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23 juin 2015 ~ 0 Commentaire

sans papiers, les forçats de l’interim (ccr)

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UNE AGENCE ADECCO OCCUPEE DANS LE 78

130 travailleurs sans papiers occupent depuis 13 jours, dans des conditions très précaires, l’agence d’intérim Adecco de Saint Quentin en Yvelines. Entassés dans 50 mètres carrés, dormant à tour de rôle sur quelques matelas, ils ne veulent pas lâcher tant qu’ils n’auront pas obtenu ce qu’ils demandent: on fait le même travail, on veut les mêmes droits .

Face à une direction qui joue le mépris et le pourrissement et malgré les moments de découragement, ils conservent entière leur détermination.

D.M. est arrivé en France il y a dix ans, il est toujours sans papiers et nous raconte sa galère :

C’est la deuxième semaine que vous occupez les lieux, comment tu vois l’avancée de votre bagarre?

J’ai commencé cette occupation avec beaucoup d’espoir. Les autres aussi. Moi, depuis dix ans que je suis en France, je n’avais jamais vécu ça et je pensais que la direction allait céder assez vite. Ce que nous demandons c’est notre droit, et il n’y a pas de raison de nous le refuser. En fait, ça ne se passe pas comme je pensais. Ils disent qu’on peut rester là aussi longtemps qu’on voudra et que ça ne les fera pas céder. On n’a pas du tout entamé les négociations. Ils se permettent de nous ignorer parce qu’officiellement on n’existe pas et qu’on vit dans la peur de la police.

Mais en même temps, notre mouvement les gêne et ils ont déposé plainte pour l’occupation des locaux devant le tribunal de Versailles. Le jugement c’est demain mardi. Nous, on ne se laisse pas décourager. On travaille à se renforcer avec ceux des autres agences d’intérim de Manpower et Randstadt qui occupent aussi aux Mureaux et à Poissy. Ce qui nous réconforte c’est quand on a des soutiens de la population, de collègues, de militants, de délégués syndicaux.

C’est quoi exactement ce que vous demandez ?

On demande tout simplement qu’Adecco, notre employeur, remplisse les attestations de concordance et les CERFA. L’attestation de concordance c’est un papier rempli par l’employeur qui fait le lien entre l’identité réelle et le nom d’emprunt, souvent celui d’un frère ou d’un cousin, que nous sommes obligés d’utiliser pour avoir du travail. Après, quand on a l’attestation on peut demander le CERFA qui est nécessaire pour la régularisation. Moi, depuis 10 ans que je suis en France, et que je travaille, j’ai entrepris plusieurs fois la régularisation. Mais la loi change à chaque fois et je n’arrive jamais jusqu’au bout. Cette fois-ci on se bat parce qu’Adecco refuse de donner les attestations de concordance.

Comment se fait-il qu’ils ne veulent pas reconnaître qu’ils vous emploient avec une autre identité ? Ils ne savent pas ?

Bien sûr qu’ils savent et ceux chez qui on a des missions savent aussi. Ce ne sont pas des petites boîtes qui nous emploient ; ce sont des grosses multinationales du CAC 40 comme le centre Renault Guyancourt, ou Sodexho par exemple. Mais ça les arrange qu’on soit dans cette situation parce que ça leur permet de nous exploiter au maximum dans des conditions dont les autres ne voudraient pas. Beaucoup d’entre nous travaillent dans la restauration ou le bâtiment et nos conditions de travail sont très dures. Beaucoup de trajets de plusieurs kilomètres non rémunérés; des missions de 2 ou 3 heures dont personne ne veut ; l’impossibilité d’appeler les pompiers en cas d’accident du travail de peur de la police; pas d’AME ni de CMU quand nous sommes malades; des queues pour avoir du boulot dès 5 heures du matin devant l’agence qui n’ouvre qu’à 9 h ou 10h… Ils ont besoin de notre précarité pour vendre notre travail à Sodexho ou d’autres au meilleur prix.

Qu’est-ce que vous envisagez pour les jours qui viennent ?

Ce qu’on veut c’est faire connaître notre lutte; nous renforcer. Il faut voir ce que ça va donner demain mardi au tribunal de Versailles. En tout cas, on est en train de s’organiser pour essayer d’envoyer une délégation des trois sites, Montigny, Poissy, Les Mureaux avec une banderole, dans la manif de la santé jeudi. On ne peut pas y aller tous parce qu’il faut toujours rester assez nombreux pour occuper mais on est solidaires. On aurait besoin d’appuis pour organiser ça. Nous on tient bon.

 Publié le 22 juin 2015 Correspondants

http://www.revolutionpermanente.fr/Sans-papiers-Les-forcats-de-l-interim

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

l’indifférence des dirigeants du monde condamne des millions de réfugiés à une vie de misère et des milliers à la mort (amnesty)

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  • La crise des réfugiés la plus terrible depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Un million de réfugiés ayant désespérément besoin d’être réinstallés.
  • Quatre millions de réfugiés syriens luttant pour survivre en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte.
  • Plus de trois millions de réfugiés en Afrique subsaharienne, dont un petit nombre seulement se voit proposer des places de réinstallation depuis 2013.
  • 3 500 personnes mortes noyées en tentant de traverser la Méditerranée en 2014 ; 1 865 depuis le début de l’année 2015.
  • 300 personnes mortes dans la mer d’Andaman au cours du premier trimestre 2015 en raison du manque de nourriture, de la déshydratation et des violences commises par les équipages des bateaux.

Les dirigeants du monde condamnent des millions de réfugiés à une existence insup- portable et des milliers d’autres à la mort en s’abstenant de leur fournir une protection huma- nitaire essentielle, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public à Bey- routh lundi 15 juin, à l’approche de la Journée mondiale des réfugiés le 20 juin.

Ce document, intitulé  Crise mondiale des réfugiés :  la conspiration de l’indifférence, relate la souffrance de millions de réfugiés, du Liban au Kenya, de la mer d’Andaman à la mer Méditerranée, et demande un changement radical dans la gestion des réfugiés au niveau mondial. «Nous assistons à la pire crise des réfugiés de notre histoire, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants luttant pour survivre face à des guerres terribles, des réseaux de trafiquants d’êtres humains et des gouvernements qui privilégient leurs intérêts politiques au détriment de la compassion humaine, a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

Nous assistons à la pire crise des réfugiés de notre histoire, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants luttant pour survivre face à des guerres terribles, des réseaux de trafiquants d’êtres humains et des gouvernements qui privilégient leurs intérêts politiques au détriment de la compassion humaine. Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International

« La crise des réfugiés est l’un des défis majeurs du 21e siècle, et la réponse de la communauté internationale est une honte et un échec. Nous avons besoin d’une refonte radicale de la politique et des pratiques afin de mettre sur pied une stratégie cohérente et globale à l’échelle mondiale. » Amnesty International présente des propositions afin de redy- namiser le système de protection des réfugiés.

Elle exhorte les États à prendre desengagements fermes afin de s’acquitter de leurs obligations juridiques individuelles et à se montrer déterminés à assumer cette respon- sabilité partagée au niveau international. Elle invite notamment les gouvernements à prendre les mesures suivantes :

  • S’engager à réinstaller collectivement sur les quatre prochaines années un million de réfugiés qui en ont actuellement besoin.
  • Mettre en place un fonds mondial pour les réfugiés destiné à répondre à tous les appels humanitaires de l’ONU en cas de crise, et apporter un soutien financier aux pays qui accueillent un grand nombre de réfugiés.
  • Ratifier la Convention de l’ONU relative au statut des réfugiés.
  • Développer des mécanismes nationaux équitables afin d’évaluer les demandes des réfugiés et de garantir qu’ils aient accès à des services élémentaires comme l’éducation et la santé.

« Le monde ne peut plus rester passif tandis que des pays comme le Liban et la Turquie assument des fardeaux aussi lourds. Aucun pays ne devrait avoir à gérer une urgence humanitaire d’une telle ampleur en recevant si peu d’aide, au motif qu’il partage une frontière avec un pays en guerre, a déclaré Salil Shetty.

« Les gouvernements de par le monde ont le devoir de veiller à ce que personne ne perde la vie en tentant de se mettre en sécurité. Ils doivent offrir un abri sûr aux réfugiés désespérés, créer un fonds mondial pour les réfugiés et prendre des mesures concrètes pour lutter contre les réseaux qui se livrent à la traite d’êtres humains. Il est temps que les dirigeants du monde renforcent la protection des réfugiés – ils éviteront ainsi de se rendre complices de cette tragédie évitable. »

Syrie : la plus importante crise des réfugiés dans le monde Plus de quatre millions de réfugiés ont fui la Syrie, et 95 % d’entre eux vivent actuellement dans cinq principaux pays d’accueil : la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et l’Égypte.

Ces pays ont bien du mal à faire face à cette situation. La communauté internationale ne leur fournit pas de ressources suffisantes, pas plus qu’aux agences humanitaires qui vien- nent en aide aux réfugiés. Malgré les demandes du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre de places proposées aux réfugiés syriens au titre de la réinstallation reste largement insuffisant. La situation est telle que des pays voisins de la Syrie en sont venus à prendre des dispositions inquiétantes : ils ont notamment refusé à des réfugiés l’entrée sur leur territoire, et en ont renvoyé d’autres vers le conflit.

Depuis début 2015, le Liban a fortement réduit l’entrée des personnes fuyant la Syrie. Les autorités ont mis en place de nouvelles directives, aux termes desquelles les Syriens doivent remplir des critères spécifiques afin d’être autorisés à entrer dans le pays. Depuis l’entrée en vigueur de ces critères, on constate une nette baisse de l’enregistrement des réfugiés syriens : au cours du premier trimestre 2015, le HCR a enregistré une baisse de 80 % de réfugiés syriens par rapport à la même période en 2014.

Mer Méditerranée : l’itinéraire maritime le plus dangereux La mer Méditerranée est l’itinéraire maritime le plus dangereux pour les réfugiés et les migrants. En 2014, 219  000  personnes ont fait la traversée dans des conditions extrêmement périlleuses et 3 500  personnes y ont laissé la vie.

En 2014, les autorités italiennes ont porté secours à plus de 166 000 personnes. Cependant, en octobre 2014, l’Italie, sous la pression des autres États membres de l’Union européenne, a mis fin à l’opération de sauvetage Mare Nostrum, remplacée par l’opération Triton, beaucoup plus restreinte et menée par l’agence de protection des frontières de l’UE, Frontex. L’opération Triton disposait d’un nombre de bateaux réduit et son secteur d’inter-vention était éloigné de la zone d’où proviennent la majorité des appels de détresse. Cela a contribué à une nette hausse du nombre de victimes en Méditerranée. D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au 31 mai 2015, 1 865 personnes étaient mortes en tentant de traverser la Méditerranée ; elles étaient 425 pour la même période en 2014.

À la suite de plusieurs tragédies survenues en Méditerranée, fin avril, les dirigeants européens ont finalement augmenté les ressources dédiées aux opérations de recherche et de sauvetage, et étendu la zone d’opération de Triton, pour les faire correspondre à celles de Mare Nostrum. En complément, des États européens comme l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni ont déployé des navires et des avions, afin d’accroître la capacité d’assistance aux naufragés. Ces mesures, que prônait depuis longtemps Amnesty International, sont un pas en avant pour accroître la sécurité en mer des réfugiés et des migrants.

Par ailleurs, la Commission européenne a proposé que les États membres de l’UE offrent 20 000 nouvelles places au titre de la réinstallation à des réfugiés venus de pays extérieurs à l’UE. Cette proposition est un pas en avant, mais ce nombre demeure insuffi- sant pour contribuer dûment au partage international des responsabilités. Les réfugiés syriens, qui bénéficient d’une assistance humanitaire réduite dans les principaux pays d’accueil et n’ont aucune perspective de rentrer chez eux dans un futur proche, continueront de tenter la traversée de la Méditerranée pour gagner l’Europe. Si des voies de migration sûres et légales ne sont pas mises en place pour les réfugiés – mais aussi pour les migrants – ils continueront de risquer leur vie.

Afrique : des crises oubliées On compte plus de trois millions de réfugiés en Afrique subsaharienne. Les explosions de violences dans des pays comme le Soudan du Sud et la République centrafricaine ont contraint un nombre croissant de personnes à fuir les conflits et les persécutions. Sur les 10 principaux pays dans le monde que les populations fuient pour se réfugier ailleurs, cinq se trouvent en Afrique subsaharienne. Quatre des 10 pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés se situent également dans cette région du globe. Les conflits et les crises dans la région entraînent un afflux de réfugiés vers les pays voisins, dont beaucoup accueillent déjà depuis longtemps des populations de réfugiés, venus notamment de Somalie, du Soudan, d’Érythrée et d’Éthiopie. Dans certains cas, comme au Soudan du Sud et au Soudan, les réfugiés se retrouvent dans des pays eux-mêmes ravagés par la guerre.

Les crises des réfugiés en Afrique ne retiennent guère l’attention des forums politi- ques régionaux ou mondiaux. En 2013, moins de 15 000 réfugiés venus de pays africains ont été réinstallés et les appels humanitaires de l’ONU ont été largement sous-financés. Par exemple, en raison du conflit qui a éclaté au Soudan du Sud en décembre 2013, plus de 550 000 personnes ont fui le pays, et la majorité d’entre elles se trouvent actuellement en Éthiopie, au Soudan, au Kenya et en Ouganda. Au 3 juin 2015, le plan d’action régional de l’ONU pour les réfugiés du Soudan du Sud n’était financé qu’à hauteur de 11 %.

Asie du Sud-Est : des migrants en détresse renvoyés en mer Au cours du premier trimestre 2015, le HCR a révélé que 25 000 personnes avaient tenté la traversée du golfe du Bengale, soit environ le double par rapport à la même période en 2014. Cet itinéraire est surtout emprunté par des musulmans Rohingyas fuyant le Myanmar et par des Bangladais. Le 11 mai, l’Organisation internationale pour les migrations a estimé que 8 000 personnes se trouvent encore en perdition en mer, au large des côtes de la Thaïlande. Beaucoup seraient des Rohingyas fuyant les persécutions cautionnées par l’État au Myanmar.

Au mois de mai, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande ont renvoyé en mer des ba- teaux transportant des centaines de réfugiés et de migrants qui avaient besoin d’aide, en dépit des dangers auxquels ils sont confrontés. Selon le HCR, au cours du premier trimestre 2015, 300 personnes sont mortes en mer en raison « de la faim, de la déshydratation et des violences commises par les équipages des bateaux ».

Le 20 mai, l’Indonésie et la Malaisie ont changé de cap, annonçant qu’elles accueille- raient provisoirement jusqu’à 7 000 personnes se trouvant encore en mer. Toutefois, cette protection temporaire ne serait valable que pour un an maximum, et à la condition que la communauté internationale participe aux efforts de rapatriement ou de réinstallation. L’Indo- nésie, la Malaisie et la Thaïlande n’ont pas ratifié la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Dans la région, le gouvernement australien a établi un précédent désastreux : sa ligne dure vis-à-vis des demandeurs d’asile qui arrivent par bateau, sous prétexte de sauver des vies, bafoue en fait ses responsabilités au titre du droit relatif aux réfugiés et aux droits humains. « De la mer d’Andaman à celle de la Méditerranée, des hommes et des femmes meurent en tentant de se mettre en lieu sûr. La crise actuelle des réfugiés ne trouvera pas d’issue tant que la communauté internationale n’admettra pas qu’il s’agit d’un problème mondial qui exige des États de renforcer nettement la coopération internationale. Cette semaine, le HCR publiera son rapport annuel sur les réfugiés et conclura sans doute que la crise s’aggrave. Il est temps d’agir », a déclaré Salil Shetty. 15 juin 2015, 10:00

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/06/world-leaders-neglect-of-refugees-condemns-millions-to-death-and-despair/

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18 juin 2015 ~ 0 Commentaire

paris mardi 16 juin, soutien aux migrants

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15 juin 2015 ~ 0 Commentaire

le président refuse le dialogue avec la société civile (ael)

holl valurs

Politique migratoire:

Face aux drames en Méditerranée et à la situation actuelle en France notamment, plus de cent ONG, associations, syndicats, mouvements et réseaux ont signé un Appel dénonçant le traitement des personnes migrantes sur le territoire français. La demande a également été faite au Président de la République d’ouvrir un espace de concertation afin que la société civile soit consultée sur cette question et puisse partager son expertise. Cela étant, malgré l’échec notoire de la politique migratoire française et européenne, François Hollande a opposé une fin de non recevoir à cette demande, refusant ainsi nettement le dialogue avec la société civile.

Nous sommes indignés par ce refus. Le mépris témoigné par la Présidence à l’encontre de cette démarche d’ouverture n’est pas admissible. D’autant moins que le gouvernement compte sur les associations pour gérer au quotidien la situation désastreuse des personnes migrantes présentes sur le territoire.

Nos réseaux ont des alternatives concrètes à présenter et à mettre en place. Loin de nous contenter d’une simple critique, nous voulons que nos propositions soient entendues. Le Président ne peut ni se cacher derrière l’Europe pour rejeter toute responsabilité en matière de politique migratoire, ni n’entendre de la société civile que ce qui l’arrange. 13 juin 2015

Contacts : 

p.quivy@crid.asso.fr

c.champeaux@crid.asso.fr

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/politique-migratoire-le-president

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13 juin 2015 ~ 0 Commentaire

malgré la brutalité policière les migrants hébergés! (npa)

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Les migrants expulsés du boulevard de la Chapelle ont décidé hier soir d’occuper, rue Philippe de Girard dans le 10eme arrondissement, une ancienne caserne de pompiers, désaffectée.

Ils se trouvaient pour la plupart sans solution d’hébergement et contraints de vivre dans la rue. Ils ont décidé de le faire parce qu’ils refusent d’être dispersés, qu’une partie seulement d’entre eux soit prise en charge par les pouvoirs publics.

A l’opposé des accusations de manipulation qui circulent dans les média, ils ont décidé, entre eux, hors de tout soutien, de gérer la négociation avec la mairie et la préfecture et d’accepter les nouvelles places d’hébergement qui leur ont été finalement proposées. C’est une victoire de leur détermination et de la solidarité qui s’est exprimée autours d’eux.

Les forces de police très présentes autour de la caserne ont déployé tout l’arsenal de la brutalité à leur disposition : gaz lacrymogène, bastonnade contre les soutiens présents. Résultat plusieurs blessés dont un grave touché à l’œil. Mairie et préfecture sont contraints d’apporter des réponses à la mobilisation alors que leur premier réflexe c’est la répression policière et la dispersion des migrants.

Le NPA apporte son soutien total aux migrants et exige que la mairie de Paris et l’Etat assurent un hébergement décent à tous les exilés qui le demandent, et garantissent le droit d’asile sans restriction. Montreuil, le 12 juin 2015

Manipulation policière et médiatique

Depuis l’occupation de la caserne de pompiers désaffectée du 10°arrondissement par les migrants on assiste de la part du pouvoir à une campagne dénonçant les manipulations d’organisations politiques notamment le Parti de gauche et le NPA qui seraient fauteurs de violence.

Le comble est atteint par une photo publiée sur le site du Parisien montrant une personne à terre se tenant l’œil, assisté par un policier. La légende «un policier a été sévèrement blessé à l’œil par une pierre». Cette «info» est reprise sur tous les sites d’informations.

​ A trop vouloir prouver la prétendue violence des manifestants, ils se prennent les pieds dans le tapis. En fait de policier, il s’agit de Frédéric Vielle, militant du NPA, syndicaliste CGT, venu soutenir les migrants dans leur combat pour la reconnaissance de leurs droits. Il a de multiples fractures à la face et devra être opéré après la résorption de l’hématome.

La violence est clairement du côté de la police. Les agressions multiples contre les soutiens présents devant la caserne n’étaient absolument pas justifiées. Le pouvoir, une fois de plus tente de discréditer et faire taire la lutte des migrants et la solidarité par la manière forte. Montreuil, le 12 juin 2015

http://npa2009.org/communique/manipulation-policiere-et-mediatique

à Rennes aussi:

http://npa2009.org/actualite/migrants-rennes-la-solidarite-doit-sorganiser

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08 juin 2015 ~ 0 Commentaire

algérie, les enfants migrants clandestins malgré eux (ci)

http://www.atlasinfo.fr/photo/art/default/7213324-11071701.jpg?v=1417045282

De plus en plus de mineurs prennent la route de la migration seuls ou avec leur famille et vivent dans la précarité, privés de leurs droits les plus élémentaires. Le reportage du quotidien algérien El-Watan.

Immobile sur le seuil de la porte de chez lui, Nacer, 5 ans, tend l’oreille. “Mes amis sont dehors, je vais jouer !” s’exclame-t-il à l’adresse de sa mère, Thérèse, assise à l’intérieur. Indécis, le garçon aux grands yeux bruns et au sourire désarmant de malice ne bouge pas, scrutant les alentours de sa “maison”, le squat de Bouchbouk, à Dély Ibrahim [banlieue ouest d'Alger]. Thérèse, dont le garçon a hérité le sourire, ne le quitte pas du regard, tout en rangeant son intérieur. Une table basse, quelques chaises, une télévision et un réfrigérateur.

L’on devine la présence d’une salle d’eau de l’autre côté. La pièce, dont les panneaux de séparation sont peints en bleu électrique, est certes exiguë, mais propre. L’enfant y déboule comme une tornade et en ressort aussitôt en courant. “Ne cours pas dans les escaliers Nacer, fais attention !” crie, affolée, sa mère. Et à raison. Les marches, nues, sont en colimaçon et donnent directement sur le vide. “Il y a souvent des accidents, des chutes. Mon fils est d’ailleurs tombé plusieurs fois, mais heureusement ça n’a jamais été trop grave”, relate-t-elle. Des rires d’enfants qui jouent se font entendre. Le quartier résidentiel, où les villas imposantes côtoient les chantiers, est calme.

Dans ce squat, une carcasse de villa inachevée, ils sont ainsi, entre allées et venues, quelque 400 à s’entasser et à se croiser dans les petits espaces des trois étages. Parmi eux, des dizaines d’enfants grandissent sans se départir de leur insouciance. A l’échelle nationale, ils sont des milliers de mineurs, victimes impuissantes de la folie et de la haine des “grands”, ou involontairement otages des aspirations de leurs parents à une “vie meilleure”. Noyés dans la masse que l’on nomme “les migrants”, il n’est pas aisé de savoir combien vivent dans la clandestinité sur le sol algérien, privés de leurs droits les plus élémentaires.

Dans les locaux du service social intercontinental Rencontre et développement, l’on reçoit une moyenne de 15 à 20 migrants par jour. En 2013 par exemple, ce réseau a dû prendre en charge quelque 870 migrants subsahariens, issus de 25 nationalités différentes. Parmi eux, plus de 200 étaient mineurs à leur arrivée en Algérie, dont une quarantaine, en général des demandeurs d’asile, étaient des enfants seuls. Contrairement aux réfugiés, le statut de ces enfants ne leur ouvre le droit à aucune aide ou prise en charge formelle. Pourtant, dès leur plus jeune âge, ils sont confrontés à toutes sortes de violences.

Le cycle des injustices ne fait que commencer La première étant la migration et la traversée en elle-même. “L’on sous-estime les épreuves que ces personnes, et a fortiori les plus jeunes, ont dû traverser avant d’arriver ici”, rappelle Imène, de Médecins du monde. Les récits font d’ailleurs froid dans le dos. Lorsqu’ils arrivent, enfin, à Alger, c’est dans un état de fatigue et de désespoir extrême, et au prix de mille traumatismes et profonds stigmates.

“De nombreux cas d’abus ont été signalés, même s’ils sont souvent tus. Il n’est pas rare que l’un d’eux ne préfère pas raconter dans le détail ce qui lui est arrivé”, affirme Hamid, de Rencontre et développement. “Il y a par exemple ce cas d’une migrante et de ses quatre enfants. Un gendarme lui a demandé 10 000 DA pour passer, sans quoi elle devait lui laisser son aînée, une fille de 13 ans”, s’indigne-t-il, écœuré. “Il a fallu l’intervention d’un autre Algérien, dégoûté, qui lui a donné la somme demandée”, poursuit-il. Mais il y a plus grave. “Même si elle ne le raconte pas, l’on sait qu’une fillette qui avait à peine 11 ans à l’époque a été enlevée, puis forcée à la prostitution, puis vendue et rachetée, avant d’être ‘libérée’ par l’une de ses compatriotes”, confie un travailleur dans l’humanitaire. Et le cycle des injustices ne fait que commencer pour ces enfants, et ce même lorsqu’ils naissent sur le sol algérien.

“Ici, c’est le restaurant ! Bienvenue en Côte d’Ivoire !” lance-t-on à la cantonade. En fait de restaurant, il s’agit d’une petite pièce aux murs à la peinture défraîchie. L’odeur de nourriture et d’épices sature l’air confiné. L’espace, pourtant très réduit, sert de chambre à coucher, de salle de séjour et de cuisine-restaurant, comme en attestent les réchauds et les grosses marmites autour desquels s’affaire une dame en tablier. Des piles d’affaires s’entassent ça et là, tandis que plusieurs matelas et paillasses sont empilés tout autour de la pièce sombre. Assis en face d’une télévision, des enfants semblent hypnotisés par les aventures de l’universelle Dora l’exploratrice. Ils répètent à l’unisson ce que leur héroïne martèle. “Chut ! Doucement, vous allez le réveiller !” ordonne Dominique, en désignant la petite tête brune qui dépasse d’une couverture. “J’ai quatre enfants. L’aîné a 12 ans tandis que le dernier, celui qui dort là, a 1 an”, dit l’Ivoirienne, qui vit en Algérie depuis plus de deux ans.

En dépit des conditions de vie précaires qui sont les leurs, les femmes sont nom- breuses à fonder une famille, malgré tout. “En 2014, pour les seules villes d’Alger et d’Oran, nos équipes ont enregistré 114 naissances dans les communautés migrantes”, avance Imène, de Médecins du monde. “Cela peut paraître incompréhensible au vu de leur situation. Mais c’est justement leur précarité qui rend précieuse une naissance. De même, les femmes considèrent qu’enfanter est une protection”, explique-t-elle. “Elles vivent dans des milieux de violence, et que cela soit dans leur communauté, dans la rue face aux passants, ou encore vis-à-vis des forces de l’ordre, elles sont rassurées d’avoir des enfants”, tente-t-elle d’analyser. Même si cette idée reçue est constamment contredite, certaines pensent qu’un enfant né sur le sol algérien pourra leur faciliter, un tant soit peu, une régularisation de leur situation. Si les familles s’agrandissent, la gestion de ces grossesses et de ces naissances n’est pas une sinécure.

Accès aux hôpitaux ou centres de soins interdit Médecins du monde aspire ainsi, à travers un programme dédié à cet effet, à permettre à ces femmes de porter leurs enfants et de les mettre au monde dans les meilleures conditions possibles. N’était la sensibilisation, et parfois même le forcing des bénévoles de l’ONG, rares seraient les structures hospitalières à les accueillir. “Il y a encore quelque temps, il arrivait souvent que l’accès aux hôpitaux ou centres de soins leur soit interdit. Il est même arrivé que le personnel soignant, craignant d’avoir des problèmes avec les autorités, appelle les services de sécurité”, rappelle Imène, qui se réjouit que soient dispensés les suivis de grossesse, carnets de vaccination et autres soins pré- et postnatals.

L’autre casse-tête que provoquent ces naissances est la reconnaissance des enfants et leur identification. “Avant, elles ne recevaient qu’une attestation d’accouchement. Les enfants n’avaient donc aucun document établissant leur identité. Aujourd’hui, et après moult explications et orientations, un extrait de naissance leur est délivré à la mairie”, explique-t-elle. Seulement, cela n’épargne pas à certains petits des imbroglios, comme ceux dont les parents sont entrés en Algérie sous une fausse identité. “De même, les couples ne sont généralement pas mariés et n’ont, de ce fait, pas de livret de famille. Ils sont donc affiliés à la maman et non au papa”, ajoute-t-elle.

Au-delà des conditions de vie et de l’insécurité du présent, l’avenir est le spectre commun. La plus grande inquiétude des parents est la scolarisation de leurs bambins. “Non, je ne vais plus à l’école. Avant de venir ici, j’étais en 2e année. Et ça me manque. Mes copines aussi me manquent.” Cynthia, au milieu de l’agitation des adultes du squat de Bouchbouk, est silencieuse. Assise devant des dessins animés, elle est indifférente au brouhaha alentour. Malgré sa jolie robe, la fillette ne sortira pas de la journée. “Je ne fais rien de particulier de mes journées. Je regarde la télévision, je joue parfois”, dit-elle doucement, en ajoutant qu’elle s’ennuie souvent. Les enfants de ce squat ne vont pas à l’école ou à la maternelle. Pourtant, le ministère de la Solidarité nationale avait annoncé, il y a quelques mois, que tous les mineurs sur le sol algérien devaient être scolarisés. “Après avoir pris connaissance de cette sortie médiatique, j’ai entamé les démarches, et ce en demandant une autorisation spéciale auprès du ministère de l’Education nationale”, indique Mireille, mère de deux fillettes, dont l’aînée a 6 ans.

“On m’a dit que c’était trop tard, et que je devais réessayer avant la rentrée pro- chaine”, poursuit-elle. Toutefois, l’un des écueils de taille que rencontrent les enfants subsahariens dans ce volet est le problème de la langue. “Ils sont majoritairement francophones, voire anglophones ou lusophones. Faire des études en arabe leur semble inconcevable ou trop difficile”, estime Imène, de Médecins du monde. Reste alors l’établissement de Descartes ou encore les écoles privées, hors de prix. “Rien que pour la scolarisation de 10 enfants, dont 4 en crèche, et en comptant les formations professionnelles, nous avons déboursé 3 millions de dinars [27 000 euros]”, expliquent Sihem et Hamid, du service social intercontinental Rencontre et développement.

Ce qui est peu au vu du nombre d’enfants en âge d’aller à l’école. “Le nombre d’inscrits dépend des budgets dont nous disposons. En 2013 par exemple, ils étaient 54 migrants à bénéficier de cette prise en charge, dont 23 enfants scolarisés”, ajoutent-ils. Ce qui n’est, malgré tous les efforts de la société civile, qu’une goutte d’eau dans le désert. Alors, quel avenir pour ces enfants ? “Il est clair que nos conditions de vie sont difficiles. Mais il faut aussi comprendre que si nous arrivons à faire avec, c’est tout simplement parce que ‘chez nous’ c’était pire…”, souffle, le regard vague, Fabrice, père de deux enfants. “Nous faisons de notre mieux pour leur prodiguer amour et protection. Mais je n’ai pas de réponse à cette question. La solution est entre les mains des décideurs et des autorités”, conclut-il, amer. En attendant, le petit Nacer, la petite Cynthia et tant d’autres tentent de vivre leur enfance, privés de tout. Et une question prend à la gorge. Lancinante, têtue : et si ces enfants avaient été algériens sur un sol étranger ?

Auteur Ghania Lassal Publié le 08/06/2015 – 07:47

http://www.courrierinternational.com/article/algerie-les-enfants-migrants-clandestins-malgre-eux

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05 juin 2015 ~ 0 Commentaire

réforme de l’asile, arrière toute! (npa)

droit-asile-petition-revendications

La reprise par le Sénat, le 25 mai dernier, du projet de loi sur l’asile voté le 16 décembre par l’Assemblée nationale revient sur les rares point positifs du texte précédent…

Les sénateurs ont introduit une série de clauses répressives dont la plus significative est sans doute la délivrance automatique d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) aux demandeurs dont le recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) a été définitivement rejeté. Peu importe qu’une règle aussi sauvage soit inapplicable en droit, puisque, s’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes opportunément publié pendant l’examen du projet, il ne s’agissait que de témoigner d’une détermination inébranlable à enterrer de fait le droit d’asile, dans son essence même.

Pour ce faire, il reste suffisamment d’amendements, malheureusement applicables, portant sur la notion d’« irrecevabilité » d’une demande, les délais de recours contre les transferts Dublin (soit le renvoi vers le premier pays d’Europe où le demandeur a touché terre : garde-côtes, à vos postes !), l’instauration d’un délai pour déposer sa demande, la suppression de l’accès au marché du travail au bout d’une période sans réponse de l’Ofpra…

La loi sur le renseignement étant passée par là, un amendement fait la confusion entre clauses d’exclusion du bénéfice de l’asile, fondées vis-à-vis de génocidaires, de criminels, etc., et la protection de l’ordre public, si la personne a commis «des crimes graves ou représente une menace à l’ordre public ou la sécurité nationale» dont on ne sait jamais qui est en charge de les apprécier, ni comment…

Amalgames et sinistres calculs L’essentiel est en fait de procéder à l’amalgame entre migrantEs et réfugiéEs, ce qui représente la négation même du droit d’asile dans sa spéci- ficité et crée ainsi une brèche quant à sa représentation dans laquelle les médias n’hésitent pas à s’engouffrer. Car en dépit de la présentation de deux projets de loi séparés, l’un sur l’asile et l’autre, retardé, sur les conditions d’entrée et de séjour des migrantEs, c’est très exactement la même logique qui préside aux deux textes : celle, triple, du soupçon, de l’exclusion et de la répression.

En recourant à des notions telles que « l’explosion des demandes d’asile », on tend forcément à la négation d’un droit qui, par définition, relève de situations individuelles géné- rées par des situations générales et non de chiffres : quand les guerres sont là, elles sont là ! Les flots d’exiléEs suivent. Évoquer sans cesse les «abus» relève de la traque obsession- nelle de la fraude, uniquement de la part des dominéEs, bien entendu…

De même avec une autre obsession majeure : celle du «coût constant», qui apparaît tant dans les «dysfonctionnements» du versement de l’allocation due aux demandeurs, la « saturation» des dispositifs d’hébergement, ou l’insuffisance criante des moyens en person- nel de l’Ofpra, ralentissant d’autant le traitement des dossiers. Sans parler de l’ignoble maquignonnage sur le nombre de réfugiéEs que la France est prête à accueillir.

Ce nouveau texte est une aubaine pour le ministère de l’Intérieur qui va pouvoir reprendre la main lors d’un nouveau passage à l’Assemblée, faute probable d’accord de la commission mixte Assemblée/Sénat. Les associations de défense du droit d’asile, elles, n’ont plus que deux mois pour empêcher le vote de cette loi. C’est beaucoup, car elles y sont quasiment toutes opposées. C’est peu, car il leur reste à construire une expression collec- tive forte, la mobilisation unitaire et le rapport de forces qui font défaut depuis plus d’un an.

Maria Puccini Jeudi 4 Juin 2015

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19 mai 2015 ~ 0 Commentaire

contre l’europe forteresse (npa)

logoNPA29

Solidarité internationale !

Les images écœurantes de policiers extirpant des migrants de camions stationnés en attente d’embarquement au port de Calais, les faisant basculer derrière une glissière d’autoroute en les rouant de coups, ont abondamment circulé. Tout en démontrant le sort abject réservé aux migrants, elles participent d’une campagne contre eux orchestrés par le gouvernement lui-même et dont Marine Le Pen fait son fonds de commerce. Cette campagne vise à dédouaner le gouvernement, l’État, l’Union européenne de leur responsabilité dans le drame que vivent des milliers de femmes, d’hommes fuyant la misère, les guerres, le terrorisme engendrés par la politique de ces mêmes États.

L’hypocrisie des quotas La Commission européenne n’a pas trouvé mieux que de proposer d’établir des quotas par pays pour répartir l’accueil des migrants. Elle voudrait faire croire que cet accueil serait une difficulté insurmontable. Les mêmes sont capables de trouver des milliards pour sauver les profits des banques et des patrons, pour faire une guerre hypocrite à un terrorisme qu’ils ont suscité et continuent de susciter, mais ils seraient impuissants face à la détresse de milliers d’hommes et de femmes.

Et pour Valls, c’est encore trop. Il a refusé cette proposition alors que la France est un des pays d’Europe qui accueille le moins de demandeurs d’asile loin derrière l’Allemagne, l’Italie ou la Suède. Il s’adapte aux pressions qu’exercent le FN et le patronat.

Le contrôle migratoire = la réponse des patrons L’attitude du gouvernement est particulièrement hypocrite, elle confond volontairement la question du droit d’asile avec l’immigration pour mieux combattre les deux. Pour les États gangrenés par la xénophobie, en fait, tout ça c’est la même chose ! Et ils n’ont qu’une réponse le contrôle policier au prix de centaines, de milliers de mortEs.

Ils voudraient garder le contrôle de l’immigration qu’ils utilisent pour faire bais- ser le coût du travail, pour mettre en concurrence les travailleurEs à l’échelle inter- nationale tout en défendant leurs frontières pour mieux soumettre leur peuple, pour mieux nous contrôler et nous imposer leur politique qui ne vise qu’à satisfaire leur soif égoïste de profit.

Liberté de circulation Les contrôles policiers, la fermeture des frontières dont rêve Marine Le Pen ne résoudra rien bien au contraire ni pour les migrants ni pour les classes populaires d’ici. La politique absurde des États ne fait qu’aggraver la situation.

La question n’est pas qu’européenne. Le drame des réfugiés sud-asiatiques en perdition ou des immigrés d’Amérique du Sud tentant de rejoindre l’Eldorado des USA obéissent aux mêmes causes. La politique des capitalistes dresse et divise les peuples pour mieux les exploiter.

La réponse est dans la solidarité internationale des travailleurEs pour imposer des mesures d’urgence pour faire face aux drames quotidiens et aussi la coopé- ration entre les peuples pour permettre la liberté de circulation des personnes contre la concurrence mondialisée, conséquence de de la domination des multinationales et de la finance.

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18 mai 2015 ~ 0 Commentaire

des bateaux de réfugiés rohingyas rejetés par la thaïlande, la malaisie et l’indonésie (global voices)

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Des milliers de bateaux de réfugiés Rohingyas en provenance du Myanmar ont cherché asile dans les pays voisins du Sud-Est Asiatique, mais ces pays les ont tous renvoyés chercher de l’aide ailleurs. Le gouvernement du Myanmar a refusé de reconnaître les Rohingyas comme un groupe ethnique et les considère comme des migrants illégaux. La plupart des Rohingyas sont musulmans et vivent à la frontière du Myanmar et du Bangladesh.

Pour échapper à la persécution du gouvernement dirigé par les militaires, de nombreux Rohingyas ont traversé les frontières pour se réfugier et travailler en Thaïlande, en Indonésie et en Malaisie. Certains ont été victimes de groupes de trafic humain. Avant la ‘crise des bateaux de migrants’ actuelle, on a découvert en Thaïlande une fosse commune soupçonnée d’appartenir à un ‘camp de la mort’ de migrants Rohingyas illégaux dans le pays.

Au début du mois, plus de 30 corps ont été extraits de cette fosse dans la jun- gle, et selon l’Agence pour les Réfugiés des Nations Unies la responsabilité en incombe à des trafiquants impitoyables. La semaine dernière, on a su que des bateaux qui transportaient des réfugiés Rohingyas ont été appréhendés par des garde-côtes thaïlandais, indonésiens et malaisiens. Mais au lieu de secourir les réfugiés, les autorités côtières ont renvoyé les bateaux en mer.

En Thaïlande, un hélicoptère a jeté des vivres à la mer près d’un bateau au lieu de les remettre directement aux réfugiés. Peu de temps après, le bateau qui trans- portait environ 300 Rohingyas a été forcé à faire demi-tour. Le Major Général Sansern Kaewkamnerd, porte-parole du gouvernement thaïlandais dirigé par les militaires, a dit que le bateau avait été renvoyé en mer après la réparation du moteur et la distribution d’eau et de nourriture aux réfugiés. Il a justifié la décision du gouvernement de repousser les réfugiés dans ces termes :

Selon la loi thaïlandaise, les migrants illégaux doivent être rapatriés ou ren- voyés dans un pays tiers. Ils ne peuvent pas s’installer en Thaïlande. Nous avons fait tout ce que nous pouvions en termes de principes humanitaires. Si nous devons être critiqués, j’aimerais bien que ceux qui nous critiquent s’interrogent sur ce qu’ils feraient si cela se passait dans leur pays.

Pour sa part, le gouvernement de Malaisie a nié ne pas avoir apporté d’aide humanitaire au Rohingyas malgré son peu de soutien constaté habituellement en matière de protection des réfugiés. M. Wan Junaidi Tuanku Jaafar, adjoint au Ministre de l’Intérieur, dit que les autorités ont traité humainement les Rohingyas bien qu’ils soient entrés illégalement en Malaisie. Il ajoute que les réfugiés et les migrants ne doivent pas entrer dans le pays : Nous devons être clairs, ils ne sont pas les bienvenus ici.

Selon Human Rights Watch, l’Indonésie voisine a admis avoir repoussé un bateau surpeuplé de réfugiés en début de mois et les avoir dirigés vers la Malaisie. Phil Robertson, directeur adjoint de Human Rights Watch pour l’Asie, a critiqué le Myanmar qui persécute les Rohingyas ostracisés et condamne les gouvernements de Thaïlande, d’Indonésie et de Malaisie qui refusent de porter secours aux réfugiés boat people :

La Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie empirent les choses par leurs politiques sans coeur qui consiste à repousser cette nouvelle vague de ‘boat people’ et qui met en danger la vie de milliers de personnes

L’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés exprime les mêmes préoccupa- tions. Volker Türk, Haut-Commissaire assistant pour la protection au Haut- Com- missariat des Nations Unies, explique que traverser les mers est un symptôme de désespoir car les gens sont acculés à n’avoir pas d’autre choix que celui de risquer leurs vies :

La principale priorité est de sauver des vies. Au lieu de se rejeter la respon-sabilité, il est primordial que les Etats se partagent la responsabilité de débarquer ces gens immédiatement. Charles Santiago, député malaysien, condamne l’ASEAN, dans une déclaration sur Facebook pour ne pas avoir réussi à s’enten- dre sur une action collective pour régler le problème :

L’ASEAN accuse déjà un énorme retard – les chefs d’Etat auraient déjà dû mettre à plat l’épineux problème de l’exode massif des Rohingyas, qui s’est aggra- vé en juin 2012 à la suite de l’explosion de violence provoquée par l’Etat, comme évoqué dans les conclusions du dernier sommet de l’ASEAN. Ils n’ont pas réussi à discuter de ce problème crucial, ce qui aurait impliqué de considérer les nom- breuses violations des droits humains des Birmans à l’encontre des Rohingyas.

Sur Facebook, un groupe pro-Rohingyas s’en prend au ‘préjugé racial’ des fonctionnaires malaisiens : Le préjugé racial joue un rôle dans la décision de de la Malaisie de ne pas accorder aux réfugiés Rohingyas marginalisés entrés dans le pays protection, nourriture, eau et lieux de culte. Certains secteurs de notre société préfèrent peut-être que les Rohingyas retournent au Bangladesh et au Myanmar pour affronter génocide et persécution.

Traduction publiée le 18 Mai 2015 9:26 GMT

http://fr.globalvoicesonline.org/2015/05/18/186154/

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rohingya

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04 mai 2015 ~ 0 Commentaire

lausanne: non aux renvois dublin!

9-MAI-5

MANIFESTATION contre les renvois en Italie et contre la loterie du système Dublin! SAMEDI 9 MAI à 11H15
Départ devant l’église de St-Laurent à Lausanne

Face aux tragédies de ces dernières semaines en Méditerranée, face à l’arrivée de 11 000 rescapés en une semaine en Italie, face aux conditions de vie misé- rables des personnes migrantes dans la Botte, face à l’obstination indécente des autorités suisses à y refouler des réfugié·e·s par centaines, un mouvement de résistance dans la société est plus que jamais nécessaire!

C’est pourquoi nous vous invitons toutes et tous à une grande manifes- tation en ville de Lausanne.

Depuis le 8 mars dernier, cinq réfugié·e·s d’Erythrée et d’Ethiopie occupent la Salle de paroisse de St-Laurent. Le 1er avril dernier, une délégation du Conseil d’Etat vaudois les a reçu·e·s et a affirmé vouloir obtenir des garanties sur les conditions d’«accueil» en Italie. Contre toute logique, il a cependant refusé de suspendre les renvois! Manifestement, le Château refuse de comprendre la gravité de la situation et la détermination de notre mouvement.

Plus d’infoshttp://www.desobeissons.ch/

Voir aussi: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8glement_Dublin_II

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