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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpitaux (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

28 comités de défense réunis au Cac de Concarneau

Les rencontres de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité vont se dérouler au Cac les 23, 24 et 25 juin. Vingt-huit comités sont attendus. Le point avec les membres du comité local qui organisent le rassemblement.

Pourquoi la ville de Concarneau accueille-t-elle ce rassemblement ?

Hélène Derrien, du comité local et présidente de la Coordination nationale: «Ces rencontres se déroulent, depuis 2004, deux fois par an. À chaque fois, l’hôte est différent. Nous étions à Montreuil à l’automne. Pour cette 27e édition, c’est au tour de Concarneau d’accueillir les délégations. Nous en sommes ravis. C’est une première ici».

Qui attendez-vous ?

H.D : «Vingt-huit comités, soit plus de 80 personnes, seront présents. Ce qui place la participation à un bon niveau. Le réseau à l’échelle nationale fédère une centaine de comités pour environ 4.000 contacts ».

Quels sujets vont être évoqués ?

H.D : « La matinée du samedi sera consacrée à une réflexion sur l’accès aux soins des personnes en perte d’autonomie. L’après-midi sera dédié aux échanges entre les comités. Un débat public aura lieu le samedi soir sur les difficultés d’accès aux soins et les propositions pour y faire face. On espère que la population va se mobiliser. Le dimanche matin sera consacré à notre assemblée générale, avec la révision de nos statuts. Nous allons élargir notre mission : de la défense des structures à la défense de l’accès aux soins. Pendant les trois jours, plusieurs intervenants seront présents, directeurs d’hôpitaux, éducatrice spécialisée, gériatre, médecin généraliste. Ils viennent de Nantes, Roscoff, Lorient, Decazeville ou Bergerac ».

Quelle est la situation, localement ?

Marianne Jan, trésorière du comité local : « Nous sommes, pour le moment, au point mort. Nous nous battons depuis 2008 pour la réouverture des Urgences de nuit. Mais notre crainte, c’est qu’elles disparaissent totalement. Comment cela est-il imaginable sur un territoire qui accueille 100.000 habitants en saison ?

Aujourd’hui, les économies sont réalisées au niveau du personnel. Cela impact forcement la qualité de soins. Nous souhaitons aussi que l’hôpital de Concarneau soit doté d’un scanner. Nous avons lancé en avril une campagne de sensibilisation avec une pétition sous forme de carte. Nous allons continuer cet été à rencontrer la population sur les marchés. Quand un nombre suffisant de signatures sera obtenu, nous expédierons les cartes directement au président de la République ».

À l’échelle nationale, quel est le constat depuis la création de la coordination nationale en 2004 ?

H.D : « C’est un véritable désastre. Un tiers des maternités ont fermé ces douze dernières années. Ça serait peut-être pire sans la mobilisation des comités locaux comme à Carhaix. Le dialogue est catastrophique avec les instances hospitalières où nous n’avons pas ou très de représentants. Tout est verrouillé. Nous n’avons pas d’information. Pourtant, le 1e r juillet, les hôpitaux doivent remettre à l’Agence régionale de santé (ARS) leur projet médical partagé. Celui-ci aura des conséquences sur le territoire. Nous avons alerté les élus. Ce que nous craignons, c’est un regroupement des activités autour de Brest comme le prévoit le projet Macron. Rien de très réjouissant en somme ».

Le Télégramme / 20 juin 2017 / Steven Le Cornu

http://www.letelegramme.fr/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

santé (anti-k)

dentit breiz

On va faire le grand bond en arrière!

Syndicat de la Médecine Générale : Duo Macron-Buzyn, un danger pour la santé

Le Syndicat de la Médecine Générale s’inquiète du programme santé d’Emmanuel Macron. Austérité, démantèlement de la solidarité au profit des assurances privées et soutien à l’indus- trie pharmaceutique, risquent de mettre en péril la santé de tous et toutes.

Emmanuel Macron prévoit de réduire les dépenses de l’État de 25 milliards, de l’assurance-chômage de 10 milliards, de l’Assurance maladie de 15 milliards et des collectivités territoriales de 10 milliards d’euros (1). On ne peut que se préoccuper de cette baisse des dépenses publiques qui servent à financer la solidarité et les services publics. Le recours à la numéri- sation forcée et à la télémédecine n’y changeront rien. On ne peut pas faire mieux avec toujours moins.

En remplaçant la cotisation salariale, gérée en partie par les représentants des travailleurs et dédiée au financement de la protection sociale, par un impôt, la CSG (Cotisation Sociale Généralisée), Emmanuel Macron prévoit une reprise en main autoritaire de la solidarité par l’État. A l’instar d’autres pays européens, l’État français aura alors tout loisir de réduire les allocations-chômages ou les dépenses de santé sans concertation avec les partenaires sociaux (2) en fonction des conjonctures ou des priorités. En Grande-Bretagne, l’allocation chômage (qui ressemble plus à une aumône) est ainsi tombée pour tous à 65,45 livres par semaine, (75,92 euros) quel que soit l’emploi ou le temps travaillé. Au Danemark, le niveau des pensions de retraite varie d’un mois sur l’autre en fonction de l’inflation.

Enfin, l’annonce de l’accélération des procédures des AMM (autorisations de mise sur le marché) des médicaments (3) et la nomination d’Agnès Buzyn comme ministre de la Santé, qui clame sa connivence avec l’industrie pharmaceutique (4), mettent en danger les patients. On peut dès lors prédire de nouvelles catastrophes sanitaires comme le Mediator® avec la commercialisation de médicaments mal évalués par des experts ayant des conflits d’intérêts avec l’industrie. La nomination de Gilles de Margerie, ex directeur général adjoint de Humanis, 3e groupe assureur complémentaire santé comme directeur de cabinet de la ministre de la Santé, montre à quel point le projet de Macron s’oriente vers une privatisation rampante de notre Sécurité sociale. Les médias réactionnaires s’en félicitent déjà (5).

La santé d’une population dépend très largement de paramètres non médicaux : logement, revenus, niveau d’inégalités, services publics, comme l’a montré par exemple Richard Wilkinson (6). En engageant une politique austéritaire et étatique, Emmanuel Macron et son gouvernement risquent de précariser encore plus la société française, d’augmenter le niveau d’inégalités et de dégrader l’état de santé de la population.

SMG  29/05/2017

http://www.anti-k.org/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

chaleur (anti-k)

canicule

En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud

Un tiers de l’humanité est actuellement exposé à des vagues de chaleur potentiellement mortelles, révèle une étude. Et si rien ne change, d’ici la fin du siècle, la situation sera bien pire…

C’est une étude qui a de quoi faire effrayer, après la décision de Donald Trump, début juin 2017, de quitter l’accord de Paris : si les émissions de carbone continuent d’augmenter au rythme actuel, 74 % de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur poten-tiellement mortelles d’ici 2100 ! Un véritable « coup de massue » annoncé par des chercheurs de l’Université d’Hawaii, à Manoa, dans la revue Nature Climate Change. « Et même si les émissions de gaz à effet de serre se réduisaient de manière drastique d’ici la fin du siècle, 48 % la population humaine mondiale serait tout de même touchée », ajoutent les chercheurs dans un communiqué. Actuellement, c’est déjà un individu sur trois qui risque de « mourir de chaud »…

Une chaleur potentiellement mortelle pendant 20 jours

Pour parvenir à ce constat terrible, l’équipe de chercheurs a examiné la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité supplémentaire associés à 783 épisodes de chaleur, entre 1980 et 2014 : par exemple, la canicule de 2003, qui a provoqué une surmortalité de 70.000 personnes en Europe (15.000 rien qu’en France), celle de Moscou en 2010 (touchant 10.000 personnes), celle de Chicago en 1995 (700 personnes)… Au total, les vagues de chaleur recensées dans l’étude incluent 164 villes localisées dans 36 pays.

Les chercheurs ont croisé ces données avec les différents paramètres météorologiques enregistrées lors de ces épisodes de canicule : la température de l’air, le taux d’humidité, la vitesse du vent… Ils en ont déduit que le couple température-humidité était le facteur déterminant à rendre une vague de chaleur « potentiellement mortelle ». Au-delà d’un certain seuil, la capacité de thermorégulation de l’organisme (maintenant une température autour de 37°C) est altérée, au risque de provoquer chez l’individu un état d’hyperthermie. En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours sur 13 % environ de la surface du globe, où vit 30 % de la population mondiale.

Et dans le futur ? Tout dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario le plus optimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces rejets carbonés auront été réduits de manière drastique au point de limiter le réchauffement à 1°C à la fin du siècle. Dans ces conditions, la zone à risque s’étendrait sur 27 % du globe et concernerait 48 % des 11 milliards de Terriens. Si, au contraire, l’on se base sur le scénario le plus pessimiste, dans lequel les gaz à effets de serre continuent d’augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen monte à 3,7 °C en 2100, 47 % du territoire sera touché, soit 74 % des individus.

« Il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible »

Toutes les régions du monde ne sont pas concernées de manière égale. Bien que les modèles des climatologues prévoient des hausses de température plus marquées dans les hautes latitudes, « les régions tropicales sont exposées toute l’année à des températures et une humidité élevées, alors que pour les latitudes plus au nord, le risque d’un épisode de chaleur potentiellement mortel se limite à l’été », précisent les chercheurs.

En revanche, partout dans le monde, le vieillissement de la population aggrave la menace, de plus que la concentration croissante des individus dans les zones urbaines, sujettes aux phénomènes d’îlots de chaleur (concentrations de chaleur liées à l’absence de nature). Les chercheurs ont rendu leurs données disponibles sur un site web qui permet de connaître, ville par ville, le nombre de jours dans une année où le couple température-humidité est au-delà  seuil critique. Dans le pire scénario du GIEC, ce pallier sera dépassé pendant six jours en France métropolitaine, 53 jours à New York, et… tous les jours à Cayenne !

Bien entendu, beaucoup d’incertitudes demeurent quand à l’évolution démographique et urbanistique du monde jusqu’en 2100, ainsi que sur l’adoption de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent de voir émerger une prise de conscience sur l’urgence pour les régions tropicales, alors qu’actuelle- ment, « c’est le réchauffement des pôles qui demeure le changement climatique le plus emblé-matique », note Iain Caldwell, co-auteur de ces travaux. « En ce qui concerne les vagues de chaleur, nous sommes à court d’options pour l’avenir, il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible, alerte Camilo Mora, autre co-auteur de l’étude. Beaucoup de personnes paient déjà le « prix ultime », et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites. »

Sciences et Avenir 20/06/2017 Lise Loumé

http://www.anti-k.org/

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20 juin 2017 ~ 1 Commentaire

vaccins (le peuple breton)

vaccin

11 vaccins obligatoires. Au nom de la santé ?

Au nom de la lutte contre les maladies infectieuses, la nouvelle ministre de la santé (Agnès Buzyn) envisage de rendre obligatoire pas moins de 8 vaccins en plus des 3 que nous connaissons aujourd’hui : Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite (DTP). Cette décision peut avoir des conséquences graves sur le développement des enfants et sur leur avenir.

La vaccination a été une avancée médicale importante, personne ne le nie. Mais dans tous les domaines, il faut se méfier de l’excès. Se faire vacciner n’est pas un acte anodin, surtout lorsque l’on introduit 11 corps étrangers (sans réellement en connaître les interactions !) chez un jeune enfant par une simple piqûre.

Certains vaccins contiennent des substances (ex : aluminium) dont les effets sur la santé humaine sont présumés nocifs. De nombreux malades les soupçonnent même d’avoir déclenché leur pathologie : sclérose en plaque, polyarthrite chronique, myofasciite à macrophage (MFM)… Le professeur Gordon T. Steward, professeur à l’université de Glasgow, met en garde par exemple contre le vaccin contre la coqueluche qui, selon lui, est souvent suivis d’effets indésirables conséquents pouvant entraîner des dommages neurologiques irréversibles.

L’urgence n’est donc pas d’imposer une vague de nouveaux vaccins, mais plutôt d’évaluer les effets réels des diverses substances (et la manière dont elles interagissent) sur la santé humaine à long terme. Rappelons que la Suède ne rend aucun vaccin obligatoire. C’est aussi une question de respect du corps et de la liberté individuelle. À chacun de prendre sa décision en toute connaissance de cause.

N’oublions pas non plus que la ministre de la santé a été rémunérée durant plusieurs années par des laboratoires pharmaceutiques.

Or, ce sont ces mêmes firmes qui seraient les grandes gagnantes, financièrement, de cette nouvelle réforme ! Les profits des actionnaires valent-ils la peine qu’on joue avec la santé de millions de personnes ? Il est temps que les pouvoirs publics exercent un contrôle plus resserré sur la manière dont l’industrie pharmaceutique compose ses vaccins. Il existe déjà aujourd’hui des vaccins non obligatoires mais imposés de fait, car mélangés au DTP.

Trefina Kerrain 20 juin 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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13 juin 2017 ~ 0 Commentaire

permis de tuer (bastamag)

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Annie Thébaud-Mony : « Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail »

Au moins 2,6 millions de travailleurs sont exposés à un ou plusieurs cancérogènes, selon la dernière étude de l’agence sanitaire Santé publique France.

Pour Annie Thébaud-Mony, sociologue spécialiste des questions de santé publique, la préven- tion des risques professionnels doit devenir l’une des priorités de la gauche qui se reconstruira après les législatives et bataillera face au démantèlement annoncé des protections sociales. D’autant que le coût financier pour soigner les milliers de cancers professionnels est supporté par l’Assurance maladie. « Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. »

De mon point de vue de chercheure en santé publique, la priorité de la gauche doit être la justice, et la prévention des risques professionnels.

Nous devons faire en sorte que certaines formes d’impunité soient brisées, notamment l’impunité de ceux qui commettent des crimes industriels. Prenons le dossier de l’amiante : on a maintenant une idée précise de ce qui s’est passé.

Amiante : les industriels savaient

Les industriels savaient dès les années 1930 que l’amiante présentait un danger mortel. Ils ont décidé non seulement de continuer à l’utiliser, mais d’organiser la désinformation pour empê- cher le plus longtemps possible qu’une réglementation vienne protéger les ouvriers et citoyens des dangers de ce matériau. C’est une mise en danger délibérée de la vie d’autrui, qui doit être sanctionnée. Il n’est pas acceptable, ni humainement, ni politiquement, ni même écono-miquement, que les industriels continuent à tuer en toute impunité simplement parce qu’ils feraient tourner l’économie.

Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail.

La règle doit être la même que dans le reste de la Cité : l’interdit. L’Europe a montré depuis qu’elle pouvait très bien se passer d’amiante. Tout cela était donc évitable.

Non reconnaissance des cancers professionnels

Dans le secteur de la santé au travail, les dernières lois passées n’ont fait que détériorer la possibilité pour les salariés de prévenir les dangers et de protéger leur santé. L’accès aux expertises commandées par les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) s’est durci, les attestations d’exposition professionnelle aux risques cancérogènes n’existent plus… Le scandale permanent de la non reconnaissance des cancers professionnels se poursuit.

Les tableaux de maladies professionnelles qui désignent les cancers dus au travail ne concernent que 22 substances.

Or, le Centre international de recherche sur le cancer en reconnaît plusieurs centaines, la plupart se trouvant en milieu de travail. Et il n’y a aucune reconnaissance des cancers provoqués par la poly-exposition professionnelle à plusieurs substances.

Des médecins ignorants les réalités du travail

Les dossiers déposés par les travailleurs sont étudiés par des experts médicaux qui ne connaissent souvent rien au milieu de travail. La double expertise indispensable à la recon- naissance des cancers professionnels est totalement niée : celle des travailleurs sur leur propre activité de travail, et celle des spécialistes des conditions de travail et d’exposition aux risques toxiques. Au cours des cinq dernières années, sur ces dossiers fondamentaux, nous n’avons obtenu que de trop rares reconnaissances, en allant devant des tribunaux. Ce sont les juges, et non les médecins, qui commencent à reconnaître la réalité des cancers professionnels.

« On continue à fabriquer les cancers du futur »

Il y a également une inertie totale de la sécurité sociale, de même qu’au sein des différentes instances du ministère de la Santé. Résultat : sans parler du coût humain des cancers professionnels, terrible pour les victimes et leurs proches, le coût financier en est supporté à plus de 99% par l’assurance-maladie, et donc par nous tous, les citoyens.

Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. En l’absence de prévention efficace reposant en premier lieu sur l’expertise des travailleurs lorsqu’ils sont informés des dangers subis, on continue à fabriquer les cancers du futur. C’est intolérable.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler 13 juin 2017

https://www.bastamag.net

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05 juin 2017 ~ 0 Commentaire

pologne (amnesty)

proabortion 

Les restrictions touchant la contraception d’urgence sont catastrophiques pour les femmes et les jeunes filles

Le président polonais, Andrzej Duda, ne doit pas approuver des dispositions régressives qui limiteront l’accès à la contraception d’urgence pour les femmes et les jeunes filles, a déclaré Amnesty International après l’adoption de ce projet de loi par le Sénat mercredi 1er juin.

« Les restrictions de l’accès à la “pilule du lendemain” auront des conséquences désastreuses pour les femmes et les jeunes filles qui vivent dans un pays ayant déjà l’une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’avortement, a déclaré Anna Błuś, chercheuse d’Amnesty International sur l’Europe centrale et les droits des femmes.

« Associées à la “clause de conscience” qui permet aux médecins de refuser un traitement pour des motifs religieux, elles constitueront de nouveaux obstacles pour les personnes qui ont besoin d’une contraception d’urgence. Ces obstacles pourraient s’avérer insurmontables pour les adolescentes et les personnes qui se trouvent dans des zones rurales isolées, et ils auront des conséquences particulièrement catastrophiques pour les victimes de viol. »

Complément d’information

Le projet de loi a été adopté par le Sénat polonais le 1er juin. S’il est promulgué par le prési- dent, il entrera en vigueur sous 30 jours et la contraception d’urgence ne sera plus accessible que sur prescription en Pologne, contrairement aux recommandations de l’Union européenne.

1 juin 2017

https://www.amnesty.org/fr/

 

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (l’humanité)

pest

La France sommée de rendre des comptes dans l’affaire Triskalia

Les députés européens entendent faire toute la lumière sur le scandale breton des victimes des pesticides.

« On a été compris au-delà de ce que l’on attendait », n’en revient pas Serge Le Quéau, membre de l’Union régionale Solidaires de Bretagne et représentant des ex-salariés de la coopérative bretonne Nutréa-Triskalia. Mardi, une délégation a été entendue par la Commis- sion des pétitions du parlement européen, à Bruxelles. Victimes d’une intoxication aux pestici- des dans le cadre de leur travail, les ex-Triskalia espéraient obtenir l’ouverture d’une enquête visant à vérifier si la France applique bien le droit de l’Union européenne en matière de protection de la santé au travail et de sanctionner les abus éventuellement constatés.

D’après le syndicaliste, les députés, toutes tendances politiques confondues, « ont été particulièrement scandalisés par l’attitude de l’entreprise Triskalia vis-à-vis de ses salariés et l’absence de réaction des autorités françaises ». Ils ont d’ailleurs décidé à l’unanimité d’adresser un courrier à la Commission Européenne pour lui demander une enquête dès que possible sur l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’entreprise Triskalia, et plus largement dans les autres entreprises du secteur agroalimentaire de Bretagne. « Les députés ont également décidé, toujours à l’unanimité, de demander à la France de rendre publics les résultats des analyses concernant le maïs contaminé à la phosphine stocké sur le port de Brest », se félicite encore Serge Le Quéau, selon qui « la France est enfin sommée de rendre des comptes sur l’affaire Triskalia ».

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles »

Les représentants des victimes de pesticides se disent « très contents ». « Si la Commission des pétitions du Parlement européen ne peut imposer une enquête à la Commission Européen, il y a peu de chance que celle-ci refuse, nous ont confié les parlementaires européens », indique Serge Le Quéau, même s’il sait pertinemment que « d’autres embûches » les attendent.

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles. On regrette que sur le terrain, les services de l’Etat n’aient pas cette attitude, précise Michel Besnard, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest. Le militant espère « qu’on prenne enfin en compte les dangers des pesticides et qu’un jour on les interdise, comme cela a été fait pour l’amiante », conclut le militant, qui jour après jour, reçoit des appels de personnes victimes d’intoxications induites par des produits phytosanitaire.

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

planning (presse ocean)

avortement

Loire-Atlantique Le Planning familial s’inquiète des baisses de subvention

Malgré les avancées législatives sur la contraception et l’IVG, le « contexte actuel » inquiète le Planning familial.

Martine Leroy, co-présidente de l’association l’assure : « La remise en cause des droits des femmes et le retour à l’ordre moral que certains voudraient imposer est une réalité. Ce constat inquiétant renforce notre conviction que nous ne devons rien lâcher ».

 Si la subvention annuelle du conseil départemental – principal financeur – est stable depuis 2015 (173 000 €), les responsables « espèrent qu’il en sera de même cette année ». Le Conseil Régional et l’ARS financent également le Planning. « En 2016, nous constatons une baisse globale des subventions notamment de l’ARS. Cela pose un sérieux problème pour le développement des antennes de proximité (Blain, Clisson, Nantes et Saint-Nazaire) explique Martine Leroy. Notre projet d’aller hors les murs pour toucher des zones isolées du territoire est mis à mal ». 26.04.2017

http://www.presseocean.fr/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

santé (que choisir)

perturb

Perturbateurs endocriniens, notre santé en danger

Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé.

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané.

Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE.

Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neuro-comportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

Des signaux qui interpellent

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recher- che médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »

Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

Les scientifiques face à l’imprévisible

Primo, dans bien des cas, de très faibles doses suffisent à provoquer des effets visibles en laboratoire. Cela se vérifie, par exemple, pour le bisphénol A ou les phtalates. « Par définition, les hormones sont des substances qui peuvent agir à très faible concentration, explique Catherine Viguié, directrice de l’équipe « gestation et perturbation endocrinienne » à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est la même chose pour les PE.

On voit des effets à des doses de l’ordre du nanogramme [un millième de micro- gramme, ndlr] par millilitre de sang. » Même si on interdit telle substance dans les produits alimentaires par exemple, les quantités infimes migrant depuis l’emballage peuvent suffire à poser problème. Pour corser l’exercice, certains PE se comportent de façon tout à fait extra-vagante aux yeux d’un toxicologue. « Jusqu’à présent, toute la toxicologie était basée sur le principe de Paracelse : c’est la dose qui fait le poison, rappelle Catherine Viguié. Le problème, avec les perturbateurs endocriniens, c’est que cela ne se vérifie pas. Parfois, la substance sera plus toxique à une certaine concentration qu’à une concentration plus forte. »

Le bisphénol A est un des spécialistes de ces réponses erratiques, ce qui fait dire à un toxicologue aguerri qu’il n’a « jamais rencontré une substance aussi ch… » et nous conduit à conclure que l’Union Européenne ferait mieux d’interdire un composé aussi imprévisible. « Sur les cellules de cancer du testicule, nous avons mis en lumière un effet anti-prolifératif du BPA à forte dose mais prolifératif à faible dose, appuie Patrick Fénichel, gynécologue et endocrino- logue au CHU de Nice et chercheur à l’Inserm. Au niveau du nanogramme par millilitre de sang, il stimule les cellules cancéreuses dans le testicule. Or c’est à ce taux que nous l’avons retrou- vé dans le sang de cordon des nouveau-nés. » Cette particularité des PE constitue un vérita- ble défi pour qui cherche à fournir une base scientifique au législateur. « Quand on évalue une molécule, on ne sait pas si un virage va se produire et où. Il faut tester un très grand nombre de doses, cela complexifie énormément l’évaluation », soupire Catherine Viguié.

Troisième difficulté, l’effet cocktail possible. Dans un mélange de PE, ce à quoi nous pouvons en pratique être exposés, les effets de chacun peuvent s’additionner (ce n’est pas propre à ces composés), mais aussi agir en synergie. Le mécanisme a été démontré in vitro : deux PE très faiblement actifs par eux-mêmes ont « coopéré » pour activer un récepteur, si bien que la toxicité du mélange était beaucoup plus forte que l’addition des deux. Aujourd’hui, des chercheurs travaillent à démontrer cet effet sur l’homme. Or, la réglementation encadre le plus souvent composé par composé, comme s’ils n’étaient pas susceptibles d’interagir.

Tous les concepts sont à remettre à plat

Last but not least, nous ne sommes pas également sensibles aux PE à toutes les périodes de la vie. « C’est in utero, lorsque se développent tous les organes, qu’ils sont le plus susceptibles d’effets délétères. On a beaucoup de données là-dessus », constate Robert Barouki, médecin et directeur de recherche en toxicologie à l’Inserm. Car, contrairement à l’âge adulte où les hormones ont un effet transitoire, chez le fœtus et le nouveau-né, elles ont une fonction de programmation de l’organisme.

Une interférence peut donc produire des dégâts irréversibles, d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes.

Ensuite, pendant toute l’enfance, se poursuit le développement du système nerveux. Puis la puberté, incluant la prépuberté qui commence avant 10 ans chez les filles, est une période particulièrement vulnérable pour le dé­veloppement du système reproducteur. Conséquence : « Si une étude n’a pas couvert une période critique, on peut passer à côté d’un effet toxique, met en garde le scientifique. Lorsqu’on étudie le rapport entre exposition à la dioxine et cancer du sein, on ne trouve rien tous âges confondus, mais une association forte chez les filles exposées avant 14 ans. »

Une difficulté supplémentaire pour les chercheurs, qui doivent tenir compte de cette importance de la fenêtre d’exposition. « Nous avons besoin de remettre à plat tous les concepts admis jusque-là en toxicologie pour établir la manière la plus pertinente de gérer les perturbateurs endocriniens », résume Robert Barouki. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche pour les scientifiques. Mais, comme le soulignait le Parlement européen en 2013, le fait que les connaissances soient encore fragmentaires ne doit pas faire obstacle à des mesures de protection sanitaire pour éviter des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et l’environnement.

Que Choisir NPA Infos santé sécu social  21/04/2017

http://www.anti-k.org/

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