Archive | Questions bretonnes etc

23 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Splann!

fnsea

Le lobbying agricole de la FNSEA à la loupe

https://splann.org/lobby-agricole-fnsea/

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21 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Réunification (FR3)

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Alors que la Redadeg passe à Nantes, le débat sur la réunification bretonne toujours aussi présent

Chaque année, la Redadeg, grande course à pied qui sillonne les cinq départements de la Bretagne historique, promeut le breton et soutient l’enseignement de la langue. Plus de 15 000 personnes y participent, au moins sur un kilomètre. Parti de la pointe du Raz vendredi, le relais est arrivé à Nantes aujourd’hui, après 2 222 km. Et l’on reparle de réunification bretonne.

Les coureurs de la Redadeg sont arrivés ce lundi 20 mai au matin, vers 9 heures à Nantes. Ils sont entrés dans la métropole nantaise par Saint-Herblain, où se situe un collège Diwan.
Le breton, c’est le cœur de la Redadeg. À chaque instant, par des associations, avec des élèves de l’école, la langue bretonne est mise en avant.

Cap sur Rennes ce mardi 21 mai

Quoi de plus symbolique que la place de Bretagne, où les associations culturelles attendent de pied ferme les coureurs. Ces derniers ont sillonné le centre-ville de Nantes avant de prendre le chemin de Redon. Puis, ils mettront le cap sur Rennes où ils arriveront ce mardi matin, 21 mai.

Et l’on reparle de « réunification de la Bretagne historique »

La Redadeg passe systématiquement à Nantes. C’est symbolique, puisque la capitale historique de la Bretagne ne se situe (toujours) pas en Bretagne administrative.

Pourtant, les partisans de la Réunification de la Bretagne historique – selon leurs propres termes – en appellent à un référendum.

« Nous voulons voter ! », clament-ils.

La réunification, un serpent de mer

Des manifestations, il y en a eu depuis les années 70. Avec comme argument principal l’histoire et la présence du château des ducs de Bretagne à Nantes. Pour Alan Stivell, c’était déjà évident, la Bretagne compte 5 départements.

En 2014, alors que le gouvernement d’Emmanuel Valls réfléchit au redécoupage des régions françaises, plus de 25 000 personnes défilent à Nantes derrière les lettres R-E-U-N-I-F-I-C-A-T-I-O-N. Mais François Hollande tranche finalement pour le statu quo.

L’association Bretagne Réunie, actrice principale de ce combat, se saisit alors de la loi Notre de 2015, qui permet à 10% des électeurs d’un département de demander l’organisation d’un référendum pour rejoindre une autre région. Fin 2018, elle dépose au conseil départemental de Loire-Atlantique une pétition signée par 105 000 habitants. L’initiative reste là aussi sans suite.

Depuis, le conseil régional de Bretagne et de nombreuses collectivités ont voté des vœux demandant un vote et les mobilisations symboliques se suivent. En 2022, on déploie par exemple le plus grand drapeau gwen-ha-du au monde au pied du château des ducs.

Le combat se poursuit

Le 3 juin prochain, à l’initiative d’élus de la ville de Nantes, l’ensemble des collectivités territoriales ayant formulé un vœu pour le rattachement se retrouveront.
L’objectif : lancer un débat citoyen qui pourrait bien déboucher sur un référendum.

  Benoit Levaillant 20/05/2024

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19 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Konkerne (FR3)

Le Trévignon est l'un des 14 thoniers senneur de la Compagnie française du thon océanique (CFTO). Il pêche le thon dans l'Océan Indien.
Le Trévignon est l’un des 14 thoniers senneur de la Compagnie française du thon océanique (CFTO). Il pêche le thon dans l’Océan Indien. • © MARCEL MOCHET / AFP

À Concarneau, la filière de la pêche au thon tropical en voie de disparition ?

Activité historique à Concarneau, les armements de pêche au thon tropical sont dans la tourmente. Après la disparition de celui de Via Océan, ex-Saupiquet au début de l’année, la compagnie Française du Thon Océanique (CFTO), elle aussi basée à Concarneau, a annoncé cette semaine un plan d’économies drastiques avec notamment une baisse de 30 % des salaires des marins.

Réunion de crise à Concarneau ce vendredi 17 mai 2024 : une vingtaine de marins de la Compagnie française du thon océanique (CFTO) se sont retrouvés au cours d’une assemblée générale à l’appel de la CFDT.

Ils viennent d’apprendre que leur employeur envisage de réduire leur salaire brut de 30 % pour tenter de redresser les comptes de l’entreprise. Autres mesures sur la table des négociations : la diminution des vivres à bord des navires, l’arrêt des fournitures de tabac… Et pour économiser du gazole, la compagnie veut allonger la durée des campagnes de pêche.

15 millions d’euros de perte en 5 ans

Un plan d’économies annoncé cette semaine, en raison « de difficultés historiques » qui « ont durement et durablement impacté l’entreprise« . Forte de 15 thoniers (dont l’un sous pavillon italien), la CFTO a enregistré près de 30 millions d’euros de pertes nettes en 2020 et 2021, et n’a plus publié ses résultats depuis.

Si on diminue leur salaire de 30 %, [les marins] iront voir ailleurs.

Denis Jutteau Délégué CFDT à la CFTO

Les 260 marins de la CFTO seraient prêts à faire des concessions selon la CFDT, mais ils ne veulent pas être la seule variable d’ajustement.

« Pour l’instant, la seule chose qu’ils sont prêts à faire, c’est d’augmenter de huit à dix semaines le temps d’embarquement, rapport Denis Jutteau, délégué CFDT à la CFTO. Ils sont prêts à faire des efforts en termes de salaire, mais 30 % ça ne passera jamais. Si on diminue leur salaire de 30 % ils iront voir ailleurs. »

La pêche au thon a été très rentable pendant très longtemps. Les marins étaient extrêmement bien payés. Patrice Guillotreau Economiste des pêches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)

Les déboires de la CFTO sont d’autant plus scrutés que l’armateur breton, pionnier de la pêche au thon dans l’Océan Indien, compte la plus grande flottille française du secteur. Un secteur qui subit désormais une profonde crise.

« La pêche au thon a été très rentable pendant très longtemps. Les marins étaient extrêmement bien payés« , rappelle Patrice Guillotreau, économiste des pêches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). « Les conditions ont changé : c’est une pêche peut-être un peu plus coûteuse, le poisson est de plus petite taille et moins bien valorisé par les conserveries« , ajoute l’économiste.

À Concarneau, la fin d’une filière ?

Résultat, d’importants armements français sont menacés ou ont déjà mis la clef sous la porte à commencer par l’ex-voisin concarnois de la CFTO, Via Océan, anciennement nommé Saupiquet.

En février 2024, il annonçait la « cessation définitive » de l’activité de ses thoniers senneurs (des thonnier munis d’un long filet rectangulaire de 1,5 km de longueur et 150 à 200 m de hauteur permettant d’encercler les thons) dans l’Atlantique. À l’arrêt à Abidjan, les navires ont été mis en vente tandis que 58 salariés vont être licenciés.

Un peu plus tôt, en novembre 2023, c’est l’armateur réunionnais Sapmer qui révélait la cession de trois thoniers senneurs, sous pavillon mauricien, pour cause de baisse de ses quotas.

100 000 tonnes de thons par an, pêchés par la France

Avec 100.000 tonnes de thons capturés par an, cette filière est pourtant un acteur majeur de la pêche française : ses navires débarquent un quart des volumes de poissons pêchés sous pavillon français, selon l’organisation professionnelle Orthongel.

La crise du Covid puis la guerre en Ukraine ont cependant déstabilisé les armements en provoquant des tensions sur la chaîne logistique et une flambée du prix du gazole, qui représente « 35 % du chiffre d’affaires annuel d’un thonier senneur« , selon Xavier Leduc, président d’Orthongel.
Ces énormes navires congélateurs, de 80 mètres, voire 100 mètres de long, avec 25 marins à bord, consomment entre 10.000 et 12.000 litres de carburant par jour. Et les prix du thon, fixés sur un marché mondial, « n’ont pas compensé la hausse des coûts« , souligne Xavier Leduc.

Une filière européenne dans le viseur des ONG

Dans ce contexte économique tendu, les navires français et espagnols sont pointés du doigt par un groupe d’États côtiers de l’Océan Indien qui critiquent leur technique de pêche, basée sur le recours à des milliers de dispositifs de concentration de poissons (DCP).
Ces radeaux dérivants, équipés de balises GPS et d’écho-sondeurs, facilitent les captures en attirant les thons en grande quantité. Mais ils sont critiqués pour la pollution, les prises accessoires et les importantes captures de juvéniles qu’ils engendrent.

À terme, la pêcherie va être difficile à exploiter pour les Européens, car leur place est contestée. Patrice Guillotreau Economiste des pêches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)

Des ONG, comme l’association Bloom, dénoncent ainsi la pêche « destructrice » et « industrielle » pratiquée par les senneurs européens, alors que la ressource se fait rare dans l’Océan Indien, où les stocks de thon albacore et patudo sont fortement surpêchés.

« À terme, la pêcherie va être difficile à exploiter pour les Européens, car leur place est contestée« , remarque M. Guillotreau. Vendredi, la Commission thonière de l’Océan Indien (CTOI), réunie à Bangkok (Thaïlande), a adopté une résolution réduisant progressivement de 300 à 225 le nombre de DCP autorisés par navire d’ici à 2028. Des « efforts supplémentaires » qui « menacent très sérieusement la durabilité des entreprises fortement malmenées par les crises récentes« , a regretté Orthongel dans un communiqué.

  Manon Le Charpentier

19/05/2024

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire :

« La pêche française a diminué depuis 30 ans ». D’où vient le poisson qu’il y a dans nos assiettes ?

« On s’est laissé faire par la ratatouille des Sea Shepherd et compagnie », à Lorient, une nouvelle coalition pour défendre la pêche bretonne

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16 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Etonnant! (NPA 35)

Crédit Photo CorrespondantEs NPA 35
Hebdo L’Anticapitaliste – 708 (16/05/2024)

Étonnant Voyage 2024 : de Rennes à Saint-Malo à pied !

Après les succès de 2019 et 2022, l’association « Étonnant Voyage » se lance dans une nouvelle édition de la marche solidaire de Rennes à Saint-Malo du 11 au 19 mai 2024.

