Archive | Questions bretonnes etc

26 février 2015 ~ 0 Commentaire

bretons, auvergnats, italiens, espagnols, arabes et roms: dehors les étrangers qui nous volent notre travail! (debunkers)

cc colom

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » dira Michelet en 1831.

En France, la Révolution industrielle a provoqué un fort exode rural des provinces vers Paris (Bretons, Auvergnats…). Les classes possédantes parisiennes ont majoritairement développé un profond mépris pour ces nouveaux venus, qui s’est exprimé dans un racisme latent. Une des théories en vogue était alors que les parisiens étaient les fiers descendants des Francs victorieux, tandis que les provinciaux étaient la progéniture dégénérée des Gaulois vaincus.

C’était principalement de la classe dominante, concentrée à Paris, qu’émanait ce racisme. Ainsi le Journal des débats parlait « d’invasion des barbares », le baron Haussmann y voyait une « tourbe de nomades », et Adolphe Thiers une « multitude de vagabonds ».

Et même de nos jours, certains propos restent du même acabit. En effet en 1951 vit la promulgation de la loi Deixonne, (première loi française visant à auto- riser l’enseignement des langues régionales de France, de manière facultative). Un député socialiste réagit, « Comment ! On veut nous apprendre le dialecte des cavernes !  ».

ll nous suffit de réfléchir encore aujourd’hui aux stéréotypes sur les provin- ciaux: «le Breton est têtu», «l’Auvergnat est avare», « le Parisien est arrogant », «le Corse est fainéant», «le chti est alcoolique», «le Normand est indécis», etc…
Les Bretons : incompréhensibles, sales et stupides…
«Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l’homme sauvage. Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots (…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.» (Malte Brun, 1831)
«La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n’avance rien d’exagéré» (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé,1831). Ce même Romieu préconisait d’ailleurs des méthodes origi- nales, «Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français».
Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n’est qu’un jeu d’enfant auprès du bas breton. C’est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche , car il n’y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l’h et le c’h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(…) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.» (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) .

Une remarquable constance de détestation qui survit tout le long du 19ème siècle :

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas (…) S’il a huit ans d’âge physi- quement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….» (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).
«Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l’ivrognerie » Manuel de géo,1929

En 1969 paraissait cette annonce dans l’Agriculteur de l’Aisne :

 «Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d’oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains…»

Pour en découvrir plus :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/genes_1155-3219_1996_num_24_1_1406

Pour lire en entier:

http://www.debunkersdehoax.org/bretons-auvergnats-italiens-espagnols-arabes-et-roms-dehors-les-etrangers-qui-nous-volent-notre-travail

Lire la suite

22 février 2015 ~ 0 Commentaire

conférence à saint pol: kerguidu, révolte contre-révolutionnaire en bretagne (skol vreizh)

La_bataille_de_K

Conférence :

« La bataille de Kerguidu et les événements de mars 1793″ par Albert Laot

Lundi 23 février 2015 (14h30) à Saint-Pol-de-Léon (Maison des associations)

Mythe et réalité

La bataille de Kerguidu, en Tréflaouénan, 24 mars 1793, a laissé dans les mémoires des habitants du Léon un souvenir vivace nourri par des publications telle Emgann Kergidu (La bataille de Kerguidu) de Lan Inisan.

Considéré comme une révolte paysanne, il n’est pas associé à la Chouannerie, cet affrontement meurtrier a opposé des paysans contre-révolutionnaires à la troupe républicaine dirigée par le général Canclaux. Les exécutions d’ennemis de la Révolution, la remise en cause de la religion et, surtout, en février 1793, la décision de la levée en masse afin de «défendre la patrie en danger», ont favorisé les révoltes dans toute la France. Le sud-est de la Bretagne et tout le Léon sont concernés.

Aucun historien sérieux ne s’était penché sur cet épisode de la Révolution. Des pertes humaines considérables (jusqu’à 400 morts) furent mises en avant au point que la bataille de Kerguidu est devenue un véritable mythe.  C’est le mérite d’Albert Laot de nous présenter une étude solidement documentée, sur le contexte et sur l’événement lui-même, à partir des registres de décès, des sources historiques ou littéraires. Il rétablit la vérité et nous dévoile ce qu’a été véritablement la bataille de Kerguidu.

