Archive | Migrants, réfugiés

21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

collectes brest (ouest france)

refugees

Migrants.

Nouvelle grande collecte ce samedi 24 novembre

Une nouvelle collecte en faveur des migrants est organisée dans différents endroits du pays de Brest.

Rendez-vous ce samedi 24 novembre.

Le collectif Collectes Solidarité Réfugiés appelle une nouvelle fois à la générosité de chacun et à l’esprit de Noël. Une liste des besoins a été établie avec les associations de terrain, afin de répondre au plus près au besoin des personnes.

Vêtements hommes (tailles S/M/L) :

Manteaux, blousons imperméables, survêtements, T-shirt, sweat, pull, ponchos, sous-vêtements, chaussettes, gants, écharpes, bonnets et chaussures solides, de sport, taille 39 à 44.

Vêtements femmes et enfants

Manteaux, blousons chauds, combinaisons de ski

Équipements divers

Tentes, couvertures chaudes, sacs de couchage, couvertures de survie, tapis de sol, chaufferettes, sacs à dos, grands sacs

Produits d’hygiène

Shampoing douche, rasoirs jetables, brosses à dents, dentifrice, tampons hygiéniques, couches.

Alimentaire

Conserves légumineuses, de poissons, huiles, riz, thé en sachet.

Les points de collecte

Brest  : Patronage laïque Cavale-Blanche, MPT du Guelmeur, Centre social de Pen ar Creac’h de 9 h à 12 h, Patronage Laïque Guérin de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h et patronage laïque Recouvrance de 15 h à 18 h.

Daoulas  : Salle Kernéis de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Plougastel-Daoulas: Biocoop de 10 h à 12 h et espace Frézier, centre-ville, de 13 h 30 à 17 h.

Locmaria-Plouzané  : centre social Ti Lanvenec de 10 h à 15 h

Lesneven  : centre socio-culturel de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

Contact :

refugies29n@gmail.com et

Facebook : collectes solidarité Réfugiés pays de Brest.

21/11/2018

https://www.ouest-france.fr

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

marilyne poulain cgt (regards)

Marilyne Poulain : « Se battre pour les travailleurs migrants, c’est se battre pour tous les travailleurs »

 Sur le travail de la CGT vis-à-vis des travailleurs migrants 

« Notre responsabilité, c’est de rassembler tous les salariés. »
« On est très présent auprès des travailleurs migrants. »
« Une dizaine de millier de travailleurs étrangers ont rejoint la CGT depuis 10 ans. »
« On fait face à une situation d’inégalité de droits, totalement anticonstitutionnelle d’ailleurs. »
« Un grand nombre de travailleurs immigrés sont en situation d’absence de droits parce que sans titre de séjour. »

 Sur l’immigration et le dumping social 

« Ce n’est pas l’immigration qui crée le dumping social mais l’absence de droits. »
« La traite des êtres humains, ce n’est pas uniquement en Libye, c’est aussi sur le territoire français – et c’est une situation créée par les politiques migratoires actuelles. »
« L’Etat de droit, c’est protéger l’ensemble des travailleurs sur le territoire. »

 Sur la peur du travailleur étranger 

« Dans toute période de crise économique et de tension, il y a des replis identitaires : certains agitent l’opposition entre travailleurs français et étrangers. »
« Les droits des travailleurs immigrés, ce sont les nôtres. Nos intérêts sont communs sur le marché du travail. »
« En tant que syndicat, nous revendiquons l’unité du salariat. »
« C’est en luttant ensemble pour l’égalité des droits qu’on peut aller vers une société meilleure et égalitaire. »
« C’est une vraie question : est-ce qu’on n’aide plus les travailleurs sans-papiers ou est-ce qu’on se bat ensemble dans les entreprises pour que nos droits soient égaux ? »

 Sur le rapport des partis politiques avec les travailleurs étrangers 

« Certains partis viennent soutenir les grèves de travailleurs sans-papiers. »
« Dans partis politiques sont présents mais on peut voir certaines ambiguïtés dans des discours qui sont tenus. »
« Nous revendiquons la régularisation des travailleurs sans-papiers. »
« La régularisation est un pansement pour préparer une politique défaillante en terme d’immigration. »

 Sur les objectifs de la CGT par rapport aux travailleurs étrangers 

« Se battre pour les travailleurs migrants, c’est se battre pour l’intérêt de tous les travailleurs de ce pays. »
« Toute la précarisation mise en œuvre par le gouvernement, c’est ça qui fait monter le sentiment de mal-être et le repli identitaire dans la population. »
« Il faut remobiliser la gauche pour combattre notre véritable ennemi : le système capitaliste. »

Quels droits pour les travailleurs étrangers ? Qui se bat encore pour les travailleurs sans-papiers ? Pour en parler, Marilyne Poulain, co-animatrice du collectif immigration de la CGT, était l’invitée de la Midinale.

http://www.regards.fr/

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24 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

politiques migratoires (bastamag)

sos-mediterranee

« Les politiques migratoires actuelles ne sont pas rationnelles, elles sont juste électoralistes »

Le gouvernement italien multiplie les mesures xénophobes, visant les migrants et leurs soutiens. Dans les îles grecques et italiennes, les conditions de vie des personnes en exil, entassées dans des camps, sont épouvantables.

La France rechigne à accueillir des migrants naufragés.

La Méditerranée est-elle donc devenue une zone de non-droit ? Pourquoi l’Europe a-t-elle transformé sa frontière Sud en cimetière marin ? D’autres politiques sont-elles possibles, alors qu’il n’y a pas si longtemps, l’Europe était encore accessible sans visa ?

Un groupe de chercheurs répond à ces questions dans l’ouvrage Méditerranée : des frontières à la dérive, qui vient de paraître aux éditions du Passager Clandestin. Entretien avec la géographe et sociologue Camille Schmoll.

Rachel Knaebel 24 octobre 2018

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

gauche et réfugiés (npa)

Migrants Ital

La gauche et les réfugiés 

Capitulation en rase campagne

Il y a bien longtemps que la gauche gouvernementale a déserté ce qui constituait ses racines dans le domaine des frontières et de la solidarité internationale. L’ouverture, l’accueil des populations réfugiées, l’aide aux plus démunis, l’internationalisme, ont été jetés par dessus bord au fur et à mesure de l’alignement sur le système capitaliste.

Il n’y a plus grand monde actuellement pour s’opposer aux idées xénophobes, nationalistes, en vogue actuellement dans toute l’Europe. La gauche a déposé les armes idéologiques. Et même si cette attitude timorée ne date pas d’aujourd’hui, elle est encore plus flagrante à l’heure où des milliers de réfugiéEs fuient des pays en guerre, des dictatures, ou les désastres dus au réchauffement climatique. Et où nombre d’entre eux meurent en Méditerranée. Ces morts suscitent l’émoi, et des politiciens comme Benoît Hamon en ce moment, jouent sur la corde sensible, mais l’essentiel est ailleurs, avec la capitulation de l’ensemble de la gauche sur le thème de prédilection de la droite et de l’extrême droite : l’immigration.

La gauche a déposé les armes face à l’extrême droite

En 1991, Michel Rocard, ministre socialiste, laissa sa triste empreinte en affirmant que la France ne pouvait pas accueillir « toute la misère du monde », une expression qui a fait florès depuis. Cette antienne nous est dès lors resservie ad nauseam. Les pays occidentaux auraient atteint les limites de leurs capacités d’accueil. On entend des arguments hypocrites du type : comment accueillir dignement des réfugiéEs alors que le chômage frappe la population ? Ou alors : on ne peut pas en accueillir certains pour ne pas créer un « appel d’air ». Alors que 86 % des réfugiéEs sont accueillis par des pays limitrophes de zones de conflit, des pays beaucoup moins développés que nos vieux pays européens.

La réalité est beaucoup plus prosaïque

La gauche gouvernementale a choisi de défendre la société actuelle, elle s’est positionnée du côté des puissants, dans leur guerre contre la population. On le voit parfaitement dans sa politique économique au service des patrons. C’est sous un gouvernement de gauche que le code du travail a été le plus ouvertement attaqué, avec les lois El Khomri. La gauche livre les salariéEs pieds et poings liés aux grosses entreprises. Dans ce cadre, elle ne peut certaine-ment pas dire que le chômage est dû à l’avidité des capitalistes. Alors, elle va jusqu’à laisser entendre que la faute en incomberait aux immigréEs en général et aux réfugiéEs en particulier.

La gauche n’a pas hésité à présenter l’immigration comme un « problème ».

Fabius, sous Mitterrand, n’avait-il pas déclaré que sur l’immigration, l’extrême droite posait les bonnes questions mais apportait de mauvaises réponses ? Comme si les immigréEs étaient un fardeau, alors que leur travail enrichit ce pays depuis des lustres ! Les gouvernements de gauche successifs n’ont changé aucune des lois prises auparavant contre les immigréEs, mais les ont au contraire mises en œuvre.

Hollande a exclu toute régularisation collective, et, comme tous ses prédécesseurs, a mis allègrement à la poubelle la promesse de donner le droit de vote aux étrangerEs installés sur le territoire. Alors, si un parti comme le Front national en France, et tant d’autres en Europe, peuvent apparaître aux yeux d’une fraction des salariéEs comme un parti susceptible de défendre leurs intérêts, c’est d’abord parce que le passage des différents gouvernements de gauche ont démoralisé leurs électeurs populaires.

Mais c’est aussi parce que les esprits ont été préparés par les dirigeants de gauche, PS et PC confondus, qui se placent sur le terrain de la défense de la nation et des « Français d’abord ». En témoigne cette intervention de Georges Marchais en janvier 1981 : « En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine ».

Et le slogan du PCF était à l’époque « Produisons français ! », slogan qu’on peut rapprocher de la défense de l’industrie française, souvent mise en avant actuellement par les syndicats. Cela n’a guère de sens à l’heure de la mondialisation, car les monopoles français, bien de « chez nous », Renault, EDF, Orange, Veolia, Saint-Gobain, Carrefour, Alstom, Bolloré, Areva, Total, SFR, etc., sont tous largement implantés sur toute la planète. Mais de « fabriquons français » à « fabriquons français avec des Français », il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par le FN.

L’argument le plus souvent utilisé pour ne pas s’opposer à la xénophobie ambiante, est  de ne pas faire monter l’extrême droite en se rendant sur son terrain de prédilection. Conséquence : la gauche ne développe aucun programme, aucun argumentaire sur la nécessité d’accueillir les réfugiéEs qui fuient leur pays. Et pourtant, cette politique de lâcheté devant les coups de la droite et de l’extrême droite contre les plus démunis, qui dure depuis quarante ans, a abouti sur le résultat que l’on connaît : l’extrême droite se porte comme un charme dans toute l’Europe. La stratégie visant à opposer les plus pauvres entre eux est parvenue à faire de l’immigration une question décisive pour nombre de FrançaisEs : une aubaine pour la droite et l’extrême droite, un sujet de honte à gauche.

Mélenchon, des relents nationalistes

Dans ce contexte, la crainte de se mettre à dos l’électorat populaire à cause d’un programme qui paraîtrait trop favorable à l’immigration a également gagné Jean-Luc Mélenchon. Considéré comme le plus à gauche de tous les « grands candidats » lors de la dernière présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, au lieu de défendre fermement les convictions internationalistes, et d’expliquer les causes réelles des problèmes de la population, a édulcoré son discours ces dernières années.

En 2012, il avait une tonalité pro-immigrés : liberté d’installation, rétablissement de la carte unique de dix ans, abrogation de toutes les lois votées depuis 2002, régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention entre autres. Il empruntait des accents lyriques: «L’immigration n’est pas un problème. La haine des étrangers, la chasse aux immigrés défigu-rent notre République : il faut en finir, affirmait son programme L’Humain d’abord. Les flux migratoires se développent dans le monde, ils mêlent des motivations diverses. La France ne doit pas les craindre, elle ne doit pas mépriser [leur] immense apport humain et matériel. »

À la dernière élection présidentielle, changement de ton 

Il insiste sur le fait d’aider les réfugiés à rester chez eux, en arrêtant les guerres notamment – certainement avec une baguette magique ? « Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation, je ne vais pas commencer aujourd’hui », expliquait-il en 2016. Et depuis, il met en cause les migrations économiques : « Pour l’instant, il n’y a pas moyen d’occuper tout le monde, alors je préfère le dire », a-t-il déclaré sur France 2 en 2017.

Mélenchon accrédite l’idée d’un lien entre immigration économique et chômage, ce que l’histoire et les comparaisons internationales invalident, selon les termes du spécialiste des migrations, François Gemenne, « au début des années 1930, la France a pratiqué l’expulsion massive des étrangers, sans remédier en rien au manque d’emplois ; des pays comme le Canada comptent de nombreux immigrés économiques, mais très peu de chômeurs. De plus, régulariser uniquement les clandestins titulaires d’un contrat de travail risque de s’avérer périlleux, puisque la condition de sans-papiers contraint justement à travailler au noir ».

Les seuls étrangers, les patrons

Et pourtant, touTEs les militantEs et sympathisantEs de gauche savent que ce ne sont en aucun cas les « étrangers » qui sont la cause de la misère, mais bien les grandes sociétés capitalistes, d’origine française ou non. Ce sont elles qui, dans la période d’après-guerre, avaient besoin de travailleurEs pour la reconstruction, allant jusqu’à organiser des réseaux pour faire venir de la main-d’œuvre à bon marché en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Et aujourd’hui, alors que cette main-d’œuvre non qualifiée n’est plus aussi nécessaire dans nos pays, pour cause de délocalisation des centres de production industrielle dans des pays à bas coût, les politiciens au service de la bourgeoisie prétendent que les étrangerEs viennent manger le pain des Français.

C’est comme cela à chaque crise économique.

Ce qui change, c’est le discours de la gauche. Par exemple, à la fin du 19èsiècle, lors de la grande dépression, la gauche affichait un discours cohérent sur l’immigration, en prônant la nécessaire alliance entre travailleurs français et immigrés contre le patronat : « Les ouvrier sétrangers (Belges, Allemands, Italiens, Espagnols) chassés de leurs pays par la misère, dominés et souvent exploités par des chefs de bande, ne connaissent ni la langue, ni les prix, ni les habitudes du pays, sont condamnés à passer par les conditions du patron et à travailler pour des salaires que refusent les ouvriers de la localité », écrivaient par exemple les socialistes Jules Guesde et Paul Lafargue en 1883.

Cette ligne fut celle des principaux partis de gauche pendant les décennies de croissance du 20è siècle, puis pendant ce qu’on a appelé les « Trente glorieuses » d’après-guerre. Les fractures sont apparues pendant les périodes de crise : dans les années 1930, alors que le chômage explose à la suite de la crise de 1929, des pétitions circulent pour demander l’expul-sion des étrangers. Le socialiste Ramadier présente un texte prévoyant de stopper l’immigra-tion. Quarante ans plus tard, la crise des années 1970 va de nouveau voir les socialistes et les communistes se renier.

Or, les travailleurs immigrés ne font pas seulement partie intégrante du prolétariat.

C’est le prolétariat dans son ensemble, dans toutes les métropoles industrielles du monde, qui s’est formé par l’immigration. Par vagues successives, au gré des cycles économiques, au gré des relations de subordinations établies entre les différents pays du monde, le capitalisme a apporté de la main-d’œuvre là où il en avait besoin. Il a contraint des générations de prolétai-res, venus des campagnes, à s’installer dans les villes, ou d’autres, venus d’anciens pays colonisés, à trimer dans les nouveaux centres de productions. Et c’est bien grâce à eux, à leur travail, que nos pays ont pu devenir des pays riches.

Heureusement, que ce soit à l’initiative de l’extrême gauche, d’ONG, de simples citoyens ou de municipalités, partout en Europe, des initiatives d’accueil se multiplient.

Depuis les sauvetages en Méditerranée jusqu’à la vallée de la Roya ou au camp de Grande-Synthe, en passant par les militants syndicaux qui soutiennent les luttes sur la régularisation des sans-papiers, est donnée à voir une autre réponse que celle défendue comme la seule possible par tous les gouvernements, droite et gauche confondues.

Régine Vinon Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

De l’air, ouvrez les frontières ! (NPA)

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

digemer (le télégramme)

refug

Digemer. Des collectifs d’accompagnement se créent

L’assemblée générale de Digemer s’est tenue jeudi.

Jeudi, 80 personnes étaient présentes à la mairie de l’Europe pour assister à l’assemblée générale de Digemer, association d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile du pays de Brest.
Cette forte participation montre que la solidarité avec les migrants se développe.
Sept nouveaux logements ont été trouvés depuis l’an dernier. Des collectifs d’accompagnement se créent dans le quartier de Saint-Marc, à Portsall, à Lannilis, à Plounéour-Trez-Lesneven, à Plouescat ou encore à Brasparts. Ces collectifs proposent à leur entourage de cotiser pour payer les charges des logements (assurances, eau, électricité, etc.). Quelques habitants s’engagent aussi dans l’hébergement citoyen : ils accueillent des familles ou des jeunes à tour de rôle pour un temps donné.
.

L’association ne baissera pas les bras

Ce qui préoccupe l’association, c’est l’avenir des hébergés. Des familles sont en France depuis cinq ou six ans, parlent français, scolarisent leurs enfants, participent à la vie associative, sont bien intégrées.

Et voici que depuis quelques mois tout se bloque 

Rejet des recours pour raison thérapeutique, plus de renouvellement des autorisations de séjour, plus de travail… « Quelle est la politique conduite par la préfecture par rapport aux migrants ? », s’interrogent les responsables de Digemer. Malgré tout ils ne veulent pas baisser les bras.

  21 octobre 2018

https://www.letelegramme.fr/

Site Digemer

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20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

brest dupuy de lôme (ouest france)

black spiderman

Brest. Des lycéens se mobilisent contre l’expulsion d’un élève malien

Les élèves du lycée Dupuy-de-Lôme se sont mobilisés ce mardi pour soutenir Amedi.

Ce mardi matin, à Brest, des élèves du lycée de Dupuy-de-Lôme se sont mobilisés pour défen-dre leur camarade malien Amedi, en bac pro dans l’établissement et menacé d’expulsion. L’expulsion a finalement été suspendue par la préfecture.

Des lycéens de Dupuy-de-Lôme ont débrayé ce mardi 16 octobre à midi pour soutenir leur camarade malien, Amedi. Il avait reçu un avis d’obligation de quitter le territoire français d’ici ce samedi.

L’élève étudie dans l’établissement depuis deux ans. Il vient de commencer un bac pro après avoir obtenu un CAP en maçonnerie l’an dernier. « Ce parcours de formation devrait lui permettre de s’insérer dans le monde du travail par la suite », souligne Olivier Le Pichon, professeur dans l’établissement.

Le droit d’obtenir un diplôme

« Il a 20 ans. Il a perdu son statut de mineur, puis de jeune majeur cet été qui lui permettait de rester », explique Olivier Cuzon, également enseignant dans le lycée. « Il a le droit d’avoir une chance d’obtenir un diplôme comme nous tous », soutient Koleen, une lycéenne membre du comité du soutien à Amedi. Le comité avait lancé une pétition interne hier pour soutenir l’élève malien.

Selon les enseignants, la préfecture a suspendu l’expulsion en milieu d’après midi.  »C’est une belle leçon de fraternité que les jeunes nous ont montrée », souligne Olivier Le Pichon.

https://www.ouest-france.fr/

 

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17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

grande synthe (brest)

Crise migratoire, pollution industrielle, chômage record 

La ville de Grande-Synthe (59) est un concentré de crises auxquelles l’ensemble de l’humanité devra bientôt faire face. Pourtant, sous l’impulsion du maire Damien Carême, citoyens, asso-ciations et pouvoirs publics se remontent les manches pour trouver des solutions avec enthousiasme et humanisme.

La ville de Grande-Synthe, aujourd’hui en pointe sur les questions de transition écologique, devient un vrai laboratoire du futur. Béatrice Camurat Jaud, réalisatrice de ce film documen-taire, nous offre un regard sans détour sur les femmes et les hommes œuvrant pour une transition vers un avenir meilleur.

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Une projection du film Grande Synthe est prévue pour le 5 novembre à 20h au cinéma Les studios en présence de la réalisatrice Béatrice Jaud.

Une rencontre aura lieu à l’issue de cette séance autour des questions migratoires, du climat et de l’importance du lien social dans ce contexte.

Pour le moment, cette séance est soutenue par l’AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Vert le Jardin, ATTAC, Emmaüs national ainsi que par EELV. (Le NPA s’y associe bien entendu!)

Nous vous proposons de nous rejoindre pour soutenir cet événement sur nos écrans brestois afin que cette séance-rencontre ait le plus d’impact possible. Les tracts sortent dès la semaine prochaine, ainsi, pouvez-vous nous envoyer votre réponse avant le vendredi 19 octobre.

 Lire aussi:

« Grande-Synthe, la ville où tout se joue » (Le Télégramme Saint Brieuc)

« Grande-Synthe ». La réalisatrice présente son film (Le Télégramme Dinard)

 

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14 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (l’obs)

olivier

Olivier Besancenot : « Gauche et migrants, parlons clairement ! »

L’approche politique de l’immigration fait aujourd’hui débat au sein de la gauche de la gauche.

Cette discussion, si elle n’est pas nouvelle dans les rangs du mouvement ouvrier, prend une tournure singulière à l’heure où, aux quatre coins du monde, nos sociétés sont secouées par de profonds bouleversements politiques, illustrant une nouvelle phase de la crise de la mondia-lisation capitaliste et suscitant une poussée mondiale des mouvements et partis d’extrême droite.

Ce débat engendre les plus vives réactions et de nombreuses incompréhensions mutuelles

Tant il nous tient à cœur et relève, pour beaucoup d’entre nous, de fondamentaux politiques qui ont marqué nos engagements militants. Bien que douloureuse, cette discussion doit avoir lieu. Les petites phrases à double lecture, savamment médiatisées, ne pourront jamais se substituer à la confrontation d’idées. Les changements d’orientation sur cette question ne sauraient s’opérer à bas bruit.

Qui a ouvert la boîte de Pandore ?

A ceux qui accusent les partisans de la liberté de circulation et d’installation, dont je suis, de faire trop de bruit sur ce sujet depuis la rentrée au point de participer à ne faire des prochaines élections européennes qu’un référendum sur l’immigration – « jouant ainsi le jeu » du FN – en reléguant les questions sociales eu second plan, je voudrais dire fraternellement deux choses.

Qui, dans les rangs de la gauche, a décidé de donner de la visibilité à cette question ?

Ceux qui ont sciemment décidé de donner le change en modulant leurs discours, en bazardant les répertoires idéologiques et en brouillant les positionnements politiques en la matière ? La toute récente organisation de Madame Wagenknecht en Allemagne, qui dit vouloir en finir avec « la bonne conscience de la gauche sur la culture de l’accueil » ?

Djordje Kuzmanovic, ex-conseiller de Jean-Luc Mélenchon, qui propose d’ »assécher les flux migratoires » ? Ou bien les initiateurs du « Manifeste pour l’accueil des migrants » promu par « Regards », « Mediapart » et « Politis », manifeste qui n’a fait que coucher sur le papier le rappel basique de ce qui constituait il y a encore peu le patrimoine génétique prédéterminant de notre ADN commun ?

De cette boîte de Pandore ne pouvaient sortir que des maux.

Et si nos réactions vous paraissent prévisibles, dites-vous bien que les vôtres étaient bien plus attendues encore par les tenants de l’ordre établi, voire inespérées pour ceux que l’on trouve le plus à droite sur l’échiquier politique… Mettons-nous donc d’accord définitivement pour dire qu’il ne s’agit pas d’évoluer dans une cour de récréation, en cherchant à savoir qui a commen-cé, car l’enjeu est trop important.

Je voudrais donc préciser ceci : puisque la question est dorénavant, et de toutes les manières, posée, il faut alors y répondre.

Pour ma part, je milite pour le faire sans ambiguïté, en cessant de m’excuser d’être encore, toujours, malgré tout, pour la liberté d’installation. En ajoutant, au passage, que reprocher à ceux qui « campent » sur ces positions de vouloir, par la même, faire taire les questions sociales, revient à nous faire un bien mauvais procès. De la chemise arrachée d’Air France jusqu’aux ouvriers de Ford, des postiers jusqu’aux hospitaliers, des précaires jusqu’aux retraités, des chômeurs jusqu’aux étudiants, des ZAD jusqu’aux droits des femmes, je ne me souviens pas avoir parlé moins distinctement, sur aucun de ces dossiers, qu’à propos des migrants.

Une grille d’explication erronée et dangereuse

Y répondre, cela signifie le faire clairement, sans rien concéder aux fausses idées véhiculées par l’air du temps. Il y aurait de multiples aspects à approfondir (la nature des mouvements migratoires, leurs causes, leurs projections possibles, etc.). A ce stade d’une discussion qui ne fait que commencer, je voudrais souligner un point d’analyse qui pollue selon moi nos échan-ges, dans l’espoir que ces derniers ne virent pas au dialogue de sourds.

Cette idée qui associe, directement ou indirectement, l’immigration à la baisse des acquis sociaux pour les travailleurs « nationaux ». Cette corrélation, même lorsqu’elle est effectuée au titre de « l’instrumentalisation » patronale, n’est pas la réalité. La répéter en boucle ne suffit pas à la charger de véracité.

D’abord parce que, comme le rappelle le démographe François Héran, en France, les raisons contemporaines de l’immigration ne sont pas à trouver en priorité dans la recherche de travail. Nous ne sommes pas aujourd’hui dans la configuration de ces mouvements migratoires décidés après guerre par l’Etat et les classes dirigeantes françaises dans l’espoir de faire effectuer à une main-d’œuvre bon marché une multitude de tâches ingrates.

Celles et ceux qui postulent désormais à l’immigration l’effectuent bien plus au titre de droits élémentaires et fondamentaux (d’asile, de refuge, de regroupement familial…) pour lesquels nous nous sommes battus ensemble durant les années 1970 et 1980. Un des aspects pour le moins notable étant qu’aujourd’hui, un migrant sur deux est une femme, que l’espoir d’un avenir meilleur pousse sur les routes de la migration, pourtant fort dangereuses pour elles…

De plus, le grand patronat n’est pas en « faveur de l’immigration » en tout lieu et en tout temps.

Il ne l’est que lorsqu’il en a besoin. Si ce n’est plus le cas, l’histoire nous enseigne qu’il s’accommode volontiers de son expulsion, manu militari le cas échéant. Et lorsqu’il se sert de la main-d’œuvre immigrée, il le fait pour ce qu’il en attend expressément, c’est-à-dire une exploitation rentable et immédiate, bien plus que dans l’optique idéologique d’exercer une quelconque concurrence entre travailleurs entraînant mécaniquement une baisse des salaires.

D’ailleurs, rien ne prouve, loin s’en faut, que durant les Trente Glorieuses, tandis que ce type d’immigration économique était suscité, la tension contre les salaires était plus forte qu’aujour-d’hui. Dans le capitalisme mondialisé, la règle d’or de l’économie de marché n’a pas changé : c’est encore le capital, et non l’immigration – même « instrumentalisée » –, qui fait pression sur les salaires des travailleurs français ou étrangers.

Reprendre à son compte une grille d’explication erronée et porteuse de toutes les dérives possibles place d’emblée celui qui s’y essaie sur les sentiers d’une impasse idéologique. Dans cette voie sans issue, balisée par avance par les tenants de la « priorité nationale », le « nouveau passant » se verra harcelé par une foule de marcheurs mal intentionnés qui le sommeront de dérouler son raisonnement jusqu’au bout de sa logique immanente…

Par ailleurs, ce type de raisonnement faussement logique escamote l’analyse de la dégrada-tion du rapport de force social et idéologique, et nous empêche de discuter des voies et des moyens pour la contrebalancer en s’appuyant sur toute la diversité de notre camp en terme de genre, d’origine ou de trajectoire.

Le mouvement ouvrier a su évoluer

Ce type de débat a déjà tiraillé le mouvement ouvrier à la fin du 19è siècle. Jules Guesde ou Jean Jaurès, qui a le mérite d’avoir profondément évolué sur cette question avant d’être assassiné, ainsi que de nombreux dirigeants du mouvement ouvrier auxquels nous nous référons pourtant aujourd’hui ont tenu des propos que l’on ne saurait endosser de nos jours, mais qu’on ne saurait non plus déconnecter du contexte de l’époque où ils étaient tenus.

A quelques exceptions près, les marxistes de toute obédience, comme bien des anarchistes aussi, pensaient le monde autour d’un centre qui était les pays où ils évoluaient. Beaucoup pensaient les colonisés comme des objets politiques à « éclairer » bien plus que comme des sujets à part entière. D’aucuns diront que la période voulait probablement cela. Soit.

Mais, comment pourrions-nous, au 21è siècle, barrer d’un trait l’existence du siècle politique qui nous sépare d’eux ? Comment imaginer que le 20è siècle, ses révolutions, ses luttes de libération nationale, ses combats anticolonialistes – auxquels nous nous référons tout autant – ne fut qu’une parenthèse ?

Frantz Fanon, militant martiniquais qui a participé à la révolution algérienne, aimait rappeler que l’Europe, par sa politique de pillage des richesses, d’esclavagisme, de colonialisme, était, au sens premier du terme, une « construction des pays du tiers-monde ».

Que dire alors des politiques occidentales actuelles – avec au premier rang celle de la France – en Afrique, au Moyen-Orient ? Pourquoi devrions-nous taire le chaos économique, politique, militaire, et les guerres suscitées par ces ingérences, motivées par l’appât du gain et la soif de domination politique, qui sont la cause du déplacement de la plupart de ces migrants qui fuient l’enfer ?

Je ne souhaite à aucun des détracteurs de la liberté d’installation d’avoir à subir durant son existence de tels bouleversements ou à endurer ces affres qui viennent d’ailleurs et qui vous poussent légitimement à partir.

Le mouvement ouvrier a su évoluer sur ces questions, et c’est une chance, car aucune pensée qui se réclame de l’émancipation n’est figée.

Elle s’enrichit des expériences concrètes auxquelles elle apprend à se référer avec l’aide du temps. Pour mémoire, n’oublions pas qu’au début du 20è siècle, des pans entiers du mouve-ment politique et syndical n’envisageaient le travail des femmes que comme un outil de concurrence déloyale au sein de la classe ouvrière et s’y opposaient pour cette raison. « Pour leur plus grand bien », cela va sans dire… Viendrait-il aujourd’hui à l’idée de quelqu’un, après le mouvement des femmes, d’ »assécher » le travail des femmes ?

Notre discussion aura lieu. Elle a débuté.

Assumons-la, même si elle doit être parfois houleuse. Elle sera d’autant plus apaisée que nous la bâtirons sur la base de notre pratique commune, à travers ces nombreux combats où nous retrouvons côte à côte pour nous opposer aux dégâts des politiques xénophobes en cours : travailleurs sans-papiers, accueil de l’ »Aquarius », expulsions de campements de migrants, mineurs isolés…

Personne ne détient de label certifié en matière de solidarité. Moi pas plus que les autres. Et j’ai le plus profond respect pour tous ces militant.e.s, quelle que soit leur obédience, qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie sur l’ensemble de ces fronts.

Dès lors, ma (dernière) question est la suivante : pourquoi devrions-nous maintenant restreindre nos combats communs à la seule lutte contre l’urgence engendrée par cette situation, en renonçant à dénoncer d’une même voix les causes profondes de cette offensive globale qui veut faire de l’immigré.e un bouc émissaire ?

Salutations internationalistes !

Olivier Besancenot 14 octobre 2018

https://web.nouvelobs.com/

 Aujourd’hui, dans une tribune, Olivier Besancenot, ancien candidat à la présidentielle et figure du NPA, partisan revendiqué de la liberté de circulation et d’installation, appelle la gauche à assumer le débat sur les migrants, à défendre ses valeurs et son histoire. Il répond notamment à Jean-Luc Mélenchon, qui, le 25 août à Marseille, avait lancé « honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires ». Olivier Besancenot, facteur de profession, est membre du Nouveau Parti Anticapita-liste (NPA, ex-Ligue communiste révolutionnaire). Il fut candidat à la présidentielle en 2002 et en 2007. Dans une tribune à « l’Obs », Olivier Besancenot, figure du NPA, appelle la gauche à assumer le débat sur les migrants, à défendre ses valeurs et son histoire.

Lire aussi:

Comment la question des migrants divise communistes et Insoumis (Les Inrocks)

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés brest

refug
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Ne brisez pas une jeune fratrie Congolaise !

NSimba (9 ans), Simon (13 ans) et Jonathan (20 ans) MBengui sont arrivé.es fin avril 2018 en France pour fuir le régime de Kabila (République Démocratique du Congo). Ces trois frères et sœurs sont sans nouvelles depuis de longs mois de leurs parents, opposants à Kabila.

Nsimba et Simon sont pris en charge par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance). Jonathan est lui menacé d’expulsion au Portugal sous prétexte de la procédure de Dublin. NSimba et Simon resteraient eux en France. Expulser Jonathan, c’est laisser NSimba et Simon orphelins du seul soutien familial qui leur reste.

Expulser Jonathan c’est briser une fratrie, c’est briser 3 vies.

L’article 24 de la directive Européenne sur les conditions d’accueil (2016) stipule que, dans la mesure du possible, les fratries ne doivent pas être séparées, eu égard à l’intérêt supérieur du mineur concerné.

Nous demandons que la directive européenne sur la non-séparation des fratries soit appli-quée pour la fratrie MBengui et demandons que Jonathan reste à Brest près de sa petite sœur et de son petit frère.

CHANGE

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09 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

guillaume meurice (politis)

poutou meuriice

Guillaume Meurice sur le non-accueil des migrants: « Un crime contre l’humanité »

Pourquoi avez-vous signé cet appel pour l’accueil des migrants ?

Simplement parce que l’on m’a sollicité et que je suis d’accord en tout point avec le texte. À titre personnel, je suis très sceptique quand à l’impact réel d’un tel appel. Mais que faire face à la lâcheté généralisée des « pouvoirs publics » ? Ne pas se résigner est le premier des devoirs.

Quelle est votre implication personnelle autour des migrants ? En avez-vous croisés, rencontrés, suivez-vous cette actualité ?

Je suis soutien de SOS Méditerranée depuis qu’Alice Gautreau, alors sage-femme sur le bateau, m’a contacté pour m’expliquer la situation à bord. Je suis pote avec Cédric Herrou, considéré comme un délinquant par le pays des droits de l’homme. J’ai joué mon spectacle dans la Roya et j’ai été rendre visite aux réfugié.e.s qu’il accueille. J’aide également autant que possible le BAAM dans leurs actions. Lorsque je fais des chroniques sur le thème, je refile la thune à ces assocs. Je suis très admiratif des bénévoles qui les composent.

Quelle est votre réaction quand une réunion européenne s’articule autour de la réception de seulement 58 migrants à partager en Europe, dont 18 person-nes en France, comme cela a été le cas la semaine dernière ?

Envie de foutre tous ces bien mal nommés « responsables » sur une barque en pleine Méditerranée et les regarder se démerder.

Quel symbole est devenu l’Aquarius ?

La preuve que, certes le pire existe chez l’être humain, mais le meilleur aussi. Quelles que soient les époques et les crises, il y aura toujours des gens pour porter assistance aux autres. L’idéologie dominante nous présente la compétition et la lutte de chacun contre tous comme l’horizon indépassable de la civilisation, alors que l’humanité aurait sans doute déjà disparu sans la coopération, l’entraide, la solidarité. Fous Laurent Wauquiez à poil dans la forêt et demande lui s’il pense toujours que « l’assistanat est le cancer de la société ».

Il n’y a plus de bateaux, en dehors de l’Aquarius, pour secourir les migrants, tandis qu’il y en avait encore dix au printemps…

C’est juste dégueulasse. De la non-assistance à personnes en danger. Du racisme institutionnel. Un crime contre l’humanité.

Peut-on parler de faillite démocratique et humanitaire ?

Oui. On peut aussi parler de cynisme crasse. De politicailleries vulgaires. De honte absolue. La peur est devenue une variable d’ajustement électorale. Faire croire que des gens qui deman-dent de l’aide représentent eux-mêmes une menace pour la démocratie est au top du hit-para-de de la propagande politique. Sur ce point, aucune différence entre Macron et Le Pen. Gérard Collomb n’est simplement qu’un Robert Ménard complexé.

N’est-ce pas étonnant de voir l’Europe déléguer à des dictateurs ou des sei-gneurs de guerre la gestion des flux migratoires en Afrique du Nord ou bien de laisser la Grèce se débrouiller seule ?

Non ce n’est pas étonnant. Il n’existe pas d’Europe sociale et encore moins d’Europe humani-taire. L’Union européenne est une structure économique et uniquement économique. Un grand marché dans lequel un être humain est simplement une statistique, une variable d’ajustement. Un espace où l’indécence se nomme désormais « pragmatisme ».

« L’humanisme, ce n’est pas le bon sentiment », a déclaré Emmanuel Macron à l’ONU. Quelle est votre réaction ?

Emmanuel Macron qui parle d’humanisme, ça me fait le même effet que Barbarin qui parle de puériculture.

Guillaume Meurice a été l’un des premiers signataires de l’Appel pour l’accueil des migrants. Il s’en explique et livre son regard sur la tragédie.

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