Archive | Sans-papiers

19 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

sept choses que vous ne saviez probablement pas sur les migrants (amnesty)

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Y a-t-il une différence entre un migrant et un immigrant ? L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie ? Pouvez-vous citer des migrants célèbres ? Trouvez les réponses à ces questions aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des migrants.

1. Quelle est la différence entre un immigrant et un migrant ?
Tous les immigrants sont des migrants, mais l’inverse n’est pas vrai. Pour com- pliquer encore les choses, il y a aussi des « émigrants ». Voici comment cela fonctionne : un migrant se déplace dans son propre pays, ou d’un pays à un autre, souvent pour trouver du travail ou rejoindre des membres de sa famille, à cause de la pauvreté ou d’une situation de crise. Si vous êtes originaire d’Italie et partez vivre en Espagne, alors vous devenez un émigrant en Italie et un immigrant en Espagne. Vous pouvez être qualifié de « migrant international » si vous êtes de nationalité étrangère ou né dans un autre pays. Les termes « immigrant » et « migrant » sont souvent employés de façon interchangeable et parfois confondus avec celui de « demandeur d’asile » .

2. Combien de migrants y a-t-il dans le monde ?
En 2013, 232 millions de personnes vivaient en dehors de leur pays de naissance, et 700 millions avaient migré à l’intérieur de leur pays. Les principales routes migratoires sont les suivantes : du Mexique aux États-Unis (12,2 millions jusqu’à présent), de l’Ukraine à la Fédération de Russie (3,7 millions) et inversement (3,5 millions), et de l’Allemagne aux États-Unis (1,3 million). Dans le monde, 36 % des migrants se déplacent entre des pays du Sud, et 35 % de pays du Sud à des pays du Nord. Les migrants originaires de pays du Nord sont les plus heureux, selon un récent sondage mondial.

3. Et combien y en a-t-il là où je vis ?
La plupart des migrants internationaux vivent en Europe (72 millions), suivie par l’Asie (71 millions) et l’Amérique du Nord (53 millions). Il y a de grandes chances que vous surestimiez le nombre de migrants dans votre pays : un sondage mené dans 14 pays a montré que beaucoup de personnes pensent que les immigrants constituent une part bien plus importante de la population qu’en réalité. En Italie, par exemple, certaines personnes interrogées estimaient que 30 % des habitants étaient des immigrants, alors que le vrai chiffre est de 7 %.

4. L’immigration est-elle bonne ou mauvaise pour l’économie mondiale ?
Selon la Banque mondiale, les migrations internationales sont favorables car les travailleurs peuvent se rendre dans des lieux où ils sont plus productifs. Le montant total de l’argent envoyé par les migrants dans les pays en développement dont ils sont originaires (les fameux « transferts de fonds ») équivaut à trois fois celui que les États dépensent en aide au développement – il s’élevait à environ 404 milliards de dollars américains en 2013. Si l’on prend en compte l’argent que les migrants envoient chez eux dans des pays riches, ce chiffre monte à 542 milliards.

5. Quelle est la différence entre un migrant et un réfugié ou un demandeur d’asile ?
Un réfugié a reçu l’autorisation de vivre dans un pays étranger car les autorités du sien ne peuvent ou ne veulent pas le protéger d’atteintes aux droits humains. Un demandeur d’asile a déposé une demande en vue de séjourner dans un pays étranger pour les mêmes raisons, mais n’a pas encore obtenu le statut de réfugié.

6. Qu’est-ce qu’Amnesty International a à dire au sujet des migrants ?
Les migrants sont souvent pris comme boucs émissaires par des responsables politiques ou certains médias qui les désignent comme des « clandestins », des « resquilleurs » – voire des « envahisseurs » – exploitant la générosité des pays d’accueil. Cela donne l’impression que les migrants n’ont aucun droit et conduit au racisme et à la discrimination. Nous voulons chasser ces mythes en mettant l’accent sur les choses positives que les migrants apportent avec eux, notamment les compétences, les ressources et la diversité. Nous œuvrons aussi pour protéger les migrants les plus vulnérables de l’exploitation et des abus commis par leurs employeurs, les trafiquants et les passeurs. En savoir plus.

7. Pouvez-vous citer des migrants célèbres ?
Il y en a des millions, mais en voici quelques-uns : le footballeur de Premier League britannique Didier Drogba (originaire de Côte d’Ivoire), l’actrice américaine Mila Kunis (d’origine ukrainienne), ou encore la première femme ministre de l’Éducation en France, Najat Vallaud-Belkacem (née au Maroc).

