Archive | Questions bretonnes etc

20 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

vent de panique à paris (siwel)

corse

Les corses « osent » parler corse chez eux …

La classe politique française, jacobine jusqu’au bout des ongles, est « ulcérée » d’entendre parler Corse chez les corses…

Ainsi, l’ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a réagi au discours en langue corse de Jean-Guy Talamoni en faisant un rappel à la constitution française: « Article 2 de la Constitution française », précise-t-il « La langue de la République est le français ».
*
Même son de cloche chez Jean-Luc Mélenchon, député européen et co-fondateur du parti de Gauche qui se dit « un peu offensé quand le président d’une assemblée française ne parle pas dans la langue que je comprends ». Oui, mais par contre, les corses eux sont tenus de comprendre le français même si ce n’est pas leur langue, sans doute en vertu du principe « égalité » de la devise de la république française. Comme dirait Coluche : « Tous les hommes sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. »
*
Quant à François Fillon, ancien premier ministre de Sarkozy, il demande au président de la république française de « réagir » aux « insultes » des nouveaux élus à majorité nationaliste à qui il reproche « le prononcé d’un discours inaugural dans une langue qui, à ce jour, n’est pas celle de la République », ainsi que « la référence à des prisonniers politiques » et « les insultes faites à l’histoire de notre pays (NDLR: la France)… ».
*
Du côté du PS, c’est Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris et ancien ministre qui monte au créneau et va jusqu’à demander que des « sanctions soient prises à l’encontre du président de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni ». En tous cas, que la France jacobine le veuille ou non, Jean-Guy Talamoni, élu Président de l’Assemblée de Corse, a prononcé son discours inaugural entièrement en Corse où il a clairement exprimé la réalité des choses et en Corse.*

« En votant pour les nationalistes, le peuple corse a dit que la Corse n’était pas un mor- ceau d’un autre pays mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d’être au monde », tandis que Gilles Simeoni, élu président du conseil exécutif, qui lui a prononcé un discours en Corse et en français a prévenu Paris et son Gouvernement que le temps était venu de prendre « la mesure de la révolution démocratique que vit la Corse » et de  » faire eux aussi leur part de chemin !

*

« La France jacobine est en inadéquation totale avec des principes et des valeurs qu’elle affiche pourtant mais qu’elle n’a jamais respecté, ni sur la question du respect de la démo- cratie, ni encore moins sur la question des droits des peuples. Quant aux droits de l’homme, son soutien affirmé et constant aux pires dictatures du monde en dit long sur sa conception de ce principe… à géométrie variable!

*

Ses ancienne colonies ont d’ailleurs hérité des tares de son jacobinisme, tant et si bien que les Etats africains post-coloniaux ont tous développé une très forte propension à l’ethno- cide caractérisé. Il n’y a aucune ancienne colonie française qui soit en paix avec les peuples qui les composent, allant incessamment de massacre en génocide! (…)18/12/2015
*
*
Commentaire: Siwel est un site Kabyle

Lire la suite

18 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

votit evid ar cgt diwan!

diwan2

Lire la suite

18 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

espagne: neuf formations (ec)

 andecha
Souverainistes et indépendantistes s’unissent pour le droit à décider et rompre avec la Constitution de 1978 dès après le 20-D (élections du 20 décembre)
*
Après les élections catalanes, Junts per Si et la CUP ont lancé un défi à l’État par le vote d’une résolution en faveur de l’indépendance au Parlement pour « déconnecter » la Catalogne de l’Espagne. La réponse du gouvernement national et de l’opposition a poussé les souverai- nistes à unir leurs forces sur la question de la souveraineté. Selon nos informations, neuf formations nationalistes et indépendantistes de onze* Communautés Autonomes ont approuvé un manifeste commun intitulé: «Les peuples ont la parole ».
*
Les formations qui soutiennent cette initiative sont:
Le BNG (Galice); EH Bildu (Pays Basque et Navarre), CUP et ERC (Catalogne); Gauche Castillane (Cantabrie, La Rioja, Madrid, Castille-La Manche et Castille-Léon); Puyalon de Cuchas (Aragon); Andecha Astur (Asturies), Mes Per Majorca (Baléares) et Unité du Peuple (Iles Canaries).
*
Tous disent que la Constitution de 1978 nie la souveraineté des peuples de  ces mouvements souverainistes et leur réponse à la situation politique actuelle est  un engage- ment commun pour «la rupture démocratique ». Le document propose des processus constituants dans les différentes régions si leur population les soutient.
*
En outre, ces forces politiques critiquent l’attitude du centre, l’accusant d’une « dérive autoritaire » en ne permettant pas le droit de décider. Dans le même temps elle font valoir que le centre a commencé une « offensive de recentralisation pour défendre l’unité de l’Espagne et  rejeter l’indépendance de la Catalogne ».
*
Ces forces souverainistes et séparatistes soulignent que l’alternance après le 20 Décembre ne sera pas un vrai changement car les différents partis politiques ne garantissent pas le droit des peuples à décider.
*
Par conséquent, leur but est de travailler dans chaque région à renforcer leurs propres processus constituants et d’établir une stratégie commune de toutes les forces souverainistes à l’échelle nationale.
*
*
Commentaire: Si la Navarre est en Euskadi cela ferait 13 communautés autonomes concernées. D’autre part, si certains mouvements sont forts ou très forts (Basques, Catalans, Galiciens, Canariens, Mallorquins, d’autres sont très petits).

Lire la suite

17 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

le jacobinisme (lpb)

club breton

Habillage idéologique dʼune centralisation qui rapporte gros

Le jacobinisme se donne à voir comme une conviction. Le sens du mot a évolué depuis que sʼy était installé le Club breton, qui en a tiré son nouveau nom. Je retiens ici le sens contem-porain dʼadversaire de la décentralisation et militant de lʼuniformité culturelle française. Les militants du mouvement breton se sont longtemps contentés de cette vision quasi-philoso- phique dʼun «héritage de la Révolution», quitte à discourir sur ses méfaits.

Cette vision, il nous faut aujourdʼhui lʼenrichir pour mieux en comprendre lʼhistoire et la réalité. Le jacobinisme nʼest pas un héritage de la Révolution, très décentralisatrice et même officiellement fédéraliste jusquʼà sa confiscation rapide par les courants centralisateurs franciliens.

Cʼest ainsi que les préparatifs la Fête de la Fédération décidée pour le 14 juillet 1790 déclenchèrent un vent de panique dans les courants « jacobins » de la capitale, qui voyaient se profiler le spectre dʼune organisation politique du territoire favorisant les échanges entre collectivités et des initiatives locales concertées échappant au contrôle de Paris. On sʼem- pressa de refroidir une aussi « dangereuse » créativité et de privilégier lʼaspect commé- moratif et festif1.

Il faut donc inverser la perspective qui fait du jacobinisme une tradition « républi- caine » héritée de la Révolution. Républicaine à la française, sûrement, mais pas « révolu- tionnaire ». Cʼest la confiscation de la Révolution par les jacobins qui a donné naissance à la forme de République centralisatrice que nous connaissons et à lʼidéologie qui lʼaccompagne et la protège. Cʼest probablement lʼentrepreneur francilien Pierre Dupont, de Nemours2, qui a théorisé le plus clairement les raisons et moyens dʼorganiser la France autour dʼun Paris détaché de toute dépendance envers une collectivité locale – et assurant de plus ainsi la sécurité de ses approvisionnements et débouchés – dans une longue intervention devant lʼAssemblée constituante le 5 novembre 1789.

LʼAssemblée, largement influencée par les élus franciliens, a adopté ces propositions qui ne prolongeaient pas vraiment les aspirations révolutionnaires qui avaient mobilisé les provinces. Cʼétait lʼapparition dʼune conception de la capitale qui a traversé siècles et régi- mes jusquʼaux actuels projets pharaoniques du Grand Paris. Faire de Paris le cœur de la France, sa tête et son portefeuille et assurer la pérennité de cette construction, la centra- lisation régalienne de la monarchie nʼavait pas poussé les choses aussi loin !

Les Napoléon, la Restauration et les Républiques ont complété le dispositif en centrali- sant dʼautant plus les transports quʼils devenaient plus rapides, et en assurant ainsi à la région parisienne un énorme avantage concurrentiel, telle est la traduction économique du projet jacobin, dont on comprend quʼil ne peut prospérer que dans une France asservie, localement encadrée par des fonctionnaires dʼÉtat et des amis politiques jacobins.

De là découlent tout naturellement les découpages territoriaux, la gestion par lʼÉtat des ressources locales (fiscalité / dotations), la diabolisation de la diversité, la centralisation inouïe de outils et moyens de la culture, la maîtrise de lʼinformation à travers les média pu- blics ou subventionnés, le contrôle de la vie politique locale par des amis politiques (qui peuvent au demeurant être dévoués et compétents, cʼest même mieux), le monopole de vitesse donné aux liaisons avec Paris, le déclassement et lʼabandon programmé des liaisons transversales…

Il ne faut pas pour les tenants de cet avatar de la colonisation que les régions puissent trouver dans leur cohérence, leur histoire, leur culture et leurs liens internes ou entre elles les moyens de concevoir et de développer des projets dont elles auraient la maîtrise, et contrarier ainsi la suprématie politique, économique, culturelle et autre de la capitale et de la région qui lʼabrite.

Les conséquences financières de ces choix débouchent sur une connivence intéres- sée – et génératrice de nombreux scandales – entre les directions des partis jacobins et les bénéficiaires des hauts revenus générés par la centralisation (dividendes hors normes, hautes rémunérations attachées aux fonctions de direction…), que celle-ci alimente et protège, jusque dans lʼévasion fiscale légale ou tolérée de fait.

Cʼest dans la mesure où les populations prendront conscience de ces réalités du jacobinisme quʼelles pourront partager plus activement – notamment lors des élections – les revendications de décentralisation ou dʼautonomie, de réunification et même de réelle reconnaissance culturelle. Veillons à la bonne information de nos concitoyens, en commençant par partager. Michel François 15 décembre 2015

http://lepeuplebreton.bzh/jacobinisme-habillage-ideologique-d’une-centralisation-qui-rapporte

Lire aussi:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_breton

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacobinisme

http://www.udb-bzh.net/centralisation-francaise/jacobinisme-et-ou-centralisme

Pour le NPA:

https://npa2009.org/node/37704

http://quefaire.lautre.net/1789-une-revolution-inachevee

Lire la suite

12 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

manifestation régionale pour une bretagne ouverte et solidaire

vert-a6fe4

Contre les idées de l’extrême-droite !

*

Nous appelons à une mobilisation régionale pour réagir ensemble face à la montée du racisme, de la xénophobie et des idées autoritaires et réactionnaires portés par l’extrême droite.

*
Localement, cette violence s’est exprimée dans les rues de Pontivy le 14 Novembre avec la manifestation d’ADSAV et sous la forme de tabassages d’habitants. Mais aussi plus récemment par l’incendie criminel d’une salle de prière musulmane à Loudeac. Nous pen- sons que le contexte actuel appelle de toute urgence à la mobilisation pour défendre des valeurs : de solidarité et d’égalité entre les peuples et les cultures / de défense des principes démocratiques.
*
Nous lançons un appel :
Aux mouvements culturels Bretons pour affirmer avec nous que la culture bretonne ne se laissera pas instrumentaliser à des fins de nationalisme raciste, xénophobe et guerrier. À toutes les communautés culturelles et nationales pour affirmer avec nous la nécessité de nous tenir ensemble avec nos différences qui, loin d’être un problème, sont une source de richesse pour toutes et tous.
Aux mouvements citoyens et de défense des droits humains pour affirmer avec nous que la citoyenneté est conditionnée par le fait de pouvoir bénéficier d’un cadre démocratique large qui permet l’expression de chacun et de pouvoir vivre avec l’autre sur un pied d’égalité.
*
Aux mouvements syndicaux pour affirmer avec nous que dans le monde du travail, la divi- sion des individus en catégories raciales et/ou nationales est le pire des poisons car il empê- che de voir que les conditions communes vécues dans le travail devraient nous unir plutôt que nous diviser.
*
Aux mouvements politiques pour affirmer avec nous notre volonté de lutter contre les idées de l’extrême droite et être vigilants, aujourd’hui même, face à ce qui s’apparente à des mesures discriminatoires, xénophobes, racistes, autoritaires, anti-démocratiques et à toutes les idées qui sont portées depuis toujours par les mouvements les plus réactionnaires et fascisants.
*
Enfin nous lançons un appel à tous les individus et collectifs pour défendre et promouvoir une Bretagne ouverte et solidaire face aux idées d’extrême droite !
*
Rendez-vous le 19 Décembre à 14h à Pontivy (Square Lenglier)
*
UD-CGT-56 / FSU56 / CNT interpro-Brest / Solidaires 56
PCF56 / NPA35
 ATTAC 22 / ATTAC 56 / DAL56 (droit au logement) / DAL35

Page Facebook: https://www.facebook.com/bzh.solidaire

Lire la suite

05 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

régionales en bretagne (fr3)

La langue bretonne

Environ 200 000 personnes parlent le breton en Bretagne. Pour pallier la disparition des an- ciennes générations brittophones, le Conseil régional a mis en place une politique linguis- tique. Ainsi la Région soutient la formation des enseignants du breton même si l’éducation n’est pas de sa compétence.

Des milliers de brittophones* de naissance disparaissent chaque année. À l’autre bout de la vie, les enfants voient leurs chances s’amincir d’apprendre le breton en famille dès la naissance. Pourtant le bilinguisme précoce peut commencer dès la crèche grâce à l’asso- ciation Divskouarn (« deux oreilles » en français ») qui coordonne des interventions en direction de la petite enfance avec l’aide de la Région Bretagne. A la rentrée 2015 on compte            16 345 enfants scolarisés dans les filières bilingues

Des formations pour les enseignants brittophones L’éducation n’est pas une compé- tence du Conseil Régional mais il a bien compris que l’un des obstacles au développement des filières bilingues est le manque d’enseignants bretonnants. La Région Bretagne aide donc les personnes qui se destinent à l’enseignement à parfaire leur connaissance du bre- ton. Chaque année environ 300 adultes dont une majorité de demandeurs d’emploi appren- nent la langue dans différents centres de formation grâce à des aides de la Région Breta- gne. 80% d’entre eux trouvent un travail grâce à cette formation linguistique.

Le Conseil Régional de Bretagne aide aussi l’édition, les radios associatives et les activités périscolaires en breton et en gallo. La Région cofinance aussi avec l’Etat et les départements bretons l’Office public de la langue bretonne, un outil de redynamisation de la langue dans la vie publique

Un enjeu consensuel en Bretagne Si la récente convention État-Région sur l’avenir de la langue a déclenché de vives critiques, c’est à cause des freins de l’État sur différents dos- siers en particulier sur le déblocage des seuils d’ouverture de classe et les moyens des Universités. Globalement elle n’est pas très ambitieuse. Les objectifs de scolarisation bilin- gue pour 2020 restent à hauteur de ceux de 2010. Le rejet en octobre dernier par le Sénat du projet de loi de ratification de la Charte européenne des langues régionales a beaucoup déçu les élus bretons de tous bords. A Paris, ce sont essentiellement des sénateurs du parti Les Républicains qui ont bloqué cette ratification.

Dans l’hémicycle du Conseil Régional de Bretagne, la politique linguistique de la Région est largement soutenue, même si certains élus en espéraient beaucoup plus.

Marc-André Mouchère  04/12/2015

Note: *bretonnants autrefois.

Pour aller plus loin:

Site de TES, Ti Embann ar Skolioù (CRDP Rennes)

Breton oral:

http://www.radiobreizh.bzh/

Lire la suite

01 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

brest, un militant des droits de l’homme (of)

Yann_goulet

Le chef des « Bagadou Stourm (qui ont failli être « Strolladou Stourm » pour faire « ss »), un modèle pour les actuels « Breiz Atao »

Menacé de mort sur le Net

Sur la page Facebook d’un blogueur nationaliste breton, Olivier Cuzon, militant de l’association, subit des propos très violents. Il a porté plainte ce lundi.

« J’en appelle à la justice pour qu’elle fasse appliquer la loi. » Ce lundi, au commissariat, Olivier Cuzon, professeur de physique, a porté plainte pour menaces de mort contre la page Facebook de Boris Le Lay, blogueur finistérien, créateur du site internet nationaliste breton, Breiz Atao.

Le militant de la Ligue des droits de l’Homme, syndiqué à Sud Education, explique: «Suite à des articles concernant l’expulsion d’un jeune lycéen tunisien, je suis la cible d’atta- ques violentes de la part du Breiz Atao ». Il y est décrit comme « un traître trotskiste  immi- grationniste et pro-musulman»! Ce texte est repris sur la page Facebook «communauté» de Boris Le Lay, provoquant des commentaires virulents, dont des menaces de mort de certains internautes.

Déjà condamné Boris Le Lay, qui résiderait au Japon, a déjà été condamné plusieurs fois pour racisme. Ses propos contre le sonneur noir Yannick Martin lui avaient valu, en mai der- nier, une condamnation à six mois de prison ferme. Peine non exécutée à ce jour. Selon Olivier Cuzon, il aurait été « aperçu plusieurs fois, récemment », dans le Finistère

30 Novembre Laurence GUILMO

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-un-militant-menace-de-mort

Lire la suite

30 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

les indemnités d’élus (francetv)

lebr anchu

« ça ne vous regarde absolument pas! » estime Marylise Lebranchu

Ces ministres qui s’accrochent à leurs mandats de conseillers régionaux sans siéger. En Bretagne, Jean-Yves Le Drian est donné favori des sondages pour présider la région. Mais depuis qu’il a pris les commandes du ministère de la Défense, son taux de présence lors des assemblées plénières a plongé de 100% à 31%. Depuis le mois de mars 2014, le ministre n’a assisté qu’à une seule séance à Rennes.

Autre exemple en Bretagne, avec Marylise Lebranchu. Depuis la victoire de la gauche en 2012 et sa nomination au ministère de la Décentralisation, la camarade de Jean-Yves Le Drian n’a assisté qu’à neuf séances plénières du conseil régional sur 29 convocations.  Inter- rogée par les équipes de  »l’Œil du 20 heures » de France 2, Marylise Lebranchu ne nie pas son absentéisme.  »Je ne parviens pas à être à Paris et à Rennes au même moment », avoue-t-elle aux journalistes de « l’Œil du 20 heures ».

« Avant d’être ministre, je devais être à 90% de présence”, se justifie cependant Marylise Lebranchu. En réalité, d’après nos calculs, l’élue avait déjà séché la moitié des sessions plénières auxquelles elle était convoquée (huit sur seize), entre mars 2010 et mai 2012. A l’époque, l’élue était pourtant première vice-présidente du conseil régional de Bretagne.

Sur ces deux premières années dans l’exécutif breton, l’indemnité mensuelle de Mary- lise Lebranchu s’élevait à 3 442 euros brut, conformément au règlement du conseil régional de Bretagne. Depuis qu’elle a démissionné de son poste de vice-présidente en 2012, son indemnité de conseillère régionale, membre de la commission permanente, est passée à 2 705 euros, soit un total, sur la même période, de 113 610 euros.

A-t-elle continué à toucher ces indemnités malgré ses absences répétées ? Selon nos informations, le conseil régional de Bretagne n’a pas mis en place de sanctions finan- cières pour les élus absentéistes. Quant à savoir si elle avait d’elle-même renoncé à ses indemnités, Marylise Lebranchu a catégoriquement refusé de nous répondre. »Ça ne vous regarde absolument pas!«  s’est-elle indignée, avant de couper court à notre discussion. »Je ne réponds pas à des questions que j’estime d’ordre populiste ». (Résumé)

Lire la suite

27 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

rennes régionales

reenns

Une des deux listes pour lesquelles appelle à voter avec celle de Lutte Ouvrière

Lire la suite

26 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

décryptage, breizh info (lpb)

moros

Fêtes des maures et des chrétiens (en catalan de Valence)

Organe de presse de la fachosphère

Textes présentés de façon journalistique, interviews, données chiffrées, le site dʼactualité «Breizh Info» entretient la confusion et nombre dʼinternautes partagent les articles de ce média sans pour autant en connaître son fond idéologique. Décryptage par Le Peuple breton.

«Breizh info» se présente comme un média de «ré-information», terme très utilisé dans la fachosphère, pour diffuser des informations dont ne parleraient pas ce quʼon appelle dans le milieu «les médias dominants». En guise de ré-information, les sites dʼextrême-droite entendent davantage parler de lʼislam, de lʼimmigration et de faits-divers sordides mettant ainsi en scène une France en danger que dʼapporter une information qui serait passée sous silence. (…)

Lʼéquipe de rédaction Le passé des membres de lʼéquipe de rédaction de Breizh-Info montre de façon claire lʼorientation politique de ce média. Lʼune des pierres angulaires de ce site est Yann Vallerie, ancien président de Jeune Bretagne, groupuscule dʼextrême-droite lié au Bloc Identitaire jusquʼen 2012 et disparu en 2014. Également ancien membre de lʼextrê-me-droite indépendantiste bretonne, Adsav (qui sʼest illustrée tristement à Pontivy samedi dernier), Yann Vallerie, sera candidat aux élections cantonales de 2008 avec pour slogan « Maîtres chez nous ». Cʼest au nom de ce mouvement quʼil prend la parole lors dʼun rassemblement de lʼEnglish Defense League, un groupe anglais dʼextrême-droite anti-islam, criant «Nous ne voulons pas la charia pour nos femmes et nos enfants ».

Également contributeur de Breizh-Info, Louis-Benoît Greffe, passé par divers sites dʼinformations bénévoles, a été condamné à trois mois de prison avec sursis en 2014 pour lʼagression dʼun prêtre de 84 ans, à Orléans. Enfin, la liste des membres de lʼéquipe de rédaction mentionne également Thierry Monvoisin, « candidat Front National aux élections sénatoriales de 1992 et aux législatives en 1997 à Touvois » selon Télénantes. (…)

En janvier 2014, le journal Le Petit Bleu titre «Vraie ou fausse polémique au lycée Ker Siam?». À lʼorigine de la polémique, un article de Breizh-Info qui prétend que lʼétablissement de Dinan «veut obliger ses élèves à visiter la Grande Mosquée de Paris» et que «de nom- breux parents se plaignent dʼune telle visite». Contactée par Le Petit Bleu, la direction de lʼétablissement dément toute polémique: elle nʼa reçu «aucune contestation concernant cette visite de la Mosquée de Paris».

Rebelote en janvier 2015, mais cette fois-ci avec, à la clé, un dépôt de plainte contre Breizh-Info. Le site avait alors fait témoigner un enseignant (de façon anonyme) du collège Norange qui disait que lors de lʼhommage à Charlie Hebdo, lʼétablissement était «au bord de lʼémeute, chaque mot pouvant déclencher une guerre». La direction de lʼétablissement, ne partageant visiblement pas la tonalité de cet article déposa plainte contre Breizh-Info. Télé- nantes écrit alors que «Yann Vallerie admet que sa rédaction nʼa pas tenté de recueillir dʼau- tres témoignages avant la publication de son article sur le collège de Saint-Nazaire. La multiplicité des sources étant pourtant une règle indissociable du travail de journaliste».

Plus récemment, alors que la commune de Sérent répondait à une sollicitation dʼune asso- ciation quant à lʼaccueil de réfugiés dans lʼancien EPHAD de la commune, Breizh Info fait les choux gras de cet événement et, selon Libération «affirme que le projet […] sera financé par la Mairie». Le maire dément dans le quotidien national, affirmant «Il est […] clair que la commune ne participera pas financement du projet». Rien que les faits ? Il est permit dʼen douter. (…)

«Communautarisation» des faits-divers Lʼinsécurité est le sujet le plus traité, avec une catégorie spécifique aux faits-divers les plus sordides: «la Bretagne orange mécanique». Cette section a pour but, selon Breizh-Info, de «traiter tous les sujets, y compris ceux qui dérangent ou sont relégués au second plan alors quʼils sont fondamentaux». En réalité, la plupart des faits-divers relatés par Breizh-Info ne sont ni cachés, ni mis au second plan par la presse régionale et locale. Ce qui diverge, cʼest que celle-ci ne précise que rarement lʼori- gine géographique ou ethnique des auteurs de délits et de crimes, à lʼinverse de Breizh-I nfo.

Ainsi, sur lʼannée observée, 36 % des articles, soit 45 sur 125, citent lʼorigine des accu- sés: Roms, Gens du Voyage, Algériens, Marocains, avec des formulations comme «de type Nord-Africain», «de type africain» etc. Il existe donc une certaine (sic, ndb) volonté de Breizh- Info de «communautariser» les crimes et délits, qui nʼa pas réellement dʼintérêt si ce nʼest de contribuer à fracturer la société et, éventuellement, de tenter faire un lien périlleux entre immigration et délinquance. Dʼune façon plus générale, la mise en avant revendiquée des faits-divers contribue à créer un sentiment dʼinsécurité et une volonté de durcissement de la justice.

La phobie dʼun «grand remplacement» Lʼimmigration est le thème de prédilection de Breizh-Info. Si nous avons comptabilisé les articles traitant spécifiquement de ce thème dans une même catégorie, cʼest en fait un sujet transversal à toutes sortes dʼactualités diffusées par ce site. Cʼest dʼailleurs probablement le sujet qui est le plus représentatif de lʼancrage de Breizh-Info à lʼextrême-droite. Le média diffuse des interviews, des tribunes, des conférences de personnes opposées à lʼimmigration, couvre régulièrement les manifes- tations xénophobes et nʼhésite pas à faire le buzz lors de lʼaccueil de migrants comme ce fut le cas à Sérent.

Le site tente même de contourner lʼinterdiction des statistiques ethniques en se risquant à estimer la population non-blanche par lʼobservation du nombre de vaccinations de la drépa-nocytose, une maladie génétique qui touche particulièrement les populations africaines, antil- laises, indiennes, moyen-orientales et méditerranéennes. Des statistiques dont on peut se demander à quoi elles pourraient bien pouvoir servir et une méthode pour le moins douteuse comme lʼa expliqué le quotidien Le Monde.

Lʼutilité de telles données est peut-être à chercher du côté de la théorie du grand remplacement à laquelle Breizh-Info semble croire dur comme fer. Ce concept, très présent dans les milieux dʼextrême droite, prétend que les populations immigrées vont submerger et remplacer les «autochtones» européens comme le dit un article du site intitulé « Invasion migratoire : le chaos à venir par les ventres et la santé». Il y est affirmé que les populations immigrées vont «se reproduire ici, et elles prendront la place des autochtones, par milliers, puis par millions» avant de prophétiser: «on devrait donc assister très rapidement à une tiers-mondialisation de lʼEurope et au retour des épidémies mortelles». Rien que ça! Cette rhétorique, au-delà de sa xénophobie évidente, va en contradiction avec la réalité, les flux migratoires vers lʼEurope étant minoritaires car les déplacements de population se font principalement entre les pays du Tiers-Monde.

La confusion entre islam et islamisme Lʼislam est également un sujet récurrent sur Breizh-Info qui ne met pas en avant les millions de musulmans qui vivent en paix en France, mais appuie régulièrement sur une minorité de fanatiques. Le site se fait également le relais des manifestations islamophobes contre la construction de mosquées dans différentes villes de Bretagne et donne la parole à des auteurs dʼextrême-droite bien peu bienveillants envers cette religion en particulier. Les présupposés des auteurs interviewés font que «islam» et «islamisme» sont présentés comme liés. Un article déclare dʼailleurs que «le petit monde de la bien-pensance (…) nie, contre toute évidence la parenté réelle qui lie islam et islamisme». Breizh-Info oublie, bien-sûr de dire que lʼislam est né au 7è siècle et lʼislamisme… au 19è. Une parenté tellement évidente quʼelle se serait révélée avec plus dʼun millénaire de retard.

Breizh-Info sʼinscrit donc clairement à lʼextrême-droite, tant par ses contributeurs que par sa lecture des faits de société. Sa présentation, son style et ses informations qui ne tom- bent pas dans les délires que peuvent manifester dʼautres sites dits «de ré-information» en font un média qui brouille les pistes lorsque lʼon ne lit que certains articles pris isolément. Le lecteur attentif et critique ne se trompera pourtant pas sur lʼidéologie de Breizh-Info. Cet article entend dʼailleurs lʼy aider… La Rédaction 24 novembre 2015

http://lepeuplebreton.bzh/breizh-info-organe-de-presse-de-la-fachosphere

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin