Archive | Questions bretonnes etc

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

jlm (fr3)

jlm bzh

 19,3% “un résultat historique” de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne

Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France Insoumise, est arrivé deuxième dans trois des quatre départements bretons lors du premier tour de l’élection présidentielle avec près de 20% des voix.

Lors du premier tour de l’élection présidentielle,les Bretons ont majoritairement voté pour Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Contrairement au niveau national où Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour, c’est le candidat de la France Insoumise qui a recueilli plus de voix dans la région, juste derrière le candidat d’En Marche!.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé second dans trois des quatre départements bretons à savoir le Finistère (19.7%), l’Ille-et-Vilaine (19.7%) et les Côtes-d’Armor (20.3%) où il obtient près de 20% des suffrages. Il n’y a que dans le Morbihan, traditionnellement à droite, qu’il arrive quatrième (17,5%), derrière Marine Le Pen (17,7%), François Fillon (20,9%) et Emmanuel Macron (27,9%).

Les communes bretonnes où Jean-Luc mélenchon a obtenu plus de 30% des voix:

22

  • Trébédan (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Tréduder (Côtes-d’Armor) : 36,13%
  • Saint-Adrien (Côtes-d’Armor) : 32,13%
  • Loc-Envel (Côtes-d’Armor) : 35,48%
  • Trémargat (Côtes-d’Armor) : 61,54%
  • Mellionnec (Côtes-d’Armor) : 38,49%
  • Plourac’h (Côtes-d’Armor) : 30,77%
  • Bolazec (Côtes-d’Armor) : 35,38%

29

  • Locmaria-Berrien (Finistère) : 40%
  • Berrien (Finistère) : 40,14%
  • Le-Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) : 35,17%
  • La Feuillée (Finistère) : 33,33%
  • Botmeur (Finistère) : 33,07
  • Saint-Rivoal (Finistère) : 42,98%

35

  • Saint-Germain-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) : 37%

« Le score de Jean-Luc Mélenchon en Bretagne est assez proche de celui qu’il obtient au niveau national. Ce qui explique sa seconde place, c’est aussi le tassement du vote frontiste dans la région » tempère Thomas Frinault, politologue.

« Un résultat historique »

C’est « un résultat historique, qui annonce une gauche renouvelée, combative, porteuse de progrès social, écologique, de paix et démocratie« , a salué le Parti communiste d’Ille-et-Vilaine.
Par rapport à l’élection présidentielle de 2012, le candidat de la France Insoumise a gagné plus de 8%. Mais cependant, un sentiment de déception est aussi présent chez les soutiens de Jean-Luc Mélenchon par rapport aux résultats nationaux. « Nous, on visait le deuxième tour. On n’a jamais eu d’autres objectifs que celui-là. On n’y est pas. On est déçu évidemment » détaille Cécile Beaudouin, soutien du candidat de la France insoumise.

 Lucas Hobé 24/04/2017
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

arthur (basta)

Retrouvez les meilleures attractions du parc dans « Sacré Graal » des Monthy Python

Bretagne : un projet de parc d’attraction suscite l’inquiétude

Y aura-t-il un jour un parc d’attraction dédié aux légendes arthuriennes à Guipry-Messac, commune de 7000 habitants en Ille-et-Vilaine ?

Situé à mi-chemin entre Rennes et Nantes, ce parc mêlerait décors et personnages légen-daires à la « réalité virtuelle ». Les visiteurs pourraient utiliser leurs smartphones ou des lunettes pendant leur parcours. « Nous travaillons autour des créatures fantastiques, comme les dragons, les fées ou les korrigans… Tout ceci permettra de plonger le visiteur dans la féerie des légendes arthuriennes. Notre objectif est d’atteindre une connectivité globale du parc. Ce sera une première en France et sûrement au-delà », expliquait Aurélien Loro, directeur d’Enez Aval, la toute jeune société qui porte ce projet de parc, en mai 2016 [1].

Neuf agriculteurs à exproprier

Située aux portes de la Bretagne, la commune de Guipry-Messac est au carrefour de Rennes, Nantes, Angers ou Vannes, et à une soixantaine de kilomètres au nord de Notre-Dame-des-Landes et de sa « zone à défendre ». L’ouverture prochaine de la ligne à grande vitesse mettra Rennes à 1h30 de Paris. Mais la proximité de ces infrastructures n’est pas la seule raison pour laquelle Enez Aval est intéressée par Guipry-Messac.

Les 80 hectares convoités pour installer le parc appartiennent à un seul propriétaire : la société Butagaz. Celle-ci « avait acquis cette parcelle pour un projet de stockage de gaz en profondeur qui n’a jamais vu le jour », explique Joël Sieller. Vice-président (divers-droite) de la communauté de communes des Vallons de Haute Bretagne, à laquelle appartient Guipry-Messac, il s’occupe de la commission développement économique et emploi. « C’est plus facile de libérer du foncier avec un propriétaire comme Butagaz qu’avec un agriculteur », poursuit-il.

Neuf agriculteurs cohabitent actuellement sur les 80 hectares. Après les avoir rencon- trés pour présenter le projet de parc, l’élu assure qu’« il n’y a pas eu d’opposition ». « Ils savent qu’ils ne sont pas là pour l’éternité puisque le foncier a été acquis par quelqu’un d’autre. Et parmi la population locale, beaucoup voient dans ce projet la possibilité de nouveaux emplois. » Environ 200 emplois pourraient être créés, selon Enez Aval.

Des terres monnayées à prix d’or ?

Tout ne pourrait pas se passer comme prévu. Des habitants de la région dénoncent déjà le manque d’informations et de transparence autour du projet. « Ils sont venus nous voir il y a deux ans pour nous parler brièvement du parc, et nous annoncer qu’ils allaient procéder à des études de sol. Depuis, c’est silence radio, déplore Sébastien Vétil, agriculteur bio qui loue six des 80 hectares concernés pour élever des vaches allaitantes et des chèvres angora. Nous sommes informés par la presse, alors que les élus nous avaient promis des concertations régulières, avec la création de commissions agricoles, techniques et environnementales. »

Avec d’autres habitants et agriculteurs, l’éleveur a créé une association citoyenne, la Puce – qui « se pique d’urbanisme, de culture et d’environnement ».

Ces citoyens ont été particulièrement surpris de découvrir les tractations financières en cours autour du rachat des terres à Butagaz. La société, qui appartient au groupe irlandais DCC Energy, tenterait de céder les terres agricoles au prix d’un terrain constructible, ce qui ferait passer l’hectare de 2500 à 120 000 euros. Une inflation qui heurte les riverains.

Parc d’attraction contre tissu économique local ?

La parcelle convoitée est une zone naturelle préservée, souligne Fabrice Croize, président de la Puce. « Nous ne voulons pas la noyer sous le béton. Ce sont en plus des terres agricoles qui seront gelées, et définitivement perdues. » Le vice-président de la communauté de commu- nes Joël Sieller assure vouloir « trouver un équilibre entre le développement économique du territoire et le maintien de l’agriculture. » « L’agriculture peut aussi générer des emplois, répond Fabrice Croize. Depuis une dizaine d’années, des projets bios, en vente directe, s’installent dans le coin et marchent bien. Il y a aussi des artisans. Ce sont des gens qui vivent là, qui mettent leurs enfants à l’école et créent un nouveau tissu social et économique. Malheureusement, ce n’est pas pris en compte par les élus. »

Les études préalables sont en cours, menées avec le soutien de la communauté de communes qui y a investi 30 000 euros.

Joël Sieller estime qu’il faudra attendre deux à trois ans pour que le projet aboutisse, si sa faisabilité se confirme. Répondant aux critiques sur l’absence de transparence, il promet une présentation de l’état d’avancement pour le mois de juin. Sollicité par Basta !, le député PS de la circonscription Jean-René Marsac n’a pas souhaité s’exprimer « n’ayant pas à ce jour suffisamment d’informations sur ce projet de parc d’attraction » . La société Enez Aval n’a pas répondu à nos sollicitations.

Nolwenn Weiler 18 avril 2017

https://www.bastamag.net/

Lire la suite

22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

émile masson (le peuple breton)

emile masson

Souscription : Réédition d’Émile MASSON

Rééditer Émile Masson

Pourquoi rééditer Émile Masson aux Presses populaires de Bretagne? Né à la fin du 19è siècle, il précède après tout largement la naissance de l’Union Démocratique Bretonne, en 1964. Pourtant, la gauche bretonne (en général) se revendique allègrement de cet auteur qui, seul contre tous, veut croire en l’émancipation du peuple breton.

Il faut dire que les références progressistes à cette époque sont rares.

Participer à la popularisation de cet « anachronisme », de cet homme si en avance sur son temps et pourtant si peu connu du grand public, nous paraissait salutaire. C’est d’autant plus vrai que cet ouvrage, à l’exception de la réimpression de la Bibliothèque nationale, est rare et souvent chère, donc inaccessible au grand public.

Malgré un style très lyrique, ce long poème qu’est Antée (paru en 1912) a pourtant réussi à traverser le temps.

À défaut d’être actuel, il donne quelques leçons historiques à tous ces « socialistes » qui ont échoué à faire partager leur idéal, par mépris ou défiance du peuple. Au-delà du seul cas de la langue bretonne, Émile Masson faisait corps avec le peuple breton, ce que ne font plus nos politiques, qui se retranchent derrière leur mandat pour parler en son nom, en le consultant assez rarement. Relire Masson est une façon de comprendre (et donc de combler) le fossé grandissant entre la « base » et le « sommet ». Masson a foi en l’humanité, il lui fait confiance et refuse, de ce fait, l’autoritarisme qui prétend guider le peuple pour son bien.

Nous plaçant parmi les derniers héritiers des fédéralistes, il nous semblait important que chacun puisse connaître ce beau texte d’un auteur qui, bien que se sachant minoritaire, n’a jamais abandonné ses convictions. Émile Masson est, pour notre courant de pensée, celui qui fait le lien entre l’identité et la gauche, ce qui n’est pas anodin à l’heure où la droite s’empare de la question identitaire, où le brouillage politique sème la confusion idéologique.

Nous avons demandé à Alan Le Cloarec d’écrire la préface de cette réédition. Diplômé en sciences politiques de l’université Rennes-2, Alan a récemment publié un ouvrage important que nous avons recensé en livre du mois en janvier 2017 : « Aux origines des mouvements bretons » (Coop Breizh, 2016). Ce jeune auteur s’est spécialisé dans l’étude des mouvements politiques bretons avant la Première Guerre mondiale et durant l’entre-deux- guerres. Il donne des conférences régulièrement.

Afin d’éditer ce livre, nous faisons encore une fois appel à la souscription et à votre générosité. Après notre appel réussi pour Morvan Lebesque (près de 150 personnes avaient précommandé l’ouvrage), nous estimons la collecte nécessaire à 1 500 €, correspondant au prix de la composition, de la relecture-correction, de la mise en page, de la conception de la couverture, de l’impression (environ 700 exemplaires) et d’une contribution forfaitaire pour notre préfacier. Nous espérons pouvoir éditer cet ouvrage d’ici cet été. Cela dépendra beaucoup de la somme récoltée…

Le livre sera vendu au prix de 8 € (+ 2 € de frais de port). Vous pouvez donc en commander autant qu’il vous plaira soit en ligne soit en envoyant un chèque à : Le Peuple breton, 9 rue Pinot-Duclos, 22000 SAINT BRIEUC (ordre : Le Peuple breton).

La rédaction

http://lepeuplebreton.bzh/

masson_bretons

Lire aussi:

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed… Ar re baour a labour a-hed o buhez evid pinvidikaad ar re a zo re binvidig dija… Al labourerien eo nerz ar vro, ar gwir bobl… N’eus nemed an dud pinvidig-braz hag o-deus eur Vamm-Vro… Er lezenneu a ve groeit aveid er re beur ne dint nemed hanter-lezenneu…

Il y a quelque chose à changer dans le monde…Les pauvres travaillent toute leur vie pour enrichir ceux qui sont déjà riches…Les travailleurs sont la force du pays, le vrai peuple…les détenteurs de grandes fortunes n’ont pas de patrie…les lois qui sont faites pour les pauvres ne sont que des demi mesures…

Note du blog: Le texte breton dit « Seuls les riches ont une patrie »… Mais le texte français dit le contraire! Vieux débat!

Les pauvres seuls ont-ils une patrie?…(leur seule richesse selon Jaurès et JLM) et les riches malgré leur patriotisme affiché, sont-ils si liés aux autres riches du monde, qu’ils sont « a-patrides »? Ou alors doit on laisser le patriotisme aux riches et dire comme Marx que « les prolétaires n’ont pas de patrie? » (même s’ils ont une nationalité!) et « Prolétaires de tous tous les pays unissez-vous » (contre vos bourgeoisies et leurs patriotismes).

Émile Masson (Wikipedia)

Emil Masson (Wikipedia e Brezoneg)

Emile Masson (Fañch Broudig)

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed

Lire la suite

17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

4 mai algérie (el watan)

<br /><br />

Kamel Aïssat, tête de liste du PST à Béjaïa

L’homme qui veut «réoccuper le terrain des luttes» 

Avoir un siège à l’APN n’est pas un rêve pour lui ni pour ses camarades du Parti socialiste des travailleurs (PST).

Les législatives ne sont pour eux qu’une tribune, une occasion d’agiter l’étendard du socialisme et plaider la cause ouvrière, car, comme pour tout marxiste qui se respecte, seule la révolution socialiste est garante d’une humanité égalitaire. Kamel Aïssat, 54 ans, se définit en tant que tel.

Ancien militant du MCB, marxiste (trotskiste), syndicaliste, il milite depuis plus de 30 ans pour les démunis et les exploités. Originaire de Boudjellil, à 90 km de Béjaïa, il est marié à une militante et père de deux enfants. Il est, en outre, enseignant-chercheur en biologie à l’université de Béjaïa. Des candidats aux prochaines législatives, il est l’un des rares à faire valoir un parcours militant respectable et à ne pas avoir pratiqué le papillonnage partisan qui fait florès de nos jours. Il est tombé dans le militantisme au lycée (1979-1982). Une période d’agitation identitaire qui le mène sur le chemin du Mouvement culturel berbère (MCB) en tant que délégué de lycée, aux côtés de Naït Haddad et Mohand Ourabeh, détenus d’avril 1981.

Des débuts dans le MCB

Puis vint la période universitaire à Sétif où, étudiant en biologie, il poursuit ses activités militantes dans le cadre des comités autonomes qu’il a contribué à créer. Plus tard, en 1988, ces comités se sont ligués pour former – sous la houlette du défunt Redouane Osmane, militant du Groupe communiste révolutionnaire (GCR) clandestin (futur PST) –, le Syndicat national des étudiants algériens autonomes et démocrates (SNEAAD).

Ce fut pour le jeune Kamel une période d’affirmation et de maturation politiques dans les idées de gauche. Mais le déclic, selon lui, a eu lieu bien avant, à Yennayer 1983, à l’occasion d’une confrontation avec les islamistes autour d’un gala à l’université de Sétif. «Les berbéro-marxistes se sont courageusement dressés contre les islamistes, contrairement à tous les autres.

C’est l’acte qui m’a rapproché du marxisme», nous confie-t-il. Recruté dans le GCR, Kamel Aïssat côtoie les ténors de la gauche algérienne de l’époque, tels que Chawki Salhi, Redouane Osmane ou Adel Abderrezak, des figures qui joueront un rôle dans sa formation, révèle-t-il. Cette période de clandestinité, Kamel Aïssat l’a vécue partagé entre ses activités communistes et syndicales et son engagement culturel. Arrivent ensuite successivement les événements d’Octobre 1988, l’ouverture démocratique et la proclamation du PST en 1989, dont il intègre la direction.

Le marxisme : la maturation

Suite à quoi, il sera exclu du MCB pour «appartenance partisane». Aussitôt, avec d’autres militants, à l’instar de Djamel Zenati, Saïd Khelil, Sadek Akrour, Nacer Arbane, ils se restructurent en MCB-Commission nationale. L’idée était de maintenir vivant le Mouvement et se dresser contre ceux qui ont proclamé sa mort prématurée. Le 25 janvier 1990, il fait partie, avec le regretté Matoub Lounès, de la délégation qui a remis le deuxième rapport du MCB-Commission nationale à l’APN.

En 1991, il était candidat du PST aux législatives à Sétif-nord.

En 1995, après l’assassinat de Nabila Djahnine, il quitte Sétif pour s’installer à Béjaïa afin de fuir la menace islamiste, puis effectue son service militaire à Blida. A son retour, il renoue illico avec le mouvement social dans le Forum des Rebelles, né dans le sillage de l’assassinat de Matoub Lounès.

En même temps, à l’université de Béjaïa, où il enseigne la biologie jusqu’à ce jour, il était membre du bureau national du CNES de 2003 jusqu’à la grève de 2006-2007.

En 2001, quand la Kabylie s’est soulevée, à partir de l’université, il a été de ceux qui ont lancé l’auto-organisation du mouvement autour de mots d’ordre progressistes et gauchisants. Avec Sadek Akrour et d’autres militants socialistes, ils ont organisé la population en comités populaires dans les quartiers et les villages, jusqu’à la rédaction de la plateforme initiale des revendications du mouvement (32 points), dont il était l’un des rédacteurs. Il fait partie, en outre, de ceux qui ont organisé la marche du 14 juin sur Alger.

Aux législatives de 2007, le PST le désigne tête de liste à Sétif. En 2012, le parti rafle 12 500 voix aux locales et il a profité de l’effervescence politique qui a marqué cette période pour être de plusieurs luttes à Béjaïa. Kamel Aïssat sera, à cette date, l’un des initiateurs du collectif de solidarité avec les «grévistes» de la faim de Cevital et l’un des soutiens actifs des travailleurs en lutte de l’ETR, Getic…

L’opportunité qu’offre la tribune électorale est pour, dit-il, «une façon de réoccuper le terrain des luttes et sanctionner ceux qui l’ont déserté». Et ce, en ayant ce slogan qui lui tient à cœur, chanté par Matoub Lounès, comme leitmotiv : «Awidak yeghrane Init-ass-en iy maghvane ad vedlen taswiht.» Entendre : le changement viendra des petites gens. C’est à ceux-là que Kamel compte s’adresser lors de sa campagne.

17.04.17

http://www.elwatan.com/

http://revolutionsarabes.hautetfort.com/

Commentaire: Béjaia se trouve en Kabylie, dont le PST défend la culture

Lire la suite

15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

alévis (le peuple breton)

alevis-manif-turquie-reuters

Manif des alévis contre Erdogan

Portes ouvertes chez les Alévis à Lanester

En plein cœur de la zone industrielle, à Lanester : un petit local. C’est ici que se réunissent les Alévis du Morbihan (environ 70 membres dans le pays de Lorient pour environ 300000 ressortissants en France et 20 à 25 millions dans le monde). La Bretagne compte trois associations : à Quimper, Lanester et Nantes. Vendredi soir, la communauté organisait une porte ouverte pour faire découvrir leur culture. Patricia Riou et Gael Briand, candidats Oui la Bretagne / UDB aux législatives de juin prochain ont répondu présent à l’invitation.

Les petits plats étaient mis dans les grands pour recevoir le public : un énorme buffet composé de plats alévis avait été préparé par les bénévoles de l’association pour les curieux. Depuis 16 ans, ils se mobilisent pour faire connaître leur culture venue des Hauts Plateaux de l’Anatolie, en Turquie. Présents dans toutes les manifestations sociales, ils cherchent également à nouer des relations avec les associations, notamment l’Établissement Français du Sang.

Souvent considérés comme hérétiques, les Alévis se démarquent de l’Islam du fait qu’ils ne fréquentent pas les mosquées, boivent de l’alcool, ne tiennent pas compte du ramadan ni de la charia, les femmes ne sont pas voilées et sont les égales des hommes (un concept que les Alévis ont d’ailleurs exporté au sein de la révolution kurde). À mi-chemin entre une croyance et une philosophie de vie, la culture alévie n’a pas de dogme : « Quoique tu cherches, cherche le en toi, pas à la mosquée ! ». On imagine d’autant mieux la raison pour laquelle ces populations ont été réprimées et marginalisées durant des siècles et jusqu’à aujourd’hui par les orthodoxes sunnites.

Pour cette porte ouverte, Suleyman Akguc, « responsable diplomatie », était venu de Paris pour faire partager leur désir de reconnaissance : « si vous ne définissez pas votre identité vous-mêmes, a-t-il expliqué, d’autres vous imposent la leur ». « Un air de déjà vu ! s’amuse Gael Briand. Comme la communauté bretonne, les Alévis ne demandent qu’une chose : être reconnus. Il était important que nous participions à cette porte ouverte pour leur signifier que nous faisons partie d’une seule et même société, ici en Bretagne, et que c’est de nos différences que naît le dialogue et le respect. »

Très engagé, Suleyman travaille notamment en contact avec le parlement européen dont il n’a pas manqué de dénoncer le marchandage avec Erdogan : « avec votre argent, on créé des camps en Turquie » a-t-il dénoncé. « Mais on préfère maintenir de bonnes relations commerciales à la Turquie que de dénoncer cette situation » s’est-il indigné. Pour la communauté alévie, comme pour les Kurdes, il est hors de question de donner encore plus de pouvoir à ce « dictateur ». Ils voteront « non » au référendum prévu le 16 avril prochain.

La Rédaction 15 avril 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi sur Wilipédia

Lire aussi

Le cauchemar des alévis (Slate)

Commentaire: L’alévisme est issu du chiisme mais est rejeté aussi bien par les sunnites majoritaires que par les chiites. Un tiers des alévis sont kurdes, 1 million est arabe.

Lire la suite

10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

a manca (corse)

 stc

Manif du Syndicat des Travailleurs Corses

Présidentielles 2017 : Position d’A Manca

Cette consultation électorale s’inscrit dans un ensemble institutionnel auquel nous ne conférons aucune légitimité. Que ce soit pour ce temps électoral où d’autres consultations du même ordre, notre analyse est et demeure identique. La « démocratie » par délégation de pouvoirs, donc hors de toute maîtrise populaire, conduit immanquablement aux mêmes résultats, lesquels se traduisent par une déconnexion à termes entre les élus et les électeurs.

Ces mécanismes ne sont pas dus au hasard. Les classes dominantes, les milieux de la finance et leurs personnels politiques maintiennent leur pouvoir, en Corse comme ailleurs, par les moyens d’un système économique, culturel, législatif et politique dont le parlementarisme et la permanence de l’état sont les pierres angulaires.

Le droit à l’autodétermination du peuple Corse n’est pas soluble dans les institutions de la France. A l’exception notable du candidat présenté par le NPA, aucun autre postulant, ne s’accorde à reconnaître ce droit inaliénable.

La permanence de l’existence d’un courant objectivement néo-fasciste est instrumentalisée comme un repoussoir et ce dans la perspective pathétique d’un front républicain. Ces manœuvres destinées à manipuler « l’opinion publique » sont condamnables autant qu’hypocrites. Les thèmes du FN et de ses sous produits locaux ont largement débordés de leurs frontières. Le tout sécuritaire, la régulation des flux migratoires et un nationalisme de tous les instants, sont désormais au cœur des programmes, aussi bien des sociaux libéraux que du populiste Mélenchon.Le scénario immanquable du deuxième tour confirmera cette analyse.

L’éradication de la gangrène fasciste ne peut se produire qu’en rupture avec un « modèle » économique qui conduit au désespoir et aux pires des tentations celles et ceux qui en subis- sent les effets.

Les migrants ne sont en rien responsables d’un chômage délibérément entretenu. Ce chômage est un formidable moyen de pression dont le but est de faire baisser la rémunération de la force de travail. Il est aussi marqué par la mise en concurrence des travailleurs comme un instrument majeur destiné à affaiblir leurs capacités de résistance.

Le racisme et la xénophobie sont également des poisons qui divisent le monde du travail et participent de son aliénation au système encore dominant.

L’islamophobie galopante qui tente de confondre tous les musulmans et les assassins de la sphère islamo-totalitaire, en est aujourd’hui une, parmi les manifestation les plus visibles.

Seul un projet politique en rupture radicale avec le capitalisme peut donc mobiliser le monde du travail et ainsi éviter à notre société de basculer dans le néant. Tous les tentatives d’aménagement et/ou de régulation de ce système échoueront comme elles ont toujours échouées dans l’histoire.

L’avenir de notre société ne dépend en aucun cas, ni d’un homme « providentiel » pas plus que de l’exercice individuel et solitaire du vote. Seules les mobilisations collectivement maîtrisées peuvent ouvrir des perspectives.

Nous savons cependant que cette maturation politique ne se décrète pas et qu’elle sera le fruit des expériences menées par le monde du travail et donc à une élévation des niveaux de conscience. C’est à cette tâche que notre mouvement s’est attelé, notamment en mettant aux débats un projet de citoyenneté pour la Corse du 21ème siècle.

A celles et à ceux qui se rendront aux urnes malgré tous leurs doutes et leurs préventions, en particulier à celles et ceux des classes populaires, nous lançons un appel : Seul le bulletin pour Philippe Poutou du NPA peut alors avoir une signification, à la fois de classe et pour le droit à l’autodétermination.

Demain une fois passée l’agitation électoraliste, nous vous donnons rendez vous dans les luttes, pour la défense des intérêts collectifs de la classe des travailleurs de Corse et pour l’édification d’une société débarrassée de toutes les formes d’aliénation.

Pour un socialisme démocratique et autogestionnaire dans une Corse maîtresse de son histoire.

 10 avril 2017  a manca

http://www.a-manca.net/

Lire la suite

09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bretagne pesticides (sciences et avenir + lt)

monsanto-mort

Bretagne: lente prise de conscience des méfaits des pesticides sur la santé

Il y a trois ans, si on l’avait mis en garde contre les pesticides, Noël Rozé, éleveur laitier, aurait « rigolé », mais il a pris un virage radical et vient de se convertir au bio: le cancer est passé par là. « J’étais un adepte des phytosanitaires », reconnaît l’éleveur, installé à Caro, dans l’est du Morbihan. « Mais quand je me suis retrouvé à l’hôpital, je me suis mis à penser à tous les agriculteurs que je connaissais et qui sont morts d’un cancer, à commencer par mon père, mort quand j’avais huit ans ».

Une palette de cancers, des cas de Parkison ou autres maladies neurodégénératives: agriculteurs, techniciens agricoles ou employés dans les espaces verts, ils sont nombreux à avoir développé ces maladies lourdes, souvent liées aux pesticides qu’ils manipulaient réguliè-rement dans leur travail. Les effets dévastateurs sur la santé des vignerons de l’exposition aux produits phytosanitaires, dont ils sont les principaux utilisateurs en France, sont désormais bien documentés. Mais en dehors de la vigne, la prise de conscience reste encore très modeste.

Quand le technicien agricole qui assure le suivi des exploitations passe dans une ferme, « en cinq minutes, il réussit à rassurer l’agriculteur sur tous les soupçons qu’il aurait pu avoir », déplore Noël Rozé, grand gaillard à l’apparence indestructible. « J’ai commencé très tôt à travailler avec ces produits et personne ne parlait de leurs dangers (…) On bouffait les vapeurs sans se rendre compte, on travaillait sans protection », se souvient-il.

Pourtant, le problème est bien présent.

Il y a un an, Michel Besnard a fondé avec d’autres un « Collectif de soutien aux victimes des pesticides ». Rapidement, plusieurs dizaines de personnes qui, jusqu’alors, vivaient leur maladie en solitaire, ont pris contact avec le collectif. « Une majorité de paysans, des salariés agricoles mais aussi des techniciens travaillant dans les espaces verts. Le dernier (malade) rencontré traitait le varron (un parasite) dans les fermes. Il a développé un cancer des voies biliaires. C’est la colère qui nous mène! », assure l’énergique bénévole, à la retraite depuis peu.

- »Les gouttes retombaient sur nous » 

Francis Sourdril a passé toute sa carrière dans les services espaces verts de collectivités territoriales. « J’ai commencé en 1974, à une époque où on ne supportait pas le moindre brin d’herbe qui dépasse », se souvient-il. « J’étais en charge de la roseraie. J’y allais à fond avec les produits, il fallait créer de l’émotion. On pulvérisait même en l’air pour traiter les pergolas et les gouttes retombaient sur nous… » Ce n’est qu’au milieu des années 90 que les équipements de protection sont apparus, accompagnés d’examens de santé spécifiques chaque année.

« A partir de 2004, j’ai commencé à avoir mal partout, une grosse fatigue, je maigrissais. Les médecins ne trouvaient rien. On me parlait d’arthrose ». Finalement, en 2016, le verdict est tombé, à 62 ans: Parkinson. « J’ai retrouvé 48 spécialités commerciales que j’utilisais, dont 37 sont aujourd’hui retirées du marché », comptabilise le paysagiste. Avec cette maladie, « on est inscrit dans une déchéance programmée dont on ne connaît pas le calendrier », souligne-t-il, fataliste.

Comme d’autres, Noël Roze et Francis Sourdril ont entamé les démarches pour que leur état soit reconnu comme maladie professionnelle. Mais tous se plaignent du par- cours du combattant imposé par une administration réticente pour leur reconnaître ce statut.

L’administration « fait de l’obstruction permanente (…)

Tout est fait pour que les gens ne soient pas informés de leurs droits », dénonce Michel Bes- nard, dont le Collectif aident ceux qui le souhaitent à constituer leur dossier. « D’où l’importance de l’action collective: quand on arrive à deux ou trois dans un bureau, la personne est tout de suite mieux prise en compte… ». « Ceux qui soutiennent les pesticides sont des criminels », affirme l’animateur du collectif, soulignant « les vies détruites et les drames créés par ces produits dans les familles ».

« La maladie est partout dans les campagnes, mais, considère-t-il, on n’en parle pas à cause de la pression sociale ».

08.04.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

Soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest

Lire aussi:

Lire la suite

07 avril 2017 ~ 0 Commentaire

la jonque (le télégramme + le peuple breton)

yellow submarien

Du nouveau sur le mystère du naufrage de La Jonque

Quiconque lit Le Peuple breton depuis longtemps a forcément entendu parler de « La Jonque », navire de pêche coulé en 1987.

A l’instar du Bugaled Breizh, le doute a toujours été permis sur la responsabilité de l’armée dans ce naufrage. Or, justement, Le Télégramme du jour. sous la signature de Pascal Bodéré qui est sans aucun doute le journaliste qui a le mieux couvert l’affaire du Bugaled Breizh, fait paraître un témoignage, anonyme – et comment pourrait-il en être autrement tant que ce témoignage reste isolé ? – d’un sous-marinier sur les circonstances dans lesquelles le chalutier La Jonque aurait été coulé.

Le Peuple Breton a à plusieurs reprises fait écho aux doutes des familles concernant ces deux naufrages. Celles-ci remettent en cause la théorie selon laquelle le passage par le fond ne serait pas dû à une croche sur un fond meuble, ni à la collision avec un cargo voyou.

Restons-en au stade des hypothèses. Nous avons déjà souligné des similitudes plus que troublantes dans les deux naufrages : la mise en cause d’un cargo voyou, la découverte d’un dinghy surnuméraire, le repérage de possibles survivants, l’effacement « accidentel » d’enre-gistrement au niveau des stations de sauvetage : on n’ose dire que c’était une façon de mener le bon peuple en bateau…

Un sous-marinier vient de parler. Cela correspond à ce que les personnes les plus concernées ont toujours dit : un équipage entier ne peut se taire éternellement. Voilà quelqu’un qui a une conscience et ce serait grave de l’accabler alors qu’il a le courage de parler – même hélas sous couvert de l’anonymat – alors que tant d’autres se taisent : ce témoin est quelqu’un de courageux et son témoignage doit inciter d’autres bouches à s’ouvrir. .

Maintenant, pour en rester aux hypothèses, et après avoir relevé les similitudes, observons les différences. Le Bugaled est entraîné par le fond assez rapidement pour provoquer un enfoncement des deux côtés de la coque, la Jonque n’est enfoncée que d’un côté. Concernant La Jonque, il y a un sous-marin qui plonge et fait surface. Pour Bugaled, une submersion brutale du bateau de pêche, c’est à dire un sous-marin pris dans le chalut, sans choc coque à coque, tandis que La Jonque montrait des traces d’une collision proche de la surface (mais désormais, comme on a pu le penser depuis 30 ans, provoquée par une remon- tée brutale d’un sous-marin) ? On n’ose y croire : cela signifierait que deux naufragés ont bien été vus sur un dinghy et qu’ils devenaient des témoins gênants d’un acte de voyous des mers…

Encore une fois, ceci n’est qu’une hypothèse, mais les suppositions jugées aventuristes se sont suffisamment vérifiées au cours des dernières années pour qu’on se méfie. 30 années plus tard, doit-on se résigner à ce que place soit laissée au doute ?

Paul Guéguéniat 5 avril 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

La Jonque. Ce sous-marinier qui doute (LT)

LE MYSTERE DE «LA JONQUE» (L’Humanité)

Lire la suite

04 avril 2017 ~ 0 Commentaire

guingamp rennes guyane

gugug

Le 25 Mars 2017, sous l’appel du Collectif des 500 frères contre la Délinquance, 37 syndicats guyanais se réunissent avec l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) afin de discuter de leurs moyens de lutte. Cette réunion aura pour conséquence le vote unanime de la grève générale illimité sur tout le territoire !

Après une semaine de mobilisation le gouvernement français représenté par Ericka Bareigts (Ministre de l’Outre Mer) et Matthias Fekl (Ministre de l’Intérieur) annonce une promesse de 1,085 milliard d’euros versé par l’état pour « sortir la Guyane de la crise ». Cette proposition jugée insuffisante par le peuple aboutira à un appel à la continuité de la grève dans les semaines à venir.

Alors que nous sommes en plein tapage médiatique pour les élections présidentielles, nous constatons une fois de plus l’occultation systématique des ultramarins, le parti pris des médias et surtout le manque de prise de position des syndicats et militant·e·s hexagonaux.

C’est pour cela que nous, militant·e·s afrodescentant·e·s rennais·es appelons à un rassem-blement solidaire le Dimanche 9 Avril afin de marquer notre soutien au peuple guyanais, aux revendications autochtones et à leur mouvement révolutionnaire. C’est une lutte de plusieurs fronts qui se passe sous nos yeux et il est totalement hors de question que nous fassions le jeu de l’Etat français en faisant comme si de rien n’était.

Au programme:

► Point d’actualité sur l’avancée de la grève
► Rappel des revendications des 37 syndicats locaux
► Prise de paroles
► Chants, Gwo Ka et percussions

Pratique:
15h: République entre les deux métros
Amenez vos pancartes, vos voix, vos potes

Contact: soutienguyane35@gmail.com

Facebook

sud guyane

Guingamp

Depuis le 25 Mars 2017 37 syndicats guyanais se réunissent au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) organisent une lutte sociale de grande ampleur .

Après une semaine de mobilisation le gouvernement français représenté par Ericka Bareigts (Ministre de l’Outre Mer) et Matthias Fekl (Ministre de l’Intérieur) annonce une promesse de 1,085 milliard d’euros versé par l’état pour « sortir la Guyane de la crise ». Cette proposition jugée insuffisante par le peuple aboutira à un appel à la continuité de la grève dans les semaines à venir.

Pour briser le silence et affirmer notre solidarité  internationaliste en tant que Bretons avec  le peuple Guyanais nous organisons un rassemblement ouvert à tous et toutes 

Samedi 8 avril  11H  Mairie de Guingamp ( Place du Champ au Roy )

-Pour la satisfaction des revendications du mouvement populaire en Guyane

-Pour affirmer le droit du peuple Guyanais à l’autodétermination.

-Pour rappeler que l’on ne change pas la société en votant pour choisir nos maitres à Paris

Au programme:

► Point d’actualité sur l’avancée de la grève
► Rappel des revendications des 37 syndicats locaux
► Prise de paroles

Gauche Indépendantiste Bretonne

contact: 0685383121

gael@roblin2004.org

Lire la suite

03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plouarzel-lampaul plouarzel (avaaz)

lampaul

https://secure.avaaz.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin