Archive | Migrants, réfugiés

04 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

brest

Un pique-nique pour dire « bienvenue » aux migrants

Ce dimanche midi, en haut de la rue de Siam, à côté du monument aux Morts, une petite centaine de personnes ont participé au pique-nique de solidarité organisé par le « Réseau pour l’accueil des migrants dans la dignité ». Pour faire entendre une voix différente…

« On entend beaucoup les opposants. On voulait faire entendre une voix différente qui dit : « Bienvenue aux migrants ! », explique Olivier Cuzon, un des porte-paroles. Dimanche midi, en haut de la rue de Siam, à côté du monument aux Morts, une petite centaine de personnes ont participé au pique-nique de solidarité avec les migrants organisé par le « Réseau pour l’accueil des migrants dans la dignité ». Il a été animé par la fanfare  Similicuivre.

Le réseau met en cause les politiques européens qui restreignent l’accueil des migrants.

Face aux « carences de l’État », il appelle la municipalité brestoise à « chercher des solutions humanitaires pour les sans-toits ». Le réseau se préoccupe aussi des mineurs non accompa- gnés (MNA). Le Parquet fait réaliser des tests osseux pour déterminer l’âge des jeunes. S’ils sont majeurs, ils sortent du dispositif d’aide. « Depuis trois mois, nous avons été treize fois devant le juge pour enfants pour contester la négation de leur minorité. Dans 11 cas sur le 13, le juge nous a donné raison obligeant le Département à reprendre en charge ces enfants. »

http://www.brest.maville.com/

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03 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

fougères (fr3)

Les habitants soutiennent un restaurateur népalais

Près de 200 personnes se sont réunies hier à Fougères pour soutenir un commerçant menacé d’expulsion. L’homme originaire du Népal est arrivé en France il y a 8 ans et tient un restaurant bien connu dans la ville. Son titre de séjour pourrait ne pas être renouvelé.

« We love Baraj » c’est ce que l’on pouvait lire sur des banderoles, accrochées au balcon dans la rue du restaurant de Biraj Subedi, restaurateur népalais bien connu des habitants de Fougères (35).  En septembre dernier, il a pourtant reçu une obligation de quitter le territoire français. Titulaire d’une carte de séjour « commerçant », la préfecture lui refuse son renouvellement car son établissement ne serait pas rentable.

Incompréhension pour la population et soutien des élus locaux

Biraj vit en France depuis 2008. D’abord étudiant, il décide ensuite de rester en Bretagne. En 2013, il investit toutes ses économies dans ce restaurant où il emploie désormais un cuisinier et deux personnes en CDD. Une pétition de soutien a été lancée et recueilli plus de 4000 signatures. Emilie Colin 03/10/2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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02 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

berlin (révolution permanente)

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Journée nationale contre le racisme en Allemagne

3 000 lycéen-ne-s dans la rue contre l’extrême-droite et le racisme

Il est 10h ce matin à Berlin. Alex, lycéenne de 17 ans, se tient dans la cour de son lycée. Ses cheveux sont teints en bleu et elle porte un sweat noir. Elle tient un mégaphone rouge à la main. Des centaines d’élèves l’écoutent depuis les fenêtres des salles de classe : « Vous pouvez aller tous les jours au lycée », explique-t-elle, « mais beaucoup de gens ici n’ont pas cette chance. Battons-nous pour le droit à l’éducation pour toutes et tous ! »

Ainsi a commencé la grève lycéenne pour quelques dizaines d’élèves du lycée Félix-Mendelssohn-Bartholdy, dans le quartier Prenzlauer Berg de Berlin. Des scènes similaires se sont déroulées dans de nombreux autres établissements. A 11h, près de 3 000 lycéen-ne-s se sont rassemblé-e-s devant l’hôtel de ville Rotes Rathaus et ont défilé jusqu’au quartier Gesundbrunnen. Cette grève lycéenne contre le racisme était la sixième à Berlin depuis début 2014.

La jeunesse voulait dénoncer le racisme du parti d’extrême-droite AFD, mais aussi celui de l’État et des partis institutionnels siégeant au Parlement, qui soutiennent tous les expulsions et les mesures sécuritaires. C’est pourquoi il s’agissait aussi de manifester contre les expulsions et d’exiger l’accès à l’éducation pour les réfugié-e-s.

Dès 8h, un débrayage est parti du nord de la ville. Il était organisé par le groupe Coming Soon (JCS) et « Mouvement solidaire de la Jeunesse » (SJB). Ce dernier avait déjà mobilisé quelques 300 lycéen-ne-s au mois de mai dernier, en solidarité au mouvement contre la loi Travail. Lors de ce débrayage, près de 300 élèves sont passés d’un lycée à l’autre, encoura- geant leurs camarades à sortir de leurs classes et à les rejoindre. Pendant ce temps, jusqu’à 13 fourgons de la police de Berlin encadraient le cortège. Des policiers se tenaient devant les portes de chaque établissement, avec armes à feu et combinaisons noires.

Certes, ils n’ont pas empêché les lycée-ne-s d’aller dans la rue, mais il est clair qu’ils voulaient les intimider. Le déploiement massif des forces de l’ordre avait pour but de leur faire peur et d’essayer de les empêcher d’aller manifester. Mais ceux-ci ne se sont pas laissés prendre au jeu. Si les lycéen-ne-s semblent cette fois-ci peu impressionnés par la présence policière, la question de la répression est pourtant bien présente dans les esprits, comme le soulignait une élève interviewée quelques jours plus tôt, évoquant le souvenir de lycéen-ne-s enfermés dans leurs lycées lors de la dernière mobilisation : « La dernière fois, nous avons essayé de discuter avec notre proviseure avant, mais cela n’a pas apporté grand-chose. Nous avons eu plus de répression qu’aux autres grèves, où nous avions laissé cette question de côté. »

Au lycée Elisabeth, 40 membres du personnel et des professeurs ont également pris part au mouvement. « Beaucoup de personnes parmi nous sont d’origine immigrée », raconte Hamsa, 28 ans, « ici, on entend des remarques dans la rue ». Les lycéen-ne-s ont déjà participé aux grèves pour exiger une convention collective pour les professeurs l’an dernier : en Allemagne, pour un même travail, les enseignants ayant un statut de fonctionnaire touchent 500 euros de plus que leurs collègues.

Sur le chemin en direction de l’hôtel de ville, des slogans sont scandés au moment où la manifestation passe devant un magasin de vêtements de la marque prisée des néo-nazis Thor Steinar. On s’arrête à la Zionskirchplatz, où se tient la « coalition civile » de Beatrix von Storch, ex-présidente de l’AFD ; puis devant le Mauerpark, où deux Camerounais avaient été agressés deux semaines plus tôt par des nazis lors d’un barbecue festif. Un militant antifasciste crie depuis le camion du cortège : « Personne ne pourra combattre AFD à notre place. C’est à nous de le faire ! » Il propose de perturber leurs stands d’information. « Il s’agit pas d’aller se battre, juste d’avoir du courage ! »

Oskar, 17 ans, s’est joint à la mobilisation essentiellement en raison du résultat de l’AFD aux élections de Berlin. « On s’attendait à 10%, mais presque 15%, c’était un choc. » Étant donné son jeune âge, il n’a pu voter qu’aux élections municipales, auxquelles les mineurs peuvent participer dès 16 ans depuis 2014. Seuls 3,5% des moins de 18 ans ont voté AFD. Au lycée Sophie Scholl, d’où vient Oscar, environ 30 personnes sont venues manifester. Tous les lundi, lui et ses camarades donnent des cours d’allemand à des réfugiés qui viennent chez eux dans une classe d’accueil.

Un message de soutien a été transmis du jardin botanique de Berlin. Durant un an, les salariés se sont battus pour obtenir une convention collective et ont reçu beaucoup de soutien de la part des élèves et des étudiants. Ils veulent ainsi montrer que le parti AFD s’attaque non seulement aux réfugiés, mais aussi à l’ensemble des salariés, par la privatisation de nombreuses institutions.

Un cortège d’environ 500 réfugiés afghans marchait en queue de manifestation en scandant : « Égalité des droits » ainsi que des slogans en persan. Le gouvernement allemand tente de nous persuader que l’Afghanistan serait un « pays sûr » pour faciliter les expulsions des migrants. Les militants répliquent par des images des atrocités commises tous les jours là-bas, ainsi qu’une banderole rouge : « Nous ne sommes pas en sécurité en Afghanistan ».

