Archive | Questions bretonnes etc

24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

langues (street press)

dibujos de castelao de su album de niños nenos editado por Galaxia

En défense de (toutes) nos langues maternelles

Les institutions tentent parfois de décourager les parents immigrés non-européens de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Une erreur, pour la militante Fatima Ouassak. Elle raconte une histoire vécue qui en dit long.

Doit-on ou non transmettre notre langue maternelle à nos enfants ? Dans ce domaine, il y a deux poids deux mesures. Quand il s’agit des langues européennes, l’espagnol, l’anglais, l’italien, etc., ça fait chic. On pense que c’est une richesse et on l’encourage.

Quand il s’agit des langues de l’immigration post-coloniale, peul, arabe, wolof, bambara, soninké, tamazight etc, tout est fait pour dissuader les parents de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Notamment au sein des institutions, et l’école en premier lieu.

Laissez moi vous raconter une anecdote (vraie), qui peut paraître anodine, mais qui en dit long. Et qui est partagée par de nombreux parents avec qui j’ai l’occasion d’échanger.

A la crèche, on lui a demandé de ne plus parler arabe

Une maman allaitait sa fille à la crèche, le cadre était calme, c’était pratique. Pendant ce temps là, elle lui parlait en arabe, qui est sa langue maternelle. Elle sentait déjà que le climat était lourd. Un jour, la puéricultrice est venue la voir. Une hypothèse de départ était posée « votre fille a toujours autant de mal à s’adapter ».

Et l’explication était toute trouvée :

« On s’est réuni et on s’est dit que peut-être votre fille était déstabilisée par le fait qu’ici à la crèche tout le monde parle français, et que vous, vous lui parlez arabe. Les choses ne sont pas harmonisées, le mieux pour un bébé c’est que les choses soient harmonisées, vous comprenez Madame ? » Le sous-entendu était : « Il faut arrêter de parler arabe à votre fille, ça l’empêche de s’épanouir et de se construire correctement. » Alors la maman, qui ne s’est pas laissé démonter, lui a répondu : « oui je comprends très bien, et je suis d’accord pour harmo- niser… Mais qu’est-ce que vous comptez faire? Vous seriez prête à apprendre l’Arabe ? » Cela a gentiment bloqué la puéricultrice, et a mis fin au débat. La puéricultrice aurait-elle posé la question du « problème d’harmonie » à un parent parlant allemand ou anglais à son enfant?

C’est la stigmatisation de la langue, pas le bilinguisme, qui est néfaste

Dans un rapport parlementaire paru en 2006, Alain Bentolila préconisait pour les parents issus de l’immigration de ne pas parler leur langue maternelle (à peine qualifiée de «langue», plutôt assimilée à un «dialecte»), car selon lui, cela provoquait plus de risques de troubles du langage et de retard scolaire. Cela traduisait à l’époque une croyance profonde portée par une partie des pouvoirs publics, et qui persiste aujourd’hui.

En réalité, ce n’est pas le fait de parler la langue maternelle qui peut porter préjudice aux enfants issus de l’immigration post-coloniale, mais le fait que cette langue soit stigmatisée par l’institution. Les enfants ressentent cette stigmatisation très jeunes.

Quand on sait l’importance de la langue dans la construction psychique et identitaire de l’enfant, en particulier quand il s’agit de la langue maternelle, il n’est pas compliqué de com- prendre que la stigmatiser (ne pas la reconnaître comme langue à part entière, ne pas l’ensei- gner, exprimer une gêne quand elle est parlée dans l’espace public, etc) peut provoquer des difficultés chez l’enfant.

Parce qu’à travers la langue, on stigmatise le locuteur, en l’occurrence les parents et l’enfant. En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. D’ailleurs la langue arabe par exemple est surtout stigmatisée quand elle est parlée par des Arabes. Quand elle est parlée par des diplomates blancs travaillant au quai d’Orsay, tout de suite c’est valorisé, ils ne sont pas «arabophones», mais «arabisants ».

Les parents ont parfois honte de parler leur langue à leurs enfants

Il peut arriver que les parents qui parlent tamazight, arabe, wolof, soninké etc baissent d’un ton à l’extérieur, ils peuvent avoir l’impression (souvent juste) de gêner l’entourage. Les enfants sentent cette gêne. Certains répondent en français à leurs parents qui parlent leur langue maternelle, d’autres refusent qu’on leur parle à l’extérieur. Pour la petite histoire, la maman dont je parlais tout à l’heure a réussi à convaincre la puéricultrice et l’ensemble de l’équipe de la crèche. Elles ont compris que cela faisait du mal aux enfants de stigmatiser la langue des parents.

A tel point que cette histoire est à l’origine du projet de l’année de la crèche. Peu de temps après, l’équipe a en effet invité tous les parents qui avaient des origines étrangères à venir enregistrer, dans une pièce transformée en studio, des berceuses de leur pays d’origine. Il y a avait plein de langues, du turc, du peul, c’était très beau. Et maintenant, le CD est utilisé pendant la sieste des enfants. Comme quoi, il y a de l’espoir.

Il faut s’organiser politiquement

Avec d’autres mamans, on a fondé un réseau de collectifs locaux de parents, Front de mères, pour parler notamment de cette question-là, et promouvoir la transmission de nos langues d’origine. Car la transmission de la langue maternelle est fondamentale pour transmettre à nos enfants le lien qui les lie à nos familles, à nos pays d’origine, à nos cultures, à nos religions. Cela participe de leur construction psychique, identitaire et intellectuelle, de la confiance qu’ils ont/auront en eux. En réalité, la transmission de nos langues maternelles participe à lier nos enfants à nous.

Il ne faut pas se laisser déposséder de l’éducation de nos enfants, il faut s’organiser politique- ment pour réfléchir aux meilleurs moyens de leur transmettre nos langues, y compris quand nous ne les parlons pas ou plus nous-mêmes. C’est l’une des questions qui seront travaillées en atelier lors des « États Généraux des Familles, contre les discriminations à l’école » (link is external) qui auront lieu à Montreuil le 24 mai.

Propos recueillis par Alice Maruani
« En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. » Fatima Ouassak, militante et maman.
Fatima Ouassak, politologue, coordinatrice du réseau Genre/Classe/Race, elle a co-fondé le Front de mères avec Diariatou Kebe.
23 Mai 2017

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

territoires (le peuple breton)

beca ssine

Nouveau gouvernement. Un mauvais signal pour les territoires ?

L’Union démocratique bretonne a réagi dans un communiqué à l’annonce du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Même si celui-ci est transitoire et que les législatives peuvent tout à fait le faire évoluer, quelques éléments inquiètent le parti autonomiste.

Outre la nomination du premier ministre, nucléocrate notoire, le parti estime que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur n’est pas un bon signe pour les collectivités locales et l’équilibre du territoire.

« Gérard Collomb a en effet été un des fervents partisans de la loi de métropolisation, qui s’était substituée à la régionalisation promise par François Hollande », argumente Nil Caouissin,  porte-parole de l’UDB, avant de compléter : « concentrer les financements, les emplois et les pouvoirs de décisions dans quelques centres urbains, comme le souhaite le lobby métropoliste, n’est bon, ni pour la cohésion sociale, ni pour la démocratie, ni pour le développement soutenable. Ce processus nous entraîne vers une compétition acharnée entre territoires, au contraire du modèle fédéral que défend l’Union Démocratique Bretonne ».

Cette nomination va de pair avec un point de programme d’Emmanuel Macron peu traité des médias (sans doute étaient-ils trop concentrés à le regarder marcher sur l’eau ?), celui de la baisse de 10 milliards des dotations aux collectivités territoriales !

Souvent, les libéraux semblent plus « décentralisateurs » que les autres, mais « derrière les références au rocardisme se profile une recentralisation qui ne dit pas son nom » selon Nil Caouissin. « La promotion des soi-disant métropoles régionales se fait plus, pour l’instant, au profit de la région parisienne que dans le sens d’un rééquilibrage de l’activité sur le territoire ». Et de s’interroger : « Dans ce contexte, la création d’un ministère de la Cohésion des territoires [ndlr : occupé par Richard Ferrand] peut-elle aller au-delà d’une bonne intention affichée ? On ne pourra qu’en douter tant que le spectre d’une nouvelle saignée financière des collectivités locales ne sera pas écarté », estime le porte-parole de l’UDB.

On reprochera sûrement au parti, plus que cinquantenaire, de « crier avant d’avoir mal », mais on dit aussi que « chat échaudé craint l’eau froide ».

Une fois que l’« apartheid territorial » sera mis en place, il sera extrêmement difficile de le déconstruire. D’où l’importance d’envoyer suffisamment de députés fédéralistes à l’Assemblée Nationale. Pour Nil Caouissin, « chaque voix qui se portera sur les candidats de Oui la Bretagne sera un avertissement pour le gouvernement, et la preuve que la Bretagne dans son ensemble entend être respectée ».

La Rédaction 18 mai 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

radios (fr3 + le peuple breton)

fantasia

France Bleu Armorique et Breizh Izel en grève ce jeudi 18 mai

Toutes les stations de France Bleu sont en grève ce jeudi 18 mai en raison de la suppression annoncée de plusieurs tranches d’antenne locale. Les stations France Bleu Breizh Izel et France Bleu Armorique sont, par conséquent, concernées.

Une grande partie du personnel de France Bleu Armorique et France Bleu Breizh est en grève ce jeudi 18 mai, comme dans l’ensemble des stations locales de France Bleu.

Les raisons de ce mouvement ? « la décision de la direction de France Bleu de supprimer, une nouvelle fois, une tranche d’antenne locale pour en faire une émission nationale. Eric Revel, directeur du réseau France Bleu, veut imposer une émission réalisée depuis Paris entre 8h45 et 9h25. L’un des horaires les plus appréciés et écoutés par les Bretons et les auditeurs de France Bleu en général » détaille France Bleu Breizh Izel dans un communiqué.

Et d’ajouter : « dans la foulée, la direction a annoncé que le 14h-16h deviendrait égale- ment une émission nationale pilotée depuis Paris. Enfin, toujours sans moyen supplé- mentaire, la direction exige des locales la prise en charge des journaux de 7h30 et 8h30. Elle envisage aussi d’imposer des reportages nationaux dans toutes les éditions matinales, avec comme conséquence directe un appauvrissement de l’information locale » .

« L’actualité régionale » et « la proximité » sont l’ADN de France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel comme l’indiquent les deux stations locales.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, SUD, UNSA demandent à la direction de France Bleu de « respecter l’identité du réseau, la proximité, de revenir sur des décisions en contradiction totale avec les idées qui ont émergé des ateliers de grilles et de cesser ses excés d’autoritarisme dont l’ensemble des perrsonnes du réseau souffre comme jamais« .

LH  18/05/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La centralisation, c’est aussi à la radio (Le Peuple Breton)

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16 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fañch (le télégramme)

fanch-

Yec’hed mad, petit Fañch !

Il y a du kaoz avec l’affaire du petit Fañch de Rosporden !

Oui, il fait causer notre mignonig dont les parents peinent à faire reconnaître le prénom à l’état civil parce qu’il porte un tilde sur son « n ». Le tilde, c’est ce petit accent qui, en breton, sert à « nasaliser » la voyelle qui précède le « n ».

Là où Fanch se prononcerait « Fantche » sans tilde, Fañch se dit au contraire « Fanche » voire « Fainche » quand on le coiffe de son chapeau rond trop mignon. Mais la circulaire du ministre de la Justice du 23 juillet 2014 ne fait pas dans la dentelle : non au tilde, dit-elle. Spontus ! Car si on l’ajoute aux divers articles de loi en vigueur, en résumé : les parents d’ici peuvent appeler leur loustig d’un prénom breton mais sans avoir le droit de l’orthographier correctement.

Alors, bien sûr, on connaît des Fanch sans tilde qui tiltent mais si notre Fañch de Rosporden veut mettre tous les atouts brezhoneg dans sa poche, pourquoi l’en priver ? Parce qu’un Fanch sans tilde, quand même, c’est un peu comme un kan sans diskan. C’est un peu comme si notre gwenn avait perdu son du. Alors oui au tilde pour ce petit Fañch qui, lui, ne perd pas son temps. Vu le buzz qu’il fait au bout de quelques jours parmi nous, Fañch de Rosporden a forcément un grand avenir devant lui. En 1981, on a déjà eu Fañch Mitt’ ! Alors, allez savoir… Pour l’heure : Vive la République ! Vive la Fañch !

16 mai 2017 Pascal Bodéré

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

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Commentaire: Le « ñ » est un « signe identitaire » comme le « c’h » et le « zh ». Tant que le breton était la langue orale des masses, on n’en avait pas besoin. Maintenant c’est un guide pour la prononciation. Mais attention, certain « añ » se prononcent « a » tout simplement!

Le « an » français et le « añ » breton s’écrivent [ã] en alphabet phonétique international.

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15 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fr tri (le peuple breton)

CharlieHebdoBreton

Comment çà, « On ne parle pas des bretons dans les médias »?

Faut-il inviter les « petits » candidats sur les plateaux de télévision ?

Faut-il inviter tous les candidats sur un plateau de télévision ? Lors de chaque élection, le débat est relancé et suscite des frustrations. Cinq des neufs candidats de la circonscription de Lorient inauguraient ce dimanche sur France 3 une série de débats sur différents thèmes. Aujourd’hui, « Mon député, et l’Europe ». Mais ni les communistes, ni EELV, ni – bien évidemment – le candidat de Oui la Bretagne / UDB sur cette circonscription, Gael Briand, n’étaient invités. Ce dernier réagit.

On comprend aisément la difficulté qui consiste à inviter l’ensemble des candidats sur un plateau de télévision. L’expérience du deuxième débat présidentiel a pourtant démontré qu’un débat réunissant onze candidats était tout à fait possible et qu’il était souvent plus riche que lorsque le média les pré-sélectionnait. Qu’un organe de presse privé (comme Ouest-France ou Le Télégramme) choisisse de favoriser tel ou tel candidat peut-être compréhensible (même si c’est tout aussi frustrant), mais quand une télévision publique comme France 3 n’invite qu’une partie des candidats, on est en droit de se demander ce qui motive les choix de la rédaction ? C’est justement ce que j’ai voulu savoir auprès de Robin Durand, l’animateur de génération politique.

À l’aune de cette réponse, d’autres questions se posent : la télévision « régionale » existe-t-elle ou n’est-elle qu’un décrochage parisien ? Faut-il avoir un porte-parole à Paris pour mériter d’être invité sur un plateau-télévision ? Suivant cette logique, Christian Troadec, principal challenger du député sortant sur la circonscription de Carhaix-Chateaulin, sera-t-il invité ? Pourquoi un candidat de Oui la Bretagne, quatrième liste aux dernières régionales, n’est-il pas invité sur le plateau ? Et enfin et surtout, y-a-t-il des contributeurs de la redevance télévision qui valent plus que d’autres ?

Une telle tribune peut être perçue de deux manières : soit elle apparaît comme la réaction d’un mauvais perdant (ou considéré comme tel), soit comme l’occasion de poser de nouvelles questions politiques et d’aborder le rôle des médias dans l’élection, ou non, d’un député. C’est sous cet angle que j’aimerais attirer l’attention. Car contrairement à ce que dit M. Durand, la crédibilité se forge justement grâce aux médias. Ce sont eux, par leurs choix de pré-selection, qui déterminent qui sont les candidats en mesure de gagner ou non. Sociologiquement, on sait pertinemment qu’un candidat qui est déclaré perdant d’avance n’est pas élu, n’a aucune chance de l’être. Les électeurs veulent que leur vote soit « utile » et chercheront toujours, sauf bien sûr les convaincus, à favoriser le moins pire des bons candidats. Combien d’électeurs potentiels de Philippe Poutou ont-ils voté Jean-Luc Mélenchon pour le voir arriver au second tour ? Combien d’électeurs potentiel de Benoit Hamon ont voté Emmanuel Macron pour le voir se qualifier ?

Le choix, en 1964, de créer Le Peuple breton partait du constat qu’il serait difficile pour l’UDB d’accéder à la presse. Visiblement, ce constat est toujours valable 53 ans plus tard. Cet épiphénomène médiatique est symptomatique de la centralisation française et de la nationalisation des débats.

Bien sûr, il était question ce dimanche matin de sujets locaux et il n’est pas question ici de la pertinence ou non des réponses apportées par les candidats sur le plateau. Mais les questions ont toutes été traitées par des candidats ayant des analyses hexagonales. Le résultat, c’est qu’aucun candidat n’a défendu une Europe fédérale, aucun candidat n’a parlé de son fonction- nement étatisé, aucun n’a abordé la question de la probable future indépendance de l’Écosse qui pourrait rebattre les cartes, y compris sur le volet pêche, aucun n’a évoqué le problème très français de non-distinction de la nationalité et de la citoyenneté…

En choisissant les candidats, les médias se privent donc d’analyses différentes et surtout en privent leurs téléspectateurs. J’espère simplement que mes collègues des autres circonscriptions seront mieux traités.

Gael BRIAND 14 mai 2017

http://lepeuplebreton.bzh

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

ploeren fn (ouest france)

grand pere

Près de Vannes. Le FN fait retirer l’expo sur la Shoah et le Vél’d’Hiv

Une exposition sur le Vél’d’Hiv et la Shoah a dû être retirée par le maire de Ploeren, commune située près de Vannes, ce dimanche, lors du second tour de l’élection présidentielle. Le FN a opposé une « neutralité politique ».

« Désobéir pour sauver » est une exposition qui rend hommage aux policiers et aux gendarmes français, qui ont permis de sauver des Juifs durant l’occupation. Cinquante-quatre d’entre eux ont, à ce titre, été reconnus « Justes parmi les nations ».

Une expo qui évoque la Shoah

Prêtée et présentée par l’Office national des anciens combattants du Morbihan, dans la salle culturelle du Triskell à Ploeren, près de Vannes, cette exposition qui évoque la Shoah, le Vél’d’Hiv… a dû être retirée dimanche, lors du second tour de la Présidentielle.

« Au nom de la neutralité politique »

Une exigence émanant du secrétaire départemental FN du Morbihan, Bertrand Iragne, au nom de « la neutralité politique ». L’intéressé qui a menacé, en cas de refus, d’en appeler au préfet, justifie par le fait que « des médias ont véhiculé l’idée que nous étions d’anciens nationalistes, de nouveaux nazis… On a donc demandé de retirer les panneaux car les électeurs pouvaient se poser des questions avant d’aller aux bureaux de vote situés dans le même bâtiment. D’ailleurs, certains d’entre eux s’en sont émus et nous ont alertés. »

Expo retirée « pour ne pas créer d’incident »

Une attitude que n’a guère appréciée le maire de la commune, Gilbert Lorho qui souligne : « Objectivement, je ne voyais pas en quoi cette exposition pouvait influer sur le vote des Ploerinois. De plus, à la veille de la commémoration du 8 mai 1945, qui, au travers de la victoire des Alliés, consacre la victoire de la démocratie, des valeurs universelles de la liberté humaine. Pour ne pas créer d’incident inutile, j’ai retiré l’expo qui a été remise à la fermeture des bureaux de vote ».

Le FN met en avant la « loi »

Le FN met en avant la « loi », et selon Bertrand Iragne, « qu’il fasse une exposition sur le Vél d’Hiv et la Shoah, je trouve cela légitime. Je serai le premier à y aller si ce n’était dans un lieu de vote… »

« Honte à de telles pratiques ! »

Une position qui ne convainc pas le maire qui, d’ailleurs, devant la population présente lors de la proclamation des résultats, à évoquer l’incident : « Le sens de mon engagement, au service de la commune de Ploeren, se situe en dehors de tout parti politique. Raison supplémentaire pour m’indigner et m’insurger contre de telles pratiques qui reposent sur le déni de faits et vérités historiques, établies et reconnues, sur les mensonges les plus gros, les menaces, l’agressivité et la démolition. Honte à de telles pratiques ! »

09/05/2017

http://www.ouest-france.fr/

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06 mai 2017 ~ 0 Commentaire

adsav (bretagne info)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Suspension de deux gardiens de prison membres d’Adsav suite à des saluts nazis

Le Télégramme nous apprenait mardi 2 mai que le Tribunal administratif de Nantes a validé les suspensions de fonction de deux gardiens de prison pour avoir fait des saluts nazis dans le tram à Nantes.

Les faits étaient survenus tard dans la nuit du 27 septembre 2014 après une journée de manifestation pour la réunification de la Bretagne : 4 militants d’extrême droite alcoolisés avaient chanté à la gloire de l’armée allemande nazie, avant de faire des saluts nazis et de proférer des insultes racistes à l’encontre des agents de la Tan, pour finir en bousculade en sortant de la rame du tram.

Le 14 octobre 2014, deux de ces militants d’extrême droite avaient été condamnés devant le Tribunal correctionnel à 400 € d’amende pour « violences sur agents », et les deux autres à 5 mois de prison avec sursis pour « incitation à la haine raciale ».

Il s’avère que les deux personnes condamnées pour « incitation à la haine raciale » étaient à cette époque gardiens de prison, donc fonctionnaires de l’état français !

L’un s’était d’ailleurs « déjà vu reprocher par le passé des « écarts de langage » par l’administra- tion pénitentiaire » selon Le Télégramme. Les fonctionnaires pouvant être suspendus en cas d’infraction de droit commun, c’est donc le Tribunal administratif de Nantes qui s’en est chargé cette semaine (ils ont par ailleurs fait appel de cette décision).

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais ce serait laisser croire à un « simple dérapage » et donc faire oublier le caractère militant de ces deux gardiens de prison d’extrême droite. Le site Seizh nous indiquait déjà en 2015 que l’un des deux protagonistes n’est autre que Jean-Charles Troudet, qui s’est présenté à diverses reprises comme secrétaire du groupuscule néo-nazi Adsav. Il a par exemple été l’un des co-organisateurs d’une manifestation mouvementée à Brest au mois d’octobre 2015.

Mais JC Troudet a surtout participé à la manifestation anti-migrants du 14 novembre à Pontivy. Lors de cette manifestation qui a eu lieu le lendemain des attentats de Paris, dont on peut d’ailleurs se demander pourquoi elle avait été tolérée alors que l’état d’urgence venait d’être décrété…, des violences avaient eu lieu et plusieurs personnes avaient été blessées, l’un notamment parce qu’il est d’origine antillaise.

Le nom de Troudet n’est pas inconnu dans les sphères d’extrême droite: un certain Nicolas Troudet (frère de Jean-Charles le maton) s’est lui aussi proclamé porte-parole d’Adsav lors d’une manifestation contre un projet de mosquée à Quimper. Lui n’est pas gardien de prison, mais il est gérant de la SARL NITRO, qui n’est autre que l’entreprise de gestion du restaurant « Au rendez-vous des pêcheurs » situé à Pont-Augan à Baud (56150).

A priori, rien de bien intéressant dans cette information… si ce n’est que ce restaurant sert régulièrement de lieu de réunion à l’extrême droite avec, par exemple, la venue l’année dernière de Carl Lang du Parti de la France et de Nicolas Bay du Front National !

Pour le coup, on voit bien que les soi-disant revendications bretonnes d’Adsav sont factices, puisqu’il s’agissait de réunions bien françaises et bien avant tout d’extrême-droite! Et leur présence dans les manifestations pour l’unité de la Bretagne sous ce nom ou celui de leurs nombreux cache-sexes Jeune Bretagne, Bloc Identitaire, et plus récemment Yaouankiz Breizh ou Stourm (qui regroupe des militants du GUD Bretagne et de l’Action Française) est à combattre et à rejeter au même titre que celle du Front National. Les associations progressistes du mouvement breton telles que Bretagne Réunie doivent le comprendre et prendre leurs dispositions pour que ce genre d’événements dramatiques ne se reproduisent pas.

http://www.bretagne-info.org/

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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

jlm (fr3)

jlm bzh

 19,3% “un résultat historique” de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne

Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise, est arrivé deuxième dans trois des quatre départements bretons lors du premier tour de l’élection présidentielle avec près de 20% des voix.

Lors du premier tour de l’élection présidentielle,les Bretons ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Contrairement au niveau national où Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour, c’est le candidat de la France Insoumise qui a recueilli plus de voix dans la région, juste derrière le candidat d’En Marche!.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé second dans trois des quatre départements bretons à savoir le Finistère (19.7%), l’Ille-et-Vilaine (19.7%) et les Côtes-d’Armor (20.3%) où il obtient près de 20% des suffrages. Il n’y a que dans le Morbihan, traditionnellement à droite, qu’il arrive quatrième (17,5%), derrière Marine Le Pen (17,7%), François Fillon (20,9%) et Emmanuel Macron (27,9%).

Les communes bretonnes où Jean-Luc mélenchon a obtenu plus de 30% des voix:

22

  • Trébédan (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Tréduder (Côtes-d’Armor) : 36,13%
  • Saint-Adrien (Côtes-d’Armor) : 32,13%
  • Loc-Envel (Côtes-d’Armor) : 35,48%
  • Trémargat (Côtes-d’Armor) : 61,54%
  • Mellionnec (Côtes-d’Armor) : 38,49%
  • Plourac’h (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Bolazec (Côtes-d’Armor) : 35,38%

29

  • Locmaria-Berrien (Finistère) : 40%
  • Berrien (Finistère) : 40,14%
  • Le-Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) : 35,17%
  • La Feuillée (Finistère) : 33,33%
  • Botmeur (Finistère) : 33,07
  • Saint-Rivoal (Finistère) : 42,98%

35

  • Saint-Germain-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) : 37%

« Le score de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne est assez proche de celui qu’il obtient au niveau national. Ce qui explique sa seconde place, c’est aussi le tassement du vote frontiste dans la région » tempère Thomas Frinault, politologue.

« Un résultat historique »

C’est « un résultat historique, qui annonce une gauche renouvelée, combative, porteuse de progrès social, écologique, de paix et démocratie« , a salué le Parti communiste d’Ille-et-Vilaine.
Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, le candidat de la France Insoumise a gagné plus de 8%. Mais cependant, un sentiment de déception est aussi présent chez les soutiens de Jean-Luc Mélenchon par rapport aux résultats nationaux. « Nous, on visait le deuxième tour. On n’a jamais eu d’autres objectifs que celui-là. On n’y est pas. On est déçu évidemment » détaille Cécile Beaudouin, soutien du candidat de la France insoumise.

 Lucas Hobé 24/04/2017
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23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

arthur (basta)

Retrouvez les meilleures attractions du parc dans « Sacré Graal » des Monthy Python

Bretagne : un projet de parc d’attraction suscite l’inquiétude

Y aura-t-il un jour un parc d’attraction dédié aux légendes arthuriennes à Guipry-Messac, commune de 7000 habitants en Ille-et-Vilaine ?

Situé à mi-chemin entre Rennes et Nantes, ce parc mêlerait décors et personnages légen-daires à la « réalité virtuelle ». Les visiteurs pourraient utiliser leurs smartphones ou des lunettes pendant leur parcours. « Nous travaillons autour des créatures fantastiques, comme les dragons, les fées ou les korrigans… Tout ceci permettra de plonger le visiteur dans la féerie des légendes arthuriennes. Notre objectif est d’atteindre une connectivité globale du parc. Ce sera une première en France et sûrement au-delà », expliquait Aurélien Loro, directeur d’Enez Aval, la toute jeune société qui porte ce projet de parc, en mai 2016 [1].

Neuf agriculteurs à exproprier

Située aux portes de la Bretagne, la commune de Guipry-Messac est au carrefour de Rennes, Nantes, Angers ou Vannes, et à une soixantaine de kilomètres au nord de Notre-Dame-des-Landes et de sa « zone à défendre ». L’ouverture prochaine de la ligne à grande vitesse mettra Rennes à 1h30 de Paris. Mais la proximité de ces infrastructures n’est pas la seule raison pour laquelle Enez Aval est intéressée par Guipry-Messac.

Les 80 hectares convoités pour installer le parc appartiennent à un seul propriétaire : la société Butagaz. Celle-ci « avait acquis cette parcelle pour un projet de stockage de gaz en profondeur qui n’a jamais vu le jour », explique Joël Sieller. Vice-président (divers-droite) de la communauté de communes des Vallons de Haute Bretagne, à laquelle appartient Guipry-Messac, il s’occupe de la commission développement économique et emploi. « C’est plus facile de libérer du foncier avec un propriétaire comme Butagaz qu’avec un agriculteur », poursuit-il.

Neuf agriculteurs cohabitent actuellement sur les 80 hectares. Après les avoir rencon- trés pour présenter le projet de parc, l’élu assure qu’« il n’y a pas eu d’opposition ». « Ils savent qu’ils ne sont pas là pour l’éternité puisque le foncier a été acquis par quelqu’un d’autre. Et parmi la population locale, beaucoup voient dans ce projet la possibilité de nouveaux emplois. » Environ 200 emplois pourraient être créés, selon Enez Aval.

Des terres monnayées à prix d’or ?

Tout ne pourrait pas se passer comme prévu. Des habitants de la région dénoncent déjà le manque d’informations et de transparence autour du projet. « Ils sont venus nous voir il y a deux ans pour nous parler brièvement du parc, et nous annoncer qu’ils allaient procéder à des études de sol. Depuis, c’est silence radio, déplore Sébastien Vétil, agriculteur bio qui loue six des 80 hectares concernés pour élever des vaches allaitantes et des chèvres angora. Nous sommes informés par la presse, alors que les élus nous avaient promis des concertations régulières, avec la création de commissions agricoles, techniques et environnementales. »

Avec d’autres habitants et agriculteurs, l’éleveur a créé une association citoyenne, la Puce – qui « se pique d’urbanisme, de culture et d’environnement ».

Ces citoyens ont été particulièrement surpris de découvrir les tractations financières en cours autour du rachat des terres à Butagaz. La société, qui appartient au groupe irlandais DCC Energy, tenterait de céder les terres agricoles au prix d’un terrain constructible, ce qui ferait passer l’hectare de 2500 à 120 000 euros. Une inflation qui heurte les riverains.

Parc d’attraction contre tissu économique local ?

La parcelle convoitée est une zone naturelle préservée, souligne Fabrice Croize, président de la Puce. « Nous ne voulons pas la noyer sous le béton. Ce sont en plus des terres agricoles qui seront gelées, et définitivement perdues. » Le vice-président de la communauté de commu- nes Joël Sieller assure vouloir « trouver un équilibre entre le développement économique du territoire et le maintien de l’agriculture. » « L’agriculture peut aussi générer des emplois, répond Fabrice Croize. Depuis une dizaine d’années, des projets bios, en vente directe, s’installent dans le coin et marchent bien. Il y a aussi des artisans. Ce sont des gens qui vivent là, qui mettent leurs enfants à l’école et créent un nouveau tissu social et économique. Malheureusement, ce n’est pas pris en compte par les élus. »

Les études préalables sont en cours, menées avec le soutien de la communauté de communes qui y a investi 30 000 euros.

Joël Sieller estime qu’il faudra attendre deux à trois ans pour que le projet aboutisse, si sa faisabilité se confirme. Répondant aux critiques sur l’absence de transparence, il promet une présentation de l’état d’avancement pour le mois de juin. Sollicité par Basta !, le député PS de la circonscription Jean-René Marsac n’a pas souhaité s’exprimer « n’ayant pas à ce jour suffisamment d’informations sur ce projet de parc d’attraction » . La société Enez Aval n’a pas répondu à nos sollicitations.

Nolwenn Weiler 18 avril 2017

https://www.bastamag.net/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

émile masson (le peuple breton)

emile masson

Souscription : Réédition d’Émile MASSON

Rééditer Émile Masson

Pourquoi rééditer Émile Masson aux Presses populaires de Bretagne? Né à la fin du 19è siècle, il précède après tout largement la naissance de l’Union Démocratique Bretonne, en 1964. Pourtant, la gauche bretonne (en général) se revendique allègrement de cet auteur qui, seul contre tous, veut croire en l’émancipation du peuple breton.

Il faut dire que les références progressistes à cette époque sont rares.

Participer à la popularisation de cet « anachronisme », de cet homme si en avance sur son temps et pourtant si peu connu du grand public, nous paraissait salutaire. C’est d’autant plus vrai que cet ouvrage, à l’exception de la réimpression de la Bibliothèque nationale, est rare et souvent chère, donc inaccessible au grand public.

Malgré un style très lyrique, ce long poème qu’est Antée (paru en 1912) a pourtant réussi à traverser le temps.

À défaut d’être actuel, il donne quelques leçons historiques à tous ces « socialistes » qui ont échoué à faire partager leur idéal, par mépris ou défiance du peuple. Au-delà du seul cas de la langue bretonne, Émile Masson faisait corps avec le peuple breton, ce que ne font plus nos politiques, qui se retranchent derrière leur mandat pour parler en son nom, en le consultant assez rarement. Relire Masson est une façon de comprendre (et donc de combler) le fossé grandissant entre la « base » et le « sommet ». Masson a foi en l’humanité, il lui fait confiance et refuse, de ce fait, l’autoritarisme qui prétend guider le peuple pour son bien.

Nous plaçant parmi les derniers héritiers des fédéralistes, il nous semblait important que chacun puisse connaître ce beau texte d’un auteur qui, bien que se sachant minoritaire, n’a jamais abandonné ses convictions. Émile Masson est, pour notre courant de pensée, celui qui fait le lien entre l’identité et la gauche, ce qui n’est pas anodin à l’heure où la droite s’empare de la question identitaire, où le brouillage politique sème la confusion idéologique.

Nous avons demandé à Alan Le Cloarec d’écrire la préface de cette réédition. Diplômé en sciences politiques de l’université Rennes-2, Alan a récemment publié un ouvrage important que nous avons recensé en livre du mois en janvier 2017 : « Aux origines des mouvements bretons » (Coop Breizh, 2016). Ce jeune auteur s’est spécialisé dans l’étude des mouvements politiques bretons avant la Première Guerre mondiale et durant l’entre-deux- guerres. Il donne des conférences régulièrement.

Afin d’éditer ce livre, nous faisons encore une fois appel à la souscription et à votre générosité. Après notre appel réussi pour Morvan Lebesque (près de 150 personnes avaient précommandé l’ouvrage), nous estimons la collecte nécessaire à 1 500 €, correspondant au prix de la composition, de la relecture-correction, de la mise en page, de la conception de la couverture, de l’impression (environ 700 exemplaires) et d’une contribution forfaitaire pour notre préfacier. Nous espérons pouvoir éditer cet ouvrage d’ici cet été. Cela dépendra beaucoup de la somme récoltée…

Le livre sera vendu au prix de 8 € (+ 2 € de frais de port). Vous pouvez donc en commander autant qu’il vous plaira soit en ligne soit en envoyant un chèque à : Le Peuple breton, 9 rue Pinot-Duclos, 22000 SAINT BRIEUC (ordre : Le Peuple breton).

La rédaction

http://lepeuplebreton.bzh/

masson_bretons

Lire aussi:

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed… Ar re baour a labour a-hed o buhez evid pinvidikaad ar re a zo re binvidig dija… Al labourerien eo nerz ar vro, ar gwir bobl… N’eus nemed an dud pinvidig-braz hag o-deus eur Vamm-Vro… Er lezenneu a ve groeit aveid er re beur ne dint nemed hanter-lezenneu…

Il y a quelque chose à changer dans le monde…Les pauvres travaillent toute leur vie pour enrichir ceux qui sont déjà riches…Les travailleurs sont la force du pays, le vrai peuple…les détenteurs de grandes fortunes n’ont pas de patrie…les lois qui sont faites pour les pauvres ne sont que des demi mesures…

Note du blog: Le texte breton dit « Seuls les riches ont une patrie »… Mais le texte français dit le contraire! Vieux débat!

Les pauvres seuls ont-ils une patrie?…(leur seule richesse selon Jaurès et JLM) et les riches malgré leur patriotisme affiché, sont-ils si liés aux autres riches du monde, qu’ils sont « a-patrides »? Ou alors doit on laisser le patriotisme aux riches et dire comme Marx que « les prolétaires n’ont pas de patrie? » (même s’ils ont une nationalité!) et « Prolétaires de tous tous les pays unissez-vous » (contre vos bourgeoisies et leurs patriotismes).

Émile Masson (Wikipedia)

Emil Masson (Wikipedia e Brezoneg)

Emile Masson (Fañch Broudig)

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed

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