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14 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

migrant(e)s – npa

c 'est degueu

Macron c’est dégueulasse !

Alors que des milliers de migrantEs meurent en mer, on aurait pu penser que l’urgence était d’améliorer les moyens de sauvetage assurés de plus en plus par des bateaux affrétés par des ONG… Ce lundi 3 juillet, à l’initiative du gouvernement français, les ministres de l’Intérieur français, italien et allemand ont proposé leurs « solutions ».

Il s’agit de « travailler à un code de conduite pour les ONG » et à « renforcer le soutien aux gardes-côtes libyens ». Enfin il faut « renforcer la stratégie de l’Union européenne pour le retour des migrants » dans leur pays. Ces propositions seront discutées le 6 juillet dans une rencontre des ministres de l’Intérieur européens.

Décidément tout est dégueulasse dans le Macron. C’est lui qui a inauguré sa présidence en se moquant des milliers de Comoriens qui meurent en mer en tentant de rejoindre Mayotte. Son ministre de l’Intérieur a confirmé que ce cynisme n’était en rien une plaisanterie de mauvais goût en déclarant quelques jours plus tard que « l’essentiel c’est de tarir les flux d’entrée ». Traduisez bien : au mieux, les morts sont un dommage collatéral, le « prix à payer » pour une politique qui vise à « tarir les entrées ». Au pire, ces morts sont nécessaires pour diminuer les flux en rendant le risque le plus dissuasif possible.

Il y a trois ans, le sauvetage en Méditerranée était assuré par le gouvernement italien avec l’opération « Mare Nostrum ». En 2014, celui-ci a mis fin à cette opération en l’absen- ce de soutien financier des autres gouvernements. Ceux-ci argumentent déjà que l’opération crée un « appel d’air ». En résumé, il vaut mieux laisser des migrantEs mourir en mer pour dissuader d’autres de tenter l’aventure. L’opération qui prend sa place temporairement, l’opé- ration Triton, pour un coût du tiers, change aussi d’objectif. Il s’agit désormais plus d’assurer le contrôle des frontières que le sauvetage en mer. Le résultat sera, dès 2015, selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies « une hécatombe jamais vue en Méditerranée ».

La politique du « laissez-mourir »…

En mars 2016, l’accord UE-Turquie ferme, de fait, la route des Balkans. Cet accord déplace les voies de traversée de l’est vers le centre de la Méditerranée, de la Grèce vers l’Italie. Le nombre de victimes atteint un record dépassant les 5 000 morts en un an.

La semaine dernière, l’OCDE a publié un rapport montrant que le flux des arrivées en Europe a considérablement baissé ces derniers mois. L’Europe est en train de devenir réellement une « forteresse ». Mais le taux de mortalité a fortement augmenté du fait de la politique du « laissez-mourir » menée par les gouvernements européens. Et aujourd’hui, la cible, ce sont les ONG qui sauvent des migrantEs en mer.

L’OCDE conclut son rapport par la nécessité de mettre en place des politiques d’intégration pour les réfugiéEs arrivés sur le territoire européen.

Mais même cela, qui passe sous silence les milliers de morts, c’est de l’enfumage, car la politique de chasse aux migrantEs à l’intérieur des pays est le contre-point de la politique qui tue aux frontières. Et là encore, le gouvernement Macron est à l’avant-garde : mise en place d’un laissez-passer européen qui permet de contourner les gouvernements des pays d’origine dans les expulsions, multiplication des assignations à résidence pour les dublinéEs, refus de construire un centre d’accueil à Calais…

Il s’agit de rendre en France la vie impossible pour les migrantEs. Une politique légitimée par une déshumanisation qui exacerbe toutes les formes de racisme. Les fascistes de Génération identitaire l’ont bien compris, eux qui saluent la « nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État »… Plus que jamais, la lutte est indivisible, celle qui se bat pour la liberté de circulation ET d’installation. Celle qui sauve les vies. Et notre humanité.

Denis Godard

http://www.anti-k.org/

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13 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

vidéo (npa kemper)

camra
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Vidéo-surveillance: La belle affaire… mais pour qui?
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En partant d’un  » sentiment d’insécurité » qui comme tout sentiment est d’abord émotionnel et non mesurable la municipalité veut persuader les Quimpérois qu’ils vivent en insécurité…
Mais laquelle? Celle de la précarité, du chômage, de l’insécurité sociale pour les plus défavorisés et les classes populaires!!!
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Pour y palier le maire, sans consultation démocratique, veut imposer la vidéo surveillance histoire de tranquilliser le centre-ville envahi, comme chacun sait, par les  » brigands et les voyous » qui seront repérés et pistés dés le moindre geste et comportement  » hors norme », vidéo renforcée par la suspicion que développera le réseau faussement appelé  » voisins solidaires », un nouveau concept pour parler d’incitation à la discrimination et à la délation. En outre des agents de sécurité privés viendront renforcer le tout sécuritaire  » estival »…
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La solution ( outre son coût) n’est pas dans la vidéo surveillance et les agences de « sécurité », qui n’ont jamais empéché les actes délictueux, mais dans le vivre ensemble, l’ animation de la vie citoyenne, les rencontres, l’échange et non le développement de la peur de l’autre. »
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 NPA Kemper

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06 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ps (npa)

ps cons

L’impossible renaissance

Après la débâcle du PS à la présidentielle et aux législatives, les projets de refondation pour une « nouvelle gauche » fleurissent.

C’est ainsi que Benoît Hamon, le candidat du PS à la présidentielle, battu à plates coutures dès le premier tour avec 6,3 % des suffrages exprimés, a lancé samedi son mouvement « du 1er juillet » dont il entend faire « un initiateur, une des poutres, des états-généraux de la gauche ». Devant 11 000 personnes venues le soutenir sur la pelouse de Reuilly, à Paris, il a annoncé son départ du PS. « Je quitte un parti, a-t-il déclaré, mais je n’abdique pas l’idéal socialiste ».

Trois jours auparavant, le 27 juin, c’était Manuel Valls qui annonçait son départ, avec grandilo- quence : « Je quitte le PS, ou le PS me quitte ». Depuis son élection acquise d’extrême justes- se, et contestée, dans la circonscription d’Évry, il cherchait un point de chute dans le groupe des élus macronistes, après avoir exploré la possibilité de créer le sien propre. Il aura finale- ment été accepté par LREM mais à condition de démissionner du PS et seulement en tant qu’apparenté.

Floraison de projets

« La déroute du Parti socialiste est sans appel [...] La gauche doit tout changer. La forme comme le fond. Ses idées comme ses organisations. Elle doit ouvrir un nouveau cycle », disait Cambadélis, le secrétaire général du PS, en démissionnant de son poste dès le lendemain des législatives. Le Conseil national du 24 juin a voté très majoritairement une motion affirmant que le PS serait dans l’opposition par rapport à Macron : « Nous nous situons clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe.

Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement. »  Résolution démentie presque aussitôt par Olivier Faure, patron des 31 députés PS qui ont choisi de s’appeler la «Nouvelle gauche » : il faudra être « vigilant » mais aussi « constructif » par rapport au gouvernement.  Tandis que le Conseil national a décidé de la mise en place d’une direction collégiale qui devrait être désignée lors d’un prochain Conseil national, le 8 juillet, celles et ceux qui n’ont pas quitté le navire ont lancé plusieurs amorces de courants : Arnaud Montebourg, avec «Inventons la gauche nouvelle », Najat Vallaud-Belkacem, avec « Réinventer la gauche de demain », enfin, Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira ont lancé « Dès Demain », un « grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale ». Toutes et tous tournéEs vers l’avenir sans dire un seul mot et tirer les bilans du passé.

Le mirage du congrès d’Epinay

« Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu’aujourd’hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus compa- rable à celui d’Épinay », déclarait Benoît Hamon samedi dernier. En 1971, lors de ce congrès, Mitterrand réussissait son OPA sur un Parti socialiste moribond, parce que responsable des sales guerres coloniales de l’État français, et se refaisait lui-même une virginité grâce à l’appui du Parti Communiste au sein de l’Union de la gauche. Dix ans plus tard, il était élu président de la République.

Le PS a pu renaître de ses cendres grâce à l’existence et l’appui du PCF, un parti fortement implanté dans la classe ouvrière, qui a mis ses militantEs et son crédit au service des ambitions de Mitterrand – lequel s’était juré de réduire son influence – et de ses propres dirigeants. Le PCF faisait 21 % des voix lors de la présidentielle de 1969 alors que Gaston Defferre, candidat socialiste, n’obtenait que 5 % des voix. Le PCF ressortira laminé de ses participations au premier gouvernement de l’Union de la gauche de 1981 à 1984, puis au gouvernement Jospin en 1997, perdant la plupart de ses militantEs, démoraliséEs par ses reniements, et son crédit dans la classe ouvrière.

