Archive | NPA

02 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Le Poing (NPA)

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02 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Logo (NPA)

Le NPA fait évoluer son nom et son logo

Lors de son 5e Congrès en décembre 2022, le NPA a connu une séparation entre une majorité et une minorité.

La première représente la continuité politique et organisationnelle du NPA, dans le respect de ses principes fondateurs. En font partie les anciens candidats à l’élection présidentielle Olivier Besancenot et Philippe Poutou, ainsi que ses deux porte-parole Christine Poupin et Pauline Salingue. La seconde est composée de plusieurs fractions avec lesquelles des désaccords nombreux et profonds ont rendu cette séparation inévitable et même nécessaire afin de préserver l’essence du projet du NPA : nécessité de l’unité du mouvement ouvrier, soutien inconditionnel à la résistance des peuples opprimés, visions très différentes de la lutte contre les oppressions.

Après 18 mois de négociations, un accord a été signé, entérinant la fin du processus de séparation. C’est ainsi que, en référence au nom de son hebdomadaire, le NPA devient le NPA l’Anticapitaliste et adopte le nouveau logo ci-dessus.

 De son côté, la nouvelle organisation fondée par les fractions minoritaires devient le NPA Révolutionnaires et adopte son propre nouveau logo.

Ces changements de dénomination et d’identité visuelle permettront la fin d’une confusion préjudiciable pour nos deux organisations mais aussi pour la presse, les militantEs et les électeurs/rices.

Sur ce dernier aspect, le NPA l’Anticapitaliste, qui ne présente pas de liste aux prochaines élections européennes, précisera ses positions en début de semaine.

Montreuil, le jeudi 2 mai 2024

https://npa-lanticapitaliste.org/

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01 mai 2024 ~ 0 Commentaire

édito (NPA)

1er mai : anticapitalistes et internationalistes !

Le 1er Mai est une journée de lutte internationaliste et de revendications des travailleurs/ses. Rarement on a autant eu de raisons d’y participer : guerres en Palestine et en Ukraine, crise globale du système capitaliste, attaques contre les libertés, et recul des droits sociaux.

Contre la guerre et tous les impérialismes

La guerre impérialiste menée par la Russie en Ukraine, ainsi que le génocide à Gaza mené par Israël, sont les conséquences des besoins des grandes puissances. Celles-ci cherchent à contrôler des régions du globe, quitte à envoyer à la mort des dizaines de milliers de personnes. Dans le monde entier, le rejet de la guerre menée par Israël se développe, notamment avec l’immense mobilisation dans les universités des États-Unis, qui s’étend à d’autres pays.

Ce 1er Mai, partout dans le monde, disons non aux occupations et revendiquons le retrait des troupes impérialistes : soutien à la résistance ukrainienne et troupes russes hors d’Ukraine, soutien à la résistance palestinienne, cessez-le-feu et droit au retour pour tou·tes les Palestinien·es, mais aussi droits démocratiques pour le peuple kurde et retrait des troupes française d’Afrique.

Pour nos droits sociaux et démocratiques

La crise économique fait rage, notamment avec une inflation qui nous rend chaque mois un peu plus pauvres. Les luttes sur les salaires dans les entreprises, les mobilisations paysannes dans le monde (comme précédemment le mouvement des Gilets jaunes, la lutte contre la réforme des retraites ou dans l’éducation) ont montré une même préoccupation : les classes populaires refusent les reculs sociaux que veulent nous imposer les capitalistes pour préserver leurs profits.

Ceux-ci n’hésitent pas à s’attaquer à la démocratie et aux libertés publiques pour briser les résistances, que ce soit en utilisant leurs institutions (comme le 49.3) ou par des mesures autoritaires (interdiction de manifestations ou de réunions, menaces judiciaires…).

Nous défendons une augmentation générale des salaires, et leur indexation sur les prix. Nous voulons la retraite à 60 ans (55 pour les métiers pénibles), la reconstruction des services publics, la réquisition des banques au service de la majorité.

Écosocialisme ou barbarie

Entre le réchauffement climatique et ses conséquences comme les épidémies, la crise écologique montre les dangers qui nous guettent. La montée de l’extrême droite menace aussi nos libertés et l’ensemble de nos droits sociaux, et elle est aux portes du pouvoir dans de nombreux pays, y compris la France.

Face à ces dangers, nous devons affirmer notre solidarité avec les peuples du monde entier, la liberté de circulation et d’installation pour tou·tes les migrant·es, l’égalité pour toutes et tous, quelle que soit son origine, sa religion, son genre, sa sexualité. Nous avons aussi besoin de mesures concrètes contre le réchauffement climatique : réquisitionner les entreprises de l’énergie et des transports et mettre en place une planification écologique.

Que ce soit face à la guerre, pour nos droits sociaux, l’égalité ou l’écologie, toutes ces mesures sont incompatibles avec le capitalisme et les besoins des classes dominantes du monde entier. C’est pour cela que nous voulons organiser notre camp social, le prolétariat, le monde du travail, pour en finir avec ce système, mettre en place une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions. Ce combat révolutionnaire, nous voulons le mener dans l’unité avec toutes celles et tous ceux qui veulent agir, dès maintenant, pour changer le monde. Le 1er Mai dans la rue, et après la lutte continue !

Lundi 29 avril 2024

https://npa-lanticapitaliste.org/

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29 avril 2024 ~ 0 Commentaire

1er Mai (NPA)

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22 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Olivier Besancenot ( Le Huff’)

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Olivier Besancenot lance un appel unitaire suivi par (presque) toute la gauche

L’ex-candidat à la présidentielle appelle toutes les forces de gauche à s’unir « contre le cours répressif » le temps d’un meeting.

 L’ambiance est lourde à gauche ces derniers temps. Entre les interdictions de conférence, la convocation de l’insoumise Rima Hassan pour « apologie du terrorisme » et l’interdiction (finalement cassée par la justice) d’une marche contre le racisme ce dimanche 21 avril, de nombreuses voix s’élèvent contre le recul des libertés publiques, sur fond de tensions liées à l’expression d’un soutien au peuple palestinien à Gaza. Un contexte pesant qui a d’ailleurs valu des poursuites à deux syndicalistes.

Ce samedi 20 avril, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a appelé toutes les forces de la gauche à faire cause commune sur ce sujet, en dépit de leurs désaccords et de la course électorale pour les européennes qui les exacerbent.

« Pourquoi ne pas organiser ensemble un grand meeting unitaire de la gauche sociale et politique contre le cours répressif qui nous menace tous ? Pourquoi ne pas afficher cette large unité même dans une période électorale ? », interroge l’ancien candidat à la présidentielle, avant d’exprimer le dilemme face auquel la gauche se trouve selon lui : « le sursaut ou la routine qui risque de nous engloutir ? ».

Sitôt l’appel publié sur le réseau social X, plusieurs parlementaires de gauche ont salué l’initiative. « Les libertés publiques, syndicales, démocratiques, valent bien que nous fassions cause et tribune communes pour quelques heures », a réagi le député écolo Benjamin Lucas. « Faisons-le, oui », a aussi approuvé sa collègue Sandrine Rousseau, tout comme la présidente du groupe écolo à l’Assemblée, Cyrielle Chatelain.

« Une nécessité évidente »

L’appel a aussi été entendu du côté des insoumis. « Devant les menaces sévères contre nos libertés publiques, il est urgent de créer un front populaire large avec syndicats, militants associatifs et élus ! », a renchéri la tête de liste LFI aux élections européennes, Manon Aubry, dans le sillage du message enthousiaste publié plus tôt par la députée LFI Clémentine Autain. « Une nécessité évidente », estime quant à lui Éric Coquerel, président insoumis de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Maire de Trappes et coordinateur national de Génération.s, Ali Rabeh souscrit également à l’initiative. À noter cependant que plusieurs poids lourds de la gauche n’ont pas encore saisi la main tendue.

Jean-Luc Mélenchon et son cercle proche ne se sont pas encore positionnés, pas plus que le premier secrétaire du PS Olivier Faure (ni aucun dirigeant socialiste). Même chose pour le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel. Reste maintenant à savoir si ce « meeting unitaire » souhaité par Olivier Besancenot verra effectivement le jour.

