Archive | Questions bretonnes etc

17 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

régionales (udb)

CFAFTAL

Celtic de Glasgow

«Notre chance lʼindépendance», une liste xénophobe ?

La liste « Notre chance lʼindépendance », soutenue par le Parti breton, souhaite voir la créa- tion dʼun État breton souverain. Dite «Ni droite ni gauche», le chef de file de cette candi-dature, Bertrand Déléon semble bien proche de la rhétorique xénophobe qui fleurit ces derniers temps.

«Même réfugiés [fuyant la guerre], je nʼaccueillerai pas de migrants», déclare Bertrand Deléon dans une interview à Breizh-Info, site classé à lʼextrême droite et tenu par dʼanciens membres de groupuscules identitaires et du FN. Contrairement aux propos et au site sur lequel ils sont tenus, le candidat se défend sur cette position : «Cela ne fait pas de moi un égoïste, un raciste, une personne intolérante». Et le candidat aux élections régionales de développer ses arguments où lʼon retrouvera toute la panoplie de la rhétorique dʼextrême-droite.

M. Déléon sʼinterroge: les réfugiés «ont-ils des affinités avec mon pays, la Bretagne?» (…) Reprenant un argument du Front national, la tête de liste de «Notre chance lʼindépen- dance» pose le fameux argument de lʼextrême-droite: «Leurs frères des pays pétroliers, les refusent. Ils auraient la place et les finances».

L’argument suivant est particulièrement surprenant et montre clairement que lʼextrême-droite se situe du côté des puissants et nʼa rien à apporter aux peuples. Ainsi, Bertrand De- léon déclare «Je pense à ces richesses détenues par un petit nombre et que nous ne parve- nons pas à partager; je pense à nos restes que nous partageons et je fais une opération mathématique: nous ne nous partagerons pas ce que nous nʼaurons plus ». (…) Battons nous pour les miettes, en voilà un drôle de message !

Un nouvel argument issu de lʼextrême-droite: les immigrés vont prendre nos emplois. «Allons-nous laisser des employeurs utiliser cette manne de travailleurs exploitables nous pousser à notre tour à faire nos valises», sʼinquiète Bertrand Deléon qui nʼa visiblement pas compris que la main d’œuvre corvéable à merci est déjà exploitée. (…)

La fin de lʼinterview révèle le bouquet final: «Allons-nous aller jusqu’à la guerre civile quand nous serons trop nombreux à avoir faim?», «Pouvons-nous défendre nos identités?», «sʼopposer à un transfert massif de population». (…)

La tête de liste de « Notre chance lʼindépendance » aura donc essoré tous les argu- ments de lʼextrême droite, des plus courants aux plus extravagants. (…) 16 novembre 2015

http://lepeuplebreton.bzh/regionales-notre-chance-independance-une-liste-xenophobe

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13 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

savboent an npa e breizh

npa bz

KARTA EUROPAT EVIT AR YEZHOÙ RANNVRO PE BIHANNIVER

Emañ an dilennadegoù-rannvro o tostaat, setu en deus divizet an NPA reiñ e soñj diwar-benn nac’hadenn Bro-Frañs da gaougantañ Karta europat ar yezhoù rannvro pe bihanniver.
Degasomp un nebeud fedoù da soñj deoc’h da gentañ: e 1992 eo bet gourbonnet an emglev europat anvet ETS 148; sellet a ra ra ouzh holl vroioù Europa, ha n’eo ket hepken ouzh re ar Gumuniezh Europat. Pal an emglev-se (ar Garta) eo difenn ha kas war-raok ar yezhoù rannvro ha bihanniver, da lavaret eo ur pal sevenadurel-rik.

Sinet eo bet ar Garta gant Bro-Frañs, kaougantet avat n’eo ket bet, kement-se war ali ar C’huzul-Bonreizh hag ar C’huzul-Stad, war zigarez e vefe a-enep da vellad 2 Bonreizh 1958 hag a zifer eo « ar galleg yezh nemeti ar Republik ». (Degasomp da soñj d’ar re na ouifent ket ez eo ar Vonreizh c’haolour-se disoc’h taol-stad De Gaule en hevelep bloavezh.)

E 2008 en deus Kuzul Armerzhel ha Sokial an ABU (Aozadur ar Broadoù Unanet) aliet da Vro-Frañs kaougantañ ar Garta, ha gant-se e c’heller soñjal na vefe na diskiant na direzon e ober memestra! Ar 24 stad europat o deus graet n’int ket bet diframmet evit kelo-se, dimp da c’houzout!

Nevez zo e oa bet kinniget dougen ul lezenn a-benn adlañsañ ar raktres kaougantañ. Savet e oa ar Vodadenn Vroadel a-du ganti, met kaset eo bet ar stal d’an dour gant ar sened ar sizhun dremenet.

Gouzout mat a ra ar gouarnamant gall n’en devo ket muianiver an 2/3 evit ma asantfe ar Parlamant daskemmañ ar Vonreizh. War an amboaz-se eo en devoa prientet ur mellad 53-3 nevez a-benn treiñ diwar harz ar mellad 2.
Ha kannaded an tu kleiz ha re an tu dehoù o teurel ar bec’h an eil re war ar re all abaoe, sko a-raok an dilennadegoù rannvro… hag an Emsav oc’h ober goap.

Evit keloù an NPA, ec’h anavez div yezh vihanniver e Breizh: ar brezhoneg (yezh keltiek) hag ar gallaoueg (yezh romanek).

Goulenna ra da zigentañ e vefe kaougantet diouzhtu Karta ar yezhoù rannvro ha bihanniver. Da eil e c’houlenn ur statud a genofisielded evit ar brezhoneg hag gallaoueg asambles gant ar galleg war dachenn Breizh istorel ar pemp departamant.

N’hell ket an NPA asantiñ ez afe an trec’h gant « diskennidi A. de Monzie, ministr an Deskadurezh-Stad, hag en devoa disklêriet d’an 19 a viz Gouere 1925, da-geñver digoradur Pavilhon Breizh en Diskouezadeg Hollvedel: « evit seveniñ unded yezhel Bro-Frañs e rank ar brezhoneg mont da get ». NPA BREIZH

Version française

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03 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

charte des langues régionales (npa)

bzh

La position du NPA en Bretagne

Le NPA a décidé dans le cadre des élections régionale de faire connaître sa position par rapport à la non ratification par la France de la charte des langues régionales et minoritaires.
Pour se faire, nous proposons de reprendre l’historique de cette question.

La convention européenne dite ETS 148 à été promulguée en 1992, elle concerne tous les pays européens, ce n’est donc pas un texte uniquement interne à l’Union Européenne.
Son objet est de défendre et de promouvoir les langues régionales et minoritaires, elle a donc essentiellement un rôle d’ordre culturel.

La France l’a signée… mais ne l’a pas ratifiée. La France argumentant à travers les avis du Conseil Constitutionnel ou du Conseil d’Etat de l’impossibilité de la ratifier, car l’article 2 de la constitution de 1958 (*)l’interdit, le français est la langue unique de la République…
Rappelons pour ceux qui l’ignorent que cette constitution gaulliste est le résultat du coup d’état de De Gaulle en cette même année……

Le conseil économique et social de l’ONU à « suggéré » en 2008 à la France de ratifier la charte. Il est donc raisonnable de penser qu’une telle position n’est pas maximaliste et que les 24 pays européens qui l’ont signée n’ont pas été démembrés par le seul fait de cette reconnaissance.

Un récent projet de loi à relancé le projet de ratification. L’assemblée nationale s’est pronon- cée pour, mais la semaine passée le sénat a enterré cet espoir. Le gouvernement sait qu’il n’aura pas la majorité des 2/3 pour faire passer devant les parlementaires réunis en Congrès une révision de la constitution. Il avait concocté à cet effet un nouvel article 53-3 pour contourner l’obstacle de l’article 2.

Depuis en Bretagne, parlementaires de droite et de « gauche » se renvoient la patate chaude à quelques semaines des élections régionales, sous les sarcasmes de « l’Emsav »(1).

Le NPA pour sa part, reconnaît l’existence de deux langues minoritaires en Bretagne, le gallo, langue romane, le breton , langue celtique.

