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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa lo)

npa 29 vertic

Grand débat

Beaucoup de blabla pour rien

Ouvert depuis la mi-janvier, et prévu pour s’achever mi-mars, le « Grand débat » tient toutes ses promesses : une opération de diversion/communication organisée par la Macronie, qui fait mine d’entendre les questions posées par la mobilisation des Gilets jaunes… tout en prétendant y apporter ses propres réponses. Et le moins que l’on puisse dire est que la manœuvre ne fait guère illusion…

« Des décisions très profondes dans différents champs »

Voilà ce qu’a annoncé Macron à la fin du mois de janvier. Autant dire : du blabla et des mauvais coups en préparation. Et depuis, nombre de « ballons d’essai » ont été lancés par des parlemen-taires et des membres du gouvernement, qui donnent une idée de ce qui trotte dans la tête de la Macronie…

L’impôt universel sur le revenu (Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires), des contreparties aux aides sociales (Édouard Philippe, Premier ministre), le retour de la taxe carbone (députés LREM), un référendum autour de questions institutionnelles (divers membres de la majorité), etc.

Autant de « propositions » dont le seul point commun est d’être complètement à côté de la plaque si l’on observe les aspirations du mouvement des Gilets jaunes, et même, pour certaines d’entre elles de vouloir s’en prendre encore un peu plus aux classes populaires…

Macron n’est pas au bout de ses peines

Les enquêtes d’opinion indiquent en tout cas, malgré toutes les précautions qui s’imposent, que la grande majorité de la population ne s’y trompe pas. Une enquête Viavoice pour Libération, publiée le 4 mars, révèle ainsi que pas moins de 65 % des sondéEs considèrent que Macron     « ne semble toujours pas comprendre la gravité de la crise politique et sociale actuelle ».

Plus significatif encore, seulEs 9 % des sondéEs affirment que le président et son gouvernement « doivent garder le cap de leur politique économique et sociale et des réformes prévues avant la crise des Gilets jaunes », contre 58 % qui déclarent que le pouvoir doit « modifier largement [sa] politique économique et sociale » et 25 % qu’il doit « infléchir [sa] politique économique et sociale tout en gardant les grandes lignes ».

Autant dire que le mouvement des Gilets jaunes a eu, et continue d’avoir un impact majeur sur la situation politique et sociale, et que Macron et son gouvernement ne sont pas au bout de leurs peines…

La Macronie aura beau brandir des chiffres concernant le nombre de réunions publiques ou le nombre de « contributions » au Grand débat, elle n’a de toute évidence pas repris la main. S’il ne s’agit pas de sous-estimer les points forts de Macron, qui avaient fait son succès lors de la présidentielle, force est de constater que les initiatives du « Grand débat » elles-mêmes sont souvent l’expression de fortes critiques de sa politique, qu’il ne pourra pas atténuer à coups de « petites phrases » ou de promesses floues. Ainsi, la situation catastrophique des « petites retraites », la disparition des services publics, et notamment du service public hospitalier, la question des violences policières, etc., se sont régulièrement invitées dans les initiatives de la majorité, y compris lorsque Macron était présent, un phénomène révélateur de la volonté de ne pas se laisser enfermer dans des discussions/diversions et de venir défier directement le pouvoir.

Il ne fait guère de doute que, malgré son sens du spectacle et de l’embrouille, le gouvernement va être bien en peine de trouver une sortie par le haut à la fin du Grand débat et d’éteindre l’incendie.

« Notre débat à nous a commencé dès la mi-­novembre, et rien de ce que nous avons proposé n’a été entendu » : cet extrait de l’un des appels à se mobiliser massivement à Paris le samedi 16 mars est à l’image de l’indignation et de la détermination maintenues dans le mouvement des Gilets jaunes. Ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Julien Salingue Mercredi 6 mars 2019

Lire aussi:

Macron et le nationalisme : les deux faces de la médaille (Lutte Ouvrière)

 

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04 mars 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Marches pour le climat

“Plus de banquise, moins de banquiers!

Depuis l’été dernier, les marches pour le climat rassemblent des dizaines de milliers de person-nes qui refusent l’inaction des gouvernants et l’obstination des puissants à faire comme si le basculement climatique n’avait pas commencé.

Prochain objectif : les 15 et 16 mars. 

Le contexte environnemental et social est de plus en plus critique : émissions record de gaz à effet de serre, disparition de la biodiversité, augmentation des températures et aggravation de la précarité et de la misère. Face à l’inertie du gouvernement, la société exige des réponses à la hauteur de l’enjeu : la survie de l’humanité.

Après les 8 septembre, 13 octobre, 8 décembre, 27 janvier, le mouvement en faveur du climat s’ancre et se construit. Il réunit associations et citoyenEs mobilisés via les réseaux sociaux. Loin de se marginaliser, il cherche les convergences avec la mobilisation des Gilets jaunes qui ont fait irruption, toutes revendications dehors, dans l’espace politique.

En mars, on marche !

Avec les 15 et 16 mars, le mouvement pour le climat va franchir un nouveau seuil. Le vendredi 15 mars, la grève scolaire et étudiante pour le climat sera l’occasion, dans les collèges, lycées, facs… de rejoindre la mobilisation internationale qui a débuté en Suède fin août 2018 et qui gagne, semaine après semaine, davantage de jeunes scolariséEs, dans plusieurs pays.

Le samedi 16 mars, de nouvelles marches pour le climat auront lieu dans toutes les villes du monde. Organisé par Rise for the Climate France et en soutien entre autres à « l’Affaire du Siècle »(1), l’évènement espère rassembler et mobiliser un maximum de personnes afin d’exiger un changement au plus vite.

Le 16 mars coïncidera avec le rendez-vous national, à Paris, pour tous les Gilets jaunes qui vont montrer, juste après la fin du grand blabla, leur visibilité et leur détermination à aller jusqu’au bout de la lutte.

Le 21, jour des manifestations en lien avec la journée internationale de lutte contre le racisme, sera le moment de poser la question du racisme environnemental comme l’avait fait la Marche des Peuples pour le Climat (500 000 manifestantEs) à New York en septembre 2015 en plaçant à sa tête les « premierEs concernéEs ». À noter qu’en France, la manifestation aura également lieu le 16 mars.

Tous et toutes ensemble, dans la rue !

La crise écologique majeure et la crise sociale s’alimentent mutuellement : lutter contre l’une, c’est se battre contre l’autre. Les premierEs touchéEs par le réchauffement climatique sont assurément les plus pauvres qui morflent déjà. Mais on est tous et toutes concernéEs !

Aucune hésitation, en mars, c’est dans la rue que ça se passe !

Les Gilets jaunes ont su formidablement bien bousculer tous les pronostics défaitistes, libérer la parole, braver la répression policière, élaborer des revendications communes à tous et toutes, redonner l’espoir que lutter est possible. À nous de démontrer, en s’y mettant tous et toutes, que gagner est possible aussi.

Commission nationale écologie Lundi 4 mars 2019

https://npa2009.org/

1. Pétition ayant recueilli près de 2 millions de signatures : « Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits. C’est l’Affaire du Siècle. » En ligne sur https://laffairedusiecle.net/

 

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04 mars 2019 ~ 0 Commentaire

nadir djermoune (pst)

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Éléments de réflexion

Sur la déferlante populaire en Algérie

1- La déferlante populaire que l’Algérie a vécue

Ce vendredi début du mois de mars a indéniablement changé la situation politique du pays, du moins au niveau des consciences.

Les rapports de force sur le terrain n’ont pas encore bougé. La revendication principale qui a déclenché ce raz de marrée humain est le refus de la candidature du président sortant Bouteflika pour un cinquième mandat, à cause de sa maladie et de son infirmité.

Ce refus est d’abord une attitude morale contre l’immortalité du régime qui se « cache » derrière un vieillard malade. C’est un rejet, sur le même terrain de l’éthique, de ce régime « voleur et corrompu » en revendiquant son départ immédiat.

Mais l’ampleur nationale de ce mouvement place déjà la révolte au delà de cette revendication immédiate qui est le refus du « 5° mandat » pour s’inscrire dans une revendication politique et sociale profonde et globale. Pour saisir la portée de cette dimension il faut essayer de comprendre sa nature, sa composante et son histoire.

2- Ce mouvement n’est pas spontanément « descendu du ciel ».

Les barricades, les protestations sociales, culturelles et politiques n’ont jamais cessé sous le règne de Bouteflika. l’annonce de la candidature du président malade a mis en branle la protestation qui est monté crescendo à l’approche de la date fatidique du 03 mars qui est celle de la clôture des candidatures.

De ce fait, l’issue et l’orientation que prendra ce mouvement dans un avenir proche dépend en première instance de l’issue de ces élections. Son devenir dépend en dernière instance de son niveau d’organisation, de la nature de la direction qui sortira de ce mouvement et du poids des forces sociales et politiques qui sera le fruit d’une lutte acharné qui a déjà commencé « discrètement » par une lutte de mots d’ordre et de revendications immédiates.

3- Au niveau organisationnel, le mouvement a pris la forme des «gilets jaunes»

Suite à des appels anonymes sur les réseaux sociaux, la manifestation a commencé les 22 février, pour continuer au cours de la semaine chez les étudiants (es) et rependre ce vendredi 1 mars.

Le mouvement n’a donc pas de direction. Il refuse toute ingérence politique. Mais il est super-bement organisé et discipliné. Sociologiquement, c’est un mouvement populaire dans le sens où il est composé de toute catégorie sociale et catégorie d’âge.

