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11 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

Pour les musulmans, edwy plenel

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Essai :

Parce qu’elle est implacable, la thèse de Plenel est la base minimum de toute tentative de contre-offensive.

L’islamophobie, développée par les dirigeantEs politiques, développée par les intellectuelEs dominants, relayée par les médias, a été le verrou qui a fait sauter toutes les défenses contre le racisme.

« Les crimes antisémites, les agressions négrophobes, les violences anti-Roms qui ont nourri, ces temps derniers, la chronique d’une intolérance meurtrière ne sont pas dissociables de la tolérance croissante pour des discours quotidiens ou des actes ordinaires de discrimination et d’exclusion envers les musulmans. (…) Le racisme est une monstrueuse poupée gigogne qui, une fois libérée, n’épargne aucune cible ».

Plus encore, en désignant explicitement (le mot est de Valls) un «ennemi inté- rieur», visant dans le même temps des personnes et des territoires, les musul- manEs et les quartiers populaires, l’islamophobie «n’est que l’alibi de dominations perpétrées et renforcées : quand les opprimés se font la guerre au nom de l’origine, les oppresseurs ont la paix pour faire affaire.»

Plenel décrit la mécanique en marche prenant appui sur le racisme ainsi lé- gitimé : développement du nationalisme contre l’égalité mais aussi de l’État d’ex- ception contre la démocratie. S’appuyant sur Zola mais aussi sur Césaire et Fa- non, il alerte sur le processus en marche: «une nation qui colonise, qui justifie la colonisation est déjà une civilisation malade qui (…) irrésistiblement, de consé- quence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler » (Césaire).

Prendre la mesure de ce qui se joue est un minimum vital pour ceux et celles qui veulent se battre aujourd’hui. Pour cela, le bouquin de Plenel est un allié de poids. Il n’en reste pas moins que son titre, qui pose «les» musulmans en exté- riorité de «Nous», ses appels aux fondements de la République et aux valeurs ne nous arment pas.

Il y a des altérités nécessaires à reconstruire : celles qui nous opposent radi- calement aux oppresseurs et aux exploiteurs.Celles qui ne se construiront pas «pour», mais surtout avec nos frères et sœurs musulmans, contre l’islamophobie et contre ceux qui en profitent pour «faire affaire».  Denis Godard

Dimanche 9 Novembre 2014 La Découverte, Paris, 2014, 12 euros

 

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26 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

salvador, des femmes et des jeunes filles meurent (amnesty)

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A cause de l’interdiction totale de l’avortement, d’autres sont condamnées à des dizaines d’années derrière les barreaux.

Au Salvador, l’interdiction totale de l’avortement, une loi répressive d’un autre âge, détruit la vie de femmes et de jeunes filles car elle les pousse à avoir recours à des avortements clandestins et risqués ou les force à mener à terme des gros- sesses dangereuses, déclare Amnesty International jeudi 25 septembre. Celles qui mettent fin à leur grossesse risquent des peines de prison pouvant aller jusqu’à plusieurs années.

Le récent rapport d’Amnesty International, À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l’interdiction de l’avortement au Salvador, démontre que du fait de cette loi restrictive des centaines de femmes et de jeunes filles meurent parce qu’elles ont eu recours à des avortements clandestins. De plus, cette pratique étant érigée en crime, les femmes suspectées d’avoir avorté risquent de lourdes peines de prison.

«La terrible répression à laquelle font face les femmes et les jeunes filles du Salvador est réellement choquante et s’apparente à des actes de torture. Elles sont privées de leur droit fondamental de disposer de leur corps et sont sévèrement punies si elle osent exercer ce droit», a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, qui a rendu le rapport public à San Salvador ce 25 septembre.

«Il est consternant de voir que l’interdiction s’étend même aux cas où la vie de la femme est en danger. Ainsi, les femmes dont l’état de santé rend la grossesse dangereuse sont face à un choix impossible: elles sont prises au piège entre le risque de prison si elles avortent et une mort certaine si elles ne font rien.»

Aux termes de cette législation restrictive, les femmes et les jeunes filles déclarées coupables d’avoir avorté risquent entre deux et huit ans d’emprisonnement. Le rapport d’Amnesty International apporte des informations sur des cas où des fem- mes ayant subi une fausse couche ont été poursuivies et emprisonnées pendant des décennies. Au titre des lois sur les homicides, elles risquent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 50 ans.

C’est ce qui est arrivé à María Teresa Rivera, condamnée après avoir fait une fausse couche et qui purge actuellement une peine de 40 ans de prison. María Teresa Rivera, qui avait déjà un fils de cinq ans, ignorait qu’elle était enceinte quand elle a eu un malaise dans l’usine de confection où elle travaillait. Sa belle- mère l’a découverte baignant dans son sang, sur le sol des toilettes. María Teresa a alors été transportée d’urgence à l’hôpital, où un membre du personnel l’a dénoncée à la police. Les policiers, arrivés sur les lieux, ont commencé à l’interroger en l’absence d’un avocat.

En juillet 2012, elle a été jugée et déclarée coupable d’homicide aggravé, sur la base de preuves pourtant douteuses. Son petit garçon aura 45 ans lorsqu’elle sera libérée. María Teresa Rivera est l’une des très nombreuses femmes emprisonnées pour des motifs liés à une grossesse, comme des avortements ou des fausses couches. Certaines d’entre elles sont emprisonnées depuis plus de 10 ans déjà. Comme la plupart des femmes dont il est question dans le rapport d’Amnesty International, María Teresa Rivera est issue de la couche la plus pauvre de la société.

L’interdiction de l’avortement concerne même les victimes de viol. La loi force toutes les femmes à mener à terme leur grossesse, même si cela peut avoir des conséquences dévastatrices, tant sur le plan physique que psychologique.

Amnesty International a notamment recueilli le témoignage d’un médecin qui avait soigné une fillette de dix ans, victime de viol: «C’était un cas très difficile [...] Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait [...] Elle nous a demandé des crayons de couleur, ça nous a fendu le cœur. On a dit: « C’est juste une petite fille, juste une petite fille. » Elle ne comprenait pas qu’elle était enceinte.» La petite fille a été forcée de poursuivre sa grossesse.

Les lois anti-avortement du Salvador révèlent une discrimination de plus grande ampleur envers les femmes et les jeunes filles du pays. Les préjugés liés au genre affectent même les décisions de justice, puisque les juges remettent parfois en question la crédibilité des femmes. Cette attitude discriminatoire envers les femmes et les jeunes filles implique également qu’il est presque impossible d’avoir accès à une éducation sexuelle et à la contraception.

«Le gouvernement salvadorien ne combat pas la discrimination envers les fem- mes, ce qui restreint sérieusement la vie des femmes et des jeunes filles. Il ne s’attaque pas non plus de façon adéquate aux obstacles insurmontables qui entra- vent l’accès à la contraception et à une véritable éducation sexuelle. Des géné- rations de jeunes femmes risquent ainsi d’être confrontées à un avenir d’inégalité, de discrimination, de limitations dans leurs choix et de restrictions à leurs libertés, a déclaré Salil Shetty.

« Le monde ne peut pas rester les bras croisés pendant que des femmes et des jeunes filles souffrent et meurent au Salvador. Amnesty International appelle le gouvernement du Salvador à dépénaliser l’avortement en toutes circonstances. Il doit garantir l’accès à des services d’avortement sûrs et légaux au moins pour les femmes et les jeunes filles dont la grossesse met en danger la vie ou la santé, lorsque la grossesse est le résultat d’un viol ou lorsque le fœtus présente de graves malformations. »

COMPLÉMENT D’INFORMATION Le Salvador est l’un des sept pays d’Amérique latine où l’avortement est totalement interdit par la loi : le Chili, Haïti, le Honduras, le Nicaragua, la République dominicaine et le Surinam. Certains de ces pays, comme le Chili, ont déjà entrepris de modifier leurs lois.

Le cas de Beatriz, une jeune femme de 22 ans originaire d’une région rurale du Salvador, a été très médiatisé l’année dernière. Beatriz avait des antécédents de lupus et d’autres graves problèmes de santé. Elle est tombée enceinte, mais le fœtus était anencéphale (il lui manquait une grande partie du cerveau et du crâne) et il ne pouvait donc survivre que quelques heures ou quelques jours après la nais- sance. Même la Cour suprême, saisie de son cas, a refusé d’autoriser l’avorte- ment. Le 3 juin 2013, à la suite de l’intervention de la Cour interaméricaine des droits de l’homme et d’une couverture médiatique internationale, le gouvernement salvadorien a finalement autorisé Beatriz à subir une césarienne précoce. Le nouveau-né est décédé quelques heures plus tard.

Salvador. Plus aucune femme ne doit subir le traitement discriminatoire réservé à Beatriz, qui s’apparente à de la torture. 25 septembre 2014

http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/el-salvador-after-beatriz-no-more-women-must-suffer-discrimination-and-tort

http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/el-salvador-total-ban-abortion-killing-women-and-girls-and-condemning-other

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25 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Italie, une enseignante lesbienne chassée d’une école catholique (ci)

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Bretagne, l’arrivée des institutrices…

L’affaire fait du bruit en Italie.
Une enseignante soupçonnée d’être lesbienne s’est vu refuser le renouvellement de son contrat dans une école privée sous contrat gérée par des soeurs. C’est la faute de l’Etat, et non des soeurs, assure le collectif d’écrivains Wu Ming.
 
Les sœurs de Trente ont raison. Pour quel motif un institut d’enseignement catholique, géré par des religieuses, devrait accepter dans ses rangs une éducatrice homosexuelle ? Les gens qui considèrent l’homosexualité comme une déviance ou une cruauté du sort se posent en toute légitimité le problème de l’influence néfaste qu’une enseignante lesbienne pourrait exercer sur les élèves.
*
Ce n’est pas, en effet, le problème des sœurs. C’est le problème d’un Etat laïc et non confessionnel qui se vante de financer leurs écoles, en décrétant (selon la loi 62 datant de 2000) que ces instituts font partie intégrante du système scolaire public. C’est le problème d’une ministre comme Stefania Giannini [ministre de l'Education] qui tombe des nues après un épisode comme celui de l’école de Trente et menace d’agir avec « la sévérité qui s’impo- se », alors qu’il lui suffirait de jeter un œil aux statuts des établissements catholiques pour découvrir les qualités requises chez leurs enseignantes et leurs enseignants. Par exemple, « mener une vie chrétienne exemplaire » (aux yeux de l’Eglise).Réformer le statut des établissements sous contrat C’est le problème d’une municipalité comme celle de Bologne, qui s’acharne à ignorer les résultats d’un référendum citoyen me- né il y a un peu plus d’un an, qui proposait de réaffecter aux écoles maternelles municipales les fonds publics alloués aux instituts privés sous contrat (qui ont à une écrasante majorité une orientation confessionnelle).

A l’occasion de ce référendum, nous nous étions justement interrogés sur le traitement que pourraient subir dans certains établissements les instituteurs et les institutrices qui ne satisferaient pas à certains critères: « A cursus professionnels égaux, une institutrice divor- cée aura-t-elle les mêmes chances d’être embauchée qu’une institutrice mariée? Et une institutrice qui aurait exprimé des positions critiques à l’égard de l’Eglise, quelles chances aura-t-elle d’enseigner dans ces écoles? Une institutrice lesbienne serait-elle jugée sur ses compétences ou discriminée? »

L’épisode de Trente fournit des premiers éléments de réponse, largement escomp- tés: il s’agit d’une contradiction évidente pour quiconque refuse de faire la sourde oreille, et pour ceux qui, comme la municipalité mentionnée, nous avaient à l’époque accusé « d’idéo- logisme » et « d’étatisme ». Comme si les discriminations sexuelles n’étaient pas le comble de l’idéologisme, comme si les financements publics vers le privé n’étaient pas le comble de l’étatisme.

Chacun pour soi et Dieu pour tous ?  Le gouvernement de coalition droite-gauche [de Matteo Renzi] en exercice ne semble pas avoir l’intention, ni les moyens, d’infléchir la poli- tique de financement public de l’enseignement privé. Il poursuivra dans la lignée des quinze dernières années, sur l’air de « école privées sous contrat = moins de dépenses pour l’Etat ». Peu importe les coûts sociaux, culturels et civils d’une telle politique.

Car à force de tourner en rond, on en revient toujours au point de départ: quel mo- dèle scolaire voulons-nous financer avec notre argent? Voulons-nous encore garantir une éducation publique de bon niveau pour tous, fidèle aux principes constitutionnels, et donc qui refuse et combattre les discriminations de classe, de confession, d’ethnie, d’orientation sex- uelle, d’aptitude, etc? Ou préférons-nous plutôt que notre argent soit dévolu aux écoles de catégories sociales, religieuses, ethniques ou politiques? Pensons-nous encore qu’il est important d’éduquer les futurs citoyens au respect de certains principes et au vivre ensem- ble, à l’acceptation des différences, au respect, à l’égalité, à la liberté ? Ou n’en avons-nous plus rien à foutre, chacun pour soi et Dieu (toute métaphore mise à part) pour tous ?

On est tenté d’écrire que l’avenir de l’Italie dépendra en grande partie des réponses appor- tées à ces questions, et il n’est pas franchement rose. Mais il faut continuer à les poser aux gouvernants et aux autorités qui font la sourde oreille. Ça en vaut la peine. Qu’ils ne puissent plus, au moins, se regarder dans un miroir sans honte.

Qui est Wu Ming ?
Wu Ming est un collectif d’écrivains italiens. Fondé en 1994, à Bologne, d’abord sous le nom Luther Blisset (du nom d’un footballeur jamaïcain) Wu Ming est actif dans le domaine de la littérature, la pop culture et entend peser dans le débat public. Certains de ses romans ont été traduits dans plusieurs langues. Signifiant « anonyme » en chinois, Wu Ming invitent tous les « travailleurs intellectuels » à utiliser leurs noms pour signer leurs oeuvres.Internazionale Wu Ming 24 juillet 2014http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/24/une-enseignante-lesbienne-chassee-d-une-ecole-catholique

Commentaire: Quand on sous traite avec les religions, pourquoi n’auraient-elles pas le droit d’imposer leur foi? En Irlande, les infirmières devaient prêter serment de ne jamais faire d’avortement…

Tableau: Alfred Guillou : Arrivée du pardon de sainte Anne de Fouesnant à Concarneau (1887).

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

L’avortement, un droit compliqué à faire valoir en pologne (jdd)

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La Pologne connaît un bras de fer sur le droit à recourir à l’IVG.

Alors que deux affaires sordides relancent la polémique, une déclaration de foi signée par 3000 médecins fait valoir que la « loi de Dieu prime sur celle des hommes ». Les associations féministes se mobilisent et lancent une pétition en ligne. 

L’avortement agite le débat public en Pologne. Début juin, l’hebdomadaire Wprost  ra- contait comment une femme s’était vue refuser une interruption volontaire de grossesse par un médecin, le docteur B. Hazan, alors que le fœtus présentait des malformations graves. Pour le praticien, icône du mouvement Pro-life, l’IVG équivaut à une « exécution, une peine de mort ». Cette femme devra donc accoucher d’un enfant condamné à mourir aussitôt. Cet événement a été suivi d’une autre nouvelle qui a secoué l’opinion publique: celle d’une fillette de 11 ans, violée par deux de ses cousins, à qui le tribunal a accordé l’avortement. Cela n’a pas empêché des éditorialistes de sermonner  publiquement la jeune fille, l’accusant de vouloir « assassiner un bébé innocent ». Une campagne médiatique lancée sans que soit prises en compte les conséquences physiques et mentales qu’une grossesse et un accouchement pourraient avoir à son âge.

Pour Martyna Zimniewska de la Fédération pour les Femmes en Pologne,’ce ne sont malheureusement pas des incidents isolés. C’est l’expérience de milliers de femmes lors- qu’elles vont chez un médecin. Si elles ne changent pas d’avis sous la pression, on les gar- de dans les hôpitaux sans raison, jusqu’à ce que cela devienne illégal d’avorter ». Dans la patrie de Jean-Paul II, où neuf citoyens sur dix se disent catholiques, l’accès à l’IVG est pres- que impossible. Un avortement n’est légal qu’en cas de viol, de danger physique pour la mè- re, ou lorsqu’une maladie incurable menace la vie du fœtus. En pratique, les femmes y ont rarement accès, même dans les cas où il est légal, du fait d’un recours abusif des médecins à l’objection de conscience.

Un nombre considérable d’avortements sauvages   Selon les chiffres officiels,seuls 752 IVG légaux ont ainsi eu lieu en 2013. Un nombre ridiculement bas pour un pays de 38 mil- lions d’habitants. Parallèlement, entre 80 000 et 200 000 Polonaises avortent chaque année dans la clandestinité selon un rapport du Center for Reproductive Rights. Jacqueline Heinen, sociologue spécialiste de la Pologne ayant longtemps vécu dans le pays, rappelle qu’ « il y a encore quelques années, on trouvait des petites annonces de médecins dans la presse, pour des avortements clandestins ‘avec beaucoup de sûreté’.

Les mêmes qui refusent l’avortement dans les hôpitaux le pratiquent dans leur cabinet à des prix prohibitifs ».Coût d’un avortement dans le privé: près de 3 500 zlotys,  soit plus de 800 euros,  l’équivalent du salaire mensuel moyen en Pologne. Outre les complications que peuvent poser ces actes illégaux (les médecins risquent trois ans de prison pour cette pra- tique), les conditions des avortements clandestins sont parfois sordides (pas d’anesthésie, manque de personnel).

Pour Martyna Zimniewska, de la Fédération pour les Femmes, cela va encore plus loin : « Quand elles s’adressent à nous via la ligne d’assistance, elles disent craindre l’humiliation, les critiques ou des traitements médicaux contre leur volonté. Ce qu’elles éprouvent traduit trop souvent un traitement dégradant et inhumain ». Celles qui en ont les moyens vont donc en Hongrie ou en République Tchèque pour se faire avorter. Les femmes issues des classes défavorisées ou de la campagne sont contraintes de se tourner vers des avortements sauvages.

Pour 3000 médecins et pharmaciens, « la loi de dieu prime sur celle des hommes » Depuis la sortie du pays du bloc soviétique, l’Église est revenue sur le devant de la scène. Les médecins, au nom de leur religion, remettent désormais en cause les textes de loi. Une déclaration de foi, lancée le 25 mai par Wanda Poltawska, docteur et chef de file des anti- choix, a déjà été signée par plus de 3 000 pharmaciens, étudiants et médecins catholiques. Déclarant que le corps humain « est saint et inviolable », ces derniers s’engagent à refuser tout avortement et contraception, même si la loi l’autorise.

Le problème, c’est que la plupart des signataires pratiquent leur métier dans des hôpitaux publics. Leur déclaration fait bondir Marie-Pierre Martinez, du Planning Familial français: « La clause de conscience est tout à fait légale, mais de là à revendiquer publi- quement cette mise en danger, c’est scandaleux. C’est de fait accepter la mise en danger de ces femmes, alors que l’essence même du corps médical est l’accompagnement et la protection de la santé des patients ».

C’en est trop pour les associations féministes, qui ont lancé une pétition en ligne. « La Pologne est toujours un pays laïc, et nous ferons tout ce que nous pouvons pour poursuivre dans cette voie », disent-elles. L’association Fédération pour les femmes et la Planification Familiale polonaise appellent le ministre de la Santé, Bartosz Arlukowicz, à « faire appliquer la loi, pour qu’un soutien légal soit donné aux femmes à qui les médecins refusent l’accès à des traitements médicaux ».

Leur pétition, très peu relayée en Pologne, a été diffusée en France par le Planning Familial et par l’organisation féministe du Front de Gauche. Jennifer Bellay, de la Commis- sion féministe du Front de Gauche, explique le sens de la solidarité du mouvement : « La lutte pour l’avortement, ce n’est pas seulement une revendication féministe, c’est une question de droit fondamental qui fait partie de l’émancipation de la femme et de la société ». Pour la sociologue Jacqueline Heinen, les droits des Polonaises sont en recul: « Les esprits et les représentations changent très lentement, mais lorsque des acteurs politiques ou religieux prennent des positions aussi fortes, c’est d’autant plus dur d’évoluer ».

L’avortement : un tabou politique Malgré leurs engagements, aucun parti politique n’est prêt à partir en guerre contre l’Église catholique, opposée à tout assouplissement de la légis- lation sur l’IVG. Selon l’association Porozumienie 8 Marca, association féministe organi- satrice des Manifaen Pologne, les difficultés des Polonaises viennent du fait que « l’Église se mêle de tout. Elle influe sur la politique, sur l’économie, sur notre quotidien et sur notre san- té ». En 2011, le gouvernement a financé à hauteur de 89 millions de zlotys (plus de 20 millions d’euros) le « Koscielny Fundusz » (« Les fonds de l’Église »). Dans la patrie de Jean- Paul II, la sécularisation n’est toujours pas à l’ordre du jour. Célia Coudret – leJDD.fr vendredi 27 juin 2014

http://www.lejdd.fr/International/Europe/L-avortement-un-droit-complique-a-faire-valoir-en-Pologne-673528

Lire aussi: http://www.planning-familial.org/actualites/avortement-et-religion-les-feministes-lancent-une-petition-en-pologne-0015764

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04 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Irlande: 800 squelettes de bébés découverts dans un ancien couvent catholique (20 mn)

Entre 1925 et 1961, des jeunes mères célibataires tombées enceintes hors mariages y étaient accueillies…

Près de 800 squelettes de nouveau-nés ont été découverts dans une cuve en béton, à côté d’un ancien couvent catholique de la ville de Tuam en Irlande, qui a accueilli entre 1925 et 1961 des jeunes mères célibataires tombées enceintes hors mariage. «Quelqu’un m’avait mentionné l’existence d’un cimetière pour nouveau-nés, mais ce que j’ai découvert était bien plus que cela», a déclaré l’historienne Catherine Corless, à l’origine de cette découverte.

C’est en réalisant des recherches sur les archives d’un ancien couvent de Tuam (ouest de l’Irlande), aujourd’hui reconverti en lotissement, que l’historienne a découvert que 796 enfants avaient été enterrés sans cercueil ni pierre tombale.

Enterrés secrètement Ces nouveau-nés auraient été enterrés secrètement par les bonnes soeurs du Couvent de Bon Secours. Malnutrition, pneumonie, tuberculose et sans doute maltraitance. Les raisons de leur mort restent floues. Wiliam Joseph Dolan, un proche d’un enfant ayant vécu dans cette institution, a déposé une plainte afin de comprendre ce qui s’est passé à l’époque. Une levée de fonds a également été lancée pour construire un mémorial avec le nom de chaque enfant.

10.000 jeunes filles Cette découverte rappelle un autre scandale impliquant également des mères célibataires. Entre 1922 et 1996, plus de 10.000 jeunes filles et femmes avaient tra- vaillé gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des religieuses catholiques en Irlande. Les pensionnaires, surnommées les «Magdalene Sisters», étaient des filles tombées enceintes hors mariage ou qui avaient un comportement jugé immoral dans ce pays à forte tradition catholique.

Créé le 04/06/2014 à 10h12 — Mis à jour le 04/06/2014 à 10h17

http://www.20minutes.fr/monde/1393077-irlande-pres-de-800-squelettes-de-bebes-decouverts-dans-un-ancien-couvent-catholique

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23 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Nigeria: l’armée contre le terrorisme?

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François Hollande en semble persuadé : il est en train de briller sur un nouveau front. Samedi 16 mai à Paris, il avait réuni cinq chefs d’État du continent africain : le président de la République fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan, ainsi que ceux des quatre pays voisins (Cameroun, Tchad, Niger, Bénin)…

A cette occasion, le président français a tonné contre la secte armée nigériane de Boko Haram, qui vient de se rendre célèbre par le rapt de 276 collégiennes, dont 53 ont réussi à fuir : « Boko Haram a une stratégie anti-civilisationnelle de déstabilisation du Nigeria mais aussi de destruction des principes fondamentaux de la dignité humaine. » Disons-le, toute ironie qui minimiserait l’horreur des crimes commis par la secte intégriste sanguinaire serait fortement déplacée. Le 5 mai, le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a reven- diqué la prise d’otages de plus de 200 écolières, effectuée dans la nuit du 14 au 15 avril dernier.

Dans la même vidéo, Shekau annonçait son intention de « vendre en esclaves » les filles. Le 12 mai, le leader de Boko Haram a annoncé cependant qu’il avait réussi à « con- vertir » environ 130 des filles à sa version de l’islam, et les avait ainsi « libérées » (spiri-tuellement s’entend…). Pour les autres, il proclamait son intention de les échanger contre des prisonniers de son organisation, demande aussitôt rejetée par les officiels.

Les grandes puissances veulent prendre pied Pour autant, il n’est pas certain que la mise en scène de la France et des présidents convoqués à Paris – dont au moins deux, Paul Biya et surtout Idriss Déby, sont des sinistres bouchers tout en étant des amis notoires de la « Françafrique » – ait servi la cause de la liberté des filles. La stratégie annoncée repo- sera avant tout sur un renforcement de l’armée nigériane, les autres puissances présentes sur le terrain – France, USA, Chine – n’interviendront pas militairement. Il est cependant question du partage de renseignements, gagnés à partir de drones états-uniens et/ou d’avions militaires français qui pourraient bientôt décoller du Tchad, et de l’instauration d’une plateforme de renseignement à Abuja, capitale fédérale du Nigeria.

L’armée nigériane fait jusqu’ici clairement partie du problème, plutôt que de la solution. Du matériel livré à l’armée nigériane a été vendu sur le marché noir, dont en partie à Boko Haram. La raison principale en est la gigantesque corruption qui ravage le Nigeria et gan- grène tout depuis qu’on a découvert qu’il regorge de pétrole.

Six milliards de dollars par an sont déboursés au titre de la « lutte contre le terro- risme »... alors que 25 millions arriveraient sur le terrain dans le nord-est. Le 9 mai, Amnesty International a accusé l’armée nigériane d’avoir été au courant du projet de rapt – les djiha- distes présents autour de l’école avaient été repérés en début de soirée du 14 avril –, mais de n’avoir strictement rien entrepris pour l’empêcher.

La solution miracle n’existe certainement pas. À court terme, il est à craindre qu’une négociation avec la secte sanguinaire soit inévitable pour sauver les filles, ce qui ne réduit aucunement la nécessité de la combattre. Le meilleur moyen, ensuite, sera de donner aux populations locales des moyens d’assurer leur autodéfense. En attendant, les grandes puis- sances profitent de l’occasion pour mettre un pied dans la porte du Nigeria. Déjà le 24 mai 2009, François Fillon, alors Premier ministre, avait proposé l’aide militaire française à l’ar- mée du Nigeria. À l’époque, c’était pour combattre des rebelles (non intégristes) dans le delta du Niger, principale zone de production du pétrole, marquée par la misère des populations et la destruction de leur environnement.

Bertold du Ryon Hebdo L’Anticapitaliste – 243 (22/05/2014)

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12 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Pour la libération des lycéennes nigérianes

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Pour le droit aux études de toutes les jeunes filles dans le monde !

Il y a presque un mois, environ 200 jeunes filles ont été enlevées dans un lycée nigérien et une dizaine d’autres a été enlevée une semaine plus tard. La plupart de ces jeunes filles sont actuellement retenues prisonnières par la secte islamiste Boko Haram. Par le biais d’une vidéo abjecte, le leader de cette secte a annoncé l’avenir qu’il réserve à ces jeunes lycéennes : le viol et l’esclavage.

Il s’agit d’un acte de guerre contre les femmes et contre leurs droits à l’instruction, qu’il a clairement exprimé : « Les filles, vous devez quitter l’école et vous marier. »

L’État français qui a été, ces derniers temps, prompt à intervenir en Afrique pour soi-disant y défendre les droits de l’homme et la démocratie, a, sur ce sujet, été bien long à s’exprimer. Cela montre bien que le combat contre les violences faites aux femmes ne fait absolument pas partie des priorités de la politique étrangère de la France.

Au Nigéria, les proches de ces jeunes filles ont spontanément manifesté leur désarroi, leur colère, et surtout leur volonté de voir revenir les lycéennes. La mobilisation s’est poursuivie sur les réseaux sociaux, et une pétition lancée par Ify Elueze, une Nigérienne résidant en Alle- magne, a lancé le slogan fédérant la mobilisation : «Bring back our girls!». Ce slogan a été réapproprié localement, et nous le relayons.

Une première étape est atteinte, puisque le sort de ces jeunes filles est désormais connu du monde entier. La campagne médiatique continue, pour faire pression sur le gouvernement nigérian et sur les gouvernements du monde entier, afin que des moyens, déterminés en accord avec leurs proches, soient réellement déployés pour retrouver ces jeunes filles.

Rappelons cependant que les interventions armées ne pourront que provoquer de nouveaux drames pour les femmes. Des actions de solidarité, initiées par des associations de défense des droits des femmes, sont prévues dans les jours et semaines qui viennent notamment le 13 mai à Paris (18h, place du Trocadéro).

Évidemment, le NPA s’associe à ces initiatives, pour réclamer la libération de ces jeunes filles, et défendre le droit pour toutes, dans toutes les régions du monde, à l’accès à l’éducation, à l’instruction, et à l’autonomie. Montreuil, le 12 mai 2014

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06 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Nigeria, boko haram ou la faillite d’un système

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Nous voulons la fin de la corruption, pas des subventions!

Au début sous-estimée, la secte islamiste Boko Haram prospère dangereusement sur le terreau de la misère sociale et de la corruption de l’équipe dirigeante.

En 2009, l’armée dut venir en aide à la police qui, au bout de cinq jours, n’arrivait pas à prendre le dessus dans le conflit qui l’opposait aux militants de Boko Haram. Mohammed Yusuf, son leader, fut fait prisonnier par les soldats puis confié à la police qui l’exécutera quelques heures plus tard avec des dizaines d’autres prisonniers. Cet épisode sanglant va façonner la seconde vie de Boko Haram.

Islam rigoriste Auparavant, cette organisation dont le nom signifie « interdiction de la culture occidentale » (Boko venant de « Book », qui signifie livre en anglais, et « Haram » veut dire interdiction en arabe) était une organisation musulmane parmi tant d’autres. Née à Maiduguri dans l’État de Borno, elle se distingue par ses affrontements avec les forces de police.

Son fondateur prône un islam rigoriste qui s’accompagne d’un discours contre la corruption des élites, la culture décadente et l’éducation occidentale qui pervertit le pays…
Elle recrute largement parmi la jeunesse déclassée, mais aussi parmi les diplômés sans travail et sans espoir d’en trouver.

L’essentiel de ses forces militantes se trouve dans le nord du pays, région largement négligée par le pouvoir central en continuité de la politique colonialiste des Anglais. Cepen- dant, les frontières de cette organisation sont loin d’être étanches avec une partie des élites dirigeantes du nord du pays. Le Nigeria, premier pays africain producteur de pétrole qui vient de surpasser l’Afrique du Sud par son poids économique, reste une terre de profondes iné- galités qui ne cessent de s’accroître. En effet, à côté de ses 455 millionnaires, les deux tiers de la population vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

De la rébellion au terrorisme Les événements de 2009 vont plonger cette organisation dans une spirale de violence sans fin dont les victimes peuvent être les fonctionnaires, les chrétiens, mais aussi les musulmans qui ne respectent pas les préceptes de la secte.

Face à Boko Haram, l’État nigérian va répondre avec le même degré de violence : massacre de populations soupçonnées de soutenir les rebelles, villages brûlés, exécutions extrajudiciaires en masse, détentions arbitraires et tortures dans les prisons qui constituent autant de crimes contre l’humanité. Ainsi les civils sont pris en otage entre le déferlement de violence des deux parties.

Par ses actions meurtrières, Boko Haram tente de dissuader les parents d’envoyer leurs enfants dans les écoles publiques. Leurs militants déjà avaient incendié le dortoir d’un lycée de Buni Yadi faisant une quarantaine de morts parmi les élèves âgés de 11 à 18 ans. Il y a quelques jours, ils viennent d’enlever une centaine de collégiennes.

Cette descente aux enfers n’est pas inéluctable. Le Nigeria est un pays qui a une tradi- tion ouvrière avec une forte implantation syndicale, même si ces syndicats sont dirigés, comme dans de nombreux pays, par des bureaucrates. La récente grève générale de plusieurs jours contre la suppression des subventions au carburant a démontré la capacité d’union dans la lutte, entre chrétiens et musulmans, contre les manœuvres partagées des gouvernants et de Boko Haram pour diviser la population. Le signe de l’espoir est là.

Paul Martial Hebdo L’Anticapitaliste – 240 (01/05/2014)

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25 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Valls, fillon et bernadette chirac à la canonisation des deux papes (jdd)

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Dimanche prochain, François Fillon figurera, aux côtés de son épouse, Penelope, mais aussi de Bernadette Chirac, parmi les invités d’honneur de la cérémonie de canonisation des deux papes. Le Premier ministre Manuel Valls mènera la délégation française.

En 2011, il représentait la France à la cérémonie de béatification de Jean-Paul II. Dimanche prochain, François Fillon figurera, aux côtés de son épouse, Penelope, mais aussi de Berna- dette Chirac, parmi les invités d’honneur de la cérémonie de canonisation des deux papes. Ce fervent catholique figurera dans le carré VIP, sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Non loin de la petite délégation française menée par le Premier ministre Manuel Valls et qui comprendra notamment Charles Revet (UMP), président du groupe France-Saint-Siège au Sénat, et Xavier Breton (UMP), son homologue à l’Assemblée.

En 2011, la présence de François Fillon à Rome avait été dénoncée par la gauche. « La distinction nécessaire entre les pouvoirs temporel et spirituel ne contredit pas le respect de la foi », confie-t-il au JDD, heureux, à l’occasion de cette « démarche personnelle », de célébrer « deux papes qui ont profondément marqué leur temps. Jean XXIII, qui a eu le courage, à 77  ans, d’engager l’Église dans la voie du concile Vatican II et Jean-Paul II, qui a démontré que la liberté était plus forte que la peur ». Il avait été fait état d’une compétition entre Nicolas Sarkozy et son ex-Premier ministre, pour savoir qui obtiendrait le premier audience auprès du Saint- Père. « Nicolas Sarkozy n’a jamais formulé de demande », s’étonne un de ses proches. Fillon, qui a rencontré quatre fois Benoît XVI et deux fois Jean-Paul II n’en fait pas mystère : il souhaiterait connaître François, « pape de rupture ». Un autre ancien dirigeant français l’a devancé : Valéry Giscard d’Estaing a été reçu par le pape le 15 mars dernier. S.Q. – Le Journal du Dimanche

http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/Valls-Fillon-et-Bernadette-Chirac-a-la-canonisation-des-deux-papes-662585

Commentaire: Le catholicisme passe avant une « laïcité » (à géométrie variable) et puis Jean Paul est le pape qui  » a vaincu le communisme », et çà Valls adore!

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14 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Paris: accusations de dérives intégristes dans un lycée catholique (20 mn)

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Des professeurs, des parents et des élèves d’un lycée parisien privé dénoncent un endoctrinement durant les cours de catéchèse…

Des enseignants, des élèves et leurs parents ont dénoncé des dérives intégristes dans le contenu des enseignements du lycée Gerson, un établissement catholique privé sous contrat avec l’Etat situé dans le 16e arrondissement de Paris, rapporte Europe 1.

En effet, l’association anti-avortement Alliance Vita aurait été plusieurs fois invitée à participer aux cours de catéchèse (enseignement religieux). Une jeune fille interrogée par la station raconte ces séances où auraient été tenus les propos suivants: «Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée com- me «semi-meurtrière». En revanche, une fille qui avorte commet un «homicide volontaire»».

«L’Opus Dei est au sein de notre établissement» Témoignant anonymement, une enseignante de ce très chic lycée raconte que «l’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société». L’Opus Dei est une organisation religieuse discrète ultra-conservatrice fondée en 1928, qui suscite régulièrement la polémique.

Une demande a été envoyée à la direction de l’enseignement catholique pour faire remplacer l’encadrement de cet établissement. Créé le 14/04/2014 à 10h00 — Mis à jour le 14/04/2014 à 10h26

http://www.20minutes.fr/societe/1351281-paris-accusations-de-derives-integristes-dans-un-lycee-catholique

Commentaire: Sous la « dictature socialiste » de François Hollande on subventionne les idées de la Manif pour tous, étonnant non?

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