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26 mai 2022 ~ 0 Commentaire

corse (ga)

corse

Comprendre les représentations politiques et culturelles de ce peuple de Méditerranée nécessite une relecture des rapports de force internes et des influences impérialistes externes qui ont de tout temps façonné la mémoire collective et une organisation propre de cette communauté insulaire.

Objet de toutes les convoitises depuis l’Antiquité pour sa situation stratégique au carrefour de routes commerciales maritimes, la Corse intègre très tôt les États de l’Église. Le Vatican va utiliser la Corse comme zone tampon entre quelques puissances dominantes en Méditerranée. Si le Vatican a d’abord octroyé dès 1077 la Corse à la riche cité marchande toscane de Pise, puis en 1217 une investiture partielle de l’île à la République de Gênes, le Pape Boniface VII donnera en 1297 le Royaume de Corse en fief perpétuel à la Couronne d’Aragon. Cette concurrence entre impérialismes pisan, génois et aragonais va exacerber les tensions et les guerres d’influences entre seigneuries féodales corses.

De la révolution antiféodale de 1359 aux guerres de libération nationale du XVIIIe siècle.

En 1359, las des guerres intestines et de l’exploitation féodale, notamment symbolisée par le poids de l’impôt, les communautés villageoises de l’intérieur de l’île vont se soulever d’abord contre les taxes et raser un grand nombre de petits châteaux seigneuriaux. Avec à leur tête Sambucucciu d’Alandu ils vont se rendre à Gênes où le Parti Populaire venait de prendre le pouvoir, pour reprendre à leur compte un mode d’organisation politique communale  « a Popolo e Comune ».

40 % de la superficie de l’île, dont les régions les plus peuplées, seront administrées sous ce régime de « Terra di u Cumunu » (Terre du Commun, c’est-à-dire partagées en commun). En opposition aux seigneuries féodales restantes, ces communautés mettront en place des assemblées prédémocratiques et une gestion collective des terres en commun. Le reliquat forestier de ces terres collectives corses ne sera reconnu sur le plan juridique par la France qu’en 1852 (Accords Blondel).

La République de Gênes, à nouveau aux mains des banquiers et marchands ligures, bénéficie alors de son implantation en Corse pour asseoir progressivement sa domination de l’île en en chassant les derniers alliés insulaires de la Couronne d’Aragon.

Cette pacification est particulièrement meurtrière et s’oppose militairement aux intérêts liés de la Couronne de France et du Duché de Toscane sous l’ère des Médicis. Gênes entreprend ensuite au XVIIe siècle une réforme agraire en Corse qui augmente très fortement les types de production agricoles et les rendements de l’île (« la coltivazione »).

Dans le même temps, les élites corses sont représentées dans un conseil spécifique (Les Nobles douze) placé sous l’autorité d’un gouverneur génois. Une césure profonde s’installe entre les colons génois retranchés dans quelques citadelles littorales appelées présides et la population corse désignée sous le terme péjoratif de « Castagnari » (bouffeurs de châtaignes).

En 1684, Louis XIV fait raser les trois quarts de la ville de Gênes par un intense bombardement naval, et l’année suivante, les représentants Génois seront publiquement humiliés à Versailles. Cette fragilisation de la République de Gênes sur la scène internationale réveille et conforte un sentiment anti-génois dans l’île. Il favorise l’élaboration d’une conscience de soi en tant que communauté insulaire devant agir au mieux au nom de ses propres intérêts.

En 1729, une trop forte pression fiscale exercée par Gênes contre les Corses et quelques incidents avec les collecteurs génois provoquent un soulèvement populaire, suivi d’une confrontation armée qui précipite la Corse dans un cycle révolutionnaire.

1729-1769 : de la crise révolutionnaire à l’émergence d’une République corse

D’abord réticents à l’idée d’affronter la République de Gênes, les notables corses n’ont d’autres choix que de rejoindre la révolte populaire. De fait, l’influence territoriale génoise en Corse se limite alors à ses quelques villes littorales fortifiées et quelques communautés pro-génoises. Le peuple corse durant un quart de siècle, va convoquer des « Cunsulte » (Assemblée Constituante permanente) et ses représentants oscillent entre une volonté d’émancipation nationale naissante, le souhait d’une autonomie renforcée au sein de la République de Gènes ou encore la mise sous la protection plus avantageuse d’une puissance étrangère.

C’est durant ces « Cunsulte » que les travaux constitutionnels et la référence à un « peuple gouverné par lui-même » émergent. La France, sollicitée par Gênes, va alors opter pour la stratégie du Cardinal de Fleury élaborée en 1735 : « Envoyons des troupes, moins pour secourir les Génois que pour peut-être tourner à notre profit la sédition et les malheurs de la Corse ». Elle se matérialise par une première intervention militaire française en 1739.

En avril 1755, Pasquale Paoli, de retour d’Italie, assiste à l’écriture de la constitution républicaine du « Regno di Corsica » (en référence au statut juridique assigné par le Vatican).

Élu à la tête du pouvoir exécutif, il fera de la Nation corse un petit État Indépendant avec tous ses attributs régaliens : un gouvernement, une capitale, un parlement, une cour de justice, une armée régulière, une monnaie, une marine de guerre, une médecine, une université, etc… Il faut d’abord deux années de guerre civile pour vaincre le parti pro-génois insulaire. La France déploie alors à plusieurs reprises des troupes dans les citadelles génoises pour empêcher les Corses de s’en emparer.