Inutile de dire que La France insoumise d’un Jean-Luc Mélenchon, qui prétend vouloir remplacer le PS pour installer, comme il l’avait dit avant les législatives, une coha- bitation avec le président Macron, serait bien incapable de s’écarter d’un iota de la politique que lui dicteraient alors les grands groupes financiers et industriels.  Pour toutes celles et ceux qui placent leurs espoirs de changement dans la renaissance d’une gauche, il n’y a d’avenir que dans la construction d’un parti des travailleurs, anti­capitaliste et révolutionnaire.

Jeudi 6 juillet 2017 Galia Trépère

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Hamon : nouveau mouvement, vieilles recettes (Lutte Ouvrière)

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06 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa)

Contraception

Avortement : « La loi de 1975 est une loi de compromis »

Peux-tu revenir sur le contexte – on l’imagine rétrograde – du début des années 1970, au moment même de la lutte qui a abouti ensuite à la loi de 1975 dite loi Veil ?

Au niveau de l’avortement, c’était la loi de 1920 votée par une chambre « bleue horizon » qui était encore en vigueur : interdiction de tout avortement et de toute propagande en sa faveur, afin de repeupler la nation. Toute la droite restait donc très rétive à l’avortement. Les repré- sentations de « la femme » étaient tout à fait traditionnelles : elles devaient rester à la maison pour s’occuper des enfants, la pression de l’église réactionnaire était très importante…

Ce qui était révélateur de la période, c’est que par exemple la loi Neuwirth sur la contraception va être votée en 1967… mais les décrets d’application ne sortiront qu’en 1972. Il y avait évidemment une grande masse d’avortements clandestins. Les femmes qui avaient de l’argent avortaient en Suisse dans de bonnes conditions. Les autres le faisaient dans de bien piètres conditions, avec des conséquences médicales qui pouvaient être graves pour la santé. Mais de toute façon, une femme qui voulait avorter le faisait.

Ces derniers jours, on a à juste titre rendu hommage au courage personnel de Simone Veil qui s’est en particulier affronté à son propre camp, mais on a très peu abordé la mobilisation – pourtant essentielle – en faveur de l’avortement, avec en particulier le rôle joué par le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception)…

On était quelques années après Mai 1968 où il n’y avait pas eu de mouvement féministe à proprement parler. Symboliquement, le point de départ du Mouvement de libération des fem- mes (MLF) est le dépôt d’une gerbe à la femme du soldat inconnu à l’Arc de triomphe en août 1970. En avril 1971 est publié dans le Nouvel observateur le Manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté, un premier geste de désobéissance civile : aucune signataire n’est poursuivie.

Il y a ensuite en octobre et novembre 1972 le procès de Bobigny, où une jeune fille de milieu ouvrier, Marie-Claire, est poursuivie pour avoir avorté après un viol, ainsi que sa mère, la « faiseuse d’ange » et deux femmes qui les ont aidées. L’avocate est Gisèle Halimi, et le procès devient un procès politique où est revendiqué l’avortement. Le verdict en demi-teinte est quasiment considéré comme une victoire : Marie-Claire et les deux femmes qui l’ont aidée sont relaxées et personne ne subit de prison ferme. Enfin, en février 1973, sort le Manifeste des 331 médecins qui déclarent avoir pratiqué des avortements, nouveau geste de désobéissance civile.

Dans la foulée, en avril 1973, est constitué le MLAC, en particulier pour assurer une protection au cas où il y aurait des inculpations de médecins. C’est lui qui sera le principal acteur de la mobilisation, une force très unitaire composée de féministes, d’avocates, du Planning familial, d’une bonne partie des organisations d’extrême gauche, de la MNEF, de la CFDT… Il y avait entre 300 et 400 comités, autonomes entre eux, sur tout le pays : on revendiquait le droit à l’avortement, on en pratiquait par la méthode Karman (par aspiration), on organisait des départs collectifs à l’étranger, notamment en Angleterre, pour avorter… Il y a aussi eu un film, interdit mais qui a circulé dans toute la France, Histoire d’A, pour montrer un avortement par la méthode Karman.  Et bien évidemment, il y a eu aussi de grandes manifestations. C’était un grand mouvement social de fond.

Du coup, le pouvoir est obligé de répondre, et donc de changer la loi.

Le 26 novembre 1974, quand Simone Veil prononce son premier discours à l’Assemblée nationale, avant de mettre en avant la question des femmes en détresse, les avortements clandestins, elle dit d’abord que la loi de 1920 est bafouée et qu’il faut rétablir l’ordre. En tant que femme de droite, elle était prise en étau entre un grand mouvement social et la droite réactionnaire. Le pouvoir a donc été obligé de légiférer. C’est dans ce contexte qu’elle a pu affronter, à l’Assemblée et en dehors, les fachos.

La loi de 1975 est une loi de compromis, très restrictive. Elle est votée cinq ans à l’essai et en 1979, il a fallu redescendre dans la rue. L’avortement n’est pas remboursé. Le délai très court est à dix semaines, neuf si on enlève la semaine de réflexion incompressible après les entre- tiens préalables obligatoires. Il y a des restrictions pour les étrangères qui doivent être rési- dentes depuis au moins trois mois pour pouvoir avorter. Pour les mineurEs, il faut l’autorisation des parents, et il y a une clause de conscience spéciale pour les médecins.

Il a donc fallu améliorer cette loi par la suite. On s’est donc remobilisé dans la rue en 1979 pour confirmer la loi, avec deux manifestations (une mixte et une non-mixte), avec un réel risque de retour en arrière. En 1982, il a fallu arracher au gouvernement de gauche le remboursement de l’avortement, Bérégovoy, alors ministre des Affaires sociales, était contre l’avortement. Et plus tard, on a obtenu de nouvelles améliorations en 2001 et 2014.

L’IVG est donc un droit qui existe aujourd’hui en France, mais quelles menaces planent sur celui-ci ?

La menace la plus importante est liée à la restructuration hospitalière, avec la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires). Elle a restructuré l’hôpital public, en fermant notamment des maternités de proximité dans lesquelles se trouvent souvent les CIVG (Centre d’interrup- tion volontaire de grossesse). De fait, cela pose des problèmes pour avorter. On réclame donc l’ouverture de centre IVG, la levée de la clause de conscience des médecins, et un accroissement des délais, même si on est passé à douze semaines.

Il reste aussi évidemment l’épée de Damoclès : les militants anti-­avortement qui n’ont jamais lâché, rentrant dans les CIVG, s’enchainant, détruisant les dossiers… La Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) a bien obtenu un délit d’entrave à l’IVG, mais dernièrement il y a encore « les Survivants », Xavier Dor et SOS Tout petit, ou Sens Commun. Soutiens de Fillon, ceux-ci sont une émanation de la Manif pour tous et ont choisi dans le cadre de la mobilisation contre le mariage de ne pas affirmer leur opposition à l’avortement… Mais ils sont bien entendu contre. Ceci dit, c’est complexe : Marine Le Pen, pour obtenir des suffrages féminins indispensables, a enlevé dans son programme présidentiel de 2017, toute référence à l’avortement… Tout en disant qu’elle enlèverait le délit d’entrave numérique à l’avortement si elle devenait présidente !

Au-delà de nos frontières, on voit que la mobilisation pour le droit à l’avortement reste aussi une nécessité. Quelles perspectives ?

En 2014, il y a eu une sérieuse menace sur le droit à l’avortement en ­Espagne, avec une riposte d’abord dans le pays puis dans toute l’Europe. À Paris, il y a eu 30 000 manifestantEs le 1er février 2014. Dernièrement, on s’est aussi mobilisé en Pologne où le gouvernement veut réduire une loi pourtant déjà très restrictive. Il y a des pays comme l’Irlande ou Malte où cela reste interdit, et beaucoup de pays où il y a tout types de menaces liées à l’austérité, comme en France. L’avortement n’est pas du ressort de l’Union européenne mais des législations nationales. C’est une question qui n’est pas dans la charte des droits fondamentaux.

De ces manifestations de soutien est né un appel, une pétition internationale, avec, autour du 28 septembre, des mobilisations dans toute l’Europe. En particulier, il y aura une grande manifestation à Bruxelles le 28 septembre, journée internationale de lutte pour l’avorte- ment, avec des délégations venues de toute l’Europe. Au-delà, la question des perspectives, notamment pour 2018, année d’élections européennes, reste posée.

Entretien. Après la disparition de Simone Veil, nous avons rencontré Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, pour parler de la lutte pour le droit à l’avortement et de son actualité.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz

Mercredi 5 juillet 2017

https://npa2009.org/idees/

Lire aussi:

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Disparition de Simone Veil (NPA)

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (libération)

NPA

olivier-besancen

Code du Travail: Besancenot appelle à une réaction «unitaire»

Le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot a appelé dimanche à une «réaction unitaire, sociale et politique», contre la réforme du Code du travail, souhaitant que La France insoumise, le PCF, Lutte ouvrière, notamment, se joignent à la contestation de ce projet.

«Du côté du NPA, à la lumière de ce qu’on représente, on a proposé à toutes les organisations de la gauche de la gauche de se rencontrer au plus vite, on a écrit à La France insoumise, au parti communiste, à Lutte ouvrière, à l’Alternative libertaire, on propose à tous ceux qui en gros à gauche se sont déclarés contre cette loi travail 2» d’agir ensemble, a déclaré M. Besancenot sur BFMTV.

«Si on est tous opposés à la loi travail XXL, il faut construire ensemble une opposition sociale et politique XXL, et qu’on la fasse ensemble sans sectarisme. Le parti communiste a répondu présent, je pense qu’on va rencontrer Lutte ouvrière, j’espère que du côté de la direction de La France insoumise on va nous entendre aussi», a-t-il ajouté, ne cachant pas sa crainte que le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon cherche à dominer le mouvement.

«Personne à lui seul, quels que soient les succès du moment, ne peut prétendre incarner l’opposition sociale et politique au gouvernement», a ajouté M. Besancenot, qui a souligné que le NPA se joignait à la journée d’action et de grèves organisée le 12 septembre par la CGT contre la réforme en préparation.

2 juillet 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Besancenot veut «une opposition sociale et politique XXL» (20 mn)

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

camp de jeunes (npa)

Pour participer aux Rencontres Internationales de Jeunes, pour prendre contact, adresser un mail à: contact-jeunes@npa2009.org

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

à plat ventre (npa)

npa 29 vertic

À plat ventre devant les « gens qui réussissent »

Bruno Le Maire, le ministre des Finances, vient de faire un voyage à New York pour rencontrer le gratin de la finance mondiale. À chaque patron de banques ou de grands fonds financiers rencontré, il a remis une lettre personnelle signée par le président Macron : les gens « qui réussissent » ont droit à des égards, contrairement à ceux « qui ne sont rien » selon la désor- mais fameuse déclaration présidentielle du jeudi 28 juin, ces gens qui ne peuvent pas se payer de costard, marque de la réussite selon une autre déclaration célèbre de Macron…

Le contenu exact des lettres n’est pas connu mais Le Maire a fait des déclarations très explicites : « La finance n’est plus notre ennemi. Nous sommes prêts à faire le néces- saire pour rendre la France plus attractive, que ce soit en matière sociale ou fiscale »… Ainsi la réforme du droit du travail a été mise en avant : les entreprises américaines sont, d’après le journal les Échos, de farouches partisans du plafonnement des indemnités de licenciement, et pas, bien entendu, celui des bonus des dirigeants… Ceux-ci ont également pu saliver sur l’annonce de la baisse de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur les salaires.

La raison immédiate de cette danse du ventre est le désir de récupérer des morceaux des activités financières qui quitteraient Londres en raison du Brexit. Mais cela va bien au-delà. C’est une politique de classe dans toute sa nudité. Macron et sa bande n’ont plus les pudeurs hypocrites de Hollande ou même de Sarkozy. Pour notre part, nous continuerons à agir contre les richards et les ploutocrates avec toutes celles et ceux d’en bas… « Nous ne sommes rien ? Soyons tout ! »

Mardi 4 juillet 2017

https://npa2009.org/

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02 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

riposte (npa)

NPA

Petite-Histoire-de-la-révolution-française_couv

Philippe Poutou appelle à la riposte sociale

Il avait promis de ne parler qu’une vingtaine de minutes. Porté par son enthousiasme, les deux mains sur une tranche de chaise et adossé à une banderole «contre le FN et les politiques libérales, construisons la riposte», Philippe Poutou s’est finalement exprimé pendant près d’une heure, face à une trentaine de personnes réunies à l’hôtel Brauhauban.

«Dans la vie, y’a pas que les élections, y’a aussi la révolution !», a lancé la figure de proue du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en guise d’introduction.

«Les élections ne changent pas la vie, même si on y a participé pour porter une autre voix et dire tout haut ce que des gens pensent tout bas. Macron est plus jeune, souriant et bien élevé que beaucoup d’anciens présidents mais dans le fond, c’est le même, comme on le voit avec ses projets d’ordonnance.»

Contre ce pouvoir qui «donne des coups sur la tête au niveau économique et se montre de plus en plus répressif pour intimider ceux qui résistent», Philippe Poutou regrette «les réactions molles des directions syndicales, qui vont négocier avec Macron au lieu d’amorcer la lutte».

Le chef de file du NPA en appelle donc «à une opposition de la rue, une reconstruc- tion de la convergence des luttes et à la création d’un outil politique pour les porter».

C’est pour prêcher ces bonnes paroles et regonfler le moral des troupes que Philippe Poutou s’est engagé dans un large tour de France, à la rencontre des militants. «Il faut qu’on s’en mêle, même si on manque de force après le boulot et d’espoir, a-t-il martelé. Il y a des batailles et des résistances partout mais on ne le sait pas, donc il faut créer des liens entre elles.

Un autre rapport de force et une autre société, non capitaliste et en autogestion, c’est possible !» Le débat s’est ensuite ouvert sur divers sujets de société, du Front social aux vaccins. Et Poutou de conclure : «Il y a de la résignation car nous sommes peu nombreux. Mais la colère peut vite ressortir !». Il espère capitaliser dessus pour faire plier le gouvernement.

Samedi 1 juillet 2017

Jérôme Carrère Publié par La Dépèche

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30 juin 2017 ~ 0 Commentaire

finance (npa)

 tax tobin

La nef des fous

Le 16 juin dernier, le quotidien économique les Échos publiait un long article qui commençait ainsi : « Le monde n’a pas connu de crise financière depuis cinq ans. Inutile d’espérer pour autant que nous ayons appris de nos erreurs. Les crises financières viennent de notre refus d’envisager des risques pourtant bien réels. »

Et si on regarde l’actualité récente, il y a bien matière à s’inquiéter : partout, la finance est à l’offensive pour détruire les insuffisantes réglementations mises en œuvre après l’effon- drement de 2008-2009.

Aux États-Unis, Trump avait annoncé la couleur dès son investiture, et la Réserve fédérale se rallie aujourd’hui à cette position : les tests de solidité des banques pourraient être simplifiés et espacés. En Europe, la même tendance se manifeste (à un degré moindre pour l’instant) : ainsi, la taxe sur les transactions financières (« taxe Tobin »), déjà bien limitée, a été mise au frigo au dernier sommet européen le 23 juin par Emmanuel Macron au prétexte des négociations du « Brexit ».

Dans leur souci de complaire à la finance et sous le prétexte fallacieux d’aider à la croissance, les dirigeants politiques laissent se développer des germes d’instabilité financière alors que le système bancaire reste plein de zones de fragilité, comme viennent de le démon- trer les sauvetages en catastrophe d’une banque espagnole et de deux banques italiennes.

Dans le cas italien, la facture pour le contribuable sera salée (jusqu’à 17 milliards d’euros). À quand la prochaine crise économique ? Si les crises économiques se déclenchent d’abord dans la finance, leurs racines se trouvent dans les déséquilibres de l’économie productive, dans l’évolution du taux de profit.

Comme l’a souligné Marx, la spéculation n’est pas la cause profonde des crises mais une manifestation du désordre économique capitaliste au même titre que la fièvre est le symptôme d’une maladie et non sa cause. Néanmoins, laisser libre jeu à la finance, c’est jouer avec le feu, mais il est vrai qu’en la matière, ce sont « ceux d’en bas » qui paieront les turpitu- des des dirigeants et des banquiers. Du moins, tant que la révolte n’aura pas atteint un degré suffisant.

Jeudi 29 juin 2017

https://npa2009.org/

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