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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

la gauche (npa)

la gauche

Un champ politique bouleversé et instable, des affrontements qui s’annoncent

cranes ps

Parti socialiste : « pasokisation » ou simple éclatement ?

D’abord souligner que le premier tour des législatives a confirmé la bérézina en cours. Alors que les projections pour le second tour ne créditent pas le PS de plus d’une trentaine de dépu- tés, l’élimination dès le premier tour de l’ancien candidat à la présidence, Benoit Hamon, et l’écrasement (9 % des voix !) du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, dans la circonscription très à gauche de la capitale qu’il avait représentée à l’Assemblée nationale pendant 25 ans, sont hautement symboliques.

Du point de vue de l’appareil, les conséquences sont évidemment catastrophiques. Ce ne sont pas seulement près de 300 députés qui vont « perdre leur travail » mais, avec le plan de super-austérité qui va devoir être appliqué, des centaines voire milliers d’attachés parlementaires et de permanents. Le siège de Solférino serait d’ailleurs bientôt mis en vente. Or, s’il n’y a plus d’appareil, qu’est-ce qui pourrait pousser des socialistes aux positions sou- vent diamétralement opposées à demeurer ensemble ?

Et comment continuer avec un parti d’élus qui n’aurait plus d’élus ?

Dans cette situation, la question est de savoir si, comme dans le cas du PASOK en Grèce, il restera après l’effondrement un tronc commun plus ou moins large ou si le PS va simplement disparaître après avoir explosé en plusieurs morceaux. Les macronistes ou Macron-compa- tibles qui ne sont pas encore partis (il en reste un bon nombre) hésitent entre s’en aller rejoin- dre REM ou constituer une force d’appoint post-socialiste à la majorité présidentielle. « Les résultats des socialistes doivent être regardés avec lucidité et il faudra en tirer toutes les conclusions au lendemain du second tour, pour rebâtir la gauche de gouvernement sur des bases saines et rénovées », a déclaré l’un d’entre eux, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.

De leur côté, les hamonistes affirment vouloir maintenir et refonder un PS recentré sur ses « valeurs », donc débarrassé de ceux qui soutiennent ou soutiendront le gouvernement Macron-Philippe. Dans leur idée, une telle formation irait d’eux-mêmes jusqu’à Cambadélis en passant par Martine Aubry, Anne Hidalgo, Najat Vallaud-Belkacem… Resterait alors à entre- prendre une cure d’opposition, tout en espérant un essoufflement ou une crise du mouvement de Mélenchon, qui par définition, n’entend ni ne peut s’allier à quiconque au sein d’une même formation politique. La suite bientôt… avec dans tous les cas des jours agités.

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Les problèmes de Mélenchon

Au delà du projet et à la « philosophie politique » de Mélenchon et de sa France Insoumise, ce que l’ on peut ajouter sur la base des premiers enseignements des législatives, c’est peut-être une réflexion sur les contradictions qui les travaillent.

Jean-Luc Mélenchon a eu un premier gros problème au soir du 23 avril. Il s’y voyait déjà, s’y voyait tellement (après avoir poussé à l’extrême l’idée de « la gagne », inaugurée par les antilibéraux de l’avant-présidentielle de 2007 et reprise par le Front de Gauche en 2012) que son élimination, pourtant logique dans les conditions de rapports de forces électoraux qui prévalaient, a semblé le tétaniser en le rendant plus amer et agressif que jamais, là aussi, en sapant des efforts sinon de « dédiabolisation », du moins destinés à le faire apparaître sous un jour plus avenant.

Mélenchon et son équipe se sont cependant repris avant les législatives, mais ils se sont alors trouvés confrontés à un deuxième problème : la campagne présidentielle avait été si personnalisée (et personnaliste) que les candidats FI aux législatives, dans leur grande majo- rité, s’avéraient incapables de se hisser à la hauteur électorale du Chef. Résultat, la FI a beau- coup perdu par rapport à la présidentielle, près de huit points, tout comme le Front National. La France Insoumise aura des élus (dont probablement Mélenchon), peut-être même un groupe parlementaire avec le renfort de quelques députés PCF, mais beaucoup moins que ce qu’elle espérait au départ.

C’est toutefois maintenant, à l’issue de la séquence électorale et de l’enthousiasme qu’elle a suscitée dans une formation fondamentalement électoraliste, que la principale difficulté va se présenter.

La France Insoumise a été mise en place d’en haut comme un « mouvement » non ou anti- parti, tout dévoué à la vocation présidentielle du Chef, sans aucune structure d’élaboration et de débat démocratiques. Mais si elle veut se pérenniser, elle sera obligée de mettre en place un type d’organisation collective laissant aux militants des possibilités de s’exprimer.

Aucune formation, pas même le FN, ne peut fonctionner en suivant la seule parole du Chef. Même les partis staliniens organisaient des congrès, certes absolument contrôlés, totalement antidémocratiques, mais qui dans leur cas permettaient de mesurer à un moment donné des rapports de forces intra-bureaucratiques. En Espagne, Podemos a comme la FI une base idéologique populiste et des conceptions organisationnelles verticalistes, mais des opinions différentes peuvent s’y exprimer et son deuxième congrès a même donné lieu à la formation de trois tendances.

Rien de tel dans la France Insoumise. Ni congrès, ni orientation discutée et votée collectivement, ni même direction élue, le Chef nommant de sa propre autorité son équipe rapprochée. Or une forme politique pérenne ne peut être qu’une structure collective autorisant des débats, ayant des congrès avec des délégués et des dirigeants élus. Ce qui implique nécessairement d’accepter que puissent s’exprimer des opinions différentes voire dissidentes (même si au Parti de Gauche, prédécesseur de la FI et qui, lui, tenait des congrès, la direction avait l’habitude de couper toutes les têtes qui dépassaient). Cette question de la pérennité et donc de la structuration, démocratique ou non, est la grande question posée aujourd’hui à Mélenchon et à son équipe. S’ils ne parviennent pas à lui trouver une réponse un peu cohérente, leur « mouvement » risquera assez vite de s’évaporer.

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PCF, la descente aux enfers continue

Avant de conclure, quelques mots sur la situation du Parti Communiste Français. La tactique mélenchoniste du « casse-noix » a fonctionné avec le PS, qui s’est effectivement retrouvé broyé entre les deux mâchoires Mélenchon et Macron de la tenaille. Mais elle a également donné des résultats avec le PCF, incapable de définir une politique claire par rapport à la présidentielle, un vote serré de ses militants ayant décidé de soutenir le candidat de la FI, en désavouant la position majoritaire de la direction.

Les comparaisons avec 2012 sont difficiles (puisque les candidats PCF se présentaient alors sous l’étiquette Front de gauche), mais une certitude est que la dégringolade électorale de ce parti se poursuit. 6,91 % au premier tour de 2012 pour le Front de Gauche (avec une grande majorité de candidats communistes), et dix députés élus dont neuf membres du PCF, mais seulement 2,72 % pour les candidats du PCF en 2017 ; la future représentation parle- mentaire de ce parti, si importante à ses yeux, risquant d’être réduite de moitié, si ce n’est plus.

Contradictoirement, ce parti reste celui qui conserve le plus de militants dans les grandes entreprises ainsi que dans certains quartiers populaires, mais de plus en plus divisés et de moins en moins influents dans les organisations syndicales. Le déclin se poursuit irréversiblement et la question de la survie est, là aussi, posée.

Construire enfin un parti des travailleurs ?

L’extrême gauche (Lutte ouvrière au niveau national, ainsi que le POID dans 64 circons-criptions et le NPA dans 27) a fait nationalement aux législatives un score faible (0,77 %, contre 1,73 % à la présidentielle pour Philippe Poutou et Nathalie Artaud), mais qui traduit la persistance d’un courant de lutte de classe et révolutionnaire.

Alors que la vieille « gauche » est en train de s’étioler ou d’imploser, ou comme la France Insoumise de préparer les conditions d’une explosion future, alors que dans le même temps la mobilisation et la  radicalisation sociales s’accentuent et s’étendent, les révo- lutionnaires ont plus que jamais la responsabilité de proposer une alternative : un grand parti des exploités et des opprimés, indépendant et opposé à toutes les solutions de collaboration de classes, qui serve à la fois pour faire avancer nos luttes quotidiennes et pour développer une perspective de société alternative, fondée sur la socialisation, l’appropriation collective de l’économie et de la vie publique.

« Vaste programme », certes. Mais il n’y en a pas d’autre viable et c’est maintenant qu’il faut se mettre à la tâche.

