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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

porzay (eaux et rivières)

cochons

Extension de porcherie à Plovenez-Porzay : la justice entend donner raison à Eau & Rivières

Le rapporteur public du Tribunal Administratif de Rennes a estimé, le 19 janvier, que l’arrêté du préfet du Finistère enregistrant l’extension et la mise à jour du plan d’épandage d’une exploitation d’élevage porcin était illégal, ce, au regard de la sensibilité environnementale du milieu d’implantation du projet.

Ce jeudi 19 janvier 2023, le rapporteur public a donné raison à Eau & Rivières de Bretagne devant le Tribunal administratif de Rennes sur le dossier de l’extension de la porcherie de Plovenez-Porzay (Finistère sud. L’audience a permis d’entendre ses conclusions qui soutiennent les positions de notre association en proposant l’annulation de l’arrêté pour vice de procédure. Les avis du rapporteur public sont généralement suivis par les magistrats statuant au contentieux.

Pour rappel, l’exploitant avait obtenu auprès du préfet du Finistère, l’enregistrement sans évaluation environnementale de l’extension de son cheptel, passant à 2.072 animaux équivalents. Cette augmentation s’est accompagnée d’une sérieuse aggravation de la quantité d’effluents à épandre risquant d’imposer aux milieux naturels une pression azotée trop importante et dont les conséquences n’ont pas été appréhendées.

Une situation qui aurait pu être évitée

« Tout au long de la procédure, Eau & Rivières n’a eu de cesse de rappeler aux services de l’État que l’enregistrement d’une telle installation, au regard de sa localisation, ne pouvait se faire sans passer par l’étape d’une évaluation environnementale », rappelle Thomas Thellier, juriste à Eau & Rivières de Bretagne.

En effet, le territoire concerné par l’extension de l’exploitant fait l’objet de plusieurs statuts de protection environnementale :

  • Plovenez-Porzay est une commune bordant le littoral et elle jouxte le Parc Naturel Marin d’Iroise,
  • Certaines parcelles du plan d’épandage se situent dans le périmètre du parc naturel régional d’Armorique,
  • Bordant la baie de Douarnenez, elle demeure fortement concernée par la problématique des marées vertes, résultante de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. A ce titre, certaines parcelles du plan d’épandage se situent en zone d’action renforcée contre ce type de pollution.

Une annulation pleine de sens

Rappelant notre récente victoire dans l’affaire de l’extension de la porcherie de Plomodiern, dont les faits d’espèce sont en de nombreux points identiques, le rapporteur public a encouragé la formation de jugement à faire preuve de la plus grande cohérence.

Ainsi, nous donnant raison, ce dernier soutient que l’absence d’évaluation environnementale, au regard de la sensibilité environnementale du milieu, rend illégal cet arrêté et en requiert l’annulation. Notre association se félicite de cette première réponse. Le jugement interviendra d’ici quelques semaines.

20 janvier 2023

https://www.eau-et-rivieres.org/

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25 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp (cgt)

gweng

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

fukushima (convergence)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Fukushima : selon que vous serez simples victimes ou actionnaires…

Il y a bientôt douze ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait au large du Japon un tsunami provoquant des vagues de trente mètres de hauteur.

La centrale nucléaire de Fukushima Daïchi ne résista pas à la déferlante : le système de refroidissement principal du site fut mis hors service, entraînant la fusion des cœurs de trois réacteurs sur quatre.

L’opérateur de la centrale, Tepco, fut très vite pointé du doigt, notamment pour ne pas avoir pris les mesures de prévention nécessaires, parmi lesquelles l’arrêt de la centrale face aux risques.

Si la catastrophe nucléaire elle-même ne fit aucune victime, elle provoqua indirectement la mort, reconnue par les autorités japonaises, dans les années qui suivirent de 18 500 personnes déplacées dans des conditions déplorables. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de reconnaître les ex-dirigeants de Tepco non-coupables.

Petit rappel : l’été dernier, au civil, les mêmes avaient été condamnés, à l’issue d’une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à leur verser des dommages et intérêts pour un montant record de 13 300 milliards de yens (95 milliards d’euros).

Ce montant astronomique correspondait notamment à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu’aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l’accident nucléaire. La justice japonaise ne badine pas lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des actionnaires.

20 janvier 2023

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp (le tél)

Maternité-01-854x908

« La promesse d’un nouvel hôpital n’est qu’un leurre », dénonce la Coordination Santé du Pays de Guingamp

La Coordination Santé du Pays de Guingamp « appelle la population à participer massivement à la manifestation organisée le 11 février à Guingamp ».

Dans un communiqué, la Coordination Santé du Pays de Guingamp explique pourquoi la population doit se mobiliser le 11 février pour défendre l’hôpital de plein exercice.

« L’année a à peine commencé, et déjà notre maternité fait l’objet d’une nouvelle menace de fermeture. Cette menace prouve, s’il en est besoin, que nous avons raison depuis le début.

L’objectif de nos technocrates est le même depuis des années : la fermeture d’un plateau technique sur le GHT (groupement hospitalier de territoire) annoncée dès 2016. Comme prévu, ils ont joué la montre et misé sur le pourrissement de la situation.

Et comme nous le rappelions récemment, la promesse d’un « nouvel hôpital » n’est qu’un leurre destiné à masquer la fermeture des services. Il suffit pour s’en convaincre de regarder du côté de Dinan… », dénonce, dans un communiqué, la Coordination Santé du Pays de Guingamp.

Rassemblement le 11 février

Un collectif qui « appelle la population à participer massivement à la manifestation organisée le 11 février à Guingamp. Nous l’annonçons sans hésiter : cette journée ne sera pas un baroud d’honneur. Cette mobilisation devra donner un mandat clair aux élus, aux syndicats et aux citoyens engagés au sein du comité de défense, pour entreprendre les démarches nécessaires au maintien d’un hôpital de plein exercice à Guingamp. Elle devra montrer la détermination et l’unité de notre territoire pour la défense du droit de naître, vivre, travailler et décider au pays ! ».

21 janvier 2023

https://www.letelegramme.fr/

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16 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

callac (npa)

 

Flics défendant une réunion d’extrême droite à Callac le 5 novembre 2023.

Jours sombres à Callac !

À Callac, centre Bretagne, petite ville des Côtes-d’Armor (22) le projet « Horizon » porté par le fonds de dotation « Merci » visant à accueillir et permettre l’insertion d’un certain nombre de réfugiéEs, soutenu par le maire et la majorité du conseil municipal, a été abandonné en ce début janvier sous la pression et les menaces de l’extrême droite.

Menaces et terreur

Celle-ci, tout particulièrement « Reconquête » du sinistre Zemmour a, dès l’annonce du projet et son début de concrétisation, lancé une véritable guerre à coups de mensonges (« immigrationnisme », « grand remplacement »), de menaces de viol et de mort contre des éluEs et des habitantEs.

C’est un véritable climat de terreur que les identitaires racistes et fascistes ont entretenu durant plusieurs mois, rameutant leurs groupes de nazillons d’un peu partout en France, ainsi que des orateurs nationaux dont Gilbert Collard.

Ils ont organisé des rassemblements au pied de la mairie, conspuant le maire et les soutiens au projet mais aussi pratiquant l’intimidation physique et les menaces par voie de tracts et de tags.

Riposte

Si à plusieurs reprises, comme le 17 septembre et le 5 novembre, des manifestantEs, dont les camarades du NPA des Côtes-d’Armor (22) et du Finistère (29), se sont rassembléEs et ont manifesté bien plus nombreux que les fascistes, en soutien au projet et aux réfugiéEs, les dépôts de plainte des éluEs menacéEs n’ont connu aucune suite sinon de se protéger eux-mêmes.

Danger

L’épisode vécu à Callac n’est ni anecdotique ni secondaire.

Le recul du maire sous les injonctions menaçantes et le silence de services de l’État signe une défaite face à la violence de l’extrême droite qui peut malheureusement, dans le climat délétère que nous subissons, en appeler d’autres.

Si les opposantEs aux racistes et fascistes se sont manifestéEs massivement (plusieurs centaines), ils et elles n’ont trouvé en face d’elles et eux que les gendarmes et les gaz lacrymogènes protégeant le périmètre alloué aux fascistes de Reconquête, de Riposte laïque, de l’Action française et des identitaires.

Ces derniers ont obtenu gain de cause et s’en félicitent pour poursuivre leur chemin de haine et d’exclusion à Callac mais aussi ailleurs.

Résistance !

Face à ce péril, il est temps, grand temps que l’ensemble de notre camp social, du mouvement ouvrier et démocratique, des antifas, se ressaisissent et opposent un front unique large et déterminé, s’inspirant des leçons du passé, pour contrer les tenants de la peste brune et développer une solidarité sans faille avec les migrantEs et réfugiéEs, celles et ceux qui militent à leur côté pour la liberté de circulation et d’installation.

La peur doit changer de camp ! Ne laissons pas la gangrène raciste et fasciste envahir notre quotidien.

Lundi 16 janvier 2023

https://lanticapitaliste.org/

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14 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp (le tél)

Maternité-01-854x908 

Maternité de Guingamp : une fermeture définitive en avril 2023 ?

Lors d’une commission médicale d’établissement, le manque de sages-femmes à la maternité de Guingamp a une fois de plus été mis en avant ce jeudi 12 janvier. En ligne de mire, une potentielle fermeture administrative en avril 2023.

La menace d’une fermeture définitive de la maternité de Guingamp n’a jamais été aussi forte. Comme l’informent nos confrères d’Ouest-France, une commission médicale d’établissement (CME) s’est déroulée ce jeudi 12 janvier, dans l’après-midi. Commission à laquelle était, notamment, présente Ariane Bénard, directrice du Groupement hospitalier de territoire. Ce que nous ont confirmé les syndicats Sud Santé et CGT de l’hôpital guingampais, un représentant de cette dernière organisation syndicale ayant assisté à la CME.

« Amener les parturientes ailleurs »

Selon ce syndicat, le chef du service maternité aurait pris la parole lors de cette CME, évoquant le manque de personnels, notamment de sages-femmes, et pointant une « insécurité » qui pourrait en découler. Une carence qui avait, pour rappel, déjà été pointée du doigt début décembre.

Et si la direction de l’hôpital avait tenu à rassurer, annonçant mi-décembre « un fonctionnement de la maternité sans discontinuité en janvier, et pour les mois à venir », les syndicats avaient alors dénoncé « un manque d’anticipation » face à cette situation.

Durant cette même CME, et toujours selon le syndicat présent, Ariane Bénard aurait alors déclaré qu’il fallait « une position claire de la communauté médicale de Guingamp, pour appuyer l’Agence régionale de santé et un message à rendre plus audible au sein de la population et des politiques ». Elle aurait demandé « une date rapide au 1er avril 2023 pour amener les parturientes ailleurs », évoquant les établissements de Saint-Brieuc et Lannion. Suite à quoi, selon la CGT, « la CME a acté la fermeture de la maternité au 1er avril 2023 ».

Le directeur a rencontré les équipes

Pour rappel, c’est bien l’ARS qui a le pouvoir de fermer le service, cette dernière s’étant donné un an de délai après la remise du rapport de Bruno Rossetti, mi-2022, qui prônait déjà la fermeture de la maternité. Cet avis de la CME, la CGT le considère comme « surprenant. On a du mal à croire que des médecins s’expriment pour une fermeture ». « On ne peut pas regarder les choses uniquement du point de vue médical », argue-t-on du côté de Sud Santé.

Si la situation restait en l’état, on arriverait à une fermeture administrative pour défaut de personnel

Les deux organisations syndicales se font aussi l’écho d’une rencontre, ce vendredi 13 janvier, entre le personnel de la maternité et Samuel Froger, le directeur de l’hôpital. Sud Santé rapportant qu’il était accompagné du directeur des ressources humaines et de la directrice des soins. Et qu’il aurait été annoncé aux équipes qu’à partir de début avril, « il manquerait toujours quatre temps pleins de sages-femmes ». Et que « si la situation restait en l’état, on arriverait à une fermeture administrative pour défaut de personnel ».

« Préparation psychologique »

Pour Sud Santé, on n’a jamais été aussi proche d’une issue défavorable pour la maternité guingampaise : « C’est l’excuse parfaite. Le combat est obligé de s’arrêter, faute de combattants ». Avant de pointer : « Si ça n’avait été qu’une hypothèse vague et lointaine, s’il y avait une volonté réelle de maintenir la maternité, on ne viendrait pas annoncer une fermeture administrative au personnel ».

Pour le syndicat, maintenant, « soit l’ARS décide de trouver des moyens pour maintenir la permanence des soins et la maternité, soit elle prend la décision la plus facile : on ferme et on redispatche le personnel, par économies ». Et de glisser : « Nous, on est ni plus ni moins dans une préparation psychologique des équipes et de la population ».

En début d’après-midi ce vendredi, Samuel Froger nous a précisé qu’« une communication sera faite lundi sur la situation à la maternité ». De son côté, le GHT n’avait pas encore répondu à nos sollicitations.

Valentin Boudet  13 janvier 2023

https://www.letelegramme.fr/

 

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09 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

écoterrorisme (basta)

écoterrorisme (basta) dans Altermondialisme

« Écoterrorisme » : Les luttes écologiques dans le viseur du ministère de l’Intérieur ?

Rapport des renseignements territoriaux, menaces de dissolution, filatures, surveillance téléphonique, procès… Dans cette tribune, des centaines de personnalités et 90 organisations dénoncent la répression des militants et se portent solidaires.

Mardi 20 décembre dernier, au début des vacances de Noël les plus chaudes jamais enregistrées, le journal Le Parisien publiait les bonnes feuilles d’un mystérieux rapport des Renseignements Territoriaux, « fuité » à dessein, sous le titre tapageur : « l’inquiétant virage radical des activistes écologistes ».

Cette étrange habitude des « services de sécurité » français de communiquer, sans en avoir l’air, sur leurs intentions, sonne une fois encore comme un test en vue d’une nouvelle salve répressive. Un test qui s’adresse en réalité à chacun.e d’entre nous, qui avons participé, d’une manière ou d’une autre, aux luttes écologistes des dernières années.

Ce « virage radical » des écolos serait donc le fait des manœuvres cachées d’un regroupement d’« ultra-gauche » récemment converti à la cause écologiste, sournoisement dissimulé sous l’enseigne « Les Soulèvements de la Terre » [1], et non le signe de la radicalité de la situation dans laquelle nous sommes toutes et tous prises jusqu’au cou.

La multiplication des actions de résistance écologique ou paysanne ces dernières années s’expliquerait par l’agitation de quelques « vieux routiers  » de Notre-Dame-des-Landes, tout à leur appétit insatiable d’actions « violentes », plus que par un sursaut de dignité, venant d’un peu partout, devant l’écrasante évidence de la catastrophe. Rien à voir non plus, si on en croit ce rapport, avec la complaisance manifeste des gouvernements successifs vis-à-vis des respon-sables identifiés de cette catastrophe, ni avec la macabre fuite en avant de l’industrie du béton ou du lobby agro-industriel.

« L’embarras des stratèges du maintien de l’ordre »

Qu’importe les appels à actions signés et relayés par des centaines d’organisations écologistes, de la société civile, de fermes, d’associations citoyennes, de collectifs locaux en lutte, de personnalités de tous horizons, qui ont accompagné les récentes mobilisations populaires contre l’accaparement des terres, de la ressource en eau, ou contre l’artificialisation des sols. Ce foisonnement tonitruant qui ne cesse pourtant de grandir, ne serait que l’écran de fumée venant protéger une poignée d’activistes radicalisés, bien décidée à entraîner tout le « légitime mouvement pour la préservation de la planète » dans sa chute.

La ficelle est usée mais pourrait encore servir : identifier une fraction du mouvement en cours, l’isoler et la désigner comme l’agent infectieux, dont il faut à tout prix s’écarter au risque d’être à son tour écrasés.

L’éternel retour de la triste figure de la Sous-Direction Anti-Terroriste (Sdat) dans les enquêtes qui touchent aux luttes sociales, paysannes et écologiques – à l’occasion d’une nouvelle action collective contre le cimentier Lafarge condamné aux États-Unis pour sa collaboration avec Daesh [2] – fait figure de renversement ubuesque. Préparé par les sorties du ministre de l’Intérieur sur l’« éco-terrorisme », ce glissement cache mal l’embarras des stratèges du maintien de l’ordre, qui, ne sachant plus ou donner de la tête, en cherchent une à couper.

« L’attentisme criminel de ceux et celles qui ont le pouvoir d’arrêter la machine »

« L’arme du gouvernement, la dissolution », annonce fort de ses sources le journaliste du Parisien. Mais que s’agirait-il donc de dissoudre ?

On comprend bien au vu des récents tours de force réalisés, entre autre en son nom, pour la défense concrète des terres et de l’eau, que « les Soulèvements de la Terre » est un coupable tout indiqué. Ce mouvement de convergence inédit entre paysan.nes, jeunes urbains, écologistes et syndicalistes a en effet le mérite d’avoir un nom, un site, un compte Twitter, des rendez-vous publics réguliers et même, selon la note des RT, un compte en banque… Un bon gros nez au milieu de la figure qui, on dirait, n’attend que d’être dissout.

Seulement voilà, nous qui signons cette tribune, ne croyons pas en cette fable, et nous savons de quoi nous parlons. Pour avoir participé à certaines manifestations, pour en avoir organisé d’autres, pour avoir signé des appels, des tribunes, accueilli des réunions, participé à la logistique de tel ou tel campement, ou à des manifestations interdites, pour nous être aussi parfois joyeusement munis de cutters, de marteaux ou de sécateurs pour autre chose que pour bricoler, pour avoir parfois simplement souri à l’idée de leur usage possible… nous savons qu’il n’est nul besoin de comité central, ou de cercle de stratèges aguerri.e.s, pour reconnaître autant l’urgence absolue de la situation, que l’attentisme criminel de ceux et celles qui ont le pouvoir d’arrêter la machine.

Nous savons aussi que nous n’avons pas peur de ces gens vêtus de blancs de protection ou de bleus de chauffe qu’on nous montre désormais à la télé, après des années de surdité du gouvernement face aux luttes écologistes.

Nous ne pouvons d’ailleurs leur donner tort quand nous les entendons affirmer que leurs actions de « désarmement » sont un élément essentiel de toute stratégie conséquente pour freiner, enrayer, stopper les projets qui bétonnent les sols, s’accaparent les terres ou empoisonnent les rivières.

Mieux que ça, nous aimerions parfois en être, si nous en avions l’occasion ou si nos fonctions, notre santé ou nos situations de famille ne nous requéraient pas ailleurs. Car leurs gestes, leur précision, leur détermination joyeuse, nous parlent infiniment plus que les grimaces du ministre de l’Intérieur quand il verse des larmes de crocodile sur les barrières cassées d’un chantier, sur la mise à l’arrêt temporaire d’un site industriel hautement polluant, ou sur les dommages économiques subis par telle ou telle entreprise multinationale écocidaire.

« Celles et ceux qui voient l’ombre de la répression obscurcir leur part du ciel ne seront pas seul.e.s »

Nous voyons déjà pleuvoir les convocations, les mises en accusation, les passages à tabac, les procès, sur les militants de Bassines Non Merci, de la Confédération Paysanne ou des Soulèvements de la Terre, sur des manifestants qu’on est parfois venu chercher jusque sur leur lit d’hôpital, pour les mettre en garde à vue. Les premiers procès de la lutte contre les bassines, celui qui a eu lieu le 28 novembre, et ceux qui se tiennent les 5 et 6 janvier 2023 à la Rochelle et à Niort, sont à ce titre exemplaires.

Les dossiers d’instruction pouvant aller jusqu’à 1 500 pages témoignent de la surveillance, notamment téléphonique, de centaines de personnes. A cela s’ajoute des filatures, des dispositifs de vidéo surveillance cachés devant les maisons de militant.es, des dizaines de gardes à vue et une cinquantaine d’auditions libres.

Et nous voyons venir, puisqu’on nous le dit jusque dans les pages du journal, que la simple participation à ces manifestations, à ces réunions, à ces regroupements, sera bientôt non seulement illégale mais répréhensible. Ces gestes et ce qu’ils appellent de transformations, sont pourtant de ces moments qui dessinent un avenir possible.

Alors depuis tous les endroits où nous nous trouvons, nous nous apprêtons à nous porter solidaires, à dire que, nous aussi, nous en sommes, quand bien même ce ne serait qu’en pensée. Et que celles et ceux qui voient l’ombre de la répression obscurcir leur part du ciel ne seront pas seul.e.s, car nous sommes déjà là….

Tribune 9 janvier 2023

https://basta.media/

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09 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

soulèvement de la terre

https://lessoulevementsdelaterre.org/

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08 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

chloredécone (npa)

Chlordécone : l’État français ni responsable ni coupable ?

Les juges d’instruction du pôle Santé publique du tribunal judiciaire de Paris ont donc suivi docilement le Parquet en prononçant, lundi 2 janvier, une ordonnance de non-lieu face aux plaintes déposées pour l’empoisonnement au chlordécone. Les grands propriétaires des bananeraies et l’État colonial français qui a autorisé, par des décrets dérogatoires successifs, l’empoisonnement de 92% des MartiniquaisES et 95% des GuadeloupéenEs ne sont ni responsables ni coupables.

Le chlordécone était interdit aux USA depuis 1976, classé cancérigène par l’OMS dès 1979, mais les grands propriétaires des bananeraies ont obtenu de l’État français, par des décrets dérogatoires successifs, l’autorisation de polluer et d’empoisonner les AntillaisES, leur terre et leur eau jusqu’en 1993. Avec ce non-lieu, l’État français s’est ainsi absous lui-même.

Dans leur appel du 28 mai dernier, le collectif martiniquais des organisations, prévoyant déjà ce déni de justice, appelait à la continuation de la lutte devant les tribunaux et dans la rue pour la justice, les réparations collectives prises intégralement en charge par l’État français et les profiteurs de l’empoisonnement.

« L’ensemble des avocats a l’intention de continuer les procédures, c’est-à-dire de contester cette décision. Ils vont faire appel et, si l’appel ne va pas dans notre sens, de contester devant la Cour de cassation et d’aller s’il le faut devant les instances européennes » ​a déclaré le 6 janvier Philippe Pierre-Charles, membre du collectif Lyannaj pou Dépolyé Matinik.

Le NPA est et restera au côté des AntillaisES face à cette nouvelle manifestation du mépris néocolonial, et se tient disponible pour la construction de toute initiative de solidarité.

Montreuil, le 7 janvier 2023

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

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06 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

nupes retraites (jdd)

pension

Retraites : à gauche, un meeting commun, mais quelle position commune ?

Mardi soir, les quatre formations de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) tiendront un « meeting unitaire », à Paris, pour lancer la bataille contre la réforme des retraites. Mais s’ils étaient au pouvoir, quelle position défendrait la gauche et les écologistes sur ce dossier ?

Mardi soir, jour de la présentation par la Première ministre, Élisabeth Borne , de la réforme des retraites, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) se retrouvera pour un « meeting unitaire » afin de lancer la bataille contre le texte du gouvernement. « Les syndicats montent un front uni, la gauche doit l’être aussi. Faire bloc. Main dans la main. Avec les gens et contre les forces de l’argent. Pas seulement pour « résister », mais pour ranimer une espérance », écrit dans un communiqué le député François Ruffin , à l’initiative de l’événement avec son journal Fakir, et le site Reporterre.
Seront notamment réunies dans la salle Olympe de Gouges, située dans le 11e arrondissement de Paris : Marine Tondelier (Europe Écologie – Les Verts), Fabien Roussel (Parti communiste), Boris Vallaud (Parti socialiste) ou encore Mathilde Panot (La France insoumise), ainsi que des « travailleur.e.s, des syndicalistes, des économistes, des associations », précise le député de la Somme. Il espère que ce « combat » se « transformera en un espoir qui, dans les prochaines semaines, doit déborder dans les rues de nos villes, sur les ronds-points de nos campagnes ».

Des changements depuis la présidentielle

Si l’opposition de la Nupes à la réforme des retraites du gouvernement est claire, quel serait le projet défendu par ces quatre formations politiques si elles venaient à gouverner ensemble ? Au printemps 2022, lors des négociations pré-législatives, qui avaient abouti à la création de la Nupes, une formulation avait été arrêtée dans le programme commun (en ligne ici ). Pour « garantir une retraite digne », il faut « restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous après quarante annuités de cotisation avec une attention particulière pour les carrières longues, discontinues et les métiers pénibles », pouvait-on alors y lire.

Si cette formulation correspondait à la position défendue par l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle et à celle du communiste Fabien Roussel (« chacune et chacun doit pouvoir partir à 60 ans, avec une pension à taux plein »), ce n’était pas la mesure défendue jusque là par les socialistes et les écologistes. En effet, dans les « 70 propositions pour la France » d’Anne Hidalgo, la candidate socialiste, il était écrit : « L’âge légal de départ ne sera pas augmenté, il sera plafonné aux 62 ans actuels. » Idem dans celui de son concurrent écologiste, Yannick Jadot : « Nous ne reporterons pas l’âge légal de départ à la retraite. » 

Pour Faure, « le débat n’est pas encore tranché »

Mais l’accord de la Nupes étant le dernier en date, est-ce celui à prendre en compte ? Dans une interview à Libération , le secrétaire national du Parti socialiste, Olivier Faure, indique que la Nupes « est en train de retravailler à ce que sera notre projet commun ». Le député, qui est en plein congrès, précise sa position personnelle : « Oui au retour à 60 ans mais sans toucher à la durée de cotisation », soit 43 ans en 2035.

Il ajoute : « Le débat n’est pas encore tranché. » Nicolas Mayer-Rossignol , l’un de ses deux opposants au congrès du PS, dont le premier tour se tient le 12 janvier, s’interroge pour sa part, dans Le Point , sur la ligne affichée par son parti : « Olivier Faure est apparu pour le moins embêté. (…) Ce qui compte, ce n’est pas tant 60 ans pour tous, mais bien le nombre d’années en bonne santé à la retraite. »

Soutien de Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, affirmait à l’automne devant des journalistes : « Quand la Nupes dit « on va remettre la retraite à 60 ans pour tous », elle trompe son monde. » Côté écologistes, il reviendra à la nouvelle secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), Marine Tondelier, de clarifier la position de son parti : celle de l’accord de la Nupes ou celle de la campagne présidentielle de Yannick Jadot ?

Le 17 juin 2022, dans l’entre-deux-tours des élections législatives, elle écrivait sur Twitter : « Nous nous sommes POUR. POUR la retraite à 60 ans. » Un membre d’EELV balaie le sujet. « On a tous défendu la même chose au moment des législatives. Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir ce que, nous, on propose. Nous ne sommes pas au pouvoir. Ce qui intéresse les Français, c’est de savoir s’ils vont devoir travailler deux ou trois ans de plus ! », estime-t-il.

Sollicitée par le JDD, Marine Tondelier abonde : « L’urgence, malheureusement, et ce que les Français attendent de nous en priorité, c’est que l’on arrive, ensemble, à faire chuter cette réforme inutile, idéologique et antisociale, pour qu’ils n’aient pas à travailler plus longtemps. »

 Anne-Charlotte Dusseaulx 05/01/2023
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