Archive | Questions bretonnes etc

14 août 2017 ~ 0 Commentaire

corse (le parisien)

 corsica

150 personnes manifestent pour la démolition des villas illégales de Pierre Ferracci

Les personnes rassemblées vers midi ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux villas. Environ 150 personnes se sont rassemblées dimanche devant deux villas construites sur le site protégé de la plage de la Rondinara, près de Bonifacio, par Pierre Ferracci.

Condamné à un million d’euros pour travaux hors permis de construire, Pierre Ferracci fait face à la colère des riverains.

Les 150 personnes, rassemblées vers midi contre la construction de deux de ses villas sans autorisation, ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux construction en question. «Le préfet, le procureur, le tribunal, l’opinion ont déclaré illégales ces constructions, pourtant elles sont encore là, comme une injure à tous les Corses», a déclaré Maxime Susini, membre de l’association de défense de l’environnement U Levante.

«Ces constructions doivent disparaître afin que le site soit remis dans son état originel. Pour cela, nous demandons que M. Ferracci soit exempté du paiement de l’amende d’un million d’euros. Nous n’en faisons pas une question d’argent», a-t-il ajouté, précisant que le rassem-blement s’effectuait «à l’appel du seul Collectif pour le respect de la loi et la démolition des villas de A Rundinara».

Le 5 juillet, la cour d’appel de Bastia a confirmé une condamnation, à l’encontre de SCI Tour de Sponsaglia, dont est gérant Pierre Ferracci, par ailleurs président du Paris Football Club et proche du président de la République Emmanuel Macron, reconnu coupable d’avoir construit deux villas hors permis de construire.

La justice n’a pas ordonné la démolition des deux bâtisses, au grand dam d’associa- tions dont U Levante, qui ont saisi la cour de Cassation.

Suite à un autre rassemblement demandant la démolition des villas fin juillet à Vizzavone en Haute-Corse, Pierre Ferracci avait déclaré ne pas comprendre «cet acharnement». «J’ai reconnu avoir modifié un permis, qui était totalement légal, et j’ai été condamné à une lourde peine d’amende, d’un million d’euros, que je n’ai pas contestée», avait-il précisé.

13 août 2017

http://www.leparisien.fr/

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

tourisme (france info)

« Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme » : en Espagne, des activistes torpillent le tourisme de masse

Roues de vélo crevées, agences de voyage verrouillées, touristes bousculés… Plusieurs groupes anticapitalistes et indépendantistes catalans ou basques mènent des actions coup de poing pour dénoncer les dérives du tourisme.

A quelques pas du célèbre stade du Camp Nou de Barcelone (Espagne), des touristes  profitent de l’architecture de la ville derrière les vitres d’un bus, en cette fin juillet. Au croise- ment d’une rue, trois hommes encagoulés surgissent et bloquent le véhicule. « Nous nous préparions à voir quelqu’un monter avec un couteau ou une arme », raconte l’un des touristes britanniques installés dans le bus. En réalité, des activistes taguent simplement le pare-brise avec ces mots : « Le tourisme tue les quartiers. » La scène, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, ne dure que quelques secondes, mais son retentissement dépasse vite les frontières espagnoles.

Depuis quelques mois, des actes de vandalisme contre des installations touristiques se multiplient en Espagne. Des pneus de vélos de location sont percés, les grilles d’agen- ces de voyage sont verrouillées avec du silicone… Derrière ces actions coup de poing se cachent des militants d’Arran. Un groupe anticapitaliste et indépendantiste catalan, considéré comme le mouvement de jeunesse de la CUP, un parti qui compte dix députés au Parlement catalan. “Il est clair que le tourisme de masse a provoqué de nombreux problèmes : le manque de logements, la destruction de l’environnement et l’augmentation de la précarité des travail- leurs”, expliquent ses porte-paroles, Palma, Àngels et Pau Oliver. Pour changer ce système, ils ont décidé de passer à la méthode forte.

Des confettis sur les touristes en terrasse 

Une semaine auparavant, à quelques centaines de milles nautiques de Barcelone, d’autre militants d’Arran avaient secoué les professionnels du tourisme. Le 20 juillet, vers 20h30, le soleil inonde les terrasses des restaurants de Palma de Majorque, dans l’archipel des Baléa- res. Les touristes sont nombreux, attablés autour de paellas et de fruits de mer, quand une vingtaine de jeunes activistes débarquent sur les planches du restaurant Mar de Nudos. Fumi- gènes dans une main, confettis dans l’autre, ils sèment rapidement la panique, entourés par des serveurs en chemise blanche et cravate noire qui tentent de les contenir. Sur leur pancarte, le message est toujours le même : « Le tourisme tue Majorque ». L’action est filmée et ensuite diffusée avec un montage soigné, façon clip musical.

Là encore, les militants justifient leur méthode brutale. « La violence, elle provient des politiques néolibérales qui nous expulsent et nous précarisent, explique Maria Rovira à France- info. Nos actions, c’est de l’autodéfense. » En pleine saison touristique, les militants ont bien compris que leurs happenings trouvaient une caisse de résonance inédite. « D’autres actions sont en préparation », lâchent les porte-paroles d’Arran, sans donner d’autre précision.

« Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel »

Les militants d’Arran ne sont plus les seuls à mener de telles actions pour dénoncer « l’inva- sion » des touristes. Le mouvement s’est peu à peu étendu en Espagne. Dans l’ouest du pays, dans la ville de Saint-Sébastien, les activistes de gauche d’Ernai, liés cette fois au mouvement indépendantiste basque, ont tagué les murs des rues du centre-ville avec le mot d’ordre :  «Turistas go home» (en français, « Touristes, rentrez chez vous »). Le 17 août, ils appellent aussi à une manifestation dans cette ville de 180 000 habitants qui a accueilli 2 millions de touristes en 2016. Leur slogan : « Votre tourisme, la misère des jeunes. » Toujours le tourisme en ligne de mire. Pourquoi ? Parce que « la question touristique représente le problème libéral avec une grande clarté », expliquent les militants d’Ernai.

Face à ces actions, les politiques ont commencé à monter au créneau. « L’Espagne ne peut pas recevoir le touriste à coups de pied », s’est emporté le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lundi 7 août. Un mot s’est même imposé dans le débat public : « Turismofobia », la « tourismophobie ». Mais le terme ne plaît pas du tout aux activistes. « Ce n’est pas de la tourismophobie, c’est de l’anticapitalisme », plaident les militants d’Ernai. « C’est un concept inventé qui tente de dénaturer une lutte complètement légitime », abondent les militants d’Arran. Nous savons que voyager est une activité humaine qui peut être très enrichissante. Le problème, ce n’est pas le tourisme, mais le modèle touristique actuel. Les militants d’Arran

« Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or »

Après de nombreuses condamnations de leurs actions, ces militants tentent de redorer leur blason. « Ces actions de protestation sont légitimes pour créer un débat public, explique Maria Rovira, une militante d’Arran, à Franceinfo. De cette manière, nous avons placé ce débat indispensable sur la table. » Et pour montrer leur implication, ces activistes font d’ailleurs des propositions précises pour mettre fin aux dérives du tourisme de masse : stopper l’attribu- tion de licences aux hôtels et activités touristiques, augmenter les impôts sur les entreprises touristiques et interdire les sociétés de location d’appartements entre particuliers, notamment Airbnb. Un programme validé par la CUP. Début août, le parti a répété que les actions d’Arran étaient « légitimes » et qu’elle lui « renouvelait » son soutien.

Nous demandons concrètement que l’industrie touristique arrête d’exploiter le territoire à coût zéro, précarisant les travailleurs et expulsant les habitants. Maria Rovira, militante à Franceinfo

Cette stratégie sera-t-elle payante ? « Ils font une grave erreur », analyse dans le Guardian Santi Vila, conseiller au gouvernement de Catalogne. Selon lui, les actions d’Arran nuisent à l’image de Barcelone et de la Catalogne et « ne vont pas aider la cause de l’indépendance ». La droite espagnole a d’ailleurs commencé à utiliser ces actions pour dénoncer, plus largement, les positions politiques de la gauche et des indépendantistes.

Dans un pays qui accueille 75 millions de touristes chaque année, ce qui génère 11% de son PIB, le sujet est plus que sensible. « Il faut faire très attention avec la poule aux œufs d’or », a prévenu sur RTVE  un député basque, inquiet de voir diminuer cette manne économique. La réponse des militants est déjà toute trouvée : « A ceux qui disent que le tourisme est la principale activité économique du pays, nous leur répondons que c’est précisé- ment le problème, explique Maria Rovira. Nous devons diversifier l’économie et remettre les personnes au centre de nos préoccupations. »  Quitte à se mettre à dos une bonne partie de la population, pourtant favorable à une modération touristique.

Robin Prudent  13/08/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Rien de bon à attendre « d’anticapitalistes » pas vrai? En attendant tous ceux/celles qui on visité l’Espagne ont pu observer combien ce pays est saccagé par le tourisme…

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

nuisibles (lt)

fdsea

Source: Le Télégramme 24 Avril 2017

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07 août 2017 ~ 0 Commentaire

le paysan impossible

Le-paysan-impoible

Comment sortir de la confusion politique qui frappe le monde agricole ?

Comment en révéler les antagonismes et y assumer le conflit de classes ? Yannick Ogor, ancien animateur de la Confédération paysanne, éleveur et maraîcher en Bretagne, retrace la contestation agricole en France depuis soixante ans, ses tentatives et ses impasses.

Mêlant récit autobiographique et Histoire, il revient aux racines de la question agricole, éclaire les lieux de pouvoir et les faux-semblants qui structurent l’alimentation des masses. Pour qu’on puisse enfin se départir de l’immuable et mensongère figure du « paysan » qui ne sert qu’à justifier l’asservissement de l’agriculteur à la logique industrielle.

lepaysanimpossible@yahoo.fr

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03 août 2017 ~ 0 Commentaire

nationalisme (lutte ouvrière)

breizxit

Catalogne : l’impasse des nationalismes

Le numéro un du Parlement catalan, Carles Puigdemont, a récemment annoncé une nouvelle consultation, par référendum, de la population vivant en Catalogne, concernant l’indépendance de cette région. Il y a trois ans, un référendum consultatif avait mobilisé un tiers des six millions d’électeurs que compte la Catalogne. Il avait été considéré comme illégal par le gouvernement central de Madrid qui avait réagi par des menaces et différentes mesures de sanctions administratives et judiciaires. Cela n’a pas empêché aujourd’hui les politiciens indépendantistes de défier de nouveau le pouvoir central.

Que veulent réellement les dirigeants catalanistes ? S’en prendre à ceux qui exploitent les travailleurs, ouvriers ou paysans vivant en Catalogne ? Quand ils s’adressent aux opprimés ce n’est que pour obtenir leurs suffrages. Et ils en recueillent un certain nombre, ne serait-ce que parce que la situation des classes populaires se dégrade, en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne. Les politiciens catalanistes accusent les dirigeants de l’État central de favoriser les autres régions. Ils revendiquent de ne plus rien devoir payer à Madrid pour pouvoir gérer la Catalogne comme un pays indépendant. Comme si la Catalogne d’aujourd’hui était le pays martyr, victime du pouvoir central ! Mais demain dans une Catalogne indépendante, qui peut croire que les banquiers catalans et autres, les industriels, les riches, vont se mettre à défendre les intérêts des classes populaires de Catalogne ?

Les dirigeants du mouvement nationaliste catalan visent en réalité à défendre les intérêts des possédants de cette région. Ils veulent entraîner derrière eux l’ensemble de la population, y compris les classes populaires. Ce n’est pas la première fois qu’en Catalogne comme dans bien d’autres pays du monde le régionalisme ou encore le nationalisme sont utilisés comme une arme au service des bourgeois et des possédants.

Cela a déjà existé en Espagne. La Catalogne fut l’une des régions qui connut le développement rapide et puissant d’une classe ouvrière constituée de travailleurs venus de diverses régions où la misère régnait dans les campagnes. Et, à cette période, les militants socialistes et anarchistes combattaient le nationalisme. À Barcelone, ils imposèrent par exemple que les tracts ouvriers soient toujours publiés en espagnol pour ne pas écarter les « émigrés » d’alors qu’étaient les travailleurs des autres régions.

Plusieurs années plus tard, dans la période qui suivit la victoire de Franco, l’idée qu’il ne fallait pas se diviser au sein du mouvement ouvrier était partagée par de nombreux militants. Pour eux, l’idée que le monde du travail se défendrait en reprenant les drapeaux des régionalistes contribuait à diviser les exploités. C’est bien ce qui se produit ­aujourd’hui, alors qu’au contraire, de l’Andalousie à la Catalogne, au Pays basque ou ailleurs, les travailleurs ont les mêmes intérêts.

Henriette MAUTHEY 02 Août 2017
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Commentaire:
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Une belle manifestation du « national communisme » de LO! Ah! Si tous les peuples avaient fait comme les français! Abandonner (plus ou moins volontairement) leurs patois, dialectes et identités régionales! Ils auraient tout comme nous une 5è République « sociale » et un Macron!
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Plus sérieusement LO en ignorant le mot d’ordre d’autodétermination et en mettant opprimés et oppresseurs sous la même étiquette de « nationalisme », n’est en aucun cas  « léniniste » ou « communiste révolutionnaire »! Lénine lui, ne confondait pas les luttes des nations dominées (même dirigées par leur propre bourgeoisie et les imams en Russie musulmane!) et le nationalisme chauvin des nations dominantes. Depuis 1917 il y a eu une contre-révolution en Russie et tout ce qu’à fait Staline sous la couverture de « l’URSS » n’est pas à poursuivre!
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28 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez (festival)

Luttes et cinéma en Bretagne

Cette année, le festival revient sur ses fondamentaux : les luttes dans le cinéma en Bretagne !
A cette occasion le réalisateur Jean-Louis Le Tacon sera notre invité. Père du grand classique «Cochon qui s’en dédit», filmé en Super 8 et monté à Douarnenez.

Nous reviendrons sur les films de l’ACAV Saint-Cadou, ainsi que du collectif Torr e Ben, qui a dénoncé la folklorisation à outrance dans « Bretonneries pour Kodachrome », et qui avait une démarche de sensibilisation à l’image. La programmation complète bientôt disponible sur notre site internet.

Extrait « Voici la colère bretonne : la grève du joint Français », collectif Torr e Ben

Facebook du festival de cinéma de Douarnenez

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27 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

insecticides (sciences ouest)

Dilka_Bear_la_fille_et_l_abeille_m

Dilka Bear La fille et l’abeille (Bretzel Liquide)

Les enfants exposés aux insecticides

Les enfants sont touchés par les insecticides via la nourriture. Mais l’utilisation de ces produits à la maison, au jardin et dans les champs proches est aussi néfaste pour eux. Une étude montre que l’exposition des jeunes Bretons aux insecticides est d’abord liée à leur alimentation

Les chercheurs savaient déjà que les insecticides perturbent le développement cognitif de l’enfant(1). Mais comment les enfants sont-ils exposés à ces produits ? À Rennes, Cécile Chevrier, chercheuse en épidémiologie à l’Inserm(2), Philippe Glorennec, spécialiste de l’expologie et de l’évaluation des risques à l’Ehesp(3) et d’autres scientifiques de l’Irset(4) ont mené une étude pour le savoir, publiée dans le dernier numéro de la revue Environment International(5).

Ces spécialistes ont étudié comment 245 enfants âgés de six ans, vivant en ville ou à la campagne en Bretagne, sont exposés aux pyréthrinoïdes. Ces insecticides sont souvent utilisés dans l’agriculture, ou à la maison et dans le jardin. L’étude consistait à détec- ter, dans les urines des enfants, les traces de cinq métabolites issus de la dégradation par l’organisme d’une dizaine de pyréthrinoïdes.

Les chercheurs ont aussi analysé les poussières dans les maisons où vivent les enfants. Ils ont étudié, grâce à un grand questionnaire rempli par les parents, les habitudes alimentaires des enfants et les pratiques de ménage à la maison. Toutes ces données ont été couplées avec des informations géographiques, notamment la surface des cultures agricoles (colza, vergers, céréales(6), légumes, fleurs, pois) dans un rayon de 500 m autour de la maison et de l’école. Cette étude originale associe ainsi l’évaluation des risques, l’épidé- miologie, la géographie, la chimie et les statistiques.

Premier résultat : les enfants sont bien exposés. L’un des cinq résidus d’insecticides a même été détecté dans 95 % des échantillons d’urines. Le moins détecté est présent chez 16 % des enfants. D’où viennent tous ces produits ?

Habitudes alimentaires

« L’alimentation semble jouer un rôle important dans l’exposition », résume Philippe Glorennec. Les enfants qui mangent tous les jours des pâtes, du riz ou de la semoule(7) sont exposés à deux des cinq métabolites. La consommation élevée de céréales au petit déjeuner et de pain complet augmente la proportion d’un autre métabolite.

Les enfants qui mangent souvent de la nourriture issue de l’agriculture biologique voient leurs taux de deux métabolites diminuer. Ces métabolites correspondent à quatre pesticides(8). Par contre, concernant les fruits, légumes et céréales bio mangés par leurs enfants(9), ceux qui en consomment davantage ont paradoxalement plus de traces d’un troisième métabolite ! « Ce dernier point va dans le sens opposé à ce qui était attendu, note Philippe Glorennec. Ces résultats-là sont signifiants, mais pas cohérents. Il faut être prudent dans leur interprétation. Quelque chose mérite d’être creusé. »

À côté des champs

L’étude montre qu’il y a aussi un lien entre les cultures proches de chez l’enfant, et son expo- sition aux insecticides. Le jeune qui vit à côté de champs de céréales(10) a une concentration plus élevée, en moyenne, pour l’un des métabolites. Les données géographiques ont été mises en perspective avec des informations recueillies auprès des conseillers des Chambres d’agriculture. « Mais nous n’avons pas de données d’utilisation des pyréthrinoïdes, parcelle par parcelle, regrette Philippe Glorennec. Ces données n’existent pas encore. » Les auteurs de l’étude notent que ce manque constitue l’une des limites de leur enquête.

Le lien entre la présence d’insecticides dans la poussière des maisons, et les surfaces agricoles à proximité, est établi : « Il y a cinq à six fois plus de risque de détecter dans les maisons de la tétraméthrine, l’un des pyréthrinoïdes, près des champs de céréales. » Mais le chercheur note par ailleurs que « l’association entre les molécules dans la poussière et les métabolites dans les urines n’est pas probant. Nous avons testé onze de ces associations possibles, seules trois sont positives. »

Quant aux insecticides utilisés à la maison, « quatre des cinq molécules étudiées sont retrouvées dans les poussières. Ce sont des résultats très cohérents. » Au final, qu’ils proviennent des champs d’à côté ou de produits ménagers, ces produits contaminent l’habitat : l’un d’eux a même été retrouvé dans tous les logements.

«La limite de notre étude est de mesurer l’exposition à travers les urines. Elles nous indiquent à quoi l’enfant est exposé uniquement dans les heures qui précédent le prélève- ment.» Les pyréthrinoïdes, qui se dégradent vite, sont difficiles à mesurer dans le sang avec les techniques actuelles. « Ce prélèvement, réalisé à un moment donné, n’est pas forcément représentatif de l’exposition habituelle ou chronique aux pesticides. » Des analyses régulières d’urine, ainsi qu’une connaissance précise des insecticides utilisés dans les champs permettraient de dépasser ces limites.

Aller plus loin

Une autre étude permettrait d’aller encore plus loin. « Nous pourrions étudier les bénéfices d’une réduction des usages des pesticides, conclut Philippe Glorennec. En conseillant aux gens d’en utiliser moins et de consommer davantage d’aliments bio, nous étudions si les concentrations de métabolites diminuent. » Reste aux chercheurs à trouver des financements pour une telle étude d’intervention.

N° 353 juin 2017

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24 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

per jakez helias (le télégramme)

Deux géants de la langue bretonne: Per Jakez Helias interview Angela Duval

Quimper. La stèle à la mémoire d’Hélias inaugurée en langue française uniquement

 

« Ce que je trouve ahurissant, inimaginable, c’est que la ville de Quimper et la capitale de la Cornouaille fassent aujourd’hui totalement l’impasse sur la langue bretonne, comme si elle n’existait déjà plus », s’indigne le journaliste Fanch Broudic.

Ce samedi matin, à Quimper, une stèle en bronze, en hommage à Pierre Jakez Hélias (1914- 1995), a été inaugurée en présence des ses deux enfants, Claudette et Ifig, des initiateurs du projet, Jakez Bernard et Yves Toulhoat, ainsi que de nombreux élus.

« Il est important de perpétuer la mémoire de ce grand homme, qu’on perpétue la Bretagne », a insisté Jakez Bernard. L’ancien président du festival de Cornouaille a repris de larges citations de l’écrivain bigouden, auteur du « Cheval d’Orgueil ». Peu après, en mairie, lors de la traditionnelle réception organisée pour le festival de Cornouaille, Ludovic Jolivet, maire de Quimper, a fait de même, citant par exemple cette formule datant de 1969 : « L’uniformisation du monde moderne n’a pas encore eu raison de la celtitude ».

Coup de gueule de Fanch Broudic

Justement, c’est là que le bât blesse, estime le journaliste Fanch Broudic. Dans un communi- qué écrit en français et en breton, il s’indigne : « On ne reprochera pas à ceux qui ne savent pas le breton de n’avoir rien dit en une langue qu’ils ne maîtrisent pas. Ce que je trouve ahu- rissant, inimaginable, c’est que la ville de Quimper et la capitale de la Cornouaille fassent aujourd’hui totalement l’impasse sur la langue bretonne, comme si elle n’existait déjà plus. Personne n’a été invité à prendre la parole en breton, à évoquer la mémoire d’Hélias dans la première langue qui était la sienne, à lire un de ses poèmes, à parler en quelques mots de son œuvre. »

« Hélias a été, certes, le rénovateur du Festival de Cornouaille. Mais il a aussi été écrivain, homme de théâtre, homme de radio et de télévision, en langue bretonne tout autant qu’en langue française, parfaitement bilingue. L’oublier est une faute. La stèle imaginée par Pierre Toulhoat cite pourtant les titres de ses ouvrages dans les deux langues, non ? Douze ans après la disparition de l’un des plus populaires écrivains bretons du 20è siècle, Quimper ne sait déjà plus qu’il avait écrit : « Ar brezoneg eo ma bro ». Le breton est ma patrie. Désolant ».

22 juillet 2017

http://www.letelegramme.fr/

Per Jakez Helias (Wikipedia)

Commentaire du Peuple Breton:

Tout cela pour dire que tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Oui mais… Si l’écrivain s’appelle officiellement Pierre-Jakez, la stèle porte, elle, le prénom « Per-Jakez ». Et le Cheval d’Orgueil a d’abord été écrit en breton avant d’être traduit en français par l’auteur pour pouvoir être publié.

Or, samedi, la grande absente de l’inauguration était la langue bretonne, ce qui a suscité quelques réactions dans la presse à commencer par le journaliste Fañch Broudig, mais aussi par Angèle Jacq, écrivain et militante de la langue bretonne. Et c’est à elle que l’on laissera le dernier mot car elle le dit mieux que l’on saurait le faire : « la langue bretonne fut dramatiquement absente de cette cérémonie. Il suffisait de l’inviter ! Et à dire et faire entendre les mots que ce poète avait parlé dès l’enfance en première langue ! Une langue qui est là, présente à chaque instant, à chaque pas, grâce à des personnes comme Per Jakez Helias qui a tant contribué à la maintenir, à une époque où il était si difficile de le faire. [… ] La mairie de Kemper ne devrait tout de même pas oublier qu’elle se veut capitale de Kerne, (Cornouaille en breton). C’était hier… Demain sera comment ? Sans âme ? »

http://lepeuplebreton.bzh/

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11 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix stage (ar falz)

shopping

39e stage de breton Ar Falz-Skol Vreizh à Carhaix 

39vet Skol-hañv brezhoneg Ar Falz-Skol Vreizh e Karaez

Pour apprendre ou réapprendre le breton :

39e stage de breton Ar Falz / Skol Vreizh (du 14 au 18 août 2017) à Carhaix (29)  260€ la semaine (hébergement & repas compris)

Centre d’hébergement de Kerampuilh (Lycée Diwan)

http://www.skolvreizh.com/

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01 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

2è tour (a manca)

a manca

Résultats du deuxième tour des législatives : La majorité régionale au Palais Bourbon.

Sur les quatre fauteuils disponibles à l’assemblée nationale française, la coalition Per A Corsica: Femu a Corsica, Corsica Libera, Partitu di a Nazione Corsa, en remporte trois. Ces succès mettent à bas des citadelles clanistes et consacrent la stratégie du centrisme nationaliste.

Et c’est en cela, le tout premier enseignement a tirer.

Certes, comme se plaît à le rappeler à l’envi, l’actuel président de l’Assemblée de Corse, la majorité régionale est aussi composée d’une tendance indépendantiste, mais les territoriales de décembre 2015, la prise de la mairie de Bastia et cette dernière victoire, consacrent indé- niablement la domination des régionalo-autonomistes libéraux sur l’ensemble du mouvement national.

Alors que sur le territoire français l’abstention atteint des records historiques (57%), elle est moindre sur trois circonscriptions de Corse (1ère de Haute-Corse 50,77%, 2 ème de Haute-Corse 45,70% et 2ème de Corse du Sud 44,94%), précisément là où étaient encore en lice des candidats nationalistes. Dans la 1ère circonscription de Corse du Sud qui voyait s’opposer un membre de LR et une macroniste de fraîche date, l’abstention culmine à 59,24% ; dans les faits cela signifie que les électorats nationalistes, anciens et nouveaux, se sont fortement mobilisés.

Pour une compréhension des phénomènes, il n’est pas inutile de préciser que les résultats donnent à constater une réalité.

Les députés issus de Per a Corsica totalisent respectivement, 32%, 28% et 27% du montant total des inscrits et le député LR, lui est élu avec le montant de 24% des inscrits. Les institu- tions de la 5ème république française permettent donc à des députés de siéger en représen- tant entre 1/3 où 1/4 de celles et ceux qui se sont inscrits sur les listes électorales (le chiffre des non inscrits ne faisant lui, l’objet d’aucune étude).

Au risque de contredire encore une fois les commentaires d’une partie des médias insulaires, le succès de la majorité régionale est relatif, pour peu que l’on prenne en compte le fait que la fourchette des électeurs n’ayant pas voté nationaliste oscille entre 68% et 73%. Raisonnement qui vaut pour le score de Macron dans l’hexagone, et ce, dans des pro- portions encore bien plus importantes.

La crise de représentation que connaissent les institutions politiques françaises vaut pour la Corse et cela a au moins une signification :

Le système capitaliste morcelle les sociétés et sape les institutions censées lui garantir sa pérennité. Et c’est bien un monde du travail en proie aux marasmes économiques et sociaux qui fournit l’essentiel des divisions abstentionnistes, un point sur lequel s’accordent de nom- breux analystes.

Ce sont également les salariés, les chômeurs et les petits retraités qui ne reconnaissent pas majoritairement dans les offres politiques actuelles, et qui optent aussi pour des votes protes- tataires dont les néo-fascistes du FN ont largement bénéficié lors de la dernière présidentielle. L’amnésie toute apparente des médias et des partis politiques de Corse, nationalistes y compris, permet à d’aucuns de savourer la victoire d’un soir, mais il y aura des lendemains moins glorieux.

Il ne suffira pas bien longtemps encore de se contenter de dénoncer la précarité et le mal de vivre, pour surfer au sommet de la vague des luttes institutionnelles.

Macron et ses acolytes vont cogner dur. Une fois passé « l’état de grâce » les additions écono-miques et sociales vont immanquablement provoquer un immense mouvement de colère. Rien ne garantit que la vague de fond portera des pseudos insoumis au devant de la scène et que la rue résonnera des revendications populaires. Le tournant de facture national-socialiste du FN n’a pas encore produit tous ses effets et si les combines institutionnelles éloignent encore un temps les fascistes du pouvoir, la tendance lourde est là qui voit leurs thèmes empuantir la vie publique.

Le troc d’un peu d’autonomie contre beaucoup de libéralisme, ne constitue en rien une alternative susceptible de satisfaire aux intérêts des classes populaires.

Avec la défaite des clans, une partie des tutelles a été levée et cela peut participer d’une possible politisation des consciences, mais sûrement pas dans le champ clos et biaisé des seules luttes institutionnelles. La petite bourgeoisie, en Corse comme ailleurs, ne doit ses relatifs succès qu’au vide sidéral qui se substitue à une pseudo gauche en coma dépassé.

Alors l’alternative ? Elle est à construire, sur le fond, en réintroduisant du sens dans les débats, en tirant tous les bilans des expériences du passé, et en favorisant l’action cons- ciente et sans intermédiaire du monde du travail. C’est à cela que nous vous invitons sans présager des temps et des rythmes nécessaires.

Ce qui est sur, c’est rien ne se fera sans affronter le système capitaliste, non pas pour le réguler ou le convaincre illusoirement du bien fondé de la justice sociale, de l’écologie, du droit à l’autodétermination et de toutes les revendications sociétales, mais en l’abolissant sans concession aucune. Tout autre chemin conduit à une impasse dans laquelle est aux aguets la bête immonde.

A Manca  19 juin 2017 

http://a-manca.org/

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