Archive | Retraites

26 février 2015 ~ 0 Commentaire

retraites complémentaires: le «déficit», ce mythe patronal (npa)

retrauite

Les négociations concernant les retraites complémentaires du privé ont commencé le mardi 17 février.

L’âge de départ à la retraite et le niveau des pensions sont à nouveau menacés. Pourtant l’égalité hommes-femmes et les 32 heures, avec embauches et sans perte de salaire, assureraient la pérennité et l’amélioration de tous les régimes de retraite.

«Si rien n’est fait, les caisses de l’Arrco (complémentaire de l’ensemble des salariés du privé) pourraient être à sec en 2025, et celles de l’Agirc (pour les cadres) dès 2018 », écrit le Monde. Du jour au lendemain, les caisses de retraites complémentaires ne toucheraient plus aucun centime, plus aucune cotisation sociale ne serait versée !

Invoquer le déficit est absurde : l’ensemble de la population active ne peut pas se retrouver au chômage, et parmi ceux qui déblatèrent sur le sujet se trouvent les « partenaires sociaux » majoritaires dans les instances qui décident à la fois des dépenses et des recettes…

Le Medef attaque Dans tous les médias, des cris d’orfraies annoncent ce «trou», prétexte habituel aux attaques. Le Medef veut augmenter les cotisations salariales, poursuivre la désindexation des pensions, prendre des mesures pour réduire les pensions de réversion. Il envisage de repousser le paiement des retraites com- plémentaires de 62 à 64 ans, y compris lorsque l’on bénéficie de tous ses trimes- tres à 62 ans! L’âge de la retraite à taux plein, c’est-à-dire sans décote, passerait de 67 à 69 ans.

Le Medef propose aussi la fusion de l’Agirc et de l’Arrco «pour faire durer les réserves jusqu’en 2023 ». L’Agirc verse la moitié des pensions des cadres et compense ainsi le faible montant de leurs retraites de sécurité sociale limité à un plafond (1 585 euros par mois pour 2015). Sa disparition pourrait avoir pour conséquence une baisse importante du niveau global de leurs pensions. Une véritable incitation à souscrire à des retraites par capitalisation.

Et comme par hasard, la veille de l’ouverture des négociations, Pierre Gattaz proposait des fonds de pension comme solution aux difficultés financières des retraites, un assureur, le président de Generali France, étant désigné comme chef de file de la délégation du Medef.

Appliquer la loi et réduire le temps de travail… Bénéficier de bonnes retraites par répartition ne pose aucun problème. Depuis la création des complémentaires, les recettes pour financer leurs besoins de trésorerie ont été multipliées par trois. Mais elles pourraient devenir insuffisantes ces prochaines années en raison du chômage et de la stagnation des salaires.

Une étude(1) de la direction technique de l’Arrco et de l’Agirc propose une solution pour augmenter la part des salaire qui doit être versée aux régimes de retraite sous forme de cotisations sociales : l’application de la loi du 4 août 2015 sur « l’égalité réelle entre les hommes et les femmes » qui permettrait à ces régi- mes d’être largement excédentaires. Une autre mesure, la réduction du temps de travail à 32 heures, avec embauches compensatrices et sans perte de salaire, permettrait une augmentation du niveau des pensions (Sécu et complémentaires) et le retour aux 60 ans. Mercredi 25 Février 2015 S. Bernard

Hebdo L’Anticapitaliste – 278 (26/02/2015)

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14 février 2015 ~ 0 Commentaire

quand l’argent de vos cotisations retraite accélère le réchauffement climatique (basta)

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L’argent que gère le Fonds de réserve des retraites est censé garantir aux générations futures le bénéfice d’une protection sociale.

Problème : une partie des excédents de cotisations retraites est investi dans des secteurs très polluants et des entreprises controversées. Basta ! et l’Observatoire des multinationales ont étudié la liste de ces placements, qui profitent notamment à Total, Shell, Gazprom, Monsanto, ou même à l’industrie du tabac ! Le Fonds de réserve des retraites sera la cible d’une campagne de mobilisation animée par le mouvement écologiste 350.org. Objectif : que les institutions financières retirent leurs investissements des secteurs qui contribuent fortement au changement climatique.

C’était l’une des idées du gouvernement Jospin : créer un fonds de réserve pour les retraites afin de financer dans la durée les pensions des retraités, en particulier les dépenses supplémentaires générées par les « papy boomers ». Il s’agissait d’assurer la viabilité du régime des retraites pour les générations futures, au-delà de 2020. Le fonds a été mis en place en 2001.

