Archive | Questions bretonnes etc

06 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

tanio (fr3)

dechets

Il n’y a pas que le Tanio qui fuit! Ici les déchets nucléaires

40 ans après, le Tanio continue de fuir

Le pétrolier Malgache Tanio, qui s’est cassé en deux le 07 mars 1980 au large de l’Ile de Batz, coule avec sa cargaison de 26 000 tonnes de fioul lourd.

Suite à la quarantaine d’oiseaux mazoutés recueillis sur les côtes du nord du Finistère, des investigations ont été menées. De petites fuites intermittentes d’hydrocarbure viennent d’être constatées sur l’épave du Tanio, coulé en 1980.

À l’issue des premières investigations, les analyses du pétrole recueilli sur les ailes des oiseaux mazoutés avaient montré de grandes similarités avec le fioul lourd transporté par le pétrolier Tanio.
Les investigations ont été poussées et l’opération menée par la Cellule Plongée Humaine et Intervention Sous la Mer (CEPHISMER) de la Marine Nationale a démontré que l’épave du Tanio fuit. A la demande des autorités maritimes, elle a réalisé, à l’aide d’un véhicule sous-marin téléguidé, des analyses sur la coque du pétrolier Tanio, situé à 46 kilomètres au nord de l’Ile de Batz, par plus de 80 mètres de fond.
.
Résultat : des petites fuites de pétroles repérées proviennent de deux orifices de la coque de l’épave.  Reste à savoir comment, 40 ans après son naufrage, des éventuelles fuites d’hydrocarbures seraient encore possible ?Pour comprendre, rappelons les faits. Le 7 mars 1980, au large des côtes du Nord du Finistère, le pétrolier Tanio se brise en deux. 10.000 tonnes de pétrole se déversent en mer, contaminant 200 kilomètres du littoral.
.
Des petites bulles d’hydrocarbures s’échappent de l’épave.
.
Des opérations sous-marines sont conduites à la suite du naufrage. La coque est percée afin de pomper une partie de la cargaison du pétrolier. Le problème viendrait donc de ces orifices. Selon les investigations, les vannes de deux orifices qui permettaient de pomper ont été arrachées. Ce qui laisserait sortir des petites bulles d’hydrocarbures.

Mais d’après la préfecture maritime de l’Atlantique, il n’y a aucun risque de marée noire. Des  observations satellitaires, aériennes et une patrouille côtière sont renforcées. Aucune pollution en mer, ni sur les plages, n’a été repérée, d’après la préfecture maritime.

Un échantillon d’hydrocarbure a été prélevé pour être analysé par le Centre de Documentation de Recherche et d’Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE). La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) a également envoyé au centre des échantillons prélevés des oiseaux.

Depuis un mois, la LPO a recueilli une quarantaine d’oiseaux, blessés et morts. Des guillemots, des pingouins torda, des macareux moines… Tous portent des traces d’hydrocarbures sur leurs ailes. 4 ont pour le moment été relâchés, 10 sont en piscine, les autres sont morts. La présence d’hydrocarbure sur leurs ailes est probablement une des causes de leur décès.

Juliette Vincent-Seignet  06/12/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire:

La corosion atteint toutes les matières: métal des pétroliers et des sous-marins nucléaires coulés avec leurs ogives, bétons et autres emballages des déchets nucléaires qu’on jetait en mer dans la Manche. Enfin, les armes chimiques et gaz mortels des deux dernières guerres finiront bien aussi par atteindre la limite de 100 ans où plus rien n’est étanche.

Lire aussi:

Ces marées noires qui ont marqué la Bretagne

 

Lire la suite

05 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

5 décembre en bretagne

Plus de 510 000 manifestants dans 70 villes.

Selon la CGT, 77 000 personnes ont manifesté dans la région dans les 19 rassemblements organisées

29

De 23 à 28 000 personnes ont manifesté contre le projet de réforme des retraites dans six villes du Finistère, ce jeudi 5 décembre 2019. À Brest, Quimper, Quimperlé, Morlaix, Landerneau et Carhaix, cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu une telle mobilisation.

La mobilisation à Brest plus de 10 000 (Côté Brest)

Brest : de 10 à 15 000 manifestants selon la CGT (Ouest France)

pedale brests

Un cortège « Queer » à Brest

liberte

À la fin de la manifestation, les syndicats ont appelé à une nouvelle Manifestation, Samedi 7 Décembre 2019, à 15 h, Place de la Liberté.

8 000 à la manifestation de Quimper (Côté Quimper)

Landerneau. 300 personnes contre la réforme des retraites (Ouest France)

Carhaix : mobilisation massive, plus de 500 manifestants (Ouest France)

Quimperlé : près de1 500 manifestants, mobilisation record (Ouest France)

Morlaix : environ 3 000 manifestants dans le cortège (Ouest France)

3200 personnes à Morlaix( Chiffon Rouge)

22

Plus de 3 000 personnes défilent à Lannion (Le Trégor)

Deux manifestations à Guingamp (L’Echo)

150 personnes défilent à Paimpol (Presse d’Armor)

Entre 1 200 et 2 000 manifestants à Dinan (Petit Bleu)

La manifestation de Saint-Brieuc (Penthiêvre)

Saint-Brieuc. Près de 7 000 personnes défilent (Ouest France)

35

2 000 personnes à Saint-Malo contre la réforme des retraites (Pays Malouin)

Rennes Plus de 13 000 personnes (Ouest France)

56

Près de 3 000 manifestants à Vannes (Morbihan)

Plus de 1000 dans les rues de Pontivy (Pontivy Journal)

Lorient. Entre 8 et 10 000 personnes (Ouest France)

Un mouvement de grève très suivi à Belle-île (Ouest France)

44

Saint-Nazaire : 10 000 manifestants marée humaine contre la réforme des retraites (Ouest France)

Au moins 20 000 manifestants à Nantes (Ouest France)

 

 

Lire la suite

04 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

cancers (ouest france)

pesticides

Une étude confirme le lien entre cancer et pesticides

L’étude AgriCan (agriculture et cancer), qui vient d’être actualisée, confirme le lien entre certains cancers (prostate, myélome et lymphome) chez les agriculteurs et l’utilisation de produits phytosanitaires.

« Les agriculteurs développent un risque professionnel de cancers liés à l’utilisation de pesticides. » Le constat du docteur Pierre Lebailly, chercheur épidémiologiste (Unité Inserm, Centre François Baclesse) n’est pas nouveau mais le scientifique rappelle que la situation ne s’est pas améliorée depuis le précédent point d’étape de la cohorte AgriCan (agriculture et cancer) en 2014.

Cette étude lancée en 2005 par la Mutualité sociale agricole (MSA) vise à établir les liens entre cancers et activités agricoles. Elle est menée, dans onze départements, auprès de 181 842 personnes affiliées à la MSA (chef d’exploitations mais aussi conjoint, saisonniers, salariés). Il s’agit de la plus grande cohorte au monde. L’enquête vient d’être réactualisée (2014-2019).

Moins de cancer que dans la population générale

Premier constat : les agriculteurs présentent toujours moins de cancers que dans la population générale (-3 %). C’est particulièrement vrai pour les poumons (-41 % pour les hommes, -32 % pour les femmes), larynx (-44 %), œsophage (-21 %), vessie (-23 %) car ils « fument moins, le tabac étant le premier facteur de risque en cancérologie », explique Pierre Lebailly. Mais la situation sanitaire pourrait se dégrader à l’avenir. « Les agriculteurs de moins de quarante ans fument désormais davantage que la population du même âge. »

Deuxième constat : les agriculteurs développent beaucoup plus certains types de cancers que le reste de la société. Comme les myélomes (+25 % chez les hommes, 22 % chez les femmes) ou les lymphomes (47 % chez les hommes, 55 % chez les femmes).

C’est la conséquence de l’utilisation de produits phytosanitaires. AgriCan, conforté par deux autres études scientifiques norvégienne et américaine, établit un lien entre l’exposition au glyphosate, l’herbicide controversé, et des cas de lymphomes. Même risque pour le terbufos, un insecticide. Le lindane, un antiparasitaire pour bovins, serait impliqué dans les cancers de la prostate d’éleveurs. « Jusqu’à deux fois plus que la population normale… »

On rentre trop tôt dans un champ traité

En arboriculture, les agriculteurs et salariés agricoles qui ont effectué plus de dix années de récoltes présentent également un risque deux fois plus grand de développer un cancer de la prostate. L’hypothèse ? Le délai de retour (ré-entrée) trop précoce dans un champ qui a été traité.

« Au cours d’une journée de récolte, la personne reçoit plus de substances sur la peau (par contact) qu’après une journée à traiter… En France, le délai de ré-entrée (72 heures maximum) n’est pas basé sur des mesures de terrain. Contrairement au Canada où le délai peut atteindre quinze jours. »

Comme l’étude AgriCan scrute des pratiques passées, les cancers devraient donc diminuer peu à peu avec l’amélioration de la prévention. Pas sûr. « On utilise encore des fongicides des années 60. Ou des herbicides comme le 2,4 D (2,4-dichlorophénoxyacétique). Et nous rencontrons toujours des difficultés d’évaluation des molécules vis-à-vis de leur risque cancérogène. »

Depuis le point d’étape de 2014, « de nouveaux cancers apparaissent en excès : myélomes chez les femmes, lèvres chez les hommes et lymphomes plasmocytaires dans les deux sexes. » Le chercheur préconise de « diminuer fortement les expositions mais attention que les alternatives proposées ne soient pas pires… »

Guillaume LE DU 04/12/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

04 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

4 décembre andalousie 1

andalousie

Le 4 Décembre, jour du Peuple andalou

Le 4 Décembre dans la lutte des classes 

Historiquement, ce fut le 4 décembre 1868 que naquit le fédéralisme républicain andalou lorsque le peuple de Cadix se souleva contre le gouvernement de Madrid pour exiger plus d’auto-gouvernement.

Le 4 décembre 1977, deux millions d’Andalou-se-s descendirent dans la rue pour réclamer leurs droits en tant que travailleurs/euses et en tant que Peuple à une dictature agonisante – qui n’en finissait pas de mourir en continuant à tuer toujours plus. Les aspirations nationales et internationales s’unirent dans un même acte de révolte, dans un des plus puissants processus révolutionnaires de notre histoire récente.

L’Andalousie et l’État espagnol

La classe laborieuse ne vit pas dans des réalités aseptisées, mais dans des réalités socio-économiques très concrètes. Le Peuple andalou, qui est l’une des nations les plus anciennes de l’histoire, a toujours été relié d’une manière ou d’une autre avec les autres populations de la péninsule ibérique et de la Méditerranée, tissant des liens économiques, sociaux et politiques.

Certains de ces liens furent volontaires, mais la grande majorité furent hélas imposés par la force depuis l’extérieur. Le Peuple andalou a toujours été marqué par la richesse naturelle de son territoire (agriculture et matières premières), pour le meilleur et pour le pire.

L’organisation de la terre cultivable en grandes propriétés (latifundias) a toujours lourdement pesé sur la vie économique de notre Peuple tout au long de son histoire, rendant impossible le développement industriel de notre terre.

L’oligarchie andalouse, exploiteuse historique de la terre, a toujours participé au système de pouvoir espagnol, extrayant les ressources de l’Andalousie pour son négoce avec l’extérieur. Suite à la conquête commencée en 1212 (Navas de Tolosa) et achevée en 1492 sous les murs de Grenade, cette grande propriété foncière est principalement issue de nobles castillans implantés aux dépens de l’élite « maure » antérieure, de manière totalement coloniale.

Un procédé finalement assez comparable a celui de l’expropriation des petits seigneurs occitans – faidits – par les chevaliers francs de Simon de Montfort au 13è siècle ; les petits nobles « maures » dépossédés prendront la tête de plusieurs révoltes jusqu’à leur expulsion définitive en 1609.

La bourgeoisie andalouse qui a, pour sa part, longtemps et durement mené la lutte pour une république bourgeoise démocratique est quant à elle issue de la classe marchande « maure » ou juive convertie (de force) au catholicisme et « passée à travers » les persécutions.

C’est de cette manière que l’une des terres les plus riches d’Europe s’est vue plongée dans la misère. Ceci n’est pas « la faute à pas de chance » ou dû à  » l’indolence » des Andalou-se-s. La situation de misère actuelle est bel et bien le fruit de l’exploitation capitaliste sous les auspices du gouvernement étatique central associé à l’oligarchie andalouse, qui ne permet pas au Peuple travailleur andalou de relever la tête.

La faible bourgeoisie espagnole n’a jamais pu étouffer l’identité des différentes nations périphériques et s’est trouvée incapable de construire un État national unifié par les voies économiques, obligée dès lors d’employer la force pour maintenir son unité étatique « espagnole ».

Pas même au 19e siècle, avec l’émergence des grands États « nationaux » européens, la bourgeoisie « espagnole » n’a réussi à obtenir l’unité réelle de son État. Cependant, la droite espagnoliste alliée à l’Église catholique a pu pendant 40 ans de dictature franquiste tenter d’imposer par la force l’idée d’unité de l’Espagne aux différents Peuples.

Ce discours mensonger et lancinant s’est poursuivi durant et après la Transition [1975-82], sous les différents gouvernements PP et PSOE qui ont fait des concessions à la droite nationaliste (PNV et CiU) mais ont persisté à nier le droit à l’autodétermination des Peuples de l’État espagnol.

L’État espagnol est une prison de nations opprimées, et l’Andalousie est l’une des plus opprimées de toutes par le pouvoir central depuis des siècles. La fin du capitalisme dans l’État espagnol passera obligatoirement par la Libération nationale des Peuples opprimés qui le composent. (Extrait voir lien)

Juanjo Muñoz 5 Décembre 2014

http://servirlepeupleservirlepeuple

Lire la suite

04 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

4 décembre andalousie 2

hOMENAJE bLAS INFANTE

Communauté autonome d’Andalousie

Le 4 décembre 1977, près de 2 millions d’Andalous manifestèrent à travers tout la région en faveur de l’autonomie politique de la région.

En 1978 la nouvelle constitution espagnole prévoyait un état décentralisé au travers de communautés autonomes.

Le processus d’autonomie fut l’objet en Andalousie de divergences entre l’Assemblée pré-autonome et le gouvernement central. Le pouvoir central ne souhaitait à l’origine céder à l’Andalousie qu’une autonomie réduite mais la Junta obtint gain de cause.

Par le référendum du 28 février 1980, malgré les différentes campagnes menées par le gouvernement central pour empêcher son approbation, la majorité des andalous décidèrent que l’Andalousie devait avoir une autonomie pleine, ce qui fait d’elle l’unique communauté espagnole à accéder à l’autonomie via ce procédé.

Finalement, c’est en 1981 que fut approuvé le statut d’ «Autonomía de Andalucía», aussi appelé « statut de Carmona» par lequel la région se constitue en communauté autonome sous l’article second de la Constitution de 1978, qui reconnait et garanti le droit à l’autonomie aux nationalités et régions espagnoles.

Après l’entrée de l’Espagne dans la CEE, puis dans l’Union Européenne, l’Andalousie entre dans une lente phase récupération, bénéficiant largement du Fond Européen de Développement Régional (FEDER) et du Plan d’Emploi Rural (PER).

En dépit de l’amélioration du contexte économique, le PIB plafonne sous la moyenne espagnole et européenne, encore loin du 17% du PIB espagnol qui correspondrait à sa population. De plus, l’économie andalouse est peu diversifiée, et fait état de nombreux cas de corruption politique et urbanistique (cas de Malaya, Astapa).

En 2007, une réforme du statut d’Autonomie d’Andalousie redéfini la communauté comme une réalité nationale, ouvrant ainsi la voie à plus d’autonomie à concrétiser dans les années à venir.

http://andalousie

Commentaire:

Il n’y a pas de parti spécifique « andalou », c’est Podemos Andalousie qui joue ce rôle.

spain

Lire aussi:

Teresa Rodríguez « Por qué Catalunya sí tiene grupo propio en el Congreso y Andalucía no » (Pùblico)

Statut d’autonomie de l’Andalousie

Blas Infante

 

Lire la suite

28 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

biodiversité bretagne (ouest france)

dino

Bretagne. Les chiffres inquiétants de la biodiversité menacée

Selon l’Observatoire de l’environnement de Bretagne, près d’un tiers des espèces vivantes seraient menacées ou «quasi menacées».

L’Observatoire de l’environnement en Bretagne (OEB) publie des « chiffres clés » qui traduisent une dégradation préoccupante du patrimoine vivant de la région : faune, flore, milieux naturels marins et terrestres. Cette riche moisson d’indicateurs ne suffira pas, malheureusement, à stopper une catastrophe écologique qui menace aussi les humains.

Sur 1 570 espèces végétales et animales évaluées par les naturalistes et chercheurs qui aus-cultent les campagnes et les rivages bretons, 333 sont menacées à court terme et 138 sont « quasi menacées ». Autrement dit, elles seront, elles aussi, dans un futur proche, menacées de disparition, si rien n’est fait pour les protéger.

Ainsi, d’après les « chiffres clés » publiés lundi 25 novembre par l’Observatoire de l’environne-ment en Bretagne (OEB), c’est près d’un tiers des espèces vivantes bretonnes qui seraient en danger, à plus ou moins brève échéance.

100 % des mammifères marins

Pour certaines, les données sont déjà affolantes : 100 % des mammifères marins sont menacés de disparition, 60 % des oiseaux marins, 43 % des oiseaux nicheurs, 30 % des papillons de jour… Et l’échantillon évalué ne représente qu’une petite partie de la biodiversité bretonne, estimée autour de 10 000 espèces.

Comment expliquer ce drame qui se joue sous nous yeux et que nous ne voyons pas ? Outre les pollutions multiples de l’eau, de l’air et des sol, les pratiques agricoles intensives, la progression du béton et du goudron sur les sols, la fragmentation des territoires, la surfréquentation du litto-ral, François Siorat, expert de l’OEB, pointe une caractéristique typiquement bretonne : « Il y a une forte pression humaine un peu partout » et pas de très grands espaces naturels préservés.

Le territoire breton ne compte que 9 209 hectares de milieux naturels « sous préservation renforcée » (parcs naturels), soit 0,3 des terres bretonnes. Si on y ajoute les espaces marins protégés, on ne dépasse pas 1 % du territoire (contre 1,4 % au niveau métropolitain).

Données produites par les associations

La responsabilité humaine ne fait pas de doute. Et, pourtant, elle est encore mal mesurée. « Peu d’éléments de pression font l’objet d’une quantification » , admet François Siorat. Compte tenu des moyens qui lui sont alloués par l’État et le Conseil régional pour suivre la biodiversité, l’Observatoire de l’environnement en Bretagne doit se contenter, pour l’essentiel, de collecter et mettre en forme les données produites bénévolement par les associations naturalistes.

Lancé en 2014, le projet de l’observatoire de disposer d’un tableau de bord de la biodiversité est encore loin d’être achevé. Sur les 160 indicateurs jugés nécessaires, 40 seulement sont disponi-bles. Et, alors que tous les acteurs crient à l’urgence, il faudra attendre « 5 à 7 ans », pour avoir de nouvelles données permettant de mesurer une évolution par rapport aux chiffres alarmants publiés aujourd’hui.

« La protection de la biodiversité traduit la façon dont nous prenons soin de nous-même », note Patrick Seac’h, directeur adjoint de la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aména-gement et du logement). Derrière l’enjeu de la disparition d’espèces, la vraie préoccupation est celle de l’impact sur les humains. »

Serge POIROT. 26/11/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

27 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

nunca mais (sermos galiza)

 dvd-maree-noire-colere-rouge

Nunca Mais appelle à la mobilisation:

« Le Blue Star montre combien est sans protection la côte galicienne »

Samedi 30 Novembre, Ares, 20h00, place de la mairie.

Le manque d’informations sur le « Blue Star » est « scandaleux », les « décisions sont tardives et contradictoires »

« Plus jamais », si jamais c’est reparti. Le large mouvement né après le désastre du « Prestige » appelle à une concentration à Ares (20h00, Place de la Mairie) à l’occasion du naufrage du « Blue Star ».

« L’accident du chimiquier sur la côte d’Ares a une nouvelle fois mis en lumière la situation sans défense de la côte galicienne, et le véritable non-sens dans l’action du gouvernement espagnol, détenteur des compétences en matière de sauvetage en mer et de lutte contre la pollution marine », indique le plate-forme dans une déclaration.

Nunca Mais met le doigt sur les questions qui persistent encore sans réponse: « on ne sait pas quelle était l’origine de l’accident, l’appel de secours du navire (existe -t-il?), les mesures prises avant l’embarquement ».

À cela, s’ajoutent les critiques aux «décisions retardées et contradictoires prises lors de la gestion ultérieure» à la plage. « C’est scandaleux ce manque absolu d’informations dans lesquelles le gouvernement espagnol revient », augmentent-ils.

La plate-forme Nuca Mais fait appel à des entités du secteur de la pêche et des coquillages et de la société dans son ensemble pour participer à la mobilisation. Au rassemblement les problèmes considérés comme fondamentaux seront évoqués: information du public, transparence et dialogue avec les entités du secteur de la pêche et des coquillages éventuellement affectées.

Les décisions concernant la protection de l’écosystème marin et l’activité de pêche et de conchyliculture doivent être rendues publiques.

Enfin, ils exigent le « transfert en Galice des pouvoirs de sauvetage maritime et de lutte contre la pollution marine ».

27 novembre 2019

https://www.sermosgaliza.gal/

Lire la suite

27 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

extinction rebellion (côté quimper)

FI-Extinction-rebellion-e1574849812117-854x678

Extinction Rebellion s’enracine en Bretagne

Des mobilisations à venir dans la région

Extinction Rebellion, le mouvement de désobéissance civile contre le réchauffement climatique, se développe en Bretagne. Deux mobilisations sont prévues à Brest et à Rennes. Le mouve-ment mondial Extinction Rebellion, qui agit pour dénoncer les effets du réchauffement climatique sur l’environnement, a trouvé des échos en Bretagne.

En une année, plusieurs groupes locaux ont vu le jour à Quimper, Brest et Morlaix (Finistère) ; à Vannes, Lorient, Pontivy (Morbihan) ; Lannion, Dinan, Lamballe (Côtes-d’Armor) et dans le Grand Ouest, à Nantes (Loire-Atlantique) et Angers (Maine-et-Loire).

Deux mobilisations sont prochainement prévues dans la région, le jeudi 28 novembre à Brest et le lundi 2 décembre à Rennes.

Désobéissance civile et non violence

Extinction rebellion, né en octobre 2018 au Royaume-Uni, agit de deux manières : la désobéis-sance civile et la non violence. Ce qui peut cependant donner lieu à des blocages. En septembre dernier, les militants ont interrompu la circulation, place de Bretagne à Rennes.

Ils ont également mené une campagne d’affichage dans la capitale bretonne pour dénoncer le Black Friday, qui se tient le 29 novembre.

Début octobre 2019, les membres d’Extinction rebellion ont par ailleurs investi la scène médiatique en occupant durant cinq jours, la place du Châtelet à Paris. Cette action spectaculaire avait pour objectif de dénoncer « l’inaction des gouvernements » face au réchauffement climatique.

Deux priorités en Bretagne

Début novembre, une quarantaine de représentants des groupes du Grand Ouest de la France se sont retrouvés durant le week-end de la Toussaint à Penmarc’h (Finistère) pour définir leurs priorités en Bretagne.

Ils ont décidé de se mobiliser contre deux projets : la centrale à gaz de Landivisiau dans le Finistère et le poulailler géant de Langoëlan dans le Morbihan.

Jeudi 28 novembre, plusieurs collectifs et associations appellent ainsi à un rassemblement à Brest pour soutenir une vingtaine d’opposants au projet de centrale à gaz de Landivisiau, convoqués devant le tribunal.

Pour rappel, certains de ses opposants au projet de centrale sont poursuivis pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations en réunion, refus de fichage ADN ; d’autres pour entrave à la circulation routière. Ces faits remontent à la manifestation du 23 février 2019. Une première audience avait été fixée, le 4 juillet avant d’être renvoyée.

Dans le Finistère, Extinction Rebellion a relayé l’appel au rassemblement sur Facebook :

Rassemblement le 2 décembre à Rennes

Les groupes bretons d’Extinction Rebellion ont également dans leur viseur le projet de ferme-usine de 120 000 volailles à Langoëlan dans le Morbihan.

Ils appellent à un rassemblement lundi 2 décembre en début de matinée à Rennes devant le siège du Conseil régional de Bretagne.

Extinction Rebellion forme ses militants à la désobéissance civile non violente. Une militante du groupe du pays de Quimper conclut : Lors de nos actions, chacun reste toutefois libre de prendre le risque de s’exposer à des poursuites judiciaires.

27 Nov 19

https://actu.fr/

Lire la suite

27 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

5 décembre (cgt)

cgt

Lire la suite

26 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

biodiversité (le télégramme)

biodiversié

Un quart des espèces menacées en Bretagne

L’inquiétant bilan de l’Observatoire de l’environnement

Pression humaine et changements climatiques obligent, certaines espèces animales vivant aujourd’hui en Bretagne pourraient quitter la région.« Un quart des espèces en Bretagne sont menacées mais la Bretagne n’est pas différente des autres régions ».

La précision de François Siorat a son importance. Il n’empêche. Le chef de projet patrimoine naturel à l’Observatoire de l’environnement en Bretagne insiste sur la fragilité de la vie animale dans la péninsule alors que l’organisme publie ses chiffres clés pour la biodiversité. Un travail de longue haleine réalisé grâce aux recensements réguliers effectués par les associations environnementales.

Des oiseaux marins qui déménagent

Espèces les plus menacées : celles qui sont inféodées à un seul type de milieu. Les oiseaux nicheurs, spécialistes des milieux agricoles, forestiers et bâtis, doivent ainsi être surveillés de près. 18 à 34 % de leur population ont régressé entre 2003 et 2013, alors que le nombre d’oiseaux dits « généralistes » ont augmenté de 16 %.

Autre sujet de préoccupation : 65 % des 17 espèces d’oiseaux marins nichant en Bretagne sont menacées de disparition.

Le goéland ou le macareux des Sept-Îles, emblématique volatile de la région s’il en est, en sont deux exemples. La faute à la pression humaine sur le littoral, mais pas seulement. « Les eaux de l’Atlantique nord se réchauffent donc les oiseaux marins ont des difficultés à trouver leur nourriture. Ils vont plus loin. S’il y a des changements drastiques, ils peuvent déserter en masse les zones de nidification. Sur les 30 ou 40 prochaines années, il y a un risque ».

Raison première de ces changements : une pression humaine de plus en plus forte avec, à la clé, une occupation des sols qui perturbe l’habitat de la faune. Un constat qui a de quoi s’interroger alors que l’Insee table sur une augmentation de la population bretonne de quelque 400 000 personnes d’ici à 2040.

Quelques bonnes nouvelles

Le rapport ne présente toutefois pas que des mauvaises nouvelles. L’Observatoire note par exemple de très bons indicateurs concernant l’état des eaux côtières. « Mais il y a encore des efforts à fournir sur certains cours d’eau : un tiers à un quart sont en bon état ».

La Bretagne peut aussi se targuer d’une abondance en vers de terre dans ses sols, élément essentiel dans la chaîne alimentaire. C’est dans ce contexte que le conseil régional de Bretagne va voter ce jeudi sa politique publique autour de la biodiversité, dans le cadre du Sraddet.

« On parle souvent des grands singes dans le monde, mais la biodiversité, elle est aussi ordinaire, avec les insectes et les oiseaux », insiste l’élu à l’environnement Thierry Burlot, futur patron de l’Office français de la biodiversité.

25 novembre 2019 Philippe Créhange

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin