Archive | Migrants, réfugiés

21 juin 2020 ~ 0 Commentaire

lannion hennebont rennes réfugiés (le télégramme)

refugies

Lannion, quelque 150 personnes défilent en soutien aux migrants

Ce samedi matin, environ 150 personnes ont participé à une manifestation, dans le centre-ville de Lannion, pour dénoncer le sort réservé aux migrants.

Une « marche des solidarités » organisée par le Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor et relayée par une quinzaine d’associations, syndicats et partis politiques. « Nous sommes là pour que le gouvernement entende le cri des migrants et de ceux qui les soutiennent. »

Environ 150 personnes se sont rassemblées, ce samedi en fin de matinée, sur le parvis des Droits de l’Homme, devant la salle du Carré Magique à Lannion, avant de défiler jusqu’à la sous-préfecture. Leurs convictions s’affichaient sur les pancartes. Deux exemples parmi d’autres : « Un enfant étranger est un enfant comme les autres » ; « Vous croyez qu’ils sont là pour le plaisir ? ».

Cette initiative du Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor (CCSP), rejoint par son homologue du secteur de Belle-Isle-en-Terre, Kengred-bod ha boued, et par une quinzaine d’associations, de syndicats et de partis politiques, fait suite aux « marches de solidarités » organisées le 30 mai à Paris et dans plusieurs autres villes.

« Situation particulièrement difficile pendant l’alerte sanitaire »

« Le gouvernement n’ayant pas voulu écouter ce que les exclus ont voulu exprimer, nous avons décidé de crier plus fort », avait annoncé le CSSP, en mettant sur pied cette manifestation coïncidant avec la Journée mondiale des réfugiés.

Selon le porte-parole du collectif, Philippe Vital, « la situation des migrants a été particulièrement difficile pendant l’alerte sanitaire. Ils se sont retrouvés sans travail, sans argent, sans logement, ils n’avaient pas tous accès aux soins et le gouvernement a laissé faire ». Dans le Trégor, où le réseau de bénévoles prend sous son aile une quarantaine de migrants dont la moitié d’enfants, ils étaient sans doute moins mal lotis qu’ailleurs. « La solidarité s’y exerce encore, dans le sens où aucun réfugié n’était dans la rue, à notre connaissance », précisait Philippe Vital.

« Un être humain égale un être humain, quelle que soit son origine »

Lors des prises de parole, les militants ont rappelé leurs revendications : « la fermeture des centres de rétention administrative dont celui de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, le droit à la santé, au logement, à l’éducation, à la culture pour tous, la libre circulation et installation des êtres humains, la régularisation des demandeurs d’asile ou de titre de séjour ».

« Un être humain égale un être humain, quelle que soit son origine », a conclu Philippe Vital, avant la dislocation du cortège devant la sous-préfecture. « Non aux discriminations, non au racisme, d’où qu’il vienne. »

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Hennebont. Un rassemblement solidaire pour les réfugiés

Meeting Sans Papiers du 20 juin à Rennes

Lire la suite

02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

manif sans papiers (le parisien)

Paris : malgré l’interdiction, des milliers de personnes défilent pour les sans-papiers

Les autorités avaient interdit les rassemblements en cette période de crise sanitaire. Mais le collectif « la Marche des solidarités » avait tout de même maintenu publiquement son appel à la mobilisation, appelant au port du masque et à maintenir la distanciation sociale tout au long de la manifestation dans les rues de la capitale.Les centaines, voire les milliers, de manifestants présents ce samedi étaient en effet nombreux à porter effectivement un masque.

Lire la suite

23 avril 2020 ~ 0 Commentaire

émigrés (courrier inter)

Francafrique

Les pays en développement privés de l’argent des émigrés

Les sommes envoyées par les migrants dans leur pays d’origine devraient chuter d’environ 20 % cette année, alerte la Banque mondiale. En cause, les mesures de confinement et les difficultés économiques induites par la pandémie de Covid-19.

Les envois de fonds des migrants diminueront probablement de plus de 100 milliards de dollars dans le monde cette année, calcule le Financial Times, qui se fonde sur les prévisions de la Banque mondiale publiées le 22 avril. Or, cet argent est “une source vitale de financement pour les pays en développement, qui sont confrontés au chaos économique provoqué par la pandémie” de Covid-19, s’inquiète le quotidien britannique.

Ces transferts vers les pays à revenus faibles et intermédiaires devraient passer du niveau record de 554 milliards de dollars atteint en 2019 à 445 milliards de dollars, soit un effondrement de 20 %.

“L’année dernière, rappelle le journal, ces remises migratoires avaient dépassé pour la première fois les investissements directs étrangers, pour représenter 8,9 % du PIB des pays les plus pauvres.”

Parmi les pays les plus vulnérables, pour lesquels “ces transferts peuvent représenter plus de 30 % du PIB”, le Financial Times cite “des États fragiles comme la Somalie, Haïti et le Soudan du Sud, ou encore les Tonga”. Mais l’Inde, le Pakistan, l’Égypte, le Nigeria et les Philippines vont aussi souffrir.

Interrogé par le journal, Dilip Ratha, auteur principal de la note de la Banque mondiale, prévient.

« Le choc va être énorme et va entraîner de grosses difficultés pour certains pays en matière de gestion macroéconomique et de balance des paiements. Mais c’est surtout le drame humain qui va se jouer qui est inquiétant. Le nombre de personnes à en subir le contrecoup – que ce soit les migrants dans les pays d’accueil et leurs familles au pays – va être considérable.”

Lire la suite

22 mars 2020 ~ 0 Commentaire

migrant-e-s (ujfp acat)

refugees

Exilé.e.s, migrant.e.s et demandeurs / euses d’asile

Sont nos frères et soeurs !

Face à l’épidémie de coronavirus qui sévit en France, Emmanuel Macron compte la freiner en faisant notamment appel à l’hôpital public.

Il compte aussi sur des mesures de confinement et de fermetures des frontières européennes.

Compte-t-il aussi la freiner en laissant les migrants entassés, dans des conditions déplorables, dans les Centres de rétention administrative (CRA) ? En laissant dormir dans la rue ou, quand ils ne sont pas détruits, dans des camps de fortunes, des mineurs étrangers isolés, des sans papiers, des femmes enceintes et/ou des enfant en bas âge ?

Compte-t-il aussi la freiner en poursuivant les expulsions hors des frontières, comme cela se fait notamment en Grèce, à coup de fusil et en repoussant les bateaux à la mer, sans aucun souci de la santé des personnes victimes de ces agissements ?

Compte-t-il la freiner en laissant des familles immigrées vivre dans des logements insalubres et trop petits ou en expulsant des travailleurs immigrés de leurs foyers ?

Compte-t-il la freiner en laissant nombre de travailleurs sans papiers continuer à travailler sous peine, s’ils se protègent en restant chez eux, de ne plus être payés ou, s’ils vont travailler, de se faire arrêter par la police et enfermer en CRA ?

Compte-t-il la freiner en continuant la chasse aux migrants, aux maraudeurs solidaires et à tous ceux qui aident les sans papiers ?

En fait, de toutes ces personnes, il n’est pas question dans les discours, alors que ce sont les plus précaires, celles qu’il faudrait protéger en priorité car les plus vulnérables. Tout se passe comme si elles n’existaient pas. Les migrants sont devenus invisibles.

Mais les virus ne connaissent pas les frontières, ni les origines des gens, ils frappent tout le monde, sans discriminations.

Alors que la journée internationale contre le racisme devait voir plusieurs manifestations en France le samedi 21 mars, l’UJFP tient à réaffirmer qu’elle continue à travailler contre le racisme et les discriminations sous toutes leurs formes. Nous demandons à tous d’être plus vigilants que jamais et de soutenir les migrants.

jeudi 19 mars 2020 par Coordination nationale de l’UJFP

https://www.ujfp.org/

Lire aussi:

Salubrité publique en période d’épidémie : une urgence humaine et sanitaire (Acat)

Lire la suite

04 mars 2020 ~ 0 Commentaire

lesbos (npa)

refugies

Des humains monnaie d’échange

Pour amener les autres membres de l’OTAN à soutenir son offensive en Syrie, le président turc Erdogan a annoncé qu’il n’arrêterait plus les les réfugiés voulant passer de Turquie en Europe.

En 2016, l’Union européenne avait « dealé » avec la Turquie pour qu’elle ne laisse plus passer les réfugiéEs, notamment syriens, en échange de quelques milliards d’euros.

Les réfugiéEs qui se sont mis en mouvement ces derniers jours sont mus par l’espoir d’entrer en Grèce, que ce soit par voie terrestre, via la ville d’Edirne en Thrace orientale, ou maritime, depuis les côtes de la mer Egée vers les îles grecques. Au-delà, ils et elles voudraient poursuivre vers d’autres pays qui, tous, ont de fait fermé leurs frontières.

Des centaines de réfugiéEs bloquéEs par la police grecque s’entassent aujourd’hui à la frontière terrestre gréco-turque. D’autres essaient de passer par la Bulgarie.

Des affrontements avec la police ont fait des blessés sur les îles grecques de Lesbos et Chios : des habitantEs et des groupes d’extrême droite protestent contre la construction de nouveaux camps pour les migrantEs et s’attaquent à ces derniers.

Il est clair que sur certaines de ces îles, d’étendue réduite, un afflux massif de migrantEs, qui ne peuvent en repartir, crée une situation difficile à gérer si une véritable politique d’accueil n’est pas mise en œuvre.

L’inverse de ce que fait le gouvernement actuel de la Grèce, de droite avec des éléments d’extrême droite, qui distille un discours xénophobe qui gangrène les mentalités.

Non seulement la Turquie, mais tous les États européens, sont responsables de ces évènements, y compris ceux qui, comme le gouvernement français se donnent le beau rôle mais, en fait, se sont accommodé de voir les îles grecques transformées en prisons surpeuplées à ciel ouvert.

« Une fois de plus, des personnes en quête d’asile sont utilisées comme une monnaie d’échange dans un jeu politique meurtrier, conséquence prévisible de l’accord UE-Turquie », a déploré Massimo Moratti, directeur adjoint d’Amnesty International.

Les réfugiéEs, les êtres humains, devient effectivement une monnaie d’échange dans ce capitalisme pourrissant où chacune des puissances veille au grain de ses intérêts fluctuants, sans se préoccuper des conséquences sur les peuples.

Henri Wilno Mercredi 4 mars 2020

https://npa2009.org/

Lire la suite

02 février 2020 ~ 0 Commentaire

coronavirus (reporterre)

tintin

Ce ne sont pas les chinois, c’est le capitalisme, idiots!

Le coronavirus, une épidémie favorisée par l’avion et le dérèglement climatique

Les causes de l’apparition du coronavirus sont encore inconnues mais le dérèglement climati-que pourrait être l’un des responsables. « À chaque fois qu’un écosystème est modifié ou dégradé, il est possible que des maladies apparaissent », explique un spécialiste des maladies infectieuses.

Le nouveau coronavirus 2019, détecté en Chine en décembre, continue sa progression. À ce jour, plus de 8.000 cas ont été recensés, dont 111 hors du pays. La France compte actuelle-ment cinq personnes atteintes.

Même si cela fait longtemps que les virus se transmettent par des voyages, la mondialisation et les nombreux flux aériens provoquent également la diffusion rapide de cette nouvelle maladie. Moins de deux mois après sa détection en Chine, dans la ville de Wuhan, à l’est du pays, le nouveau coronavirus 2019 — appelé également 2019-nCoV — a déjà tué 171 personnes. Jeudi 30 janvier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié la situation d’« urgence de santé publique de portée internationale ».

Les causes de l’apparition du 2019-nCoV sont encore inconnues. Des soupçons pèsent toutefois sur le grand marché de la ville, le Huanan Seafood Wholesale Market, où des espè-ces d’animaux sauvages (rats, serpents, chauve-souris…) étaient vendues illégalement.

