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26 mars 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne (anticapitalistas + les inrocks)

anticap murcia

Nouvelles incarcérations en Catalogne, arrestation en Allemagne de Puigdemont, Catalans et Catalanes, vous n’êtes pas seul.e.s ! Liberté pour les prisonnier.e.s politiques !

Ce vendredi 23 mars, le juge Llarena a donné un nouveau coup à la démocratie, en empri- sonnant et en lançant des mandats d’arrêt contre différent-e-s représentant-e-s du peuple de Catalogne.

Pour cela, il a utilisé une fausse accusation de rébellion (en appliquant, en outre, de manière également abusive, la prison préventive, grâce à des jugements préconçus aussi aberrants comme la supposée conclusion à propos des inculpé-e-s selon laquelle « on n’apprécie pas dans leur sphère politique interne un élément puissant permettant d’apprécier que le respect envers les décisions de ce juge instructeur soit permanente ») contre ceux et celles qui simple- ment, avec plus de 2 millions de personnes, ont participé à un processus de mobilisation populaire, de forme non-violente, afin d’exercer leur droit à voter pour pouvoir décider de leur futur.

Aujourd’hui, 25 mars, l’arrestation (par l’Allemagne de la « démocratie militante ») de Carles Puigdemont, relégitimé comme président de la Généralité de Catalogne lors des élections du 21 décembre 2017, et la menace latente de son extradition dans une prison espagnole sup- posent un nouveau saut dans l’imposition d’un faux « empire de la loi », face à la volonté démocratique exprimée par la majorité de la société catalane. Ce fut et c’est la violence de l’Etat qui a voulu et qui veut s’imposer contre la légitime majorité parlementaire obtenue par les forces politiques souverainistes et républicaines, le 21 décembre 2017.

Cette nouvelle escalade répressive confirme une fois de plus la dérive autoritaire et anti- démocratique d’un régime monarchique et corrompu, qui n’hésite pas à recourir au droit pénal de l’ennemi non seulement contre l’indépendantisme catalan, mais aussi contre les différentes formes de dissidences exprimées dans tout l’Etat:

que ce soit par des manifestations de rue, comme en Murcie, par l’exercice de libertés de base comme celles d’expression ou de réunion, ou simplement pour réclamer le droit à une vie digne comme à Lavapies. Ce n’est pas une question d’indépendantisme, il en va de la démocratie ! En Catalogne et dans tout l’Etat, c’est la démocratie qui est en jeu !

Face à cette brutale régression anti-démocratique, il est urgent que toutes les organisations sociales, politiques et culturelles, disposées à défendre nos libertés et nos droits fondamentaux forment un large front solidaire pour marcher ensemble vers une démocratie réelle, basée sur le droit des peuples à décider leur futur.

Catalans et Catalanes, vous n’êtes pas seul-e-s !

Liberté pour les prisonnier-e-s politiques !

dimanche 25 mars 2018, communiqué de Anticapitalistas (section de la IVe Internationale dans l’Etat espagnol)

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Des milliers de manifestants défilent à Barcelone après l’arrestation de Carles Puigdemont (Les Inrocks)

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23 mars 2018 ~ 0 Commentaire

rennes féminisme (breizh femmes)

beca ssine

Du CRIF au CIDF, toute une histoire

C’était l’époque où l’on parlait de condition féminine et où se dire féministe signifiait adhérer aux thèses radicales de quelques militantes échevelées du MLF. A Rennes, la culture asso- ciative coordonnée par l’OSC était déjà bien développée. Et c’est dans des commissions de cet Office Social et Culturel que se retrouvaient les présidentes des associations de femmes.

Parce qu’elles avaient identifié des demandes récurrentes d’information notamment sur les nouvelles lois ou les nouveaux droits, elles ont commencé à envisager ensemble la création d’un centre pour y répondre collectivement. La réflexion dura presque trois ans et en septembre 1979 débutaient les permanences du CRIF qui deviendrait deux ans plus tard, le CIDF toujours actif aujourd’hui.

Blandine Lefierdebras s’est penchée sur l’histoire du CRIF – centre rennais d’information des femmes – voilà quelques années pour son mémoire de master d’histoire. Elle prolonge désormais son travail au sein de l’association Histoire du Féminisme de Rennes et puisque le thème pour le mois de mars cette année était l’engagement des femmes, elle a partagé ses connaissances – illustrées d’archives de l’INA – dernièrement au Tambour. Ce fut l’occasion de revenir sur cette France de la fin des années 70 qui découvrait peu à peu les droits des femmes.

Elu président de la République en 1974, Valéry Giscard d’Estaing qui veut incarner la moder- nité a pris deux mesures emblématiques : l’abaissement de la majorité à 18 ans et la légalisa- tion de l’avortement. Localement, Rennes a changé de majorité municipale avec l’élection en 1977 du socialiste Edmond Hervé. Mai 68 est passé depuis dix ans, c’est le moment de mettre en place des politiques en faveur des femmes, si ce n’est par conviction au moins pour « canaliser le mouvement social qui s’exprime » de plus en plus clairement.

Des questions multiples, une réponse collective

A Rennes, trois associations sont au plus près des questions quotidiennes des femmes : l’UFCS (Union Féminine Civique et Sociale) présidée par Anne Cogné, l’UFF ( Union des Femmes Françaises qui deviendra Femmes Solidaires) présidée par Nelly Bigot et l’AFCF (association des Femmes Chefs de Famille qui contribuera quelques années plus tard sous son nouveau nom d’association des familles monoparentales à la fondation de l’ASFAD) présidée par Armelle Couanon.

Au cours de leurs permanences respectives, les trois associations ont fait le constat suivant : les femmes sont de plus en plus en demande d’information et personne n’est véritablement formé pour leur répondre. L’idée naît alors de créer un centre d’information pour « accueillir, écouter et orienter les femmes ».

De février 1976 à septembre 1979, les réunions se succèdent entre les trois principales asso- ciations bientôt rejointes par les veuves civiles et veuves de guerre, la municipalité, la délé- gation régionale à la condition féminine et une dizaine de femmes personnellement motivées par ces questions. A l’automne 79, le CRIF – centre rennais d’information des femmes – voit le jour et propose des permanences animées par des bénévoles qui trouvent tout de suite leur public.

Associations féminines ou féministes ?

Depuis la fin du 19è siècle des associations féminines comme celles qui donnent naissance au CRIF sont actives auprès des femmes mais aussi des pouvoirs publics pour influer sur les politiques. Parallèlement, en cette décennie 70 s’est développée une pensée féministe qui remet en cause la structure patriarcale de la société analysée comme étant à l’origine de l’oppression des femmes et des inégalités. C’est pour Blandine Lefierdebras « la complé- mentarité de ces deux tendances qui impose une prise en compte politique de la question des femmes ».

Mais elle précise aussi que ces deux courants se fréquentent peu et que « le CRIF n’est pas un engagement militant » ; pas plus qu’il n’est un « engagement institutionnel » puisque très vite ses fondatrices tiennent à garder leurs distances des instances de l’Etat. C’est plutôt un « engagement pragmatique » répondant à des besoins concrets ; son objectif est d’être « un outil au service des femmes », de toutes les femmes « même celles qui n’osent pas pousser la porte d’une association féminine », un outil « neutre, presque à l’image d’un service public ». 

Toutefois, pas question pour les bénévoles qui portent le projet de devenir une émanation du pouvoir. Elles veulent toucher de plus en plus de femmes mal informées sur les évolutions législatives notamment et ont une réelle exigence professionnelle en particulier dans la formation des écoutantes bénévoles. Mais avant tout, elles font le choix de garder leur autonomie.

Une structure associative très liée à l’Etat

Leur « rapport au pouvoir » est selon Blandine Lefierdebras « mesuré ». Les associations qui veillent à la création du CRIF acceptent volontiers d’être des interlocutrices notamment de la délégation régionale à la condition féminine mais elles refusent d’adhérer au CIF, association créée à Paris en 1972 qui bénéficie d’un contrôle du gouvernement assez rapproché.

En 1981, avec l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand et après deux ans d’un bénévolat chronophage, les choses ne s’envisagent plus de la même façon. La condition féminine s’est transformée en droits des femmes et Yvette Roudy, nommée ministre, propose de créer des CIDF, centre d’information sur les droits des femmes, dans toutes les villes de France.

Le CRIF y voit une opportunité pour pérenniser son action. Ce nouveau réseau, doté de réels moyens, va permettre de passer du bénévolat au salariat et de créer quatre postes à mi-temps. Une façon nouvelle aussi de s’engager.

Près de quarante ans plus tard, le CIDF reste « une structure associative avec une mission d’intérêt général confiée par l’Etat » comme le rappelait Régine Lepinay, jeune retraitée après plus de trente ans d’activité au sein du CIDF 35, à l’issue de la conférence. C’est désormais un acteur reconnu dans la lutte pour les droits des femmes et aujourd’hui, se dire féministes n’est plus un problème pour ses représentantes, bien au contraire !

Geneviève ROY  21 mars 2018

http://www.breizhfemmes.fr

Pour aller plus loin : cet épisode ainsi que toutes les luttes des femmes à Rennes dans les années 1965/1985 sont décrites par Lydie Porée et Patricia Godard dans leur ouvrage « Les femmes s’en vont en lutte » (éditions Goater – 2014)

Lire aussi:

Une féministe « en évolution » (Planning Rennes)

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

amoco (fr3)

Amoco : catalyseur de luttes sociales

Le naufrage de l’Amoco a provoqué immédiatement une série de manifestations, notamment à Brest. Il faut dire que la catastrophe s’est produite dans un contexte particulier : il arrive à la fin d’une décennie de luttes diverses et variées en Bretagne.

Le naufrage de l’Amoco Cadiz et la marée noire qui s’ensuivit, l’une des plus importantes que la Bretagne n’ait jamais connu, aura suscité indignation, écœurement et colère, provoquant toute une série de manifestations. Il faut dire que cette catastrophe s’est produite dans un contexte particulier, à la fin d’une décennie de luttes diverses et variées en Bretagne. Elle opère une véritable synthèse de toute cette effervescence.

Il y a bien sûr mai 68, et le slogan repris par des dizaines de manifestants dans les rues de Quimper, Brest, Lorient, Saint-Brieuc, Nantes ou Carhaix, « L’Ouest veut vivre ».

Puis d’importants mouvements sociaux comme cette grève déclenchée le 15 février 1972 pour une égalité des salaires avec la maison mère des ouvrières de l’usine du « Joint français », filiale de la Compagnie générale d’électricité. Le conflit va durer 8 semaines et bénéficier du soutien de toute une population, d’artistes tels que Gilles Servat, Try Yann ou Paul Nougaro, jusqu’à l’évêque de Saint-Brieuc qui appelle les catholiques à en faire de même.

La même année, les agriculteurs manifestent également contre le système de production et pour une meilleure rémunération. Et alors que la côte bretonne n’a pas encore pansé ses plaies, le 29 novembre 1978, le Conseil général du Finistère se prononce pour l’implantation d’une centrale nucléaire à Plogoff…

Après l’Amoco, sur les pavés de Brest, ou à Paris, les slogans écologistes vont donc côtoyer ceux dénonçant un capitalisme outrancier ou un centralisme d’état de plus en plus mal vécu. Les revendications sociales vont se mêler au Gwann ha Du qui commence à fleurir ici ou là.

Eric Nedjar  16/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

amoco (fr3)

Amoco Cadiz : que sont devenus les déchets de la marée noire ?

Le fuel a été pompé au plus vite, stocké provisoirement sur le littoral avant d’etre envoyé par camion vers la zone de collecte du port de Brest

On estime à 265 000 tonnes la quantité de déchets engendrée par la marée-noire de l’Amoco Cadiz. Hydrocarbures, sable et galets pollués transporté, stocké ou enfouis dans plusieurs dizaines de sites du Finistère et des Côtes-d’Armor.

Officiellement 265 000 tonnes de déchets, certainement beaucoup plus, auraient été ramassés sur les 300 km de côtes souillées par la marée noire provoquée par l’Amoco Cadiz. Le pétrole brut contenu dans ses cuves, mais aussi du sable, des galets, des algues, des équipements souillés.

Une partie de ces déchets, le fuel qui pouvait être pompé et transporté en camion-citerne, a pendant 40 ans été stocké sur différents sites du port de commerce de Brest et plus récem- ment sur le polder. Le reste des résidus, traité à la chaux, aurait été enterré dans 61 sites répertoriés le BRGM (service géologique national) dans les départements des Côtes d’Armor et du Finistère.

À Brest, un projet d’extension du port a entraîné depuis le mois de novembre dernier, l’évacu- ation d’une partie déchets. « 40 000 tonnes de résidus seront acheminées par camion en Mayenne et par bateau en Hollande pour être retraitées, nettoyées et réutilisées pour faire des fondations dans la voirie ou pour des bâtiments », explique le directeur technique du projet de développement du port de Brest, Yannick Fagon.

Les résidus les moins pollués sont encore enterrés sur place. Ce à quoi s’opposent certaines associations environnementales qui militent pour une dépollution totale.

Eric Nedjar  15/03/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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15 mars 2018 ~ 0 Commentaire

paulu orsoni (corse matin)

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L’indépendantiste corse qui a participé à la création de la première armée républicaine irlandaise (IRA)

Un personnage resté longtemps dans l’ombre. Mais que Joritz Larraza a décidé de replonger dans la lumière. Qui est Paulu Orsoni ? Indépendantiste avant l’heure engagé en Corse, notamment dans le journal A Muvra, il a également fait partie des fondateurs de la «vieille IRA» (Armée républicaine irlandaise) et a même combattu l’armée française sur les côtes du Rif, aux côtés d’Abdelkrim, où il perdra finalement la vie.

À travers les nombreuses recherches menées dans le cadre de son mémoire de master, Joritz Larraza a pu retrouver un extrait de naissance, fixant la venue au monde de ce personnage méconnu le 24 septembre 1889 à Bastia. «Son père était maçon et sa mère femme au foyer, retrace-t-il. Il est parti à l’étranger pour gagner sa vie. Il a fait partie du conseil administratif maritime de Gênes.

Puis, lors de la Première guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère, est blessé trois fois et reçoit cinq citations. On pense qu’il a rejoint l’Irlande en 1918 car on en trouve aucune trace de lui lors de l’insurrection de Pâques en 1916.»

Après l’IRA il s’engage pour la Corse

Joritz Larraza retrouve la trace de Paulu Orsoni au sein des fondateurs de l’IRA, aux côtés de Michael Collins et Éamon de Valera. Puis, alors que la guerre civile débute en 1922, il décide de rentrer en Corse. Où il passera quatre années. «De retour sur l’île, il se lie avec les frères Rocca, qui fondent la première revue corse : A Muvra, poursuit Joritz Larraza.

Dans ce journal, il écrira de nombreux articles. Il y dénonce le clanisme, la «voyou- cratie ajaccienne» comme il la nomme.» Pour preuve à l’appui, des dizaines d’articles retrouvés dans les archives régionales de Corse du Sud – Archiviu di u Pumonte, signés de son nom. «Il est profondément romantique, c’est un érudit, un poète, qui écrit aussi bien en corse qu’en français, avec humour, sur des projets de société, remarque le jeune homme. Il parle d’autonomie, d’agriculture, de politique. Il est favorable à la création d’une voie de chemin de fer entre Bastia et Bonifacio.

Avec les frères Rocca, va se créer le Partitu Corsu d’Azione, qui s’engagera pour la commé- moration de Ponte Novu. On parle de régionalisme à une époque où le nationalisme corse n’existait pas encore. C’est un avant-gardiste qui veut se montrer pragmatique et appelle à se reprendre en main économiquement.» Pourtant, Paulu Orsoni finira par se braquer contre les frères Rocca car, contrairement à eux, il prône la lutte armée. Il quittera A Muvra et le Parti Corse d’Azione. «Il était trop en avance sur son temps», commente Joritz Larraza.

Chef de bataillon d’Abdelkrim sur le Rif

L’étudiant en histoire retrouve alors sa trace en avril 1925 dans la guerre du Rif, au nord du Maroc, où Orsoni combat aux côtés d’Abdelkrim contre l’armée française, et notamment contre la légion étrangère, dont il avait fait partie par le passé. « Abdelkrim le nomme chef de batail- lon, reprend le jeune homme. Il meurt les armes à la main vers la fin juillet 1925, près de la ville de Taza. On ne sait pas où se trouve son corps mais on peut supposer qu’il a été enterré dans une fosse commune. Il a certainement été déchu de sa nationalité française.»

Ce qui pourrait expliquer les difficultés auxquelles s’est heurté Joritz Larraza pour retrouver sa trace. Cependant, un article paru dans A Muvra, signé «Pasquale Manfredi» – «qui était un des nombreux pseudonymes de Petru Rocca» – rendra hommage à cet «anzianu cumpagnu di fede», «di babbu pumunticu è di mamma curtinese », «natu in Bastia» qui «avìa fattu i so studii in Aiacciu ».

De nombreuses informations sur sa vie sont condensées dans un unique article de presse. La guerre de 14-18, l’Irlande et sa mort. Une lettre d’un ami à Londres apprend à Petru Rocca que Paulu Orsoni, parti à Tanger le mois d’avril précédent, avait offert ses servi- ces à Abdelkrim. Il y reconnaît que «Paulu Orsoni hè mortu pè e so idee». Avant de saluer «a memoria di u nostru cumpatriottu è anzianu cumpagnu di fede». «Un proverbe rifain affirme que : La mort d’un homme sur le chemin du droit n’est pas la mort, mais l’immortalité », conclut le jeune homme. Cette immortalité, c’est ce qu’aimerait offrir Joritz Larraza à Paulu Orsoni. En levant le voiles qui obscurcit son incroyable destin.

Une bouteille à la mer pour étoffer ses recherches

Les premiers indices de l’existence de Paulu Orsoni arrivent de manière fortuite, autour d’une tasse de café. « Une connaissance avait évoqué, de manière évasive, la présence d’un Corse dans les rangs de l’IRA au début du 20è siècle, raconte Joritz Larraza, guide conférencier de 29 ans originaire du Pays basque, qui vient de terminer un master d’Histoire à l’université de Corse. Je n’avais pas de nom et sans preuve de son existence, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’affabulations.

Puis, en octobre 2017, alors que mes camarades et moi effectuions une grève de la faim, je me retrouve à lire le livre Avanzà ! de Jean-Guy Talamoni. Et là, à la page 51, je découvre enfin le nom de ce Corse, écrit noir sur blanc ! » Paulu Orsoni.

Joritz Larraza tente de faire des recherches sur le personnage, mais celles-ci sont peu fructueuses. Jusqu’à la découverte d’un article de Denis Luciani dans l’Encyclopédie de la Corse qui le renvoie à un ouvrage rédigé par le défunt historien et linguiste Yacinthe Yvia Croce. Là, il en apprend un peu plus et décide de mener des recherches sur ce personnage oublié dans le cadre de son mémoire de master en histoire. Documentation fragmentaire, parfois erronée : les recherches s’avèrent difficiles.

Finalement, en réalisant un travail de fourmi, aux archives d’Ajaccio, de Bastia et Corte, ainsi qu’à travers des contacts à l’étranger, il réussira à retisser une partie de l’histoire de ce «Che Guevara avant l’heure». Mais des «zones d’ombre subsistent». C’est pourquoi Joritz Larraza envoie «une bouteille à la mer» : «Je voudrais vraiment réhabiliter ce héros de roman. C’est pourquoi je lance un avis de recherche : si des gens ont des informations, des photos de Paulu Orsoni, je leur demande de bien vouloir me contacter.»

14 mars 2018

https://www.corsematin.com/

Contact : 06.73.93.07.06. ou  joritz.larranza@gmail.com

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10 mars 2018 ~ 0 Commentaire

sergi lopez (jdd)

catalunya-l

Sergi López : « L’indépendance de la Catalogne est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre »

On vous attendait dans la promotion de votre dernier rôle, vous voici en défenseur de la République catalane.

Je suis là pour apporter un peu de lumière sur cette question si mal comprise en France. Ici, vous entendez beaucoup le point de vue unioniste et très peu le point de vue indépendantiste, républicain. Et quand on vous parle d’indépendantisme, vous pensez à un truc élitiste, xéno- phobe, nationaliste, alors que nous sommes un vrai mouvement populaire républicain, qui traverse toute la société ; il ne vient pas d’en haut, la classe politique a été déplacée du devant de la scène. Nous ne sommes pas non plus guidés par des motivations économiques, comme on peut le lire ici ou là, ce n’est pas un mouvement de riches, pour ne pas payer les impôts. Pour nous, l’indépendance est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre. Et aujourd’hui, nous nous battons pour les droits que vous, vous avez arrachés hier. Les Catalans sont des adultes et ils peuvent prendre leurs affaires en main.

Vous l’Européen, qui jouez en catalan, en espagnol, en français ou en anglais, êtes-vous déçu par l’attitude de l’Europe?

Ce qui se passe en Catalogne est crucial pour l’Europe. Nous posons la question de savoir comment un Etat européen peut répondre à un mouvement populaire autrement que par la répression. Nous soulevons le débat sur la démocratie en Europe ; la Catalogne, c’est plus une affaire de droits démocratiques que d’indépendance. C’est facile de dire que ce qui se passe chez nous, c’est un problème interne à l’Espagne, non, ça concerne toute l’Europe. Ce sont les piliers mêmes de la société européenne, ouverte et démocratique, qui sont menacés chez nous.

Comment avez-vous personnellement vécu le référendum 1er octobre?

Cela a été un truc énorme. Ni les organisations indépendantistes ni les associations comme l’ANC ou Omnium ne s’attendaient à pouvoir tenir le référendum ; elles avaient d’ailleurs demandé à la population de se rendre devant les bureaux de vote fermés, avec un bulletin, pour montrer à l’Europe qu’on nous empêchait de voter. Et au petit matin du 1er, les bureaux des écoles étaient tous ouverts, tenu par des citoyens, du maire de la ville au dernier employé d’école, ils étaient tous là! La preuve que nous ne sommes pas un mouvement minoritaire, de fous qui auraient perdu la tête. Et il nous a tous dépassés! Moi, j’étais dans mon village, à Vilanova i la Geltrù, et je suis allé défendre mon bureau de vote. Sans leaders, sans consi- gnes, des milliers de gens, qui n’étaient pas militants, ont compris que l’Etat espagnol avait tout mis en branle pour les empêcher de s’exprimer. Ce vote est un acte de profonde démocratie, c’est la démocratie des gens de la rue. Et c’est l’attitude de l’Etat, le refus de toute discussion et négociation, qui a fait grandir la mobilisation pour l’indépendance. Ce 1er octobre a tissé des liens incroyables, surprenants.

Et aujourd’hui?

Aujourd’hui, en Catalogne, la liberté de la presse est malmenée (150 sites ont été fermés sans aucune procédure judiciaire), des écrivains sont menacés, le droit de se réunir, de manifester, de chanter  sont en danger ­ un rappeur a été condamné à trois ans et demi de prison ferme pour « apologie du terrorisme et injures graves à la couronne » à cause d’une chanson. Sans oublier les gens blessés le 1er octobre et ceux qui restent en prison ou en exil. A aucun moment l’Etat espagnol ne tente de calmer le jeu, il veut nous renvoyer des décennies en arrière.

Votre engagement ne date pas du référendum. Vous avez été candidat aux municipales dans votre village en 2011…

J’étais déjà indépendantiste quand nous étions à peine 10% de la population catalane à mener ce combat. J’ai toujours pensé que nous avions le droit de nous gouverner nous-mêmes et qu’il ne faut pas laisser le pouvoir dans les mains d’une minorité. Cela dépasse le fait souverainiste. J’ai alors rejoins les rangs de la CUP [Candidature d’unité populaire, coalition anticapitaliste indépendantiste] et je m’étais présenté aux municipales sur leur liste. En bout de liste, sûr de ne pas être élu!

La Catalogne est aujourd’hui dans l’impasse. Ni Puigdemont ni Jordi Sànchez, le président emprisonné de l’ANC que les partis indépendantistes veulent se présenter à l’investiture : Rajoy ne veut rien entendre…

C’est l’impasse du côté de la classe politique, engluée dans des tactiques de partis qui s’éloignent du sentiment populaire majoritaire. On ne sait plus où on va, mais ce qui est clair, c’est qu’en face on nous inflige une régression de quatre-vingts ans!

On n’entend plus la gauche dans le reste du pays s’inquiéter de ce qui se passe en Catalogne. Ni Podemos, très actif avant le 1er octobre pour dénoncer les pratiques de Madrid,  et encore moins le Parti socialiste, qui a soutenu l’application de l’article 155…

Nous, nous essayons, malgré tout, d’interpeller la gauche, de trouver des partenaires en Espagne et de leur faire passer le message que les idées que véhicule le mouvement indépen- dantiste, ce sont des idées républicaines qui les concernent tous. Nous voulons changer cette démocratie espagnole qui est fondée sur une base qui n’est pas saine. Franco, faut-il le rappeler, ce n’était pas un parti de droite mais un parti fasciste. Franco, c’était un pote de Hitler et de Mussolini. Un régime de terreur.

Et lors de la transition, avec la peur du retour de cette terreur, les partis ont essayé de négo- cier plutôt que de « défranquiser » le pays. Cette démocratie s’est construite sur un pacte avec le crime. Les criminels qui étaient avec Franco n’ont jamais été jugés. Quand vous grattez dans les rangs du PP [Parti Populaire, au pouvoir à Madrid], vous trouvez beaucoup de gens issus de familles très liées au franquisme. C’est le cas du lieutenant-colonel Diego Pérez Los Cobos, qui s’occupait de la sécurité le 1er octobre, proche conseiller militaire de Rajoy [il s’était présenté avec son uniforme de la Phalange dans sa caserne lors de la tentative du coup d’Etat du capitaine Tejero, en 1981] ; il a assumé le commandement des Mossos [la police catalane] après la destitution du lieutenant Trapero. Son frère, Francisco, préside le Tribunal constitutionnel. Voilà une famille historiquement liée au franquisme.

Vous n’avez pas peur de ne plus tourner en Espagne ou même en France?

Moi, je me sens privilégié. Je n’ai jamais caché mes idées. Je pense, mais je me trompe peut- être, que mon boulot ne dépend pas de ça. Mais ça peut me toucher aussi en Espagne, comme plein d’autres artistes. Il me restera toujours le théâtre! Si tu as une perruque, des lunettes, des boîtes en carton… tu sors dans la rue et tu joues du théâtre.

L’acteur catalan Sergi López était à Paris mercredi soir pour défendre l’indépendance de la Catalogne. Le JDD l’a rencontré.

Le Catalan préféré des Français, l’inquiétant « ami que vous veut du bien », Sergi López, qui a tourné en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis (Harry, un ami qui vous veut du bien, Partir, Dirty Pretty Things, Le Labyrinthe de Pan…) était de passage à Paris. Il n’est pas venu pour le lancement de la nouvelle série de Canal+, dans laquelle il fait une apparition, Nox, mais pour défendre une cause qui lui tient à cœur, la Catalogne. Avec l’ancien député indépen- dantiste Quim Arrufat, un vieil ami né aussi dans sa ville de Vilanova i la Geltrú, il a participé, mercredi 7 mars, à un débat à la Bourse de travail de Paris sur le thème « Ils sont fous, ces Catalans? Rêver d’une République ».

Mariana Sanchez le 9 mars 2018

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08 mars 2018 ~ 0 Commentaire

lannion (front social)

front soc

 

Le Front social Lannion-Trégor organise une Agora des Luttes à Lannion, le samedi 10 mars. Ce rendez-vous qui se veut régulier intervient à l’aube d’un réveil du mouvement social contre la politique libérale du gouvernement Macron, mais aussi après plusieurs signaux alarmants pour la vitalité de ce territoire situé au nord-ouest des Côtes-d’Armor.

Qu’il s’agisse de l’avenir des services publics, du sort des exilés, du droit du travail, du système assurantiel ou de l’environnement, tout converge vers le chacun pour soi. La présidence Macron est une séquence de plus dans cette longue offensive néo-libérale. D’une violence, cependant, aussi aiguë que l’accent qu’il manque à La République en Marche pour comprendre son véritable objet.

L’ébullition qui vient ?

Presqu’un an après le tumulte électoral, il semble que le nuage de com’ se dissipe peu à peu. La colère gronde des lycées aux facs contre le désengagement de l’Etat dans l’éducation, qui se traduit par un renforcement des inégalités du fait d’une sélection accrue. La récente mobilisation dans les Ehpad et les services de soins à la personne, secteurs peu syndiqués, démontre que la frontière entre le dépit et l’audace est mince. Malgré la surface prise par les discours d’extrême-droite concernant l’immigration, des milliers de bénévoles agissent par devoir d’humanité, défiant parfois l’autorité. Notamment dans le Trégor.

Le tableau de ce mois de mars 2018 serait incomplet sans observer l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Une victoire historique qu’il serait stupide de minimiser, même si nous convenons que le sort de ces terres reste en suspens.

À Bure, c’est l’absurdité même du système nucléaire qui est attaquée. L’insoutenabilité écologique du prolongement des centrales est mise en lumière par l’impossibilité de garantir un stockage des déchets sans nuisance.

Le Trégor asphyxié La région lannionnaise semble aux premières loges pour observer et subir ce délitement généralisé. Géographiquement enclavé, le territoire s’est développé grâce aux investissements planifiés par l’Etat après-guerre pour y implanter une antenne du Centre national d’études et de télécommunications (Cnet, ancêtre de France Télécom puis Orange).

S’il a subi plusieurs crises d’ampleur depuis une bonne trentaine d’années, liées directement à des grandes vagues de licenciements chez France Télécom et Alcatel (devenu Nokia), le Trégor semble aujourd’hui atteindre le stade de l’asphyxie. En témoignent les 82 suppressions de postes programmées chez Nokia et la fermeture de la liaison aérienne avec Orly.

Le vieillissement de la population comme le poids grandissant du tourisme dans l’économie sont d’autres indices inquiétants pour la vitalité d’un pays où le taux de chômage est déjà supérieur à la moyenne nationale. Le déclin risque de s’accélérer en raison des logiques de rentabilité imposées aux services publics.

L’hôpital, premier employeur public et équipement vital s’il en est, voit des services être regroupés, des lits et du personnel disparaître, au nom d’un éternel « retour à l’équilibre ». La ligne ferroviaire vers Plouaret-Trégor et ses correspondances vers Brest et Montparnasse est menacée par la réforme de la SNCF et fragilisée par les déclarations à l’emporte-pièce d’élus locaux qui entendent maintenant faire rouler des bus vers Guingamp. Les établissements du supérieur, IUT et école d’ingé, sont ébranlés par des regroupements de services administratifs à Rennes et des baisses de dotations qui influencent déjà le volume des enseignements.

En dehors de la ville-centre, les habitants des communes rurales observent la fermeture des bureaux de poste ou des perceptions. Des écoles sont regroupées, des postes d’enseignants sont supprimés. Le pouvoir est dilué dans des intercommunalités géantes, où les décisions sont prises en petit comité avant d’être enregistrées pour la forme dans l’hémicycle du conseil.

L’heure de rassembler

L’expression bataille du rail, de nouveau d’une brûlante actualité, trouve dans le Trégor un écho très particulier. En raison de la Résistance des cheminots puis du combat marathon de ses habitants pour sauver la voie ferrée qui raccorde ce bout de Bretagne au reste du pays et même obtenir son électrification. Du Front populaire à Trégor Debout, mouvement syndical contre la désindustrialisation du territoire, les luttes sociales jalonnent l’histoire de cette région.

N’est-ce pas encore ici qu’un des premiers établissements scolaires, si ce n’est le premier, en l’occurence l’IUT, a été bloqué par ses étudiants contre la loi Egalité des chances de Villepin-Chirac, qui introduisait le Contrat premier embauche (2006), à la fin de l’hiver 2006 ?

Deux semaines avant la grève dans la fonction publique (22 mars) à laquelle ont annoncé se joindre les cheminots et peut-être certains secteurs privés, cinq jours avant la mobilisation des personnels des Ehpad et des retraités (15 mars), l’Agora des luttes sera l’occasion de tisser des liens et de s’organiser. Les sujets qui nous préoccupent intimement ont souvent la même cause que ceux de la voisine ou du voisin. Il s’agit maintenant de mettre les savoirs en commun (et ses inimitiés de côté) afin de riposter.

L’agora est un lieu ouvert à toutes et tous et non réservé aux militants endurcis. Elle sera réussie si chacun.e y vient accompagné de ses enfants, de sa collègue de bureau ou de son camarade de classe. Le Festival des luttes organisé par les militants anti-projets miniers à Plougonver (22) chaque été depuis deux ans, ou le rassemblement estival de Notre-Dame-des-Landes montrent l’exemple.

L’agora fera intervenir, notamment, le Front social Lannion-Trégor, le Peuple des dunes de Batz à Bréhat, Douar Didoull, Grain de Sable, Stop Tafta-Ceta, Sortir du Nucléaire Trégor, les Buzug anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Attac Lannion, Stop Linky Côtes-d’Armor, Nuit Debout Lannion, AC ! Trégor ou le Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Solidaires, la CGT, la CNT, La France Insoumise, Europe écologie Les Verts ou le POID.

L’AGORA par le Menu

Samedi 10 Mars

Matin 10h – ancienne bibliothèque des Ursulines
Café et réunion de coordination des collectifs / assos
Avec pour question centrale « Se rencontrer pour mieux lutter »
Quels moyens, quelles forces ?
Auberge españole – où chacun apporte son repas à partager

Après-midi, dès 14h – devant l’ancienne bibliothèque des Ursulines
« Village des luttes » Avec des stands tenus par des collectifs ou assos
Ainsi que des animations ludiques : jeu des lois, criée publique, chamboule, etc.
Goûter/vin chaud

Et dès 15h- devant l’ancienne bibliothèque des Ursulines: « GRRRANDE TRIBUNE POPULAIRE DE LA JUSTICE SOCIALE » Par des saynètes, les acteurs des luttes et les participants – le public, c’est nous tous – feront dialoguer les luttes et jugeront des mesures politiques et économiques imposées tout à fait arbitrairement !

17h30 – départ devant l’ancienne bibliothèque des Ursulines CARNAVAL, venez déguisés pour finir en beauté !

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02 mars 2018 ~ 0 Commentaire

andy irvine (le peuple breton)

Précious Heroes: un hommage à la classe ouvrière

Il fit les beaux jours de Planxty dans les années 70, avant de fonder Patrick Street la décennie suivante puis Mozaik. Plus récemment il a contribué à fonder le super groupe Usher’s Island aux côtés de Dónal Lunny, Paddy Glackin, Mike McGoldrick et John Doyle (1). Une très longue carrière de plus de cinquante années émaillée de nombreux albums.

En 2018 Andy Irvine sort un nouvel album, cette fois accompagné du guitariste et mandoliniste australien Luke Plumb. Ou lorsque le vieux lion de la tradition irlandaise rencontre le jeune tigre de Tasmanie. Sur Precious Heroes, Andy et Luke rendent hommage à de grands hommes et femmes, largement méconnus, qui ont façonné la classe ouvrière et les racines culturelles de leurs pays respectifs. A travers les épreuves, la tristesse, l’adversité et la tragédie, des histoires triomphantes subsistent. Andy et Luke partagent ici l’Histoire et l’espoir en dédiant leur album à ces précieux héros du quotidien.

On y croise au hasard, des ballades traditionnelles irlandaises, Erin’s Green Shore, Dunlavin Green ou Farewell to Ballymoney et une ballade australienne The Death of Ben Hall. Des compositions d’Andy, notamment Franck Ryan,parti combattre le fascisme en Espagne dans les Brigades Internationales, Hard Times in Comer’s Mines et Here’s a Heal to Every Miner Lad sur la condition des mineurs dans les années 30 tant en Irlande qu’aux États-Unis. Et puis Trip to Tír na nÓg, un morceau composé en 73 par Andy pour Planxty mais jamais enregistré jusqu’à ce jour.

A souligner le superbe A Tune for Angus composé par Luke en hommage à son ami de Shooglenifty, Angus R. Grant, récemment disparu. Aux côtés des deux musiciens prennent place le fiddler écossais John McCusker, le flûtiste Mike McGoldrick, le percussionniste James Mackintosh, le guitariste Rens Van Der Zalm et les deux chanteuses australiennes Kate Burke et Ruth Hazleton.

A soixante-quinze ans Andy Irvine nous prouve une fois de plus qu’il n’a rien perdu d’un talent qui s’exprime depuis un demi-siècle sur les scènes du monde entier.

ANDY IRVINE & LUKE PLUMB  Precious Heroes Autoproduit AK-7

www.andyirvine.com

(1) PB n°645 – Octobre 2017

Philippe Cousin 28 février 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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01 mars 2018 ~ 0 Commentaire

quimper afrin (le télégramme)

Kendal-Breizh-3

Solidarité avec Afrin. Un rassemblement à Quimper. Plusieurs prises de parole ont eu lieu, hier, devant la place de la Résistance.

Une cinquantaine de personnes ont bravé le froid, hier à 18 h, pour exprimer leur solidarité aux populations du Kurdistan syrien de la région d’Afrin, bombardées par l’aviation turque.
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Le rassemblement était organisé à l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme et du collectif « S’unir pour ne pas subir ».
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« Afrin fait partie du Rojava, une enclave démocratique dans le nord de la Syrie où s’expéri- mente le confédéralisme démocratique qui repose sur la reconnaissance des minorités, la parité et la démocratie directe, a souligné Pascal Petit (Attac). Ensemble, ils démontrent leur capacité à prendre en main un avenir libre et démocratique.
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Depuis le 20 janvier, l’armée du président Erdogan bombarde la région et la communauté internationale ne sait qu’exprimer son impuissance.
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Or, cette invasion d’un autre pays par l’état turc est une violation directe du droit international. « Erdogan ne supporte pas la démocratie ni à Afrin, ni en Turquie », a souligné Yvonne Rai- nero (PC) en dénonçant la « tolérance » de la France et de l’Europe face ces attaques. Gérard Mas (NPA) a rappelé que des internationalistes qui avaient combattu Daesh étaient morts à Afrin, dont le militant breton Kendal Breizh en mémoire duquel un rassemblement aura lieu à Carhaix le 10 mars.
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« Que pouvons-nous faire d’ici, s’est demandé Dominique Brunel (LDH). Nous agissons pour un corridor humanitaire, la libération des prisonniers politiques, contre les bombardements. Et, pour cela, il faut utiliser les réseaux sociaux et préparer l’accueil de ceux qui arriveront jusqu’à Quimper ».
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Ronan Larvor   1 mars 2018
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28 février 2018 ~ 0 Commentaire

kendal breizh (karaes)

kenda

Journée d’information sur la révolution kurde et hommage à Kendal Breizh le 10 mars à Carhaix

Kendal Breizh était le nom de guerre du volontaire international Olivier L., militant libertaire et révolutionnaire breton parti rejoindre à l’été 2017 les forces kurdes au Rojava et lutter parmi elles contre l’Etat islamique à Raqqa et Deir-ez-Zor.

Les idéaux libertaires et révolutionnaires de Kendal Breizh l’avaient conduit à s’intéresser à l’expérience politique du Rojava, puis à s’engager aux côtés des forces kurdes et de leurs alliés (arabes, yézidis…). Il partageait avec elles des idées anti-impérialistes, anti-fascistes, anti-sexistes, écologiques et pour un municipalisme libertaire, respectant le droit de tous les peuples à maitriser leur destin.

Après avoir participé à la libération de Raqqa et de la vallée du Bas-Euphrate, Kendal Breizh s’est porté volontaire le 20 janvier, avec d’autres internationalistes, pour la défense du canton d’Afrin attaqué par les forces turques et ses supplétifs djihadistes (al-Qaeda et militants de l’Etat islamique).

Le 18 février, le commandement des Unités de Défense du Peuple (YPG) a annoncé le décès au combat de Kendal Breizh le 10 février, dans la région d’Afrin, victime d’un bombardement aérien mené par les forces du dictateur turc Erdogan.

Les amis de Kendal Breizh, ses camarades de lutte ici et là-bas, les Kurdes de Bretagne et les AKB invitent toute personne solidaire à un hommage public le 10 mars 2018, dans le cadre d’une journée d’information sur la révolution kurde.

Ce sera l’occasion, pour toutes les personnes touchées par la mort de Kendal Breizh, pour tous les défenseurs de la liberté, pour tous ceux qui souhaitent manifester leur solidarité vis-à-vis de ses amis, de ses camarades de combat et du peuple kurde, de lui rendre homma- ge et d’échanger/s’informer sur la lutte menée au Kurdistan, en particulier au Rojava, en présence notamment de représentants du mouvement de libération kurde.

Carhaix  Centre Culturel Glenmor

Le samedi 10 mars 2018 de 13h à 17h

Journée d’information sur la révolution kurde

Hommage à Kendal Breizh

13h  : accueil du public

13h30 – 15h30  : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information

15h30 – 17h  : hommage à Kendal Breizh

Toute personne ou collectif ou mouvement souhaitant s’exprimer lors de ces journées est invité à s’inscrire à l’adresse suivante : kendalbreizh@outlook.fr

Organisé par :

  • les amis et camarades de Kendal Breizh
  • le Centre démocratique kurde de Rennes (CDK-R)
  • Amitiés kurdes de Bretagne (AKB)

La presse d’extrême-droite et les organisations d’extrême-droite ne sont évidemment pas les bienvenues.

http://rennes-info.org/

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