Archive | Questions bretonnes etc

04 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

rocard la part d’ombre (mediapart + bensaid + divers)

rocky

Notre camarade Daniel Bensaid avait épinglé le « Petit Marquis »

 De Michel Rocard

« Les morts », chantait Brassens, « sont tous de braves types ». Au milieu du concert de louanges de pleureuses hypocrites qui va s’élever, qu’il me soit permis de rappeler dans ce billet quel- ques « parts d’ombre » du rocardisme, à commencer par l’amnistie accordée aux militaires assassins de la grotte d’Ouvéa.

On peut dire qu’il y avait du beau monde, pour fêter les 80 ans de Michel Rocard  !

Le baron Ernest-Antoine Seillière, Laurence Parisot, Nicole Notat, et ses deux prédécesseurs à la tête de la très rocardienne CFDT, Stéphane Fouks (Euro RSCG), Lionel Jospin, Pierre Pringuet (patron de Pernod Ricard, qui offrait les vins, venus d’Australie), Alain Bauer (« criminologue » sarkozyste). Et, bien entendu, Manuel Valls !Une vraie réunion de gauche !

Cette soirée d’anniversaire, qui mêlait grands patrons, hiérarques « socialistes » et chefs de la CFDT, est un excellent symbole de ce que fut le « rocardisme ». Michel Rocard fut l’apôtre de la « discussion entre partenaires sociaux » substituée à la lutte des classes. Sa fameuse « deuxième gauche » est représentée, notamment, par la CFDT: le naufrage du syndicalisme.

Il a participé à la commission Pochard, créée par Darcos, ministre de Sarkozy, pour « redéfinir le métier d’enseignant »; certes, il l’a quittée au bout de quelques mois, mais comment, lorsqu’on a un brin d’honnêteté, peut-on  accepter une mission quelconque d’un type comme Sarkozy ?

Il a ensuite accepté d’être missionné par le même Sarkozy, qui s’est ouvertement payé sa fiole en le nommant « ambassadeur pour les régions polaires », ou une dénomination dans ce genre. Qu’est-ce que Sarkozy en avait à battre des ours blancs ?

Volen nolens, Rocard a conduit, au début du second septennat de Mitterrand, et malgré leurs conflits personnels, une politique de droite. Il a fait amnistier l’assassinat de Kanaks par des gendarmes lors de l’assaut contre la grotte d’Ouvéa, ainsi qu’il l’a reconnu il y a quelques années. C’est à coups de bottes, d’une balle dans la tête, ou en arrachant leur perfusion, que les blessés kanaks ont été achevés, et les responsables de cette abomination, grâce à Michel Rocard, ont échappé aux sanctions légitimes qu’auraient dû leur valoir ces actes de barbarie.

« À la suite d’une enquête de commandement, Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défen- se du gouvernement Rocard, relève « qu’aucun élément de l’enquête ne fait apparaître qu’il y a eu des exécutions sommaires » tout en évoquant des « actes contraires au devoir militaire » et « des points lui paraissant obscurs après l’évacuation d’Alphonse Dianou ».

Parmi les cas suspects, celui de Wenceslas Lavelloi, surnommé « Rambo », retrouvé mort d’une balle dans la tête et dont plusieurs témoignages récents confirment qu’il était encore vivant après la fin de l’assaut ; le cas d’Alphonse Dianou, chef du commando, blessé d’une balle au genou, laissé plusieurs heures sans soins et qui devait finalement décéder ; le cas de Patrick Amossa Waina, un « porteur de thé » de 18 ans qui ne faisait pas partie des preneurs d’otages, retrouvé mort d’une balle dans la tête alors qu’il était vivant à la fin de l’assaut ; de Martin Haïwé qui tentait de s’enfuir avant l’attaque et de Samuel Wamo, le blessé évacué entre les deux assauts.

Les deux médecins légistes ayant pratiqué les autopsies constateront également un nombre anormalement élevé de victimes – douze sur dix-neuf – tuées d’une balle dans la tête , la plupart présentant par ailleurs de multiples blessures. Certains participants de l’opération interrogés par Le Figaro assurent qu’aucun tir n’a été entendu sur zone après la fin des combats. Mais Philippe Legorjus reconnaîtra plus tard avoir entendu des coups de feu alors qu’il quittait les lieux.

