Archive | Migrants, réfugiés

25 avril 2021 ~ 0 Commentaire

frontex (npa 22)

migrants

Nos morts, leurs profits!
Honte à l’Union Européenne!
Dissolution de FRONTEX !
 
Environ 130 migrants  africains partis de Libye se sont noyés en Méditerranée dans l’indifférence complice de l’État Lybien et de la Communauté  Européenne.
Celle-ci  déverse des millions d’euros pour gérer Frontex, son agence de surveillance des frontières, et abreuver les dictatures qui encerclent la dite mer.
Le NPA 22 qui soutient financièrement de ses modestes moyens SOS Méditerranée demande la dissolution de Frontex, organisme de mort.
Nous revendiquons l’ouverture des frontières car nos vies, leurs vies valent tous les profits.
 
Vous trouverez ci après le témoignage de Alessandro, nous ne serons pas complices en silence des assassins…
 
De l’Air, Ouvrez les frontières!
 
Le comité NPA Nathalie Le Mel
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Migrants

Témoignage d’Alessandro, membre de l’équipe de recherche et de sauvetage à bord de l’Ocean Viking.

« Pendant plus de 24 heures, l’Ocean Viking a été à la recherche de vies en mer, des personnes qui étaient à bord de deux embarcations en détresse, très loin l’une de l’autre.  

Nous n’avons trouvé aucune trace de la première embarcation et nous ne pouvons qu’espérer qu’elle ait regagné la terre ferme ou atteint un lieu sûr.  

Durant une nuit de tempête avec des vagues de six mètres, nous avons tenté de retrouver la seconde embarcation. 

Je n’ai aucun mal à l’admettre, j’ai passé quelques heures à vomir aux toilettes. La prométhazine, le dimenhydrinate et la moitié des trois dernières années passées en mer n’ont pas suffi. J’étais épuisé, déshydraté. J’ai eu beaucoup de mal à me recoucher, et pourtant j’étais protégé par un navire puissant, qui pèse des milliers de tonnes.

Des coups secs sur la quille, des objets qui tombent dans les cabines.

Dehors, quelque part dans ces mêmes vagues, un canot pneumatique transportant 120 personnes. Ou 100, ou 130. Nous ne le saurons jamais, car toutes ces personnes sont mortes.

Nous avons repris nos recherches à l’aube, accompagnés par trois navires marchands sans coordination ni aide d’aucun État. Si un avion s’était écrasé dans la même zone, les marines de la moitié de l’Europe auraient été là ; mais ce n’étaient que des migrants, destinés au cimetière méditerranéen pour lesquels il est inutile de courir, et de fait, nous sommes restés seuls.

Dans l’après-midi, l’avion envoyé par l’agence Frontex a repéré l’épave du canot pneumatique. Lorsque nous nous en sommes approchés, il flottait dans une mer de cadavres. Littéralement. Il ne restait pas grand-chose de l’embarcation. Ni des personnes. Il n’en reste même pas les noms.

Impuissants, nous avons fait une minute de silence, afin qu’elle résonne à terre.

Les choses doivent changer, les gens doivent savoir. »

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03 avril 2021 ~ 0 Commentaire

serigne mbayé (el diario)

madrid

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Serigne Mbayé : « Nous faisons partie de cette classe ouvrière qui a besoin que beaucoup de choses changent à Madrid ».

Un mantero ne cesse jamais d’être un mantero ?

C’est totalement faux. J’ai été un mendiant et je l’ai laissé. Aucun mantero ne veut en être un. Nous sommes obligés de l’être, et l’obligation de beaucoup n’est pas de pouvoir avoir des papiers pour travailler dans autre chose. Lorsque nous régularisons notre situation, nous cherchons d’autres emplois et j’en donne un exemple.

Ce qui se passe, c’est qu’une fois que nous subissons cette condition et que nous en sortons, nous sommes toujours solidaires de ceux qui sont encore dans la rue. Je suis passé par là et je sais que ce n’est pas juste, c’est très dur. C’est ce qui nous pousse à nous battre pour sortir nos camarades de cette situation. Dans le syndicat, nous les soutenons en dénonçant leur situation et en les défendant, nous qui avons déjà des papiers et du travail.

L’État espagnol criminalise-t-il le besoin de toute personne de gagner sa vie ?

Oui, c’est une criminalisation à partir du moment où vous arrivez ici et que vous n’avez pas de papiers. Ils vous obligent à rester 3 ans dans le pays sans pouvoir régulariser votre situation. Comment pensent-ils que quelqu’un peut gagner sa vie sans papiers ? On ne trouve pas de travail et on choisit de vendre des produits dans la rue.

Nous vous avons vu à de nombreuses reprises votre syndicat dénoncer le racisme institutionnel qui, selon vous, est présent en Espagne. Dans quelles situations quotidiennes se manifeste-t-il ?

Dans de nombreux aspects mais, pour ne donner qu’un exemple, dans la question des nominations en matière d’immigration. Quelque chose qui devrait être aussi simple que de renouveler sa carte d’identité ou de s’enregistrer en tant que citoyen est vraiment difficile.

Ils établissent des horaires compliqués. Il y a des personnes dont les papiers ont expiré depuis un an et qui ne peuvent pas les renouveler faute de rendez-vous. C’est quelque chose que l’administration fait et qui nous met dans un trou qui peut signifier que vous pouvez même perdre votre emploi parce qu’il y a des entreprises qui licencient les gens s’ils ne présentent pas la carte de renouvellement de leurs papiers à temps. Il y a clairement une discrimination entre l’autochto-ne et l’étranger. Vous ne verrez jamais un Espagnol qui doit attendre un an pour renouveler son DNI (carte d’identité).

Avec la pandémie, le mantero a disparu. Au début, les manteros ont survécu grâce au système d’aide que le syndicat a mis en place, mais les choses ont traîné en longueur.

Comment survit aujourd’hui un mantero qui ne peut pas gagner sa vie dans la rue ?

La crise est très longue, nous continuons à tirer cette boîte de résistance que nous remplissons ensemble avec des contributions bihebdomadaires ou mensuelles et qui est presque vide. Avec cet argent, nous distribuons de la nourriture et des aides au loyer. Nous fournissons également des traducteurs.

Personne ne s’est intéressé à tout cela. Maintenant, la situation est vraiment foireuse. Mais nous réfléchissons aussi à d’autres moyens de surmonter cette crise et de sortir nos camarades de la rue, car nous n’attendons pas que tout cela se termine pour y retourner, mais nous cherchons des moyens pour que, lorsque la pandémie sera passée, nous soyons entendus. Nous sommes à la recherche d’idées et de moyens pour générer du travail pour nos collègues afin qu’ils puissent trouver un moyen différent de gagner leur vie.

Quel rôle jouent les services sociaux municipaux pour endiguer cette crise ?

Si vous devez donner une note, c’est zéro. Ils n’ont rien fait. Le quartier où nous sommes, Lavapiés, où nous avons notre siège, a été sauvé par toute l’organisation des différents groupes, qui collectent des fonds, de la nourriture et la distribuent aux personnes dans le besoin.

Mais à aucun moment les services sociaux n’ont fait quoi que ce soit. Au-delà de la nourriture, nous n’avons pas eu de traducteurs dans le système de santé publique pour s’occuper des résidents dans leurs différentes langues et beaucoup ne connaissaient pas bien la langue. C’est quelque chose de très sérieux dans une crise sanitaire.

Le fait que dans un quartier comme Lavapiés, il y ait des collectifs de migrants, de femmes, anti-évictions, des garde-manger solidaires et même un musée national comme le Reina Sofía unis pour réclamer la justice sociale, qu’est-ce que cela signifie ?

Il est impossible d’attendre quoi que ce soit de l’administration actuelle. Ils ne vont rien proposer. Nous le savons déjà et nous savons aussi que nous dépendons de nous-mêmes, de cette union de voisins, de cette union de collectifs, car nous sommes tous discriminés et nous nous sentons tous discriminés. Nous devons nous unir et nous sauver d’en bas. Telle a été notre stratégie et c’est la seule chose qui nous aide dans cette crise. L’administration devrait s’occuper des besoins des gens mais elle les a ignorés. Il y a une partie du peuple qui existe pour eux et une autre partie qu’ils n’ont pas prise en compte.

Dans cet environnement, qui était jusqu’à présent le vôtre, vous vous sentez comme un voisin comme les autres. Pensez-vous qu’il en sera de même en politique ?

Je suis une des personnes qui forment Madrid, peu importe si c’est noir ou blanc. Je me considère comme un citoyen et tous les citoyens ont le droit de faire partie de cette ville et de cette communauté. Nous devons rendre visible le fait que nous sommes de Madrid et que nous devons avoir le droit de prendre des décisions et de représenter les groupes que nous avons toujours représentés et de nous battre pour que tout le monde soit inclus. Je ne changerai jamais de politique.

Comment Podemos Uni vous a-t-il recruté, comment s’est déroulée l’approche et pourquoi avez-vous accepté d’entrer en politique ?

Ils m’ont d’abord contacté par téléphone, puis nous nous sommes rencontrés pour discuter de la proposition qu’ils me faisaient. J’ai discuté de la proposition au sein du Sindicato de Manteros et nous l’avons évaluée. Je devais prendre une décision pour moi-même, mais il était également nécessaire que le collectif y réfléchisse.

Nous l’avons mis sur la table et nous avons dit oui, qu’ils nous proposaient un projet qui nous représente et dans lequel nous nous sentons identifiés à ce qu’ils veulent faire et montrer que Madrid est diverse. Le fait de voir que j’ai une place dans ce projet est positif. Nous avons décidé qu’en raison de la lutte de nombreux groupes que nous représentons, il serait bon pour moi de faire partie de ce projet pour essayer de changer Madrid. Et Madrid va changer.

Vous y allez en tant que numéro 9 sur la liste…

Nous avons clairement indiqué que je n’irais pas sur les listes pour la remplir. Je veux faire pression pour que ce projet voie le jour. Nous voulons qu’il y ait un changement et que notre lutte soit visible. Ce n’est pas une question de pouvoir, mais je ne voulais pas non plus être le dernier sur la liste.

