Archive | Migrants, réfugiés

28 février 2016 ~ 0 Commentaire

pendant ce temps à valencia (pùblico.es)

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La journée européenne en faveur des réfugiés: « Pour un passage sécurisé »

http://www.publico.es/fotogalerias/europa-pide-rutas-legales-y.html

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26 février 2016 ~ 0 Commentaire

la france (france tv)

syrian-refugees

Sévèrement épinglée par Amnesty International

L’ONG Amnesty International reproche à la France mais aussi à l’UE sa gestion calamiteuse de la crise des migrants.

Dans son rapport annuel, Amnesty International dénonce les mesures adoptées par l’UE et plus particulièrement la France pour affronter l’afflux de migrants fuyant la guerre et le terro- risme. Un constat implacable expliqué par Salil Shetty, le secrétaire général de l’ONG : « L’Union Européenne qui constitue l’ensemble politique le plus riche de la planète s’est montrée totale- ment incapable d’apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse  des droits humains. Elle a totalement échoué dans sa gestion de la crise des migrants. »

La lutte contre le terrorisme ne doit pas « violer les droits humains »

Autre sujet de discorde, l’état d’urgence instauré par la France après les événements drama- tiques du 13 novembre. Pour Amnesty International, cette disposition exceptionnelle bafoue les libertés individuelles : « L’action des groupes terroristes comme Daech ne doit pas autoriser certains pays à violer les droits humains. » La France est clairement visée par cette déclaration, elle qui vient de prolonger son état d’urgence jusqu’au 26 mai 2016.

Francetv info 24/02/2016

http://www.francetvinfo.fr/la-france-severement-epinglee-par-amnesty-international

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23 février 2016 ~ 0 Commentaire

calais: les bulldozers ne font pas une politique! (essf)

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Détruire tout ce qui, dans la précarité et avec les moyens du bord, a été construit au fil des mois

De nombreuses personnalités et organisations  s’opposent à l’évacuation de la Jungle de Calais et exhortent la France à changer de politique.

« Il faut cesser de chasser de jungle en bidonville toute la misère du monde, persécution qui ne fait qu’exaspérer le ressentiment des « riverains ». Non, le malheur des migrants ne fera pas le bonheur des Français, pas plus à Calais qu’ailleurs. En réalité, laisser se dégrader la situation est plus pénible pour les populations du Calaisis, et plus coûteux aussi pour les pouvoirs publics, que s’employer à l’améliorer. »

Une fois de plus, l’unique réponse qu’envisagent les pouvoirs publics face à la situation dans le Calaisis, c’est l’évacuation d’un camp de réfugiés, et leur dispersion.

On feint de s’attaquer aux causes réelles du problème ; mais en réalité, en s’en prenant aux victimes condamnées à se disperser dans la peur, cette politique ne fait que le déplacer et l’aggraver.

Cette « solution » n’en est pas une. Aux huit organisations qui ont adressé une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve pour lui demander de surseoir à l’évacuation programmée d’une grande partie de la « jungle » de Calais [1], le ministre de l’Intérieur vient d’adresser une réponse qui est une fin de non-recevoir : il justifie sa décision à coups de propos incantatoires sur le respect des droits fondamentaux des migrants et le bien-fondé de politiques qui ne varient pas depuis des années, malgré leur échec évident ; et il rappelle aux associations leur « partenariat » avec l’État comme pour les impliquer dans la politique qu’elles contestent. Dans la foulée, la préfecture du Pas-de-Calais vient de publier un arrêté [2] ordonnant aux occupants de la zone sud du bidonville [3], dite « la Lande », de quitter les lieux mardi 23 février au plus tard.

Les bulldozers ne peuvent pas tenir lieu de politique. Cela n’implique évidemment pas de nous accommoder d’une « jungle » dont le nom dit tout. Personne ne saurait accepter le maintien en l’état du bidonville de Calais, pas plus que du camp de Grande-Synthe, ni d’aucun autre. Personne ne peut se satisfaire de voir des réfugiés contraints de survivre dans de tels lieux. Depuis des années, nous ne cessons d’ailleurs de dénoncer l’indignité de ces conditions de vie, comme l’a fait également Jacques Toubon [4], le Défenseur des droits, l’été dernier.

Plus récemment, le tribunal administratif de Lille a même condamné l’État à procéder en urgence à des améliorations [5], décision confirmée par le Conseil d’État [6]. Pour autant, il n’est pas question non plus de cautionner l’évacuation annoncée, non seulement parce qu’elle est inhumaine, mais aussi parce qu’elle ne résoudra rien. Chasser les habitants d’une large partie du bidonville, y faire passer des bulldozers et détruire tout ce qui, dans la précarité et avec les moyens du bord, a été construit au fil des mois : à quoi bon ?

Les migrants qui se trouvent dans le Calaisis veulent souvent rejoindre des proches en Grande-Bretagne. D’autres seraient en droit de demander l’asile en France mais ils ne le sa- vent pas toujours, ou bien ils se méfient de l’accueil qui leur serait réservé. D’autres encore attendent une réponse à leur demande. Parmi eux, il y a beaucoup d’enfants… Or pour plu- sieurs catégories de migrants, il existe des solutions inscrites dans les textes, avec des dispo- sitifs, des acteurs, des fonds alloués à cet effet. Elles auraient pu être mises en œuvre depuis longtemps déjà.

Au lieu de s’y atteler, les pouvoirs publics ont préféré procéder à des « démantèle- ments » successifs. En 2015, ils ont contraint les migrants ainsi délogés à s’installer dans une zone « aménagée » pour eux. Bref, ils ont déjà défait ce qui se faisait, forçant ceux qu’ils chassaient à vivre dans une précarité plus grande encore.

Aujourd’hui, la partie principale du bidonville d’État de Calais est constituée de tentes et d’abris sommaires, bâtis par les réfugiés avec des bénévoles de différentes associations. Dans ces quelques kilomètres carrés sont nés peu à peu des cafés ou des restaurants de fortune, de minuscules épiceries, des lieux de culte de différentes religions, de toutes petites écoles, un théâtre sous chapiteau, une cabane d’aide juridique, plusieurs endroits dévolus à des soins, etc. Autant d’espaces de vie sociale [7], partagés par les réfugiés des différentes nationalités présentes dans le bidonville.

Qu’est-ce qui justifie de raser tout cela ? Le ministre veut convaincre que c’est pour le bien des occupants. En réalité, c’est une politique de dissuasion : rendre la vie invivable aux réfugiés. À ceux qu’ils ont hier installés dans cette zone, les pouvoirs publics enjoignent depuis des semaines d’occuper des conteneurs – sortes d’Algecos – ou sinon d’être dispersés loin de Calais, dans des CAO (centres d’accueil et d’orientation), baptisés « lieux de répit ».

Or c’est une alternative impossible. Le ministre vante les mérites des conteneurs, qui sous sa plume semblent des bungalows pour vacanciers. Le fait est qu’il s’agit de cabanes de chan- tier, avec dans chacune des lits superposés pour douze personnes, où l’on ne peut qu’être debout ou couché ; toute installation de mobilier y est interdite, toute intimité impossible…

Concernant les CAO, le ministre se félicite de ce qu’ils permettraient aux migrants, grâce à « un accompagnement associatif de qualité » et à « un suivi particulier » des personnes, de déposer des demandes d’asile dans de bonnes conditions, ce qui n’était pas le cas dans le bidonville. « Au dernier recensement », écrit-il, « 80 % des migrants encore présents en CAO étaient engagés dans une démarche d’asile »… Il oublie de parler de ceux qui, mis en hôtel, sont privés de tout accompagnement et risquent une prochaine expulsion du territoire. Il oublie aussi de préciser que les CAO ont été conçus comme des solutions à très court terme ; après leur fermeture, qu’adviendra-t-il des personnes qui y auront été envoyées ?

Conteneurs, CAO ; expulsion, dispersion ; ces réponses ne feront qu’aggraver le sort des migrants sans régler pour autant le problème auquel est confrontée la région du Calaisis, pas plus qu’en son temps la fermeture du camp de Sangatte. Et dans un an, on nous rejouera la même scène. Car c’est avant tout l’inaction des pouvoirs publics, mais aussi leur action, qui, en créant des conditions de vie impossibles, rend la situation ingérable. L’État veut nous faire croire qu’il prend le parti des habitants contre les réfugiés ; en réalité, il monte les premiers contre les seconds en abandonnant les uns et les autres.

