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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

démographie bretonne (bretagne bretons)

bretagne

Recensement en Bretagne

Le fossé se creuse encore entre est et ouest

Les résultats du recensement 2011-2016 viennent d’être publiés par l’Insee. Avec un premier constat : la population de la Bretagne a encore augmenté sur ces cinq ans (+ 0,5%) mais avec un ralentissement par rapport au recensement précédent de 2006-2011 où les arrivées dans la région avaient été nombreuses et le solde naturel plus dynamique.

Mais ce pourcentage de progression est loin d’être uniforme. La carte ci-dessus est éloquente : elle témoigne que le fossé s’est encore creusé entre l’est et l’ouest avec ce fort contraste de couleur.

L’agglomération rennaise concentre les plus forts pourcentages de hausse, au point qu’elle figure aujourd’hui au quatrième rang national des villes les plus attractives. L’agglo Rennes Métropole compte maintenant 440.000 habitants et, à ce rythme, elle va finir par totaliser autant d’habitants que les Côtes-d’Armor.

Brest retrouve la hausse

La plupart des villes bretonnes voient également leur population augmenter, y compris Brest-Métropole qui était en baisse entre 2006 et 2011. Il est vrai qu’en cinq ans à peine (2007-2012), l’arrondissement de Brest avait perdu 5.000 emplois dans l’ensemble des activités liées à la Marine nationale, presque sans bruits et sans heurts. Mais cela n’a pas échappé aux statistiques du recensement précédent. Cette fois, la tendance s’inverse mais légèrement (+0,2%). Les agglomérations de Lorient, Quimper, Concarneau ou Saint-Malo sont elles aussi en hausse démographique.

La zone bleue s’étend

Quand on fait abstraction de l’Ille-et-Vilaine, la lecture de la carte démographique est nettement moins flatteuse. C’est particulièrement vrai dans le Centre-Bretagne où la population est encore en baisse, tout comme sur le littoral nord des Côtes-d’Armor et du Finistère.

On notera également que la tendance ne s’arrange pas pour Douarnenez, dont la population était déjà en baisse au recensement précédent. La crise de la pêche a laissé des traces profondes et la situation géographique de la cité penn sardin ne constitue pas le meilleur tremplin pour rebondir.

Pour tous ces secteurs, l’Insee note que l’excédent migratoire est aujourd’hui insuffisant pour compenser le déficit du solde naturel.

15 janvier 2019

http://www.bretagne-bretons.fr/

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

kendal breizh

lyon kend

Pour commémorer

Un an de la mort de Kendal Breizh

Quelques mots sur Olivier Le Clainche aussi appelé Kendal Breizh, militant morbihannais mort le 10 février 2018. Je souhaiterais évoquer sa mémoire en évoquant deux questions qui traversent le mouvement social actuellement. Celle de la violence et celle des raisons pour lesquelles on s’engage.

Kendal Breizh avait choisi de partir combattre auprès des YPG, l’armée du Kurdistan syrien, contre DAESH puis l’armée de Erdogan. Il a finalement été tué par un bombardement de l’armée turque. Même si vous pensez comme moi que la violence est une impasse stratégique dans la grande majorité des cas, il y a parfois des situations qui posent question et où les choix doivent être respectés.

Kendal Breizh défendait par son engagement le processus de démocratisation au Kurdistan syrien. Ce processus de démocratisation entend mettre en place des formes de prises de décision à la base avec le même pouvoir pour les femmes et pour les hommes.

Le meilleur hommage est d’aller se renseigner sur son combat en toute connaissance de cause. »

Serge

ken

Lire aussi:

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Hommage à Kendal Breizh (TC)

Du Chiapas au Rojava : l’autogestion est possible (TC)

Les Kurdes rendent hommage à « Kendal Breizh », Breton mort en Syrie en combattant Daech avec eux (Le Huffington Post)

Hommage à Kendal Breizh (Rebellyon)

Bloaz ’zo e oa aet Olivier Le Clainche d’ar bed all (Le Peuple Breton)

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06 février 2019 ~ 0 Commentaire

déchets nucléaires gb (reporterre)

majesty

Déchets nucléaires

Le gouvernement britannique cherche désespérément une solution

La Grande-Bretagne a repoussé pendant des années la question du devenir de ses déchets radioactifs. Pour y remédier, le gouvernement actuel a lancé une opération de séduction des communes rurales pour les inciter à accueillir le site de la future poubelle nucléaire.

L’époque est révolue où les Britanniques réglaient la question des déchets nucléaires en les jetant dans la Manche.

Pourtant, aucune solution à long terme n’est venue remplacer cette méthode expéditive. Les déchets radioactifs accumulés depuis des décennies traînent dans les centrales, en majorité dans celle de Sellafield, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Ils y sont stockés de façon précaire dans des bouteilles en plastique ou dans des bennes disposées au fond de cuves d’eau au béton dégradé et exposées aux intempéries. C’est ce qu’a révélé un documentaire de la BBC en 2016.

« Cette émission a montré une image négative de notre sûreté, dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas », avait annoncé un représentant de la centrale à l’époque. Un des lanceurs d’alertes à avoir parlé à la BBC, un ancien cadre supérieur de Sellafield, disait alors qu’il s’inquiétait « chaque jour » pour l’état du centre.

Autant dire que trouver un lieu de stockage permanent pour cet héritage empoisonné devient urgent. Et quel héritage ! Quelque 155.000 m3 de déchets contre près de 138.000 m3 en France. Le seul site de Sellafield abrite le plus grand stock de plutonium civil au monde, 112 tonnes, une quantité astronomique lorsqu’on sait que pour faire une arme nucléaire, il suffit de 5 à 10 kilogrammes.

C’est un défi qui menace depuis des décennies, sans qu’aucun gouvernement ne se soit décidé à le relever. « Il est toujours plus rentable de remettre le problème aux gouvernements suivants, car créer un site de stockage est une politique très impopulaire, dit Stephen Thomas, chercheur en politique énergétique à l’université de Greenwich. Ne rien faire fera toujours perdre moins de points au gouvernement. Donc, c’est ce qu’ils ont fait depuis trente ans. »

« Trouver une collectivité qui accepte de devenir une décharge nucléaire » 

On pourrait croire que le gouvernement de Theresa May, engagé dans les négociations chaoti-ques du Brexit, n’aurait pas envie de s’ajouter d’autres sujets de controverse. Pourtant, en décembre dernier, Londres a annoncé qu’il recommencerait la recherche d’un lieu d’enfouisse-ment des déchets. « Nous avons besoin d’une solution permanente, et puisque c’est nous qui avons profité des retombées de la technologie nucléaire, c’est notre responsabilité d’en gérer les déchets », annonce Richard Harrington, le sous-secrétaire d’État chargé du nucléaire. Il évoque un « service public responsable pour les générations futures ».

Le site de Sellafield stocke 112 tonnes de plutonium.

Depuis une dizaine d’années, il y a consensus au sein du gouvernement britannique sur la manière de stocker les déchets : l’Angleterre optera pour le stockage en couche géologique profonde. Une méthode qui fait penser à une « poupée russe », explique Neil Hyatt, professeur de chimie de la matière nucléaire à l’université de Sheffield. « La première poupée s’insère dans une plus grande, qui s’insère dans une encore plus grande, et cetera. C’est comme ça que nous cherchons à contenir les déchets radioactifs. »

Les déchets seraient empaquetés dans des conteneurs résistants à la corrosion, qui seraient ensuite placés dans une cavité de stockage à 500 mètres de profondeur, que l’on remplira d’argile ou de ciment. Une succession de barrières naturelles et artificielles qui « permet de s’assurer qu’aucune quantité nocive de radioactivité n’atteindra jamais la surface », assure le site web du gouvernement.

Trouver un lieu d’enfouissement présente d’abord un enjeu géologique : il faut un sous-sol adapté, une formation géologique stable depuis des millions d’années et susceptible de le rester pendant les centaines de milliers d’années que mettront les déchets à perdre leur radioactivité.

Mais la géologie n’est pas le défi principal, puisqu’une « bonne partie du sous-sol du Royaume-Uni est adaptée », explique Ann McCall, chargée de la recherche de lieu et de l’engagement communautaire au sein du Radioactive Waste Management, l’organisation publique chargée des déchets nucléaires, au quotidien The Guardian. Le plus gros du travail consiste à trouver une collectivité qui accepte de devenir une décharge nucléaire. « Nous devons rentrer en contact avec les collectivités, expliquer notre projet en profondeur, sensibiliser la population, afin d’attirer une commune qui accepterait d’abriter un tel site », dit Ann McCall.

Dans un contexte d’austérité, certaines collectivités risquent d’être tentées

Les communes volontaires risquent d’être rares : lors de la dernière tentative pour trouver un lieu d’enfouissement en 2013, une seule s’était proposée, Allerdale, dans le Cumbria, avant d’y renoncer face à l’opposition populaire.

« C’est un conseiller municipal qui a proposé notre commune, de façon très mesquine, puisqu’on ne l’a découvert que plusieurs années plus tard, explique Geoff Betsworth, habitant d’Allerdale et président de l’association Cumbria Trust. Par la suite, nous avions découvert qu’il s’était fait invi-ter à des dîners, à des soirées, aux frais des industriels du nucléaire. » En effet, le comté de Cumbria est une cible de première ligne pour l’industrie. L’une des zones les moins densément peuplées du Royaume-Uni, on pouvait espérer y trouver une faible opposition de la population, surtout que celle-ci est bien accoutumée au nucléaire. C’est dans le Cumbria qu’est située l’immense centrale de Sellafield.

Pourtant, de nombreuses personnes se sont mobilisées contre le projet, et les opposants et opposantes ont fondé le Cumbria Trust, qui a fait venir des experts pour examiner le terrain.

« Ils ont montré que le terrain n’est pas du tout adapté, dit Geoff. Il y a des montagnes, des cours d’eau au débit rapide… Ici, lorsqu’on enterre quelque chose, ça a tendance à remonter à la surface. » Ces découvertes ont poussé Geoff à composer une chanson de protestation, intitulée The Wrong Rock (mauvaise roche). « Là où la géologie se prête le mieux, c’est sous Londres. Leur sous-sol est en argile. On devrait mettre ça sous Westminster ! » rigole-t-il.

En 2013, le Cumbria Trust a réussi à faire pression sur les politiques, et le conseil régional a retiré la candidature d’Allerdale en 2013. Aujourd’hui, Londres voudrait éviter l’obstacle de la gouvernance locale. Dans son nouveau plan, le gouvernement a supprimé le droit de veto des conseils régionaux, et la décision finale sur le lieu d’enfouissement pourrait être déterminée par un référendum local, selon The Guardian.

Pour soudoyer la population, jusqu’à 2,5 millions de livres (2,8 millions d’euros) par an seront proposés à la commune qui accepterait les déchets. De l’argent qui pourrait servir à améliorer les routes, mettre en place des programmes d’apprentissage ou venir en aide aux plus démunis … Dans un contexte d’austérité, certaines collectivités risquent d’être tentées. De plus, le gouvernement insiste sur la création d’emplois liés au centre de stockage : 1.000 postes pendant la construction du site, et 600 par la suite.

Le sujet des déchets nucléaires est très peu présent dans le débat public en Angleterre 

« Ce n’est pas une région très riche, et je pense que les gens risquent d’être manipulés. On leur tend la carotte, et ils vont vouloir le saisir », dit Geoff. Il explique que certains habitants de sa ville le « foudroient du regard » à cause de son rôle dans le mouvement de contestation. « Certains travaillent à Sellafield, et verraient d’un bon œil l’arrivée de nouveaux emplois dans le secteur », dit-il.

Sauf qu’en réalité, les retombées sociales du projet risquent d’être modérées, puisque l’écono-mie du Cumbria repose beaucoup sur le tourisme au sein du parc naturel du Lake District. Le secteur « pourrait être mis à mal si l’on commence à faire des trous de forage dans le sol », dit Geoff. Surtout que le gouvernement n’a pas écarté la possibilité de construire la base de stockage sous le parc naturel lui-même.

À Allerdale, le mouvement d’opposition se prépare à renaître face au nouveau plan du gouvernement. « Pour le moment, on attend, on garde les yeux ouverts. On sait que l’on arrivera à mobiliser du monde dès qu’il le faudra », dit Geoff, qui a d’ores et déjà commencé à composer une nouvelle chanson de protestation.

Malgré les poches de résistance locales, le sujet des déchets nucléaires est très peu présent dans le débat public en Angleterre.

« Les Britanniques sont connus pour leur désintérêt envers l’industrie nucléaire. C’est très difficile de faire s’intéresser les gens à ce sujet, explique Stephen Thomas. Les plus grandes ONG environnementales n’ont même pas de campagne en cours sur les déchets radioactifs en Angleterre. » En effet, contactée par Reporterre, la branche britannique des Amis de la Terre n’a pas voulu commenter : « Nous ne menons actuellement aucune action à ce sujet. »

Un silence bien pratique pour l’industrie nucléaire, explique Adam Vaughan, journaliste du Guardian spécialiste des questions énergétiques, dans un podcast. « C’est un scandale que nous en parlions aussi peu, et c’est très avantageux pour l’industrie nucléaire, surtout au moment où nous débattons du futur de l’énergie. »

Le silence autour du nucléaire permet au gouvernement anglais d’avancer ses ambitions nucléaires – et d’esquiver la question qui doit être au cœur de tout débat autour des déchets, selon David Elliott, auteur du livre Nucléaire ou pas Nucléaire L’énergie nucléaire a-t-elle sa place dans un avenir durable .

« Ces déchets-là n’auraient jamais dû être produits, dit-il. Ça doit être cela, le point de départ de toute discussion. »

6 février 2019 / Eloise Stark (Reporterre) Londres (Grande-Bretagne), correspondance

https://reporterre.net/

Commentaire: C’est pas loin! Moins que Paris!

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

bar (le parisien fr3 obs of les echos)

espece pro

Pêche

Doucement sur le bar

Malgré les sévères restrictions de l’Union européenne, le niveau des stocks des bars a atteint un niveau inquiétant en France ; en outre ces carnassiers se reproduisent peu.

La chair blanche de cette espèce, qu’on appelle aussi le loup (en méditerranée: lubina en Espagne blog), est délicieuse mais les stocks sont dans une situation préoccupante en France.

Avec sa chair blanche délicate, le bar fait partie des poissons préférés des Français. Mais en ce moment, mieux vaut cuisiner d’autres mets iodés. L’Institut français de recherche pour l’exploita-tion de la mer (Ifremer) a révélé ce vendredi que le niveau des stocks de ces carnassiers des mers a atteint un niveau inquiétant dans les eaux de métropole. Avec des situations différentes de part et d’autre du 48e parallèle qui coupe le sud de la Bretagne.

Au nord de cette ligne (dans la Manche, la mer du Nord, la mer celtique), le nombre de bars est dangereusement bas. Cette espèce a été beaucoup trop pêchée pendant des années. Ce n’est plus le cas depuis que l’Union européenne a imposé de sévères restrictions. Les pêcheurs ama-teurs doivent désormais remettre leur prise à l’eau cinq mois par an. Le reste de l’année, ils doivent se contenter d’un bar par jour. Pour les professionnels, le chalut pélagique (filet remorqué) est interdit et la taille légale de capture est passée de 36 à 42 cm.

Il ne se reproduit pas avant l’âge de six ans

« Ces mesures ont été efficaces mais il y a une forte inertie et la reproduction n’a pas encore permis au stock de se reconstituer », explique Alain Biseau, le coordinateur expertises halieutiques à l’Ifremer. Et pour cause, ce grand poisson au corps fuselé ne se reproduit pas avant l’âge de six ans.

Au sud du 48e parallèle, on prélève également trop de bars. « Un peu trop, relativise Alain Biseau. Depuis des années, on frôle le niveau du rendement maximal durable. En clair, c’est un signal d’alerte, pas une catastrophe. » Le vrai problème ? Les adultes se reproduisent peu. Pourquoi ? Mystère.

Les chercheurs étudient la qualité de l’eau de l’embouchure des fleuves français. Comme les juvéniles grandissent à l’abri dans les estuaires, il suffit de sources de pollution ou même de fortes pluies qui dessalent le milieu pour que l’équilibre soit rompu.

« Laissez les tranquilles, ce n’est pas la saison ! tonne de son côté Christopher Coutanceau, chef rochelais deux étoiles. En ce moment, les bars se reproduisent sur les frayères. On est en train de vider les océans et même au goût, c’est une mauvaise idée : ils sont fatigués, fibreux, nerveux. »

Aux fans de bar qui voudraient se rabattre sur élevage, attention : « L’aquaculture favorise la surpêche parce qu’on nourrit ces espèces très prisées avec des poissons », pointe Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG spécialiste des ressources halieutiques: Bloom.

BAR

On mange quoi alors ?

On avait enregistré la menace sur le thon rouge et on apprend qu’il est aujourd’hui de retour dans l’Atlantique Nord. On avait fini par adopter le maquereau, qu’on disait disponible en grande quantité, mais on comprend qu’il est surpêché en Atlantique…

Pas facile de manger du poisson durable ? « Il suffit de surveiller la méthode de pêche, tranche Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. A la ligne, au casier, au filet, c’est oui. Le chalut, c’est non. » Ces mentions sont obligatoires depuis 2014. On varie également les plaisirs pour ne pas engloutir toujours les mêmes espèces (saumon, cabillaud, thon) et faire ainsi pression sur les stocks. Merlan bleu, vieille, barbue peuvent par exemple se faire une place dans nos assiettes.

Pensez aussi aux « produits de saison », c’est-à-dire des poissons ou des coquilles pêchés à l’âge adulte, en dehors de leur période de reproduction. L’appli MrGoodfish permet de choisir quand manger et quoi. En ce moment, c’est chinchard, bonite, bulot… Petit bémol, cette application liste « des espèces profondes comme la lingue bleue, menacée d’extinction », regrette Frédéric Le Manach.

02 février 2019

http://www.leparisien.fr/

mer

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

irlande brexit (le huffington post)

Brexit

Un mur pour alerter sur les conséquences d’une sortie de l’UE

Ces partisans du “remain” ont érigé un mur symbolique à la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande.Bientôt un mur entre l’Irlande et l’Irlande du Nord? Les opposants au Brexit alertent l’opinion sur les conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ils ont construit un poste de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord le 26 janvier, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Un mirador et des murs en bétons au beau milieu de la route à Jonesborough. Ce petit village d’Irlande du Nord avait le 26 janvier les apparences d’un champ de bataille. Des manifestants opposés au Brexit ont réalisé un happening afin d’alerter l’opinion sur les conséquences d’un Brexit.

Après un meeting organisé par les manifestants, les habitants de la région ont détruit le mur de béton à coups de masse dans une atmosphère de fête. Les faux soldats britanniques ont mis en scène, sous forme de théâtre de rue, ce que pourrait être la résurgence des tensions dans la région.

Si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne le 29 mars sans un accord de retrait, la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord deviendra une frontière externe de l’Union européenne où seront effectués des contrôles douaniers.

Les « Troubles » dans toutes les mémoires

Les militants de « Border Communities against Brexit » craignent un regain de violence dans cette région marquée par 30 années de conflits. « Il s’agit en fait de rappeler à notre jeune génération exactement la situation qui prévalait il y a 25 ans », a expliqué John McNamee, un activiste du groupe « Border Communities against Brexit ».

Entre 1968 et 1998, unionistes et nationalistes se sont opposés sur le sort de l’Irlande du Nord. Ce conflit, appelé aussi « les Troubles » a fait plus de 3.600 victimes. La paix est revenue en 1998 à la suite de l’Accord du vendredi saint, prévoyant la suppression de la frontière militarisée entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

La Grande-Bretagne doit officiellement sortir de l’UE le 29 mars. Mais la perspective d’un « no deal » semble se rapprocher. Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a estimé le 25 janvier que l’UE pourrait consentir à faire un compromis sur l’accord de Brexit, de nature à convaincre les députés britanniques d’approuver ce texte très controversé.

« Nous sommes à 60 jours de la réalité du Brexit avec ou sans accord », a déclaré Tom Murray, organisateur de Border Communities Against Brexit. »Sans accord, il pourrait y avoir imposition d’une frontière. C’est une représentation visuelle du potentiel du pire scénario », a-t-il déclaré.

27/01/2019 Clément Vaillant

https://www.huffingtonpost.fr/

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Le Processus de Paix ( Socialist Democracy)

 

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chambre d’agriculture (reporterre)

npa agricol

Chambres d’agriculture

Des élections cruciales pour la transition agricole

Du 14 au 31 janvier, le monde agricole élit ses représentants dans les chambres d’agriculture. D’apparence technique et corporatiste, ce scrutin est pourtant décisif car il dessine les contours de l’agriculture de demain.

Voici cinq questions et nos réponses pour comprendre les enjeux de ce vote.

Depuis quelques semaines, le monde agricole retient son souffle. Peu médiatisées mais d’une importance cruciale, les élections professionnelles pour les chambres d’agriculture se tiennent jusqu’au 31 janvier. 2,5 millions d’exploitants, de salariés et de professionnels du monde agricole sont appelés à élire leurs représentants.

Lors du dernier round électoral, en 2013, la participation avait atteint 54,3 %. Un chiffre en net recul par rapport aux 65,5 % de 2007. Et nul ne sait combien iront voter ce mois-ci. Dans un contexte de crise sociale et de détresse du monde paysan, beaucoup craignent un regain de l’abstention, préestimée par un sondage réalisé sur le site terre-net.fr à 57,3 %.

« On le voit avec le mouvement des Gilets jaunes, le syndicalisme n’attire plus, constate Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Les jeunes et les nouveaux installés notamment se détournent de ce scrutin, parce que les Chambres d’agriculture ne répondent pas à leurs attentes ».

Pour les syndicats agricoles, l’enjeu est pourtant de taille : de ces élections dépendent leur poids politique et parfois leur survie économique. Pour les paysans, il s’agirait ni plus ni moins « de choisir quel modèle d’agriculture on veut pour son département et plus généralement pour le pays », affirme Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération Paysanne. Tant que ça ? Reporterre vous explique en cinq points à quoi servent ces fameuses instances, souvent dénoncées comme des antichambres de l’industrialisation de l’agriculture.

1. Que font les chambres d’agriculture ?

Chaque chambre est donc dirigée par des représentants syndicaux désignés lors des élections professionnelles. Hors outre-mer, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et ses élus contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité des 89 structures existantes, sauf celles du Calvados, du Lot-et-Garonne et de la Charente (gérées par la Coordination rurale), ainsi que celle du Puy-de-Dôme (alliance Coordination rurale et Confédération paysanne).

Leur mission : « Accompagner les agriculteurs et les territoires face aux enjeux que connaît le monde rural », résume Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA, et président de la chambre interdépartementale du Doubs et du Territoire de Belfort. Accompagner l’installation d’abord, « en tenant un répertoire des exploitations à céder, en accueillant et en aiguillant les jeunes qui veulent devenir agriculteur, en proposant des formations et des contrats d’appren-tissage », détaille l’élu, par ailleurs éleveur de vaches et de poules.

Accompagner également « l’évolution de l’agriculture face aux attentes sociétales, explique-t-il. On aide ceux qui veulent passer au bio, diversifier leur production, créer un nouvel atelier ou une nouvelle activité ». La chambre interdépartementale a ainsi appuyé le maintien et le développement d’un abattoir de proximité et d’un atelier de découpe de la viande à Besançon.

Ces choix structurants pour les territoires sont décidés par les assemblées plénières des chambres, qui regroupent les 33 membres élus des dix différents collèges (outre le collège principal réunissant les chefs d’exploitation, il existe un collège des propriétaires fonciers, un des salariés agricoles, un des anciens exploitants…).

« On vote les orientations et les budgets, on donne aussi notre avis sur des projets d’urbanisme, sur la gestion du foncier ou les politiques agricoles au niveau national », précise Sébastien Gardette, président de la chambre du Puy-de-Dôme, syndiqué à la Confédération paysanne. Après six ans à la tête de l’institution, l’éleveur le confirme : « La chambre d’agriculture est un outil majeur, qui permet de porter une vision et un projet d’agriculture pour son territoire. »

Autrement dit, un département dont la chambre est gérée par la Confédération paysanne n’aura pas les mêmes dynamiques agricoles qu’un département FNSEA. « Nous avons beaucoup poussé le développement de l’agriculture biologique, des méthodes alternatives, la recherche d’autonomie pour les paysans, dit M. Gardette. Même si cela prend du temps et qu’on n’est pas tout-puissants, on a fait avancer les choses ».

2. Quels sont leurs moyens ?

Pour mettre en œuvre leur politique agricole, les chambres disposent d’un budget, environ 7 millions d’euros annuels pour celle du Puy-de-Dôme, 702 millions pour l’ensemble des structures.

Abondé principalement par la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti, payée par les propriétaires terriens. Problème, les taux d’imposition sont gelés depuis plusieurs années. Pour compléter leur trésorerie, les chambres touchent également des subventions et vendent des prestations (conseil, appui technique).

Ce petit pactole permet de payer des conseillers et des techniciens; agronomes, comptables qui interviennent directement auprès des agriculteurs. Le Doubs et le territoire de Belfort comptent ainsi 50 équivalents temps plein. Cependant, comme le racontait Reporterre, les restrictions budgétaires, le contexte de crise agricole et les réorganisations internes impulsées dans plusieurs départements ont engendré une souffrance au travail prégnante chez de nombreux salariés des chambres. Syndromes d’épuisement professionnel et démissions s’y multiplient

3. Pourquoi ces élections sont-elles importantes pour les syndicats ?

« On monte sur la balance tous les six ans pour voir combien on pèse », dit Daniel Prieur. Lors des dernières élections, en 2013, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont réuni 53,39 % des voix, devant la Coordination rurale (20,49 %), la Confédération paysanne (18,54 %) ou le Modef (1,47 %).

Des pourcentages qui n’ont rien d’anecdotique. Si un syndicat passe la barre des 10 %, il obtient un droit à siéger dans des instances essentielles : la commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDOA), qui valide les projets d’installation et d’agrandissement, le comité technique Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour la vente des terres agricoles, le tribunal des baux ruraux, qui tranche en cas de problèmes de fermage.

Surtout, le résultat de ces élections fixe la répartition des financements publics pour chacun des syndicats, et pour les six années à venir. Au total, le montant des fonds publics alloué est proche de 11 millions d’euros par an, distribués entre les différentes organisations suivant leur poids électoral.

D’après Le Monde, la Coordination rurale touche annuellement 2,5 millions d’euros, la Confédé-ration paysanne, 2,3 millions d’euros, la FNSEA, associée aux JA, 6,1 millions d’euros. Des sommes qui permettent ensuite une force de frappe politique, de communication et de lobbying plus ou moins importante.

Jean-François Périgné, trésorier de la Confédération paysanne, a sorti sa calculette dans le dernier numéro de Campagnes solidaires : « Chaque voix [pour notre syndicat] représente en moyenne 50 € par an pendant six ans. Une progression de 1 % de notre score national pourrait représenter 100.000 euros de plus par an sur six ans ». Vue sous cet angle, la question de l’abstention n’a rien d’accessoire.

L’enjeu est donc financier, mais aussi politique : « À la FNSEA, nous voulons rester de loin le premier syndicat, explique ainsi Daniel Prieur. Le fait de représenter plus de la moitié des agriculteurs permet de peser lors des discussions avec le gouvernement ou lors des négociations sur les prix avec les interprofessions. »

4. Quels sont les enjeux principaux soulevés lors de ces élections ?

Il y a d’abord les préoccupations des paysans : « Le revenu, le fait de pouvoir vivre de notre production, mais aussi comment faire face aux évolutions en cours, comme le changement climatique et les nouvelles attentes de la société, sur l’écologie et le bien-être animal notam-ment », témoigne Temanuata Girard, secrétaire nationale de la Confédération paysanne. La question de l’installation, donc de l’accès au foncier, et de la transmission des fermes sont aussi au cœur des débats : près de la moitié (45 %) des agriculteurs aujourd’hui en activité atteindront l’âge de la retraite d’ici dix ans.

Côté instance syndicale, on retrouve des discours politiques bien rodés : la FNSEA entend combattre le « matraquage fiscal » et l’« agribashing » (autrement dit, la critique de l’agriculture conventionnelle) avec, en ligne de mire, des mesures prises par le gouvernement pour tenter d’accompagner l’agriculture vers une transition écologique. Comme la hausse de la redevance pour pollutions diffuses, qui doit abonder les fonds pour l’agriculture bio à hauteur de 50 millions d’euros, ou la séparation de la vente et du conseil dans l’usage des produits pesticides.

Enfin, le contexte politique — les négociations de la future politique agricole commune (PAC) et l’application de la nouvelle loi Alimentation — crée de nouvelles missions pour les futurs élus.

5. Qui vote aux élections des chambres d’agriculture ?

Dans le collège des chefs d’exploitation, qui réunit plus de la moitié des élus, peuvent voter les paysans exploitants, qu’ils soient propriétaires, fermiers ou métayers, seuls ou associés. Ils ont jusqu’au 31 janvier pour voter, en ligne ou par courrier. Les résultats définitifs devraient être connus autour du 8 février.

La Confédération Paysanne pousse depuis plusieurs années pour que les cotisants solidaires, des paysans qui, faute d’une superficie exploitée ou d’un nombre d’heures de travail suffisant, ne peuvent pas être affiliés à la Mutuelle sociale agricole comme chef d’exploitation, puissent voter. « Mais le gouvernement, sous pression de la FNSEA, l’a toujours refusé », dit Nicolas Girod.

Le syndicat minoritaire aimerait aussi que des associations environnementales ou de consom-mateurs participent aux travaux des chambres d’agriculture : « Nous avions appuyé un amen-dement en ce sens lors des débats sur la loi Alimentation, en vain », regrette M. Girod.

C’est pourtant, d’après lui, le sens de l’histoire : « L’agriculture ne peut pas être définie juste par les paysans et paysannes, affirme-t-il. On fait partie d’un territoire où il y a d’autres activités éco-nomiques, où il y a des citoyens qui habitent et consomment, et qui ont eux aussi ont leur mot à dire sur l’agriculture et l’alimentation qu’ils veulent. »

25 janvier 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

https://reporterre.net

Lire aussi:

Coordination Rurale (Wikipédia)

Modef (Wikipedia)

Histoire agricole du Finistère.

François Tanguy-Prigent (Wikipedia) 

François Tanguy-Prigent (Envor)

Site de la Confédération Paysanne

Commentaire: Le NPA appelle a voter « Confédération Paysannne »

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26 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (le peuple breton)

republica-catalana

Annonce d’une grève générale

Pour le procès des prisonniers catalans

Les signes de nervosité et de tension se multiplient avec l’annonce de l’ouverture du procès contre les leaders indépendantistes et les dirigeants catalans emprisonnés depuis quinze mois, procès annoncé début février à Madrid.

Entre autres soutiens, l’ANC a annoncé qu’elle se joignait à la grève générale convoquée en Catalogne par l’intersyndicale les 5, 6 et 7 février.

La société catalane toujours mobilisée en solidarité avec les prisonniers politiques (des milliers de personnes sont concentrés en permanence autour des prisons) prépare des manifestations qui coïncident avec le prochain transfert des prisonniers à Madrid, transfert exigé par le Tribunal suprême. La guardia civil procédera au transfert malgré le fait que la Generalitat avait proposé que la police catalane le fasse.

L’ANC a décidé de mettre en place des conseils locaux de la République catalane (structures civiles non intégrées à l’administration autonome) afin de rendre effective l’indépendance depuis les territoires, de jeter les bases du nouvel État et de participer en particulier au forum civique et social chargé de l’organisation du débat sur la constitution catalane.

La répression espagnole contre l’indépendantisme se poursuit

Nouveaux épisodes de la répression politico-judiciaire contre les indépendantistes cette semaine : les tribunaux espagnols confirment une amende de 200 000 euros à l’encontre de l’association Òmnium Cultural pour avoir organisé une enquête d’opinion à l’issue de la consul-tation publique tenue le 9 novembre 2014 sur la indépendance de la Catalogne. Le tribunal a également infligé une amende de 200 000 euros à l’ANC pour le même motif et rejeté l’appel de l’entité.

La Generalitat vient de signaler que depuis janvier 2017, l’extrême droite en Catalogne a été à l’origine de 328 agressions contre des biens et contre des personnes. Elles sont le fait d’une vingtaine d’organisations et de groupuscules espagnolistes : Tabarnia, GDR Cataluña, Democracia Unidad Española, Resistencia Alta Tabarnia o Legión Urban, entre autres. Par le biais du Bureau des droits civils et politiques, la Generalitat a dénoncé ces faits auprès de la déléguée du gouvernement espagnol.

José Borrell, l’anti-indépendantiste ministre des Affaires étrangères espagnol, continue de s’illustrer par ses mensonges, en expliquant que de nombreuses images des violences policiè-res et de blessés (1066 selon des sources médicales) lors du référendum du 1er octobre 2017, diffusées, notamment par la BBC étaient des « fake news ». Borrell est caractéristique de la ligne dure du gouvernement socialiste de Sanchez, opposée à tout dialogue avec les Catalans et partisan de l’utilisation de tous les moyens contre l’indépendantisme.

Arrestation de 11 personnes par la police espagnole

Nouvel épisode de pression politique, d’intimidation et d’irrégularités du gouvernement espagnol contre l’indépendantisme. La semaine dernière, 11 personnes, dont 2 maires (de la CUP, Candi-datures d’unité populaire, la gauche anticapitaliste indépendantiste) des élus et des membres des CDR (Comités de défense de la République) ont été arrêtés par la police espagnole sans mandat de la justice, ni préavis ou motif, afin de les interroger pour de présumés désordres lors de la commémoration du référendum.

Le maire de Verges a même été menotté et blessé au poignet. Le ministre de l’Intérieur a couvert l’opération en disant qu’elle était « supervisé » par un juge, ce qui a été démenti par le tribunal de Girona.

La même semaine, un journaliste photo, quatre militants catalans et un neveu du président Torrent ont également été détenus. Les arrestations ont été qualifiées de « politiques » par la presse catalane et « d’inhabituelles et injustifiées » par le ministre de l’Intérieur catalan, qui a dénoncé un moyen de faire peur aux électeurs et aux militants avant le procès.

Par ailleurs, un élu de Badalona a été condamné à une amende de 4 380 euros et au coût du procès pour « désobéissance » pour avoir récupéré des affiches de l’ANC dans un véhicule de la police municipale le jour du référendum. On également appris que le gouvernement espagnol refuse d’enquêter sur la présence de policiers parmi les militants d’extrême droite qui ont harcelé Puigdemont à Waterloo.

Refus espagnol répété de dialoguer

Réunion de tous les dirigeants du PDCat à Waterloo avec Puigdemont le 14 janvier pour fixer la position de rejet du budget, tout comme ERC qui a la même position. Les deux partis attendent toujours un geste de Sanchez (en faveur des prisonniers et de l’autodétermination).

La réponse de Sanchez a été de refuser de rencontrer la plate-forme des eurodéputés pour le dialogue UE-Catalogne. En revanche Maria Dolores de Cospedal, ancienne ministre de Rajoy, dirigeante du PP et également membre de l’administration de José María Aznar, a été nommée par le ministère public au Tribunal Suprême juste avant l’ouverture du procès contre les indépendantistes catalans.

Alà Baylac Ferrer 26 janvier 2019. Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.

http://lepeuplebreton.bzh/

 

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22 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

euskadi (lundi matin)

kala borroka

Un vent de révolte au Pays Basque ?

« Souvent conquis, jamais soumis »

Que se passe-t-il depuis quelques mois au Pays Basque nord ?  Alors que depuis la moitié des années 2000, et encore plus depuis la fin de la lutte armée en 2011, les luttes basques semblaient être entrées dans un sommeil profond, nous assistons depuis cet été à un retour de luttes autonomes et radicales.

Mais revenons un peu en arrière.

Les luttes autonomes ont connus leur apogée au pays basque dans les années 80-90. En parallèle d’une lutte armée féroce de la part de l’ETA militaire, la jeunesse basque s’est organi-sée, créant des gaztetxe (squatt politiques, salles de fêtes), et se regroupant autour de la kale borroka (émeute urbaine). A Bayonne, différents groupes de jeunes ont dynamisé la vie politique du coin pendant une décennie. (…)

Mais depuis cet été environ, la lutte semble sortir de sa longue hibernation. Entre le nord et le sud, les occupants du quartier autogéré d’Errekaleor et les zadistes basques se sont regroupés autour d’un réseau, Aman Komunak. Ils ont porté des projets comme la construction de l’Ambazada à Notre dame des landes, et ont permis la création d’un véritable réseau entre tous les lieux autogérés du Pays Basque.

Pendant l’été, des tags ont fleuris partout au nord du pays basque, sur les mairies et les places, prônant une « guerre aux fausses paix », ce qui a eu le don de scandaliser l’intelligentsia de la gauche indépendantiste institutionnelle, qui essaye de faire du processus de paix un principe sacralisé.

A l’automne une dynamique s’est créée autour de l’accueil et de l’aide des migrants. Depuis les nouvelles politiques migratoires du gouvernement de Salvini en Italie, la nouvelle route emprun-tée par les migrants passe par la côte basque. Un élan de solidarité inattendu est arrivé des campagnes et des villes. Des camions entiers de don d’habits et d’argent sont arrivés, un local a été donné aux organisations d’aide aux migrants, et des centaines de gens ont passés des nuits à organiser des maraudes pour aider les migrants.

A partir de décembre des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les violences policières, après qu’un bayonnais a perdu sa main à Bordeaux pendant une manifestation des gilets jaunes à cause de l’explosion d’une GLI F4. Le 18 décembre, pour la venue de Jean-Yves le Drian à Biarritz, la manifestation organisée a connu une répression inédite pour la cité balnéaire. Une jeune de 18 ans a été visée à la tête par un flash-ball.

Nouvelles manifestations de dénonciation des violences policières. Cette fois ci, des bouteilles sont balancées sur la sous-préfecture, la centaine de manifestants était déterminée. Mais la police n’était pas présente. Paradoxalement, ces manifestations sauvages contre la police se sont déroulées en l’absence totale de dispositif policier.

Le jeudi 17 janvier, une nouvelle manifestation a eu lieu à Bayonne contre les violences policières. Cette fois-ci, la sous-préfecture et le commissariat ont été tagués, toujours sans aucune présence policière, mis à part trois motards qui suivaient le cortège à une centaine de mètres. La police ne réagit pas, laisse des projectiles être lancés sur le symbole de l’ordre républicain. Aucun média ne parle des débordements, malgré la présence massive de journalistes sur place à ce moment.

Les autorités ont-elle peur de jeter de l’huile sur le feu, dans une société basque qui en est aux balbutiements d’une révolte nouvelle et à la veille du G7 qui pourrait être l’occasion d’émeutes dans tout le pays basque ? Ne nous y trompons pas, malgré l’absence de répression physique pendant ces dernières manifestations, les renseignements ont d’ores et déjà réenclenché les mises sur écoute, traçage et infiltration des milieux militants.

La mobilisation et l’organisation contre le G7 a déjà commencé, et semble toucher des pans entiers de la population basque, jusque là inactifs. La plateforme anti-G7 créée en novembre, composée de 35 organisations, allant des plus zadistes aux hamonistes, a averti les autorités : tous les moyens de lutte seront acceptés.

La gauche institutionnelle indépendantiste ne tient plus aucune troupe, les basques se révoltent sans en demander la permission. A Biarritz, les bruits de couloir confirment que le maire regrette déjà d’avoir accepté l’organisation du sommet dans sa cité impériale. Des appels à s’organiser, à saboter le G7 et son monde commencent à se multiplier.

L’insurrection et la guerre aux pouvoirs dominants ont toujours eu une place forte dans la culture basque. Les fêtes, spectacles, chansons, livres, etc. en ont fait un sujet central. Malgré les tentatives de destruction de la révolte par les bureaucraties indépendantistes, la révolte revient au Pays Basque.

La jeunesse basque s’organise autour de nouveaux lieux autogérés, autour de luttes multiples, contre les projets de construction sur nos montagnes et dans nos campagnes, pour la libération des prisonniers politiques basques, pour la réappropriation de la culture et de la langue basque par le peuple.

Soyons le caillou dans la botte de l’hexagone !

22 janvier 2019

https://lundi.am/

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20 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

kaol kozh (fr3)

Kaol Kozh se bat

Pour le maintien de la biodiversité des cultures en Bretagne

Parce que de nombreuses espèces ou variétés de légumes sont menacées de disparition, depuis 2007, l’association Koal Kozh œuvre pour la préservation des semences potagères. En cause : la modernisation, la mécanisation, l’industrialisation de l’agriculture, un mouvement initié au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

« Pour augmenter les rendements les producteurs et semenciers ont créé des variétés de légumes homogènes qui se récoltent tous en même temps », explique Marc Fire, secrétaire et animateur de l’association Koal Koz. Ainsi, toutes ces nouvelles semences industrielles ont pris le pas sur les semences dites paysannes devenus moins rentable.

Ainsi, selon la FAO, 75 % des espèces comestibles cultivées auraient ainsi disparu en à peine un siècle. Sans les travaux de sélection participative menés par l’association, en lien avec des agriculteurs, des maraîchers, des jardiniers, des chercheurs, et même de simples consommateurs, des variétés bretonnes telles que le chou de Lorient, celui de Douarnenez, l’oignon d’Erdeven, les haricots coco de Pont L’Abbé ou de Belle Île aurait pu basculer dans l’oubli.

Pour Marc Fire, « C’est notre bien commun, il faut le protéger et le transmettre. De plus, vu le contexte de dérèglement que nous connaissons, ces semences paysannes ont une faculté d’adaptation au territoire et aux conditions climatiques plus importante que les semences industrielles. »

Le retour des semences paysannes. Un reportage de France 3 Iroise ( Bleuenn Le Borgne,Tara Lagoutte)

eric nedjar 18/01/2019

https://blog.francetvinfo.fr/

Kaol Kozh

Commentaire: Il y a bien sûr un jeu de mot: « Kaol Kozh » et « Kolkhoze »

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18 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mizrahim (ujfp)

langue arabe

Les mizrahim ont été spoliés de la langue arabe

Une pétition exceptionnelle a été déposée mardi 1er janvier 2018 devant la Cour suprême d’Israel, contre la loi sur l’État-nation 

Environ cinquante Juives et Juifs [israélien.nes] issu.es du monde arabo-musulman exigent le retrait de cette loi, non seulement parce qu’elle est « fondamentalement irrecevable, domma-geable, humiliante et raciste, anti-démocratique et négatrice du statut de la minorité arabo-palestinienne en tant que minorité nationale en Israël, ou parce qu’elle instaure une hiérarchie et une inégalité sociales ».

Mais aussi – et en cela réside la singularité de cette pétition – parce qu’il s’agit « d’une loi anti-juive, qui rejette l’histoire et la culture arabe, rabbinique et populaire contemporaine des Juifs issus des pays arabo-musulmans, qu’elle accroît l’infériorisation de la culture judéo-arabe dans l’espace public de l’État d’Israël et qu’elle défend au niveau constitutionnel la carte d’identité de l’État d’Israël comme État anti-arabe ».

Le texte de la pétition est suivi d’une série d’avis de personnalités universitaires de premier plan dans leurs domaines respectifs, et qui non seulement interrogent les fondements sur lesquels les législateurs ont voulu établir la loi, mais portent également un éclairage sur l’atteinte que constitue cette loi pour la collectivité mizrahie en Israël.

Ainsi, le linguiste et spécialiste de la langue hébraïque Elitzur Bar-Asher déclare que contraire-ment à ce que soutient le législateur, l’hébreu ne se trouve pas en situation de faiblesse et que la crainte d’une « perte d’identité » est absolument infondée. « L’hébreu n’est pas en danger, ni d’un point de vue linguistique, ni du point de vue de sa valorisation », déclare Bar Asher. « L’objectif de la loi n’est donc pas d’améliorer le statut de l’hébreu, mais d’affaiblir celui de sa compagne arabe » ainsi que, comme il s’ensuit, le statut des locuteurs de la langue arabe et avec lui celui des juifs orientaux.

Cette série d’avis a pour but de prouver que non seulement l’arabe a historiquement joué un rôle central dans l’élaboration de la culture juive orientale, mais aussi que les communautés orien-tales en Israël s’efforcent aujourd’hui encore manifestement d’entretenir leur lien spécifique avec la langue arabe, malgré la politique de relégation et d’effacement coutumière de l’État d’Israël à l’encontre de tout indicateur d’identité et de langue arabe dans l’espace public.

Le professeur Moshé Behar montre comment l’arabe faisait partie de manière significative et indissociable du monde des érudits juifs au Moyen-Orient pendant les périodes ottomane et mandataire ; ils considéraient même la connaissance de la langue arabe comme une obligation pour tous les juifs de la région.

Dans leurs avis, les universitaires Zvi Ben-Dor Benite, Almog Behar, Nabih Bashir, Yuval Ivri et Vered Madar soulignent que la langue arabe fut adoptée comme langue quotidienne, langue de commerce, langue de pensée et de création au point de constituer la troisième langue juive utilisée de manière continue, après l’hébreu et l’araméen ; la langue arabe est restée l’une des principales langues juives jusqu’au milieu du vingtième siècle, époque à laquelle elle comptait environ un million de locuteurs juifs, et elle est rapidement devenue l’une des principales langue de création rabbinique (dans le domaine des idées) au Moyen-Âge.

Shira Ohayon, chercheuse en études culturelles décrit, dans sa contribution, l’influence de la langue arabe et du lien ininterrompu entre cette langue et le renouveau de l’hébreu, de la poésie religieuse et profane ainsi que la manière dont l’histoire rabbinique et religieuse juive est liée de façon complexe et singulière à la langue arabe.

Le chercheur et réalisateur Eyal Sagui Bizawe souligne quant à lui la manière dont les juifs qui ont vécu dans des pays arabes ont participé activement et de manière significative au dévelop-pement culturel arabe, expliquant que la culture arabe représente leur héritage et celui des communautés dans lesquels ils se sont épanouis.

Spécialiste de sociologie linguistique et d’arabe, Yoni Mendel montre de son côté que l’arabe a persisté comme langue de création et comme principale langue du quotidien pour les juifs qui vivaient au Moyen-Orient ; selon lui, l’arabe fait partie du répertoire linguistique des juifs vivant en Israël, constituant une langue qui relie les juifs à la fois entre eux et avec les communautés musulmanes et chrétiennes arabes vivant dans le pays et dans la région.

Un autre aspect intéressant de la contribution de Mendel est celui qui porte sur la « sécurisation et l’ashkénazisation (juifs européens blog) » de la langue arabe dans le contexte israélien : le fait de dépouiller la langue de sa légitimité en tant que porteuse d’une charge identitaire et culturelle a conduit à en priver les juifs orientaux qui cherchaient à se dissocier des connotations négati-ves qui lui étaient attachées.

Parallèlement, l’arabe a acquis une légitimité dans le contexte sécuritaire qui lui était attaché – c’est-à-dire dans tout ce qui était lié à la « sécurité nationale », à savoir le travail de renseigne-ment, de hasbara [propagande], etc., bien souvent exécuté par des juifs d’origine ashkénaze. Dans le même contexte, la psychologue Iris Hefetz décrit la tension qui existe entre la langue arabe considérée comme langue de l’ennemi et le monde émotionnel de ceux qui sont originai-res du monde arabo-musulman en Israël. Malgré tout, comme le montrent les avis et les décla-rations individuelles jointes à la pétition, de nombreux mizrahim – y compris de deuxième ou de troisième génération – considèrent toujours l’arabe comme un espace culturel et identitaire pertinent pour eux, et avec lequel ils entretiennent une multitude de liens.

Le texte de la pétition insiste surtout sur l’article 4 de la loi sur l’État-nation et sur le tort fait au statut de la langue arabe en Israël du point de vue mizrahi. Mais il porte aussi sur un autre article de cette loi qui vise à encourager la colonisation juive.

Le texte affirme ainsi que chaque fois que l’État prend sur lui l’« ingénierie » démographique de l’espace, cette politique porte atteinte non seulement aux citoyens arabes, mais aussi aux mizrahim, essentiellement de deux manières : d’une part par leur « périphérisation », c’est-à-dire en les incitant à s’installer dans les marges géographiques, et d’autre part en leur fermant l’accès à un marché immobilier plus « désirable », par l’institution de commissions d’admission réputées pour leur exclusivisme.

Dans sa contribution, le professeur Erez Tzfadia insiste sur ce projet politique de dispersion de la population depuis les années cinquante jusqu’à la « mode » des colonies communautaires aux fins d’une domination spatio-démographique [dans les territoires palestiniens occupés NdT].

Parmi les signataires, on trouve des femmes et des hommes, religieux, laïcs ou traditionalistes, certains se disant sionistes et d’autres non. Ce qui leur est commun à toutes et tous, c’est la reconnaissance de la langue arabe et de l’arabité elle-même comme part intégrante de l’identité collective mizrahie en Israël, et l’indignation devant la tentative de porter atteinte à cette compo-sante de l’identité, au profit d’une version contemporaine de la politique du creuset, avec la volonté de s’en prendre au statut des citoyens palestiniens.

Il y a plus de soixante ans, devant l’arrivée [en Israël] des juifs en provenance de pays d’Orient, Abba Eban déclarait : « L’une des grandes inquiétudes que suscite l’examen de notre situation culturelle, est que la multiplication de ceux qui immigrent chez nous des pays d’Orient ne cause un nivellement culturel d’Israël avec les pays voisins.

Ne considérons pas ces immigrés orientaux comme un pont destiné à nous inscrire dans le monde arabophone ; il nous incombe de leur insuffler l’esprit occidental, sans leur permettre de nous entraîner vers une orientalité contre-nature. »

Pendant quelque soixante-dix ans, cette approche a façonné, dans une large mesure, le rapport entretenu par les institutions aux mizrahim. Fidèle à la conception de la « villa dans la jungle », l’establishment a exigé des Juifs orientaux qu’ils se débarrassent du noyau arabe constitutif de leur identité, en approfondissant de manière constante à la fois l’abîme qui les séparait de leur héritage historique, culturel et linguistique et leur éloignement par rapport à la population arabe non-juive.

http://www.ujfp.org/

Lire aussi:

Juifs Mizrahim (Wikipédia)

mozarabe

Et chez les chrétiens d’Espagne?

Les « mozarabes », des chrétiens arabisés

Bien que la culture mozarabe se définisse comme latine, elle n’en est pas moins profondément arabisée. La racine même du mot l’indique : l’arabe mustarib désigne: « un groupe (qawm) de populations non-arabes (ajam) qui firent leur entrée parmi les Arabes (daalü f l-arab), se mirent à parler leur langue et imitèrent leur apparence (hay’âtihim).

L’arabisation linguistique des mozarabes ne fait pas de doute. La pénétration de l’arabe se fit progressivement, mais l’étape fondatrice fut son adoption écrite pour la traduction de textes bibliques. Or on peut dater cette étape de la seconde moitié du 9è siècle, c’est-à-dire au moment même où fleurit la littérature arabo-chrétienne en Orient. Le premier ouvrage chrétien en arabes fut écrit un évêque de Séville qui favorisait l’apprentissage de l’arabe dans son école. Le premier témoignage conservé est une traduction des Psaumes, témoignant de l’acquisition d’un lexique théologique en langue arabe, influencé par les écrits chrétiens orientaux. La pénétration de l’arabe se fit grâce au Psautier, qui constituait la base de l’apprentissage de la lecture chez les chrétiens. Nous en connaissons l’auteur, un certain af Ibn Albar al-Qûtî. Sa traduction des Psaumes a été en usage parmi les auteurs juifs arabisés. L’auteur semble en effet avoir les yeux rivés sur l’Orient, comme d’ailleurs tous les lettrés de sa génération.

De plus, il s’agit d’un véritable plaidoyer pour l’usage de l’arabe dans l’Eglise d’al-Andalus. Le thème pentecôtiste de l’effusion des langues sert de justification au changement linguistique, car le christianisme s’adresse à la communauté des hommes tout entière : il est universel et ignore les frontières de la langue. Son relativisme linguistique militait pour l’adoption de la nouvelle langue d’empire.

http://cle.ens-lyon.fr/arabe/civilisation/maghreb/

Lire aussi:

Mozarabe (Wikipédia)

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