Questions à l’auteur

1) Qui êtes-vous ? Albert Laot, retraité, passionné d’histoire, qui ne relève pas de ma formation initiale, au point de profiter du temps libre après la vie professionnelle pour bénéficier des formations universitaires de l’UBO afin de suivre les cours du diplôme universitaire, Langue et culture de la Bretagne, sanctionné par un examen, puis d’enchaîner avec une maîtrise d’histoire dont le mémoire a porté sur la chronique d’une famille rurale léonarde.(…)

2) Quel est le thème central de ce livre ? Comme son nom l’indique La bataille de Kerguidu, relate l’épisode du soulèvement paysan, dans le Léon, en mars 1793, s’opposant à la conscription obligatoire par voie de tirage au sort. Cette révolte spontanée, épisode extrêmement bref et isolé d’une insurrection autrement plus importante développé dans d’autres contrées du grand ouest, a frappé suffisamment les esprits pour créer un véritable mythe se développant jusqu’à nous, et ayant notamment conduit les historiens les plus sérieux à surestimer les pertes paysannes en les chiffrant à plusieurs centaines, là où heureusement, les victimes ne dépassent guère la dizaine.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Ces combattants d’infortune ne se sont pas livrés au pillage, n’ont pas massacrés leurs adversaires: ils se sont défendus contre ce qu’ils estimaient être une injustice à leur encontre.»

4) Qu’aimeriez-vous partager avec les lecteurs en priorité ?  Le souci de sortir de l’ombre ces ancêtres, avec leur qualité et leurs défauts, pour affronter des époques difficiles avec la ténacité conduisant à des temps meilleurs dont nous bénéficions.

« La bataille de Kerguidu et les événements de mars 1793″ par Albert Laot

Lire la suite

18 février 2015 ~ 0 Commentaire

« brug »: une revue libertaire en langue bretonne à la veille de la première guerre mondiale

skritell_A3_emilemasson_prezegenn1-729x1024

« Brug » et son fonctionnement

Comment fait-il donc pour publier – et ce n’est pas sans difficultés – un tel mensuel depuis Pontivy, une petite ville du Centre-Bretagne « qu’on peut qualifier de moderne « , mais qui compte à peine plus de 9 000 habitants au début du 20e siècle ? (…)

Masson peut ensuite compter sur le concours et sur le soutien de son ami, le peintre Jean-Julien Lemordant. Tous deux s’étaient sans doute connus à Rennes lorsqu’ils y étaient étudiants : plus tard, Masson le décrira comme « notre premier, jusqu’ici notre unique peintre breton « . À l’époque de la parution de « Brug », Lemor- dant peint le plafond du Théâtre de Rennes, qui sera inauguré en 1914. Sa con- tribution à la revue de Masson est double : celle-ci paraît en effet avec presque toujours, en couverture, un dessin du peintre, dont la conviction était que « tout en nous efforçant de sauver la langue, nous devons avoir pour but de provoquer une renaissance artistique, et de susciter des caractères, des hommes fiers d’être Bretons ». Lemordant était en outre, en fonction de ses possibilités d’artiste pas toujours bien pourvu, l’un des principaux soutiens financiers de « Brug ».

Pour les articles en breton, Masson fait appel à toute une équipe de colla- borateurs : ce ne sont pas moins de vingt signatures différentes que l’on peut relever au fil des numéros . Plusieurs n’apparaissent qu’à une ou deux reprises. Mais il en est parmi elles que l’on peut considérer comme prestigieuses, même si elles ne sont qu’occasionnelles : c’est notamment le cas de Erwanig, qui n’est autre que le grand Druide Erwan Berthou, ou d’Anatole Le Braz, universitaire, conférencier et écrivain renommé. Il y a surtout plusieurs collaborations sur lesquelles Masson peut compter avec une belle régularité. Il s’agit du cornouaillais Eostig Kerinek et du trégorrois Louis-Napoléon Le Roux.

Mais les collaborateurs les plus présents et les plus convaincus sont deux insti- tuteurs, l’un léonard, Joz Le Braz , l’autre vannetais, Julien Dupuis , dont les signatures apparaissent dans la plupart des livraisons de « Brug ». Estimant avoir découvert en eux de véritables « perles « , Émile Masson est très heureux de les avoir empêchés, selon ses propres termes, de virer vers le bardisme. Chacun de ces collaborateurs bretonnants a, par ailleurs, à ses yeux, l’intérêt de représenter un dialecte ou ce qu’on appellerait aujourd’hui un stantard de breton.

« Brug » étant une publication périodique, le gérant en titre en est François Le Levé, un syndicaliste et militant anarchiste de Lorient. La gestion des abonne- ments est assurée depuis Paris par Pierre Monatte, le fondateur de « La Vie Ou- vrière », l’organe de la CGT. Mais l’intérêt de la présence de ces deux noms dans l’ours de la revue n’est pas tant la contribution sans doute limitée qu’ils apportent à son fonctionnement pratique que le soutien qu’ils lui témoignent du même coup.

Dans « Les Temps Nouveaux » (où Jean Grave avait par ailleurs accueilli plusieurs plaidoyers d’E. Masson), F. Le Levé avoue avoir tout d’abord été indifférent et hésitant à l’égard des projets de Masson : mais il les approuve dès 1912 et se déclare « pour la propagande chez les paysans bretons ». Monatte y met plus de temps et ne le fait finalement qu’en juillet 1914, sur l’insistance de Masson lui- même. Gustave Hervé aussi publie dans « La Guerre Sociale » un article de soutien, tout heureux de signaler « la première traduction en breton d’une œuvre empreinte de l’idéal révolutionnaire du socialisme « .

La revue était imprimée à Guingamp, chez Toullec et Geffroy. Selon le témoignage de l’imprimeur, le nombre d’abonnés était faible. La diffusion était donc assurée de deux manières différentes : la vente au numéro et la distribution gratuite. D’après le témoignage de son fils, E. Masson se déplaçait lui-même autour de Pontivy pour diffuser la revue et il songea à recruter des colporteurs. Mais c’est sans doute la diffusion gratuite qui prédominait, comme l’explique Masson dans un article des « Temps Nouveaux » :

« La devise de Brug est: « E(v)it netra », qui signifie pour rien. L’exemplaire est marqué un sou, mais c’est gratis qu’il doit être remis à tout camarade qui le demande, pourvu que les camarades qui comprennent Brug l’achètent, le paient double, triple, le lisent à haute voix et le répandent gratuitement autour d’eux. Brug devrait être répandu à profusion dans toutes les fermes du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord ».

(…) S’il ne fait aucun doute que Masson a lui-même beaucoup contribué à la publication de « Brug », il n’en est pas moins vrai qu’il a pu bénéficier de sous- criptions. Ces dernières proviennent de deux sources différentes. Les plus nom- breuses et les plus régulières émanent de la Bourse du Travail de Lorient, de l’Union des Syndicats du Morbihan, des étudiants socialistes de Rennes, de la jeunesse syndicaliste de Brest… Des anarchistes connus, comme F. Le Levé et Gustave Hervé, ou le peintre J.J. Lemordant figurent également parmi les dona- teurs. Mais quelques soutiens proviennent aussi parfois de militants breton- nantistes connus comme François Vallée, dont Masson lui-même considère pourtant que les idées sont « aux antipodes » des siennes.

http://www.langue-bretonne.com/articles/BrugRevue.html

https://hal.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/870446/filename/2004_La_seconde_mort_da_A_mile_Masson.pdf

http://tempsnoirs.chez.com/EmileMasson.htm

Lire aussi en breton:

« Eun dra bennag a zo da jeñch er bed »

Emile Masson ha « Brug » 1913-1914

Fañch Broudic Emgleo Breiz

 

Lire la suite

26 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

état espagnol : la catalogne et les enjeux du 9 novembre (npa)

dance

Ce qu’on appelle le «processus souverainiste» catalan s’était déjà heurté au mur autoritaire du régime espagnol en 1978.

Aujourd’hui, le rejet radical du PP et du PSOE d’une consultation le 9 novembre montre leur mépris total du peuple catalan… Le gouvernement de Rajoy a suspen- du la loi catalane en vue de la consultation, et Artur Mas, le président de la Généralité de Catalogne, n’a pas osé défier la légalité espagnole et le pouvoir judiciaire, voire la cour constitutionnelle présidée par un magistrat du PP…

Après des négociations très tendues entre les partis qui ont soutenu la consultation (environ 70 % du Parlement catalan), l’ERC (indépendantistes de centre-gauche, majoritaires en Catalogne aux Européennes) et la CUP, natio- nalistes révolutionnaires,  vont soutenir la proposition du gouvernement de la Généralité de tenir une consultation alternative, mais sans utilisation du recen- sement officiel. L’ICV (gauche antilibérale et verte) n’y est pas favorable, considérant que le compte n’y est pas…

Vers une épreuve de force incontournable Dimanche 19 octobre, l’Assemblée nationale catalane (réseau d’organisations et d’associations indépendantistes) a organisé un rassemblement pour exiger l’unité des partis et l’organisation d’élec- ntions dans un délai maximum de trois mois en vue de l’indépendance si une majorité claire s’exprime en ce sens.

La pression des classes moyennes touchées par la crise est très forte. La nature réactionnaire du PP et les tensions croissantes dues aux coupes budgé- taires ont créé un état d’esprit favorable à l’indépendance. Le gouvernement catalan s’est déchargé de sa part de responsabilité dans les politiques d’austérité sur Madrid, et pour cela a dû surfer sur une vague indépendantiste qu’il ne contrôle pas.

Si cela va si loin, c’est aussi dû à l’absence de victoires du mouvement ouvrier et des mouvements anti-­austérité, ainsi qu’à la faiblesse relative de la gauche anticapitaliste. En effet, dans l’ensemble de l’État espagnol, le basculement des classes moyennes à gauche et son rapprochement avec des secteurs de la classe ouvrière – les marées anti-austérité, l’émergence de Podemos – est partiellement bloqué en Catalogne par le clivage sur l’identité nationale et par le fait que, pour l’instant, la gauche n’est pas capable d’offrir une issue crédible à la fois contre l’austérité et répondant à la question nationale.

Crise politique en Catalogne… et en Espagne Le PS catalan se «pasokise» très vite. Le PP chute dans les sondages au point de devenir presque extra-parle- mentaire. CiU (Convergència i Unió, parti nationaliste bourgeois hégémonique depuis la transition) a perdu son hégémonie à cause de l’austérité et de la corruption et est au bord de la scission…

De plus, la montée de la colère, de l’indignation, de la population, avec un nouveau scandale (des cartes de crédit occultes données à des dirigeants de Bankia), la poussée de Podemos dans les sondages et la récente abdication du roi Juan Carlos montrent que l’on est aux portes d’une crise politique majeure dans toute l’Espagne, mais qui peut se précipiter en Catalogne dans les mois qui viennent.

Hélas, l’incompréhension par le souverainisme catalan du besoin de tisser des liens de solidarité avec la gauche espagnole reste un obstacle majeur pour pouvoir renverser ce régime, tout comme est impossible un changement de régime en Espagne qui n’offre pas une réponse politique aux revendications catalanes.

Il faut construire un front de toutes les forces pour la rupture sur le plan national et social, et être capable de disputer l’hégémonie politique au nationalisme petit-bourgeois d’ERC, complice de l’austérité avec son soutien «patriotique» aux coupes faites par CiU. Il faut le faire avec la gauche indépendantiste, antilibérale et surtout avec les nouveaux sujets issus de l’auto-organisation populaire. Bref, profiter à fond des opportunités qui s’ouvrent.