Il faut cesser de chasser de jungle en bidonville toute la misère du monde, persécution qui ne fait qu’exaspérer le ressentiment des « riverains ». Non, le malheur des migrants ne fera pas le bonheur des Français, pas plus à Calais qu’ailleurs. En réalité, laisser se dégrader la situation est plus pénible pour les populations du Calaisis, et plus coûteux aussi pour les pouvoirs publics, que s’employer à l’améliorer. L’humanité la plus élémentaire nous interdit ces destructions à répétition ; mais notre intérêt bien compris aussi.

Ce pays peut-il se satisfaire de devenir le champion du non-accueil, alors que les réfugiés y sont moins nombreux qu’ailleurs ? Ce que d’autres pays font déjà, la France doit pouvoir le faire. La Grande-Bretagne, qui porte une lourde responsabilité dans cette situation, doit elle aussi revoir sa position à cette frontière. Il faut en finir avec l’improvisation perpétuelle ; il est temps de penser dans la durée. Et si l’État ne fait pas son travail, nous allons y travailler nous-mêmes – avec les associations sur le terrain, avec les habitants du Calaisis et avec les réfugiés.

Les jours prochains, nous irons à Calais pour le clamer haut et fort : nous ne sommes pas condamnés à choisir entre la « jungle » et sa destruction. Nous refusons de réduire la France à des barbelés et des bulldozers. Nous tiendrons une conférence de presse. Nous voulons faire entendre un autre discours que celui des pouvoirs publics qui occupent les médias. Détruire, dit la Préfète ? Avec, sans ou contre l’État si nécessaire, il faudra pourtant bien construire un avenir.

Une fois de plus, nous, organisations signataires et personnes solidaires, demandons :

- que soit annulé l’arrêté d’expulsion pris le 19 février ;

- en urgence : une prise en charge individuelle respectueuse des droits fondamentaux des personnes actuellement présentes à Calais ;

- une discussion du règlement Dublin III et des Accords du Touquet ;

- plus largement, que la France s’engage enfin, en particulier en faisant la promotion de cet axe au sein de l’Union européenne, pour une véritable politique d’accueil des personnes migrantes.

20 février 2016

Avec le soutien de :

Alternative Libertaire

Ensemble !

EELV

NPA

* LE BLOG DE LES INVITÉS DE MEDIAPART. 22 FÉVR. 2016 :
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/220216/calais-les-bulldozers-ne-font-pas-une-politique

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37242

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37241

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37240

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22 février 2016 ~ 0 Commentaire

brest coalia (brest medias libres)

refugies

Invitation des personnes à la rue des couloirs de Coalia pour une rencontre

Nous sommes vingt personnes, ça fait plusieurs mois (de 1 à 9) qu’on dort dans les couloirs de coalia. Nous sommes en demande d’asile. On est allé chez Coalia, à la police, la préfecture, la mairie, l’hôpital, appelé le 115, on nous a dit partout qu’il n’y a pas de solution.

Il y a 6 enfants qui dorment dans les couloirs. On ne peut pas aller aux toilettes qui sont fermées à clef, faire à manger, prendre des douches. On dort sur des matelas ou sur des couvertures. Cela fait plusieurs mois qu’on mange une fois par jour.

Le lieu est en mauvais état, y a des enfants malades. Les couloirs ont été envahis par des insectes, on a eu 2 nuits d’hôtel le temps du nettoyage et depuis nous sommes de retour dans les couloirs de coalia. Nous ne pouvons plus vivre comme ça. Publié le 21 février 2016

On vous propose de nous rencontrer lundi 22 février à 20h à Coalia, port de commerce ( 1 rue de madagascar, Brest ) pour faire des actions ensemble.

http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article273

Suite à l’assemblée de lundi, nous vous donnons rendez-vous mercredi 24 février à 14h devant la gare de Brest .

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26 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

manif de calais

Liberté de circulation !

Libération immédiate et retrait de toute charge (pour) contre les manifestantEs arrêtéEs à Calais !

Ce samedi 23 janvier 3000 migrants, réfugiés de la jungle, réfugiés et sans-papiers de Paris, de Marseille, de Lille et d’ailleurs, membres de mouvements de solidarité de Calais et sa région et d’autres villes, militantEs,venus d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne ont manifesté à Calais.

C’est la plus grosse mobilisation sur ce sujet ayant eu lieu à Calais.

Au même moment des manifestations du même type ont eu lieu à Evros à la frontière entre la Grèce et la Turquie et à Lampedusa.

