Archive | Sans-papiers

22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

cloître st thégonnec réfugiés (le télégramme)

refug

Bretagne. L’école pour réfugiés contrariée par l’État

« On a passé une première semaine formidable. Il faut que ça perdure », soulignent Les Utopistes en action, à l’initiative de l’école alternative pour réfugiés dans les monts d’Arrée.

Une partie des élèves de la première école bretonne pour réfugiés, qui a ouvert mardi 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec (29), va peut-être devoir arrêter les cours prématurément. Sous peine de perdre leur logement au centre de Quimper, ainsi que leur allocation journalière. Une situation dénoncée par les associations de soutien aux demandeurs d’asile.

« On tombe des nues ! » Co-présidente des Utopistes en action, une association du pays de Morlaix à l’initiative de l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec, Sandrine Corre a du mal à comprendre et à admettre la décision prise par les autorités. Vendredi, huit élèves (sur les douze au total) ont été convoqués par le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Quimper, où ils sont logés. « Aussitôt la matinée de cours terminée, on les a conduits là-bas, comme c’était d’ailleurs prévu », indique la bénévole.

Ce qui l’était moins, c’est ce qui leur a été signifié.

« Deux options leur ont été proposées : soit ils réintègrent le centre quimpérois à temps com- plet, soit ils retournent à l’école mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au Prahda et leur allocation de demandeur d’asile de 6,90 € par jour », explique Sandrine Corre, en préc- isant que, lors de la semaine d’école, ces huit élèves sont hébergés chez l’habitant durant cinq nuits, du dimanche soir au vendredi, car la distance entre Le Cloître-Saint-Thégonnec, dans les monts d’Arrée, et la capitale sud-finistérienne est trop importante (70 km environ).

«Du chantage»

« C’est du chantage », dénoncent les associations de soutien aux migrants, en affirmant que tout a été fait dans les règles. « Nous raccompagnons les jeunes au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. À la demande du Prahda, nous avons également fourni pour chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels ils sont pris en charge par l’association », indiquent Les Utopistes en action, en pointant une convocation provoquée par le sous-préfet de Quimper et la Direction départementale de la cohésion sociale, qui finance le Prahda.

« On ne peut pas payer des chambres vides »

« On a effectivement demandé à Adoma, la structure qui gère le centre, d’appliquer les textes. On ne peut pas payer des chambres vides dans la semaine alors qu’on a des tas de gens à loger. Il n’y a rien de choquant dans cette décision. C’est du bon sens et je ne comprends pas que ça puisse faire râler certains », souligne le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Alain Castanier, qui fait également office de sous-préfet de Quimper.

On ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement

« Si ces élèves préfèrent être hébergés ailleurs, pas de problème. Mais on ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement », ajoute le représentant de l’État, « pas au courant », par contre, de la suppression de l’allocation journalière pointée par les associations. « C’est Adoma a géré la situation ».

« Cette belle aventure doit perdurer »

Les explications n’ont pas vraiment convaincu Les Utopistes en action, qui appellent à créer un comité de soutien à ces jeunes, « sortis très stressés de leurs entretiens », et à cette école alternative, première du genre en Bretagne. « Il est évident que sans logement et sans aide financière, ils ne pourront pas poursuivre les cours alors qu’on a passé une première semaine formidable, confie Sandrine Corre. On a travaillé d’arrache-pied, tout le monde était content. Cette belle aventure doit perdurer ».

À noter

Une mobilisation était organisée ce lundi 21 mai, à 10 h 30, à l’école alternative du Cloître-Saint-Thégonnec. Marche solidaire, pique-nique et après-midi jeux avec les élèves.

  20 mai 2018 Ronan Tanguy

http://www.letelegramme.fr/

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Réfugiés. Pour eux, l’école a commencé

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14 mai 2018 ~ 0 Commentaire

cartes de bus (temps partagé)

kper

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30 avril 2018 ~ 0 Commentaire

cra rennes (fr3)

refugies

CRA de Rennes : des retenus en grève de la faim

Vendredi des personnes retenues au Centre de Rétention Administrative de Rennes ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions dans lesquelles se déroulent les expulsions. La CIMADE dénonce la hausse du nombre de rétentions et des placements pas toujours justifiés.

Le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes fait encore parler de lui. Vendredi une quinzaine de retenus a décidé de se mettre en grève de la faim pour protester contre la violence des expulsions. Dans la nuit du jeudi à vendredi entre 2h et 3h du matin ils ont assisté à deux expulsions qui les ont choqués:

« Le mec il était en train de dormir, ils lui ont mis direct les menottes. Ils l’ont pris comme un chien, ils l’ont scotché. Ils l’ont pris en caleçon. Même pas avec ses affaires… Moi je ne veux pas qu’ils me prennent comme ça ! S’ils nous préviennent qu’on a un vol, nous on se prépare, ils viennent nous chercher et y’a pas de soucis » raconte un retenu témoin de la scène.

Au centre de rétention de Rennes les retenus ne sont pas informés par avance de l’horaire du vol qui les ramènera chez eux.

Un choix de la direction du CRA de Rennes quand d’autres centres comme celui de Toulouse ou Bordeaux avertissent les gens. La CIMADE, l’association qui accompagne les migrants et réfugiés au sein du CRA de Rennes, dénonce cette politique brutale qui ne fait qu’ajouter de l’angoisse au désespoir de ces personnes en attente d’expulsion.

En réponse le secrétaire régional du syndicat SGP Police FO explique « Il y a des notes de service qui sont faites par la direction: vous devez menotter. Et si vous ne le faites pas, parce que vous vous dites le gars il est calme, et qu’il prend la fuite [...] c’est le fonctionnaire de police qui est responsable »

Des enfermements d’enfants et de personnes originaires de pays à risque

Quelques jours plus tôt la CIMADE s’est alertée dans un communiqué et sur les réseaux sociaux de l’enfermement de deux familles avec des enfants dont une famille russe renvoyée sans que les accompagnateurs juridiques de l’association n’aient pu la rencontrer. Aussi une femme iranienne avec un enfant, une personne d’origine Nord Coréenne ou encore un jeune Afghan sont passés par des CRA alors même qu’ils viennent de pays où leur vie est en danger.
La CIMADE dénonce « des pratiques aveugles envers des personnes étrangères et vulnéra- bles qui sont traitées comme des délinquants parce qu’ils n’ont pas de papiers français ».

Toujours plus de rétentions

En ce mois d’avril 2018 la CIMADE a dénombré près de 400 personnes qui sont passées au centre de rétention de Rennes depuis le début de l’année, soit autant que sur les 6 premiers mois de 2017. Mais les moyens humains eux n’ont pas évolué. Le CRA de Rennes compte « une centaine de fonctionnaires dont 6 ou 7 en garde effective pour une quarantaine de retenus » explique le représentant syndical . Il estime que : la situation est explosive car les fonctionnaires doivent faire face à plus de violence et à des insultes quotidiennes.

Les inquiétantes conséquences de la nouvelle loi asile et immigration

David Leveau dénonce enfin avec force la nouvelle « Loi Asile et Immigration » qui va doubler le temps de rétention et faire passer la durée maximale de 45 à 90 jours: « On aura beaucoup plus de monde à gérer et il va absolument falloir trouver de quoi les occuper ». Il demande des moyens supplémentaires. La CIMADE et toutes les associations de défense des droits des  réfugiés et migrants en France fustigent une loi qui met en péril les droits de ces personnes. Pour Amnesty International ce texte est dangereux. Sollicitée par téléphone la préfecture n’a pas souhaité répondre à nos questions. Elle a cependant répondu à nos collègues de Ouest-France dans l’édition de samedi 28 avril pour indiquer « qu’aucune grève de la faim n’a été enclenchée ce vendredi ».

Maylen Villaverde  29/04/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Plus d’info :

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24 avril 2018 ~ 0 Commentaire

brest migrants (réseau + ldh + of)

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Un homme est mort et nous sommes en colère !

Nous sommes devant des situations de non assistance à personne en danger !

Pour dénoncer cette politique migratoire meurtrière, rassemblons nous devant la sous-préfecture de Brest mercredi 25 avril à 18h (à l’appel de nombreuses organisations dont la liste n’est pas close).

Avec bien d’autres organisations, la Ligue de droits des l’Homme dénonce cette politique migratoire qui nie l’urgence médicale et conduit à des drames humains prévisibles comme celui que nous venons de vivre ce jeudi à Brest.

Abdulla Ramadani avait 56 ans et soufrait d’une maladie chronique grave.

Sa maladie nécessitait des passages réguliers à l’hôpital où il était pris en charge par le service d’hémodialyse du CHU de Brest. Mais bien que demandeur d’asile albano-bulgare, l’État français ne lui a proposé aucune solution d’hébergement quand il n’était plus hospitalisé.

Depuis le 16 mars, il passait ses nuits dehors, en totale contre indication avec son état de santé. Abdulla est décédé jeudi dernier d’insuffisance respiratoire. Il s’agit là du décès prématuré d’un malade angoissé et épuisé par ses conditions de vie.

Tous les signaux d’alarme avaient pourtant été tirés

Pourtant, depuis le 16 mars, 7 certificats médicaux ont été rédigés pour sa mise à l’abri d’urgence. Les services sociaux du Conseil départemental, le Phare, le centre accueil précarité et le service d’hémodialyse sont intervenus auprès des services de préfecture pour l’alerter sur l’urgence d’un hébergement.

Rien n’y a fait pendant un mois, et ça n’est que jeudi que l’État a enfin permis à Abdulla d’intégrer l’HUDA (Hébergement d’urgence pour les demandeurs d’asile). Il est mort dans les heures qui ont suivi. Abdulla est le premier migrant à décéder dans les rues de notre ville. Et si la politique d’accueil et de prise en charge de la préfecture du Finistère ne change pas, il y en aura fatalement d’autres.

Une négation de l’urgence médicale

En effet, on constate sur le terrain que les certificats médicaux sont de moins en moins pris en compte par les services de la préfecture. Aucun de ces certificats n’a été pris en compte pour permettre un hébergement depuis le début l’année ! Or, ces certificats de vulnérabilité établis par le corps médical sont le fondement même des mises à l’abri d’urgence. Nous sommes devant des situations de non assistance à personne en danger !

Facebook: Réseau du Pays de Brest pour l’accueil des Migrants dans la dignité

ldh

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Le demandeur d’asile décédé à Brest a-t-il été bien suivi? (OF)

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16 avril 2018 ~ 0 Commentaire

brest (bastamag + yy)

brst

Les jeunes sont virés, les portes murées, ils sont à la rue

Face à une politique inhumaine : à Brest, une réquisition citoyenne pour ne pas laisser les jeunes exilés dans la rue

Alors que le projet de loi inique du gouvernement sur l’asile est discuté à l’Assemblée, partout en France, des citoyens suppléent les carences de l’État pour tenter d’accueillir dignement les exilés. Nécessité faisant loi, à Brest, le collectif « Zéro personne à la rue » a réquisitionné une habitation inoccupée, instituée en « Maison des mineurs », pour ne pas les laisser les jeunes, notamment isolés, dormir dehors. Mais face à une préfecture qui relaie à la lettre la politique déshumanisée du gouvernement, la situation reste extrêmement détériorée.

Lire le Reportage.

Olivier Favier 16 avril 2018

Lire aussi:

Brest : solidarité sans frontière avec les adolescents venus d’ailleurs (Yannis Youlountas)

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lannion douarnenez réfugiés (le télégramme)

no one

Sans-papiers. Cent personnes défilent en vill

Nouvelle mobilisation du collectif de soutien aux sans-papiers. Samedi, ses membres, soutenus par d’autres citoyens, ont manifesté contre la politique du gouvernement qu’il qualifie d’« inhumaine » à l’égard des personnes fragiles.

Samedi matin, une centaine de personnes a défilé dans le centre-ville de Lannion. Il s’agissait d’une manifestation organisée par le collectif lannionnais de soutien aux sans-papiers et la coordination interrégionale Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie.

Cette marche revendicative avait pour but de réclamer une égalité de traitement entre tous les hommes, y compris les étrangers, les mineurs isolés ou encore les personnes sans domicile fixe.
« Un être humain = un être humain », pouvait-on lire sur des affiches. Les manifestants demandant en particulier « Un logement pour tous » et la « libre circulation et libre installation des êtres humains ». Dans leur viseur, la politique du gouvernement sur ces sujets. « On va finir par regretter le Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, on va beaucoup plus loin que ce qu’il avait osé faire à l’époque », a lancé Philippe Vital, représentant du collectif de soutien aux sans-papiers.

Rencontres avec le maire, le député et la sous-préfète

À Lannion, selon le collectif, ce sont environ cinq à six nouveaux sans-papiers qui sont reçus chaque semaine lors des permanences du collectif. Des personnes à qui il est apporté un soutien notamment dans les démarches administratives pour tenter de régulariser leur situation. Parti de la place du Marchallac’h devant la permanence du député Éric Bothorel, le cortège, équipé de pancartes et de quelques instruments pour faire un peu de bruit, s’est rendu devant la mairie puis la sous-préfecture.

Le collectif a rencontré le maire de Lannion jeudi dernier. Un entretien duquel il est sorti « agréablement surpris » des efforts faits par la ville particulièrement en matière d’héberge- ment d’urgence. Il a rendez-vous avec le député ce lundi et la sous-préfète mardi.
09 avril 2018
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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

dublin châteaulin (le télégramme)

marche

Réglementation Dublin. « Injuste et onéreuse »

Une centaine de personnes s’est réunie, ce dimanche, au Juvénat, dans le cadre d’une journée d’échanges et d’information sur la douloureuse question de la réglementation Dublin. Un protocole auquel il est « temps de mettre un terme », selon les collectifs mobilisés.

« Au vu du traitement que l’Europe leur réserve, tous partagent l’impression d’avoir commis un crime, alors qu’ils ne demandent qu’à être protégés ». C’est avec cette phrase simple que cette bénévole tente, finalement, au détour d’une conversation, d’expliquer au mieux ce « sujet très complexe » qu’est la procédure Dublin.

Une réglementation européenne jugée « injuste, onéreuse mais pas obligatoire » par la centaine de membres des collectifs et associations du Finistère oeuvrant « à l’accueil des personnes en exil et la défense de leurs droits », qui s’étaient réunis, ce dimanche 8 avril, au Juvénat. À leurs côtés, des personnes directement concernées par un texte qui les contraint à effectuer leur demande d’asile dans le premier pays européen qu’ils ont traversé. Des pays « qui ne veulent pas d’eux, qu’ils ne connaissent pas et où ils ne veulent pas être ».

« Auberge espagnole » avant Quimper

Si la journée organisée, hier dans le cadre d’une marche « solidaire et pacifique », partie symboliquement, la veille, de l’aéroport de Guipavas, en direction, ce lundi, de la préfecture quimpéroise a été l’occasion d’une « auberge espagnole », dans laquelle chacun avait apporté et partagé son repas. Elle a également permis des temps d’échanges et d’information. Parmi les sujets débattus, les articles 53-1 de la Constitution française (1) et 17 du règlement Dublin. Ce dernier indique que « chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection présentée par un migrant », « un alinéa qui permet à la France de s’opposer à la procédure », indique David Torondel, de la Ligue des droits de l’Homme de Quimper (l’un parmi la dizaine de collectifs représentés hier).

« Et elle l’avait d’ailleurs fait lors de l’évacuation du camp de réfugiés de Calais. À l’époque, le gouvernement avait cassé la procédure pour tous ceux qui accepteraient d’être acheminés ailleurs en France. S’il l’a fait une fois, pourquoi ne pourrait-il pas le refaire ? », poursuit-il. « Cette procédure est une manière, pour l’Europe, de mettre la pression sur les pays frontaliers, comme l’Italie, la Bulgarie ou la Hongrie », estime, pour sa part, Paulette Gentet, qui oeuvre dans différentes associations d’aide aux migrants dans le pays de Morlaix. « Stocks » et « flux »

« Et au-delà de ça, quand on lit les textes, où il est question de « flux » et de « stocks », on a l’impression que nos responsables parlent de marchandises.
Il n’y a plus aucune volonté, aucune humanité pour aider ces gens qui n’arrivent pourtant pas en France pour venir voir la Tour Eiffel… », assène-t-elle encore. « On a des exemples de Soudannais du Darfour, dont les histoires devraient leur permettre d’obtenir tout de suite un droit d’asile de dix ans, qui ont été « dublinés » », s’inquiète cette autre bénévole.
Pragmatique, Paulette Gentet déplore encore «tout cet argent, ces sommes folles dépensées pour expulser ces gens alors qu’on pourrait les investir pour mieux les accueillir». Un senti- ment auquel elle juxtapose, dans la foulée, une bien sombre réalité: ce «marché des pas- seurs, un business qui n’en finit plus de prospérer», et d’affaiblir encore les plus vulnérables…

(1) Qui stipule que « les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif ».

  09 avril 2018 Thierry Dilasser

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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lannion rennes égalité (le télégramme)

no one
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Lannion. Une manifestation pour l’égalité entre les êtres humains

Une centaine de personnes ont défilé ce samedi matin dans les rues de Lannion.

Il s’agissait d’une manifestation organisée par le collectif lannionnais de soutien aux sans- papiers et la coordination inter-régionale Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie. Cette marche revendicative avait pour but de réclamer une égalité de traitement entre tous les hommes, y compris les étrangers, les mineurs isolés ou encore les personnes sans domicile fixe.

Les manifestants demandant en particulier « un logement pour tous » et la « libre circulation et libre installation des êtres humains ». Parti de la place du Marchallac’h devant la permanence du député Eric Bothorel, le cortège s’est rendu devant la mairie puis la sous-préfecture. Le collectif a rencontré le maire de Lannion ce jeudi. Il a rendez-vous avec le député lundi et avec la sous-préfète mardi.

http://www.letelegramme.fr/

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A Rennes, trois cortèges, pour une revendication, l’égalité (FR3)

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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

dublin marche (côté brest)

marche 1

Finistère : mobilisation autour du règlement Dublin pour les réfugiés

Une douzaine d’associations organisent trois jours de marche et débats afin de dénoncer les expulsions des demandeurs d’asile dublinés. Ils marcheront du 7 au 9 avril 2018.

Associations et collectifs du Finistère investis dans la défense des droits des personnes en exil se sont donné rendez-vous à partir du 7 avril 2018 pour une grande marche pacifique dans le Finistère. Séverine Lequemener de l’association Fraternité Douarnenez, explique : Nous marchons pour interpeller les gens. Cette marche est une forme de lutte pour construire la société de demain.

Tous veulent dénoncer le durcissement de la politique d’accueil des réfugiés en France. David Torondel, vice président de la section quimpéroise à la Ligue des droits de l’Homme fait le constat : « Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête du gouvernement, on voit très clairement un durcissement des consignes d’accueil des exilés. »

Entre marches et échanges

Durant trois jours, les associations vont parcourir le Finistère de Brest à Quimper. L’objectif est d’échanger autour du règlement Dublin, jugé coûteux et inefficace par les associations. Yolande Bouin de l’association Fraternité Douarnenez, regrette : Les gens ne connaissent pas bien ce règlement. Il y a beaucoup de méprises et on ne se rend pas compte que Dublin fabrique des précaires. Nous créons cet événement pour alerter et échanger autour de cette question.

La marche pacifique débutera à Brest le 7 avril. Les associations prévoient de marcher jusqu’à Daoulas avant de finir la journée à Châteaulin.

Le dimanche 8 avril sera consacré à des temps d’échange et d’information autour du règlement Dublin. Le documentaire Bienvenue Mister Chang, réalisé par Anne Jochum et Laëtitia Gaudin-Le Puil, sera projeté en présence de l’équipe du film.

Lundi 9 avril, les associations reprendront la route pour Douarnenez, puis Quimper. Les personnes le souhaitant peuvent rejoindre cette grande mobilisation au gré des trois jours.

Règlement Dublin III

Pour rappel, le règlement Dublin organise le transfert des demandeurs d’asile vers le premier pays européen qu’ils ont traversé, faisant ainsi porter la responsabilité de leur accueil sur les pays aux frontières de l’Europe. L’Italie, qui est en première ligne, se retrouve aujourd’hui débordée et ne peut plus assurer l’accueil des personnes en exil. Une véritable catastrophe humanitaire, selon les associations de défense des droits de l’Homme. David Torondel tempête :Ce règlement est d’une absurdité totale. On paie des milliers d’euros en billets d’avion pour rien. L’Italie « absorbe » les exilés mais n’a pas la capacité ni les moyens de les accueillir. C’est un éternel recommencement.

Programme des trois jours :

Samedi 7 avril :

9h30 : Rassemblement au parking P3 de l’aéroport de Brest Guipavas
10h/10h30 : Manifestation devant l’aéroport de Brest
11h/12h : Marche jusqu’à Plougastel-Daoulas
12h/14h : Repas partagé au jardin Bobby Sand
14h/18h : Marche jusqu’à Daoulas
18h : Déplacement en voiture jusqu’au centre Juvenat Notre-Dame à Châteaulin

Dimanche 8 avril :

Toute la journée, animations, projections et temps d’échange (au centre Juvenat Notre-Dame).

Lundi 9 avril :

9h : Covoiturage de Châteaulin à Douarnenez
10h : Rassemblement devant la mairie de Douarnenez puis départ pour Quimper en covoiturage
12h : Rassemblement devant la cathédrale Saint-Corentin et marche dans Quimper.

6 Avril 2018 Aurélie Berlet
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05 avril 2018 ~ 1 Commentaire

rennes cimade (fr3)

Rennes: un rassemblement contre le projet de loi asile immigration

A l’appel de la CIMADE et de ses salariés un rassemblement était organisé ce mercredi matin à Rennes pour demander le retrait de la loi asile immigration. Le texte est examiné par la commission des lois cette semaine.

Ce mercredi matin les salariés de la CIMADE sont sortis du centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande pour dénoncer le projet de loi asile et immigration qui doit être examiné mercredi 3 et jeudi 4 avril par la commission des lois.

Une trentaine de personnes a répondu à leur appel et s’est rassemblée place de la République à Rennes. Elles dénoncent une atteinte grave aux droits fondamentaux des personnes migrantes.

Dans son communiqué de presse la CIMADE évoque une série de mesures de contrôle, de tri, de contrainte et d’exclusion, notamment :

la pénalisation de l’entrée sur le territoire, la massification des interdictions de retour, le contrôle policier jusque dans les lieux d’hébergement, la réduction des délais de recours des demandeurs d’asile ou encore l’allongement de la durée de la retenue pour vérification du droit au séjour.

La durée de rétention pourrait ainsi aller jusqu’à 135 jours ce qui va, selon la CIMADE, entériner un enfermement inutile et lourd de conséquences humaines pour les personnes migrantes dans le but illusoire d’expulser toujours plus.

Pour l’association qui défend les droits des migrants, demandeurs d’asile et réfugiés ces mesures « sont autant de tentatives de sanctionner la migration en tant que telle et de refuser un accueil digne aux personnes exilées ».

Maylen Villaverde 04/04/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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