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01 avril 2020 ~ 0 Commentaire

usa (pùblico à-l’encontre)

central park

Des millions d’Américains risquent de ne plus bénéficier de la couverture maladie après avoir perdu leur emploi lors de la pandémie

Avec l’expansion du coronavirus aux États-Unis, 3,3 millions de personnes ont perdu leur emploi en mars et le gouvernement Trump n’exclut pas que le chômage puisse atteindre 40 millions de personnes, qui perdraient ainsi leur assurance maladie en pleine urgence à cause du coronavirus. (Le gouvernement fédéral et ceux des États ont demandé à plus de 158 millions de travailleurEs sur un total de 200 millions de rester chez eux blog)
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Au mois de mars les États-Unis (327 millions d’habitants) avaient le plein emploi : 273 000 chômeurs, 3,6% de la population active. C’était son meilleur chiffre depuis un demi-siècle, puis la pandémie de la covid-19 a explosé ce bilan: mars s’est terminé hier avec 3,3 millions de chômeurs … et en augmentation constante.

Dans un pays où la couverture maladie est liée à l’assurance maladie sur le lieu de travail, des millions d’Américains risquent dans les semaines à venir de perdre toute couverture au milieu de la pandémie de coronavirus.

Ce chiffre pourrait atteindre jusqu’à 40 millions de personnes. À la mi-mars, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a assuré que la Maison Blanche fonctionne avec différents scénarios économiques, dont le pire viserait à atteindre 20% de chômage, pour une population active de 206 millions de personnes de 15 à 64 ans. Ce serait donc 40 millions de chômeurs qui pourraient se retrouver sans couverture maladie.

Selon l’ONG Public Citizen, il y a actuellement 29 millions de personnes sans assurance maladie aux États-Unis et à cela s’ajouteraient les 58 millions de citoyens sous-assurés.

« Nous ne parlons pas seulement des droits mais de la santé publique. S’il y a des gens qui ne vont pas chez le médecin ou à l’hôpital et qui ne reçoivent pas de traitement parce qu’ils n’ont pas d’assurance, non seulement la vie de cette personne est en danger, mais il y a un risque de de  propager aux autres la pandémie « , assure Melinda St. Louis, porte-parole de Public Citizen.

« Exclure les gens des soins de santé met la société dans son ensemble en danger. Si covid-19 nous montre quelque chose, c’est que nous sommes à un moment où nous devons repenser le système de santé aux États-Unis », ajoute-t-elle.

Dans le même esprit, le vice-président directeur de la Kaiser Family Foundation, Larry Levitt, a déclaré qu’ ‘ »avec le nombre de citoyens qui perdent leur emploi, il ne fait aucun doute que le nombre de personnes sans assurance maladie augmente dans ces pays. »

Tout cela arrive alors que le troisième paquet d’aide approuvé au Sénat et signé par Donald Trump fin mars, et qui implique des mesures d’une valeur de 2 milliards de dollars (1,82 en euros), comprend la concession aux hôpitaux privés de 100 milliards de dollars (environ 91  en euros) en échange de pratiquement rien.

« Nous ne savons pas exactement », « à quel point le taux de personnes non assurées augmente parce que certaines des 3,3 millions de personnes qui viennent de perdre leur emploi ou n’avaient pas d’assurance maladie ou étaient déjà dépendantes de programmes publics comme Medicaid ou Obamacare.  »

Medicaid est une assurance pour faibles revenus financée par l’État pour les particuliers et les familles. Obamacare est une autre assurance financée par l’État pour certains citoyens qui ne sont pas éligibles à Medicaid mais ne sont pas en mesure de souscrire une assurance privée. La troisième assurance maladie financée par l’État est Medicare, pour les retraités qui n’affecterait en aucun cas les chômeurs.

« Obamacare a le problème que la période d’enregistrement s’ouvre une fois par an et est fermée en ce moment, donc le gouvernement devrait décider de l’ouvrir et il ne s’est pas encore prononcé ».En ce qui concerne le programme Medicaid, « certaines de ces personnes ou familles totalement sans emploi seront éligibles à entrer dans Medicaid car c’est déterminé par le revenu sur une base mensuelle, mais elles peuvent ne pas être éligibles si elles vivent dans l’un des 14 États qui ont refusé Medicaid, laissant plus de deux millions de personnes dans la pauvreté sans assurance maladie ».Cependant, la couverture Medicaid et les différentes assurances proposées par Obamacare ne sont pas toujours complètes. Selon une estimation faite par la Fondation Kaiser en 2008, le traitement hospitalier d’une pneumonie avec complications s’élève en moyenne à 20 290 $ (18 380 euros).Si une personne est couverte par l’une de ces options mais avec une couverture, par exemple, de 80%, cela signifierait devoir payer plus de 4 000 $ (environ 3 600 euros). Et tout cela en étant au chômage. Le traitement hospitalier d’une pneumonie avec complications s’élève en moyenne à 18 380 euros, selon une estimation de 2008.

Selon la Kaiser Family Foundation, l’assurance maladie coûte en moyenne 7 200 $ par an (6 520 euros) pour un individu et plus de 20 000 $ (18 000 euros) pour une famille. Et, ils incluent des franchises (comme des franchises dans l’assurance automobile européenne).

« La seule option pour lutter contre la pandémie en toute sécurité », dit St. Louis, « serait de garantir la couverture sanitaire de l’ensemble de la population par la loi, mais cela n’est pas prévu par l’administration Trump. »

C’est pourtant le pari que les deux candidats démocrates à la tête du parti ont fait lors du face à face du 15 mars: Bernie Sanders et Joe Biden. Le premier est un défenseur invétéré de la santé publique gratuite et universelle pour tous les Américains. Le second, a déclaré que « tant que cette pandémie dure. Il doit y avoir des traitements et des tests gratuits pour tous ».

Cependant, tous les démocrates ne pensent pas de cette façon, ce parti a une majorité au Sénat, qui est la chambre qui a fini par approuver les mesures choc pour faire face à la pandémie de la covid-19.

Pendant ce temps, chaque jour, le nombre d’infections aux États-Unis augmente par milliers, des dizaines ou des centaines de morts et des dizaines ou des centaines de milliers de chômeurs, beaucoup d’entre eux avec le risque certain de perdre leur assurance maladie et donc la possibilité de recevoir soins médicaux. Ils sont la chair à canon de cette pandémie.

Ce n’est pas une situation nouvelle. Au cours de la dernière grande récession, une étude de l’Université Cornell a révélé que 9,3 millions d’Américains ont perdu leur assurance maladie entre 2007 et 2009. Pendant cette période, six Américains sur 10 qui ont perdu leur emploi et donc leur assurance.

Washington 01/04/2020 Manuel Ruiz Rico

https://www.publico.es/

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28 mars 2020 ~ 0 Commentaire

5 000 (el diario)

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5 000 / Millions perdus en bourse? / Morts / Quelle trouille!

 

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26 mars 2020 ~ 0 Commentaire

francia (el diario)

 vieux

Comptage en France

La France ne comptabilise pas les décès par coronavirus en dehors des hôpitaux. « Les chiffres absolus seraient sans doute bien plus élevés si l’on additionne ce qui se passe dans les EHPAD  et les personnes qui décèdent à domicile », dénonce le président de la Fédération française des hôpitaux

« Nous ne savons pas mesurer l’ampleur des maisons de repos », a déclaré mercredi à France Info Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière française: « Nous ne connaissons pas la réalité. »

« Nous avons des témoignages de situations très tendues », a déclaré Frédéric Valletoux: « La situation est compliquée tant pour le personnel que pour les familles qui ne peuvent plus rendre visite à leurs proches en raison de l’internement ».

« Ce qui est urgent », a expliqué le responsable de la Fédération hospitalière, « ce sont les protec-tions des professionnels », comme les masques. Cependant, « c’est lent » dans les maisons de repos, a reconnu le président de la Fédération française des hôpitaux, qui a expliqué que le nombre de personnes décédées des coronavirus en France est beaucoup plus élevé que le décompte officiel, car il ne représente que les personnes décédées. dans les hôpitaux. Et cela n’inclut pas ceux qui meurent à la maison ou dans des EHPAD.

« Nous ne connaissons que les données fournies par les hôpitaux », a-t-il expliqué: « L’augmen-tation des données officielles est déjà importante, mais les chiffres absolus seraient sans aucun doute beaucoup plus élevés si nous devions additionner ce qui se passe dans les maisons de retraite et les personnes qui meurent à domicile « , a déclaré Valletoux sur France Info.

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15 mars 2020 ~ 0 Commentaire

patriarcat (révolution permanente)

edouard

Coronavirus, capitalisme et patriarcat

Et maintenant, qui va s’occuper des enfants ?

Après l’annonce de la fermeture des écoles et des crèches dans toute la France pour prévenir la propagation du coronavirus, la crise sociale et du système de santé s’aggrave et va toucher particulièrement les familles des travailleurs.

La propagation du coronavirus en Italie, Espagne et en France a déclenché une urgence sanitaire qui touche particulièrement la classe ouvrière et les personnes ayant des emplois plus précaires. L’imbrication du genre et de la classe sociale fait que les conséquences de cette crise se répercutent d’autant plus sur les familles de travailleurs, et en particulier sur les femmes.

Si les enfants ne vont pas à l’école, qui s’occupera d’eux ?

Dans les quartiers les plus riches des grandes villes, cela ne crée pas trop de problèmes. La baby-sitter travaillera plus longtemps (avec le peu qu’elle gagne, elle acceptera sûrement de rester) ou ce sera l’employé de ménage qui, en plus de nettoyer la maison et de faire la cuisine, s’occupera des enfants.

Mais qui s’occupera d’eux dans les maisons des quartiers populaires ? Lorsque les deux parents travaillent, la solution la plus courante pour les familles est généralement les grands-parents, mais le virus COVID-19 affecte les personnes âgées de façon plus mortelle, de sorte que les conséquences peuvent être graves si l’un des enfants est déjà infecté.

Les autorités ont annoncé la fermeture des écoles et des collèges dans les endroits les plus touchés, mais aucun congé de travail n’a été établi, tout en maintenant les salaires de tous ceux qui ont des enfants à charge.

Les [différents] gouvernements ont suggéré de promouvoir le « télétravail », mais cela est laissé à la discrétion de chaque entreprise. D’autre part, la plupart des emplois ne peuvent pas être transférés au domicile.

Qui va s’occuper des enfants des travailleurs de l’industrie hôtelière, des grands magasins, des entreprises de logistique, des transports, des usines ou du nettoyage ? Qui sont les caissiers des supermarchés ou les travailleurs domestiques qui travaillent comme aide-soignants qui vont laisser leurs enfants ? Et les personnes âgées, qui sont les plus touchées, qui va s’en occuper ?

Face à la menace – toujours plus proche – d’un effondrement du système de santé publique (préparé depuis des années par des coupes budgétaires, des privatisations et l’absence de contrats de travail), des mesures sont prises par l’État qui finissent par faire porter la crise du coronavirus sur les familles, comme si la santé de la majorité de la population était une affaire privée qui dépendait de la « responsabilité individuelle ».

Cette crise va affecter particulièrement les femmes qui travaillent.

En France, 67,1% des femmes travaillent. Autrement dit, presque 7 femmes sur 10 en âge de travailler (entre 15 et 64 ans) occupent un emploi, tandis que ce sont 75,4% des hommes de la même fourchette d’âge. Cela signifie que, dans la plupart des ménages bi-parentaux, bien que les femmes représentent un tiers des emplois partiels, les deux parents travaillent.

Ce dernier chiffre est essentiel, car il montre la relation étroite entre l’emploi précaire et la féminisation du « care ». Parmi les salariés qui ne travaillent pas à temps plein en raison de la nécessité de s’occuper d’autres personnes (enfants, malades, personnes âgées ou dépendantes), la majorité sont des femmes. Et lorsqu’il s’agit de décider de qui s’absente du travail pour s’occuper des enfants, le choix revient généralement aux femmes, qui ont un emploi à temps partiel pour prendre en charges ces tâches.

Puisque l’absence au travail pour s’occuper des enfants ou des malades n’est pas permise par des congés payés et obligatoires, et qu’en plus la crise du coronavirus cela frappe durement l’économie, entraînant la chute des bénéfices des entreprises, les licenciements ne vont pas tarder à se produire.

Cela sera particulièrement grave pour les personnes qui ont les emplois les plus précaires, lorsqu’on sait que les femmes occupent 82% de ces emplois, elles seront donc en première ligne de cette crise.

Nous devons considérer également la situation de milliers de travailleurs à domicile et d’aides soignants, qui sont principalement des femmes et des migrants. Qui garantit leur santé, leur sécurité en termes de contagion, alors qu’elles s’occupent de personnes malades ?

Qui va garantir leurs droit au travail, alors qu’elles sont les plus précaires parmi les précaires ? De plus, dans la plupart des concernés, ce sont des femmes, seules et en charge de famille monoparentale avec des réseaux de soutien familial qui font souvent défaut, pour le fait d’être resté dans le pays d’origine.

Dans les prochains jours, la contagion se multipliera et les effets de la récession sur l’économie commenceront à se faire sentir. C’est pourquoi il est nécessaire , en plus de l’octroi de congés payés sans baisse de salaire pour tous ceux qui ont des enfants à charge, d’exiger l’interdiction totale des licenciements pendant la durée de cette crise.

Il faut mettre au service de toute la population, sans distinction, toutes les ressources de soin nécessaires. Nous devons exiger une série de mesures pour que les conséquences du coronavirus et de la crise économique ne soient pas payées par la classe ouvrière, dont les femmes, les migrants et les jeunes sont les maillons les plus vulnérables.

Dans « Patriarchy and Capitalism » (Akal, 2019), ouvrage de Cynthia Burgueño et Josephina L. Martinez, il est souligné :

« La crise de ce qu’on appelle l’État-providence en Europe a entraîné un déplacement des charges sociales de l’État vers les ménages.

Les capitalistes se déchargent des crises économiques successives sur les familles par des coupes budgétaires et des privatisations ; le démantèlement des systèmes de protection publique et des services sociaux de base comme l’éducation des enfants ou les foyers pour personnes dépendantes.

Cette situation, qui varie d’un pays à l’autre, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne étant les plus critiques, entraîne une plus grande pauvreté des ménages et des souffrances pour les femmes qui se consacrent aux soins de longue durée.  »

L’épidémie du coronavirus a aggravé cette crise du care, de la santé, en exposant les secteurs les plus vulnérables. Le virus est le déclencheur, mais le capitalisme patriarcal est la maladie originelle.

Josefina L. Martínez samedi 14 mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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11 mars 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Coronavirus, crise économique, retraites 

Il faut des mesures de rupture avec le capitalisme, vite!

Lundi 9 mars, les cours du pétrole ont chuté de 25%, tandis qu’en deux semaines, les cours du CAC 40 ont chuté de 15%. Les analystes économiques anticipent un arrêt de la croissance, voire une récession. Le Coronavirus est l’élément déclencheur d’une crise qui devait éclater à un moment où à un autre.

Une crise économique qui vient de loin

Cela fait plusieurs mois que la dette des États, des grandes entreprises et des ménages augmente très fortement. La production, dans de nombreux pays, a fortement ralenti.

Comme pendant la crise de 2009, les gouvernements n’ont qu’une idée en tête : aider les banques et les grandes entreprises, en leur versant des centaines de milliards d’euros.

Les attaques contre les retraites, l’assurance chômage, mais aussi contre les services publics ont pour objectif de faire passer des milliards de nos poches à celles du grand patronat.

Ils veulent nous faire payer leur crise, une crise qui a des conséquences multiples : la misère pour des milliards de personnes, le dérèglement climatique, la réforme des retraites et la pénurie dans les hôpitaux, qui rend très difficile la gestion de l’épidémie.

La violence du pouvoir

Les mobilisations sont très importantes face à la dégradation globale de nos conditions de vie, notamment contre la réforme des retraites et contre les violences faites aux femmes.

Le pouvoir veut passer en force, avec l’utilisation du 49-3 pour la réforme des retraites afin de museler le débat parlementaire et essayer de prendre de vitesse la mobilisation.

Le débat à l’Assemblée, qui n’est déjà pas représentatif de la volonté des classes populaires, c’est encore trop démocratique pour Macron et la bourgeoisie ! Le passage en force, c’est aussi la répression qui s’est abattue sur les manifestations féministes des 7 et 8 mars, et dans de nombreuses manifestations de ces dernières années.

À nous de réagir

La crise économique démontre que nous n’avons plus le choix : il nous faudra soit subir de nouvelles attaques, terribles contre les droits de l’ensemble des classes populaires, soit réagir, imposer un rapport de forces.

Après les manifestations du 8 mars, celles des Gilets jaunes le 14 mars, la mobilisation dans l’enseignement supérieur, les manifestations du 21 mars contre le racisme et les violences policières et la future grève du 31 mars contre la réforme des retraites nous donnent des perspectives.

Mais, pour gagner, nous avons besoin d’un grand « touTEs ensemble », d’une grève de masse pour imposer des mesures d’urgence :

• Le retrait de la réforme des retraites ;

• L’embauche d’un million de personnes dans les services publics, notamment, en urgence, dans les hôpitaux ; le maintien des salaires ou des indemnités chômage en cas de chômage partiel ou de confinement, l’interdiction de toute mesure de restructuration ou de suppressions d’emploi (y compris les intérimaires), la suspension des versements de dividendes aux actionnaires ;

• Le partage du temps de travail sans perte de salaire pour éradiquer le chômage ; la réquisition des banques et l’annulation de la dette publique et des dettes des ménages.

Voilà le type de proposition que nous devons imposer par la lutte, et que le NPA porte également dans les élections municipales, comme la revendication de la gratuité des transports ou la réquisition des logements vides, avec les listes auquel il participe.

Le NPA, là où il n’est pas présent, appelle à voter pour les listes qui s’opposent à la politique du gouvernement Macron, qui portent un programme de rupture avec le capitalisme, qui ne sèment aucune illusion sur les vertus du seul bulletin de vote ou des voies institutionnelles, notamment les listes présentées par Lutte ouvrière.

Mardi 10 mars 2020

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11 mars 2020 ~ 0 Commentaire

procurations (jdd fr3)

edouard

Municipales et coronavirus

« C’est illégal de demander aux Ehpad de recueillir des procurations »

Jean-Baptiste Soufron, avocat de l’Association pour la défense des libertés constitutionnelles, dénonce les instructions données par le ministère de l’Intérieur aux préfets concernant le recueil des procurations dans les établissements accueillant des personnes vulnérables, type Ehpad, en vue des municipales.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, recommande aux préfets de désigner les directeurs d’hébergements collectifs accueillant des personnes vulnérables, type Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes)  »comme délégués d’un officier de police judiciaire afin de recevoir les demandes de procuration » en vue des élections municipales.

Et ce, pour « éviter d’augmenter le risque d’introduction du Covid-19″ dans ces établissements « en recourant à des personnels qui y travaillent déjà », peut-on lire dans le communiqué de presse.

« Cette manœuvre est illégale », a réagi mardi l’Association pour la défense des libertés constitutionnelles (Adelico), qui a déposé un recours en référé devant le Conseil d’Etat. Joint par le JDD, l’avocat de l’association, Jean-Baptiste Soufron, en explique les raisons.

Pourquoi cette instruction est-elle, selon vous, illégale?

En matière électorale, les procurations sont réglementées afin de préserver la sincérité du scrutin et éviter les manipulations. En tant que citoyen, vous avez le droit d’avoir une procuration. Il est possible que certaines personnes aient plusieurs procurations, mais il faut être à la fois officier de police judiciaire (OPJ) et habilité à le faire par un magistrat du tribunal judiciaire.

L’article R72 du code électoral est très clair là-dessus. Il peut arriver qu’un OPJ ait besoin de faire une sous-délégation, mais elle n’est accordée qu’à un autre OPJ ou équivalent. La circulaire du ministère de l’Intérieur dit en substance qu’on ne va pas s’embêter avec un officier de police judiciaire qui est assermenté d’un côté et agréé par un magistrat de l’autre, soit une double garantie, mais qu’on va demander aux directeurs des Ehpad de les récupérer directement. Alors qu’il doit garantir la sincérité du scrutin, le gouvernement fait tout sauter! C’est parfaitement illégal et dangereux.

Quelles sont vos craintes?

Il est absolument impossible de demander à quelqu’un d’autre de recueillir comme ça des paquets de procurations! Le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de se prononcer sur ce point.

Au-delà de l’argument légaliste, est-ce que qu’on peut faire confiance à un tiers – tout directeur d’Ehpad soit-il – pour récupérer des procurations? Est-ce que c’est comme ça qu’on veut que cela fonctionne? Cette règle n’est pas récente dans le code électoral. La loi n’est pas là par hasard.

On pourrait nous rétorquer qu’il n’y a pas de problème de ce type en France, mais c’est précisément parce qu’on est attentif au respect des valeurs et des règles de la démocratie. Si le gouvernement procède ainsi, la légalité même de certaines élections pourraient être remises en question. Ce n’est pas le rôle du ministère de l’Intérieur de faire sauter des règles d’organisation du scrutin!

Le ministère de l’Intérieur affirme vouloir ainsi « éviter d’augmenter le risque d’introduction du virus dans ces établissements ». N’est-ce pas justifié?

C’est certain. Mais peut-être fallait-il s’en préoccuper auparavant. Comment se fait-il qu’on n’ait pas un plan de crise pour ce genre de situation? Evidemment que l’on comprend bien l’argument utilisé, mais si c’est pour éviter la propagation du virus, pourquoi les directeurs d’Ehpad et pas ceux des écoles, à qui on pourrait donner notre procuration le vendredi après-midi en récupérant nos enfants? Cela n’a aucun sens. Le gouvernement et le Président sont garants de la sincérité du scrutin. Il aurait simplement fallu demander des officiers de police judiciaire (OPJ) supplémentaires pour se rendre dans les maisons de retraite.

Le recours en référé auprès du Conseil d’Etat a-t-il été déposé?

Oui, un recours en référé liberté a été déposé aujourd’hui afin de demander la suspension de cet acte administratif avant le premier tour des municipales qui a lieu dimanche. La décision sera rendue d’ici vendredi.

10 mars 2020 Anne-Charlotte Dusseaulx

https://www.lejdd.fr/

Elections : les directeurs d’EHPAD du Finistère assermentés pour recueillir les demandes de procuration

Commentaire:

C’est une vieille tradition bretonne! Les nonnes votaient « bien » à la place des vieux…

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11 mars 2020 ~ 0 Commentaire

guingamp

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (la conf’)

via camp

Retraites : le 8 mars, paysannes en grève

Qu’y a-t-il de pire qu’une retraite de paysan ? Une retraite de paysanne !
Les retraites des paysans sont ridicules. Celles des paysannes renforcent cette honte. En moyenne, le montant des retraites pour les paysans s’élève à 930 euros. Il est de 640 euros pour les paysannes.

Aujourd’hui, comme demain avec la réforme des retraites, les inégalités d’accès à une retraite digne entre les hommes et les femmes sont là. Et elles se renforceront, si rien n’est fait pour les faire disparaître.

La retraite des paysannes n’est pas plus faible parce qu’elles ont moins travaillé, elle est plus faible parce qu’une grande partie d’entre elles ont toujours été et restent encore invisibles.

Le plus souvent sur la ferme, elles ne détiennent ni le capital symbolique, ni le capital réel. Quand elles ont un statut, elles sont victimes des sous-statuts en agriculture : aide familiale, puis conjointe collaboratrice.

Promettre aujourd’hui, comme le fait cette réforme inique, 1 000 euros pour les chef.fe.s d’exploitation à la suite d’une carrière complète au SMIC*, c’est aggraver la place subalterne de toutes les paysannes qui interrompent le travail pour mettre au monde et s’occuper des enfants et de toutes celles qui n’ont eu d’autres choix que de travailler sans-statut ou avec un statut à cotisations minimales.

C’est pourquoi, demain 8 mars 2020, nous nous mettrons en grève pour la reconnaissance du travail des femmes en agriculture et leur accès à une retraite digne et nous appelons à rejoindre les combats de toutes les femmes contre les attaques qu’elles subissent et pour l’égalité entre toutes et tous.

Le 8 mars, paysannes en grève !

07.03.2020

http://www.confederationpaysanne.fr/

 

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (essf)

macron retraites

Retraites (et au-delà)

Contre la loi de Macron, la bataille n’est pas finie

Après plus de deux mois de grèves et de manifestation face à la contre-réforme des retraites, le 15 février s’engageait à l’Assemblée nationale le débat sur les deux projets de loi du gouvernement.

Pour pratiquer une guérilla parlementaire, la France Insoumise et le PCF avaient déposé 36 000 amendements pour 81 articles de la première loi (loi ordinaire) et un débat qui était prévu pour se terminer au plus tard le 9 mars.

Samedi 29 février, le Premier ministre, Edouard Philippe, selon un scénario prévisible, a utilisé l’arme parlementaire choc pour un gouvernement de la République : le recours à l’article 49.3 de la Constitution.

Cet article permet au gouvernement de suspendre immédiatement le débat sur un projet de loi et d’engager la responsabilité du gouvernement. La loi est donc automatiquement considérée comme adoptée, sauf si une motion de censure est votée par une majorité de député-e-s. La République en marche avait obtenu en 2017 une majorité écrasante de 298 sièges sur 577, sans compter les 46 sièges des alliés MODEM de Macron, rendant illusoire tout vote majoritaire d’une motion de censure.

Celle déposée par les Républicains et celle des trois groupes: PS, France Insoumise et PCF furent votées le 3 mars et évidemment minoritaires. Dans la foulée, la deuxième loi (loi organique fixant les règles de financement) fut adoptée le 5 mars.

Le processus parlementaire va donc se poursuivre en avril par le débat au Sénat et un retour devant l’Assemblée pour le vote d’ici l’été. Pendant les deux mois qui viennent, la confrontation autour de cette attaque sociale va donc rester au cœur de la situation sociale et politique.

Dès l’annonce du 49.3, des centaines de militant-e-s ont manifesté aux abords de l’Assemblée nationale et le mardi 3 mars, jour des votes des motions de censure, ont eu lieu dans tout le pays des manifestations avec des dizaines de milliers de personnes.

Le désaveu populaire a été crescendo ces derniers jours.

Plusieurs sondages exprimaient un rejet à 70% de ce diktat gouvernemental du 49.3 et plus de 60% des sondés déclaraient leur soutien aux motions de censure pour faire chuter le gouvernement.

De même, le rejet de l’attaque de Macron est toujours largement majoritaire, progressant à plus de 60%, notamment parmi les jeunes et les femmes et dans les régions où le niveau de vie des classes populaires est le moins élevé. C’est cette opposition qui exerce une réelle pression sur le parti majoritaire et l’a poussé à utiliser le 49.3 pour essayer d’apparaître comme un pouvoir fort capable d’imposer ses réformes.

Pour se faire élire et cimenter son parti, Macron avait joué une carte néolibérale moderniste, européenne, ouverte sur les questions de société, opposée non seulement à l’extrême droite, mais aussi aux archaïsmes conservateurs de la classe politique des Républicains et du PS. Il avait pu ainsi rassembler un électorat sympathisant des Verts, comme du PS, voyant en lui une protection face à Marine Le Pen.

De tout cela, il ne reste quasiment rien aujourd’hui, LREM va en payer le prix lors des élections municipales des 15 et 22 mars et autour de Macron la perspective de la présidentielle de 2022 apparaît hasardeuse. Aussi, Macron aurait voulu ces dernières semaines se reconstruire à droite sur les thèmes régaliens et surfer sur une campagne islamophobe contre le “séparatisme islamiste”.

L’épidémie de coronavirus a empêché de jouer ce registre.

Par contre, celle-ci fait ressortir cruellement la situation catastrophique du système de santé, déjà à l’asphyxie avant le Covid 19. De nombreux chefs de service hospitaliers l’ont rappelé à Macron ces derniers jours.

En même temps, cette épidémie fait ressortir en France le contre-exemple des USA, pays dans lequel n’existe pas un système fédéral de santé publique, laissant les contaminés potentiels dépendant de leur assurance privée. La France bénéficie encore d’un système permettant une prise en charge publique et gratuite aux antipodes du modèle néolibéral dont s’inspire la contre-réforme des retraites.

L’issue de la question de la loi sur les retraites est donc encore ouverte.

Le mécontentement social est toujours aussi profond et les forces existent pour permettre une mobilisation capable de faire chuter Macron sur cette question. Les semaines du mois de mars vont voir se succéder de nombreuses manifestations, à commencer par le 8 mars et en continuant par des mobilisations des Gilets Jaunes, celles contre le racisme et l’ouverture des frontières aux migrants, les marches climat.

De plus, début avril, vont se mettre en œuvre les nouvelles dispositions limitant encore plus les droits des chômeurs.

Sur de nombreuses questions, souffle dans le pays un vent de remise en cause du système, à commencer par le rejet des violences faites aux femmes et de la complaisance dont bénéficient les prédateurs sexuels, mais aussi le rejet des “premiers de cordée” tant vantés par Macron dont Carlos Ghosn était l’archétype.

Le monde de Macron se lézarde, sans pour autant qu’existe en face une convergence, une cohérence sociale et politique autour d’un projet anticapitaliste, capable de briser les fausses alternatives.

Le mouvement des Gilets Jaunes comme celui contre le projet de destruction des retraites font ressortir les besoins de justice sociale, de répartition de richesses, besoins exprimés largement au sein des classes populaires.

Ces besoins et ces mobilisations désignent un obstacle à cette justice et à la satisfaction des besoins, l’intérêt des groupes capitalistes et bancaires dont Macron est le représentant politique. Les convergences de ces aspirations apparaissent dans toutes les mobilisations de ces dernières semaines et dans plusieurs appels émanant du mouvement syndical et associatif et de la gauche radicale sans pour autant que se construise un front social et politique à la hauteur des enjeux.

La succession de mobilisations des semaines à venir seront toutes des points d’appui, mais elles ne pourront pas à elles seules construire l’affrontement avec Macron, entraîner dans tout le pays un mouvement semblable à celui qui avait débuté en décembre et janvier dernier autour de la SNCF et de la RATP.

L’Intersyndicale nationale n’a donné comme perspective de prochaine journée de grève et de mobilisation que le 31 mars.

Même tardive, cette date pourrait être le point de départ explicite d’une nouvelle offensive contre Macron, de nouvelles grèves dans des secteurs professionnels et de nouvelles initiatives de blocage, d’une mobilisation nationale à Paris par une montée en masse, avant que la loi ne soit définitivement adoptée.

Les secteurs combatifs sont porteurs de telles perspectives. C’est de leur écho que dépendra l’issue de cette confrontation.

Léon Crémieux samedi 7 mars 2020

https://www.europe-solidaire.org/

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

49,3 (ouest france)

brest

Merci Goutal!

Quimper. Une manifestation spontanée en centre-ville suite au recours au 49-3

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Quimper (Finistère) pour protester contre le recours au 49-3 pour faire adopter la réforme des retraites.

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à Quimper (Finistère), spontanément, ce samedi 29 février 2020, dans la soirée. Ils ont répondu à un appel diffusé par les réseaux et le bouche-à-oreille, après l’annonce du recours, par le Premier ministre, à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la réforme des retraites.

Préfecture, permanence de campagne de la députée LREM, place de la Résistance… Les personnes mobilisées ont marché vers les lieux « classiques » des dernières mobilisations. Dans leurs rangs, des syndicalistes (FO, Sud…), des Gilets jaunes ou encore des membres de la Coopérative écologique et sociale, liste citoyenne pour les municipales. Un autre rassemblement se profile, il aura lieu probablement lundi soir.

01/03/2020

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