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19 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

enfumage (révolution permanente)

macron musique

Et l’ISF dans tout ça ?

L’immigration, thème « imposé » du Grand Débat par Macron, la droite et l’extrême droite

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration, lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

« En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? » C’est par cette question pour le moins équivoque qu’Emmanuel Macron évoque l’immigration, dans le volet « démocratie et citoyenneté » de sa lettre aux français. Si le mot « quota » n’est pas mentionné, l’intention est claire.

Pendant les élections présidentielles, seuls trois candidats s’engageaient à limiter l’immigration dans leurs programmes : François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. La majorité assume : interrogé par franceinfo, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, répond que le président « n’a pas prononcé le mot de quotas », mais affirme cependant qu’« il n’y a pas de tabous ». Nous voilà fixés.

L’instauration de “quotas” était déjà irréalisable en 2007, quand Nicolas Sarkozy avait soulevé cette idée, et l’est encore aujourd’hui. La Constitution européenne des droits de l’homme interdit d’imposer des quotas à l’immigration familiale, qui constitue la part la plus importante de l’immi-gration légale en France. Le droit d’asile est lui aussi protégé par la Constitution française et par le droit international. Entre l’immigration familiale et l’immigration humanitaire, c’est presque 90% de l’immigration légale qui échappe à tout quota. Quant à l’immigration illégale, elle ne peut par nature évidemment pas faire l’objet de régulations.

De fait, l’immigration est déjà fortement contrôlée en France.

La loi asile et immigration a considérablement durci la répression contre les migrants et contre ceux qui leur viennent en aide. Et que dire de l’annonce de la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers ? Que sont ces politiques sinon des moyens de limiter le nombre d’étrangers dans le pays ?

En juin dernier, pendant les débats au Sénat, la droite avait proposé d’inscrire l’instauration de « quotas » dans la loi asile et immigration, ce à quoi LREM s’était opposé. Même le RN, qui défendait les quotas pendant la présidentielle, parle aujourd’hui de “fin de la politique migratoire” et de “relocalisation des migrants chez eux”. Pourquoi ce retournement d’Emmanuel Macron aujourd’hui ?

En réalité, il s’agit d’une manoeuvre d’Emmanuel Macron, qui cherche à devancer l’agenda de la droite et siphonner une partie de son électorat à moins de 5 mois des élections européennes. Discrédité, le président espère redresser la barre en polarisant le débat sur des questions bien éloignées des revendications des gilets jaunes.

Grossière manoeuvre donc, pour esquiver les questions qui préoccupent vraiment les gilets jaunes :

Dans sa lettre, Macron ne répond pas à leurs aspirations démocratiques, à leur préoccupations sur leur pouvoir d’achat, ne parle pas des violences policières (qui ont fait 94 blessés graves depuis le début du mouvement), écarte totalement le rétablissement de l’ISF… D’autant que les préoccupations qui remontent des cahiers de doléance concernent massive-ment le pouvoir d’achat et des aspirations démocratiques.

Comme le rapporte Médiapart : « Et puis il y a cette surprise, constatée dans la demi-douzaine de cahiers de doléances ouverts dans plusieurs mairies depuis la fin du mois de décembre et que nous avons consultés à Nancy, à Toul, à Commercy (là, les « revendications » étaient collectées par le groupe de gilets jaunes de la ville), à Bar-le-Duc, soit près de deux cents contributions en tout : c’est l’absence de toute référence à l’islam.

Dur camouflet pour tous ceux qui, à l’instar de Manuel Valls, de l’extrême droite et d’une large partie de la droite, ont voulu en faire le problème central du pays. De même, l’immigration, les générosités supposées de l’État envers l’étranger, le trop-plein ou la « submersion » ne sont que très marginalement évoqués : dans une dizaine de contributions seulement. Et l’on y retrouve alors quelques-uns des slogans classiques de l’extrême droite lepéniste. Les cahiers de doléances sont d’abord des propositions sociales et de réformes politiques. »

Une thématique que Macron aimerait proposer au débat, puisque la polarisation, largement construite, autour de l’immigration lui permettrait, à lui et à sa meilleur ennemie Marine le Pen, de rejouer le scénario de la présidentielle sur le dos des Gilets Jaunes.

