Archive | Retraites

23 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Combien d’euros en moins dans le portefeuille des retraités? (jdd)

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Manuel Valls doit préciser la trajectoire budgétaire sur les 50 milliards d’économies à trouver d’ici 2017 en conseil des ministres mercredi.

Le Premier ministre a déjà dévoilé un certain nombre de pistes, notamment le gel des régimes de retraites jusqu’en 2015. Les députés socialistes reçus mardi à Matignon, ont clairement laissé entendre que le chef du gouvernement allait faire un geste pour les petites retraites, mais rien n’est moins sûr. En l’attendant, si le gel est confirmé, le pouvoir d’achat des retraités va être directement touché par la décision du gouvernement.

Ce sera du pouvoir d’achat en moins. Des pensions de retraite gelées, ça veut dire que leur montant restera exactement le même. Problème, pendant ce temps-là, les prix, eux, vont bien continuer à augmenter. La différence, c’est une perte pure de pouvoir d’achat.

Prenons un exemple. Le montant moyen de la retraite en France est de 1.245 euros par mois (retraite complémentaire comprise). Avec une inflation des prix de 0,6%, comme c’est le cas actuellement dans l’Hexagone, le pouvoir d’achat baisserait mécaniquement de 84 euros d’ici à 2015.

A 75 ans, Michel fait partie de la moyenne, et il sait que ce gel des pensions va peser sur son budget. “Par exemple, l’électricité, tous les mois, je payais 92 euros, désormais [avec l'infla- tion], ça va être 96 euros. L’électricité augmente et ma pension, elle n’augmente pas. Ça a un impact, témoigne le retraité. Quand vous passez chez le boulanger, le boucher et vous voyiez que les prix augmentent et que vos pensions n’ont pas bougé, on s’en rend compte.”

Seuls épargnés pour le moment, les 600.000 retraités qui touchent le minimum vieillesse. Le gouvernement a décidé de ne pas geler leurs pensions qui passeront de 792 à 800 euros le 1er octobre prochain. Economie  |  23/04/2014 – 09:35

http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/Combien-d-euros-en-moins-dans-le-portefeuille-des-retraites-662997

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19 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Des Français de plus en plus préoccupés par la retraite (20mn)

retraites C’est pourtant simple!

63 % des Français estiment que leur pension de retraite ne sera pas suffisante pour couvrir leurs besoins financiers, selon le baromètre Deloitte réalisé par Harris Interactive

La retraite inquiète. Selon le baromètre Deloitte réalisé par Harris Interactive, présenté mercredi 19 mars 2014, un Français actif sur deux se dit préoccupé par sa retraite (54 % contre 51 % en 2012). En effet, ils pensent que leur situation sera plus «défavorable» (retraite inférieure, allongement du temps de travail, durée de vie etc.) que celle des retraités aujourd’hui. Les femmes, les 35-53 ans et les personnes à revenu modeste sont les populations où cette appréhension est la plus vive, révèle l’enquête.

Un actif sur cinq envisage la poursuite d’une activité L’une des principales sources d’in- quiétude est le montant de la pension. En effet, ils sont 63 % à considérer que celle-ci ne suffira pas à couvrir les besoins financiers. Ils sont même 77 % à estimer nécessaires de devoir compléter leur revenue par d’autres sources (…) …

Créé le 19/03/2014 à 11h38 — Mis à jour le 19/03/2014 à 12h23

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : s’opposer jusqu’au bout

Retraites : s’opposer jusqu’au bout dans NPA affiche-retraites.preview-208x300

À partir de lundi 7 octobre, la démocratie à la sauce Ve République va prendre la main pour valider la contre-réforme des retraites. Pris entre son acceptation des injonctions de la finance, du Medef et de la troïka européenne et les baromètres électoraux, le gouvernement s’apprête à faire voter par le Parlement la première réforme de « gauche » entraînant des reculs en matière de retraite. Ce simulacre de démocratie vient après des mois passés à déverser des tonnes de contre-vérités, des semaines de pseudo-concertation avec des directions syndicales plus soucieuses de dialogue social que de d’affrontement avec le gouvernement.

Tergiversations La mobilisation du 10 septembre donnait pourtant des possibilités de construction d’une mobilisation pouvant imposer des reculs au gouvernement. Mais pendant que les directions syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) totalement impliquées dans le soutien au projet gouvernemental se félicitaient ouvertement de la mise en œuvre du projet, la CGT, la FSU et FO refusaient de tenter d’amplifier la mobilisation. L’annonce d’une bien floue semaine d’action de la CGT du 7 au 11 octobre, de la journée d’action du 15 octobre par FO, fournissait peu de possibilités aux équipes militantes pour tenter de relancer la mobilisation.
De nombreuses équipes CGT ont, dans le temps d’attente de la décision de FO, critiqué ouvertement la passivité de la direction confédérale. La permanence téléphonique confédérale, la commission exécutive confédérale, le conseil national de la fédération métaux et les instances de bien des fédérations ont vu remonter de nombreuses protestations de la « base » et de structures intermédiaires. De même, des critiques ont été émises dans de nombreuses commissions exécutives d’unions départementales ou de syndicats importants. Appuyées par d’autres unions locales et syndicats, cinq unions locales du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont appelé à un rassemblement devant l’assemblée nationale. Et bien d’autres initiatives locales ont été prises pour tenter de maintenir la pression. Confrontée à cette montée de protestations, la direction confédérale CGT a décidé d’entraîner la FSU, FO et Solidaires dans des initiatives en Ile-de-France. Jeudi 10 octobre, « un rassemblement interprofessionnel, avec conférence de presse devant le ministère du Travail, à partir de 12 h 30 » et mardi 15 octobre, « une journée de mobilisation… avec un rassemblement et une manifestation régionale à 12 h 30 au départ de Saint-Augustin qui rejoindrait le rassemblement unitaire » initié par FO « sur le pont de la Concorde, face à l’assemblée nationale ».

Ne pas renoncer Pas de quoi peser sur un débat parlementaire qui se concentre sur l’intégration ou pas des stages effectués après un master (bac+4), dans le calcul des annuités validées, dans la limite de deux trimestres qui pourraient être rachetés à tarifs bonifiés ! Quant aux 400 amendements, déposés pour l’essentiel par le Front de gauche, députés et sénateurs ne pourront même pas faire croire à l’existence d’un débat démocratique, le gouvernement ayant décidé d’engager une procédure accélérée. Il n’y aura donc qu’une seule lecture du texte par chambre. Sauf sursaut dans les mobilisations des deux prochaines semaines, le gouvernement PS-EELV, fortement appuyé par la CFDT réussirait ainsi le tour de forces d’imposer des reculs plus importants que ceux imposés par Sarkozy-Fillon-Woerth avec moins de mobilisations !
Pas étonnant que le désarroi, le découragement gagnent les militantEs, les équipes syndicales et se traduisent électoralement par la chute de la « gauche » et la progression de l’extrême droite. Il nous reste quelques jours pour convaincre que la défaite n’est pas inéluctable, qu’une autre stratégie de mobilisation donnerait des résultats plus probants. Les enjeux d’une telle bataille dépassent largement la question sociale pour s’inviter pleinement dans la situation politique. Les conséquences seraient d’abord une nouvelle détérioration brutale des conditions d’existence de millions de salariéEs, mais aussi un nouveau recul dans les espérances sociales et politiques. Pas question pour nous d’abandonner ces combats.

Jeudi 10 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013) Robert Pelletier

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Projet de loi sur les retraites: le gouverneMENT (1)

Projet de loi sur les retraites: le gouverneMENT (1) dans NPA hollande-pinocchio

La loi sur les retraites sera débattue à l’Assemblée nationale entre le 7 et le 11 octobre,

à l’exception des dispositions concernant les cotisations qui seront examinées la semaine du 21 octobre, dans le cadre du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le gouvernement a soigneusement préparé sa communication, largement relayée par les médias. Celle-ci repose sur deux affirmations, au demeurant contradictoires :

– Premier mensonge, le système de retraites par répartition court à sa perte si rien n’est fait. Pour le « sauver », face à des contraintes « incontournables » (le vieillissement de la population et donc l’accroissement du nombre de retraitéEs, les « déficits » croissants qui en découlent…), il est nécessaire de « réformer », même si c’est douloureux pour les salariéEs actifEs et retraitéEs.
– Deuxième mensonge , cette « réforme » n’a rien de dramatique. Elle nécessite seulement de « petits » efforts, échelonnés dans le temps et donc presque indolores. Elle peut même pour certains (les femmes, les jeunes, les salariéEs exerçant des travaux pénibles) être source d’avancées sociales… Une « réforme » est donc nécessaire, mais elle peut être une « bonne réforme », « juste et équilibrée » négociée dans le cadre du « dialogue social » avec des dirigeants syndicaux responsables, comme ceux de la CFDT.
Par ce dossier, le NPA veut contribuer à contrer cette propagande mensongère. Nous voulons aider à la construction d’une indispensable mobilisation pour exiger le retrait d’un projet cohérent qui n’est ni amendable ni négociable, et qui vise non à sauver mais à poursuivre la destruction de la Sécurité sociale. Ce serait une première victoire face à ce gouvernement d’austérité.

Dimanche 6 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La loi : décryptage (2)

La loi : décryptage (2) dans NPA tumblr_m9k4ewso2X1qe6mn3o1_500

1. L’allongement de la durée de cotisation est reporté à 2020 FAUX
La durée de cotisation pour bénéficier de la retraite à taux plein des assurés sociaux du régime général et des fonctionnaires est actuellement de 166 trimestres (41, 5 ans) pour la génération à compter de 1955. Elle passera à 167 trimestres pour la génération de 1958 qui prendra sa retraite en 2020. En effet, la loi Fillon qui lie la durée de cotisation aux gains d’espérance de vie est maintenue, et entre 2020 et 2035, la durée de cotisation est à nouveau augmentée d’un trimestre de plus tous les trois ans pour atteindre 43 ans pour celles et ceux néEs à partir du 1er janvier 1973.

2. Le gouvernement ne touche pas au système actuel des retraites FAUX
Un article du projet de loi intitulé « Règles et dispositif de pilotage » précise le rôle d’un « comité de surveillance des retraites composé de cinq personnes compétentes en matière des retraites » qui devra chaque année faire des recommandations pouvant avoir pour effet « d’augmenter le taux de cotisations des régimes de base et complémentaires au-delà des bornes fixées par décret » et aussi « de réduire le taux de remplacement (pourcentage du salaire conservé lors du départ en retraite) assuré par les retraites au-delà des bornes fixées par décret ».
Les pensions versées par la Sécurité sociale et les régimes complémentaires fonctionnent actuellement selon le principe des prestations définies : le financement doit s’adapter au montant des pensions. Selon les nouvelles règles, les cotisations ne devraient pas dépasser un plafond défini auparavant et les pensions s’adapter chaque année au financement. On bascule dans un système de « cotisations définies », y compris pour les complémentaires, les prestations devant s’adapter aux recettes.
Ce changement systémique est une rupture avec les principes de 1945, selon lesquels chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Il a entraîné une dégradation importante du niveau de vie dans plusieurs pays, notamment en Suède.

3. L’âge de départ à la retraite n’est pas repoussé FAUX
L’âge légal reste fixé à 62 ans… mais dans la réalité ce ne sera pas possible pour l’immense majorité des salariéEs. Ils ne toucheraient dans la plupart des cas qu’une pension rabotée en raison de la décote qui s’applique sur son montant, faute d’avoir travaillé le nombre de trimestres requis. Pour toucher une retraite à taux plein, la génération de 1973 devra travailler sans discontinuer à partir de 17 ans !

4. Les mesures sur la pénibilité au travail sont une avancée importante FAUX
Le gouvernement annonce des mesures dites de justice sociale, la mesure phare étant « le compte pénibilité au travail » destiné uniquement aux salariés régis par le droit privé. La pénibilité est limitée aux critères définis par le code du travail : « contraintes physiques marquées, environnement physique agressif, rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables identifiables et irréversibles sur sa santé ».
Les trimestres de travail exposés à la pénibilité, selon la déclaration de l’employeur, valideront des points qui permettront de bénéficier de congés formation afin de changer de métier, de travailler à temps partiel payé à temps plein en fin de carrière, ou de bénéficier d’une majoration du nombre de trimestres cotisés. Les barèmes seront définis par décret. Des limites sont déjà apportées au dispositif : plafonnement du nombre de points, obligation d’utiliser des points pour la formation, possibilité pour l’entreprise de refuser le temps partiel prévu pour les travailleurs en fin de carrière…
Bref, il y aura peu d’élus et ils bénéficieront de faibles compensations, au mieux une retraite anticipée d’un ou deux trimestres. Rien n’est prévu par le gouvernement pour ce qui devrait être primordial : lutter contre la pénibilité, imposer des changements dans l’organisation du travail, tout ce qui engendre souffrance morale et physique.

5. C’est une réforme en faveur des jeunes FAUX
Parmi les jeunes en formation professionnelle, seulEs les apprentiEs pourront valider les trimestres en stage. Les étudiants notamment sont exclus de cette disposition. La durée des études et des formations ne sera pas prise en compte.
Le rachat des quelques années d’étude devrait toujours être possible à la fin des études et à des conditions fixées par décret. Elle serait selon les annonces gouvernementales possible jusqu’à 4 trimestres maximum, dans les 5 ou 10 ans suivant la fin de leurs études, et un peu moins prohibitives qu’actuellement… mais inatteignables pour la plupart des jeunes.
Les générations successives seront de plus en plus pénalisées par les allongements des durées de cotisation.

6. Les fonctionnaires ne sont pas concernés FAUX
L’allongement de la durée de cotisation et l’augmentation des cotisations concernent aussi bien les fonctionnaires que le secteur privé. Le gouvernement n’a toutefois pas osé à cette étape aligner les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF, etc.) sur le régime général, ni modifier le calcul des pensions des fonctionnaires (calculées sur les 6 derniers mois) en les alignant sur le régime général (prenant en compte les 25 meilleures années). Il espère ainsi éviter une mobilisation d’ensemble.
À noter que les indemnités et primes diverses ne sont pas prises en compte pour le calcul des retraites des fonctionnaires, et que de ce fait le niveau respectif des pensions versées aux ancienEs salariéEs du public et du privé est proche.

7. Il n’y aura pas de gel des pensions FAUX
Depuis 1987, le montant des pensions n’évolue plus comme les salaires, mais est indexé sur l’indice officiel des prix. Une nouvelle mesure va aggraver la dégradation du niveau de vie des retraitéEs. La revalorisation annuelle des pensions au 1er avril sera reportée au 1er octobre, sauf pour les personnes titulaires du minimum vieillesse (« l’allocation de solidarité aux personnes âgées », prestation sans contrepartie de cotisation destinée aux personnes qui ont des revenus inférieurs à 787, 26 euros net par mois). Ce gel des pensions pendant 18 mois permettra une « économie » de 0, 6 milliard en 2014, de 2 milliards en 2020… une économie piquée dans la poche des retraités.

8. L’augmentation des cotisations est « équitable » FAUX
Les parts patronale et salariale des cotisations augmenteront dans les mêmes proportions : 0, 14 % en 2014, puis 0, 05 % les années suivantes, au total 0, 30 % (à l’étape actuelle). L’augmentation de la part salariale diminue le pouvoir d’achat des salariés (54 euros par an pour un salarié au Smic en 2020). Les patrons n’auront eux rien à payer, car Jean-Marc Ayrault a annoncé une compensation intégrale de l’augmentation de la part des employeurs. Ce nouveau cadeau aux patrons sera payé par les actifEs et les retraitéEs.

9. Les mesures en faveur des femmes réduiront les inégalités FAUX
L’allongement de la durée de cotisation augmentera les inégalités de pension entre les hommes et les femmes, qui ont des carrières plus courtes, plus discontinues, tandis que les mesures annoncées sont minimales et très vagues.
Le salaire moyen des femmes est inférieur de 27 % celui des hommes, le montant des pensions de retraite est moindre de 42 %. Le projet de loi prévoit de « faciliter l’acquisition de trimestres pour les assurés à faible rémunération » et de « mieux compenser l’effet sur les pensions des interruptions de carrières liées aux jeunes enfants ». Les mesures effectives sont renvoyées à des décrets.
La seule mesure concrète porte sur la validation des trimestres de travail à temps partiel des salariéEs du privé pour qu’ils soient pris en compte dans le calcul de la pension. Pour cela, il faudra gagner durant un trimestre 150 fois l’équivalent du SMIC horaire au lieu de 200 fois.
Les travailleurs qui n’ont pas d’autres choix que des contrats courts, bien souvent des femmes, pourront bénéficier de plus de trimestres validés, mais l’augmentation des retraites restera dans la majorité des cas très minime. C’est le reflet des bas salaires. Cette mesure peut inciter les employeurs à multiplier les contrats de travail très courts et donc à développer la précarité puisqu’aucune mesure n’est envisagée pour lutter contre elle.

http://npa2009.org/node/39028

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Un nouveau pas dans la destruction de la « Sécu » (3)

 Un nouveau pas dans la destruction de la « Sécu » (3) dans NPA pension

C’est donc un recul sur toute la ligne qui s’annonce pour l’ensemble des salariéEs.
*
Les méfaits de cette réforme ne s’arrêtent pourtant pas là. Le gouvernement s’est en effet engagé auprès du Medef à compenser l’augmentation des cotisations patronales « retraites » par la baisse d’autres « charges »… En d’autres termes la réforme ne coûtera pas un centime aux patrons. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014 prévoit une baisse de 0, 15 point de la part patronale des cotisations familiales. La compensation serait réalisée notamment par l’augmentation de la TVA de 19, 6 à 20 % (taux concernant la majorité des biens et services) et de 7 à 10 % (taux concernant les logements sociaux, les transports de voyageurs, la restauration…) dès le 1er janvier. C’est le retour de la TVA « sociale » que voulait instaurer Sarkozy ! Ce n’est qu’une ébauche du projet gouvernemental, Ayrault a déclaré que la compensation porterait sur les cotisations de la branche famille et de la branche maladie de la Sécurité sociale.
Double peine En un mot : ce qui sera payé en plus par les patrons pour financer les retraites sera payé en moins pour financer les allocations familiales dans un premier temps et l’assurance maladie ensuite. C’est donc dans tous les cas la Sécu et les salariés qui trinquent, et qui devront payer par leurs impôts ce que les employeurs ne financent plus ! C’est donc la double peine : payer plus pour moins de prestations sociales (retraites ou famille).
De ce point de vue, la réforme des retraites complète les mesures déjà prises ou à venir du gouvernement contre la Sécurité sociale : la généralisation des « complémentaires santé » dans l’accord ANI (en remplacement de l’assurance maladie), et la réforme à venir du financement de la Sécurité sociale.
C’est un pas de plus vers une transformation radicale de la protection sociale voulue par l’Union européenne : passer d’un système unique (garantissant à tous des droits sociaux) à trois « piliers » : une couverture minimum (essentiellement financée par les impôts des salariés), une couverture « professionnelle » (assurance collective dans le cadre de l’entreprise, et donc liée à celle-ci), et une assurance individuelle facultative. Sous couvert de « sauver la Sécu », c’est donc sa liquidation qui est ainsi programmée.
La seule perspective pour les salariéEs, c’est donc bien le retrait dans sa totalité de ce projet qui n’est ni amendable ni négociable, l’abrogation des contre-réformes qui l’ont précédé depuis 1993, le financement par l’accroissement des cotisations sociales patronales des retraites par répartition, garantissant à chacunE au plus tard à 60 ans la prolongation de son meilleur salaire.

Dossier réalisé par la commission nationale santé-sécu-social
Le site de la commission santé-sécu-social du NPA : http://siteinfosecusante.free.fr

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes: « La meilleure retraite, c’est l’attaque ! »

Rennes: « La meilleure retraite, c’est l’attaque ! » dans Luttes sociales en Bretagne lappel-300x150

Parce que nous refusons cette énième réforme injuste sur notre système de retraites, parce que nous refusons que les travailleur-se-s soient une nouvelle fois victimes du gouvernement à la botte du patronat, parce que nous engagerons nos forces dans la bataille jusqu’à l’abandon du projet de réforme, le comité retraite appelle:

Lundi 30 septembre, 19h au métro Kennedy (pour plus de facilités pour se retrouver, on ira ensuite dans un lieu de réunion dans le quartier) : réunion du comité, avec organisation d’action(s) d’ici au début du mois d’octobre, date du début des débats au parlement. Retrouvons nous, partageons nos informations, et organisons nous pour s’opposer à cette contre-réforme.

Comité retraites 35:  CNT,  Solidaires,  Sud Education,  MCPL,  Attac,  Alternative Libertaire,  FASE, Gauche Anticapitaliste,  NPA,  Parti de Gauche…

comiteretraite35@laposte.net vendredi 27 septembre 2013 Comité retraites 35

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, réforme des retraites, la CGT entend mobiliser (LT)

Morlaix, réforme des retraites, la CGT entend mobiliser (LT) dans Retraites lappel

À la suite des nouvelles mesures sur les retraites proposées par le gouvernement, l’union syndicale des retraités CGT du département tire la sonnette d’alarme.

« Aujourd’hui, on est en train de vivre des situations catastrophiques pour une partie des 219.000 retraités du Finistère ». Gilbert Phelep, de l’union syndicale des retraités CGT du département, tire la sonnette d’alarme. « Les réformes successives, les décisions gouvernementales impactent le pouvoir d’achat. On ne peut plus accepter cette spirale qui remet en cause les droits des retraités ».

Infléchir la politique gouvernementale  Désindexation progressive des retraites sur l’inflation, fiscalisation des compléments familiaux pour les retraités ayant élevé au moins trois enfants, proposition de reporter la revalorisation des retraites au 1er octobre… L’annonce de ces nouvelles mesures convaint la CGT de la nécessité de mobiliser les troupes. « Le rassemblement des uns et des autres doit permettre d’infléchir ce qui nous est proposé aujourd’hui dans la réforme des retraites ». Le syndicat prévoit d’organiser des réunions par bassin de vie, pour alerter la population. « Dans les régions rurales, il y a des personnes isolées. Certaines vivent en situation très précaire avec seulement 500 € ou 600 € par mois. Ce sont surtout des femmes. 60 % d’entre elles touchent moins de 900 € de retraite », constate Marie-Andrée Bernard, du bureau de l’USR.

Assemblée générale le 15 novembre  Sans contester la nécessité d’une réforme des retraites, la CGT entend défendre le régime par répartition en « trouvant d’autres sources de financement, notamment auprès du CAC 40. Quarante milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires », proteste Gilbert Phelep. « Les allégements que l’on a donnés aux entreprises n’ont eu aucune incidence sur l’emploi. Pas d’emploi, pas de cotisation. C’est la protection sociale dans son ensemble qui est attaquée. Si on se bat, on peut gagner et imposer un autre moyen de financement ». C’est ce message que la CGT entend faire passer pour convaincre les retraités de se mobiliser, avant l’assemblée générale des syndicats interprofessionnels CGT, le 15 novembre. Cathy Tymen 30 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/reforme-des-retraites-la-cgt-entend-mobiliser-30-09-2013-2251356.php

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22 septembre 2013 ~ 1 Commentaire

Faut-il frire Bernard Friot (et son salaire socialisé)?

Faut-il frire Bernard Friot (et son salaire socialisé)? dans Retraites capitaine-haddock-753x10241-220x300

A l’heure où le PS se propose de « réformer » les retraites, ou plutôt de les diminuer sous une forme ou une autre, plusieurs voix s’élèvent à gauche pour défendre « d’autres réformes, citoyennes, démocratique, etc. »

L’une d’entre elle est celle de Bernard Friot. Un économiste et sociologue, enseignant à Paris X, proche du Front de Gauche. Mais que propose au juste cet universitaire altermondialiste ? Faut-il prendre pour argent comptant ce qu’il dit ? On va essayer de décrypter son projet de « salaire socialisé ».

Pourquoi parler de Friot en particulier ? A tantquil, on a rien de personnel contre lui. Mais il fallait bien commencer quelque part. Et puis les théorie loufoques de Friot sont bien significatives d’un argumentaire qui obtient aujourd’hui  de plus en plus d’échos dans l’extrême gauche, y compris libertaire :  une gestion alternative du capitalisme serait possible. Il suffirait ainsi de repeindre en rouge le salariat pour faire disparaitre l’exploitation qui va avec d’un bon coup de baguette magique (et citoyenne)… Allons donc voir ça de plus près

Tout commence bien: Friot fait une critique du discours patronal sur les retraites. Il explique que la hausse de la durée de travail et du départ à la retraite n’est pas inéluctable, ce avec quoi on ne peut qu’être d’accord… Ensuite, il explique que les cotisations sociales font partie intégrante du salaire, ce qui est son point de départ.

Salaire indirect ou salaire socialisé ? En effet, les cotisations salariales s’élèvent à 23% du salaire brut et alors que les cotisations patronales représentent environ 50% du salaire. Si elles ne vont pas directement dans la poche du salarié, elles font partie du salaire, elles financent indirectement une série de caisses. Si celles-ci n’existaient pas, ces dépenses coûteraient très cher au salarié : assurance maladie, chômage et retraites. Par exemple, un smicard qui travaille à plein temps, va toucher 1 121,29€ net. Cela va représenter son salaire direct. Son patron va aussi payer 23% de cotisations salariales et entre 50% et 53% de cotisation patronales. En plus de son salaire direct de 1121,29€, il touche 257,80€ de cotisations salariales et 571,70€ de cotisations patronales, soit 829,60€ de salaire indirect. Il ne touchera pas cet argent directement, qui servira à payer des cotisations dans de diverses caisses d’assurances étatisées.

Ces cotisations payent l’assurance maladie, le chômage, et les retraites. Quand l’état ou le patronat réduisent le montant de ces allocations, de ces prestations ou augmentent la durée de cotisation, ils réduisent le salaire indirect ou salaire différé. Là où on sera moins d’accord avec Friot est que celui-ci va parler de salaire « socialisé » pour qualifier ce système de cotisation. Socialisé voudrait dire, que ce salaire appartient à tous les salariés, et que tous décident démocratiquement de comment s’en servir.

