Archive | NPA

10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

poutouisation (npa)

NPA

bordel 2

Dans un livre paru en septembre (« Les affligés du quinquennat »), l’éditorialiste ultralibéral du Point (et ancien du Monde) Pierre Antoine Delhommais, dénonce la « poutouisation » des esprits.

Par là, il entend l’incompréhension de la prétendue vérité économique dont, lui, Delhommais serait un des interprètes les plus autorisés.

En fait, si les esprits étaient suffisamment « poutouisés », la révolte se déchainerait contre l’absurdité d’un monde où, que la conjoncture économique soit bonne ou mauvaise, ce sont toujours les mêmes qui profitent.

Henri Wilno

https://npa2009.org/

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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalunya

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“Un nouveau projet pour les classes populaires ne sera possible qu’en avançant des processus constituants” (Anticapitalistas)

« Les classes populaires doivent intervenir avec leurs propres outils de mobilisation » (Anticapitalistas)

Appel pour la Catalogne : Soutenons la lutte du peuple catalan (4è Internationale)

Cette maison est en ruine. Ce roi est un danger. Ce président un obstacle (Viento Sur)

Le maillon faible de l’Europe du capital: Une rébellion démocratique et nationale aux conséquences profondes (Révolution Permanente)

Le jour qui ébranla la Catalogne et l’État espagnol (Josep Maria Antentas)

Catalunya : Le jour d’après (A Manca)

La composition sociale de la mobilisation se modifie lentement (NPA)

Une sorte de « manif pour tous » contre l’indépendance (NPA)

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

fête côtes d’armor (npa)

NPA

gw

Fête du Comité NPA Gwengamp Lannuon Bear / Aochoù an Arvor

Le comité organisait sa première fête locale ce samedi 30 septembre au Dibar, un lieu associatif proche de Guingamp. 36 adhérents, sympathisants et invités y ont participé, ce qui était sensiblement l’objectif prévu.

Nous avions choisi la formule de réunion sur invitation en ne lui donnant aucun carac- tère public pour pouvoir créer et resserrer le lien social autour de notre comité et favo- riser ainsi une socialisation qui devient un enjeu dans le contexte de recul général du mouvement ouvrier.

Politique et convivialité

La partie politique de la soirée s’est déroulée autour d’une intervention de Coline, du collectif inspection du travail d’lle de France sur les ordonnances. Coline a avec effica- cité et conviction rempli son rôle de porte parole du NPA analysant la loi travail et la nécessaire riposte de notre classe.Un débat s’en est suivi avec la salle.

Nous avions prévu la diffusion d’un film sur la gréve du Joint Français à St Brieuc en 1972, mais les discussions dans la salle autour d’un apéro ont raccourci la séquence initiale.

Petit clin d’oeil involontaire à la situation de ce week end dans l’état espagnol avec le référendum en Catalogne, nous avons terminé la soirée autour d’une paella concoctée par une équipe de volontaires.

Consolidation militante

Il est intéressant d’observer que l’association des « Amis de la Commune de Paris » du Trégor Argoat a tenu un stand , suite à notre prise de contact de juin dernier.

Un moment de détente qui a suivi un premier semestre électoral dense pour notre comité . Et un encouragement à développer une politique de consolidation militante articulée autour de la visibilité de notre positionnement et de notre activité politique, sans concession dans la lutte contre le capital, mais ouverte vers le mouvement ouvrier et social.

Et quelque part une réponse concrète à la proposition de Philippe Poutou et du NPA de continuer nos réunions publiques hors des périodes électorales.

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07 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

week end (npa)

chateaulin

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06 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa)

un peu

Ah, bon!

IVG : le 28 septembre:

La volonté de reconstruire un mouvement féministe de masse

Le 28 septembre, lors de la journée internationale pour le droit à l’avortement, une manifes- tation européenne avait lieu à Bruxelles et des rassemblements et manifestations dans de nombreuses villes d’Europe.

On peut dire que l’état de la mobilisation a varié en fonction des pays : en Italie ce sont plusieurs milliers de manifestantEs qui ont marché jeudi soir, dont plus de 3 000 à Rome, dans la continuité d’un mouvement féministe de masse autour de « Non Una di Meno » (Pas une de moins). En Irlande, c’est le 30 septembre que la manifestation avait lieu. Celle-ci se faisait dans un contexte particulier, celui d’un pays où l’avortement est toujours illégal et où un référendum aura lieu au printemps 2018. Samedi, ce sont donc des dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans les rues de Dublin.

Une étape dans la reconstruction

À Bruxelles, la manifestation, qui a réuni 3 000 personnes, s’est faite en présence de plusieurs délégations d’organisations et de mouvements féministes européens.

En France, des rassemblements étaient organisés un peu partout :

500 personnes à Paris le 28 septembre, des centaines à Toulouse le 23, à Bordeaux le 30, à Lyon…. C’est en tout plusieurs milliers de personnes qui se sont mobilisées pour cette éché- ance, ce qui est loin d’être négligeable même si cela reste bien en dessous des manifestations massives que nous avions connues en solidarité avec l’Espagne lorsque l’IVG y avait été remise en cause il y a quelques années.

Ces manifestations ont eu lieu dans un contexte international d’offensive réactionnaire contre les femmes mais aussi contre les personnes LGBTI.

Alors que le gouvernement Macron tergiverse sur la PMA et nous attaque par le biais de la loi travail qui touchera particulièrement les femmes, ces rassemblements ne suffiront pas. Nous avons besoin d’un mouvement féministe de masse à l’instar des mobilisations qui ont eu lieu ces derniers temps en Argentine, Italie, Pologne, dans l’État espagnol, etc. Le 28 septembre doit constituer une étape vers la construction d’un ­mouvement large.

Lundi 2 octobre 2017 Mimosa Effe

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier extrême droite (npa)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

Guerre de position à l’extrême droite

Le départ de Florian Philippot du Front national est avant tout le résultat d’une lutte pour le pouvoir interne.

Alors qu’il était l’homme de confiance de la présidente du parti, Marine Le Pen, le jeune homme pressé a cherché à s’affranchir de celle-ci à partir de mai 2017. Le débat télé désastreux du 3 mai face à Emmanuel Macron l’avait apparemment fait douter des capacités de la cheffe de gagner un jour. C’est à partir de ce moment que Philippot a activement remis en cause la tutelle de la présidente du parti, lançant son association « Les Patriotes», un parti dans le parti, et refusant malgré les pressions d’en abandonner la direction. Cela tout en s’abstenant de façon (un peu trop) visible de participer réellement à la campagne du FN pour les législatives de juin.

La rupture entre Florian Philippot et Marine Le Pen n’est donc pas d’abord un divor- ce idéologique, d’autant moins que pendant plusieurs années c’est Philippot qui inspirait et insufflait la « ligne » de la cheffe. C’est la stratégie Philippot, partagée par Marine Le Pen, qui a conduit la direction du FN à mettre en avant les questions sociales et économiques ; tout en désertant – au moins en ce qui concerne ces deux-là, leur ligne n’étant pas partagée par d’autres cadres du FN – les manifestations réactionnaires contre le mariage homosexuel.

Toujours est-il que, à l’heure où Marine Le Pen vient de pousser Philippot vers la sortie d’abord parce qu’il était devenu trop insolent et encombrant, deuxièmement parce qu’il attirait la haine de certains dans le parti, le soupçonnant carrément d’être un « homme de gauche infiltré », cette décision est susceptible de déboucher sur des changements de ligne. Il n’est pas improbable que Marine Le Pen ait retiré ses fonctions à Florian Philippot tout en voulant conserver une large partie de son orientation : accent mis sur les aspects socio-économiques, discours tourné en partie vers les classes populaires, dénonciation du libéralisme économique, profil « ni gauche ni droite ».

Toutefois certains dans le FN (Nicolas Bay) et en dehors, mais proches du parti (Robert Ménard) souhaitent profiter de l’occasion pour obtenir des changements de ligne. Ils souhaitent refaire du FN un «vrai parti de droite », ce qu’il n’était plus aux yeux de certains en raison de son discours économique « socialisant ». C’est parce qu’il est « un homme de droite », avait expliqué en substance Marc-Étienne Lansade, le maire FN de Cogolin (élu en 2014), qu’il quittait le FN. À ses yeux, un discours qui semblait trop éloigné des intérêts immédiats patronaux devenait insupportable. Il n’est pas le seul à l’extrême droite.

Le départ de Florian Philippot aura-t-il des conséquences au sein du FN, qui tiendra son congrès au début de l’année prochaine, et, plus généralement, au sein de l’extrême droite? Va-t-on assister à la construction de nouvelles passerelles avec une droite «classique » de plus en plus acquise aux thèses du Front national ? S’il est difficile de répondre avec certitude à ces questions, il nous a semblé utile de proposer un état des lieux des forces en présence et des dynamiques en cours du côté de l’extrême droite et de la droite extrême.

Hebdo L’Anticapitaliste – 398 (28/09/2017)

La galaxie de l’extrême droite en évolution

Le Front National et la « loi travail XXL » : des contradictions manifestes

« Droite hors les murs » ou droite dans le mur ?

https://npa2009.org/

Dossier réalisé par la commission nationale antifasciste du NPA

tantquillefaudra.org

Lire aussi

D’où vient le Front national et où va-t-il ? (Anticapitalisme et Révolution)

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

rennes catalogne (npa)

rennes npoa

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes (npa)

tract1

tract2

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04 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

rentrée (npa)

silence

Rentrée : derrière le piteux spectacle du duel Lussault-Blanquer, un déni de démocratie

Toutes les conditions étaient réunies pour que la dernière affaire de cette rentrée scolaire excite les férus de débats hors-sol dont la « Une » du Monde du 29 septembre, sobrement intitulée « École, la guerre idéologique est relancée », constitue un modèle du genre.

De quelle guerre parle-t-on ici ?

Michel Lussault, dernier président du Conseil supérieur des programmes (CSP) vient de démissionner, profitant de l’occasion pour dénoncer la boulimie d’annonces du ministre Jean- Michel Blanquer.

Ce dernier s’en donne en effet à cœur joie depuis sa prise de fonction pour fustiger dans les médias, de Libération au Point en passant par Valeurs actuelles et Sportmag, toutes les décisions de sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem et à promettre le grand soir de l’école sur fond de neuro-sciences, de retour aux fondamentaux et d’apprentissage syllabique de la lecture.

Offensive anti-égalitaire du gouvernement

Dénonçant des propos « outranciers » de Lussault, Blanquer a illico fait savoir que sa démis- sion ne l’empêcherait pas de dormir. Tout cela mériterait de rejoindre les combles déjà débor- dants des anecdotes politiciennes qui feront jubiler les Stéphane Bern de demain, mais l’ampleur prise par l’affaire mérite qu’on s’y attarde en relevant ce qu’elle masque au moins à trois niveaux :

La violence de l’offensive anti-égalitaire de l’actuel gouvernement,

La visée antidémocratique qui l’accompagne et

La confiscation de toute parole professionnelle.

Dans son opération de butinage médiatique, Jean-Michel Blanquer n’a cessé de distiller les deux piliers de sa future politique : la lutte contre le « pédagogisme » et son mépris de l’« égalitarisme ». Bien entendu, chez Causeur comme au Figaro, on a frétillé du derrière : depuis toujours on y dénonce toute politique visant à redistribuer équitablement les richesses au nom d’une justice sociale qui priverait les élites de leurs outils de domination.

Pensez-vous, l’égalité, ce vieux fantasme de gauchistes ; mieux, de « pédagauchistes ». Le mot est apparu récemment sous la plume d’une pamphlétaire du Figaro Vox, le bras droit du Figaro, c’est dire.

Car les mêmes qui convulsent sur la disparition d’un accent circonflexe ou sur l’écriture inclusive débordent d’inspirations linguistiques quand il s’agit de cibler leurs ennemis.

Bref. En assumant cette formule de « pédagogiste », Blanquer emboîte volontairement le pas des éditocrates spécialistes autoproclamés de l’école qui pontifient contre « le niveau qui baisse » et l’illettrisme des enfants des quartiers populaires, qu’ils ne croisent évidemment jamais ailleurs que dans les hallucinations des professionnels de la lamentation dont l’Académie française constitue un vivier inépuisable puisque malheureusement immortel.

Car si l’on peut en effet s’inquiéter de certaines dérives de courants pédagogiques plus prompts à s’exciter sur les instruments de mesure du bonheur qu’à s’intéresser aux apprentissages des élèves, on sait bien que chez ces gens, et désormais chez leur ministre chouchou, le « pédagogiste » recouvre un spectre beaucoup plus large et amalgame sans sourciller tous les pédagogues, dont je suis, postulant que la première mission de l’école publique est de ne jamais tergiverser sur l’égalité et la démocratisation.

Déni de démocratie

L’autre non-dit de la mise en scène du duel Lussault/Blanquer touche au cœur de la  démo- cratie. Depuis des semaines, le ministre assène à tout va ce qu’il estime être les programmes et méthodes adéquats.

Or la confection des programmes est une chose extrêmement politique.

Pour le dire autrement, un programme scolaire est un montage de savoirs agencés et enchâs- sés de manière à constituer un stock de savoirs considérés comme nécessaire pour pouvoir quitter l’école.

C’est une responsabilité considérable qui assigne à des enfants, dès l’âge de trois ans,  un chemin d’apprentissages pour affronter le monde. En France, le caractère national des programmes ajoute une dimension sensible au projet.

C’est la raison pour laquelle toute écriture de programme doit a minima être collective afin de faire l’objet de négociations, arbitrages et votes.

L’existence d’une organisation collégiale est la première condition ; son autonomie et indépen- dance vis-à-vis de l’exécutif (dernier maillon du circuit) aussi. Ce sur quoi a achoppé le gouver- nement précédent qui n’a pas su laisser à distance le travail du CSP. Mais, pour le moins, avoir un ministre s’arrogeant publiquement le pouvoir décisionnaire en la matière est en tout point comparable à l’autoritarisme d’un Président préférant l’ordonnance au débat parlementaire. Un déni de démocratie donc.

Enfin, tout ce pathétique spectacle rejoue pour la énième fois la partition d’une école que l’on dit clivée entre pédagogues et réacs-publicains.

S’il y a certes des oppositions idéologiques fortes sur l’école, le prisme du terrain offre des opportunités de poser les problèmes sous un angle autrement plus réaliste (et parfois dramatique) que ces débats de salons.

La précarisation des personnels, l’accentuation de leur mise au pas, la cadence des réformes auxquelles ils sont soumis sans y être associés, l’indigence de leur formation, tout cela mériterait une attention autrement plus urgente que ces épanchements politiciens.

Mercredi 4 octobre 2017 Laurence de Cock est historienne et docteure en sciences de l’éducation1, sollicitée par l’Anticapitaliste pour évoquer les enjeux politiques et idéologiques autour de la rentrée scolaire.

1. Dernier ouvrage paru : Laurence De Cock (dir), La Fabrique scolaire de l’histoire, Agone, 2017.

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04 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne grève générale (npa)

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Catalogne: De la bataille des urnes à la grève générale

La délégation du NPA présente lors du référendum en Catalogne le 1er octobre a vécu deux journées intenses, enthousiasmantes et riches en enseignements sur ce vote historique et la mobilisation massive qui l’accompagne.

Près de 3 millions de Catalans ont voté dimanche dernier, donnant une majorité écrasante pour le « Oui » à l’indépendance de la Catalogne sous forme de république (rappelons que l’État espagnol est une monarchie constitutionnelle, héritée de la « transition » qui a suivi la dictature de Franco).

Et ce malgré le vol de 750.000 bulletins de vote par la police nationale envoyée pour réprimer violemment cet exercice démocratique. Ce qui s’est produit en Catalogne est un mouvement de désobéissance massive et une grande expérience d’organisation populaire.

Défendre le référendum

Avant la multiplication des intimidations, actions de répression, perquisitions, le mouvement indépendantiste catalan se traduisait par un processus plutôt institutionnel, accompagné de mobilisations massives lors de la Diada (Fête nationale de la Catalogne).

Mais, dans la dernière semaine, des comités de défense du référendum, impulsés au départ par la gauche indépendantiste, se sont créés partout.

Les associations de la société civile liées à la Généralité, comme l’Assemblée nationale catalane (ANC) ou Omnium, y ont participé, tout comme la base de Podem, de Catalunya en Comú (1) et de collectifs sociaux. Mais aussi les associations de parents d’élèves et les professeurEs, car les comités de défense ont constitué la colonne vertébrale de l’initiative « Écoles ouvertes » qui a recueilli des dizaines de milliers d’adhésions dans les premières heures de son lancement.

La délégation du NPA s’est rendue dans plusieurs lieux d’enseignement occupés par les élèves eux-mêmes ou par les parents. À l’école primaire Auro, dans le centre de Barcelone, Mari occupe l’établissement depuis le vendredi, au moment où la cloche a sonné la fin de la semaine : « L’idée est de maintenir l’école ouverte jusqu’au moment où les urnes arriveront ». Au lycée Ernest Lluch, les jeunes occupent durant toute la nuit et sortent dès 5h30 pour former un « mur humain » en cas d’intervention de la police.

Répression « comme sous le franquisme »

À l’aube, les téléphones vibrent pour renforcer les équipes qui défendent l’arrivée des urnes. À l’École industrielle, ce sont plusieurs milliers de personnes qui occupent l’ensemble du campus. Dès le matin, un des premiers bureaux de vote attaqué est celui où le président de la Généralité, Puigdemont, aurait dû voter.

Au total, 250 bureaux de vote ont été fermés (160 par les Mossos d’Esquadra police catalane qui n’est pas intervenue violemment et s’est même parfois posée en solidarité avec la désobéissance et 90 par la police nationale et la Guardia civil), selon l’équipe qui a supervisé le référendum.

L’objectif des attaques violentes, de la part du gouvernement espagnol, contre une résistance pacifique, était d’interdire physiquement le référendum après avoir prétendu dans tout la presse internationale qu’il ne se tiendrait pas. Elles visaient également à installer la peur pour que les gens n’aillent pas voter. Une violence condamnée tant par la presse internationale que par les manifestantEs réunis dans plusieurs villes de l’État espagnol. La délégation d’obser- vateurs britanniques, dont quatorze parlementaires, a déclaré être « en état de choc » et annonce poursuivre l’État espagnol devant la Cour de La Haye.

Grève générale !

Avant le référendum, seuls trois syndicats alternatifs ont appelé à une grève générale le 3 octobre. Mais la répression qui s’est abattue dimanche dernier a poussé les deux grandes confédérations syndicales (Commissions ouvrières et Union générale des travailleurs), mais aussi l’Assemblée nationale catalane, Omnium, des associations patronales de petites et moyennes entreprises et plusieurs associations à appeler à la mobilisation, sans faire usage du droit de grève. Pourtant, tôt le matin, des piquets se sont organisés en différents points du pays (2).

Cette grève est en soi une victoire qui ouvre la possibilité au mouvement ouvrier de donner une suite politique et sociale au référendum. La convergence entre les secteurs en grève, le maintien des comités de défense du référendum comme cadres d’organisation de quartier et l’occupation des places pourraient permettre aux revendications sociales et ouvrières de faire leur irruption dans le processus d’indépendance.

En effet, le gouvernement de la Generalitat est bien incapable de résoudre les pro- blèmes cruciaux du mouvement : l’affrontement avec la police nationale, le pouvoir des banques et des grandes entreprises du tourisme. Les revendications sociales pour les mi- grantEs, concernant le prix des loyers, les salaires, et l’auto-organisation dans les entreprises, les quartiers et la jeunesse seront la clé pour que le mouvement franchisse un nouveau cap !

Notes:

  • 1. Catalunya en Comú (Catalogne en Commun) est une coalition électorale composée de Podemos Catalogne (Podem, qui ne l’a pas rejointe en tant que parti), d’Initiative pour la Catalogne Verts (ICV), de la Gauche unie et alternative (EUiA), d’Equo et de la plateforme Barcelone en commun.
  • 2. Sous la pression, la direction madrilène de l’UGT a retiré son soutien à la grève, mais en laissant des marges de manœuvres à ses sections catalanes.

Mardi 3 octobre 2017 Alex G.

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