Ce projet est très ambitieux. Le fait que dans la candidature il y ait un travailleur comme moi, un chauffeur de taxi ou un collègue de la PAH (locataire expulsé) de Vallecas en dit long sur le projet, sur ce que veut faire Unidas Podemos.

Cela fait longtemps que nous nous plaignons de la santé publique, des transports publics, de l’éducation publique, du racisme ? Ce sont des questions qui touchent avant tout les habitants des quartiers pauvres. La présence de la police dans les quartiers pauvres est du harcèlement, il y a des caméras partout dans des endroits comme Lavapiés, où ils veulent générer de l’alarme et faire voir aux gens un danger qui n’existe pas. Ce sont des questions que nous voulons changer en tant que Madrilènes et pour cela, nous devons appeler aux urnes les personnes qui les subissent.

Auriez-vous accepté l’offre d’aller sur les listes d’une autre formation ?

Je ne connais pas le projet des autres groupes et ils ne nous l’ont pas proposé. Mais s’ils l’avaient fait, nous aurions évalué ce qu’ils nous avaient dit pour voir s’il s’agissait de quelque chose auquel nous pouvions nous identifier et auquel nous pouvions participer. Ce n’est pas qu’ils nous offrent quelque chose et que nous entrons.

Nous apprécions le projet et ce qu’ils veulent faire parce que nous sommes la classe ouvrière, une partie de la classe ouvrière qui a besoin que beaucoup de choses changent à Madrid. En tant que manteros, nous sommes des personnes de la classe ouvrière qui souffrent du racisme qui existe et c’est quelque chose que Podemos nous propose de changer.

D’après les sondages, il est facile pour vous de devenir député, que Podemos arrive ou non au pouvoir en coalition. Pablo Iglesias a assuré qu’à partir du 4 mai, vous devrez être appelé « señor » ?

Je connais bien les choses à changer : les transports, l’éducation, le besoin d’interprètes pour les hôpitaux, le travail précaire. Ce sont des choses qui touchent directement beaucoup d’entre nous, car je fais partie des habitants des quartiers pauvres. Ce sont des difficultés que j’ai eues et que je continue à avoir. Je les connais bien et c’est pourquoi nous demandons le vote du peuple immigré, du peuple humble. Il y a beaucoup de choses à améliorer et nous devons aussi arrêter la montée en puissance de Vox, avec qui Ayuso veut faire un pacte.

En parlant de vote, avez-vous toujours exercé votre droit de vote depuis que vous êtes en mesure de le faire ?

J’ai toujours voté. Si vous ne votez pas, vous ne pouvez rien changer. J’ai des collègues qui n’ont pas voté jusqu’à présent, mais ils vont voter lors de ces élections.

Enfin, vous avez vécu la difficulté d’accéder à l’une des mesures du gouvernement dans cette législature: l’approbation du revenu minimum d’existence (RMI). Avez-vous eu l’occasion d’en parler avec Pablo Iglesias ? Êtes-vous conscient qu’il n’arrive pas, du moins avec la rapidité nécessaire en ces temps ?

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler avec lui, mais ce sont des questions qui sont claires pour moi. J’ai aidé des personnes à obtenir l’IMV et ensuite le revenu minimum. Nous allons nous asseoir et en parler. C’est une chose très ambitieuse à changer.

Pensez-vous qu’avec un ancien vice-président comme numéro 1 de la liste à laquelle vous participez, vous allez avoir une ligne directe avec le gouvernement pour la régularisation des migrants ?

Tout cela relève de la responsabilité de plusieurs administrations. S’ils veulent que la vente de rue disparaisse, il y a des politiques inclusives qui peuvent être faites. Il faut d’abord commencer à agir dans les communautés autonomes, puis obliger le gouvernement central à prendre également des mesures. Tout se passe étape par étape. Chacun doit faire son travail.

La régularisation est l’affaire du gouvernement central, mais les régions autonomes et les conseils municipaux doivent réagir en promouvant des politiques d’inclusion, des politiques sociales et pas seulement des mesures policières, comme c’est le cas actuellement dans la Communauté de Madrid.

Nous devons suivre des lignes pour que nous puissions tous nous intégrer d’une manière ou d’une autre et accéder au marché du travail, car les manteros et les sans-papiers sont déjà là et les signaler et les criminaliser n’est pas la voie à suivre.

L’ancien porte-parole du Sindicato de Manteros de Madrid est une des personnes  les plus médiatisées de Pablo Iglesias pour la candidature de Unidas Podemos à l’Assemblée de Madrid. Nous nous sommes entretenus avec ce militant bien connu du quartier madrilène de Lavapiés au sujet des changements dont, selon lui, la Communauté a besoin et des raisons pour lesquelles il s’est lancé dans la politique.

Lors de la présentation des membres de la candidature de Unidos Podemos à l’Assemblée de Madrid jeudi dernier, Pablo Iglesias n’a pas demandé le vote pour une liste de gauchistes, mais a invité à la mobilisation des gens modestes, des quartiers, en faveur de l’un d’entre eux.

En ce sens, la signature pour son projet d’activistes comme Alejandra Jacinto, avocate de la Plateforme anti-évictions ; Agustín Moreno, vétéran syndicaliste et membre de la Marée verte ; Cecilio Rodríguez, chauffeur de taxi contre l’ubérisation et en faveur des services publics, et Serigne Mbayé, porte-parole du Sindicato de Manteros de Madrid et membre de l’Assemblée de Sin Papeles, pourraient être considérés comme la manœuvre intelligente d’un bon stratège qui fait appel à des leaders de collectifs déjà bien organisés et actifs pour encourager le pourcentage élevé d’électeurs potentiels de gauche qui ne répondent pas toujours à l’appel des urnes.

De cette poignée de visages indépendants figurant sur la liste du parti violet, il est possible que celui de Mbayé, madrilène d’origine sénégalaise et numéro 9 de la candidature, soit le plus inattendu. Il ne fait aucun doute que sur la photo de famille des aspirants députés régionaux, sa silhouette longiligne se distingue de toutes les autres et Iglesias le présente comme « le plus espagnol de tous ceux qui se présentent aux élections de la Communauté de Madrid ».

Serigne Mbaye est arrivé en Espagne sur un bateau en 2006 et quatre ans plus tard, il a réussi à régulariser sa situation. Nous l’avons rencontré à Lavapiés, au siège du Sindicato de Manteros, une organisation dont il se déclare ancien porte-parole. En réalité, ce siège se trouve dans les locaux communs gérés par l’association Mbolo Moy Dole (L’union fait la force) où, par exemple, on apprend aussi à lire et à écrire aux personnes analphabètes, on donne des cours d’espagnol aux migrants et un soutien scolaire aux enfants, on aide à demander des allocations et à faire toutes sortes de démarches pour les personnes qui ont du mal à s’en sortir seules.

Serigne n’est pas seulement connu à Lavapiés pour son travail au sein du Sindicato de Manteros mais, en tant que l’un de ses représentants, il a été impliqué dans toutes les initiatives du mouvement social actif dans cette zone centrale de la capitale. Soudain, ce n’est pas seulement l’hypothétique projecteur de son quartier qui est braqué sur lui.

Antonio Pérez 3 avril 2021

https://www.eldiario.es

Lire aussi:

Elections en Espagne : le Sénégalais Serigne Mbaye, ex migrant clandestin, recruté par le parti Podemos à Madrid

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29 mars 2021 ~ 0 Commentaire

manteros (el diario)

manteros

L’activiste et membre du Sindicato de Manteros Serigne Mbayé rejoint les listes de Podemos pour les élections à la Communauté de Madrid

Serigne Mbayé, membre du Sindicato de Manteros et de l’Asociación de los Sin Papeles, figurera sur les listes de Podemos pour les élections à la Communauté de Madrid le 4 mai, comme l’a annoncé Pablo Iglesias sur son profil Twitter.

Mbayé a déclaré qu’aller sur les listes de Podemos est « une opportunité pour défendre les droits du peuple ». « Les gens ont besoin d’une vie décente », a-t-il déclaré.

L’activiste sénégalais est arrivé en Espagne en 2006 à bord d’un bateau et a été interné pendant plusieurs jours dans un Centre d’internement des étrangers (CIE).

Au cours de ses premières années dans le pays, il a été mendiant, puis a occupé d’autres emplois tels que la construction ou le travail administratif. Il a découvert qu’il avait déjà des papiers grâce à un contrôle de police. C’était en décembre 2010, il marchait dans Lavapiés et on lui a demandé ses papiers. Les gestes des agents lors de la vérification de ses données lui ont fait penser que quelque chose d’étrange se passait, et après avoir réfléchi, il s’est rendu dans un bureau à Tetuán.

Là, et sans autre notification, ils ont confirmé que sa situation en Espagne avait été régularisée deux mois auparavant. Il avait entamé le processus sept mois plus tôt en épousant sa petite amie espagnole de l’époque : « Je ne voulais pas le faire de cette manière, mais c’était la seule solution ».

Comme il l’a raconté dans une interview en 2019, Mbayé est arrivé par bateau sur l’île de Tenerife (Canaries) en 2006 et a été interné pendant quatre jours dans un Centre d’internement des étrangers (CIE). Il a également séjourné dans un centre d’accueil à La Corogne, puis est arrivé à Madrid.

Il a régularisé sa situation et travaille comme « mantero », puis travaillé dans des métiers liés à la construction, comme employé de bureau, et lancé ensuite un restaurant avec d’autres partenaires. Il a également obtenu la nationalité espagnole.

Après le décès du mantero Mame Mbaye en mars 2018, il a été crieur public cette année-là lors des festivités de Lavapiés aux côtés de l’actrice Rossy de Palma et a dénoncé dans son discours le « racisme institutionnel » à l’encontre des migrants.

Cette candidature de Podemos à la Communauté de Madrid s’ajoute à celle du syndicaliste historique de CCOO et membre de la Marée Verte, Agustín Moreno, et de la militante anti-éviction, Alejandra Jacinto.

Avec des informations d’Europa Press. 29 mars 2021

https://www.eldiario.es/

Note:

Les Manteros (Manters en catalan) sont des vendeurs de rue qui exposent leurs articles sur des « mantas » (couvertures) pour pouvoir fuir plus vite en cas de raid de la police.

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09 mars 2021 ~ 0 Commentaire

20 mars

racisme

20 mars: on étouffe, de l’air !

Ce n’est pas que par leurs mots que Gérald Darmanin et les membres du gouvernement font la course à l’échalote raciste, islamophobe et sécuritaire avec Marine Le Pen.
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Loi sécurité globale, loi séparatisme, Beauveau de la sécurité, remise en cause de l’AME, l’offensive sécuritaire et raciste se déploie tous azimuts. Ca tourne réellement sale. Alors le 20 mars il faut prendre la rue!
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A l’occasion des deux journées internationales contre le racisme et contre les violences policières la Marche des Solidarités et les Marches Vérité et Justice pour toutes les victimes appellent à manifester le samedi 20 mars.
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A Paris la manifestation est appelée à 13H12, place Edmond Rostand – RER Luxembourg pour débuter à 14H00 jusqu’à la place de la Bastille.Des manifestations contre le racisme, contre le fascisme et les violences policières auront lieu le même jour dans de nombreux pays. (https://worldagainstracism.org).
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Appel de la Marche des Solidarités
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On étouffe. De l’air !Contrôles au faciès et harcèlement policier dans les quartiers : la police étouffe les jeunes, la justice étouffe les affaires. Et viennent les lois punitives de sécurité globale et contre le prétendu séparatisme. Chacun chez soi, les moutons seront bien gardés : de moins en moins de droits pour circuler, se rassembler, manifester.

Frontières fermées aux migrant.e.s, des milliers de mort.e.s, hommes, femmes, enfants, noyé.e.s en mer, asphyxié.e.s dans des camions, tué.e.s sur les routes, dans la rue .

C’est la liberté qu’on étouffe

Les discours de haine à l’encontre des Sans Papier prononcés par le ministre de l’Intérieur, les polémiques islamophobes initiées par la ministre de l’enseignement supérieur, des journalistes ou « experts » fachos se relayant sur les plateaux télés pour affirmer que Trappes ce n’est plus la France à cause des Musulman.e.s : on étouffe.

L’extrême droite légitimée par tous ces discours ambiants, des milices identitaires qui ne cessent leurs exactions à l’encontre des migrant.e.s : on étouffe !

A Calais et ailleurs, des milices d’État vandalisent les campements de réfugié.e.s, les photographes journalistes ont l’interdiction de témoigner : on crève les yeux de la presse et on étouffe la voix de migrant.e.s pour ne pas faire entendre les cris des appels à l’aide, le bruits des noyades, des violences subis et les cris de la colère.

C’est la solidarité qu’on étouffe.

L’Union Européenne lutte contre la propagation du virus mais bloque les migrant.e.s dans des campements insalubres en Grèce. Le Président Macron enferme des sans-papiers dans les centres de rétention, précarisent les foyers de travailleurs.euses immigré.e.s, laissent les migrant.e.s à la rue, les jeunes isolé.e.s sans protection, les sans-papiers sans accès aux droits.

Cette politique anti-migratoire, mâtinée d’islamophobie, de nationalisme et d’autoritarisme du gouvernement actuel voudrait casser toute solidarité envers les personnes migrantes, les sans-papiers.

C’est ainsi que les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) pleuvent et sont la plupart du temps accompagnées d’Interdiction de Retour sur le Territoire Français (IRTF).

La stratégie est d’invisibiliser tout en se servant de leur force de travail essentielle.

Mais, depuis mai 2020, le mouvement des sans-papiers et la Marche des Solidarités s’opposent avec détermination et courage à cette politique. Partie prenante du mouvement social d’opposition à la politique du gouvernement Macron, elles et ils ont ouvert la voie en brisant l’interdiction de manifester le 20 mai 2020 et en construisant un mouvement qui a investi la rue et les routes de France avec les Acte 1, 2, 3 et 4 pour la régularisation de toutes et tous et la liberté de circulation et d’installation

C’est l’égalité qu’on étouffe.

Chacun chez soi c’est plus de racisme et de nationalisme, plus d’inégalités et de pauvreté, moins de libertés.

 C’est l’avenir qu’on étouffe.

De l’air !

Le 20 mars on manifeste pour :

La liberté de circulation et d’installation. La régularisation des sans-papiers.

La protection automatique, dès leur arrivée, des jeunes étranger-ère-s isolé-e-s

La fermeture des centres de rétention.

L’égalité des droits pour touTes dans tous les domaines (travail, logement, santé, éducation…).

Le droit de vote des étrangerEs.

La fin des contrôles au faciès et des violences policières.

Vérité et Justice pour les familles de victimes. Abrogation de la loi sécurité globale.

L’abrogation de la loi séparatisme.

 La fin des discours stigmatisants.

mar. 9 mars 2021

https://blogs.mediapart.fr/

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08 février 2021 ~ 0 Commentaire

guingamp (npa 22)

guingamp

Samedi 6 février GUINGAMP plus de 500 manifestants pour soutenir les sans papiers à l’appel de dizaines d’associations des Côtes d’Armor.