Or, c’est loin d’être le cas. Le chômage, l’assurance maladie et surtout les retraites fonctionnent comme des caisses d’assurances. Une certaine cotisation (en trimestres, en heures de travail) ouvre droit à une indemnisation plus tard. Ces gigantesques caisses d’assurances sont gérées par l’état, les patrons et les syndicats représentatifs (qui n’ont qu’un tiers des voix), et si les partenaires ne tombent pas d’accord, c’est une loi qui tranche.

Ce mode de gestion est très loin d’être socialisé, mais plutôt étatisé. S’il suffisait à quelque chose d’être financé par des impôts et encadré par l’état pour être  « socialisé », les coups de matraques donnés par des flics à des ouvriers qui se font licencier seraient aussi du salaire « socialisé » redistribué généreusement par l’état.

Une grande réforme magique A partir de l’idée que les cotisations sociales représentent un salaire « socialisé », Friot développe un grand projet de réforme qui fusionnerait capitalisme et communisme, le tout sans violence. L’idée de base est simple, peut-être un peu trop simple. Tout le monde touche un salaire, qui est indépendant du travail, grâce à une taxe à 100% sur le chiffre d’affaire des entreprises. L’état redistribue cette taxe sous forme de salaire socialisé et tout le monde devient en quelque sorte fonctionnaire avec 4 grades de rémunération correspondant aux diplômes, comme les grades A, B, et C de la fonction publique.

Des mesures fantaisistes voire étranges… Tout d’abord, son projet présente des réelles incohérences qui rendent ce système au mieux fantaisiste, au pire illusoire. Parmi les incohérences les plus flagrantes :

- Dans son projet, les retraites n’existent pas et les retraités continuent de travailler, mais selon des modalités assez vagues on ne sait pas s’ils travaillent moins, s’ils s’arrêtent de travailler ou s’ils travaillent jusqu’à leur mort.

- Les bourgeois ne sont pas expropriés, ils sont encore à la tête de leur entreprise mais on ne sait pas trop ce qu’ils en font, on les voit mal attendre à se tourner les pouces sans essayer de s’attaquer au salariés.

- Les salaires sont sur une grille de 4 niveaux de 1500 euros à 6000 euros. Ils sont liés au niveau de diplôme. En gros, un prolo niveau bac ou moins, touche 1500 euros, un ou une fonctionnaire à Bac +3 touche 3000 euros, une titulaire de master 2 est à 4500 euros et un docteur ou universitaire touche 6000 euros et comme par hasard Friot est prof de fac. Du coup, dans ce système, il suffit d’avoir des diplômes pour gagner 3 ou 4 fois plus qu’un prolo de base, et en général les plus diplômés ne sont pas les fils de cantonniers ou les filles de mineurs, mais plutôt issus des couches supérieures les plus riches et diplômées.

Socialiser le salariat ou l’abolir ? C’est tellement simple que ces réformes ne sont pas très loin du grand coup de baguette magique. Ce projet réformiste présente les mêmes tares que tous les autres projets réformistes: Les patrons vont–ils l’accepter comme ça ? Quel va être le rapport de force pour l’imposer ? On voit mal des élections mettre en place le projet « Friotiste »… Et en cas de révolution, ça serait bête de s’arrêter là… Et oui, si ce projet se propose de changer radicalement le capitalisme, pour gérer le salariat, il ne prend pas en compte la dynamique même qui pourrait amener à ce changement : la révolution sociale.

Or pour nous, l’abolition du salariat, ce n’est pas juste une belle idée : c’est une arme contre les capitalistes. Si, dans la révolution sociale, nous organisons la société en dehors des rapports capitalistes d’échanges et d’exploitation, à quoi leur servira leur capital, leur or, argent ? En somme, abolir le salaire, instaurer la gratuité c’est agir contre le pouvoir que procure l’argent.

L’utopie bancale de Friot est une resucée de veilles recettes réformistes qui est mêlé à des mesures fantaisistes et incohérentes : ce n’est ni réaliste d’un point de vue capitaliste, ni une arme pour nous, dans cette crise. Aussi, ce qui nous étonne le plus dans ce projet est son relatif succès sur Internet mais aussi au travers d’une série de conférences. Ce succès est le symptôme du fait qu’il n’y a plus que très peu de critique radicale dans le domaine de l’économie politique, qui soit accessible et audible, ce qui laisse le champ libre pour des hurluberlus dans le genre de Bernard Friot. C’est à nous de faire en sorte que les révolutionnaires soient audibles.

Pour ceux qui veulent voir par eux même ce que dit Friot, quelques articles :

http://www.reseau-salariat.info/5abf1bfb96df1682c10a0539ebb8e8b0

« Les retraités, modèles d’une nouvelle production de valeur économique« 

http://www.reseau-salariat.info/d6a9997d6ee5288692bd6f2071e6313e

http://www.tantquil.net/2013/09/21/faut-il-frire-bernard-friot-et-son-salaire-socialise/

Commentaire:  Nous ne nous opposons pas à Friot, nous venons juste de faire de la pub à son passage par Quimper! C’est « pour info »!

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : qui veut construire les suites du 10 septembre ?

Retraites : qui veut construire les suites du 10 septembre ? dans Retraites affiche-retraites.preview-208x300

À la veille des 180 manifestations regroupant 300 000 manifestantEs, les médias se répandaient largement sur la faible mobilisation contre la première contre-réforme de « gauche » des retraites. L’enfumage du rapport Moreau, la proximité des congés, le poids du chômage et des difficultés économiques, la répression dans les entreprises et le déminage du gouvernement en direction des fonctionnaires rendaient la mobilisation compliquée.
Soutiens voyants Dans ce décor, les acteurs syndicaux jouent des partitions différentes. La direction confédérale CFDT avec, en coulisses la CFE-CGC et la CFTC, s’affiche comme un des meilleurs défenseurs du projet gouvernemental, sous couvert de défense des salariéEs et des retraitéEs. Les départs successifs de dizaines d’équipes militantes, notamment à l’occasion des précédentes mobilisations sur la question des retraites, de l’ANI, etc., a considérablement réduit les velléités de nombreuses équipes. Les animateurEs de la lutte des Sanofi ont pu expérimenter encore récemment les risques que comportaient des positionnements radicaux.
Le gouvernement de « gauche » met les directions syndicales critiques en situation délicate. Pour FO dont les liens historiques avec la social-démocratie sont solidement établis, les fanfaronnades de la direction cachent mal l’hétérogénéité des équipes : dans le privé, souvent des instruments des directions et, dans le public, parfaitement intégrés au système de gestion, à l’exception de quelques structures combatives animées par des militantEs d’extrême gauche.
Oppositions mesurées Du côté de l’union syndicale Solidaires, il y a une affirmation claire d’hostilité au projet et une réelle mobilisation même si une partie de ses dirigeantEs, de ses militantEs, se retrouvent dans le projet politique du Front de gauche.
Pour la CGT et la FSU, la volonté politique des directions de ne pas mettre en danger le gouvernement les conduit à des positionnements dilatoires. Les quelques mesures en trompe-l’œil du projet sont présentées comme des « avancées » s’inscrivant dans les préoccupations de ces syndicats. L’accent est mis sur les exigences vis-à-vis du patronat, de la « finance », manière de dédouaner le gouvernement et les partis politiques qui le composent, le soutiennent ou refusent de l’affronter clairement.
L’identité des formules, « la gravité de la situation exige un changement de cap » (déclaration confédérale CGT du 8 juin 2013 à propos de la conférence sociale) et « une étape pour changer de cap » (thème des assises du Front de gauche du 16 juin) met en évidence la proximité des politiques, faites du respect des institutions et du dialogue social. Les équipes militantes « à la base» et même « intermédiaires » tirent souvent des bilans très critiques des mobilisations de 2007, des journées saute-mouton de 2009 (contre la « crise ») ou de 2010 contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth.

Le rejet des stratégies syndicales assises sur des projets politiques de « gauche » (à l’œuvre depuis le milieu des années 80) sert de prétexte aux directions et désarme les équipes combatives, orphelines de perspectives globales et ne voyant pas comment reconstruire un rapport de forces plus favorable aux salariéEs.
Prendre nos affaires en main C’est dans ce cadre qu’il nous faut tout faire pour prolonger la journée du 10 septembre. D’un côté, dans les structures syndicales, défendre une autre stratégie de mobilisation : l’idée que seul un affrontement prolongé, assis sur des grèves puissantes, peut faire reculer le gouvernement et aboutir à l’abandon du projet. De l’autre, partout, s’appuyer sur les revendications, les colères, les mécontentements pour engager des luttes, faire naître des échanges, des coordinations.
Le succès relatif de la journée du 10 septembre permet aux directions syndicales de ne pas engager une poursuite de la mobilisation. La journée « jeunes » du 18 septembre ne saurait constituer une réelle étape dans cette voie. Les débrayages répétés dans l’ensemble du groupe PSA, marqué par la liquidation du site d’Aulnay, montrent, entre autres, que les ressorts de mobilisations importantes existent. À nous de faire qu’ils se mettent en action.

Robert Pelletier Jeudi 19 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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