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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

valls (ustke)

 valls

Valls est sorti de son périmètre selon l’USTKE

  • Le comité directeur de cette rentrée 2018 s’est tenu ce matin au Charley, le premier de cette année où il a été évoqué la question de la sortie de l’Accord de Nouméa, et le référendum d’autodétermination prévu en fin d’année. Après cette réunion statutaire, les dirigeants de l’Organisation syndicale ont convié les médias pour donner leur position sur la mission conduite par Valls.
  • Point avec les fédérations sur les enjeux politiques. « C’était l’occasion de faire le point avec les fédérations. Se projeter sur un programme de travail qui va se dérouler pendant toute cette année. Bien entendu, la question essentielle qui a animé l’ordre du jour de ce comité directeur, c’est la question politique liée à la sortie de l’Accord de Nouméa et le référendum prévu en octobre-novembre 2018. Le positionnement de l’Ustke sera connu en temps opportun. On attend aussi l’évolution de la situation politique ; ce que l’Etat va dire, et notamment sur la problématique du corps électoral. On avait déjà eu l’occasion de l’affirmer sur des déclarations. En tous les cas, le positionnement de l’USTKE sera conditionné par rapport à la sincérité des listes électorales », souligne André Forest, le président de l’USTKE.
  • Quel est le mot d’ordre ? La centrale syndicale est en attente « de l’inscription automatique des kanak soit traduit dans les faits ». Mais surtout l’USTKE attend de l’Etat qu’il traite la question de l’inscription des natifs, qu’elle soit également clarifiée. « Pour nous, il est question de légitimer la participation des kanak relevant du statut coutumier sur la liste générale et ensuite de les basculer sur la liste référendaire. La question des natifs, donc les gens nés sur le territoire doit être étudié de façon très délicate. Il n’est pas question de remettre tous les natifs de la liste générale sur la liste référendaire parce que ça sera considéré comme des inscriptions indûment faîtes au détriment du scrutin d’autodétermination », relève-t-il.
  • Pas de rencontre avec Valls. « En tant que président de l’Ustke, j’y étais convié et je ne suis pas allé. C’est une décision relevant du Bureau confédéral qui a été tenu mercredi. C’est une séance hebdomadaire où il a été décidé de ne pas y aller. Par contre, nous avons convoqué la presse pour donner notre point de vue », précise le président de l’USTKE
  • La position de l’USTKE sur la mission  parlementaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie conduite par l’ex-Premier ministre, Manuel Valls (président) et Christian Jacob (rapporteur).

« La mission conduite par Manuel Valls est tout à fait illégitime, elle ne nous convient pas du tout ! D’une part, par rapport à sa composition où 80 % des effectifs sont de droite dont les deux députés calédoniens. Donc, les choses sont mal engagées. D’autre part, les déclarations de Manuel Valls aussi bien avant qu’après. On a entendu la rencontre qu’il y a eu au Congrès mardi soir avec la société civile où Mr Valls a ouvertement donné sa position et sa préférence pour le maintien de la Calédonie dans la France. Il est sorti de son périmètre, de sa responsabilité qui lui appartenait.

Il était venu ici dans le cadre d’une mission d’écoute de la population, à la limite clarifier les enjeux mais en aucun de donner sa préférence. Mais là, en donnant sa préférence, il a outrepassé la responsabilité qui lui était assigné. Les dés sont pipés dès le départ car la question du corps électoral n’est toujours pas réglé, la déclaration du maintien de la Calédonie dans la France  … Tout ça, nous laisse très perplexe quand à l’organisation de ce scrutin ! Se déclarer pour le maintien de la Calédonie dans la France, ça veut dire que la campagne de l’Etat ne sera pas neutre, elle sera forcément orientée sur cet objectif », pointe-t-il.

http://ustke.org/logo.jpg

  • Vendredi 23 février 2018

http://ustke.org/

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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

brezoneg (le télégramme)

langues hum

Langue bretonne. Une place dans les francophonies

Un pavé est sorti, en fin d’année, aux éditions allemandes de Gruyter : le « Manuel des francophonies ». Son contributeur pour la partie Bretagne, Fañch Broudic, nous explique la démarche novatrice.

Son tarif (200 €) le réserve presque aux bibliothèques ou aux structures comme le Centre de recherche bretonne et celtique. Le « Manuel des francophonies », aux éditions (allemandes) de Gruyter, 745 pages, présente les francophonies (on ne parle pas le même français partout) sur tous les continents.

« L’approche d’Ursula Reutner, de l’université de Passau (Allemagne), qui en est à l’origine, est nouvelle et audacieuse : c’est la première fois que la France est considérée comme un pays francophone comme les autres, et non comme la mère de la francophonie. Cela donne une acception géographique neutre », explique Fañch Broudic, journaliste et chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique.

Elle l’a contacté il y a au moins trois ans pour rédiger une vingtaine de pages sur la Bretagne et les langues qui y sont parlées. Il y évoque le français qui y est parlé, des bretonnismes, le breton et le gallo. « Je suis surpris de voir figurer la Bretagne dans ce type d’ouvrage », sur les francophonies. « Mais il y a des situations plurilingues en France aussi, comme sur d’autres continents ».