21/04/2024  Romain Herreros

https://www.huffingtonpost.fr/

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14 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Glucksmann (Contretemps)

 Glucksmann (Contretemps) dans A gauche du PS Seawise_University_wreck

Pourquoi Glucksmann ?

Raphaël Glucksmann semble l’enfant chéri de la presse mainstream, qui voit en lui – dans la perspective des élections européennes à venir – un antidote utile à la gauche de rupture, incarnée depuis plusieurs années par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. Son profil politique ne laisse effectivement guère place au doute : il s’agit d’une version vaguement rafistolée de l’orientation d’accompagnement du capitalisme néolibéral qui a plongé la gauche dans une crise historique, partout dans le monde.

Mais qu’est-ce que cela dit des batailles qui se jouent à gauche actuellement et des stratégies des différents partis qui s’étaient unis dans le cadre de la NUPES, en particulier du PS ? L’économiste Stefano Palombarini, auteur notamment (avec Bruno Amable) de L’Illusion du bloc bourgeois, avance quelques pistes.

***

Beaucoup a été dit sur la candidature de Raphaël Glucksmann aux élections européennes, de son choix d’en faire une occasion de propagande des positions ultra-atlantistes sur la politique internationale tout en minorant les thèmes de politique économique et sociale.

On sait qu’il parle peu volontiers de la situation à Gaza, pour laquelle il refuse d’utiliser le terme génocide pourtant validé par la Cour Internationale de Justice dans son verdict à la suite de la plainte déposée par l’Afrique du Sud. On sait qu’il va bien au-delà de la volonté de soutenir militairement l’Ukraine, une volonté partagée aussi par ceux qui pensent qu’une aide de ce type est nécessaire pour établir un rapport de force suffisamment équilibré, et laisser ainsi une chance à une solution négociée du conflit.

Non, pour lui aucun accord de paix n’est possible avec Poutine, un tyran qui menace nos démocraties : la seule possibilité est de le « défaire totalement », de « l’humilier ». En bon néoconservateur, il va même plus loin : les démocraties occidentales ne sont pas simplement menacées par Poutine, mais par « l’alliance entre la Russie et la Chine […]. Ce n’est pas une alliance conjoncturelle, mais une alliance idéologique, dont le ciment est le ressentiment à notre égard », où évidemment le « notre » ne fait pas référence seulement à la France, mais à l’Occident[1].

Ces positions ne sont guère étonnantes pour qui connaît son parcours : contributeur regulier de la revue Les meilleurs des mondes, qui a été un soutien indéfectible de la politique étrangère de George Bush ; membre du cercle de l’Oratoire, think tank atlantiste et néoconservateur ; sous l’impulsion de Bernard-Henri Levy [2], conseiller de Mikheïl Saakachvili pendant que celui-ci présidait la Géorgie sur une ligne atlantiste et libérale. En 2007, d’abord candidat pour Alternative Libérale, Glucksmann décida finalement d’apporter un soutien enthousiaste à Sarkozy, qu’il considérait comme « l’héritier rebelle » de 1968 [3]. Dix ans plus tard, il accueillait avec ces mots le résultat de la présidentielle :

« Emmanuel Macron s’adresse à des individus empêchés dans leur quête d’épanouissement par des blocages culturels, des structures sociales ossifiées, des « assignations à résidence » géographiques, identitaires ou économiques, qu’il promet de dépasser. Il est structurellement antiraciste et ouvert sur le monde. Il entend donner à chacun d’entre nous les moyens de se réaliser, rendre la société moins rigide, plus fluide. Il incarne une pensée centrée sur les libertés individuelles, à laquelle la France fut longtemps rétive. Voilà pourquoi il a séduit tant d’anciens soixante-huitards : le président Macron est, de ce point de vue, leur fils spirituel »[4].

Macron comme Sarkozy, les héritiers de 1968… Si, depuis, Glucksmann dit avoir viré à gauche (une gauche qui s’identifie, comme dans la meilleure tradition du Parti socialiste, avec la toujours très hypothétique construction d’une « Europe sociale »), ses positions sur la politique internationale n’ont pas changé d’un iota, et correspondent toujours à celles du néoconservatisme le plus aveugle.

Si le profil de Glucksmann ne laisse place à aucun doute, on peut en revanche s’interroger sur les raisons qui ont conduit le Parti socialiste à le désigner pour la deuxième fois comme tête de liste, en renonçant de nouveau à attribuer le rôle à l’un de ses dirigeants.

Bien évidemment, il s’agit d’une candidature qui peut se révéler efficace dans une élection qu’on prévoit largement boudée par les jeunes et les classes populaires : selon un sondage Ipsos publié début mars [5], qu’il faut considérer plus solide que d’autres en raison de la taille importante de l’échantillon, le taux d’abstention se situerait à 65% pour les employés et les ouvriers, et dépasserait le 70% pour les moins de 35 ans. Mais la question ouverte porte sur ce que cette candidature dit des perspectives stratégiques d’un parti qui, sorti en miettes de la présidentielle, avait décidé de s’engager dans la NUPES avant de « suspendre » sa participation au mois d’octobre 2023.

Une première hypothèse, souvent évoquée, est celle d’une volonté de renégocier la NUPES sur la base du résultat des européennes, ce qui permettrait au PS, si les sondages devaient se confirmer, de jouer un rôle majeur dans la désignation du candidat commun à la présidentielle.

Mais cette interprétation apparaît plus que fragile : le PS a choisi non seulement de refuser une liste unique, mais aussi de mener campagne sur des thèmes très clivants à gauche, qui l’éloignent radicalement non seulement de la France insoumise, mais aussi du Parti communiste et d’une fraction non négligeable des écologistes. De ce point de vue, le résultat des européennes n’a guère d’importance : si la perspective était toujours celle d’un rassemblement de l’ensemble de la gauche, le PS n’aurait pas désigné Glucksmann, ni décidé d’axer sa campagne sur la guerre comme unique instrument de solution du conflit ukrainien. Il l’a fait, et l’enseignement qu’on doit en tirer est que pour les socialistes, la NUPES est définitivement enterrée.

Une deuxième hypothèse prend ainsi corps : la décision de rompre durablement toute démarche unitaire pourrait être le produit d’une nostalgie de la longue période qui a vu le PS dominer l’espace de la gauche avec les autres mouvements réduits à la marginalité, une nostalgie qu’on sait être bien présente parmi les cadres du parti.

Cette perspective interprétative laisse cependant songeurs tant elle relèverait de l’absence complète d’analyse des échecs subis en 2017 et 2022. La crise du Parti socialiste a été celle de la gauche d’accompagnement, dont le projet depuis les années 1980 était une transition vers le capitalisme néolibéral accomplie « en douceur », qui éviterait toute rupture brutale à la Thatcher, avec des réformes institutionnelles s’attachant d’abord aux domaines les moins directement connectés aux intérêts populaires, comme le système financier ou le commerce international, et menées dans une logique de compromis, à l’image du gouvernement Jospin qui a battu les records en matière de privatisations tout en concédant la réduction de la durée légale du travail à 35 heures.

Si cette stratégie a fonctionné pendant presque quatre décennies, elle était destinée à rencontrer sa limite : au moment où la poursuite de la réforme néolibérale imposait de s’attacher à la relation salariale et à la protection sociale, le bloc de soutien au PS s’est scindé en deux, avec d’une part les groupes sociaux décidés à prolonger le mouvement qui ont rallié Macron, et d’autre part les catégories populaires définitivement dégoutées par l’action des gouvernements socialistes qui ont pris d’autres directions, principalement vers l’abstention ou vers la gauche de rupture, au cri de « jamais plus le PS ».

L’impossibilité de François Hollande de se représenter et le mauvais résultat de Benoit Hamon, puis la déroute d’Anne Hidalgo ne sont pas des événements à l’intérieur d’une parenthèse qu’il s’agirait de refermer : la stratégie de la gauche d’accompagnement, à une époque gagnante, n’est aujourd’hui plus viable.

En créditant d’un minimum d’intelligence politique les dirigeants socialistes, il faut donc douter de la pertinence de cette deuxième hypothèse et en formuler une troisième en mesure de rendre compte du choix de se ranger derrière Glucksmann. La lutte pour succéder à Macron dans la représentation du bloc bourgeois est destinée à s’ouvrir dans la période qui vient, et rien ne dit qu’elle sera réservée aux composantes de la minorité présidentielle. La dérive droitière du Président et de ses fidèles laisse d’ailleurs imaginer qu’un espace puisse s’ouvrir pour un candidat en mesure de rejouer la campagne « progressiste » du premier Macron, et il y a beaucoup de raisons pour imaginer que le profil de Glucksmann soit adapté à une telle tâche.

Cependant, même dans les sondages sur les prochaines européennes qui lui sont les plus favorables, il n’y a pour l’instant aucun signe d’une capacité du PS d’intercepter le soutien ne serait-ce que d’une petite fraction du bloc bourgeois : celui-ci s’effrite, mais exclusivement à l’avantage de la droite et (surtout) de l’extrême-droite, alors que le total des voix pour les listes socialiste et écologiste est, dans tous les sondages, au mieux identique à celui de 2019[6].

Mais de façon plus fondamentale, il faut rappeler quels étaient les axes structurants de la première campagne macroniste : accent sur démocratie, libertés publiques, droits individuels, certes ; attachement total à la construction européenne, évidemment ; mais aussi volonté ferme d’amener à son terme la transition néolibérale, y compris au prix de réformes impopulaires sur le travail et la protection sociale.

C’est sur ces axes que le bloc bourgeois s’est construit, et c’est la capacité d’être crédible sur les trois axes qui sera déterminante pour savoir si un autre Macron est vraiment possible[7]. Concrètement, pour le PS cela reviendrait non seulement à se payer plein de mots sur l’Europe et la démocratie, exercice qu’il maitrise parfaitement, mais aussi à réhabiliter la loi El Khomri et François Hollande, ce qui n’est pas à exclure mais qui demanderait d’effacer de la mémoire des électeurs toutes les critiques formulées par le parti à leur encontre, l’inventaire « sans concession » dressé par Olivier Faure du quinquennat de l’ancien président[8], la participation à la NUPES, l’alliance aux législatives avec la France insoumise.

Bref, si l’idée est de se positionner de sorte à représenter un bloc bourgeois par ailleurs déclinant, l’éphémère virage à gauche de la période qui va de mai 2022 à octobre 2023 pourrait se révéler un handicap insurmontable.

Même si c’est à des degrés divers, chacune de trois clés de lecture évoquées a de quoi laisser perplexe. Il y en a en revanche une quatrième qui paraît plus pertinente. Il est possible que le PS ait tiré comme enseignement de ses derniers échecs l’impossibilité de jouer de nouveau un rôle de premier plan dans le gouvernement du pays, et qu’il considère désormais comme objectif prioritaire simplement sa survie : ce qu’on pourrait appeler « le syndrome PCF ».

La décision d’intégrer la NUPES, qui restera peut-être dans les mémoires comme la dernière tentative socialiste de traduire une ambition nationale dans une stratégie politique, impliquait un risque sur la viabilité d’un parti qu’elle a profondément divisé.

Faure n’a gagné le congrès de janvier 2023 qu’avec un très faible écart, résultat d’ailleurs contesté par ses opposants ; et tout indique qu’au moins depuis octobre, il a perdu la main sur un parti aujourd’hui dominé par son ancienne minorité, une (ex)-minorité constituée très largement par des élus locaux dont les choix stratégiques sont liés bien davantage au renouveau de leurs mandats qu’à un projet de gouvernement pour la France.

Il suffit de rappeler que ses figures principales s’appellent Carole Delga, présidente de la région Occitanie (ovationnée sur demande de Glucksmann au meeting toulousain du 23 mars), Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, ou encore Anne Hidalgo, maire de Paris. Tous réunis aujourd’hui, avec Faure, dans le soutien à Glucksmann, dont la candidature s’explique avec la nécessité de réunifier un parti menacé de disparition à cause des mauvais résultats électoraux mais aussi de ses fractures internes.

Ainsi, comme je l’ai indiqué, le résultat des européennes à venir, quel qu’il soit, ne jouera guère dans la renégociation d’une NUPES que le PS a décidé de dissoudre définitivement ; il pourra éventuellement donner quelques illusions, mais bien fragiles, aux nostalgiques des années glorieuses du parti ; et se révèlera très probablement inefficace pour ceux qui voient dans l’essayiste néoconservateur le successeur possible de Macron. Mais si elle ne correspond à aucun projet politique national solide et cohérent, la candidature Glucksmann permet aujourd’hui au PS de se considérer comme enfin ressoudé : l’appareil n’est pas mort, comme n’est pas morte sa capacité d’aider des notables locaux à garder leur place.

Stefano Palombarini 30 mars 2024 Pourquoi Glucksmann 2024-04

https://www.contretemps.eu/

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10 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Montpellier (NPA )

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10 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Lille (NPA)

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09 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Conférence (NPA)

Conférence (NPA) dans A gauche du PS

La Conférence de Porto Alegre et le défi d’affronter l’extrême droite

La Conférence internationale antifasciste se tiendra du 17 au 19 mai dans le cadre d’une initiative unitaire associant le PSOL, le PT, le MST de la capitale de l’Etat du Rio Grande do Sul et plusieurs autres organisations et mouvements sociaux.

La convocation de la 1re Conférence internationale antifasciste contre l’extrême droite fait suite à une initiative internationale du PSOL et du PT de Porto Alegre. Plusieurs organisations internationales ont déjà adhéré á l’initiative et le Mouvement des sans-terre (MST) a pris place dans l’organisation de l’événement. Nous suivons avec enthousiasme les confirmations qui nous parviennent et l’avancée des préparatifs.
La conférence qui aura lieu du 17 au 19 mai, sera organisées autour de panels thématiques, d’activités autonomes et une grande marche d’ouverture.

Les raisons de s’opposer à l’extrême droite ne manquent pas au Brésil et dans le monde. En cette semaine qui marque le 60e anniversaire du coup d’État contre-révolutionnaire [Brésil, 1964] qui a donné naissance à la dictature, la polarisation avec le bolsonarisme reste un point central de la situation : qu’il s’agisse de l’affaire Marielle Franco, dont les mandataires de l’assassinat en 2018 viennent d’être arrêtés, de la lutte des auteurs de la tentative de putsch de décembre/Janvier pour l’amnistie et contre l’arrestation de Bolsonaro ou de la nécessaire réponse venue de la rue et du mouvement de masse.

Sur la scène internationale, Netanyahou est en première ligne pour promouvoir la barbarie à Gaza et l’extrême droite cherche à se renforcer dans différents pays. Nous devons arrêter la main de l’extrême droite et discuter des différentes tactiques pour l’affronter à la fois sur le terrain institutionnel et (surtout) sur le terrain de la mobilisation populaire. L’action des masses, dans la rue, est le principal levier pour mettre le fascisme sur la défensive dans différentes régions.

L’extrême droite, c’est la dictature, le génocide et la torture

En cette date qui nous renvoie au début de la dictature militaire, qui a duré 21 ans, la société débat des crimes commis par les militaires, avec des assassinats, des arrestations et des tortures. Les militaires cherchent à nier ce qui s’est passé, en s’appuyant sur l’absence de Justice transitionnelle, afin de préparer de nouvelles tentatives pour mettre fin à la démocratie libérale dans le pays. Le complot du 8 janvier et le rôle joué par les milices en tant que bandes paramilitaires démontrent à l’évidence la capacité d’action de ce secteur.

Dans l’Argentine voisine, Milei a publié une vidéo institutionnelle niant la disparition de 30 000 Argentins, pourtant reconnue par les tribunaux et l’État argentin après des années de lutte des mères et des grands-mères de la Plaza de Mayo, ainsi que de diverses organisations de défense des droits de l’homme.

Il n’y a pas de coïncidence dans l’articulation et la rhétorique des deux secteurs de l’ultra-droite dans nos pays : ils défendent le même projet : la dictature, le génocide et la torture. Que ce soit dans les années de la dictature brésilienne, sous le Chili de Pinochet ou dans l’Argentine de la « junte militaire ». Ou ce à quoi nous assistons en direct, la dévastation et le génocide de plus de 32 000 personnes – principalement des femmes et des enfants – dans la bande de Gaza.

L’esprit de Porto Alegre

L’extrême droite s’organise dans le cadre d’événements et de réunions internationales. La récente réunion du CPAC aux États-Unis, qui a rassemblé des figures telles que Milei et le président salvadorien Bukele, a montré que ce secteur prépare une nouvelle offensive internationale, et que la principale menace est une victoire de Trump aux prochaines élections. En juillet, une réunion de la CPAC est prévue au Brésil, confirmant le rôle du pays comme centre de cette articulation réactionnaire.

Et pourtant, clairement, il n’y a pas d’articulation internationale, même embryonnaire, des forces qui s’opposent à cette escalade de l’extrême droite. L’appel de Porto Alegre est un premier pas, encore initial, pour rassembler les forces qui veulent amorcer une articulation. Et pour développer les conditions permettant d’envisager des réunions plus importantes et plus larges à l’avenir.

Au début du siècle, Porto Alegre a été un point de rencontre pour les mouvements anti-globalisation ou, comme on les appelait à l’époque, les « altermondialistes ». Les Forums sociaux mondiaux ont été un succès, combinant différentes expériences après le reflux général des années 1990. Ils ont rassemblé les processus de lutte les plus radicalisés – qui ont eu lieu lors des manifestations de Seattle et de Gênes, par exemple – et les expériences latino-américaines, comme l’événement organisé par le mandat de Luciana Genro avec Hugo Chávez ou la manifestation de soutien à l’Argentinazo, qui s’est terminée par l’installation d’une plaque à la mémoire des personnes tuées lors de la rébellion populaire de décembre 2001.

Les limites de la stratégie et la cooptation par les gouvernements ont fait que les Forums n’ont pas maintenu leur caractère du début. Aujourd’hui, il existe des articulations et des forums régionaux, mais ils n’ont pas la force, cependant, qui s’était exprimée au début du 21e siècle. Notre défi aujourd’hui est de revenir à « l’esprit de Porto Alegre » pour faire face au fascisme qui surgit.

Combattre l’extrême droite

Notre politique consiste à affronter l’extrême droite, en premier lieu dans la rue. Pour cela, il faut lier les questions concrètes comme la lutte anti-milice, qui pourrait faire un bond en avant après l’arrestation des auteurs de l’assassinat de Marielle Franco, et la lutte contre l’amnistie des putschistes d’hier et d’aujourd’hui.

En termes d’agitation, il s’agit de consolider et d’élargir l’appel lancé par le PT (Parti des Travailleurs du Brésil), le PSOL (Parti Socialisme et Liberté au Brésil) et maintenant le MST (Mouvement des sans terres) à Porto Alegre, pour faire de la 1re Conférence antifasciste un espace d’articulation pour affronter dans l’unité, l’extrême droite.

Sur le plan de la propagande, signalons la nouvelle édition de la revue Movimento, qui consacre un dossier spécial au 60e anniversaire du coup d’État militaire, avec une série d’interviews et d’articles qui reflètent la nécessité de lutter, aujourd’hui encore, pour la justice et les réparations contre les criminels du régime de 64.

Notre tâche principale est d’unir nos forces dans cette lutte unitaire autour de la Conférence – qui doit être la plus large possible – comme un pas en avant dans la lutte antifasciste, la plus importante de notre génération.

Source Revista Movimento.

Visitez le site antifas.org et participez à la 1re Conférence Internationale Antifasciste : du 17 au 19 mai 2024, à Porto Alegre

Par Israel Dutra, Roberto Robaina

Auteur.e
Israel Dutra mardi 9 avril 2024 / DE : Israel Dutra

https://www.pressegauche.org/

 

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07 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Ugo Palheta (NPA)

hugo

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