Ouest france:

« Plusieurs associations et collectifs (Kengred, Meskaj, CAJMA, CIMADE 22, Collectif Solidarité Migrant.e.s du Pays de Guingamp, Collectif de soutien aux personnes exilées de Bégard, Collectif de Soutien aux Migrants du Goelo Paimpol, Collectif de Soutien aux Sans Papiers du Trégor, Collectif de soutien aux migrants de Châtelaudren Les Gens heureux, Habitat et humanisme, Jamais sans toit en Trégor, Plouër Réfugiés, Amnesty International 22, LDH 22, CGT Guingamp, SUD Solidaires »

Il faut saluer ce travail en commun des associations caritatives ou de soutien dont le CSSP de Lannion avec qui nous avons l’habitude de travailler.

Une manifestation combative et déterminée dans les rues de Guingamp pour exiger le respect des droits des mineurs isolés et des sans papiers salariés. Une importante délégation de sans papiers organisée par la CGT Morlaix y a participé.

Il est peu commun en Bretagne de s’affranchir des limites territoriales sur ce sujet.

Cette initiative a reçu le soutien des deux unions départementales de la CGT  22 et 29 et aussi de Solidaires et de la FSU.

Aux cris de  » Première deuxième troisième génération nous sommes tous des enfants d’immigrés » de « Solidarité avec les sans papiers », « Régularisation de tous les sans papiers » mais aussi du fameux  » De l’air ouvrons les frontières » les manifestants ont défilé en centre ville.

Notre comité était évidemment présent à la fois par ses militants dans les syndicats ou sous notre propre drapeau. A noter la présence de jeunes communistes avec leur drapeau rouge siglé d’une faucille et d’un marteau et de notre camarade Gael Roblin élu de Guingamp en Commun- Gwengamp Kumun.

http://npabear.blogspot.com/

 

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05 février 2021 ~ 0 Commentaire

brexit (npa)

brexit

Brexit : les contradictions d’un projet de droite

Boris Johnson s’était vanté, lors de sa campagne Brexit couronnée de succès, que le peuple britannique pourrait « avoir le beurre et l’argent du beurre ».

Récemment, un chauffeur de camion entrant en Hollande s’est vu confisquer son sandwich au jambon car il contrevenait aux réglementations frontalières. Il a demandé s’il pouvait au moins garder le pain et on lui a refusé. Pas de jambon, pas de pain et certainement pas de gâteau.

De nombreux Britanniques à l’étranger ont découvert la semaine dernière que les services de streaming TV dont ils bénéficiaient n’étaient plus disponibles avec le Brexit.

Mastercard, la société de cartes de crédit, impose des frais supplémentaires aux personnes qui effectuent des achats dans l’UE. De nombreuses petites entreprises — qui étaient souvent favorables au Brexit — trouvent que ces frais supplémentaires non tarifaires augmentent leurs coûts et créent des retards.

La TVA et certains droits d’importation doivent désormais être acquittés. Des formulaires supplémentaires doivent être remplis pour les réglementations en matière de santé et de sécurité et l’alignement des normes.

L’impact global n’est pas encore clair, car de nombreuses entreprises ont stocké des pièces et des matériaux avant l’accord. On rapporte que, lorsque ces entreprises ont demandé au ministère compétent ce qu’il fallait faire, il leur a été conseillé de créer des entrepôts ou des succursales de leur entreprise à l’intérieur de l’UE. Voilà pour la prise de contrôle et la revendication d’une illusoire souveraineté britannique !

Conséquences dramatiques

Un secteur de l’économie plus important que l’industrie manufacturière — la finance et les services — n’est même pas inclus dans l’accord de libre-échange. Les négociations difficiles devront se poursuivre, et le Brexit n’est pas achevé comme le prétend Johnson.

La plupart des grands économistes pensent que cet accord « mince » réduira le PIB de 4 à 5%. Un tel déclin de l’économie touchera plus durement les travailleurEs. L’encre de l’accord avait à peine séché qu’une « consultation » a été mise en place au sein du ministère du Commerce pour examiner les moyens d’assouplir le droit du travail et les réglementations.

La semaine maximale de 48 heures, les droits aux vacances et aux pauses légales et l’obligation pour les entreprises d’enregistrer les heures de travail ont toutes été mises sur la table pour discussion.

Le tollé a été tel que le ministre a depuis abandonné la consultation. Elle reviendra certainement sous une autre forme. Souvenons-nous que pour le parti conservateur de Johnson, le Brexit devait être un moyen de construire une île de type « Singapour » au large de l’Europe. Une économie à faible fiscalité et à bas salaires qui, avec les investissements mondiaux des États-Unis et de la Chine, donnerait à la Grande-Bretagne un avantage concurrentiel sur l’UE.

Mettre fin à la libre circulation des travailleurs dans l’UE a été la plus grande défaite pour les travailleurs et a en même temps amplifié les attitudes racistes et anti-migrants dans la société. Le gouvernement a continué d’exploiter cette politique, pleine de messages codés, avec un programme de 2000 livres sterling par tête pour « encourager » le rapatriement des travailleurEs de l’UE qui ne parviennent pas à obtenir un « statut d’établissement » d’ici juin 2021.

Pour toutes sortes de raisons, des dizaines de milliers de migrantEs européens qui travaillent ici depuis de nombreuses années ne respecteront pas cette échéance. Avec la crise du Brexit et Covid, près d’un million de personnes ont déjà quitté Londres.

Du côté de la gauche et des travaillistes

L’opposition travailliste, désormais dirigée par « M. anti-Corbyn », Keir Starmer, a parlé d’un maigre accord, mais les dirigeants ont décidé que la bataille est terminée et ont décidé de voter en faveur de l’accord au Parlement.

L’accord ne répond à aucun des critères établis par Starmer lorsqu’il était en charge du dossier du Brexit sous Corbyn. Mais il est déterminé à reconquérir les électeurEs du « mur rouge », c’est-à-dire les anciens partisans du Parti travailliste qui sont passés aux conservateurs lors des dernières élections, principalement dans les Midlands et le Nord.

Au lieu de les reconquérir par des politiques socialistes et l’internationalisme, il pense que les travaillistes devraient simplement céder et accepter Brexit et accord.

Une minorité de la gauche radicale avait plaidé pour un Brexit du peuple (Lexit) et a vu dans le vote « leave » une opportunité pour la gauche, déclarant que cela montrait que les travailleurs s’étaient retournés contre l’establishment qui défendait le « remain ».

Cette gauche a sous-estimé ou ignoré l’élément raciste du vote « leave ». Ils ont été gauchistes au sujet du moindre acquis que la législation ou les règlements de l’UE ont établis pour les travailleurs britanniques.

Aucune de ces forces n’a été capable d’organiser une campagne ou des manifestations mobilisant un courant Lexit. Aujourd’hui, elles s’écartent de la discussion ou se contentent d’explications de type « Et si… », imaginant qu’il aurait pu y avoir une alternative à un Brexit de droite.

Une coalition de certains députés corbynistes, de militants travaillistes, de syndicalistes et de groupes de gauche a continué à faire campagne pour une réponse internationaliste au Brexit par le biais du collectif « Une autre Europe est possible ».

Crise de l’État britannique

Au total, le Brexit a été un facteur majeur, avec la manière épouvantable dont le gouvernement Johnson a géré la pandémie de Covid, dans la crise constitutionnelle qui se développe dans l’État britannique.

Les nationalistes écossais vont probablement remporter une victoire écrasante lors des élections du Parlement écossais en mai, et les sondages montrent déjà des majorités pour la convocation d’un référendum et pour l’indépendance.

Au Pays de Galles, on observe également un soutien accru en faveur d’une plus grande indépendance.

L’Irlande du Nord fait désormais principalement partie de l’union douanière avec les 26 comtés du Sud, ce qui contribuera aussi objectivement à créer un soutien en faveur d’un vote sur une Irlande unie.

Le Brexit était déjà un cauchemar pour l’État impérialiste britannique et les secteurs dominants du capital n’en ont jamais eu envie.

Les contradictions supplémentaires de la pandémie de Covid et la crise de l’union [britannique] pourraient les conduire à chercher des alternatives à l’équipe Johnson au sein du parti conservateur, ou même à passer à un parti travailliste modéré, pro-business, dirigé par Starmer.

Hebdo L’Anticapitaliste 04/02/2021 Dave Kellaway

https://lanticapitaliste.org/

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17 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

morlaix (cgt)

morrlaix

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06 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

migrant (france bleu)

mineurs

Un boulanger de Besançon en grève de la faim pour éviter l’expulsion de son apprenti guinéen

Un boulanger bisontin a entamé dimanche 3 janvier une grève de la faim pour soutenir son apprenti guinéen menacé d’expulsion. Le jeune homme de 18 ans est en train de passer son CAP de boulanger, il devrait obtenir bientôt son diplôme, mais depuis sa majorité il peut être expulsé à tout moment.

Stéphane Ravacley, le patron de la boulangerie « La Huche à Pain » dans le quartier de Rivotte à Besançon, est en grève de la faim depuis ce dimanche 3 janvier. L’artisan veut ainsi attirer l’attention sur le sort de son apprenti, Laye, un jeune homme de 18 ans originaire de Guinée, qui travaille chez lui depuis un an et demi et qui prépare son CAP de boulanger, il doit passer son diplôme en juin prochain.

Laye n’a pas de papiers, il est arrivé il y a deux ans et demi en France comme beaucoup de jeunes africains en bravant les dangers de la route des migrants : le Mali, la Libye, la traversée de la Méditerranée sur un canot pneumatique. Hébergé dans un foyer à Gray, il a été engagé par le boulanger bisontin en septembre 2019 comme apprenti, à la grande satisfaction de Stéphane Ravacley qui avait de grandes difficultés à trouver des candidats.

Mais le jeune homme a eu 18 ans en avril 2020, et depuis, il n’est plus protégé par la loi qui interdit l’expulsion de mineurs isolés sans papiers. En novembre dernier, les gendarmes sont venus lui signifier l’obligation de quitter le territoire français.

Ce jeune qui a de bonnes notes, qui travaille, c’est un bon gamin, et à 18 ans tout à coup c’est un bon à rien, on lui dit au revoir Monsieur, là c’est la frontière »

Un premier recours n’a pas abouti, et le jeune apprenti risque d’être expulsé dans les prochaines semaines, ce qui révolte son patron qui ne tarit pas d’éloges : « Il se lève à 3h du matin pour venir travailler, il est là six jours sur sept, il travaille superbement, il parle français comme vous et moi et pourtant on me l’enlève« .

Stéphane Ravacley est certain que Laye aurait eu son CAP en juin prochain, il dénonce une profonde injustice : « C’est évident qu’on ne peut pas garder tout le monde, mais là c’est incompréhensible, ce jeune qui a de bonnes notes, qui travaille, c’est un bon gamin, et à 18 ans tout à coup c’est un bon à rien, on lui dit au revoir Monsieur, là c’est la frontière« .

Une pétition fait le plein de signatures

Le boulanger a cessé de s’alimenter et se dit prêt à aller jusqu’au bout de sa démarche, d’autant que le sort de Laye fait le buzz sur les réseaux sociaux. Une pétition en sa faveur sur le site change.org est passé ce lundi 4 janvier de 18.000 signatures à plus de 85.000 signatures en quelques heures. « Je le fais pour lui« , dit-il, « mais aussi pour tous ces gamins qui arrivent, qu’on protège tant qu’ils sont mineurs et qu’on jette à 18 ans, il y en pourtant qui ne rêvent que de travailler alors que dans de nombreux secteurs comme la boulangerie on ne trouve pas de candidats« .

Stéphane Ravacley espère que les politiques vont se mêler de l’affaire, « au moins pour dire qu’on ne jette pas des gamins méritants aux frontières, et qu’ils disparaissent sans qu’on sache ce qu’ils deviennent« .

Lundi 4 janvier 2021 Christophe Mey

https://www.francebleu.fr/

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

saint nazaire

snnnh

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10 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

séparatisme (lutte ouvrière)

croisades

Loi contre le séparatisme : une arme contre les travailleurs

Dans le cadre de sa chasse aux voix de droite, Macron avait promis une loi contre le séparatisme, faute de pouvoir constitutionnellement en proposer une contre l’islamisme. La police et le gouvernement ont de fait devancé l’appel et mis en œuvre cette loi liberticide avant même qu’elle ne soit votée.

La presse relate des dizaines de cas d’adolescents et même d’enfants signalés, fichés, interpellés et parfois gardés à vue parce qu’ils auraient troublé la minute de silence honorant Samuel Paty. La police est allée jusqu’à interpeller à son domicile un enfant de dix ans !

Le gouvernement quant à lui a entre autres dissous le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), coupable d’après Darmanin « d’agissements en vue de provoquer des actes terroristes ». Le CCIF est donc dissous pour ce qu’il aurait dit, pour un délit d’opinion, et surtout pour démontrer au public que le pouvoir fait quelque chose.

Puis les services de Macron ont accouché d’un texte intitulé Loi pour conforter les principes républicains, afin de prévenir d’éventuels problèmes. La Constitution n’admet pas en effet de dispositions particulières contre telle ou telle catégorie, réelle ou supposée. Le Conseil d’État l’ayant trouvée conforme, cette loi pouvait être présentée le 9 décembre au Conseil des ministres, puis soumise au vote des députés et des sénateurs début 2021.

Ce texte de circonstance, proposé pour des raisons de basse politique, reprend des dispositions déjà existantes en les faisant passer pour des nouveautés. La loi prévoit déjà des poursuites contre les appels au meurtre diffusés sur les réseaux sociaux, quelle que soit leur nature.

Elle prévoit également, comme le souligne le Haut conseil à la vie associative, organisme public, que les subventions ne sont accordées qu’aux associations respectant les principes en vigueur, y compris la devise républicaine, la mixité, l’égalité des sexes et bien d’autres choses encore. Elle prévoit aussi que l’État peut exiger des comptes et demander le remboursement des subventions mal utilisées.

Le gouvernement prétend, grâce à des dispositions faussement nouvelles, combattre le noyautage des associations de quartier par des intégristes musulmans et le poids qu’ils prennent dans la jeunesse.

Mais aucun texte, aucune exigence de serment républicain ne résoudra cette question. D’une part, l’État lui-même délaisse les quartiers populaires et leur jeunesse, laissant la place à qui veut la prendre.

D’autre part, et surtout, l’influence sur la jeunesse prolétarienne est une question de militantisme, un combat disputé depuis toujours entre le mouvement ouvrier et les courants cléricaux, réactionnaires, voire fascistes.

Dans le reste du texte, le gouvernement propose quelques nouveautés légalisant les pratiques arbitraires. La police pourra verser au fichier des auteurs d’infractions terroristes n’importe quelle personne dont une déclaration aura été jugée dangereuse.

Une fois fiché, le contrevenant le restera à vie et on pourra lui interdire certaines fonctions ou professions. De la même façon, l’État pourra dissoudre des organisations qui « provoquent à des agissements violents », sans autre précision.

Ces dispositions, bien incapables d’empêcher des actes comme les attentats criminels commis récemment, pourront trouver en revanche leur utilité contre les militants, les organisations ou tous ceux qui contestent l’ordre social.

Paul GALOIS  09 Décembre 2020
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