Archive | Questions bretonnes etc

27 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (npa)

Sans titre 1

LA QUESTION NATIONALE EN CATALUNYA : TRAVAUX PRATIQUES !

Que se passe-t-il en Catalunya ? En France, en Bretagne, nous connaissons sans doute mieux Barcelona, ses ramblas, les bars à tapas du Raval, le parc Guël ou… le Barça… que les tenants et les aboutissements de la crise explosive qui secoue la Catalunya et l’ensemble de l’État Espagnol…

Pour autant, nous prenons plutôt spontanément place aux côtés des indépendantistes catalans et n’hésitons pas à dénoncer la répression du pouvoir central… Nous avons tous bien intégré le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais l’indépendance de la Catalogne en 2017…

Aussi, pour mieux comprendre ce qui se joue en Catalogne aujourd’hui, pour être en mesure de prendre position en toute connaissance de cause aux côtés du mouvement de masse qui se lève actuellement, le NPA vous propose une soirée d’autoformation et d’échanges sur ce thème.

Autour d’une bière et de quelques tapas, nous aborderons d’abord la situation actuelle en Catalunya, en recherchant quelques éclairages dans l’histoire des mouvements sociaux en Espagne et dans la génèse des institutions de l’État espagnol à la fin de la dictature fran- quiste… Cela donnera lieu à un très court exposé et à un premier échange… Nul doute que vous aurez beaucoup à dire !

Nous tâcherons ensuite d’apporter quelques éléments de compréhension et de débat concernant la très problématique articulation entre la question sociale et la question nationale (en d’autres termes, en quoi ça nous regarde cette affaire ?) Au coeur de tant de polémiques dans le mouvement ouvrier, y compris au sein de la gauche radicale, nous verrons qu’elle garde toute sa pertinence et son actualité !

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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

jordi martí font (alternative libertaire + anti-k)

cata

Jordi Martí Font (CGT catalane) : « Ce mouvement peut fissurer le mur du pouvoir »

Jordi Martí Font est enseignant à Tarragone. Auteur de nombreux ouvrages sur le mouvement libertaire, il milite, en tant qu’antimilitariste et anarcho-syndicaliste, au sein de la CGT. Indépendantiste, il est membre de la CUP (parti de l’extrême gauche catalaniste). Il répond à nos questions sur les événement qui ont précédé le référendum d’autodétermination en Catalogne.

Alternative libertaire : Peux tu revenir sur le contexte de ces dernières années, qui a conduit à l’organisation du référendum du 1er octobre en Catalogne ?

Jordi Martí Font : Ces dernières années des millions de personnes sont descendues dans la rue, pour réclamer l’indépendance, chaque 11 septembre [1]. L’expression d’un mouvement indépendantiste, lié à la gauche sociale, existe depuis les années 1970. Il est postérieur au catalanisme, en tant que tel, qui date de la fin du 19è siècle. Néanmoins, cette expression de masse en faveur de l’indépendance est relativement récente. Il s’agit d’un mouvement, certes, interclassiste. Il recouvre cependant une véritable dimension sociale avec des propositions en profondeur, tant au niveau de la vie quotidienne qu’au niveau de la structure sociale de la Catalogne. C’est cette dimension sociale et alternative, et en partie anticapitaliste, qui fait que ce mouvement est aussi massif aujourd’hui avec de vraies racines au sein des classes populaires.

Ton syndicat, la CGT catalane, est une des organisations qui est à l’initiative de la grève générale du 3 octobre. Quel bilan dresses-tu de cette journée d’action ?

Jordi Martí Font : La grève a été très suivie. Elle était, en fait, la réponse naturelle des orga- nisations du mouvement social face à la répression perpétrée par le gouvernement de Madrid la semaine précédent le référendum. Une répression qui aura revêtu différentes formes : trans- fert sur place de 10.000 policiers venant de tout l’État espagnol ; détention de responsables du gouvernement catalan ; fermeture arbitraire de plus de 140 pages web pro-indépendantistes ; tentative d’intrusion des forces de police dans les locaux de la gauche radicale catalane, la CUP – une tentative avortée grâce à la mobilisation des gens qui firent bloc pour protéger le siège de la CUP.

Un élément a, aussi, particulièrement ému l’opinion publique : c’est l’extrême violence de la police nationale et de la Guardia civil (gendarmerie) à l’égard des personnes de tous âges présents dans les collèges où avaient lieu les votes le 1er octobre. En dépit de cette brutalité, qui a fait plus de 900 blessé.es, plus de 2 millions d’habitantes et d’habitants de Catalogne ont réussi à voter « oui » à l’instauration d’une « République catalane ».

La grève s’inscrit dans ce contexte et était appelée par la CGT, mais aussi par les syndicats indépendantistes (IAC et COS), des syndicats de branche (pompiers, agriculteurs et agricul- trices, dockers) ainsi que par nombre d’organisations du mouvement libertaire (CNT, Solida- ridad Obrera, Embat, entre autre).

Après les manifs de Barcelone et de Madrid, le dimanche 8 octobre, contre le processus d’indépendance, mais aussi les menaces gouvernement du Premier ministre, Mariano Rajoy, de mise sous tutelle de la Catalogne, comment penses-tu que la situation va évoluer ?

Jordi Martí Font : Si la pression de la rue demeure, il est évident que tous les espoirs sont permis. Si, par contre, celle-ci baisse, et que la colère populaire se fait détourner (comme ce fut le cas dans le passé) par le PDCAT, le parti de la droite libérale, dont est issu Carles Puigdemont, le président du gouvernement catalan, je suis moins optimiste.

La droite libérale nationaliste conclura alors, à n’en point douter, un accord avec le gouver- nement de Madrid, qui satisfera les élites espagnoles et catalanes. J’ose malgré tout espérer que c’est la première option qui prévaudra, tant la détermination du peuple paraît marquée par leur intransigeance. Le 1er octobre, alors que la Guardia civil attaquait les bureaux de vote, des milliers de personnes ont fait front avec leurs corps, appliquant les principes de non- violence.

On a reçu des coups de matraque, ils nous ont frappé à l’aveugle. Femmes, hommes, vieux, enfants ont été violentés. Mais personne n’a reculé. Dans mon bureau de vote, à Tarragone, avant l’assaut, nous avons prévenu les gens présents que les coups allaient pleuvoir. Nous avons conseillé aux plus vulnérables de se mettre en retrait pour se protéger. Refus catégorique des plus anciens : ils et elles voulaient rester là en première ligne.

Nous avons la conviction que ce mouvement peut fissurer le mur du pouvoir. Et nous pousse- rons jusqu’à ce qu’il cède. Ce type de situation où l’on a le sentiment que l’on peut changer le cours de l’Histoire, la vie, n’arrive qu’une fois tous les 100 ans. Aujourd’hui c’est en Catalogne que cela se passe et nous ne laisserons pas passer cette chance historique.

Vu de l’extérieur cela peut paraître étrange que des libertaires, anti-étatistes comme nous, puissent être au coude à coude avec des personnes qui se mobilisent pour une Catalogne indépendante. Je vous invite à venir mettre un pied sur notre terre, et vous comprendrez assurément la profondeur de notre combat. Un combat marqué du sceau de l’auto-organisation, de rues qui vivent et crient leur désir de liberté.

Propos reccueillis par Jérémie Berthuin (AL Gard) 18 octobre 2017

[1] Le 11 septembre est la journée nationale de la Catalogne, en mémoire de la chute de Barcelone devant l’armée des Bourbons, le 11 septembre 1714, durant la guerre de Succession d’Espagne.

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire: La CGT « anarcho-syndicaliste » (issue de la CNT) est le syndicat où milite en général l’extrême gauche. Un peu comme Solidaires. L’équivalent de la CGT s’appelle Commissions Ouvrières (CCOO). La CNT est plus petite.

Lire aussi:

Catalogne: Droit à l’autodétermination et auto-organisation (Anti-k)

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

indépendance (yéti)

catalonia

La Catalogne est loin d’être la seule à vouloir être indépendante

La tendance, nous dit-on, est à la mondialisation. Faux : depuis 1945, le nombre de pays indépendants a presque quadruplé. Dernier exemple : la Catalogne.

Les peuples peuvent devenir indépendants par référendum, ou alors par la guerre.

Quelques exemples récents de peuples qui ont accédé à l’indépendance :

  • Le peuple lituanien gagne la guerre d’indépendance le 13 janvier 1991. La Lituanie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple letton gagne la guerre d’indépendance le 25 janvier 1991. La Lettonie a un siège à l’Organisation des Nations Unies.
  • Le peuple estonien est consulté lors du référendum du 3 mars 1991. Le peuple estonien vote « oui » à l’indépendance. L’Estonie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple érythréen gagne la guerre d’indépendance le 24 mai 1991. L’Erythrée a un siège à l’ONU.
  • Le peuple slovène gagne la guerre d’indépendance le 7 juillet 1991 (accord de Brioni). La Slovénie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple macédonien est consulté lors du référendum du 8 septembre 1991. Le peuple macédonien vote « oui » à l’indépendance. La République de Macédoine a un siège à l’ONU.
  • Le peuple croate gagne la guerre d’indépendance le 12 novembre 1995. La Croatie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple bosniaque gagne la guerre d’indépendance le 14 décembre 1995. La Bosnie a un siège à l’ONU.
  • Le peuple monténégrin est consulté lors du référendum du 21 mai 2006. Le peuple monténégrin vote « oui » à l’indépendance. Le Monténégro a un siège à l’ONU.
  • Le peuple sud-soudanais est consulté lors du référendum du 9 janvier 2011. Le peuple sud-soudanais vote « oui » à l’indépendance. Le Soudan du Sud a un siège à l’ONU.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la quête de la souveraineté

À sa naissance en 1945, l’ONU regroupait 51 nations. Aujourd’hui, l’ONU regroupe 193 nations.

Leur nombre continue à augmenter. Dans les années qui viennent, l’ONU va accueillir de nouvelles nations qui vont naître : la Palestine, la Catalogne, le Kosovo, les îles Cook, Niue, le Sahara occidental, le Somaliland, etc.

La grande tendance pluri-millénaire, ce n’est pas la mondialisation, c’est la fragmentation des regroupements déjà existants, partout dans le monde.

La grande tendance pluri-millénaire, c’est la naissance de nouvelles nations indépendantes, souveraines.

14 octobre 2017 

https://yetiblog.org/

la-bretagne-rebelle

Commentaire: Heu, toutes les nations dépendant de la France sont oubliées! Alors rajoutons d’abord la Kanaky. La nomination de Valls semble annoncer de la violence ou des morts pour écraser la république kanaque. Mélenchon a eu raison se retirer!

D’autre part même si pour la Bretagne ce n’est pas tout de suite, il y a la Polynésie! Puis la Guyane, la Martinique et la, Guadeloupe! Enfin, la Corse. Sans parler du rattachement de l’Alsace, Euskadi et la Catalogne sud à leur régions soeurs!

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

kanaky (révolution permanente)

kanak

Autodétermination des peuples: Référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie : comment la France veut exclure 23 000 Kanaks du scrutin

En 2018 aura lieu en Nouvelle-Calédonie le référendum d’autodétermination prévu par les accords de Nouméa. À quelques mois du vote les populations kanaks dénoncent les conditions d’inscriptions au vote qui excluent 23 000 personnes qui pourraient renverser la balance en faveur du « oui ».

De la colonisation à la volonté d’indépendance

La Nouvelle-Calédonie est une petite île située au milieu du Pacifique et qui représente un enjeu central pour la France. Pour mieux comprendre les enjeux du référendum d’autodéter- mination qui aura lieu en 2018, quelques éléments historiques sont indispensables. Dès le milieu du 18ème siècle, l’île est colonisée par la France qui pille les terres des autochtones, ces derniers sont en effets dépossédés de 80% de leurs terres ancestrales ; la France dissout les tribus, et impose sa langue.

Et surtout la France impose dès 1887 en Nouvelle-Calédonie, comme dans toutes ses colonies, le Code de l’Indigénat (1887), qui assujettisse les autochtones aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions forcées, et à un ensemble d’autres mesures tout aussi répressives. En 1931, une centaine de kanaks sont « exposés » lors de l’exposition universelle au jardin d’acclimatation, dans ce qu’on pourrait qualifier de zoo humains, forcés à se comporter comme des « sauvages » pour maintenir le mythe fantasmé sur les populations autochtones. Le Code de l’Indigénat n’est aboli qu’en 1946, date à laquelle la Nouvelle-Calédonie change de nom sur le papier pour s’appeler « Territoire d’outre-mer ».

Peu à peu les revendications indépendantistes s’intensifient, notamment autour de la figure de Jean-Marie-Tjibaou. A partir de l’élection de François Mitterrand en 1981, les attentes des indépendantistes se font plus pressantes, et ceux-ci exigent un référendum d’autodétermination réservé aux seuls Kanaks. C’est notamment la naissance du FLNKS, rassemblement de partis politiques indépendantistes fondé en 1984 et dirigé par Jean-Marie Tjibaou qui met en place un gouvernement provisoire de Kanaky, choisit un drapeau, boycotte les élections territoriales de 1984, avec pour but de préparer l’indépendance kanake socialiste.

Fin 1984, un massacre a lieu près d’une tribu située dans le nord de l’ile, à Hien- ghène, dans laquelle 10 indépendantistes Kanaks sont tués, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou.

C’est le point de départ d’une véritable guerre entre opposants et partisans de l’indépen- dance ; le gouvernement instaure l’état d’urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985. Le point culminant des événements sera la prise d’otages de gendarmes par un groupe d’indé- pendantistes en avril-mai 1988, dans l’entre-deux tours des présidentielles. La situation est délicate pour le gouvernement Mitterrand, qui doit trouver une issue à cette situation de crise et désigne Michel Rocard pour s’occuper des négociations, ce qui va déboucher sur les accords de Matignon en juin 1988, prévoyant un scrutin d’autodétermination dix ans plus tard. Mais en 1998, les accords de Nouméa sont signés sous l’égide Lionel Jospin, prévoyant la tenue d’un référendum sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régalien- nes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité » qui n’aura lieu qu’entre 2014 et 2018.

Au coeur des intérêts français, le nickel, véritable mine d’or du Pacifique

Le sous-sol de l’île regorge d’un minerai extrêmement convoité : le nickel. En effet, l’île possède un quart des ressources mondiales de cette matière première indispensable à la fabrication de l’acier inoxydable, ce qui en fait une terre extrêmement intéressante pour la France. Tout au long de leur histoire, les kanaks ont été tenus à l’écart de l’exploitation du minerai, les européens ayant la main mise sur cette richesse bien que depuis quelques années cette tendance s’est atténuée avec la construction d’une nouvelle usine de nickel au nord de l’île, venant casser le monopole de la SLN, société historique du nickel calédonien qui exploite l’usine de Nouméa depuis 1910. La SLN appartient elle-même à Eramet, le géant des mines françaises, dont le chiffre d’affaire était de 2,9 milliards d’euros en 2016.

Cette mise à l’écart des kanaks des énormes bénéfices que produit le nickel n’a fait qu’accen- tuer tout au long du 20ème siècle la colère et la frustration. Les kanaks voient de plus dans l’exploitation du nickel la garantie d’une indépendance réussie. De son côté, la France, derriè- re des apparences de neutralité, n’a aucune intention de laisser prendre son indépendance ce petit territoire très rentable au milieu du Pacifique. Derrière une soi-disant politique de « déco- lonisation » et une politique de rééquilibrage suite aux accords de Nouméa, les écarts restent considérables entre le sud de l’île, peuplé par les caldoches, et la province ainsi que les îles et le nord de l’île, terres kanakes, où le chômage atteint 30%.

Référendum : l’enjeu crucial de la liste électoral

Le résultat du référendum prévu en 2018 dépend notamment de la composition corps électoral restreint qui sera autorisé à voter, dont les modalités ne seront définies que lors du rendez-vous entre les signataires de l’accord de Nouméa prévu dans quelques semaines. C’est Manuel Valls qui a été nommé le 3 octobre pour diriger la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de l’île, ce qui a provoqué des polémiques.

Le 4 octobre, à New York, devant l’ONU, les indépendantistes ont dénoncé la manipulation et l’instrumentalisation autour de la composition de la liste électorale, qui pourrait faire basculer le résultat du scrutin. Le président du FLNKS, Mickael Forrest, a exprimé des « doutes sur l’orga- nisation » du référendum et mis en cause la « sincérité du mécanisme français d’établissement de cette liste électorale  », demandant aux Nations unies d’envoyer une mission de visite  « avant, pendant et après le scrutin  ».

En effet, en Nouvelle-Calédonie il existe plusieurs types de listes électorales en fonction de critères permettant de participer à certaines élections.

Pour pouvoir voter au référendum, il faut faire partie de la liste référendaire, régie par l’article 218 de la loi organique de 1999. Tout personne au statut civil coutumier, qui est inscrite sur la liste générale, ou qui a été électeur en 1988 doit être automatiquement sur cette liste pour le référendum.

Mais voilà, selon la Direction de la gestion de la réglementation des affaires coutumières (DGRAC), 22 780 Kanaks qui devraient avoir leur nom inscrit sur cette liste n’y apparaissent pas. Plusieurs phénomènes expliquent cette absence qui pourrait faire peser la balance du côté du « non » : de nombreux kanaks ne sont pas inscrits sur la liste principale (condition obligatoire pour être sur la liste référendaire), car les indépendantistes ne se sentent historiquement pas concernés par les élections françaises, et ont souvent prôné le boycott. De même, certaines personnes inscrites sur la liste générale n’auraient pas été inscrites sur la liste référendaire, et de nombreux jeunes de 18 ans pour qui l’inscription est censée être automatique n’ont pas été inscrits.

Aucune aide d’inscription n’a été mise en place pour les personnes handicapées et âgées, et les procédures pour les personnes ayant perdu leurs droits civiques sont complètement méconnues. De plus, près de 2000 kanaks se sont vus refusée leur inscription car ils étaient dans l’incapacité de réunir tous les justificatifs de résidence continue pendant dix ans : « Ces exigences sont inadaptées au regard des habitudes des Kanaks. Conserver les papiers n’est pas dans leur culture. S’inscrire sur les listes relève du parcours du combattant  », indique Stéphanie Graff, docteure en anthropologie spécialiste des questions d’autodétermi- nation, de décolonisation et d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie.

De plus, ce « choix » délivré par le référendum ne laissera pas aux population le choix d’un réel mouvement de libération nationale remettant en cause la domination coloniale française car même si la soi-disant « autonomie » était votée elle ne remet pas en cause le contrôle des élites politiques et des groupes industriels mis en place depuis des années.

Car au-delà de l’indépendance statutaire, il s’agit pour les Kanaks de se libérer totalement de l’impérialisme français, de sa domination politique qui perdurera si les anciennes élites gèrent l’île comme avant et si les grandes richesses de l’île, notamment le nickel, sont toujours gérées par les mêmes multinationales. C’est pourquoi l’émancipation du peuple Kanak, au-delà de l’indépendance de la France, devra se poser l’objectif de renverser l’ordre impérialiste, et donc l’ordre capitaliste, qui les maintient aujourd’hui dans un pays qui n’est autre qu’une colonie.

Enora Lorita vendredi 13 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp antifasciste (ouest france)

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La manif’ antifasciste rassemble près de 150 personnes

Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme à Guingamp. Les manifestants se sont retrouvés à 14h place du Valls.

Une manifestation « antifasciste » a lieu ce samedi après-midi à Guingamp (Côtes-d’Armor). Environ 150 personnes défilent dans le centre-ville depuis le début de l’après-midi.

« Bretagne ouverte et solidaire » ; « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ». Au total, près de 150 manifestants protestent contre le fascisme, derrière ces banderoles, à Guingamp (Côtes-d’Armor). Les manifestants se sont retrouvés à 14 h place du Vally. Le cortège s’est formé puis déplacé dès 14h30 en passant devant la sous-préfecture et en se dirigeant vers la rue Saint-Michel.

Le CVA (Collectif de vigilance antifasciste) 22 avait appelé à ce rassemblement il y a plusieurs semaines. « La lutte contre l’extrême droite est une urgence, indiquaient ses membres. La politique ultralibérale, dans laquelle s’inscrit Macron, augmente les inégalités sociales et crée un terreau propice à la montée des idées fascistes. »

14/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

réunification (bretagne info)

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Après la manif de Nantes, quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ?

Le 30 septembre dernier alors que Bretagne Réunie, ou tout au moins une partie de sa direction, se refusait au dernier moment à défiler dans Nantes pour l’unité de la Bretagne, le collectif 44=Breizh et la Gauche Indépendantiste avaient eux décidés d’occuper les rues de la capitale historique de la Bretagne.

Prés de 400 personnes ont bravé les appels à la démobilisation.

Le cortège s’est déroulé sans aucun incident et dans une atmosphère déterminée mais famili- ale. Beaucoup de drapeaux de nations sans état coloraient le cortège, tout comme les dra- peaux féministes et antifascistes. Les banderoles de 44=Breizh et de la Gauche Indépen- dantiste rappelaient clairement que la ligne politique à mettre en avant dans le combat pour la réunification est celle du droit à décider en tant que peuple, celui du droit à l’autodétermination.

On pouvait rencontrer dans le cortège des vieux routiers du mouvement pour le retour du pays Nantais en Bretagne comme Yann Chouq, ou Patrick Mareschal, Jean-Do Robin, Per Vari Kerloc’h, mais aussi beaucoup de militants de Bretagne Réunie de Pornic ou Saint-Nazaire par exemple, déboussolés par la désertion de leur dirigeants.

Beaucoup ont noté la moyenne d’age très peu élevée du reste des participants, et la bande- role de la Gauche Indépendantiste était exclusivement portée par des femmes. Les militants des autres composantes du cortège anticapitaliste ont eux aussi contribué au succès relatif de ce cortège jeune, dynamique, clairement anti raciste, pour réclamer le retour de Nantes en Bretagne. Bref, l’ambiance inverse de celle qu’on a pu voir dans les manifestations passéistes et infiltrées par l’extrême droite ces dernières années.

Les fascistes eux n’ont pas montré le bout de leur nez, et les responsables au sein de Bretagne Réunie qui semblent avoir pris en catimini les décisions d’annulation contre l’avis de leur base en évoquant des risques de troubles et de violences vont devoir s’expliquer sur les responsabilités réelles de leur fiasco, tant politiques que conjoncturelles, tout comme de leur étrange complaisance revenant à mettre sur le même plan l’extrême-droite et les antifascistes.

La Gauche Indépendantiste a lu la déclaration de solidarité internationale avec le peuple catalan à la veille du 1er octobre, en breton et en français, puis une militante a lu le message suivant :

Nous sommes bretons et de Brest à Clisson, de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix que seul le peuple à le droit de faire est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les condi- tions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle, institu- tionnel, démocratique, social et environnemental sur l’ensemble de la Bretagne historique.

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle tous ceux et celles attachés à cet objectif. Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xéno- phobe. Nous avons besoin d’un espace participatif, imaginatif traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

C’est ce que nous proposons de faire par un cycle de réunions ouvert à tous ceux qui partagent cet objectif et qui commencera le 9 décembre à Saint-Herblain.

C’est ce message qui doit être diffusé et cette date qui doit être dans tous les agendas. Pour qu’en plus de reprendre nos rues aux fascistes nous construisions ensemble des outils d’émancipation.

La Gauche Indépendantiste 12/10/2017

http://www.bretagne-info.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya (a manca)

fachas

Le bateau coule, les fascistes sortent de leur trou

Dans le bras de fer qui l’oppose au peuple catalan, le gouvernement de Madrid vient de marquer un point.

La formidable pression exercée avec l’aide de ses complices apporte son premier effet : le président de la Generalitat de Catalunya en déclarant un gel du processus de déclaration de l’indépendance a opéré un recul qui fracture le camp des indépendantistes sans pour autant influer sur la position du pouvoir espagnol.

Mais c’est ce dernier qui devra assumer l’écrasante responsabilité des tensions qui s’annoncent.

Un chantage patent s’est exercé durant la semaine écoulée au détriment  des droits démocratiques des Catalans. Ce sont les milieux des banques et de la finance qui ont tiré la première salve en annonçant le départ de leurs sièges sociaux. Les représentants de l’Union européenne ont enfoncé le clou en réaffirmant deux points qui leur tiennent à coeur : d’abord leur soutien au gouvernement espagnol, afin disent-ils, de « sauvegarder l’intégrité de son territoire, de son économie et de ses acquis démocratiques… ».

Ils ont également repris le discours de Madrid en soulignant l’illégalité du scrutin organisé par le gouvernement autonome de Catalunya.

Le président de la République française n’a pas négligé non plus d’apporter son « indéfectible soutien au gouvernement espagnol ». Si Carles Puigdemont et ses amis de la bourgeoisie catalane entretiennent encore après cela l’illusion d’une Europe garantissant la liberté des peuples, c’est soit qu’ils sont atteints de surdité, soit qu’ils s’avèrent depuis longtemps disposés à se contenter de prérogatives étendues dans le cadre du statut d’autonomie, tout en restant toutefois sous la tutelle espagnole.

Il n’est pas impossible, loin s’en faut, que les représentants des petites et grandes bourgeoi- sies catalanes revoient leurs prétentions à la baisse pour peu qu’ils obtiennent de nouveaux avantages, principalement en matière de fiscalité.

Dans ce contexte trouble, la capacité d’intervention des classes populaires catalanes est décisive.

Les nationalistes de gauche qui apportaient jusqu’alors leur soutien (critique), au gouverne- ment actuel de la Catalunya semblent fermes sur leur position en exigeant une déclaration d’indépendance. Restent à venir les positions du champ syndical catalan et des organisations de jeunesses indépendantistes. Pour que toutes celles et ceux qui se refusent à abdiquer devant les prétentions du pouvoir espagnol puissent surmonter l’épreuve, plusieurs conditions doivent être réunies : le soutien massif des travailleurs et la solidarité internationale.

C’est sur ce dernier point que nous appelons la jeunesse et les travailleurs de notre pays à s’engager aux côtés du peuple catalan.

Ces soutiens doivent se concrétiser sans plus tarder en organisant la prise de parole des indépendantistes de Catalunya. L’étau médiatique mis en place par le pouvoir français (et, au-delà européen) doit être desserré. Depuis des semaines les radios et télévisions françaises se livrent à une propagande uniquement destinée à décrédibiliser le droit à l’indépendance des Catalans. Il nous faut donc contre- balancer cet état de chose en recherchant et en diffusant des informations et des analyses plus proches de la réalité et des volontés de ce peuple résistant de longue date. C’est-à-dire qu’il nous faut apporter un contre- point authentiquement démocratique à des propos de propagandistes qui se prétendent journalistes.

La victoire du peuple catalan peut ouvrir pour d’autres peuples des perspectives d’émancipa- tion. C’est là en Corse, comme en Sardaigne, en Euskadi et en Ecosse que le souffle de cette liberté est à même de se ressentir encore davantage.

 11 octobre 2017 a manca

http://a-manca.org/

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07 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix

carh

http://www.festivaldulivre-carhaix.bzh/fr/

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

felipe 6 (jdd)

catalogne a

Les Catalans ont-ils un problème avec la monarchie?

La déclaration ferme du roi d’Espagne Felipe VI à l’encontre des indépendantistes catalans met en lumière les tensions historiques entre la monarchie et la Catalogne.(…)

Le récit national catalan

Comme un symbole, la fête nationale catalane a lieu le 11 septembre. Date anniversaire de la prise de Barcelone en 1714 par le roi Felipe V, qui instaure alors une monarchie absolue et centralisée en Espagne et met fin à la principauté de Catalogne.

« Cette date fait partie des éléments de l’histoire que les indépendantistes utilisent pour établir un récit national catalan », explique au JDD Barbara Loyer, spécialiste de l’Espagne. Si la région retrouve de l’autonomie avec la Seconde République en 1932, elle est de nouveau réprimée sous Franco. A la mort du dictateur, le roi Juan Carlos Ier assure la transition vers la démocratie et la nouvelle Constitution qui accorde une certaine autonomie à la Catalogne. Il va même jusqu’à réaliser son premier déplacement officiel à Barcelone et finit son discours par quelques mots de catalan.

Pour autant, la relation particulière entre la région et la royauté perdure. En 1997, Barcelone accueille avec ferveur le mariage de l’Infante Cristina, sœur de Felipe VI, avant de lui retirer la médaille de la ville qu’elle lui avait octroyée suite à un scandale de détournement de fonds. Autre exemple, en 2015, Ada Colau, la nouvelle maire de Barcelone soutenue par le mouvement de gauche Podemos, décide de retirer le buste du roi Juan Carlos Ier de la salle du conseil municipal, provoquant une polémique.

L’indépendance liée à la République

Aujourd’hui, contrairement à l’Ecosse qui demandait son autonomie politique tout en restant sous la monarchie britannique (Pas tout à fait exact! NdB), la Catalogne lie son indépendance à l’instauration d’une République. L’un des slogans du parti indépendantiste d’extrême gauche CUP pendant la campagne du référendum était d’ailleurs de « balayer le capitalisme, la corrup- tion et la monarchie ». « Si les Catalans créent un Etat ce n’est pas pour nommer un roi de Catalogne. Déjà dans les années 30, les nationalistes étaient anti-monarchiques, rappelle Barbara Loyer. Il ne faut pas oublier non plus que c’est une ancienne terre d’anarchistes ».

En 2014, alors que Juan Carlos Ier décidait d’abdiquer pour laisser la place à son fils Felipe VI, le Parlement catalan votait déjà pour demander la tenue d’un référendum sur le choix entre la monarchie et la République.

« Tout ce qui représente l’Etat espagnol est entaché d’illégitimité pour les nationalistes », poursuit Barbara Loyer. Depuis, si le nouveau roi est venu pas moins de 23 fois en Catalogne pour des visites officielles, les relations ne se sont pas améliorées.

5 octobre 2017 Alexis Boisselier

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