Toutefois il est à noté la forte présence de jeunes qu’on pourra désigner par le terme « de jeunes de quartiers populaire », essentiellement lycéens et étudiants. Ils rythment les marches par leurs chants, logique stade de football. Il y a aussi la présence de ce qu’on pourrait appeler « les couches moyennes ».

C’est dans cette catégorie qu’on trouvera la forte présence féminine. La présence des travailleurs est évidement très forte, mais pas comme « catégorie à part »,  « catégorie sociologique » et non comme « catégorie sociale » ou professionnelle. Les mots d’ordre socio-économiques sont pour l’instant absents. C’est ce qui explique l’absence d’échos à  l’appel à la grève générale pour aujourd’hui 03 mars. Mais dans ce melting-pot sociologique il y a fusion et harmonie des marcheurs. Tous contre le gouvernement immoral, voleur et corrompu.

4- Au niveau politique, la crise peut être définie comme une crise politique du régime.

Le régime est une coalition de quatre parti (FLN, RND, TAJ (Fraction issue des frères musulmans) et MPA, (une fraction issue du RCD « démocrate-kabyle »). Tous libéraux. Cette coalition est bien sur soudée par l’institution militaire, la police, l’UGTA et l’organisation patronale FCE.

Cette crise était latente depuis un certain temps. Elle s’est exprimée par des règlements de compte dans les institutions (coup de force contre le président de l’APN (parlement), dossier de drogue, des règlements de compte dans l’institution militaires, dans la police….).

L’opposition à cette coalition vient de l’autre fraction des libéraux, voire ultralibéraux. Celle-ci n’a pas d’expression politique visible. Elle s’exprime économiquement par le nouveau « oligarque » Rabrab, par les médias, par quelque parti faibles et un récent candidat à la présidentielle, Ghediri, général de l’armée en retraite.

L’issue de cette contradiction prend la forme d’une réforme constitutionnelle post-Bouteflika. La coalition au pouvoir a avancé la tenue d’une « conférence inclusive » après les élections du 18 avril. Avec la réélection de Bouteflika, elle assure la direction de cette « réforme ». Voyant le piège, l’opposition « libérale », désunie, réclame des élections sans Bouteflika. Ce qui permettra, de ce point de vue, d’affaiblir la coalition présidentielle en crise latente. Voila ou réside l’enjeu du « 5 mandat ». mais, cette crise est passée de son état latent à un état patent avec l’intervention des masses populaires comme troisième acteur dans cette équation à l’approche des élections.

5- Tout se joue donc au niveau de ces revendications immédiates

Elles sont liées à l’issue des élections présidentielles. Il ne s’agit pas de situer le débat au niveau des revendications dites « minimum » par opposition aux revendications « maximums ». Ce serait tomber dans le piège d’une nécessaire rupture révolutionnaire en partant d’une critique utopique. Il s’agit de partir d’une critiqué du réel et penser en terme de transition vers quelque chose qui ne sera que le fruit des luttes avec sa part de hasard et d’imprévu. Sur ce plan, l’enjeu reste le devenir des élections présidentielles du 18 avril qui concentre toutes les critiques.

Trois hypothèses s’offrent à nous :

1- La coalition présidentielle choisit l’affrontement et maintient Bouteflika comme son candidat. Ce qui voudra dire la non tenue des élections, car elles ne pourront pas se tenir vu le nouveau rapport de force imposé par la rue. L’issue ce serait dans ce cas l’intervention de l’institution militaire pour un état d’exception, le temps d’organiser « la transition » en qualité d’arbitre. Ce qui peut facilement être acceptée par tout le monde, y compris les masses vu le niveau de conscience actuel et le niveau d’organisation.

2- La démission (ou le retrait) de Bouteflika avant les élections (Bouteflika est encore à Genève, et il n’a pas encore déposé son dossier de candidature à l’heure où je vous écris) en qualité de président en exercice. Ce qui créerai un « vide juridique », et annule de fait les élections. Elles seront donc reportées sans intervention de l’armée. C’est en quelque sorte le scénario Chadli Benjedid en 91, avec moins de pression.

3- d‘autres scénarios intermédiaires qui vont dans le sens de négocier la transition en allant vers une conférence nationale de reforme de la constitution avant les élections se construisent.

Mais le temps presse. Les masses dans la rue font pression.

L’histoire s’accélère dans ces conditions. C’est donc pour l’instant une guerre de mot d’ordre: «Contre le cinquième mandat » qui a comme fonction affaiblir la coalition présidentielle, à défaut de l’éliminer.

Deuxième mot d’ordre « la réforme de la constitution » après ou avant les élections. Il a comme fonction d’organiser une transition douce sous la direction du pouvoir actuel.

Un troisième mot d’ordre : « la constituante ». Ce dernier a comme fonction de maintenir la brèche ouverte et empêcher un consensus total entre libéraux sans voix discordante.

6- A un autre niveau d’analyse, parmi les candidats en lice, un personnage sort du lot :

Ali Ghediri., ancien militaire en retraite comme un plan B ? Il est venu un peu tard. Mais on sentait une construction derrière. Qui est Ghediri? il représenterait une fraction des militaires qui veulent en découdre. Un peu à la « Portugaise », toute proportion gardée.

C’est donc une fraction de ce pouvoir qui serait derrière ces événements. Une sorte de révolte du sérail, mais un sérail plus large que la famille de Ben Ali en Tunisie ou encore De Assad en Syrie. C’est un sérail bureaucratique qui s’est embourgeoisé et qui a une grande clientèle. Une bureaucratie plus ancrée dans la population que la bureaucratie égyptienne. Une bureaucratie moins élitiste que la famille royale marocaine.

C’est donc difficile de tout manipuler et de tout contrôler. Quoiqu’il en soit, la brèche est ouverte dans le système du pouvoir. Une brèche qui sera au service du plus tacticien entre la coalition au pouvoir et l’opposition libérale.

Suivons donc l’itinéraire de ce Ghediri. Pour l’instant le pouvoir ne joue pas l’affrontement. Il peut facilement faire sortir sa clientèle qui est réelle. Il ne l’a pas fait ? Mais ça sonne les tractations. Mais le mouvement s’est élargit. Il a dépassé les « initiateurs », si initiateur il y a. De toute façons, quelques soit les tractations de coulisses, il y a surenchère sous la pression des mani-festants. Ça va se jouer entre « les réformes » et qui va organiser ces réformes d’un coté et l’assemblé constituante d’un autre coté, avec toujours la question de savoir qui va l’organiser ?

7- Au niveau régional et géopolitique, comment inscrire cette révolte comme un moment du cycle ouvert par la Tunisie et la « révolution arabe » ?

Doit-on l’inscrire dans une crise plus large du capitalisme ? il serait peut-être plus indiqué de commencer de lire ces événements à partir de son historicité algérienne qui est pleine de rebondissement, avec une onde de choc aux territoires voisins, la Tunisie qui n’a pas encore fermes sa brèche et la Maroc qui a ouvert une brèche au Rif.

D’un autre coté, les tractations en cours ne se limitent surement pas aux coulisses du pouvoir algérien. Elles sont surement à Genève, un pays parait-il neutre ! Il y a ici des pistes ouvertes pour des lectures plus profondes. Il y a bien sûr la piste sociale et économique qui est structurante qu’il faudra travailler.

Espérons qu’on ne rentrera pas dans un autre gouffre. Il y a chez les algériens et algériennes d’aujourd’hui, une sorte de dignité retrouvée, une joie de se retrouver et de penser l’avenir sans défaitisme, préparer les luttes futures en commençant par le 08 mars prochain. Hasard du calendrier.

Nadir Djermoune, le 03 mars 2019 , Nadir Djermoune est militant du PST en Algérie.

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Algérie : Non à la présidentielle ! Non à la continuité du système ! Pour l’élection d’une assemblée constituante ! (PST)

« Il n’a rien compris ! » : les Algériens rejettent la présidentielle anticipée proposée par Bouteflika (MEE)

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01 mars 2019 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

trump

Trump ou l’hystérie réactionnaire des classes dominantes

Le président US, après un recul face aux Démocrates, est à l’offensive sur tous les fronts.

Fin janvier, face aux manifestations des employéEs fédéraux et à l’inquiétude du patronat et des Républicains eux-mêmes après 35 jours de shut­down, la fermeture d’une grande partie de l’administration fédérale, Trump avait dû reculer et trouver un accord à 1,4 milliard de dollars permettant de débloquer, jusqu’au 15 février, les budgets pour que les 800 000 fonctionnaires privés de salaire soient payés. Mais, refusant sa défaite devant les Démocrates, il vient de décréter l’état d’urgence pour pouvoir prélever sur le budget quelque 8 milliards de dollars pour construire son mur contre les migrantEs à la frontière mexicaine.

Bataille politique et juridique

Cette bataille absurde mais surtout très réactionnaire est, pour Trump, décisive pour préparer la prochaine élection présidentielle, rallier son électorat, imposer aux Républicains sa férule et mettre les Démocrates à genou. Elle prend la forme d’une bataille politique et juridique qui va durer des mois.

Une coalition de seize États, menée par la Californie, a engagé une procédure judiciaire. « Nous attaquons le président Trump en justice afin de bloquer son utilisation abusive des pouvoirs présidentiels », a déclaré l’attorney general (ministre de la Justice) de Californie.

Les États ne contestent pas le fond de sa politique, mais remettent en cause le caractère d’urgence de la situation en se fondant sur des données officielles qui disent que « les entrées illégales sont au plus bas depuis quarante-cinq ans » et que « le Département d’État reconnaît qu’aucune preuve crédible n’établit que les terroristes utilisent la frontière sud pour pénétrer aux États-Unis.

Les données fédérales confirment que les immigrants ont moins tendance à commettre des crimes que les Américains nés dans le pays. » La plainte dénonce aussi le fait que le ministère de la Sécurité intérieure a enfreint la loi sur la protection de l’environnement en n’évaluant pas l’impact environnemental du mur en Californie et au Nouveau-Mexique.

Président Veto

La démarche est relayée à la Chambre des représentants par Nancy Pelosi et les Démocrates, qui ont déposé une résolution visant à annuler l’état d’urgence nationale. Signée par un élu républicain et plus de 225 parle­mentaires (sur 435), elle devrait être adoptée pour arriver ensuite au Sénat, contrôlé par contre par les ­Républicains (53 sièges sur 100).

« Est-ce que je mettrai mon veto ? À 100 % », rétorque Trump. Seule une majorité des deux tiers dans les deux chambres pourrait l’en empêcher. Mais le coût politique pourrait être lourd avant l’élection présidentielle, obsession de Trump.

Cette obsession électorale explique les volte-face à propos de la Syrie et de la lutte contre Daesh : après avoir annoncé le retrait des troupes US, Trump vient de décider finalement le maintien d’environ 200 soldats en Syrie. Comme il veut aussi être le président qui aura fait ou voulu faire la paix avec la Corée du Nord de Kim Jong-un.

La campagne de Trump, c’est également l’offensive contre le Vénézuela et Maduro, qualifié de « marionnette cubaine », pour proclamer que « les jours du communisme étaient comptés au Venezuela, mais aussi au Nicaragua et à Cuba » et que « l’Amérique ne sera jamais un pays socialiste ».

Tout va bien, Wall Street est repartie à la hausse et la Chine prend le temps de négocier… Pendant ce temps, les classes populaires subissent un capitalisme de plus en plus agressif, une dictature sans pitié des classes riches à laquelle participe l’establishment démocrate et qui n’a d’autre réponse que… le socialisme.

Yvan Lemaitre  Mercredi 27 février 2019

https://npa2009.org/

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27 février 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

antik465-couleurs

Pour un mois de mars de luttes

On lâche rien!

Une fois de plus, la mobilisation a déjoué les pronostics et surtout les espoirs gouvernementaux d’extinction progressive du mouvement. Pour l’Acte 15, le ministère de Castaner a été obligé d’annoncer des chiffres en hausse par rapport à l’Acte 14 : 46 000 manifestantEs au lieu de 41 000.

Un sursaut qui entretient l’espoir

Ce sursaut est symptomatique de l’ancrage d’un mouvement qui s’exprime chaque samedi, mais aussi sur les ronds-points réoccupés après plusieurs évacuations, dans les assemblées et les initiatives multiformes :

Femmes Gilets jaunes,

Occupations d’agences de Pôle emploi avec des associations de privéEs d’emploi et des syndicalistes,

Soutien et participation à des mobilisations de salariéEs contre des licenciements,

Blocages d’entrepôts logistiques comme Amazon ou de

Plateformes comme celle de Rungis. (Contre la centrale de Landivisiau)

Ces actions qui se renouvellent depuis plus de 3 mois créent un avant et un après dans la vie de centaines de milliers de femmes et d’hommes. Elles tissent aussi des liens, encore embryon-naires, mais porteurs d’espoirs, entre des salariéEs de boîtes sans tradition de lutte et des secteurs plus organisés mais parfois quelque peu démoralisés par les défaites subies et par la politique des directions syndicales.

Elles tissent des liens entre des habitantEs des zones péri-urbaines et des quartiers populaires, qui ont payé le prix fort du démantèlement des services publics et de marginalisation sociale générée par les politiques de baisse du « coût du travail » (salaires tirés vers le bas, chômage).

Le mouvement protéiforme et inédit des Gilets jaunes devient un agent actif de la crise politique d’un système qui perd de plus en plus de légitimité, au fur et à mesure que son incapacité à surmonter les effets dévastateurs du capitalisme crève les yeux au propre comme au figuré.

Une réponse politique aux attaques du gouvernement

Ce sursaut est d’autant plus significatif qu’il intervient à l’issue d’une semaine de déferlement de haine contre les Gilets Jaunes. Aux violences policières, à la machine à réprimer judiciaire, s’est ajoutée une campagne d’instrumentalisation politicienne aux effets dévastateurs.

L’utilisation de l’agression antisémite contre Finkielkraut pour présenter les Gilets Jaunes comme un mouvement qui « libèrerait » la parole et les actes antisémites est une contre-vérité, car le développement des diverses formes d’antisémitisme des extrêmes droites n’a pas attendu le mouvement pour prospérer. Cette instrumentalisation peut au contraire contribuer à banaliser les agressions antisémites…

Les propos du secrétaire d’État Nunez, traitant les Gilets jaunes de « hordes de sauvages » qui s’attaquent à des policiers irréprochables pourraient être ridicules s’il n’y avait pas 2 000 blesséEs et des dizaines de mutiléEs.

La réponse des manifestantEs de l’Acte 15 s’est exprimée sur les chasubles et les pancartes « Ni raciste, ni antisémite, ni homophobe, toujours mobilisé » ou dans les slogans « Gilets Jaunes Antiracistes », déclinés avec la créativité d’un mouvement bien vivant. C’est une réponse sans équivoque à destination de la campagne gouvernementale et médiatique, mais aussi de ceux qui dans les rangs des Gilets jaunes peuvent relayer des thèses racistes, antisémites, sexistes et homophobes.

Pendant ce temps-là…

Macron a fanfaronné au Salon de l’Agriculture avec comme objectif politique et médiatique d’exploser son record de présence et de « contact sans filtre » avec « le peuple ». Un concentré de l’évolution d’un pouvoir personnel centré sur un individu narcissique, qui veut avoir le dernier mot quel que soit son interlocuteur ou interlocutrice et qui vampirise l’espace politique.

Quand Macron va au contact des masses, c’est dans un Parc des expositions bunkerisé, entouré d’un service d’ordre pléthorique, bien loin des fermes dans lesquelles les agriculteurEs sombrent dans le désespoir.

Quand Macron parle de l’Europe et de l’agriculture, s’est pour enfiler les phrases creuses, en ignorant les dénonciations des paysanEs obligéEs de s’endetter parce qu’ils et elles n’ont toujours pas touché les aides européennes pour passer à l’agriculture biologique.

Quand il fait l’autopromotion de son « bilan », c’est en étant incapable de parler des effets de sa « loi Alimentation », qui a fait flamber les prix de centaines de produits de consommation courante et les profits de la grande distribution, puisqu’aucun moyen contraignant n’est prévu pour que Carrefour, Leclerc et leurs concurrents s’assurent de l’augmentation des prix d’achat aux producteurs.

Il est inévitable que cette hypercentralisation du pouvoir, cette autosatisfaction en contradiction totale avec la vie du monde réel, approfondissent une crise politique que la violence répressive ne pourra pas juguler.

D’autant que les conditions objectives d’un « TouTEs ensemble » s’accumulent, entre les votes au Parlement et les projets annoncés :

Loi Blanquer sur « l’école de la confiance » qui prévoit entre autres de remplacer des enseignantEs par des étudiantEs payéEs 700 euros, 

Qui impose d’augmenter le financement des écoles privées en parallèle du dépouillement du service public de l’éducation ;

Projet de loi santé qui remplace l’hôpital public par des « hôpitaux de proximité »

Proposition du Premier ministre d’imposer des contreparties aux allocations chômage pour lutter contre les « fainéants ».

Sans parler de l’impuissance de ce gouvernement, qui déverse des milliards en cadeaux aux entreprises, à leur interdire de licencier et à fermer des entreprises comme Ford, Ascoval, ACC, les Fonderies du Poitou…

La convergence des colères doit se construire autour de deux dates : l’Acte 18 des Gilets jaunes le 16 mars, en réponse aux bilans du « Grand débat », et le 19 mars en construisant la grève.

Cathy Billard Mercredi 27 février 2019

https://npa2009.org/

 

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23 février 2019 ~ 0 Commentaire

autoritarisme (npa)

macron

Le macronisme 

Une main de fer dans un gant d’acier chromé

Loin d’être un supplément d’âme, les politiques autoritaires et liberticides du gouvernement Macron doivent être appréhendées comme le corollaire de ses politiques antisociales.

Depuis son élection, Emmanuel Macron a largement confirmé que sa posture de « libéral » dissimulait mal un projet de société dont l’un des piliers est une concentration des pouvoirs qui, si elle est grandement facilitée par la nature même des institutions de la 5e République, n’en prend pas moins des formes inédites.

On parle ici tout autant de la mainmise, sur les leviers de décision, des technocrates et autres start-upeurs non élus qui composent le proche entourage de Macron, que des politiques répressives et des législations liberticides, contre les droits démocratiques, contre la liberté de l’information, contre les ­libertés individuelles.

Négation de la légitimité de la contestation

Ainsi, comme nous le soulignions la semaine dernière dans nos colonnes, la loi dite « anti-­casseurs », qui n’est rien d’autre qu’une loi anti-manifs, n’est pas un accident de parcours ou un coup de tonnerre dans un ciel serein.

Elle s’inscrit « logiquement » dans une dérive autoritaire globale, corollaire d’une idéologie et de politiques ultra-libérales qui portent en elles la négation non seulement de la contestation, mais aussi de la légitimité de la contestation.

Dans la mesure où elle se pense comme dépositaire de « la » vérité, la Macronie ne s’encombre guère de détails aussi insignifiants que le pluralisme, les mécanismes démocratiques, le débat public.

Comme le souligne le journaliste Romaric Godin, « l’identité politique de l’hôte de l’Élysée peut se comprendre comme l’idée qu’il convient de briser avec les compromis du passé et de soumettre le pays, pour son « bien », à l’ordre économique. […] Alors la solution cesse d’être politique. Le débat n’oppose plus la droite et la gauche, mais les défenseurs de la vérité, rebaptisée «réel» ou «modernité», et ceux de l’erreur. La fonction du chef de l’État n’est plus que de faire entrer son pays dans cette vérité. »1

Une composante du macronisme

L’autoritarisme est rien moins qu’une composante du macronisme, dont les projets d’adaptation brutale des structures économiques et sociales françaises aux nouvelles configurations du capitalisme mondialisé passent par une caporalisation de la société, une marginalisation des corps intermédiaires et une mise sous tutelle des contre-pouvoirs.

Macron, c’est une main de fer dans un gant d’acier chromé, et les artifices communicationnels du président ont déjà fait long feu, comme le montrent les critiques de plus en plus nombreuses venues d’éditorialistes rapidement revenus de leur Macron-béatitude.

À la tête d’un exécutif mal élu et disposant d’une base sociale particulièrement réduite, le manager Macron et ses chefs d’équipe, pour la plupart issus de la « nouvelle économie » et des grandes écoles de commerce, entendent exercer le pouvoir comme s’ils administraient une start-up ou un cabinet d’avocats de Wall Street : une vitrine décontractée et moderne, mais une gestion brutale et autoritaire des « ­ressources humaines ».

Julien Salingue Vendredi 22 février 2019,

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Un arsenal législatif de plus en plus répressif (NPA)

Répressions policière et judiciaire tous azimuts (NPA)

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23 février 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (mouvement)

philippe poutou

La résistance c’est toujours un peu contagieux

ça aide à éveiller les consciences 

« Résister à l’air du temps »

L’association PAC 34 (Penser Agir Comprendre 34) accueillait à la salle Guillaume de Nogaret Béatrice Walylo, et Philippe Poutou pour une soirée débat dans la série : « Résister à l’air du temps ». Une programmation de longue date, pour recevoir à Montpellier les deux coordinateurs du livre : « Ford Blanquefort même pas mort ! » Un recueil de textes, de fictions et d’illustrations, une contribution riche sur cette lutte ouvrière.

Romain Larive, porte-parole du NPA dans l’Hérault lance la soirée sur une thématique élargie à l’actualité sociale : “Des Ford” aux Gilets Jaunes, des lieux de travail aux ronds-points, des places aux rues… Où vont les mobilisations?

« Ford a gagné »

Philippe Poutou : « Ford a gagné et à priori l’usine va fermer […] Et on devrait être tous virés d’ici septembre. » Le plan de reprise ne fonctionne pas. Et l’État devrait valider le plan de fermeture de l’usine, ou dans un langage plus “doux”, l’État devrait valider le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de Ford pour la fermeture de son site en Gironde, qui emploie 850 personnes.

Une longue bataille perdue, face à une entreprise qui fait près de sept milliards de profits, et qui a reçu quelque cinquante millions de subventions publiques. Ambiance triste dans la salle, devant l’annonce de cet « échec », mais un Philippe Poutou convaincu que cela doit servir d’expérience, et permettre aux autres de construire d’autres formes de lutte.

Faire prendre conscience, « qu’il faut agir tous ensemble en permanence […] bousculer les pouvoirs publics, pour qu’ils trouvent des solutions industrielles. Ils n’ont pas de stratégie […] Qu’ils arrêtent de donner de l’argent aux entreprises, d’accompagner les plans de licenciement, et de trouver de l’argent pour des formations bidon à Pôle Emploi […] Les pouvoirs publics doivent servir à autre chose que d’accompagner les politiques ultralibérales. »

Violence sociale

Le porte-parole national du NPA en lutte pour sauver son usine a usé début février de cette image pour faire comprendre la violence sociale, il est : « pour une loi d’urgence anti-casseurs d’emplois. » À sa façon, il dénonce l’autre violence qui considère la ressource humaine comme quantité négligeable, simple ressource renouvelable ou jetable. Un choix de fonctionnement qui supprime des milliers d’emplois et qui détruit des vies entières : une violence sociale. Pour Philippe Poutou, il est important de marquer les esprits, les vrais casseurs sont ceux qui se sont attaqués au Code du travail. Ceux qui ont renforcé la précarité.

#GiletsJaunes, « du mépris à la haine de classe. »

« Ce mouvement, qu’est-ce qu’il fait du bien… » tient à souligner Philippe Poutou en parlant des #GiletsJaunes. Et il rappelle avec humour qu’au départ beaucoup se paraient d’un gilet jaune de Vauquiez à Dupont-Aignant, qu’en revanche la gauche était restée un temps dubitative. Mais de la taxe sur le carburant, à la question de la répartition des richesses, le mouvement prend une dimension politique. Pour l’ex-candidat aux élections présidentielles : « Le mépris de classe, il est permanent. Mais là, on passe du mépris de classe à la haine de classe. » Il explique : « plus, il y a de colères et de conflits, plus le mépris se voit. Et plus le mouvement dérange, plus on passe du mépris à la haine de classe. »

La force du mouvement des #GiletsJaunes

Grâce aux Gilets Jaunes pour Philippe Poutou : « les problèmes sont là. Ils sont posés. C’est d’ailleurs une force énorme du mouvement social actuel, du mouvement des Gilets Jaunes, c’est d’avoir réussi au moins à poser les problèmes : gravité d’un système qui broie et qui écrase la majorité de la population, ce que nous les syndicalistes, on n’avait jamais réussi à faire aussi clairement. La force du mouvement a été aussi de poser les problèmes de démocratie […] et de montrer, comme un gouvernement, quand il n’a pas de réponse politique, il ne lui reste que la violence pour imposer son pouvoir, sa légitimité. Et ce mouvement-là, il a fait cette démonstration-là. »

Jean-Philippe Vallespir 22 février 2019

https://lemouvement.info/

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23 février 2019 ~ 0 Commentaire

quimper retirada (le télégramme)

peree

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22 février 2019 ~ 0 Commentaire

catalans kemper (npa)

republica-catalana

Libération des prisonniers politiques Catalans
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Le procès qui se tient actuellement à Madrid est un déni de démocratie.
Les prisonniers risquent jusqu’à 25 ans de prison pour avoir permis au peuple catalan de s’exprimer librement et démocratiquement sur son sort. Avec ce procès le droit à l’autodétermination d’un peuple devient un délit.
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Dans un contexte où, en Europe, les états tendent de plus en plus à adopter des politiques austéritaires et antidémocratiques, la passivité et le silence doivent être rompus vis à vis de qui se passe aujourd’hui à Madrid.
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Le NPA appelle à se joindre au rassemblement Samedi à 14h, place de la Résistance pour le droit à l’autodétermination du peuple Catalan et la libération des prisonniers« 
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NPA Kemper
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http://www.elpunt.cat

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21 février 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Loi Buzyn

Santé à bas coût et privatisation sur ordonnances

Pendant que Macron occupe la scène médiatique avec le «grand débat », le gouvernement accélère sa réforme du système santé, avec la « loi Buzyn ». Présentée au conseil des ministre du 13 février, cette dernière doit être discutée dès la mi-mars au Parlement et adoptée définitivement avant l’été.

Cette précipitation a pour but d’éviter toute discussion publique sur ses véritables enjeux. 

Le texte débattu au Parlement portera sur des questions telles que la formation médicale, avec notamment le déverrouillage du nombre de médecins formés (le « numerus clausus »). Le cœur du projet est pourtant ailleurs : une nouvelle attaque majeure contre l’hôpital public et l’accès au soins.

Mais les décisions sur ces questions feront l’objet d’« ordonnances » ratifiées plus tard, sans débat public, ou de décrets. Le pouvoir tente ainsi de rééditer la manœuvre qui lui a réussi avec la réforme du code du travail.

Prétendant s’attaquer aux « déserts médicaux », le projet de loi Buzyn organise au contraire la disparition du service public hospitalier.

À la faveur d’une révision de la « carte sanitaire », les centres hospitaliers de proximité qui, malgré les fermetures des dernières années, disposent encore d’urgences, d’un service de chirurgie et d’une maternité vont devoir les fermer, et ne pourront plus exercer qu’une activité de médecine et de gériatrie. De plus, ils fonctionneront, pour l’essentiel, grâce à des vacations de médecins libéraux.

Les conséquences de telles mesures sont inévitables 

Eloignement de l’hôpital public pour les territoires loin des grandes villes, engorgement encore plus grand des urgences et des hôpitaux déjà débordés.

Ce n’est pas la coordination de professionnels libéraux au sein de « coordinations professionnelles territoriales de santé », présentée comme le remède miracle aux déserts médicaux, qui remplacera la disparition d’un service public. Comment d’ailleurs faire accomplir une « permanence de soins » supplémentaire à des professionnels libéraux alors que les cabinets médicaux ferment et que ceux qui restent sont débordés ?

C’est le basculement d’un service public!

D’un système financé par la Sécurité sociale, vers un système de santé à « bas coût », assuré par des professionnels libéraux et financés par les assurances et les patientEs eux mêmes .

Voilà ce qu’entend développer la loi Buzyn : des enjeux qui sont au cœur de la mobilisation des Gilets Jaunes et que toutes les forces politiques, syndicales, associatives attachées au droit à la santé et au service public, doivent ensemble populariser, pour imposer le retrait du projet de loi.

Montreuil, le 14 février 2019

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