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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Elus locaux du NPA : petits mais costauds !

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Elus locaux du NPA : petits mais costauds ! dans NPA porte-voix-femmes.preview

Y en a pas un sur cent… et pourtant nous sommes là ! Alençon, Allauch, Annecy, Canteleu, Chambéry, Clermont-Ferrand, Colomiers, Gérardmer, Le Mans, Louviers, Poitiers sont les principales villes où des militantEs du NPA sont conseillerEs municipaux (nous sommes le plus souvent la ou le seulE éluE de la liste).Nous sommes aussi dans les banlieues populaires de grandes villes, comme Bordeaux : Cenon, Cestas, Lormont, Pessac ; Caen : Hérouville ; Tours : Saint-Pierre-des-Corps ; Rouen : Sotteville-les-Rouen ; Paris : Évry, Fontenay-sous-Bois, Gennevilliers, Gentilly, Ivry, Trappes. Et dans plusieurs toutes petites communes.


Quand nous avons été éluEs, le NPA n’existait pas encore. Nous avons donc été éluEs sur des listes LCR, ou Vraiment – à gauche – toute – à 100 %, ou avec un autre parti, ou dans une petite commune où les listes sont sans étiquette, et le plus souvent dans des villes dont la majorité municipales a été élue dès le premier tour, nos listes dépassant alors les 5% nécessaires. Nous avions eu en 2008 plus de 80 éluEs. Cette particularité fait que les éluEs anticapitalistes sont partout des élus qui pratiquent l’opposition de gauche depuis de nombreuses années. De plus, lors de ces dernières municipales, les comités pour un nouveau parti anticapitaliste se créaient partout en France et faire les listes a été une des étapes de la naissance du NPA. Quand nous avons été élus, ni nous ni les membres de la liste n’étions des « spécialistes », et nous ne connaissions que peu de choses sur les dossiers que nous avons eu à traiter. La démonstration que chacun peut s’emparer de cette fonction et ne pas la laisser toujours aux mêmes…
Dossier coordonné par Isabelle Guichard et Thibault Blondin

Porte-paroles des mobilisations Sous Hollande comme sous Sarkozy, les éluEs du NPA sont confrontés aux mêmes politiques d’austérité, nationales comme locales, et défendent une politique anticapitaliste, en faveur des services publics, de l’emploi et des mesures d’urgence nécessaires à la population. ConfrontéEs aux conséquences de l’aggravation de la crise, particulièrement dans les quartiers populaires, les élues anticapitalistes s’opposent à des budgets contraints : stagnation ou restriction des dotations de l’État mettant les collectivités locales à contribution pour 750 millions d’euros dans les 2 années à venir. Ils ont dénoncé les emprunts toxiques qui verront leurs taux d’intérêt exploser. Tous ont voté contre des budgets d’austérité pour la population et les employés communaux comme le recours massif à la précarité, aux CDD, vacations et contrats aidés. Certaines municipalités font le choix démagogique d’installer au prix fort des caméras de vidéo-surveillance qui ne pourront rien contre l’aggravation de la misère et l’explosion du chômage des jeunes, à la source d’une insécurité avant tout sociale.
Une opposition unitaire Nos éluEs s’opposent aux délégations de service public, cadeau au privé, comme dernièrement à Pessac où la municipalité vient de donner au groupe privé Ansamble (Avenance, Quick…) la gestion des cantines. Ils défendent un retour en régie muni- cipale ou communautaire de services fondamentaux, ce qui allégerait la facture des usagers, comme pour l’eau, encouragés par les nom- breuses remunicipalisations partout en France. Les élus NPA se font les porte-parole des luttes des salariés partout où ils sont éluEs. Ils sont partie prenante des actions des collectifs locaux (contre la dette…) ou écologiques (Notre-Dame-des-Landes). Ils rendent régulièrement compte à la population de leurs interventions et de ce qui se dit au conseil à travers des bulletins locaux. Nos éluEs défendent partout et au quotidien l’urgence sociale, en recherchant l’unité d’action avec toutes celles et ceux – partis, syndicats, collectifs, associations – qui veulent construire un rapport de forces pour imposer nos revendications. Ils/elles se battent aussi pour que les habitantEs, les salariéEs, chômeurEs, retraitéEs, jeunes, femmes, populations d’origine immigrée, s’approprient la politique, organisent leurs propres résistances, car rien ne changera sans la participation des plus exploitéEs.
Nos camarades éluEs sont un point d’appui pour construire une force politique, un parti des travailleurs et de la population qui pose la question du pouvoir, de l’instauration d’un gouvernement anti-austérité et pour l’annulation de la dette, pour le contrôle de toute l’économie par les travailleurs et la population. La commission des éluEs du NPA Dimanche 7 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 202 (04/07/13)

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

ÉluEs dans les quartiers populaires

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ÉluEs dans les quartiers populaires dans NPA 733884_20370331_460x306-300x199

En Gironde, 4 des 6 éluEs du NPA le sont depuis 2001 dans des communes avec d’importants quartiers populaires à Cenon, Lormont et Pessac, communes aux majorités PS-PC-EELV. Les politiques de gauche comme de droite n’ont résolu aucun des problèmes du monde du travail et de la jeunesse exploitée des quartiers.
36 % de la population y survit sous le seuil de pauvreté, 40% des jeunes sont au chômage, et 28% de la population est immigrée. Nous avons donc été amenés à nous battre, particulièrement, contre la dette et la précarité, pour les services publics, contre le racisme et les discriminations. Les Emplois d’avenir (EA) et Emplois d’avenir professeur (EAP) de Hollande, réservés aux jeunes de ZUS, sont un échec : en Gironde, 35 EAP seulement ont été signés, 35% de l’objectif des EA. Ils s’ajoutent à tous les contrats précaires, dont les AED (assistants d’éducation), qui viennent d’être brutalement supprimés dans toutes les écoles et certains collèges de l’académie. Nos éluEs se sont opposés aux opérations de renouvellement urbain (démolitions de HLM). À Pessac, ils étaient au côté d’habitantEs qui ont empêché par leur lutte la démolition de leur immeuble. L’intervention de nos éluEs, avec les habitants concernés, a obligé le maire à faire pression sur le bailleur social pour apporter publiquement des garanties de relogement et d’annulation des hausses de loyer. Il n’en a pas été de même à Lormont, où malgré la mobilisation d’habitantEs avec les éluEs du NPA, 1 345 logements HLM ont été détruits et remplacés par des logements plus petits et plus chers.
Contrôle par la population À Lormont, l’élue du NPA a relayé l’action du Collectif 33 pour un Audit sur la dette afin de dénoncer les emprunts toxiques qui vont grever les finances de la ville ; elle a défendu l’annulation de cette dette illégitime et un service public bancaire sous le contrôle de la population. La réforme des rythmes scolaires, appliquée dès 2013 à Cenon et Lormont, et que les élues du NPA contestent au côté des enseignantEs, ne pourra se faire sans embauches de personnels d’animation, pour la plupart à temps partiel. Comment embaucher avec des salaires décents, avec seulement une aide gouvernementale insuffisante durant 2 ans ?
Les éluEs ont été aussi à l’initiative d’une motion avec le Collectif pour le droit de vote pour les étrangers dès 2014 votée dans toutes leurs communes et au-delà. Quand une jeune femme voilée a été agressée à Pessac, le NPA a été le seul parti parmi les organisateurs de la marche « contre le racisme et l’intolérance », invité naturellement par les associations et jeunes qui en avaient pris l’initiative, malgré leur méfiance vis-à-vis des « politiques ».

Alors, aux prochaines municipales, les élus du NPA comptent être encore présents avec ceux qui le souhaitent, pour dire que ce n’est pas aux habitants des quartiers de payer la crise, pour imposer le contrôle de la population et des travailleurs sur l’argent public, pour imposer les droits démocratiques.
Christine Héraud (Cenon), Isabelle Ufferte (Pessac) et Monica Casanova (Lormont)

http://npa2009.org/node/38048

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

De l’utilité d’une élue anticapitaliste…

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De l'utilité d'une élue anticapitaliste... dans NPA nouveau-parti-anticapitaliste_reference-300x225 Maryse Desbourdes (à droite)
En 2008 s’est constituée à Poitiers une liste citoyenne soutenue par la LCR et les Alternatifs.

Cette liste a obtenu 6, 24% des voix et une élue, Maryse Desbourdes (NPA), puisque le maire socialiste Alain Claeys l’avait emporté au premier tour, avec le PCF et les Verts. C’est l’unique opposition constante à la politique libérale.
Depuis 2008, Maryse Desbourdes s’est imposée comme la seule opposante au maire et à sa politique de démantèlement des services publics, d’augmentation de la précarité, d’atteintes aux libertés individuelles. Ce fut compliqué, puisque être seule contre tous, surtout lorsque l’on est une femme, n’est pas une promenade de santé. Le machisme est souvent à l’œuvre dans les conseils municipaux et la démocratie trop peu souvent respectée. Si Maryse peut prendre la parole aujourd’hui, c’est grâce au respect obtenu par une incroyable ténacité. Même si tous les éluEs de la majorité de gauche votent le budget sans problème, il est arrivé d’avoir les éluEs écologistes avec nous dans des oppositions ponctuelles. Notamment sur la question des Roms, des sans-papiers et du Théâtre que la municipalité veut liquider. En revanche, il n’a jamais été possible de travailler sur des dossiers avec les élus du PCF, et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
Une tribune pour nos idées S’il n’y avait pas d’élue anticapitaliste dans les conseils municipaux, ces derniers dureraient beaucoup moins longtemps ! Notre élue est la seule à faire de la politique, et à faire des propositions alternatives. La gratuité des transports publics n’a jamais été autant défendue à Poitiers que ces cinq dernières années. L’avantage, c’est que la presse reprend nos argumentaires, nous invite plus et couvre plus facilement nos actions. Les comptes rendus de conseil municipal citent tous Maryse et il est facile de voir qu’elle est la seule à s’opposer. Avoir une élue permet également d’apporter des sujets nationaux sur la table, comme la question de l’austérité ou du non-cumul des mandats. Maryse aime beaucoup rappeler au maire qu’il s’opposait aux coupes budgétaires pour les collectivités locales lorsque c’était Sarkozy qui les faisait, et que maintenant il ne dit plus rien, il gère… Pareil avec la question du cumul des mandats, lui qui est député-maire, tout juste réélu député, et qui se relance dans la conquête de la mairie en 2014.
Le rôle de notre élue dans les luttes Que ce soit sur la LGV Poitiers-Limoges, ou plus récemment contre la vente du théâtre, notre élue joue un vrai rôle. Déjà, elle s’oppose aux projets inutiles et/ou de casse du service public, ce qui n’est pas rien. Elle peut entraîner d’autres éluEs, comme les écologistes de temps en temps. Cela permet de mobiliser la population, en l’informant, et en propulsant la construction de collectifs citoyens (ou en y participant quand ils existent déjà). Maryse se trouve parfois être la porte-parole de ces luttes dans l’institution, notamment lorsque le maire refuse aux collectifs de s’y exprimer. Voilà pourquoi il faut un maximum d’éluEs anticapitalistes aux prochaines municipales. Alexandre Raguet

Site web
Des infos utiles aux éluEs et à touTEs ceux qui luttent dans leur ville, dans leur quartier…
http ://elus-anticapitalistes.blogspot.fr/
Un blog qui accueille vos contributions et où vous trouverez sites et infos de nos éluEs.

http://npa2009.org/node/38048

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06 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Hennebont, municipales, Olivier Besancenot attendu le 20 septembre (OF)

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Hennebont, municipales, Olivier Besancenot attendu le 20 septembre (OF) dans NPA

Olivier Besancenot, l’ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, sera à Hennebont (Morbihan) vendredi 20 septembre pour un débat dans le cadre des municipales.

Un débat « La venue d’Olivier Besancenot est en relation étroite avec ce qui ce passe à la SBFM, à STX et les entreprises du pays de Lorient, précise Pierre Le Ménahès. Il y aura un débat sur Hennebont, la vie quotidienne, la SBFM, les Forges d’Hennebont, l’hôpital… »

Pas d’alliance avec le PS  L’ancien leader syndicaliste CGT, adhérent NPA depuis septembre 2012, souhaite en effet s’impliquer dans la campagne municipale à venir. « Il y aura des quatre ou cinq listes, calcule-t-il. Nous n’aurons aucune alliance avec le Parti socialiste au 1er comme au 2e tour. Nous (le NPA) discutons avec le PCF. Une éventuelle alliance sera conditionnée à cela. Mais, on n’en est pas encore là. » Politique vendredi 05 juillet 2013 http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Municipales.-Olivier-Besancenot-attendu-le-20-septembre-a-Hennebont_40811-2209435_actu.Htm

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gauche & nationalisme : le piège

Gauche & nationalisme : le piège dans A gauche du PS mad-brute

« Pour ceux qui s’intéressent à la vie, personne n’a envie d’être allemand. Ils sont plus pauvres que la moyenne, ils meurent plus tôt que les autres, ils n’ont pas de gosses, et leurs immigrés foutent le camp parce qu’ils ne veulent plus vivre avec eux, c’est dire »…Ridicule et dangereux. Mélenchon aurait-il dérapé dans l’émission « Tous politiques » sur France Inter le dimanche 9 juin, en se laissant aller à ces propos aux relents xénophobes ? Était-ce une façon de rechercher les formules choc qui le rendraient plus proche du « peuple » ?  Mélenchon va dans le sens du poil en défendant des idées nationalistes qui s’abritent derrière le fait que l’Allemagne occupe une position dominante dans l’Union européenne. Interviewé par la Libre Belgique le 15 juin, il déclare : « L’Allemagne impose cette politique à tous les autres pays européens, car son gouvernement dépend entièrement des rentiers allemands. 15 % de cette population dépend de retraites par capitalisation, il lui faut un euro fort et des dividendes élevés. L’Allemagne joue donc un rôle particulièrement néfaste en Europe… Certes, la France, qui est la deuxième économie, propose aussi cette politique d’austérité qui mène à davantage de désastres économiques, toujours plus de pauvreté, ainsi qu’une montée de la droite extrémiste. » On apprend donc là que les responsables des politiques d’austérité en Allemagne, et par voie de conséquence en France et dans le reste de l’Europe seraient… les « rentiers allemands »… qui ne sont autres que les retraités !

Surenchères Comment Mélenchon peut-il prétendre vouloir combattre le Front national et en même temps défendre l’idée d’une « France » où les intérêts des classes populaires pourraient être conciliés avec ceux des classes dirigeantes ? À l’entendre, il suffirait de « réorienter » la politique du gouvernement, de l’obliger à un changement de cap. Contre l’Allemagne ? Au PS, on prépare les élections européennes en voulant faire croire à un conflit entre une Europe des conservateurs et une Europe des progressistes, dont le gouvernement Hollande ferait partie. Certains, dans son aile gauche ou pas, ont flatté ou flattent le même nationalisme. « Je l’ai dit et j’assume mes propos, la confrontation avec l’Allemagne est nécessaire, et elle se situe sur un plan idéologique ; l’Europe de l’austérité contre l’Europe de la croissance, l’Europe des disciplines contre l’Europe des solidarités », disait tout récemment Claude Bartolone. Alors que le Front national est donné par des sondages à 18 % aux européennes, devant le PS, cette démagogie participe du renforcement des idées réactionnaires dont le FN est le seul gagnant. Face à des gouvernements, de gauche comme de droite, qui, dans toute l’Europe, mettent en œuvre des politiques d’austérité parce qu’ils sont au service de la même oligarchie capitaliste et financière, plus que jamais, le repli national est un piège. La lutte des travailleurs et des classes populaires contre l’austérité ne connaît ni frontières ni préjugés.

Galia Trépère Samedi 22 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Projet de loi Fioraso : L’éducation n’est pas une marchandise !

Projet de loi Fioraso : L’éducation n’est pas une marchandise ! dans Educ'action lutte-de-classe1

La nouvelle loi-cadre sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), présentée au conseil des ministres le 20 mars par Geneviève Fioraso, est l’aboutissement d’une décennie de déréglementation du système universitaire en France. Elle ne répond en rien aux attentes, même modérées, de ceux et celles qui s’étaient battus contre les « réformes », décrets, plans et arrêtés qui ont attaqué et plongé ce secteur dans la pénurie depuis 2003.

En 1999, le ministre de l’Education nationale, Claude Allègre (PS), lançait avec ses homologues allemand, britannique et italien, un appel à la construction d’un « espace européen de l’enseignement supérieur » (EEES). Un document commun, adopté par 29 pays, lançait le « processus de Bologne ». Il préconisait la diversification des sources de financement des universités et entamait une première déréglementation des diplômes. Un objectif assumé était de concurrencer les universités états-uniennes et des pays émergents, en créant quelques grands pôles compétitifs. En 2002, son successeur Jack Lang (PS également) instaurait la réforme « licence-master-doctorat » (LMD). Les diplômes étaient désormais composés de crédits (les ECTS), correspondant à un nombre d’heures d’enseignement. Mais une heure d’enseignement ne signifie pas obligatoirement une heure de cours en présence d’un enseignant : l’attribution des ECTS prend aussi en compte le temps de travail personnel des étudiants. Cela a été le début d’une folle déréglementation : chaque université peut varier, selon ses moyens et ses choix, le contenu de ses formations (nombre de matières et d’« enseignements complémentaires », organisation des emplois du temps et des modalités de contrôle des connaissances…). C’est la fin du cadre national des diplômes alors que celui-ci est le garant d’une reconnaissance sur le marché du travail de garanties collectives sociales.

Autonomie des universités et politiques d’austérité En 2007, cette fois sous Sarkozy et sa ministre Valérie Pécresse, la loi « relative aux libertés et aux nouvelles responsabilités des universités » (LRU) donnait à chaque université la possibilité de gérer ses ressources humaines et ses primes, ainsi que de recruter sur fonds propres des personnels techniques, enseignants ou chercheurs, en contrat de droit privé. L’autonomie permet désormais aux universités de privilégier les filières de leur choix, tandis que la part d’argent public leur étant directement affecté (la DGF, dotation générale de fonctionnement) passait sous la barre des 50 %. Cela a été le point de départ de la crise budgétaire qui aujourd’hui débouche et sert de justification aux politiques d’austérité dans les universités. Au printemps 2009, le décret d’application de la LRU sur le statut des enseignants-chercheurs, prévoyant que ces derniers se verraient attribuer par leurs présidents plus ou moins d’heures d’enseignement en fonction de la qualité de leurs travaux – au détriment de leur temps de recherche – mit le feu aux poudres. La seconde attaque contenue dans les décrets d’application de la LRU était le calcul des « performances » de chaque université pour leur financement, accroissant ainsi un peu plus les inégalités entre elles.

La loi Fioraso, dans la continuité La nouvelle loi Fioraso s’inscrit comme une nouvelle pièce, dans la droite ligne des réformes précédentes, de cette refonte de l’enseignement supérieur en fonction des besoins de la classe dirigeante. Elle ne remet absolument pas en cause l’autonomie budgétaire, pourtant à l’origine des déficits de millions d’euros que les universités connaissent aujourd’hui. Le gouvernement Hollande-Ayrault a même apparemment l’intention d’aggraver les choses, puisqu’il annonce que sa loi entrainera une économie de 50 à 100 millions d’euros sur les budgets de l’ESR. Ce projet de loi poursuit le même mouvement de dérégulation de l’enseignement supérieur et d’adaptation du système éducatif aux besoins des entreprises. Il accentue les processus d’autonomie. La refonte de la carte universitaire (répartition des universités et des formations sur le territoire) se poursuit autour d’une logique de grands regroupements régionaux permettant de piloter les budgets en articulant austérité et compétitivité. Main dans la main avec Peillon, qui réforme de son côté le secondaire, il s’agit d’accroître la régionalisation de l’éducation, mettant fin de fait au service public national.

Adapter les diplômes aux besoins des capitalistes La nouvelle loi veut développer la professionnalisation et instaurer « la spécialisation progressive des études ». Derrière ce terme, il s’agit de développer la pluridisciplinarité en première année de licence, voir en deuxième. La spécialisation disciplinaire n’arrivant qu’à la fin du cycle de licence, cela dégrade la valeur d’un diplôme puisque cela abaisse le contenu pédagogique, les savoirs enseignés. Sur le plan pédagogique, la professionnalisation et la pluridisciplinarité réduisent le contenu disciplinaire des diplômes et permettent de former une main-d’œuvre ayant un socle basique de connaissance, déjà rodé aux logiques d’entreprises et donc facilement adaptable sur le marché du travail. Le cœur de l’offensive du projet de loi consiste à renforcer l’adaptation en temps réel de l’offre de formation aux évolutions économiques.

Alors que les diplômes sont actuellement habilités sur leur spécialité, le projet de loi propose d’établir une nomenclature nationale des licences qui comprendrait l’ensemble des intitulés des licences, mais s’arrêterait à la mention et donc la définition de grands ensembles de formation. Ainsi, 50 % d’un diplôme pourraient tout à fait n’avoir rien à voir avec la mention pédagogique de ce diplôme, être « à la carte », mais cela n’empêcherait pas un diplôme d’être reconnu dans cette nomenclature. Celle-ci ne serait toutefois absolument pas contraignante sur le marché du travail, puisque non mise en rapport avec l’inscription des diplômes dans les conventions collectives. L’élaboration des diplômes dans les universités se ferait selon une nouvelle procédure d’accréditation. C’est un renforcement très important de l’autonomie pédagogique des établissements, car une fois que l’université aura obtenu l’accréditation pour un domaine de formation, elle pourra aisément modifier son contenu. C’est la possibilité de faire évoluer les formations très rapidement, y compris pourquoi pas d’un semestre à l’autre, en fonction des évolutions économiques, des stratégies budgétaires des universités, des effectifs dans les diplômes en question ou d’autres critères encore plus opaques. Une licence obtenue par un étudiant aura beau être reconnue dans une nomenclature nationale, sa qualité et son contenu seront encore plus marqués par l’établissement dans lequel elle aura été obtenue, voire l’année de son obtention.

Accroître la concurrence entre université Le gouvernement propose de mettre en place des contrats budgétaires avec des regroupements d’universités. A l’heure actuelle, chaque université passe avec l’Etat un contrat tous les cinq ans pour obtenir ses moyens financiers sur des critères précis. Demain, avec ces regroupements d’universités, ce ne sera plus chaque université qui recevra les financements mais les nouvelles structures ainsi créées, qui les répartiront ensuite à leur guise. Le regroupement réorganisera la carte des formations à l’échelle d’un territoire, selon la stratégie qu’il aura adoptée. Dans la pénurie budgétaire actuelle, cela laisse présager des fermetures de filières, en particulier dans les petites universités. Le processus entamé depuis plus de dix ans, visant à adapter l’éducation à l’économie capitaliste, se poursuit donc sous le gouvernement Hollande. Une raison de plus d’organiser la résistance face à cette politique. Une résistance qui ne pourra se construire qu’avec le monde du travail, tant ces réformes de l’éducation concerne l’ensemble de notre camp social. Car si la classe dirigeante s’en prend si régulièrement au système éducatif, c’est parce qu’il forme les travailleurs de demain. La casse des formations, c’est la casse des conditions de travail des générations futures. C’est tirer vers le bas les conditions de travail de tous en faisant jouer à plein la concurrence. Parce que notre avenir vaut plus que leurs profits, la riposte de tous est donc nécessaire.

Par Jean-Baptiste Pelé et Hugo Perlutti Samedi 22 juin 2013Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013)

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

La barbarie… ou l’écosocialisme ?

La barbarie… ou l'écosocialisme ? dans Ecologie & climat 395004034

Qui est responsable de cette situation, inédite dans l’histoire de l’humanité ? C’est l’homme, nous répondent les scientifiques. La réponse est juste, mais un peu courte : l’homme habite sur Terre depuis des millénaires, la concentration de CO2 a commencé à devenir un danger depuis quelques décennies seulement. En marxistes, nous répondons que la faute en incombe au système capitaliste. C’est    sa logique absurde et myope d’expansion et accumulation à l’infini, son productivisme irrationnel obsédé par la recherche du profit qui nous met en péril.

Les capitalistes appuient sur l’accélérateur Peut-on attendre un réveil tardif de la part des oligarchies dominantes ? Toutes les propositions officielles jusqu’ici sont parfaitement incapables de renverser le cours des choses, parce que obstinément enfermées dans la logique de l’économie de marché capitaliste. Comme le constate Hervé Kempf, journaliste au Monde, dans Comment les riches détruisent la planète (Paris, Seuil, 2007) : « le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s’arc-boute de manière aveugle contre les changements qu’il est indispensable d’opérer si l’on veut conserver à l’existence humaine sa dignité et sa promesse ». Pendant que la crise écologique s’aggrave, business as usual, on continue. L’oligarchie fossile au pouvoir n’a pas réduit mais intensifié l’exploitation du pétrole, du charbon et du gaz – principales sources des gaz à effet de serre – y compris sous ses formes les plus « sales » (sables bitumineux, gaz de schiste) ou dangereuses (puits en haute mer). La mentalité des classes dominantes capitalistes peut être résumée par la célèbre formule de Louis XV : « après moi, le déluge ». Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, qui n’a rien d’écosocialiste, constate pourtant : « Nous courons vers l’abîme, et nous poussons l’accélérateur. » Par « nous » il faut bien entendu entendre les élites capitalistes et leurs gouvernements…

L’écosocialisme ou la mort  ! Pour affronter les enjeux du changement climatique – et de la crise écologique générale, dont ceux-ci sont l’expression la plus menaçante – il faut un changement radical et structurel, qui touche aux fondements du système capitaliste : une transformation non seulement des rapports de production (la propriété privée des moyens de production) mais aussi des forces productives.
Cela implique tout d’abord une véritable révolution du système énergétique, du système des transports et des modes de consommation actuels, fondées sur le gaspillage et la consommation ostentatoire, induits par la publicité. Un changement du modèle de civilisation et la transition vers une nouvelle société, où la production sera démocratiquement planifiée par la population. Où les priorités de production et de consommation ne seront plus décidées par une poignée d’exploiteurs, par les forces aveugles du marché, ou par une oligarchie de bureaucrates et d’experts, mais par les travailleurs et les consommateurs. Bref, la population qui, après un débat démocratique et contradictoire entre différentes propositions, décide.
C’est ce que nous nommons écosocialisme.

http://www.npa2009.org/node/37840

 

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Nucléaire : la fausse solution

Nucléaire : la fausse solution dans Ecologie & climat photo_montage-bc218

En plein débat sur la transition énergétique et alors que le réchauffement climatique menace de s’emballer, le lobby nucléaire est à l’offensive.

Soutenu par les politiques de droite comme de gauche, il essaie de fourguer ses centrales en répétant inlassablement cette contrevérité : comme il n’émet pas de gaz à effet de serre (GES) le nucléaire serait la solution à la crise climatique. Intox totale ! Tout d’abord, les émissions de GES de la filière nucléaire sont proches de celles des centrales à gaz. Elles sont liées au cycle de vie des réacteurs (construction, démantèlement…) et à celui de l’uranium (extraction, transport, retraitement…). Mais surtout le nucléaire ne permet pas, lui, de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité. Il impose donc de produire de l’énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur.

Stop ou encore ? D’autre part, 75 % des émissions mondiales de GES viennent des transports, du chauffage, des procédés industriels, de l’agriculture et du secteur forestier… Des secteurs où le nucléaire n’intervient pas et où des centrales supplémentaires ne serviraient donc à rien. Pour agir sur les 25 % restants, combien de réacteurs supplémentaires faudrait-il ajouter aux 437 existants qui ne produisent que 11 % de l’électricité mondiale, tout en menaçant 100 % de la planète ? Sachant qu’il faut dix ans pour construire un réacteur, ce serait inopérant puisque la décrue d’émissions de GES doit être amorcée dès 2015 pour éviter la catastrophe climatique. D’ailleurs, même la pro-nucléaire Agence internationale de l’énergie reconnaît que la contribution du nucléaire à la réduction des émissions de CO2 serait d’à peine 6 % pour un coût d’au moins 1 000 milliards d’euros contre 54 % pour les économies d’énergie et 21% pour les énergies renouvelables. Les sommes d’argent colossales exigées par le nucléaire devraient être consacrées à la recherche et à l’exploitation des énergies renouvelables qui seules peuvent répondre sans danger aux besoins en énergie de la population. D’ailleurs, au niveau mondial, les énergies renouvelables produisent nettement plus ­d’électricité que le nucléaire. Loin d’être l’énergie de l’avenir, comme le prétend par exemple Arnaud Montebourg, le nucléaire est très mal adapté à un monde qui se réchauffe puisque les réacteurs doivent être constamment refroidis. Pendant la canicule de 2003, un quart des réacteurs ont dû être arrêtés.

Nucléaire ou renouvelables, il faut choisir ! Il faut viser une plus grande sobriété énergétique. Ne pas se priver, mais réfléchir et produire l’électricité en fonction de nos besoins réels. Il faut aussi viser l’efficacité énergétique, c’est-à-dire réduire le recours à l’énergie au maximum, isoler les bâtiments, construire des logements peu gourmands en électricité, développer des transports en commun de qualité, fréquents et peu chers, voire gratuits. Il faut relocaliser la production et prioriser les circuits courts de distribution de l’énergie. Là sont les vraies solutions à la crise écologique et sociale. Du point de vue du projet de société, l’incompatibilité entre nucléaire et renouvelables ne se limite pas aux problèmes de l’intermittence et de la continuité dans la production électrique. Elle débouche sur un choix fondamental entre centralisation et décentralisation énergétique, donc aussi entre standardisation et diversité technique. Membre du GIEC, le professeur Aviel Verbrugge de l’université d’Anvers résume bien le changement structurel nécessaire pour sauver le climat : « les réseaux électriques doivent évoluer d’une structure pyramidale vers une structure multilatérale dans laquelle des millions de sources d’énergie renouvelables décentralisées seront reliées entre elles dans le cadre d’un réseau intelligent ». Il en tire la conclusion logique : « énergie ultra-pyramidale par excellence, le nucléaire est un obstacle à la transition énergétique ».
La population doit s’emparer de ces questions, décider de ses besoins et imposer une politique énergétique qui passe par l’expropriation des grands groupes et la mise en place d’un service public autogéré par les salariés et les usagers. C’est un enjeu de société qui ne passe pas par les salons ministériels mais par une mobilisation combative populaire.

http://www.npa2009.org/node/37840

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19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Soutien à la mobilisation de la jeunesse brésilienne! A bas la repression!

NPA

Soutien à la mobilisation de la jeunesse brésilienne! A bas la repression! dans NPA h0_w628_m6_otrue_lfalse

Photo: On ne veut pas de la coupe (du monde de foot), de l’argent pour les hôpitaux… (Quels populistes!)

Après une décennie de relative paix sociale sous les gouvernements successifs du Parti des Travailleurs, le Brésil se voit actuellement touché par la mobilisation la plus importante depuis la destitution de l’ex-président Collor en 1992.

L’élément déclencheur du mouvement qui hier a mis dans la rue plus de 200.000 personnes, notamment des jeunes, dans toutes les principales villes du pays, a été la flambée des prix du transport en commun. A titre d’exemple, dans une ville comme São Paulo le prix du ticket de transport dépasse 1 euro alors que le salaire minimum est en dessous de 250 euros. Cependant, la vague de colère qui a engendré des épisodes tels que le siège du Parlement et les violents affrontements notamment à Belo Horizonte et Rio a des causes bien plus profondes.  Derrière l’image de puissance régionale émergente se cache une inflation vertigineuse entraînant une baisse importante du pouvoir d’achat dans un pays qui n’a jamais supprimé ses profondes inégalités ni surmonté l’absence de services publiques de qualité. Les dépenses faramineuses avec la préparation de la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, ainsi que les scandales de corruption successifs rendent cette réalité encore plus inacceptable aux yeux des travailleurs et des jeunes. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la baisse de popularité de la présidente Dilma Roussef, huée lors de l’ouverture de la Coupe des Confédérations il y a quelques jours. La répression violente déclenchée par une des polices les plus meurtrières au monde, jeudi dernier à São Paulo, n’a fait que légitimer et renforcer la mobilisation. C’est toute une nouvelle génération de militants qui fait ses débuts en s’identifiant spontanément à la jeunesse de Turquie et des pays arabes.

Le NPA condamne la répression contre les manifestants et porte tout son soutien à un mouvement pourrait être en train de marquer les prémisses de l’épuisement du « modèle brésilien » – au même titre que celui de la Turquie – et la rentrée des pays dits « émergents » dans la dynamique convulsive de la lutte de classes qui se développe dans le contexte de la crise capitaliste. Vu l’importance stratégique du Brésil, ce tournant peut faire basculer la situation dans le sous-continent sud-américain. Le NPA appelle au rassemblement solidaire organisé à l’initiative de la communauté brésilienne samedi 22 juin à 17h à la Place Saint-Michel à Paris. Montreuil, le 18 juin 2013

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19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Halte à la répression en Turquie ! (lcr.be + mrap)

Halte à la répression en Turquie ! (lcr.be + mrap) dans Europe tahrir-taksim1

La LCR et les JAC condamnent la brutale répression du régime de l’AKP contre des manifestant-e-s pacifiques.

Depuis deux semaines, toutes les manifestations sont systématiquement contrées par la manière forte. Un membre des Jeunes Anticapitalistes est sur place en ce moment en Turquie. Ensemble avec les camarades de la section turque de la Quatrième Internationale, Yeni Yol, il a notamment vécu le « nettoyage » de l’occupation pacifique du parc Gezi. Notre camarade témoigne de la brutalité de l’attaque policière, de la destruction du camp de tentes, de l’usage massif des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, ainsi que des assauts lancés contre les hôpitaux de campagne (notamment à l’hôtel Divan). Face à cette violence, il faut saluer la résistance pacifique et exemplaire de plusieurs centaines de milliers de jeunes Turcs. Leurs slogans qui ont retenti toute la nuit du 15 au 16 illustrent leurs revendications démocratiques: « à bas le gouvernement », « tous unis contre le fascisme », « ce n’est qu’un début le combat continue » (quoique le terme « fascisme » ne nous semble pas adéquat pour décrire le régime, nous comprenons que les jeunes l’utilisent pour dénoncer une politique autoritaire, qui s’en prend violemment à toute personne qui ne soutient pas Erdogan, comme si ce soutien était la condition de la citoyenneté). Nous soutenons les mani- festant-e-s dans leur lutte contre la répression et pour une société plus démocratique et appelons à participer aux actions de solidarité en Belgique. Le mouvement ouvrier et la gauche doivent être en première ligne dans cette solidarité!

Par Céline Caudron porte-parole de la LCR JAC (Jeunesses anticapitalistes) Mardi, 18 Juin 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2918:halte-a-la-repression-en-turquie-&option=com_content&Itemid=53

SAMEDI 22 JUIN à 14h : SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE EN TURQUIE

Appel à rassemblement le samedi 22 juin 14 heures, place de la République à Paris. Solidarité avec la résistance en Turquie Solidarité avec Taksim Halte aux violences policières

  Samedi 15 juin, le gouvernement de l’AKP  a opéré une attaque policière très violente alors qu’il n’y avait aucune manifestation sur la Place Taksim et que le Parc Gezi demeurait ce lieu d’un rassemblement pacifiste œuvrant pour le dialogue. Sitôt connue la nouvelle de l’évacuation du parc, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue dans toute la Turquie pour protester contre ces violences. Toute la nuit, la police est intervenue à grand renfort de gaz, de canons à eau et de tirs de balles en caoutchouc pour disperser la foule dans différentes villes du pays. Cette attaque contre ce  rassemblement pacifique démontre que le gouvernement AKP se saisit du Parc Gezi comme un prétexte avec comme  objectif d’intimider la population et d’exercer la coercition au point d’étouffer toutes les voix d’opposition revendiquant des droits et ainsi de criminaliser toute opposition. Nous nous préoccupons du niveau de violence de la part de la police, qui s’en prend à la fois de manière ciblée contre des personnes et de façon généralisée et abusive contre des foules. Nous demandons l’arrêt immédiat de toutes les violences policières. Nous demandons aux autorités turques que toutes les victimes soient identifiées et impartialement dénombrées,qu’aucune maltraitance ne soit plus commise lors des arrestations, que les responsables de la police à l’origine de telles violences soient poursuivis en justice. Nous exhortons les autorités turques à faire changer, contrôler et sanctionner les procédés inadmissibles de leurs forces de police, afin que de telles exactions ne puissent plus se reproduire. Nous réaffirmons notre solidarité avec la plateforme « Solidarité Taksim « à l’origine du mouvement pour la protection du Parc Gezi. Nous appelons l’ensemble des organisations, des partis politiques, des syndicats et des citoyens épris des valeurs de démocratie et des droits de l’homme à exprimer à leur solidarité en participant à la manifestation de solidarité avec la résistance en Turquie.

Le SAMEDI 22 JUIN à 14h

Place de la République

TOUS ENSEMBLES

SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE EN TURQUIE ET AVEC TAKSIM

SOLIDARITE AVEC TAKSIM

HALTE AUX VIOLENCES POLICIERES

Premier signataires :

  • L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (L’ACORT)
  • Collectif de Taksim
  • Ligue des droits de l’Homme (LDH)
  • Assemblée européenne des citoyens (AEC-HCA France)
  • Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)
  • Initiatives pour un autre monde (Réseau IPAM)
  • Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
  • Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  • Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
  • Attac
  • Le Manifeste des libertés
  • La divan de l’oriente et L’occident(Divan)
  • Le MRAP
  • Les Alternatifs
  • Le Parti socialiste
  • Jeunes Radicaux de Gauche
  • Jeunes Écologistes

http://www.mrap.fr/international/asie-et-oceanie/samedi-22-juin-a-14h-solidarite-avec-la-resistance-en-turquie

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