Parmi d’autres « langues de France »

Les statistiques de Fañch Broudic datent de 2007. Elles indiquent que le breton était alors parlé (très bien ou assez bien) par 246.000 personnes, en baisse de 30 % par rapport aux dix années précédentes. Elles sont sans doute moins de 200.000 aujourd’hui, plus d’un million au moment de la Seconde Guerre mondiale.

« C’est une langue qui a perdu 80 % de ses locuteurs en deux générations », résume l’auteur. D’autres langues régionales (on dit paraît-il, désormais, « langues de France ») et d’autres régions figurent dans ce recueil : l’Alsace, le Pays Basque, la Catalogne, la Corse… Par ailleurs, Fañch Broudic met en ligne progressivement sa thèse de 1993, parue deux ans plus tard aux Presses universitaires de Rennes, et aujourd’hui épuisée, sur la pratique du breton. Avec quelques chapitres inédits et des données.

Pratique:
« Manuel des francophonies », aux éditions de Gruyter, 199,95 €, sur commande.

Un exemplaire est disponible au Centre de recherche bretonne et celtique, à la fac Segalen, à Brest.

23 février 2018

www.degruyter.com

www.univ-brest.fr/crbc

Le Blog « Langue Bretonne » de Fañch Broudig

Brezhoneg Digor (Un site d’enregistrements)

Commentaire sur les chiffres:

Il y a environ 200 000 locuteurs du brezoneg selon les scientifiques. « Locuteurs natifs » comme dans tous les pays, ce n’est pas l’école mais la famille qui leur a enseigné. Ils ne sont pas passés par l’école (jacobine) et ne connaissent pas « le breton » enseigné, ce qui exaspère les militants, qui considèrent qu’ils résistent volontairement « au bon parler ». Les vieux ne reconnaissent pas leur langue prononcée et pensée à la française et peinent à communiquer. De plus il n’a pas en Bretagne le sentiment nationaliste qui fait adopter la « normalisation linguistique » en Euskadi par exemple.

Mais il y a aussi 10 000 personnes (?) qui on été en contacts (sporadiquement) avec le breton: stages, écoles, médias, méthodes. Certains en font une langue quotidienne. Scientifiquement parlant, ils ne sont pas locuteurs natifs, puisque leur langue première est le français. Certains se « plient » volontiers à la syntaxe et à la prononciation des vrais locuteurs. D’autres ne modifient en rien leur accent français. Le résultat est que l’inter-compréhension entre les deux groupes est parfois impossible. Le futur de la langue est pourtant dans ce groupe.

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23 février 2018 ~ 0 Commentaire

bretons… (debunkers)

parler

Bretons, Auvergnats, Italiens, Espagnols, Arabes et Roms: dehors les étrangers qui nous volent notre travail!

« Tout le monde le sait bien qu’il n’y a pas de racisme mais des racismes : racisme anti-pauvre, racisme anti-jeune, racisme anti-femme, racisme anti-arabe… Alors, si vous êtes une « pauvre jeune femme arabe ! » »…Guy Bedos

C’est un article un peu particulier qui s’offre à votre lecture. En effet, il s’agit non pas, comme à notre habitude de démonter un fait, un hoax ou une rumeur précis, mais une assertion bien inscrite dans le patrimoine de pensée de l’extrême droite :

« L’étranger est inassimilable ». Par essence.

Cette figure de l’étranger « inassimilable » accompagne chaque vague migratoire. Des Italiens, de la fin du 19è siècle, aux migrants africains d’aujourd’hui, les stéréotypes ne changent guère. Les immigrés seraient trop nombreux, porteurs de maladie, délinquants potentiels, étrangers au corps de la Nation, voire même ennemis de celle-ci. Cette xénophobie, récurrente en temps de crise, va souvent de pair avec l’antisémitisme et se nourrit de racisme.

Ce que nous voulons démonter dans cet article, c’est la réflexion très fréquente qui consiste à présenter les étrangers d’aujourd’hui comme inassimilable, alors que les anciennes vagues d’immigrations, elles se seraient intégrées parce « qu’Européennes ». Nous voulons montrer que rien n’est moins vrai car les stéréotypes que l’on entend sur les immigrés « d’aujourd’hui », sont exactement les mêmes que ceux que les immigrés « d’hier », Belges, Polonais, etc… ont entendu. Que ces stéréotypes procèdent des mêmes phrases, mêmes sous-entendus et mêmes préjugés. Et que, de façon plus significative encore, ces stéréotypes ont été absolu- ment les mêmes, qui ont été utilisés contre les Provinciaux français à la fin du 19 ème siècle !!!

Notre but n’est pas d’expliquer en profondeur les raison de ces stéréotypes autrement que par des pistes de lecture ; qui vous emmèneront plus loin. Mais bien par des citations xénopho- bes/racistes ; de vous démontrer par A+B que ce que le raciste d’aujourd’hui présente comme une réalité incontournable, comme un fait indépassable, une vérité absolue (que seuls les « bobogauchistes » et les ennemis de la France nient), n’a pas été moins vrai envers les provinciaux et de tous les membres des vagues successives d’immigration qu’ont connu notre pays.

Plus personne à l’extrême droite ne songerait à accuser Bretons, descendants d’italiens ou d’espagnols comme des gens issus d’un peuple sale, prédisposés à la délinquance, à la tricherie aux allocations, à la violence et à la sexualité débordante. A part les juifs dont la stigmatisation semble éternellement liée aux mêmes thèmes complotistes sur une prétendue domination mondiale. Ce qui est un phénomène quasiment unique.

C’est pourquoi les « petites phrases » racistes de nos politiciens visent les immigrés d’Afrique, et les pare de vices  que l’on n’entend plus à propos des vagues d’immigrations antérieures. Pire, ils justifient cela par une « réalité objective » que connaîtraient nos concitoyens con- frontés avec les immigrés d’aujourd’hui, réalité que n’auraient pas connus nos ancêtres avec les « immigrés d’avant ».

Le racisme anti-provinciaux

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » dira Michelet en 1831

En France, la Révolution industrielle a provoqué un fort exode rural des provinces vers Paris (Bretons, Auvergnats…). Les classes possédantes parisiennes ont majoritairement développé un profond mépris pour ces nouveaux venus, qui s’est exprimé dans un racisme latent. Une des théories en vogue était alors que les parisiens étaient les fiers descendants des Francs victorieux, tandis que les provinciaux étaient la progéniture dégénérée des Gaulois vaincus.

C’était principalement de la classe dominante, concentrée à Paris, qu’émanait ce racisme. Ainsi le Journal des débats parlait « d’invasion des barbares », le baron Haussmann y voyait une « tourbe de nomades », et Adolphe Thiers une « multitude de vagabonds ».

Et même de nos jours, certains propos restent du même acabit. En effet en 1951 vit la promulgation de la loi Deixonne, (première loi française visant à autoriser l’enseignement des langues régionales de France, de manière facultative). Un député socialiste réagit, «Comment ! On veut nous apprendre le dialecte des cavernes! ».

ll nous suffit de réfléchir encore aujourd’hui aux stéréotypes sur les provinciaux : « le Breton est têtu », « l’Auvergnat est avare », « le Parisien est arrogant », « le Corse est fainéant », « le chti est alcoolique », « le Normand est indécis », etc…
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Les Bretons : incompréhensibles, sales et stupides…
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« Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au-dessus de l’homme sauvage. Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots(…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.  » (Malte Brun, 1831)
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« La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n’avance rien d’exagéré  » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831). Ce même Romieu préco- nisait d’ailleurs des méthodes originales, « Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français  » .
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« Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n’est qu’un jeu d’enfant auprès du bas breton. C’est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un  bâillon dans la bouche , car il n’y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l’h et le c’h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales(…) On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.  » (Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835) .

Une remarquable constance de détestation qui survit tout le long du 19ème siècle :

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas(…) S’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….  » (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).  « Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l’ivrognerie »
Manuel de géo,1929

En 1969 paraissait cette annonce dans l’Agriculteur de l’Aisne :

 « Nous vous demandons de faire connaître, avant le 8 janvier au syndicat betteravier, vos besoins en main d’oeuvre. Préciser la catégorie : Bretons, Italiens, Espagnols, Portugais, Marocains,…  »

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18 février 2018 ~ 0 Commentaire

kendal breizh (le peuple breton + npa + le huff’ )

kendal breizh (le peuple breton + npa + le huff' ) dans Altermondialisme Kendal-Breizh-3

Kendal Breizh est tombé au combat, à Afrîn

La guerre au Rojava semble loin. Elle l’est beaucoup moins quand on apprend la mort de combattants que l’on connaît. Kendal Breizh, militant libertaire breton, est tombé.

L’émotion était vive au local de l’association des Kurdes de Rennes (Amara) en apprenant le décès de Kendal Breizh. Ce militant internationaliste, originaire de Bretagne, a été tué au cours d’un bombardement de l’armée turque contre le canton d’Afrîn où il s’était rendu après avoir lutté contre l’État islamique, d’abord à Raqqa puis dans la région de Deir-ez-Zor.

Brittophone, Kendal Breizh avait choisi dès son départ de communiquer avec différents médias militants en Bretagne pour témoigner de ce qu’il vivait. Le Peuple breton avait été de ceux-là. Aussi, il est tout à fait logique que lui soit rendu ici un hommage.

Anti-impérialiste, anti-fasciste, anti-sexiste et écologiste, favorable aux idées du municipalisme libertaire et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Kendal Breizh avait rejoint les YPG. Il avait suivi une formation, appris le kurmanji.

Depuis peu, il avait donné sa véritable identité à plusieurs amis restés en Bretagne et prévenu sa famille.

Lors de notre dernier échange, il nous avait expliqué (en breton) qu’« à côté d’Afrîn, les combats à Raqqa ha Deir-ez-Zor étaient faciles », qu’« Afrîn était beaucoup plus dur et plus dangereux » et que c’était la raison pour laquelle il avait décidé de faire savoir à quelques uns où il était. Une cérémonie à sa mémoire aura lieu d’ici peu en Bretagne.

Gael BRIAND 18 février 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

Rojava : Vive la résistance d’Afrin ! (NPA)

Rojava : Afrin résiste à Erdogan (NPA)

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17 février 2018 ~ 0 Commentaire

sncf 2 (france info)

Bretagne : une petite ligne en sursis ?

Le rapport Spinetta propose notamment un audit des petites lignes qui mobilisent 16% des moyens de la SNCF et transportent seulement 2% des voyageurs.

C’est une ligne à une seule voie qui date de 1926. Elle n’est pas électrifiée : seuls de petits trains au diesel peuvent y rouler. Il n’y a que sept allers et retours par jour sur une trentaine de kilomètres. Mais les rares passagers ne peuvent souvent pas faire autrement. « C’est pour les petits passagers comme nous : c’est pratique parce que ça relie Rennes, donc ça relie Paris, ça relie Saint-Malo. (…) C’est important, il y a des gens qui vont travailler tous les jours avec ces petites lignes-là », explique une passagère.

Sept passagers par train en moyenne 

Sur la ligne, les voies sont abimées. La vitesse limitée à 60 km/h au lieu de 100, par sécurité. Et la fréquentation est rare : seuls 34 000 passagers par an. Pourtant, l’État et la région ont prévu d’investir 26 000 euros sur la ligne à l’horizon 2020.

Il y a moins de sept passagers par train en moyenne. Pour le Conseil régional, l’investis- sement dans ce tronçon est justifié. Il faut maintenir le service public à tout prix : « Ce sont des lignes qui par définition ne sont pas rentables, mais elles sont utiles pour la population », expli- que Gérard Lahellec, vice-président PS de la région Bretagne en charge des transports. 6 millions d’euros ont déjà été investis dans les travaux de rénovation. Mais avec l’audit annoncé dans le rapport Spinetta, certains ici craignent un abandon de la ligne au risque de voir la campagne se vider un peu plus.

16/02/2018

https://www.francetvinfo.fr/

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11 février 2018 ~ 0 Commentaire

brezoneg (fsu)

snuip

Ar brezhoneg, bremañ….ha goude-se ? Le breton, maintenant… et après ?

Ar SNUipp hag ar SNES e touesk an FSU Breizh a aoz ur staj evit an holl geneiled divyezhek d’ar 24 ha 25 a viz Ebrel 2018. Bez e c’hellit lakaat hor anv dija.

Le SNUipp et le SNES, en lien avec la FSU Bretagne, organisent un stage à destination des collègues de l’enseignement bilingue les 24 et 25 avril 2018. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes

Ar SNUipp hag ar SNES e touesk an FSU Breizh a aoz ur staj evit an holl geneiled divyezhek d’ar 24 ha 25 a viz Ebrel 2018. Bez e c’hellit lakaat hor anv dija. Kavet a rit an holl deulioù da bellgargañ amañ. Evit en em enskrivañ, kasit ur bostell deomp.

Le SNUipp et le SNES, en lien avec la FSU Bretagne, organisent un stage à destination des collègues de l’enseignement bilingue les 24 et 25 avril 2018.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.

Tous les documents sont téléchargeables ici. Pour vous inscrire, contactez-nous par mail.

la-bretagne-rebelle

Ar SNUipp-où gant ar SNES hag an FSU Breizh a aoz ur staj rannvroel diwar benn kelenn ar brezhoneg ha kelenn e brezhoneg d’ar meurzh 24 ha d’ar merc’her 25 a viz Ebrel 2018 e kreizenn Braspartz (sellit ouzh ar plan a gavit amañ).

Da c’houde meur a vloavezh a arc’hinoù hag a stourmoù en Deskadurezh Stad emañ ar c’helenn-mañ e kreizh ar jeu en akademiezh. En desped da se, ec’h en em c’houlenner c’hoazh penaos labourat e klasoù divyezheg, penaos gwellaat stad an deskiñ-se, penaos stummañ hag ambrougiñ ar gelennerien, ar familhioù…

Diouzh an abegoù-se, he deus c’hoant ar FSU donaat ar prederiañ a oa kroget bloavezhioù zo gant ar vicherien koulz ha gant an holl aktourien all (tud, Rannvro, OPAB) evit sellet ouzh an emdroadurioù nevez. Ober a raimp perzh ma teuimp a benn da sevel kinnigoù fetis evit ar c’helenn e brezhonneg ha kelenn ar brezhoneg eus ar skol vamm d’ar skol-veur.

Ur rentañ kont eus stad ar skolioù divyezheg a vo savet, ha dreist holl teurel ur sell davet an dazont en ur resisaat asambles peseurt gounizoù nevez vo da dizhout. Evit dont a benn d’hen ober, e vo eskemmet war sujet « ar skolidi », « ar c’helennerien », « ar rak hag ar perak eus hon doareoù kelenn » etre tud eus ar c’hentañ derez hag an eil derez, koulz gant spesialisted. Pal an daou zervezh-mañ eo sevel kinnigoù fetis a c’hello diorren ha gwellaat en dro an hentennoù brezhoneg. A bouezh eo e teuio ar muiañ ac’hanoc’h ma ec’h en em santout sellet diouzh se.

breizxit

Les SNUipp de Bretagne organisent, avec le SNES Bretagne et la FSU régionale, un stage régional sur l’enseignement du/en breton les mardi 24 et mercredi 25 avril 2018 au Centre de découverte de Brasparts – 29190 (voir plan d’accès). Après des années de revendications et de luttes dans l’Education nationale, cet enseignement est aujourd’hui bien ancré dans le paysage académique. Pour autant, des questions se posent toujours, tant pour ce qui est de l’exercice du métier et de l’amélioration des conditions de cet enseignement, que pour la formation et l’accompagnement des personnels, le lien avec les familles, etc.

C’est pourquoi la FSU souhaite poursuivre la réflexion qu’elle a engagée depuis des années sur ce dossier, avec la profession, mais aussi avec l’ensemble des acteurs (parents, Région, Ofis publik ar brezhoneg) afin d’interroger les évolutions récentes et d’aboutir à des propo- sitions concrètes pour l’enseignement du breton de la maternelle à l’université. Il s’agira de proposer un « état des lieux », mais surtout de nous projeter vers l’avenir en définissant collectivement quelles nouvelles conquêtes viser. Des ateliers ayant pour thème « les élèves », « les enseignants », « les contenus et les pratiques » doivent permettre des échanges entre les collègues engagé-e-s dans le premier et le second degré, mais aussi avec des personnes ‘’qualifiées’’.

La finalité de ces deux journées est l’élaboration de propositions réalistes à même d’assurer le développement et d’améliorer le fonctionnement des filières de l’enseignement du/en breton. Il est important que chaque enseignant-e se sentant concerné-e par cette problématique participe à ce stage.

http://29.snuipp.fr/

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11 février 2018 ~ 0 Commentaire

sinn fein ard fheis (jdd)

sinn fein

Sinn Fein fait partie de la gauche européenne

Mary Lou McDonald, celle qui remplace Gerry Adams à la tête du Sinn Féin

Mary Lou McDonald, une Dublinoise de 48 ans, a officiellement pris la tête du Sinn Féin (nationaliste, républicain) en Irlande samedi lors du traditionnel congrès, appelé « Ard Fheis » (Et prononcé « Ardèche » NdB). Unique candidate, elle succède à Gerry Adams, qui incarnait le parti depuis 1983.

Le Sinn Féin a été considéré pendant des décennies comme la vitrine politique de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) dont les attentats anti-britanniques ou contre les protestants dans la province d’Ulster ont traumatisé le Royaume-Uni et l’Irlande. « J’ai grandi en regardant Gerry Adams à la télévision, jamais je n’aurais pensé un jour devenir son patron. » Née à Dublin, Mary Lou McDonald a été élevée à Rathgar, considéré comme l’un des quartiers les plus bourgeois de Dublin. Ce qui la différencie de Gerry Adams, d’extraction plus populaire, dont elle a pris la succession samedi.

Une femme controversée pour avoir défendu l’IRA

Elle fait des études de littérature anglaise, avant d’entrer en politique et de devenir, en 2004, la première représentante européenne du Sinn Féin au Parlement européen pour la République d’Irlande. Depuis 2011, elle est députée au Parlement (Dáil Éireann) pour la circonscription de Dublin-Centre.

Non sans humour, elle a déclaré : « Personne ne peut entrer dans les chaussures de Gerry Adams, ça tombe bien, j’ai apporté les miennes. » Mais cette femme réputée pugnace et courageuse, bien que controversée pour avoir défendu les terroristes de l’IRA, a pour très sérieuse mission de donner vie à deux aspirations : apporter au Sinn Féin une respectabilité tant recherchée, et se battre contre les partisans du Brexit. Afin que la province d’Ulster et la République d’Irlande restent unies au sein de l’Union européenne.

Karen Lajon 11 février 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:
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Irlande du Nord : les « malgré-eux » du Brexit

Comprendre le processus de paix (Libération Irlande)

Processus de Paix (Socialist Democracy)

Does Britain have a strategic interest in Ireland?

Commentaires:

Le Sinn Fein n’est pas « nationaliste », ce courant est représenté par le Fianna Fail au Sud et le SDLP au Nord celui-ci « middle class ». Or SF est « républicain » (en référence à la Révolution française) et s’adresse au petit peuple. Il est d’ailleurs dans le même groupe européen que PCF, Parti de Gauche et « Insoumis ».

Les trois derniers articles soulèvent la question du pourquoi les anglais restent en Irlande. Ils ont très bien « vendu » leur indifférence à la question. Or les sommes engagées pendant 30 ans et encore aujourd’hui, pour l’armée, semblent énormes, pour un pays « qui n’a aucun intérêt à rester »!

Enfin, Bernadette McAliskey a longtemps été proche de la LCR.

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09 février 2018 ~ 0 Commentaire

macron (a manca)

a manca 1

A NAZIONE OGHJE PIÙ CHÈ MAI.

En deux courtes journées, le président de la république française a ressuscité la momie de la CFR ( Corse Française Républicaine ex-droite note du blog) de sinistre mémoire. La droite des Mondoloni et Bozzi, en manifestant sa satisfaction, ne s’y est pas trompé.

Minoritaire dans les urnes en décembre 2017, elle tient sa revanche puisque l’essentiel du discours de Macron consacre son argumentaire, tant au niveau des politiques institutionnelles qu’aux plans économiques et sociaux. Le déni de démocratie perpétré par le chef de l’état français donne entière satisfaction à cette droite qui doit désormais assumer pleinement sa collaboration à l’entreprise de liquidation que Macron se propose d’entreprendre.

En rejetant en bloc toutes les propositions présentées par la majorité régionale, le patron de l’État a donné à voir et à entendre la réalité du véritable fond idéologique qui l’anime.

Chantre de la mondialisation capitaliste, Macron est également un néo-colonialiste pour qui la démocratie s’arrête là où commence la raison d’État. Ses discours, condescendants et paternalistes, sont venus rappeler à tous la véritable nature des rapports unissant l’État français et le peuple corse. Il n’y aura donc pas de pacte, car au déni de démocratie se sont ajoutées en forme de surenchère des agressions verbales et des provocations qui constituent un défi dont Macron pense sortir victorieux.

Ce défi s’inspire de celui que l’État espagnol a lancé au peuple catalan.

C’est une violence symbolique qui entend se satisfaire du chaos plutôt que de la paix. Les calculs de Macron et l’appareil d’État sont limpides. Il s’agit d’abord de fracturer l’actuelle majorité régionale, puis en spéculant sur un rapport de force très défavorable à l’ensemble du mouvement national, de liquider toute velléité de résistance et à terme toute volonté d’existence en tant que peuple.

Le président de la république française souhaite désarticuler encore plus profondément la société en procédant à deux autres manœuvres. Il s’agit de faire rentrer pleinement la Corse dans la compétition libérale en accentuant un mode de développement fondé sur le tout tourisme, tout en éradiquant le substrat culturel dont notre langue est le principal vecteur.

En jetant en pâture les lois littoral et montagne aux marchés fonciers et immobiliers, il se refuse à admettre la coofficialité en spéculant ainsi sur le profit et l’avidité plutôt que sur un développement durable qui répondrait à nos véritables besoins collectifs.

Ce faisant, Macron et ses conseillers n’ignorent rien du climat politique qui ne peut manquer de se tendre à l’extrême.

Ils veulent pousser à la faute des pans entiers de la société corse en espérant qu’ils soient très minoritaires et coupés de l’ensemble du peuple. En écrasant toute les volontés de résistance, le chef de l’État français fait miroiter l’illusion d’un aménagement à la marge de la Constitution. Il tente ainsi d’attirer à lui ceux dont il espère un renoncement en les engluant définitivement dans le piège tendu.

Ce sont tous ces défis qu’il nous faut collectivement relever en imaginant des moyens de mobilisations, publics, collectifs.

Ces champs ne peuvent s’ouvrir sans une détermination sans faille. Des fronts de luttes doivent impérativement se structurer et leur convergence doit viser à imposer le peuple corse comme seul dépositaire de toutes les légitimités. Ces mobilisations concernent les corses d’aujourd’hui et toutes celles et ceux qui souhaitent en conscience bâtir l’espoir.

Dans ce cadre, le monde du travail par son nombre et son potentiel occupe une place centrale.

Aujourd’hui morcelés et affaiblis par le fléau que constitue le racisme, les travailleurs sont paralysés. La seule vague qui submerge notre nation commune, c’est celle de l’argent à laquelle s’ajoute le flot de ceux qui détiennent abusivement tous les capitaux. Lutter contre la xénophobie, c’est déconstruire ce mensonge qui détourne les légitimes colères de celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre. S’opposer sans concession au démantèlement des lois littoral et montagne, c’est aussi mettre un terme à cette spéculation qui ruine le droit au logement, au même titre que nos espaces naturels collectifs.

Imposer et pratiquer à tout prix et en toute circonstance la langue corse, c’est défendre un lien qui doit unir toutes les composantes de notre société. Exiger la démocratie, c’est affirmer que la lutte de libération nationale est indissociable de la lutte de libération sociale.

Macron, représentant de commerce de la banque et de la finance, se présente à nos yeux pour ce qu’il est : un liquidateur de tous nos droits. Nous n’avons donc rien à attendre de lui, ni de son État.

La désaliénation ne peut venir que de nous, du libre exercice de nos consciences vives, de la mise en œuvre opiniâtre de nos volontés et de nos capacités à créer nos cadres culturels, sociaux, économiques et politiques. Mettre un terme à la domination, c’est d’abord et avant tout faire la démonstration en nous-mêmes et par nous-mêmes que nous pouvons construire librement notre avenir par l’autogestion.

A NAZIONE OGHJE PIÙ CHÈ MAI.

 8 février 2018

http://a-manca.org/

Lire aussi:

Corse : Déni de démocratie, déni d’existence (A Manca)

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08 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes extrême-droite (npa)

antifa

Appel à manifestation et à solidarité ! L’extrême droite fiche des militant.e.s de Bretagne et d’ailleurs !

Ce collectif a été créé après que des groupes d’extrême droite aient fichés plusieurs personnes et publiés sur les réseaux sociaux leurs adresses. C’est bien évidemment le milieu militant qui est visé mais pas que. Des organisations de soutien aux migrants, des militants LGBTI, des militants syndicaux, des militants d’extrême gauche et de la gauche ont été visés tout comme de « simples citoyens ». Certains ont reçu des menaces de mort. Pour ne pas laisser l’extrême droite imposer sa loi et la terreur, mobilisons nous !

De puis plusieurs années, des groupes d’extrême droite « s’amusent » à ficher différentes personnes. Sur un mode journalistique plus ou moins convaincant, les photos de ces personnes et leurs « biographies » sont diffusées sur les réseaux sociaux. Pour certaines d’entre elles, des adresses sont données afin de les trouver et des menaces de mort fleurissent dans les commentaires d’extrême droite.

Ce sont les membres des organisations soutenant les migrant.e.s qui font l’objet du fichage le plus systématique mais, simultanément, ce sont aussi des personnes participant aux réseaux féministes, LGBT, syndicaux, d’extrême gauche, de gauche ; mais aussi des gens se pensant comme de « simples citoyens ». De même, plusieurs personnes sont aussi ciblées pour leurs activités artistiques (radio, musique, etc.) ou leurs activités de recherche dans des laboratoires universitaires (faisant la promotion, selon l’extrême droite, de « la théorie du genre » et de l’immigration). Selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des « fonctionnaires » ou, à défaut, des « asociaux » ou des « travailleurs subventionnés ».

Pour l’instant et pour la seule Bretagne, plus d’une trentaine de personnes font l’objet d’un tel fichage public, notamment de la part d’un « site de presse » qui s’appelle Breiz Atao et qui se présente comme « Le Quotidien de l’Etat National Breton ». Ce fichage prend la forme de « notes de renseignement » accompagnées de commentaires menaçants ou d’éditoriaux appelant à « détruire l’extrême gauche », à « repérer, identifier, détruire […] les derniers lépreux du gauchisme », ces lépreux étant avant tout « de maigres cohortes de pouilleux composés de marginaux édentés, de drogués, de SDFs en état d’ébriété avancé, de fonctionnaires petit­bourgeois, de lesbiennes hystériques et autres sodomites patentés ». Pour Rennes, la « note de renseignement », dans laquelle nous sommes une vingtaine à apparaître, vise à ficher « des éléments marxistes et apparentés en faveur de l’afro­islamisation de la Bretagne » et se définit comme « une première liste des activistes les plus engagés à Rennes ».

Pour tous les départements bretons, ce fichage existe. Des gens de Brest, de Fouesnant, de Lannion, de Quimper, de Saint­Malo, de Scaër, de Rennes sont visé.e.s. Et nous craignons que d’autres listes sortent dans l’avenir si nous ne réagissons pas avec la plus grande détermination. C’est pourquoi, un peu partout, « les fiché.e.s » ont déposé plainte, avec l’aide d’avocat.e.s. Le site a été déréférencé de Google et son principal rédacteur a été condamné, dans d’autres affaires, à plusieurs années de prison ferme (auxquelles il a échappé car il vit à l’étranger d’où il lance ses fichages via les réseaux sociaux).

Nous avons aussi porté plainte à Rennes. Notre démarche est en train d’aboutir puisque le Procureur de la République vient, en octobre 2017, de solliciter le renvoi du rédacteur du journal Breiz Atao devant le tribunal correctionnel pour diffamation, injure et provocation à la commission de crimes ou de délits. Nous sommes désormais dans l’attente d’un procès. Il doit aboutir – nous l’espérons – à la suppression pure et simple de notre fichage mais aussi à la condamnation des pratiques de l’extrême droite.

Mais une éventuelle victoire juridique ne serait pas suffisante. Nous continuons de penser que l’ensemble des forces démocratiques doivent faire une démonstration publique d’envergure afin que l’extrême droite et ses pratiques ne soient pas gérées par la seule institution judiciaire. C’est pourquoi les fiché.e.s de Rennes appellent les individus, les associations, les syndicats et les partis politiques à manifester contre l’extrême droite et le fichage qu’elle pratique. Il s’agit d’un enjeu politique majeur, à la fois démocratique et antifasciste.

MANIFESTATION CONTRE L’EXTRÊME DROITE ET CONTRE LE FICHAGE
Samedi 24 mars 2018 / 15 h / Place de la mairie à Rennes

Les fiché.e.s de Rennes avec le soutien de :

Association France­Palestine Solidarité Rennes / Al Houda / Alternative Libertaire Rennes / Association des Travailleurs Magrébins de France / Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action Citoyenne Rennes / Centre Gay, Lesbien, Bi & Trans Rennes / Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire / Normandie solidaire des personnes immigrées / Confédération Nationale du Travail 35 / Conseil des Migrants / Europe Écologie Les Vert Rennes / Ensemble 35 / Fédération Anarchiste Rennes / France Insoumise / Fédération Syndicale Unitaire 35 / Mouvement des Jeunes Communistes de France / Maison de la Grève / Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples / Mouvement International pour le Développement de l’Afrique Francophone / Nouveau Parti Anticapitaliste 35 / Parti Pirate Bretagne / Parti Communiste Français Rennes / Parti de Gauche / Planning Familial 35 / Québriac Migrants Solidarité / Solidaires 35 / Un Toit c’est Un Droit.

Nous publions ci-dessus l’appel du collectif Les fiché.e.s de Rennes qui appelle à manifester le samedi 24 mars 2018 à 15 h Place de la mairie à Rennes.

Pour nous soutenir financièrement : https://www.lepotcommun.fr/

mercredi 7 février

http://www.revolutionpermanente.fr/

 

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05 février 2018 ~ 0 Commentaire

manif ajaccio (a manca)

a manca 1

Una volta c’era un Populu!

Malgré la neige, la pluie et la grêle, nous étions des milliers dans les rues d’Aiacciu ce samedi 3 février 2018. Cette manifestation, par son succès, compte parmi les plus importantes que le mouvement national ait initié, et ce depuis celle de Bastelica-Fesh.

Ce n’est pas un pari qui a été gagné, c’est un premier pas vers une réactivation des mobilisations sans lesquelles aucune avancée politique ne peut être envisagée.

Certes, le consensus autour de la plate forme de revendications portée par l’actuelle majorité nationaliste, est fondé sur un socle minimal. Il ne constitue pas pour autant un horizon indépassable. La route qui mène vers un plein exercice de la souveraineté est ouverte, et cette route ne dépend sûrement pas des seules urnes.

Cependant, tous ceux, de la gauche moribonde française à la droite décomposée, qui se sont refusés à défendre au moins un principe démocratique, tous ceux là donc se sont encore une fois disqualifiés aux yeux de la majorité du peuple corse.

Dans les faits, ils se sont rangés derrière ce gouvernement et ses chefs qui se refusent encore pour le moment à admettre qu’il y a un peuple corse et que celui-ci n’entend absolument pas capituler en rase campagne.

Le parti pro-français n’a toujours pas renoncé à s’opposer à l’accession de notre pays à une dimension universelle. Dans ce registre, la palme revient au PCF et à la CGT, qui par leurs positionnements, mettent en opposition la question sociale et la question nationale, n’hésitant pas au besoin à procéder à une réécriture de l’histoire.

Malgré cela et les diatribes surréalistes de la droite en décomposition, malgré cela donc, la manifestation par son succès, délivre un message clair à Macron : le peuple corse, dans sa diversité, n’entend pas se soumettre au fait du prince. Comme il n’entend pas non plus que ses terres, en particulier les zones littorales, puissent faire l’objet de sordides et inacceptables tractations.

C’est sur ce premier point que la mobilisation doit se prolonger car la spéculation foncière et immobilière porte des coups mortels à nos conditions de vie.

La flambée des loyers qui pénalisent lourdement les classes populaires est une des conséquences majeures de ce fléau.

Le deuxième point porte sur la coofficialité. Bien sur, pour que notre langue redevienne la langue du « pain », la parité entre la langue corse et le français ne suffira pas, mais sans cette égalité le risque de voir notre langue reléguée au musée de l’histoire est grand. Nous y perdrions alors plus qu’un symbole, mais une manière d’être au monde.

Le troisième élément concerne le rapprochement des emprisonnés, la cessation des poursuites à l’encontre des personnes recherchées et une loi d’amnistie. Sur ce dernier point, il faut se souvenir que des lois d’amnistie ont bénéficié au siècle dernier à des personnes coupables de collaboration avec les nazis et aux activistes d’extrême droite de la sinistre OAS. A son accession au pouvoir François Mitterand avait eu le courage politique d’en faire bénéficier tous les patriotes condamnés par la cour de sûreté de l’État. Il est donc clair que la France, lorsqu’elle tend à mettre un peu de baume sur les plaies de son histoire, sait comment procéder.

Au delà de ces points, bien des chantiers sont ouverts ou le seront immanquablement. La question sociale doit recevoir d’autres réponses que des constats larmoyants.

La formation des prix, la cherté des loyers, la réhabilitation concrète du travail manuel, le coût des transports, la gratuité réelle de l’enseignement et l’adéquation entre les salaires et le coût réel de la vie (la liste n’étant pas exhaustive, comme l’accès aux crèches et garderies), sont autant de questions que les prérogatives de la collectivité unique permettent de traiter positivement. A Manca portera sans relâche ses efforts dans ces domaines, car c’est cela la véritable démocratie.

Aujourd’hui, par notre détermination, nous devons dans nos diversités, défendre sans la moindre hésitation les intérêts de ce qui reste et demeure notre bien commun, la Nation Corse, en tant que cadre expurgé de toutes les formes d’aliénation.

A MANCA  4 février 2018

http://a-manca.org/

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