Archive | Santé

22 février 2018 ~ 0 Commentaire

quimperlé bois-joli (ouest france)

manifestants-hopital-sud

Quimperlé. Débrayage à l’Ehpad du Bois-Joly

Mardi matin, à l’appel de la CGT, une partie du personnel a dénoncé les conditions de travail.

Mardi matin, à l’appel de la CGT, une partie du personnel de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes a débrayé, une heure, à Bois-Joly. « La population accueillie est de plus en plus âgée, malade et dépendante. Pour faire face au manque de moyens financiers, les directions ne remplacent plus les personnels absents, déplorent des représentants de la CGT du groupement hospitalier de Bretagne sud. La situation dans les Ehpad suscite beaucoup d’inquiétude chez les personnels, mais aussi chez les personnes âgées et leurs familles. »

Des personnels à bout

Les personnels de Bois-Joly se disent « cassés, usés, à bout ». La direction « ne respecte pas les règles du temps de travail qu’elle a elle-même mis en place sans un accord majoritaire des organisations syndicales. D’un côté, les agents auront la possibilité d’avoir trois semaines consécutives de congé mais ils devront assurer trois week-ends à suivre. »

La CGT demande des renforts « de façon à assurer les congés des agents pendant la période estivale pour éviter des contraintes de travailler plusieurs week-ends successifs cet été ».

Suite à la mobilisation du 30 janvier, la CGT entend organiser une journée forte, le 15 mars, sur Quimperlé.

21/02/2018

https://www.ouest-france.fr/

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides 1973 (ina.fr)

pesticides

Pesticides dans les fruits et légumes… en 1973, on savait déjà!

Ce 20 février 2018, l’ONG Générations futures sort un rapport alarmant sur la présence de pesticides dans près des trois quarts des fruits et 41 des légumes non bio. En 1973, on savait déjà et un chercheur alertait l’opinion publique !

« Ils tuent les insectes, ils éliminent les moisissures, ils détruisent les mauvaises herbes, ce sont bien les trois qualités des pesticides. Ils sont également toxiques, dangereux à l’emploi et polluants pour la terre, l’eau et l’air. Mais pour les agriculteurs ce ne sont pas des raisons suffisantes pour rejeter le DDT et ses congénères« 

Ce débat n’est malheureusement pas nouveau. Depuis des années, on sait… En 1973, le gouvernement durcissait la législation sur l’utilisation des fongicides et pesticides, en diminuant le pourcentage des résidus tolérés dans les fruits et légumes, produits en France ou importés.

Le reportage commence par l’interview d’un agriculteur en train de traiter son champ de poireaux attaqués par les vers. On le voit asperger sa récolte sans aucune protection (ni combinaison, ni masque, ou gants).

Le journaliste lui demande : « Ça ne vous inquiète pas d’être toujours obligé d’utiliser des produits chimiques ? [rire gêné de l'intéressé] « Si, un peu, mais c’est obligatoire pour nous si on veut vendre…. Ils disent qu’il faut attendre 15 jours avant de les vendre ou 3 semaines« . Le journaliste perplexe : « Après, lorsque vous le vendez, ça ne risque plus rien, théoriquement ? L’agriculteur, avec un geste d’impuissance : « Ben, c’est ce qu’ils disent« …

En off le journaliste se demande s’il n’y a pas des excès sur l’emploi de ces produits : « Entre les résidus de pesticides dans les fruits et légumes, ceux que l’on retrouve dans la viande et les insecticides ménagers, ne finit-t-on pas par en absorber des quantités excessives ? »

La nocivité des pesticides dans l’alimentation déjà connue

« Je pense que du côté du consommateur, il y a un abus. Et nous pouvons le dire avec certitude car nous avons procédé à un certain nombre d’analyses […] dans un certain nombre de cas, nous avons trouvé des dépassements considérables« .

Pendant ce temps, dans le laboratoire coopératif,  le professeur Custot donne sa réponse à cette question. Il  vient de réaliser une analyse comparative sur les fongicides (contre les moisissures). Les résultats sont sans appel : « sur 100 salades, seules 38 étaient acceptables au regard des réglementations allemande et suisse (car il n’en existait pas en France)…. et 62 étaient hors tolérance« .

Il continue : « Les consommateurs absorbent de plus en plus de résidus […] une étude a montré que le lait maternel contenait une dose non négligeable de pesticides…«  

En conclusion, le journaliste pose deux questions essentielles : « Peut-on se passer de pesticides ? Mais surtout, il faudrait savoir si les services rendus par les pesticides l’emportent toujours sur les inconvénients qu’ils entraînent« …Des questions toujours d’actualité plus de 45 ans après !

2018 : Générations futures sort un rapport accablant

Pour établir son rapport, l’association s’est basée sur les données fournies par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur une période allant de 2012 à 2016. Elle étudié 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs.

Pour les fruits, le raisin, les clémentines sont les plus contaminés, les cerises, mangues et papayes dépassant même les seuils maximaux. Du côté des légumes, le céleri-branche est celui présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6 %), devant les herbes fraîches (74,5 %) et les endives (72,7 %).

De son côté, le gouvernement a annoncé un plan d’action pour réduire les produits phyto-pharmaceutiques dans l’agriculture. Quant aux producteurs maraîchers et arboriculteurs ils souhaitent lancer un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio qui certifiera que chaque produit ne pourra pas dépasser plus de 0,01 mg de pesticide au kilo. Générations futures souligne que cette solution n’empêchera pas l’utilisation de pesticides, ni la pollution environnementale.

https://www.ina.fr/

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

bure (odn + rp + al + basta)

bure

Bure : une absurde opération militaire au service d’une industrie nucléaire finissante et déconsidérée

 Le pouvoir macronien invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire liberticide

Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs)


Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en oeuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existe pas.

En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des citoyens jeunes et moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, plombé par le projet Cigéo.

Non seulement ce dernier obère l’avenir (qui voudrait investir ou venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?) mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs).

Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions prises de façon arbitraires par le président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire.

Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, l’industrie nucléaire n’en finit plus de se déconsidérer et de plomber les finances de la France.

Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer la « ZAD du lobby nucléaire » afin de décontaminer la République et ses institutions et laisser place à un avenir respectueux de l’environnement et des citoyens.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Lire aussi:

A Bure comme ailleurs, dire non au péril nucléaire (Alternative Libertaire)

A Bure, le gouvernement engage la « concertation » avec gendarmes, bulldozers et arrestations (Basta)

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

bébés unicef (le huff’)

bebes

Le rapport choc de l’Unicef sur les chances de s’en sortir pour les bébés nés dans les pays pauvres

7.000 nouveau-nés meurent chaque jour, tandis qu’au moins 80% de ces décès pourraient être évités simplement.

Les nourrissons des pays pauvres, notamment en Afrique, font encore face à des risques « alarmants » de mort prématurée en comparaison de ceux nés des pays riches, dénonce l’Unicef dans un rapport rendu public ce mardi 20 février. Alors que la santé des enfants plus âgés s’est améliorée depuis 25 ans, « nous n’avons pas vu de progrès semblables pour les enfants de moins d’un mois » dont 2,6 millions meurent chaque année, affirme Henrietta Fore, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance, dans un communiqué.

« Sachant que la majorité de ces décès pourrait être évitée, nous laissons clairement tomber les bébés les plus pauvres du monde », ajoute-t-elle. Ainsi, au Japon, un bébé sur 1.000 meurt dans les 28 premiers jours de vie. Au Pakistan, c’est un nouveau-né sur 22, selon les chiffres compilés. 7.000 nouveau-nés meurent chaque jour.

Des disparités entre et au sein même des pays

Sur les dix pays les plus à risque, huit se trouvent en Afrique sub-saharienne: Centrafrique (1 sur 24), Somalie, Lesotho, Guinée-Bissau et Soudan du Sud (1 sur 26), Côte d’Ivoire (1 sur 27), Mali et Tchad (1 sur 28). Ce sont des pays où « les femmes enceintes sont le moins susceptibles de recevoir de l’aide » en raison de la pauvreté, des conflits ou d’institutions fragiles, dit le rapport.

En haut du classement, on retrouve les pays les plus avancés en matière de santé et d’édu- cation: Japon, Islande (1 sur 1.000), Singapour (1 sur 909), Finlande (1 sur 833), Estonie et Slovénie (1 sur 769), Chypre (1 sur 714), Bélarus, Luxembourg, Norvège et Corée du Sud (1 sur 667). En France, 1 bébé sur 416 décède pendant son premier mois de vie.

Le niveau de revenus d’un pays n’est qu’un indicateur dans ces disparités, souligne toutefois l’Unicef. Au Koweït et aux Etats-Unis, deux des pays à revenus élevés, le taux de mortalité néonatale est autour de 4 pour 1.000. C’est à peine mieux que plusieurs pays à revenus intermédiaires, comme le Sri Lanka et l’Ukraine où ce taux est autour de cinq pour 1.000. Les différences sont notables aussi à l’intérieur même d’un pays: les bébés nés dans des familles pauvres ont en moyenne 40% plus de risques de mourir avant un mois.

Plus de 80% des décès pourraient être évités

Le rapport accompagne le lancement d’une vaste campagne, baptisée « Pour chaque enfant, une chance de vivre », qui a pour objectif d’assurer « l’accès à des soins de santé abordables et de qualité » pour chaque mère et son bébé. Plus de 80% des décès peuvent être évités grâce à des sages-femmes formées, de l’eau potable, des produits désinfectants, une bonne alimen- tation, ainsi qu’un allaitement dès la première heure et un contact physique entre la mère et son bébé.

Le manque de personnel de santé compétent est le principal problème des pays pauvres. La Norvège compte ainsi 18 médecins, infirmières ou sages-femmes pour 10.000 habitants en 2018, pour un seul en Somalie. Les améliorations en matière de santé peuvent être chères alors « il est crucial d’investir l’argent de la bonne façon », assure à l’AFP Willibald Zeck, à la tête du programme mondial maternel et néonatal de l’Unicef.

L’agence onusienne salue notamment le travail du Rwanda, où le taux de mortalité néonatale a diminué de moitié entre 1990 et 2016 (de 41 à 17 pour 1000). Le gouvernement « a en effet joué un rôle actif dans la mise en oeuvre d’un régime d’assurance national qui a bénéficié aux mères les plus pauvres et les plus vulnérables », explique-t-elle.

« Ces chiffres témoignent de l’importance de la volonté politique d’investir dans des systèmes de santé solides » qui peut « faire une grande différence, même là où les moyens sont limités », affirme le rapport.

http://www.huffingtonpost.fr/

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

douar didoull (dibar)

Mort à 100% - Post scriptum

Apéro-projection-discussion

Proposé par le collectif Douar Didoull, le vendredi 23 février 2018, à partir de 19h00  au Dibar (entre Plougonver et Gurunuhel), en présence des réalisateurs.

Regards sur le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, les deux films proposés « Mort à 100% » de Jean et Agnès Guérin (55min, 1980) et « Morts à 100%, post-scriptum » de Modeste Richard et Tomjo (45 min, 2017), ces deux films donnent la parole aux mineurs.

Le premier documentaire tire le bilan d’une vie de travail et d’exploitation, pour ceux qui, dans le bassin et ailleurs, ont cru au mythe du mineur héroïque dans le travail et dans la lutte. Ce mythe auquel ont largement contribué les partis politiques et les syndicats s’est effondré sans heurts dans la mort du bassin du Nord-Pas-de-Calais. Les mineurs se demandent comment ils ont pu contribuer à leur propre exploitation et à leur propre mort par silicose.

Le second montre comment en 2012, l’UNESCO élève le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au rang de « Patrimoine Mondial » saluant  « l’oeuvre conjuguée de l’homme et de la nature ». La mémoire conjugée des 40 000 morts de la silicose s’en trouve recouverte de représentations aseptisées confinant à la nostalgie. La mythologie minière connait alors une seconde vie : elle ne sert plus l’exploitation du travail des mineurs, mais leur image, mise au profit du renouveau du bassin houiller.

Rendez-vous dès 19h pour un apéro (ne pas hésiter à faire partager vos talents culinaires en apportant mets dînatoires sucrés ou salés), suivi de la projection à 20H30 et d’une discussion en présence des organisateurs. Entrée à prix libre.

logo-Dd
douardidoull@riseup.net

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20 février 2018 ~ 0 Commentaire

autisme (jdd + le monde)

autisme (jdd + le monde) dans Austérité

Les grands oubliés de l’autisme sont les adultes

Souffrant de troubles neurodéveloppementaux, longtemps soignés en psychiatrie ou aban- donnés à leur famille, ils sortent de l’ombre. Ils sont des centaines de milliers et rarement bien pris en charge

D’autres lanceraient un « J’accuse » tonitruant contre une France indifférente à ses citoyens handicapés.

Elle prépare, avec quelques proches, un « mémorial » pour les copains tombés au combat : suicidés après une dépression mal soignée, lassés d’un monde qui ne veut ni ne sait s’adapter à leurs particularités. Comme l’écrivain et chroniqueur Josef Schovanec, Stéfany Bonnot-Briey, consultante et formatrice mais aussi militante associative, est l’une des porte-parole des personnes autistes. « L’important, c’est que nos camarades ne soient pas morts pour rien », dit-elle, d’une voix douce et ferme, dans laquelle on devine que le sourire n’est pas loin. Alors que le pays a longtemps été à la traîne, maintes fois condamné par le Conseil de l’Europe pour discrimination à l’égard des enfants autistes et vilipendé en 2016 par l’ONU, Stéfany Bonnot-Briey a bon espoir que les choses changent.

Des « recommandations » très précises vont structurer l’accompagnement des adultes autistes

Pendant près de deux ans, cette femme de 41 ans a participé aux réunions d’un groupe de travail conjoint à l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) et à la Haute Autorité de santé (HAS), instance chargée de guider, à la lumière de la science, le travail des professionnels de santé. Le fruit de cette réflexion sera rendu public lundi : pour la première fois, comme cela existe pour les enfants depuis 2012, des « recommandations » très précises vont structurer l’accompagnement des adultes autistes. « C’est historique, car nous sommes les grands oubliés de la cause », se réjouit-elle.

Dans un récent rapport sur l’autisme, la Cour des comptes consacre un long passage à fusti- ger une « carence » dans la prise en charge des quelque 600.000 adultes de plus de 20 ans, atteints, à des degrés très divers, par ces troubles neurodéveloppementaux qui peuvent altérer le comportement, la communication et le langage. La majorité d’entre eux, souligne le réqui- sitoire, restent aujourd’hui invisibles, parfois « confinés dans une solitude et une détresse extrême » : seuls 75.000 sont identifiés comme autistes.

« On confond handicap et traits de caractère », raconte une femme atteinte du syndrome d’Asperger

Diagnostic insuffisant, manque de places d’hébergement pour les moins autonomes, absence d’aide pour ceux qui n’ont pas de déficience intellectuelle, offres de soin et d’accompagnement mal connues ou peu adaptées, difficulté d’accès aux aides sociales… Le sombre tableau n’a pas surpris Stéfany Bonnot-Briey. « C’est une évidence, soupire-t-elle. Les plus touchés se retrouvent parfois encore à l’hôpital psychiatrique, considérés comme des malades et non comme des handicapés, gavés de médicaments. Ceux qui vivent dans leurs familles n’ont pas tous accès à des interventions adéquates et leur entourage s’épuise. Et, même pour ceux qui sont relativement autonomes, tout n’est pas facile. »

Cette femme atteinte du syndrome d’Asperger (autisme de haut niveau) raconte simplement « la dichotomie » entre l’image qu’elle donne (grande intelligence, succès dans le travail) et sa vie réelle (le quotidien, de la douche matinale aux réunions d’équipe, est une lutte pour contenir ses sens en ébullition et vaincre ses bugs de communication). « Beaucoup d’autistes qui tra- vaillent connaissent ce genre de difficultés. On les trouve trop égoïstes, caractériels, mal élevés. On confond handicap et traits de caractère. Nous bataillons beaucoup pour nous adapter, mais la réciproque n’est pas vraie. »

S’adapter aux autistes, imaginer pour eux un accompagnement cousu main, c’est justement la vocation des recommandations présentées lundi, trois semaines avant le quatrième plan autisme, sur lequel planche Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handi- capées. « Notre travail a consisté à penser les moyens de leur inclusion dans la vie ordinaire, celle de la cité », martèle la professeure Dominique Le Guludec, présidente du collège de la HAS. « Des interventions bien conduites auprès des personnes autistes, assure-t-elle, peuvent favoriser leur autonomie et améliorer la qualité de vie. »

Le mot « personne » est au cœur de la démarche, selon la patronne de la HAS : « Les autistes ont le droit d’avoir un logement, en milieu ordinaire ou dans un lieu de vie collectif adapté, à taille humaine et doté des services adéquats, ils ont le droit de voter, de faire des études, d’accéder à la culture ou au sport, d’avoir une vie affective et sexuelle. Mais pour que tous puissent bénéficier de ces droits, il faut proposer à chacun un accompagnement personnalisé : création de places en foyer, services d’aide à la personne, coaching en milieu professionnel, etc. »

De conférences en congrès à travers le pays, au cours desquels il évoque son expérience pionnière à l’hôpital de Niort et rencontre des soignants ouverts aux pratiques innovantes, le psychiatre Dominique Fiard, coprésident du groupe de travail et spécialiste du suivi des adultes, mesure le chemin déjà accompli auprès d’eux : « Ces recommandations vont les aider à exprimer de vrais choix de vie. » Une vie de liberté mais pas un long fleuve tranquille, jure Stéfany Bonnot-Briey, qui marche seule depuis longtemps. « L’autisme, on ne s’en sort pas. Mais on apprend à vivre avec. »

19 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Autisme (Wikipédia)

De nouvelles recommandations pour dépister l’autisme chez l’enfant (Le Monde)

Autisme : l’ordre moral à l’offensive (Ensemble!)

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19 février 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad 1 (anti-k)

manifestants-hopital-sud

Ehpad et services pour personnes âgées : nouvelle journée de grève le 15 mars

Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation

Les personnels des établissements et services pour personnes âgées sont appelés à une nouvelle journée nationale de grève le 15 mars, pour réclamer de meilleures conditions de travail, a annoncé vendredi l’intersyndicale.

La précédente journée d’action, le 30 janvier, avait concerné les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les services à domicile. Celle-ci est élargie à tous les établissements pour personnes âgées (hôpitaux gériatriques, unités de soins longue durée, maisons de retraite non médicalisées), ont annoncé dans un communiqué les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, Fédération autonome, FO, FSU, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa, et l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA)

Les syndicats avaient menacé d’organiser une nouvelle journée d’action si leurs représentants n’étaient pas reçus à l’Elysée d’ici au 15 février. Or, « le président de la République ne s’est toujours pas exprimé sur la situation de l’aide aux personnes âgées », ont-ils regretté.

16/02/2018 SudOuest.fr

http://www.anti-k.org/

EHPAD15-03

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19 février 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad 2 (l’humanité)

ehpad 2 (l'humanité) dans Santé

Communiqué de l’intersyndicale des services à domicile et en établissements (EHPA, EHPAD, USLD, hôpitaux gériatriques) pour personnes âgées.

« Le 30 janvier, partout en France, des dizaines de milliers de professionnels de services à domicile et établissements pour personnes âgées ont répondu à l’appel à la grève nationale de l’intersyndicale, soutenue par l’AD-PA et les organisations des retraités et familles.

En dépit d’un mouvement d’opinion aussi large et sans précédent, le Président de la République ne s’est toujours pas exprimé sur la situation de l’aide aux personnes âgées.

Or il est temps que l’Etat entende la nécessité de :

- Mettre en place un financement pérenne et solidaire de l’aide à l’autonomie.

- Pérenniser le financement de l’aide à domicile, abroger les dispositions législatives baissant les dotations des établissements et maintenir de tous les effectifs

- Augmenter le temps passé auprès des personnes âgées à domicile et appliquer le ratio d’un personnel pour une personne accompagnée en établissement (prévu par le Plan Solidarité Grand Age de 2006)

- Revaloriser les salaires, améliorer les carrières et les conditions de travail des personnels à domicile et en établissement dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.

Au-delà des mesures d’urgences nécessaires, un débat politique large débouchant sur la création d’une prestation autonomie doit être initié afin que notre société réponde enfin dignement au respect dû à la question du vieillissement de la population et aux professionnels qui les accompagnent. Il s’agit ainsi d’engager une large réflexion sur le regard que porte notre société sur le vieillissement, les personnes âgées et les salariés à leur service.

En conséquent, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD, UFAS et UNSA, soutenues par l’AD-PA et rejointes depuis par la FSU et FA-FP, organiseront une nouvelle journée de grève et d’actions le 15 mars prochain.

L’intersyndicale et l’AD-PA, soutenues par les organisations de retraités et familles, ainsi que, désormais, par celles d’aidants et médecins, appellent l’ensemble des personnes âgées, familles et professionnels à se joindre à cette journée de mobilisation. »

https://humanite.fr/

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

lannion hôpital (le trégor)

Le mouvement a été lancé à la seule initiative de la CGT

Lannion. 300 manifestants pour défendre l’hôpital

300 personnes sont venues défendre l’hôpital de Lannion, vendredi matin. Elles n’ont pas pu envahir la salle du conseil de surveillance.

Pas de manifestation dans l’enceinte du centre hospitalier de Lannion et pas d’envahissement de la salle du conseil de surveillance. C’est ce à quoi ont dû s’engager la CGT et le comité de défense jeudi soir. Le maire de Lannion, président du conseil de surveillance, a interdit toute manifestation dans l’enceinte du centre hospitalier vendredi sous peine de non tenue du conseil. Une délégation de cinq salariés a néanmoins été reçue devant les administrateurs. Ils ont pu lire une déclaration. Les salariés ont défilé entre le bâtiment Min Ran et le parking de l’hôpital.

Dehors, 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. Les personnels se sont rassemblés dans un premier temps devant le bâtiment Min Ran avant de rejoindre sur le grand parking le rassemblement des usagers. Le mouvement a été lancé à l’initiative de la CGT. La CFDT n’a pas souhaité suivre.  Pour Pascal Lasbleiz, le délégué CGT, des échéances précises sont proches :

Les restructurations prévues dans les mois à venir inquiètent voire plus les personnels. En neurologie et cardiologie ce sont 15 lits occupés à plus de 90 %  qui seraient supprimés et par conséquence une vingtaine de postes. Quelles conséquences sur le fonctionnement des urgences, qui devrait être la vitrine de l’établissement ?

Plusieurs élus ont rejoint la mobilisation : les maires de La Roche-Derrien, Ploulec’h, Le Vieux Marché, Jean-Yves Callac de Lannion ainsi que Cinderella Bernard, conseillère départementale de Bégard.  Pour les usagers : Il y a une volonté de faire quelque chose ensemble. On va se revoir rapidement. »

16 Fév 2018

https://actu.fr/

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

algues vertes (le télégramme)

cochon

Algues vertes. Condamné, l’État réplique… un peu vite

Appel ou pas ? Condamné jeudi par le tribunal administratif de Rennes pour ses carences face à la prolifération des algues vertes en baie de Saint-Brieuc, l’État a répliqué le lendemain : dans un communiqué commun, les préfectures de Bretagne et des Côtes-d’Armor indiquaient qu’elles feraient appel, estimant que l’État avait « assumé toutes ses responsabilités sur ce dossier ».

Mais était-ce le bon communiqué ? Visiblement non : dans une version corrigée trans- mise samedi, les deux préfectures disent « prendre acte » du jugement et que « la décision d’interjeter appel est actuellement à l’étude ». Le texte, moins tranchant, indique encore que l’État « tient à souligner les efforts entrepris sur ce dossier ». Un autre ton.

17 février 2018

http://www.letelegramme.fr/

algues

Algues vertes. « L’Etat et les élus ont encore failli » ( Le Télégramme)

Deux associations environnementales, Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor, réagissent à la condamnation de l’Etat à payer 550.000€ à Saint-Brieuc Agglomération dans le dossier des algues vertes.

« Le tribunal administratif de Rennes a lourdement sanctionné l’État pour ses carences dans la prévention et la lutte contre la prolifération des algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc. Et, à l’occasion, il donne raison aux associations Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor qui dénoncent depuis des années les fausses mesures qui sont prises pour limiter drastiquement les excédents d’azote dans les rivières à l’origine des marées vertes. C’est bien pour cela qu’elles ont refusé les plans algues vertes tels qu’ils ont été élaborés en 2010 et ceux proposés en 2018″, écrivent-elles dans un communiqué.

A leurs yeux, « les services de l’Etat en Bretagne et tous les élus ont encore failli dans leur politique de reconquête de la qualité de l’eau, répétant les fautes des décennies passées.

Comme quoi, il ne suffit pas de sauter comme un cabri en décrétant l’éradication des marées vertes pour en finir avec elles. Les services de l’Etat et les élus auraient été mieux inspirés de respecter la loi, ce qu’ils n’ont pas fait, ce pour quoi ils sont condamnés, et de cesser de dilapider des millions d’euros en pure perte dans des plans de lutte voués à l’échec.

Les solutions existent. Elles sont appliquées dans les zones de protection de captage d’eau minérale. Il est temps donc d’en finir avec les pratiques intensives et les élevages hors sols sur les 7% de la surface agricole de la Bretagne qui produisent ces excédents d’azote à l’origine des marées vertes. »

16 février 2018

http://www.letelegramme.fr/

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