Archive | Quimper et pays glazik

05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: bus gratuits?

osons a

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Renaissance des luttes dans les hôpitaux (essf)

gourmelen

A l’Hôpital Gourmelen de Quimper, une expérience de lutte prolongée et d’auto-organisation

Les mouvements sociaux, la grève à l’hôpital posent immédiatement les questions de l’auto-organisation des personnels en lutte et de l’invention de formes de lutte visibles et tournée vers les usagers et la population.
Cela a déjà été le cas en Finistère, lors de la grande lutte de l’hôpital de Carhaix, en 2008, qui avait reposé sur un comité de mobilisation large avec les personnels, les syndicats, des partis (essentiellement la LCR et l’UDB – Union démocratique bretonne), la population locale, des élus… et des moments forts alliant grève et manifestation dans tout le département avec occupation de l’espace public.

La continuité du service et des soins imposent aux personnels de la santé en lutte, inventivité et créativité. A l’EPSM Gourmelen de Quimper, les personnels mobilisés depuis plusieurs mois luttent contre un plan de rigueur extrêmement violent  : 16 postes «  gelés  » et 3 jours de RTT supprimés, entrainant de fait 10 postes en moins supplémentaires. Malgré un préavis de grève illimitée permettant aux personnels de se rendre disponible, tout en assurant leur service, sur des moments forts de mobilisation, la direction qui applique les directives de l’ARS (agence régionale de santé) et donc du gouvernement Hollande-Touraine campe sur son intransigeance et son refus de remettre en cause ce plan de casse de l’hôpital public et de la qualité des soins.

Dès septembre, les personnels en colère ont décidé, avec les syndicats CGT et SUD, de hausser le ton et de «  camper  » elles et eux aussi, mais sur le site de l’hôpital. Barnum et tentes de camping ont donc fleuri sur la pelouse de Gourmelen. Depuis, cette «  zone  » de protestation et de discussion est devenue la «  ruche  » de la résistance aux mauvais plans de la direction et de l’ARS. Du matin au soir, y compris la nuit, les personnels se sont relayés, rassemblés, retissant du lien amical, social et combatif.

En permanence sur le site, visibles par le personnel et les patients, ils reçoivent le soutien des usagers, leurs familles et de leur association mais aussi d’autres syndicats et de partis politiques (NPA, FdG). Les salariés en lutte ont reçu le soutien du corps médical et se sont à plusieurs reprises invités dans des réunions de la direction, perturbant comme il le fallait la «  bonne marche administrative  ».

Cette manière de procéder, cette auto-organisation en AG, qui décide et organise, a décuplé la force et la motivation des personnels en lutte et particulièrement des jeunes soignantes et soignants. Elle a permis de rassembler le plus grand nombre et de donner naissance à une coordination du personnel avec des représentants du collège médical, des syndicats, des non- syndiqués et des différentes professions de l’hôpital. Cette coordination se réunit tous les lundis pour organiser la feuille de route décidée lors de la dernière AG qui a rassemblé plus de 300 personnes. L’idée première est de sortir de l’hôpital en direction de la population et d’interpeller tous les élus.
En agissant ainsi, les personnels se sont approprié les revendications et la conduite de la lutte.

L’expérience en cours, qui vise aussi à sortir de l’hôpital et à se coordonner avec d’autres hôpitaux et la population, pose de fait l’affrontement avec la direction et l’ARS. Dans le même temps, elle permet à des dizaines, voire des centaines de personnes, de prendre conscience de leur propre force et de leur droit à décider par eux-mêmes, par nous-mêmes.

Commission nationale santé-sécu-social du NPA

* Paru dans la revue L’Anticapitaliste (France) n° 48, novembre 2013.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30509

 

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper,ex-Girex-Mazal, jugement le 31 janvier (lt)

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Hier, 70 des 90 salariés des quatre sociétés pharmaceutiques créées après la reprise de Girex-Mazal ont demandé le paiement de retenues de salaires.

Vingt et un d’entre eux étaient là pour une radiation judiciaire de leurs contrats de travail.

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Retour à la case départ. En novembre, le conseil des prud’hommes de Quimper n’avait pas réussi à statuer. Les dossiers ont donc été de nouveau plaidés, hier, en présence d’un juge professionnel.

« Une guerre d’usure initiée par l’employeur » Pas de changement dans l’argumentaire de Me Février du barreau de Quimper. Après avoir rappelé l’historique des dossiers depuis la reprise de Girex-Mazal, le conseil des salariés a rappelé l’origine des demandes portant sur la dénonciation « unilatérale », « autoritaire », par la nouvelle direction, des horaires de travail et le passage de 34 h 12 en quatre jours à 38 h en cinq jours sans hausse de salaires. La dénonciation de « l’ensemble des usages », « l’employeur ne fournit pas de travail aux salariés et demande de travailler plus… Trop de travail c’est difficile, pas de travail, c’est épouvantable ».

Le conseil des salariés propose au tribunal de rétablir l’accord de 1999. Celui-ci s’est surtout attaché à décrire le climat interne depuis la remise en cause de l’unité économique et sociale avec la scission en quatre entreprises, « un avertissement à chaque salarié », en juin 2012, des « négociations collectives complètement ignorées par l’employeur ».« Les salariés de Quimper se sont vus supprimer leur prime annuelle, pas ceux de Blois, cela s’appelle de la discrimination », a-t-elle lancé, rappelant les retards de paiement des salaires. Autres exemples, les interventions de la direction du travail et de la médecine du travail, les alertes sur les risques psychosociaux, une « volonté de punir les salariés », évoquant un « harcèlement moral », une « politique de la terreur », un « despotisme », des « procédures extravagantes », une « guerre d’usure initiée par l’employeur ».

« Chroniqued’une mort annoncée… » Me Février a mis en garde sur une « chronique d’une mort annoncée » avec un « employeur qui ne paie plus les salaires, ne fournit pas de travail », parlant de « mouvements vers la Grande-Bretagne et la Suisse. S’il y a une fermeture du site, qu’on ne l’impute pas aux salariés. L’employeur est responsable de cette situation inextricable, il ne veut pas d’un plan de sauvegarde de l’emploi », a-t-elle conclu sous les applaudissements des salariés. Face à une telle charge, Me Laeri s’est attaché à démonter les arguments un par un.

« L’entreprise espère rebondir… » L’accord ARTT de 1999 ? « Nous ne l’avons jamais dénoncé. Il précisait quatre jours de travail par semaine « préférentiellement ». Travailler sur 34 h 12, ce n’était pas viable. C’était le projet de reprise tel qu’il avait été donné au tribunal de commerce de Versailles, qui a eu l’accord du comité d’entreprise ».L’avocat a encore mis en avant les difficultés financières et de trésorerie avec « un impayé de 3,6 millions d’euros ».« Depuis six mois, l’employeur fait le nécessaire pour payer les salaires avec quelques jours de retard, c’est à son honneur ». Pas plus, il n’aura joué la « politique de la chaise vide ».Sur l’avenir, il a annoncé, en 2014, six nouvelles autorisations de mise sur le marché de médicaments. « L’entreprise espère pouvoir rebondir dans trois mois ».Quant au stress au travail, « c’est possible mais il était préexistant à la reprise. Dès l’alerte de la médecine du travail, la direction a engagé une psychologue du travail ».

Conseil de prud’hommes sous pression Sur les contrats de travail remis en cause, il a évoqué « l’impossibilité de s’appuyer sur des manquements collectifs pour justifier des résiliations individuelles ».L’avocat a conclu en mettant la pression sur le conseil de prud’hommes : « Ou bien vous refusez les vingt et une résiliations pour deux millions d’euros et la société va vivre, ou bien vous acceptez et, évidemment, nous allons droit au dépôt de bilan avec toutes les conséquences sur le chômage… ». Jacky Hamard 3 décembre 2013

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/ex-girex-mazal-jugement-le-31-janvier-03-12-2013-2324610.php

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, centre de santé, débrayage très suivi à Kerjestin (lt)

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Le débrayage de deux heures, hier matin, a été massivement suivi au centre de santé de la Mutualité retraite 29-56, à Kerjestin. Les personnels demandent des hausses de salaire et un deuxième poste de secrétaire.

Quimper, centre de santé, débrayage très suivi à Kerjestin (lt) dans Quimper et pays glazik empty

Sur les 35 salariés, 28 ont participé, hier, au débrayage. « Nous ne sommes pas à l’hôpital, il n’y a pas de réquisition mais nous avons assuré les soins ce matin », a précisé Marie-Aline Béréhouc, déléguée du personnel CGT et secrétaire du comité d’entreprise.

Salaires bloquésdepuis quatre ans À Kerjestin, le centre de santé comprend un centre de soins infirmiers (CSI), un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et une équipe mobile pour les malades d’Alzheimer (EMMA). Quelque 150 personnes reçoivent ainsi des soins une à deux fois par jour.« Malgré la hausse de l’activité et du chiffre d’affaires du pôle retraite, les salaires sont bloqués depuis quatre ans et demi. Après trois années bénéficiaires, le compte de résultat 2011-2012 montre un excédent de + 22 %. 2013 va encore être une bonne année, on aimerait bien voir la couleur de quelque chose », a-t-elle commenté, hier, sur le site de Kerjestin (*). « La direction nous fait des promesses mais on ne voit rien venir », ajoute Caroline Mourges, déléguée du personnel sans étiquette.

Un deuxième poste de secrétaire demandé À ces questions de salaires, s’ajoute la demande de création d’un deuxième poste de secrétaire. « Avec l’augmentation de l’activité, la secrétaire a six mois de retard sur la facturation des soins. La direction nous donne le choix entre un poste de secrétaire ou une augmentation de salaire pour tout le monde. Ce n’est pas cool, nous, on pense que cela peut être les deux », ajoute-t-elle.La rencontre, lundi, avec la direction générale et les ressources humaines, avec la proposition de la création d’un groupe de travail constitué à partir du 13 décembre, a donc été jugée insuffisante pour lever le préavis de grève.Le 19 décembre, se tiendra aussi une nouvelle réunion dans le cadre des négociations annuelles obligatoires.La direction de la Mutualité retraire 29-56 n’a pu être jointe hier.

(*) Le pôle compte cinq Ehpad, neuf petites unités de vie et deux centres de santé entre Brest et Vannes.

4 décembre 2013 http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/centre-de-sante-debrayage-tres-suivi-a-kerjestin-04-12-2013-2325979.php

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, les pompiers manifestent pour davantage de moyens (lt+of)

COR_0902052800.jpgQuimper, les pompiers manifestent pour davantage de moyens (lt+of) dans Luttes sociales en Finistère empty

Une bonne centaine de pompiers du Finistère ont manifesté ce mardi matin devant le nouveau centre de secours de Quimper, à l’appel de la CGT.

*
Une nouvelle réunion n’a pas permis de trouver un accord avec la hiérarchie, au sujet des moyens destinés à appliquer une directive européenne. Elle concerne l’organisation du temps de travail. Celle du Finistère est particulier.

*
Pour l’heure, il est question de cinq créations de postes contre neuf demandés par les pompiers, dans ce département. Une réunion est prévue le 18 décembre avec le président du Conseil général, qui décidera d’une éventuelle participation à l’effort demandé. Un peu tardif au goût des pompiers.  La directive doit entrer en application le 1er janvier. De nouvelles actions sont envisagées en cas d’échec.

Ce n’est pas la première fois ces dernières semaines que les soldats du feu finistérien tirent la sonnette d’alarme. La CGT a notamment lancé au début du mois de novembre un service minimum dans les principales casernes du département. Avec pour message :  »En grève pour votre sécurité ». L’inquiétude de la CGT, expliquait alors Yannick Leal, le représentant départemental de la CGT, réside dans la mise en place, au 1er janvier, d’une circulaire européenne imposant à la France de diminuer le nombre de gardes par sapeur-pompier. « Si on diminue le nombre de gardes par jour, sans augmenter les effectifs, il y aura forcément des interventions qu’on ne pourra pas assurer, no- tamment en extérieur pour pallier l’indisponibilité de certains pompiers volontaires dans la journée », alertait le syndicaliste. David Cormier 3 décembre 2013 à 13h38

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/quimper-les-pompiers-manifestent-pour-davantage-de-moyens-03-12-2013-2325048.php

http://www.ouest-france.fr/secours-les-pompiers-du-finistere-en-manque-deffectifs-1758821

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28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, conforama de Quimper, une vingtaine de salariés en grève (of)

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Une vingtaine de salariés du magasin Conforama de Quimper sont en grève pour dénoncer des pressions managériales difficiles à vivre au quotidien.

Ouvertures de cartes confo, assurances, garanties, adresses mail autant de contraintes pour les clients… et que les vendeurs doivent proposer sur insistance de la direction. « Aujourd’hui, un chiffre d’affaires reste un chiffre », déplore Gilbert Bourhis, délégué CFDT, qui estime que cette pression financière fausse la relation avec le client. Le représentant du personnel demande qu’un dialogue soit ouvert avec la direction quimpéroise car « l’écoute est à sens unique », regrette le délégué. Malgré tout, le magasin restera ouvert ce mercredi 27 novembre. Quimper – 27 Novembre

http://www.ouest-france.fr/conforama-de-quimper-une-vingtaine-de-salaries-en-greve-1743971

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rassemblement contre les violences faites aux femmes (of)

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Trente personnes, ont participé, hier à Quimper (Finistère) à un rassemblement contre les violences faites aux femmes.

Hier, à Quimper, une trentaine de personnes se sont rassemblées sur le parvis de la cathédrale Saint-Corentin à l’invitation du planning familial du Finistère. Par la suite, le cortège a défilé dans les rues du centre-ville.

Pour toutes informations, une permanence est organisée à Douarnenez au centre Gradlon le lundi de 17 h 30 à 19 h et le samedi de 10 h 30 à 12 h.

Contact : 02 98 92 36 70 ou à mfpfdz.29@orange.fr.

Enfin, début janvier, un numéro de téléphone, le 39.19, sera ouvert 7/7. Quimper – 09h36

http://www.ouest-france.fr/quimper-rassemblement-contre-les-violences-faites-aux-femmes-1736987

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, Quimper, rythmes scolaires, les griefs pleuvent (lt)

Brest, Quimper, rythmes scolaires, les griefs pleuvent (lt) dans Educ'action adapter-les-rythmes-scol-285x300

Faible mobilisation dans la rue, hier matin à Quimper, au regard des répercussions du mouvement contre la réforme des rythmes scolaires, dans les écoles de la ville. Les questions posées par les enseignants, animateurs, parents, appellent pourtant des réponses.

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Environ 120 manifestants, place de la Résistance pour un rassemblement cornouaillais : ce n’était pas l’affluence des grands jours hier matin. Pourtant, l’appel à la grève lancé par plusieurs syndicats (1) a provoqué d’importantes perturbations dans les écoles. À Quimper, les accueils périscolaires du matin et du soir ont été fermés dans toutes les écoles, de même que les activités périscolaires de journée et la restauration a été assurée dans seulement quatre écoles. Le mouvement n’a donc pas eu de forte traduction dans la rue. Dans le groupe des manifestants, il y avait en majorité des enseignants mais aussi des animateurs des temps périscolaires et quelques rares parents.

Témoignages:

Morgane, animatrice. Responsable de l’accueil périscolaire à Plomelin, Morgane s’inquiète. « Les agents ont des diplômes d’animateurs mais ils ne sont pas professeurs de gym, de danse ou de breton, dit-elle. Les activités périscolaires ne peuvent qu’être ludiques. En maternelle, ce n’est pas forcément judicieux. Il faut plus de concertation entre parents, agents et enseignants. Je suis pour des aména-gements de cette réforme, par exemple que les maternelles ne soient pas concernées. On peut aussi penser à réduire les vacances scolaires d’été et, pourquoi pas, concentrer les cours le matin et faire des activités l’après-midi ».

Martine, mère de famille. « Je travaille à temps partiel pour m’occuper de mon dernier, précise cette Quimpéroise. Je ne travaille pas le mercredi. Aujourd’hui, je suis obligée de l’envoyer à l’école. Il fallait sans doute une réforme mais laquelle ? Les enfants sont à l’école pour lire, écrire, apprendre. Ce n’est pas des temps d’activités périscolaires que j’attends ».

Gwendoline, enseignante. « Il y a eu un manque de réflexion puis de moyens pour cette réforme, estime la jeune femme qui travaille à Moëlan-sur-Mer et est syndiquée à Sud Éducation. On a l’im- pression que ce qui a primé ce sont les intérêts économiques et touristiques. Il aurait fallu réduire les vacances. Sinon, choisir le mercredi matin n’était pas judicieux. Le samedi matin était préférable dans l’intérêt de l’enfant. Enfin, il y a la confusion entre le périscolaire et le scolaire avec les mêmes locaux utilisés. Les missions des enseignants en arts plastiques, éducation physique seront-elles encore conservées à l’avenir ? ».

Sophie enseignante. « La réforme est en place à Plonéour-Lanvern. L’équipe pédagogique a choisi des TAP à la pause méridienne à 13 h 45. Il fallait une réforme avec quatre jours et demi mais le samedi matin plutôt que le mercredi matin. Un week-end moins long sera moins fatigant. Les enfants ont du mal à reprendre le lundi. Nos collègues sont de plus en plus nombreux à estimer que le samedi matin est le bon moment. Il aurait fallu aussi une réflexion sur l’année et non sur la semaine. Par ailleurs, comme les TAP sont en début d’après-midi, nous estimons qu’il doit y avoir des activités calmes, pour mettre les enfants en disposition pour travailler. C’est là qu’il y a un malentendu avec les parents qui voulaient quelque chose de stimulant ».

Olivier, enseignant. « Nous sommes dépités par la mise en oeuvre de cette réforme qui était au départ intéressante et nous craignons l’effet inverse de celui escompté, dit ce Quimpérois. Au final, l’élève passe plus de temps à l’école et est moins disponible ». Ronan Larvor 15 novembre 2013 à 07h34

(1) CGT Éducation, CGT territoriaux, CNT, FO Territoriaux, SNUDI Force Ouvrière, SUD Collectivités Territoriales, SUD éducation.

SNUipp : « Il faut une réécriture du texte »

Le SNUipp du Finistère, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré, n’appelait pas à la grève, hier, contre la réforme des rythmes scolaires.

À 16 h, devant l’Inspection académique où se déroule une première réunion bilan de la mise en oeuvre des temps d’activités périscolaires avec les syndicats, Louis Le Pape, Sabrina Manuel et Anne-Julie Cinar, expliquent la position de leur syndicat. « Nous avons pris le pouls des enseignants pour connaître leur intention, explique Louis Le Page. Aujourd’hui ils n’étaient pas prêts à la grève, même si certains de nos adhérents l’ont suivie. Nous estimons que le débat doit dépasser celui des rythmes scolaires et con- cerner la refondation de l’école ». « Le SNUipp n’est pas contre tout mais est une force de proposition, ajoute Sabrina Manuel. Nous ne demandons pas la suppression de la réforme des rythmes scolaires mais la réécriture du texte et les moyens qui vont avec. On arrête et on se met autour d’une table. Il n’est pas question de revenir à la semaine de quatre jours ». « La réalité de la réforme est assez catastrophique, ajoute Louis Le Pape. Il faut arrêter cette cacophonie dans son application. Le principe d’une grève dans l’air, peut-être fin novembre ou début décembre, selon les réponses qui seront apportées par le ministère ».

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/rythmes-scolaires-les-griefs-pleuvent-15-11-2013-2303823.php

Rythmes scolaires. « 100 % épuisés »

15 novembre 2013

À l’appel national des syndicats CGT, Sud ou Force ouvrière, entre autres, ils n’étaient que 120 manifestants environ, place de la Liberté, hier, à protester contre la réforme des rythmes scolaires mise en place, il y a deux mois, dans plusieurs communes.

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« Nous sommes dans la rue pour que ça résonne, nous sommes dans la rue, change ta réforme ! ». Hier, ce chant entonné par le personnel périscolaire des écoles de Guipavas, où la réforme des rythmes sco- laires est appliquée depuis le début de l’année, était en première ligne d’un rassemblement de protes-tation timide. Il était adressé à Vincent Peillon, ministre de l’Éducation. Le Snuipp, syndicat enseignant majoritaire dans le premier degré, n’avait, lui, pas joint sa voix à celle d’une intersyndicale emmenée par la CGT, Sud et Force ouvrière.

« Les conditions d’accueil des enfants insuffisantes » « Le personnel périscolaire est en souf- france, il est épuisé. Les conditions d’accueil des enfants ne sont pas suffisantes, exposent Emmanuelle, Adeline et Jacqueline. Nous demandons la suppression des Tap (temps d’activités périscolaires) de 30 minutes sur lesquels il est impossible de mettre en place des activités. Nous avons plusieurs casquettes dans la journée : une casquette « Atsem », une autre « animateur ». Nous devons préparer des activités de qualité car les parents sont « derrière ». En maternelle, la sieste n’est pas adaptée. Nous avons également des groupes d’enfants trop importants à gérer. Ils sont 18, par exemple, à faire du bricolage. Concernant les activités sportives, nous mettons 20 minutes à rejoindre une salle de tennis et 20 minutes à en revenir, pour un temps global d’une heure et quart ».

Cinquante-sept points de revendications  À Brest, la CGT a également adressé au maire, François Cuillandre, un cahier de revendications fort de 57 points. « Les agents font un travail supplémentaire sans augmentation de salaire. Nous demandons des avancées significatives sur des points de tension où il n’est pas forcément question d’argent, indique Éric Pellennec, secrétaire adjoint de la CGT Brest Métropole Océane. Nous demandons la mise à disposition de locaux pour les activités quand les classes sont fermées. Elles se font parfois dans les couloirs. « Nous avons une réunion avec la mairie le 20 novembre. S’il n’y a pas d’avancée notable sur nos revendications, nous pourrions nous lancer dans une grève à durée indéterminée, comme pour la grève des cantines, il y a quelques mois ». S’ils n’étaient pas très nombreux à manifester, hier, seuls 700 repas auraient été servis dans les cantines brestoises, sur les 7.000 habituels.

« Après deux mois de mise en oeuvre, le constat est navrant, juge Olivier Cuzon, pour Sud éducation 29. La réforme des rythmes scolaires ne tient pas ses promesses. Loin de respecter les rythmes des enfants, elle augmente leur fatigue, mettant en péril leur apprentissage. Commune riche contre commune pauvre, commune urbaine disposant d’un fort tissu associatif contre commune rurale, priorité des politiques municipales : cette réforme va également générer de très fortes inégalités terri-toriales dans l’offre éducative ». À l’issue du rassemblement, place de la Liberté, les manifestants se sont dirigés en cortège vers la maison du Peuple où s’est tenue une assemblée générale. Karine Joncqueur

Enseignants : « Le débat doit aller plus loin »

Il y avait, hier, peu d’enseignants parmi les manifestants. Le Snuipp du Finistère, syndicat majoritaire dans le premier degré, n’appelait pas à la grève mais menait une série d’actions pour interpeller sur la refondation de l’école.

Le Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles) tenait, hier, un point presse, à midi, devant les portes de l’ESPE (ex-IUFM) de Brest. « Dans le Finistère, nous n’avons pas ap- pelé à la grève. Certains départements l’ont fait. Nous menons une quinzaine d’actions dans le dépar-tement afin d’interpeller sur la refondation de l’école. Mercredi, nous avons organisé des réunions d’informations syndicales. Elles ont été très suivies par les enseignants, avec un panel d’écoles large et représentatif », indiquent Louis Le Pape et Sabrina Manuel, membres du bureau du Snuipp. Il y a beaucoup été débattu des rythmes scolaires et, plus généralement, de la loi sur la refondation de l’école.

« Nous demandons la réécriture du décret » « Nous demandons des moyens et du temps. Le décret « Rythmes scolaires » a été bâclé. Nous ne sommes pas contre la semaine des quatre jours et demi. Nous avons été les premiers à la demander. Mais, aujourd’hui, le bien-être des enfants est passé au second plan. À Brest, il y a le discours de la mairie dans lequel « tout va bien, tout le monde est ravi ». Mais nous qui sommes en contact avec les parents d’élèves et les enfants, nous nous rendons compte que ce n’est pas le cas. Le problème est que les choses sont installées. C’est avant qu’il fallait prendre du temps. Nous demandons la réécriture du décret ». Quels arguments sont avancés pour dire que la réforme n’est pas bonne ? « Ils sont très partagés mais il y a une constante : les enfants sont très fatigués. Soyons objectifs : cela peut marcher quand ça a été préparé et concerté avec les conseils d’école. L’objectif de la réforme était d’amener la réussite de tous, d’améliorer et de faciliter l’apprentissage. Or, parfois, elle va à l’encontre de ces objectifs car il y a des mesures comptables derrière, souligne Sabrina Manuel. Moi, je suis directrice d’une école maternelle et c’est une catastrophe. La base, pour les enfants, c’est la régularité et on ne l’a pas ». K.J.

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/rythmes-scolaires-100-epuises-15-11-2013-2303625.php

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29)

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29) dans Luttes sociales en Bretagne kper

Samedi 2 novembre à Quimper. Une marée de bonnets rouges, une forêt de Gwenn-Ha-Du parse- mée de quelques drapeaux rouges, des quais de l’Odet au mont Frugy, la place de la Résistance déborde…

*
Organisée par le collectif pour l’emploi en Bretagne, la manifestation est un événement.
Le nombre de participants : 20 000 ? 30 000 ? Qui pourrait le dire ? Des bouquets de chrysanthèmes qui symbolisent les emplois que l’on enterre sont disposés aux abords de la place. « Re ’zo re!» (« Trop c’est trop ! ») affirme une banderole tendue sur le Frugy. La sono diffuse « La Blanche Hermine » de Gilles Servat, quelques tubes des frères Morvan mais aussi « Bellaciao », Keny Arkana ou Trust…

Quimper contre Carhaix ? L’écho médiatique sur les ondes et dans la presse est impressionnant. Des médias qui se font aussi écho de la discussion, voire de la polémique : Quimper ou Carhaix ? Trois jours avant la manifestation de Quimper, la CGT a lancé un appel à manifester à Carhaix, à 65 km de là. Le Front de Gauche fait volte-face et suit la CGT, entraînant une partie de la FSU, Solidaires 22 et 35 ainsi qu’EELV, le Parti de Gauche et le député PS de la circonscription. Le matin du 2 novembre, Bernard Poignant (maire de Quimper, conseiller de François Hollande) leur apporte même son soutien à la télévision… Les 1 500 à 2 000 personnes qui ont donc manifesté à Carhaix auraient pourtant eu toute leur place à Quimper pour constituer avec nous un pôle ouvrier indépendant, seul à même de lutter réellement contre les licenciements.

Populaire et combative On trouve dans la manifestation de nombreux salariés des usines qui licencient : les «Marine Harvest» de Poullaouen, les «Gad» de Lampaul-Guimiliau, les «Boutet-Nicolas» de Rosporden, les «Doux» et les «Tilly-Sabco» venus de Guerlesquin, mais aussi des salariés du public, des retraités, des précaires et des chômeurs. La déferlante de licenciements concerne presque 10 000 personnes en Bretagne depuis quelques mois, et ce sont avant tout des victimes de la crise capitaliste qui viennent crier leur colère.
Le NPA distribue tracts et autocollants pour l’interdiction des licenciements pendant que certains brandissent des pancartes demandant la suppression de l’écotaxe. On trouve certes des élus UMP, des représentants patronaux mais aussi Force ouvrière, des militants de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de l’Union démocratique bretonne (UDB) ainsi que le NPA qui a le plaisir d’accueillir le cama- rade Philippe Poutou que de nombreux manifestants ont remercié pour son soutien.  Nous organisons un point de rassemblement avec nos camarades des Alternatifs, d’Attac, de Breizhistance, rejoint aussi par des camarades du FdG présents. Nos autocollants proclament « E Breizh pe da lec’h all ! Nann d’an dilabour ! » (« En Bretagne comme ailleurs ! Interdiction des licenciements ! »). De nombreux mani- festants les collent volontiers sur leurs vêtements. «  Ça au moins, c’est clair ! » nous disent-ils.

Unité pour la lutte Les discours se succèdent, et on y trouve de tout.  À l’origine de l’appel à cette manifestation, Christian Troadec, le maire de Carhaix, insiste dans son intervention sur l’unité de tous les Bretons qui doivent se battre pour l’avenir de la région. Les représentants patronaux pleurent sur leurs « difficultés », réclament moins de « charges » et moins de taxes… Passons sur l’intervention du responsable de la FDSEA, le syndicat des agriculteurs productivistes.

Les représentants syndicaux appellent, eux, les travailleurs à lutter pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail. Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO de Doux, insiste sur l’unité qu’il faudra réaliser entre les travailleurs du public et ceux du privé et l’interdiction des licen- ciements, ainsi que le représentant des marins de la CGT. Enfin, notre camarade du NPA Kreiz-Breizh, Matthieu Guillemot, lit un message de Pierre Le Ménahès, dirigeant de la CGT des fonderies de Bretagne (ex-SBFM), très connu dans la région pour la lutte victorieuse qu’il a animée. Quelques jeunes passent le temps en jetant des pots de chrysanthèmes sur les CRS, en mettant le feu à quelques palettes ou en tirant des fusées de détresse.

L’immense cortège s’ébranle enfin, parcourt les rues aux magasins fermés mais qui affichent tous sur leur devanture leur soutien à cette manifestation. Le vent de la révolte s’est levé ! Il nous reste désormais à envisager la suite de la lutte pour imposer le blocage des licenciements, le maintien des salaires de tous les salariés menacés, et l’ouverture de tous les livres de comptes !

Michel K. et correspondants http://npa2009.org/node/39464

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation de Quimper (Npa)

Manifestation de Quimper (Npa) dans NPA becassine

Grande manifestation à Quimper, la colère des travailleurs et des classes populaires bretonne. Communiqué du NPA.

Le NPA se félicite de l’immense manifestation de Quimper qui a réuni au moins 30 000 personnes. Une manifestation réunissant principalement des salariés, des précaires, des petits artisans, des paysans, en colère contre les licenciements et le massacre social qu’ils subissent tous les jours. Les ouvriers licenciés de Doux, de Gad, Marine Harvest, Tilly Sabco étaient massivement présents et très en colère.

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Les manifestants réunis à Carhaix, principalement à l’appel de la CGT, auraient eu toute leur place avec nous à Quimper parmi la colère sociale. La seule façon de contrecarrer les manœuvres de l’UMP, du FN et des grands patrons est de ne pas leur abandonner le terrain. Les salariés sont solidaires des travailleurs de la terre comme des artisans. Leurs adversaires sont les mêmes.

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Cette manifestation à Quimper marque la nécessité de constituer un front unitaire des exploités, des opprimés qui n’en peuvent plus des politiques capitalistes assassines et de ce gouvernement qui ne s’oppose ni aux licenciements et ni aux diktats des actionnaires et du patronat.

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Il faudra bien que tous les syndicats et les partis politiques se réclamant de la défense des travailleurs et des plus démunis se retrouvent pour une offensive contre les plans sociaux et la politique désastreuse du gouvernement Hollande-Ayrault.

Montreuil, le 2 novembre 2013

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