Il devait être abondé à hauteur de 130 milliards d’euros à l’horizon 2015. Cet objectif ne sera jamais atteint. Le fonds gère cependant aujourd’hui 34 milliards d’euros d’actifs. L’argent placé provient principalement des excédents de diffé- rentes caisses de retraite, donc de nos cotisations, et de prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Le fonds est hébergé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le principal établissement financier public, et est doté d’un conseil de surveillance composé de parlementaires et de représentants syndicaux et patronaux.

Censé garantir aux générations futures de pouvoir bénéficier du système des retraites quand elles vieilliront, ce fonds contribue paradoxalement à ternir leur avenir. Car il participe de manière non négligeable au réchauffement clima- tique en plaçant des centaines de millions d’euros dans des activités très pol- luantes. Basta ! et l’Observatoire des multinationales, avec l’appui du mouvement pour la justice climatique 350.org, se sont plongés dans le portefeuille d’actions et d’obligations détenus par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) dans des centaines d’entreprises.

Il détient des investissements directs dans 60 des 100 premières entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier, et dans 21 des 100 premières entre- prises mondiales de charbon. Soit plus de 920 millions d’euros au service des secteurs les plus émetteurs en CO2, selon notre décompte des actions et obligations d’entreprises détenus par le fonds au 31 décembre 2013.

Total, Halliburton ou Gazprom profitent de l’argent des retraites

L’industrie du tabac, la déforestation et les OGM aussi !

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27 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

gel des retraites, appel à manifester mardi matin (of)

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Les syndicats de retraités dénoncent « le ras-le-bol » face au plan d’économies du gouvernement qui touche les plus petites retraites.
Les syndicats retraités vont manifester, mardi à 10 h 30, rue Branda, suite à l’abandon de la revalorisation des retraites, initialement prévue le 1er octobre.

Les syndicats retraités descendront dans la rue, mardi prochain, au sujet des pen- sions de retraite. Le gouvernement a en effet décidé d’abandonner leur revalori- sation, normalement prévue pour le 1er octobre.

Invoquant un « ras-le-bol » et tirant la sonnette d’alarme sur la situation de certains retraités, ils dénoncent le peu d’efforts du gouvernement, notamment pour les pensions de moins de 900 € par mois. Les syndicats se dirigeront ensuite vers la sous-préfecture pour y déposer une motion. Brest – 26 Septembre

http://www.ouest-france.fr/gel-des-retraites-appel-manifester-mardi-matin-2855384

Social à Quimper. Les retraités manifestent mardi prochain (Ouest France)

En première ligne la CGT et la FSU.
A l’appel de la CGT et de la FSU, les retraités manifesteront mardi prochain. Après un rassemblement devant la permanence du député, ils se rendront à la préfecture. « Il ne s’agit pas d’une petite lutte égoïste, le pouvoir d’achat des retraités concerne aussi les actifs », Michèle Jézéquel, responsable des retraités CGT de la Poste est caté- gorique. « La situation des retraités devient dramatique. » Dans le cadre d’une jour- née nationale d’action, un rassemblement est prévu à Quimper le mardi 30 sep- tembre à 10 h 30.  » C’est la continuité de la manifestation réussie du 3 juin à Paris ». Quimper – 26 Septembre

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27 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les retraites nouvelle cible de la cours des comptes (cgt)

hollande

La Cour des Comptes considère que l’objectif de rattrapage des revenus des retraités par rapport aux actifs est atteint. Elle propose donc dans son dernier rapport une hausse de leur imposition.

Dans son dernier rapport sur la sécurité sociale, la Cour des comptes préconise de faire davantage participer les retraités à la solidarité nationale.

D’après la Cour des comptes, les différentes niches fiscales et sociales qui s’appliquent aux retraités représenteraient un manque à gagner de 12 milliards d’euros pour l’État et la sécurité sociale.

Selon le Président de la Cour Didier Migaud , « les retraités sont dans une situation financière plus favorable que les actifs, notamment les jeunes.. Et l’objectif de ces avantages, qui était de réduire l’écart avec les actifs, est atteint. »

Revue des mesures préconisées par la Cour des comptes :

- Supprimer progressivement l’abattement de 10% alors qu’ils n’ont plus de frais professionnels (gain de 2,7 milliards d’euros).

- Supprimer progressivement l’exonération des majorations de pensions pour les parents de 3 enfants (gain de 800 millions d’euros).

- Aligner le taux de CSG appliqué aux pensions de retraite sur celui des actifs. Ce qui soumettrait les 7,9 millions (49%) de retraités aujourd’hui assujettis à une CSG de 6,6% à un taux de 7,5% (gain de 1,2 milliard d’euros).

Autre injustice, on a plus de patrimoine à 70 ans qu’à 30 ans…. c’est dingue non ?

C’est vrai aussi que les honteux retraités qui ont connu l’époque de travailler plus pour gagner plus, (48h hebdo et 3 puis 4 semaines de congés) et préparé leur retraite en économisant, sont « has been » en regard des 35h , 5 semaines de congés et RTT.

Mais c’est vrai aussi qu’il faut éviter de parler :

·*   Des sénateurs

·*   Des députés qui ont la retraite, à vie, après 2 mandats (10 ans)

·*    Des ministres qui ont la retraite, à vie, après 8 mois de ministère

* Des députés européens qui ne paient pas un centime de CSG

*  des actionnaires surtout qui ont vu leurs revenus « exploser » ces dernières années (43 MILLIARDS DE DIVIDENDES ONT ETE VERSES en 2013) malgré la crise (dont ils sont responsables en ponctionnant les bénéfices plutôt que de les réinvestir)

Ne parlons pas non plus des Présidents de la République en retraite Chirac, Sarkozy et bientôt un troisième : Hollande. Ex : Sarko coûte environ 1 500 000 € à la nation chaque année (chauffeurs, retraite, gardes du corps, personnels, voyages, etc., etc…)

Et que dire de l’Ex Future Femme de Hollande qui a coûté plus de 480 000 € aux contribuables.

http://cgt.ales.over-blog.com/article-les-retraites-nouvelle-cible-de-la-cour-des-comptes-124233963.html

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30 mai 2014 ~ 0 Commentaire

3 juin, manifestation des retraités (lo)

retraie

Halte aux attaques sur les retraites!

Le mardi 3 juin, l’ensemble des confédérations syndicales appelle les retraités à une mani- festation nationale à Paris, à 11 heures, place Joffre, derrière la Tour Eiffel.

Sauf la CFDT, sans doute par crainte des huées de retraités n’ayant pas oublié que cette confédération a soutenu le gouvernement dans ses attaques contre les retraites en octobre dernier : passage de 41,5 à 43 années de cotisations pour avoir droit à une pension com- plète, report et gel des revalorisations des pensions CNAV et complémentaires.

Les retraités ont mille fois raison de descendre dans la rue. Ces 15 millions de travail- leurs âgés voient de plus en plus leur pouvoir d’achat amputé, certains tombant dans la mi- sère. D’après la CGT, la pension moyenne (de base et complémentaire) est de 1 550 euros pour les hommes et de 899 euros pour les femmes. Quatre millions de retraités ayant des pensions de misère sont secourus par des allocations sociales, minimum contributif pour ceux ayant cotisé tous leurs trimestres ou minimum vieillesse à 792 euros par mois pour ceux qui n’ont pas une carrière complète.

Dernièrement, le gouvernement a instauré une nouvelle taxe de 0,30 % sur les retraites im- posables et il a maintenu la mesure de Sarkozy supprimant la demi-part d’exonération fis- cale pour les retraités ayant élevé seuls un ou des enfants. Cette manifestation de retraités devient pour les confédérations syndicales un rituel annuel.

Sous prétexte de revendications spécifiques, elles saucissonnent les appels à la grè- ve et aux manifestations. Le 15 mai appel à la grève pour les fonctionnaires, le 22 mai pour les agents de la SNCF, le 3 juin manifestation pour les retraités… et demain une marche à part pour les chômeurs ?

Les attaques gouvernementales concernent tous les travailleurs, qu’ils soient salariés, chômeurs ou retraités, c’est donc tous ensemble qu’il faut riposter. Louis BASTILLE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2391&id=58

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30 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Chômeurs au seuil de la retraite: ils vivent avec 480 euros par mois (nl obs)

Claudine, Gilles et Maria, au chômage en fin de droit, touchent une maigre allocation avant de pouvoir toucher leur retraite. Ils comptent les jours. 

Ils sont nés entre 1953 et 1956 et ont commencé à travailler avant 18 ans. Ce qu’on appelle des « carrières longues ». Mais leurs parcours ont été brutalement interrompus par la crise et ces seniors sont devenus chômeurs. A quelques années de la retraite, leurs trimestres sont validés mais pas tous cotisés. Ils doivent attendre l’âge légal pour toucher leur pension de retraite.

Arrivés en fin de droits, comment vivent-ils ? Avec l’ASS (Allocation de solidarité spéci-fique), 483,3 euros. L’AER (Allocation équivalent retraite) de 1.030 euros mise en place sous Lionel Jospin en 2002 et à laquelle ils auraient pu prétendre, a été supprimée par le gou- vernement Fillon en 2011. Remplacée par l’ATS (Allocation transitoire de solidarité) de Xavier Bertrand, bien plus restrictive. Le gouvernement Ayrault a bien tenté d’améliorer les choses en instituant une ATS de 1.030 euros en mars 2013, mais elle ne concerne que les générations nées en 1952 et 1953 et justifiant de tous leurs trimestres cotisés, laissant encore de nom- breuses personnes avec moins de 500 euros pour survivre. Parmi elles, Claudine, Gilles et Maria. Avec le Collectif AER-ATS 2014, ils espèrent que le gouvernement remettra en place une allocation qui leur permette de faire dignement la jonction entre la fin de leurs droits au chômage et le début de leur retraite.

Claudine : « Sans mon frère, je deviendrais SDF » Claudine a pris les devants. Elle a quitté sa Normandie natale où elle a toujours vécu pour se réfugier chez son frère, qui a accepté de l’héberger, en Corse. Elle aura 60 ans en juillet prochain. Elle était salariée dans l’immobilier, secteur que la crise n’a pas épargné. Au chômage depuis novembre 2010, elle devait arriver en fin de droits en novembre 2013. Mais, stressée, angoissée, elle a sombré dans la dépres- sion au mois de septembre. Un accident a suivi. Un arrêt maladie qui a interrompu son chô- mage. Aujourd’hui, elle touche 50% de son dernier salaire brut, soit 680 euros par mois. Quand cet arrêt va prendre fin, il lui restera donc « encore » deux mois de chômage. Et après ? A l’heure actuelle, elle ne rentre pas dans les critères pour bénéficier de l’ATS. Ce sera donc l’ASS : 483,30 euros par mois ! On vit comment avec ça ? Je suis déjà en galère ! Ce ne sera plus de la vie mais de la survie. »Cette situation durera jusqu’à ce qu’elle ait atteint le nouvel âge légal de la retraite, 61 ans et sept mois. Il lui faudra donc tenir jusqu’en mars 2016, « sans coiffeur, sans un petit vêtement. Tout est fini ». Ce qu’elle redoute plus que tout, c’est la spirale, l’enchaînement des galères.

A 60 ans, on commence à avoir des bobos par-ci par-là. Comment fait-on sans mutuelle ? Il faut que je demande la CMU [Couverture maladie universelle, NDLR] ? Parce que comment je vais pouvoir avancer les frais ? »

Il y a aussi la peur de la dépendance. Claudine refuse d’embêter ses enfants âgés de 37 et 40 ans : « Ils ont leur vie. De toute façon, ma fille vit à l’étranger. » C’est donc son frère qui l’aidera. Sa planche de salut : « Si je ne l’avais pas, je deviendrais SDF. Mais je ne pense pas que c’est vraiment à lui de me loger, de me nourrir comme ça jusqu’en 2016… »

Claudine a commencé à bosser en octobre 1972, après son bac. Bien avant ses 20 ans donc. La nouvelle législation aurait pu lui permettre de demander une retraite anticipée pour carrière longue. Seulement voilà, pour cela, il faut avoir non seulement commencé à travailler avant 20 ans mais aussi totaliser 165 trimestres cotisés. Et, comme en période de chômage, les trimestres sont validés mais non cotisés (seuls deux trimestres sont accordés), Claudine avait 180 trimestres validés mais seulement 155 cotisés au dernier relevé. « Comme en plus j’ai travaillé trois ans en profession libérale, comme agent général d’assurances, cette caisse de retraite ne prend pas en compte la première année en trimestres cotisés: j’ai donc encore perdu quatre trimestres. » Reste une incertitude sur sa situation liée à son arrêt maladie. Qui, conjuguée à la peur de l’avenir, mine la sexagénaire : « La dernière fois que j’ai eu ma caisse de retraites, ils n’étaient même pas au courant de la nouvelle législation avec l’ATS… Je ne sais pas où ils en sont des calculs. Je n’arrive pas à connaître ma situation nette et précise. J’ai l’impression de sombrer. »

Gilles et Maria :  »Une vie de travail pour en arriver là… » Maria et Gilles, 59 ans et 60  ans, vivent avec 1.513,3 euros par mois. Petitement mais dignement : « Heureusement, nous sommes propriétaires de notre maison. On ne pourrait pas payer un loyer », confie Gilles. En cas de coup dur, c’est le bas de laine : « Pour le moment, on peut encore tirer sur ce qu’il nous reste d’économie quand il faut faire une réparation sur la voiture. »

Lorsqu’il s’est retrouvé au chômage en 2009, Gilles bénéficie de l’AER mise en place par Lionel Jospin et touche 1.030 euros mensuel. Le dernier licenciement de Maria a eu lieu en 2010. Ses droits au chômage ont pris fin en avril 2013. Plus d’AER, pas droit à l’ATS puisque née en 1955, elle reçoit ses 483,30 euros d’ASS  chaque mois. Le couple a le sentiment de subir un arbitraire aussi absurde qu’injuste.

Ces deux Vosgiens ont passé l’essentiel de leur carrière comme ouvriers dans le textile. Maria a commencé à travailler à 14 ans. Bien sûr, en raison de la scolarité obligatoire, ses journées de huit heures n’ont commencé à être prises en compte qu’à partir de ses 16  ans, en 1971. Depuis, elle a validé 192 trimestres mais seulement 152 sont cotisés. Comme Claudine, elle ne peut prétendre à une retraite anticipée. L’ancienne ouvrière est une battante mais aujourd’hui, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Après une première fermeture d’usine en 1987, Maria a retrouvé un poste dans le textile neuf mois plus tard. Mais en 2002, rebelote : l’usine met la clé sous la porte. Maria décroche alors un job chez un sous-traitant automobile.

Un métier dur, très dur. Elle tombe malade. En 2006, opération de la main gauche ; le canal carpien, grand classique des TMS (troubles musculo-squelettiques) ouvriers. En 2007, opération du canal droit . Puis en 2009, cancer. En 2010, lorsqu’elle peut enfin retourner travailler, la médecine du travail exige un mi-temps. Impossible pour l’employeur, qui licencie Maria. On lui dit alors : « Vous ne risquez-rien : vous aurez trois ans de chômage et l’AER ensuite. » Sauf qu’entre temps, l’AER a été supprimée ! La voilà donc partie pour l’ASS jusqu’à l’âge de la retraite, en février 2017.

Ça va faire quelques années à manger de la vache enragée », se désole le couple.  Toute une vie de travail pour en arriver là… On est révoltés. » La dernière fois que Gilles et Maria sont partis en vacances, c’était il y a trois ans. Se plaindre ? Pas leur genre. Mais ils sont en colère. « Il y a des situations bien pire que la nôtre. Nous, on est deux ! » Aujourd’hui, il va encore falloir puiser dans la cagnotte pour aller voir leur petite fille qui vient de naître, dans le Sud. C’est leur joie, leur bonheur. Et puis ils veulent y croire : le gouvernement ne peut pas rester insensible à ce qu’ils considèrent comme une profonde injustice : « Il faut que Hollande et Ayrault réta- blissent complètement l’AER. Des personnes qui ont travaillé et obtenu tous leurs trimestres doivent pouvoir vivre dignement. »

Louis Morice – Le Nouvel Observateur  Publié le 26-02-2014 à 12h25

http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20140220.OBS7175/chomeurs-au-seuil-de-la-retraite-ils-vivent-avec-480-euros-par-mois.html

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23 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Combien d’euros en moins dans le portefeuille des retraités? (jdd)

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Manuel Valls doit préciser la trajectoire budgétaire sur les 50 milliards d’économies à trouver d’ici 2017 en conseil des ministres mercredi.

Le Premier ministre a déjà dévoilé un certain nombre de pistes, notamment le gel des régimes de retraites jusqu’en 2015. Les députés socialistes reçus mardi à Matignon, ont clairement laissé entendre que le chef du gouvernement allait faire un geste pour les petites retraites, mais rien n’est moins sûr. En l’attendant, si le gel est confirmé, le pouvoir d’achat des retraités va être directement touché par la décision du gouvernement.

Ce sera du pouvoir d’achat en moins. Des pensions de retraite gelées, ça veut dire que leur montant restera exactement le même. Problème, pendant ce temps-là, les prix, eux, vont bien continuer à augmenter. La différence, c’est une perte pure de pouvoir d’achat.

Prenons un exemple. Le montant moyen de la retraite en France est de 1.245 euros par mois (retraite complémentaire comprise). Avec une inflation des prix de 0,6%, comme c’est le cas actuellement dans l’Hexagone, le pouvoir d’achat baisserait mécaniquement de 84 euros d’ici à 2015.

A 75 ans, Michel fait partie de la moyenne, et il sait que ce gel des pensions va peser sur son budget. “Par exemple, l’électricité, tous les mois, je payais 92 euros, désormais [avec l'infla- tion], ça va être 96 euros. L’électricité augmente et ma pension, elle n’augmente pas. Ça a un impact, témoigne le retraité. Quand vous passez chez le boulanger, le boucher et vous voyiez que les prix augmentent et que vos pensions n’ont pas bougé, on s’en rend compte.”

Seuls épargnés pour le moment, les 600.000 retraités qui touchent le minimum vieillesse. Le gouvernement a décidé de ne pas geler leurs pensions qui passeront de 792 à 800 euros le 1er octobre prochain. Economie  |  23/04/2014 – 09:35

http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/Combien-d-euros-en-moins-dans-le-portefeuille-des-retraites-662997

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19 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Des Français de plus en plus préoccupés par la retraite (20mn)

retraites C’est pourtant simple!

63 % des Français estiment que leur pension de retraite ne sera pas suffisante pour couvrir leurs besoins financiers, selon le baromètre Deloitte réalisé par Harris Interactive

La retraite inquiète. Selon le baromètre Deloitte réalisé par Harris Interactive, présenté mercredi 19 mars 2014, un Français actif sur deux se dit préoccupé par sa retraite (54 % contre 51 % en 2012). En effet, ils pensent que leur situation sera plus «défavorable» (retraite inférieure, allongement du temps de travail, durée de vie etc.) que celle des retraités aujourd’hui. Les femmes, les 35-53 ans et les personnes à revenu modeste sont les populations où cette appréhension est la plus vive, révèle l’enquête.

Un actif sur cinq envisage la poursuite d’une activité L’une des principales sources d’in- quiétude est le montant de la pension. En effet, ils sont 63 % à considérer que celle-ci ne suffira pas à couvrir les besoins financiers. Ils sont même 77 % à estimer nécessaires de devoir compléter leur revenue par d’autres sources (…) …

Créé le 19/03/2014 à 11h38 — Mis à jour le 19/03/2014 à 12h23

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : s’opposer jusqu’au bout

Retraites : s’opposer jusqu’au bout dans NPA affiche-retraites.preview-208x300

À partir de lundi 7 octobre, la démocratie à la sauce Ve République va prendre la main pour valider la contre-réforme des retraites. Pris entre son acceptation des injonctions de la finance, du Medef et de la troïka européenne et les baromètres électoraux, le gouvernement s’apprête à faire voter par le Parlement la première réforme de « gauche » entraînant des reculs en matière de retraite. Ce simulacre de démocratie vient après des mois passés à déverser des tonnes de contre-vérités, des semaines de pseudo-concertation avec des directions syndicales plus soucieuses de dialogue social que de d’affrontement avec le gouvernement.

Tergiversations La mobilisation du 10 septembre donnait pourtant des possibilités de construction d’une mobilisation pouvant imposer des reculs au gouvernement. Mais pendant que les directions syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) totalement impliquées dans le soutien au projet gouvernemental se félicitaient ouvertement de la mise en œuvre du projet, la CGT, la FSU et FO refusaient de tenter d’amplifier la mobilisation. L’annonce d’une bien floue semaine d’action de la CGT du 7 au 11 octobre, de la journée d’action du 15 octobre par FO, fournissait peu de possibilités aux équipes militantes pour tenter de relancer la mobilisation.
De nombreuses équipes CGT ont, dans le temps d’attente de la décision de FO, critiqué ouvertement la passivité de la direction confédérale. La permanence téléphonique confédérale, la commission exécutive confédérale, le conseil national de la fédération métaux et les instances de bien des fédérations ont vu remonter de nombreuses protestations de la « base » et de structures intermédiaires. De même, des critiques ont été émises dans de nombreuses commissions exécutives d’unions départementales ou de syndicats importants. Appuyées par d’autres unions locales et syndicats, cinq unions locales du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont appelé à un rassemblement devant l’assemblée nationale. Et bien d’autres initiatives locales ont été prises pour tenter de maintenir la pression. Confrontée à cette montée de protestations, la direction confédérale CGT a décidé d’entraîner la FSU, FO et Solidaires dans des initiatives en Ile-de-France. Jeudi 10 octobre, « un rassemblement interprofessionnel, avec conférence de presse devant le ministère du Travail, à partir de 12 h 30 » et mardi 15 octobre, « une journée de mobilisation… avec un rassemblement et une manifestation régionale à 12 h 30 au départ de Saint-Augustin qui rejoindrait le rassemblement unitaire » initié par FO « sur le pont de la Concorde, face à l’assemblée nationale ».

Ne pas renoncer Pas de quoi peser sur un débat parlementaire qui se concentre sur l’intégration ou pas des stages effectués après un master (bac+4), dans le calcul des annuités validées, dans la limite de deux trimestres qui pourraient être rachetés à tarifs bonifiés ! Quant aux 400 amendements, déposés pour l’essentiel par le Front de gauche, députés et sénateurs ne pourront même pas faire croire à l’existence d’un débat démocratique, le gouvernement ayant décidé d’engager une procédure accélérée. Il n’y aura donc qu’une seule lecture du texte par chambre. Sauf sursaut dans les mobilisations des deux prochaines semaines, le gouvernement PS-EELV, fortement appuyé par la CFDT réussirait ainsi le tour de forces d’imposer des reculs plus importants que ceux imposés par Sarkozy-Fillon-Woerth avec moins de mobilisations !
Pas étonnant que le désarroi, le découragement gagnent les militantEs, les équipes syndicales et se traduisent électoralement par la chute de la « gauche » et la progression de l’extrême droite. Il nous reste quelques jours pour convaincre que la défaite n’est pas inéluctable, qu’une autre stratégie de mobilisation donnerait des résultats plus probants. Les enjeux d’une telle bataille dépassent largement la question sociale pour s’inviter pleinement dans la situation politique. Les conséquences seraient d’abord une nouvelle détérioration brutale des conditions d’existence de millions de salariéEs, mais aussi un nouveau recul dans les espérances sociales et politiques. Pas question pour nous d’abandonner ces combats.

Jeudi 10 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013) Robert Pelletier

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Projet de loi sur les retraites: le gouverneMENT (1)

Projet de loi sur les retraites: le gouverneMENT (1) dans NPA hollande-pinocchio

La loi sur les retraites sera débattue à l’Assemblée nationale entre le 7 et le 11 octobre,

à l’exception des dispositions concernant les cotisations qui seront examinées la semaine du 21 octobre, dans le cadre du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le gouvernement a soigneusement préparé sa communication, largement relayée par les médias. Celle-ci repose sur deux affirmations, au demeurant contradictoires :

– Premier mensonge, le système de retraites par répartition court à sa perte si rien n’est fait. Pour le « sauver », face à des contraintes « incontournables » (le vieillissement de la population et donc l’accroissement du nombre de retraitéEs, les « déficits » croissants qui en découlent…), il est nécessaire de « réformer », même si c’est douloureux pour les salariéEs actifEs et retraitéEs.
– Deuxième mensonge , cette « réforme » n’a rien de dramatique. Elle nécessite seulement de « petits » efforts, échelonnés dans le temps et donc presque indolores. Elle peut même pour certains (les femmes, les jeunes, les salariéEs exerçant des travaux pénibles) être source d’avancées sociales… Une « réforme » est donc nécessaire, mais elle peut être une « bonne réforme », « juste et équilibrée » négociée dans le cadre du « dialogue social » avec des dirigeants syndicaux responsables, comme ceux de la CFDT.
Par ce dossier, le NPA veut contribuer à contrer cette propagande mensongère. Nous voulons aider à la construction d’une indispensable mobilisation pour exiger le retrait d’un projet cohérent qui n’est ni amendable ni négociable, et qui vise non à sauver mais à poursuivre la destruction de la Sécurité sociale. Ce serait une première victoire face à ce gouvernement d’austérité.

Dimanche 6 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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