Le marché a été fermé par les autorités début janvier. Mais le virus ne s’est pas arrêté aux frontières de la Chine.

Cent onze cas du nouveau coronavirus ont été recensés hors de Chine

Une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), menée par la chercheuse Vittoria Colizza au sein de l’Institut Pierre Louis d’épidé-miologie et de santé publique, a réussi à modéliser la diffusion possible du nouveau coronavirus 2019 en Europe.

Le groupe a publié ses premiers résultats le 24 janvier 20202, basés sur l’état de la situation au moment de leur étude. Sept cas de personnes atteintes du 2019-nCoV étaient alors recen-sés à l’extérieur de la Chine, avant la quarantaine aérienne décidée par le gouvernement local.

Le nombre de personnes touchées hors Chine s’est avéré plus élevé encore 

Au vu de la vitesse de propagation, Air France a suspendu ses vols vers la ville de Wuhan. Cependant, la compagnie aérienne française dessert toujours les villes de Shangai et Pékin de façon réduite, « en raison de la baisse de la demande sur ces destinations ».

D’autres, comme British Airways ou Lion Air, ont préféré retirer leurs avions du territoire chinois. 250 Français (jugés en bonne santé par les médecins) vont être rapatriés de Wuhan en fin de semaine. Un second vol partira dans quelques jours : il accueillera des ressortissants français et d’autres pays européens.

« Avec la mondialisation, il y a le risque de transmettre des maladies d’humains à humains »

Si les causes de l’apparition de ce nouveau coronavirus 2019 sont encore floues, il est cependant évident que la mondialisation, et plus particulièrement les voyages en avion, est l’une des raisons de sa propagation hors de l’Asie.

« On vit dans un monde qui est communicant, donc les déplacements des gens entraînent un déplacement des microbes qui sont avec eux, dit à Reporterre le Pr Didier Raoult, chef de service à l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de Marseille, spécialisé dans les maladies infectieuses. Toutes les étapes de la mondialisation vont avec le risque de transmettre des maladies inter-humaines. »

Il nuance : les virus n’ont pas attendu la mondialisation actuelle et l’expansion du tourisme par avion que nous connaissons aujourd’hui pour se propager. « On pense par exemple que la grande peste d’Athènes [de 430 à 426 av. J.-C.] était due à l’arrivée des Perses en Grèce pour la guerre, rappelle le chercheur.

On croit aussi que l’arrivée des Européens en Amérique [à la fin du 15è siècle], qui a été la première mondialisation, a entraîné l’exportation en Amérique de la variole, de la rougeole et de la typhoïde. En échange, les Américains nous ont donné la syphilis et le typhus. » En somme, les voyages en avion n’ont pas créé les virus, ils n’ont fait qu’augmenter la rapidité de leur propagation.

Les voyages en avion augmentent la rapidité de propagation des virus.

« La grippe espagnole de 1918 était une épidémie qui s’est transformée en pandémie », donne comme exemple Chiara Poletto, chercheuse à l’Inserm. Alors que les trajets en avion n’étaient pas encore développés, le virus a pourtant tué 20 à 50 millions de personnes dans le monde, d’après l’Institut Pasteur.

Ainsi, la force d’une épidémie dépend surtout de la rapidité et des voies par lesquelles le virus se transmet. Le 2019 n-CoV s’attrape principalement par contacts rapprochés et par voie aérienne (toux ou éternuement).

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont évoqué la possibilité de contracter le virus en recevant des colis venant de Chine. « C’est peu plausible, tranche le Pr Raoult. Ce qui a vraiment été transporté de cette façon depuis la mondialisation, ce sont les moustiques. Le moustique-tigre, par exemple, peut être transporté par les bateaux ou les porte-conteneurs parce qu’il y a toujours un peu d’eau à l’intérieur, et les larves vont vivre dedans. Mais ces virus-là [les coronavirus] sont assez fragiles, ils ne résistent pas assez longtemps [pour survivre dans un colis]. »

Le dérèglement climatique pourrait être l’une des causes de l’apparition 

Le dérèglement climatique pourrait, lui aussi, être l’une des causes de l’apparition du virus, comme cela est le cas pour d’autres virus émergents. « Les maladies infectieuses sont toujours des maladies d’écosystèmes, assure le Pr Raoult.

C’est pour ça que vous ne pouvez pas avoir les mêmes maladies dans le pôle nord et dans les zones intertropicales humides. À chaque fois qu’un écosystème est modifié ou dégradé, il est possible que des maladies apparaissent et que d’autres disparaissent. »

Pour lutter contre ces nouveaux virus, le chercheur estime que la seule solution est alors de créer des outils permettant de les détecter rapidement.

« C’est ce que les Chinois ont fait, précise-t-il. Ils ont développé une stratégie d’identification extrêmement fonctionnelle et rapide. Je crois qu’il faut essayer de détecter les choses le plus précocément possible. Donc je suis optimiste. » « Le laps de temps entre le moment où une personne est atteinte du coronavirus, va chez le docteur, est hospitalisée puis mise en quarantaine est de plus en plus court », approuve Chiara Poletto.

Sur les plateaux de radio ou de télé, les spécialistes sont unanimes : cela ne sert à rien de paniquer. La seule bonne chose à faire ? « Se laver les mains, préconise sobrement le Pr Raoult. C’est vraiment la clé pour éviter les infections. »

31 janvier 2020 / Justine Guitton-Boussion (Reporterre)

https://reporterre.net/

Lire aussi:

Vu de l’étranger. En France, le racisme plus contagieux que le coronavirus

Lire la suite

02 février 2020 ~ 0 Commentaire

rectorat (rennes)

rennes1

83280485_10156942037143161_6885751831633330176_n

Facebook

Lire la suite

02 février 2020 ~ 0 Commentaire

irlande (irish times)

larkin
Jim Larkin, James Connoly et Winifred Carney fondateurs du syndicalisme
.
Elections en Irlande
.
Des élections bilan du « miracle » du « tigre celtique »: un retour au 19è siècle. Elections « bonnet blanc et blanc bonnet », tant « Fianna Fail » et « Fine Gael », de droite les 2 sont interchangeables. Sinn Fein, « républicain » (nationaliste de gauche) ferait une percée à (24%) mais pour s’allier au FF? A gauche il y a aussi les Verts (7%) et le Labour (5%). Nos camarades de « People Before Profit » sont crédités de 1%….
.
irlande (irish times) dans Chômage & précarité image
.
Sinéad Gleeson: Démanteler « Direct Provision »
.
Les partis politiques peuvent se blâmer mutuellement autant qu’ils le veulent et citer des problèmes d’héritage tout le temps, l’état actuel de ce pays est dû à Fianna Fáil et Fine Gael. L’ampleur des sans-abris n’est pas une urgence pour nos politiciens ce qui démontre un énorme manque d’empathie et de crédibilité.
.
Le logement, et en particulier le logement social, doit être traité immédiatement. Direct Provision est un système honteux, dépourvu d’humanité et profondément dysfonctionnel. Tout futur gouvernement doit le démanteler.
.
En tant que pays qui aime vanter à l’étranger de nos artistes, écrivains, cinéastes et acteurs, finançons les arts à partir de la base, et en particulier ceux qui sont marginalisés pour ceux qui n’y ont pas accès. Avec tant de personnes dans les domaines créatifs qui luttent pour payer leur loyer, subsister – beaucoup abandonnent, ce qui signifie que nous ne pouvons pas entendre des voix diverses.
.
Sinéad Gleeson est l’auteur de Constellations, lauréat du livre irlandais de non-fiction en 2019
.
 image dans Europe
.
Michelle Gallen: Je veux un parti révolutionnaire
.
Je sais à quel point il est difficile de penser ou de se soucier de quoi que ce soit d’autre si vous ne vous sentez pas en sécurité et au chaud dans un logement abordable, si consulter un médecin prend des semaines et que les listes d’attente à l’hôpital durent des années, pas des mois. Je comprends pourquoi le coût et la disponibilité du logement et l’accès rapide aux soins de santé dominent les élections.
.
Cela m’effraie que le Brexit – qui aura un effet immédiat et à long terme sur l’île d’Irlande – ait saturé notre ordre du jour. Mon esprit est brûlé de savoir qu’une région de la taille de l’Angleterre a été brûlée en Australie.
.
Et Pourtant, je me retrouve à passer du temps à comprendre la différence entre Fianna Fáil et Fine Gael – des «opposés» décrits par le Dr Mary McAuliffe (féministe blog) comme « Tweedledum » et « Tweedledee ». Dans le Nord, j’aspire à une politique modérée «normale», des candidats qui ne donnent pas le sentiment qu’il y a quelqu’un derrière eux avec une arme à feu.
.
.
C’est ironique que mes premières élections générales irlandaises surviennent à un moment de crise nationale et mondiale – d’urgence climatique et d’extrémisme international – et je veux un parti révolutionnaire qui accorde la priorité au logement, aux soins de santé et au changement climatique, qui apportera un changement social et un développement durable, un avenir pour les générations à venir.
.
Le premier roman de Michelle Gallen, Big Girl, Small Town, est publié le mois prochain par John Murray.
.
image dans Féminisme

Naoise Dolan: l’Irlande peut voter contre la barbarie

Leo Varadkar a récemment fait des séances de photos avec un lévrier et dans un magasin de viande,  « pour réfuter les rumeurs selon lesquelles il serait végan ». Ce n’est pas drôle; c’est vulgaire. Il y a plus de sans-abri en Irlande maintenant que pendant la Grande famine.

Fianna Fáil a encouragé la sauvagerie du Fine Gael. Ils ont continué directement bon nombre des politiques les plus cruelles du Fine Gael et ils ont voté avec le gouvernement pour enrichir la classe dirigeante aux dépens du pays.

Je voudrais qu’un nouveau gouvernement déclare une urgence climatique et travaille de toute urgence vers des émissions de carbone à zéro d’ici 2030.

Je veux aussi qu’ils obligent les entreprises à payer leurs impôts; abolir les « Direct Provision » et les remplacer par un accueil irlandais décent à tous ceux qui le demandent; instaurer un contrôle des loyers et des logements sociaux corrects; des soins de santé et des transports gratuits; et soutenir les gens ordinaires face aux propriétaires, aux sociétés et divers « gombeens » qui pillent actuellement le pays.

Nous sommes confrontés à un choix entre un système qui mène l’humanité à l’extinction massive, ou des idées socialistes qui pourraient simplement nous sauver. L’Irlande peut voter contre la barbarie et pour une société plus juste. Je prie pour que nous le fassions.

Le premier roman de Naoise Dolan, Exciting Times, sera publié en avril par W&N

https://www.irishtimes.com/

Lire aussi;

Direct Provision (Wikipédia) Système « d’accueil » des migrants

Gombeen man (Wikipédia) Prêteur de fonds qui accorde des prêts  à des taux exorbitants

Can Sinn Féin’s young voters finally pull Ireland to the left? (The Guardian)

This Month’s Elections in Ireland Are a Historic Opportunity (Jacobins)

Lire la suite

20 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

réfugiés climatiques (the guardian)

refugies

Les réfugiés climatiques ne peuvent pas être renvoyés

Une décision historique des Nations Unies relative aux droits de l’homme

Les experts disent que le jugement est un «point de basculement» qui ouvre la porte aux demandes de protection contre la crise climatique

Cette décision concernait le cas d’Ioane Teitiota, qui vivait sur l’atoll de Tarawa Sud à Kiribati, l’une des nations les plus vulnérables à l’élévation du niveau de la mer liée au climat.

Il est illégal pour les gouvernements de renvoyer des personnes dans des pays où leur vie pourrait être menacée par la crise climatique, constate une décision historique du Comité des droits de l’homme des Nations Unies.

Le jugement – qui est le premier du genre – présente un «point de basculement» juridique et un moment qui «ouvre la porte» à de futures demandes de protection pour des personnes dont la vie et le bien-être ont été menacés en raison du réchauffement climatique.

Des dizaines de millions de personnes devraient être déplacées par le réchauffement mondial au cours de la prochaine décennie.

L’arrêt concerne le cas d’Ioane Teitiota, un homme de la nation de Kiribati dans l’Océan Pacifique, considéré comme l’un des pays les plus menacés par l’élévation du niveau de la mer. Il a demandé à être protégé en Nouvelle-Zélande en 2013, affirmant que sa vie et celle de sa famille étaient en danger.

Le comité a admis les preuves de surpeuplement sur l’île de South Tarawa, où vivait Teitiota, affirmant que la population y était passée de 1 641 en 1947 à 50 000 en 2010 en raison de l’élévation du niveau de la mer, ce qui rendait d’autres îles inhabitables, ce qui avait conduit à la violence et à des tensions sociales.

Il a également parlé du manque d’eau douce et des difficultés de cultiver en raison de la salinité de la nappe phréatique, causant de graves problèmes de santé à sa famille. Il a déclaré qu’étant donné que Kiribati devrait être inhabitable dans 10 à 15 ans, sa vie était mise en danger en restant sur place.

Les experts affirment que la décision de la commission ouvre la voie à d’autres revendications fondées sur la menace pour la vie que représente la crise climatique. Le comité a jugé que «les effets du changement climatique peuvent exposer les individus à une violation de leurs droits… déclenchant ainsi les obligations de non-refoulement des États d’origine». (…)

Kate Lyons lun 20 janv 2020

https://www.theguardian.com/

Lire la suite

31 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

menace (le monde)

pegsun_breizh_antifa_bretagne_antifasciste1

La menace en 2020 du terrorisme d’extrême-droite

La montée inquiétante du terrorisme d’extrême-droite en 2019 risque fort de se poursuivre, voire de s’accentuer en 2020.

L’année 2019 a vu Daech, le bien mal-nommé « Etat islamique », perdre ses derniers bastions territoriaux en Syrie, avant que les Etats-Unis n’éliminent son chef, Abou Bakr al-Baghdadi. Pendant que ces coups étaient portés au terrorisme jihadiste, une autre forme de terrorisme de masse, lié à l’extrême-droite raciste, a commencé de se répandre à l’échelle de la planète, depuis l’attaque contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 15 mars (51 morts) jusqu’à la tuerie anti-mexicaine dans la ville américaine d’El Paso, le 3 août (22 morts) et l’attentat contre la synagogue de Halle, le 9 octobre (2 morts). Les conditions semblent réunies pour que le suprémacisme blanc continue d’inspirer en 2020 d’autres actes terroristes.

LA DIFFUSION VIRALE DE LA HAINE

Anders Breivik apparaît à la fois comme le précurseur et la référence de cette nouvelle vague de terrorisme. En juillet 2011, cet ultranationaliste norvégien tue 77 personnes dans un attentat contre un complexe gouvernemental à Oslo, puis dans une fusillade contre un camp de la jeunesse travailliste.

Il prétend justifier son carnage par la diffusion d’une « Déclaration d’indépendance européenne ». Huit années plus tard, Brenton Tarrant, l’auteur australien du massacre de Christchurch, se réclame de Breivik et diffuse, comme lui, juste avant le bain de sang, un manifeste intitulé « Le Grand remplacement ».

Il s’y pose en rempart contre un « génocide blanc » dont l’immigration majoritairement musul-mane serait le principal instrument. John Earnest, qui assassine une personne dans la synagogue californienne de Poway, le 27 avril 2019, accuse « les Juifs » d’être les instigateurs d’un tel « génocide blanc ».

Patrick Crusius, le massacreur d’El Paso, a, lui aussi, mis en ligne une « Vérité dérangeante » où il déclare combattre « l’invasion hispanique du Texas ». Comme à Christchurch et à Poway, c’est le forum 8Chan, très populaire à l’ultra-droite, qui sert de plate-forme à cette revendication.

Dans les trois cas, les tueurs diffusent également en direct les images qu’ils filment eux-mêmes de leur assaut. Il aura fallu ces trois scandales pour que 8Chan soit enfin neutralisé, mais pour réapparaître en 8Kun le mois dernier.

Quant à Stephan Balliet, l’assassin de Halle, c’est sur Twitch qu’il diffuse un manifeste imprégné de thèses antisémites, conspirationnistes et néonazies, puis la vidéo en direct de son attaque de la synagogue, le jour de Kippour. Balliet s’en prend ensuite à un restaurant turc tout proche. Tarrant, Earnest, Crusius et Balliet, malgré leurs déclarations flamboyantes, se sont tous rendus sans opposer de résistance aux forces de l’ordre, comme d’ailleurs Breivik en 2011.

LA MONDIALISATION D’UNE NOUVELLE TERREUR

Certains éléments de cette séquence terroriste de 2019 se trouvaient déjà dans l’attaque du 27 octobre 2018 contre une synagogue américaine de Pittsburgh (11 morts), où le massacreur stigmatisait « les Juifs » pour leur supposée « collaboration » à « l’invasion » de son pays par les immigrants.

De fait, la mobilisation de Washington contre le terrorisme jihadiste a permis aux réseaux de cette nouvelle terreur de se développer dans une relative indifférence, alors même que l’extrémisme de droite avait déjà inspiré les trois quarts des attentats perpétrés aux Etats-Unis de 2009 à 2018.

L’absence de tout contrôle sérieux sur les armes, malgré la fréquence des tueries, et la banali-sation par l’administration Trump d’un virulent discours contre les Musulmans, d’une part, et les immigrants illégaux, d’autre part, font des Etats-Unis le terreau privilégié de ce suprémacisme ultra-violent. Le FBI reconnaît suivre plus de deux cents dossiers de ce type de terrorisme et le Département de la Sécurité intérieure (Homeland security) s’inquiète des « menaces croissantes d’extrémistes violents à motivation raciste, en particulier les suprémacistes blancs aux Etats-Unis ».

Il n’y a malheureusement aucune raison que s’interrompe la réaction en chaîne qui a déjà motivé successivement les tueurs de Christchurch, Poway, El Paso et Halle. L’exaltation des quatre massacreurs sur certains forums d’ultra-droite  ne peut qu’inspirer de nouvelles vocations homicides, alors que les thèses sur le « grand remplacement », autrefois marginales, s’infiltrent de plus en plus ouvertement dans le débat public des démocraties occidentales.

Au-delà de ce contexte très favorable, la difficulté à repérer de tels « loups solitaires » avant leur passage à l’acte est d’autant plus ardue qu’ils ne sont rattachés à aucune organisation constituée, mais se réclament d’une nébuleuse raciste et paranoïaque.

En France, la focalisation compréhensible sur la menace jihadiste n’a sans doute pas permis de prendre toute la mesure de ce nouveau péril. Deux mosquées ont pourtant été attaquées en 2019, le 27 juin à Brest (deux blessés, l’attaquant se suicidant peu après) et le 28 octobre à Bayonne (deux blessés graves). Le refus par la justice de qualifier l’attaque de Bayonne de « terroriste », alors même que l’agresseur a été candidat sur une liste d’extrême-droite, a dès lors été très mal ressenti.

2020 pourrait ainsi devenir l’année où se confirmerait la mondialisation et la diffusion de cette nouvelle forme de terrorisme. Mais le pire n’est jamais sûr. Souhaitons-le plus que tout en ce cas.

PS: Ce blog, est-il besoin de le rappeler, a été ouvert en novembre 2015 par un appel à la mobilisation contre le terrorisme jihadiste. Depuis lors, cinquante textes y ont été consacrés à l’analyse d’une telle menace et aux moyens de la combattre. Ce post est le seul à avoir pour sujet le terrorisme de type suprémaciste, qui vise indistinctement Juifs, Musulmans et immigrés de toutes origines. 1 contre 50, donc. Mais c’est à l’évidence déjà un de trop pour les professionnels de l’aveuglement

29 décembre 2019 Jean-Pierre Filiu

https://www.lemonde.fr/blog/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin