Archive | Retraites

22 janvier 2016 ~ 0 Commentaire

pendant ce temps en grèce

greece

Le gouvernement de Tsipras (poussé par ses « créanciers ») s’en prend aux retraites.

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30 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

l’âge de la retraite va passer à 63 ans (basta)

retrauite

Alors que le chômage de longue durée s’aggrave pour les seniors

Une nouvelle réforme des retraites est en train de passer en catimini. Plusieurs partenaires sociaux ont conclu un accord de principe qui doit être signé ce 30 octobre : l’âge de départ à la retraite va s’allonger d’un an – à 63 ans – si les futurs retraités ne souhaitent pas subir une dévalorisation de leurs pensions.

Problème : malgré les précédentes réformes, les entreprises n’ont pas fourni d’efforts suffisants pour garder en activité leurs salariés de plus de 55 ans. Ceux-ci sont encore nombreux à être poussés vers la sortie, voire à connaître le chômage de longue durée, même si certains cadres arrivent à rebondir. Dans ces conditions, un nouvel allongement des cotisations aggravera davantage les inégalités.

L’âge de départ en retraite sera encore repoussé. Les organisations patronales et trois organisations syndicales (CGDT, CFE-CGC et CFTC) sont en train de se mettre d’accord pour réformer le système de retraites complémentaires Agirc-Acco. Dans le cadre de cet accord, la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein sera allongée d’un an.

A partir de 2019, si un senior préfère partir à 62 ans, soit l’âge légal de départ à la retraite pour le régime général, il perdra 10% de sa retraite complémentaire pendant deux ans. S’il choisit de partir à 63 ans, aucun malus ne s’applique. Cotiser plus longtemps ou accepter une pension plus faible, telles seront les options à choisir. Ce qui aggravera encore davan- tage les inégalités existantes. Car à plus de 55 ans, que l’on soit cadre ou ouvrier, homme ou femme, et sous la menace du chômage de longue durée, les perspectives seront bien différentes.

« L’espérance de vie à 60 ans, c’est-à-dire le nombre d’année qu’il nous reste à vivre à cet âge, progresse constamment. Il faut bien adapter notre système de retraites pour le rééqui- librer financièrement », justifie Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, syndicat qui a signé l’accord de principe le 16 octobre et devrait le valider ce 30 octobre. Si cette espé- rance de vie à 60 ans n’a cessé d’augmenter depuis des décennies, elle diffère selon la catégorie professionnelle [1]. Un ouvrier vivra cinq ans et demi de moins, en moyenne, qu’un cadre. Et pour bénéficier d’une retraite à taux plein, encore faut-il être en activité…

« La France n’a toujours pas résolu la question de l’emploi des seniors » La réforme de 2010 avait déjà abouti à repousser l’âge légal de deux ans : de 60 à 62 ans ou 63 à 65 ans, pour ceux qui n’ont pas cotisé les 43 annuités nécessaires. En parallèle, afin d’éviter que les entreprises ne se séparent de leurs salariés âgés, le gouvernement a démantelé les dispositifs de pré-retraites publics et les niches fiscales et sociales des pré-retraites privées. Il a également imposé une pénalité, de 1% du montant des rémunérations versées aux salariés, aux entreprises qui ne signaient pas d’accords en faveur de l’emploi des seniors.

Les résultats sont-ils au rendez-vous ? Selon les chiffres du Conseil d’orientation des retraites en 2014, le taux d’emploi des 55-59 ans a fortement progressé, atteignant 68 %. Idem pour les 60-64 ans, dont un sur quatre est toujours en activité. Les entreprises auraient donc joué le jeu, arrêtant de licencier massivement leurs salariés quinquagénaires. Ce n’est qu’une apparence statistique.

« Si la France a rattrapé son retard au sein de l’Europe pour le taux d’emploi des 55-59 ans, elle reste très en dessous des niveaux européens pour les 60-64 ans et n’a pas réussi à significativement allonger la vie active. Surtout, le chômage des seniors s’est accru plus vite que pour les autres catégories d’âge depuis 2008 », détaille Anne-Marie Guillemard, sociologue et professeur des universités. Le taux de chômage des 55-64 ans s’établit actuellement de 7%, selon la Dares [2]. « La France n’a donc toujours pas vraiment résolu la question de l’emploi des seniors », conclut Anne-Marie Guillemard.

L’obsolescence programmée du salarié…. (à suivre)

Morgane Remy 30 octobre 2015

http://www.bastamag.net/L-age-de-la-retraite-va-passer-a-63-ans

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20 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

l’âge de la retraite repoussé de fait (anti-k)

retrauite

Communiqué de la CGT

Manuel Valls s’est «réjoui» vendredi soir de «l’accord de principe» sur les retraites complé- mentaires, assurant que le gouvernement «accompagnera» sa «mise en œuvre». Après avoir appelé cet accord de ses vœux en laissant entendre qu’à défaut le gouvernement prendrait la main, le Premier ministre y voit «la preuve de la capacité du dialogue social dans notre pays à élaborer les compromis équilibrés nécessaires à la réforme et à la consolidation de notre modèle social.»

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Mais de quoi parle Manuel Valls quand il évoque la «consolidation de notre modèle social» alors que les jeunes générations risquent de voir leurs futures pensions baisser de 8,5% ? Où est le progrès social quand on va imposer des abattements les trois premières années de retraite aux salariés qui ne pourraient différer leur départ?

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En sachant que 56 % des salariés ne sont déjà plus en emploi au moment de la liquidation de leur pension. N’en déplaise à Laurent Berger de la CFDT qui conteste cette vision des choses, avec cet accord, le Medef parvient à reculer de fait l’âge de la retraite.
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Avec cet accord, les retraités qui subissent déjà depuis des années le gel de leurs pen- sions essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplé- mentaires, outre le report au 1er novembre de la revalorisation de leurs pensions.
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Quel sens donne Manuel Valls au dialogue social quand celui-ci se résume à négocier sur le cahier des charges dicté par le Medef encouragé par l’exécutif à refuser de partager les efforts? Avec cet accord en effet, le patronat s’exonère de la plus grande partie des efforts: au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à 95 % du besoin de financement contre 5 % pour le Medef: soit 5,7 milliards à la charge des salariés et retraités contre 300 millions pour le patronat.
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Préservé, le modèle social? Quelle blague! Les deux régimes n’en seront pas pour autant équilibrés et le patronat propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous.
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Le modèle social n’est pas préservé quand on renforce tous les mécanismes destinés à précipiter les actifs et notamment les plus jeunes vers les dispositifs d’épargne pour préparer leur retraite, sans aucune garantie…
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13 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

retraite à 64 ans? (jdd)

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Le gouvernement validera-t-il?

François Hollande appelle le patronat et les syndicats à trouver « toutes les solutions » pour sauver les régimes complémentaires. En jeu : une baisse des pensions et un report de l’âge de départ à la retraite.

C’est un sujet explosif que le gouvernement suit de près. Les syndicats et le patronat achè- vent la négociation d’un plan de sauvetage des retraites complémentaires, dont le « trou » dépasse 5 milliards d’euros. Ils ont rendez-vous vendredi pour une séance sous haute sur- veillance politique. Parmi les mesures envisagées, la plus sensible est une baisse des versements aux nouveaux retraités pendant deux ans. Autrement dit, l’âge de la pension complète serait reporté : il passerait à 64 ans au lieu de 62 ans.

François Hollande a encouragé les négociateurs à chercher « toutes les solutions », comme il l’a souligné mardi lors de son discours pour les 70 ans de la Sécurité sociale. Le gouvernement serait prêt à valider leurs conclusions. « Je souhaite que les partenaires so- ciaux trouvent un accord, pour les Français et pour le dialogue social », insiste Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales.

Le passage à 64 ans, s’il est acté, concernerait les régimes complémentaires obligatoires, dont la gestion dépend des partenaires sociaux. L’enjeu est lourd: l’Arrco sert 12 millions d’anciens salariés pour des montants pesant au moins 30% de leurs retraites; l’Agirc fait vivre 2,7 millions d’ex-cadres et représente jusqu’à 65 % de leurs ressources. Ces caisses complètent celle de la Sécu, pour laquelle l’âge légal n’est pas remis en question.

Une proposition du Medef La retraite à 64 ans est une proposition du Medef, parvenue jeudi aux syndicats. L’organisation patronale a reculé d’un cran: sa précédente revendication allait jusqu’à 65 ans. Dans son scénario, les salariés qui partiraient à 62 ans perdraient 25% de leur pension complémentaire, et 15% à 63 ans. Ceux qui partent plus tard toucheraient des bonifications de même ordre.

Plusieurs syndicats acceptent le principe, sans aller jusqu’à de telles coupes. La CFDT propose que les néo-retraités versent une « contribution de solidarité intergénérationelle » de 4% pendant deux années après la fin de carrière, quel que soit l’âge. La CFTC est d’accord pour une diminution de 5% à 62 ans, puis 4% et 3%. La CGC admet des « abattements tem- poraires raisonnables ». Mais la CGT et FO, dont la position finale sera déterminante, ne veulent pas en entendre parler.

En contrepartie, toutes les centrales réclament que les ­employeurs paient davantage de cotisations. Or le président du Medef, Pierre Gattaz, effectue son mandat, au contraire, sur un programme de baisse des prélèvements.(…) Nicolas Prissette Le Journal du Dimanche

http://www.lejdd.fr/retraites-Le-gouvernement-validera-t-il-la-retraite-a-64-ans

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28 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

plus de la moitié des plus de 65 ans (anti-k)

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Ne reçoivent pas de soins

Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. Plus de la moitié de la population mondiale âgée de plus de 65 ans, soit 300 millions de personnes, est exclue des soins de longue durée, a affirmé lundi l’OIT.

Il manque 13,6 millions de travailleurs sociaux. Dans son analyse des déficits de couver- ture pour les personnes âgées, l’Organisation internationale du travail (OIT) dénonce la dis- crimination en raison du sexe et de l’âge, ou âgisme. Elle se traduit par un traitement systé- matiquement inégal des personnes âgées ayant besoin de soins par rapport aux plus jeu- nes, une forte pénurie de professionnels et un sous-financement public. Selon l’OIT, 92% des plus de 65 ans sont exclus de soins de qualité en Afrique, 65% en Asie, 30% en Europe et 15% dans les Amériques.

Dans le monde, 11,9 millions de travailleurs sont actifs dans l’aide aux 563 millions de personnes âgées de plus de 65 ans. Ils sont 3,9 millions en Europe pour s’occuper de 131 millions de plus de 65 ans. L’OIT évalue à 13,6 millions le nombre de professionnels qui manquent dans le monde pour donner des soins aux plus de 65 ans, dont 2,3 millions en Europe.

Travailleurs informels Le recours aux travailleurs informels, le plus souvent des migrants (plus de 70%), et aux membres de la famille compense en partie ce «déficit abyssal». Mais l’OIT souligne qu’il n’est pas normal d’utiliser cette main-d’oeuvre non payée ou mal payée. Ce sont les femmes, les personnes seules, les plus pauvres et les plus de 80 ans qui souf- frent le plus de ce désinvestissement. Jusqu’à 80% des plus de 65 ans doivent payer les soins de leur poche. «Cette situation déplorable se mesure par le très faible niveau de dé- penses publiques consacrées aux soins de longue durée pour les plus de 65 ans qui en moyenne représentent moins de 1% du Produit intérieur brut à l’échelle mondiale », a affirmé Xenia Scheil-Adlung, auteure de l’étude.

En Suisse aussi En Suisse, la proportion de travailleurs de soins de longue durée pour 100 personnes de plus de 65 ans atteint 5,2%, selon le rapport de l’OIT. La Norvège a la propor- tion la plus élevée (17,1%), devant la Suède (9,6%) et les Pays-Bas (7,3%). La proportion est de 1,1% en France et de 3,2% en Allemagne.

Les dépenses publiques consacrées aux soins de longue durée ont atteint 1,2% du PNB de la Suisse en moyenne pour la période 2006 à 2013. Les Pays-Bas ont dépensé le plus (2,3% de leur PNB), devant le Danemark (2,2%) et la Norvège (2,1%). Environ 70% des soins sont payés de la poche des personnes âgées en Suisse et cela représente en moy- enne 4% de leur budget. La Suisse compte 1,7 million de plus de 65 ans (17% de la population).

Peur irrationnelle L’OIT dénonce «une peur irrationnelle prévalant dans l’opinion publique que les soins de longue durée pour les personnes âgées ne sont pas abordables plutôt que de considérer les avantages qu’il y a à investir dans ces soins en terme de création d’em- plois et d’amélioration du bien-être de la population». Cette discrimination conduit à l’appau- vrissement, à l’exclusion et parfois à des abus et violences. L’OIT préconise de placer les soins de longue durée pour les personnes âgées en tête des priorités.

romandie.com – 28.09.2015

http://www.anti-k.org/plus-de-la-moitie-des-plus-de-65-ans-ne-recoivent-pas-de-soins

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02 août 2015 ~ 0 Commentaire

grèce, un nouveau choc pour 2,6 millions de retraités (al’e)

retrauite

Une triple contribution des retraité·e·s pour l’assurance maladie sera payée par les 2,65 millions de retraités (sur une population de 11 millions) en septembre.

Elle sera collectée en une fois, sur la base du montant de la retraite versé en septembre. Cette nouvelle contribution touchera aussi bien la retraite de base que complémentaire. Le montant total pour les trois mois (juillet, août, septembre 2015) de la hausse contributive mensuelle sera collecté à fin août ou au début septembre, selon le fonds de pension dont les retraité·e·s dépendent.

[Pour rappel, les dépenses pour les retraites ont subi, depuis 2012, une réduction de quelque 5 milliards d’euros par année. Les «institutions» ont pour objectif un système de retraite «autosuffisant» et donc de mettre fin au fait qu’il est, en partie, abondé par le budget de l’Etat. C’est l’objectif du troisième mémorandum. Telle est la situation actuelle, avant les mesures imposées par le troisième mémorandum, dont celle décrite ici n’est qu’une facette.

Prenons un exemple: une retraitée disposant d’une pension relativement confortable de 1330 euros en 2010, versée 14 fois l’an, se retrouve en juin 2015 dans la situation suivante: retraite réduite à 1050 euros et reçue 12 fois par an; une baisse de plus de 30%. Or, elle se trouve dans le 20% des retraités les mieux «traités»; pour les retraité·e·s disposant d’une retraite inférieure à 500 euros, la coupe a été de 15%.

Selon une enquête de la Fédération des petites entreprises, des commerçants et des artisans, qui date de janvier 2014, 48,6% des familles grecques dépendaient très largement du montant d’une retraite, ce qui est en lien avec le taux de chômage, en particulier des moins de 35 ans; et 35,9% dépendent avant tout d’un revenu salarial.

Début 2014, la moyenne du total des retraites se situait à 700 euros et à 900 en cas d’existence d’un fonds complémentaire (auxiliaire). Dans la même enquête, 6 ménages sur 10 affirmaient avoir dû réduire leurs dépenses pour la nourriture; 7 sur 10 économisent sur le chauffage (l’enquête est faite en hiver) et sur le transport. Sur le total des chômeurs, ceux qui bénéficiaient d’une allocation étaient au nombre de 10%. Voir MacroPolis, 27 janvier 2014.]

La retenue sera rétroactive – elle sera calculée à partir du 1er juillet 2015 – et concerne toutes les contributions aux fonds de retraite. Il en découle une réduction indirecte du mon- tant des retraites, selon le journal Le Quotidien, en date du 23 juillet. La circulaire a été signée et envoyée aux fonds de pension par le ministre du Travail, de la Sécurité sociale et de la Protection sociale Giorgios Katrougalos [qui a récupéré ce ministère lors du remanie- ment, après avoir été ministre de la Fonction publique dans le premier gouvernement de Tsipras; il se proclame «un ministre du Travail de gauche», in L’Humanité du 20 juillet].

La plus grande partie des retraites perdront 2% supplémentaires par mois de leur valeur nominale (soit calculée sur le montant antérieur aux coupes imposées depuis 2010), tandis qu’une retenue de 6% par mois, pour hausse de cotisation, sera effectuée sur la retraite complémentaire (après les autres déductions). Les réductions cumulatives seront pour septembre de 6% dans la retraite principale (2% x 3 mois) et de 18% (6% x 3 mois) pour la retraite complémentaire. Selon les calculs, l’amputation du montant de retraites sera de 12%, en moyenne. (…) En vertu de la décision, de nouvelles contributions seront retenues – et pour les trois mois – sur le montant des retraites versées en septembre 2015.

Par exemple, un retraité ayant une modeste retraite provenant d’IKA [le principal orga- nisme de sécurité sociale en Grèce, qui verse des retraites à plus de 800 000 retraités] de 486, 84 euros brut et qui reçoit une retraite complémentaire de 236,75 euros va perdre 72 euros (24 euros multiplié par trois en septembre) comparé aux 19,5 euros mensuels qu’il payait chaque mois.

Traduction et édition A l’Encontre; article publié dans imerisia.gr le 30 juillet 2015)

Publié par Alencontre le 1 – août – 2015 Par George Gatou

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05 juin 2015 ~ 0 Commentaire

retraites: prendre en compte les dégâts du travail, c’est toujours pénible pour les patrons! (npa)

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La possibilité d’un départ anticipé à la retraite prenant en compte les dégâts dus aux conditions de travail était la seule prétendue avancée obtenue par la CFDT.

C’était la contrepartie de son lâchage de la lutte sur les retraites lors des grandes mobilisations de 2010 contre l’allongement de la durée de cotisation…

Les dispositions sur l’incapacité permettant notamment d’abaisser à 60 ans l’âge légal d’ouverture du droit à pension sont particulièrement restrictives, ne s’appliquant qu’aux salariéEs soumis à incapacité ­permanente d’au moins 10 %.

Prise en compte a minima

En ce qui concerne la pénibilité, sous la pression du patronat, la mise en place du dispositif a été constamment repoussée. Et c’est seulement en 2014 que la loi sur la réforme des retraites a précisé les conditions nécessaires à l’accumulation de points à transformer en droit à des formations, au passage à temps partiel, à un départ anticipé à la retraite.

Pour alimenter ce compte, il faut avoir été exposé à l’un des risques suivants :

– contraintes physiques : manutention (600 heures par an), postures pénibles (900 h/an), vibrations mécaniques (400 h/an) ;

– environnement agressif : agents chimiques y compris fumées et poussières, pression hyperbare, températures extrêmes (900 h/an), bruit (900 h/an) ;

– certains rythmes de travail : travail de nuit (120 nuits par an), posté (50 nuits par an), répétitif (900 h/an).

Trois mois d’exposition à un des facteurs « donnent » un point, à plusieurs facteurs, 2 points. L’acquisition est possible tout au long de la carrière avec un plafond de 100 points. Pour les salariéEs nés avant le 1er juillet 1956 et toujours exposés à la pénibilité, le nombre de points est doublé. Les 20 premiers points sont obligatoirement utilisés pour financer une formation, sauf pour les salariéEs âgés (nés avant 1960).

Le départ en retraite anticipé est ouvert aux salariéEs de plus de 55 ans :

dix points donnent droit à une majoration de durée de cotisation et donc de départ en retraite avancé d’un trimestre avec un maximum de 8 trimestres. Le départ pourra intervenir à 58 ans pour les carrières longues et à 60 ans pour un départ à l’âge légal de 62 ans.

La prise en compte de seulement quatre facteurs (travail de nuit, répétitif, en milieu hyperbare ou en équipes alternantes) avait été repoussée à janvier 2015, et les six autres à début 2016.

Et encore des reculs...

Ce dispositif était déjà très largement en-dessous d’une prise en compte réelle des dégâts occasionnés par les conditions de travail. L’amiante, les risques psycho-sociaux, pour n’évoquer que les cas les plus emblématiques sont absents des risques pris en compte. Mais cela est encore trop pour le patronat, et le gouvernement s’est rendu en grande partie à ses arguments. Les derniers reculs sont issus du rapport commis par un député socialiste et Michel Davy de Virville (ex-DRH de Renault et précurseur sur la voie de la destruction du code du travail), et font l’objet d’amendements au projet de loi sur le dialogue social.

L’entrée en vigueur des six facteurs prévue en janvier 2016 a été repoussée de six mois. Pour l’évaluation de l’exposition des salariéEs, les employeurs ne seront plus tenus d’évaluer la pénibilité pour chaque salariéE, mais pourront se baser sur un référentiel construit au niveau des branches professionnelles définissant les postes, métiers et situations de travail pouvant être jugés pénibles. À charge pour la caisse de retraite d’informer le salariéE sur son degré d’exposition et sur les points qu’il a accumulés. La définition de certains facteurs pourrait, de surcroît, être modifiée. Celle relative aux gestes répétitifs devrait ainsi être revue d’ici à fin juillet, afin d’adapter sa définition à « la réalité du travail dans les entreprises industrielles ». À la baisse pour les salariéEs ?

Au total, un ensemble de mesures qui reste essentiellement une caution au refus des employeurs à prendre réellement en compte les risques du travail. Cela voudrait dire s’y attaquer en amont par une prévention qui reste le parent pauvre des politiques patronales et gouvernementales.

Robert Pelletier

* Parus dans notre presse : Hebdo L’Anticapitaliste – 291 (28/05/2015). http://www.npa2009.org/

Travail dominical : mobilisation payante dans le commerce

A l’appel du CLIC-P, plus de 300 salariéEs du commerce ont manifesté ce jour à Odéon alors que se tenait au Sénat la Commission Mixte Paritaire consacrée à la loi Macron. EmployéEs de la Fnac, de Gibert Joseph ou des grands magasins, ils ont crié leur détermination à ne pas voir leurs dimanches et leurs nuits remis en cause par l’avidité des patrons des grandes enseignes.

Le feu roulant de mobilisation entretenu depuis fin 2014 par l’intersyndicale du commerce parisien, qui regroupe la CFDT, la CGT, l’UNSA et SUD, porte ses fruits : non seulement la CMP a échoué mais le gouvernement va demander que l’amendement sénatorial autorisant les commerces de biens culturels à ouvrir chaque dimanche soit retiré ainsi qu’à revenir sur les dispositions relatives au travail dominical et nocturne durcies par la droite sénatoriale.

La détermination et l’unité des salariéEs du commerce et les succès obtenus par leur mobilisation doit relancer des perspectives de mobilisations interprofessionnelles à même de gagner le retrait de cette loi régressive !

Les manifestantEs ont décidé d’un nouveau rassemblement place St Michel le 16 juin prochain, date de début du second examen du texte par l’Assemblée Nationale, ainsi que de l’organisation d’un pique-nique revendicatif le 28 juin, premier dimanche des soldes, place de l’Hôtel de Ville.

PELLETIER Robert 28 mai 2015 Mercredi 3 Juin 2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35091

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26 février 2015 ~ 0 Commentaire

retraites complémentaires: le «déficit», ce mythe patronal (npa)

retrauite

Les négociations concernant les retraites complémentaires du privé ont commencé le mardi 17 février.

L’âge de départ à la retraite et le niveau des pensions sont à nouveau menacés. Pourtant l’égalité hommes-femmes et les 32 heures, avec embauches et sans perte de salaire, assureraient la pérennité et l’amélioration de tous les régimes de retraite.

«Si rien n’est fait, les caisses de l’Arrco (complémentaire de l’ensemble des salariés du privé) pourraient être à sec en 2025, et celles de l’Agirc (pour les cadres) dès 2018 », écrit le Monde. Du jour au lendemain, les caisses de retraites complémentaires ne toucheraient plus aucun centime, plus aucune cotisation sociale ne serait versée !

Invoquer le déficit est absurde : l’ensemble de la population active ne peut pas se retrouver au chômage, et parmi ceux qui déblatèrent sur le sujet se trouvent les « partenaires sociaux » majoritaires dans les instances qui décident à la fois des dépenses et des recettes…

Le Medef attaque Dans tous les médias, des cris d’orfraies annoncent ce «trou», prétexte habituel aux attaques. Le Medef veut augmenter les cotisations salariales, poursuivre la désindexation des pensions, prendre des mesures pour réduire les pensions de réversion. Il envisage de repousser le paiement des retraites com- plémentaires de 62 à 64 ans, y compris lorsque l’on bénéficie de tous ses trimes- tres à 62 ans! L’âge de la retraite à taux plein, c’est-à-dire sans décote, passerait de 67 à 69 ans.

Le Medef propose aussi la fusion de l’Agirc et de l’Arrco «pour faire durer les réserves jusqu’en 2023 ». L’Agirc verse la moitié des pensions des cadres et compense ainsi le faible montant de leurs retraites de sécurité sociale limité à un plafond (1 585 euros par mois pour 2015). Sa disparition pourrait avoir pour conséquence une baisse importante du niveau global de leurs pensions. Une véritable incitation à souscrire à des retraites par capitalisation.

Et comme par hasard, la veille de l’ouverture des négociations, Pierre Gattaz proposait des fonds de pension comme solution aux difficultés financières des retraites, un assureur, le président de Generali France, étant désigné comme chef de file de la délégation du Medef.

Appliquer la loi et réduire le temps de travail… Bénéficier de bonnes retraites par répartition ne pose aucun problème. Depuis la création des complémentaires, les recettes pour financer leurs besoins de trésorerie ont été multipliées par trois. Mais elles pourraient devenir insuffisantes ces prochaines années en raison du chômage et de la stagnation des salaires.

Une étude(1) de la direction technique de l’Arrco et de l’Agirc propose une solution pour augmenter la part des salaire qui doit être versée aux régimes de retraite sous forme de cotisations sociales : l’application de la loi du 4 août 2015 sur « l’égalité réelle entre les hommes et les femmes » qui permettrait à ces régi- mes d’être largement excédentaires. Une autre mesure, la réduction du temps de travail à 32 heures, avec embauches compensatrices et sans perte de salaire, permettrait une augmentation du niveau des pensions (Sécu et complémentaires) et le retour aux 60 ans. Mercredi 25 Février 2015 S. Bernard

Hebdo L’Anticapitaliste – 278 (26/02/2015)

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14 février 2015 ~ 0 Commentaire

quand l’argent de vos cotisations retraite accélère le réchauffement climatique (basta)

gmatthieu

L’argent que gère le Fonds de réserve des retraites est censé garantir aux générations futures le bénéfice d’une protection sociale.

Problème : une partie des excédents de cotisations retraites est investi dans des secteurs très polluants et des entreprises controversées. Basta ! et l’Observatoire des multinationales ont étudié la liste de ces placements, qui profitent notamment à Total, Shell, Gazprom, Monsanto, ou même à l’industrie du tabac ! Le Fonds de réserve des retraites sera la cible d’une campagne de mobilisation animée par le mouvement écologiste 350.org. Objectif : que les institutions financières retirent leurs investissements des secteurs qui contribuent fortement au changement climatique.

C’était l’une des idées du gouvernement Jospin : créer un fonds de réserve pour les retraites afin de financer dans la durée les pensions des retraités, en particulier les dépenses supplémentaires générées par les « papy boomers ». Il s’agissait d’assurer la viabilité du régime des retraites pour les générations futures, au-delà de 2020. Le fonds a été mis en place en 2001.

Il devait être abondé à hauteur de 130 milliards d’euros à l’horizon 2015. Cet objectif ne sera jamais atteint. Le fonds gère cependant aujourd’hui 34 milliards d’euros d’actifs. L’argent placé provient principalement des excédents de diffé- rentes caisses de retraite, donc de nos cotisations, et de prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. Le fonds est hébergé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le principal établissement financier public, et est doté d’un conseil de surveillance composé de parlementaires et de représentants syndicaux et patronaux.

Censé garantir aux générations futures de pouvoir bénéficier du système des retraites quand elles vieilliront, ce fonds contribue paradoxalement à ternir leur avenir. Car il participe de manière non négligeable au réchauffement clima- tique en plaçant des centaines de millions d’euros dans des activités très pol- luantes. Basta ! et l’Observatoire des multinationales, avec l’appui du mouvement pour la justice climatique 350.org, se sont plongés dans le portefeuille d’actions et d’obligations détenus par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) dans des centaines d’entreprises.

Il détient des investissements directs dans 60 des 100 premières entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier, et dans 21 des 100 premières entre- prises mondiales de charbon. Soit plus de 920 millions d’euros au service des secteurs les plus émetteurs en CO2, selon notre décompte des actions et obligations d’entreprises détenus par le fonds au 31 décembre 2013.

Total, Halliburton ou Gazprom profitent de l’argent des retraites

L’industrie du tabac, la déforestation et les OGM aussi !

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27 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

gel des retraites, appel à manifester mardi matin (of)

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Les syndicats de retraités dénoncent « le ras-le-bol » face au plan d’économies du gouvernement qui touche les plus petites retraites.
Les syndicats retraités vont manifester, mardi à 10 h 30, rue Branda, suite à l’abandon de la revalorisation des retraites, initialement prévue le 1er octobre.

Les syndicats retraités descendront dans la rue, mardi prochain, au sujet des pen- sions de retraite. Le gouvernement a en effet décidé d’abandonner leur revalori- sation, normalement prévue pour le 1er octobre.

Invoquant un « ras-le-bol » et tirant la sonnette d’alarme sur la situation de certains retraités, ils dénoncent le peu d’efforts du gouvernement, notamment pour les pensions de moins de 900 € par mois. Les syndicats se dirigeront ensuite vers la sous-préfecture pour y déposer une motion. Brest – 26 Septembre

http://www.ouest-france.fr/gel-des-retraites-appel-manifester-mardi-matin-2855384

Social à Quimper. Les retraités manifestent mardi prochain (Ouest France)

En première ligne la CGT et la FSU.
A l’appel de la CGT et de la FSU, les retraités manifesteront mardi prochain. Après un rassemblement devant la permanence du député, ils se rendront à la préfecture. « Il ne s’agit pas d’une petite lutte égoïste, le pouvoir d’achat des retraités concerne aussi les actifs », Michèle Jézéquel, responsable des retraités CGT de la Poste est caté- gorique. « La situation des retraités devient dramatique. » Dans le cadre d’une jour- née nationale d’action, un rassemblement est prévu à Quimper le mardi 30 sep- tembre à 10 h 30.  » C’est la continuité de la manifestation réussie du 3 juin à Paris ». Quimper – 26 Septembre

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