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29 août 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : une réforme antiouvrière, et un nouveau cadeau au patronat (LO)

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En présentant le détail de sa réforme des retraites, Jean-Marc Ayrault s’est vanté d’avoir réalisé un « partage équilibré des efforts ». C’est un mensonge.

Pour financer la réforme, c’est-à-dire le prétendu déficit du régime général des retraites de la Sécurité sociale en 2020, ce sont les salariés et les retraités, actuels et futurs, qui vont être mis durement à contribution. Les patrons, les actionnaires et le capital, eux non seulement ne seront pas touchés, mais eux risquent au contraire de gagner à la réforme. C’est un comble.

Le gouvernement a abandonné, en tout cas pour le moment, l’idée, agitée ces derniers mois, de financer sa réforme par une augmentation du taux de la CSG et par la suppression de l’abattement de 10 % sur les retraites pour le calcul de l’impôt. Mais dans l’immédiat, les retraités n’en seront pas moins mis de façon plus insidieuse à contribution. La revalorisation annuelle des pensions de retraite en fonction de l’inflation sera décalée de six mois, appliquée le 1er octobre au lieu du 1er avril, et la majoration de 10 % de la pension de retraite dont bénéficient les parents de trois enfants sera soumise à l’impôt sur le revenu. Cela représentera un prélèvement supplémentaire sur les retraités de 2,2 milliards d’euros en 2020. Le gouvernement se vante de ne pas avoir reculé l’âge légal de départ en retraite, fixé actuellement à 62 ans – mais les futurs retraités devront avoir cotisé plus longtemps pour bénéficier d’une retraite à taux plein, ce qui revient au même.

Mensonges et demi-vérités Le gouvernement Ayrault, qui entérine au passage la réforme Fillon de 2010, qui a porté à 41,5 ans la durée de cotisation requise, veut l’aggraver : à partir de 2020 il faudra cotiser un trimestre de plus tous les trois ans, pour arriver à 43 ans de coti- sations en 2035. Allonger encore la durée de cotisation c’est, de fait, programmer de nouvelles charges sur le dos des retraités, et une nouvelle baisse des retraites perçues, pour tous ceux, et ils seront de plus en plus nombreux, qui ne pourront atteindre la durée requise. Pour combler le trou creusé dans les caisses de retraite par le chômage et par la crise le gouvernement a choisi d’augmenter les taux des cotisations salariales et patronales de retraite, au total de 0,3 points entre 2014 et 2017, ce qui devrait rapporter 4,4 milliards d’euros en 2020.

Il se vante d’avoir mis ainsi à contribution à égalité les salariés et les patrons. C’est une tromperie. Lors de la réunion des « partenaires sociaux » à Matignon le 26 août, Jean-Marc Ayrault a promis aux représentants du patronat, avant même que la rencontre se conclue, de compenser l’augmentation de leurs cotisations retraite par un allégement de leurs cotisations à la branche famille. Pour les patrons, l’opération sera blanche : ils n’y perdront rien. Pour les salariés en revanche, la ponction sur leur salaire sera plein pot : elle ne sera pas compensée.

Pour le bonheur du patronat Jean-Marc Ayrault a aussi annoncé son intention d’engager l’an prochain une « réflexion » sur une nouvelle baisse du « coût du travail ». Ce qui est dire dès aujourd’hui que non seulement les patrons ne perdront rien à la « réforme » des retraites, mais qu’ils y gagneront quelques milliards d’exonérations de plus. Quant à la population laborieuse, elle devra payer deux fois : parce qu’il lui faudra supporter les conséquences de la nouvelle réforme des retraites de Ayrault et parce qu’elle devra combler, sous une forme ou sous une autre, le trou fait dans les caisses de la Sécurité sociale par ces nouvelles exonérations au patronat qu’il faudra bien financer.

Ces mesures ont été bien accueillies par les représentants du patronat. Même si, après s’être félicités dans un premier temps de cette « ouverture intéressante » du gouvernement dans leur direction concernant le financement des allocations familiales, ils feignaient, dès le lendemain la déception, afin de faire monter les enchères et sans doute de ne pas dire trop de bien de ce gouvernement.

Du côté des syndicats de salariés, toute la presse note la modération de leur réaction, avec des différences. La CFDT, courtisée par le gouvernement et qui n’a pas fait mystère de ses points d’accord, a fait profil bas. Quant à la CGT et FO, ils ont annoncé qu’elles maintenaient leur appel à manifester le 10 septembre. Mais la question ne se pose même pas face à l’ampleur des mesures anti-ouvrières du gouvernement et face à l’ensemble des attaques contre les travailleurs. Cette réaction doit être un début face à la violence d’une réforme qui, pour ne pas faire payer les riches, voire pour les enrichir de quelques milliards d’exonérations de plus au passage, s’en prend aux travailleurs, aux retraités, aux pauvres. Jean-Jacques Lamy

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28 août 2013 ~ 0 Commentaire

Réforme des retraites : les salariés paieront (Politis)

Réforme des retraites : les salariés paieront (Politis) dans Austérité 3903393794

Les salariés et les retraités seront lourdement mis à contribution dans le cadre de la nouvelle réforme des retraites annoncée par Jean-Marc Ayrault.

Quelques heures après la fin de la concertation avec les partenaires sociaux, mardi 27 août, Jean-Marc Ayrault a présenté depuis Matignon les mesures de la nouvelle réforme des retraites. Le discours était prêt dans l’après-midi, ainsi que le dossier de presse. Les informations ont fuité bien avant que le Premier ministre présente officiellement le contenu de la nouvelle réforme, censée « rétablir durablement l’équilibre » du régime des retraites par répartition après 2020.

Le gouvernement ne remet pas en cause la réforme Fillon de 2010 et promet de ne pas changer les règles pour les personnes partant à la retraite en 2020. Le long discours de Jean-Marc Ayrault a consisté à rassurer, mais sans modifier l’objectif de l’augmentation de la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein, qui atteindra 43 ans entre 2020 et 2035.

Une durée inatteignable pour une grande partie des salariés qui n’auront d’autre choix, pour les plus aisés d’entre eux, que de se tourner vers les fonds de pension et les systèmes par capitalisation, un souhait de la Commission européenne. Jean-Marc Ayrault estime que ce système « est plus juste car il tient compte de l’âge de début de la carrière professionnelle, il ne bloque pas les personnes ayant acquis toutes leurs annuités ». Magnanime, le premier ministre a écarté une augmentation de la CSG, qui « pèserait sur l’ensemble des ménages », y compris les retraités. Et lui préfère une augmentation des cotisations sociales : « Elles augmenteront de 0,15 point en 2014, puis de 0,05 chacune des années suivantes jusqu’en 2017. En 2017, l’accroissement sera donc limité à 0,3 point. Tous les régimes seront concernés, celui des fonctionnaires, les régimes spéciaux, comme le régime général ou par exemple celui des indépendants, selon des modalités propres ». Concernant les retraités, « il n’y aura pas non plus d’augmentation du taux de CSG qui leur est applicable. Nous ne toucherons pas plus à l’abattement de 10% dont ils bénéficient sur leur impôt sur le revenu car cette mesure rendrait beaucoup de retraités imposables ».

Cependant, le coût de la réforme, non dévoilé par Jean-Marc Ayrault, est évalué à 3,8 milliards d’euros en 2014, dont 2,8 seront supportés par les salariés et les retraités, sans compter le coût de la réforme de 2010 qui poursuit l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et allonge aussi l’âge de départ à la retraite, lorsque la durée d’assurance n’est pas atteinte, de 65 à 67 ans, entre 2016 et 2023.

http://www.politis.fr/Reforme-des-retraites-les-salaries,23383.html

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28 août 2013 ~ 0 Commentaire

Danger ! Une nouvelle réforme de destruction de la retraite des salariéEs

Danger ! Une nouvelle réforme de destruction de la retraite des salariéEs dans NPA

On avait tout lieu d’être inquiet.

Ce matin Gattaz, représentant du MEDEF, est sorti de son entretien avec Ayrault ravi. Les représentants syndicaux de leur côté semblaient contents aussi.

