Archive | Questions bretonnes etc

20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

corse (les échos)

corse

Législatives : la Corse envoie trois nationalistes à l’Assemblée

L’Ile de beauté est la seule région de France où il n’y aura aucun élu de La République en Marche.

Une fois de plus, la Corse électorale se singularise de la métropole. Si le niveau de l’abstention est équivalent, le résultat final des législatives est inédit à double titre. C’est la seule région de France où il n’y aura aucun élu de La République en Marche. Les arguments de campagne d’Emmanuel Macron sur le renouvellement politique n’a eu aucune prise dans l’île.

Ce sont les nationalistes, autonomistes et indépendantistes unis sous la bannière de Pè a Corsica (Pour la Corse) qui incarnent le renouveau aux yeux des Corses.

Pour la première fois dans l’histoire politique de l’île, mais aussi dans celle de la République française, trois nationalistes corses vont siéger à l’Assemblée nationale : Jean-Félix Acquaviva qui a battu le candidat macroniste Francis Giudici, Michel Castellani et Paul-André Colombani qui sortent les deux députés LR Sauveur Gandolfi-Scheit et Camille de Rocca-Serra, parlementaire depuis 2002. Seul le LR Jean-Jacques Ferrara sauve l’honneur dans la circonscription d’Ajaccio .

Lobbying pour la collectivité unique

Cette victoire est une réplique du tremblement de terre de 2015 où les nationalistes s’étaient emparés du pouvoir territorial. Longtemps, ils avaient refusé de participer à des scrutins nationaux. Au fil des années et des revers, ils ont compris que les décisions importantes se prenaient à Paris.

Les désormais députés nationalistes espèrent faire du lobbying pour la collectivité unique qui naîtra le 1er janvier 2018 de la fusion de l’actuelle collectivité territoriale et des deux conseils départementaux. Ils pousseront aussi l’officialisation du bilinguisme corse-fran- çais dans tous les actes de la vie publique, l’instauration d’un statut de résident pour endiguer la spéculation foncière, une loi d’amnistie en faveur des Corses détenus pour des actes liés à la politique.

Ils espèrent enfin faire inscrire la Corse dans la Constitution et ainsi obtenir un statut fiscal qui sacralise tous les régimes dérogatoires et le pouvoir d’adapter les lois. Même Emmanuel Macron a promis d’y réfléchir…

Jean-Marc Raffaelli  18/06

Lire aussi:

1er tour des législatives 2017 : La « Libération Sociale » aux abonnés absents… (A Manca)

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07 juin 2017 ~ 0 Commentaire

france bleu (la lettre pro)

radio

Une seule Radio: Radio Paris!

Vers une grève illimitée à France Bleu ?

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, SNJ, SUD, UNSA ont déposé un préavis de grève à durée illimitée à partir de ce 11 juin à 13h.

En cause, le projet de la direction de France Bleu pour la rentrée qui est « l’illustration même de la fracture territoriale et du fossé qui se creuse entre les décideurs et les auditeurs et salariés ».
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Pour les organisations syndicales : « c’est l’existence même des radios locales qui est en jeu maintenant ». Les syndicats pointent du doigt le projet de la direction de France Bleu pour la rentrée de septembre prochain et évoquent trois « régressions ».
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D’abord, la « confiscation du 8h45/9h25 pour une émission nationale animée par une star de télé ».
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Ensuite, la « nationalisation d’une autre tranche déjà sinistrée par la baisse de moyens : le 14h/16h ». Enfin, le  « retour du concept ancien de « global » avec à la clé une charge supplé- mentaire pour les rédactions locales et une perte d’actu locale ».
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Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, SNJ, SUD, UNSA exigent de la direction de France Bleu le retrait immédiat du projet de programme national de 8h45 à 9h25 et de global à la charge des locales présenté au CCE Extraordinaire du 19 avril dernier, la possibilité laissée aux stations qui le souhaitent de conserver une antenne locale de 14h à 16h, le respect de l’identité du réseau : la proximité.
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Enfin, elles demandent la prise en compte des idées qui ont émergé des ateliers de grilles et « la fin de l’autoritarisme dont l’ensemble des personnels du réseau souffre comme jamais ».
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Mardi 6 Juin 2017
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06 juin 2017 ~ 0 Commentaire

fachos de bretagne (buzzfeed)

fachos de bretagne (buzzfeed) dans Antifascisme

je suis adofl

«L’envahissement de l’islam»

C’est qui? Christian Lechevalier. Candidat dans la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine, 50 ans, conseiller régional de Bretagne.

Fait d’armes: Sur son compte Twitter, Christian Lechevalier a une obsession: l’islam et les musulmans. À longueur de tweets, il écrit sur «l’envahissement de l’islam» «dont personne ne veut». Il est obnubilé par les origines marocaines de Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre de l’Éducation, et de Myriam El Khomri, ex-ministre du Travail. À l’occasion, Christian Lechevalier a le like très facile. Ainsi, il like un tweet comparant le journaliste David Pujadas à «un collabo à la solde de la Fureur Merkel», un autre expliquant que «pour voir le danger de l’islam, il suffit d’ouvrir sa fenêtre». Les réflexions homophobes sont aussi au goût de Christian Lechevalier. Un tweet que l’élu a liké dit ainsi: «Les homosexuels ont le droit de donneur sang… à condition de ne pas avoir eu de relations sexuelles depuis un an. Ça rassure.»

Par mail, Christian Lechevalier répond à BuzzFeed News et estime que «la critique d’une doctrine, d’une pensée ou d’une religion est toujours possible et légale (Charlie a tristement payé pour qu’on s’en souvienne). Rien à voir avec une ou plusieurs critiques ad hominem. Mieux :la critique est consubstantielle à la démocratie. Il se trouve que les attentats qui se succèdent à un rythme grandissant sont revendiqués. Je le souligne. C’est tout.»

ssuper con

C’est qui? Patrick Le Fur, candidat dans la 6e circonscription du Finistère. Responsable du FN dans le département et conseiller régional de Bretagne, Patrick le Fur ne milite au FN que depuis trois ans. Âgé de 50 ans, il était auparavant engagé au sein des Commandos Marine avant de se reconvertir dans l’artisanat.

Fait d’armes: Patrick le Fur a clairement un problème avec les migrants, et il en parle beaucoup sur Twitter où il est actif. L’accueil des migrants dans les communes françaises? «Une invasion». Il ajoute qu’un «remplacement est en cours». Pour Patrick Le Fur, les migrants sont des «lâches» dont les traditions sont de «mettre le feu et violer une interprète». Il fait aussi semblant de s’interroger sur le rapport entre les migrants et la hausse des vols dans le Finistère. Contacté par mail par BuzzFeed News, il n’a pas répondu.

 
https://www.buzzfeed.com/

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06 juin 2017 ~ 0 Commentaire

rennes fest noz

fest noz r

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24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

langues (street press)

dibujos de castelao de su album de niños nenos editado por Galaxia

En défense de (toutes) nos langues maternelles

Les institutions tentent parfois de décourager les parents immigrés non-européens de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Une erreur, pour la militante Fatima Ouassak. Elle raconte une histoire vécue qui en dit long.

Doit-on ou non transmettre notre langue maternelle à nos enfants ? Dans ce domaine, il y a deux poids deux mesures. Quand il s’agit des langues européennes, l’espagnol, l’anglais, l’italien, etc., ça fait chic. On pense que c’est une richesse et on l’encourage.

Quand il s’agit des langues de l’immigration post-coloniale, peul, arabe, wolof, bambara, soninké, tamazight etc, tout est fait pour dissuader les parents de transmettre leur langue maternelle à leurs enfants. Notamment au sein des institutions, et l’école en premier lieu.

Laissez moi vous raconter une anecdote (vraie), qui peut paraître anodine, mais qui en dit long. Et qui est partagée par de nombreux parents avec qui j’ai l’occasion d’échanger.

A la crèche, on lui a demandé de ne plus parler arabe

Une maman allaitait sa fille à la crèche, le cadre était calme, c’était pratique. Pendant ce temps là, elle lui parlait en arabe, qui est sa langue maternelle. Elle sentait déjà que le climat était lourd. Un jour, la puéricultrice est venue la voir. Une hypothèse de départ était posée « votre fille a toujours autant de mal à s’adapter ».

Et l’explication était toute trouvée :

« On s’est réuni et on s’est dit que peut-être votre fille était déstabilisée par le fait qu’ici à la crèche tout le monde parle français, et que vous, vous lui parlez arabe. Les choses ne sont pas harmonisées, le mieux pour un bébé c’est que les choses soient harmonisées, vous comprenez Madame ? » Le sous-entendu était : « Il faut arrêter de parler arabe à votre fille, ça l’empêche de s’épanouir et de se construire correctement. » Alors la maman, qui ne s’est pas laissé démonter, lui a répondu : « oui je comprends très bien, et je suis d’accord pour harmo- niser… Mais qu’est-ce que vous comptez faire? Vous seriez prête à apprendre l’Arabe ? » Cela a gentiment bloqué la puéricultrice, et a mis fin au débat. La puéricultrice aurait-elle posé la question du « problème d’harmonie » à un parent parlant allemand ou anglais à son enfant?

C’est la stigmatisation de la langue, pas le bilinguisme, qui est néfaste

Dans un rapport parlementaire paru en 2006, Alain Bentolila préconisait pour les parents issus de l’immigration de ne pas parler leur langue maternelle (à peine qualifiée de «langue», plutôt assimilée à un «dialecte»), car selon lui, cela provoquait plus de risques de troubles du langage et de retard scolaire. Cela traduisait à l’époque une croyance profonde portée par une partie des pouvoirs publics, et qui persiste aujourd’hui.

En réalité, ce n’est pas le fait de parler la langue maternelle qui peut porter préjudice aux enfants issus de l’immigration post-coloniale, mais le fait que cette langue soit stigmatisée par l’institution. Les enfants ressentent cette stigmatisation très jeunes.

Quand on sait l’importance de la langue dans la construction psychique et identitaire de l’enfant, en particulier quand il s’agit de la langue maternelle, il n’est pas compliqué de com- prendre que la stigmatiser (ne pas la reconnaître comme langue à part entière, ne pas l’ensei- gner, exprimer une gêne quand elle est parlée dans l’espace public, etc) peut provoquer des difficultés chez l’enfant.

Parce qu’à travers la langue, on stigmatise le locuteur, en l’occurrence les parents et l’enfant. En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. D’ailleurs la langue arabe par exemple est surtout stigmatisée quand elle est parlée par des Arabes. Quand elle est parlée par des diplomates blancs travaillant au quai d’Orsay, tout de suite c’est valorisé, ils ne sont pas «arabophones», mais «arabisants ».

Les parents ont parfois honte de parler leur langue à leurs enfants

Il peut arriver que les parents qui parlent tamazight, arabe, wolof, soninké etc baissent d’un ton à l’extérieur, ils peuvent avoir l’impression (souvent juste) de gêner l’entourage. Les enfants sentent cette gêne. Certains répondent en français à leurs parents qui parlent leur langue maternelle, d’autres refusent qu’on leur parle à l’extérieur. Pour la petite histoire, la maman dont je parlais tout à l’heure a réussi à convaincre la puéricultrice et l’ensemble de l’équipe de la crèche. Elles ont compris que cela faisait du mal aux enfants de stigmatiser la langue des parents.

A tel point que cette histoire est à l’origine du projet de l’année de la crèche. Peu de temps après, l’équipe a en effet invité tous les parents qui avaient des origines étrangères à venir enregistrer, dans une pièce transformée en studio, des berceuses de leur pays d’origine. Il y a avait plein de langues, du turc, du peul, c’était très beau. Et maintenant, le CD est utilisé pendant la sieste des enfants. Comme quoi, il y a de l’espoir.

Il faut s’organiser politiquement

Avec d’autres mamans, on a fondé un réseau de collectifs locaux de parents, Front de mères, pour parler notamment de cette question-là, et promouvoir la transmission de nos langues d’origine. Car la transmission de la langue maternelle est fondamentale pour transmettre à nos enfants le lien qui les lie à nos familles, à nos pays d’origine, à nos cultures, à nos religions. Cela participe de leur construction psychique, identitaire et intellectuelle, de la confiance qu’ils ont/auront en eux. En réalité, la transmission de nos langues maternelles participe à lier nos enfants à nous.

Il ne faut pas se laisser déposséder de l’éducation de nos enfants, il faut s’organiser politique- ment pour réfléchir aux meilleurs moyens de leur transmettre nos langues, y compris quand nous ne les parlons pas ou plus nous-mêmes. C’est l’une des questions qui seront travaillées en atelier lors des « États Généraux des Familles, contre les discriminations à l’école » (link is external) qui auront lieu à Montreuil le 24 mai.

Propos recueillis par Alice Maruani
« En hiérarchisant les langues, considérant que les langues de l’immigration sont inférieures, on renvoie cette infériorité sur ceux qui la parlent. » Fatima Ouassak, militante et maman.
Fatima Ouassak, politologue, coordinatrice du réseau Genre/Classe/Race, elle a co-fondé le Front de mères avec Diariatou Kebe.
23 Mai 2017

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

territoires (le peuple breton)

beca ssine

Nouveau gouvernement. Un mauvais signal pour les territoires ?

L’Union démocratique bretonne a réagi dans un communiqué à l’annonce du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Même si celui-ci est transitoire et que les législatives peuvent tout à fait le faire évoluer, quelques éléments inquiètent le parti autonomiste.

Outre la nomination du premier ministre, nucléocrate notoire, le parti estime que la nomination de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur n’est pas un bon signe pour les collectivités locales et l’équilibre du territoire.

« Gérard Collomb a en effet été un des fervents partisans de la loi de métropolisation, qui s’était substituée à la régionalisation promise par François Hollande », argumente Nil Caouissin,  porte-parole de l’UDB, avant de compléter : « concentrer les financements, les emplois et les pouvoirs de décisions dans quelques centres urbains, comme le souhaite le lobby métropoliste, n’est bon, ni pour la cohésion sociale, ni pour la démocratie, ni pour le développement soutenable. Ce processus nous entraîne vers une compétition acharnée entre territoires, au contraire du modèle fédéral que défend l’Union Démocratique Bretonne ».

Cette nomination va de pair avec un point de programme d’Emmanuel Macron peu traité des médias (sans doute étaient-ils trop concentrés à le regarder marcher sur l’eau ?), celui de la baisse de 10 milliards des dotations aux collectivités territoriales !

Souvent, les libéraux semblent plus « décentralisateurs » que les autres, mais « derrière les références au rocardisme se profile une recentralisation qui ne dit pas son nom » selon Nil Caouissin. « La promotion des soi-disant métropoles régionales se fait plus, pour l’instant, au profit de la région parisienne que dans le sens d’un rééquilibrage de l’activité sur le territoire ». Et de s’interroger : « Dans ce contexte, la création d’un ministère de la Cohésion des territoires [ndlr : occupé par Richard Ferrand] peut-elle aller au-delà d’une bonne intention affichée ? On ne pourra qu’en douter tant que le spectre d’une nouvelle saignée financière des collectivités locales ne sera pas écarté », estime le porte-parole de l’UDB.

On reprochera sûrement au parti, plus que cinquantenaire, de « crier avant d’avoir mal », mais on dit aussi que « chat échaudé craint l’eau froide ».

Une fois que l’« apartheid territorial » sera mis en place, il sera extrêmement difficile de le déconstruire. D’où l’importance d’envoyer suffisamment de députés fédéralistes à l’Assemblée Nationale. Pour Nil Caouissin, « chaque voix qui se portera sur les candidats de Oui la Bretagne sera un avertissement pour le gouvernement, et la preuve que la Bretagne dans son ensemble entend être respectée ».

La Rédaction 18 mai 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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18 mai 2017 ~ 0 Commentaire

radios (fr3 + le peuple breton)

fantasia

France Bleu Armorique et Breizh Izel en grève ce jeudi 18 mai

Toutes les stations de France Bleu sont en grève ce jeudi 18 mai en raison de la suppression annoncée de plusieurs tranches d’antenne locale. Les stations France Bleu Breizh Izel et France Bleu Armorique sont, par conséquent, concernées.

Une grande partie du personnel de France Bleu Armorique et France Bleu Breizh est en grève ce jeudi 18 mai, comme dans l’ensemble des stations locales de France Bleu.

Les raisons de ce mouvement ? « la décision de la direction de France Bleu de supprimer, une nouvelle fois, une tranche d’antenne locale pour en faire une émission nationale. Eric Revel, directeur du réseau France Bleu, veut imposer une émission réalisée depuis Paris entre 8h45 et 9h25. L’un des horaires les plus appréciés et écoutés par les Bretons et les auditeurs de France Bleu en général » détaille France Bleu Breizh Izel dans un communiqué.

Et d’ajouter : « dans la foulée, la direction a annoncé que le 14h-16h deviendrait égale- ment une émission nationale pilotée depuis Paris. Enfin, toujours sans moyen supplé- mentaire, la direction exige des locales la prise en charge des journaux de 7h30 et 8h30. Elle envisage aussi d’imposer des reportages nationaux dans toutes les éditions matinales, avec comme conséquence directe un appauvrissement de l’information locale » .

« L’actualité régionale » et « la proximité » sont l’ADN de France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel comme l’indiquent les deux stations locales.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, SUD, UNSA demandent à la direction de France Bleu de « respecter l’identité du réseau, la proximité, de revenir sur des décisions en contradiction totale avec les idées qui ont émergé des ateliers de grilles et de cesser ses excés d’autoritarisme dont l’ensemble des perrsonnes du réseau souffre comme jamais« .

LH  18/05/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La centralisation, c’est aussi à la radio (Le Peuple Breton)

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16 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fañch (le télégramme)

fanch-

Yec’hed mad, petit Fañch !

Il y a du kaoz avec l’affaire du petit Fañch de Rosporden !

Oui, il fait causer notre mignonig dont les parents peinent à faire reconnaître le prénom à l’état civil parce qu’il porte un tilde sur son « n ». Le tilde, c’est ce petit accent qui, en breton, sert à « nasaliser » la voyelle qui précède le « n ».

Là où Fanch se prononcerait « Fantche » sans tilde, Fañch se dit au contraire « Fanche » voire « Fainche » quand on le coiffe de son chapeau rond trop mignon. Mais la circulaire du ministre de la Justice du 23 juillet 2014 ne fait pas dans la dentelle : non au tilde, dit-elle. Spontus ! Car si on l’ajoute aux divers articles de loi en vigueur, en résumé : les parents d’ici peuvent appeler leur loustig d’un prénom breton mais sans avoir le droit de l’orthographier correctement.

Alors, bien sûr, on connaît des Fanch sans tilde qui tiltent mais si notre Fañch de Rosporden veut mettre tous les atouts brezhoneg dans sa poche, pourquoi l’en priver ? Parce qu’un Fanch sans tilde, quand même, c’est un peu comme un kan sans diskan. C’est un peu comme si notre gwenn avait perdu son du. Alors oui au tilde pour ce petit Fañch qui, lui, ne perd pas son temps. Vu le buzz qu’il fait au bout de quelques jours parmi nous, Fañch de Rosporden a forcément un grand avenir devant lui. En 1981, on a déjà eu Fañch Mitt’ ! Alors, allez savoir… Pour l’heure : Vive la République ! Vive la Fañch !

16 mai 2017 Pascal Bodéré

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

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Commentaire: Le « ñ » est un « signe identitaire » comme le « c’h » et le « zh ». Tant que le breton était la langue orale des masses, on n’en avait pas besoin. Maintenant c’est un guide pour la prononciation. Mais attention, certain « añ » se prononcent « a » tout simplement!

Le « an » français et le « añ » breton s’écrivent [ã] en alphabet phonétique international.

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15 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fr tri (le peuple breton)

CharlieHebdoBreton

Comment çà, « On ne parle pas des bretons dans les médias »?

Faut-il inviter les « petits » candidats sur les plateaux de télévision ?

Faut-il inviter tous les candidats sur un plateau de télévision ? Lors de chaque élection, le débat est relancé et suscite des frustrations. Cinq des neufs candidats de la circonscription de Lorient inauguraient ce dimanche sur France 3 une série de débats sur différents thèmes. Aujourd’hui, « Mon député, et l’Europe ». Mais ni les communistes, ni EELV, ni – bien évidemment – le candidat de Oui la Bretagne / UDB sur cette circonscription, Gael Briand, n’étaient invités. Ce dernier réagit.

On comprend aisément la difficulté qui consiste à inviter l’ensemble des candidats sur un plateau de télévision. L’expérience du deuxième débat présidentiel a pourtant démontré qu’un débat réunissant onze candidats était tout à fait possible et qu’il était souvent plus riche que lorsque le média les pré-sélectionnait. Qu’un organe de presse privé (comme Ouest-France ou Le Télégramme) choisisse de favoriser tel ou tel candidat peut-être compréhensible (même si c’est tout aussi frustrant), mais quand une télévision publique comme France 3 n’invite qu’une partie des candidats, on est en droit de se demander ce qui motive les choix de la rédaction ? C’est justement ce que j’ai voulu savoir auprès de Robin Durand, l’animateur de génération politique.

À l’aune de cette réponse, d’autres questions se posent : la télévision « régionale » existe-t-elle ou n’est-elle qu’un décrochage parisien ? Faut-il avoir un porte-parole à Paris pour mériter d’être invité sur un plateau-télévision ? Suivant cette logique, Christian Troadec, principal challenger du député sortant sur la circonscription de Carhaix-Chateaulin, sera-t-il invité ? Pourquoi un candidat de Oui la Bretagne, quatrième liste aux dernières régionales, n’est-il pas invité sur le plateau ? Et enfin et surtout, y-a-t-il des contributeurs de la redevance télévision qui valent plus que d’autres ?

Une telle tribune peut être perçue de deux manières : soit elle apparaît comme la réaction d’un mauvais perdant (ou considéré comme tel), soit comme l’occasion de poser de nouvelles questions politiques et d’aborder le rôle des médias dans l’élection, ou non, d’un député. C’est sous cet angle que j’aimerais attirer l’attention. Car contrairement à ce que dit M. Durand, la crédibilité se forge justement grâce aux médias. Ce sont eux, par leurs choix de pré-selection, qui déterminent qui sont les candidats en mesure de gagner ou non. Sociologiquement, on sait pertinemment qu’un candidat qui est déclaré perdant d’avance n’est pas élu, n’a aucune chance de l’être. Les électeurs veulent que leur vote soit « utile » et chercheront toujours, sauf bien sûr les convaincus, à favoriser le moins pire des bons candidats. Combien d’électeurs potentiels de Philippe Poutou ont-ils voté Jean-Luc Mélenchon pour le voir arriver au second tour ? Combien d’électeurs potentiel de Benoit Hamon ont voté Emmanuel Macron pour le voir se qualifier ?

Le choix, en 1964, de créer Le Peuple breton partait du constat qu’il serait difficile pour l’UDB d’accéder à la presse. Visiblement, ce constat est toujours valable 53 ans plus tard. Cet épiphénomène médiatique est symptomatique de la centralisation française et de la nationalisation des débats.

Bien sûr, il était question ce dimanche matin de sujets locaux et il n’est pas question ici de la pertinence ou non des réponses apportées par les candidats sur le plateau. Mais les questions ont toutes été traitées par des candidats ayant des analyses hexagonales. Le résultat, c’est qu’aucun candidat n’a défendu une Europe fédérale, aucun candidat n’a parlé de son fonction- nement étatisé, aucun n’a abordé la question de la probable future indépendance de l’Écosse qui pourrait rebattre les cartes, y compris sur le volet pêche, aucun n’a évoqué le problème très français de non-distinction de la nationalité et de la citoyenneté…

En choisissant les candidats, les médias se privent donc d’analyses différentes et surtout en privent leurs téléspectateurs. J’espère simplement que mes collègues des autres circonscriptions seront mieux traités.

Gael BRIAND 14 mai 2017

http://lepeuplebreton.bzh

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