14 groupes et 44 artistes pour le fest-noz du Nouvel d’Amnesty, à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner
L’association Bloaz-Nevez est organisatrice du fest-noz de la Saint-Sylvestre, à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner (Finistère), au profit d’Amnesty International. Cette année, 14 groupes sont attendus pour mettre le feu et faire danser, toute la nuit.
Vingt-trois ans de fidélité à la commune
L’association Bloaz-Nevez est organisatrice du fest-noz de la Saint-Sylvestre, à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner (Finistère), au profit d’Amnesty International. Nous avons voulu remercier la municipalité et le personnel communal qui nous accueillent depuis maintenant vingt-trois ans. La municipalité est partenaire de l’événement en mettant à notre disposition la salle des fêtes », déclare la présidente, Marie-Louise Boulch lors de la cérémonie de remerciement.
Solidarité et équipe soudée
Le fest-noz du Nouvel an est organisé par l’association Bloaz Nevez au profit de l’antenne Amnesty International de Morlaix, qui œuvre en faveur des droits humains à travers le monde.
En 2024, 1 040 personnes y ont participé et 50 départements étaient représentés. Plus de 50 bénévoles se sont regroupés pour l’organisation de la soirée et pour permettre à Amnesty de consacrer toute son énergie à ses actions.
Des artistes sur deux scènes
Cette année, 14 groupes – musique et chant – et 44 artistes sont engagés pour animer la soirée. Loened Fall est notre groupe phare. Ils nous ont appelés le 7 janvier 2025. Ils désiraient fêter leurs 30 ans de scène avec nous, sourit la présidente. Pour compléter l’affiche, nous avons engagé des groupes moins connus, mais c’est aussi notre rôle de les faire connaître. Car beaucoup de jeunes à s’intéresser à la musique bretonne ou aux chants. Notre plus jeune chanteuse a 10 ans. Elle chantera en Kan ha diskan (chant et contre-chant, en français) avec sa maman pour débuter le fest-noz dans la petite salle.
Sur la grande scène, des groupes comme Loened Fall, Diskar, Taouarth sont attendus. Et sur la seconde scène, Traodic, Diveaj ou Coet Tan enflammeront les danseurs jusqu’au bout de la nuit.
Mercredi 31 décembre 2025. Sandwichs, crêpes chaudes toute la nuit. Le verre du Nouvel an et la soupe à l’oignon sont offerts. Fest-noz de 21 h 15 à 5 h du matin. La salle est ouverte dès 21 h. Entrée : 14 € (gratuit pour les moins de 14 ans).
Kergrist-Moëlou (22). Fest-noz, à 20 h 30, salle des fêtes. Organisé par la Confédération paysanne des Côtes-d’Armor, avec Zord Quartet, Lange-Le Panse, Derrien-Le Sauze, Les Kaskadeuses, Derrien-Campo-Le Pourhiet, Le Roux-Philippe et Tinaig-Selma. Les bénéfices iront à la Conf’22. 6 €.
Commana (29). Fest-noz du Secours populaire, à 21 h, salle des fêtes. Avec les chanteurs ou groupes Beg Lipous, Coussement-Maudire, Kéré-Hervé, Paotred ar Riwall, Pensec-Billon, Romain Kergoat et Fubu. 7 €.
Kergrist-Moëlou (22). Fest-noz, à 20 h 30, salle des fêtes. Organisé par la Confédération paysanne des Côtes-d’Armor, avec Zord Quartet, Lange-Le Panse, Derrien-Le Sauze, Les Kaskadeuses, Derrien-Campo-Le Pourhiet, Le Roux-Philippe et Tinaig-Selma. Les bénéfices iront à la Conf’22. 6 €.
Commana (29). Fest-noz du Secours populaire, à 21 h, salle des fêtes. Avec les chanteurs ou groupes Beg Lipous, Coussement-Maudire, Kéré-Hervé, Paotred ar Riwall, Pensec-Billon, Romain Kergoat et Fubu. 7 €.
Saint-Brieuc, 150 personnes manifestent contre les « régressions nombreuses et graves » du projet de loi de finances
Environ 150 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), mardi 2 décembre 2025. Ils répondaient à l’appel de trois syndicats, qui dénoncent l’austérité à venir dans le projet de loi de finances.
Environ 150 personnes ont manifesté à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), mardi 2 décembre 2025, à l’appel de la CGT, Solidaires et la FSU. Les trois syndicats estiment que les projets de loi finances en cours d’examen au Parlement sont composés de régressions nombreuses et graves que nous avions dénoncées dans le budget Bayrou. Suppressions de postes dans la fonction publique, limitation à quinze jours des arrêts maladie, baisse du budget des hôpitaux, doublement des franchises médicales, etc.
Françoise, croisée dans la manifestation, est déçue de voir une faible mobilisation. Ces dernières années, il a été fait en sorte que les gens deviennent toujours plus individualistes, regrette cette Costarmoricaine à la retraite. À ses côtés, Michel craint que certains n’attendent que la planète fasse justice, en référence aux effets de l’économie sur le dérèglement climatique.
Un soutien à Sophie Binet
Pourtant, Matthieu Nicol de la CGT est persuadé que l’argent est bien présent et en nombre. On est pété de thunes, mais on fait n’importe quoi avec, dénonce-t-il. Il pointe notamment la stratégie des grands milliardaires qui agitent la menace d’une délocalisation dès qu’on parle de fiscalité ».
Il a d’ailleurs tenu à apporter son soutien à Sophie Binet, patronne de la CGT, qui a annoncé ce mardi 2 décembre avoir été mise en examen après ses propos sur RTL dénonçant les menaces de délocalisation de certains grands groupes. C’est une procédure bâillon pour nous opprimer, nous, militants syndicaux, a pointé Matthieu Nicol.
Brest, 150 personnes rassemblées « contre la casse sociale »
À l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU, 150 personnes se sont réunies ce mardi 2 décembre 2025 devant la mairie de Brest (Finistère). L’objectif : « faire pression sur le gouvernement ».
Les écologistes ne veulent pas voir les mines « s’accumuler » en Bretagne
Les « Écologistes Bretagne » ne souhaitent pas voir les projets miniers se multiplier en Bretagne et ailleurs. Ils ont rappelé leur position lors d’une journée de travail organisée, à Glomel (22), et appellent à plus de sobriété énergétique.
Les « Écologistes Bretagne » se sont réunis, à Glomel (22), pour travailler sur la question de l’extractivisme et rappeler leur position.
Les « Écologistes Bretagne » se sont retrouvés à Glomel (22), samedi 22 novembre 2025, pour une journée de travail autour de l’extractivisme.
Le lieu n’a pas été choisi au hasard. C’est dans cette commune que le groupe Imerys exploite une importante carrière d’andalousite (un minerai). L’ouverture d’une quatrième fosse en 2025 avait déclenché une levée de boucliers chez une partie des locaux.
La venue de Jordan Bardella à Saint-Malo continue de faire des vagues
La venue à Saint-Malo du président du RN, Jordan Bardella, le 23 novembre, a été marquée par des tensions entre forces de l’ordre et manifestants antifascistes. 48 heures après, on en sait plus sur ce qui a conduit à l’emploi de la force lors de la manifestation, alors que la LDH envisage de porter plainte.
Près de 400 manifestants ont protesté contre la venue de Jordan Bardella (RN), dimanche 23 novembre 2025, sur le Sillon, à Saint-Malo.
Un déplacement sous tension. Ce dimanche 23 novembre a été marqué par la présence, à Saint-Malo, du président du RN, Jordan Bardella, pour une séance de dédicace de son nouveau livre à l’hôtel Océania, sur la chaussée du Sillon.
Près de 1 500 personnes sont venues le rencontrer pour sa venue dans la Cité corsaire, encadrée par un dispositif policier. Sur la plage, près de 400 personnes étaient rassemblées pour manifester contre la présence du leader d’extrême droite, à l’appel d’un collectif d’associations, de partis politiques et de syndicats, coordonné par la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
Les lycées agricoles bretons aux mains de la FNSEA et de l’agro-industrie
La FNSEA et l’agro-industrie sont omniprésentes dans les conseils d’administration des lycées agricoles bretons privés. L’influence de ces entreprises, véritables sponsors, va jusqu’aux finances des lycées.
Cette enquête a été réalisée avec le média d’investigation breton Splann !.
En Bretagne, dans les lycées agricoles privés, l’agro-industrie s’immisce partout.
Et en premier lieu dans les conseils d’administration (CA), qui sont à la tête des associations de gestion de ces établissements scolaires, sous contrat avec l’État. Splann ! et Reporterre ont découvert que les instances dirigeantes d’au moins 9 des 28 lycées privés bretons accueillent des membres de l’agro-industrie.
Ces conseils d’administration ont une forte influence sur les lycées agricoles. Ils votent toutes les décisions stratégiques, décidant ainsi des investissements sur l’exploitation agricole ou de la nomination du chef d’établissement.
Le parcours de Danielle Even en est un symbole. Présidente du conseil d’administration des lycées agricoles privés Pommerit et La Ville Davy (Côtes-d’Armor), deux des plus grands établissements bretons, cette éleveuse de porcs fait aussi partie du tableau de famille du lobby porcin, cartographié pour Splann !.
Membre de la FNSEA, Danielle Even a été présidente de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, de 2016 à 2025, et présidente d’Agriculteurs de Bretagne, une association qui défend les valeurs d’une agriculture productiviste, de 2014 à 2022. Et comme le montre notre organigramme, elle n’est pas la seule à être affiliée à la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, qui défend une vision productiviste de l’agriculture ou à l’agro-industrie.
Le vice-président du CA du lycée Le Nivot à Lopérec (Finistère), Anthony Taoc, éleveur de dindes et producteur de céréales, est administrateur de la coopérative Le Gouessant. Il a été élu sur la liste FNSEA-JA à la chambre d’agriculture en 2019.
Claudie Le Menn, présidente du lycée Saint-Joseph Kerustum à Quimper, possède une exploitation de 90 truies naisseur-engraisseur et 80 vaches laitières et est membre de la FDSEA 29.
Ou encore Noël Danilo, le président du CA du lycée La Touche à Ploërmel, qui a longtemps été salarié de l’agrofourniture et est membre d’Intercereales, lobby de la filière céréalière créé par la FNSEA.
Des CA particulièrement opaques
Les noms et professions des présidents, comme des membres des conseils d’administration, ne sont d’ordinaire pas rendus publics et sont même particulièrement confidentiels. Pourtant toute association, lorsqu’elle dépose ses statuts, doit indiquer la composition de son CA en préfecture. Malgré de nombreuses demandes, ni la préfecture, ni la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Bretagne (Draaf), ni le ministère de l’Agriculture n’ont communiqué ces informations à Splann ! et à Reporterre.
Une opacité, également subie par les enseignants et leurs représentants syndicaux, qui n’ont pas de représentants au sein des conseils d’administration de leur établissement, au contraire des lycées agricoles publics.
La CGT-Enseignement privé a mené une enquête en 2024 auprès des enseignants des lycées privés. Sur les 300 sondés, 60 % disent n’avoir aucun retour des décisions du CA, et 23 % ne pas pouvoir citer un membre.
En réponse à cette étude, le Réseau d’établissements d’enseignement agricole privés (Cneap) a répondu à la CGT que « les personnes présentes [au sein des conseils d’administration] participent à titre personnel et ne représentent en aucun cas une structure ou une entité en tant que personne morale ».
Face à ce manque de transparence, une proposition de loi a été déposée le 11 juillet par des députés du Nouveau Front populaire demandant de garantir, au sein des conseils d’administration, la présence de représentants des enseignants, des personnels, des élèves et des parents d’élèves.
Cette opacité ne peut que « nourrir des inquiétudes légitimes quant à l’influence indirecte de certains lobbies agro‑industriels ouvertement hostiles à la protection de l’environnement », écrivent les députés.
Des finances sous influence
La présence de l’agro-industrie s’étend à l’intérieur des salles de classe, par l’intermédiaire de leurs chargés de relations partenariales écoles/lycées et leurs chargés de communication qui organisent des activités pour les élèves. Tel un concours d’écriture« sur un sujet d’actualité proposé par la commission communication du groupe [agroalimentaire] Eureden ». Ou un « challenge vidéo interécole » (par Eureden) à destination des élèves et de leurs professeurs.
Certaines coopératives sont invitées directement dans les murs du lycée, comme Innoval, société de services en élevage, qui a organisé en mai le « salon de l’étudiant by Innoval » au lycée Le Nivot.
« Ils nous soutiennent financièrement et nous, en contrepartie, on leur fait une vraie communication »
Les lycées privés l’avouent sans fard : ils font régulièrement appel au soutien des acteurs de l’agriculture industrielle en échange d’une visibilité auprès de leurs élèves. « Ils nous soutiennent financièrement et nous, en contrepartie, on leur fait une vraie communication, on leur met à disposition des salles de réunion, on les privilégie sur les temps de job dating. C’est du partenariat qui se veut gagnant-gagnant ! » décrit le directeur adjoint du lycée La Touche, Sébastien Mary.
« Ils contribuent aux projets d’innovation et aux opérations de communication », détaille le tout nouveau directeur du lycée La Ville Davy, Frédéric Watine. Le lycée met aussi « à disposition les locaux pour ces structures, ce qui renforce les liens ».
Une pratique habituelle, comme à The Land, un campus d’enseignement agricole ayant accueilli à plusieurs reprises la Cooperl, l’une des plus grandes coopératives d’éleveurs de porcs en France, dont un « séminaire prospectif » destiné à ses équipes.
Au lycée Saint-Clair (Loire-Atlantique), une « convention de mentorat d’entreprise » a été signée avec Terrena, un autre mastodonte du secteur agro-industriel. Selon le lycée, ce partenariat permet « de bénéficier d’un accompagnement privilégié : découverte des métiers, visites d’usines, échanges avec des professionnels et immersion dans le monde coopératif ».
« C’est comme si on nous disait : “Tu ne vas parler que d’agriculture conventionnelle”. On ne devrait pas avoir le droit de favoriser Terrena ou une autre coopérative », dénonce Jeanne [*], professeure du lycée.
« Il n’y a pas de fausse naïveté dans ces partenariats, répond Anne Courtel, directrice adjointe du lycée Saint-Clair. Dans le cas du mentorat de Terrena, certains élèves sont “anti-terrena” et nous ne cherchons pas à les convaincre du contraire. Nous cherchons également à travailler avec des concurrents de Terrena, comme nous le faisons avec des entreprises d’expertise comptable agricole ou des banques. Nous cherchons à faire entrer tout type d’entreprise ou organisme, avec tout type de sensibilité. »
Les élèves sont, eux aussi, incités à démarcher ces entreprises agro-industrielles pour, par exemple, pouvoir financer leur participation au Trophée international de l’enseignement agricole (Tiea) qui a lieu tous les ans lors du Salon de l’agriculture. À cette période de l’année, les publications des lycées et des élèves fleurissent pour les remercier. Certaines équipes d’élèves créent même un compte Instagram dédié à la promotion des partenaires, comme celui du lycée de Pommerit.
Une pluie de sponsors
La présence de l’agro-industrie s’étend aussi aux réseaux sociaux des lycées. Dans les publications, la moindre visite de ferme est adossée à la présence d’un technicien d’une coopérative, les entreprises sont mises en avant, n’oubliant jamais de les « remercier » ou de rappeler « leur engagement auprès des jeunes ».
Sur son compte Instagram, le lycée La Touche a ainsi publié, chaque jour durant une semaine entre avril et mai, un visuel mettant en avant un de ses partenaires : Seremor, Agrial, Cerfrance, Convivio, Eureden, Nutréa… Une pratique répandue sur les réseaux sociaux des lycées agricoles.
Ceux-ci mettent aussi régulièrement en avant les visites de classe dans les entreprises de l’agro-industrie, donnant un bon aperçu de leur sujet d’étude. Comme cette semaine « porc » organisée en avril par le lycée Le Nivot pour le BTS production animale.
Les marques elles-mêmes rivalisent d’idées avec l’organisation de différents événements et modules pédagogiques. Comme cette journée sur l’alimentation animale organisée par Eureden le 2 juin pour les élèves de Pommerit, ou celle organisée par le groupe coopératif Even et Claas Bretagne Nord pour le lycée agricole Kernilien, situé près de Guingamp. De quoi avoir la mainmise sur les récits et les esprits.
« En Bretagne, les pesticides sont partout », alerte le biologiste Pierre-Henri Gouyon
À l’occasion du colloque « Pas de futur sans nature » organisé mardi 25 novembre 2025 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) par l’association Eau et Rivières de Bretagne, le biologiste et professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) Pierre-Henri Gouyon revient sur les risques sanitaires liés aux pesticides en Bretagne.
Après des années de baisse, entre 2020 et 2023, la vente de produits phytosanitaires a augmenté de 4,5 % en Bretagne. Des herbicides essentiellement, qui sont épandus sur les champs de céréales -
Entretien avec Pierre-Henri Gouyon, biologiste et professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).
Pourquoi l’agriculture bretonne telle qu’elle est pratiquée peut-elle avoir un risque sur la santé des Bretons ?
Car elle est en majorité fondée sur une homogénéité des cultures, avec peu d’espèces différentes récoltées et des variétés très homogènes, mais aussi sur l’élevage industriel. Ce système a deux conséquences : il favorise l’éclosion de pathogènes, comme la maladie de Lyme (causée quand trop de renards sont exterminés et que les rongeurs pullulent, transmettant la maladie via leurs tiques) ou encore la grippe aviaire ou porcine.
Il y a aussi la question des pesticides ?
Oui, comme les cultures sont homogènes, les plantes peuvent être malades et sont donc traitées avec des pesticides : insecticides, herbicides ou fongicides. C’est une menace majeure pour la biodiversité. Et la cause de la chute brutale des insectes notamment, avec une baisse de 75 % des populations depuis 30 ans. C’est monstrueux, car les espèces ne peuvent plus évoluer et sont condamnées. Et si les pesticides peuvent tuer les plantes et les abeilles, ils peuvent tuer tout le monde.
Peut-on territorialiser ces risques pour la santé dans la région ?
Aujourd’hui, les êtres humains sont touchés eux aussi, car les pesticides circulent dans l’air et dans l’eau. Des traces ont même été retrouvées dans les nuages, dans le Puy-de-Dôme, par exemple. Ça se répercute à travers les maladies qui touchent beaucoup d’agriculteurs, mais aussi l’augmentation des cancers infantiles. Quelques études ont été menées sur les territoires. En Bretagne, une région rurale avec de l’agriculture intensive, on peut facilement imaginer que les pesticides sont partout.
Comment prévenir le risque de maladie ?
Il faut commencer par aider les agriculteurs à changer leurs modes de production, en déconcentrant les élevages notamment. Il faut que les pouvoirs publics donnent des aides aux agriculteurs plutôt qu’aux producteurs de pesticides. Sinon, nous n’y arriverons pas.
Aujourd’hui, certains discours veulent remettre en cause la parole des scientifiques sur le sujet des pesticides ?
Les chercheurs font constamment face aux discours de ceux qu’on appelle les « marchands de doute », un concept développé par les marchands de tabac des années 1950, qui voulaient tourner l’opinion à leur avantage. Ces lobbyistes vont jusqu’à financer des recherches sur d’autres causes de maladies pour cacher celles dont ils sont responsables. Certains infiltrent même les instances de défense de la biodiversité ou les COP pour les discréditer. Pour s’y retrouver dans toutes ces informations, je conseille le livre de Stéphane Foucart, « Et le monde devint silencieux », qui montre comment les firmes agrochimiques ont truqué le débat public.
PROJECTIONS DU FILM « LE VILLAGE QUI VOULAIT REPLANTER DES ARBRES »
Dans le cadre de la 26ème édition du mois du documentaire, deux projections du film « Le village qui voulait replanter des arbres » ont lieu sur le territoire :
Le mardi 25 novembre à 20h à la médiathèque Youenn Gwernig de Quimerc’h, 7 rue Albert Louppe, suivie d’un débat
Le mercredi 26 novembre à 19h, à la bibliothèque départementale à Plonévez-du-Faou, Espace Ar Veilh, 1 rue Alain Bernard, précédée d’une soupe partagée et suivi d’échanges.
La réalisatrice, Brigitte Chevet, sera présente aux deux projections.
Synopsis :
Dans un village breton, la municipalité lutte contre la dégradation de l’eau en replantant des haies arrachées il y a 50 ans.
Léa Le Gentilhomme exerce un nouveau métier, celui de technicienne bocage : elle replante des haies sur le territoire de la Roche aux fées, en sud Bretagne. Des haies massivement arrachées il y a 50 ans, lors du remembrement. Décidé pour favoriser l’agriculture moderne, intensive et mécanisée, il a radicalement transformé la campagne française : trois arbres sur quatre abattus, le cycle de l’eau, des sols et de la biodiversité bouleversés. À travers le travail de Léa et du village de Martigné-Ferchaud, ce film raconte la nécessité actuelle à replanter, et ses difficultés. La profession agricole est-elle prête à retrouver ses haies ?
Coproduction : Talweg Production / France Télévisions, les chaines locales et Public Sénat, avec le soutien de la Région Bretagne et de la Procirep.
Plusieurs dizaines d’emplois supprimées sur le seul site de Nokia en Bretagne
L’annonce sera faite mercredi 19 novembre 2025. Mais déjà des voix s’élèvent pour dénoncer des dizaines de suppressions d’emplois chez Nokia à Lannion.
Nouveau coup de massue pour Nokia à Lannion (Côtes-d’Armor). Mercredi 19 novembre 2025, la direction devrait annoncer aux syndicats le nouveau plan de réduction des coûts lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique central à Paris.
427 postes supprimés en France
C’est ce qu’annonce Le Monde dans son édition en ligne. Selon le quotidien du soir, 427 postes seraient supprimés en France. Nokia ne compte plus que deux établissements : Lannion et Paris Saclay (avec trois sites) pour un total de 2 300 salariés.
Interrogées par Le Trégor, des sources locales confirment les informations et apportent des précisions sur Lannion.
Des données reprises par Eric Bothorel, le député, dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Rupture conventionnelle collective
Selon des sources internes au site de Lannion, ces suppressions de postes entreraient dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective. Une mesure différente d’un PSE où uniquement le volontariat est pris en compte. Les syndicats veulent rester discrets avant la réunion de mercredi matin à laquelle vont participer plusieurs délégués de Lannion.
« On espère qu’on va pouvoir négocier. Le plus dur commence mercredi ».
Depuis 2016, il s’agit du septième plan de réduction des effectifs pour Nokia. A Lannion, le dernier remonte à 2023.
Des financements publics
« Ces annonces répétées fragilisent un tissu économique et humain déjà mis à rude épreuve. J’ai saisi Roland Lescure, ministre de l’Économie, afin qu’un bilan sérieux soit dressé des financements publics accordés à Nokia, notamment ceux destinés à consolider des nouvelles activités à Lannion, en particulier dans le domaine de la cybersécurité. »
De son côté, Gervais Egault, le président de Lannion Trégor Communauté a également réagi :
« Cette décision, quel que soit le contexte industriel, demeure brutale pour les salariés et leurs familles. Derrière les chiffres évoqués, ce sont des parcours, des familles, des projets de vie qui se trouvent fragilisés. Lannion-Trégor Communauté restera attentive à la suite des discussions qui s’engagent au sein de l’entreprise. »
Le site de Lannion comptait fin septembre, 463 salariés.