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14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

reste à charge (npa)

VISUEL-DOSSIER

Le NPA dénonce le « basculement vers un système de santé dominé par les assurances »

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a critiqué le « basculement vers un système de santé dominé par les assurances », après les promesses d’Emmanuel Macron à la Mutualité sur le « reste à charge zéro ».

« Qui va régler la note? », s’est interrogée la formation de Philippe Poutou dans un communiqué mercredi soir, alors que le président s’est engagé à mettre en place d’ici 2021 le rembourse-ment intégral d’une partie des lunettes, prothèses auditives et audioprothèses, conformément à une promesse de campagne.

« La mise à contribution très limitée de la Sécurité sociale n’a pour but que de faire accepter la mesure, mais c’est bien l’accélération du basculement vers un système de santé dominé par les assurances qu’organise le « reste à charge zéro » voulu par Macron », peut-on lire dans le communiqué.

Le NPA, selon qui « le reste à charge zéro » (…) de tous les soins et prothèses est une néces-sité, a demandé qu’il soit « assumé à 100% par la Sécurité sociale, elle-même exclusivement financée par des cotisations sociales versées par les employeurs et non par la CSG ».

jeudi 14 juin 2018

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14 juin 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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MigrantEs : nous ne céderons pas au vent mauvais

Un vent mauvais souffle sur l’Europe. Un sale vent qui nous rappelle les pires heures de notre histoire. Celles des persécutions, des exclusions, du racisme et du fascisme. La tragique épo-pée de l’Aquarius continue à l’heure où ces lignes sont écrites.

Le sort de 629 migrantEs, hom-mes, femmes et enfants, le plus souvent épuisés, blessés, sau-vés du naufrage par les activis-tes de SOS Méditerranée, fuyant leurs pays ravagés par la guerre et la misère, est entre les mains des dirigeants de l’Union européenne, rivalisant dans le cynisme et la surenchère démagogique.

Le bal des pourris

À qui attribuer l’Oscar du plus pourri ? Au Premier ministre belge qui croit faire de l’humour en déclarant que « la Belgique n’a pas de port en Méditerranée » ? Au nouveau ministre de l’Inté-rieur fasciste d’Italie Matteo Salvini qui ose crier « victoire » après avoir interdit au bateau d’accoster dans un port italien ?

À Macron et Collomb qui, par leur silence assourdissant quant à la possibilité que la France accueille l’Aquarius, cautionnent le susnommé avant de le critiquer hypocritement ? Car il serait trop facile de ne cibler que le « vilain fasciste » Salvini comme seul responsable de la tragédie qui se joue chaque jour en Méditerranée. C’est toute la politique migratoire européenne qui est mise en accusation. Ce sont tous les gouvernements du vieux continent qui, pour des raisons bassement électorales, entretiennent depuis des années sous des formes diverses le mythe anxiogène de l’envahissement, ou celui tout aussi démagogique qui prétend qu’on ne pourrait pas « accueillir toute la misère du monde ».

Contre la loi asile-immigration

Nous ne plierons pas face à ce vent mauvais, et nous ne nous déroberons pas devant nos propres responsabilités, ici et maintenant. La première étant de toute urgence : combattre jusqu’au bout le projet de loi raciste asile et immigration.

Car s’il est des batailles que l’on est sûr de perdre, ce sont bien celles que l’on ne mène pas !

À ce jour, et au risque de nous répéter, aucune riposte nationale, aucune manifestation de rue, aucun rassemblement n’a même été envisagé par les organisations politiques et associations anti-racistes « institutionnelles », réduisant leur « action » à une « bataille » d’amendements à l’Assemblée et au Sénat. Le mouvement social, s’il a invité certains collectifs de sans-papiers et de migrantEs à ses assemblées générales, n’a pas fait de la lutte contre la loi asile-immigration une de ses priorité. Il n’est jamais trop tard, et l’agenda des rendez-vous antiracistes est suffisamment fourni pour se rattraper.

Agenda antiraciste

Dimanche 17 juin, les participantEs à la marche Vintimille-Londres feront escale à Paris. La Marche des solidarités et les collectifs de sans-papiers d’Île-de-France les accueilleront à 15 h à la gare d’Austerlitz, d’où nous partirons ensemble en manifestation jusqu’à la place de la République.

Mardi 26 juin, date du vote de la loi au Sénat : un rassemblement devant le Sénat est organisé par le Marche des solidarités et les collectifs de sans-papiers, à 17 h 30.

Samedi 7 juillet, les marcheurs et marcheuses de l’Auberge des migrants arriveront à Calais.

Une manifestation est prévue, pour exprimer, avec les migrantEs, notre exigence de mettre fin à ce régime des frontières, absurde et criminel. De mettre fin à la chasse aux migrantEs dans toute la région de Calais où, depuis l’évacuation de la « jungle », la police et les autorités locales traquent celles et ceux qui n’ont pas abandonné, malgré la répression féroce, leur désir de passer en Angleterre.

De l’air, de l’air ! Ouvrons les frontières !

Alain Pojolat

https://npa2009.org/

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

glyphosate (npa)

pic-pinocchio

Glyphosate : le gouvernement recule face aux lobbys

Les Monsanto Papers ont mis au grand jour les mensonges et manipulations de la firme sur sa molécule phare, le glyphosate, commercialisée dans le Roundup.

Nous savons tous maintenant que, loin d’être inoffensif et biodégradable, cet herbicide repré-sente pour l’environnement et la santé humaine. Malgré les manœuvres de Monsanto, le Cen-tre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le glyphosate dans les « cancérogènes probables ».

La mobilisation citoyenne européenne pour interdire le glyphosate n’a pas empêché l’exécutif européen de renouveler sa licence, grâce à un ministre allemand sans doute sensible à la récente fusion entre Monsanto et le champion allemand Bayer.

Pour Macron, l’occasion était trop belle pour mettre en avant sa « fibre écologique » 

le 27 novembre 2017, dans un tweet présidentiel avec le hashtag #MakeOurPlanetGreat-Again, il annonce que la France va interdire le glyphosate dès que des alternatives seront trouvées, et au plus tard dans les trois ans. La notion d’alternative laisse pantois. De nombreux agriculteurs conventionnels n’utilisent pas le glyphosate, sans parler évidemment des bio. Il est donc possible de s’en passer. Forcément, cela peut impliquer des changements de techniques, mais c’est possible dès aujourd’hui.

En dépit du principe de précaution

Le 25 février, Hulot rétropédalait : « Je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. » De quoi rassurer la chimie et la FNSEA !

Mais certains croyaient encore que l’interdiction du glyphosate serait inscrite dans la loi EGalim 1.

C’était sans compter avec le ministre de l’Agriculture Stéphane Travers et le poids des lobbys. C’est la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale (et non pas celle du Développement durable) qui avait la main sur l’ensemble du texte, et ce sont bien les intérêts économiques de certains qui ont prévalu sur la santé et la qualité de l’alimentation.

Travers s’est assis sans vergogne sur le principe de précaution en arguant que le CIRC disait que le glyphosate était seulement « probablement » cancérogène. Pourtant, la définition de la liste 2A du CIRC laisse peu de place au doute, mentionnant des « indices concordants de sa cancérogénicité pour l’homme et des preuves suffisantes de cancérogénicité expérimentale chez les animaux de laboratoire ».

Victoire de l’agro-industrie

Face à la bronca, Macron vient d’annoncer qu’il « n’excluait pas de passer par la loi […] si le monde agricole n’était pas au rendez-vous d’ici trois ans ». Une chose est donc sûre, le glyphosate sera toujours pulvérisé dans nos champs, nos vergers et nos vignes en 2021 !

C’est une victoire sans partage de l’agro-industrie et de la chimie, du modèle dominant, des élevages industriels, de la malbouffe institutionnalisée, d’un système qui tue et rend malade tout en détruisant notre environnement.

Dans ce système, la santé des enfants, le bien-être des travailleuses et travailleurs du monde agricole, le bien-être animal, la lutte contre le réchauffement climatique et le maintien de la biodiversité sont subordonnés aux intérêts économiques de l’industrie chimique, de l’agro-industrie, de la grande distribution et des groupes de médias dominants.

1 – Le projet de loi EGalim « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable » a été élaboré à la suite des États généraux de l’alimentation (EGA).

Mercredi 6 juin 2018 Commission nationale écologie

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10 juin 2018 ~ 0 Commentaire

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Gérard Collomb doit dégager!

Pas un jour ne passe sans que le Ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, franchisse des lignes rouges contre les migrantEs, les musulmanEs, les militantEs du mouvement social et écolo-gique ou le droit de manifester. Il flatte les secteurs les plus réactionnaires de la société et exerce une pression insupportable sur toutes celles et tous ceux qui tenteraient de remettre en cause la politique de Macron.

La politique de la matraque contre le mouvement social

Alors que les jeunes et les salariéEs résistent à des mesures de régression sociale (SNCF, universités, Code du travail), tout est fait par le Ministère de l’intérieur pour briser nos mobili- sations : interventions policières, provocations policières dans nos manifestations, il est allé jusqu’à mettre en garde à vue une centaine de lycéenNEs qui occupaient le lycée Arago à Paris dans des conditions scandaleuses, avec des mineurs en garde à vue pendant deux jours, sans que leurs parents aient de nouvelles.

Lors d’une interview, Gérard Collomb a remis en cause le droit de manifester

Expliquant que « les personnes qui veulent exprimer leur opinion [doivent] s’opposer aux casseurs, et non pas, par leur passivité, être complices de ce qui se passe. » Tout en tentant de nous diviser, il indique qu’il est prêt à remettre en cause un droit déjà mis à mal par l’Etat d’urgence. A Notre-Dame-Des-Landes, le Police de Collomb fait preuve d’une violence inouïe contre les militantEs de la ZAD qui ont pour seul tort le désir d’expérimenter d’autres rapports sociaux. L’utilisation d’armes de guerre ne peut conduire qu’à des drames, comme dernière- ment la main arrachée de Maxime Peugeot par une grenade contenant du TNT.

Raciste et islamophobe, Collomb chasse sur les terres de l’extrême-droite 

Collomb nous explique que « des régions sont submergées par les migrants », que les mi-grantEs font du « benchmarking pour regarder les législations les plus fragiles », il a été com-plice des nazillons qui sont partis chasser des migrantEs à la frontière italienne, il est l’artisan de la dernière loi asile-immigration qui durcit drastiquement les conditions de demande d’asile et criminalise toujours plus celles et ceux qui viennent en aide aux migrantEs.

Une politique digne de l’extrême-droite dont Macron et son gouvernement sont solidaires !

La France est pourtant l’un des pays d’Europe qui accueille le moins de migrantEs alors qu’elle a une responsabilité indéniable dans les raisons qui poussent des millions de personnes à fuir leur pays, que ce soit pat le pillage des richesses sur plusieurs continents comme par le rôle ignoble que joue l’impérialisme français dans les guerres. Et comme si cela ne suffisait pas, Collomb se fend d’une sortie islamophobe contre Maryam Pougetou, cette étudiante militante à l’UNEF et opposée à la sélection qui visiblement n’a pas le droit de parole pour l’unique raison qu’elle porte un foulard .

Face à la montée de la réaction au sommet de l’Etat, le NPA exige :

• La départ de Gérard Collomb

• La fin des interventions policières sur les lieux d’études et de travail

• Le rétablissement de la liberté complète de manifester sans présence policière

• Le retrait de la loi « Asile-immigration » et La liberté de circulation et d’installation pour touTEs les migrantEs

• Le retrait des forces de répression à Notre-Dame-Des-Landes

Lundi 4 juin 2018

Lire aussi:

TouTEs uniEs contre l’État policier (NPA)

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

guéméné sur scorff (collectif + npa)

23 juin

« Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer »

Partages-tu le constat selon lequel notre système de santé va mal ?

Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer, conséquence des logiques libérales qui sont à l’œuvre depuis 1983 sous Bérégovoy. Aujourd’hui, nous sommes le pays de l’Europe de l’Ouest où la part de l’hospitalisation privée lucrative est la plus importante.

Une des propositions de la CGT est de retirer l’agrément Sécurité sociale pour les établissements de santé privés à but lucratif. S’ils veulent continuer à travailler, il faut qu’ils basculent au statut à but non lucratif et dans un second temps on voit si on les intègre dans les services publics. Il n’est pas question que l’argent de la Sécu aille dans les dividendes des actionnaires.

Nous avons appris dans la presse la mort de deux personnes âgées dans des salles d’attente des -urgences d’hôpitaux. Que penser de ces événements ?

On médiatise les cas qui existaient déjà, et que l’administration et une partie des médecins responsables cachaient. À la suite de l’affaire de Strasbourg, les bouches s’ouvrent. Des personnes âgées qui meurent sur des brancards aux urgences, on en a régulièrement.

Une des causes, c’est la non–médicalisation des EHPAD, le manque de personnel dans les EHPAD. Ces deux personnes en fin de vie n’auraient jamais dû arriver aux urgences. Malheureusement dans les EHPAD, la nuit, les week-ends et les jours fériés, c’est-à-dire les 2/3 du temps, il n’y a que des aides-soignantes qui ne peuvent pas assumer seules la prise en charge de ces personnes. C’est la raison pour laquelle on revendique 200 000 emplois dans les maisons de retraite. C’est simplement être au même taux d’encadrement que des pays européens auxquels on se compare très souvent pour nous faire avaler des couleuvres. Si les EHPAD étaient médicalisées, c’est-à-dire avec une infirmière 24 heures sur 24, des aides-soignantes en quantité suffisante et des médecins prescripteurs salariés, dans les 2/3 des cas les personnes n’auraient pas besoin de venir aux urgences et resteraient dans leur EHPAD dans un environnement plus satisfaisant, surtout quand elles sont en fin de vie.

Et au-delà des urgences et des EHPAD ?

Pour les autres causes, les urgences sont le miroir grossissant de tous les dysfonctionnements du système de santé. C’est celui de la médecine générale en ville car aucune mesure n’a été prise ces 30 dernières années pour la réorganiser alors que les problèmes de démographie étaient prévisibles. Entre l’arrivée de Touraine et aujourd’hui, on a 5 000 généralistes en moins alors que le nombre de médecins n’a pas baissé. Non seulement il n’y a pas assez de méde- cins mais, proportionnellement, il y a trop de spécialistes par rapport aux généralistes.

Le Journal of the American Medical Association (AMA), qui est un journal de médecine amé- ricain très réputé, explique que dans nos pays riches et développés avec une population vieil- lissante, il faut modifier notre stratégie de formation de médecins, il faut former plus de géné- ralistes que de spécialistes et il faut plus de lits de médecine polyvalente dans nos hôpitaux qui sont trop spécialisés. La population ne trouve plus de médecin en ville et quand on en trouve, le mode d’exercice libéral en cabinet ou en cabinet de groupe ne répond pas aux besoins. Il faut que les médecins travaillent dans une structure qui ait un minimum de plateau technique pour ne pas avoir à multiplier les prises de rendez-vous pour une radio ou pour une prise de sang. Les gens préfèrent attendre six heures aux urgences, avoir tout sur place et avoir un service qui corresponde à leur demande.

Que faut-il changer à l’hôpital ?

L’hôpital du 21e siècle ne peut pas être l’hôpital du 20e siècle. C’est-à-dire celui de la médecine technicienne hyperspécialisée qui ne correspond plus qu’à une petite partie de la médecine et la plus grande escroquerie politique de ces dernières années est le tout-ambulatoire. La chirurgie réglée pour les patients en bon état général peut se faire en ambulatoire si les gens n’habitent pas trop loin et ont un environnement familial et socio-économique satisfaisant. Ça, c’est une toute petite partie de la médecine. Les besoins qui vont aller en grandissant sont ceux de personnes de plus de 50 ans atteints de polypathologies, de maladies chroniques, de diabète, des problèmes d’hypertension et des problèmes cardiaques à la fois.

Ils ont besoin d’être hospitalisés dans des services de médecine polyvalente avec des spécialistes consultants et des médecins généralistes hospitaliers qui coordonnent la prise en charge de ces patients et organisent le retour à domicile. Aujourd’hui, ces patients sont hospitalisés dans des services de spécialité où les médecins ne veulent pas s’occuper d’eux et où l’objectif est de les mettre dehors le plus rapidement possible. Nous, les urgentistes, on appelle ces patients, les patients boomerangs. C’est-à-dire, qu’on les fait sortir le vendredi soir et ils reviennent le samedi soir ou dimanche matin dans un état dégradé car on ne s’est pas préoccupé des conditions dans lesquelles ils pouvaient poursuivre leurs soins à la maison.

Pour toi, quelles seraient les -mesures urgentes et immédiates pour désen-gorger les urgences et pour qu’elles soient de meilleure qualité ?

Il faut former plus de médecins généralistes qui travaillent comme salariés dans des centres de santé pour qu’ils soient justement répartis sur le territoire et travaillent dans des conditions qui leur permettent de répondre aux besoins de la population. Il faut transformer les hôpitaux en rouvrant des lits de médecine, en arrêtant les plans d’économie qui se traduisent par des suppressions de postes, de lits et d’hôpitaux de proximité. Il faut créer 200 000 emplois dans les EHPAD et les médicaliser.

Alors qu’un rapport parlementaire récemment remis à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sem- ble annoncer de nouvelles attaques contre l’hôpital public au prétexte de la saturation (bien réelle) des services d’urgence, nous avons rencontré Christophe Prudhomme, médecin urgen- tiste de l’hôpital Avicenne, militant CGT et membre de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Propos recueillis par correspondante

https://npa2009.org/

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08 juin 2018 ~ 0 Commentaire

nicole briend (fr3)

La faucheuse de chaise Nicole Briend, soutenue par l'ex-candidat à la présidentielle Philippe Poutou. / © Frédéric Renard France 3 Provence Alpes

La faucheuse de chaise Nicole Briend, soutenue par l’ex-candidat Philippe Poutou.

300 euros avec sursis requis contre Nicole Briend, jugée comme faucheuse de chaises à Carpentras

Nicole Briend était convoquée au tribunal de Carpentras ce jeudi pour avoir participé à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016. Le procureur a requis 300 euros d’amende avec sursis.

Le mouvement Attac avait appelé ses militants à venir partager un repas ce jeudi midi place de la mairie avant d’accompagner en cortège Nicole Briend, convoquée à 13h30 devant le tribunal de Carpentras pour « fauchage de chaises ».

L’ex-candidat du NPA à l’élection présidentielle Philippe Poutou est venu apporter son soutien à la septuagénaire renvoyée devant le tribunal correctionnel pour « vol en réunion » et « refus de se soumettre au prélèvement d’ADN ». Nicole Briend, ancienne proviseure de 70 ans est convo-quée devant la justice pour avoir participé au vol de trois chaises dans une agence locale de la banque BNP Paribas, à Carpentras le 17 mars en 2016.

C’est pas Nicole qu’il faut juger, c’est l’évasion fiscale en bande organisée!

ont scandé les militants, qui ont formé une haie d’honneur autour de la mitante poursuivie. « Cette action non-violente visait à dénoncer cette fuite d’argent manquant à l’État pour financer la transition écologique et sociale », explique Attac, qui note que c’est le 3e procès d’un fau- cheur. L’initiative faisait suite au scandale des « Swissleaks », une série de révélations sur l’éva- sion fiscale. Des « fauchages de chaises » avaient ensuite été menés ailleurs par des asso-ciations comme Attac, les Amis de la Terre, Alternatiba…

La banque a renoncé à se constituer partie civile dans ces dossiers de faucheurs. Elle ne demande pas de dédommagement à Mme Briend. Elle ne demande pas réparation, mais elle n’a pas retiré sa plainte, souligne cependant Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac qui demande la relaxe de Nicole Briend.

A 18h, Attac a annoncé que le procureur a requis une amende de 300 euros avec sursis. « Pour nous c’est dramatique cela veut dire qu’on considère son action comme relevant de l’illégal alors que son action relevait de l’intérêt général », a commenté l’avocat de Nicole Briend.

Annie Vergnenegre 07/06/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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06 juin 2018 ~ 0 Commentaire

loi elan (npa)

privileges-des-pauvres

Loi ELAN : le profit à tout prix

La loi ELAN est en cours de discussion à l’Assemblée nationale. Et le moins que l’on puisse dire est que les choses sont claires : pas de fioritures, pas de masques, ou si peu. Les capita-listes de l’immobilier qui sont aux commandes. Leur objectif : se dégager des contraintes qui limitent les profits.

Première offensive : contre la loi littoral, qui protège les côtes de l’urbanisation à outrance. Ce qui était non constructible entre deux bâtiments existants deviendrait une « dent creuse ». Une carie donc, un truc qu’il faut soigner. C’est sûr, le long d’une côte, un mur homogène de constructions c’est tellement mieux ! On en rêve…

Les protestations à ce sujet ont été nombreuses : associations écologistes, éluEs, usagerEs sont montés au créneau, et le gouvernement a dû faire marche arrière. À la marge toutefois, car la loi autorisera bien les constructions « à des fins exclusives d’amélioration de l’offre de logement et d’implantation de services publics ».

Deuxième offensive : contre les normes de construction jugées trop contraignantes, parti- culièrement celle qui imposait 100 % de logements neufs accessibles aux handicapéEs. Doré-navant seuls 10 % le seront, sous prétexte de surcoût inutile. Les autres logements pourront être « évolutifs », « adaptables ». Mais qui va décider de l’adaptation d’un logement (portes, couloirs, salle de bains, WC) et qui va payer? Le propriétaire? Le bailleur? Le locataire? Cette mesure renvoie les personnes handicapés au rez-de-chaussée des immeubles, à des loge-ments difficiles à louer, à l’exclusion qui en découle.

Troisième offensive, et pas des moindres : l’objectif fixé aux bailleurs sociaux de vendre chaque année au minimum 40 000 logements HLM, contre 7 000 aujourd’hui. Il s’agit clairement d’une attaque contre le logement social. Le gouvernement, après avoir tapé dans les caisses des bailleurs, veut les obliger à l’autofinancement. « Vous vendez vos logements, cela recons-titue la trésorerie, et vous pouvez reconstruire » : voilà le raisonnement primaire d’une politique libérale.

Conséquences à prévoir : une fragilisation des bailleurs qui seront contraints de vendre les logements les plus « rentables », une multiplication des copropriétés trop fragiles, la convoitise des marchands de sommeil ou des fonds de pensions, qui jusqu’à présent n’avaient pu mettre un pied dans ce secteur qui s’ouvre au marché.

Bien sûr, la question de la pénurie de logements pour les classes populaires n’est pas réglée. Mais où est le problème ? Le ruissellement va s’en occuper…

Jean-Marc Bourquin

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Logement : un projet de loi… édifiant (Lutte Ovrière)

 

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