Archive | Migrants, réfugiés

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

pantheon (npa basta)

gilets noirs

Les « Gilets noirs » au Panthéon

Le 12 juillet, aux environs de 13 heures, plusieurs centaines de sans-papiers liés au mouvement des « Gilets noirs » ont investi le Panthéon, avec le soutien du collectif la Chapelle debout et de l’association Droits devant.

Une action destinée à attirer l’attention du public et des autorités sur la situation des sans-papiers, et qui s’est soldée, une fois de plus, par une violente intervention policière.

Le tract distribué lors de l’occupation du Panthéon était explicite 

« On est des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française. On vient sur la tombe de vos grands hommes pour dénoncer vos profanations, celles des mémoires de nos camarades, de nos pères, de nos mères, de nos frères et sœurs en Méditerranée, dans les rues de Paris, dans les foyers et les prisons. » Pour les occupantEs et leurs soutiens, l’objectif était clair : faire parler de la situation des sans-papiers en France, plus généralement de la question des migrantEs, et exiger une rencontre avec le Premier ministre Édouard Philippe.

Contre la loi asile-Immigration 

« [La loi asile-immigration] et les pratiques administratives des préfectures placées sous votre responsabilité ont entériné et aggravé les situations inextricables dans lesquelles se trouvent les dublinéEs, les demandeurs d’asile, les travailleurs sans-papiers, et tous les autres étrangers illégaliséEs présentEs sur le territoire français », expliquent les Gilets noirs, qui regroupent notamment des habitantEs de 43 foyers d’Île-de-France, dans une lettre ouverte à Édouard Philippe rendue publique lors de l’occupation.

Et de dénoncer, entre autres, la chasse aux immigréEs, les destructions de campements, les rafles, le recours systématique aux centres de rétention administrative, les expulsions, etc.

Pour seule réponse, les autorités ont envoyé les flics, qui ont rapidement pris position autour du Panthéon. Après près de 4 heures d’occupation sans incident, les organisateurs ont négocié une sortie des lieux, et obtenu l’engagement que, s’ils sortaient par l’arrière du Panthéon dans le calme, les occupantEs ne seraient pas inquiétés. Promesse de flic, malheureusement, puisque c’est une grande nasse qui attendait les occupantEs, et que les forces dites de l’ordre leur ont alors proposé une « solution » inacceptable : sortir unE par unE, avec contrôle d’identité.

Une fois de plus, les coups de matraque

Face au refus des occupantEs, et le temps passant, les flics ont alors violemment chargé à plusieurs reprises et opéré des dizaines d’arrestations. Un journaliste de Basta présent sur les lieux raconte1 :

« Brutalement, et sans sommation, les policiers procèdent à une première série d’arrestations. Bousculée par la violence de la manœuvre, une manifestante d’une cinquantaine d’années, à côté de nous, en tremble pendant de longues minutes, prostrée dans les bras d’une camarade.

La scène se répétera au moins trois fois, générant un climat de peur. À chacune, un groupe d’une vingtaine de policiers avance lentement, avant de brutalement « arracher » une ou plusieurs personnes directement au sein du groupe. Observer le calme, la froideur, avec lesquels l’approche est effectuée, de manière méthodique, est glaçant. »

Au total, 37 personnes seront interpellées, parmi lesquelles 16 seront conduites en centre de rétention, avant d’être relâchées quelques jours plus tard en raison du caractère illégal des interpellations.

Une chose est toutefois certaine :

Face aux légitimes revendications des sans-papiers, le gouvernement a une fois de plus fait le choix de la politique de la matraque. La mobilisation doit se poursuivre contre ce pouvoir raciste et autoritaire !

Julien Salingue  Jeudi 18 juillet 2019

  • 1. Thomas Clerget, « Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » », Basta, 15 juillet 2019.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » (Basta)

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07 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

demandeurs d’asile (ouest france)

refugees

À 82 ans, il héberge des demandeurs d’asile dans sa maison d’Hillion

Ancien cultivateur d’Hillion (Côtes-d’Armor), Pierre Guernion a ouvert la porte de sa maison à une famille de Géorgiens qui dormaient dans la rue.

À quelques pas de l’estuaire du Gouessant, la maison de Pierre Guernion est devenue le havre de paix d’un couple de Géorgiens et de leur petite fille.

Arrivés en France à la fin du mois de mars, ils dormaient encore à la gare de Saint-Brieuc quand Pierre leur a proposé son aide. L’ancien cultivateur de 82 ans n’a pas hésité à ouvrir sa porte à la petite famille, qui souhaite encore rester discrète. « J’ai une chambre dont je ne me sers pas, je n’ai aucune raison de ne pas les accueillir, expose-t-il simplement. Je n’allais pas les laisser dormir dehors. »

Menacés dans leur pays, ces migrants ont déposé une demande d’asile et sont en attente d’une place dans un Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Mais les délais sont longs, trop longs, surtout quand on a une enfant à nourrir. En attendant, ils sont en sécurité chez Pierre.

« Beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais »

Imprégné de charité chrétienne, ce n’est pas la première fois que l’octogénaire héberge des migrants. C’est d’ailleurs l’un de ses anciens protégés, un jeune Albanais, qui lui a parlé de cette famille géorgienne dans le besoin.

À plus de quatre-vingt ans, les accueillir n’a pour lui rien d’exceptionnel. « Rendre service à quelqu’un c’est aussi naturel que de respirer » , explique le natif d’Hillion, en évoquant l’esprit de cohésion qui régnait au village pendant la guerre. « L’entraide était habituelle à cette époque-là. Tout le monde avait besoin de tout le monde. Ce genre de choses a disparu », regrette-t-il. Pourtant, il en est persuadé, « beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais, seulement ils n’osent pas ».

« Pour que les gens aient moins peur »

Le pas lent mais l’esprit vif, Pierre Guernion suit assidûment l’actualité et se désole des drames qui se jouent en Syrie, en Libye ou au Yémen. « Je comprends qu’on n’encourage pas les migrants économiques à venir chez nous, mais il faut aider les gens qui sont en danger, estime-t-il. Si je témoigne, c’est pour que les gens aient moins peur. »

La barrière de la langue n’empêche pas les moments de complicité entre la famille géorgienne et son bienfaiteur, qui est même devenu une sorte de grand-père de substitution pour la petite fille. « C’est chez moi qu’elle a fait ses premiers pas » , glisse-t-il dans un sourire. Et pas besoin de parler géorgien pour lire la reconnaissance dans les yeux des deux jeunes parents

François BLANCHARD. 31/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !

Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie.

À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini…

Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. »

Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate.

Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.

Montreuil,  lundi 1er juillet 2019

https://npa2009.org/

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18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

carrie lam (le-monde le-figaro al’e)

 dragons-08

Hongkong-débat. «Xi Jinping affaibli par la crise à Hongkong»

Avec de tels amis, le président chinois, Xi Jinping, n’a plus besoin d’ennemis. En pleine guerre froide technologique et commerciale avec Washington, Pékin vient de se tirer une balle dans le pied de la façon la plus inattendue qui soit.

Pour avoir voulu faire adopter en urgence un projet de loi sur l’extradition, notamment vers la Chine continentale, puis pour y avoir renoncé sous la pression populaire, Carrie Lam, chef de l’exécutif de Hongkong, vient de perdre sur toute la ligne et, par ricochet, d’affaiblir son mentor, Xi Jinping.

Pire, dans cette région administrative spéciale rétrocédée par le Royaume-Uni à la Chine le 1er juillet 1997, elle a provoqué, dimanche 16 juin, la plus grande manifestation jamais organisée contre Pékin sur ce territoire. Deux millions de personnes, sur 7,4 millions d’habitants.

Grâce à Carrie Lam, que le gouvernement chinois a affirmé, lundi, soutenir « fermement », Hongkong vient spectaculairement de rappeler au monde entier qu’une grande partie des habitants de cette ville prospère, qui continue de jouir de libertés impensables dans le reste de la Chine, n’entendent nullement se faire absorber par le régime communiste. Un revers de taille pour le président chinois.

Celui-ci veut en effet faire de l’intégration de cette ville un modèle qu’il entend reproduire – voire imposer – à Taïwan. Le 2 janvier, dans un discours au ton martial prononcé au Palais du peuple, à Pékin, Xi Jinping a déclaré que cette île de 23 millions d’habitants, indépendante de facto mais que Pékin considère toujours comme une province chinoise, devait à son tour être régie par la formule « un pays, deux systèmes » en vigueur à Hongkong.

Premier revers

Dimanche, les Hongkongais ont signifié qu’à leurs yeux Pékin ne tenait pas ses engagements. En 1997, la Chine avait accepté que Hongkong devienne une démocratie pleine et entière. Une vingtaine d’années plus tard, les Hongkongais s’aperçoivent qu’au contraire la Chine communis-te veut les absorber, sans même attendre 2047, fin de son engagement à respecter la célèbre formule.

Hongkong devait être un modèle pour les Taïwanais : elle devient un repoussoir.

Tous les sondages montrent que la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, chef de file du Parti indépendantiste, profite indirectement de la crise de Hongkong. A sept mois de la prochaine élection présidentielle, cette femme, bête noire de Pékin, ne pouvait rêver meilleur argument électoral.

Qui plus est, cette nouvelle révolte des Hongkongais survient alors que Pékin s’apprête à célébrer en grande pompe les 70 ans de l’arrivée des communistes au pouvoir, le 1er octobre 1949. Elle montre qu’il existe en Chine même des millions de personnes pour qui la « nouvelle ère » promise par Xi Jinping est un leurre.

Ce revers sur le front intérieur est le premier subi par M. Xi depuis son arrivée au pouvoir, à la fin de 2012.

A dix jours du sommet du G20 à Osaka (Japon), il met le dirigeant chinois en difficulté face au président américain, Donald Trump. Dimanche, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, s’est fait un plaisir d’annoncer sur Fox News que le locataire de la Maison Blanche, « farouche défenseur des droits humains », évoquerait Hongkong au sommet.

Plus grave : des élus démocrates et républicains américains avaient annoncé, vendredi, que si la région administrative spéciale qu’est Hongkong cessait d’être gouvernée par l’Etat de droit, Washington pourrait remettre en cause les accords économiques qui lient les Etats-Unis à cette île et dont Pékin bénéficie indirectement. Bref, M. Trump dispose désormais d’une carte supplémentaire dans son jeu.

Le pire pour Xi Jinping est peut-être que Pékin n’est pas pour grand-chose dans le fiasco de Carrie Lam. Ces derniers jours, la chef de l’exécutif hongkongais a pris sur elle la responsabilité de présenter aux députés ce texte facilitant les extraditions, répondant ainsi à une demande de la communauté internationale.

Jusqu’ici, la plupart des organismes internationaux, comme la Banque mondiale ou le Forum économique mondial, classaient cette place financière parmi les bons élèves en matière de gouvernance. A leurs yeux, celle-ci n’avait qu’un point faible : son absence d’accords d’extra-dition avec le reste du monde, qui l’empêchait de participer pleinement à la lutte contre le crime organisé et le blanchiment d’argent.

Impasse

C’est pour remédier à cette lacune que l’administration de Hongkong aurait commencé à travailler sur un nouveau dispositif législatif. Mais en mars, un Taïwanais, désormais à Hongkong, reconnaît avoir commis un meurtre dans son île. Or, en l’absence d’accord, impossible de l’extrader. Carrie Lam a alors décidé de faire adopter en urgence un texte qui concerne les crimes économiques mais également toute une batterie d’autres crimes.

La défiance envers Pékin est telle à Hongkong – surtout depuis que la police chinoise enlève, à l’étranger et à Hongkong, des opposants au régime – que, très vite, les juristes puis les citoyens se sont méfiés de ce texte, rédigé en catimini, qui incluait la Chine continentale et listait plus d’une quarantaine de motifs d’extradition. Au départ, Pékin, dit-on, n’aurait pas attaché plus d’importance que cela à ce projet, même si le pouvoir voyait d’un bon œil ce dispositif qui lui permettait de rapatrier les auteurs de sorties illégales de capitaux.

Aujourd’hui, la Chine est dans une impasse. Soit elle accède à la demande des Hongkongais, reconnaissant la victoire de la mobilisation, et provoque la chute de Carrie Lam, ce qui serait une première. Soit celle-ci garde son poste et les pro-Pékin risquent de perdre les prochaines élections. Dans tous les cas, Xi Jinping a perdu une manche. Même si nul n’imagine que les Hongkongais ont gagné définitivement la partie.

(Publié par Le Monde, le 17 juin 2019, à 10h32)

Alencontre 17 juin  2019 Fredéric Lemaître

Le militant Joshua Wong libéré de prison s’est de suite adressé à la foule demandant que le mouvement mette en échec Carrie Lam

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Hongkong-débat. «Carrie Lam l’ambitieuse: sa descente aux enfers» (Le Figaro)

Perdre son autonomie ? A Hongkong, derrière les manifestations, les signes d’une crise existentielle (ESSF)

«Tout ce que vous devez savoir sur les manifestations de Hongkong» (A l’Encontre)

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03 juin 2019 ~ 0 Commentaire

hébergement d’urgence (ldh)

refugies
Pour un retour à l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence
dans le Finistère
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Qu’est-ce que l’hébergement d’urgence ?
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L’hébergement d’urgence est un dispositif d’aide et d’accompagnement pouvant être délivré aux personnes sans abri et en difficulté sociale. Pour le solliciter, il faut faire le 115 qui est un numéro d’urgence comme l’est le 18 pour les pompiers, ou le 15 pour le Samu. Ce dispositif, ainsi prévu pour mettre à l’abri les personnes sans ressources lorsque cela est possible, est un dispositif de l’État mais dont l’organisation se fait à l’échelle du département.
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Sur le principe, la plateforme du 115 s’appuie alors généralement sur les disponibilités des CHRS ou des prises en charges hôtelières pour mettre à l’abri les personnes sans ressources. Malheureusement, il n’y a pas toujours assez de place pour toutes les personnes qui appellent le 115, et les « gestionnaires » de la plateforme ne parviennent pas à trouver une solution dans toutes les situations.
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Aujourd’hui nous ne sommes (même) pas là pour évoquer ou dénoncer le manque de place d’hébergement à l’échelle du territoire… Les structures autour de la table aujourd’hui veulent par contre dénoncer le fait que, depuis une date assez récente, dans le département, le 115 (ou plutôt le dispositif d’hébergement d’urgence), ne repose plus sur son principe fondamental qui est celui de l’inconditionnalité.
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Ça veut dire quoi l’inconditionnalité ?
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Ça veut dire que tout le monde peut appeler le 115. Ça veut dire que toute personne à la rue, sans ressource, en difficulté, peut solliciter l’aide à l’hébergement de ce dispositif. On peut (malheureusement) lui répondre qu’il n’y a plus de place, mais on ne peut pas lui répondre qu’elle n’y a pas droit !
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Or, aujourd’hui dans le Finistère, la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), sous les ordres du Préfet, donne comme consigne aux gestionnaires du 115 de ne pas traiter ou solutionner les appels provenant de personnes étrangères sans-papiers ou en cours de démarche pour obtenir une régularisation.
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Aujourd’hui, dans le Finistère, les salarié-e-s du 115 sont contraint-e-s de répondre aux étranger-e-s sans-papiers à la rue, et quelque-soit leur « détresse », qu’ils-elles ne peuvent pas avoir d’hébergement d’urgence. Ces salarié-e-s étaient d’ailleurs récemment en grève pour dénoncer ces consignes préfectorales.
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Pourtant, la loi sur le logement de 2014 et le Code de l’Action Sociale et des Famille prévoient que : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence […] » (art. 345.2.2). Cette loi est ainsi régulièrement bafouée par la préfecture du Finistère.
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Nous, associations et collectifs qui conseillons et accompagnons des femmes victimes de violences, des personnes sans-papiers, des jeunes majeur-e-s isolé-e-s, etc., dénonçons ces consignes territoriales, qui sont discriminatoires et donc racistes. La préfecture n’a pas à poser la condition de la régularité de séjour pour autoriser l’accès au dispositif d’hébergement d’urgen-ce ! Et nous exigeons alors que soit rétablit le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin.
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Nous appelons à une conférence de presse devant la préfecture du Finistère à Quimper le mercredi 5 juin à 17h.
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Nous appelons à nous rassembler/manifester, à Brest et à Quimper le mercredi 12 juin à 18h30.
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Nous appelons toutes les structures et groupes, mobilisé-e-s sur cette question, à nous rejoindre.
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 Premiers signataires :

100 pour un toit Cornouaille, 100 pour un toit de Landerneau, 100 pour un toit de Quimperlé, 100 pour un toit Saint Pol, Abri côtier urgence femmes de Concarneau, Abri Côtier de Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, ADJIM Accompagnement des jeunes isolés migrants, Cimade du Finistère, Collectif Adé-Brest, Collectif aidons les réfugiés Brest, Collectif citoyens solidaires de Cornouaille, Droit d’asile Quimper, Digemer, EELV Kemper Kerne, France Insoumise de Quimper, Fraternité Douarnenez, Fraternité Quimper, FSU 29, Ligue des droits de l’Homme du Finistère, Morlaix-libertés, Nouvelle Donne Finistère, NPA 29, Planning familial 29, Solidarité Côte des Légendes, le Temps partagé, Travesias, Zéro personne à la rue…

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rassembmelent

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

mesures macron (dossier npa)

mesures macron (dossier npa) dans Antiracisme

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Mesures Macron : effets d’annonce et vrais dangers

Plus de deux heures d’enfumage ! Sans surprise, la conférence de presse de Macron organisée le 25 avril, supposée être la conclusion du « Grand débat » et, par là même, la réponse aux revendications des Gilets jaunes, n’aura été encore une fois qu’une grande comédie. Dès le début, la messe a été dite quand Monsieur Blabla, au bout de quelques minutes, a annoncé que « les orientations menées depuis deux ans sont bonnes. Elles doivent donc être préservées, poursuivies et intensifiées… ». En résumé : ne changeons rien, bien au contraire ! Macron a ainsi rejeté très rapidement les revendications portées depuis près de six mois sur les ronds-points et dans la rue pour plus de démocratie, de justice fiscale et d’égalité sociale.

Rejet en bloc de toute mesure permettant une plus grande démocratie, à part quelques aménagements institutionnels de l’existant… Refus de toute réforme permettant plus de justice fiscale et donc une autre répartition des richesses, avec – cerise sur le gâteau – un plaidoyer en défense de la suppression de l’ISF ! Rien – ou presque – non plus sur le pouvoir d’achat et les revenus, même s’il va réindexer les petites retraites sur l’inflation. Rien de concret sur l’urgence écologique et climatique. Rien sur la répression et les violences policières. Enfin, concernant les services publics, Macron veut nous faire croire qu’il va faire mieux avec moins d’argent et moins de postes…

En revanche, pour Macron, digne exécutant des désirs du Medef, il faudra désormais travailler plus et plus longtemps : une véritable provocation vis-à-vis de celles et ceux qui se mobilisent depuis des mois, et une version à peine relookée du « travailler plus pour gagner (peut-être) plus » d’un certain Nicolas Sarkozy. Et on notera en outre les clins d’œil appuyés à l’électorat d’extrême droite, avec les discours belliqueux contre l’« islam politique » et l’insistance sur la nécessité de se « protéger » derrière des frontières, celles-là même qui tuent des milliers de migrantEs chaque année en Méditerranée.

Retour, dans ce dossier, sur certaines des annonces de Macron, entre enfumage, entourloupes et nouvelles attaques contre nos droits, nos conditions de travail et nos conditions de vie.

 dans Justice & libertés

Politiques migratoires : Macron court après la droite et l’extrême droite

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16 avril 2019 ~ 0 Commentaire

morlaix (afps)

logo

mor 1wardi

Du cinéma, une rencontre sur la résistance culturelle en Palestine occupée et de la poésie, voilà en substance ce que vous propose l’AFPS du Pays de Morlaix le Jeudi 18, le Samedi 20 et le Dimanche 21 avril.

Des rendez-vous en solidarité avec la résistance du peuple palestinien préparés en collaboration avec les équipes du cinéma La Salamandre, du bar des 2 Rivières et du Festival d’Arts et de Poésie Les Possible(s).

Au programme :

Le film WARDI de Mats Grorud  Jeudi 18 Avril à 20h 30 à La Salamandre suivi d’un débat sur les réfugiés palestiniens

Une rencontre sur le thème de la résistance culturelle face à l’occupation avec le poète palestinien TARIK HAMDAN – Samedi 20 Avril à 18 h au bar des 2 rivières

Une participation au Festival Les Possible(s) à Berrien autour de la poésie arabe – dimanche 21 avril à partir de 11h au café-librairie L’Autre Rive.

Facebook Pays De Morlaix Afps

afps.jv pg

 

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09 avril 2019 ~ 0 Commentaire

famille ceritli (rennes infos)

turlk

Hamza et Naciyé CERITLI sont Turcs, Alévis, progressistes.

Être progressistes en Turquie, c’est lutter pour la liberté d’expression, les droits des femmes et lutter contre Daesh. Persécutés pour leur croyance et les valeurs qu’ils défendent, ils ont dû fuir la Turquie, abandonnant leurs biens et leur pâtisserie, fermée autoritairement en 2013, pour avoir manifesté leur opposition au régime autoritaire d’Erdogan.

Leurs fils, 10 ans, scolarisé à l’école primaire Odile Gautry à Fougères, leur fille, 1 an 1/2, et les parents sont menacés d’expulsion par la préfecture d’Ille-et-Vilaine, alors qu’ils courent un grave danger en Turquie. Présents en France depuis 4 ans et à Fougères depuis 2 ans, ils sont intégrés, investis dans la vie locale et associative.

Le fils, souffrant du cœur, doit subir une lourde intervention chirurgicale en région parisienne début avril. Celle-ci nécessitera un suivi médical pendant de longs mois. Pour que la famille puisse vivre en sécurité en France et que le fils puisse poursuivre sa scolarité à Fougères :

Nous, associations, habitant.e.s, sympathisant.e.s, ami.e.s, parents d’élèves, soutiens, demandons l’annulation de l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) prononcée à l’encontre de cette famille et la régularisation de son séjour en France.

Nous appelons à VENIR LES SOUTENIR

A l’audience du Tribunal Administratif de Rennes (3 Contour de la Motte)

Le 10 AVRIL à 9 heures.

Départ covoiturage depuis Fougères : 7h40 parking de la Poterne au pied du Château.

http://www.rennes-info.org/

Pétition

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06 avril 2019 ~ 0 Commentaire

espagne maroc (pùblico)

refugies

« Mon cas a été envoyé d’Espagne au Maroc parce qu’ils pensaient qu’ici je serais inculpée »

Elle aurait pu être condamnée à la réclusion à perpétuité pour avoir défendu le droit à la vie

Helena Maleno Garzón (El Ejido, 1970) est une défenseuse des droits de l’homme, journaliste et chercheuse sur les mouvements migratoires et les êtres humains.

Il y a 7 ans, l’UCRIF (Unité centrale de l’immigration clandestine et des faux documents) de la police nationale a ouvert une enquête à son encontre après l’avoir liée à la traite d’êtres humains.

La raison en était ses appels au sauvetage des bateaux à la dérive. L’affaire a été classée par la Cour Nationale pour ne pas avoir trouvé de crime dans ses activités. Malgré cela, la police espagnole a envoyé l’affaire au Maroc, où elle réside.

La justice marocaine a classé l’affaire définitivement le 6 mars dernier.

Maleno, qui a fondé le collectif Caminando Fronteras, a consacré sa vie à la défense des droits des migrants et à la lutte contre le racisme institutionnel. Elle a répondu par téléphone depuis Tanger.

Après sept ans, la cour d’appel de Tanger a engagé une action en justice à votre encontre pour un crime présumé de traite des êtres humains. Comment allez-vous?

Soulagée. C’est une nouvelle très importante car elle ratifie le droit à la vie, contre lequel les autorités s’étaient exprimées. En ce qui me concerne l’époque, j’étais au courant de cette accusation, lorsque le Maroc m’en a informée en 2017, alors que l’Espagne enquêtait auparavant sur cette accusation, mais je n’en savais rien.

Je ne savais pas qu’elle avait été abandonnée par la Cour nationale. Je me suis senti effrayée et submergée tout ce temps. Frontex, la police européenne de contrôle des frontières, a également enquêté sur moi. J’aurait pu être condamnée à la réclusion à perpétuité pour avoir défendu le droit à la vie. Dans les enquêtes, la police elle-même a déduit que je n’avais pas tiré de profit de « trafic de personnes » et malgré cela, elle a voulu me codamner.

Pourquoi pensez-vous que l’unité centrale des réseaux d’immigration clan-destine a renvoyé l’affaire au Maroc après que la justice espagnole n’ait pas trouvé de crimes?

L’Unité centrale des réseaux d’immigration clandestine ( UCRIF) était à la recherche d’un cas exemplaire; Me condamner aurait été un précédent pour le reste des gens qui travaillent contre les politi-ques de mort aux frontières.

Mon cas a été envoyé d’Espagne au Maroc parce qu’ils pensaient qu’ici ils m’incrimineraient ici par pur préjugé coloniasliste. Le dossier fabriqué par l’UCRIF est effrayant et comporte des parties où ils m’attaqueent en tant que femme. Je n’avais jamais pensé trouver autant de haine machiste dans un document de police.

Walking Borders, l’organisation à laquelle vous collaborez, veille à ce que vous récupériez vos droits perdus et veut corrigez les dommages causés dans ce cas. Quelles mesures et luttes souhaitez-vous réaliser?

Nous devons mettre fin à la criminalisation des personnes qui défendent le droit à la vie. Les groupes de migrants eux-mêmes sont systématiquement persécutés. Nous devons nous proté-ger collectivement et commencer à proposer des alternatives de vie à la construction des frontières. L’objectif est de travailler en réseau avec les personnes qui migrent; Il faut continuer le combat.

Depuis 2007, vous collaborez avec l’ONU et le médiateur. Après 12 ans, comment voyez-vous la situation de la population immigrante qui tente de fuir son pays, la guerre et la dictature? L’Espagne échoue-elle dans cette affaire?

Ma criminalisation et celle d’autres partenaires est due à la montée d’intérêts économiques aux frontières. Actuellement, il y a un peuple migrant qui bouge et dont les droits sont jugés par chacun de ses mouvements. À l’heure actuelle, certaines sociétés d’armement sont les principaux acteurs et donc il existe des intérêts économiques. Elles créent donc des conflits et bloquent les personnes qui tentent de se déplacer sur le territoire. Cette industrie parvient à manipuler les idées de l’Union Européenne et à imposer des idées racistes et xénophobes.

Votre combat est  pour que personne ne meurt  en mer. Comment l’empêcher et que les migrants aient des droits et des libertés?

Le droit à la vie en mer est l’un des droits les plus anciens, il prime,  quel que soit l’origine et les papiers. Il existe un service de sauvetage maritime qui est excellent et l’une de ces mesures serait que ce sauvetage ne serve pas de contrôle migratoire, mais en tant que défenseur du droit à la vie de quiconque se trouve dans nos mers, d’où qu’il vienne. On doit élaborer des politiques de vie.

Vous vous battez depuis longtemps contre les intérêts économiques qui sous-tendent les mouvements migratoires. Que pourrait faire le gouvernement pour lutter contre ces intérêts?

La première action consiste à construire un discours différent, sans mensonges ni préjugés, en traitant les personnes qui bougent comme êtres humains. Les gouvernements  doivent adopter des politiques qui ne favorisent pas les intérêts économiques. Il faut éviter les politiques de dissuasion imposées par les États-Unis et éliminer l’idée qui prévaut en Europe selon laquelle les immigrants ne sont que de la main d’oeuvre.

Nous vivons à l’ère des réseaux sociaux et, pour le meilleur ou pour le pire, cela fait avancer les idées. Comment cela vous a-t-il aidé dans votre travail?

Les réseaux nous permettent de créer une communauté de contacts de parents à la recherche de leurs proches disparus. Les réseaux sociaux ont été très importants pour mon cas particu-lier, mais également pour la communication des communautés de migrants. Sur Facebook, un grand réseau d’immigrés a été créé via mon compte. Ils décrivent leurs expériences, dévelop-pent des discours politiques, recherchent leurs morts et partagent des informations. De plus, les réseaux sociaux nous permettent de créer une communauté de contacts de parents à la recherche de leurs proches disparus.

L’extrême droite favorise le racisme. Que pensez-vous de ce phénomène en plein essor?

C’est notre faute, c’est tout ce que nous avons semé que nous recueillons maintenant. Nous n’avons pas travaillé pour éliminer le racisme, le colonialisme. Les camarades migrantes l’ont déjà dit lors de la dernière grève du 8 Mars: il faut décoloniser le savoir et l’être.

L’Europe qui prétendait être celle des droits de l’homme est maintenant l’Europe des privilèges. Un exemple en est les travailleurs temporaires du sud de l’Espagne ou de l’Italie, travailleurs bon marché, semi-esclaves, que ces partis tolèrent, car ils ne les considèrent pas comme des personnes. Le meilleur remède est de travailler ensemble, en réseau, pour trouver de nouveaux moyens.

Que diriez-vous au lecteur sur la situation au Maroc et dans d’autres pays?

Nous devons travailler dur contre le racisme institutionnel qui existe en Espagne. Tous les jours, nous devons secouer nos privilèges et faire entendre les voix qui ne se font pas entendre. Dans tous les lieux de nos actions, de la vie quotidienne, au lieu de travail, nous pouvons exiger les mêmes droits pour tous.

Cet article est publié grâce à la collaboration de la Fondation Rosa Luxemburg.

Helena Maleno Garzón est Défenseur des droits de l’homme / Ombudsman du Pays Basque
3 avril 2019 Miriam Martínez

https://ctxt.es/es/

Lire aussi:

La UE blinda sus fronteras con el refuerzo de un ‘ejército’ de 10.000 efectivos (Pùblico)

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22 mars 2019 ~ 0 Commentaire

tests osseux (ci libération jdd)

black spiderman

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Les tests osseux pour les jeunes migrants validés par le Conseil constitutionnel

La plus haute juridiction française estime que le recours à une radiographie du poignet pour déterminer l’âge de jeunes migrants est conforme à la Constitution, tout en reconnaissant que ces tests osseux comportent une marge d’erreur significative. Une décision qui déçoit les associations qui avaient porté le cas devant la justice.

Le Conseil constitutionnel a jugé, jeudi 21 mars, que la loi autorisant le recours aux tests osseux pour estimer l’âge des jeunes migrants est conforme à la Constitution. Il avait été saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par un jeune Guinéen arrivé en France en 2016. Affirmant avoir 15 ans à son arrivée, il a été considéré comme majeur par le juge des enfants en raison de son refus de se soumettre à un test osseux.

Par cette question, portée par de nombreuses associations (le Gisti, la Cimade, Médecins du monde, le Secours catholique, la Ligue des droits de l’homme, etc.), est dénoncé le manque de fiabilité de ces tests réalisés à partir d’une radiographie, le plus souvent du poignet, pour pouvoir prendre une décision de justice.

Ces tests “sont désuets, disent les experts, car ils sont basés sur des données statistiques recueillies dans les années 1940 auprès de jeunes Américains bien portants, et ils ne sont pas faits pour déterminer l’âge des enfants, mais plutôt pour évaluer s’il y a des retards de croissance”, relate Radio-Canada.

“De nombreux experts les remettent en question notamment parce qu’ils comportent une trop grande marge d’erreur, soit au moins dix-huit mois, et qu’ils ne permettent pas d’établir clairement l’âge des jeunes de 16 à 18 ans. C’est sans compter que les enfants sont exposés à des rayons potentiellement dangereux pour leur santé”, ajoute Radio-Canada.

“Consentement éclairé”

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel rappelle cependant: “À cet égard, la majorité d’une personne ne saurait être déduite de son seul refus de se soumettre à un examen osseux.”

“Extrêmement déçue”, l’ONG Médecins du monde “aurait aimé que la France s’honore en suivant les décisions des cours espagnole et anglaise”, qui ont renoncé à ces tests, a déclaré Clémentine Bret, référente enfance vulnérable.

22/03/2019

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

Tests osseux : la France doit cesser de criminaliser les jeunes migrants (Libération)

Tests osseux : les réponses aux 3 questions soulevées par la décision du Conseil Constitutionnel (JDD)

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