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15 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes retraites (révolution permanente)

jeunes

Commencer et finir sa vie dans la précarité ?

La jeunesse face à la réforme des retraites 

Ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner

Un jeune sur deux dit faire confiance au gouvernement pour mener la réforme des retraites. Désintérêt, autres préoccupations plus pressantes, précarité croissante ? En réalité la jeunesse a toutes les raisons de se mobiliser contre cette attaque et pour un avenir plus digne.

Selon un récent sondage de l’Ifop, 50 % des jeunes disent faire « confiance au gouvernement » pour mener la réforme des retraites. Un désintérêt concernant cette attaque sans précédant, qui s’explique notamment par le fait que lorsqu’on a entre 15 et 25 ans, nos préoccupations sont généralement beaucoup plus immédiates. Quand on ne sait pas comment boucler les fins de mois, que notre frigo est vide, la question du système de retraite semble lointaine.

On sait qu’aujourd’hui, près d’un pauvre sur deux en France a moins de 25 ans et vit avec moins de 880 euros par mois.

880 euros par mois pour se nourrir, se loger, se soigner : ce sont des préoccupations immédia-tes liées à cette précarité qui prennent le dessus. Plus d’un étudiant sur deux travaille pour pouvoir financer ses études et plus des deux tiers sautent des repas régulièrement, faute d’argent.

Sans compter la pression à la réussite qui s’exerce lorsqu’on sait qu’actuellement l’immense majorité des premiers contrats d’embauche sont des contrats courts et précaires – majoritaire-ment des CDD de moins d’un mois. La plupart des jeunes enchaînent ainsi des contrats précai-res et des périodes sans activité rémunérée, où ils se font exploiter sans minimum salarial garanti par des plateformes comme Uber Eats.

Dans une interview accordée à Révolution Permanente, Steven, étudiant et livreur pour Deliveroo racontait par exemple les « moments où on travaille pour gagner 3,50 € en 1 heure, des moments où on va être disponible 2 heures pour l’entreprise sans avoir de commandes et donc gagner 0€ ».

Quand on en est à se demander si on va trouver un travail, à se dire qu’on ne vivra sûrement pas assez longtemps pour toucher une retraite, aussi maigre soit-elle, la nouvelle réforme arrive comme une attaque « de plus », qui ne fait pas partie de nos principales préoccupations. Pourtant, la jeunesse est la première concernée par cette réforme.

Une réforme qui va toucher la jeunesse, dès l’entrée sur le marché du travail

Dans un pays ou le chômage atteint 26,3 % des 18-25 ans, la réforme des retraites est loin de concerner uniquement ceux qui ont actuellement un emploi. Avec l’augmentation des annuités, le temps de cotisation nécessaire pour percevoir une retraite à taux plein sera plus long.

Cette manière de calculer le retraites désavantage énormément les carrières interrompues et les personnes qui ont un travail à temps partiel, les contrats courts et précaires. En effet, en ayant commencé à travailler à 25 ans sans interruption de carrière il faudrait prendre sa retraite à 67 ans pour pouvoir la toucher à taux plein.

Quand on sait que la part des emplois à durée limitée (CDD, apprentissage, intérim) est nettement plus élevée chez les jeunes – 35 % des 15-29 ans en emploi contre 9 % pour les 30-49 ans – cette réforme repousse en réalité aux calendes grecques la possibilité pour les jeunes d’aujourd’hui de bénéficier un jour d’une retraite digne et en bonne santé.

Jean-Paul Delevoye justifie le recul de l’âge de départ à la retraite ainsi : « Si l’espérance de vie augmente, l’âge d’équilibre augmentera ». Cette phrase présente l’augmentation de l’espérance de vie comme quelque chose d’universel.

Alors que si l’espérance de vie augmente, les inégalités sociales face au vieillissement et à la mort aussi : l’espérance de vie en bonne santé, elle, n’augmente pas et stagne aujourd’hui en dessous de 65 ans (c’est-à-dire l’âge moyen atteint avant des problèmes de santé incapaci-tants). Pour les ouvriers, cette moyenne se situe en dessous de 60 ans.