De Barcelone, Andreu Coll Samedi 25 Octobre 2014

http://npa2009.org/actualite/etat-espagnol-la-catalogne-et-les-enjeux-du-9-novembre

 

Lire la suite

06 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

soutien aux kurdes de syrie (akb)

kuyt En Allemagne aussi

A Rennes, plusieurs centaines de Kurdes, auxquels s’étaient jointes les Amitiés kurdes de Bretagne, avaient manifesté le 27 septembre leur soutien aux Kurdes de Syrie et rendu hommage aux Kurdes victimes de la barbarie, auxquels ils avaient associé Hervé Gourdel, lâchement assassiné par les mêmes barbares.

Ils se sont relayés toute la semaine place de la mairie pour aller à la rencontre des Rennaises et Rennais et les inviter à signer des pétitions.

Vendredi soir a été un temps fort avec prises de paroles des présidents d’Amara – Maison du Peuple kurde et des AKB. La présence nombreuse de femmes a été remarquée. Des femmes kurdes, mais aussi des représentantes de l’UDB et des AKB. On pouvait lire, sur une pancarte dénonçant le trafic d’esclavage sexuel mis en place par le prétendu «Etat islamique»: « Les femmes du monde entier s’unissent contre l’EI ».

Des manifestations de soutien sont organisées dans les différentes parties du Kurdistan mais aussi en Europe, où les Kurdes de la diaspora sont particulière- ment actifs. Les organisations réunies dans la Coordination nationale Solidarité Kurdistan (parmi lesquelles l’UDB et les AKB) ont lancé une pétition.

samedi 4 octobre 2014   Amitiés kurdes de Bretagne

http://www.amitieskurdesdebretagne.eu/spip.php?article855

Lire la suite

05 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

nantes en bretagne (skol vreizh)

Nantes_en_Bretag_541fca00ebd25

Nantes et la Bretagne du Moyen Âge à nos jours

Dans un État aussi centralisé que la France, il n’est pas étonnant que la réforme territoriale en cours, qui vise à réduire le nombre de régions et à redistribuer les compétences entre les différentes collectivités, ne suscite guère de débats.

Elle agite la classe politique mais passionne assez peu les citoyens sauf en quelques rares régions à forte identité comme la Bretagne.

Il est vrai que, depuis des décennies, l’intégration de la Loire-Atlantique dans la région Pays de la Loire est perçue comme une véritable amputation par la plupart des élus bretons qui multiplient les motions en faveur d’une Bretagne à 5 départe- ments alors que des dizaines de milliers de citoyens pétitionnent, manifestent régulièrement pour la réunification de la Bretagne historique.

Nantes en Bretagne? Une évidence pour beaucoup. Le château des ducs de Bretagne et leurs archives ne s’y trouvent-ils pas? Ce livre de Dominique Le Page retrace 1500 ans d’histoire d’une ville indissociablement liée à l’histoire de la Bretagne, il contribuera, nous l’espérons, à mieux comprendre les enjeux et à alimenter les débats actuels.

TABLE DES MATIERES
1. Le temps de l’intégration de Nantes et du comté nantais à la Bretagne (5e-14e siècle)
2. 14e-16e siècle: de la «bonne ville» à la métropole ducale
3. Le comté nantais dans la province de Bretagne: le temps de la rivalité entre Nantes et Rennes (16e-18e siècle)
4. La renaissance de la question régionale à Nantes (19e siècle-Seconde Guerre mondiale)
5. De 1945 aux années 1990: le temps des renouveaux
6. Nantes et la Bretagne: une question toujours en suspens au XXIe siècle

http://www.skolvreizh.com/

Lire la suite

25 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

manifestons pour l’unité et la démocratie! (bretagne info)

affiche bzh nap

Le 27 septembre

La Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance-IS) appelle à manifester à Nantes le samedi 27 septembre pour la réunification de la Bretagne.

Nous regrettons cependant vivement que des revendications essentielles, comme l’Assemblée de Bretagne ou le référendum, aient disparu des mots d’ordres officiels.

En axant son discours sur la peur de «l’éradication de la Bretagne et de son identité», Bretagne Réunie, principal organisateur, souhaite avant tout mobiliser les mouvements politiques et culturels breton, au risque de se couper d’une grande partie de la société bretonne.

En prenant pour mots d’ordre «l’histoire, le sentiment d’appartenance, l’iden- tité, la culture», elle prête le flanc aux détracteurs de la réunification qui jugent le projet «passéiste et identitaire».

En présentant le pays nantais comme «un dû historique à la Bretagne», ou en écrivant «le gouvernement refuse (aux bretons) la force et l’environnement néces- saire pour vivre…», Bretagne Réunie légitime ceux qui présentent la réunification comme une «annexion» ou un «Anschluss» breton. En se retrouvant seul véritable organisateur de la manifestation du 27 septembre, Bretagne Réunie, se coupe donc d’un travail collectif et de revendications qui ont pourtant construit l’unité et proposés une stratégie commune depuis maintenant deux ans en Bretagne.

En effet, c’est en 2012 que la Gauche indépendantiste s’est retrouvée autour de «l’appel de Pontivy» avec Bretagne Réunie, le collectif 44=Breizh, Ai’ta, Kevre Breizh, le Parti Breton, le MBP, l’UDB et EELV Bretagne autour de 4 revendica- tions fondatrices.

Parmi celles-ci, outre la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, un service public télévisuel régional en breton et la réunification, se trouvait celle d’une Assemblée de Bretagne dans le cadre d’une nouvelle collec- tivité unique. D’ailleurs, cette dernière revendication disposait jusqu’alors d’une certaine assise politique, puisque reprise par la majorité du Conseil Régional de Bretagne et des personnalités influentes du parti au pouvoir tel que Jean-Jacques Urvoas auteur d’un ouvrage récent intitulé «Pour l’Assemblée de Bretagne».

Suite à cet «appel de Pontivy» fut constituée une plateforme appelée «Libérons les énergies en Bretagne» qui organisait un premier et unique forum en juin 2013 à Nantes. Ce forum proposait une stratégie commune autour des exemples des référendums citoyens organisés en Catalogne et au Pays Basque nord.

C’est donc avec une certaine cohérence que nous nous retrouvions à défiler en décembre 2012 à Morlaix et en avril 2014 à Nantes, derrière les mots d’ordre unitaires: «Démocratie et Réunification». Cette stratégie s’affinant même en juin 2014 autour de la revendication d’un référendum proposé quelques semaines plutôt, mais sans conviction, par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique lui-même, Philippe Grosvalet.

Le contexte actuel des référendums en Écosse et en Catalogne offre d’ail- leurs de formidables exemples pour conscientiser la société bretonne et construire le rapport de force nécessaire à une possible réunification de la Bretagne, premier pas sur la voie de l’autodétermination du peuple breton.

La réunification ne surviendra jamais d’un simple décret tombé d’on se sait où. Elle est légitime et se construit, non dans des positions de repli, mais par l’édi- fication d’un projet politique et démocratique rassembleur. La revendication d’un référendum, l’appel à des votations auto-organisées, doivent être le ferment d’une proposition qui donnera aux bretonnes et bretons l’espérance d’une alternative face au sentiment généralisé d’impuissance et de dégoût du système politique actuel.

La manifestation du 27 septembre, même si beaucoup pensent qu’elle ne pourra changer le cours des choses, sera une mobilisation peut-être réussie d’un point de vue quantitatif, ceci, grâce au travail de mobilisation de Bretagne Réunie et à une réelle volonté populaire en faveur de l’unité territoriale de la Bretagne, mais elle ne pourra inverser rapport de force. Nous avons un besoin irrémédiable d’une stratégie commune pour le futur.

Une stratégie qui se construise sur la base de notre agenda politique en tant que bretons et non en se basant sur le calendrier parlementaire français. Une stratégie inclusive et s’adressant au plus grand nombre sans rabaisser le débat à une simple défense d’une certaine vision de l’identité bretonne.

La Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance-IS) appelle donc à se mobi- liser pour le droit à décider en Bretagne, pour la démocratie, pour une alternative politique bretonne. La Gauche Indépendantiste appelle toutes celles et ceux qui se retrouvent dans nos revendications à les reprendre à leur compte, sur des pan- neaux, par des slogans… Les revendications démocratiques pour lesquelles nous défilions le 28 juin dernier, pour un referendum auto-organisé sur la réunification, pour une Assemblée de Bretagne.

Réunification de la Bretagne,
JE VEUX DÉCIDER,
JE VEUX VOTER !

La Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance-IS)

http://www.bretagne-info.org/2014/09/23/le-27-septembre-manifestons-pour-lunite-et-la-democratie/

Commentaire: Ce communiqué n’engage en rien le Npa, il constitue un éclairage sur la manif du 27 de la part de notre allié aux européennes

Lire la suite

18 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Impôt, illettrés: alors, heureux, les «sans-dents»? (rue 89)

Ma cron

«Je ne m’en excuserai jamais assez»

On n’en a pas fini avec le délicieux décomplexé Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Gaffes. Après avoir, le matin, évoqué les salariées «pour beau- coup illettrées» de l’abattoir Gad, en Bretagne, et devant l’avalanche de réactions outrées, il est venu dans la journée se défoncer la coulpe à l’Assemblée.

«Je ne m’en excuserai jamais assez»: mais de quel crime exactement? Macron, à bien l’écouter, ne dit pas que son assertion était fausse. Il dit qu’elle était «mala- droite». Autrement dit (traduction libre du matinaute) :

«J’ai évidemment raison, mais puisqu’il faut s’excuser, dans ce pays, d’appeler les “sans-dents” par leur nom, alors voilà, prenez-les dans la figure, mes excuses. » Combien de temps va-t-il tenir ?

Le potentiel explosif d’une information La phrase de Macron ne sort pas de nulle part. Dans la journée, le site d’Europe 1, à l’origine en décembre dernier de l’estimation, non sourcée, de 20% d’illettrés chez Gad, réitérait son estimation, «de source syndicale» cette fois. De source syndicale toujours non précisée: nos propres sources syndicales chez Gad n’ont jamais entendu parler de cette estimation.

Au printemps, insistait Le Lab, site appartenant à Europe 1, le ministre Michel Sapin et la sénatrice du Finistère Maryvonne Blondin avaient d’ailleurs avancé au Sénat des affirmations comparables. Aucun tollé à l’époque. Il est vrai que c’était dans le confortable huis clos de fait d’un débat sur la formation professionnelle au Sénat.

Il est vrai que ce n’était pas Macron. Comme quoi, le potentiel explosif d’une information dépend étroitement du lieu, et du locuteur. Ce qu’on savait déjà. Pro- pos faux ou propos maladroits? Si c’est vrai, pourquoi ne pas le reconnaître sur- tout, comme Macron, dans une phrase censée venir à la rescousse des salariés sans permis de conduire, refusant des réaffectations trop éloignées de leur domi- cile? Question qui se subdivise en deux: est-il décent, est-il utile de le dire?

Ce pouvoir a un problème avec le peuple Au «20 heures», France 2 était à la sortie des abattoirs, donnant la parole à des ouvrières outrées. «Nous au moins, on paie nos impôts» disait l’une, en une amicale salutation à l’ex-ministre et tou- jours député Thomas Thévenoud.

Les impôts, donc. Au même moment où Macron trébuchait sur les ouvrières des abattoirs, Valls annonçait la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Subrepticement, à la fin de la matinale de France Inter. Ah oui les gars, j’allais oublier de vous dire, on supprime la première tranche de l’impôt. Alors, heureux, les «sans-dents»?

Comment la mesure, apparemment annoncée sans qu’il en ait prévenu aucun de ses ministres, sera-t-elle financée? Par une hausse de l’impôt des plus riches ? Oui. Non. Peut-être. On va voir. On va étudier. Ce qui est certain, c’est «qu’il n’y aura pas de perdant». Apparemment, et sans trop vouloir s’avancer, on peut constater que ce pouvoir a comme un problème avec le peuple.

Arrêt sur images 18/09/2014 à 10h55
Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

Lire la suite

17 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Emmanuel macron: réactions (of)

becassine
Emmanuel Macron a eu des propos étonnants, ce mercredi, sur les salariées de l’abattoir Gad.

Le ministre de l’Economie a eu une remarque plutôt maladroite ce mercredi sur Europe 1, en affirmant que les employées de l’abattoir Gad sont « pour beaucoup illettrées ».

Interrogé sur le pouvoir d’achat par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie a cité l’exemple de Gad, avec une sortie déconcertante :

«Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j’ai, il y a la société Gad. Vous savez? Cet abattoir. Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. Pour beaucoup on leur explique: «vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomè- tres». Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien et ça ce sont des réformes qui créent de la mobilité et de l’activité».

«Une insulte aux femmes de Gad» Des propos qui ne passent pas, pour Annick le Guével, déléguée syndicale CFDT de Gad Josselin. «Je suis choquée, je ne sais pas d’où M. Macron tient ces propos», s’étonne la syndicaliste. «Déjà, il n’y a pas une majorité de femmes dans l’entreprise, nous ne sommes que 40%», souli- gne-t-elle, «Et puis, en tant que responsable de la commission d’égalité profes- sionnelle chez Gad, je peux vous dire que nous faisons attention à ce que tout le monde puisse avoir accès à la formation et à la connaissance. De toute façon, manque de formation ne veut pas dire illettrisme! C’est une insulte aux femmes de Gad et aux femmes de l’agroalimentaire en général.»

Très remontée, elle «invite Emmanuel Macron à se rendre sur le site de Gad et à échanger avec les femmes de l’entreprise. Il verra qui elles sont». France – 11h47

http://www.ouest-france.fr/emmanuel-macron-les-salariees-de-gad-sont-pour-beaucoup-illettrees-2830730

Salariées de Gad illettrées. Les réactions d’élus finistériens (of)

Bretagne – 17 Septembre

La sortie maladroite du ministre de l’Economie sur « l’illettrisme des salariées » de Gad, ce mercredi matin, sur Europe 1, fait réagir les élus finistériens.

Christian Troadec, porte-parole des Bonnets rouges, maire de Carhaix.

« Emmanuel Macron, résume hélas le sentiment d’une grande partie de la classe politique parisienne, emplie de mépris et de suffisance à l’égard des salarié(e)s de l’agroalimentaire bretonne qui ne demandent pourtant qu’une simple chose: gagner leur vie, au Pays. [...] Au-delà de ce grave mépris affiché par les technocrates de Paris à l’égard des salariées de chez Gad, il est aussi navrant de constater qu’au lieu de se battre en premier pour la réouverture ou la poursuite des activités des abattoirs concernés, aussi bien celui de Josselin que de Lampaul-Guimilau, ce que chacun reconnaît possible, le ministre préconise la mobilité ! Mais pour trouver du travail où ? Avec 50 % de chômeurs en plus en cinq ans dans le Finistère ce n’est pas le travail qui court les rues. À moins qu’il ne préconise de partir à Paris peut être… Paris et le désert breton. Tout cela est inacceptable. Nous voulons vivre, décider et travailler au Pays ! »

Matthieu Guillemot, porte-parole du NPA Finistère, conseiller municipal de Carhaix :

« Déjà lors du grand mouvement de l’Automne dernier en Bretagne, les ouvrières et ouvriers en lutte avaient été stigmatisés, certains n’hésitant pas à les traiter de nigauds et d’esclaves. Aujourd’hui, l’insulte provient du plus haut niveau de l’Etat, c’est-à-dire du nouveau ministre de l’Economie du nouveau gouvernement Valls. Cette insulte est une infamie et dénote le mépris de classe de ce gouvernement à l’égard de celles et ceux qui vivent difficilement de leur travail. Comme le fut la charge contre les chômeurs.  Valls, qui a obtenu de justesse la confiance des godillots du PS, doit sanctionner ce ministre et le virer séance tenante. »

http://www.ouest-france.fr/salariees-de-gad-les-reactions-delus-finisteriens-2830813

Lire la suite

16 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

A ramallah, des cornemuses pour l’indépendance écossaise


.. par lemondefr[/youtube]

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin