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07 août 2013 ~ 0 Commentaire

Permanence de la révolution (6)

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Permanence de la révolution (6) dans NPA revolutions

« L’idée d’une autre société est devenue presque impossible à penser, et d’ailleurs personne n’avance sur le sujet, dans le monde aujourd’hui, même l’esquisse d’un concept neuf. Nous voilà condamnés à vivre dans le monde où nous vivons.» écrivait François Furet (1), enterrant ses propres illusions lorsqu’il troquait son conformisme stalinien pour le nouvel air du temps, la soumission au libéralisme. Ces deux dernières années apportent un flagrant démenti à cette idéologie de soumission !
L’idée de révolution, d’intervention des travailleurs et des peuples sur le terrain où se décide leur propre sort, est à nouveau une idée neuve, jeune ! Nous sommes condamnés à penser l’avenir. Des caricatures staliniennes ou maoïstes, il ne reste que des ruines sur lesquelles prospère le libéralisme sauvage. Les travailleurs, les classes populaires ont commencé à écrire une nouvelle page des luttes d’émancipation, et il nous faut adopter le regard de la jeunesse, plutôt que de répéter des formules toutes faites héritées du passé.
Penser un monde en plein bouleversement en nous appropriant cette idée de Marx selon laquelle « le communisme n’est pas un état de cho- ses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état de choses existant ». Notre politique s’inscrit dans ce mouvement, y participe de l’intérieur, y trouve son propre programme, ses propres objectifs et perspectives.

Un mouvement s’affirme Au final, les échecs du passé renvoient à une immaturité des conditions objectives, tant matérielles que cul- turelles. Les révolutions du début du siècle précédent avaient ouvert la voie mais elles ont été étouffées. Les décennies qui ont suivi ont bou- leversé le monde : de gigantesques progrès ont été accomplis sous la domination du capital qui les retourne contre leurs acteurs, les pro- létaires du monde entier, pour tenter de les asservir. « Étant donné la prospérité générale où les forces productives de la société bourgeoise se développent aussi surabondamment que le permettent somme toute les conditions bourgeoises, il ne peut être question d’une révolution. Une telle révolution n’est possible que dans les périodes où ces deux facteurs, les forces productives modernes, et les formes de production bourgeoises, entrent en conflit les unes avec les autres […] Une nouvelle révolution n’est possible qu’en conséquence d’une nouvelle crise. Mais l’une est aussi certaine que l’autre », écrivait Marx dans les Luttes de classes en France.

Les mêmes contradictions produisent aujourd’hui les mêmes effets, à une échelle bien plus large, mondiale, globale. La vague révolutionnaire qui secoue actuellement le monde arabe, ses échos dans les luttes à travers le monde, indiquent que les conditions objectives d’une nouvelle période révolutionnaire mûrissent à travers la concurrence généralisée à l’échelle de la planète. Cette concurrence qui prolétarise des millions de paysans, en ouvrant les frontières, développe les relations internationales, les transports, les nouvelles tech- nologies, et porte les contradictions du capitalisme à un niveau d’exacerbation jamais atteint.

Un programme s’écrit Un mouvement irréversible est engagé. Il connaîtra des hauts et des bas, des victoires et des défaites, de lentes ­accumulations de forces puis de brusques accélérations, des explosions, mais notre stratégie doit s’inscrire dans cette nouvelle période. Dans son affrontement avec l’oligarchie financière, ce mouvement écrit son propre programme.
«  Ce que nous avons tous en commun, c’est que nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % res- tants », écrivaient ceux qui rêvaient de faire de Manhattan une place Tahrir alors que les Indignés de la Puerta Del Sol, à Madrid, exigeaient « une démocratie réelle maintenant ! »

  Les convergences, les solidarités qui se forgent au mépris des frontières expriment les aspirations unificatrices pour en finir avec la dictature des 1 %. Les aspirations au bien-être, le droit à un travail, un logement, à la culture sont indissolublement liées à l’exigence démocratique.
« Non à l’austérité », « annulation de la dette », « aux peuples de décider » deviennent des mots d’ordre quasi universels, ainsi que les exigences écologiques qui donnent au besoin d’une gouvernance mondiale, à celui d’une planification démocratique, un contenu évident, tant il est vrai qu’il n’y a pas de réponse locale ou partielle à la crise écologique planétaire.
Au cœur de cette soif d’égalité, s’affirme la lutte des femmes pour l’égalité, force vivante et motrice des mouvements, avec en corollaire le rejet de tous les intégrismes, l’exigence d’une liberté réelle maintenant.

Une page se tourne Encore balbutiant, en rupture avec les vieilles forces politiques, le mouvement n’a pas eu le temps, la force, les moyens, de construire un programme politique, de forger son instrument, démocratique, révolutionnaire, pour la transformation de la so- ciété. Il a devant lui un vaste chantier théorique et pratique, la question des chemins du pouvoir qui se pose en des termes totalement nou- veaux. Nous sommes toutes et tous appeléEs à y prendre notre place.
Loin des schémas tout faits, la révolution poursuit son œuvre, dressant ses adversaires les uns contre les autres pour mieux déblayer son propre chemin, l’auto-organisation des exploitéEs prenant leurs affaires en main. Elle accumule des expériences, gagne des positions dans les syndicats, les associations, les institutions elles-mêmes. Elle ne se fixe aucune limite ni barrière pour mieux se préparer à la conquête de la démocratie.

Yvan Lemaitre
1- François Furet, le Passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au XXe siècle

http://npa2009.org/node/38413

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

Grande-Bretagne : progresser vers l’unité des révolutionnaires (Avanti.be)

Grande-Bretagne : progresser vers l’unité des révolutionnaires (Avanti.be) dans A gauche du PS poll-tax-scotland

Des discussions ont eu lieu récemment entre trois organisations anglaises: International Socialist Network, Anticapitalist Initiative, et Socialist Resistance [1]. La rencontre entre les délégations de ces trois organisations portait sur la question la réalisation d’un courant révolutionnaire unifié. [2]

Les délégués des Socialist Resistance, Anticapitalist Initiative et International Socialist Network se sont rencontrés le samedi 7 juillet pour débattre des pas à franchir pour progresser vers la création d’un courant hétérodoxe, unifié et pluriel de la gauche révolutionnaire en Grande Bretagne. L’origine de ces discussions est la récente scission du SWP qui a donné naissance au groupe International Socialist Neetwork, et qui a également inspiré des débats dans toute la gauche anglaise et internationale sur la nécessité de rompre avec la conception monolithique et « par en haut » des organisations révolutionnaires, conception qui a prouvé sa nuisance au cours de ces dernières années. Les délégations se sont mises d’accord sur l’objectif de construire une gauche radicale, ouverte et démocratique, qui encourage la libre pensée et sur le fait que ce processus ne peut être assurée que par en bas et pourrait donner naissance à une nouvelle génération militante.

Partout où c’était nécessaire, les délégués ont essayé de clarifier les termes du débat entre leur propre organisation et les autres. C’était im- portant pour encourager une culture d’ouverture et d’honnêteté dans les discussions. Les groupes participants ont également confirmé qu’ils n’étaient, et ne voulaient pas être, monolithiques dans leur approche des politiques révolutionnaires et que même au sein de leurs propres groupes ils essayaient de pratiquer le pluralisme. La discussion s’est initialement concentrée sur un document rédigé par Simon Hardy et Luke Cooper (ACI) ; « Quelle organisation radicale ? » . Les débats étaient largement ouverts, mais se concentraient également sur la question de la construction de partis de gauche, de syndicats, de mouvements sociaux militants, et d’organisations démocratiques. Alan Thornett (SR) a rédigé une réponse à ce premier document où il pointe la différence entre un projet de parti large et un courant marxiste révolutionnaire. Il y développe également des différences sur la façon dont la question de la démocratie dans les organisations a été traitée dans le document.

Deux débats ont eu lieu entre les délégués sur la question de l’unité révolutionnaire et il en ressort un accord sur la nécessité d’ouvrir le débat à nos réseaux et aux membres. De même, une date a été fixée en octobre pour une rencontre nationale conjointe. Des discussions utiles ont é- galement eu lieu sur la question des collaborations dans leurs aspects pratiques ; l’idée a été évoquée de réaliser une publication de 12 pages pour y développer une perspective commune pour les étudiants et les jeunes travailleurs au cours de l’automne, mais aussi de travailler en- semble pour que l’initiative Left Unity (l’Unité de la Gauche) [3] soit un succès et pour développer une rencontre BME (Black and Minority Ethnic) .

Source : http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article3048
Traduction française pour Avanti4.be : Sylvia Nerina

Notes d’Avanti :

[1] International Socialist Network (ISN) est né à la suite d’une scission au sein du Socialist Workers Party à la suite de la grave crise interne de ce parti sur les questions démocratiques et féministes (voir notre dossier). Anticapitalist Initiative (ACI) a été créée par l’ex organisation de jeunes de Workers’ Power. Socialist Resistance est la section britannique de la IVe Internationale.

[2] Voir notre dossier

[3] Idem

http://www.avanti4.be/actualite/article/grande-bretagne-progresser-vers-l-unite-des

Commentaire: Ce projet « révolutionnaire » n’est pas contradictoire avec celui de « vrai parti de Gauche » de Ken Loach.

Egalement au Brésil: http://www.avanti4.be/actualite/article/bresil-naissance-d-une-nouvelle-organisation-de

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03 août 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : le prix à payer

Édito : le prix à payer dans Austérité extrait-adele

Après le dramatique accident ferroviaire qui a tué 80 personnes et fait plus d’une centaine de blessés en Espagne, le premier réflexe des autorités, comme de la plupart des organes de presse, a été de mettre en cause le conducteur du train et sa vitesse excessive.
Ce dernier a pourtant été remis en liberté lundi, tout en étant mis en examen pour homicide par imprudence. Il a reconnu avoir fait une erreur de jugement en confondant ce passage avec un autre où la vitesse autorisée est plus importante.

Mais l’essentiel est ailleurs : des systèmes automatisés de contrôle plus performants que ceux utilisés sur ce tronçon existent pour pallier une défaillance humaine toujours possible. La volonté clairement affichée de faire des économies sur ce chantier achevé en 2011 a primé sur le reste, et en particulier sur la sécurité, alors que les entreprises privées qui y ont participé s’en sont mis plein les poches.
De son côté, la SNCF essaye de suggérer que ça ne pourrait pas arriver en France. L’accident de Brétigny-sur-Orge vient pourtant tout juste d’avoir lieu ! Qui donc a bien pu oublier le témoignage de ce conducteur paru dans Rue 89 le 15 juillet expliquant que les cheminots depuis longtemps sur ce passage étaient convaincus qu’« un jour il y aura une catastrophe » ? La direction préfère laisser courir certaines rumeurs évoquant une « malveillance », alors que les problèmes sont bien connus par toutes celles et ceux qui travaillent, risquent leur vie parfois, mais n’ont pas droit au chapitre. Il y a, il est vrai, une différence : à 52 ans, du fait des contraintes, du stress, de l’énorme respon- sabilité qui pèsent sur eux, il est encore possible pour un conducteur de prendre sa retraite en France, pas en Espagne. Mais pour combien de temps ? Pour le reste, c’est partout la même politique : moins de personnel et moins de révisions, économies de bouts de chandelle, priva-tisation rampante et sous-traitance en cascade… Le fonctionnement « normal » du capitalisme en quelque sorte qui finit par avoir un prix. Insupportable.

Jean-François Cabral Jeudi 1 août 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 206 (01/08/13)

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01 août 2013 ~ 0 Commentaire

Surenchères racistes et réactionnaires, attaques contre les salariés… Préparons la rentrée !

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Surenchères racistes et réactionnaires, attaques contre les salariés... Préparons la rentrée ! dans NPA fric

Les propos et les actes racistes se multiplient.

Ils ne sont pas commis seulement par des individus isolés encouragés par la droite et l’extrême droite, mais aussi et surtout par le gouver- nement et son ministre de l’Intérieur, Valls, qui joue à Sarkozy… Lâchement, le gouvernement s’en prend aux catégories de la population les plus en difficulté, fragilisées. Dans la continuité de son prédécesseur, il vise ainsi à diviser la population pour mieux étouffer le méconten- tement, les réactions contre sa politique au service des plus riches.

Scandaleuse stigmatisation et surenchères politiques La France a déjà été condamnée six fois par le Conseil européen des droits sociaux pour politique discriminatoire à l’égard de la population Rom. Et pourtant, les expulsions au petit matin, le passage des bulldozers détruisant les maigres biens des familles, continuent au même rythme et avec la même violence qu’au temps de Sarkozy.
À chaque fois, l’appauvrissement des familles s’aggrave : errance, perte de biens, rupture des liens de solidarité avec le voisinage, complications sans fin pour la scolarisation des enfants… Cette politique qui stigmatise une population ciblée porte un nom : le racisme d’État. L’attitude du gouvernement ouvre la porte à toutes les surenchères démagogiques. D’abord celles d’un Estrosi ou d’un Le Pen qui attisent les peurs et appellent quasiment à des pogroms pour flatter leur possible électorat pour les prochaines échéances municipales. Puis, c’est le député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, qui vante les crimes nazis et Hitler avec une telle haine que le procureur a ouvert une enquête contre lui pour « apologie de crimes contre l’humanité ».

Cette démagogie est dangereuse et répugnante. Pourquoi un pays riche ne pourrait-il pas accueillir correctement les quelque 15 à 20 000 Roms qui y vivent ? Ce ne sont pas les richesses qui manquent pour garantir à toutes et tous le droit de vivre dans la dignité, le droit au logement, au travail, à l’éducation.

Écran de fumée et boucs émissaires Cette politique cible aussi la population musulmane. D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, les actes racistes déclarés contre des musulmans ont augmenté de 55 % en deux ans. En deux semaines, 8 femmes voilées se sont fait agresser. Femmes et musulmanes : double cible pour les lâches, sexistes et racistes ! À Trappes, la police a fait du zèle en appliquant cette loi stupide contre le port du voile intégral, agressant une femme et son mari. Qui peut croire un seul instant qu’une telle agression puisse servir la liberté des femmes ?

Une nouvelle fois, il s’agit de stigmatiser une catégorie sociale minoritaire, la démagogie du bouc émissaire que développe très consciemment Manuel Valls qui soutient l’intervention de sa police au mépris de la parole de la femme contrôlée et des témoins. La colère des habitants, leur révolte, lui ont répondu. Elles expriment un ras le bol à la fois des actes racistes d’une police qui les harcèle mais ne les protège pas du chômage, de la misère et de l’échec des politiques publiques.
Droit de vote pour les étrangers, développement de services publics de proximité, désenclavement des quartiers, droit d’apprendre et de se former dans de bonnes conditions, droit à l’emploi, réhabilitation des logements sans augmentation de loyer… Tout cela reste lettre morte. La situation a même empiré !

Reprendre l’offensive sur le terrain social et démocratique La montée du racisme et des préjugés réactionnaires s’inscrit dans la ré- gression sociale organisée par le gouvernement et le patronat pour la sauvegarde des profits des plus riches au détriment de toute la société. À la rentrée, ces derniers préparent une nouvelle attaque contre les retraites alors que le chômage ne cesse de croître.

Loin d’apporter la moin- dre réponse aux attentes de la population, le gouvernement ne se soucie que des intérêts de la minorité des possédants. Une autre politique est nécessaire pour imposer une meilleure répartition des richesses, éliminer le chômage en partageant le travail entre toutes et tous, garantir les salaires et les retraites, combattre la droite et l’extrême droite. Une telle politique ne pourra venir que de notre mobilisation sur le terrain social et politique pour changer le rapport de force et tracer la perspective d’un gou- vernement contre l’austérité, un gouvernement du monde du travail, au service du plus grand nombre.
Il y a urgence à construire une opposition de gauche au gouvernement Ayrault-Hollande, une réelle alternative avec toutes celles et tous ceux qui voudront en être, pour remettre les choses à l’endroit : la richesse au service des besoins de toutes et tous.

Roseline Vachetta Mercredi 31 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 206 (01/08/13)

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28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

« Quelle écologie ? Quel socialisme ? Quelle transition ? »

Sous la forme d’un hors-série spécial de notre revue, le NPA publie un travail important de notre camarade de la LCR belge, Daniel Tanuro. En commentant de façon critique le Manifeste écosocialiste du Parti de gauche, il contribue à définir le socialisme pour lequel nous nous battons. Essentiel, dans tous les sens du terme. Prenant appui sur la référence commune au Manifeste écosocialiste international publié en 2002, Daniel Tanuro s’applique à débattre point par point avec les 18 thèses du Manifeste pour l’écosocialisme adopté en mars 2013 par le congrès du Parti de gauche.
« Pourquoi consacrer un tel travail au projet de Manifeste écosocialiste d’une formation politique particulière dans un pays particulier ? Parce que (…) le document proposé par le Parti de gauche fait pénétrer le lecteur au cœur de l’énorme, de la gigantesque, de la vertigineuse difficulté à laquelle sont inévitablement confrontéEs celles et ceux qui, en France et ailleurs, adoptent l’écosocialisme com- me cadre de réflexion : comment répondre à la fois aux besoins sociaux et aux exigences écologiques lorsque trois milliards d’êtres humains manquent de l’essentiel et que le sauvetage du climat impose de produire moins, sous peine de catastrophes irréversibles ? » La discussion se concentre autour de trois questions décisives : anticapitalisme ou antilibéralisme ? Autogestion ou pilotage par l’État ? Refondation par les luttes ou réforme institutionnelle ?

Derrière la finance, tout le système économique Sur le premier point, le manifeste du PG désigne ceux qui sont pour lui « les vrais coupables (…) : l’oligarchie financière mondialisée, les gouvernements soumis aux lobbies des multinationales sans contrôle démocratique, les idéologues de la concurrence « libre et non faussée », du capitalisme vert et du libre-échange ». Mais force est de constater que Bhopâl, Seveso, Fukushima, l’Erika, la destruction de la forêt tropicale, le scandale de l’amiante et les autres catastrophes environnementales des dernières décennies ne sont pas imputables à ces seuls responsables…, et que le réchauffement climatique global, dû principalement à l’envo- lée des émissions de gaz à effet de serre au cours des Trente Glorieuses, est le produit du fonctionnement ordinaire du capitalisme. Tout capi- talisme est nécessairement productiviste parce que la concurrence pour le profit est son seul moteur. Il n’y a pas d’espace pour un « éco- socialisme par étapes », qui commencerait par rompre avec la mondialisation néolibérale en reportant les tâches anticapitalistes à plus tard.
Surgit alors une autre discussion : pourquoi « socialisme » a-t-il si longtemps rimé uniquement avec productivisme ? Est-ce dû au projet socialiste lui-même ? Sinon, quelles mesures, quel programme pour éviter de retomber dans l’ornière ? Daniel Tanuro pointe « trois phénomènes combinés (qui) ont joué un rôle majeur : l’étatisme, la bureaucratie et le repli national ».

Articuler les ruptures sociales et écologiques Conscient de la difficulté qui « réside dans le gouffre béant entre la nécessité impérieuse d’une alternative socialiste et le niveau de conscience actuel (…) des exploitéEs et des oppriméEs », l’auteur propose de répondre à la fois aux demandes sociales et aux urgences écologiques, à travers un programme qui permette d’amorcer la rupture.

La nationalisation des secteurs de l’énergie et de la finance, sans indemnité ni rachat, est le point de départ incontournable d’un plan écosocialiste, articulant la suppression des productions inutiles ou nuisibles, la sortie du nucléaire et du tout-automobile, le passage à une agriculture paysanne, la reconversion des travailleurs et travailleuses des secteurs condamnés, le développement du secteur public, et le partage du travail entre toutes et tous sans perte de salaire… Ce programme doit mettre en perspective la formation d’un gouvernement capable de l’appliquer, aux niveaux national, européen et mondial.

Mais une telle perspective « ne doit pas servir à justifier le rabaissement du programme au-dessous du niveau permettant effectivement la rupture, de même que la nécessité d’une vaste mobilisation sociale ne doit pas servir à justifier une stratégie étapiste de réforme préalable des institutions ». Une lecture indispensable !

Christine Poupin Vendredi 26 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Choc de simplification : des complications pour les travailleurs

Choc de simplification : des complications pour les travailleurs dans Hollandie syndique

Annoncé fin mars par Hollande, le « choc de simplification » se traduit aujourd’hui par un catalogue de mesures.

Si la communication du 17 juillet a été centrée sur la simplification des démarches des usagers vis-à-vis de l’administration, l’essentiel est ailleurs : il s’agit de simplifier la vie des patrons, c’est-à-dire de lever certaines « rigidités » qui protègent partiellement les travailleurs du pouvoir patronal.
Un des objectifs est d’alléger le contrôle de l’administration sur le respect du droit du travail. Après avoir programmé l’affaiblissement de l’inspection du travail1, le gouvernement remplace les obligations de transmission de documents à l’administration du travail par une mise à disposition si celle-ci le réclame. En outre, un décret déjà présenté au Conseil d’État facilite l’accès des moins de 18 ans aux travaux dangereux : l’autorisation annuelle de l’inspection du travail est remplacée par une autorisation pluriannuelle pour les jeunes en formation. Pour les autres, un simple avis favorable du médecin du travail suffira, et c’en sera donc fini du contrôle du respect de la régle- mentation sur la sécurité au travail !
D’autres mesures vont permettre aux patrons de payer moins de taxes. Les frais d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés seront réduits de 50 %. Hollande a confirmé que la réforme de la taxation des plus-values de cession d’entreprises (avec de gros abattements pour satisfaire les « pigeons ») sera appliquée de façon rétroactive, à partir du 1er janvier 2013…

Droit à truander, droit à polluer… La « simplification » va aussi permettre aux patrons de truander plus facilement l’administration fiscale. Les contrôles fiscaux seront allégés pour le crédit d’impôt. Les contrôles de l’usage des fonds publics attribués sous forme d’avance remboursable s’appuieront sur le principe de la confiance à priori (!). Les obligations de publication des comptes pour plus de 1, 3 million de petites entreprises seront allégées.
Par ailleurs, cette opération va probablement aboutir à une simplification du « droit à polluer », car le gouvernement a lancé depuis le 16 avril des États généraux du droit de l’environnement, et écoute attentivement les doléances contre les « contraintes » pesant sur la croissance. Les pistes sont nombreuses, notamment donner plus facilement des autorisations aux industriels, mettre en veilleuse le principe de précaution, et éviter quelques enquêtes publiques…
Le « choc de simplification » est donc une formule de communicant qui cherche à dissimuler l’orientation 100 % pro-patronale du gouvernement. Comme l’a indiqué Pécresse le 17 juillet sur Europe 1, « clairement, le gouvernement met ses pas dans les pas de Nicolas Sarkozy ». Et il tapera encore plus fort dans les mois à venir parce que la crise (qui n’est pas derrière nous !) exige, dans le cadre du système, des cadeaux toujours plus grands pour les patrons et des attaques redoublées contre les travailleurs. Seul le blocage de l’économie du pays, c’est-à-dire la grève générale, pourra stopper cette spirale régressive. C’est l’enjeu de la rentrée sociale.

Gaston Lefranc
1- http ://www.filoche.net/2013/02/18/mise-a-mort-de-l %E2 %80 %99inspection-du-travail/

Jeudi 25 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI dans Antifascisme 20130725144843__brahmi2

 

Moins de 6 mois après l’assassinat de Chokri Belaid, un deuxième dirigeant du Front Populaire Mohamed BRAHMI vient d’être assassiné par le même mode opératoire, sortant de son domicile devant sa femme et ses enfant de 11 balles tirées par deux motards.

Ce dirigeant d’un parti nationaliste de gauche était député de Sidi Bouzid la ville d’où avait commencé la révolution, mais où ont eu lieu ces derniers mois de nombreuses mobilisations populaires contre le gouvernement et contre le siège local du parti islamiste majoritaire Ennhada.

Le NPA présente ses condoléance au Mouvement Populaire de Mohamed Brahmi et au Front Populaire et appelle au rassemblement devant l’ambassade de Tunisie à Paris, ce soir à 18 h, métro Saint-François Xavier.

En ce moment une manifestation grossit, devant l’hôpital avenue Bourguiba. Le NPA est totalement solidaire de celles et ceux qui accusent Ennhada considéré comme responsable et réclament « la chute du régime ». En effet ce gouvernement après avoir arrêté le soi-disant assassin de Chokri, s’est bien gardé de poursuivre les commanditaires. Ils viennent de frapper à nouveau.

 

مرحبا الأصدقاء! salut camarades!

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Medef : Gattaz et la lutte de classes

NPA
Medef : Gattaz et la lutte de classes dans NPA lutte-des-classes

Vingt-sept ans après son père, Gattaz, le fils de son père, a été élu avec 95 % des voix lors de l’assemblée générale du Medef.
Le 3 juillet, devant 500 patrons réunis au Palais des congrès à Paris, le tout nouveau président Pierre Gattaz a illustré sa vision de la société : « Ma plus jeune fille vient de passer son bac (et l’aura, j’espère). Son sujet de sciences économiques et sociales était : « Vous montrerez de quelle manière les conflits sociaux peuvent être facteurs de cohésion sociale » (rires). Il y a du travail. Comme si, dans notre pays, la cohésion devait nécessairement passer par le conflit contre l’entrepreneur ! Comment, au XXIe siècle, peut-on encore avoir une vision de ce type, aussi cari- caturale, aussi dogmatique, aussi éloignée de la réalité de nos chefs d’entreprise, du terrain, de la croissance, du stress de garder nos emplois en France et de les développer ? »

Les entreprises paieraient trop ? Patron de Radial, entreprise moyenne de technologie de pointe, mais porté par la toute-puissante Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), le nouveau patron des patrons a pour mission d’être le porte-voix d’un pseudo syndicat dont les membres n’ont pas toujours des intérêts identiques. Confédération regroupant 74 fédérations d’industries et des régions, le Medef est tenu par une dizaine de fédérations et les patrons des plus grandes entreprises même si les dirigeants de celles du CAC 40 se font discrets. Les PME, TPE ou encore les entreprises sur les marchés de niches sont ainsi totalement sous-représentées.
Après voir pris la posture d’un patron du Medef « lutte de classes », il s’est affirmé partisan du dialogue social. Gattaz demande une économie de 100 milliards d’euros de baisse de « charges » et d’impôts sur cinq ans : « En premier lieu, avoir le courage de faire un trans- fert sur 5 ans de 50 milliards d’euros de cotisations sociales qui pèsent sur le travail vers des mécanismes de type TVA et CSG, 10 milliards par an. Ensuite, une baisse sur 5 ans aussi des prélèvements obligatoires de l’ordre de 50 milliards d’euros, en impôts divers et taxes qui pèsent sur nos marges (…) Nous n’accepterons plus de hausse des prélèvements obligatoires, ni de hausse de taxes ou d’impôts qui pèsent sur nos activités. »

La troisième mesure suggérée est la simplification du code du travail pour le « rendre opérant et compréhensible ». Rien de neuf. Le gouvernement avait obtenu un satisfecit de Laurence Parisot estimant que la « direction prise » était « la bonne », rappelant à plu- sieurs reprises que le gouvernement avait, selon elle « pris la mesure de la gravité de la crise ». Gattaz obtiendra-t-il entière satisfaction ?

Robert Pelletier Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Des casseroles déposées devant le siège de l’UMP

Des casseroles déposées devant le siège de l'UMP dans NPA 589578871
Les militants du NPA ont voulu dénoncer les comptes de campagne de Sarkozy, rejetés par le Conseil constitutionnel. Des vieilles casseroles feront l’affaire.

Les militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont installé une batterie de casseroles sur les marches de l’UMP, vendredi soir. Clin d’œil à l’actualité. Ils n’étaient qu’une poignée. Mais ils s’affichent comme le poil à gratter de la politique castelroussine. Leur dernier coup d’éclat, sans tambour ni trompette, remonte à vendredi, en fin d’après-midi. Les militants du NPA ont, en effet, déposé une batterie de casseroles sur les marches du siège de l’UMP, situé avenue Charles-de-Gaulle à Châteauroux. « Des casseroles et un autocuiseur que nous avons récupérés dans une déchetterie », se marre Gérald Prévot. Le porte-parole du NPA assume cet acte : « De quoi faire mijoter les consciences. Cette idée nous est venue lorsque le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne de Sarkozy pour fraude électorale. »

Également une plainte contre le maire Pour les sympathisants du NPA, la « soupe politicienne » a mauvais goût. Gérald Prévot s’en explique et s’insurge : « En plus, l’UMP lance une souscription et a déjà récupéré près de 5 M€ alors que c’est la disette pour les Français. Et, cerise sur le gâteau, cette somme sera déductible à 66 % des impôts comme les autres dons effectués aux œuvres caritatives ou aux syndicats. »
Sur ce point, le NPA trouve la recette douteuse : « Car indirectement, ce sont les Français qui participent et financent cette fraude électorale. » Le Parti anticapitaliste surfe sur les affaires. « Bettencourt, Tapie, La Libye ou Karachi, l’UMP est bourrée de casseroles. » Et un coup de canif à gauche : « La première grosse casserole du Parti socialiste, c’est de nous faire croire qu’ils sont de gauche. Pour cette action, nous avions invité les partis de gauche, aucun n’a répondu. »
Gérald Prévot fait le rappel : « L’UMP à Châteauroux, ce n’est pas mieux. Nous avons déposé une plainte contre le maire pour ses propos tenus à l’encontre des gens du voyage. Plainte sans suite. Et que penser du terrain de La Martinerie, cédé à bas prix à l’école religieuse sans estimation des Domaines ? » Finalement, quelques militants de la CGT ont rappliqué vendredi soir. Le petit NPA s’est soudain senti moins seul.

Jacky Courtin 21/07/2013 05:46

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16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec les 29 militants anti-nucléaires qui ont pénétré sur le site de la centrale de Tricastin

Solidarité avec les 29 militants anti-nucléaires qui ont pénétré sur le site de la centrale de Tricastin dans Ecologie & climat 091216_Copenhague_b_DM_23_r-bf6f5 T’es contre le nucléaire? Vraiment?

La logique de l’industrie nucléaire c’est toujours plus de sécurité.

Areva, EDF, le gouvernement s’acharnent à faire croire qu’elle est assurée, que tout va bien. Grillages, barbelés, polices spéciales, caméras, équipes cynophiles, en théorie tout est là.

En pratique les militants de Greenpeace démontrent le contraire. Qu’elle est impossible, et que de fait ces centrales sont dangereuses à plus d’un titre : pour le nucléaire lui même, pour la cible potentielle qu’elles représentent, pour le modèle répressif de société qu’elles induisent. Les réactions du gouvernement confirment cela : en réponse à cette intervention militante il annonce le renforcement des sanctions pénales, la criminalisation de l’action des anti-nucléaires. Hollande ne s’est engagé dans la fermeture d’aucune centrale, même les plus vieilles donc les plus dangereuses dont Tricastin fait partie, mais il s’apprête à cogner sur celles et ceux qui lui rappellent ses promesses. De ce coté là pas de changement non plus !

Montreuil, le 15 juillet 2013 http://npa2009.org/node/38156

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