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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

guémené sur scorff (le télégramme)

23 juin

Défense des services publics. 300 personnes à Guémené-sur-Scorff

300 personnes – seulement serait-on tenté d’ajouter ont participé ce samedi matin, au rassemblement régional en faveur des services publics à Guémené-sur-Scorff.

Nouvel hôpital en rade. Fermeture en début d’année de la Trésorerie publique. L’agence technique départementale menacée elle de mettre la clé sous la porte incessamment. La commune de Guémené-sur-Scorff, au nord ouest du département du Morbihan accumule les mauvaises nouvelles et vit au quotidien, la fin des services publics en zone rurale.

C’est pour dire « Stop » à cette cascade de fermetures que ce samedi matin le collectif pour la défense des services publics en Centre-Bretagne organisait un rassemblement régional. 300 personnes y ont participé. Ce qui peut paraître peu au regard des enjeux. Les organisateurs eux ne le voient pas ainsi. Pour eux, cette manifestation n’est que le début d’un mouvement qui ne peut aller qu’en s’amplifiant

23 juin 2018 Yann Le Scornet

https://www.letelegramme.fr/

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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

maternités (france info)

Je me sens épuisée, abusée » : le cri d’alarme du personnel médical des maternités

« On a un manque de personnel, d’infirmiers, d’aides-soignantes, de médecins.

Les agents sont appelés sur leur repos. Ils sont fatigués, usés. » Sandrine Banderier, aide-soignante de 42 ans, ne cache pas sa colère. Dans l’hôpital de Vierzon (Cher) où elle exerce, plusieurs services, dont la maternité, sont menacés de fermeture du fait de suppressions de postes. Un rassemblement a lieu à Paris, samedi 23 juin, pour dénoncer la fermeture de ces maternités de proximité.

Car cette aide-soignante, représentante de l’intersyndicale de l’hôpital, et ses collègues sont loin d’être les seuls concernés.

A travers la France, plusieurs établissements, comme les maternités de Guingamp (Côtes-d’Armor) ou de Bernay (Eure), vont bientôt fermer leurs portes. Bien d’autres craignent une même issue. Entre 2016 et 2018, plus de dix petites maternités ont cessé leur activité, selon Le Monde. Et en quarante ans, les deux tiers de ces établissements ont disparu.

En parallèle, des lits ferment dans bon nombre de maternités plus grandes, par mesure d’éco-nomie. « A la faveur d’une petite baisse d’activité, on nous a fermé des lits », relate Camille Lam-boley, sage-femme à la maternité d’Orléans (Loiret). « Ces lits sont rouverts régulièrement, mais sans personnel », dénonce la jeune femme. Du côté de Blois (Loir-et-Cher), la maternité a perdu un tiers de ses lits et du personnel en conséquence, rapporte Jean-Luc Lebrun, gynécologue obstétricien.

« On mange quand on peut, si on peut »

Quand des lits ou des maternités entières ferment, certaines grandes maternités voient leur activité augmenter un peu plus. « On fait 5 000 accouchements par an », rappelle Carole Alava, aide-soignante et auxiliaire de puériculture à la maternité du CHU de Toulouse (Haute-Garon-ne). En raison de la fermeture de maternités « périphériques », celle de Toulouse reçoit « toute la région », assure la soignante, également militante de Sud Santé Sociaux. « Ça amène ce boulet de canon de venues (…) On est surchargés », abonde Magali, aide-soignante, auxiliaire puéri-cultrice et militante CGT à la maternité de l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Bon nombre de soignants témoignent, en conséquence, de conditions de travail particulièrement difficiles.

En maternité physiologique, « on a moins d’une heure à passer avec chaque patiente », raconte Camille Lamboley, « sans compter toutes les entrées et les sorties ». Sur une période de travail de douze heures,  »en salle de naissance et aux urgences, on mange quand on peut, si on peut », poursuit-elle.

La crainte de soins dégradés

Du fait d’un manque de moyens et d’effectifs, selon ces soignants, les soins qu’ils prodiguent perdent en qualité. « On n’a plus de temps pour faire des dépistages ou des prises en charge de tout ce qui est psycho-social », regrette Camille Lamboley. Carole Alava confirme. L’aide-soignante se dit « terriblement frustrée » de ne pas avoir le temps de « discuter avec les patien-tes, de leur expliquer comment mettre leur enfant au sein ».

