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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une autre vision des bonnets rouges (actualutte)

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Le tea-party à la française, des identitaires, nazis, fascistes, des chiens du patronat, des esclaves qui défendent leurs maîtres, et ci et ça.

Que de haine face au peuple qui était dans la rue samedi à Quimper, des personnalité-e-s politiques jusqu’aux citoyens de gauche, le risible n’a pas manqué de côtoyer le pitoyable.

Les médias aussi n’étaient pas en reste dans cette course à l’absurde, pendant et après la manifestation ils ne parlaient que des « casseurs ». Là-dessus il faut dire qu’on commence à avoir l’habitude, mais notons au passage que les « casseurs » n’ont rien cassé, pas de pillage, pas de mobilier urbain détruit si ce n’est quelques morceaux de trottoirs qui ont servi à faire des projectiles pour attaquer la préfecture. Par contre, le plus inquiétant est le traitement du mouvement des bonnets rouges avant la manifestation. Une sainte alliance s’est formée de Rue89 et l’Huma en passant par Le Monde jusqu’au Figaro, pour critiquer un mouvement qu’ils disent de droite et/ou d’extrême droite, à la solde du patronat, etc. Étrange comme alliance non ?

Sur la manifestation Rue89 a ainsi publié un article qui compare les bonnets rouges à la manif pour tous (Ils se sont rattrapés avec Camille ci-dessous NDB) . Avec quelques camarades nous sommes allés à Quimper samedi et nous n’avons pas vraiment la même vision des choses, en même temps ce témoin se dit PS et nous anars. Mais au-delà de ça, il raconte être arrivé sur le lieu de rassemblement en longeant des rangées de 4×4. Nous, nous sommes arrivés sur la place de la résistance avec un cortège de salarié de Lampaul-Guimiliau qui se battent pour leurs emplois, sous des drapeaux Force Ouvrière et qui scandaient « Breton, français, un patron reste un patron ».

Ensuite une fois sur place nous avons noté quelques points de détails qui peuvent tout de même avoir leur importance. Comme d’habitude en manif, une sono envoyait de la musique avant les prises de paroles. Qu’est ce qu’on écoute donc dans les manifestations « du patronat et de l’extrême droite » ? Keny Arkana, Gilles Servat1, Manu Chao, les Ramoneurs de Menhirs qui reprennent la Bellaciao avec le chant de l’Armée Révolutionnaire Bretonne. Très fasciste tout ça en effet… A noter aussi que pendant la manifestation on a entendu chanter bien fort «la jeunesse emmerde le front national ».

Autre détail, les couleurs affichées: en plus des nombreux drapeaux breton il y avait donc FO, Lutte Ouvrière, CGT, Front de Gauche, UDB, Breizhistance, SLB (trois organisations de la gauche bretonne), NPA, Les Alternatifs. Le plus à droite que nous avons vu était le Parti Breton. Pas de drapeaux français, sauf un qui a été déchiré devant la préfecture, pas de l’UMP, pas de FN. Pas de signe non plus des groupuscules fachos d’Adsav et Jeunes Bretagne, s’ils étaient là ils devaient être bien cachés. En même temps vu les antifascistes présents c’était peut être pas plus mal pour eux. La grande, et très ridicule, banderole « Hollande démission » était apparemment celle de fascistes, on le saura pour la prochaine fois. Des témoignages racontent aussi que les discours de gauche étaient hués pendant les prises de paroles. Aucune idée, nous pendant ce temps on essayait de forcer le passage vers la préfecture. D’ailleurs pour l’anecdote on a même vu un vieux au lance-pierre qui nous disait que ça lui rappelait Mai 68. Par contre quand le représentant du collectif pour l’emploi a fait un discours en fin de manifestation, pour réclamer plus de liberté d’entreprendre et pour cracher sur l’écologie et la décroissance, il se faisait huer aussi.

Sur le mouvement des bonnets rouges Alors oui, c’est un mouvement complexe, mais non ce n’est pas qu’un mouvement de droite, tout comme il n’est pas malheureusement que de gauche. Le seul trait idéologique commun est sûrement l’hostilité face à l’Etat jacobin centralisateur et la demande d’un pouvoir plus local, donc plus proche du peuple. Vous semblez nombreux à craindre ou à croire que ce mouvement soit de droite, mais pourquoi donc n’avez vous pas espoir qu’il devienne de gauche ? Mes camarades et moi qui étions à Quimper sommes de ceux qui ont cet espoir. Cinq heures d’affrontements pour attaquer une préfecture, symbole du centralisme et de la répression d’État, c’est quand même pas tous les jours dans une manif. Sans compter que ce n’était pas « une dizaine de casseurs » mais des jeunes, des vieux, des ouvriers, des pêcheurs, des paysans, des étudiants, etc. Le risque si cet espoir se perd, et c’est déjà le cas avec la contre manifestation de Carhaix, est de voir une prophétie-autoréalisatrice qui en effet servira le patronat. C’est à dire que les forces de gauche en disant que ce mouvement est de droite déserte la mobilisation, laissant la place aux forces de droite pour qu’il devienne de droite.

Sur les raisons de notre engagement A ceux qui disent que tous les bonnets rouges défendent l’agroalimentaire, le patronat et les paysans accrocs à la monoculture et gavés de subventions, NON. Avec mes camarades nous étions de ces manifestants hostiles à ces façons de produire, mais nous avons vu qu’il faut faire une différence entre le court et le long terme. Nous étions mobilisés samedi car il y a des milliers de travailleurs qui vont perdre leurs emplois en Bretagne, des familles entières qui vont plonger dans la misère. Il y a une véritable urgence sociale, l’écotaxe n’en est pas la responsable mais elle ne va faire qu’accentuer ce phénomène. A long terme nous sommes nombreux à réclamer une autonomie politique et économique locale pour tourner la page de ce système capitaliste destructeur en vie humaines et en richesses naturelles. C’est évidement à long terme pour cela que nous nous battons, hier à Quimper et demain de nouveaux aux côtés des Zadistes de Notre Dame des Landes, comme de nombreux bretons de gauche. Mais à court terme nous refusons de voir des milliers de travailleurs, qui triment au quotidien, être condamnés à la misère, c’est avec ces gens là que nous sommes allés manifester samedi, pas aux cotés du patronat.