La question était pourtant bien:  « Qui va payer ?«   Ce soir le premier ministre annonce la douloureuse: ce sont les salariés qui une fois de plus sont appelés à passer à la caisse !

Etonnant non ? Hausse des prélèvement de 0,15 à 0,3 de 2014 à 2017 et allongement du temps de cotisations à 43 ans en 2035. Et les retraités seront mis aussi mis à contribution.

Mais ce n’est pas tout et pas l’essentiel : le gouvernement a fait la promesse au patronat d’une réforme du financement de la protection sociale, des allocations familiales, ce qui représente un allégement de 35 milliards par an, et ce dès 2014. Le patronat peut se frotter les mains il n’en espérait pas tant.

Le NPA exige le retrait du projet. L’argent existe pour financer les retraites sans amputer le pouvoir d’achat des salariéEs, en s’attaquant à la fraude fiscale, en mettant fin aux cadeaux fiscaux pour les plus riches, et surtout en garantissant le plein emploi : 5 millions de chômeurs en moins c’est 5 millions de cotisants en plus !

La rentrée sociale doit se faire contre cette réforme et celle qui vient derrière. Toutes et tous dans la rue le 10 septembre, première étape d’une mobilisation pour faire reculer ce gouvernement au service des banques et des patrons.

Leucate, le 27 août 2013

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27 août 2013 ~ 0 Commentaire

Hérault-Hollande à l’offensive contre les retraites. Mobilisation!

Hérault-Hollande à l’offensive contre les retraites. Mobilisation! dans NPA florence_p1

Selon Jean-Marc Ayrault, invité du France 2 ce dimanche 25 août, la future réforme sur les retraites sera une « réforme de justice sociale ».

En essayant ainsi de nous faire croire qu’il appliquait une politique de gauche, pour les classes populaires, pour celles et ceux qui ont le moins. Mais derrière les mots, c’est une véritable contre-réforme que ce gouvernement socialiste prépare sous prétexte qu’on vivrait plus longtemps et sous prétexte du déficit et de la dette.

Même si l’âge légal du départ à la retraite ne sera pas touché, la durée de cotisations risque d’être allongée et ce sont les salariéEs qui devront financer encore plus les retraites.

Le gouvernement prévoit soit une augmentation de la CSG,  soit une hausse des cotisations salariales. Ayrault nous vend du vent pour mieux appliquer la politique des riches. Aujourd’hui il consulte, histoire de masquer son mauvais coup et de faire valider par les organisations syndicales de salariéEs une partie des mesures réclamées par les organisations patronales. Mais tous les bonimenteurs n’y peuvent rien : une attaque contre les retraites et le pouvoir d’achat reste une attaque qu’il faut combattre.

C’est ce à quoi le NPA s’emploiera dès cette rentrée, le plus unitairement possible, pour faire du 10 septembre le début d’une mobilisation pour imposer « Pas un trimestre en plus, pas un euro en moins », seule façon de faire reculer ce gouvernement au service des banques et des patrons. Leucate, le 26 août 2013

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02 août 2013 ~ 0 Commentaire

Immigrés retraités, Touraine se souviendrait-elle des Chibanis ? (LO)

Immigrés retraités, Touraine se souviendrait-elle des Chibanis ? (LO) dans Antiracisme image12561

Début juillet, l’Assemblée nationale s’est penchée sur la situation des 350 000 travailleurs retraités de plus de 65 ans, étrangers ou devenus français, résidant durablement en France. La moitié sont souvent des veuves de ces travailleurs.

Ce sont pour 70 % des Maghrébins des anciennes colonies, recrutés par le patronat il y a 30 et 40 ans pour venir travailler, sans leur famille, dans l’industrie automobile et surtout le bâtiment. 50 000 de ces vieux travailleurs, les Chibanis, ce qui signifie anciens en arabe, résident toujours dans les chambres de 7 à 10 m² des foyers pour travailleurs célibataires où l’État les a logés à leur arrivée.

L’Assemblée nationale a débattu pour savoir s’il fallait assouplir les pénalisations frappant ceux qui prennent leur retraite dans leur pays d’origine. Ces retraités ayant souvent des pensions misérables ont droit, comme tous les retraités, à des prestations et services sociaux (aide au logement, allocation de solidarité personnes âgées, assurance maladie). Mais ils perdent définitivement ces pres- tations s’ils quittent la France ou s’ils s’en absentent plus de six mois par an. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, a annoncé la mise en place d’une prestation spécifique, « une aide à la réinsertion sociale et familiale », à l’intention des immigrés retraités voulant retourner dans leur pays d’origine. Le montant de cette aide équivaut aux prestations qu’ils touchent actuellement, mais sans condition de résidence en France. Cela est la moindre des choses envers ces travailleurs qui ont largement participé à l’équipement et à l’industrialisation du pays. Il faut cependant rester méfiant, surtout lorsque l’on sait qu’en mars 2007, une même loi avait déjà été votée à l’unanimité des deux assemblées dans le cadre de la loi Dalo sur le logement opposable. Mais que les décrets n’ont, eux, jamais été publiés ni appliqués.

Louis BASTILLE http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2348&id=8

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Contre le rapport Moreau, la meilleure retraite, c’est la lutte !

Contre le rapport Moreau, la meilleure retraite, c’est la lutte ! dans Retraites cgt

Encore une promesse non tenue  : Hollande ne devait pas prendre la parole depuis l’Élysée à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet. C’est à peu près le seul intérêt d’une prestation particulièrement creuse dont la seule information originale, peut-être un peu trop, est que la reprise économique est à nos portes. Et une déclaration historique  : «  Je ne ferai d’augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables, dans l’idéal le moins possible  »… Malheureusement, rien à se mettre sous la dent pour toutes celles et ceux pour qui la « réforme » des retraites est plus que jamais l’enjeu de la rentrée sociale. À ce sujet, aucun scoop  : il faut «  faire une réforme qui aille au-delà de 2020… Nous allons allonger progressivement la durée de cotisation, tout le monde fera un effort  ».

Le gouvernement et le PS jouent la montre Tout indique que le gouvernement temporise, joue la montre en raccourcissant au maximum le temps entre les propositions effectives et le vote par le Parlement. Évidemment, la perspective des élections municipales et européennes du printemps ne laisse que peu de temps pour réduire les plaies causées par une nouvelle contre-réforme. Pour faire passer le temps, le gouvernement laisse le Parti socialiste se mettre d’accord sur un texte qui, tout en avalisant l’augmentation du nombre d’années de cotisation nécessaire pour prétendre à une retraite à taux plein sans décote, émet des doutes sur les autres reculs envisagés dans le rapport Moreau. La « gauche » du parti préconise un report de la réforme, alors que Sapin refuse de l’envisager. Le débat «  public  » est enfermé rue de Solférino, au siège du Parti socialiste. Déjà vrai pour les gouvernements de droite précédents, le choix de la période de l’été pour « mettre en débat » une réforme de cette importance, illustre le peu de confiance du gouvernement dans l’efficacité du dialogue social et le peu de cas que la prétendue « social-démocratie »… fait de la démocratie.

Des syndicats discrets Ce n’est pas une surprise que les syndicats accompagnateurs de l’austérité déguisée en « rigueur » et d’ «homo- généisation des régimes » par alignement sur le moins disant, soient si discrets. Les couloirs de Matignon sont leur lieu « d’action » privilégié. Malheureusement, dans le même temps c’est le silence assez lourd du côté des organisations qui ont annoncé leur refus des principales mesu- res envisagées. Des communiqués mesurés tant sur le fond que sur la forme laissant entendre que la négociation reste possible, que l’on pourrait faire changer de cap le gouvernement par la simple explication du caractère inefficace et injuste des mesures proposées. En tout cas, aucune initiative de mobilisation estivale.

Sur le Tour de France, lors des festivités du 14 juillet sur les Champs-Élysées, ou ailleurs, ce sont toujours les réacs de la «  Manif pour tous  » qui sont en vue. On a connu des étés plus «  chauds  », même sur le terrain social. Où sont les caravanes des plages, des lieux de vacances, les apparitions de responsables syndicaux en des lieux ou à des dates bien visibles  ? Il ne suffit pas de dire qu’il faut gagner la bataille de l’opinion, surtout s’il est question de convaincre en vue d’une mobilisation à la hauteur des enjeux, en conscience des difficultés. Expertises et contre-propositions ne permettront pas de convaincre Hollande-Ayrault-Sapin.

Contre le «  dialogue social  », la mobilisation Un Collectif unitaire se construit à l’image de celui qui a participé à la mobilisation de 2010. Il regroupe partis politiques, syndicats, organisations féministes, organisations de chômeurs, de jeunes, des associations, des «per- sonnalités ». Après la conférence de presse du mercredi 10 juillet, une nouvelle initiative à été décidé pour le mercredi 4 septembre, jour du conseil des ministres, sous la forme d’une conférence de presse publique dans un lieu proche de l’Assemblée ou de Matignon.

De leur côté, les organisations syndicales — CGT, FSU, FO et Solidaires — ont fixé une première date d’action au 10 sep- tembre. Si manifestations et appels à la grève sont au programme, l’ampleur de cette première journée de mobilisation risque d’être déterminante pour la poursuite de la lutte. Il est indispensable d’en assurer le succès. En guise de préparation, la CGT a planifié de son côté une série de meetings de rentrée  : le 3 septembre à Nantes, le 4 à Montpellier, le 5 à Paris et le 9 à Lyon. En parallèle à ces différents rendez-vous, il faut dès maintenant construire des initiatives locales (meetings, rassemblements) afin de faire en sorte que la première journée nationale soit réussie et puisse constituer le point de départ d’une mobilisation suffisamment forte et durable pour faire reculer le gouvernement.

PELLETIER Robert * Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13). http://www.npa2009.org/

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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites, le PS contredit le gouvernement (L’huma)

Retraites, le PS contredit le gouvernement (L'huma) dans Retraites humanite-110720131

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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Retraite : la bourse ou la vie ?

Retraite : la bourse ou la vie ?  dans Retraites walder_parachuteltrsq

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Quelles sont les conquêtes de la gauche ?

Les congés payés, l’extension de la Sécurité sociale, la retraite à 60 ans, des droits dans l’entreprise, la peine de mort abolie, le souci des générations futures, plus d’égalité entre hommes et femmes, le mariage pour tous, la réduction du temps de travail, des augmentations du Smic et du pouvoir d’achat, un État qui refuse la logique des marchés étendue à la société et au vivant, qui développe les services publics et considère la protection de la planète comme une priorité…

Un inventaire à la Prévert ? Non, un projet de société où l’intérêt général prime sur l’enrichissement de quelques-uns. La retraite, c’est d’abord du bonheur, un bonheur gagné, du temps libéré parce qu’on l’a bien mérité, comme les congés payés. Du temps pour celles et ceux qu’on aime, nos enfants, nos parents. Le moment de réaliser des projets mille fois reportés. Une vie pour soi et pour s’engager. Sans jeunes retraité(e)s, plus de tissu associatif en France.

Il faut financer les retraites, certes. Mais l’argent déborde ! Pour le CAC 40, c’est l’apothéose du coffre-fort. La part salariale, perdue depuis trente ans au profit des dividendes, s’élève à 170 milliards d’euros par an ; en 2012, 230 milliards ont été distribués ! Les avoirs français dans les paradis fiscaux sont de 590 milliards. La fraude fiscale est de 60 à 80 milliards… La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal distribuées.

Il suffit d’un peu de courage politique pour aller chercher le financement des retraites là où il se trouve : en récupérant une part des 80 milliards de fraude fiscale, en mettant à plat les 200 milliards d’aides annuelles aux entreprises, en augmentant les cotisations patronales et, osons le dire, car nous sommes de gauche, en taxant les dividendes qui enflent avec obscénité, alors que le nombre de sans- domicile a augmenté de 50 % depuis dix ans.

Allonger les annuités cotisées au travail est un leurre, car, en réalité, les deux tiers des salarié(e)s âgé(e)s sont exclu(e)s de l’emploi quand ils arrivent en retraite. À partir de 55 ans, les deux tiers sont licencié(e)s, inaptes, malades, au chômage. Par conséquent, fixer à 42, 43 ou 44 annuités, les cotisations pour une retraite à taux plein, impose aux salariés de sauter à la perche sans perche, parce qu’ils n’atteindront jamais ces annuités. Surtout les jeunes qui entrent en CDI de plus en plus tard. Le seul effet sera de réduire leurs pensions (surtout pour les femmes).

Quand on compte 5 millions de chômeurs, on ne doit pas chercher à allonger la durée de cotisation, mais à partager le travail pour permettre à toutes et tous de travailler. D’ailleurs, s’il n’y avait pas 5 millions de chômeurs, mais 5 millions de cotisants en plus, personne ne parlerait de problèmes concernant les retraites.

Ce qui est en jeu est tout autre : la baisse des pensions va contraindre celles et ceux qui le peuvent, mais dont le nombre diminue, à une retraite par capitalisation, pour le plus grand bénéfice des assurances et des banques, qui joueront ensuite sur les marchés financiers. Est-ce le monde que nous voulons ? Est-ce fidèle aux idéaux de la gauche ? La retraite à 60 ans a permis de vivre plus longtemps : les égoutiers ne disent-ils pas crûment : « départs retardés, morts prématurées ». Or nous savons que la souffrance au travail s’est intensifiée dans tous les métiers… En France, depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité recule tous les ans. Au travail, les années les plus dures se situent entre 60 et 65 ans, alors que ce sont les meilleures de la retraite.

Plutôt que de baisser les salaires et les retraites (pas de pension inférieure au Smic, pas un trimestre de plus ni un euro de moins), augmentons le montant des pensions et les salaires, facteurs de relance écologique et sociale. Arrêtons d’accroître l’austérité, donc la récession, donc l’augmentation des déficits et de la dette. On a vraiment tout faux.

Quand la retraite était à 65 ans et les cotisations plus longues, les retraités ouvriers, agriculteurs, employés, artisans, se retrouvaient plus souvent autour des tombes de leurs anciens collègues qu’à une bonne table, en leur compagnie. Leurs témoignages sont là pour le dire.

Mais combien de nos décideurs « modernes » fréquentent-ils ces ouvriers et ces employés ? Au fil des alternances, ils les ont oubliés, au nom des fameux critères de rentabilité si chers au secteur privé concurrentiel. La gauche s’honorerait de rompre avec ces logiques financières.

OLIVIER DARTIGOLLES Porte parole national du PCF, SANDRA DEMARCQ Membre de la direction du NPA, GÉRARD FILOCHE Membre du bureau national du PS, NOËL MAMÈRE Député Europe Écologie les Verts, WILLY PELLETIER Coordinateur général de la Fondation Copernic.   jeudi 11 juillet 2013 – 09h02

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09 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites. Quatre syndicats seront dans la rue le 10 septembrev (OF)

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Quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – ont appelé ce lundi soir à une journée de manifestations et de grèves le 10 septembre « pour ne pas laisser les propositions du Medef faire la loi » en matière de retraite.

« Ne pas laisser le Medef faire la loi » Dans une déclaration commune publiée à l’issue d’une réunion au siège de la CGT à Montreuil, les quatre syndicats appellent les salariés à se mobiliser « pour ne pas laisser les propositions du Medef faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement » sur les retraites. Ils estiment que « les premières déclarations » du gouvernement, qui a commencé une concertation avant de trancher sur une réforme à la mi-septembre, « inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d’emploi d’autant que le calendrier imposé est très resserré ».

« Entendus mais pas écoutés » Ces syndicats ne sont pas convaincus par le processus de concertation lancé par le gouvernement, un marathon qui va se poursuivre en juillet. « Cela fait huit, dix, douze fois que nous répétons les mêmes choses » et « nous avons le sentiment d’être entendus et de ne pas être écoutés », affirme le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon qui regrette l’absence d’une véritable « négociation ». Les syndicats contestataires ont réaffirmé lundi soir leur refus de « tout allongement de la durée de cotisation, de l’opposition public-privé et de la sous-indexation des pensions et des salaires portés aux comptes ».

« Utile de faire pression » « La seule annonce faite par le président de la République, c’est de dire qu’il va falloir travailler plus longtemps parce qu’on vit plus longtemps : on n’est pas d’accord », dès lors « nous pensons utile de faire pression », a affirmé le numéro un de FO Jean-Claude Mailly. La réforme des retraites scelle une nouvelle fois l’unité de la CGT et de FO, les deux frères ennemis du syndicalisme français depuis leur scission de 1947. Les deux centrales avaient déjà organisé en début d’année plusieurs manifestations contre l’accord sur la sécurisation de l’emploi signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC.

Sans la CFDT M. Mailly avait mis une condition à la participation de la CFDT à la rencontre de lundi soir : « Si la CFDT est contre l’allongement de la durée de cotisation, elle peut venir, mais il faut être contre. » La centrale de Laurent Berger ne rejette pas un allongement modéré de cette durée de cotisation, à condition de l’assortir d’avancées notamment sur la pénibilité et la carrière des femmes. La CFDT estime qu’« il n’est pas opportun d’annoncer d’ores et déjà une mobilisation sur un contenu qu’on ne connaît pas ». « Fin août, il sera toujours temps de décider s’il faut une mobilisation, sous quelle forme et avec qui », selon Mme Descacq. De son côté, la CFE-CGC avait annoncé- qu’elle ne participerait pas à l’intersyndicale et ne se joindrait pas à la manifestation du 10 septembre. Les syndicats attendent aussi le texte que doit valider mardi la direction du Parti socialiste sur les retraites, élément de contribution à la réforme. Pour l’aile gauche du parti – le courant Maintenant la gauche- cette réforme n’est « ni urgente ni opportune ». Social lundi 08 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Retraites.-Quatre-syndicats-seront-dans-la-rue-le-10-septembre_6346-2210335_actu.Htm

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03 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Annick Coupé : « il est nécessaire de fixer un rendez-vous à la rentrée pour une journée de grève et de manifestations »

Annick Coupé : « il est nécessaire de fixer un rendez-vous à la rentrée pour une journée de grève et de manifestations » dans Retraites arton24-300x206

Entretien avec Annick Coupé, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires. Au lendemain de la conférence sociale, nous revenons avec elle sur les enjeux des prochains mois pour les salariéEs, en particulier autour de la question des retraites.

Pour vous, que ressort-il de la conférence sociale de la semaine dernière ? C’est un pur exercice de communication auquel se livre le gouvernement pour démontrer son attachement à un vrai dialogue social, contrairement à son prédécesseur. Mais le « dialogue social » ne peut remplacer l’analyse sur les choix et les priorités du gouvernement. Cette conférence sociale a été ouverte par un discours de François Hollande très tourné vers la nécessité de réduire les déficits, et de développer la compétitivité…  Sur la forme, cette conférence sociale n’apporte rien de nouveau : le calendrier et les grands thèmes étaient connus et, sur le fond, on reste perplexe sur un Président qui relativise les chiffres du chômage, réaffirme que la courbe du chômage sera inversée à la fin de l’année, alors que toutes les analyses économiques disent l’inverse, et ses seules réponses restent le contrat de génération et le contrat d’avenir qui ne règlent rien sur le fond. Il n’y a manifestement pas de projet ni de volonté de réorientation des politiques économiques et sociales.

Au moins, sur les retraites, le gouvernement a ouvert des pistes. En réalité, le gouvernement n’a rien dit des arbitrages qu’il fera entre les propositions contenues dans le rapport Moreau. Il a juste réaffirmé le caractère incontournable de l’allongement du nombre d’annuités, reprenant le leitmotiv sur « on vit plus vieux, donc il faut travailler plus longtemps » ! Il justifie le calendrier très court au prétexte que les discussions ont déjà eu lieu dans le Conseil d’orientation des retraites (COR) et dans l’élaboration du rapport Moreau. Pour nous, ce n’est pas acceptable : la question des retraites justifie un débat citoyen, et pas seulement entre « experts » ou entre partenaires sociaux. Cela suppose du temps. Or le calendrier fixé par le gouvernement vise à empêcher que ce débat ait lieu. Mais cela peut se retourner contre le gouvernement, car cela ressemble trop au calendrier de Sarkozy en 2010 !

Il s’agit aussi de limiter toute possibilité de mobilisation, mobilisation déjà rendue difficile dans un contexte social et un paysage syndical compliqués.

En ce qui concerne le paysage syndical, il existe effectivement des positions très différentes. Mais même la CFDT reste assez prudente, en ne voulant pas apparaître en soutien inconditionnel du gouvernement. Pour CFDT, CGC, CFTC, il s’agit de se placer d’abord dans la perspective de la négociation du projet de loi qui démarre début juillet, mais pas de s’appuyer sur la mobilisation. Mais du côté de la mobilisation, cela se construit : la CGT envisage une journée de mobilisation interprofessionnelle pour la deuxième semaine de septembre. Pour Solidaires, il est nécessaire de fixer, avant les vacances, un rendez-vous à la rentrée avec une date précise pour une journée de grève et de manifestations pour la défense des retraites et contre les reculs envisagés par le gouvernement. Cette décision peut être prise lors de la réunion unitaire à l’initiative de la FSU le 1er juillet où, pour l’instant, CGT et Solidaires ont confirmé leur présence. Mais face à la détermination du gouvernement, notamment sur le nombre d’annuités, nous n’avons pas d’autre choix que d’engager un processus de mobilisation ambitieux. Et il faudra travailler cette question au niveau local, dans les entreprises, et essayer d’élargir aux équipes syndicales qui ne se retrouveraient pas dans les positions nationales de leur syndicat. Et, surtout, d’élargir le débat sur la question centrale, de fond, celle de la répartition des richesses. C’est un sujet tabou pour ce gouvernement, comme cela l’était sous Sarkozy. Avec la moitié des salariéEs qui ne sont plus dans l’entreprise au moment du départ à la retraite, le développement du chômage, seul un autre partage des richesses peut non seulement sauvegarder notre système par répartition mais aussi le rendre plus juste, plus solidaire.

Justement, ne penses-tu pas que des mesures sur la pénibilité, les femmes, ne paraissent comme des contreparties rendant acceptable cette nouvelle contre-réforme ?
Ce n’est pas le moindre des paradoxes du discours gouvernemental. Son argument central est qu’il s’agit d’une réforme difficile, mais allant vers plus de justice. Si, par exemple, la forfaitisation de la majoration de pension de 10 % pour les parents de 3 enfants serait plus favorable aux femmes, elle ne résout rien. Pour l’instant, rien n’est mis sur la table pour réduire les inégalités de pension entre hommes et femmes : par exemple, la surcotisation patronale du temps partiel. Pour la question de la pénibilité, le compte personnel, les possibilités de départ anticipé ou de reconversion, sont des pistes intéressantes mais trop limitées : seuls les cancers et le travail de nuit seraient concernés alors que d’autres risques ne sont pas pris en compte. Dans tous les cas, l’allongement du nombre d’années de cotisation nécessaires, présentée comme incontournable, aggravera les inégalités. C’est cette contradiction que la gouvernement n’assume pas !

Vous contestez la notion de dialogue social, mais vous êtes présents à la conférence sociale et dans ses suites. N’est-ce pas contradictoire ?
Nous exigeons un traitement égalitaire de toutes les organisations syndicales. C’est encore loin d’être le cas et, par exemple, nous n’étions invités qu’à deux tables rondes sur six à cette conférence sociale. Participer à ce type de réunion nous permet de donner nos positions mais aussi de voir les positions des uns et des autres, alors que ce sont souvent les réunions bilatérales qui sont privilégiées par certains, à l’abri des regards indiscrets ! Notre présence n’est certes pas décisive dans le rapport de forces, mais notre absence ajouterait à la marginalisation dans laquelle certains sont tentés de nous enfermer.

Propos recueillis par Robert Pelletier Vendredi 28 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

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