Plusieurs évoquent même des prises de risque pour les patientes et leurs bébés.

« Il m’est arrivé de rendre visite à des femmes qui avaient une césarienne récente et qui se trouvaient vraiment à l’endroit le plus éloigné de la salle de soins », reconnaît Jean-Luc Lebrun.  A Vierzon, comme dans d’autres maternités menacées, les personnels s’inquiètent des consé-quences d’une maternité locale en moins pour les femmes enceintes. « On a énormément de femmes sur Vierzon et alentour qui viennent à pied, qui n’ont pas de moyen de locomotion, affirme Sandrine Banderier. Si on n’a plus notre maternité, ce n’est pas possible », s’indigne-t-elle.

Un rassemblement se tient à Paris, samedi, pour lutter notamment contre la fermeture de maternités de proximité. Franceinfo a interrogé des soignants travaillant dans des maternités publiques, afin d’en savoir plus sur leurs conditions de travail.

Valentine Pasquesoone 23/06/2018
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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

lignite (global voices)

lignite (global voices) dans Altermondialisme 34803505224_3b0e0a08b7_k-1-800x533

L’opération de Limit jsme my pour fermer la mine de lignite de Bílina en 2017.

Libkovice aurait pu être un endroit très agréable où vivre.

Niché le long d’une rivière au pied des majestueux Monts Métallifères qui séparent la Bohême tchèque de la Saxe allemande, le village abritait plusieurs centaines d’habitants. Il possédait sa boulangerie, une auberge campagnarde typique, et, dit-on, un très solide esprit communal. Hélas, Libkovice n’existe plus. Son sort a été celui de douzaines d’autres bourgs et villages dans le bassin de la Bohême du Nord, détruits pour laisser place à des mines de lignite géantes à ciel ouvert.

Les gens de Libkovice ont été les derniers à partir.

Le bourg a été rasé en 1992 et 1993 malgré la résistance acharnée de ses habitants et le mouvement environnemental naissant. Un coup de semonce de la réalité que la démocratie toute neuve n’allait pas rendre tout parfait. Eux et leur petite ville restent un symbole des dégâts que l’activité charbonnière impose à l’environnement et aux gens.

Aujourd’hui, à quelques minutes à pied seulement de l’emplacement du Libkovice de jadis, une nouvelle génération de justiciers climatiques organise le “Klimakemp” anti-charbon, maintenant à sa seconde année.  En dépit d’une histoire douloureuse, la République tchèque (avec l’Alle-magne et la Pologne) reste une des puissances charbonnières de l’Europe.

Le gouvernement tchèque prévoit de continuer à extraire et brûler ce combus-tible destructeur de climat dans la deuxième moitié de ce siècle.

Plus de la moitié de l’électricité du pays provient du charbon. Ce qui fait de la République tchèque l’un des plus gros émetteur de CO2 de l’Union européenne en termes d’émissions par tête, au quatrième rang ex-æquo avec les Pays-Bas. Bien qu’étant aussi l’un des plus gros exportateurs nets d’électricité du continent, elle continue de faire fonctionner une douzaine de vieilles centrales électriques obsolètes des années 1970 et 1980. La production annuelle de celles-ci correspond presque exactement à la quantité d’électricité exportée chaque année.

En 2015, pendant que le monde se préparait pour la conférence de l’ONU sur le climat à Paris, le gouvernement d’alors proposa même de pousser cette frénésie de combustibles fossiles un pas plus loin et de lever les “limites” à l’extraction. Des limites instaurées par le premier gouver-nement démocratique dans les années 1990 afin de protéger les demeures des collectivités locales dans les zones minières. Une telle mesure n’aurait pas seulement conduit à relâcher plus de carbone dans l’atmosphère, mais aussi à la destruction de Horní Jiřetín, une agglo-mération de plus de 2.000 habitants.

Des manifestations éclatèrent alors dans tout le pays, menées par une coalition d’habitants locaux, d’ONG environnementales, et du projet tout neuf “Limity jsme my” (Les limites, c’est nous), dont nous faisions partie. Quelques semaines seulement avant de s’engager dans l’accord de Paris sur le climat, le premier ministre Bohuslav Sobotka et son gouvernement décidèrent de sauver Horní Jiřetín de la démolition mais d’étendre la mine voisine de Bílina de 150 millions de tonnes de charbon supplémentaires. La fête était gâchée.

Encouragés et enragés à la fois par cette demi-victoire, nous avons décidé de transformer notre initiative en une plate-forme permanente et de construire un mouvement au long cours. Au printemps de 2016, nous avons soutenu la lutte pour empêcher la vente de mines de lignite dans la région de Lausitz en Allemagne de l’Est à la compagnie tchèque EPH.

Nous avons organisé une expédition au camp climatique monté là-bas par des initiatives loca-les, et tiré inspiration de la réussite des actions Ende Gelände, dans le cadre de la vague Break Free (“Libérons-nous”) de désobéissance civile pour le climat. Au dernier jour des blo-cus de rails, une centrale électrique a été quasi totalement arrêtée, tandis qu’on apprenait simultanément que l’Allemagne avait, pendant quelques heures, pour la première fois dans l’histoire produit de l’électricité à base presque uniquement d’énergies renouvelables, un moment immensément symbolique.

Rentrés chez nous, nous avons démarré un processus de préparation d’une année pour monter le premier Klimakemp de l’histoire de la République tchèque, que nous avons annoncé pour le 25è anniversaire de l’instauration des “limites” à l’extraction. Notre déclaration disait : “Les limites ne suffisent pas, nous voulons la fin de l’ère du charbon”. Nous avons pointé les dangers du changement climatique, exigé que la décision pour Bílina soit annulée et que les plus vieilles centrales soient fermées, et appelé à des actions pacifiques de désobéissance civile pour s’opposer aux projets du gouvernement.

Nous voulions compléter le travail des alliés plus grands et des ONG, et rafraîchir la politique du mouvement.

C’est pourquoi nous avons organisé le premier Klimakemp de façon fortement horizontale, avec une ouverture du processus à quiconque voulait y participer. Le camp auto-géré a finalement eu lieu à la mi-2017 dans le cadre symboliquement important de la commune victorieuse de Horní Jiřetín. Il a rassemblé 300 personnes de la région, de tout le pays et de toute l’Europe, et a rapproché des groupes d’organisations environnementales établies d’initia-tives anti-racisme et de “Droit à la ville”. Pendant cinq jours le camp a fourni un espace pour vivre ensemble, faire la fête ensemble et agir ensemble.

Cent-cinquante personnes ont occupé l’extension de la mine de Bílina ensemble. Cette action émancipatrice de désobéissance civile non-violente a stoppé l’extraction du charbon, et placé la question du changement climatique et notre exigence d’un avenir sans charbon au premier plan du débat.

Nous avons promis de revenir et nous y sommes.

Alors que la crise climatique s’approfondit, ‘relier les pointillés’ entre phénomènes météo-rologiques extrêmes, luttes locales contre le secteur des combustibles fossiles, les politiques publiques et la finance internationale est crucial. Les gens de Pardubice s’opposent à la pro-longation de la durée de vie de la centrale électrique de Chvaletice. Ceux de la région de Liberec se battent pour leur eau, qui leur est soustraite par les mines. Et ceux du Nord luttent contre la poursuite de l’extraction du charbon.

Une bataille importante est devant nous.

Les entreprises énergétiques vont tenter de se soustraire aux nouvelles directives européen-nes (BREFs) et le gouvernement tchèque les a autorisées à solliciter des dérogations. Dans les prochaines années, ces installations devront être soit modernisées, soit fermées confor-mément à la stratégie énergétique nationale.

Les pressions significatives des compagnies houillères privées comme Severní Energetická ou EPH pour se faire plutôt privatiser et moderniser se sont heurtées à l’opposition de l’opinion. Les années à venir seront décisives, et les connexions et solidarités internationales peuvent s’avérer cruciales pour empêcher les banques internationales d’accorder des prêts aux compagnies au cas où les privatisations se concrétiseraient.

Le second Klimakemp du 27 juin au 1er juillet rassemblera des personnes du monde entier pour défier une fois de plus l’industrie des combustibles fossiles. Face à des décisionnaires toujours pris dans le cercle vicieux du charbon et du nucléaire, construire un vigoureux mouvement trans-frontières pour le climat paraît plus nécessaire que jamais.

Cet article reprend un texte initialement publié sur 350.org, dans le cadre d’un partenariat avec Global Voices. Il a été écrit par Radek Kubala, Josef Patočka et Antonie Bernardová de la coalition tchèque pour le climat Limity jsme my.

22 Juin 2018

https://fr.globalvoices.org/

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18 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

Maternité de Guingamp. Des actions en préparation

Après les rassemblements des 5 et 26 mai, le personnel de la maternité prépare une troisième manifestation le 30 juin.

L’équipe de la maternité de Guingamp organise, ce jeudi, à 18 h, à l’espace multiculturel de Grâces, une réunion ouverte à tous afin de constituer des groupes de travail « prêts à avancer rapidement sur toutes les formes d’action possibles pour ouvrir, maintenir et amplifier la mobili-sation en faveur de la maternité ». Toutes les aides seront les bienvenues : usagers, profes-sionnels de santé, élus, chacun avec ses propres compétences. « Sur un bassin de vie de 100 000 habitants, ce ne sont pas les talents qui manquent. Nous avons déjà quelques idées pour la suite, comme par exemple la collecte de 500 photos de bébés nés à Guingamp ».

Manifestation et pétition

Le personnel de la maternité n’entend pas baisser les armes : « Défendre la maternité, c’est défendre notre offre de soins contre une décision injuste qui aura des effets en chaîne, non seulement sur l’hôpital mais aussi sur l’activité et l’attractivité du bassin de vie de Guin-gamp. Défendre la maternité, c’est défendre notre territoire et notre qualité de vie. C’est l’affaire de tous ».

Mater

L’une des actions en préparation sera le rassemblement organisé le samedi 30 juin, à 11 h sur le parvis de la mairie de Guingamp.

Le troisième après ceux des 5 et 26 mai, qui avaient rassemblé 800 puis environ 2 000 mani-festants. Autre action en cours : la pétition lancée sur le site internet www.change.org, qui a recueilli à ce jour plus de 4 800 signatures.

18 juin 2018

https://www.letelegramme.fr/

Contacts :

sauvonslamaternitedeguingamp@yahoo.com

Facebook « Maternité de Guingamp »

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest amiante (ouest france)

amiante

« L’amiante constitue une vraie catastrophe sanitaire »

Les victimes de l’amiante continuent de se battre pour obtenir la réparation de leurs préjudices, même si ce combat paraît toujours aussi compliqué. Et la médecine ne trouve pas de solutions au cancer causé par l’exposition à ce matériau. L’association des victimes de l’amiante s’est réunie ce samedi 16 juin devant la stèle célébrant leur combat, à Brest. Gérard Fréchou, leur président, fait le point sur les dossiers médicaux et judiciaires.

Il y a dix ans, à Brest, une stèle était érigée en mémoire des victimes de l’amiante. Qu’est-ce qui a changé depuis cette date ?

Gérard Fréchou, président de l’association des victimes de l’amiante 29 – 22. Les victimes commencent à ne plus se cacher. Mais leur combat judiciaire est dur. D’où l’importance de notre association, qui les soutient, les conseille, les aide. Ils nous le rendent bien d’ailleurs, puisque les effectifs de l’Addeva Finistère et Côtes-d’Armor sont stables, avec 1 400 adhérents. Malheureusement, les décès liés à l’amiante ne cessent pas. En 2017, nous avons perdu 39 amis. Près de 540 depuis la création de l’association en 1999…

Il y a eu quelques avancées devant la Justice, notamment avec la reconnaissance du préjudice d’anxiété

Oui, il est enfin reconnu ! C’est une très bonne chose mais nous œuvrons d’abord pour les malades. Et dans ce domaine, il reste difficile d’obtenir satisfaction. La Justice est lente et ses décisions nous sont de moins en moins favorables. Depuis plus de vingt ans, nous attendons qu’un procès pénal s’ouvre. Et nous nous heurtons à un mur d’irresponsabilité. Mais nous ne désespérons pas qu’un jour justice nous soit rendue. On ne doit plus considérer l’amiante comme un problème d’hygiène et de sécurité au travail mais bien comme une catastrophe sanitaire.

La médecine fait-elle des progrès ?

Il y a des résultats. Au cas par cas. Mais il n’y a encore rien de probant. Le mésothélium, le cancer de l’amiante, on peut le ralentir, pas encore le stopper. Les seuls soins possibles se résument à la chirurgie et à des traitements de chimio et de radiothérapie. Ils sont contrai-gnants et insupportables pour les malades. Heureusement que l’on a fait des progrès dans l’exposition au risque avec l’interdiction de l’amiante…

Olivier PAULY. 16/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Brest. Cancer de l’amiante : « J’ai vu la terreur dans les yeux de Jean-René » (Ouest France)

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

chru brezoneg (ouest france)

Brest. Des aides-soignants formés à la langue bretonne

Pour cette première formation à Brest, 26 élèves aides-soignants volontaires ont bénéficié des cours de Stumdi. Un outil de soin efficace auprès de personnes âgées, notamment celles souffrant d’Alzheimer.

L’initiative

« C’est un beau projet qui a pris son envol avec des volontaires non bretonnants », souligne Yolande Boyer, coordinatrice des écoles du CHRU (centre hospitalier régional universitaire) de Brest. Cette année, l’Institut de formation des aides-soignantes (Ifas) du CHRU a organisé une première formation au breton.

« On l’a orientée sur la prise en soin des personnes qui souffrent d’Alzheimer, explique Valérie Merviel, adjointe à la direction. Elles ont oublié le français mais pas le breton, leur langue maternelle. Dans les Ehpad, elles ne parlent plus et restent prostrées car elles ne comprennent pas ce qu’on leur dit. »

D’octobre à juin, avec Stumdi, 26 élèves aides-soignants ont bénéficié de 24 heures de formation. « Ils ont appris des mots et des phrases facilement utilisables. Pour se présenter, demander à quelqu’un comment il s’appelle, décrire ses maux et les parties du corps », explique Eric Rivoalen, formateur.

Cette formation a été très appréciée par les élèves. Grégory Noël explique : « Ça s’est révélé très utile. Rien que de dire « bonjour » en breton, « mond a ra mad», ça engage un dialogue. L’échange est différent. Ça crée un certain lien. » Isabelle Perrier se souvient d’un malade souffrant d’Alzheimer : « Grâce au breton, j’ai réussi à expliquer avec des petits mots ce que j’allais faire, et ça le calmait. »

Les élèves ont recréé des liens avec des personnes mutiques. De plus, les personnes âgées se sont senties valorisées, fières de transmettre des mots bretons aux élèves. Par ailleurs, le breton est utile dans d’autres pathologies. Une personne souffrant d’un AVC a pu s’exprimer plus facilement en breton qu’en français.

L’institut souhaiterait renouveler la formation (1 700 €), financée par le CHRU cette année. Mais, pour l’an prochain, elle recherche d’autres sources de financement. Avis aux amateurs.

Laurence GUILMO.

17/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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Commentaire: Dommage que la langue bretonne (brezoneg) ne serve plus qu’en accompagnement à la fin de vie! Le mouvement breton « républicain » jusqu’au années 1970, était contre « l’élitisme » des futures écoles « bilingues » et pour une initiation généralisée à tous les enfants de Bretagne de la culture bretonne sous ses différentes formes: les langues bretonnes: breton et gallo, mais aussi la danse, l’histoire, la géographie, les arts plastiques… A nous de reprendre le flambeau!

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

penibilite

Brest. Le droit de grève en question à l’hôpital

Ce jeudi matin, au CHRU de Brest, huitième journée de mobilisation pour demander des effec-tifs supplémentaires dans les blocs et les urgences pédiatriques. Les syndicats dénoncent aussi des assignations « abusives ». Une quarantaine d’agents ont perturbé le comité techni-que d’établissement.

Des assignations « préventives »

Les syndicats CFDT, Sud et CGT dénoncent des assignations « abusives ». « Normalement, à l’hôpital, afin de permettre à la direction d’organiser la continuité des soins, les agents doivent se déclarer la veille, avant 11 h », explique Marie-Françoise Patinec, de la CFDT. C’est pour cette raison que, la plupart du temps, les patients ne se rendent pas compte des grèves du personnel. Les soins continuent d’être assurés.

« Ce protocole avait été négocié entre la direction et les syndicats.

Mais il ne tenait pas compte des week-ends et des jours fériés. » Hier, un projet de modification du protocole de grève pour instaurer un délai plus long a été présenté par la direction au comi- té technique d’établissement. « En cas de fériés et week-ends, il faudra se déclarer potentielle-ment jusqu’à quatre jours à l’avance. » Déjà, dès mai, la direction a commencé à assigner des personnels plusieurs jours à l’avance, invoquant des « assignations préventives ». « Même des personnes qui n’étaient pas grévistes ! ironise la CFDT. C’est dur pour le personnel. Ça fait chuter artificiellement le taux de grévistes. »

« Au début du mouvement, nous étions une centaine. Nous sommes désormais une vingtaine ! » assure Thomas Bourhis, de la CGT, syndicat qui porté le problème devant le juge des référés mais a été débouté. D’autant que, hier, dans les blocs, les chirurgiens auraient qualifié toutes leurs opérations « d’urgente » et « non reprogrammables ». « Ce qui a obligé à assigner quasiment tout le personnel, déplore Thomas Bourhis. C’est la mort de la grève au bloc opératoire ! »

Première « concertation »

Après sept semaines de mobilisation, la direction a retardé son projet de réorganisation à l’automne et a ouvert des négociations. La première des trois réunions de « concertation » a eu lieu jeudi. Les syndicats maintiennent la pression. « On a réussi à imposer une délégation de personnels, indique Thomas Bourhis de la CGT. Aucune proposition concrète n’a été proposée. » Le climat n’est pas au beau fixe. « On reste méfiant. Déjà en 2015, des groupes de travail avaient eu lieu mais n’avaient rien donné », souligne Marie-Françoise Patinec de la CFDT.

Les agents des blocs dénoncent notamment le manque de temps pour déjeuner le midi, préparer les salles et matériels, et les dépassements réguliers d’horaires. Les autres réunions sont prévues les 20 et 25 juin. La direction devrait annoncer des propositions d’ici la fin du mois. Elle évoque un problème d’organisation quand les syndicats mettent en avant un manque d’effectifs.

Une pétition

La direction a supprimé le poste de nettoyage dans la nouvelle Unité d’hospitalisation de courte durée des urgences pédiatriques. Infirmières et puéricultrices doivent interrompre leur service pour faire du ménage. La CGT a initié une pétition qui a recueilli 600 signatures, et qui a été déposée hier auprès de la direction.

Laurence GUILMO 14/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

thierry morfoisse (le télégramme + sauvegarde du trégor + fr3 + le monde)

La justice reconnaît pour la première fois que les marées vertes tuent

Les marées vertes tuent aussi ! Ce n’est plus seulement le titre d’un livre écrit avec André Ollivro, c’est le jugement du TASS de Saint-Brieuc. 48 ans après le premier signalement de l’arrivée des marées vertes en Bretagne par le conseil municipal de Saint-Michel-en-Grève, pour la première fois une cour de justice reconnaît qu’un homme est mort en 2009 en transportant des algues vertes pourries qui dégagent de l’hydrogène sulfuré.

On se doute bien que s’il a fallu 48 ans pour que ce risque sanitaire soit reconnu par la justice, c’est bien parce que tout un appareil d’Etat relayé par une quirielle d’élus régionaux, départementaux et locaux a tout fait pour que rien ne se sache sur ces dangers mortels. On se souvient encore des déclarations péremptoires et injurieuses d’un procureur qualifiant Thierry Morfoisse de personne à l’hygiène de vie douteuse, sur le thème c’est la victime qui est responsable de son malheur et surtout pas les pollueurs empoisonneurs. Même chose pour les victimes des pesticides de Triskalia, accusées d’être responsables de leur empoisonnement ! Les causes sont les mêmes, la complicité sordide entre un groupe d’intérêts agro-industriels et les décideurs politiques.

Et comme la roue de l’histoire tourne brusquement, c’est le même jour qu’un autre tribunal condamne à Brest quatre membres de cette confrérie de l’agro-industrie qui se croyaient tout permis en brûlant l’Hôtel des Impôts à Morlaix en 2014. A eux de rembourser l’Etat à hauteur de 336 000 euros. Tout d’un coup, ils découvrent, eux habitués à tant d’impunité, que les casseurs doivent être les payeurs.

Que l’on ne s’y trompe pas. Tout cela n’est pas arrivé par hasard. Pour obtenir ce résultat, il a fallu d’abord la dignité et le courage des victimes et de leurs proches. Jamais Jeanne, Claude et Carolanne n’ont failli. Jamais ils ne se sont découragés, malgré toutes ces décisions de justice qui refusaient l’évidence de la mort de leur fils et de son père tué par l’hydrogène sulfuré des marées vertes. Toujours, ils se sont battus, comme se battent contre l’empoisonnement aux pesticides, Edith, Laurent, Stéphane et tous les autres.

Et ce qui a fait aussi la force de ces victimes, c’est la chaîne de solidarité qui s’est constituée autour d’elles. Des associations, un syndicat ont fédéré toutes ces indignations et ces énergies dispersées. Et au-delà, des citoyennes et des citoyens se sont battus pour que soient sanctionnée la casse des bâtiments publics par les mêmes qui cassent l’environnement et hypothèquent gravement la santé publique. A cela, il faut ajouter la haute compétence, le dévouement et l’engagement d’un avocat, François Lafforgue et de sa collaboratrice Hermine Baron.

Toutes et tous, victimes et leurs proches, bénévoles, simples citoyens, hommes de loi sont entrés en résistance contre les intérêts économiques et les forces politiques qui les soutiennent, contre tous les reniements, contre la résignation et l’indifférence.

La conclusion a été apportée par une institution judiciaire indépendante de toute pression avec des juges qui ont su juger en leur âme et conscience.

Voilà ce qui fait de ce 14 juin, un moment historique, un tournant décisif dans cette défense collective des victimes de l’agro-industrie et dans ce combat pour la reconquête d’un environnement de qualité. A toutes les Bretonnes et à tous les Bretons de saisir cette chance que nous avons su provoquer pour qu’enfin ils imaginent d’abord et choisissent ensuite un territoire enfin régi par l’intérêt commun et pour le bien-être de toutes et tous.

Halte Aux Marées Vertes et Sauvegarde du Trégor 06 12 74 34 56

algues

Algues vertes. Le décès de Thierry Morfoisse reconnu comme un accident du travail

Le décès du transporteur d’algues vertes Thierry Morfoisse en 2009 à Binic (22) a été reconnu, ce jeudi, comme un accident du travail.

Presque neuf ans après la mort du transporteur d’algues vertes Thierry Morfoisse, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Saint-Brieuc a reconnu son décès comme un acci-dent du travail. Une première victoire après huit années de procédures judiciaires (d’abord au pénal, puis au civil) pour la fille et les parents du chauffeur, convaincus que les algues vertes en putréfaction que Thierry Morfoisse avait déchargées le jour de sa mort l’ont tué.

Le Tass de Saint-Brieuc a condamné la CPAM à verser 500 € aux consorts Morfoisse. La société Nicol, qui employait Thierry Morfoisse, a, elle, été mise hors de cause. Le 22 juillet 2009, à Binic, cet homme de 48 ans était mort au pied de son camion, après un infarctus, quelques minutes après avoir déversé trois bennes d’algues vertes au centre de traitement des déchets de Launay-Lantic.

Une décision « très satisfaisante »

« C’est la première fois que la justice reconnaît le lien entre l’exposition aux algues vertes et les déboires médicaux subis par une personne. Alors, forcément, cette décision est très satisfai-sante », a commenté François Lafforgue.

L’avocat de la famille doit désormais discuter avec ses clients de l’opportunité de lancer une nouvelle procédure devant le Tass, pour faire reconnaître la faute de l’employeur. « Ils n’ont pas mis en œuvre les moyens de protection, afin d’éviter que le drame arrive. Ils avaient pourtant conscience que les algues peuvent être dangereuses », considère le conseil des Morfoisse.

Soutien de la famille depuis des années, le militant anti-marées vertes André Ollivro s’est, lui, réjoui d’une « sacrée victoire. Cela fait neuf ans que ça dure. Nous espérons maintenant que cette décision va faire jurisprudence et redonner de la vigueur à tous ceux qui se battent contre les marées vertes ».

14 juin 2018

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Algues vertes : le décès de Thierry Morfoisse reconnu comme accident du travail (FR3)

La mort d’un homme qui conduisait un camion d’algues vertes reconnue comme accident du travail (Le Monde)

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14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

reste à charge (npa)

VISUEL-DOSSIER

Le NPA dénonce le « basculement vers un système de santé dominé par les assurances »

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a critiqué le « basculement vers un système de santé dominé par les assurances », après les promesses d’Emmanuel Macron à la Mutualité sur le « reste à charge zéro ».

« Qui va régler la note? », s’est interrogée la formation de Philippe Poutou dans un communiqué mercredi soir, alors que le président s’est engagé à mettre en place d’ici 2021 le rembourse-ment intégral d’une partie des lunettes, prothèses auditives et audioprothèses, conformément à une promesse de campagne.

« La mise à contribution très limitée de la Sécurité sociale n’a pour but que de faire accepter la mesure, mais c’est bien l’accélération du basculement vers un système de santé dominé par les assurances qu’organise le « reste à charge zéro » voulu par Macron », peut-on lire dans le communiqué.

Le NPA, selon qui « le reste à charge zéro » (…) de tous les soins et prothèses est une néces-sité, a demandé qu’il soit « assumé à 100% par la Sécurité sociale, elle-même exclusivement financée par des cotisations sociales versées par les employeurs et non par la CSG ».

jeudi 14 juin 2018

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13 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides sociales (les inroks + lo)

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Pour Macron, les aides sociales coûtent un “pognon de dingue” sans résoudre la pauvreté

Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye, Emmanuel Macron déplore, à propos des aides sociales : “On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif”…

Visiblement, Emmanuel Macron n’a pas l’intention d’opérer un tournant à gauche dans sa politique, comme le lui conseillent certains membres de son entourage.

Bien au contraire. Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye ce 12 juin, où le président de la République répète le discours sur la politique sociale qu’il pro-noncera aujourd’hui à la Mutualité française de Montpellier, il affirme : “On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas”. Les conclusions qu’il tire de son constat permettent de tirer définitivement un trait sur une réorientation à gauche : “Je vais faire un constat qui est de dire : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir , ça nous coûtera moins, ensemble  et mieux responsabiliser tous les acteurs”.

“Et sur la santé c’est pareil”

Voici donc la teneur de ce discours “stratégique”. On retrouve la philosophie qui guidait déjà Emmanuel Macron dans sa réforme de l’assurance-chômage, où il voulait un contrôle accru et des sanctions renforcées à l’encontre des allocataires qui ne cherchent pas assez, ou qui refu-sent “deux offres d’emploi jugées raisonnables”. “C’est normal, il n’y a rien de choquant, c’est ce que font tous les pays qui nous entourent, et je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça. [...] S’il n’y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays”, avait-il alors commenté.

Dans la suite de son discours répété devant ses collaborateurs, Emmanuel Macron va plus loin, expliquant que sa logique s’étendait au domaine de la santé :

“Et sur la santé c’est pareil”, il faudrait “avoir un jeu plus coopératif public-privé”. Et de conclure: “Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour respon-sabiliser, y compris les acteurs de soins, poursuit-il. C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot, je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres… Là c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur… C’était de la lasagne faite avec de la paella !” Ces propos ont suscité un vent de révolte dans l’opposition. (On en tremble chez Macron Note du blog)

1% du PIB

Pour Luc Peillon, journaliste à Libération, les 8 minimas sociaux, en France, représentent, pour les 11% de la population qui en bénéficient, 25 milliards d’euros par an, soit à peine plus d’1% du PIB.

13/06/2018
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