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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ouvrir une perspective anticapitaliste

NPA
Ouvrir une perspective anticapitaliste dans NPA

Plus de mille plans de licenciements collectifs en un an, une augmentation de 16 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012.

Des chiffres qui ne sont qu’un pâle reflet de la catastrophe humaine et sociale, individuelle et collective qui s’abat sur des milliers de salariéEs brutalement jetés à la rue, sans espoir réel de retrouver un emploi.

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Ces licenciements collectifs ne sont que la partie la plus visible des licenciements. Les invisibles, licenciements individuels ou soi-disant ruptures négociées, explosent eux aussi, mais en silence, tout comme augmente la précarité, ce travail en miettes qui ne permet ni de vivre correctement ni de faire des projets. Les nouveaux emplois créés sont en grande majorité des CDD, et représentent 82, 4 % des embauches, le niveau le plus élevé depuis 10 ans.

En plus, leur durée s’est raccourcie. La part des CDD de moins d’un mois est passée en 5 ans de 60 % à 71 % des embauches. La part de l’intérim a diminué parce que dans beaucoup d’entreprises, les intérimaires ont été jetés les premiers. Telle est la réalité qu’aucun tripatouillage des chiffres ne parviendra à masquer. Une réalité bien loin des annonces sur l’« inversion de la courbe du chômage »…

Affronter ce gouvernement La crise est loin d’être finie et les capitalistes en demandent toujours plus. L’un de leur porte-flingue, l’agence de notation Standard & Poor’s, vient de dégrader la note de la France. Le gouvernement répond positivement à cette nouvelle injonction à faire encore et toujours plus d’austérité. Moscovici affirme que « les investisseurs peuvent et vont continuer à faire confiance à la France ». Et Hollande de déclarer : « Je confirmerai la stratégie qui est la nôtre, le cap qui est le mien », car il estime que c’est la seule manière « d’assurer la cohésion nationale et sociale ». Le ton est donné : il n’y a rien de bon à attendre de ce gouvernement.
Refusant de l’affronter, les réactions syndicales n’ont été à la hauteur : ni contre la loi de « sécurisation de l’emploi », ni pour défendre les retraites, ni pour s’opposer aux licenciements. Mais si le mouvement ouvrier est quasiment inaudible, le terrain de l’opposition au gouvernement n’est pas désert pour autant.

L’extrême droite cherche à l’occuper. Les forces réactionnaires s’incrustent dans tous les espaces ouverts par la politique du gouvernement, du manque de fermeté sur la PMA à la politique sécuritaire qui n’a rien à envier à celle de Sarkozy, de l’injustice fiscale à la rengaine sur le « coût du travail », frein à la sacro-sainte compétitivité des entreprises. Dans cette situation complexe, celles et ceux qui sont directement confrontés à la perte de leur seul moyen de subsistance cherchent les moyens de résister.

Où vont les mobilisations ? Les débats qui entourent la manifestation de Quimper du 2 novembre se poseront à nouveau parce que la course de vitesse est engagée entre le mouvement social et les forces réactionnaires pour déterminer qui donnera le ton des mobilisations contre le gouvernement.

Une course de vitesse pour savoir qui prendra la direction des mobilisations sociales et politiques contre le gouvernement, mais aussi pour déterminer le contenu des réponses qui seront apportées.
Ce n’est jamais dans la passivité et la résignation que les réponses progressistes avancent. Il faut être avec celles et ceux qui se battent et au sein de cette mobilisation ne pas occulter les contra-dictions, mais au contraire les affronter en ne lâchant rien sur le fond.

Par exemple, ne lâcher ni sur le droit à l’emploi ni sur l’écologie, c’est défendre l’interdiction des licenciements, qui ne confond pas le maintien du salaire et du contrat de travail pour toutes et tous et la défense de productions inutiles voire nuisibles et/ou dangereuses.
Mais les propositions justes ne sont rien si elles ne postulent pas à être mises en œuvre, si le seul avenir imaginable est soit le libéralisme du PS, flanqué ou non d’EELV, soit une solution auto- ritaire avec la droite et l’extrême droite.

Celles et ceux qui s’opposent à gauche à la politique du gouvernement ont la responsabilité d’offrir une autre voie, une autre perspective politique, celle d’un gouvernement anti-austérité.

Christine Poupin Mercredi 13 novembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: polémiques et questions de fond

Bretagne: polémiques et questions de fond dans A gauche du PS greve

Fallait-il être le samedi 2 novembre à Quimper avec les 30 000 « nigauds » et « esclaves » soumis à leurs patrons, ou à Carhaix avec la gauche qui pense comme il faut ?

C’est de cette façon caricaturale que le problème a été posé par toute une partie de la gauche. La situation est évidemment beaucoup plus complexe.

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Nombreuses ont été les réactions contre la manifestation de Quimper, souvent agressives voire insultantes. On l’a vu, Jean-Luc Mélenchon n’aime pas les « Bonnets rouges », et il n’a pas fait dans la dentelle en affichant son mépris pour le peuple opprimé. Une position bien relayée par des respon- sables du PG, des élus PS, des dirigeants d’EELV, par la CGT qui a déclaré que cette manifestation ne défendait pas les salariés, et enfin par la presse militante de gauche, l’Humanité et Politis : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires »… Quelle finesse d’analyse !

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Avec la colère sociale, contre les responsables de la crise Le NPA était bien à Quimper, et ses militants « bretons » ont manifesté avec leurs camarades de lutte, leur camp social… les salariés de Marine Harvest, de Gad ou de Tilly-Sabco. Le NPA était à sa place parmi les révoltés, dans un mouve- ment de profonde colère sociale contre l’écotaxe mais surtout contre l’austérité, les licenciements, et la souffrance au quotidien.

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Certes, il y a de la confusion dans la diversité des manifestants: des salariés, des paysans, des petits patrons, des artisans, des commerçants… La présence d’organisations patronales, d’élus UMP, de militants identitaires en a rajouté sur la complexité. De plus, la population en colère a trouvé sa force dans un sentiment régionaliste, « Vivre, travailler et décider en Bretagne », un terrain particulier qui laisse la place à des courants politiques hostiles au mouvement ouvrier.

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Mais cela ne justifie aucunement les accusations d’une partie de la gauche syndicale et politique. En organisant une contre-manifestation à Carhaix, la CGT comme le Front de gauche ont fait pire que de se désolidariser d’une mobilisation populaire. En divisant, elles désertent un lieu de bataille politique, contribuant à laisser la main à la droite patronale. Déjà incapables de prendre des initiatives locales ou centrales contre les licenciements qui rompraient avec un climat général de résignation, voilà que ces « dirigeants ouvriers » tournent le dos quand le ras-le-bol s’exprime.

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Cette colère populaire ne serait pas comme il faut, alors il faudrait s’en tenir éloigné. Et on le sait, pour ces partis politiques, la révolution se fera dans les urnes, pas dans la rue. Leur réponse à la mobilisation bretonne en est une nouvelle illustration.

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Pour une issue progressiste Face au danger réel de récupération et de dévoiement de la colère des opprimés, il y a une bataille politique à mener, qui consiste à défendre dans le mouvement une pers- pective politique « à gauche », progressiste, contre les politiques libérales, pour le partage des ri- chesses, pour que la population prenne ses luttes et ses affaires en main. Une politique qui a de façon spectaculaire été refusée par le Front de gauche et la CGT.

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Le NPA a milité dans le cortège pour faire entendre une voix anticapitaliste. Avec des organisations comme Attac, l’Union démocratique bretonne (gauche bretonne), les Alternatifs et Breizhistance, nous avons agi pour la constitution d’un « pôle de gauche » posant clairement des reven-dications sociales. Il ne fallait pas laisser le terrain aux droites, aux réacs de toute espèce, au patronat qui veulent contrôler ce mouvement et en détourner la colère afin d’éviter qu’elle ne vise les possédants, les vrais responsables de la crise.

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La lutte de classe se mène à partir des mobilisations existantes, avec les gens qui se révoltent, au jour le jour. La révolte bretonne montre concrètement la nécessaire et urgente construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement et à ses alliés. Pour la suite, nous militons pour que les organisations syndicales, associatives, politiques de la gauche radicale pèsent ensemble de tout leur poids dans le mouvement social pour la perspective d’une riposte unitaire, d’une mobilisation générale du camp des exploités.

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Philippe Poutou Mercredi 13 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne:  les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent (matthieu guillemot)

Bretagne:  les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent (matthieu guillemot) dans Carhaix Kreiz Breiz car

Avec ou sans bonnets rouges !

Militant du NPA Kreiz Breizh, Matthieu Guillemot a été en 2008 un des animateurs de lutte victorieuse contre la fermeture des services de chirurgie et de maternité de Carhaix et un défenseur acharné des inculpés de cette lutte. Membre du comité de défense de l’emploi de Bretagne, il a pris la parole à la tribune lors de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Il nous présente les enjeux et les perspectives de cette mobilisation.

Peux-tu revenir sur la préparation de la manifestation de Quimper ? Au départ une poignée d’ouvrières et d’ouvriers de Marine Harvest dont l’usine doit fermer. Ils ont donc interpellé le maire de Carhaix, Christian Troadec. Le choix de ces ouvriers n’était pas anodin. Les braises du conflit victorieux de l’hôpital de Carhaix brûlent encore. Le lendemain mon téléphone sonna deux fois : un appel de ce même groupe d’ouvriers pour me raconter la discussion qu’ils avaient eue avec Christian Troadec et un deuxième appel de Christian Troadec. Le but clair, affiché et partagé : remettre en action les acteurs et les moyens de la lutte de l’hôpital de Carhaix.

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Une première réunion est organisée le 18 octobre en soutien aux Marine Harvest. Cette réunion importante fut largement au-dessus de toutes les espérances : plus de 600 personnes se sont massées pour remplir la salle. Pour une ville qui compte 8 000 habitants, c’est plutôt pas mal… À la tribune étaient présents tous les groupes politiques, syndicats, élus, commerçants ayant appelé à ce rassemblement (NPA, PS, FdG, FO, CFDT, mairie de Carhaix, maire de Poullaouen, président du pays Centre Ouest Bretagne, présidente des commerçants carhaisiens) et dans l’assistance, les délégués CGT de Marine Harvest. Pour ma part, au nom du NPA Kreiz Breizh, j’ai insisté sur l’interdiction des licen-ciements, une revendication bien reçue dans le public tant le cas de Marine Harvest est plus que cho- quant. C’est à l’issue de cette soirée que sera décidée la grande manifestation contre les licenciements et pour l’emploi le samedi 2 novembre à Quimper.

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Selon toi, qu’est-ce que cette manifestation du 2 novembre a changé au climat social local et national ? Au lendemain de la manif de Quimper, la motivation est grande. Si l’effet « bonnets rou- ges » marche à plein régime, c’est qu’il est le symbole en Bretagne de la colère et du peuple. C’est une vieille histoire.

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Mais son dévoiement et sa récupération a brouillé le message (c’est le patron d’Armor Lux qui a offert les bonnets rouges sous le portique de Pont-de-Buis samedi 26 octobre), en particulier autour de la question de l’écotaxe, même si je pense personnellement que cette taxe est injuste et inefficace écologiquement. Au lendemain de la manif, à peine ai-je mis un pied hors du lit, mon téléphone sonnait. Nos camarades de Marine Harvest, présents en masse à Quimper, m’appelaient pour m’informer qu’ils entamaient une grève illimitée avec un blocus de l’entreprise. Avec Christian Troadec, nous nous sommes rendus sur place pour apporter tout le soutien du comité pour l’emploi.

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À la radio, on apprend ensuite que les salariés de Tilly-Sabco (1 000 emplois menacés) quit- tent leur entreprise de Guerlesquin pour aller à la sous-préfecture de Morlaix. Avec le syndicat CGT, les salariés ont enfoncé les portes de la sous-préfecture et occupé les lieux pendant près de 12 heures, exigeant de rencontrer le ministre Stéphane Le Foll. Le PDG de l’entreprise a tenté — une fois de plus — le coup de « l’union sacrée », comme s’il n’était en rien responsable des risques de fermeture de l’en- treprise… À cette heure, les Marine Harvest maintiennent la grève et le blocus, et des portiques écotaxe sont pris pour cible un peu partout en France. Il reste à espérer que, comme en Bretagne, le portique soit l’arbre qui cache la forêt de la révolte sociale et du refus de cette société capitaliste et productiviste qui met à mal le monde ouvrier et la petite paysannerie.

Justement, le mouvement en Bretagne semble se caractériser par deux axes revendicatifs : la lutte pour l’emploi, contre les licenciements, et l’opposition à l’écotaxe. Comment « cohabitent » les deux ? Le point de départ est assurément la lutte pour l’emploi, contre les licenciements. Les événements de Pont-de-Buis ont quelque peu brouillé la lisibilité de l’action. Pour autant, la manif de Quimper a été un vrai succès populaire.

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La participation du NPA, avec la présence de Philippe Poutou, a contribué à centrer les débats sur les thématiques de l’emploi. Les représentants de la FDSEA, du Medef et quelques représentants de l’UMP, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par la lutte contre l’écotaxe, en développant un dis- cours réactionnaire et productiviste. Le NPA a fait le choix de ne pas laisser le terrain à ses ennemis de classe et donc de s’adresser aux salariés, au monde ouvrier, au moment où certains préféraient s’en éloigner.

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Je pense que toutes les forces de la gauche de la gauche doivent faire face à l’ennemi de classe, et cela toujours au côté des salariés, pour ne pas laisser le cri de colère se transformer en vote de haine. Par notre présence, nous pouvons dialoguer sur nos propositions et nos solutions, comme l’interdiction des licenciements mais également l’ouverture des livres de comptes des entreprises, les réquisitions ouvrières de l’outil de travail ou les nationalisations des entreprises.

Tu es plus particulièrement investi sur la lutte des « Marine Harvest ». Où en est-on ?
Marine Harvest est le n°1 du saumon en Europe, son siège est basé en Norvège. Ses bénéfices se cessent de s’accroître, et dépassent aujourd’hui les 300 millions d’euros. L’appétit des actionnaires suit la même dynamique… Le projet de la direction de Marine Harvest est de délocaliser en Pologne, selon une logique capitaliste bien connue : jamais assez, toujours plus.

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Cette lutte est différente des autres car, si la colère est grande dans la population et chez les sa- lariés, elle a du mal à se concrétiser dans des revendications portées par les représentants du personnel. Il y a en permanence une balance entre le maintien de l’emploi et le refus des licenciements, et la course à un meilleur plan social avec augmentation des indemnités et primes de départ. Tout cela apparaît quel- quefois comme contradictoire et source de tension entre les salariéEs en lutte mais aussi avec le comité de soutien. Toujours est-il que nous sommes toujours très nombreux à soutenir les Marine Harvest en grève, dans une ambiance combative et solidaire.

Comment la jonction pourrait-elle être possible avec les autres boîtes en lutte ? Si certains sont effrayés par le symbole du « bonnet rouge », il faut tout de même se rappeler qu’à la tribune de Quimper et ce, devant près de 30 000 personnes, se sont aussi succédés au micro les représentants de Gad, de Doux, de Marine Harvest, de la CGT des Marins et du NPA. Dans la bouche de ces représentants, les mêmes revendications : interdiction des licenciements, réquisition ouvrières des usines et natio- nalisation des usines qui licencient. La représentante de FO Doux s’est rendue à de multiples reprises sur le piquet de grève des Marine Harvest. Les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges.

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Les rassemblements du 2 novembre, les blocus d’entreprise mais aussi de l’aéroport de Brest, de la ville de Morlaix ont été autant de moments de rencontre, de lien entre les salariés en lutte. Tout ceci doit se transformer avec les syndicats ouvriers en un front unique de la révolte sociale, mais aussi pour une opposition de gauche à la politique désastreuse de gouvernement Hollande-Ayrault.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz  Jeudi 14 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Racisme: combattre le poison de la division

Racisme: combattre le poison de la division dans Antiracisme kkk-demotivational-irony-racism-funny-burning-cross

La récente interview de Christiane Taubira dans le journal Libération et la belle tribune dans le Monde de Harry Roselmack, l’ex-présentateur du JT de TF1, contre le retour de « la France raciste » sont plus que bienvenues, au moment où les discours et les actes racistes ne cessent d’augmenter.

Depuis son arrivée au gouvernement, Christiane Taubira a été violemment attaquée par la droite et l’extrême droite, mais ces dernières semaines, le racisme a franchi un nouveau seuil.

Comparée d’abord à un singe par une candidate du FN, puis insultée par des enfants et leurs parents dans un rassemblement des anti-mariage pour tous, aux cris de « Guenon, mange ta ba- nane ! », Taubira s’est étonnée du manque de réaction dans le pays. Cela a été la goutte d’eau de trop aussi pour Harry Roselmack qui s’est dit soudain « ramené à ma condition nègre ».
Christiane Taubira nous avait déjà régalés avec sa réponse au « discours mortifère et meurtrier » du Front national. Cette fois, c’est Roselmack, bien moins timide que la plupart des hommes politiques de gauche, qui affirme clairement que « la xénophobie, le racisme constituent le ciment essentiel » du FN.

Qui alimente les préjugés ? Dans son interview, Taubira a bien raison de pointer les responsabilités, non seulement de l’extrême droite mais aussi de la droite : les discours de Sarkozy à Grenoble et à Dakar, Hortefeux et ses « blagues » racistes, l’identité nationale, Copé, Fillon et le FN…

Cette course après les électeurs du FN a bien sûr largement contribué à donner confiance aux racistes qui se lâchent. Par contre, sur les responsabilités du gouvernement actuel, à part quelques critiques très diplomatiques de la politique d’immigration et envers les Roms, c’est silence radio.

Pourtant les dégâts sont immenses : l’abandon du droit de vote pour les étrangers, la poursuite de la politique sarkoziste de l’immigration, la stigmatisation des musulmans, les déclarations racistes de Valls sur les Roms et enfin, plus fondamentalement, la gestion loyale du capitalisme en crise.
Roselmack pointe la responsabilité de la crise « qui alimente la xénophobie ». Mais cette crise ne tombe pas du ciel, elle est une conséquence de la logique même du capitalisme. C’est pourquoi les appels de Taubira à la « cohésion sociale » et à la défense de « la République » sont au mieux une illusion, au pire une tromperie. La République réelle et concrète — et non pas les valeurs abstraites qu’elle invoque — est bien une république capitaliste qui jette des millions de personnes au chômage et enfonce des millions d’autres dans la précarité et la misère.

C’est bien ce système qu’il faudra abattre pour en finir définitivement avec le racisme. Avant d’y arriver, la lutte contre le racisme continue, non seulement parce qu’il est insupportable mais parce qu’il continue à miner la cohésion, non pas celle illusoire de la République, mais celle des exploités et des opprimés.

C’est un poison qui divise et affaiblit dans les batailles contre les patrons licencieurs et le gouvernement à leur botte. Dans les mois à venir, il faut trouver le chemin de l’unité de tous les tra- vailleurs : blancs, noirs, arabes…

Ne rien laisser passer : aucune réflexion raciste, aucune « blague ». S’opposer à la diffusion des idées haineuses, redonner confiance aux antiracistes (et nous sommes encore nombreux !), avec comme première grande échéance les célébrations le mois prochain du trentième anniversaire de la grande marche pour l’égalité.

Ross Harrold Jeudi 14 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Olivier Besancenot: « Etendre » la contestation, opposition unitaire à gauche » (fr2)

Olivier Besancenot:

Olivier Besancenot, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), a prôné vendredi « d’étendre, de généraliser » la mobilisation née en Bretagne « sur la question de l’imposition et de l’emploi » et « d’assumer une opposition unitaire à la gauche du gouvernement ».

« Le mouvement ouvrier n’a rien à craindre de cette mobilisation et de dire qu’il faudrait l’étendre, la généraliser sur la question de l’imposition, de l’emploi et plus généralement sur la politique d’austérité menée par ce gouvernement », a déclaré M. Besancenot sur France 2.

Les mouvements en Bretagne sont « aussi une révolte contre l’injustice du système capitaliste. En Bretagne, la question des licenciements est au coeur des mobilisations: Gad, Doux, Marine Harvest », a-t-il estimé.

Interrogés sur la présence du NPA au sein de ces manifestations disparates, Olivier Besancenot a répondu: « On n’était ni avec la FNSEA, ni avec le Medef mais aux côtés de ce peuple breton en révolte. » « Histori- quement, le rouge ne nous fait pas peur », a-t-il ajouté en référence aux bonnets rouges.

« Sur la question des impôts, c’est une mobilisation contre l’injustice fiscale plutôt que contre le ras-le-bol fiscal en général. Ceux qui devraient en payer n’en paient pas assez, notamment les plus grandes entre- prises et les plus grandes fortunes, et la majorité de la population croule sous une multitude de taxes et on ne comprend pas que ça arrive sous un gouvernement soit-disant de gauche », a poursuivi l’ex-candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007.

Invité à comparer les politiques de Nicolas Sarkozy et François Hollande, le membre du NPA a répondu: « C’est la même et c’est le grand problème. Hollande, on n’en attendait rien, mais il a quand même réussi à nous décevoir. » Besancenot a cité l’exemple de Marseille et des moulins Maurel: « 60 emplois menacés, dans trois semaines, cette usine ferme. Il y a un commissaire du redressement productif dans la région, un mini Montebourg, je ne sais pas ce qu’il fait. »

A l’adresse de Jean-Luc Mélenchon, il a recommandé « d’assumer d’être dans l’opposition » et prôné une « opposition unitaire à la gauche du gouvernement. » « Depuis que Hollande est arrivé, la seule voix qu’on entend dans l’opposition à ce gouvernement, c’est la droite et l’extrême droite », a-t-il regretté.

 

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pas de liberté pour le racisme

Pas de liberté pour le racisme dans Antiracisme kkk

La Une de Minute contre Mme Taubira concentre toute l’abjection dont ce torchon est capable.

Il relaie les même propos tenus par la candidate du FN dans les Ardennes, repris par la bouche d’une enfant à Angers dont les parents manifestaient contre le mariage pour tous.

La droite se décomplexe et c’est l’extrême droite qui se lâche avec le racisme qui déborde.

Le FN peut tenter de rendre son image plus présentable rien n’y fait.

Le NPA exprime sa solidarité à Mme Taubira face à ces insultes indignes, il condamne ces propos racistes inacceptables sans pour autant oublier ceux tenus par Valls, après ceux d’Estrosi, contre les Roms.

Même si le gouvernement aujourd’hui proteste à juste titre, nous ne pouvons que regretter cette indignation sélective. Le racisme n’est pas une opinion mais un délit et un torchon comme Minute ne relève pas de la liberté de la presse. Il n’y a pas de degré dans le racisme. Il se combat en bloc.

Montreuil, le 13 novembre 2013

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rencontre PCF-NPA: des pas à franchir pour l’unité dans l’action

Rencontre PCF-NPA: des pas à franchir pour l’unité dans l’action dans A gauche du PS hand_shake

Dans le cadre des rencontres avec les organisations à la gauche du Parti socialiste, une délégation du NPA avec Olivier Besancenot rencontrait dans nos locaux lundi 28 octobre une délégation du PCF conduite par Pierre Laurent.

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Instant toujours étonnant pour un militant trotskyste ayant commencé à militer en 1968, en pleine prospérité de l’anti-gauchisme primaire alliant la dénonciation de l’anarchiste allemand Cohn-Bendit et des gauchistes-Marcellin (ministre de l’Intérieur de De Gaulle-Pompidou)…

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Sur la situation politique, nos deux organisations font des constats semblables: le gou- vernement Hollande-Ayrault-Valls mène une politique entièrement au service des patrons, des capi- talistes, qui poursuit, en les aggravant, les attaques menées par les gouvernements précédents. Si le vote issu de l’Accord national interprofessionnel sur la compétitivité et la contre-réforme des retraites sont les plus emblématiques, la dénonciation et la répression systématiques des Roms et des immigréEs ainsi que les violences policières contre les travailleurs et ceux qui défendent leur droit au logement, sont en rupture complète avec ce qu’espéraient ceux qui avaient œuvré à la défaite de la droite sarkozienne.

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Cette politique pèse lourdement sur le moral des travailleurs et des milieux de gauche, contribue à la dégradation des conditions de vie et de travail et du rapport de forces et nourrissent la progression du Front national. La pénétration des idées réactionnaires dans l’ensemble de la société nécessite des ripostes dont la critique de la politique du gouvernement ne saurait être absente.

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Malgré les désaccords, agir ensemble Mais ces constats voisins ne débouchent pas sur des réponses communes tant sur le plan électoral que dans le cadre des mobilisations sociales.

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Au plan électoral, à l’opposé de notre positionnement, le PCF juge que l’indépendance par rapport au PS et au gouvernement est une question purement tactique. Une question non déterminée par l’analyse de la situation et des partis au gouvernement, mais par la préoccupation de sauver leurs éluEs, et assumée comme telle, même si cette politique provoque de sérieux débats et des mises en œuvre très différentes dans le Front de gauche, mais aussi au-delà.

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En ce qui concerne les luttes sociales, un désaccord est réaffirmé sur l’attitude des directions syndicales, qui seraient les seules légitimes à organiser les mobilisations sociales pour le PCF.

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Pour autant, pour nos deux partis, cela ne devrait pas être un obstacle à des initiatives communes. C’est ainsi que nous réaffirmions notre soutien commun à l’appel des organisations de jeunesse à manifester le 5 novembre pour le retour de Leonarda et Khatchik.

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Sur la question des licenciements et fermeture de sites, les délégations ont convenu de pour- suivre ces échanges pour tenter de dépasser dans les mobilisations des divergences de démarche. Les positionnements de nos deux partis dans le cadre des mobilisations en Bretagne ont, quelques jours plus tard, validé le vieil adage : l’unité est un combat… de longue haleine.

Robert Pelletier  Jeudi 7 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013)

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali!

Édito: plus que jamais, troupes françaises hors du Mali! dans Anticolonialisme logo

Le double assassinat des deux journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon qui effectuaient leur mission d’information dans la région de Kidal au Mali suscite, à juste titre, une très grande émotion que nous partageons.
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Ce double assassinat nous révolte. Il nous révolte d’abord parce qu’aucun professionnel ne devrait mourir dans l’exercice de son métier et que personne ne peut porter atteinte au droit à l’information. Nous tenons à affirmer notre solidarité avec les journalistes dont le travail permet de faire vivre la liberté de la presse.
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Mais il nous révolte aussi parce que ces derniers morts s’ajoutent à la liste déjà longue des victimes tombées depuis le début de l’intervention militaire de la France. Justifiée par le Président de la République soi-disant pour protéger Bamako de l’invasion de groupes djihadistes venus du Nord, et annoncée, comme toutes les guerres néo-coloniales, comme une guerre éclair, cette intervention tourne au désastre. Les attentats et les attaques se multiplient au Nord-Mali, et la situation empire.
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Aujourd’hui encore, la présence militaire française, de soldats et de techniciens du renseignement, n’empêche en rien la réorganisation des réseaux armés islamiques et ne protège pas les populations otages des différents conflits armés.
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Au contraire, le harcèlement de soldats dans les camps où se trouvent majoritairement des femmes et des enfants ajoute la peur et l’humiliation à un quotidien déjà très précaire.
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Dans cette situation, François Hollande craint avant tout l’enlisement et multiplie les messages contradictoires : un jour, il décide l’envoi supplémentaire de troupes et le report du retrait partiel de l’armée, et le lendemain, il fait machine arrière… Sa seule préoccupation semble être de maintenir une sorte de protectorat français sur le Mali sans en payer le coût politique. Pourtant la guerre s’annonce longue !
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La seule bonne décision politique est le retrait total et immédiat de l’armée française du territoire malien.
Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013) Roseline Vachetta

 

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manif des bonnets rouges à Quimper: Philippe Poutou nous écrit (Politis)

NPA

Manif des bonnets rouges à Quimper: Philippe Poutou nous écrit (Politis) dans NPA kemper1

Le porte-parole du NPA nous demande d’exercer son droit de réponse suite à l’article de Politis.fr publié vendredi soir : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires. »

Vous avez le droit d’écrire ce que vous voulez, c’est la liberté de la presse et on est archi pour. Vous avez aussi le droit visiblement d’écrire n’importe quoi, de traiter un sujet sans scrupule et du coup d’insulter des manifestants, des militants, des organisations politiques et syndicales. Pourquoi pas. Dans ce cas, je demande logiquement à utiliser mon droit de réponse.

En aucun cas le Npa et les autres participants à la manifestation de Quimper n’ont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ». Dans cette manifestation, contrairement à ce que vous affirmiez, il n’y avait pas de dirigeants du FN, il n’y avait aucun drapeau, ni banderole, ni slogan ni rien du tout pouvant identifier le FN. Les identitaires comme les réacs de la « Manif pour tous » n’étaient qu’une poignée. L’UMP n’était représentée que par une brochette d’élus (mais cela n’arrive-t-il jamais dans les manif de salariés ?) Le Medef en tant que tel n’était pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole.

Alors oui cette manifestation ne ressemblait pas aux manifestations habituelles. C’était une manifestation dominée par un sentiment régionaliste qui laisse la place à une participation très diverse socialement et politiquement. Mais cette manifestation était avant tout très majoritairement populaire, elle était l’expression d’une colère populaire contre la crise, contre les difficultés de vivre, contre la souffrance quotidienne. Ce sont des salariés (Gad, Doux, Tilly, Marine Harvest …), des chômeurs, des retraités, des jeunes, des militants CGT, du Front de Gauche, d’Attac, de l’UDB, de Breizhistance, des Alternatifs, des Zadistes de NDDL, du NPA … qui ont manifesté. Parmi les 30 000 personnes, il y avait bien sûr des paysans, des petits exploitants, des commerçants victimes de la crise ou solidaires.

Non cette manifestation n’était pas à l’initiative du Medef ou de la droite. Même si, c’est évident, il y a des tentatives de récupérer ou de dévoyer la colère des gens d’en bas. Il y a eu une volonté d’intoxication par le traitement médiatique de l’événement.

Pour rappel, à l’origine, c’est le Comité pour l’emploi de Carhaix qui a décidé d’organiser cette manifestation lors d’un meeting le 18 octobre. Un meeting de solidarité envers les salariés de Marine Harvest. C’est après l’action du 26 octobre que les « anti-écotaxes » ont appelé à poursuivre le mouvement le 2 à Quimper. Là effectivement, le message commençait sérieusement à se brouiller.

Il n’y avait pas de raison de déserter cette manifestation. C’était au contraire aux syndicats, aux associations, à la gauche radicale de tout faire pour que cette manifestation garde clairement un caractère anti-licenciements, anticapitaliste. Avec nos petits moyens, nous avons d’ailleurs constitué un pôle « gauche » dans le cortège avec les autres organisations présentes et nous étions les seuls à avoir des banderoles, des drapeaux en dehors des très nombreux drapeaux bretons. Et nous n’avons pas été vus comme des extra-terrestres, au contraire même.

Nous étions à notre place à Quimper : avec le bas peuple révolté mais aussi pour défendre une perspective progressiste et des solutions de gauche à la crise, pour faire entendre une voix anti- capitaliste. Il s’agit tout simplement de construire concrètement une opposition de gauche au gou- vernement pour ne pas laisser la droite, l’extrême droite ou le patronat prendre le contrôle du mouvement, ce qu’ils n’ont pas encore réussi à faire. Oui il y avait une bataille politique à mener. Dans cette manifestation et non pas à 70 kilomètres.

Pour finir : le NPA, avec ses militants de Carhaix, de Quimper, de Brest ou de Lorient en sait autant que vous sur la situation bretonne. Ce n’est pas la peine de se la jouer condescendant ou méprisant. Nous souhaitons évidemment que les désaccords politiques, les discussions autour de la nécessaire rupture avec le PS et son gouvernement libéral puissent se mener sans passer par le dénigrement ou l’insulte. Philippe Poutou, le 6 novembre 2013

http://www.politis.fr/Manif-des-bonnets-rouges-a-Quimper,24444.html

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29)

Quimper: une révolte bretonne (Npa 29) dans Luttes sociales en Bretagne kper

Samedi 2 novembre à Quimper. Une marée de bonnets rouges, une forêt de Gwenn-Ha-Du parse- mée de quelques drapeaux rouges, des quais de l’Odet au mont Frugy, la place de la Résistance déborde…

*
Organisée par le collectif pour l’emploi en Bretagne, la manifestation est un événement.
Le nombre de participants : 20 000 ? 30 000 ? Qui pourrait le dire ? Des bouquets de chrysanthèmes qui symbolisent les emplois que l’on enterre sont disposés aux abords de la place. « Re ’zo re!» (« Trop c’est trop ! ») affirme une banderole tendue sur le Frugy. La sono diffuse « La Blanche Hermine » de Gilles Servat, quelques tubes des frères Morvan mais aussi « Bellaciao », Keny Arkana ou Trust…

Quimper contre Carhaix ? L’écho médiatique sur les ondes et dans la presse est impressionnant. Des médias qui se font aussi écho de la discussion, voire de la polémique : Quimper ou Carhaix ? Trois jours avant la manifestation de Quimper, la CGT a lancé un appel à manifester à Carhaix, à 65 km de là. Le Front de Gauche fait volte-face et suit la CGT, entraînant une partie de la FSU, Solidaires 22 et 35 ainsi qu’EELV, le Parti de Gauche et le député PS de la circonscription. Le matin du 2 novembre, Bernard Poignant (maire de Quimper, conseiller de François Hollande) leur apporte même son soutien à la télévision… Les 1 500 à 2 000 personnes qui ont donc manifesté à Carhaix auraient pourtant eu toute leur place à Quimper pour constituer avec nous un pôle ouvrier indépendant, seul à même de lutter réellement contre les licenciements.

Populaire et combative On trouve dans la manifestation de nombreux salariés des usines qui licencient : les «Marine Harvest» de Poullaouen, les «Gad» de Lampaul-Guimiliau, les «Boutet-Nicolas» de Rosporden, les «Doux» et les «Tilly-Sabco» venus de Guerlesquin, mais aussi des salariés du public, des retraités, des précaires et des chômeurs. La déferlante de licenciements concerne presque 10 000 personnes en Bretagne depuis quelques mois, et ce sont avant tout des victimes de la crise capitaliste qui viennent crier leur colère.
Le NPA distribue tracts et autocollants pour l’interdiction des licenciements pendant que certains brandissent des pancartes demandant la suppression de l’écotaxe. On trouve certes des élus UMP, des représentants patronaux mais aussi Force ouvrière, des militants de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de l’Union démocratique bretonne (UDB) ainsi que le NPA qui a le plaisir d’accueillir le cama- rade Philippe Poutou que de nombreux manifestants ont remercié pour son soutien.  Nous organisons un point de rassemblement avec nos camarades des Alternatifs, d’Attac, de Breizhistance, rejoint aussi par des camarades du FdG présents. Nos autocollants proclament « E Breizh pe da lec’h all ! Nann d’an dilabour ! » (« En Bretagne comme ailleurs ! Interdiction des licenciements ! »). De nombreux mani- festants les collent volontiers sur leurs vêtements. «  Ça au moins, c’est clair ! » nous disent-ils.

Unité pour la lutte Les discours se succèdent, et on y trouve de tout.  À l’origine de l’appel à cette manifestation, Christian Troadec, le maire de Carhaix, insiste dans son intervention sur l’unité de tous les Bretons qui doivent se battre pour l’avenir de la région. Les représentants patronaux pleurent sur leurs « difficultés », réclament moins de « charges » et moins de taxes… Passons sur l’intervention du responsable de la FDSEA, le syndicat des agriculteurs productivistes.

Les représentants syndicaux appellent, eux, les travailleurs à lutter pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail. Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO de Doux, insiste sur l’unité qu’il faudra réaliser entre les travailleurs du public et ceux du privé et l’interdiction des licen- ciements, ainsi que le représentant des marins de la CGT. Enfin, notre camarade du NPA Kreiz-Breizh, Matthieu Guillemot, lit un message de Pierre Le Ménahès, dirigeant de la CGT des fonderies de Bretagne (ex-SBFM), très connu dans la région pour la lutte victorieuse qu’il a animée. Quelques jeunes passent le temps en jetant des pots de chrysanthèmes sur les CRS, en mettant le feu à quelques palettes ou en tirant des fusées de détresse.

L’immense cortège s’ébranle enfin, parcourt les rues aux magasins fermés mais qui affichent tous sur leur devanture leur soutien à cette manifestation. Le vent de la révolte s’est levé ! Il nous reste désormais à envisager la suite de la lutte pour imposer le blocage des licenciements, le maintien des salaires de tous les salariés menacés, et l’ouverture de tous les livres de comptes !

Michel K. et correspondants http://npa2009.org/node/39464

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