Archive | Questions bretonnes etc

17 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Bretonnes (AMD)

tricolore

Des Bretonnes engagées dans la Révolution

Le mercredi 26 novembre, à 18 h 45, à l’auditorium de la Maison internationale de Rennes (MIR), 7, quai Chateaubriand, « Des Bretonnes engagées dans la Révolution », rencontre avec Solenn Mabo, autour de son livre Citoyennes ou rebelles – Des Bretonnes dans la Révolution française (Éd. Presses universitaires de Rennes, 2025).

Dans le cadre du Festisol « Festival des Solidarités 2025 »

Loin des projecteurs de la capitale, loin des foyers révolutionnaires les plus actifs, massivement paysannes, les Bretonnes mobilisées dans la Révolution française laissent peu de traces dans les archives.

Citoyenne, rebelle, ni l’une ni l’autre ou les deux à la fois, elles interviennent pourtant sur tous les fronts. Qui sont les rebelles ?

Question d’échelle et de regard, aux yeux des révolutionnaires, ce sont les « fanatiques » vent debout contre les réformes religieuses et les « chouannes » en rupture de ban avec la République.

Parce qu’elles contestent le nouvel ordre, ce sont elles les plus visibles. Elles le sont d’autant plus qu’elles correspondent aux stéréotypes renvoyant les femmes du côté de l’aveuglement ou de l’obscurantisme, justifiant qu’elles soient tenues à l’écart des affaires politiques. Mais, dans une région comme la Bretagne, les insoumises peuvent être les citoyennes qui osent les mots et les gestes de la Révolution.

Révolutionnaires, le sont-elles alors comme les hommes de leurs milieux ? À l’image d’autres Françaises, cherchent-elles aussi à s’extraire de leur position subordonnée ? Que dire encore de toutes les autres, qui traversent les événements à pas discrets ou en dehors des sentiers politiques les plus balisés ? Chacune expérimente un temps de crise où s’invente la citoyenneté, tandis que les horizons de la fidélité et les rapports à l’autorité se recomposent, au sein de la famille, de la paroisse, de la vie politique et de la société.

Leurs mobilisations ouvrent ainsi une pluralité d’entrées dans le phénomène révolutionnaire, que les protagonistes déclinent à travers leurs options, leurs attitudes et leurs pratiques. Tout à la fois décloisonnée et arrimée au terrain breton, cette histoire explore, par le bas et par le genre, ce que signifie « faire la Révolution ou la Contre- Révolution » en dehors des arènes les plus visibles. À travers les expériences des Bretonnes se dessine un récit de la Révolution française tissé de marges et de possibles, qui bousculent à leur manière les lignes du politique.

https://www.amis.monde-diplomatique.fr/

Lire la suite

17 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Eric Marchand (France Musique)

Lire la suite

17 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Bretagne Histoire

Commentaire:

Une trop grande place est donnée aux FLB et ARB par rapport aux luttes populaires.

Personnalités citées dans le film:

Joseph Martray

Yann Fouere

Yann Choucq

Yann Goulet

Ronan Leprohon

Alexis Gourvennec

Michel Herjean

FLB

 

 

 

Lire la suite

15 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Cochons (Reporterre)

cochons

Cintré (Ille-et-Vilaine)

Ces éleveurs refusent que leurs cochons servent l’extrême droite

Alors que la race blanc de l’Ouest est instrumentalisée par l’extrême droite, ces éleveurs de cochons brisent le silence pour dénoncer cette récupération. Une parole très minoritaire dans un monde du porc largement dépolitisé.

De longues oreilles rosées leur tombent sur les yeux. L’air nonchalant, une vingtaine de porcelets se dandine dans un pré qui semble presque trop grand pour eux. Une image rare tant l’élevage en plein air devient marginal dans une Bretagne devenue la capitale nationale de la production de cochon.

Son modèle fait figure d’exception, sa prise de parole aussi. Debout au milieu de ses bêtes, l’éleveuse ne cache pas son inquiétude face à un phénomène qu’elle voit s’amplifier et un silence des acteurs de la profession. « On a un problème culturel global. Je refuse d’être assimilée à cela », se désole Camille Le Roux, éleveuse qui fait naître et engraisse une centaine de cochons par an, bien loin de la moyenne du secteur, qui avoisine plutôt les 5 000 bêtes à l’année et en bâtiments.

