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14 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

julien salingue npa (regards)

Commémoration de la grande guerre par Macron : le retour du refoulé (NPA)

 

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13 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

Contre le gouvernement des riches

Bloquer l’offensive, taxer les profits, augmenter les revenus

Ce samedi 17 novembre auront lieu de nombreux « blocages » contre les hausses du prix des carburants. Lancé au départ comme un mouvement citoyen, largement appuyé par les patrons du transport et relayé par la droite et l’extrême droite, cet appel rencontre aujourd’hui un large écho dans les milieux populaires.

Si nous ne savons pas encore l’ampleur que prendra la journée de samedi, de larges secteurs s’en saisissent pour exprimer leur colère contre un gouvernement au service des riches qui fait les poches aux pauvres.

Cette colère est légitime et bienvenue 

Alors que le prix du carburant a explosé de façon spectaculaire pour tous les automobilistes, les patrons du transport sont eux globalement exonérés du paiement d’une grande partie de ces taxes. Outre qu’elles sont injustes socialement, ces taxes sur les carburants sont aussi inefficaces sur le plan écologique car toutes les raisons qui contraignent les travailleurs à utiliser leurs voitures individuelles sont bien supérieures aux incitations fiscales à ne pas les utiliser.

La période ouverte par la mobilisation autour du 17 novembre doit être l’occasion de mettre en avant des revendications essentielles qui ne peuvent en rester à la seule question de la hausse du prix du carburant. Il faut refuser la TVA et l’ensemble des taxes, ces impôts indirects totalement injustes qui amplifient les inégalités.

À l’inverse, il faudrait taxer les profits et réquisitionner les multinationales, en premier lieu celles qui font leur beurre sur le commerce du pétrole et pratiquent l’évasion fiscale… Nous avons besoin de transports en commun gratuits pour en finir avec le « tout voiture » coûteux et nuisible pour l’environnement. Enfin, nos revenus, salaires et pensions, doivent être augmentés de 300 euros pour pouvoir vivre dignement.

Contre les tentatives de récupération par la droite et l’extrême droite, le NPA apporte son soutien à toutes les initiatives locales, en particulier celles issues du mouvement social, qui permettront au 17 novembre de porter ces revendications.

Au-delà de cette journée est posée plus que jamais la nécessité de construire une riposte d’ensemble contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, pour la justice sociale. La gauche sociale et politique doit reprendre l’offensive : il y a urgence.

Montreuil le mardi 13 novembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

France. Les «gilets jaunes» et le «blocage du réseau routier» le samedi 17 novembre (Anti-K)

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11 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

armistice dossier (internationalism npa)

 tardi

11 novembre 1918: « Jamais plus de guerre »?

Un armistice pour sauver le capitalisme et préparer de nouvelles guerres

1. L’armistice : une pause pour préparer de nouvelles guerres

En novembre 1918, l’Europe était plongée dans un énorme chaos et des millions de personnes avaient été chassées de leurs maisons et de leurs régions et étaient à la recherche d’un endroit où poursuivre et reconstruire leur vie. Ainsi, un million de Belges s’étaient réfugiés en Hollande, et plus de 100.000 devaient toujours rentrer après l’armistice ; 300.000 réfugiés belges résidaient en France et devaient rentrer en 1918.

De plus, il y avait les centaines de milliers de militaires blessés, mutilés, invalides qui parcou-raient les régions d’Europe à la recherche de leur ville ou village. A cause du chaos de la guerre mondiale, des migrations massives qui l’accompagnaient et de l’épuisement des popu-lations, la grippe espagnole a pu faire de terribles ravages et causer en fin de compte plus de morts que la guerre mondiale elle-même.

Les idéologues bourgeois s’accordent sur le fait que les conditions, imposées par les alliés à l’Allemagne par le Traité de Versailles, ont posé les germes d’une nouvelle guerre vingt ans plus tard.

Le « traité de paix » a suscité le développement de sentiments de vengeance et de rétorsion qui se sont répandus dans de larges couches de la population allemande dans le courant des années 1920. Le commentaire du quotidien du SDAP (social-démocrate) en Hollande en 1919 en donne un avant-goût : « Cette paix pour tous est vue comme une amère désillusion, une déception ressentie comme une catastrophe. (…) Le traité de paix fixe le statut d’une Europe en décadence, de son recul à un niveau inférieur de civilisation. Le plus grand peuple du conti-nent est enchaîné et condamné aux travaux forcés (…) à l’humiliation et à l’amertume. La ran-cœur ici, la suffisance, la soif de puissance, la témérité là-bas, sont les nouveaux « traits de civilisation » générés par le traité de paix » (Het Volk, 21.06.1919).

Les bourgeoisies de divers pays étaient pleinement conscientes que cette paix était condam-née à l’échec. Il n’y avait pas seulement la politique envers l’Allemagne qui exacerbait les ran-cœurs, mais aussi, « la création de nouveaux états comme la Pologne, l’Autriche, la Hongrie et la Yougoslavie a mené à des conflits incessants à propos des nouvelles frontières de ces pays. Cela concernait en particulier la Hongrie qui perdait les deux tiers des territoires qu’elle occu-pait avant la guerre, (…). Bref, la paix était un échec » (Jay Winter, interview dans Le Monde, 12.11.2014).

L’armistice du 11 novembre 1918 était au fond une paix qui mettait fin à toute forme de paix !

La première guerre mondiale marquait l’entrée du capitalisme en décadence et la période qui s’ouvre alors menait à un état quasi permanent de guerre. Quelques exemples des deux décennies suivantes le démontrent.

Après la fin de la première guerre mondiale, la Grèce se voit attribuée une zone d’occupation en Turquie. Pendant l’été de 1920, les Grecs veulent étendre leur zone d’occupation. Ils se heurtent alors à une résistance exacerbée des Turcs. Ceci est le début de la guerre gréco-turque qui a duré jusqu’en 1922. Cette guerre a mené à des atrocités des deux côtés, comme par exemple le massacre de dizaines de milliers de Grecs et d’Arméniens par les Turcs.

En 1920, les tribus du Riff au Nord du Maroc s’unissent et déclenchent une guerre contre la domination espagnole. Lors de l’été de 1921, environ 19.000 soldats espagnols périssent. Cette guerre contre l’Espagne, plus tard épaulée par la France, durera jusqu’en 1926. Les Espagnols et les Français utiliseront pendant cette guerre des gaz asphyxiants, causant des milliers de morts.

En 1929, les Chinois occupent le chemin de fer de Mandchourie. Cela a mené à un conflit ouvert avec l’Union Soviétique. Lorsque les troupes soviétiques franchissent la frontière chinoise le 15 novembre, cela débouche sur des combats féroces, causant du côté chinois plus de 2.000 morts et 10.000 blessés.

L’incident de Mandchourie en 1931, un attentat à la bombe visant une voie ferrée, est exploité par le Japon pour déclencher la guerre et occuper la province chinoise. En 1937, la guerre est étendue par l’attaque de tout le sub-continent chinois, dont la plus grande partie est aussi occupée par le Japon. Pendant cette guerre, des centaines de milliers de Chinois seront tués, pour l’essentiel des civils et les troupes japonaises se rendront coupables de nombreux massacres.

Le 3 octobre 1935, l’Italie déclenche une guerre contre l’Ethiopie. Après 7 mois d’intenses com-bats, elle réussit à conquérir le pays. Dans leurs attaques contre la population civile, les Ita-liens ont utilisé à grande échelle le gaz moutarde. En plus des 25.000 militaires tués dans les combats, le conflit a coûté la vie à 250.000 civils.

En 1936, un certain nombre de généraux commencent une guerre contre la république espa-gnole, avec le soutien de l’Italie, l’Allemagne et le Portugal. De son côté, la république est soutenue par l’Union soviétique et le Mexique. Cette guerre, qui durera trois ans et qui se terminera par la victoire des généraux, se solde au total par plus d‘un demi-million de morts.

Le 12 mars 1938, les Allemands rentrent en Autriche et le 15 mars 1939, ils occupent la Tché-quie, tandis que des troupes hongroises occupent la Slovaquie. Ces conquêtes militaires constituaient les premières actions guerrières qui déboucheront sur l’éclatement de la seconde guerre mondiale.

L’armistice du 11 novembre 1918 n’a donc nullement ouvert une période de paix mais a conduit à une succession ininterrompue de conflits qui ont finalement débouché sur la seconde guerre mondiale.

2. L’armistice : une attaque contre la révolution prolétarienne en réaction à la guerre

L’armistice a permis à la bourgeoisie de déclarer la guerre au prolétariat:

(a) En divisant les ouvriers entre ceux des pays “vainqueurs” et ceux des pays “vaincus” et

(b) En retournant les armes contre la révolution.

En Russie, la contre-révolution s’était développée avec force. En Allemagne aussi, la bour-geoisie était prête à déclencher sa terreur contre-révolutionnaire. Nourrie d’une haine farouche contre la classe ouvrière, elle se préparait à écraser par la force et à exterminer les foyers de la révolution communiste.

Tardi-Vernet-copie

a) Diviser la classe ouvrière

La bourgeoisie était consciente du danger : « Toute l’Europe est pétrie de l’esprit de la révolu-tion. Il n’y a pas seulement un sentiment profond de mécontentement, mais également de colè-re et de révolte parmi les travailleurs (…). L’ensemble de l’ordre existant, aussi bien dans ses aspects politiques, sociaux et économiques est remis en question par les masses populaires d’un bout de l’Europe à l’autre » (Lloyd George, premier ministre britannique dans un mémo-randum secret adressé au premier ministre français Georges Clemenceau, mars 1919).

De par la signature de l’armistice, la classe ouvrière en Europe était divisée en deux parties 

D’un côté les ouvriers qui se trouvaient dans le camp des états-nations vaincus et de l’autre côté ceux qui vivaient dans les états capitalistes vainqueurs et qui étaient submergés par une vague de national-chauvinisme (surtout en France, en Grande-Bretagne, en Belgique et aux USA). De cette manière, la bourgeoisie réussit à limiter les mouvements révolutionnaires au premier groupe d’états (plus l’Italie).

La situation particulière qui a surgi à Bruxelles quelques jours avant le 11 novembre illustre parfaitement les conséquences de cette division. Les soldats allemands qui y étaient casernés, renforcés par des détachements de marins de la Kriegsmarine provenant d’Ostende, se révol-tent et élisent un conseil révolutionnaire de soldats. Ils manifestent dans les rues de Bruxelles avec des drapeaux allemands, belges et rouges et appellent à la solidarité des travailleurs belges et de leurs organisations.

Face à quelques fraternisations avec des membres des Jeunes Gardes Socialistes, les organi-sations syndicales ont rapidement appelé à ne pas bouger et, sous l’influence de la propagan-de chauvine, les ouvriers bruxellois ne se mobilisent pas mais attendent passivement l’entrée triomphale de l’armée belge victorieuse dans Bruxelles quelques jours plus tard.

b) Diriger les armes contre la révolution

« Les différentes bourgeoisies nationales avaient d’abord essayé de s’arracher mutuellement des territoires sur les champs de bataille de la guerre impérialiste au prix de 20 millions de morts et d’un nombre incalculable de blessés. Mais, confrontées à une classe ouvrière qui lutte sur son terrain de classe, elles sont d’emblée disposées à resserrer les rangs. Une fois de plus, ceci confirme que la classe dominante, de nature divisée, peut s’unir dans une situation révolutionnaire pour affronter la classe ouvrière ».

Lorsque les soviets prirent le pouvoir en octobre 1917, la réaction des forces impérialistes ne s’est pas fait attendre. Une bourgeoisie, unie sur le plan international, a affronté la jeune répu-blique soviétique avec des armées provenant de 21 pays. L’attaque contre-révolutionnaire a commencé en 1917 et a duré jusqu’en 1922.

Les « armées blanches » ont déclenché une terrible guerre civile. Les armées des états capita-listes d’Europe, des USA et du Japon ont causé par leurs attaques contre la classe ouvrière en Russie un nombre incalculable de victimes. Parmi les victimes de la guerre civile, il y avait envi-ron un million de soldats de l’armée rouge et plusieurs millions de personnes sont par ailleurs décédées à cause de conséquences indirectes de la guerre, comme la famine ou les épidé-mies. Le nombre de décès causés par la terreur des armées blanches se situe entre 300.000 et 1 million de personnes.

Le déclenchement de la révolution en Europe centrale: l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, etc.  a nécessité de ne pas désarmer complètement l’armée allemande. « On partait de l’idée que l’armée allemande devait être suffisamment forte pour maintenir l’ordre intérieur et pour empê-cher une éventuelle prise du pouvoir par les Bolcheviks » (Lloyd George at War, George H. Cassar). C’est ainsi qu’on permit à l’état-major allemand, qui en demandait 30.000, de garder 5.000 mitrailleuses.

En Allemagne également, l’insurrection éclata à la fin de 1918.

Le 10 novembre 1918, le général Groener, le successeur de Ludendorf à la tête du quartier général de l’armée allemande, propose par téléphone un pacte au chef du gouvernement, le social-démocrate Friedrich Ebert. Le général propose une collaboration loyale pour mettre fin aussi vite que possible au « bolchevisme » et pour assurer une restauration « de la loi et de l’ordre ». « C’était un pacte contre la révolution.

« Ebert accepta ma proposition d’alliance », écrit Groener. « A partir de ce moment, nous discutions chaque soir au moyen d’une connexion secrète entre la chancellerie et l’état-major les indispensables mesures à prendre. L’alliance a bien fonctionné » » (Sebastian Haffner, La révolution trahie).

À cause de l’influence de la révolution, la bourgeoisie ne pouvait plus se fier à de larges parties de l’armée de terre et de la marine.

Dans la perspective de la guerre de classes, le social-démocrate Gustav Noske, qui avait rejoint en décembre 1918 le gouvernement de Ebert, avait reçu la mission de constituer des Corps-francs. Ceux-ci regroupaient des soldats de métiers fidèles, conservateurs et ultranatio-nalistes, qui voulaient défendre leur patrie contre le bolchevisme et qui se retrouvaient de par la fin de la guerre en marge de la société.

Ainsi, l’État allemand pouvait à nouveau disposer en janvier 1919 d’unités militaires loyales de quelques centaines de milliers de soldats, parmi lesquelles 38 Corps-francs. Dans la lutte contre la révolution, Le SPD n’a pas hésité à utiliser sans la moindre pudeur ces forces armées les plus réactionnaires. En affirmant que « quelqu’un doit être le chien sanglant » et en dénon-çant les ouvriers et soldats révoltés comme « les hyènes de la révolution », Noske envoie les corps-francs contre les ouvriers : la guerre contre la classe ouvrière allemande avait commencé.

À partir de la mi-janvier, débute l’attaque militaire contre les insurgés et les organisations révolu-tionnaires (partis, groupe, la presse, etc.). Des quartiers ouvriers entiers des grandes villes étaient attaqués les uns après les autres et partout étaient perpétrés de terribles massacres.

La guerre contre la classe ouvrière n’était pas seulement menée en Allemagne mais aussi dans d’autres pays. Un de ces pays était la Hongrie, où la révolte ouvrière avait aussi mené au pouvoir une direction révolutionnaire. La révolte y fut également écrasée dans le sang après quelques mois au moyen d’une invasion militaire des forces capitalistes.

Le 1er août 1919, la Roumanie envahit la Hongrie et renversa le gouvernement révolution-naire, ce qui mit fin à l’expérience communiste. Soutenue par la France, l’Angleterre et l’armée blanche, les troupes roumaines entrent le 1er août dans Budapest et installent un gouverne-ment syndical qui liquide les conseils ouvriers. Lorsque les syndicats ont terminé leur basse besogne, ils transmettent le pouvoir à l’Amiral Horty (plus tard un collaborateur des nazis) qui met en place un régime de terreur contre les travailleurs (8.000 exécutions, 100.000 déportations).

François Kupka

3. La paix n’existe pas au sein du capitalisme

Le capitalisme, c’est la violence, et la paix au sein du capitalisme est une illusion complète. L’histoire du 20e siècle démontre qu’un « armistice » est seulement conclu pour commencer une nouvelle guerre. Tandis que les armes ne se sont jamais tues entre la première et la deuxième guerre mondiale, cette tendance à la guerre permanente est devenue encore plus évidente après la seconde guerre mondiale.

Ainsi la période de « guerre froide » n’était pas, contrairement à ce qui est souvent suggéré, une période de « simple » paix armée, mais bien de dizaines de confrontations: Corée, Vietnam, Moyen Orient… sur l’ensemble de la planète avec des millions de victimes.

Un vœux pieu de paix n’empêche pas la guerre, même s’il est soutenu par des manifestations massives. Ainsi, le 25 juillet 1914, le SPD appela à une manifestation de masse contre la guerre. L’appel fut massivement suivi : les 29 et 30 juillet, 750.000 personnes participent aux protestations dans toute l’Allemagne. Cela n’a pas amené la bourgeoisie à arrêter sa course vers la guerre. Bien au contraire, ce même SPD social-démocrate décida quelques jours plus tard de trahir les masses ouvrières et de soutenir la bourgeoisie dans sa ferveur guerrière.

Une manifestation de masse peut être un moment dans la résistance contre la guerre mais elle doit alors avoir lieu, dans le cadre d’une révolte ouvrière généralisée, dans une dynamique d’attaque contre l’Etat bourgeois, comme cela a eu lieu en 1917 en Russie. Et même en Alle-magne en 1918, la révolte visait seulement en première instance la fin de la guerre. Et la guerre fut effectivement arrêtée parce qu’il existait une menace réelle que les travailleurs pren-nent le pouvoir. De fait, seuls un renversement révolutionnaire et la prise du pouvoir par la classe révolutionnaire peuvent mettre fin à toute forme de guerre.

« Ou bien le gouvernement bourgeois fait la paix, comme il a fait la guerre, et alors l’impéria-lisme continuera, comme après chaque guerre, à dominer et la guerre sera suivie d’un nouvel réarmement, de nouvelles guerres, de destruction, de réaction et de barbarie. Ou bien, vous devez réunir vos forces pour une insurrection révolutionnaire, vous battre pour acquérir le pouvoir politique qui vous permettra d’imposer la paix, à l’intérieur du pays comme autre part » (Rosa Luxemburg, Spartakus, avril 1917).

Intro: Le 11 novembre 2018, cela fait exactement cent ans que la Grande Guerre s’est arrêtée. Les médias y consacrent une large attention. Faut-il effectivement saluer l’armistice du 11 novembre 1918 ? Avait-il pour but de déposer définitivement les armes et de bannir à jamais tout acte de guerre dans le futur ? Eliminait-il les causes réelles qui avaient mené à l’éclate-ment de la première guerre mondiale ? A-t-il effectivement ouvert pour les Etats européens une période de « jamais plus de guerre » ?

Dennis  10 novembre, 2018

http://fr.internationalism.org/

militarisme1

Lire aussi:

100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale (NPA)

Le 11 Novembre 1918, l’armistice était signé à Retondes, mettant officiellement un terme à la Première Guerre mondiale.

100 ans plus tard, les commémorations vont bon train, avec notamment un Emmanuel Macron qui se met en scène au cours d’une « itinérance mémorielle », et la perspective d’un grand raout le 11 Novembre. Nous avons décidé, pour notre part, de revenir sur la fin de la Première Guerre mondiale en insistant sur certains aspects de cette grande boucherie capitaliste qui ne seront probablement pas mis en avant dans les commémorations officielles.

Les femmes dans et après la Première Guerre mondiale

 dans Anticolonialisme

Il est généralement admis que la « grande guerre » permit à l’émancipation des femmes de faire un grand pas en avant notamment au travers de l’accès aux emplois occupés majoritairement par les hommes avant guerre.

tardi drapeau

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L’Orient dans la guerre 1914-1918 (Orient 21)

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Le 11 novembre n’est pas notre armistice ! (Révolution Permanente)

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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

crise (npa)

bansters

« Too big to fail »: trop grandes pour qu’on se casse la gueule!

La crise qui vient

Le pire n’est probablement pas derrière nous… 

Le quantitative easing comme arme fatale: dans le but de stimuler l’économie, le quantitative easing (QE) est une politique monétaire dite non-conventionnelle d’injections de liquidités via un programme de rachat de dettes par les banques centrales.

C’est la version moderne de la vieille planche à billets, sauf qu’avec le QE, l’argent tombe directement dans les poches des banques. Initiée par la FED, elle a été suivie et même dépas-sée par la BCE, avec la distribution de 4,621 milliards d’euros, soit environ 41,4 % du PIB de la zone euro. La FED, avec d’infinies précautions, commence à dégonfler son bilan et se fait tan-cer par Trump, qui craint un ralentissement économique. Les marchés financiers sont devenus dépendants de l’argent facile et personne ne sait comment le sevrage va être supporté.

La dette : une arme de destruction massive

Le coût de la crise se manifeste essentiellement par la croissance exponentielle des dettes, comme si cet endettement massif était une condition indispensable d’une croissance, pourtant atone.

Tous les manuels d’économie classique vilipendent la création monétaire « ex nihilo » et le recours massif à la dette, avec l’exemple cauchemardesque des années 1930. Pourtant, les dettes globales sont plus élevées qu’en 2008 et ne sont pas moins risquées.

La Deutsche Bank inquiète toujours.

L’ensemble des formes de dettes aux États-Unis représentent 352 % du PIB et dépassent 20 000 milliards de dollars. Selon le FMI, le montant de la dette mondiale vient d’atteindre le pic de 164 000 milliards, soit 225 % du PIB. Le FMI sonne le tocsin, effrayé par sa progression géo-métrique ininterrompue depuis dix ans, ce qui s’apparente pour les États à une fuite en avant.

La financiarisation : une bombe à retardement

À l’échelle mondiale, entre 20 000 et 30 000 milliards de dollars sont placés dans les paradis fiscaux. En Europe, c’est environ 1 000 milliards d’euros qui s’évadent chaque année et man-quent pour financer investissements, infrastructures et la protection de l’environnement.

Ces distorsions financières massives ont été un des éléments déclencheurs de la crise financière de 2008.

En dépit des promesses solennelles des États, rien n’a changé. Le « shadow banking », ces zones obscures des banques, sont toujours présentes, 10 ans après Lehman Brothers. Les banques poursuivent leur « business as usual ». Les pouvoirs économico-politiques ont migré des institutions représentatives vers des organes technocratiques indépendants, les banques centrales, et surtout vers un maquis de structures transnationales.

Cette abdication est sévèrement sanctionnée électoralement partout et les régimes qui s’installent provoquent encore plus d’instabilité. La dette de l’Italie, 3è économie de la zone euro, est à deux doigts d’entrer dans la catégorie des « junk bonds » (obligations pourries).

Le capital fictif : explosif 

Les milliards qui circulent entre les places financières ne sont que le signe de la tentative désespérée des capitalistes de pré-valider le procès de valorisation du capital dans le but déclaré d’amplifier la croissance et d’étendre le marché mondial.

L’échec est total et augure mal du prochain épisode.

Ce capital fictif, c’est de l’argent déconnecté de la marchandise, on peut l’acheter, le vendre, spéculer dessus, on est alors dans la fiction de l’argent qui engendrerait de l’argent. Marx l’appelle « fictif », dans la mesure où il ne représente pas de l’argent réel, avec des contre-parties, mais seulement la possibilité, l’espoir de gagner plus d’argent.

La croissance du capital fictif donne l’illusion, pendant un certain temps, que l’argent peut s’auto-valoriser sans médiation.

Mais tout titre est finalement évalué en fonction du risque qu’il contient par rapport au profit potentiel qu’il engendre. Si bien que le doute sur les possibilités de valoriser tous ces capitaux se renforce avec l’accroissement de leur masse mise en circulation.

C’est la formation d’une « bulle », déconnectée des profits réels, qui ne peut qu’éclater.

C’est alors le « krach », une crise boursière, une purge de ce capital fictif. Une crise financière va éclater à nouveau, d’une plus grande ampleur, demain ou plus tard… et elle entraînera une profonde récession économique.

LF  Lundi 5 novembre 2018

https://npa2009.org/

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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (médiapart)

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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

instrumentalisation? (npa)

macron

17 novembre

L’instrumentalisation d’une colère légitime ?

Depuis plusieurs semaines, amplifiés la toute dernière, des appels se sont multipliés sur les réseaux sociaux pour bloquer routes et ronds-points le 17 novembre prochain. Contre l’aug-mentation vertigineuse du prix du diesel, de 23 % en un an et de 5 % en un mois, sans compter celle du prix de l’essence, de 15 % pour cette année.

Qu’en penser ?

Dans les classes populaires, dont des millions de salariéEs qui ont besoin de leur voiture pour aller au travail, ou ont besoin de fuel pour chauffer leur logement, ces appels ont trouvé une grande résonance. Selon un sondage largement relayé par les médias, 80 % de la population partagerait l’indignation.

Et la colère est bien compréhensible, et légitime 

Alors que tout augmente, carburants, loyers, prix de denrées de première nécessité, seuls les salaires et pensions stagnent, autant dire reculent par rapport à la hausse des prix. Et beau-coup ont la nette impression d’être soumis à un racket pur et simple de la part du gouverne-ment. Édouard Philippe n’est guère  convaincant lorsqu’il tente de justifier cette hausse par les nécessités de la « transition écologique ». En réalité, la « fiscalité verte » sert moins aux pro-grammes de protection de l’environnement qu’à colmater un budget de l’État très amoindri par… les innombrables cadeaux fiscaux consentis aux entreprises.

Un ras-le-bol compréhensible, mais… 

Cette attaque brutale contre le pouvoir d’achat concerne toutes les catégories de travailleurEs, et en premier lieu les millions de salariéEs qui, en ville comme dans les zones rurales, sont dépendants de leur véhicule pour pouvoir travailler. Nombre d’entre elles et eux ont signé des pétitions en ligne, relayé les vidéos virales ou les pages Facebook appelant au blocage dans leur ville ou leur département.

Ce qui jette quelque trouble…

C’est que parmi les responsables de cette agitation en ligne se trouvent des professionnels du transport routier, petits mais aussi gros patrons qui, avant tout, défendent leurs intérêts. Des catégories habituées de longue date à se mobiliser sur ce genre de revendications, et qui pour certaines ont déjà pris l’initiative de bloquer les routes la semaine dernière, comme en Haute-Savoie ou dans le Jura.

Et l’extrême droite et la droite s’engouffrent dans la brèche

S’affichant ostensiblement comme soutiens voire initiateurs du mouvement. Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Laurent Wauquiez : tous envoient des -messages d’appui. Ce milieu sait se défendre. Sur un problème similaire, il a déjà su, contre une « écotaxe » il y a trois ans, faire reculer un gouvernement. Leurs blocages pourraient à nouveau imposer un recul à Macron. Et s’ils ne l’emportaient pas, ils se débrouilleraient pour répercuter leur manque à gagner sur leurs salariéEs ou les consommateurEs…

Aux travailleurEs de faire entendre leur voix

C’est pourquoi entre leur colère et celle de millions de travailleurEs, il y a quelque différence, à la fois de revendication et de moyens de lutte. Eux se bornent à réclamer la suppression de cette hausse, sans mettre en avant la hausse générale des salaires et des pensions ainsi que l’indexation des salaires sur les prix, dont ceux des carburants.

Eux se borneront à bloquer et exhiber un gilet jaune, les travailleurEs de leur côté peuvent et doivent envisager une riposte par leur arme qui est la grève.

Car oui la colère est légitime, oui nous devons réagir et l’envie ne manque pas, comme le montrent les discussions dans les milieux populaires. Et enfin oui, la perspective de cette journée de mobilisation, dont il est pour l’instant impossible de savoir quelle en sera la réalité, donne quelques sueurs froides au gouvernement.

Au motif de l’influence de l’extrême droite, les organisations syndicales comme la CGT ou Solidaires expriment surtout la méfiance, dénoncent « l’instrumentalisation », mais se conten-tent de la politique de l’autruche sans rien proposer… quitte à laisser le champ libre aux déma-gogues d’extrême droite, et en laissant les travailleurEs sans perspectives de lutte pour leur niveau de vie.

Mais l’heure n’est pas à la passivité.

La colère devient flagrante dans l’ensemble du monde du travail. Il serait donc urgent de prendre des initiatives de mobilisation autour de revendications pour les salariéEs, avec des mots d’ordre clairs, contre le gouvernement :

L’augmentation générale des salaires contre la vie chère

Leur indexation sur le carburant

La gratuité des transports en commun

Une fiscalité écologique qui taxerait les grandes et richissimes entreprises polluantes plutôt que la grande masse des travailleurEs.

Étienne Bridel  Vendredi 9 novembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Terrain miné, 17 novembre : tout bloquer contre Macron.. ou pour l’extrême-droite ? (Révolution Permanente)

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08 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Grève du 12 novembre

Pour une journée « école morte » et le début d’une lutte prolongée !

Alors que, depuis la rentrée, le ministre Blanquer a multiplié les déclarations provocatrices et les attaques directes contre l’ensemble du système scolaire, le 12 novembre sera la première journée de grève nationale spécifique au secteur de l’éducation.

Ce sont d’abord la FSU, le Sgen-CFDT et l’UNSA qui ont lancé l’appel à mobilisation

Mais seulement contre les 2 600 suppressions de postes dans le second degré car la Cfdt et l’Unsa ne demandent pas le retrait des «réformes» gouvernementales «école de la confiance», réforme de la voie pro, réforme du lycée et du bac, Parcoursup).

Cet appel a été lancé juste avant la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre, avec pour conséquence le fait de voir des collègues renoncer à participer à la première pour se « réserver » pour la seconde.

Les autres syndicats (CGT, FO, SUD, SNALC) ont ensuite rallié l’appel en insistant sur la nécessité d’exiger également le retrait des réformes Blanquer, car les suppressions de postes sont intrinsèquement liées à celles-ci.

Résultat :

il n’y a pas d’appel unitaire de toutes les fédérations mais des appels séparés. La FSU a préféré s’arrimer aux deux organisations syndicales qui ont accompagné toutes les réformes du gouvernement Hollande et qui continuent de faire de même avec celles de Macron. Cela aura forcément des conséquences sur l’évolution de sa stratégie, déjà bien peu combative ces dernières années…

Une occasion à saisir pour que s’exprime la colère montante

À tous les niveaux du système éducatif, on assiste à une dégradation brutale des conditions de travail et d’étude. Le 12 novembre doit d’abord être l’occasion de rassembler dans la grève et dans la rue tous les personnels, de la maternelle à l’université, mais aussi les lycéenEs et les étudiantEs.

C’est un des premiers enjeux car ni les fédérations étudiantes ni celles des personnels de l’enseignement supérieur n’y appellent.

Comme si on pouvait encore « saucissonner » les problèmes qui touchent notre secteur, voire tenter d’opposer le primaire qui aurait été « mieux loti » au « secondaire sacrifié » ! Nous sommes touTEs frappés par le même mal, nous devons lutter ensemble sous peine d’en crever les unEs derrière les autres !

Les mesures Blanquer pour le primaire sont de la poudre aux yeux, puisque la limitation à 12 élèves dans les classes de CP et de CE1 des zones d’éducation prioritaire est en partie assumée par les autres classes de ces mêmes écoles et par les autres écoles où les effectifs d’élèves sont à la hausse.

Quant à la nouvelle réforme du lycée général et technologique, son but est de mettre en cohérence le lycée avec les « attendus » demandés par les universités qui permettent de sélectionner et d’éliminer, in fine, des milliers d’étudiantEs.

Pour les lycées professionnels, la réforme prévoit de réduire le nombre d’heures d’enseigne-ment et de favoriser l’apprentissage, au détriment du service public d’éducation. Le rapport CAP 2022 est le fil rouge de cette ardeur du gouvernement à vouloir casser la fonction publique et les services publics, dont l’éducation est un des principaux budgets.

Le 12 novembre ne peut être qu’un début

L’affaire de la vidéo d’un lycéen menaçant sa prof avec un pistolet factice a servi de prétexte au ministre pour sortir l’artillerie lourde des mesures les plus réactionnaires et répressives à l’égard d’élèves pour qui le système éducatif n’est plus qu’une machine de tri social.

Il y a vraiment urgence à stopper toutes les politiques qui ne contribuent qu’à fermer les écoles et à ouvrir les prisons.

Ce n’est pas le 12 novembre au soir qu’on y parviendra.

Mais si cette journée est massive, qu’on en profite pour faire des assemblées générales dans les établissements et dans les villes, des pôles combatifs dans les manifestations, qu’on tape sur le clou du « TouTEs ensemble de la maternelle à l’université », et que l’on met en avant l’abrogation de toutes les contre-réformes Blanquer-Macron et la création des postes statu-taires à la hauteur des besoins, on se donnera les forces nécessaires pour aller plus loin : un mouvement de grève dans la durée !

Marie-Hélène Duverger Mercredi 7 novembre 2018

https://npa2009.org/

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Colère sociale En France, comme une envie d’en découdre… (Révolution Permanente)

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

trump 1

Trump à Paris le 11 novembre : c’est la guerre  !

Mobilisation générale contre la venue de Trump à Paris le 11 novembre prochain.

Racisme, sexisme, destruction de l’environnement

Trois traits qui s’incarnent à la perfection dans la personne du président étatsunien. Depuis son élection il y a deux ans, Donald Trump n’a cessé de mener une politique d’attaques contre les migrantEs, contre les droits des femmes et des personnes LGBT, contre les cadres même minimaux de lutte contre le réchauffement climatique.

Au Yémen, en Syrie, en Palestine, en Afghanistan, et ailleurs, il mène une politique de guerre soit directement, soit par la fourniture d’armes et le soutien diplomatique à ses complices locaux. On ne peut pas oublier la destruction de Raqqa, l’encouragement donné au régime israélien par le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, ni le retrait soudain et unilatéral de l’accord sur l’Iran.

Carburant pour l’extrême droite

Ces dernières semaines encore, on a vu comment sa présence à la tête des États-Unis y encourageait les idées d’extrême droite et les passages à l’acte. Des personnalités d’oppo-sition ont été visées par des colis piégés. La camionnette du terroriste était couvert d’auto-collants à la gloire de Trump. Un second individu a perpétré un massacre dans une synago-gue. Antisémite en même temps qu’anti-migrantEs, il visait une organisation juive de soutien aux réfugiéEs, en écho à la rhétorique xénophobe et -complotiste de Trump.

Mais c’est aussi dans le monde -entier, de l’Italie au Brésil en passant par la France, que Trump représente un encouragement à toutes les forces les plus réactionnaires.

Macron et Trump : une amitié qui dure

Pour commémorer la fin de la -Première Guerre mondiale, -Macron n’a rien trouvé de mieux que d’inviter son grand ami Trump. Celui-ci avait beaucoup apprécié sa visite précédente, le 14 Juillet 2017. « Ébloui » par le défilé militaire, il avait déclaré : « J’étais votre invité le 14 Juillet et c’était l’une des parades militaires les plus formidables que j’ai vues. C’était deux heures à fond et c’était une démonstration de puissance militaire. Nous pourrions faire quelque chose comme ça… ».

Le pauvre Trump a dû être bien déçu en se voyant opposer le refus du Pentagone, pour raisons budgétaires. Sans doute sera-t-il aussi déçu de ne pas voir de tanks ni d’avions en parade en France : pour ne pas trop froisser Merkel en en faisant un défilé de la victoire, les cérémonies ne prendront finalement pas la forme d’un défilé militaire.

Un mouvement mondial contre Trump

On peut espérer que Trump ait encore d’autres raisons de déprimer lors de son séjour en France. D’une part, les élections de mi-mandat, le 6 novembre, s’annoncent difficiles pour le Parti Républicain. D’autre part le mouvement de contestation qui le suit dans le monde entier s’exprimera aussi à Paris.

On sait à quel point il a été chagriné des manifestations de masse qui ont eu lieu au Royaume-Uni lors de sa visite cet été – à tel point qu’il a annulé le voyage prévu en Irlande quand il a appris que des manifestations similaires étaient en préparation. Cela doit être un encouragement pour nous !

Depuis début septembre un -collectif s’est monté à l’initiative de militantEs étatsunienEs, françaisEs et d’autres nationalités, notamment Paris Against Trump, PAGE, Women’s March et Ni guerre ni état de guerre, collectif qui s’est rapidement élargi à une quarantaine d’organisa-tions antiracistes, féministes, anti-impérialistes, de partis politiques (dont le NPA), de l’Union syndicale Solidaires, etc.

Le 11 Novembre, une manifestation partira à 14 h de la place de la République. D’ici là faisons le maximum pour qu’elle soit un succès !

Sylvestre Jaffard  Lundi 5 novembre 2018

https://www.facebook.com/events/1881094551966641/

https://paris.demosphere.net/rv/64007

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa le-monde lutte-ouvrière)

npa 29 vertic

Hausse des prix : une seule solution, augmenter les salaires !

Macron essaie de nous faire avaler que ce qui est bon pour les patrons aujourd’hui serait bon pour notre pouvoir d’achat de demain…

L’augmentation de l’essence et du gazole pénalise avant tout celles et ceux qui sont contraint·e·s d’utiliser chaque jour leur voiture pour se rendre au boulot. Macron prétend que ces mesures viseraient à sauver la planète. Le gouvernement se moque carrément de nous en proposant des aides pour l’achat de véhicules prétendument écologiques… mais au coût exor-bitant ! Les solutions à la fois écologique et économique pour les travailleur·e·s sont à cher-cher dans le développement des transports collectifs qu’il faut rendre gratuits et dont il faut développer la qualité et la régularité.

Dure réalité

Les ministres ont beau se relayer dans les médias pour nous convaincre que notre pouvoir d’achat ne diminue pas, les chiffres confirment nos impressions : au 1er octobre, la hausse des prix a atteint 2,2 % sur un an. Plus de 5 millions de personnes vivent avec moins de 855 euros par mois. Le seul poste logement engloutit 42 % du revenu des 10 % les plus modestes, contre 17 % en moyenne pour la population.

À l’opposé, les entreprises du CAC40 verseront cette année 46,8 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 48 % des bénéfices de l’année, ne laissant que 27 % au réinvestissement… et 5,3 % aux salarié·e·s !

Fausses solutions

Pour tenter de faire passer l’amère pilule, le gouvernement répète à longueur de journée qu’il diminue les cotisations sociales, qu’il appelle « charges », qui pèseraient sur le travail. Ces réductions sont censées augmenter nos salaires, mais elles ne font qu’assécher le finance-ment de la Sécurité sociale, de l’assurance chômage, les caisses de retraites. Cet ensemble de prestations sociales, qui pour Macron coûteraient un « pognon de dingue », permettent à plus de cinq millions de personnes d’échapper à la pauvreté.

Les manifestations massives de retraité·e·s montrent qu’ils et elles ont bien compris que la suppression partielle de la taxe d’habitation, qui supprime des ressources pour les communes, ne compense pas la hausse des prix et de la CSG.

Attention au détournement de colère

Face à ces attaques, la colère, légitime, prend de l’ampleur. Des appels à « manifester » le samedi 17 novembre, à « bloquer des routes ou des ronds-points » ou à « mettre un gilet jaune sur son tableau de bord » circulent. Ces appels se limitent à la question du prix de carburants, cible privilégiée du patronat du secteur routier, ce qui a conduit à un soutien de la part de divers courants ou personnalités d’extrême droite.

Nous refusons de manifester avec l’extrême droite, les ennemis les plus farouches du mouve-ment ouvrier, de tout progrès social. De plus, la défense de notre pouvoir d’achat ne saurait se limiter à la seule baisse des carburants.

TouTEs ensemble, pour nos revendications

Oui, tout augmente sauf les salaires, et les hausses du prix des carburants, des prix en général, nous rendent chaque jour la vie plus difficile.  Pour augmenter les salaires de 300 euros et avoir un SMIC à 1700 euros, il faut prendre sur les profits des capitalistes et des multinationales. Nous demandons la gratuité des transports en commun.

Une nouvelle organisation sociale est nécessaire, où nous n’aurions pas à nous serrer la ceinture pour mettre 10 litres de plus dans le réservoir de notre véhicule pour aller bosser pour des salaires de misère…

Le NPA propose qu’une grande mobilisation pour l’augmentation des salaires soit organisée par les syndicats, les associations, les partis du mouvement ouvrier.

grève-12-novembre-2018  cgt r

Nous le dirons également touTEs ensemble, dans la rue, par la grève, avec les enseignant·e·s le 12 novembre, avec les chômeurs/euses et les précaires le 1er décembre , et chaque jour, au coté des salarié·e·s en lutte pour leur condition de vie et de travail.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

union européenne 1 (npa)

europe

L’Union européenne dans l’incertitude

Tout semble se conjuguer pour mettre en échec l’Union européenne et rendre incertain son avenir, tandis que montent les droites extrêmes et racistes. Dans ce contexte, maintenir un cap internationaliste est essentiel.

L’Union européenne (UE – nous utiliserons ce terme pour désigner ce qui s’est appelé dans le passé Marché commun et Communauté économique européenne) est née après la Seconde Guerre mondiale avec une double détermination : l’aspiration des peuples à ce que plus jamais il n’y ait de guerre en Europe, mais aussi, pour les dirigeants européens et des États-Unis, la reconstruction au plus vite une Europe capitaliste face au « bloc soviétique ».

Au départ, le projet  des initiateurs était d’ « avancer sur deux jambes ». Une jambe écono-mique : en 1951 est mise en place la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui jette les bases de politiques communes dans ce secteur industriel alors primordial. Et une jambe explicitement politique : en 1952 est signé le traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) qui prévoit une armée « européenne » intégrée à l’OTAN et donc subordonnée à l’état-major US. En 1954, le Parlement français rejette la CED et le projet est définitivement enterré. Le volet économique va donc désormais prédominer avec, en 1957, la signature du traité de Rome instituant le Marché commun.

Le mouvement ouvrier face au Marché commun

Durant cette période de gestation de l’Union européenne actuelle, le mouvement ouvrier ne pèse guère. La méthode adoptée par les gouvernants et les technocrates est celle de la négo-ciation intergouvernementale discrète (avec consultation des lobbies patronaux), les parle-ments ne sont consultés que sur des textes achevés, et donc à prendre ou à laisser, alors que plane encore le souvenir des désastres de la guerre.

En France, la gauche est divisée.

La social-démocratie pare d’un verbiage internationaliste (qui ne l’empêche pas de mener la guerre d’Algérie) son ralliement au capitalisme et à l’alliance étatsunienne. Le Parti Communis-te et la CGT dénoncent les projets capitalistes mais défendent avant tout et de façon virulente des positions anti-allemandes  et anti-américaines : « Pour la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de l’hégémonie allemande » écrit ainsi en 1956 Jean Duret, direc-teur du Centre d’études économiques de la CGT1.

Les marxistes révolutionnaires critiquent l’Europe telle qu’elle se construit, tout en formulant un point de vue internationaliste 

Ernest Mandel, à la fois militant en Belgique et dirigeant de la IVe internationale, essaie en 1958 de définir ce que devrait être l’attitude du mouvement ouvrier belge face au Marché commun2 :

« Constater que les prédictions socialistes concernant la centralisation et l’internationalisation croissantes de la vie économique se confirment de plus en plus est une chose ; approuver sans critique toutes les mesures dans ce sens comme justes ou progressives en est une autre. […] Chaque cas concret […] réclame […] une analyse précise des mesures proposées et de leurs répercussions sur l’économie et la société en général, à la lumière de l’idéal et des principes socialistes. […]

Malgré toutes les critiques que nous avons à formuler, le traité de Rome est un fait, même s’il ne nous plaît pas. Il impose des cadres nouveaux à notre action. […] Il faut mettre à nu les pré-misses naïves, simplistes et irréelles du credo libre-échangiste. Mais il faut le faire du point de vue socialiste, internationaliste, non en partant d’un nationalisme aussi étroit qu’anachronique.

À l’Europe des trusts nous opposons les États-Unis socialistes d’Europe

Non pas « l’idéal » d’États souverains s’entourant de barrières douanières de plus en plus épais-ses. » Mandel insiste sur la nécessité d’une action coordonnée du mouvement socialiste et syndical européen pour peser au niveau européen, tout en ne renonçant pas à la lutte sur un plan national :

« Il s’agit donc d’engager résolument, sur le plan belge, la lutte pour les réformes de structure et pour un début de planification, quitte à nous joindre à toute tentative de réaliser ces réfor-mes et cette planification à l’échelle internationale, dès qu’une possibilité concrète se présente dans ce sens.

Il va sans dire que les socialistes […] préféreraient une planification internationale aux mesures planistes forcément limitées qu’on pourrait appliquer sur la seule étendue de notre territoire. Mais ils préfèrent ces dernières aux aléas d’une économie européenne libérale. ». Ce texte est à la fois daté (il a été rédigé aux tout débuts du Marché commun) et marqué par son objectif immédiat (dirigé vers la gauche du Parti Socialiste belge, il a été écrit dans une revue de ce parti) mais la démarche exposée reste d’actualité.

La prégnance du libéralisme

D’emblée, l’Union européenne est marquée par le dogme économique libéral et ses initiateurs sont conscients des conséquences : « Il est fatal que l’intégration économique limite la liberté de chaque pays quant à son système social… » déclare ainsi en 1957 un dirigeant belge cité par E. Mandel.

Ceci dit, il ne faudrait pas tomber dans l’illusion que les mesures antisociales viendraient de «Bruxelles » de la Commission européenne : à l’époque et aujourd’hui encore, les États natio-naux et les bourgeoisies sont moteurs dans les offensives contre les acquis sociaux et les services publics. Toutefois, dans le contexte social et politique de la période de lancement de l’UE, sont prévus des amortisseurs à l’impact du libre-échange et de la concurrence (par l’entremise de fonds européens) pour limiter l’approfondissement des écarts entre États ou entre régions et pour gérer l’agriculture.

Jusqu’au début des années 2000, l’Union semble avancer irrésistiblement, mettant en place de nouvelles politiques et s’élargissant au sud puis à l’est.

En 1986, dans un contexte de fin de la période d’expansion économique d’après-guerre et de mise en œuvre un peu partout en Europe de politiques d’austérité, l’Acte unique européen représente un pas en avant supplémentaire de l’Europe capitaliste avec la libre-circulation totale des marchandises et des capitaux.

Dans la même logique est défini en 1996 le statut du travail détaché qui l’assi-mile à une presta-tion de service au lieu de relever de la circulation des travail-leurEs d’un pays à l’autre.

C’est ce qui fonde la possibilité de dumping social, et il n’est donc pas question d’aller vers une uniformisation des droits sociaux entre les États-membres. Quant à l’harmonisation des règles fiscales, elle patine, pour le plus grand bonheur des multinationales et des grandes fortunes…

Les services publics doivent quant à eux être libéralisés et, à terme, privatisés (du moins pour leurs segments rentables). Il n’y a pas, en revanche, de politique industrielle européenne : Airbus repose ainsi sur un accord particulier entre des gouvernements.

Le rouleau compresseur néolibéral va avancer au fil des traités et des sommets européens, avec une étape essentielle:

Le traité de Maastricht en 1992, qui renforce les règles auxquelles sont soumises les budgets nationaux et, avec la création de l’euro, met en place une banque centrale européenne (BCE) indépendante des États et du Parlement européen, mais pas de la finance.

Henri Wilno Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

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