Comme l’écrit le politologue Jérome Fourquet : ”Le Rassemblement national comme Debout la France peuvent en outre jouer sur un effet de symétrie avec la ferveur véhémente d’Emmanuel Macron à l’égard de l’Union européenne. Ce sont eux qui sont visés à chaque fois que le président de la République stigmatise la « lèpre » nationaliste, populiste et réactionnaire !

Et ils profitent logiquement de la polarisation du débat public souhaitée par La République en Marche pour déstabiliser un peu plus le Parti Socialiste et surtout désormais Les Républicains.” Une façon, comme le dit le journal l’Express d’ “amorcer sa campagne européenne en coupant l’herbe sous le pied de Marine Le Pen, qui en fait son cheval de bataille. “

Nouvelle preuve, s’il en est, que loin de s’opposer, LREM et RN, Macron et le Pen se complètent. Les deux faces d’une meme pièce : les meilleurs ennemis des Gilets Jaunes.

jeudi 17 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

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16 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

libre (plouguerneau)

ploug

http://uncinemadifferent.free.fr/

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13 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

convergences (jdd)

melenchon marque jaune

Entre la France insoumise et le Rassemblement national

Des convergences mais pas de deal

Plusieurs signaux venus de Marine Le Pen et des représentants du mouvement de Jean-Luc Mélenchon ont créé le trouble. Marine Le Pen a évoqué cette semaine « certaines convergences » avec Jean-Luc Mélenchon.

Un scénario à l’italienne est-il envisageable en France?

Verra-t-on un jour la gauche radicale de La France insoumise (LFI) s’allier à l’extrême droite du ­Rassemblement national (RN) pour gouverner, à la manière de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de l’autre côté des Alpes? Le doute s’est immiscé. Parce que le mouvement des Gilets jaunes est soutenu par les deux forces politiques. Et aussi parce que toutes deux ont envoyé plusieurs signaux, inimaginables il y a six mois.

Dont, jeudi, cet appel du pied de ­Marine Le Pen, dans une interview à Valeurs actuelles : « Incontestablement, les Gilets jaunes ont souligné certaines convergences. » Et Philippe ­Olivier, un des dirigeants du RN, de donner un exemple au JDD : « Si on doit voter une loi sur la sépa-ration des banques d’affaires et des banques de ­détail, on sera d’accord avec eux. » Un caillou de plus dans la chaussure des Insoumis, accusés depuis plusieurs semaines d’avoir « quitté les rives de la gauche », selon les mots du chef de Génération.s, Benoît Hamon.

L’hommage du député LFI François Ruffin à Etienne Chouard, fin décembre, avait déjà créé la polémique : le second, avocat depuis plusieurs années du référendum d’initiative citoyenne (RIC) ­réclamé par les Gilets jaunes, avait aussi pris la défense de l’activiste antisémite Alain Soral.

Même trouble quand, une semaine avant la présidente du RN, le député LFI Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis) accorde une interview au même très droitier hebdomadaire « Valeurs Actuelles », alors même que les accusations d’ambiguïtés se multiplient. Les convergences entre le RN et LFI se retrouvent aussi sur l’Union Européenne : les deux partis défendent ardemment un souverainisme couplé à une menace de quitter l’UE. Fin septembre, les Insoumis ont encore choqué leur famille politique traditionnelle en refusant de signer un « manifeste pour l’accueil des migrants ».

L’immigration, un point de blocage

C’est pourtant ce sujet – l’immigration – qui rend « inenvisageable » tout accord électoral avec la formation de gauche, selon ­Philippe Ollivier, conseiller de Le Pen. Nicolas Bay, le numéro deux du RN, juge, lui, « très improbable » un scénario à l’italienne. Mais pas impossible? « La France insoumise est engluée dans le logiciel de l’extrême gauche tandis que l’ADN initial du M5S est souverainiste et moins favorable à l’immigration », rétorque l’eurodéputé. C’est aussi à « la gauche » que se raccroche Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis : « Nos valeurs sont toujours de gauche, tout comme notre espace politique. »

De quoi faire fuir l’électorat RN, explique Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques : « Mélenchon sera toujours pour eux l’ancien trotskiste qui a participé à un gouvernement socialiste. » « Notre potentiel électoral se situe plutôt à droite de l’échiquier, estime un membre du premier cercle de Le Pen. On est plus dans la situation où on est en train de finir de dépouiller Les Républicains. »

Et pourtant, Mélenchon a bien dû répondre à Le Pen. Interviewé par Brut, le meneur des Insoumis l’assure : « Les divergences se sont creusées. » Philippe Marlière, politiste au University College London, n’exclut cependant pas totalement sur le long terme cette hypothèse : « Si Mélenchon persiste dans un populisme qui n’est plus ‘de gauche’, que les plaques tectoniques de la politique française bougent… » Pour Jean-Yves Camus, le scénario italien ne se réaliserait que si les Gilets jaunes se dotaient d’une ­figure de proue équivalente à Beppe Grillo. Un personnage ­aujourd’hui introuvable en France.

13 janvier 2019 Robin d’Angelo et Sarah Paillou

https://www.lejdd.fr/

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Commentaire: Il ne faut pas mésestimer la capacité de manoeuvre de JLM. Un il fallait se positionner « écolo » et donc les récupérer. Deux aspirer socialistes, hamonistes et communistes et vider leurs partis. Il était devenu « l’opposant n°1 de Macron ». Tout semblait se dérouler selon les plans, mais patatras! L’épisode de la « perquisition » l’a plombé dans les sondages. Donner des gages sur l’immigration et tenter de récupérer les gilets jaunes ressemblent à une « tactique » pour remonter dans les sondages un peu avant les européennes!

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12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

breiz femmes

breiz

Magazine du féminisme et de l’égalité à Rennes et en Bretagne

Elles se « réconfortent » en espagnol

Maria et Monica ont plusieurs points communs. Elles viennent du Mexique et vivent et travaillent à Rennes. Le projet qui les unit est un cercle de femmes un peu particulier. Créé voilà près de deux ans par quatre amies mexicaines, il a pour objectifs à travers des réunions mensuelles de permettre l’intégration de femmes étrangères nouvellement – ou pas – arrivées en France et de les accompagner dans leurs projets professionnels. Une seule condition : parler espagnol !

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09 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

grande synthe (reporterre)

reprorot

Reporterre

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07 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

rennes 2 février (médiapart)

Solidarité_migrants_calais

APPEL DE L’OUEST

A manifester contre la nouvelle loi asile-immigration !

Préparons-nous à résister collectivement aux effets prévisibles de la nouvelle loi asile-immigration, qui renforce bien des maux déjà existants : remise en cause du droit d’asile, enfermements, expulsions, contrôles, précarité, etc.

Samedi 2 février 2019 : 1 être humain = 1 être humain !

La fermeture croissante des frontières européennes, y compris intérieures, et l’attitude répres-sive des États-nations, qui défraye actuellement la chronique des mouvements migratoires des exilé-e-s du Sud, sont autant de signes de l’impuissance collective des étranger-e-s et de leurs soutiens. Nous devons nous organiser pour mieux résister et, surtout, faire reculer les politiques anti-migratoires.

L’adoption de la nouvelle loi asile-immigration de l’ex ministre de l’Intérieur Collomb – qui a été publiée le 10 septembre 2018 au Journal officiel – est une occasion d’agir plus collectivement et de se préparer à résister à ses effets prévisibles sur la condition des étranger-e-s en général et des exilé-e-s en particulier. Sans disposer encore de tous les décrets d’application, bien des maux sont incarnés et renforcés par cette loi : remise en cause du droit d’asile, enfermements, expulsions, contrôles, précarité, etc.

Réunie à Brest le 29 septembre 2018, la Coordination régionale Bretagne Pays-de-Loire Normandie solidaire des personnes immigrées a décidé de lancer un appel à manifester contre cette nouvelle loi dans toutes les régions de France le samedi 2 février 2019.

Il s’agirait de se rejoindre, le même jour, dans chaque région, sous les formes que chaque région sera en capacité d’organiser (manifestation régionale ou manifestations décentralisées, action symbolique ou grande manifestation, etc.). Sans-papier-e-s, dubliné-e-s, exilé-e-s, solidaires, étranger-e-s, français-es, collectifs, associations, syndicats, partis…

Cet appel est le produit d’un double constat. Certes, des initiatives locales et nationales – en témoigne l’ampleur des états généraux des migrations – ne cessent de se déployer et de s’élargir, sous des formes revendicatives, défensives et/ou humanitaires. Cependant, ces initiatives doivent être poursuivies par une démonstration de force, dans l’espace public et à l’échelle nationale, contre la nouvelle loi, dont l’adoption méprise nos doléances.

Nous appelons donc toutes les forces, individuelles et collectives, à nous répondre à l’adresse mail « manifestation.coord@yahoo.com ».

brest

Arrêtons de subir les politiques migratoires et organisons-nous pour reprendre l’offensive !

Blain sans frontières,

ADÉ,  Zéro personne à la rue de Brest, de Brest,

ASTI14 de Caen,

Fraternité de Douarnenez,

CSSP de Lannion,

Morlaix-libertés,

GASPROM-ASTI de Nantes,

Fraternité Quimper, LDH de Quimper, Droit d’asile de Quimper-Cornouailles, ,

Soutien Migrants Redon,

CSSP de Rennes,

CSSP de Saint-Nazaire,

Collectif Albert Thomas et RESF37 de Tours

La coordination Bretagne – Pays de Loire – Normandie solidaire des personnes immigrées

https://blogs.mediapart.fr/

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02 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mineurs migrants (le poher)

refugees

Le Poher, solidaire avec les migrants mineurs

Dans le Poher, des familles solidaires, regroupées en collectifs ou associations, hébergent des migrants isolés, adolescents venus de Côte d’Ivoire, du Mali ou encore de Guinée, en attente d’une décision judiciaire, pour remédier aux manques de l’État.

Arrivé en France en avril 2017, Med* a été directement pris en charge par l’association Odyssée, qui travaille en partenariat avec le conseil départemental du Finistère. Une fois sur le sol français, il a été, de fait, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE)… jusqu’au jour du jugement, qui reconnaît sa minorité ou pas.

« Au début, Med a été reconnu mineur, mais le département a contesté la décision. Or les papiers ne prouvent pas sa majorité », explique Dominique Le Crom, qui l’accueille quinze jours par mois depuis le début de l’année. Pour cette raison, le jeune Malien, d’abord logé dans un hôtel quimpérois, a été mis à la porte. Ce dernier s’est retrouvé à la rue le 20 décembre de l’année dernière.

Écœurés par la situation, Dominique Le Crom et sa compagne Malou Gourlaouen ont décidé de l’héberger chez eux, dans la campagne scaëroise. Ce professeur en économie et gestion de 60 ans et sa compagne, monitrice éducatrice de 56 ans, étaient déjà sensibilisés à la question des migrants.

Malou fait partie des membres fondateurs du collectif « On est bretons, on est solidaires et on agit », créé en 2015 et devenu association en mars 2018, qui dénombre une cinquantaine de bénévoles. Mais accueillir quelqu’un chez eux, ça, ils n’avaient jamais franchi le pas.« Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui n’osent pas parce qu’il y a les habitudes, le boulot… Introduire quelqu’un dans sa vie, ce n’est pas évident », atteste Dominique.

Or, pour eux, « ce n’est pas une idée révolutionnaire » que d’accueillir un jeune ni de faire preuve de « générosité exceptionnelle ».Ils ont plus l’impression de « pallier un manque de l’État ». « Quand ces migrants ne sont pas considérés comme mineurs, ils ne sont pas protégés par le département. C’est une vraie machine à fabriquer de la délinquance puisqu’il faut bien qu’ils mangent ces jeunes à la rue », proteste Malou.

400 mineurs isolés par an

Depuis 2015, le conseil départemental finistérien a accueilli 1 200 migrants non accompagnés (MNA) dans leurs services, soit en moyenne 400 par an. Auparavant, ils n’étaient qu’une dizaine. Et seuls 30 à 35 % ont obtenu la reconnaissance de minorité et sont donc pris en charge par le département.

Sentiment d’isolement.

Dans le Poher, d’autres personnes ont cherché à aider ces migrants isolés en créant des collectifs et des associations. Jeanine Nicolas a fondé Aide aux enfants isolés et aux réfugiés du centre ouest Bretagne, à Gourin, en 2016. Elle a aussi accueilli cinq jeunes venus de Guinée ou de Côte d’Ivoire.

L’infirmière à domicile à la retraite de 77 ans en parle beaucoup et avec autant de tendresse que de ses deux petits-fils. Chacun y séjourne au minimum quatre semaines, si ce n’est plus, selon le dossier judiciaire de chacun. « Ma maison a deux chambres vides 360 jours de l’année », explique cette veuve depuis 28 ans, dont le fils unique est parti depuis longtemps.

Alors, « Mémé Jeanine », comme ses « gaillards » la surnomment, consacre quasiment tout son temps à cette cause. Leur situation, elle la compare à celle vécue par les Gourinois de la fin du 19è siècle aux années 1970, lorsqu’ils ont dû partir de la région direction les États-Unis, pour aspirer à une vie meilleure. Cependant, elle se trouve isolée, ici, à Gourin. Dans son association, une autre bénévole de Spézet héberge également mais c’est tout. « Les gens ne veulent pas montrer leur soutien », avance Jeanine Nicolas.

Nouveau collectif à Carhaix

Pour rompre cette solitude, deux Carhaisiens ont tenu une réunion le mois dernier, mercredi 7 novembre, à la mairie. Hélène Mangeney et Michel Limodin, qui accueillent tous les deux mineurs isolés dans leur foyer, ont souhaité se réunir pour créer un collectif. « Il faudrait que quand une personne décide d’accueillir un jeune, il y ait un collectif autour », résume cette assistante sociale à l’hôpital psychiatrique de Plouguernével âgée de 56 ans.

Chez elle, elle accueille actuellement Abou, Ivoirien de 16 ans, scolarisé au lycée Paul-Sérusier en bac pro mécanique et en attente de jugement. « Ce serait un peu comme une bourse d’échange où on dirait : là, je ne suis pas là ce week-end, pourrais-tu accueillir Abou ? », prend comme exemple Michel. Ce père de cinq enfants a « poussé les murs » de sa maison pour accueillir Benyoussef, 17 ans, actuellement en CAP Logistique dans le même établissement scolaire.

Hélène Mangeney et Michel Limodin ne s’en cachent pas. Parfois, cela peut être parfois éreintant, comme toute chose qui prend toute son énergie et son temps. Leur envie : « faire institution à la place des institutions » et « être moins dans l’urgence » que Quimper ou Brest, où les associations solidaires sont submergées, dès qu’un hébergement est demandé pour un mineur isolé. Ce qui pourrait donner envie à d’autres personnes et des associations de les rejoindre dans le secteur.

La dizaine de personnes présentes début novembre compte se retrouver dans un cadre plus informel, autour d’un repas, d’ici la fin de l’année pour avancer sur ce projet.

Manon Deniau

https://www.lepoher.fr/

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26 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

plougastel (l’image)

grendne

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24 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimperlé ( ouest france)

refugies

Quimperlé. Devant la gendarmerie

130 soutiens réunis pour Aram et Diana

La solidarité ne faiblit pas à Quimperlé pour soutenir Aram et son épouse Diana, tous deux assignés à résidence. Près de 130 personnes étaient rassemblées devant la gendarmerie ce lundi 24 décembre à 14 h.

Aram s’est présenté le premier à la gendarmerie. À sa sortie, son épouse Diana a fait de même. La procédure a été rapide pour les deux époux originaires de Géorgie et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Alors qu’ils habitent, avec leurs enfants, à Arzano où la famille est intégrée depuis 2016.

quimperle

Le prochain rendez-vous est fixé au jeudi 27 décembre à 14 h.

24/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

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11 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

exit tax (france info)

attac

En plein mouvement des « gilets jaunes »

Le Sénat vote l’allègement de l’ »exit tax » et indigne la gauche

Cette mesure, mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2011 avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, a été considérablement rabotée sur demande du gouvernement. Le vote des sénateurs n’est pas passé inaperçu. Lundi 10 décembre, une heure avant la prise de parole d’Emmanuel Macron depuis l’Elysée, le Sénat a voté l’allègement de l’ »exit tax » sur demande du gouverne-ment. Ce coup de rabot, en plein mouvement des « gilets jaunes », a fait réagir de nombreuses personnalités de gauche.

Concrètement, « jusqu’à aujourd’hui, les plus fortunés qui partent à l’étranger doivent attendre 15 ans avant de vendre leurs actions, sinon ils payent cet ‘exit tax de 30% sur les plus-values qu’ils réalisent à l’étranger », explique Public Sénat. Avec le vote de lundi, les exilés fiscaux devront attendre seulement entre 2 et 5 ans. En 2017, cette taxe avait permis de récolter 70 millions d’euros, selon Les Echos. (…)

« C’est-à-dire que ceux qui fraudent et qui sont susceptibles de recevoir une amende, eh bien finalement il y a un vote qui fait que ces gens ne vont pas être sanctionnés », a critiqué, de son côté, Olivier Besancenot, cité par le HuffPost. Les sénateurs de gauche ont déposé des amendements de suppression de cet allégement fiscal.

11/12/2018

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

Pendant les annonces de Macron, le Sénat a allégé l’exit tax (Le Huff’)

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