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14 août 2018 ~ 0 Commentaire

rosière (le huffington post + le peuple breton)

goya

La sorcière, femme libre, suppôt du démon! On progresse!

La fête de la Rosière, basée sur des critères de virginité, fait scandale dans l’Oise

Le maire de Salency songe même à annuler l’événement prévu pour le 2 juin 2019.

Depuis la publication d’un article du Parisien, le mercredi 8 août, les réactions fusent sur les réseaux sociaux. En cause? La réapparition de la fête de la Rosière en 2019 à Salency, dans l’Oise. L’objectif de cette tradition qui remonterait au début du Moyen-Âge est de célébrer la « réputation vertueuse » de jeunes filles âgées de 15 à 20 ans.

Disparue de ce village depuis 1987, la fête de la Rosière fait son retour à l’initiative de la confrérie de Saint-Médard et de son président Bertrand Tribout. Ce dernier organise l’événement depuis 1971 et souhaite revoir cette célébration historique prendre vie.

Mais, les critères de sélection pour élire la Rosière dérangent. En effet, elle doit adopter une conduite irréprochable, de la vertu, de la piété et de la modestie.

Surtout, il faut que la jeune candidate soit vierge.

« C’est un critère qui me gêne et sur lequel il faut sans doute revenir », confiait le maire du village, Hervé Deplanque au Parisien en août 2017. Il n’est pas le seul à douter de la légitimité de cette fête aujourd’hui. Les internautes ont également voulu exprimer leur mécontentement depuis la semaine dernière. Le maire songe même à annuler l’événement. D’après lui, la majorité des habitants de Salency ne veut pas de cette célébration. Pourtant, plusieurs candidates sont déjà pressenties, comme Camille, la fille de la dernière Rosière de 1987.

« La vertu, c’est aussi le fait de ne pas boire, ne pas fumer, ne pas se droguer, explique la jeune de 18 ans à franceinfo, aujourd’hui, la virginité n’est plus un critère pour devenir Rosière. » Un point sur lequel s’accorde Bertrand Tribout: « on ne parle pas forcément de la pureté en tant que virginité, il n’y a pas de critère de ce point de vue-là ». Des paroles que soutiennent certains sur Twitter.

La confrérie de Saint-Médard cherche à honorer la mémoire de cet évêque de Noyon né en 456 dans le village de Salency, qui avait lancé cette tradition dans l’espoir de récompenser la femme la plus « obéissante » et la plus « sage » du village. La Rosière est choisie au hasard parmi trois jeunes femmes sélectionnées par les habitants. Une fois élue, elle reçoit une couronne de fleurs et défile avec un cortège de 12 garçons et filles. Tout un pan du patrimoine selon Bertrand Tribout.

Marie Boetti 14/08/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

« Je songe à tout annuler » : dans l’Oise, le retour annoncé d’une fête honorant la « vertu des jeunes femmes » fait scandale (France Info)

Sois ce que l’on veut que tu sois et tais-toi ! (Le Peuple Breton)

Commentaire: Transmis aux soi disant « laïcairds » et vrai racistes, maladivement anti-islam! Alors chez vous aussi on est wahabite? Plus sérieusement: chassez le naturel, il revient au galop! Les monothéismes ne rêvent que de « dompter » les femmes!

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09 août 2018 ~ 0 Commentaire

ivg argentine (essf + le monde + jdd + anti-k + npa + rp)

Le sénat argentin a refusé de voter la loi sur l’avortement qu’a voté le parlement

Argentine : Le droit à l’avortement maintenant pour ne pas mourir ! (NPA)

Cette nuit, le sénat argentin a voté contre l’ouverture du droit à l’avortement libre et gratuit pendant les 14 premières semaines, avec 38 voix contre, 31 pour et 2 abstentions.
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En définitive l’influence de l’Eglise catholique et des héritiers de la dictature sur le monde politique a été victorieuse, alors qu’hier la mobilisation des féministes était massive dans les rues de Buenos Aires.
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L’ouverture de ce débat et la proposition de loi pour la première fois en Argentine s’est faite entièrement sous pression d’un mouvement féministe de masse qui a permis non seulement de se battre contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l’avortement en Argentine, mais a donné un vrai souffle au mouvement féministe dans le monde entier. Ce sont les fémi-nistes argentines qui ont impulsé ces deux dernières années une grève internationale des femmes.
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Le vote du Sénat argentin montre encore une fois que la vie et le corps des femmes ne leur appartient pas alors qu’on y recense plus de 500 000 avortements illégaux chaque année.
 Mais cette décision ne mettra pas fin à un mouvement qui a mobilisé des centaines de millier de femmes depuis des mois. Il n’y a pas de retour en arrière possible!
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Le combat pour le droit à disposer de son corps, à la contraception et à l’avortement libres et gratuits est un combat international. Le NPA tient à exprimer sa solidarité féministe et internationale à toutes les féministes qui luttent en Argentine : le droit à l’avortement maintenant pour ne pas mourir !
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Montreuil, le 9 août 2018.
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arg
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Argentine : les sénateurs rejettent la légalisation de l’avortement (JDD)

Le projet de loi pour légaliser l’avortement a été rejeté par les sénateurs argentins à 38 votes sur 51 après deux semaines de débats intenses.

38 votes contre, 31 pour et 2 abstentions. Le sénat argentin a rejeté ce jeudi le projet de loi qui visait à légaliser l’interruption volontaire de grossesse pendant les 14 premières semaines de grossesse. C’est la septième fois en près de vingt ans qu’il était présenté devant le Congrès argentin, et jamais son approbation n’avait été aussi proche. En juin, le chambre des députés avait adopté ce projet. C’est une énorme déception pour les organisations féministes et les pro-IVG en général qui s’étaient accaparé l’espace public pendant ces semaines de débat.

Depuis mercredi matin, ils étaient massivement rassemblés aux abords du Congrès, brandis-sant les foulards verts, symbole des revendications d’avortement légal, libre et gratuit. A l’annonce des résultats, une poignée de manifestants isolés ont incendié des palettes contre une des deux rangées de grilles séparant les deux camps et lancé des pierres sur les policiers anti-émeutes.

L’avortement toujours considéré comme un délit

Chez les anti-IVG, le vote a été accueilli par des feux d’artifice et des cris de joie parmi les militants anti-IVG rassemblés à Buenos Aires devant le Parlement, où se déroulaient les débats. En juin, les opposants au projet de loi avait reçu le soutien du pape François, de nationalité argentine.  »Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui nous faisons la même chose en gants blancs », avait déclaré le pontife.

La loi en vigueur reste donc celle de 1921 qui considère l’avortement comme un délit et qui le sanctionne entre un et quatre ans de prison.

Seuls deux exceptions sont autorisées. En cas de danger pour la santé ou la vie de la femme et en cas de viol. D’après les estimations, 500.000 avortements sont pourtant pratiqués chaque année en Argentine.

Il faudra probablement attendre 2020 avant que la question de l’avortement puisse de nouveau être examinée par le parlement.

La loi fixe un délai d’un an après un rejet, mais en août 2019, à deux mois de l’élection prési-dentielle, il est peu probable que les partis politiques souhaitent reprendre le débat en pleine campagne électorale. Le député de la coalition gouvernementale Cambiemos (Changeons) Daniel Lipovetzky, évoque la possibilité de convoquer un référendum. « Quand les députés pensent d’une manière et les sénateurs d’une autre. Cela mérite peut-être un système de démocratie directe. C’est possible qu’on le propose ». En Amérique latine, seuls deux pays, Cuba et Uruguay, autorisent l’IVG.

9 août 2018  Alexis Boisselier

https://www.lejdd.fr/

avortement

Lire aussi:

Argentine : malgré d’intenses mobilisations, le Sénat rejette la légalisation de l’avortement (Essf)

Après plus de seize heures de débats, le Sénat rejette la légalisation de l’avortement (Le Monde)

 Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris » (Le Monde)

Des millions de militants dans les rues en attente du vote des sénateurs sur L’IVG (le Monde)

Le combat des jeunes Argentines pour la légalisation de l’avortement (Le Monde)

Quino dénonce le détournement de son personnage Mafalda par les antiavortement (Le Monde)

«Le système patriarcal pèse sur les structures politiques» (Anti-k)

Grèves de femmes, grèves politiques. (Anti-k)

Argentine. L’avortement restera un privilège de classe (Révolution Permanente)

 

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05 août 2018 ~ 0 Commentaire

carnoët (libération)

grandes-croniques-de-bre

Les sept saints d’est en ouest: Samson-Dol (nom biblique), Saint Malo (ou Maclou), Brieuc-Saint Brieuc,  Paternus-Vannes (gallo-romain), Corentin-Quimper (gallo romain), Tudual-Tréguier et Paul-Saint Pol. Il manque Rennes et Nantes.

Bretagne : ces saints que l’on ne saurait voir

Dans les Côtes-d’Armor, le village de Carnoët accueille des statues géantes représentant les saints bretons qui devrait en compter un millier à terme. Si la région soutient le projet, le critique d’art Jean-Marc Huitorel, y voit une subtile escroquerie qui confond art et idéologie, tourisme et culture.

Au printemps 2018, en Bretagne, on annonce le débarquement à Paimpol de la statue de Saint Piran, patron de la Cornouaille britannique. Pour cette raison sculptée outre manche, et après quelques haltes dignes des saintes reliques, elle achèvera son périple parmi ses semblables sur le site dit de la Vallée des saints, à Carnoët, petite commune des Côtes-d’Armor, en lisière du Finistère.

Ce sera la centième sculpture réalisée à ce jour. Conçu il y a une dizaine d’années par Philippe Abjean, ancien prof de philosophie, le projet consiste à réunir sur la colline Saint-Gildas (drôle de vallée…), à une échéance non précisée (l’éternité étant le plus fréquemment évoquée…), le millier de saints que compterait le panthéon breton, diversement reconnu par l’église de Rome. Philippe Abjean est un fervent catholique, proche des missions africaines, à qui l’on doit la restauration du Tro Breiz (comme à Pierre de Coubertin celle des Jeux olympiques), antique pèlerinage qui reliait les sept évêchés de Bretagne.

Des chiffres récents placent la Vallée des saints sur le podium des destina-tions touristiques les plus fréquentées des Côtes-d’Armor.

Objectif visé : 500 000 voire un million de visiteurs par an. L’esprit d’entreprise de Philippe Abjean ne s’arrête pas là puisqu’il projette d’installer une Cité de la paix, reconstitution d’habi-tats traditionnels des cinq continents, en lien avec les milieux missionnaires, dans le nord du Morbihan. La presse régionale, comme hypnotisée, se pâme d’admiration devant la Vallée des saints que l’on n’hésite pas à qualifier d’«île de Pâques bretonne». Le monde économique, comme la classe politique, n’est pas en reste.

Bref, une impressionnante unanimité réflexe face à quoi les rares voix discor-dantes semblent de peu de poids.

Nul doute que ce projet, si sa montée en puissance se confirme, va bouleverser, mais dans quel sens ? le paysage physique, social et économique d’un Centre Bretagne en déclin et qui, de ce fait, accueille avec reconnaissance toute idée susceptible d’y créer activité et donc emploi. Quoi de plus légitime ?

Sur la page d’accueil du site internet de l’association on lit: «Un projet fou pour l’éternité», dont l’objet est «la sauvegarde, la découverte et la promotion de la culture populaire bretonne liée aux saints bretons sous la forme de création artistique». L’accès au lieu est libre et gratuit, sa rentabilité s’évaluera à l’aune des activités et des produits dérivés. S’agissant de la production (aménagements de l’accueil et des abords, financement des statues, etc.), un maître mot : mécénat. Une fondation est également créée et les pouvoirs publics, le Conseil régional par exemple, soutiennent financièrement l’entreprise.

Chaque sculpture s’estime à environ 15 000 €.

Mais si on utilise les dispositions de la loi mécénat, c’est deux fois moins cher, ce qui fait que, par ricochet, ce sont tous les contribuables qui payent. On peut participer aux commandes, modestement ou très largement, selon sa volonté et ses moyens. Plus de deux mille personnes privées se sont engagées et le fleuron de l’industrie, du commerce et de la banque en Breta-gne ainsi que le lobby du granit, soutiennent matériellement une idée aux prémisses et aux implications qu’il convient de décrire. On sait le commentaire par lequel Althusser approfondit l’articulation que Marx posa entre «base économique» et «superstructure idéologique».

La Vallée des saints illustre parfaitement le stade suivant, marqué par l’intime imbrication de l’idéologie et de l’économie sous la bannière, si l’on peut dire, d’un néolibéralisme à la sauce bretonne qui cache habilement sa véritable nature (c’est bien la caractéristique de l’idéologie même, et du néolibéralisme en l’occurrence, que de se dissimuler sous les habits du pragma-tisme, de l’expertise et de l’évidence).

Le substrat conceptuel et stratégique de la Vallée des saints émane peu ou prou d’un think tank connu sous le nom d’«Institut de Locarn», une localité voisine de Carnoët, et dont l’idée fondatrice est que le développement économique revêt intrinsèquement la forme de la guerre, et que dans cet agôn, il est bon et efficace de s’armer de symboles culturels. Fi donc des distinctions byzantines entre hardware et software. Appliquée à la Bretagne, riche de traditions fort prisées (sa musique, ses danses et ses costumes, ses produits locaux), cette stratégie de fusion de l’économique et du culturel pourrait bien être payante et faire d’une région périphéri-que l’un des nouveaux «tigres celtiques», comme on parlait il n’y a pas si longtemps des «tigres asiatiques», et dont l’Irlande est le symbole.

Il n’est point besoin par ailleurs d’une grande perspicacité pour se convaincre de la teneur éminemment catholique et plus largement chrétienne d’une entreprise qui s’inscrit dans ce vaste mouvement d’affirmation des racines chrétiennes de l’Europe dont on sait et les porteurs et les objectifs : culte des héros, des morts et… des saints, reconstruction d’un passé mythifié, renouveau spirituel, revendication identitaire face aux dangers du multiculturalisme amplifiés par les récents phénomènes migratoires. Vieille antienne. Articulé à l’antique irrédentisme breton, tout cela se plaît à flatter le sentiment d’appartenance, sinon le nationalisme.

Et quid de la proposition «artistique» ?

Une centaine de statues, mesurant entre trois et six mètres de hauteur, est pour l’heure érigée sur la colline, autour d’un tumulus certes fouillé par les services archéologiques, mais fort menacé par l’invasion massive de ces mastodontes et dont le voisinage pourrait receler de nouvelles et intéressantes données. Ces mêmes services archéologiques tirent la sonnette d’alarme quant à la préservation de la zone et se réservent la possibilité d’investigations futures. Mais à la Vallée des saints, on préfère la plasticité des mythes et des légendes à la rigueur de l’histoire, les approximations de l’imaginaire aux recherches scientifiques, hélas moins complaisantes.

Les statues, on l’a dit, sont en granit, en granit breton, ce point est fondamental.

Confiées à une quinzaine de tailleurs de pierre répondant à un strict cahier des charges, elles arborent des styles divers mais que réunit une inclination prononcée pour le «pseudo» (plutôt que pour la copie) : pseudo-médiévales, pseudo-exotiques, pseudo-modernes. Pseudo-médié-vales en priorité. Comme au temps des cathédrales et de l’art chrétien, comme avant, parce qu’avant, c’était mieux. Évidemment aucun lien avec une quelconque histoire de l’art récent, avec la moindre contemporanéité. L’art moderne, ici, n’a jamais existé ou bien par flash de kitsch surgis de l’inconscient des burins ; alors vous pensez bien, l’art contemporain… Non, juste un espoir de photogénie publicitaire (l’île de Pâques, toujours).

Et les voilà fichées en terre (pas si solidement si l’on raisonne en termes de sécurité, comme il commence à se dire ici et là), disposées à la va-comme-je-te-pousse, faisant manifestement davantage confiance à un futur effet de masse qu’à la qualité du rapport d’échelle, qu’à l’archi-tecture paysagère, qu’à l’agencement au sol. Sur ce chapitre, force nous est de constater qu’avant c’était mieux, vraiment mieux… Et quand on apprend que parmi les nombreux projets à sortir des cartons se trouve celui d’une école de sculpture monumentale («la première en Europe»), on en frémit.

Mais ce n’est pas de l’art qu’on vient chercher ici, comme le montre clairement la teneur des visites guidées, ce sont des histoires à entendre, des légendes comme les enfants les aiment. Et par-dessus tout du spectacle, de l’effet spécial, un décor où le granit, paradoxalement, devient carton-pâte. On assiste alors à l’élaboration d’un kitsch qu’on pourrait appeler de seconde génération. Le premier kitsch, celui que décrit Clement Greenberg, avait été produit par la société industrielle et consistait en objets de série massivement répandus et consom-més, souvenirs de vacances, produits dérivés… On le trouvait vulgaire et on s’en délectait. On est comme ça. Il fait toujours florès.

Le second, en revanche, avance masqué et son cheval de Troie se nomme «authenticité», «artisanat», «fait main».

Il puise ses formes et ses modèles dans la banque occulte d’un passé merveilleux : si c’est en granit, c’est forcément authentique. C’est de ce kitsch-là que relèvent les statues de la Vallée des saints. Umberto Eco, dès 1985, dans la Guerre du faux, avait remarquablement analysé cette propension contemporaine, américaine le plus souvent à son époque, chinoise plus récemment, mondiale désormais, à se fabriquer une histoire par l’élaboration d’objets symboliques reconstitués.

Ici, en Bretagne, on atteint des sommets d’illusionnisme ripoliné 

On parvient à produire des faux sur place avec les matériaux locaux ! Jeff Koons apprécierait ! Et si ce ne sont pas des copies, on dirait bien pourtant qu’il s’agit là de répliques en granit dont les originaux seraient en cire ou en plastique. Il en faut pour tous les goûts, nous répète-t-on à l’envi. Certes, n’était ce sentiment diffus d’une subtile escroquerie qui consiste, sous couvert d’un soi-disant art soi-disant populaire, à nous faire prendre les vessies pour des lanternes, l’idéologie pour l’art, l’économie touristique pour la culture, le tout avec la bénédiction admira-tive des diverses représentations économiques et politiques régionales dont on peut légitime-ment se demander ce qu’elles soutiennent et défendent vraiment dans ce type d’initiative.

Jean-Marc Huitorel, critique d’art  4 août 2018

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Lire aussi:
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Commentaire:  Ces saints non reconnus étaient soit des militaires romains, des chefs civils, des guerriers bretons, des religieux fondateurs de paroisses et des ambassadeurs auprès des rois francs, d’origine insulaire ou locale. Hommes (et femmes) politiques, ils méritent d’être mieux connus, mais pas comme des charlatants « faiseurs de miracles »!

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24 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

france culte (le huffington post)

curé

France Culture rappelle à l’ordre l’Église après une homélie anti-mariage pour tous et anti-avortement diffusée en direct

Les représentants de l’Église doivent « respecter les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

La Conférence des évêques de France s’est vue rappeler à l’ordre après la diffusion, sur le service public, d’une homélie qui avait eu du mal à passer auprès de certains auditeurs, révèle Franceinfo ce lundi 23 juillet. Alors que le monseigneur Jean-Pierre Cattenoz s’en était pris à la communauté LGBT, au mariage pour tous et à l’avortement à plusieurs reprises pendant sa messe d’une heure le 15 juillet sur France Culture, la radio a exigé des représentants de l’Égli-se catholique qu’ils « respectent les valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination ».

Dans un courrier envoyé dès le 16 juillet, la radio de service public demande un rendez-vous avec le président de la Conférence des évêques de France monseigneur Georges Pontier pour évoquer l’ecclésiastique qui a cru bon d’estimer que « le mariage pour tous peut bien exister » mais que « ce ne sera jamais qu’une amitié » ou avouer avoir « pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l’avortement ».

Après ses propos sur Simone Veil, le religieux, choisi Conférence des évêques de France pour célébrer cette messe en direct,  avait poursuivi avec des citations dont une de Jean-Paul II: « l’avortement est le crime le plus abominable qui soit car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa propre souffrance ».

D’après le délégué aux programmes de France Culture Vincent Lemerre, interrogé par France-info, l’esprit du courrier de la radio est de « s’associer aux réactions des auditeurs qui ont pu être choqués par les propos de monseigneur Cattenoz ». Et servir de rappel aux intervenants que ces messes « sont diffusées sur une antenne du service public » et que « chacun doit être conscient de cela ».

Le but sera aussi de remettre à plat le cadre de cet exercice, assure-t-on au HuffPost tout en précisant que ce genre de dérapage n’est jamais arrivé depuis la mise en place du programme il y a 50 ans. L’occasion pourrait aussi être saisie entamer une discussion plus large entre Radio France et le bureau des cultes sur le traitement de la religion.

Cette homélie s’était déroulée pendant le 72e Festival d’Avignon dont le thème autour du masculin et du féminin avait déjà fait grincer les dents monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, l’archevêque de la ville. Il avait réclamé quelques jours plus tôt que le festival ne soit « plus centré sur l’homosexualité et le transgenre ».

24/07/2018 Rédaction du HuffPost

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Avec les compliment de Macron qui a dit à la conférence des évêques que « la manif pour tous avait beaucoup souffert » et que  » qu’il faut rétablir les liens entre république et église » (donc revenir sur la loi de 1905! ). Partant de là, pourquoi se gêner!

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24 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

nord de l’irlande (courrier inter)

cingles

Coalition de cinglés!

342 Nord-Irlandaises ont eu recours à l’IVG en Angleterre depuis mars

Ce nombre est en forte augmentation depuis la mise en place d’une ligne verte visant à faciliter la prise de rendez-vous avec l’organisme britannique chargé d’accompagner les patientes souhaitant mettre un terme à leur grossesse. La pression s’accentue sur le gouvernement afin d’aligner la législation nord-irlandaise sur celle du reste du Royaume-Uni, où l’avortement est pratiqué jusqu’à la 24e semaine.

Le 25 mai dernier, en validant la suppression du 8e amendement de la Constitution par 66 % des suffrages exprimés, les électeurs irlandais ont ouvert la voie à la légalisation de l’avorte-ment. Le pays s’apprête à quitter un club très fermé de nations de l’Union européenne inter-disant encore l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Mais sur l’île, le Nord reste à la traîne : l’Abortion Act, adopté en 1967 dans le reste du Royaume-Uni, n’y est jamais entré en vigueur, et l’IVG y reste interdit, sauf en cas de danger pour la santé de la femme enceinte.

Dimanche, 170 personnalités politiques de tout bord, britanniques et irlandaises, ont appelé le gouvernement dans le Sunday Times à modifier la législation, afin de “se mettre en conformité avec la Convention européenne des droits de l’homme”, comme le prévoit l’accord du Vendredi saint de 1998, qui avait mis fin aux Troubles en Irlande du Nord. “Le mois dernier, la Cour suprême du Royaume-Uni a estimé que la législation nord-irlandaise [encadrée par une loi de 1861] était ‘intenable’ et nécessitait un ‘réexamen urgent’”, rappellent les signataires.

En parallèle, des chiffres publiés lundi 23 juillet ont laissé apparaître une explosion du nombre de recours à l’IVG émanant de femmes nord-irlandaises en Angleterre. “Un total de 342  personnes ont fait le voyage depuis mars”, détaille le Belfast Telegraph, contre 190 patientes sur les neuf mois précédents et un total de 919 femmes en 2017. Cette forte augmentation coïncide avec la mise en place au printemps d’une ligne verte destinée à faciliter la prise de rendez-vous avec le British Pregnancy Advisory Service, organisme chargé d’accompagner les femmes enceintes souhaitant mettre un terme à une grossesse non désirée.

24/07/2018

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

Comme le dit l’image, une « coalition de cinglés » est derrière tout çà!

Avant l’indépendance de 1922, république depuis 1949 seulement, l’Irlande formait une seule entité: une colonie anglaise sous le joug délégué à deux « sectarismes », celui de l’église catholique au sud (et au nord) et celui des églises protestantes au nord. En partant les anglais ont laissé au sud leurs lois, donc celles de l’église catholique: écoles, santé, morale sexuelle, dépendaient de l’église. Le Nord n’est donc pas sous le joug direct de Londres mais de celui des Unionistes et de leurs églises. L’église catholique, propriétaire terrien au nord, peut par exemple y refuser d’en prêter aux nationalistes pour ouvrir une école « diwan » concurrente.

L’île d’Irlande compte 32 comtés, en 4 provinces historiques: Ulster la plus rebelle (qu’il fallait affaiblir par un surcroit  de colonies) , Munster, Leinster et Connacht. L’Ulster a 9 comtés. Malgré la colonisation, les catholiques-nationalistes y sont majoritaires. Londres n’en a donc pris que 6 qui donnent, miracle!, une majorité aux protestants-unionistes et en a laissé 3 à la république

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22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

intégristes (lml)

avortement

Sarthe Depuis janvier, l’hôpital du Bailleul ne pratique plus les avortements.

Au centre hospitalier du Bailleul, il n’a pas été pratiqué d’interruptions volontaires de grossesse depuis le début de l’année. En cause ? Un manque de praticiens. Mais pas que…

Depuis six mois, aucune interruption volontaire de grossesse (IVG) n’a été pratiquée au centre hospitalier du Bailleul. « Attention, il ne s’agit pas d’un arrêt de cette activité mais bien d’une suspension ». Le Dr Abdelhadi Maslho, chef du pôle ACME (Anesthésie Chirurgie et Mère Enfant) tient à cette précision. Pourquoi cette interruption ? : « il nous manque un praticien, tant que ce poste ne sera pas comblé, nous ne pourrons pas assurer ce service. ». Au centre hospitalier du Bailleul, sur cinq gynécologues en poste en 2017, trois ont fait valoir leur clause de conscience.

« La clause de conscience, c’est, pour le médecin, le droit de refuser la réalisation d’un acte médical pourtant autorisé par la loi mais qu’il estimerait contraire à ses propres convictions personnelles, professionnelles ou éthiques ».

Suite au départ en retraite d’un praticien, il ne reste donc plus qu’un médecin en mesure de pratiquer l’IVG. Mais l’organisation du service suite à la vacance de ce poste ne permet plus d’assurer les IVG.

19.07.2018

http://www.lemainelibre.fr/

Commentaire: On dirait une victoire des intégistes non?

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10 juillet 2018 ~ 1 Commentaire

islamisme (libération)

laicite

Anne-Clémentine Larroque : «Plus les sociétés deviennent islamistes, plus les individus rompent avec la religion»

A la suite des «printemps arabes», trois pays ont vu les islamistes accéder au pouvoir : la Tunisie, le Maroc et l’Egypte. La chercheuse, Anne-Clémentine Larroque, raconte comment cette expérience a changé ces partis et les a me-nés vers une relative sécularisation.

Pourquoi parlez-vous d’islamismes au pluriel ?

D’abord, parce que la famille islamiste se divise en plusieurs branches dont les ramifications ont évolué depuis 2011. Il y aurait donc plusieurs idéologies islamistes. Dans mon livre, en analysant l’évolution de la dimension politique des partis islamistes élus, j’évoque automa-tiquement le cheminement de la branche originellement quiétiste : les salafistes et l’explosion médiatique des islamistes radicaux appelés jihadistes.

Les trois partis islamistes dont je parle, le PJD au Maroc, les Frères musulmans en Egypte (PLJ) et Ennahdha en Tunisie, même s’ils ont certaines inspirations communes, représentent trois expériences différentes du pouvoir. Chacun des partis a été hissé au pouvoir par les urnes, en revanche, leur maintien n’a pas été expérimenté de la même manière. Si les  islamis-tes l’ont perdu en Egypte, ils sont encore associés au pouvoir en Tunisie, et le partagent au Maroc actuellement. Ajoutons que les dernières élections locales en Tunisie en mai 2018 ont consacré à nouveau le parti Ennahdha comme première force politique en Tunisie, devant Nidaa Tounes, pourtant à la tête de l’exécutif.

En Egypte, les Frères musulmans sont aujourd’hui diabolisés par le pouvoir. Le général Al-Sissi les a qualifiés «d’organisation terroriste». Mais à force de les diaboliser, on oublie les difficultés qu’ils ont eues à gouverner quand ils étaient au pouvoir entre 2012 et 2013 avec Mohamed Morsi à la présidence. Ainsi, aux yeux de la population, l’illusion persiste. Plus il y a de répres-sion et de diabolisation, plus le mythe, le fantasme des Frères musulmans, reste intact.

Vous racontez aussi comment l’expérience du pouvoir divise les mouvements islamistes.

En Tunisie, Ennahdha a fait le choix de couper les ponts avec les jihadistes d’Ansar al-Charia en 2013. Par conséquent, le parti s’est coupé de son électorat jeune qui recherchait justement la transgression des salafo-jihadistes et un idéal d’absolu. Cet exercice du pouvoir crée effecti-vement des divisions au sein des partis islamistes, des ruptures parfois définitives.

L’autre conséquence de l’expérience du pouvoir est que ces partis finissent par se séculariser ?

Les islamistes ont vécu deux phases, le passage de la prédication à la politique, puis de  l’opposition au pouvoir. Ce sont les deux phases de leur sécularisation. C’est notamment le cas pour Ennahdha en Tunisie et le PJD au Maroc. Ainsi, la nouvelle Constitution tunisienne, élabo-rée entre autres avec Ennahdha, proclame la liberté de conscience. Et dans le sud de la Tuni-sie, certains islamistes se réclament aussi de l’ancien chef d’Etat, Moncef Marzouki (au pouvoir de 2011 à 2014), ancien militant des droits de l’homme et représentant de la gauche laïque.

Au Maroc, nous constatons aussi les prémices d’une sécularisation. Le roi et son entourage ont bien conscience que la société marocaine est en train de changer très rapidement. Il y a de plus en plus de porosités avec le monde occidental. Des femmes commencent à se dévoiler. Ce changement est accompagné de façon discrète par le pouvoir, le roi, Commandeur des croyants. Par pragmatisme, mais aussi par intérêt, car il est promoteur de partenariats avec l’Union européenne.

Dans tous ces cas de figure, je cite l’islamologue Adrien Candiard qui explique très bien à quel point toute islamisation de la société s’accompagne forcément d’une sécularisation. Plus les sociétés deviennent islamistes, plus les individus, surtout des jeunes, rompent avec la religion et décident de ne plus pratiquer l’islam. C’est le cas en Egypte, beaucoup de jeunes gens s’éloignent de l’islam face à une salafisation qui vient du Moyen-Orient, et surtout d’Arabie Saoudite.

Malgré tous ces aspects de dialogue, de sécularisation, de démocratisation, la Tunisie reste le pays qui envoie le plus gros contingent de jihadistes à l’extérieur…

C’est l’effet balancier inverse de celui décrit par Adrien Candiard : en sécularisant, on islamise en même temps. C’est aussi la preuve qu’un dialogue se libère en Tunisie. C’est bien le signe d’une démocratisation en cours. Tous les extrêmes peuvent s’exprimer, et c’est toujours mieux de les laisser parler plutôt que de tenter de les étouffer. Ce dialogue ouvert ne peut être que cathartique. Ces oppositions ont lieu au sein même d’Ennahdha, et de la troïka [rassemblant trois partis politiques représentés à l’Assemblée constituante dans le but de former une majo-rité stable, ndlr], des gens qui sont aux antipodes les uns des autres échangent, même si c’est de façon conflictuelle. Ces discours a priori incompatibles ont eu des effets très sains sur l’évolution des mentalités.

La situation sociale reste explosive…

Parce que les réformes économiques et sociales qui étaient attendues ne se sont pas faites. Il y a un décalage en Tunisie sur les deux mots d’ordre de la révolution de 2011 qui étaient «Liberté» et «Dignité». Les progrès concernant les libertés existent mais ceux concernant la dignité, surtout socio-économique, ont été oubliés. Entre 2011 et 2017, les conditions de vie des Tunisiens se sont globalement détériorées, la dette publique est passée de 40 % du PIB à 70 %. D’où la relance de nouveaux mouvements de contestation qui risquent d’être plus extrêmes que ceux de 2011.

L’Egypte rate donc cette expérience cathartique menée en Tunisie et revient presque en arrière avec Al-Sissi ?

Oui, et pourtant nous avons affaire à un peuple beaucoup plus politisé qu’au Maroc ou en Tunisie. Le peuple a plus de poids. Les Egyptiens ont eu le droit de protester avant les autres, même si c’est au sein d’un régime plutôt autoritaire. Ils ont aussi une vision plus géopolitique : ils ont connu le panarabisme, les accords de Camp David… Mais c’est pourtant en Tunisie et au Maroc, qu’on assiste à une libéralisation de la conscience politique. Sissi a gelé cette évolution en 2013 en se faisant le porte-parole du peuple.

Est-ce que cela ne risque pas de tourner aux années noires algériennes après l’interdiction du FIS ?

Sissi ne fait que donner du grain à moudre aux plus extrémistes, ou à ceux qui pensent que l’islamisme politique est la solution. Même s’ils ont été déçus par Morsi. Mais la révolution a été arrêtée, suspendue, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe plus. Aujourd’hui, des gens conti-nuent de s’organiser dans des quartiers populaires du Caire. Certes, les Frères musulmans se sont massivement exilés en Turquie, et un peu au Qatar. Mais en favorisant une clandestinité du mouvement, Sissi favorise aussi une plus grande radicalité.

Les «printemps arabes» ont donné aux partis islamistes des opportunités pour accéder au pouvoir, notamment en Tunisie, en Egypte et au Maroc. Après plusieurs mois de terrain dans ces trois pays, la jeune chercheuse et historienne Anne-Clémentine Larroque livre un ouvrage dans lequel elle examine comment ces mouvements ont évolué avec l’expérience du pouvoir (1). En Tunisie, elle a étudié les effets du pouvoir sur Ennahdha qui a fait partie du gouverne-ment d’union nationale de 2011 à 2014, et qui se définit aujourd’hui comme un «parti de musul-mans démocrates». Les Frères musulmans, qui influencent tous les mouvements islamistes depuis un siècle, font partie de l’histoire nationale de l’Egypte, où ce mouvement transnational a été fondé. Le 20 janvier 2012, le parti islamiste qui en émane, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), dirigé par Mohamed Morsi, a remporté les élections législatives, son gouverne-ment est renversé par l’armée en juillet 2013. Depuis 2014, le général Al-Sissi réprime dure-ment les Frères musulmans. Enfin, la jeune spécialiste raconte l’histoire plus atypique du Parti de la justice et du développement (PJD), qui a remporté les élections législatives en 2011 au Maroc et doit composer avec le pouvoir du roi qui est aussi Commandeur des croyants. Ces trois partis islamistes ont profité de la même opportunité des printemps arabes pour accéder au pouvoir. Ensuite, ils ont vécu des expériences différentes. Ils ont en commun une certaine sécularisation et du même coup des ruptures souvent définitives avec leur frange la plus extrémiste.

(1) L’ouvrage d’Anne-Clémentine Larroque, l’Islamisme au pouvoir, Tunisie, Egypte, Maroc (éditions PUF) était parmi les trois finalistes du Prix Brienne, prix du livre de géopolitique.

Catherine Calvet  8 juillet 2018

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ANNE-CLÉMENTINE LARROQUE L’ISLAMISME AU POUVOIR. TUNISIE, ÉGYPTE, MAROC PUF, 256 pp., 19 €.
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02 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

laïcité (npa)

brute

« Laïcité » ? Macron drague les cathos et tous les réacs !

C’est donc accompagné de son épouse portant la mantille et de tout un aréopage composé de ministres (dont Collomb, au comportement pourtant fort peu « charitable » avec les migrantEs), de parlementaires et de journalistes de la presse catholique que Macron a rencontré le pape au Vatican le 26 juin.

Macron cherchait peut-être la bénédiction papale avant le sommet européen du 28 juin, consacré à la « crise migratoire », dans un contexte où chaque pays, France en tête, refuse d’accueillir des migrantEs tout en reprochant au voisin de ne pas faire preuve de solidarité.

On nous a rebattu les oreilles avec la durée de l’entretien entre le Saint-Père des cathos et le Jupiter des serviteurs du Medef : 57 minutes, soit plus qu’Obama ou Erdogan… Miracle !

Macron est aussi devenu à cette occasion « chanoine d’honneur de la basilique de Saint-Jean-de-Latran », distinction symbolique qui revient automatiquement au chef de l’État français selon une tradition qui remonte au roi Henri IV… À croire que le costume de président des riches ne suffit plus à Macron et qu’il rêve de porter le manteau des rois de droit divin ! Cela en dit long sur ces dirigeants bourgeois qui nous assomment de discours sur la laïcité républi-caine uniquement lorsqu’il s’agit de dénoncer le danger islamiste mais qui flattent les officines religieuses catholiques, dont les agissements réactionnaires n’ont rien à envier à ceux des autres « sectes qui ont moins réussi ».

La main tendue aux cathos 

Mais derrière ces signes ostentatoires d’un attachement réel ou bien simulé aux à ces vieilles fariboles datant de l’époque où la France était « la fille aînée de l’Église », il y a une véritable opération de séduction,entamée depuis son élection par Macron, à l’égard de l’électorat catho-lique, capté traditionnellement par la droite.

En effet, cette visite s’est déroulée quelques semaines après un discours à la conférence des évêques de France, devant lesquels Macron s’était engagé à « renouer le lien entre l’État et l’Église ».

Comme si celui-ci avait été définitivement rompu, alors que les entorses à la loi de 1905 n’ont jamais cessé, notamment lorsqu’il s’agit de verser des millions de fonds publics chaque année à l’enseignement privé, qui relève à 95% de l’église catholique. Macron a vanté « les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme » et a servi la soupe aux franges les plus radicales de la « cathosphère ».

Il a dit « entendre l’Église lorsqu’elle se montre rigoureuse sur les fondations humaines de toute évolution technique ; j’entends votre voix lorsqu’elle nous invite à ne rien réduire à cet agir technique dont vous avez parfaitement montré les limites ; j’entends la place essentielle que vous donnez dans notre société, à la famille, aux familles »… À l’heure où les promesses de Macron en matière de bioéthique, notamment l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, sont en pleine marche arrière, on mesure bien toute la portée de ce genre de phrases.

Réaction et religion à tous les étages…

Le 27 juin, les députés ont voté, par 109 voix contre 39, l’article 38 du projet de loi de confian-ce entre l’administration et les citoyens qui valide le fait que, désormais, les associations reli-gieuses bénéficieront d’un traitement de faveur!

Elles sont retirées de la liste des groupes d’intérêt qui doivent informer la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) de leurs rencontres et relations avec les autorités, depuis une loi de 2013. Toutes les associations à but cultuel pourront désormais rencontrer des administrations ou des élus, et faire avancer auprès d’eux leurs idées, sans que le public ne soit informé, puisqu’il est maintenant implicitement suggéré par la loi que les religions défendent l’intérêt général.

Plusieurs députés de la majorité ont voulu contrer cette atteinte supplémen-taire à la laïcité en faisant voter un amendement quelques heures plus tard revenant sur cet article.

Finalement, 64 députés macronistes ont souhaité conserver l’inscription des religions au registre des lobbies et 66 s’y sont opposés. Les 13 députés LR présents ont voté contre. Parmi eux Marc Le Fur, Philippe Gosselin et Véronique Louwagie, qui en 2014 avaient proposé de dérembourser l’IVG et qui se sont fait particulièrement remarquer au sein de la Manif pour tous.

Tout comme les deux députées « non-inscrites » qui ont veillé jusqu’à 2 heures du matin pour s’assurer que l’amendement soit rejeté : Emmanuelle Ménard, élue d’extrême droite de l’Hé-rault, et Marie-France Lohro, membre de la Ligue du Sud. Tout ce beau monde s’est donc allié à une courte majorité de macronistes pour accorder un traitement de faveur aux associations cultuelles. Des cathos aux fachos, la sainte alliance est en marche !

Marie-Hélène Duverger Lundi 2 juillet 2018

https://npa2009.org/

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29 juin 2018 ~ 0 Commentaire

crimes (courrier inter)

bank

Lafarge accusé de complicité de crimes contre l’humanité

Le cimentier français a été mis en examen le 28 juin pour des faits survenus en Syrie entre 2011 et 2014. Lafarge aurait versé des millions de dollars à des groupes armés, dont l’État islamique, pour maintenir ses activités sur place.

“Les avocats de Holcim, la multinationale cimentière suisse basée à Jona dans le canton de Saint-Gall, peuvent préparer leurs valises pour Paris. Ils y passeront sans doute beaucoup de temps dans les mois à venir, après la mise en examen de Lafarge”, le jeudi 28 juin, pour “complicité de crimes contre l’humanité”, “financement d’une entreprise terroriste” et “mise en danger de la vie” d’anciens salariés, écrit le quotidien suisse Le Temps.

Les faits remontent aux années 2011-2014, soit avant la fusion du français Lafarge et du suisse Holcim dans le groupe Lafarge-Holcim, leader mondial du secteur. L’entreprise est soupçonnée d’avoir versé près de 13 millions de dollars à des groupes insurgés, dont l’État islamique, afin de permettre le fonctionnement de la cimenterie qu’elle avait construite en 2010 à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Parmi les mis en examen, l’ancien PDG Bruno Lafont

Cette mise en examen de Lafarge SA, la holding actionnaire majoritaire de la filiale syrienne Lafarge Cement Syria, intervient après celle de huit cadres et dirigeants de l’entreprise, dont Bruno Lafont, qui fut PDG de 2007 à 2015.

L’affaire est quasiment unique. La plupart des cas d’entreprises accusées de crimes contre l’humanité dans le monde n’ont pas abouti, souligne le New York Times. La justice belge a par exemple abandonné en 2008 les poursuites intentées contre le groupe français Total par des réfugiés birmans et classé l’affaire.

La décision des juges laisse entendre que les autorités ont en leur possession des “preuves sérieuses” contre Lafarge, relève le quotidien américain.

Une information judiciaire avait été ouverte en juin 2017, après la plainte de l’association Sherpa, spécialisée dans la défense des victimes des crimes économiques, associée au Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), ainsi qu’à onze anciens salariés de l’entreprise.

29/06/2018

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire: Et ceux qui aident Bachar El Assad à massacrer son peuple?

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30 avril 2018 ~ 0 Commentaire

appel (médiapart)

islamophobie1

Combattre le racisme, l’antisémitisme…. et l’islamophobie

Alors que se développent dans toute l’Europe des propos, actes et agressions racistes, xénophobes et antisémites :

Nous dénonçons, combattons l’antisémitisme, et tout acte criminel ou agression à ce titre, comme nous le ferions pour toutes les formes de racisme quelles qu’elles soient.

Nous savons que se taire aujourd’hui, banaliser ces discours et ces agressions ouvre la porte demain aux pires drames que l’histoire récente ou plus ancienne a fait connaître: qu’il s’agisse du génocide des juifs et des Roms perpétré par le nazisme, de celui des Tutsis, du génocide arménien, de l’épuration ethnique en Bosnie ou du génocide actuel des Rohingyas.

Par les amalgames qu’il fait, le Manifeste contre le nouvel antisémitisme attise et renforce ce qu’il prétend dénoncer.

Le délinquant voleur et meurtrier, nourri des poncifs antisémites sur la richesse supposée de toute personne juive, n’est pas le bras de Daesh ni le compagnon d’arme de Mohamed Mehra, Amedi Coulibaly ou Salah Abdeslam. Les violences antisémites actuelles, aussi insupportables qu’elles soient, sont loin d’être comparables à un pogrom et encore moins à une épuration ethnique !

Assimiler la gauche antisioniste, qui a toujours été au premier rang du combat contre tous les racismes, à une nouvelle forme de l’antisémitisme relève d’une diversion mensongère et scandaleuse. Assimiler ceux qui dénoncent la colonisation israélienne et son gouvernement d’extrême droite à des complices de l’antisémitisme est un amalgame inacceptable.

Au moment où les agressions contre les Français d’origine maghrébine, africaine et contre les Roms se développent, au moment où dans le débat politique générale, les propos stigma- tisants contre les migrants et les exilés se multiplient, au moment où se libère une parole raciste, xénophobe et islamophobe décomplexée :

Nous refusons la notion de responsabilité collective, que cela concerne un peuple ou une communauté religieuse.

Nous refusons l’amalgame entre les actes criminels odieux ou à caractère délirant de certains et les projets ouvertement racistes et antisémites d’exécutions ou de massacres ourdis par d’autres. Nous rappelons que les premières victimes de Daesh et de ses sbires sont d’abord les populations des pays arabes ou africains et des musulmans.

Nous dénonçons un texte qui assimile tout musulman à un intégriste en puissance, le désigne à la vindicte populaire et exige allégeance culturelle et repentance religieuse.

Les exactions atroces commises au nom des intégrismes de tout genre, des dictatures de toutes espèces ont en commun cette capacité à rivaliser dans l’horreur, la mise en scène de la terreur et le refus radical de notre commune humanité. Les politiques laminant la vie de millions de personnes et la démission des forces qui devraient défendre les droits sociaux des peuples nourrissent le terreau d’une désespérance. Elles favorisent les régressions identitaires et les passions funestes du terrorisme.

Nous affirmons qu’il faut relever ce défi mortifère et se mobiliser pour arrêter cet engrenage fatal. Nous affirmons notre solidarité avec toutes les victimes de ces exactions et notre exigence de ne pas refaire ce qui fut fait en d’autres temps : accueillons et défendons toutes celles et ceux qui les subissent.

Publiée par Médiapart. Dans un texte collectif lancé par Alain et Philippe Cyroulnik, plus de deux cents personnalités et militant.e.s appellent à combattre « toutes les formes de racisme quelles qu’elles soient ». Elles affirment que le Manifeste contre le nouvel antisémitisme, « par les amalgames qu’il fait, attise et renforce ce qu’il prétend dénoncer ».

Signataires :

Myriam Martin
Alain Krivine
Élias Sanbar
Christine Poupin
Philippe Poutou
Annick Coupe
Olivier Besancenot
Marcel-Francis Kahn
Enzo Traverso
Julien Salingue
Pierre Khalfa
Dominique Vidal
Pierre Cours-Salies
Laurence De Cock
Michèle Sibony
Paul Alliès
Pierre Stambul
Catherine Samary
Bernard Cholet
Omar Slaouti
André Rosevègue
Pierre Zarka
Jean-louis Griveau
Pierre Rousset
Josette Trat
Les Cinémas Utopia
Dominique Grange
Jacques Tardi etc

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Appel des 300 : les pompiers pyromanes de l’antisémitisme (LNML)

« Manifeste » (Npa)

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