Archive | Sans-papiers

20 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

nanterre (le huff’)

Devant la préfecture de Nanterre, même les septuagénaires dorment sur le bitume pour leur titre de séjour. Depuis des semaines, les étrangers qui veulent entrer à la préfecture des Hauts-de-Seine se butent à une file monstrueuse.

« Chapeau le gouvernement »… Depuis des semaines, les personnes d’origine étrangère qui veulent compléter leurs démarches administratives, comme le renouvellement d’un précieux titre de séjour, doivent attendre de longues heures à l’extérieur de la préfecture de Nanterre. Mercredi matin 19 juillet, Le HuffPost a filmé une file interminable de plus de 500 personnes, dès 7h du matin. Plusieurs personnes avaient même passé la nuit sur un simple morceau de carton posé sur le bitume.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, personne n’est épargné par cette situation ubuesque. Hommes, femmes et enfants d’origine étrangère doivent s’armer de patience pour obtenir un ticket d’entrée, dans la chaleur accablante ou sous la pluie. Même Salah, 77 ans, ex-travailleur dans les mines du Nord et chez Renault, est arrivé la veille dans l’espoir d’entrer à la préfecture. « J’ai dormi sur le trottoir », explique au micro du HuffPost le vieil homme arrivé en France en 1964.

Plusieurs personnes que nous avons rencontrées sont choquées par ces conditions d’accueil « inhumaines ». Nordin, Marocain de 72 ans, nous livre notamment un témoignage dégoûté que vous pouvez également découvrir dans la vidéo ci-dessus. Je tire mon chapeau au gouvernement. (Je vis depuis) 50 ans en France. Je paye mes impôts, je paye mes impôts locaux, j’ai tout payé. Mais, voilà le résultat…Nordin, 72 ans, originaire du Maroc.

La préfecture des Hauts-de-Seine est loin d’être un cas isolé en matière d’interminables files d’attente pour les étrangers. Des associations caritatives ou de défense des droits de l’homme, ainsi que des syndicats, ont déjà attiré l’attention sur des situations semblables à Strasbourg ou à Évry.

« On alerte depuis décembre sur la situation dans de nombreuses préfectures. Les services d’accueil des étrangers ne vont pas bien du tout », dénonce au HuffPost Marie-Line Mistretta, secrétaire générale adjointe au syndicat national Force ouvrière des personnels de préfecture. « Il y a des moins de moins de fonctionnaires titulaires et de plus en plus de vacataires », déplore la syndicaliste, pointant également un été particulièrement chargé avec la crise migratoire et plusieurs réformes touchant les préfectures.

Dans un communiqué publié le 26 juin dernier, la préfecture des Hauts-de-Seine reconnaît une « forte affluence », à l’instar des autres départements d’Île-de-France, et invite les étrangers à repousser leur visite si celle-ci n’est pas urgente. Selon Le Parisien, des guichets supplé- mentaires ont été récemment ouverts pour faire face au « rush » de la période estivale. « Nous recourons à des volontaires pour remettre les titres de séjour et répondre aux demandes d’information afin de réduire la queue », explique le centre administratif au quotidien.

http://www.huffingtonpost.fr/

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15 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

migrants irlande (the guardian)

Le GAA (sports gaëliques) participe à l’intégration des enfants migrants.

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07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

expulsions brest

brest

Mouvement Zéro Personne A La Rue Brest

GUET-APENS!

Suite à des notifications de décisions administratives des amis Irakiens se présentent en préfecture , sont arrêtés , placés au CRA (centre de détention administrative) à 17h. Ils seront dans l’avion à 10h demain , direction la Finlande .
Zéro recours possible…

6 juin 2017
Ami O. Où es-tu?
Au CRA? Dans l’avion?
Où t’emmènent-ils?
En Italie? Certainement …!
Comme prévoient les accords de Khartoum : retour au Soudan?(la mort)

On dénonce .
On imprime .
On affiche partout .
Inondons ici, en France, en Europe
les empreintes du genre humain…dans un monde étranger d’humanité .

brest 2

Rendez-vous ce samedi 10 juin à 11h
place de la « Liberté » Brest.

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04 juin 2017 ~ 0 Commentaire

utopies (le cloître st thegonnec)

st theg

Deuxième édition du Festival des Utopies

L’Association Les Utopistes en Action et leurs partenaires, c’est a dire toutes celles et ceux qui participent de près ou de loin à cette fête de la solidarité et de la générosité, organisent leur deuxième Festival des Utopies.

L’aide aux réfugiés, aux migrants, et à toutes personnes en difficulté sociale est malheureu-sement toujours d’actualité, et nous comptons sur vous pour que cette journée soit réussie et apporte un peu de joie et de chaleur humaine aux personnes dans le besoin sur notre territoire. Les bénéfices serviront à financer un véhicule et un local pour y installer une friperie permanente sur le sud du Pays de Morlaix.

Tout sera fait pour que vous passiez cette journée dans la joie et la bonne humeur, entouréEs de tous nos amiEs artistes, artisans, maraîchers, musiciens, techniciens, marionnettistes et bénévoles qui vous communiqueront la leur de toutes façons. ;-)

Marché artisanal, expositions de peintures, photographies, sculptures, 15 concerts: rock, trad, jazz, chanson française, world music, reggae, spectacles et ateliers pour enfants, conférences, 25 associations environnementales, culturelles et caritatives, espace médecines douces, vous ne pourrez pas louper une occasion de vous faire plaisir, à vous ou votre famille, pour cet avant goût des vacances.

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26 mai 2017 ~ 0 Commentaire

hamidou (côté quimper)

Papers-Please-Arizona-Immigrants

Travaillant et vivant en Finistère depuis plusieurs années, il risque de se faire expulser

Le collectif « On est bretons, solidaires et on agit » alerte sur la situation d’un Malien, travaillant et vivant près de Quimper (Finistère), et aujourd’hui menacé d’expulsion.

La situation d’Hamidou Mary n’est pas un « cas d’école » et illustre parfaitement les nombreu- ses incohérences de l’administration française. Pour ce Malien de 37 ans, arrivé en France en mars 2003 et installé depuis cinq ans à Scaër, près de Quimper (Finistère), l’avenir se dessine avec incertitude. En mars 2017, il a reçu une assignation à quitter le territoire et est menacé d’expulsion. Le collectif « On est bretons, solidaires et on agit » alerte sur sa situation.

En Bretagne depuis 2007

Hamidou Mary confie: «Je suis arrivé en France il y a presque 15 ans et j’ai très vite travaillé ». Il officie d’abord dans les travaux publics à Noisy-le-Sec en Ile de France, puis en tant qu’agent de sécurité pour le Stade de France, notamment lors de la coupe du monde de 2006. Un véritable « rêve » de gosse pour ce passionné de football.

En 2012, il rejoint son frère en Bretagne, installé à Scaër depuis 2007. Il travaille quelques temps dans l’agroalimentaire avant d’entamer une formation d’agent de sécurité près de Lorient. Dans le cadre d’un regroupement familial, sa femme le rejoint en 2014 et Hamidou Mary devient père en 2015. Depuis, il a décroché un CDI au sein de l’entreprise Securit 29.

Problème de photos

Titulaire depuis 2009 d’un titre de séjour salarié, celui-ci fut jusqu’à présent renouvelé sans aucune difficulté. Mais en juin 2013, les choses ne se passent pas comme prévu. A la mairie de Scaër, on lui répond que la photo qu’il a fournie pour son dossier, n’est pas conforme. Accusé d’usurpation d’identité, une déclaration en préfecture s’en suit et une enquête est alors ouverte par le procureur. Néanmoins, l’erreur a été corrigée et Hamidou Mary a pu voir son titre renouvelé.

Selon le collectif « On est bretons, solidaires et on agit », il y aurait eu au sein de la mairie, une confusion entre les photos d’Hamidou Mary et celles de son frère, venu déposer son dossier de renouvellement de carte au même moment. « Peut-être un certain zèle également », dénoncent certains membres du collectif.

Un choc

Depuis, tout est rentré dans l’ordre administrativement, et pourtant, en mars 2017, Hamidou Mary reçoit une assignation à quitter le territoire. Un véritable choc pour le Scaërois. Il contacte alors Jeannine Daniel du collectif « On est bretons, solidaires et on agit » afin de comprendre et réagir face à la situation. Les membres réunissent tous les éléments du dossier et cherchent alors à comprendre ce qui a pu amener à cette assignation. Jeannine Daniel, présidente du collectif, fait remarquer :

On ne sait pas pourquoi cette affaire de photo ressort et mène à une telle décision, alors que Hamidou a tout fait en règle. Il est apprécié par tous, notamment par ses anciens employeurs. Une telle situation est incompréhensible.

Hamidou Mary est attendu le 2 juin au tribunal administratif où sera rendue la décision finale. « Cette situation est catastrophique, rappelle la présidente du collectif. Hamidou perd non seulement son travail et risque de perdre tout ce qu’il a construit ces dernières années. » En attendant, le collectif appelle à se mobiliser vendredi 26 mai, à 15h30 devant la préfecture du Finistère, à Quimper.

25/05/2017

http://www.cotequimper.fr/

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23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

dublin (change)

dublin (change) dans Altermondialisme

.

M. le Préfet, vous pouvez dédubliner !

C’est quoi, dédubliner ? Cela veut juste dire : permettre à un migrant de déposer une demande d’asile en France, même s’il est en «procédure Dublin». La «procédure Dublin» dit qu’une personne doit demander l’asile dans le premier pays européen où elle est entrée ou passée (ce qui n’est pas forcément son souhait).

Au moment du démantèlement du camp de Calais, le gouvernement a promis que les person- nes qui acceptaient d’aller dans les «CAO» (Centre d’Accueil et d’Orientation) sortiraient de la «procédure Dublin», et pourraient donc déposer une demande d’asile en France. Cette promesse a été globalement respectée dans le Finistère (merci !) et nous restons vigilants pour ceux qui ne le sont pas encore…

MAIS… les autres personnes (venant des camps de Grande-Synthe, Paris, ou étant dans d’autres hébergements d’urgence…) sont menacées d’expulsion de la France. C’est une atteinte flagrante au principe républicain de l’égalité des droits ! Pour mieux comprendre, prenons par exemple les cas de Marwan et de Kamal*
(prénoms fictifs)

Marwan part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Calais et de là part en CAO à Brest : il est autorisé à demander l’asile en France.

Kamal part du Soudan, passe par l’Italie, arrive à Paris et de là part en CAO à Brest : il n’est pas autorisé à demander l’asile en France, la préfecture lui délivre un billet d’avion pour être expulsé vers l’Italie, où il est censé pouvoir demander l’asile.

Pourquoi est-ce si grave de devoir retourner en Italie ?

Parce que l’Italie ne peut assurer des conditions d’accueil dignes, au vu des arrivées très importantes sur son territoire, et surtout parce qu’il existe des accords entre l’Italie et le Soudan qui font craindre, à juste titre, que l’Italie n’expulse le réfugié vers le Soudan, qu’il a quitté parce que sa vie y était menacée. Rapport Amnesty International

Une personne choisit de demander l’asile dans un pays pour des raisons objectives, et c’est en accord avec le respect des droits à la libre circulation inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 13).

M. le Préfet, vous POUVEZ rétablir cette égalité des droits !

Ce que nous vous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III vous permettent ce «dédublinage» :  Clause discrétionnaire énoncée à l’art. 17 al. 1 du Règlement de Dublin III : « (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. »

Nous ne vous demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces person- nes: nous vous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera examinée, acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

Vous aussi, vous souhaitez que M. le Préfet du Finistère permette aux personnes en procédure Dublin de déposer une demande d’asile ? Signez déjà cette pétition en ligne, et vous pouvez venir pour le rassemblement qui aura lieu le Samedi 3 juin, à 11H, Place de la Résistance à Quimper, afin de signer la pétition papier que nous remettrons ensuite à M. le Préfet du Finistère.

Signataire :
Ligue des Droits de l’Homme – Quimper
L’Auberge des Migrants

https://www.change.org/

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05 mai 2017 ~ 0 Commentaire

chasse à l’enfant (le vif.be)

enfant flic

Schaerbeek – ce matin 8h20 – à l’arrêt du tram 55, une dizaine d’agents de la STIB accompagnés de policiers en uniforme contrôlent les passagers du tram.

C’est l’heure d’accompagner les enfants à l’école. Le tram est bondé de mamans et d’enfants qui portent de gros cartables.Contrôle des tickets et des cartes d’identité. La STIB participe à la chasse aux sans-papiers. A la chasse aux enfants sans-papiers.

La loi prévoit qu’avec ou sans-papiers, tout enfant est soumis à l’obligation scolaire. Les enfants sans-papiers vont à l’école comme les autres et s’y rendent en tram comme les autres. L’éducation est un droit que l’Etat doit respecter. Mais encore faut-il arriver jusqu’à l’école. Contrôler l’identité des familles qui visiblement accompagnent des enfants à l’école, c’est ignoble. C’est indigne de notre société. Nous ne pouvons pas l’accepter.

La STIB n’a-t-elle pas d’autres tâches à accomplir ? La mobilité à Bruxelles est un vrai problème. Le matin, nos trams sont bondés. Il est parfois impossible de monter. Il faut attendre le tram suivant au risque d’arriver en retard. Alors par pitié, le budget alloué à cette atroce opération de chasse aux enfants sans-papiers, utilisez-le pour ajouter un tram ou deux sur la ligne.

Ces policiers n’ont-ils pas d’autres tâches plus importantes et plus urgentes que d’arrêter une maman sans-papiers devant ses enfants de sept ou huit ans ? La peur qu’ils ressentaient était palpable.

Une telle opération n’a pas d’impact sur le taux de criminalité ni sur l’insécurité. Cela n’améliore le quotidien de personne. Personne ne peut s’en réjouir. Arrêter des gosses et leurs mères n’a pas d’autre but que de terroriser ces familles et les familles qui assistent impuissantes à ça. Que devons-nous répondre à nos enfants qui demandent : « Maman, pourquoi ils arrêtent des enfants ? »

Tout le monde a ressenti ce malaise affreux d’assister à une scène surréaliste, impuissants et honteux de notre impuissance. Nous aurions pu, nous aurions du, être capable d’organiser une action de désobéissance civile dans l’instant. Nous étions assez nombreux pour bloquer les portes et empêcher ce contrôle indigne. Nous ne l’avons pas fait. Nous n’étions pas prêts, pas organisés, pris au dépourvu par un sentiment de paralysie horrifiée.

Les agents de la STIB et les policiers présents ont aussi ressenti ce malaise. Mais ils ont choisi de faire taire leur conscience et d’obéir aux ordres.

J’ai demandé à un agent s’il se rendait compte qu’il participait à la chasse aux enfants sans- papiers. Il m’a répondu « je ne fais que mon travail ». Il n’avait pas l’air méchant, ce n’était pas une brute. Juste un honnête type qui fait son travail. Je ne sais pas ce que vous en penserez. Mais moi j’ai pleuré.

« C’est la meute des honnêtes gens, Qui fait la chasse à l’enfant » Jacques Prévert

Selma Benkhelifa
Avocate  Progress Lawyers Network 04/05/17
http://www.levif.be/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plouarzel-lampaul plouarzel (avaaz)

lampaul

https://secure.avaaz.org/

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pays de brest réfugiés

ploug

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