Archive | Migrants, réfugiés

13 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

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28 août 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes portugal 2 (pùblico.pt)

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La diversité doit-elle commencer à l’école?

«Sinon, nous continuerons à reproduire des stéréotypes»

Pùblico a invité des jeunes à parler de l’avenir. Ils veulent une société plus diversifiée et plus inclusive sans discrimination fondée sur le sexe, l’origine ethnique ou sexuelle. Ils veulent plus de diversité au Parlement. Et où peut-on apprendre à respecter son individualité? Où tu apprends presque tout: à l’école.

«Ces accessoires sont-ils pour des hommes ou pour des femmes? Ou les deux? »

Eduardo Couto savait déjà que la réponse qu’il allait écrire n’était pas la « bonne ». Le sac est pour les femmes, la cravate pour les hommes; une femme ne porte pas de bonnet et un homme ne porte pas de collant: telle était la réponse attendue par le professeur d’anglais.

Cependant, Eduardo a écrit «both / les deux» devant tous les accessoires présentés dans le test. Le résultat? Quelques croix et points d’interrogation. Selon cet exercice, seuls foulard et  ceinture peuvent être portés par hommes et femmes.

Dans la classe lors de la correction du test « toute la classe a manifesté », il a estimé que « cela n’avait aucun sens », mais l’indignation de la classe n’a eu aucun effet. Il s’agissait plutôt d’une menace de mesure disciplinaire et cela soulevait une question: l’école perpétue-t-elle les stéréotypes? (Eduardo Couto, 16 ans)

Lorsque Rianne Ruviaro est arrivée à la rédaction de Pùblico, elle était convaincue: «Il faut une éducation sans stéréotypes de genre». L’étudiante brésilienne fait partie d’un groupe de cinq jeunes qui ont répondu à l’appel ouvert de Pùblico pour discuter de ce qu’ils considèrent être les causes de l’avenir.

Berta Valente Santos, Fernando Teixeira, João Pedro Costa et Rita Regadas nous ont affirmé que l’inclusion, l’intégration et l’égalité sont des défis qui marqueront les temps à venir. De la crise des migrants aux questions de genre, au handicap ou au vieillissement, la conclusion était consensuelle: «Nous devons préparer la société inclusive, intégrer et accepter la différence et la considérer comme une contribution positive.»

La crise des migrants préoccupe les cinq jeunes et constitue un exemple du «manque d’empa-thie» de la société. Ils critiquent la «dépersonnalisation des problèmes» et «l’éloignement total», également causés par le «manque d’informations à la télévision».

L’intégration des réfugiés provoque «la peur de perdre notre identité», soulignent-ils. Ils estiment que « la société ne peut être cohérente que si elle considère tous ses membres et pour cela, il est nécessaire de briser les tabous associés aux différentes minorités ».

Et à une époque où nous sommes «si proches virtuellement», nous continuons à «discriminer en réalité» – sans comprendre que, comme le souligne Lucia Furtado, l’une des fondatrices de Femafro («une association de femmes noires, africaines et de descendance africaine»), «nous sommes égaux, chacun avec ses spécificités »…(Payant)

Mariana Durães 26 août 2019

https://www.publico.pt/

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23 août 2019 ~ 0 Commentaire

frontières (afrique en lutte)

afrique

Externalisation des frontières

Oriol Piug raconte la frontière invisible en Afrique de l’Ouest

Les pays du Sahel font office de nouveaux murs de l’UE avec plus de contrôles frontaliers, augmentation des déportations et utilisation des fonds de coopération pour freiner les flux. L’externalisation de services européens vers des pays comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso entraîne le détournement d’itinéraires, accroît la dangerosité de la route, le trafic informel et viole les droits de l’homme.

« On a récemment demandé à un ministre européen pourquoi il s’était rendu au Niger et il a répondu en assurant que « le Niger est notre voisin », symboliquement parlant ». C’est donc clair ». De cette manière voilée mais suggestive, le chef de mission de l’Organisation Interna-tionale pour les Migrations (OIM), Martin Wyss, admet l’externalisation des frontières européen-nes au Sahel. L’ambassadrice communautaire dans le pays, Denise-Elena Ionete, rejette le concept, mais reconnaît l’importance croissante du Niger dans la gestion de la question migratoire.

Le Niger est le gendarme de la migration irrégulière vers l’Europe et assume depuis 2015 les politiques européennes de confinement. C’est le produit de l’obsession de l’UE à freiner les flux d’entrée sur son territoire, malgré le fait que les mobilités à l’intérieur de l’Afrique sont supérieu-res – 70% – à celles dirigées vers l’Europe », d’après l’ONU.

La préservation des intérêts économiques dans la région, l’expansion du commerce de sécurité et « le refus atavique de l’Europe de former des sociétés mixtes », selon les termes de l’intellec-tuelle altermondialiste malienne Aminata DramaneTraoré, font avancer la stratégie de restriction de l’UE dans ce domaine. Il s’agit d’un mécanisme de contrôle fondé sur le renforcement des frontières, l’encouragement des déportations et des expulsions et l’utilisation des fonds de coopération souvent destinées au développement pour prévenir l’afflux de personnes.

Expulsions arbitraires et massives

Alex arrive au centre de transit de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à Agadez. Il fait partie des plus de 40.000 personnes expulsées par l’Algérie vers la frontière nigérienne depuis 2014. Dans son cas, il se rendait au travail dans une carrière à Alger lorsque la police l’a arrêté soudainement et sans prévenir.

Ils ont réquisitionné tout ce qu’il portait, y compris son téléphone portable, et l’ont emmené à bord d’un autobus vers une destination inconnue. Après plusieurs jours de mauvais traitements physiques et d’humiliations, les forces de sécurité l’ont abandonné au milieu du désert du Sahara, avec des dizaines de citoyens subsahariens.

De là, ils ont marché une quinzaine de kilomètres jusqu’au sol nigérien, où l’OIM les attendait. Alex n’a jamais eu l’intention de continuer en Europe. Il était marié avec une femme algérienne depuis 8 ans et était à l’aise et bien installé dans le pays, malgré le racisme quotidien auquel il faisait face. « Ma femme m’attendait à la maison, mais à cette date, elle ne sait pas où je suis. J’ai insisté pour lui parler, mais ils ne m’ont pas laissé le faire. Elle est enceinte de deux mois et je veux juste lui dire que je suis vivant », dit-lui le cœur brisé.

OIM en question

Comme Alex, beaucoup d’autres ont été expulsés vers le Niger dans le cadre de l’accord de réadmission signé par Alger et Niamey en 2014 qui, théoriquement, ne concerne que les citoyens nigériens, mais dans la pratique, est appliqué à toutes les personnes subsahariennes.

Pour des associations militantes comme Alternative Espaces Citoyens, ces expulsions brutales sont une violation flagrante du droit international et des droits humains fondamentaux, puisqu’il s’agit de déportations massives et forcées, non communiquées à l’avance et, en outre, dans des conditions précaires et inhumaines.

L’OIM aide les victimes du côté nigérien de la frontière et les invite à participer à son programme de « retour volontaire » qui, pour une grande partie de la société civile et des experts, est « cynique » quand il se produit après une expulsion forcée, selon le chercheur burkinabé Idrissa Zidnaba.

L’organisme international préconise de ne travailler que dans des contextes « volontaires », mais évite de critiquer publiquement les actions de l’Algérie, car c’est « une question délicate entre deux pays souverains », d’après Martin Wyss. L’OIM, agence interétatique financée par des puissances internationales et liée à l’ONU, nie sa participation aux convois de déportation, mais assume le transport depuis la frontière vers les pays d’origine, par avion ou par voie terrestre.

Le Niger accueille plusieurs centres de transit de l’OIM et de plus en plus accepte la construction des « centres humanitaires des demandeurs d’asile » où il collabore avec le HCR pour identifier les demandeurs d’asile et/ou de réfugiés potentiels, en agissant selon la vision des hotspot proposée par le Président français, Emmanuel Macron, initialement rejetée par le gouvernement du Niger, mais finalement déployée.

Les installations, qui évacuent et protègent les migrants, jouent un rôle clé dans les politiques de confinement et se développent dans tout le Sahel. Pour certains militants et experts, cette orga-nisation remplit une double fonction, d’une part « caresse et de l’autre frappe », selon l’anthropo-logue et missionnaire Mauro Armanino. Pour le chercheur à l’Université de Bamako Bréma Dicko, « c’est l’exécuteur des politiques européennes », une sorte « d’agence de déportation » sous le parapluie de l’ONU.

Au Mali, par exemple, le rôle de l’agence est différent de celui du Niger, où tous les mécanismes de l’agence se sont installés sans difficultés majeures, donc l’importance de la diaspora malien-ne et de ses transferts de fonds ont empêché une mise en œuvre plus poussée.

Cependant, les deux Etats sont les bénéficiaires majoritaires de l’aide officielle européenne du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, le principal instrument pour tenter de « s’attaquer aux causes profondes de la migration », assure-t-il.

La société civile dénonce la conditionnalité de leurs dons, le détournement de fonds de l’éradica-tion de la pauvreté vers la sécurité, et l’inefficacité de la même aide due au syllogisme erroné entre migration et développement. En ce sens, il a été démontré que « le développement intensifie la mobilité » et non l’inverse, explique Harouna Mounkaila, directeur du groupe de recherche sur les migrations de l’Université de Niamey.

Inefficacité, dangers et clandestinité

Au Niger, la loi 2015/36, approuvée par le gouvernement, a criminalisé la traite et le trafic d’êtres humains selon la responsable de l’agence chargée de sa mise en œuvre, Gogé Maimouna Gazibo et a conduit à une « grande répression », en particulier pour la partie nord du pays, Selon les autorités locales, la persécution contre le soutien à la migration a démantelé des réseaux, emprisonné jusqu’à 200 personnes, confisqué des dizaines de véhicules et porté un dur coup à l’économie locale d’Agadez.

L’UE avait promis des subventions pour fournir des alternatives aux responsables de l’activité migratoire, mais celles-ci ne sont pas encore arrivées, sont insuffisantes et inefficaces.

« Ils nous demandent d’attendre, nous disant que le financement viendra, mais ils ne nous donnent que 1,5 million de FCFA pour démarrer une activité, alors que nous gagnions cela en une journée. C’est très peu », déclare Bachir Asma, un ancien passeur reconverti dans le cadre du programme de soutien aux acteurs de l’économie migratoire financé par l’UE.

Le mécontentement à l’égard des promesses non tenues augmente et la patience s’épuise. « Le blocage brusque des échanges commerciaux sans prise en compte des besoins de notre population a conduit au déploiement d’itinéraires alternatifs qui maintiennent le trafic de manière plus informelle », selon le maire adjoint d’Agadez, Ahmed Koussa.

Le trafic continue donc, mais d’une manière plus invisible. « La persécution de l’État pousse les gens à emprunter des routes plus compliquées, plus risquées et plus coûteuses », explique le responsable de Médecins Sans Frontières Francisco Otero.

« Sur les routes secondaires qui n’ont pas de points d’eau il y a des bandits armés, et une petite panne peut être fatale », dit Ahmed, un ancien chauffeur de la route vers la Libye. Les routes bifurquent vers le Tchad et surtout vers le Mali, où l’on a observé récemment une augmentation notable de la population qui se déplace dans la ville de Gao, passant de 7.000 en 2017 à 100.000 en 2018, selon les données de la Maison du Migrant.

Cela montre que la main de fer contre la migration au Niger « déplace le problème dans un autre pays sans le résoudre », selon Sadio Soukouna, chercheuse à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Il y a donc une augmentation exponentielle de la traite informelle et des risques, qu’il s’agisse d’agression, de braquage, de viol ou d’enlèvement par des groupes armés ou des bandits. « Ils sont poussés dans l’illégalité », assure Otero.

« Ils interceptent leurs véhicules et leur disent qu’ils peuvent gagner de l’argent s’ils les suivent, et certains le font. D’autres, par contre, sont détournés contre leur gré et leur famille doit payer la rançon. L’année dernière, nous avons libéré 14 personnes », déclare le militant Eric Alain Kamdem.

La société civile considère également que le renforcement des frontières par des contrôles biométriques sophistiqués et le développement des points de surveillance sur les routes violent le protocole de libre circulation de la CEDEAO,

Au Burkina Faso, par exemple, Moussa Ouédraogo, responsable de l’ONG Grades, dénonce le fait que son pays est devenu une « pré-frontière, afin de bloquer la route au plus grand nombre de personnes possible » avant leur arrivée au Niger, et affirme que l’extension des contrôles sous prétexte de lutter contre le terrorisme ne cache pas que l’objectif est « l’intimidation des migrants ».

Le gouvernement nigérien se défend de l’accusation d’entrave à la liberté de circulation commu-nautaire et assure qu’il n’exige que les voyageurs soient munis de documents valides. En revan-che, il se félicite de la réduction des flux migratoires transitant par Agadez, un infléchissement de la courbe obtenu à la suite d’un impressionnant dispositif policier de quadrillage des routes et des points d’eau appuyé par des pays européens.

Des investissements financiers jetés par la fenêtre puisque de nombreux rapports d’ONG et de chercheurs indiquent que très peu des personnes évacuées du Maghreb restent dans leur pays, la plupart finissent par reprendre la route.

C’est le cas d’Ibrahim, ressortissant sénégalais, qui après un séjour en Libye, s’est retrouvé contre sa volonté en Algérie. « Je veux toujours aller en Europe, car je ne voulais pas rentrer dans mon pays. Dès que possible, je tenterai à nouveau la route marocaine, j’essaierai de sauter les clôtures : entrer ou mourir » a confessé l’intéressé.

10 août 2019 par Oriol Puig

http://www.afriquesenlutte.org/

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13 août 2019 ~ 0 Commentaire

vicenzo (fr3)

Morbihan: un comité de soutien pour empêcher le renvoi de le militant italien

Depuis l’arrestation de Vincenzo Vecchi un groupe de quatre-vingts habitants du pays de Rochefort-en-terre se réunit pour discuter et échanger sur les actions possibles pour empêcher le renvoi du militant qui habitait dans ce coin de Bretagne depuis 8 ans.

Ils se retrouvent tous les jours en petits groupes ou en session plénière pour discuter et réfléchir aux actions à mener. « Ils » se sont des amis, des voisins ou de simples connaissances de Vincenzo qui le fréquentent pour certains depuis 8 ans, depuis qu’il avait posé ses valises dans ce coin du Morbihan. Ils ont donc décidé de créer un collectif de soutien pour empêcher le renvoi vers l’Italie de l’activiste.

Colère et détermination des soutiens de Vincenzo

« Après l’étonnement de découvrir le passé de Vincenzo nous sommes aujourd’hui dans la colère et la détermination » explique Jean-Pierre, un membre du collectif  « Soutien à Vincenzo ». Pour ce dernier il n’est pas question que Vincenzo soit renvoyer en Italie. « Le chef d’inculpation nous parait injuste et disproportionné ! Il a pris 13 ans pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, cela nous révolte » s’indigne Jean-Pierre.  

Condamné grâce à une loi mise en place par Mussolini et réactivée par Berlusconi

Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour « dévastation et saccage » au G8 de Gênes. « Cette condamnation a été rendue possible sur la base d’une loi adoptée en 1930  sous Mussolini et réactivée par Silvio Berlusconi » à l’occasion du sommet économique de 2001.

La justice italienne lui reproche aussi sa participation à une manifestation antifasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006.

Pour le collectif morbihannais « il est impensable que la France renvoie cet homme vers l’Italie », pays qui a pour ministre de l’intérieur Salvini, un élu d’extrême droite. « Il va vouloir en faire un exemple » redoutent ses amis.

Ils rappellent aussi que « le G8 de Gênes a valu une lourde condamnation de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme du fait des violences policières commises contre les manifestants, certaines ayant été assimilées à des « actes de torture », restait « une blessure ouverte en Italie ».

vicenzo

Appel au soutien devant le tribunal de Rennes Mercredi

Mercredi Vincenzo Vecchi doit passer devant la Chambre d’Instruction de Rennes. Les membres du collectif ont prévu de venir manifester leur soutien pacifiquement et espèrent que d’autres personnes se joindront à eux. Ils ne souhaitent cependant pas qu’il y ait le moindre débordement car cela pourrait pénaliser leur ami. Le collectif a fait appel à deux avocats afin d’avoir plus d’information sur le dossier et d’envisager une démarche en justice.

Maylen Villaverde 12/08/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Répression. En Italie, la vengeance d’État se mange froide (L’Humanité)

 

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12 août 2019 ~ 0 Commentaire

lannion sans papiers (le trégor)

lannion

Sans papiers:  des tentes sur le quai d’Aiguillon pour attirer l’attention

Ce lundi 12 août, le Collectif de soutien aux sans papiers cherchait à alerter les autorités sur le sort de plusieurs familles de migrants, menacées d’être « mises à la rue ».

C’est un « appel à la conscience publique » qui a été lancé ce lundi par le Collectif de soutien aux sans papiers (CSSP). Avec plusieurs associations, il a installé des tentes de camping sur le quai d’Aiguillon. Jean Marc Fontaine, membre du collectif rappelle: « C’est une action symbolique»

Trois familles concernées

Le but : alerter les citoyens et les autorités sur le sort des sans papiers déboutés de leur deman-de de titre de séjour. Trois familles sont particulièrement concernées. Jean-Marc Fontaine:

Elles viennent du Congo, d’Angola et des Comores, avec sept enfants au total qui risquent de se retrouver à la rue du jour au lendemain. Ça va à l’encontre de tous les textes internationaux sur la protection de l’enfance que la France a signés. Ces familles n’ont ni abri ni ressources, des enfants à charge, on ne peut pas les mettre à la rue et fabriquer des clandestins, obligés de dormir dans des tentes ».

Arrivée en France il y a 4 ans

Parmi ces familles, celle de Babouana. Elle est arrivée en France il y a quatre ans avec ses enfants, pour rejoindre son mari. Depuis un an, elle loge à l’hôtel et redoute d’être mise à la porte : J’ai quatre enfants, deux fois des jumeaux. Ils sont déjà scolarisés à l’école de Pen Ar Ru et tout se passe bien, ils sont bien intégrés. J’ai peur ».

En effet, le CSSP, qui fournit une aide juridique aux sans papiers pour mener à bien leurs démarches administratives, est dans l’impasse. Les dossiers de ces familles ont été clos, les recours sont épuisés.

« Nous avons tout fait pour trouver une solution : explorer les possibilités de relogement privé, démarché tous les services sociaux et administratifs à tous les niveaux », rappelle Jean-Marc Fontaine. Pour autant, les autorités concernées, à la Maison du Département, se laissent jusqu’au 20 août pour statuer sur ces dossiers.

12 Août 2019

https://actu.fr/bretagne/lannion

http://cssp-lannion.fr/

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11 août 2019 ~ 0 Commentaire

lannion réfugiés (cssp)

lannion

DROIT ET HUMANITÉ AVANT TOUT

APPEL À LA CONSCIENCE PUBLIQUE

A Lannion le Lundi 12 août 2019àa 11h , nous installons des tentes sur le Quai des Possibles  pour mettre à l’abri deux familles comptant sept enfants dont trois de moins de trois ans, mais aussi quatre jeunes majeurs qui sont menacés d’être mis à la rue, tous sans abri ni ressources dans les jours qui viennent.

Nous avons tout fait pour trouver une solution : exploré les possibilités de relogement privé, démarché tous les services sociaux et administratifs à tous les niveaux. Mais cette incapacité passagère a régler ce problème  ne signifie pas résignation.

Nous constatons qu’en jetant des familles avec enfants à la rue, l’État ne respecte pas les textes de protection de l’enfance que la France a pourtant signé. Nous dénonçons des grilles et cadres législatifs et administratifs qui ne laissent aucune place à des considérations relevant des plus élémentaires notions de civilisation : on ne jette tout simplement pas à la rue des familles avec des enfants, dans notre pays.

L’État, les diverses instances administratives et politiques considèrent peut-être que cette pratique est justifiée, qu’elle fait du sens, qu’elle est raisonnable. Mais nous, associations et collectifs de citoyens, considérons qu’il s’agit là d’un acte de trahison des fondements du vivre-ensemble qui caractérise notre pays.

Nous nous sommes mobilisés depuis des années pour humaniser l’accueil des migrants, et suppléer, de fait, à la dureté des conditions qui leur sont faites par les instances officielles.

Nous les avons guidés dans le maquis des formulaires et démarches administratives, aidés à surmonter les incohérences des structures d’accueil, nous leur avons cherché et trouvé des logements, recueillis parfois dans nos propres foyers, distribué des aides d’urgence en espèces et en nature (plus de 12.000 euros de nos propres poches, des dons reçus, des recettes de vide-greniers etc.… pour le seul CSSP en 2018).

Bref, nous avons assumé, en tant que membres de la société civile, une part du devoir de décence et de solidarité qui constituent les bases de la civilisation.

Aujourd’hui, nous atteignons les limites de ce que nous pouvons faire.

Fatigués de jouer le rôle de supplétifs d’une politique que nous considérons comme honteuse, nous faisons appel à la société civile et l’opinion publique pour qu’elles s’opposent aux actes d’inhumanité qui sont sur le point d’être commis – discrètement, en plein mois d’août.

10 août 2019

http://cssp-lannion.fr/

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30 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Europe criminelle ! Ouvrez les frontières !

Jeudi dernier, plus de 110 migrantEs ont disparu après le naufrage de leur bateau au large de la Libye alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes italiennes. Une nouvelle et tragique démonstration de la politique meurtrière de cette Europe forteresse.

Des chiffres insupportables

Avec ce nouveau drame, le total des victimes noyées qui tentent de rejoindre l’Europe en partant de la Libye est de 571 personnes depuis le début de cette année… Un bilan qui fait de cette route dite de la « Méditerranée centrale » la plus meurtrière des routes maritimes empruntées par les migrantEs pour rejoindre l’Europe. En 2018, le bilan était de 1 314 mortEs selon l’Organisation Internationale pour les migrations.

Selon les chiffres officiels, le nombre de disparuEs en Méditerranée a baissé, en comparaison du plus fort de la « crise » des réfugiéEs en 2015-2016 (plus de 4 000 noyéEs) et 2016 (plus de 5 000). Mais, comme l’affirme un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés publié en 2018, l’an dernier, 2 275 migrantEs ont perdu la vie, noyés dans les eaux méditerra-néennes, en raison des frontières barbelées entretenues par les grandes puissances européennes.

Aucune fatalité

Il n’y a aucune fatalité à cela : la Méditerranée est un cimetière humain parce que les dirigeantEs européens refusent d’accueillir. Nombreux sont les bateaux d’ONG à avoir été bloqués en mer et interdits d’accoster dans le port le plus proche, en violation complète du droit de la mer et des conventions internationales.

Au lieu d’aider les ONG de sauvetage, celles-ci sont attaquées (l’arraisonnement du Sea Watch 3 il y a quelques semaines traité comme un navire militaire hostile), leurs capitaines arrêtées, leurs actions salies à coups de discours laissant entendre un lien entre ces ONG et les « passeurs », avec des législations de plus en plus répressives et une indifférence généralisée face à la violation des droits des personnes exilées.

Ces politiques sont à remettre dans le contexte plus général d’une Europe forteresse empêchant l’accès au territoire européen : délivrance restrictive de visas, construction de murs, contrôle militarisé des frontières aériennes, terrestres et maritimes, renvois forcés dans les pays d’origine et sous-traitance du contrôle des migrations à des États peu ou pas du tout démocratiques, comme le Maroc, la Turquie et la Libye…

Macron, Salvini… tous coupable !

Là où ils sont au pouvoir, les partis d’extrême droite ou de droite extrême appliquent une politique drastique de fermeture des frontières, de traque des migrantEs ouvertement raciste.

Ainsi, depuis plusieurs jours, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini bloque toujours sur un navire dans le port militaire d’Augusta 130 migrantEs tant qu’un plan de répartition immédiate n’aura pas été convenu avec l’Union européenne…

Mais ces politiciens dangereux et criminels agissent avec la complicité des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français.

Ainsi, Calais, Vintimille, Mayotte… sont des terrains d’expérimentation des moyens policiers de surveillance et de répression. Lundi, vingt associations ont interpellé les autorités locales dans une lettre ouverte avant la possible évacuation d’une structure accueillant 700 migrantEs à Grande-Synthe (Nord), se disant « inquiètes » qu’elle n’entraîne « plus de précarité »…

Nous ne pouvons compter ni sur les gouvernements en place dans toute l’Europe ni sur les instances internationales. Il faut construire une vraie solidarité internationale pour imposer la liberté de circulation et d’installation, seul moyen d’empêcher l’hécatombe des migrantEs.

mardi 30 juillet 2019

https://npa2009.org/

 

Créé le Mardi 30 juillet 2019,

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19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

pantheon (npa basta)

gilets noirs

Les « Gilets noirs » au Panthéon

Le 12 juillet, aux environs de 13 heures, plusieurs centaines de sans-papiers liés au mouvement des « Gilets noirs » ont investi le Panthéon, avec le soutien du collectif la Chapelle debout et de l’association Droits devant.

Une action destinée à attirer l’attention du public et des autorités sur la situation des sans-papiers, et qui s’est soldée, une fois de plus, par une violente intervention policière.

Le tract distribué lors de l’occupation du Panthéon était explicite 

« On est des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française. On vient sur la tombe de vos grands hommes pour dénoncer vos profanations, celles des mémoires de nos camarades, de nos pères, de nos mères, de nos frères et sœurs en Méditerranée, dans les rues de Paris, dans les foyers et les prisons. » Pour les occupantEs et leurs soutiens, l’objectif était clair : faire parler de la situation des sans-papiers en France, plus généralement de la question des migrantEs, et exiger une rencontre avec le Premier ministre Édouard Philippe.

Contre la loi asile-Immigration 

« [La loi asile-immigration] et les pratiques administratives des préfectures placées sous votre responsabilité ont entériné et aggravé les situations inextricables dans lesquelles se trouvent les dublinéEs, les demandeurs d’asile, les travailleurs sans-papiers, et tous les autres étrangers illégaliséEs présentEs sur le territoire français », expliquent les Gilets noirs, qui regroupent notamment des habitantEs de 43 foyers d’Île-de-France, dans une lettre ouverte à Édouard Philippe rendue publique lors de l’occupation.

Et de dénoncer, entre autres, la chasse aux immigréEs, les destructions de campements, les rafles, le recours systématique aux centres de rétention administrative, les expulsions, etc.

Pour seule réponse, les autorités ont envoyé les flics, qui ont rapidement pris position autour du Panthéon. Après près de 4 heures d’occupation sans incident, les organisateurs ont négocié une sortie des lieux, et obtenu l’engagement que, s’ils sortaient par l’arrière du Panthéon dans le calme, les occupantEs ne seraient pas inquiétés. Promesse de flic, malheureusement, puisque c’est une grande nasse qui attendait les occupantEs, et que les forces dites de l’ordre leur ont alors proposé une « solution » inacceptable : sortir unE par unE, avec contrôle d’identité.

Une fois de plus, les coups de matraque

Face au refus des occupantEs, et le temps passant, les flics ont alors violemment chargé à plusieurs reprises et opéré des dizaines d’arrestations. Un journaliste de Basta présent sur les lieux raconte1 :

« Brutalement, et sans sommation, les policiers procèdent à une première série d’arrestations. Bousculée par la violence de la manœuvre, une manifestante d’une cinquantaine d’années, à côté de nous, en tremble pendant de longues minutes, prostrée dans les bras d’une camarade.

La scène se répétera au moins trois fois, générant un climat de peur. À chacune, un groupe d’une vingtaine de policiers avance lentement, avant de brutalement « arracher » une ou plusieurs personnes directement au sein du groupe. Observer le calme, la froideur, avec lesquels l’approche est effectuée, de manière méthodique, est glaçant. »

Au total, 37 personnes seront interpellées, parmi lesquelles 16 seront conduites en centre de rétention, avant d’être relâchées quelques jours plus tard en raison du caractère illégal des interpellations.

Une chose est toutefois certaine :

Face aux légitimes revendications des sans-papiers, le gouvernement a une fois de plus fait le choix de la politique de la matraque. La mobilisation doit se poursuivre contre ce pouvoir raciste et autoritaire !

Julien Salingue  Jeudi 18 juillet 2019

  • 1. Thomas Clerget, « Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » », Basta, 15 juillet 2019.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » (Basta)

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07 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

demandeurs d’asile (ouest france)

refugees

À 82 ans, il héberge des demandeurs d’asile dans sa maison d’Hillion

Ancien cultivateur d’Hillion (Côtes-d’Armor), Pierre Guernion a ouvert la porte de sa maison à une famille de Géorgiens qui dormaient dans la rue.

À quelques pas de l’estuaire du Gouessant, la maison de Pierre Guernion est devenue le havre de paix d’un couple de Géorgiens et de leur petite fille.

Arrivés en France à la fin du mois de mars, ils dormaient encore à la gare de Saint-Brieuc quand Pierre leur a proposé son aide. L’ancien cultivateur de 82 ans n’a pas hésité à ouvrir sa porte à la petite famille, qui souhaite encore rester discrète. « J’ai une chambre dont je ne me sers pas, je n’ai aucune raison de ne pas les accueillir, expose-t-il simplement. Je n’allais pas les laisser dormir dehors. »

Menacés dans leur pays, ces migrants ont déposé une demande d’asile et sont en attente d’une place dans un Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Mais les délais sont longs, trop longs, surtout quand on a une enfant à nourrir. En attendant, ils sont en sécurité chez Pierre.

« Beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais »

Imprégné de charité chrétienne, ce n’est pas la première fois que l’octogénaire héberge des migrants. C’est d’ailleurs l’un de ses anciens protégés, un jeune Albanais, qui lui a parlé de cette famille géorgienne dans le besoin.

À plus de quatre-vingt ans, les accueillir n’a pour lui rien d’exceptionnel. « Rendre service à quelqu’un c’est aussi naturel que de respirer » , explique le natif d’Hillion, en évoquant l’esprit de cohésion qui régnait au village pendant la guerre. « L’entraide était habituelle à cette époque-là. Tout le monde avait besoin de tout le monde. Ce genre de choses a disparu », regrette-t-il. Pourtant, il en est persuadé, « beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais, seulement ils n’osent pas ».

« Pour que les gens aient moins peur »

Le pas lent mais l’esprit vif, Pierre Guernion suit assidûment l’actualité et se désole des drames qui se jouent en Syrie, en Libye ou au Yémen. « Je comprends qu’on n’encourage pas les migrants économiques à venir chez nous, mais il faut aider les gens qui sont en danger, estime-t-il. Si je témoigne, c’est pour que les gens aient moins peur. »

La barrière de la langue n’empêche pas les moments de complicité entre la famille géorgienne et son bienfaiteur, qui est même devenu une sorte de grand-père de substitution pour la petite fille. « C’est chez moi qu’elle a fait ses premiers pas » , glisse-t-il dans un sourire. Et pas besoin de parler géorgien pour lire la reconnaissance dans les yeux des deux jeunes parents

François BLANCHARD. 31/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !

Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie.

À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini…

Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. »

Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate.

Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.

Montreuil,  lundi 1er juillet 2019

https://npa2009.org/

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