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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

école (libération)

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Rentrée scolaire : de trop nombreux enfants à la porte de l’école

En France, des milliers d’enfants ne sont pas scolarisés, en raison de facteurs multiples (éloignement des lieux de vie, expulsions à répétition, manque d’infrastructure…). Un collectif interpelle le chef de l’Etat et le ministre de l’Education nationale pour rendre le droit à la scolarisation pleinement effectif.

A l’heure où la majorité des enfants en France se familiarisent avec leur nouvelle école ou leur nouvelle classe, une minorité d’enfants et adolescents invisibles continuent d’être exclus de l’école, laissés pour compte. L’école est un droit en France, mais elle n’est pas un acquis pour les milliers d’enfants et adolescents qui chaque année voient leur avenir compromis.

Pourtant, garantir l’accès à l’éducation à tous les enfants, indépendamment de leur situation sociale, géographique, familiale ou de leur origine est une obligation inscrite dans le code de l’éducation comme dans plusieurs conventions internationales que la France a choisi de signer. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a ainsi rappelé la France à l’ordre, lui demandant de «garantir à tous les enfants le droit à l’éducation sans discrimination».

Le candidat Emmanuel Macron avait annoncé que l’école primaire serait une priorité s’il devenait président, «pour que tous les élèves sachent lire, écrire et compter en arrivant en sixième». Si le dédoublement des classes de CP puis CE1 en réseau d’éducation prioritaire a envoyé un signal positif aux écoliers les plus fragiles, nous déplorons profondément que cette nouvelle rentrée scolaire perpétue l’exclusion de l’école des enfants les plus fragiles.

Une approche globale

Il est difficile d’évaluer précisément le nombre d’enfants et adolescents non-scolarisés. En effet, la majorité des maires ne s’acquittent pas de l’obligation d’établir une liste des mineurs de la commune soumis à l’obligation scolaire.

Des estimations permettent toutefois de cerner l’ampleur du phénomène.

En France, 80% des enfants vivant en bidonvilles et en squats ne sont pas scolarisés, mais c’est aussi le cas d’enfants vivant en habitat précaire, en hébergement d’urgence, ou encore accueillis temporairement avec leur famille chez des proches. De nombreux jeunes sans repré-sentants légaux sur le territoire sont également exclus de l’école durant des mois, notamment quand leur minorité est contestée.

Des milliers de jeunes handicapés se retrouvent également sans aucune solution de scolari-sation. Le problème est décuplé dans les départements d’outre-mer : certaines estimations évoquent 5 000 enfants à Mayotte et 10 000 enfants en Guyane privés d’école. Quel avenir, quelles perspectives la France propose-t-elle à ces enfants et adolescents ?

La non-scolarisation est une problématique dont la pluralité des facteurs nécessite une approche globale :

éloignement des lieux de vie des écoles (ou inaccessibilité par les transports en commun), expulsions de bidonvilles ou squats ou déplacements contraints d’un hôtel social à un autre, entraînant une rupture dans la scolarité, double déficit en infrastructures et en personnels qualifiés à Mayotte et en Guyane, barrières matérielles liées aux conditions de vie (achat de vêtements, coût de la cantine, etc.), dispositifs pour élèves allophones saturés dans certains territoires, freins liés aux situations de handicap, tels que le manque d’auxiliaire de vie scolaire, etc.

Les refus d’inscription scolaire ou les tracasseries administratives opposées par certaines municipalités sont particulièrement inadmissibles :

variabilité des pièces à fournir, demandes abusives de justificatifs, création de listes d’attente opaques et injustifiées. Si ces pratiques des mairies sont inacceptables, l’Etat doit faire en sorte qu’elles cessent : est-il nécessaire de rappeler que l’inscription scolaire en maternelle et primaire est une mission exercée par les maires au nom de l’Etat qui engage, in fine, la responsabilité de celui-ci ?

Politique nationale d’inclusion scolaire

Nous appelons donc solennellement le président de la République et le ministre de l’Education nationale à insuffler la dynamique indispensable qui permettra de combler le fossé entre les textes et leur application effective.

Cette question est d’autant plus d’actualité que le gouvernement a étendu la scolarité obliga-toire à 3 ans. Faisons de cette mesure importante une opportunité pour enrayer l’exclusion scolaire dès le plus jeune âge. Nos organisations ont des solutions concrètes à proposer pour rendre pleinement effectif ce droit fondamental et avancer vers une école toujours plus inclu-sive. Parmi celles-ci, la mise en place d’un observatoire de la non-scolarisation dans toutes les académies permettrait un réel pilotage d’une politique nationale d’inclusion scolaire, de mettre des chiffres et des visages sur cette réalité. En pratique, la mise en place d’un travail de médiation pour faire le pont entre ces publics fragiles et l’institution scolaire s’avère être une piste pertinente.

Nous suggérons également au gouvernement de prendre avant la fin de l’année un décret fixant la liste des pièces justificatives devant être acceptées par les maires lors de l’inscription en primaire, afin de limiter les abus en clarifiant les règles applicables et en imposant la délivrance d’un récépissé de dépôt de la demande.

A la veille du 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, il est urgent d’agir pour mettre fin aux dénis de droit constatés. L’accès à l’école de tous les enfants, c’était le sens de l’engagement du candidat Emmanuel Macron à travers la tribune d’Anne Lebreton et Alain Régnier, le 23 mars 2017 : «Pour Emmanuel Macron, l’école doit être une réalité pour tous les enfants» : la place de tous les enfants est à l’école !

17 septembre 2018

https://www.liberation.fr/

Premiers signataires :

Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme; Unicef France; CNDH Romeurope; AEDE (Agir ensemble pour les drois de l’enfant); ADJIE (permanence d’Aide et défense des jeunes isolés étrangers); ASET Franche Comte ; ASET 95 (Aide à la scolarisation des enfants tziganes); ASET 69; Association Rencont’roms nous Toulouse; Association TANGRAM (Guyane); ATD Quart Monde; ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers); CCFD–Terre solidaire 93; CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens); CGT (Confédération générale du travail); Chrétiens dans l’enseignement public; CLASSES (Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux enfants des squats); Collectif Romeurope du Val Maubuée; Collectif Romeurope-Antony; Collectif Solidarité roms Toulouse; COFRADE (Conseil français des associations pour les droits de l’enfant); CFHE (Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes); Ecole dans la rue; Ecole enchantiée; FASET (Fédération des associations d’aide à la scolarisation des enfants tsiganes); FCPE (Fédération des conseils des parents d’élèves); Fédération Sud Education; FSU (Fédération syndicale unitaire); Gisti (Groupe d’intervention et de soutien des immigrés); Hors la rue; ICEM-Pédagogie Freinet; La Cimade; Ligue des droits de l’homme (LDH); LDH-Section du Pays d’Aix-en-Provence; Le Village d’Eva (Mayotte); Ligue de l’Enseignement; Médecins du monde; La voix des Rroms; MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples); Réseau Accueil insertion de l’Hérault; RESF (Réseau Education sans frontières); Romeurope 94; Secours catholique; SUD éducation 93; Syndicat des avocats de France; UNAPEI; UNSA (Union nationale des syndicats autonomes); UNSA Education.

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

ahed tamimi (france 24)

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

protectionnisme (libération)

protect

La gauche peut-elle être protectionniste ?

Un pan de la gauche n’hésite plus à plaider pour cette doctrine économique. Une forme d’opposition au libre-échange qui fait sens, mais aussi une décision qui remet en cause, selon certains, des fondamentaux.

Des «salutations internationalistes», adressées comme un reproche. Fin août, un tweet de Jean-Luc Mélenchon, critiquant «ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux», a fait tiquer Olivier Besancenot.

Mise au point de ce dernier : «Ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier. Salutations internationalistes». Simple «trollage gauchis-te», pour un militant insoumis débarqué dans la joute, l’échange est pourtant révélateur d’un débat qui agite la gauche: peut-elle, doit-elle être protectionniste ?

Doctrine économique visant à protéger l’économie nationale de la concurrence étrangère par le biais de barrières douanières, le protectionnisme – sans qu’il ne soit encore théorisé comme tel – a longtemps été la norme en France. Alors que le Royaume-Uni renonce à la protection douanière et délègue la régulation de ses échanges aux forces divines du marché dès le début du 19è siècle, la France reste adepte du mercantilisme: ouvrir les vannes pour l’exportation, les fermer pour l’importation.

Le discours de l’adversaire

Le débat sur les droits de douane émerge finalement avec l’essor du libéralisme, dans la deuxième partie du 19è siècle. En 1892, il se concentre autour de la loi Méline (du nom du député des Républicains progressistes Jules Méline, futur président du Conseil), qui renforce la protection douanière sur les importations agricoles.

Dès lors, la gauche est gênée.

D’un côté, le libre-échangisme est associé aux industriels, de l’autre, le protectionnisme «c’est le discours de l’adversaire, la droite tradi», rappelle l’historien Alain Garrigou. «La gauche est gênée aux entournures, d’autant qu’elle se réclame de valeurs universalistes.» Marx a indiqué la consigne en 1848, dans son Manifeste du parti communiste : «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous.» Le protectionnisme, à l’inverse, ne propose aucune modification des rapports de production et d’exploitation. Le peuple «est conçu comme un tout cohérent et non comme une entité traversée de conflits», explique le sociologue Dominique Baillet. Plus de tensions à l’intérieur de la nation donc, seulement une menace venant de l’extérieur. Plus d’ouvriers et de patrons, seulement des Français et des étrangers.

«On parle surtout de la concurrence étrangère et on néglige les autres causes du mal, même celles sur lesquelles on pourrait agir; c’est que la question la plus facile à résoudre semble la question douanière. Et aussi c’est que, pour résoudre les autres problèmes, une meilleure distribution de l’impôt, une meilleure répartition de la propriété foncière, il faudrait demander des sacrifices à ceux qui possèdent, et qu’on aime mieux, en se bornant à des tarifs de doua-ne, en demander à ceux qui ne possèdent pas», explique ainsi Jean Jaurès lors des débats sur la loi Méline.

Et de poursuivre, sans choisir

«Le socialisme […] exclut, à la fois, et la protection qui ne peut guère profiter aujourd’hui qu’à la minorité des grands possédants, et le libre-échange, qui est la forme internationale de l’anarchie économique.» «On n’arrive pas vraiment à comprendre sa position sur le sujet. Au sein même de la gauche, il y a des nuances, des désaccords sur le sujet», explique Alain Garrigou.

Pour ajouter à la gêne, le protectionnisme est très vite associé au nationalis-me et à la xénophobie.

Bien avant la crise des années 30 qui, alliant repli économique et identitaire, mènera cette association à son paroxysme. L’historien David Todd rappelle ainsi qu’en 1846, le principal lobby protectionniste fait imprimer des affiches sur lesquelles on peut lire : «N’est-il pas vrai que c’est en travaillant qu’on gagne de quoi vivre, et que faire travailler l’Anglais pour habiller le Français, c’est donner le pain du Français à l’Anglais?»   

Impasse

Un discours toujours actuel, pour une partie de la droite, allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen, qui revendique un droit de préemption sur l’alliage protectionnisme-souverainisme-patriotisme. Mais l’impasse de plus en plus évidente dans laquelle mène le système actuel – urgence écologique, inégalités croissantes, délocalisations – a changé la donne.

Première étape du chantier intellectuel

Faire le constat de l’association entre protectionnisme et nationalisme; et la déconstruire. François Ruffin, journaliste-essayiste et désormais député de la France insoumise, écrit ainsi dans Leur Grande Trouille, journal intime de mes pulsions protectionnistes : «Année après année, à force de répétition, une idée semble s’être imposée: s’opposer à la libre circulation des produits équivaut à s’opposer au métissage et à l’amitié entre les peuples.»

«Le problème du débat politique, c’est la polarité, juge Alain Garrigou. On écoute plus ceux qui veulent parler simplement que ceux qui veulent entrer dans des subtilités. Mais si on est protectionniste, on n’est pas forcément nationaliste. On peut de façon pragmatique se dire qu’on ne peut pas s’interdire des leviers politiques au nom de loi divine du marché à laquelle seuls quelques illuminés croient encore».

Et on pourrait même le faire en étant internationaliste. «Nous avons tellement intériorisé le cadre de la concurrence internationale que nous n’osons plus imaginer de véritables mécanismes coopératifs, au niveau commercial, mais aussi dans la sphère non marchande», assure ainsi l’essayiste de gauche Aurélien Bernier.

«Protectionnisme solidaire»

Ce travail de clarification permet aujourd’hui à Jean-Luc Mélenchon de plaider pour un «protectionnisme solidaire». «C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement», a-t-il ainsi averti à Marseille début septembre. «C’est indispensable pour avoir une réponse cohérente vis-à-vis de l’impératif environnemental, explique Manuel Bompard, directeur des campagnes de la France insoumise. Il faut conditionner l’entrée de produits à des condi-tions sociales et écologiques, c’est une harmonisation par le haut.»

Pour un pan de la gauche, il est donc désormais clair que le socle de la souveraineté populaire ne peut être – en tout cas pour l’instant – que la nation. «N’en déplaise à l’internationalisme abstrait, la souveraineté suppose la circonscription d’un territoire», écrit ainsi le chercheur Frédéric Lordon. Certains, à l’image du chef de file des insoumis, n’hésitent donc plus à opposer souverainistes et «mondialistes», bien que le mot soit associé aux Le Pen.

Mais le sujet est encore délicat, notamment car il implique celui des flux humains. Quand Jean-Luc Mélenchon n’hésite plus à dénoncer le libre-échange comme un moyen de faire baisser les salaires par le biais de l’immigration, Benoît Hamon critique la «tentation d’attribuer la précarité du travail aux migrants». Début septembre, en déplacement dans la vallée de la Roya, il a «tiré la sonnette d’alarme» face au risque de l’émergence d’une «gauche nationaliste». «Le nationa-lisme de gauche, je vous le dis, ça n’existe pas, ça finit en nationalisme tout court.»

«Un train en cache souvent un autre»

Interrogé par Libération, Olivier Besancenot abonde: «On nous dit qu’il ne s’agit que des flux commerciaux; et finalement, on en arrive à la question de l’immigration. J’entends qu’il faille un terrain national plus concret pour nos projets d’émancipation mais je dis attention, un train en cache souvent un autre. La question c’est: comment on se protège? Est-ce que les frontières sont la réponse?

Aujourd’hui, on supprime des emplois dans des secteurs non délocalisables comme la fonction publique. Ceux qui exploitent le font ici et ailleurs. J’ai plus de points communs avec un retraité grec ou un chômeur espagnol qu’avec un quelconque capitaliste français. L’illusion, c’est de penser que protectionnisme et libre-échange sont des alternatives alors que ce sont deux facettes d’un même système.» Le porte-parole du NPA appelle donc à «une discussion publi-que de la gauche radicale sur le sujet, plutôt qu’un changement de position qui s’opère à bas bruit».

«Le gros problème du débat public, c’est qu’on considère qu’il y a une contradiction entre la mondialisation et la souveraineté nationale, juge le sociologue Jean-François Bayart. La gauche est piégée par le néolibéralisme.» Selon le chercheur, un système, qu’il nomme le national-libéralisme, domine l’histoire depuis la fin du 18èsiècle. Il reposerait sur trois logiques: l’intégration du système international via le commerce, la technologie ou encore la religion, l’universalisation de l’Etat-nation et le particularisme identitaire.

«On dit que l’Etat perd ses prérogatives mais l’Etat-nation est un enfant de la mondialisation.

Il ne s’agit pas d’un recul, mais d’une délégation au privé», explique-t-il. De la même façon «l’identitarisme» n’est pas selon lui une résistance à l’immigration mais son produit. Incarnation de ce cocktail national-libéral selon lui, Macron : «Néolibéral par excellence, il va en même temps faire ses dévotions à Jeanne d’Arc.» «Mélenchon est intéressant, car on le voit se débattre dans cette contradiction. Si elle n’arrive pas à penser cette triangulation, la gauche n’aura aucune réponse à apporter. C’est la condition du renouvellement de la pensée de la gauche.»

Charlotte Belaich 14 septembre 2018

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (lci + 2)

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Olivier est à 3′

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15 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

idlib (le monde)

stop

Manif à Istanbul

Syrie : manifestations de masse à Idlib avant l’offensive du régime Assad

Des milliers de protestataires ont investi les rues de la dernière enclave de la rébellion, dans le nord de la Syrie, soumise aux bombardements depuis sept ans.

Des dizaines de milliers de partisans de la révolution syrienne ont manifesté, vendredi 14 septembre, dans les villes et les villages de la province d’Idlib, l’ultime fief de la rébellion, menacée par une offensive généralisée du régime Assad et de son allié russe.

Les protestataires ont afflué en masse dans les rues à la sortie de la prière, scandé des slogans hostiles au pouvoir syrien et agité l’étendard vert, blanc et noir de la révolte, dans des scènes réminiscentes des premiers mois du soulèvement, avant qu’il ne vire à la guerre civile. L’ampleur de la mobilisation a surpris dans cette région, qui en plus d’être soumise depuis sept ans aux bombardements de l’aviation syrienne, vit sous la coupe de groupes armés souvent radicaux, en particulier Tahrir Al-Sham (HTS), dirigé par l’ex-branche d’Al-Qaida en Syrie.

« Nous ne négocierons jamais, nous ne nous réconcilierons jamais avec ce criminel de Bachar Al-Assad »

Martèle Rania Kisar, une militante syro-américaine, dans une vidéo diffusée sur Facebook, tournée à Maarat Al-Nouman, une ville du sud de la province. « Ecoutez la voix du peuple, ajoute la jeune femme, filmée sur un pont, surplombant une route noire de manifestants. Nous voulons tous que Bachar parte. Peu importe le nombre d’entre nous qu’il tue. Nous ne nous rendrons jamais. »

« Il n’y a pas d’alternative à la chute du régime, approuve Mustafa Al-Abdallah, le directeur d’une petite agence de communication, joint par WhatsApp. Nous sommes venus redire notre foi dans la révolution. Staffan de Mistura peut raconter ce qu’il veut, nous ne bougerons pas d’ici », ajoute-t-il en référence à la récente proposition de l’envoyé spécial de l’ONU d’assurer l’évacuation hors d’Idlib des civils qui le veulent.

Un appel à l’Occident et à la Turquie

Mais davantage qu’au dictateur syrien, qui est en passe de remporter la guerre, cette démons-tration de force s’adressait aux capitales occidentales et à la Turquie voisine, les seules forces susceptibles de dissuader Moscou de passer à l’attaque. « Il est très important de rappeler au monde qu’Idlib ne se réduit pas à Tahrir Al-Cham, explique Ahmed Mohamed, un journaliste. Il y a des civils ici, trois millions de civils, qui sont à bout de forces. »

Dans les rassemblements, beaucoup de participants brandissaient le drapeau turc, en plus de celui de la révolution, en signe de soutien aux efforts déployés par Ankara pour trouver une issue à la crise. Après avoir rencontré ses homologues russe, Vladimir Poutine, et iranien, Hassan Rohani, à Téhéran vendredi 7 septembre, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, doit revoir le chef du Kremlin ce lundi.

La Turquie redoute qu’en cas d’offensive, des milliers de Syriens n’affluent sur son territoire, où vivent déjà 3,5 millions de réfugiés, chassés par les combats. « Idlib est au bord d’une nouvelle crise. Nous travaillons d’arrache-pied avec la Russie, l’Iran et nos alliés à la paix et à la stabilité dans la région, pour qu’une tragédie humanitaire soit évitée », a déclaré mercredi soir le ministre turc de la défense.

« C’était une manifestation contre le régime, mais c’était aussi un avertissement envoyé à HTS », Ahmed Mohamed, journaliste

Alors que la semaine passée, les djihadistes avaient dispersé plusieurs manifestations de ce genre, mais de plus petite taille, cette fois-ci ils ne sont pas intervenus, même dans la ville d’Idlib, qui est leur fief. Selon une directive interne de l’appareil de sécurité de HTS, à laquelle Le Monde a eu accès, l’organisation a jugé préférable de faire profil bas, pour des raisons d’image et parce que les slogans du jour ne la visaient pas, ce qu’elle redoutait. Ses hommes ont reçu la consigne de ne pas tirer en l’air, même s’ils ont infiltré les rassemblements, pour s’assurer que le drapeau noir du mouvement ne soit pas brûlé.

La très forte participation a sûrement aussi dissuadé les extrémistes de jouer les gros bras, ce dont les révolutionnaires se félicitent. « C’était une manifestation contre le régime, mais c’était aussi un avertissement envoyé à HTS, dit Ahmed Mohamed. La prochaine manifestation, elle sera peut-être contre eux. »

15.09.2018  Benjamin Barthe et Madjid Zerrouky

https://www.lemonde.fr/

Voir l’infographie :   Idlib : les enjeux d’une bataille décisive

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

debout? (npa + rp + le monde)

aufstehen

Aufstehen, un premier pas dans la mauvaise direction

Le mouvement «Aufstehen» en Allemagne: Debout… pour quoi faire ?

Le 4 septembre, Sahra Wagenknecht, co-présidente du groupe parlementaire de Die Linke au Bundestag (la chambre des députéEs), a présenté à la presse le nouveau mouvement Aufstehen / Debout , qu’elle a initié avec son mari Oskar Lafontaine. 

En présentant ce « mouvement », Wagenknecht était accompagnée d’un membre des Grünen (les Verts), d’une membre du SPD et d’un conseiller, représentant 40 personnalités très connues. L’objectif était ainsi de présenter Aufstehen comme un mouvement qui serait en mesure de dépasser les limites des partis existants, et de réunir la gauche.

Un « mouvement » autoproclamé 

La réalité est beaucoup plus prosaïque. Aufstehen n’est pas à même de jouer un rôle dans les luttes et encore moins dans la clarification et le développement des positions de la gauche, même réformiste.

Même si plus de 100 000 intéresséEs se sont inscrits sur la plateforme internet, le mouvement est en réalité autoproclamé.

Wagenknecht est inspirée par La France insoumise et n’a pas proposé son projet dans Die Linke, mais l’a préparé d’une façon quasi clandestine avec un petit cercle de fidèles (Team Sahra). De cette façon, Wagenknecht détermine et contrôle absolument tout dans ce projet qui est à 100 % « top-down » :

Il n’y a pas de comités préparatoires qui pourraient élaborer quoi que ce soit, et le mouvement n’est en aucune façon un rassemblement des forces qui sont actives dans les divers mouve-ments réels tel que  Aufstehen gegen Rassismus / Debout contre le racisme, Seebrücke/ Embarcadère  mouvement qui lutte pour le sauvetage des réfugiés en Méditerranée, les mouvements antimilitaristes Abrüsten Jetzt et Rüstungsexport Stoppen, les comités de soutien aux luttes syndicales, contre les loyers exorbitants, etc.

Après les émeutes racistes à Chemnitz, nombre d’initiatives ont été prises, et nombre d’intellectuels se sont engagés dans les mobilisations antiracistes, ce qui a permis un concert de solidarité avec plus de 65 000 personnes dans les rues de Chemnitz. Cela a démontré la force toujours importante et peut-être grandissante du mouvement antiraciste. Mais aucune personne de Aufstehen n’avait appelé à participer, et aucunE des protagonistes du prétendu mouvement de Rassemblement n’y était présent.

Un programme plus qu’ambigu

Wagenknecht, très médiatisée, explique clairement son objectif : elle veut récupérer les électeurEs qui souffrent d’un sentiment d’abandon. L’AfD (le parti populiste de droite avec une forte aile d’extrême droite) est forte, parce que « les gens se sentent défavorisés » et parce « nous ne leur parlons plus », dit-elle. Donc pour contrer l’AfD, elle veut capter les voix des «déçus» en défendant les services publics, en taxant les riches et en tenant… un discours anti-migrants qui va sur le même terrain que l’AfD.

Un des éléments centraux du profil d’Aufstehen est son programme anti-migrants

Totalement contradictoire avec une riposte progressiste au drame des réfugiéEs qui est, depuis 2015, la question-clé d’une politique non seulement humanitaire mais répondant aux intérêts des travailleurEs. Pour Wagenknecht (comme pour les partis bourgeois), l’immigration est un « problème », et il faut donc limiter le nombre des migrantEs qui sont autorisés à entrer en Allemagne, prétendant que « nos capacités sont limitées ».

Pour Wagenknecht, ce n’est pas le capitalisme qui est le problème mais ce sont les réfugiéEs

Même si elle ajoute qu’il faut combattre les raisons de la fuite des migrantEs de leur pays. Elle s’est adaptée aux « populistes » de droite et, ce faisant, leur a donné gain de cause. Aufstehen est avant tout un événement médiatique, malgré les 110 000 inscritEs. Ces dernierEs espèrent, comme Wagenknecht et Lafontaine, qu’un nouveau mouvement de gauche en coalition avec le SPD et les Verts pourra remplacer le gouvernement CDU-CSU-SPD.

En fin de compte, ce « mouvement » n’a d’autre raison d’être que de préparer la fondation d’un nouveau parti pour les élections en 2021. 

Avec son programme extrêmement opportuniste, flirtant avec la droite et avec le soutien de l’aile droite de Die Linke, cette manœuvre risque de discréditer Die Linke, déjà très compromis par sa participation aux gouvernements de trois Bundesländer (États fédéraux), dont Berlin, en y mettant en œuvre une politique néolibérale.

Jakob Schäfer, membre de l’ISO (Organisation socialiste internationale)

Vendredi 14 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

L’accueil des réfugiés, cette question qui met l’Europe (forteresse) en crise (Révolution Permanente)

Mélenchon désavoue son porte-parole, et ses propos sur l’immigration (Le Monde)

Asile et migrations: lettre à un ami du PTB (Le Vif.be)

France Insoumise: une crise à la croisée des chemins bruns (Anti-K)

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23 août 2018 ~ 0 Commentaire

quimper mineurs (ouest france)

refug

Quimper. Jeunes migrants : rassemblement devant le commissariat

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Quimper ce mercredi matin.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Quimper ce mercredi matin en soutien à quatre personnes convoquées par la police après leur partici-pation à la manifestation de lundi soir. Une trentaine de membres de la Ligue des droits de l’Homme et de l’association Temps partagé se sont rassemblés « spontanément » ce mercredi matin devant le commissariat de Quimper (Finistère).

Ce rassemblement fait suite à la convocation de quatre personnes ayant participé à la manifestation de lundi soir devant la cathédrale, en soutien aux migrants mineurs isolés menacés d’expulsion et sans logement.

Une manifestation non déclarée

Ont ainsi été convoqués la présidente et le secrétaire de Temps partagé, ainsi que des manifestants ne faisant partie d’aucun collectif, au motif d’une participation ou organisation d’une manifestation non déclarée. Selon la présidente de l’association, « il ne s’agissait pas d’une manifestation, mais d’un soutien humaniste désorganisé ».

22/08/2018

https://www.ouest-france.fr/

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21 août 2018 ~ 0 Commentaire

quimper mineurs (ouest france)

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Quimper. De jeunes migrants veulent dormir devant la cathédrale

Des migrants mineurs occupent depuis la fin de l’après-midi de ce lundi 20 août le parvis de la cathédrale Saint-Corentin, à Quimper. Ils sont arrivés avec des tentes dans l’intention d’y dormir. Des membres d’associations les accompagnent. La police est sur place.

Situation confuse devant la cathédrale de Quimper (Finistère), dans la soirée ce lundi 20 août. Des migrants mineurs – une douzaine – veulent y dormir cette nuit. Ils sont accompagnés de responsables d’associations de soutien. On dénombre quatre véhicules de police sur place.

Autorisés à dormir sur place, mais sans matériel

Les mineurs migrants ont été autorisés à dormir sur place avec leurs accompagnants, à condition qu’ils retirent les tentes. Le groupe est équipé de sacs de couchage, de matelas, d’une table et de quoi se nourrir. Une banderole a été déployée. Elle indique « Macron, Collomb, soyez mignons, stop aux expulsions, à la répression ».

À 21 h 30, la commissaire de police a demandé aux mineurs migrants et à leurs accompagna-teurs de débarrasser la table sur laquelle ils mangeaient, ce à quoi ils ont répondu qu’ils terminaient leur repas.

À 21 h 45, la police a enlevé la banderole citée plus haut. Des bénévoles ont assuré vouloir revenir sur place « tous les soirs, tant que la situation des jeunes n’aura pas évolué ».

L’accès au statut de mineur en cause

Florence Le Balc’h, de l’association quimpéroise « Temps Partagé » explique leur mission : «Nous les accompagnons dans toutes leurs démarches administratives et nous les logeons.» Problème, le parquet de Quimper vient de refuser à ces jeunes le statut de mineurs. « En ne reconnaissant pas leur minorité, cela revient à prononcer la mise à la rue d’une vingtaine de jeunes migrants », dénonce la militante. C’est cette décision que sont venus contester les manifestants. Pour eux, il s’agit d’un refus « sans preuve ». Ou des vices de forme dont les causes tiennent aux disparités entre les administrations des pays d’origine des migrants et l’administration française.

Ludovic SÉRÉ. 20/08/2018

https://www.ouest-france.fr/

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19 août 2018 ~ 0 Commentaire

pour mansour (of + le tél)

mansour

Quimperlé. Mobilisation pour Mansour, placé en rétention administrative

Mansour Rasouli, Iranien de 45 ans passé par Quimperlé, a été placé au centre de rétention administrative de Rennes le 7 août, après avoir tenté de rallier l’Angleterre. Une mobilisation et une pétition s’organisent autour de lui.

Tout commence en 2015 pour Mansour Rasouli lorsque cet Iranien, employé dans une entre-prise de ventes de pièces détachées automobiles, se plaint de devoir transporter à des digni-taires des sacs contenant de l’argent ou des cadeaux. « C’était une société écran. La corrup-tion est immense dans ce pays », explique Parvie Martin, Quimperloise d’origine iranienne.

Menacé de mort, l’homme fuit à l’aide d’un billet touristique et d’un faux passeport, laissant derrière lui son épouse et ses deux enfants. Il arrive alors en Italie, puis en France, le 28  septembre 2015. Direction la jungle de Calais. Mansour Rasouli y séjourne jusqu’en avril 2016, s’occupant de la cuisine pour les réfugiés, avant d’être orienté vers Cancale, puis La Guerche-de-Bretagne. Puis, cap sur Quimperlé, où il est hébergé par le Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), pendant 15 mois, jusqu’à fin juin.

« Un homme de grande valeur »

« Je l’ai rencontré en octobre 2017. Nous sommes devenus amis. C’est un homme de grande valeur », poursuit Parvie Martin. « Il apprenait la langue en se plongeant dans les livres à la médiathèque. Il a travaillé bénévolement. On lui a proposé un contrat de travail en CDD car il a de la qualité, mais faute de papiers, il n’a pas pu réaliser son rêve, celui de rester en France ». Les complications administratives s’enchaînent, et Mansour Rasouli doit quitter le logement qui lui était attribué à Quimperlé, fin juin. Il continue de travailler bénévolement contre le gîte et le couvert, mais la situation ne peut durer éternellement.

Intercepté sur un ferry

Le moral au plus bas, Mansour Rasouli, encouragé à venir en Angleterre par des amis, rallie Cancale au début du mois. Et, dans la nuit du 6 au 7 août, à Saint-Malo, il se cache dans un camion, qui doit embarquer sur un ferry. Aux alentours de 4 h, après seulement une demi-heure de planque, il est délogé par les forces de l’ordre. « Son absence totale d’espoir a été plus forte que son attachement pour la France, en tentant la traversée », soupire Parvie Martin, très affectée du sort de son ami.

En attente de jugement à Rennes

Mansour Rasouli a donc été placé au centre de rétention administrative de Rennes, mardi 7 août. Passé devant le juge des libertés le 9 puis le tribunal administratif le 10 août, le juge-ment n’a pas encore été notifié. Contacté depuis le centre de détention, Mansour Rasouli se dit « désespéré », et « souhaite plus que tout pouvoir rester en France et travailler ». Des cour-riers des gens qui l’ont côtoyé, la promesse d’embauche en cas de titre de travail et une lettre de sa famille adressée au gouvernement, dans laquelle son épouse indique que son retour en Iran « aurait des conséquences considérables (…), serait fatal et conduirait à un danger de mort pour lui et pour nous », ont été versés au dossier.

Par ailleurs, plusieurs associations des Pays de Saint-Malo et de Quimperlé se mobilisent avec une pétition. Plus de 100 signatures ont été transmises aux préfectures de région, du Finistère et d’Ille-et-Vilaine.

 Change.org.

14 août 2018  Jean Rioufol

 https://www.letelegramme.fr/

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18 août 2018 ~ 0 Commentaire

mineurs (le temps partagé)

minuer

Quimper: Profitant de l’absence de nombreux militants en été, les services de l’État mettent une vingtaine de « mineurs isolés » à la rue.

L’association « Le Temps Partagé » appelle à

une action de protestation et d’information du public LUNDI 20 AOÛT 18 H
entre l’Hôtel de Ville et la cathédrale
QUIMPER

Pour rappel, les « mineurs isolés », ou « mineurs non accompagnés » (MNA) sont de jeunes exilés qui ont fui leur pays d’origine pour des raisons diverses, qu’il s’agisse de situations de guerre ouverte, de guerre larvée, de terrorisme, de dictature ou de misère, pour trouver refuge en France, où ils espèrent commencer une deuxième vie.

Les conventions internationales et les lois françaises obligent l’État à « mettre à l’abri » ces jeunes, c’est-à-dire à leur fournir un toit, à les nourrir et à leur donner une formation scolaire ou professionnelle. En réalité, il faut bien constater que ledit État traîne des pieds et fait tout ce qu’il peut pour se libérer de ses obligations légales et humaines :

Il commence par mettre systématiquement en doute la minorité de ces jeunes et peut les maintenir pendant des mois dans une situation d’attente angoissante. Après toute une série de contrôles de documents d’identité et d’évaluations orales, parfois même de tests osseux pourtant très controversés, le verdict tombe : Ceux qui sont reconnus mineurs intègrent des programmes d’accueil, les autres sont mis à la rue sans état d’âme.

Au cours des dernières semaines, une vingtaine de jeunes hébergés à Quimper se sont vu refuser le statut de mineur, essentiellement pour deux types de raisons :

1) Ce que les services de l’État appellent « irrégularité » des papiers sans jamais argumenter. Il s’agit par exemple du fait que sur un document malien ou ivoirien les dates sont écrites en chiffres et non en lettres, ce qui est pourtant la norme dans ces pays.

2) L’évaluation subjective d’un fonctionnaire qui juge non crédible un récit oral , parce que le jeune aura été trop sûr de lui (« il a tout appris par cœur ») ou pas assez (« il tremble parce qu’il ment »), sans compter « la présence d’un début de calvitie » censée prouver qu’il s’agit d’un adulte. Nous publierons sur cette page un florilège de ces pseudo-évaluations, dont le seul but est de sortir le plus grand nombre de jeunes du système de protection.

À-peu-près partout en France, des bénévoles se sont organisés pour recueillir ces jeunes, les loger, leur trouver des activités et si possible une formation.

À Quimper il s’agit essentiellement de l’association « Le Temps Partagé », qui assure des cours de français à une trentaine de jeunes et en héberge actuellement une douzaine dans des familles. La nouvelle vague de mise à la rue pendant les mois d’été, alors que de nombreux bénévoles sont absents, pose évidemment de manière cruciale la question de l’hébergement, mais ne décourage pas les militants pour autant.

C’est pourquoi « Le temps Partagé » a décidé une action pour lundi prochain afin d’informer le public d’un scandale permanent qui se déroule à l’insu de tous.

La forme de cette action sera précisée dans les jours qui viennent, mais nous vous demandons dès maintenant d’être présents lundi 20 août à partir de 18 heures entre l’Hôtel de Ville et la cathédrale.

Les jeunes concernés et leurs camarades en attente de verdict seront présents et vous pourrez discuter avec eux de leur situation. Il est possible que cette action se prolonge dans la soirée et même au-delà. Soyons nombreux, afin d’assurer la sécurité des jeunes exilés.

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