Archive | NPA

29 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix s’attend à une marée rouge (20mn)

bonnets

Mobilisation Le mouvement des « bonnets rouges » appelle à un grand rassemblement samedi

Habituée à accueillir des foules de festivaliers chaque été lors du festival des Vieilles Charrues, la commune de Carhaix s’apprête à voir déferler des milliers de « bonnets rouges » samedi dans ses rues.

Après Quimper le 2 novembre, c’est donc en plein cœur du Kreizh Breizh que s’exprimera la révolte bretonne pour un rassemblement « grave mais festif », selon les organisateurs. Dans le bourg de cette commune de 7 700 âmes, nombreux sont les commerçants qui ont placardé sur leur vitrine une affiche « Oui à l’emploi, non aux taxes ». Samedi, ils resteront ouverts toute la journée en signe de solidarité. « Bien sûr que j’enfilerai le bonnet rouge. La pression fiscale est telle que les petits commerçants et artisans n’arrivent plus à payer leurs charges », témoigne James, qui gère la bras- serie sur la place de la mairie. Un café où l’on croise, ce jeudi matin, Christian Troadec, maire de la commune et leader de la grogne. « On va montrer samedi au gouvernement que nous ne sommes pas résignés. On attend toujours des réponses urgentes et fermes pour sauver l’emploi dans la région et pas des mesurettes comme leur pacte d’avenir », clame Christian Troadec.

Un maire qui agace « C’est juste le début d’un soulèvement populaire, on ne lâchera rien face à ce pouvoir qui ne tient pas ses engagements», indique Mathieu, à la tête du restaurant les Bonnets Rouges. Opposant politique à Christian Troadec, ce membre actif du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) réfute toute étiquette politique au mouvement. « Le temps d’une lutte, nous pouvons tous nous associer comme nous l’avons déjà fait par le passé pour s’opposer à la fermeture de l’hôpital », assure le jeune homme.

Si la majorité des Carhaisiens soutient la fronde des « bonnets rouges », quelques voix discordantes se font toutefois entendre dans le bourg. « Je trouve que le mouvement se disperse un peu, on n’arrive plus trop bien à cerner leurs revendications », explique Huguette. Stéphanie, qui vit de petits boulots depuis plusieurs années, prend quant à elle pour cible Christian Troadec. « Je trouve qu’il en fait trop. C’est bien qu’il se mobilise mais on a l’impression qu’il pense surtout à sa réélection l’an prochain », souligne la jeune femme qui ne sera pas du rassemblement. « Je vais faire mes valises pour le week-end et je reviendrai dimanche soir quand tout sera fini », sourit-elle.

Jérôme Gicquel Créé le 29/11/2013 à 07h08 — Mis à jour le 29/11/2013 à 07h08

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29 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La révolte en Bretagne: un révélateur (essf)

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Fondateur en 1969 de la Ligue Communiste et, après son interdiction en 1973, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, Alain Krivine poursuit son activité militante au sein du Nouveau parti anticapitaliste, le NPA. Il nous livre sa vision de la situation en France.

L’anticapitaliste : L’autre matin, un journaliste de la Radio romande étalant son érudition comparait la situation de la France actuelle à celle de l’hiver de 1789…

Alain Krivine : Mmmoui… Ce qui se passe en Bretagne est l’expression d’une colère populaire généralisée qui s’exprime par une vraie explosion populaire. Elle donne un écho en termes de mobilisation à un ras-le-bol généralisé qui touche tout-le-monde, y compris une partie du petit patronat.

C’est ce qui lui donne un caractère ambigu…

Oui, comme toute révolte. Cependant, celles et ceux qui étaient dans la rue et qui le sont toujours, ce sont d’abord des salarié.e.s, des chômeurs et chômeuses, des petits pêcheurs et petits paysans que l’industrie agro-alimentaire met sur la paille. Sur les 30 000 de la manif de Quimper le 2 novembre, l’écrasante majorité c’étaient eux. Certes, l’Eglise, les petits patrons, l’extrême droite se sont greffés dessus, mais à l’origine de la mobilisation se trouve une coordination de boites en lutte réunie à Quimper et, en octobre, à Carhaix.

Oui, mais au final, le NPA défile avec le FN, les évêques et les patrons…

C’est ce que titrait Politis : ils se fourrent le doigt dans l’œil. On a eu raison d’y être, on a toujours raison d’y être et de lier le ras-le-bol généralisé avec nos mots d’ordre en faveur de mesures im- médiates anti-crise. La dénonciation des ambiguïtés de la révolte bretonne par les forces de gauche sert d’abord à éviter la confrontation centrale avec le gouvernement. Quant au patronat, il essaie de la détourner sur la question des taxes et pour parler de dissolution de l’Assemblée nationale. Qu’est-ce que ça changerait, de dissoudre ou même de changer de 1er ministre ? Avant on avait un parlement de droite qui faisait une politique de droite, maintenant, c’est un parlement de gauche qui fait une politique de droite. C’est cette politique qu’il faut combattre.

Revenons à la Bretagne…

Pour revenir à l’affaire bretonne, les divergences sur le positionnement traversent toute la gauche. Pour éviter l’affrontement avec le gouvernement, les syndicats organisent sept manifestations décentralisées, ils morcèlent la mobilisation ; pour sa part, Mélenchon appelle à une manif le 1er décembre en faveur de la « révolution fiscale »… à Paris. Or, sur le terrain, nous constatons que cette politique ne satisfait pas nombre d’activistes du PC et du Front de Gauche qu’on retrouve dans les manifestations avec nous, autour de la défense d’intérêts de classe. C’est sur cette base, que nous sommes et serons dans toutes les manifs.

Cependant, la révolte ne se traduit pas des mobilisations au plan national.

Tout-le-monde regarde vers la Bretagne. Mais, en même temps, les gens sont désabusés, démoralisés, ils n’y croient plus. Des luttes, il y en a, très radicales. Mais, elles ne convergent pas. Et sur le plan politique, la confusion est grande. Y contribuent les accords électoraux passés entre le PC et le PS à Paris, mais aussi à Toulouse et dans d’autres villes. Et quand celle qui se dit « l’opposition » va à la soupe, c’est le Front National qui prend racine.

La vague bleu marine ?

Contrairement à son père, toujours aligné sur les positions patronales, la fille Le Pen ne se positionne pas contre les aspirations populaires, ne s’oppose pas aux grèves. Elle capte ainsi de larges franges de gens, d’autant que son discours sur l’immigration, sur les roms etc. a bien pris dans les couches populaires, c’est un fait. Ainsi, c’est bien la première fois dans ma vie que, dans mon quartier, un quartier populaire, des gens disent qu’ils hésitent « entre le petit facteur et Marine »… C’est grave. Et ça nous oblige à aborder la question de l’extrême droite autrement qu’il y a trente ans. D’abord parce que le FN n’est pas l’Aube dorée. Et ensuite parce qu’il ne suffit pas de les dénoncer comme fascistes ou racistes et d’aller se coucher à cinquante devant leurs meetings. C’est plus en profondeur, sur les problématiques sociales et sur les mobilisations de masse, qu’il faut disputer au FN l’oreille des salarié.e.s. C’est pourquoi, pour revenir à la Bretagne, c’est dans le mouvement, avec les gens qui le font qu’il faut être, pas à côté…

28 novembre 2013 Interview : Paolo Gilardi

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30457

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28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

A Carhaix le 30 novembre!

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27 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Besancenot: « Il faudrait une bonne vieille révolution » (lnr)

NPA

1848 Gavroches de 1848

Le facteur le plus médiatique de France était, hier, à Poitiers.

A la Maison du peuple forcément. Olivier Besancenot, membre de la direction du NPA, continue ses tournées… politiques « une à deux fois par mois en région », assure-t-il. « Je n’ai jamais déserté le terrain. » Comme « Philippe (Poutou) », ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012. Et quelques autres militants, moins connus. Le motif de déplacement du médiatique postier dans la capitale régionale du Poitou-Charentes n’est pas lié aux prochaines échéances électorales de mars  2014 : « Je viens ici parce qu’il y a des militants, qu’il y ait une élection ou pas. On est dans le temps de l’action, de l’urgence sociale, de l’urgence politique. »

Olivier Besancenot a gardé son look de jeune homme et ses convictions intactes, seule sa barbe de trois jours rappelle qu’il est aussi dans l’air du temps. Sa proposition politique reste non négociable : « Il faudrait une bonne vieille révolution, croit-il savoir qui passerait par une explosion sociale, par la rue et des grèves ». Pour faire naître « une vraie société démocratique ».
Le leader du NPA a délivré, hier soir, son message récurrent : l’interdiction des licen-ciements, l’égalité des droits, la sortie du nucléaire… Bref, un programme connu qu’il répète à l’envi. Un programme qui ne peut s’appliquer avec la seule volonté de son courant politique : « Il faut une proposition unitaire », déclare-t-il. Olivier Besancenot rêve d’une gauche rassemblée, pas n’importe laquelle – et surtout pas celle de François Hollande, qui mène « une politique de droite » – celle constituée par les plus opposés au gouvernement.
Hier soir, le leader du NPA a pris le temps de discuter avec les militants, « c’est précieux de le faire sans enjeux immédiats. » Olivier Besancenot, le facteur de Neuilly, est venu solliciter aussi ses camarades pour qu’ils mettent la main à la poche ; le parti cherche 1 M€. Lui, le facteur de Neuilly, qui touche « 1.100 € par mois » et fait, dit-il, « comme tout le monde » pour vivre.

Didier Monteil 26/11/2013 05:29

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26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fiscalité : « le mécontentement traduit une aspiration à plus de justice et de simplicité fiscale »

France's Junior Budget minister Cahuzac presents France's 2013 budget at the Bercy Finance Ministry in Paris

 Ces derniers mois, la fiscalité est au cœur de l’actualité, que ce soit autour des multiples affaires de fraude fiscale, dont Cahuzac et Tapie sont les plus emblématiques, ou du fameux «  ras-le bol fiscal  ». Secrétaire général de Solidaires Finances Publiques, Vincent Drezet nous donne son appréciation des dernières mesures gouvernementales et du mécontentement global auquel on assiste.

Sandra Demarcq – Le 5 novembre dernier, la loi contre la fraude fiscale a été définitivement adoptée par le Parlement. Va-t-elle vraiment être efficace  ? Vincent Drezet – Cette loi comporte certains points positifs, comme l’extension du champ de compétences de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale, l’autorisation d’ex- ploiter des informations quelle que soit l’origine de l’information, certains renforcements de sanc- tions… Mais ces petits pas en avant sont ne sont pas suffisants au regard des enjeux  : aujourd’hui, en quelques heures, on peut créer plusieurs comptes et sociétés écrans dans les «  paradis fiscaux  » alors qu’il faudra au mieux plusieurs mois au fisc ou à la justice pour remonter la chaîne de la fraude.La réponse n’est certes pas strictement nationale  : l’Union européenne et l’OCDE portent une lourde responsabilité dans l’accroissement de la fraude  : elles prônent toujours la concurrence fiscale et sociale et le recul de l’État, elles n’imposent pas les mesures clés (échange automatique d’informations, règles fiscales communes), ce qui affaiblit sa capacité de contrôle et favorise le développement de la fraude. Celle-ci est évaluée à 1 000 milliards d’euros pour l’UE (dont 60 à 80 milliards en France auxquels il faut ajouter la fraude due au travail non déclaré de 15 à 20 milliards d’euros).

Et au plan national, certaines mesures manquent cruellement  : le renforcement des obligations déclaratives en matière de prix de transfert part exemple ou encore un vrai renfor- cement des moyens humains de l’administration fiscale (au sein de laquelle 30 000 emplois auront été supprimés entre 2002 et 2014, notamment dans les services qui gèrent les dossiers fiscaux et qui contribuent à débusquer la fraude).

Que ce soit du côté des plus riches, ou du côté des salariés et des retraités, le mécon-tentement face aux hausses d’impôts et face aux effets de la «  crise  » semble être unanime. Comment expliques-tu cela  ?

Ce mécontentement, qualifié de «  ras-le-bol fiscal  », n’est pas seulement fiscal  : il est avant tout social, au sens où il mêle perte de confiance dans l’action politique, déception devant les promesses de changement non tenues, colère devant les injustices qui perdurent et désespérance face à la crise. En matière de fiscalité, il traduit une aspiration à plus de justice et de simplicité fiscale. Or les mesures prises ne constituent pas une réforme de fond qui irait en ce sens. Au contraire, avec la hausse de la TVA ou la création du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), c’est toujours la politique de l’offre qui est à l’œuvre.

Ce mécontentement est instrumentalisé par certains intérêts (les «  pigeons  », le Medef par exemple) qui n’ont que faire d’une réforme fiscale  : ils demandent moins d’impôt pour eux, un point c’est tout. Le mélange d’un «  ras-le-bol  » profond et ancien et des stratégies mises en place par ces «  intérêts particuliers  », puissants et visibles, accroît les confusions et donne l’impression d’un «  ras-le-bol  » global. D’où une certaine perte de repères, porteuse de dangers.

L’injustice fiscale est bien réelle aujourd’hui. Comment y remédier  ?

L’injustice fiscale est réelle, elle s’est aggravée au cours des 20 dernières années  : la baisse de certains impôts (l’impôt progressif sur le revenu, l’imposition du patrimoine) et l’explosion des régimes dérogatoires ont favorisé et accompagné le développement des inégalités au profit des agents économiques les plus aisés (essentiellement le 1 % des ménages les plus riches et les grandes entreprises). Au surplus, en l’absence d’harmonisation, la concurrence fiscale européenne, marque de fabrique des politiques néolibérales, a déséquilibré le partage des richesses, exercé une forte pression sur l’action publique alors qu’elle permet la prise en charge des besoins sociaux, et affaibli la redistribution fiscale.

Il faut donc prendre le contrepied de ces orientations. Si le niveau européen est difficile à changer, il n’en demeure pas moins que certains chantiers doivent avancer  : il en va ainsi de l’échange automatique d’informations, de l’harmonisation de la TVA et de l’imposition sur les sociétés et de la création d’impôts européens (impôt sur les sociétés, impôt sur le patrimoine, taxe sur les transactions financières) pour alimenter le budget européen et financer les solidarités, notamment au bénéfice des régions pauvres.

Au plan national, il n’y a pas besoin de l’autorisation de Bruxelles pour rendre la fiscalité plus juste  : la suppression de nombreux régimes dérogatoires, un barème de l’impôt sur le revenu dont la progressivité serait renforcée, un impôt sur les sociétés qui imposerait plus lourdement la distribution de dividendes que l’investissement, une imposition du patrimoine refondue et une fiscalité locale (complexe et déséquilibrée) rénovée assise sur la valeur foncière réelle des biens immobiliers et plafonnée en fonction des revenus sont des réformes souhaitables que la France peut mener seule.

Les agentEs de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) sont aujourd’hui les plus «  exposéEs  » à ce mécontentement. Les difficultés pour eux sont de plus en plus nombreuses. Quelles solutions  ?

Les agents sont directement confrontés aux réalités sociales du pays, notamment dans les services d’accueil, de contrôle et de recouvrement. Face à l’explosion de la charge de travail et de sa complexité, il faut un renforcement des effectifs, un changement du mode d’encadrement et des moyens financiers pour améliorer les conditions d’accueil et les conditions de vie au travail ou encore pour rembourser les sommes engagées par les agents lorsqu’ils se déplacent dans le cadre de leurs fonctions. Ces solutions sont nécessaires, les gouvernements successifs ont choisi de faire le contraire.

DREZET Vincent, DEMARCQ Sandra

* Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013). http://www.npa2009.org/

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26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre l’austérité, l’injustice fiscale, les licenciements…

NPA

Contre l'austérité, l'injustice fiscale, les licenciements... dans NPA logo-npa-large

le 1er décembre, tous ensemble !

Jean-Marc Ayrault prétend répondre au mécontentement en annonçant une « remise à plat de notre système fiscal«   et sa volonté de relancer le dialogue social. Il n’y a pour les classes populaires rien de bon à attendre de ce nouveau faux semblant du gouvernement. Il ne peut avoir, au final, d’autres effets que de favoriser encore plus le patronat sous couvert de lutte contre les déficits et le chômage.

En finir avec les politiques d’austérité… François Hollande et le PS avaient dit « Non à la TVA Sarkozy« . Aujourd’hui ils augmentent la TVA pour financer un cadeau de 20 milliards aux actionnaires. Et la remise à plat d’Ayrault ira dans le même sens, en pire, si nous ne réussissons pas à inverser les rapports de force pour imposer une autre répartition des richesses. Le gouvernement  prend dans les poches de la population pour donner aux patrons et aux riches. Il invoque la dette pour justifier cette politique, pure hypocrisie car ce sont bien les cadeaux faits au patronat comme les intérêts versés aux banquiers  au titre du paiement de la dette qui ruinent l’économie.

Cette politique est injuste  et inefficace. La dette ne cesse de croître, le chômage augmente. Au nom de la croissance, gouvernement et patronat aggravent le chômage, intensifient les rythmes de travail. Leur course à la compétitivité entraîne la multiplication des plans sociaux. Une telle politique ne vise qu’à la croissance des profits au détriment de toute la société.

Unifier les révoltes A travers tout le pays, la révolte éclate :  les travailleurs de Marine Harvest, d’Alcatel-Lucent, ceux de La Redoute  ou bien d’autres contre les licenciements, les enseignants et les parents d’élèves contre les rythmes scolaires, les sages-femmes, des paysans et des artisans victimes de la crise… Il s’agit aujourd’hui de saisir toutes les occasions qui permettent au mécontentement, aux mobilisations de converger sur le terrain social et politique  contre le gouvernement et le patronat.

L’UMP et le FN osent prétendre parler au nom des classes populaires, c’est un mensonge, une imposture.  C’est à nous, aux travailleuses et aux travailleurs, à la jeunesse de prendre l’offensive pour ne pas les laisser dévoyer le mécontentement.

Au lieu de nous laisser diviser, nous devons unir nos combats. C’est pourquoi le NPA était avec la révolte bretonne à Quimper ou, samedi dernier avec les salariés à Rennes, Morlaix… C’est pourquoi aussi nous appelons à participer, le 1er décembre, à la marche initiée par le Front de gauche. Il est de l’intérêt de toute la population de se battre ensemble contre la hausse de la TVA et l’écotaxe,  pour une fiscalité anticapitaliste et en finir avec l’austérité,  pour l’interdiction des licenciements, contre les expulsions de sans-papiers.

Le 1er décembre sera l’occasion de dire dans la rue nos exigences,  de faire un pas vers la construction d’une opposition politique contre le gouvernement et le patronat.

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Visages de l’islamophobie (4)

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Après les mobilisations de Mamans Toutes Égales à Montreuil contre l’interdiction les femmes portant le foulard d’accompagner les sorties scolaires, c’est à Bobigny que s’est tenu le 13 novembre un rassemblement contre les discriminations, à l’initiative des premières concernées, des mères d’élèves des quartiers nords du Blanc-Mesnil (93).

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En cause ? Une circulaire de l’Éducation nationale ainsi rédigée : « Il est recommandé de rappeler dans le règlement intérieur que les principes de laïcité de l’enseignement et de neutralité du service public sont pleinement applicables au sein des établissements scolaires publics. Ces principes permettent notamment d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires. »

Les femmes visées Quand l’islamophobie s’abat, c’est de plus en plus souvent sur les femmes. La focalisation se fait sur le port du foulard, avec une multiplication des lois à son encontre : loi interdisant le port du voile à l’école, loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (visant le niqab et la burqa), interdictions aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires, d’exercer dans les services publics, interdiction des signes religieux au domicile des assistantes maternelles, interdiction du port du voile dans les entreprises privées assurant des missions de service public (crèches notamment…).

Tout cela se conjugue au renforcement de l’extrême droite autour de la « Manif pour tous », ce qui a entraîné une augmentation effarante du nombre d’agressions islamophobes contre des femmes.

La lutte contre l’islamophobie est bien une lutte féministe : ce sont les femmes qui sont exclues des cadres de sociabilité, de l’éducation et de l’emploi.

C.M.

Dossiser réalisé par la commission nationale féministe du NPA.

http://npa2009.org/node/39684

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Philippe Poutou attaque (Lt)

poutou morlaix

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Pacte social. Echange de mots doux entre Lepaon, Troadec et Poutou

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Philippe Poutou, le candidat du NPA à la dernière élection présidentielle, a apporté son soutien au maire de Carhaix.

Thierry Lepaon « n’est pas gêné », indique-t-il sur notre page Facebook. « Visiblement son problème c’est Troadec. Pour nous, le problème c’est son duo avec Berger de la CFDT ». « Comment croire que la défense des emplois peut passer aujourd’hui par une alliance avec Berger ?, poursuit-il. On a besoin au contraire d’une unité des syndicalistes par en bas, une unité qui prend des initiatives de convergence pour les luttes, qui mette en avant des revendications radicales comme l’interdiction des licenciements, l’expropriation des capitalistes, l’autogestion ouvrière … Une unité des salariés en lutte qui rompt avec les manœuvres politiciennes. Ça vaudra infiniment mieux que leur pacte bidon sur l’avenir en Bretagne ».

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/bonnets-rouges-quand-thierry-lepaon-compare-christian-troadec-a-mireille-mathieu-24-11-2013-2314036.php

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix samedi 23 novembre

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: pour une convergence des mobilisations

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Signe d’une mobilisation qui continue, le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, créé il y a plus d’un mois, s’est réuni vendredi 15 novembre.

Il a rassemblé environ 150 personnes, dont 40 salariéEs de Marine HarvestMalheureusement aucune organisation syndicale, ni aucun représentant du personnel n’a fait le déplacement. Seuls les salariéEs de Marine Harvest qui se sont battus pour récupérer des primes de départ, et les intérimaires qui iront pointer au chômage en mars 2014, étaient présentEs.

Ils étaient venus pour remercier le comité de son soutien logistique et moral durant leur lutte. Malgré la fin de la grève, ils ne sont pas résignés. Pour le comité de soutien et pour les salariéEs présentEs, la lutte prendra d’autres formes. Conscient que c’est en restant uni qu’ils pourront peut-être obtenir une suite au site de Marine Harvest.
Durant la semaine écoulée, Carhaix est devenu le symbole de la contestation contre les taxes. Ce même vendredi 15 novembre, la filière d’horticulture réunissait plus de 250 « entre- preneurs » et des salariéEs venuEs de Bretagne bien sûr, mais aussi des Pays de la Loire, de la Manche, de l’Aquitaine, de Poitou-Charentes, du Nord ou encore de Midi-Pyrénées, contre le passage de la TVA à 10 % au lieu de 5, 5. Et cela sans compter la mobilisation menée ce samedi par les transporteurs pour protester contre l’écotaxe, et les centres équestres qui manifestaient ce même jour, pour protester contre le passage de leur TVA de 7 à 20 %.

Contre l’éparpillement Du côté syndical, les tensions sont fortes. Un appel à manifester a été lancé pour le 23 novembre dans les 4 départements bretons, appel lancé par les organisations syndicales CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CSG : « Pour l’avenir de la Bretagne, mobilisons-nous pour un Pacte social ».

Au vu de la situation urgente que vivent plusieurs milliers de salariéEs de l’agro- alimentaire, l’on aurait pu espérer lire des revendications plus claires, comme l’exigence d’un moratoire sur les licenciements ou encore la restitution des subventions publiques qu’ont em- pochées des entreprises comme Doux, Marine Harvest, Tilly Sabco, CAB et compagnie… Ce n’est pas le cas !
Quant à FO, il n’est pas question rejoindre cette intersyndicale qu’elle qualifie de « mani- festation de soutien au gouvernement ». D’autre part, cette organisation syndicale s’est désolidarisée du collectif « Vivre, travailler et décider en Bretagne » qu’il le juge trop régionaliste. Pour FO, la question des licenciements est une question nationale et l’organisation appelle donc à manifester à Rennes contre les licenciements… le 23 novembre 2013.
Sans FO, les « bonnets rouges » appellent, eux, à manifester le 30 novembre à Carhaix pour l’emploi et pour la suppression claire et définitive de l’écotaxe. Pour l’instant, la seule organisation syndicale ouvrière qui s’associe à cette manifestation est le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, avec comme unique mot d’ordre la défense des emplois, afin de soutenir les salariéEs de « Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, etc. »

Une perspective politique d’ensemble Pour le NPA, nous continuerons, comme nous l’avons fait le 2 novembre à Quimper, à défendre des objectifs communs autour de l’interdiction des licenciements, l’arrêt de toutes les suppressions d’emplois, la réquisition sous contrôle ouvrier des entreprises qui licencient, et la baisse du temps de travail.
Nous avons milité — et continuons de le faire — pour l’unité du monde du travail et de ses organisations, en opposition à la politique du gouvernement et du Medef, en solidarité avec toutes celles et ceux qui sont victimes de leur politique. Il appartient à la classe ouvrière et à ses organisations d’offrir une perspective politique d’ensemble, pour ne pas laisser la droite et l’extrême droite dévoyer le mécontentement.
Dans ce cadre, nous défendons la reconversion de l’agriculture et du secteur agro- alimentaire. Le capitalisme agro-industriel détruit l’emploi paysan, l’environnement et mène la vie très dure aux salariés des usines. Nous refusons une société inhumaine qui sacrifie les hommes et la nature pour satisfaire la rapacité de quelques-uns. La mobilisation continue, en Bretagne et ailleurs.

Correspondante Jeudi 21 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013)

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