Archive | Migrants, réfugiés

30 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Macron ne confinera pas nos colères !

Depuis plusieurs jours, le sentiment de s’enfoncer, d’aller de pire en pire, s’installe .

Une « deuxième vague » virulente de la pandémie se développe ; le retour du confinement qui va réduire nos vies au seul travail et le vote du prolongement de « l’état d’urgence sanitaire » montrent un pouvoir qui n’a que l’autoritarisme comme politique de santé publique ; une large campagne islamophobe fait suite aux horribles assassinats de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice.

Plus que jamais, il faut résister.

Face au Covid-19, un pouvoir incapable mais autoritaire

Après plusieurs mois d’improvisation, d’inertie et d’inaction, on ne s’étonnera pas que les seules décisions du pouvoir sur les questions de santé consistent à proposer une nouvelle fois une privation générale des libertés… sauf cette fois-ci celle d’aller bosser !

Un bel aveu d’incompétence. Dans beaucoup d’hôpitaux, il n’y a déjà plus de lits de réanimation, les services dédiés à la gestion de la pandémie sont en voie de saturation, et les personnels fatigués. Qu’a fait ce gouvernement ces derniers mois pour préparer les établissements de santé à cette nouvelle réplique, si ce n’est distribuer des dizaines de milliards aux seules entreprises prétendument pour la « relance » ?

Alors que nous aurions besoin d’une politique cohérente s’appuyant des moyens humains et matériels pour les hôpitaux, des protocoles sanitaires stricts sur les lieux de vie, d’études et de travail, une véritable stratégie nationale de dépistage et des protections gratuites (masques en particulier) pour l’ensemble de la population, ce confinement new look n’a qu’un seul but :

Nous priver de toutes les possibilités de vivre sauf celle d’aller travailler, d’où aussi l’ouverture des établissements scolaires.

Derrière le blabla sur la défense à tout prix de la « vie humaine », la « vie économique », c’est-à-dire la bonne marche de la machine à profits capitaliste, doit continuer… À croire que les seuls moments où l’on risque la contamination soit la vie de famille, les rencontres avec les amiEs et les temps de loisirs, mais pas les lieux de travail !

Face à l’horreur, refuser les logiques guerrières

Deux semaines après le meurtre horrible de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le NPA condamne aussi les assassinats qui ont eu lieu à Nice et exprime sa solidarité avec les victimes, leurs familles et leurs proches. Ces assassinats ont été commis au nom des idées jihadistes, et nous réaffirmons notre combat contre les idées réactionnaires et mortifères qui arment ces assassins et nourrissent les divisions.

Ces événements tragiques montrent la totale inefficacité de la politique du gouvernement et des mesures répressives.

Au contraire, les discours islamophobes du pouvoir et ses provocations incessantes s’inscrivent dans une logique guerrière qui ne peut que renforcer les fractures déjà existantes et ainsi donner du grain à moudre aux fanatiques de tout bord, vers de nouvelles catastrophes.

Le pouvoir nous appelle à faire corps derrière lui, à accepter sa politique antisociale et guerrière, xénophobe, islamophobe, en s’appuyant sur l’émotion provoquée par ces attaques. Marine Le Pen pousse cette logique au maximum en demandant des mesures de guerre, sans doute de nouvelles restrictions des libertés.

À l’opposé de ces politiques, nous exigeons, au plus vite, des garanties pour l’égalité la plus totale au sein du pays, la fin de la stigmatisation et des discriminations contre les étrangerEs, le refus des discours et actions islamophobes, et des mesures de justice et d’égalité sociales.

Alors que soufflent ces vents mauvais, dans une situation rendue compliquée par le rebond de la crise sanitaire, l’heure reste à la construction d’une riposte unie.

Plus que jamais, notre camp social et ses organisations doivent se mobiliser pour défendre notre droit à vivre en bonne santé, nos libertés, et combattre le racisme, en particulier l’islamophobie.

Ceux d’en haut font feu de tout bois, à nous de résister et de faire front.

Vendredi 30 octobre 2020

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19 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

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19 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

sans papiers (fr3)

sans papier

Paris : des milliers de personnes à la manifestation pour les sans-papiers

Ce samedi 17 octobre, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Paris avec les sans-papiers pour demander au gouvernement une vague de régularisations. La manifestation du 17 octobre était le troisième acte, après celles du 30 mai et du 20 juin.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi à Paris aux côtés des sans-papiers, pour réclamer une vague de régularisation et un geste du gouvernement pour les travailleurs étrangers, en première ligne pendant la crise sanitaire.

« J’ai 42 ans, je ne mange pas tous les jours à ma faim parce que je ne peux pas travailler. Il faut que ça change, il faut que le gouvernement nous écoute », a plaidé dans le cortège Samba (prénom modifié), un Sénégalais.

La marche, soutenue par la Fédération des associations de solidarité avec tous les immigrés (Fasti), est partie vers 14 heures de la place de la République en direction de l’Eglise de la Sainte-Trinité dans le 9è arrondissement, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle devait initialement se terminer devant l’Elysée, mais la Préfecture de police a interdit cet itinéraire lundi.

« Cet acte 3 a changé beaucoup de choses, car il a été très suivi. Si aujourd’hui une délégation n’est pas reçue par Macron, ça va continuer », estime Denis Godard, militant de Solidaires, annonçant un prochain « Acte 4″. Les deux premières mobilisations avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes à Paris, le 30 mai et le 20 juin.

La fin de la « marche des solidarités »

Les organisateurs exigent, outre la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et un « logement pour tous ». La manifestation de samedi est aussi le point d’arrivée de la « Marche des solidarités », un parcours de centaines de sans-papiers, qui ont pris le départ le 19 septembre de nombreuses villes de France comme Marseille, Montpellier ou Rennes.

« Sur la route, ça s’est bien passé, on a été bien accueillis, sauf dans un village où on n’a pas pu dormir et on a dû passer la nuit dans la forêt », a témoigné Souleymane, Malien de 34 ans, parti le 2 octobre de Strasbourg.

« Moi je travaille de temps en temps dans les restaurants, le bâtiment, le nettoyage, sous alias (avec les papiers de quelqu’un d’autre). Mais on est vraiment fatigués, parce que même pendant le confinement, qui a travaillé ? C’est nous. Et en plus, on est mal payés », a-t-il expliqué.

Le gouvernement a donné instruction aux préfets, mi-septembre, d’accélérer et faciliter la naturalisation des ressortissants étrangers qui se sont mobilisés « en première ligne » durant l’épidémie. On estime entre 300.000 et 600.000 le nombre d’immigrés en situation irrégulière en France.

17/10/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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17 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

quimper: pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers

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17 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

marche nationale des sans-papiers : lettre à emmanuel macron

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17 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

marche nationale des sans papiers : marseille

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17 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

marche nationale des sans papiers : lauris – avignon

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16 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

sans papiers (npa)

francais-immigre_

Les luttes des sans-papiers jalonnent l’histoire du mouvement ouvrier

1972. Vers la mise en place d’un contrôle strict de l’immigration

La publication des circulaires Marcellin-Fontanet en janvier et février 1972 marque un change-ment de cap dans la politique d’immigration.

Sous l’effet de la crise économique les lois se durcissent pour les migrantEs et 83 % d’immigréEs tombent dans l’illégalité. Après six mois de luttes, de mobilisation et de grèves de la faim, le gouvernement recule en 1973 et doit régulariser 40 000 étrangerEs.

Sous la présidence de Giscard, en 1974, les conditions d’entrée et de séjour des étrangerEs se durcissent : la fabrique de « sans-papiers » se perfectionne.

1980. Le gouvernement contraint de rouvrir les guichets de régularisation

La grève de la faim est l’un des principaux mode d’action des immigréEs pour revendiquer des conditions de vie et de travail dignes. Mais ils mènent aussi des grèves dans les usines où ils sont sous payés. La « grève des loyers » Sonacotra fera date. Suivie par près de 3 000 résidents dans plus d’une centaine de foyers en France, elle durera quatre ans.

Le 11 février, 17 travailleurs turcs débutent une grève de la faim pour « des cartes de séjour et de travail pour être des travailleurs comme les autres ». Après un mois de grève de la faim, ils obtiennent leur régularisation.

1981-1982. La gauche sous la pression des grèves pour la régularisation

Une autre vague de régularisation, beaucoup plus importante, suivra mai 1981. Elle bénéficie à 131 000 personnes sur 149 000 demandes. Les mesures d’apaisement prises par Mitterrand dès son élection créent incontestablement un espoir dans la population immigrée. Mais la politique du contrôle des flux migratoires n’est pas remise en cause. La régularisation définie par le gouvernement dans sa circulaire du 11 août 1981 est soumise à certaines conditions qui apparaissent rapidement comme tout à fait arbitraires.

Une première lutte éclate à Paris et à Montrouge chez les travailleurs égyptiens distributeurs de prospectus menacés de licenciement. Le 27 mars 1982, quarante marchands ambulants entament une grève de la faim dans le 12e arrondissement de Paris pour obtenir une carte de commerçant et la fin des contrôles sur les marchés.

Le 19 octobre 1982, vingt travailleurs maliens et sénégalais, organisés dans l’ASTI 15e, travaillant en intérim ou chômeurs, laissés pour compte de la régularisation, entament une grève de la faim à l’église Saint-Hippolyte dans le 13e arrondissement à Paris. Ils obtiennent leur régularisation.

1996. Le printemps des luttes des sans-papiers

Avec la droite revenue au pouvoir et le durcissement des lois sur le séjour des étrangers, de nombreux travailleurEs migrants se lancent dans la lutte avec l’occupation de l’église Saint-Ambroise, suivie par celle de l’église Saint-Hippolyte et enfin par celle de l’église Saint-Bernard dans le 18e arrondissement qui restera le lieu symbole de la lutte pour la régularisation.

Occupée pendant près de deux mois par 300 sans-papiers soutenus par de nombreuses personnalités. Le 23 août 1996, l’assaut est mené par les gendarmes mobiles dans l’église Saint-Bernard évacuée avec violence. Le mouvement des sans-papiers, où se mélangent les origines, se structure, s’auto-organise à cette époque.

En juin 1997 le gouvernement Jospin ouvre une régularisation sur critères : sur 135 000 demandes, plus de 80 000 seront satisfaites. Des parrainages républicains, des occupations et des grèves de la faim de sans-papiers se multiplieront en 1998.

2006-2008. « On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! »  

En 2006, une série de grèves pionnières éclatent (blanchisserie Modeluxe dans l’Essonne, restaurant La Grande Armée, à Paris…).  Puis, plusieurs centaines de salariéEs sans-papiers soutenus par la CGT, la CFDT et plusieurs associations, lancent au printemps 2008 principale-ment dans la région parisienne une série de grèves reprenant la revendication centrale de la régularisation en l’associant au mode d’action traditionnel du mouvement ouvrier, la grève du travail.

Près de 2 000 travailleurs sans-papiers entrent en grève au cours du second trimestre 2008. Il faut ajouter les dossiers déposés de1 500 salariés isolés. Il y a de nombreuses occupations : restaurants, sièges sociaux, ou encore lieux symboliques comme la Maison de la propreté, à Villejuif, siège de la fédération des employeurs du nettoyage.

Des femmes sans-papiers qui travaillent, pour la plupart, chez des particuliers et au noir entrent aussi en lutte. L’opinion publique apprend alors que de nombreux sans-papiers occupent des emplois salariés dans des entreprises ayant pignon sur rue.

Ces luttes extrêmement courageuses, à plus d’un titre exemplaires, arrachent des régularisations et obligent les autorités à légiférer sur la régularisation au titre du travail.

Les années 2000. Restrictions successives, expulsions massives

Entre les lois Sarkozy en 2003 et 2006, les lois Besson-Hortefeux-Guéant en 2011, Cazeneuve en 2016 ou Collomb en 2018, la situation ne fait que se dégrader. Seul recul : les mouvements impulsés par RESF dans les établissements scolaires obtiennent de Sarkozy une circulaire de régularisation pour les parents d’enfants scolarisés et les lycéenEs à l’appréciation des préfets.

Le tournant du 18 décembre 2018

Face à la politique répressive ignoble des gouvernants, il est apparu de plus en plus clairement que l’action humanitaire, bien que nécessaire, ne suffisait plus. Il fallait s’unir, se coordonner afin d’impulser un mouvement national fort.

Le 18 décembre 2018, la Marche des Solidarités et la Confédération CGT ont appelé à la journée internationale des migrantEs. Cette fois l’unité entre syndicats, collectifs de sans-papiers et associations est au rendez-vous. Ensuite, la Marche des solidarités a initié les manifestations de sortie du confinement en mai qui furent une vraie bonne surprise, celles de juin et aujourd’hui les marches dans tout le pays qui vont converger à Paris le 17 octobre.

Hebdo L’Anticapitaliste (15/10/2020)

https://nouveaupartianticapitaliste.org/piers (npaà

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11 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

quimper (ouest france)

kkkpffer

Mobilisation pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers

Tables rondes, stands… Ce samedi 10 octobre, jusqu’à 16 h, l’immigration, le droit d’asile, l’accueil des étrangers sont au cœur des échanges, place Saint-Corentin, à Quimper (Finistère), « pour en finir avec les préjugés ».

« Qu’est-ce qu’on peut faire ? » La question fuse dans l’assistance, après la prise de parole d’un bénévole de SOS Méditerranée Bretagne sud. À Quimper, ce samedi 10 octobre 2020, une petite trentaine d’associations animent stands et tables rondes pour en finir avec les préjugés sur l’accueil des étrangers.

La réponse du militant, sous le chapiteau installé place Saint-Corentin, est claire : « Signer la pétition pour débloquer l’Ocean Vicking, faire des dons et pourquoi pas, devenir bénévole au sein de l’association dont les missions sont de sauver, de protéger, d’informer. »

Il développe : « Une journée de mer coûte 14 000 €. Or, SOS Méditerranée ne fonctionne qu’avec des dons, dont 97 % issus de particuliers. » Problème aujourd’hui, « il n’y a plus un seul bateau de sauvetage en Méditerranée : c’est pour cela qu’il faut se battre. »

Des tentes au pied de la cathédrale

Qu’est-ce que le règlement Dublin ? Qui sont les mineurs étrangers isolés ? Comment agir ? Jusqu’à 16 h, les représentants d’associations locales, engagés dans l’accueil et le soutien des femmes, des hommes et des mineurs qui ont dû fuir leur pays, répondent aux questions, informent. Interpellent, aussi, à l’image de ces tentes, disposées au pied de la cathédrale. Deux messages les accompagnent : « Ceci n’est pas une colonie de vacances » et « Protégeons les humains, pas les frontières ».

Nelly CLOAREC 10/10/2020

https://www.ouest-france.fr/

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07 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

saint brieuc / rennes

rennes

Marche des Solidarités Grand Ouest

st brieuc

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