Archive | Questions bretonnes etc

06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

bières (ouest france)

bonnets ruz

La Malterie de Bretagne ouvrira avant l’été

Les principaux brasseurs bretons, Coreff, Lancelot et la Brasserie de Bretagne en tête cherchent à créer leur propre malterie.

La première Malterie de Bretagne entrera en activité avant l’été à Scaër (Finistère). Ce projet réunit quatorze brasseurs bretons. Depuis de nombreuses années, les principaux brasseurs bretons, Coreff, Lancelot et la Brasserie de Bretagne en tête cherchent à créer leur propre malterie sur le territoire.

Le maltage, une étape cruciale dans la fabrication de la bière qui consiste à chauffer de l’orge germé pour le transformer en malt, n’était pas, pour l’instant, réalisé en Bretagne. Ce sera chose faite avant l’été à Scaër (Finistère), commune qui a l’avantage d’être à équidistance des trois principaux brasseurs bretons. La Malterie de Bretagne, une société coopérative d’intérêt collectif créée en février 2018, commencera à transformer l’orge bio en malt pour les brasseurs bretons.

Agriculture bretonne

« C’est un projet d’économie circulaire qui réunit des agriculteurs en orge bio et des brasseurs issus de l’association De la Terre à la bière », indique Jean-Noël Attard, président de la SCIC et gérant d’Énergie du Finistère. Quatorze brasseurs ont d’ores et déjà adhéré au projet. « Ce sera une petite malterie d’orge bio issu exclusivement de l’agriculture bretonne pour répondre aux besoins des brasseurs bretons », précise-t-il.

Le projet sera développé en deux temps. « Avant l’été, nous allons débuter une micromalterie pour valider le process. Dans un deuxième temps, nous allons construire un bâtiment sur le site d’Énergie du Finistère à Scaër, qui fournira la chaleur pour le process de maltage. Nous commencerons à produire dès 2019. » À horizon 2020, la malterie devrait fonctionner avec cinq salariés.

« Nous sommes dans une démarche de circuits courts, explique Jean-Noël Attard. Il faut travailler avec les producteurs locaux et proposer des prix équitables aux agriculteurs. Nous sommes dans une démarche de filière avec des agriculteurs (bio) en amont et des brasseurs qui ne les considèrent pas simplement comme des fournisseurs de matière première. »

Catherine Gentric. 06/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

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04 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

bilinguisme (courrier international)

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Royaume-Uni. Les enfants bilingues meilleurs élèves que les autres

Des chercheurs de l’université d’Oxford démontrent que le bilinguisme peut constituer un atout décisif dès l’école primaire.

L’enquête a porté sur 140 000 élèves scolarisés dans 1 500 établissements britanniques. Elle a été conduite par des chercheurs de l’université d’Oxford pour le compte de la Bell Foundation, une fondation britannique qui promeut les échanges interculturels au travers de l’apprentissa-ge des langues, et ses résultats sont sans appel, rapporte le quotidien The Times.

Les chercheurs ont constaté que les enfants bilingues sont capables de meilleures performan-ces scolaires que leurs condisciples monolingues à l’âge de 5, 7 et 11 ans. Et les élèves dont l’anglais est la seconde langue font mieux que leurs condisciples locuteurs natifs au General Certificate of Secondary Education [GCSE, Certificat général de fin d’études secondaires, examen que les élèves passent en général vers 16 ans au Royaume-Uni].”

Une idée qui fait son chemin

L’étude en question a pris en considération des enfants de toutes les origines, aussi bien ceux qui maîtrisaient déjà parfaitement l’anglais comme seconde langue que ceux, plus ou moins avancés, qui étaient encore en phase d’apprentissage de cette langue.

À 7 ans, plus de 90 % des élèves dont l’anglais est la seconde langue, mais qui le parlent déjà couramment, obtiennent de bons résultats en lecture, contre seulement 76,1 % des locuteurs natifs. Même si les scores sont moins spectaculaires pour les élèves qui sont encore en phase d’apprentissage, ils restent légèrement supérieurs à ceux obtenus par leurs camarades  monolingues. Au niveau du GCSE, seul 1 élève sur 6 parmi ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle n’atteint pas le niveau requis.

Pour Thomas Bak, neurologue spécialiste du bilinguisme, “l’idée selon laquelle l’apprentissage des langues est un atout majeur fait son chemin, même si la prise de conscience est lente”.

L’étude des chercheurs d’Oxford devrait avoir des incidences au niveau du financement des écoles britanniques qui accueillent des élèves dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, souligne The Times. Car elle montre que c’est au niveau du primaire qu’un soutien linguistique peut s’avérer décisif, à l’inverse de ce qui est pratiqué pour le moment au Royaume-Uni.

02/11/2018

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire: Deux hypocrisies:

1 Les enfants du peuple ne peuvent y arriver et doivent donc se fixer sur le français. Or des tas d’enfants africains et asiatiques pratiquent sans qu’on leur ai appris, jusqu’à six langues!

2 Il y a bilinguisme et bilinguisme. L’article parle d’enfants qui ont appris à parler une langue en famille et vont après à l’école apprendre l’anglais. Tous les enfants apprennent à parler à la maison leur langue maternelle avant d’aller à l’école. C’est ce qui arrivait en Bretagne autrefois.

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03 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

sangliers (le canard enchaîné)

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Le Canard Octobre 2018

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30 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

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30 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

brezoneg (le télégramme)

la-bretagne-rebelle

Teatr Brezhonek.

Le festival s’invite au Cap-Sizun

Strollad La Obra, membre de la fédération C’hoariva, réunissant les compagnies amatrices et professionnelles faisant du théâtre en breton, fête les 10 ans du Festival Teatr Brezhonek pour un week-end autour du théâtre en Cap-Sizun. Le samedi 3 novembre, de 10 h jusqu’à 17 h 30, la comédienne Tifenn Linéatte donnera un atelier d’exercices d’échauffement pour la pratique du théâtre, à l’Espace Bolloré de Pont-Croix. Ce rendez-vous est gratuit, seule une adhésion à La Obra est demandée.

À 18 h, la compagnie de La Obra présentera, à prix libre, l’avant-première de sa pièce « Celtica Maya » au théâtre de Pont-Croix. Les spectateurs pourront découvrir l’histoire de deux jeunes étudiantes découvrant les similitudes entre la culture bretonne et maya. Le soir, c’est à Primelin que se clôturera cette journée avec une soirée conviviale autour du théâtre, et d’un repas.

Réflexion sur le théâtre en breton

Le lendemain, 4 novembre, à partir de 13 h 45, toujours à Primelin, les participants échan-geront et réfléchiront sur le théâtre en breton aujourd’hui et son avenir. Enfin, c’est à 16 h que la compagnie Tro Di Dro présentera Galnys, au théâtre Georges-Madec d’Esquibien. Une pièce surtitrée avec douze choristes, treize acteurs et des dessinateurs. Une tragi-comédie qui interroge sur la guerre et la paix et le prix du sang. Tarifs : de 5 à 8 €. Réservation par mél. laobrateatral@gmail.com ; tel. 09 52 56 31 25.

27 octobre 2018

 https://www.letelegramme.fr/

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Lire aussi:

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

accent (courrier international)

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Vu d’Espagne.

L’accent, sujet de discrimination à la française

L’altercation entre une journaliste toulousaine et Jean-Luc Mélenchon, le 17 octobre, remet en lumière une discrimination très présente en France, selon La Vanguardia : celle basée sur les accents régionaux.

Après des perquisitions judiciaires contre son parti, dénoncées avec fracas par La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon était interrogé, mercredi 17 octobre, par une journaliste originaire de Toulouse. Au lieu de répondre à sa question, “Mélenchon, pourtant député de Marseille et d’origine espagnole [par son grand-père paternel], s’est moqué de l’accent de la journaliste”, rapporte La Vanguardia.

Par la suite, le leader de La France insoumise a expliqué ne pas avoir entendu la question et ne pas avoir voulu s’en prendre à la journaliste, “mais le mal était fait, relate le quotidien espagnol. Le débat sur la glottophobie était lancé.

“Le centralisme français et l’hégémonie implacable de Paris sont des faits avérés, retrace La VanguardiaIls ont des raisons historiques. On parle moins de certains effets collatéraux d’une telle concentration du pouvoir.” Car, selon le journal de Barcelone, cette altercation a le mérite de mettre en lumière “le problème de la discrimination envers ceux qui ne parlent pas français avec l’accent parisien”.

“Une sorte de xénophobie linguistique”

Le quotidien a rencontré Philippe Blanchet, professeur à l’université de Rennes 2 et inventeur du concept de “glottophobie”, la discrimination basée sur les langues. “Les études universitai-res corroborent le phénomène, connu sous le nom de glottophobie, une sorte de xénophobie linguistique, qui s’applique non seulement aux étrangers, mais aussi aux Français eux-mêmes”, explique le journal.

“Depuis vingt ans, nous enquêtons sur les discriminations linguistiques et nous avons recueilli une multitude de témoignages”, raconte Philippe Blanchet à La Vanguardia. Il prend comme exemple l’histoire d’un aspirant professeur de mathématiques, à qui l’on a rétorqué qu’il ne pouvait enseigner les maths avec “un accent breton si marqué”.

D’après les études relayées par La Vanguardia, “les accents du Nord, comme l’accent breton ou normand, sont les plus mal lotis”. “Ceux du midi de la France sont aussi stigmatisés, mais moins”, avance Philippe Blanchet, qui l’explique avec des arguments “qui pourraient sembler comiques”, selon le journal : Le parler du Sud a une connotation positive dans l’imaginaire français. Le Sud est le pays des vacances. C’est le soleil, la mer, le repos. Mais le fait qu’on associe [cet accent] aux vacances signifie qu’il n’est pas sérieux pour travailler.”

23/10/2018

https://www.courrierinternational.com/

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23 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

plovan (apb bzh)

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Pour le préfet, pas de porc bios!

Extensions des porcheries 

Quand le préfet du Finistère confisque la démocratie

Vendredi une centaine de personnes a manifesté devant la mairie de Plovan alors que deux représentants de l’association CAFUB (Collectif pour une alternative aux fermes-usines en Bigoudénie), Mme Françoise Marzin, riveraine immédiate et l’ingénieur agronome Jean-Michel Nicolas s’entretenaient avec le maire, Michel Burel.

Le problème ?

L’extension de la porcherie SARL La Vallée à Kerviel sur la commune de Plovan. Avec cette extension, le nombre de truies sur le site de Kerviel passerait de 3 500 à 6 000, ce qui équivaudrait à une production annuelle de plus de 18 000 porcs, 30 000 pour les deux sites, car la SARL a un autre site sur la commune de Plogastel-St-Germain.

Vous avez des élus ? Le préfet commande !

Le but de cette mobilisation est de faire stopper les travaux de terrassement qui ont démarré récemment. Un arrêté préfectoral du 19 juillet 2017 a en effet autorisé l’extension de l’élevage malgré les avis défavorables du conseil municipal de Plovan et de la première enquête publi-que en 2016.

Non content des résultats de cette enquête, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, a proposé au tribunal administratif une nouvelle enquête . La commissaire enquêtrice Mme Agnés Lefèbvre a été remerciée. Le tribunal administratif a ordonné une nouvelle enquête d’utilité publique et on a envoyé une autre commissaire, Mme Catherine Desborses, qui, elle, a donné un avis favorable ! C’est commode non ?

Cela peut paraître anodin mais la même chose s’est produite pour l’extension de la porcherie de Landuvez SARL Avel Vor, à 1 500 m de la mer, au Pays des Abers, comme rapporté par un représentant de l’association Plein Air de Landuvez, venu expliquer qu’il est nécessaire de se regrouper pour peser plus fort.

Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, Baie de Douarnenez environnement et le collectif Ondes Citoyennes se sont associés à ces luttes contre l’extension des porcheries.

Menaces sur la qualité de l’eau, de l’air et de la terre

Toute porcherie augmente trois choses. La quantité d’azote dans les sols, la quantité de nitrates dans les eaux et la quantité d’ammoniac dans l’air.

Les agrandissements de porcheries atteignent des proportions qui menacent un équilibre fragile des campagnes et des rivages bretons. D’abord les sols car de telles quantités d’épandage de lisiers, les rendent trop riches en azote. Ceci est d’autant plus grave pour Kerviel car une autre porcherie, la ferme du Ruot, qui élève des cochons pour l’entreprise Hénaff (12 500 porcs/an), est juste à coté, de l’autre coté de la route de Quimper. Les deux exploitations se touchent en fait. À elles deux, ces deux porcheries totaliseraient plus de 30 000 porcs par an sur 10 km2.

Qualité de l’air ?

Pour le site de Kerviel, les effluves vont nuire au sentier pédestre Per Jakez Helias, et au GR34 côtier. Le rejet d’ammoniac a des conséquences immédiates sur les travailleurs de l’entreprise mais aussi sur les personnes vivant dans les environs.

L’étang protégé de Kergalan sur le littoral à 3 kms est directement en aval du site de Kerviel. La réserve biologique de Truñvel-Tréogat est aussi juste à côté de l’Etang de Kergalan mais alimenté par des ruisseaux différents, il est vrai.

Malgré des installations de retraitement du lisier, des accidents sont possibles, d’autant plus que le changement climatique s’accompagne de phénomènes météorologiques extrêmes et donc hasardeux pour toute exploitation agricole et tout élevage. Des toits de granges ont été détruits à quelques kms de Kerviel lors des tempêtes de 2014, la baie d’Audierne étant, avec Ouessant, l’endroit le plus venteux de toute la Bretagne.

La baie d’Audierne est certes plus propre que la baie de Douarnenez voisine avec ses algues vertes mais elle est de plus en plus menacée. Un pêcheur professionnel de tellines est venu témoigner de la disparition brutale des tellines en baie d’Audierne en 2010. Ce coquillage a du mal à revenir. Il y a quelques années, des riverains et les surfeurs de la Torche ont aussi mon-tré du doigt les productions de tulipes à Plomeur, au sud de la baie, productions accompa-gnées d’usages d’herbicides à quelques centaines de mètres du rivage.

Vers une destruction du monde rural ?

Cette affaire des extensions de porcheries touche aussi à des problèmes tout aussi grave d’ordre sociologique qui concernent l’évolution du paysage et de l’économie de toute la Bretagne rurale.

Dans le premier rapport d’utilité public qui était défavorable, Mme Agnes Lefebvre avait fait cette remarque pertinente dans ses conclusions «La recherche d’une taille toujours plus grande pour faire des économies d’échelle en abaissant les coûts de production a des conséquences économiques qui dépassent les seuls exploitants.

Par l’arrêt d’activité de petites exploitations, les pertes d’emploi que cela implique et la diminution d’habitants en activité dans les communes rurales au profit de résidences secondaires, ce qui ne permet pas de maintenir l’école ou les commerces.» Elle mentionne aussi les demandes croissantes pour le bio qui justement est produit dans de petites exploitations avec des cochons cajolés et élevés sur de la paille.

Lors des débats qui ont suivi l’entretien avec le maire, la CAFUB a annoncé avoir relevé un vice de forme sur le permis de construire apposé à l’entrée du site de Kerviel et a déposé une demande de référé. Elle a demandé à la mairie de faire stopper les travaux en cours. Des participants ont toutefois posé la question de l’utilité d’une manifestation devant la mairie alors que les décisions se prennent à la préfecture de Quimper. C’est sans doute là que la prochaine manifestation aura lieu.

21/10/18 Philippe Argouarch

https://abp.bzh/

La pétition est en ligne pour demander l’arrêt des travaux au ministre de l’Écologie François De Rugy :

(voir le site)

Lire aussi :
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Porcheries : Le coup de poignard des députés par Eau et Rivières de Bretagne
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Stop aux porcheries industrielles par Les Verts Bretagne

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (france-info npa émanciption )

kanak

Nouvelle-Calédonie 

A deux semaines du référendum, une partie de l’électorat Kanak s’interroge

A deux semaines du référendum sur la souveraineté en Nouvelle-Calédonie, les sondages donnent le «Non» à l’indépendance largement en tête. La campagne officielle débute ce lundi. Reportage à Yaté et Ouvéa, deux fiefs indépendantistes.

Sur la route de Yaté, à l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, le drapeau du FLNKS est partout. Dans cette commune qui vote traditionnellement pour les formations indépendantistes, le drapeau-symbole est accroché sur les arbres, les poteaux, devant les maisons. Mais à deux semaines du référendum sur la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre prochain, chez les Kanak de Yaté, certains confient leur indécision.
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Pour eux, le vote « Oui » n’est pas une certitude.
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Une jeune femme kanak relativise l’omniprésence des drapeaux indépendantistes qui ornent la commune. « C’est une manière de revendiquer notre identité, c’est un symbole. Mais je ne sais pas encore si je vais voter « Oui » le 4 novembre. Et nous sommes nombreux dans ce cas ». Elle raconte que dans les tribus les gens parlent énormément de ce référendum et s’interrogent sur les conséquences du vote pour l’indépendance :  L’indépendance c’est quoi ? Quelles seront les conséquences ? Moi, je ne sais pas et je suis inquiète.
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« Prendre notre destin en main »

A 40 minutes d’avion de la grande terre, sur l’île d’Ouvéa, où l’électorat indépendantiste est traditionnellement très nombreux, Hipveto Boucko, estime qu’au contraire, le FLNKS a mis en place un projet très précis pour l’après-référendum, en cas de victoire du « Oui ». «Les non-indépendantistes, eux, ne proposent rien de concret  pour l’après-référendum. Le FLNKS est en avance. Il est temps de prendre notre destin en main », explique Hipveto. « Quoi qu’il arrive, tous les habitants de ce pays sont condamnés à vivre ensemble. On parle beaucoup de « destin commun », mais il faut donner un sens à ce terme. »

Le Vanuatu, épouvantail ou modèle ?

Ces derniers mois, à l’approche de l’échéance référendaire, le cas du Vanuatu, archipel situé à 630 kilomètres au nord de la Nouvelle-Calédonie, a fait irruption dans la campagne. Indépen-dant depuis 1980, cet ex-condominium franco-britannique, à l’époque appelé « Nouvelles Hébrides », est cité comme contre-exemple par les partisans du maintien de la Nouvelle-Calé-donie dans la France sur le thème : «Si on devient indépendant, nous serons aussi pauvres qu’au Vanuatu ».

En 2015, l’Etat a consacré 1,28 milliard d’euros (153 milliards de Francs Pacifique)  à la Nouvelle-Calédonie. Si la Nouvelle-Calédonie accédait à l’indépendance, la fin de « l’argent de la France » est une inquiétude, pas seulement chez les défenseurs du maintien de la Calédonie dans la France.

A Ouvéa, Hipveto Boucko estime qu’au contraire, le Vanuatu est un modèle de développement à suivre pour la Nouvelle-Calédonie : Au Vanuatu, l’identité océanienne est une réalité : il y a davantage d’égalité, la terre est demeurée une valeur importante. La tradition qui veut que les Océaniens cultivent la terre est essentielle là-bas.Nous, les Kanak, nous ne donnons pas au terme « richesse » le même sens qu’en France. La richesse n’est pas une valeur financière,  elle est avant-tout  culturelle, identitaire : c’est le respect des traditions. Dans ce domaine, le Vanuatu est un exemple à suivre. Hipveto Boucko

A Yaté, Honoré est lui aussi convaincu. Le 4 novembre, il votera « Oui » à l’indépendance.
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Ce militant du Palika estime que « Tous les Kanak doivent voter, et mettre un seul bulletin dans l’urne, le « oui »». Pour Honoré, qui a vécu et participé aux affrontements des années 80, ce 4 novembre est un symbole : « C’est la première fois que la question nous est posée. Tout commence aujourd’hui. Le destin commun n’est possible que dans une Calédonie indépendante.»
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L’abstention
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Mais chez les électeurs kanak, pour diverses raisons, certains ont prévu de s’abstenir. L’une des formations indépendantistes, le Parti Travailliste, a appelé à la non-participation au scrutin. Dans le nord d’Ouvéa, des appels,sont également lancés pour ne pas participer au vote : « Je ne participe pas au référendum bidon. Voter, c’est accepter la minorisation du peuple Kanak en Kanaky », peut-on lire sur fond de drapeau indépendantiste.Il y a également ceux, comme Pierre, natif d’Ouvéa, qui n’en ont tout simplement rien à faire.  Le référendum, je m’en fous. Je ne voterai pas. L’important c’est qu’on vive tous ensemble. La terre ne nous appartient pas. Nous appartenons à la terre.
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Pierre, natif d’OuvéaDu côté de Yaté, chez les anciens, ceux qui ont participé aux affronte-ments des années 80, le doute est parfois perceptible. C’est le cas de ce sexagénaire, militant indépendantiste depuis toujours, qui confie qu’il a lui aussi choisi de ne pas voter  le 4 novembre. Il explique : Les hommes politiques calédoniens de cette génération ne sont pas mûrs pour préparer l’avenir. Ils sont de la génération qui a connu les événements, les affrontements entre Kanak et Loyalistes. Ils ont toujours les mêmes réflexes, les mêmes postures. Pour l’instant c’est trop fragile. Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui sauront construire l’avenir, les enfants des accords
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David Ponchelet 21/10/2018
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Lire aussi:

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20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

mer emploi (ouest france)

emploi mar

Les activités autour de la mer : 74 500 emplois en Bretagne

L’économie maritime, c’est la pêche naturellement, mais encore la construc-tion navale, le transport maritime, la recherche et aussi la Marine nationale.

Des activités qui emploient 74 500 personnes en Bretagne, soit 6 % de l’emploi régional, c’est trois fois plus que la moyenne nationale. Avec ses quelque 2 200 km de littoral, la Bretagne est une des régions françaises où les activités en lien avec la mer sont le plus développées.

Une étude de l’Insee, publiée ce jeudi dresse un panorama très précis de ce secteur.

Des activités qui réunissent des métiers historiques et traditionnels comme ceux de la Marine nationale, de la pêche, mais aujourd’hui aussi le tourisme et le transport maritime. Une éco-nomie qui bénéficie de nouvelles perspectives désormais, avec le développement des énergies marines renouvelables. Un secteur reconnu, avec la création de la conférence régionale de la mer et littoral.

L’économie maritime, 6% de l’emploi de la région

La Bretagne concentre à elle toute seule 18% des emplois maritimes nationaux. Pour six de ses bassins de vie, un emploi sur trois est lié à l’activité maritime. Avec 74 500 emplois dans l’économie maritime, la Bretagne devance ses voisines, Normandie et Pays de la Loire, mais reste très éloignée de la région Paca (120 000 emplois). En Bretagne, l’économie maritime représente ainsi 6 % de l’emploi total régional, soit trois fois plus que la moyenne nationale.

Un poids variable d’un bassin à un autre

Cette proportion de l’économie maritime dans l’emploi total, atteint même 12 % dans le Finistère. Le bassin de vie de Brest figure au premier rang, avec près de 11 000 emplois répartis dans les activités relevant des domaines de la pêche, du transport de fret et surtout de la construction et de la réparation navale. Suivent les bassins de Lorient, Saint-Malo et Saint-Pol-de-Léon, où les effectifs sont toutefois deux fois moins nombreux. Pour six bassins, Saint-Pol-de-Léon, Penmarc’h, Erquy, Pléneuf-Val-André, Quiberon et Carnac, un emploi sur trois est lié à l’activité maritime.

La moitié des emplois pour les produits de la mer, la Marine et la construction navale

Trois domaines maritimes traditionnels concentrent la moitié des emplois. Pour les produits de la mer, ce sont 14 600 emplois, c’est à dire pour la pêche, l’aquaculture, le  mareyage et la transformation. La Marine nationale, emploie 13 100 personnes et la construction et réparation navale, 9 900. Du côté des transports maritimes, on compte 4 300 personnes, dont plus de la moitié concerne le transport de passagers. L’enseignement, la recherche et la protection de l’environnement représentent 3 300 emplois. Et puis, des activités sont en plein développement : la filière algue et les énergies marines renouvelables.

Le tourisme : 4 de ces emplois sur 10 

28 000 personnes travaillent pour le tourisme littoral en Bretagne, ce qui représente 4 emplois sur 10 de l’économie maritime. L’hébergement et la restauration concentrent plus de la moitié de ces emplois touristiques littoraux, avec un profil d’emploi particulier, et beaucoup plus d’employés, par rapport au reste du secteur.

Krystell Veillard 18/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

sondage barcelone (el periodico)

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Un sondage du quotidien catalan, « El Periodico » sur les prochaines municipales.

La bonne nouvelle, c’est que Manuel Valls  arrive en dernier! Par contre son parti anti-indépendantiste, « Ciudadans » progresse.

Il y a un rééquilibrage indépendantiste, de la mouvance de droite (CIU, PdeCat, Puigdemont) au profit d’ERC, gauche républicaine,  parti adepte du « social-libéralisme » austéritaire.

L’alliance de Podemos et des ex-PC avec la maire Ada Colau, « En Comù », perd du terrain, tandis que le PS revient.

La CUP indépendantiste anticapitaliste, se maintient.

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Le même tableau en pourcentage.

La chute de « En Comù » de la maire, de Podemos et des ex-PC.
Encore plus celle du nationalisme de droite.

Les progrès de ERC (gauche modérée) et de Ciudadans.
Le petit progrès de la CUP

On pourra noter, (comme en Ecosse les conservateurs britanniques), la quasi disparition des ultra-conservateurs du Partido Popular PP), qui sont concurrencés par les fascistes de « Vox »

https://www.elperiodico.com/

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