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11 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Philippe poutou sur télétoulouse

NPA


Européennes : Interview de Philippe Poutou, NPA… par teletoulouse-wizdeo[/dailymotion]

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10 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Envoyons valser leur europe de l’austérité !

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La campagne pour les élections européennes du 25 mai n’est pas prête de réconcilier les classes populaires avec les professionnels de la politique qui rivalisent de déma- gogie afin de séduire l’électeur. Entre le PS, une droite qui se dit socialiste, la droite qui se prétend populaire ou la droite nationaliste et extrême, on ne sait à qui revient la palme d’or. Le véritable enjeu de ces élections est d’offrir une perspective politique à celles et ceux qui rejettent ces partis.

Hollande a changé son personnel gouvernemental pour embaucher un jeune et fringant Premier ministre chargé d’aggraver sa politique d’austérité… tout en tentant de nous vendre des mirages. Il vient de découvrir à l’horizon « le retournement économique ». « Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redis- tribution du pouvoir d’achat par une baisse des impôts ». Il n’a pas osé ajouter à cette mauvaise blague cynique l’inversion de la courbe du chômage… Déjà à l’occasion du 14 juillet 2013, il avait eu une vision : « la reprise, elle est là », avait-il déclaré. Chacun connaît la suite, et plus personne ne croit à ce discours de cartomancienne destiné à nous bluffer.

Ni la peste ni le choléra Alors, le 25 mai, il nous faut dire avec force que nous ne sommes pas dupes du discours de Hollande, pas dupes non plus de celui de Copé et de ses amis. L’UMP se divise, à la veille des élections : les Wauquiez et Gaino courent derrière le FN pour flatter les mêmes inquiétudes, les mêmes peurs afin de diviser les classes populaires, de dévoyer leur colère dans l’impasse du repli national, de la xénophobie, du racisme.

« Ne laissons pas le terrain à l’extrême droite, c’est à nous de porter le rêve euro- péen », répond Valls. Mais, pour l’immense majorité de la population, ce rêve ressemble à un cauchemar. Il serait pour le moins illusoire de croire faire barrage à l’extrême droite en votant pour le PS, c’est-à-dire en approuvant une politique qui fait le lit du FN.

Nous n’avons pas à choisir entre ceux qui défendent l’Europe capitaliste et ceux qui défendent la France capitaliste ou ceux qui défendent les deux. Ce qui nous importe, c’est de nous défendre nous-mêmes en alliance, en coopération avec les travailleuses et les travailleurs qui, par delà les frontières et quelles que soient leurs origines, ont les mêmes intérêts que nous.

L’absurdité du nationalisme Quand le PS et l’UMP – qui ont construit l’Europe capitaliste, l’Europe du chômage et de l’austérité –, ou le FN – qui veut en sortir –, nous parlent de la France, c’est aux patrons, aux banques et aux multinationales qu’ils pensent, à leurs intérêts, c’est-à-dire à leurs profits, leurs privilèges.

Ces derniers savent parfaitement ignorer les frontières pour mettre les salariés en concurrence, abaisser le « coût du travail », trouver des investissements juteux ou des marchés. Imaginer qu’il soit possible de se replier derrière les frontières est une absurdité, un piège. La moitié des capitaux investis dans les multinationales du CAC 40 sont des inves- tissements internationaux. Près de 70 % de leur chiffre d’affaires est réalisé hors de France ! Alors, ceux qui vantent le repli sur l’hexagone rêvent simplement d’enfermer les travailleurs et les peuples dans la prison des frontières pour mieux les livrer à l’exploitation du capital mondialisé.

Ne pas s’abstenir de faire notre politique Face à tous ces boniments, les travailleurs, les classes populaires ont tout intérêt à dire leur mot, à exprimer leur colère, leur révolte. Bien sûr, les grands partis craignent l’abstention qui leur enlève toute légitimité, mais il faudrait qu’ils craignent surtout notre colère, nos luttes et nos mobilisations.

C’est le seul langage qu’ils comprennent, celui du rapport de forces. S’abstenir, c’est leur laisser les mains libres. Voter anticapitaliste, c’est leur dire clairement que nous refusons cette Europe de l’austérité et du chômage, l’Europe du PS et de l’UMP comme nous refusons la France capitaliste. C’est leur dire que nous ne comptons que sur nous -mêmes, nos propres organisations pour changer les choses, en finir avec la dictature de la finance et ouvrir la perspective d’une Europe de la coopération et de la solidarité.

Yvan Lemaitre Hebdo L’Anticapitaliste – 241 (08/05/2014)

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10 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement donne de nouveaux gages aux réacs

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Loi famille et PMA :

Faut-il rappeler que le gouvernement a depuis des mois déjà reporté sa « loi famille », pour ne pas froisser davantage les énervés bleu-blanc-rose de la Manif pour tous ?

Pour ne pas donner l’impression d’un renoncement complet, un projet de loi va être examiné fin mai à l’assemblée, concernant « l’autorité parentale et l’intérêt de l’enfant » (APIE). Ce texte promet des avancées intéressantes, notamment pour la reconnaissance d’un statut de beau-parent, mais on y sent également l’influence évidente des masculinistes (souvenez-vous, les « pères perchés »).

En effet, on peut lire qu’en cas de séparation, un enfant sur cinq ne voit plus son père, mais rien n’indique le moindre questionnement sur cette situation. La seule solution avancée, c’est de pénaliser le parent ne présentant pas son enfant, désignant ainsi implicitement la mère comme une coupable.

Par contre, aucune mention du nombre de pensions alimentaires non versées… Rien non plus sur le fait que dans 80 % des cas, les parents sont d’accord sur la résidence des enfants. Plus grave : quasi-rien sur les situations de violences subies par nombre de mères séparées, et par leurs enfants.

Le mot « violence » n’apparaît qu’une fois dans l’ensemble du texte, pour signaler qu’en cas de condamnation pour des faits des violences, le parent ne pourra exiger d’être prévenu en cas de changement de résidence ou d’établissement scolaire !  On se dit que l’association « SOS papa » n’a pas été reçue pour rien par Jean-Marc Ayrault en février 2013…

Barjot peut se réjouir… C’est ensuite Laurence Rossignol, tout juste installée au secrétariat d’État à la famille, qui a ouvert ses portes aux représentants de la Manif pour tous. Qui a-t-elle convaincu en affirmant que « rencontrer la Manif ne [voulait] pas dire se soumettre à leur point de vue » ?

Déjà, le gouvernement avait retiré la PMA de la loi sur le mariage pour tous, puis du projet de loi Famille, elle-même édulcorée dans le projet APIE. Il avait ensuite déclaré qu’il faudrait attendre les conclusions du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Finalement, Laurence Rossignol n’aura même pas attendu que le CCNE se prononce : elle a annoncé que « le gouvernement s’opposerait à tout amendement sur la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples homosexuels. »

Voici donc le dernier épisode des reculs du gouvernement sur l’ouverture du droit à la PMA à toutes les femmes, alors que celle-ci est autorisée pour les seuls couples hétéro- sexuels. Frigide Barjot peut se réjouir : « sur le fond, il n’y a plus rien de contestable dans la proposition de loi APIE ».

Effectivement, ce sont bien aux mouvements réacs de tous poils, ceux qui se sont forgés contre le mariage pour tous et continuent à œuvrer contre l’apprentissage de l’égalité filles/garçons à l’école, que le gouvernement a accordé des gages.  Mais il n’y a pas à tergiverser : contre l’ordre moral, pour l’égalité, le NPA défend le droit à la PMA pour toutes les femmes, lesbiennes ou hétéros, célibataires ou en couple.

Catherine et Gwendo (Commission nationale intervention féministe)

Hebdo L’Anticapitaliste – 241 (08/05/2014)

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09 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Carhaix, municipales 2014

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Ses anciens colistiers rendent hommage à Virginie Prigent

La liste « Une vraie gauche pour Carhaix », menée par Matthieu Guillemot, rend hommage à Virginie Prigent, disparue brutalement cette semaine.