Jean-Philippe Divès

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

npa 29 vertic

Contre cette majorité macroniste mal élue, résister et construire une opposition de rue

Avec son calendrier qui transforme les législatives en troisième et quatrième tour de la pré
sidentielle, le système électoral à fait son œuvre. Boosté par l’élection de Macron, La Répu- blique en Marche (LREM) et ses 309 éluEs n’a même pas besoin des 42 du Modem pour avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale…

Le néolibéralisme a, au moins formellement et temporairement, trouvé son personnel politique, son « parti-entreprise », avec son chef tellement médiatique, sa communication et ses éléments de langage, son service RH et son casting du « renouvellement ».

Très majoritaire certes, mais plus encore illégitime

Mais ce n’est rien de dire que Macron, s’il a une nette majorité parlementaire, est loin d’avoir la légitimité pour mettre en œuvre sa contre-révolution libérale et autoritaire. Avec 56,6 %, l’abstention bat tous les records historiques. Près de six inscritEs sur dix qui ne sont pas allé voter. Le gouffre entre la représentation politique et la population n’a jamais été aussi profond.

La crise démocratique est loin d’avoir été réglée par cet épisode électoral. Celui-ci n’en constitue qu’un nouvel épisode, mais un épisode ravageur pour les deux partis piliers du système institutionnel qui se sont succédés au gouvernement pour mener des politiques antisociales, productivistes et antidémocratiques.

« La fin d’une époque » Avec 126 sièges, le groupe LR-UDI peut sembler sauver les meubles, mais ce serait oublier que la droite espérait, en toute logique d’alternance, sortir triomphante de la présidentielle, puis des législatives. Mais ça, c’était avant… Et la crise est loin d’être achevée : la droite pourrait se scinder en deux groupes, l’un d’opposition à la majorité macroniste, l’autre « constructif » et prêt à voter la confiance au gouvernement.

C’est Valérie Pécresse qui résume le mieux la situation de la droite : « Ce n’est pas une défaite, c’est la fin d’une époque. (…) Il faut tout refaire du sol au plafond »… Ce constat sans appel s’applique aussi, et plus encore, au Parti socialiste, qui n’aura plus que 29 députéEs, le pire résultat de son histoire. Il est purement et simplement rayé de la carte électorale dans d’an- ciens bastions comme le Nord, le Pas-de-Calais ou la Seine-Saint-Denis.

En plus d’être laminé, il est lui aussi fracturé entre les « Macron-compatibles », parfois ex-ministres comme Stéphane Le Foll ou George Pau-Langevin, toujours bénéficiaires de l’absence de candidatE LREM face à eux, d’une part. Et d’autre part, celles et ceux qui se réuniront le 1er juillet dans la perspective de créer un nouveau mouvement avec Benoît Hamon.

C’est précisément dans le Nord-Pas-de-Calais, que le Front National réalise sa plus specta- culaire percée avec cinq députés, dont sa cheffe. Globalement, l’entrée de huit députéEs FN à l’Assemblée, même si c’est insuffisant pour constituer un groupe, est un avertissement comme l’étaient les près de 11 millions de voix pour Marine Le Pen à la présidentielle. N’en doutons pas, l’extrême droite cherchera à mettre à profit cette tribune pour se présenter comme l’opposition au gouvernement.

Quelle opposition ? C’est bien cette question qui reste la plus brûlante. Pour ce second tour, nous avions appelé à voter pour les candidatEs de la France Insoumise ou du PCF, et nous saluons donc l’élection de 27 d’entre-eux et elles. Mais au-delà des problèmes politiques qui subsistent, de la division et des volontés d’hégémonie, il est évident que ce n’est pas à l’Assemblée nationale que ces prochains jours, ces prochaines semaines, ces prochains mois, va s’organiser l’opposition au macronisme.

C’est bien dans les luttes locales, dans les mobilisations nationales, dans la rue, que nous allons devoir résister à l’offensive programmée sur tous les terrains, contre la destruction du droit du travail et de la protection sociale, pour les libertés démocratiques contre l’état d’urgence à perpétuité, contre les projets productivistes destructeurs…

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocrati- ques, militantEs du climat, antiracistes et féministes... nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, en construisant et coordonnant nos mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du produc- tivisme, de l’exploitation et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires.

Christine Poupin Mardi 20 juin 2017

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

illusions 1 (npa)

jean-luc-melenchon

« Tu es la mort et le néant, fais passer »

Illusions électorales et colère sociale : les deux mamelles du succès de Mélenchon

« Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer. Nous allons tourner la page des gens qui nous ont trahis pendant cinq ans », a déclaré, jeudi 11 mai à Marseille, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, venu officialiser sa candidature aux législatives dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, où il affrontera notamment le député socialiste sortant, Patrick Mennucci.

Surfant sur la vague de son succès électoral du 23 avril, Mélenchon prétend que son mouve- ment peut obtenir la majorité à l’Assemblée et se voit déjà en premier ministre de cohabitation. Macron à l’Elysée, Mélenchon à Matignon, voilà comment du côté de l’état-major de « la France Insoumise » on envisage la suite des opérations. Rien de moins… même si l’absence d’accord national de répartition des circonscriptions avec le Parti communiste risque de rendre le pari très difficile.

Que Mélenchon n’entende jouer que sur le terrain du rapport de forces électoral et ne compter que sur ses déclinaisons institutionnelles n’est pas une nouveauté. Membre du Parti socialiste pendant plus de 30 ans, ministre, sénateur, député européen, « l’insoumis » en chef n’a jamais choisi le terrain de la rue et des grèves, mais uniquement celui des appareils, des cabinets et des hémicycles. Par contre, ce qui est nouveau, c’est l’ampleur du succès électoral et militant rencontré par son mouvement qui exprime incontestablement la rupture assumée d’une frange significative des classes populaires avec le capitalisme et ses serviteurs les plus zélés. C’est sans doute un des effets différés de la colère sociale exprimée lors des mobilisation contre la loi Travail l’an dernier, mais que Mélenchon cherche à enfermer dans une logique institutionnelle, réformiste et chauvine.

Un vote populaire et contestataire

En obtenant plus de 7 millions de voix au premier tour de l’élection présidentielle (3 millions de voix supplémentaires par rapport à 2012) et 19,5 % des suffrages exprimés, alors que le candidat du PS officiel Benoît Hamon n’en obtenait que 2,2 millions (6,3 % des exprimés), Mélenchon a effectivement contribué à l’effondrement électoral du Parti socialiste. Il avait fait le buzz en janvier dernier avec sa formule disant que Macron et lui formaient les deux branches d’un casse-noix qui allait faire « de l’huile » avec le PS. La formule s’est avérée à la fois prémonitoire et révélatrice de la nature du positionnement politique du candidat de la « France Insoumise » : ré-insuffler un espoir électoral et institutionnel à la gauche d’un Parti socialiste totalement discrédité après cinq années de gouvernement Hollande entièrement au service des riches et des puissants.

Le score de Mélenchon est le plus élevé obtenu par un candidat à la gauche du parti socialiste depuis 1969. Le candidat de la «France insoumise» s’est placé en tête dans trois départe- ments métropolitains (Seine-Saint-Denis, Ariège et Dordogne), ainsi qu’à La Réunion, en Guyane, en Martinique et à Saint-Pierre-et-Miquelon. La géographie électorale laisse appa- raître un transfert de voix significatif en sa faveur dans les territoires votant traditionnellement pour le PS, notamment dans le centre, l’ouest et le sud-ouest.

Mais surtout, ses scores ont été particulièrement élevés dans les villes ouvrières historiquement acquises au vote communiste, notamment en banlieue parisienne, mais où ce vote s’était effondré de manière continue depuis trois décennies. Les banlieues «rouges»  ont voté Mélenchon alors qu’elles ne votaient plus pour le PCF. Et si on affine encore : parmi ces villes ou départements, c’est là où les cadres et l’appareil du PC se sont ralliés le plus clairement à la « France insoumise » que les scores de Mélenchon sont encore plus élevés : c’est net quand on regarde les écarts entre le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Il a fait aussi de très bons scores dans certains fiefs des oppositionnels communistes, comme à Vénissieux.

Enfin, le vote Mélenchon a confirmé une tendance lancée en 2012 : celui de s’implanter aussi dans le cœur des grandes zones métropolitaines, qui n’avaient jamais été ralliées au vote communiste, avec un électorat jeune, plus diplômé que la moyenne (les deux tiers des élec- teurs Mélenchon ont un niveau égal ou supérieur au baccalauréat). Sur les 614 communes dont le nombre d’inscrits est supérieur à 10 000, Mélenchon est en tête dans 124 d’entre elles et y obtient 31,5 %.

Sur ces 124 communes, les villes PCF ou apparentées ne sont qu’au nombre de 38 (mais donnent à Mélenchon un pourcentage de 36,2 %). Selon une étude d’opinion de l’institut BVA réalisée  le soir du premier tour, Mélenchon est arrivé en tête chez les 18-24 ans (27 %), devant Marine Le Pen, et était au coude à coude avec elle chez les employés (26 %) et les bas revenus (28 %). D’après un sondage réalisé par Ipsos, il est arrivé deuxième chez les ouvriers (24 %), certes assez loin derrière Marine Le Pen (37 %), mais l’électorat de la France insoumise est numéro un parmi les chômeurs (31 %).

C’est un fait majeur des résultats de ces élections : la représentation électorale des catégories populaires n’est plus l’apanage du FN. Un quart au moins des catégories intermé- diaires, des ouvriers et des employés se sont retrouvées dans un vote réaffirmé à gauche, en rupture avec la politique ultralibérale et pro-patronale du Parti socialiste et de ses avatars.

Illusions électorales envers un « vrai gouvernement de gauche », procuration donnée à un « sauveur suprême », espoirs sincères de changement radical de société, flirt prononcé avec pas mal d’idées nationalistes et chauvines, volonté de mettre une claque bien méritée au Parti Socialiste, c’est l’ensemble de ces paramètres qui expliquent le score recueilli par Mélenchon.

Marie-Hélène Duverger Lundi 19 juin 2017

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

illusions 2 (npa)

melenchon marque jaune

Hors des élections, point de salut ?

Et paradoxalement, alors que le Mélenchon de 2017 a encore plus rompu qu’en 2012 les amarres avec le mouvement ouvrier (l’interdiction des drapeaux rouges dans ses rassem- blements, la déferlante des drapeaux tricolores, les références à la « patrie chérie », son projet d’un service civique obligatoire pour « reconstruire une défense indépendante, nationale et populaire », ses propos xénophobes au sujet des travailleurs détachés…) et qu’il a fait une campagne bien moins radicale programmatiquement, il a incarné davantage la rupture avec le système pour toute une frange de celles et ceux qui détestent le Parti Socialiste, la loi Travail et son monde

Les « groupes d’appuis » de la France Insoumise, dont la création avait été annoncée le même jour que la déclaration de la candidature de Mélenchon, le 10 février 2016, ont fleuri sur l’ensemble du territoire en quelques mois, rassemblant en majorité des personnes non encar- tées politiquement jusque-là (même si les cadres sont souvent issus du Parti de Gauche) mais avec généralement une expérience syndicale ou associative (Attac, LDH, mouvements féministes…).

« J’ai des activités syndicales, mais je n’ai jamais été encartée dans un parti », témoigne par exemple Marie Duret-Pujol, maitre de conférences en études théâtrale à l’université Bordeaux-Montaigne et candidate aux législatives dans la 6e circonscription de Gironde. « Le déclencheur, ça a été la loi Travail, et le fait d’avoir autant manifesté pour se voir ensuite imposer ce texte par 49-3. J’ai aussitôt rejoint un groupe local de la France insoumise. Le fait de se présenter aux législatives ne correspond pas à un plan de carrière, mais à la volonté d’avoir une parité réelle, car le vivier de notre circonscription manquait de femmes. J’ai fait ce choix en sentant le mouvement s’amplifier dès l’automne. Il y avait une quarantaine de militants quand j’ai été cooptée, on doit être aujourd’hui une soixantaine. »

L’adhésion au mouvement, en ligne (non soumise à un versement obligatoire de cotisation) par le biais d’une plate-forme numérique (conçue par NationBuilder, une entreprise américaine spécialisée et dont Trump a lui aussi utilisé les services lors de sa campagne en 2016), la possibilité d’être alors mis rapidement en contact avec d’autres « Insoumis » proches de son lieu d’habitation pour effectuer des activités militantes ou se réunir, ont séduit des centaines de milliers de personnes.

La France Insoumise revendiquait au début du mois de mai plus de 500 000 partici- pants à ses groupes d’appuis. Si l’on prend en compte les abonnés à la chaîne Youtube de Mélenchon, qui dépassent les 230 000, ceux qui le suivent sur Facebook (600 000) et les 900 000 qui le suivent sur Twitter, on mesure l’ampleur de l’audience politique acquise depuis un an.

Mais entre une audience médiatique et électorale et la constitution d’une force politique structurée et centralisée, il y a de nombreux pas… que Mélenchon ne veut pas faire franchir à ses soutiens, car il est fondamentalement dans la recherche de l’hégémonie à gauche dans les élections. Sa déclaration le soir du premier tour, ponctuée d’aucune manifes- tation de satisfaction malgré un score inédit, et au contraire pleine de rancœur, allant jusqu’à remettre en cause la fiabilité des résultats électoraux, a désarçonné  un nombre significatif de ses électeurs, ceux qui considéraient le vote pour Mélenchon comme un encouragement  pour les luttes futures et, avant tout, utile à faire se matérialiser un camp totalement opposé et à Macron et à la droite et à l’extrême droite, et pas uniquement comme un marchepied vers le pouvoir pour le candidat.

De quoi est faite « l’insoumission » façon Mélenchon

Mais pour celui qui s’est effectivement attribué le nouveau leadership de la gauche institution-nelle, qui a martelé les semaines précédant le premier tour qu’il était tout à fait capable de gouverner la France (et qu’il « n’était pas d’extrême gauche » !), la non-qualification pour le second tour de la présidentielle est un échec, et il n’a pas pu le cacher.

Quand on prétend réformer le système ou améliorer les conditions de vie de la population par la voie électorale, encore faut-il pouvoir remporter les élections. I

nterrogé par Jean-Jacques Bourdin, le 10 mai, Jean-Luc Mélenchon a reconnu que son absence du second tour avait été pour lui une réelle désillusion : « je ne vais pas vous raconter d’histoires. Comme je suis un homme méthodique (…) j’avais donc commencé à réfléchir à la façon avec laquelle je procéderais. Par conséquent, j’ai dû descendre de deux marches (…) Ecoutez, à 600 000 voix, le destin vous passe au ras des doigts ! Vous ne pouvez autrement que d’avoir de la déception. »

Mélenchon n’a pas « de pudeur de gazelle » quand il parle de son « destin »… le même que celui envisagé par bien d’autres politiciens bourgeois. Les élections législatives lui donnent une seconde chance sur ce terrain et du coup, pas question de la moindre entente au niveau national avec le PCF : la lutte pour les places remplace la lutte des classes. Au passage, tant pis pour celles et ceux qui défendaient la nécessité de candidatures unitaires de l’ensemble des forces qui avaient rallié la candidature Mélenchon (Ensemble, PG et PCF pour les plus importantes d’entre elles).

Si Mélenchon veut remplacer le PS, c’est normal qu’il veuille continuer le boulot d’éradication du PCF entamé par Mitterrand !

Il faudra étudier avec attention les scores de la France Insoumise les 11 et 18 juin, dont les candidats seront quasi systématiquement en lice contre des candidats du PC, ce qui sera une première pour la mouvance de Mélenchon… Lui le conçoit comme la marche vers le pouvoir, c’est loin d’être certain et plus dure pourrait être la chute.

Marie-Hélène Duverger

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

npa 29 vertic

Dès demain, nous combattrons cette majorité macroniste mal élue !

Aujourd’hui, six électeurs sur dix ne sont pas allés voter. C’est bien l’expression que l’élection de Macron il y a six semaines n’a pas réglé la crise politique, loin s’en faut, mais qu’elle en constitue une nouvelle étape.

Après avoir durablement affaibli les vieux partis PS et LR qui se sont succédés au gouverne- ment pour mener des politiques anti-sociales, Macron a bien organisé sa percée électorale, mais cette abstention historique est un dur rappel à sa réalité : son illégitimité à mettre en œuvre durant son quinquennat sa contre-révolution libérale et autoritaire.

Même si la poussée de Macron n’est pas à cette heure le raz-de-marée annoncé, et si nous voyons positivement l’élection de députés France Insoumise et PCF (pour lesquels nous avons appelé à voter), ce second tour clarifie globalement les choses : ce n’est pas à l’Assemblée nationale que ces prochains jours, ces prochaines semaines, ces prochains mois, va s’organiser l’opposition au Macronisme.

C’est bien dans les résistances locales, dans les mobilisations nationales, dans la rue, que nous allons pouvoir nous opposer aux offensives antisociales, à commencer aux reculs sociaux historiques programmés sur la question du droit du travail.

L’entrée de 8 députés FN à l’Assemblée est un avertissement, comme l’étaient les 11 millions de voix pour Le Pen à la Présidentielle. Il faut rompre avec ce système, vite.

L’urgence est donc à l’expression d’une opposition à ce gouvernement. Le NPA appelle toute la gauche sociale et politique à discuter et à se coordonner pour engager la mobilisation, à commencer dès demain avec les manifestations du Front Social, puis au ministère du Travail, dans l’énergie, et aussi ce 27 juin à l’appel de plusieurs syndicats dans plusieurs départements.

Dimanche 18 juin 2017

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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (npa caen)

tour

Une tour brûle à Londres, combien d’autres en sursis ?
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« Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas, je suis très en colère. Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ». Soran Karimi, 31 ans, habitant d’une tour voisine.
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Dans la nuit de mardi à mercredi 14 juin, un immeuble de 24 étages comprenant 120 logements sociaux est parti en fumée à Londres.
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Il avait pourtant était rénové récemment paraît-il. Rénovation cache-misère, selon des collectifs d’habitants, permettant de sauver la face pour le propiétaire qui n’est autre que la Municipalité Royal de Kensington et Chelsea et son gestionnaire : la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité du quartier).
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De pseudo-rénovations effectuées pour rassurer la population, pour montrer que les habitants ne sont pas totalement abandonnés à leur sort malgré les nombreuses plaintes quant à l’absence d’alarme incendie, au revêtement inadapté, aux problèmes électriques… En somme : une tentative de mettre les habitants en confiance… alors qu’ils encouraient un danger de mort ! Il a fallu ce drame pour que les autorités et la municipalité soient obligés de reconnaître que d’autres tours à travers la ville sont aussi des brasiers en puissance. Mais ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg.
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60 morts, des dizaines de disparus et de blessés, des centaines de personnes mises à la rue cette fois-ci ; et des caméras, des journalistes, des médias qui s’agitent pour couvrir la tragédie. Mais qu’en est-il du reste ? Combien de familles vivent dans des taudis, dans des logements insalubres ou dangereux ? Combien de personnes font les frais de la spéculation immobilière, de la propriété privée ?
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Combien n’ont même pas un toit alors que des millions de logements restent vides à travers l’Europe ? Ce sont ces questions que les médias bourgeois ne posent pas, et ce sont pourtant ces mêmes questions qui sont déterminantes pour des millions de personnes, pour la majorité de la population, pour la classe ouvrière.
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Les habitants de Londres s’en sont saisi – qui d’autre que les intéressés eux-mêmes pouvait mieux le faire ? – et ont manifesté vendredi. Certains dont des familles de victimes et des rescapés ont occupé la mairie de quartier aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».
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« J’espère que cette tragédie va faire bouger les choses. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire « chez les riches ». Nana Akuffo, 46 ans, habitant d’une tour voisine.
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Caen Anticapitaliste – NPA·dimanche 18 juin 2017
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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tribune (npa)

fron tfs gg

Construire une opposition militante à Macron, maintenant 

Pour contrer la majorité présidentielle, les porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou appellent à un grand rassemblement :

«Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations…»

Les élections législatives donneront manifestement une solide majorité à E. Macron et E. Philippe à l’Assemblée pour faire passer leur politique. Avec moins de 17% des inscrit.e.s au premier tour, Macron peut cumuler les pouvoir essentiels ! Les institutions et le système électoral de la 5è République, montrent une nouvelle fois leur caractère antidémocratique !

Mais la démocratie Macron s’en fout, il lui suffit d’avoir le pouvoir !

Il a prévu de gouverner par ordonnances. On comprend pourquoi quand on lit ce qu’il prévoit: aucunE salariéE ne peut accepter un tel tissu d’horreurs ! Dans leur projet, il n’existerait plus aucune garantie collective concernant le travail, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salarié.e.s :

Le contrat et la durée de travail,

La santé et la sécurité,

Les salaires et l’emploi,

Les motifs de licenciement,

Le recours aux CDD… avec y compris la possibilité de référendums d’entreprises à l’initiative de l’employeur.

La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs, surtout en matière de santé et de sécurité du travail.

Sans parler de la « sécurisation » des patrons hors la loi avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux, ou de la réduction des délais de recours.

A cela s’ajoutent:

Les suppressions de postes,

La hausse de la CSG, l

L’attaque contre la Sécu,

L’assurance chômage puis les retraites,

Le projet de sélection à l’entrée des universités.

Ce bulldozer ultralibéral a un pendant, la répression et le racisme.

Macron s’était présenté comme peu favorable à l’état d’urgence, mais l’a prolongé aussitôt élu et, pire, en intégrant des mesures d’exception dans la loi ordinaire, il crée un état d’urgence permanent. Son élection a d’ailleurs été suivie, dès le lendemain, d’interdictions de manifester pour plusieurs dizaines de militantEs.

Macron s’est présenté comme moins raciste que la droite… et enrobe les politiques anti-immigrés de plaisanteries racistes contre les migrants qui meurent  et avec les mouve- ments sociaux et les classes populaires, les musulmanNEs ou supposéEs l’être, les minorités… seront les premières cibles de cet état d’urgence à perpétuité.

Il y a une urgence absolue à construire une contre-offensive et une opposition au gouvernement

Macron organise et alimente la division entre les organisations syndicales qu’il veut neutraliser dans ses pseudo-négociations et touTEs celles et ceux qui voudraient empêcher sa politique qu’il réprimera violemment.

Il y a donc urgence à ce que les organisations de toute la gauche, que toutes celles et tous ceux qui sont prêtEs à empêcher le gouvernement de mettre en place sa politique, fasse converger leurs forces, se rencontrent et agissent ensemble.

Dès le 19 juin, avec les manifestations du Front social dans plusieurs villes. Dans les jours suivants, divers secteurs seront mobilisés, au Ministère du travail, dans l’énergie, chez GM&S, Tatti, etc. La CGT Ile-de-France appelle à se mobiliser le 27 juin. Mais ce qui manque, c’est une journée interprofessionnelle et unitaire, des grèves et des manifestations massives avant la fin du mois de juin, qui montrent que le monde du travail ne se laissera pas faire Et au-delà, un plan de mobilisation pour arrêter le gouvernement et imposer nos revendications.

Après le score de Marine Le Pen à la présidentielle, celui du FN aux élections législatives, même s’il est plus faible, montre le danger de l’enracinement de l’extrême-droite. Cela sonne comme un avertissement : si le mouvement social, si nous ne prenons pas nos affaires en main, l’étape d’après risque d’être une nouvelle accélération désastreuse des reculs démo- cratiques et sociaux. Déjà, le poids de l’extrême droite se fait sentir dans la répression, l’offen- sive raciste et antisociale.

La crise climatique, les guerres, tout cela montre un monde pourrissant, qu’il y a urgence à renverser. Il faut rapidement et impérativement ôter l’initiative aux capitalistes, et empêcher l’extrême-droite d’usurper l’opposition aux politiques antisociales.

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, oppo- santEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du productivisme, de l’exploita- tion et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires entre les organisations.

Vendredi 16 juin 2017 Tribune du NPA

https://blogs.mediapart.fr/

https://npa2009.org/

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16 juin 2017 ~ 0 Commentaire

quimper (npa)

npa 29 vertic

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Le 17 juin, un non choix.
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Avec plus de 51% d’abstention nationalement, le résultat du 1er tour des législatives est celui d’une république malade et de plus en plus antidémocratique.
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La « République en Marche » devrait obtenir la majorité absolue avec les voix de 16 % des inscrits…
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Ce résultat montre à la fois les effets antidémocratiques des institutions de la 5 ème République et l’illégitimité de ce gouvernement qui a décidé de gouverner par ordonnances et de détruire nos acquis sociaux, le code du travail, la sécurité sociale, nos retraites…
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Dans la 1er circonscription du Finistère le choix du second tour se résumera à un échange cordial entre deux candidats, l’une et l’autre, fervents soutiens de la nouvelle / future majorité présidentielle et de sa politique libérale. Autant dire un non choix!!!
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Les illusions électorales sont maintenant tombées. Il est temps de préparer les mobilisations sociales, écologiques, citoyennes contre les attaques que prépare ce gouvernement.
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Le NPA appelle toutes les organisations du mouvement social (Partis, Syndicats, Associations, collectifs citoyens) à se rencontrer, à discuter et se coordonner pour engager les mobilisations nécessaires, sachant que dès le 19 Juin le Front Social organise des manifestations dans diverses villes.

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16 juin 2017 ~ 0 Commentaire

week end (npa jeunes)

NPA

npa jj

Après le succès de la campagne Poutou, le NPA jeunes organise un week-end de formation les 17 et 18 juin 2017 avec comme objectif d’approfondir les discussions ouvertes durant la campagne et de se préparer à l’affrontement face au nouveau gouvernement.

Quelle stratégie pour vaincre le capitalisme ?

Pourquoi et comment s’organiser ? Des questions centrales pour les anticapitalistes aujour- d’hui qui seront exposées dans deux séances plénières. Entre les deux, une quinzaine de formations en petits groupes permettront d’approfondir la discussion sur des thématiques très variées : l’Union Européenne, la casse des universités, Syriza/Podemos, le féminisme, l’extrême droite ou encore les effets du capitalisme sur la santé mentale.

Le samedi soir, Philippe Poutou sera présent pour une rencontre-débat autour de la situation politique.

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