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19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

quimperle edwy plenel (le tél)

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Conférence. Edwy Plenel et Jean-Michel Le Boulanger le 21 décembre

Edwy Plenel, journaliste, cofondateur et président de Médiapart, auteur de « Voyage en terres d’espoir », et Jean-Michel Le Boulanger, universitaire et premier vice-président du conseil régional, chargé de la culture et de la démocratie, auteur du « Manifeste pour une France de la diversité », devraient, être présents le jeudi 21 décembre au cinéma La Bobine, afin d’échanger autour de leurs ouvrages respectifs.
La rencontre avec le public quimperlois est organisée par un collectif où figurent les «historiques» du café philo, l’association Mademos et la librairie Penn da Benn.
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Jean Rioufol   13 octobre 2017
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19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (télérama)

cannibal-holocaust
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A Notre-Dame-des-Landes, “le Vietnam des pauvres” menace la France d’une “guérilla”

La République en danger ! Le rapport remis mercredi au gouvernement laissant en suspens le choix de construire un aéroport, les experts télévisés ont insisté sur l’indispensable évacuation de la ZAD. Une zone de non-droit, une contre-société peuplée d’utopistes idéologues qui préparent des combats ultraviolents en amassant des armes non conventionnelles.

« La ZAD de Notre-Dame-des-Landes sera évacuée fin janvier, quelle que soit la décision prise sur l’aéroport »

Annonce Anne-Sophie Lapix en ouverture du 20 heures de France 2. « Les experts ne tran- chent pas vraiment mais ils préconisent le rétablissement de l’Etat de droit et donc l’évacuation des zadistes dans les prochaines semaines », prévient Gilles Bouleau au même moment sur TF1. « Nouvel aéroport ou pas, la ZAD sera évacuée, ça me semble une évidence », juge Yves Calvi dans 20h00, l’événement, sur Canal+. Mercredi, au soir de la remise au gouvernement du rapport sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’enjeu écologique a disparu au profit du « retour de l’Etat de droit » préconisé par le rapport.

« Pour les experts, une chose est sûre : il faut évacuer la ZAD au plus vite »

Répète Gilles Bouleau en développant ses titres. « Que va faire Emmanuel Macron ? », demande-t-il au chef du service politique de TF1. Là, surprise, Christophe Jakubyszyn répond : « Je peux déjà vous annoncer une décision certaine, c’est l’évacuation de la ZAD, occupée illégalement par des dizaines de protestataires depuis des années. » Des protestataires illégaux, ça fait deux raisons de les expulser. « C’est la décision la plus délicate politiquement parce que c’est la plus risquée. » A côté, la décision de construire (ou pas) l’aéroport en devient anodine.

« Il faudra mobiliser des centaines de policiers et il y a des risques d’affrontements très violents. Mais il en va de l’autorité du chef de l’Etat de supprimer une zone de non-droit qui défie la République depuis des années. »

La République est en danger ! « Il y a une république qui est née au cœur de la France, qui s’appelle la ZAD, qui vit selon ses coutumes, avec des lois qui sont pas forcément les nôtres et qui vit très bien comme ça et qui peut pas être délogée », se désole Yves Calvi sur Canal+. « Les forces de l’ordre craignent une réplique ultra-violente des zadistes, révèle Anne-Sophie Lapix sur France 2. Ils les disent armés de boules de pétanque hérissées de clous, de piques et de herses. »

« Ceux qui occupent de façon quasi militaire le site se préparent au combat », assure Christophe Castaner en ouverture du reportage sur la prolifération des armes de destruction massives à Notre-Dame-des-Landes. « La ZAD est occupée par deux cents à trois cents personnes en état de siège permanent », confirme un reportage de BFMTV filmant en contre-plongée un talus hérissé de pieux meurtriers… A moins qu’il ne s’agisse de « clous géants »…

« Depuis quelques jours, explique la reporter de France 2, dans les journaux, certains gendarmes anonymes décrivent tout un arsenal chez les zadistes les plus déterminés. »

En fait de « journaux », seul un article du JDD est montré sous ses différentes formes (en ligne et sur papier). « Une note interne évoque des stocks d’engins incendiaires, des pièges dans les bois et même la présence d’armes à feu. » Sans parler des missiles longue portée fournis par la Corée du Nord. « Dans les états-majors, les militaires parlent de herses plantées de clous géants, de boules de pétanques hérissées de lames de rasoir. » Euh… attendez, tout à l’heure, les boules de pétanques étaient hérissées de clous, maintenant, elles sont hérissées de lames de rasoir… Il faudrait savoir.

« Un haut gradé résume : “Ils nous attendent, ils se préparent à l’affrontement et on peut craindre des morts.” »

Victimes des clous géants hérissés de lames de rasoir. « Pour les gendarmes, précise la journaliste, insister sur les armes qui seraient détenues par les zadistes serait un moyen de s’adresser à leur hiérarchie militaire pour obtenir le maximum de moyens. » Ah bon ? Mais alors, la mention de tous ces clous hérissés de boules de pétanque n’est peut-être qu’une intoxication… Sur Canal+, un politologue à l’université de Nantes, Goulven Boudic, fait aussi remarquer que la nécessité de « vider la ZAD » est une « figure imposée » de tout rapport sur Notre-Dame-de-Landes. Du coup, cela devient la figure imposée des débats d’experts.

« Ils ont piégé cette zone de 1 200 hectares, lit-on ces derniers jours », rapporte Caroline Roux, animatrice de C dans l’air, sur France 5 et elle aussi lectrice du JDD.

Pour Christophe Barbier, « les lois françaises sont piétinées par le haut, par les Gafa qui ne paient pas d’impôts, et piétinées par le bas par des zadistes qui n’ont aucune légitimité ». Et qui sait si les zadistes ne placent pas leurs économies dans les paradis fiscaux ?

« Les militants idéologues disent : “On occupe le terrain, on est plus légitime que la démocratie représentative” », rappelle Christophe Barbier, lui-même vierge de toute idéologie.

« C’est à ça que Macron doit répondre, il doit montrer que la démocratie représentative peut encore fonctionner tout en n’envoyant pas des policiers, des CRS, des soldats au risque d’avoir des morts. » Par exemple, des morts par balle de ping-pong hérissées de hallebardes. « Parce que l’opinion ne supporte plus les remises en ordre violentes devant les caméras de télévi- sion. » Il faudrait interdire les caméras pour pouvoir remettre en ordre les militants idéologues en toute tranquillité.

« C’est indispensable [d’évacuer la ZAD], agrée Ghislaine Ottenheimer, journaliste de l’écurie Renault-Challenges, invitée d’Yves Calvi sur Canal+. Parce que sinon il y a énormément de ZAD en puissance (sic) ou déjà existantes comme à Bure, ça veut dire qu’il n’y a plus la possibilité de faire la moindre bretelle d’autoroute, le moindre aménagement. » Et il en faut, des bretelles d’autoroutes, pour faire rouler des Renault.

« Macron en a pris l’engagement, rappelle l’éditorialiste. Cazeneuve a dit dans son livre que c’était impossible parce qu’on ne pouvait pas avoir en même temps l’opération Sentinelle, les interventions au Mali, etc. » « Bernard Cazeneuve estime qu’il faut un tiers des forces mobiles du pays pour intervenir, confirme Caroline Roux sur France 5. Ça paraît énorme. » Il faudrait peut-être faire appel à l’Otan.

Sur LCI, David Pujadas reçoit un expert des plus objectifs. « Il y a un autre aspect, Jean- Marc Ayrault, c’est l’occupation de la ZAD. Vous, Premier ministre, vous avez tenté de les déloger, c’était en 2012, et puis vous avez reculé. Alors comment exiger d’un gouvernement qu’il mène une action d’évacuation alors que vous-même avez choisi de reculer ? » « J’ai demandé à ce qu’on suspende cette intervention parce que tous les moyens nécessaires n’avaient pas été mis. » Les chars Leclerc, les Rafale et les hélicoptères de combat n’avaient pas été engagés.

Chaque chaîne ressort les apocalyptiques images de « l’opération César, la première tentative d’évacuation » et ses « scènes de guérilla » soldées par « de nombreux blessés et un échec »

Chacune fait référence aux «affrontements du barrage de Sivens. Les forces de l’ordre s’étaient heurtées à des manifestants, rappelle France 2. L’un d’entre eux avait trouvé la mort». Il avait surtout trouvé une grenade offensive lancée par un gendarme mobile… Mais cette précision n’est jamais mentionnée sur aucune chaîne. Sur France 2, Rémi Fraisse s’est «heurté» un peu trop durement aux forces de l’ordre, sur France 5 il semble avoir été victime d’un «syndrome» ou d’un «traumatisme»: «Le syndrome Rémi Fraisse est omniprésent», « le traumatisme de l’évacuation de la ZAD de Sivens qui avait coûté la vie à Rémi Fraisse reste dans toutes les têtes ».

Des reportages montrent une « détermination sans faille chez tous les habitants de la ZAD » (France 2). « Les occupants ont tout prévu, y compris les renforts. En cas d’interven- tion, il y a des dizaines de milliers de personnes qui viendraient défendre la ZAD », rapporte BFMTV, montrant de dos un zadiste hérissé d’un sarcloir, d’une binette et d’une fourche. Le reportage de C dans l’air à Notre-Dame-des-Landes se termine par de terribles images de vitrines brisées à Nantes, « un saccage que les habitants n’ont toujours pas digéré ». « Quelle que soit la décision, confirme une habitante, moi je veux que la ZAD soit expulsée. »

Le reportage de BFMTV s’achève lui dans l’atelier d’un Camille. Ce zadiste a produit cinq tonnes de « farine de lutte », une redoutable munition qui, mélangée à des œufs hérissés de clous géants et projetée sur les forces de l’ordre au moyen de catapultes, pourrait causer des dizaines de morts.

Au fait, qui sont ces zadistes ? « C’est ce qu’on appelle des squatteurs dans un langage fleuri », révèle Yves dans un langage Calvi. Caroline Roux interroge : « De quoi vivent ces gens ? Qui font des enfants, hein, quinze enfants sont nés sur la ZAD. » Parce qu’en plus, ils se reproduisent ? « Installés depuis des années, beaucoup ont eu le temps de construire un monde à eux, un monde à part », explique TF1. Je suis sûr qu’ils n’ont même pas pleuré Johnny Hallyday. « Une véritable contre-société », selon l’historien Jean Garrigues sur France 5, composée par de « lointains héritiers de Cabet et de Fourier, ils vivent en communauté, ils produisent ». « Il y a plusieurs micro-sociétés : quelques agriculteurs, les idéologues, les excités… », détaille un autre invité dépourvu de toute idéologie, Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans le droit de l’environnement.

« Ils sont très amusants, juge Ghislaine Ottenheimer sur Canal+. Ils sont sympathiques, hein, il faut dire. Ils sont plein d’idéal, ils sont assez sympathiques quand on les voit comme ça individuellement, il sont assez amusants. » Très drôles, en fait. « Il ont dit : “Oui, on veut bien négocier, on pourrait peut-être juste louer un peu le terrain, on pourrait nous faire un prix.” Ah ah, ils sont assez amusants, hein ?! » Désopilants.

Folkloriques, renchérit Christophe Barbier. « On nous montre là [dans le reportage qui s’achève sur le terrible “saccage” nantais, ndlr] l’aspect sympathique et folklorique de quelques Robinson Crusoé qui vantent le retour à la terre et la vie en phalanstère. » Quelle bande de rigolos ! « Avec une contre-société qui n’a pas de modèle social : y a pas de cotisations maladie, y a pas de cotisations retraites… » ZAD et Gafa, même combat. « Donc comment assurer la vie de ces gens-là dans la pérennité ? » Ne vaudrait-il pas mieux abréger leurs inéluctables souffrances ?

« Tout ça est assez utopique et sympathique, résume Christophe Barbier. Mais si Emma- nuel Macron disait “Notre-Dame-des-Landes, on le fait”, dans les quarante-huit heures, ils sont deux mille, ils sont trois mille. Et là vous voyez arriver les black blocs, qui ont déjà été très violents par exemple lors d’un sommet du G7 à Gênes. » Ils avaient même envoyé un kamikaze, Carlo Giulani, se jeter au-devant d’une balle tirée par un policier.

L’éditorialiste prévient qu’avec ces « professionnels de la contestation des pouvoirs, il y aura de la violence, et de la violence grave parce qu’en face il faut réussir à mobiliser une force policière apte quantitativement et qualitativement à dégager un terrain pareil ». Une force militaire serait plus appropriée. « On est plus proche d’un guérilla type Vietnam des pauvres que de la simple répression d’une manifestation. » Notre-Dame-des-Landes, un nouveau Vietnam ? « A un moment donné, il faut que la force légitime entre en action. » Qu’on les bombarde au napalm ! « Il faut refuser l’installation d’une contre-société utopique même si elle peut avoir des côtés sympathiques. » Et hilarants.

« Il y a des moments où il faut prendre des décisions dans la vie politique et faire respecter un certain nombre de choses, appuie Yves Calvi sur Canal+. Parce que sinon on rentre dans une société totalement chaotique. » C’est la chienlit hérissée d’anarchie. « Il y a quand même un affront à l’Etat français et à sa capacité de maintien de l’ordre qui est objectif. » Et même un affront à Yves Calvi, si j’en juge pas sa ferveur répressive. « On parle pas de tous les riverains qui ne peuvent pas rentrer dans leur propriété, qui sont inquiétés, ennuyés », se désole-t-il.

Arnaud Gossement, l’avocat spécialiste du droit de l’environnement, préconise sur le plateau de C dans l’air de « négocier des rétrocessions de terres vers des nouveaux propriétaires terriens ». « Si certains veulent devenir des exploitants agricoles légaux, ayant une propriété qu’ils ont acheté et payant des impôts, très bien », convient Christophe Barbier.

« C’est ce qui s’est passé au Larzac, rappelle l’historien Jean Garrigues. Beaucoup d’anciens révoltés des années 70 sont devenus d’honnêtes agriculteurs. » « C’est la manière la plus intelligente de fragmenter une contre-société, assure Arnaud Gossement. Vous réintro-duisez de la propriété avec de nouveaux agriculteurs qui en général y sont attachés… » Je comprends mieux pourquoi les zadistes paraissent à la fois si risibles et dangereux aux yeux des experts : ils menacent le droit le plus sacré de notre Etat de droit, la propriété privée.

Après trois quarts d’heure de débat, Caroline Roux propose : « Un mot quand même sur l’écologie, l’environnement… » Ah non ! Ce n’est pas le moment ! Alors que la République est en danger, menacée par la sécession du Vietnam des pauvres ? Christophe Barbier recom- mande d’abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes. Non pour des raisons écologiques, puisque ce n’est pas le sujet, mais pour « délégitimer les occupants de la ZAD ». Il rejette aussi l’extension de l’aéroport actuel et prône « une troisième solution pour sortir de cette situation par le haut » : la construction d’un nouvel aéroport dans un troisième lieu. Pourquoi pas à Bure ? Les déchets nucléaires étant enfouis en profondeur, rien n’empêche de faire atterrir des avions en surface. Et puis il y a là-bas une ZAD toute prête à être évacuée.

« Je ne peux pas vous dire la décision que prendra le président, prévient Christophe Jakubuszyn sur TF1. Mais les deux médiateurs aujourd’hui ont quand même souligné que le projet le plus écologique n’est pas forcément celui que l’on croit. » Comment ça ? Tous les commentateurs s’accordent pour dire que le rapport réhabilite l’hypothèse d’une extension de l’aéroport actuel… « Pour le dire plus clairement, agrandir l’aéroport existant a plus de conséquences négatives sur l’environnement qu’en construire un nouveau. » Ah bon ? L’éditorialiste de TF1 est bien le seul à faire cette interprétation du rapport ! Faut-il y voir l’expression d’une solidarité en béton entre Vinci, promoteur de Notre-Dame-des-Landes, et Bouygues, propriétaire de la chaîne ?

« On va écouter aussi cette déclaration d’Emmanuel Macron, propose Christophe Jakubys- zyn. C’était le 3 février, en pleine campagne électorale. » Extrait du candidat Macron : « Il y a un referendum qui a été fait, le peuple s’est exprimé, je suis pour respecter cette décision. » « Il faut respecter cette décision, répète l’éditorialiste. Je ne sais pas si ça augure de la future décision du président. Mais vous savez qu’Emmanuel Macron aime bien qu’on dise de lui que c’est un président qui fait ce que le candidat a dit. » S’il veut que TF1 le dise, il sait ce qui lui reste à faire.

« Les Français en ont un peu marre des synthèses, ils veulent une direction, renchérit Ghislaine Ottenheimer, qui connaît très bien les Français. Emmanuel Macron a été élu pour ça, parce qu’il est capable de transgression, il est capable de prendre des risques, de prendre des décisions. » Et apparemment, il va prendre le risque de construire l’aéroport à Notre-Dame- des-Landes puisque l’invitée d’Yves Calvi enchaîne directement sur « le point à soulever : c’est la protection du chantier. Ça, c’est vraiment un gros souci parce que même si les zadistes sont expulsés, ils peuvent revenir ». Et bombarder les pelleteuses avec des sagaies hérissées de boules de billard.

Ma vie au poste, le blog de Samuel Gontier  15/12/2017

http://www.telerama.fr/

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19 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

run ar puñs (le télégramme)

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Un coeur à défendre

Parce qu’ils veulent que perdurent les valeurs d’échange, de partage et de solidarité qu’on y trouve depuis bientôt quarante ans, des « amis » du hameau de Run ar Puñs viennent de se constituer en association. Un collectif auquel sont invités à se joindre tous ceux qui, comme eux, ne peuvent envisager l’avenir sans « Run ». Et tout ce qui va avec.

Au hameau de Run ar Puñs, l’heure est à la transition. L’avenir de ce lieu de vie, de rencon- tres, de musiques et d’actions culturelles en tous genres ? Un carrefour au milieu duquel se trouve le café-cabaret ouvert par Jakez L’Haridon le 1er juin 1978, passe en effet par la vente prochaine d’une partie de ses terres et bâtiments, propriété de Yan Vari L’Haridon.

Mais Run ar Puñs n’en entend pas moins conserver son âme.
Référence du (bien) vivre ensemble à l’échelle du territoire, le hameau peut compter sur le soutien de ses proches pour atteindre son objectif. À commencer par les membres de Rapass, l’association culturelle labellisée scène de musique actuelle (Smac) qui s’y trouve et qui anime le café-cabaret avec lequel elle cohabite depuis 1990.
À terme, l’ambition est de regrouper en une seule entité ces différentes structures. Mais cet objectif de rassemblement passe d’abord par une bonne répartition des rôles. Afin de permettre à Rapass de se concentrer sur sa vocation première (l’animation culturelle), une douzaine de personnes,  adhérents, salariés ou « simples » usagers des lieux, viennent ainsi de se constituer en association, le Collectif du hameau de Run ar Puñs.
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« Tout reste à écrire »

« Notre premier objectif est de rassembler ceux qui, comme nous, veulent que ce lieu reste ce qu’il est », expliquent-ils, par l’intermédiaire de Marie-Anne Caron, adhérente à Rapass depuis trois ans. « Toutes les bonnes idées sont les bienvenues », poursuivent-ils, mettant très vite en avant le « fonctionnement collégial » de l’association, et ses régulières réunions à grand renfort « de charcuterie, pain, fromage et bon vin ».

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Existe-il meilleur point de départ ? « Cela fait plus d’un an qu’on a commencé à travailler et rien n’est encore figé, tout reste à écrire », embraye Fred Vasseur, autre membre, appuyant sur la volonté d’ouverture des membres du collectif. Issue d’un dispositif local d’accompagne- ment (DLA), cette association a donc pour objectif principal « de contribuer à maintenir la qualité de vie collective à Run ar Puñs », sans oublier d’y associer « tous les habitants du hameau ». « S’il y a bien quelque chose sur lequel personne ne transigera, ce sont les valeurs d’échange, de partage, de solidarité, d’ouverture et d’écologie qu’on retrouve ici », résument-ils en choeur.
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Financement participatif

Mais parce que le maintien de cette qualité de vie passe par l’acquisition, «ou la co-acquisi-tion», des bâtiments et des terrains qui constituent le hameau, le collectif mettra en oeuvre un financement participatif dès le printemps 2018. « L’association est encore toute jeune, mais nous voulons nous donner les moyens de pouvoir acquérir tout ou partie du hameau ».

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Le niveau de financement déterminera ensuite les perspectives envisageables (rachat du hameau, aménagement de la ruine, les deux). Avant de pouvoir, à plus long terme, « accueillir de nouveaux porteurs de projets s’intégrant pleinement dans la philosophie du lieu, comme l’hébergement des artistes lors des concerts, un espace restauration ou autres productions et initiatives locales… ». « Mais tout ça ne se fera pas en un an ou deux », préviennent-ils enfin, en garants qu’ils sont de la tranquillité et de la sérénité des lieux.
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18 décembre 2017 Thierry Dilasser
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Contact :
projet-hameau@runarpuns.com
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17 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

jlm à barcelone (jdd)

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Les formations sur cette liste: les deux branches de l’ex PC:  ICV et EUA, EQUO les écologistes, En Comù de Ada Colau maire de Barcelone et Podemos

A Barcelone, Valls et Mélenchon s’affrontent sur l’indépendance de la Catalogne

Jean-Luc Mélenchon, vendredi, puis Manuel Valls, samedi, ont fait le déplacement à Barcelone pour participer à la campagne électorale en Catalogne.

Jean-Luc Mélenchon souhaite la tenue d’un nouveau référendum

Vendredi soir, c’était Jean-Luc Mélenchon qui tenait meeting à Barcelone, cette fois aux côtés des indépendantistes. Le leader de la France insoumise a ainsi participé à une réunion publi- que de Xavier Domènech, le candidat de Podemos qui défend l’idée d’un nouveau référendum, cette fois dans un cadre légal et accepté par Madrid. (Mais auquel il appellera à voter non! Note du blog)

Jean-Luc Mélenchon a appuyé ce projet lors de ce meeting tout en appelant à la négociation : « Moi je plaide pour que les choses ici se calment, qu’on aille vers des solutions politiques plus traditionnelles, et qu’on revienne aux enjeux sociaux qui sont de nature à réconcilier la société, et à se tourner vers le futur. »

Interrogé par les médias français, notamment BFM et RTL, l’Insoumis s’en est pris à l’impli- cation de Manuel Valls dans la campagne catalane. « Il vient ici pour mettre le feu, aggraver les tensions, pour exaspérer les gens, a ainsi lancé Jean-Luc Mélenchon à propos de l’ancien Premier ministre français. C’est le personnage politique en France qu’il prolonge ici. »

16 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Xavier Domènech (Wikipedia)

Mélenchon vient soutenir le candidat de Podemos

Catalogne : «La feuille de route indépendantiste est incantatoire»

Commentaire:

En aucune façon Mélenchon ne vient soutenir des indépendantistes et encore moins l’indépendance! Mais il laisse chacun imaginer ce qu’il veut quand par exemple il condamne la liste PCF-Insoumis corses et dit « bravo! » à Siméoni-Talamoni, frères jumeaux de Junqueras-Puigdemont, les socio-libéraux!

Le meeting auquel il a assisté, est celui de la gauche de gauche non indépendantiste: Podemos (Podem), l’ex-PC le PSUC (EUA et ICV) ayant auparavant gouverné avec ERC et le PS, en passant par des écolos « EQUO » et  »En Comù », de la Maire de Barcelone, Ana Colau, pas du tout indépendantiste. Podem pour sa part vient  d’expulser une partie de ses membres (pas indépendantistes mais ouverts) (voir ci-dessous) qui viennent par la suite de faire alliance avec la CUP indépendantiste.

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Lire aussi:

Point de vue 

Pourquoi un non-indépendantiste catalan appelle-t-il à voter pour des indépen-dantistes… (Albano Dante Fachín*)

… parce que c’est le seul moyen, dans la lignée de ce que fut le mouvement  des Indigné-es du 15M, de combattre Rajoy et son PP et un PSOE, comme lui, inféodé à l’Ibex 35 (le Cac 40 espagnol).

Parce que c’est aussi le moyen de rester fidèle à la mobilisation pour le référendum d’auto-détermination du 1er octobre qui, malgré les violences policières, a été un pari réussi pour la démocratie. Pari fait que l’on soit indépendantiste ou non-indépendantiste. Toute voix qui se porterait le 21 décembre sur toute autre liste que celles des indépendantistes, sera une voix que les partisans de ce régime corrompu, violent, antidémocratique et antipopulaire, comptera comme sienne

* Albano Dante Fachín était le secrétaire général de Podem, le Podemos catalan. Ayant défendu la nécessité qu’à l’élection du 21 décembre, son parti cherche une alliance avec l’indépendantisme catalan, il a été démis de ses fonctions, de façon antistatutaire, depuis Madrid par le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias. Celui-ci a constitué une liste d’unité avec les Communs, le parti de la maire de Barcelone, Ada Colau, qui, sur la situation prévalant en Catalogne, adopte une position d’équidistance, celle du «ni indépendance, ni 155» en faveur d’un référendum d’autodétermination négocié avec Madrid.

Référendum négocié dont Albano Dante Fachín souligne que, dans les conditions politiques imposées par le gouvernement de Madrid, il est une revendication totalement irréaliste et qu’il affaiblit la lutte qui se mène en Catalogne contre le régime monarchiste issu du franquisme. Entre autres raisons car il repose sur la nécessité de parvenir à une alliance avec les socia- listes qui ont soutenu la démarche du gouvernement de l’Etat espagnol de destitution des dirigeants de la Généralité catalane.

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16 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne erc (jdd)

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Catalogne : Junqueras, le nouveau leader des indépendantistes?

A la tête de la Gauche républicaine de catalogne ( ERC), l’ancien vice-président de Carles Puigde- mont, Oriol Junqueras, pourrait remporter les élections régionales qui auront lieu le 21 décem- bre. Il est pourtant incarcéré et accusé de « sédition », « rébellion » et « malversations » par la justice espagnole.

A six jours des élections en Catalogne, imposées par Madrid suite à la déclaration unilatérale d’indépendance de la région le 27 octobre, l’issue du scrutin est très incer- taine. Si les sondages divergent sur les chiffres exacts, tous s’accordent à dire que le résultat entre les partis opposés à l’indépendance et ceux en sa faveur sera très serré. Le bloc indé- pendantiste, contrairement aux dernières élections de 2015, concourt en formations disper- sées et sans leader incontesté. En effet, l’ex-chef de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont se voit concurrencé par son ancien vice-président Oriol Junqueras.

La gauche républicaine catalane favorite

L’ancien professeur d’histoire à l’université de Barcelone, âgé de 48 ans, est à la tête de la Gauche républicaine catalane (ERC), parti régulièrement annoncé en tête des sondages. Cette formation devance de plusieurs points son ancien allié, le parti de centre-droit (PDeCat) dirigé par Carles Puigdemont. La Gauche de Oriol Junqueras est également au coude-à-coude avec Ciudadanos, formation centriste opposée à la sécession de la Catalogne. Si jusqu’à la déclaration unilatérale d’indépendance Oriol Junqueras a toujours exprimé sa loyauté pour l’ancien chef de l’exécutif catalan, ils ont depuis peu à peu pris leurs distances.

Physiquement d’abord, puisque Carles Puigdemont a quitté l’Espagne pour Bruxelles dès la mise en place de l’article 155 par Madrid qui permet au gouvernement espagnol de mettre sous tutelle la Catalogne. De son côté, Oriol Junqueras est resté et a été mis en détention le 2 novembre. Il est accusé comme Carles Puigdemont de « rébellion », « sédition » et « malversations ».

Le 4 décembre, alors que six autres anciens ministres de l’exécutif catalan étaient libérés sous caution, le juge d’instruction de la Cour suprême espagnole a décidé de maintenir Oriol Junqueras en détention provisoire.

« Junqueras est en prison parce qu’ils en ont peur, parce qu’ils savent que c’est le meilleur candidat », a réagi la secrétaire générale d’ERC, Marta Rovira, qui mène la campagne en l’ab- sence du numéro 1 du parti. De son côté, l’avocat d’Oriol Junqueras a critiqué le maintien en détention de son client : « Les processus électoraux doivent se dérouler dans le strict respect de l’égalité et du fair-play. […]

Monsieur Junqueras a le droit de participer à la campagne. » La tête de liste d’ERC pourrait cependant profiter de sa détention pour se placer en martyre face au pouvoir espagnol et renforcer son image. Depuis sa cellule, il a écrit plusieurs lettres pour mobiliser son électorat : « Je n’ai pas de doute que plus j’ai de soutien populaire dans les urnes, plus de forces et d’arguments j’aurai pour quitter [la prison d’] Estremera. »

Avec quelles alliances?

Sur le fond aussi, Carles Puigdemont et Oriol Junqueras se sont éloignés. Car si ERC et le PDeCat avait mis, en 2015, leurs divergences de côté « pour le pays », leur position sur l’indé- pendance ne semble plus être tout à fait la même. Alors que Carles Puigdemont se revendique toujours comme le président légitime de la Catalogne et qu’il n’entend renoncer à rien, la position d’Oriol Junqueras a un peu évolué. Son parti reconnait en effet que l’indépendance est pour le moment hors d’atteinte et propose une négociation avec Madrid pour y arriver. Une nouvelle coalition entre ERC et le PDeCat n’est toutefois pas à écarter totalement.

L’autre hypothèse est celle d’une alliance « de gauche » entre ERC et la branche catalane du Parti socialiste (PSC), annoncée en quatrième position dans les sondages. Celle-ci a été évoquée ces derniers jours mais les socialistes réfutent pour l’instant une telle option. « C’est impossible qu’ils comptent sur nous pour ce voyage. Nous avons déjà eu trop de montagnes russes », a déclaré Miquel Iceta, tête de liste du PSC. En 2011, Oriol Junqueras avait remporté la mairie de San Vicente dels Horts, grâce à une coalition avec la droite indépendantiste et les écologistes contre le PSC.

 Alexis Boisselier 15 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Apparemment, que des personnes élues régulièrement, sans crime de sang, soient en prison ne semble pas choquer.

Ce que disent nos camarades corses d’A Manca des « projets de société » de Simeoni-Talamoni et Puigdemont-Junqueras:

« …construire une économie. En termes plus explicites, cela signifie une économie compétitive dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Ce raisonnement largement partagé dans les sphères nationalistes irlandaises et basques témoigne d’un virage entamé par une partie des directions réformistes depuis une quinzaine d’années. Certes, il fallait sortir des impasses dans lesquelles les tenants de la lutte armée avaient engagé les mouvements de libération. Mais aux yeux des réformistes, cela ne constitue qu’une étape. Le vrai projet demeure d’engager leurs pays respectifs sur le chemin unique de l’économie de marché. »

Lire aussi:

Gauche républicaine de Catalogne (Wikipedia)

Catalogne. Pour un front démocratique contre l’article 155

Catalogne. La gauche espagnole et la question catalane

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16 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

kanaky libre ? (survie)

kanak

L’occupation française de la Nouvelle Calédonie serait seulement aberrante si on s’arrêtait à la seule géographie et aux 17 000 kilomètres qui séparent la France de ce territoire.

L’archipel se trouve littéralement aux antipodes de la métropole. Il y aurait, pour tout Français qui déciderait soudainement de s’y installer pour quelques temps, à tout le moins de quoi s’interroger sur cette bizarrerie.

Mais, comme pour tout pays ayant été colonisé, l’Histoire y est faite de massacres, d’oppression, de vols de terres, d’attaques contre la culture autochtone.

Rares sont les blogs d’expatriés qui n’abordent pas la cohabitation avec les Kanak, ou la question de l’indépendance. Les positions varient de la défense de la souveraineté française à la distance proche du déni, en passant par le malaise [1] et quelques rares manifestations de soutien à la cause kanak.

A l’autre bout de la Terre, les Kanak se débattent depuis plus de 160 ans avec une situation monstrueuse patiemment construite par une politique de peuplement pensée et mise en œuvre par l’État français [2].

Les dirigeants successifs, en sinistre jeu de plateau, y ont poussé les pions de groupes hu- mains pour asseoir la mainmise de l’empire : bagnards de la Commune de Paris, tirailleurs sénégalais punis, déportés indochinois ou algériens, Wallisiens et Futuniens, ancien partisans de l’Algérie française, parfois de l’OAS, qu’on a jugé préférable de mettre loin, protégeant la France de leur potentiel déstabilisateur tout en leur permettant de retenter l’expérience coloniale ailleurs…

Mais l’histoire des Kanak est aussi celle de leur résistance, par les armes lors des différentes insurrections ou par le combat non moins visible pour défendre et affirmer une culture sauvée du rouleau­-compresseur républicain et colonial. Ce dernier fit ainsi interdire en 1921 la publication d’écrits dans les nombreuses langues kanak.

La lutte est omniprésente, jusque dans les logos des trois provinces du pays :

des flèches faîtières traditionnelles pour la Province nord et celle des îles Loyauté, toutes deux à majorité Kanak ; trois traits bleu­-blanc­-rouge au milieu de celui de la Province sud où se trouve la riche et blanche Nouméa. La société calédonienne a de fâcheux airs de ségrégation raciale.

Quand les anticolonialistes dénoncent encore le maintien d’outils de domination de la France sur les pays frança­fricains, il y a matière à se réjouir de voir le processus de décoloni­sation de la Kanaky se diriger vers une issue : le premier réfé­rendum devrait se tenir dans un an pour le transfert des dernières compétences et peut­-être l’indépendance du pays.

Mais la partie n’est pas jouée :

l’indépendance fait par­fois peur à des personnes broyées par le système colonial, qui en régnant a tout fait pour paraître indispensable. Elles seules pourront dire l’avenir qu’elles souhaitent. À nous de nous tenir aux côtés de ceux qui dénoncent les manipulations électo- rales à l’œuvre, par lesquelles la voix légitime du peuple co­lonisé menace d’être noyée.

A nous aussi d’être vigi­lants pour que les méthodes françafricaines ne soient pas appliquées pour dénaturer les lendemains d’une éventuelle décolonisation. Kanaky, nom d’une liberté déjà écrite par les graffitis des indépendantistes, de­ viendra peut­-être celui de la Nouvelle Calédonie.

3 décembre 2017Mathieu Lopes

https://survie.org/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

corse (a manca)

a manca

Elections Corse : déclaration de « A Manca »

La victoire électorale de la liste Pè a Corsica est sans appel. En enregistrant une augmentation de quelques 13 000 voix entre les deux tours, elle porte son score à 67 155 voix soit 56,46% des suffrages exprimés.

Ce sont donc 41 conseillers (e)s territoriaux nationalistes sur 63 sièges qui représen- tent désormais la majorité absolue au sein de la collectivité territoriale.

Dans cette assemblée, ne vont plus siéger par ailleurs que des conseillers issus de la droite et pro-Macron (qui se partagent les 22 sièges restants).

Cette réussite consacre la stratégie du courant des autonomistes associés aux régionalistes, courant qui constitue une majorité dans la majorité.

Le pacte de gouvernement signé avec les indépendantistes de Corsica Libera vaut pour dix ans. La principale revendication de cette coalition est donc l’autonomie la plus large (notam- ment avec le pouvoir de légiférer hors des domaines régaliens de l’Etat) dans le cadre de la République française.

Cet objectif de pouvoir légiférer est un socle unitaire du mouvement national déjà exprimé massivement lors de la manifestation du 25 mars 2000.

Cette revendication vieille de plus de quarante ans va-t-elle être cette fois-ci entendue par le pouvoir central ? Le proche avenir le dira.Depuis le dimanche 10 décembre au soir, ce sont des nationalistes qui dirigent les institutions en Corse. Dès lors, et cela sera visible dès les premières annonces dans les domaines économiques et sociaux, ils sont dans l’obligation de préciser clairement les contours idéologiques du projet de société qu’ils porteront. Tout en soutenant les indépendantistes catalans, l’actuelle majorité nationaliste tient à affirmer sans ambiguïté aucune que c’est de l’autonomie dont il est aujourd’hui question et uniquement de cela.

Son argument est fondé sur les différences économiques qui séparent la Catalogne de la Corse. Il y aurait selon eux une réelle possibilité d’indépendance pour les Catalans parce que leur système économique performant les y autorise. Ce qui, toujours selon leurs propos, n’est pas le cas en Corse, pays dans lequel il s’agirait dès lors de construire une économie.

En termes plus explicites, cela signifie une économie compétitive dans le cadre de la mondialisation capitaliste.

Ce raisonnement largement partagé dans les sphères nationalistes irlandaises et basques témoigne d’un virage entamé par une partie des directions réformistes depuis une quinzaine d’années. Certes, il fallait sortir des impasses dans lesquelles les tenants de la lutte armée avaient engagé les mouvements de libération.

Mais aux yeux des réformistes, cela ne constitue qu’une étape. Le vrai projet demeu- re d’engager leurs pays respectifs sur le chemin unique de l’économie de marché.

En raison de l’effondrement des régimes post-staliniens et des renoncements de la social-démocratie, des générations entières se sont trouvées éloignées de toute idée de socialisme. Cela a pesé également sur les luttes de libération nationales. De nouvelles directions se sont alors imposées. Issues de la petite bourgeoisie, elles tentent aujourd’hui le pari d’un capita- lisme « régulé ». Et c’est principalement de cette tentative que vont surgir de très fortes contradictions avec le monde du travail.

Notre rôle, celui des militants de l’autodétermination et d’un socialisme autogestion-naire, est donc de défendre des revendications à caractère démocratique tout en proposant une alternative à ces politiques libérales.

Car recomposition il y a et il y aura sans doute plus encore demain. Le nationalisme interclas- siste a eu le mérite d’opposer à la puissance occupante une forme de front démocratique. Cela peut perdurer jusqu’à l’officialisation probable d’un statut d’autonomie.

En attendant, l’enjeu que constitue la masse des abstentionnistes issus des classes populaires est majeur.

Et ce serait une grave erreur d’en minorer, voire d’en ignorer l’importance politique. Avec une extrême droite dont l’influence est réelle dans ces franges de la classe populaire, le danger d’une exacerbation des tensions sociales sur fond de racisme s’avère plus que présent.
Loin de tout sectarisme, nous sommes disposés dans un premier temps à initier un travail sur des dossiers stratégiques à l’adresse de la collectivité unique pour qu’à tout le moins, tous les arguments soient envisagés et confrontés.

L’alternative vitale qui doit être proposée par le monde du travail, passe dans tous les cas de figure, par la mise en chantier de réflexions, d’analyses et de mobilisations avec la construction d’un mouvement regroupant les femmes et les hommes prêt(E)s à s’engager dans la seconde étape de la lutte : l’émancipation sociale contre toutes les formes d’aliénation.

13 décembre 2017

http://www.a-manca.net/

Lire aussi:

Analyse du scrutin du 1er tour et position pour le second tour des élections territoriales (A Manca)

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

ag saint herblain (bretagne info)

breizxit

Assemblée Générale de Saint-Herblain : la coordination démocratique bretonne en construction

Plus d’une quarantaine de personnes ont pris part à l’initiative de 44=Breizh et de Dibab autour de la réunification de la Bretagne et de l’autodétermination ce 9 décembre à Saint-Herblain.

Parmi une assistance jeune et motivée, on pouvait noter la présence d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, de l’UDB, de l’avocat Yann Choucq, ainsi que de très nombreux militant-e-s ou proches de la Gauche Indépendantiste.

La matinée était consacrée au bilans des différentes initiatives de ces 10 dernières années (44=Breizh, Dibab, Pétition des 100.000 …) et l’après-midi aux perspectives.

 09/12/2017

http://www.bretagne-info.org/

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (cnews)

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

paris basques (pùblico + basta)

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Des milliers de personnes demandent à Paris des droits pour les prisonniers de l’ETA et la fin des politiques pénitentiaires actuelles.

La manifestation a été rejointe par le Parti socialiste français, le maire de Bayonne et de la Communauté Basque, Jean-René Etchegaray, militants de la paix et Mixel Etcheverry Txetx Berhocoirigoin, ou le maire de Hernani et président de Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Des milliers de personnes (11.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi dans les rues de Paris en faveur des prisonniers de l’ETA et pour exigerla fin des politiques pénitentiaires actuelles appliquées en Espagne et en France.

Convoquée par les « artisans de la paix », qui ont facilité le désarmement de l’ETA le 8 Avril 2017 à Bayonne (France), la marche est partie à 12H30 heures de la Place du 18 Juin, près de la gare Montparnasse, sous le slogan « Paix au Pays Basque: maintenant les prisonniers ».

Dans la manifestation, des ikurrinas et des banderolles appelant l’amnistie et au retour des prisonniers « à lamaison » a connu une forte présence de représentants de l’association des parents des prisonniers, Etxerat, qui portaient une bannière géante dans lequel vous pourriez lire « Etxean nahi ditugu » (nous vous voulons à la maison).

Parmi les représentants politiques ont pu voir les représentants de EH Bildu Josu Juaristi, Maddalen Iriarte, les parlementaires Peio Urizar et Julen Arzuaga, les membres des juntes Kike Fernández de Pinedo, Arantza Urkaregi et Josu Unanue.

Le PNV a envoyé une représentation d’élus et une délégation d’Iparralde (Euskadi Nord), dirigé par Olivier Baratchart. Egalement été a vu Rufi Etxebarria de Sortu et Elena Beloki, ainsi que la porte-parole EH Bai, Anita Lopete.

Les dirigeants  syndicaux de ELA et LAB étaient présents: Adolfo Muñoz et Garbiñe Aranburu et l’ancien secrétaire général du centre nationaliste récemment libéré de prison Rafa Díez Usabiaga.

Le Parti socialiste français (PS) au nom duquel est venu l’ancien candidat à l’Elysée Benoit Hamon,( C’est pas exactement cela! Note du blog) et le maire de Bayonne et président de l’Association basque, Jean-René Etchegaray, les militants de la paix Txetx Etcheverry et Mixel Berhocoirigoin, ou le maire d’ Hernani et président d’Udalbiltza, Luis Intxauspe.

Juste après 14 heures, les participants ont atteint la place Vauban où, en français et en basque, le représentant de Bake Bidea, Anaiz Funosas a remercié les participants pour leur présence et exprimé la « détermination » de toutes les personnes présentes à tenir  » Jusqu’à la fin ».

Pour sa part, le président de la communauté de communes basques, Jean-René Etchegaray, a fait l’éloge d’ Ayete (San Sebastián) qui  a marqué le « début du processus de paix » et regrettant « le silence » de l’Espagne et de la France,et a souligné que le chemin de la paix est « long ».

« Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français »

Par suite, Etchegaray a exigé «l’engagement» de l’exécutif français afin de modifier les conditions dans lesquelles se trouvent les prisonniers de l’ETA. « Le processus de paix au Pays Basque ne peut pas continuer sans un engagement de l’Etat français », a-t-il déclaré.

Ont également pris la parole Fabienne Servan-Schreiber, qui a lancé un appel aux gouverne- ments français et espagnol à « prendre le risque de la paix » – ainsi que Haramboure Joana, fille de Frédéric Haranboure Txistor, qui fait 28 années de prison.

Haramboure a souligné que les mesures d’urgence sont une double punition injustifiée et a attribué la politique de dispersion à un désir de « revanche ». « Nous les voulons chez nous et nous les voulons vivants », a-t-elle souligné.

En outre, le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Michel Tubiana a également invité l’Espagne et la France à changer leur attitude, a déclaré que la « lutte pour la paix est la vie, si n’est pas oubliée le passé et les souffrances.  »

Enfin, Michel Berhocoirigoin a fait appel à participer à la manifestation à Bilbao Janvier prochain et a appelé à le « retour » des prisonniers de l’ETA.

Quelques minutes avant la marche, le député d’EH Bildu, Josu Unanue, a souligné le caractère « pluriel » de la mobilisation et a souligné que l’objectif est « de faire bouger l’Etat français en termes de prisonniers, c’est quelque chose de prioritaire ». « L’Etat espagnol doit être au ban de l’Union européenne en raison de son caractère antidémocratique et de son obstination à ne pas s’engager dans le processus de paix », a-t-il ajouté.

De son côté, Adolfo Muñoz (ELA) a jugé « très important » le nombre de participants pour « essayer de faire bouger » l’agenda des prisonniers. Nous devons souligner le travail conjoint des représentants élus d’Iparralde, de tous les partis, à l’exception du Front national », a-t-il déclaré.

Enfin, le secrétaire de LAB, Garbiñe Aranburu, a également apprécié l’accord conclu par « différents acteurs » pour faire pression et modifier les politiques pénitentiaires de l’Espagne et de la France.

http://www.publico.es/

Commentaire: Philippe Poutou représentait le NPA

Lire aussi:

Vers la fin du « régime d’exception » des détenus basques ? (Bastamag)

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