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01 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Contre un pouvoir écocide et autoritaire,

Résistance !

En déployant plus d’un millier de policiers à Sainte-Soline pour voler au secours de l’agrobusiness et des projets écocides de méga-bassines, ce gouvernement fait une nouvelle fois la démonstration de son caractère anti-écologique et anti-démocratique. Il y a urgence à stopper cette minorité de capitalistes qui s’approprie le bien commun et sacrifie l’environnement au détriment du plus grand nombre.

Un gouvernement antidémocratique au service de l’agrobusiness

Passages en force répétés à l’Assemblée nationale avec le 49.3, interdictions de manifester, politique de la matraque, le gouvernement Macron poursuit sa fuite en avant autoritaire. En qualifiant les manifestantEs d’« écoterroristes », Darmanin tente grossièrement de disqualifier les opposantEs pour justifier la violence contre eux. C’est la même logique que celle qui vise à traiter les raffineurs en grève de « preneurs d’otages », comme l’ont dit le président du Medef et la majorité des éditorialistes des grands médias.

Gigantesques incendies de forêts, restrictions de l’usage de l’eau : l’été a été marqué par les lourds effets du réchauffement climatique qui impacte des millions de personnes. Et c’est bien parce que l’urgence climatique et environnementale nécessite des mesures immédiates, en rupture avec le modèle productiviste capitaliste, que nous défendons la radicalité des actions, notamment les occupations de sites et le développement de collectifs de soutien.

Rompre avec le productivisme et le capitalisme

Derrière ces projets des méga-bassines, deux visions de l’agriculture et même deux visions du monde s’opposent. La FNSEA et les grands propriétaires terriens défendent le productivisme, les cultures intensives, le saccage des sols et des animaux. La ponction des nappes phréatiques nécessaire à ces piscines géantes accentue la pression sur les ressources en eau, nuit à la biodiversité et continue d’alimenter un modèle agro-industriel qui dévaste l’environnement, notamment avec la monoculture du maïs. Tout cela avec de l’argent public !

Face à cela, il y a celles et ceux qui défendent la planète et l’intérêt général, considérant qu’une rupture avec le capitalisme productiviste est nécessaire : pour une agriculture biologique, respectueuse des sols, des nappes, des rivières, des humains et des animaux, autrement dit du vivant.

Macron et son gouvernement défendent dans leur discours la « sobriété » – pourtant indispensable – pour culpabiliser la population, mais ils refusent de s’en prendre aux grands groupes pétroliers, dont Total, qui persistent dans la poursuite de l’exploitation des combustibles fossiles afin de pomper toujours plus de profits. Ce sont eux les vrais éco-destructeurs !

Lier les combats écologiques et sociaux

La mobilisation contre les méga-bassines montre l’urgence de faire de l’eau un bien commun. C’est aussi un conflit de classe pour l’appropriation d’un bien commun et d’un territoire de production. L’appropriation privée de l’énergie, de l’eau, comme celle de l’ensemble de la production, pose la question du partage des ressources et donc la nécessaire expropriation des capitalistes.

Le dimanche 16 octobre, nous avons manifesté à Paris « contre la vie chère et l’inaction climatique ». Produire moins mais mieux en travaillant moins : la lutte environnementale, en particulier contre le réchauffement climatique, est indissociable des questions sociales et démocratiques. Faire reculer le gouvernement et les grands patrons de l’agriculture productiviste constituerait un formidable encouragement pour l’ensemble des résistances.

Nous n’avons rien à attendre de la future COP 27 qui sera avant tout une grande opération de communication, comme celles qui l’ont précédée. Comme à Notre-Dame-des Landes, c’est en prenant nos affaires en mains que nous pourrons rompre avec ce système et construire un monde où les besoins de la majorité et la préservation de la planète passent avant les intérêts de quelques-uns.

Mardi 1er novembre 2022

Lire aussi:

Le chantier est suspendu ! Nous exigeons un moratoire sur le projet de méga-bassines.

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31 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

npa 22

NPA

npa 22

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le NPA des Côtes d’Armor, comme il l’a déjà fait les 17 septembre et  19 octobre, appelle à manifester contre les organisations d’extrême droite qui s’opposent à l’accueil des réfugiés sur Callac le 5 novembre 2022.
 
Nous rejoignons le mot d’ordre des organisations qui proposent une réponse unitaire pour une Bretagne ouverte et solidaire.
 
Nous apportons notre soutien à la population de Callac, et à ses représentants démocratiquement élus qui sont menacés par la haine des nationalistes et xénophobes de tout poil.
Depuis des décennies nous n’avons jamais vu ces racistes défendre le service public par exemple de l’hôpital, de l’éducation nationale ou la ligne ferro-viaire Carhaix Paimpol. Pas plus qu’ils n’ont levé le petit doigt pour défendre la langue bretonne, un revenu décent pour les agriculteurs ou l’emploi quand les entreprises ferment.
 
Ils se foutent bien des callacois et de leurs difficultés à boucler les fins de mois, à trouver un médecin ou simplement à se déplacer puisque la moitié des habitants âgés du Centre Bretagne n’ont aucun moyen autonome de transport.
Mais LE PEN et ZEMMOUR eux habitent des quartiers qui ne manquent ni de moyens ni de riches voisins….
Et ne sauraient même pas trouver la route départementale menant jusqu’à la statue de Naous
Le NPA 22 et le comité Nathalie le Mél

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30 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

bassines (npa médiapart)

29 octobre : la prise de la Bassine !

Manifestation interdite, circulation interdite dans un large périmètre, déploiement policier hors du commun…

La préfète des Deux-Sèvres a tout mis en place pour décourager le maximum de personnes de venir dire leur colère contre les méga-bassines le weekend des 29 et 30 octobre, dans le village de Sainte-Soline.

Qu’à cela ne tienne, dès le début de la semaine, un camp du collectif s’est mis en place sur une champ privé, prêté par un agriculteur, ancien irriguant, désormais solidaire de la mobilisation. Depuis cette base, des centaines de personnes ont investi les lieux, jusqu’à vendredi, 20h, moment où fût enclenchée l’interdiction de déplacement.

Le samedi matin, des milliers de personnes sont venues dans ce hameau du sud des Deux-Sèvres pour la manifestation, d’abord prévue à 10h, puis reportée à 14h à cause des barrages policiers qui ont largement ralenti la circulation.

Dans les faits, la grande majorité des manifestant·e·s ont garé leurs véhicules à 3/4 km du lieu de rendez-vous, ce qui a engendré des marches de 30 à 60 minutes à l’aller et au retour, en plus de contrôles permanents pour les piéton·e·s. Certaines personnes se sont même vues refoulées, et ont reçu des amendes.

Une équipe du NPA était présente, avec des militant·e·s des Deux-Sèvres, de la Vienne, de Charente, d’Indre-et-Loire, de Haute-Vienne, de Paris et de Gironde, dont notre camarade Philippe Poutou.

À 14h, l’opération « 1, 2, 3 : Bassines ! » a été lancée. Objectif, lancer trois cortèges différents pour rejoindre la Bassine de Sainte-Soline (la plus grosse !) en travaux.

Trois manifs, trois couleurs. Une blanche, une verte, une rouge. Nous avons suivi l’ost rouge. C’est alors qu’un déploiement tactique s’est mis en place, entre un groupe allant au contact des CRS pendant que les autres passaient les barrages.

Des centaines de grenades ont été jetées. Des gaz, des LBD et des grenades de désen-cerclement. Nous comptons de nombreux/ses blessé·e·s, dont certain·e·s gravement. C’est le cas du porte-parole du collectif, Julien Le Guet, qui a été matraqué à la tête. Mais malgré ça, la prise de la bassine a bien eu lieu ! Victoire ! Victoire symbolique bien entendu, mais victoire qui donne la pêche pour continuer le combat ! Ce qui frappait une fois de plus, ce sont les convergences : entre les générations, entre les organisations, entre les radicalités. S’il y a parfois une sensation de « côte-à-côte » plutôt que de mélange, dans les faits la mayonnaise prend.

Nous avons ensuite regagné le camp. Le champ peut légalement être occupé jusqu’en mai… à quelques kilomètres du lieu de la bassine en travaux. La journée du dimanche est l’occasion de débats, de balades, de formations, notamment sur la thématique de l’eau, comme cela avait aussi été organisé à Angoulême en septembre. Ce fût aussi l’occasion de discuter des suites de la lutte dans une AG rassemblant 150/200 personnes.

L’action de ce week-end a été hyper médiatisée, c’est pourquoi, face à la désinformation à l’œuvre, venue de certains journalistes, de la FNSEA, de politiques comme le RN et Darmanin soutenant les flics, rappelons que les violents ne sont pas du côté des manifestant·e·s qui, face à l’interdiction du droit de manifester, ne font que résister !

Les violents sont du côté de la préfecture, des policiers et de celles et ceux qui nous mènent à la catastrophe écologique et sociale, en premier plan Macron et ses amis ! Les bassines ne sont pas une solution à la sécheresse, car pour les remplir il faut assécher les nappes, et donc les rivières, les mares.

Elles servent une agriculture destructrice des sols, pour nourrir des animaux dans des ferme-usines, mêlant souffrances et malbouffe ! Donc un seul mot d’ordre : no bassaran !

Dimanche 30 octobre 2022

https://lanticapitaliste.org/

Lire aussi:

Dans les Deux-Sèvres, la mobilisation contre les mégabassines atteint ses objectifs malgré son interdiction… et les lacrymogènes

Un non-sens

Mégabassines : les paysan·nes en première ligne des ravages de l’agro-industrie

 

 

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26 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

l’anticapitaliste (l’émission)

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25 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

FAIRE FACE À L’EXTRÊME DROITE ET À SES IGNOBLES RÉCUPÉRATIONS

Ces dernières semaines, la grève des raffineurs avait fait taire l’extrême droite, marginalisée comme d’habitude par les mouvements sociaux organisés. Mais c’était sans compter sur sa propension, elle aussi habituelle, à instrumentaliser les faits divers. En la matière, l’effroyable meurtre de la petite Lola repousse les frontières récentes de l’ignominie.

L’extrême droite attise

Le crime n’a aucun caractère racial, national ou religieux. Par ailleurs, la meurtrière est une femme au casier judiciaire vierge, dont le niveau d’altération de la santé mentale est encore inconnu. Oui mais voilà : elle est une algérienne en « situation irrégulière ». Et Lola est blanche. Il n’en fallait pas plus. En 48 heures, la fachosphère s’est enflammée.

D’un côté, Zemmour et ses sbires vont jusqu’au bout du délire paranoïaque et haineux. Détournant les termes de génocide et de féminicide, le meurtre de Lola devient rien moins qu’un « francocide ». Ainsi la preuve que le « grand remplacement » est en marche.

Parallèlement, des hashtags sont lancés et des noms de domaines sont achetés pour répandre la haine en ligne. Puis un rassemblement de tous les pires courants s’est tenu à Paris. Galvanisés et prenant le même prétexte, des groupes fascistes sont eux aussi descendus dans le rue dans diverses villes, dont Lyon et Rennes, pour faire régner gratuitement la peur… en toute impunité policière.

D’un autre côté, le RN continue de jouer sa partition trompeuse de force institutionnelle et « modérée ». Ne disant rien d’autre que Zemmour sur le fond, Le Pen et ses acolytes se contentent de jouer la modération sur la forme. Les vociférations sont remplacées par des insinuations. Les meutes de rue sont remplacée par une minute de silence des députés devant le Palais Bourbon.

La droite « républicaine » relaye

Dégoulinant chaque jour un peu plus dans le caniveau de l’extrême droite, Les Républicains se sont joints à l’obscène récital lors des questions au gouvernement, fustigeant la « faiblesse de la République » et le « laxisme de la politique migratoire ».

Au pouvoir, la macronie prétend encore combattre l’extrême droite. Mais depuis cinq ans, elle lui a pavé le chemin par l’ensemble de sa politique anti-sociale, sécuritaire et raciste. Elle ne peut désormais rien faire de plus que… s’excuser et promet… de persévérer. Ainsi penaud, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a déclaré qu’il « fallait faire mieux » pour expulser les étrangerEs en situation irrégulière. Macron n’a quant à lui rien trouvé de mieux que d’être le premier dirigeant à rencontrer en catimini Georgia Meloni, nouvelle dirigeante italienne… d’extrême droite. Tout un symbole.

S’organiser contre le pire

Enfin, ce spectacle ne serait rien sans le cynisme et la complaisance des tenanciers du théâtre des horreurs. Des chaînes d’infos à Cyril Hanouna, une tribune démesurée et permanente à été donnée à ces discours pendant des jours entiers, au mépris de toute rationalité quant au contenu et la signification du crime.

Dans l’Histoire, l’instrumentalisation de faits divers criminels ou même de simples rumeurs ont souvent été à l’origine de lynchages, voire de pogroms. Et c’est bien ce que recherche l’extrême droite : provoquer le pire. Son instrumentalisation de la mort de la petite Lola est choquante, obscène et dangereuse. Elle ne respecte rien, pas même la souffrance des familles. Tout leur est prétexte pour nourrir leur agenda xénophobe et raciste.

Nous tenons à réaffirmer tout notre soutien à la famille de la victime, et dénonçons cette récupération politique qui vise à ajouter la haine à la douleur. Face à cette extrême droite menaçante et sans scrupules, il y a urgence à ce que l’ensemble de la gauche sociale et politique construise une réponse à la hauteur.

Mardi 25 octobre 2022

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22 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

poutou (la marseillaise)

Manif 12 avril 2014 Paris

« L’expropriation est une perspective incontournable »

Philippe Poutou était à Avignon et Martigues, mercredi et jeudi, pour faire la promotion du documentaire « Il nous reste la colère », dans lequel le triple candidat NPA à la présidentielle joue. L’occasion d’évoquer le climat social actuel.

La Marseillaise : Que vous inspire la privatisation d’un bailleur social public, comme ici à Avignon ?

Philippe Poutou : C’est l’illustration de tout ce qui se passe aujourd’hui avec l’ultra libéralisme et la logique de privatisation. Cela va forcément aggraver les conditions de vie et les logements des populations les plus modestes et précaires. On sait comment marche la loi du promoteur privé, il n’y a aucun scrupule, on entre dans la gentrification. Le capital s’en fout que les loyers augmentent, il y aura toujours du monde pour payer. Par contre, pour le milieu populaire, ça va être des expulsions.

Face aux grèves, le gouvernement réquisitionne et cherche à diviser la population. Comment réagir ? Quelles alternatives ?

P.P. : Le pouvoir a plein de stratégies. D’abord, de convaincre les gens qu’il n’y a pas d’autres solutions que celles mises en place. Cela instaure un climat de fatalisme. Quand il y a des résistances, elles sont fracassées et on joue la division. D’habitude, ce sont les cheminots les privilégiés. Là, c’est les raffineurs, on dit ils sont super bien payés pour essayer de désolidariser les populations. Cela relève d’une vraie stratégie qu’on voit en permanence. Face à cela, il faut redonner un peu de confiance et de détermination, défendre la confrontation face au système. C’est pour ça qu’on parle, nous de réquisitions, d’expropriations.

La répartition des richesses, ce n’est pas juste une question de salaires, certes justifiée, mais le problème, c’est qu’on va toujours courir après le salaire à retardement. La perspective, c’est dire, qu’à un moment donné, il va falloir prendre tout ce qu’on nous a volé. Cela passera par la réappropriation et socialiser l’énergie, les transports, le logement, la santé, l’éducation… tous les secteurs fondamentaux pour la vie des gens. C’est une bataille politique de fond.

Comment catalyser cette colère alors qu’on sent, malgré tout, un fatalisme dans la société ?

P.P. : On ne sait pas faire pour le moment : le mouvement social est fragmenté, le mouvement politique et syndical est divisé. Certes le pouvoir divise, mais on se divise aussi nous-mêmes, on est victimes du côté boutiquier. Comment on combat cela ? Mine de rien, avec la Nupes, il y a eu cette conscience à se coordonner, créer du lien et se battre ensemble. Mais cela ne suffit pas.

Il faut savoir quelle politique défendre dans cette unité et discuter du combat de classes, du combat social. On est sur la dénonciation d’un système, pour ça il faut discuter d’expropriation, de la réappropriation publique d’une partie de l’économie. C’est une perspective incontournable. La seule chose qui peut empêcher le privé de continuer de nuire, c’est la révolte, les mobilisations sociales, les grèves. On a besoin d’une gauche qui explique cela, pas qui dise juste votez pour moi.

https://www.lamarseillaise.fr/

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18 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA
 npa 29 vertic

Contre Macron et le capitalisme TOTAL,

Notre 49-3, c’est la grève générale !

Queues devant les stations services, ministres et personnalités politiques aux déclarations hostiles, médias aux ordre totalement en furie… La grève des raffineurs a lancéun important affrontement avec le pouvoir macroniste et les capitalistes qu’il sert. Avec, au cœur de la cible, la multinationale TotalEnergies, qui exploite ses salariéEs et les consommateurs autant qu’elle contribue à ruiner la planète. Tout le symbole du monde de Macron dont on ne veut plus…

Un pouvoir entre gesticulations et menaces

En bon président hostile au monde du travail, Sarkozy déclarait il y une quinzaine d’années :« Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit »... Macron et ses lieutenants seraient bien à la peine de nous ressortir aujourd’hui cette litanie méprisante et mensongère. Mais si la lutte des raffineurs gène de fait la vie quotidienne de millions de personnes, la colère se tourne majoritairement contre les vrais responsables de la situation : les multinationales aux profits faramineux et les politiques qui veulent se montrer forts avec celles et ceux qu’ils pensent faibles— notre camp social — et faibles avec les forts…

« Je suis aux côtés de tous nos compatriotes qui galèrent et qui en ont assez de cette situation », nous a dit Macron ce lundi. Mais, alors que le pouvoir d’achat dévisse depuis plusieurs mois, que n’a-t-il dit ou fait pour que Total partage les 18,8 milliards de profits au premier semestre 2022 (avec à sa tête un PDG qui s’augmente de 52 %) ? Macron et ses amis préfèrent menacer les salariéEs des raffineries qui se battent pour un rattrapage conséquent des salaires face à l’explosion des prix. Ainsi le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, prétend « libérer les dépôts de carburants et les raffineries » et juge la grève et les blocages « inacceptables » et « illégitimes »

Mardi 18 dans la rue et après on continue !

Dans un tel contexte de mobilisation, la manifestation de dimanche, « contre la vie chère et l’inaction climatique », a été une étape importante, après une première journée de grève interprofessionnelle jeudi 29 septembre. Réunissant des dizaines de milliers de manifestantEs à Paris, et un large panel d’organisations de la gauche sociale et politique, cette marche a constitué de fait un encouragement important aux travailleurs des raffineries, mais aussi à tous les salariéEs de secteurs en lutte, que ce soit dans les centrales nucléaires, dans le commerce, dans l’automobile, etc.

Le gouvernement a lancé des réquisitions chez Total et Exxon (Esso), une atteinte au droit de grève qui a mis le feu aux poudres. La journée de grève interprofessionnelle appelée ce mardi 18 octobre par la CGT, Solidaires, FO et la FSU reste la meilleure des réponses.

Mais au-delà de la solidarité nécessaire avec les raffineurs en pointe de la mobilisation, l’enjeu de cette nouvelle journée est bien de rassembler dans la lutte le maximum de salariéEs qui veulent se battre pour le partage des richesses, qui passe par des augmentations importantes de salaires. Et c’est bien le problème d’avancer dans la construction d’une grève générale– réunissant les travailleurs du public comme du privé – qui est posé pour ces prochains jours, ces prochaines semaines. Avec, dans ce cadre, la nécessaire extension de la mobilisation à d’autres secteurs, dans les transports en particulier. Battre le fer tant qu’il est chaud, se réunir partout pour discuter et décider des suites à cette journée de mardi devient impératif pour pousser notre avantage.

La fragilité dont fait preuve le pouvoir, qui se voit aussi à sa faiblesse à l’Assemblée nationale (une majorité minoritaire…), doit également nous servir à avancer des perspectives sur le terrain politique. Une gauche de combat, liée aux mobilisations, utile pour la lutte des classes et pour la rupture avec le capitalisme, c’est une nécessité.

Lundi 17 octobre 2022

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

18 octobre (npa jeunes 92)

 npa jeunes

La jeunesse doit rejoindre le mouvement de grève pour en faire une victoire sociale ! Dans la rue le 18 octobre et après ! 

Depuis une quinzaine de jours, les salarié·e·s de Total Energies et de Esso-ExxonMobil sont en grève dans de nombreuses raffineries et bloquent les livraisons de carburant, pour exiger des augmentations des salaires de 10% permettant de faire face à l’inflation.

Une revendication légitime qui concerne l’ensemble du monde du travail ! Alors que plus de 30% des stations services sont en difficultés, voire en pénurie, le patron de Total pose la levée de la grève comme condition pour engager des négociations !

De son côté le gouvernement impose des réquisitions, obligeant certain·e·s salarié·e·s à reprendre le travail sous peine de sanctions pénales. Contre ce chantage et cette remise en cause du droit de grève, les organisations syndicales  appellent l’ensemble des salarié·e·s à se mettre en grève mardi 18 octobre, en solidarité avec les grévistes de Total et Esso, contre les réquisitions, mais aussi et surtout pour une augmentation générale des salaires !

En réprimant les grévistes, le gouvernement veut protéger les profits des grandes entreprises de l’énergie mais aussi dissuader les salarié·e·s des autres secteurs et la jeunesse de rejoindre la mobilisation.

D’autres corps de métiers rejoignent la grève… et si la jeunesse faisait pareil ?

Inspiré par la lutte des raffineurs, de nombreux secteurs se préparent à rejoindre la lutte. Les dockers dans les ports, les cheminots, des salariés dans l’automobile, des enseignants dans l’Education… et ce n’est qu’une première liste.

Nous avons tous une raison de lutter contre la politique de ce gouvernement pro-capitaliste, surtout les jeunes lycéens et étudiants ! Depuis le début de son mandat, tout a été fait pour précarisés l’avenir des jeunes, restreindre l’accès à la fac, nous préparer à des boulots de merde. Parcoursup, réforme du Bac, police en permanence dans les lycées, manque de moyen, réforme du lycée pro, sélection en Master…

Même sur une question aussi essentielle comme le réchauffement climatique, rien n’a été fait ! Nous pouvons arrêter ce gouvernement et imposer une autre logique de société, en faveur des jeunes et des salariés, mais cela passera uniquement par la grève et les manifestations. Et là, nous avons la possibilité qu’une mobilisation très forte se mette en place, il faut donc saisir l’occasion !

Rien pour les jeunes et les salariés, tout pour la guerre et les patrons…

Tous dans la rue dès le 18 octobre !

Aux insatisfait·e·s de l’alternative entre choix d’études subis et emplois précaires, le gouvernement propose enfin le Service National Universel (SNU), une porte d’entrée vers l’armée et sa discipline stupide : uniforme, marseillaise, lever de drapeau, punitions collectives… Alors que dans le monde de plus en plus de travailleurs·euses sont envoyés se faire la guerre pour servir les intérêts de leurs gouvernants, la généralisation obligatoire du SNU voulue par le gouvernement pour 2023 a tout l’air d’un mauvais présage.

C’est en tout cas une affaire très sérieuse pour le gouvernement qui a déboursé à hauteur de €1,7 milliards pour financer le SNU alors qu’il ne donne pas un sous pour créer des places à la fac ou pour les lycées.

En rejoignant la mobilisation des grévistes de l’énergie, nous pouvons exprimer notre refus d’un avenir fait d’exploitation et de guerre. De nombreux syndicats lycéens et étudiants comme l’UNEF, la Voie lycéenne et le Mouvement nationale lycéen, appelle à bloquer et rejoindre les manifestations le mardi.

Exigeons que les milliards générés par les grandes entreprises servent à garantir des conditions de vie dignes à tou·te·s et permettent à chacun·e de choisir ses études et son métier ! Refusons le SNU et sa logique guerrière et abrutissante ! Rejoignons la mobilisation interprofessionnel du mardi 18 octobre.

Barth, comité jeunes 92

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14 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

andré (dédé) menesguen (le télégramme)

dede
Cantonales. André Ménesguen l’anticapitaliste qui balance
Nous apprenons le décès de notre camarade de Crozon. Un article du Télégramme lui a été consacré en 2011

Cinquième candidat déclaré, André Ménesguen, 59 ans, portera les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) lors de ces cantonales. «Je suis le seul candidat légitime à gauche», assure-t-il.

A 59 ans, c’est la première fois qu’André Ménesguen se présente à une élection. Contrôleur électrotechnicien à l’Ile Longue depuis 2004, après plusieurs années passées dans la région parisienne, ce natif de Rostudel, près du Cap de la Chèvre, avoue avoir eu le déclic en apprenant que Louis Ramoné était le candidat divers gauche soutenu par le parti socialiste. .
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«L…, il est socialiste comme moi je suis curé», ironise-t-il. «C’est tellement farfelu que des militants de la gauche qui n’ont rien de troskistes m’ont appelé pour me dire d’aller au charbon». Mais que les autres candidats en lice dans cette élection ne se réjouissent pas trop vite, il a pour eux, le même genre d’amabilités.
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P…..? «Il est le moule UMP personnifié. Ce moule qui a détruit les valeurs du gaullisme à qui l’on devait nombre d’acquis sociaux issus du conseil de la Résistance». Ancienne communiste repenti La candidate des Verts, J…?
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«Les fleurs, les petits oiseaux, les abeilles, c’est bien, mais ce n’est pas en peignant le capitalisme en vert qu’on va remédier à tous les maux de la terre». Enfin, il juge la candidature de C… r totalement illégitime. «Le parti de gauche n’existant pas à Crozon, il devait se présenter sous sa bannière communiste, point».
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Une bannière qu’André Ménesguen a lui-même portée pendant des années, avant de couper les ponts. La raison? «Elle est simple. Le PC a rompu avec ses valeurs en s’alignant sur le programme du PS. Et depuis, ces deux-là mangent toujours la même soupe du capitalisme».
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Un score à deux chiffres
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André Ménesguen a le sens de la formule, mais a-t-il seulement des idées pour la Presqu’île? A ceux qui le considèrent comme un simple trublion, il répond: «A l’Ile Longue, je suis l’assistant technique des ingénieurs qui lancent des marchés publics. Ces procédures n’ont pas de secret pour moi», si ce n’est, bien sûr, celui de la Défense.
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Pour le canton, il souhaite donc «comme les autres, le désenclavement. Le problème, c’est qu’il faut une vraie volonté politique pour ça». La défense des services publics est son autre priorité. «La santé, l’eau, l’éducation… Tout ça n’a rien à faire dans le privé. Pas plus que Diwan d’ailleurs».
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Pour lui, la solution passe par l’éradication du capitalisme. A l’origine de la création de la section NPA dans la Presqu’île voici deux ans, André Ménesguen est assez fier d’avoir, avec quelques autres, redonné le goût à la manif à quelques Presqu’îliens lors de la mobilisation sur la réforme des retraites. Son ambition dans cette élection? «Un score à deux chiffres. Je suis le seul candidat légitime de la gauche», répète-t-il.
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 08 février 2011
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A ceux qui l’ont connu, aimé et estimé, nous vous annonçons avec tristesse le décès de

André MENESGUEN« Dédé »

Un hommage lui sera rendu
mercredi 18 décembre,
à 10 heures,
en la salle de cérémonie du Vern à Brest.
L’inhumation aura lieu à 14 h 30, au cimetière de Camaret-sur-Mer.

André repose au Centre funéraire des Communes Associées du Vern.
Visites de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

La famille remercie l’ensemble des personnels soignants du service Cardiologie 1 et de Réanimation CCTV du CHU de la Cavale Blanche, pour leur accompagnement.

Commentaire:

Merci pour cet article. Michel K et moi-même étions à ses obsèques ce midi.

Bel hommage et des témoignages émouvants de ses petits enfants.
Gérard NPA 29

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13 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

splann! (l’anticapitaliste)

Splann, première ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne

Samedi 1er octobre, à Rennes, sur un banc au cœur du village des possibles qui rassemble ce que la ville et la région comptent d’associations et de collectifs de lutte écologiste, l’Anticapitaliste a rencontré Julie, journaliste de Splann.

Splann, ça veut dire limpide ! C’est une ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne, bilingue (français, breton, avec une perspective vers le gallo), inspirée du modèle de Disclose, notre parrain, qui pratique un journalisme d’impact. Splann a été créée il y a deux ans, Inès Léraud en étant la marraine.

Inès Léraud. Morgan Large…

Tout est parti d’Inès Léraud, autrice de la BD Algues vertes, l’histoire interdite1, des difficultés qu’elle a rencontrées pour mener son enquête, des pressions qu’elle a subies, en particulier le procès baillon que lui a intenté Chéritel, agro-industriel breton. Elle et Morgan ont subi toute une variété de menaces et ont dû affronter un véritable climat de peur.

Concernant Morgan2, c’est allé très loin puisque elle a subi des intimidations dangereuses, autour de chez elle et même à son domicile, allant jusqu’au sabotage de sa voiture (les boulons des roues dévissés). On imagine ça au bout du monde !

Journalistes !

Un collectif de journalistes s’est alors monté pour les soutenir, on a lancé une pétition qui a recueilli plus de 50 000 signatures de citoyenEs et 500 journalistes, dont la moitié étaient bretonEs. Alors on s’est dit, qu’est-ce qu’on peut faire, qu’est-ce qu’on a envie de faire, on travaille touTEs sur les mêmes thématiques, qui concernent tout le monde…

L’agroalimentaire est un sujet sensible, difficile à traiter, avec pas mal d’angles morts, et la demande existe dans ce domaine. On s’est rendu compte, en tant que journalistes, qu’on n’avait pas de place dans les médias pour notre travail, dans les journaux, et que souvent il était difficile pour nous, pigistes, de faire sortir nos enquêtes.

Un média 100 % citoyen

Alors, on s’est dit qu’il fallait le créer, cet espace médiatique. Un cadre qui nous permette de nous inscrire dans le long cours en s’émancipant des obligations de rédaction, en mettant en place une dynamique collective. Pour une enquête, nous sommes deux co-auteurEs journalistes et deux référentEs de l’association, ainsi nous ne sommes pas isoléEs face à un problème.

On a choisi un modèle économique inspiré de celui de Disclose : pas d’annonceurs, pas de subventions, mais des souscriptions de citoyenNEs — nous acceptons les dons qui ouvrent droit à une réduction d’impôts ! — ou alors du Fonds pour une presse libre…

Par ailleurs, nous avons remporté le prix FIL Nouveau média local 2022, remis à l’occasion de la 4e édition du Festival de l’info locale. Ce prix est sans dotation mais va contribuer à nous faire connaître.

Un travail, un métier, le cadre de la loi

Dans ce modèle, les journalistes (ainsi que les traducteurEs, les illustrateurEs) sont statutaires, et bénéficient d’un contrat de travail en bonne et due forme. Ils sont rémunéréEs, et nous faisons en sorte qu’ils et elles soient payéEs correctement (ce qui n’est pas toujours le cas dans la presse). Le journalisme c’est notre métier, on doit pouvoir en vivre. Les autres membres de l’association Splann sont touTEs des bénévoles qui contribuent à faire connaître Splann, sur les salons, dans les manifestations culturelles, etc..

Journalisme d’impact

Notre objectif est que nos enquêtes soient publiées, bien sûr, mais aussi qu’elles soient lues par un maximum de gens. Ainsi, dès qu’une enquête paraît, elle est relayée immédiatement par nos partenaires (Radio Kreiz Breizh, Reporterre, Dispak, Mediapart, le Peuple breton, France 3 Bretagne, Basta). C’est la condition pour que Splann soit un média à part entière, ce qui nous permet de soulever les problèmes.

Des difficultés

Malgré la sensibilité des sujets que nous abordons, nous n’avons pas eu de difficultés particulières pour mener nos enquêtes. Il arrive simplement que des gens ne veuillent pas nous parler, refusent de répondre à nos questions, car ils et elles sont attachéEs à la Bretagne « carte postale », à laquelle ils et elles disent que nous nuisons, mais nous n’en démordons pas.

Du côté des médias majeurs de Bretagne, de la PQR en particulier (presse quotidienne régionale, Ouest-France et le Télégramme) nous leur proposons nos enquêtes, mais nous nous heurtons plus à une forme d’indifférence, une sorte de silence, qu’à des entraves ou à des freins.

Propos recueillis par Vincent (NPA Rennes)  Vendredi 14 octobre 2022

https://lanticapitaliste.org/

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Au cours de ses deux années d’existence, Splann a publié quatre enquêtes :

Bretagne, bol d’air à l’ammoniac, qui révèle que la Bretagne est dans le rouge. Avec sa concentration exceptionnelle d’élevages intensifs, elle est la première région émettrice d’ammoniac de France.

Iberdrola. Quand l’énergie « propre » a les mains sales, qui révèle les pratiques de l’opérateur qui doit développer l’éolien offshore dans la baie de Saint-Brieuc.

Porcherie Avel vor, Landunvez, Finistère, qui raconte comment à Landunvez, la porcherie géante s’approche d’une régularisation douteuse.

En Bretagne, la méthanisation sous pression. La Bretagne se couvre de dômes verts. Peu nombreux il y a dix ans, 186 méthaniseurs parsèment aujourd’hui la campagne. Cent de plus d’ici un an.

  • 1. Voir l’Anticapitaliste n° 523 (21 mai 2020).
  • 2. Voir « Contre l’agro-industrie et son monde, le NPA avec les lanceuses d’alerte et les défenseurs et défenseuses de l’environnement », lanticapitaliste.org, 5 avril 2021.

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