Archive | NPA

27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

npa 2 (le courrier.ch)

LE NPA, TOUJOURS VIVANT ET «INDISPENSABLE»

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est l’héritier direct de la fameuse Ligue communiste, qui sera interdite dans la foulée de Mai 68 (en 1973), puis de la Ligue communiste révolutionnaire. La formation fondée par Alain Krivine et Daniel Bensaïd, membre de la Quatrième Internatio- nale (trotskiste), avait connu, après le reflux des années 1980, un certain succès dès le milieu des années 1990, portée par l’émergence du mouvement altermondialiste et des grands mou- vements de grèves (1995-2006) en France contre la réforme de la Sécu ou le SMIC jeunes.

Sabordage

Après le succès, en 2005, de la campagne unitaire de la gauche contre le Traité constitutionnel européen et deux candidatures plutôt réussies d’Olivier Besancenot à la présidentielle (2002 et 2007), la LCR choisit pourtant de se saborder pour donner naissance, en février 2009, à un Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), censé rompre les barrières organisationnelles entre les diverses traditions de la gauche radicale. Mais après des débuts prometteurs, la LCR/NPA passant de 4000 à 10 000 membres, le jeune parti reflue rapidement.

«Nous avons fait l’erreur de croire que nous pouvions rassembler seuls toute la gauche de la gauche française. Or celle-ci est bien trop diverse et attachée à ses bannières pour se rassembler de cette façon», admet aujourd’hui Olivier Besancenot.

Divisée sur les questions stratégiques mais aussi sur des thèmes politiques comme la laïcité, la nouvelle formation voit des pans entiers la quitter, en particulier vers le Front de gauche, où les transfuges formeront la composante «Ensemble!». «Le NPA était à deux doigts de mettre la clé sous la porte», témoigne M. Besancenot. D’autant que le parti en vogue dans les années 2000 se laisse marginaliser aux présidentielles de 2012 et 2017, où son candidat ouvrier Philippe Poutou ne récolte qu’un petit pourcent des voix, tandis que l’insoumis Jean-Luc Mélenchon flirte avec le second tour.

Un nouvel élan

Reste que la campagne relativement réussie du travailleur de chez Ford aurait redonné un élan au mouvement. «Je suis fier d’avoir mené campagne pour Philippe», affirme l’ancien candidat. «J’ai pris mon pied quand il a fait transpirer les gros candidats sur le plateau de télévision, nous étions les seuls à pouvoir leur dire ce que les gens rêvaient de leur envoyer en face, car nous ne sommes pas des professionnels de la politique. Rien que pour ça, le NPA doit continuer d’exister!»

Et l’après campagne a encore renforcé cette certitude.

«La France Insoumise est en train de réaliser à son tour qu’elle est incapable d’unifier la gauche. De plus, son comportement très directif sur le mouvement social a été catastrophique. Au NPA, nous nous refusons à hiérarchiser le politique et le social, nous aspirons à une fusion de ces thématiques mais dans le respect de la liberté syndicale», défend son porte-parole.

L’avenir de la gauche de la gauche

Mais le postier du 18è arrondissement de Paris insiste: l’avenir de la gauche de la gauche dépassera le cadre de son mouvement. «Nous devons trouver un espace commun d’action, alliant démocratie et maintien de notre autonomie, de nos identités. Ni la France Insoumise ni le NPA ne peuvent réaliser cela, il va falloir inventer autre chose», conclut Olivier Besancenot.

https://www.lecourrier.ch/

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ministre du travail (npa)

pleins pouvoirs

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, piétine le droit syndical

Le 12 octobre 2017, les DRH des grands groupes français s’étaient donné rendez-vous pour un congrès au Pré Catelan, restaurant situé dans le Bois de Boulogne. Pour l’occasion, des militantEs de divers réseaux ont effectué le déplacement, appelant ironiquement à une « chas- se aux DRH ».

Une inspectrice du travail présente sur les lieux est aujourd’hui sous le coup de sanctions disciplinaires.

Lorsque l’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement devant un pince-fesse de DRH, auquel la présence de Muriel Pénicaud est prévue, un syndicat du ministère du Travail mandate quelques camarades pour y faire savoir qu’on cherchait partout la ministre. En effet, alors qu’elle était en poste depuis bientôt 5 mois, aucunE syndicaliste ne l’avait encore rencontrée.

Un dossier vide

Ils avaient pourtant des choses à lui dire : toutes ces suppressions de postes, cet acharnement à détruire leur outil, le code du travail. Les agents voulaient des explications.

Quand on sait que la ministre ne s’est même pas déplacée, tout cela n’aurait pu rester qu’un petit rassemblement fort sympathique entre camarades et amiEs, fait de soleil dans les bois et de chansons, se finissant en pique-nique près des lacs, si des journalistes n’avaient demandé une interview au petit regroupement d’agents du ministère, décidés à transmettre leur message syndical.

La copine désignée s’en tire très bien, fait tout dans les formes, en précisant son ministère et son appartenance syndicale. Et en plus c’est drôle ! Hélas, sa profession, inspectrice du travail, figure également au montage sur la vidéo, au côté de son syndicat.

Pour le ministère, c’en est trop : il faut faire un exemple. Un mois plus tard, la copine est suspendue, ce qui implique la faute grave, alors que le dossier est vide ! Qu’à cela ne tienne, on agite le tout nouveau décret de déontologie1 au mépris du droit d’expression syndicale, dans un rassemblement autorisé et déclaré, lequel s’est déroulé calmement.

L’émotion est déjà vive dans les services et au-delà, des actions de solidarité sont prévues jusqu’au 14 décembre, date à laquelle la camarade est convoquée en CAP disciplinaire au ministère, rue Duquesne. Soutenons l’inspection du travail en lutte pour ses droits, à commen- cer par celui de s’exprimer face à leur ministre ! Exigeons la levée immédiate de la suspension, et de toutes les sanctions contre les syndicalistes du ministère du Travail !

Comité Inspection du travail-Emploi IdF

Vendredi 24 novembre 2017

https://npa2009.org/

  • 1. Paru en avril 2017, ce décret à la légalité contestable et encore contestée, stipule que les agents du corps de l’inspection ne doivent jamais faire état de leur profession en public.

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25 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

la poste carhaix (npa + of)

la poste

Face au mépris de La Poste, les factrices et facteurs ne sont pas seulEs

Depuis le 2 novembre, les 20 factrices et facteurs de Carhaix sont en grève. La raison ? Depuis la dernière réorganisation mise en place début octobre, qui s’est traduite par la suppression de deux tournées (sur 17), les conditions de travail se sont nettement dégradées.

Les tournées sont de fait plus longues et plus chargées, ce qui empêche la distribution de la totalité du courrier sur le temps de travail. La solution trouvée par la direction ? Tout bonnement ne plus payer les heures supplémentaires !

Des cadres pour briser la grève

Les agents ont donc décidé de poser la sacoche. Leur principale revendication : la récupé- ration d’une tournée sur le site, en gardant une durée hebdomadaire de 42 heures pour l’ensemble des tournées. En effet, au 17e jour de grève, les grévistes se sont vu proposer la mise en place d’une tournée supplémentaire, mais avec un régime de travail au rabais (39  heures hebdo)… qui équivaut à 15 tournées sur l’actuelle organisation. Évidemment, ce mauvais tour de passe-passe ne prend pas, et la détermination est intacte.

Pourtant, La Poste utilise tout son savoir-faire pour pourrir le conflit.

Le directeur d’établissement, qui n’a aucune marge de négociation, a été longtemps le seul interlocuteur des grévistes. La directrice territoriale n’a pas encore daigné les recevoir. Une cinquantaine de cadres ont été envoyés du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d’Armor pour casser la grève. L’un d’eux ne s’est d’ailleurs pas limité au cassage de grève, puisqu’il a frappé au visage un des participantEs à la manifestation interpro du 16 novembre, au moment où la manif était venue affirmer sa solidarité sur le piquet de grève. Une plainte a été déposée.

Une tradition de défense des services publics

Mais il est une donnée que la direction territoriale (qui réunit les départements du 29 et du 56) a oublié de prendre en compte : la tradition de lutte en défense des services publics, vivace à ­Carhaix, comme l’avait démontré la formidable mobilisation pour le maintien de l’hôpital en 2008.

Le 18 novembre, plus de 200 manifestantEs ont parcouru les rues de la ville.

Outre les syndicats Sud-PTT et CGT, le NPA (notamment notre camarade Matthieu Guillemot, élu municipal d’opposition), le PCF et La France insoumise étaient présents, ainsi que le maire, Christian Troadec. La Poste, qui comptait sur un essoufflement, en est pour ses frais !

Dernière INFO: les grévistes ont repris le boulot aprés 22 jours de lutte. Ils obtiennent une tournée et un poste supplémentaire. Bravo, la lutte déterminée a payé..

Lire aussi:

Après 21 jours de grève, retour au travail pour les facteurs (Ouest France)

La Poste Rennes : les postiers se rebiffent… (Lutte Ouvrière)

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25 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

murielle pénicaud annulée

kpper 22

kper2

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito 25 novembre (npa)

encore

25 def

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

autodétermination kanake (npa)

AFFICHE RIN 19 JUILLET 2017

Autodétermination : Les Kanak doivent pouvoir voter !

Dans un an doit se tenir le référendum d’autodétermination de Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Ce territoire du Pacifique est une colonie depuis 1853, et a été réinscrit en 1986 par l’ONU sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser.

Les Kanak n’ont jamais accepté la spoliation de leurs terres et la négation de leur culture.

En 1988, les accords Matignon-Oudinot mettaient fin à une nouvelle révolte écrasée dans le bain de sang d’Ouvéa, où 19 Kanaks furent tués, certains exécutés alors qu’ils étaient prison- niers. Cet accord prévoyait une période de 10 ans avant la tenue d’un référendum d’auto­détermination, mais en 1998 l’accord de Nouméa a repoussé l’échéance à fin 2018.

L’accord a été signé par les indépendantistes du FLNKS [1] et les loyalistes du RPCR [2]. L’État est le troisième partenaire, censé accompagner la mise en place des conditions d’une possible indépendance et veiller à l’application de l’accord.

 22 780 Kanak absents des registres électoraux

Les Kanak sont devenus minoritaires sur leur territoire au début du 20e siècle. 80 % de la population a disparu suite aux massacres et à la spoliation de leurs terres, qui a entraîné une sous-nutrition et rendu mortelles les maladies importées par les colons.

Depuis, ils sont maintenus en minorité par une immigration de peuplement, théorisée en 1972 par Messmer, Premier ministre 

« À long terme la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. »

L’accord de Nouméa prévoit que le corps électoral du référendum est restreint, avec seulement les personnes arrivées avant 1998 et ayant 20 ans de résidence continue, et les jeunes nés sur le territoire et résidant depuis 10 ans.

Depuis plus d’un an les indépendantistes alertent l’État sur l’absence de nombreux Kanak de la liste référendaire.

À l’approche de l’échéance, la liste actuelle fausse ainsi complètement l’issue du scrutin : 22 780 Kanak, sur 90 740 en âge de voter, ne figurent pas sur les registres électoraux. Le comité spécial de décolonisation de l’ONU a jugé en juin « indispensable l’établissement de listes électorales crédibles et transparentes en Nouvelle-Calédonie ». En termes moins diplomatiques : la liste n’est pas crédible.

 La pression monte

Sous la pression du Rassemblement des indépendantistes et des nationalistes (RIN), le comité des signataires chargé du suivi de l’accord de Nouméa vient d’admettre la nécessité d’inscrire sur la liste électorale 7 000 Kanak relevant du droit civil coutumier, personnes anciennement régies par le code de l’indigénat et leurs descendants.

10 000 autres Kanak relevant normalement du même droit, la sincérité du scrutin est encore loin d’être assurée même si le gouvernement a accepté que la révision des listes électorales soit repoussée au-delà du 31 décembre 2017 et que des observateurs de l’ONU supervisent le scrutin.

La mobilisation des indépendantistes va se poursuivre pour l’inscription de tous les Kanak, sur la question qui va être posée à l’occasion du référendum et sur le projet de société. Les partis indépendantistes en discutent pour l’instant chacun de leur côté, mais il serait nécessaire d’avoir rapidement une position ferme et unitaire face au gouvernement et aux colonialistes.

Ceux-ci se mettent en ordre de bataille.

La venue prochaine de Manuel Valls à la tête d’une mission parlementaire pour discuter de la question fait partie de ce dispositif. Quand il était Premier ministre, il a fait traîner le transfert des compétences prévu par l’accord de Nouméa et n’a rien fait pour organiser l’inscription des Kanaks sur la liste référendaire. Il n’a jamais caché son souhait de maintenir la Nouvelle-Calédonie dans la France.

L’information et le soutien à la lutte légitime du peuple kanak doivent se développer.

Bernard Alleton Mardi 21 novembre 2017

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https://npa2009.org/

Lire aussi

Nationalisme kanak

Parti travailliste Nouvelle-Calédonie (Parti frère du NPA)

Site du Parti travailliste

Facebook du Parti Travailliste

Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

gérard filoche (npa)

npa 29 vertic

Gérard Filoche n’est pas un antisémite

Il ne fait pas de doute que le photomontage republié le 17 novembre, sur Twitter, par Gérard Filoche, est antisémite. Il représente Emmanuel Macron, les bras écartés, brassard nazi où un dollar remplace la croix gammée, placé au premier plan devant Jacques Attali, Patrick Drahi et Jacob Rothschild. On y voit également le slogan « En marche vers le chaos mondial », des billets, des drapeaux israélien et US.

Au NPA, nous n’avons pas la moindre complaisance pour Macron et sa politique.

Mais catholiques, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, athées… l’origine ou la religion des exploiteurs importe peu ! Se braquer sur le « capitalisme juif » est un des thèmes favoris de l’extrême droite pour détourner la colère populaire et désigner des boucs-émissaires.

« L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles » disait le socialiste allemand Bebel à la fin du XIXe siècle.  

Gérard Filoche a donc commis une erreur. Il l’a immédiatement reconnu, s’en est excusé et a dépublié son tweet. Une erreur avant tout imputable à un système qui s’emballe : il faut réagir vite aux événements, aux déclarations, y aller de son commentaire ou de sa « punchline ». Alors il arrive que, plutôt que de réfléchir soi-même, on transmette quelque chose qu’on a reçu sans vraiment le regarder. Filoche est tombé dans ce travers.

Mais il y a une chose qui pour nous est claire : Gérard Filoche, que nous connaissons depuis bien longtemps, et que nous côtoyons toujours dans divers combats, n’est ni un antisémite, ni un raciste.

Il a, il y a des années, quitté la LCR, pour adhérer au Parti socialiste, croyant à tort en la possibilité d’un tournant à gauche d’au moins un secteur de cette organisation. Au sein de ce parti de tous les reniements, Gérard Filoche, à sa façon, a défendu les intérêts du monde du travail.

C’est en fait ce qu’on lui reproche. Pour les dirigeants du PS qui, une fois de plus, le dénoncent et demandent son exclusion, il s’agit d’éliminer celui qui est resté fidèle à une certaine vision de ce que devrait être un parti qui se réclame du socialisme.

Le parti de la loi El Khomri, de l’état d’urgence, du rejet des réfugiéEs n’a pas de leçon à donner à Gérard Filoche.

Même si, à un moment où la propagande raciste, islamophobe comme antisémite, est largement représentée sur les réseaux sociaux, il faut absolument se garder de lui faire le moindre écho et, bien au contraire, la dénoncer.

Henri Wilno et Julien Salingue Lundi 20 novembre 2017

https://npa2009.org/

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21 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

lycéen(ne)s

silentium

Et « silentium » dans les rangs!

Les lycéen(ne)s au hachoir de la sélection

Là où le bac, diplôme national certes imparfait, sanctionnait anonymement un niveau scolaire, la réforme de l’entrée à l’université va introduire des inégalités entre les bacheliers en mettant en œuvre une sélection.

Derrière ce projet se cache un renforcement du tri social… peu étonnant de la part du « président des riches ». 

Après une rentrée universitaire catastrophique, avec des milliers de bachelierEs sans affec- tation ou affectés dans des filières par défaut, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédé- rique Vidal s’est empressée de présenter son projet de réforme de l’entrée à l’université. Arguant des défauts du système APB et de l’iniquité du tirage au sort dans les filières « sous tension », le gouvernement de Macron en a profité pour modifier le Code de l’éducation.

Désormais, ce ne seront plus les bachelierEs qui choisiront leur université mais les universités qui choisiront leurs étudiantEs.

Pour mener cette sélection, il est prévu d’associer étroitement les enseignantEs du secondaire qui ont pour mission d’effectuer un premier tri en validant les dix vœux des élèves de termina- les. Le dossier du/de la futurE bachelierE passera ensuite entre les mains des universités qui détermineront si le/la canditatE est pleinement acceptéE, acceptéE sous condition d’une remise à niveau en fonction de prérequis, ou rejetéE faute de places suffisantes dans la filière.

Ce nouveau système est donc bien loin de répondre aux problèmes des universités, avant tout dépourvues des moyens budgétaires et humains nécessaires pour faire face à l’afflux de bachelierEs issus du baby-boom des années 2000 ainsi qu’aux difficultés des étudiantEs. Par contre, il a pour évidente mission de renforcer le tri social entre les bachelierEs.

Un renforcement considérable des inégalités sociales

La sélection des candidatEs à l’université, dont les contours restent flous, pose plusieurs écueils.  Aucune mention de « quota » n’est faite pour l’instant pour définir le nombre de candidatEs acceptéEs sous condition de remise à niveau, pas plus qu’il n’est prévu de prendre en compte le critère des bourses.

De même, on se sait comment sera pris en compte l’établissement d’origine du futur étudiant alors que ce critère peut s’avérer être un facteur discriminant ou valorisant.

Par contre, les projets personnels des élèves, leur investissement extra-scolaire et leurs loisirs seront valorisés sans tenir compte du capital économique et social que de tels critères requièrent ! Cette réforme va donc considérablement renforcer les inégalités sociales dont sont victimes les jeunes des classes populaires et tout particulièrement les bachelierEs du professionnel et du technologique.

La sélection renforcée dès le lycée

D’autant plus, que la loi Vidal va renforcer la compétition scolaire dès le lycée. Le manque de formation des enseignantEs du secondaire, la mise à l’écart des professionnelLEs de l’orien- tation (PsyEN), le manque de moyens des établissements des quartiers populaires ne permettront pas de combler le fossé avec les lycées des beaux quartiers.

Dotés d’un capital social, d’une connaissance des filières (plus de 12 000) et pourquoi pas en ayant recours à des services privés d’orientation sur le mode cours particuliers, les enfants de la bourgeoisie, non contents d’occuper déjà les places dans les classes prépas, seront les mieux positionnés pour entrer dans l’université de leur choix.

On peut, d’ores et déjà, envisager que les lycées seront classés, non plus en fonction de leurs résultats au bac, mais en fonction du nombre d’élèves reçuEs à l’université en fonction de leurs vœux.

Les enseignantEs seront donc contraints d’exercer un contrôle social renforcé en incitant les élèves à choisir telle ou telle filière dans le cadre d’une mise en concurrence des établisse- ments s’éloignant ainsi de plus en plus d’une conception émancipatrice de l’enseignement.

