Archive | Questions bretonnes etc

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (le peuple breton)

sncf

La ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes sauvée

Morlaix-Roscoff abandonnée ?

Bonne nouvelle dans l’est de la Bretagne après les signatures des pactes d’accessibilité entre l’État et les régions Pays de la Loire : la ligne Châteaubriant-Rennes sera bien intégralement remise en état et rouverte à la circulation des trains.

En revanche, Morlaix-Roscoff… 

Il y a quelque jour encore, le devenir de la section Châteaubriant-Retiers était très incertain. En effet la région Pays de la Loire menaçait de ne pas verser son écot en cas de non-participation de l’État au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame des Landes.

Problème aujourd’hui réglé : d’après les informations disponibles, l’État financera en totalité les premiers travaux d’urgence, à hauteur de 3,8 M€, sur la section Le Mans-Alençon, puis apporte-ra un complément de financement de 1,3 M€ au profit de la section Retiers-Châteaubriant dans de le cadre de la rénovation de la liaison ferroviaire Châteaubriant-Rennes.

C’est une victoire importante pour l’Association Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) qui annonce son intention de rester mobilisée et de « profiter de la tenue des travaux pour travailler ensemble à construire nos besoins de services sur cette ligne rénovée et nous préparer à pour faire avancer sa modernisation et son développement. »

En effet, le dossier n’est pas fermé. La vigilance reste de mise et une réflexion est nécessaire car l’existence de la ligne pourrait à nouveau être remise en cause d’ici 10 ou 15 ans, selon l’ACCRET, qui consultera à nouveau les habitants pour connaître leurs besoins et faire passer le message aux pouvoirs publics.

Rappelons que le service avait été dégradé puis interrompu en raison du manque d’investisse-ments de maintenance, malgré la croissance de la fréquentation de la ligne. Un tel problème pourrait se reproduire. Autre risque : que l’évolution des systèmes de signalisation et de pilotage rende obsolète l’équipement de la ligne Châteaubriant-Rennes en cas de non-modernisation.

Le sauvetage de la ligne rouvre la possibilité de mettre en place une deuxième liaison TER Rennes-Nantes, en plus de la liaison via Redon. Ce scénario permettrait d’améliorer la fréquence des trains et simplifierait la vie des usagers en cas de panne ou d’accident sur l’axe Nantes-Redon-Rennes, très fréquenté, et partiellement traversé par les TGV. L’autre intérêt d’une ligne TER Nantes-Rennes via Châteaubriant serait de pouvoir être entièrement consacré à la desserte quotidienne du territoire, à des prix accessibles, puisqu’aucun TGV n’y circulerait.

Du côte de Morlaix en revanche, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes 

La ligne Morlaix-Roscoff est toujours fermée et le pacte d’accessibilité ne prévoit pas de travaux de remise en état. On s’orienterait donc vers une nouvelle fermeture de ligne en Bretagne, alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait éclater aux yeux de tous la gravité de la dépen-dance à la voiture individuelle.

De plus, le Brexit pourrait amener une partie des marchandises circulant entre l’Irlande et l’Europe à transiter par les ports bretons, ce qui légitimerait le maintien de la ligne ferroviaire pour les besoins du fret, à moins de vouloir inonder nos routes de toujours plus de camions…

Pour le sauvetage de la ligne Roscoff-Morlaix, une manifestation est prévue le 2 mars à Roscoff. Après la marche de l’UDB Jeunes le 9 février, soutenue par la CGT, par SUD et par l’association de défense de la ligne (APMR), il reste à transformer l’essai pour amener la région et l’État à revoir leurs plans.

Nil CAOUISSIN 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Bravo pour l’auto-promo! Nous on sait pas faire!

Lire la suite

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

procès (le peuple breton)

republica-catalana

Ouverture du procès

Contre les indépendantistes catalans

Ce dimanche 10 février 2019, un front de droite (PP), populistes (Ciudadanos) et tout ce que l’Espagne compte d’organisations d’extrême droite et de groupuscules franquistes (auquel s’est joint l’inqualifiable Manuel Valls) a manifesté à Madrid pour la défense de l’Espagne et contre le gouvernement de Pedro Sanchez, qualifié depuis les dernières semaines par l’opposition de « traitre à la patrie », de « menteur » et de « négociateur de merde » (sic).

Quelques 50 000 personnes (200 000 selon les organisateurs) se sont réunies aux cris de « Viva Espana ! », « Puigdemont en prison » et en réclamant des élections anticipées. Sanchez est accusé de vouloir attenter à l’unité du pays et à la Constitution pour avoir proposé une rencontre entre partis espagnols et catalans avec présence d’un rapporteur, qualifié de « médiateur » par les anti-indépendantistes.

Le président de la Catalogne est désigné comme un « golpista » (putschiste) qu’il faut emprisonner ainsi que tous les leaders et politiques indépendantistes. Le président du PP, Pablo Casado lui-même, a expliqué que « l’agenda de la Catalogne, c’est l’agenda de l’ETA ». Les groupes extrémistes présents et appelant à la manifestation étaient Vox, España 2000, Coalición ADÑ (Falange Española, Alternativa Española, Democracia Nacional), Hogar Social (grup neonazi).

Les organisateurs n’ont pas eu de mots assez durs pour critiquer le gouvernement « illégitime » et les Catalans : « humiliation insupportable de l’État et de la dignité des Espagnols », « trahison et cession au chantage des indépendentistes », « couleur jaune tolérée lors des réunions avec les Catalans », « négociation du budget contre la souveraineté nationale », « incapacité à garantir l’unité nationale et l’indivisibilité de la nation », « dérive suicidaire de Sanchez »… Les orateurs n’ont pas manqué d’apporter leur « soutien aux juges victimes de la pression des indépendantistes ».

Dans la semaine, Sanchez avait rendu publique la rupture des négociations avec les partis indépendantistes pour le vote de son budget 2019, indiquant qu’il ne discuterait jamais l’autodétermination de la Catalogne. Les partis catalans ont maintenu leur vote contre le budget des socialistes devant le refus du gouvernement de Sanchez d’un quelconque signe d’ouverture ou de dialogue, que ce soit envers les prisonniers politiques ou en faveur d’un règlement politique de la question catalane.

Tout est prêt pour un procès à charge contre les indépendantistes

Le Tribunal Suprême de son côté a fait les derniers préparatifs pour ouvrir dès cette semaine le macro-procès contre les 12 indépendantistes catalans emprisonnés depuis un an et demi. Les prisonniers ont été transférés le vendredi 1er février de Catalogne jusqu’aux prisons madrilènes, pour être à disposition de la justice espagnole.

Le transport et les conditions de détention se sont déroulés dans des conditions déplorables, dénoncées par la défense, les détenus eux-mêmes, des élus ainsi que des associations de défense des droits : trajet en camion pénitentiaire, humiliations par la guardia civil, regroupement dans une prison des plus violentes d’Espagne, pas de chauffage dans les cellules, confiscation de tout vêtement ou objet jaune, accès tardif aux ordinateurs destinés à préparer la défense, refus d’observateurs internationaux dans la salle, récusation de la moitié des témoins de la défense et des preuves (pas ceux du parquet ni de l’accusation de l’extrême droite), refus des recours des inculpés contre les irrégularités…

Le gouvernement espagnol de son côté lance à grands frais une campagne nationale et internationale pour défendre l’image de l’Espagne et l’impartialité de sa justice face, disent-ils, aux attaques diffamatoires des indépendantistes catalans.

Manifestations catalanes et tension en perspective

Les associations catalanes de leur côté et les élus multiplient les manifestations de soutien aux prisonniers politiques et n’ont de cesse de réclamer leur libération sans condition. Le jour de l’ouverture du procès, des manifestations sont convoqués dans plusieurs pays d’Europe, ainsi qu’à Madrid.

Le 21 février, une grève générale est prévue en Catalogne.

Plus de 400 maires de Catalognes réunis à la mairie de Barcelone ce dimanche 10 février exigeaient la liberté pour les Catalans. Quim Torra, le président de la Generalitat a de nouveau qualifié le procès de « farce » scandaleuse et accuse le parti socialiste d’avoir rompu unilatéralement le dialogue. Les plus hautes autorités catalanes prévoient d’être présentes lors de l’ouverture du procès à Madrid, après avoir accompagné les prisonniers jusqu’à leur transfert par la police espagnole.

Alà Baylac Ferrer 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire la suite

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

baccalauréat (médiabask)

Symboles de Bretagne - GHD - couv.indd
.
Réforme du baccalauréat
.
La langue basque en danger

A l’occasion d’une conférence de presse, l’association Euskara Geroan (défense de l’enseignement en langue basque dans les établissements du secondaire dans l’enseignement public et privé) ; a exprimé ses inquiétudes sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Les enseignants du secteur public et privé – hors filières immersives- , redoutent des conséquences néfastes pour l’enseignement de la langue basque

Alors que le coefficient des langues anciennes se maintiendrait à 2, celui des « langues dites régionales » chuterait à 0,6.

Ce mercredi 6 février, les enseignants de basque, mais aussi de breton, d’occitan et de corse se sont mobilisés afin de défendre le statut des « langues dites régionales » dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat. Ils dénoncent la chute du coefficient de l’option « Langue régionale » et craignent une baisse des dotations pour les matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

Comme l’explique Laida Etxemendi, enseignante de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) en basque, Euskara Geroan s’est constituée « pour veiller à l’évolution de l’euskara dans le temps, car cet enseignement est souvent fragilisé par des réformes ». Aujourd’hui, les membres de l’association ont semble-t-il de quoi s’inquiéter concernant la place des langues territoriales dans les réformes en cours.

Basques, Corses, Bretons et Occitans ont souhaité unir leurs voix afin de mieux se faire entendre.

Leur objectif : protéger le statut de ces langues afin qu’elles ne soient pas affaiblies mais au contraire préservées et renforcées. Au Pays Basque Nord, les enseignants ont remis une lettre aux élus locaux afin de les interpeller.

« Des locuteurs complets »

Deux mesures sont particulièrement visées par Euskara Geroan. Tout d’abord, l’association dénonce le flou qui entoure les dotations des matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

« Nous avons très peu d’informations sur la réforme concernant la filière bilingue et nous ne savons pas si les disciplines non linguistiques vont bénéficier de dotations restrictives » s’inquiète Laida Etxemendi. Pour elle, le constat est sans appel : « s’il n’y a pas les moyens nécessaires, la filière ne pourra pas se développer et nous ne pourrons pas atteindre la parité horaire nécessaire pour obtenir des locuteurs complets ».

Les enseignements optionnels pour les élèves n’ayant pas pu suivre la filière bilingue font eux aussi l’objet d’inquiétudes.

« On voit que même si un effort a été fait pour les langues anciennes (latin et grec), cela est loin d’être le cas pour les ‘langues dites régionales’ », regrette l’enseignante. L’association Euskara Geroan dénonce la chute du coefficient de l’option Langue basque à 0,6. Celui pour les langues anciennes est pour sa part maintenu à 2. « La question de la motivation de l’élève à suivre une option comportant trois heures de cours par semaine pour un coefficient aussi bas se pose évidemment » s’indigne-t-elle.

« Peu d’établissements »

La réforme prévoit enfin une spécialité « Langue vivante étrangère régionale ». « On pourrait s’en réjouir » commente l’enseignante de SVT. « Seulement, dans la pratique, très peu d’établisse-ments bénéficieront de cette spécialité ». La réforme du lycée envisage en effet des spécialités que les élèves pourront suivre en fonction de leur projet post-bac. Sur trois spécialités choisies au niveau de la classe de première, seules deux seront poursuivies en terminale.

Le collectif d’enseignants demande également le rétablissement de l’enseignement optionnel « Langue et culture régionale » qui a été supprimé des séries technologiques.

AINHOA AIZPURU 08/02/2019

https://mediabask.naiz.eus/

Commentaire:

Les langues « régionales » sont plus en danger par le désintérêts de leurs locuteurs, de leurs enfants et petits enfants, plus que par les coupes dans les budgets. En Bretagne c’est une infime minorité qui fréquente le bilingue et les « initiations ». C’est la transmission familiale et la vie sociale qui font aussi vivre une langue. Pas que les enfants par l’école. Ce n’est pas une raison de voir l’argent des langues régionales passer en crédit d’impôts pour les riches!

Le NPA pour sa part, soutient le droits des parents de voir leurs enfants recevoir du breton: que ce soit en bilingue, initiation ou immersion, de la maternelle au BAC, avec embauche des CDI nécessaires.

 

Lire la suite

10 février 2019 ~ 0 Commentaire

fest noz migrants (le peuple breton)

affichefest1

Un fest-noz solidaire en soutien à

SOS Méditerranée à Bain de Bretagne

Le Peuple breton : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette soirée et ses objectifs ?

Bleuenn Aulnette : Le fest-noz solidaire du 15 février prochain aura lieu à Bain de Bretagne à partir de 20h. C’est une soirée de soutien à SOS Méditerranée co-organisée par l’antenne rennaise de SOS Méditerranée, l’association « accueillir au pays » qui apporte une aide aux demandeurs d’asile dans la région Bain de Bretagne et le groupe de musique bretonne Digresk.

Son objectif : donner plus de visibilité à notre mission, sensibiliser un public large aux questions de migration et collecter des fonds pour le sauvetage en mer. En effet, les opérations de sauve-tage sont financées à plus de 95 % par des dons privés, essentiellement de citoyens qui n’acceptent pas de continuer à laisser mourir des gens en mer sans rien faire.

Finalement, le navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius, a-t-il trouvé un port d’attache ?

Fin 2018, SOS Méditerranée a du renoncer à affréter l’Aquarius qui n’avait plus de pavillon et était comme d’autres navires humanitaires de secours en mer victime depuis plusieurs mois d’un harcèlement administratif politique et judiciaire. Les équipes opérationnelles de SOS Méditer-ranée étudient des propositions d’armateurs pour affréter un nouveau navire citoyen dédié à la recherche et au sauvetage avec l’espoir de repartir en mer le plus rapidement possible car tant que des personnes risquent leur vie en traversant la Méditerranée, il est de notre devoir d’aller leur porter secours.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ?

Souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard : « l’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère ». Pour SOS Méditerranée, il s’agit avant tout de sauver des vies. Selon le HCR, 1 personne sur 6 s’est noyée en Méditerranée en 2018 en tentant de rejoindre l’Europe. Les considérations politiques sur la migration et la gestion de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en Europe ne justifient pas qu’on laisse des hommes des femmes et des enfants se noyer en mer aux portes de l’Europe.

affichefest-noz

Refuser de tendre la main aux réfugiés dans la Méditerranée revient ni plus ni moins à les laisser mourir. Si votre conscience n’a pas de problème avec cela, le fest-noz organisé à Bain de Bretagne pour SOS Méditerranée le 15 février prochain n’est pas pour vous ! Pour tous les autres, Le Peuple breton a posé quelques questions à Bleuenn Aulnette.

Gael BRIAND 8 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh

Lire la suite

10 février 2019 ~ 0 Commentaire

démographie bretonne (bretagne bretons)

bretagne

Recensement en Bretagne

Le fossé se creuse encore entre est et ouest

Les résultats du recensement 2011-2016 viennent d’être publiés par l’Insee. Avec un premier constat : la population de la Bretagne a encore augmenté sur ces cinq ans (+ 0,5%) mais avec un ralentissement par rapport au recensement précédent de 2006-2011 où les arrivées dans la région avaient été nombreuses et le solde naturel plus dynamique.

Mais ce pourcentage de progression est loin d’être uniforme. La carte ci-dessus est éloquente : elle témoigne que le fossé s’est encore creusé entre l’est et l’ouest avec ce fort contraste de couleur.

L’agglomération rennaise concentre les plus forts pourcentages de hausse, au point qu’elle figure aujourd’hui au quatrième rang national des villes les plus attractives. L’agglo Rennes Métropole compte maintenant 440.000 habitants et, à ce rythme, elle va finir par totaliser autant d’habitants que les Côtes-d’Armor.

Brest retrouve la hausse

La plupart des villes bretonnes voient également leur population augmenter, y compris Brest-Métropole qui était en baisse entre 2006 et 2011. Il est vrai qu’en cinq ans à peine (2007-2012), l’arrondissement de Brest avait perdu 5.000 emplois dans l’ensemble des activités liées à la Marine nationale, presque sans bruits et sans heurts. Mais cela n’a pas échappé aux statistiques du recensement précédent. Cette fois, la tendance s’inverse mais légèrement (+0,2%). Les agglomérations de Lorient, Quimper, Concarneau ou Saint-Malo sont elles aussi en hausse démographique.

La zone bleue s’étend

Quand on fait abstraction de l’Ille-et-Vilaine, la lecture de la carte démographique est nettement moins flatteuse. C’est particulièrement vrai dans le Centre-Bretagne où la population est encore en baisse, tout comme sur le littoral nord des Côtes-d’Armor et du Finistère.

On notera également que la tendance ne s’arrange pas pour Douarnenez, dont la population était déjà en baisse au recensement précédent. La crise de la pêche a laissé des traces profondes et la situation géographique de la cité penn sardin ne constitue pas le meilleur tremplin pour rebondir.

Pour tous ces secteurs, l’Insee note que l’excédent migratoire est aujourd’hui insuffisant pour compenser le déficit du solde naturel.

15 janvier 2019

http://www.bretagne-bretons.fr/

Lire la suite

09 février 2019 ~ 0 Commentaire

kendal breizh

lyon kend

Pour commémorer

Un an de la mort de Kendal Breizh

Quelques mots sur Olivier Le Clainche aussi appelé Kendal Breizh, militant morbihannais mort le 10 février 2018. Je souhaiterais évoquer sa mémoire en évoquant deux questions qui traversent le mouvement social actuellement. Celle de la violence et celle des raisons pour lesquelles on s’engage.

Kendal Breizh avait choisi de partir combattre auprès des YPG, l’armée du Kurdistan syrien, contre DAESH puis l’armée de Erdogan. Il a finalement été tué par un bombardement de l’armée turque. Même si vous pensez comme moi que la violence est une impasse stratégique dans la grande majorité des cas, il y a parfois des situations qui posent question et où les choix doivent être respectés.

Kendal Breizh défendait par son engagement le processus de démocratisation au Kurdistan syrien. Ce processus de démocratisation entend mettre en place des formes de prises de décision à la base avec le même pouvoir pour les femmes et pour les hommes.

Le meilleur hommage est d’aller se renseigner sur son combat en toute connaissance de cause. »

Serge

ken

Lire aussi:

Un hommage rendu à Kendal Breizh, le combattant breton tué en Syrie (20 mn)

Hommage à Kendal Breizh (TC)

Du Chiapas au Rojava : l’autogestion est possible (TC)

Les Kurdes rendent hommage à « Kendal Breizh », Breton mort en Syrie en combattant Daech avec eux (Le Huffington Post)

Hommage à Kendal Breizh (Rebellyon)

Bloaz ’zo e oa aet Olivier Le Clainche d’ar bed all (Le Peuple Breton)

Lire la suite

06 février 2019 ~ 0 Commentaire

déchets nucléaires gb (reporterre)

majesty

Déchets nucléaires

Le gouvernement britannique cherche désespérément une solution

La Grande-Bretagne a repoussé pendant des années la question du devenir de ses déchets radioactifs. Pour y remédier, le gouvernement actuel a lancé une opération de séduction des communes rurales pour les inciter à accueillir le site de la future poubelle nucléaire.

L’époque est révolue où les Britanniques réglaient la question des déchets nucléaires en les jetant dans la Manche.

Pourtant, aucune solution à long terme n’est venue remplacer cette méthode expéditive. Les déchets radioactifs accumulés depuis des décennies traînent dans les centrales, en majorité dans celle de Sellafield, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Ils y sont stockés de façon précaire dans des bouteilles en plastique ou dans des bennes disposées au fond de cuves d’eau au béton dégradé et exposées aux intempéries. C’est ce qu’a révélé un documentaire de la BBC en 2016.

« Cette émission a montré une image négative de notre sûreté, dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas », avait annoncé un représentant de la centrale à l’époque. Un des lanceurs d’alertes à avoir parlé à la BBC, un ancien cadre supérieur de Sellafield, disait alors qu’il s’inquiétait « chaque jour » pour l’état du centre.

Autant dire que trouver un lieu de stockage permanent pour cet héritage empoisonné devient urgent. Et quel héritage ! Quelque 155.000 m3 de déchets contre près de 138.000 m3 en France. Le seul site de Sellafield abrite le plus grand stock de plutonium civil au monde, 112 tonnes, une quantité astronomique lorsqu’on sait que pour faire une arme nucléaire, il suffit de 5 à 10 kilogrammes.

C’est un défi qui menace depuis des décennies, sans qu’aucun gouvernement ne se soit décidé à le relever. « Il est toujours plus rentable de remettre le problème aux gouvernements suivants, car créer un site de stockage est une politique très impopulaire, dit Stephen Thomas, chercheur en politique énergétique à l’université de Greenwich. Ne rien faire fera toujours perdre moins de points au gouvernement. Donc, c’est ce qu’ils ont fait depuis trente ans. »

« Trouver une collectivité qui accepte de devenir une décharge nucléaire » 

On pourrait croire que le gouvernement de Theresa May, engagé dans les négociations chaoti-ques du Brexit, n’aurait pas envie de s’ajouter d’autres sujets de controverse. Pourtant, en décembre dernier, Londres a annoncé qu’il recommencerait la recherche d’un lieu d’enfouisse-ment des déchets. « Nous avons besoin d’une solution permanente, et puisque c’est nous qui avons profité des retombées de la technologie nucléaire, c’est notre responsabilité d’en gérer les déchets », annonce Richard Harrington, le sous-secrétaire d’État chargé du nucléaire. Il évoque un « service public responsable pour les générations futures ».

Le site de Sellafield stocke 112 tonnes de plutonium.

Depuis une dizaine d’années, il y a consensus au sein du gouvernement britannique sur la manière de stocker les déchets : l’Angleterre optera pour le stockage en couche géologique profonde. Une méthode qui fait penser à une « poupée russe », explique Neil Hyatt, professeur de chimie de la matière nucléaire à l’université de Sheffield. « La première poupée s’insère dans une plus grande, qui s’insère dans une encore plus grande, et cetera. C’est comme ça que nous cherchons à contenir les déchets radioactifs. »

Les déchets seraient empaquetés dans des conteneurs résistants à la corrosion, qui seraient ensuite placés dans une cavité de stockage à 500 mètres de profondeur, que l’on remplira d’argile ou de ciment. Une succession de barrières naturelles et artificielles qui « permet de s’assurer qu’aucune quantité nocive de radioactivité n’atteindra jamais la surface », assure le site web du gouvernement.

Trouver un lieu d’enfouissement présente d’abord un enjeu géologique : il faut un sous-sol adapté, une formation géologique stable depuis des millions d’années et susceptible de le rester pendant les centaines de milliers d’années que mettront les déchets à perdre leur radioactivité.

Mais la géologie n’est pas le défi principal, puisqu’une « bonne partie du sous-sol du Royaume-Uni est adaptée », explique Ann McCall, chargée de la recherche de lieu et de l’engagement communautaire au sein du Radioactive Waste Management, l’organisation publique chargée des déchets nucléaires, au quotidien The Guardian. Le plus gros du travail consiste à trouver une collectivité qui accepte de devenir une décharge nucléaire. « Nous devons rentrer en contact avec les collectivités, expliquer notre projet en profondeur, sensibiliser la population, afin d’attirer une commune qui accepterait d’abriter un tel site », dit Ann McCall.

Dans un contexte d’austérité, certaines collectivités risquent d’être tentées

Les communes volontaires risquent d’être rares : lors de la dernière tentative pour trouver un lieu d’enfouissement en 2013, une seule s’était proposée, Allerdale, dans le Cumbria, avant d’y renoncer face à l’opposition populaire.

« C’est un conseiller municipal qui a proposé notre commune, de façon très mesquine, puisqu’on ne l’a découvert que plusieurs années plus tard, explique Geoff Betsworth, habitant d’Allerdale et président de l’association Cumbria Trust. Par la suite, nous avions découvert qu’il s’était fait invi-ter à des dîners, à des soirées, aux frais des industriels du nucléaire. » En effet, le comté de Cumbria est une cible de première ligne pour l’industrie. L’une des zones les moins densément peuplées du Royaume-Uni, on pouvait espérer y trouver une faible opposition de la population, surtout que celle-ci est bien accoutumée au nucléaire. C’est dans le Cumbria qu’est située l’immense centrale de Sellafield.

Pourtant, de nombreuses personnes se sont mobilisées contre le projet, et les opposants et opposantes ont fondé le Cumbria Trust, qui a fait venir des experts pour examiner le terrain.

« Ils ont montré que le terrain n’est pas du tout adapté, dit Geoff. Il y a des montagnes, des cours d’eau au débit rapide… Ici, lorsqu’on enterre quelque chose, ça a tendance à remonter à la surface. » Ces découvertes ont poussé Geoff à composer une chanson de protestation, intitulée The Wrong Rock (mauvaise roche). « Là où la géologie se prête le mieux, c’est sous Londres. Leur sous-sol est en argile. On devrait mettre ça sous Westminster ! » rigole-t-il.

En 2013, le Cumbria Trust a réussi à faire pression sur les politiques, et le conseil régional a retiré la candidature d’Allerdale en 2013. Aujourd’hui, Londres voudrait éviter l’obstacle de la gouvernance locale. Dans son nouveau plan, le gouvernement a supprimé le droit de veto des conseils régionaux, et la décision finale sur le lieu d’enfouissement pourrait être déterminée par un référendum local, selon The Guardian.

Pour soudoyer la population, jusqu’à 2,5 millions de livres (2,8 millions d’euros) par an seront proposés à la commune qui accepterait les déchets. De l’argent qui pourrait servir à améliorer les routes, mettre en place des programmes d’apprentissage ou venir en aide aux plus démunis … Dans un contexte d’austérité, certaines collectivités risquent d’être tentées. De plus, le gouvernement insiste sur la création d’emplois liés au centre de stockage : 1.000 postes pendant la construction du site, et 600 par la suite.

Le sujet des déchets nucléaires est très peu présent dans le débat public en Angleterre 

« Ce n’est pas une région très riche, et je pense que les gens risquent d’être manipulés. On leur tend la carotte, et ils vont vouloir le saisir », dit Geoff. Il explique que certains habitants de sa ville le « foudroient du regard » à cause de son rôle dans le mouvement de contestation. « Certains travaillent à Sellafield, et verraient d’un bon œil l’arrivée de nouveaux emplois dans le secteur », dit-il.

Sauf qu’en réalité, les retombées sociales du projet risquent d’être modérées, puisque l’écono-mie du Cumbria repose beaucoup sur le tourisme au sein du parc naturel du Lake District. Le secteur « pourrait être mis à mal si l’on commence à faire des trous de forage dans le sol », dit Geoff. Surtout que le gouvernement n’a pas écarté la possibilité de construire la base de stockage sous le parc naturel lui-même.

À Allerdale, le mouvement d’opposition se prépare à renaître face au nouveau plan du gouvernement. « Pour le moment, on attend, on garde les yeux ouverts. On sait que l’on arrivera à mobiliser du monde dès qu’il le faudra », dit Geoff, qui a d’ores et déjà commencé à composer une nouvelle chanson de protestation.

Malgré les poches de résistance locales, le sujet des déchets nucléaires est très peu présent dans le débat public en Angleterre.

« Les Britanniques sont connus pour leur désintérêt envers l’industrie nucléaire. C’est très difficile de faire s’intéresser les gens à ce sujet, explique Stephen Thomas. Les plus grandes ONG environnementales n’ont même pas de campagne en cours sur les déchets radioactifs en Angleterre. » En effet, contactée par Reporterre, la branche britannique des Amis de la Terre n’a pas voulu commenter : « Nous ne menons actuellement aucune action à ce sujet. »

Un silence bien pratique pour l’industrie nucléaire, explique Adam Vaughan, journaliste du Guardian spécialiste des questions énergétiques, dans un podcast. « C’est un scandale que nous en parlions aussi peu, et c’est très avantageux pour l’industrie nucléaire, surtout au moment où nous débattons du futur de l’énergie. »

Le silence autour du nucléaire permet au gouvernement anglais d’avancer ses ambitions nucléaires – et d’esquiver la question qui doit être au cœur de tout débat autour des déchets, selon David Elliott, auteur du livre Nucléaire ou pas Nucléaire L’énergie nucléaire a-t-elle sa place dans un avenir durable .

« Ces déchets-là n’auraient jamais dû être produits, dit-il. Ça doit être cela, le point de départ de toute discussion. »

6 février 2019 / Eloise Stark (Reporterre) Londres (Grande-Bretagne), correspondance

https://reporterre.net/

Commentaire: C’est pas loin! Moins que Paris!

Lire la suite

04 février 2019 ~ 0 Commentaire

bar (le parisien fr3 obs of les echos)

espece pro

Pêche

Doucement sur le bar

Malgré les sévères restrictions de l’Union européenne, le niveau des stocks des bars a atteint un niveau inquiétant en France ; en outre ces carnassiers se reproduisent peu.

La chair blanche de cette espèce, qu’on appelle aussi le loup (en méditerranée: lubina en Espagne blog), est délicieuse mais les stocks sont dans une situation préoccupante en France.

Avec sa chair blanche délicate, le bar fait partie des poissons préférés des Français. Mais en ce moment, mieux vaut cuisiner d’autres mets iodés. L’Institut français de recherche pour l’exploita-tion de la mer (Ifremer) a révélé ce vendredi que le niveau des stocks de ces carnassiers des mers a atteint un niveau inquiétant dans les eaux de métropole. Avec des situations différentes de part et d’autre du 48e parallèle qui coupe le sud de la Bretagne.

Au nord de cette ligne (dans la Manche, la mer du Nord, la mer celtique), le nombre de bars est dangereusement bas. Cette espèce a été beaucoup trop pêchée pendant des années. Ce n’est plus le cas depuis que l’Union européenne a imposé de sévères restrictions. Les pêcheurs ama-teurs doivent désormais remettre leur prise à l’eau cinq mois par an. Le reste de l’année, ils doivent se contenter d’un bar par jour. Pour les professionnels, le chalut pélagique (filet remorqué) est interdit et la taille légale de capture est passée de 36 à 42 cm.

Il ne se reproduit pas avant l’âge de six ans

« Ces mesures ont été efficaces mais il y a une forte inertie et la reproduction n’a pas encore permis au stock de se reconstituer », explique Alain Biseau, le coordinateur expertises halieutiques à l’Ifremer. Et pour cause, ce grand poisson au corps fuselé ne se reproduit pas avant l’âge de six ans.

Au sud du 48e parallèle, on prélève également trop de bars. « Un peu trop, relativise Alain Biseau. Depuis des années, on frôle le niveau du rendement maximal durable. En clair, c’est un signal d’alerte, pas une catastrophe. » Le vrai problème ? Les adultes se reproduisent peu. Pourquoi ? Mystère.

Les chercheurs étudient la qualité de l’eau de l’embouchure des fleuves français. Comme les juvéniles grandissent à l’abri dans les estuaires, il suffit de sources de pollution ou même de fortes pluies qui dessalent le milieu pour que l’équilibre soit rompu.

« Laissez les tranquilles, ce n’est pas la saison ! tonne de son côté Christopher Coutanceau, chef rochelais deux étoiles. En ce moment, les bars se reproduisent sur les frayères. On est en train de vider les océans et même au goût, c’est une mauvaise idée : ils sont fatigués, fibreux, nerveux. »

Aux fans de bar qui voudraient se rabattre sur élevage, attention : « L’aquaculture favorise la surpêche parce qu’on nourrit ces espèces très prisées avec des poissons », pointe Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG spécialiste des ressources halieutiques: Bloom.

BAR

On mange quoi alors ?

On avait enregistré la menace sur le thon rouge et on apprend qu’il est aujourd’hui de retour dans l’Atlantique Nord. On avait fini par adopter le maquereau, qu’on disait disponible en grande quantité, mais on comprend qu’il est surpêché en Atlantique…

Pas facile de manger du poisson durable ? « Il suffit de surveiller la méthode de pêche, tranche Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom. A la ligne, au casier, au filet, c’est oui. Le chalut, c’est non. » Ces mentions sont obligatoires depuis 2014. On varie également les plaisirs pour ne pas engloutir toujours les mêmes espèces (saumon, cabillaud, thon) et faire ainsi pression sur les stocks. Merlan bleu, vieille, barbue peuvent par exemple se faire une place dans nos assiettes.

Pensez aussi aux « produits de saison », c’est-à-dire des poissons ou des coquilles pêchés à l’âge adulte, en dehors de leur période de reproduction. L’appli MrGoodfish permet de choisir quand manger et quoi. En ce moment, c’est chinchard, bonite, bulot… Petit bémol, cette application liste « des espèces profondes comme la lingue bleue, menacée d’extinction », regrette Frédéric Le Manach.

02 février 2019

http://www.leparisien.fr/

mer

LIRE AUSSI:

Etiquettes pas conformes et pêche non durable : l’enquête alarmante sur les poissons (Le Parisien)

Un poisson français sur trois est issu de la surpêche : voici les espèces à éviter (L’Obs)

Union européenne. Accord provisoire sur le plan de gestion de la pêche en Méditerranée (OF)

Pêche : menace sur le maquereau européen (Les Echos)

Lire la suite

27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

irlande brexit (le huffington post)

Brexit

Un mur pour alerter sur les conséquences d’une sortie de l’UE

Ces partisans du “remain” ont érigé un mur symbolique à la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande.Bientôt un mur entre l’Irlande et l’Irlande du Nord? Les opposants au Brexit alertent l’opinion sur les conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ils ont construit un poste de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord le 26 janvier, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Un mirador et des murs en bétons au beau milieu de la route à Jonesborough. Ce petit village d’Irlande du Nord avait le 26 janvier les apparences d’un champ de bataille. Des manifestants opposés au Brexit ont réalisé un happening afin d’alerter l’opinion sur les conséquences d’un Brexit.

Après un meeting organisé par les manifestants, les habitants de la région ont détruit le mur de béton à coups de masse dans une atmosphère de fête. Les faux soldats britanniques ont mis en scène, sous forme de théâtre de rue, ce que pourrait être la résurgence des tensions dans la région.

Si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne le 29 mars sans un accord de retrait, la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord deviendra une frontière externe de l’Union européenne où seront effectués des contrôles douaniers.

Les « Troubles » dans toutes les mémoires

Les militants de « Border Communities against Brexit » craignent un regain de violence dans cette région marquée par 30 années de conflits. « Il s’agit en fait de rappeler à notre jeune génération exactement la situation qui prévalait il y a 25 ans », a expliqué John McNamee, un activiste du groupe « Border Communities against Brexit ».

Entre 1968 et 1998, unionistes et nationalistes se sont opposés sur le sort de l’Irlande du Nord. Ce conflit, appelé aussi « les Troubles » a fait plus de 3.600 victimes. La paix est revenue en 1998 à la suite de l’Accord du vendredi saint, prévoyant la suppression de la frontière militarisée entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

La Grande-Bretagne doit officiellement sortir de l’UE le 29 mars. Mais la perspective d’un « no deal » semble se rapprocher. Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a estimé le 25 janvier que l’UE pourrait consentir à faire un compromis sur l’accord de Brexit, de nature à convaincre les députés britanniques d’approuver ce texte très controversé.

« Nous sommes à 60 jours de la réalité du Brexit avec ou sans accord », a déclaré Tom Murray, organisateur de Border Communities Against Brexit. »Sans accord, il pourrait y avoir imposition d’une frontière. C’est une représentation visuelle du potentiel du pire scénario », a-t-il déclaré.

27/01/2019 Clément Vaillant

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Le Processus de Paix ( Socialist Democracy)

 

Lire la suite

27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chambre d’agriculture (reporterre)

npa agricol

Chambres d’agriculture

Des élections cruciales pour la transition agricole

Du 14 au 31 janvier, le monde agricole élit ses représentants dans les chambres d’agriculture. D’apparence technique et corporatiste, ce scrutin est pourtant décisif car il dessine les contours de l’agriculture de demain.

Voici cinq questions et nos réponses pour comprendre les enjeux de ce vote.

Depuis quelques semaines, le monde agricole retient son souffle. Peu médiatisées mais d’une importance cruciale, les élections professionnelles pour les chambres d’agriculture se tiennent jusqu’au 31 janvier. 2,5 millions d’exploitants, de salariés et de professionnels du monde agricole sont appelés à élire leurs représentants.

Lors du dernier round électoral, en 2013, la participation avait atteint 54,3 %. Un chiffre en net recul par rapport aux 65,5 % de 2007. Et nul ne sait combien iront voter ce mois-ci. Dans un contexte de crise sociale et de détresse du monde paysan, beaucoup craignent un regain de l’abstention, préestimée par un sondage réalisé sur le site terre-net.fr à 57,3 %.

« On le voit avec le mouvement des Gilets jaunes, le syndicalisme n’attire plus, constate Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Les jeunes et les nouveaux installés notamment se détournent de ce scrutin, parce que les Chambres d’agriculture ne répondent pas à leurs attentes ».

Pour les syndicats agricoles, l’enjeu est pourtant de taille : de ces élections dépendent leur poids politique et parfois leur survie économique. Pour les paysans, il s’agirait ni plus ni moins « de choisir quel modèle d’agriculture on veut pour son département et plus généralement pour le pays », affirme Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération Paysanne. Tant que ça ? Reporterre vous explique en cinq points à quoi servent ces fameuses instances, souvent dénoncées comme des antichambres de l’industrialisation de l’agriculture.

1. Que font les chambres d’agriculture ?

Chaque chambre est donc dirigée par des représentants syndicaux désignés lors des élections professionnelles. Hors outre-mer, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et ses élus contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité des 89 structures existantes, sauf celles du Calvados, du Lot-et-Garonne et de la Charente (gérées par la Coordination rurale), ainsi que celle du Puy-de-Dôme (alliance Coordination rurale et Confédération paysanne).

Leur mission : « Accompagner les agriculteurs et les territoires face aux enjeux que connaît le monde rural », résume Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA, et président de la chambre interdépartementale du Doubs et du Territoire de Belfort. Accompagner l’installation d’abord, « en tenant un répertoire des exploitations à céder, en accueillant et en aiguillant les jeunes qui veulent devenir agriculteur, en proposant des formations et des contrats d’appren-tissage », détaille l’élu, par ailleurs éleveur de vaches et de poules.

Accompagner également « l’évolution de l’agriculture face aux attentes sociétales, explique-t-il. On aide ceux qui veulent passer au bio, diversifier leur production, créer un nouvel atelier ou une nouvelle activité ». La chambre interdépartementale a ainsi appuyé le maintien et le développement d’un abattoir de proximité et d’un atelier de découpe de la viande à Besançon.

Ces choix structurants pour les territoires sont décidés par les assemblées plénières des chambres, qui regroupent les 33 membres élus des dix différents collèges (outre le collège principal réunissant les chefs d’exploitation, il existe un collège des propriétaires fonciers, un des salariés agricoles, un des anciens exploitants…).

« On vote les orientations et les budgets, on donne aussi notre avis sur des projets d’urbanisme, sur la gestion du foncier ou les politiques agricoles au niveau national », précise Sébastien Gardette, président de la chambre du Puy-de-Dôme, syndiqué à la Confédération paysanne. Après six ans à la tête de l’institution, l’éleveur le confirme : « La chambre d’agriculture est un outil majeur, qui permet de porter une vision et un projet d’agriculture pour son territoire. »

Autrement dit, un département dont la chambre est gérée par la Confédération paysanne n’aura pas les mêmes dynamiques agricoles qu’un département FNSEA. « Nous avons beaucoup poussé le développement de l’agriculture biologique, des méthodes alternatives, la recherche d’autonomie pour les paysans, dit M. Gardette. Même si cela prend du temps et qu’on n’est pas tout-puissants, on a fait avancer les choses ».

2. Quels sont leurs moyens ?

Pour mettre en œuvre leur politique agricole, les chambres disposent d’un budget, environ 7 millions d’euros annuels pour celle du Puy-de-Dôme, 702 millions pour l’ensemble des structures.

Abondé principalement par la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti, payée par les propriétaires terriens. Problème, les taux d’imposition sont gelés depuis plusieurs années. Pour compléter leur trésorerie, les chambres touchent également des subventions et vendent des prestations (conseil, appui technique).

Ce petit pactole permet de payer des conseillers et des techniciens; agronomes, comptables qui interviennent directement auprès des agriculteurs. Le Doubs et le territoire de Belfort comptent ainsi 50 équivalents temps plein. Cependant, comme le racontait Reporterre, les restrictions budgétaires, le contexte de crise agricole et les réorganisations internes impulsées dans plusieurs départements ont engendré une souffrance au travail prégnante chez de nombreux salariés des chambres. Syndromes d’épuisement professionnel et démissions s’y multiplient

3. Pourquoi ces élections sont-elles importantes pour les syndicats ?

« On monte sur la balance tous les six ans pour voir combien on pèse », dit Daniel Prieur. Lors des dernières élections, en 2013, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont réuni 53,39 % des voix, devant la Coordination rurale (20,49 %), la Confédération paysanne (18,54 %) ou le Modef (1,47 %).

Des pourcentages qui n’ont rien d’anecdotique. Si un syndicat passe la barre des 10 %, il obtient un droit à siéger dans des instances essentielles : la commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDOA), qui valide les projets d’installation et d’agrandissement, le comité technique Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour la vente des terres agricoles, le tribunal des baux ruraux, qui tranche en cas de problèmes de fermage.

Surtout, le résultat de ces élections fixe la répartition des financements publics pour chacun des syndicats, et pour les six années à venir. Au total, le montant des fonds publics alloué est proche de 11 millions d’euros par an, distribués entre les différentes organisations suivant leur poids électoral.

D’après Le Monde, la Coordination rurale touche annuellement 2,5 millions d’euros, la Confédé-ration paysanne, 2,3 millions d’euros, la FNSEA, associée aux JA, 6,1 millions d’euros. Des sommes qui permettent ensuite une force de frappe politique, de communication et de lobbying plus ou moins importante.

Jean-François Périgné, trésorier de la Confédération paysanne, a sorti sa calculette dans le dernier numéro de Campagnes solidaires : « Chaque voix [pour notre syndicat] représente en moyenne 50 € par an pendant six ans. Une progression de 1 % de notre score national pourrait représenter 100.000 euros de plus par an sur six ans ». Vue sous cet angle, la question de l’abstention n’a rien d’accessoire.

L’enjeu est donc financier, mais aussi politique : « À la FNSEA, nous voulons rester de loin le premier syndicat, explique ainsi Daniel Prieur. Le fait de représenter plus de la moitié des agriculteurs permet de peser lors des discussions avec le gouvernement ou lors des négociations sur les prix avec les interprofessions. »

4. Quels sont les enjeux principaux soulevés lors de ces élections ?

Il y a d’abord les préoccupations des paysans : « Le revenu, le fait de pouvoir vivre de notre production, mais aussi comment faire face aux évolutions en cours, comme le changement climatique et les nouvelles attentes de la société, sur l’écologie et le bien-être animal notam-ment », témoigne Temanuata Girard, secrétaire nationale de la Confédération paysanne. La question de l’installation, donc de l’accès au foncier, et de la transmission des fermes sont aussi au cœur des débats : près de la moitié (45 %) des agriculteurs aujourd’hui en activité atteindront l’âge de la retraite d’ici dix ans.

Côté instance syndicale, on retrouve des discours politiques bien rodés : la FNSEA entend combattre le « matraquage fiscal » et l’« agribashing » (autrement dit, la critique de l’agriculture conventionnelle) avec, en ligne de mire, des mesures prises par le gouvernement pour tenter d’accompagner l’agriculture vers une transition écologique. Comme la hausse de la redevance pour pollutions diffuses, qui doit abonder les fonds pour l’agriculture bio à hauteur de 50 millions d’euros, ou la séparation de la vente et du conseil dans l’usage des produits pesticides.

Enfin, le contexte politique — les négociations de la future politique agricole commune (PAC) et l’application de la nouvelle loi Alimentation — crée de nouvelles missions pour les futurs élus.

5. Qui vote aux élections des chambres d’agriculture ?

Dans le collège des chefs d’exploitation, qui réunit plus de la moitié des élus, peuvent voter les paysans exploitants, qu’ils soient propriétaires, fermiers ou métayers, seuls ou associés. Ils ont jusqu’au 31 janvier pour voter, en ligne ou par courrier. Les résultats définitifs devraient être connus autour du 8 février.

La Confédération Paysanne pousse depuis plusieurs années pour que les cotisants solidaires, des paysans qui, faute d’une superficie exploitée ou d’un nombre d’heures de travail suffisant, ne peuvent pas être affiliés à la Mutuelle sociale agricole comme chef d’exploitation, puissent voter. « Mais le gouvernement, sous pression de la FNSEA, l’a toujours refusé », dit Nicolas Girod.

Le syndicat minoritaire aimerait aussi que des associations environnementales ou de consom-mateurs participent aux travaux des chambres d’agriculture : « Nous avions appuyé un amen-dement en ce sens lors des débats sur la loi Alimentation, en vain », regrette M. Girod.

C’est pourtant, d’après lui, le sens de l’histoire : « L’agriculture ne peut pas être définie juste par les paysans et paysannes, affirme-t-il. On fait partie d’un territoire où il y a d’autres activités éco-nomiques, où il y a des citoyens qui habitent et consomment, et qui ont eux aussi ont leur mot à dire sur l’agriculture et l’alimentation qu’ils veulent. »

25 janvier 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

https://reporterre.net

Lire aussi:

Coordination Rurale (Wikipédia)

Modef (Wikipedia)

Histoire agricole du Finistère.

François Tanguy-Prigent (Wikipedia) 

François Tanguy-Prigent (Envor)

Site de la Confédération Paysanne

Commentaire: Le NPA appelle a voter « Confédération Paysannne »

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin