Archive | Questions bretonnes etc

20 février 2019 ~ 0 Commentaire

guyane (bastamag)

indiens

Les permis d’exploration minière

Menacent désormais 3000 km2 de forêt guyanaise

Iamgold, Goldinvest, Sudmine, projet de la Montagne d’or… Depuis 2017, le gouvernement français ne cesse d’accorder de nouveaux permis d’exploration à des sociétés minières en Guyane. Au point que 300 000 hectares de forêts tropicales y sont désormais menacés de destruction, soit l’équivalent d’un département comme le Rhône. Une politique non seulement contraire aux engagements de la France, mais aussi combattue par les populations locales et par les ONG. « Il ne sert à rien de faire de nouvelles mines d’or, alerte pourtant un ingénieur. C’est une pure logique d’enrichissement des entreprises qui obtiennent ces concessions. »

Une partie de la Guyane va-t-elle se transformer en gruyère, au gré des forages et de l’implan-tation de sites d’extraction minière ? Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement ne cesse d’accorder des permis d’exploration minière en Guyane. Dès le 27 juillet 2017, il autorise la société minière canadienne Iamgold à y rechercher de l’or, de l’argent, du cuivre ou du zinc. Le 17 novembre de la même année, c’est cette fois la société Goldinvest, filiale d’un groupe immobilier, qui se voit attribuer un permis similaire.

Nolwenn Weiler 20 février 2019

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

10 objectifs (sepnb fne)

montagne

Grand débat : contribuez à impulser la transition écologique !

Bretagne Vivante invite toutes les personnes sensibles à la protection de l’environnement à faire entendre leur voix

Alors que les premiers « Grands débats » ont eu lieu et continuent dans toute la Bretagne, Bretagne Vivante invite ses adhérents mais aussi toute personne sensible aux questions environnementales à participer et à remplir les cahiers de doléances, pour éviter que la transition écologique ne passe au second plan et faire en sorte que la place des associations soit reconnue.

Pour cela, elle rappelle 10 objectifs à atteindre de toute urgence.

Pour Yves Le Bail, protecteur de l’environnement et membre de Bretagne Vivante ayant participé à l’un des premiers grands débats bretons, la transition écologique n’est pas traitée à la hauteur de l’enjeu qu’elle représente

« Nous sommes dans une voiture qui s’apprête à rentrer dans un mur, et au lieu de réagir pour l’arrêter, nous sommes en train de nous demander quel petit boulon il faudrait changer pour que ça aille un peu mieux… » 

Un sentiment partagé par de nombreux écologistes. 

« L’écologie n’est nullement l’affaire des plus riches, rappelle le militant, ce n’est pas un luxe, c’est au contraire l’affaire des plus pauvres. Quand on n’a pas d’argent, on est obligé de subir, de manger de la nourriture pleine de pesticides, et on n’a pas les moyens de se payer des billets de train, car le train n’est plus suffisamment soutenu par l’Etat, il est devenu beaucoup trop cher. Il faut arrêter de voir l’écologie comme une contrainte : il est au contraire vital qu’elle soit complètement démocratisée. »

En effet, de nombreux thèmes, autour du Grand débat, concernent la protection de l’environnement et des hommes, et Bretagne Vivante encourage tous ceux qui veulent porter ces messages à aller les faire connaître.

10 objectifs pour la transition écologique

Bretagne Vivante est fortement impliquée dans le cadre des réflexions initiées par la région Bretagne sur le projet de la Breizh COP ayant pour but de répondre au défi climatique. L’ensemble du collectif pour une transition écologique et solidaire de la Bretagne (Alternatiba, Bretagne Vivante, Coben, Cohérence, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Bretonne Nature Environnement) a établi une liste de propositions pour une Région qui soit en mesure de se donner les moyens de respecter l’objectif incontournable de division par 4 des émissions de gaz à effet de serres.

Devant l’urgence climatique, 10 objectifs de transition ont été identifiés :

1  Réduire les émissions de Gaz à effet de Serres énergétiques et diviser par 2,5 la consommation d’énergie à l’horizon 2040.

2: Une reconquête de la biodiversité et des paysages, par un plan régional ambitieux visant le doublement des surfaces d’espaces naturels protégés pour 2030.

3  Viser 100 % des eaux brutes et un littoral en bon état écologique.

4  Une Bretagne ZERO déchet et économe en ressource.

5  Développer l’agriculture biologique et les circuits courts.

6 Diminuer l’artificialisation des sols et viser le zéro artificialisation nette.

7 50 % des déplacements en mode doux ou collectif.

8 Équilibre et solidarité entre les métropoles et les territoires ruraux.

9 Aides publiques conditionnées à l’existence de projets de territoires intégrant en priorité les enjeux environnementaux et sociaux locaux.

10 Education et formation à la transition écologique et solidaire.

Nous appelons les habitants, associations, entreprises, collectivités à nous rejoindre dans cette démarche et à faire entendre leur voix.

 Nous soutenons les positions prises par France Nature Environnement, ici :

https://www.fne.asso.fr/

Et suivez nos réflexions et propositions d’actions sur notre page Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/

Lundi 18 février 2019

https://www.bretagne-vivante.org/

Lire aussi:

Grand Débat : sortir du cadre pour permettre la transition écologique et solidaire. Une participation malgré des doutes (FNE)

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

régionalisme (bretons)

breizxit

Bretagne

Le régionalisme ne branche pas les gilets jaunes

Lors de son étape au conseil régional, jeudi à Rennes, Edouard Philippe a signé le contrat d’accessibilité de la Bretagne qui ne porte pas seulement sur un renforcement de certaines modalités de transports. Il vise aussi à promouvoir ce que le Premier ministre appelle « une décentralisation de projets », transférant de nouvelles prérogatives de l’État vers les instances régionales dans des domaines comme la gestion de l’eau, la biodiversité, l’éolien en mer…

Le chef de gouvernement sait qu’en venant en Bretagne, il faut toujours parler de décentrali-sation, thème particulièrement cher à une région que la géographie et l’histoire ont érigé parmi les chefs de file du régionalisme. Du reste, le mouvement des bonnets rouges, à l’automne 2013, avait placé le renforcement du pouvoir régional parmi ses revendications prioritaires à l’adresse de « l’État jacobin ». Il est vrai qu’il avait à sa tête Christian Troadec, élu carhaisien et militant régionaliste très actif.

Mais quand on regarde du côté des gilets jaunes, on fait chou blanc. Même en Bretagne, le régionalisme et le renforcement des instances régionales ne figurent nulle part dans l’abondant catalogue des revendications exposées depuis près de trois mois.

Quand une délégation des gilets jaunes a été reçue à la préfecture de région, à Rennes, elle a exposé des revendications autour du pouvoir d’achat, de la fiscalité, des taxes liées à l’énergie, le retour de l’ISF, la suppression du CICE, l’instauration du référendum d’initiative populaire… Pas un mot sur un renforcement des pouvoirs régionaux. Si l’on fait un petit tour du côté des réunions publiques du grand débat, le résultat n’est pas beaucoup plus probant. Le régionalisme est quasiment toujours absent.

La première raison, c’est probablement parce que les gilets jaunes considèrent que dans la verticalité ambiante, les réponses sont à Paris. Et c’est de là-bas qu’elles sont attendues, quand on parle de pouvoir d’achat, de fiscalité ou du RIP.

Mais l’autre raison, moins perceptible mais plus préoccupante, c’est que chez les gilets jaunes et bien au delà d’eux, on ne semble plus compter sur les élus régionaux pour régler des problè-mes. Donc inutile de renforcer leurs pouvoirs.

On touche du doigt l’une des grandes problématiques révélées par ce conflit : la crise de la représentativité. Autrement dit la perte de confiance des administrés envers leurs élus. Pour une démocratie représentative comme la nôtre, ce n’est pas un constat très rassurant.

René Perez 11 février 2019
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Commentaire:
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Un article qui pose des problèmes!
D’abord il vient d’un journal (proche du Télégramme) « jacobin » mais libéral sur la culture bretonne!  Deuxio tout le monde a pu voir les marées de « Gwenn ha du » lors des actions bretonnes des GJ et les seuls drapeaux régionaux à Paris. Donc il y a bien une « question régionale » bretonne qui s’exprime. Mais pourquoi cela ne va-t-il pas jusqu’à des revendications institutionnelles?
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Une explication proposée: l’attitude des rares bretons qui ont collaboré (en tant que bretons, il y avait aussi les « français » ) avec les nazis, rappelée sans cesse, a servi de prétexte pour figer pour une grande période la revendication « politique » devenue taboue. N’oublions pas que tous les médias et élus, n’arrêtaient pas de faire « l’amalgame » autonomiste /nazi ! Alors s’étonner aujourd’hui d’un déficit de régionalisme alors que c’était le but recherché, c’est assez fort!

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

carte scolaire 22 (fr3)

sardines

Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

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La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (le peuple breton)

sncf

La ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes sauvée

Morlaix-Roscoff abandonnée ?

Bonne nouvelle dans l’est de la Bretagne après les signatures des pactes d’accessibilité entre l’État et les régions Pays de la Loire : la ligne Châteaubriant-Rennes sera bien intégralement remise en état et rouverte à la circulation des trains.

En revanche, Morlaix-Roscoff… 

Il y a quelque jour encore, le devenir de la section Châteaubriant-Retiers était très incertain. En effet la région Pays de la Loire menaçait de ne pas verser son écot en cas de non-participation de l’État au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame des Landes.

Problème aujourd’hui réglé : d’après les informations disponibles, l’État financera en totalité les premiers travaux d’urgence, à hauteur de 3,8 M€, sur la section Le Mans-Alençon, puis apporte-ra un complément de financement de 1,3 M€ au profit de la section Retiers-Châteaubriant dans de le cadre de la rénovation de la liaison ferroviaire Châteaubriant-Rennes.

C’est une victoire importante pour l’Association Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) qui annonce son intention de rester mobilisée et de « profiter de la tenue des travaux pour travailler ensemble à construire nos besoins de services sur cette ligne rénovée et nous préparer à pour faire avancer sa modernisation et son développement. »

En effet, le dossier n’est pas fermé. La vigilance reste de mise et une réflexion est nécessaire car l’existence de la ligne pourrait à nouveau être remise en cause d’ici 10 ou 15 ans, selon l’ACCRET, qui consultera à nouveau les habitants pour connaître leurs besoins et faire passer le message aux pouvoirs publics.

Rappelons que le service avait été dégradé puis interrompu en raison du manque d’investisse-ments de maintenance, malgré la croissance de la fréquentation de la ligne. Un tel problème pourrait se reproduire. Autre risque : que l’évolution des systèmes de signalisation et de pilotage rende obsolète l’équipement de la ligne Châteaubriant-Rennes en cas de non-modernisation.

Le sauvetage de la ligne rouvre la possibilité de mettre en place une deuxième liaison TER Rennes-Nantes, en plus de la liaison via Redon. Ce scénario permettrait d’améliorer la fréquence des trains et simplifierait la vie des usagers en cas de panne ou d’accident sur l’axe Nantes-Redon-Rennes, très fréquenté, et partiellement traversé par les TGV. L’autre intérêt d’une ligne TER Nantes-Rennes via Châteaubriant serait de pouvoir être entièrement consacré à la desserte quotidienne du territoire, à des prix accessibles, puisqu’aucun TGV n’y circulerait.

Du côte de Morlaix en revanche, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes 

La ligne Morlaix-Roscoff est toujours fermée et le pacte d’accessibilité ne prévoit pas de travaux de remise en état. On s’orienterait donc vers une nouvelle fermeture de ligne en Bretagne, alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait éclater aux yeux de tous la gravité de la dépen-dance à la voiture individuelle.

De plus, le Brexit pourrait amener une partie des marchandises circulant entre l’Irlande et l’Europe à transiter par les ports bretons, ce qui légitimerait le maintien de la ligne ferroviaire pour les besoins du fret, à moins de vouloir inonder nos routes de toujours plus de camions…

Pour le sauvetage de la ligne Roscoff-Morlaix, une manifestation est prévue le 2 mars à Roscoff. Après la marche de l’UDB Jeunes le 9 février, soutenue par la CGT, par SUD et par l’association de défense de la ligne (APMR), il reste à transformer l’essai pour amener la région et l’État à revoir leurs plans.

Nil CAOUISSIN 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Bravo pour l’auto-promo! Nous on sait pas faire!

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

procès (le peuple breton)

republica-catalana

Ouverture du procès

Contre les indépendantistes catalans

Ce dimanche 10 février 2019, un front de droite (PP), populistes (Ciudadanos) et tout ce que l’Espagne compte d’organisations d’extrême droite et de groupuscules franquistes (auquel s’est joint l’inqualifiable Manuel Valls) a manifesté à Madrid pour la défense de l’Espagne et contre le gouvernement de Pedro Sanchez, qualifié depuis les dernières semaines par l’opposition de « traitre à la patrie », de « menteur » et de « négociateur de merde » (sic).

Quelques 50 000 personnes (200 000 selon les organisateurs) se sont réunies aux cris de « Viva Espana ! », « Puigdemont en prison » et en réclamant des élections anticipées. Sanchez est accusé de vouloir attenter à l’unité du pays et à la Constitution pour avoir proposé une rencontre entre partis espagnols et catalans avec présence d’un rapporteur, qualifié de « médiateur » par les anti-indépendantistes.

Le président de la Catalogne est désigné comme un « golpista » (putschiste) qu’il faut emprisonner ainsi que tous les leaders et politiques indépendantistes. Le président du PP, Pablo Casado lui-même, a expliqué que « l’agenda de la Catalogne, c’est l’agenda de l’ETA ». Les groupes extrémistes présents et appelant à la manifestation étaient Vox, España 2000, Coalición ADÑ (Falange Española, Alternativa Española, Democracia Nacional), Hogar Social (grup neonazi).

Les organisateurs n’ont pas eu de mots assez durs pour critiquer le gouvernement « illégitime » et les Catalans : « humiliation insupportable de l’État et de la dignité des Espagnols », « trahison et cession au chantage des indépendentistes », « couleur jaune tolérée lors des réunions avec les Catalans », « négociation du budget contre la souveraineté nationale », « incapacité à garantir l’unité nationale et l’indivisibilité de la nation », « dérive suicidaire de Sanchez »… Les orateurs n’ont pas manqué d’apporter leur « soutien aux juges victimes de la pression des indépendantistes ».

Dans la semaine, Sanchez avait rendu publique la rupture des négociations avec les partis indépendantistes pour le vote de son budget 2019, indiquant qu’il ne discuterait jamais l’autodétermination de la Catalogne. Les partis catalans ont maintenu leur vote contre le budget des socialistes devant le refus du gouvernement de Sanchez d’un quelconque signe d’ouverture ou de dialogue, que ce soit envers les prisonniers politiques ou en faveur d’un règlement politique de la question catalane.

Tout est prêt pour un procès à charge contre les indépendantistes

Le Tribunal Suprême de son côté a fait les derniers préparatifs pour ouvrir dès cette semaine le macro-procès contre les 12 indépendantistes catalans emprisonnés depuis un an et demi. Les prisonniers ont été transférés le vendredi 1er février de Catalogne jusqu’aux prisons madrilènes, pour être à disposition de la justice espagnole.

Le transport et les conditions de détention se sont déroulés dans des conditions déplorables, dénoncées par la défense, les détenus eux-mêmes, des élus ainsi que des associations de défense des droits : trajet en camion pénitentiaire, humiliations par la guardia civil, regroupement dans une prison des plus violentes d’Espagne, pas de chauffage dans les cellules, confiscation de tout vêtement ou objet jaune, accès tardif aux ordinateurs destinés à préparer la défense, refus d’observateurs internationaux dans la salle, récusation de la moitié des témoins de la défense et des preuves (pas ceux du parquet ni de l’accusation de l’extrême droite), refus des recours des inculpés contre les irrégularités…

Le gouvernement espagnol de son côté lance à grands frais une campagne nationale et internationale pour défendre l’image de l’Espagne et l’impartialité de sa justice face, disent-ils, aux attaques diffamatoires des indépendantistes catalans.

Manifestations catalanes et tension en perspective

Les associations catalanes de leur côté et les élus multiplient les manifestations de soutien aux prisonniers politiques et n’ont de cesse de réclamer leur libération sans condition. Le jour de l’ouverture du procès, des manifestations sont convoqués dans plusieurs pays d’Europe, ainsi qu’à Madrid.

Le 21 février, une grève générale est prévue en Catalogne.

Plus de 400 maires de Catalognes réunis à la mairie de Barcelone ce dimanche 10 février exigeaient la liberté pour les Catalans. Quim Torra, le président de la Generalitat a de nouveau qualifié le procès de « farce » scandaleuse et accuse le parti socialiste d’avoir rompu unilatéralement le dialogue. Les plus hautes autorités catalanes prévoient d’être présentes lors de l’ouverture du procès à Madrid, après avoir accompagné les prisonniers jusqu’à leur transfert par la police espagnole.

Alà Baylac Ferrer 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

baccalauréat (médiabask)

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Réforme du baccalauréat
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La langue basque en danger

A l’occasion d’une conférence de presse, l’association Euskara Geroan (défense de l’enseignement en langue basque dans les établissements du secondaire dans l’enseignement public et privé) ; a exprimé ses inquiétudes sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Les enseignants du secteur public et privé – hors filières immersives- , redoutent des conséquences néfastes pour l’enseignement de la langue basque

Alors que le coefficient des langues anciennes se maintiendrait à 2, celui des « langues dites régionales » chuterait à 0,6.

Ce mercredi 6 février, les enseignants de basque, mais aussi de breton, d’occitan et de corse se sont mobilisés afin de défendre le statut des « langues dites régionales » dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat. Ils dénoncent la chute du coefficient de l’option « Langue régionale » et craignent une baisse des dotations pour les matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

Comme l’explique Laida Etxemendi, enseignante de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) en basque, Euskara Geroan s’est constituée « pour veiller à l’évolution de l’euskara dans le temps, car cet enseignement est souvent fragilisé par des réformes ». Aujourd’hui, les membres de l’association ont semble-t-il de quoi s’inquiéter concernant la place des langues territoriales dans les réformes en cours.

Basques, Corses, Bretons et Occitans ont souhaité unir leurs voix afin de mieux se faire entendre.

Leur objectif : protéger le statut de ces langues afin qu’elles ne soient pas affaiblies mais au contraire préservées et renforcées. Au Pays Basque Nord, les enseignants ont remis une lettre aux élus locaux afin de les interpeller.

« Des locuteurs complets »

Deux mesures sont particulièrement visées par Euskara Geroan. Tout d’abord, l’association dénonce le flou qui entoure les dotations des matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

« Nous avons très peu d’informations sur la réforme concernant la filière bilingue et nous ne savons pas si les disciplines non linguistiques vont bénéficier de dotations restrictives » s’inquiète Laida Etxemendi. Pour elle, le constat est sans appel : « s’il n’y a pas les moyens nécessaires, la filière ne pourra pas se développer et nous ne pourrons pas atteindre la parité horaire nécessaire pour obtenir des locuteurs complets ».

Les enseignements optionnels pour les élèves n’ayant pas pu suivre la filière bilingue font eux aussi l’objet d’inquiétudes.

« On voit que même si un effort a été fait pour les langues anciennes (latin et grec), cela est loin d’être le cas pour les ‘langues dites régionales’ », regrette l’enseignante. L’association Euskara Geroan dénonce la chute du coefficient de l’option Langue basque à 0,6. Celui pour les langues anciennes est pour sa part maintenu à 2. « La question de la motivation de l’élève à suivre une option comportant trois heures de cours par semaine pour un coefficient aussi bas se pose évidemment » s’indigne-t-elle.

« Peu d’établissements »

La réforme prévoit enfin une spécialité « Langue vivante étrangère régionale ». « On pourrait s’en réjouir » commente l’enseignante de SVT. « Seulement, dans la pratique, très peu d’établisse-ments bénéficieront de cette spécialité ». La réforme du lycée envisage en effet des spécialités que les élèves pourront suivre en fonction de leur projet post-bac. Sur trois spécialités choisies au niveau de la classe de première, seules deux seront poursuivies en terminale.

Le collectif d’enseignants demande également le rétablissement de l’enseignement optionnel « Langue et culture régionale » qui a été supprimé des séries technologiques.

AINHOA AIZPURU 08/02/2019

https://mediabask.naiz.eus/

Commentaire:

Les langues « régionales » sont plus en danger par le désintérêts de leurs locuteurs, de leurs enfants et petits enfants, plus que par les coupes dans les budgets. En Bretagne c’est une infime minorité qui fréquente le bilingue et les « initiations ». C’est la transmission familiale et la vie sociale qui font aussi vivre une langue. Pas que les enfants par l’école. Ce n’est pas une raison de voir l’argent des langues régionales passer en crédit d’impôts pour les riches!

Le NPA pour sa part, soutient le droits des parents de voir leurs enfants recevoir du breton: que ce soit en bilingue, initiation ou immersion, de la maternelle au BAC, avec embauche des CDI nécessaires.

 

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

fest noz migrants (le peuple breton)

affichefest1

Un fest-noz solidaire en soutien à

SOS Méditerranée à Bain de Bretagne

Le Peuple breton : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette soirée et ses objectifs ?

Bleuenn Aulnette : Le fest-noz solidaire du 15 février prochain aura lieu à Bain de Bretagne à partir de 20h. C’est une soirée de soutien à SOS Méditerranée co-organisée par l’antenne rennaise de SOS Méditerranée, l’association « accueillir au pays » qui apporte une aide aux demandeurs d’asile dans la région Bain de Bretagne et le groupe de musique bretonne Digresk.

Son objectif : donner plus de visibilité à notre mission, sensibiliser un public large aux questions de migration et collecter des fonds pour le sauvetage en mer. En effet, les opérations de sauve-tage sont financées à plus de 95 % par des dons privés, essentiellement de citoyens qui n’acceptent pas de continuer à laisser mourir des gens en mer sans rien faire.

Finalement, le navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius, a-t-il trouvé un port d’attache ?

Fin 2018, SOS Méditerranée a du renoncer à affréter l’Aquarius qui n’avait plus de pavillon et était comme d’autres navires humanitaires de secours en mer victime depuis plusieurs mois d’un harcèlement administratif politique et judiciaire. Les équipes opérationnelles de SOS Méditer-ranée étudient des propositions d’armateurs pour affréter un nouveau navire citoyen dédié à la recherche et au sauvetage avec l’espoir de repartir en mer le plus rapidement possible car tant que des personnes risquent leur vie en traversant la Méditerranée, il est de notre devoir d’aller leur porter secours.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ?

Souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard : « l’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère ». Pour SOS Méditerranée, il s’agit avant tout de sauver des vies. Selon le HCR, 1 personne sur 6 s’est noyée en Méditerranée en 2018 en tentant de rejoindre l’Europe. Les considérations politiques sur la migration et la gestion de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en Europe ne justifient pas qu’on laisse des hommes des femmes et des enfants se noyer en mer aux portes de l’Europe.

affichefest-noz

Refuser de tendre la main aux réfugiés dans la Méditerranée revient ni plus ni moins à les laisser mourir. Si votre conscience n’a pas de problème avec cela, le fest-noz organisé à Bain de Bretagne pour SOS Méditerranée le 15 février prochain n’est pas pour vous ! Pour tous les autres, Le Peuple breton a posé quelques questions à Bleuenn Aulnette.

Gael BRIAND 8 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

démographie bretonne (bretagne bretons)

bretagne

Recensement en Bretagne

Le fossé se creuse encore entre est et ouest

Les résultats du recensement 2011-2016 viennent d’être publiés par l’Insee. Avec un premier constat : la population de la Bretagne a encore augmenté sur ces cinq ans (+ 0,5%) mais avec un ralentissement par rapport au recensement précédent de 2006-2011 où les arrivées dans la région avaient été nombreuses et le solde naturel plus dynamique.

Mais ce pourcentage de progression est loin d’être uniforme. La carte ci-dessus est éloquente : elle témoigne que le fossé s’est encore creusé entre l’est et l’ouest avec ce fort contraste de couleur.

L’agglomération rennaise concentre les plus forts pourcentages de hausse, au point qu’elle figure aujourd’hui au quatrième rang national des villes les plus attractives. L’agglo Rennes Métropole compte maintenant 440.000 habitants et, à ce rythme, elle va finir par totaliser autant d’habitants que les Côtes-d’Armor.

Brest retrouve la hausse

La plupart des villes bretonnes voient également leur population augmenter, y compris Brest-Métropole qui était en baisse entre 2006 et 2011. Il est vrai qu’en cinq ans à peine (2007-2012), l’arrondissement de Brest avait perdu 5.000 emplois dans l’ensemble des activités liées à la Marine nationale, presque sans bruits et sans heurts. Mais cela n’a pas échappé aux statistiques du recensement précédent. Cette fois, la tendance s’inverse mais légèrement (+0,2%). Les agglomérations de Lorient, Quimper, Concarneau ou Saint-Malo sont elles aussi en hausse démographique.

La zone bleue s’étend

Quand on fait abstraction de l’Ille-et-Vilaine, la lecture de la carte démographique est nettement moins flatteuse. C’est particulièrement vrai dans le Centre-Bretagne où la population est encore en baisse, tout comme sur le littoral nord des Côtes-d’Armor et du Finistère.

On notera également que la tendance ne s’arrange pas pour Douarnenez, dont la population était déjà en baisse au recensement précédent. La crise de la pêche a laissé des traces profondes et la situation géographique de la cité penn sardin ne constitue pas le meilleur tremplin pour rebondir.

Pour tous ces secteurs, l’Insee note que l’excédent migratoire est aujourd’hui insuffisant pour compenser le déficit du solde naturel.

15 janvier 2019

http://www.bretagne-bretons.fr/

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

kendal breizh

lyon kend

Pour commémorer

Un an de la mort de Kendal Breizh

Quelques mots sur Olivier Le Clainche aussi appelé Kendal Breizh, militant morbihannais mort le 10 février 2018. Je souhaiterais évoquer sa mémoire en évoquant deux questions qui traversent le mouvement social actuellement. Celle de la violence et celle des raisons pour lesquelles on s’engage.

Kendal Breizh avait choisi de partir combattre auprès des YPG, l’armée du Kurdistan syrien, contre DAESH puis l’armée de Erdogan. Il a finalement été tué par un bombardement de l’armée turque. Même si vous pensez comme moi que la violence est une impasse stratégique dans la grande majorité des cas, il y a parfois des situations qui posent question et où les choix doivent être respectés.

Kendal Breizh défendait par son engagement le processus de démocratisation au Kurdistan syrien. Ce processus de démocratisation entend mettre en place des formes de prises de décision à la base avec le même pouvoir pour les femmes et pour les hommes.

Le meilleur hommage est d’aller se renseigner sur son combat en toute connaissance de cause. »

Serge

ken

Lire aussi:

Un hommage rendu à Kendal Breizh, le combattant breton tué en Syrie (20 mn)

Hommage à Kendal Breizh (TC)

Du Chiapas au Rojava : l’autogestion est possible (TC)

Les Kurdes rendent hommage à « Kendal Breizh », Breton mort en Syrie en combattant Daech avec eux (Le Huffington Post)

Hommage à Kendal Breizh (Rebellyon)

Bloaz ’zo e oa aet Olivier Le Clainche d’ar bed all (Le Peuple Breton)

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