Archive | Retraites

05 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Mettons la grève du 5 décembre et ses suites sur les rails

À un mois de la journée de mobilisation interprofessionnelle du jeudi 5 décembre, le gouvernement essaie de tenir deux objectifs apparemment inconciliables : maintenir le cap de ses contre-réformes et empêcher la convergence des colères.

Avec « en même temps » un Macron qui étale sa politique anti-migrantEs dans Valeurs actuelles, hebdomadaire d’extrême droite, misogyne, climato-sceptique, et déjà condamné pour incitation à la haine raciale…

Toujours une politique pour les plus riches

En ce début novembre se met en place la réforme de l’assurance-chômage. Le très officiel Unedic estime qu’elle frappera plus de 850 000 personnes, avec une baisse moyenne du montant mensuel de leur indemnisation de 22 %, de 905 euros à 708 euros, les baisses pouvant aller jusqu’à − 50 %, voire davantage !

Dans le même temps, à grands renforts de médias, le pouvoir annonce un plan « hors-normes » pour le 93, département « le plus pauvre » (avec un taux de pauvreté de 28,6 % contre 14,7 % dans l’ensemble du pays), « le plus jeune » (avec 35,4 % d’habitantEs ayant moins de 24 ans), et un des principaux déserts médicaux.

Ce plan consiste à donner quelques miettes (166 euros par mois) aux fonctionnaires qui tentent d’y assurer le minimum de service public, ainsi que des mesures ridicules pour les écoles, les hôpitaux ou le logement…

Et à partir de ce lundi 4 novembre, les femmes, dont le salaire horaire brut moyen est en moyenne inférieur de 15,4 % à celui des hommes, travailleront donc « gratuitement » jusqu’au 31 décembre…

Des colères qui montent

L’appel à la journée du 5 décembre, initié par l’intersyndicale de la RATP, est aujourd’hui largement relayé par la CGT, Solidaires, FO, la FSU et des organisations de jeunesse.

Plusieurs fédérations, Unions départementales CGT, Solidaires, de nombreux syndicats à la RATP, la SNCF, chez les transporteurs routiers, s’engagent sur une grève reconductible. A Montpellier, « l’Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes a aussi décidé de rejoindre cette lutte.

Les fortes mobilisations à la RATP, chez celles et ceux concernés par des régimes spécifiques, les coups de colère à la SNCF, la mobilisation des salariéEs et riverains de Lubrizol, le refus des person-nels hospitaliers de la poursuite d’une politique d’austérité destructrice, la contestation dans la jeunesse de l’inaction gouvernementale en matière écologique… Tout montre que la marmite sociale bouillonne.

S’unir et préparer l’affrontement

Face à ce front social, le pouvoir continue de menacer, de réprimer celles et ceux qui s’opposent à sa politique. Mais il veut aussi éviter un affrontement global en faisant mine de prendre en compte des revendications, en jouant la division.

Ainsi, pour les retraites, il laisse ouverte la possibilité d’une « clause du grand-père » un mécanisme qui impliquerait que seuls les nouveaux et nouvelles embauchéEs soient concernés par la réforme. Une façon de proposer une porte de sortie, d’évitement de la mobilisation, aux confédérations syndicales plus ou moins en accord avec le rapport Delevoye…

À l’occasion des journées de mobilisations existantes - le 14 novembre pour l’Hôpital public et dans les Finances publiques, les 16 et 17 avec les Gilets jaunes, le 30 contre le chômage et la précarité, au quotidien dans les entreprises et les services, avec les sans-papiers - il faut préparer la journée du 5 décembre… et surtout les lendemains, avec la mise en place de cadres unitaires et démocratiques, pour discuter et décider touTEs ensemble.

Le gouvernement et le patronat ne connaissent que le rapport de forces ? C’est à nous de le construire !

5 novembre 2019

https://npa2009.org/

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

5 décembre

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5 dec

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rébellion vétérans (the guardian)

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Comment les personnes âgées sont devenues les héros d’Extinction Rebellion

C’est une génération qui regroupe les anciens combattants de Greenham (anti missiles US), de la grève des mineurs et de la Poll Tax (Thatcher) et des mani-festations anti-guerre en Irak  et, sans avoir à s’inquiéter pour leur CV , ce sont des «arrêtables» parfaits.

La protestation touchent l’opinion lorsque les militants ont l’air aussi ordinaires que possible, comme les pelotons de grands-parents qui grossissent les rangs d’Extinction Rébellion.

Les caméras recherchent le pittoresque – le stéréotype du jeune à dreadlocks, qui permet à la presse de droite de rejeter l’énorme soulèvement mondial comme « n’étant pas des gens comme nous ».

Mais tous ceux qui participaient à la marche de Londres de samedi ou aux manifestations de cette semaine, ont vu à quel point la grande majorité d’entre eux sont des «gens normaux» non photogéniques de tous âges, avec des bataillons de retraités. Il n’y a pas non plus beaucoup de groupuscules d’extrême gauche pour détourner un puissant événement grand public.

Lorsque Boris Johnson les a qualifiés de «hargneux peu coopératifs», il ne parlait probablement pas des personnes âgées. Et il a fallu que son père, Stanley, rejoigne la Rébellion aux côtés du flot des retraités arrêtés jour après jour.

C’est le rabbin Jeffrey Newman, âgé de 77 ans, agenouillé dans Lombard Street, en face de la Banque d’Angleterre qui lui a volé la vedette. L’interdiction générale de toutes les manifestations à Londres a été totalement ignorée par les contingents des anciens.

Les anciens sont souvent les plus expérimentés, avec des médailles pour le prouver: Aldermaston était ma première marche, âgée de 14 ans. Plus tard, sont venues les manifesta-tions anti-guerre du Vietnam. Cette génération regroupe aussi des vétérans de Greenham, de la grève des mineurs, de la Poll Tax de Thatcher et des manifestations anti-guerre en Irak.

Des centaines de personnes dans les 70 ans et certaines dans les 90 ans – une génération des années 1960 aguerrie – ont été arrêtées dans le monde entier lors de ces manifestations d’urgence climatique.

Il s’agit de la cohorte des retraités la plus en forme, non seulement en mesure de s’asseoir dans la rue, mais également de se relever. Ce sont les meilleurs «arrêtables»  sans enfants, et avec pension.

Ils n’ont pas besoin de s’inquiéter des CV niqués, ni du casier judiciaire, rien à perdre. La police, (en Angleterre peut-être blog) craint de traîner les personnes âgées dans la rue. En outre, c’est un devoir pour une génération culpabilisée: « C’est nous qui avons brûlé le carbone, avons mis le plastique dans la mer et avons souillé l’air de ceux qui viendront après ».

Polly Toynbee mar 15 oct 2019

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Que faire avec Extinction Rebellion ? (Anti-k)

 

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

retraites (bastamag)

aguela

Madrid mercredi: grand-parents en lutte pour leurs droits

Avec la réforme, les retraites de demain ne seront pas suffisantes pour maintenir son niveau de vie

Basta !  : Cette réforme, et le passage à un système à points, sera-t-elle plus égalitaire que le système actuel, comme l’assure le gouvernement ?

Michaël Zemmour [1] : Cette réforme veut limiter les dépenses de retraite, c’est-à-dire concrètement faire baisser les pensions des retraités par rapport au niveau de vie des actifs. C’est une trajectoire qui est déjà en partie programmée par les réformes précédentes. La nouveauté de la réforme, avec l’introduction d’un système à points, c’est de rendre cette trajectoire automatique, et moins facilement réversible. Son principe est de définir un taux de cotisation fixe, qui ne bougera pas. C’est donc le niveau des pensions qui s’ajustera, de manière à ce que ce taux de cotisations permette de les payer.

Le rapport de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites [2] propose un taux de cotisation limité à 28% du salaire brut. C’est à peu près le taux actuel, mais comme on sait que la durée de vie va s’allonger, bloquer ce taux va avoir pour conséquence de faire baisser les pensions. L’idée principale du système à points, c’est qu’on gèle le niveau des ressources, et comme les retraites vont durer plus longtemps, puisque la durée de vie s’allonge, les pensions vont baisser. On pousse ainsi les gens à partir plus tard, et avec une pension plus faible.

La grande question qui est devant nous est celle du niveau de pension, ainsi que celle de l’âge de départ en retraite. Là où le débat est biaisé aujourd’hui, c’est que le gouvernement dit : « Nous sommes prêts à discuter de tout, mais avec les mêmes moyens. » Autrement dit l’alter-native ne se joue qu’entre perdre plus de pension, ou partir plus tard.

Ce que cela dessine, d’ici une vingtaine ou une trentaine d’années, ce sont des retraites qui n’auront plus le même rôle qu’aujourd’hui. Les pensions retraites existeront toujours – il est inexact de dire qu’on n’aura plus de retraites. Mais ces retraites qui ne seront pas suffisantes pour maintenir son niveau de vie. Elles ne constitueront qu’un premier étage. Celles et ceux qui n’auront que cela seront vraiment appauvris. D’autres, qui seront plus aisés, iront compléter par de la capitalisation.

Le système de décote/surcote est aussi profondément inégalitaire, car le fait de pourvoir travailler plus longtemps dépend du métier exercé.

Aujourd’hui, on discute beaucoup de savoir s’il faut calculer la retraite en fonction de l’âge ou en fonction des durées de travail. Le cœur de cette discussion, c’est que les systèmes de retraites, tels qu’ils sont présentés par le gouvernement, font que si vous n’atteignez pas l’objectif qu’on vous fixe, on vous pénalise lourdement.

Le système voulu par Delevoye prévoit que vous accumuliez des points, mais si vous n’atteignez pas soit l’âge pivot, soit la durée de référence, la valeur de vos points est diminuée. C’est une sorte de double peine. D’abord vous avez travaillé moins longtemps donc vous avez moins de points, par exemple si vous avez une carrière à trous. En plus, si vous partez à 62 ans, vos points valent moins cher.

Au cœur de ce principe, il y a une philosophie basée sur l’incitation : les dispositifs sont là pour inciter les gens à avoir des comportements considérés comme vertueux. Ce principe ignore la plupart des gens ne sont pas maîtres de leurs décisions de travailler ou pas.

Ces décisions ne sont pas prises dans un contexte de pure liberté ! Ce n’est pas un menu au restaurant. Il y a des difficultés professionnelles, il y a un contexte de santé, il y a du chômage. Donc, si on vous pénalise pour une décision que vous n’avez pas prise, ou si vous êtes déjà en mauvaise santé et que vous ne pouvez pas continuer à travailler, c’est un faux choix, et une vraie pénalisation.

Vous pointez le fait qu’il est faux que les gens travaillent dans l’ensemble plus longtemps. Les gens prennent leur retraite plus tard, mais selon vous c’est plutôt le temps entre la fin du travail et le début de la retraite qui augmenterait.

Il y a des personnes qui travaillent plus longtemps, à peu près deux ans de plus par rapport à il y a dix ans. C’est le fait des réformes précédentes, et aussi de la chasse aux pré-retraites. Dans le même temps, plus de la moitié des salariés français ne travaillent pas jusqu’à la retraite.

Lorsqu’ils liquident leur retraite, aux alentours de 63 ans, ils ne sont déjà plus en emploi depuis un, deux ou trois ans. Ils peuvent être au chômage – le chômage de longue durée des seniors est important. C’est le chômage qui a tendance à remplacer les pré-retraites, mais de manière moins favorable. Ils peuvent être aussi en invalidité, en arrêt longue maladie, ou aux minimas sociaux. Une période sans emploi ni retraite est en train de se créer, et a tendance à s’allonger avec les réformes.

C’est une illusion de poser les débats comme si, en décidant d’un âge de départ à la retraite, on résolvait le problème de l’emploi des seniors. Ce problème est toujours là, à la fois parce que les entreprises ne sont pas très demandeuses de garder les seniors très longtemps, que les condi-tions de santé dans un grand nombre d’emplois ne permettent pas de travailler plus longtemps, et aussi parce que les personnes ne souhaitent pas travailler plus longtemps.

C’est en lien avec les conditions de travail. Il y a un fossé qui se creuse entre le moment où l’on s’arrête – la moitié des gens s’arrêtent aujourd’hui avant 60 ans –, l’âge légal (62 ans actuelle-ment), et l’âge moyen auquel on touche enfin sa retraite, qui est plutôt de 63 ans pour l’instant.

D’un côté, le gouvernement communique sur des détails très techniques, de l’autre, les économistes, les partenaires sociaux, les citoyens, n’ont pas accès aux données sur lesquelles se base le gouvernement pour calculer les effets de la réforme. Qu’en pensez-vous ?

Nous n’avons pas accès aux données ni au résultats des études. C’est particulièrement archaïque, d’autant plus que le gouvernement communique sur des détails très techniques et qu’il veut absolument parler de cela. Il ne communique pas les simulations sur lesquelles il s’appuie. Le gouvernement assure que notre système sera meilleur que l’ancien, mais nous n’avons pas accès aux données pour le savoir ! Ce qui est clair, c’est qu’on va donner aux cadres supérieurs, aux salariés les plus riches, un bon de sortie du système. Ils pourront sortir du système de base pour la partie de leur salaire qui dépasse 10 000 euros par mois.

Les petites retraites, nous dit-on, seraient de l’autre côté un peu revalorisées. L’éventail des retraites distribuées, sans les plus riches, paraîtra donc plus égalitaire. Mais c’est une loupe déformante. Car les personnes qui en ont les moyens et qui vont voir les retraites de base baisser vont les compléter par la capitalisation. Et la capitalisation accroît nettement les inégalités. Les comparaisons internationales le montrent. Notre système actuel est loin d’être parfait, il contient des formes d’inégalités importantes. Mais en préparant un système où la retraite publique ne sera qu’un premier étage, peut-être que les inégalités seront encore plus fortes entre les retraités.

L’unification des différents régimes aura-t-elle aussi pour effet un nivellement pas le bas ?

Pour y voir plus clair, il faudrait avoir des chiffres. Pour le régime de la fonction publique, il est reconnu publiquement que son intégration au régime général va coûter très cher en droits à la retraite, au moins pour la partie des fonctionnaires qui sont peu payés en prime.

Une autre question dont on parle peu dans cette réforme, est celle de la prise en compte de la pénibilité…

Plusieurs dispositifs de prise en compte de la pénibilité ont été mis en place dans les années 2000 puis ont été dégradés. Aujourd’hui, ce n’est pas mis en avant. Et comme on présente chacun comme le gestionnaire de son compte de points, on ne rend pas compte du fait qu’il y a des métiers qui ont des effets tels sur la santé qu’on ne peut pas les exercer indéfiniment.

C’est quelque chose qui doit se penser pour la retraite, mais aussi se penser au travail, il faut mener de front les deux. Une partie des éléments des régimes spéciaux de retraites reposent sur cette idée de prendre en compte les risques spécifiques. S’il y avait quelque chose à faire pour s’inspirer des régimes spéciaux, ce serait effectivement de reconnaître qu’il y a des professions qui, en tant que telles, méritent un traitement spécifique. (Résumé)

La réforme des retraites voulu par Emmanuel Macron fait basculer le système par répartition vers un système individualisé, à points. Chacun vivra dans l’illusion qu’il reste maître du niveau de sa future pension, mais exercer un métier pénible ou précaire, connaître des périodes de chômage, se retrouver en invalidité sont autant de facteur qui feront baisser les points accumulés. Entretien avec l’économiste Michaël Zemmour.

Propos recueillis par Rachel Knaebel 17 octobre 2019

https://www.bastamag.net/

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04 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

8 octobre (ehpads)

ehpad

EHPAD : ne sacrifions pas nos aînéEs pour des profits !

Pour un véritable service public de la perte d’autonomie

La santé, à commencer par celle des plus vulnérables, ne saurait être confiée à des intérêts privés ! Malgré de nombreuses mobilisations des personnels des EHPAD et les promesses gouvernementales, rien de probant n’a été fait et la situation est toujours catastrophique : manque de moyens financiers et humains, aucune reconnaissance envers le personnel qui y travaille.

Pour remédier à cela, le NPA défend la création d’un véritable service public de la perte d’autonomie, intervenant aussi bien en institution qu’à domicile, pris en charge par la Sécu, financé à la hauteur des besoins par la part patronale des cotisations sociales, ainsi que l’embauche et la formation du personnel (un agent par résident en Ehpad) payé au minimum au SMIC revendiqué : 1 800 euros net.

Correspondante Samedi 11 mai 2019

https://npa2009.org/

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EHPAD : D’où vient la crise ?

Selon le dernier bilan démographique de l’INSEE, le vieillissement de la population se poursuit en France.

Au 1er janvier 2018, les personnes de 65 ans ou plus représentent 19,6 % de la population. Vingt ans plus tôt, ce chiffre n’était que de 15,5 %. L’espérance de vie à la naissance est de 85,3 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes, elle ne s’accompagne toutefois pas d’un accroissement de l’espérance de vie en bonne santé, qui stagne et s’élève à 64,2 ans pour les femmes et 61,7 ans pour les hommes

La « dépendance »

Le vieillissement de la population s’accompagne d’une perte d’autonomie, croissante avec l’âge. Celle-ci peut être, pendant une période compatible avec le maintien à domicile (avec un soutien et des aménagements).

Mais, au-delà de certaines limites, une prise en charge en institution devient souvent nécessaire pour assurer à la fois les soins de santé (les pathologies et en particulier les pathologies chroni-ques fréquentes et lourdes) et la compensation de la perte d’autonomie (l’incapacité à faire face aux besoins de la vie quotidienne), ce que l’on appelle souvent la « dépendance ».

C’est le rôle des EHPAD d’assurer l’hébergement et la prise en charge des «personnes âgées dépendantes ».

En 2016, on comptait en France:

557 648 places en EHPAD : 290 890 dans les EHPAD publics (127 070 dans les hôpitaux et 163 860 dans les communes) ; 169 030 dans les EHPAD privés non lucratifs (associatifs) ; 125 640 dans les EHPAD privés commerciaux (versant des bénéfices à leurs actionnaires).

Austérité

Ces établissements médicalisés doivent pouvoir assurer des soins par des professionnelEs de santé (médecins, infirmièrEs, kinés, ergothetapeutes, psychomotricienEs aides-soignantEs) et un accompagnement de la perte d’autonomie (aides-soigantEs, aides médico-psychologiques, animateurEs, etc.).

Au fil des années, la présence de résidentEs de plus en plus lourdement dépendantEs augmen-te l’intensité du travail et sa pénibilité, alors que les politiques d’austérité frappent tant les bud-gets de soins (assurance maladie) et ceux des départements qui via l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) financent la dépendance.

Les économies tous azimuts ont eu pour conséquence le recours aux emplois dits aidés, précaires, mal rémunérés, sans réelle ­qualification ni formation.

L’application de la réforme de la tarification décidée sous le quinquennat Hollande et les premières mesures de Macron (réduction des emplois aidés) ont provoqué la crise ouverte.

Dimanche 28 janvier 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Ehpad : « Nous sommes arrivés en situation de maltraitance institutionnelle »

Dans les EHPAD aussi, privatisation… et mobilisation !

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

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Addeva 29 Finistère et Côtes d’Amor

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24 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

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24 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

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Lire aussi:

Mardi 24 septembre : pour les retraites, un tour de chauffe sous l’eau (NPA)

Après le 24 septembre: préparer la riposte (Lutte Ouvrière)

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24 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

rennes lannion st nazaire quimper (le-télégramme le-trégor of)

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Lire aussi:

Réforme des retraites : environ 180 manifestants à Lannion (Le Trégor)

À Saint-Nazaire, 700 manifestants qui voient rouge (OF)

Retraites. 300 manifestants à Quimper (LT)

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23 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Retraites : le 24 septembre et après, s’unir et continuer !

Après le grand laminage du code du travail, la contre-réforme des retraites, principal volet de l’acte II du quinquennat, amplifie les attaques contre la protection sociale. Grand blabla, pseudo dialogue social comme mode de diversion organisé, la méthode change mais l’objectif reste le même : imposer une régression sociale majeure à l’ensemble du salariat en détruisant le système par répartition.

Travailler plus pour gagner moins ?

En modifiant les paramètres de calcul des pensions et des durées de cotisation, Macron vise une refonte globale du système de retraite, dont la finalité constituera une véritable saignée des pensions qui seraient amputées de 15 à 35 %.

Sous l’apparence d’un traitement égal, juste et universel, le nouveau système serait avant tout un grand nivellement par le bas généralisé. Actuellement seuls les meilleurs salaires sont pris en compte pour le calcul de la retraite.

Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, c’est calculer à partir d’un salaire de référence inévitablement plus bas, donc avoir une retraite automatiquement plus faible, plus particulièrement pour les femmes, les précaires… Compte-tenu de l’allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme, il faudra travailler plus pour gagner moins !

Plus largement cette contre-réforme va entériner un changement systémique car la baisse massive des pensions va progressivement ouvrir la voie à la capitalisation pour celles et ceux qui en auront les moyens.

Faire payer les capitalistes, amplifier le système par répartition

La vérité c’est que nos retraites ne sont ni trop élevées ni trop longues. Si nous vivons plus longtemps, c’est parce que nous travaillons moins et nous ne voulons pas que cette logique s’inverse.

Les privilégiéEs ne sont pas à chercher du côté des travailleurEs, mais du côté de ceux qui ont le plus à gagner dans cette contre-réforme: le patronat, les compagnies d’assurances, les banques… Il n’y a en réalité aucun problème de financement, pour qui veut prendre l’argent là où il se trouve, en augmentant en particulier les cotisations patronales, en supprimant toutes les exonérations.

Il faut donc refuser le statu quo et exiger des mesures radicalement opposées:

Retraite à 60 ans dès 35 ans d’activité, 55 ans pour les emplois pénibles, incluant le travail salarié ou les périodes sans travail avec continuité du salaire, en assurant aussi le rattrapage des pensions pour les femmes et toutes les victimes de la précarité.

Pour maintenir un système par répartition, il faut augmenter les salaires et répartir le travail. Aucun revenu ne doit être inférieur à 1 800 euros nets, et le temps de travail doit être amené à 32 heures sans perte de salaire.

Unité pour construire un mouvement d’ensemble

Une seule journée d’action ne suffira pas pour faire plier le gouvernement et imposer le retrait du projet de réforme. Face au calendrier d’enfumage de Macron, il faut imposer un autre agenda social tirant les leçons des défaites antérieures.

24 sept

Cette journée du 24 septembre (à l’appel de la CGT et de Solidaires) est un point de départ, mais il faut lui donner des perspectives d’actions durables pour pouvoir bloquer l’économie : la seule solution pour construire le rapport de force nécessaire pour gagner.

Le succès de la grève à la RATP est un premier encouragement, et les manifestations pour la justice climatique, celles des Gilets jaunes, montrent aussi qu’il existe un climat combatif.

SalariéEs du public ou du privé, nous sommes touTEs attaquéEs, nous ne pouvons agir en ordre dispersé. Il est urgent d’opposer une résistance unitaire - syndicale, politique, associative - de toutes celles et ceux qui veulent mettre en échec ce recul social sans précédent, pour en finir avec Macron et son monde.

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