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24 août 2014 ~ 0 Commentaire

Le mythe national, l’histoire de france revisitée 1 (cp)

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En 1987, année de la première édition de ce livre, la France officielle célébrait «le millénaire d’Hugues Capet», tandis que le discours du Front national, dési- gnant les «immigrés» comme responsables de tous nos maux, se répercutait de façon préoccupante dans les couches populaires. C’était aussi l’année du «point de détail» de Jean-Marie Le Pen. J’écrivais alors :

«À la complexité de cette société, les mouvements sociaux de l’hiver 1986- 1987 ont superposé le déchirement du tissu social; la société civile a paru, un moment, s’atomiser. La «nation», l’«unité», la «France», trois mots-clés du voca- bulaire officiel, qu’il soit de droite ou de gauche, semblent plaqués sur une réalité vivante, dont ils ne rendent pas compte. Ces mots ont été popularisés par l’«his- toire de France», c’est-à-dire une mise en scène du passé imaginée au siècle dernier par les historiens libéraux, romantiques puis républicains. Mais les cher- cheurs de ces dernières décennies nous en ont dévoilé quelques truquages. Et les grands drames collectifs vécus par les plus âgés d’entre nous: effondrement de juin 40, Vichy, guerre d’Algérie, en révélèrent les mensonges.

Le statut de l’histoire en France est en effet paradoxal. D’un côté la légende, la mythologie nationale consacrée par l’école, une succession chronologique or- ganisée autour des grands événements et des grands personnages façonnent ce que nous croyons être la trame du passé. De l’autre côté des travaux, des re- cherches conduisent, sur des points précis, à de nouvelles perspectives et susci- tent un regard distancié et critique sur les précédentes mises en ordre.

Une histoire, «nouvelle» ou différente, pose des questions, propose des résul- tats, certes dispersés et discontinus, mais qui, si l’on y réfléchit, mettent en ques- tion la représentation du passé que l’école, depuis un siècle, a transmise aux Français et que l’on nous impose comme notre «mémoire collective». Pourquoi ce contraste, cette contradiction entre l’histoire-souvenir de l’école primaire et l’im- portante production médiatique d’une histoire-recherche qui ne peut s’inscrire dans cet «ordre chronologique naturel» de l’histoire scolaire? Un alliage mys- térieux, une alchimie secrète ont fondu dans la conscience collective française histoire et mythologie nationale.

Comment démêler l’histoire de la légende, comment reconnaître dans «l’his- toire de France» le tissu indéfiniment chatoyant qui entrecroise événements, grou- pes, personnages, mouvements, rêves? Et comment repenser un passé dont nous ne saisissons que des traces, inséparables des sentiers par lesquels elles nous sont parvenues?

L’absence, en France, de l’idée que l’histoire a une «histoire» est flagrante. Nous croyons à l’histoire avec un grand H. Pourtant le passé se transmet sous des habillages qui varient selon les époques. La configuration d’un récit est marquée d’empreintes idéologiques fluctuantes, de colorations imaginaires. Nulle explication ne reflète jamais complètement son objet.

L’histoire de France reste, pour la plupart des Français, ce qu’elle était à la fin du siècle dernier: à la fois science et liturgie. Décrivant le passé «vrai», elle a pour fonction et pour définition d’être le récit de la nation: histoire et nationalisme sont indissociables. Au 19ème siècle, la nation devint l’être historique par excellence, autour duquel s’organisa le passé supposé intégral».

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24 août 2014 ~ 0 Commentaire

Le mythe national, l’histoire de france revisitée 2 (cp)

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Un exemple de « mise en scène » du « roman national »

Le roman national et la société d’aujourd’hui

Ces réflexions sont-elles encore d’actualité? Dans les milieux historiens, l’ex- pression «roman national» s’est quelque peu banalisée. François Dosse, dans les Courants historiques en France, ouvrage paru en 1999 [1], a étudié «les remises en cause du roman national». Plus récemment des rencontres d’historiens, des séminaires de formateurs et d’enseignants, certaines émissions de «La fabrique de l’histoire» sur France-Culture ont repris l’expression [2].

La «fracture coloniale» comme héritage du passé a fait l’objet d’une étude collective [3]. Et ces derniers temps une «guerre des mémoires» a popularisé les revendications de groupes s’estimant porteurs d’un passé occulté. L’idée que «l’histoire de France» n’était pas toute l’Histoire est sortie du silence. La création d’un ministère de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale par le président Sarkozy, qui en avait fait l’annonce pendant la campagne électorale a suscité le trouble et des interrogations critiques, provoquées également par cer- tains de ses discours perçus comme une manipulation du passé. Huit historiens du Conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) ont alors démissionné [4]. À la rentrée 2007, l’instrumentalisation de la lettre de Guy Môquet a renforcé l’agitation médiatique autour de l’histoire.

Depuis vingt ans, le caractère multiculturel et métissé de la société française s’est accentué. L’usage ambigu du mot «banlieue», l’apparition dans le vocabu- laire politique de l’expression «quartiers sensibles», ou du raccourci-les « quar- tiers » reflètent nos difficultés à prendre en compte la complexité du tissu social français. Robert Castel, dans un court essai, vient de rappeler comment les grands ensembles construits dans les années 1960 se sont ethnicisés avec le regroupement familial et appauvris par la montée du chômage pour devenir des lieux de relégation [5]. J’ajouterai: et d’échec scolaire en dépit des efforts et de la ténacité de nombre d’enseignants des ZEP.

L’enseignement français et ses programmes Je soulignerai ce dernier point. L’une des données, cruciales à mon sens du décrochage scolaire, est celle des contenus scolaires. Cette question est trop souvent omise des commentaires sur l’école. Or elle rejoint le propos de ce livre. De quel savoir scolaire et donc de quelle histoire, de quel passé les enfants des écoles et les adolescents des collè- ges, ont-ils besoin, sont-ils demandeurs pour construire leur personnalité, pour se socialiser à côté des autres et pour se comprendre comme français ou comme habitant venu d’ailleurs dans la France d’aujourd’hui?

Les programmes prescrits d’en haut sont-ils aujourd’hui «écoutés» et peu- vent-ils être vraiment être absorbés par ceux et celles à qui ils sont destinés? Le système encyclopédique de l’enseignement français qui remonte aux lycées de la 3è République n’a jamais été repensé. Il s’est au contraire aggravé, alors que l’en- seignement secondaire est devenu enseignement de masse [6]: on enseigne en sixième plus de matières que dans les lycées d’avant 1939.

Les normes correspondant au positivisme intellectuel et scientifique de la deuxième moitié du 19ème siècle maintiennent, à travers des dizaines de «réfor- mes», la juxtaposition d’un nombre obligatoire de «disciplines» prescrites dans le secret de bureaux cloisonnés. Des corporatismes académiques et disciplinaires consolident ce système.

Marc Bloch, dans les audacieuses dernières pages de L’Étrange Défaite, «No- tes pour une révolution de l’enseignement», a prononcé un verdict impitoyable sur l’enseignement secondaire de son temps: «l’ancien système humaniste a vécu. Il n’a pas été remplacé». «La désaffection qui enveloppe l’enseignement chez les jeunes n’est pas niable», ajoutait-il quelques lignes plus loin. [7] Que dirait-il au- jourd’hui? Ce constat d’il y a plus d’un demi-siècle s’applique aujourd’hui à bien des jeunes, mais ceux des «quartiers» sont concernés plus violemment.

Les émeutes incendiaires de 2005, la flambée de Villiers-le Bel en novembre 2007 ne sont-elles pas le symbole dramatique du fiasco de la société entière dans l’éducation d’une partie de ses enfants? Dans cet échec du système, quelle est la place de l’histoire et celle de ses «programmes»? Quelle identité nationale construisent-ils ?

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24 août 2014 ~ 0 Commentaire

Le mythe national, l’histoire de france revisitée 3 (cp)

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Temps et espaces au pluriel

Aujourd’hui on célèbre à l’envi le rétablissement à l’école de la «chronologie». Mais la question du temps ou plutôt des temps n’est pas résolue. Le programme de 2002 est révélateur de cette incertitude conceptuelle. Le maître y est invité à aider «l’élève à construire le temps historique fait de simultanéité et de continuité, d’irré- versibilité et de rupture, de courte et de longue durée. Le respect du déroulement chronologique, jalonné par des dates significatives y est donc essentiel».

S’il est vrai que le programme renonce à une chronologie exclusivement franco-centrée, le découpage en six périodes classiquement académiques n’in- duit aucune révision des catégories traditionnelles du temps historique. Pensée au singulier la chronologie étale le temps comme une substance homogène, continue «des origines à nos jours». Dans le dictionnaire de Richelet (1680), chronologie signifiait «la science des temps». Le pluriel y est plusieurs fois désigné.

Redécouvrir qu’il y a plusieurs temps d’observation des phénomènes, les grands scientifiques comme Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie, disparu en 2003 nous invitent à le faire. C’est là le premier objectif pour repenser la méthode et actualiser la réflexion historiographique. Poser au passé de nouvelles questions nécessite de définir l’échelle du temps qui permet d’y répondre. La multiplicité des temps est un postulat incontournable pour une lecture actualisée du passé.(…)
Une première rupture cassera l’illusion d’une «continuité» chronologique sur laquelle les historiens du 19ème siècle avaient construit l’histoire. La succession de nos «périodes» traditionnelles, base intouchable de la «chronologie», enfile bout à bout des durées hétérogènes. Le programme de 2002 pour l’école cau- tionne par cette périodisation un codage du passé, anachronique et eurocentré.

Les hommes des 16ème-17ème siècles ont inventé le «Moyen Age», pour eux période de recul de la civilisation d’une «Antiquité» prestigieuse, que la «Renais- sance» avait heureusement retrouvée, inaugurant les «Temps modernes». Les historiens du XIXe siècle, pour qui 1789 marquait le début d’une ère nouvelle, firent de cette date le point de départ de l’«époque contemporaine». Mais nous sommes au 21e siècle dans un présent mondialisé. (…)

Une histoire plurielle pour une France à réinventer

Notre «crise d’identité» vraie ou supposée est à bien des égards une crise de l’imaginaire historique et de la vision de la chose publique. Quelle méthode nou- velle d’exploration du passé, quels regards permettraient de combler le déficit de sens et l’absence de projet dont pâtit aujourd’hui la collectivité française? Quelle histoire commune et plurielle permettrait ici et là de lutter contre les fanatismes, les haines ou la simple désaffection?

Ce que nous prenons pour «notre» histoire résulte, nous l’avons vu, d’une manipulation du passé par les élites au service ou à l’appui des différents pou- voirs. Une historiographie apologétique de l’État et d’un «génie français» hors normes sous-tendait l’imaginaire national construit par la Troisième République. Distanciée aujourd’hui comme «roman national», cette histoire n’en demeure pas moins prescrite dans les programmes du collège, étape décisive de la scolarité obligatoire.

Les instructions officielles présentent le découpage traditionnel, qui remonte à 1802 [8] comme une histoire «patrimoniale», qui serait tout à la fois mémoire collective, mémoire nationale, mémoire partagée. Ce qui est faux, puisque le récit de la France Gaule méconnaît l’histoire des trois quarts des Français, qu’ils soient corses, alsaciens, juifs ou arabes, petits-enfants d’immigrés et/ou d’anciens colo- nisés… Et cette histoire «patrimoniale» est totalement inefficace puisque les quê- tes mémorielles dans la société adulte, comme chez les élèves, ne peuvent y trouver d’inscription [9].

La culture républicaine, façonnée avant 1914, dont ce livre a voulu montrer les contradictions est aujourd’hui obsolète. Les Français du 21ème siècle ont à inventer une francité nouvelle, plurielle, métissée, généreuse, ouverte sur l’avenir. La Gauche devrait, dans une Europe à revivifier et un monde à préserver du chaos, repenser le modèle républicain français dont elle est l’héritière et promou- voir une nouvelle culture politique de la participation, de l’initiative et de la créa- tivité. La Troisième République a forgé et a été forgée par une histoire qui iden- tifiait l’État et la nation. L’universel abstrait, le centralisme uniformisant font fi des différences, brident ou enrayent les initiatives, paralysent les expériences de terrain.

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13 août 2014 ~ 0 Commentaire

Ecosse: bientôt l’indépendance? (ensemble)

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Le 18 septembre prochain se tiendra en Ecosse un référendum sur l’indépen- dance de ce « territoire » qui, aujourd’hui, fait partie du Royaume-Uni, c’est-à-dire d’un Etat – une monarchie constitutionnelle – constitué de l’Angleterre, du Pays de Galles, de l’Ecosse et de l’Irlande du Nord.

Le rattachement – par la force, faut-il le préciser, de l’Ecosse à la Couronne britannique remonte à 1707. Si la revendication d’indépendance – et de séparation d’avec le Royaume-Uni – n’a pas eu en Ecosse la même force et la même profondeur que, par exemple, en Irlande, il existe cependant depuis longtemps un mouvement en ce sens, marqué à gauche et même partie intégrante du mouvement ouvrier ou, au moins, de sa fraction la plus radicale.

Le référendum constitue, de fait, une nouvelle étape institutionnelle et politique, dont l’origine récente est le processus dit de « dévolution » qui a consisté à rétrocéder à l’Ecosse un certain nombre de pouvoirs et de prérogatives qui étaient auparavant concentrés à Londres.(…)

Des questions institutionnelles, d’abord: la Reine d’Angleterre demeurera-t-elle le chef de l’Etat d’une Ecosse indépendante ? Ou bien la question de la Répu- blique sera-t-elle posée ? Des questions monétaires, ensuite : maintien ou non de la livre sterling comme devise de l’Ecosse ?

Des questions économiques, évidemment : l’Ecosse récupérera-t-elle les revenus du pétrole de la Mer du Nord ? Mais aussi : de quelle proportion de la dette britannique « héritera » une Ecosse indépendante ?

Et, enfin, des questions stratégiques et militaires : l’Ecosse sera-t-elle membre de l’Union européenne ? Restera-t-elle membre de l’OTAN ? Et, si ce n’est pas le cas, qu’adviendra-t-il des bases de missiles nucléaires Trident, qui constituent l’apport militaire principal du Royaume-Uni à l’OTAN et qui, géographiquement, sont situées… en Ecosse ? (…)

Toujours est-il que ce processus s’est accompagné de la montée en puissance, dans l’opinion et dans les urnes, du Parti national écossais (SNP). Ce parti a prospéré sur la conjonction de plusieurs facteurs sociaux et politiques. Rela- tivement peu peuplée, l’Ecosse est une région à la sociologie extrêmement populaire, qu’il s’agisse de la paysannerie modeste ou d’importantes concen- trations ouvrières, même si ce territoire a payé, depuis une trentaine d’années, un lourd tribut à la crise et aux processus de désindustrialisation.

Du coup, l’électorat écossais a manifesté une hostilité jamais démentie vis-à-vis du Parti conservateur ainsi que des différents gouvernements que ce dernier a dirigé. Même lorsque les Conservateurs étaient totalement hégémoniques au Royau- me-Uni – sous le règne de Margaret Thatcher, par exemple – l’Ecosse a continué à élire une majorité de députés travaillistes. Et, même aujourd’hui, la coalition gouvernementale (qui regroupe les Conservateurs et les Libéraux – Démocrates) ne recueille que des scores ridicules en Ecosse. Mais, les travaillistes « façon Blair » ont aussi beaucoup déçu et l’hégémonie traditionnelle de ce parti est contestée depuis plusieurs années par le SNP, qui a réussi à construire une alternative politique autour du thème de l’indépendance de l’Ecosse. (…)

L’enjeu du référendum Cette situation est à l’origine du référendum de sep- tembre prochain. De manière factuelle, la question posée sera uniquement celle-là : indépendance ou pas. Formellement, il existe donc une assez grande incertitude sur ce que serait le contenu réel, politique et social, d’une éventuelle indépendance. A priori, en cas de victoire du « Oui », des négociations s’ouvri- raient entre le gouvernement britannique et le gouvernement écossais sur les modalités de l’indépendance.(…)

Toujours est-il que le phénomène le plus spectaculaire dans l’actuel débat référendaire est la constitution d’une véritable « union nationale » britannique qui regroupe l’essentiel de la classe politique. A savoir : la majorité gouvernementale constituée par le Parti Conservateur et les Libéraux-Démocrates ; l’UKIP (très à droite, hostile à l’Union européenne et aux immigrés, ce parti vient de connaître un important succès lors des élections européennes de mai dernier). Mais aussi… l’opposition officielle (Parti travailliste). Tous sont regroupés au sein d’une même coalition baptisée « Better together » (« Mieux ensemble ») qui mène farou- chement campagne contre toute perspective d’indépendance de l’Ecosse. De quoi accroître le discrédit du Parti travailliste en Ecosse même, où ses élus appa- raissent comme se ralliant de fait au gouvernement Cameron, lequel possède deux défauts rédhibitoires aux yeux des couches populaires écossaises : d’abord, il est conservateur et mène une politique austéritaire forcenée. Et ensuite… il est britannique ! Ou, plus exactement, anglais. Ainsi, les commentateurs ne manquent pas de souligner que ces interventions de la classe politique britannique ont été extrêmement contre-productives pour la cause qu’elles sont censées promouvoir. Voire qu’elles sont l’une des principales raisons de la remontée du « Oui »…

Une campagne dynamique Il est très difficile de prévoir quelle sera, au final, l’issue du référendum. Quand la date et les modalités du scrutin ont été fixées, les partisans du « Oui » à l’indépendance partaient avec un retard significatif dans les sondages. Mais, depuis de longs mois, une campagne extrêmement dynamique s’est développée.

Ou, pour être plus précis, des campagnes : principalement, deux. L’essentiel de la campagne est, évidemment, mené par le SNP, qui manifeste une préoc- cupation principale : rassurer les électeurs et dédramatiser le scrutin. Quitte, parfois, à édulcorer sérieusement le projet indépendantiste et à donner beaucoup de gages tant aux milieux d’affaires qu’aux cercles militaires, alors même que le démantèlement des bases de missiles nucléaires est une revendication tradi- tionnelle du mouvement indépendantiste. Au risque, donc, de démobiliser cette partie de l’électorat pour laquelle l’indépendance n’a de valeur que pour autant qu’elle contribue à amorcer une transformation radicale de ses conditions de vie…(…)

Parallèlement à la campagne « officielle » en faveur du « Oui » a émergé une autre campagne, à l’initiative de la gauche radicale, politique et associative. Regroupée au sein de la Radical Independence Campaign (RIC), cette démarche s’est traduite par de nombreux évènements populaires et militants : rassem- blements, manifestations, concerts, porte-à-porte, etc. La dimension « radicale » est attestée aussi bien par les formes d’action que par le fait que, dans un contexte difficile marqué par l’éclatement de l’extrême gauche écossaise, cette initiative a réussi à rassembler la plupart des organisations se réclamant du socialisme et de la révolution. Ceci se traduit notamment dans le contenu de classe – voire socialiste – qui est donné au combat pour l’indépendance.

C’est une dimension d’autant plus importante qu’un des principaux arguments « de gauche », notamment dans les milieux syndicaux, contre l’indépendance est que celle-ci va constituer une division supplémentaire au sein de la classe ouvrière – entre travailleurs britanniques et travailleurs écossais – et qu’à la solidarité des travailleurs, quelle que soit leur appartenance nationale ou régionale, va se substituer une alliance interclassiste, chaque prolétariat étant enjoint à se solidariser avec « sa » bourgeoisie.

Questions en débat Bien sûr, de telles discussions ne sont pas complètement nouvelles dans le mouvement ouvrier et révolutionnaire… Sur la question des rapports entre oppression nationale et luttes de classes, il existe une littérature théorique extrêmement riche à laquelle ont d’ailleurs contribué, notamment à propos de la question irlandaise, des dirigeants révolutionnaires « britanniques », comme James Conolly ou John MacLean.

Dans leur grande majorité, fidèles à la tradition marxiste en matière de question nationale, les organisations de l’extrême gauche britannique ont pris position – avec plus ou moins de conviction et d’enthousiasme, en faveur de l’indépendance de l’Ecosse et, donc, du « Oui » au référendum. On trouvera en complément de cet article une sélection non exhaustive – l’extrême gauche britannique est assez… plurielle ! – de leurs prises de position.(…)

Que dire en conclusion ?

Sinon que ce référendum au cœur de la partie développée de l’Europe et dans un des plus vieux pays du continent pose à la société, à la gauche – et aussi à la gauche radicale… – une série de questions tout à fait importantes.

D’abord, bien sûr, comme on l’a noté, le problème des rapports et de l’articulation entre lutte de libération nationale et luttes de classes. Une question qui, soit dit en passant, n’a rien d’exotique et qui, à nos portes, concerne le Royaume-Uni (à travers les questions irlandaise et écossaise) et l’Etat (monarchique) espagnol (à travers les questions basques et catalanes, notamment). Mais aussi… la République française, ne serait-ce qu’à travers le Pays Basque (Euskadi Nord) et la Corse. Pour ne pas parler des colonies françaises au sens strict, pudiquement baptisées territoires ou départements d’Outre-mer…(…)

Autre thème que remet en lumière l’hypothèse d’une victoire du « Oui » : les rapports entre transformation sociale et construction européenne. Ou, plutôt : comment comprendre et évaluer la bataille qui se mènerait, à l’encontre des oukases de Londres, sur l’adhésion à de l’Ecosse indépendante à l’Union européenne ? (…) Assisterait-on à une véritable rupture dans cette domination de classe, ouvrant la voie à des mobilisations populaires et à des transformations radicales, dans le domaine social comme en matière de démocratie ? Globalement, cette seconde option est l’espoir et l’hypothèse de travail de la gauche radicale, aussi bien écossaise que britannique… François Coustal

https://www.ensemble-fdg.org/content/ecosse-bientt-lindpendance).

Source: http://www.pressegauche.org/spip.php?article18467

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29 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les collectivités bretonnes sont toujours plus déficitaires(fr3)

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C’est la conséquences de la baisse des dotations de l’Etat et de la hausse des char- ges, les villes, départements la région Bretagne sont toujours plus déficitaires. Certaines devront avoir recours à l’emprunt ou la hausse des impôts, à moins de faire des économies drastiques. Les dépenses des collectivités ont augmenté de 3,2 % l’an dernier, les recettes de 1,1 %. Le résultat est arithmétique implacable: les déficits sont en hausse dans les communes, les régions et les départements.

Des charges en hausse Les frais de personnel continuent à progresser au niveau national: +3,1%. Les collectivités ont également beaucoup investi. +5,4%. Une hausse qui n’est pas étonnante, car en période pré-électorale, certains élus ont voulu terminer les chantiers promis pendant leur mandature.

Des recettes en baisse Côté recettes, elles augmentent moins que les dépenses en raison de la baisse des dotations de l’Etat. Et ce n’est pas fini. Puisque les collectivités vont devoir se serrer la ceinture. L’Etat diminuera ses dotations de 11 milliards d’euros sur 3 ans. Les collectivités vont devoir réduire leur personnel, leurs services à la population et lever le pied sur les investissements.

A Concarneau par exemple, en mai dernier, le maire a décidé le gel des dépenses. Une première en France. Concarneau va perdre d’ici 2017 près de 1,5 million d’euros par an de son financement par l’Etat.

Des emprunts toxiques toujours étouffants  On estimee à 5 500 le nombre de com- munes en France ayant souscris un emprunt dit « toxique ». C’est le cas de Bruz, dans la métropole rennaise, qui a emprunté 5 millions d’euros il y a 7 ans. Le partenaires des col- lectivités de l’époque, Dexia, avait omis de préciser que les taux d’intérêts pouvaient s’em- baller avec l’envollée du franc Suisse. ce qui ne manqua pas d’arriver. Aujourd’hui, avec l’espoir d’une réparation en justice réduit à néant et un maigre fond d’indemnisation, la ville n’exclut pas une mise sous tutelle. Par Stéphane Grammont Publié le 28/07/2014 | 18:21, mis à jour le 28/07/2014 | 18:55

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/07/28/les-collectivites-bretonnes-sont-toujours-plus-deficitaires-524377.html

Commentaire: Ces emprunts posent le problème de la dette illégitime qui entrave les services publics. Qui a emprunté, combien, à quel taux? Pour payer quoi? (à qui?) et pendant combien de temps?

Lire aussi: http://npa2009.org/actualite/reforme-territoriale-un-mauvais-coup-de-plus

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13 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le mouvement breton de a à z par georges cadiou (coop breizh)

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Les éditions Coop Breizh publient, en mars prochain, un livre événement sur la vie politique : Le Dictionnaire de l’Emsav – Le Mouvement breton de A à Z, signé du journaliste et écrivain Georges Cadiou.

Cette somme impressionnante, plusieurs centaines d’entrées!, recense les partis poli- tiques, les concepts philosophiques et les personnalités qui ont forgé les différents mouve- ments politiques – l’Emsav – se revendiquant de la Bretagne depuis plusieurs siècles. L’ouvrage est illustré par les dessins plein d’humour de Nono.

À quelque temps de la sortie de son livre, Georges Cadiou nous livre ses impressions.

Pourquoi s’être lancé dans une telle entreprise ?

Je me suis lancé dans cette entreprise car je me suis aperçu que, s’il y avait nombre d’ou- vrages sur l’histoire de l’Emsav, il manquait un dictionnaire pratique à consulter, pour les journalistes, les non spécialistes, les curieux et même les historiens, un dictionnaire regrou- pant les noms, les partis, les associations, les mouvements, les journaux et les revues ainsi que les principaux concepts politiques. Un ouvrage démarrant à la période de la Révolution française, cruciale pour notre vie politique, en mal comme en bien, et allant jusqu’à aujour-d’hui. Entre autre intérêt, cela permet d’appréhender l’histoire de l’Emsav dans sa globalité et de sortir de cette décade des années 1930-1940, dont il est bien sûr aussi question mais pas seulement ! L’Emsav ne s’est pas arrêté en 1945 avec Mordrel!

Pourriez-vous nous décrire votre démarche ?

Comme il se doit, dans un dictionnaire, ma démarche est la plus large possible, pour ne pas dire la plus œcuménique! Certes, il y a peut-être des oublis (qui peuvent être réparés dans une réédition!), mais je pense avoir balayé la quasi-totalité du spectre politique de l’Emsav. Bien entendu, un dictionnaire est toujours influencé par son auteur! Je ne crois pas à l’objec-tivité, terme assez vide de sens; je crois en revanche à l’honnêteté et j’espère avoir été hon- nête dans ce livre qui exprime aussi ce que je pense, mais sans trahir ceux qui y figurent !

J’ai voulu aussi dans ce dictionnaire noter les relations entre l’Emsav et la gauche hexa- gonale dans son ensemble, relations qui ont souvent été minimisées et ont fluctué au cours des années mais qui ont parfois été très fortes! Notamment dans les années 1930 avec les fédéralistes bretons et les Bretons émancipés de Marcel Cachin. Sans oublier Émile Masson, socialiste et militant breton dès avant 1914 !

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Combien de temps vous a pris ce travail ?

Cela fait des années que je suis un rat de bibliothèque et un fouineur d’archives, notamment les journaux et les revues, en français et en breton! Je ne prétends pas, bien sûr, avoir tout lu ! Mais j’ai consulté maintes et maintes archives! Un travail de trente ans qui me permet d’avoir aujourd’hui des notes sur divers sujets intéressant l’histoire de la Bretagne. Mais pour ce qui est de l’écriture même de ce dictionnaire, j’ai mis à peu près un an! La matière était déjà là.

Que pensez-vous qu’il puisse apporter à la vie politique bretonne ?

J’espère que ce dictionnaire sur l’Emsav va apporter quelque chose à toutes celles et ceux qui s’intéressent à la Bretagne, tous les décideurs comme on dit aujourd’hui. Pour, peut-être, enfin lever ce que j’ai appelé le paradoxe breton! Le fait que la très grande majorité des Bre- tonnes et des Bretons partagent l’essentiel de ce qui fait «le fonds politique» de l’Emsav (réunification, défense de la langue, davantage de pouvoirs au conseil régional, mesures d’autonomie en divers domaines, etc.) mais que cela ne se concrétise pas dans les urnes (la seule vérité en démocratie) pour le mouvement breton es qualité! Cela reste notre défi breton du XXIe siècle!

http://coopbreizh.wordpress.com/tag/emsav/

Commentaire: A mettre en perspective avec la récente adhésion de l’auteur au PS

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13 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Réunification, that is the question (lt)

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Dans le sondage publié hier par l’institut NH2, à la demande de l’association Breta- gne Réunie, seulement 6 % des personnes interrogées se disent favorables à la fusion Bretagne – Pays-de-la-Loire.

Rattachement, réunification, fusion… Les sondages se suivent et se contredisent parfois. Tout dépend de la façon dont est formulée la question, comme le montre un sondage publié ce samedi donnant une majorité écrasante des Bretons en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

C’est pratiquement Allemagne-Brésil! Une victoire à plate couture en faveur du rattache- ment de la Loire-Atlantique à la Bretagne au détriment de l’hypothèse de la fusion avec les Pays-de-la-Loire, renvoyée aux vestiaires se rhabiller.

Le sondage publié hier par l’institut NH2 à la demande de l’association Bretagne Réunie (favorable à la réunification de la Bretagne) ne constitue pas une surprise puisqu’il confirme ce que toutes les autres enquêtes ont déjà exposé : les Bretons sont majoritairement favo- rables au rattachement. Ce qui surprend, en revanche, c’est la façon écrasante dont l’hypo- thèse d’une fusion est éparpillée façon puzzle territorial puisqu’elle ne recueille que 6 % de votes favorables !

Or, il se trouve que le même institut de sondage, à la demande cette fois du syndicat national de la presse régionale, avait publié, il y a dix jours (Le Télégramme du 3 juillet), un sondage indiquant que 63 % des Bretons et 67 % des Ligériens sont favorables à une fusion entre la Bretagne et les Pays-de-la-Loire, véritable révélation qu’aucune enquête n’avait jus- qu’alors mise en évidence. Faut-il du coup en conclure que l’Institut de sondage s’est mis le doigt dans l’oeil en donnant des résultats aussi diamétralement opposés ? Pas tout à fait. Car dans le chamboule-tout territorial plus qu’ailleurs, tout dépend de la façon dont la question est formulée.

En version inventaire Dans le sondage précédent, différentes options étaient présentées aux sondés sans qu’ils aient à faire de choix préférentiel. À 77 %, les Bretons ont opté pour le rattachement mais donc à 63 % et 67 % des deux côtés, ils se disaient également favo- rables à une fusion éventuelle des deux régions Bretagne et Pays-de-la-Loire, preuve dans les deux cas que l’Ouest a envie de bouger. Dans le sondage d’hier, les personnes interro- gées ne devaient donner qu’une réponse en vertu du choix préférentiel. Rattachement de la Loire-Atlantique, statu quo ou fusion ? En toute logique, c’est la réunification de la Bretagne qui l’a emporté alors que la fusion a coulé corps et biens !

Il faut dire que la question n’était pas formulée de la même façon. Du côté de Bretagne Réunie, où l’on estime qu’il y a parfois confusion entre Pays-de-la-Loire et Loire-Atlantique dans l’esprit des sondés, on a pris le parti de poser la question en version carte de géo- graphie des années 50. Elle était ainsi formulée : « Êtes-vous favorable à la fusion des quatre départements de Bretagne avec les départements de Vendée, Sarthe, Mayenne, Maine-et-Loire et Loire-Atlantique ? ». Ainsi présentée, la fusion tient plus de l’inventaire de Prévert que des Noces de Figaro. Et donc sans grande surprise, ils n’ont été que 6 % à adhérer à la fusion ainsi disséquée.

Mais de la part de Bretagne Réunie, c’est bien joué. Même si la question est biaisée, c’est la première fois qu’on expose aux sondés la composition exacte de la région Pays-de-la-Loire. Et le résultat est sans appel. 13 juillet 2014 à 06h47 / René Perez

http://www.letelegramme.fr/bretagne/reunification-that-is-the-question-13-07-2014-10256470.php

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11 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

L’udb, un parti autonomiste dans un état unitaire (dissidences)

bzh

Ce livre, qui ravira les amoureux de la Bretagne, permettra plus largement à ses lecteurs de mieux comprendre les spécificités d’une région qui intrigue, au-delà de ses limites.Les récentes manifestations des Bonnets rouges nous imposent d’essayer de comprendre sa singularité.

Le mouvement breton, l’Emsav, ce qui signifie « le relèvement » ou « le soulè- vement » y est ancien, et l’UDB ici étudiée s’y rattache directement. Née le 4 janvier 1964 d’une scission du Mouvement pour l’organisation de la Bretagne (MOB), l’UDB affirme sa volonté de couper tout lien avec l’Emsav des années trente, compromis dans la collaboration avec les nazis1. De même l’UDB ne veut pas qu’on la confonde avec le Front de libération de la Bretagne (FLB)) né lui aussi du MOB, en 1966, appelé FLB en référence au FLN algérien2. L’ancien militant et historien de l’UDB Jean-Jacques Monnier affirme : « Nous voulions construire un grand parti démocratique, menant une action légale et ancrée dans les problèmes de son temps »3.

Rejetant le séparatisme, l’UDB s’affirme autonomiste. Ainsi ses militants sont présents aux élections européennes de 1994 sur la liste « Régions et Peuples solidaires, en faveur d’un fédéralisme social européen », conduite par Max Simeoni4. La participation aux élec- tions est une constante à l’UDB. Ce parti n’aura jamais beaucoup de militants (2 000 à son apogée en 1980, mais 720 en 2004), mais le nombre de ses élus est en constante aug- mentation : il obtient un premier élu au conseil municipal du Guilvinec, dirigé par un militant du PCF, dès 1965, 35 conseillers municipaux en mars 1977, environ 80 en 1983.

Plusieurs maires s’en réclament dans les années 1990, comme Fanch Péru à Confort-Berhet (22) ou Iffig Rémond à Saint-Hernin (29). L’UDB possède une dizaine d’adjoints dans la plupart des grandes villes de Bretagne – notons la longévité de Joël Guégan à Lorient, avec 5 mandats. Ces élus, l’UDB les a obtenus sur des listes Union de la gauche. Tout dernièrement, aux Législatives de 2012, un proche de l’UDB, Paul Molac, soutenu par le PS et EELV, a été élu député de Ploërmel (4e circonscription du Morbihan)5.

Les proximités sont fortes avec le PS – bien étudiées par François Prigent (p.103-116) –, qui note la porosité entre les deux partis. De nombreux militants ont commencé leur enga- gement politique à l’UDB pour le poursuivre après 1981 au Parti socialiste. Le jeune historien explique cela par la politique de décentralisation initiée par le PS et par sa reconnaissance des langues et cultures minoritaires.

Mais l’UDB a partagé aussi avec le PCF une partie de son corpus idéologique, com- me le primat à l’industrie, y compris nucléaire, vue comme une façon de sortir du « sous- développement » (voir l’étude de Gilles Simon, « L’UDB et la controverse du nucléaire », p.145-154). De même le soutien accordé jusqu’en… 2012, au projet d’implantation de l’aéro- port de Notre-Dame-des-Landes résulte de cette priorité accordée au « développement régional » (voir l’étude du doctorant Martin Siloret, « L’UDB et l’écologie politique », p.117- 129). L’UDB a donc été parfois absente ou à contre-courant de certains combats.

Ainsi, c’est plutôt le PSU – bien implanté en Bretagne6 qui bénéficie des « grèves identitaires » des années 70, comme celle du Joint français7. Un parti donc investissant plutôt le champ culturel, « orienté vers les couches les plus instruites de la société bretonne » (V. Porhel).

Et un parti fort différent de certains de ses homologues européens. Dans sa contri-bution, Carlo Pala, politologue à l’université de Sassari en Sardaigne, compare les militants de l’UDB et ceux du Partito Sardo d’Azione (PsdAZ) : les premiers ne sont que 7,2% à as- pirer à l’indépendance contre 46,3% pour les Sardes. Seuls 26,8% des militants de l’UDB parlent et comprennent le breton, alors que près de 70% des militants sardes comprennent et parlent leur langue.

Un discours autonomiste ou indépendantiste moins audible en France donc que dans d’autres États européens. Les raisons en sont anciennes – la vie dans le cadre national apparaissait possible en France – et plus récentes. « Sous l’influence du PSU notamment, la gauche est apparue capable de desserrer le carcan institutionnel privant les formations régionalistes de nombre de leurs revendications » (Romain Pasquier, p. 36, « une exception française ? »).

Un ouvrage très riche, érudit et bien écrit, très bien illustré aussi, qui permet d’avancer dans la connaissance/compréhension de cette région bretonne. 

Jean-Paul Salles 19 mai 2014 Par

L'udb, un parti autonomiste dans un état unitaire (dissidences) dans Histoire 9782753532625FS

Tudi Kernalegenn, Romain Pasquier (dir.), L’Union Démocratique Bretonne. , Rennes, PUR, collection « Histoire », 2014, 236 pages + Annexes : chronologie, bibliographie, documents (photos, affiches, couvertures du journal de l’UDB : Le peuple breton, Chartes de l’UDB), 19 €.

http://dissidences.hypotheses.org/4737

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Nantes: unité des anticapitalistes!

becassine

Pour la démocratie en Bretagne

Les Alternatifs, le NPA 44 et la Gauche Indépendantiste (Breizhistance) défileront côte à côte samedi 28/06 dans les rues de Nantes à l’appel du collectif 44 = BZH.

Nous invitons nos adhérents et sympathisants à venir en nombre pour s’opposer à la réfor- me territoriale du gouvernement de Manuel Valls qui méprise visiblement l’avis des popu- lations concernées.

Au mépris démocratique s’ajoute le mépris social d’une réforme qui va précariser davantage les travailleurs des collectivités territoriales et accélérer la casse des services publics.

Nous réaffirmerons que le peuple et les travailleurs de Bretagne ont le droit de librement choisir leur cadre institutionnel et droit à l’unité territoriale pour construire un autre modèle social, économique et environnemental. C’est pourquoi nous soutenons pleinement les revendications des organisateurs en matière de référendum.

Nous constituerons un cortège anticapitaliste affirmant le droit à l’autodétermination et à la démocratie autour d’une banderole unitaire

« De Brest à Clisson c’est nous qui décidons ! Démocratie Autodétermination ! ».

vendredi 27 juin 2014

npa bz alter

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Festival mamm douar à saint-nolff (of)

miz

Les Pussy riot ne viennent pas!

Les jeunes Russes, condamnées et emprisonnées, pour leur manifestation anti- Poutine ne peuvent se rendre au festival militant de Saint-Nolff, Mamm douar, faute de visas.

Les Pussy riot, les militantes russes anti-Poutine, invitées phare du deuxième festival Mamm Douar (terre mère), organisé par l’association bretonne de commerce équitable, Ingalañ, ne viendront pas à Saint-Nolff. Les organisateurs qui ont prévu une conférence de presse en début de soirée expliquent cette défection par « des visas qui leur ont été refusés. »

Débat sur la montée de la xénophobie Maria et Nadezhda, fondatrices de l’OGN Zona Prava Prisoners’ Rights devaient participer samedi, au cœur du festival militant à une confé- rence sur la montée de la xénophobie, du populisme, de l’autoritarisme d’extrême droite en Europe.

Trois jours de musique et militantisme Mamm douar, événement musical et militant avec son village aux stands d’informations sur les luttes et alternatives sociales et écologiques, ouvre ses portes, vendredi 27, à 17 h 30, et pour une durée de trois jours avec une quinzaine de groupes Sergent Garcia, Wonder monster, Outernational, Strup X… Vannes – 26 Juin

http://www.ouest-france.fr/festival-mamm-douar-saint-nolff-les-pussy-riot-ne-viennent-pas-2653233

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