Archive | Quimper et pays glazik

14 août 2019 ~ 0 Commentaire

bonnets rouges (la brèche numérique)

bonnets-ruz2

Manif des bonnets rouges à Quimper (2013)

Philippe Poutou nous écrit

Le porte-parole du NPA nous demande d’exercer son droit de réponse suite à l’article de Politis.fr : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires. »

Vous avez le droit d’écrire ce que vous voulez

C’est la liberté de la presse et on est archi pour. Vous avez aussi le droit visiblement d’écrire n’importe quoi, de traiter un sujet sans scrupule et du coup d’insulter des manifestants, des militants, des organisations politiques et syndicales. Pourquoi pas. Dans ce cas, je demande logiquement à utiliser mon droit de réponse.

En aucun cas le NPA et les autres participants à la manifestation de Quimper n’ont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ».

Dans cette manifestation, contrairement à ce que vous affirmiez, il n’y avait pas de dirigeants du FN, il n’y avait aucun drapeau, ni banderole, ni slogan ni rien du tout pouvant identifier le FN. Les identitaires comme les réacs de la « Manif pour tous » n’étaient qu’une poignée. L’UMP n’était représentée que par une brochette d’élus (mais cela n’arrive-t-il jamais dans les manif de salariés ?) Le Medef en tant que tel n’était pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole.

Alors oui cette manifestation ne ressemblait pas aux manifestations habituelles.

C’était une manifestation dominée par un sentiment régionaliste qui laisse la place à une partici-pation très diverse socialement et politiquement. Mais cette manifestation était avant tout très majoritairement populaire, elle était l’expression d’une colère populaire contre la crise, contre les difficultés de vivre, contre la souffrance quotidienne.

Ce sont des salariés (Gad, Doux, Tilly, Marine Harvest …), des chômeurs, des retraités, des jeunes, des militants CGT, du Front de Gauche, d’Attac, de l’UDB, de Breizhistance, des Alternatifs, des Zadistes de NDDL, du NPA … qui ont manifesté.

Parmi les 30 000 personnes, il y avait bien sûr des paysans, des petits exploitants, des commerçants victimes de la crise ou solidaires.

Non cette manifestation n’était pas à l’initiative du Medef ou de la droite.

Même si, c’est évident, il y a des tentatives de récupérer ou de dévoyer la colère des gens d’en bas. Il y a eu une volonté d’intoxication par le traitement médiatique de l’événement.

Pour rappel, à l’origine, c’est le Comité pour l’Emploi de Carhaix qui a décidé d’organiser cette manifestation lors d’un meeting le 18 octobre. Un meeting de solidarité envers les salariés de Marine Harvest. C’est après l’action du 26 octobre que les « anti-écotaxes » ont appelé à poursuivre le mouvement le 2 à Quimper. Là effectivement, le message commençait sérieusement à se brouiller.

Il n’y avait pas de raison de déserter cette manifestation.

C’était au contraire aux syndicats, aux associations, à la gauche radicale de tout faire pour que cette manifestation garde clairement un caractère anti-licenciements, anticapitaliste. Avec nos petits moyens, nous avons d’ailleurs constitué un pôle « gauche » dans le cortège avec les autres organisations présentes et nous étions les seuls à avoir des banderoles, des drapeaux en dehors des très nombreux drapeaux bretons. Et nous n’avons pas été vus comme des extra-terrestres, au contraire même.

Nous étions à notre place à Quimper : avec le bas peuple révolté

Mais aussi pour défendre une perspective progressiste et des solutions de gauche à la crise, pour faire entendre une voix anticapitaliste. Il s’agit tout simplement de construire concrètement une opposition de gauche au gouvernement pour ne pas laisser la droite, l’extrême droite ou le patronat prendre le contrôle du mouvement, ce qu’ils n’ont pas encore réussi à faire. Oui il y avait une bataille politique à mener. Dans cette manifestation et non pas à 70 kilomètres.

Pour finir : le NPA, avec ses militants de Carhaix, de Quimper, de Brest ou de Lorient en sait autant que vous sur la situation bretonne. Ce n’est pas la peine de se la jouer condescendant ou méprisant. Nous souhaitons évidemment que les désaccords politiques, les discussions autour de la nécessaire rupture avec le PS et son gouvernement libéral puissent se mener sans passer par le dénigrement ou l’insulte.

Philippe Poutou, le 6 novembre 2013.

Samedi 25 juin 2016 POUTOU Philippe

https://www.preavis.org/

 

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26 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

festivals féminisme (fr3)

sisters

Festival de Cornouaille : les artistes féminines sur les scènes bretonnes, la route est encore longue

Barba Loutig, Annie Ebrel, Nolùen Le Buhé, Marthe Vassalo, Nolwenn Korbell, Aziliz Manrow… Les fêtes de Cornouaille font la part belle aux artistes féminines dans leur programmation. Pourtant sur près de 300 musiciens invités cette année, 85 % sont des hommes.

Répondre à la question de la place des femmes sur la scène bretonne, quand on est une artiste féminine… c’est lassant. Pourtant, les chanteuses de Barba Loutig et du trio Ebrel-Le Buhé-Vassalo ont accepté de partager leurs expériences avec nous.

« On ne recherche pas cette visibilité-là », nous explique Lina Bellard du quatuor de chant polyphonique Barba Loutig. On peut les comprendre. Et nous préférerions d’ailleurs vous pour parler plus en longueur de leur spectacle « Saflikad » ou de « Paotred », présenté par Annie Ebrel, Nolùen Le Buhé et Marthe Vassalo.

Mais les chiffres sont éloquents et ne peuvent pas nous laisser indifférents.

Au festival de Cornouaille cette année, les femmes ne représentent que 15% des effectifs. Ce n’est pas nouveau et c’est le cas dans la plupart des festivals de musiques traditionnelles et actuelles. Avec le mouvement #Me Too, les médias et les programmateurs en prennent de plus en plus conscience. Les artistes que nous avons rencontrées, elles, le savent elles depuis bien longtemps.

« Quand on regarde les affiches de fest-noz et de concerts, il y a parfois des fois des groupes de chanteuses, mais il n’y a pas tant que ça de musiciennes. Et dans certains festivals, sur une trentaine de formations, il n’y a quasiment que des hommes », relate Enora de Parscau, de Barba Loutig. « Le fait que des festivals veuillent mettre les femmes en avant prouve qu’il y a un manque, c’est révélateur du fait que l’on n’est pas assez visibles », poursuit-elle.

Plus de professionnels que de professionnelles

Il ne s’agit pourtant pas de jeter la pierre aux organisateurs. Puisque de fait, si les plateaux sont en majorité masculins, c’est qu’il y a beaucoup plus de musiciens professionnels que de musi-ciennes professionnelles. Avec, il faut le noter, un peu plus de parité chez les chanteuses et chanteurs.

Igor Gardes, directeur du festival de Cornouaille, a conscience de ce phénomène. « Quand je suis arrivé dans l’équipe du festival en 2014, j’ai exposé ces interrogations-là », raconte-il. « A défaut de pouvoir faire une programmation paritaire, je voulais au moins marquer le coup sur un fest-noz paritaire, qui s’est tenu le vendredi soir pendant trois ou quatre ans ». Mais l’expérience n’a pas été renouvelée. « Avec mes collaborateurs, on s’est vite rendu compte qu’on n’y arrivait pas. Nous avions vite fait le tour des groupes un peu connus », explique le directeur.

Elsa Corre, des Barba Loutig, abonde dans ce sens : « Je participe à la programmation du fest-noz du festival du cinéma de Douarnenez et tous les ans je me retrouve face à la même problématique, il n’y a pas de femmes. On a des duos de chanteuses, et après ? »  Pour elle, le problème ne vient pas des programmateurs. Il faut sans doute aller chercher du côté de la formation des musiciennes et comprendre pourquoi elles sont bien moins nombreuses que les hommes à se professionnaliser.

Travailler sur la formation des musiciennes

« Dans la musique traditionnelle, il y a toujours le syndrome du mâle blanc », plaisante la chanteuse Nolùen Le Buhé. Ses deux acolytes, Annie Ebrel et Mathe Vassalo, acquiescent. « Nous animons des stages de chant aujourd’hui. Mais il y a eu une époque où seuls les hommes animaient ces stages. Et les hommes encourageaient les hommes. Ils voyaient chez un homme un futur professionnel mais ils ne voyaient pas une future professionnelle chez une femme ».

Marthe Vassalo va même plus loin.« La musique a un pouvoir sur les gens. Chanter et jouer c’est avoir du pouvoir sur les gens et on vit dans une société dans laquelle les hommes n’aiment pas tellement partager le pouvoir. Plus une femme est compétente et présente, plus ce qu’elle fait est impressionnant, plus elle sera dérangeante», détaille la chanteuse.

Les petites filles manquent aussi de modèles féminins auxquels s’identifier, les professionnels et les professeurs de musique étant des hommes dans la grande majorité. Et comme pour n’impor-te quelle activité, elles se tournent encore vers des instruments ou des disciplines à « connotation plus féminine », comme le chant par exemple.

Pourtant, des initiatives existent pour atténuer ces tendances. « Il y a des écoles de musique qui proposent des classes d’éveil où les petits peuvent tester tous les instruments, que ce soit la batterie, la basse… c’est un bon départ pour s’ouvrir à n’importe quelle discipline par la suite », constate Elsa Corre de Barba Loutig.

Vie d’artiste et vie de famille

Mais au-delà de la question de la formation, il y a la question de la vie de famille et des inégalités dans la répartition des tâches au quotidien. Et les sept artistes que nous avons rencontrées sont unanimes, c’est probablement le premier frein à la professionnalisation des musiciennes. Car vie d’artiste et vie de maman sont difficile à concilier. « On est amenées à bouger beaucoup, ou à partir sur des longues périodes, parfois à l’autre bout de la France », raconte Elsa Corre.

Comme les autres chanteuses de Barba Loutig, elle dit avoir vu sa vie d’artiste changer avec la naissance de son enfant : « Quand on devient maman, la réalité du métier change. Pour certains papas c’est aussi le cas, mais les musiciens masculins qu’on voit autour de nous viennent rarement avec leur bébé en résidence… « .

Les contraintes liées à la grossesse, l’allaitement font que la parentalité n’a pas le même impact sur la vie d’artistes des femmes et des hommes. « On a l’impression que pour les organisateurs d’événements, les femmes ont des gestations de mammouths », dit Nolùen Le Buhé. « Car entre le moment où un organisateur apprendre que vous êtes enceinte, que vous avez accouché, que vous êtes en train de vous occuper d’un enfant… il peut se passer deux ou trois ans avant qu’on vous rappelle ».

Pour Lina Bellard de Barba Loutig, certaines initiatives pourraient pourtant aider les artistes féminines : « Les festivals pourraient nous demander si on a besoin d’une ou d’un baby sitter, de la même manière qu’ils nous demandent si on a besoin d’un hébergement ». « Et ils pourraient le proposer aux artistes hommes qui ont des enfants également », ajoute Enora de Parscau.

Pour que les musiciennes se professionnalisent et que les scènes se féminisent, toutes s’accordent à dire que les habitudes et les mentalités doivent changer.

Bleuenn Le Borgne 26/07/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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22 juin 2019 ~ 0 Commentaire

4 juillet (s’unir pour ne pas subir)

quimper

Le collectif «S’unir pour ne pas subir» dénonce les répressions policières et judiciaires qui ne cessent de s’intensifier contre le mouvement social.

Après le cap déjà passé lors des mobilisations contre les lois travail et les luttes environnementales (COP21, ZAD), un nouveau seuil a été franchi pour tenter d’écraser le mouvement des Gilets Jaunes occasionnant de nombreuses blessures graves et 2 000 condamnations dont 800 à la prison ferme.

Cette semaine, ce sont deux syndicalistes (Gaël et Émilie), impliqués dans le long mouvement de grève des postiers en région parisienne, qui ont subi une GAV de plus de 30 heures après avoir été « cueillis » à domicile à 6 heures du matin et ce sous des prétextes fallacieux.

Plus prés de chez nous les opposants à la centrale à gaz de Landivisiau sont inculpés. Au nombre de 21, ils seront traduits devant la justice à Brest le 4 juillet «pour être entrés sur le terrain de la future centrale» et «participation à une manifestation non déclarée».

L’autoritarisme et la répression sont en marche !

Se battre contre les législations réactionnaires telle «la loi anti-casseurs » en fait anti- manifestants, soutenir les réprimés et victimes de violences, interdire l’usage des armes de guerre ( LBD et grenades), défendre les libertés publiques et les syndicalistes en lutte,nécessitent de construire les convergences nécessaires.

Pour aider les résistances il faut unir nos forces et les coordonner dans la durée

Il faut stopper l’offensive anti-sociale et sécuritaire.

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Le 4 juillet  Brest 12 h

Tribunal de Grande Instance,

32 rue de Denver, soutien aux inculpés.

Quimper 19 juin 2019 Collectif «S’unir pour ne pas subir»

sunirpournepassubir29@gmail.com

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20 juin 2019 ~ 0 Commentaire

conseil (fr3 cb)

servive public

Le personnel de la protection de l’enfance envahit le Conseil départemental du Finistère

Le personnel de la protection de l’enfance du Finistère a investi ce jeudi matin la séance plénière du conseil départemental à Quimper afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

Ils lancent un cri d’alerte, disent-ils « face aux difficultés que nous rencontrons et qui impactent fortement les mineurs qui nous sont confiés », pour espèrent-ils « faire émerger une prise de conscience collective ».

Les professionels de la protection de l’enfance dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, alors que leurs missions sont de plus en plus complexes. Réunis à l’appel de trois syndicats, CGT, CFDT et CFE-CGC ils se sont rassemblés à partir de 10h ce jeudi matin avant d’investir le conseil du département.

Ces professionnels du centre départemental de l’Enfance et de la Famille, dans une lettre ouverte mettent en avant en particulier, de nouvelles missions, concernant l’accueil de ces jeunes en situation de placement, pour lesquelles ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour les remplir de manière satisfaisante.

Ils expliquent encore que « de jeunes professionnels contractuels, parfois insuffisamment expéri-mentés, sont embauchés pour être en première ligne afin de combler les failles du maillage de la protection de l’enfance et du soin ». « Les accueils s’effectuent sans vision à moyen et long terme. C’est au jour le jour, voire d’heure en heure que s’organise l’accueil, tandis que la loi 2016 vient renforcer légitimement le travail à partir et pour le « projet de l’enfant ». » Dans ce contexte, les agressions se multiplient.

Les manifestants demandent au département « la prise en compte des spécificités de nos missions et de notre fonctionnement. Il est dans votre intérêt de maintenir un service public de qualité et de rétablir de bonnes conditions de travail puisqu’il est de votre responsabilité de garantir la santé physique et mentale des agents comme la sécurité morale et affective des accueillis« .

Krystell Veillard 20/06/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Des agents sociaux manifestent au cours de la séance plénière du conseil départemental à Quimper (Côté Quimper)

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (gilets jeunes)

gilets

« LA SANTE PUBLIQUE EST EN DANGER DE MORT »

Depuis des années les suppressions de lits,les fermetures de maternités,de services d’hôpitaux,la diminution des personnels, mettent à mal l’accueil et le soin des patientEs en milieu hospitalier.

Des déserts sanitaires s’installent !

Depuis des années, les franchises (consultations,médicaments), les dépassements d’hono-raires,la multiplication des frais annexes font que la santé coûte de plus en plus cher pour toutes et tous.

La survie de nos anciens et la qualité des prises en charge sont menacées dans des EHPAD qui manquent cruellement de moyens !

Les services d’urgence dans les hôpitaux sont arrivés à un point de rupture et les professionnels sont en grande souffrance.

En réduisant les recettes de la sécurité sociale par la baisse des cotisations sociales sans contrepartie,le gouvernement Macron poursuit l’étranglement financier de l’hôpital public et dégrade l’accés aux soins pour mieux rentabiliser et privatiser ce secteur essentiel à la vie de toutes et tous.

A ces dégradations, à cette souffrance, à ce chaos qui vient Macron et Agnès Buzin répondent une fois de plus par le mépris,voire des mesures de réquisition !

Aujourd’hui défendre la santé et l’accès à des soins de qualité doit être l’affaire de toutes et tous, personnels, usagers, patients ou futurs patients…

Parce que la SANTE EST UN DROIT, PAS UNE MARCHANDISE,

SOUTIEN AUX PERSONNELS EN LUTTE DE LA SANTE ET DU SOCIAL.

Venez nous rencontrer au rond-point de Troyalac’h

Les mercredis soirs à 20h en A.G à l’ancien tribunal desprud’hommes

87 avenue Léon Blum 29000 Quimper

Les samedis à partir de 14h Place de la Résistance au café des Gilets Jaunes

Communiqué n° 9 de l’assemblée Gilet Jaune de Quimper

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

quimper hôpital (côté-quimper le-huff npa)

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Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital

À Quimper, la CGT, la CFDT et Sud ont obtenu le maintien par la direction de l’hôpital de Cornouaille de la prime pour les nouveaux contractuels. Les négociations se poursuivent. Le personnel des urgences du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) manifestait ce mardi 11 juin 2019 après-midi à Quimper pour dénoncer les conditions de travail. La CGT, la CFDT et Sud ont apporté leur soutien aux soignants.

L’intersyndicale a, de son côté, suspendu ses actions suite aux dernières discussions le 3 juin avec la direction de l’hôpital sur le plan de retour à l’équilibre financier.

Les syndicats ont obtenu l’abandon d’une mesure très décriée : la suppression de la prime pour les nouveaux contractuels aide-soignants, infirmiers… Pascale Jacq, de Sud, estime que la direction n’avait guère le choix : Les besoins de recrutement sont très importants cet été. Et l’hôpital a beaucoup de mal à recruter. L’hôpital de Quimper n’est pas attractif pour le personnel soignant. Les jeunes diplômés qui sortent des écoles de Quimper préfèrent aller travailler à l’hôpital de Douarnenez ou à Gourmelen.

Baisse du nombre de RTT

L’intersyndicale n’a, en revanche, pas obtenu d’avancées significatives sur les deux autres principales mesures du plan d’économies :

  • Le passage de 17 à 15 RTT,
  • Le non remplacement des absences les 48 premières heures.

Sur ce dernier point, les syndicats multiplient les exemples de services perturbés par ces absences non remplacées et le rappel des soignants sur leurs jours de repos ou de congés. Laure Journal, de la CFDT, indique que cette mesure risque encore d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires : En 2017, elles se montaient à 54316 heures. En 2018, elles atteignaient 77487 heures. Cela représente 50 temps plein. Ces 77487 heures sont les heures déclarées : la partie émergée de l’iceberg. Mais il y a beaucoup de soignants qui ne déclarent pas leurs heures supplémentaires.

Demande d’un audit

Les syndicats vont négocier avec la direction sur ces remplacements inopinés mais aussi « la gestion des heures supplémentaires, la valorisation des rappels sur repos, le parcours contractuel, la mobilité, les pools de remplacements », liste l’intersyndicale. Loïc Le Houarner, de la CGT, craint que ces discussions ne se prolongent encore plusieurs mois : « On discute déjà depuis le mois de mars. Il ne va rien se passer cet été. On va encore perdre du temps ! »

Les discussions devraient aussi porter sur divers points financiers. Les syndicats demandent qu’un audit financier soit mené et qu’ils participent à l’élaboration de son cahier des charges. Pascale Jacq aimerait y voir plus clair dans la restructuration du service de soin de suite et de réadaptation (SSR) : La direction s’est rendu compte que cette activité SSR a été mal évaluée. L’hôpital risque de perdre 800000 euros suite au transfert de ce service à Concarneau et sa prise en charge par l’Ugecam.

Autre interrogation soulevée par Loïc Le Houarner :

Il y a un an, on nous avait annoncé la construction d’une clinique ambulatoire sur le site du Chic. Et puis, plus rien! Pourquoi un tel coup de frein? La direction change et abandonne un projet dit de territoire ?

 

https://actu.fr/bretagne/

 

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quilmper2

Quimper, mardi 11 juin

 

Lire aussi:

 

« Les personnels des hôpitaux ne veulent plus finir cramés à 50 ans, ça va péter! » (Le Huffington Post)

Urgences : « Quand on n’est que 2 infirmières pour les 40 patients, ce n’est pas possible » (NPA)

Manifestations des personnels hospitaliers contre la casse de l’hôpital et la souffrance au travail (RP)

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03 juin 2019 ~ 0 Commentaire

hébergement d’urgence (ldh)

refugies
Pour un retour à l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence
dans le Finistère
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Qu’est-ce que l’hébergement d’urgence ?
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L’hébergement d’urgence est un dispositif d’aide et d’accompagnement pouvant être délivré aux personnes sans abri et en difficulté sociale. Pour le solliciter, il faut faire le 115 qui est un numéro d’urgence comme l’est le 18 pour les pompiers, ou le 15 pour le Samu. Ce dispositif, ainsi prévu pour mettre à l’abri les personnes sans ressources lorsque cela est possible, est un dispositif de l’État mais dont l’organisation se fait à l’échelle du département.
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Sur le principe, la plateforme du 115 s’appuie alors généralement sur les disponibilités des CHRS ou des prises en charges hôtelières pour mettre à l’abri les personnes sans ressources. Malheureusement, il n’y a pas toujours assez de place pour toutes les personnes qui appellent le 115, et les « gestionnaires » de la plateforme ne parviennent pas à trouver une solution dans toutes les situations.
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Aujourd’hui nous ne sommes (même) pas là pour évoquer ou dénoncer le manque de place d’hébergement à l’échelle du territoire… Les structures autour de la table aujourd’hui veulent par contre dénoncer le fait que, depuis une date assez récente, dans le département, le 115 (ou plutôt le dispositif d’hébergement d’urgence), ne repose plus sur son principe fondamental qui est celui de l’inconditionnalité.
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Ça veut dire quoi l’inconditionnalité ?
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Ça veut dire que tout le monde peut appeler le 115. Ça veut dire que toute personne à la rue, sans ressource, en difficulté, peut solliciter l’aide à l’hébergement de ce dispositif. On peut (malheureusement) lui répondre qu’il n’y a plus de place, mais on ne peut pas lui répondre qu’elle n’y a pas droit !
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Or, aujourd’hui dans le Finistère, la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), sous les ordres du Préfet, donne comme consigne aux gestionnaires du 115 de ne pas traiter ou solutionner les appels provenant de personnes étrangères sans-papiers ou en cours de démarche pour obtenir une régularisation.
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Aujourd’hui, dans le Finistère, les salarié-e-s du 115 sont contraint-e-s de répondre aux étranger-e-s sans-papiers à la rue, et quelque-soit leur « détresse », qu’ils-elles ne peuvent pas avoir d’hébergement d’urgence. Ces salarié-e-s étaient d’ailleurs récemment en grève pour dénoncer ces consignes préfectorales.
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Pourtant, la loi sur le logement de 2014 et le Code de l’Action Sociale et des Famille prévoient que : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence […] » (art. 345.2.2). Cette loi est ainsi régulièrement bafouée par la préfecture du Finistère.
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Nous, associations et collectifs qui conseillons et accompagnons des femmes victimes de violences, des personnes sans-papiers, des jeunes majeur-e-s isolé-e-s, etc., dénonçons ces consignes territoriales, qui sont discriminatoires et donc racistes. La préfecture n’a pas à poser la condition de la régularité de séjour pour autoriser l’accès au dispositif d’hébergement d’urgen-ce ! Et nous exigeons alors que soit rétablit le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin.
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Nous appelons à une conférence de presse devant la préfecture du Finistère à Quimper le mercredi 5 juin à 17h.
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Nous appelons à nous rassembler/manifester, à Brest et à Quimper le mercredi 12 juin à 18h30.
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Nous appelons toutes les structures et groupes, mobilisé-e-s sur cette question, à nous rejoindre.
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 Premiers signataires :

100 pour un toit Cornouaille, 100 pour un toit de Landerneau, 100 pour un toit de Quimperlé, 100 pour un toit Saint Pol, Abri côtier urgence femmes de Concarneau, Abri Côtier de Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, ADJIM Accompagnement des jeunes isolés migrants, Cimade du Finistère, Collectif Adé-Brest, Collectif aidons les réfugiés Brest, Collectif citoyens solidaires de Cornouaille, Droit d’asile Quimper, Digemer, EELV Kemper Kerne, France Insoumise de Quimper, Fraternité Douarnenez, Fraternité Quimper, FSU 29, Ligue des droits de l’Homme du Finistère, Morlaix-libertés, Nouvelle Donne Finistère, NPA 29, Planning familial 29, Solidarité Côte des Légendes, le Temps partagé, Travesias, Zéro personne à la rue…

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rassembmelent

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (le télégramme)

quimper

« J’veux du soleil ». Trois rendez-vous autour du 1er mai

Le collectif de partis, syndicats et associations « S’unir pour ne pas subir » propose plusieurs rendez-vous la semaine prochaine : diffusion du film de François Ruffin et Gilles Perret « J’veux du soleil », forum des luttes.

Le collectif « S’unir pour ne pas subir » est né à l’automne 2017 en Cornouaille. « Il illustre une certaine maturité des organisations politiques et syndicales qui constatent qu’il est temps de s’unir », estime Pascal Petit (Attac). « Nous combattons l’esprit de chapelles sans pour autant gommer nos différences », appuie Frédéric Pogent (Solidaires/Sud). « C’est un collectif à géométrie variable qui est dans un rapport de force face à un pouvoir de plus en plus autoritaire », ajoute Jean-Louis Griveau (Ensemble).

Pour le collectif, le 1er mai est donc l’occasion de rappeler les enjeux. « Nous rentrons en résonance avec les luttes pour l’hôpital, le climat, le travail, les Gilets jaunes », souligne Gérard Mas (NPA).

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Le premier rendez-vous est donné au cinéma Le Club de Douarnenez (lundi 29 avril à 20 h 45) où sera projeté « J’veux du soleil », le film de François Ruffin et Gilles Perret qui ont traversé la France de rond-point en rond-point pour entendre les Gilets jaunes. Un débat suivra cette première projection.

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Gilles Perret à Quimper

Le film sera reprogrammé le mardi 30 avril, à 20 h 30, au Quai Dupleix, à Quimper, avec cette fois le réalisateur Gilles Perret qui sera présent pour échanger avec la salle. Gilles Perret s’est déjà déplacé à Quimper pour présenter « La sociale », un précédent documentaire sur l’histoire de la Sécurité sociale.

« Ce qui nous intéresse dans « J’veux du soleil », c’est la rupture avec le flot des chaînes d’information continue qui ne donne plus qu’une image négative du mouvement des Gilets jaunes en passant à côté de ce qui est porté par les manifestants », souligne Martine Petit.

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Un forum des luttes

Enfin, le troisième rendez-vous est donné le 1er mai. « Nous appelons à participer à la manifestation organisée par les syndicats, dit Gérard Mas.

Le collectif propose ensuite un forum des luttes à la Maison de quartier du Moulin-Vert ». « Santé, éducation, climat, Gilets jaunes : quelle unité ? Comment on gagne ? Il y a des luttes partout, le système ne convient plus. Il faut changer, mais comment ? Où sont les freins, les points d’appuis ?, résume Pascal Petit. Il s’agira d’un moment d’éducation populaire ».

Le collectif estime que la convergence entre les Gilets jaunes se construit, ceux-ci étant présents lors des deux dernières marches pour le climat et lors du rassemblement de la Ligue des droits de l’homme sur le droit de manifester.

https://www.letelegramme.fr/

Et Châteaulin!

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Et Carhaix!

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

chic (côté quimper)

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Centre hospitalier de Quimper-Concarneau : les raisons du malaise

Restrictions budgétaires, incertitude concernant le futur des urgences à Concarneau… Les agents du centre hospitalier de Cornouaille expriment leurs inquiétudes.

Le personnel et leurs représentants syndicaux du centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic) à Quimper (Finistère) se mobilisent depuis plusieurs semaines. Voici les raisons de leurs inquiétudes.

Un plan d’économie

La direction de l’hôpital a élaboré un plan de maîtrise économique et financière pour retrouver l’équilibre. Le déficit atteint aujourd’hui les 4,5 millions d’euros.

Le document a été présenté en mars 2019 aux organisations syndicales, lors d’un comité techni-que d’établissement. La CGT, la CFDT et Sud s’opposent à ce plan de redressement. « Les pis-tes pour réaliser des économies touchent surtout le personnel et au lit des malades. Le temps de présence auprès de ces derniers va baisser et les soins se dégrader », craint Karine Goanec, secrétaire général de la section CGT.

Mardi 23 avril 2019, des représentants de l’intersyndicale ont rencontré Ludovic Jolivet, président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Cornouaille, pour dénoncer les futures mesures. Karine Goanec reprend :

Il y aura une diminution des mensualités de remplacement, des postes à temps plein en moins, un aide-soignant contractuel va perdre 165 euros par mois… Il y a d’autres moyens de faire des économies.

L’intersyndicale se montrait toutefois plutôt satisfaite de son entretien avec le maire de Quimper, pour qui le déficit « n’est pas inquiétant outre mesure ». Il a indiqué que le retour à l’équilibre pourrait être étalé sur quatre à cinq ans au lieu de trois.

Le 29 avril à Concarneau et le 30 avril à Quimper, l’intersyndicale va rencontrer les agents du centre hospitalier « pour mettre de nouvelles actions en place ».

Menaces sur les urgences à Concarneau

L’avenir des urgences à Concarneau suscite aussi des interrogations. Hélène Derrien, membre du comité de défense de l’hôpital, résume la situation.

En 1992 ou 1993, le service de chirurgie et la maternité ont fusionné avec Quimper. Mais on nous avait garanti que les urgences continueraient à fonctionner tous les jours et 24 h/24. Or en 2008, nous avons appris que les urgences fermaient la nuit. Et depuis juin 2018, le service de nuit du SMUR rejoint le centre hospitalier de Quimper en soirée.

Les manifestations sont depuis régulières. « À Concarneau, il faut au maximum 30 minutes au SMUR pour venir de Quimper, mais à La Pointe de Trévignon ? Le temps de trajet est long pour une urgence vitale comme un AVC… Nous risquons d’avoir un site où les urgences seront sacrifiées », poursuit Hélène Derrien.

Les élus de l’agglomération de Concarneau et le comité de défense de l’hôpital ont été reçus au siège de l’Agence régionale de santé (ARS), à Rennes, jeudi 18 avril. Et en sont ressortis sans véritables réponses à leurs inquiétudes.

Que dit l’Agence régionale de santé Bretagne ?

L’Agence régionale de Santé a tenté de se montrer rassurante concernant l’avenir des urgences de Concarneau et dans le Sud-Finistère. Elle justifie la réorganisation par « un déficit actuel de médecins urgentistes ». Selon l’ARS, le dispositif actuel permet « de répondre aux besoins de soins urgents dans des délais inférieurs à 30 min sur l’ensemble du territoire sud finistérien ». Il n’empêche. Un audit est en cours.  Dans la continuité de cette étude, l’ARS Bretagne a demandé aux établissements de lui proposer les modalités d’organisation de cette équipe territoriale, pour le 30 mai.

24 Avril 2019

https://actu.fr/bretagne/

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15 avril 2019 ~ 0 Commentaire

jj urvoas (le huffington post)

urvoas abc

Jean-Jacques Urvoas renvoyé devant la Cour de justice de la République

L’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen pour « violation du secret professionnel » en juin.

L’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a été renvoyé devant la Cour de Justice de la République (CJR) pour “violation du secret professionnel” au profit du députéThierry Solère qui était visé par une enquête pour fraude fiscale et trafic d’influence, a appris l’AFP ce lundi 15 avril, auprès de son avocat.

La commission d’instruction de la CJR a suivi les réquisitions du ministère public qui avait réclamé en décembre un tel procès. Cette décision repose “sur une interprétation aussi inexacte qu’extensive du droit”, a dénoncé Me Emmanuel Marsigny, avocat de Jean-Jacques Urvoas.

Pour rappel, l’ancien ministre socialiste est accusé d’avoir transmis en mai 2017 au député des Hauts-de-Seine Thierry Solère (ex-Les Républicains, aujourd’hui La République en Marche) une “fiche d’action publique” établie par l’administration du ministère et rendant compte de l’état d’une enquête préliminaire le concernant, puis un courriel d’actualisation de cette fiche.

La défense de Jean-Jacques Urvoas entend démontrer devant la CJR “que les ‘fiches d’actions publiques’ ne peuvent contenir aucune information protégée au titre d’un secret prévu par la loi et partant, être elles-mêmes protégées par un secret légal”, écrit-elle dans un communiqué. Elle soutient également “que le garde des Sceaux n’est pas tenu à un quelconque secret quant aux informations élaborées par les services du ministère remontées par les parquets généraux et qu’aucune norme ne prévoit de secret professionnel inhérent aux fonctions de ministre de la Justice”.

Thierry Solère, qui a dû renoncer fin 2017 à son poste de questeur de l’Assemblée nationale, était visé depuis le 6 septembre 2016 par une enquête préliminaire du parquet de Nanterre pour “fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux”. Celle-ci a été confiée à un juge d’instruction le 1er février.

En décembre 2017, une perquisition à son domicile avait permis la découverte dans son télé-phone d’un message envoyé par Jean-Jacques Urvoas entre les deux tours de l’élection prési-dentielle, avait révélé à l’époque Le Canard enchaîné. Le parquet de Nanterre avait transmis ces informations le 5 décembre 2017 au procureur général près la Cour de cassation, qui avait saisi le mois suivant la commission d’instruction de la CJR. Celle-ci avait ensuite mis en examen M. Urvoas pour “violation du secret” le 20 juin.

Cette affaire suit son cours alors que la suppression de la Cour de justice de la République est envisagée dans le cadre d’une réforme constitutionnelle, qui a été reportée sine die.

15/04/2019

https://www.huffingtonpost.fr/

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