Marche citoyenne, artistique et solidaire

La marche de Rennes à Saint-Malo rassemble des personnes en situation de précarité qu’elles soient françaises ou étrangères, appuyées par un large réseau d’associations, d’organisations, mais aussi d’acteurs sociaux. À la base, des rencontres entre personnes exilées impliquées dans la lutte pour un logement et pour des papiers et des habitantEs de quartiers populaires. Le cadre de l’échange, ce sont des activités à caractère artistique, autour de l’écriture, autour de la photo, mises en place au sein d’un centre social, dans lequel interviennent plusieurs camarades, elleux aussi impliquéEs dans les luttes contre la précarité et pour les droits des personnes exilées.

L’objectif affiché par l’appel à la marche 2024 : « montrer la créativité et une communauté d’intérêts entre toutes les personnes qui sont traitées de manière indigne, qu’elles soient françaises ou étrangères. » Toutes et tous partagent « l’exaspération, le sentiment d’injustice sociale » et refusent d’être cloisonnées, catégorisées et, surtout, opposées les unes aux autres dans une situation de montée des idées d’extrême droite et d’un racisme d’État toujours plus violent ! Toutes et tous partagent donc la volonté de marcher ensemble pour une égale dignité !

Un projet artistique

L’origine du projet réside dans l’implication commune dans des activités artistiques partagées, autour de l’écriture, de la photo, de la volonté et de la capacité alors assumées de publier, de se rendre visible, malgré tout. De là à l’idée de se confronter à des auteurEs, à des artistes, invitées du festival littéraire mondialement connu Étonnants Voyageurs, il y a un peu plus d’un pas… mais nous allons les franchir ensemble ! Cela s’est fait lors de la première édition et va se reproduire cette année : des rencontres avec des auteurEs, un accueil officiel par le festival Étonnants Voyageurs…

Nous le disons souvent, marcher ne suffit pas ! C’est pourquoi les étapes, le soir, sont prises en charge par des collectifs militants locaux qui se sont mis en place pour l’occasion, qui regroupent des militantEs syndicalistes, politiques, culturels, des acteurEs de la vie locale. De nombreuses activités artistiques sont prévues (concerts, théâtre, lectures de textes, débats, projections de films, expos…) ainsi que de multiples événements conviviaux et de moments plus institutionnels, comme des réceptions par des éluEs. Point d’orgue, manifestation à Saint-Malo, le 18 mai à 15 heures, digue des Bas-Sablons.

CorrespondantEs NPA35 Vendredi 17 mai 2024

https://lanticapitaliste.org

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15 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Kanaky ( Aplutsoc)

Kanaky ( Aplutsoc) dans A gauche du PS

Macron vient de convoquer le « conseil de défense » et de proclamer l’ « état d’urgence » en Kanaky (Nouvelle-Calédonie). Il déplore la mort d’un gendarme français – trois manifestants ont aussi été tués. Les émeutes ont été déclenchées par le processus de révision des accords dit de Matignon (1988), repris par ceux de Nouméa, ouvrant la voie au vote des personnes installées en Nouvelle-Calédonie ces dernières années. Cette rupture est la suite logique du choix d’avoir imposé un dernier référendum en plein Covid, majoritairement boycotté à l’appel des indépendantistes.

Ce serait une erreur totale, du point de vue de la démocratie, de croire que la question est celle du droit de vote pour tous. La question est qu’il existe une nation kanake, plurielle, constituée par son combat contre le colonialisme français et issue des populations dites autochtones de l’île. Et où il apparaît que la stratégie soi-disant démocratique de « droit de vote pour tous » est une stratégie de submersion de cette nationalité.

A l’heure où sont écrites ces lignes, Macron s’oriente vers le choix de la force, tout en hésitant sur le report ou non du Congrès parlementaire qui opérerait la révision constitutionnelle pour entériner ce coup de force contre la Kanaky.

Au même moment, le choléra affecte la population mahoraise de Mayotte. Cela parce que les proclamations sur le caractère « français » de Mayotte et l’identité « française » des Mahorais, en fait traités comme une sous-caste (projet d’atteinte au droit du sol !), ce qui constitue une menace pour les droits démocratiques citoyens de toutes et de tous, ne changent rien à la réalité néocoloniale où services publics, santé et adduction d’eau sont dans un état plus que catastrophique.

Kanaky, Mayotte : la crise de l’impérialisme français et la crise de la V° République macronienne sont liées.

15 Mai 2024

https://aplutsoc.org/

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12 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Catalogne (France Info)

catalogne

Elections en Catalogne : on vous explique les enjeux du scrutin régional de ce dimanche en Espagne

Le Parti socialiste de Pedro Sanchez espère se hisser au pouvoir dans cette région, tenue par le séparatiste Pere Aragonès. L’indépendantiste Carles Puigdemont, à l’origine de la tentative de sécession de 2017, ambitionne de diriger à nouveau le territoire.

En Catalogne, les esprits ne sont pas vraiment aux élections européennes. Un autre scrutin, plus local et très concernant pour la population du fait de la grande autonomie de la région par rapport à Madrid, se tient dimanche 12 mai. Ce scrutin a pour objectif de renouveler le Parlement régional. Il était initialement prévu pour le début de l’année 2025 mais il a été anticipé, après l’échec du gouvernement régional à faire adopter son projet de budget.

Pour l’heure, les sondages donnent le Parti socialiste du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, et son candidat à l’élection Salvador Illa, largement en tête. Derrière, suivent l’indépendantiste Carles Puigdemont et sa formation Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne), ainsi que l’autre grand parti séparatiste, Gauche républicaine de Catalogne (ERC), mené par l’actuel président régional Pere Aragonès. Trois candidats qui jouent gros.

Le Parti socialiste de Pedro Sanchez espère une victoire cruciale

Reprendre le pouvoir aux séparatistes, qui dirigent la région depuis une décennie, représenterait une grande victoire pour Pedro Sanchez, qui veut « tourner la page » de la tentative de sécession de 2017. En Espagne, cette crise, l’une des pires vécues par le pays depuis le retour de la démocratie, a durablement marqué les esprits. Un succès socialiste signifierait « une nouvelle étape » en Catalogne « après dix ans perdus », a déclaré le candidat du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), Salvador Illa.

Une victoire catalane permettrait aussi à Pedro Sanchez de relancer un nouveau mandat, compliqué par l’ouverture d’une enquête judiciaire contre son épouse face à laquelle il a songé à démissionner, puis renoncé, fin avril. Arrivé au pouvoir en 2018, il est parvenu à s’y maintenir en novembre 2023 grâce au soutien, paradoxal à première vue, des deux partis indépendantistes catalans. Mais cette fleur envers le Premier ministre s’est faite dans le cadre d’un accord donnant-donnant.

Les partis Ensemble pour la Catalogne et Gauche républicaine de Catalogne ont en effet obtenu en contrepartie une loi d’amnistie pour les séparatistes impliqués dans les événements de 2017, très contestée dans la rue par la droite. Ce texte doit être signé fin mai ou début juin et permettra à Carles Puigdemont de faire son grand retour en Espagne, après plus de six ans d’exil. Et donc d’endosser le rôle de président s’il est élu dimanche. « Les barrières ont été rompues, par nécessité, entre les socialistes et les indépendantistes », analyse pour Ouest France le politologue barcelonais Sergio de Maya. La formation de Pedro Sanchez a aussi promis « des mesures permettant l’autonomie financière » de la Catalogne.

La stratégie des socialistes semble porter ses fruits, puisqu’ils sont aujourd’hui premiers dans les sondages. Mais avec seulement une quarantaine de sièges, selon les projections, ils seront encore loin de la majorité absolue, fixée à 68 sièges. Si le pronostic se confirme, iIs devront donc trouver des alliés pour gouverner. L’une des hypothèses est un accord avec les indépendantistes, mais cela finirait de faire imploser leur mouvement. Salvador Illa a notamment tendu la main au camp de Carles Puigdemont, comme le rapporte L’Indépendant.

Une position délicate pour l’indépendantiste Carles Puigdemont

Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt en Espagne, Carles Puigdemont fait campagne depuis le sud de la France, où il s’est installé le mois dernier après des années d’exil en Belgique, et a fortement progressé dans les sondages ces dernières semaines. « Pouvoir être en contact direct, face à face, avec les gens, c’est très réconfortant pour moi », a-t-il déclaré à France 3 Occitanie, lui qui tient tous les soirs des meetings à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales).

Elu président de la région en 2016, il est à l’origine de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Carles Puigdemont veut croire en ses chances de diriger à nouveau la région, si sa formation Junts s’impose comme premier parti du bloc séparatiste et que celui-ci, très divisé, conserve la majorité des sièges.

Mais cette hypothèse semble a priori compliquée, d’autant plus qu’une nouvelle formation séparatiste, Alliance catalane, classée à l’extrême droite, a émergé ces derniers mois et est créditée d’une poignée de sièges par les sondages. Carles Puigdemont a par ailleurs assuré qu’il se retirerait de la politique locale s’il ne parvenait pas à se faire élire lors de ce scrutin.

Un fauteuil à garder pour le séparatiste Pere Aragonès

En lice, il reste Pere Aragonès, président de la Catalogne depuis septembre 2020. Son gouvernement a décrété mardi la fin de l’état d’urgence sécheresse qui était en vigueur depuis le 1er février. Cette annonce intervient à quelques jours du scrutin et alors que son parti est très critiqué par l’opposition pour la gestion de cette crise. Celui qui a convoqué ces élections anticipées après le rejet de son projet de budget par l’assemblée est en forte baisse dans les sondages.

Si ERC gouverne actuellement en solitaire, avec seulement 33 députés sur 135 au Parlement régional, le parti indépendantiste a toutefois « contribué à normaliser la Catalogne et à adoucir le schisme de 2017« , la tentative avortée de sécession de la région, soulève El Periódico de Catalunya. Dans un tacle à ses adversaires, Pere Aragonès défend auprès du quotidien espagnol El Pais que « ses valeurs sont à l’opposé de ceux qui considèrent la politique comme un agenda purement personnel ».

12/05/2024

https://www.francetvinfo.fr/

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10 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Shoah (en Bretagne)

Ihil, Odette, Roza et Sonia Perper
La famille Perper avec Ihil, Odette, Roza et Sonia Perper. Originaire de Bessarabie, elle s’installe à Brasparts et sera déportée en mars 1943, à Sobibor. ©DR

La Shoah en Bretagne : l’histoire d’une famille réfugiée à Brasparts et déportée à Sobibor

« Ils sont partis comme ça… » est un documentaire racontant la déportation d’une famille juive qui s’était installée à Brasparts, au coeur de la Bretagne pour fuir l’antisémitisme.

« Ils sont partis comme ça… », le documentaire de Julien Simon, comédien et réalisateur, raconte l’histoire tragique d’une famille juive installée à Brasparts (Finistère), arrêtée puis déportée au camp d’extermination de Sobibor.

Il sera projeté mercredi 8 mai, à 18 h à la Maison de la Mer, à Lézardrieux (Côtes-d’Armor), salle Yves Cadic.

Une phrase résume l’impensable d’une situation et tout de sa brutalité : « Ils sont partis comme ça… ».

C’est aussi le titre de ce magnifique documentaire qui raconte une histoire violente et qui a été celle de millions de juifs européens.

Cette histoire-ci s’est passée ici, en Bretagne.

De la Bessarabie à Brasparts

Ihil et Sonia Perper, tous deux originaire de Bessarabie (aujourd’hui entre la Moldavie et l’Ukraine), viennent faire leurs études en France, à Nancy, médecine pour lui et pharmacie pour elle.

Fuyant l’antisémitisme dans leur pays, ils s’installent à Brasparts en 1935, petite commune du centre Bretagne, qui cherchait alors un médecin. Ils s’installent et auront trois enfants : Roza, Odette et Paul.

Mais l’Histoire les rattrape, et en 1942, ils seront arrêtés à Plounéour Ménez parce que qu’ils sont juifs.

Ils sont emmenés à Drancy où ils passent plusieurs mois, puis finalement déportés en mars 1943 à Sobibor, où ils seront immédiatement gazés.

Connaître toute leur histoire

Julien Simon découvre cette histoire après la lecture du livre de Marie-Noëlle Postic « Sur les traces perdues d’une famille juive en Bretagne ».

Il décide alors de suivre pas à pas leur itinéraire, pour en faire une pièce de théâtre. Il travaillait alors sur la mémoire et, il en fera le troisième volet de ses recherches.

J’ai décidé, pour reconstituer leur histoire de les suivre dans tous les lieux où ils sont allés : leurs villages d’origine en Bessarabie, Brasparts évidemment, les archives, les témoins, ceux qui les avaient croisés, les différentes maisons dans lesquelles ils ont habité  Julien Simon, réalisateur

Tout ce travail de collecte aboutira à une pièce, puis une pièce radiophonique diffusée par la RTBF. Mais Julien Simon a eu la bonne idée de filmer tout de ce travail. Il a ainsi accumulé une cinquantaine de rushes de son enquête.

Travaillant alors avec la réalisatrice Catherine Bernstein, il en a extrait un documentaire, bouleversant à plus d’un titre :  » C’est un film particulier, il n’a pas été conçu comme un produit formaté à l’avance, mais il s’est construit à partir de multiples éléments. Ce qui lui donne, je crois beaucoup d’authenticité ».

« Avec l’exigence d’un historien »

Archives, témoignages de ceux qui les ont croisés, lieux, tout est filmé, au plus près de ce qu’a été la vie tragique de la famille Perper. On les suit pas à pas, dans la trivialité de la vie, et à travers eux, on découvre aussi ce qu’a été la Shoah en Bretagne.

J’ai voulu raconter cette histoire avec l’exigence d’un historien, pour dire ce qui s’est réellement passé. Ils étaient cinq sur six millions, et j’ai voulu ramener ces cinq personnes dans l’humanité

Julien Simon projettera également des extraits de film qui n’ont pas été montés dans le documentaire final.

Un débat avec le public suivra la projection.

« Ils sont partis comme ça « . Projection mercredi 8 mai, à 18 h à Lézardrieux, à la Maison de la Mer, salle Yves Cadic. Entrée libre.
Par Rédaction Paimpol Publié le 5 mai 2024 à 18h30

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06 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Thon (Reporterre)

L'industrie du thon coupable de mensonges et d'opacité, selon Bloom
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L’industrie du thon coupable de mensonges et d’opacité, selon Bloom

« Une véritable boîte noire. » Derrière le thon en boîte se cache un système d’une opacité totale, selon Bloom. L’ONG de défense des océans a enquêté au cœur de l’industrie de la pêche au thon et en dénonce les dessous dans deux rapports cinglants intitulés Du paradis à l’abîme et La boîte noire du thon, publiés le 6 mai. Passe-droits douaniers injustifiés, pratiques obscures et mensongères, évitement fiscal, pêche illégale, surpêche… Les griefs n’en finissent plus.

Dans le premier rapport, l’association dénonce « les mensonges installés sciemment par les industriels dans l’espace public » autour de l’une des principales méthodes utilisées pour pêcher le thon de la pêche, à savoir la senne tournante et coulissante associée à l’utilisation de « dispositifs de concentration de poissons » (DCP).

«  Contrairement aux affirmations des industriels, la pêche à la senne tournante est tout sauf durable », déclare Augustin Lafond, chercheur chez Bloom et auteur du rapport. Cette pêche s’avère trois fois plus polluante que la pêche à la canne pratiquée aux Maldives, beaucoup plus sélective. Elle génère trente fois moins d’emplois et sa rentabilité repose « uniquement sur l’octroi par l’Union européenne d’un large éventail de subventions et d’avantages fiscaux ».

Un manque de traçabilité qui conduit à la surpêche

Le second rapport s’attaque à la complexité et l’opacité du commerce du thon dont le centre névralgique se situe dans l’archipel des Seychelles. La quasi-totalité des captures européennes dans l’océan Indien transitent par là. Or, « une écrasante partie du thon échangé aux Seychelles n’est pas référencée dans les statistiques de commerce international, révèle Bloom. Les industriels européens eux-mêmes avouent ne pas savoir ce qu’ils pêchent exactement et se rendent coupables de mauvaises déclarations ». Un manque de traçabilité qui conduit directement à la surpêche.

Pourtant, l’Union européenne s’apprête à permettre au port des Seychelles de bénéficier d’une réglementation encore plus affaiblie que l’actuelle, dénonce l’association écologiste.

https://reporterre.net/

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05 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Espagnols Rouges (Côté Brest)

Des réfugiés espagnols sur le quai de la gare de Brest en 1937.
Des réfugiés sur le quai de la gare de Brest en 1937. ©Archives de Brest.

Histoire à Brest : Républicains espagnols, les douleurs de l’exil

Un ouvrage historique évoquant le travail forcé des Républicains espagnols exilés à Brest pendant la Seconde Guerre mondiale permet de retracer le parcours de certains.

Le 12 avril 2024, la présentation d’un opus sur les Républicains espagnols exilés a permis de retracer le parcours de quatre d’entre eux, passés à Brest.

Le 12 avril était une date symbolique puisque ce fut ce jour-là, en 1931, qu’eurent lieu en Espagne les élections qui entraînèrent l’avènement du régime républicain mis à bas huit ans après par le coup d’État de Franco.

Les Républicains espagnols exilés n’ont pas tous été envoyés à Brest et ceux qui y sont passés ne sont pas tous restés, mais ils furent un certain nombre à y faire souche, rendant leur parcours accessible grâce à leur descendance.

Des victimes indésirables

Lucas Allende Santa Cruz connut les camps du Sud de la France avant d’être livré aux Allemands qui l’envoyèrent à Brest, où il travailla pour la NSKK qui s’occupait du transport de troupes, de matériel et de munitions pour l’armée du Reich. Il s’évada et entra dans la Résistance mais son groupe fut dénoncé.

Déporté à Dachau, il ne put sortir après la Libération, aucun pays ne voulant accueillir les Espagnols « rouges » ! Il fallut les efforts d’Edmond Michelet pour que ces déportés mal-aimés, dont Lucas, puissent revenir en France.

Un ouvrage historique

L’association MERE 29 œuvre pour faire vivre la mémoire des Républicains espagnols exilés en Finistère : elle collabore étroitement avec les chercheurs de l’UBO, ce qui a donné lieu, à ce jour, à trois colloques  à Brest.

Le dernier en date a débouché sur une publication  disponible en librairie depuis le 11 avril, un numéro double de la revue du Cermi (Centre d’études et de recherches sur les migrations ibériques) intitulé « Le travail forcé des Républicains espagnols pendant la Seconde Guerre mondiale » et réunissant des textes dus, pour une bonne part,  à des auteurs brestois.

Dirigé par Iván López Cabello et Geneviève Dreyfus- Armand, l’ouvrage traite des trois aspects du sujet.  En effet, ce travail forcé ne s’est pas limité aux travaux que l’armée allemande a imposés aux Espagnols livrés par la France de Vichy : avant la débâcle de 1940, la 3e République, déjà, a envoyé travailler ces exilés, dont un grand nombre sur la ligne Maginot, ce qui leur a valu d’être les premiers déportés du territoire français.

D’autre part, tous les Républicains n’ont pas quitté l’Espagne après leur défaite et la dictature franquiste n’a pas manqué de les réduire en esclavage. C’est donc ce sujet triplement douloureux qui est traité par le biais d’articles historiques et de témoignages.

Un camp au bois de Keroual !

Eduardo Caro Bermudo se rebella contre les autorités françaises du camp où il avait été interné, ce qui lui valut d’être envoyé au camp disciplinaire de Collioure. Il travailla dans une usine d’avions où il dut détruire ce qu’il avait construit quand les Allemands envahirent le Sud de la France.

Il connut plusieurs lieux d’internement brestois, y compris le camp du bois de Keroual dont on ne sait rien. Il s’échappa plusieurs fois et, au cours d’une de ses évasions, il rencontra une Bretonne avec qui il allait avoir… quatorze enfants ! À suivre…

Benoît Quinquis

Source : conférence prononcée le 12 avril à la bibliothèque universitaire de lettres et sciences humaines de Brest.
Par Rédaction Côté Brest Publié le 5 Mai 24

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05 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Bulletin d’Avril (LA VIA CAMPESINA)

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2024 | Bulletin d’info d’avril : l’actu des organisations membres de LVC dans le monde

Dans l’histoire des luttes paysannes, avril se dresse comme un mois de mémoire et de mobilisation.

Nous nous souvenons des 21 paysan·nes qui ont perdu la vie dans le massacre d’El Dorado Dos Carajás en 1996, tout en persévérant dans la lutte pour la dignité, la justice sociale et la souveraineté alimentaire, en réponse aux défis globaux.

Du nouveau Groupe de travail des Nations unies pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), où nous cherchons à traduire ses principes en actions tangibles défendant les droits des paysan·nes dans les législations nationales, à la construction d’un nouveau cadre pour le commerce agricole mondial régulant les marchés pour éviter les abus et les déséquilibres et garantir des revenus et des prix justes pour celleux qui nourrissent les peuples, la voix des paysan·nes rayonne comme un phare d’espoir, promouvant également l’agroécologie paysanne comme solution à la crise climatique.

Dans notre effort pour rendre ces luttes visibles, nous partageons quelques actions remarquables réalisées par nos organisations membres à travers le monde.

Lors d’un webinaire en avril, l’UAWC (Union des comités agricoles de Palestine), avec la participation du rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, a exposé comment les attaques d’Israël, avec plus de 70 000 tonnes d’explosifs, se sont concentrées sur le secteur agricole. Cela a impacté les sources alimentaires et miné la souveraineté alimentaire, essentielle à la survie des Palestinien·nes.

En Tunisie, la persécution et la criminalisation des paysan·nes qui ont récupéré illégalement des terres exploitées par des investisseurs à Siliana en 2021 persistent. Le 17 avril, convoqués pour de nouvelles audiences judiciaires, les paysan·nes ont saisi l’occasion pour revendiquer leur droit à la terre, tel que consacré dans l’UNDROP, lors d’une manifestation devant les tribunaux.

Passant aux nouvelles d’Amérique du Sud, en Argentine, le mouvement national des paysans et des autochtones MNCI – Somos Tierra a signalé dans un report une augmentation de 90 % des prix des aliments sous la gestion de Milei, sans régulation pour les grandes entreprises de l’agrobusiness et de la distribution. Ils dénoncent le soutien de l’Argentine à la Convention UPOV-91, qui favorise la concentration du marché des semences dans des entreprises comme Bayer-Monsanto, également bénéficiaires de la réduction des tarifs pour l’importation d’herbicides comme le glyphosate.

Au Brésil, le MST a initié notre mois de luttes paysannes par des occupations de terres dans tout le pays. Ils ont mené 24 occupations dans 11 États, mobilisant plus de 20 000 familles sans terre, exigeant la réforme agraire dans un contexte de réduction budgétaire pour l’accès à la terre et aux droits fondamentaux.

Le 17 avril, les paysan·nes en Honduras se sont réunis au Congrès national de Tegucigalpa sous forme de foire alimentaire, pour exiger la fin de la criminalisation et des expulsions violentes, ainsi qu’un véritable accès à la terre et un soutien financier. Rien qu’en 2023, 37 expulsions ont été signalées, touchant principalement les entreprises et les coopératives paysannes. Iels ont également demandé l’annulation du Traité de libre-échange avec les États-Unis en raison de la concurrence déloyale résultant de l’importation de produits non taxés.

Dans un nouvel épisode de La Voz de La Via Campesina au Salvador, les paysan·nes ont dénoncé l’accaparement des terres, des semences et de l’eau par des méga-projets. Dans des zones comme Valle el Ángel et San José de Villanueva, le développement immobilier de méga-residences menace l’accès à l’eau dans les zones productives en raison de l’utilisation intensive de cette ressource à des fins commerciales. Ces projets soulignent la lutte paysanne contre un type de développement qui dépasse les capacités du territoire, sapant la durabilité et appauvrissant les communautés locales.

Dans les nouvelles des Caraïbes, le 25 avril en Haïti, un conseil présidentiel avec 7 représentants politiques et 2 observateurs civils a prêté serment pour établir un gouvernement de transition vers des élections dans deux ans. Cette période, marquée par l’insécurité due au trafic illégal d’armes, exige de pacifier la nation, touchée par la violence des gangs, et de revitaliser une économie ébranlée, en abordant l’insécurité alimentaire croissante. La Via Campesina en Haïti espère un gouvernement qui soutienne la production alimentaire et renforce sa participation politique.

L’Organisation Boricuá de Porto Rico a organisé un panel sur l’agroécologie paysanne comme processus éducatif transformateur. Iels ont souligné comment l’agroécologie renforce les communautés et permet aux paysan·nes de rester et de protéger leurs territoires, garantissant une alimentation de qualité pour tou·tes. S’appuyant sur leurs expériences dans les fermes et les écoles d’agroécologie, ils ont reconnu son importance pour l’intégration d’éléments naturels et sociaux, ainsi que pour la récupération des savoirs et des technologies ancestraux en faveur de la souveraineté alimentaire, de la justice sociale et climatique.

En Asie du Sud, à l’occasion de la Journée internationale des luttes paysannes, le Comité Pakistan Kissan Rabita (PKRC) a organisé une marche de paysan·nes à Lakhi Gulam Shah, district de Shikar Pur, province du Sind. Iels ont exigé de meilleurs prix pour les produits agricoles et ont montré leur solidarité avec des manifestations similaires d’agriculteur·rices dans le monde entier. De plus, le PKRC a exprimé sa solidarité avec le peuple souffrant de Gaza, confronté à une violence extrême et à la famine alors que l’assaut génocidaire contre eux se poursuit en toute impunité.

La Fédération des travailleurs agricoles du Bangladesh (BAFLF) a organisé une manifestation à Gazipur, rassemblant les travailleur·euses agricoles pour commémorer la Journée internationale des luttes paysannes, exigeant de meilleurs salaires et conditions de travail. La BAFLF mène des luttes dans tout le pays pour régulariser les travailleurs agricoles employés dans les instituts agricoles d’État.

En Asie du Sud-Est et de l’Est, la Fédération des paysans du Nord (NPF) en Thaïlande a organisé une manifestation en avril pour mettre en lumière plusieurs problèmes de terres communautaires en conflit avec le gouverneur dans la province de Phrae. Selon la NPF, les fonctionnaires du Trésor de la province de Phrae ont annoncé faussement l’annulation des titres de terres communautaires pour les habitants de Ban San Klang, ce qui a provoqué des protestations. Les habitants continuent de résister contre la location forcée de terres, exigeant un traitement équitable et l’accès à des infrastructures de base.

En avril, Nouminren, le mouvement des agriculteurs familiaux au Japon, a émis une déclaration de précaution concernant les efforts en cours pour amender la loi agricole. Les syndicats paysans ont exprimé leur inquiétude que ces amendements soient précipités sans délibération ou consultation adéquates. Le 17 avril, iels ont organisé une protestation près de la Chambre des représentants. Malgré ces protestations, le 19 avril, le gouvernement japonais a approuvé un projet de loi à la Chambre basse pour réviser la loi fondamentale sur l’alimentation, l’agriculture et les zones rurales, prétendument pour améliorer la sécurité alimentaire face aux perturbations de l’approvisionnement résultant de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Passant aux nouvelles d’Afrique du Sud et de l’Est, en Tanzanie, environ 21 réseaux locaux de MVIWATA à Ruvuma, Njombe, Iringa, Morogoro, Dodoma, Shinyanga, Simiyu, Geita et Mtwara se sont mobilisés le 17 avril et ont tenu des dialogues sur les luttes paysannes dans leurs villages. D’autres actions comprenaient la plantation d’arbres dans des zones dégradées, la création et l’apprentissage dans des parcelles de démonstration agroécologiques, des cliniques de santé gratuites, etc.

En Ouganda, ESAFF Uganda a organisé le 17 avril un événement de formation pour les dirigeants du gouvernement local afin de les sensibiliser à la déclaration sur les droits de paysan·nes, l’UNDROP. Cette initiative fait partie de la campagne de l’organisation pour traduire les principes de l’UNDROP en politiques concrètes au niveau du gouvernement national.

En Afrique centrale et de l’Ouest, la CNOP-Mali a organisé des ateliers communautaires en avril dans le cadre de la phase II du projet visant à soutenir la sécurité foncière et forestière à travers des commissions foncières, des mécanismes de règlement des différends entre les communautés rurales. Ces ateliers, réalisés en collaboration avec l’AOPP régionale de Koulikoro, visaient à partager des informations sur le projet et à sensibiliser les parties prenantes sur la diversité des formes de gestion et de prévention des conflits fonciers et des ressources naturelles à travers ce mécanisme.

Au Togo, la Coordination togolaise des organisations d’agriculteurs et de producteurs agricoles (CTOP TOGO) a organisé des séances de sensibilisation du 4 au 19 avril dans toutes les préfectures du pays pour mobiliser les acteurs clés des secteurs du maïs, du riz, de l’horticulture et de l’aviculture. Ces activités visaient à informer les parties prenantes de la chaîne de valeur sur les activités et les avantages offerts par le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole basé sur le partage des risques (ProMIFA), tout en suscitant leur intérêt et leur engagement pour assurer le succès du projet.

Passant aux nouvelles d’Europe, en Belgique, le mouvement paysan a manifesté contre le projet d’Ether Energy, qui vise à installer 22 000 panneaux solaires sur 30 hectares de terres agricoles. La protestation a réuni 150 personnes, dont des agriculteur·rices et des citoyen·nes, exigeant un moratoire sur l’agriculture photovoltaïque en Wallonie et une réglementation du marché agricole. Les manifestant·es ont planté des pommes de terre dans la zone menacée et ont mis en garde contre les dangers de l’accaparement des terres agricoles pour l’installation de panneaux solaires.

En Allemagne, des organisations sociales du Brandebourg ont organisé une rencontre pour commémorer la Journée internationale des luttes paysannes, aux côtés des travailleur·euses de trois fermes collectives paysannes. Pendant l’événement, l’histoire de cette journée d’action a été rappelée, mettant en lumière que ces derniers mois ont été chaque jour un 17 avril. « Les paysan·nes résistent quotidiennement, pas seulement pendant les manifestations d’agriculteur·rices. Iels s’opposent à la logique de la croissance illimitée et défendent leur droit à exister dans la société », a affirmé un représentant de AbL, qui a conclu son discours par un appel à rester sur la terre et à résister quotidiennement.

2 mai 2024

https://viacampesina.org/fr/

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