La jeune femme, âgée de 31 ans, figurait en deuxième position sur la liste lors des dernières élections municipales. « Tous ses amis de la liste ont été bouleversés par la disparition brutale de Virginie Prigent. Membre d’aucune des formations qui soutenaient notre liste, Virginie avait pourtant souhaité nous rejoindre animée par sa volonté de lutter pour le progrès et la justice sociale.
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Très rapidement, la qualité de sa réflexion, ses dons d’organisatrice, son dévouement et son extrême gentillesse lui avaient valu une place à part dans notre équipe qui l’avait tout naturellement placée en deuxième position derrière Matthieu Guillemot.
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À ceux qui ne la connaissaient pas, la campagne électorale avait révélé une jeune femme engagée, volontaire, enthousiaste pour les combats à mener, bien décidée à prendre toute sa place dans la vie de notre ville pour défendre les plus déshérités, faire progresser les droits des travailleurs et faire reculer toutes les injustices.
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Virginie va laisser un grand vide dans nos rangs et nos actions de demain garderont longtemps son souvenir et l’empreinte de sa jeune vie si brutalement et si injustement fauchée. À son compagnon, à sa famille, à ses collègues de travail, à ses proches et à ses amis, tous les membres de notre liste adressent leur chaleureuse sympathie et leurs condoléances les plus émues ». 9 mai 2014
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09 mai 2014 ~ 0 Commentaire

PS: le crépuscule ?

Pour l’anniversaire des deux ans de présidence de Hollande, la question d’un effondrement possible du PS se pose…

D’abord, ce sont des résultats catastrophiques du vote PS aux municipales, dans un contexte politique spécifique où le président de la République est issu de ses rangs et bénéficie d’une réelle majorité parlementaire. 170 villes de plus de 10 000 habitantEs sont ainsi passés de gauche à droite.

Cette défaite marque une coupure historique entre l’électorat de gauche et ses représentants : la fin du « socialisme municipal » et la mise à mal de ses réseaux d’influence tellement actifs dans la vie locale de nombreuses communes. Ces résultats sont l’expression d’une crise globale – sociale et politique – ainsi que d’une crise de confiance.

Ensuite, la nomination de Valls, chef du gouvernement de combat pour accélérer les contre-réformes, est un échec : trois semaines après sa nomination, il n’obtient qu’une petite majorité sur son vote de confiance, et 41 députés socialistes s’abstiennent. Il s’est pourtant dépensé sans compter pour faire approuver son plan par des députés godillots qui ne veulent plus marcher, sonnés par les mauvais scores électoraux, tiraillés entre le ras-le-bol des militantEs qu’ils côtoient dans leurs circonscriptions et la pratique usante du soutien incon-ditionnel au gouvernement par la majorité parlementaire sous la Ve République.

Au fond, en trahissant toutes ses promesses de candidat, Hollande désespère son propre camp. En appliquant à la lettre les vieilles revendications du capital et le programme de la droite sur la baisse massive du « coût du travail », sur des réformes structurelles des droits sociaux et sur la baisse drastique de la dépense publique, Hollande ne fait que renforcer la surenchère patronale et fédérer une partie de son opposition de droite.

C’est la crise ! Crise de régime et chute du PS à l’horizon ? Hollande et Valls, fossoyeurs de leur propre parti ? La question se pose d’autant plus que les semaines qui viennent risquent d’être lourdes de dangers pour ce gouvernement et donc son parti.

Une nouvelle défaite lors des prochaines échéances électorales est possible, voire pro- bable. En effet, pour sortir du marasme hexagonal dans lequel il s’enfonce jour après jour, le PS semble vouloir conduire une campagne continentale, une campagne qui se veut de gau- che, avec des critiques fortes de l’Union européenne, notamment sur l’absence de démocratie et l’aberration des décisions en matière de déficits publics.

Mais qui pourrait aujourd’hui croire celui qui a trahi toutes ses promesses de résister à l’UE quand il était candidat, et s’est empressé d’aller signer le traité européen à peine élu ? Qui pourrait encore croire celui qui applique à la lettre les diktats de la commission pour imposer l’austérité ? Ces duperies continuelles risquent à nouveau de faire dans les urnes le succès de la droite et de l’extrême droite.

Quelle que soit l’issue de la crise de régime qui s’annonce, notre responsabilité est de tout faire pour que notre camp s’organise, tout faire pour que la désillusion et le décou- ragement de ceux qui n’en peuvent plus de payer leur crise, se transforment en luttes. C’est notre engagement.

Roseline Vachetta Hebdo L’Anticapitaliste – 241 (08/05/2014)

Commentaire: Au cas ou: les hauts responsables qui se répartissent les sinécures au PS sont appelés « éléphants ».

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07 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande: les bougies et les braises…

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En cette semaine d’anniversaire de l’élection de François Hollande, membres du gouvernement et députés socialistes s’agitent pour clamer haut et fort que l’heure n’est pas au bilan.

Ce mardi, Hollande lui-même l’a dit : « je demande à être jugé à la fin de mon quinquennat ». Pourtant, la politique menée par les socialistes depuis leur retour au pouvoir est parfaitement cohérente…

Outrepassant largement un programme pour lequel les électeurs n’avaient déjà manifesté guère d’enthousiasme, Hollande n’a eu de cesse de donner des gages au patronat et à la bourgeoisie.

Hollande « An I » a vu la ratification du TSCG, la mise en place du « pacte de compétitivité » et la destruction du code du travail avec l’ANI.

Hollande « An II » a connu la contre-réforme des retraites et le « pacte de responsabilité ». Pour nous, le bilan est sans appel et il est très déséquilibré : des poches remplies pour le patronat et quelques crans de plus à la ceinture pour la population.

Loin d’avoir effectué un tournant « social-démocrate » comme il le claironnait fièrement en décembre, le président a surtout mené une politique néolibérale dans la droite ligne de celle prônée par la commission européenne.

Comme en Grèce, en Italie, en Espagne, le gouvernement Hollande ajoute de l’austérité à l’austérité, avec pour conséquence une accentuation de la récession, une augmentation du chômage et une paupérisation des populations.

Et malgré une cuisante défaite aux municipales et un Front national au plus haut dans les sondages, la nomination de Manuels Valls à Matignon confirme l’orientation néolibérale de Hollande. Et ce ne sont pas la vaines agitations de certains députés socialistes ou de EÉLV qui vont infléchir la ligne politique d’un parti qui a fait le choix de laisser sur le carreau les classes populaires.

Et Hollande n’a qu’un regret : « J’aurais pu aller plus vite » ! « Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait dès le lendemain des lendemains qui chantent », rajoute Hollande. Nous non plus !

Comme le NPA essaye de s’y atteler depuis deux ans, il faut s’opposer à ce gouver- nement, dans la rue et dans les urnes. Partout où c’est possible, avec toutes les organisations, les associations, les syndicats, impulsons des pôles de résistance, construisons une opposition de gauche.

Ne pas laisser le champ politique à la droite et à l’extrême droite et donner des pers- pectives, un nouveau souffle, à toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus.

Bref, souffler sur les braises, et pas les bougies !

Camille Jouve Hebdo L’Anticapitaliste – 241 (08/05/2014)

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07 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Mardi 6, meeting à carhaix

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Hier soir aux Halles de Carhaix, 80 personnes se sont déplacées pour le premier meeting de la liste « Pour une Europe des peuples et des travailleurs », soutenue par le NPA et la Gauche Indépendantiste. Nous les en remercions.

Une première marquée par le vibrant hommage de Matthieu à Virginie Prigent subitement disparue.

Gael Roblin, pour la Gauche Indépendantiste, s’est prononcé pour une Europe de l’égalité des droits au sein de laquelle le droit à l’autodétermination et l’intégrité territoriale doivent être respectés, au sein de laquelle la Bretagne doit voir ses institutions se transformer. Il a affirmé avec force la nécessité pour les travailleurs de Bretagne de s’auto-organiser afin de pouvoir enfin décider pour nous mêmes ici en Bretagne.

