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19 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

barcelone (ouest-france npa)

fugue cata

Plus de 500 000 manifestants à Barcelone, des violences en soirée

La manifestation monstre des indépendantistes catalans, en réaction à la condamnation de leurs anciens dirigeants par la justice espagnole, a rassemblé plus d’un demi-million de personnes, vendredi, dans les rues de Barcelone.

Dans la soirée, la situation s’est tendue avec des affrontements entre militants et forces de l’ordre, provoquant des scènes de chaos dans le centre de la ville. De violents affrontements entre militants indépendantistes radicaux et forces de l’ordre ont provoqué des scènes de chaos vendredi soir dans le centre de à Barcelone (Catalogne) après une manifestation pacifique monstre contre la condamnation des dirigeants indépendantistes.

Après des heures de guerre de positions près du commissariat central entre radicaux lançant des pierres ou des objets métalliques et forces de l’ordre répondant par tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, les troubles se sont ensuite étendus au reste du centre-ville, ont constaté des journalistes de l’AFP.

De nombreux feux ont été allumés, notamment sur la Place de Catalogne en haut des célèbres Ramblas, et des barricades élevées dans de nombreuses rues par des centaines de manifestants masqués ou casqués, criant « les rues seront toujours à nous ». La police a aussi utilisé un canon à eau à leur encontre.

Des heurts ont opposé forces de l’ordre et militants radicaux, en marge de la manifestation de ce vendredi 18 octobre.

Dans cette ville très prisée des touristes internationaux, la police régionale a conseillé en anglais sur son compte Twitter de « ne pas approcher » des zones du centre-ville en raison d’« actes violents et de sérieux incidents ».

128 personnes interpellées depuis lundi

Vers 23 h 00 GMT, la situation « paraissait plus calme », selon un porte-parole de la police régionale, dans la ville dont se dégageait une forte odeur de fumée. Après des heurts lors du blocage de l’aéroport par plus de 10 000 personnes lundi, Barcelone avait déjà vécu des scènes de guérilla urbaine de mardi à jeudi, d’une magnitude moins importante que vendredi soir.

Nées de la frustration d’une partie de la base indépendantiste, deux ans après l’échec de la tentative de sécession de 2017, ces violences ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui s’est toujours targué d’être non-violent.

Selon un bilan du ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, avant que les violences ne s’exacerbent dans la soirée, 128 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation indépendantiste lundi tandis que 207 policiers ont été blessés.

Au total, selon les services d’urgence, près de 500 personnes ont été blessées depuis le début de la semaine dans la région dont 60 vendredi soir à Barcelone.

525 000 manifestants

Avant que ces troubles n’éclatent, une manifestation monstre avait réuni 525.000 personnes, selon la police municipale, dans une ambiance festive, point d’orgue de la mobilisation entamée lundi contre la condamnation par la justice espagnole de neuf dirigeants indépendantistes à des peines de neuf à 13 ans de prison pour la tentative de sécession de 2017.

Avec pour mot d’ordre « Liberté », des colonnes de dizaines de milliers de séparatistes étaient parties mercredi de cinq villes de la région pour rejoindre Barcelone. « Cela fait des années que nous revendiquons (l’indépendance) avec beaucoup de patience et nous espérons que (cette mobilisation) sera le détonateur pour que la situation change », a déclaré David Blanco, un agent commercial de 56 ans.

Les indépendantistes ont aussi organisé une grève générale dont les effets étaient manifestes dans cette riche région pesant un cinquième du PIB espagnol. A Barcelone, la célèbre basilique de la Sagrada Familia a dû fermer ses portes tandis que l’opéra du Liceu a annulé sa représen-tation vendredi. La majeure partie des stands du marché de la Boqueria, très prisé par les touristes, et de nombreux commerces étaient fermés.

Barça-Real Madrid reporté

Le constructeur automobile Seat avait mis à l’arrêt son usine de Martorell près de Barcelone qui emploie plus de 6 500 personnes. Les troubles en Catalogne ont aussi entraîné le report par la fédération de football du « Clasico » du 26 octobre entre Barça et Real Madrid, une des rencontres les plus visionnées sur la planète.

À moins d’un mois des quatrièmes élections législatives en quatre ans en Espagne, ces troubles ont mis le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez sous pression de la droite qui réclame des mesures exceptionnelles pour rétablir l’ordre.

De Bruxelles, M. Sanchez a répondu que l’Etat ne pouvait « pas se laisser entraîner à une réaction excessive », tout en assurant qu’il n’y aurait « aucune impunité face aux actes de vandalisme ». En Catalogne, la question de l’indépendance divise la population en deux. D’après un sondage rendu public en juillet par le gouvernement régional, 44% de la population y est favorable et 48,3% opposée.

18/10/2019  23h20

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Catalogne. Plein succès pour la journée de grève générale de ce vendredi 18 octobre. Pour quelle suite? (NPA)

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

catalunya: grève générale (france info)

cata

Grève générale en Catalogne 

Une manifestation massive sur le point de débuter à Barcelone

Des « marches de la liberté » parties de toute la région convergent, vendredi, dans Barcelone, pour une grande manifestation prévue à 17 heures.

La Catalogne se prépare à une manifestations monstre.

Quatre jours après les condamnations, lundi, de neuf leaders séparatistes à de lourdes peines de prison, une journée de « grève générale » a été organisée dans la région, vendredi 18 octobre. Des « marches de la liberté » parties de toute la région convergent vers Barcelone pour une grande manifestation prévue à 17 heures.

Sagrada Familia fermée, vols annulés, usine à l’arrêt…

Dès la matinée, des cortèges énormes partis de plusieurs villes de la région ont pris la direction de Barcelone. En prévision des perturbations dans cette riche région industrielle, le constructeur automobile Seat a mis à l’arrêt son usine de Martorell, près de Barcelone. La célèbre basilique de la Sagrada Familia a dû fermer ses portes. 57 vols ont été annulés.

La frontière franco-espagnole bloquée.

La frontière routière entre l’Espagne et la France a été « coupée dans les deux sens » sur l’autoroute AP7 par des manifestants indépendantistes catalans, selon le gouvernement espagnol. L’autoroute est coupée au niveau de La Jonquera, près de Gérone. La route nationale II (NII) est également coupée près de la frontière franco-espagnole.

Le Clasico reporté.

Le match de foot Barça-Real, qui devait se jouer le 26 octobre au Camp Nou, a été reporté à une date ultérieure par la Fédération espagnole de football. Initialement, la Fédération avait proposé d’inverser le calendrier, faisant jouer ce premier match à Madrid puis celui de la seconde moitié de saison à Barcelone. Mais les deux clubs ont refusé cette solution.

De nouvelles tensions dans la nuit de jeudi à vendredi.

Barcelone a vécu une nouvelle nuit de tensions. Des centaines de jeunes, criant « Indépendance », ont monté des barricades enflammées dans le centre de la ville et lancé des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des balles en mousse.

18/10/2019 | 16:00

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Journée de grève générale, la 4e en deux ans, aujourd’hui en Catalogne.

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

euskadi 1936 (pùblico)

44

Gudaris galiciens dans la guerre civile

Lorsque, début octobre 1936, les miliciens du bataillon Bakounine de la CNT s’installent à Amurrio pour occuper des positions sur le front de l’Alava, ils ne passent pas inaperçus auprès de la population locale, notamment avec l’accent galicien de nombreux soldats. Ils arrivent de Trintxerpe (Pasaia, Guipúzcoa) et viennent combattre les rebelles dans les montagnes et les villages de Guipúzcoa.

La présence de miliciens de Galice au sein de l’Euskadiko Gudarostea, ou armée d’Euskadi, n’est pas anecdotique.

Bien que nous ne puissions pas en préciser le nombre, ce chiffre dépasse probablement 2 000 soldats. En plus du bataillon Bakounine, la présence de galiciens dans certains des 75 bataillons des forces basques est notoire.

Le plus caractéristique, le bataillon Celte CNT n ° 6. Composé majoritairement de miliciens originaires de Galice, d’unités d’Alava et de Navarre qui se sont échappées du territoire ennemi au complet.
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Le 3 décembre 1936, le journal communiste Euzkadi Roja a présenté une demande de drapeau « portant quelque chose qui symbolise la région galicienne », une demande présentée par le capitaine Manuel Lampón Ríos (A Pobra do Caramiñal) et du lieutenant José Paz Davila (galicien, mais sans son lieu d’origine).
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Le bataillon disciplinaire d’Euzkadi accueille dans sa 1ère compagnie de nombreux galiciens. Il deviendra une compagnie de choc et donnera tout dans la bataille da Saibigain (7-15 avril 1937). La plupart sont des prisonniers de guerre et des déserteurs des forces fascistes, bien qu’il existe également des miliciens condamnés pour indiscipline d’autres bataillons de l’Euskadiko Gudarostea.
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Et il ne faut pas oublier la marine auxiliaire d’Euzkadi
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Une sorte de force navale de circonstance composée de bateaux de pêche armés d’artillerie. Environ 10% des hommes inscrits dans cette unité navale viennent de Galice. Leur travail est loin d’être simple, car ils doivent s’opposer à des navires de guerre supérieurs à tous les égards.
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Cependant, la valeur de ces hommes à la mer réduit le déséquilibre. Ainsi, devant Matxitxako (Bizkaia), Bou Nabarra s’impose le 5 mars 1937. Pendant plus d’une heure, il s’opposera courageusement au croiseur « Canarias » jusqu’à la fin. Le bateau est coulé et les membres d’équipage survivants sont faits prisonniers. Le Nabarra servira de cercueil au Pontevedres Antonio Álvarez Domínguez et au Mugardés Francisco Fernández García O Cubano.
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La Galice étant un territoire contrôlé par les fascistes depuis les premières phases du conflit, les combattants galiciens qui alimenteront les forces basques sont originaires de différentes zones industrielles d’Euskadi, où des galiciens se sont installés depuis le début du 20è siècle, attirés par la demande de main d’oeuvre.
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La nombreuse colonie galicienne dans le quartier de Trintxerpe (Guipúzcoa) est particulièrement remarquable. La pêche industrielle à la morue, initiée par la PYSBE (poissonneries et sécheries de morue espagnole) en 1927, fait appel à des centaines de marins des rias galiciennes, en raison de leur connaissance des techniques de pêche de cette espèce.
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Ils intéressent aussi les employeurs car ils n’ont pas d’organisation associative ou syndicale pouvant créer des conflits du travail. La situation va changer pour eux avec la proclamation de la Deuxième République en 1931. Les temps nouveaux invitent à participer à la lutte populaire pour obtenir les anciennes aspirations sociales ouvrières.
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Ainsi, au début de 1933, est né le Syndicat de l’Industrie de la Pêche et de ses Dérivés (FNIP), «Avance Marino» de la CNT. Dans ce syndicat, de nombreux travailleurs de la mer galiciens sont encartés et gagneront bientôt la réputation méritée d’éléments combatifs.
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Ce n’est donc pas un hasard si, dans les milieux réactionnaires de la bonne société de Saint-Sébastien, Trintxerpe était connue comme « La Mecque du soviet rouge ». De même, nous trouvons également des militants galiciens dans les syndicats contrôlés par l’UGT: l’Alliance Maritime et La Polar. Tous ces éléments combatifs constitueront en juillet 1936 des contingents de volontaires pour combattre, d’abord dans les affrontements à Donosti / San-Sébastian puis dans les montagnes.
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Le bassin minier de Biscaye est une autre zone d’attraction pour les galiciens, avec la rive gauche du Nervión: l’industrie lourde basque et le mouvement ouvrier y jouit d’une profonde implantation parmi les travailleurs.
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Des localités telles que Barakaldo, Sestao ou Muskiz, formeront de nombreux bataillons de l’UGT ou du Parti Communiste, où nous trouverons également des miliciens d’origine galicienne.
Enfin, une autre pépinière se trouve parmi les déserteurs et les civils qui ont fui la Galicie par la mer, sont passés par l’Armée franquiste et des prisonniers de guerre.
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La question des désertions crée de véritables maux de tête fascistes. La fréquence des évasions sur le front d’Alava amène le chef militaire de la province, à envoyer une lettre au quartier général de Burgos pour dénoncer ce qui l’inquiète énormément.
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Les désertions touchent principalement les soldats galiciens et catalans. L’armée se plaint « de la grande propagande cachée sur l’arrière ». La presse basque recueille quotidiennement les passages venant des lignes adverses, plaçant la Galice au premier rang des régions d’origine des évadés.Le 7 octobre 1936 naît le gouvernement d’Euskadi, présidé par le nationaliste José Antonio Aguirre et le 27 octobre 1936, au Journal officiel du Pays Basque, la militarisation des milices de volontaire fut  décrétée. Le 7 novembre 1936, l’armée d’Euskadi était officiellement née.
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Euskadiko Gudarostea commence à apparaître. Le gouvernement autonome naissant contrôle la province de Vizcaya dans toute son étendue, une petite bande de Guipúzcoa et le nord de la province d’Alava. Sur ce territoire, 40 000 hommes se lèvent, encadrés dans 75 bataillons d’infanterie, la marine auxiliaire, sans oublier l’artillerie, les chauffeurs …De nombreuses troupes du Guipuzcoa viennent de Galice et font partie du premier bataillon  CNT, Bakounine, placé sous le commandement d’Isaac Olmos, un anarchiste charismatique originaire de Valladolid. Leur première destination est le front d’Álava, où ils arrivent en octobre 1936.
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Le bataillon aura son baptême du feu le 5 décembre 1936, à l’occasion de l’offensive lancée le 30 novembre par le corps d’armée Euskadi sur la ville de Villarreal (Legutio, Álava).
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La troisième colonne dans laquelle le Bakounine est intégré, reçoit l’ordre de prendre le village d’Uzkiano. Sa conquête permettra la progression républicaine sur Izarra et Murgia. Une fois pris Murgia ouvre la route vers Vitoria. (…)
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16 Octubre, 2019 Sergio Balchada
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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

loyalistes (huffington post)

gorilla

Qu’est-ce que le DUP, ce parti irlandais qui a les clés du Brexit ?

Farouchement conservateur et anticatholique. Le parti nord-irlandais DUP a infligé un nouveau sérieux revers au gouvernement britannique dans le cadre du Brexit.

C’est une petite formation au poids considérable pour le sort du Brexit. Encore une fois, l’ultra-conservateur Parti Unioniste Démocrate (DUP) ébranle les chances d’un accord avec son intransigeance et inflige ce jeudi 17 octobre la formation un sérieux revers à Boris Johnson auquel il est allié.

Depuis toujours eurosceptique, le DUP a voté pour le Brexit, contrairement à la population nord-irlandaise qui s’est exprimée à 56% contre. Avec seulement dix députés, ce parti et son inflexible patronne Arlene Foster ont montré qu’ils détenaient les clefs de la sortie de l’Union européenne.

En mars, c’est lui qui a conduit à l’enterrement de l’accord qu’avait négocié Theresa May et au départ de cette dernière. Malgré la menace d’un divorce sans accord dans deux semaines seulement, c’est encore non. Ce jeudi le DUP a refusé de soutenir le compromis qui semblait prendre forme à Bruxelles, rendant très hypothétique une adoption par le Parlement.

En cause à chaque fois, les mesures proposées pour éviter un retour d’une frontière physique entre la province britannique du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE.

Techniques (concernant le régime de TVA notamment), elles risquaient pour la formation unioniste, créée en 1971 par le pasteur fondamentaliste Ian Paisley, d’aboutir à un traitement différent de l’Irlande du Nord par rapport au reste du Royaume-Uni, voire à une réunification de l’Irlande, le cauchemar des unionistes.

Boris Johnson n’avait pas ménagé ses efforts pour les convaincre, promettant un “New deal” économique pour l’Irlande du Nord et recevant quotidiennement les représentants du parti cette semaine.

Leur soutien est indispensable, d’autant que le Premier ministre a perdu sa majorité à Westmin-ster et doit se battre pour chaque voix. Surtout, leur feu vert devrait convaincre la cinquantaine de “Brexiters” les plus durs du parti conservateur, réunis dans le groupe ERG.

Avortement et mariage gay

Violemment anticatholique avant le tournant des années 2000, le DUP avait refusé toutes les discussions proposées pour sortir du conflit dans les années 1970, 1980 et 1990. Il s’était égale-ment opposé aux Accords du Vendredi saint, adoptés largement par référendum en 1998, qui ont mis fin aux Troubles, liés au conflit entre catholiques nationalistes et protestants unionistes, ayant fait plus de 3 500 morts en trente ans.

C’est pourtant en vertu de ces accords qu’il partage le pouvoir pour gouverner la province avec son ennemi juré, le parti républicain Sinn Féin.

Au plan sociétal, le DUP est ultra-conservateur: il refuse le moindre assouplissement de la législation sur l’avortement, interdit en Irlande du Nord sauf en cas de danger de mort pour la mère.

En 1977, il n’avait pas hésité à lancer une campagne baptisée “Sauver l’Ulster de la sodomie” pour combattre la dépénalisation de l’homosexualité. Et il s’est évidemment opposé au mariage pour tous, autorisé partout ailleurs au Royaume-Uni ainsi qu’en République d’Irlande. Des élus ou ex-élus du DUP, adeptes de courants créationnistes comme la Caleb Foundation, se sont aussi prononcés pour la peine de mort et ont mis en doute le changement climatique.

Premier parti d’Irlande du Nord même s’il a perdu du terrain aux élections de 2017, le DUP est dirigé par Arlene Foster, dont le père, un policier, avait reçu une balle dans la tête pendant les Troubles, cible des paramilitaires de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), attaque à laquelle il avait survécu.

Un scandale a provoqué l’éclatement du gouvernement nord-irlandais en janvier 2017. Depuis, le DUP et le Sinn Féin n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une nouvelle coalition et les affaires courantes sont gérées par Londres.

17/10/2019

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire:

En Irlande du Nord, il n’y a ni Labour ni Conservateurs. La gauche vote Sinn Fein ou SDLP et la droite autrefois pour les Unionistes modérés de l’UUP. Celui-ci ayant fait faillite, c’est le DUP qui le remplace. Or le DUP est proche des milices « loyalistes » qui terrorisaient les civils catholiques pendant les « troubles ». Il n’est pas « unioniste » ordinaire comme les « orangistes » qui paradent dans les quartiers catholiques.

Lire aussi:

Parti Unioniste d’Ulster (Wikipedia)

Unionisme en Irlande (Wikipedia)

Loyalisme d’Ulster (Wikipedia)

Parti Unioniste Démocrate (Wikipedia)

Le Processus de Paix

 

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rojava brest (ldh)

 ypg
Face la guerre d’Erdogan contre les Kurdes, la France doit agir !
Rassemblement samedi, 14h30, place de la Liberté à Brest

Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme

Rassemblement

Samedi 19 Octobre

14h30 Place de la Liberté

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (le-huffington-post npa)

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Barcelone brûle-t-il ?

« Arde Barcelona ? » Oui, et pas seulement, les coupures de rues et de places ont lieu dans toutes les grandes villes de Catalogne (Sabadell, Tarragona, Lerida…). La police charge partout.

Après l’occupation massive de l’aéroport du Prat à Barcelone lundi, ce sont les rues des villes qui, ce mardi, ont été l’objectif des mobilisations de protestation contre les sentences au procès des indépendantistes. Les grandes avenues de Barcelone (paseo de gracia par exemple) sont coupées par 4 ou 5 barrages de feu.

La police (les « Mozos » – police catalane- en tête, nous y reviendrons) charge très violemment y compris en envoyant des fourgons charger droit dans la foule. Pour l’instant la grande majorité des manifestants reste sur l’attitude « pacifique », mains agitées en l’air, etc, mais de plus en plus de jeunes plus radicaux ripostent. Dans toute la Catalogne les places se sont remplies de manifestants, dans la journée de nombreuses routes ont été coupées. Chaque jour des objectifs nouveaux sont annoncés. Demain (mercredi 16) on annonce 5 grandes « marchas » partant de cinq points du « grand Barcelone » pour converger au centre, cela pendant trois jours. Si c’est effectif cela provoquerait un « colapso » sur toutes les voies d’accès à Barcelone.

Les réactions politiques

La réaction du  PSOE au gouvernement a été immédiate : « les sentences seront appliquées dans leur totalité », bien sûr le PP, Ciudadanos et Vox, relayés par la quasi-totalité des media espagnols, en rajoutent sur la violence des extrémistes, l’appel à la répression, à la caractérisation des organisations indépendantistes comme « terroristes »…

Chez les  indépendantistes majoritaires il y a un double jeu qui commence à être dénoncé par les manifestants eux-mêmes. D’un côté, bien sûr ils appellent aux mobilisations « pacifiques » pour dénoncer la sentence, mais, de l’autre, en tant qu’autorité autonomique ils envoient les « mozos » réprimer – et très violemment – les manifestants.

Ce sont d’ailleurs les « Mozos » qui coordonnent les opérations du maintien de l’ordre et déci-dent d’appeler ou non la police nationale ou la garde civile en renfort. Cela se voit et s’entend dans les manifs « Dehors les forces d’occupation » ! mais aussi « les Mozos aussi sont des forces d’occupation » !

Torra, le président de la « generalitat » a eu cette formule d’un jésuitisme achevé : « Les mozos interviennent pour éviter aux manifestants d’être poursuivis pour sédition ». En fait, PdCat et Esquerra suivent la même ligne qu’il y a deux ans : mettre tout leur espoir sur une réaction favorable à l’échelle européenne.

Mais la radicalité du mouvement de protestation a d’autres conséquences. Les appels les plus déterminés, ceux des CDR ou de plateformes comme le « Tsunami démocratique » par exemple,  sont suivis. Il ne semble pas y avoir pour l’instant de phénomènes d’auto organisation massive comme on avait pu la connaître au plus fort de la crise il y a deux ans. Les CDR ont un crédit de convocation mais ne fonctionnent pas en assemblées.

À noter deux faits significatifs : l’ANC, l’association liée au PdCat se radicalise nettement au niveau du discours. Plus important sans doute, comme au tout début de la bataille du référendum les gens « de gauche » et non indépendantistes, indignés et inquiets des sentences, semblent se mobiliser. Traduction politique, cette fois, sur le terrain de la dénonciation et de l’appel à la mobilisation, Podem et les « Comunes » sont clairement avec les manifestants.

Dans le reste de l’État Espagnol matraquage et manipulations médiatiques habituels. Quelques petites manifestations de dénonciation des sentences au pays basque et à Madrid. Mais l’espoir est qu’une partie importante des militants du mouvement ouvrier et associatif comprenne la sentence comme ce qu’elle est : une menace claire pour tous ceux qui se mobilisent. L’accusation de sédition et la menace de prison pour quiconque défend ses droits dans la rue

L’interprétation de la sentence

Au-delà de son caractère scandaleusement inique, antidémocratique et menaçant, on peut en faire plusieurs lectures :

D’abord, par rapport aux peines encourues on peut dire qu’ils en sont restés « à mi-chemin » : 12 ans au lieu des 20 ans maxi. L’accusation a été « requalifiée » :  de « rébellion » elle est passée à « sédition ». Et ce changement est valable pour Puigdemont.

Certes ce changement de chef d’accusation pourrait permettre plus facilement une extradition de Puigdemont de la part des autorités européennes. Mais en cas de décision inverse, cela pourrait aussi lui permettre de siéger au parlement européen où il a été élu…

Pour les emprisonnés, cette sentence de « troisième degré » pourrait leur permettre des « permis de sortie provisoire »  quotidiennes ou de fin de semaine à partir du mois de janvier. Ce qui a évidemment un sens, d’autant que les prisonniers indépendantistes sont maintenant en prison à… Barcelone.

Bien sûr cela fait partie des calculs politiques à moyen terme et de notre côté l’essentiel reste la dénonciation absolue de ces sentences. Une illustration : Pour  les coupables de la tentative de coup d’état du 23F 81 (Tejero), il n’y a eu que trois d’entre eux qui ont eu des peines supérieures à celles infligées aux leaders indépendantistes. Phrase entendue : « C’est plus grave de sortir des urnes dans la rue que d’y envoyer des tanks ?!»

La situation

La principale question est : combien de temps la mobilisation actuelle va pouvoir tenir ? Il n’y a pas de solution « insurrectionnelle ». Sans parler des forces armées, la détermination qui consisterait à proclamer de nouveau la « République catalane » et à appeler à effectivement expulser de toutes les villes les « forces d’occupation » (« mozos » compris !) fait défaut non seulement bien sûr aux indépendantistes majoritaires, mais même aux plus radicaux. Tout réside sur la capacité de résistance des dizaines de milliers qui se mobilisent ces jours-ci. Et des perspectives qu’ils pourront se donner.

Au niveau politique, à l’heure actuelle les camarades que j’ai interrogés ne voient pas d’issue à la crise. D’ici aux élections générales (10 novembre), le PSOE ne bougera pas de sa position « les sentences seront appliquées ». Or toute « négociation » sérieuse impliquerait forcément que les leaders emprisonnés y participent. Et le PSOE ne prendra pas le risque de plus de surenchère espagnoliste du côté du PP avant les élections. Ni même après. C’est pourquoi une hypothèse commence à être formulée : un éventuel « gouvernement d’union nationale PSOE-PP »  après les élections.

Les sondages actuels indiquent que le PSOE pourrait rester premier en tête mais avec une marge bien moins grande face au PP qui doublerait ses sièges. Ciudadanos s’effondrerait au bénéfice du PP et de Vox (qui lui passerait devant). Podemos et toutes les configurations à gauche du PSOE baisseraient. Résultat aucune majorité possible à droite ou à gauche. Les voix des députés nationalistes en Catalogne (sans doute 20 députés) et au Pays Basque seraient déterminantes pour obtenir une majorité.

A part ça au niveau social le fait marquant sont les « marches des retraités ». Partis du pays basque et d’Andalousie, elles convergent aujourd’hui à Madrid et bénéficient d’un fort soutien populaire. Sur le plan international, nombreuses  manifestations en faveur des Kurdes de Syrie, numériquement faibles, dans beaucoup de villes d’Espagne. Les anars, CNT en tête, en pointe dans ces mobilisations.

Fabrice Thomas

https://npa2009.org

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

île de sein ( fr3)

energie-renouvelable

La justice confirme le monopole d’EDF sur l’approvisionnement en électricité de l’île de Sein

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la légalité du monopole d’EDF sur l’appro-visionnement en électricité de l’île de Sein, comme le lui avait suggéré le rapporteur public lors de l’audience, le 24 septembre dernier.

Pour rappel, la société Ile de Sein Energie (IDSE) – porté par une soixantaine d’habitants de l’île – lui avait demandé de lui « transférer » la convention qui lie depuis 1993 l’énergéticien au Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (SDEF). IDSE avait en effet été déboutée en novembre 2018 par le tribunal administratif de Rennes.
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« Il est absolument urgent de faire cesser cette pollution :
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Plus de 420 000 litres de fioul sont brûlés chaque année sur l’île, alors qu’elle ne compte que 120 habitants à l’année », avait insisté l’avocate de la société, à l’audience. « Cela représente plus de 1 220 tonnes de CO2 et cela coûte 450 000 € par an. » 
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Elle avait aussi rappelé qu’en 1998 et 2003, le fournisseur d’électricité jugeait « urgent » de développer les énergies renouvelables… « L’île de Sein, c’est du vent tout le temps », avait-elle appuyé. « Mais depuis, rien ne s’est passé. »C’est cet « immobilisme » - mais aussi la « gestion dispendieuse » d’EDF et le fait que les installations ne soient « pas convenablement entretenues » - qui avait ainsi été à l’origine de la création d’IDSE.
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« Ces allégations ne sont corroborées par aucun élément de preuve suffisant », tranche la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.« Les droits exclusifs attribués à (…) EDF sont la contrepartie de sujétions que la loi lui impose, en particulier de favoriser la maîtrise de la demande, de concourir à la cohésion sociale au moyen de la péréquation nationale des tarifs, de mettre en oeuvre la tarification spéciale dit « produit de première nécessité » et de maintenir la fourniture d’électricité », ajoute-t-elle. « Ces missions relèvent d’un service d’intérêt économique général. »
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GF (PressPepper)  15/10/2019
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Lire aussi:

Les habitants de l’île de Sein demandent l’arrêt des groupes électrogènes devant la cour administrative d’appel 

Île de Sein : des habitants mobilisés contre le monopole d’EDF 

Commentaire:

En clair: les renouvelables, çà jamais!

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

décrochage scolaire ( actu bzh)

decrochage

3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire

Majoritairement issus de la filière professionnelle.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes Bretons de 16 à 25 ans ont été identifiés comme potentiellement en décrochage scolaire en Bretagne. Au bout de cette enquête inédite menée par la Région Bretagne, ils sont 2 793 décrocheurs scolaires, soit 3 % de la population de 16 à 25 ans scolarisée dans le secondaire. Leur âge moyen est de 18 ans ; 39 % sont des femmes ; 61 % des décrocheurs scolaires sont issus de la filière professionnelle. Explications.

1 819 jeunes Bretons dans une situation inconnue

La Région Bretagne vient de publier une enquête inédite : 3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire, soit 2 793 jeunes. Georgette Bréard, vice-présidente au Conseil régional, en charge de la formation, de l’apprentissage, de l’orientation et de l’emploi, définit précisément le décrochage scolaire.

Les décrocheurs sont des jeunes de 16 à 25 ans qui ne suivent pas de formation et qui n’ont pas d’emploi, qu’ils possèdent ou non un premier diplôme ou une certification. Ils sont issus du second degré et ont quitté leur formation en cours d’année.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes ont été identifiés comme potentiellement en décro-chage scolaire en Bretagne dans une étude menée par le GREF Bretagne (Groupement relation-emploi-formation). Au final, 2 793 sont en décrochage scolaire (39 %) ; 2 642 jeunes sont retournés en formation initiale ; 1 819 jeunes sont dans une situation inconnue.

Pour 25 % des décrocheurs identifiés, on ne connaît pas leur situation. Ils ne répondent pas à nos sollicitations, à nos appels. Peut-être ont-ils quitté la région ? Peut-être sont-ils sans aucune solution ? Il faut qu’on continue à creuser de ce côté-là.

Parmi les 2 793 décrocheurs identifiés, 39 % sont des femmes ; leur moyenne d’âge est d’envi-ron 18 ans. 61 % des décrocheurs et décrocheuses sont issus de la filière professionnelle ; le plus souvent, ils ont quitté leur formation durant l’année de terminale en bac pro. Les garçons décrochent plus tôt, vers 16 ans ; les femmes décrochent plutôt après 19 ans.

Difficultés sociales, problèmes de santé, différences territoriales…

Les raisons du décrochage scolaire sont diverses et dépendent d’un ou plusieurs facteurs. Cela va de l’erreur d’orientation aux problèmes de santé, comme le détaille Georgette Bréard. Les raisons sont multifactorielles. Cela peut-être des fragilités socio-économiques, des problèmes sociaux dans les familles, ou bien la formation ne correspond pas aux attentes du jeune.

Mais on oublie souvent les problèmes de santé et psychologiques : les jeunes sont empêchés par des raisons extra-scolaires indépendants de leur volonté. Pour une jeune femme, par exem-ple, ça peut-être une grossesse, nous avons eu ce cas. Mais le décrochage n’est pas toujours négatif : on peut quitter une formation où on ne se sent pas bien pour se réorienter ou travailler.

Il y a aussi les différences entre chaque territoire breton. « Il y a l’opposition classique entre l’urbain et le rural, par exemple. La situation des décrocheurs scolaires est très différente selon où il se trouve, mais nous n’avons pas de zone rouge en Bretagne » détaille Magalie Bibard, directrice du GREF Bretagne.

En-dessous de la moyenne nationale

Cette enquête régionale sur le décrochage scolaire étant inédite (les régions n’en ont eu la compétence qu’en 2015), l’Observatoire du décrochage en Bretagne s’appuie sur les précédents chiffres des sorties des jeunes sans diplôme. À savoir, 6,9 % des Bretons de 16 à 25 ans sortent sans diplôme ; contre 10 % au niveau national.

On est largement en-dessous de la moyenne nationale. Il y a un contexte favorable en Bretagne: la région a un taux de scolarité élevé, tout comme le taux de réussite (diplômes). Cela fait des décennies que c’est comme ça. Les parents bretons sont plus diplômés que le reste de la France, les écarts entre revenus faibles et très élevés sont moins grands en Bretagne. Et nous bénéficions d’un bon maillage du territoire, un maillage à la bretonne, entre villes moyennes et grandes et forte présence des deux réseaux d’enseignement (public et privé).

Après avoir identifié les problématiques du décrochage scolaire, l’un des objectifs, en plus du suivi et de futures études, est « la mise en place de bonnes pratiques pour accompagner les jeunes en décrochage scolaire ». Que ce soit dans les établissements scolaires, les CFA, les centres sociaux, les Missions locales, avec les bailleurs sociaux, etc…

Avec 94,2 % de réussite au bac général, 88,1 % au bac professionnel et 88,6% au CAP en 2018, la Bretagne figue parmi les trois meilleures académies de France en termes de réussite aux examens.

16 Oct 2019

https://actu.fr/bretagne/

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Décrochage scolaire : 100.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

saumon (pùblico)

pisciculture

La mer s’épuise pour que vous puissiez manger du poisson d’élevage

On a beaucoup parlé de l’industrie de la viande et de son impact sur l’environnement ces derniers temps. Des affiches lors des manifestations laissent présager que c’est l’un des principaux responsables du changement climatique, mais personne ne parle de poisson.

La consommation de poisson ne nuirait elle pas à l’environnement?

L’industrie aquacole s’est présentée comme la meilleure alternative à ce que l’on appelle la «pêche extractive», mais l’aquaculture n’est qu’une ombre furtive qui cache de grands secrets: de grandes quantités d’aliments sont utilisées pour nourrir les poissons élevés dans des exploitations piscicoles.

Fabriqué à partir de poisson obtenu directement de la mer.

Comme l’explique José Miguel Cerdá-Reverter, spécialiste de la nutrition en aquaculture, l’homme a choisi d’élever les poissons qui se trouvent au plus haut niveau de la chaîne alimentaire, à savoir les poissons carnivores Ils doivent être nourris avec des protéines provenant d’autres poissons.

Comme dans tout défi digne de ce nom, il y a des défenseurs et des détracteurs. Certains soutiennent avec véhémence ces pratiques, affirmant que l’aquaculture peut potentiellement offrir des protéines saines, abordables et qui laissent peu d’empreinte carbone, ce qui soulagera les océans de la pression énorme à laquelle ils sont soumis par la pêche extractive. De l’humour noir.

Parmi les détracteurs, on trouve la communauté scientifique, qui s’est inquiétée de l’impact des pêches dites de réduction, c’est-à-dire la pêche de petits poissons pélagiques pour produire de la farine de poisson et de l’huile de poisson (FMFO) qui servent à l’alimentation. poisson d’élevage.

Le dernier rapport de la Changing Markets Foundation fournit des données qui nous permettent de comprendre les dimensions de cette industrie: près d’un cinquième des poissons sauvages capturés chaque année sont destinés à la fabrication de farines et d’huiles de poisson qui serviront d’aliment pour l’aquaculture et l’agriculture.

Si nous pensions qu’il s’agissait d’un problème localisé, c’est raté. Une vieille et triste histoire se répète encore: celle de l’inégalité. La croissance de l’aquaculture à l’échelle mondiale augmente la demande d’aliments pour poissons et, par conséquent, la demande de matières premières à transformer, ce qui signifie qu’il faut davantage de poissons sauvages.

Cette situation atteint des niveaux inquiétants dans certains pays, principalement avec des revenus faibles et des taux élevés de pauvreté et de faim. Après une enquête exhaustive, Changing Markets a réussi à rassembler des cas aussi frappants que ceux de l’Inde, du Vietnam et de la Gambie.

Des études monographiques ont été réalisées durant les mois de mai et juin. Les trois pays rassemblent des problèmes communs, dérivés de l’industrie FMFO: les stocks de poisson dans ces pays sont visiblement réduits en raison de l’utilisation de pratiques irrégulières qui endommagent l’écosystème.

Les pêcheurs artisanaux en Inde ont vidé leurs côtes, tandis que les pêcheurs vietnamiens ont décidé de franchir les frontières et de commencer à pêcher dans des eaux étrangères ou interdites. Malgré tout, le manque de stocks de poisson n’est pas le seul problème que cette industrie déclenche.

La Gambie constate à quel point son industrie de l’écotourisme est endommagée par les taux de pollution élevés tant dans l’air que dans l’eau par les usines. Dans son précédent rapport, Changing Markets avait évoqué le cas des adorables manchots Humboltd, une espèce locale du Pérou gravement touchée par la diminution de la biomasse d’anchois péruvienne dont il se nourrissent. L’anchois péruvien représente 30 à 35% de la production mondiale d’aliments pour poissons.

Aujourd’hui, comme chaque 16 octobre depuis 1979, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) promeut  la Journée mondiale de l’alimentation.

À l’instar du Programme 2030, il vise à réduire la faim dans le monde. Paradoxalement, alors qu’en 2018, 821,6 millions de personnes étaient affamées dans le monde, des milliards de poissons sauvages sont utilisés pour nourrir les poissons d’élevage.

Cette industrie a comme point commun: le manque de transparence et l’incapacité à communiquer aux chercheurs l’évolution des marchés et aux citoyens la source de la nourriture de leurs produits aquacoles.

Nous avons entre nos mains la solution. Cessons de soutenir une industrie qui raccourcit la vie sur notre planète. N’aidons pas à maintenir des pratiques qui compromettent le tissu social et économique de ces pays. En tant que consommateurs, nous avons le dernier mot.

Shalini Arias Hurtado

https://blogs.publico.es/

Commentaire:

Là ou il est écrit « l’homme » il faut comprendre, le capitalisme!

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rené vautier (trignac)

vauquier rene

Deux jours d’hommage à travers conférences et concerts.

Projection de documents iconographiques et filmés qui parcourent l’époque dure mais très riche et très vivante où René Vautier témoignait par ses films des guerres coloniales, des luttes sociales, de l’impressionnant réveil culturel breton, sans oublier les côtés festifs et créatifs des années 1960-1980.

Programme :

Vendredi 8, Trignac :

Salle des Fêtes René Vautier
- Inauguration et Conférence-débat Inauguration de la salle des fêtes René Vautier  18h.
- Conférence-débat à partir du film « Quand tu disais Valéry » Table ronde en présence Guy Jaques, Nicole Le Garrec, Jean-Louis Le Corre, François Arvor à 20h.

Samedi 9, Trignac :

Salle des Fêtes René Vautier
- Projection du documentaire « Afrique 50 » et  « La Folle de Toujane » 10h.
- Conférence sur l’œuvre de René Vautier, à travers ses luttes anticolonialistes et son combat en Bretagne. Avec Olivier Caillebot, J.Monnier et Hubert Chémereau  15h.
- Concert de Gilles Servat à 18h.

Renseignements : Centre Culturel Lucie Aubrac – 02 40 90 32 48 – centre-culturel@mairie-trignac.fr – www.mairie-trignac.fr

En partenariat avec la Cinémathèque de Bretagne, l’ Agence Culturelle Bretonne ACB44, le CCP, le CREDIB, la Mairie De Trignac et le Département de Loire-Atlantique

https://acb44.wordpress.com

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