Archive | Questions bretonnes etc

14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Langue bretonne, ai’ta réclame une télé publique en breton (of)

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À l’occasion des 50 ans de France 3 Bretagne et des 40 ans de l’attentat de Roc’h Trédudon, le collectif Ai’ta réclame plus de breton à la télé.

Ai’ta a tenu ce soir une conférence de presse « clandestine » dans un bar du centre-ville de Rennes. Parodiant les indépendantistes corses, au fond du maquis, avec cagoules et fusils d’assaut, le collectif a joué d’humour pour réclamer un « Audiovisuel Résolument Bilingue », comme l’ARB, l’Armée révolutionnaire bretonne.

La place du breton est « dérisoire »

En 1974, c’est le Front de libération de la Bretagne (FLB) qui plastiqua l’émetteur de Roc’h Trédudon, dans les Monts d’Arrée (Finistère), privant de télé plusieurs milliers de téléspectateurs. Le collectif pour la défense et la promotion du breton constate que « la diffusion en breton reste dérisoire » sur la télévision publique. Il demande que la Bretagne soit traitée comme la Corse, avec France 3 Corse qui diffuse 30 heures de programmes chaque semaine.

Une « grande boum » le 8 juin

Le 8 juin, Ai’ta (Allons-y!, en breton) organisera une « grande boum » à Ro’ch Trédudon, presque 40 ans jour pour jour après l’attentat. Pas d’explosifs cette fois, mais une fête « jusqu’à la victoire pour une télé en breton ». Rennes – 12 Février

http://www.ouest-france.fr/langue-bretonne-aita-reclame-une-tele-publique-en-breton-1925511

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12 février 2014 ~ 0 Commentaire

Initiative bretonne de l’économie sociale et solidaire (ingalañ)

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Le transport mod-all

D’après de récentes données, le trafic automobile est responsable de 94 % des émis- sions de CO2 en France, dont 27 % affectées aux poids lourds. Les répercussions de ces gaz toxiques commencent à être révélées notamment par des études sur la santé ou en lien avec les réchauffements climatiques. Par ailleurs, de nombreux scientifiques font observer que les réserves naturelles exploitées pour les énergies fossiles ont atteint leurs sommets (pic du pétrole) et commenceraient à décliner.

Devant ces constats, de nombreuses initiatives sont entreprises pour favoriser d’autres alternatives au tout pétrole, et notamment dans le secteur du transport. Certes, ces initiatives s’apparentent à de l’expérimentation ou font appel à des modes de transport aujourd’hui désuet (cabotage avec de vieux gréements). Ce serait sans compter sur l’engagement des porteurs de ces projets d’aller au-delà de ces apparences. D’une part, La Bretagne présente la particularité géogra- phique d’être baignée par la mer sur 3 côtés, avec à sa disposition de nombreux petits ports encore en état.

La Bretagne dispose également d’un vivier de performance dans bien des domaines liés à la mer (recherche, technologie, formation,…). Pour autant la filière pour accéder aux devoirs de vigilance environnementale reste à monter. Les investissements sont fléchés par l’Ademe (voir son plan à manifestation d’intérêt – Navires du futur) ou par l’Europe via des fonds européens (Fonds européen de développement régional, Feder) qui restent à préciser dans la mise en application en Bretagne autour des projets de transition écologique. De même que pour le Pôle de compétitivité « Pôle Mer Bretagne » les enjeux, en termes de « navires du futur », sont ciblés mais semblent être voués à un développement lié à la plaisance, la pêche… à défaut d’avoir des projets d’envergure autour du fret local de marchandises.

Ces dispositifs souffrent malgré tout d’un handicap majeur qui est de s’adresser à la macro-économie rendant complexe l’accès à ces financements à des porteurs de projet en cours de montage de filière.

Le territoire breton comporte d’autre part, un maillage exceptionnel de plus de 1000 km de voies vertes. Le canal de Nantes à Brest est une voie d’acheminement et de halage opé- rationnelle et entretenue. Relier l’ensemble de ces voies de dessertes favorise la création et le développement du transport que l’on appelle multimodal.

Qu’est ce que le « transport multimodal » ?

Il s’agit de l’acheminement de marchandises par au moins deux modes de transport successifs. Une partie du trajet peut ainsi être réalisée par la route, l’autre par voir maritime, fluviale ou par le rail. (D’après la définition du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, mise à jour en Mars 2011). Cette définition peut être élargie.

Qu’est ce que le « transport Mod-all » ?

Il s’agit de mettre en application les principes de transition par l’adoption de méthodes de transports doux, mais aussi de s’engager vers la généralisation de mouvements vertueux à partir d’axes de dessertes différents de la route (maritime, voie verte, rail, fluviale) en s’appuyant sur l’innovation technologique qui permet de se détourner des énergies grises (vélique, électrique, solaire, traction animale,…).

