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10 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

langoélan (collectif)

poulle

Le Collectif contre les poulaillers des 120 000 poulets invite à un pique-nique militant.

Un an après l’enquête publique, nous voulons nous réunir pour réaffirmer notre opposition au projet de ferme-usine de l’EARL de Kermaria, qui prévoit de construire deux bâtiments de 2 200 m2 chacun pour produire plus d’un demi-million de poulets par an.

Partout en Bretagne, les projets de poulaillers géants se multiplient. Ils sont soutenus par le Plan Volaille de la Région Bretagne qui offre une aide publique de 50 000 euros par poulailler industriel.

Face à cela, un fort mouvement citoyen s’est levé. Nous dénonçons les impacts sociaux, sanitaires et environnementaux de ce plan, qui conduit à concentrer l’élevage des poulets en un petit nombre de très grosses structures, avec pour conséquences la perte d’emplois paysans, des émissions d’ammoniac massives, l’importation de soja d’Amérique du Sud et la destruction de la forêt Amazonienne, la pollution de l’eau, etc…

Notre mobilisation se fera l’écho de la manifestation qui aura lieu le même jour à Saint-Michel-en-Grève (22) contre les algues vertes. En effet, comme l’a si bien montré la bande-dessinée de Inès Léraud « Algues vertes, l’histoire interdite », les algues vertes sont une conséquence directe de l’agriculture industrielle.

Il est donc tout à fait hypocrite de la part des décideurs de prétendre lutter contre ce fléau tout en autorisant et soutenant la multiplication des fermes-usines !

Soyons nombreux le dimanche 19 juillet à Langoélan
pour crier « Non aux fermes-usines, Oui à l’agriculture paysanne ! »

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09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

famine (courrier inter)

.faim

La famine engendrée par la pandémie pourrait tuer davantage que le virus lui-même

Dans un rapport repris par The Daily Telegraph, l’ONG Oxfam tire la sonnette d’alarme quant aux conséquences économiques et sociales de l’épidémie et des confinements, qui pourraient faire basculer les plus pauvres de l’humanité dans la famine.

“Davantage de gens vont mourir de la faim engendrée par la pandémie que du coronavirus lui-même cette année.” L’avertissement, sans appel, a été lancé par l’organisation non-gouvernementale britannique Oxfam dans un rapport repris ce jeudi 9 juillet notamment par The Daily Telegraph.

Comme le relate le quotidien britannique, “un nombre estimé à 122 millions de personnes parmi les plus pauvres du monde pourraient basculer plus profondément dans la famine et la pauvreté, ce qui équivaudrait à 12 000 morts excédentaires par jour, selon l’ONG”. En comparaison : Le niveau quotidien de mortalité mondiale liée au Covid-19 a atteint un pic de 10 000 personnes au mois d’avril.”

Cette prévision inquiétante, précise The Daily Telegragh, est liée “aux effets secondaires de la pandémie et des confinements, qui ont provoqué un chômage de masse, une plongée des revenus, des perturbations de la production de nourriture et le déclin de l’aide humanitaire”.

De plus, “le rapport révèle les dix pires ‘points chauds’ de la faim dans le monde, notamment l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Soudan du Sud. Certains pays à revenu moyen comme l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil connaissent aussi des hausses rapides de la faim, avec des millions de personnes au bord du précipice.”

Les pays riches touchés aussi

Enfin, ajoute le Telegraph, “les pays les plus riches du monde ne sont pas immunisés non plus”. Citant Oxfam, le journal explique qu’“au Royaume-Uni, pendant les premières semaines du confinement, 7,7 millions d’adultes ont réduit l’ampleur de leur repas ou sauté des repas, et 3,7 millions se sont approvisionnés en nourriture auprès d’associations ou de banques alimentaires”.

Le quotidien rappelle que “l’an dernier, 821 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire” dans le monde, dont “149 millions ayant fait face à un niveau critique de faim”.

Et ajoute qu’“Oxfam a appelé les gouvernements à mener des actions urgentes pour mettre fin à cette crise alimentaire en répondant pleinement, sur le plan financier, à l’appel humanitaire des Nations unies, à construire des systèmes alimentaires plus justes et plus résilients, à promouvoir la participation des femmes dans la réparation du système alimentaire brisé, et à agir urgemment pour s’attaquer à la crise climatique”.

09/07/2020

https://www.courrierinternational.com/

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09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

janzé (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

Centre Tri courrier Janzé : un exemple à suivre

Prétextant protéger les facteurs contre le Covid-19, la direction de La Poste de Janzé, en Ille-et-Vilaine, a imposé en mai de nouveaux horaires plus contraignants et créé deux équipes, l’une commençant à 7 heures et l’autre à 10 heures.

La canicule des 25 et 26 juin a encore détérioré les conditions de travail, déjà très dégradées. Le vendredi 27 juin, 80 % des facteurs ont fait valoir leur droit de retrait, se mettant de facto en grève. Le directeur, qui se veut un homme à poigne et dit ne pas vouloir entendre parler de grève, a commencé par ignorer le mouvement.

