Archive | Sans-papiers

20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plouarzel-lampaul plouarzel (avaaz)

lampaul

https://secure.avaaz.org/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pays de brest réfugiés

ploug

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rennes réfugiés (fr3)

nor 1960

80 illustrateurs vendent leurs oeuvres pour aider les réfugiés

À Rennes, plus de 80 illustrateurs de livre jeunesse ont mis en vente dessins et illustrations afin de récolter des fonds destinés à venir en aide aux réfugiés. Une action était organisée par l’association Encrage qui n’en est pas à son coup d’essai.

L’association Encrage, dont le but est de promouvoir la littérature jeunesse et la lecture auprès de publics défavorisés, organisait ce dimanche 12 mars après-midi à Rennes, une vente solidaire au profit de l’accueil des réfugiés. Plus de 80 artistes ont ainsi pour ce rendez-vous offert des œuvres, illustrations, dessins originaux, proposés à des tarifs très accessibles allant de 25 à 100 €.

Divers ateliers étaient également proposés aux visiteurs : dessin, découpage, lectures animées par des professionnels du livre, goûter, concerts, des moments d’échange aussi et de partage avec des réfugiés présents.

Avant Rennes, de telles ventes solidaires avaient été organisées à Paris, Lyon, Nantes ou encore Angoulême. L’argent ainsi récolté est destiné à soutenir des associations locales d’accueil pour les migrants.

Eric Nedjar 13/03/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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10 mars 2017 ~ 0 Commentaire

réfugiés (le monde)

refugies

En Bretagne, un accueil cousu main pour les réfugiés

Des villages bretons se mobilisent pour accueillir des migrants syriens, irakiens et afghans. Par endroits, les logements disponibles demeurent vides.

Savourer l’écho de ses pas sur le granit silencieux de Plogastel-Saint-Germain (Finistère), puis servir un café aux visiteurs en lieu et place du thé oriental. Un mois après son arrivée en Haut Pays bigouden, Batoul glisse doucement vers la culture française. Et en même temps qu’elle trouve ses marques, la Syrienne de 26 ans reprend espoir. « Quand je parlerai français, je terminerai mes études d’infirmière », promet-elle, fatiguée de trois années de survie sans horizon au Liban.

Veuve de guerre, Batoul a fui Alep, ses bombes et le remariage arrangé auquel on la destinait. « Mais au Liban, il est aussi inconcevable qu’en Syrie de vivre seule avec un enfant », explique celle que le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) avait tôt repérée comme « prioritaire pour une réinstallation ». Pourtant, quand on lui a parlé de la France pour y être accueillie, Batoul a fondu en larmes… « Avec votre laïcité, je pensais que je ne pourrais plus porter mon voile », rit-elle, rassurée par son premier mois bigouden. Sur la trace des réfugiés de Bretagne, les belles histoires comme la sienne se multiplient depuis deux ans.

Des familles en attente d’un départ Mercredi 1er mars, Pierre Plouzennec, le maire de Plozévet, village à mi-chemin entre Quimper et la pointe du Raz, vient de récupérer un logement et le met illico à disposition de réfugiés. Comme si ce village hyperdiplômé sur lequel le sociologue Edgar Morin s’était penché dans les années 1960 ne voulait pas rater son rendez-vous avec l’histoire.

Son enthousiasme fait écho à celui des villes de Carhaix et Plougastel-Daoulas qui, bien qu’accueillant déjà des réfugiés, se disent prêtes à « faire plus ». Pendant que le premier magistrat de Plobannalec-Lesconil s’inquiète, lui, des délais d’attente pour la venue de « sa » famille. Si, en Bretagne, l’accueil fait boule de neige, c’est aussi parce qu’il est cousu main.

Et c’est Jean-Jacques Brot qui tient l’aiguille. Celui qu’on appelle « le préfet des Syriens » vient d’être nommé conseiller du gouvernement, alors qu’il coordonne l’accueil des réfugiés syriens réinstallés, des minorités religieuses irakiennes et même des civils afghans depuis deux ans.

A moins de deux mois de l’échéance présidentielle, le préfet affiche la réinstallation silencieuse de 2 600 Syriens hier entassés dans les camps en Turquie, en Jordanie ou au Liban ; 350 sont en Bretagne, dont Batoul et son fils. On est certes loin… (Le reste est payant, note du blog)

LE MONDE | 09.03.2017  Par Maryline Baumard (Plogastel-Saint-Germain, Plozévet (Finistère), envoyée spéciale)

http://www.lemonde.fr/

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20 février 2017 ~ 0 Commentaire

barcelone (france info + bastamag + npa)

La maire de la ville avait appelé les manifestants à « emplir les rues » pour cette marche intitulée « nous voulons accueillir »

Cent soixante mille manifestants se sont rassemblés samedi 18 février à Barcelone, selon une estimation de la police municipale. Ils réclamaient que l’Espagne accueille « dès maintenant » des milliers de réfugiés, comme elle s’y était engagée en 2015.

La maire de gauche de la ville, Ada Colau, avait appelé les manifestants à « emplir les rues » pour cette marche intitulée « nous voulons accueillir ». Ils étaient nombreux à porter la pancarte « plus d’excuses, accueillons maintenant » le long de la Via Laietana, l’avenue traversant la vieille ville jusqu’au port. La manifestation s’est terminée symboliquement au bord de la Méditerranée, où plus de 5 000 migrants ont péri en 2016.

Seuls 1 000 migrants accueillis

En vertu de ses engagements envers l’Union européenne, l’Espagne devait recevoir quelque 16 000 candidats à l’asile déjà admis dans d’autres pays, à partir de 2015. Barcelone avait présenté dès le mois d’août 2015 un plan pour accueillir des réfugiés en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan ou d’Erythrée. Mais seuls 1 100 migrants sont arrivés jusqu’à présent.

La présidente de la députation provinciale de Barcelone, Mercè Conesa, a jugé mercredi 15 février qu’il était « honteux » que l’Espagne n’ait pas respecté sa promesse. Aux côtés de maires de villes de Catalogne, elle a demandé que la Commission européenne « commence à sanctionner de façon sévère » les pays ne respectant pas leur engagement en la matière.

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

« Nous voulons accueillir » : manif géante à Barcelone en faveur des réfugiés (Basta)

« MigrantEs, chez nous, c’est chez vous ! » NPA

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17 février 2017 ~ 0 Commentaire

rennes philippe poutou (ouest france)

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Au squat de la Poterie à Rennes

Le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, était de passage à Rennes, ce jeudi. Il a tenu à se rendre au squat de la Poterie.

L’ouvrier de 49 ans, investi par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a rencontré, ce jeudi, les membres de l’association Un Toit c’est un droit. L’association accompagne les sans-papiers logeant dans l’ancien foyer de la Poterie.

Un lieu symbolique pour Philippe Poutou : « C’est important pour nous de mettre en avant notre solidarité envers les migrants et de soutenir les associations qui s’engagent à leur fournir un toit. Cela fait partie de nos combats. »

300 signatures sur 500

À un mois de la fin du parrainage, le candidat approche de la barre des 300 signatures d’élus, sur les 500 requises pour sa candidature officielle. « On ne sait pas encore si on va y arriver mais l’espoir est grand. Maintenant qu’on approche de la fin, ça va plus vite, les maires commencent à s’engager. »

Un engagement parfois compliqué selon le candidat. Les maires subiraient des pressions, de la part des conseils municipaux notamment, et craindraient la réaction d’une partie des habitants.

Pour le moment, Philippe Poutou n’envisage pas l’échec : « On reste concentrés sur notre mission ». Le candidat s’est ensuite dirigé vers la maison de quartier de Villejean pour une réunion publique.

16/02/2017 Emilie Ginestou

http://www.ouest-france.fr/

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03 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest saint marc

affiche st marc

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30 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

brest collecte

collecte

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12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

utopia 56 (le peuple breton)

Utopia 56 est une association qui organise du bénévolat humanitaire auprès des réfugiés

Un an d’existence !

On parle beaucoup des « migrants » dans les médias. Généralement, les reportages sont anxiogènes et la parole est donnée à ceux, politiques comme citoyens, qui se méfient, qui craignent ces réfugiés.  Il est beaucoup moins question du gigantesque élan de solidarité qui s’est déroulé au cours de l’année 2016. Parmi les chevilles ouvrières de l’accueil de ces réfu- giés, on retrouve beaucoup de Bretons et plus particulièrement l’association « Utopia 56 », née à Lorient. Une conférence de presse avait lieu simultanément hier dans diverses villes de France, dont Calais et Paris, mais aussi Quimper et Lorient. Le Peuple breton a assisté à celle de Lorient.

C’est en plein cœur du centre-ville, au bar « Le Parisien », que Gaëdig, Luc et Loïc nous ont donné rendez-vous pour faire le bilan d’une année de mobilisation pour Utopia 56. L’été 2015, le bidonville de Calais passe de 800 à 6 000 réfugiés en quelques semaines. Yann Manzi, un régisseur de festival, décide d’aller voir sur place et d’aider concrètement les réfugiés, dans la boue avec eux.

À son retour, il mobilise des amis de Quimper, Lorient, Rennes, avec qui ils fondent Utopia 56, en janvier 2016.

L’association a beau être novice, le succès est immédiat ! Aujourd’hui, elle compte près de 4 000 adhérents qui sont tous (ou presque) allés sur place au moins une fois. Très vite après sa création, Utopia 56 a cherché à encadrer la venue des bénévoles en organisant des covoiturages depuis la Bretagne, en trouvant des logements sur place pour les bénévoles, ce qui a facilité leur venue.

« Ce qui nous a le plus étonnés au début, c’est de constater que, de manière générale, ceux qui aidaient les réfugiés sur place n’étaient pas les locaux, mais les Anglais ! » se souvient Gaedig. « Ce que nous voulions, c’était d’abord leur assurer des conditions de vie dignes ! Notre rôle principal à Calais a été de ramasser les déchets, d’assurer des points d’eau, de créer des toilettes. Il fallait aussi que nous créions des points de collectes pour les ordures également, car la Ville de Calais refusait de les ramasser. Les camions venaient donc de Saint-Omer, une ville située à 60 kilomètres de là… « Et les choses ont empiré en mars quand l’État a décidé de démanteler le camp… » explique Gaëdig.

Parallèlement, le maire de Grande-Synthe, Damien Carème, confronté depuis de nombreux mois à un camp de réfugiés pire que celui de Calais (un marécage, littéralement), construit avec MSF le premier camp humanitaire de France et propose à Utopia 56 d’assurer sa coordination. En à peine quelques mois, l’association est donc reconnue d’utilité publique et encadre 60 bénévoles par jour en moyenne. Tout est à faire dans les camps et le travail ne manque donc pas (Le Peuple breton a publié plusieurs articles ces derniers mois de militants de l’UDB s’étant rendus sur place)  « Nous sommes partis de Grande-Synthe le 30 septembre, car nous n’étions pas d’accord avec certaines règles qui voulaient que nous triions les réfugiés. »

Lorsque fin octobre le bidonville de Calais est démantelé, 7 000 réfugiés sont dirigés vers des « centre d’accueil et d’orientation » (CAO) à travers la France.

L’association prend alors langue avec la Ville de Paris et investit un camp géré par Emmaüs Solidarité à Porte de la Chapelle.

Distribution de vêtements, accompagnement dans les hôpi- taux, orientation des réfugiés vers les dispositifs qui leur conviennent le mieux… Les bénévoles s’occupent alors principalement des mineurs. « Passé une certaine heure, les mineurs ne peuvent plus rentrer dans le camp. Devant, il y a des files d’attente de 150 personnes et seules 50 peuvent rentrer par jour, ce qui veut dire que 100 personnes restent à la rue. Nous faisons donc des maraudes pour ceux qui ne sont pas rentrés. Nous les envoyons le plus souvent dans des hôtels et payons la note. Nous gérons l’urgence en somme ! explique Loïc. Il y a quelques semaines, j’ai recueilli une femme et son bébé, par exemple. C’est très important, car, dehors, certains réseaux de proxénètes attendent les mineurs, notamment les adolescentes. »

L’association est donc toujours mobilisée et ses bénévoles également.

À Paris, les besoins sont actuellement d’au moins 30 personnes par jour, mais on peut toujours être utile aussi dans le secteur de Calais et Grande-Synthe. À court terme, Utopia 56 veut lancer un observatoire des CAO et « développer la communication en régions, imaginer des dispositifs légaux permettant d’héberger les réfugiés chez les particuliers sans avoir affaire au « délit de solidarité »… » Luc explique : « Vous savez, ces réfugiés, ce sont souvent les forces vives de leur pays. Et ils sont moins bien traités que les animaux de nos paysans en Bretagne ! Beaucoup rêveraient de rentrer chez eux en réalité… » Plus que tout, nos trois bénévoles aimeraient qu’en 2017 les candidats à la présidentielle se positionnent sur cette question, s’approprient le sujet. On peut être sûr que Marine Le Pen le fera dans le sens que l’on sait… mais les autres ?

Gael BRIAND 12 janvier 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

www.utopia56.com

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