Malgré quelques provocations, très peu nombreuses, de l’extrême-droite, la manifestation a eu le visage de la détermination et de la solidarité.

La confiance transmise par cette magnifique manifestation a amené des centaines de migrants à décider d’obtenir ce qu’ils revendiquent légitimement, leur liberté de circulation. Après la fin de la manifestation, débordant les forces de police ils ont manifesté jusqu’au port pour tenter d’embarquer sur un bateau. Plusieurs dizaines ont même réussi à entrer sur un ferry à quai.

Suite à cette action, la police a arrêté au moins 11 personnes solidaires et 24 migrants. La manifestation a été la démonstration que la solidarité est un projet de société qui a bien plus d’avenir que les politiques menées actuellement, qui font de Calais une ville sinistrée et barbelée.

Nous exigeons donc la libération immédiate de touTEs les manifestantEs arrêtéEs quels que soient leur statut ou leur nationalité et le retrait de toutes les charges

Le collectif unitaire d’organisation de la manifestation

Premiers signataires :

ATMF, CNT-RP, CISPM, CSP 75, Droits Devant, NPA, UJFP

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37043

http://www.ujfp.org/spip.php?article4671

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/cest-toujours-mieux-detre-francais/

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25 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

calais (npa)

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Retour sur la manifestation 

Il y a comme de l’intox au lendemain de la manifestation de soutien aux migrants à Calais. Les média parlent de ce qui serait soi-disant inacceptable et gravissime: des centaines de migrants ont forcé le passage vers le port pour pénétrer dans un ferry.

Et alors ? Les migrants demandent à aller en Angleterre, objectif de leur long exode, ce qui leur est interdit par l’Etat français et les forces de l’ordre, quoi de plus normal qu’ils tentent jusqu’au bout, si près du but ?

La manifestation juste avant s’était très bien déroulée, nous étions peut être 3 000, avec les migrants de la « jungle » où ils sont parqués dans des conditions indignes, avec des collectifs de soutiens aux migrants, des collectifs anti-racistes, des collectifs de sans-papier, avec des militants anglais, belges… toutes et tous pour exprimer fièrement notre solidarité, notre refus de la haine, des idées racistes et xénophobes, pour la liberté de circulation, pour un accueil digne de tout le monde.

Une chouette manifestation. Il n’y a eu aucune violence, aucun incident sur le parcours (à part deux trois tensions avec des militants d’extrême droite). Il y a eu effectivement le tag de la statue de De Gaule à l’arrivée de la manif. Ce qui a provoqué l’émotion de la maire de Calais, qui ne supporte pas l’expression de la solidarité, qui demande notamment l’intervention de l’armée contre les migrants et leurs soutiens. Les réacs et racistes s’excitent, libèrent leur discours haineux, anti-immigrés. C’est lamentable.

Ce qui est insupportable c’est le traitement fait aux migrants, c’est la politique du gou- vernement, de l’Union Européenne, ce sont les discours des politiciens de droite et d’extrême droite. Il y a une urgence humanitaire, la moindre des choses c’est de donner les moyens pour accueillir, soulager, aider toutes celles et ceux qui fuient la misère, les guerres, les oppressions, venant de Syrie d’Afghanistan d’Irak…

Dans ces conditions, que la solidarité et la dénonciation des politiques anti-immigrées puissent s’exprimer c’est vital. Philippe Poutou Lundi 25 janvier 2016

https://npa2009.org/actualite/antiracisme/retour-sur-la-manifestation-de-calais

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10 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

irlande: les esclaves des chalutiers (ci)

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Exploités, privés de sommeil, séquestrés, sous-payés…

Les abus dont sont victimes des migrants africains et asiatiques employés sur des bateaux de pêche irlandais sont nombreux, affirme The Guardian. L’industrie de la pêche irlandaise exploite des migrants sans papiers venus d’Afrique et d’Asie, rapporte The Guardian. Selon l’enquête du journal publiée le 2 novembre, certains propriétaires de chalutiers officient mê- me comme passeurs pour amener des personnes en Irlande afin de les exploiter sur leurs bateaux. Il s’agirait notamment de travailleurs migrants venus du Ghana, des Philippines, d’Egypte et d’Inde.

La moitié du salaire minimum irlandais Les migrants interrogés semblent avoir été victi- mes de “toute une série d’abus”, dont des séquestrations, des privations de sommeil ou des journées sans repos. La plupart d’entre eux touchent moins de la moitié du salaire minimum légal irlandais et ne reçoivent pas la formation obligatoire en sécurité. Parfois, les travailleurs sont même “recrutés par des agences qui leur font payer des commissions importantes et illégales”, précise le journal. Ils vivent cachés la plupart du temps – par peur d’être expulsés ou parce que leurs employeurs les y obligent.

Le journal cite plusieurs exemples, dont celui de Demie Omol. Venu des Philippines pour travailler sur un chalutier irlandais au sud de Cork, il était payé 1 000 dollars [920 euros] par mois pour un nombre d’heures indéfinies, alors que des membres irlandais de son équipe ou de pays européens percevaient quatre fois plus: “C’était du travail en continu, nuit et jour. Je n’avais aucun jour de repos ou de congé. Je devais préparer le matériel, réparer des câbles, coudre les mailles de filet… C’était sans cesse, sans cesse.”

“Une faille dans la loi” Certains propriétaires de chalutiers détournent les contrôles d’im- migration irlandais en utilisant “une faille dans la loi sur les navires marchands internatio- naux”, explique The Guardian. Celle-ci permet aux marins non européens d’obtenir un visa de transit pour le Royaume-Uni, valable pour une période de quarante-huit heures maximum, qui les autorise à embarquer sur un navire qui opère dans les eaux internationales.

Toutefois, dans la plupart des cas, les migrants restent sur des chalutiers irlandais qui pêchent dans les eaux irlandaises. “Pour les faire venir en Irlande, les propriétaires de bateaux ou agences de recrutement font passer les travailleurs par l’aéroport de Londres ou de Belfast, puis par l’Irlande du Nord afin de passer la frontière britannico-irlandaise par voie terrestre”, précise le journal.

“C’est de la cupidité” Le recours à des travailleurs clandestins s’explique en partie par le boom économique irlandais, qui a eu lieu entre le milieu des années 1990 et 2002. Le journal explique ainsi : “Pendant cette période du Tigre celtique, les pêcheurs [irlandais] ont renoncé à la vie dure sur mer pour aller travailler dans le bâtiment. Par conséquent, il était de plus en plus difficile [pour les chalutiers] de trouver du personnel local.”

Au fur et à mesure, certains pêcheurs ont découvert qu’il était possible d’embaucher des Asiatiques ou des Africains à moindre coût, qui de surcroît étaient disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre puisqu’ils n’ont pas d’autre logement que le chalutier. “C’est de la cupidité”, commente un ancien pêcheur irlandais.

Selon des organisations humanitaires, l’Etat irlandais ne protège pas suffisamment les migrants sans papiers victimes d’abus. Cependant, le ministère de la Justice irlandais, cité par le journal, souligne que “des mesures ont été mises en place pour lutter contre le trafic d’êtres humains” et que “tout soupçon de trafic humain fait l’objet d’une enquête exhaustive”.  9/11/2015

http://www.courrierinternational.com/article/irlande-les-esclaves-des-chalutiers

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09 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

trois cocktails molotov (npa 44)

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COMMUNIQUE DU NPA DE NANTES : Réfugiés agressés au cocktail Molotov à Nantes : appel à manifester mardi 10 novembre

Dans la nuit de samedi à dimanche, les expulsés de la rue des Stocks, ont été l’objet d’une agression violente par le lancer de cocktails Molotov à l’intérieur de leur squat. Nous appe- lons avec les autres organisations antiracistes et antifascistes à un rassemblement Place Royale, mardi 10 novembre à 18h place Royale à Nantes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les expulsés de la rue des Stocks, réfugiés africains, contraints par l’incurie des pouvoirs publics d’occuper depuis des mois un squat dans le quartier de Chantenay ont été l’objet d’une agression violente par le lancer de cocktails Molotov à l’intérieur du bâtiment.

La volonté de tuer est manifeste. Trois cocktails Molotov ont été lancés, deux sont passés par une fenêtre. Seul le fait que des gens aient été encore éveillés, seule leur présence d’esprit a pu éviter le drame. Mais l’intention était là !

Le laisser-faire, l’inefficacité et le manque de volonté politique encourage le pire de notre société. Ceux qui, lâchement dans l’obscurité de la nuit, ont commis cette attaque raciste et xénophobe en sont un exemple. Est-il vraiment impossible pour une agglomération de plus de 600,000 habitants de trouver une solution pérenne et digne pour quelques 300 réfugiés ?

Le NPA dénonce la fermeture des frontières qui n’empêchera jamais un être humain de tenter de sauver sa vie et celle de sa famille, nous dénonçons aussi la non volonté politique des représentants du Gouvernement, des Élus et des institutions pour trouver la réponse solidaire, humaine et pérenne qu’on doit aux réfugiés et migrants sur notre sol. Nous appe- lons avec les autres organisations antiracistes et antifascistes à un rassemblement Place Royale, mardi 10 novembre à 18h place Royale, pour manifester notre rejet de cet acte odieux et lâche.

http://www.anticapitaliste-35.org/COMMUNIQUE-DU-NPA-DE-NANTES.html

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28 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

solidarité avec tous les migrants (npa)

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Ce dimanche, s’est tenue à Bruxelles une réunion des représentants de dix Etats de l’Union européenne avec ceux de la Serbie, la Macédoine et l’Albanie. Les dirigeants de l’UE pani- quent devant l’arrivée d’un nombre croissant de réfugié-e-s qui empruntent la «route des Balkans» pour atteindre l’Europe. Refusant de prendre la seule décision que l’urgence impose : l’ouverture immédiate des frontières, ils n’ont d’autre horizon que celui de la répression.

Désastre des guerres impérialistes Des dizaines de milliers de femmes, d’hommes, d’enfants, se pressent aux frontières de la Slovénie ou de la Serbie, alors que d’autres, tout aussi nombreux, continuent d’arriver par la mer sur les côtes de Grèce ou d’Italie.

Ces hommes et ces femmes n’ont pas le choix. La guerre s’est intensifiée en Syrie avec l’intervention de l’aviation russe en soutien au dictateur sanguinaire Bachar El Assad. La population fuit ces bombardements, les exactions et la dictature obscurantiste de l’Etat islamique, les frappes aériennes des puissances occidentales dont la France. Les grandes puissances, derrière les Etats-Unis, avaient semé la destruction et le chaos dans toute la région, en Afghanistan, en Irak. La Syrie est devenue en outre le terrain des manœuvres et des rivalités de puissances émergentes comme la Russie.

C’est parce qu’ils n’ont plus d’espoir de pouvoir vivre un jour dans leur pays en paix que plusieurs centaines de milliers de Syriens, mais aussi d’Erythréens ou d’Afghans, endurent les dangers et les souffrances de ces migrations.

Larmes de crocodile «On ne peut pas laisser les gens livrés à eux-mêmes, dormir dans les champs en 2015», a dit le président de la Commission européenne, Juncker, dimanche. Mais la déclaration commune sortie de la réunion fait surtout état de mesures pour « restaurer l’ordre » aux frontières de l’UE et « ralentir le flux incontrôlé de personnes ». En France, c’est la même politique, répression et durcissement des mesures d’expulsion.

Le ministre de l’Intérieur Cazeneuve est allé à Calais, suite à la « pétition des 800».  Heureusement, il s’est trouvé ces 800 intellectuels et artistes pour dénoncer « l’indignité » de la « jungle », ce campement où s’entassent, dans la boue et le froid, plus de 6000 femmes, hommes et enfants et le «désengagement de la puissance publique». Mais Cazeneuve ne promet que le doublement des forces de police pour interdire aux migrants les accès vers la Grande Bretagne, 1125 gendarmes ou CRS, plus d’un pour 6 réfugiés et… 200 places sous tentes chauffées pour les femmes et les enfants !

Quel cynisme ! Mais si ces jours derniers, Mario Draghi, qui dirige la BCE, a fait exulter les marchés financiers en envisageant de porter de 60 à 80 milliards d’euros les liquidités ver- sées chaque mois dans l’économie, si chaque gouvernement exonère les capitalistes de son pays de milliards d’euros d’impôts ou de cotisations sociales et en consacre autant à l’achat d’armements, il n’est absolument pas question pour ces représentants des capita- listes de créer les conditions d’une vie décente pour les peuples.

Il n’y a d’issue que dans les mobilisations unies, salariéEs, précaires et retraitéEs, migrantEs et réfugiéEs, pour imposer justice sociale et liberté, une autre répartition des richesses et du travail, des emplois, des logements, des services publics et des papiers pour toutes et tous !

Pour une Europe des travailleurs et des peuples, débarrassée des frontières et du capitalisme ! Mardi 27 octobre 2015

http://npa2009.org/agir/antiracisme/solidarite-avec-tou-te-s-les-migrant-e-s

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23 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

migrant(e)s: la bombe qui n’a pas explosé (npa)

Oh voyageur, où pars-tu ? Tu finiras par revenir
Combien de gens peu avisés l’ont regretté avant toi et moi
Oh voyageur, où pars-tu ? Tu finiras par revenir
Combien de gens peu avisés l’ont regretté avant toi et moi

L’information a fait la une du Monde… et puis ça s’est arrêté là.

Pourtant, le récent rapport de l’INSEE sur les flux migratoires en France tombe en plein dans le mille en ces temps où tous nos dirigeants semblent se soucier de cette question.

Ce rapport est une bombe tant il va à l’encontre de tous les présupposés qui fondent les discours et les politiques de tous les partis et gouvernements. Car il ne se satisfait pas du calcul des entrées migratoires en France, et analyse le solde migratoire, c’est-à-dire la différence entre les entrées et les sorties.

Cela devrait pourtant sembler une évidence : la migration n’est pas un phénomène à sens unique. D’une part parce que les immigréEs ne restent pas tous et toutes définitive- ment en France. D’autre part parce que des FrançaisEs migrent aussi. Mais mettre l’accent sur les entrées est évidemment hautement idéologique : cela nourrit tous les discours racis- tes sur une invasion supposée et fait oublier que les Français sont aussi des migrantEs, mieux accueillis dans d’autres pays que les étrangers ne le sont en France…

Du coup, les nouveaux chiffres publiés par l’INSEE sur les flux migratoires surprendront même les antiracistes. Car depuis 2006, ce solde migratoire présente deux caractéristiques: il diminue régulièrement, et il est devenu presque nul!

En 2006, il y avait 112 000 entrées de plus que de sorties. En 2013, le chiffre est tombé de 33 000. Cette année, 332 000 personnes sont arrivées en France, et 299 000 l’ont quittée. Et pour tordre le coup à un autre stéréotype raciste, ajoutons que pour près de la moitié, l’immigration en France provient d’autres pays européens… et pour moins du tiers d’Afrique.

Les mythes racistes détruits L’explication est assez simple. La tendance est à l’augmen- tation de la mobilité géographique : on ne vient pas seulement en France, on la quitte aussi. Le phénomène est surtout important pour les jeunes adultes (90 % des FrançaisEs partant à l’étranger ont moins de 30 ans). Alors que les entrées sont plutôt stables, ce sont les départs qui ont augmenté, notamment de FrançaisEs nés en France (plus de 70 % du total) mais aussi dans une proportion moindre des étrangerEs. Du coup, l’INSEE estime à 3,5 millions le nombre de FrançaiSEs vivant à l’étranger : ces migrantEs dont on ne parle jamais…

Le phénomène est le même pour l’Union européenne, malgré les disparités entre les pays (le solde a augmenté pour l’Allemagne alors qu’il est devenu négatif pour l’Espagne). Globalement, le solde y a été divisé par deux entre 2006 et 2013 : si le nombre d’immi- grantEs a augmenté de 208 000, le nombre de départs a lui augmenté de 802 000 !

Outre donc le fait que ce rapport détruit une nouvelle fois les mythes sur l’afflux massif d’étrangerEs en France, il est aussi une claire dénonciation du système des fron- tières. Paradoxalement, elles sont un obstacle à la régulation des flux migratoires. Parce qu’il est difficile d’entrer en Europe, les frontières fixent les migrantEs qui y sont entrés. Le sys- tème de fermeture des frontières est hautement discriminatoire : il permet la quasi-libre circulation pour les populations du Nord, mais l’interdit pour les populations du Sud. Au prix de milliers de morts chaque année…

Voilà pourquoi la bombe n’a pas explosé. Il existe un consensus dominant, entretenu par tous les principaux partis, pour maintenir le système des frontières. Quitte à mentir sur la réalité, quitte à tuer. Gageons que la prochaine campagne des régionales l’illustrera. C’est à nous, au côté des migrantEs, réfugiéEs et sans-papiers, de faire entendre une autre voix.

Denis Godard Vendredi 23 octobre 2015

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