Sans oublier le migrant qui est probablement le plus célèbre du monde actuellement : le pape François (de nationalité argentine).

18 décembre 2014 by Sabine Vandame

http://livewire.amnesty.org/fr/2014/12/18/sept-autres-choses-que-vous-ne-saviez-probablement-pas-sur-les-migrants/

Lire aussi:

http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/international-migrants-day-rights-migrants-under-attack-across-globe-2014-1

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06 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

de mare nostrum à triton: les migrants abandonnés à la mer (lo)

de mare nostrum à triton: les migrants abandonnés à la mer (lo) dans Europe 097ef578a9568f54d6602b185a70044c

Un nouveau dispositif vient d’être mis en place par l’Union européenne en Méditerranée pour contrôler l’arrivée sans cesse accrue de migrants, et surtout pour les refouler.

Il a été baptisé Triton, et prendra la relève de l’opération Mare nostrum menée par l’Italie seule. Mais, alors que celle-ci a permis de sauver 150 000 naufragés en un an, Triton a pour seul but d’empêcher coûte que coûte les immigrants d’arriver en Europe.

Mare nostrum avait vu le jour en octobre 2013. Le naufrage au large de l’île italienne de Lampedusa d’un bateau sur lequel s’entassaient des migrants venus de la corne de l’Afrique avait alors ému toute l’Europe. La mort de 368 personnes noyées en mer, la vision des centaines de cercueils alignés, avaient suscité une telle émotion que le gouvernement italien avait décidé de surveiller en permanence les eaux situées entre la Sicile et la Libye, afin disait-il de sauver le maximum de vies humaines. Cela n’a pas suffi à empêcher les tragédies, comme celle de ces quarante personnes retrouvées asphyxiées en juin dernier dans les cales d’un rafiot de fortune, mais en a certainement réduit le nombre. La marine italienne intervenait en effet jusqu’à la limite des eaux territoriales libyennes pour repérer et se porter au secours des embarcations en détresse, puis ramener les rescapés à terre.

Il n’en sera plus de même avec Triton, dispositif confié à Frontex, la police européenne de surveillance des frontières. Les navires de l’opération, moins nombreux, ne sortiront pas des eaux territoriales européennes, et auront pour seul but d’empêcher les migrants de débarquer clandestinement. Les dirigeants euro- péens se soucient peu de ceux qui se noieront avant.

Les arguments utilisés pour justifier cette régression sont particulièrement odieux. Le ministre de l’Intérieur allemand a ainsi déploré que l’opération Mare nostrum «se soit avérée être un pont vers l’Europe». Comme si l’espoir d’être repêché en cas de naufrage pouvait suffire à décider ces hommes, ces femmes et ces enfants à risquer leur peau !

Le risque de mourir en mer n’empêchera pas des migrants toujours plus nombreux de tenter leur chance. La misère provoquée par le pillage de leur pays, les guerres qu’y entretiennent les puissances impérialistes et les dictatures qu’elles y protègent sont des raisons suffisantes pour faire prendre tous les risques à ceux qui fuient la Syrie, l’Afghanistan ou l’Afrique. En contribuant à transformer la Méditerranée en cimetière, les dirigeants européens ajoutent simplement l’ignominie à cette liste. Daniel Mescla

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2414&id=48

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01 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

une famille à la rue en plein lorient (npa)

dal
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Encore une fois une famille est sans solution d’hébergement depuis mi-Aout à Lorient.
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Toutes les administrations ont été informées et les démarches faites par la famille, Préfecture, sous- préfecture, défenseur des droits, CDAS, la sauvegarde, la cohésion sociale etc…. Le 29 aout,  le DROIT AU LOGEMENT que soutient le NPA , ainsi que d’autres partis politiques, associations  et syndicats, a appelé à un rassemblement devant la sous-préfecture. Une tente a été réinstallée  dans le square, place Jules Ferry. L’endroit choisit auparavant était infecté de rats qui rodaient autour de la tente où le bébé de 15 mois dormait.
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Ce soir et tous les soirs jusqu’à résolution du problème c’est à dire un hébergement d’urgence inconditionnel auquel ils ont droit, le DROIT AU LOGEMENT appelle à un rassemblement et au soutien de la famille.
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De nouveau l’Etat à travers la préfecture joue le rapport de force en refusant la prise en charge de la famille, pour la semaine, chose inédite dans les situations que nous avons soutenues jusque là. La bagarre se poursuit sur tous les terrains la lutte et l’aspect juridique du dossier et il n’est pas question pour nous de lâcher.  En attendant une nouvelle mobilisation mercredi soir qui sera  suivi dune soirée solidaire, square Jules Ferry LORIENT. 
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Article du Télégramme aujourd’hui:
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Lorient Logement d’urgence. Une famille d’Azéris campe parc Jules-Ferry.
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La famille venue d’Azerbaïdjan (au premier plan) s’apprêtait à passer la nuit sous la tente plantée, hier soir, parc Jules-Ferry par les militants du Dal. Ils ont décidé d’afficher sur la place publique, hier soir, la situation précaire d’une famille de demandeurs d’asile venus d’Azerbaïdjan. À la suite d’un nouveau refus de la préfecture de leur accorder un logement d’urgence, les militants de l’association Droit au logement ont choisi de les abriter sous une tente plantée dans le parc Jules-Ferry, à quelques mètres de la sous-préfecture. «La famille a rejoint Lorient fin août. Le couple et ses deux jeunes enfants âgés de 4 ans et dix-huit mois ont dormi la plupart du temps dans leur voiture», précise Dal, tout en précisant que les sans- papiers ont déposé une nouvelle demande d’asile. «Leur dossier a évolué, puisque l’obli- gation de quitter le territoire a été levée». Pourtant, la préfecture du Morbihan campe sur ses positions. «Elle semble oublier que l’hébergement d’urgence est valable pour tout le monde. Nous demandons tout simplement que l’administration respecte ce droit», rappellent les militants du Dal. Ils ont alerté le défenseur des droits et envisagent de saisir le tribunal administratif.

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01 août 2014 ~ 0 Commentaire

Nantes, les sans-papiers expulsés des abords de la préfecture (of)

Nantes, les sans-papiers expulsés des abords de la préfecture (of) dans Hollandie RDC-Kashusha-Refugies-aout1994-1

Evacués mercredi du squat qu’ils occupaient rue des Stocks, à Nantes, 45 étrangers sans abri ont été délogés ce vendredi, vers 6h. Huit hommes sont en garde à vue

« Ils dormaient à même le sol, et sans toit au-dessus de la tête, explique Laurence Ortega, du collectif nantais un Toit pour toutes et tous. Vers 6 h 30, les CRS les ont encerclés. »

Les quarante-cinq étrangers, pour la plupart demandeurs d’asile fuyant les zones de conflits, étaient installés devant la préfecture de Loire-Atlantique à Nantes, en- tre quai Ceineray et rue de Strasbourg, depuis mercredi soir : quelques heures plus tôt, ils avaient été délogés du squat où ils vivotaient, rue des Stocks, à Nantes.

Ce vendredi matin, les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles d’identité systématiques, qui ont donné lieu à huit interpellations. Les huit hommes arrêtés pour infraction à la législation sur les étrangers sont actuellement en garde à vue. Nantes – 10h22

http://www.ouest-france.fr/faits-de-societe-les-sans-papiers-expulses-des-abords-de-la-prefecture-2735023

Commentaire: Oser fuir des riantes « zones de conflit »? Et pour venir chez nous? Si çà se trouve ils ne sont même pas chrétiens!

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28 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Albanais menacés d’expulsion, réunion publique à lannion ce soir(lt)

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Le Collectif de soutien aux sans papiers, qui a pris sous sa protection une famille albanaise réfugiée dans le Trégor depuis fin 2011, organise une réunion publique aujourd’hui, à 20 h 30, au Centre Savidan, à Lannion. 28 juillet 2014 à 10h

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/albanais-menaces-d-expulsion-reunion-publique-du-collectif-de-soutien-ce-soir-28-07-2014-10276574.php

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25 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Travailleurs français immigrés, mêmes patrons, même combat! (lo)

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Ce mercredi le gouvernement annonce vouloir modifier le droit des étrangers en France. Mais en réalité, il ne modifie fondamentalement rien à la politique répressive et d’expulsions en place depuis des années. Il vise même à imposer de nouvelles contraintes aux immigrés comme la désignation d’un lieu de résidence pour les demandeurs d’asile avec menace sur les allocations s’ils le quittent. Pour bénéficier du renouvellement de leur titre de séjour, les travailleurs étrangers devront prouver qu’après leurs journées de travail, ils ont assisté aux cours de français obligatoires, etc. !

Rien ne distingue cette soi-disant gauche de la droite, y compris sur ce terrain. À un tel point que le gouvernement espère sur ce texte recueillir les voix de l’UMP! 23 juillet 2014

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#2

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17 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Usa, un lauréat du prix pulitzer arrêté par la police des frontières (ci)

Le journaliste et défenseur des droits des immigrés clandestins José Antonio Vargas a été détenu puis relâché en moins de vingt-quatre heures dans le sud du Texas.
La détention de José Antonio Vargas à l’aéroport de McAllen, dans le sud du Texas, a suscité l’émoi de ses défenseurs sur les réseaux sociaux. L’activiste se rendait mardi à Houston lorsqu’il a été interpellé par la Border Patrol (la police des frontières) après s’être présenté aux agents comme un sans-papiers. « La détention M. Vargas a posé un dilemme embar- rassant à l’administration Obama », commente le New York Times.

José Antonio Vargas, ancien journaliste qui a remporté le prix Pulitzer avec le Washing- ton Post, a défrayé la chronique en 2011 dans un article publié par le New York Times Maga- zine (et publié à l’époque par Courrier international) dans lequel il déclarait son statut d’im- migré vivant clandestinement aux Etats-Unis depuis 1993. Aujourd’hui, il est reconnu comme l’un des activistes les plus en vue du mouvement des droits des immigrés aux Etats-Unis.

Selon le quotidien new-yorkais, l’afflux très médiatisé de jeunes immigrants d’Amé- rique centrale à la frontière mexicaine rendait toute décision du gouvernement au sujet de l’immigration politiquement risquée: « Les responsables de l’administration étaient tout à fait conscients que la décision de libérer M. Vargas avait pour toile de fond une frontière où des milliers de migrants sont détenus. »

Bien que cette arrestation n’ait pas été « préméditée », l’activiste a su saisir l’opportunité de ce scandale pour souligner la situation critique dans laquelle se trouvent des de milliers de jeunes détenus dans cette zone fortement surveillée par les services de l’immigration. « J’ai pris conscience que je me trouvais en zone militaire », a déclaré José Antonio Vargas après sa libération, motivée par l’absence de casier judiciaire.

Courrier international 16 juillet 2014

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08 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Institutrice d’albi (20 mn)

https://sarkopitheque.files.wordpress.com/2008/03/sanspapiers.jpg

La famille sans papier qu’elle défendait a été régularisée

C’était l’un de ses combats. Malheureusement, Fabienne Terral-Calmès n’aura pas pu assis- ter à son dénouement. La famille béninoise sans papier que l’institutrice d’Albi, poignardée à mort vendredi dernier par une mère de famille déséquilibrée, défendait a été régularisée, annonce ce mardi matin la radio RTL.

Cinq enfants scolarisés L’institutrice se battait depuis trois ans pour que cette famille, dont les cinq enfants sont scolarisés dans son école, obtienne des papiers. «C’est chose faite, assure donc RTL. Benoît Hamon, le ministre de l’Education nationale, l’a confirmé»

Les parents de l’enseignante l’ont demandé Quelques jours plus tôt, cette famille s’était pourtant vu signifier une obligation de quitter le territoire. Mais, toujours selon RTL, l’Etat serait revenu sur cette décision en raison de l’intervention des parents de l’institutrice poignardée. Ce sont eux qui auraient demandé à la préfète du Tarn de donner gain de cause à l’engagement de leur fille. Créé le 08/07/2014 à 08h32 Mis à jour le 08/07/2014 à 08h53

http://www.20minutes.fr/societe/1415939-institutrice-poignardee-a-albi-la-famille-sans-papier-qu-elle-defendait-a-ete-regularisee

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06 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les réfugiés entrent au compte-gouttes (nl)

Les réfugiés entrent au compte-gouttes (nl) dans Antiracisme

Hier midi, une quinzaine de migrants attendent en file indienne, devant le magasin Lidl «souvent c’est pour acheter du pain et un pot de crème fraîche, ou une boîte de sauce tomate», précise Mariam Guerey du Secours catholique.

Cette quinzaine d’hommes, et de jeunes hommes mineurs, sont contraints d’entrer dans le commerce deux par deux. Le vigile filtre les entrées. Mariam Guerey est scandalisée du scé- nario et pointe du doigt une «discrimination» qu’elle juge inadmissible. «Ce sont des clients comme les autres.»

«Je n’ai pas de comptes à rendre»

Le nouveau responsable du magasin Lidl ne daigne pas donner d’explications à cette gestion de l’entrée des réfugiés et renvoie la balle au collègue d’en face qui a adopté le même fonc- tionnement: «Aller voir le responsable d’Aldi.» Et de conclure rapidement: «Je n’ai pas forcément de comptes à rendre.»

En face de Lidl, Laurent Roussel, gérant du café Le Cabestan et aussi élu d’opposition, con- cède que les «migrants cherchent juste à manger» mais que la situation empire «depuis les dernières évacuations de camps». Le commerçant, qui est également président de l’Union commerciale, indique que «les gens râlent, on perd des clients». Et conclut: «Il faut une décision dans l’intérêt des migrants, du personnel des magasins, des clients.»

05/07/2014 Nord Littoral

http://www.nordlittoral.fr/fait-divers-justice/les-refugies-entrent-au-compte-gouttes-ia0b0n122453

La chasse continue, au gaz, et Nord Littoral prend sa dose (Nord Littoral)

Pas de riposte proportionnée, pas de discussion. On gaze. On gaze et tant pis où ça tombe. Pour le coup, les No Border visés en prennent plein la face rue Monseigneur-Piedfort à Calais. La journaliste de Nord Littoral aussi. Et pour ce qui s’apparente à un délit de faciès, on y reviendra.

Vers 19h, les forces de l’ordre se rendent rue Monseigneur-Piedfort. Un No Border – qui a la parole haute, ne cache pas le fond de ses pensées et use régulièrement d’un ton provocateur pour défendre la cause des migrants et des procédures utilisées – est en ligne de mire. Hier, ce dernier, comme d’autres Calaisiens, a mis à l’abri plusieurs dizaines de migrants après l’évacuation. Il s’est retrouvé avec les forces de l’ordre à la porte. Une inter- vention qui ne calme pas les tensions.

Les minutes passent. La discussion est courte. Un No Border arrive à vélo, voit la scène. La police amène le Calaisien vers la voiture banalisée. Une poignée de No Borders arrivent, demandent des explications, s’insurgent de l’interpellation injustifiée selon eux. Ils s’appro- chent. Et rapidement, le gaz lacrymogène part, à tout va. En civil, le fonctionnaire s’y prend à plusieurs reprises. Un instant jouissif? La journaliste, appareil photo à la main, finit la gorge irritée et les yeux en pleurs comme les autres.

Quelques instants plus tard, le No Border embarqué, les CRS sur place empêchent la journaliste de passer, pas ses deux autres collègues. « Non, pas elle ! » Il faudra sortir la carte de presse, examinée de près à deux reprises par un CRS au ton agressif. Délit de faciès pour une mèche rouge qui pourrait être sur le crâne d’un No Border ? Jolie bourde; 03/07/2014 Nord Littoral

http://www.nordlittoral.fr/fait-divers-justice/la-chasse-continue-au-gaz-et-nord-littoral-prend-sa-dose-ia6b0n122037

Commentaire: C’est pas tous mes métiers où on peut prendre son pied en travaillant!

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Bulldozers et policiers contre les camps de migrants de calais (al’e)

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A Calais, le mercredi 28 mai 2014, la police française a détruit avec un bulldozer des camps de tentes plus que fragiles «protégeant» des migrant·e·s, quelque 700.

Pour la plupart d’origine syrienne, afghane, érythréenne, fuyant des conflits, des violences et des persécutions, ils étaient installés dans la ville. La police le fit, comme le reportage de la BBC World l’a montré, sous le regard d’un petit groupe de membres du Front national de la ville de Calais. Conséquence: les problèmes sanitaires invoqués pour cette opération – et qui étaient négligés depuis des mois – ne feront que se renforcer, comme la détresse ex- trême de ces êtres humains. Les reportages ont constaté leur refus de monter dans les bus, car ce sont les mêmes policiers qui les «réveillent le matin» à coups de pied qui les invitaient à «prendre un moyen de transport» pour se «faire soigner».

Les associations présentes aux côtés des immigré·e·s alertaient depuis des semaines les autorités sur les conditions de plus en plus atroces et humiliantes dans lesquelles se trouvaient plongés ces migrants. Le gouvernement de Valls a choisi de disperser ces migrants sur le territoire pour les rendre moins visibles. Une «dispersion» qui rend leurs con- ditions de vie encore plus insupportables. Pourtant, même à minima, il aurait été possible de mettre en œuvre un dispositif humanitaire d’urgence par l’Etat, placé sous la responsabilité de Médecins du monde et du Haut-Commissariat aux réfugiés, structures disposant du per- sonnel pour mettre en place, durant une période transitoire, des «campements adéquats».

Le gouvernement du «social-libéral» – spécialiste de la chasse aux Roms – Manuel Valls s’y est refusé. Une manifestation aura lieu le 31 mai à 14 heures sur la place d’Armes à Calais. Espérons que le gauche internationaliste y soit présente aux côtés de tous ceux qui comprennent que cette défense des droits des migrants s’inscrit dans le cadre d’une bataille d’ensemble pour les droits démocratiques et sociaux qui sont la cible des dites «réformes structurelles». Nous publions, ci-dessous, la lettre envoyée à Manuel Valls le 27 mai 2014 par les associations qui soutiennent ces migrants et qui ont démontré une volonté qui doit interroger l’inaction à ce propos d’une partie de la «gauche radicale» en Europe. Publié par Alencontre le 29 – mai – 2014

Monsieur Manuel VALLS
Hôtel Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Copies à: Monsieur Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur,
Madame Marisol TOURAINE, Ministre des affaires sociales et de la Santé

Objet: Exilés de Calais, la santé méprisée.

Monsieur le Premier Ministre,

La situation à Calais se détériore dans un silence assourdissant. Environ 700 personnes étrangères, pour la plupart d’origine syrienne, afghane, érythréenne, fuyant des conflits, des violences et des persécutions sont installées dans la ville. Parmi elles, quelque 550 ont aménagé des camps de fortune sur le port de Calais et aux alentours, ayant demandé l’asile en France ou attendant de passer en Angleterre.

Ils vivent dans des conditions sanitaires catastrophiques qui ont favorisé le développement d’une épidémie de gale. Bien que nous ayons alerté de manière répétée les pouvoirs publics sur les enjeux de santé publique que représente cette situation, aucune réponse correcte n’a à ce jour été apportée. Le mercredi 21 mai, les associations apprennent avec stupéfaction la décision prise par les services de la Préfecture d’Arras : associer dans un même temps une prise en charge médicale et l’expulsion des terrains sur lesquels les exilés ont trouvé refuge depuis plusieurs semaines. Ceci sans concertation avec les associations, et sans l’accompagnement social des personnes concernées prévus par la circulaire du 26 août 2012. Mais surtout, pour la grande majorité des personnes, sans qu’aucune solution alternative de mise à l’abri ne leur soit proposée.

Nous pouvons anticiper les effets de cette expulsion, prévue le mercredi 28 mai : prise en charge médicale inappropriée, errance des personnes dans la ville de Calais, contrôles policiers quotidiens, violences, désespoir et prise de risques croissante pour tenter un passage vers le Royaume-Uni qui, depuis le début de l’année, ont déjà causé la mort de plusieurs exilés… Et certainement pas la disparition des exilés sur le territoire du Calaisis, qui restera un point de passage vers le Royaume-Uni, les expériences précédentes de destruction et de fermeture l’ont démontré (Sangatte en 2002, Jungle pachtoun en 2009).

Nous savons donc que cette politique irrespectueuse de la dignité des personnes n’apportera aucune solution.

Nous vous demandons de mettre en place un dispositif d’urgence adapté pour répondre à la situation sanitaire des exilés de Calais et que la France réponde à son devoir de protection. Comme vous l’avez affirmé lors de la table ronde qui s’est tenue le 12 décembre 2013 à Calais, des solutions peuvent être apportées à cette situation.

Monsieur le Premier Ministre, engagez une concertation, donnez les autorisations et les moyens de soigner correctement et de protéger les personnes, conformément aux engagements de la France en matière d’accueil des exilés.

Liste des associations signataires: Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture de Calais, Amnesty International, Fédération Entraide Protestante, Fondation Abbé Pierre, France Terre d’Asile, L’Auberge des Migrants, La Cimade, Salam NpdC, Médecins du Monde, Secours Catholique.

http://alencontre.org/europe/france/france-bulldozers-et-policiers-contre-les-camps-de-migrants-de-calais.html

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