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02 mars 2020 ~ 0 Commentaire

perpinyà (anti-k le-peuple-breton)

republica-catalana

150 000 personnes au meeting des Catalans à Perpignan pour l’indépendance et contre la répression

A l’occasion de ce meeting géant, une Gilet Jaune et une syndicaliste perpignanaises ont été invitées à intervenir en français et en catalan au nom du « Collectif solidaire : syndicalistes et gilets jaunes unitaires » de Perpignan. Voici leur déclaration :

TOUS UNIS

Nous sommes extrêmement heureux de l’immense succès du meeting du peuple catalan à Perpignan aujourd’hui et nous tenons à dire que nous sommes à vos côtés pour votre droit à l’auto-détermination jusqu’à l’indépendance si vous le souhaitez, votre exigence de la République et bien sûr la libération de tous les prisonniers politiques emprisonnés par le régime monarchique de Madrid, le retour de tous les exilés et l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires.

Nous avons aussi nos prisonniers politiques ici en France.

1 000 personnes ont été condamnées à la prison ferme sous le régime de Macron et 400 sont encore en prison à l’heure actuelle. Ce sont pour l’essentiel des Gilets Jaunes mais aussi de simples manifestants qui tentent de s’opposer depuis 4 ans à la contre-révolution en cours en France.

En 4 ans, depuis février 2016 quand a commencé le mouvement actuel, cela fera plus de 20 000 militants et manifestants qui ont été condamnés, licenciés, sanctionnés, plus de 10 000 qui ont été blessés par la violence policière, 25 qui ont été éborgnés, 5 qui ont perdu une main et 2 qui ont perdu la vie.

Il y a en France une véritable contre-révolution politique et sociale exercée par Macron dans la continuité de ses prédécesseurs qui génère une énorme résistance populaire comme on le voit aussi à l’échelle internationale du Chili à l’Algérie en passant par Hong Kong, le Liban ou la Catalogne. Ce sont tous nos droits démocratiques, nos libertés de manifester, de nous exprimer et tous nos droits sociaux conquis depuis des décennies, le droit du travail, le droit à la retraite, à la santé, au chômage que Macron tente de démolir.

C’est pourquoi le vaste « mouvement » qui a commencé en 2016 contre la casse du code du travail, s’est continué en 2017 en exigeant la démission de Macron dés le lendemain de son élection, accompagné de 270 grèves par jour. Ça a continué en 2018 avec des grèves massives dans de nombreux secteurs professionnels qui se sont ensuite transformées en véritable « soulèvement » avec les Gilets Jaunes en novembre 2018. En exigeant la démission de Macron, ceux-ci ont ré-allumé les traditions subversives du peuple français.

Le soulèvement des Gilets Jaunes a enflammé le 5 décembre 2019 la base des cheminots et des agents du métro parisien qui était entrée en grève deux mois pour la défense des retraites cherchant à s’élargir en grève générale chez les dockers, les salariés des ports, de l’électricité, tandis que les pompiers et le mouvement écologiste menaient leurs propres actions. Encore aujourd’hui, des enseignants et des lycéens continuent le combat contre la destruction de l’école publique tandis que les enseignants de l’université entreront en grève à partir du 5 mars.

Dans ce conflit généralisé, Macron a perdu la bataille de l’opinion qui majoritairement aspire à son renversement et à une autre société plus fraternelle et égalitaire, ce qui annonce devant nous d’autres grandes luttes à venir.

Ce n’est qu’un début.

Nous ne défendons pas simplement des revendications contre le recul social. Le soulèvement actuel est l’humanité meilleure qui se défend à travers ses revendications contre la violence, l’oppression et l’exploitation, pour « l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur »

« COLLECTIF SOLIDAIRE : SYNDICALISTES ET GILETS JAUNES UNITAIRES »

Arguments pour la lutte sociale 1er mars 2020

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Puigdemont de retour en Catalogne nord devant 150 000 personnes (Le peuple breton)

Commentaire:

On peut douter que la droite de Puigdemont ou la « gauche » d’ERC apprécie ce discours, par contre il fallait l’adresser à la base du mouvement national catalan qui était rassemblée à Perpinyà.

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

nantes (ouest france)

 ZAD

Ce samedi midi, une centaine de personnes sont déjà rassemblées au miroir d’eau, devant le château des ducs de Bretagne à Nantes, à l’appel de différents collectifs du grand ouest où ils construisent actuellement un village des luttes où chacun est invité à venir s’informer. Ces différents collectifs dénoncent les grands et petits projets destructeurs, inutiles et imposés (en abrégé, GPPD2I).

Plusieurs départs de manifestations sont prévus en début d’après-midi, à 14 h 30, notamment de la carrière Misery dans le bas Chantenay.  Sur le village des luttes au miroir d’eau, dès midi, des groupes installent des stands, des tonnelles ou des banderoles.

L’idée est vraiment que les membres des différents collectifs se rencontrent et échangent, explique Arnaud de Terres communes. Les gens peuvent aussi venir s’informer sur les grands projets inutiles.

Les échanges sont nombreux entre les militants venus de toute la région. Alors qu’elle distribue son journal consacré à la Zac du Brochet à Vallet, cette militante Gilet jaune est interpellée par une militante du Carnet : Vous connaissez le Carnet ? J’y suis née ! répond-t-elle fièrement. Et la conversation s’engage.

Un peu plus loin, Mat, Gilet jaune de la région nantaise est en grande conversation avec David, opposé au port artificiel de Brétignolles-sur-Mer.

« Quand nous avons ouvert la Zad début octobre contre ce projet, on s’est aperçu qu’il y avait plein de projets comme celui-ci autour de nous, indique David. A Saint-Père en Retz avec le surfpark, à Vallet avec la Zac du Brochet. Cela m’a remotivé pour repartie en lutte, je ne bougeais plus depuis 30 ans et je suis à nouveau sur le pavé.

Vers 12 h 45, une cantine collective est en cours de montage par les collectifs dont l’association Alternatiba. Nous avons récupéré des stocks d’invendus de la plateforme Bio Coop à Rennes, explique Julie. Nous allons nettoyer ces légumes et les proposer aux gens.

Au miroir d’eau, Mat, Gilet jaune de la région nantaise rejoint David opposé au port artificiel de Bretignolle

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

catalogne (npa)

boc catalogne

Trotsky et la « question catalane »

Pourquoi se pencher ici sur les prises de position de Léon Trotsky sur la question catalane ?

Il ne s’agit pas de chercher des vérités éternelles dans des textes des années trente et encore moins des arguments d’autorité pour les débats actuels. En revanche, ses nombreux écrits sur l’Espagne témoignent de la force de ses analyses de la situation économique et politique d’un pays qui n’a pas réalisé les tâches démocratiques élémentaires de la révolution bourgeoise, au nombre desquelles les droits des nationalités.

Trois des cinq appendices du livre La Révolution permanente sont consacrés à l’Espagne qui en est une parfaite illustration : c’est au prolétariat qu’il revient de mener à bout cette révolution démocratique, pas question de confier les clés à une « bourgeoisie nationale » espagnole ou catalane qui, à l’époque de la décadence impérialiste, ne peut jouer aucun rôle progressiste.

Mais Trotsky met en garde : « On agirait en pitoyables doctrinaires, dénués du sens des réalités, si l’on s’orientait vers la dictature du prolétariat en opposant ce dernier mot d’ordre aux problèmes et aux formules de la démocratie révolutionnaire (république, révolution agraire, séparation de l’Eglise et de l’Etat, confiscation des biens du clergé, droit des nationalités à disposer d’elles-mêmes, Assemblée constituante révolutionnaire »).

On a bien lu « république » au nombre de ces formules (le texte a été écrit avant le départ d’Alphonse 13) : la forme de gouvernement n’est pas indifférente, le prolétariat la chargeant d’une autre contenu que la bourgeoisie républicaine.

Trotsky ne peut éviter le parallèle avec la Russie des Tsars. De son côté Joaquin Maurin, le dirigeant de la Fédération Communiste de Catalogne et des Baléares exclue du PCE, devenu Bloc Obrer i Camperol, revendique la politique de Lénine et des bolcheviks tant en matière de réforme agraire que de règlement de la question des nationalités (avec une vision idéalisée de la réalité soviétique).

Mais les deux hommes divergent sur une question importante. Alors que Maurin défend l’indépendance de la Catalogne, du Pays Basque et de la Galice (ainsi naturellement que du Maroc, mais là il y a accord avec Trotsky), l’auteur de La Révolution permanente redoute une balkanisation de la péninsule.

Et surtout, il dénonce l’indépendantisme de Maurin : « Ainsi Maurin, le « chef » du Bloc ouvrier et paysan, partage le point de vue du séparatisme. Après quelques hésitations, il s’est déterminé en tant qu’aile gauche du nationalisme petit-bourgeois.

Trotsky fait la distinction entre le droit au divorce et la séparation, sans exclure cette dernière mais sans l’inscrire au programme du parti prolétarien : « Les ouvriers défendront intégralement et sans réserve le droit des Catalans et des Basques à vivre en Etats indépendants, dans le cas où la majorité des nationaux se prononcerait pour une complète séparation.

Ce qui ne veut nullement dire que l’élite ouvrière doive pousser les Catalans et les Basques dans la voie du séparatisme. Bien au contraire : l’unité économique du pays, comportant une large autonomie des nationalités, offrirait aux ouvriers et aux paysans de grands avantages du point de vue de l’économie et de la culture générales ».

L’importance des mots d’ordre démocratiques

Les révolutionnaires ne sont pas à l’initiative de la lutte indépendantiste, mais ils acceptent que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes puisse déboucher sur l’indépendance : « le mot d’ordre du droit des nationalités à disposer d’elles-mêmes est maintenant devenu, en Espagne, d’une importance exceptionnelle.

Cependant, ce mot d’ordre est aussi du domaine de la pensée démocratique. Il ne s’agit pas pour nous, bien entendu, d’engager les Catalans et les Basques à se séparer de l’Espagne ; mais notre devoir est de militer pour que le droit de séparation leur soit reconnu, s’ils désirent en faire usage.

Mais comment savoir s’ils ont ce désir ? C’est très simple. Il faut un plébiscite dans les provinces intéressées, sur la base du suffrage universel, égalitaire, direct et à bulletin secret. Il n’existe pas actuellement d’autre procédé ».

C’est clair : pour répondre aux revendications nationales, Trotsky revendique les mécanismes de la démocratie bourgeoise (plébiscite et suffrage universel) sans enjoindre aux masses d’attendre qu’une future république des soviets règle leur sort ; et en parlant d’un plébiscite dans les provin-ces intéressées, il ne soumet pas le droit à l’indépendance au bon vouloir de l’Etat central.

Dans un texte daté du 25 mai 1930 (Les tâches des communistes en Espagne), il précise :

« Jusqu’au moment où la volonté de la minorité nationale ne s’est pas exprimée, le prolétariat ne fera pas sien le mot d’ordre de partition, mais il garantit d’avance, ouvertement, son appui intégral et sincère à ce mot d’ordre dans la mesure où il exprimerait la volonté avérée de la Catalogne ».

Et il donne son point de vue : « Il est évident que les ouvriers catalans auront leur mot à dire sur cette question. S’ils arrivaient à la conclusion qu’il serait inopportun de disperser leurs forces, dans les conditions de la crise actuelle qui ouvre au prolétariat espagnol les voies les plus larges et les plus prometteuses, les ouvriers catalans devraient mener une propagande en faveur du maintien de la Catalogne, sur des bases à déterminer, au sein de l’Espagne ; quant à moi, je pense que le sens politique suggère une telle solution».

A diverses reprises, Trotsky affirme sa préférence pour une solution fédérale garantissant les droits des nationalités ou pour une union des républiques socialistes ibériques (Portugal compris) sur le modèle – hélas bien théorique – de l’URSS.

Il n’est pas plus tendre pour les dirigeants de la CNT dont l’opposition parfois violente aux « particularismes » va jusqu’au rejet de la langue catalane au nom d’un ouvriérisme et d’un internationalisme abstraits :

« Les syndicalistes – tout au moins certains de leurs chefs – ont déclaré qu’ils lutteront contre le séparatisme, au besoin les armes à la main. Dans ce cas, communistes et syndicalistes se trouveraient chacun d’un côté de la barricade, parce que, sans partager les illusions séparatistes et tout en les critiquant au contraire, les communistes doivent s’opposer impitoyablement aux bourreaux mpérialistes et à ses laquais syndicalistes ».

Quatre ans plus tard…

… Le contexte a changé. Le 14 avril 1931, deux jours après la victoire des partis républicains aux élections municipales, l’Espagne était devenue une république, sans coup d’Etat ni révolution.

La monarchie a tout simplement quitté la scène, Alphonse 13 abandonnant le pays sans avoir abdiqué formellement. Les républicains de gauche et les socialistes l’emportèrent dans la foulée aux élections législatives du mois de juin et Manuel Azaña fut élu président.

Malgré des mesures progressistes comme le droit de vote des femmes (ce que ne fera pas le Front Populaire en France), les réformes promises se firent attendre, notamment la réforme agraire indispensable dans un pays où la paysannerie était majoritaire.

Le pouvoir de l’Eglise catholique fut ébranlé par les mesures anticléricales mais dans bien des domaines, le gouvernement recula devant l’opposition des vieilles classes dominantes. Avec la république, la Catalogne et le Pays Basque se virent octroyer un statut d’autonomie limitée, accepté par les dirigeants de l’ERC, Esquerra Republicana de Catalunya.

Les déceptions accumulées aboutirent à une cinglante défaite des républicains de gauche aux élections législatives anticipées du 19 novembre 1933 et à la constitution d’un gouvernement de droite, intégrant rapidement des ministres de la CEDA (Confédération espagnole des droites autonomes), un regroupement de divers partis dont des cléricaux, des monarchistes et des fascistes.

Le contexte international avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler et la défaite du prolétariat autrichien faisait qu’une issue fasciste à la crise était envisageable. Trotsky comme Maurin prenaient au sérieux la menace d’un basculement vers l’extrême droite de larges couches de la petite-bourgeoisie qui avait placé auparavant ses espoirs dans la république démocratique.

L’entrée de la CEDA dans le gouvernement Samper, qui entreprit immédiatement de défaire les quelques avancées de la période précédente en matière de droits des salariés et des paysans, suscita une vague de grèves et de mouvements insurrectionnels, dont le plus marquant fut la révolution ouvrière des Asturies.

En Catalogne, le principal élément déclencheur fut l’annulation par le gouvernement central d’une loi de défense des fermiers et métayers, votée par la Généralité contre l’opposition des grands propriétaires.

Dans le seul texte que nous connaissions pour cette période, une lettre adressée au secrétariat de la Ligue communiste internationale en juillet 1934, Trotsky voit dans le conflit entre le gouvernement central et la Généralité la possibilité que la Catalogne représente la position la plus solide des forces défensives face à la réaction espagnole et au péril fasciste.

Après avoir tant critiqué le catalanisme de Maurin, il lui reproche désormais d’hésiter et de mettre le prolétariat à la traine d’une direction petite-bourgeoise indécise. L’heure est au combat pour la proclamation d’une république catalane indépendante, un objectif qui ne pourra être atteint que par la mobilisation du prolétariat en armes.

Dans le même temps, compte tenu de la division des forces ouvrières (la CNT se tenant en dehors de l’Alliance ouvrière), Trotsky n’hésite pas à écrire qu’il faut exiger de l’ERC qu’elle proclame l’indépendance. Ce que fit Compañys le 6 octobre 1934, avant de capituler au bout de quelques heures. Le gouvernement espagnol en profita pour abroger le statut d’autonomie.

En première ligne contre le soulèvement fasciste de juillet 1936, qui ne parvint pas à gagner une seule localité de Catalogne, le prolétariat en armes abolit de fait tous les « pouvoirs publics » y compris celui de la Généralité, tout en lui laissant la possibilité de se reconstruire du fait de la politique de collaboration du PSUC (le PC stalinien catalan), de l’UGT (le syndicat à majorité socialiste) et de la CNT.

Pendant la guerre et jusqu’en mai 1937, quand le gouvernement de Madrid intervint pour «rétablir l’ordre », la Catalogne fut de fait indépendante. Les textes de Trotsky sur la « question catalane » dénoncent alors la présence d’Andreu Nin et du POUM dans le gouvernement de la Généralité.

Gérard Florenson Mardi 27 février 2018 

Les articles de la rubrique Idées sont des points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent utiles.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

• Léon Trotsky,  La Révolution permanentehttps://www.marxists.org/

• Léon Trotsky,  Les tâches en Espagne  https://www.marxists.org/

• Léon Trotsky, La question nationale en Catalognehttps://www.marxists.org/

• Pelai Pagès, Trotsky y la República catalanahttp://old.sinpermiso.info/

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

catalogne (pùblico)

 cata

L’effet Marchena (*)

Les condamnations au procès des leaders catalans ont mené à une plus grande participation aux conflits du travail en 2019

Près de 20% de travailleurs de plus que l’année précédente ont participé à des grèves, tant ordinaires que générales,

Les mobilisations sociales enregistrées en Catalogne après la condamnation des dirigeants de l’indépendance, rendue publique par la deuxième chambre de la Cour suprême en octobre 2019, ont déclenché des chiffres de conflits du travail de cette année, selon les données du ministère de travail.

Entre janvier et décembre, 644 476 salariés ont détaché une grève en Espagne, soit 127 239 de plus (19%) qu’en 2018. Sur ces 644 476, la grande majorité (503 551) l’ont fait en réponse aux différents appels à la grève générale et seulement 140 925 à la suite de grèves ordinaires.

À leur tour, sur plus d’un demi-million de travailleurs qui ont rejoint la grève générale en 2019, près de la moitié (244 503) se trouvaient en Catalogne. La deuxième communauté était Madrid, bien qu’à une grande distance (67 786 travailleurs), toujours selon les données du ministère.

En ce qui concerne les grèves ordinaires, c’est-à-dire celles qui obéissent strictement à des conflits locaux du travail, le plus grand conflit a eu lieu au Pays Basque, avec 40 592 travailleurs. Les grèves suivantes concernaient la Catalogne (23 159) et la Communauté de Madrid (22 903).

La disproportion de 2019 entre grèves générales et locales n’est pas fréquente. Il faut remonter à 2012, l’année de la réforme du travail du PP, pour retrouver des statistiques similaires, puisque près de 1,3 million de travailleurs ont alors appuyé des grèves générales. Le reste varie entre 106 696 travailleurs en 2013 et 371 213 en 2018.

Le suivi des grèves ordinaires a également connu des hauts et des bas notables entre 2012 et 2019: passant de 200 000 travailleurs à moins de 80 000 en 2014 et 2015, et une relance de 146 024 en 2018. L’année dernière a légèrement diminué, à 140 925 participants.

28/02/2020 VICENTE CLAVERO

https://www.publico.es/

Note:

(*) Marchena est le plus haut juge d’Espagne et comme tel, violemment anti-catalan.

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

question nationale (npa)

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Carte sujette à discussion!

La question nationale en Europe de l’Ouest

Les nationalistes sont à l’offensive dans plusieurs régions du monde. Les clivages selon l’origine (nationale, religieuse, « raciale ») sont instrumentalisés pour rendre plus difficile l’unité des dominéEs. Dans le même temps, certains peuples souffrent de situations d’oppression. Pour ne pas rester trop général sur ces questions, cet article traite avant tout de l’Europe de l’Ouest.(…)

Les transformations économiques et l’avènement du capitalisme jouèrent évidemment un rôle dans la constitution des nations et leur projection politique en États.

Comme Marx et Engels le notaient dans le Manifeste du parti communiste : « La bourgeoisie supprime de plus en plus l’émiettement des moyens de production, de la propriété et de la population. […] La conséquence totale de ces changements a été la centralisation politique. Des provinces indépendantes, tout juste fédérées entre elles, ayant des intérêts, des lois, des gouvernements, des tarifs douaniers différents, ont été réunies en une seule nation, avec un seul gouvernement, une seule loi, un seul intérêt national de classe, derrière un seul cordon douanier ».

D’autres aspects pourraient être pris en compte mais la conclusion est claire : l’idée nationale, au sens de la revendication démocratique de populations qui pensent se ressembler à se trouver rassemblées sous l’autorité de gouvernants dont elles estiment qu’ils leur ressemblent, ne remonte guère qu’à la seconde moitié du 18e siècle.

Les guerres entre la France révolutionnaire puis napoléonienne et les puissances monarchistes ont été à la fois des guerres « idéologiques » (entre le vieux et l’ancien monde) et des guerres d’annexion de la part de la France. Leur durée, le développement des armées de volontaires et de conscription (et non plus par des mercenaires comme souvent sous l’Ancien Régime) ont aussi contribué à la solidification d’une conscience nationale.

Droit au divorce et obligation du divorce

Au sortir des guerres de la Révolution et de l’Empire, les sentiments nationaux se sont donc renforcés. Certaines nations restaient divisées : Italie, Allemagne. Des États multinationaux englobaient des nationalités différentes : empire d’Autriche, empire turc (qui comprenait la Grèce et les Balkans). Le Royaume-Uni incluait l’Écosse et surtout l’Irlande.

Les situations des nations n’ayant pas accédé à un État étaient très différentes.

Le « mouvement des nationalités » allait marquer tout le 19è siècle et être à l’origine de révolutions (en 1848), de révoltes populaires (en Grèce, dans les Balkans, en Irlande), de guerres (autour des unifications italienne et allemande, puis entre les nouveaux États balkaniques devenus indépendants), de développement de partis politiques des nations minoritaires là où le débat parlementaire était possible (Autriche-Hongrie).

Avec la Première Guerre mondiale, les empires multinationaux (Turquie et Autriche-Hongrie) s’écroulèrent, de nouveaux États apparurent en Europe centrale et orientale, puis l’Irlande (du Sud) conquit son indépendance.

Bien plus tard, la chute de l’URSS a été suivie de l’apparition de nouveaux États (de façon sanglante dans l’ex-Yougoslavie, dont la création avait pourtant répondu à une vraie aspiration). L’Europe de l’Ouest et centrale est maintenant pour l’essentiel englobée dans l’Union européenne.

Marx et Engels ont élaboré leur pensée en plein « mouvement des nationalités »

Sur la question nationale, leur héritage a deux lignes de force. D’abord, l’internationalisme : au-delà du célèbre « Les prolétaires n’ont pas de patrie », plus essentiel apparaît ce passage du Manifeste du Parti Communiste :

« Dans les différentes luttes nationales du prolétariat, [les communistes] mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à tout le prolétariat ».

Ensuite, le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, qui apparaît dans des articles de Marx sur la Pologne (alors soumise essentiellement à l’empire russe) et l’Irlande. Analysant le Manifeste et d’autres textes, Roman Rosdolsky soulignait :

« On peut tout aussi peu conclure du Manifeste qu’il y est question d’un « nihilisme » du prolétariat envers la question nationale, ni prêcher son indifférence envers les mouvements nationaux : « l’inexistence de la patrie » dont il parle concerne l’État national bourgeois… ».

Il convient de préciser qu’on ne trouve chez Marx aucune définition de la nation ; Engels, pour sa part, s’était lancé dans une distinction hasardeuse entre les nations ayant vocation à s’ériger en États et les « peuples sans histoire », ou survivants d’étapes passées de l’histoire, qui ne l’ont pas.

Les marxistes ont dû apprécier les situations concrètes à la lumière de cet héritage.

Rosa Luxemburg, au nom du primat de l’internationalisme, dénonça le combat des Polonais pour l’indépendance. Lénine, pour sa part, soutint le droit des Polonais et des nationalités opprimées à la séparation, en considérant que ce droit était inconditionnel :

« L’éducation internationaliste des ouvriers des pays oppresseurs doit nécessairement consister en premier lieu à prêcher et à défendre le principe de la liberté de séparation des pays opprimés. Sinon, pas d’internationalisme ».

Mais il n’en découlait pas que les communistes devaient se battre pour la séparation en toute circonstance : il pouvait être plus adapté du point de vue du prolétariat national et international de prôner une « union librement consentie ».

Séparatismes d’aujourd’hui

Au début du 2siècle, la question nationale en Europe occidentale n’a pas disparu ; on peut même dire qu’elle connait un regain d’actualité.

Les revendications nationales visent à obtenir un régime spécifique (des droits particuliers) au sein de l’entité étatique de rattachement ou bien la séparation.

Quatre cas font actuellement l’actualité :

L’Écosse par rapport au Royaume-Uni,

La Flandre par rapport à la Belgique,

La Catalogne par rapport à l’État espagnol.

Le Pays Basque par rapport à l’État espagnol.

L’Écosse a été indépendante (juridiquement, jusqu’à l’Acte d’union de 1707), de même que la Catalogne (indépendante au Moyen Âge, celle-ci avait conservé son autonomie jusqu’en 1714 et l’avait reconquise avec la République espagnole en 1932, avant de subir la répression franquiste), tandis que la Flandre a subi une oppression linguistique (durant le 1er siècle de l’État belge, créé en 1830).

Mais les séparatismes actuels ne sont pas simplement l’ombre portée du passé 

Ils se développent dans un contexte renouvelé, celui du capitalisme mondialisé, de l’Union européenne et de l’austérité. La capacité de décision des États semble s’évaporer tandis que les politiques d’austérité minent leur légitimité.

Cela suscite une aspiration populaire à un pouvoir politique capable d’agir. C’est un des ressorts du vote pour le Brexit. Divers courants prétendent répondre à cette aspiration : des anticapitalistes (mais ils sont faibles), des courants réformistes de gauche, mais aussi des conservateurs nationalistes et l’extrême droite.

Les forces politiques séparatistes s’insèrent elles aussi dans ce paysage et promettent de faire mieux que les États actuels.

D’anciennes aspirations prennent ainsi un nouveau visage : selon les cas, elles ont une réalité populaire plus ou moins forte et s’incarnent dans des forces politiques plus ou moins de droite ou de gauche, et aussi plus ou moins ouvertes vis-à-vis des populations provenant d’ailleurs. C’est dans ce paysage compliqué que doivent réfléchir de façon indépendante et agir les anticapitalistes et révolutionnaires.

Henri Wilno Mercredi 26 février 2020

https://npa2009.org/

Commentaire:

On remarque que la France n’est pas concernée, même en Corse!

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27 février 2020 ~ 0 Commentaire

galice (pùblico)

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Régionales en Galice

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Dernier sondage: Feijóo (chef du PP) n’aurait qu’un seul siège de majorité et l’effet Sánchez dynamiserait le PSdeG / PSOE en Galice

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La vague de gauche générée par le premier gouvernement de coalition de la démocratie atteint également la Galice, où le PP perdrait au moins trois sièges, ne laissant qu’un seul député pour garder la Xunta face à une opposition renforcée malgré l’affaiblissement de la coalition entre Unidos Podemos, Anova et les Mareas, selon les estimations de Key Data.

Cette fois, Alberto Núñez Feijóo se dirige vers sa victoire la plus serrée, par un seul siège, et  le PP pourrait même perdre le pouvoir dans son bastion galicien à cause du boom du PSdeG porté par l’effet Sánchez à la Moncloa.

C’est du moins ce que prévoient les estimations de Key Data selon lesquelles il est très probable, mais pas certain, que Feijóo obtienne la majorité absolue sans faire de coalition avec Ciudadanos (en pleine crise blog) mais peut-être avec des leaders dans ses listes. La chute du PP serait légère, elle ne perdrait que 4% de ses électeurs avec un seul député de plus que la gauche.

L’ascension socialiste serait remarquable – cinq sièges de plus et une croissance de près de 40% de votes – mais encore plus importante serait celle du Bloc Nationaliste Galicien (BNG) car parti de trés bas il gagnerait 5 députés jusqu’à atteindre 11, grâce à une augmentation spectaculaire (+ 93%) du nombre de ses électeurs,

Une grande partie de cette montée du PSdeG et du BNG se ferait au prix d’un déclin électoral majeur dans la formation de Pablo Iglesias, Galice en Commun, qui concourt aux élections avec Anova et les Marées mais qui a perdu d’importants alliés galiciens à cause de la scission du noyau fondateur.

Galice en Commun perdrait ainsi la moitié de ses députés et près de 60% de ses électeurs, ne conservant que 8% des suffrages alors qu’en 2016 il obtenait 12%.

Vox n’entrerait pas au Parlement galicien avec 4% des voix. Si la campagne se passait mal pour le PP et que Vox dépasse 5%, ils obtiendraient un siège à La Corogne.

madrid 26/02/2020 carlos enrique bayo

https://www.publico.es/

Commentaire:

La Galice et les Asturies moins connues, font partie des « pays celtiques ». La droite y semblait indéboulonnable. La société est divisée en 2: gauche et droite. La droite étant historiquement le PP hégémonique et la gauche étant divisée en 2: le PSOE majortiaire et le nationalisme. Il y avait peu de gauche non nationaliste. Podemos a un moment inversé la situation.

En Galice, aucun parti ne réclame l’indépendance, plutôt une république autonome au sein d’une Espagne républicaine. L’espoir mis dans Podemos a reflué ainsi que la gauche non nationaliste au profit du BNG (qui revient de loin, il ressemble à l’UDB ici).  On peut remarquer que comme en Euskadi et Catalogne, Vox fasciste se développe moins dans les régions à fort nationalisme.

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26 février 2020 ~ 0 Commentaire

porcs (écologistas)

porcs

Plus un porc!

La Catalogne abrite la plus forte concentration d’élevages porcins intensifs de toute la péninsule, avec un cheptel d’environ 9 millions de porcs. La prolifération de nouvelles exploitations industrielles et / ou l’extension de celles existantes aggrave un problème environnemental, social et sanitaire majeur et pour cette raison, des mesures urgentes doivent être prises.

Les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole en Espagne continuent d’augmenter, étant le principal responsable de l’élevage industriel: 67% des émissions du secteur.

Les activités d’élevage ont augmenté leurs émissions de 1,4% en 2018 grâce principalement au lisier (+ 2,6%). Dans le cas du secteur porcin, il est déjà responsable de 22% des émissions du bétail en Espagne. Face à l’urgence climatique, il est urgent de freiner et de réduire les émissions du bétail et, dans le cas de la Catalogne, du secteur porcin.

Le fumier de bétail, principalement de porc, est une source majeure de pollution de l’eau et affecte 33,8% de la superficie totale de la Catalogne.

Les nitrates dépassent la limite légale et nuisent à 422 agglomérations, soit 45% de toutes les municipalités catalanes. De plus, ces déchets, riches en nitrates, peuvent provoquer de graves altérations sanguines et sont liés à différentes formes de cancer. Ce problème a déclenché un moratoire dans 66 municipalités et la Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre l’Espagne en 2018 pour non-respect de la directive sur les nitrates.

L’industrie porcine est également l’un des principaux responsables de la contamination des sols en raison de l’utilisation excessive de lisier comme engrais agricole, produisant un excès de phosphore, de potassium et d’autres minéraux lourds. Cela a un impact énorme sur la dégradation de l’habitat des animaux qui affecte un grand nombre d’espèces et, par conséquent, leurs processus écologiques.

Le lisier est l’une des principales sources d’ammoniaque en Catalogne.

Ce gaz est très polluant par sa capacité d’acidification lorsqu’il réagit avec un milieu aqueux, ce qui a de graves conséquences sur la qualité du sol et de l’eau, affectant les systèmes d’eau des rivières et des lacs et causant des dommages aux forêts et aux cultures.

En revanche, il n’y a pas moyen de neutraliser le protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 298 fois plus puissant que le CO2,  émis par l’ammoniac lors de l’oxydation. L’Espagne, y compris la Catalogne, a dépassé le seuil des émissions d’ammoniaque depuis sa création en 2010, ce qui a conduit à l’ouverture par la Commission européenne d’une procédure d’infraction en novembre 2018 .

La science confirme également que les animaux considérés comme « productif » ou « fermiers » ont des états émotionnels, des capacités cognitives, leur propre personnalité et différentes formes de conscience. L’élevage industriel élève des animaux tout au long de leur vie et les expose à des situations et pratiques nocives, compromettant ainsi leur état physique et psychologique et donc leur bien-être.

La situation de surpopulation permanente des animaux, avec tout ce qu’elle implique, favorise la prolifération des maladies. Pour les réduire, une surutilisation d’antibiotiques. Il s’agit d’un grave problème de santé publique en rendant la population résistante aux antibiotiques. L’Espagne est le pays de l’UE qui utilise le plus d’antibiotiques pour le bétail.

Les systèmes de production alimentaire d’aujourd’hui ne garantissent pas une alimentation saine. La Catalogne a besoin d’un modèle garantissant la souveraineté alimentaire et la justice.

L’élevage intensif de porcs dépend entièrement du soja. Dans de nombreux cas, il s’agit d’OGM avec une forte concentration de pesticides, comme le glyphosate. La majeure partie du grain importé provient de la déforestation pour la culture de cultures sur d’autres continents, comme c’est le cas en Amazonie et en Amérique latine.

Bien que les administrations publiques aient pris conscience de la gravité du problème par la publication du rapport du Médiateur catalan en décembre 2016 et soient au courant des données mentionnées ci-dessus, celle-ci continue de perpétuer une mauvaise gestion du territoire catalan.

Cette situation ne peut perdurer et doit stopper immédiatement l’expansion du secteur. C’est pourquoi, les organisations qui signent ce manifeste, demandent qu’un moratoire immédiat soit émis sur l’octroi d’autorisations d’installation de nouvelles fermes porcines ou l’extension de celles existantes.

Il existe déjà de nombreuses zones vulnérables à la pollution et, si les mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement, la Catalogne pourrait connaître un effondrement environnemental. Un chemin sans retour.

Manifeste soumis des entités suivantes:

Greenpeace
Les écologistes en action

Etc…

24/02/2020

https://www.ecologistasenaccion.org/

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26 février 2020 ~ 0 Commentaire

euskadi (pùblico)

euskadi

Dernier sondage au Pays Basque Sud

Le PP et Ciudadanos perdraient 42% et 4 de leurs 9 sièges en Euskadi
.
Pour le Parti Populaire en alliance avec Ciudadanos, les estimations donnent une chute libre. Au lieu de cela, le PNV augmenterait son leadership et EH-Bildu renforcerait sa deuxième place. C’est du moins ce que prévoient les estimations.L’effondrement du soutien électoral de cette droite anti-nationaliste serait dévastateur: il y a quatre ans, ils ont eu près de 130 000 voix entre les deux et maintenant ils n’arriveraient pas à 75 000 votes.
.
Boom des partis nationalistes et des socialistes basques
.
Le PNV renforcerait son leadership, dépassant les 40% des suffrages ( près de trois points de plus) remportant deux autres sièges; EH-Bildu obtiendrait également deux parlementaires supplémentaires (avec une hausse de 1,4 %) et le PSE passerait de 9 à 12 sièges, avec une augmentation de 2,6 %. Le scénario qui en résulterait serait d’un grand réconfort pour Íñigo Urkullo (PNV), qui pourrait compter pour gouverner, à la fois sur le PSE ( cinq sièges de plus que maintenant) et avec EH-Bildu (quatre de plus).Et il pourrait atteindre la majorité absolue des deux tiers avec le soutien des socialistes et de Unidos Podemos (UP) pour certaines initiatives législatives. UP s’affaiblirait, perdant trois sièges (et 40 000 voix).

Vox n’obtiendrait aucun siège malgré sa croissance remarquable: de 774 à plus de 23 000 électeurs – car il n’atteindrait que 2,2% des suffrages valables. Cette enquête a été effectué avant que Casado (chef du PP à Madrid) ne vire Alfonso Alonso – pour placer l’Aznariste Carlos Iturgáiz, qui imprime un virage clair du parti vers l’extrême droite, louant Santiago Abascal (Vox).

« L’électorat pénalise les conflits internes des partis et au Pays Basque, il est très sensible aux dictats de Madrid ».  » Vox est maintenant très proche d’obtenir un siège en Álava. »

madrid 25/02/2020 carlos enrique bayo

https://www.publico.es/

Commentaire:

PNV est un parti de droite mais a souvent soutenu le PSOE

EH-Bildu est historiquement « radical » mais ressemble plutôt au Sinn Fein irlandais.

PSOE est le PS (Sanchez son chef se montre avec Macron)

 UP c’est Unidos Podemos qui se positionne dans la continuité de la gauche non nationaliste

PP est de droite dure, Ciudadanos est de droite et Vox est fasciste

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25 février 2020 ~ 0 Commentaire

quimper antifasciste

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Rassemblement suite aux évènements en Allemagne

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24 février 2020 ~ 0 Commentaire

sinn fein (irish times)

 ireland

La question qu’on croyait réglée resurgit!

Pourquoi Sinn Féin n’appelle pas l’État par son nom

La question linguistique poserait un dilemme pour un ministre Sinn Féin ou un Taoiseach (Premier ministre).

Le langage utilisé par le parti pour décrire la République, ou plutôt pour éviter de la décrire, est devenu plus net depuis les élections générales.

Qu’est-ce qu’il y a dans un nom? Beaucoup si vous êtes engagé dans les contorsions linguistiques que le Sinn Féin utilise pour éviter d’appeler les deux administrations politiques de cette île par leurs noms officiellement reconnus.

«Le nom de l’État est Éire ou, en langue anglaise, Ireland », déclare l’article 4 de la Constitution irlandaise, mais pas pour le Sinn Féin pour lequel l’Irlande est une île politiquement divisée et non l’État (du Sud blog).

Le parti n’utilisera pas non plus la République d’Irlande ou la République pour faire court. Il s’agit, selon la loi de 1948 sur la République d’Irlande, de la description de l’État mais pas de son nom.

De même, le nom «Irlande du Nord» est considéré comme une construction britannique et est un anathème pour les partisans du Sinn Féin qui préfèrent «le nord de l’Irlande» qui est destiné à transmettre, à leurs yeux, l’illégitimité de l’entité politique au nord de la frontière.

Cela s’étend à ses ministres de l’Exécutif du Nord qui n’utilisent pas le nom d’Irlande du Nord, bien qu’ils y soient au gouvernement.

Une telle utilisation du langage peut sembler «puérile ou bizarre», dit le professeur Jonathan Tonge de l’Université de Liverpool qui a déjà écrit sur le dilemme du Sinn Féin d’« entrer dans un gouvernement d’un État du Nord tout en refusant d’en utiliser le nom ».

Le langage utilisé par le Sinn Féin pour décrire la République, ou plutôt pour éviter de la décrire, est devenu plus net depuis que le parti a remporté la plus grande part des voix aux élections générales.

Dans un long article de blog sur le site Web d’An Phoblacht (journal de Sinn Fein « La République » blog) après le scrutin, le président du parti Declan Kearney a qualifié la République d ‘«État du Sud» auquel la chroniqueuse de l’Irish Times Kathy Sheridan a répondu en termes repris par d’autres personnes sur les réseaux sociaux: «Si l’objectif c’est vraiment le changement, le Sinn Féin pourrait commencer  par la langue. Nous ne désignons pas notre République comme «l’État du Sud» ou «l’État libre». Le nom est l’Irlande.  »

Dans une chronique dans An Phoblacht, la chef adjointe du Sinn Féin, Michelle O’Neill, a décrit la République comme les «26 comtés», tandis que le militant Michael Doyle – l’agent électoral du député (TD) de Waterford David Cullinane – s’est exclamé que «Nous avons brisé les salauds. Nous avons brisé l’État libre » dans une vidéo désormais célèbre « Up the ’Ra (1) » qui a été mise en ligne.

Les contorsions linguistiques s’étendent au porte-parole du parti, Eoin Ó Broin. Dans son livre « Home: Why Public Housing is the Answer », il appelle la République «Southern Ireland» – le même nom donné par les Britanniques à l’entité de courte durée qui a été créée à la suite de la loi Government of Ireland Act (1920) comme contrepoint à l’entité Irlande du Nord.

Ó Broin explique: «Dans tout le livre, le terme Sud de l’Irlande fait référence à l’entité officiellement connue sous le nom de République d’Irlande. Étant donné que je suis un député  Sinn Féin et un républicain irlandais engagé, je doute que vous ayez besoin que je vous en explique la raison. »

Mais les raisons de leur langue alambiquée ne sont pas toujours évidentes pour beaucoup en la République.

« Ces mots pourraient surprendre en République d’Irlande, mais n’oubliez pas qu’ils ont été utilisés dans des documents officiels irlandais faisant référence aux « Six Comtés « . Cela a changé lorsque Seán Lemass est arrivé au pouvoir », explique le Dr Peter McLoughlin, professeur de politique irlandaise à l’Université Queen’s de Belfast.

«Sinn Féin est vraiment engagé sur le plan idéologique et souhaite le souligner à ses partisans. C’est une tactique de Sinn Féin: utiliser ces termes constamment, de manière subliminale pour transmettre sans cesse l’idée que la partition est toujours là et qu’ils ne l’acceptent pas. »

Le choix des mots est délibéré, ajoute le professeur Tonge. «Je pense que le discours / la terminologie reflète un engagement envers les principes républicains et une détermination à être considéré comme leurs défenseurs».

«Je comprends pourquoi ils n’emploient pas  République d’Irlande, une véritable République, dans la vision du monde du Sinn Féin, ne peut être employé tant qu’une Irlande unie de 32 comtés ne soit établie.

« Il y a une tentation d’être considéré comme l’unique défenseur et c’est également utile pour Sinn Féin de continuer à montrer son radicalisme et sa différence avec Fianna Fáil et Fine Gael dans la terminologie.  »

Les deux universitaires affirment que la langue des républicains est en train de changer. L’expression «six comtés occupés» est une relique des troubles sauf chez les républicains dissidents (2). De même, «État libre» et ses habitants appelés «Free Staters» sont moins utilisés aujourd’hui et ont été remplacés par l’expression «26 comtés».

Cela pourrait être plus qu’une question de linguistique si Sinn Féin est le principal parti d’un futur gouvernement. «Si vous aviez un Toiseach (premier ministre) de Sinn Féin ou un ministre des Affaires étrangères, vous devrez trouver un accord sur les termes à utiliser», explique le Dr McLoughlin.

«Il y a un étalonnage constant de la langue. Il y a eu une évolution continue dans le Sud. Je suppose que ces conversations se poursuivront. »

La présidente de Sinn Féin, Mary Lou McDonald, aspire à devenir Taoiseach, quel sera le nom de l’État qu’elle représentera lorsqu’elle s’assoiera à la table des négociations avec les 26 autres dirigeants de l’UE? Actuellement, c’est Éire / Irlande, sera-t-elle la seule dirigeante de l’UE à ne pas reconnaître le nom de l’État qu’elle représente?

«Je ne comprends pas pourquoi Sinn Féin n’utilise pas le terme « Irlande », explique le professeur Tonge. «Ce serait« idéologiquement valable » car il représente la nation même si une partie de cette nation est sous le contrôle d’un autre pouvoir souverain. Cela ne coûterait rien au Sinn Féin d’utiliser simplement ce terme. »

Ronan McGreevy 23 février 2020

https://www.irishtimes.com/

Commentaire:

(1): « Up the Ra » pour « IRA », soit « Vive l’Ira » est une chanson du groupe Wolfe Tone, devenue un slogan républicain.

(2) On appelle dissidents ceux qui poursuivent les attentats, mais il y a d’autres républicains

L’Irlande est une île formée de 4 provinces: Munster, Leinster, Connacht, Ulster et de 32 comtés. L’Ulster la plus rebelle a été colonisée par des protestants. De ses 9 comtés, les anglais en ont conservé 6 et laissé 3 « au sud » qui s’est appelé l’Etat Libre avec seulement 26 comtés. La République n’a été proclamée qu’en 1948.

Cette question est une séquelle de la guerre civile de 1922 23.  Elle a été gagnée par les alliés des britanniques et perdue par les partisans de la réunification. Il en restait deux positions politiques: « On n’en parle plus » et « On lâche rien », celle-ci très minoritaire et combattue par tous les moyens comme l’internement et la  censure. Cela semblait réglé dans l’esprit de la classe dominante et puis il y a eu « les troubles ». Cette affaire a été réglée en 1998.  Et voilà que la question resurgit avec la victoire de Sinn Fein…

L’Irish Times est un journal très modérément anti Sinn Fein! Cette question était bien plus « hystérisée » pendant « les troubles ».

PS: Les palestinien ne parlent pas d’ « Israel » (état de tous les juifs) mais de « l’entité sioniste » qui leur a volé leur terre.

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