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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pologne, le vatican refuse l’extradition de l’archevêque wesolows (ci)

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Le procureur de la République de Varsovie vient de recevoir la réponse négative du Vatican à sa demande d’extradition de l’ancien nonce apostolique en République dominicaine, l’archevêque Jozef Wesolowski, suspecté de pédophilie.
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L’archevêque polonais Jozef Wesolowski, ancien nonce apostolique en République dominicaine, suspecté de pédophilie et résidant à Rome, ne pourrait pas être extradé vers la Pologne, puisqu’il est un citoyen du Vatican. « La réponse du Saint-Siège est laconique et tient en une demi-page », rapporte le site de la première chaîne d’information polonaise TVN24, qui précise que « les auteurs de la lettre assurent que le Vatican mène une enquête sur les supposés actes de pédophilie du hiérarque. »Mgr Wesolowski a été accusé par les médias dominicains en septembre 2013 d’avoir eu des relations tarifées avec des mineurs dans sa paroisse rurale de Juncalito, dans le nord du pays. Il a ensuite été rappelé à Rome par le pape François. Courrier international 10 janvier 2014
Commentaire:  « On lâche rien »!

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Visages de l’islamophobie (4)

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Après les mobilisations de Mamans Toutes Égales à Montreuil contre l’interdiction les femmes portant le foulard d’accompagner les sorties scolaires, c’est à Bobigny que s’est tenu le 13 novembre un rassemblement contre les discriminations, à l’initiative des premières concernées, des mères d’élèves des quartiers nords du Blanc-Mesnil (93).

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En cause ? Une circulaire de l’Éducation nationale ainsi rédigée : « Il est recommandé de rappeler dans le règlement intérieur que les principes de laïcité de l’enseignement et de neutralité du service public sont pleinement applicables au sein des établissements scolaires publics. Ces principes permettent notamment d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires. »

Les femmes visées Quand l’islamophobie s’abat, c’est de plus en plus souvent sur les femmes. La focalisation se fait sur le port du foulard, avec une multiplication des lois à son encontre : loi interdisant le port du voile à l’école, loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (visant le niqab et la burqa), interdictions aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires, d’exercer dans les services publics, interdiction des signes religieux au domicile des assistantes maternelles, interdiction du port du voile dans les entreprises privées assurant des missions de service public (crèches notamment…).

Tout cela se conjugue au renforcement de l’extrême droite autour de la « Manif pour tous », ce qui a entraîné une augmentation effarante du nombre d’agressions islamophobes contre des femmes.

La lutte contre l’islamophobie est bien une lutte féministe : ce sont les femmes qui sont exclues des cadres de sociabilité, de l’éducation et de l’emploi.

C.M.

Dossiser réalisé par la commission nationale féministe du NPA.

http://npa2009.org/node/39684

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Évêque de Metz: le gouvernement à genoux (LO)

Évêque de Metz: le gouvernement à genoux (LO) dans Macronie loi1905a1

Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, sera à Metz le dimanche 3 novembre pour officialiser l’installation du nouvel évêque de la ville.

Le premier flic du pays est aussi ministre des Cultes et il viendra donc nommer le nouvel évêque de Metz ; une cérémonie aura lieu dans la cathédrale avec tout le gratin.

Payé par l’État comme les 1 460 prêtres, pasteurs et rabbins, l’évêque de Metz a un salaire de 4 423,51 euros brut (chiffres 2012) et il bénéficie en outre d’une voiture avec chauffeur. Tous les ministres du Culte d’Alsace-Moselle disposent d’un logement gratuit (ou d’une indemnité payée par la commune) ainsi que d’un régime de protection sociale très avantageux : ils ne payent que 3,715 % de cotisation d’assurance-maladie.

À l’heure où le gouvernement cherche à faire des économies dans le budget de l’État, il pourrait décider de ne plus payer prêtres, pasteurs et rabbins en Alsace-Moselle, en mettant fin au Concordat de 1802 encore en vigueur dans cette partie du pays annexée par l’Allemagne entre 1870 et 1918. Mais aucun gouvernement, ni de droite ni de gauche, n’a osé prendre cette mesure qui ne ferait qu’étendre à l’Alsace-Moselle la loi de 1905. Tous s’inclinent devant le grand patronat et sa puissance sociale et sont à genoux devant les hiérarchies religieuses. Étienne HOURDIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2360&id=24

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

« Un acte politique d’affirmation franquiste » (LM.fr)

 Futurs martyrs de la croisade contre la République
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Béatification controversée de « martyrs » de la guerre civile espagnole

La béatification, dimanche 13 octobre, en Espagne de plus de cinq cents religieux, pour beaucoup morts pendant la guerre civile aux mains de miliciens républicains, a provoqué l’indignation de victimes du franquisme. Alors que le pays peine à faire la lumière sur les exactions commises entre 1936 et 1939, les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco ont dénoncé cette béatification comme un « acte politique d’affirmation franquiste ». « Je m’unis de tout cœur à tous les participants à la célébration », a pour sa part déclaré le pape François dans une vidéo enregistrée, qui a été saluée par des applaudissements nourris à Tarragone, sur la côte orientale de l’Espagne, où les organisateurs attendaient notamment deux mille sept cent vingt religieux et près de quatre mille proches des béatifiés. Le gouvernement conservateur était représenté par ses ministres de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, et de l’intérieur, Jorge Fernandez Diaz. Le président de la région de la Catalogne, Artur Mas, était aussi présent.

La plus grande béatification de l’histoire de l’église Dédiée aux « martyrs du XXe siècle en Espagne », la cérémonie de béatification de cinq cent vingt-deux religieux, morts pour la grande majorité pendant la guerre civile qui a déchiré l’Espagne entre 1936 et 1939, était présentée par les médias espagnols comme « la plus grande béatification de l’histoire de l’Eglise ». Parmi les béatifiés figurent cinq cent quinze Espagnols et sept étrangers, dont trois Français. Pendant la cérémonie, leurs noms ont été énumérés et une immense affiche avec leurs portraits avait été déployée. Le plus jeune des béatifiés, José Sanchez Rodriguez, membre de l’ordre du Carmel, « a été assassiné à 18 ans contre le mur du cimetière » d’un quartier de Madrid, à l’aube du 18 août 1936, avec sept autres religieux, par « un groupe de miliciens », relatait l’archevêché de Madrid. La plus âgée, sœur Aurora Lopez Gonzalez, avait fui en juillet 1936 son couvent des alentours de Madrid lorsqu’elle « fut prise par les révolutionnaires ». Elle fut « exécutée, probablement dans la nuit du 6 au 7 décembre 1936 » à l’âge de 86 ans. La conférence épiscopale espagnole avait apparemment voulu éviter la controverse politique en ne faisant pas allusion à la guerre civile dans l’annonce de la cérémonie, usant du terme plus large de « martyrs du XXe siècle ». Juste avant la prière de l’Angélus, au Vatican, le pape a été plus explicite, déclarant que ce dimanche « sont proclamés bienheureux à Tarragone environ cinq cents martyrs tués pour leur foi pendant la guerre civile espagnole des années trente du siècle dernier ».

  » Un acte politique d’affirmation franquiste » Pour les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco (1939-1975), la béatification était bien un « acte politique d’affirmation franquiste ». « Vous devez savoir que l’Eglise catholique a soutenu le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole en 1936, a considéré la guerre civile comme ’une croisade’ en soutenant les généraux qui s’étaient soulevés, a légitimé la dictature fasciste et la féroce répression que celle-ci a exercée sur les Espagnols », a écrit la Plate-forme pour une commission de la vérité sur les crimes du franquisme, qui affirme rassembler plus d’une centaine d’associations, dans une lettre adressée au pape François et diffusée vendredi. « Après la mort du dictateur, rien n’a changé. (…) D’un côté, la hiérarchie catholique espagnole (…) honore certaines victimes avec des béatifications et canonisations en masse et de l’autre, elle oublie celles de la répression franquiste », poursuivait-elle en réclamant l’annulation de la cérémonie.

Parmi les milieux les plus progressistes de l’Eglise, minoritaires en Espagne, des voix s’étaient aussi élevées avant la béatification. « Soixante-quinze ans après ces faits, la hiérarchie de l’Eglise catholique semble vouloir maintenir ouvertes les blessures, en honorant massivement les victimes d’un seul camp », écrivait à la fin de septembre dans un éditorial Redes Cristianas, une plate-forme qui dit réunir « plus de deux cents (…) mouvements catholiques de base » en Espagne. Malgré la pression internationale accrue ces dernières semaines, avec une demande des Nations unies d’enquêter sur le sort de dizaines de milliers de disparus victimes du franquisme et une enquête ouverte par la justice argentine, l’Espagne invoque une loi d’amnistie pour refuser d’ouvrir ce douloureux dossier.

* Le Monde.fr avec AFP | 13.10.2013 à 17h21 • Mis à jour le 13.10.2013 à 17h33.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30043

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Kenya: le « Petit Mogadiscio » a peur des représailles (Jdd)

Kenya: le

Les habitants d’Eastleigh, le quartier somalien à majorité musulmane de Nairobi se savent dans le viseur des autorités kényanes.

Dès que les shebab ont revendiqué l’attaque du Westgate Mall, Ahmed Mohamed s’est dit que tout cela allait encore leur retomber dessus, sur lui et son quartier. Alors ce membre d’une association commerçante locale a eu l’idée d’organiser des collectes d’eau et de nourriture pour les militaires. « Cela montrait notre soutien. » Mais, il pense que tôt ou tard les forces de sécurité kényanes vont de nouveau débarquer à Eastleigh. Un pressentiment partagé par ce diplomate européen : « Pour calmer l’opinion, le gouvernement va devoir agir. Ça passera notamment par un nettoyage d’Eastleigh. »

Eastleigh, le « Petit Mogadiscio » de Nairobi. C’est là que ­débarquent les réfugiés somaliens qui ont quitté récemment leur pays frappé par la guerre et la sécheresse. S’y ajoutent les Kényans d’origine somalienne. Ils seraient près de 250.000 dans cette zone commerçante aux rues défoncées et pouilleuses. Ici, on achète des produits somaliens au supermarché, on croise des barbes teintées au henné, on entend des conversations en somali. La majorité des habitants est musulmane. Suffisant pour être suspect dans un pays à majorité chrétienne? « . Mais nous aussi détestons les shebab, » se défend l’imam Ibrahim Ali Maalin. « C’est un gang qui ne cherche qu’une chose ici : que le gouvernement kényan nous oppresse, pour ainsi radicaliser les jeunes et qu’ils adhèrent ensuite à leur mouvement », complète Clive Wanguthi, un leader de quartier.

Eastleigh n’est pas un havre de paix. Des caches d’armes y ont été trouvées par le passé. Et les conversions se font ici à tour de bras. « Des dizaines de jeunes chaque semaine », assure Ibrahim Dabaro, qui dirige une madrasa (école coranique). Soixante pour cent des jeunes d’Eastleigh seraient au chômage, selon Ahmed Mohamed. C’est ici qu’est née en 2008 l’association Al-Hijra, autrefois Muslim Youth Center, relais des shebab somaliens au Kenya. Fin 2012, un matatu (bus) a été visé par un attentat. Eastleigh reste donc dans le viseur des forces de sécurité kényanes. Selon Channel 4, un suspect, vendeurs de livres religieux, a été arrêté en fin de semaine. D’autres devraient suivre. Et Clive Wanguthi d’ajouter, dépité : « On continue de nous dresser les uns contre les autres. Rendez-vous compte : dans le bus à Nairobi, les gens n’osent plus s’asseoir à côté de moi. » A.M. – Le Journal du Dimanche

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Kenya-le-Petit-Mogadiscio-a-peur-des-represailles-631398

Commentaire: En  France, comme au Kenya: il faut un bouc émissaire pour oublier (ceux qui se gavent de) la crise!

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Pour beaucoup, l’islamophobie est devenu un racisme acceptable» (Libération)

«Pour beaucoup, l'islamophobie est devenu un racisme acceptable» (Libération) dans Antiracisme 0islamophobia-cover

Les sociologues Marwan Mohammed et Hajjat Abdellali publient à La Découverte l’ouvrage Islamophobie, Comment les élites françaises fabriquent le «problème musulman». Interview.

Qu’est ce que l’islamophobie ?

Abdellali Hajjat. Au départ, c’est une expérience sociale, c’est une expérience vécue directement par des présumés musulmans. Pas seulement des actes ouvertement islamophobes, mais le fait d’être ramené à son statut de présumé musulman. Aujourd’hui, même si vous êtes une jeune fille française, élevée en France et dans certains lieux, certains métiers vont vous être interdits. C’est une forme d’altérisation reli- gieuse, où l’on va considérer que les discours ou les comportements d’un individu sont déterminés par son appartenance religieuse. Ce sont aussi des discours hostiles aux musulmans en tant que groupe. Avec, derrière, la question de la légitimité de leur présence sur le territoire. C’est la même question qui se posait pour les Juifs. Les discours antisémites du 19 et 20e avaient pour enjeu la légitimité de leur présence sur le territoire. Il y a une logique analogue pour les musulmans qui sont également considérés comme étrangers.

Comment ce mot d’islamophobie est-il devenu un enjeu politique au point que beaucoup, le ministre de l’Intérieur par exemple, refusent de l’employer?

Marwan Mohammed. C’est l’émergence de cette notion en 2003 qui a amené la journaliste Caroline Fourest ou Pascal Bruckner à s’y oppo- ser, en expliquant que le terme d’islamophobie serait une arme utilisée par les intégristes iraniens pour interdire le blasphème et la critique de l’islam. A partir de ce moment là, ce terme qui visait pourtant à décrire les discours et pratiques hostiles aux musulmans est devenu problé-matique. En réalité, le terme islamophobie n’a jamais été inventé par les mollahs iraniens comme le prétendait Caroline Fourest. Il n’existe pas en persan, on doit son origine à des administrateurs coloniaux français du début du 20ème siècle. Mais cette critique initiale a été prescrip- trice, en obligeant les élites politiques à se positionner à son égard. Qui prendrait le risque de légitimer les stratégies intégristes? Or, ce déni du terme d’islamophobie a durant longtemps laissé dans l’ombre l’expérience de l’islamophobie. Et ceux qui la subissent le vivent très mal.

Selon vous, l’islamophobie est finalement la transformation du racisme anti-maghrébin des années 80…

Marwan Mohammed. Il y a en effet des continuités historiques dans le regard porté sur l’indigène, l’immigré et le musulman, il y a égale- ment des ruptures. Mais attention à ne pas les confondre : tous les musulmans ne sont pas magrébins et tous les magrébins ne sont pas musulmans. En outre, quand on observe les données du ministère de l’intérieur, on observe une stagnation du racisme anti-magrébin, qui a toujours représenté la catégorie la plus importante, contrairement aux actes visant l’islam ou les musulmans, dont la progression est très forte. Il n’y a pas de dynamique commune, bien qu’assez souvent origine et religion s’articulent. Le racisme anti-magrébin est beaucoup moins légitimé que l’islamophobie. Les « débats » sur le voile, sur les prières de rue, etc., ont eu des conséquences sur l’intensité des actes islamophobes.  Pour beaucoup, c’est aujourd’hui une forme de racisme acceptable.

Pourquoi la gauche est-elle mal à l’aise avec cette question ?

Marwan Mohammed. Ce qu’on appelle la gauche aujourd’hui n’est pas un tout homogène. Mis à part l’extrême-droite qui a été remise en selle par la montée de l’islamophobie, tous les partis – de l’UMP au NPA – sont divisés sur la question de l’islam. Il y a du malaise partout, car les discours islamophobes sont moins articulés à une rhétorique nationaliste que progressiste, historiquement portée par les gauches d’ailleurs. Je rappelle en outre que les différentes « affaires » du foulard ont souvent été montées en épingle localement par des enseignants se disant de gauche. La première construction politique du « problème musulman » dans les usines Peugeot et Talbot en 1983-84 est l’œuvre du gouvernement Mauroy. Sur le rapport à l’islam, finalement, la droite et la gauche se rejoignent souvent, autour d’une vision de plus en plus restrictive de la laïcité notamment. S’il y a des clivages aujourd’hui, ils portent avant tout sur des conceptions différentes de la laïcité et de la place à accorder l’islam visible : est-ce qu’il faut l’accompagner, le formater, le discipliner ? Ce ne sont bien sûr pas les termes officiels du débat, mais ce sont les enjeux réels. Enfin, le malaise de la gauche provient également de la donne électorale. Au sein de son électorat réel ou potentiel, la gauche compte beaucoup de musulmans et d’électeurs qui leur sont plus ou moins hostiles…

Vous expliquez que l’islamophobie est une construction des élites…

Abdellali Hajjat. Le rapport des élites aux musulmans est intrinsèquement lié au fait que l’immense majorité des musulmans en France appartiennent aux classes populaires. C’est une des grandes différences avec les Etats-Unis ou le Canada par exemple où, même s’il y a aussi des conflits violents liés à des questions d’islamophobie, le fait qu’il y ait des classes moyennes, voire une bourgeoisie musulmane, change les représentations. L’islamophobie en France s’articule très clairement avec un racisme de classe.

Marwan Mohammed. Ce ne sont pas les classes populaires qui construisent le problème musulman tel qu’il nous est présenté. En terme de discours, d’image. Cela ne veut pas dire que les classes populaires ou moyennes ne font pas preuve d’islamophobie dans leur vie quotidienne.Mais on ne peut pas comprendre les réactions hostiles à une femme portant le hijab sans le mettre en rapport avec vingt ans de discours politique et médiatique sur ce sujet. Alice GÉRAUD 21 septembre 2013 à 09:20 (Mis à jour : 21 septembre 2013 à 09:25)

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/21/pour-beaucoup-l-islamophobie-est-devenu-un-racisme-acceptable_933528

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’hirondelle Askolovitch : un automne islamophile ? (Rue 89)

L’hirondelle Askolovitch : un automne islamophile ? (Rue 89) dans Antiracisme musul

Que se passe-t-il ? Voici soudain que se déverse, dans les lieux les plus inattendus, un plaidoyer pour les musulmans opprimés. Sur RTL, au micro de Fogiel. A « C à vous », au micro de Patrick Cohen. Et dès le lendemain, à France Inter, à (l’autre) micro de Cohen. Qui est cet islamophile inattendu et survolté, qui rebondit de plateau en plateau ? Le journaliste Claude Askolovitch, qui publie ces jours-ci chez Grasset « Nos mal-aimés, ces musulmans dont la France ne veut pas ». Askolovitch ? Le même ami de Val, qui avait lancé la fameuse « affaire Val-Siné », en dénonçant sur RTL Siné coupable d’offense au fils Sarkozy ? Le même qui, dans la foulée, avait été embauché par Lagardère à Europe 1  ? Le même qui a fait un passage éclair au Point, après Le JDD ?

Un automne islamophile ? Oui oui, le même. Le revoilà. Et dans un rôle surprenant : celui de défenseur des musulmans de France, brimés par les réglementations sur le foulard. Et à ses côtés sur le plateau de France 5, dans le rôle de la contradictrice-pas-d’accord-avec-tout-mais-il-y-a-du-vrai-dans-ce-que-vous-dites, Caroline Fourest en personne. Que se passe-t-il ? Val n’est plus dans Val, Charlie n’est plus dans Charlie ? L’hirondelle Asko annonce-t-elle un automne islamophile ? Plus vraisemblablement, l’épiphénomène Asko a tout pour être attrayant. D’abord par le personnage du journaliste : pensez donc, un chroniqueur de RTL, un transfuge du temple de l’islamophobie (Le Point) qui tourne casaque et balance, ça ne se trouve pas tous les jours. D’autant qu’il n’a pas rompu avec fracas, mais dans un désaccord avec Giesbert, assumé dans le respect et la fraternité nécessaires (dans les bonnes feuilles de son livre que propose gratuitement la maison Google, Asko raconte son départ du magazine de « l’islam sans gêne »).

Ensuite, ses armes rhétoriques sont celles de l’adversaire, à commencer par le pathos de l’argumentation. Dans cette construction médiatique de mythologies que l’on nomme « le débat sur le voile », les rôles ont simplement été inversés. Hier, dans l’ex-hebdo d’Askolovitch, le rôle du méchant était tenu par « les parents qui obligent les cantines à servir des repas hallal ». Voici sous sa plume un nouveau méchant : le surveillant de cantine qui oblige les enfants à manger du porc.

Rééquilibrage du tintamarre inverse Quant aux gentilles victimes, elles se bousculent : le « môme », le « gamin », le « gosse », pris en otage par les querelles des adultes ; la « maman » qui porte le voile, et à qui l’on interdit d’accompagner « les gosses » dans les sorties scolaires ; la banquière « qui doit aller prier dans le placard à balais », etc. Quand il ne se consacre pas aux polémiques de plateau, et se rend « sur le terrain », Askolovitch a un talent certain pour explorer les complexités de la société, et son éloge d’aujourd’hui du « musulman pratiquant qui ne demande pas mieux que de s’intégrer » sonne vrai, et fait écho à son éloge, dans un précédent livre, du « militant FN qui n’est pas le fasciste qu’on prétend ».

Ce plaidoyer inattendu transpercera-t-il au-delà de Medialand ? On verra bien. Dans l’immédiat, ne serait-ce que parce qu’il rééquilibre le tintamarre inverse, il fait du bien à entendre.

Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

http://www.rue89.com/2013/09/20/askolovitch-islamophilie-acceptable-245895

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive le Québec… laïque ! (CI)

Vive le Québec… laïque ! (CI) dans Religions 0509-dessin

Pauline Marois, chef du gouvernement québécois ( classé » à gauche » Note Du Blog). Dessin de Bado paru dans Le Droit

La charte des valeurs québécoises, dite aussi charte de la laïcité, suscite un débat passionné dans le Belle Province.

Cette charte – qui est l’une des promesses électorales du Parti québécois (PQ), désormais au pouvoir, entend bannir les signes religieux (voile, kippa, niqab, burqa, turban sikh, croix apparente) dans la fonction publique et parapublique. « Des milliers de personnes viennent vivre au Québec pour ce que nous sommes : une terre de liberté dont le cœur bat en français, où les droits des gens sont protégés, où les femmes et les hommes sont égaux et où la religion n’intervient pas dans les affaires publiques », avait affirmé Pauline Marois, chef du PQ et désormais Première ministre du Québec, lors de sa campagne électorale. La charte devrait être officiellement présentée dans les jours qui viennent, et le projet de loi discuté cet automne.

http://www.courrierinternational.com/dessin/2013/09/05/vive-le-quebec-laique

Commentaire: Ils sont des nôtres! Aussi faux-culs que des français « de gauche »!

 

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04 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Manif pour tous » : Une vague réactionnaire pilotée et encadrée par l’Eglise (1)

« Manif pour tous » : Une vague réactionnaire pilotée et encadrée par l’Eglise (1) dans Religions pope

Les partisans de « la manif pour tous » ont, dans la dernière étape de leur mobilisation, multiplié les références à un « Mai 68 à l’envers », un « contre-Mai 68 » ou encore un « Mai 68 de droite »1.

En réalité, la manifestation nationale du 26 mai 2013 a plutôt marqué le chant du cygne de leur mouvement. Mais quelles en ont été réellement les forces motrices ? Quelques instants suffisaient pour saisir la nature de classe des manifestations : messieurs et dames des beaux quartiers de Paris ou Versailles, mocassins haut de gamme et foulards Hermès, bourgeois moyens et petits de nos bonnes provinces et de nos banlieues « calmes », familles au complet hésitant entre discipline et encanaillement, jeunes des patronages et des grandes écoles aussi viru- lents que bien propres sur eux… La diversité sociale tant vantée par les organisateurs se réduisait à celle de la vieille société conservatrice et réactionnaire (et à l’occasion contre-révolutionnaire), à nouveau réunie dans une croisade pour ses prétendues valeurs morales.

Une « droite d’en bas » Les animateurs de ce « mouvement social » de droite ont su habilement usurper et détourner des références de gauche ou progressistes : non seulement à Mai 68 mais aussi aux Lumières, à 1789, à la Résistance, et jusqu’aux luttes récentes du mouvement ouvrier (« on ne lâche rien ») ou aux révolutions arabes (le « printemps français »). Là s’arrête cependant toute comparaison avec les mobi- lisations des travailleurs et de la jeunesse. Au-delà des emprunts démagogiques, les vraies revendications étaient celles de la «famille», la  « dignité humaine  », « la civilisation chrétienne de notre pays »… Et puis les paroisses et groupes de prière, sous l’autorité de monsieur le curé ou monsieur l’aumônier, c’est tout de même autre chose que les entreprises, les facs et les lycées.

Plus pertinente que la référence à Mai 68 est l’analyse soulignant l’apparition d’une « droite d’en bas ». Il est un fait qu’aucun parti de droite (UMP, UDI) ou d’extrême droite (FN) n’a orienté ou dirigé le mouvement. D’abord, parce que la droite connaît elle-même une crise de direction, que l’affrontement Copé-Fillon avait mis spectaculairement en relief (2) ; de nombreux manifestants se reconnaissaient d’ailleurs comme des « déçus de la droite d’en haut », descendant dans la rue en réaction à leur frustration. Ensuite, parce que les divers partis réactionnaires ont été eux-mêmes très divisés.

L’UMP et le FN divisés Si Copé et les sarkozystes se sont investis à fond, Fillon, Juppé et d’autres dirigeants de l’UMP ont eu une position beaucoup plus réservée, appelant même à ne plus manifester après la promulgation de la loi. Une expression de leur conflit a été l’appel – infructueux – du vice-président copéiste, Peltier, à sanctionner Kosciusko-Morizet pour son abstention sur la loi en la faisant battre dans la primaire UMP de Paris.

De fortes contradictions se sont aussi manifestées dans le FN, recoupant en partie les deux camps d’une autre « guerre des chefs », celle du congrès de janvier 2011(3). Le perdant, Gollnisch, et en général l’aile traditionnaliste du FN, ont été aux premiers rangs de la protes- tation – avec les deux députés, Maréchal-Le Pen et Collard. Mais cela n’a pas été le cas de Marine Le Pen et de son équipe rapprochée : centrés sur leur stratégie consistant à disputer au PS l’électorat ouvrier et populaire, ils n’ont eu de cesse de prendre leurs distances, ne participant à aucune manifestation et dénonçant même la controverse comme une « diversion » de « l’UMPS ». Rien de progressiste pour autant dans un discours qui suggérait en permanence que le « problème principal » n’est pas l’homosexualité mais l’immigration musulmane…

Ce positionnement a accru les marges de manœuvre d’une galaxie de groupes plus « radicaux », néonazis ou autres. Le plus médiatique d’entre eux, le « Printemps français », a réuni «  quelques nervis de la mouvance identitaire, sans doute, mais beaucoup plus sûrement les lointains descendants d’un catholicisme de combat né à la fin du XIXe siècle en réaction à l’anticléricalisme d’Etat », selon l’historien et universitaire spécialiste de l’extrême droite, Grégoire Kauffmann, qui ajoute que sa porte-parole, Béatrice Bourges, « a subi la forte influence d’Ichtus, émanation de l’association maurrassienne la Cité catholique. »(4 )

Samedi 31 août 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

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04 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Manif pour tous » : Une vague réactionnaire pilotée et encadrée par l’Eglise (2)

« Manif pour tous » : Une vague réactionnaire pilotée et encadrée par l’Eglise (2) dans Religions pecole

La hiérarchie catholique et ses réseaux Les intégristes catholiques ont en effet été très actifs dans cette éruption réactionnaire. Parmi eux, les dissidents « lefébvristes » de Civitas, liés à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, tout comme ceux, reconnus par le Vatican et plus influents, de la Fondation Jérôme Lejeune (dont la responsable de la communication, Ludivine de la Rochère, présidait la « manif pour tous ») et de l’Alliance Vita de Christine Boutin et Tugdual Derville, autre porte-parole national du mouvement.

Mais c’est l’Eglise de France tout entière qui s’est mise en mouvement. Ce sont ses paroisses, son réseau associatif très dense, avec la Confédération nationale des associations familiales catholiques et Familles de France, qui ont au premier chef structuré les mobilisations. Il est notable que nombre des animateurs du mouvement, à l’instar de la « modérée » Frigide Barjot, avaient fait leurs premières armes dans l’organisation des JMJ (les Journées mondiales de la jeunesse initiées par Jean-Paul II).

C’est la hiérarchie catholique en tant que telle qui a été aux manettes, du début à la fin. A commencer par ses deux figures principales, le « primat des Gaules » Philippe Barbarin et l’archevêque de Paris, président (jusqu’en avril) de la Conférence des évêques de France, André Vingt-Trois. Dans sa dernière allocution devant cette assemblée, prononcée après l’adoption de la loi, Vingt-Trois affirmait que « ce passage en force » peut contribuer « à paralyser la vie politique » et provoquer une montée de la « violence » ! Le Figaro du 16 avril commente : «  Alors que le président des évêques aurait pu lancer un appel au calme face à la crispation et au ton des manifestants anti-mariage pour tous, il les a encouragés à ne pas baisser les bras et à pratiquer une sorte d’objection de conscience ».

Les responsabilités du gouvernement et du PS Beaucoup se posent la question : pourquoi l’opposition au mariage et à l’adoption pour tous a-t-elle pris une telle ampleur, alors que des lois similaires ont été adoptées avec moins de difficultés dans des pays réputés ultra catho- liques, tels que l’Etat espagnol ou l’Argentine ? Pour commencer, n’oublions pas que du fait de la complicité ouverte de l’Eglise catholique avec le franquisme et la dictature militaire argentine, elle fait toujours dans ces deux pays l’objet d’un discrédit et d’un rejet très forts, qui malheu- reusement n’existent pas ou plus à un tel niveau en France. Au-delà, les causes sont liées à la crise, qui exaspère aussi les frustrations des secteurs moyens et petits de la bourgeoisie, et surtout à la politique du gouvernement et du PS. Les réactionnaires leur doivent beaucoup.

Comme effrayés de leur propre audace, le gouvernement et le PS n’ont en effet pas cessé de reculer, en particulier sur la PMA, reléguée aux oubliettes. De Jospin pour qui « l’idée fondamentale » est que « l’humanité est structurée entre hommes et femmes » et « pas en fonction des préférences sexuelles », à Royal qui « n’aurait pas donné le nom de mariage », sans oublier Hollande évoquant une « liberté de conscience » des maires, ils ont multiplié les signes d’indécision qui ont encouragé les opposants. Tentant cyniquement d’utiliser leur seule réforme un peu progressiste pour faire oublier une politique économique et sociale entièrement au service du patronat, ils ont choisi sciemment de faire traîner le processus législatif en longueur. Du pain-bénit pour les réactionnaires qui ont eu tout le temps de se mobi- liser et ont pu lancer des slogans tels que « la priorité, c’est Aulnay, pas le mariage gay » ou « on veut du boulot, pas du mariage homo ».

D’autant que la décision avait été prise au plus haut niveau de leur laisser le monopole de la rue. Après la manifestation du
27 janvier en soutien au projet de loi, l’Inter-LGBT, contrôlée par le PS et disposant d’un pouvoir de convocation incontournable, a brutale- ment stoppé la mobilisation au prétexte de laisser se dérouler sereinement le processus parlementaire. Face aux agressions homophobes qui se multipliaient, les quelques réactions de rue, minoritaires, ont été lancées à l’initiative d’associations telles qu’Act-Up – sans oublier le rôle des militant-e-s du NPA.

Reste la question de savoir à qui pourrait profiter, au plan politique, cette vague réactionnaire à travers laquelle on dit que se serait forgée une « nouvelle génération de droite ». A l’UMP, qui se trouverait requinquée et relégitimée par le premier grand mouvement de contestation du gouvernement « de gauche » ?(5) Au FN, dont des responsables ont pu s’afficher au côté de représentants de la droite traditionnelle, et qui tentera aux municipales d’enfoncer dans celle-ci de nouveaux coins ? Voire aux groupes identitaires et néo-nazis qui, sans croître vraiment en nombre, se sont singulièrement enhardis, un effet dramatique en ayant été le meurtre de Clément Méric ?

La menace de la droite et de l’extrême droite est réelle. Le mouvement ouvrier, les travailleurs et la jeunesse ne pourront y faire face que s’ils parviennent à sortir de la semi-paralysie que le gouvernement « de gauche » leur a jusqu’à présent imposée. Pour commencer à combattre frontalement, pour leurs propres revendications, ce gouvernement et sa politique. Jean-Philippe Divès

Pour les notes: http://npa2009.org/node/38509

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