Mais, face à la détermination du groupe, très soudé, il a dû en rabattre. Et le mercredi 1er juillet, une visio-conférence s’est tenue avec trois facteurs, le médecin du travail et le directeur, prudemment resté dans son bureau à Fougères.

La direction a accepté l’ensemble des revendications, l’embauche se fera à 6 h 46 pour la grande majorité et à 9 h 00 pour celles et ceux ayant des obligations familiales. Même la prime dite de « collation », disparue depuis quelques années, a été rétablie !

C’est sur cette victoire que le travail a repris le 2 juillet, dans une ambiance joyeuse, tous fiers d’avoir su se faire respecter d’une direction qui, jusqu’ici, se croyait toute puissante.

Correspondant LO 08 Juillet 2020
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05 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

t2a castex (nap)

penibilite

Castex, « Monsieur T2A »

N’est pas un inconnu pour l’Hôpital

« Un inconnu à Matignon », c’est souvent en ces termes qu’a été accueillie la nomination de Jean Castex au poste de Premier ministre. Le monde de l’hôpital ne le connait certes pas, mais il connait par contre très bien les effets de son passage au ministère de la santé. Il y fut en effet le promoteur zélé d’une réforme de la tarification hospitalière dite « T2A », l’un des piliers de la transformation de l’Hôpital en entreprise.

La rentabilité ou la fermeture

La Tarification à l’activité, la « T2A », a fait de l’Hôpital une « entreprise de production de soins ». Avec elle, l’établissement ne reçoit plus un budget destiné à répondre à des besoins, mais est rémunéré d’après sa « production ». Et comme dans toute entreprise, celle-ci doit être suffisante et rentable.

La conséquence est inéluctable. Les Hôpitaux sont incités financièrement à sélectionner les pathologies les mieux rémunérées et les patients n’entrainant pas de « surcoûts », comme par exemple les personnes âgées ayant de multiples pathologies.

La « T2A » pousse à la fermeture des services de soins ou les maternités de proximité n’atteignant pas le « seuil de rentabilité ». Pour être rentable un séjour doit être court, mieux vaut donc renvoyer au plus vite (et parfois trop vite) le malade chez lui… quitte à le réadmettre quelques jours plus tard, en générant un nouvel acte à nouveau « rentable ».

Les missions de service public, la nécessité de disposer de lits disponibles pour faire face à des événements exceptionnel (épidémie) n’ont guère de place dans un tel système.

Monsieur T2A

Castex, en tant que Directeur de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins au ministère de la santé fut l’homme qui défendit et mit en place cette réforme. Il déclarait au Monde en 2006 : « ce système nécessite un gros travail de pédagogie. Il a le mérite, d’obliger tous les établissements à se regarder avec lucidité. »

L’abolition de la T2A, un financement fondé sur les besoins, est avec l’exigence de recrutements massifs pour l’hôpital l’une des revendications principales des personnels et médecins hospitaliers, qu’ils ont portée dans toutes leur lutte depuis un an.

Avec l’arrivée à Matignon de J. Castex, flanqué, comme directeur de cabinet de Nicolas Revel, ancien directeur de l’Assurance Maladie et défenseur de toutes les politiques d’austérité, les personnels hospitaliers savent à qui ils auront à faire. Au lendemain de la mascarade du Ségur de la santé. Le « monde d’après », est bien le retour au « monde d’avant », avec les pires acteurs de celui ci.

Pour Macron le « temps de héros » est bien passé. Pour les personnels hospitaliers et leurs soutiens, celui de la lutte déterminée et coordonnée pour la défense de l’Hôpital Public, pour l’accès aux soins de tous et toutes est à l’ordre du jour.

Samedi 4 juillet 2020 Jean-Claude Delavigne

https://npa2009.org/

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02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

demeter (eaux et rivières)

agrib

Agribashing  Non à une antenne Demeter en Bretagne

Un observatoire de l’agribashing en Ille-et-Vilaine est lancé par la préfète de Bretagne. Nous dénonçons cette mascarade et appelons tous nos adhérents à s’auto-dénoncer à la cellule Demeter.

Ce jeudi 2 juillet, la préfète d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne annonce la mise en place d’un            « observatoire départemental de l’agribashing ». La Fédération Bretagne Nature Environnement, dont faire partie Eau et Rivières de Bretagne, dénonce la collusion et le manque d’objectivité à l’origine d’un tel projet. Il s’inscrit dans la droite ligne de la cellule Demeter, dont la dissolution a été demandée par 27 associations en février dernier.

Le monde associatif exclu de l’Observatoire

Cet « observatoire de l’agribashing » doit réunir la chambre départementale d’agriculture, les syndicats agricoles représentatifs (FDSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale), les représentants du secteur agroalimentaire (ABEA, UGPVB) ainsi que les services de l’État (DDTM, DDCSPP, police et gendarmerie).

Le monde associatif est, bien malgré lui, prié de ne pas rejoindre la table des discussions et que l’expertise de nos associations sur la question agricole ne pourra certainement pas y être entendue.

Nous remettons donc en cause l’impartialité et l’objectivité des débats et des solutions pouvant être discutées et apportées par cet « observatoire ».

Collusion à grande échelle

L’annonce de la mise en place de cet « observatoire » a lieu au sein même de l’exploitation agricole du président de la chambre départementale d’agriculture d’Ille-et-Vilaine. Cela illustre parfaitement les liens douteux entre les représentants politiques départementaux et ces instances de promotion et diffusion d’un modèle agricole intensif et dévastateur.

Cette annonce fait suite à la nomination de Thierry Merret en tant que personnalité qualifiée au Conseil économique, social et environnemental (Ceser) par la préfète elle-même. Un autre geste éloquent en faveur du système agricole conventionnel et de ses fervents défenseurs.

Nous dénonçons fermement le manque de transparence et la complicité coupable de la préfecture d’Ille-et-Vilaine qui appuie avec force la mise en place d’un tel projet, lequel ne peut objectivement être considéré comme une priorité départementale.

« Agribashing » : la menace fantôme

La mise en place de ce projet est en lien direct avec son expression nationale, la cellule Demeter, projet gouvernemental déjà dénoncé par nos associations. Un objectif concret de cet « observatoire » est la constitution d’une base de données permettant une remontée d’informations vers la cellule.

Les actions portées par nos associations s’inscrivent dans le respect du droit pour la défense de l’intérêt général. La criminalisation d’actions associatives, assimilées à un agribashing, est en contradiction formelle avec le principe de liberté d’opinion.

Que dire des intimidations faites auprès de nos militants associatifs ? Des dégradations faites au niveau des locaux de nos associations ? Du droit environnemental bafoué d’un revers de la main, sous prétexte que nous ne sommes « que » des lanceurs d’alertes, parfois traités d’écolo-terroristes… Madame la Préfète pourrait créer un « observatoire de l’écolo-bashing » ?

Coupons l’herbe sous le pied de cet observatoire !

Pour couper l’herbe sous le pied de cette cellule et de l’observatoire, Eau et Rivières de Bretagne appelle tous ses adhérents et sympatisants à s’auto-dénoncer.

Comment ? En signant la pétition en ligne et en approuvant ce texte :

« J’exprime, jusqu’ici en toute liberté, des critiques vis à vis du système agro-industriel breton, en raison d’impacts que je juge négatifs sur l’environnement et la santé. L’opacité sur les cibles et les fonctions de l’observatoire me laissent penser que je pourrais être visé, à mon insu, et donc surveillé par des organisations corporatistes ou à but lucratif. Soucieux de la bonne utilisation des deniers publics, particulièrement mobilisés en ces temps de crise, je tiens à alléger la charge des opérateurs de l’observatoire en m’auto-dénonçant comme porteur résolu de critiques sur le système agro-industriel et ceux qui le font perdurer. »

02 juillet 2020

https://www.eau-et-rivieres.org/

Signez ici la pétition.

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02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

grippe porcine (france24)

cochons

Le virus G4, cette grippe porcine qui suscite la crainte d’une nouvelle pandémie

À peine découvert et déjà redouté : un nouveau virus de type H1N1 identifié dans les élevages porcins en Chine présente des caractéristiques qui font planer le risque d’une nouvelle pandémie, d’après une étude chinoise parue lundi 29 juin. Explications avec deux experts.

Une pandémie après l’autre, voire les deux en même temps ? Une publication dans la revue scientifique américaine Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences), lundi 29 juin, a réveillé la crainte de ce scénario catastrophe et poussé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à appeler la communauté scientifique à « ne pas baisser sa garde ».

Dans l’article en question, des chercheurs chinois ont révélé avoir découvert un nouveau virus chez le cochon capable de se transmettre à l’homme et qui nécessiterait une « action urgente » pour le contrôler, car il présente les caractéristiques d’une menace « pandémique ».

Tout n’est pas bon dans le cochon

Ce nouveau venu sur la scène virologique, baptisé G4, est le lointain fils du virus H1N1 qui a causé la pandémie de grippe A en 2009. Il a été découvert à l’occasion d’une vaste campagne de tests sur la population porcine dans dix provinces chinoises, menée entre 2011 et 2018.

La surveillance des porcs est devenue un enjeu majeur de santé publique en Chine, premier producteur et consommateur au monde de cette viande. Car tout n’est pas bon dans le cochon.

Cet animal est, en effet, « permissif aussi bien pour les virus de la grippe aviaire [chez l'oiseau], pour ceux de la grippe porcine et ceux des grippes humaines », souligne Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm et codirecteur du Laboratoire de virologie et pathologie humaine VirPath, contacté par France 24.

Le porc agit ensuite comme une sorte de grande marmite d’où, par le jeu des mutations et des échanges de gènes entre virus grippaux présents en même temps, émergent de nouveaux agents pathogènes. C’est ce qu’on appelle le réassortiment génétique.

C’est ce qui s’est passé en 2013 dans le sud de la Chine, où a été observé pour la première fois le virus G4. Cette souche s’est ensuite répandue pour devenir à partir de 2016 « la forme dominante du virus dans la population porcine observée », notent les auteurs de l’article dans Pnas.

Ce descendant du virus H1N1 de 2009 est le résultat du croisement entre « trois souches virales qui présentent la particularité d’avoir des protéines de surface [c'est-à-dire qui permettent de s'accrocher à l'hôte infecté, NDLR] auxquelles l’homme n’a pas encore été exposées », souligne Colin Butter, chercheur en biologie animale à l’université britannique de Lincoln, contacté par France 24.

L’être humain n’a, de ce fait, pas encore pu développer de défense naturelle à ce nouvel agent pathogène. Les vaccins contre le virus H1N1 de 2009 ou contre la grippe saisonnière se sont, en outre, montrés inefficaces, ont constaté les scientifiques chinois à l’origine de la découverte.

Un « cocktail détonnant »

C’est le premier élément du « cocktail détonnant » que représente l’agent pathogène G4, d’après Manuel Rosa-Calatrava. En effet, « comme la population humaine est, a priori, complètement naïve face à ce nouveau virus [c'est-à-dire qu'elle n'a pas développé d'anticorps, NDLR], la propagation à l’échelle planétaire pourrait en être facilitée », souligne le chercheur du laboratoire VirPath.

Mais tout cela resterait anecdotique s’il n’y avait pas de transmission à l’homme. Malheureuse-ment, plus de 10 % des travailleurs dans les élevages porcins contrôlés ont été testés positifs à la présence de la maladie. « Cela signifie que le virus est déjà largement répandu au sein de la population en contact avec les animaux porteurs », note Colin Butter.

Reste la grande inconnue de la transmission entre les humains. « Pour l’instant, les scientifiques ne semblent pas avoir constaté de cas en dehors de personnes ayant été à proximité d’élevage porcins », résume l’expert britannique. Mais, les chercheurs chinois ont obtenu des résultats potentiellement inquiétants… chez les furets.

Les animaux se contaminent bel et bien entre eux, à la fois par contact direct et par voie respiratoire. Un résultat important : « Le furet constitue un modèle de référence pour évaluer la transmissibilité entre les humains car il présente, notamment, des récepteurs cellulaires aux virus influenza humains », résume Manuel Rosa-Calatrava.

Par ailleurs, les analyses menées sur ces animaux ont montré que « les dommages causés aux poumons étaient plus sévères que ceux du virus H1N1 de 2009, avec des œdèmes, des hémorragies et des broncho-pneumonies plus graves », écrivent les auteurs de l’étude chinoise.

Redoubler de vigilance

Mais ce qui est vrai pour le furet ne l’est pas forcément pour l’humain, même si c’est un bon indicateur. « Il y a toute une série de mécanismes biologiques qui font qu’on ne peut pas simplement transposer les résultats de l’un à l’autre », affirme Colin Butter.

Plus important à ses yeux est le fait qu’en « six ans de circulation en Chine, il n’y a pas encore eu de cas avéré de transmission entre les humains ». En outre, « les auteurs ne font pas état de cas cliniques graves chez l’homme », relève ce chercheur.

Ces éléments amènent Colin Butter à considérer le risque pandémique avec prudence. « Je ne pense pas qu’il y ait une menace urgente, et, en l’état actuel de nos connaissances au sujet de ce virus, je n’imagine pas une pandémie de virus G4 en plus de celle de Covid-19 cette année », conclut-il. Il n’en demeure pas moins important, pour lui, de redoubler de vigilance pour suivre l’évolution de la situation.

On en est, en effet, « à une ou plusieurs mutations près pour une transmissibilité entre les humains », rappelle Manuel Rosa-Calatrava ». Et le problème est qu’il est impossible de prédire quand et si elles auront lieu.

Le chercheur français reconnaît que le scénario d’une pandémie du virus G4 à court terme n’est pas le plus probable, mais elle n’est pas à exclure complètement à ses yeux, considérant qu’en un siècle, le monde a déjà été confronté à quatre pandémies de virus influenza (grippe espagnole en 1918-19, grippe asiatique en 1957-58, grippe de Hong Kong en 1968-69 et grippe aviaire en 2009-2010). Ce serait alors, à sa connaissance, la première fois que le monde aurait à faire face à deux pandémies simultanément.

01/07/2020 Sébastian SEIBT

https://www.france24.com/fr/

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02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

état (npa)

macron ecolo

La crise marque-t-elle le retour de l’État ?

Souveraineté de l’État…

(…) Non seulement les États ont interrompu les circulations internationales, les interactions sociales et donc de larges pans de l’activité économique, mais ils ont presque immédiatement pris des mesures massives de soutien à l’économie.

En France, le chômage partiel concernait 8,6 millions de salariés en avril : un tiers des salariéEs du privé étaient payéEs par l’État ! Aux États-Unis, Trump et le Congrès sont rapidement parvenus à un accord de 2 200 milliards de dollars (12 % du PIB), comprenant l’envoi à la plupart des américains (les non citoyens étant exclus du dispositif) d’un chèque de 1 200 dollars, sur lesquels était inscrit le nom de Trump, tel un souverain battant monnaie.

L’action économique de l’État se poursuit d’ailleurs, et le fait que Merkel et Macron utilisent le niveau supranational comme relai de leurs politiques3 ne remet pas en cause la centralité des États dans la gestion de la crise.

ll serait pourtant erroné de penser la situation comme une reconquête par les États de leur souveraineté économique, que ce soit contre les institutions internationales, les banques centra-les ou les règles limitant les déficits. Les interventions massives des États, pour interrompre comme pour relancer l’activité, n’ont pas été décidées par un acte de souveraineté faisant « passer la santé devant l’économie » comme l’a dit Macron dans son discours du 14 juin, et ne marquent pas la fin du néolibéralisme4. Elles ont simplement été prises car la reproduction du capitalisme était défaillante.

…ou reproduction du capitalisme

Marx écrit dans le Manifeste du parti communiste (1847), que « le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière ». Et Engels dit dans l’Anti-Dühring (1878) qu’il est « l’organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste. […] Il est le capitaliste collectif en idée ».

Les États capitalistes se définissent par leur fonction, qui est de permettre la reproduction du système capitaliste et de favoriser l’accumulation du capital. Au cours de la crise, c’est cette fonction que les États capitalistes ont continué à remplir (avec plus ou moins d’efficacité selon les pays).

L’État peut remplir cette fonction en intervenant dans au moins trois domaines.

D’abord, il a un pouvoir coercitif, et peut réprimer ce qui menace la domination de classe en vigueur (un tel pouvoir est au cœur de l’État dans toute société de classe). Ce rôle correspond largement à ce que Pierre Bourdieu appelle la « main droite » de l’État (armée, police, justice, prisons, etc.).

En second lieu, l’État prend en charge une partie (plus ou moins importante selon les époques) de la reproduction de la force de travail : sa « main gauche » est ainsi constituée de tous les services publics qui forment les futurs travailleurs (éducation), maintiennent en vie la population (santé) ou assurent certains moyens de subsistance pour les périodes de non-emploi (sécurité sociale), etc.

Enfin, l’État joue un rôle directement économique de régulation et de stabilisation relative du système capitaliste, toujours menacé par le chaos du marché.

En temps normal, hors période de crise, l’État néolibéral cherche à intensifier l’accumulation du capital en limitant son « poids » économique, et en maximisant les sources possibles de profit (privatisations, partenariats public-privé, etc.).

Il affaiblit donc les services publics, ce qui implique que la reproduction de la force de travail sera assurée dans une plus grande proportion soit par le secteur marchand (cliniques privées ou EPHAD dans la santé, par exemple), soit par les femmes au sein des foyers5.

Tout cela sert l’accumulation du capital mais rend la société plus vulnérable à la crise sanitaire et accélère l’advenue de la crise économique. Mais cela ne signifie pas qu’un tel État soit faible. Il agit (« réforme ») au contraire frénétiquement, il diffuse l’idéologie néolibérale (qui, en faisant de l’entreprise et du marché les valeurs suprêmes, nie pourtant l’importance de l’État), et il conserve un rôle économique fondamental, bien que diffus et discret.

Lorsqu’une crise advient, l’État capitaliste (néolibéral ou non) intervient d’une manière plus directe et visible, précisément parce que le système dont il doit garantir la reproduction est grippé, voire menacé.

Lors d’une crise économique (en 2008, ou cette année) il pourra adopter des politiques de relance voire des nationalisations provisoires. Lors d’une crise socio-politique (comme en 1945 ou 1968), il pourra négocier, céder du terrain ou accorder de nouveaux droits politiques et sociaux, afin de retrouver une certaine stabilité et garantir la pérennité du capitalisme. Et, lors de la crise sanitaire inédite que nous vivons, il a été contraint d’interrompre les activités sociales et économiques en confinant la population.

Dans ce cas, cela a impliqué des coûts économiques pour les capitalistes (une minorité de secteurs, comme l’économie numérique, en tirant toutefois profit), malgré les efforts de l’État pour les limiter au maximum en faisant travailler la population autant que possible durant le confinement et en faisant reprendre l’activité à tous au plus tôt.

Mais si les dirigeants des États capitalistes ont accepté ces coûts économiques, c’est parce qu’à leurs yeux il n’y avait pas d’alternative à la fois pour maintenir leur propre position de pouvoir et pour éviter que le système capitaliste soit bouleversé.

Les risques d’un non-confinement (et donc de la mort de dizaines ou centaines de milliers de personnes en France) étaient vraisemblablement trop grands : scandale politique, surtout si les dirigeants des pays voisins avaient choisi de confiner ; instabilité et troubles sociaux d’une ampleur difficile à anticiper ; avec, de toutes façons, une crise économique importante.

Il est révélateur que les dirigeants qui ont pris le moins de mesures gênant l’activité économique (à court terme) soient ceux qui, comme Bolsonaro et Trump, craignent le moins le scandale et la polarisation de l’opinion, puisque ce sont leurs éléments naturels.

Au Brésil et aux États-Unis, du reste, de nombreuses mesures de type confinement ont été prises au niveau régional, et il en a découlé une crise politique au sein de l’appareil d’État, entre le niveau fédéral et le niveau régional (crise symbolisée par les insultes publiques de Bolsonaro aux gouverneurs des provinces de Rio de Janeiro et São Paulo) ; il s’agissait au fond d’un désaccord sur la meilleure manière pour l’État de remplir sa fonction de reproduction du capitalisme (désaccord qui recoupe des styles politiques différents).

Si l’aspect sanitaire de la crise est inédit, son aspect économique est plus simple à analyser, puisque l’on a encore en mémoire la crise de 2008. Le rôle de garantie en dernier ressort du système capitaliste par l’État est dans ce domaine parfaitement clair.

Il s’agit de remplir cette fonction en prenant des mesures d’exception (Romaric Godin a employé l’expression suggestive de « flash keynésien »), mais en s’efforçant de revenir dès que possible à la norme néolibérale et à un État plus discret (même si cela peut s’avérer de plus en plus difficile, comme le montre par exemple la nécessité pour la BCE de mener continûment depuis 2015 des opérations de Quantitative easing, c’est-à-dire de rachat de dettes à des acteurs financiers).

Le discours néolibéral essaiera donc bien vite de faire oublier le supposé retour de l’État, et les dirigeants invoqueront à nouveau de prétendues contraintes insurmontables (l’économie, la nécessité de réformer, les traités européens, etc.) entravant son action. (…)

Le gouvernement français a pris soin (par calcul délibéré ou par blocage idéologique, peu importe) de ne prendre aucune mesure qui créerait un précédent sur lesquels les classes populaires pourraient prendre appui.

Ainsi, l’interdiction des licenciements durant le confinement, un temps évoquée dans les médias (et que l’État espagnol a adoptée le 27 mars, évidemment à titre de « parenthèse »), a rapidement été écartée par E. Philippe.

De même, aucune nationalisation n’a eu lieu, même celles des entreprises pouvant produire des masques, des tests ou des appareils respiratoires, alors que cela aurait permis non seulement de sauver des vies mais aussi, vraisemblablement, de déconfiner plus tôt et donc de limiter les pertes des capitalistes.

Alors que le pouvoir macroniste avait mis les réformes de l’assurance chômage, des retraites et de l’enseignement supérieur et de la recherche (LPPR) en pause afin d’élargir sa base sociale (ou du moins de neutraliser partiellement les oppositions par une pseudo-union nationale) durant la phase la plus périlleuse de la crise, il repart à la charge à la première accalmie.

Enfin, si l’État néolibéral a injecté de l’argent dans l’économie, il ne l’a fait qu’au profit direct ou indirect des entreprises, même dans le cas des mesures qui étaient en apparence destinées aux salariés, comme le chômage partiel (les fraudes des entreprises ont été massives puisqu’il est estimé que 24 % des salariéEs payés au chômage partiel auraient en réalité travaillé6).

Si des mesures peuvent constituer un précédent, ce sont celles qui reviennent sur des conquêtes sociales. Le 25 mars, le gouvernement, habilité par la loi d’urgence sanitaire à légiférer par ordonnance (ce qui est en soi une procédure antidémocratique, renforçant le pouvoir accru de l’exécutif dans le sens d’un « étatisme autoritaire », pour reprendre une expression de Nikos Poulantzas) a ainsi donné aux entreprises de certains secteurs (là encore par décret) le droit d’augmenter les durées horaires maximales du travail, d’augmenter la durée maximale de travail quotidien des travailleurs de nuit, de faire travailler le dimanche sans autorisation administrative, etc7.

Cette ordonnance est, en l’état actuel, en vigueur jusqu’à la fin de l’année8. Macron a du reste annoncé à la population le 14 juin qu’il allait falloir travailler et produire plus pour entamer la « reconstruction » économique, c’est-à-dire pour payer la crise, sans donner plus de détails sinon qu’il n’y aurait pas d’augmentations d’impôts.

Si l’on se penche sur les autres domaines d’action de l’État, et que l’on reprend la métaphore des deux mains de Bourdieu, on peut dire que l’État capitaliste est intrinsèquement droitier. Il peut être contraint, par des mobilisations de masse et un rapport de force plus favorable aux subalternes, comme entre 1945 et les années 1970, de renforcer également sa main gauche.

À l’inverse, c’est à une atrophie volontaire de cette dernière que l’époque néolibérale correspond. Et il faut remarquer, sans que cela implique de contester l’utilité sanitaire du confinement, que c’est bien sa main droite que l’État a utilisée pour empêcher les personnes de circuler et de se réunir (notamment car les services publics de santé avaient été trop affaiblis pour pouvoir prendre en charge à eux seuls la crise sanitaire).

Et il l’a fait d’une manière particulièrement brutale, la police ayant provoqué la mort de 12 personnes pendant le confinement. L’État s’est du reste donné des moyens de muscler encore sa main droite à l’avenir, créant là aussi des précédents (en France et ailleurs) : drones de surveillance, traçage numérique des populations, capteurs de température, autorisation de sortie, etc9.

Le gouvernement a même tenté de prolonger l’interdiction des manifestations (interdiction finalement suspendue par le Conseil d’État, les luttes passées ayant permis de faire reconnaître dans le droit comme une « liberté fondamentale » le fait de manifester).

La crise actuelle intensifie donc les tendances autoritaires de l’État néolibéral.

La révolte internationale en réaction à l’assassinat de George Floyd, et en France à celui d’Adama Traoré, révolte dirigée contre le racisme et l’oppression policière (subie avec une intensité particulière pendant le confinement) est cependant en mesure de s’opposer à ces tendances.

La main gauche de l’État a évidemment joué un rôle décisif dans la crise sanitaire, grâce au courage et à l’abnégation des soignantEs. Malgré les proclamations du pouvoir (Ségur de la santé), il ne souhaite vraisemblablement rien faire pour la renforcer, à l’exception de quelques décisions peu coûteuses comme le renouvellement des stocks de masques (qui avait été abandonné depuis 2013), et d’une reconnaissance symbolique (applaudissements, médailles, etc.).

Notre camp peut cependant contraindre l’État à prendre de véritables mesures en établissant un puissant rapport de forces, à partir des grèves et manifestations des soignantEs dont la lutte, qui ne s’est pas interrompue depuis plus d’un an, a trouvé une intensité nouvelle après le confinement.

Plus encore que celle de 2008, la crise actuelle démontre que, malgré toutes ses défaillances, si l’État ne peut pas tout, il peut beaucoup, mais que sa puissance est au service du système capitaliste. Elle révèle donc ce qu’ont de faux les deux idéologies dominantes symétriques : le discours néolibéral qui veut faire oublier le rôle de l’État ; le discours étatiste-souverainiste qui veut laisser penser que l’État est parfaitement autonome.

Si dans la situation actuelle le pouvoir cherchera à renforcer encore les tendances néolibérale et autoritaire de l’État, les deux principaux mouvements post-confinement, le mouvement des soignantEs et le mouvement antiraciste (contre les violences policières et pour les sans-papiers) constituent déjà une résistance puissante et déterminée contre ces deux tendances. (Résumé)

Mardi 30 juin 2020 Yohann Emmanuel

https://npa2009.org/

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01 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

belle île (les lucioles)

belle ile

Lettre ouverte des organisations morbihannaises actrices d’un futur vivable pour tous

Nous apprenons la mise en service pour l’été 2020, d’une ligne régulière d’hélicoptère entre Lorient et Belle-Île ( lien vers l’article du télégramme ), nous sommes révoltés.

À quoi peuvent bien servir nos efforts si un très petit nombre de personnes les rendent vains ?

La CCI, via cette convention, nous rappelle malheureusement de façon assez crue, le mépris des générations futures, quelques privilégiés croient qu’il est encore permis d’émettre beaucoup de Gaz à Effet de Serre pour leur confort de vie. Ce projet nous montre également qu’une génération encore au pouvoir dans les entreprises, les fameux #okboomers, n’est plus à même de penser les changements nécessaires du monde futur, qui sera nécessairement plus lent, plus local, sobre et résilient.

Nous demandons donc l’annulation immédiate de ce projet car :

Il est en contradiction avec les stratégies et schémas nationaux (SNBC), régionaux (SRADDET) et territoriaux (PCAET)

Il est dangereux et révoltant pour l’avenir de notre jeunesse

Il est méprisant pour les acteurs des transitions en Morbihan.

Nous ne pouvons rester silencieux face à des comportements irresponsables et injustes qui contribueront à accélérer les catastrophes écologiques en cours et à venir.

Montrer votre opposition à ce projet insensé et d’un autre âge … en signant cette pétition

Premiers signataires :

Les Lucioles – Ria d’Etel en Transition, Etel / Réseau Cohérence, Lorient / Cap des Possibles, Auray / Dolmen des Possibles, Carnac / Energ’ile autonome, Belle-Ile /

https://www.mesopinions.com/

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01 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

ségur (fr3 )

hoptiam

« Ségur de la santé » : les maux des soignants

Infirmières, aide-soignants, kinés… Ils nous confient leurs attentes, leurs espoirs alors que le « Ségur de la santé » s’achève vendredi. Et leur ras-le-bol, aussi. « Infirmières, en colère ! Aide-soignants, pas contents ! Des kinés, dégoûtés ! Qui va vous soigner ? » : ce slogan rythmait la manifestation des soignants ce midi, à Rennes.

Infirmières, aide-soignants, kinés… trois professions en crise ?

L’infirmière

Céline est infirmière au CHU Pontchaillou. Son univers, ce sont les soins intensifs, la salle d’intervention en cardiologie. Déjà présente à la manifestation du 16 juin, elle est revenue aujourd’hui. Toute seule ou presque : une jeune infirmière contractuelle l’accompagne mais celle-ci ne veut pas parler. Par peur de perdre son contrat. Céline parle, elle. Vite. Fort. Elle en a gros sur le cœur.

« Moi, ça fait 14 ans que je travaille. Honnêtement, j’ai vu les conditions de travail se dégrader. On garde les gens longtemps sur des brancards parce qu’on ne trouve pas de lits. Dans les services, on nous demande un turn-over assez hallucinant : les gens sortent le matin pour faire de la place. La tarification à l’acte a été beaucoup dans ce sens. On sent qu’il faut pousser, pousser et rentabiliser un maximum, en fait. Et on n’a pas fait forcément ce métier pour ça… »

« On a des salaires qui sont très très peu revalorisés et qui, à mon sens, ne reflètent pas ce qu’on donne tous les jours. Certes, c’est un métier que l’on a choisi, avec ses contraintes. Mais quand on est une jeune infirmière et qu’on ne touche que 1 400 euros et que, quatorze ans plus tard, comme moi, on n’est qu’à 1 900 euros par mois… je trouve que ce n’est pas une juste reconnaissance de ce qu’on peut faire tous les jours.

On a l’impression que la prime pour les soignants, elle était juste là pour apaiser la colère qui montait et qui se ressentait. Et pour essayer d’atténuer l’effet post Covid. Mais, en fait, cet effet, il est bien là : toutes les interventions qui étaient déprogrammées pendant cette période du Covid, elles doivent quand même se faire. On arrive à l’été. On n’a pas forcément les remplaçants recrutés pour et, surtout, des gens formés, pour ces interventions…  »

L’aide-soignante

« Nous, on attend une revalorisation de nos professions », explique Isabelle, aide-soignante en Ehpad. Isabelle est aide-soignante à l’Ephad Champs Manceaux, à Rennes, et déléguée CFDT. «  Nous, ce qu’on attend, c’est une revalorisation de nos professions, de meilleures conditions de travail et, surtout, des recrutements pour le bien-être de nos résidents.

Lors du Covid, on a eu la chance d’avoir du personnel qui venait d’autres services, en renfort dans nos établissements. Et on a bien vu qu’on était mieux entourés et que les conditions de travail étaient autres. Ce qui nous manque, c’est des effectifs pour prendre soin de nos résidents, prendre soin aussi de nous parce qu’on a quand même un rythme assez speed, on va dire.

Ce qui est bizarre c’est qu’on s’intéresse aux personnels hospitaliers ou en Ephad qu’avec l’apparition du Covid. Je trouve ça un peu grave qu’on en arrive à ce point-là. Parce que nos revendications, elles datent déjà de plusieurs années et que ça n’aboutit pas… »

« Les 6 milliards, moi, je demande à voir. C’est très bien s’il y a une avancée mais, après, comment se fait la répartition ? Qu’est-ce qu’on en tire quoi ? Parfois, on nous promet des choses mais, au fil du temps, on voit que le budget ne représente pas grand-chose par rapport au nombre de salariés qui représentent le secteur médical.

Là, j’ai 25 ans d’expérience, voire 30 ans et je suis à 1 700 euros nets, primes comprises. Des primes qui ne sont pas prises en compte dans nos retraites. Et au total, ça peut faire une sacrée différence quand on part en retraite.  »

Le Kiné

Des kinés de l’hôpital public posent avec Oscar, le squelette qui leur sert de mascotte. Florian est kinésithérapeute au centre de rééducation du CHU de Rennes. Sur son t-shirt, une inscription : « Que demain reste humain ».

« On voit qu’à l’hôpital il y a de plus en plus d’administratif et autres tâches. On est de plus en plus éloignés de nos patients. Et nous, ce qu’on veut c’est retrouver le cœur de notre métier, d’avoir du temps pour nos patients. On a eu de la chance à Rennes de ne pas être trop touchés par le Covid. On a vu des moyens qui se sont débloqués pour cette crise. Mais ces moyens, on en aurait besoin tout le temps, en fait.

On n’a pas été débordés comme à Paris ou dans l’Est. On a eu du temps pour nos patients et, ce temps-là, on veut le conserver. On veut plus de personnels soignants. Ce qui nous permettrait d’être plus nombreux pour mieux s’occuper de nos patients. » » Je crois que le gouvernement a parlé de 6 milliards. Pour que ce soit efficace, il nous faudrait au moins 7 ou 8 milliards.

On a besoin de matériels pour rééduquer nos patients et ce matériel, il coûte cher. Mais on en a besoin et, malheureusement, les moyens de l’hôpital ne sont pas suffisants pour pouvoir acheter ces matériels. On a investi dans du matériel pour les patients Covid et c’est très bien. Mais là, il nous faudrait investir dans du matériel pour les patients qu’on accueille tous les jours. Et c’est ça qu’on demande.

Ça fait huit ans que je suis kiné. Ça ne fait que depuis un an que nous sommes en effectif complet au CHU de Rennes. Beaucoup de kinés partent dans le privé où ils sont mieux payés. C’est une demande du « Ségur » : avoir des salaires justes par rapport au travail effectué à l’hôpital. »

30/06/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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30 juin 2020 ~ 0 Commentaire

30 juin

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En Bretagne, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Dinan, Saint-Brieuc, Vannes, Lorient, Quimper, etc. alors que celle prévue à Brest a été interdite par le sous-préfet deux heures avant son début.

22

Polyclinique du Trégor à Lannion. Le personnel en grève demande des moyens supplémentaires

29

Quimper : 500 manifestants contre le Ségur de la Santé

Soignants : la sous-préfecture interdit la manifestation de ce mardi soir à Brest

Morlaix: L’intersyndicale du CHPM a rassemblé plus de 250 manifestants

Brest. Cliniques Keraudren et Grand Large : « On est les oubliés du privé ! »

Brest. L’interdiction de la manifestation du personnel soignant fait polémique

35

Ségur de la santé : un millier de soignants manifestent à Rennes

Vitré : une centaine de manifestants se mobilisent en soutien aux soignants

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