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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

état espagnol (le peuple breton)

espagne

Les socialistes ont réveillé l’Espagne profonde

L’Espagne recentralise et fait défiler les militaires au lieu de sauver des vies

La crise épidémique qui a frappé de plein fouet les Pays Catalans, Madrid et, en différé, le reste de l’Espagne, en même temps que le reste du monde, a permis de montrer aux yeux du monde, aux yeux avertis du moins, l’incurie des autorités espagnoles en même temps que leur obses-sion pour profiter de toutes les occasions, mêmes les plus tragiques, pour faire rentrer dans le rang les Catalans, Basques et autres « sujets » aux velléités trop souverainistes.

Au terme de 3 semaines de confinement, le bilan est lourd en Catalogne et dans les Pays Catalans.

Quelques 35 000 personnes infectées (détectées) et plus de 3 300 décès, dont 2 760 en Catalogne Sud, 613 en Pays Valencien et 75 aux Îles Baléares.

Dans l’ensemble de l’Espagne, l’épidémie a frappé en premier lieu Madrid (5 000 morts). Au total pour tout le territoire quelques 12 500 morts (avoués). Les hôpitaux sont largement dépassés, les cadavres s’accumulent dans les maisons de retraite et les morgues improvisées, les person-nels médicaux largement contaminés, les moyens scandaleusement insuffisants. Devant cette situation catastrophique, les mesures décrétées sont improvisées, changeantes et dignes de pays sous-développés.

Incantations patriotiques et militaires dans les rues

Les incantations patriotiques quotidiennes et les militaires qui comparaissent tous les jours pour faire le point de la situation ne sont pas les seules images surprenantes et inquiétantes. Les soldats patrouillant à grand renfort d’hymne national à fond dans les rues, ou envoyés « désin-fecter » l’aéroport de Barcelone scandalisent les médias catalans. De même que le refus de confiner les régions les plus touchées comme Madrid et la Catalogne (les habitants de la zone la plus infectée se déplacent ainsi en week-end sur la côte valencienne).

État d’urgence et recentralisation

La crise sanitaire est en tous cas l’occasion pour le gouvernement espagnol de gagner un nouveau round dans son combat contre les indépendantistes et les autonomies. Sous prétexte d’efficacité – quelle ironie ! – le gouvernement de Sanchez a immédiatement pris le contrôle de toutes les compétences normalement échues aux autonomies, sous couvert d’état d’urgence reconductible.

La santé, la police, les politiques économiques et sociales, ont été accaparées sans aucune concertation, ni avis préalable par le gouvernement espagnol. Ce qui lui permet d’imposer ses décisions ineptes et chaotiques face à une situation qui le dépasse. Mais quel que soit le nombre de victimes, l’État est d’ores et déjà gagnant face à des autonomies muselées et réduites au silence, et tout spécialement vis à vis de la Catalogne et de la Generalitat.

Acharnement contre les prisonniers politiques catalans

La voix des indépendantistes et la crise catalane sont largement passées au second plan, mais la répression et l’acharnement contre les prisonniers politiques catalans ne faiblit pas pour autant. Devant la pression croissante dans les prisons et comme mesure pour éviter l’extension de l’épidémie, le gouvernement espagnol a décidé de libérer un certain nombre de prisonniers.

Immédiatement le Tribunal Suprême a menacé les fonctionnaires qui permettraient le confine-ment des prisonniers politiques à leur domicile de poursuites judiciaires. Une intervention aussi surprenante, que grossière et bien peu légale. Les neufs condamnés catalans sont donc toujours reclus après deux ans et demi d’emprisonnement, sans mesures de protections, certains ayant été testés positifs au covid-19.

Impuissance et soumission du gouvernement indépendantiste

Ce contexte et cette situation d’exception ont démontré l’impuissance du gouvernement catalan et du président Quim Torra, relégués à des rôles subalternes et de simples figurants. Ils en sont réduits à appliquer les décisions erratiques et inefficaces du gouvernement espagnol:

Confinement tardif, pas de contrôle des déplacements, pas de distribution de tests ou de maté-riel de protection à la Catalogne, mesures socio-économiques contradictoires et insuffisantes…, à réclamer et à se plaindre à chaque réunion des présidents des autonomies « convoquée » en vidéoconférence par Pedro Sanchez.

La Generalitat fait la preuve de sa totale soumission au cadre administratif, de son impuissance – et absence de volonté ? – de prendre des décisions unilatérales de protection de la population catalane et de ses dirigeants emprisonnés qui pourraient déplaire aux autorités espagnoles. Le silence d’ERC dont dépend toujours la majorité du gouvernement de Sanchez pose problème.

Alà Baylac Ferrer 6 avril 2020

Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.
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Commentaire:
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La désorganisation de système de santé espagnol, due comme ici aux « économies-cadeaux aux riches » n’est pas due seulement au PP et au PSOE à Madrid. Les gouvernements locaux ERC ou PdCat de Puigdemont aussi ont appliqué l’austérité.

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27 mars 2020 ~ 0 Commentaire

plaintel (à l’encontre)

sante macron

Priorité aux personnels de santé!

La fermeture d’Honeywell de Plaintel, fabrique de masques

Un scandale d’Etat!

Fin 2018, le groupe multinational américain Honeywell fermait son site de production industriel de Plaintel, Côtes-d’Armor, pour le délocaliser en Tunisie, licenciant en même temps 38 salarié·e·s.

Cette entreprise, créée il y a une cinquantaine d’années – qui compta jusqu’à 300 salarié·e·s avant son rachat en 2010 par Honeywell au groupe Sperian – fabriquait en quantité considérable des masques respiratoires jetables et des vêtements de protection sanitaires.

Sa production était de 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, fabriqués sur des machines ultra-modernes pouvant produire chacune 4 000 masques à l’heure.

Non contente de faire appel aux aides de l’Etat pour financer les huit plans sociaux que la multinationale Honeywell a mis en œuvre pour se débarrasser de ses salarié·e·s, Honeywell a pris la décision irresponsable, en novembre 2018, de détruire ses huit machines en les faisant concasser par la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan [près de Saint-Brieuc].

Les sections syndicales CGT et CFDT de l’usine de Plaintel avaient, à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production.

Elles avaient multiplié les actions et les démarches pour éviter le pire. Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Mais ces derniers se sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir. Ils pensaient sans doute, en bons libéraux, qu’une intervention de l’Etat ne servirait à rien, puisque dans un monde mondialisé et heureux, la main invisible du marché finirait par montrer son efficience pour préserver l’intérêt général.

Aujourd’hui, le retour au réel est brutal. C’est avec stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède pratiquement pas de stocks de masques, pourtant indispensables pour protéger les personnels soignants, l’entourage des malades et tous les salarié·e·s obligés de travailler pour éviter que le pays tout entier ne s’écroule.

Pour l’Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor, la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel et la destruction de ses outils de production, comme l’inaction des autorités publiques représentent un scandale qui doit être dénoncé.

La chaîne des responsabilités dans cette affaire doit aussi être mise en lumière. Les dirigeants d’Honeywell et les autorités de l’Etat doivent aujourd’hui rendre des comptes au pays.

D’ores et déjà Solidaires a demandé à plusieurs Parlementaires de la Région d’interpeller le gouvernement sur ce scandale. Solidaires propose également que le site industriel de fabrication de masques de protection sanitaires de Plaintel soit recréé en urgence.

Soit sous un statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC-structure liée à ce qui peut être considéré comme un service public) ou sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOOP).

Le personnel compétent et disponible existe et ne demande que cela. De l’argent il y en a. La Banque Centrale Européenne vient de débloquer 750 milliards de liquidités.

Que cet argent soit mis en priorité au service de l’urgence sanitaire et de l’intérêt général, plutôt que de laisser aux seules banques privées le privilège de le prêter ou pas.

(Saint Brieuc, le 26 mars 2020)

27 -mars  2020 Union syndicale Solidaires (Côtes d’Armor)

https://alencontre.org/

Lire aussi:

Le Bureau Départemental de Solidaires des Côtes d’Armor: Que se cache-t-il derrière la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel ? Un scandale d’Etat !

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26 mars 2020 ~ 0 Commentaire

donatien laurent (le peuple breton)

Donatien Laurent, au cœur de la tradition orale

Donatien Laurent est décédé la nuit dernière.

Dans un ouvrage collectif publié aux PUR (Presse Universitaires de Rennes), une pléiade d’universitaires rendaient hommage au directeur de recherche du CNRS, ancien directeur du CRBC (Centre de recherche bretonne et celtique) et fondateur du département d’ethnologie à l’ Université de Bretagne occidentale.

« Chercheur internationalement reconnu pour ses travaux sur les chants du Barzaz Breiz de Théodore Hersart de la Villemarqué, pour ses contributions à la connaissance de la littérature orale bretonne… ».

Cet été [2009], comme un écho indirect à cet hommage, paraissait chez Coop Breizh Régis Huiban 1732, un CD « fresque sonore, confrontant la matière traditionnelle au jazz, à partir d’une histoire vieille de trois siècles, celle de l’assassinat d’un paysan ».

Il s’agit de la gwerz relatant le meurtre de Loeiz er Ravaleg, enregistrée par Donatien Laurent, en 1966, auprès de Marie Huilliou, pratiquement in extenso la version collectée par La Villemarqué.

La controverse, plus idéologique que scientifique, sur l’authenticité du Barzaz Breiz s’en est trouvée du même coup dégonflée. Ce CD donne aussi l’occasion de rappeler que Donatien, comme nous sommes nombreux à l’appeler, a joué un rôle important dans le renouveau musical breton de la fin des années cinquante et du début des années soixante.

Donatien est né en 1935. Mais ce n’est qu’après la guerre (39 45) que celui-ci découvrira véritablement le pays et la mer, et d’abord dans la maison familiale du Conquet. De sa mère, originaire de Loire-Atlantique, il héritera du goût pour la musique et d’une oreille musicale particulièrement fine.

Dès l’adolescence, il se met à l’étude de la langue, seul au départ, puis à Ker Vreizh avec Kerlann. Ne se sentant « pas parisien du tout », il est en décalage par rapport au monde qu’il côtoie, à commencer par ses camarades de classe.

A Paris, comme nombre d’autres acteurs du renouveau culturel breton, il fréquente les cercles Nevezadur, Jabadao, y rencontre beaucoup de monde, Yvon Palamour, René Henry, Pierre Le Padellec…

Sur les conseils de sa famille qui doute de la possibilité de vivre uniquement de la collecte de la tradition orale, il s’inscrit en droit, tout en étudiant l’anglais et, attiré par les pays celtiques, visite l’Écosse et l’Irlande.

Parallèlement, il suit les cours du célèbre linguiste Martinet et les cours de celtique du non moins renommé Bachellerie. Il est également en contact avec Pierre Roland Giot, le responsable du laboratoire d’anthropologie préhistorique de Rennes.

Familier du Barzaz Breiz depuis l’adolescence et instruit de la polémique qui entoure l’œuvre, il commence les enquêtes et le collectage de terrain très tôt.

Lors du stage Ar Falz de Glomel ; il fait la connaissance de Jean-Michel Guilcher, un maître devenu un ami. Le grand ethnologue dont la thèse sur la danse traditionnelle en Basse-Bretagne reste une somme inégalée, lui apprend, dit-il, la rigueur, l’exigence, la dimension humaine du travail d’ethnologue : l’attention aux milieux les plus simples, la fidélité à l’héritage du passé.

Pour Donatien « le lien avec l’histoire est essentiel dans son goût pour la tradition orale ». Les contraintes formelles de la gwerz favorisent la conservation de la mémoire. Il s’agit de fixer le souvenir de l’événement, la vérité prime.

Noms, lieux, détails, tout est important, alors que la marque de la chanson de la tradition orale française c’est la généralisation, des figures types dans lesquelles chacun peut se projeter: le fils du roi, le jeune chasseur, la bergère etc. Cela s’explique par des limites géographiques réduites, Haute-Bretagne, Basse-Bretagne, les territoires ne sont pas si grands qu’on ne puisse situer les choses.

Marie Huilliou, bretonnante monolingue illettrée, qui en 1966 a chanté à Donatien la gwerz relatant le meurtre de Loeiz er Ravaleg, ainsi qu’une autre informatrice pouvaient faire le récit de l’histoire, deux cent trente quatre ans plus tard, avec des détails ne figurant pas dans le chant lui-même : lieu exact de domiciliation de la victime, contexte de l’assassinat, l’endroit où fut jeté le corps dans l’Ellé, le nom même de l’assassin…

Étonnante mémoire du peuple au travers de laquelle surgissent aussi des clivages, y compris politiques, entre terroirs, ainsi entre Langonnet « de droite » et Le Faouët « de gauche », clivages qui ont perduré et qui ont été « reformatés » par la Révolution.

La façon dont Donatien Laurent a magnifiquement su solliciter et révéler cette mémoire popu-laire a permis de mettre un terme à la querelle idéologique autour de l’authenticité du Barzaz Breiz pour ramener le débat sur le terrain de l’étude et de la science.

Pour lui parler de tonalité nationaliste pour certains chants – tonalité insupportable pour d’aucuns – est inadéquat. La mémoire populaire, dit-il, traduit au long de l’ histoire bretonne une revendication de liberté. Ni plus, ni moins.

Le travail de l’ethnologue brestois sur les chants recueillis par La Villemarqué va avoir un grand retentissement dans les milieux universitaires étrangers. C’est ainsi qu’il sera invité en Finlande, du fait des analogies avec la situation en Bretagne.

En effet, c’est en 1835 qu’Elias Lönnrot a publié l’équivalent du Barzaz Breiz, le Kalevala. Cette publication marque le début de la reconquête de leur histoire et de leur liberté culturelle par les Finlandais, liberté culturelle qui ne sera effective qu’au 20è siècle.

Dans cette lutte des Finlandais il n’est pas plus question de communautarisme que dans le combat actuel des Bretons pour la reconnaissance de leur identité culturelle. « Il s’agit de s’ouvrir et d’emprunter et non de s’ouvrir pour se fondre et disparaître », dit Donatien Laurent qui ajoute :

« Langue et tradition sont inséparables. Une Bretagne sans breton populaire ne se conçoit pas ». C’est cette philosophie qui va le guider durant les douze années qu’il passera à la tête du CRBC après avoir succédé à son fondateur, Yves Le Gallo. Au travers de nombreuses conférences internationales il fera en sorte d’ouvrir sur l’extérieur, bien au-delà des pays celtiques.

Pour lui rendre hommage, Le Peuple breton fait profiter ses lecteurs d’un article d’Herri Gourmelen publié en 2009 sur celui qui fut un « défricheur ».

Herri Gourmelen 25 mars 2020

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

Théodore Hersart de La Villemarqué

Anatole Le Braz

François-Marie Luzel

Prosper Proux

Commentaire:

Au 19è siècle, dans de nombreux pays des intellectuels ont redécouvert les cultures populaires paysannes. George Sand par exemple. Les sagas scandinaves. Certains comme « Ossian » en Ecosse étaient de pures inventions « pour la bonne cause ». Alors on s’est mis à douter de La Villemarqué, aristocrate, avait-il « arrangé » ses chants pour la cause royaliste? En retrouvant ses carnets, Donatien Laurent a remis les pendules à l’heure. Depuis la science a prouvé que la mémoire populaire pouvait garder des souvenirs sur des centaines (voire millier) d’années. Un chant recueilli en Bretagne était identique à un autre gallois du 12è siècle, lui-même noté après des siècles de tradition orale.

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

catalogne (el periodico)

CEO_2020

La Galice , le Pays Basque et la Catalogne ont vu leurs élections régionales reportées

Les indépendantistes majoritaires

Les trois partis: ERC, JxCat (Puigdemont) et CUP (qui double ses élus) auraient la majorité. Le PSOE, en progrès resterait derrière JxCat. Les Comuns avec Podemos progressent, c’est Ciudadanos qui plonge avec la moitié des ses sièges.

ERC pourrait gouverner aussi bien avec JxCat qu’avec le PSOE-PSC et Comuns Podemos.

Le «non» à l’indépendance se maintient

Là où il n’y a pas de changement significatif, c’est dans le soutien à l’indépendance de la Catalogne. Le «non» à la sécession continue de gagner (une option que soutiennent 47,1% des sondés), tandis que le «oui» obtiendrait 44,9%. L’écart entre les deux, de 2,2 points, a rétréci par rapport à l’étude précédente, en novembre 2019 où le «non» à l’indépendance avait dépassé le «oui» mais par plus de quatre points.

https://www.elperiodico.com/

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11 mars 2020 ~ 0 Commentaire

nantes (npa)

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https://npa-nantes-2020.org/

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10 mars 2020 ~ 0 Commentaire

corse (le-monde le-point )

corse

Elections municipales en Corse

Les nationalistes en rangs dispersés

Pour le camp nationaliste, les élections des 15 et 22 mars sont surtout l’occasion de se jauger avant les territoriales de 2021.

La fête est finie. L’euphorie de la victoire remportée par la coalition autonomistes-indépendan-tistes Pè a Corsica (« Pour la Corse ») aux élections territoriales du 10 décembre 2017 a laissé place au désenchantement chez une partie des électeurs qui, en votant « natio », avaient cru en la promesse d’un changement et d’une rupture avec les vieilles pratiques claniques.
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Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes.La Collectivité de Corse (CdC), qui concentre depuis 2018 les attributions – et les quelque 4 600 agents – de l’ancienne Collectivité territoriale de Corse et des deux départements de l’île, peine à trouver ses marques.
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La majorité nationaliste s’est claquemurée dans un rapport de force institutionnel stérile avec l’Etat. La dynamique unitaire de la conquête du pouvoir s’est craquelée, confrontée à la réalité de son exercice.Le camp nationaliste se présente en ordre dispersé aux élections municipales et intercommunales des 15 et 22 mars en Corse. Or, nul n’en doute, ces municipales seront la rampe de lancement des élections territoriales de 2021.
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Elles sont l’occasion de se mesurer en vue de cette prochaine échéance majeure pour la collectivité. « La réélection de Gilles Simeoni en mars 2021 est le premier objectif, et les élections municipales doivent en assurer la perspective », marque très clairement l’éditorialiste d’Arritti, l’hebdomadaire proche du parti Femu a Corsica, qui y voit « le début d’un nouveau cycle politique ».
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Une manière d’enjamber le bilan mitigé des deux premières années de la collectivité dirigée par Gilles Simeoni, allié aux indépendantistes de Corsica libera et à leur chef de file, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, et à l’autre branche autonomiste, le Parti de la nation corse (PNC), dirigé par Jean-Christophe Angelini, conseiller exécutif et président de l’Office foncier et de l’Agence de développement économique de la Corse, qui a désormais créé son propre groupe à l’Assemblée de Corse.
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Le président du conseil exécutif reconnaît les difficultés mais les met sur le compte de l’inexpérience de la majorité nationaliste et de l’intransigeance de l’Etat. « Les victoires électorales se sont enchaînées sans forcément que nous soyons prêts et sans forcément que nous ayons intégré ce que cela entraînait en termes de responsabilités, estime M. Simeoni. Si on y ajoute que l’Etat a fermé la porte… »
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Trois listes nationalistes à Bastia, ville symbole (Suite payante)

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09 mars 2020 ~ 0 Commentaire

langouët (france 24)

pestt

Langouët

Des municipales aux airs de référendum sur les pesticides

En déposant un arrêté municipal l’an passé pour interdire les pesticides à Langouët, en Bretagne, le maire Daniel Cueff ne se doutait pas qu’il allait venir bouleverser la tranquille harmonie de ses administrés. Au point que le sujet des pesticides cristallise les débats et divise la population à la veille des élections municipales.

Langouët (Ille-et-Vilaine) a, de prime abord, tout d’un village breton paisible. Une route principale, accessible depuis Rennes après une demi-heure de route, et quelques poules qui picorent au carrefour sous les premiers rayons du soleil de la journée.

Ici, pas de commerces ni de poste, mais les 100 mètres carrés de panneaux solaires et les trois éco-hameaux rappellent la réputation – désormais internationale – de cette commune écologi-que. Mais, alors que se profilent les élections municipales, les 15 et 22 mars, l’écologie est devenu un sujet hautement sensible parmi les 600 habitants.

À l’entrée du bourg, la ferme la Flume s’est convertie au bio il y a un an. Fini les engrais et les pesticides. Guillaume Houitte, qui a repris l’exploitation laitière de 60 hectares de ses parents, se félicite de son choix : « Je produis moins, je suis passé de 440 millions de litres par an à 300, mais je gagne plus », résume l’agriculteur, tout en taillant ses haies qui protègent des engrais des champs voisins.

« On risque de ne pas décrocher la majorité aux municipales »

C’est donc tout naturellement que l’agriculteur de 39 ans a soutenu l’arrêté municipal déposé en mai 2019 par l’élu Daniel Cueff, qui visait à interdire l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations.

Déposé par une centaine d’autres municipalités, l’arrêté a finalement été suspendu par la justice. Et quand le maire, non encarté, a annoncé ne pas rempiler pour un cinquième mandat, Guillau-me Huitte a, lui, affiché ouvertement son soutien à la liste qui prend la relève, « Désir d’Avenir ». « On risque de le sentir aux prochaines municipales et de ne pas décrocher la majorité », s’avance-t-il, avant de glisser : « Certains n’ont pas digéré l’épisode de l’arrêté municipal ».

De l’autre côté de la grande route, la famille Morel qui travaille en agriculture raisonnée a très mal vécu cet arrêté, impliquant souvent une baisse de rendement. Dans l’exploitation, la mère de famille ne cache pas son exaspération en voyant encore des médias frapper à sa porte pour parler de ce sujet encore sensible.

« Les journalistes, c’est tous les jours. On n’en peut plus », lâche l’agricultrice entourée de ses trois chiens. « C’est la haine ici maintenant, il paraît qu’on tue des gens », ajoute-t-elle, à demi-vexée, en tournant le dos. L’interview n’ira pas plus loin.

La tension est palpable entre les pro et les anti-arrêtés mais beaucoup de Langouëtiens préfè-rent rester spectateurs de ce qu’ils appellent « le conflit » ou « la zizanie ». « Pendant vingt ans de mandature, Daniel Cueff a dynamisé le village avec l’écologie », reconnaît une résidente de longue date qui préfère garder l’anonymat.

Pas de désherbage chimique pour la voirie depuis 1999, une cantine 100 % bio locale depuis 2004, la création d’une ferme en permaculture sur plus de 7 hectares, et ce fameux arrêté anti-pesticides.

« L’arrêté municipal a monté les agriculteurs les uns contre les autres »

« Cela a été la goutte de trop, poursuit la Langouëtienne. Il a été mal vécu par les agriculteurs non bio. Ils ont eu peur pour leur travail et n’ont pas reçu d’aide pour mettre en place les nouvelles mesures ». Selon elle, Daniel Cueff « a monté les agriculteurs les uns contre les autres […] jusqu’à perturber notre sérénité ».

Agriculteur dans un des hameaux du bourg, Dominique Hamon a été convoqué par la gendarmerie avant la suspension de l’arrêté anti-pesticides. « Des personnes ont pris en photo mon appareil qui traite en phyto et m’ont dénoncé », raconte-t-il, encore désabusé. « De la délation dans une petite commune, vous vous rendez-compte ? ». « Cette ambiance délétère » a eu raison de l’homme de 61 ans : il a fini par déménager dans un village voisin.

« J’aimais Langouët, mais le maire n’a pas su nous expliquer le virage qu’on avait à prendre. Donc, il nous a poussés dans le mur », poursuit-il, assurant que l’arrêté a mis les agriculteurs « sous une énorme pression ». « Il ne se rend pas compte qu’une distance de 150 mètres n’est pas applicable, on perd 30 % de notre revenu », précise-t-il avant d’ajouter : « Qui va nous indemniser? Si ces produits sont si dangereux, pourquoi on continue à nous les vendre ? »

Liste dissidente

La décision de Daniel Cueff a aussi du mal à passer car l’arrêté a été décrété sans l’aval du conseil municipal. « Ce n’est pas démocratique », dénonce Dominique Hamon qui y voit un pilotage depuis Paris de l’association qui lutte pour l’interdiction de tous les pesticides en France « Nous voulons des coquelicots ».

L’un des conseillers municipaux, proche de Daniel Cueff, se défend d’un quelconque passage en force. « À l’époque, le maire avait expliqué que l’arrêté ne serait pas soumis au vote, justement pour éviter aux agriculteurs d’être mis en porte-à-faux », assure Jean-Pierre Méar, numéro deux sur la liste « Désir d’Avenir ».

Reste que sa décision a aussi provoqué une scission au sein de l’équipe du conseil municipal l’an passé. « Depuis, deux adjoints et deux conseillers ne viennent plus au conseil, ou viennent mais bloquent tout vote », précise le conseiller municipal.

En février, ces quatre élus ont constitué une liste dissidente, « Langouët Dynamique », en vue des élections municipales. Troisième sur la liste, Jean-Pierre Goupil, contacté par France 24, n’a pas souhaité répondre à la demande d’interview.

« Nous ne voyons pas l’utilité de parler aux médias non locaux », a-t-il fait savoir. « On est devenus le centre d’attraction en Ile-et-Vilaine, ça suffit. Seuls compteront les résultats ». Au total, quinze noms ont été apposés sur la liste mais, début mars, aucune affiche n’était encore collée sur les panneaux municipaux de la ville. Selon les médias locaux, leur programme vise à « améliorer le cadre de vie des habitants », mais n’évoque aucun point sur l’écologie.

« On a appris l’existence de cette liste en lisant le journal, mais on n’en sait pas plus », assure Jean-Pierre Méar, avant d’ajouter, résigné, « de toute façon, cela fait cinq ans qu’ils jouent le rôle de l’opposition ». Dans le village, certains voient derrière cette initiative « la main de la FNSEA ».

« Jusqu’à deux dessins de Plantu dans Le Monde quand même »

De son côté, la liste Désir d’Avenir, conduite par Luc Rambaldi, l’ancien conseiller municipal et fidèle de Daniel Cueff, assure vouloir « faire une place à tous les habitants » et accompagner la transition des agriculteurs conventionnels en apportant un soutien financier pour compenser les pertes de revenu. « Il faudra parler de ce sujet et montrer qu’il y a des solutions », assure Nicole Duperron, 62 ans, issue du collectif des Coquelicots également sur la liste.

Durant cette campagne, Daniel Cueff tâche, lui, de faire profil bas pour ne pas faire de ces élections « un référendum pour ou contre les pesticides ». Le maire n’avait pas imaginé que son combat devenu national viendrait éclabousser sa commune et ses administrés.

De son propre aveu, il dit avoir été dépassé par l’emballement médiatique. « Je ne m’attendais pas à ce que cela prenne de telles proportions », confesse-t-il, avant d’ajouter, non sans une pointe de fierté : « Jusqu’à deux dessins de Plantu dans le journal Le Monde quand même ».

L’édile, désormais président de l’association des maires anti-pesticides de France, va défendre son arrêté devant la Cour européenne de justice avec l’avocate Corine Lepage. Reste que la campagne municipale et la sortie du livre de Daniel Cueff « Paysans, on vous aime, protégez-nous » (mars 2020), qui revient sur son combat, a de nouveau attiré caméras et micros.

Ségolène ALLEMANDOU  09/03/2020

https://www.france24.com/

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

fukushima (npa)

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Japon : il y a neuf ans, Fukushima

La remise en service des réacteurs nucléaires Sendai 1 et 2 (à l’extrême sud de la péninsule japonaise, à proximité du volcan Sakurajima) est autorisée pour début 2015.

Pourtant quelque 16 000 personnes avaient manifesté en septembre 2014 à Tokyo contre ce redémarrage et les sondages montrent que la majorité de la population y est opposée.

Quatre ans après la catastrophe du 11 mars 2011, l’horreur n’en est qu’à ses prémisses. La radioactivité est partout présente, dans les réacteurs éventrés comme dans les sous-sols gorgés d’eau qui souillent le Pacifique.

La gestion des eaux contaminées est aujourd’hui le principal défi car la centrale est une véritable passoire 

Chaque jour, 350 m³ d’eau douce sont injectés dans les réacteurs pour les maintenir à une température comprise entre 20 et 50° C. Cette masse liquide, au contact du combustible nucléaire dégradé, se charge en radioéléments solubles et s’infiltre dans les eaux souterraines.

Quotidiennement, 650 tonnes d’eau radioactive doivent être pompées et traitées, avant d’être entreposées sur le site dans près d’un millier de réservoirs. Actuellement de 600 000 tonnes, le stock ne cesse d’augmenter.

Des fuites à répétition continuent de se produire. « Les rejets en mer continuent depuis le site de la centrale nucléaire, à un niveau difficile à quantifier, et l’ensemble du Pacifique nord est maintenant marqué par le césium 137 jusqu’à environ 500 mètres de profondeur », indique le directeur de l’environnement à l’IRSN.

Le plus difficile reste à venir : l’évacuation des cœurs des trois réacteurs, qui ont fondu juste après l’accident en formant un magma extrêmement radioactif, lequel a perforé les cuves. TEPCo (l’EDF japonais) ne prévoit pas de s’y attaquer avant 2020 ou 2025.

32 millions de personnes sont exposées au Japon à la radioactivité liée à la catastrophe nucléaire (Tchernobyl environ 10 millions…). La population est «dans une situation inextricable», comme le souligne la chercheuse Cécile Asanuma-Brice qui travaille au bureau du CNRS à Tokyo.

Mardi 24 mars 2015

https://npa2009.org/

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07 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (bretagne)

2020-03-08_CarteBZH

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02 mars 2020 ~ 0 Commentaire

galice (nos)

 drap galiz

Le CIG s’affirme comme la première force syndicale en Galice

Avec 4 548 délégués. C’est l’union la plus votée dans des régions de Vigo, La Corogne, Ferrol ou Santiago. C’est une force leader dans des secteurs tels que l’industrie, la santé, l’éducation, la construction ou les services.

L’IGC se consolide en tant que première force syndicale de Galice, avec 4 548 délégués, contre 3 990 à l’UGT (socialiste) et 3 982 à CCOO (post communiste). « Un résultat historique », écrit le syndicat nationaliste, dont le secrétaire général, Paulo Carril, considère que cette avancée est « un instrument utile et capable de véritables contre-pouvoirs face à l’exploitation de classe ».

Les données de représentation syndicale en Galice – la période des élections syndicales 2016-2019, qui s’est terminée le 31 décembre, indiquent que la CIG est la première force dans les régions de La Corogne, Ferrol, Santiago, Pontevedra et Vigo, mais aussi dans les syndicats locaux. de Cee, As Pontes, A Mariña, Verín, O Salnés, O Morrazo et O Porriño.

Fédérations

Par les fédérations, l’IGC est la force syndicale la plus représentative dans l’administration publique, la construction, l’industrie, la santé, les services et l’éducation publique. Dans la fédération bancaire et la FGAMT (qui regroupe les transports, l’alimentation, le textile et la mer), c’est la seule union des trois qui augmente en nombre de délégués.

Au vu de ces résultats, la secrétaire de l’Organisation, Susana Méndez, a tenu à remercier la confiance déposée dans le syndicat. Un résultat qui a été obtenu  « avec beaucoup d’efforts et de travail collectif » et qui nécessitera, pour être maintenu, « des efforts, du travail, de l’engagement et, surtout, une lutte collective, à travers une organisation renforcée, les seuls outils pour y parvenir ».

Paulo Carril a souligné qu’il y a 40 ans, avec les premiers germes du syndicalisme nationaliste, ou il y a 26 ans, lorsque la CIG est née, il était « impensable » d’obtenir ces résultats qui sont aujourd’hui « une réalité imparable ».

Résultats des syndicats

Le secrétaire général de l’IGC a exprimé sa volonté de dialoguer et de négocier avec les gouvernements galicien, espagnol et le patronat, mais a exigé « qu’ils le pratiquent effectivement ».

Il a cependant rejeté le soi-disant dialogue social pratiqué par CCOO et UGT parce que «ce n’est que pour légitimer les pires politiques du PP en Galice ou soutenir la poursuite des réformes du travail et des retraites ou l’augmentation du SMIC qui fixe un salaire minimum avec quatre années de retard par rapport à ce que la Charte sociale européenne établit ».

Quatre décennies après sa construction, le syndicalisme nationaliste est la principale force parmi la population salariée de Galice. Une étape franchie au cours de ces années, non sans difficul-tés et divisions. Comme le rappelle Manuel Mera dans «Élections et mobilisation syndicales», le syndicalisme nationaliste n’a pas participé aux élections de l’Union verticale de 1975, pariant sur le boycott. Les premières élections syndicales ont eu lieu au premier trimestre de 1978 et CCOO avait été clairement vainqueur, avec 2 388 délégués, soit 35% du total. L’UXT y avait obtenu      1 481 représentants.

«Cependant, la grande surprise de ces élections avait été l’ING (anc^tre de la CIG) qui, sans les ressources de CCOO, UXT et même USO, a obtenu 1 072 délégués, soit 15% du total. La CSUT (maoïste), qui était très impliquée dans la construction et le transport, avait atteint 617.

03/02/20

https://www.nosdiario.gal

Commentaire:

Ce résultat est dû à l’implantation des communistes de l’UPG  au sein de la classe ouvrière. L’UPG a créé la coalition BNG et le syndicat CIG. Le BNG risque de profiter d’un effet « Sinn Fein » aux prochaines élection régionales.

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