La réforme des retraites vise à faire travailler les plus âgés toujours plus longtemps, quitte à ce qu’ils se tuent littéralement au travail, et va renforcer la précarité et le chômage chez les jeunes, qui entrent sur un marché du travail « saturé ».

Pourtant, les avancés technologiques actuelles et le nombre de travailleurs (en emploi et au chômage) sont largement en mesure de garantir la possibilité de travailler moins longtemps et moins péniblement, de répartir le temps de travail entre les actifs et les inactifs, de permettre un départ à la retraite digne, à 60 ans maximum et de garantir un emploi décent à la part croissante des jeunes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Alors pourquoi reculer l’âge de départ à la retraite ? Pourquoi réformer, en nivelant par le bas, le système de retraites et épuiser les personnes âgées au travail alors que le chômage ne cesse d’augmenter ? Et que la jeunesse est de plus en précaire ? Pourquoi commencer sa vie avec 800 euros par mois et la finir avec à peine 1000 euros comme le promettait Buzyn (« Pour ceux qui auront travaillé toute leur vie, la pension minimum sera de 1000 euros ») ?

C’est aux capitalistes de payer leur crise

Dans les médias, le débat autour de la réforme semble porter autour de logiques économiques : le site du gouvernement présente la réforme derrière la notion d’équilibre « un système pérenne, équilibre, garanti par les règles de financement ».

Le système de points – dont le gouvernement peut faire baisser la valeur en fonction de la conjoncture économique – permettant de plafonner les dépenses faites pour les retraités, se justifie donc par cette idée que les conséquences de la crise économique qui s’est ouverte en 2008 et la volonté d’un « retour à l’équilibre engendre des concessions pour tous ». Il s’agit de nous faire payer une crise qui n’est pas la nôtre.

Car dans la logique capitaliste, les concessions ne se font pas sur les profits de plus en plus exubérants engrangés par le grand patronat, pourtant les 88,4 milliards dégagé par les entrepri-ses du CAC40 en 2018 suffiraient amplement à subventionner des retraites dignes pour toutes et tous.

Au contraire, c’est aux plus précaires de faire des concessions, de sacrifier leur avenir, d’aug-menter les cadences et les heures, les années, passées à travailler. Les concessions exigées par le gouvernement et le patronat se traduisent par des licenciements, par le non remplacement des départs en retraite et par l’intensification de la charge de travail pour les emplois restants.

Le partage du temps de travail – sans diminution des salaires – permettrait un travail, une retrai-te et un niveau de vie dignes et décents pour tout le monde. C’est une mesure qui permet-trait de résorber le taux de chômage, en partageant le travail entre toutes et tous, pour sortir d’une situation ubuesque où plus de 6 millions de personnes sont privées d’emploi quand d’autres voient les rythmes augmenter.

Et si les classes dominantes ne cherchent pas à l’appliquer, c’est précisément parce qu’ils ont besoin d’une masse de chômeurs, une armée de réserve, qui permet de faire pression sur les travailleurs actifs (et les chômeurs contraints d’accepter n’importe quel emploi) et de détériorer les conditions de travail dans leur ensemble.

Conditions que nombre d’entre nous acceptent précisément dans la peur de se trouver dans une situation de précarité encore plus grande sans emploi, et d’être remplacé aussitôt. Que la jeunesse vienne grossir massivement les rangs de cette armée de réserve, c’est le projet du patronat et de Macron à son service.

Et c’est justement parce que pour l’immense majorité d’entre nous, augmenter le temps de travail et éloigner le départ à la retraite semble absurde qu’il est nécessaire que la jeunesse s’organise et lutte en première ligne contre cette réforme et l’ensemble de sa logique.

Nous devons exiger des capitalistes qu’ils paient eux-mêmes leur crise, que ce soient les cotisa-tions patronales qui financent nos retraites. Nous devons nous battre pour un partage juste et cohérent du temps de travail, entre toutes et tous. Autant de mesures qui permettraient de nous sortir de la précarité et de garantir à chacun une retraite à taux plein à 60 ans maximum !

Pour ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner, lutter pour une autre société

La jeunesse a déjà montré qu’elle pouvait jouer un rôle majeur dans des mobilisations contre les précédentes réformes du système de retraite. En 2010 par exemple, lors de la présentation du projet de réforme du système de retraites par le gouvernement Sarkozy, les mobilisations d’am-pleur des travailleurs (cheminots, RATP, raffineurs, routiers, personnels de l’éducation, etc.) ont été soutenues et entraînées par le mouvement étudiant et les lycéens.

Des secteurs importants de la jeunesse ont d’ores et déjà décidé de relever la tête, pour notre avenir, face à la crise climatique.

Il s’agit aujourd’hui de s’organiser dans une lutte d’ensemble, aux côtés des travailleurs dont les sondages révèlent qu’ils rejettent massivement la réforme, à l’image de la mobilisation de la RATP, pour combattre les politiques du gouvernement et du patronat, qui n’hésitent pas à sacrifier nos vies et les ressources de la planète pour leurs profits. Refusons de perdre notre vie à essayer de la gagner ! (Résumé)

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

orage! (le huffington post)

doigt

La grève à la RATP annonce un automne social orageux

La démonstration de force dans les transports parisiens ce vendredi préfigure une série de manifestations contre la réforme des retraites.

Dix lignes de métro fermées, très peu de RER, un bus sur trois en moyenne, embouteillages monstres et une sacrée galère pour de nombreux Franciliens: la mobilisation, inédite depuis 12 ans, des personnels de la RATP ce vendredi 13 septembre a fortement frappé les esprits, actant le départ d’un automne social particulièrement orageux.

Principal motif de colère des contestataires: la future réforme des retraites qui risque de faire converger de nombreuses professions dans la rue en prévoyant la suppression des régimes spéciaux. Après les personnels de la RATP, ce sont les avocats, les médecins, ou encore les hôtesses et les pilotes qui défileront lundi prochain. Les personnels d’EDF leur emboîteront le pas jeudi.

Toute la question est de savoir si ces professions, dont les régimes sont parfois très différents, se retrouveront lors des mobilisations nationales. Force ouvrière a programmé la sienne le 21 septembre quand la CGT a fixé rendez-vous à ses adhérents le 24 septembre. Ils seront rejoints par Solidaires et SUD-Rail, ce qui préfigure de nouvelles perturbations dans les transports.

Entre apaisement et volontarisme

Quel que soit le ton adopté, l’exécutif martèle qu’il entend prendre le temps pour consulter les Français sur cette réforme hautement sensible. D’autant que le climat social n’est guère plus tempéré chez d’autres catégories socioprofessionnelles. Malgré les récentes annonces d’Agnès Buzyn, les urgentistes ont prolongé la grève qu’ils mènent maintenant depuis six mois pour dénoncer un système hospitalier au bord de l’asphyxie. (…)

Geoffroy Clavel

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

La grève à la RATP ce 13 septembre en rappelle deux autres liées aux retraites (Le Huff’)

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13 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

ratp (le huffington post)

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13 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Après les annonces d’Édouard Philippe sur les retraites

L’urgence de la mobilisation !

Lors de son intervention aujourd’hui devant le conseil économique social et environnemental, le Premier ministre vient de préciser le calendrier de la contre-réforme des retraites, principal objectif de « l’acte deux » du quinquennat Macron. Ainsi, le gouvernement prévoit le vote du texte d’ici l’été 2020, très probablement après les élections municipales…

Face à la colère sociale qui s’exprime en cette rentrée par la multiplication de luttes, aux braises du mouvement des Gilets jaunes qui couvent toujours, le pouvoir tente une nouvelle opération d’anesthésie sociale en refaisant le coup du « dialogue social » et du « grand débat ».

On se demande bien à quoi ont pu servir les 18 derniers mois de prétendue « concertation » avec les syndicats et de « débats » sur internet, s’il est nécessaire de tout recommencer pendant plusieurs mois.

La réalité, Philippe l’a bien précisé dans son intervention, c’est que le pouvoir est décidé à imposer coûte que coûte un projet de « retraites par points », qui signifie la baisse massive des pensions, et le recul de l’âge de la retraite, cela pour les générations à venir, pour les salariéEs du public comme du privé.

Il veut imposer une « enveloppe fermée » et fixe de 14 % du PIB, alors que le nombre de retraitéEs ne va cesser d’augmenter. Le seul « débat » qui subsiste porterait alors sur la répartition de cette baisse. « Age pivot », « durée de cotisation », il s’agit seulement de savoir qui sera le plus perdantE parmi les perdantEs, et à ce jeu, ce sont les femmes et les plus précaires seront les plus impactéEs.

Sans surprise, le seul vrai gagnant de l’opération serait le patronat qui obtient la garantie de ne jamais voir les cotisations retraites augmenter.

Pour savoir dans quel sens iront les propositions de la concertation, il n’y a d’ailleurs aucune ambigüité, puisque ce sont deux grands patrons qui sont chargés de présider leur élaboration : Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexo, et Jean-Manuel Soussan, directeur des ressources humaines du groupe Bouygues Construction. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même !

L’heure n’est pas à un nouveau « grand blabla » sur les retraites 

Il y a urgence à préparer dès maintenant la mobilisation unitaire - réunissant salariéEs, Gilets jaunes, jeunes, retraitéEs, forces de la,gauche sociale et politique - pour imposer le retrait de ce projet de réforme par point, en se donnant les moyens de réussir, face à un pouvoir dont chacun connaît la détermination.

Après la journée de grève qui s’annonce massive à la RATP demain, la journée de grève et de mobilisation du 24 septembre à l’appel de la CGT et de Solidaires doit en être la première étape.

Montreuil le jeudi 12 septembre 2019

https://npa2009.org/

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

dossier retraites (lutte ouvrière)

retrauite

Non à la démolition des retraites !

Le gouvernement a décidé de faire traîner en longueur la réforme des retraites. Après 18 mois de « concertations » et une dernière séance de discussions avec les syndicats, il lancera cette semaine un pseudo-débat de plusieurs mois. C’est une façon comme une autre de noyer le poisson et d’endormir les travailleurs.

Cette réforme est une nouvelle attaque, et de taille ! Que l’on parle d’âge pivot à 64 ans, comme l’a préconisé Delevoye, ou que l’on préfère, comme Macron, allonger la durée de cotisation, tous les futurs retraités seront perdants. Ils perdront d’autant plus que le mode de calcul de cette retraite par points fera dépendre la pension des salaires touchés tout au long de la carrière, et non plus des meilleures années. Quant à la valeur du point, le gouvernement se réserve le droit de la modifier !

De réforme en réforme, c’est toujours la même folie. Pour toucher une retraite complète, il faudrait rester au travail après 62 ans alors que la moitié des plus de 55 ans sont licenciés, mis au chômage ou en invalidité. Il faudrait avoir cotisé 43 ans alors que la précarité et les périodes de chômage sont devenues le lot commun. Le gouvernement parle d’égalité ? Mais ce sera l’égalité dans les sacrifices et dans les retraites de misère !

La prudence du gouvernement montre qu’il redoute les réactions populaires et ne veut prendre aucun risque avant les municipales. Il sait que le mécontentement exprimé dans le mouvement des gilets jaunes couve toujours et il craint une nouvelle explosion de colère. C’est la preuve que nous ne nous ferons respecter qu’en nous mobilisant.

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11 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

retraites (révolution permanente)

martinez

62 % de la population en faveur d’un mouvement social contre la réforme des retraites

Un sondage réalisé par l’institut BVA pour le journal La Tribune nous révèle que 62 % des sondés sont favorables à un mouvement contre la réforme des retraites.

Le sondage nous permet de situer les catégories de la population qui soutiennent le mouvement annoncé contre la réforme des retraites. Si l’on a vu que 62 % des sondés étaient favorables à cette mobilisation, le détail est tout aussi intéressant et nous laisse deviner que l’esprit Gilet Jaune reste très présent.

Ce sont les personnes entre 50 et 64 ans qui sont le plus favorables à la mobilisation: 72 %, les moins de 35 ans sont eux aussi très nombreux avec 63 % de personnes solidaires du mouvement.

Ce qui est le plus frappant c’est le découpage géographique : en effet il est dit que ce sont surtout les habitants des campagnes et des petites villes qui approuvent la mobilisation. Or, c’est bien de cette « France périphérique » qu’a émergé la colère sociale des gilets jaunes, tant avec les ronds-points qu’avec les différents collectifs et assemblées.

Alors même que les Gilets Jaunes continuent à se mobiliser et proposent même une date commune avec le mouvement écologiste le 21 septembre.

C’est 50 % de la population qui soutient encore le mouvement qui dure maintenant depuis presque 10 mois. 39 % sont pour la progression des Gilets Jaunes, parmi les ouvriers et les employés c’est 52 % qui sont favorables à la poursuite de la mobilisation.

En zones rurales ils sont 47%. On remarque donc que ce sont les secteurs les plus impliqués dans le mouvement qui continuent à se mobiliser et soutenir les Gilets jaunes.

Globalement 55 % des sondés sont mécontents de la politique économique du gouvernement Macron et sans grande surprise ce sont les ouvriers à 75 % qui contestent le plus la politique actuelle, avec les habitants des campagnes à 60 %.

Il apparaît flagrant en cette rentrée que les Gilets jaunes et la colère de la population, face aux politiques toujours plus anti-sociales du gouvernement, ne sont pas près de se taire.

C’est avec un esprit Gilet Jaune qui aura marqué le mouvement social de l’année dernière que se prépare donc une mobilisation qu’on espère d’ampleur, contre la réforme des retraites. Une reforme qui est une attaque historique contre les acquis des travailleurs.

En ce sens, et alors que les sondages démontrent une « sympathie anticipée » des luttes à venir contre la politique de Macron, il est indispensable d’exiger des directions syndicales qu’elles cessent de « négocier la régression sociale », pour l’élaboration d’un plan de bataille, dans la rue et par la grève, pour faire plier Macron.

Tifenn Marin mardi 10 septembre

https://www.revolutionpermanente.fr

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10 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

dinan (actu)

manifestants-hopital-sud

Grève des urgences de Dinan

Deux réunions ce jeudi 12 septembre

A Dinan (Côtes d’Armor), le mouvement de grève entamé le 12 août 2019 court jusqu’au 15 septembre. La suite va dépendre de l’issue de deux réunions programmées ce jeudi.En août, le Smur de Dinan a été indisponible 18 nuits et 11 jours

La grève des urgences de Dinan (Côtes d’Armor), entamée le 12 août 2019 pour obtenir « plus de matériel », « plus de médecins urgentistes », « plus de lits ouverts dans l’hôpital », court jusqu’au dimanche 15 septembre. On ne sait pas encore si le mouvement sera reconduit.

Deux réunions ce jeudi

Cela dépendra de l’issue des réunions programmées avec la direction ce jeudi 12 septembre, dit en substance Christian Bougis, délégué syndical FO :  « La première porte sur les revendica-tions, la deuxième sur l’attribution de la prime pour laquelle la ministre Agnès Buzyn avait débloqué 50 millions d’euros. »

Deux urgentistes arrivent

François Cuesta, directeur du Groupement hospitalier de territoire, a déjà annoncé l’arrivée d’un médecin urgentiste courant septembre, et un autre en décembre. « Des discussions sont en cours avec deux autres. » Ces recrutements permettent d’envisager une réouverture pérenne de la ligne de Smur de Dinan, qui, en août, a été indisponible 18 nuits et 11 jours.

C’est plus complexe pour l’Unité de surveillance continue (USC), actuellement fermée. Ceci parce qu’elle nécessite trois spécialités, « urgentistes, réanimateurs et anesthésistes », précise encore le directeur.

10 Septembre 2019

https://actu.fr/bretagne/dinan

Lire aussi 

VIDÉO. Urgences de Dinan : un clip pour « alerter la population »

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10 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Pour nos retraites, contre Macron
Construisons une mobilisation unie

Les révélations sur la réforme des retraites de Macron sont éclairantes : si elle passe, on
perdra, 5 à 20% sur nos pensions, selon les cas. C’est une véritable saignée.

C’est la conséquence des trois mesures fondamentales prévues par le gouvernement :

La fin de tous les régimes assis sur un nombre d’annuités, y compris les régimes dits                  « spéciaux»,  pour les remplacer par un système par points, individualisé, où chacun se retrouve seul face aux difficultés de son parcours professionnel ;

La limitation à 14% du PIB des richesses consacrées aux retraites alors que la population vieillit

La fin du calcul de la pension sur la base des meilleures (privé) ou des dernières années (public).

Et, de fait, ce serait aussi la fin de l’âge de départ légal à 62 ans, 67 ans pour une retraite complète.

Arrêter cette réforme par tous les moyens nécessaires

Il est fondamental pour le monde du travail d’empêcher Macron et le patronat de mener à
bien cette réforme. Le mouvement des Gilets jaunes a mis en lumière le développement de
la pauvreté en France, chez les salariéEs comme chez les retraitéEs.

L’objectif du gouvernement est de réduire les dépenses de la protection sociale et de nous pousser à payer, toujours plus, des complémentaires retraites privées.

C’est aussi une façon pour lui de ponctionner la plus grande partie des cotisations sociales au
bénéfice de sociétés privées dans une période de crise économique. Nous ne pouvons pas
laisser faire.

Une mobilisation de masse est possible

Les grandes mobilisations de 1995, 2003, 2010 pour la protection sociale, comme le
mouvement des Gilets jaunes, ont montré les capacités de résistances des travailleurs/ses,
malgré les reculs sociaux.

En cette rentrée, entre les privatisations, les suppressions de postes, les retraites, la casse des services publics notamment dans les hôpitaux et l’éducation, beaucoup de salariéEs ont des raisons de manifester ou faire grève.

Mais ce n’est pas par une succession de journées de lutte sans lendemain que l’on gagnera. Pour faire reculer ce gouvernement, il faut un grand mouvement de grève, unitaire, massif. La
première étape est bien sûr d’être touTEs en grève pour les grandes journées de lutte, en
particulier le 24 septembre.

Ce jour-là sera un moment important pour mesurer notre capacité d’action face au gouvernement.

Finissons-en avec Macron et son monde

Les attaques contre les classes populaires menées ces dernières décennies ont
considérablement dégradé la réalité de la protection sociale.

Nous revendiquons une amélioration des retraites avec un taux plein à 60 ans (55 pour les métiers pénibles), le partage du temps de travail entre touTEs pour supprimer le chômage, sans perte de salaire.

Au-delà, il faut en finir avec ce gouvernement, dont l’objectif est de remplir les coffres du
grand patronat et des plus riches.

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05 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

dates septembre 2 (rapports de force)

1.cgtcg08-cg08-syndicat-cgt-ardennes-08

Mouvements sociaux : douze dates à retenir en septembre

Sans être exhaustif, Rapports de force a listé pour vous les principaux rendez-vous de la rentrée sociale. En tout cas, ceux déjà connus et programmés à l’avance. Des surprises sont toujours possibles, notamment dans l’Éducation nationale où des assemblées générales sont prévues lors de la première semaine de reprise des cours.

7 septembre : gilets jaunes

C’est un peu la date de rentrée des gilets jaunes. Pour l’acte 43, la ville de Montpellier a été choisie pour une manifestation nationale. Ce qui n’empêchera pas des mobilisations dans d’autres villes, parmi lesquelles Bordeaux qui accueille en même temps l’université d’été de LREM les 7 et 8 septembre. Le samedi suivant, la ville de Nantes, où Steve Maia Caniço est mort noyé à la suite de l’intervention des force de l’ordre lors de la fête de la musique, retiendra l’attention du mouvement. Enfin, Paris devrait être le point d’orgue de la rentrée en jaune le 21 septembre pour une « mobilisation historique » dont l’objet est : « marcher ensemble contre le système, contre la destruction de la planète, le mépris des élites, la réforme des retraites et les fins de mois difficiles ». Les gilets jaunes promettent un « septembre noir » au gouvernement.

11 septembre : santé

La fédération CGT de la santé et de l’action sociale appelle à une journée de mobilisation et de grève avec une manifestation nationale à Paris. Elle a pris l’initiative dans l’été de poser seule cette date pour « proposer d’ores et déjà des perspectives de convergences et d’élargissements des luttes ». En plus des urgences, la CGT souhaite mobiliser l’ensemble du secteur hospitalier, public comme privé : « nos secteurs d’activité sont touchés par les politiques d’austérité gouvernementales en matière de santé, d’action sociale et de protection sociale », explique-t-elle.

13 septembre : RAPT

Les agents de la RATP sont appelés à cesser le travail le vendredi 13 septembre par l’UNSA, la CGT, FO, la CFE-CGC et SUD. En cause, la réforme des retraites qui prévoit la suppression de leur régime spécial qui aujourd’hui prend en compte la pénibilité liée à leurs missions de service public. Par ailleurs, plusieurs professions libérales (avocats, infirmières) manifesteront de leur côté le 16 septembre pour défendre leurs régimes particuliers.

16 septembre : Finances publiques

Les syndicats CGT, FO, CFDT, Solidaires et CFTC de la Direction générale des finances publi-ques (DGFIP) appellent à une journée nationale de grève pour s’opposer à « la déstructuration des services » et à « une baisse en termes de moyens humains et budgétaires » à l’occasion de la préparation de loi de finances 2020. Dans le contexte de mise en œuvre du prélèvement à la source, l’intersyndicale dénonce une situation où les services « sont au bord de la rupture faute de moyens ». Cette journée de grève est annoncée comme un « point de départ d’une nouvelle mobilisation des personnels de la DGFIP », et renvoie aux assemblées générales locales le soin de décider des modalités d’action.

19 septembre : EDF

Les syndicats CGT, CFDT, FO et CFE-CGC appellent à une journée nationale de grève pour dénoncer un projet de réorganisation nommé Hercule qui prévoit une séparation des activités de production et de commercialisation, avec la création de filiales dédiées. Les syndicats y voient une « désintégration » d’EDF et dénoncent un « mécano capitalistique », dont la finalité serait la nationalisation des pertes d’un côté et la privatisation des bénéfices de l’autre.

24 septembre : retraites

Trois jours après Force ouvrière, la CGT appelle à une journée de grève interprofessionnelle sur les retraites, les salaires, l’emploi et les services publics. Le syndicat entend également faire vivre les questions sociales au cœur des mobilisations pour le climat qui entoure cette date. Des manifestations se dérouleront à Paris et en province. Pour l’heure, seul Sud-Rail a annoncé rejoindre cette initiative. Pour autant, une nouvelle réunion intersyndicale programmée ce mardi pourrait modifier légèrement le contour des organisations participant à cette journée.

26 septembre : services d’urgences

Le Collectif Inter-urgences a annoncé une journée nationale des services en grève. À ce jour, près de 240 services participent au mouvement lancé au printemps dernier selon le collectif. Pour le moment, il n’a toujours pas eu de réponses à ses revendications. À l’heure où nous écrivons, les modalités de cette journée n’ont pas été communiquées.

2 septembre 2019

https://rapportsdeforce.fr/

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03 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

retraites (regards bastamag)

Henri Sterdyniak : « L’objectif du gouvernement, c’est de baisser les retraites de 20 à 25% d’ici 2050 »

Après la publication du rapport Delevoye, le gouvernement lance une consultation nationale en vue de sa future réforme des retraites. Pour en parler, Henri Sterdyniak, économiste, est l’invité de la Midinale.

 Sur le fait que rien serait encore arbitré sur la réforme des retraites 

« Le point essentiel de la réforme, c’est de passer à un système à points, un système où la valeur du point est décidée par le gouvernement, de façon à équilibrer le système sans augmenter les taux de cotisation. Et ça, de toute évidence, ce n’est pas négociable. »
« L’objectif initial, c’est de réduire le poids des retraites publiques dans le PIB. »

 Sur la consultation nationale 

« Il y a un principe, celui de la démocratie sociale qui est quand même que les retraites comme le chômage sont des salaires différés et socialisés qui donnent une légitimité aux syndicats et au patronat pour les gérer. » « Ce que fait Macron, ce qu’il a fait pour l’assurance chômage, c’est d’étatiser le système, c’est-à-dire que le système sera décidé par le gouvernement et les cabinets financiers et non dans le cadre d’une négociation avec le patronat et les syndicats. »
« La consultation nationale restera purement fictive. »

 Sur l’âge effectif de départ à la retraite 

« Au final, on travaillera plus longtemps. » « Comme beaucoup de jeunes en moyenne commencent à cotiser à 23 ans, ça veut dire que 23+43 = 66 ans donc la plupart des gens partiront à la retraite à 66 ans. » « L’idée de la réforme préconisée par Delevoye, c’est de brutalement passer à 44 annuités et progressivement arriver à 66 ans. » « Depuis 2003, la CFDT est persuadée que la durée de cotisation, c’est mieux que l’âge. »

 Sur la retraite par points 

« Dans le système actuel, un euro cotisé donne plus de droit à un bas salaire qu’à un haut salaire. » « Le fait qu’un euro cotisé doit donner les mêmes droits pour tous est contradictoire avec le principe de l’assurance sociale qui est redistributif. » « La retraite par points ne tient pas compte de l’espérance de vie selon la profession : un ouvrier à une espérance de vie plus faible qu’un cadre, de 6,5 années actuellement. » « Le risque, c’est de ne pas tenir compte de l’espé-rance de vie et des capacités à se maintenir dans l’emploi. »

« Cette réforme a pour premier axe de ne pas augmenter le poids des retraites : ça veut dire qu’il faut baisser le niveau des retraites de chacun. Et nos classes dirigeantes sont indifférentes à la situation des classes populaires… »

 Sur le système de retraite à points proposé par le gouvernement 

« Un système social bien fait, c’est un système dans lequel on dit aux gens qu’ils auront un certain taux de remplacement qui garantit que, pendant la retraite, ils auront à peu près le même niveau de vie que les personnes en activité. »

« Le système [proposé par le gouvernement] est complètement incompréhensible : des points dont le prix d’achat et la valeur sont fixés par le gouvernement sans aucune garantie avec, dans le rapport Delevoye, des formulations extrêmement vagues : à aucun moment, il n’est écrit que le pouvoir d’achat des retraites suivra celui des salaires, que le taux de remplacement sera maintenu à un certain niveau ou que le prix d’achat des points suivra le salaire. »

« L’objectif [de la réforme], c’est imposer aux gens de travailler plus longtemps (et tant pis pour ceux qui n’y arrivent pas, ils auront une retraite plus faible) et assurer que les retraites baisseront bien de 20 à 25% d’ici 2050. »

Que faut-il faire avec nos retraites ? 

« Il faut accepter une certaine hausse des taux de cotisation. » « On vit plus longtemps et certaines personnes voudront travailler plus longtemps et c’est tant mieux mais pour la masse des salariés, il faut garantir un taux de remplacement satisfaisant (85% au niveau du SMIC, 75% pour les salaires au niveau du salaire médian) et garantir que l’âge de la retraite sera satisfaisant en tenant compte de la profession. »

« Il faut dire aux jeunes : vous cotisez un peu plus mais en contrepartie, votre retraite est garantie à un niveau satisfaisant. » « Il faut un loi organique disant que le système [de retraite] est stable et garanti. » « Un grande partie des gens qui partent à la retraite plus tôt, ce sont des gens qui n’ont pas le choix. » « L’objectif, ce doit être d’étendre les régimes spéciaux aux branches. »

Regards, 2 septembre 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Baisse des pensions, creusement des inégalités : ce qu’annonce le projet de réforme des retraites (Bastamag)

Commentaire:

On vit plus longtemps, mais vivre en bonne santé ne progresse plus! Nos sommes pour imposer au patronat un partage des richesses!

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