Archive | Pays bigouden

26 mars 2019 ~ 0 Commentaire

bar (bretagne-bretons socialter)

espece pro

Bar. Razzia sur les frayères dénoncent les ligneurs bretons

Les ligneurs de la pointe de Bretagne n’y vont pas avec le dos de la cuiller. Pour eux, 2019 sera encore pire que 2018 pour le bar en raison de la razzia lancée, ces dernières semaines, sur les zones de frayères. Ces lieux de reproduction où les bars se rassemblent en masse et où il n’y a plus qu’à venir les cueillir avec autant d’assurance que de pêcher dans une pisciculture.

Alors que l’on devrait être en période de repos biologique, celle qui de janvier à mars permet à l’espèce de se reproduire, l’association constate que les prises ont été pratiquement aussi nombreuses que l’an dernier. « Du mardi 1er janvier au vendredi 8 mars 2019, constate l’asso-ciation, le relevé hebdomadaire des ventes de bar dans l’ensemble des criées françaises effectué par France Agrimer comptabilisait un total de 744 tonnes de bar.

Sur la même période en 2018, un total de 775 tonnes avait été débarqué en criées, une situation quasiment identique à celle de l’année dernière », ce qui, par effet de cumul de diminution des stocks, laisse présager une année pire que celle écoulée.

« Des chalutiers pélagiques aux senneurs danois »

Les ligneurs pointent « les chalutiers pélagiques, les fileyeurs et les senneurs danois qui capturent le bar en quantité massive à cette période. C’est pourquoi, disent-ils, notre association réclame à cor et à cri depuis plus de dix ans qu’un repos biologique du bar soit imposé partout durant les mois de février et mars.

Du 18 février au 1er mars, ajoute l’association, ce ne sont pas moins de 200 tonnes de bar qui ont été débarquées en criée soit plus de 100 tonnes par semaine ! À ce rythme, non seulement il ne restera plus un seul bar à pêcher pour les ligneurs cet été, mais ce pillage des frayères met en péril la survie du stock, ainsi que nous l’a montré le quasi-effondrement du stock de bar en Manche… »

« Les pêcheurs les plus respectueux sont sanctionnés ».

« Le 28 novembre 2018, rappelle l’association, les ligneurs du golfe de Gascogne ont été contraints du jour au lendemain à limiter leurs captures à 50 kg de bar par jour, puis à devoir s’arrêter complètement le 26 décembre, en plein durant les fêtes de fin d’année.

Ce sont donc les pêcheurs les plus respectueux de l’environnement marin qui ont été sanc-tionnés, alors que les véritables responsables du pillage avaient depuis longtemps terminé leur saison… En fin d’année 2018, des mesures dites « sévères » ont été prises afin de, soi-disant, éviter que la situation ne se reproduise. Les plafonds de capture sont ainsi passés, pour les fileyeurs par exemple, de dix tonnes par mois à trois tonnes par mois. On ne peut que constater que ces mesures sont très très loin d’être suffisantes ».

« Nous demandons donc qu’un bilan précis soit réalisé très rapidement, afin d’identifier les causes de cette situation catastrophique. Si des fraudes ont eu lieu, des sanctions fortes doivent être prises par les autorités, en premier lieu, le retrait définitif de la licence bar.

Et nous demandons à l’État de stopper, sur le champ, tout débarquement de bar de la part des flottilles incriminées. Une réaction forte et immédiate est nécessaire afin que le reste de la flotte qui dépend du bar pour sa survie ne subisse pas la même situation que celle de l’année 2018.

19 mars 2019

http://www.bretagne-bretons.fr/

Lire aussi:

Fin de la pêche électrique : comment renouer avec un modèle durable ? (Socialter)

 

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05 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mutuelle (côté quimper)

santé

Santé. Les mutuelles de village se multiplient dans le Finistère

Pour améliorer l’accès aux soins, Douarnenez et Briec ont mis en place des mutuelles de village. D’autres communes ont entamé la réflexion : Loctudy, Pleyben…

En 2012, 3,3 millions de Français ont renoncé à une complémentaire santé. 29 % des Français ont renoncé à des soins, essentiellement pour des raisons financières selon la Mutualité française. Christine Dupin, responsable de l’épicerie sociale de Briec (Finistère) près de Quimper complète : « On constate aussi que des personnes vont moins souvent voire plus du tout chez les ophtalmologistes ou dentistes, qu’elles demandent des échéanciers pour payer leurs médicaments ou leurs soins… »

Les communes négocient avec les mutuelles 

En 2017, elle a mené une étude pour mesurer la pertinence de mettre en place une mutuelle de village (aussi appelée mutuelle communale). Ces mutuelles sont apparues dans le Sud de la France au début des années 2010 pour permettre à une toute une frange de la population d’être couverte par une complémentaire santé. Les communes négocient avec des mutuelles afin d’obtenir des tarifs avantageux. Elles ne touchent aucune recette sur les contrats sous-crits. « Les communes sont juste des facilitateurs, des médiateurs. Il faut être précis car il existe un vide juridique », précise Christine Dupin.

Véritables économies

Son étude révèle que 5,7 % des habitants de Briec n’ont pas de mutuelles et 89,9 % se disent intéressés. Une mutuelle est retenue pour ses tarifs et sa proximité. « On voulait que les per-sonnes aient un interlocuteur en chair et en os et non une plateforme », complète Christine Dupin. Depuis septembre 2017, 172 personnes bénéficient de cette mutuelle de village. Des Briécois mais aussi des habitants de Landudal, Langolen, Landrévarzec et Edern. Il y a des personnes âgées mais aussi des professions indépendantes, des employés.

À Douarnenez, la mutuelle de village concerne 120 personnes depuis le 1er octobre 2018. Là aussi, une étude a été menée pour étudier les besoins. « Elle a révélé que 16 % de la popula-tion relevant du régime général n’avait pas de complémentaire. La mutuelle ne concerne pas simplement cette population, elle est ouverte à tous. Elle permet pour certains de gagner en pouvoir d’achat. Une personne nous a dit qu’elle paye désormais 90 euros de moins par mois ! », indique Nelly Guellec, directrice du Centre communal d’action social.

À Briec comme à Douarnenez, la commune fait le point une à deux fois par an avec la mutuelle retenue. D’autres communes finistériennes ont entamé une réflexion sur ces mutuelles de village :

  • Pleyben
  • Le Juch
  • Loctudy
  • l’Ile-Tudy
  • Pont-l’Abbé
  • Combrit…

D’après la Mutualité française, 20 000 Français souvent âgés de plus de 60 ans auraient choisi d’être protégés par une mutuelle communale. En France, 1700 communes en proposent.

3 Jan 2019

https://actu.fr/

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08 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

eckmühl kérity penmarc’h

ekkemul

Dimanche 18 novembre 2018

Cinéma Eckmühl  20h30

468 rue du Port de Kerity, 29760 Penmarch

L’histoire de la lutte contre l’apartheid ne retient qu’un seul homme : Nelson Mandela.

Il aurait eu cent ans cette année. Il s’est révélé au cours d’un procès historique en 1963 et 1964. Sur le banc des accusés, huit de ses camarades de lutte risquaient aussi la peine de mort. Face à un procureur zélé, ils décident ensemble de transformer leur procès en tribune contre l’apartheid. Les archives sonores des audiences, récemment exhumées, permettent de revivre au plus près ce bras de fer.

« Entre archives et animation, ce documentaire sur le procès infligé en 1963 aux leaders sud-africains devient un bouleversant réquisitoire contre l’apartheid. » Télérama
« Un procès extraordinaire pour un film qui l’est également.  » L’Express
« Un documentaire qui met en lumière le courage des combattants anti-apartheid dans l’Afrique du Sud des années 50.aVoir-aLire

En présence du réalisateur Nicolas Champeaux.

Soirée en partenariat avec Cinéphare

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23 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

plovan (apb bzh)

pigs

Pour le préfet, pas de porc bios!

Extensions des porcheries 

Quand le préfet du Finistère confisque la démocratie

Vendredi une centaine de personnes a manifesté devant la mairie de Plovan alors que deux représentants de l’association CAFUB (Collectif pour une alternative aux fermes-usines en Bigoudénie), Mme Françoise Marzin, riveraine immédiate et l’ingénieur agronome Jean-Michel Nicolas s’entretenaient avec le maire, Michel Burel.

Le problème ?

L’extension de la porcherie SARL La Vallée à Kerviel sur la commune de Plovan. Avec cette extension, le nombre de truies sur le site de Kerviel passerait de 3 500 à 6 000, ce qui équivaudrait à une production annuelle de plus de 18 000 porcs, 30 000 pour les deux sites, car la SARL a un autre site sur la commune de Plogastel-St-Germain.

Vous avez des élus ? Le préfet commande !

Le but de cette mobilisation est de faire stopper les travaux de terrassement qui ont démarré récemment. Un arrêté préfectoral du 19 juillet 2017 a en effet autorisé l’extension de l’élevage malgré les avis défavorables du conseil municipal de Plovan et de la première enquête publi-que en 2016.

Non content des résultats de cette enquête, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, a proposé au tribunal administratif une nouvelle enquête . La commissaire enquêtrice Mme Agnés Lefèbvre a été remerciée. Le tribunal administratif a ordonné une nouvelle enquête d’utilité publique et on a envoyé une autre commissaire, Mme Catherine Desborses, qui, elle, a donné un avis favorable ! C’est commode non ?

Cela peut paraître anodin mais la même chose s’est produite pour l’extension de la porcherie de Landuvez SARL Avel Vor, à 1 500 m de la mer, au Pays des Abers, comme rapporté par un représentant de l’association Plein Air de Landuvez, venu expliquer qu’il est nécessaire de se regrouper pour peser plus fort.

Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, Baie de Douarnenez environnement et le collectif Ondes Citoyennes se sont associés à ces luttes contre l’extension des porcheries.

Menaces sur la qualité de l’eau, de l’air et de la terre

Toute porcherie augmente trois choses. La quantité d’azote dans les sols, la quantité de nitrates dans les eaux et la quantité d’ammoniac dans l’air.

Les agrandissements de porcheries atteignent des proportions qui menacent un équilibre fragile des campagnes et des rivages bretons. D’abord les sols car de telles quantités d’épandage de lisiers, les rendent trop riches en azote. Ceci est d’autant plus grave pour Kerviel car une autre porcherie, la ferme du Ruot, qui élève des cochons pour l’entreprise Hénaff (12 500 porcs/an), est juste à coté, de l’autre coté de la route de Quimper. Les deux exploitations se touchent en fait. À elles deux, ces deux porcheries totaliseraient plus de 30 000 porcs par an sur 10 km2.

Qualité de l’air ?

Pour le site de Kerviel, les effluves vont nuire au sentier pédestre Per Jakez Helias, et au GR34 côtier. Le rejet d’ammoniac a des conséquences immédiates sur les travailleurs de l’entreprise mais aussi sur les personnes vivant dans les environs.

L’étang protégé de Kergalan sur le littoral à 3 kms est directement en aval du site de Kerviel. La réserve biologique de Truñvel-Tréogat est aussi juste à côté de l’Etang de Kergalan mais alimenté par des ruisseaux différents, il est vrai.

Malgré des installations de retraitement du lisier, des accidents sont possibles, d’autant plus que le changement climatique s’accompagne de phénomènes météorologiques extrêmes et donc hasardeux pour toute exploitation agricole et tout élevage. Des toits de granges ont été détruits à quelques kms de Kerviel lors des tempêtes de 2014, la baie d’Audierne étant, avec Ouessant, l’endroit le plus venteux de toute la Bretagne.

La baie d’Audierne est certes plus propre que la baie de Douarnenez voisine avec ses algues vertes mais elle est de plus en plus menacée. Un pêcheur professionnel de tellines est venu témoigner de la disparition brutale des tellines en baie d’Audierne en 2010. Ce coquillage a du mal à revenir. Il y a quelques années, des riverains et les surfeurs de la Torche ont aussi mon-tré du doigt les productions de tulipes à Plomeur, au sud de la baie, productions accompa-gnées d’usages d’herbicides à quelques centaines de mètres du rivage.

Vers une destruction du monde rural ?

Cette affaire des extensions de porcheries touche aussi à des problèmes tout aussi grave d’ordre sociologique qui concernent l’évolution du paysage et de l’économie de toute la Bretagne rurale.

Dans le premier rapport d’utilité public qui était défavorable, Mme Agnes Lefebvre avait fait cette remarque pertinente dans ses conclusions «La recherche d’une taille toujours plus grande pour faire des économies d’échelle en abaissant les coûts de production a des conséquences économiques qui dépassent les seuls exploitants.

Par l’arrêt d’activité de petites exploitations, les pertes d’emploi que cela implique et la diminution d’habitants en activité dans les communes rurales au profit de résidences secondaires, ce qui ne permet pas de maintenir l’école ou les commerces.» Elle mentionne aussi les demandes croissantes pour le bio qui justement est produit dans de petites exploitations avec des cochons cajolés et élevés sur de la paille.

Lors des débats qui ont suivi l’entretien avec le maire, la CAFUB a annoncé avoir relevé un vice de forme sur le permis de construire apposé à l’entrée du site de Kerviel et a déposé une demande de référé. Elle a demandé à la mairie de faire stopper les travaux en cours. Des participants ont toutefois posé la question de l’utilité d’une manifestation devant la mairie alors que les décisions se prennent à la préfecture de Quimper. C’est sans doute là que la prochaine manifestation aura lieu.

21/10/18 Philippe Argouarch

https://abp.bzh/

La pétition est en ligne pour demander l’arrêt des travaux au ministre de l’Écologie François De Rugy :

(voir le site)

Lire aussi :
.
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Porcheries : Le coup de poignard des députés par Eau et Rivières de Bretagne
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Stop aux porcheries industrielles par Les Verts Bretagne

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18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

plovan porcherie (cafub)

cochons

Vendredi 19 Octobre à 11 heures devant la mairie de Plovan…

Vendredi prochain à 11 heures 30, le Cafub (collectif pour une  alternative aux fermes-usines) a rendez- vous avec le maire de Plovan (une délégation) pour demander l’arrêt des travaux (dans l’attente des réponses aux recours ). Les travaux ont en effet commencé pour l’extension à 30 000 porcs de la porcherie de la Sarl de La Vallée.

Alors tous à Plovan ce Vendredi 19 entre 11h et 14h, venez nous rejoindre à la mairie de Plovan.

Nous avons besoin de soutien afin de faire entendre les voix de ceux qui étaient contre cette extension en particulier et les conséquences des méga-fermes en général (utilisation de pesticides pour l’alimentation animale, utilisation d’antibiotiques, de produits pharma. Rappelons aussi que nous sommes dans le contexte de l’appel lancé par les « coquelicots » )
Un pique-nique partagé suivra, l’occasion de passer les dernières infos et de témoigner.
A diffuser autour de vous sans modération

Rappel : une pétition est en ligne (lien ci-après) pour demander l’arrêt des travaux au ministre de l’écologie De Rugy

https://www.cyberacteurs.org/

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08 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pont-l’abbé (ouest france)

pesticides

Les produits chimiques, ennemis de Marie-Noël

L’hypersensibilité chimique multiple (syndrome MCS) : cette maladie décou-verte par l’allergologue américain Theron G. Randolph affecterait de plus en plus d’individus.

« Il y a deux ans, les travaux de peinture que j’ai effectués dans mon immeuble ont été déclen-cheurs de la maladie. » Née en 1961, la Pont-l’Abbiste Marie-Noël Autret souffre depuis du syndrome MCS.Découverte dans les années 1950, cette maladie se caractérise par une sensi-bilité exacerbée aux produits chimiques. Elle est consécutive à l’exposition répétée à des produits courants tels que pesticides, insecticides, produits d’entretien, adhésifs, matériaux de construction, produits d’hygiène ou cosmétiques… Les symptômes ? Troubles respiratoires, cutanés, vomissements, malaises… Physiquement mais aussi socialement, cette pathologie handicape fortement la vie quotidienne.

Des effets crescendo

Dans le cas de Marie-Noël, les symptômes sont apparus progressivement : « Lorsque j’étais auxiliaire de vie, il y a une trentaine d’années, j’utilisais beaucoup de produits ménagers et je subissais des intolérances », se souvient Marie-Noël Autret.En lavant des vitres avec un produit spécifique, elle sera prise d’un malaise et de vomissements.

Son médecin généraliste ne trouve pas d’explication.

Nouvelle alerte, quelques années plus tard, quand elle nettoie des escaliers à l’aide de cire. «Au bout de deux marches, je ne pouvais plus respirer. » Dès lors, les effets des produits chimiques monteront crescendo. Marie-Noël Autret sent que son état se dégrade. «J’en faisais part à mon médecin. Pourtant, mon état général et mes analyses de sang semblaient bons.» Poursuivre son métier de projectionniste cinématographique devient alors impossible. « C’est la dernière activité que j’ai pu exercer. Depuis 2010, je vis d’une allocation liée à un handicap en raison d’un problème à une jambe. »

À chaque instant, Marie-Noël doit éviter toute proximité avec des substances chimiques :

Contact direct, alimentaire ou respiration. Parfum de lessives, de produits d’hygiène, cosméti-ques, ménagers sauf bio, gaz d’échappement, aliments industriels…« Je suis désormais un détecteur de produits chimiques », ironise la Pont-l’Abbiste. Un peu comme, pour les ondes, les personnes souffrant d’électro-hypersensibilité. Le syndrome MCS pourrit la vie des personnes affectées : « Pas de travail possible, problèmes relationnels…

Cette maladie provoque une profonde solitude », insiste aussi Marie-Noël Autret, regrettant la non-reconnaissance de ce syndrome par les autorités françaises.« Il est pourtant reconnu aux États-Unis et au Canada. À Halifax existe d’ailleurs une clinique qui accueille les malades atteints de MCS. »

Aucun traitement médical n’existe.

Seule solution donc : l’évitement des produits chimiques. « Il faudrait des lieux de vie adaptés : cabinets médicaux et dentaires, magasins… » Obligée de vivre dans une caravane, à l’abri de toute proximité chimique, de mettre un masque pour entrer dans sa voiture… Marie-Noël Autret entend alerter et sensibiliser sur les risques chimiques : « Moi, j’ai 57 ans, mais des jeunes de 20 ans souffrent désormais de cette maladie environnementale émergente. Dans l’agriculture notamment. »

Ludovic LE SIGNOR 05/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pont l’abbé permanence (ouest france)

refug

Pont-l’Abbé. Projet de loi asile : la permanence de la députée visée

Les militants de Fraternité Douarnenez collant des affiches sur la vitre de l’immeuble où se situe la permanence de la députée Liliane Tanguy.

Les membres de Fraternité Douarnenez ont frappé fort, peu après 16 h 30, à Pont-l’Abbé. Ils ont placardé des affiches sur les vitres de l’immeuble abritant la permanence de Liliane Tanguy, députée La république en marche de la circonscription.

Vendredi, en fin d’après-midi, après avoir manifesté, devant la mairie, leur opposition au projet de loi asile, les militants de Fraternité Douarnenez se sont rendus devant la permanence de Liliane Tanguy, députée de la circonscription, et posé des affiches sur la vitre de l’immeuble abritant sa permanence.

« Née en Yougoslavie, Liliane Tanguy est arrivée en France comme refugiée avec ses parents. Elle vient de voter en faveur de l’adoption du projet de loi sur l’asile qui va empêcher encore davantage de réfugiés de pouvoir demander l’asile en France », ont expliqué les militants douarnenistes.

« Pendant sa campagne, elle avait adressé à l’association une lettre dans laquelle elle a écrit : ’Nous devons assurer pleinement notre devoir d’accueil des réfugiés’. Elle avait précédem-ment, quand elle était membre du Parti Socialiste, posé pour la campagne ’L’accueil : pour moi c’est oui ! #réfugiés’ », ont également rappelé les manifestants.

Les membres de Fraternité Douarnenez avaient rencontré Liliane Tanguy, députée de la Répu-blique en marche, avant le vote du projet de loi par l’Assemblée : « Après quatre heures de discussion, elle s’est finalement révélée peu au fait des réalités du terrain, et des conséquen-ces de la politique migratoire sur les vies des hommes, des femmes et des enfants que nous accompagnons ».

08/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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04 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pont l’abbé malien (ouest france)

refug

Pont-l’Abbé. 300 manifestants soutiennent le jeune Malien

Environ 300 personnes ont manifesté,jeudi, leur soutien au jeune Sidy Camara, dans la cour de la mairie de Pont-l’Abbé.

Jeudi, à 18 h, à l’appel de l’association Accueil migrants Pays bigouden (AMPB) et de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des collège et lycée Laennec, environ 300 personnes ont manifesté leur opposition à l’expulsion qui menace Sidy Camara, le jeune Malien actuellement scolarisé au lycée professionnel Laennec de Pont-l’Abbé.

« Un élève délégué de classe, apprécié de tous »

témoigne le conseiller principal d’éducation (CPE), de l’établissement. Un sentiment partagé par les quelque 300 personnes présentes au rassemblement de soutien. « À 17 h, 2 500 signa-tures allant dans le même sens s’exprimaient sur Facebook », annonçaient deux militantes qui s’adressaient à la foule. Une des militantes rappelait « que Sidy Camara, au cours de son péri-ple vers la France, a été abusé par des passeurs malhonnêtes qui lui ont vendu un passeport sénégalais sur lequel s’appuie maintenant le préfet pour justifier l’expulsion. Pourtant depuis, Sidy produit un acte de naissance du Mali ». Sidy Camara fait actuellement l’objet d’une procé-dure d’adoption par une famille de Concarneau. Sa future maman d’adoption était d’ailleurs présente, ce jeudi, à Pont-l’Abbé.

Stéphane Le Doaré, maire de Pont-l’Abbé, a rencontré le préfet mercredi. À l’heure du rassemblement, jeudi, il défendait à nouveau le dossier devant le bureau de la communauté de communes.

31/05/2018

https://www.ouest-france.fr/

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01 juin 2018 ~ 0 Commentaire

en guerre (eckmühl kérity)

en guerre (eckmühl kérity) dans Luttes ouvrières

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu » En Guerre : la lutte des classes au cinéma

Stéphane Brizé revient avec un film social dans la continuité de ‘La loi du marché’, son précé-dent long métrage. ‘En guerre’ raconte la lutte des salariés de Perrin industrie, usine de sous-traitance dans l’automobile à Agen, pour sauver leurs emplois de la délocalisation. Une fiction qui sonne aussi vraie qu’un documentaire, tout en étant une fiction. Vincent Lindon y incarne un syndicaliste combattif qui va tout mettre en œuvre pour faire gagner cette grève qui n’est pas sans rappeler celle des Conti, des Goodyear ou des PSA Aulnay.

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ». C’est par cette citation de Brecht que Stéphane Brizé commence son film. Dès le départ, c’est la lutte qui est au centre de l’intrigue. Les salariés de l’entreprise Perrin, sous-traitant dans l’automobile à Agen, réclament des comptes à leur patron qui ferme l’usine, deux ans après l’accord de sauvegarde de l’emploi signé par les salariés. Alors qu’ils ont refusé toutes les primes et qu’ils ont consenti à travailler 40h payé 35h, la direction n’a pas tenu sa promesse. Un bras de fer s’engage.

Le film raconte les hauts et les bas de cette lutte de tous les instants des salariés pour garder leur emploi et échapper au chômage dans une région sinistrée. Grève, manifestations, occu-pation de l’usine, le mouvement qui regroupe tous les syndicats mais aussi les 1100 employés en lutte se durcit. Face à la sourde oreille de la direction et à l’ampleur des actions que les salariés de Perrin déploient, l’État intervient mais ne propose pas de réelles perspectives.

Les concertations et tables rondes s’enchaînent mais rien n’aboutit. Le directeur de Perrin France n’a comme perspectives à offrir que de conseiller aux salariés de déménager pour retrouver de l’emploi. L’occupation des locaux du Medef ne fait pas plus bouger les lignes. Les CRS expulsent manu militari les grévistes. C’est alors que le « tous ensemble » se divise. Entre ceux qui veulent continuer jusqu’au bout et ceux qui veulent lutter pour une indemnité conséquente, le débat fait rage dans le local syndical. L’ultime blocage de l’usine montre la détermination d’une partie des employés et encore une fois l’intervention des forces de répression.

Le film raconte la violence du capital mais aussi la force des solidarités entre travailleurs. Filmé caméra à l’épaule, le cinéaste nous immerge dans ce combat comme si nous y étions. Il reproduit aussi très bien la façon dont les médias présentent les luttes et prennent parti toujours pour les possédants, montrant les grévistes comme des énervés et les patrons comme des gens intègres, responsable et faisant leur maximum. L’apport de Xavier Mathier, crédité au générique, figure de la lutte des Conti, est indéniable pour transcrire l’authenticité des personnages comme des réactions médiatiques.

En guerre de Stéphane Brizé parle des travailleurs en lutte contre les intérêts des actionnaires toujours plus voraces ou, tout simplement, contre le capital. Il porte à l’écran tous les combats, des Conti aux Goodyear en passant par PSA Aulnay et Air France, qui ont vu les travailleurs mener le combat jusqu’au bout pour leur dignité.

Boris Lefebvre vendredi 1er juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

ker2

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28 mai 2018 ~ 0 Commentaire

kérity (eckmühl ciné)

keiiy

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kérity (eckmühl ciné) dans LGBT

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu » En Guerre : la lutte des classes au cinéma

Stéphane Brizé revient avec un film social dans la continuité de ‘La loi du marché’, son précé-dent long métrage. ‘En guerre’ raconte la lutte des salariés de Perrin industrie, usine de sous-traitance dans l’automobile à Agen, pour sauver leurs emplois de la délocalisation. Une fiction qui sonne aussi vraie qu’un documentaire, tout en étant une fiction. Vincent Lindon y incarne un syndicaliste combattif qui va tout mettre en œuvre pour faire gagner cette grève qui n’est pas sans rappeler celle des Conti, des Goodyear ou des PSA Aulnay. 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ». C’est par cette citation de Brecht que Stéphane Brizé commence son film. Dès le départ, c’est la lutte qui est au centre de l’intrigue. Les salariés de l’entreprise Perrin, sous-traitant dans l’automobile à Agen, réclament des comptes à leur patron qui ferme l’usine, deux ans après l’accord de sauvegarde de l’emploi signé par les salariés. Alors qu’ils ont refusé toutes les primes et qu’ils ont consenti à travailler 40h payé 35h, la direction n’a pas tenu sa promesse. Un bras de fer s’engage.

Le film raconte les hauts et les bas de cette lutte de tous les instants des salariés pour garder leur emploi et échapper au chômage dans une région sinistrée. Grève, manifestations, occupation de l’usine, le mouvement qui regroupe tous les syndicats mais aussi les 1100 employés en lutte se durcit. Face à la sourde oreille de la direction et à l’ampleur des actions que les salariés de Perrin déploient, l’État intervient mais ne propose pas de réelles perspectives.

Les concertations et tables rondes s’enchaînent mais rien n’aboutit. Le directeur de Perrin France n’a comme perspectives à offrir que de conseiller aux salariés de déménager pour retrouver de l’emploi. L’occupation des locaux du Medef ne fait pas plus bouger les lignes. Les CRS expulsent manu militari les grévistes. C’est alors que le « tous ensemble » se divise. Entre ceux qui veulent continuer jusqu’au bout et ceux qui veulent lutter pour une indemnité conséquente, le débat fait rage dans le local syndical. L’ultime blocage de l’usine montre la détermination d’une partie des employés et encore une fois l’intervention des forces de répression.

Le film raconte la violence du capital mais aussi la force des solidarités entre travailleurs. Filmé caméra à l’épaule, le cinéaste nous immerge dans ce combat comme si nous y étions. Il reproduit aussi très bien la façon dont les médias présentent les luttes et prennent parti toujours pour les possédants, montrant les grévistes comme des énervés et les patrons comme des gens intègres, responsable et faisant leur maximum. L’apport de Xavier Mathier, crédité au générique, figure de la lutte des Conti, est indéniable pour transcrire l’authenticité des personnages comme des réactions médiatiques.

En guerre de Stéphane Brizé parle des travailleurs en lutte contre les intérêts des actionnaires toujours plus voraces ou, tout simplement, contre le capital. Il porte à l’écran tous les combats, des Conti aux Goodyear en passant par PSA Aulnay et Air France, qui ont vu les travailleurs mener le combat jusqu’au bout pour leur dignité.

Boris Lefebvre vendredi 1er juin

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