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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pas de liberté pour le racisme

Pas de liberté pour le racisme dans Antiracisme kkk

La Une de Minute contre Mme Taubira concentre toute l’abjection dont ce torchon est capable.

Il relaie les même propos tenus par la candidate du FN dans les Ardennes, repris par la bouche d’une enfant à Angers dont les parents manifestaient contre le mariage pour tous.

La droite se décomplexe et c’est l’extrême droite qui se lâche avec le racisme qui déborde.

Le FN peut tenter de rendre son image plus présentable rien n’y fait.

Le NPA exprime sa solidarité à Mme Taubira face à ces insultes indignes, il condamne ces propos racistes inacceptables sans pour autant oublier ceux tenus par Valls, après ceux d’Estrosi, contre les Roms.

Même si le gouvernement aujourd’hui proteste à juste titre, nous ne pouvons que regretter cette indignation sélective. Le racisme n’est pas une opinion mais un délit et un torchon comme Minute ne relève pas de la liberté de la presse. Il n’y a pas de degré dans le racisme. Il se combat en bloc.

Montreuil, le 13 novembre 2013

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rencontre PCF-NPA: des pas à franchir pour l’unité dans l’action

Rencontre PCF-NPA: des pas à franchir pour l’unité dans l’action dans A gauche du PS hand_shake

Dans le cadre des rencontres avec les organisations à la gauche du Parti socialiste, une délégation du NPA avec Olivier Besancenot rencontrait dans nos locaux lundi 28 octobre une délégation du PCF conduite par Pierre Laurent.

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Instant toujours étonnant pour un militant trotskyste ayant commencé à militer en 1968, en pleine prospérité de l’anti-gauchisme primaire alliant la dénonciation de l’anarchiste allemand Cohn-Bendit et des gauchistes-Marcellin (ministre de l’Intérieur de De Gaulle-Pompidou)…

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Sur la situation politique, nos deux organisations font des constats semblables: le gou- vernement Hollande-Ayrault-Valls mène une politique entièrement au service des patrons, des capi- talistes, qui poursuit, en les aggravant, les attaques menées par les gouvernements précédents. Si le vote issu de l’Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la contre-réforme des retraites sont les plus emblématiques, la dénonciation et la répression systématiques des Roms et des immigréEs ainsi que les violences policières contre les travailleurs et ceux qui défendent leur droit au logement, sont en rupture complète avec ce qu’espéraient ceux qui avaient œuvré à la défaite de la droite sarkozienne.

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Cette politique pèse lourdement sur le moral des travailleurs et des milieux de gauche, contribue à la dégradation des conditions de vie et de travail et du rapport de forces et nourrissent la progression du Front national. La pénétration des idées réactionnaires dans l’ensemble de la société nécessite des ripostes dont la critique de la politique du gouvernement ne saurait être absente.

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Malgré les désaccords, agir ensemble Mais ces constats voisins ne débouchent pas sur des réponses communes tant sur le plan électoral que dans le cadre des mobilisations sociales.

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Au plan électoral, à l’opposé de notre positionnement, le PCF juge que l’indépendance par rapport au PS et au gouvernement est une question purement tactique. Une question non déterminée par l’analyse de la situation et des partis au gouvernement, mais par la préoccupation de sauver leurs éluEs, et assumée comme telle, même si cette politique provoque de sérieux débats et des mises en œuvre très différentes dans le Front de gauche, mais aussi au-delà.

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En ce qui concerne les luttes sociales, un désaccord est réaffirmé sur l’attitude des directions syndicales, qui seraient les seules légitimes à organiser les mobilisations sociales pour le PCF.

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Pour autant, pour nos deux partis, cela ne devrait pas être un obstacle à des initiatives communes. C’est ainsi que nous réaffirmions notre soutien commun à l’appel des organisations de jeunesse à manifester le 5 novembre pour le retour de Leonarda et Khatchik.

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Sur la question des licenciements et fermeture de sites, les délégations ont convenu de pour- suivre ces échanges pour tenter de dépasser dans les mobilisations des divergences de démarche. Les positionnements de nos deux partis dans le cadre des mobilisations en Bretagne ont, quelques jours plus tard, validé le vieil adage : l’unité est un combat… de longue haleine.

Robert Pelletier  Jeudi 7 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013)

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali!

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali! dans Anticolonialisme logo

Le double assassinat des deux journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon qui effectuaient leur mission d’information dans la région de Kidal au Mali suscite, à juste titre, une très grande émotion que nous partageons.
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Ce double assassinat nous révolte. Il nous révolte d’abord parce qu’aucun professionnel ne devrait mourir dans l’exercice de son métier et que personne ne peut porter atteinte au droit à l’information. Nous tenons à affirmer notre solidarité avec les journalistes dont le travail permet de faire vivre la liberté de la presse.
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Mais il nous révolte aussi parce que ces derniers morts s’ajoutent à la liste déjà longue des victimes tombées depuis le début de l’intervention militaire de la France. Justifiée par le Président de la République soi-disant pour protéger Bamako de l’invasion de groupes djihadistes venus du Nord, et annoncée, comme toutes les guerres néo-coloniales, comme une guerre éclair, cette intervention tourne au désastre. Les attentats et les attaques se multiplient au Nord-Mali, et la situation empire.
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Aujourd’hui encore, la présence militaire française, de soldats et de techniciens du renseignement, n’empêche en rien la réorganisation des réseaux armés islamiques et ne protège pas les populations otages des différents conflits armés.
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Au contraire, le harcèlement de soldats dans les camps où se trouvent majoritairement des femmes et des enfants ajoute la peur et l’humiliation à un quotidien déjà très précaire.
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Dans cette situation, François Hollande craint avant tout l’enlisement et multiplie les messages contradictoires : un jour, il décide l’envoi supplémentaire de troupes et le report du retrait partiel de l’armée, et le lendemain, il fait machine arrière… Sa seule préoccupation semble être de maintenir une sorte de protectorat français sur le Mali sans en payer le coût politique. Pourtant la guerre s’annonce longue !
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La seule bonne décision politique est le retrait total et immédiat de l’armée française du territoire malien.
Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013) Roseline Vachetta

 

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manif des bonnets rouges à Quimper: Philippe Poutou nous écrit (Politis)

NPA

Manif des bonnets rouges à Quimper: Philippe Poutou nous écrit (Politis) dans NPA kemper1

Le porte-parole du NPA nous demande d’exercer son droit de réponse suite à l’article de Politis.fr publié vendredi soir : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires. »

Vous avez le droit d’écrire ce que vous voulez, c’est la liberté de la presse et on est archi pour. Vous avez aussi le droit visiblement d’écrire n’importe quoi, de traiter un sujet sans scrupule et du coup d’insulter des manifestants, des militants, des organisations politiques et syndicales. Pourquoi pas. Dans ce cas, je demande logiquement à utiliser mon droit de réponse.

En aucun cas le Npa et les autres participants à la manifestation de Quimper n’ont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ». Dans cette manifestation, contrairement à ce que vous affirmiez, il n’y avait pas de dirigeants du FN, il n’y avait aucun drapeau, ni banderole, ni slogan ni rien du tout pouvant identifier le FN. Les identitaires comme les réacs de la « Manif pour tous » n’étaient qu’une poignée. L’UMP n’était représentée que par une brochette d’élus (mais cela n’arrive-t-il jamais dans les manif de salariés ?) Le Medef en tant que tel n’était pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole.

Alors oui cette manifestation ne ressemblait pas aux manifestations habituelles. C’était une manifestation dominée par un sentiment régionaliste qui laisse la place à une participation très diverse socialement et politiquement. Mais cette manifestation était avant tout très majoritairement populaire, elle était l’expression d’une colère populaire contre la crise, contre les difficultés de vivre, contre la souffrance quotidienne. Ce sont des salariés (Gad, Doux, Tilly, Marine Harvest …), des chômeurs, des retraités, des jeunes, des militants CGT, du Front de Gauche, d’Attac, de l’UDB, de Breizhistance, des Alternatifs, des Zadistes de NDDL, du NPA … qui ont manifesté. Parmi les 30 000 personnes, il y avait bien sûr des paysans, des petits exploitants, des commerçants victimes de la crise ou solidaires.

Non cette manifestation n’était pas à l’initiative du Medef ou de la droite. Même si, c’est évident, il y a des tentatives de récupérer ou de dévoyer la colère des gens d’en bas. Il y a eu une volonté d’intoxication par le traitement médiatique de l’événement.

Pour rappel, à l’origine, c’est le Comité pour l’emploi de Carhaix qui a décidé d’organiser cette manifestation lors d’un meeting le 18 octobre. Un meeting de solidarité envers les salariés de Marine Harvest. C’est après l’action du 26 octobre que les « anti-écotaxes » ont appelé à poursuivre le mouvement le 2 à Quimper. Là effectivement, le message commençait sérieusement à se brouiller.

Il n’y avait pas de raison de déserter cette manifestation. C’était au contraire aux syndicats, aux associations, à la gauche radicale de tout faire pour que cette manifestation garde clairement un caractère anti-licenciements, anticapitaliste. Avec nos petits moyens, nous avons d’ailleurs constitué un pôle « gauche » dans le cortège avec les autres organisations présentes et nous étions les seuls à avoir des banderoles, des drapeaux en dehors des très nombreux drapeaux bretons. Et nous n’avons pas été vus comme des extra-terrestres, au contraire même.

Nous étions à notre place à Quimper : avec le bas peuple révolté mais aussi pour défendre une perspective progressiste et des solutions de gauche à la crise, pour faire entendre une voix anti- capitaliste. Il s’agit tout simplement de construire concrètement une opposition de gauche au gou- vernement pour ne pas laisser la droite, l’extrême droite ou le patronat prendre le contrôle du mouvement, ce qu’ils n’ont pas encore réussi à faire. Oui il y avait une bataille politique à mener. Dans cette manifestation et non pas à 70 kilomètres.

Pour finir : le NPA, avec ses militants de Carhaix, de Quimper, de Brest ou de Lorient en sait autant que vous sur la situation bretonne. Ce n’est pas la peine de se la jouer condescendant ou méprisant. Nous souhaitons évidemment que les désaccords politiques, les discussions autour de la nécessaire rupture avec le PS et son gouvernement libéral puissent se mener sans passer par le dénigrement ou l’insulte. Philippe Poutou, le 6 novembre 2013

http://www.politis.fr/Manif-des-bonnets-rouges-a-Quimper,24444.html

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29)

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29) dans Luttes sociales en Bretagne kper

Samedi 2 novembre à Quimper. Une marée de bonnets rouges, une forêt de Gwenn-Ha-Du parse- mée de quelques drapeaux rouges, des quais de l’Odet au mont Frugy, la place de la Résistance déborde…

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Organisée par le collectif pour l’emploi en Bretagne, la manifestation est un événement.
Le nombre de participants : 20 000 ? 30 000 ? Qui pourrait le dire ? Des bouquets de chrysanthèmes qui symbolisent les emplois que l’on enterre sont disposés aux abords de la place. « Re ’zo re!» (« Trop c’est trop ! ») affirme une banderole tendue sur le Frugy. La sono diffuse « La Blanche Hermine » de Gilles Servat, quelques tubes des frères Morvan mais aussi « Bellaciao », Keny Arkana ou Trust…

Quimper contre Carhaix ? L’écho médiatique sur les ondes et dans la presse est impressionnant. Des médias qui se font aussi écho de la discussion, voire de la polémique : Quimper ou Carhaix ? Trois jours avant la manifestation de Quimper, la CGT a lancé un appel à manifester à Carhaix, à 65 km de là. Le Front de Gauche fait volte-face et suit la CGT, entraînant une partie de la FSU, Solidaires 22 et 35 ainsi qu’EELV, le Parti de Gauche et le député PS de la circonscription. Le matin du 2 novembre, Bernard Poignant (maire de Quimper, conseiller de François Hollande) leur apporte même son soutien à la télévision… Les 1 500 à 2 000 personnes qui ont donc manifesté à Carhaix auraient pourtant eu toute leur place à Quimper pour constituer avec nous un pôle ouvrier indépendant, seul à même de lutter réellement contre les licenciements.

Populaire et combative On trouve dans la manifestation de nombreux salariés des usines qui licencient : les «Marine Harvest» de Poullaouen, les «Gad» de Lampaul-Guimiliau, les «Boutet-Nicolas» de Rosporden, les «Doux» et les «Tilly-Sabco» venus de Guerlesquin, mais aussi des salariés du public, des retraités, des précaires et des chômeurs. La déferlante de licenciements concerne presque 10 000 personnes en Bretagne depuis quelques mois, et ce sont avant tout des victimes de la crise capitaliste qui viennent crier leur colère.
Le NPA distribue tracts et autocollants pour l’interdiction des licenciements pendant que certains brandissent des pancartes demandant la suppression de l’écotaxe. On trouve certes des élus UMP, des représentants patronaux mais aussi Force ouvrière, des militants de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de l’Union démocratique bretonne (UDB) ainsi que le NPA qui a le plaisir d’accueillir le cama- rade Philippe Poutou que de nombreux manifestants ont remercié pour son soutien.  Nous organisons un point de rassemblement avec nos camarades des Alternatifs, d’Attac, de Breizhistance, rejoint aussi par des camarades du FdG présents. Nos autocollants proclament « E Breizh pe da lec’h all ! Nann d’an dilabour ! » (« En Bretagne comme ailleurs ! Interdiction des licenciements ! »). De nombreux mani- festants les collent volontiers sur leurs vêtements. «  Ça au moins, c’est clair ! » nous disent-ils.

Unité pour la lutte Les discours se succèdent, et on y trouve de tout.  À l’origine de l’appel à cette manifestation, Christian Troadec, le maire de Carhaix, insiste dans son intervention sur l’unité de tous les Bretons qui doivent se battre pour l’avenir de la région. Les représentants patronaux pleurent sur leurs « difficultés », réclament moins de « charges » et moins de taxes… Passons sur l’intervention du responsable de la FDSEA, le syndicat des agriculteurs productivistes.

Les représentants syndicaux appellent, eux, les travailleurs à lutter pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail. Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO de Doux, insiste sur l’unité qu’il faudra réaliser entre les travailleurs du public et ceux du privé et l’interdiction des licen- ciements, ainsi que le représentant des marins de la CGT. Enfin, notre camarade du NPA Kreiz-Breizh, Matthieu Guillemot, lit un message de Pierre Le Ménahès, dirigeant de la CGT des fonderies de Bretagne (ex-SBFM), très connu dans la région pour la lutte victorieuse qu’il a animée. Quelques jeunes passent le temps en jetant des pots de chrysanthèmes sur les CRS, en mettant le feu à quelques palettes ou en tirant des fusées de détresse.

L’immense cortège s’ébranle enfin, parcourt les rues aux magasins fermés mais qui affichent tous sur leur devanture leur soutien à cette manifestation. Le vent de la révolte s’est levé ! Il nous reste désormais à envisager la suite de la lutte pour imposer le blocage des licenciements, le maintien des salaires de tous les salariés menacés, et l’ouverture de tous les livres de comptes !

Michel K. et correspondants http://npa2009.org/node/39464

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande en déroute, patrons, UMP et FN attaquent…

NPA

Hollande en déroute, patrons, UMP et FN attaquent... dans NPA 3033034362_1_3_go0tamel

…aux travailleurs d’ouvrir une perspective

Rien ne va plus pour François Hollande et son gouvernement. Leur politique d’austérité et leur  soumission aux exigences du patronat et des banques dressent les salariés et toutes les couches sociales contre lui, colère dont la révolte bretonne est devenue le symbole.

Mensonges et veuleries La crise de l’agro-alimentaire breton a révélé les effets dévastateurs de cette politique menée au nom de la lutte contre les déficits et de la course à la compétitivité. L’agriculture, la pêche, l’élevage industriels détruisent l’environnement, les ressources naturelles et les emplois. Au nom des impératifs de rentabilité financière, les patrons se livrent à la plus farouche concurrence pour un coût du travail et des cours agricoles les plus bas! Seuls les actionnaires s’engraissent alors que des milliers de salariés et de paysans sont abandonnés à leur sort!

Et Hollande prétend inverser la courbe du chômage alors que les chiffres ne cessent de monter! Le nombre de plans de licenciements a explosé depuis le 1er juillet, date d’application de la loi de «sécurisation de l’emploi». Veule devant les patrons et les riches, il attaque les travailleurs et les classes populaires, agresse les plus faibles, les Rroms, les immigrés, expulse Léonarda et khatchik tout en croyant tromper son monde par des discours mensongers.

Patronat, UMP et FN à la manœuvre Malheureusement depuis l’arrivée de la gauche libérale au pouvoir, les difficultés à construire les mobilisations, une opposition de gauche, ouvrière et populaire, à ce gouvernement laissent le terrain au Medef, à L’UMP, au FN qui cherchent à dévoyer le mécontentement comme ils tentent de le faire en Bretagne.

Ils ont les mains libres pour se livrer à toutes les démagogies contre le gouvernement, alors qu’ils portent une lourde et pleine responsabilité tant dans la crise bretonne que dans la situation dramatique que connaît une large fraction du monde du travail dans tout le pays. Ils disent se soucier du peuple mais ce n’est que démagogie pour mieux le duper comme ils font depuis des décennies.

Tous ensemble contre les responsables de la crise C’est bien plus qu’ «un changement de cap» qui est nécessaire, la réponse ne peut venir que des intéressés eux-mêmes, des travailleurs, des paysans, des artisans, de la jeunesse. Les manifestants bretons arborent le bonnet rouge des révoltes paysannes contre la monarchie absolue au service de l’aristocratie.

Aujourd’hui, une nouvelle aristocratie financière se nourrit des subventions et exonérations fiscales de l’État au prix d’une  explosion de la dette publique dont elle encaisse les intérêts, alors que l’Etat veut la faire payer par la population, en augmentant la TVA et les impôts des plus modestes.

Les salariés toutes celles et ceux qui vivent de leur travail sans exploiter personne sont confrontés aux mêmes ennemis, comme en Bretagne, les multinationales, les capitalistes du transport, de l’agro-alimentaire ou les grandes chaînes de distribution, le gouvernement qui les sert. 

C’est toute cette machine à pressurer le peuple qu’il faut mettre bas pour interdire les licenciements, répartir le travail entre tous sans diminution des salaires, pour annuler aussi le fardeau de la dette, imposer une autre fiscalité qui fasse payer les riches et le capital, organiser la production en fonction des besoins de la population et dans le respect de l’environnement.

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation du 2 novembre à Quimper (Npa 29)

Manifestation du 2 novembre à Quimper (Npa 29) dans Luttes sociales en Finistère k

Probablement autour de 20 à 30 000 personnes.

Banderole de tête : « Pour l’emploi vivre et travailler en Bretagne ». Avant les interventions au camion tribune, la sono a fait retentir des chants tels que la « Blanche Hermine », « Bella Ciao, » les frères Morvan, « Antisocial » (Trust) ou encore « la rage du peuple » de Keny Arcana.

Beaucoup de salariéEs des entreprises frappées par les licenciements (Doux, GAD, Tilly, Marine Harvest, Boutet Nicolas), sans doute plusieurs milliers mais aussi beaucoup de travailleurs, des paysans, des précaires, des chômeurs, des retraités, beaucoup de jeunes bref une manifestation avant tout ouvrière et populaire. La droite et les agriculteurs productivistes avaient aussi appelé à cette manif compte tenu du vide laissé par les organisations syndicales et particulièrement la CGT qui elle, a appelé à manifester à Carhaix à 70 km de Quimper.

Des tracteurs, quelques camions, de petits groupes d’identitaires non identifiés, qui ont déployé et replié en quelques minutes leur banderole « Hollande démission », une fois au bord de l’Odet et une autre fois sur le haut du Frugy (colline surplombant la manif), mais non indentifiable par la quasi majorité des manifestants (car non signée). En revanche, en marge de la manif, selon la presse de ce dimanche matin se sont eux qui se sont affrontés aux flics et on agressé un jeune black dans l’après midi.

Pas de FN visibles ni d’UMP affichés mais en revanche un cortège politique du NPA, des Alternatifs, de Breizhistance (gauche indépendantiste), SLB (Syndicat des travailleurs bretons) et de nombreux militants du FdG, mais aussi d’ATTAC et des Verts, des Zadistes,  de la FSU.  Philippe Poutou en tête et 2 banderoles « interdiction des licenciements », plusieurs centaines de tracts et d’autocollants chaudement distribués et évidement très bien reçus. Plusieurs dizaines de manifestants ont manifesté avec notre autocollant.

Ce cortège avec celui de l’UDB (Union démocratique Bretonne) était fort de plusieurs centaines de personnes. Des cortèges des Doux, GAD, Tilly, Marine Harvest, Boutet Nicolas avec bien sûr beaucoup de FO mais aussi de très nombreux adhérents CGT ne comprenant pas la position de leur syndicat.

De toute évidence, c’est bien à Quimper parmi les salariés qu’il fallait être, pour disputer le terrain à la droite et au Medef, ce qui fut un véritable enjeu. Et nous pensons que le succès, les interventions des boites frappés par les licenciements à la tribune, démontrent la justesse de cette position. Intervention remarquée d’un responsable CGT des marins, de la représentante FO des Doux insistant sur le non au licenciements et la nationalisation de l’agro, de la déléguée de Marine Harvest mais aussi de notre camarade Matthieu de Carhaix (tête nue) lisant une déclaration de soutien de Pierre Le Ménahes (CGT ex-SBFM) et terminant par l’appel à l’interdiction des licenciements et à la réquisition des sites qui licencient et ce devant 20 à 30000 personnes. A sa descente du camion sono notre camarade fut chaudement congratulé par les GAD et les Marine Harvest.

Si la CGT et les autres syndicats, si le FdG etc… avaient appelé en force à Quimper, nous aurions pu totalement inverser le rapport de force au niveau de « l’animation de la manif » et minoriser fortement le poids de la FNSEA et de la droite patronale qui a continué d’appeler « à l’union sacrée »… tout en n’abordant pratiquement plus le thème de l’écotaxe… et pour cause.

Rappelons que cette manif est, à l’origine, issue d’un appel de Carhaix et des travailleurs de l’usine de Marine Harvest, frappés par une fermeture et  plusieurs centaines de licenciements. Ceci en lien avec le début de convergence qui s’est manifesté toute la semaine du 14 au 20 octobre entre les différentes usines et leur comité de soutien, chez les GAD et les Marine Harvest.

La droite, le Medef, et la FNSEA à l’offensive contre l’écotaxe ont tenté de dévoyer cet appel et y ont partiellement réussi, aidé en cela par la direction de la CGT qui a préféré « botter en touche » plutôt que de d’affronter l’ennemi de classe et à militer pour un mouvement posant le problème de l’interdiction ou pour le moins de la suspension des licenciements et faire reculer le gouvernement à l’image de son recul sur l’écotaxe.

Appeler à une manifestation « ouvrière » à Carhaix, ville de 8000 habitants en forçant la main y compris à d’autres syndicats comme Solidaires et la FSU et en recevant le renfort du PS (Poignant, maire de Quimper), du député PS de la circonscription de Carhaix, d’EELV, du FdG en particulier le PC favorable à l’alliance avec le PS dès le 1er tour des municipales, mais aussi du PG (avec  la déclaration insultante de Mélenchon!), ne pouvait que tromper nombre de syndiqués et militants sincères qui ont cru que seuls la droite et le patronat allaient manifester à Quimper… aidés en cela par les médias qui ont martelé ce faux toute la semaine.

Rappel : entre le 18 octobre (Appel de Carhaix) et le 2 novembre, la CGT ne s’est pas exprimée sauf le mardi 30 octobre au soir pour appeler à Carhaix. Soit 3 jours avant la manif. Rappel aussi : dès le début de la semaine dernière, le PS a appelé à l’annulation de la manifestation à Quimper… tandis que Lebranchu et les médias parlaient d’affrontement entre extrémistes.

Résultat : 2 à 3000 personnes à Carhaix venues aussi du 35 (Ille et vilaine), du 44 (Loire Atlantique) et du 22 (Cotes d’Armor)… c’est-à-dire 10 fois moins qu’à Quimper où les ouvrières et les ouvriers de l’agro étaient présents en masse et en cortège dans la manifestation très populaire.

Si l’assertion de la CGT et des autres était vraie nous serions dans une situation plus que dramatique, cela signifierait que le mouvement ouvrier traditionnel sur le problème de l’emploi mobilise 10 fois moins que la droite!

Fort heureusement, il n’en est rien. Une partie des manifestants de Carhaix a été trompée par la direction de la CGT qui a refusé d’être présente à Quimper (et à réussi le tour de force de s’allier à la majorité gouvernementale) parce qu’elle n’était pas à l’origine de l’appel et qu’elle ne voulait pas d’une manifestation massive, pouvant la dépasser, contre les licenciements et pour l’emploi, sur les terres de Bernard Poignant (maire de Quimper et conseiller d’Hollande). Elle s’est repliée sur un petit tour de Carhaix tandis que 20 à 30 000 personnes manifestaient à Quimper, encadrées par un dispositif policier impressionnant…

Cette fracture entre les 2 manifestations laissera des traces et a particulièrement traumatisé de nombreux militants de la CGT, du FdG (PG, PC et GA, tout courants confondus) qui ont subi depuis 3 à 4 jours des assauts violents et insultants de la part de celles et ceux qui dénonçaient leur présence à Quimper, sans évoquer les pressions et les insultes ignominieuses contre le NPA : « On manifeste avec le FN et les Patrons ! », « Il faut choisir notre camp » etc.

Durant toue la semaine, il a fallu répondre à nos sympathisants déboussolés par la position de la CGT et la pression de la presse qui martelait que la manif à Quimper était à l’initiative des patrons et la FDSEA.

Précision tout de même : Il avait été proposé in fine à la CGT, par certains camarades de SUD lors de l’intersyndicale départementale de faire la manif à Carhaix le samedi à 10 heures pour permettre à celles et ceux qui voulaient rejoindre Quimper à 15h de pouvoir le faire. Ce fut un non catégorique…

La situation n’est pas simple, mais comme l’a très bien dit Philippe Poutou, les partis à la gauche de la gauche, les organisations syndicales, les salariés en lutte doivent se retrouver rapidement ensemble pour faire converger les luttes contre les licenciements et contre ce gouvernement qui impose l’austérité. Gérard, Quimper  3 novembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30228

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation de Quimper (Npa)

Manifestation de Quimper (Npa) dans NPA becassine

Grande manifestation à Quimper, la colère des travailleurs et des classes populaires bretonne. Communiqué du NPA.

Le NPA se félicite de l’immense manifestation de Quimper qui a réuni au moins 30 000 personnes. Une manifestation réunissant principalement des salariés, des précaires, des petits artisans, des paysans, en colère contre les licenciements et le massacre social qu’ils subissent tous les jours. Les ouvriers licenciés de Doux, de Gad, Marine Harvest, Tilly Sabco étaient massivement présents et très en colère.

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Les manifestants réunis à Carhaix, principalement à l’appel de la CGT, auraient eu toute leur place avec nous à Quimper parmi la colère sociale. La seule façon de contrecarrer les manœuvres de l’UMP, du FN et des grands patrons est de ne pas leur abandonner le terrain. Les salariés sont solidaires des travailleurs de la terre comme des artisans. Leurs adversaires sont les mêmes.

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Cette manifestation à Quimper marque la nécessité de constituer un front unitaire des exploités, des opprimés qui n’en peuvent plus des politiques capitalistes assassines et de ce gouvernement qui ne s’oppose ni aux licenciements et ni aux diktats des actionnaires et du patronat.

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Il faudra bien que tous les syndicats et les partis politiques se réclamant de la défense des travailleurs et des plus démunis se retrouvent pour une offensive contre les plans sociaux et la politique désastreuse du gouvernement Hollande-Ayrault.

Montreuil, le 2 novembre 2013

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02 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le Npa à Kemper

NPA

Le Npa à Kemper dans NPA k

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: avis de tempête

Bretagne: avis de tempête dans Luttes sociales en Finistère nann-1-200x300

Une réunion publique initiée par le maire de Carhaix, Christian Troadec, contre la fermeture de Marine Harvest, a réuni 700 personnes. Elles ont décidé d’organiser une manifestation régionale le 2 novembre à 15 h à Quimper.

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Des syndicalistes de Gad, de Doux et de Marine Harvest, mais aussi le NPA, ont pris la parole lors de cette réunion pour dire non aux licenciements, en Bretagne comme ailleurs. Le porte-parole du NPA Kreiz Breizh a en particulier appelé les salariés, les agriculteurs, à manifester leur colère et à se rassembler dans la lutte. L’appel à manifester est déjà relayé par les syndicats, le Front de gauche, certaines municipalités, de simples citoyens… Déjà cible il y a quelques années du combat victorieux des défenseurs de l’hôpital de proximité de Carhaix, Quimper et sa préfecture risque donc une nouvelle fois de connaître une journée agitée.
En effet, l’agroalimentaire breton, c’est 8 000 licenciements : Doux, Gad, Tilly, Boutet Nicolas et dernièrement Marine Harvest, usine de transformation du saumon qui a annoncé la fermeture de son site à Poullaouen (petit bourg près de Carhaix). 287 salariés qui seront virés en janvier 2014 alors que l’entreprise Marine Harvest cotée en bourse annonce 200 millions d’euros de bénéfice en un semestre…

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Pour l’unité ouvrière et paysanne  Cerise sur le gâteau, l’écotaxe, qui pénaliserait 3 ou 4 fois plus les camions en Bretagne que dans le reste du pays, est perçue comme injuste et inefficace écolo- giquement. Le gouvernement devrait donc se méfier car les grandes révoltes bretonnes ont toujours eu un lien avec la fiscalité, l’emploi et l’environnement : la révoltes des bonnets rouges en 1675 contre l’impôt du papier timbré, la bataille du rail en 1962 contre l’éloignement ; la lutte victorieuse contre la centrale nucléaire de Plogoff en 1980 ; la révolte du centre Bretagne pour sauver son hôpital de proximité à Carhaix en 2008… La manifestation du 26 octobre à Pont-de-Buis ne pourrait donc être qu’un début.

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Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle qu’il s’attaquerait avec force à la finance quand celle-ci mettrait injustement en danger l’emploi et donc la vie des salariés. Nous n’avons bien sûr aucune confiance dans ce gouvernement qui ne s’oppose jamais aux licenciements et se trouve bien plus à l’aise pour taxer les pauvres et donner aux riches. En revanche, nous avons entièrement confiance dans les salariés bretons de l’agroalimentaire et dans la population pour résister, lutter et gagner. C’est donc la poursuite et le renforcement de l’action coordonnée, comme le font les travailleurs de chez Gad, qui est nécessaire, y compris la grève et le blocage des sites qui seraient sans nul doute soutenus par la majorité de la population.

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C’est l’interdiction des licenciements et l’ouverture des livres de comptes qu’il faut appliquer, tout comme la réquisition des sites, des machines et des stocks pour amorcer la refondation de la filière agroalimentaire : pour une autre production de qualité et respectueuse de l’environnement, une industrie agroalimentaire à visage humain, sous le contrôle des paysans et des salariés eux même.

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C’est sur ces mots d’ordre que le NPA manifestera le 2 novembre à Quimper en appelant à l’unité ouvrière et paysanne la plus large. La détermination et la colère sont grandes aujourd’hui en Bretagne, et de ces luttes peuvent surgir l’espoir et le vrai changement !

Correspondants NPA Kreiz Breizh Jeudi 31 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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