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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4)

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4) dans Ecologie & climat bataillledurail-240x300

Pour une grande partie de la gauche, des écologistes et des travailleurs du rail, le transfert du fret de la route vers le rail représente à juste titre une urgence. Cela conduit malheureusement nombre d’entre eux à soutenir les projets de la SNCF, des entreprises privées de fret, du gouvernement et les préconisations européennes de libéralisation du rail, pourtant bien éloignés des bonnes résolutions de départ. Trois exemples :

Les autoroutes ferroviaires. De grands trajets en train plutôt qu’en camion, voilà un beau schéma… qui n’a pourtant qu’un seul objectif : accroître le volume de transport de marchandises et donc favoriser l’externalisation des entreprises, le transport de marchandises inutiles (cerises en hiver…) et la politique du stock-zéro dans l’industrie.

Les TGV-fret. L’utilisation de quelques TGV-fret roulant la nuit sur les LGV existantes peut favoriser un transfert modal de l’avion sur le rail. Mais cela ne peut être que limité, du fait du nécessaire entretien des lignes la nuit. La création d’un réseau LGV-fret poserait par contre de graves problèmes écologiques (l’énergie consommée par un train croît au carré de sa vitesse et toute nouvelle ligne détruit l’environnement) et favoriserait l’implantation des entreprises privées de fret ferroviaire (trains complets, marchés plus faciles à acquérir, entretien à la charge de la collectivité, etc.)

Les grands projets actuels de ferroutage. consistent à charger des camions complets, tracteur + remorque + chauffeur, sur un train, pour contourner les nœuds de blocage (montagne, mer ou Paris et Lyon). Cela revient donc à augmenter le nombre de camions, et nullement à réduire. C’est contre cela que se font les mobilisations contre les tunnels ferroviaires alpins (TGV-fret Lyon-Turin, TAV en italien) et pyrénéens (tunnel TGV-fret entre Perpignan et Figueras et projet de traversée centrale des Pyrénées).
Les objectifs affichés sont, on le voit, en réalité très éloignés des préoccupations écologiques et sociales, et nous éloignent des réflexions et préconisations nécessaires au développement du rail face à la route.

Dossier réalisé par la commission nationale écologie http://npa2009.org/node/38933

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : après la victoire de Merkel

Allemagne : après la victoire de Merkel dans Europe 02germany-articlelarge

Une « Grande coalition » entre sociaux-démocrates et conservateurs pro-européens : c’est l’issue la plus probable aux élections législatives allemandes, qui se sont déroulées le dimanche 22 septembre. Ce sont les conservateurs d’Angela Merkel, les unions chrétienne-démocrate et chrétienne-sociale (CDU-CSU, 41, 5 % aux législatives), qui dictent le tempo des négociations politiques. Au lendemain du scrutin, Merkel a appelé les dirigeants sociaux-démocrates, mais pas ceux des Verts. Indiquant la direction dans laquelle elle préfère négocier.

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Une droite en recherche d’alliés Une alliance entre la droite chrétienne-démocrate et les Verts n’est toutefois pas une chose exclue, et la CSU – la branche bavaroise de la CDU, plus droitière – vient d’abandonner ses réserves de principes contre des pourparlers dits « noirs-verts ». L’alliance entre conservateurs et Verts avait été expérimentée à Hambourg entre 2008 et 2010, mais aussi de 2009 à 2012 (en incluant le parti libéral FDP) dans la Sarre. Cependant, ces alliances n’ont pas atteint la fin de la mandature, et ont éclaté en raison de contradictions internes. Une alliance entre droite et Verts est un objet de discussion depuis 1987, à la fois pour les « modernisateurs » dans le camp de la droite et pour l’aile la plus droitière des écologistes allemands. Mais elle reste encore un serpent de mer.
Aujourd’hui, elle aurait néanmoins une base matérielle plus solide qu’il y a 10 ou 20 ans : le capitalisme allemand a su entrer dans un nouveau cycle de croissance ces dernières années, entre autres en misant sur la transition vers de nouvelles sources énergétiques. Le capitalisme allemand a créé 1, 9 million d’emplois depuis 2005, mais souvent des emplois précaires et/ou mal rémunérés : il n’existe toujours pas de salaire minimum légal.

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Une des raisons de ce cycle de croissance réside aussi dans le train de « réformes » effectué principalement sous le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder de 1998 à 2005, pour démanteler une large partie des droits des chômeurs et faciliter le recours au travail précaire. Aujourd’hui, le SPD remonte légèrement à 25, 7 % (contre 23 % en 2009), mais n’a aucune dynamique. Son passé gouvernemental, mais aussi la personnalité de son candidat au poste de chef de gouvernement – Peer Steinbrück, un technocrate arrogant de la finance – l’ont bien empêché de susciter le moindre espoir.

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Quelle opposition ? Les deux principaux partis situés (relativement) à sa gauche, les Verts et « Die Linke », ont également baissé d’environ 3 points chacun, obtenant respectivement 8, 4 % et 8, 6 %. Ils avaient profité en 2009 de la « Grande coalition », constellation politique qui favorise toujours les partis de taille moyenne formant l’opposition parlementaire. « Die Linke » ne s’est pas révélée un facteur de mobilisation d’une opposition sociale, mais est plutôt restée cantonnée à son travail parlementaire et à ses divisions internes. Le parti reste très écartelé entre l’Ouest de l’Allemagne – où il obtient environ 5 % des voix, et ressemble à ce que représente le Front de gauche en France – et l’Est, où il dépasse encore les 20 %.

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Mais dans les États-régions situés plus à l’Est, où le parti a parfois gouverné (et gouverne encore dans le Brandebourg), c’est nettement moins un parti de gauche et/ou de classe, plus un parti régionaliste défendant l’Est contre l’arrogance de l’Ouest, vainqueur de la réunification des années 1990. Les Verts ont sans doute payé leur absence de véritable stratégie claire, et l’excès de confiance dont ils avaient fait preuve à partir de 2011, quand l’« effet Fukushima » leur a fait dépasser le seuil des 20 % dans les sondages. Ils ont vu trop grand… Par ailleurs, alors que le parti est devenu largement embourgeoisé et centriste, un débat programmatique sur l’augmentation de certains impôts (revendication destinée « aux riches » mais dont l’impact avait été mal calculé) a été utilisé contre lui. Ses adversaires venant dire qu’il était finalement gauchiste et anti-riches, alors que sa base électorale gagne en moyenne plutôt bien sa vie.
Reste donc à construire une alternative politique à la « Grande coalition » qui s’annonce et qui verra conservateurs et sociaux-démocrates tenter d’imposer de nouveaux reculs…

Bertold du Ryon Mercredi 2 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampedusa : Le capitalisme tue !

Lampedusa : Le capitalisme tue ! dans Migrants, réfugiés 42282_couronne-fleurs-migrants-lampedusa_440x260

Au moins 130 morts hier encore au large de l’île italienne de Lampedusa.

Probablement bien davantage puisque seulement 151 des 400 à 500 demandeurs d’asile naufragés, pour la plupart originaires de Somalie et d’ Érythrée, ont été ramenés à terre. Autant de victimes de ce qu’ils appellent la « maîtrise des flux migratoires » ! Nouvel épisode d’une longue série qui a déjà fait des milliers de morts pour la seule Méditerranée et qui, en dépit des larmes de crocodile et des proclamations des (ir)responsables européens, n’a aucune raison de s’arrêter.

Sur fond de xénophobie montante, L’Europe entretient des dispositifs de surveillance d’un coût faramineux, (tels que Frontex, dont le budget par temps de crise est passé de 6, 3 Millions d’€ en 2005 à plus de 118 Millions en 2011), suffisamment efficaces pour tuer, mais pas assez bien entendu pour sauver les naufragés ni priver les capitalistes de nouveaux arrivages de sans-papiers si utiles pour s’attaquer aux salaires et aux conditions de travail de toutes et tous.

La violence contre les immigrés s’exerce des rivages de Lampedusa, au travail sans papier, à l’exclusion du logement, au racisme qui se développe, jusqu’à Calais où les réfugiés, notamment syriens, qui cherchent à gagner l’Angleterre, sont traqués par les forces de l’ordre jusque sur les grues du port.

Le NPA est partie prenante de toutes les mobilisations pour la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et d’installation, la fermeture des centres de rétention, le respect du droit d’asile.

Le capitalisme fait sa loi. Les peuples doivent construire entre eux les solidarités nécessaires pour résister ensemble à cette violence et construire un monde libéré de la loi du profit et de la concurrence entre toutes et tous.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire dans Justice & libertés l-aide-juridictionne-268x300

Dans le cadre de l’avant-projet de loi de finances 2014, le gouvernement prévoit de supprimer la possibilité de moduler le montant de l’unité de valeur de l’aide juridictionnelle.

La réforme proposée s’inscrit véritablement dans le droit fil d’une politique menée par la droite et d’une justice de classe. Une loi de 1991 a réformé le système de l’aide juridictionnelle, qui permet aux particuliers de bénéficier, sous conditions de ressources, de la prise en charge par l’Etat des honoraires et frais de justice. La réforme proposée modifie le barème d’indemnisation des avocats qui assistent les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et induit, dans plusieurs juridictions, une baisse des tarifs. Le gouvernement PS et ses alliés tablent ainsi sur une économie de 32 millions d’euros, pas moins, du budget de l’aide à l’accès au droit pour 2014 !

L’indemnisation actuelle des avocats au titre de l’aide juridictionnelle n’a pas augmenté depuis 2007. Et bien évidemment ce ne sont pas les avocats d’affaires qui sont touchés, mais uniquement ceux qui acceptent de représenter en justice les plus fragiles et des plus démunis. Or, le budget de l’aide juridictionnelle est jusqu’alors, en France, particulièrement indigent. En effet, l’Etat ne consacre à l’aide juridictionnelle que 4, 9 euros par habitant contre 8 euros en moyenne en Europe.

Plutôt que de rattraper son retard et de mettre en place une véritable politique d’aide et d’accès au droit en direction des plus défavorisés, le gouvernement a au contraire choisi de diminuer encore l’aide jusqu’alors consentie !

Le NPA soutient la mobilisation des avocats en grève ce vendredi contre cette mesure injuste.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault dans Macronie le-changement-dans-tes-reves 

Il y a urgence !

La semaine aura été marquée, en France, par deux événements politiques majeurs: la présentation au conseil des ministres du budget 2014 et les propos de Valls, soutenus par Hollande, contre les Roms. Deux événements prouvant que ce gouvernement mène une politique en faveur des seules entreprises et cautionne la haine contre les plus défavorisés et démunis.

Une politique contre les classes populaires Selon le gouvernement, le budget 2014 serait un budget « pour l’emploi et le pouvoir d’achat », avec 80 % d’économies budgétaires et 20 % de hausses d’impôts. Mais, ce budget va aggraver deux fois l’austérité pour les classes populaires. Une fois par les économies budgétaires à hauteur de 15 milliards qui sacrifieront des milliers d’emplois dans la fonction publique, mettront à mal le service public de la santé, les collectivités locales… autant de services publics en moins pour la population. Une deuxième fois par des augmentations d’impôts injustes d’autant qu’il oublie dans son calcul « savant » d’intégrer la hausse de la TVA dès le 1er janvier prochain et la hausse des cotisations retraites..

Les entreprises bichonnées A écouter le gouvernement, il aurait décidé de taxer aussi bien les entreprises que les particuliers. Pure intox ! Certes de nouveaux impôts sont programmés pour les entreprises, mais les allègements dans le cadre du fameux « choc de compétitivité » feront en sorte qu’elles ne paieront rien de plus, et pire elles verront même leur imposition baisser. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) apportera 10 milliards aux entreprises en 2014… financé par la hausse de la TVA (plus de 5 milliards), la fiscalisation des majorations de pensions (1,2 milliard), l’abaissement du quotient familial (1 milliard), la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé (1 milliard), la réduction d’impôt pour les frais de scolarité (440 millions)…

En plus, 3 milliards de TVA serviront cette année à financer la Sécurité Sociale, notamment la réduction des cotisations familiales accordée aux patrons, pour compenser la hausse des cotisations patronales sur les retraites : c’est le retour de la TVA « sociale » de Sarkozy !

Les Roms : la politique des boucs émissaires

Valls souffle sur la braise de la haine en prétendant que les Roms « ne veulent pas s’intégrer ». Il espère ainsi diviser et dévoyer le mécontentement. Ces propos, soutenus par la plupart des dirigeants du PS et par Hollande, montrent que même sur ce terrain, plus rien ne les distingue de la droite ni même… de l’extrême droite.

En faisant des Roms un « problème », Valls et tous ceux qui le soutiennent font le lit du Front National. Les Roms ne sont pas le problème. Le problème c’est la politique d’austérité, en faveur des plus riches, que mène ce gouvernement.

Face à cela il y a urgence ! Urgence de s’opposer à cette politique de classe qui ne fait qu’accentuer les inégalités, la précarité et le chômage et permet aux plus riches de faire toujours et encore plus de profits. S’y opposer clairement, dans l’unité, en particulier par les mobilisations pour la défense des retraites, en n’ayant pas peur de l’affrontement.

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (1)

Ecole: la lente destruction du service public continue (1) dans Educ'action faujourbonheur

Parmi les promesses de changement formulées durant la campagne présidentielle de Hollande, l’éducation était présentée comme une priorité. Si changements il y a eu, ils se distinguent surtout par une continuité et un renforcement des réformes du précédent gouvernement.

Sous un habillage « pédagogiste », il s’agit de conforter les directives de l’OCDE, acceptées par le gouvernement Jospin en 2000. Baisser le       « coût » de l’éducation nationale en se délestant de pans entiers des missions jusqu’alors assurées par le service public d’éducation, au profit d’une territorialisation qui creuse les inégalités et privilégie les entreprises privées.

Un budget en trompe l’œil La promesse de créer 60 000 postes sur cinq ans n’équilibre pas les 77 000 postes supprimés par le précédent gouvernement. Si le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonné, cela s’effectue au détriment des autres services publics en ne compensant pas les futurs départs. Qui plus est, le concours de recrutement exceptionnel mis en place s’est soldé par un échec patent avec moins de candidats que de postes ouverts.

La dégradation des conditions de la formation au métier d’enseignant-e et du métier lui-même génère un manque d’attrait compréhensible. Ce problème s’explique aussi par le fait que les étudiants paupérisés ne voient pas ce nouveau recrutement comme une possibilité de poursuivre leurs études. La politique d’austérité, appliquée aujourd’hui au moyen de la modernisation de l’action publique (MAP), s’accentue et contribue à une remise en cause du statut. La multiplication des contrats précaires et le transfert de missions vers d’autres pôles mettent en péril le statut de fonctionnaire, ainsi que les missions de service public.

Côté salaires, c’est la même logique qui prévaut depuis 2000, la valeur du point indiciaire ayant régressé de 13 % en moyenne par rapport à l’augmentation des prix. Cette situation a de graves répercussions sur les rémunérations de tous les agents de la fonction publique. Le gouvernement Hollande ne rompt donc aucunement avec la logique du gel des salaires.

Des réformes régressives qui ne disent pas leur nom La scolarisation est plus longue et plus massifiée : le niveau moyen monte et pourtant les inégalités et l’échec scolaire se renforcent. Face à ce constat, les réformes passées et récentes, étayées par la nouvelle loi d’orien-tation et de programmation de Hollande-Peillon, suivent la même logique. Et ce, afin de conforter la bourgeoisie et ses dirigeants dans leurs choix de ne pas payer trop cher des salariés qui possèderaient à leurs yeux trop de qualifications au regard des compétences dont ils auraient réellement besoin.

Ainsi, la nouvelle loi d’orientation fait la part belle au patronat en lui donnant la possibilité d’intervenir de plus en plus dans les contenus d’apprentissages et afin d’accéder à ses vœux, le gouvernement dote l’éducation d’une myriade d’orientations, de parcours imposés et ce dès le plus jeune âge, qui répondent à une logique d’« employabilité » et non aux choix des élèves et des jeunes.

Ainsi, la loi d’orientation de l’« école du socle »(1) entend associer les collectivités locales par des contrats d’objectifs, non pas dans le but de faire revivre certaines régions dévastées par le chômage, mais afin de renforcer la soumission des écoles et des éta- blissements aux besoins du patronat local. L’orientation et la formation professionnelle seront directement soumises aux intérêts privés locaux. Cette politique renforcera également les sélections déjà existantes et les inégalités territoriales, les moyens variant très sensiblement d’une région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre.

C’est cette même logique que porte le « socle commun de connaissances et de compétences », auquel le gouvernement actuel n’a fait qu’ajouter un mot (connaissances), mais qui reste identique quant à son contenu et en continuité avec l’esprit de la loi Fillon de 2005. Une école du socle qui se conforme de plus en plus aux normes de la culture dominante et élitiste, dans une conception où prévaut la gestion managériale des apprentissages, à l’image de la gestion des personnels dans les écoles et les établissements eux-mêmes, et le culte de l’évaluation. Juxtaposition de compétences empilables mais pas reliées entre elles, qui ignorent les savoirs qui les sous-tendent.

La « morale laïque » qui devra être enseignée constitue de ce point de vue un puissant révélateur d’une vision rétrograde de l’école. En effet, le terme même de morale inscrit de fait cette nouvelle discipline dans une tentative de normalisation des comportements et en particulier dans la soumission ; y adjoindre le qualificatif de « laïque » ne change rien à l’affaire. L’adaptation au système scolaire, vocable très souvent utilisé par le gouvernement, sous-entend d’adapter le système aux différents publics dans le cadre de la massification dans une école où les compétences minimales exigées entraînent à une course à l’« adaptabilité » et à plus ou moins long terme à l’« employabilité ».

Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (2)

Ecole: la lente destruction du service public continue (2) dans Educ'action ecole-2000

Vers l’éclatement du service public d’éducation La révision générale des politiques publiques (RGPP) est venue renforcer les hiérarchies locales en imposant le « nouveau management public »2. S’inscrivant dans cette logique, la contractualisation des établissements a imposé la prééminence du contrat sur la loi : autoritarisme, détérioration des conditions de travail, politique du chiffre, etc. L’acte III de la décentralisation, en cours de finalisation, ne fait que renforcer ces politiques, puisqu’il engage une sorte de décentralisation à la carte, qui fera éclater et affaiblira les politiques publiques menées au niveau national en renforçant une territorialisation au service de potentats locaux, sans aucun contrôle de la population et instaurant une logique de marché scolaire.

La loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) poursuit la même logique. Dans la stricte filiation de la loi LRU et dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire, elle entérine la volonté de soumettre les choix des laboratoires, concernant notamment les objets de recherche, à une logique utilitariste qui est celle des entreprises capitalistes (d’où la priorité accordée à la recherche appliquée et à tout ce qui peut contribuer à l’accumulation du capital).

Les universités seraient par ailleurs habilitées à délivrer des diplômes individualisés et elles se spécialiseraient en fonction des besoins immédiats de l’environnement économique local. La refonte de la carte universitaire se poursuit donc autour de regroupements régionaux permettant d’articuler les budgets en vue d’accroître la « compétitivité » dans un contexte d’austérité sans fin. Cela tirera vers le bas les conditions de travail de tou-te-s en faisant jouer à plein la concurrence.

Une autre réforme, celle des rythmes scolaires, a cette année secoué les enseignant-e-s des écoles primaires. En effet, plusieurs problèmes sont au cœur de cette réforme. Le décret Peillon instaure d’abord un retour à neuf demi-journées dans un cadre con- traint, sans amélioration des conditions de travail pour les élèves et les enseignant-e-s. En laissant entendre que l’échec scolaire se situerait hors du temps de classe, la réforme confie les missions du service public d’éducation aux élus locaux, renforçant ainsi la territorialisation et les inégalités qui en découlent.

Dans un contexte où l’Etat devrait réduire les dotations aux communes de 4, 5 milliards d’euros d’ici 2015,  les inégalités déjà existantes ne feront que se creuser davantage. Elles auront des répercussions sur l’école et notamment sur les crédits pédagogiques, l’entre- tien et l’équipement des locaux scolaires, les salaires et les conditions de travail des contractuels. Dans le même temps, il est exigé des communes d’organiser et de prendre en charge financièrement, et ce intégralement à partir de 2014, trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires. La question de la gratuité de ces activités n’est pas posée.

Que peut-on en attendre de positif pour les élèves, alors que les taux d’encadrement revus à la baisse obèrent d’ores et déjà la qualité des activités prévues ? D’autant que la plupart des communes – notamment les plus pauvres – seront incapables de former les personnels encadrants nécessaires. Le panel d’activités proposées se fera alors en fonction du tissu associatif, sportif et culturel environnant, et jouera forcément sur l’« attractivité » des écoles, dans une logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’éducation.

Changer le monde, changer l’école Dans sa forme actuelle, le système éducatif est basé sur l’élitisme et le stress, et il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il apparaisse anxiogène aussi bien aux élèves qu’à leurs parents3. Compétition scolaire, inégalités territoriales et injustices sociales perdurent et s’aggravent via les nouvelles réformes mises en place par le gouvernement Hollande-Ayrault-Peillon, qu’elles aient pour objet les programmes d’enseignement, l’évaluation, les pratiques pédagogiques, la formation des élèves et des enseignant-e-s, etc.

Les mots sont détournés et dévoyés pour mieux inscrire l’école dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps, étant à l’origine d’une crise à la fois économique, sociale et écologique. Les objectifs du NPA sont bien de tourner le dos à ce projet pour construire une école à la fois démocratique et émancipatrice, de la maternelle à l’université en passant par la recherche. Or une telle école ne pourra voir le jour sans une rupture radicale avec le système capitaliste. Mais en attendant que les conditions politiques de cette rupture soient réunies, rien ne nous empêche dès à présent de lutter contre l’éclatement du service public d’éducation, de pousser les contradictions en son sein et de construire un projet pour l’école débarrassé des logiques libérales.

Pour ce faire, l’unité syndicale la plus large et l’auto-organisation doivent aller de pair, afin de satisfaire les revendications mises en avant lors des luttes et d’être capable de poser la question d’une autre école dans une société révolutionnée. Mais nous ne pourrons gagner quoi que ce soit dans le cadre de mouvements sporadiques, menés chacun-e de son côté, tels qu’ils sont décidés et (faiblement) organisés par les directions nationales des syndicats des personnels de l’éducation nationale. Car le gouvernement, quels que soient les catégories de personnels et les niveaux scolaires, apparaît bien décidé à poursuivre la mise en œuvre d’une logique destructrice sous des appellations diverses et variées, avec des objectifs similaires à ceux de la droite.

C’est à cette tâche primordiale – dans leur syndicat et leur école, au jour le jour et sur différents terrains – que s’attèlent les militant-e-s du NPA et toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s à l’idéal d’une école œuvrant à l’émancipation sociale.

Gabrielle Thimbert Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Notes

1. En référence au « socle commun de connaissances et de compétences ».

2. Voir : C. Laval, P. Clément, G. Dreux et F. Vergne, La nouvelle école capitaliste, Paris, La Découverte, 2011.

3. Rapport de l’OCDE de 2012.

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Réunion : à la rencontre des hennebontais(e)s

NPA

Réunion : à la rencontre des hennebontais(e)s dans NPA ob-le-menahes-2-jcl.preview

Vendredi dernier à Hennebont (Morbihan), Olivier Besancenot, déjà venu à sept reprises à la Fonderie de Bretagne (SBFM), participait à une rencontre avec la population.

Ancien responsable CGT de la SBFM, Pierre Le Ménahès s’est annoncé publiquement comme membre du NPA. Pierre a affirmé que cette rencontre était un prolongement politique à son engagement, et l’occasion de donner la parole à tous ceux qui ne l’ont pas d’habitude. Plus d’une centaine de personnes étaient présentes, dont des salariéEs de la fonderie de Bretagne, de Citroën la Janais (Rennes), des territoriaux, des retraités, des sans emplois, des commerçants, des artisans, des jeunes…
Les discussions ont porté sur l’angoisse du chômage face à la désindustrialisation, les élections municipales et la montée du vote Le Pen dans les classes populaires, mais aussi les politiques d’emploi vis-à-vis des territoriaux et des contractuels de la mairie en ces temps d’austérité budgétaire et de décentralisation.

Discussions municipales Le POI, le parti communiste ouvrier turc (le TKPI) et bien sûr le Parti Communiste, avec le maire Gérard Perron et son adjoint Serge Gerbaud, étaient présents. Des discussions sont amorcées entre le NPA et le PCF au sujet des municipales. Pierre a réaffirmé que le NPA du pays de Lorient était ouvert à toutes discussions à condition qu’il n’y ait pas d’alliance avec le Parti socialiste au premier et au second tour.

Après avoir rappelé la nécessité de construire une opposition de gauche, Olivier a même dit avec humour que Pierre pouvait devenir un jour maire de Hennebont. Qu’il soit syndical ou politique, unE éluE est avant tout un militantE. On ne doit pas déléguer nos vies à des professionnels de la politique, car la lutte des classes ne doit pas se transformer en lutte des places. Le NPA du pays de Lorient

Lundi 30 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito, crise: an 5

Edito, crise: an 5 dans Crise djOZU

Ce n’est pas une crise, c’est un hold up!

Il y a cinq ans, la faillite de la banque Lehman Brothers le 15 septembre 2008 marquait aux yeux de tous le début de la crise économique mondiale. Cependant, si les crises économiques démarrent généralement dans la sphère financière, leurs origines réelles se trouvent dans la logique profonde du capital : la production pour le profit.
Dès la crise de 1857, Marx comparait les économistes qui voient dans la spéculation l’origine des crises à ces charlatans qui croient que la fièvre est à l’origine des maladies alors qu’elle n’en est que le symptôme.
Les gouvernants annoncent périodiquement la fin de la crise, comme aujourd’hui à l’occasion du petit rebond de la zone euro… Plus réaliste, le quotidien économique les Échos a publié le 16 septembre une analyse intitulée « Crise : et si nous étions en 1934 ? », mettant l’accent sur les différentes phases de la grande crise des années 30. Lors de celle-ci, certains pays, comme les USA, avait semblé en passe de redémarrer avant de replonger dans la récession en 1937.
La crise actuelle est du même ordre. L’Europe est le maillon faible, mais les incertitudes sont fortes dans le reste du monde. De ce type de crise, le capitalisme ne sort pas sans modification majeure, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur les plans sociaux et politi- ques. Le fil conducteur des politiques bourgeoises est clair : faire payer la crise à « ceux d’en bas », par la pression sur les salaires et les revenus sociaux, la casse du droit du travail et l’austérité.
Le 12 mai dernier, le quotidien américain New York Times a publié une tribune de deux spécialistes de la santé publique intitulée « Comment l’austérité tue », insistant sur l’impact des politiques d’austérité en termes de suicides et de mortalité supplémentaires.
Ils évaluent ainsi à 4 750 le surplus de suicides aux USA entre 2007 et 2010. Ces politiques ne tuent pas que les hommes, elles détruisent la planète à travers la course effrénée à des sources d’énergie à bas prix, dont témoignent aussi bien le gaz de schiste que la quasi-indifférence des décideurs à ce qui se passe à Fukushima.
Alors oui, plus que jamais et malgré les difficultés, la lutte contre le capital est justifiée et indispensable. Non seulement contre les attaques quotidiennes, mais aussi pour une alternative socialiste à ce système mortifère.

Henri Wilno Jeudi 26 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Campagne financière : en route pour l’€uro-million !

NPA

Campagne financière : en route pour l’€uro-million ! dans NPA 7dbgb

L’entreprise n’est pas cotée sur le CAC 40.

Elle ne verse pas de dividendes à ses actionnaires. Elle est autogérée et tire son efficacité des initiatives, de l’imagination, du talent de ses membres. Il ne s’agit pas d’un loto ni d’un casino, et encore moins d’un investissement spéculatif…
Il s’agit d’une campagne où nous invitons nos camarades et amis, nos proches, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui veulent un autre monde, non pas à parier ni à acheter des actions ou des obligations… mais à se lancer dans le seul investissement qui, en cette période de crise chronique et globalisée, présente un rendement garanti à long terme : la transformation révolutionnaire de la société !

Nous sommes convaincus que ce n’est que par l’action collective que nous pourrons imposer l’interdiction des licen-ciements et la répartition du travail entre toutes et tous, sans perte de salaire, et ainsi en finir avec le chômage ; garantir un salaire minimum de 1  700 euros mais aussi une revalorisation des salaires de 300 euros ; annuler la dette, créer un monopole public bancaire en socialisant les multinationales et en mettant en œuvre une planification démocratique de la production en fonction des besoins matériels, intellectuels et écologiques de la population.
Nous sommes convaincus que seule la coopération des travailleurs et des peuples permettra un enrichissement matériel et moral de toutes et tous. Pour cela notre combat n’est pas hexagonal mais internationaliste. Nous voulons en finir avec l’Europe capitaliste qui nous spolie afin de construire une Europe socialiste où le pouvoir appartiendra à la population.
Un geste utile Le NPA est un parti à construire, il se veut un instrument des travailleurs et des jeunes. Il ne bénéficie ni de sinécures au sein des institutions, de la haute administration ou des multinationales, ni de l’aide de l’État. Il ne vit que du dévouement de ses militantEs, mais aussi grâce à la sympathie de celles et ceux qui pensent qu’il est indispensable que la voix des anticapitalistes et des révolutionnaires se fasse entendre.
L’argent n’est pas le nerf essentiel de la guerre. L’essentiel, c’est la conscience, l’organisation et la lutte des classes opprimées. Il est cependant indispensable dans cette société mercantile. C’est pourquoi nous lançons une campagne financière et politique, en nous tournant vers toutes celles et ceux qui nous entourent. Cet argent, nous le demandons pour notre combat collectif en général, pour lui donner plus d’efficacité, et en particulier pour nous donner les moyens de nous présenter aux prochaines élections européennes de 2014.

Nous soutenir peut être un geste d’adhésion, de soutien, de solidarité ou plus simplement encore une geste de sympathie, un geste démocratique. Mais c’est un geste utile qui comptera.

Pour plus d’informations, pour nous aider : http ://npa2009.org/souscription

Lundi 23 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

 

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