L’officier de gendarmerie responsable des blessures subies par Alphonse Dianou (qui en est mort avant son transport à l’aéroport d’Ouloup) a été brièvement suspendu après l’enquête qui a suivi. Il achèvera sa carrière avec le grade de colonel. »

(Source: Wikipedia)

A l’occasion de la sortie du film de Mathieu Kassowitz, un  rappel succinct de ces évènements sanglants a été publié ici:

http://www.corsicainfurmazione.org/3086/selon-lancien-patron-du-gign-des-kanaks-ont-ete-executes-en-1988-a-ouvea/2011/

Bien entendu, Michel Rocard, qui devient Premier Ministre après  ces exactions, n’en porte aucunement la responsabilité. C’est lui, cependant, qui a « couvert », puis amnistié, les militaires tortionnaires et assassins. Edwy Plenel et Alain Rollat avaient, en 1988, publié un livre sur ces évènements: Mourir à Ouvéa.

Par ailleurs, Michel Rocard « présidait, avec Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici, cofondateur de l’association À gauche, en Europe. Il présidait le conseil d’orientation scientifique de la fondation Terra Nova depuis sa création, en 2008. » (Source: Wikipédia)

J’évite de cracher sur les cercueils, mais on ne pleure quand même pas la disparition d’un révolutionnaire.

https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/020716/la-part-dombre-de-michel-rocard

http://danielbensaid.org/L’anti-Anti-Rocard

http://www.europe-solidaire.org/Daniel-Bensaid

Lire aussi:

Quand Bensaid disséquait la politique de Rocard

Rocard : nous, on n’est pas amnésiques

Michel Rocard : plein d’idées pour servir le capital

A Michel Rocard, les retraité(e)s reconnaissant(e)s

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25 juin 2016 ~ 0 Commentaire

la snsm appelle au secours (fr3)

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La SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) ne sera pas en mesure de boucler son budget 2017 sans une aide supplémentaire et urgente de l’État de trois millions d’euros, a indiqué son président Xavier de la Gorce.

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 « J’ai besoin de trois millions d’euros de toute urgence« , a assuré M. de la Gorce, confirmant une information du site internet de l’hebdomadaire Le Marin. « Notre budget est de 27 millions d’euros et il faut de toute urgence le porter à au moins 30 millions d’euros » en 2017, a-t-il précisé. Cette augmentation s’explique par la nécessite de renouveler les moyens hautu- riers (de haute mer) de la SNSM.
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« Le problème majeur en termes d’investissements c’est le renouvellement des 40 canots tous temps, dont pas moins de 23 au cours des dix prochaines années« , a souligné l’ancien secrétaire général de la mer (2004-2008).Au cours des dernières années, la SNSM a investi en moyenne 6 millions d’euros par an pour le renouvellement de sa flotte et seulement 4,5 millions en 2016. « Je ne peux plus reporter les investissements« , a déploré M. de la Gorce, disant devoir les porter à 9 millions d’euros en 2017.
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Des subventions de l’Etat qui passent de 40% à 8%

Pour les années suivantes, la SNSM espère disposer de cinq millions supplémentaires par an, trois destinés au renouvellement de sa flotte et deux à la formation de ses sauveteurs. Le gouvernement a chargé en début d’année la députée du Finistère Chantal Guittet de conduire une étude sur la pérennisation du modèle de la SNSM.

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Ses conclusions sont attendues début juillet.  »Ce que j’attends du gouvernement c’est qu’entre les premiers jours de juillet, où le rapport va être remis, et le 15 septembre, il ait pris une décision« , a indiqué M. de la Gorce. La contribution de l’État est passée en 40 ans de 40% à 8%, a-t-il rappelé, disant souhaiter qu’elle s’établisse à 25% du budget de l’association reconnue d’utilité publique.La SNSM, portée par 7.000 bénévoles et qui dispose de 219 stations réparties sur tout le littoral, porte secours chaque année à plus de 7.000 personnes. Sa flotte se compose de quelque 300 embarcations, dont 40 canots tous temps. AFP25 juin 2016

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Commentaire: Sujet sensible en Bretagne!  Une organisation comme la SNSM coûte assurément moins cher à l’état qu’un service public de professionnels rémunérés comme les gardes-côtes aux USA. Mais l’austérité c’est sacré!

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24 juin 2016 ~ 0 Commentaire

beat bouet trio (rennes info)

Trois garciers pour un son à la frontière entre la musique bretonne à danser et le hip-hop. Imaginez… un bal breton, métissé de rap US avec des textes engagés, ça fait rêver non ?

Pour comprendre la démarche du Beat Bouet Trio, il faut remonter aux les années 90, dans la campagne de Ploërmel. Dans le bus scolaire, vous vous souvenez que les sièges du fond étaient toujours occupés par les trois mêmes. Ils faisaient du bruit, écoutaient NTM et Eminem et racontaient des histoires incroyables. On parlait de mobylette, de filles, de graff et de hip-hop, en français ou en patois. Ben oui, parce que ces trois là, venaient de la campagne et parlaient un langage à eux, entre gallo, français et « US englich ».

Dans les années 2000, ils ont grandi (mais pas trop quand même) et tout naturellement, les trois sont devenus musiciens. Ils chantent des chansons apprises avec leurs papys, mais sur un fond hip-hop ou raggamufin. Vanao est à l’accordéon, T Burt au human beat box et Faya Gur à la voix, pour mener un bal hip-hopulaire décalé et intergénérationnel.

Dans le car scolaire, on faisait pas les choses à moitié.

Contact : beatbouettrio@gmail.com

http://www.rennes-info.org/Beat-Bouet-Trio-c-est-parti

 

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15 juin 2016 ~ 0 Commentaire

résistance! (peuple breton)

resistance en bretagne

Un travail sur l’Histoire de Bretagne non corrigé par le concours de la Résistance

Au printemps 2015, l’actualité fait apparaître le mouvement social dit « des Bonnets rouges ». Des enseignants du lycée de l’Elorn, à Landerneau, décident de s’appuyer sur cette actualité pour concevoir l’année suivante (2015-2016 donc) un travail avec leurs élèves sur le thème des résistances dans le cadre d’un cours intitulé « Littérature et société » faisant travailler en commun un enseignant de français, un enseignant d’histoire et une documentaliste.

Aidés par l’historien Jean-Jacques Monnier et le réalisateur Olivier Caillebot, les élèves ont fait des recherches sur différentes périodes dites de « résistance » de l’Histoire de Bretagne (résistance des bonnets rouges et du papier timbré, résistance contre la conscription de 1793, résistance contre le STO de 1943-44) afin de réaliser des émissions de radio. Il en ressort plusieurs chroniques sur Radio U Campus Brest et un reportage de 35 minutes réalisé par Olivier Caillebot.

À l’issue du projet à Landerneau, l’une des enseignantes du lycée de l’Elorn, envoie les copies au concours de la Résistance. Hélas, les juges départementaux (non enseignant) n’ont même pas classé le travail des élèves… Pire elle n’en a aucune nouvelle. Visiblement, cette ensei- gnante a déjà vécu cela il y a 15 ans, au lycée de Landivisiau où elle avait mené un projet sur les résistants de la région avec ses élèves… les copies étaient revenus à sa demande non corrigées et donc impossible de les distribuer aux élèves. Cette attitude du jury est dommage car elle dévalorise le travail des élèves et l’équipe pédagogique. Cela décrédibilise aussi les engagements de la Région Bretagne en la matière.

Encore une fois, il suffit de constater à quel point l’Histoire de Bretagne est boycottée pour se rendre compte que ce sujet est politiquement extrêmement sensible.

Rédaction 14 juin 2016

http://lepeuplebreton.bzh/un-travail-sur-lhistoire-de-bretagne-non-corrige-par-le-concours

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08 juin 2016 ~ 0 Commentaire

langues régionales (ouest france)

FranceLanguesReg

Le cas français examiné à Bruxelles et Genève

Le Parlement européen et le Conseil économique, social et culturel des Nations Unies se penchent sur la transcription dans le droit français des textes internationaux.

Dans un rapport rendu public au printemps, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), une instance du Conseil de l’Europe, relève que la trans-cription en droit français du droit international est toujours incomplète.en matière de reconnais- sance du concept de « discrimination linguistique ». Et ceci bien que l’article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux, incluse dans le Traité de Lisbonne, interdise toute discrimination pour une série de raisons, dont la langue.

Trois domaines « On entend par « racisme », la croyance qu’un motif tel que la « race », la couleur, la langue, la religion, la nationalité ou l’origine nationale ou ethnique justifie le mépris envers une personne ou un groupe de personnes » rappelle l’ECRI.

Le 1er juin, deux représentants d’ELEN (European Language Equality Network), le Breton Tangi Louarn et l’Occitan Alexis Quentin ont été auditionnés par des députés du Parle- ment européen à Bruxelles, pour évoquer les questions de discrimination des locuteurs de langues régionales en France, dans trois domaines : l’éducation, les médias et la vie publique.

Une réponse attendue Hier, lundi 6 juin, MM. Louarn et Quentin sont aussi intervenus, sur ces mêmes questions, cette fois devant le Conseil économique, social et culturel des Nations Unies, à Genève. Au cours de cette séance, deux experts indépendants du Comité, un Espa- gnol et un Colombien, ont directement interpellé l’importante délégation française.

« L’expert espagnol s’est étonné de la position française selon laquelle la modification constitutionnelle qui fait des langues régionales un patrimoine de la France (article 75-1) ne crée aucun droit ni aucune liberté que la Constitution garantit, rapporte Tangi Louarn, cet ex- pert s’est aussi interrogé sur la lecture restrictive de droits que fait la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. » La délégation française doit présenter ses réponses ce mardi matin. Bretagne 07/06/2016

http://www.ouest-france.fr/langues-regionales-le-cas-francais-examiné

Commentaire: Enormément de pistes de réflexion: Y-a-t-il vraiment là un complot de « l’Europe néo-libérale » contre la souveraineté française? Quel intérêt y a-t-il à défendre des langues moribondes, cela ne vient-il pas trop tard?

Le NPA, comme la LCR auparavant, défend le droit des parents à l’éducation de leurs enfants en langue régionale, de la maternelle au baccalauréat.

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02 juin 2016 ~ 0 Commentaire

qui est nationaliste? (enbata)

Pays-Basque-Euskadi-police

Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ont été l’occasion pour le pouvoir d’en appeler à la solidarité nationale, à l’identité française, avec force Marseillaises chantées à tout bout de champ et drapeaux tricolores déployés aux fenêtres.

Bref, un grand moment de nationalisme à la française. Mais que veut précisément dire « nationalisme », sachant qu’il y a autant de nationalisme à défendre l’idée de l’existence d’une nation basque que dans celle de lui opposer une fin de non-recevoir au nom d’une autre nation, française ou espagnole en l’occurrence.

Il y a quelque temps, à l’occasion d’une réunion rassemblant quelques militants de diver- ses tendances politiques (toutes de gauche mais pas toutes abertzale), un débat intéressant s’est lancé autour de la nature nationaliste de l’abertzalisme. Un débat assez classique à vrai dire, mais autour duquel beaucoup de non-dits et de malentendus persistent.

L’abertzalisme, ce nationalisme

Le mot “nationalisme” est sulfureux, et à mon avis à raison. L’histoire récente l’a chargé d’une connotation très négative, souvent même dramatique, et il est rarement de bon ton de s’assu- mer “nationaliste basque”. Mais alors comment définir l’abertzalisme, à supposer que le terme “patriote” soit plus reluisant, ce dont je doute fort ? Le problème est que le terme “nationalis- me” a plusieurs définitions selon les lieux, les circonstances, les disciplines scientifiques, et il fait partie de cette cohorte de concepts qu’on utilise à tort et à travers sans se soucier de son sens véritable.

Toute glose de spécialiste mise à part, si l’on considère que le nationalisme est l’attache- ment, plus ou moins affirmé, plus ou moins exclusif, plus ou moins ouvert, à une identité natio- nale, l’abertzalisme en est objectivement une forme. Le reconnaître est aussi plaisant à l’heure actuelle que de s’afficher carnivore devant un élevage porcin en batterie, mais c’est ainsi. Autre chose est par contre de s’arrêter à cela et d’éviter de se demander s’il n’est de nationa- lisme au Pays Basque que le nationalisme basque, et si tous se valent (non pas en termes de représentativité démocratique, évidemment inégale aujourd’hui, mais en termes philosophiques).

Car à mon sens, il y a autant de nationalisme à défendre l’idée de l’existence d’une nation basque que dans celle de lui opposer une fin de non-recevoir au nom d’une autre nation, française ou espagnole en l’occurrence.

N’est-il pas intellectuellement hypocrite de n’accorder de légitimité de principe qu’à la nation française, sous prétexte que les fortunes de l’histoire l’ont associée à un Etat et en ont au contraire privé toute nation basque ? Et ce, alors même que l’une comme l’autre ne sont à l’origine que des concepts “imaginés” (B. Anderson), sans aucun fondement réellement objectif, toutes deux étant en cela parfaitement similaires ?

Par nature, l’attachement d’un abertzale à la représentation de sa nation est exactement le même que celui d’un Français moyen à la sienne ; la seule et unique différence tient dans le fait que le premier le revendique comme projet et que cette posture est qualifiée de nationa-liste, alors que le second ne se soucie guère de la question puisque cette identité nationale lui est déjà acquise et considérée comme une norme.

Si l’on a recours à une comparaison sportive pour que ce soit plus concret, mettez un maillot de football d’Euskal Selekzioa sur les épaule d’un quidam, vous en ferez un nationaliste basque ; mettez-lui maintenant le maillot bleu frappé du coq gaulois, vous n’en tirez aucune conclusion particulière.

Nationalisme et nationalisme

Au plan purement théorique, tous les sentiments d’appartenance nationale sont donc à peu près équivalents. Autre chose est de se demander si, au-delà de leur caractère “officiel” ou “minoritaire”, les idéologies dont on colore ces sentiments sont aussi  équivalents. Encore faut-il souligner le fait qu’une même identité nationale suscite une grande variété de tendan- ces, en fonction de la manière avec laquelle celles-ci combinent des éléments tels que les fondements théoriques de la nation, la conception de  la souveraineté, l’ouverture sur l’immigration, la vision de l’Europe et du monde, etc.

En schématisant, un facho basque n’aura qu’un drapeau de différence avec un facho français, alors qu’il sera diamétralement à l’opposé d’un militant abertzale classique, disons d’EH Bai. Ce dernier, par contre, ressemblera comme deux gouttes d’eau à un Français moyen, à la différence près qu’il n’aura pas le droit de se dire basque.

Mais quelle importance à l’heure de l’Europe, objectera-t-on ? Certes. Mais le Français moyen est-il prêt à renoncer à sa carte d’identité pour une citoyenneté européenne ? On ne le saura pas de sitôt, et c’est en soi significatif. Quant au Basque, il est rétrograde du simple fait de vouloir une égalité de droits, à défaut de cette Europe politique véritable qui aurait – du moins je l’espère – son assentiment premier.

Et puis il y a ceux qui mettent tout le monde d’accord en parlant “d’internationalisme, ce qui revient au même puisqu’il s’agit de mêler des nations supposées reconnues, voire mieux, “d’universalisme”. Belle idée en vérité, mais qui n’engage à tellement rien de précis, encore moins de concret, que la brandir de manière moralisatrice paraît souvent un peu facile, surtout chez ceux dont l’identité ne suscite aucun débat.

Etre précis pour être compris

Majoritaire ou minoritaire, revendicatif ou  passif, tout le monde est consciemment ou incons-ciemment nationaliste aujourd’hui, comme M. Jourdain est prosateur, sauf peut-être quelques authentiques anarchistes (ils sont rares à dépasser le stade de la posture). Ce sera ainsi tant qu’on n’aura pas enterré le vieux paradigme dix-neuviémiste de l’Etat-nation. Ce jour-là, je serai aux funérailles avec une couronne, mais je ne pleurerai pas.

Par contre et pour finir, je suis convaincu du fait que le mouvement abertzale, tout en se plaignant d’être catalogué, pêche encore par imprécision dans le contenu qu’il donne à son corpus idéologique. Indépendantisme, fédéralisme, gauche plus ou moins à gauche… Depuis que ce mouvement a commencé à se structurer, disons depuis les années 1960, ce qui l’a toujours prioritairement rassemblé est “Euskal Herria”. Il a majoritairement grandi à gauche en Iparralde, il a été parcouru de débats tactiques et stratégiques, il produit un projet politique collectif qui me semble sérieux, mais derrière le paravent d’Euskal Herria la pluralité idéolo- gique est parfois évidente.

Or pour être davantage qu’un simple “nationalisme” dans la pratique, il faudra se montrer capable d’expliquer avec plus de précision tout ce que nous proposons à la population de ce pays. Peio Etcheverry-Ainchart  30/05/2016

Historien de formation et éditeur de profession; membre d’Abertzaleen Batasuna et conseiller municipal abertzale à Saint-Jean-de-Luz.
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Commentaire: Le marxisme du début du 20è, avec Lénine, dénonçait le chauvinisme des grande nations (dont la russe) et soutenait la réaction des « petits peuples » à ces chauvinismes quelque soit leur direction (souvent « bourgeoise » comme les musulmans en Asie). Cela a duré en France jusqu’aux années 1934-35-36 quand le PCF est devenu national, a cessé de soutenir les « autonomismes » au profit de la république bourgeoise, colonies comprises.

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28 mai 2016 ~ 0 Commentaire

avec annie genevard (gdc)

La droite la plus bête du monde est également raciste

Les frontières entre le FN et LR sont rompues, et le racisme de LR n’est plus à démonter. Annie Genevard, députée-maire de Morteau (Doubs) est intervenue hier à l’Assemblée Natio- nale pour interpeller la Ministre de l’éducation lors de la séance de questions au gouver- nement. Sa question portait sur l’enseignement de l’arabe, qui selon elle  « pourrait miner la « cohésion nationale ».

« L’urgence commande que notre culture, pour être mieux partagée, s’affirme avec son mode de vie, son histoire et sa langue. Ne croyez-vous pas que l’introduction des langues communautaires dans les programmes scolaires encouragera le communautarisme qui mine la cohésion nationale? »

Pour celle qui est de surcroît et le crime est d’autant plus grave, déléguée générale du parti Les Républicains en charge de l’Education, ce serait « un cheval de Troie pour développer l’apprentissage de la langue arabe », allant jusqu’à parler de « catéchisme islamique ». Cette femme est folle. Et d’une bêtise  inqualifiable. Mais ce n’est pas fini, elle s’obstine, la mule  :

« Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du fran- çais, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilangues. Cela à coup sûr divisera les Français »,

Najat Vallaud-Belkacem lui a répondu comme il se doit.  Merci. Ces gens sont de grands malades.  Le parti LR, encore une fois, n’a pas failli à sa réputation de   « droite la plus bête du monde » . Non seulement peu pourvue en neurones, mais de surcroît raciste. CQFD. Qu’on se le dise ! Rien que pour emmerder ce genre d’individus si bas du front, je vais aller apprendre l’arabe, tiens…

P.S. Et pour couronner le tout, j’apprends qu’elle a tenu à enfoncer le clou, histoire de se faire mousser sans doute auprès de l’électorat d’extrême droite, en publiant un communiqué dans l’hebdo puant  condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale et bien connu pour ses unes islamophobes, j’ai nommé le torchon Valeurs Actuelles. Voilà voilà…

27 mai 2016 par Gauche de Combat

https://gauchedecombat.net/avec-annie-genevard-la-droite-la-plus-bete-du-monde

Lire aussi:

http://www.lemonde.fr/arabe-c-est-surtout-une-matiere-oubliée

Commentaire:

1 Une fois Gaudin avait dénoncé une réforme « ouvrant la porte à une licence d’arabe » (vous vous rendez compte?) licence qui existe depuis un siècle!  Comment ne pas apprendre l’arabe, et comment être « fluent » si on ne le pratique pas dès l’enfance?

2 Pompidou: Le fameux: « Il n’y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l’Europe de sa culture ». Alors les langues des « étrangers ».

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27 mai 2016 ~ 0 Commentaire

a manca (corsica)

a m anca

CORSISATION DES EMPLOIS

Aujourd’hui la corsisation des emplois n’est pas un facteur de désaliénation pas plus qu’elle ne répond aux exigences d’une justice sociale dont notre pays souffre cruellement.

Elle introduit et favorise la propagation de « l’idée » du droit du sang par opposition du droit du sol et au droit que confère la « sueur partagée ».

Face au capitalisme, notamment dans le contexte actuel, elle exacerbe la concurrence entre les travailleurs et les peuples et permet le maintien de la domination idéologique, économique, sociale et politique de ce système. Elle est un des ferments populistes de l’idéologie nationa- liste et elle ouvre une brèche dans laquelle s’engouffrent les réactionnaires des courants néo-fascistes.

Appréhendée dans l’intégralité de sa logique, elle ne combat pas le chômage en tant qu’outil de pression sur le monde du travail et elle s’inscrit pleinement dans la vision de socié- tés à plusieurs vitesses, au plan local comme au plan international. Elle donne à envisager ce que pourrait être une citoyenneté donnant le pouvoir aux nationaux et non pas au monde du travail en tant que producteur de richesses. Elle s’oppose donc frontalement à la perspective d’une corse sur la voie de l’éradication de toutes les formes d’aliénation.

Au système étatique, A Manca souhaite substituer l’Autogestion, c’est à dire la mise en pratique horizontale des pouvoirs. Cette construction s’inscrit dans le prolongement de la lutte historique du peuple Corse pour le recouvrement de tous ses droits. Toutes celles et ceux qui s’inscrivent dans cette perspective sont des citoyens de plein droit. Toutes celles et ceux qui parviendrons sur notre sol après que celui-ci ait été débarrassé du système colonial et capitaliste, se verront conférer , s’ils le souhaitent tous les droits fondamentaux, à la seule condition qu’ils n’agissent pas pour le rétablissement des ordres anciens.

A Manca rejette les modèles intégrationnistes et assimilateurs. Elle préconise l’accueil et l’acceptation de l’Autre, considérant que les cultures et leurs métissages fondent le patri- moine essentiel de l’humanité.

A Manca continuera à s’opposer à la décorsisation des emplois. Notre approche de la question de l’accès au travail en Corse s’articulera autour de revendications claires :

– La lutte contre la dérive ethniciste du droit du sang comme unique critère d’embauche et pour cela la promotion systématique en corollaire d’une définition révolutionnaire de la citoyenneté corse.
– La lutte contre la colonisation ethnocide d’encadrement.
– La lutte contre la discrimination à l’embauche des corses et des jeunes en particulier.
– La promotion du droit à l’autodétermination du peuple corse .
– La promotion du droit fondamental du peuple corse à vivre et travailler dignement sur sa terre.

A Manca appelle à la popularisation, y compris dans les organisations syndicales, de ces mots d’ordre et à faire œuvre de pédagogie dans tous les champs d’intervention. L’adhésion la plus massive possible doit conduire à l’unité du monde du travail sur des bases internationalistes, favorisant les droits légitimes du peuple corse, dans l’attente de pouvoir légiférer, y compris pour l’amélioration du droit du travail et le renforcement des acquis sociaux.

A Manca

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25 mai 2016 ~ 0 Commentaire

orléans (fr3)

edmund

Ce « Sinn Fein » là, d’accord!

Explosion à Variscan Mines revendiquée

Un engin artisanal a explosé dans la nuit de lundi à mardi, soufflant la porte d’entrée en verre de la société Variscan Mines, à Orléans. Des inscriptions en breton ont été taguées sur les murs. L’acte a été revendiqué.

En Bretagne, Variscan dispose de 7 permis de prospection, contestés localement.

Les inscriptions et les dommages sur la porte d’entrée en verre soufflée ont été découverts mardi matin par la femme de ménage et les employés de cette société minière. L’enquête pour dégradation de biens a été confiée par le parquet à la DIPJ (Direction Interrégionale de la Police Judiciaire) d’Orléans. Les démineurs de la sécurité civile de Versailles se sont rendus sur place, en début d’après-midi, pour s’assurer qu’aucun autre engin explosif ne se trouvait aux abords des locaux.

Des projets d’extraction minière contestés en Bretagne

Variscan Mines est spécialisée dans la prospection minière. Fondée en 2010 par des anciens du BRGM, elle est détenue à 100 % par des capitaux australiens. En Bretagne, la société dispose de sept permis de prospection dans le Morbihan et les Côtes-d’Armor. Des projets qui font face à une opposition déterminée de plusieurs associations qui ont contesté en justice les méthodes de prospection employées par Variscan Mines

Une signature NHU Mardi soir, le site 7Seizh affirme avoir reçu un courrier de revendication bilingue (breton/français) de l’action contre Variscan et signé des « combattantes et combattants du N.H.U », Ni Hon Unan (Nous-mêmes). Ils écrivent que « Variscan et l’Etat français entendent faire de la Bretagne une nouvelle “province minière” (…) Ils n’ont pas compris que nous som- mes encore et que nous resterons un peuple, un pays vivant qui ne se couche pas face aux gouvernants et aux puissances de l’argent ».

Ils ajoutent « Nous ne sommes que l’écume rageuse d’un ras le bol généralisé, prête à faire comprendre par l’action clandestine que notre terre n’est pas à vendre et que nous n’attendons maintenant plus qu’une chose de l’Etat français : qu’il dégage », terminant par « Voici l’avant goût de notre colère. » Thierry Peigné 25 mai 2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/engin-explosif-et-inscriptions-en-breton-variscan-mines

Commentaire:

Le plus important c’est que la femme de ménage soit vivante.

Le nom « Ni Hon Unan » a déja été utilisé par plusieurs assos et fut le titre d’un livre. Pour le mouvement breton traditionnel la référence à l’Irlande était obligatoire.  Or NHU a pour correspondant en gaelique irlandais: Sinn Fein « Nous mêmes ». (Et pas « Nous seuls » comme disent ses détracteurs).

Le Sinn Fein ancien enflammait les nationalistes:

En 1932, l’exemple irlandais, inspire une partie du mouvement breton de l’époque. Une des militantes du PNB, Fant Rozec « Meavenn », s’est ainsi rendue dans ce pays l’année précédente, avec pour but d’étudier le mouvement républicain irlandais ; elle rencontre Frank Ryan, ancien chef de la brigade de Dublin de l’IRA (futur commandant des brigades internationales) et signe plusieurs articles dans Breiz Atao, lors de cette année en Irlande, rendant compte de la situation des Républicains sur place. (Wikipedia)

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16 mai 2016 ~ 0 Commentaire

langue de bois (le peuple breton)

BBC Scotland

Sur la langue bretonne à la télévision

Il aura fallu deux ans pour obtenir une réponse de Mme la ministre de la culture et de la communication à une question publiée au journal officiel le 27 mai 2014 par le député Paul Molac en ce qui concerne la place des langues dites « régionales » à la télévision.

Il faut dire quʼau moment où le député breton posait sa question, la ministre était Mme Aurélie Filippetti et que la réponse publiée au journal officiel le 10 mai 2016 vient non pas de celle qui lui a succédé (Fleur Pellerin), mais de celle qui a succédé à sa remplaçante, Audrey Azoulay. La valse des ministres nʼa pas du simplifier la prise en compte dʼun sujet si dérisoire aux yeux du gouvernement !

Pour rappel, Paul Molac attirait lʼattention du ministère sur la suspension des jour- naux télévisés en langues régionales lors des vacances scolaires. « Alors que la plu- part des régions dʼEurope disposent dʼune ou plusieurs chaînes publiques (telle la BBC Alba en Écosse au budget de 25 millions dʼeuros), les régions françaises en sont toujours à récla- mer quelques décrochages qui nʼont jamais lieu en « prime time » et qui peuvent être annulés à tout moment » argumentait le député.

Et de sʼétonner puisque « France télévisions est pourtant tenue, sous le contrôle du conseil supérieur de lʼaudiovisuel (CSA), de respecter les missions de service public inscrites à son cahier des charges, dont lʼarticle 40 prévoit que lʼentreprise « Veille à ce que, parmi les services quʼelle édite, ceux qui proposent des programmes régionaux et locaux contribuent à lʼexpression des principales langues régionales parlées…» ». Or, en 2011, seules 65 heures en langue bretonne ont été diffusées sur les antennes de France 3, « chiffre par ailleurs rogné par la diffusion dʼévènements sportifs à la place lors de certaines fins de semaines ».

Dans sa réponse, Mme Azoulay fait preuve dʼune maîtrise de la langue de bois assez remarquable même si elle ne dupe plus personne en Bretagne. Dʼabord en rappelant « quʼil nʼappartient pas au gouvernement dʼintervenir sur les choix éditoriaux des chaînes du service audiovisuel public ». Puis, en expliquant que « le gouvernement est particulièrement attaché à cette mission de proximité dévolue au service audiovisuel public et plus particulièrement à France 3, qui participe à la vie des territoires en valorisant la richesse du patrimoine régional, ainsi que la diversité de la création locale » alors que le gouvernement ne fait pas preuve – et cʼest un euphémisme – dʼun soucis particulier pour les territoires.

Mme Azoulay se félicite ensuite de la signature, le 11 décembre dernier « dʼun contrat dʼobjectifs et de moyens (COM) entre la région Bretagne et France Télévisions » qui sʼinscrit « dans la continuïté du pacte dʼavenir pour la Bretagne » et qui a pour objet de « financer le développement de nouveaux programmes régionaux diffusés par France 3 Bretagne (…) et dʼinitier une réflexion sur la faisabilité de la création dʼune offre régionale de complément, sur un canal dédié, sous réserve de sa comptabilité avec les équilibres stratégiques et financiers qui seront retenus dans le COM 2016-2020 que lʼÉtat et la société vont négocier ». Un langage pour le moins technocratique qui cache mal la gêne du gouvernement sur ce sujet bien précis des langues autres que le français dans lʼespace public.

« En ce qui concerne la suspension ou la réduction des journaux télévisés en langue bretonne sur lʼantenne régionale durant les vacances scolaires, France Télévisions a indiqué aux services du ministère de la culture et de la communication quʼil sʼagissait dʼune mesure appliquée à toutes les antennes locales ayant vocation à assurer la maîtrise des effectifs et à limiter le recours à lʼemploi précaire en période de congés », a expliqué la ministre à Paul Molac.

Ainsi donc, cʼest pour des raisons sociales que la langue bretonne a disparu des écrans ? Il serait assez simple de retourner lʼargument en disant quʼil suffirait de disposer dʼun budget plus conséquent pour que les équipes puissent tourner en cas de congés. Les britto- phones, eux, ne mettent pas leur langue en vacances durant les vacances scolaires !

On apprécie lʼeffort constant de Paul Molac en faveur des langues minorisées, mais il apparaît assez clairement quʼil se fait balader depuis le début de son mandat et que le gouver- nement nʼest pas disposé à avancer sur cette question. On peut espérer – fin de mandat oblige – quelques avancées timides, mais pas une reconnaissance pleine et entière de la part de François Hollande et de son gouvernement. Savoir que « ces adaptations dʼantenne ne concernent pas que les éditions en langue bretonne » nʼest pas de nature à rassurer les militants bretons. Les promesses de campagnes trahie du candidat François Hollande ne concernent, elles non plus, pas uniquement la langue bretonne…

Gael BRIAND 16 mai 2016

http://lepeuplebreton.bzh/langue-de-bois-sur-la-langue-bretonne-a-la-television

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