Archive | Retraites

07 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

complémentaires (npa)

retraite

Complémentaires

Les retraitéEs victimes du gouvernement, du patronat et de complices syndicaux

L’accord sur les retraites complémentaires des salariéEs du secteur privé conclu le 30 octobre 2015 entre le MEDEF, la CFE-CGC, la CFTC et la CFDT est entré en vigueur ce 1er janvier.

Les effets sont immédiats : les actifEs cotisent plus, ils et elles devront travailler plus longtemps pour ne pas toucher une retraite trop misérable, et le montant des pensions diminue. Et d’autres conséquences se feront sentir si la mobilisation ne fait pas échec à la contre-réforme des retraites de base qui pourrait être votée cet été.

Anticipation

Le système des retraites de base (les retraites versées par les régimes de Sécurité sociale) est en annuités : le montant de la pension dépend principalement du montant des salaires soumis à cotisation et de la durée de la durée de la carrière. Les retraites complémentaires fonctionnent selon un système à point. Le montant de la pension dépend du nombre de points accumulés durant sa carrière et de la valeur du point attribuée chaque année par la caisse complémentaire après agrément par le gouvernement.

Le projet qui devrait être débattu au Parlement cet été a pour objectif de faire basculer le système d’annuités en un système à points, satisfaisant ainsi une vieille revendication du patronat.

La fusion entre l’AGIRC (couvrant l’ensemble des salariéEs) et l’ARRCO (spécifique aux cadres) prévue par l’accord de 2015 est effective aussi depuis le 1erjanvier. Cette disposition va égale-ment favoriser l’application du projet Macron-Medef qui prévoit un régime universel et la fusion de tous les régimes actuels.

Régressions sociales

Les signataires de l’accord affirmaient que « personne n’y perdra ». La cotisation « salariale » a augmenté de plus d’un demi-point (0,56%) au 1erjanvier, la cotisation patronale ne change pas.

La revalorisation de la valeur du point est, depuis l’accord de 2015, inférieure d’un point au taux de l’inflation et s’applique au 1ernovembre au lieu du 1eravril, tandis que les pensions des régi-mes de base augmenteront de 0,3% au 1er janvier, alors que l’inflation en 2018 serait de 1,8% selon une estimation de l’Insee.

Jusqu’en décembre 2018, les salariéEs qui bénéficiaient des droits à la retraite de base à taux plein percevaient également l’intégralité de la retraite complémentaire. Depuis cette année  il subissent une diminution de 10% de cette pension pendant trois, et au plus tard jusqu’à 67 ans. C’est un recul de fait de l’âge de départ à la retraite pour toutes celles et tous ceux qui perce-vaient des bas salaires, en majorité des femmes. Les personnes chômeuses au moment de partir en retraite sont très nombreuses, et elles n’auront pas d’autres choix que de subir ce malus.

La seule « avancée »du protocole de 2015 concerne la modification des règles concernant les pensions de réversion versées aux veufs et veuves. Cadres et non cadres pourront en bénéficier dès 55 ans sans minoration, alors qu’auparavant il n’était pas possible de percevoir avant 60 ans sans minoration cette pension versée uniquement par l’AGIRC.  Mais il est à craindre que cette disposition ait été prise dans le but de réduire ou de supprimer la pension de réversion du régi-me de base dans le cadre de sa réforme, le gouvernement restant très flou sur le sujet.

Jaunes, verts ou rouges… la défense des retraites est aussi une raison de se mobiliser !

S. Bernard  Lundi 7 janvier 2019

https://npa2009.org/

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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (france info)

retrauite

Nancy : une retraitée lance une pétition en ligne pour le pouvoir d’achat

Et recueille plus de 84 000 signatures

Francine Vergon demande notamment l’indexation des retraites sur l’inflation, et elle est déterminée.

Le 17 décembre dernier, Francine Vergon, retraitée de 68 ans, vivant à Nancy (Meurthe-et-Moselle) avec une pension de 954 euros par mois, a lancé une pétition pour demander l’indexation des retraites sur l’inflation. Elle a déjà recueilli plus de 84 000 signatures, rapporte France Bleu Sud Lorraine Sud.

« Ma situation n’est pas florissante mais je pense surtout aux retraités qui ont moins ou rien du tout », témoigne-t-elle. « Je connais des personnes avec 600 euros par mois qui font les poubelles », a-t-elle confié. Ma fille me propose parfois de me faire un plein de nourriture, mais je n’aime pas ça, j’ai aussi du respect pour moi.Francise Vergnon, retraitée nancéienne

Francine Vergon ne sera pas concernée par l’exonération élargie de la hausse de la CSG. Sont concernés les retraités touchant une pension au-dessus de 1 200 euros par mois et qui avaient vu le 1er janvier 2018 le taux de la CSG augmenter de 1,7 points.

« Moi je parle des petites pensions comme moi, raconte-t-elle. Ces gens-là n’ont rien, même pas une miette ! Ils sont lésés, on a rien du tout, même pas une prime. » La retraitée compte dépo-ser sa pétition sur la table des députés locaux. « Mais s’il faut que j’aille à l’Elysée pour l’apporter, j’irai ! », promet-elle.

25/12/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi

« On ne peut plus suivre » : ils sont retraités mais travaillent encore par nécessité économique (France Info)

Et la finance ruinera les retraités (La Brèche)

 

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12 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

déstabilisation (essf)

happy meal

Le mouvement des gilets jaunes déstabilise Macron

Depuis le 1er décembre, la France est entrée dans une crise politique dont Macron espère être sorti avec la déclaration qu’il vient de faire lundi soir.

Le mouvement des gilets jaunes est allé crescendo depuis la mi-novembre. Le dimanche 1er décembre a été un tournant, opérant un basculement de la crise sociale. Les affrontements sur les Champs Elysées à Paris ont été le symbole de cette journée, mais dans toutes les villes le niveau de mobilisation, en moyenne égal à celui de la semaine précédente, a été à un niveau supérieur d’affrontement. Toulouse, Marseille, Le Puy en Velay où la préfecture a été attaquée par les gilets jaunes….

Partout cette radicalisation a été de pair avec la généralisation des mots d’ordre « Macron démission ».

Les images de la police chassée de l’Arc de Triomphe, tagué et occupé par les gilets jaunes ont fait le tour du monde, cristallisant la crise politique, la déstabilisation personnelle de Macron. Parallèlement, avant le 1er décembre, le soutien au mouvement des gilets jaunes a opéré une polarisation de classe encore plus importante, rassemblant clairement les classes populaires, et se voyant opposé aux classes les plus urbaines et les plus aisées.

Dans les jours précédents le 1er décembre, dans une série de villes s’est affirmée une conver-gence avec des secteurs du mouvement syndical, que ce soit par des rassemblements au moins en partie communs à l’occasion des manifestations du 1er décembre pour les droits des chômeurs prévues de longue date par la CGT, mais aussi par des appels directs de sections syndicales d’entreprises du privé, de la SNCF, de la Poste à rejoindre les manifs des gilets jaunes.

Ainsi, malgré la caricature initiale véhiculée dans les rangs du mouvement syndical, de la gauche sociale et radicale, stigmatisant un mouvement « jaune-brun », petit à petit s’est affirmé le contenu social des exigences du mouvement et son caractère certes mélangé socialement, mais avec une grande prépondérance des classes populaires. Donc des digues se sont brisées dans le camp populaire, ouvrant la voie à une convergence et donc à un changement dans le rapport de force.

La question du « pouvoir d’achat » a progressivement glissé de la seule question de la hausse de la taxe carburant, à la question générale des taxes, à la fiscalité indirecte frappant les clas-ses populaires, mettant en regard la suppression de l’ISF et les cadeaux fiscaux pour les plus riches. Explicitement la question de la répartition des richesses est apparue dans de nombreu-ses déclarations et mots d’ordres des gilets jaunes. La question des pensions, des attaques contre les retraites, celle des salaires, du SMIC sont venus au premier plan, permettant que se fasse le lien explicitement avec les revendications ouvrières.

Donc avant même le 1er décembre, la dynamique était une dynamique de classe, margina-lisant l’extrême-droite, non pas dans son audience parmi une partie des gilets jaunes mais dans l’écart avec ses thèmes de prédilection : l’immigration comme cause de tous les maux, « le matraquage fiscal », mettant dans le même sac les impôts et toutes les taxes payées par les classes populaires ou le patronat et l’attaque démagogique contre les fonctionnaires.

Après le 1er décembre, nous sommes entrés dans une crise politique profonde.

Dos au mur, Macron et les députés de En Marche ont vu fondre le peu de soutien populaire qui leur restait, réduit au dernier carré des possédants. Macron a commencé à craquer, en voyant que son image de président populaire a été détruite au niveau international, et en voyant que même la violence des affrontements du 1er décembre ne réduisait pas le soutien populaire. Le 1er ministre, Edouard Philippe, en panique, annonçait au lendemain du 1er décembre, la suspension pour 6 mois de la taxe carburant, puis son annulation pour 2019.

Mais comme le dit la presse, c’était « trop peu et trop tard » !

Non seulement les gilets jaunes n’ont pas été satisfaits de ces premiers reculs sur les hausses de taxes, mieux cela a encouragé à continuer et toutes les catégories sociales attaquées de-puis au moins deux ans et mises en échec en ordre dispersé ont commencé à entrevoir l’occa-sion de faire entendre leur voix : agriculteurs, chauffeurs routiers, salariés des ports et dock … Aussi le gouvernement, en commençant à reculer, a voulu dramatiser la situation, agitant la menace du chaos, du putsch, évoquant le spectre de l’extrême droite, essayant ainsi de casser le soutien populaire du mouvement et d’éviter une jonction avec le mouvement ouvrier le 8 décembre.

Macron, avant le 8 décembre, a gardé le silence, craignant de cristalliser à nouveau le mécon-tentement, mais a appelé à la rescousse tous les « corps intermédiaires » qu’il s’était lui-même appliqué à mettre à l’écart : députés et sénateurs, maires, directions syndicales, pour qu’elles fassent le boulot de l’appel au calme par de grandes déclarations mettant en avant le « dialo-gue social ».

Les directions syndicales, sauf Solidaires, ont publié une déclaration intersyndicale lamentable « d’appel à l’ordre », déclaration désavouée dans la CGT par un grand nombre de fédérations et d’Unions départementales. Parallèlement, la CGT, sous pression de sa base a appelé à une journée de mobilisation…le vendredi 14 décembre.

Cette tactique a été un échec complet jusqu’au 8 décembre.

Non seulement, les reculs ont été vécus comme un encouragement, mais la jonction a commencé à s’opérer dans les villes et les régions avec des morceaux du mouvement syndical. Ces rapprochements se sont manifestés le 8 décembre dans la rue. Les manifestants ont été aussi nombreux que le 1er décembre, et dans beaucoup de villes se sont mélangés des cortèges de gilets jaunes intégrant des militants du mouvement social et souvent faisant la jonction avec les manifestations climat organisées dans un grand nombre de villes.

Tous ces éléments ont favorisé la radicalisation du mouvement des gilets jaunes sur les exigences sociales, limitant l’impact des éléments d’extrême droite toujours présents dans le mouvement. Parallèlement, entre 100 et 200 lycées sont entrés en grève ou en blocage à la veille du 8 décembre. Ce mouvement, a été la remise en avant des revendications contre la réforme d’accès à l’Université, Parcoursup, et contre une réforme du baccalauréat allant dans le même sens.

Le 8 décembre a donné lieu à de nombreux affrontements dans les villes, notamment autour des préfectures symboles de l’Etat.

La violence et la répression policière ont été décuplées : plus de 1 000 arrestations, donc un grand nombre d’arrestations « préventives », un usage décuplé des agressions des cortèges et des manifestations lycéennes, avec usage systématique des grenades lacrymogènes, des flash balls, blessant des centaines de manifestants. 85 000 policiers ont été déployés contre les manifestants avec des véhicules blindés de police et de gendarmerie.

On est en présence, d’une manière totalement inédite, d’ une offensive générale contre la politique d’austérité et le gouvernement, contre l’ensemble des mesures antisociale, pour des mesures de justice sociale et d’augmentation des salaires, et directement contre Macron. Pour la première fois depuis l’élection de Macron, et même pour la première fois depuis 1995, le rapport de forces a commencé à basculer réellement et toutes les catégories populaires attaquées et souvent entrées en lutte et battues séparément ces dernières années, peuvent voir l’occasion de repartir dans l’action.

Mais, le paradoxe, est toujours que le mouvement ouvrier organisé et même les salarié-e-s, en tant que collectifs dans les entreprises ne prennent pas jusqu’à aujourd’hui le relai par la grève d’un mouvement pourtant très largement populaire et auquel beaucoup de salarié-e-s partici-pent de manière individuelle.

Le 10 décembre, Macron est sorti de son silence pour essayer de donner une image plus « humble » d’un président qui a cultivé la morgue de classe depuis 18 mois et essayer d’étein-dre le feu de la mobilisation. Il a voulu mettre en avant trois mesures spectaculaires sur les pouvoir d’achat : une prétendue augmentation de 100 euros du SMIC, le retour sur la hausse de la CSG pour les retraités ayant un revenu inférieur à 2000 euros, et la suppression de toute fiscalité et soumission aux cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

De fait, il n’y a pas même pas d’augmentation du SMIC mais une avance sur une prime complémentaire versée par le budget sous condition de ressources.

Ce qui est spectaculaire est qu’il n’y aucune remise en cause de la politique de classe de ce gouvernement, aucune remise en cause des 40 milliards versés par le budget de l’Etat aux entreprises avec le CICE, ni de toutes les politiques fiscales au profit des plus riches. Aucune remise en cause de la répartition des richesses contres lesquelles s’insurgent les gilets jaunes, les classes populaires les plus touchées par les politiques d’austérité.

De nombreux enjeux vont être sur la table dans les jours qui viennent.

Le gouvernement espère avoir éteint l’incendie et compte sur l’émiettement des gilets jaunes et leur isolement. Tout va dépendre du maintien de sa mobilisation, de sa structuration démocra-tique à la base ; de la jonction et de la mobilisation d’autres couches, dans les quartiers, les entreprises, le mouvement social : arriver à ce que se maintienne la mobilisation, éviter sa divi-sion malgré le matraquage des médias poussant au repli, malgré le silence des directions syndicales confédérales, dépassées par un mouvement social d’envergure, arriver à une offensive générale contre Macron et sa politique.

Léon Crémieux mardi 11 décembre 2018

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

France-débat. «Le fond de l’air est jaune» (Al’Encontre.ch)

Gilets jaunes : « On sent bien qu’Emmanuel Macron n’est pas dans le même monde que nous » (Bastamag)

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02 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

chauffage (révolution permanente)

 crisebox

Quand se chauffer devient un luxe

30% de la population n’a pas les moyens de se chauffer normalement

Avec le retour du froid, le chauffage vient s’ajouter à la liste des dépenses des foyers. 30 % de la population serait contrainte de devoir restreindre leur consommation de chauffage. Pendant ce temps, Engie et EDF ont fait chacun plus d’un milliard de bénéfice net.

Que ce soit au gaz ou à l’électricité, le chauffage représente une dépense considérable pour les ménages.

C’est ce que montrent les chiffres annoncés par le médiateur national de l’énergie, qui révèlent que 15 % des interrogés ont souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2017. Menée sur un échantillon représentatif de 1051 foyers, l’étude montre en effet que 30 % des sondés ont du restreindre leur consommation de chauffage, faute de moyens.

Toujours selon le médiateur, 9 % des foyers ont eu du mal à payer leurs factures d’énergies. Rien de surprenant avec le prix en constante augmentation des énergies fossiles. Le fioul et le gaz naturel entre autres, voient leur prix crever le plafond.

Les causes d’une telle hausse sont notamment la taxation de ces énergies par l’Etat et de mais aussi l’augmentation des tarifs de la part des entreprises distributrices, ainsi qu’une hausse internationale du prix du baril de pétrole qui se répercute sur les consommateurs.

En effet, depuis la privatisation partielle d’EDF/GDF et sa mise en concurrence qu’elle entre-tient elle-même notamment avec Engie et EDF, les deux entreprises vendent toutes les deux de l’électricité et du gaz. Engie a réalisé un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros en 2017, EDF de 1,7 milliard en 2017.

Le gouvernement explique l’augmentation du prix du gaz comme un geste de solidarité.

En effet, l’Etat augmente la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) qui est comprise dans le prix de vente du gaz pour financer les chèques énergie. Cette taxe est en hausse de 44 %, voté par le Parlement en 2017, elle va augmenter pendant les cinq prochaines années, pour atteindre 172 % d’augmentation cumulée en 2022.

Les chèques énergie sont sensés permettre aux 4 millions de foyers les plus pauvres de payer leurs factures. Ils s’élèvent à 150 euros mais étant donné que le prix du gaz augmente également pour eux le chèque n’amortit rien du tout.

De fait ce sont encore les plus pauvres qui vont souffrir de l’augmentation des prix et devront encore économiser encore plus de chauffage cet hiver alors que les actionnaires d’Engie et EDF, et les entreprises pétrolières derrière, vont continuer à faire des bénéfices monstres.

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21 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraités (révolution permanente)

Micro-trottoir. La colère des retraités : “Macron ne connaît rien à la vie des gens !”

Les retraités étaient massivement mobilisés ce jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour le pouvoir d’achat et contre le gel des pensions de retraites, qui ne permet pas de vivre dignement. Nous sommes allés à leur rencontre dans la manifestation parisienne, où la colère était présente à la fois en nombre et en paroles, contre Macron et sa politique au service des riches.

http://www.revolutionpermanente.fr/

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19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraités (jdd)

ennmie public

Retraités et gouvernement

Voici 5 chiffres qui racontent le désamour

Les retraités manifestaient jeudi pour dénoncer une perte de leur pouvoir d’achat, alors qu’Emmanuel Macron cherche toujours à renouer avec cette catégorie de son électorat.

Voici 5 chiffres qui résument la situation.

« Il faut arrêter d’emmerder les retraités », lançait Emmanuel Macron à ses collaborateurs le 17 septembre dernier au sujet des droits de succession. Jeudi, neuf associations et syndicats de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont appelé à manifester pour prendre le Président au mot.

15.000 personnes étaient notamment réunies à Paris, selon les organisateurs.

Leur cible : les choix budgétaires du gouvernement – hausse de la CSG et quasi-gel des pensions – qui se traduisent par une perte de pouvoir d’achat. Ils espéraient réitérer l’affluence du 15 mars dernier, lorsque 200.000 retraités, selon les organisateurs, avaient défilé.

Voici cinq chiffres pour comprendre pourquoi les retraités sont en colère… et comment le gouvernement tente de les apaiser.

1 Hausse de la CSG : 1,7 point 

La mesure est entrée en vigueur en janvier 2018 : une augmentation de 1,7 point de la CSG (Contribution sociale généralisée). Pour les salariés du privé, cette hausse a été contreba-lancée par la baisse des cotisations salariales. Mais pour les retraités, aucune compensation. Dans le détail, cela concerne environ 60% des 16 millions de retraités français. Soit les céliba-taires qui gagnent moins de 14.404 euros par an, et les couples qui perçoivent moins de 22.096 euros par an.

Quel impact pour le porte-monnaie des retraités? Prenons le cas d’un « retraité moyen ». Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la pension moyenne s’établissait à 1.376 euros brut en 2015. Pour un retraité célibataire qui perçoit 1.300 euros par mois, la hausse de la CSG se traduit par une perte de pouvoir d’achat de 22 euros par mois environ, soit quelque 265 euros par an.

2 Montant raboté sur les pensions : 2,8 milliards d’euros

Les retraités ont dû avaler une autre couleuvre en août dernier. Dans une interview au JDD, le Premier ministre Edouard Philippe annonçait une augmentation de 0,3% des retraites de base en 2019 et 2020. Et ce, alors que l’inflation est attendue autour d’1,7% l’année prochaine par la Banque de France.

Pour le budget de la Sécurité sociale, cette décision représente 2,8 milliards d’euros d’éco-nomies… mais les retraités le paieront par « un recul manifeste de leur pouvoir d’achat », déplo-re Michel Salingue, de la FGR (Retraités Fonction Publique). Une annonce surprise, qui ne figurait pas dans le programme du candidat Macron contrairement à la hausse de la CSG.

Reprenons le cas du retraité moyen et de ses 1.300 euros mensuels. Pour lui, cette faible revalorisation comparée à un taux d’inflation d’1,7% se traduit par une perte d’1,4 point de pouvoir d’achat. Soit 18 euros par mois environ (216 euros par an). Les retraités grognent d’autant plus que, ces dernières années, les pensions n’avaient quasiment pas augmenté. La dernière revalorisation remonte au 1er octobre 2017, avec une hausse de 0,8%.

3 Nombre de foyers fiscaux bientôt exonérés de la hausse de la CSG : 300.000

Pour éviter la rupture avec les seniors, le Premier ministre Edouard Philippe a promis un cor-rectif pour les plus modestes. Traduction : les ménages qui se trouvent juste au-dessus du seuil retenu retrouveront dès 2019 leur taux de CSG initial. Près de 300.000 foyers vont en profiter, a annoncé Edouard Philippe le 20 septembre dernier, et non 100.000 comme initiale-ment prévu. « Il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG », a précisé le Premier ministre, ajoutant, « c’est un effort de 350 millions d’euros ».

Dernièrement, un groupe de députés En Marche a aussi tenté d’atténuer les effets de la hausse de la CSG sur la bourse des retraités. Mardi, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été adopté en commission par une vingtaine d’élus LREM, contre l’avis de leur parti et du rapporteur général, Olivier Véran. L’idée serait de moduler l’augmentation de la CSG selon les revenus. En clair, les retraités les plus modestes paieraient moins tandis que les seniors les plus aisés se verraient appliquer un taux de CSG plus important. Pour être définitivement accepté, cet amendement doit être voté une deuxième fois en hémicycle.

4 Hausse du minimum vieillesse sur deux ans : 100 euros

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, et elle devrait être entérinée avec le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2019 : augmenter l’Allocation de solidarité pour les personnes âgées de 100 euros par mois durant son mandat. En avril dernier, le minimum vieillesse s’est déjà accru de 30 euros par mois. Avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, une hausse de 35 euros est programmée pour janvier 2019.

Une augmentation similaire suivra en janvier 2020 pour porter au total le minimum vieillesse à 903 euros par mois pour une personne seule. Une autre manière pour le Président de montrer qu’il n’oublie pas les seniors les plus vulnérables. Quelque 555.000 personnes de plus de 65 ans en bénéficient, selon les derniers chiffres de la Drees.

5 Pourcentage de mécontents d’Emmanuel Macron parmi les retraités : 71%

En atténuant la hausse de la CSG pour soulager les plus modestes, Emmanuel Macron espérait regagner la faveur des retraités. Mais, à en croire le dernier baromètre Ifop pour le JDD, la pilule ne passe pas. En septembre dernier, 71% des retraités sondés se disaient mécontents du Président, qui engrangeait seulement 28% satisfaits. Un chiffre à comparer aux 67% de retraités qui s’estimaient contents d’Emmanuel Macron après son élection en mai 2017.

Pour Emmanuel Macron, et dans l’optique des élections européennes, le désaveu des retraités est lourd de conséquences. Parce que ces derniers représentent un tiers du corps électoral et sont ceux qui se déplacent le plus pour voter. Et parce que c’est au sein de cette catégorie que le chef d’Etat avait réalisé son meilleur score au second tour de la présidentielle (78%).

18 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

santé (dossier npa)

santé (dossier npa) dans Austérité
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Macron-Buzyn et la santé : toujours plus de régressions !

Après le plan « Ma santé 2022 », le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2019 confirme que le budget de la santé sera totalement verrouillé.

L’augmentation de 400 millions d’euros des dépenses de santé est une goutte d’eau : il s’agit de 0,002 % d’un budget d’un peu plus de 200 milliards d’euros. Macron et Buzyn traitent par dessus la jambe la souffrance au travail des soignantEs des hôpitaux, des Ehpad, de la psychiatrie.

Ils font semblant d’ignorer la grève massive des Ehpad, les nombreuses luttes dans les hôpi-taux et dans la psychiatrie ces derniers mois. Ils prétendent améliorer l’accès aux soins, aider la médecine de ville, désengorger les urgences, résoudre la crise des hôpitaux… alors que leur politique de santé aura des conséquences totalement contraires : toujours plus de régressions. Décryptage de leurs mesures.

manifestants-hopital-sud

Les privilèges du secteur privé

Alors que leur rentabilité se situe au niveau le plus élevé depuis 2006, les hôpitaux privés à but lucratif auront droit en 2019 à un « nouveau cadre d’allègements très favorable »(dixit Agnès Buzyn au congrès de la Mutualité française).

manifestants-hopital-sud

Le droit à la santé partout, pour toutes et tous

La conséquence certaine du plan Macron-Buzyn, libéral et technocratique, c’est le développement d’une médecine à deux niveaux : de qualité, avec dépassements d’honoraires, pour celles et ceux qui en ont les moyens et habitent les grandes villes ; à la chaîne, parfois sans médecin et sans examen.

Dossier réalisé par la commission santé-sécu-social du NPA.

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (jdd npa)

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Manifestation contre la politique de Macron : les syndicats rassemblent plus de monde qu’en juin

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France, pour la première fois depuis la rentrée, pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « plus sociale ».

Pour la première fois depuis la rentrée, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ». A Paris, ce sont entre 11.500 personnes (selon le chiffre de la police) et 50.000 (selon la CGT) qui ont défilé. Ils étaient 21.500 participants, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. C’est en tout cas davantage qu’il y a trois mois.

Le 28 juin, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15.000 personnes selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Des rassemblements en région

A l’échelle de la France, ce sont « presque 300.000 manifestants » qui auraient défilé ce mardi, selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur RTL ; environ 160.000 personnes à en croire les chiffres de l’Intérieur.

Les cortèges syndicaux ont ainsi rassemblé, selon la police, 5.400 personnes à Nantes, 5.300 à Marseille, 4.300 à Lyon, 3.500 au Havre, entre 2.500 et 3.000 à Rennes, 2.500 à Grenoble, 2.100 à Caen, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice ou 1.200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

Parmi les revendications portées par les syndicats, « les questions de salaires », a déclaré à Paris Philippe Martinez, dénonçant le « tour de passe-passe » du gouvernement « avec l’idée qu’en baissant les cotisations sociales ce serait bon pour le pouvoir d’achat : c’est un leurre ». Son homologue de FO, Pascal Pavageau, a demandé, lui, à l’exécutif de retrouver « le chemin du dialogue et surtout de maintenir le modèle social ».

Comme à l’accoutumée depuis 2016, un cortège de tête s’était constitué, avec un mélange assez divers (jeunes, lycéens, quinquas d’Attac déguisés en gaulois réfractaires, jeunes syndiqués…). Il y avait aussi plusieurs dizaines d’autonomes, de noir vêtus et casques sur la tête, dont certains criaient des slogans anticapitalistes ou « cassez-vous, bande de Benalla! » Des projectiles ont été jetés contre les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, 16 sur l’ensemble de la France.

Pas encore de nouvelle date de mobilisation

Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG. Ce qui explique la forte présence de retraités dans les cortèges.

A Lyon, François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d’achat. « J’ai perdu 50 euros par mois. On n’arrive plus à joindre les deux bouts », a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) ont aussi manifesté contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».

Les syndicats espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance chômage.

Mais ils se gardent pour l’heure d’évoquer une nouvelle date. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’avait pas appelé à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

9 octobre 2018

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01 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad maurice peigné (ouest france)

ehpad

EHPAD Maurice Peigné

Les personnels de Maurice-Peigné soumettront, lundi 1er octobre, une pétition aux élus de Dinan agglomération, juste avant la tenue du conseil communautaire prévu à 18 h 30.

Ils dénoncent un sous-effectif chronique. Le personnel soignant de l’Ehpad (établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) Maurice-Peigné, basé à Quévert (Côtes-d’Armor), ont prévu d’interpeller, ce lundi 1er octobre, les élus de Dinan agglomération, juste avant leur entrée en conseil communautaire, à 18 h 30.

Les salariés souhaitent leur soumettre une pétition, dans laquelle ils dénoncent « de graves difficultés mettant en cause le bien être, la dignité des résidents ainsi que la santé du personnel ». Ils réclament des moyens humains supplémentaires, dont « sept postes immédiatement pour une meilleure prise en soins ».

Sous-effectif chronique

Le texte précise que « certains résidents n’ont pas leur toilette avant 13 h, n’ont plus jamais leur déjeuner à 12 h, se plaignent d’isolement dans cette nouvelle grande structure où un effort financier a été demandé aux résidents et/ou leurs familles ». Des conditions de travail qui « se dégradent chaque jour » et ne sont pas sans conséquence sur le personnel : « Nous sommes en souffrance physique et psychologique. »

Logique comptable

Cette pétition intervient dans un climat de tension récurrent, syndicats et personnel soignant dénonçant, depuis l’ouverture de l’établissement, en avril, un sous-effectif chronique. En juin, deux sénateurs communistes, dont la Costarmoricaine Christine Prunaud, avaient visité l’Ehpad. Ils avaient estimé que le ratio personnels/résidents était l’un des pires du départe-ment. « Comme ailleurs, le personnel à l’impression de ne pas être entendu, que la logique comptable l’emporte sur l’aspect humain », avait relevé le sénateur Dominique Watrin.

Ouest-France 30 septembre 2018

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