Sur notre colère Nous nous demandons donc : depuis quand le peuple de gauche se drape-t-il dans une pureté idéologique -aussi exécrable que la pureté ethnique- qui l’empêche de se battre aux cotés des classes laborieuses sous prétexte qu’elles s’opposent à une mesure dite écologique ( ce qui n’est pas le cas). Nous, et je pense que nous pouvons parler au nom de tous ces bonnets rouges de gauche, nous en avons assez de ces réflexions de petits bourgeois qui pensent avoir les plus belles idées sur la meilleur des sociétés à mettre en place et qui ne voient pas la misère à leurs pieds. Descendez donc de vos tours d’ivoires et détruisez les à coup de masse ! Oui à l’idéalisme mais n’oubliez pas les réalités du peuple au nom duquel la gauche porte un idéal.

Cette révolte des bonnets rouges est peut être le moyen de créer un vaste mouvement contre les politiques d’austérités. Peut être même cela va-t-il aboutir, comme la révolte de 1675, sur la contestation des privilèges de la noblesse, non plus de sang mais économique. Nous l’avons dit ce mouvement est complexe, rien n’y est joué, tout y est donc possible. Peut être ne fait il que commencer, c’est alors à nous peuple de gauche de s’en saisir au lieu de le critiquer en relayant les idées nauséabondes des chiens de garde médiatiques. Si vous voulez vous abstenir d’y prendre part, abstenez-vous donc par la même de nous traiter de capitalistes et de fachos, car pour les bonnets rouges qui sont comme nous bien à gauche et antifascistes c’est difficile à entendre.

Nous savons bien que tous les bonnets rouges n’ont pas nos idées, ainsi en va de la diversité populaire, mais nos idées ont leur place dans ce mouvement. Le fait est tout de même que les bretons sont aujourd’hui en révolte et nous souhaitons ardemment que ce feu dans la lande ne devienne pas feu de paille, mais au contraire un vaste incendie qui brûlera le patronat et l’État centralisateur. Nous souhaitons continuer le combat et nous vous invitons à le rejoindre pour y faire grandir ses forces de gauche. Vive les bonnets qui sont profondément rouges et que vive l’insurrection !

 Des révoltés bretons. 4 novembre 2013

1) Avec le morceau très connu ici La blanche hermine, que des fafs ont essayé de récupérer dans le passé, d’où la réponse de l’auteur dans Touche pas à la blanche hermine, chant révolutionnaire et antifasciste.

http://actualutte.com/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Témoignage: Fdg et écolos, vous avez insulté les Bretons, faudra pas venir pleurer (rue 89)

Témoignage: Fdg et écolos, vous avez insulté les Bretons, faudra pas venir pleurer (rue 89) dans Luttes sociales en Bretagne becassine

A Quimper, dimanche, à la manifestation dite des bonnets rouges, il y avait des organisations politiques, syndicales et militantes, de la gauche au centre : le NPA et le NPA jeunes, l’UDB et l’UDB jeunes, Breizhistance, le Parti breton, le SLB, le MBP, Breizh Europa, Kevre Breizh, Attac, Les Alternatifs, les marins-pêcheurs CGT, et FO. Il y avait aussi des agriculteurs, des patrons et quelques fachos.

J’y étais.

Encartée nulle part mais sensible à la question de l’autonomie bretonne, elle se retrouve souvent dans les rangs de l’extrême gauche en manif.  Il y avait aussi le Medef, en l’occurrence des patrons bretons qui tenaient des discours plutôt centristes ou « UMPS ». Ils en ont après le « dumping social », on y a eu droit dans chaque discours. Ils ont aussi parlé du consortium italien qui profitera de l’écotaxe, ils remettent en question le partenariat public-privé, même si ça n’est pas dit clairement. Oui, ce sont les « patrons voyous qui ont plongé la Bretagne dans le lisier » comme on me l’a fait remarquer, mais pourquoi ont-ils fait cela ? Qui leur a fait croire que ce système productiviste était l’avenir ?

Requins de l’agriculture Et puis il y avait la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), des paysans de droite, dont certains n’hésitent pas à racheter les terres de petits paysans en difficulté pour une bouchée de pain, aux enchères. Je l’ai vu dans mon bled quand j’étais gamine. Heureusement qu’une petite asso issue de la Confédération paysanne se battait pour empêcher ça en leur prêtant de l’argent à taux zéro le temps qu’ils se remettent debout, et d’éviter les suicides, très fréquents dans le monde paysan. Mais après avoir parlé à un paysan retraité sur le chemin du retour, j’ai compris qu’il n’était probablement pas le seul à être à mille lieux des clichés de la FNSEA. Après tout, c’était une manifestation populaire : 30 000 personnes ont fait le déplacement depuis toute la Bretagne. Oui, les paysans de la FNSEA vivent de ce système productiviste qui les a transformés en requins de l’agriculture, mais à eux aussi, qui leur a fait croire que c’était l’avenir ?

Un doigt d’honneur à la campagne Ça aide de venir de la cambrousse et d’avoir côtoyé des paysans de droite et de gauche pendant toute son enfance. Dans mon bled, il est coutume de faire un signe de tête au paysan qu’on croise en tracteur, pour le remercier de manœuvrer afin qu’on puisse se croiser sur les petites routes. J’ai vu mes parents – des hippies de gauche – le faire. J’ai imprimé ce compor- tement, et je le fais, même si je sais parfois que le type que je croise est un militant de la FNSEA ou de « l’UMPS ». Si on commençait à leur faire des doigts d’honneur en pleine pampa juste parce qu’on est pas d’accord avec eux, ce serait vite le bordel. A la campagne, on vit ensemble, en bonne intelligence. Même si parfois on n’en pense pas moins, en croisant le mec du hameau d’à côté sur son tracteur. C’est contre ce système que notre colère à tous est dirigée. D’un côté, les patrons se sont enrichis dessus. On leur a vendu un rêve qui les a fait vivre pendant plusieurs décennies, mais qui a aussi fait vivre des milliers de salariés, qui nous a tous indirectement fait vivre, si on arrête la mauvaise foi deux secondes.

Contre Paris et ses bureaucrates Ils ont embauché des milliers de personnes et sont responsables de leur sort. Ils cultivent peut-être un « humanisme gaulliste » ces patrons de droite, après tout ils ont clairement dit que les idées puantes des fachos n’étaient pas les bienvenues samedi. Et ils savent mieux que quiconque que sans l’immigration, ils ne pourraient pas embaucher les Polonais ou les Turcs qui les sortent bien du pétrin quand même. Mais ils sont en train de tout perdre et d’entraîner leurs salariés dans leur chute. Ils n’ont pas encore bien réalisé que tout cela ne tenait pas vraiment la route quand on y pense – et quand on sait que 50% de la nourriture part à la poubelle chaque jour dans le monde, vu qu’on produit bien trop. Leur colère et la nôtre étaient dirigées vers Paris et ses bureaucrates, jugés inaptes à décider du sort de la Bretagne, qu’ils ne connaissent pas, en oubliant les belles promesses sur le projet de décentralisation. Là-dessus on se rejoint, comme quoi.

Combien étaient-ils au final les fachos ? Oui, l’extrême droite était bel et bien présente. Une quinzaine d’identitaires arborant la croix noire, le drapeau breton historique, qui ont cristallisé l’attention dès le départ en caillassant les flics qui défendaient la préfecture. Et le FN, qui a déroulé une énorme banderole avec la tête de Hollande et une URL pointant vers un de leurs sites (Il semble que c’était « la manif pour tous » NDB) . « Où étaient les antifas ? » ai-je pu lire. On était quelques-uns à leur chanter « La Jeunesse emmerde le Front national » et « Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers », les majeurs bien tendus, ce qui les a fait remballer leur matos. Des gens souriaient en faisant des signes de victoire avec leurs doigts dans notre direction. Combien étaient-ils au final les fachos ? Bonne question. Dur de savoir si untel vote PS ou UMP, Mélenchon ou Le Pen dans la foule dense. Certains codes vestimentaires laissent songeurs et donnent parfois une impression étrange, mais on ne sait jamais, tout cela est complètement subjectif. J’ai peut-être bien mis du sérum physiologique dans les yeux larmoyants d’un quinquagénaire du FN, qui sait, il prenait juste aussi cher que moi avec les lacrymos.

Mélenchon nous a traités d’esclaves Et évidemment, il y avait les salariés. Mais on y reviendra après avoir fait le point sur la manif de Carhaix, parce que c’est ce qu’ils retiendront de ces deux manifs qui comptent. Les salariés sont les premières victimes des dommages collatéraux du système produc-tiviste actuel. A Carhaix, étaient présents Europe écologie-Les Verts, le Front de Gauche, le PC et la CGT. Entre 3 000 (CGT) et 600 personnes (préfecture) ont manifesté sans heurts. Voilà, le point est fait. Davantage de salariés en galère étaient présents à Quimper, aux côtés du patronat, de la FNSEA et des fachos auxquels ces organisations ne voulaient pas se mêler, choisissant d’aller à Carhaix. Comme s’il était nécessaire de garder une bonne distance géographique pour montrer sa désapprobation, comme si les fachos ne vivaient pas déjà dans nos quartiers. Peut-être même qu’un de nos proches voisins en est un, et qu’on lui dit bonjour en allant acheter le pain. Et les salariés, que retiendront-ils de la manif de Carhaix, celle où ils n’étaient pas ? A qui profitera la manif à Quimper ? Certainement pas au Front de Gauche. Mélenchon nous a traités d’esclaves alors que les salariés de ces usines qui ferment veulent juste « vivre, décider et travailler en Bretagne », et ne peuvent pas se payer le luxe de perdre leur emploi. Certainement pas à EELV, qui voulait se tenir bien loin de leurs patrons, de la FNSEA et des fachos.

D’EELV, on retiendra qu’ils n’étaient pas là Pourtant, c’était pour eux une occasion en or de contrer le FN à l’approche des municipales, et de montrer leur soutien à des personnes dont l’avenir est incertain. Ils auraient tous pu nous distribuer des stickers et des flyers. Le salarié qui manifestait pour la première fois de sa vie samedi, il vote peut-être PS, UMP, FdG, NPA, EELV, FN, il a peut-être voté Mélenchon mais hésite à voter pour la fille Le Pen. Ce qu’il aura retenu, c’est peut-être le message du NPA sur le sticker qu’il garde dans la poche, celui de Breizhistance, de l’UDB ou d’une autre orga’ présente, ou dans le plus inquiétant des cas, l’URL du site des fachos. D’EELV, il retiendra qu’ils n’étaient pas là, et que par conséquent, son sort les laisse indifférents. Et qu’ils la voulaient, cette écotaxe Ecomouv© qui fait déborder le vase. Ils n’ont aucune trace d’EELV ou du FdG dans les poches. Quand ces deux partis feront des scores ridicules à Quimper et partout en Bretagne, faudra pas s’étonner. Seuls le FN et les partis d’extrême gauche, de gauche et centriste autonomistes/indépendantistes leur ont manifesté leur soutien sous le slogan unitaire qu’ils n’ont pas rallié, eux.

Un mépris snob, bobo, parisien du prolétariat C’est (à mon humble avis) une erreur de stratégie politique monumentale, qui dévoile une certaine forme de mépris du prolétariat très snob, très bobo, très parisienne. Ce sont les gens qui auraient pu voter pour vous et vous n’avez rien fait pour les toucher, vous avez juste réussi à vous en éloigner ! Il faut savoir ce qu’on veut : faire de la politique et parler à ses potentiels électeurs pour mieux les représenter, ou faire de la figuration à distance en disant « oh naaan, y a que des affreux, nous on y va pas » pour ensuite se plaindre de la montée du FN ? «Bouh,   va y avoir de la violence », a dit Ayrault, et puis ils sont cons ces salariés qui ne se rendent pas compte qu’on a raison en les traitant d’esclaves. Mais dans quel monde vous vivez ? Vous vous faites enfler par le PS et vous en redemandez. Vous venez de vous couper des salariés et des Bretons venus apporter leur soutien en toute bonne foi, des jeunes excités à l’idée de vivre leur première manif, de tous. Trois mille (au mieux) contre 30 000, et vous ne vous dites pas qu’il y a un souci, que c’est peut-être vous les manipulés dans l’histoire ? La bonne distance géographique à tenir avec les fachos, c’est le degré zéro de l’antifascisme, la forme de protestation la plus inutile qui soit.

Vous vous êtes coupés de la Bretagne Vous ne les avez pas touchés, par contre ils se souviennent du message du FN, venu les soutenir. Leur présence hantait les esprits, des milliers de regards inquiets étaient tournés vers eux, dont le mien. Je vous accorde une chose, vous aviez raison, c’était pas bien du tout que le FN soit là. Leur présence plombait l’atmosphère. Vous deviez être bien mieux au rassem-blement festif de Carhaix, pour soutenir les salariés dans la joie et la bonne humeur, mais de loin. En ne venant pas, vous avez laissé le FN grapiller des voix que vous auriez pu avoir, qui sait. Vous vous êtes coupés de la Bretagne pour faire de la figuration au nom de Paris, tout en combattant le système pro- ductiviste actuel de manière bancale, aidés par les réseaux sociaux et quelques blogueurs politiques jacobins.

Mais vous étiez peu nombreux, et les salariés se souviendront de votre snobisme et de vos déclarations putassières. Ils n’oublieront pas et ne pardonneront pas, ils sont légion les prolétaires, pas comme les quinze identitaires dont vous aviez peur. Un grand nombre de manifestants portaient des badges anti- aéroport Acipa, des « ZAD PARTOUT [zone à défendre, ndlr] » ou « Nukleel ? N’em bo ket ! » ( Nuclé- aire?  Non merci ! »), on pouvait lire un tag « ZAD » sur un des ponts que j’ai traversés.

Samedi, Quimper était une ZAD qu’il fallait défendre face aux fascisme. EELV et le FdG ont juste brillé par leur absence et leur promptitude à semer le trouble et la division. Vos actes ne seront pas sans répercussion lors des prochaines municipales. Et faudra pas venir pleurer. J’espère juste qu’ils profiteront surtout à la gauche autonomiste et indépendantiste, au NPA, et aux valeurs portées par les autres organisations de gauche présentes, la seule gauche qui a contré le FN samedi à Quimper, celle qui ne veut pas d’une Bretagne repliée sur elle-même, mais solidaire des Bretons et ouverte à l’Europe et au monde. Camille, zadiste bretonne

http://www.rue89.com/2013/11/04/front-gauche-eelv-etes-coupes-bretagne-247208

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des groupuscules derrière la colère des Bretons ? « Un chiffon rouge » (rue89)

Des groupuscules derrière la colère des Bretons ? « Un chiffon rouge » (rue89) dans Questions bretonnes etc 1287_bonnet_blanc_blanc_bonnet

Encore tout remués par les images de « jacquerie » et de « révolte » venant de Bretagne, on découvre en lisant Le Figaro que la Sous-direction de l’information générale (Sdig) de Rennes a identifié deux groupes qui attiseraient la colère :

  • le mouvement d’extrême droite et identitaire Jeune Bretagne ;
  • le mouvement d’extrême gauche Breizhistance.

Jeune Bretagne ne compterait guère plus de « 30 personnes », selon la police. Ses militants auraient toutefois réussi à attirer 4 000 « likes » sur la page Facebook « Révolte bretonne » [le créateur de la page dit n’avoir aucun lien avec les identitaires]. Quant à Breizhistance, il serait question de la «marge  du mouvement », sans que son rôle dans les manifestations soit plus amplement précisé. Contactés par Rue89, les deux groupes, opposés politiquement, partagent la même incrédulité.

  • Yann Vallerie, le président de Jeune Bretagne : « Je suis très surpris. On a appelé à manifester et nos membres prennent part aux manifestations, mais nous n’avons pas un rôle supérieur à d’autres. »
  • Fabris Cadou, de Breizhistance : « On ne s’est prononcés sur l’écotaxe que ce mardi matin, en appelant à manifester ce samedi ! »

Localisme identitaire Le mouvement Jeune Bretagne a été créé en 2008. Il fait partie de la vague d’organisations régionalistes qui militent pour un localisme identitaire. Tout comme Alsace d’abord ou la Ligue du midi. Pendant quelques années, il est lié au Bloc identitaire. Mais en 2012, le responsable du Bloc pour la région Grand-Ouest, Philippe Milliau, est éjecté du parti. Les relations se tendent. Depuis, le mouvement, concurrencé par Génération identitaire, connaîtrait quelques difficultés d’effectifs. Yann Vallerie, comme d’autres identitaires, soupçonne une manœuvre du ministère de l’Intérieur pour discréditer les manifestants : « Le gouvernement agite le chiffon rouge. C’est une révolte populaire qui réunit des gens de droite comme de gauche, et ça lui fait peur. Alors il tente de lui donner une couleur en parlant de groupes d’extrême droite et d’extrême gauche. » Il se dit d’autant plus surpris que la lutte contre l’écotaxe n’est pas forcément le combat rêvé des identitaires. Lorsque l’on parle de «reloca- lisation» et de « sortie du mondialisme », on n’apprécie pas forcément « l’agriculture intensive ».

« Les patrons de l’agroalimentaire » Breizhistance est un parti d’extrême gauche, créé il y a quatre ans dans le sillage du mouvement Emgann, en perte de vitesse depuis l’incarcération de son porte-paro- le, Gael Roblin. Ce dernier a été détenu dans l’affaire de l’attentat du McDonald de Quévert. Il a depuis été blanchi par la justice et a ouvert un bar à Rennes, baptisé le 1675, en référence à la révolte du papier timbré. A entendre le secrétaire du mouvement, Breizhistance serait resté très prudent ce week-end et la semaine dernière. Les militants n’étant pas très « chauds » pour aller soutenir la cause « des patrons de l’agroalimentaire ». Fabris Cadou : « La seule manifestation à laquelle nous avons pris part sur la thématique de la Bretagne menacée et du maintien de l’emploi industriel remonte à l’année dernière. C’était à Rennes, à l’initiative de la CGT. Nous étions 3 000. » Il est d’autant plus agacé que la note l’associe au « groupuscule d’extrême droite » Jeune Bretagne.

Manif’ maintenue samedi Reste que les deux groupes ont un point commun : pour eux, l’écotaxe n’est qu’un « symbole », un « catalyseur » dont il est possible de tirer une révolte plus large. Même après le recul du gouvernement, ils maintiennent l’appel à la manifestation de samedi. C’est peut-être ce qui inquiète la police. La Sdig souligne que la contestation pourrait donner des idées à d’autres régions, telle le Pays basque, l’Alsace ou la région niçoise. Avant toute manifestation, la Sdig rédige une note à l’attention du préfet. Et depuis le saccage de Poitiers en 2009, les policiers ont tendance à être très exhaustifs. Histoire de ne pas être accusés d’impréparation par la suite. Cette fois-ci, ils mentionnent donc les ultras, mais aussi les syndicats et autres organisations de transport, du BTP, de l’agroali- mentaire. Et la « population qui commence à adhérer au mouvement ». Un policier de la Sdig, qui travaille dans une autre antenne en France, décrypte : « Les notes ne sont pas 100% fiables, mais souvent fiables. Notre rôle, c’est de rester éveillés sur les risques potentiels, de prévenir pour attirer l’attention des gouvernants. »

Rémi Noyon | Rue89 Mis à jour le mardi 29 octobre 2013 à 22h48

http://www.rue89.com/2013/10/29/les-identitaires-derriere-colere-bretons-agite-chiffon-rouge-247031

fest_noze dans Questions bretonnes etc

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08 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La bataille de Kerguidu, Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne (Skol Vreizh)

La bataille de Kerguidu, Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne (Skol Vreizh) dans Histoire kerguidu

Mythe et réalité

La bataille de Kerguidu, en Tréflaouénan (Finistère), le 24 mars 1793, a laissé dans les mémoires des habitants du Léon un souvenir vivace nourri par des publications telle Emgann Kergidu (La bataille de Kerguidu) de Lan Inisan. Considéré comme une révolte paysanne – il n’est pas associé à la Chouannerie –, cet affrontement meurtrier a opposé des paysans contre-révolutionnaires à la troupe républicaine dirigée par le général Canclaux.

Les exécutions d’ennemis de la Révolution, la remise en cause de la religion et, surtout, en février 1793, la décision de la levée en masse afin de « défendre la patrie en danger », ont favorisé les révoltes dans toute la France. Le sud-est de la Bretagne et tout le Léon sont concernés. Aucun historien sérieux ne s’était penché sur cet épisode de la Révolution. Des pertes humaines considérables (jusqu’à 400 morts) furent mises en avant au point que la bataille de Kerguidu est devenue un véritable mythe.

C’est le mérite d’Albert Laot de nous présenter une étude solidement documentée, sur le contexte et sur l’événement lui-même, à partir des registres de décès, des sources historiques ou littéraires. Il rétablit la vérité et nous dévoile ce qu’a été véritablement la bataille de Kerguidu.

http://www.skolvreizh.com/catalog?page=shop.product_details&flypage=flypage_images.tpl&product_id=238&category_id=19

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29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les bretons n’ont pas vocation à demeurer en Ile-de-France (Asbl)

Les bretons n’ont pas vocation à demeurer en Ile-de-France (Asbl) dans Antiracisme mendiant3

Notre modèle républicain, que l’Europe entière nous envie, connaît parfois quelques ratés.

Des populations arriérées, incapables de s’adapter à la modernité, où l’alcoolisme atavique et la superstition religieuse font des ravages, continuent de mener un mode de vie extrêmement différent des nôtres. Leur mendicité agressive, leur propension manifeste à la délinquance, leur insalubrité et, disons le mot, leur odeur, menacent notre vivre-ensemble. Je veux bien sûr parler des bretons.

Un rapport pas si ancien, sur l’immigration bretonne à Nantes, le montrait déjà amplement: « Ces hordes nomades [...] entretiennent dans nos murs le fléau de la mendicité et rendent stériles les efforts et les sacrifices de l’administration pour le faire disparaître. » J’ai déjà eu l’occasion de démontrer que les filières bretonnes, dans le monde des affaires, étaient presque toujours des filières mafieuses. On sait par ailleurs qu’à l’image de la Corse, la Bretagne est une terre fermée aux étrangers, dont les habitants manifestent une fierté démesurée, continuant à entretenir un patois désuet et un folklore tout aussi ridicule.

De belles âmes, sans doute à l’abri des désagréments causés par cette invasion, prétendent qu’il n’y a guère qu’une « minorité » de bretons voleurs et proxénètes. Elles brandissent l’exemple isolé de tel ou tel breton assimilé, qui a fini par connaître le succès, pour essayer de faire croire en leur possible intégration.

Pourtant, tout le monde peut comprendre que, face à la déferlante continue qui s’abat chaque jour sur les quais de la gare Montparnasse, on ne peut rester les bras croisés. Veut-on un quatorzième arrondissement entièrement « bretonnisé », où l’usage du français serait banni ? Imagine-t-on que les écoles diwan remplacent les écoles publiques ? Et que répondra-t-on à ces immigrés de troisième génération qui revendiquent le port de la coiffe bigouden sur leur lieu de travail ?

L’Ile-de-France n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde. Les bretons ont leur culture : qu’ils la gardent. C’est notre devoir de républicain, et d’homme de gauche, que de le reconnaître.

http://lactualiteselonblochladurie.wordpress.com/2013/09/27/les-bretons-nont-pas-vocation-a-demeurer-en-ile-de-france/

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28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bécassine chez les roms!

Bécassine chez les roms! dans Antiracisme becassine_chevaudebois1

Je ne sais pas de quand date la réputation de « voleurs d’enfants » des gitans, mais elle semble devenir un poncif des littératures populaires au XIXe siècle. On la voit illustrée avec un certain humour dans la première aventure de Bécassine :

L’enfance de Bécassine, par J.P. Pinchon (1913). Lorsque sa mère lui apprend qu’elle n’a plus de quoi la nourrir, la petite Bécassine décide de s’enfuir avec pour projet de se faire voler par des bohémiens. Elle rencontre le père Chevaudebois, qui lui explique qu’il ne peur rien pour elle, il a déjà assez de bouches à nourrir comme ça. Bécassine personnifie la simplicité provinciale (officiellement bretonne, elle porte un vêtement Picard,…). Cet épisode est ironique puisque c’est Bécassine elle-même qui réclame d’être enlevée, sans succès. Plutôt que de courir les routes au grand air, elle deviendra donc domestique de madame la marquise de Grand Air. Où est la liberté, où est la servitude ?

http://hyperbate.fr/dernier/?p=12663

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF)

L'ex Bérurier Noir refait le monde en Bretagne (OF) dans A gauche du PS berurier-noir-01

Dans les années 1980, les Bérurier Noir étaient le fer de lance de la jeunesse révoltée. Un groupe punk parisien dont Loran était le guitariste. Trente ans plus tard, il est toujours musicien, leader d’un des groupes de fest-noz bretons les plus prisés ! Aujourd’hui installé dans le Finistère, il est devenu amoureux de la Bretagne. Et n’a pas quitté la scène.

La vieille Volvo file vers le Velvet, un bar punk de Santec, petite ville du Finistère Nord, où le musicien a ses habitudes. Sur le tableau de bord, des pierres, des badges et quelques fleurs un peu fanées. La voiture n’est pas toute jeune. Le compteur affiche 525 000 kilomètres. « Mais il est bloqué. En vrai, elle en a bien 800 000 », se marre Loran. L’ancien guitariste des Bérurier Noir, reconverti leader des Ramoneurs de Menhirs, roule avec prudence. Le compteur de vitesse aussi a rendu l’âme.

Le Velvet apparaît coincé entre une crêperie et… La mer. Au large, se dresse l’île de Sieck. La Bretagne à l’état brut. Loran, 49 ans, s’est installé dans la région au début des années 2000, après treize ans de vie en communauté en Ligurie, une petite province italienne qui longe la mer, entre la France et la Toscane.

Alan Stivell et Nolwenn Leroy ? Trop star-system… Au bout du monde, il est venu chercher le calme et scelle son amour avec les peuples qu’il juge insoumis, rebelles. La Bretagne a une identité forte, ça lui plaît, lui, le fils d’émigrés grecs qui a grandi en région parisienne. Il est rebelle, se réclame de l’anti-fascisme et a chanté les peuples opprimés toute sa carrière.

Attablé devant une bière bretonne, il montre qu’il est toujours un énervé. Il dézingue tour à tour François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Mais aussi Alan Stivell et Nolwenn Leroy, un peu trop star-system à son goût.

Les Béru et la Bretagne ? Une vieille histoire… « La Bretagne est une terre promise pour le rock et le punk-rock », lâche-t-il entre deux bouffées de cigarette. Il compare volontiers les Bretons aux irréductibles du village gaulois d’Astérix et glisse que deux de ses filles sont scolarisées dans une école Diwan, en langue bretonne.

Son histoire d’amour avec la région ne date pas d’hier. En 1985, les Bérurier Noir enregistrent Vive le feu, dont la rengaine est encore aujourd’hui reprise dans les manifs étudiantes. La chute de ce morceau de punk-rock est un air de danse bretonne. En découlera un projet inachevé d’album sur la Bretagne.

Mais pendant cette période, les Béru ont d’autres combats à mener. En premier lieu, celui contre le racisme. Étendard de l’anti-fascisme, ils font chanter à des milliers de gamins leur haine de l’extrême droite, lorsqu’ils entonnent Porcherie, écrite après les élections européennes de 1988. Chanson aujourd’hui remisée au placard : « Si la jeunesse emmerdait vraiment le Front National (un refrain du groupe, NDLR), on n’en serait pas là… », assène-t-il sèchement.

Pas revendicatif, c’est décoratif Les Béru resteront proches de la Bretagne, même après la mort du groupe en 1989. Ils se reformeront pour un concert dantesque aux Trans Musicales de Rennes, en 2003. Et se produiront à Astropolis, à Brest, en 2005. Loran referme la parenthèse Bérurier Noir l’année suivante. Il devient le leader des Ramoneurs de menhirs, son groupe formé notamment avec des sonneurs bretons qui avaient participé à l’enregistrement de Vive le feu…

Réunir toutes les cultures du monde dans un même lieu, voilà à quoi il rêve. Après un premier projet avorté, un cabaret pourrait ouvrir courant 2014 dans le Finistère Nord. Il imagine « un endroit où on s’apaise », où se dresseront de « grandes tablées avec artistes, public, organisateurs ». La proximité est essentielle pour lui. Encore aujourd’hui, il termine ses concerts à arpenter les parkings. Au pied des voitures et des fourgons, il rencontre le public, passe la soirée avec eux, discute, refait le monde… Pour son cabaret, il veut des musiciens revendicatifs car « un artiste qui n’a rien à dire, c’est comme un papier peint, c’est décoratif » ! L’idée de ces soirées ? « Qu’il n’y ait plus d’horaires ». Et il est prêt à en débattre avec le préfet si ce dernier refuse cette exigence.

« Quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a » Loran se veut provocateur quand il évoque l’autorité et la loi. « Je suis enfant de l’État et je me bats contre ça », se plaît-il à répéter. Une vieille rengaine des Béru, dont il reste forcément indissociable. Leur public, qui a aussi pris trente ans, guette toujours le signe d’une possible renaissance. La sortie récente de l’intégrale des enregistrements, chez Coop Breizh, aurait pu en être un. Loran réfute : « C’est un fantasme ».

Son avenir s’inscrit avec les Ramoneurs, loin des strass et des paillettes. « On refuse de jouer dans les gros festivals chers ». Il confesse avoir refusé les Vieilles Charrues. « L’entrée de ce festival pourrait être gratuite ou de 2 €, mais c’est beaucoup plus cher à cause d’artistes qui tapent le million d’euros de cachet ! Avec les Ramoneurs, quand on joue dans un bar, on prend ce qu’il y a. On préfère une relation conviviale, saine ». Sur fond de musique bretonne. Et sur quelques airs punks, bien entendu.

Mickaël LOUÉDEC. Musique vendredi 27 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Musique.-L-ex-Berurier-Noir-refait-le-monde-en-Bretagne_6346-2232942_actu.Htm

Ecoutez: https://www.youtube.com/watch?v=uPaDgBPbTqA

http://youtu.be/O-63EmrzzM4

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Breiz Atao : procès en appel à Rennes pour insulte raciste à l’encontre d’un sonneur noir (FR3)

Breiz Atao : procès en appel à Rennes pour insulte raciste à l'encontre d'un sonneur noir (FR3) dans Antiracisme freres

Aujourd’hui se tient à Rennes, le procès en appel de Boris Le Lay, fondateur du site extrémiste Breiz Atao.

Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, au mois de juin, pour insulte raciste à l’encontre de Yannick Martin, sonneur noir du Bagad Kemper. Suite à des propos racistes sur internet, Boris Le Lay, le gérant du site internet d’extrême extrême-droite Breiz Atao, avait été condamné à 18 mois de prison avec sursis, au mois de juin dernier pour diffamation et incitation à la discrimination raciale par le tribunal correctionnel de Quimper. Ses propos visaient Yannick Martin, sonneur noir du bagad Quimper et aussi Bernard Poignant, le maire de Quimper ou encore la conseillère régionale Mona Bras. Boris Le Lay, qui vit au Japon, a fait appel. Aujourd’hui se tient donc le second procès en appel à Rennes, ainsi qu’un autre procès à Brest, pour une autre affaire le concernant pour des propos envers des élus socialistes. Par Krystell Veillard Publié le 24/09/2013 | 10:51, mis à jour le 24/09/2013 | 11:21

http://bretagne.france3.fr/2013/09/24/breiz-atao-proces-en-appel-brest-pour-insulte-raciste-l-encontre-d-un-sonneur-noir-324457.html

Commentaire: En fait ce sont deux frères, adoptés par deux familles différentes qui se sont retrouvés !

Lire aussi: http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/billet-xenophobe-le-fondateur-d-un-site-internet-condamne-25-09-2013-2245475.php

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29 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu)

Gourin, Festy Gay : la 6e fête des libertés est sur les rails (Of-Têtu) dans LGBT fest

L’association Les Folies gourinoises s’est réunie, jeudi soir, pour organiser la 6e édition de la Festy Gay.

L’association Les Folies gourinoises, présidée par Bernard Raynal, organisait une réunion, jeudi, au Starman, rue de la Gare, pour l’orga-nisation de la 6 e édition de la Festy Gay. Ella aura lieu, cette année, le samedi 3 août.

« Laisser ses complexes au vestiaire »

« Convivialité et tolérance sont les maîtres mots de ce rassemblement. Nous attendons des représentants d’établissements gays et lesbiens de toute la Bretagne et même au-delà. Il y aura aussi des chars, drag-queen, transformistes, gogos, artistes et une foule de participants en folies. Nous accueillerons aussi les soeurs de la perpétuelle indulgence du couvent de Paris, toujours plus nombreuses à se déplacer à Gourin », ex- plique Bernard Raynal, qui précise que le défilé est ouvert à tout le monde. « Il faut laisser ses complexes au vestiaire et venir faire la fête ! », invite-t-il.

Présence de l’association Aides Le joyeux convoi partira vers 17 h de la rue de la Gare pour rejoindre la place de la Liberté. « C’est tout un symbole, car la Festy Gay, c’est la marche des libertés », souligne Bernard Raynal. Le président des Folies gourinoises insiste sur la prévention qui sera au coeur de la fête. « Cette grande fête est aussi organisée dans un esprit de lutte contre l’homophobie et de prévention contre les comportements à risque. L’association Aides sera présente à Gourin ». « Deux points de dépistage seront proposés, un dans le village associatif qui sera situé près de la réplique de la statue de la Liberté, l’autre rue de la Gare », expliquaient, jeudi, Mickaël Peyrazat et Guéna Sémoff, de l’association Aides Lorient. Une nouveauté, cette année, l’association Les Folies gourinoises envisage d’organiser un bal populaire en plein centre-ville, près de la mairie. lundi 24 juin 2013

Renseignements sur : https ://www.facebook.com/festygayofficiel

Gay pride à Gourin : époustouflant! (Têtu) Publié par

Des voitures partout. La foule qui envahit les rues. Il est 18h, ce samedi d’août. Gourin, petite commune morbihannaise de 4600 âmes, perdue au centre de la Bretagne, va doubler sa population le temps d’une gay pride mémorable!

On pouvait s’attendre à un choc des cultures, avec une population locale très rurale, et assez âgée, et pourtant il n’en fut rien. Jean-Paul, commerçant à la retraite, est venu pour la fête: « ils savent s’amuser » explique-t-il, et « les gens comprennent aujourd’hui, qu’il faut vivre avec son temps ». D’ailleurs les gens, ils sont venus de toute la Bretagne pour participer à l’événement.

L’aventure a commencé il y a cinq ans lorsque Bernard, le patron du Starman, la plus ancienne discothèque gay de Bretagne, propose à la mairie d’organiser un festival gay. « Chiche, on prend le pari » a tout de suite réagit David Le Solliec, maire de Gourin, avant de poursuivre « la première fois, les gens venait pour regarder, aujourd’hui ils viennent pour faire la fête […] nous avons franchi une étape ».

Une autre étape a été franchie, celle du nombre de participants: près de 8000 ! Pour Bernard Raynal, patron du Starman « c’est fantastique ». Du coup, il y aura certainement une autre édition. « On est au fond de rien, mais au début de tout » ironise Bernard. Un patron ravi et ému, qui peine à trouver ses mots surtout quand David Le Solliec ajoute un compliment de poids : « les gens ont muri grâce au Starman, Gourin est en avance sur son temps grâce à cette boîte ». Un élu heureux qui aimerait qu’un jour on ne parle de « d’homos et d’hétéros, mais simplement de gens qui font la fête ensemble ».

http://tetu.yagg.com/2008/08/03/gay-pride-a-gourin-bretagne-epoustouflant/

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24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

“Il n’y aura pas de collectivité à statut particulier pour le Pays Basque” (LJDPB)

“Il n’y aura pas de collectivité à statut particulier pour le Pays Basque” (LJDPB) dans Questions bretonnes etc 20080423044911_bzh_euskadi

C’était sous-entendu, suggéré, insinué. Mais jamais dit clairement.

Du moins de la part de la responsable du gouvernement en charge du dossier, Marylise Lebranchu. C’est désormais officiel et exprimé depuis la solennelle Assemblée nationale. Dans la nuit de vendredi à samedi, la ministre de la Décentralisation a enterré d’une phrase la revendication de la majorité des élus locaux : “Il n’y aura pas de collectivité à statut particulier pour le Pays Basque.”

Ce faisant, il s’agissait pour Mme Lebranchu, ainsi qu’elle l’a confusément défendu devant la chambre basse, d’offrir un gage aux députés au moment de leur soumettre un amendement de dernière minute, inscrivant dans la loi de “modernisation publique de l’action territoriale” la création d’un “pôle Pays Basque”. L’explication n’a guère convaincu les parlementaires présents – c’est le moins qu’on puisse dire –, qui ont ridiculisé l’initiative en ne lui apportant pas la moindre voix. Après des mois de circonlocutions dans la bouche de Mme Lebranchu, l’épisode a le mérite de clarifier la position du gouvernement français sur la question de l’avenir institutionnel du Pays Basque Nord. Cela ne constitue évidemment pas une surprise, si l’on s’en tient aux propos sans équivoque (eux) du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, opposé à l’avè- nement d’une collectivité territoriale à statut particulier. Un infime doute persistait, il est levé. L’ensemble du gouvernement se trouve désormais sur la même ligne de refus.

Lebranchu et le Pays Basque ridiculisés Le gouvernement perdrait-il le nord avec les pôles ? Récapitulons. Début juin, le Sénat adopte un amendement au projet de loi de “modernisation publique de l’action territoriale” créant un “pôle d’aménagement et de coopération du Pays Basque”. Quelques jours plus tard, en commission des lois de l’Assemblée, l’amendement est dépouillé de la mention Pays Basque, à la demande du gouvernement, la loi n’étant pas censée référer “à un territoire particulier”. Pour compliquer la donne, les pôles “d’aménagement et de coopération” deviennent bientôt “pôles d’équilibre et de coopération territoriale”. Vendredi, Mme Lebranchu propose un amendement réinscrivant dans la loi le Pays Basque à travers un “pôle Pays Basque”, continuation du “pays” Pays Basque actuel. L’amendement, mani- festement rédigé à la hâte – il comporte une faute d’orthographe grossière – est aussi en contradiction avec les précédentes interventions du gouvernement. Les députés PS présents, le Béarnais D. Habib et le Girondin G. Savary, ne manquent pas de le souligner. L’amendement est soumis au vote… et ne reçoit pas le moindre suffrage, ridiculisé par les rires de l’Assemblée. Aucun député basque n’est présent. J. Lassalle marche vers Belfort. C. Capdevielle, elle, est rentrée au Pays Basque, ses amendements ayant été rejetés. Elle disait hier avoir “honte” et se sentir “injuriée” par l’initiative gouvernementale. S. Alaux était injoignable.

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