque perpétuel de connaissances sur l’état actuel des sites nucléaires du Royaume-Uni ».

Les députés ont recommandé à la NDA d’accélérer ses travaux : « Il est peut-être possible de réduire le temps nécessaire au démantèlement complet des sites d’environ 85 ans à plus de 40-45 ans. Cela pourrait réduire considérablement le coût à long terme ».

Ils ont également déclaré que l’argent des contribuables pourrait être économisé en accélérant le programme de création d’une installation géologique (genre Bures blog) pour le stockage permanent des déchets hautement radioactifs actuellement détenus dans des installations provisoires. Le conseil du comté de Cumbria a rejeté les plans du gouvernement d’entreprendre des travaux préliminaires à ce sujet en 2013.

Une porte-parole a déclaré que la NDA se félicitait de l’examen du PAC et de sa reconnaissance des défis que représente le nettoyage des anciens sites nucléaires et qu’elle examinerait attentivement les recommandations.

« Nous n’acceptons pas les suggestions selon lesquelles nous pourrions ne pas comprendre la sécurité de nos sites », a-t-elle déclaré. « Notre travail est étroitement et indépendamment réglementé pour garantir que nous respectons les normes de sécurité les plus élevées. Notre objectif reste de veiller à ce que nous réalisions ces travaux d’importance stratégique nationale de manière sûre, efficace et efficiente ».

Le Royaume-Uni compte huit centrales nucléaires en activité, dont toutes, sauf une, doivent être mises à la retraite au cours de la prochaine décennie. Une seule nouvelle centrale est en cours de construction, à Hinkley Point dans le Somerset, et elle a des années de retard et des milliards d’euros de dépassement de budget.

Malgré les récentes spéculations sur la construction d’une nouvelle centrale à Sizewell dans le Suffolk, Boris Johnson ne l’a pas annoncé dans son plan de révolution industrielle verte la semaine dernière. La nouvelle stratégie nationale du gouvernement en matière d’infrastructures, publiée mercredi, dit : « Le gouvernement poursuit des projets nucléaires à grande échelle, sous réserve d’une optimisation des ressources pour les consommateurs et les contribuables ».

En 2015, le gouvernement a annulé un contrat de 9 milliards de livres sterling pour nettoyer le site de déchets nucléaires de Sellafield. La société avait été fortement critiquée pour les notes de frais de ses dirigeants, qui comprenaient une facture de 714 £ pour conduire un « chat dans un taxi ».

Damian Carrington Ven 27 Nov 2020

https://www.theguardian.com/

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26 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

spéculation (lutte ouvrière)

faim

Céréales : spéculation et risque de famines

Dans le contexte de la crise actuelle, la pénurie de denrées alimentaires et les risques de famines menacent déjà les pays pauvres.

En Algérie, au Maroc et en Égypte, la crainte de pénurie a entraîné une ruée sur les céréales.

Les organisations des Nations unies se sont alarmées de la situation et ont essayé d’obtenir des pays producteurs qu’ils ne limitent pas trop leurs exportations pour éviter les pénuries. Mais les spéculateurs ont au contraire vu là l’opportunité de faire d’énormes bénéfices.

Le principe est vieux comme le commerce du blé. Dans les périodes de disette, les propriétaires de silos ou de greniers à blé ont toujours cherché à cacher leurs grains, en attendant que la pénurie soit générale, pour ensuite les revendre à prix d’or. C’est ce qui se passe aujourd’hui.

La Russie, premier producteur mondial de blé, dont les stocks sont très importants cette année, se prépare à annoncer la limitation de ses exportations à partir de janvier pour une durée de six mois. Le prétexte est que le pays a besoin de garantir sa sécurité alimentaire. Mais les spéculateurs veulent surtout contribuer à une pénurie mondiale pour faire monter les prix.

Au printemps dernier déjà, alors que de nombreux pays pauvres commençaient à constituer des stocks, la Russie avait accepté d’exporter sept millions de tonnes de blé jusqu’à la fin du mois de juin.

Mais fin avril, elle a annoncé qu’elle avait déjà tout vendu. La presse a révélé que des spéculateurs russes s’étaient fait passer pour des acheteurs étrangers et en avaient acheté en deux jours trois millions de tonnes. En provoquant brutalement la fin de l’exportation du blé russe, ils ont créé artificiellement une pénurie à l’échelle internationale qui en a fait grimper en flèche le prix.

Il n’y a là qu’un exemple parmi bien d’autres. Depuis le mois d’avril, les prix de tous les produits agricoles ont augmenté en moyenne de 30 %. Désormais, la moindre annonce de mauvais temps pour l’agriculture – du temps sec en Europe ou des pluies diluviennes en Asie – fait encore monter les cours.

Les denrées alimentaires sont un produit phare de la spéculation financière mondiale. Et on n’imagine pas les détenteurs de fonds se priver d’une spéculation pouvant apporter des bénéfices énormes et rapides même si cela signifie laisser mourir de faim des millions d’êtres humains.

Face à un tel phénomène, sous la pression des sans-culottes parisiens en armes, les Jacobins de 1793 avaient mis en place une loi du Maximum qui bloquait les prix des grains, en utilisant la force pour la faire respecter.

Aujourd’hui, pour imposer un tel contrôle à l’échelle internationale, il ne faudra rien de moins que le pouvoir des travailleurs, à la même échelle.

Pierre ROYAN 25 Novembre 2020

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