« Gastronationalisme » : la bataille du terroir

Ce que désigne l’agricultrice, c’est une dynamique qu’elle observe depuis plusieurs années. Du hashtag #jambonbeurre sur les réseaux sociaux à l’organisation de « fêtes du cochon » par un parti politique d’extrême droite à quelques kilomètres de son exploitation, peu à peu, la viande de porc devient l’emblème d’une identité française fantasmée, instrumentalisée par la droite identitaire.

Le phénomène n’est pas nouveau. Il s’inscrit dans un processus politique théorisé par les chercheurs italiens Anna Claudia Cecconi et Michele Antonio Fino : le gastronationalisme, ou la nourriture locale érigée en étendard identitaire. Il faut bien le dire, le porc coche toutes les cases pour construire un marqueur culturel, excluant certaines religions et ceux qui refusent de manger de la viande en raison d’idéaux politiques et écologiques.

« Il m’a répondu que je nourrissais les vrais Français »

S’il n’est pas familier avec le terme, Saïmone, employé dans une ferme à quelques kilomètres de celle de Camille Le Roux, en a observé la mise en pratique. « Récemment, j’ai revu un ami d’enfance après des années. Quand je lui ai dit que j’élevais des porcs, il m’a immédiatement répondu que c’était super et que je nourrissais les vrais Français, pas les arabes », témoigne-t-il.

Cette récupération politique, lui aussi la constate et sent qu’elle est amplifiée par les réseaux sociaux et certains médias de grande écoute. « Ce qui est flippant, c’est que la légitimation de cette parole raciste peut entraîner des passages à l’acte », ajoute-t-il. Saïmone ne s’en cache pas, il est peiné de voir l’animal qu’il aime servir une cause raciste et se sent parfois impuissant. « On vit sur notre ferme avec des œillères », admet-il.

Une filière muette

C’est justement pour ouvrir les yeux que lui a choisi de s’exprimer. Au milieu du champ de Camille Le Roux se tient Pierrick Rigal. Celui qui est son compagnon et associé trépigne. Ce paysan, porte-parole de la Confédération paysanne d’Ille-et-Vilaine, veut, plus que jamais, prendre le sujet à bras-le-corps. « Ils sont complètement en décalage avec nos traditions. Ce n’est pas parce qu’on produit la moitié des cochons en Bretagne que c’est plus traditionnel chez nous qu’ailleurs », assène-t-il tout en s’occupant des porcelets qui viennent, tour à tour, lui mordiller les bottes.

Dans son viseur, des soirées sur le thème du cochon, comme celle organisée en septembre par le Parti de la France, classé à l’extrême droite pétainiste. Son annulation par la mairie à la suite d’une prise de position publique de la députée de la circonscription a créé un tollé dans le monde médiatique conservateur et réactionnaire, accusant cette dernière de s’en prendre à l’animal, et donc à la France par association.

« On observe une bourgeoisie totalement hors-sol essayer de s’approprier notre savoir-faire et nos traditions. Dans les villages, des fêtes traditionnelles existent et ce sont des événements profondément inclusifs », dit le paysan.

Selon lui, c’est l’ensemble des acteurs de la profession qui doit se saisir de cette question. « Je pense franchement que la filière n’a pas envie d’être assimilée à l’extrême droite », avance Pierrick, sans grande certitude.

Contactés, ni le syndicat productiviste FNSEA, ni sa branche spécialisée, la Fédération nationale porcine, n’ont souhaité réagir. Seule la Coordination rurale, qui défend une vision identitaire des paysans, a réagi : « Nous refusons catégoriquement que l’alimentation, et en particulier la viande de porc, soit réduite à un symbole politique ou idéologique », répond simplement le syndicat.

Pour Pierrick, il est au contraire nécessaire de se mobiliser. « Cette récupération nous désole. Le plus dur, c’est d’avoir l’impression que l’extrême droite devient le seul défenseur du patrimoine français — ou d’un patrimoine fantasmé, du moins. »

« Je ne veux plus qu’on me dise que mes cochons sont ceux des fascistes d’Angers »

Cette récupération a même pris une forme très concrète. Camille et d’autres éleveurs en ont fait l’amère expérience lorsque leur race de cochon s’est retrouvée associée à l’extrême droite. Car l’agricultrice n’élève pas n’importe quels cochons. Ses bêtes, d’une couleur très rose et aux oreilles tombantes si spécifiques, font partie de l’une des six races locales reconnues de France métropolitaine. Issue d’un croisement entre une souche anglaise et des porcs normands, elle a failli disparaître avec la généralisation du modèle industriel uniformisé avant d’être sauvée par le travail de préservation de quelques paysans passionnés.

Cette race, c’est le porc blanc de l’Ouest, un nom que les réseaux militants de l’ouest de la France connaissent bien. Et pour cause, elle s’est régulièrement retrouvée sous les feux des projecteurs depuis que les frères Cochin, des Angevins très proches du groupuscule d’extrême droite l’Alvarium, dissous en 2021, se sont installés avec des cochons de cette race et en ont fait le nom de leur entreprise : Les Blancs de l’Ouest.

« Quand on les a vus arriver, on ne s’est douté de rien, car ils parlaient comme nous, partageaient nos valeurs de plein air et de bien-être animal », se souvient Camille, alors responsable dans le syndicat de race. Les motivations des deux frères à se lancer dans l’élevage de porcs et à choisir la race blanc de l’Ouest, les « dignes héritiers des cochons celtes », comme l’explique leur site internet, ne pourront être développées dans cet article, faute de réponse de leur part aux sollicitations de Reporterre.

Très vite, leur exploitation a gagné en visibilité et leurs accointances politiques se sont exposées au grand jour. Pour beaucoup, le nom « blanc de l’Ouest » est devenu un repoussoir. « Nous, on préserve cette race pour garder une diversité génétique, pas pour une prétendue pureté », précise Camille. Les associés ne gardent en mémoire qu’un seul incident à ce sujet : « Un jour, lors d’un concert, je portais un pull du syndicat de race. On m’a interpellée en me disant que c’était un truc de raciste, mais la situation a été désamorcée rapidement. »

Cassandre Barbeau, elle, ne peut pas en dire autant. Installée dans la région angevine, l’éleveuse a choisi cette race pour sa rusticité et pour son histoire. Ce basculement d’une race ancienne très confidentielle à un nom rattaché à une exploitation hautement politique l’a frappée de plein fouet.

« Je suis systématiquement obligée de m’expliquer », témoigne, fatiguée, cette agricultrice pour qui la vente directe sur les marchés représente une importante part de son chiffre d’affaires. Des accrochages, des invectives qui l’ont poussée à ne plus mettre en avant la race de ses animaux. « Je ne veux plus qu’on me dise que mes cochons sont ceux des fascistes d’Angers », s’insurge l’adhérente au syndicat de race.

Ce dernier, engagé dans une procédure judiciaire contre l’exploitation concernée pour « appropriation du nom de la race », dont les audiences sont prévues fin janvier 2026, a refusé de s’exprimer davantage.

Paul Berger  14 novembre 2025

Lire la suite

13 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Blocage (Le Tel, Reporterre)

cereales

Blocage du train de céréales en Centre-Bretagne : douze militants jugés le 15 décembre à Lorient

En mars 2022, un train de céréales livrant l’usine Sanders, à Saint-Gérand (56), était bloqué par des activistes. Douze d’entre eux comparaissent lundi 15 décembre devant le tribunal de Lorient.

Ils attendaient cette date d’audience avec impatience. Le collectif « Bretagne contre les fermes usines », épaulé par d’autres associations environnementales, sera mobilisé ce lundi 15 décembre 2025, à Lorient. Ce jour-là, à 9 h, au tribunal, douze militants seront jugés pour avoir bloqué un train de céréales à Saint-Gérand (56), le 19 mars 2022. Le train contenait du blé à destination de la consommation animale et devait livrer, au Gouessant, l’usine Saint-Jacques Aliment. Un mur de parpaings avait été érigé sur la voie, alors que le train était à l’arrêt, et une partie des céréales avait été déversée sur le sol.

« Désobéissance civile »

Lire la suite

12 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Autonomisme (GRS)

Colonisation

Autonomisme, indépendantisme, socialisme, internationalisme…

Petit frémissement sur la « question du statut » à la faveur du congrès des élu·e·s de Martinique. Risques de durcissement de la situation en Kanaky, voire en Guyane. Perspectives d’évolution du statut de la Corse. Débats (quoique poussifs et timorés) entre conseillers régionaux et départementaux de Guadeloupe… Ce contexte n’échappe pas aux observateurs·trices de la vie politique.

Dans ce cadre, on assiste à la tentation de raviver la rivalité entre autonomistes et indépendantistes. Pendant longtemps, chacun de ces deux camps voyait dans l’autre, les origines de ses propres problèmes.

Les modalités d’expression de ce conflit ont longtemps fait le jeu du pouvoir colonial. Or, en ce temps-là, le pouvoir disposait avec la droite, d’une représentation politique locale aussi agressive que pauvre en propositions. Aujourd’hui, ce personnel politique assimilationniste a fondu ou en tout cas perdu sa voix, (même si les bases objectives de son influence n’ont pas disparu).

Le retour de la vieille polémique (autonomistes contre indépendantistes), au moment où une offensive anticolonialiste bénéficierait de conditions plus favorables, serait pire qu’une simple perte de temps. Il est nécessaire et possible de l’éviter. Nécessaire, parce que les dangers qui pèsent sur le peuple martiniquais et sur ceux des dernières colonies, sont indiscutables. Possible, parce que des signes positifs existent.

En Martinique, des camarades (Combat Ouvrier) qui croyaient indispensable de se démarquer de l’indépendance, ne le font guère plus. Une organisation comme PÉYIA se déclare simplement « souverainiste », partisane de la-dépendance. Le MIM lui-même, toujours indépendantiste, s’est jadis illustré par une « déclaration de Basse-Terre », bien en-deçà de l’autonomisme historique. Le « mouvement social et politique » RESPÉ, lui, se déclare clairement ouvert aux autonomistes comme aux indépendantistes. De son côté, le Palima vient de contester la thèse présentant l’autonomie comme un « rempart contre l’indépendance ».

En Guyane, le clivage indépendantistes/autonomistes a cessé de bloquer le mouvement. La fluidité entre les députés des dernières colonies pourrait faciliter une action commune avec les mouvements populaires. Il y a moins de place pour l’ultra-sectarisme, et c’est heureux, vu la complexité de la tâche. Il serait en effet naïf de sous-estimer les spécificités de la question nationale dans les « vieilles colonies » de la France, de croire que nos piétinements seraient dus à la seule perversité de tel ou telle, ou à l’ignorance des masses.

Les analyses et débats évoqués ici, ne passionnent, il est vrai, qu’une petite partie de la population. Beaucoup de gens n’y voient qu’une agitation de politiciens. Cela ne doit pourtant pas conduire à tenir le mouvement ouvrier à l’écart du débat. Au contraire, le mouvement ouvrier et populaire doit développer sa propre compréhension pour défendre aussi bien ses besoins immédiats que ses intérêts historiques.

Le mouvement national martiniquais ne gagnera pas sans les masses. Celles-ci s’impliqueront, lorsque leurs aspirations formeront le cœur d’un programme élaboré avec elles, par elles, à partir de leur vécu. Méfions-nous du vèglaj obscurantiste opposant les questions du salaire, de la vie chère, de l’emploi, de l’eau, des transports, de la corruption, à celle des institutions, c’est-à-dire, à terme, du pouvoir tout simplement.

Laisser le débat politique aux politicien·nes serait une erreur pour la classe ouvrière, un abandon des intérêts du plus grand nombre. C’est au nom de ces intérêts, sous leur éclairage, qu’il faut analyser les débats institutionnels.

Nous serons toujours des autonomistes critiques, des indépendantistes critiques, des communistes critiques. Cela signifie qu’à notre avis, ni l’autonomie, ni l’indépendance, ni même le communisme dans un seul pays, ne nous sauveront de la misère, des frustrations, du manque et des difficultés. Dire le contraire, c’est mentir au peuple. Tous les pas en avant possibles vers la décolonisation, doivent être faits, résolument.

Mais aucun de ces pas ne doit nous détourner de la défense des intérêts de ceux et celles d’en-bas, de l’exigence écologiste de la population, de la cause légitime des femmes, de l’antiracisme le plus ferme, de la démocratie comme méthode de tous les instants et du combat international pour l’émancipation.

La radicalité n’est pas dans la proclamation répétée du but final. Elle est dans l’aptitude à faire que chaque pas en avant soit en conformité avec celui-ci, et nous y conduise en prenant en compte le rapport de force.

L’émancipation humaine passe par l’éradication, à l’échelle de la planète, du colonialisme et du capitalisme et par le dépassement conscient de « tout ce qui est ».

Cela signifie un travail collectif important à deux niveaux. Le premier concerne la définition, avec les masses les plus larges possibles, des revendications, des tâches, des stratégies, des propositions pour faire face aux questions urgentes du moment. Le second concerne le travail sur le modèle de socialisme émancipateur qu’il faudra réinventer, en partant des leçons positives et négatives du passé et du présent.

Osons chasser les peurs et les routines paralysantes, et marchons ensemble, sans transiger. Penser la durée et agir sur le champ !

Publié le 10 novembre 2025 dans Révolution socialiste n°420.

12 novembre 2025 Groupe Révolution Socialiste

https://inprecor.fr/

Lire la suite

12 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Bretagne (Le Canard Enchaîné)

fachos milice

La Bretagne submergée par une marée d’ultradroite

La montée du Rassemblement national dans une région traditionnellement modérée a désinhibé les groupuscules identitaires du Grand Ouest, qui unissent leurs voix et leurs poings contre « l’Etat persécuteur ». Dans l’ensemble de la péninsule bretonne, barbouillages fachos, actions violentes et tentatives d’intimidation deviennent monnaie courante.

De l’Armor au dédale de l’Argoat flotte un sinistre pavillon noir. Des tags racistes et islamophobes « No Arabe » (sic), ornés de croix latines, parfois accompagnés de « Vive Le Pen », ont brusquement fleuri sur les murs de Planguenoual, de Morieux, de Hillion et de Saint-­Alban (Côtes-d’Armor). Ces paisibles communes littorales, situées entre Lamballe et Saint-Brieuc, étaient plus connues, jusqu’à présent, pour leurs élevages de cochons que pour leurs barbouillages fachos, mais elles sont désormais sujettes à des accès de fièvre haineuse. « Ici, les groupuscules d’ultra­­droite pullulent, soupire un procureur. Dans le genre, la Bretagne est la région la plus richement dotée de France. Et largement… » (Il faut l’acheter!)

Olivier Picard 11 novembre 2025

https://www.lecanardenchaine.fr/

Lire la suite

07 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

UDB (OF, Bretons)

nonon laic

« Les Français ont envie de fédéralisme » : ce parti autonomiste breton veut être plus qu’« une variable d’ajustement »

Le congrès de l’Union démocratique bretonne (UDB) va se tenir à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix (Finistère) les 8 et 9 novembre 2025. Au regard de l’instabilité politique et des échéances électorales à venir, l’UDB compte bien peser dans les débats.

L’Union démocratique bretonne (UDB) organise son 37e congrès à Saint-Martin-des-Champs, dans la salle du Roudour samedi 8 et dimanche 9 novembre 2025.

Au fait, qu’est-ce que l’UDB ?

Fondé en 1964, ce parti politique breton de gauche, qui défend l’idée d’une Bretagne à 5 départements, se définit comme un parti « progressiste, écologiste et autonomiste ». Il est membre de la Fédération des partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires, à l’échelle nationale, et, au sein du parlement européen, adhère au parti de l’Alliance libre européenne (ALE).

L’UDB compte quatre conseillers régionaux, 55 conseillers municipaux, un vice-président de Conseil départemental, et quatre maires : Sébastien Marie, à Plounéour-Ménez (Finistère) ; Fabrice Dalino, à Montfort-sur-Meu…

Zoé BOIRON. 07/11/2025 

https://www.ouest-france.fr/

wikipedia

L’Union démocratique bretonne est née dans le contexte de la guerre d’Algérie.

La naissance de l’Union démocratique bretonne (UDB) est étroitement liée au contexte de la guerre d’Algérie. C’est à la suite de désaccords sur la question coloniale que le parti régionaliste breton a vu le jour en 1964. Le magazine Bretons vous raconte son histoire.

Rennes, janvier 1964. Il fait un froid de canard dans cette chambre d’étudiant qui n’est pas chauffée, mais c’est ici qu’il y avait le plus de place. Dans leurs pulls en laine, une quinzaine de jeunes gens pas encore barbus se serrent les uns contre les autres. Ils ont une vingtaine d’années et sont là pour créer un nouveau parti, régionaliste et de gauche : l’Union démocratique bretonne, ou UDB. L’édito du deuxième numéro de leur journal, Le Peuple breton, débutera par ces mots : “Jeunes, nous sommes d’une génération bretonne. […] Jeunes, nous sommes d’une génération algérienne.”

Pour comprendre pourquoi l’Algérie fait irruption dans cette chambre rennaise en cet hiver rigoureux, il faut revenir quelques années en arrière, quand l’opinion et le monde politique se déchiraient sur la question algérienne. “Il y avait beaucoup d’hésitation, même au sein de la gauche. La question traversait tous les courants…

 Loeiza ALLE 27/11/2024 

Lire la suite

06 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Le Joint Français (NPA)

 

Le Joint Français (NPA) dans Histoire

1972, une usine en grève, de Gwénaëlle Régereau

Le très récent cinquantième anniversaire de la lutte exemplaire des travailleurEs du Joint Français, à Saint-Brieuc, avait été l’occasion de célébrer et d’évoquer les tenants et aboutissants de cette lutte emblématique. Ces travaux étaient alors le fait de spécialistes, d’universitaires et même d’ancienNEs militantEs ayant connu la grève ou y ayant participé.

Ici, l’autrice assume de ne pas en avoir entendu parler, alors qu’elle est d’ici (de Saint-Brieuc) ! Elle représente donc, en quelque sorte, la masse des gens qui, aujourd’hui, ne savent pas ce qui s’est passé en 1972 aux portes de l’usine, rebaptisée depuis « Hutchinson ». Cela la met en position de candide, dénuée de parti pris, n’hésitant pas à poser les questions élémentaires pour être capable de raconter cette histoire à celles et ceux qui, comme elle, ne la connaissent tout simplement pas.

De ce point de vue, l’ouvrage est une réussite.

Via une conversation de Gwénaëlle avec son père, ex-cadre important de la CFDT Bretagne, le livre prend la forme d’une narration indirecte, qui permet de balayer l’ensemble de cette aventure. Le récit restitue fidèlement le contexte de l’implantation de l’usine à Saint-Brieuc, en 1962, attirée par de multiples avantages consentis par les pouvoirs publics (nous dirions des cadeaux au patronat !).

Il montre également la naissance d’une nouvelle classe ouvrière féminine non qualifiée, sans traditions, mais non sans combativité. La grève y est située dans une période très agitée, toute proche de 1968 et de ses effets politiques. Enfin, ne sont retenus, sans altérer le récit, que les éléments les plus importants de l’histoire de la lutte et du soutien populaire qui en a permis la victoire.

Il en ressort un récit assez juste de cet épisode de la lutte des classes, très fidèle à l’histoire que nous avons vécue. Certes, l’ensemble est un peu lisse et ne prend pas vraiment en compte toutes les données politiques les plus fortes du moment — place de l’extrême gauche, rupture avec la mainmise du PCF sur la classe ouvrière organisée, irruption de la jeunesse scolarisée en soutien à la grève, aux côtés d’une CFDT encore très radicale — même si la place du conflit dans l’essor d’une gauche régionaliste écolo qui « fera » Plogoff est bien mise en perspective.

Petite gourmandise pour nos camarades, le cahier d’archives photos à la fin de l’ouvrage comprend plusieurs clichés qui restituent à la LC (Ligue communiste) la place que ne lui donne pas le texte de l’ouvrage.

Vincent Gibelin (06/11/2025)

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

02 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Mort d’Erik Marchand (PCF Morlaix)

 

Mort d’Erik Marchand : « Un monument de la musique en Bretagne »

 « Un monument de la musique en Bretagne »

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès d’Erik Marchand survenu le 30 octobre en Roumanie, son deuxième pays, où il avait de très nombreux amis, et où il était avec sa compagne Marie pour un séjour afin de les revoir.

Né en octobre 1955, Erik Marchand est décédé à 70 ans.

C’était une immense figure de la musique, de la culture bretonne, et bien au-delà, un passeur généreux, un défricheur, un chanteur et musicien hors pair, immensément respecté dans le milieu de la culture bretonne et de la musique en général.

Le sénateur communiste des Côtes d’Armor Gérard Lahellec, qui le connaît bien, exprime admirablement bien cette dimension d’Erik Marchand:

 » Citoyen du monde, artiste à la carrière immense, sa création artistique va bien au-delà de la Bretagne. De Poullaouen dans le Finistère qui était devenu son port d’attache, il s’ouvrait au monde entier en puisant son inspiration dans cette culture populaire partagée aussi avec notre ami commun Marcel le Guillou de Crech Morvan à Lanrivain.
Erik était un érudit. Il avait puisé dans la culture populaire un trésor inestimable de connaissances d’expressions, de rythmes et de sons. Il savait que l’écoute et les ajustements sont nécessaires pour que l’œuvre prenne forme.
Chanteur au timbre de voix unique, que ce soit en kan ha diskan ou en gallo, la liste de ses compères était longue. Je pense en particulier en ce jour à Yann-Fanch Kemener qui repose ici, près de chez nous, à Sainte Tréphine. En 1981, Erik participe à la création du fameux groupe Gwerz ; la Gwerz en Breton signifiant « chant breton racontant une histoire », de l’anecdote jusqu’à l’épopée historique ou mythologique…
Erik était également sonneur de treujenn goal ( clarinette) dans le Quintet de clarinette.
Citoyen du monde, il a œuvré pour le collectage, la transmission musicale, multipliant les expériences pour une musique populaire à la fois enracinée et favorable aux mélanges (musique roumaine du Taraf de Caransebeș, blues-rock électrique…).
Collecteur et transmetteur, Erik avait créé, en 2003, un programme de formation afin de transmettre l’entendement modal dans la musique bretonne dont il était un spécialiste unanimement reconnu. Je n’oublie pas de rappeler aussi qu’avec Erik, nous étanchions notre soif de liberté et de solidarités humaines aux mêmes sources d’un engagement commun, librement consenti… »

Erik Marchand a grandi dans une famille modeste à Paris et s’est passionné dès le début des années 70 pour les musiques populaires du monde, et tout particulièrement la musique traditionnelle de Bretagne, d’où était originaire son père. Il découvre adolescent un enregistrement de fest-noz que son père possède (En passant par la Bretagne, du kan ha diskan par Eugène Grenel et Albert Bolloré).

Erik Marchand s’est vite passionné pour le chant traditionnel breton. Il rencontre notamment Manuel Kerjean, à tout juste 18 ans, et apprend le kan ha diskan (chant et contrechant).

Arrivant en stop dans le Centre-Bretagne, il commence par enregistrer les chanteurs de sa famille, autour de Quelneuc. Collecteur de paroles de chants bretons, tout en étant couvreur et apprenti laitier, il travaille dans ce cadre à partir de 1976 pour Dastum. Fasciné par les gwerzioù qu’il entend, il décide de les interpréter à son tour.

En 1975, au lendemain du bac, il s’installe définitivement en Bretagne pour devenir l’un des premiers chanteurs traditionnels professionnels. Il rencontre Yann-Fañch Kemener dans le milieu des années soixante-dix. Avec lui, il va écumer les festoù-noz et les représentations.

Il participe à la création du groupe  Gwerz en 1981. En apportant au chant traditionnel des arrangements inspirés par les formules musicales locales, le groupe élargit l’horizon de la musique bretonne. En quelques années, la formation de ses six musiciens devient quasiment mythique et marque le début du « traditionnel contemporain ».

Victime des activités multiples de ses membres, le groupe fait une pause après l’album de 1988 et ne joue que ponctuellement depuis l’album live de 1992. En 1988, il rencontre Titi Robin. Leur travail est publié sur l’album An Henchoù Treuz dans lequel il pose son chant sur l’oud oriental et autres instruments à cordes de Thierry Robin. Ils se produisent également en trio avec le percussionniste du Rajastan Hameed Khan au tabla indien, association qui donne naissance à l’album An Tri Breur. 

Passionné de voyage, lui qui adolescent n’avait pas les moyens de se payer l’avion pour découvrir la musique malienne comme il en rêvait, Erik Marchand parcourt l’Amérique du Nord avant de se lancer à la découverte des traditions musicales des Balkans. À travers la musique, il trouve toujours un moyen de communiquer lorsqu’il s’agit de sauter les barrières culturelles, se jouer des frontières et des divisions.

Plusieurs fois par an, il sillonne l’Europe du Sud-Est, de l’ouest de la Roumanie à l’Albanie ou à la Serbie. Il étudie la musique traditionnelle de la Roumanie et de ses tarafs (orchestres), en passant des mois dans le Banat. Lors des Rencontres internationales de clarinettes populaires à Glomel, dont il est l’initiateur, il approfondit ses échanges et invite plusieurs fois le taraf de Caransebes, avec qui il fait le disque Sag An Tan Ell (Vers l’autre flamme, du titre de l’écrivain roumain Panait Istrati) mêlant sons bretons et sons roumains, aux influences serbes. Avec eux, il tourne un peu partout dans l’Europe de l’Est et du Sud.

Il évolue aussi à partir de 2002 en compagnie du guitariste rock alsacien Rodolphe Burger (Before Bach), du guitariste jazz Jacques Pellen, du clarinettiste turc Hasan Yarim-Dünia.

Erik Marchand était un citoyen du monde prêt à tous les métissages et enrichissements réciproques des répertoires de la musique populaire ou plus savante.

En 2003, Erik Marchand fonde la Kreiz Breizh Akademi, programme de formation visant à transmettre les règles de la musique modale mais aussi « laboratoire de création ».

Erik Marchand était également un homme engagé, un communiste convaincu, qui avait adhéré au PCF et qui fut même membre du Conseil départemental du PCF Finistère à la fin des années 2000.

Il militait et cotisait à la section du PCF Carhaix-Huelgoat, et avait participé à plusieurs fêtes du Parti Communiste avec ses amis musiciens, comme en 2023 et en 2024 à Carhaix et Morlaix.

Morlaix l’avait aussi accueilli au SEW à l’occasion d’une tournée nationale et internationale en janvier dernier pour la présentation de Gluck Auf, avec Rodolphe Burger et Mehdi Hadab.

Nous le croisions régulièrement au marché de Morlaix, ou dans les réunions et banquets communistes de Carhaix.

Nous avions beaucoup d’admiration pour lui et c’était une fierté de compter une des plus belles voix et un des plus grands artistes de Bretagne, grand collecteur et passeur de la culture musicale populaire de Bretagne, comme de la musique du monde, parmi les adhérents du PCF dans le Finistère.

Le monde de la musique perd un artiste sans frontières, et soucieux de puiser à la source authenticité des cultures populaires, un défricheur, un découvreur.

Comme l’a écrit mon camarade Taran Marec, membre de l’exécutif du PCF Finistère et responsable de la JC:

 » Figure majeure de la musique bretonne, Erik Marchand aura marqué son époque par son immense talent, son esprit d’ouverture et son travail inlassable de transmission.
Les communistes finistériens perdent aussi un camarade fidèle, ancien membre du conseil départemental du PCF Finistère, engagé, généreux et toujours prêt à faire résonner le chant et la convivialité dans nos fêtes, à Morlaix comme à Carhaix. »

Nous nous associons par la pensée à tous ses proches.

Nous témoignons de toute notre amitié à Marie Oster, sa compagne présente à ses côtés jusqu’au bout, et notre camarade de la section PCF de Morlaix, et adressons nos pensées à tous ses amis, musiciens et autres, ses camarades qui l’ont fréquenté et apprécié, et leur présentons nos plus sincères condoléances.

Son œuvre et son humanité continueront de nous inspirer.
Nos pensées vont aussi à toutes celles et ceux qu’il a touché·es par sa musique.
Kenavo dit kamalad!

Ismaël Dupont, pour la fédération PCF du Finistère

https://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin