Archive | Sans-papiers

07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

expulsions brest

brest

Mouvement Zéro Personne A La Rue Brest

GUET-APENS!

Suite à des notifications de décisions administratives des amis Irakiens se présentent en préfecture , sont arrêtés , placés au CRA (centre de détention administrative) à 17h. Ils seront dans l’avion à 10h demain , direction la Finlande .
Zéro recours possible…

6 juin 2017
Ami O. Où es-tu?
Au CRA? Dans l’avion?
Où t’emmènent-ils?
En Italie? Certainement …!
Comme prévoient les accords de Khartoum : retour au Soudan?(la mort)

On dénonce .
On imprime .
On affiche partout .
Inondons ici, en France, en Europe
les empreintes du genre humain…dans un monde étranger d’humanité .

brest 2

Rendez-vous ce samedi 10 juin à 11h
place de la « Liberté » Brest.

Facebook

Lire la suite

04 juin 2017 ~ 0 Commentaire

utopies (le cloître st thegonnec)

st theg

Deuxième édition du Festival des Utopies

L’Association Les Utopistes en Action et leurs partenaires, c’est a dire toutes celles et ceux qui participent de près ou de loin à cette fête de la solidarité et de la générosité, organisent leur deuxième Festival des Utopies.

L’aide aux réfugiés, aux migrants, et à toutes personnes en difficulté sociale est malheureu-sement toujours d’actualité, et nous comptons sur vous pour que cette journée soit réussie et apporte un peu de joie et de chaleur humaine aux personnes dans le besoin sur notre territoire. Les bénéfices serviront à financer un véhicule et un local pour y installer une friperie permanente sur le sud du Pays de Morlaix.

Tout sera fait pour que vous passiez cette journée dans la joie et la bonne humeur, entouréEs de tous nos amiEs artistes, artisans, maraîchers, musiciens, techniciens, marionnettistes et bénévoles qui vous communiqueront la leur de toutes façons. ;-)

Marché artisanal, expositions de peintures, photographies, sculptures, 15 concerts: rock, trad, jazz, chanson française, world music, reggae, spectacles et ateliers pour enfants, conférences, 25 associations environnementales, culturelles et caritatives, espace médecines douces, vous ne pourrez pas louper une occasion de vous faire plaisir, à vous ou votre famille, pour cet avant goût des vacances.

Facebook

Lire la suite

26 mai 2017 ~ 0 Commentaire

hamidou (côté quimper)

Papers-Please-Arizona-Immigrants

Travaillant et vivant en Finistère depuis plusieurs années, il risque de se faire expulser

Le collectif « On est bretons, solidaires et on agit » alerte sur la situation d’un Malien, travaillant et vivant près de Quimper (Finistère), et aujourd’hui menacé d’expulsion.

La situation d’Hamidou Mary n’est pas un « cas d’école » et illustre parfaitement les nombreu- ses incohérences de l’administration française. Pour ce Malien de 37 ans, arrivé en France en mars 2003 et installé depuis cinq ans à Scaër, près de Quimper (Finistère), l’avenir se dessine avec incertitude. En mars 2017, il a reçu une assignation à quitter le territoire et est menacé d’expulsion. Le collectif « On est bretons, solidaires et on agit » alerte sur sa situation.

En Bretagne depuis 2007

Hamidou Mary confie: «Je suis arrivé en France il y a presque 15 ans et j’ai très vite travaillé ». Il officie d’abord dans les travaux publics à Noisy-le-Sec en Ile de France, puis en tant qu’agent de sécurité pour le Stade de France, notamment lors de la coupe du monde de 2006. Un véritable « rêve » de gosse pour ce passionné de football.

En 2012, il rejoint son frère en Bretagne, installé à Scaër depuis 2007. Il travaille quelques temps dans l’agroalimentaire avant d’entamer une formation d’agent de sécurité près de Lorient. Dans le cadre d’un regroupement familial, sa femme le rejoint en 2014 et Hamidou Mary devient père en 2015. Depuis, il a décroché un CDI au sein de l’entreprise Securit 29.

Problème de photos

Titulaire depuis 2009 d’un titre de séjour salarié, celui-ci fut jusqu’à présent renouvelé sans aucune difficulté. Mais en juin 2013, les choses ne se passent pas comme prévu. A la mairie de Scaër, on lui répond que la photo qu’il a fournie pour son dossier, n’est pas conforme. Accusé d’usurpation d’identité, une déclaration en préfecture s’en suit et une enquête est alors ouverte par le procureur. Néanmoins, l’erreur a été corrigée et Hamidou Mary a pu voir son titre renouvelé.

Selon le collectif « On est bretons, solidaires et on agit », il y aurait eu au sein de la mairie, une confusion entre les photos d’Hamidou Mary et celles de son frère, venu déposer son dossier de renouvellement de carte au même moment. « Peut-être un certain zèle également », dénoncent certains membres du collectif.

Un choc

Depuis, tout est rentré dans l’ordre administrativement, et pourtant, en mars 2017, Hamidou Mary reçoit une assignation à quitter le territoire. Un véritable choc pour le Scaërois. Il contacte alors Jeannine Daniel du collectif « On est bretons, solidaires et on agit » afin de comprendre et réagir face à la situation. Les membres réunissent tous les éléments du dossier et cherchent alors à comprendre ce qui a pu amener à cette assignation. Jeannine Daniel, présidente du collectif, fait remarquer :

On ne sait pas pourquoi cette affaire de photo ressort et mène à une telle décision, alors que Hamidou a tout fait en règle. Il est apprécié par tous, notamment par ses anciens employeurs. Une telle situation est incompréhensible.

Hamidou Mary est attendu le 2 juin au tribunal administratif où sera rendue la décision finale. « Cette situation est catastrophique, rappelle la présidente du collectif. Hamidou perd non seulement son travail et risque de perdre tout ce qu’il a construit ces dernières années. » En attendant, le collectif appelle à se mobiliser vendredi 26 mai, à 15h30 devant la préfecture du Finistère, à Quimper.

25/05/2017

http://www.cotequimper.fr/

Lire la suite

23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

dublin (change)

dublin (change) dans Altermondialisme

.

M. le Préfet, vous pouvez dédubliner !

C’est quoi, dédubliner ? Cela veut juste dire : permettre à un migrant de déposer une demande d’asile en France, même s’il est en «procédure Dublin». La «procédure Dublin» dit qu’une personne doit demander l’asile dans le premier pays européen où elle est entrée ou passée (ce qui n’est pas forcément son souhait).

Au moment du démantèlement du camp de Calais, le gouvernement a promis que les person- nes qui acceptaient d’aller dans les «CAO» (Centre d’Accueil et d’Orientation) sortiraient de la «procédure Dublin», et pourraient donc déposer une demande d’asile en France. Cette promesse a été globalement respectée dans le Finistère (merci !) et nous restons vigilants pour ceux qui ne le sont pas encore…

MAIS… les autres personnes (venant des camps de Grande-Synthe, Paris, ou étant dans d’autres hébergements d’urgence…) sont menacées d’expulsion de la France. C’est une atteinte flagrante au principe républicain de l’égalité des droits ! Pour mieux comprendre, prenons par exemple les cas de Marwan et de Kamal*
(prénoms fictifs)

Marwan part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Calais et de là part en CAO à Brest : il est autorisé à demander l’asile en France.

Kamal part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Paris et de là part en CAO à Brest : il n’est pas autorisé à demander l’asile en France, la préfecture lui délivre un billet d’avion pour être expulsé vers l’Italie, où il est censé pouvoir demander l’asile.

Pourquoi est-ce si grave de devoir retourner en Italie ?

Parce que l’Italie ne peut assurer des conditions d’accueil dignes, au vu des arrivées très importantes sur son territoire, et surtout parce qu’il existe des accords entre l’Italie et le Soudan qui font craindre, à juste titre, que l’Italie n’expulse le réfugié vers le Soudan, qu’il a quitté parce que sa vie y était menacée. Rapport Amnesty International

Une personne choisit de demander l’asile dans un pays pour des raisons objectives, et c’est en accord avec le respect des droits à la libre circulation inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 13).

M. le Préfet, vous POUVEZ rétablir cette égalité des droits !

Ce que nous vous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III vous permettent ce «dédublinage» :  Clause discrétionnaire énoncée à l’art. 17 al. 1 du Règlement de Dublin III : « (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. »

Nous ne vous demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces person- nes: nous vous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera examinée, acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

Vous aussi, vous souhaitez que M. le Préfet du Finistère permette aux personnes en procédure Dublin de déposer une demande d’asile ? Signez déjà cette pétition en ligne, et vous pouvez venir pour le rassemblement qui aura lieu le Samedi 3 juin, à 11H, Place de la Résistance à Quimper, afin de signer la pétition papier que nous remettrons ensuite à M. le Préfet du Finistère.

Signataire :
Ligue des Droits de l’Homme – Quimper
L’Auberge des Migrants

https://www.change.org/

Lire la suite

05 mai 2017 ~ 0 Commentaire

chasse à l’enfant (le vif.be)

enfant flic

Schaerbeek – ce matin 8h20 – à l’arrêt du tram 55, une dizaine d’agents de la STIB accompagnés de policiers en uniforme contrôlent les passagers du tram.

C’est l’heure d’accompagner les enfants à l’école. Le tram est bondé de mamans et d’enfants qui portent de gros cartables.Contrôle des tickets et des cartes d’identité. La STIB participe à la chasse aux sans-papiers. A la chasse aux enfants sans-papiers.

La loi prévoit qu’avec ou sans-papiers, tout enfant est soumis à l’obligation scolaire. Les enfants sans-papiers vont à l’école comme les autres et s’y rendent en tram comme les autres. L’éducation est un droit que l’Etat doit respecter. Mais encore faut-il arriver jusqu’à l’école. Contrôler l’identité des familles qui visiblement accompagnent des enfants à l’école, c’est ignoble. C’est indigne de notre société. Nous ne pouvons pas l’accepter.

La STIB n’a-t-elle pas d’autres tâches à accomplir ? La mobilité à Bruxelles est un vrai problème. Le matin, nos trams sont bondés. Il est parfois impossible de monter. Il faut attendre le tram suivant au risque d’arriver en retard. Alors par pitié, le budget alloué à cette atroce opération de chasse aux enfants sans-papiers, utilisez-le pour ajouter un tram ou deux sur la ligne.

Ces policiers n’ont-ils pas d’autres tâches plus importantes et plus urgentes que d’arrêter une maman sans-papiers devant ses enfants de sept ou huit ans ? La peur qu’ils ressentaient était palpable.

Une telle opération n’a pas d’impact sur le taux de criminalité ni sur l’insécurité. Cela n’améliore le quotidien de personne. Personne ne peut s’en réjouir. Arrêter des gosses et leurs mères n’a pas d’autre but que de terroriser ces familles et les familles qui assistent impuissantes à ça. Que devons-nous répondre à nos enfants qui demandent : « Maman, pourquoi ils arrêtent des enfants ? »

Tout le monde a ressenti ce malaise affreux d’assister à une scène surréaliste, impuissants et honteux de notre impuissance. Nous aurions pu, nous aurions du, être capable d’organiser une action de désobéissance civile dans l’instant. Nous étions assez nombreux pour bloquer les portes et empêcher ce contrôle indigne. Nous ne l’avons pas fait. Nous n’étions pas prêts, pas organisés, pris au dépourvu par un sentiment de paralysie horrifiée.

Les agents de la STIB et les policiers présents ont aussi ressenti ce malaise. Mais ils ont choisi de faire taire leur conscience et d’obéir aux ordres.

J’ai demandé à un agent s’il se rendait compte qu’il participait à la chasse aux enfants sans- papiers. Il m’a répondu « je ne fais que mon travail ». Il n’avait pas l’air méchant, ce n’était pas une brute. Juste un honnête type qui fait son travail. Je ne sais pas ce que vous en penserez. Mais moi j’ai pleuré.

« C’est la meute des honnêtes gens, Qui fait la chasse à l’enfant » Jacques Prévert

Selma Benkhelifa
Avocate  Progress Lawyers Network 04/05/17
http://www.levif.be/

Lire la suite

20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

Lire la suite

03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plouarzel-lampaul plouarzel (avaaz)

lampaul

https://secure.avaaz.org/

Lire la suite

22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pays de brest réfugiés

ploug

Facebook

Lire la suite

14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rennes réfugiés (fr3)

nor 1960

80 illustrateurs vendent leurs oeuvres pour aider les réfugiés

À Rennes, plus de 80 illustrateurs de livre jeunesse ont mis en vente dessins et illustrations afin de récolter des fonds destinés à venir en aide aux réfugiés. Une action était organisée par l’association Encrage qui n’en est pas à son coup d’essai.

L’association Encrage, dont le but est de promouvoir la littérature jeunesse et la lecture auprès de publics défavorisés, organisait ce dimanche 12 mars après-midi à Rennes, une vente solidaire au profit de l’accueil des réfugiés. Plus de 80 artistes ont ainsi pour ce rendez-vous offert des œuvres, illustrations, dessins originaux, proposés à des tarifs très accessibles allant de 25 à 100 €.

Divers ateliers étaient également proposés aux visiteurs : dessin, découpage, lectures animées par des professionnels du livre, goûter, concerts, des moments d’échange aussi et de partage avec des réfugiés présents.

Avant Rennes, de telles ventes solidaires avaient été organisées à Paris, Lyon, Nantes ou encore Angoulême. L’argent ainsi récolté est destiné à soutenir des associations locales d’accueil pour les migrants.

Eric Nedjar 13/03/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

10 mars 2017 ~ 0 Commentaire

réfugiés (le monde)

refugies

En Bretagne, un accueil cousu main pour les réfugiés

Des villages bretons se mobilisent pour accueillir des migrants syriens, irakiens et afghans. Par endroits, les logements disponibles demeurent vides.

Savourer l’écho de ses pas sur le granit silencieux de Plogastel-Saint-Germain (Finistère), puis servir un café aux visiteurs en lieu et place du thé oriental. Un mois après son arrivée en Haut Pays bigouden, Batoul glisse doucement vers la culture française. Et en même temps qu’elle trouve ses marques, la Syrienne de 26 ans reprend espoir. « Quand je parlerai français, je terminerai mes études d’infirmière », promet-elle, fatiguée de trois années de survie sans horizon au Liban.

Veuve de guerre, Batoul a fui Alep, ses bombes et le remariage arrangé auquel on la destinait. « Mais au Liban, il est aussi inconcevable qu’en Syrie de vivre seule avec un enfant », explique celle que le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) avait tôt repérée comme « prioritaire pour une réinstallation ». Pourtant, quand on lui a parlé de la France pour y être accueillie, Batoul a fondu en larmes… « Avec votre laïcité, je pensais que je ne pourrais plus porter mon voile », rit-elle, rassurée par son premier mois bigouden. Sur la trace des réfugiés de Bretagne, les belles histoires comme la sienne se multiplient depuis deux ans.

Des familles en attente d’un départ Mercredi 1er mars, Pierre Plouzennec, le maire de Plozévet, village à mi-chemin entre Quimper et la pointe du Raz, vient de récupérer un logement et le met illico à disposition de réfugiés. Comme si ce village hyperdiplômé sur lequel le sociologue Edgar Morin s’était penché dans les années 1960 ne voulait pas rater son rendez-vous avec l’histoire.

Son enthousiasme fait écho à celui des villes de Carhaix et Plougastel-Daoulas qui, bien qu’accueillant déjà des réfugiés, se disent prêtes à « faire plus ». Pendant que le premier magistrat de Plobannalec-Lesconil s’inquiète, lui, des délais d’attente pour la venue de « sa » famille. Si, en Bretagne, l’accueil fait boule de neige, c’est aussi parce qu’il est cousu main.

Et c’est Jean-Jacques Brot qui tient l’aiguille. Celui qu’on appelle « le préfet des Syriens » vient d’être nommé conseiller du gouvernement, alors qu’il coordonne l’accueil des réfugiés syriens réinstallés, des minorités religieuses irakiennes et même des civils afghans depuis deux ans.

A moins de deux mois de l’échéance présidentielle, le préfet affiche la réinstallation silencieuse de 2 600 Syriens hier entassés dans les camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban ; 350 sont en Bretagne, dont Batoul et son fils. On est certes loin… (Le reste est payant, note du blog)

LE MONDE | 09.03.2017  Par Maryline Baumard (Plogastel-Saint-Germain, Plozévet (Finistère), envoyée spéciale)

http://www.lemonde.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin