Archive | Retraites

02 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

chauffage (révolution permanente)

 crisebox

Quand se chauffer devient un luxe

30% de la population n’a pas les moyens de se chauffer normalement

Avec le retour du froid, le chauffage vient s’ajouter à la liste des dépenses des foyers. 30 % de la population serait contrainte de devoir restreindre leur consommation de chauffage. Pendant ce temps, Engie et EDF ont fait chacun plus d’un milliard de bénéfice net.

Que ce soit au gaz ou à l’électricité, le chauffage représente une dépense considérable pour les ménages.

C’est ce que montrent les chiffres annoncés par le médiateur national de l’énergie, qui révèlent que 15 % des interrogés ont souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2017. Menée sur un échantillon représentatif de 1051 foyers, l’étude montre en effet que 30 % des sondés ont du restreindre leur consommation de chauffage, faute de moyens.

Toujours selon le médiateur, 9 % des foyers ont eu du mal à payer leurs factures d’énergies. Rien de surprenant avec le prix en constante augmentation des énergies fossiles. Le fioul et le gaz naturel entre autres, voient leur prix crever le plafond.

Les causes d’une telle hausse sont notamment la taxation de ces énergies par l’Etat et de mais aussi l’augmentation des tarifs de la part des entreprises distributrices, ainsi qu’une hausse internationale du prix du baril de pétrole qui se répercute sur les consommateurs.

En effet, depuis la privatisation partielle d’EDF/GDF et sa mise en concurrence qu’elle entre-tient elle-même notamment avec Engie et EDF, les deux entreprises vendent toutes les deux de l’électricité et du gaz. Engie a réalisé un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros en 2017, EDF de 1,7 milliard en 2017.

Le gouvernement explique l’augmentation du prix du gaz comme un geste de solidarité.

En effet, l’Etat augmente la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) qui est comprise dans le prix de vente du gaz pour financer les chèques énergie. Cette taxe est en hausse de 44 %, voté par le Parlement en 2017, elle va augmenter pendant les cinq prochaines années, pour atteindre 172 % d’augmentation cumulée en 2022.

Les chèques énergie sont sensés permettre aux 4 millions de foyers les plus pauvres de payer leurs factures. Ils s’élèvent à 150 euros mais étant donné que le prix du gaz augmente également pour eux le chèque n’amortit rien du tout.

De fait ce sont encore les plus pauvres qui vont souffrir de l’augmentation des prix et devront encore économiser encore plus de chauffage cet hiver alors que les actionnaires d’Engie et EDF, et les entreprises pétrolières derrière, vont continuer à faire des bénéfices monstres.

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21 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraités (révolution permanente)

Micro-trottoir. La colère des retraités : “Macron ne connaît rien à la vie des gens !”

Les retraités étaient massivement mobilisés ce jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour le pouvoir d’achat et contre le gel des pensions de retraites, qui ne permet pas de vivre dignement. Nous sommes allés à leur rencontre dans la manifestation parisienne, où la colère était présente à la fois en nombre et en paroles, contre Macron et sa politique au service des riches.

http://www.revolutionpermanente.fr/

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19 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraités (jdd)

ennmie public

Retraités et gouvernement

Voici 5 chiffres qui racontent le désamour

Les retraités manifestaient jeudi pour dénoncer une perte de leur pouvoir d’achat, alors qu’Emmanuel Macron cherche toujours à renouer avec cette catégorie de son électorat.

Voici 5 chiffres qui résument la situation.

« Il faut arrêter d’emmerder les retraités », lançait Emmanuel Macron à ses collaborateurs le 17 septembre dernier au sujet des droits de succession. Jeudi, neuf associations et syndicats de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont appelé à manifester pour prendre le Président au mot.

15.000 personnes étaient notamment réunies à Paris, selon les organisateurs.

Leur cible : les choix budgétaires du gouvernement – hausse de la CSG et quasi-gel des pensions – qui se traduisent par une perte de pouvoir d’achat. Ils espéraient réitérer l’affluence du 15 mars dernier, lorsque 200.000 retraités, selon les organisateurs, avaient défilé.

Voici cinq chiffres pour comprendre pourquoi les retraités sont en colère… et comment le gouvernement tente de les apaiser.

1 Hausse de la CSG : 1,7 point 

La mesure est entrée en vigueur en janvier 2018 : une augmentation de 1,7 point de la CSG (Contribution sociale généralisée). Pour les salariés du privé, cette hausse a été contreba-lancée par la baisse des cotisations salariales. Mais pour les retraités, aucune compensation. Dans le détail, cela concerne environ 60% des 16 millions de retraités français. Soit les céliba-taires qui gagnent moins de 14.404 euros par an, et les couples qui perçoivent moins de 22.096 euros par an.

Quel impact pour le porte-monnaie des retraités? Prenons le cas d’un « retraité moyen ». Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la pension moyenne s’établissait à 1.376 euros brut en 2015. Pour un retraité célibataire qui perçoit 1.300 euros par mois, la hausse de la CSG se traduit par une perte de pouvoir d’achat de 22 euros par mois environ, soit quelque 265 euros par an.

2 Montant raboté sur les pensions : 2,8 milliards d’euros

Les retraités ont dû avaler une autre couleuvre en août dernier. Dans une interview au JDD, le Premier ministre Edouard Philippe annonçait une augmentation de 0,3% des retraites de base en 2019 et 2020. Et ce, alors que l’inflation est attendue autour d’1,7% l’année prochaine par la Banque de France.

Pour le budget de la Sécurité sociale, cette décision représente 2,8 milliards d’euros d’éco-nomies… mais les retraités le paieront par « un recul manifeste de leur pouvoir d’achat », déplo-re Michel Salingue, de la FGR (Retraités Fonction Publique). Une annonce surprise, qui ne figurait pas dans le programme du candidat Macron contrairement à la hausse de la CSG.

Reprenons le cas du retraité moyen et de ses 1.300 euros mensuels. Pour lui, cette faible revalorisation comparée à un taux d’inflation d’1,7% se traduit par une perte d’1,4 point de pouvoir d’achat. Soit 18 euros par mois environ (216 euros par an). Les retraités grognent d’autant plus que, ces dernières années, les pensions n’avaient quasiment pas augmenté. La dernière revalorisation remonte au 1er octobre 2017, avec une hausse de 0,8%.

3 Nombre de foyers fiscaux bientôt exonérés de la hausse de la CSG : 300.000

Pour éviter la rupture avec les seniors, le Premier ministre Edouard Philippe a promis un cor-rectif pour les plus modestes. Traduction : les ménages qui se trouvent juste au-dessus du seuil retenu retrouveront dès 2019 leur taux de CSG initial. Près de 300.000 foyers vont en profiter, a annoncé Edouard Philippe le 20 septembre dernier, et non 100.000 comme initiale-ment prévu. « Il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG », a précisé le Premier ministre, ajoutant, « c’est un effort de 350 millions d’euros ».

Dernièrement, un groupe de députés En Marche a aussi tenté d’atténuer les effets de la hausse de la CSG sur la bourse des retraités. Mardi, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été adopté en commission par une vingtaine d’élus LREM, contre l’avis de leur parti et du rapporteur général, Olivier Véran. L’idée serait de moduler l’augmentation de la CSG selon les revenus. En clair, les retraités les plus modestes paieraient moins tandis que les seniors les plus aisés se verraient appliquer un taux de CSG plus important. Pour être définitivement accepté, cet amendement doit être voté une deuxième fois en hémicycle.

4 Hausse du minimum vieillesse sur deux ans : 100 euros

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, et elle devrait être entérinée avec le prochain budget de la Sécurité sociale pour 2019 : augmenter l’Allocation de solidarité pour les personnes âgées de 100 euros par mois durant son mandat. En avril dernier, le minimum vieillesse s’est déjà accru de 30 euros par mois. Avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, une hausse de 35 euros est programmée pour janvier 2019.

Une augmentation similaire suivra en janvier 2020 pour porter au total le minimum vieillesse à 903 euros par mois pour une personne seule. Une autre manière pour le Président de montrer qu’il n’oublie pas les seniors les plus vulnérables. Quelque 555.000 personnes de plus de 65 ans en bénéficient, selon les derniers chiffres de la Drees.

5 Pourcentage de mécontents d’Emmanuel Macron parmi les retraités : 71%

En atténuant la hausse de la CSG pour soulager les plus modestes, Emmanuel Macron espérait regagner la faveur des retraités. Mais, à en croire le dernier baromètre Ifop pour le JDD, la pilule ne passe pas. En septembre dernier, 71% des retraités sondés se disaient mécontents du Président, qui engrangeait seulement 28% satisfaits. Un chiffre à comparer aux 67% de retraités qui s’estimaient contents d’Emmanuel Macron après son élection en mai 2017.

Pour Emmanuel Macron, et dans l’optique des élections européennes, le désaveu des retraités est lourd de conséquences. Parce que ces derniers représentent un tiers du corps électoral et sont ceux qui se déplacent le plus pour voter. Et parce que c’est au sein de cette catégorie que le chef d’Etat avait réalisé son meilleur score au second tour de la présidentielle (78%).

18 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

santé (dossier npa)

santé (dossier npa) dans Austérité
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Macron-Buzyn et la santé : toujours plus de régressions !

Après le plan « Ma santé 2022 », le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2019 confirme que le budget de la santé sera totalement verrouillé.

L’augmentation de 400 millions d’euros des dépenses de santé est une goutte d’eau : il s’agit de 0,002 % d’un budget d’un peu plus de 200 milliards d’euros. Macron et Buzyn traitent par dessus la jambe la souffrance au travail des soignantEs des hôpitaux, des Ehpad, de la psychiatrie.

Ils font semblant d’ignorer la grève massive des Ehpad, les nombreuses luttes dans les hôpi-taux et dans la psychiatrie ces derniers mois. Ils prétendent améliorer l’accès aux soins, aider la médecine de ville, désengorger les urgences, résoudre la crise des hôpitaux… alors que leur politique de santé aura des conséquences totalement contraires : toujours plus de régressions. Décryptage de leurs mesures.

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Les privilèges du secteur privé

Alors que leur rentabilité se situe au niveau le plus élevé depuis 2006, les hôpitaux privés à but lucratif auront droit en 2019 à un « nouveau cadre d’allègements très favorable »(dixit Agnès Buzyn au congrès de la Mutualité française).

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Le droit à la santé partout, pour toutes et tous

La conséquence certaine du plan Macron-Buzyn, libéral et technocratique, c’est le développement d’une médecine à deux niveaux : de qualité, avec dépassements d’honoraires, pour celles et ceux qui en ont les moyens et habitent les grandes villes ; à la chaîne, parfois sans médecin et sans examen.

Dossier réalisé par la commission santé-sécu-social du NPA.

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (jdd npa)

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Manifestation contre la politique de Macron : les syndicats rassemblent plus de monde qu’en juin

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France, pour la première fois depuis la rentrée, pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « plus sociale ».

Pour la première fois depuis la rentrée, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ». A Paris, ce sont entre 11.500 personnes (selon le chiffre de la police) et 50.000 (selon la CGT) qui ont défilé. Ils étaient 21.500 participants, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. C’est en tout cas davantage qu’il y a trois mois.

Le 28 juin, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15.000 personnes selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Des rassemblements en région

A l’échelle de la France, ce sont « presque 300.000 manifestants » qui auraient défilé ce mardi, selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur RTL ; environ 160.000 personnes à en croire les chiffres de l’Intérieur.

Les cortèges syndicaux ont ainsi rassemblé, selon la police, 5.400 personnes à Nantes, 5.300 à Marseille, 4.300 à Lyon, 3.500 au Havre, entre 2.500 et 3.000 à Rennes, 2.500 à Grenoble, 2.100 à Caen, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice ou 1.200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

Parmi les revendications portées par les syndicats, « les questions de salaires », a déclaré à Paris Philippe Martinez, dénonçant le « tour de passe-passe » du gouvernement « avec l’idée qu’en baissant les cotisations sociales ce serait bon pour le pouvoir d’achat : c’est un leurre ». Son homologue de FO, Pascal Pavageau, a demandé, lui, à l’exécutif de retrouver « le chemin du dialogue et surtout de maintenir le modèle social ».

Comme à l’accoutumée depuis 2016, un cortège de tête s’était constitué, avec un mélange assez divers (jeunes, lycéens, quinquas d’Attac déguisés en gaulois réfractaires, jeunes syndiqués…). Il y avait aussi plusieurs dizaines d’autonomes, de noir vêtus et casques sur la tête, dont certains criaient des slogans anticapitalistes ou « cassez-vous, bande de Benalla! » Des projectiles ont été jetés contre les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, 16 sur l’ensemble de la France.

Pas encore de nouvelle date de mobilisation

Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG. Ce qui explique la forte présence de retraités dans les cortèges.

A Lyon, François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d’achat. « J’ai perdu 50 euros par mois. On n’arrive plus à joindre les deux bouts », a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) ont aussi manifesté contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».

Les syndicats espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance chômage.

Mais ils se gardent pour l’heure d’évoquer une nouvelle date. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’avait pas appelé à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

9 octobre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

9 Octobre (NPA)

Le 10, Martinez et Pavageau déjà à Matignon ! 9 octobre. Une mobilisation plus forte qu’attendue… et maintenant ? (RP)

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01 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad maurice peigné (ouest france)

ehpad

EHPAD Maurice Peigné

Les personnels de Maurice-Peigné soumettront, lundi 1er octobre, une pétition aux élus de Dinan agglomération, juste avant la tenue du conseil communautaire prévu à 18 h 30.

Ils dénoncent un sous-effectif chronique. Le personnel soignant de l’Ehpad (établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) Maurice-Peigné, basé à Quévert (Côtes-d’Armor), ont prévu d’interpeller, ce lundi 1er octobre, les élus de Dinan agglomération, juste avant leur entrée en conseil communautaire, à 18 h 30.

Les salariés souhaitent leur soumettre une pétition, dans laquelle ils dénoncent « de graves difficultés mettant en cause le bien être, la dignité des résidents ainsi que la santé du personnel ». Ils réclament des moyens humains supplémentaires, dont « sept postes immédiatement pour une meilleure prise en soins ».

Sous-effectif chronique

Le texte précise que « certains résidents n’ont pas leur toilette avant 13 h, n’ont plus jamais leur déjeuner à 12 h, se plaignent d’isolement dans cette nouvelle grande structure où un effort financier a été demandé aux résidents et/ou leurs familles ». Des conditions de travail qui « se dégradent chaque jour » et ne sont pas sans conséquence sur le personnel : « Nous sommes en souffrance physique et psychologique. »

Logique comptable

Cette pétition intervient dans un climat de tension récurrent, syndicats et personnel soignant dénonçant, depuis l’ouverture de l’établissement, en avril, un sous-effectif chronique. En juin, deux sénateurs communistes, dont la Costarmoricaine Christine Prunaud, avaient visité l’Ehpad. Ils avaient estimé que le ratio personnels/résidents était l’un des pires du départe-ment. « Comme ailleurs, le personnel à l’impression de ne pas être entendu, que la logique comptable l’emporte sur l’aspect humain », avait relevé le sénateur Dominique Watrin.

Ouest-France 30 septembre 2018

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (lutte ouvrière)

greve-interpro-9octobre2018-et-manif-lille

Le 9 octobre : en grève et dans la rue !

La CGT, FO, Solidaires ainsi que des organisations lycéennes et étudiantes appellent le 9 octobre à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation.

La situation des classes populaires ne cesse de se dégrader. Le chômage en est la première cause. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi dépasse les six millions, sans cesse alimenté par les plans de licenciement ou de suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public.

Les conséquences sont dramatiques non seulement pour les travailleurs privés d’emploi, mais pour toute la société.

Ainsi Pôle emploi recense 1,3 million de chômeurs dans le secteur des services à la personne et aux collectivités alors que des millions d’anciens sont privés d’accompagnement ou de soins, à domicile ou dans les maisons de retraite. 922 000 employés de vente et de commerce pointent au chômage, alors que les centres commerciaux ont bien souvent disparu des quartiers populaires, tout comme des guichets de La Poste ou d’autres services publics.

Plus de 500 000 ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont sans travail quand près de quatre millions de personnes sont mal-logées, que l’état des routes et des voies ferrées devient catastrophique. Mais Macron veut s’en prendre non au chômage mais aux chômeurs, dont il veut diminuer encore les allocations.

Le pouvoir d’achat de l’ensemble des classes populaires est en recul, sous l’effet de la hausse des prix, des loyers, alors que les salaires sont bloqués.

Les pensions de retraite sont, elles, carrément amputées par les hausses de la CSG. Elles vont l’être davantage par le gel décidé pour deux ans. Et le projet gouvernemental de retraite par points ne vise qu’à supprimer carrément toute garantie quant au niveau des futures retraites.

Concernant la jeunesse ouvrière, non seulement le capitalisme est incapable de lui faire miroiter un autre avenir que celui de la précarité, mais au travers de la sélection et des réformes de l’éducation, il remet en cause même le mince accès à une culture générale, concédé dans une autre période. Toutes les forces vives de la société sont sacrifiées aux rentiers capitalistes qui se sont partagés, en 2017, 97 milliards de profits rien que pour le Cac40.

Nul ne sait par quelles étapes et dans quels délais se produira la contre-offensive du mouvement ouvrier.

Mais c’est en tout cas la seule voie, celle de la lutte de classe et certainement pas l’opium électoral, qui permettra de renverser le rapport de force. Les directions syndicales n’offrent aujourd’hui aucun plan de riposte au plan d’attaques de Macron, le commis des capitalistes. Elles n’en expriment même pas clairement la nécessité. Mais les travailleurs qui se saisiront de la journée du 9 octobre pour affirmer leur volonté d’en découdre avec les politiques patronales auront raison.

Christian BERNAC 26 Septembre 2018
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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

russie retraites (ouest-france npa)

russe

Nos camarades russes sont dans le mouvement

Russie. Les députés adoptent l’impopulaire réforme des retraites

Le texte a été approuvé par 326 voix pour, 59 voix contre et une abstention en deuxième lecture.

Le texte prévoit le premier relèvement de l’âge de la retraite depuis la période soviétique. Ce qui a déjà provoqué de multiples protestations dans le pays.

326 voix pour, 59 voix contre et une abstention. 

Les députés russes ont adopté, ce mercredi 26 septembre, une impopulaire réforme prévoyant le premier relèvement de l’âge de la retraite depuis la période soviétique. Une adoption en deuxième lecture, la plus importante du parcours parlementaire. Le texte doit être approuvé en troisième lecture puis par les sénateurs, généralement une formalité, avant d’être promulgué par le président Vladimir Poutine.

Les députés ont introduit dans le texte, qui a provoqué de nombreuses manifestations et des revers électoraux inattendus pour le parti au pouvoir, tous les amendements proposés par Vladimir Poutine lors d’une adresse à la nation fin août. Confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité, le président avait notamment promis de n’augmenter l’âge de départ à la retraite pour les femmes à 60 ans contre 63 dans le texte initial et 55 actuellement. Pour les hommes, l’âge de la retraite passe à 65 ans contre 60 ans aujourd’hui.

« L’augmentation de l’âge de la retraite est un génocide ! »

Les députés russes ont également adopté d’autres mesures prônées par Vladimir Poutine telles que le départ anticipé pour les mères de familles nombreuses, le maintien d’avantages pour certaines professions comme les mineurs et l’introduction de sanctions pénales pour les entreprises licenciant des employés proches de l’âge de la retraite.

Le rejet du projet de réforme des retraites, une mesure annoncée le jour de lancement de la Coupe du monde de football en Russie le 14 juin, est devenu l’un des thèmes majeurs de l’opposition libérale et a suscité la colère du Parti Communiste. Des manifestants se sont rassemblés mercredi devant la Douma, la chambre basse du Parlement russe où le texte était examiné, avec des pancartes fustigeant le Premier ministre Dmitri Medvedev, qui avait proposé la réforme en juin. L’opposant d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov était présent, tenant une pancarte « L’augmentation de l’âge de la retraite est un génocide ! », a constaté un photographe de l’AFP.

Les opposants à la réforme affirment que beaucoup de Russes, notamment les hommes – dont l’espérance de vie plafonne à 66 ans – ne pourront guère profiter de leur retraite. Mardi, des militants ont annoncé avoir transmis à l’administration présidentielle une pétition signée par un million de personnes demandant l’abandon de la réforme.

26/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Russie: nouveaux épisodes de la mobilisation contre la réforme des retraites (NPA)

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20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (cgt + lutte ouvrière)

greve-interpro-9octobre2018-et-manif-lille

9 octobre : l’autre façon de traverser la rue

La CGT, FO, Solidaires, la FSU ainsi que les organisations étudiantes et lycéennes appellent à une journée de grève et de manifestation le 9 octobre prochain.

Pour les travailleurs, pour la jeunesse, ce sera l’occasion de faire entendre leur colère contre la politique menée par Macron en faveur du patronat, et de se préparer à répondre à ses prochaines attaques.

Dans tous les secteurs, de nouvelles mesures contre les travailleurs sont annoncées.

Après avoir donné aux patrons encore plus de facilités pour licencier, le gouvernement s’apprête à réduire les allocations de chômage. La réforme des retraites annoncée pour 2019 aura pour conséquence de créer de nouvelles couches de retraités misérables. Dans la fonction publique, les suppressions de postes continuent, 120 000 sont programmées d’ici 2022. La disparition des emplois aidés va mettre à la rue des travailleurs qui avaient réussi à trouver ainsi un emploi.

De leur côté, les patrons accentuent leur pression sur le monde du travail, appuyés par Macron.

La précarité explose dans les entreprises et les salaires sont quasiment bloqués, les maigres augmentations, quand il y en a, ne permettant pas de suivre l’augmentation des prix de l’essence, des produits alimentaires ou des loyers. Les familles ouvrières doivent se restreindre sur tout.

Il faudra certes beaucoup plus qu’une simple journée d’action pour mettre un coup d’arrêt à ces attaques et revenir sur tous les sacrifices imposés à la classe ouvrière par les gouver-nements successifs. Mais la première chose est d’affirmer dans la grève et dans la rue que les travailleurs refusent de subir cette politique. Le 9 octobre, il faudra faire grève et manifester.

Daniel MESCLA 19 Septembre 2018
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Lire aussi:
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Retraites. Une manifestation à Guingamp le 9 octobre (Le Télégramme)

Mobilisation des retraités le 9 octobre (Solidaires)

Neuf organisations de retraités appellent à une journée de mobilisation le 9 octobre 2018 (Silver éco)

(Dernière minute: Les actions décentralisées des retraités prévues le 9 octobre sont reportées au 18 octobre, avec manifestation francilienne à Paris et manifestations « retraité-e-s » dans tous les départements.)

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