Choiseul, Premier ministre de Louis XV, feint de négocier avec le gouvernement de la Corse la reconnaissance officielle du Royaume de Corse en échange de deux ports fortifiés en Corse. Puis il finit par exiger le Cap Corse entier dans le but de faire échouer ces négociations, qui ne sont qu’un leurre dans l’attente de la préparation de l’invasion militaire de l’île.

Au mois de mai 1768, les Corses découvrent qu’ils ont fait l’objet d’un marchandage ; par le Traité de Versailles liant la Cour de France à la République de Gênes, Gênes cède sa « souveraineté » théorique à la Cour de France en échange de la pacification de l’île, dont elle peut recouvrer la souveraineté en échange du paiement des coûts de l’intervention militaire. Bien évidemment, ce traité n’est pas encore aujourd’hui enregistré au Bureau des traités de l’ONU. On en comprend aisément la raison.

1768-1815 : Guerre et pacification coloniale

Le 22 mai 1768, l’ordre de mobilisation générale est déclaré en Corse et les premiers affrontements débutèrent au mois d’août. Le commandement français diffuse un message en italien et en français précisant que tout village corse qui résisterait serait brulé et soumis au pillage. L’ordre est suivi à la lettre avec son cortège d’atrocités.

La campagne de 1768 est défavorable aux troupes françaises pourtant supérieures en nombre, avec une terrible défaite française à Borgu. La seconde campagne de 1769 emploie des moyens militaires hors normes et écrase militairement la République corse en six semaines. Aucun traité de capitulation n’est signé par le gouvernement de la Corse qui s’exile aux deux tiers avec deux mille partisans en Toscane et en Piémont-Sardaigne.

Les foyers de résistance armée corse perdurent jusqu’en 1783. Le Vatican propose à Choiseul de récupérer la Corse en échange du Comtat venaissin en France. La campagne de Corse ayant coûté plus de dix millions de livres, Choiseul estime que cet échange n’est pas intéressant et justifie le maintien sous contrôle français de la Corse par son intérêt stratégique pour le commerce vers le Levant.

La pacification militaire de la Corse s’est déroulée en plusieurs phases et des révoltes de grande ampleur ont été écrasées en 1774, 1798, 1800, 1808 et 1815. Ces opérations ont engendré plusieurs villages martyrs en Corse. Le 6 juin 1808, 167 corses de 16 à 76 ans, issus du même village (Isulacciu-di-Fiumorbu) sont déportés au bagne d’Embrun où 85 % périssent et sont jetés dans une fausse commune dans « le champ des Corses ». Le peuple corse a donc bien été intégré par le feu, le fer et le sang à l’espace français dans la plus pure tradition coloniale. Toute autre interprétation relève du révisionnisme.

Ce qui diffère, par exemple, avec l’Algérie dans le processus de pacification est la façon dont l’administration coloniale s’est comportée par rapport au peuple colonisé. Suivant le modèle des Anglais vis-à-vis des Écossais, elle a intégré les élites tout en détruisant les structures économiques et socioculturelles collectives de la paysannerie. Les terres en commun ont été incorporées dès l’annexion au domaine royal, faute de titres de propriété, réduisant des familles entières au plus grand dénuement. Les indigènes corses ont été employés par la suite très largement dans les autres colonies pour encadrer d’autres indigènes, Algérie comprise.

1789-1793 : Le rendez-vous manqué de la Révolution française

Le 30 novembre 1789, l’Assemblée constituante française vote de façon unilatérale l’intégration de la Corse à l’Empire français, en violation des traités internationaux existants.

Adulé dans un premier temps par la Convention en héros de la Liberté, Pasquale Paoli est autorisé à retourner en Corse où il occupe les fonctions de Président du Directoire et Commandant en chef de la Garde nationale. Alors partisan des idées de la Révolution et favorable à une autonomie de la Corse dans ce cadre, il donne de nombreux gages de loyauté. En juin 1791, Paoli et 7 000 gardes nationaux répriment durement à Bastia un mouvement initié par « les prêtres ignorants et fanatiques fauteurs de despotisme ».

Demeure la question des Bien nationaux, c’est-à-dire des anciennes terres en commun captées par les colons et aristocrates français.

La petite paysannerie paoliste espère une restitution pure et simple de son bien commun. Des notables ruraux arrivistes voient là l’occasion de rafler la mise sur de vastes étendues de terres agricoles dont ils se sont emparés lors des ventes aux enchères.

Ces derniers montent ensuite une cabale politique (cf. l’expédition de Sardaigne) contre Paoli, ce dernier étant désigné comme un traitre. Le 22 mai 1793, une Consulte de 1001 députés corses acte la rupture avec la Convention, avec le mot d’ordre « La Liberté ou la Mort ». La néo-bourgeoisie corse à l’origine de cette guerre civile, et ses clientèles, sont toujours restées par la suite très soudées au pouvoir parisien quels que soient les régimes.

Article publié par L’Anticapitaliste.

Desideriu Ramelet-Stuart  04/05/2022

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

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11 mai 2022 ~ 0 Commentaire

nord de l’irlande (npa)

ireland

Irlande du Nord : victoire du Sinn Féin aux élections

Lors des élections à l’Assemblée d’Irlande du Nord du 5 mai, le Sinn Féin est arrivé en tête du scrutin en remportant 27 sièges, contre 25 pour le Parti unioniste démocratique (DUP). En vertu de l’accord de partage du pouvoir du Vendredi Saint de 1998, ce résultat donne au Sinn Féin le poste de Premier ministre (First Minister) et au DUP celui de vice-Premier ministre (Deputy First Minister).

Le lundi 9 mai, le DUP a toutefois annoncé qu’il ne nommerait aucun ministre, bloquant ainsi la formation d’une nouvelle administration. Le DUP exige une renégociation du protocole du Brexit, qui place de fait une barrière douanière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

Crise de l’unionisme

La victoire du Sinn Féin revêt une importance historique car c’est la première fois qu’un parti politique nationaliste arrive en tête du scrutin depuis la création de l’Irlande du Nord, il y a un siècle, sur la base de sa majorité unioniste et protestante.

Bien qu’il n’y ait aucune différence juridique entre les pouvoirs du Premier ministre et ceux du vice-Premier ministre, le symbolisme de l’inversion des rôles est significatif et constitue un choc pour le camp unioniste.

L’establishment politique unioniste est en crise profonde et ce résultat marque une nouvelle étape dans la crise. Le soutien enthousiaste du DUP au Brexit lui a fait perdre le soutien de deux secteurs de sa base traditionnelle.

D’abord les partisans de la ligne dure qui lui reprochent le protocole du Brexit qui le sépare du reste du Royaume-Uni en le maintenant dans le marché commun de l’UE. Le DUP a perdu ces électeurs au profit du parti dissident Traditional Unionist Voice (TUV) – bien qu’il ait regagné un certain soutien vers la fin, lorsque l’attention s’est concentrée sur la question de savoir qui serait Premier ministre.

L’aile modérée, qui ne voulait pas quitter l’UE, a voté pour l’Alliance, un parti intercommunautaire et pro-UE. La croissance du soutien à ce parti a également été significative, passant de 8 à 17 sièges, soit 13,5 %.

Cette évolution présente deux aspects. Un nombre croissant d’électeurEs, tant catholiques que protestants, plus jeunes, des couches sociales moyennes, rejettent la division entre deux camps et se tournent vers un parti considéré comme progressiste sur les questions sociales. Mais le non-sectarisme d’Alliance est une sorte de « peste sur vos deux maisons », sans reconnaissance du caractère sectaire historique de l’État du Nord.

Vers une Irlande réunifiée ?

Les Verts ont perdu leurs deux sièges. La gauche radicale, People Before Profit, qui rejette la classification de nationaliste ou unioniste pour se dire socialiste, a quant à elle gardé son unique siège à Belfast.

La campagne du Sinn Féin s’est concentrée sur le coût de la vie plutôt que de souligner son engagement envers l’objectif d’une Irlande unie. Il n’a pas progressé de manière significative en nombre de voix, gardant le même nombre de sièges que lors de l’élection précédente, tandis que le DUP a perdu trois sièges.

Le parti nationaliste plus modéré, le SDLP, a perdu des sièges – certainEs électeurEs se sont tournés vers le Sinn Féin pour augmenter les chances d’avoir un First Minister nationaliste, tandis que d’autres se sont tournés vers l’Alliance.

Le résultat constitue un moment historique, avec le Sinn Féin en position d’être First Minister de l’État artificiel créé pour garder le plus possible des protestantEs au sein du Royaume-Uni. Même si Sinn Féin pourrait également devenir, en République d’Irlande, un parti de gouvernement, cela ne veut pas dire que l’Irlande réunifiée est en perspective à court terme. Mais elle est à l’horizon.

Penny Duggan Mercredi 11 mai 2022

https://lanticapitaliste.org/

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26 avril 2022 ~ 0 Commentaire

saint brieuc (crbc)

Sans titre 1

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06 avril 2022 ~ 0 Commentaire

poutou euskadi (npa)

bzh euskadi

Philippe Poutou en « terre de résistance »

Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste à la présidentielle, était présent à Bayonne lundi 4 avril pour un meeting. Son clip de campagne a été réalisé par Fermin Muguruza et est diffusé mardi 5 avril après 20h30.

Philippe Poutou termine sa campagne électorale cette semaine avec un arrêt lundi 4 avril dernier à la Bourse du travail à Bayonne. Le candidat du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) confirme les liens qu’il entretient avec le Pays Basque. « Je suis régulièrement présent lors des manifestations en soutien aux prisonniers basques et je revendique le droit d’autodétermination des peuples. »

Au Pays Basque, l’ancien ouvrier dans l’industrie automobile a pu compter sur plusieurs parrainages. Il est d’ailleurs le candidat aux présidentielles qui a obtenu le plus de signatures d’élus basques à l’instar du marie de Saint-Pierre-d’Irube, de Lahonce ou de Biriatou tout comme le conseiller régional Andde Saint-Marie ou le conseiller départemental Iker Elizalde. « Je suis proche du Pays Basque car c’est une terre de résistance, ce qui peut expliquer le soutien de plusieurs maires » assure Philippe Poutou.

Fermin Muguruza

Preuve qu’il possède bel et bien un certain ancrage sur le territoire, son parti a demandé au chanteur basque, Fermin Muguruza, de réaliser un de ses clips de campagne. « Il a tout de suite accepté ! » indique Philippe Poutou. Il sera diffusé pour la première fois ce mardi 5 avril au soir, sur les chaînes publiques. « Il a failli ne pas sortir car avec l’Arcom (Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, ancien CSA), cela a été compliqué car elle souhaitait couper certaines scènes mais heureusement, le clip est sauvé ! » se réjouit le candidat du NPA.

De son côté, Fermin Muguruza confirme sur Twitter que l’autorisation de l’Arcom est arrivée « in extremis ». Quelques indices dans son tweet laissent à penser que les violences policières seront abordées dans le clip…

Lundi dernier, face à la presse locale, le candidat n’a pas manqué de commenter l’actualité, à commencer par la Corse. « La République dénie les droits corses. La colère des jeunes corses remet tout ça en question. Et c’est la même chose au Pays Basque. Je suis pour la reconnaissance du statut de prisonniers politiques et en faveur du rapprochement des prisonniers. Les demandes de libération, notamment pour des prisonniers gravement malades sont à chaque fois rejetées. Je dénonce une vengeance d’État » déclare le candidat anticapitaliste. « Je suis opposé à la République une et indivisible ; elle reste coloniale mais les peuples doivent décider eux-mêmes du droit à l’autonomie » ajoute le candidat et élu en Gironde.

Lucide sur la situation politique actuelle dans l’Hexagone, Philippe Poutou n’est pas franchement optimiste. « Le bilan de Macron est désastreux et a laissé la place à l’autoritarisme et à la violence. On voit bien que Macron n’a pas fait barrage à l’extrême droite comme il le promettait il y a cinq ans. Pour preuve, le discours fasciste décomplexé de Zemmour. On risque d’avoir un second tour aussi pourri qu’il y a cinq ans, où il faudra choisir entre la peste ou le choléra. » L’élu girondin assure qu’il ne devrait pas y avoir de consigne de vote pour le second tour de la part du NPA.

Désistement de Macron

« La gauche est responsable pour moitié de la situation actuelle. L’écroulement du PS avec son lot de trahisons et de reniements… la gauche paie tout ça très cher. Mais à nous de reconstruire une gauche radicale, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste et féministe » estime Philippe Poutou. Quant à la campagne électorale, le candidat du NPA qui en est à sa troisième pour les présidentielles, s’indigne de la place laissée à l’extrême droite par les médias. « C’est scandaleux ! », s’offusque-t-il. « L’espoir vient du militantisme, du syndicalisme. La réponse ne peut venir que d’en bas. Il faut recréer de la solidarité. » Et pour le conseiller municipal d’opposition à Bordeaux depuis 2020, il y a urgence. « La guerre en Ukraine s’enlise, d’ailleurs, il n’y a pas que cette guerre sur la planète ! Dans ce contexte de guerre de conquêtes, d’un monde militarisé, s’ajoute l’urgence climatique et sociale. Le dernier rapport du Giec est alarmant », rappelle Philippe Poutou.

Ce mardi 5 avril, après le clip de campagne du NPA réalisé par Fermin Muguruza, Philippe Poutou participera à l’émission sur France 2, « Élysée 2022 ». Pas de débat avec les autres candidats même si l’élu du NPA aurait bien accepté les échanges d’idées. « Et je ne croiserai même pas en coulisses le candidat Macron puisqu’il a refusé d’y participer, au dernier moment. Cela montre le niveau assumé de foutage de gueule ! Cela discrédite le jeu électoral. Elle est où la démocratie ? On subit la pensée dominante par les médias dominants. On risque fort d’aller vers les 20% d’abstention et ce serait un record… » déplore Philippe Poutou.

Ludivine Charniguet

https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20220405/philippe-poutou-en-terre-de-resistance[/

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02 avril 2022 ~ 0 Commentaire

corse (npa)

corse

« Quand on cumule l’oppression démocratique, l’oppression coloniale et l’oppression capitaliste, au bout d’un moment il y a un trop-plein »

Entretien avec Desideriu Ramelet-Stuart, membre de l’exécutif d’A Manca, organisation anticapitaliste et anticolonialiste corse.

Comment comprendre, en quelques mots, la révolte qui s’exprime en Corse ?

C’est un mouvement qui vient de loin. Depuis sept ans, en Corse, la majorité territoriale, qui gère ­l’Assemblée de Corse, s’inscrit dans le mouvement nationaliste. Pas au sens où on peut l’entendre en France bien sûr mais au sens nationalitaire, au sens du droit à l’autodétermination du peuple corse.

Il y a eu de nouvelles élections, en décembre dernier, où cette majorité a recueilli 70 % des suffrages. Ce qui est hors norme, et qui montre qu’il y a une adhésion hors norme du peuple corse à cette volonté d’auto­détermination.

Et face à cela, la réponse de l’État est la même, c’est-à-dire un déni de démocratie, quelle que soit la revendication exprimée, que ce soit au niveau linguistique, culturel, des droits élémentaires des prisonniers politiques, etc. Donc c’est une situation qui est très pesante, y compris pour des militantEs qui sont plutôt sur des options réformistes, et qui sont quelque part, dans l’affaire, les plus lésés, puisqu’ils ont joué le jeu du dialogue, de la démocratie, et finalement ils se sont fait humilier.

Tout cela, la jeunesse ne l’accepte plus. Et cette provocation de trop, c’est-à-dire le refus catégorique de la levée du statut du DPS [détenu particulièrement surveillé] à Yvan Colonna, et l’exposer à des risques et finalement à une tentative d’assassinat (1), ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est l’élément déclencheur, mais après évidemment il y a des racines plus profondes.

Justement vous êtes parmi ceux qui expliquez que la révolte en Corse est non seulement due à l’agression mortelle contre Yvan Colonna et donc à la question nationale corse, mais aussi à la situation sociale et notamment à la très grande précarité de la jeunesse, l’absence de perspectives. Tu peux nous en dire plus ?

La question démocratique et les questions sociales sont les deux faces d’une même lutte. Le peuple corse ne peut pas peser sur son propre destin et ses décisions. Je prends un exemple très simple : quand l’Assemblée de Corse vote la fin de la création de très grandes surfaces, derrière, le préfet de région annule ce vote.

En réalité le capitalisme européen assigne la Corse à être une vaste zone de consommation, avec un taux de grandes surfaces au km2 hors norme. La Corse est un pays qui a une terre nourricière, qui a toujours une agriculture autosuffisante assez forte, mais qui aujourd’hui dépend à 93 % des importations de l’extérieur.

Et ça, évidemment, au niveau économique et social, cela crée de très fortes disparités. Les écarts de richesses sont actuellement au même niveau qu’au 19è siècle, il y a une paupérisation de masse, à l’échelle de la jeunesse notamment, les femmes sont encore plus impactées, il y a une impossibilité de se loger à cause de la spéculation, etc.

Tout cela, c’est un poids au quotidien. Alors quand on cumule l’oppression démocratique, l’oppression coloniale et l’oppression capitaliste, au bout d’un moment il y a un trop-plein, la jeunesse en a marre et la jeunesse, aujourd’hui, le fait savoir, et très violemment.

Propos recueillis par Antoine Larrache

Entretien à retrouver en intégralité en vidéo sur notre site : https://lanticapitaliste.org/

Desideriu Ramelet-Stuart 31/03/2022

https://lanticapitaliste.org/

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18 mars 2022 ~ 0 Commentaire

corse bretagne (jdd of lt)

corse

Corse : c’est quoi l’autonomie ?

Gérald Darmanin achève vendredi un déplacement de trois jours en Corse, où avant même son arrivée mercredi, il a annoncé que le gouvernement était prêt à « aller jusqu’à l’autonomie » dans l’évolution institutionnelle de l’île. Mais qu’est-ce que serait l’autonomie pour la Corse ?

La République française accorde déjà une relative autonomie à des collectivités d’Outremer : La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie ont des gouvernements locaux et des parlements dont les actes ont valeur législative, les  « lois du pays ». Cette autonomie est moins étendue pour d’autres : à Saint-Pierre-et-Miquelon, l’exécutif local a la main sur les douanes et la fiscalité, mais ce n’est pas le cas de Saint-Martin ou Saint-Barthélémy.

Les revendications des élus corse sont celles d’une « autonomie de plein droit et de plein exercice ». La Corse resterait dans la République française, mais en partageant encore plus les compétences avec l’État. Car la collectivité de Corse, de part son statut à part, a déjà la main sur bon nombre de compétences.

Elle laisserait à l’État les domaines dits régaliens, comme la justice, la police, la défense et la politique étrangère, mais la collectivité autonome pourrait vouloir gérer elle-même la fiscalité pour l’île.

Doter la Corse de l’autonomie serait l’aboutissement d’un processus entamé depuis 1982 et les « statuts Deferre », mais devrait passer par une loi organique pour en définir les contours. Il faudra une modification de la Constitution, d’autant que les Corses tiennent à faire reconnaître le particularisme corse, ou la langue corse comme langue officielle, avec le français.

18 mars 2022 Camille Romano

https://www.lejdd.fr/

flb

Un des FLB, celui-ci avait une adresse

Le Front de libération de la Bretagne demande un référendum sur l’autonomie ou l’indépendance

Dans un communiqué reçu lundi 21 mars 2022, le Front de libération de la Bretagne – Armée révolutionnaire bretonne (FLB-ARB) demande l’organisation d’un référendum sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée.

Dans un communiqué reçu par la rédaction du journal Ouest-France, le Front de Libération de la Bretagne – Armée révolutionnaire bretonne (FLB-ARB) demande l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne ​mais aussi un référendum sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée.

Menace « d’actions violentes »

Le FLB-ARB ajoute : L’Armée révolutionnaire bretonne prend acte que le peuple corse n’est écouté par le gouvernement qu’à la suite d’actions violentes. Nous concevons la lutte armée comme un complément à la lutte politique. Ces référendums devront être réalisés avant le 31 décembre 2022, sans quoi l’ARB passera à l’action.

corse bretagne (jdd of lt) dans Altermondialisme
Courrier du FLB ARB | OUEST-FRANCE

Depuis plusieurs années, le FLB – ARB est resté en sommeil.

21/03/2022

https://www.ouest-france.fr/bretagne/

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Drapeau du Parti Communiste breton

Menaces du Front de libération de la Bretagne : « Ridicule », selon Gaël Briand de l’UDB

En écho à l’actualité corse, un communiqué signé FLB-ARB évoque une possible reprise d’actions violentes en Bretagne. Faut-il le prendre au sérieux ? Gaël Briand, conseiller régional et membre du parti autonomiste Union démocratique bretonne (UDB), en doute fort.

Un communiqué signé FLB-ARB (Front de libération de la Bretagne – Armée révolutionnaire bretonne) a été envoyé à la rédaction de Ouest France ce lundi. Il exige l’organisation d’un « référendum sur la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne » ainsi qu’un « référendum sur l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne réunifiée ».

Si ce souhait n’est pas exaucé avant le 31 décembre 2022, les auteurs du communiqué menacent d’actions violentes. Le texte a été largement repris dans la presse nationale. Pourtant selon vous, il ne mérite pas ce coup de projecteur. Pourquoi ?

Gaël Briand : À mon avis c’est l’œuvre d’un zouave tout seul. Quand on connaît l’histoire du FLB et le mouvement breton, c’est difficile de donner du crédit à ce genre de personnage. Il est certainement tout seul, mais internet permet de donner l’impression qu’ils sont nombreux. Tout dans la démarche de ce garçon est ridicule. Et je dis « ce garçon » car je me pose vraiment la question sur l’utilisation du pluriel.

Sur l’organisation d’un référendum, vous êtes d’accord en soi ?

[Rires] Oui, effectivement, mais depuis quand on exige un référendum à coups de bombe ? C’est ridicule. Tout est ridicule. Si j’étais un groupe terroriste, je demanderais directement l’indépendance, pas un référendum. Et puis normalement, on mène ses actions violentes avant d’exprimer ses revendications. Si on donne foi à ce genre de communiqué, on risque de décrédibiliser toute une démarche démocratique portée par des élus et la société civile depuis longtemps. La société bretonne est contre la violence, et c’est très bien comme ça.

Pour vous, la question de l’indépendance participe à décrédibiliser le propos ?

Non. Qu’il y ait des groupes indépendantistes, ça fait partie du modèle démocratique, ça n’est pas ça le problème. La question c’est le terrain sur lequel ils se positionnent. Sur un terrain politique, l’indépendance mérite d’être débattue au même titre qu’une France centralisée ou que l’autonomie. Mais pas quand elle est portée par une lettre anonyme qui menace d’actions violentes.

Au contraire de ce communiqué, l’Union démocratique bretonne (UDB) dont vous êtes membre, essaye de parler d’autonomie sans faire peur.

L’autonomie, c’est un mot qui fait peur parce qu’il est mal compris. La question de l’autonomie, c’est la question du pouvoir législatif, avec en Bretagne une dimension culturelle et la reconnaissance du peuple breton, de son territoire, de sa langue… C’est une demande institutionnelle dont on devrait parler de manière aussi posée que lorsqu’on parle de décentralisation. Si l’on demande aux gens s’ils sont pour l’autonomie, ils risquent de répondre non. Mais si on leur demande s’ils pensent que la Bretagne doit prendre plus de compétences et de pouvoir et voter sur plus de sujets, ils seront d’accord. Ils sont favorables à l’idée d’autonomie, mais ils ont peur du mot.

Pour autant la dimension culturelle est essentielle dans le cas de la Bretagne non ?

À l’UDB, on considère que l’on est Bretons, mais il n’y a pas de logique de revanche historique ou d’opposition à l’identité française. On veut juste que la société bretonne ait la possibilité de décider sur certaines compétences. Bien sûr l’autonomie répond aussi à un besoin de reconnaissance culturelle, mais ça ne doit pas être que ça.

On dit juste qu’on existe, on n’a pas l’intention de détruire quoi que ce soit. L’UDB revendique une France fédérale. Ce sont d’abord les communautés locales qui décident et on délègue certaines choses à la France. Ça n’est pas dans la tradition française c’est sûr, mais avant 1793, le système républicain n’était pas dans les traditions non plus.

22 mars 2022

https://www.letelegramme.fr/

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15 mars 2022 ~ 0 Commentaire

corse (npa-a manca)

corse

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Contre le colonialisme français, pour les revendications sociales et démocratiques du peuple corse.

La tentative d’Assassinat d’Yvan Colonna a été le déclencheur d’une réaction populaire très forte. C’est le plus important mouvement populaire depuis 2003, lors du mouvement social sur les retraites. Il s’est déclenché à partir de la situation faite aux prisonniers politique, mais s’est élargi.

Ce mouvement est la conjonction de plusieurs dimensions. Il y a l’accumulation, notamment dans la jeunesse, d’une rancœur contre le déni de l’État français contre la moindre revendication, qu’elle soit culturelle, linguistique, ou sur la situation des prisonniers.

Deuxièmement, les indicateurs sociaux sont au plus bas, avec des salaires très faibles, des écarts de richesses qui s’exacerbent, un impact négatif du tourisme sur la population, le chômage des femmes, la spéculation immobilière qui empêchent les Corses de se loger… C’est un combat contre l’exploitation sociale et coloniale.

Une mobilisation de masse

Il y a une grande auto-organisation de la jeunesse et des femmes. Les jeunes femmes montent au carton contre les forces de répression à Bastia. Ce fait nouveau s’inscrit dans le sillage de la construction d’un mouvement féministe depuis plusieurs années.

Le ras-le-bol est énorme. Hier, 1 500 personnes se sont réunies devant la préfecture à Ajaccio, 800 à Bastia, 500 à Calvi, ces rassemblements ont débouché sur des affrontements très violents.

C’est un niveau d’affrontement inédit depuis les années 80. La réaction de l’État est de donner le dossier corse à Darmanin, ce qui est interprété comme une véritable provocation. C’est également le cas concernant le retrait du statut de DPS à Yvan Colonna alors qu’il est entre la vie et la mort.

Il y aura une manifestation dimanche prochain à Bastia. La détermination de la jeunesse est immense. Les organisations syndicales et du mouvement social sont contraintes de suivre le mouvement.

Les seules issues au conflit sont soit une répression hors-norme, soit une réponse aux revendications du mouvement. Les revendications mises en avant sont le rapatriement des prisonniers, une réponse favorable aux demandes démocratiques de la majorité territoriale, une reconnaissance de la souveraineté du peuple corse. Pour nous il n’y a pas de distinction entre revendications démocratiques et sociales, car ce mouvement est en réalité l’expression de la volonté de la jeunesse de briser toutes ses chaînes.

Face à l’État français

Face à la mobilisation, on voit une répression de grande ampleur, des violences, l’utilisation d’armes qui ont déjà provoqué d’importants dégâts en France comme les flashballs, etc. La nomination du commandant Bertolini, nommé chevalier de la Légion d’honneur, ancien barbouze, montrent une possibilité que se reproduise la terrible répression des années 80. Il y a réellement une possibilité d’une réponse répressive de grande ampleur.

Dans le monde du travail, il commence à y avoir des mouvements sectoriels. Un syndicat d’enseignants a déposé un préavis de grève jusqu’au 31 mars, il y a des appels à rejoindre les mobilisations. L’Union départementale CGT Corse du sud, deuxième syndicat après le Syndicat des Travailleurs Corses a été à la manifestation d’Ajaccio hier.

Des discussions ont également lieu pour aboutir éventuellement à une action de type Isula morta, une journée de mobilisation qui signifie l’arrêt de la vie économique dans l’île.

Le gouvernement essaie de peser sur les directions réformistes pour freiner la mobilisation, mais les jeunes analysent qu’il y a une faillite de la ligne minimaliste de la majorité de l’assemblée, qu’elle se fait humilier et provoquer, et qu’il faut une lutte de masse pour changer les choses.

Nous revendiquons l’arrêt immédiat de la répression, le rapatriement immédiat des prisonniers politiques, un règlement politique face aux exigences démocratiques du peuple Corse.

A Manca Desideriu Ramelet-Stuart

https://npabear.blogspot.com/

Note:

« A Manca » (la Gauche) a été section corse de la LCR et du NPA avant de devenir indépendante.

 

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08 mars 2022 ~ 0 Commentaire

rennes corse (war zao)

corse

Suite à l’agression d’Yvan Colonna prisonnier politique Corse par un détenu djihadiste dans une prison française le Peuple Corse se mobilise pour faire part de sa colère.
Il y a un très large compromis dans la société corse pour le rapprochement des prisonniers indépendantistes. Et c’est la loi européenne. Il y a une faute lourde du ministère de la justice qui n’a pas accédé à cette demande et une grave faute politique des gouvernements successifs.
La seule réponse de l’état français a été encore une fois le renforcement de la présence des forces répressives.

Malgré cela le peuple corse a empêché le débarquement de forces répressives supplémentaires avec détermination par la mobilisation des marins syndiqués STC qui ont bloqué les ports.
Dimanche 6 mars 15 000 personnes ont défilés dans Corte et lundi 6 ce sont de nombreux lycées et universités qui sont perturbés par la mobilisation de la jeunesse corse.

En Bretagne la prison des femmes de Rennes est un lieu de détention pour les prisonnières politiques basques qui elles aussi-comme leurs camarades hommes- subissent un éloignement en plus de l’incarcération de leurs pays et de leurs familles.

Pour montrer qu’en Bretagne nous affirmons en tant que bretons favorables au droit à l’autodétermination des peuples, la solidarité avec le peuple Corse , ses prisonniers politiques et ses revendications démocratiques nous convions l’ensemble des forces politiques ,syndicales , associatives partageant ces constats à un rassemblement de solidarité le dimanche 13 mars à 14h devant la prison des femmes à Rennes ( Gare Sud ) sur la base indiqués dans le visuel de mobilisation.
Merci de faire parvenir jusqu’a nous les noms des organisations s’y associant. Nous les intergrerons dans la communication.

War-Sav ( Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste)
Breizh Etrebroadel ( Comité Breton de Solidarité Internationaliste )

Avec le soutien du NPA

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08 mars 2022 ~ 0 Commentaire

langues (l’express)

langues hum

« J’adore ces belles langues qui font partie de notre patrimoine. »

Si l’on veut véritablement les sauver, l’objectif est simple : il faut former de nouveaux locuteurs aptes à remplacer les générations anciennes, ce qui suppose des mesures concrètes et efficaces.

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Lesquelles ? Nul besoin de se creuser la cervelle bien longtemps. Il suffit de copier celles appliquées avec succès dans des pays comparables au nôtre, comme la Suisse, l’Autriche, le Royaume-Uni, le Luxembourg, l’Espagne, le Canada, la Finlande… J’en ai sélectionné quelques-unes ci-dessous, étant entendu que, sauf exception, elles ne s’appliqueraient que dans les régions où se parle une langue dite régionale.
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- Créer sur fonds publics des crèches bilingues : alsacien-français en Alsace, basque-français au Pays basque, picard-français en Picardie, créole-français en Martinique, etc.
- Introduire dans la Constitution ce membre de phrase : « L’enseignement immersif est constitutionnel » afin de sécuriser cette méthode pédagogique consistant à faire baigner les enfants dans un bain linguistique. Dans la foulée, multiplier partout ce type d’enseignement, considéré comme le plus efficace pour l’apprentissage des langues dites régionales et ce, sans effets négatifs sur la maîtrise du français.
- A l’école, proposer à tous les élèves des heures d’initiation à la langue, à l’histoire et à la culture locales.
- Créer dans chaque région concernée des télévisions et des radios publiques émettant exclusivement en langue régionale.
- Imposer dans les médias audiovisuels nationaux un quota minimum de chansons en langue régionale.
- Augmenter significativement les subventions allouées aux acteurs culturels qui promeuvent les langues régionales, qu’il s’agisse des chanteurs, des acteurs, des éditeurs, des organisateurs de festivals, etc.
- Systématiser les signalétiques bilingues français-langue régionale dans l’espace public et les bâtiments publics.
- Ecrire en tout lieu les noms de commune dans le respect de la langue régionale. On remplacera par exemple Saint-Raphaël par Sant Rafèu.
- Créer un ministère spécifique chargé des langues de France de telle sorte qu’un membre du gouvernement s’occupe véritablement de ce dossier et soit tenu de rendre des comptes.
- Exiger de l’Insee un recensement annuel des locuteurs des langues régionales, afin de mesurer l’efficacité de la politique linguistique menée et, éventuellement, de la corriger.
- Modifier la Constitution afin de pouvoir ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
- Adopter la proposition de loi du député Christophe Euzet consistant à ajouter les accents régionaux parmi les discriminations réprimées par le Code pénal.
- Obliger les chaînes de télévision et les radios à respecter la diversité des accents dans leurs journaux et leurs émissions.
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Il faudrait aller bien plus loin. Savez-vous par exemple qu’au pays de Galles, l’étude du gallois est obligatoire dans toutes les écoles jusqu’à 16 ans et qu’un citoyen peut s’exprimer dans cette langue devant les tribunaux ? Que dans les universités de Finlande, la minorité suédoise peut suivre la moitié des cours en finlandais, et l’autre en suédois ? Qu’au Québec, les syndicats, les chefs d’entreprise et les assemblées locales ont l’obligation de communiquer en français ?
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La règle est simple : dans tous ces pays, les langues minoritaires sont utiles dans la société et ne sont pas cantonnées à la sphère privée – ce qui est le meilleur moyen, à terme, de les faire mourir. (Extrait)
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Michel Feltin-Palas
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mfeltin-palas@lexpress.fr
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En raison de sa langue maternelle, Samian est exclu du Festival international de la chanson de Granby

langues (l'express) dans Altermondialisme

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

C’est avec consternation que l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) apprend qu’un de ses artistes les plus influents s’est vu refuser de participer au Festival international de la chanson de Granby (FICG) en raison du contenu principalement en langue autochtone de ses chansons

En effet, la prestation de Samian, artiste multidisciplinaire Anishinabeg au FICG a été refusée alors qu’il ne pouvait assurer un quota de chansons en français adéquat aux yeux des organisateurs.

« C’est avec consternation que je m’aperçois que mon combat des 15 dernières années pour faire valoir la culture et les langues des Premières Nations n’est pas terminé malgré les quelques avancements dont je suis témoin », déclare Samian.

Rappelons que les langues des Premières Nations ne sont pas une menace au patrimoine québécois mais bien l’essence même des Premiers Peuples. Malgré plusieurs constats sur la fragilité de celles-ci et malgré le fait que l’UNESCO ait dédié la prochaine décennie à la revitalisation des langues autochtones, le combat demeure ; la réaction du FICG en est la preuve.

« La position de la FICG est le miroir de la position du gouvernement provincial de Québec qui impose avec son projet de loi 96, le français au détriment des langues premières des peuples autochtones. Un autre exemple d’une idéologie coloniale bien installée au Québec », déclare Ghislain Picard, Chef de l’APNQL.

L’APNQL ne s’attend pas à ce que le gouvernement du Québec ne lève le petit doigt pour dénoncer la décision du FICG puisque celle-ci est conforme aux positions avancées par le projet de loi 96 qui pénalise les Premières Nations et puisqu’il fait la sourde oreille aux positions proposées par les communautés.

À noter que l’ADISQ, dans un effort de reconnaissance et de réconciliation, dédie un Félix pour l’artiste autochtone de l’année depuis 2019. Celui-ci est d’ailleurs accordé à un(e) artiste autochtone qu’il ou qu’elle s’exprime dans sa langue maternelle ancestrale ou en français.

https://www.pressegauche.org/

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25 février 2022 ~ 0 Commentaire

algues vertes (financial times)

algues-vertes-2

Algues vertes ou agriculture intensive, la Bretagne doit choisir

La prolifération d’algues vertes sur les côtes bretonnes menace l’environnement et la santé des habitants. Pour la réduire, la solution serait de s’attaquer à  l’agriculture intensive, mais les résistances sont nombreuses, rapporte le Financial Times.

Il faut un petit moment pour s’apercevoir que La Grandville, dans la baie de Saint-Brieuc, n’est pas une de ces plages pittoresques comme on en trouve en Nord-Bretagne.

Sur la rive, des monceaux d’algues vertes en putréfaction baignent dans des mares d’eau noire et, en lieu et place d’une langue de sable à marée basse, les visiteurs découvrent un bulldozer et un tracteur – les chauffeurs sont bien à l’abri dans des cabines étanches – ramassant des tonnes d’algues en vue de leur élimination.

C’est en 1971 que les habitants de cette région rurale ont remarqué des “marées vertes” anormales. Il faudra attendre la fin des années 1980 pour qu’un lien soit établi avec de mystérieux décès – un joggeur sur la plage, un cheval à l’entraînement, le chauffeur d’un camion-benne ramassant des algues, des chiens et des animaux sauvages (sangliers et blaireaux).

Progrès limités malgré deux plans

Ces décès expliquent les plages fermées, les zones interdites aux promeneurs et les écriteaux, à La Grandville et ailleurs, mettant en garde contre le risque d’intoxication et de mort en raison de l’hydrogène sulfuré dégagé par les tas d’algues en décomposition.

Pour beaucoup d’habitants du cru, le plus scandaleux reste la réticence au long cours des pouvoirs publics à prendre le problème à la racine : le rejet de nitrates dans les cours d’eau, issus des déjections des porcs, des vaches et des poulets, ou d’engrais azotés, qui entraînent la prolifération explosive des algues lorsqu’ils arrivent à la mer. (Extrait)

Victor Mallet  23/02/2022

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