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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Budget 2014 : prendre aux classes populaires pour donner aux entreprises

Budget 2014 : prendre aux classes populaires pour donner aux entreprises dans Hollandie la-guerre-des-pauvres-cest-le-reve-des-riches

Le 25 septembre, le projet de loi des finances 2014 a été présenté en conseil des ministres. Deux lignes directrices : 15 milliards d’euros d’économies, 3 milliards de recettes supplémentaires. Bref, un budget d’austérité aggravée pour la majorité de la population… épargnant une fois de plus les entreprises et les plus riches.
Selon le gouvernement, ce serait un budget « pour la croissance », « orienté vers l’emploi et le pouvoir d’achat ». Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit très vite qu’en réalité ce budget va aggraver l’austérité pour les classes populaires. Sur la base d’une croissance pour le moins modeste, le gouvernement continue de se fixer comme objectif la réduction des déficits publics : -3, 6 % du PIB en 2014 (-4, 1 % en 2013), soit environ 18 milliards d’euros. Pour parvenir à trouver ces 18 milliards, le gouvernement table sur 15 milliards d’économies et 3 milliards d’euros de recettes supplémentaires, donc d’impôts nouveaux. Pour faire taire la polémique sur le « ras-le bol fiscal », le gouvernement souligne que 80 % de l’effort sera fait via les économies budgétaires et 20 % seulement par hausses d’impôts, en oubliant dans son calcul « savant » d’intégrer la hausse de la TVA dès le 1er janvier prochain et la hausse des cotisations retraites…

Austérité à tous les étages Sur les 15 milliards d’économies, 6 milliards sont programmées sur les dépenses sociales dont 2, 9 milliards doivent provenir d’économies sur l’assurance maladie. Selon le gouvernement ces économies « porteront principalement sur des baisses de prix de médicaments, des baisses de tarifs dans certaines spécialités, la maîtrise médicalisée et des gains de productivité dans le secteur hospitalier ». Mais nous ne savons pas encore quelle forme cela prendra, et au vu de ce que subi le service public de la santé, cela n’est du tout rassurant.  Une saignée aussi sur les budgets de l’État, à hauteur de 9 milliards d’euros en 2014, dont 2, 6 milliards d’euros au titre des dépenses de fonctionnement ; 3, 3 milliards d’euros pour ce qu’il est convenu d’appeler « concours aux autres entités » et 2, 6 milliards pour le titre « autres dépenses »…  Derrière ces chiffres, ce sont une nouvelle fois les emplois qui seront sacrifiés : maintien du gel des salaires pour la majorité des fonctionnaires, deux à trois milliards d’euros en moins pour les organismes de l’État et les collectivités locales… Autant de services publics en moins pour la population.

Les entreprises et les plus riches bichonnés  L’autre volet du projet de loi de finances 2014 porte sur les recettes à hauteur de 3 milliards d’euros.  À écouter le gouvernement, on pourrait penser que celui-ci a décidé de taxer aussi bien les entreprises que les particuliers. Mais une nouvelle fois, le gouvernement nous fait de l’intox ! Certes de nouveaux impôts sont programmés sur les entreprises, mais les allègements, et exonérations en particulier dans le cadre du fameux « choc de compétitivité » feront en sorte que les entreprises ne paieront rien de plus, et pire elles verront même leur imposition baisser.
Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) apportera 10 milliards aux entreprises en 2014… financé par « les ménages », c’est-à-dire nous : hausse de la TVA (plus de 5 milliards), fiscalisation des majorations de pensions (1, 2 milliard), abaissement du quotient familial (1 milliard), fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé (1 milliard), réduction d’impôt pour les frais de scolarité (440 millions)…  À cela s’ajoutent les mesures en matière de fiscalité écologique, comme la contribution climat énergie qui ne remet pas en cause les exonérations dont bénéficient les secteurs du transport, de l’agriculture ou de la pêche.

S’opposer maintenant ! Le budget 2014 s’inscrit dans les politiques d’austérité de l’ensemble des pays européens. Moscovici a rencontré la Commission européenne pour démontrer que la France était un bon élève et qu’elle respectait bien les critères du Pacte de stabilité. Le gouvernement confirme bien qu’il préfère protéger les riches et faire les poches aux classes populaires.
Face à cela il y a urgence ! Urgence de s’opposer à cette politique de classe, qui ne fait qu’accentuer les inégalités, la précarité et le chômage et permet aux plus riches de faire toujours et encore plus de profits. S’y opposer clairement, dans l’unité, en n’ayant pas peur de l’affrontement.

Sandra Demarcq Mercredi 2 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Inspection du travail: à la moulinette austéritaire

Inspection du travail: à la moulinette austéritaire dans Justice & libertés it_contagieux460

Michel Sapin, ministre du Travail, est sorti du bois en dévoilant le 19 septembre le contenu d’une réorganisation de l’inspection du travail.


En érodant l’indépendance des agents de contrôle et en accélérant les suppressions de postes, elle s’intègre aux mesures anti-ouvrières du gouvernement. Sapin inscrit lui-même la réforme dans le cadre de la « sécurisation des parcours professionnels », c’est-à-dire la casse du code du travail dont l’ANI du 11 janvier 2013 retranscrit depuis dans la loi a été le vecteur. La réforme est elle-même 100 % compatible avec la règle d’or de baisse des dépenses publiques.

L’indépendance mise en cause La convention 81 de l’organisation internationale du travail (OIT) rend les agents de contrôle indépendants des changements de gouvernement et des « influences extérieures indues ». Si cette indépendance sera toujours très relative dans un système capitaliste, l’organisation du travail en fixe le curseur. Aujourd’hui, inspecteurs et contrôleurs du travail sont chargées du contrôle de l’ensemble du code du travail dans toutes les entreprise d’un territoire donné. Leur activité est fortement dirigée par la demande des salariés, sans qu’ils soient exposés aux pressions hiérarchiques, politiques ou patronales. Les agents de secrétariat sont rattachées à ces sections, ce qui leur permet de connaître les entreprises et orienter les usagers.
Avec la réforme, les agents de contrôle et de secrétariat seraient placés sous l’autorité d’un directeur au sein d’ « unités de contrôle » dont le contour ne sera pas nécessairement géographique, et dans lesquelles ils pourront être spécialisés. Ils devront se consacrer aux priorités définies par le directeur, qui aura pour mission première de les fliquer, mais qui aura en plus des pouvoirs de contrôle. Le lien avec les salariéEs va donc se distendre, les agents de contrôle vont être interchangeables et les secrétaires seront coupés du suivi des dossiers. Il est aussi à craindre, si le rapport de forces n’est pas suffisant dans les services, que les dossiers finissent par être répartis ou retirés par le directeur, qui pourra même intervenir dans une entreprise contrôlée par un agent d’inspection !

De moins en moins de moyens de contrôle et d’accueil Le contrôle pourrait même devenir une activité annexe. Le ministère est en effet chargé de proposer une méthodologie d’intervention dans les PME, y compris par des « démarches d’information et autres formes à déterminer qui complètent l’action de contrôle ». Et pour les grands groupes, Sapin prévoit la mise en place d’un groupe national de contrôle qui prendra ses ordres directement du ministère sans lien avec les salariés !
Enfin, la nouvelle structuration va faciliter la gestion des suppressions de postes, toute l’organisation interne des unités de contrôle pouvant être modifiée par simple décision hiérarchique. Avec le non-remplacement des départs à la retraite, la suppression du corps des contrôleurs du travail partiellement compensée par des transformations d’emplois en inspecteurs et les promotions d’inspecteurs en directeurs, il faut s’attendre à ce que les effectifs de contrôle diminuent rapidement.
Si le projet est combattu, en interne, par la CGT, SUD et la FSU et suscite un fort mécontentement parmi les agents, les enjeux les dépassent largement puisqu’il s’agit de préserver les entreprises de tout contrôle et d’éloigner les salariéEs de l’inspection du travail. Une bataille interprofessionnelle de plus à mener contre la politique de ce gouvernement.

Comité inspection du travail Île-de-France Lundi 30 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les transports au cœur de la crise écologique (1)

Les transports au cœur de la crise écologique (1) dans Ecologie & climat capture-decran-2011-12-14-a-09.51.30

Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) va rendre son cinquième rapport sur le climat, les réponses mises en avant par Europe Écologie les Verts ou par le gouvernement sont dramatiquement ridicules au regard des enjeux.
Les transports sont les premiers contributeurs aux gaz à effet de serre. Avec 27 % des émissions de CO2, ils participent à leur forte augmentation qui est la cause du réchauffement climatique. Il est donc indispensable de réduire drastiquement l’utilisation des déplacements motorisés de personnes et de marchandises. Le NPA présente dans ce dossier une première réflexion collective sur cette question.

Taxe carbone, saison 2 ! Qu’avait donc annoncé Philippe Martin, le remplaçant de Delphine Batho au ministère de l’Écologie, pour être autant applaudi à l’université d’été d’EELV ? L’arrêt du nucléaire en 10 ans ? Les subventions de la PAC pour l’agriculture bio ? Le renoncement aux projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes ? Raté ! C’est l’annonce du retour d’une taxe carbone pour 2014 qui a mis les écolos en joie. Selon eux, ajoutée au prix de vente des produits et des services selon la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis, cette taxe devrait freiner, empêcher, l’utilisation des énergies fossiles. Si on suit le raisonnement, les prix doivent donc intégrer le coût induit par la quantité de carbone nécessaire à leur production. Derrière cet apparent bon sens se cache une arme redoutable : faire payer aux consommateurs les conséquences d’un système de production et de transport fondé sur l’exploitation et le gaspillage des ressources naturelles. Il ne s’agit surtout pas de s’attaquer à la façon dont les productions sont organisées. Cette taxe carbone, injuste socialement, sera inefficace car elle ne s’attaque pas à l’organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.

Mauvais et irréaliste Aucune taxe carbone, aucun droit d’émission, n’apporteront de solution. Pour avoir une chance d’être efficace, taxes ou droits devraient aller jusqu’à 600 ou 700 dollars la tonne de CO2. Le secteur du transport, mais aussi tous les secteurs clés de l’économie (automobile, aéronautique, construction navale, chimie et pétrochimie, production électrique, sidérurgie, cimenterie, agro- alimentaire, etc.) seraient lourdement pénalisés. Croire que les patrons de ces ­secteurs accepteront qu’on touche à leurs marges, croire que les États rivaux représentant ces patrons  se ­mettront d’accord pour toucher aux marges de tous les patrons dans tous les pays, c’est croire au Père Noël. L’échec depuis vingt ans des sommets internationaux sur le climat en atteste. Et cela n’est pas près de changer dans le contexte de la guerre de concurrence qui fait rage depuis 2008 !

Pour l’égalité sociale Pour rester dans le domaine des transports, est-ce que les salariéEs excluEs des décisions économiques ont vraiment le choix de leur mode de déplacements, que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou périurbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables ? Bien plus efficace que la taxe carbone sur les transports, la gratuité des transports collectifs contribuerait à diminuer les GES puisqu’elle dissuade d’utiliser la voiture. Mais poser la question de la gratuité, c’est directement s’attaquer au capitalisme qui transforme tout en marchandises sources de profits, et cela, ni le PS ni EELV n’y sont prêts. C’est vrai qu’il est bien plus facile de faire passer les consommateurs pour les responsables directs de la crise climatique…
Une fiscalité écologiste n’a de sens que si elle garantit l’égalité sociale. Elle doit prendre place dans une politique globale de réduction des gaz à effet de serre, par la réduction drastique des consommations d’énergie, la sobriété énergétique et la création de services publics européens des énergies propres, ce qui nécessite des ruptures avec les modes actuels de production, de consommation et d’échange. Une taxe kilométrique appliquée aux produits qui font trois fois le tour de la Terre avant de se retrouver sur les étals des magasins pourrait avoir un sens, mais sûrement pas une taxe qui va amputer davantage les budgets des plus pauvres.

Qui va payer ? Le montant de la future contribution climat-énergie annoncée par Hollande lors de la conférence environnementale pourrait être de 7 euros la tonne en 2014 (40 euros en moyenne par an pour un ménage) pour atteindre 20 euros en 2020. Certains comme Rocard parlent même de 32 euros la tonne. Une certitude, la taxe ira en augmentant. Et « le Président des patrons » de s’empresser d’ajouter que cette taxe « donnera à nos entreprises un avantage compétitif en permettant de moins taxer le travail ». Pour elles, ce ne serait que la transformation d’une partie du montant des taxes sur les produits énergétiques recalculée en fonction de leur teneur en CO2. Toujours la même obsession : ne rien faire payer aux entreprises, ne pas toucher aux profits. Dans ces conditions les objectifs, plus que limités, ne seront même pas atteints. Enfin, même si les montants de la taxe sont intégralement reversés aux ménages qui vont être les principaux contributeurs, ce ne sont pas les petits revenus, les locataires, les mal logés ou les pas logés du tout qui investiront dans l’amélioration de l’habitat !

Lundi 30 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Taxe carbone, non! Gratuité des transports, oui! (2)

Taxe carbone, non! Gratuité des transports, oui! (2) dans Ecologie & climat affiche-jc-transports-gratuits-206x300

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Les transports gratuits sont une réponse concrète à un besoin social et une exigence écologique.

Mais ils relèvent aussi d’un choix de société, fondé sur le concept de gratuité. L’opposition des classes dominantes aux transports gratuits n’est pas une question uniquement économique, mais avant tout idéologique : la conviction que tout doit devenir marchandise, tout doit être vendu, et rien ne saurait être gratuit. Nous sommes convaincus que les services publics — éducation, santé, transports — doivent être gratuits. C’est à la fois une question de justice sociale et le choix d’une forme de vie en rupture avec le tout marchand du capitalisme.
Les études sont formelles : pour inciter les usagers à prendre au quotidien les transports en commun, et donc diminuer l’impact de la voiture individuelle, la gratuité est nécessaire. Cette mesure sociale, écologique, politique et de santé publique est tout à fait réalisable même dans le cadre budgétaire actuel des collectivités locales qui mobilisent, pour la voiture, 80 à 90 % des budgets consacrés aux déplacements, contre 10 % pour les transports collectifs. Les recettes tirées de la vente de titres de transport représentent en moyenne moins de 20 % du budget des transports en commun. Une réorientation des crédits alloués aux transports individuels financerait facilement la gratuité des transports publics. L’argent existe, il s’agit de l’utiliser autrement, l’obstacle n’est donc pas financier. Aussi bien à droite qu’au PCF et à EELV, et malgré des exceptions locales comme Châteauroux ou Aubagne, certains opposants à la gratuité des transports préfèrent appliquer une tarification « attractive » en prétextant que les services gratuits ne sont pas considérés à leur juste valeur. Quelle hypocrisie pour tenter de cacher la peur qu’inspire la notion de gratuité !

Financer la gratuité
Le NPA propose :
– d’augmenter le versement transport payé par les entreprises de plus de 9 salariéEs,
– de transférer les sommes investies pour la voiture (routes, autoroutes, parkings) et celui de ses coûts externes considérables (traitement du bruit, de la pollution, des accidents, de la congestion) sur les transports collectifs,
– de stopper les dépenses pour les grands projets inutiles et nuisibles comme les LGV, aéroports… et de réaffecter ces sommes.
En attendant la nécessaire réorganisation globale de l’espace (localiser les productions, les services, repenser l’urbanisation…), il faut aussi fortement augmenter l’offre de transports (nouvelles lignes, plus de bus…) pour diminuer le temps d’attente, éviter les engorgements, les rendre plus efficaces que la voiture. Aujourd’hui, le rallongement des trajets domicile-travail et domicile-services (écoles, poste, commerces…) dope l’utilisation de la voiture : il faut donc développer les transports collectifs gratuits en zone périurbaine, en zone rurale et réintroduire les ramassages collectifs pour aller au travail. L’organisation de ces transports collectifs gratuits doit se faire dans le cadre d’une régie publique, avec création de comités d’usagers auxquels est reconnu le droit de décider. Dans les transports des personnes comme ailleurs, seul un service public autogéré permettrait de répondre à la demande sociale.

http://npa2009.org/node/38933

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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quel transport de marchandises ? (3)

Quel transport de marchandises ? (3) dans Ecologie & climat la_bataille_du_rail2-256x300

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Alors que l’activité de transport de marchandises intervient entre la production et la consommation, depuis le traité de Rome en 1957, les dirigeants européens ont érigé la libre circulation des marchandises en principe fondateur.

Depuis, toute la création du droit européen va tendre à supprimer les obstacles à cette libre circulation au service du profit de quelques-uns contre l’intérêt de tous les autres. Cela passe d’abord par la diminution des coûts : c’est la pratique du zéro stock, du flux tendu, du juste-à-temps. Aucun frais de stockage, pas de perte de temps, les marchandises en perpétuel mouvement servent de variable d’ajustement du profit et sont vendues au moment où elles rapportent le plus. Les coûts d’entretien et de sécurité des infrastructures, les investissements notamment pour les grands projets inutiles, comme la LGV Lyon-Turin ou l’aéroport de NDDL, sont pris en charge par les finances publiques.

Les salariéEs premières victimes Réduire les charges c’est aussi baisser au maximum le coût du travail. Les salariés des transports routier et maritime sont les esclaves des temps modernes, ainsi que certains artisans chauffeurs. 66 % des chauffeurs routiers dépassent les limitations de vitesse pour livrer dans les temps impartis, 50 % mangent et dorment dans leur camion, 80 % font des heures supplémentaires non payées. Des plages horaires de travail vont jusqu’à plus de 70h par semaine au mépris de toute sûreté et sécurité. Victimes du dumping social, de la mise en concurrence des travailleurs entre eux (les routiers polonais ou roumains employés par des entreprises françaises sont payés 2, 5 fois moins que leurs collègues français), ils représentent le projet patronal d’exploitation pour l’ensemble du salariat des transports. Ce qui explique que l’Union européenne et les États fidèles aux intérêts capitalistes, accentuent les libéralisations des services publics de transports.

Incohérent et destructeur Puisque les transports ne leur coûtent rien, les industriels segmentent la fabrication des produits pour faire jouer le moins-disant social, fiscal, environnemental. Les exemples sont légion. Ainsi chez Renault, après avoir cassé l’entreprise et la résistance ouvrière, la production des pièces a été éclatée : les arbres à came sont fondus au Brésil, laminés au Portugal, fignolés à Annecy pour un montage à Douai ! Dans un autre secteur, les crevettes pêchées en mer du Nord sont transportées en camions frigorifiques au Maroc, où des ouvrières surexploitées vont les décortiquer, puis retournées au Danemark où elles seront vendues… Les destructions environnementales résultant du transport incessant de marchandises sont énormes, difficilement évaluables et pour certaines sans doute irréversibles : destruction du foncier, des forêts, des zones agricoles, des écosystèmes. La Politique agricole commune européenne, qui favorise les cultures intensives destinées à l’exportation, contribue largement à ce désastre écologique mondial.

Défendre les travailleurs, respecter la planète Il y a urgence à défendre un autre système respectueux de l’environnement et des besoins humains. Nous soutenons les revendications des salariéEs portées par leurs syndicats : la baisse massive du temps de travail, l’amélioration des salaires et des conditions de travail et de vie pour tous les routiers au niveau européen et un statut international pour les marins ; les luttes des cheminots et des salariéEs de l’aviation et des ports contre toutes les attaques de leurs statuts et du service public.

Nous exigeons la fin des pavillons de complaisance, l’arrêt des grands travaux inutiles et la réorientation des investissements, l’interdiction de transporter les fruits et légumes qui pourraient être produits localement, l’interdiction de transporter des produits non réparables. Notre conviction est que les besoins du plus grand nombre peuvent être satisfaits dans le respect impératif de la planète et des travailleurs et travailleuses. À condition que la production soit réorientée vers tous les secteurs utiles : création de logements et de villes à taille humaine, transports en commun, zones de productions agricoles de proximité… Cela suppose aussi que ce soit les producteurs et les « consommacteurs » qui décident. Cela ne pourra se réaliser que par des affrontements contre le capital.
C’est à ce prix que nous gagnerons l’écosocialisme que nous voulons !

http://npa2009.org/node/38933

 


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06 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4)

Les fausses « bonnes solutions » du rail (4) dans Ecologie & climat bataillledurail-240x300

Pour une grande partie de la gauche, des écologistes et des travailleurs du rail, le transfert du fret de la route vers le rail représente à juste titre une urgence. Cela conduit malheureusement nombre d’entre eux à soutenir les projets de la SNCF, des entreprises privées de fret, du gouvernement et les préconisations européennes de libéralisation du rail, pourtant bien éloignés des bonnes résolutions de départ. Trois exemples :

Les autoroutes ferroviaires. De grands trajets en train plutôt qu’en camion, voilà un beau schéma… qui n’a pourtant qu’un seul objectif : accroître le volume de transport de marchandises et donc favoriser l’externalisation des entreprises, le transport de marchandises inutiles (cerises en hiver…) et la politique du stock-zéro dans l’industrie.

Les TGV-fret. L’utilisation de quelques TGV-fret roulant la nuit sur les LGV existantes peut favoriser un transfert modal de l’avion sur le rail. Mais cela ne peut être que limité, du fait du nécessaire entretien des lignes la nuit. La création d’un réseau LGV-fret poserait par contre de graves problèmes écologiques (l’énergie consommée par un train croît au carré de sa vitesse et toute nouvelle ligne détruit l’environnement) et favoriserait l’implantation des entreprises privées de fret ferroviaire (trains complets, marchés plus faciles à acquérir, entretien à la charge de la collectivité, etc.)

Les grands projets actuels de ferroutage. consistent à charger des camions complets, tracteur + remorque + chauffeur, sur un train, pour contourner les nœuds de blocage (montagne, mer ou Paris et Lyon). Cela revient donc à augmenter le nombre de camions, et nullement à réduire. C’est contre cela que se font les mobilisations contre les tunnels ferroviaires alpins (TGV-fret Lyon-Turin, TAV en italien) et pyrénéens (tunnel TGV-fret entre Perpignan et Figueras et projet de traversée centrale des Pyrénées).
Les objectifs affichés sont, on le voit, en réalité très éloignés des préoccupations écologiques et sociales, et nous éloignent des réflexions et préconisations nécessaires au développement du rail face à la route.

Dossier réalisé par la commission nationale écologie http://npa2009.org/node/38933

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : après la victoire de Merkel

Allemagne : après la victoire de Merkel dans Europe 02germany-articlelarge

Une « Grande coalition » entre sociaux-démocrates et conservateurs pro-européens : c’est l’issue la plus probable aux élections législatives allemandes, qui se sont déroulées le dimanche 22 septembre. Ce sont les conservateurs d’Angela Merkel, les unions chrétienne-démocrate et chrétienne-sociale (CDU-CSU, 41, 5 % aux législatives), qui dictent le tempo des négociations politiques. Au lendemain du scrutin, Merkel a appelé les dirigeants sociaux-démocrates, mais pas ceux des Verts. Indiquant la direction dans laquelle elle préfère négocier.

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Une droite en recherche d’alliés Une alliance entre la droite chrétienne-démocrate et les Verts n’est toutefois pas une chose exclue, et la CSU – la branche bavaroise de la CDU, plus droitière – vient d’abandonner ses réserves de principes contre des pourparlers dits « noirs-verts ». L’alliance entre conservateurs et Verts avait été expérimentée à Hambourg entre 2008 et 2010, mais aussi de 2009 à 2012 (en incluant le parti libéral FDP) dans la Sarre. Cependant, ces alliances n’ont pas atteint la fin de la mandature, et ont éclaté en raison de contradictions internes. Une alliance entre droite et Verts est un objet de discussion depuis 1987, à la fois pour les « modernisateurs » dans le camp de la droite et pour l’aile la plus droitière des écologistes allemands. Mais elle reste encore un serpent de mer.
Aujourd’hui, elle aurait néanmoins une base matérielle plus solide qu’il y a 10 ou 20 ans : le capitalisme allemand a su entrer dans un nouveau cycle de croissance ces dernières années, entre autres en misant sur la transition vers de nouvelles sources énergétiques. Le capitalisme allemand a créé 1, 9 million d’emplois depuis 2005, mais souvent des emplois précaires et/ou mal rémunérés : il n’existe toujours pas de salaire minimum légal.

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Une des raisons de ce cycle de croissance réside aussi dans le train de « réformes » effectué principalement sous le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder de 1998 à 2005, pour démanteler une large partie des droits des chômeurs et faciliter le recours au travail précaire. Aujourd’hui, le SPD remonte légèrement à 25, 7 % (contre 23 % en 2009), mais n’a aucune dynamique. Son passé gouvernemental, mais aussi la personnalité de son candidat au poste de chef de gouvernement – Peer Steinbrück, un technocrate arrogant de la finance – l’ont bien empêché de susciter le moindre espoir.

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Quelle opposition ? Les deux principaux partis situés (relativement) à sa gauche, les Verts et « Die Linke », ont également baissé d’environ 3 points chacun, obtenant respectivement 8, 4 % et 8, 6 %. Ils avaient profité en 2009 de la « Grande coalition », constellation politique qui favorise toujours les partis de taille moyenne formant l’opposition parlementaire. « Die Linke » ne s’est pas révélée un facteur de mobilisation d’une opposition sociale, mais est plutôt restée cantonnée à son travail parlementaire et à ses divisions internes. Le parti reste très écartelé entre l’Ouest de l’Allemagne – où il obtient environ 5 % des voix, et ressemble à ce que représente le Front de gauche en France – et l’Est, où il dépasse encore les 20 %.

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Mais dans les États-régions situés plus à l’Est, où le parti a parfois gouverné (et gouverne encore dans le Brandebourg), c’est nettement moins un parti de gauche et/ou de classe, plus un parti régionaliste défendant l’Est contre l’arrogance de l’Ouest, vainqueur de la réunification des années 1990. Les Verts ont sans doute payé leur absence de véritable stratégie claire, et l’excès de confiance dont ils avaient fait preuve à partir de 2011, quand l’« effet Fukushima » leur a fait dépasser le seuil des 20 % dans les sondages. Ils ont vu trop grand… Par ailleurs, alors que le parti est devenu largement embourgeoisé et centriste, un débat programmatique sur l’augmentation de certains impôts (revendication destinée « aux riches » mais dont l’impact avait été mal calculé) a été utilisé contre lui. Ses adversaires venant dire qu’il était finalement gauchiste et anti-riches, alors que sa base électorale gagne en moyenne plutôt bien sa vie.
Reste donc à construire une alternative politique à la « Grande coalition » qui s’annonce et qui verra conservateurs et sociaux-démocrates tenter d’imposer de nouveaux reculs…

Bertold du Ryon Mercredi 2 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 211 (03/10/2013)

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampedusa : Le capitalisme tue !

Lampedusa : Le capitalisme tue ! dans NPA 42282_couronne-fleurs-migrants-lampedusa_440x260

Au moins 130 morts hier encore au large de l’île italienne de Lampedusa.

Probablement bien davantage puisque seulement 151 des 400 à 500 demandeurs d’asile naufragés, pour la plupart originaires de Somalie et d’ Érythrée, ont été ramenés à terre. Autant de victimes de ce qu’ils appellent la « maîtrise des flux migratoires » ! Nouvel épisode d’une longue série qui a déjà fait des milliers de morts pour la seule Méditerranée et qui, en dépit des larmes de crocodile et des proclamations des (ir)responsables européens, n’a aucune raison de s’arrêter.

Sur fond de xénophobie montante, L’Europe entretient des dispositifs de surveillance d’un coût faramineux, (tels que Frontex, dont le budget par temps de crise est passé de 6, 3 Millions d’€ en 2005 à plus de 118 Millions en 2011), suffisamment efficaces pour tuer, mais pas assez bien entendu pour sauver les naufragés ni priver les capitalistes de nouveaux arrivages de sans-papiers si utiles pour s’attaquer aux salaires et aux conditions de travail de toutes et tous.

La violence contre les immigrés s’exerce des rivages de Lampedusa, au travail sans papier, à l’exclusion du logement, au racisme qui se développe, jusqu’à Calais où les réfugiés, notamment syriens, qui cherchent à gagner l’Angleterre, sont traqués par les forces de l’ordre jusque sur les grues du port.

Le NPA est partie prenante de toutes les mobilisations pour la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation et d’installation, la fermeture des centres de rétention, le respect du droit d’asile.

Le capitalisme fait sa loi. Les peuples doivent construire entre eux les solidarités nécessaires pour résister ensemble à cette violence et construire un monde libéré de la loi du profit et de la concurrence entre toutes et tous.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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05 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire

Il faut augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle et non la réduire dans Justice & libertés l-aide-juridictionne-268x300

Dans le cadre de l’avant-projet de loi de finances 2014, le gouvernement prévoit de supprimer la possibilité de moduler le montant de l’unité de valeur de l’aide juridictionnelle.

La réforme proposée s’inscrit véritablement dans le droit fil d’une politique menée par la droite et d’une justice de classe. Une loi de 1991 a réformé le système de l’aide juridictionnelle, qui permet aux particuliers de bénéficier, sous conditions de ressources, de la prise en charge par l’Etat des honoraires et frais de justice. La réforme proposée modifie le barème d’indemnisation des avocats qui assistent les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et induit, dans plusieurs juridictions, une baisse des tarifs. Le gouvernement PS et ses alliés tablent ainsi sur une économie de 32 millions d’euros, pas moins, du budget de l’aide à l’accès au droit pour 2014 !

L’indemnisation actuelle des avocats au titre de l’aide juridictionnelle n’a pas augmenté depuis 2007. Et bien évidemment ce ne sont pas les avocats d’affaires qui sont touchés, mais uniquement ceux qui acceptent de représenter en justice les plus fragiles et des plus démunis. Or, le budget de l’aide juridictionnelle est jusqu’alors, en France, particulièrement indigent. En effet, l’Etat ne consacre à l’aide juridictionnelle que 4, 9 euros par habitant contre 8 euros en moyenne en Europe.

Plutôt que de rattraper son retard et de mettre en place une véritable politique d’aide et d’accès au droit en direction des plus défavorisés, le gouvernement a au contraire choisi de diminuer encore l’aide jusqu’alors consentie !

Le NPA soutient la mobilisation des avocats en grève ce vendredi contre cette mesure injuste.

Montreuil, le 4 octobre 2013

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02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault dans Hollandie le-changement-dans-tes-reves 

Il y a urgence !

La semaine aura été marquée, en France, par deux événements politiques majeurs: la présentation au conseil des ministres du budget 2014 et les propos de Valls, soutenus par Hollande, contre les Roms. Deux événements prouvant que ce gouvernement mène une politique en faveur des seules entreprises et cautionne la haine contre les plus défavorisés et démunis.

Une politique contre les classes populaires Selon le gouvernement, le budget 2014 serait un budget « pour l’emploi et le pouvoir d’achat », avec 80 % d’économies budgétaires et 20 % de hausses d’impôts. Mais, ce budget va aggraver deux fois l’austérité pour les classes populaires. Une fois par les économies budgétaires à hauteur de 15 milliards qui sacrifieront des milliers d’emplois dans la fonction publique, mettront à mal le service public de la santé, les collectivités locales… autant de services publics en moins pour la population. Une deuxième fois par des augmentations d’impôts injustes d’autant qu’il oublie dans son calcul « savant » d’intégrer la hausse de la TVA dès le 1er janvier prochain et la hausse des cotisations retraites..

Les entreprises bichonnées A écouter le gouvernement, il aurait décidé de taxer aussi bien les entreprises que les particuliers. Pure intox ! Certes de nouveaux impôts sont programmés pour les entreprises, mais les allègements dans le cadre du fameux « choc de compétitivité » feront en sorte qu’elles ne paieront rien de plus, et pire elles verront même leur imposition baisser. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) apportera 10 milliards aux entreprises en 2014… financé par la hausse de la TVA (plus de 5 milliards), la fiscalisation des majorations de pensions (1,2 milliard), l’abaissement du quotient familial (1 milliard), la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé (1 milliard), la réduction d’impôt pour les frais de scolarité (440 millions)…

En plus, 3 milliards de TVA serviront cette année à financer la Sécurité Sociale, notamment la réduction des cotisations familiales accordée aux patrons, pour compenser la hausse des cotisations patronales sur les retraites : c’est le retour de la TVA « sociale » de Sarkozy !

Les Roms : la politique des boucs émissaires

Valls souffle sur la braise de la haine en prétendant que les Roms « ne veulent pas s’intégrer ». Il espère ainsi diviser et dévoyer le mécontentement. Ces propos, soutenus par la plupart des dirigeants du PS et par Hollande, montrent que même sur ce terrain, plus rien ne les distingue de la droite ni même… de l’extrême droite.

En faisant des Roms un « problème », Valls et tous ceux qui le soutiennent font le lit du Front National. Les Roms ne sont pas le problème. Le problème c’est la politique d’austérité, en faveur des plus riches, que mène ce gouvernement.

Face à cela il y a urgence ! Urgence de s’opposer à cette politique de classe qui ne fait qu’accentuer les inégalités, la précarité et le chômage et permet aux plus riches de faire toujours et encore plus de profits. S’y opposer clairement, dans l’unité, en particulier par les mobilisations pour la défense des retraites, en n’ayant pas peur de l’affrontement.

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