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27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

la permission (courrier international)

“La Permission”

Le combat d’une Iranienne pour disputer le match de sa vie

Baran Kosari joue Afrooz. “Vous trouvez énormément de figures féminines comme elle dans l’histoire de l’Iran”, dit-elle.

Inspiré d’une histoire vraie, La Permission met en scène une joueuse de futsal à qui son mari interdit de partir à l’étranger pour jouer un match décisif. Rare et osé, ce film a failli être censuré en Iran, nous raconte le site d’information Rooziato. Il sort le 28 novembre en France.

La Permission raconte une réalité douloureuse à propos des droits des femmes en Iran.

La loi stipule qu’elles ne peuvent sortir du pays sans l’autorisation de leur mari. Cette loi a, à de nombreuses reprises, mis en difficulté des Iraniennes. L’histoire du film emprunte ainsi à la mésaventure vécue en 2015 par Niloufar Ardalan, la capitaine de l’équipe nationale féminine de futsal [une sorte de football en salle] : celle-ci a été empêchée par son mari, Mehdi Toutounchi [un présentateur de la télévision iranienne], de se rendre en Malaisie pour le championnat d’Asie de futsal. Cet incident a suscité beaucoup de réactions sur la Toile et le scénariste s’en est grandement inspiré pour faire un film subtil.

Le résultat est tellement polémique que La Permission a failli ne jamais sortir en Iran.

*Le scénario peut, selon certains, paraître “radicalement féministe”, mais il reflète bien la réalité. En Iran, la législation prive les femmes majeures du droit de décider pour elles-mêmes. Et d’autres lois non écrites les discriminent. Par exemple, les bureaux chargés d’enregistrer les mariages requièrent la présence des parents de la mariée quand celle-ci renonce à toute dot [une concession que font souvent les Iraniennes pour que, en échange, leur conjoint leur accorde le droit de travailler et de voyager librement].

Le droit de réaliser un rêve d’enfance

Le long-métrage de Soheil Beiraghi alerte sans ambiguïté sur le sort de femmes comme Afrooz, l’héroïne du film [campée par Baran Kosari]. Depuis onze ans, elle évolue au sein de l’équipe nationale et fait la fierté de ses compatriotes par ses victoires. Elle est la star de l’équipe, toutes les joueuses comptent sur elle.

Afrooz rêve de remporter la Coupe d’Asie des nations. Or tout bascule lorsqu’elle apprend, à l’aéroport, juste avant de s’envoler pour la finale en Malaisie, que son mari Yaser [Amir Jadidi], animateur d’une émission religieuse à la télévision, lui a interdit de sortir du pays. Tous deux vivent séparément depuis un an et Yaser abuse du pouvoir que la loi iranienne lui donne. Il conditionne son autorisation au retour de sa femme à la maison.

L’avocate d’Afrooz, Pantea Aledavood [Leili Rashidi], décide d’étaler cette affaire sur les réseaux sociaux, en Iran et à l’étranger.

Par sa gestuelle, son maquillage et son élocution, elle rappelle la grande avocate iranienne Nasrin Sotoudeh [lauréate en 2012 du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, décerné par le Parlement européen, cette militante des droits de l’homme a été condamnée à cinq ans de prison en juin 2018, notamment pour avoir défendu des Iraniennes qui contestaient le port du voile obligatoire].

D’un autre côté, la directrice de l’équipe iranienne de futsal, jouée par Sahar Dolatshahi, est une femme extrêmement religieuse qui considère Afrooz comme une rebelle. Afrooz, quant à elle, veut réaliser son rêve d’enfance. L’un des points forts du film est son casting. Par exemple, Baran Kosari a perdu beaucoup de poids et s’est entraînée sérieusement pour incarner Afrooz, une performance qui reste très rare dans le cinéma iranien.

Des points marqués contre la censure

Bien que La Permission soit un film très féministe, il n’est pas possible de le qualifier d’exagéré. Il convoque des émotions très douloureuses et amène les spectateurs à réfléchir au sort des femmes. Il réussit même à susciter l’empathie des hommes. Le comble survient lors de la formi-dable scène du jugement : le spectateur est mis à la place du juge, sommé de décider si oui ou non Afrooz pourra se rendre en Malaisie.

Le film contient aussi quelques scènes délicates et subtiles, inédites dans le cinéma iranien depuis la révolution islamique de 1979 et qui témoignent de l’ingéniosité de l’équipe du film pour contourner les restrictions qui pèsent sur le cinéma iranien [un acteur et une actrice ne peuvent par exemple pas se toucher à l’écran, sauf s’ils sont mari et femme dans la vraie vie].

À un moment du film, il est ainsi fait allusion à la personnalité de Yaser, qui exige de sa femme une obéissance absolue : ce pourrait être un indice de la perversité du personnage et de son caractère dominateur. De même, Afrooz cohabite avec une autre joueuse de l’équipe, et les commentaires négatifs des cadres de l’équipe suggèrent une possible relation amoureuse entre les deux femmes. Quand on connaît la sévérité de la censure iranienne, ces scènes semblent incroyables.

En raison de son sujet, nouveau et polémique, et de la célébrité de ses actrices, La Permission suscite l’espoir que d’autres films verront le jour, aussi subtils et justes, pour faire avancer la cause des Iraniennes. La Permission sort le 28 novembre en France, en partenariat avec Courrier international.

Arash Parsapour
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Repères

LA RÉVOLUTION PAR LE SPORT

La Permission, deuxième long-métrage du réalisateur Soheil Beiraghi, est sorti le 26 septembre en Iran, un mois avant que l’équipe masculine du FC Persépolis ne décroche son billet pour la finale de la Ligue des champions asiatique de football. Le match, organisé à Téhéran, le 10  novembre, a fait l’histoire : s’il s’est soldé par la défaite des Iraniens, il s’est joué en présence de 850 femmes, autorisées à entrer dans le stade pour regarder la rencontre. Du jamais-vu depuis la révolution islamique de 1979.

UN FILM BOYCOTTÉ EN IRAN

Les accents féministes de La Permission n’ont guère plu au distributeur Hozeh Honari, connu pour son conservatisme, qui a refusé de programmer le film dans les 97 salles de son réseau. Dans une lettre ouverte, l’Association des réalisateurs iraniens, une organisation indépen-dante, a dénoncé ce boycottage comme étant “une violation de la loi”, le film ayant obtenu son visa d’exploitation. Face au tollé, Hozeh Honari n’a nullement fait marche arrière et a accusé le film d’être “contre les valeurs familiales”.

27/11/2018

https://www.courrierinternational.com/

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

maçonnerie 2 (anti k)

franc m

Franc-maçonnerie et mouvement ouvrier

Au congrès de la première internationale à Londres en 1871, la même année que la commune, Marx déclare :

« Ce type d’organisation (la franc-maçonnerie) se trouve en contradiction avec le développe-ment du mouvement prolétarien, à partir du moment où ces sociétés, au lieu d’éduquer les ouvriers, les soumettent à leur lois autoritaires et mystiques qui entravent leur indépendance et entraînent leur conscience dans une fausse direction. » Et Engels l’appelait l’« internationale artistocratique-bourgeoise des lumières ».

Répondant au New York World, Marx ironisait sur son interprétation selon laquelle la Commune de Paris de 1871 « pourrait également avoir été une conspiration des francs-maçons car leur contribution n’a pas été petite. Je ne serais vraiment pas étonné si le pape venait à leur attri-buer toute la responsabilité de l’insurrection. Mais envisageons une autre explication. L’insur-rection de Paris a été faite par les ouvriers parisiens. »

« Résolution sur la question française » du quatrième congrès de l’Internationale communiste (1922) :

« L’incompatibilité de la franc-maçonnerie et du socialisme était considérée comme évidente dans la plupart des partis de la Deuxième Internationale (…) Si le deuxième Congrès de l’Internationale Communiste n’a pas formulé, dans les conditions d’adhésion à l’Internationale, de point spécial sur l’incompatibilité du communisme et de la franc-maçonnerie, c’est parce que ce principe a trouvé sa place dans une résolution séparée votée à l’unanimité du Congrès.

Le fait, qui s’est révélé d’une façon inattendue au 4e Congrès de l’Internationale Communiste, de l’appartenance d’un nombre considérable de communistes français aux loges maçonniques est, aux yeux de l’Internationale Communiste, le témoignage le plus manifeste et en même temps le plus pitoyable que notre Parti français a conservé, non seulement l’héritage psycholo-gique de l’époque du réformisme, du parlementarisme et du patriotisme, mais aussi des liaisons tout à fait concrètes, extrêmement compromettantes pour la tête du Parti, avec les institutions secrètes, politiques et carriéristes de la bourgeoisie radicale (…)

L’Internationale considère comme indispensable de mettre fin, une fois pour toutes, à ces liaisons compromettantes et démoralisatrices de la tête du Parti Communiste avec les organi-sations politiques de la bourgeoisie. L’honneur du prolétariat de France exige qu’il épure toutes ses organisations de classe des éléments qui veulent appartenir à la fois aux deux camps en lutte. Le Congrès charge le Comité Directeur du Parti Communiste français de liquider avant le 1er janvier 1923 toutes les liaisons du Parti, en la personne de certains de ses membres et de ses groupes, avec la franc-maçonnerie.

Celui qui, avant le 1er janvier, n’aura pas déclaré ouvertement à son organisation et rendu publique par la presse du Parti sa rupture complète avec la franc-maçonnerie est, par là-même, automatiquement exclu du Parti communiste sans droit d’y jamais adhérer à nouveau, à quelque moment que ce soit. La dissimulation par quiconque de son appartenance à la franc-maçonnerie sera considérée comme pénétration dans le Parti d’un agent de l’ennemi et flétrira l’individu en cause d’une tache d’ignominie devant tout le prolétariat. »

Trotsky, qui connaît le mieux le mouvement ouvrier français au sein de l’Internationale communiste, est chargé de la « question française » en son sein… « Le pourcentage bien infime d’idéalistes honnêtes qu’il peut y avoir dans les loges ne fait qu’accroître le caractère dangereux de la franc-maçonnerie. »

Trois points c’est tout, Léon Trotsky

« La franc-maçonnerie est une plaie mauvaise sur le corps du communisme français. Il faut la brûler au fer rouge. » Léon Trotsky, Communisme et franc-maçonnerie. « La Ligue des droits de l’Homme et la franc-maçonnerie sont des instruments de la bourgeoisie qui font diversion à la conscience des représentants du prolétariat français. Nous déclarons une guerre sans pitié à ces méthodes car elles constituent une arme secrète et insidieuse de l’arsenal bourgeois. On doit libérer le parti de ces éléments. »

« Le Parti communiste français n’était donc pas le seul dans son cas mais ce qui le caracté-risait fâcheusement, c’était l’hypocrisie de nombre de ses dirigeants. Le jour où je devais parler devant la commission, nous venions de recevoir le plus récent numéro du Bulletin communiste où, en ce moment même, on avait l’impudence de reprendre les critiques anciennes de la tactique de l’Internationale.

Ceci me fournit une entrée en matière qui, du coup, liquida les droitiers ; pendant la lecture, ils baissaient la tête, sentant la réprobation unanime de la commission. Aux représentants du centre, je posai la question : “ Vous prétendez exercer seuls la direction et en accord avec l’Internationale. Mais qui peut avoir confiance en vos déclarations ? ” Ici, quelques-uns d’entre eux grognèrent. Parlant en fin de séance, Trotsky prit à partie, nommément, Ker, dont il venait d’apprendre qu’il était franc-maçon, ce que beaucoup d’entre nous ignoraient.

Comment peut-on être communiste et franc-maçon ? demanda Trotsky ; pour lui, c’était absolu-ment incompatible… Après de longues délibérations au cours desquelles furent examinées et discutées l’activité du Parti, les particularités du mouvement ouvrier, les luttes des fractions, la presse, la question paysanne, la politique coloniale, la commission élabora un programme d’action. Elle reconnut unanimement que les membres du Parti adhérant à la franc-maçonnerie et à la Ligue des droits de l’homme devaient immédiatement abandonner “ ces machines de la bourgeoisie créées pour endormir la conscience de classe des prolétaires ”.

Exceptionnellement, et pour permettre au Parti de sortir de l’impasse où il s’était enfoncé, elle proposait que le Comité directeur fût constitué selon la proportionnelle sur la base des votes du congrès de Paris, les titulaires devant être désignés par les délégations elles-mêmes. Les représentants des trois tendances (parce qu’il y avait des tendances? note du blog) déclarèrent alors accepter la résolution sans réserve ; tous protestèrent de leur attachement et de leur dévouement à l’Internationale communiste. »

Rosmer dans « Moscou sous Lénine »

« L’appartenance d’un nombre considérable de communistes français aux loges maçonniques est le témoignage le plus manifeste et le plus pitoyable que notre Parti français a conservé, non seulement l’héritage psychologique de l’époque du réformisme, du parlementarisme et du patriotisme, mais aussi des liaisons tout à fait concrètes, extrêmement compromettantes, avec les institutions secrètes, politiques et carriéristes de la bourgeoisie radicale. »

Document du congrès de Tours du parti communiste, section de France de l’Internationale communiste, reprenant les propositions de Trotsky

« Dans la franc-maçonnerie se réunissent des gens de différents partis, avec des intérêts différents et avec des fins personnelles différentes. Tout l’art de la direction de la franc-maçonnerie consiste à neutraliser les tendances divergentes et à aplanir les contradictions entre les groupes et les cliques (dans l’intérêt de la « démocratie » et de « l’humanité », c’est-à-dire de la classe dominante).

On s’habitue ainsi à parler à haute voix de tout, sauf de l’essentiel. Cette morale fausse, hypocrite, frelatée, imprègne en France, directement ou indirectement, la majorité des chefs ouvriers officiels. Marceau Pivert lui-même est pénétré de l’influence de cette morale. Il lui semble que nommer à haute voix un fait désagréable, c’est une inconvenance.

Nous, nous jugeons criminel de taire les faits qui ont une importance pour la lutte de classe du prolétariat. C’est là la différence fondamentale de notre morale. Pouvez-vous, Guérin, répondre clairement et franchement aux ouvriers ? Qu’est-ce qui lie Pivert à la maçonnerie ? Je vous le dis : c’est ce qui le sépare de la IV° Internationale, c’est-à-dire l’indécision sentimentale petite-bourgeoise, la dépendance à l’égard de l’opinion publique officielle.

Si quelqu’un me déclare qu’il est matérialiste et qu’en même temps il se rende à la messe le dimanche, je dis que son matérialisme est faux. Il peut bien crier que je suis intolérant, que je manque de tact, que j’attente à sa « personnalité », etc., cela ne m’émeut pas. Combiner le socialisme révolutionnaire à la franc-maçonnerie est aussi inconcevable que combiner la matérialisme au catholicisme.

Le révolutionnaire ne peut avoir politiquement deux domiciles : l’un avec la bourgeoisie, pour l’âme, l’autre avec les ouvriers, pour la politique courante. La duplicité est incompatible avec le révolutionnaire prolétarien. Excluant toute stabilité interne, la duplicité engendre la sensibilité, la susceptibilité, la timidité intellectuelle. A bas la duplicité, Guérin ! »

Léon Trotsky, lettre à Daniel Guérin, mars 1939

Source: https://www.matierevolution.fr/

mardi 19 décembre 2017 Robert Paris

https://www.anti-k.org/

Commentaire: Marceau Pivert est un peu le Mélenchon de l’époque. Il sortira du PS pour créer le PSOP (Parti Socialiste Ouvrier et Paysan) rejoint par les trotskistes.

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01 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

maçonnerie 3 (anti-k)

franc mac

Mouvement ouvrier et canaille franc-maçonnique

Une des traditions du mouvement ouvrier a toujours été d’interdire l’appartenance d’un de ses membres à la franc-maçonnerie.

On se demande bien pourquoi, n’est-ce pas ? « Combiner le socialisme révolutionnaire à la franc-maçonnerie est aussi inconcevable que combiner le matérialisme au catholicisme. » (Trotsky) En 1922, lors du 4è Congrès de l’Internationale Communiste (la 3è Internationale) , Trotsky condamnera les dirigeants, cadres et militants du Parti Communiste qui avaient adhéré à la franc-maçonnerie, expliquant que l’appartenance à la franc-maçonnerie était incompatible avec l’appartenance au Parti Communiste, et leur intimera l’ordre de rompre publiquement immédiatement et sans condition toutes relations avec cette organisation qu’il définissait comme « une organisation de l’ennemi de classe »

Il considérait qu’elle constituait un des éléments les plus importants du dispositif mis en place par la bourgeoisie pour corrompre les militants ouvriers, appauvrir leur pensée et affaiblir leur volonté. Il ajoutera que : « La dissimulation par quiconque de son appartenance à la franc-maçonnerie sera considérée comme pénétration dans le Parti d’un agent de l’ennemi et flétrira l’individu en cause d’une tâche d’ignominie devant tout le prolétariat. »

Dans une lettre adressée à Daniel Guérin en 1937, Trotsky reprendra en partie la définition de la franc- maçonnerie qu’il avait déjà donnée en 1922 : « Dans la franc-maçonnerie se réunis-sent des gens de différents partis, avec des intérêts différents et avec des fins personnelles différentes.

Tout l’art de la direction de la franc-maçonnerie consiste à neutraliser les tendances divergen-tes et à aplanir les contradictions entre les groupes et les cliques (dans l’intérêt de la « démo-cratie » et de « l’humanité », c’est-à-dire de la classe dominante). On s’habitue ainsi à parler à haute voix de tout, sauf de l’essentiel. Cette morale fausse, hypocrite, frelatée, imprègne en France, directement ou indirectement, la majorité des chefs ouvriers officiels. »

Trotsky dira dans la même lettre : « Comment peut-on ne pas lutter contre eux ? Comment peut-on ne pas l’expliquer à tous les membres du parti que l’amitié politique avec ces messieurs, c’est une porte ouverte à la trahison ? »

Aujourd’hui, ce sont un certain nombre de dirigeants, de cadres et de militants de gauche qui ont adhéré ou qui entretiennent des liens étroits avec la franc-maçonnerie. Certains camarades me diront que c’est un secret de polichinelle qu’on s’en fout après tout, cela n’a aucune importance. Certes, mais à ceci près que tous les militants sont loin de le savoir, et surtout, ils n’en mesurent pas les implications directes sur la lutte des classes.

Lettre à Daniel Guérin  Trotsky  Oeuvres 1937

Trotsky s’interrogea sur les raisons qui ont conduit des militants à entretenir des relations étroites avec la canaille franc-maçonnique : « Qu’est-ce qui lie Pivert à la maçonnerie ? Je vous le dis : c’est ce qui le sépare de la IV° Internationale, c’est-à-dire l’indécision sentimentale petite-bourgeoise, la dépendance à l’égard de l’opinion publique officielle. Si quelqu’un me déclare qu’il est matérialiste et qu’en même temps il se rende à la messe le dimanche, je dis que son matérialisme est faux. Il peut bien crier que je suis intolérant, que je manque de tact, que j’attente à sa « personnalité », etc., cela ne m’émeut pas.

Combiner le socialisme révolutionnaire à la franc-maçonnerie est aussi inconcevable que combiner le matérialisme au catholicisme. Le révolutionnaire ne peut avoir politiquement deux domiciles : l’un avec la bourgeoisie, pour l’âme, l’autre avec les ouvriers, pour la politique courante. La duplicité est incompatible avec le révolutionnaire prolétarien. Excluant toute stabilité interne, la duplicité engendre la sensibilité, la susceptibilité, la timidité intellectuelle. A bas la duplicité, Guérin ! »

« En premier lieu, il faut rompre avec les francs-maçons (qui sont tous des patriotes) (…) et se tourner vers la IV° Internationale (…) »  L’appartenance à la franc-maçonnerie est incompatible avec l’appartenance à la IVe Internationale, c’est clair, net et précis.

La conclusion de Trotsky sur la franc-maçonnerie sera sans appel et demeure d’actualité :
« La franc-maçonnerie est une plaie mauvaise sur le corps du communisme français. Il faut la brûler au fer rouge. »

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Franc-maçonnerie (Wikipédia)

Mélenchon franc-maçon : était-ce connu du grand public ? L’assume-t-il ? (Libération)

Commentaire: La menace d’exclusion de JL Mélenchon, nous permet de revenir sur cette organisation (plusieurs en réalité dont la principale est « de gauche »)

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26 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

irlande (courrier-international lutte-ouvrière)

patrick

L’Irlande se prononce sur la suppression du blasphème de la Constitution

Quatre-vingt-un ans après son inscription dans le marbre, l’article relatif au blasphème pourrait être abrogé à l’occasion d’un référendum organisé ce vendredi.

Le “oui” est en tête dans les sondages, alors qu’aucune condamnation pour un tel délit n’a été prononcée sur l’île d’Émeraude depuis plusieurs siècles.

“Dans la cultissime comédie des Monty Python La Vie de Brian, un dignitaire juif formule le jugement retenu contre un homme accusé de blasphème : ‘Les Anciens vous ont jugé coupa-ble d’avoir prononcé le nom de notre Seigneur, en conséquence, blasphémateur, vous serez lapidé à mort !’ Bien sûr, ce film a été censuré en Irlande à sa sortie en 1980”, s’amuse l’Irish Independent.

Défini comme “tout contenu constituant une grossière injure ou une insulte contre quelque chose tenu pour sacré par une religion”, le blasphème est inscrit dans la Constitution depuis 1937. “Une mention quelque peu archaïque”, poursuit le quotidien de Dublin, sur laquelle les Irlandais sont invités à se prononcer par voie de référendum ce vendredi. Après les scrutins sur le mariage homosexuel, en 2015, et pour abroger l’interdiction de l’IVG, en mai dernier, ce scrutin “peu en vue” est le signe que le pays “prend ses distances avec l’Église”, note The Guardian.

Aucune condamnation depuis trois cents ans

En vertu de l’article 40.6.1 de la Constitution, “l’expression ou la publication de contenu blasphématoire, séditieux ou indécent constitue un délit puni par la loi”. Depuis 2009, un tel délit est passible d’une amende de 25 000 euros, après avoir été longtemps puni d’une peine de prison de sept ans.

Sauf que… personne n’a été jugé pour de tels faits en Irlande depuis belle lurette. La dernière condamnation remonte à 1703, tandis qu’en 1855 un prêtre rédemptoriste d’origine ukrainien-ne a été poursuivi après avoir ordonné un autodafé de livres à tendances “immorales”. Seul hic, une Bible s’était glissée dans le lot par erreur, relate The Irish Times. Après audition des témoins, le prêtre avait été acquitté.

Plus récemment, trois actions ont été intentées contre des articles et des dessins de presse en 1995, en plein débat sur la légalisation du divorce. Toutes rejetées. Enfin, l’an dernier, l’auteur et acteur Stephen Fry a fait l’objet d’une enquête après avoir déclaré à la télévision publique irlandaise deux ans plus tôt : “Pourquoi devrais-je respecter un Dieu mesquin, capricieux et stupide qui a créé un monde rempli d’injustice et de douleur ?” En dépit d’une plainte déposée par un habitant du comté de Clare, dans l’ouest du pays, la police a rapidement classé l’affaire… faute d’avoir trouvé un groupe de personnes suffisamment choquées par ses propos.

Le “oui” largement en tête dans les sondages

“Le temps de l’interdiction du blasphème est révolu”, assure l’Irish Independent, alors que 51 % des électeurs entendent voter oui, selon les sondages. Pour les partisans de l’abrogation, cette mention dans la Constitution nuit à l’image du pays à l’international. Les militants du non (19 %, pour 25 % d’indécis) estiment pour leur part que ce référendum constitue beaucoup de bruit pour pas grand-chose, rapporte The Irish Times, et que l’article de la Constitution ne nuit pas à la liberté d’expression. Ils font remarquer que la législation irlandaise en la matière est parmi les plus clémentes des 71 pays où le délit de blasphème existe encore.

Un deuxième mandat pour le président poète ?

Les trois millions d’Irlandais inscrits sur les listes électorales sont également appelés à élire leur président, ce jeudi. Le sortant Michael D. Higgins, ancien membre du Parti Travailliste et écrivain de 77 ans, est le favori des six candidats en lice. En Irlande, la fonction est principa-lement honorifique: le président est chef de l’Etat mais pas chef du gouvernement. Malgré sa promesse de ne faire qu’un mandat, après son élection en 2011, “Michael D.” ‘est très populaire’, avec 70% d’opinion favorable”, note The Irish Examiner, “ce qui l’a sans doute poussé à revenir sur sa parole”. Le scrutin est un vote alternatif à un tour, et les premières estimations devraient être publiées aux alentours de 22 heures (à Dublin), à la fermeture des bureaux de vote.

26/10/2018

https://www.courrierinternational.com/

Irlande : le délit de blasphème existait encore (Lutte Ouvrière)

Commentaire: « Unfinished revolution »! L’Irlande, comme le Portugal et l’Espagne ont connu une contre-révolution catholique au 20è siècle. C’est au « toilettage » de ces déchets du passé qu’il faut s’attaquer! Le Portugal a résolu le problème avec la révolution de 1974. L’Espagne se débat avec une monarchie et une église d’état archaïques. Quant à l’Irlande, il lui reste la question de la partition du pays en deux parties que la question du Brexit a réveillée!

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17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

sénat église (le huff’)

wauquierz

Le Sénat rejette la demande d’une commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Église

Elle avait été demandée par les sénateurs socialistes

 La commission des Lois du Sénat a jugé irrecevable ce mercredi 17 octobre la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise demandée par les sénateurs socialistes, a indiqué leur chef de file Patrick Kanner. Cette décision devrait être confirmée, sauf énorme surprise, mercredi soir en conférence des présidents.

« On nous a opposé des arguments juridiques », a expliqué Patrick Kanner, dénonçant cepen-dant « une réponse politicienne ». « La droite sénatoriale, sur un sujet aussi sensible, semble rester sur ses principes », a-t-il regretté, soulignant que le groupe PS « n’est pas sur une logique anticléricale », mais au contraire « dans une logique d’aider l’Eglise ».

« Cette commission d’enquête demandée par de nombreux citoyens, croyants ou non, aurait permis de faire enfin la lumière sur le fonctionnement et les dysfonctionnements qui ont empêché qu’un certain nombre d’affaires soient portées devant la Justice », a affirmé le groupe socialiste sans un communiqué.

Une « mission d’information »

Le groupe socialiste « regrette que le Sénat ne se saisisse pas de cette occasion pour per-mettre à de trop nombreuses victimes d’être enfin collectivement entendues et reconnues comme tel. Ces victimes sont des citoyens qui demandent à comprendre pourquoi la Loi et la Justice n’ont pas été appliquées dans leur cas et qui veulent que leur souffrance ne se reproduise plus pour les enfants d’aujourd’hui ».

Selon Patrick Kanner, le président LR de la commission des Lois, Philippe Bas, proposerait, en lieu et place d’une commission d’enquête, une « mission d’information » commune à la commis-sion des Affaires sociales et à la commission de l’Education.

Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’ex-ministres, des avocats et des victimes avait lancé récemment un appel, publié dans Témoignage Chrétien, réclamant une enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France.

88% des Français (87% des catholiques, 90% des pratiquants) se sont par ailleurs déclarés favorables à une commission parlementaire « enquêtant sur les crimes pédophiles et leur dissimulation dans l’Eglise catholique », selon un récent sondage publié dans Témoignage chrétien.

LUDOVIC MARIN 17/10/2018

https://www.huffingtonpost.fr

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03 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

religions (the conversation)

Les « sans religion » : la nouvelle religion ?

Dans les pays où l’on demande aux citoyens d’indiquer leur religion dans les recensements, ou bien dans les sondages questionnant sur l’appartenance religieuse, il a longtemps été courant de proposer une liste de réponses possibles, le dernier item de la liste étant « aucune de ces réponses » (en anglais « none of the above »). C’est donc en tant que nones que ceux qui ne déclaraient pas d’appartenance religieuse ont d’abord été désignés ; en français, on parle de « sans religion ».

Ce groupe a longtemps été un peu laissé de côté par les sociologues des religions.

D’abord parce que le nombre de nones n’était, jusque vers les années 1970 environ, pas très élevé, mais aussi parce que ces sociologues s’intéressaient avant tout aux croyances, et que les nones semblait être un ensemble de personnes sans convictions. Jusqu’à récemment, on concevait en effet ce groupe un peu en creux : c’était le groupe de ceux qui étaient « sans » religion, qui « n’avaient pas » de croyances, qui « n’étaient pas » membres d’une Église. Bref, on le pensait en négatif, par rapport à une appartenance religieuse : le terme « non-religion » fait alors référence à tout ce qui n’est pas « religieux ».

Deux éléments ont conduit désormais les chercheurs à s’intéresser davantage à ces « non-religieux » : l’augmentation du nombre de personnes se déclarant sans religion (plus de 23 % de personnes, en moyenne, déclaraient ne pas appartenir à une religion, dans l’enquête européenne de 2008), mais aussi la prise en compte croissante de la diversité de ce groupe.

religions (the conversation) dans Religions
Carte des « sans religion » par aires géographiques

La religion, un ensemble d’éléments

En effet, lorsqu’on s’intéresse à la religion des personnes, on voit qu’il faut prendre en compte un ensemble d’éléments. Selon le lieu et le temps, les sociologues ont pu inclure dans cette définition les convictions, les visions du monde, les pratiques religieuses individuelles et collec-tives, l’engagement dans des activités liées à la religion, ou encore ce que les personnes disent d’elle-même. Soit, en termes plus techniques : les croyances, les dogmes, les pratiques et rituels, la militance, l’autodéclaration.

S’il est vrai que ces différents éléments sont souvent liés, on constate de plus en plus souvent des variations importantes

On peut être très pratiquant sans avoir des convictions très fortes, on peut être très engagé sans être pratiquant, etc. Ainsi, on va rencontrer de plus en plus fréquemment telle personne se disant chrétienne mais n’étant pas baptisée, très engagée dans sa paroisse mais n’étant pas sûre de l’existence de Dieu ; ou encore telle autre convaincue que Dieu existe et priant régulièrement, mais n’appartenant à aucun groupe religieux.

En France, par exemple, selon un sondage Ipsos de 2010, 2 % de non-croyants affirment lire la Bible au moins une fois par semaine. On a pu également lire récemment le manifeste de Hendrikse Klaas, un « pasteur athée », Croire en un Dieu qui n’existe pas.

Dans la religion, toutes les modalités de combinaison de ces différentes dimensions existent, et on retrouve dans la non-religion les mêmes variations. Cela fait donc en définitive de la non-religion un groupe peu homogène et mal connu. Voilà pourquoi la non-religion a été le sujet principal du colloque annuel de notre réseau de recherche sur les religions en Europe et au-delà, Eurel.

Un large éventail de visions du monde

Comme la religion, la non-religion inclut un large éventail de visions du monde, incluant des nouveaux athées qui « militent » contre la religion, aussi bien que des personnes affirmant qu’on ne peut rien savoir de l’existence ou de la non-existence de Dieu (agnostiques) mais qui peuvent être des pratiquants, ou encore des personnes totalement indifférentes à la religion et à la religiosité.

Pourtant, le plus souvent, la non-religion tend à se former en relation, en opposition et dans différents dialogues avec les formes dominantes de religion. De ce fait, celles-ci prendront aussi des formes différentes. De même, la place que la société accorde à la religion va influer sur la façon dont s’exprime la non-religion.

Dans certains pays comme la France ou l’Espagne par exemple, la non-religion peut être une forme de combat contre la domination d’un groupe religieux très fortement présent, elle est donc assez militante ; alors que dans d’autres sociétés, plus indifférentes sur le plan religieux (comme au Royaume-Uni actuellement), c’est presque la position « par défaut ».

Une majorité silencieuse

Dans de nombreuses sociétés européennes, le groupe des non-religieux est en train de deve-nir une majorité. Cette majorité est souvent silencieuse puisqu’il ne s’agit que rarement de groupes constitués, et qu’il n’y a que très peu de revendications collectives. Ainsi, en 2016, Linda Woodhead a affirmé qu’au Royaume-Uni, « “no religion” is the new religion » (« la nouvelle religion, c’est la non-religion »).

Cette affirmation devient vraie en France également, pays qui se place au 4e rang par l’impor-tance de l’athéisme avec 29 % de personnes se déclarant « athées convaincues », et où l’on enregistre entre 2005 et 2010 une baisse de 21 % du nombre de personnes se disant religieu-ses, selon un sondage RedGallup de 2012. Certains célèbrent la diversité de leur non-croyan-ce lors d’événements fédérateurs comme la Sunday Assembly Church, une « église » sans religion, fondée par deux comédiens britanniques.

Certains chercheurs pensent également qu’il pourrait y avoir une part importante de « non-religieux » parmi les personnes qui déclarent appartenir à une religion majoritaire historique-ment bien implantée, comme l’Église luthérienne dans les pays scandinaves, ou l’Église catholi-que en France, en Espagne ou en Italie. Le politologue Yann Raison du Cleuziou parle ainsi des « catholiques passagers » en France dans Qui sont les cathos aujourd’hui ? (2014) et le sociologue Jörg Stolz des « distanciés » en Suisse, Religion et spiritualité à l’ère de l’ego (2015). Il faudrait cependant étudier de près cette question, pour déterminer à quel point l’appartenance peut aller au-delà de l’adhésion formelle au groupe religieux.

Impacts culturels, sociaux et… économiques

Notre colloque d’Oslo a également cherché à analyser comment les différents contextes natio-naux peuvent influer sur ce rapport au croire, et notamment en quoi et comment le cadre social, historique et culturel de la religion dominante dans un espace géographique donné va contribuer au « formatage », à la définition de la non-religion (voir ainsi les interventions d’Ethan Quillen ou Chris Cotter).

On cherche également comment la non-religion joue sur la perception sociale de la minorité et de la majorité religieuses (comme l’expliquent Cristiana Cianitto et Rossella Bottoni ou encore Atko Remmel. Par ailleurs, quel sera l’impact social et culturel lié à la présence croissante de ces groupes, comme l’analyse Stéphane Papi pour le Maroc par exemple ? Comment cela se manifestera-t-il selon les pays ?

Certains, comme Jorge Botelho Moniz, vont s’interroger sur le rapport entre non-religion et religion : y a-t-il dialogue ou conflit entre les deux, et si oui qui s’exprime, et au nom de qui ? Plus largement, comment la non-religion est-elle représentée sur les plans politique, culturel et social (voir Anne Lancien notamment), quelle place peut-elle tenir et, comme le souligne Nóra Lengyel, quelle influence peut-elle avoir ?

Enfin, l’existence de la non-religion a également des implications juridiques. Il existe en Europe de nombreux pays dans lesquels l’appartenance religieuse a une importance légale ou admi-nistrative. Par exemple, cette appartenance a une incidence sur les impôts en Allemagne ; dans plusieurs pays, les groupes religieux qui bénéficient d’une reconnaissance juridique bénéficient de certaines facilités financières ou juridiques. Comment la non-religion s’inscrit-elle dans ces configurations, par exemple dans le cas du Brésil étudié par André Luiz Pereira Spinieli ou de l’Italie décryptée par Francesco Alicino ?

Cerner les convictions (non)-religieuses

La diversité du groupe, son manque apparent de visibilité, le rendent d’autant plus difficile à cerner pour les chercheurs. Il faut alors se demander comment il est étudié et pris en compte, par exemple comment la population non-religieuse est analysée dans les recensements, comment elle est exposée dans les statistiques sur l’appartenance religieuse, et s’il y a éven-tuellement des zones d’ombre, des lieux non explorés. C’est notamment ce qu’explorent Teemu Taira, Tatiana Podolinska et Juraj Majo ou Sivert Urstad.

En retour, l’étude de la non-religion questionne la façon dont sont saisies et définies les moda-lités de l’appartenance religieuse (voir les travaux de Sofia Nikitaki ou de Timothy Stacey). Pas plus que le « croire », en définitive, le « ne pas croire » n’est facile à mesurer par des enquêtes.

1 octobre 2018 Anne-Laure Zwilling Anthropologue des religions, CNRS, Université de Strasbourg Déclaration d’intérêts : Anne-Laure Zwilling ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

https://theconversation.com/

Le colloque Formatage de la non-religion dans la société post-moderne, perspectives institutionnelles et juridiques, coorganisé par Eurel et le projet « Good Protestant, Bad Religion ? Formatting Religion in Modern Society » (GOBA) de l’Université d’Oslo, s’est tenu à Oslo les 26 et 27 septembre 2018.

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02 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pologne (courrier le-soleil sud-ouest)

nique

Pologne. Un pays à 90 % catholique ? Un mythe

Les dernières estimations concernant le nombre de croyants et de pratiquants sont sans appel 

De moins en moins de Polonais vont à la messe et un nombre grandissant d’entre eux se déclarent sans religion. Selon une étude récente de l’Institut des statistiques de l’Eglise catholi-que, depuis dix ans la communauté catholique en Pologne a perdu environ 2 millions de fidèles, informe le quotidien Gazeta Wyborcza.

“L’étude effectuée en 2014 auprès de 10 000 paroisses consistait à compter les dominicantes et communicantes, c’est-à-dire des fidèles présents à la messe de dimanche et qui commu-nient. Ils étaient respectivement 39,1 % et 16,3 % de la population polonaise”, explique le  journal.

“La Pologne reste toutefois le pays où le taux de catholiques, ou de ceux qui se déclarent comme tels, reste le plus élevé au monde, soit 92,2 %”, précise le site d’information Natemat.pl, en citant le Pew Research Center (Washington). Et selon le dernier recensement national, ils seraient 97 % à déclarer leur appartenance à la communauté catholique.

Cependant, des déclarations sont une chose et la réalité en est une autre, selon l’éditorialiste Michal Wilgocki de Gazeta Wyborcza.

“Dans toute discussion sur la Pologne, on évoque inévitablement le chiffre de plus de 90 % pour dire que des catholiques dominent en Pologne, explique Wilgocki. En fait, si on regarde les chiffres de plus près, les 16 % de Polonais qui pratiquent et qui suivent les règles de la religion constituent à peine 4 millions de personnes [sur 38 millions d’habitants], ce qui est très loin des prétendus 90 %.

S’ils votaient tous pour des candidats catholiques, avec comme aux dernières européennes une participation très basse d’environ de 7 millions d’électeurs, ils auraient dû obtenir une majorité de 60 %. Assez pour durcir encore plus la législation sur l’IVG, introduire la flagellation pour l’offense religieuse et introniser Jésus roi de Pologne. Alors qu’attendent-ils ?” s’interroge Wilgocki.

18/07/2014

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

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03 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

pape (regards + npa)

pape

Le pape François est-il homophobe ?

La question peut prêter à sourire, et pourtant c’est celle que se sont posé très sérieusement de nombreux journalistes suite aux déclarations du pape le 26 août. 

À un journaliste qui lui demandait ce qu’il fallait dire aux parents qui découvrent que leur enfant est homosexuel, le pape a ainsi répondu : « Je leur dirais premièrement de prier, ne pas con-damner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille. Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité ».

Étonnant, vraiment ?

Le Parisien a même titré « Les propos étonnants du Pape François ». Étonnants pour qui au juste ? Certainement pas pour les centaines de milliers de personnes LGBTI qui subissent dans le monde des thérapies de conversion. Aux États-Unis, ce sont presque 700 000 person-nes qui ont subi des thérapies de ce type, dont la moitié alors qu’ils et elles étaient mineurEs1. Dans les deux tiers des diocèses étatsuniens est implantée l’association Courage, qui promeut des moyens pour contenir l’homosexualité, avec la bienveillance de la hiérarchie catholique2.

Les personnes LGBTI n’oublient pas non plus la « Manif pour tous » et n’oublient certainement pas la position officielle de l’Église catholique qui n’a pas changé depuis 1990, et ce malgré la prétendue ouverture du pape sur le sujet : « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (article 2 357 du Catéchisme de l’Église catholique) et « les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté » (article 2 359).

Une « tendance »… à corriger

L’utilisation du terme « psychiatrie » fait écho aux heures sombres des traitements des personnes aux « tendances homosexuelles ». Ce terme a rappelé qu’il y a moins de 50 ans on soignait par électrochocs celles et ceux que l’on considérait comme invertiEs. On en oublierait presque que la psychiatrie est toujours une réalité pour de nombreuses et nombreux mineurEs que les parents veulent « soigner ».

Pour ne pas se donner cette image, dans le compte-rendu du Vatican, le terme « psychiatrie » a disparu pour ne pas dénaturer la pensée du pape. Nous avions mal compris : il voulait en fait parler de « psychologie ». La réalité, c’est que ça ne change strictement rien. Derrière l’idée d’envoyer un enfant voir un psy parce qu’il est homo se cache l’idée bien répandue que l’ordre naturel serait d’être hétérosexuel et qu’être autre chose serait une déviation, qu’on pourrait certes comprendre ou admettre, mais une déviation quand même. C’est aussi ce qu’il faut comprendre avec les termes « tendances homosexuelles » : ce n’est pas une orientation à part entière, mais une « tendance » qui, en s’y prenant tôt, pourrait être corrigée. C’est pour cela aussi que le pape fait la différence entre un adulte et un enfant homosexuel.

Qu’importe donc si François voulait dire psychiatrie ou psychologie, l’homophobie du pape et de l’Église catholique est criminelle, tout comme la position qu’elle a eue en Argentine sur la légalisation de l’avortement. La réaction, l’ordre moral et le patriarcat nous tuent tous les jours partout dans le monde, et nous n’oublions pas que l’Église catholique en est largement responsable.

Correspondante Jeudi 6 septembre 2018,

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14 août 2018 ~ 0 Commentaire

rosière (le huffington post + le peuple breton)

goya

La sorcière, femme libre, suppôt du démon! On progresse!

La fête de la Rosière, basée sur des critères de virginité, fait scandale dans l’Oise

Le maire de Salency songe même à annuler l’événement prévu pour le 2 juin 2019.

Depuis la publication d’un article du Parisien, le mercredi 8 août, les réactions fusent sur les réseaux sociaux. En cause? La réapparition de la fête de la Rosière en 2019 à Salency, dans l’Oise. L’objectif de cette tradition qui remonterait au début du Moyen-Âge est de célébrer la « réputation vertueuse » de jeunes filles âgées de 15 à 20 ans.

Disparue de ce village depuis 1987, la fête de la Rosière fait son retour à l’initiative de la confrérie de Saint-Médard et de son président Bertrand Tribout. Ce dernier organise l’événement depuis 1971 et souhaite revoir cette célébration historique prendre vie.

Mais, les critères de sélection pour élire la Rosière dérangent. En effet, elle doit adopter une conduite irréprochable, de la vertu, de la piété et de la modestie.

Surtout, il faut que la jeune candidate soit vierge.

« C’est un critère qui me gêne et sur lequel il faut sans doute revenir », confiait le maire du village, Hervé Deplanque au Parisien en août 2017. Il n’est pas le seul à douter de la légitimité de cette fête aujourd’hui. Les internautes ont également voulu exprimer leur mécontentement depuis la semaine dernière. Le maire songe même à annuler l’événement. D’après lui, la majorité des habitants de Salency ne veut pas de cette célébration. Pourtant, plusieurs candidates sont déjà pressenties, comme Camille, la fille de la dernière Rosière de 1987.

« La vertu, c’est aussi le fait de ne pas boire, ne pas fumer, ne pas se droguer, explique la jeune de 18 ans à franceinfo, aujourd’hui, la virginité n’est plus un critère pour devenir Rosière. » Un point sur lequel s’accorde Bertrand Tribout: « on ne parle pas forcément de la pureté en tant que virginité, il n’y a pas de critère de ce point de vue-là ». Des paroles que soutiennent certains sur Twitter.

La confrérie de Saint-Médard cherche à honorer la mémoire de cet évêque de Noyon né en 456 dans le village de Salency, qui avait lancé cette tradition dans l’espoir de récompenser la femme la plus « obéissante » et la plus « sage » du village. La Rosière est choisie au hasard parmi trois jeunes femmes sélectionnées par les habitants. Une fois élue, elle reçoit une couronne de fleurs et défile avec un cortège de 12 garçons et filles. Tout un pan du patrimoine selon Bertrand Tribout.

Marie Boetti 14/08/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

« Je songe à tout annuler » : dans l’Oise, le retour annoncé d’une fête honorant la « vertu des jeunes femmes » fait scandale (France Info)

Sois ce que l’on veut que tu sois et tais-toi ! (Le Peuple Breton)

Commentaire: Transmis aux soi disant « laïcairds » et vrai racistes, maladivement anti-islam! Alors chez vous aussi on est wahabite? Plus sérieusement: chassez le naturel, il revient au galop! Les monothéismes ne rêvent que de « dompter » les femmes!

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09 août 2018 ~ 0 Commentaire

ivg argentine (essf + le monde + jdd + anti-k + npa + rp)

Le sénat argentin a refusé de voter la loi sur l’avortement qu’a voté le parlement

Argentine : Le droit à l’avortement maintenant pour ne pas mourir ! (NPA)

Cette nuit, le sénat argentin a voté contre l’ouverture du droit à l’avortement libre et gratuit pendant les 14 premières semaines, avec 38 voix contre, 31 pour et 2 abstentions.
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En définitive l’influence de l’Eglise catholique et des héritiers de la dictature sur le monde politique a été victorieuse, alors qu’hier la mobilisation des féministes était massive dans les rues de Buenos Aires.
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L’ouverture de ce débat et la proposition de loi pour la première fois en Argentine s’est faite entièrement sous pression d’un mouvement féministe de masse qui a permis non seulement de se battre contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l’avortement en Argentine, mais a donné un vrai souffle au mouvement féministe dans le monde entier. Ce sont les fémi-nistes argentines qui ont impulsé ces deux dernières années une grève internationale des femmes.
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Le vote du Sénat argentin montre encore une fois que la vie et le corps des femmes ne leur appartient pas alors qu’on y recense plus de 500 000 avortements illégaux chaque année.
 Mais cette décision ne mettra pas fin à un mouvement qui a mobilisé des centaines de millier de femmes depuis des mois. Il n’y a pas de retour en arrière possible!
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Le combat pour le droit à disposer de son corps, à la contraception et à l’avortement libres et gratuits est un combat international. Le NPA tient à exprimer sa solidarité féministe et internationale à toutes les féministes qui luttent en Argentine : le droit à l’avortement maintenant pour ne pas mourir !
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Montreuil, le 9 août 2018.
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Argentine : les sénateurs rejettent la légalisation de l’avortement (JDD)

Le projet de loi pour légaliser l’avortement a été rejeté par les sénateurs argentins à 38 votes sur 51 après deux semaines de débats intenses.

38 votes contre, 31 pour et 2 abstentions. Le sénat argentin a rejeté ce jeudi le projet de loi qui visait à légaliser l’interruption volontaire de grossesse pendant les 14 premières semaines de grossesse. C’est la septième fois en près de vingt ans qu’il était présenté devant le Congrès argentin, et jamais son approbation n’avait été aussi proche. En juin, le chambre des députés avait adopté ce projet. C’est une énorme déception pour les organisations féministes et les pro-IVG en général qui s’étaient accaparé l’espace public pendant ces semaines de débat.

Depuis mercredi matin, ils étaient massivement rassemblés aux abords du Congrès, brandis-sant les foulards verts, symbole des revendications d’avortement légal, libre et gratuit. A l’annonce des résultats, une poignée de manifestants isolés ont incendié des palettes contre une des deux rangées de grilles séparant les deux camps et lancé des pierres sur les policiers anti-émeutes.

L’avortement toujours considéré comme un délit

Chez les anti-IVG, le vote a été accueilli par des feux d’artifice et des cris de joie parmi les militants anti-IVG rassemblés à Buenos Aires devant le Parlement, où se déroulaient les débats. En juin, les opposants au projet de loi avait reçu le soutien du pape François, de nationalité argentine.  »Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui nous faisons la même chose en gants blancs », avait déclaré le pontife.

La loi en vigueur reste donc celle de 1921 qui considère l’avortement comme un délit et qui le sanctionne entre un et quatre ans de prison.

Seuls deux exceptions sont autorisées. En cas de danger pour la santé ou la vie de la femme et en cas de viol. D’après les estimations, 500.000 avortements sont pourtant pratiqués chaque année en Argentine.

Il faudra probablement attendre 2020 avant que la question de l’avortement puisse de nouveau être examinée par le parlement.

La loi fixe un délai d’un an après un rejet, mais en août 2019, à deux mois de l’élection prési-dentielle, il est peu probable que les partis politiques souhaitent reprendre le débat en pleine campagne électorale. Le député de la coalition gouvernementale Cambiemos (Changeons) Daniel Lipovetzky, évoque la possibilité de convoquer un référendum. « Quand les députés pensent d’une manière et les sénateurs d’une autre. Cela mérite peut-être un système de démocratie directe. C’est possible qu’on le propose ». En Amérique latine, seuls deux pays, Cuba et Uruguay, autorisent l’IVG.

9 août 2018  Alexis Boisselier

https://www.lejdd.fr/

avortement

Lire aussi:

Argentine : malgré d’intenses mobilisations, le Sénat rejette la légalisation de l’avortement (Essf)

Après plus de seize heures de débats, le Sénat rejette la légalisation de l’avortement (Le Monde)

 Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris » (Le Monde)

Des millions de militants dans les rues en attente du vote des sénateurs sur L’IVG (le Monde)

Le combat des jeunes Argentines pour la légalisation de l’avortement (Le Monde)

Quino dénonce le détournement de son personnage Mafalda par les antiavortement (Le Monde)

«Le système patriarcal pèse sur les structures politiques» (Anti-k)

Grèves de femmes, grèves politiques. (Anti-k)

Argentine. L’avortement restera un privilège de classe (Révolution Permanente)

 

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