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23 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

emplois et licenciements: combattre l’insécurité sociale

le-changement-cest-maintenant-humour

En cette fin d’année, Hollande continue-t-il à guetter l’inversion de la courbe du chô- mage annoncée, tout absorbé qu’il est par son rôle de gendarme de la Françafrique ?

Sur le front de l’emploi, ce sont des milliers de salariéEs qui chaque mois continuent de perdre leur seul moyen d’existence. Si Petroplus, PSA, Goodyear, Arcelor Florange, Virgin, etc. ont sinistrement plombé la première année du gouvernement, ce sont désormais La Redoute, Alcatel, Fagor-Brandt, Michelin, Tilly-Sabco et tout l’agroalimentaire breton qui sont sur le devant de la scène sociale et illustrent sa politique.

Un sinistre bilan Selon le ministère du Travail, pour les neuf premiers mois de l’année, 736 plans de sauvegarde de l’emploi ont été notifiés, soit une hausse de 16 % par rapport à la même période en 2012, pendant que 12 790 entreprises ont déposé leur bilan au troisième trimestre (+ 7, 5 % en un an). Près de 53 000 emplois se trouveraient menacés par des procédures collectives (+ 5 % en un an).

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Dans l’industrie, sur les trois premiers trimestres de l’année, 191 fermetures d’usines employant plus de dix salariéEs ont été recensées, chiffre comparable, pour la même période, en 2012. Y compris pour des entreprises considérées comme solides : 6 000 entreprises de plus de cinq ans, soit près d’une défaillance sur deux, auraient fermé au troisième trimestre, soit 15 % de plus par rapport au même trimestre de 2012.

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Ces chiffres ne sauraient masquer le fait que le plus grand nombre de suppressions de postes ou d’emplois sont hors de statistiques, car résultant des effets dits induits ou indirects des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) récents, et des fermetures.

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Les patrons bien servis Au cours de la campagne présidentielle Hollande avait dénoncé cette « désindustrialisation inacceptable », qui de 2007 à 2012 avait fait perdre 400 000 emplois dans les secteurs manufacturiers. Tentant de prendre le contre-pied du mortifère « l’État ne peut pas tout » de Jospin, le gouvernement a mis en place le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 20 milliards d’euros en faveur des entreprises, une Banque publique d’investissement, et lancé des aides à l’innovation et un programme « Nouvelle France industrielle » doté de 34 plans sectoriels.

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Rien que des cadeaux au patronat ! Mais, surtout, pour permettre aux entreprises de gagner la course à la compétitivité, le gouvernement, appuyé par les confédérations CFDT, CGC et CFTC, a fait voter par sa majorité la loi validant l’Accord national interprofessionnel sur la compétitivité des entreprises permettant le développement de la « flexisécurité à la française » dont Sarkozy et le Medef avait rêvé.

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Allègement généralisé des procédures de contrôle et de résistance des institutions représentatives du personnel (comité d’entreprise, CHSCT), et impossibilité pour les salariéEs de s’opposer à leur licenciement en cas de refus des modifications de contrat de travail, vont accroître l’insécurité de l’emploi. La contre-réforme de l’inspection du travail tendant d’une part à dessaisir les inspecteurs de leur prérogatives tout en allant vers une dépénalisation du droit du travail « con- soliderait » ces dispositions.

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Au total, et en conséquence, le risque est grand de voir encore s’affaiblir les résistances collectives en matière d’emplois ou de salaires. Enfin une vraie piste ouverte par le gouvernement pour voir la compétitivité des entreprises s’améliorer !

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L’urgence de la riposte  S’il n’est pas sûr que cet « environnement » plus favorable suffise au patronat, il est urgent pour les salariéEs d’engager un combat résolu contre ces politiques. Loin de toutes les formulations autour des « consommons, produisons, français », la riposte des tra- vailleurEs doit se construire autour de l’interdiction des licenciements, la réduction massive du temps de travail sans baisse de salaire et l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous.

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Alors que les Goodyear tiennent bon, ils pourraient être rejoints pas les travailleurEs de La Redoute contre les liquidations d’emplois, et de Michelin et Total sur les salaires. Un pôle ouvrier des résistances qui se placerait au centre du combat politique contre le gouvernement.

Robert Pelletier Jeudi 19 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

pour les riches c’est noël tous les jours!

hollande cadeaux

Pas de cadeau pour ce gouvernement !

La fin d’année est traditionnellement le moment des bilans… et des cadeaux !

Alors, faisons le bilan des cadeaux distribués par le gouvernement Hollande-Ayrault aux patrons, aux plus riches. Force est de constater qu’ils n’ont pas eu besoin d’attendre Noël. Pour eux, la distribution, c’est toute l’année.

Toujours plus  d’injustices. Tandis que la dernière enquête de l’INSEE montre que les salaires ont effectivement baissé pour la majorité des salariéEs depuis 2008, les revenus n’ont jamais été aussi élevés pour une minorité. Certains patrons gagnent  77 fois plus que leurs salariéEs…

Mais, soyons rassurés, selon le ministre de l’emploi, les 3 millions de salariéEs payéEs au SMIC verront, dès le 1er janvier, un « gain » de leur pouvoir d’achat grâce aux 10 centimes accordés par le gouvernement au SMIC horaire.

Patrons et riches restent les grands bénéficiaires de la politique fiscale  du gouvernement Hollande-Ayrault. Pour les premiers, 20 milliards de cadeaux fiscaux au nom de la sacro-sainte compétitivité, pour les seconds, plafonnement de l’impôt sur la fortune (ISF) qui permet aux 7630 contribuables les plus riches une « petite » économie de 100 000 euros.

Dans le même temps, ce gouvernement maintient le gel du barème de l’impôt sur le revenu qui a rendu imposables environ 1 million de ménages qui jusque-là ne l’étaient pas. Sans parler de l’augmentation de la TVA au 1er janvier prochain qui pénalisera avant tout les plus pauvres.

Interdire les licenciements ! Sur le terrain de l’emploi, ce n’est guère mieux. Le chômage ne cesse d’augmenter. Aux licenciements, aux fermetures d’usines s’ajoute la précarité  avec toujours plus de contrats à durée déterminée, de temps partiels, de bénéficiaires du RSA…

Ce gouvernement  facilite les licenciements et la précarité grâce à la loi bien mal nommée de « Sécurisation de l’emploi », baisse le « coût du travail » sous prétexte de compétitivité… Bref, une politique qui amplifie celles qui ont été menées depuis 30 ans au nom de la prétendue lutte contre le chômage.

S’opposer à  la politique de ce gouvernement ! Le mécontentement est profond dans tout le pays comme la révolte bretonne en témoigne mais il ne trouve pas les moyens de s’exprimer. En effet soutenant ouvertement le gouvernement pour certaines, refusant de l’affronter pour d’autres, les directions des organisations syndicales et politiques qui prétendent  représenter  les travailleurs, les classes populaires, se sont, au mieux, contentées de laisser ces mobilisations se développer sans chercher à les coordonner, quand elles ne se sont pas opposées à elles.

Les salariéEs de Michelin et de  Total n’ont pas attendu 2014 pour engager la lutte pour leurs salaires. Pendant que ceux de Goodyear tiennent bon, ils pourraient être rejoints par ceux de La Redoute, d’Alcatel et de l’agro-alimentaire breton contre les liquidations d’emplois.                                                                           

En 2014, pour stopper les politiques d’austérité, pour nos salaires, pour défendre une fiscalité anticapitaliste, débarrassée de l’écotaxe et de la TVA, imposer l’interdiction des licenciements et la fin des expulsions de sans-papiers, il nous faudra  construire un mouvement d’ensemble,  une opposition politique, ouvrière et populaire à ce gouvernement au service du grand patronat.

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des milliards pour une minorité, quelques centimes pour la majorité!

jet set

Michel Sapin, ministre de l’emploi a donc annoncé que la hausse légale du SMIC le 1er janvier 2014 prochain sera de 1, 1%.

Le SMIC passera donc de 9, 43 euros de l’heure à 9, 53 euros.

Alors qu’il y a quelques mois, ce gouvernement a accordé 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, il donne donc 10 centimes d’euros à environ 3 millions de salariéEs.

Et Sapin ose parler de « gain de pouvoir d’achat » à la veille de la hausse de la TVA qui pénalisera avant tout les classes populaires, sans compter toutes les autres augmentations dores et déjà annoncées : transport public, mutuelles, assurances….

Licenciements, suppressions d’emplois, salaires, injustice fiscale, austérité… les raisons sont de plus en plus nombreuses pour l’ensemble des salariéEs, des précaires, des privéEs d’emplois de s’opposer à ce gouvernement au service du patronat et des plus riches !

Montreuil, le 16 décembre 2013

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les comités en action: nantes et saint-nazaire

becassine

Leçons de Bretagne

Les comités de Saint-Nazaire et Nantes ont organisé les 2 et 3 décembre deux réunions pour débattre de la révolte en Bretagne.

Deux initiatives dont l’objectif était d’apporter des éclairages sur les enjeux de ce mouvement qui a fait polémique et les tâches des anticapitalistes.

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L’intervention des camarades venus de Quimper a porté principalement sur l’appel des salariéEs licenciéEs de Basse-Bretagne qui a conduit aux rassemblements du 2 novembre à Quimper, puis du 30 à Carhaix.

Le débat, nourri de nombreuses questions et réactions, a mis en évidence les difficultés d’un mouvement émanant d’entreprises agroalimentaires peu syndicalisées, la place de l’auto-organisation, le mépris social et régional.

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La discussion a également pointé la difficulté de faire émerger un pôle ouvrier visible dans un conflit instrumentalisé par le Medef, la FDSEA , l’Institut patronal Locarn à travers le combat contre l’écotaxe.

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Pour les participantEs, ce mouvement met en évidence la nécessité de coordinations des luttes à l’échelle du pays et de l’Europe. Les entreprises en faillite actuellement en Loire-Atlantique sont les premières concernées. Dommage que les organisations syndicales ne relèvent pas le défi de l’unité des luttes contre les licenciements.

Mardi 17 décembre 2013  Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Travailleurs détachés », les patrons en profitent!

vereinig

Lundi 9 décembre, les ministres du travail des membres de l’Union européenne ont abouti à un accord sur les salariés « détachés », accord qui ne changera pas grand-chose à une situation fondamentalement favorable aux patrons.

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Il y aurait 1, 2 million de travailleurs détachés dans l’Union européenne. En France, selon les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre de travailleurs détachés devrait augmenter de 23 % cette année pour frôler les 210 000. Et ceci sans compter les travailleurs non-déclarés, entre 100 et 200 000. Le principal secteur concerné est la construction (33 % des travailleurs détachés) mais il n’est pas le seul.

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Le statut des détachés est défini par une directive européenne de 1996. « Un travailleur est considéré comme « détaché » s’il travaille dans un État membre de l’UE parce que son employeur l’envoie provisoirement poursuivre ses fonctions dans cet État membre.

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Par exemple, un prestataire de services peut remporter un contrat dans un autre pays et décider d’envoyer ses employés exécuter ce contrat sur place. (…). » Le principe est le suivant : vous êtes par exemple patron du bâtiment, et vous avez besoin de dix coffreurs. Au lieu de les embaucher selon les conditions de la convention collective, vous passez un marché avec une entreprise étrangère qui enverra les dix coffreurs demandés sur votre chantier.

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Aux termes de la directive, le salaire et les conditions de travail de l’employé détaché relèvent des règles du pays dans lequel il travaille : un travailleur détaché en France doit donc normalement toucher au moins le Smic… Mais les cotisations sociales appliquées sont celles du pays d’origine.

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« Plombier polonais », travailleur français, même combat ! Le fait que les cotisations sociales soient celles du pays d’origine permet aux patrons de profiter de la disparité des systèmes sociaux en Europe en faisant venir des travailleurs des pays où existe une protection sociale au rabais.

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À cette utilisation de la réglementation s’ajoute l’insuffisance des contrôles et une multitude de combines au détriment des travailleurs qui aboutissent au non-paiement effectif des cotisations sociales, à la retenue de frais plus ou moins fictifs sur leur salaire, etc.

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Malgré les déclarations hypocrites du Medef, en dernière analyse, ce sont les patrons qui profitent de ce système et, parmi eux, ceux des plus grandes entreprises qui, comme dans le bâtiment, sous-traitent en cascade et, en cas de problème, se défaussent sur la petite entreprise sous-traitante.

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L’accord conclu lundi à Bruxelles élargit les possibilités de contrôle et augmente la responsabilité des donneurs d’ordre en cas de fraude. N’en déplaise à Michel Sapin, le nouveau texte ne fera qu’aménager à la marge une situation qui arrange le patronat.

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Face à lui, le « plombier polonais » et le travailleur français ont le même intérêt. Comme le dit un député suédois à propos de son pays : « Il faudrait revenir au principe selon lequel qui- conque est employé en Suède doit bénéficier des mêmes règles qu’un travailleur de nationalité suédoise ». Autrement dit, il s’agit de demander la mise en œuvre de cette vieille revendication du mouvement ouvrier : « À travail égal, salaire égal ». Et le salaire inclut, bien entendu, non seulement le salaire direct, mais les cotisations sociales !

Henri Wilno Jeudi 12 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’avortement, c’est un droit, c’est un choix!

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(sos petits blancs, bien sûr!)

Paris, appel à un rassemblement

Après avoir été chassés du centre IVG Tenon (20è) par les contre-rassemblements, les anti- avortement de « SOS tout petits » s s’en prennent désormais à celui de Port-Royal : ils organisent ce samedi 14 décembre un rassemblement contre l’avortement.

Nous affirmons haut et fort que nous ne leur laisserons pas le terrain.

Nous serons là, face à eux, pour affirmer le droit des femmes à disposer de leur corps : un enfant, si je veux, quand je veux !

Le droit à l’avortement à été acquis de haute lutte par les mouvements féministes, et constitue un élément fondamental de l’émancipation des femmes. Contester ce droit, c’est remettre en cause la liberté des femmes de décider si elles veulent avoir un enfant, et quand, c’est vouloir les placer dans la hantise d’une grossesse non désirée. Et on sait bien que lorsque l’avortement est pénalisé, les femmes avortent quand même mais dans des conditions déplorables qui les mettent en danger de mort, ou vont à l’étranger pour celles qui en ont les moyens.

Ces dernières années, le droit à l’avortement, contesté par les réactionnaires, a été remis en cause dans les faits par les politiques de réduction des coûts et des effectifs dans le secteur de la santé. La tarification à l’acte, les regroupements hospitaliers, les diminution du nombre de personnel·le·s sont autant de menaces qui pèsent sur l’accès à l’IVG. Réclamons une véritable prise en compte des besoins des femmes, contre une politique de rentabilité.

Ce rassemblement est aussi un moyen de signifier aux réactionnaires de tout poil, qui ont pris de la confiance avec les « manifs pour tous », que les forces progressistes seront toujours là face à eux et ne les laisseront pas promouvoir le sexisme, l’homophobie et le racisme.

Pour le droit à l’avortement, des moyens à la hauteur des besoins dans le secteur de la santé, et contre l’extrême-droite, venez manifester ce samedi à 10h à Port-Royal (gare du RER B).

Premiers signataires : 8 mars pour toutes, Alternative Libertaire, Ensemble, Ligue des droits de l’Homme Paris 6/14è, Nouveau Parti Anticapitaliste Paris, Parti de Gauche 6è, Solidaires étudiant·e·s ENS.

Rdv à 10h à Port-Royal, RER B

http://npa2009.org/node/40020

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutter contre l’insécurité, c’est lutter contre le système qui la produit ! (1)

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Parce qu’il institue, selon le mot de Marx, un état « d’insécurité perpétuelle », le capitalisme a toujours exacerbé le besoin social de sécurité.

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En démantelant les services publics et en paupérisant les classes populaires, la contre-révolution libérale a poussé ce paradoxe à son extrême. Pour avoir fondé leur projet de société sur « la guerre de tous contre tous », les libéraux ont ouvert un chaos social qu’ils ont voulu contenir par de nouvelles politiques sécuritaires ciblées sur les classes qu’ils avaient paupérisées, comme cela a été le cas aux États-Unis qui comptent aujourd’hui davantage de noirs dans leurs prisons qu’il n’y avait d’esclaves en 1850.

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Menant la lutte des classes par des moyens policiers, ces politiques sécuritaires visent les quartiers populaires. Elles modèlent l’espace du néo-libéralisme en opposant les zones d’habitats populaires, stigmatisées comme des « espaces de non-droit », aux quartiers des classes dominantes qui sont sécurisés par un arsenal de technologies liberticides, dont les 935 000 caméras de vidéo surveillance recensées en 2012 par la CNIL en France constituent l’exemple le plus emblématique.

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Si ces politiques ont été originellement portées par la droite, le PS s’y est désormais totalement converti. Le social-libéralisme s’est fait social-sécuritaire : à un journaliste qui s’étonnait de ses emprunts à la politique de Sarkozy, Valls répondait en juillet dernier que « la sécurité n’est ni de droite ni de gauche ». Les politiques sécuritaires s’infiltrent même désormais dans « la gauche de la gauche » : dans les rues de Montreuil et de Saint-Denis, des maires EELV ou Front de gauche installent des caméras de vidéosurveillance, tandis qu’à Sevran, Autain ouvre sa campagne par de grandes proclamations sécuritaires et se déclare prête à y créer une police municipale.

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Alors que la conversion sécuritaire de la gauche libérale brouille les lignes, les anti- capitalistes doivent reprendre la question à la racine, en expliquant que l’insécurité trouve d’abord et avant tout sa source dans le chaos produit par un système fondé sur l’inégalité et la mise en concurrence généralisée. La lutte contre l’insécurité passe ainsi par la lutte anticapitaliste et doit se concrétiser par la satisfaction de quelques revendications immédiates, susceptibles de rétablir un minimum d’ordre social et donc de sécurité : restauration des services publics, droit à un emploi pour tous, lutte contre les discriminations, etc.

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Mais l’urgence est de lutter pied à pied contre les politiques sécuritaires qui écrasent les classes populaires. Il faut en finir avec les politiques de stigmatisation des quartiers en exigeant la suppression des nouvelles zones de sécurité prioritaire (ZSP) mises en place par Valls : ce n’est pas de CRS supplémentaires dont nous avons besoin, mais de services publics, de justice et d’emplois. Il nous faut aussi assurer notre propre sécurité, en exigeant le désarmement et la démilitarisation de la police, l’interdiction du flash-ball et du taser et la dissolution des unités d’exception, en premier lieu de la BAC dont les exactions quotidiennes sont intolérables.

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Cette politique doit se décliner dans nos interventions locales. Il est urgent de démanteler la vidéosurveillance qui ne cesse de s’étendre dans les rues de nos villes. Il faut aussi abroger les arrêtés municipaux qui ciblent la jeunesse et les SDF, à l’exemple des arrêtés contre la mendicité ou contre la consommation d’alcool sur la voie publique, qui n’ont d’autre fonction que de criminaliser la grande pauvreté.

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Il faut enfin interdire les polices municipales, avant que l’extrême droite ne s’en empare dans les villes qu’elle s’apprête à conquérir, en tirant les leçons d’Orange où Bompard utilise la police municipale pour harceler les immigrés et museler son opposition.

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Laurent Ripart, conseiller municipal NPA de Chambéry (73)

http://www.npa2009.org/node/39792

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