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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : Ce n’est qu’un début…

Retraites : Ce n’est qu’un début... dans Retraites ax-swinger

Initiée par la CGT, FO, FSU et Solidaires, la journée de mobilisation de ce mardi 10 septembre était la première étape de la mobilisation contre le projet de loi sur les retraites mis en discussion au Parlement. Une point de départ pour construire le mouvement. Plus importants que ne le prédisaient les médias et que ne l’espérait le gouvernement, insuffisants pour faire d’ores et déjà reculer le pouvoir, les 183 cortèges ont regroupé autour de 300 000 manifestantEs sur l’ensemble du pays.

Trois pas en arrière Le projet de loi rendu public la semaine dernière précise ce que veut le gouvernement. Après l’opération d’intox du rapport Moreau et ses propositions cauchemardesques, l’allongement de la durée de cotisation pour prétendre à une pension pleine et entière est présenté comme une chose aussi naturelle et incontournable que l’allongement de l’espérance de vie. La hausse des cotisations retraites frapperaient indifféremment salariéEs et patrons… sauf que ces derniers récupéreraient largement cette augmentation par un allègement des cotisations sociales familiales. Les retraitéEs ne seraient pas impactéEs par la contre-réforme… sauf toutes celles et ceux qui verront la reva- lorisation de leurs pensions repoussée de 6 mois : quelques dizaines d’euros en moins pour les retraitéEs, 1, 5 milliard de plus pour le gouvernement !

Deux pas sur le côté Pour tenter de donner un vernis de gauche à sa contre-réforme, le projet comporte quelques mesurettes. Mais le diable est caché dans les détails. Pour les salariéEs ayant été soumis à des métiers pénibles, la bonification est scandaleusement réduite : à partir de 25 années d’exposition, il serait possible de bénéficier de 8 trimestres d’anticipation… soit un départ à 60 ans. Pour les femmes, même cumulées, les différentes mesures (dont celles concernant la majoration pour enfants reportée à 2020) ne compenseront pas l’allongement de durée de cotisation imposée à toutes et tous. De même pour les jeunes pour lesquels les années d’apprentissage seraient validées à partir de 2015. Les polypensionnéEs devront attendre 2016 (les salariéEs du public attendront encore…) pour bénéficier de l’uniformisation du calcul de leurs pensions.
Mais l’essentiel est incontournable : cette réforme va contribuer une fois de plus à baisser le niveau des pensions: pour un salarié ayant validé en 2035 entre 38 et 42 annuités à 62 ans (ce qui relèvera déjà de l’exploit), la réforme réduira de 7 à 8 % le montant de la pension si celle-ci est liquidée à 62 ans. Et bien plus pour les femmes. Il ne restera plus, pour celles et ceux qui le pourront, qu’à se tourner vers les assurances privées.

Un pas en avant C’est dans un contexte social et politique contrasté que doit être appréciée cette journée. Le Parti socialiste et ses alliés tentent de camoufler leur soumission au Medef pour préserver leurs chances de ne pas perdre trop de terrain lors des prochaines élections au printemps.

Les partis de droite critiquent modérément des dispositions qui, pour l’essentiel, poursuivent leur politique. Le Medef cache mal sa satisfaction, tant patrons et actionnaires voient leur exigences prises en compte. Plus grave, au-delà de la discrétion de la CFTC, de l’UNSA et de la CGC, la CFDT se fait en un des meilleurs porte-parole du gouvernement, avec documents et tracts largement diffusés.
Les hésitations de salariéEs reposent en partie sur le bilan de la mobilisation de 2010. Pourtant, ce ne sont pas les motifs de s’opposer au gouvernement qui manquent : augmentation des prix, blocage des salaires, augmentation des impôts, crainte du chômage et du licenciement, suppression de postes dans la fonction publique. Dans le privé, les accords de compétitivité commencent à faire des dégâts : blocage voire réduction des salaires, augmentation du temps de travail, développement de la mobilité forcée, aggravation des conditions de travail.
Dans beaucoup d’endroits, cette journée a permis de faire le point entre collègues. Après la trêve estivale, le développement de la bataille pour le retrait du projet sur les retraites, mais aussi contre toutes les attaques patronales et gouvernementales, commence a être discuté. Un premier pas qui en appelle d’autres.

Robert Pelletier Mercredi 11 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifs retraites dans le Finistère: Carhaix, Morlaix, Brest (LT)

Manifs retraites dans le Finistère: Carhaix, Morlaix, Brest (LT) dans Brest et région autocollant_retraites

Carhaix Social. Les retraites mais aussi l’emploi

Entre 250 et 300 personnes ont manifesté hier contre la réforme des retraites. Derrière, c’est bien entendu la question de l’emploi qui inquiète aussi. Tout le monde a Marine Harvest en tête.

empty dans Carhaix Kreiz BreizLors des journées nationales d’action, les Carhaisiens ont l’habitude d’aller manifester à Quimper. Mais cette fois, pour ce mouvement contre la réforme des retraites, les organisations syndicales (CGT, FO, FSU et Solidaires et Unef) ont tenu à défiler à Carhaix, hier, compte tenu du contexte local. Aussi, lors des deux prises de parole de la CGT, il a été évidemment question de ce projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites. Un projet jugé « injuste » et « déséquilibré entre les salariés et le patronat » par le syndicat.

Les jeunes et les femmes pénalisés d’abord Ce dernier critique aussi les mesures sur la pénibilité mais aussi concernant les femmes et les jeunes (pour la prise en compte des années de formation). Pour la CGT, cette réforme « pénalise d’abord les jeunes et les femmes. À ce rythme, ce n’est pas 43 ans que devront cotiser ceux qui ont actuellement 20 ans, c’est 45 ans ». Bref, pour les manifestants, issus du public comme du privé, le compte n’y est pas.Au micro, la CGT répète qu’elle réclame « la retraite par répartition à 60 ans, à taux plein pour tous, l’augmentation générale des salaires, la validation des périodes de chômage, d’études de formation et d’éducation parentale mais aussi le développement de l’emploi ».Ce ne sont pas les dizaines de salariés de Marine Harvest, présents parmi les 250 à 300 manifestants hier, qui diront le contraire. Malgré une excellente santé économique, le groupe norvégien a décidé de sacrifier l’usine de saumon de Poullaouen, tout comme celle de Châteaugiron, près de Rennes.
287 personnes sur le carreau à Marine Harvest Sur le site de Poullaouen, ce sont 287 salariés qui vont se retrouver au chômage. Alors, pour eux, avant la retraite, la priorité sera de trouver un emploi. Et dans le contexte actuel, c’est tout sauf simple.« L’ambiance est tendue en ce moment à l’usine. L’annonce de bénéfices records faite en août par le groupe a écoeuré tout le monde. Les salariés veulent savoir la suite mais on ne peut encore rien leur dire », expliquent Michel Crespin et Jérôme Joffroy, deux des représentants du personnel.En attendant une table ronde avec le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot, qui aura lieu avant la fin du mois, les discussions entre direction et syndicats continuent. L’une d’elles, prévue hier après-midi, a toutefois été reportée en raison de la grève. Pendant ce temps, aussi surprenant que cela puisse paraître, Marine Harvest recrute du personnel à tour de bras (lire ci-dessous). 11 septembre 2013 – Dominique Morvan