Une aide… bien incertaine

On peut, certes, se féliciter que soient enfin prises en compte les difficultés des nouveaux étudiantEs à s’adapter au système universitaire, un système exigeant qui ne manifestait que trop peu d’intérêts pour les questions pédagogiques et l’accompagnement des étudiantEs.

Mais c’est sans tenir compte que les solutions proposées, année d’adaptation ou modules de remédiation, ont un coût difficile à assumer pour les universités dans un contexte de restriction budgétaire. Et surtout, ces mesures ont un coût pour les étudiantEs issuEs des classes popu- laires, qui doivent travailler en parallèle à leur cursus universitaire et peuvent difficilement assumer d’avoir des cours en plus ou de rallonger leurs études d’une année ; études déjà bien allongées avec la masterisation.

Renforcement de la compétition scolaire, contrôle et tri social renforcés, logique d’austérité, la réforme de l’entrée à l’université condense à elle seule le projet politique de Macron.

Les classes populaires en feront une fois de plus les frais. L’idée de démocratisation scolaire est bel et bien enterrée. Désormais, même la massification est remise en cause pour laisser la place à la compétition scolaire.

Face au renforcement de cette école de classe, lycéens, étudiants, enseignants du secondaire et du supérieur et parents d’élèves devons nous mobiliser massivement pour refuser cette réforme et réaffirmer le rôle émancipateur de l’éducation.

Camille Jouve Lundi 20 novembre 2017

https://npa2009.org/

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21 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier syndicats (npa)

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dossier syndicats (npa) dans Hollandie

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21 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cadeaux (npa)

riches

Les cadeaux de Macron ne sont pas pour les pauvres

Stéphane Richard, le PDG d’Orange, est franc : il a annoncé qu’« à titre personnel, [la trans- formation de l’ISF] va réduire à peu près de moitié [sa] facture » fiscale.

Il économisera 125 000 euros d’impôts, soit 9 années de Smic net à temps plein. 

Édouard Philippe expliquait récemment que « l’ISF provoque un appauvrissement » de la France. Une chose est sûre : sa suppression enrichira Richard et ses pairs de la « France d’en haut ».

Par contre, la situation ne s’améliore pas pour les pauvres, bien au contraire.

C’est le constat fait dans deux rapports récents, du Secours catholique et de l’Observatoire des inégalités. Selon le Secours catholique, qui a accueilli 1,5 million de personnes en 2016, la proportion des ménages sans aucune ressource en France est en augmentation, et les enfants sont désormais majoritaires chez les personnes prises en charge par l’association.

Le Secours catholique note aussi que bien des pauvres n’exercent pas leurs droits d’accès aux prestations sociales.

31 % des ménages éligibles aux allocations familiales n’en touchent pas, et 23 % des ménages y ayant droit ne bénéficient pas des aides au logement. Il y a également 40 % de non-recours au Revenu de solidarité active (RSA) en 2016. « On dit que les pauvres profitent du système mais ils sont nombreux à ne même pas connaître leurs droits », souligne Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique. Il est vrai que les pauvres n’ont pas les moyens de s’entourer des armées de conseillers fiscaux…

Le rapport de l’Observatoire des inégalités montre que le nombre de pauvres a augmenté depuis 10 ans.

La pauvreté touche aussi bien les familles où un des membres travaille que des familles d’inac- tifs et de chômeurEs. Une partie des chômeurEs ou inactifs sont des personnes découragées par la recherche d’un travail face aux mauvaises conditions d’emploi (précarité, bas salaires, etc.).

Un grand nombre de chômeurEs, particulièrement les plus jeunes, ne disposent que de très faibles indemnités de chômage, inférieures au seuil de pauvreté. Près d’un quart des chômeurEs sont pauvres, soit trois fois plus que la moyenne de la population. Avec Macron, plus que jamais, comme le dit le proverbe, « il pleut toujours où c’est mouillé».

Mercredi 15 novembre 2017

https://npa2009.org/

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