Nous revendiquons dans un premier temps, et immédiatement la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Dans un second temps, nous posons la revendication d’un statut de co officialité du gallo et du breton, avec le français sur le périmètre de la Bretagne historique. Le NPA ne se résout pas à voir les descendants du ministre de l’Instruction Publique, A. De Monzie, triompher.

A l’inauguration du Pavillon de la Bretagne à l’Exposition Universelle le 19 juillet 1925 le dit ministre soutenait que: « Pour l’unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse ». NPA BRETAGNE

(1) Emsav : désigne le mouvement politique breton dans son ensemble.

http://www.anticapitaliste-35.org/CHARTE-DES-LANGUES-REGIONALES-ET.html

Commentaire: (*) C’est un peu plus compliqué:

L’article 2 de la Constitution française de 1958 mentionne, depuis sa modification par la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 (donc sous la gauche) , que La langue de la République est le français, faisant ainsi du français la seule langue officielle en France.

Le Conseil de l’Europe ( plus de pays que l’UE) a adopté en 1992 la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui consacre « le droit imprescriptible de pratiquer une langue régionale dans la vie privée et publique ». Les représentants de la France s’opposent à cette charte qui est néanmoins adoptée à la majorité des membres du Conseil de l’Europe

L’article 2 de la Constitution de la cinquième République française est modifié en 1992 lors d’un congrès réuni afin d’amender la constitution pour la rendre compatible avec le traité de Maastricht. La mention « La langue de la République est le français » y a été alors ajoutée.

On peut dire que par un tour de passe-passe, au prétexte initial de ratifier le traité de Maastricht, on a glissé cet article qui verrouille à l’avenir toute ratification, comme on vient de le constater.

La loi no 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française dite «loi Toubon» reconnaît l’usage des langues régionales dans l’enseignement.

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, a ajouté l’article 75-1 de la Constitution qui reconnait la valeur patrimoniale des langues régionales : Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_linguistique_de_la_France

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_europ%C3%A9enne_des_langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires

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31 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

la bretagne frappée en son cœur (jdd)

marine harvest

L’écotaxe, la fermeture de Marine Harvest, la déprime agricole… À Poullaouën, entre monts d’Arrée et Montagnes Noires, les sujets de grogne ne manquent pas. Accusé numéro 1 : Paris, sourd aux frustrations locales.

Chaque jour, le même ballet ­absurde : la camionnette de La Poste pénètre sur le parking désert, file derrière les hangars et revient aussitôt en sens inverse. « Ça ne sert à rien : cela fait des mois qu’on n’envoie plus de courrier », souffle Denis Castel. Il est l’un des vingt derniers employés de Marine Harvest Kritsen. Jusqu’en mai 2014, cette entreprise de trans- formation de saumon comptait 178 salariés en CDI et autant d’intérimaires en saison. À la grande époque, jusqu’à 800 personnes travaillaient « au saumon » à Poullaouën. Le 31 dé- cembre, le fleuron créé par Pierre Chevance, un gars du pays, fermera son site ­historique.

Sur le bitume subsistent les stigmates des feux de la grève de l’automne 2013. Après Doux et Gad, Marine Harvest rejoignait le cortège des grands noms de l’agroalimentaire bre- ton frappés d’un plan social. Avec le projet d’écotaxe, la colère s’est embrasée. « Voir ces files de tracteurs, ça donnait des frissons », raconte une commerçante retraitée. Les habi- tants de Poullaouën ont déferlé vers Quimper pour la manifestation des Bonnets rouges. Rien d’étonnant. En 1675, c’est dans ce village, au château du Tymeur, que le leader de la révolte paysanne et antifiscale des Bonnets rouges Sébastien Le Balp fut assassiné la veille du soulèvement…

Au cœur du Poher, terre de gauche entre monts d’Arrée et Montagnes Noires, l’oppo- sition au pouvoir central est viscérale. « Cette tradition de révolte se retrouve dans les an- nées 1960 et 1970, chez les commerçants et les agriculteurs », rappelle Erwan Chartier, coauteur d’Un modèle politique breton? (éd. Coop Breizh). La revendication d’alors, vivre et travailler au pays, a ressurgi en 2013. « Les Bretons transcendent les clivages le temps d’une bataille. À l’origine, il y a une cause économique et identitaire, mais aussi un sentiment d’être marginalisé par rapport aux agglomérations. »

« Ces requins qui font du saumon » Avec son bourg et ses hameaux ondulant sur 7.000 ha de collines, Poullaouën l’agricole vit à l’ombre du pôle économique de Carhaix, à 12 km. Le soufflé Marine Harvest est retombé. Mais il a porté un coup au moral des 1.400 habitants. Chacun connaît quelqu’un qui y a travaillé. « On ne se posait pas la question! Après les étu- des, on descendait au saumon. Avant les fêtes, c’était la bagarre pour être embauché », sourit Corinne, cantinière de 49 ans, accoudée à la fenêtre près de la jolie église de granit. Elle y a fait cinq saisons. Sa mère Antoinette, deux. Le patron était « dur mais juste », il payait bien. Puis il y a eu le rachat en 1997, et le passage sous l’égide du norvégien Marine Harvest, qui fait encore des bénéfices…

« Écœurées », Corinne et sa mère ont rejoint la manif de Quimper. Comme elles avaient lutté en 2008 contre la fermeture de la maternité de Carhaix à l’appel de son maire (DVG) Christian Troadec. Devenu l’un des leaders des Bonnets rouges, ses saillies contre ces « requins qui font du saumon » ont fait mouche. Puis le mouvement est devenu violent, moins lisible. Comme beaucoup, Corinne et Antoinette s’en sont éloignées. « Casser pour casser, non. »

Avec son médecin, sa pharmacie, son coiffeur, son épicerie, sa boucherie, son bureau de Poste et ses deux restaurants, le cœur de Poullaouën bat encore. On discute aux comp- toirs du Rencard et du Caribou, les deux bars. L’école primaire accueille 84 élèves avec une classe bilingue français-breton, mais un poste y a été supprimé. 40% des habitants ont plus de 60 ans. « Le village se meurt », juge Antoinette qui y vit depuis quarante ans. Cette retraitée en jean et charentaises confectionne encore les costumes traditionnels et la coiffe de Poul- laouën, surnommée « le camembert ». Chaque année, la Nuit de la gavotte attire ici 600  pas- sionnés pour vingt-quatre heures de danse non-stop. Mais les visiteurs sont plus nombreux que les villageois, regrette Antoinette.

L’initiateur de cette fête vit en retrait du bourg. Agenouillé dans un parterre de pommes jaune, orange et rouge, l’ancien maçon au ventre rond souffle: « La guerre peut attendre, pas les pommes! Elles ont jamais vu un pulvérisateur. Moi je ne suis pas un écolo du 16e qui n’a jamais vu un brin d’herbe! ». À 70 ans, Louis Lofficial ne danse plus la gavotte mais fabrique toujours son cidre. Il en sert dans son salon de vieux garçon. Électeur de gauche, défenseur du parler breton (sic! langue! NdB), il ne votera plus. Déçu que le gouvernement n’ait pas eu « le cran » de dessiner une Bretagne à cinq départements.

La colère des Bonnets rouges? Il comprend. « Comme l’hôpital, l’écotaxe touche tout le monde : transporteurs, producteurs… De mon temps, on s’entraidait d’une ferme à l’autre. Aujourd’hui les agriculteurs, on dirait des coureurs cyclistes, la tête dans le guidon à faire la compétition. Ils dirigent des haciendas de 15.000 porcs ou 250 laitières. Ils finiront quand même avec trois pelletées de terre dans la bouche! »

En fond d’écran de son téléphone, le maire et deuxième vice-président de la communau- té de communes Didier Goubil a mis une photo d’une vache et de son veau. Plus que Marine Harvest, la crise du secteur agricole préoccupe cet éleveur de 58 ans. La commune compte 75 sièges d’exploitations employant 200 actifs. La volaille bretonne a perdu 20.000 emplois en quinze ans, rappelle-t-il. Sa commune vote PS à la présidentielle. Mais pour cet élu divers droite, « les gens ont compris que gauche, droite, c’est du pareil au même: à la fin, on est baisés. Oubliés. Nous, on veut de la décentralisation pour défendre la ruralité bretonne. D’où le succès de Troadec. Mais aussi les abstentions, les extrêmes qui montent. »

« On est livrés à nous-mêmes » Avec ses multiples casquettes, à la FDSEA, à la chambre d’agriculture, au syndicat des eaux…, Didier Goubil a l’oreille du préfet ou du député. « Mais ici, on est livrés à nous-mêmes. Les transports en commun sont quasi inexistants. On a l’impression que nos impôts et nos taxes servent plus à payer le métro. Les Bonnets rouges, ça vient de cette hostilité vis-à-vis de nos dirigeants qui n’écoutent pas. »

Parmi les ex-Marine Harvest, une petite vingtaine sont en retraite, 18 en CDI, 28 en CDD, 5 ont créé leur boîte, une vingtaine ont entrepris une formation-reconversion, 27 recherchent un emploi. Denis Castel, l’un des derniers des « 20 Mohicans » du site, espère reprendre un bar-tabac à Quimper. Une poignée reste dans l’agroalimentaire avec un fragile espoir : à Carhaix, le chinois Synutra construit une usine de lait en poudre.

Juliette Demey, envoyée spéciale à Poullaouën (Finistère)  dimanche 25 octobre 201

Lire aussi notre interview du géographe Jean Ollivro :
« Quand le Breton dit non, c’est non! »

Lire aussi : Que sont devenus les anciens de Marine Harvest Kritsen?

http://www.lejdd.fr/Marine-Harvest-La-Bretagne-frappee-en-son-coeur

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27 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

langues régionales (jdd)

langues hum

Auront-elles enfin leur charte?

Ecrite en 1992, la charte européenne des langues régionales n’a toujours pas été ratifiée par la France. Le gouvernement veut y remédier. Le Sénat examine mardi le projet de loi de ratification de la Charte européenne des langues régionales, qu’elle devrait rejeter. Explications.

C’est quoi, une langue régionale?

C’est un sujet sensible en France, de tradition jacobine. Les langues régionales (dites aussi « minoritaires ») sont toutes celles parlées par des ressortissants français sur le territoire national, en plus du français qui est la seule langue officielle. Et cela en fait beaucoup : un rapport remis en 1999 au gouvernement français en recensait au total 75. Il y a bien sûr les langues territoriales, présentes historiquement : le breton, le corse, le basque, l’alsacien, le catalan, les langues occitanes (comme le gascon ou l’auvergnat) et les langues d’oïl (picard, poitevin-saintongeais… et gallo dans l’Est de la  Bretagne NdB), ainsi que les nombreuses langues créoles de l’outremer. Mais ce n’est pas tout : sont aussi comptées le berbère, l’arabe dialectal, le yiddish ou encore l’arménien occidental.  D’une manière générale, ces langues sont de moins en moins parlées, même si l’Insee estime par exemple à 600 000 le nombre de personnes connaissant encore l’alsacien et qu’une majorité de Réunionnais ne s’expriment qu’en créole dans leur vie quotidienne.

Pourquoi une charte?

Adoptée en 1992 sous l’impulsion du Conseil de l’Europe (à ne pas confondre avec le Conseil européen qui réunit les chefs d’Etat de l’Union européenne), cette charte définit les « langues régionales ou minoritaires » comme les langues non-officielles « pratiquées traditionnellement sur un territoire d’un Etat par des ressortissants de cet Etat qui constituent un groupe numériquement inférieur au reste de la population de l’Etat ». En clair, la convention vise tout simplement à protéger et promouvoir l’emploi de ces langues. Cela peut se faire dans de nombreux domaines : cette charte préconise ainsi une série de mesures dans l’enseignement, les médias, les procédures de justice ou encore les services administratifs.

Pourquoi la France ne l’a-t-elle pas encore ratifiée?

La charte, ne pouvant contrevenir au « principe de souveraineté » des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, n’est pas contraignante. Seuls 33 de ces pays l’ont d’ailleurs signée et 25 l’ont ratifiée. La France, elle, a signé 39 des 98 articles de la convention, sans jamais les ratifier. L’imbroglio date plus particulièrement de 1999: c’est cette année-là que le gouvernement Jospin a signé le texte. Mais un mois plus tard, le Conseil constitutionnel, saisi par le Président Chirac, a jugé le texte contraire à l’article 2 de la Constitution qui stipulait que « la langue de la République est le français ». Le processus de ratification a donc été gelé jusqu’à la révision constitutionnelle de 2008, qui introduit les langues régionales comme appartenant « au patrimoine de la France ».

Devenue ensuite une promesse de campagne de François Hollande en 2012, la ratification de la charte a été une nouvelle fois mise de côté après un avis négatif du Conseil d’Etat en mars 2013. Avant d’être relancée par Jean-Marc Ayrault en décembre 2013, au moment de la crise bretonne. Et François Hollande a finalement annoncé en juin le prochain dépôt d’un projet de loi constitutionnelle, celui-là même qui a été présenté vendredi en Conseil des ministres. Le projet de loi veut ainsi ajouter un article à la Constitution « autorisant la ratification » de cette charte.

Et maintenant?

Pour réviser la Constitution, « la voie du Congrès me paraît la plus appropriée », avait écrit le chef de l’État en juin, dans son courrier envoyé à des parlementaires. François Hollande écartait ainsi le recours au référendum. Il lui faudra donc trouver une majorité des trois cinquièmes au Parlement pour faire adopter un tel projet de loi. Jusqu’à présent, l’opposition a voté en bloc contre les propositions de François Hollande pour réviser la Constitution, en particulier sur le statut pénal du chef de l’État ou la composition du Conseil supérieur de la magistrature, le faisant renoncer à convoquer le Congrès. Mais, sur les langues régionales, une partie de la droite pourrait voter avec la gauche et faire passer le projet à l’Assemblée et au Sénat, puis au Congrès. C’est en tout cas l’espoir du gouvernement.

Un espoir qui risque de tourner court. Le Sénat examine mardi, à quelques semaines des régionales, le projet de loi de ratification de la Charte européenne des langues régionales.  »La ratification que nous propose le gouvernement aujourd’hui crée un risque de conflit de droit, instille le principe du communautarisme dans notre constitution et est en pratique inutile », a déclaré à l’AFP le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui avec son groupe a déposé lundi une proposition de loi pour promouvoir l’utilisation des langues régionales. D’autant plus que la commission des lois du Sénat a adopté une question préalable : cette motion de procédure signifie qu’il n’y a pas lieu de délibérer et, si elle est adoptée, le texte sera rejeté avant même d’être examiné.

Arnaud Focraud – leJDD.fr jeudi 30 juillet 2015

http://www.lejdd.fr/Politique/Langues-regionales-projet-de-loi-pour-ratifier-la-charte

Lire aussi:

http://www.liberation.fr/france/querelle-des-langues-regionales

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25 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

carhaix: amertume (fr3)

Komzit-zoom

« Parlez breton à vos enfants »

Pour les défenseurs des langues régionales

A Carhaix, plusieurs milliers de personnes ont défilé pour la pleine reconnaissance des lan- gues régionales et la réunification de la Bretagne historique, incluant le département de Loire-Atlantique. Des revendications qui semblent hors d’atteinte pour le moment…

Comme chaque année, une grande manifestation a eu lieu à Carhaix  pour appeler à la pleine reconnaissance des langues régionales. En Bretagne, la seconde revendication est bien sûr la réunification de notre région, en réintégrant la Loire-Atlantique.

Mais pour les milliers de manifestants présents, la déception est profonde. La der- nière réforme territoriale menée par la majorité socialiste n’a pas fait bouger la carte de la région. Et au Sénat, tenu par la droite, le vote de la charte des langues régionales, prévu mardi, semble mal engagé. Du coup, gauche comme droite en prennent pour leur grade, car ce surplace exaspère les manifestants. 24/10/2015 | 19:33

http://france3-francetvinfo.fr/amertume-pour-les-defenseurs-des-langues-regionales

Commentaire: Le NPA soutient le droit des parents à voir leurs enfants recevoir un enseignement en breton (bilingue ou immersion de la maternelle au Bac) avec les moyens correspondants.

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20 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

npa bretagne et élections régionales

rouges
*
Le NPA de Bretagne était et demeure favorable à une liste régionale anticapitaliste, unitaire et large contre les politiques d’austérité, antidémocratique et guerrière conduites par le gouvernement Hollande/Valls et ses alliés dont Le Drian sera représentant patenté à ces élections. C’est la raison pour laquelle, le NPA a répondu positivement dès le printemps 2015 à toutes les propositions d’échange et de discussions.
*
Les contacts et les discussions avec le Front de Gauche et ses divers courants, plus soucieux d’un accord (avorté) avec EELV qu’un vrai débat avec le NPA, ont tourné courts, en raison de son refus de se prononcer clairement contre toute alliance avec le PS au second tour au nom d’une hypothétique «nouvelle majorité de gauche pour faire barrage au retour de la droite». Le Rassemblement Citoyen en Bretagne a été rapidement sabordé par une fraction du Parti de Gauche qui l’avait initié.
*
Nous avions bon espoir et étions déterminés pour que nos discussions avec les cama- rades de Breizhistance (Gauche bretonne indépendantiste) aboutissent, nonobstant les difficultés organisationnelles, financières et médiatiques qui discriminent les listes non- inscrites dans la rubrique «grands partis institutionnels». Dans l’esprit de contestation des institutions et du système capitaliste, nous nous prononçons pour une région Bretagne à cinq départements avec la Loire Atlantique.
*
Mais, malgré les combats menés en commun, des divergences fortes sont apparues quant au sens et au profil politique de la campagne des régionales. Les références indispen- sables au contexte national et à la situation internationale à mettre en avant de notre point de vue, n’ont pu faire accord. Dans ces conditions, il devenait impossible d’aboutir à une ex- pression commune homogène et à un accord politique avec Breizhistance. Nous le regrettons.
*
Le NPA ne présentera donc pas de liste aux élections régionales de décembre. Pour autant, en Bretagne comme ailleurs, il développera ses propositions alternatives et ses réponses autour des luttes contre l’austérité, des combats contre la répression ouvrière, contre le racisme et la xénophobie mais aussi contre l’institution Européenne et ses traités austéritaires et antidémocratiques. Il contribuera partout à mettre en œuvre une politique de résistance aux offensives gouvernementale et patronale contre les salariés, les retraités, la jeunesse.
*
Nous insisterons particulièrement dans les semaines à venir sur les luttes contre les grands projets inutiles (NDDL) et la participation à un grand mouvement populaire pour chauffer la lutte et non le climat sans rien attendre de la COP 21.
*

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18 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

presoak kalera! arnaldo askatu!

san seb

Hier à Donosti (San Sebastian) 20 000 personnes ont manifesté pour la libération de Arnaldo Otegi et Rafa Diez.

Nos camarades de Valencia (Espagne) nous apprennent qu’Otegi pourrait bien être le futur « Lehendakari » (premier Ministre) d’Euskadi…

http://www.anticapitalistes.net/spip.php?article5448

Lire aussi:

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=15189

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29 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

npa breizh

logoNPA29
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES COMITÉS BRETONS DU NPA

Les militantEs du NPA Bretagne se sont réuniEs à Carhaix le 27 septembre 2015. Ils
travaillent à la constitution d’une liste anticapitaliste ouverte pour une alternative féministe,
sociale, démocratique et écologiste en Bretagne.

Nous défendrons nos idées d’interdiction des licenciements notamment dans
l’agroalimentaire, la défense intransigeante des services publics, la fin immédiate du projet
de Notre Dame des Landes, la mise en place d’un nouveau modèle agricole écosocialiste,
l’ouverture des frontières et l’accueil de touTEs les migrantEs, pour le droit à l’autodéter- termination de la Bretagne, pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne…

Pour cela, le NPA Breton répond positivement à la proposition de Breizhistance pour la constitution d’une telle liste. Nous rencontrerons rapidement les militantEs de Breizhistance en vue d’aboutir à un accord. Cette liste sera 100% indépendante du PS et de ses alliés au premier et au deuxième tour, combattra pied à pied la droite ultra-réactionnaire et l’extrême droite. Cet accord sera soumis au vote des comités locaux du NPA début octobre. Le 28 septembre 2015

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14 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

via lliure a la república catalana

Source: nos camarades d’Esquerra Anticapitalista

http://www.anticapitalistes.net/spip.php?article5352

Et nos camarades CCR du Npa:

http://www.revolutionpermanente.fr/Manifestation-pour-l-independance-en-Catalogne

 

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