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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les transports au cœur de la crise écologique (1)

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Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) va rendre son cinquième rapport sur le climat, les réponses mises en avant par Europe Écologie les Verts ou par le gouvernement sont dramatiquement ridicules au regard des enjeux.
Les transports sont les premiers contributeurs aux gaz à effet de serre. Avec 27 % des émissions de CO2, ils participent à leur forte augmentation qui est la cause du réchauffement climatique. Il est donc indispensable de réduire drastiquement l’utilisation des déplacements motorisés de personnes et de marchandises. Le NPA présente dans ce dossier une première réflexion collective sur cette question.

Taxe carbone, saison 2 ! Qu’avait donc annoncé Philippe Martin, le remplaçant de Delphine Batho au ministère de l’Écologie, pour être autant applaudi à l’université d’été d’EELV ? L’arrêt du nucléaire en 10 ans ? Les subventions de la PAC pour l’agriculture bio ? Le renoncement aux projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes ? Raté ! C’est l’annonce du retour d’une taxe carbone pour 2014 qui a mis les écolos en joie. Selon eux, ajoutée au prix de vente des produits et des services selon la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis, cette taxe devrait freiner, empêcher, l’utilisation des énergies fossiles. Si on suit le raisonnement, les prix doivent donc intégrer le coût induit par la quantité de carbone nécessaire à leur production. Derrière cet apparent bon sens se cache une arme redoutable : faire payer aux consommateurs les conséquences d’un système de production et de transport fondé sur l’exploitation et le gaspillage des ressources naturelles. Il ne s’agit surtout pas de s’attaquer à la façon dont les productions sont organisées. Cette taxe carbone, injuste socialement, sera inefficace car elle ne s’attaque pas à l’organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.

Mauvais et irréaliste Aucune taxe carbone, aucun droit d’émission, n’apporteront de solution. Pour avoir une chance d’être efficace, taxes ou droits devraient aller jusqu’à 600 ou 700 dollars la tonne de CO2. Le secteur du transport, mais aussi tous les secteurs clés de l’économie (automobile, aéronautique, construction navale, chimie et pétrochimie, production électrique, sidérurgie, cimenterie, agro- alimentaire, etc.) seraient lourdement pénalisés. Croire que les patrons de ces ­secteurs accepteront qu’on touche à leurs marges, croire que les États rivaux représentant ces patrons  se ­mettront d’accord pour toucher aux marges de tous les patrons dans tous les pays, c’est croire au Père Noël. L’échec depuis vingt ans des sommets internationaux sur le climat en atteste. Et cela n’est pas près de changer dans le contexte de la guerre de concurrence qui fait rage depuis 2008 !

Pour l’égalité sociale Pour rester dans le domaine des transports, est-ce que les salariéEs excluEs des décisions économiques ont vraiment le choix de leur mode de déplacements, que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou périurbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables ? Bien plus efficace que la taxe carbone sur les transports, la gratuité des transports collectifs contribuerait à diminuer les GES puisqu’elle dissuade d’utiliser la voiture. Mais poser la question de la gratuité, c’est directement s’attaquer au capitalisme qui transforme tout en marchandises sources de profits, et cela, ni le PS ni EELV n’y sont prêts. C’est vrai qu’il est bien plus facile de faire passer les consommateurs pour les responsables directs de la crise climatique…
Une fiscalité écologiste n’a de sens que si elle garantit l’égalité sociale. Elle doit prendre place dans une politique globale de réduction des gaz à effet de serre, par la réduction drastique des consommations d’énergie, la sobriété énergétique et la création de services publics européens des énergies propres, ce qui nécessite des ruptures avec les modes actuels de production, de consommation et d’échange. Une taxe kilométrique appliquée aux produits qui font trois fois le tour de la Terre avant de se retrouver sur les étals des magasins pourrait avoir un sens, mais sûrement pas une taxe qui va amputer davantage les budgets des plus pauvres.

Qui va payer ? Le montant de la future contribution climat-énergie annoncée par Hollande lors de la conférence environnementale pourrait être de 7 euros la tonne en 2014 (40 euros en moyenne par an pour un ménage) pour atteindre 20 euros en 2020. Certains comme Rocard parlent même de 32 euros la tonne. Une certitude, la taxe ira en augmentant. Et « le Président des patrons » de s’empresser d’ajouter que cette taxe « donnera à nos entreprises un avantage compétitif en permettant de moins taxer le travail ». Pour elles, ce ne serait que la transformation d’une partie du montant des taxes sur les produits énergétiques recalculée en fonction de leur teneur en CO2. Toujours la même obsession : ne rien faire payer aux entreprises, ne pas toucher aux profits. Dans ces conditions les objectifs, plus que limités, ne seront même pas atteints. Enfin, même si les montants de la taxe sont intégralement reversés aux ménages qui vont être les principaux contributeurs, ce ne sont pas les petits revenus, les locataires, les mal logés ou les pas logés du tout qui investiront dans l’amélioration de l’habitat !

Lundi 30 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Taxe carbone, non! Gratuité des transports, oui! (2)

Taxe carbone, non! Gratuité des transports, oui! (2) dans Ecologie & climat affiche-jc-transports-gratuits-206x300

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Les transports gratuits sont une réponse concrète à un besoin social et une exigence écologique.

Mais ils relèvent aussi d’un choix de société, fondé sur le concept de gratuité. L’opposition des classes dominantes aux transports gratuits n’est pas une question uniquement économique, mais avant tout idéologique : la conviction que tout doit devenir marchandise, tout doit être vendu, et rien ne saurait être gratuit. Nous sommes convaincus que les services publics — éducation, santé, transports — doivent être gratuits. C’est à la fois une question de justice sociale et le choix d’une forme de vie en rupture avec le tout marchand du capitalisme.
Les études sont formelles : pour inciter les usagers à prendre au quotidien les transports en commun, et donc diminuer l’impact de la voiture individuelle, la gratuité est nécessaire. Cette mesure sociale, écologique, politique et de santé publique est tout à fait réalisable même dans le cadre budgétaire actuel des collectivités locales qui mobilisent, pour la voiture, 80 à 90 % des budgets consacrés aux déplacements, contre 10 % pour les transports collectifs. Les recettes tirées de la vente de titres de transport représentent en moyenne moins de 20 % du budget des transports en commun. Une réorientation des crédits alloués aux transports individuels financerait facilement la gratuité des transports publics. L’argent existe, il s’agit de l’utiliser autrement, l’obstacle n’est donc pas financier. Aussi bien à droite qu’au PCF et à EELV, et malgré des exceptions locales comme Châteauroux ou Aubagne, certains opposants à la gratuité des transports préfèrent appliquer une tarification « attractive » en prétextant que les services gratuits ne sont pas considérés à leur juste valeur. Quelle hypocrisie pour tenter de cacher la peur qu’inspire la notion de gratuité !

Financer la gratuité
Le NPA propose :
– d’augmenter le versement transport payé par les entreprises de plus de 9 salariéEs,
– de transférer les sommes investies pour la voiture (routes, autoroutes, parkings) et celui de ses coûts externes considérables (traitement du bruit, de la pollution, des accidents, de la congestion) sur les transports collectifs,
– de stopper les dépenses pour les grands projets inutiles et nuisibles comme les LGV, aéroports… et de réaffecter ces sommes.
En attendant la nécessaire réorganisation globale de l’espace (localiser les productions, les services, repenser l’urbanisation…), il faut aussi fortement augmenter l’offre de transports (nouvelles lignes, plus de bus…) pour diminuer le temps d’attente, éviter les engorgements, les rendre plus efficaces que la voiture. Aujourd’hui, le rallongement des trajets domicile-travail et domicile-services (écoles, poste, commerces…) dope l’utilisation de la voiture : il faut donc développer les transports collectifs gratuits en zone périurbaine, en zone rurale et réintroduire les ramassages collectifs pour aller au travail. L’organisation de ces transports collectifs gratuits doit se faire dans le cadre d’une régie publique, avec création de comités d’usagers auxquels est reconnu le droit de décider. Dans les transports des personnes comme ailleurs, seul un service public autogéré permettrait de répondre à la demande sociale.

http://npa2009.org/node/38933

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quel transport de marchandises ? (3)

Quel transport de marchandises ? (3) dans Ecologie & climat la_bataille_du_rail2-256x300

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Alors que l’activité de transport de marchandises intervient entre la production et la consommation, depuis le traité de Rome en 1957, les dirigeants européens ont érigé la libre circulation des marchandises en principe fondateur.

Depuis, toute la création du droit européen va tendre à supprimer les obstacles à cette libre circulation au service du profit de quelques-uns contre l’intérêt de tous les autres. Cela passe d’abord par la diminution des coûts : c’est la pratique du zéro stock, du flux tendu, du juste-à-temps. Aucun frais de stockage, pas de perte de temps, les marchandises en perpétuel mouvement servent de variable d’ajustement du profit et sont vendues au moment où elles rapportent le plus. Les coûts d’entretien et de sécurité des infrastructures, les investissements notamment pour les grands projets inutiles, comme la LGV Lyon-Turin ou l’aéroport de NDDL, sont pris en charge par les finances publiques.

Les salariéEs premières victimes Réduire les charges c’est aussi baisser au maximum le coût du travail. Les salariés des transports routier et maritime sont les esclaves des temps modernes, ainsi que certains artisans chauffeurs. 66 % des chauffeurs routiers dépassent les limitations de vitesse pour livrer dans les temps impartis, 50 % mangent et dorment dans leur camion, 80 % font des heures supplémentaires non payées. Des plages horaires de travail vont jusqu’à plus de 70h par semaine au mépris de toute sûreté et sécurité. Victimes du dumping social, de la mise en concurrence des travailleurs entre eux (les routiers polonais ou roumains employés par des entreprises françaises sont payés 2, 5 fois moins que leurs collègues français), ils représentent le projet patronal d’exploitation pour l’ensemble du salariat des transports. Ce qui explique que l’Union européenne et les États fidèles aux intérêts capitalistes, accentuent les libéralisations des services publics de transports.

Incohérent et destructeur Puisque les transports ne leur coûtent rien, les industriels segmentent la fabrication des produits pour faire jouer le moins-disant social, fiscal, environnemental. Les exemples sont légion. Ainsi chez Renault, après avoir cassé l’entreprise et la résistance ouvrière, la production des pièces a été éclatée : les arbres à came sont fondus au Brésil, laminés au Portugal, fignolés à Annecy pour un montage à Douai ! Dans un autre secteur, les crevettes pêchées en mer du Nord sont transportées en camions frigorifiques au Maroc, où des ouvrières surexploitées vont les décortiquer, puis retournées au Danemark où elles seront vendues… Les destructions environnementales résultant du transport incessant de marchandises sont énormes, difficilement évaluables et pour certaines sans doute irréversibles : destruction du foncier, des forêts, des zones agricoles, des écosystèmes. La Politique agricole commune européenne, qui favorise les cultures intensives destinées à l’exportation, contribue largement à ce désastre écologique mondial.

Défendre les travailleurs, respecter la planète Il y a urgence à défendre un autre système respectueux de l’environnement et des besoins humains. Nous soutenons les revendications des salariéEs portées par leurs syndicats : la baisse massive du temps de travail, l’amélioration des salaires et des conditions de travail et de vie pour tous les routiers au niveau européen et un statut international pour les marins ; les luttes des cheminots et des salariéEs de l’aviation et des ports contre toutes les attaques de leurs statuts et du service public.

Nous exigeons la fin des pavillons de complaisance, l’arrêt des grands travaux inutiles et la réorientation des investissements, l’interdiction de transporter les fruits et légumes qui pourraient être produits localement, l’interdiction de transporter des produits non réparables. Notre conviction est que les besoins du plus grand nombre peuvent être satisfaits dans le respect impératif de la planète et des travailleurs et travailleuses. À condition que la production soit réorientée vers tous les secteurs utiles : création de logements et de villes à taille humaine, transports en commun, zones de productions agricoles de proximité… Cela suppose aussi que ce soit les producteurs et les « consommacteurs » qui décident. Cela ne pourra se réaliser que par des affrontements contre le capital.
C’est à ce prix que nous gagnerons l’écosocialisme que nous voulons !

http://npa2009.org/node/38933

 


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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4)

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4) dans Ecologie & climat bataillledurail-240x300

Pour une grande partie de la gauche, des écologistes et des travailleurs du rail, le transfert du fret de la route vers le rail représente à juste titre une urgence. Cela conduit malheureusement nombre d’entre eux à soutenir les projets de la SNCF, des entreprises privées de fret, du gouvernement et les préconisations européennes de libéralisation du rail, pourtant bien éloignés des bonnes résolutions de départ. Trois exemples :

Les autoroutes ferroviaires. De grands trajets en train plutôt qu’en camion, voilà un beau schéma… qui n’a pourtant qu’un seul objectif : accroître le volume de transport de marchandises et donc favoriser l’externalisation des entreprises, le transport de marchandises inutiles (cerises en hiver…) et la politique du stock-zéro dans l’industrie.

Les TGV-fret. L’utilisation de quelques TGV-fret roulant la nuit sur les LGV existantes peut favoriser un transfert modal de l’avion sur le rail. Mais cela ne peut être que limité, du fait du nécessaire entretien des lignes la nuit. La création d’un réseau LGV-fret poserait par contre de graves problèmes écologiques (l’énergie consommée par un train croît au carré de sa vitesse et toute nouvelle ligne détruit l’environnement) et favoriserait l’implantation des entreprises privées de fret ferroviaire (trains complets, marchés plus faciles à acquérir, entretien à la charge de la collectivité, etc.)

Les grands projets actuels de ferroutage. consistent à charger des camions complets, tracteur + remorque + chauffeur, sur un train, pour contourner les nœuds de blocage (montagne, mer ou Paris et Lyon). Cela revient donc à augmenter le nombre de camions, et nullement à réduire. C’est contre cela que se font les mobilisations contre les tunnels ferroviaires alpins (TGV-fret Lyon-Turin, TAV en italien) et pyrénéens (tunnel TGV-fret entre Perpignan et Figueras et projet de traversée centrale des Pyrénées).
Les objectifs affichés sont, on le voit, en réalité très éloignés des préoccupations écologiques et sociales, et nous éloignent des réflexions et préconisations nécessaires au développement du rail face à la route.

Dossier réalisé par la commission nationale écologie http://npa2009.org/node/38933

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : après la victoire de Merkel

Allemagne : après la victoire de Merkel dans Europe 02germany-articlelarge

Une « Grande coalition » entre sociaux-démocrates et conservateurs pro-européens : c’est l’issue la plus probable aux élections législatives allemandes, qui se sont déroulées le dimanche 22 septembre. Ce sont les conservateurs d’Angela Merkel, les unions chrétienne-démocrate et chrétienne-sociale (CDU-CSU, 41, 5 % aux législatives), qui dictent le tempo des négociations politiques. Au lendemain du scrutin, Merkel a appelé les dirigeants sociaux-démocrates, mais pas ceux des Verts. Indiquant la direction dans laquelle elle préfère négocier.

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Une droite en recherche d’alliés Une alliance entre la droite chrétienne-démocrate et les Verts n’est toutefois pas une chose exclue, et la CSU – la branche bavaroise de la CDU, plus droitière – vient d’abandonner ses réserves de principes contre des pourparlers dits « noirs-verts ». L’alliance entre conservateurs et Verts avait été expérimentée à Hambourg entre 2008 et 2010, mais aussi de 2009 à 2012 (en incluant le parti libéral FDP) dans la Sarre. Cependant, ces alliances n’ont pas atteint la fin de la mandature, et ont éclaté en raison de contradictions internes. Une alliance entre droite et Verts est un objet de discussion depuis 1987, à la fois pour les « modernisateurs » dans le camp de la droite et pour l’aile la plus droitière des écologistes allemands. Mais elle reste encore un serpent de mer.
Aujourd’hui, elle aurait néanmoins une base matérielle plus solide qu’il y a 10 ou 20 ans : le capitalisme allemand a su entrer dans un nouveau cycle de croissance ces dernières années, entre autres en misant sur la transition vers de nouvelles sources énergétiques. Le capitalisme allemand a créé 1, 9 million d’emplois depuis 2005, mais souvent des emplois précaires et/ou mal rémunérés : il n’existe toujours pas de salaire minimum légal.

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Une des raisons de ce cycle de croissance réside aussi dans le train de « réformes » effectué principalement sous le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder de 1998 à 2005, pour démanteler une large partie des droits des chômeurs et faciliter le recours au travail précaire. Aujourd’hui, le SPD remonte légèrement à 25, 7 % (contre 23 % en 2009), mais n’a aucune dynamique. Son passé gouvernemental, mais aussi la personnalité de son candidat au poste de chef de gouvernement – Peer Steinbrück, un technocrate arrogant de la finance – l’ont bien empêché de susciter le moindre espoir.

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Quelle opposition ? Les deux principaux partis situés (relativement) à sa gauche, les Verts et « Die Linke », ont également baissé d’environ 3 points chacun, obtenant respectivement 8, 4 % et 8, 6 %. Ils avaient profité en 2009 de la « Grande coalition », constellation politique qui favorise toujours les partis de taille moyenne formant l’opposition parlementaire. « Die Linke » ne s’est pas révélée un facteur de mobilisation d’une opposition sociale, mais est plutôt restée cantonnée à son travail parlementaire et à ses divisions internes. Le parti reste très écartelé entre l’Ouest de l’Allemagne – où il obtient environ 5 % des voix, et ressemble à ce que représente le Front de gauche en France – et l’Est, où il dépasse encore les 20 %.

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Mais dans les États-régions situés plus à l’Est, où le parti a parfois gouverné (et gouverne encore dans le Brandebourg), c’est nettement moins un parti de gauche et/ou de classe, plus un parti régionaliste défendant l’Est contre l’arrogance de l’Ouest, vainqueur de la réunification des années 1990. Les Verts ont sans doute payé leur absence de véritable stratégie claire, et l’excès de confiance dont ils avaient fait preuve à partir de 2011, quand l’« effet Fukushima » leur a fait dépasser le seuil des 20 % dans les sondages. Ils ont vu trop grand… Par ailleurs, alors que le parti est devenu largement embourgeoisé et centriste, un débat programmatique sur l’augmentation de certains impôts (revendication destinée « aux riches » mais dont l’impact avait été mal calculé) a été utilisé contre lui. Ses adversaires venant dire qu’il était finalement gauchiste et anti-riches, alors que sa base électorale gagne en moyenne plutôt bien sa vie.
Reste donc à construire une alternative politique à la « Grande coalition » qui s’annonce et qui verra conservateurs et sociaux-démocrates tenter d’imposer de nouveaux reculs…

Bertold du Ryon Mercredi 2 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampedusa : Le capitalisme tue !

Lampedusa : Le capitalisme tue ! dans Migrants, réfugiés 42282_couronne-fleurs-migrants-lampedusa_440x260

Au moins 130 morts hier encore au large de l’île italienne de Lampedusa.

Probablement bien davantage puisque seulement 151 des 400 à 500 demandeurs d’asile naufragés, pour la plupart originaires de Somalie et d’ Érythrée, ont été ramenés à terre. Autant de victimes de ce qu’ils appellent la « maîtrise des flux migratoires » ! Nouvel épisode d’une longue série qui a déjà fait des milliers de morts pour la seule Méditerranée et qui, en dépit des larmes de crocodile et des proclamations des (ir)responsables européens, n’a aucune raison de s’arrêter.

Sur fond de xénophobie montante, L’Europe entretient des dispositifs de surveillance d’un coût faramineux, (tels que Frontex, dont le budget par temps de crise est passé de 6, 3 Millions d’€ en 2005 à plus de 118 Millions en 2011), suffisamment efficaces pour tuer, mais pas assez bien entendu pour sauver les naufragés ni priver les capitalistes de nouveaux arrivages de sans-papiers si utiles pour s’attaquer aux salaires et aux conditions de travail de toutes et tous.

La violence contre les immigrés s’exerce des rivages de Lampedusa, au travail sans papier, à l’exclusion du logement, au racisme qui se développe, jusqu’à Calais où les réfugiés, notamment syriens, qui cherchent à gagner l’Angleterre, sont traqués par les forces de l’ordre jusque sur les grues du port.

Le NPA est partie prenante de toutes les mobilisations pour la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et d’installation, la fermeture des centres de rétention, le respect du droit d’asile.

Le capitalisme fait sa loi. Les peuples doivent construire entre eux les solidarités nécessaires pour résister ensemble à cette violence et construire un monde libéré de la loi du profit et de la concurrence entre toutes et tous.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire dans Justice & libertés l-aide-juridictionne-268x300

Dans le cadre de l’avant-projet de loi de finances 2014, le gouvernement prévoit de supprimer la possibilité de moduler le montant de l’unité de valeur de l’aide juridictionnelle.

La réforme proposée s’inscrit véritablement dans le droit fil d’une politique menée par la droite et d’une justice de classe. Une loi de 1991 a réformé le système de l’aide juridictionnelle, qui permet aux particuliers de bénéficier, sous conditions de ressources, de la prise en charge par l’Etat des honoraires et frais de justice. La réforme proposée modifie le barème d’indemnisation des avocats qui assistent les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et induit, dans plusieurs juridictions, une baisse des tarifs. Le gouvernement PS et ses alliés tablent ainsi sur une économie de 32 millions d’euros, pas moins, du budget de l’aide à l’accès au droit pour 2014 !

L’indemnisation actuelle des avocats au titre de l’aide juridictionnelle n’a pas augmenté depuis 2007. Et bien évidemment ce ne sont pas les avocats d’affaires qui sont touchés, mais uniquement ceux qui acceptent de représenter en justice les plus fragiles et des plus démunis. Or, le budget de l’aide juridictionnelle est jusqu’alors, en France, particulièrement indigent. En effet, l’Etat ne consacre à l’aide juridictionnelle que 4, 9 euros par habitant contre 8 euros en moyenne en Europe.

Plutôt que de rattraper son retard et de mettre en place une véritable politique d’aide et d’accès au droit en direction des plus défavorisés, le gouvernement a au contraire choisi de diminuer encore l’aide jusqu’alors consentie !

Le NPA soutient la mobilisation des avocats en grève ce vendredi contre cette mesure injuste.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault dans Macronie le-changement-dans-tes-reves 

Il y a urgence !

La semaine aura été marquée, en France, par deux événements politiques majeurs: la présentation au conseil des ministres du budget 2014 et les propos de Valls, soutenus par Hollande, contre les Roms. Deux événements prouvant que ce gouvernement mène une politique en faveur des seules entreprises et cautionne la haine contre les plus défavorisés et démunis.

Une politique contre les classes populaires Selon le gouvernement, le budget 2014 serait un budget « pour l’emploi et le pouvoir d’achat », avec 80 % d’économies budgétaires et 20 % de hausses d’impôts. Mais, ce budget va aggraver deux fois l’austérité pour les classes populaires. Une fois par les économies budgétaires à hauteur de 15 milliards qui sacrifieront des milliers d’emplois dans la fonction publique, mettront à mal le service public de la santé, les collectivités locales… autant de services publics en moins pour la population. Une deuxième fois par des augmentations d’impôts injustes d’autant qu’il oublie dans son calcul « savant » d’intégrer la hausse de la TVA dès le 1er janvier prochain et la hausse des cotisations retraites..

Les entreprises bichonnées A écouter le gouvernement, il aurait décidé de taxer aussi bien les entreprises que les particuliers. Pure intox ! Certes de nouveaux impôts sont programmés pour les entreprises, mais les allègements dans le cadre du fameux « choc de compétitivité » feront en sorte qu’elles ne paieront rien de plus, et pire elles verront même leur imposition baisser. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) apportera 10 milliards aux entreprises en 2014… financé par la hausse de la TVA (plus de 5 milliards), la fiscalisation des majorations de pensions (1,2 milliard), l’abaissement du quotient familial (1 milliard), la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé (1 milliard), la réduction d’impôt pour les frais de scolarité (440 millions)…

En plus, 3 milliards de TVA serviront cette année à financer la Sécurité Sociale, notamment la réduction des cotisations familiales accordée aux patrons, pour compenser la hausse des cotisations patronales sur les retraites : c’est le retour de la TVA « sociale » de Sarkozy !

Les Roms : la politique des boucs émissaires

Valls souffle sur la braise de la haine en prétendant que les Roms « ne veulent pas s’intégrer ». Il espère ainsi diviser et dévoyer le mécontentement. Ces propos, soutenus par la plupart des dirigeants du PS et par Hollande, montrent que même sur ce terrain, plus rien ne les distingue de la droite ni même… de l’extrême droite.

En faisant des Roms un « problème », Valls et tous ceux qui le soutiennent font le lit du Front National. Les Roms ne sont pas le problème. Le problème c’est la politique d’austérité, en faveur des plus riches, que mène ce gouvernement.

Face à cela il y a urgence ! Urgence de s’opposer à cette politique de classe qui ne fait qu’accentuer les inégalités, la précarité et le chômage et permet aux plus riches de faire toujours et encore plus de profits. S’y opposer clairement, dans l’unité, en particulier par les mobilisations pour la défense des retraites, en n’ayant pas peur de l’affrontement.

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (1)

Ecole: la lente destruction du service public continue (1) dans Educ'action faujourbonheur

Parmi les promesses de changement formulées durant la campagne présidentielle de Hollande, l’éducation était présentée comme une priorité. Si changements il y a eu, ils se distinguent surtout par une continuité et un renforcement des réformes du précédent gouvernement.

Sous un habillage « pédagogiste », il s’agit de conforter les directives de l’OCDE, acceptées par le gouvernement Jospin en 2000. Baisser le       « coût » de l’éducation nationale en se délestant de pans entiers des missions jusqu’alors assurées par le service public d’éducation, au profit d’une territorialisation qui creuse les inégalités et privilégie les entreprises privées.

Un budget en trompe l’œil La promesse de créer 60 000 postes sur cinq ans n’équilibre pas les 77 000 postes supprimés par le précédent gouvernement. Si le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonné, cela s’effectue au détriment des autres services publics en ne compensant pas les futurs départs. Qui plus est, le concours de recrutement exceptionnel mis en place s’est soldé par un échec patent avec moins de candidats que de postes ouverts.

La dégradation des conditions de la formation au métier d’enseignant-e et du métier lui-même génère un manque d’attrait compréhensible. Ce problème s’explique aussi par le fait que les étudiants paupérisés ne voient pas ce nouveau recrutement comme une possibilité de poursuivre leurs études. La politique d’austérité, appliquée aujourd’hui au moyen de la modernisation de l’action publique (MAP), s’accentue et contribue à une remise en cause du statut. La multiplication des contrats précaires et le transfert de missions vers d’autres pôles mettent en péril le statut de fonctionnaire, ainsi que les missions de service public.

Côté salaires, c’est la même logique qui prévaut depuis 2000, la valeur du point indiciaire ayant régressé de 13 % en moyenne par rapport à l’augmentation des prix. Cette situation a de graves répercussions sur les rémunérations de tous les agents de la fonction publique. Le gouvernement Hollande ne rompt donc aucunement avec la logique du gel des salaires.

Des réformes régressives qui ne disent pas leur nom La scolarisation est plus longue et plus massifiée : le niveau moyen monte et pourtant les inégalités et l’échec scolaire se renforcent. Face à ce constat, les réformes passées et récentes, étayées par la nouvelle loi d’orien-tation et de programmation de Hollande-Peillon, suivent la même logique. Et ce, afin de conforter la bourgeoisie et ses dirigeants dans leurs choix de ne pas payer trop cher des salariés qui possèderaient à leurs yeux trop de qualifications au regard des compétences dont ils auraient réellement besoin.

Ainsi, la nouvelle loi d’orientation fait la part belle au patronat en lui donnant la possibilité d’intervenir de plus en plus dans les contenus d’apprentissages et afin d’accéder à ses vœux, le gouvernement dote l’éducation d’une myriade d’orientations, de parcours imposés et ce dès le plus jeune âge, qui répondent à une logique d’« employabilité » et non aux choix des élèves et des jeunes.

Ainsi, la loi d’orientation de l’« école du socle »(1) entend associer les collectivités locales par des contrats d’objectifs, non pas dans le but de faire revivre certaines régions dévastées par le chômage, mais afin de renforcer la soumission des écoles et des éta- blissements aux besoins du patronat local. L’orientation et la formation professionnelle seront directement soumises aux intérêts privés locaux. Cette politique renforcera également les sélections déjà existantes et les inégalités territoriales, les moyens variant très sensiblement d’une région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre.

C’est cette même logique que porte le « socle commun de connaissances et de compétences », auquel le gouvernement actuel n’a fait qu’ajouter un mot (connaissances), mais qui reste identique quant à son contenu et en continuité avec l’esprit de la loi Fillon de 2005. Une école du socle qui se conforme de plus en plus aux normes de la culture dominante et élitiste, dans une conception où prévaut la gestion managériale des apprentissages, à l’image de la gestion des personnels dans les écoles et les établissements eux-mêmes, et le culte de l’évaluation. Juxtaposition de compétences empilables mais pas reliées entre elles, qui ignorent les savoirs qui les sous-tendent.

La « morale laïque » qui devra être enseignée constitue de ce point de vue un puissant révélateur d’une vision rétrograde de l’école. En effet, le terme même de morale inscrit de fait cette nouvelle discipline dans une tentative de normalisation des comportements et en particulier dans la soumission ; y adjoindre le qualificatif de « laïque » ne change rien à l’affaire. L’adaptation au système scolaire, vocable très souvent utilisé par le gouvernement, sous-entend d’adapter le système aux différents publics dans le cadre de la massification dans une école où les compétences minimales exigées entraînent à une course à l’« adaptabilité » et à plus ou moins long terme à l’« employabilité ».

Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (2)

Ecole: la lente destruction du service public continue (2) dans Educ'action ecole-2000

Vers l’éclatement du service public d’éducation La révision générale des politiques publiques (RGPP) est venue renforcer les hiérarchies locales en imposant le « nouveau management public »2. S’inscrivant dans cette logique, la contractualisation des établissements a imposé la prééminence du contrat sur la loi : autoritarisme, détérioration des conditions de travail, politique du chiffre, etc. L’acte III de la décentralisation, en cours de finalisation, ne fait que renforcer ces politiques, puisqu’il engage une sorte de décentralisation à la carte, qui fera éclater et affaiblira les politiques publiques menées au niveau national en renforçant une territorialisation au service de potentats locaux, sans aucun contrôle de la population et instaurant une logique de marché scolaire.

La loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) poursuit la même logique. Dans la stricte filiation de la loi LRU et dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire, elle entérine la volonté de soumettre les choix des laboratoires, concernant notamment les objets de recherche, à une logique utilitariste qui est celle des entreprises capitalistes (d’où la priorité accordée à la recherche appliquée et à tout ce qui peut contribuer à l’accumulation du capital).

Les universités seraient par ailleurs habilitées à délivrer des diplômes individualisés et elles se spécialiseraient en fonction des besoins immédiats de l’environnement économique local. La refonte de la carte universitaire se poursuit donc autour de regroupements régionaux permettant d’articuler les budgets en vue d’accroître la « compétitivité » dans un contexte d’austérité sans fin. Cela tirera vers le bas les conditions de travail de tou-te-s en faisant jouer à plein la concurrence.

Une autre réforme, celle des rythmes scolaires, a cette année secoué les enseignant-e-s des écoles primaires. En effet, plusieurs problèmes sont au cœur de cette réforme. Le décret Peillon instaure d’abord un retour à neuf demi-journées dans un cadre con- traint, sans amélioration des conditions de travail pour les élèves et les enseignant-e-s. En laissant entendre que l’échec scolaire se situerait hors du temps de classe, la réforme confie les missions du service public d’éducation aux élus locaux, renforçant ainsi la territorialisation et les inégalités qui en découlent.

Dans un contexte où l’Etat devrait réduire les dotations aux communes de 4, 5 milliards d’euros d’ici 2015,  les inégalités déjà existantes ne feront que se creuser davantage. Elles auront des répercussions sur l’école et notamment sur les crédits pédagogiques, l’entre- tien et l’équipement des locaux scolaires, les salaires et les conditions de travail des contractuels. Dans le même temps, il est exigé des communes d’organiser et de prendre en charge financièrement, et ce intégralement à partir de 2014, trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires. La question de la gratuité de ces activités n’est pas posée.

Que peut-on en attendre de positif pour les élèves, alors que les taux d’encadrement revus à la baisse obèrent d’ores et déjà la qualité des activités prévues ? D’autant que la plupart des communes – notamment les plus pauvres – seront incapables de former les personnels encadrants nécessaires. Le panel d’activités proposées se fera alors en fonction du tissu associatif, sportif et culturel environnant, et jouera forcément sur l’« attractivité » des écoles, dans une logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’éducation.

Changer le monde, changer l’école Dans sa forme actuelle, le système éducatif est basé sur l’élitisme et le stress, et il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il apparaisse anxiogène aussi bien aux élèves qu’à leurs parents3. Compétition scolaire, inégalités territoriales et injustices sociales perdurent et s’aggravent via les nouvelles réformes mises en place par le gouvernement Hollande-Ayrault-Peillon, qu’elles aient pour objet les programmes d’enseignement, l’évaluation, les pratiques pédagogiques, la formation des élèves et des enseignant-e-s, etc.

Les mots sont détournés et dévoyés pour mieux inscrire l’école dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps, étant à l’origine d’une crise à la fois économique, sociale et écologique. Les objectifs du NPA sont bien de tourner le dos à ce projet pour construire une école à la fois démocratique et émancipatrice, de la maternelle à l’université en passant par la recherche. Or une telle école ne pourra voir le jour sans une rupture radicale avec le système capitaliste. Mais en attendant que les conditions politiques de cette rupture soient réunies, rien ne nous empêche dès à présent de lutter contre l’éclatement du service public d’éducation, de pousser les contradictions en son sein et de construire un projet pour l’école débarrassé des logiques libérales.

Pour ce faire, l’unité syndicale la plus large et l’auto-organisation doivent aller de pair, afin de satisfaire les revendications mises en avant lors des luttes et d’être capable de poser la question d’une autre école dans une société révolutionnée. Mais nous ne pourrons gagner quoi que ce soit dans le cadre de mouvements sporadiques, menés chacun-e de son côté, tels qu’ils sont décidés et (faiblement) organisés par les directions nationales des syndicats des personnels de l’éducation nationale. Car le gouvernement, quels que soient les catégories de personnels et les niveaux scolaires, apparaît bien décidé à poursuivre la mise en œuvre d’une logique destructrice sous des appellations diverses et variées, avec des objectifs similaires à ceux de la droite.

C’est à cette tâche primordiale – dans leur syndicat et leur école, au jour le jour et sur différents terrains – que s’attèlent les militant-e-s du NPA et toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s à l’idéal d’une école œuvrant à l’émancipation sociale.

Gabrielle Thimbert Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Notes

1. En référence au « socle commun de connaissances et de compétences ».

2. Voir : C. Laval, P. Clément, G. Dreux et F. Vergne, La nouvelle école capitaliste, Paris, La Découverte, 2011.

3. Rapport de l’OCDE de 2012.

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