Archive | Retraites

08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

vieux travailleurs (rfi)

retraite

Aux Etats-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record

James Daly travaillait encore à l’âge de 92 ans comme électricien au sein de l’armée de l’air américaine, en 2015.  Aux Etats-Unis, le nombre de personnes à travailler au-delà de 85 ans ne cesse d’augmenter. Elles sont désormais 255 000.

On les voit rendre la monnaie dans les petites cabines de péage d’autoroute, animer des stands dans les supermarchés, ou faire le ménage dans les bureaux. Ils ont pourtant dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite. Le nombre de personnes de plus de 85 ans qui occupent un emploi n’a cessé d’augmenter depuis dix ans aux Etats-Unis. Ils sont désormais 4,4 % de cette classe d’âge à travailler, contre 2,6 % en 2006, rapporte un article du Washington Post.

Le phénomène qui touche de manière égale Blancs, Noirs et Latinos, et toutes les régions des Etats-Unis, a commencé juste après la crise majeure de 2008 qui a frappé de plein fouet les plans épargne retraite des Américains. C’est dans le secteur agricole que la proportion de travailleurs très âgés est la plus importante. Mais ils occupent aussi un nombre significatif d’emplois dans la vente, l’administration, et le secteur immobilier.

La plupart le font par nécessité : le coût des soins de santé a augmenté très rapidement ces dernières années et les petites retraites n’ont pas suivi. La majorité de ces travailleurs très âgés occupent des postes peu qualifiés, même s’il existe des exceptions : la doyenne de la Cour suprême a 85 ans et Rupert Murdoch, à la tête d’un empire médiatique, en a 87.

07-07-2018 Anne Corpet

http://www.rfi.fr/

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

retraites russie (npa)

russie

Rassemblement contre l’augmentation de l’âge de la retraite à Izhevsk

Russie : les retraites, pas si facile d’y toucher

Poutine et son gouvernement saisissent un moment qui leur semble favorable: « fête du football » et trêve estivale en Russie, pour annoncer un recul de l’âge de départ en retraite. L’exécutif devrait soumettre sa proposition au législatif en septembre. Les sommets de l’État voudraient faire vite mais prennent néanmoins quelques précautions car le sujet est sensible dans un pays où le sort des vieux est déjà misérable et les atteintes aux retraites particulière-ment impopulaires.

Ni méchant ni imminent, promettent-ils

Alors que depuis près de 90 ans l’âge de départ en retraite est demeuré à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes, il devrait passer respectivement à 65 et 63 ans. Les hommes nés à partir de 1959 et les femmes nées à partir de 1964 devraient travailler un an de plus dès 2020, puis une année supplémentaire tous les deux ans. La réforme s’étalerait ainsi jusqu’en 2028 pour les hommes, 2034 pour les femmes. Longue période de transition qui n’enlève rien à la scélératesse ni aux mensonges pour la justifier.

Caisses vides… ah bon ?

Les « cerveaux » de la réforme invoquent le nombre croissant de retraitéEs par rapport aux actifs, un pour un, d’où un déficit de 100 milliards de roubles de la Caisse fédérale de retraites gérée par l’État russe1. Selon les camarades du RCD (Mouvement socialiste russe, d’extrême gauche), ces 100 milliards représentent ce que le gouvernement a lâché aux oligarques qui s’estimaient lésés par les sanctions économiques. Par ailleurs, le total des cadeaux fiscaux de l’État aux grandes entreprises du pays s’élèverait à 10 000 milliards de roubles, soit près de la moitié des recettes budgétaires de la Fédération de Russie…

Autre aspect : le système de cotisation n’est pas progressif.

Les patrons cotisent à 22 % sur les salaires bas et moyens mais à 10 % sur les salaires plus élevés. Si l’échelle était progressive, 600 milliards de roubles, soit six fois le fameux déficit, entreraient dans les caisses de retraite. Mais les autorités invoquent que la Russie doit s’ali-gner sur l’Europe (en matière de retraites… pas de salaires !) et passent sous silence que l’espérance de vie y est bien inférieure et compromet les retraites !

Situation déplorable et… sensible !

Sur 77 millions d’actifs en Russie, seuls 43 millions cotisent. 30 millions d’autres ne cotisent pas parce qu’ils et elles travaillent au noir, payés de la main à la main. Cette masse salariale souterraine mais rentable, non soumise à cotisations, est évaluée par l’Office national des statistiques à 10 000 milliards de roubles par an.

Et reste que le pays vaste et riche en ressources est maintenu sous le joug d’une oligarchie capitaliste qui creuse les inégalités pour ses profits. D’où un chômage grandissant, des bas salaires et des caisses sociales qui se vident. D’où des vieux et vieilles dont les retraites sont si faibles, quand ils en ont, qu’ils et elles vivent de petits boulots, au-delà de l’âge de départ en retraite. Ou mendient.

Si Poutine a envoyé en première ligne Medvedev pour annoncer sa réforme, et s’il a laissé entendre que « des erreurs pourraient être corrigées », c’est qu’il a quelques craintes.

Déjà en 2005, une « monétarisation » d’acquis sociaux, entre autres la suppression de la gratuité des transports et autres services, avait donné lieu à des mouvements et manifes-tations dont les retraitéEs avaient été l’aile marchante. Cette fois, c’est le petit syndicat indé-pendant KTR (Confédération du Travail de Russie) qui a pris l’initiative d’une campagne, rejoint par des opposantEs de divers bords (dont le très nationaliste Alexeï Navalny). Le 1er juillet, des milliers de personnes ont manifesté dans des villes autres que celles où ont lieu les matchs du mondial.

Et l’extrême gauche ? 

Avec le slogan « Pétersbourg contre l’allongement de l’âge de la retraite », les camarades du RCD ont pris l’initiative d’un groupe de protestation. Le 30 juin a été un premier « Samedi d’agi-tation ». Quelques dizaines de personnes ont participé à une réunion publique, 5 000 tracts ont été distribués en faveur d’une journée plus large le 18 juillet… Affaire à suivre.

Michelle Verdier  Jeudi 5 juillet 2018

  • 1. Ou « Fonds de pensions de la Fédération de Russie ». Les patrons approvisionnent ce fonds de l’État, en cotisant à raison de 26 % de la masse salariale (autant de moins versé en salaire), dont 20 % environ alimentent un compte par répartition et 6 % des comptes par capitalisation contrôlés par l’État et un Service fédéral des marchés financiers.

https://npa2009.org/

Site du RCD: anticapitalist.ru

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04 juillet 2018 ~ 1 Commentaire

ehpad quévert (of + le tél)

manifestants-hopital-sud

Quévert. Malaise à l’Ehpad, la CGT à l’offensive

Ouvert avec six mois de retard, en avril, l’Ehpad Maurice-Peigné, à Quévert (22), refait parler de lui. La CGT dénonce le manque de personnel et de moyens, qui conduirait à un manque de prise en charge des résidents. La direction minimise.

« Comme nous le redoutions, l’ouverture de l’Ehpad Maurice-Peigné de Quévert s’est faite dans des conditions extrêmement difficiles », rapporte l’Union locale de la CGT et la branche santé costarmoricaine du syndicat, dans un communiqué adressé jeudi, à la presse. La situation dénoncée par la CGT semble en effet déplorable.

Le syndicat évoque notamment une période d’« un mois et demi » sans aucune douche pour les résidents dans la foulée de l’ouverture de l’Ehpad. « Concrètement, des repas sont servis à 13 h 30, heure à laquelle se terminent les toilettes. Certains résidents sont couchés dès 15 h, pendant que d’autres ne sont levés que deux à trois heures par jour », pointe la CGT, qui dit s’appuyer sur « les propos recueillis dans les courriers écrits par les familles ».

« Pressions et menaces »

Pour le syndicat, la raison à cette situation « est simple : deux à trois agents pour 27 résidents. C’est totalement insuffisant ». Si la direction de l’hôpital a annoncé des renforts pour l’été, pas de quoi « régler la situation de façon pérenne », regrette la CGT, qui a écrit à tous les élus locaux, à l’Agence régionale de santé et même au Président de la République.

« De plus, suite aux alertes lancées par le personnel de l’Ehpad et le syndicat CGT de l’hôpital de Dinan, des pressions et menaces ont été les seules réponses apportées. Ce n’est pas en prenant pour exutoire une organisation syndicale que les problèmes trouveront des solutions. Ceci est contre-productif », dénonce encore le syndicat, qui réclame la tenue d’une « table ronde » avec les élus et acteurs du dossier, pour « trouver des solutions » et « agir rapidement dans l’intérêt des résidents ».

Interrogé par Le Télégramme, le directeur du groupement hospitalier de territoire, Arnaud Guyader, a transmis, hier soir, un communiqué également signé par la directrice de l’hôpital de Dinan, Nelly Deniel. Ils « contestent les propos tenus dans le communiqué de la CGT, qui n’est pas respectueux du travail de l’ensemble des équipes (…). Il s’agit sans doute de propos qui datent de l’ouverture de l’Ehpad et n’ont pas été actualisés », juge la direction.

Sur l’hygiène, « les toilettes sont bien évidemment réalisées tous les jours, contrairement à ce qui est écrit. Il y a même des bains qui sont donnés l’après-midi », affirme la direction, sans évoquer l’absence de douches pendant le mois et demi après l’ouverture dénoncée par la CGT. Pour information, une « toilette » est le nettoyage sommaire des résidents, réalisée par l’aide-soignant à l’aide d’un gant.

Les renforts seront maintenus

« Concernant les repas, la réorganisation intervenue après l’ouverture permet de les donner beaucoup plus tôt que l’heure évoquée dans le communiqué », poursuit la direction. « Enfin, le déménagement a été extrêmement bien mené, et l’emménagement dans de petites unités de vie a mis en évidence un net apaisement des personnes âgées », souligne-t-elle.

« La réflexion doit par contre se poursuivre sur les effectifs, car le ratio est mécaniquement important dans les petites unités et faible dans les grandes. La direction a maintenu depuis l’ouverture des renforts en personnel et s’engage à continuer à le faire jusqu’à la mise en place d’organisations satisfaisantes ». Citant deux comités hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) tenus en juin « à la demande des personnels », la direction estime qu’elle a montré sa « volonté de dialogue ».

Elle ne donne pas suite à l’idée de table ronde.

28 juin 2018  Gwen Catheline

https://www.letelegramme.fr/

ehpad

Quévert. La CGT dénonce des mauvaises conditions d’accueil et de soins à l’Ehpad

Dans une lettre ouverte, la CGT union santé des Côtes-d’Armor et union locale du Pays de Dinan interpelle les élus, la direction et les acteurs de santé au sujet de mauvaises conditions de soins des personnes âgées à l’Ehpad Maurice Peigné de Quévert.

Avant même son ouverture, la question des effectifs et des conditions de travail inquiétaient les agents. Selon la CGT, les craintes se confirmeraient trois mois après l’ouverture de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (Ehpad) Maurice Peigné de Quévert.

Le syndicat dénonce des conditions de travail « extrêmement difficiles ». Il le fait savoir aux élus locaux, départementaux, à l’Agence de santé régionale et à la direction du groupement hospitalier de territoire (GHT) Rance Émeraude auquel est rattaché l’établissement. Par voie de communiqué « qu’on peut qualifier de lettre ouverte », reprend Alain Brombin, secrétaire général de l’union locale CGT du Pays de Dinan. Un texte rédigé avec la CGT union santé des Côtes-d’Armor.

La douche se termine quand vient l’heure de passer à table

Au quotidien, les résidents seraient dans l’inconfort. « Concrètement, des repas sont servis à 13 h 30, à l’heure à laquelle se terminent les toilettes. Certains résidents sont couchés dès 15 h pendant que d’autres ne sont levés que deux à trois heures par jour. » Et les agents souffriraient d’une « forte charge de travail, elle-même dégradée par un manque de personnel qualifié ».

Pour la voix d’une partie du personnel, « la raison est simple » et dû au recrutement de seulement « deux à trois agents pour 27 résidents selon […] les familles ». Un ratio qualifié de l’un des pires du département par la sénatrice communiste des Côtes-d’Armor Christine Prunaud, en visite à l’Ehpad le 15 juin. Dans le cadre d’une tournée nationale des hôpitaux commencée le 12 février avec son collègue du Pas-de-Calais Dominique Watrin.

Des propositions d’urgence bientôt remises au ministère de la Santé

La lettre de la CGT n’est pas un hasard du calendrier, reconnaît le secrétaire général. Car l’ensemble des personnes rencontrées lors de cette tournée sera invité à se rendre le 5 juillet à l’Assemblée nationale. Afin de « participer à la rédaction des propositions d’urgence que nous porterons à la ministre de la Santé », renseignait la sénatrice lors de sa venue.

La direction conteste des « propos non actualisés »

Dans un communiqué rédigé en vitesse, après avoir découvert la lettre dans l’après-midi et contacter ses équipes, la direction de l’Ehpad conteste les faits reprochés. Des « propos sans doute non actualisés, qui datent de l’ouverture de l’établissement en avril », se défend Arnaud Guyader, directeur du GHT. Les résidents avaient été alors accueillis avec six mois de retard. Et durant le premier mois et demi, les douches étaient inutilisables pour les nouveaux résidents issus des Ehpad du Jardin anglais et des Malorines.

Le directeur assure qu’un renfort a permis de combler le retard d’une heure sur la pause méridienne et que « la réflexion doit se poursuivre sur les effectifs. La direction a maintenu depuis l’ouverture des renforts en personnel et s’engage à continuer à le faire jusqu’à la mise en place d’organisations satisfaisantes. »

Concernant l’idée d’une table ronde lancée par le syndicat, la direction « ne trouve pas cela opportun » car deux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail se sont déjà tenus en juin. « Ce qui montre la volonté de dialogue de la direction ».

28/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pensions de reversion (fo)

riche

Pour FO, les pensions de réversion ne peuvent être harmonisées que par le haut

Les pensions de réversion sont dans le collimateur du gouvernement, pourtant les supprimer plongerait la moitié des veuves dans la pauvreté.

Doit-on maintenir des pensions de réversion ? La question, inscrite à la fin du document remis aux confédérations dans le cadre de la concertation sur la réforme des retraites, suscite l’inquiétude.

Le Haut-commissaire à la Réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a assuré, lors de la réunion du 14 juin, qu’elle n’avait pas pour objet la suppression de ces droits, répondant ainsi à FO qui réaffirmait son attachement aux pensions de réversion. Dont acte, a commenté Philippe Pihet, secrétaire confédéral FO.

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a de son côté estimé, le 17 juin, que puisque les pensions de réversion n’existent pas dans certains régimes spéciaux, on peut vraiment se poser la question de l’harmonisation.

Un gros grain de sable pour le gouvernement

La confédération FO avait précisé sa position sur cette question lors de la réunion du 14 juin, confirmant que si des différences existent dans l’attribution de la réversion, la solution réside dans un alignement des différents régimes, par le haut, une réversion pour les veuves et veufs à 60 % du droit du défunt, sans conditions de ressources.

Supprimer les pensions de réversion ferait plonger la moitié des veuves sous le seuil de pauvreté. Mais ces pensions sont un gros grain de sable pour le mécanisme de retraite indivi-dualisée que le gouvernement veut imposer, système dans lequel chacun cotiserait pour lui-même, puisqu’elles sont financées par les cotisations des défunts tout au long de leur activité professionnelle pour bénéficier, si besoin un jour, à leurs conjoints lors de leur veuvage.

lundi 25 juin 2018 Evelyne Salamero

https://www.force-ouvriere.fr/

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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (npa + lutte ouvrière)

retraite

Les retraites à leur tour dans le viseur

Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a révélé le 30 mai 2018, dans une interview au Parisien, son projet de réforme des retraites : un bouleversement du régime en vigueur, en créant les retraites à points et en introduisant la capitalisation.

Le système actuel est un régime par répartition : les cotisations des actifs sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraitéEs. La contre-réforme détruit cet acquis. Dans le nouveau régime, les cotisations donneront droit à des points, et au moment du départ à la retraite le nombre de points acquis servira à calculer le montant de la pension. La valeur du point pourra varier à la hausse ou à la baisse. Le principe de la répartition sera formellement maintenu mais sera dénaturé car l’on passera d’un régime de retraites à cotisations et prestations définies (on sait ce que l’on cotise et reçoit) à un régime à cotisations définies et à prestations indéfinies car il ne sera plus possible de connaître le montant de sa pension avant et durant la retraite. C’est le système appliqué par les régimes de retraites complémentaires.

Pour justifier sa réforme, Macron avait évoqué la justice sociale en affirmant que dans ce « système universel », « un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous », mais Delevoye revient sur cet engagement : « mon rôle sera de dire comment on justifie une différence visant à donner des points supplémentaires à certains et pas à d’autres et comment on accélère les convergences quand c’est possible ».

Les souhaits du MEDEF sont satisfaits 

« il n’y aura pas de dérapage budgétaire, la réforme se fera à enveloppe constante » et la capitalisation sera introduite pour les revenus au-dessus de 120 000 euros ou 160 000 euros en créant un régime complémentaire obligatoire. Le seuil minimum pour l’âge légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans. Et par un vote de son congrès la CFDT a approuvé !

Des pensions réduites ou la retraite plus tardive

La durée d’activité nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein disparaît. Pour Delevoye, c’est un « arbitrage personnel, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars, à l’inverse je n’ai pas assez de points je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix ». Les bas salaires, les personnes victimes d’une ou plusieurs périodes de chômage, de la précarité, celles qui sont usées par un travail pénible, seront obligées de repousser le moment de partir à la retraite afin de toucher une pension un peu moins misérable. Mais sans bénéficier de véritable garantie de la valeur du point qui peut évoluer à la hausse ou à la baisse. Il n’est pas question d’augmenter la part des richesses consacrée aux retraites, mais le régime ne doit pas être déficitaire. Les raisons pour ajuster à la baisse le montant des pensions peuvent donc varier sous divers prétextes : manque de recettes en raison de la crise, du chômage, de l’augmentation de l’espérance de vie….

Actuellement, les 25 meilleures années sont retenues pour le calcul des retraites du privé et les 6 derniers mois pour les fonctionnaires. Dans le cadre de la contre-réforme toute la carrière professionnelle sera prise en compte pour déterminer le nombre de points acquis. Ce qui aura pour conséquence un alignement vers le bas du montant des pensions.

Interrogé sur la compensation des périodes de chômage et du -handicap (actuellement retenues dans le décompte des trimestres pour le calcul des retraites), sur la possibilité d’accorder des points supplémentaires aux parents qui ont élevé des enfants (ils bénéficient de trimestres supplémentaires actuellement) et sur le minimum retraite, Delevoye répond qu’il n’y aura pas de points gratuits ! Les femmes seront les plus durement impactées par cette décision.Les règles de calcul et de revalorisation ou diminution de la valeur du point ne sont pas davantage connues. Et il annonce discrètement un grand chambardement : il veut « clarifier et déterminer la nature du financement » sans plus de précision mais l’on connaît l’objectif du gouvernement : fiscaliser le financement de la Sécu au détriment du salaire socialisé.

Que peut apporter la capitalisation ?

Supposée « sauver le système par répartition », la capitalisation peut enrichir un jour les retraités/rentiers mais aussi leur exploser à la figure le lendemain et leur faire tout perdre. Pour les assureurs et banquiers ce sera le jackpot, tandis que les retraitéEs seront soumis au grand casino de la bourse.

Ainsi, aux États-Unis, la majorité des régimes de retraite sont des fonds de pension. C’est le choix fait par des municipalités de grandes villes pour financer les retraites de leurs fonctionnaires. Et en raison de taux d’intérêtplus bas que prévu, en 2017, il manquait près de 4 milliards de dollars aux organismes détenteurs des fonds de pension. En conséquence ces anciens fonctionnaires ne perçoivent plus le moindre dollar !

S. Bernard

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest amiante (ouest france)

amiante

« L’amiante constitue une vraie catastrophe sanitaire »

Les victimes de l’amiante continuent de se battre pour obtenir la réparation de leurs préjudices, même si ce combat paraît toujours aussi compliqué. Et la médecine ne trouve pas de solutions au cancer causé par l’exposition à ce matériau. L’association des victimes de l’amiante s’est réunie ce samedi 16 juin devant la stèle célébrant leur combat, à Brest. Gérard Fréchou, leur président, fait le point sur les dossiers médicaux et judiciaires.

Il y a dix ans, à Brest, une stèle était érigée en mémoire des victimes de l’amiante. Qu’est-ce qui a changé depuis cette date ?

Gérard Fréchou, président de l’association des victimes de l’amiante 29 – 22. Les victimes commencent à ne plus se cacher. Mais leur combat judiciaire est dur. D’où l’importance de notre association, qui les soutient, les conseille, les aide. Ils nous le rendent bien d’ailleurs, puisque les effectifs de l’Addeva Finistère et Côtes-d’Armor sont stables, avec 1 400 adhérents. Malheureusement, les décès liés à l’amiante ne cessent pas. En 2017, nous avons perdu 39 amis. Près de 540 depuis la création de l’association en 1999…

Il y a eu quelques avancées devant la Justice, notamment avec la reconnaissance du préjudice d’anxiété

Oui, il est enfin reconnu ! C’est une très bonne chose mais nous œuvrons d’abord pour les malades. Et dans ce domaine, il reste difficile d’obtenir satisfaction. La Justice est lente et ses décisions nous sont de moins en moins favorables. Depuis plus de vingt ans, nous attendons qu’un procès pénal s’ouvre. Et nous nous heurtons à un mur d’irresponsabilité. Mais nous ne désespérons pas qu’un jour justice nous soit rendue. On ne doit plus considérer l’amiante comme un problème d’hygiène et de sécurité au travail mais bien comme une catastrophe sanitaire.

La médecine fait-elle des progrès ?

Il y a des résultats. Au cas par cas. Mais il n’y a encore rien de probant. Le mésothélium, le cancer de l’amiante, on peut le ralentir, pas encore le stopper. Les seuls soins possibles se résument à la chirurgie et à des traitements de chimio et de radiothérapie. Ils sont contrai-gnants et insupportables pour les malades. Heureusement que l’on a fait des progrès dans l’exposition au risque avec l’interdiction de l’amiante…

Olivier PAULY. 16/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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Brest. Cancer de l’amiante : « J’ai vu la terreur dans les yeux de Jean-René » (Ouest France)

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest, quimper, lorient retraités (le télégramme + of)

retraite

Lorient. Plus de 350 retraités protestent dans la rue

À l’appel de neuf organisations syndicales, plus de 350 manifestants ont défilé, ce jeudi matin, dans les rues de Lorient.

Le cortège de retraités, qui revendique en faveur d’une annulation de la hausse de la CSG et d’une revalorisation des pensions, a cheminé au départ du Palais des Congrès et en direction de la place de la Mairie. Trois gerbes ont également été jetées dans le port pour symboliser « la justice sociale disparue », le « pouvoir d’achat disparu », et les parlementaires locaux n’ayant pas répondu à leur demande d’audience.

  14 juin 2018

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13 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides sociales (les inroks + lo)

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Pour Macron, les aides sociales coûtent un “pognon de dingue” sans résoudre la pauvreté

Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye, Emmanuel Macron déplore, à propos des aides sociales : “On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif”…

Visiblement, Emmanuel Macron n’a pas l’intention d’opérer un tournant à gauche dans sa politique, comme le lui conseillent certains membres de son entourage.

Bien au contraire. Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye ce 12 juin, où le président de la République répète le discours sur la politique sociale qu’il pro-noncera aujourd’hui à la Mutualité française de Montpellier, il affirme : “On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas”. Les conclusions qu’il tire de son constat permettent de tirer définitivement un trait sur une réorientation à gauche : “Je vais faire un constat qui est de dire : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir , ça nous coûtera moins, ensemble  et mieux responsabiliser tous les acteurs”.

“Et sur la santé c’est pareil”

Voici donc la teneur de ce discours “stratégique”. On retrouve la philosophie qui guidait déjà Emmanuel Macron dans sa réforme de l’assurance-chômage, où il voulait un contrôle accru et des sanctions renforcées à l’encontre des allocataires qui ne cherchent pas assez, ou qui refu-sent “deux offres d’emploi jugées raisonnables”. “C’est normal, il n’y a rien de choquant, c’est ce que font tous les pays qui nous entourent, et je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça. [...] S’il n’y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays”, avait-il alors commenté.

Dans la suite de son discours répété devant ses collaborateurs, Emmanuel Macron va plus loin, expliquant que sa logique s’étendait au domaine de la santé :

“Et sur la santé c’est pareil”, il faudrait “avoir un jeu plus coopératif public-privé”. Et de conclure: “Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour respon-sabiliser, y compris les acteurs de soins, poursuit-il. C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot, je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres… Là c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur… C’était de la lasagne faite avec de la paella !” Ces propos ont suscité un vent de révolte dans l’opposition. (On en tremble chez Macron Note du blog)

1% du PIB

Pour Luc Peillon, journaliste à Libération, les 8 minimas sociaux, en France, représentent, pour les 11% de la population qui en bénéficient, 25 milliards d’euros par an, soit à peine plus d’1% du PIB.

13/06/2018
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10 juin 2018 ~ 0 Commentaire

biarritz no pasaran! ( le huff’)

black vieusx
Ne nous cherchez pas! (Retraités de Bilbao, Euskadi)
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Le prochain G7 se déroulera à Biarritz à l’été 2019

Emmanuel Macron en a fait l’annonce à l’issue du G7 au Canada.

G7: Après La Malbaie au Québec, le prochain sommet du G7 aura lieu à Biarritz « à la fin de l’été 2019″, a annoncé samedi Emmanuel Macron à l’issue du G7 du Canada. Ce sera au tour de la France de présider le G7, à partir du 1er janvier, avec la tâche d’organiser des réunions mensuelles des diplomates des pays membres (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon) puis le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement lui-même.

C’est à Deauville en 2011 que la France avait accueilli la dernière fois ce club des grandes puissances économiques qui était alors un G8, avec la Russie. « Je souhaitais mettre à l’hon- neur une ville de province. Et c’est une ville qui m’est chère dans une région qui me l’est tout autant », a précisé le chef de l’Etat, qui s’est rendu plusieurs fois en vacances dans la station balnéaire. « Cette région nous permettra d’accueillir de la meilleure manière le G7 à venir », a-t-il conclu.

Logistique importante

L’accueil d’un G7 suppose une logistique très importante: il faut assurer une sécurité absolue du site et des chefs d’Etat et de leur délégation ou encore accueillir des centaines de journa- listes venus du monde entier. « Nous pouvons renouveler, améliorer, transformer cet exercice, nous allons y réfléchir », a commenté le président français, interrogé par la presse sur ce que pourrait être le prochain G7 français, après un sommet canadien particulièrement tendu.

Plutôt que le mois de juin traditionnellement choisi, Emmanuel Macron a évoqué la fin de l’été prochain, sans autre précision. Le mois de juin 2019 sera lui occupé par les élections euro- péennes.

Il a aussi laissé entendre qu’il aimerait y inviter Vladimir Poutine, voire réintégrer la Russie dans ce cénacle, mais « si et seulement si » Moscou respecte les accords de Minsk pour la paix en Ukraine. La Russie avait été évincée en 2014 après l’annexion de la Crimée. Au G7 de La Malbaie, l’Union européenne a clairement écarté la proposition du président américain Donald Trump de réintégrer Moscou à ce club, en raison de la Crimée.

Regis Duvignau 10/06/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Comme le disait Aragon (lui c’était pour le KGB qu’il réclamait):

« Il s’agit de préparer le procès monstre d’un monde monstrueux
Aiguisez demain sur la pierre
Préparez les conseils d’ouvriers et soldats
Constituez le tribunal révolutionnaire
Je chante le Red block qui se forme

en France à l’heure qu’il est
Je chante le Red block nécessaire de France
Je chante les Red block de nulle part et de partout
Je demande un Red block pour préparer la fin d’un monde
Demandez un Red block pour préparer la fin d’un monde
pour défendre ceux qui sont trahis
pour défendre ceux qui sont toujours trahis
Demandez un Red block  vous qu’on plie et vous qu’on tue
Demandez un Red block
Il vous faut un Black block

Vive le Red block véritable image de la grandeur matérialiste
Vive le Red block contre Dieu Chiappe et la Marseillaise
Vive le Red block contre le pape et les poux
Vive le Red block contre la résignation des banques
Vive le Red block contre la famille
Vive le Red block contre les lois scélérates
Vive le Red block contre tous les ennemis du prolétariat. »

(« Prélude au temps des cerises »  dans Persécuté-Persécuteur, Ed Denoel, 1931)

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10 juin 2018 ~ 0 Commentaire

14 juin retraités (cgt)

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Actions des retraités le 14 juin 2018

Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron méprise les retraités, les caricature comme des « riches » et des « nantis ».
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Il a gelé les pensions en 2018 et a augmenté la CSG de 25 %, ce qui diminue de plusieurs centaines d’euros par an le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraités depuis le 1er janvier 2018. A l’appel de nos neuf organisations de retraités, de plus en plus de personnes en retraite expriment leur colère en manifestant : 80 000 le 28 septembre, puis 200 000 le 15 mars dans plus de 160 villes.
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Cette colère vient de loin, de l’accumulation d’attaques menées par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc.
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L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG quelques retraités… en 2019.
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Ce premier recul reste bien trop limité pour calmer les personnes retraitées en colère, c’est un encouragement à une mobilisation encore plus massive pour obtenir la suppression de l’aug-mentation de la CSG.
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Les propos tenus le 12 et le 15 avril à la télévision par le Président de la République confir-ment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraités. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraités « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-mon-naie … dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.
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D’autres mobilisations sociales et syndicales se développent.
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Elles représentent un élément supplémentaire nécessitant le maintien d’une pression spéci- fique de tous et toutes les retraité-e-s. Le gouvernement multiplie ses « réformes », ses atta- ques contre certaines catégories sociales.
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En multipliant les cadeaux fiscaux et sociaux aux plus riches
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- Laxisme à l’égard de la grande fraude,
- Baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %,
- Plafonnement de l’imposition des dividendes à 30 %,
- Suppression de l’impôt sur la fortune pour les titulaires de portefeuilles boursiers, etc.)
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Il accentue les déficits publics et il maintient la dette, ce qui servira de prétexte à une nouvelle politique d’austérité à l’égard du plus grand nombre, à une réduction supplémentaire des cré-dits alloués aux dépenses sociales, à la solidarité et au financement des services publics: hôpitaux, EHPAD etc.
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Le gouvernement doit annuler la hausse de la CSG pour tous,doit mettre fin au gel des pensions et les revaloriser.
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Manifestez jeudi 14 juin dans tous les départements

Lannion :

10h30 devant l’ancien Tribunal (allée du Tribunal) avec manifestation jusqu’à la Sous-Préfecture pour dépôt d’un courrier rappelant les revendications des retraité-es.
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Saint-Brieuc :
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11 h Place des droits de l’homme (derrière la mairie) et demande d’audience à la Préfecture.
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Signez, faites signer la pétition pour une loi de finances rectificative qui annule la hausse de la CSG pour tous, qui met fin au gel des pensions, qui revalorise toutes les pensions.
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Pour signer en ligne : http://www.retraitesencolere.fr/
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Lire aussi:
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