Archive | Quimper et pays glazik

18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

tests osseux (libération + le télégramme)

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Ce matin 2 jeunes de Quimper devaient venir passer des « test osseux » à l’hôpital de Brest, test auxquels le conseil d’éthique de l’hôpital (ainsi que Jacques Toubon, défenseur des droits)  est opposé! L’asso « Le Temps Partagé » avait appelé à un rassemblement.

Mineurs étrangers isolés : des tests osseux controversés

Ils font depuis des années polémique, le Défenseur des droits confirme aujourd’hui «son opposition aux examens d’âge osseux qu’il estime inadaptés, inefficaces et indignes». Lors-qu’une personne étrangère se présente comme mineure, les autorités lui font passer un entre-tien pour essayer de déterminer son âge. En cas de doute, on lui fait passer une radio de la main et du poignet gauches, qu’on compare ensuite, à vue de nez, à un atlas de référence dit de Greulich et Pyle, du nom des deux médecins américains qui l’ont conçu dans les années 50.

Au départ, il s’agissait de détecter les troubles de la croissance chez les enfants et les ados. Or cette comparaison reste subjective : les adolescents d’aujourd’hui ne sont morphologique-ment pas les mêmes que ceux des années 50, et tous ne grandissent pas au même rythme. En 2015, le Haut Conseil de la santé publique l’avait rappelé : «La maturation d’un individu diffère suivant son sexe, son origine ethnique ou géographique.» Même l’ordre des médecins considère que les conclusions de ces tests doivent être «prudentes et nuancées».

Les associations de défense des droits des étrangers s’opposent donc régulièrement à cette méthode qu’elles jugent arbitraire.

Depuis mars 2016 et la loi relative à la protection de l’enfance, il est nécessaire d’établir le «caractère indispensable» de ces tests pour les pratiquer mais, selon le Défenseur des droits, ils ont tout de même cours «dans de nombreux départements», sans qu’aucune véritable nécessité ne soit établie… «Les pouvoirs publics tendant à faire primer d’autres considérations, notamment migratoires, sur l’intérêt supérieur de l’enfant», regrette Jacques Toubon.

Kim Hullot-Guiot 10 avril 2018

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Tests osseux. Des associations réclament leur suppression

Une dizaine de personnes venues de tout le Finistère ont protesté, ce mardi matin, devant les urgences de Brest, à la Cavale-Blanche, contre les tests osseux.

Depuis deux ou trois ans, les autorités sont de plus en plus confrontées à la présence, sur le territoire national, de mineurs isolés. Régulièrement, des tests osseux sont pratiqués pour déterminer si certains sont mineurs ou pas : leur situation vis-à-vis des diverses administrations n’est pas la même dans un cas ou dans l’autre.

Une dizaine de manifestants, membres d’associations diverses du Finistère (Le Temps Partagé à Quimper, Digemer à Brest, Pays de Morlaix Solidarité Migrants, Fraternité Quimper) mais aussi d’un syndicat (FSU) et d’un parti politique (NPA) se sont rassemblés avant 9 h, ce mardi, devant les urgences de la Cavale-Blanche, à Brest, seul endroit dans le département où ces tests sont effectués, à la demande du parquet de Quimper. Quatre étaient prévus dans la matinée, il semble qu’ils aient été repoussés.

« Le doute devrait bénéficier à la personne »

Ces militants jugent « scandaleux » ces tests et demandent leur suppression. « Ils datent de 1935, ils ont une marge d’erreur de deux ou trois ans, et même davantage à ces âges-là. C’est ce que confirmait le comité d’éthique de cet hôpital, en mars dernier. Le doute devrait bénéfi-cier à la personne », estiment-ils. Ils indiquent que ces mineurs ont souvent avec eux un passeport ou une carte d’identité attestant de leur âge, mais que les autorités françaises jugent ces documents souvent peu fiables.

Selon les militants, il conviendrait que les médecins précisent à chaque examen qu’il existe une marge d’erreur. Actuellement, il s’agit d’un pourcentage d’erreur, mais d’aucuns pensent qu’il vaudrait mieux préciser que la personne a entre tel et tel âge. Les manifestants estiment aussi que les autorités françaises font tout pour dissuader des étrangers de venir en France, « avec cette fameuse théorie de l’appel d’air ». « Ces mineurs sont mieux hébergés et scolarisés que livrés à eux-mêmes », concluent-ils.

18 septembre 2018  David Cormier

https://www.letelegramme.fr/

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (regards + reporterre)

Clémence Dubois : « On parle de crise de la dette mais c’est la dette climatique qui est à redouter »

A la veille des marches pour le climat organisées un peu partout en France et dans le monde, Clémence Dubois, responsable des campagnes pour l’ONG 350.org, était l’invitée de la Midinale.

Pablo Pillaud-Vivien  7 septembre 2018

http://www.regards.fr/

Plus d’infos sur les marches sur riseforclimate.org.

Lire aussi:

De la démission de Hulot à la « marche pour le climat » : l’histoire d’un élan spontané (Reporterre)

Le catastrophisme écologique a échoué, il faut s’organiser et lutter (Reporterre)

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

marchons (npa)

quimper

Marchons pour changer le système, pas le climat !

Le 8 septembre, journée mondiale pour le climat, des marches se dérouleront partout dans le  monde. Le NPA appelle à y participer massivement.

La succession de catastrophes dues au dérèglement climatique: canicule, sécheresse, inon-dations, incendies de forêts, qui a marqué l’été provoque un choc salutaire. Les politiques qui se limitent à des effets d’annonce quand elles n’aggravent pas purement et simplement la situation deviennent insupportables, l’inaction devient criminelle.

Aujourd’hui l’appel à la mobilisation lancé par des dizaines d’associations rencontre un écho jusqu’alors inédit.

Comme le dit justement l’un des nombreux appels : « Hulot démissionne. Pas nous ! » Hulot ou De Rugy ? La solution ne viendra pas du casting pour occuper le fauteuil ministériel !

L’écologie n’est pas compatible avec les politiques libérales menées par des gouvernements aux ordres des puissants, des grands groupes industriels et bancaires, des lobbys capitalistes en tous genres. Le capitalisme dévaste la planète et ses ressources naturelles, ruine les vies de ses occupant.es.

Les marches du 8 septembre pour le climat sont une nouvelle étape  de la mobilisation.

Pour ne pas rester sans lendemain et sans efficacité, elles doivent déboucher sur la construc-tion d’un vaste mouvement pour la justice climatique pour imposer la sortie des énergies fossi-les et l’arrêt du nucléaire, le passage à une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…  On ne peut plus tergiverser : ça urge !

Nous avons besoin d’une  politique écosocialiste qui « change tout » 

La production, la consommation, la circulation des biens et des services, qui organise une planification démocratique, autogérée, pour à la fois satisfaire les  besoins sociaux et limiter au maximum les effets sur l’environnement. C’est la seule politique capable de réduire les effets mortels du changement climatique et de favoriser la vie sur Terre.

Montreuil, le 6 septembre 2018  Commissions Ecolo du NPA

https://npa2009.org/

Facebook Brest

Facebook Quimper

Organisations mobilisées à Kemper :
ACTES en Cornouaille, Alternatiba, Attac, Climat social, CNT, Collectif Antifa, Collectif pour la survie des abeilles, EELV, Ensemble, France Insoumise Quimper, Fraternité, FSU, Génération.S, L’Onde Citoyenne, Nouvelle Donne, NPA, Solidaires, Sortir du Nucléaire, Sur un air de Terre, ZAD Nddl

 

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04 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimper brest (bastamag)

climat

Rassemblement

Samedi 8 Septembre à 11H Place Terre au Duc, dépôt de gerbe à la préfecture, rue Ste Catherine.

A l’Appel de:

ACTES en Cornouaille, Alternatiba, Attac, Climat social, CNT, Collectif Antifa, Collectif pour la survie des abeilles, EELV, Ensemble, France Insoumise Quimper, Fraternité, FSU, Génération.S, L’Onde Citoyenne, Nouvelle Donne, NPA, Solidaires, Sortir du Nucléaire, Sur un air de Terre, ZAD Nddl

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clim

« Dans nos rues pour le climat » : journée mondiale d’action (Basta)

Canicules de longue durée, incendies géants, inondations meurtrières, rétrécissement rapide des glaciers et de la banquise…

Les dérèglements climatiques s’accélèrent, pendant que les gouvernements demeurent au mieux indifférents, au pire complices de la catastrophe annoncée. La société civile réagira-t-elle massivement ? Alors que le prochain sommet mondial d’action pour le climat se tiendra du 12 au 14 septembre à San Francisco, des milliers de rassemblements sont prévus partout dans le monde. Basta ! relaie l’appel à la mobilisation « Dans nos rues pour le climat » qui débutera le 8 septembre.

« Nous sommes les seuls à pouvoir résoudre la crise climatique et il n’y pas une minute à perdre ».

Le 8 septembre, nous organisons des milliers de rassemblements dans le monde entier pour exiger de nos dirigeants locaux qu’ils s’engagent à construire un monde Zéro Fossile, où l’humain passe avant le profit. Assez de tergiversations, assez de retards : il est temps de passer à une énergie 100 % renouvelable accessible à tou.te.s.

Les vrais engagements en faveur du climat émergent des citoyen.ne.s. Ce qui signifie que le pouvoir appartient aux citoyen.ne.s, pas aux entreprises. En d’autres mots, nous réclamons des débouchés économiques pour les travailleur.euse.s, ainsi que justice et dignité pour les communautés qui sont en première ligne, durement touchées par les conséquences de l’industrie fossile et du réchauffement climatique.

En septembre, les villes, les États, les entreprises et la société civile du monde entier vont se réunir en Californie pour le Sommet Mondial sur l’action pour le Climat. Le Sommet a invité chaque maire, gouverneur et dirigeant.e local.e à prendre un engagement courageux envers le climat, afin d’inciter le monde à respecter l’accord de Paris sur le climat. Les objectifs fixés sont les suivants : une transition rapide et juste vers une énergie 100 % renouvelable, et le refus de tout nouveau projet de combustibles fossiles.

Organisez ou rejoignez un événement dans votre communauté. Si vos dirigeant.e.s s’engagent dans ce sens, votre rassemblement peut être une fête. S’ils.elles s’abstiennent, c’est l’occasion de leur demander des comptes. Par l’action collective, nous pouvons mettre fin à l’ère des combustibles fossiles et protéger le climat dont nous dépendons tou.te.s. »

https://www.bastamag.net

Plus d’informations : https://fr.riseforclimate.org/

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23 août 2018 ~ 0 Commentaire

quimper mineurs (ouest france)

refug

Quimper. Jeunes migrants : rassemblement devant le commissariat

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Quimper ce mercredi matin.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de Quimper ce mercredi matin en soutien à quatre personnes convoquées par la police après leur partici-pation à la manifestation de lundi soir. Une trentaine de membres de la Ligue des droits de l’Homme et de l’association Temps partagé se sont rassemblés « spontanément » ce mercredi matin devant le commissariat de Quimper (Finistère).

Ce rassemblement fait suite à la convocation de quatre personnes ayant participé à la manifestation de lundi soir devant la cathédrale, en soutien aux migrants mineurs isolés menacés d’expulsion et sans logement.

Une manifestation non déclarée

Ont ainsi été convoqués la présidente et le secrétaire de Temps partagé, ainsi que des manifestants ne faisant partie d’aucun collectif, au motif d’une participation ou organisation d’une manifestation non déclarée. Selon la présidente de l’association, « il ne s’agissait pas d’une manifestation, mais d’un soutien humaniste désorganisé ».

22/08/2018

https://www.ouest-france.fr/

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21 août 2018 ~ 0 Commentaire

quimper mineurs (ouest france)

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Quimper. De jeunes migrants veulent dormir devant la cathédrale

Des migrants mineurs occupent depuis la fin de l’après-midi de ce lundi 20 août le parvis de la cathédrale Saint-Corentin, à Quimper. Ils sont arrivés avec des tentes dans l’intention d’y dormir. Des membres d’associations les accompagnent. La police est sur place.

Situation confuse devant la cathédrale de Quimper (Finistère), dans la soirée ce lundi 20 août. Des migrants mineurs – une douzaine – veulent y dormir cette nuit. Ils sont accompagnés de responsables d’associations de soutien. On dénombre quatre véhicules de police sur place.

Autorisés à dormir sur place, mais sans matériel

Les mineurs migrants ont été autorisés à dormir sur place avec leurs accompagnants, à condition qu’ils retirent les tentes. Le groupe est équipé de sacs de couchage, de matelas, d’une table et de quoi se nourrir. Une banderole a été déployée. Elle indique « Macron, Collomb, soyez mignons, stop aux expulsions, à la répression ».

À 21 h 30, la commissaire de police a demandé aux mineurs migrants et à leurs accompagna-teurs de débarrasser la table sur laquelle ils mangeaient, ce à quoi ils ont répondu qu’ils terminaient leur repas.

À 21 h 45, la police a enlevé la banderole citée plus haut. Des bénévoles ont assuré vouloir revenir sur place « tous les soirs, tant que la situation des jeunes n’aura pas évolué ».

L’accès au statut de mineur en cause

Florence Le Balc’h, de l’association quimpéroise « Temps Partagé » explique leur mission : «Nous les accompagnons dans toutes leurs démarches administratives et nous les logeons.» Problème, le parquet de Quimper vient de refuser à ces jeunes le statut de mineurs. « En ne reconnaissant pas leur minorité, cela revient à prononcer la mise à la rue d’une vingtaine de jeunes migrants », dénonce la militante. C’est cette décision que sont venus contester les manifestants. Pour eux, il s’agit d’un refus « sans preuve ». Ou des vices de forme dont les causes tiennent aux disparités entre les administrations des pays d’origine des migrants et l’administration française.

Ludovic SÉRÉ. 20/08/2018

https://www.ouest-france.fr/

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18 août 2018 ~ 0 Commentaire

mineurs (le temps partagé)

minuer

Quimper: Profitant de l’absence de nombreux militants en été, les services de l’État mettent une vingtaine de « mineurs isolés » à la rue.

L’association « Le Temps Partagé » appelle à

une action de protestation et d’information du public LUNDI 20 AOÛT 18 H
entre l’Hôtel de Ville et la cathédrale
QUIMPER

Pour rappel, les « mineurs isolés », ou « mineurs non accompagnés » (MNA) sont de jeunes exilés qui ont fui leur pays d’origine pour des raisons diverses, qu’il s’agisse de situations de guerre ouverte, de guerre larvée, de terrorisme, de dictature ou de misère, pour trouver refuge en France, où ils espèrent commencer une deuxième vie.

Les conventions internationales et les lois françaises obligent l’État à « mettre à l’abri » ces jeunes, c’est-à-dire à leur fournir un toit, à les nourrir et à leur donner une formation scolaire ou professionnelle. En réalité, il faut bien constater que ledit État traîne des pieds et fait tout ce qu’il peut pour se libérer de ses obligations légales et humaines :

Il commence par mettre systématiquement en doute la minorité de ces jeunes et peut les maintenir pendant des mois dans une situation d’attente angoissante. Après toute une série de contrôles de documents d’identité et d’évaluations orales, parfois même de tests osseux pourtant très controversés, le verdict tombe : Ceux qui sont reconnus mineurs intègrent des programmes d’accueil, les autres sont mis à la rue sans état d’âme.

Au cours des dernières semaines, une vingtaine de jeunes hébergés à Quimper se sont vu refuser le statut de mineur, essentiellement pour deux types de raisons :

1) Ce que les services de l’État appellent « irrégularité » des papiers sans jamais argumenter. Il s’agit par exemple du fait que sur un document malien ou ivoirien les dates sont écrites en chiffres et non en lettres, ce qui est pourtant la norme dans ces pays.

2) L’évaluation subjective d’un fonctionnaire qui juge non crédible un récit oral , parce que le jeune aura été trop sûr de lui (« il a tout appris par cœur ») ou pas assez (« il tremble parce qu’il ment »), sans compter « la présence d’un début de calvitie » censée prouver qu’il s’agit d’un adulte. Nous publierons sur cette page un florilège de ces pseudo-évaluations, dont le seul but est de sortir le plus grand nombre de jeunes du système de protection.

À-peu-près partout en France, des bénévoles se sont organisés pour recueillir ces jeunes, les loger, leur trouver des activités et si possible une formation.

À Quimper il s’agit essentiellement de l’association « Le Temps Partagé », qui assure des cours de français à une trentaine de jeunes et en héberge actuellement une douzaine dans des familles. La nouvelle vague de mise à la rue pendant les mois d’été, alors que de nombreux bénévoles sont absents, pose évidemment de manière cruciale la question de l’hébergement, mais ne décourage pas les militants pour autant.

C’est pourquoi « Le temps Partagé » a décidé une action pour lundi prochain afin d’informer le public d’un scandale permanent qui se déroule à l’insu de tous.

La forme de cette action sera précisée dans les jours qui viennent, mais nous vous demandons dès maintenant d’être présents lundi 20 août à partir de 18 heures entre l’Hôtel de Ville et la cathédrale.

Les jeunes concernés et leurs camarades en attente de verdict seront présents et vous pourrez discuter avec eux de leur situation. Il est possible que cette action se prolonge dans la soirée et même au-delà. Soyons nombreux, afin d’assurer la sécurité des jeunes exilés.

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18 août 2018 ~ 0 Commentaire

mineurs (le télégramme)

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Mineurs étrangers isolés.

Treize jeunes sortis du dispositif de mise à l’abri d’urgence

Du 29 juillet au 17 août, treize jeunes étrangers ont été sortis du dispositif temporaire de mise à l’abri sur décision du parquet de Quimper. Leur minorité est mise en cause par une procé-dure longue et complexe dénoncée par les associations.Arrivés à Quimper entre novembre   2017 et janvier 2018, certains attendaient une décision des pouvoirs publics depuis main-tenant huit mois : à savoir, s’ils étaient bien mineurs et isolés afin d’être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Ils étaient pendant ce temps mis à l’abri par le Conseil dépar-temental d’action sociale (CDAS) avec une cinquantaine de jeunes en attente, eux aussi, d’un verdict.

Logement en hôtel social.

Repas assurés par un restaurant administratif le midi et une chaîne de restauration rapide le soir et les week-ends. Pour les treize, le parquet a fini par trancher : ils ne les considèrent pas mineurs. Le CDAS leur signifie alors la fin de leur mise à l’abri temporaire. « Le département suit la décision du parquet », explique benoît Bothua, responsable de la mission départemen-tale Mineurs non accompagnés. Ils ont alors entre 48 h et une semaine pour quitter l’hôtel.

Une procédure complexe

Un jeune Guinéen raconte. Arrivé début novembre 2017 à Quimper, il est pris en charge par le CDAS pour une mise à l’abri temporaire à l’hôtel, le temps de déterminer sa minorité ou non. Au cours des trois premières semaines, il passe trois « évaluations sociales » conduites par des travailleurs sociaux du CDAS. Ceux-ci émettent alors un avis sur la minorité ou non du requérant. À l’issue de ces évaluations, le parquet diligente une enquête complémentaire : une expertise des papiers (extrait d’acte de naissance et parfois acte de décès des parents) du demandeur par la police aux frontières.

Par ailleurs, le procureur peut demander dans certains cas une expertise médico-légale, un test osseux.

« Les papiers sont systématiquement considérés comme irréguliers ou non conformes », dénonce une bénévole. C’est le cas pour l’extrait d’acte de naissance du Guinéen alors même qu’il a été légalisé par le consulat de Guinée. Le parquet conclut alors à sa non-minorité après huit mois d’attente. Fin juillet, il est expulsé de l’hôtel. Il peut néanmoins faire appel auprès du juge des enfants pour tenter de faire reconnaître sa minorité et se faire prendre en charge par l’ASE. Et il n’est pas rare que la décision du juge invalide celle du parquet. « L’ensemble des six enfants sortis du dispositif depuis novembre 2017 qui ont fini par voir le juge des enfants ont tous été jugés mineurs », souligne Annaïck Badiane, présidente du Temps partagé, association d’aides aux mineurs étrangers isolés.

Des délais à rallonge

Pris dans leur ensemble, les délais de traitement des demandes de ces mineurs sont extrê-mement longs. Benoît Bothua évoque une « moyenne de quatre à six mois » et des « cas exceptionnels de neuf mois » entre la date d’arrivée et la décision du parquet. « C’est trop long. Il faudrait pouvoir le faire dans le mois », ajoute-t-il. Et si la réponse du parquet est néga-tive, il faudra encore attendre, d’après une bénévole qui suit de près plusieurs dossiers, entre « trois mois et un an » pour voir le recours passé devant un juge des enfants.

Pendant cette période, les jeunes se retrouvent dans un « vide juridique ».

Considérés comme majeurs par le parquet, le département et l’ASE, ils restent néanmoins mineurs aux yeux d’autres institutions. Pas d’hébergement d’urgence au 115 qui n’acceptent que les personnes majeures. Pas de prise en charge médicale trop importante à l’hôpital faute de responsable légal. Et sortis du giron de l’État, il n’y a plus que les associations pour prendre ces jeunes en charge.

Les délais sont tels qu’il n’est pas rare qu’un jeune finisse par avoir 18 ans en attendant une décision.

Récemment, une personne déboutée par le juge des enfants à Quimper n’a pas pu faire appel à Rennes. Elle s’est donc pourvue en cassation et a gagné. Possibilité lui était donc offerte de faire réétudier son cas à Rennes. Problème : elle vient d’avoir 18 ans. Commencent alors de nouvelles démarches pour tenter d’obtenir un visa et de vivre ici, en France.

17 août 2018  Elven Sicard

 https://www.letelegramme.fr

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25 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

tests osseux (communiqué)

black spiderman

11 associations 2 syndicats 4 mouvements politiques s’associent

Nous venons d‘apprendre avec stupéfaction que le parquet de Quimper entreprend de faire
passer des tests osseux à d’une part des mineurs en attente de reconnaissance de minorité et,
d’autre part, à des mineurs bénéficiant d‘une Assistance de Mesure Educative. Nous ne pouvons accepter que de tels tests aient lieu dans notre département.

Que que les tests osseux?

La détermination de l’âge osseux est opérée à partir d’une radiographie de la main et du
poignet sur la base de laquelle une évaluation est faite en application d’une grille d’interprétation établie en 1935 par les professeurs Greulich et Pyle. Elle s’appuie sur une
évaluation de la maturité osseuse observée sur une population d’individu de type caucasien.
Les auteurs de cette méthode ont eux-mêmes reconnu la fiabilité toute relative de leur
méthode.

Dans un procès-verbal du 29 mars 2018, le comité d’éthique du Centre Hospitalier Régional
universitaire de Brest, a émis un avis stipulant que ledit test pose un problème éthique sérieux,
le fait, pour un médecin, connaissant par ailleurs les conséquences possibles de son
diagnostic et la très grande imprécision scientifique des examens pratiqués, de rendre des
résultats sans les assortir équitablement de précisions concernant la marge d’erreur objective
qu’ils contiennent, à tout le moins sous la forme d’une fourchette d’âge.

Ces mêmes tests sont condamnés par le Défenseur des droits: «ces tests sont inadaptés,
inefficaces et indignes».

Les mêmes conclusions sont rendues par Le Comité consultatif national d’éthique (Avis CCNE
n° 88, 23 juin 2005, n° 88), par le Haut Conseil de la santé publique. Ce dernier a par ailleurs
considéré, dans un avis du 23 janvier 2014, que la détermination de l’âge physiologique sur le
seul cliché radiologique est à proscrire (Haut Conseil de la santé publique, Avis relatif à
l’évaluation de la minorité d’un jeune étranger isolé).

Enfin, le Comité Européen d’Action Spécialisé pour l’Enfant et la Famille, condamne les
pratiques abusives cherchant à déterminer l’âge d’un mineur à travers l’analyse de la densité
de l’os (avis publié le 15 juin 2018).

Compte tenu de ce qui précède, nous ne pouvons accepter que les Parquets de Quimper et de
Brest décident d’engager de tels tests et nous leur demandons l’arrêt immédiat de ces
pratiques unanimement condamnées.

Signataires:

Le Temps Partagé / Fraternité Quimper et Douarnenez / Collectif citoyens solidaires / Pays de Morlaix Solidarité Migrants / LDH Quimper Presqu’île de Crozon Brest / Cent pour un toit Cornouaille / Cimade Finistère / Comité Génération.s Ouest Cornouaille Pays de Quimper / Association PARESSE / CNT29 /FSU29 / PCF Quimper et 29 / NPA29 / Ensemble ! / France Insoumise Quimper

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés quimper (ouest france + le télégramme)

refug

Quimper. Cette famille est menacée de se retrouver sans toit

Un collectif d’associations et de partis politiques se bat pour qu’une famille tchétchène ne soit pas expulsée de la maison où elle est hébergée au Braden.

Ramzan, Makka et leurs quatre enfants ont bâti ici une vie provisoire.

La famille a fui la Tchétchénie, où elle était persécutée, pour des cieux meilleurs et, après un passage au centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de Rennes, s’est retrouvée à la rue. « Lorsque nous les avons rencontrés, ils dormaient dans leur voiture », se souvient Noëlle Chaplain, de l’association Un toit pour tous à Quimper (Finistère). C’était il y a deux ans.

Quelque temps plus tard, une place se libérait au 41, rue de l’Île-aux-Moutons. Une maison inhabitée, propriété de la commune, utilisée depuis 2012 par les associations pour accueillir des personnes en situation irrégulière, avec l’accord tacite de la municipalité.

« On les met dehors »

À l’ombre, des vélos, grands et petits posés contre le mur. Quelques plantes repiquées sur la terrasse. « La famille a trouvé ici un équilibre, une stabilité, une sécurité. » Une sécurité remise en cause par une assignation de la famille devant le tribunal de grande instance de Quimper, en vue de son expulsion, sans délai, pour occupation illégale.

Un coup de massue pour les bénévoles engagés à leurs côtés. « C’est mettre une famille dehors », constate amèrement Gérard Mas, d’Un toit pour tous et du NPA.

L’audience a eu lieu le 5 juillet, le verdict sera rendu le 27. Le collectif de dix associations et partis politiques (1) adresse une lettre ouverte au maire de Quimper, dans laquelle il rappelle la notion de fraternité, « principe à valeur constitutionnelle » qui conduit à respecter « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

Promesse d’embauche

Aujourd’hui, la famille de Ramzan et Makka est en procédure de réexamen du droit d’asile. Une situation qui les empêche de trouver du travail, alors que Ramzan a une promesse d’embauche comme mécanicien dans un garage.

« Monsieur le maire de Kemper, nous vous demandons, au nom de la fraternité, d’autoriser les occupants de la maison du Braden à y rester le temps de régulariser leur situation et de trou-ver un logement et donc de renoncer à leur expulsion », écrivent les militants dans la lettre. «On souhaite un délai et des solutions pour ces personnes, résume Gérard Mas. Ou alors que le maire assume de mettre quatre enfants à la rue ! »

À la mairie, on se contente de rappeler que « c’est une situation d’occupation illégale ».

Un projet d’urbanisme vise le quartier. « Nous savons que cette question de relogement sera à traiter », assure-t-on, au cabinet du maire, sans plus de précisions.

(1) Signataires de la lettre :

Droit d’asile Quimper-Cornouaille, Un toit pour tous, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Europe Écologie-Les Verts, le Parti Communiste, la Confédération Nationale du Travail, Fraternité Quimper et Douarnenez, la Cimade, Le Temps partagé, la Ligue des droits de l’Homme, l’association Services publics. Elles se réuniront à l’espace associatif le 23 juillet, à 18 h pour faire le point sur la situation.

Flora CHAUVEAU 12/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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