La communication est difficile. La plupart des migrants ne sont en Allemagne que depuis quelques mois et ne parlent qu’un peu anglais et allemand. Mohammed, 15 ans, a été à l’école à Kundôz. Il est dans une classe d’accueil à Berlin depuis quelques mois et veut empêcher que des réfugiés comme lui soient expulsés. L’action du collectif « Jeunesse contre le racisme » a eu lieu dans d’autres villes…

30 septembre 2016 Wladek Flakin

http://www.revolutionpermanente.fr/

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28 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

quimper-brest frontières

q1

q2

Brest: Mercredi 5 Octobre

  20H à la MPT Valy hir

1, rue des frères Goncourt

http://brest.mediaslibres.org/

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22 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

crise des réfugiés (amnesty)

ref

Le «Sommet des dirigeants» n’a pas fait preuve de volonté politique

L’issue du Sommet des dirigeants sur les réfugiés convoqué par le président Obama à New York constitue une petite avancée mais est loin de répondre à la crise mondiale des réfugiés, a déclaré Amnesty International mercredi 21 septembre.

Les responsables mondiaux ayant assisté au sommet ont renforcé leurs engagements en matière de réinstallation, de financement humanitaire, d’éducation et d’accès à l’emploi pour les réfugiés. Ces promesses - qui semblent bien faibles face aux besoins - font suite au Sommet des Nations unies sur les réfugiés et les migrants qui s’est terminé sur un échec plus tôt cette semaine.

« Les sommets de ces derniers jours ont mis en évidence une crise du leadership. À quelques exceptions près, de nombreux dirigeants mondiaux ne se sont pas montrés à la hauteur, en prenant des engagements qui vont quand même laisser des millions de réfugiés au bord du gouffre », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

« Les pays riches ne peuvent se contenter de promettre des fonds puis tourner les talons. Les 360 000 places de réinstallation proposées à l’échelle planétaire doivent être envisagées dans un contexte où les réfugiés sont plus de 20 millions dans le monde, dont la moitié dans à peine 10 pays. Et les pays qui font partie des pires auteurs de violations des droits des réfugiés, comme l’Australie et certains États de l’Union européenne, ne peuvent être autorisés à présenter de maigres propositions d’aide comme une réponse généreuse à la crise. »

Les États ayant participé au sommet se sont engagés à augmenter les financements de 4,5 milliards de dollars par rapport à 2015. Avant le sommet, la Maison Blanche a par ailleurs annoncé que 51 entreprises américaines se sont engagées à donner, à investir ou à lever plus de 650 millions de dollars pour contribuer à atténuer la crise des réfugiés. Cela inclut une promesse de don d’un montant de 500 millions de dollars, faite par l’investisseur et philanthrope George Soros.

« Il est très parlant qu’une personne fasse à elle seule un don plus généreux que la Chine, le pays le plus peuplé du monde et le deuxième le plus riche, qui s’est engagée à verser 300 millions de dollars », a déclaré Salil Shetty.

« S’engager à accueillir des réfugiés est une petite avancée, mais l’absence d’un système mondial de partage des responsabilités, pourtant indispensable, après deux sommets importants signifie que les États ont laissé passer une occasion rare de faire un grand pas en avant vers la résolution de la crise.

« Si les dirigeants mondiaux sourient pour les photographes, les maigres résultats des sommets de cette semaine ne les exonèrent pas de leurs responsabilités. Tant que plus de pays, en particulier les pays riches, n’accueilleront pas une part beaucoup plus importante et plus équitable des réfugiés du monde, ils resteront du mauvais côté de l’histoire.

https://www.amnesty.org/

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14 août 2016 ~ 0 Commentaire

bmh coalia (brest médias libres)

eux

Au Forestou, la bataille continue: BMH et Coallia s’associent pour déménager des personnes de force

Au petit matin du Lundi 8 Août, dans le quartier du Forestou à Brest, une famille de personnes exilées logées par Coallia [1] (Association agréée par l’Etat pour prendre en charge les demandeur-euses d’asile et leur logements ) s’est vue notifier un rendez-vous chez ces derniers pour les informer qu’ils devaient déménager dans la journée et être relogés ailleurs.

Ce déménagement était au préalable prévu pour septembre mais Brest Métropole Habitat (BMH) en a décidé autrement en accélérant le chantier de démolition de la maison dans laquelle il vivaient . C’est à 10h du matin que la famille aurait du donner son accord (ou pas) pour son déménagement, n’ayant même pas vu leur futur logement. Aucune traduction n’a été faite lors du rendez-vous, et ne parlant pas français, cette famille a donc dû accepter quelque chose qu’elle ne comprenait surement pas très bien. Peu importe l’accord après tout, car c’est à 9h du matin que les déménageurs sont arrivés pour vider la maison, avant même que la famille n’ait signé quoi que ce soit.

La présence de soutiens sur place retarde les opérations, mais les cadres de BMH accompagnés de l’huissier habituel de ce genre de procédures expéditives, C. Guéganton, ainsi que du directeur de Coallia, M. Le Bars, et de quelques gros bras, finissent par rentrer en force en début d’après midi. Ceux-ci voulant faire l’état des lieux alors même que toutes les affaires des personnes étaient encore dans la maison. Le directeur de Coallia ne manquant pas de notifier qu’il était le locataire de la maison et qu’il faisait ce que bon lui semblait. Illégalement ou pas…

Mais cette équipe ravissante n’était pas simplement venue déménager les affaires de la famille. Ils étaient là pour enlever les fenêtres, les portes, et armés de parpaings pour murer celles-ci et les condamner. Ils ont d’ailleurs commencé leurs actions alors même que les enfants étaient en train de faire leur sieste dans les chambres. Condamner la maison, pour être encore une fois certain que des personnes dans le besoin ne puissent pas s’y abriter.

Le directeur de Coallia et la police nationale (appelée sur place pour prêter main forte à la charmante équipe) quant à eux ne manqueront pas de dire aux personnes venues en soutien qu’ils « instrumentalisaient les exilés » et honte à eux, car ils gardaient les enfants dans leurs bras en les laissant assister à cela ! (Mais qui est responsable de cela Monsieur le Bars ?)

Rappelons que Coallia laisse des dizaines de personnes dormir dans ses couloirs depuis des années, engageant des procédures d’expulsions contre ceux-ci, leur fermant l’accès aux toilettes car « ce ne serait pas cohérent avec une procédure d’expulsion que de leur laisser l’accès aux sanitaires » (paroles du directeur lui même), logeant des personnes dans des logements insalubres (plafonds noirs de moisissures, papiers peints en lambeaux, avec les conséquences que l’on peut s’imaginer sur la santé des habitant-e-s…).

Dorénavant ils travaillent main dans la main avec les démolisseurs d’abris de BMH, tout cela n’étant une fois de plus qu’un engrenage dans la machine raciste et xénophobe de l’Etat et de la mairie de Brest.  12 août 2016

[1] Coalia: Ex-SONACOTRA, est le deuxième plus important gestionnaire de l’hébergement des demandeurs d’asile avec 41 CADA, suivi de France Terre d’Asile avec 29 CADA et une capacité totale de plus de 2 900 places.

http://brest.mediaslibres.org/

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30 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

une famille syrienne à brest (ouest france)

syrians

Brest. Les chrétiens attendent une famille syrienne

L’association oecuménique brestoise SOS réfugiés du Moyen-Orient a tout prévu pour accueillir une famille de cinq personnes. Il ne manque plus que les autorisations, qui tardent à arriver…

Entretien

Vous avez affiché samedi une banderole sur la façade du temple de Brest…

C’est une campagne nationale spécifique à notre Église réformée que nous relayons au niveau local. C’est une manière de rappeler au gouvernement l’engagement qu’il avait pris pour l’ac- cueil des réfugiés. Parallèlement, nous nous sommes engagés ici à tendre la main à ceux qui en ont besoin, via l’association œcuménique brestoise SOS réfugiés du Moyen-Orient qui rassemble des protestants, des catholiques et toutes personnes de bonne volonté.

Pensez-vous que les promesses n’ont pas été tenues ?

Il est certain que cela a pris beaucoup de retard par rapport à ce qui avait été annoncé. Ainsi, à Brest, nous avons fait le nécessaire pour accueillir une famille, mais tout est bloqué depuis plusieurs semaines car nous attendons les autorisations qui doivent être données par le consulat. Nous n’avons plus d’interlocuteur direct. Par des membres de nos églises, nous savons que de nombreuses associations en France sont, comme nous, dans des impasses.

Où se trouve actuellement la famille qui doit venir à Brest ?

Il s’agit d’un couple et de ses trois enfants de 9 à 15 ans. Nous avons leur nom. Ils ont pu nous envoyer une photo. Ils sont réfugiés dans la ville d’Erbil, au Kurdistan irakien (1). Dans un dernier message, ils nous ont donné des nouvelles et demandé si nous avions fait avancer leur dossier. Nous avons compris que pour eux là-bas, la vie n’est vraiment pas facile…

Qu’est-ce qui a été prévu pour les accueillir ?

Nous avons mobilisé nos réseaux. Concrètement, nous avons trouvé un appartement et nous sommes prêts à collecter des fonds pour régler le loyer. Nous avons un interprète. Par nos églises, nous sommes bien renseignés sur toutes les démarches administratives à effectuer. L’idée est de les soutenir au moment où ils en ont besoin, de les accueillir quelque temps ici avec l’idée qu’un jour ils pourront repartir chez eux, lorsque cette période troublée sera passée. Sabine NICLOT-BARON 29/07/2016

(1) Plusieurs camps accueillent, autour de la petite bourgade d’Erbil, des dizaines de milliers de réfugiés, principalement chrétiens.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/Brest-les-chretiens-attendent-une-famille-syrienne4393115

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23 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

la salle guerre de bmh, le retour (brest media libre)

informaticien

Demandeur-euse-s d’asile

Jeudi 21 juillet au matin, peu après 8h, le quartier est mor(t)ne.  Un type de ASSIST, boîte de sécurité privée, accompagné d’un (ir)responsable de Brest Métropole Habitat (BMH) passe devant nous. Ça sent pas bon. Des flics en civil, des fourgonnettes, ainsi qu’un type de BMH ayant été aperçus la veille rodant dans le quartier, on se prépare encore une fois au pire.

Après avoir dévitalisé des maisons en mars dernier, voilà que depuis mardi après-midi, à peine les grandioses fêtes maritimes terminées, BMH a entrepris de passer à la vitesse supé- rieure, en entamant la destruction de ce pâté de maison du quartier du forestou.

Un panneau a fleuri il y a peu, informant de la démolition de cette parcelle de 4000m², pour en faire de l’habitat social. Ce dernier point est à souligner, puisque la construction de logements sociaux a justifié ces dernières années l’expulsion de plusieurs lieux occupés, sans autre résultat à ce jour que la démolition des habitations concernées.

Des panneaux « danger amiante » ont également été posés (uniquement devant les maisons réquisitionnées), ce qui étonne certains voisins qui sont là depuis 20 ans…

22 juillet 2016

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11 mai 2016 ~ 0 Commentaire

les camps (ujfp)

auschwitz

Pour le 71e anniversaire de la libération des derniers camps d’extermination nazis, la fin de la Seconde Guerre Mondiale

8 mai 2016 : nous commémorons le 71e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie, la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Les 5  6  7 et 8 mai 1945 sont les dates de la libération des derniers camps d’exter- mination nazis implantés en Autriche.

Le 5 mai, les camps Mauthausen et de Gusein I  II et III, le 6 mai celui d’Ebensee, le 8 mai ceux de Loibl-Pass Nord et Loibl-Pass Sud, à la frontière de l’Autriche et de la Yougoslavie. Derniers camps nazis libérés d’Europe alors qu’en France où la politique des camps était la marque infâmante de Vichy, les derniers camps de concentration où étaient internés les Tsiganes ne cesseront de fonctionner qu’en décembre 1945 pour le camp de Jargeau (Loiret), au 1er juin 1946 pour le camp des Alliers (Charentes).

Le souvenir des persécutions et du génocide des Juifs d’Europe nous incite à une vigilance particulière, nous enjoint de ne jamais être du côté des bourreaux.

Nous nous souvenons que ce même 8 mai 1945, l’armée française bombardait les villes algériennes de Sétif, de Guelma et de Khératta, pour réprimer les manifestations populaires algériennes, affirmant ainsi la continuité de la politique coloniale française, jamais abandonnée par Vichy, masquée par l’engagement de la France Libre et de la Résistance dans la lutte mondiale contre le fascisme et le nazisme.

Évoquer aujourd’hui le mot CAMP est plus que jamais nécessaire dans ce temps où la France et l’Europe négocient avec la Turquie l’enfermement, illégal au regard du Droit Humanitaire International, des réfugiés venus de Syrie et des différents pays de Moyen-Orient où les populations fuient les guerres civiles et les guerres d’agression menées par les pays occidentaux, au prétexte de lutter contre les Talibans hier, contre Daech maintenant.

Évoquer les camps, quand en France, après les attentats à Paris de novembre dernier, le numéro deux du Parti Républicain, Laurent Wauquiez, demande par deux fois l’ouverture de camps pour interner « les terroristes musulmans », renouant ainsi avec le discours pétainiste, sans que cette demande extravagante ne soit fermement condamnée par le monde politique – de gauche comme de droite, est une nécessité politique et morale élémentaire.

L’enfermement des étrangers, des réfugiés, des populations «en trop», «en surnombre dans l’économie nationale» ou l’économie européenne, redevient une norme, banalisée par les discours racistes, xénophobes, les discours sécuritaires propagés par les plus hautes autorités de l’Etat, banalisée à travers la situations des demandeurs d’asile de Calais parqués dans un bidonville surnommé la Jungle, manière d’enlever à l’Homme son humanité, le réduire à l’état de bête sauvage, le rendre vulnérable sans que quiconque ne s’inquiète.

Jamais, plus qu’en ce début du 21è siècle, la question des camps, celle de la gestion des populations en trop, n’ont été à ce point politiquement importantes. Jamais cette question n’a été occultée plus qu’aujourd’hui.

Enfermement et gestion de pans entiers de populations (Gaza), de pans entiers de populations fuyant les dictatures (Syrie), de pans entiers de populations (Afrique) fuyant les guerres, la famine et la misère. Tous interdits de pénétrer dans l’espace «Europe» transformé en forteresse, refoulés et/ou enfermés dans des camps sous-traités aux confins de celui-ci, ailleurs demain, par nécessité, la Turquie ne pouvant à court terme devenir à elle seule le nouvel espace carcéral de l’Europe.

Le monde des camps est aujourd’hui, plus que jamais, d’une terrible actualité, d’une terrible modernité, nous ne pouvons rester indifférents, cette question concerne l’avenir de toute l’Humanité. Dimanche 8 mai 2016  Bureau national de l’UJFP

http://www.ujfp.org/spip.php?article4889

Lire aussi:

http://alencontre.org/europe/grece/lombre-de-la-syrie-a-idomeni.html

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10 mai 2016 ~ 0 Commentaire

traitement des étrangers en france (essf)

jeunes-sans-papiers_affiche_nov-2014

Prestations sociales, santé, scolarisation: le Défenseur des droits dénonce

Les étrangers doivent faire face à de nombreux obstacles qui entravent leur accès aux droits fondamentaux, dénonce le Défenseur des droits Jacques Toubon dans un rapport rendu public ce lundi.

Discriminations, inégalités de traitement, préjugés, méfiance : à l’heure de la crise des réfugiés, le Défenseur des droits Jacques Toubon déplore dans un rapport rendu public ce lundi une « logique de suspicion » envers les étrangers, et pointe « l’ensemble des obstacles qui entravent l’accès des étrangers aux droits fondamentaux » comme la scolarisation ou la santé.

Intitulé « Les droits fondamentaux des étrangers en France », ce rapport de 305 pages (accessible en ligne ici) s’appuie sur un recensement des actions juridiques menées par le Défenseur des droits, et mesure « l’écart entre les droits proclamés et les droits effectivement exercés » par les extra-nationaux. Le texte pointe notamment la banalisation de la discrimi-nation à l’égard des étrangers sur le territoire français : « L’idée de traiter différemment les personnes n’ayant pas la nationalité française, de leur accorder moins de droits qu’aux natio- naux est si usuelle et convenue qu’elle laisserait croire que la question de la légitimité d’une telle distinction est dépourvue de toute utilité et de tout intérêt », écrit le Défenseur des droits.

Jacques Toubon appelle notamment à « déconstruire » les « idées préconçues » et les « mythes » qui circulent sur le sujet, comme la crainte de l’« appel d’air », ou celle d’une remise en cause de « l’identité française » ou de « grand remplacement ». « Aucune période de l’histoire de l’immigration, aussi intense soit-elle, n’a modifié le socle des valeurs républicaines communes », peut-on lire dans le rapport, qui va également à l’encontre d’un supposé « tourisme social », idée véhiculée par l’extrême droite.

« Atteinte à la dignité humaine »

Une première partie consacrée à l’entrée des étrangers fait état d’« atteintes au droit dans la délivrance des visas », notamment pour les parents de Français sur le motif du « risque migra- toire ». Le Défenseur déplore que « la France tend(e) à réduire les voies d’immigration légales, alors même que la situation en Syrie accroit la pression migratoire ». L’institution, qui avait déjà fait part de ses réticences sur l’accord UE-Turquie visant à dissuader les migrants, se montre critique vis-à-vis de l’« objectif de « sécurisation » des frontières », « en rien dissuasif, les exilés ayant derrière eux un parcours migratoire déjà semé d’obstacles et de prises de risques ».

Pour ceux qui atteignent le territoire français, le rapport pointe l’existence d’« entraves au droit de demander l’asile à la frontière » ainsi que « le maintien en zone d’attente, source de privation des droits ». En préfecture où ils entament leurs démarches, les migrants risquent de longues heures d’attente, qui portent « atteinte à la dignité humaine », et des refoulements, « entrave au droit des étrangers à voir examinée leur demande ». Les délais de traitement « excessifs » des dossiers « ainsi que d’importantes lacunes dans l’information » donnée sont aussi dénoncés.

Le Défenseur s’inquiète aussi de la « précarité du droit au séjour » pour les victimes de violences conjugales notamment, et des « discriminations » dont souffrent les conjoints de Français par rapport aux Européens. Il pointe le cas particulier des étrangers malades, et « déplore la persistance de pratiques illégales, non isolées, dans l’accès aux titres de séjours pour soins ». En matière d’éloignement, il dénonce des mesures « exécutées au mépris de certains droits fondamentaux » comme celui de porter plainte.

Les mineurs non accompagnés pas assez protégés

Le parcours du combattant des étrangers ne s’arrête pas une fois la frontière passée. La deu- xième partie du rapport, consacrée aux étrangers déjà en France, parle ainsi d’« une égalité de traitement avec les nationaux mise à rude épreuve ». « Entraves à l’accès au droit » en matière de prestations familiales, « discriminations » pour certains minimas sociaux, refus de scolariser des enfants… Le Défenseur s’inquiète aussi de « restrictions d’accès à l’emploi », notamment pour les métiers en tension qui font l’objet d’une autorisation, ou pour les deman- deurs d’asile. Il souligne combien les contrôles d’identité servent souvent « à cibler des étran- gers » dans une logique de contrôle migratoire. L’institution recommande aussi « que tous les demandeurs d’asile se voient versées dans les plus brefs délais et avec effet rétroactif les allocations auxquelles ils ont droit depuis le 1er novembre 2015 », date de l’entrée en application de la nouvelle loi.

Jacques Toubon revient longuement sur le sort des mineurs non accompagnés, l’un de ses sujets d’inquiétude récurrents. Accès aux droits et à la justice « défaillant », conditions de prises en charge « inquiétantes », absence de procédure spécifique pour la demande d’asile… Pendant l’évaluation de leur situation, « ces enfants devraient être protégés de manière inconditionnelle, ce qui n’est pas toujours le cas ».

Le rapport souligne enfin l’importance des mots utilisés pour qualifier les étrangers. « Migrants, réfugiés, clandestins, sans-papiers, immigrés, exilés, sont autant de mots rarement utilisés de manière indifférente », détaille le rapport, qui souligne qu’employer l’appellation « réfugié » plutôt que « migrant » « est à double tranchant » car cela « peut inciter à distin- guer, une fois de plus, les « bons » réfugiés, ceux qui pourraient prétendre à une protection au titre de l’asile, des « mauvais » migrants dits économiques ». LIBERATION, avec AFP

* Libération, 9 mai 2016 à 12:30 :
http://www.liberation.fr/le-defenseur-des-droits-denonce-le-traitement-des-etrangers

Voir le Monde également:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37902

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