Sandra Cormier (NPA 44), numéro 2 sur la liste, a quant à elle présenté la candidature sur notre liste du prisonnier politique Enguerrand Delanous, incarcéré suite à la manifestion du 22 février contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, rappelant notre opposition à ce projet destructeur et notre volonté d’une transition écologique pour l’Europe.

Notre tête de liste Pierre le Ménahès, a conclu le meeting en pourfendant le modèle écono- mique libéral européen. En rappelant les combats des travailleurs de Florenge, de la Seita,de Gad, de Marine- Harvest et de Doux, il a exhorté les travailleurs à construire leurs luttes. Taclant au passage le danger du vote FN, les spéculations bancaires et la politique d’austérité du gouvernement français.

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06 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Non à l’europe de l’austérité et du chômage

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Vive la solidarité des travailleur-E-s et des peuples

Dans la campagne pour les élections européennes du 25 mai, entre le PS, cette droite qui se dit socialiste, la droite qui se prétend populaire ou la droite nationaliste et extrême, on ne sait à qui revient la palme d’or de la démagogie. Les uns nous vantent la France dans l’Europe, les autres la France hors de l’Europe, les uns et les autres nous baratinent, ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts et à ceux des classes possédantes qu’ils servent ou rêvent de servir et se fichent éperdument de ceux du monde du travail.

Ni la peste ni le choléra… Hollande qui fête ses deux ans à l’Élysée vient de découvrir à l’horizon  « le retournement économique » qui devrait se traduire   « par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d’achat par une baisse des impôts ». Il n’a pas osé rajouter à cette mauvaise blague cynique l’inversion de la courbe du chômage… Déjà, à l’occasion du 14 juillet 2013, il avait eu une apparition, «la reprise, elle est là». Chacun connaît la suite et plus personne ne croit à ce discours de cartomancienne destiné à nous bluffer.

La droite ironise mais tout ce qu’elle veut c’est encore plus d’austérité, de cadeaux au patronat, d’attaques contre les travailleur-E-s. Marine Le Pen prétend parler au nom des classes populaires en dénonçant le PS, l’UMP pour défendre la rupture avec l’euro, le repli national, le chauvinisme, la xénophobie et le racisme qui va avec. Un piège !

Le piège du nationalisme Quand le PS et l’UMP qui ont construit l’Europe capitaliste, l’Eu- rope du chômage et de l’austérité, ou le FN qui veut en sortir, nous parlent de la France, c’est aux patrons, aux banques et aux multinationales qu’ils pensent, à leurs profits, leurs privilèges. Ces derniers savent parfaitement ignorer les frontières pour mettre les salariés en concur- rence, abaisser le coût du travail, trouver des investissements juteux ou des marchés.

Et bien évidemment,  l’extrême-droite qui vante le repli sur l’hexagone serait bien incapable de s’y opposer. Tout ce qu’elle veut, c’est enfermer les travailleur-E-s dans la prison des frontières pour mieux les livrer à l’exploitation du capital mondialisé, les soumettre à la concurrence  globalisée…

Ne pas s’abstenir de faire notre politique Face à tous ces boniments, les travailleurs, les classes populaires ont tout intérêt à dire leur mot, à exprimer leur colère, leur révolte. Les grands partis craignent l’abstention qui leur enlève toute légitimité, mais il faut qu’ils craignent surtout notre colère, nos luttes et nos mobilisations.

C’est le seul langage qu’ils comprennent, celui du rapport de force. S’abstenir, c’est leur laisser les mains libres. Voter anticapitaliste, c’est leur dire clairement que nous refusons cette Europe de l’austérité et du chômage, l’Europe du PS et de l’UMP comme nous refusons la France capitaliste, le repli national. C’est leur dire que nous ne comptons que sur nous mêmes pour changer les choses, en finir avec la dictature de la finance et ouvrir la perspective d’une Europe de la coopération et de la solidarité.

http://npa2009.org/content/non-leurope-de-lausterite-et-du-chomage-vive-la-solidarite-des-travailleur-e-s-et-des

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04 mai 2014 ~ 0 Commentaire

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Hamon dans la continuité de Peillon

Face à l’accumulation de problèmes auxquels la réforme est confrontée, Valls et son nouveau ministre de l’Éducation, Benoît Hamon, ont annoncé un « assouplissement » qui ressemble surtout à une esquive.

La réforme a en effet été largement rejetée, malgré le déluge d’arguments prétendument scientifiques pour la justifier: par les enseignants (jusqu’à 95 % de grévistes contre la réforme dans certaines communes, par une partie des parents d’élèves et par les personnels des mairies qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader brutalement. La réforme est aussi, ce qui a peut-être encore plus inquiété un PS fragilisé, largement rejetée par les maires (UMP, PS comme sans parti), dont les dotations financières par l’État vont encore être réduites.

Le nouveau texte écrit par le ministère Hamon ne change pratiquement rien à la réforme, et en montre même un peu plus l’absurdité : le texte oblige à travailler cinq matinées par semaine, interdisant donc la semaine de quatre jours avec réduction de la durée des vacances ; une seule après-midi libérée, interdisant donc des matinées plus longues avec la suppression de la classe l’après-midi.

Les inégalités sociales renforcées Favoriser « les apprentissages fondamentaux » en les situant le samedi matin, c’est continuer à casser la dimension culturelle de l’école, la seule qui serait pourtant capable de renforcer l’autonomie des élèves et donc leur capacité à réfléchir et apprendre. La confirmation des APC (Aides pédagogiques et culturelles, héritières des « aides personnalisées » qui ont justifié la suppression massive des RASED) va dans ce sens.

De plus, le nouveau texte confirme la décentralisation de l’éducation par les Projets éducatifs territoriaux (PET) : les inégalités entre élèves des communes riches et des communes pauvres vont encore se renforcer.

Le lundi 5 mai, les instances nationales, où siègent les syndicats, vont se prononcer sur ce texte. Les débats s’organisent donc dans les syndicats, en particulier dans le syndicat majoritaire, le SNUipp-FSU. Si celui-ci vote contre le texte, cela donnera raison, et peut-être courage, aux équipes militantes qui refusent la réforme.

En revanche, en cas d’abstention ou de refus de vote, le ministère aura donc une majorité des syndicats favorables à son texte (Unsa et CFDT, contre la CGT, FO et Sud). Il pourra alors expliquer que la réforme Peillon, malgré l’opposition quasiment unanime des enseignants, est légitime…

Antoine Pelletier Hebdo L’Anticapitaliste – 240 (01/05/2014)

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04 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Bruits de bottes à l’est…

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La situation est toujours tendue à l’est de l’Ukraine.

Les actions menées par des éléments pro-russes réunissent assez peu de monde mais se multiplient, avec le soutien de personnages en uniforme sans insignes soupçonnés de venir directement de Russie. La Russie continue de jouer un jeu trouble mais il en est de même de l’Otan qui renforce sa présence autour des frontières russes.

« Nous allons avoir plus d’avions dans le ciel, plus de navires en mer, et renforcer la prépa-ration de nos forces terrestres » a expliqué le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, en dévoilant une série de mesures militaires décidées par les 28 pays membres. Les autorités américaines ont annoncé mardi 22 avril l’envoi de 600 soldats en Pologne et dans les pays baltes. D’autres pays de l’Otan sont de la partie : Grande-Bretagne, Danemark, Pologne, République tchèque, Portugal, Allemagne…

La France aussi participe à ces opérations. Elle a ainsi entrepris le déploiement de chas- seurs et d’une centaine d’hommes à Malbork, dans le nord de la Pologne. L’armée de l’air française va participer à l’entraînement des aviateurs polonais et assurera des missions au- dessus de la mer Baltique. Par ailleurs, quatre navires de guerre français naviguent en mer Noire (pour l’instant, le ministère de la Défense n’a confirmé la présence que d’un seul).

De tout cela, bien sur, le gouvernement ne parle pas : Hollande est vraiment un habitué des promenades militaires décidées sans consulter personne. Quant au peuple ukrainien, il n’a rien a gagner des manœuvres des impérialistes rivaux qui veulent chacun l’annexer à leur camp.

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