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/social-les-retraites-mais-aussi-l-emploi-11-09-2013-2229868.php

Morlaix, retraites, près de 500 manifestants

La rentrée sociale a commencé tôt, cette année. Hier, à partir de 11 h, près de cinq cents personnes se sont réunies, place des Otages, avant de défiler. Le mot d’ordre : ne rien lâcher sur les retraites. 11 h, place des Otages. Le lieu se remplit au fur et à mesure, les drapeaux commencent à se multiplier. Des retraités, des agents du service public hospitalier ou de l’Éducation nationale, des salariés aussi, quelque cinq cents personnes se sont mobilisées contre le contenu de la réforme, annoncée par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, le 27 août dernier. Le ralliement est unanime. Les manifestants refusent l’augmentation de la durée de cotisations et des cotisations pour les salariés.« Il faut attendre un peu, souligne Roger Héré, délégué CGT, il y a des salariés qui vont débrayer pour nous rejoindre ».

« Soutenir les collègues » Pas évident de comptabiliser le nombre effectif de grévistes. En effet, dans le rassemblement, se retrouvent des profils différents. Certains ont débrayé pour la journée, d’autres, le temps de la manifestation. « Je suis ici pour soutenir mes collègues », explique une infirmière à la retraite. Une autre ajoute : « Je travaille de nuit, alors, j’ai pu venir manifester ». Avant que le cortège se lance, les représentants des syndicats mobilisés sont intervenus.

Journée de mobilisation nationale Julia Tahtje a lu le communiqué commun à la CGT, FO, FSU, Solidaires et l’Unef, qui ont appelé à cette journée de mobilisation nationale : « L’augmentation de la durée de cotisation à partir de 2020, à raison d’un trimestre supplémentaire tous les trois ans, va pénaliser les jeunes générations. Il faudra quarante-trois ans de cotisation en 2035 pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 62 ans. Autrement dit : mission impossible pour la génération 1973 ».

Des inquiétudespour les jeunes Derrière elle, Roger Héré, pour la CGT, souligne : « La mesure pénalise d’abord les femmes et les jeunes. Le rachat des années d’études est contesté et conduira à un coût d’environ 7.000 € par an, un montant impossible à débourser pour les jeunes, âgés de 30 ans, qui peinent déjà à rembourser leurs études et à s’installer en famille ».Après les interventions de FO et du syndicat Solidaires, le cortège a défilé sur la boucle habituelle, entre la place des Otages et la place Charles-De Gaulle. Peu de slogans scandés mais quelques refrains ont été repris : « On ne lâche rien » ! Le Front de gauche ou encore le PCF ont aussi participé à la manifestation, qui s’est terminée vers 12 h 30. « On craignait de la résignation chez les salariés, commente le délégué CGT. C’est une bonne mobilisation pour une reprise ». 11 septembre 2013 Sterenn Duigou

« C’est important d’être là » Gaëlle, 37 ans, et Aurélie, 38 ans, sont des militantes convaincues. La première vient d’Auvergne et est engagée au PCF et la seconde milite à la CGT à Paris.« C’était normal pour nous d’être présentes pour cette première journée de mobilisation nationale contre le projet de réformes sur les retraites, expliquent-elles. Certes, nous sommes en vacances mais il nous semble essentiel de faire cette première journée de mobilisation ».Accompagnées, d’Owen, 10 ans, elles ont défilé à Morlaix, hier.

« Je suis là pour mes petits-enfants » Jean-Roland a 62 ans et est retraité. « Je suis en désaccord avec une réforme truquée, qui favorise les entreprises. Ce sont elles qui sont gagnantes. Je pense aussi à mes petits-enfants. Avec cette réforme, ils devront travailler jusqu’à 67 ou 68 ans. Je suis contre ».

« Je suis en plein dedans » Flore est infirmière. « Je suis née en 1974. Du coup, la réforme, je suis en plein dedans. Concrètement, ça veut dire, pour moi, qu’au lieu de partir à la retraite à 55 ans, je devrais partir à 62 ans. Je ne suis vraiment pas pour »

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/retraites-pres-de-500-manifestants-11-09-2013-2229853.php

Brest Réforme des retraites. « Plus qu’en 2010 »

À Brest, hier, 1.500 personnes ont répondu à l’appel à manifester contre la réforme des retraites. À l’intersyndicale, CGT, FO, FSU et Solidaires, s’est greffée l’Unef, (et le SLB NDB)  syndicats étudiants. « On part de plus haut qu’en 2010 », estimait la CGT.

Symboliquement, sur les marches de l’hôtel de ville, place de la Liberté, la prise de parole intersyndicale a été confiée à Jordan Bernard, président de l’Unef brestoise. « Le mardi 27 août, Jean-Marc Ayrault dévoilait les contours de sa réforme. Mises à part quelques avancées sur le régime des apprentis, l’essentiel de la réforme manque de grave recul pour nous, les jeunes. En passant à 43 ans la durée de cotisation et en refusant de prendre en compte la durée d’études et la période d’insertion, le gouvernement nous fait passer un message très clair : pour nous, la retraite à taux plein reste inaccessible ». Au côté de Jordan Bernard, Olivier Le Pichon, secrétaire de l’Union locale CGT, syndicat fortement représenté, dans le cortège, est satisfait de la mobilisation. « On part de plus haut qu’en 2010. C’est bien une réforme des retraites qui est dans la continuité de celle de 2010. Il faut maintenant que le gouvernement nous entende, qu’il retire son projet et ouvre des négociations. Nous voulons la retraite à 60 ans, avec 75 % de pension minimum pour tout le monde et pas moins de 1.500 € par mois. C’est ça qu’il faut entendre. Et pas la voix des patrons ».

« Retraites sacrifiées » Force ouvrière rappelle, elle, que c’est la sixième fois, depuis 1993, qu’une réforme est lancée pour « sacrifier les retraites au profit des employeurs et des marchés financiers. Toujours le même discours, le même credo, quelle que soit la couleur politique de nos dirigeants : puisque l’espérance de vie allonge, il serait normal que nous travaillions plus longtemps. Et tant pis si l’espérance de vie en bonne santé, elle, est en régression constante à cause d’une augmentation constante de la pénibilité du travail. Nous sommes tous confrontés aux augmentations de cadence, au manque de personnel, à l’annualisation du temps de travail… ». Et Force ouvrière de prôner, dès aujour-d’hui, l’organisation du blocage du pays. « La pénibilité est présente dans de nombreux métiers, chez les fonctionnaires aussi », a appuyé la FSU.

« Il y a un manquementà la parole donnée » « Pour certaines professions, il deviendra très difficile de terminer sa carrière à 65 ans et plus. Un service public assuré par des vieux, quel progrès ! Que pensez-vous d’un enseignant de presque 70 ans devant une classe ? ». Des enseignants peu présents, hier, à l’inverse des salariés de DCNS ou de La Poste et des Télécommunications. Pour Solidaires, il y a urgence. « Cette réforme des retraites est la validation de celle de 2010, estime Olivier Cuzon. Ceux qui sont aux affaires aujourd’hui avaient promis d’abroger la réforme Fillon. Or, elle est complètement actée. Le gouvernement a une lourde responsabilité en terme de crédibilité. Il y a un manquement à la parole donnée. Il y a un problème sur le déficit des caisses de retraite. L’idée est de faire rentrer plus de cotisations. Nous, on craint un conflit générationnel entre ceux qui ont un travail et à qui on demande de le garder de plus en plus longtemps, bien malgré eux. Et les jeunes qui ont de plus en plus de mal à entrer sur le marché ». Karine Joncqueur 11 septembre 2013

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/reforme-des-retraites-plus-qu-en-2010-11-09-2013-2229786.php

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifs retraites dans le 56, Lorient, Pontivy (LT)

Manifs retraites dans le 56, Lorient, Pontivy (LT) dans Luttes sociales en Bretagne manif-retraite-1

Pontivy retraites, 200 manifestants sous la même bannière

Dans de nombreuses villes bretonnes, hier matin, des manifestants se sont rassemblés pour dire non à la nouvelle réforme des retraites. À Pontivy, ils étaient un peu plus de 200.

Le contexte économique délicat, le pouvoir d’achat en berne et des difficultés financières grandissantes… Les conditions ne sont pas optimums pour mobiliser. Pourtant, à Pontivy ils étaient un peu plus de 200… Un nombre insuffisant aux yeux des personnes présentes. « Il faut comprendre les gens, ils n’ont plus les moyens de perdre une journée de salaire pour faire grève », déplorait, hier matin, Frédérique Lalys, professeur d’histoire et de géographie en collège.

Déçue par Hollande Venue grossir le flot des manifestants sur la Plaine, sous la bannière FSU, elle souligne l’injustice de cette réforme et s’inquiète, comme beaucoup, de ce que sera sa retraite. « Ce sont encore une fois les salariés qui vont être ponctionnés alors que le patronat est à peine égratigné. Sans parler de l’évasion fiscale et de la rémunération du capital. De toute façon, la gauche, aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité de la politique des précédents gouvernements et, personnellement, je n’attendais pas grand-chose de François Hollande. Cela ne m’étonne pas, mais ça me déçoit ». Pour elle, « quand la gauche était dans l’opposition, elle proposait d’autres perspectives et d’autres solutions que celles qu’elle veut imposer aujourd’hui ». Frédérique a commencé à travailler à 26 ans. « Sincèrement, je ne me vois pas encore en activité à 69 ans. Même si je ne fais pas un métier pénible physiquement, être prof, c’est tout de même usant psychologiquement. Cela requiert une grande énergie et une disponibilité que l’on n’a plus vraiment à près de 70 ans ! Il faut savoir dans quelle société on veut. On vit peut-être plus vieux, mais pas forcément en bonne santé. Les meilleures années se situent entre 60 et 70 ans, si on nous les enlève… ».

En déambulateurs ! Même discours côté CGT, peut-être encore plus radical… « Le niveau des retraites va baisser forcément avec de telles réformes. Il faut donc mobiliser, mais cela semble difficile. Pourtant, c’est la seule solution pour éviter de voir passer cette réforme. Il y a d’autres solutions ». Chiffres à l’appui et drapeau en main, Jean-Pierre Rouet est déterminé. « On finira par aller bosser en déambulateur ! L’argent, il existe, cette réforme est totalement injuste. Rien que dans l’évasion fiscale, on pourrait trouver les fonds pour les retraites. Plus grave encore pour les jeunes nés après 1973, il n’y aura pas de solidarité intergénérationnelle. Moi, je suis là aussi pour eux ». L’un d’entre eux s’est d’ailleurs invité, tout seul comme un grand avec son drapeau, en tête du cortège, façon électron libre pour réclamer : « On veut du travail, pas des retraites… ». Ce qui en dit long sur le mal-être ambiant.11 septembre 2013  Véronique Le Bagousse

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/retraites-200-manifestantssous-la-meme-banniere-11-09-2013-2230206.php

Lorient, retraite. Plus de 1500 manifestants en ville

Les revendications et les craintes n’ont pas changé. Mais trois ans après les manifestations monstres contre la réforme des retraites, celle d’hier, toujours sur le même sujet, n’a guère mobilisé les salariés.

Ils n’ont pas misé sur une rentrée sociale agitée comme à l’automne 2010 lors du mouvement contre la réforme des retraites du gouvernement Fillon. En ressortant les mêmes revendications, ils ne visaient pas non plus les participations records enregistrées lors des manifestations trois ans plus tôt (jusqu’à 20.000 manifestants).

Pas d’itinéraire bis Au contraire, hier matin, les syndicats craignaient un fort reflux de la mobilisation. La résignation ayant gagné les rangs après les divisions syndicales et le vote de la réforme, tant décriée dans la rue. D’ailleurs, les quatre organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires) avaient prévu un itinéraire bis. Mais à l’heure du départ de la manifestation, les organisateurs, rassérénés par les nombreux drapeaux, ont choisi d’emprunter le parcours habituel.« Cette participation nous encourage à poursuivre », osait même un responsable syndical à la vue du cortège, estimé à 1.500 personnes par la police et plus de 2.000 par les syndicats.

« Où sont les jeunes ? » Dans le cortège dominé par les drapeaux rouges de la CGT, les propos oscillaient entre déception et colère à l’encontre de l’actuel président de la République.« Le changement annoncé est pour quand ? Ce que Sarkozy n’a pas osé, Hollande le fait ! »Et un autre manifestant d’ajouter : « On nous parle d’effort juste ; mais qui le fait ? Les salariés et les retraités ! »Les syndicats s’opposent à une réforme qui passe à la fois par une hausse des cotisations et le report de l’âge de départ.« Dans l’agroalimentaire, 70 % des effectifs quittent leurs entreprises en invalidité avant 60 ans ! Et c’est la sécu qui paye. Où est le progrès social », tonne un salarié tout en déplorant l’absence des jeunes dans le cortège. « Pourtant, ce sont les premiers concernés. À quel âge partiront-ils à la retraite et avec quelle pension ? Ils ont de quoi s’inquiéter ! » 11 septembre 2013 -

« Même Sarkozy n’avait pas osé ! » « Je manifeste par conviction. Je ne veux pas partir à la retraite à 65 ans. Et je pense aussi à ma fille. Les principales sociétés du CAC 40 continuent d’engranger des bénéfices. Grâce à qui ? Au travail des petites mains !Mais au lieu de rechercher de l’argent du côté des actionnaires pour financer le système de retraite, on tape toujours sur les mêmes, c’est-à-dire les salariés ! Et dire que c’est un président socialiste qui propose cette réforme. Même Sarkozy n’avait pas osé ! »« Nous sommes opposés à l’allongement des cotisations. N’oublions pas que la retraite est aussi l’affaire des jeunes. Les emplois que l’on libère avec les départs doivent offrir des perspectives. C’est aberrant qu’un gouvernement de gauche en remette une couche ! C’est le système par répartition qui est remis en cause au profit d’un système par capitalisation. Nous sommes pour un système solidaire, avec une retraite décente. Non pas trimer toute sa vie pour une pension ridicule ! Nous ne voulons pas passer notre vie à la gagner ! Or il nous faudra choisir. Soit une retraite à taux plein mais en étant âgé et en moins bonne santé pour en profiter. Soit on part plus tôt mais sans les trimestres de cotisation suffisants ; dans ce cas on est limité par le niveau de nos revenus. Dans les deux cas, ce n’est pas engageant.Cette évolution est inquiétante pour les jeunes. Lorsqu’on finit ses études à 25 ans, à quel âge peut-on prétendre désormais à une retraite ? 68 ans, plus ? »« Nous sommes en retraite depuis plus de 20 ans. Nous sommes partis à 56 et 60 ans. À l’époque, on prenait en compte les conditions de travail et la pénibilité pour pouvoir partir plus tôt. Nous manifestons pour dénoncer la dévalorisation de nos pensions et par solidarité avec les copains. Le salarié a le droit de partir à la retraite en bonne santé, et pas usé. Cette réforme est une régression sociale ! C’est le point de vue de la finance qui dicte les choix ».

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/retraite-plus-de1-500-manifestants-en-ville-11-09-2013-2230154.php

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence-débat : la retraite, salaire socialisé avec Bernard Friot

Conférence-débat : la retraite, salaire socialisé avec Bernard Friot  dans Quimper et pays glazik 11+08+13+Retrait%C3%A9s

Mardi 17 Septembre – 20h30 Maison des associations 53, impasse de l’Odet Quimper

Bernard Friot est économiste et sociologue.
Il est l’auteur de L’enjeu des retraites (2010), L’enjeu du salaire (2012), Puissances du salariat (2012).
Cette soirée est proposée par des adhérents finistériens de l’association Réseau Salariat – www.reseau-salariat.info – et AC ! Quimper

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10 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, réforme des retraites: les défilés et mouvements de grève en Bretagne (LT+OF)

Bretagne, réforme des retraites: les défilés et mouvements de grève en Bretagne (LT+OF) dans Luttes sociales en Bretagne retraites-a

Attention aux perturbations dans les services publics, ce mardi, notamment dans les écoles et les transports. CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, NPA… : les appels à la mobilisation contre le projet gouvernemental de réforme des retraites se multiplient. Une journée nationale d’action interprofessionnelle, avec grèves et manifestations est prévue ce 10 septembre. Le point dans l’Ouest.empty dans Retraites

Le projet de la réforme des retraites doit être présenté au Conseil des ministres le 18 septembre puis entamer son parcours parlementaire à partir du 7 octobre. Dans son article 2, le projet de loi modifie le code de la Sécurité sociale pour l’allongement de la durée de cotisation, qui s’appliquera aux personnes nées à partir du 1er janvier 1958 et à tous les salariés, du privé comme du public, fonctionnaires de l’État, de la fonction publique hospitalière et territoriale et salariés des entreprises publiques à régimes dits spéciaux.  Cette augmentation de la durée de cotisation, a été acceptée par les syndicats dits réformistes (CFDT, CFTC, Unsa, CFE-CGC) mais rejetée par les syndicats plus contestataires (CGT, FO, FSU, Solidaires) et quelques organisations de jeunesse, qui appellent à des grèves et des manifestations ce mardi 10 septembre.
Le gouvernement ne s’attend pas toutefois à des défilés aussi imposants que ceux qui avaient contesté, en 2010, la réforme Sarkozy, laquelle reculait l’âge de départ à 62 ans. 10 septembre 2013 à 06h23

Voici les rassemblements lancés par l’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires, recensés sur leurs sites internet :

Côtes-d’Armor
Dinan : rendez-vous à 10h30 sur l’esplanade de la Résistance
Guingamp : rassemblement à 10h30 place du Champ au Roy
Lannion : rendez-vous à 10h30 parking de la Poste
Saint-Brieuc : rassemblement à 10h30 place de la Liberté

Finistère
Brest : rassemblement à 11h place de la Liberté
Morlaix : rassemblement à 11h place de la mairie
Carhaix : rassemblement à 11h place du Champ-de-Foire
Quimper : manifestation à 11h place de la Résistance
Quimperlé : rassemblement à 11h au Coat-Kaër
A Brest, notamment, la mairie met en garde les familles sur la possibilité d’écoles fermées et de perturbations sur les services périscolaires, notamment la restauration.

Ille-et-Vilaine
Fougères : rendez-vous à 17h30 à la sous-préfecture
Rennes : rassemblement à 11h place de la mairie
Saint-Malo : rassemblement à 11h devant la sous-préfecture
Vitré : rassemblement à 17h30 place de la gare
A noter également un appel commun CGT et FO à La Poste d’Ille-et-Vilaine et de la CGT à PSA La Janais.

Morbihan
Belle-Ile-en-Mer : rassemblement à 10h30 à l’embarcadère, Le Palais
Lorient : rendez-vous à 10h30 maison des syndicats ; départ de la manifestation du boulevard Cosma-Dumanoir.
Pontivy : rassemblement à 10h30 à La Rabine
Vannes : rassemblement à 10h30 à La Plaine

Loire-Atlantique
Nantes : à 10h30, place du Commerce
Saint-Nazaire : place de l’Hôtel de Ville
Chateaubriant-Ancenis : place de la mairie

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-greves-et-manifestations-demain-contre-la-reforme-des-retraites-09-09-2013-2227836.php

Vannes. Les syndicats de la défense dans la rue aussi pour les retraites (OF)

Les syndicats Force ouvrière de la base de défense de Vannes-Coëtquidan et CGT inter-établissements Vannes-Coëquidan, créent il y a 3 ans maintenant, ont distribué des tracts de 7 h 30 à 8 h 30 ce matin, à l’entrée du 3e Rima à Vannes et à Coëquidan.

« Nous entendons sensibiliser les fonctionnaires et ouvriers d’Etat » ont indiqué les représentants syndicaux. « C’est une première au 3e Rima. Cela surprend certains… » Leurs revendications ne diffèrent pas de celles que l’on entendra tout à l’heure lors de la manifestation prévue à 10 h 30 à La Rabine à Vannes. « Il est annoncé un allongement à 43, voire 44 ans, de cotisations. Un nouveau concept a été inventé : à chaque fois que l’espérance de vie augmente, il faut partir plus tard en retraite. Que les politiques aillent dire cela à tous les salariés de plus de cinquante ans qui sont en situation de non-activité du fait notamment de la crise économique. » Bien sûr, les jeunes n’étaient pas oubliés : « Pour la génération 1974, c’est 44 ans de cotisations ! Imaginez-vous, maître d’école, agent hospitalier, conducteur routier… en activité à 69 ans. Ce n’est pas possible ! ». Social mardi 10 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Vannes.-Les-syndicats-de-la-defense-dans-la-rue-aussi-pour-les-retraites_40771-2227271-pere-bre_filDMA.Htm

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites, appel à la mobilisation mardi (LT)

Retraites, appel à la mobilisation mardi (LT) dans Retraites retraites-a

Quatre syndicats -CGT, FO, FSU, Solidaires- appellent les salariés à faire grève et à manifester mardi contre la réforme des retraites et pour les salaires, la première mobilisation de la rentrée scrutée de près par le gouvernement.empty dans Syndicalisme

Des arrêts de travail sont annoncés dans différents secteurs et 181 défilés et rassemblements sont prévus à travers le pays, selon la CGT. A Paris, le cortège partira en début d’après-midi de la place de la République vers Nation avec en tête les leaders de la CGT, Thierry Lepaon et de FO, Jean-Claude Mailly. Les deux hommes défileront une nouvelle fois main dans la main après avoir protesté ensemble au printemps dernier – mais sans succès – contre la réforme du marché du travail. C’est début juillet, alors que la réforme des retraites était encore dans les limbes, que les quatre centrales ont décidé d’organiser une journée d’action le 10 septembre pour « imposer d’autres choix au gouvernement » sur les « salaires, l’emploi, les retraites ». Des syndicats de fonctionnaires et de retraités ont rejoint le mouvement, de même que des organisations de jeunesse dont l’Unef. Des leaders politiques, Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), se sont associés au mouvement.
Une loi « anti-jeunes » ? La contestation est centrée autour du refus du projet de loi sur les retraites qui sera sur la table du Conseil des ministres le 18 septembre, pour un débat au parlement début octobre. Les syndicats dénoncent en particulier l’allongement de la durée de cotisations à 43 ans en 2035 qui, à leurs yeux, fait du texte une loi « anti-jeunes ». « Ce projet de loi n’est pas acceptable, il est injuste et économiquement inefficace », martèle la CGT.

Trois Français sur quatre se disent aussi insatisfaits du projet, selon un sondage Ifop. Toutefois, l’objectif de la mobilisation n’est pas le retrait du texte – comme cela était le cas en 2010 contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy- mais de permettre « d’améliorer le projet lors des débats parlementaires », souligne M. Lepaon.  Dans l’élaboration de la loi, le gouvernement a tenu compte de la pression syndicale. La CGT et FO reconnaissent des avancées, en particulier sur la prise en compte de la pénibilité. Outre les retraites, la mobilisation sera axée sur des revendications salariales sur fond de baisse de pouvoir d’achat qui pénalise en particulier les bas salaires, ce que le gouvernement lui-même reconnaît.
« Un coup de barre à gauche » « Sur le terrain on ressent un profond mécontentement qui monte de partout » et « de plus en plus de gens n’arrivent pas à boucler les fins de mois », affirmait vendredi M. Lepaon, qui reproche au gouvernement d’être « sourd » aux revendications des salariés et de « pencher » du côté du patronat. « Il est nécessaire d’agir pour obtenir un coup de barre à gauche », dit-il. La CGT a mis tout son poids dans la balance pour réussir cette première mobilisation de la rentrée: Thierry Lepaon a tenu quatre meetings la semaine dernière – notam- ment jeudi en région parisienne rassemblant 4.000 militants- pour préparer l’événement. Une dernière réunion publique est prévue lundi à Lyon à la veille de la journée d’action.
Ni CFDT, ni CFTC, ni CFE-CGC Les leaders syndicaux ne s’attendent pas à voir trois millions de Français battre le pavé comme au plus fort des protestations de 2010, d’autant plus que l’unité syndicale est rompue. La CFDT qui a salué des mesures de justice dans le projet retraites ne descendra pas dans la rue, ni la CFTC et la CFE-CGC qui préfère « porter dans le débat parlementaire des amendements » notamment en faveur des jeunes. Mais après le 10 septembre « il y aura des suites si le gouvernement ne bouge pas », assure M. Lepaon qui n’écarte pas une unité avec la CFDT sur d’autres revendications, en particulier sur les salaires et l’assurance-chômage. 8 septembre 2013 à 10h09

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/retraites-appel-a-la-mobilisation-mardi-08-09-2013-2226590.php

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

La gauche radicale tente de mobiliser contre la réforme des retraites (LM)

La gauche radicale tente de mobiliser contre la réforme des retraites (LM) dans Retraites tumblr_mm2cpf7jMv1rtscppo1_500

Ils avaient demandé à ce que leur conférence de presse se tienne devant l’Elysée. Sans surprise, ils ont essuyé un refus.

Le Collectif retraites 2013 s’est donc rabattu à quelques pas de là, sur le rond-point Roosevelt, près des Champs-Elysées. A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, ce rassemblement regroupe des forces de gauche, des associations et des syndicats. Mercredi 4 septembre, parmi les politiques présents, on comptait Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Pierre Laurent (Parti communiste), Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste), Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et écologique) ou encore Gérard Filoche (Parti socialiste). Karima Delli, députée européenne EELV, s’était fait excuser.

« Des tiroirs dans le tiroir » Les militants étaient seulement quelques dizaines à s’être déplacés. Un arbre symbolisant le  »carrefour des choix de société »« argent contre temps »« avions contre hirondelles » ou  »productivisme contre sobriété » – avait été posé près d’une petite scène improvisée. Un à un, les leaders politiques se sont succédé à la tribune. « Au-delà de l’illusion que nous n’avions pas sur ce que ferait ce gouvernement, on pouvait penser qu’il se tiendrait à la règle qui veut qu’un gouvernement qui se réclame de la gauche ne remette pas en cause les retraites », a attaqué d’emblée M. Mélenchon.  »La gauche a été élue pour défendre les retraites, non pour les attaquer », a renchéri M. Filoche.

Sous un soleil de plomb, tous critiquent une réforme  »injuste », eux qui militent pour le retour de la retraite à 60 ans. « Nous récusons le point de départ du raisonnement du gouvernement, a poursuivi M. Mélenchon. Nous ne sommes pas d’accord pour dire que le problème c’est le coût du travail : le problème ce n’est pas le coût de travail mais le coût du capital. » 

La principale mesure de la réforme – l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans à partir de 2035 – est pilonnée sans ménagement.  »Cette réforme sacrifie les jeunes générations, a jugé M. Laurent. Avec 43 ans, ce sera impossible à un nombre croissant de jeunes d’accéder à une retraite à taux plein. » L’annonce que les cotisations patronales pour la vieillesse seront intégralement compensées ne passe pas non plus. « Il y a des tiroirs dans le tiroir, a dénoncé M. Mélenchon. Pour la première fois, les cotisations familiales – jusque-là uniquement à la charge du patronat – vont passer sur la charge commune, c’est-à-dire sur la CSG. »

« Une étape dans la mobilisation » S’ils rêvent de rejouer 2010, l’enthousiasme n’est plus là. Trois ans après les manifestations monstres contre le recul de l’âge de départ à la retraite à 62 ans, les leaders de la gauche radicale savent que la partie sera délicate. S’ils donnent rendez-vous le 10 septembre, ils préviennent déjà, à l’instar de M. Laurent, que « ce ne doit être qu’une étape ». Ce jour-là, quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – ont appelé à une journée de manifestations et de grèves mais, contrairement à 2010, la CFDT ne sera pas présente. La division du front syndical complique d’autant la donne.

Manifester contre un gouvernement de gauche n’est pas simple non plus, reconnaît M. Besancenot. « Il faudra être sans pitié, avertit-il. Si on commence à culpabiliser un tant soit peu, le PS tiendra sa principale arme. » L’ex-candidat à la présidentielle a cependant regretté, en marge de la conférence de presse, que les divisions au sein du Front de gauche sur la question des municipales aient retardé la mise en place d’un cadre unitaire. Mercredi, MM. Laurent et Mélenchon se sont d’ailleurs à peine serré la main. « En 2010, on était au top, juge M. Besancenot. Là, ça a pris un peu plus de temps mais on y est arrivé. » Reste à savoir si cela sera suffisant pour mobiliser le 10 septembre. 04 septembre 2013, par Raphaëlle Besse Desmoulières

http://gauche.blog.lemonde.fr/2013/09/04/la-gauche-radicale-tente-de-mobiliser-contre-la-reforme-des-retraites/

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05 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

La gauche de la gauche contre « le massacre des retraites » (Jdd)

La gauche de la gauche contre

Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, Pierre Laurent et d’autres ont battu, mercredi, le rappel des troupes avant la manifestation du 10 septembre contre la réforme des retraites.

En bas des Champs-Élysées, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot et d’autres se relaient micro à la main. Ce mercredi, à un peu moins d’une semaine de la manifestation contre la réforme des retraites, ils battent le rappel des troupes dans une sorte de conférence de presse en plein air, à quelques encablures du Palais présidentiel. L’écolo Karima Delli devait être là, absente , elle a fait lire son texte alors que Gérard Filoche était l’unique représentant du PS dans ce rassemblement à l’initiative du collectif « Pour nos retraites, on lutte ». Ici, personne ne se risque à donner des chiffres pour la prochaine mobilisation. La gauche de la gauche, celle qui s’oppose à François Hollande, en a fait le grand rendez-vous de sa rentrée. L’enjeu de mardi prochain est donc élevé. « Tout est fait pour décourager, pour démobiliser », regrette Mélenchon dans un discours sans envolées et particulièrement concis. Le voilà qui dénonce le « massacre des retraites » et l’empilement de mesures contenues dans la réforme : « une arme d’enfumage massive », selon lui. Son message est clair : « La règle, c’est qu’un gouvernement qui se dit de gauche ne remet pas en cause les acquis sociaux. »

En marge, Olivier Besancenot confie : « On fait tout pour rassembler mais quand le PS arrive [au gouvernement], ce n’est jamais évident. On va foutre le paquet, avec une tournée de meetings comme en 2010. »  La feuille de route est simple : « Il faut mener la bagarre.

C’est une réforme de droite, il faut la battre et la combattre. Sans une once de complexe », tranche l’ancien candidat du NPA à la présidentielle. Après avoir très furtivement serré la main de Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent s’élance à son tour contre « cette réforme qui sacrifie les jeunes générations ». « C’est la vision du Medef qui continue d’avancer », regrette le leader du PCF. Pour lui, comme pour les autres, le 10 septembre n’est que la première « étape » d’une longue lutte. « Ce qui est important, c’est d’installer cette lutte dans le temps. Il faut élargir le spectre de la parole dissidente car on estime que sur ce sujet, on est majoritaire à gauche », abonde Eric Coquerel, l’un des dirigeant du PG. Après, le 10, cette gauche là a de nouveau rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Ensuite des meetings unitaires (regroupant a priori Attac, Copernic, PCF, NPA, PG,…) auront lieu. Le premier se tiendra à Rennes, le 20 septembre et celui de Paris aura lieu le 4 octobre.

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05 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Déception unanime de l’éditocratie face à la nouvelle réforme des retraites (Acrimed)

Déception unanime de l’éditocratie face à la nouvelle réforme des retraites (Acrimed) dans Retraites jeux-presse

Dès l’annonce, le 26 août 2013, du plan gouvernemental de réforme des retraites, l’ensemble des éditorialistes, des chroniqueurs et des rédacteurs spécialisés se sont levés comme un seul homme pour dénoncer la modestie de la réforme et des mesures trop peu « ambitieuses » à leur goût. Tous ou presque regrettaient l’occasion manquée de mener « la » grande réforme « structurelle » qui bouleverserait enfin un système qu’ils jugent trop dispendieux, et donnaient rendez-vous à leurs lecteurs dans quelques années pour de nouveaux sacrifices… Un consensus médiatique à peu près total qui pourrait sembler stupéfiant si depuis vingt ans l’on n’avait pas été habitué, sur cette question des retraites plus que sur toute autre, à un rabâchage aussi univoque que systématique [1]. Petit tour d’horizon, monotone par la force des choses, des commentaires parus dans la presse écrite les 27 et 28 août.

S’il fallait encore démontrer l’absence de pluralisme des opinions parmi les « grandes signatures » de la presse, la simple lecture des titres des articles consacrés aux annonces du Premier ministre constituerait une preuve irréfutable. Tous ces titres sont interchangeables et pourraient coiffer des articles déroulant une seule et même analyse : la réforme présentée par le gouvernement ne va pas assez loin, assez vite et assez fort…

Ainsi, L’Opinion, le nouveau quotidien (déjà en sursis) de Nicolas Beytout, assène : « Retraite : une réforme à reculons » ; La Tribune l’âme plus artistique, mais non moins péremptoire, prétend : « Ceci n’est pas une réforme des retraites » ; de son côté, Le Figaro s’en remet à ses experts pour faire le même constat : « Retraites : les économistes dénoncent une “non-réforme” » ; tandis que Le Monde tient en substance le même raisonnement : « Retraites : le choix d’une grande réforme globale encore repoussé » ; à Libération également, on semble déçu : « Retraites : une réforme habile mais timorée » ; Le Point, qui doit fréquenter les mêmes économistes que Le Figaro, dit la même chose… de la même façon : « Retraites : la réforme qui n’en est pas une » ; du côté d’Ouest France, premier titre de la PQR, le refrain est exactement le même avec un édito intitulé : « Réforme ou replâtrage ? » ; et c’est finalement le Journal du dimanche » qui résume le mieux ce que tous sous-entendaient : « Retraites : vivement la prochaine réforme ».

Tous ces prescripteurs d’opinions qui se plaisent aussi à jouer aux prescripteurs de réformes, préfèrent donc « analyser » le projet de loi, non pas à l’aune de son contenu, mais au regard de leurs propres fantasmes… Tous reprochent donc au gouvernement d’avoir renoncé à repousser encore l’âge légal de départ à la retraite, d’avoir différé l’entrée en vigueur des hausses de durée de cotisation, et bien sûr, d’avoir épargné les retraites de la fonction publique et des régimes spéciaux. Une antienne qui tourne à l’obsession à l’occasion de chaque réforme et qui inspire au JDD ce commentaire qui en dit long : « L’idée qu’un fonctionnaire ou assimilé, dit « en catégorie active », ait le droit de partir plus tôt aux frais des autres, voire touche une meilleure pension, reste insupportable pour beaucoup. (…) Chacun va donc continuer à vivre avec ces « préjugés » et 35 régimes de retraites. »

Des préjugés qui, s’ils ont une quelconque réalité, n’ont bien sûr rien à voir avec les idées reçues que les médias véhiculent lorsqu’ils présentent le « problème des retraites » et préconisent les solutions les plus régressives… Car une fois de plus, les grands médias ont basé leur commentaire de la réforme gouvernementale sur le postulat selon lequel les retraites devaient être drastiquement harmonisées par le bas, sans jamais évoquer, ne serait-ce que pour les écarter, des mesures alternatives qui aborderaient la question sous l’angle des arbitrages macroéconomiques, du partage de la richesse nationale, de la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle.

Dans ces conditions qui interdisent tout débat de fond un tant soit peu approfondi, les commentateurs ont le champ libre pour ramener la discussion sur le terrain politicien qu’ils affectionnent tant. Ainsi de la grande question qui taraudait l’ensemble de la presse : cette réforme moins « dure » qu’attendue et qu’espérée signe-t-elle la lâcheté ou au contraire l’habileté politique du gouver-nement ? Dans les deux cas, la conclusion est la même : il faudra remettre l’ouvrage sur le métier pour achever la « grande » réforme définitive et punitive que l’on promet aux Français depuis vingt ans…

- Pour Gaëtan de Capèle du Figaro, qui intitule son édito du 27 août « Courage fuyons ! », ça ne fait pas l’ombre d’un doute, le gouvernement est couard : « Si Jean-Marc Ayrault cherchait à ne pas s’attirer d’ennuis supplémentaires avec les retraites, il peut être rassuré. La grande réforme annoncée, qui devait épater l’Europe entière, est tout bonnement passée à la trappe ! »

- Pour Le Monde, plus amène avec le gouvernement, c’est « Une réforme des retraites habile, trop habile  », ce qui n’empêche pas que « tout indique donc que cette réforme ne sera pas la dernière. Et que de lourds problèmes sont, une nouvelle fois, occultés. Pour les affronter sérieusement, il faudra plus que de l’habileté : de l’audace. »

- Idem pour Libération qui salue la talent manœuvrier de l’exécutif : « Rétablir l’équilibre financier, corriger certaines injustices, éviter un vaste mouvement social cristallisant les mécontentements : tel était le cahier des charges à respecter. Etonnamment, le dernier critère semble en passe d’être validé, grâce à l’habileté tactique du gouvernement – ou au talent typiquement hollandais pour la « synthèse molle », diront certains. ». Mais le quotidien de Rotschild, reste sur sa faim, comme ses concurrents : « Pour les retraites, ce n’est certainement pas le grand soir : la fameuse « réforme structurelle », celle qui remettrait à plat un système illisible et à l’avenir financier encore incertain, attendra. »

- Le JDD combine lui les deux approches : « Les fâcheux calculs politiciens à l’approche des échéances électorales (municipales en mars, européennes en mai 2014) ont tué dans l’œuf toute réforme d’envergure. (…) Faute de courage politique et d’une indispensable réflexion globale sur l’État providence, on retient qu’il faudra bien un jour remettre le couvert. »

- Le Nouvel Observateur pour sa part ne parvient pas à trancher : « Ayrault et les retraites : lâcheté politique ou habileté tactique ? » Et plutôt que de se mouiller sur cette question décisive, l’hebdo se contente « avec l’AFP » d’une paresseuse revue de presse qui recense les analyses interchangeables des éditorialistes.

- Le Point ne choisit pas non plus. En s’appuyant sur le même papier de l’AFP, il titre sur « le tour de passe-passe d’Ayrault » pour constater que « les éditorialistes sont plus ou moins sévères avec le Premier ministre, dont la réforme manque certes de courage mais pas d’habileté. » Avec une même conclusion : « 1993 (Balladur), 2003 (Fillon), 2008 (régimes spéciaux), 2010 (Woerth), 2013 (Ayrault), à quand la nouvelle réforme des retraites ?  »

Dans cette grille de lecture d’une effrayante uniformité, un seul point a permis aux titres les plus engagés, et en l’occurrence les plus fanatiquement libéraux, d’aborder le plan gouvernemental sous un angle quelque peu différent :

- Le Figaro, fidèle à sa réputation, interprète ainsi la réforme à partir de sa principale préoccupation : les impôts. Le 9 août, déjà, alors que le contenu de la future réforme se précise, le quotidien de Dassault explique que « François Hollande n’a pas intérêt à un affrontement violent » avec les syndicats, et que « la violence s’exprimera cette fois-ci par d’autres moyens : la pression fiscale », avec le risque de « brutaliser, pour le coup, le pouvoir d’achat des ménages ». Quelques jours plus tard, c’est la consternation devant une « mini réforme » et des « maxi cotisations », et l’occasion de déplorer que le gouvernement n’ait « retenu que des hausses de cotisations et d’impôts. »

- L’Opinion et La Tribune, ne voient pas les choses différemment. L’Opinion dénonce ainsi une réforme « a minima », qui risque de faire « pschiittt », et qui, surtout, ne répond pas aux exigences de la Commission Européenne qui « a aussi demandé de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires. Et sur ce point, ce sera raté. Le vice-président de la commission européenne, Olli Rehn, est clair  : “ la France ne va pas assez loin ni assez vite dans la mise en œuvre de réforme structurelle ”. A bon entendeur… » Quant à La Tribune, elle discute toute les dispositions à la lumière du « ras-le-bol fiscal »…

- À Ouest France, où l’on s’inquiète aussi d’une « rentrée déjà plombée par (…) le choc fiscal », on rappelle : « (Sur) taxer n’est pas réformer », avant de s’interroger : « En recourant à la fiscalité, cet instrument usé par la gauche jusqu’à la corde, l’exécutif prendra-t-il le risque de freiner la consommation des ménages en mal de pouvoir d’achat, de gripper le moteur de la croissance, de mettre à mal la compétitivité de la France qu’il cherche par ailleurs à restaurer ? »

Une fois encore, la présentation et l’interprétation médiatiques de cette réforme des retraites est d’une consternante partialité. Une fois encore, elles occultent totalement l’existence d’autres points de vue sur la question. Toutes les conditions sont donc réunies pour qu’une fois encore, les manifestations du 10 septembre soient présentées comme de simples nuisances de la part de quelques privilégiés défendant l’indéfendable, de nostalgiques d’une époque révolue ou de purs et simples extrémistes déjà résignés devant l’inéluctabilité et, en l’occurrence, la « douceur » de la réforme…  par Blaise Magnin, le 5 septembre 2013

Notes: [1] Voir nos copieux dossiers consacrés au traitement médiatique des réformes de 2003 et 2010.

http://www.acrimed.org/article4129.html

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05 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : l’espérance de vie, un argument mensonger (LO)

Retraites : l'espérance de vie, un argument mensonger (LO) dans Macronie dialogue-de-vieux-actifs-277x400

Pour justifier de programmer un nouvel allongement de la durée de cotisation pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein, Ayrault invoque, comme les gouvernements de droite qui l’ont précédé, l’augmentation de l’espérance de vie. Parce qu’on vit de plus en plus vieux il faudrait travailler de plus en plus longtemps. Depuis Rocard et son Livre blanc des retraites en 1991, tous les gouvernements de droite l’ont utilisé.

Mais si l’espérance de vie continue à augmenter légèrement chaque année en France, l’espérance de vie en bonne santé, elle, recule. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010 et celle des femmes de 64,6 ans à 63,5, selon l’Institut national des études démographiques. Cette tendance à la baisse aurait commencé en 2006. Et elle est plus marquée dans les classes pauvres.

Et l’on oublie aussi que l’espérance de vie moyenne d’un ouvrier est de six à sept ans inférieure à celle d’un cadre et les premiers problèmes de santé apparaissent même, en moyenne, dix ans avant. Pierre Lemaire

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2353&id=7

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