Les modes de transport doux sont légions et complémentaires. Complémentaires car l’acheminement d’une marchandise (ou d’une personne, ou d’un service ou de la culture et de l’art,…) ne se limite pas à un mode transport vertueux puis utiliser un autre moyen qui le serait moins. L’ensemble des déplacements repose sur un seul objectif de cohérence. L’expérience passée par l’organisation de transport à la voile limitait le trafic à une bande côtière ; livrer de la marchandise en Bretagne intérieure obligeait à louer les services d’un transporteur routier avec en corollaire une incidence sur l’objectif de réduction des émissions de CO2. Grâce à cette complémentarité les principes de cohérences défendus par transport mod-all permettront de ne pas s’éloigner de cet objectif. mercredi 12 février 2014, par Ingalañ Bro Brest

http://www.ingalan.org/013-groupes-locaux/016-bro-brest-pays-de-brest/386-le-transport-mod-all.html

Commentaire: Cette idée n’est pas si nouvelle: entre 1998 et 2004, les élus et le réseau breton « Tous ensemble à gauche » (soutenu par les Alternatifs et la LCR),  avaient étudié et proposé un plan de renouveau du cabotage, s’appuyant sur le réseaux de petits ports bretons…

 

 

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bonnets rouges et bonnets d’âne (marianne)

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Quels furent les ressorts de la révolte bretonne ?

Un ouvrage collectif préfacé par Emmanuel Todd explore ce mouvement et son avenir politique.

Vu de Paris, le mouvement des «bonnets rouges» est un ovni politique, économique et social. Les commentateurs médiacrates en sont restés pantois : comment une poignée d’excentrés excentriques pouvaient-ils défier le pouvoir, avec un slogan paraissant resurgir du fond des âges soixante-huitards : «Travailler, vivre et décider au pays». Mot d’ordre à ce point oublié de la pensée politique qu’il fait sortir de ses gonds plus d’un commentateur, spécialement à gauche. Laurent Mauduit, journaliste à Mediapart, alerte sur la «menace populiste» et écrit que «l’antifiscalisme» serait «antagonique à la République». Jean-Luc Mélenchon méprise ces «esclaves manifestant pour les droits de leurs maîtres». Tout le monde s’enflamme, y compris les plus favorables au mouvement, comme Emmanuel Todd, allant jusqu’à espérer que ce mouvement sonne le glas de l’euro (lire Marianne n° 855).

L’Automne des bonnets rouges permet de s’extraire des clichés. Ecrit par des auteurs en empathie manifeste avec leur sujet, il met en évidence les contradictions et les fissures politiques, idéologiques, économiques et sociales qui travaillent la Bretagne. Si la révolte a semblé si soudaine en octobre (elle couvait en réalité depuis au moins six mois), c’est parce que le personnel politique représente mal la population, particulièrement les élus socialistes.

Si elle a trouvé une référence historique, c’est plus par analogie avec les combats des années 60-70, d’Alexis Gourvennec au Joint français et à Plogoff, qui ont constitué le modèle de développement breton, que par rejet de «la France». Si elle a mêlé des salariés, des chefs d’entreprise, des agriculteurs, c’est parce que ces deux catégories sont menacées dans leur existence par le dumping social européen.

Si elle s’est concentrée dans l’Ouest, en basse Bretagne, c’est parce que, dans l’Est, la haute Bretagne, autour de Rennes, constitue désormais une métropole qui se rattache au marché central européen, etc. La Bretagne, percluse de fractures, est menacée de morcellement et ne trouve plus de réponse politique à la mesure de son angoisse existentielle. Le soufflé ne retombera pas avant au moins les élections européennes, où – révélation du livre – une liste «bonnets rouges» devrait se présenter. Samedi 8 Février 2014 à 05:00 | Hervé Nathan

L’Automne des bonnets rouges, de la colère au renouveau, de Jacques Baguenard, Erwann Charles, Hervé Thouement, éd. Dialogues, 228 p., 19 €.

http://www.marianne.net/Bonnets-rouges-et-bonnets-d-ane_a235592.html?google_editors_picks=true

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09 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les bonnets rouges, le socialisme et la bretagne (enklask)

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Histoire et mémoire (1900-1940)

(…) Comment cette mémoire des Bonnets rouges a-t-elle été entretenue par la gauche bretonne dans la première partie du XXème siècle ? Ce sera mon interrogation de départ. Celle-ci s’ancre dans un questionnement bien plus large sur les pratiques militantes du milieu partisan socialiste dans ces années et sur l’étude d‘un imaginaire social et d’une mémoire collective des militants de la SFIO en Bretagne. Au final du coup, l’actualité n’est qu’un prétexte pour poursuivre la recherche et peu importe ce que je pense de la situation. L’événement actuel aiguise ma curiosité, mais ce qui prime, c’est une analyse historique.

La révolte de 1675

La révolte des Bonnets rouges de 1675 est un épisode de l’Ancien régime fréquemment étudié en histoire moderne. Au départ, on trouve une réaction hostile et violente à l’instauration d’une nouvelle taxe voulue par le pouvoir royal.

Mais cette révolte du papier timbré est avant tout urbaine et dans les campagnes du Centre-Bretagne, un mouvement concomitant se déroule, les paysans se mobilisant non seulement contre les nouveaux impôts mais aussi contre les abus des seigneurs. Ceux qui portent un bonnet rouge comme signe distinctif entrent en lutte contre une oppression fiscale lointaine mais aussi toute proche.

Quelques meneurs, comme Sébastien Le Balp, font de cette révolte un mouvement collectif assez bien organisé. Une répression sévère est rapidement mise en place par le pouvoir central et laisse des traces nombreuses dans les traditions orales dans cette région. Un très bon résumé de l’histoire de cette révolte est visible dans ce documentaire réalisé sous la houlette de l’historien Alain Croix . Plusieurs études historiques sont également disponibles comme le livre d’Yvon Garlan et de Claude Nières , Les révoltes bretonnes de 1675. Papier timbré et bonnets rouges ( Paris, éditions sociales, 1975) dont l’analyse est influencée par le courant dominant du marxisme à l’époque de la rédaction de l’ouvrage. Car cette révolte de 1675 a été également l’objet d’un débat historiographique important, j’y reviendrai tout à l’heure.

En ce qui concerne la mémoire de cette révolte des Bonnets rouges, quelques études comme celle d’Alain Croix[1], ou plus récemment celle de Gauthier Aubert , donnent de précieux jalons pour comprendre comment cet évènement a pu laisser des traces dans la mémoire collective jusqu’à nos jours.  (…)

Des Bonnets rouges de 1933 ?

 A cette date, l’Action française souhaite organiser un rassemblement à Saint-Goazec dans le centre-Bretagne. La SFIO du Finistère organise la riposte et mentionne la mémoire des Bonnets rouges à cette occasion : « Face aux Camelots du Roy

Notre appel a été entendu. D’excellentes nouvelles nous parviennent de tous les points du dépar-tement et même des Côtes du Nord et du Morbihan. Du Nord comme du Sud, du Trégorrois avancé, de la Montagne rouge comme de la Cornouaille d’avant-garde, tous se préparent à venir contre-manifester (…) Les paysans de Cléden, de Laz, de Landeleau, de Kergloff, de Saint-Hernin, dignes descendants des bonnets rouges ».[4]

Mais c’est la seule évocation de la révolte de 1675, même si les contre-manifestants utilisent tout un vocabulaire contre les royalistes qui peut se rattacher à l’hostilité que manifestaient les bonnets rouges vis-à-vis du pouvoir royal. On trouve même des pratiques similaires au XVIIe siècle puisque lors de la manifestation de 1933 une effigie de Jean III, le duc de Guise, qui est à l’époque le prétendant au trône allié de l’Action française, est exhibée puis brûlée. Des pratiques collectives identiques pouvaient exister à l’époque moderne lors des révoltes paysannes dirigées contre le roi.

Le journal national de la SFIO, Le Populaire, insiste encore davantage sur la mémoire des Bonnets rouges à propos de cet épisode. Ainsi dans l’édition du 1er septembre 1933, on précise qu’il faut réagir à la présence de l’Action française : « Nos amis demandent aux forces antifascistes de se dresser résolument contre la réaction, contre le bellicisme fauteur de guerre. Ils font appel aux descendants de ces Bretons, de ces « bonnets rouges » qui, bien avant la Révolution osèrent se dresser contre l’absolutisme royal et furent massacrés sans pitié. »[5]

Cette évocation de la mémoire des Bonnets rouges est toutefois la seule que j’ai retrouvée jusqu’à présent et cela montre que c’est plutôt parce que la mobilisation a lieu près du lieu d’origine de la révolte de 1675 que cet exemple est ici rappelé, pas forcément parce que c’était un exemple à suivre.

Sans doute, aussi faut-il rappeler qu’à la même période, le mouvement nationaliste breton utilisait cet exemple mais dans un tout autre but : il s’agissait alors de rappeler la volonté autonomiste que les Bretons avaient selon eux en mémoire. Cela peut sans doute expliquer pourquoi les socialistes n’évoquent qu’avec parcimonie cet exemple de mobilisation collective. Pourtant, comme je le rappelle au début de ce billet, la révolte de 1675 devient aussi un enjeu histo- riographique.

Ainsi l’historien soviétique Boris Porchnev publie quelques temps après en 1940 son étude sur « Les buts et les revendications des paysans lors de la révolte bretonne de 1675 » inscrivant les Bonnets rouges dans une analyse marxiste qui allait entraîner un débat historiographique après 1945. Au-delà, la révolte de 1675 sera à nouveau évoquée au sein de la gauche autonomiste à partir de la fin des années 60 comme un épisode précurseur et à valeur d’exemple.

De mon côté, ces quelques indications m’incitent surtout à utiliser plus en avant les recherches de l’historien H. Roderick Kedward qui travaillant sur l’histoire de la Résistance en France a cherché , selon une approche d’anthropologie historique, à comprendre comme la Résistance s’inscrivait dans des continuités avec d’autres contestations collectives des siècles antérieurs. C’est pourquoi cette action collective actuelle que l’on connaît en Bretagne m’aide également de me plonger dans l’imaginaire social des socialistes bretons avant 1940. Dans le prochain billet, retour à Pierre Guéguin.

http://enklask.hypotheses.org/798

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Moins de « repli sur soi » en Bretagne que dans le reste du pays (nl obs)

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Le « repli sur soi », la crainte de l’autre et l’islamophobie sont moins marqués en Bre- tagne que dans le reste de la France, selon un sondage réalisé par l’institut TMO Régions à la demande de l’association Bretagne Culture Diversité (BCD).

Selon ce sondage, 71% des habitants de Bretagne pensent que leur région doit s’ouvrir davantage au monde, contre 17% pour lesquels elle doit se protéger davantage. En comparaison, au plan national, selon un sondage Ipsos de janvier – dont BCD a utilisé les chiffres en référence – 42% des Français pensent que la France doit s’ouvrir davantage, quand 58% considèrent qu’elle doit se protéger davantage. Concernant la mondialisation, 45% des habitants de Bretagne pensent que « la mondialisation est une opportunité pour la Bretagne », quand 37% la voient comme une menace (61% au plan national).

Concernant l’islam, 60% des habitants de Bretagne pensent qu’ »on peut être Breton et musulman » quand, dans une question voisine posée au plan national, seuls 37% des Français pensent que la religion musulmane est compatible avec les valeurs de la société française. Sur l’immigration, 21% des habitants de Bretagne pensent qu’il y a trop d’étrangers (non Français) en Bretagne, quand 66% des Français partagent cette opinion.

Par ailleurs, pour 63% des habitants de Bretagne, on peut devenir Breton si on aime la Bretagne, même si l’on n’y est pas né ou si l’on n’a pas de parents bretons.

Le sondage, qui aborde également les questions de langues ou de double identité – bretonne et française -, a été réalisé par téléphone entre le 9 et le 17 décembre dans les cinq départements de la Bretagne historique auprès d’un échantillon de 1.003 personnes selon la méthode des quotas.

Lancée en 2012 avec le soutien de la région Bretagne, BCD est une association de promotion et de diffusion de la culture et de la diversité culturelle en Bretagne historique, incluant la Loire-Atlan- tique. Elle souhaite effectuer ce même sondage à intervalles réguliers afin d’établir un baromètre de l’opinion bretonne.Publié le 03-02-2014 à 19h46Mis à jour le 04-02-2014 à 08h25

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140203.AFP9188/moins-de-repli-sur-soi-en-bretagne-que-dans-le-reste-du-pays.html?xtor=RSS-138

Commentaire: Les sondages, bof! mais çà fait plaisir, si c’est vrai!

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20 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Monsieur Ayrault 1er ministre ou duc de Nantes ?

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Le président de la République annonce dans sa conférence de presse une réforme des régions

Le lendemain sur France Inter son premier ministre se dit opposé à une région Bretagne avec la Loire Atlantique. Pour lui “on ne va prendre des bouts de région pour les mettre avec une autre.”

Il ne sait toujours pas que notre département fait partie, d’un point de vue historique, de la Bretagne, (on parlait breton en région nazairienne et à Guérande jusqu’au début du XXème siècle) et cela reste important pour une bonne partie des habitants de la Loire Atlantique.

Mr Ayrault est d’accord pour des regroupements de régions à condition que ça soit autour de “sa” métropole européenne à lui (Ah, la sacro-sainte concurrence !) et surtout ailleurs que dans son duché.

Pour le NPA au delà de ces guignolades gouvernementales et sans préjuger des limites administratives de la Bretagne, la question est celle de l’expression populaire dans un référendum départemental sur le rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne.

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

ayrault en bretagne: 2 milliards pour les patrons (lo)

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Aux mobilisations de salariés de l’agroalimentaire victimes des licenciements, et de petits agriculteurs, transporteurs et entrepreneurs contre l’écotaxe, le gouvernement a répondu par un « Pacte d’avenir pour la Bretagne ». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est allé le signer vendredi 13 décembre à Rennes.

Deux milliards d’euros s’échelonneront de 2014 à 2020.

Mais, sur ces deux milliards, 15 millions d’euros seulement, pas même 1 %, sont prévus pour les « salariés victimes de plans sociaux et les territoires fragilisés ». Tout le reste n’est qu’aides publiques au patronat et aux agriculteurs. Et on sait par avance comment se fera la répartition : si les petits sont en première ligne pour réclamer, ce sont toujours les gros qui négocient pour empocher.

Il y avait des dizaines de milliers de travailleurs dans les rues de Quimper et de Carhaix lors des manifestations de novembre dernier, et la mobilisation était massive. Mais les travailleurs ne manifestaient pas derrière leurs propres revendications. S’opposer à l’écotaxe était légitime, car c’est un impôt qui fait payer les petits et non les gros, et même en définitive aussi les travailleurs, car il se répercutera sur les prix. Mais ce n’est pas une revendication primordiale pour les salariés, comme l’est la défense des emplois et des salaires. Alors au final, en mélangeant les revendications ouvrières à des revendications régionalistes, ou plus précisément en mettant les premières à la traîne des secondes, cela a permis aux capitalistes de tirer profit de la mobilisation.

Pour obliger le patronat et le gouvernement à des mesures d’urgence, comme l’interdiction des licenciements, il ne suffira pas de se mobiliser, même de façon déterminée. Il faudra que la classe ouvrière le fasse, en Bretagne et ailleurs, mais en mettant en avant son propre programme. Pierre ROYAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2368&id=4

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les comités en action: nantes et saint-nazaire

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Leçons de Bretagne

Les comités de Saint-Nazaire et Nantes ont organisé les 2 et 3 décembre deux réunions pour débattre de la révolte en Bretagne.

Deux initiatives dont l’objectif était d’apporter des éclairages sur les enjeux de ce mouvement qui a fait polémique et les tâches des anticapitalistes.

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L’intervention des camarades venus de Quimper a porté principalement sur l’appel des salariéEs licenciéEs de Basse-Bretagne qui a conduit aux rassemblements du 2 novembre à Quimper, puis du 30 à Carhaix.

Le débat, nourri de nombreuses questions et réactions, a mis en évidence les difficultés d’un mouvement émanant d’entreprises agroalimentaires peu syndicalisées, la place de l’auto-organisation, le mépris social et régional.

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La discussion a également pointé la difficulté de faire émerger un pôle ouvrier visible dans un conflit instrumentalisé par le Medef, la FDSEA , l’Institut patronal Locarn à travers le combat contre l’écotaxe.

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Pour les participantEs, ce mouvement met en évidence la nécessité de coordinations des luttes à l’échelle du pays et de l’Europe. Les entreprises en faillite actuellement en Loire-Atlantique sont les premières concernées. Dommage que les organisations syndicales ne relèvent pas le défi de l’unité des luttes contre les licenciements.

Mardi 17 décembre 2013  Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

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08 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Tous Bretons !

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Pour les travailleurs bretons, c’est la double voire triple peine.

Licenciés, ils voient la droite et l’extrême droite tenter de les récupérer, leurs patrons de les manipuler… et une partie de la gauche, l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle en tête, les insulter : « nigauds », « esclaves manifestant pour les droits de leurs maîtres ». L’article de notre camarade de Quimper (ci-dessous) leur rend justice. Car au-delà des manipulations et des intimidations, il y a leur lutte pour défendre leur emploi. Il faut repartir de là.

En octobre, les salariés de Marine Harvest s’adressent au maire de Carhaix dans l’idée de réactiver ce qui a fait le succès de la dernière grande lutte en date de la région : la mobilisation massive de la population, la levée en masse de toute une région, pour défendre l’hôpital. Une salle comble de 600 personnes rassemble salariés, syndicalistes, élus et citoyens de cette petite ville de 8000 habitants. A l’issue est décidée une manifestation régionale à Quimper. Celle qui deviendra – au bout de quelques manipulations – la « manif des bonnets rouges ».

Confuse ? Certainement. Mais elle rassemble des salariés de multiples entreprises, Marine Harvest, Doux, Gad, Tilly-Sabco, la CGT des Marins… Et avec eux, des dizaines de milliers de travailleurs, précaires, chômeurs. Au lendemain de cette démonstration de force, les salariés de Marine Harvest démarrent une grève illimitée avec blocus de l’entreprise. Ceux de Tilly-Sabco enfoncent les portes de la sous-préfecture et l’occupent pendant 12 heures. Un blocus de l’aéroport de Brest s’organise. Le mouvement prend racine et peut s’unifier.

C’est là bien sûr que les ennuis commencent. Les patrons licencieurs cherchent à esquiver leur propre responsabilité, jusqu’à tenter d’utiliser la colère de leurs salariés en la retournant contre eux-mêmes, pour exiger tout à la fois de nouvelles subventions, le droit de polluer impunément et des conditions sociales au rabais.

« Sauver la Bretagne » Car les patrons sont déjà prêts. Le Monde (du 17 novembre 2013) raconte ainsi comment une trentaine d’entre eux, réunis le 18 juin en « Comité de convergence des intérêts bretons » pour faire campagne contre l’écotaxe, ont lancé un « Appel de Pontivy ». Ils y dénoncent « l’hypercentralisme français et le labyrinthe des réglementations », revendiquent «  le droit à l’expérimentation (…) qui doit nous permettre de respecter nos valeurs afin de ne pas avoir à affronter en permanence les excès des systèmes bureaucratiques. »

Autrement dit, la transformation de la Bretagne en zone franche, l’organisation du dumping fiscal et social par région, le droit pour le salarié breton de continuer de vivre et travailler au pays grâce à la fin du code du travail ! Un beau programme, qui soulève bien sûr l’enthousiasme… de tout le patronat français, car à Paris et Marseille aussi le Smic ne fait pas partie des valeurs patronales. Les Trente de Pontivy appellent finalement « les acteurs économiques de la Bretagne à sonner le tocsin », car « l’heure des méthodes douces est révolue (…) il va falloir livrer bataille. » Le patronat, c’est bien la classe sociale consciente de ses intérêts, qui se mobilise, mène sa politique et sait faire son front unique.

La classe ouvrière a besoin de perspectives, pas de leçons de morale

Certaines organisations se considèrent comme ses « représentants naturels » : les confédérations syndicales (et semble-t-il le co-président du Parti de gauche, qui veut les suivre en tout). Mais que font-elles ? Mènent-elles une politique aussi déterminée que le patronat ?

Sonnent-elles le tocsin ? Annoncent-elles la fin des « méthodes douces » ? Exigent-elles l’interdiction des licenciements, la réquisition des entreprises qui licencient, la confiscation des fortunes patronales accumulées pendant des années sur le dos des salariés ? Quand ont-elles organisé la convergence de toutes les boîtes en lutte ? Même des entreprises emblématiques, Continental, PSA Aulnay, Molex, Florange, elles les ont laissées à leur isolement, préférant organiser des tables rondes pour mendier des « plans de réindustrialisation locale ».

Aujourd’hui, aux mille entreprises qui en 2013 subissent un plan de suppressions d’emplois, elles ne proposent rien.

C’est dans ce vide (cet abandon) que s’engouffrent le patronat, la droite et l’extrême-droite. Si désarroi des salariés il y a, il est de la responsabilité de ceux qui devraient tout faire pour unifier les luttes des travailleurs dans tout le pays. La leçon bretonne, c’est l’urgence du front unique de toutes les boîtes, de tous les licenciés.

Alors tous comme les Bretons, mais les travailleurs, les petits paysans, les chômeurs bretons ! Yann Cézard

Samedi 7 décembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°49 (décembre 2013)

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08 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A Quimper, une mobilisation hors du commun

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Les manifestations du 2 novembre à Quimper et à Carhaix ont suscité (pour le moins) des débats au sein de la gauche politique et syndicale…

Les questions posées sont d’importance, et le NPA persiste et signe : il fallait participer et intervenir dans l’immense mobilisation ouvrière, paysanne et populaire de Quimper.

Bien sûr, il y avait des patrons, des gros productivistes de la FDSEA. Bien sûr, il y avait du FN (non identifié) ou encore des identitaires qui pendant trois à quatre minutes ont suspendu deux banderoles du haut du mont Frugy et sur le bord de l’Odet – pas dans la manifestation elle-même. Mais que représentaient-ils numériquement dans cette marée humaine ? Quelques dizaines tout au plus, noyés parmi les ouvrières et les ouvriers, les précaires, les milliers de jeunes, de retraités, les travailleurs du privé et du public, les artisans, les paysans – probablement la plus grosse mani- festation que Quimper ait connu selon les témoignages des plus anciens.

Cela méritait-il de la part des directions syndicales régionales (CGT, Solidaires, FSU) d’appeler en tout hâte à une autre manifestation à 70 km de là ?

De nombreux exemples historiques montrent que ce n’est pas la première fois qu’en Bretagne, des manifestations qui réclament de « travailler au pays » regroupent le mouvement ouvrier organisé mais aussi la FDSEA, voire l’Eglise (qui appelait en chaire à y participer dès la fin des années 1960). Plus près de nous, dans les années 1990, il y a eu avec la CGT et la CFDT des manifestations « Brest Debout » auxquelles participait le député RPR du coin. A l’époque, le mouvement ouvrier organisé n’avait pas pris prétexte de la présence de la droite et de l’Eglise pour s’exiler ailleurs. Il leur disputait la rue et les mots d’ordre.

Et c’est bien là que le bât blesse aujourd’hui. Alors qu’initialement, l’appel au 2 novembre à Quimper était un appel pour l’emploi, pour « Vivre, décider, travailler en Bretagne » (mot d’ordre de gauche porté par le PSU dans les années 1970-80, qui a marqué de nombreuses luttes ouvrières et paysannes, comme antinucléaires), c’est la première fois que certaines organisations syndicales laissent dans ce contexte le champ libre à la droite et l’extrême droite, à leurs discours et pratiques réactionnaires.

Pourtant, il y avait la possibilité d’affirmer dans cette mobilisation hors du commun des mots d’ordre de classe, des mots d’ordre ouvriers contre le capitalisme et le productivisme. Mais cela impliquait aussi, de fait, une mobilisation anti-gouvernementale contre l’austérité et la politique de la majorité présidentielle actuelle.

Se poser les bonnes questions Est-ce ce caractère anti-gouvernemental qui a troublé les syndicats et partis politiques auteurs de l’appel à une autre manifestation ? L’appel au 2 novembre est parti de l’assemblée de Carhaix et des travailleurs menacés de licenciements de Marine Harvest, rassemblés le 18 octobre à l’espace Glenmor à Carhaix. Il avait alors été relayé par toutes les forces politiques de gauche (FdG, NPA, Alternatifs, UDB, Breizhistance ; il suffit pour le constater de lire leurs tracts ou leurs blogs) mais aussi par Attac, les zadistes et bien d’autres – et ce, au moins jusqu’au 31 octobre. Du coup, une série de questions se pose.

Pourquoi la direction régionale CGT a-t-elle attendu le 30 octobre pour lancer son appel à manifester à Carhaix (à 70 km de Quimper) et n’a-t-elle pas réagi à l’issue de l’appel du 18 octobre ou, avant, des manifestations des travailleurs de Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest (les principales entreprises de l’agroalimentaire frappées par les licenciements) le 14 octobre à Brest et à Morlaix ?

Pourquoi l’appel régional CGT-FSU-Solidaires ne s’est-il pas saisi de la dynamique enclenchée le 14 et de l’appel du 18 pour mettre en échec les tentatives de récupération réactionnaire du Medef et de la FDSEA, et ne pas leur laisser reprendre la main avec l’affaire des portiques et de l’écotaxe à partir du samedi 26 octobre à Pont-de-Buis ?

Comment se fait-il que malgré l’appel CGT-FSU-Solidaires à se rendre à Carhaix, c’est à Quimper que se soient retrouvés des milliers de salariés de l’agro-alimentaire et de bien d’autres entreprises du privé et du public ? Pourquoi cet appel, qui condamnait implicitement pour collaboration de classe les participants à la manifestation de Quimper, n’a-t-il eu aucun effet sur des centaines de militants de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, du FdG, du NPA, des Alternatifs, d’Attac et bien d’autres ?

Les faits sont têtus Le rapport a été de 10 à 1 en faveur de la manifestation de Quimper. C’est par milliers que les salariés, les précaires, les jeunes se sont rassemblés contre les licenciements et contre la politique d’austérité du gouvernement. Ils étaient nombreux à avoir voté Hollande et à le dire. Mais aussi à crier qu’ils n’en pouvaient plus de ses reniements.

Des textes syndicaux et politiques tentent de travestir la réalité, en passant sous silence quelques faits qu’il est donc nécessaire de rappeler. Notamment : que la fédération Finistère du PS a publiquement souhaité (le 28 octobre) l’annulation de la manifestation de Quimper ; que le député PS de la 6ème circonscription était à Carhaix ; qu’EELV, l’autre composante de la majorité gou- vernementale, était également à Carhaix (avec son secrétaire national, Pascal Durand) ; que Bernard Poignant, maire de Quimper et conseiller spécial de Hollande, a publiquement exprimé son choix en faveur de la manifestation de Carhaix ; que des adjoints de la majorité municipale (PS/PC/UDB/EELV) de Quimper étaient à Carhaix…

Certains commentateurs, qui minimisent la présence à Carhaix des partis du gouvernement, tentent de repeindre en « brun » la manifestation de Quimper. Ils nous parlent de présence massive du Front national et des identitaires. Ils y ont également vu de nombreux re- présentants du Medef ainsi que les cadres régionaux de l’UMP. Cette vision déformée de la mani- festation des Bonnets rouges se retrouve dans la plupart des médias nationaux. En réalité, ces courants de droite et d’extrême droite étaient effectivement présents à Quimper mais n’ont eu ni cette importance, ni ce rôle.

Urgence à proposer une alternative Le mouvement de grève dans l’agroalimentaire et la massivité de la manifestation du 2 novembre à Quimper (ceux de Carhaix auraient dû être parmi nous pour renforcer l’indépendance de classe) sont l’expression d’une révolte authentique, d’une lame de fond parmi les plus démunis, à travers un mouvement et des actions qui ne veulent plus se contenter de petites manifs traditionnelles où l’on fait à quelques centaines le tour du pâté de maisons.

Naturellement, ce mouvement très populaire n’est pas chimiquement pur. Il est confus, fragile, hétéroclite, mais déterminé. Il fallait y être pour l’influencer dans le sens de l’indépendance de classe, pour le nourrir de revendications comme l’ouverture des livres de comptes, l’interdiction des licenciements, la suspension des plans sociaux voire la réquisition des sites qui licencient, mais aussi, en lien avec les paysans, la défense d’un autre modèle agricole et agroalimentaire.

Il fallait y être pour apprendre aussi de lui, de ce souhait profond de « vivre, décider et travailler en Bretagne ». Manifester à Quimper signifiait disputer le terrain à la droite et à l’extrême-droite, combattre sa tentative de récupération encouragée par la reculade du gouvernement sur l’écotaxe et nourrie par le manque de riposte syndicale convergente à la déferlante des licenciements.

Raison de plus pour continuer à participer au collectif pour l’emploi de Carhaix, porteur de revendications justes faisant écho à celles qui, de la même manière, ont été à l’origine de la victoire contre la fermeture de la maternité et de la chirurgie de l’hôpital de Carhaix en 2008. Le collectif de l’époque était dans sa composition identique à celui qui a été à l’origine de l’appel du 18 octobre 2013 ; même si, déjà, certaines « forces de gauche » étaient particulièrement réticentes, et c’est un euphémisme, à soutenir le mouvement.

Pas d’union sacrée A Quimper, la gauche radicale, des militants du FdG, les associations anti- libérales, la gauche bretonne et de très nombreux syndicalistes ont manifesté contre l’union sacrée, contre les licencieurs et les productivistes mais aussi, et cela est central, contre la politique du gouvernement Hollande-Ayrault qui, par ses mesures ou non-mesures, ne fait qu’accentuer la détresse des salariés et des couches populaires.

Ce 2 novembre, il fallait combiner la lutte contre les licenciements et les plans sociaux, contre le Medef et la FDSEA productiviste, et celle contre le gouvernement qui ne fait qu’alimenter l’esprit revanchard de la droite et de l’extrême droite, en désespérant celles et ceux qui espéraient dans le « changement » de Hollande.

A Carhaix, malheureusement, le compte n’y était pas, non seulement numériquement mais surtout politiquement. On s’y est retrouvé dans l’entre-soi et, surtout, dans la confusion de l’unité avec le PS et EELV. Certains estiment que « l’indépendance de classe » aurait été sauvée même dans cette configuration, en ajoutant que  « le mouvement ouvrier » doit reprendre l’initiative… Mais les Marine Harvest, les Gad, les Doux, les Tilly Sabco, massivement présents à Quimper, ne sont-ils pas le mouvement ouvrier ?

Aujourd’hui, au-delà du débat Quimper ou Carhaix, la question est de savoir quelle perspective peut être donnée à tous ces travailleurs et travailleuses, à ces licencié-e-s, à ces jeunes qui n’en peuvent plus et qui cherchent, même de manière confuse, une issue à leur détresse. Quelle perspective de révolte, de lutte peut émerger de ces mouvements ? Et comment les faire converger ?

Il faut retrouver le sens de l’unité syndicale, de l’unité ouvrière et de la convergence avec les paysans qui ont tout à gagner à un autre modèle agricole, contre le massacre social, environnemental, humain et la politique désastreuse du gouvernement. Il faudra aider à construire socialement et politiquement une opposition unitaire de gauche à ce gouvernement social-libéral discrédité pour répondre au plus grand nombre, pour que les cris de colère ne se transforment pas en vote de la haine. Gérard Mas Samedi 7 décembre 2013

Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°49 (décembre 2013)

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