Archive | Questions bretonnes etc

01 mai 2019 ~ 0 Commentaire

émile masson (trésor du breton)

emile m

1913 BRUG (Bruyères)

Quand le socialisme libertaire s’exprimait en breton

Quelques mois avant la Grande guerre, le débat politique français se focalise sur la militari-sation. Les défenseurs d’un nationalisme guerrier se heurtent aux convictions pacifistes du leader socialiste Jean Jaurès.

Celui-ci trouve un allié inattendu dans les campagnes bretonnes. Un professeur de Pontivy, Èmile Masson, crée en janvier 1913 la revue bilingue Brug qui milite contre l’allongement du service militaire :

Labourerien, lavarit ganeomp ne fell ket deoc’h al lezenn 3 bloaz, rak na fell da zen ebet ar brezel, ne fell ket deomp en em gannañ evit netra

(Travailleurs, dites avec nous que vous refusez la loi des trois ans, car personne ne veut la guerre, on ne veut pas se battre pour rien).

Brug, journal libertaire, prend pourtant le contrepied des socialistes bretons sur la question de la langue 

Ar re ruz o deus en em gemeret fall : disprizet o deus yezh o bro ha n’int ket komprenet gant ar bobl. Degasomp hor bro d’ar gwir republik a vo sikourapl d’an holl dud ha pas hebken d’un nebeut aotrouned hag a ra o aferioù a-raok re ar vro.

(Les rouges s’y sont mal pris : ils ont méprisé la langue de leur pays, ils ne sont pas compris par le peuple. Retrouvons la vraie République, celle qui doit aider tout le monde et pas seulement quelques messieurs qui font passer leurs affaires avant celles du pays).

Défenseur des paysans, Brug les incitent à se défendre en créant des syndicats :

Ar vistri a ziskennfe priz o douar a-walc’h ma vefe sindikadoù peizanted kourajus. Dle eo dezhe kemer ar vro-mañ evel o hini, bevañ, en em blijañ enni, labourat, kañviñ, festiñ… prest da gombat evit o buhez o boued hag o liberte

(Les propriétaires baisseraient leurs prix s’il y avait des syndicats de paysans courageux. Il faudrait qu’ils prennent leur pays en main, pour y vivre, travailler, peiner, faire la fête… prêts à combattre pour leur vie, leur subsistance et leur liberté).

Parmi la vingtaine de collaborateurs, Anatole le Braz sut trouver les mots pour fédérer nos Bretons Libertaires :

Sav alese, deus war hon lerc’h, A dreuz an noz, a dreuz an erc’h, da gad an amzerioù da-zont, Du-hont, du-hont

( Lève-toi et suis-nous, A travers la nuit à travers la neige, pour trouver d’autres avenirs, là-bas, là-bas !).

Un dra bennak a zo da cheñch er bed

(Quelque chose est à changer dans ce monde)

rêvaient les compagnons d’Èmile Masson qui virent l’utopie de Brug se fracasser sur les affres de la guerre 14-18.

07/04/2019

http://www.tresor-breton.bzh/

Lire aussi:

« Brug » : une revue libertaire de langue bretonne au début du 20e siècle (Langue Bretonne)

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01 mai 2019 ~ 0 Commentaire

législatives espagnoles (npa viento-sur bastamag)

cong1

La délégation catalane à Madrid en 2016 et 2019

Législative espagnole.

« La Catalogne a voté autodétermination » !

Il est de bon ton, comment faire autrement, de relever les très bons résultats obtenus à cette élection centrale par les indépendantistes catalans mais en escamotant ce qui constitue l’épine dans le pied du régime : non tant la question, importante s’il en est, de l’indépendantisme que celle, tout aussi déterminante, de l’autodétermination.
Précision : pour ceux et celles qui s’échinent, allez savoir pourquoi, à inclure ECP (Les Comuns de la maire Ada Colau blog) dans le groupe des anti-indépendantistes, il faut rappeler que leur tête de liste, Jaume Assens, est parmi les plus proches, parmi les Communs, des indépendantistes.Ce qui a d’ailleurs provoqué des remous dans Podem au moment de la confection de la liste. Et cela même si ce rassemblement ne prend pas partie pour l’indépendance, en droite ligne avec la position dite « niniste », « ni DUI (Déclaration Unilatérale d’Indépendance) ni 155 (dissolution des institutions représentatives de l’Autonomie catalane) », « ni Puigdemont, ni Rajoy », position que ses composantes, tant les Communs que Podem, ont défendue pendant la séquence référendaire de septembre-octobre 2017.Au demeurant la principale dirigeante des Communs, Ada Colau, maire de Barcelone, a voté à ce référendum et pas précisément pour l’indépendance.
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Le 28 avril, le programme de ECP sans ambiguïté (lire ici) 
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Il se prononce pour le « droit de décider », pour un référendum  avec « des garanties » et négocié avec l’Etat espagnol. La majorité de ce courant semble défavorable à l’indépendance (son secteur ouvertement indépendantiste en est récemment sorti pour se rapprocher de l’ERC) mais maintient que l’important est que chacun-e obtienne le droit démocratique de s’exprimer pour, contre ou sans avis sur l’indépendance comme pour toute autre proposition incluse dans une telle consultation (option fédérale, confédérale).Pour lui, l’Espagne doit s’affirmer clairement comme un Etat plurinational mais maintenu uni en une sorte d’Etat fédéral… qui ne dirait pas son nom (lire ici). Toujours est-il qu’au vu de ces données, il n’est pas possible de comptabiliser les voix obtenues par ECP parmi celles des anti-indépendantistes comme, d’ailleurs, parmi celles des indépendantistes.A la réserve près que ECP ne se retrouve jamais sur aucune position des anti-indépendantistes alors qu’il partage avec les indépendantistes la revendication du droit d’autodétermination par référendum !

A ce propos, il est une lecture de ces résultats en Catalogne qui donne 54,27% des exprimés aux partis favorables à l’autodétermination, alias « le droit de décider », autrement dit les partis indépendantistes et ECP.

Il n’est assurément pas question, comme le titre, délibérément provocateur, de ce billet pourrait le laisser entendre malgré les guillemets, de considérer que les voix qui se sont portées sur ces partis ont exprimé une adhésion consciente et pleine à leur revendication d’autodétermination.

Celle-ci n’est qu’un élément, certes important, du programme soumis aux électeurs mais retenons qu’au moins la motivation à voter pour ces partis (en particulier pour faire barrage à l’extrême droite mais aussi au sentiment hystérique anti-Catalogne qui s’est propagé dans tout le pays) n’a pas été entravée par leur point de vue autodéterministe.

D’autant que la forte polarisation créée par la droite, l’extrême droite mais aussi le PSOE et le gouvernement central sur la dénonciation de l’indépendantisme catalan, diabolisé comme horrible « séparatisme », était une incitation forte à faire du droit d’autodétermination, amalgamé avec l’idée d’indépendantisme, un repoussoir.

Constatons qu’il n’en a rien été en Catalogne.

Ce qui me semble participer probablement d’un fort réflexe démocratique au constat évident, comme l’Ecosse l’a montré assez récemment, que l’autodétermination n’est pas un truc d’indé-pendantistes sournois pour piéger le béotien démocrate pour peu qu’une négociation, à laquelle les espagnolistes se refusent, entre l’Etat central et la « région » en pose le cadre adéquat.

Un récent sondage précisément centré sur l’autodétermination, hors de toute autre question, permet d’aller dans ce sens puisque  » 78,7% des sondé-es s’y affirment favorables à un référendum d’autodétermination avec la particularité que 59,9% des électeurs du PSC s’en disent partisans alors que ce parti y est opposé.

Plus surprenant et inquiétant pour les partis les plus unionistes, le PP et Ciudadanos : 44,5% des électeurs du premier et 40% de ceux du second souhaitent ce référendum que les indépen-dantistes ont dû imposer le 1er octobre 2017 et qui vaut à leurs dirigeants, emprisonnés depuis un an et plus, d’être traînés aujourd’hui devant le tribunal ! » (lire ici).

Voilà de quoi méditer sur ce que d’aucuns voient comme un extraordinaire succès électoral de Pedro Sánchez, alors qu’il ne parvient pas à obtenir à lui seul la majorité absolue, que l’appoint de Podemos ne suffirait pas à l’atteindre et qu’il faudrait, pour cela, obtenir des voix des député-es catalanistes.

A moins que, comme y poussent, sans aucune retenue, les principaux médias du pays et les organisations patronales, tiens donc, le PSOE, comme il en a manifesté l’idée à plusieurs reprises, passe un accord de gouvernement avec Ciudadanos, ce parti qui a fait des indépendantistes, à l’unisson du PP et de l’extrême droite, les boucs émissaires de tous les malheurs qui accablent le bon peuple espagnol !

Un tel accord, en apparence est, du moins momentanément, écarté, pourrait bien faire l’effet d’une bombe en Catalogne et s’assimiler à une politique du pire dont on peut prédire que l’issue, quelle qu’elle soit, aurait un coût politique des plus élevés. Le bon Sánchez n’est pas près de sortir du labyrinthe catalan. Sa victoire électorale du 28 avril le signifie pour qui veut bien en décoder certains signes.

30 avr. 2019 Antoine (Montpellier) Membre du NPA

https://blogs.mediapart.fr/

cong 2

Une première lecture brute des résultats en Catalogne donne ceci en voix et en pourcentages

Signification des sigles : ERC : Esquerra Republicana de Catalunya (social-démocratie); JxC : Junts per Catalunya (centre droit); FR : Front Republicá (extrême gauche mais avec seulement une partie de la CUP);

PSC : Partit dels Socialistes de Catalunya ; CS : Ciudadanos (centre droit, ulltralibéral, proche de l’extrême droite sur la Catalogne); PP : Partido Popular (droite conservatrice polarisée par l’extrême droite); Vox (extrême droite néofranquiste);

ECP : En Comú Podem (les Communs, issus des Indigné-es et de divers associatifs catalans, alliés à Podem, le Podemos catalan).

Pour les indépendantistes

ERC : 1 020 358 (24,59%)

JxCat : 500 012 (12,05%)

FR : 113 695 (2,74 %)

Pour les anti-indépendantistes

PSC : 963 095 (23,21%)

Cs : 479 265 (11,55%)

PP : 201 250 (4,85%)

Vox : 149 381 (3,60%)

Pour les non-indépendantistes

ECP : 617 858 (14,89%)

Lire aussi:

Spanish State: PSOE gains from useful vote against the reactionary right (Viento Sur)

En Espagne, les « deux gauches » font mieux que les « trois droites » aux législatives (Bastamag)

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29 avril 2019 ~ 0 Commentaire

élections euskadi (gara)

euska

Ce graphique inclut la Navarre où les nationalistes n’ont pas de représentation (Ni PNV, ni EH-Bildu).

Ici ce n’est pas le PS qui gagne!

Doite et extrême droite sont rejetées

Podemos qui était le premier parti en 2016 se retrouve troisième!

Couleur verte: le PNV parti de droite nationaliste non indépendantiste 6 (5)

Rouge: Le PSOE 6 (4)

Mauve: Podemos 5 (8)

Vert clair: EH-Bildu 4 (2)

https://www.naiz.eus/

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28 avril 2019 ~ 0 Commentaire

espagne législatives (la vanguardia)

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Provisoirement:

Le PS gagne + 30 pris à Unidos-Podemos. Le PP perd  70 sièges. Podemos qui avait 71 sièges n’en garde que 40. Les macronistes de Ciudadanos gagnent 10 sièges sur le PP et Vox (fascistes) une quarantaine.

Les catalans de gauche gagnent sur Puigdemont discrédité. Le PNV basque (droite) gagne un siège et Bildu (radicaux) stagne.

https://www.lavanguardia.com/

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28 avril 2019 ~ 0 Commentaire

stage de breton (ar falz)

ar falz

Logo 1935

41e stage de breton Ar Falz-Skol Vreizh à Carhaix

Pour apprendre ou réapprendre le breton : 41e stage de breton Ar Falz / Skol Vreizh (du 19 au 23 août 2019) à Carhaix (29) – 260€ la semaine (hébergement & repas compris)

Pour notre 41e édition, nous aurons le plaisir de retrouver Carhaix du lundi 19 au vendredi 23 août 2019 au Centre d’hébergement de Kerampuilh (Lycée Diwan)

Notre stage, le plus vieux de Bretagne (le 1er : Audierne – août 1946) s’adresse à tous, du tout débutant au bretonnant confirmé. Six niveaux sont proposés.

Le stage Ar Falz consiste en des cours, des ateliers de langue et de chant, des balades de découverte de la région, des veillées.

Ces multiples activités sont assurées par des intervenants qualifiés & bénévoles (Frank Bodenes, Yvonne Coz, Francis Favereau, Yann-Ber Kemener, Per Lavanant, Eliane Talabardon, Armand Tosse…)

https://www.skolvreizh.com/

komzit

Parlez breton (avec vos enfants)

Ar Falz

Ar Falz (« la faucille ») est une organisation bretonne progressiste et laïque, créée pour développer et favoriser l’enseignement du breton. C’est également le nom de la revue publiée par cette association.

Origines et revendications

L’association est créée en janvier 1933 par Yann Sohier (père de Mona Ozouf blog), séduit par l’exemple de l’URSS qui reconnaît à ses peuples le droit de pratiquer leur langue. La revue du même nom est le « bulletin mensuel des instituteurs laïques partisans de l’enseignement du breton ». La gérante en est Fant Rozec (Meavenn). Ar Falz est soutenu par Marcel Cachin. Yann Kerlann est l’un des principaux collaborateurs de la revue dès ses débuts, en particulier pour les articles d’histoire et de mathématiques en breton, et sera choisi comme successeur de Yann Sohier, à la mort de ce dernier en 1935.

Ar Falz milite pour l’enseignement du breton, considéré par l’administration française comme la « langue des ploucs et des poules ». Son programme est résumé dans son premier bulletin de liaison :

  1. Revendication de l’enseignement du breton comme « langue véhiculaire de l’enseignement ».
  2. Rejet de la méthode dite « du français par le breton » : méthode préconisée par les régionalistes et par le clergé, pédagogiquement impraticable à l’école primaire, vu les différences extrêmes entre le génie des deux langues.
  3. Rejet d’un système bilingue donnant la priorité au français, système qui n’aurait pour résultat que d’isoler le peuple breton dans une langue de culture réduite

La dormance puis le réveil

Le mouvement est mis en sommeil durant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, Ar Falz propose aux laïques de Bretagne de reprendre la pétition interrompue par la guerre, en faveur de l’enseignement de la langue bretonne. En particulier, la campagne « Ar brezoneg er skol » (« le breton à l’école ») est soutenue par un très grand nombre de communes bretonnes.

L’association est relancée par les militants issus de la résistance, tels Armand Keravel et René-Yves Creston avec le soutien de Marcel Cachin du PCF. Pendant un temps, son président est Per-Jakez Helias. En 1950, Ar Falz participe à la création de Kendalc’h, une confédération de cercles celtiques, et est membre de l’association Emgleo Breiz.

Comme bien d’autres initiatives, la grande pétition populaire d’Emgleo Breiz qui rassemblera  plusieurs centaines de milliers de signatures en 1967, ne rencontre que le mépris et l’indifférence de la part des pouvoirs publics français.

Ar Falz et Skol Vreizh depuis 1950

Alors que les années 1950 voient la révolution agricole transformer la société basse-bretonne, qui passe d’une paysannerie bretonnante à une société d’agriculteurs francophones, les années 1960 et 1970 voient la culture bretonne perdre le discrédit accolé à l’image d’une culture paysanne grâce à l’action de Glenmor, Gilles Servat, Alan Stivell et bien d’autres.

Ar Falz crée alors Skol Vreizh (« l’école bretonne ») afin de créer et publier du matériel pédago-gique. De supplément d’Ar Falz, Skol Vreizh devient une revue trimestrielle autonome. Skol Vreizh se structure ensuite en maison d’édition associée à Ar Falz ; elle édite notamment une série de livres dans la collection Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, mais aussi des ouvrages de référence en linguistique, tels que les dictionnaires et grammaire de Francis Favereau.

En 1967, Ar Falz participe à la création de War ‘l leur (« war al leur » : « sur l’aire » — initialement aire à battre, devenue aire à danser), l’une des deux confédérations de cercles celtiques avec Kendalc’h.

En 1969, Ar Falz crée avec l’Union démocratique bretonne (UDB) et la Jeunesse étudiante bretonne (JEB) le mouvement Galv, comité d’action progressiste pour la langue bretonne.

Sous la présidence de Paolig Combot, l’association Ar Falz et la maison d’édition Skol Vreizh s’installent en 2002 dans de nouveaux locaux au centre-ville de Morlaix, dans l’ancienne manufacture de tabac réhabilitée

Lire aussi:

Ar Falz (Wikipédia)

Commentaire:

Il y a deux situations:  quand la langue est majoritaire dans la population (comme kabyle et kurde) et quand s’il s’agit de la « réapprendre ». La notion de « sauver la langue bretonne » avait un sens immédiat dans les années 1960-70 car avec des mesures simples: radio et enseignement elle aurait pu effectivement être « sauvée » (momentanément?). On ne peut pas savoir si cela aurait poussé les familles à parler breton (seule transmission valable) ou si la tendance à la « modernité » l’aurait emporté…

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27 avril 2019 ~ 0 Commentaire

plogoff (le télégramme)

40 ans de Plogoff. Le documentaire des Le Garrec projeté à Cannes !

Consacré au mouvement de résistance populaire au projet d’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff (29), le documentaire « Plogoff, des pierres contre des fusils », en version restaurée, sera projeté sur la Croisette, dans le cadre de « Cannes Classics ».

Depuis 2004, la section « Cannes Classics » du Festival de Cannes, qui aura lieu du 14 au 25 mai, promeut les chefs-d’œuvre du cinéma passé.Parmi les films sélectionnés cette année, figure « Plogoff, des pierres contre des fusils », de Nicole et Félix Le Garrec. Un film datant de 1980 qui est actuellement en restauration à Paris. La réalisatrice représentera son œuvre sur la Croisette.

Heurts violents

Ce documentaire est consacré au mouvement de résistance populaire au projet d’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff (29), près de la pointe du Raz. Déterminés à ne pas laisser se dérouler une enquête préliminaire dont les résultats leur semblaient joués d’avance, les 2 300 habitants de Plogoff, rapidement rejoints par une large partie de l’opinion bretonne, entamèrent un long bras de fer, marqué par la présence dans la commune de gardes mobiles. Les forces de l’ordre firent face à des défilés considérables qui comptèrent jusqu’à 60 000 manifestants. Les heurts furent parfois violents, des femmes molestées…

27 avril 2019

https://www.letelegramme.fr/

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27 avril 2019 ~ 0 Commentaire

1er mai (syndicats)

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26 avril 2019 ~ 0 Commentaire

cathédrales (l’express)

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Les langues de France, ces cathédrales oubliées

La restauration de Notre-Dame suscite une formidable mobilisation. Pourquoi, dans le même temps, cette indifférence devant la mise à mort de cet autre pan de notre patrimoine que constituent les langues dites « régionales » ?

La France et le monde se mobilisent pour sauver Notre-Dame, et c’est formidable. Qu’attend-on pour en faire autant avec nos langues régionales?

Et si on ne reconstruisait pas Notre-Dame ? Une telle suggestion peut surprendre, je vous l’accorde, mais réfléchissez un peu. Après tout, la cathédrale parisienne n’est pas notre seul édifice gothique. Nous avons aussi Amiens, Reims, Chartres, Laon et tant d’autres. Alors pourquoi ne pas la laisser ouverte aux quatre vents et attendre patiemment qu’elle s’écroule ? Pourquoi dépenser autant d’argent alors que l’on en manque ? Laissons-la mourir de sa belle mort, et passons à autre chose !

Ce raisonnement, je le sais bien, ne tient pas la route une nano-seconde. Et si je fais mine de le défendre, c’est pour mieux poser deux questions qui me taraudent depuis ce funeste 15 avril. Pourquoi appliquer à un pan entier de notre patrimoine cette politique criminelle, cet abandon absurde, cette attitude irresponsable qui nous révulseraient si Notre-Dame en était la victime ?

Pourquoi, pendant que la restauration de la sublime cathédrale s’organise dans une efferves-cence bienvenue, laissons-nous un autre feu ravager dans une indifférence générale les langues du beau pays de France ? Un incendie qui flambe depuis des siècles et aura bientôt terminé son oeuvre. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais l’ensemble des experts ! Si rien ne change, toutes les langues minoritaires de métropole auront disparu d’ici à la fin du siècle – toutes.

Oh, bien sûr, beaucoup jugeront sacrilège de comparer un « chef-d’oeuvre de l’art occidental » à de « vulgaires patois ». Ce en quoi ils se trompent lourdement, victimes de ce qu’il faut bien appeler une propagande éhontée.

Le breton est une langue celtique qui rappelle celle des Gaulois. Le méconnu francique mosellan est la langue la plus proche de celle de Clovis. Les langues d’oc ont produit depuis le Moyen-Age une oeuvre littéraire exceptionnelle. Le basque est une langue non indo-européenne, ce qui le distingue de tous les autres parlers du continent ou presque. Et l’on pourrait continuer ainsi longtemps.

D’autres me rétorqueront que le déclin du flamand, du corse ou du provençal est le fruit de la « modernité ». A tort, là aussi. En réalité, le sort d’une langue minoritaire dépend pour l’essentiel des politiques publiques dont elle bénéficie – ou pas. Qu’on se le dise : il y a beau temps que l’on n’entendrait plus parler français au Québec si le Canada avait décidé de faire subir à notre langue le sort réservé chez nous au gallo, au picard ou à l’alsacien.

Le plus grave est que l’origine du sinistre, en l’espèce, n’a rien d’accidentel.

Mieux – ou pire, selon les points de vue -, on connaît les coupables, en l’occurrence la kyrielle de chefs d’Etat qui ont dirigé le pays, depuis les monarques de l’Ancien Régime jusqu’aux prési-dents de la République, en passant par nos deux Empereurs. Tous ou presque ont cherché à mettre à bas ces modes de pensée et d’expression alternatifs, jugés dangereux pour l’unité nationale. Georges Pompidou ne déclarait-il pas en 1972 : »Il n’y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l’Europe de son sceau » ?

On me dira aussi que les discours ont changé. Et c’est vrai. Pas un président qui ne se dise favorable à leur enseignement. Pas un ministre de la Culture qui ne vante leur « beauté » et leur « richesse ». Certes. Mais aucun qui ne soit décidé à prendre les seules mesures qui pourraient renverser la situation et qui consisteraient à les rendre utiles – oui, utiles – pour réussir ses études, trouver un emploi ou dialoguer avec l’administration.

Au contraire. Jean-Michel Blanquer les maltraite dans sa réforme du lycée. Franck Riester leur accorde des moyens étiques – sait-il seulement qu’elles existent ? Certains magistrats s’achar-nent contre des parents « coupables » de vouloir donner à leur enfant un prénom respectant l’orthographe traditionnelle bretonne. Résumons : après des siècles pendant lesquels il a ouvertement cherché à les anéantir, l’Etat les laisse désormais mourir, en veillant simplement à ne pas le montrer trop ouvertement.

D’autres n’ont pas cette prudence, qui se mobilisent pour la cathédrale de Paris tout en militant pour l’effondrement de notre patrimoine linguistique. Voyez François Fillon. L’ancien candidat à la présidentielle a publié un tweet, joliment tourné d’ailleurs : « Notre Dame en feu, Paris en larmes. Notre histoire se confond avec ses murs et le son de son bourdon. Nous l’avons tant aimée. Nous la reconstruirons ». Très bien.

Expliquez-moi pourquoi le même homme refusait en 1999 la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales, en dénonçant « une société obsédée par la nostalgie du passé et, à tort, confortée dans ses frilosités » (1). Ajoutons aussitôt que François Fillon n’est en rien une exception et que son nom pourrait tout aussi bien être remplacé par ceux de Jean-Luc Mélenchon, d’Emmanuel Macron ou de Nicolas Sarkozy. Et de tant d’autres…

« La France est un pays curieux qui se passionne pour ses châteaux et ses églises, mais se désintéresse de son patrimoine immatériel », s’étonne Bernard Cerquiglini. Ce grand linguiste a raison. Toutes nos langues, à la vérité, expriment l’âme d’une Nation qui, n’en déplaise à certains, ne se réduit pas à Paris. Toutes méritent de voir accourir à leur chevet de valeureux pompiers, de généreux mécènes et d’attentionnés experts. Toutes représentent, à leur manière, des cathédrales de l’esprit humain.

Il n’est pas trop tard pour les sauver.

Michel Feltin-Palas 23/04/2019

https://www.lexpress.fr/

1) Libération, mai 1999.

Lire aussi: 

Quand les politiques défendaient les langues de France 

El bilingüismo estable no existe y por eso necesitamos inmersión (Pùblico)

Commentaire:

Contrairement aux nombreux « patois » qui ne concernent que les personnes âgées avec qui ils s’éteignent, le breton, le corse, le basque, le catalan, l’alsacien, le flamand, ont un mouvement qui les défend et cherche à les transmettre aux jeunes. Ce qui nous pose problème! Vous ne seriez pas des « nationalistes »? En attendant bien des membres et proches du NPA ont leurs enfants dans ces écoles « communautaristes »!

Autres problèmes: Une fois appris, on ne l’utilise pas forcément (décrochage dès le collège). La forme actuelle du breton enseigné, n’a pas grand-chose à voir avec le breton tel qu’il était quand il a cessé de se transmettre ( entre 1960 et 1970). L’écart est important entre ce que savent les vieux et ce que les jeunes ont appris. Quasi incompréhension! C’est très récemment qu’on s’est rendu compte que peut-être les vieux parlaient « le bon breton » et que ce n’était pas à eux de faire l’effort de nous comprendre! On avance!

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25 avril 2019 ~ 0 Commentaire

école (lutte ouvrière)

tardi drapeau

L’école, de Jules Ferry à nos jours 

La jeunesse rangée derrière le drapeau de la bourgeoisie

Le 12 février dernier, l’Assemblée nationale adoptait un amendement de Ciotti à la loi Pour l’école de la confiance (loi Blanquer), rendant obligatoire « la présence du drapeau tricolore… (…) » . De Chevènement, à Najat Vallaud-Belkacem, qui assignait à l’histoire la mission de rappeler « les heures glorieuses de notre passé » et transmettre notre « récit national », en passant par Vincent Peillon déclarant, que « nous devons aimer notre patrie », ce n’est pas la première fois que l’injonction est faite aux enseignants de réveiller le sentiment patriotique

L’école publique a certes quelque peu changé depuis les années 1880 et Jules Ferry, qui voulait transformer chaque écolier en patriote, en futur soldat prêt à mourir pour la France. Mais, sur le fond, l’idéologie qu’elle diffuse reste la même.

Les ministres de l’Éducation successifs, de droite comme de gauche, ne cessent de le répéter : l’école doit apprendre le respect des « valeurs de la république ». Il faut entendre par là celles que la bourgeoisie veut inculquer aux plus jeunes. Comme du temps de Jules Ferry, ceux-ci doivent être formés dans l’idée que riches et pauvres, exploiteurs et exploités, ont les mêmes intérêts. Tous devraient être unis derrière le drapeau français et respecter l’ordre bourgeois.

L’école de Jules Ferry : la nation à la place de dieu

La nécessité de donner un minimum d’instruction aux enfants des classes populaires ne s’impo-sa à la bourgeoisie française qu’à la fin du 19e siècle. Elle avait de plus en plus besoin de trou-ver sur le marché du travail une main-d’œuvre ayant un minimum d’instruction, c’est-à-dire sachant lire, écrire et compter.

Dans le contexte politique de l’époque, les bourgeois républicains ne tenaient pas à ce que cette instruction populaire soit dominée par le clergé. Et pour cause : dans ces années 1880, les institutions républicaines étaient loin d’être solidement installées. La république avait été procla-mée le 4 septembre 1870, mais elle n’avait été instituée qu’en 1875.

L’Église était tout entière du côté de ceux qui souhaitaient une restauration monarchique. L’État devait donc se charger de développer l’éducation des enfants des classes populaires indépen-damment de l’Église, en finançant la construction d’écoles dans chaque commune et en les remettant dans les mains d’instituteurs rémunérés par lui, des instituteurs qui seraient les « hussards » de la république.

Député républicain à la fin du second Empire, ennemi acharné des ouvriers communards en 1871, Jules Ferry mena le combat qui aboutit aux lois de 1881 et 1882 rendant l’école gratuite, obligatoire et laïque, animé par la volonté d’éloigner la jeunesse des classes populaires de l’influence de l’Église, mais aussi de celle du socialisme.

« Si cet état de choses se perpétue, disait-il pour expliquer son combat contre l’emprise de l’Église catholique sur l’école, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, cette époque violente et sinistre  entre le 18 mars et le 24 mai 1871 » ( la Commune de Paris). On le voit, ses préoccupations étaient celles d’un politicien soucieux du maintien de l’ordre bourgeois dont il était un fervent défenseur.

L’école laïque a été créée pour être un instrument de pouvoir dans les mains de la bourgeoisie.

À côté de l’enseignement destiné aux futurs cadres de la société capitaliste afin d’en faire ses défenseurs, l’école primaire, celle des classes populaires, était conçue pour les dresser à respecter cette société d’exploitation. Il fallait les ranger derrière le drapeau tricolore, celui de la bourgeoisie. Jules Ferry remplaça dans l’éducation Dieu par la nation.

Les conseils aux membres de l’enseignement dans l’instruction primaire datant de 1883-1884 sont significatifs de ces objectifs. « Servir son pays est un devoir et un honneur, pouvait-on lire. Les maîtres n’oublieront pas que c’est surtout par l’étude de l’histoire nationale, où se rencon-trent si souvent les mots de patrie et patriotisme, qu’ils arriveront à faire l’éducation de ce patriotisme. » Tout, dans les programmes, fut donc orienté dans ce sens.

Le tour de France par deux enfants, manuel de lecture incontournable de la jeunesse sur plusieurs générations, devait faire vibrer la fibre patriotique au travers des aventures de deux petits Lorrains qui, fuyant l’occupation prussienne de 1870, passaient clandestinement la frontière.

Le petit Lavisse, manuel d’histoire paru en 1876, best-seller de l’école primaire de Jules Ferry, qui fut réédité jusqu’en 1950, assenait sa propagande tricolore à toutes les pages. « Vous avez le devoir de vous instruire, parce qu’un citoyen ignorant est incapable de servir son pays. […] Soyez patriotes ! » proclamait-il.

Les élèves découvraient leurs « ancêtres les Gaulois ». On apprenait aussi à célébrer la bravoure des croisés s’emparant de Jérusalem en 1099 et à applaudir au massacre des milliers de Turcs au nom de Jésus-Christ, parmi bien d’autres hauts faits d’armes de la France.

La loi du 28 mars 1882 mit la gymnastique et les exercices militaires au nombre des matières d’enseignement.

Le décret du 6 juillet 1882 créa des bataillons scolaires, transformant les enfants en apprentis soldats. L’article 9 précisait : « Le bataillon scolaire ne pourra être armé que de fusils conformes à un modèle adopté par le ministre de la Guerre et poinçonnés par l’autorité militaire.

« Pour la patrie par le livre et par l’épée » était la devise des plus guerriers de ces bataillons scolaires destinés à préparer les enfants à défendre le sol de la patrie. Le manuel général de l’instruction primaire datant de 1905 à destination des instituteurs précisait que l’école primaire devait enseigner « l’obligation absolue pour les jeunes Français d’accepter les sacrifices que lui commandera son pays, fût-ce celui de sa vie ».

Les manuels défendaient la colonisation comme un progrès. Les massacres de populations, le pillage des richesses, tout cela était justifié au nom de la prétendue grande œuvre civilisatrice de l’empire colonial français. Les jeunes esprits étaient ainsi préparés à l’Union sacrée de 1914.

La bourgeoisie créa des écoles de formation pour les instituteurs, dont l’objectif de moralisation des futurs ouvriers était clairement affiché. Il fallait éduquer les enfants de la classe ouvrière dans le respect des valeurs bourgeoises afin qu’ils se rangent plus tard derrière leurs exploiteurs.

Ainsi, on trouve dans le journal pédagogique du Pas-de-Calais du 9 janvier 1883 ce conseil de l’inspecteur d’académie, un certain M. Beurier : « Il faut mettre en garde nos enfants, fils d’ouvriers, contre les théories égalitaires qui hantent souvent les ateliers. Elles font grand bruit et la question de la propriété reste l’une des plus complexes et des plus discutées. [...]

Sans être de profonds théoriciens, il vous sera facile de montrer à vos élèves :

1. L’impossibilité de partager les biens entre tous et de donner à chacun selon ses forces et son mérite.

2. La nécessité d’assurer au travail la stabilité du capital créé par lui. C’est enlever au travail son plus puissant stimulant que d’admettre l’extinction de la propriété avec le travailleur. »

On ne peut pas dire plus explicitement la volonté du pouvoir de tenir la jeunesse ouvrière le plus éloignée possible des idées socialistes.

Lutte de Classe n°199 – mai 2019

https://mensuel.lutte-ouvriere.org/

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23 avril 2019 ~ 0 Commentaire

lyra mckee (socialist resistance)

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Lyra McKee, journaliste, militante LGBT

Le meurtre de Lyra McKee

Lorsque Gerry Adams était commandant de l’IRA à Ballymurphy, Belfast, il a utilisé les émeutes menées par les jeunes pour défendre leur région contre l’armée britannique comme une occasion de repérer de futures recrues pour son unité, écrit Barney Cassidy. Il est évident que les dirigeants du New IRA à Derry agissaient de la même manière lorsqu’ils ont autorisé au moins un de leurs membres à ouvrir le feu sur la police lors de l’affrontement au cours duquel ils ont abattu une journaliste, syndicaliste et activiste lesbienne âgée de vingt-neuf ans. Lyra McKee.

Saoradh, l’organisation liée à la New IRA, a rapidement publié une déclaration dans laquelle elle affirmait que sa mort était un accident et tenait à exprimer sa sympathie à sa famille. Ils n’ont fait aucun commentaire sur l’opportunité militaire de tirer aveuglément avec un pistolet dans la direction de la cible visée,  l’incompétence technique de l’organisation n’a d’égal que sa stupidité politique.

Les émeutes de l’ère Adams, début des années 1970, s’inscrivaient dans le cadre d’une défense communautaire de masse contre ce qui était universellement perçu comme une armée d’occupation hostile. Ils bénéficiaient d’un fort soutien populaire. L’émeute de Derry était l’exact opposé.

C’était une démonstration du manque de soutien et de l’isolement politique de New IRA. La nouvelle IRA a pour stratégie de lancer une lutte armée pour une Irlande unie dans une nouvelle version de celle qui a pris fin en 1994. Ce qui sera différent cette fois-ci, c’est qu’elle sera menée sans niveau important de soutien de masse, avec des activistes moins nombreux et moins qualifiés, un armement de fortune et une infiltration presque complète de l’État.

En revanche, les bandes de meurtriers loyalistes sont impliqués dans l’extorsion de fonds, la vente de drogue et la prostitution dans le nord de l’Irlande et opèrent dans une impunité relative. Le fait qu’ils fassent partie de la machine de campagne électorale du DUP leur offre une protection politique importante.

Ils fondent leurs espoirs sur un Brexit dur.

«Le Brexit a le potentiel de briser l’Etat britannique… l’inévitable frontière dure imminente, va faire comprendre au peuple irlandais la partition de notre pays… et comme l’histoire nous l’enseigne, cela attisera inévitablement la résistance à la domination britannique en Irlande.  »

C’est un plan absurde. L’assassinat de Lyra leur a coûté leur soutien dans les communautés dans lesquelles ils sont actifs et bon nombre de leurs membres plus jeunes doivent maintenant se demander s’ils veulent vraiment passer vingt ans en prison à la suite d’un pari stupide.

Néanmoins, la nouvelle IRA puise dans des réserves de frustration et de désespoir. L’un des articles les plus importants de Lyra portait sur le fléau du suicide chez les jeunes dans le nord de l’Irlande.

Elle a noté que plus de personnes s’étaient suicidées au cours des seize années qui ont suivi l’Accord du vendredi saint (1998) que de personnes tuées au cours des vingt-neuf années de conflit armé.

Creggan, le quartier dans lequel Lyra est morte, est l’un des quartiers les plus pauvres de l’État britannique ou de l’Irlande. L’accord du vendredi saint a créé des emplois pour les proches du Sinn Fein et du DUP, mais les jeunes chômeurs de Derry n’ont rien eu eux!

Quelques jours avant l’assassinat, la dirigeante du DUP, Arlene Foster, avait appelé à un solide vote protestant lors des prochaines élections. Les émeutes sont un hurlement inarticulé de rage contre la société dans laquelle ils/elles vivent et il est inévitable que certain(e)s d’entre ils/ elles soient séduit(e)s par la rhétorique du retour à la lutte armée.

La mort de Lyra a été une tragédie pour sa famille et ceux qui l’aimaient.

De nombreuses marques de sympathies lui ont été exprimées en Irlande. Pour les observateurs, il est évident qu’aucun désir de reprise de la lutte armée qui a échoué la dernière fois et échouera de nouveau, ne se manifeste.

La nouvelle IRA fait reculer la cause de l’unité irlandaise et renforce la position pro-partition. Le changement révolutionnaire se produit lorsque des dizaines de milliers de citoyens ordinaires s’impliquent dans la politique. Le meurtre d’une jeune femme innocente par des machos militaristes mimant un passé révolu, l’empêche de se produire.

21 avril 2019

http://socialistresistance.org/

Commentaire:

La partition est une  » spécialisté anglaise »: Chypre, Palestine, Irlande. Favoriser une minorité contre une autre et encourager à la différenciation. La partition irlandaise de 1922 , suite à la guerre d’indépendance, a entraîné une guerre civile, non pas avec les protestants, mais entre nationalistes du Sud anti et pro traité (ceux-ci armés par Londres ont gagné). L’Angleterre a arbitrairement démembré une des 4 provinces, l’Ulster aux 9 comtés. Elle en a conservé 6: l’Ulster pour les médias, le « nord de l’Irlande » (Northern Ireland) pour ceux qui rejettent cette frontière et 3 autres comtés en Irlande, comme le Donegal.

Lire aussi:

Le Processus de Paix en Irlande (Socialist Democracy)

 

 

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