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07 avril 2021 ~ 0 Commentaire

sandinistas (nortes)

sandinistas

Asturies: en mémoire du prêtre guérillero Gaspar García Laviana

L’association culturelle d’Oviedo organise une présentation du livre Mientras yo viva, Gaspar no morirá, de José María Álvarez « Pipo ».

Journaliste, écrivain et traducteur littéraire de l’italien. Il est l’auteur des romans « Lluvia d’agostu » (Pluie d’août) (Hoja de Lata, 2016) et « Los xardinos de la lluna » (Trabe, 2020), avec lesquels il a remporté deux fois le prix Xosefa Xovellanos.

L’association culturelle La Ciudadana, d’Uviéu, a organisé une présentation en ligne du livre Mientras yo viva, Gaspar no morirá (Tant que je vivrai, Gaspar ne mourra pas) vendredi 9, à 20 heures. L’événement, qui peut être suivi via Facebook Live et YouTube, sera présenté par Ignacio Bujanda, vice-président de La Ciudadana, et comprendra, entre autres, le prêtre d’Allerano José María Álvarez Pipo, auteur du livre, qui évoquera la figure de Gaspar García Laviana, prêtre guérillero du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN), mort en 1978 en luttant contre la dictature d’Anastasio Somoza.

Pipo a connu le prêtre, poète et combattant du conseil de Samartín del Rei Aurelio, et a récemment rappelé dans une interview à Nortes que « Gaspar est devenu un guérillero du FSLN, où il a fini commandant ».

Selon lui, « il a été solidaire au point de risquer sa vie et de finir par la perdre ». Il était venu au Nicaragua en tant que missionnaire. Beaucoup diraient que les problèmes de ce pays n’étaient pas ses problèmes, mais il s’y était impliqué corps et âme. Dans sa poésie également, le prêtre de Nalón, membre de la Théologie de la libération latino-américaine, a montré « une sensibilité particulière à l’égard de la souffrance, de l’injustice et de la pauvreté qui frappent surtout les paysans ».

Gaspar García Laviana était né en 1948 à Les Roces, dans la Güeria Carrocera, bien qu’il ait déménagé très tôt dans la paroisse de Tiuya. Il a étudié la philosophie et la théologie à Logroño, a été ordonné prêtre et a travaillé comme prêtre ouvrier à Madrid, alternant la menuiserie et le sacerdoce.

À 28 ans, il se rendit au Nicaragua en tant que missionnaire et y termina ses jours en tant que guérillero, abattu dans une embuscade par des soldats de la dictature de Somoza alors qu’il avançait à l’avant de la colonne sandiniste Benjamín Zeledón.

Paco Álvarez 6 avril 2021

https://www.nortes.me/

Commentaire:

Nous avons soutenu passionnément le FSLN de 1978 mais pas sa caricature actuelle!

Lire aussi:

Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN)

Nicaragua: La Révolution sandiniste (LCR)

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

texas (npa rdf rp)

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Catastrophe climatique au Texas

Le changement climatique et les politiques des Républicains se sont combinées au Texas ces derniers jours pour produire une catastrophe qui a laissé des millions de personnes sans électricité, sans chauffage et sans eau, la température tombant sous le point de congélation et la neige et la glace recouvrant l’État, faisant au moins 70 morts.

Ce froid sévère, rare dans cet État, est un exemple supplémentaires des conditions météorolo-giques extrêmes, qui se présentent également sous la forme d’inondations et de feux de forêt, que le changement climatique a amenées aux États-Unis.

Une économie dominée par le pétrole et le gaz

Il y a vingt ans, les Républicains ont repris le poste de gouverneur et la majorité des élus du Texas (tant à la Chambre qu’au Sénat), puis ils ont déréglementé et négligé les systèmes énergétiques de l’État, ce qui a conduit à cette catastrophe.

Le gouverneur Greg Abbott et d’autres Républicains, dont le parti est alimenté par l’industrie pétrolière et gazière de l’État, a imputé la crise à la défaillance des éoliennes et prévient maintenant qu’ Alexandra Ocasio-Cortez, son « Green New Deal » et les éoliennes vont détruire l’économie de l’État.

Le Texas, près de 25 % plus grand que la France, a une population diversifiée de 29 millions de personnes, 40 % de blancs, 40 % de latinos, 13 % de noirs et 5 % d’asiatiques. L’économie de l’État est dominée par la production de pétrole et de gaz, et le Texas est le plus gros producteur du pays.

Les milliardaires pétroliers et financiers texans, dirigés par Midland Energy, ont financé le Parti républicain à la fois dans l’État et au niveau national. La combinaison d’une économie basée sur le pétrole et de la politique du Parti républicain a signifié le déni du changement climatique ainsi que la déréglementation et l’irresponsabilité.

Comment la catastrophe a-t-elle pu arriver ?

Les températures au Texas varient généralement entre 15 et 21°, mais la semaine dernière, après que le vortex polaire a baissé au-dessus des États-Unis, Houston avait des températures de – 8° et Dallas a atteint – 16° le 15 février, les températures les plus basses depuis environ 30 ans.

Les systèmes électriques, de chauffage et d’eau sont tombés en panne dans les habitations, les cliniques et les hôpitaux. Les cliniques ne pouvaient pas donner aux patientEs leurs traitements de dialyse, tandis que les tempêtes ont interrompu les vaccinations Covid.

Les immenses ranchs et fermes ont perdu des animaux et des récoltes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. À mesure que les conduites d’eau éclataient dans les maisons, de la glace se formait sur les lampes et les ventilateurs des plafonds. Comment cela a-t-il pu arriver ?

Le Texas est le seul État qui possède son propre réseau électrique ; tous les autres sont reliés aux systèmes d’inter­connexions de l’est et de l’ouest, ce qui leur donne une plus grande capacité à répondre aux variations de la demande énergétique.

L’énergie de l’État provient de plusieurs sources : 46 % de gaz naturel, 23 % d’énergie éolienne, 18 % de charbon et 11 % de nucléaire. Face au gel, le réseau électrique de l’État, géré par l’Electric Reliability Council of Texas (ERCOT), a échoué.

Les politiciens ont créé et maintenu leur système particulier et son organisme de direction pour échapper à la réglementation fédérale. Le Texas avait été averti en 2011 que son système devait être mis à niveau pour faire face à des températures plus froides, mais ERCOT ne l’a pas fait.

Toutes les formes de production d’électricité ont connu des défaillances pour des raisons diverses, les éoliennes en raison de l’incapacité du gouvernement de l’État à les adapter aux conditions hivernales.

Dans la foulée de la crise du covid

En pleine crise, l’un des principaux politiciens républicains du Texas, le sénateur Ted Cruz, s’est envolé avec sa femme et ses enfants pour séjourner dans un hôtel de luxe à Cancún au Mexique. Des voyageurs ont pris des photos de Cruz à l’aéroport et dans l’avion, les ont publiées sur les réseaux sociaux et elles sont devenues virales, ce qui a provoqué un tollé public. Cruz a dû acheter un billet de retour et revenir le lendemain au Texas.

L’échec du système énergétique texan fait suite à la mauvaise gestion du coronavirus par l’État.

Depuis le début de la pandémie, le Texas a eu 41 981 morts ; ce qui en fait le deuxième État, après la Californie, parmi le demi-million de décès à l’échelle nationale. Après les fermetures initiales, le gouverneur Abbott a déconfiné l’État et cédé aux chrétiens évangéliques : il a permis aux services religieux de se poursuivre, et bientôt le Texas est devenu le premier État à atteindre un million de cas.

L’échec lamentable du Parti républicain du Texas à faire face à la fois à la pandémie Covid et à la crise énergétique pourrait jeter les bases d’un changement politique qui permettrait aux Démocrates de reprendre le gouvernement de l’État, mais cela ne résoudrait les problèmes que si les démocrates étaient capables de rompre réellement avec les politiques pro-business.

Traduction Henri Wilno, Dan La Botz 25/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

Lire aussi:

Texas : vague de froid + peur du socialisme = chaos

Texas. Après la vague de froid, des ménages reçoivent des factures d’électricité allant jusqu’à 17 000 dollars

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

camilo torres (nueva tribuna)

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Camilo, bien plus qu’un prêtre ou un guérillero

Une mémoire nécessaire pour un pays qui continue à chercher à faire son chemin vers la paix.

Camilo Torres Restrepo (Bogotá, 3 février 1929 – Patio Cemento, Santander, 15 février 1966) était un intellectuel critique, un militant politique, un prêtre engagé auprès des plus démunis et un guérillero dans ses derniers jours. Sa figure est toujours vivante dans l’imaginaire colombien comme une référence qui a favorisé l’unification de la base pour lutter pour la transformation sociale.

Pour beaucoup, il a été une croix de lumière et un unificateur des sentiments d’identité d’un peuple subjugué. Au-delà du mythique, le prêtre Camilo était bien plus qu’un prêtre ou un guérillero, c’était un serviteur chrétien, un défenseur des droits et des libertés de l’homme et contre l’appauvrissement, matériel et intellectuel, d’un peuple opprimé par les classes dirigeantes politiques internes et exploité par les multinationales économiques externes.

Connu et reconnu comme le prêtre de la guérilla, cette étiquette ne sert qu’à occulter ses grandes qualités humaines et académiques et à ceux qui le suivent de montrer la valeur de son combat et à ceux qui le dénigrent de le pointer du doigt et de le proscrire pour cette même raison.

Pour Camilo Torres, le christianisme a dû lutter aux côtés du marxisme, en promouvant une véritable transformation sociale. Un symbole d’une révolution jamais réalisée et d’une résistance qui, aujourd’hui encore, un demi-siècle plus tard, est nécessaire pour ne pas perdre sa dignité et son identité, même si cela continue à lui coûter la vie, comme cela est arrivé à Camilo lui-même.

Ce mois de février marque le 55è anniversaire de la mort de Camilo Torres Restrepo, dans l’exercice de ses fonctions. Oui, le service qu’il a décidé de rendre afin de servir son pays et son peuple en luttant contre les politiciens et leur politique et en dénonçant une Église catholique ultra-conservatrice toujours du côté du pouvoir et non du côté des opprimés.

Camilo était plus qu’un prêtre et doit continuer à l’être. En ces temps de crise sanitaire, il doit être un vaccin de plus, aussi nécessaire que les injectables, pour maintenir la lutte, la résistance et la survie face aux autres pandémies, celles qui ravagent la Colombie et une grande partie du territoire latino-américain.

Formé au Liceo Cervantes, c’est peut-être pour cela qu’il a été un autre des Quixotes de l’histoire face aux géants et aux moulins à vent. Il a étudié à l’Université nationale de Colombie, où il a été aumônier, professeur et promoteur des études de sociologie avec Fals Borda, et à l’Université catholique de Louvain (Belgique).

Son travail social et académique actif l’a conduit à étudier les inégalités et l’appauvrissement dans les zones rurales et dans les quartiers de la capitale. Sans être l’un des signataires, il a contribué par son travail au livre La violencia en Colombia, l’une des meilleures études sur la réalité colombienne réalisée par Fals Borda lui-même, avec le juriste Eduardo Umaña Luna et le prêtre Germán Guzmán Campos (auteur du texte El padre Camilo Torres).

Camilo Torres a construit une histoire de sa vie et de son époque et d’autres personnes ont construit la leur en se basant sur le personnage, ses étapes et ses mythes. C’est pourquoi on dit qu’il n’y a pas un seul Camilo, mais des centaines.

Il a découvert qu’au cœur du christianisme se trouvait l’amour du prochain et qu’il valait la peine de s’engager dans cet amour. Il est donc devenu prêtre, pour devenir « un serviteur à plein temps de l’amour du prochain ». Il a affirmé avec conviction que « Ce qui fait de moi un prêtre, fondamen-talement, c’est de faire en sorte que mes frères s’aiment de manière efficace et je crois que l’efficacité de l’amour ne peut être obtenue que par la révolution.

Dans ses enseignements, il a souligné l’importance d’aimer davantage, au-delà des prières. Son christianisme était plus social et plus engagé envers les autres qu’envers l’institution ecclésiastique. Aux questions qu’il s’est toujours posées sur le pourquoi de tant de différences sociales, de tant d’inégalités et de tant d’oppression, il a trouvé une réponse dans le marxisme et son rôle dans la lutte pour le changement social. C’est pourquoi il a défendu que les chrétiens devraient être aux côtés des marxistes pour lutter ensemble pour la transformation de la société.

En politique, il a promu la création du Frente Unido del Pueblo (Front uni du peuple), un scénario de rencontre et de politique, d’action, symbolique et communicative, pour la construction fraternelle de la nationalité colombienne et une alternative politique à l’oligarchie colombienne traditionnelle qui a historiquement partagé le pouvoir.

Il a également défendu l’expropriation des biens de l’église. Frente Unido est également le nom du journal qu’il a fondé et édité pour ses treize éditions, qui paraissaient le jeudi selon son affiche de lancement, et qui s’adressait aux classes populaires.

La somme de tout cela l’a mis dans une situation compliquée, recevant des menaces qui l’ont amené à prendre parti pour l’Armée de libération nationale récemment formée. En tant que membre de ce groupe de guérilla, il a connu sa mort le 15 février 1966. Dans cette union, on dit que Camilo est devenu un éléniste et que les guérilleros sont devenus des camilistas.

Sa mère, Isabel Restrepo, a déclaré dans une interview : « J’ai dit, ils vont le tuer à un coin de rue et il va mourir bêtement (…) il vaut mieux pour lui qu’il aille à ce qu’il veut (…) que d’être tué pour avoir défendu ses idées et pour avoir défendu le peuple ».

Cinquante-cinq ans plus tard, son image et son œuvre sont toujours vivantes dans une partie importante de la population colombienne qui continue à voir en Père Camilo une référence humaine, sociale, éthique et engagée. Avec sa disparition, tout le monde a perdu : l’église, la politique, l’université et le pays en général.

Jesús Antonio Mejía, un ancien militant du Front uni qui a partagé la vie de Torres Restrepo, souligne : « Si l’on examine l’œuvre, le travail, la pensée et l’action de Camilo Torres, tout est orienté à la lumière d’un nouvel esprit social pour notre pays, car il ne pensait qu’au bien-être de son peuple.

Pour sa part, Fredy Ramirez, prêtre aumônier de l’Université industrielle de Santander (UIS, Colombie) déclare à propos du travail de Camilo que « Dans notre pays, ils sont très habiles, de sorte que tout ce qui semble libérateur est immédiatement envoyé dans un endroit où il n’a pas beaucoup de valeur ».

Camilo Torres a été accusé par les médias de l’époque de ne rien dire de nouveau, ce à quoi il a répondu : « Si ce que je dis est vieux, si je dis que le pouvoir est concentré dans quelques mains et que ceux qui ont le pouvoir ne l’utilisent pas pour la majorité, si cela est vieux, alors ceux qui connaissent le problème et ne sont pas capables de le résoudre sont d’autant plus coupables.

En guise d’avertissement aux navigateurs de ce que nous vivons aujourd’hui, cette phrase : « Alors que la classe dirigeante, minoritaire mais puissante, s’unit pour défendre ses intérêts, les dirigeants de gauche s’attaquent les uns aux autres, produisent la confusion dans la classe populaire et représentent plus fidèlement les critères traditionnels, sentimentaux, spéculatifs et idéologiques du colonialisme ».

Si vous voulez en savoir plus sur lui, visitez « Camilo Lives » ; lisez la biographie écrite par le Colombo-Australien Walter J. Broderick Camilo, le prêtre guérillero, un autre ancien prêtre intéressé par les problèmes entre le christianisme et la révolution, ou voyez la mémoire visuelle de l’histoire de sa vie dans Le révolutionnaire souriant de Lorena López et Nicolás Herrera.

Camilo n’était pas un leader qui voulait être un caudillo, mais un éveilleur et un unificateur de consciences, un défenseur de la justice sociale. C’est une mémoire nécessaire pour construire une citoyenneté civile critique et engagée.

Son empressement à insister sur ce qui nous unit et à se passer de ce qui nous sépare reste valable dans un pays qui continue à chercher à faire de la paix son chemin. Camilo Torres Restrepo, bien plus qu’un prêtre ou un guérillero.

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27 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

insoumis (jdd)

laicite

Laïcité : les Insoumis jouent l’esquive

Vont-ils enfin parvenir à replacer le couvercle sur la marmite?

Pointés du doigt pour leurs supposées accointances avec les « islamogauchistes » après l’assassinat de Samuel Paty en octobre, en proie à des dissensions ouvertes sur les questions de laïcité, leur rapport à la République et au communautarisme, les Insoumis s’y emploient.

Alors que le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » – c’est-à-dire contre le séparatisme – est examiné par l’Assemblée nationale, ils oscillent entre prises de position apaisantes et volonté d’esquiver le sujet qui fâche.

104 amendements, tous signés à l’unanimité du groupe

On trouve un signe de cette volonté dans le premier numéro de la nouvelle revue qu’ils publieront prochainement aux éditions du Seuil, Les Cahiers de l’avenir en commun. C’est Jean-Luc Mélenchon, l’Insoumis en chef, qui en signe l’édito.

Le candidat à la présidentielle y évoque la question de la République et son renforcement. « Nous avons tant changé qu’on ne se reconnaît plus parfois, cette nouvelle France est notre patrie républicaine commune », souligne-t-il d’une plume consensuelle.

Avant de minorer soigneusement le sujet sensible : évoquant les crises sanitaire et sociale, il déplore que, pendant ce temps, « le pays [soit] inutilement invité à des débats absurdes sur le thème de son identité ». Le groupe LFI à l’Assemblée a discrètement rencontré le préfet de Seine-Saint-Denis pour se pencher sur ces questions pendantes, notamment « les certificat.. (Article payant)

lun. 25 janvier 2021

.https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Il n’y aurait pas une chasse aux sorcières contre ceux qui ne sont pas islamophobes?

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21 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

aumôniers espagne (pùblico)

eglise

L’église aime l’argent … et les fachos

Covid et religion

Les prêtres qui prient aux frais de l’État

Le 27 août 1953, au nom de la Très Sainte Trinité, a été signé le Concordat entre le Saint-Siège et l’Espagne, dont le but, comme l’indique son premier paragraphe, est d’obtenir le plus grand bien de la vie religieuse en conformité avec la Loi de Dieu. Il ne fait aucun doute que cet objectif a été atteint.

Dans les années 1976 et 1979, les textes de l’accord ont été révisés et mis à jour, dans les deux documents la validité du Concordat de 53 continue à être reconnue, une reconnaissance qui se traduit par le maintien des prébendes de l’Église catholique ; l’accord pour l’assistance religieuse dans les hôpitaux, qui réglemente le financement des aumôniers hospitaliers est l’un d’entre eux.

En janvier 2021, et comme un de plus des multiples privilèges de l’église catholique, la figure de l’aumônier hospitalier est toujours en vigueur dans les hôpitaux publics, ce sont des prêtres, dont la tâche devrait être seulement et exclusivement à la demande du patient, aux frais du trésor public.

Les services de santé des différentes communautés autonomes paient le salaire des aumôniers qui sont sur la même feuille de paie que le personnel de santé ; leur « travail », totalement éloigné des soins de santé proprement dits d’un centre hospitalier, consiste à apporter une assistance catholique aux patients catholiques : visites, conseils religieux et moraux, célébration des actes de culte, administration des sacrements…..

Rien qu’en Galice, il y a 41 religieux catholiques qui reçoivent un salaire pour les « services rendus » dans les différents hôpitaux de Galice.

Dans un scénario de pandémie hospitalière, avec des chapelles d’hôpitaux fermées, sans accès à la plupart des zones, ces infatigables  » travailleurs  » ne seront pas privés de leur honteux salaire, dans le budget santé de la Xunta (gouvernement de Galice) pour l’année 2021 700 000 euros seront versés aux prêtres catholiques en paiement de  » leurs services « .

Répartis sur toute l’étendue de la géographie espagnole, rien qu’en Galice, qui compte sept zones de santé, 41 prêtres catholiques reçoivent un salaire pour les « services rendus » dans les différents hôpitaux galiciens.

Les coupes dans le secteur de la santé qui frappent ce groupe ne se répercutent pas sur le salaire de ces prêtres qui reçoivent leur chèque du même patron que les 200 infirmières galiciennes chargées de la première phase du vaccin contre le COVID-19.

Le personnel de santé est réduit dans les centres de santé et les hôpitaux mais pas le nombre d’aumôniers catholiques, un prêtre logé et nourri gratuitement qui, au salaire qu’il reçoit de son diocèse, ajoute le salaire de l’hôpital, avec les chèques restaurant correspondants.

Pilar Rego 21 janvier 2021

https://www.nuevatribuna.es/

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13 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

mères célibataires (courrier international)

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Mères célibataires enfermées 

“La honte de toute la nation” irlandaise

Pendant plus de soixante-quinze ans, des milliers de femmes ont été placées avec leurs enfants dans des institutions gérées par l’Église et l’État. Une période “sombre et difficile” de l’histoire du pays mise en évidence par un rapport d’enquête publié le 12 janvier.

Cinq années d’enquête. Près de 3 000 pages de rapport.

Et une conclusion résumée en quelques mots par l’Irish Independant à sa une : “La honte d’une nation.”

Entre 1922, au lendemain de l’indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni, et 1998, quelque 56 000 femmes et 57 000 enfants ont été placés dans des Mother and Baby Homes, foyers pour mères célibataires.

“Le but de ce système était de retirer de la vie ordinaire les femmes qui avaient procréé hors mariage, et de les rendre invisibles en faisant en sorte que, même si elles n’avaient pas honte de parler, elles ne puissent pas être entendues”, explique The Irish Times. Dans une Irlande dominée par l’Église catholique, le fait de donner naissance sans avoir convolé en juste noce était, aux yeux du plus grand nombre, complètement tabou.

Au total, d’après la commission d’enquête, 9 000 bébés ont perdu la vie dans ces établisse-ments, soit un taux de décès de 15 %. Dans certaines institutions, comme celle de Bessborough, à Cork, ville du sud du pays, la mortalité a même atteint 75 % en 1943. “Qu’ils reposent en paix”, soupire l’Irish Examiner, principal quotidien local.

Ce rapport, insiste The Irish Times, “brise enfin le silence et fait porter la honte sur qui de droit”. Sur une alliance “profane” entre l’Église et l’État irlandais, gestionnaires des Mother and Baby Homes, soutenue par la société tout entière et, en premier chef, les familles des mères célibataires.

“C’est l’histoire d’une hypocrisie à grande échelle, d’une profonde misogynie et d’une cruauté sans nom, d’un système de classe qui n’avait que faire des plus pauvres et des marginalisés.”

Personne ne se souciait de ce qu’il se passait derrière les murs

Au gré des 3 000 pages, “on ne trouve pas une once d’inquiétude émanant du grand public pour le sort de ces femmes, et le sujet n’a pas été évoqué une seule fois par les gouvernements successifs pendant les cinquante premières années qui ont suivi l’indépendance”, déplore l’Irish Independent.

En fait, cela arrangeait bien la société irlandaise de pouvoir enfermer ces femmes et ces enfants à l’abri des regards indiscrets. Personne ne se souciait de ce qui se passait derrière les hauts murs et les portes fermées de ces imposants bâtiments. Le rapport constitue un acte d’accusation révoltant contre une Irlande où la bondieuserie avait pris le pas sur l’empathie, et la piété sur la compassion.”

Dans le même temps, “comme les mères célibataires étaient bannies de ce monde, et leurs enfants morts ou placés en famille d’accueil et adoptés, les pères pouvaient simplement continuer à vivre leur vie, sans assumer aucune responsabilité ni subir aucune stigmatisation”.

La honte ne suffit pas

Si le Premier ministre Micheál Martin a regretté un chapitre “sombre, difficile et honteux de l’histoire récente irlandaise” et a présenté des excuses officielles au Parlement ce mercredi, le quotidien dublinois souligne la nécessité de joindre la parole aux actes.

Aujourd’hui, ces foyers pour mères célibataires ont certes fermé leurs portes, mais l’État continue d’envoyer dans des institutions des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le Direct Provision [système d’accueil des demandeurs d’asile, qui sont placés dans des centres fermés généralement loin des villes]. Par ailleurs, les familles monoparentales restent les plus défavorisées du pays.”

Même ton, sous forme d’avertissement, dans The Irish Times : “L’État n’en aura pas fini avec ce pan de son histoire tant qu’il ne sera pas en mesure d’affirmer sans mentir qu’il ne cherche plus à mettre hors de vue ceux dont il ne souhaite pas s’occuper. La honte n’est qu’une forme d’auto-indulgence lorsqu’elle ne pousse pas à bannir les réflexes qui l’ont suscitée.”

13/01/2021

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

En Irlande, les « excuses » de l’Église catholique aux survivants des foyers pour mères célibataires

9 000 enfants sont morts dans d’anciennes maisons pour mères célibataires

Irlande : des crimes au nom de la religion

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11 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

pcf (mee)

etoile

100 du PCF

De l’anticolonialisme aux ambivalences

Le PCF fêtait son centenaire ce 30 décembre. Seul parti de France à combattre la colonisation au Maghreb au début du siècle dernier, il évolue vers des positions ambivalentes envers la révolution anticoloniale puis les combats des travailleurs issus de l’immigration.

En 2019, la direction et les militants communistes, comme l’ensemble de la gauche française, se divisent à propos de la marche contre l’islamophobie à Paris.

Le parti appelle à s’y associer mais son secrétaire préfère prendre ses distances. Certains veulent manifester « pour s’opposer au racisme antimusulman », d’autres craignent de marcher aux côtés de représentants de l’islam politique.

« Au sujet du racisme, de l’islamophobie, de la laïcité… Les positions sont variées dans le parti », explique à Middle East Eye le militant communiste Hadrien Bortot, membre de la commission antiracisme du Parti communiste français (PCF).

Derrière ces divergences, il y a toute une histoire.

Au long du 20è siècle, le parti bâtit une relation particulière avec les luttes des colonisés puis des travailleurs immigrés.

Lors de la naissance du parti en décembre 1920, au congrès de Tours qui se clôt le 30 du mois, les militants communistes souscrivent à une vingtaine de conditions édictées par les leaders bolcheviks russes.

Parmi elles, une exige d’eux qu’ils luttent contre le colonialisme de leur propre pays. Ils éprouveront vite la consigne : en 1925, une intense campagne et une grève en opposition à la guerre du Rif mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, jusqu’à des conscrits en partance pour le Maroc qui défilent derrière une banderole proclamant « À bas la guerre ! ».

Perquisitions, saisies de journaux et emprisonnements frappent alors l’unique organisation française à condamner sans ambages colonialisme et racisme.

Mais dès cette époque, on perçoit aussi des couacs. La presse communiste critique « L’esprit féodal et religieux » du leader rifain Abdelkrim al-Khattabi, qui ne colle pas à la tradition anticléricale dont elle est issue.

Des cadres essaient de faire œuvre de pédagogie. Le dirigeant du parti, Maurice Thorez, en voyage au Maghreb en 1933, déclare : « La lutte contre l’impérialisme revêt des formes extérieures religieuses. Le problème est pour nous de comprendre que même dans cette protestation religieuse, il y a le bâillonnement de tout un peuple… »

Mais les méfiances perdurent. Le leader communiste algérien Sadek Hadjères rapporte dans ses Mémoires la manière dont un de ses camarades européens lui affirme dans les années 1950 que le voile des femmes algériennes est une preuve que le pays n’est pas mûr pour recouvrir son indépendance.

Paternalisme communiste au Maghreb

Au Maghreb, le soutien clair de l’Union soviétique aux peuples colonisés et le syndicalisme qui permet des victoires concrètes attirent, quoiqu’il en soit, des travailleurs comme des intellectuels vers le mouvement communiste.

À l’orée de l’insurrection contre la puissance coloniale, le Parti Communiste Algérien (PCA) est la deuxième force politique au sein de la population musulmane. Des leaders anticolonialistes se forment dans l’univers « rouge ».

L’historien français Alain Ruscio note dans Les Communistes et l’Algérie comment dans les années 1940, « le milieu communisant du journal Alger républicain est un lieu d’accueil et d’expression unique pour de jeunes intellectuels appelés à devenir des personnalités importantes, comme Kateb Yacine ou Mohammed Dib ».

Les autorités françaises répriment durement l’activité de groupes qui soutiennent le mot d’ordre léniniste de l’autodétermination des peuples. En Tunisie, la fédération locale du parti est interdite un an après sa création, dès 1921.

Mais les obstacles à l’implantation d’un mouvement communiste au Maghreb viennent aussi de l’intérieur. Un paternalisme d’un style particulier se développe.

L’historien marocain Jamaa Baida rappelle dans un article que dans les années 1930, les groupes communistes au Maghreb ne sont encore que des antennes de l’organisation française dont les militants sont « en grand majorité Européens, français tout d’abord ». Il faudra la pression de Moscou pour émanciper les structures locales de la tutelle de l’organisation française.

« L’affaire de Sidi Bel Abbes », qui secoue le parti en 1922, est éclairante. La section communiste locale à majorité européenne publie un texte selon lequel l’indépendance n’est pas souhaitable en Algérie, les « indigènes n’ayant pas atteint encore un niveau intellectuel et moral qui leur permette d’accéder aux conceptions communistes ».

La publication fait rugir jusqu’à Moscou : l’artisan de la révolution russe Léon Trotski accuse une position « de style esclavagiste ». Mais les valeurs communistes professées par de grands noms n’empêchent pas le paternalisme du quotidien.

Paix en Algérie plutôt qu’indépendance

L’historien tunisien Lazhar Mejri souligne dans un article comment les militants européens rechignent souvent à soutenir le nationalisme de leurs camarades musulmans.

Pierre Vidal-Naquet, historien français, militant actif contre la torture en Algérie, communiste un temps, écrira dans les années 1950 : « L’erreur du parti est d’avoir pensé que c’était la classe ouvrière française guidée par le parti qui devrait apporter, au terme de la lutte pour le socialisme, aux peuples coloniaux le présent de l’indépendance. »

L’agression française contre le Rif inaugure l’action anticolonialiste du PCF, mais c’est la guerre d’Algérie qui marque durablement son rapport au fait colonial.

Lorsque l’insurrection éclate, le parti est déjà revenu sur sa position théorique initiale favorable au « droit à l’indépendance ». Sa participation dans les années 1930 à un gouvernement d’union des gauches, le Front Populaire, infléchit sa ligne, qui se fait plus chauvine.

Le parti n’apprécie pas non plus l’autonomie des nationalistes algériens : « Les nationalistes du Front de libération national [FLN] recherchent des alliances tous azimuts, ce qui déplaît souverainement aux communistes », note Alain Ruscio. L’organisation de masse qu’est le PC a du mal avec ceux qui s’organisent en dehors de son giron.

Le parti préfère mener la bataille sous le thème de « la paix en Algérie ». Cette ligne exige déjà du courage à des militants qui subissent une sévère répression tout au long de la guerre.

Mais la direction communiste multiplie les attitudes contradictoires. En 1956, privilégiant la politique intérieure française sur la lutte anticoloniale, elle vote les pouvoirs spéciaux qui augmentent les pouvoirs de l’armée en Algérie, comme demandé par le gouvernement de gauche de Guy Mollet. De quoi marginaliser définitivement le PCA, qui avait pourtant rejoint l’insurrection nationale.

Le philosophe Étienne Balibar écrit en 1981, alors qu’il est encore encarté au parti, mais en rupture : « Les Algériens se battaient sous une autre idéologie que la nôtre. Leur Mecque n’était pas celle du communisme. Pour trouver avec eux les voies de l’action commune, il fallait au Parti surmonter le nationalisme (français) en son sein… C’était beaucoup apparemment. »

De la question du colonialisme à celle du racisme

Au début du 20è siècle, le PC a attiré en métropole des militants issus des colonies qui se reconnaissent dans son antiracisme.

Il accueille par exemple un anticolonialiste fougueux, l’Algérien Hadj Ali Abdelkader, candidat à plusieurs élections dans les années 1920. C’est à l’initiative de ce dernier, dans les cercles communistes, que naît en 1926 la fameuse Étoile nord-africaine que dirigera Messali Hadj, « creuset initial des mouvements nationalistes algériens qui finiront par déclencher la guerre d’indépendance », comme l’écrit Alain Ruscio.

Hélas, l’ambivalence du PCF lors de la guerre d’Algérie le coupe des travailleurs maghrébins qui vivent en France. Après cet épisode, le parti cesse de publier son journal L’Algérien en France : il ne trouve plus de lecteurs.

Dans les années qui suivent, le PCF semble toujours plus éloigné des combats des travailleurs issus de l’immigration. Il n’est pas associé aux « grèves contre le racisme » lancées par le Mouvements des travailleurs arabes (MTA), né en 1972.

Des militants de ce dernier pointent du doigt un paternalisme des membres du PCF qui rappelle celui ressenti par le passé par les « indigènes » dans les colonies.

« Le parti se voulait l’unique représentant de la classe ouvrière, d’où des hésitations devant le développement de tout mouvement extérieur à son influence », souligne Hadrien Bortot, du PCF, à MEE. « Même la ‘’Marche des beurs’’ de 1983, qui reçoit beaucoup de soutien dans la société, est accueillie froidement par le parti, pour une simple raison : elle n’est pas à son initiative. »

Mais la frilosité à l’égard des mouvements autonomes est-elle la seule raison de ne pas soutenir le combat antiraciste ? Dans les années 1980, le parti accuse de nouveau un virage à droite et le leader Georges Marchais va jusqu’à rendre les travailleurs immigrés responsables du chômage.

À cette époque, l’intellectuel communiste Étienne Balibar, critique de la ligne du parti, montre toute l’ambivalence des positions et de l’histoire communiste en posant une question sous forme d’antiphrase : « Raciste, le parti de Henri Alleg ? », en rappelant le nom de ce communiste européen, fait citoyen algérien après l’indépendance, qui a payé cher d’avoir contribué à révéler l’usage de la torture en Algérie dans son célèbre livre La Question.

L’islam, toujours un sujet épineux

À la même époque, la tradition anticléricale du PCF vient épouser un nouveau combat laïc. Jusqu’à nourrir des suspicions à l’égard de l’islam ? Dans les années 1980, les élus locaux communistes s’opposent à l’ouverture d’une mosquée en Bretagne sans donner d’explications claires.

L’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979 est l’occasion pour la presse communiste de justifier cette dernière en recyclant des clichés culturalistes et de se montrer « hostile à l’islam », comme le rappelle le maître de conférences Ismail Ferhat dans un article pour la fondation Jean Jaurès.

En 2004, des divisions apparaissent au grand jour : les députés communistes sont désunis lors du vote de la loi prohibant les signes religieux ostensibles à l’école, qui cible avant tout les élèves voilées, les deux tiers du groupe votant contre.

Selim Nadi, docteur du Centre d’histoire de Sciences Po, souligne à MEE des raisons idéologiques : « Pour le PC, les non-blancs sont inclus dans une lutte à vocation universelle, celle de tous les travailleurs. Mais dans le même temps, ils sont exclus car la spécificité raciale de leur oppression n’est que rarement prise en compte. »

Mardi 5 janvier 2021 Jules Cretois

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11 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

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10 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

séparatisme (lutte ouvrière)

croisades

Loi contre le séparatisme : une arme contre les travailleurs

Dans le cadre de sa chasse aux voix de droite, Macron avait promis une loi contre le séparatisme, faute de pouvoir constitutionnellement en proposer une contre l’islamisme. La police et le gouvernement ont de fait devancé l’appel et mis en œuvre cette loi liberticide avant même qu’elle ne soit votée.

La presse relate des dizaines de cas d’adolescents et même d’enfants signalés, fichés, interpellés et parfois gardés à vue parce qu’ils auraient troublé la minute de silence honorant Samuel Paty. La police est allée jusqu’à interpeller à son domicile un enfant de dix ans !

Le gouvernement quant à lui a entre autres dissous le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), coupable d’après Darmanin « d’agissements en vue de provoquer des actes terroristes ». Le CCIF est donc dissous pour ce qu’il aurait dit, pour un délit d’opinion, et surtout pour démontrer au public que le pouvoir fait quelque chose.

Puis les services de Macron ont accouché d’un texte intitulé Loi pour conforter les principes républicains, afin de prévenir d’éventuels problèmes. La Constitution n’admet pas en effet de dispositions particulières contre telle ou telle catégorie, réelle ou supposée. Le Conseil d’État l’ayant trouvée conforme, cette loi pouvait être présentée le 9 décembre au Conseil des ministres, puis soumise au vote des députés et des sénateurs début 2021.

Ce texte de circonstance, proposé pour des raisons de basse politique, reprend des dispositions déjà existantes en les faisant passer pour des nouveautés. La loi prévoit déjà des poursuites contre les appels au meurtre diffusés sur les réseaux sociaux, quelle que soit leur nature.

Elle prévoit également, comme le souligne le Haut conseil à la vie associative, organisme public, que les subventions ne sont accordées qu’aux associations respectant les principes en vigueur, y compris la devise républicaine, la mixité, l’égalité des sexes et bien d’autres choses encore. Elle prévoit aussi que l’État peut exiger des comptes et demander le remboursement des subventions mal utilisées.

Le gouvernement prétend, grâce à des dispositions faussement nouvelles, combattre le noyautage des associations de quartier par des intégristes musulmans et le poids qu’ils prennent dans la jeunesse.

Mais aucun texte, aucune exigence de serment républicain ne résoudra cette question. D’une part, l’État lui-même délaisse les quartiers populaires et leur jeunesse, laissant la place à qui veut la prendre.

D’autre part, et surtout, l’influence sur la jeunesse prolétarienne est une question de militantisme, un combat disputé depuis toujours entre le mouvement ouvrier et les courants cléricaux, réactionnaires, voire fascistes.

Dans le reste du texte, le gouvernement propose quelques nouveautés légalisant les pratiques arbitraires. La police pourra verser au fichier des auteurs d’infractions terroristes n’importe quelle personne dont une déclaration aura été jugée dangereuse.

Une fois fiché, le contrevenant le restera à vie et on pourra lui interdire certaines fonctions ou professions. De la même façon, l’État pourra dissoudre des organisations qui « provoquent à des agissements violents », sans autre précision.

Ces dispositions, bien incapables d’empêcher des actes comme les attentats criminels commis récemment, pourront trouver en revanche leur utilité contre les militants, les organisations ou tous ceux qui contestent l’ordre social.

Paul GALOIS  09 Décembre 2020
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21 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

intégristes (npa)

prioeres

Les intégristes cathos mettent Castex à genoux

À coups de quelques dizaines, au mieux quelques centaines (record 600 à Versailles), les intégristes cathos ont réuni leurs ouailles ce week-end pour réclamer la réouverture des églises et la célébration des messes.

Les grenouilles de bénitier agenouillées sur les parvis et les soutanes noires des prêtres intégristes ont fait la une des médias.

Pourtant Darmanin avait menacé en interdisant le rassemblement de dimanche devant une église parisienne : « Je ne souhaite pas envoyer les policiers et les gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment. Mais s’il s’agit d’un acte répété et qui est manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai ».

Mais on n’a pas beaucoup entendu parler d’amendes, les policiers devaient être occupés ailleurs. Les intégristes cathos anti-avortement, homophobes et tenants des thèses identitaires, ça ne se verbalise pas comme des hospitalierEs manifestant contre la fermeture des urgences de l’Hôtel Dieu !

On aurait envie d’en rire, mais le « deux poids, deux mesures » donne plutôt envie de hurler notre colère.

Où sont passés les hérauts politiques et journalistiques de la laïcité qui s’indignent des prières de rue lorsqu’il s’agit des musulmanEs qui n’ont pas de lieu de culte décent ?

Celles et ceux qui nous abreuvent de grandes analyses sur les dangers des intégristes islami-ques qui prendraient en otages les musulmanEs n’ont plus aucun problème quand les intégristes cathos prétendent s’exprimer au nom de l’ensemble des chrétiens.

Celles et ceux qui exhortaient le gouvernement à ne pas céder aux manifestations de dizaines de milliers de Gilets Jaunes pendant un an, ni aux centaines de milliers de manifestantEs contre la réforme des retraites, ont félicité Castex qui a organisé précipitamment une réunion avec les représentants des cultes au lendemain du week-end.

Et Matignon a été compréhensif, communiquant sur « la nécessité de travailler dès à présent à l’adaptation des règles qui permettront la reprise de l’exercice des cultes ».

Églises, commerces, le gouvernement veut relancer les business matériel et spirituel, mais n’a toujours rien cédé pour l’hôpital, qui va continuer de déborder… en priant pour l’arrivée d’un vaccin ?

Décidément, il y a urgence à ne pas laisser tous ces guignols continuer à décider de nos vies.

Cathy Billard 19/11/2020

https://lanticapitaliste.org/

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