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28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

« Quelle écologie ? Quel socialisme ? Quelle transition ? »

Sous la forme d’un hors-série spécial de notre revue, le NPA publie un travail important de notre camarade de la LCR belge, Daniel Tanuro. En commentant de façon critique le Manifeste écosocialiste du Parti de gauche, il contribue à définir le socialisme pour lequel nous nous battons. Essentiel, dans tous les sens du terme. Prenant appui sur la référence commune au Manifeste écosocialiste international publié en 2002, Daniel Tanuro s’applique à débattre point par point avec les 18 thèses du Manifeste pour l’écosocialisme adopté en mars 2013 par le congrès du Parti de gauche.
« Pourquoi consacrer un tel travail au projet de Manifeste écosocialiste d’une formation politique particulière dans un pays particulier ? Parce que (…) le document proposé par le Parti de gauche fait pénétrer le lecteur au cœur de l’énorme, de la gigantesque, de la vertigineuse difficulté à laquelle sont inévitablement confrontéEs celles et ceux qui, en France et ailleurs, adoptent l’écosocialisme com- me cadre de réflexion : comment répondre à la fois aux besoins sociaux et aux exigences écologiques lorsque trois milliards d’êtres humains manquent de l’essentiel et que le sauvetage du climat impose de produire moins, sous peine de catastrophes irréversibles ? » La discussion se concentre autour de trois questions décisives : anticapitalisme ou antilibéralisme ? Autogestion ou pilotage par l’État ? Refondation par les luttes ou réforme institutionnelle ?

Derrière la finance, tout le système économique Sur le premier point, le manifeste du PG désigne ceux qui sont pour lui « les vrais coupables (…) : l’oligarchie financière mondialisée, les gouvernements soumis aux lobbies des multinationales sans contrôle démocratique, les idéologues de la concurrence « libre et non faussée », du capitalisme vert et du libre-échange ». Mais force est de constater que Bhopâl, Seveso, Fukushima, l’Erika, la destruction de la forêt tropicale, le scandale de l’amiante et les autres catastrophes environnementales des dernières décennies ne sont pas imputables à ces seuls responsables…, et que le réchauffement climatique global, dû principalement à l’envo- lée des émissions de gaz à effet de serre au cours des Trente Glorieuses, est le produit du fonctionnement ordinaire du capitalisme. Tout capi- talisme est nécessairement productiviste parce que la concurrence pour le profit est son seul moteur. Il n’y a pas d’espace pour un « éco- socialisme par étapes », qui commencerait par rompre avec la mondialisation néolibérale en reportant les tâches anticapitalistes à plus tard.
Surgit alors une autre discussion : pourquoi « socialisme » a-t-il si longtemps rimé uniquement avec productivisme ? Est-ce dû au projet socialiste lui-même ? Sinon, quelles mesures, quel programme pour éviter de retomber dans l’ornière ? Daniel Tanuro pointe « trois phénomènes combinés (qui) ont joué un rôle majeur : l’étatisme, la bureaucratie et le repli national ».

Articuler les ruptures sociales et écologiques Conscient de la difficulté qui « réside dans le gouffre béant entre la nécessité impérieuse d’une alternative socialiste et le niveau de conscience actuel (…) des exploitéEs et des oppriméEs », l’auteur propose de répondre à la fois aux demandes sociales et aux urgences écologiques, à travers un programme qui permette d’amorcer la rupture.

La nationalisation des secteurs de l’énergie et de la finance, sans indemnité ni rachat, est le point de départ incontournable d’un plan écosocialiste, articulant la suppression des productions inutiles ou nuisibles, la sortie du nucléaire et du tout-automobile, le passage à une agriculture paysanne, la reconversion des travailleurs et travailleuses des secteurs condamnés, le développement du secteur public, et le partage du travail entre toutes et tous sans perte de salaire… Ce programme doit mettre en perspective la formation d’un gouvernement capable de l’appliquer, aux niveaux national, européen et mondial.

Mais une telle perspective « ne doit pas servir à justifier le rabaissement du programme au-dessous du niveau permettant effectivement la rupture, de même que la nécessité d’une vaste mobilisation sociale ne doit pas servir à justifier une stratégie étapiste de réforme préalable des institutions ». Une lecture indispensable !

Christine Poupin Vendredi 26 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Choc de simplification : des complications pour les travailleurs

Choc de simplification : des complications pour les travailleurs dans Hollandie syndique

Annoncé fin mars par Hollande, le « choc de simplification » se traduit aujourd’hui par un catalogue de mesures.

Si la communication du 17 juillet a été centrée sur la simplification des démarches des usagers vis-à-vis de l’administration, l’essentiel est ailleurs : il s’agit de simplifier la vie des patrons, c’est-à-dire de lever certaines « rigidités » qui protègent partiellement les travailleurs du pouvoir patronal.
Un des objectifs est d’alléger le contrôle de l’administration sur le respect du droit du travail. Après avoir programmé l’affaiblissement de l’inspection du travail1, le gouvernement remplace les obligations de transmission de documents à l’administration du travail par une mise à disposition si celle-ci le réclame. En outre, un décret déjà présenté au Conseil d’État facilite l’accès des moins de 18 ans aux travaux dangereux : l’autorisation annuelle de l’inspection du travail est remplacée par une autorisation pluriannuelle pour les jeunes en formation. Pour les autres, un simple avis favorable du médecin du travail suffira, et c’en sera donc fini du contrôle du respect de la régle- mentation sur la sécurité au travail !
D’autres mesures vont permettre aux patrons de payer moins de taxes. Les frais d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés seront réduits de 50 %. Hollande a confirmé que la réforme de la taxation des plus-values de cession d’entreprises (avec de gros abattements pour satisfaire les « pigeons ») sera appliquée de façon rétroactive, à partir du 1er janvier 2013…

Droit à truander, droit à polluer… La « simplification » va aussi permettre aux patrons de truander plus facilement l’administration fiscale. Les contrôles fiscaux seront allégés pour le crédit d’impôt. Les contrôles de l’usage des fonds publics attribués sous forme d’avance remboursable s’appuieront sur le principe de la confiance à priori (!). Les obligations de publication des comptes pour plus de 1, 3 million de petites entreprises seront allégées.
Par ailleurs, cette opération va probablement aboutir à une simplification du « droit à polluer », car le gouvernement a lancé depuis le 16 avril des États généraux du droit de l’environnement, et écoute attentivement les doléances contre les « contraintes » pesant sur la croissance. Les pistes sont nombreuses, notamment donner plus facilement des autorisations aux industriels, mettre en veilleuse le principe de précaution, et éviter quelques enquêtes publiques…
Le « choc de simplification » est donc une formule de communicant qui cherche à dissimuler l’orientation 100 % pro-patronale du gouvernement. Comme l’a indiqué Pécresse le 17 juillet sur Europe 1, « clairement, le gouvernement met ses pas dans les pas de Nicolas Sarkozy ». Et il tapera encore plus fort dans les mois à venir parce que la crise (qui n’est pas derrière nous !) exige, dans le cadre du système, des cadeaux toujours plus grands pour les patrons et des attaques redoublées contre les travailleurs. Seul le blocage de l’économie du pays, c’est-à-dire la grève générale, pourra stopper cette spirale régressive. C’est l’enjeu de la rentrée sociale.

Gaston Lefranc
1- http ://www.filoche.net/2013/02/18/mise-a-mort-de-l %E2 %80 %99inspection-du-travail/

Jeudi 25 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI

Communiqué du NPA : Mort de Mohamed BRAHMI dans Antifascisme 20130725144843__brahmi2

 

Moins de 6 mois après l’assassinat de Chokri Belaid, un deuxième dirigeant du Front Populaire Mohamed BRAHMI vient d’être assassiné par le même mode opératoire, sortant de son domicile devant sa femme et ses enfant de 11 balles tirées par deux motards.

Ce dirigeant d’un parti nationaliste de gauche était député de Sidi Bouzid la ville d’où avait commencé la révolution, mais où ont eu lieu ces derniers mois de nombreuses mobilisations populaires contre le gouvernement et contre le siège local du parti islamiste majoritaire Ennhada.

Le NPA présente ses condoléance au Mouvement Populaire de Mohamed Brahmi et au Front Populaire et appelle au rassemblement devant l’ambassade de Tunisie à Paris, ce soir à 18 h, métro Saint-François Xavier.

En ce moment une manifestation grossit, devant l’hôpital avenue Bourguiba. Le NPA est totalement solidaire de celles et ceux qui accusent Ennhada considéré comme responsable et réclament « la chute du régime ». En effet ce gouvernement après avoir arrêté le soi-disant assassin de Chokri, s’est bien gardé de poursuivre les commanditaires. Ils viennent de frapper à nouveau.

 

مرحبا الأصدقاء! salut camarades!

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Medef : Gattaz et la lutte de classes

NPA
Medef : Gattaz et la lutte de classes dans NPA lutte-des-classes

Vingt-sept ans après son père, Gattaz, le fils de son père, a été élu avec 95 % des voix lors de l’assemblée générale du Medef.
Le 3 juillet, devant 500 patrons réunis au Palais des congrès à Paris, le tout nouveau président Pierre Gattaz a illustré sa vision de la société : « Ma plus jeune fille vient de passer son bac (et l’aura, j’espère). Son sujet de sciences économiques et sociales était : « Vous montrerez de quelle manière les conflits sociaux peuvent être facteurs de cohésion sociale » (rires). Il y a du travail. Comme si, dans notre pays, la cohésion devait nécessairement passer par le conflit contre l’entrepreneur ! Comment, au XXIe siècle, peut-on encore avoir une vision de ce type, aussi cari- caturale, aussi dogmatique, aussi éloignée de la réalité de nos chefs d’entreprise, du terrain, de la croissance, du stress de garder nos emplois en France et de les développer ? »

Les entreprises paieraient trop ? Patron de Radial, entreprise moyenne de technologie de pointe, mais porté par la toute-puissante Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), le nouveau patron des patrons a pour mission d’être le porte-voix d’un pseudo syndicat dont les membres n’ont pas toujours des intérêts identiques. Confédération regroupant 74 fédérations d’industries et des régions, le Medef est tenu par une dizaine de fédérations et les patrons des plus grandes entreprises même si les dirigeants de celles du CAC 40 se font discrets. Les PME, TPE ou encore les entreprises sur les marchés de niches sont ainsi totalement sous-représentées.
Après voir pris la posture d’un patron du Medef « lutte de classes », il s’est affirmé partisan du dialogue social. Gattaz demande une économie de 100 milliards d’euros de baisse de « charges » et d’impôts sur cinq ans : « En premier lieu, avoir le courage de faire un trans- fert sur 5 ans de 50 milliards d’euros de cotisations sociales qui pèsent sur le travail vers des mécanismes de type TVA et CSG, 10 milliards par an. Ensuite, une baisse sur 5 ans aussi des prélèvements obligatoires de l’ordre de 50 milliards d’euros, en impôts divers et taxes qui pèsent sur nos marges (…) Nous n’accepterons plus de hausse des prélèvements obligatoires, ni de hausse de taxes ou d’impôts qui pèsent sur nos activités. »

La troisième mesure suggérée est la simplification du code du travail pour le « rendre opérant et compréhensible ». Rien de neuf. Le gouvernement avait obtenu un satisfecit de Laurence Parisot estimant que la « direction prise » était « la bonne », rappelant à plu- sieurs reprises que le gouvernement avait, selon elle « pris la mesure de la gravité de la crise ». Gattaz obtiendra-t-il entière satisfaction ?

Robert Pelletier Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Des casseroles déposées devant le siège de l’UMP

Des casseroles déposées devant le siège de l'UMP dans NPA 589578871
Les militants du NPA ont voulu dénoncer les comptes de campagne de Sarkozy, rejetés par le Conseil constitutionnel. Des vieilles casseroles feront l’affaire.

Les militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont installé une batterie de casseroles sur les marches de l’UMP, vendredi soir. Clin d’œil à l’actualité. Ils n’étaient qu’une poignée. Mais ils s’affichent comme le poil à gratter de la politique castelroussine. Leur dernier coup d’éclat, sans tambour ni trompette, remonte à vendredi, en fin d’après-midi. Les militants du NPA ont, en effet, déposé une batterie de casseroles sur les marches du siège de l’UMP, situé avenue Charles-de-Gaulle à Châteauroux. « Des casseroles et un autocuiseur que nous avons récupérés dans une déchetterie », se marre Gérald Prévot. Le porte-parole du NPA assume cet acte : « De quoi faire mijoter les consciences. Cette idée nous est venue lorsque le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne de Sarkozy pour fraude électorale. »

Également une plainte contre le maire Pour les sympathisants du NPA, la « soupe politicienne » a mauvais goût. Gérald Prévot s’en explique et s’insurge : « En plus, l’UMP lance une souscription et a déjà récupéré près de 5 M€ alors que c’est la disette pour les Français. Et, cerise sur le gâteau, cette somme sera déductible à 66 % des impôts comme les autres dons effectués aux œuvres caritatives ou aux syndicats. »
Sur ce point, le NPA trouve la recette douteuse : « Car indirectement, ce sont les Français qui participent et financent cette fraude électorale. » Le Parti anticapitaliste surfe sur les affaires. « Bettencourt, Tapie, La Libye ou Karachi, l’UMP est bourrée de casseroles. » Et un coup de canif à gauche : « La première grosse casserole du Parti socialiste, c’est de nous faire croire qu’ils sont de gauche. Pour cette action, nous avions invité les partis de gauche, aucun n’a répondu. »
Gérald Prévot fait le rappel : « L’UMP à Châteauroux, ce n’est pas mieux. Nous avons déposé une plainte contre le maire pour ses propos tenus à l’encontre des gens du voyage. Plainte sans suite. Et que penser du terrain de La Martinerie, cédé à bas prix à l’école religieuse sans estimation des Domaines ? » Finalement, quelques militants de la CGT ont rappliqué vendredi soir. Le petit NPA s’est soudain senti moins seul.

Jacky Courtin 21/07/2013 05:46

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16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec les 29 militants anti-nucléaires qui ont pénétré sur le site de la centrale de Tricastin

Solidarité avec les 29 militants anti-nucléaires qui ont pénétré sur le site de la centrale de Tricastin dans Ecologie & climat 091216_Copenhague_b_DM_23_r-bf6f5 T’es contre le nucléaire? Vraiment?

La logique de l’industrie nucléaire c’est toujours plus de sécurité.

Areva, EDF, le gouvernement s’acharnent à faire croire qu’elle est assurée, que tout va bien. Grillages, barbelés, polices spéciales, caméras, équipes cynophiles, en théorie tout est là.

En pratique les militants de Greenpeace démontrent le contraire. Qu’elle est impossible, et que de fait ces centrales sont dangereuses à plus d’un titre : pour le nucléaire lui même, pour la cible potentielle qu’elles représentent, pour le modèle répressif de société qu’elles induisent. Les réactions du gouvernement confirment cela : en réponse à cette intervention militante il annonce le renforcement des sanctions pénales, la criminalisation de l’action des anti-nucléaires. Hollande ne s’est engagé dans la fermeture d’aucune centrale, même les plus vieilles donc les plus dangereuses dont Tricastin fait partie, mais il s’apprête à cogner sur celles et ceux qui lui rappellent ses promesses. De ce coté là pas de changement non plus !

Montreuil, le 15 juillet 2013 http://npa2009.org/node/38156

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Budget, écologie, retraites… Un gouvernement usé. A nous d’en profiter !

Budget, écologie, retraites... Un gouvernement usé. A nous d'en profiter ! dans Hollandie fh-4

Derrière le limogeage de la ministre de l’Écologie Delphine Batho, Hollande met en garde toutes celles et ceux qui oseraient critiquer son orientation, celle du 100  % austérité. Mais malgré les rappels à l’ordre autoritaire, l’usure du pouvoir continue.
Delphine Batho n’avait même pas émis de doutes, comme l’ont fait d’autres auparavant, sur la politique d’austérité. Mais sa critique sur la baisse du budget du ministère de l’Écologie a suffi pour qu’elle soit limogée, au nom du principe de « solidarité gouvernementale ». Derrière ce limogeage, Hollande cherche désespérément à imposer son autorité, son orientation. Il provoque volontairement une mini-crise politique pour obliger ministres et députéEs à se soumettre ou à se démettre. Et ceux d’Europe Écologie Les Verts ont donc, une nouvelle fois, choisis de se soumettre.

De la rigueur, encore et toujours… Le budget de l’État pour l’année prochaine n’est pas seulement « mauvais » comme l’a dit Delphine Batho, c’est une attaque sans précédent contre la majorité de la population. Côté dépenses, le gouvernement Ayrault-Hollande prévoit 14 milliards d’économies suivant ainsi les préconisations du dernier rapport de la Cour des comptes. Tous les ministères « non prioritaires » verront donc leurs crédits chuter, subissant ainsi un tour de vis supplémentaire. Le nombre de fonctionnaires va encore diminuer – au moins 3 200 postes supprimés – et, pour ceux qui restent, le salaire sera une nouvelle une fois bloqué. Les collectivités locales verront leurs dotations diminuées. Leurs possibilités d’intervention seront donc amputées, notamment les aides sociales, qui leur incombent depuis que l’État s’en est déchargé. Un coup de plus contre les plus pauvres qui subissent déjà de plein fouet les licenciements, le chômage, et la baisse de leur niveau de vie. Au total, les économies sur les ministères et les collectivités territoriales devraient s’élever à 9 milliards. Pour parvenir aux 14 milliards envisagés, il reste donc à en trouver cinq. Le gouvernement sait déjà où il va les puiser : dans les caisses des régimes sociaux, notamment de la Sécurité sociale, là encore sur le dos des classes populaires.

Ceux qui aboient… sont aux abois !
Le limogeage de la ministre de l’écologie par François Hollande n’a rien réglé sur le fond. Et la discussion budgétaire à l’automne pourrait aggraver la crise politique sous-jacente. Confronté à la désaffection de son électorat (huit élections législatives partielles perdues depuis son arrivée au pouvoir) et aux critiques de son propre camp, François Hollande a donc choisi la manière forte pour imposer son orientation et faire taire les divergences, soupçonnées de nuire à sa politique. Momentanément évitée par le maintien de dociles Verts au gouvernement, la crise n’en est pas éteinte pour autant. Celle-ci couve depuis longtemps dans les rangs du gouvernement et de la majorité, et pourrait à nouveau rebondir. La contestation n’a cessé de grignoter ces derniers mois, elle s’est étendue à plusieurs courants du PS et à une partie des rangs des écologistes, jusqu’à se propager au sein même du gouvernement. Tout cela est le reflet déformé d’une colère réelle chez la majorité des salariéEs, des chômeurs, des jeunes, des immigréEs, qui, depuis un an, ne voient pas leur situation s’améliorer. Au contraire, il n’est plus rare d’entendre dire que « le changement », c’est sur le fond la continuité de Sarkozy, voire pire ! Tout comme les autres gouvernements européens englués dans la crise et l’austérité, Hollande et Ayrault subissent l’usure rapide de ceux qui font le sale boulot… et le font bien.

S’opposer, se mobiliser ! Dans un tel contexte, il y a urgence à faire reculer le gouvernement, en particulier sur la question des retraites qui sera le rendez-vous social et politique de la rentrée. Nous connaissons déjà les grandes lignes de cette nouvelle attaque : baisse drastique des pension, augmentation de la durée de cotisation. Le 10 septembre prochain, date de grève et de manifestations à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, sera donc une date importante qu’il faut d’ores et déjà préparer. Cette journée doit être la plus massive possible, mais ne sera pas suffisante pour faire reculer ce gouvernement. Ce sera aussi une nouvelle occasion de rappeler que ce ne sont pas les travailleurEs, les retraitéEs ou les chômeurEs qui sont responsables des crises et du déficit de l’État. Face à une telle politique, riposter à ce gouvernement fragilisé, et à ses mesures d’austérité, devient une urgence. Une opposition de gauche, vite !

Sandra Demarcq Mercredi 10 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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09 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Grand succès pour la Fiesta anticapitalista des JAC (Lcr.be)

Grand succès pour la Fiesta anticapitalista des JAC (Lcr.be) dans Jeunes dsc073873

Le jeudi 27 juin, les Jeunes anticapitalistes (JAC) organisaient pour la troisième année consécutive une fête de soutien aux Rencontres internationales des Jeunes qui auront lieu cet été en Grèce du 3 au 9 août   (www.anticapitalisme.be).

Cette année-ci, les jeunes avaient mis les petits plats dans les grands et ont organisé un véritable festival sur le campus du Solbosch de l’ULB, au milieu du Square G créé en mémoire des étudiant*es résistant*es du Groupe G pendant l’occupation nazie. Alors qu’une centaine de participant*es avaient été recensé*es l’an dernier, cette année ce sont plus de 300 personnes qui sont venues non seulement profiter d’une éclaircie inespérée, de bonne musique ou de bières spéciales, mais aussi pour écouter des jeunes militantes et militants de plusieurs pays !

Pauline des JAC a d’abord rappelé le sens de notre engagement politique, la longue liste d’actions et débats publics organisés cette année par les JAC, avec un fil conducteur féministe, écosocialiste et internationaliste, contre l’austérité et la répression de la jeunesse. Marc d’Izquierda anticapitalista (Etat espagnol), Costas d’Antarsya (coalition anticapitaliste) en Grèce, Violaine des jeunes NPA en France, nous ont parlé de l’état des luttes et de la situation politique et sociale dans leur pays : partout, à des rythmes et degrés divers, l’austérité imposée par les gou- vernements européens favorise des mobilisations et des recompositions politiques plus ou moins fortes à gauche. Luis du PRT mexicain nous a quant à lui fait passer le message de résistance porté notamment par les zapatistes de l’EZLN au Chiapas. Tou(te)s ont insisté sur l’importance des Rencontres internationales des Jeunes cet été en Grèce, occasion unique de se retrouver avec des centaines de militant*es de nombreux pays pour partager expériences et moments de fête ! Enfin, Neal et Alexandra des JAC ont conclu politiquement la soirée : Neal en témoignant de son expérience toute fraîche au cœur de la révolte à Istanbul en Turquie, et Alexandra en rappelant la forte mobilisation unitaire de la jeunesse néerlandophone et francophone contre la répression du gouvernement et ses Sanctions administratives communales (SAC), qui s’est manifestée le 29 juin (avec la participation des JAC) et se manifestera encore le 26 octobre dans la rue !

En plus de ces interventions internationalistes et militantes, la programmation musicale de cette Fiesta a ravi les présent*es : le blues de TOMMY GREEN & THE BLUES MACHINE, l’éthiojazz de BARBAZMARI, le rock de Stevie Rose & the Hotshots étaient vraiment très bons et nous ont fait vibrer toute la soirée. Entre chaque groupe, c’est MARACATUMIX ! qui a mis le feu au public avec des percussions brésiliennes très estivales ! Enfin, le duo franco-belge Panda Royal s’est fendu d’un DJ set excellent, que même la pluie, qui faisait son retour dans la nuit, n’a pas arrêté !

Une Fiesta qui a pu compter sur le soutien de nombreuses et nombreux bénévoles sans lesquels il aurait tout simplement été impossible d’or- ganiser pareil évènement : on les remercie donc chaleureusement, ainsi que les participant*es qui nous ont encouragé*es en saluant l’évè- nement, une réussite politico-festive qui booste les camarades en prévision des Rencontres internationales Jeunes en Grèce, et d’une rentrée qui s’annonce endiablée pour les JAC ! Par Jeunes Anticapitalistes (JAC) le Lundi, 08 Juillet 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2937:qgrand-succes-pour-la-fiesta-anticapitalista-des-jac-a-lulb-&option=com_content&Itemid=53

 

 

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Elus locaux du NPA : petits mais costauds !

NPA
Elus locaux du NPA : petits mais costauds ! dans NPA porte-voix-femmes.preview

Y en a pas un sur cent… et pourtant nous sommes là ! Alençon, Allauch, Annecy, Canteleu, Chambéry, Clermont-Ferrand, Colomiers, Gérardmer, Le Mans, Louviers, Poitiers sont les principales villes où des militantEs du NPA sont conseillerEs municipaux (nous sommes le plus souvent la ou le seulE éluE de la liste).Nous sommes aussi dans les banlieues populaires de grandes villes, comme Bordeaux : Cenon, Cestas, Lormont, Pessac ; Caen : Hérouville ; Tours : Saint-Pierre-des-Corps ; Rouen : Sotteville-les-Rouen ; Paris : Évry, Fontenay-sous-Bois, Gennevilliers, Gentilly, Ivry, Trappes. Et dans plusieurs toutes petites communes.


Quand nous avons été éluEs, le NPA n’existait pas encore. Nous avons donc été éluEs sur des listes LCR, ou Vraiment – à gauche – toute – à 100 %, ou avec un autre parti, ou dans une petite commune où les listes sont sans étiquette, et le plus souvent dans des villes dont la majorité municipales a été élue dès le premier tour, nos listes dépassant alors les 5% nécessaires. Nous avions eu en 2008 plus de 80 éluEs. Cette particularité fait que les éluEs anticapitalistes sont partout des élus qui pratiquent l’opposition de gauche depuis de nombreuses années. De plus, lors de ces dernières municipales, les comités pour un nouveau parti anticapitaliste se créaient partout en France et faire les listes a été une des étapes de la naissance du NPA. Quand nous avons été élus, ni nous ni les membres de la liste n’étions des « spécialistes », et nous ne connaissions que peu de choses sur les dossiers que nous avons eu à traiter. La démonstration que chacun peut s’emparer de cette fonction et ne pas la laisser toujours aux mêmes…
Dossier coordonné par Isabelle Guichard et Thibault Blondin

Porte-paroles des mobilisations Sous Hollande comme sous Sarkozy, les éluEs du NPA sont confrontés aux mêmes politiques d’austérité, nationales comme locales, et défendent une politique anticapitaliste, en faveur des services publics, de l’emploi et des mesures d’urgence nécessaires à la population. ConfrontéEs aux conséquences de l’aggravation de la crise, particulièrement dans les quartiers populaires, les élues anticapitalistes s’opposent à des budgets contraints : stagnation ou restriction des dotations de l’État mettant les collectivités locales à contribution pour 750 millions d’euros dans les 2 années à venir. Ils ont dénoncé les emprunts toxiques qui verront leurs taux d’intérêt exploser. Tous ont voté contre des budgets d’austérité pour la population et les employés communaux comme le recours massif à la précarité, aux CDD, vacations et contrats aidés. Certaines municipalités font le choix démagogique d’installer au prix fort des caméras de vidéo-surveillance qui ne pourront rien contre l’aggravation de la misère et l’explosion du chômage des jeunes, à la source d’une insécurité avant tout sociale.
Une opposition unitaire Nos éluEs s’opposent aux délégations de service public, cadeau au privé, comme dernièrement à Pessac où la municipalité vient de donner au groupe privé Ansamble (Avenance, Quick…) la gestion des cantines. Ils défendent un retour en régie muni- cipale ou communautaire de services fondamentaux, ce qui allégerait la facture des usagers, comme pour l’eau, encouragés par les nom- breuses remunicipalisations partout en France. Les élus NPA se font les porte-parole des luttes des salariés partout où ils sont éluEs. Ils sont partie prenante des actions des collectifs locaux (contre la dette…) ou écologiques (Notre-Dame-des-Landes). Ils rendent régulièrement compte à la population de leurs interventions et de ce qui se dit au conseil à travers des bulletins locaux. Nos éluEs défendent partout et au quotidien l’urgence sociale, en recherchant l’unité d’action avec toutes celles et ceux – partis, syndicats, collectifs, associations – qui veulent construire un rapport de forces pour imposer nos revendications. Ils/elles se battent aussi pour que les habitantEs, les salariéEs, chômeurEs, retraitéEs, jeunes, femmes, populations d’origine immigrée, s’approprient la politique, organisent leurs propres résistances, car rien ne changera sans la participation des plus exploitéEs.
Nos camarades éluEs sont un point d’appui pour construire une force politique, un parti des travailleurs et de la population qui pose la question du pouvoir, de l’instauration d’un gouvernement anti-austérité et pour l’annulation de la dette, pour le contrôle de toute l’économie par les travailleurs et la population. La commission des éluEs du NPA Dimanche 7 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 202 (04/07/13)

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

ÉluEs dans les quartiers populaires

NPA

ÉluEs dans les quartiers populaires dans NPA 733884_20370331_460x306-300x199

En Gironde, 4 des 6 éluEs du NPA le sont depuis 2001 dans des communes avec d’importants quartiers populaires à Cenon, Lormont et Pessac, communes aux majorités PS-PC-EELV. Les politiques de gauche comme de droite n’ont résolu aucun des problèmes du monde du travail et de la jeunesse exploitée des quartiers.
36 % de la population y survit sous le seuil de pauvreté, 40% des jeunes sont au chômage, et 28% de la population est immigrée. Nous avons donc été amenés à nous battre, particulièrement, contre la dette et la précarité, pour les services publics, contre le racisme et les discriminations. Les Emplois d’avenir (EA) et Emplois d’avenir professeur (EAP) de Hollande, réservés aux jeunes de ZUS, sont un échec : en Gironde, 35 EAP seulement ont été signés, 35% de l’objectif des EA. Ils s’ajoutent à tous les contrats précaires, dont les AED (assistants d’éducation), qui viennent d’être brutalement supprimés dans toutes les écoles et certains collèges de l’académie. Nos éluEs se sont opposés aux opérations de renouvellement urbain (démolitions de HLM). À Pessac, ils étaient au côté d’habitantEs qui ont empêché par leur lutte la démolition de leur immeuble. L’intervention de nos éluEs, avec les habitants concernés, a obligé le maire à faire pression sur le bailleur social pour apporter publiquement des garanties de relogement et d’annulation des hausses de loyer. Il n’en a pas été de même à Lormont, où malgré la mobilisation d’habitantEs avec les éluEs du NPA, 1 345 logements HLM ont été détruits et remplacés par des logements plus petits et plus chers.
Contrôle par la population À Lormont, l’élue du NPA a relayé l’action du Collectif 33 pour un Audit sur la dette afin de dénoncer les emprunts toxiques qui vont grever les finances de la ville ; elle a défendu l’annulation de cette dette illégitime et un service public bancaire sous le contrôle de la population. La réforme des rythmes scolaires, appliquée dès 2013 à Cenon et Lormont, et que les élues du NPA contestent au côté des enseignantEs, ne pourra se faire sans embauches de personnels d’animation, pour la plupart à temps partiel. Comment embaucher avec des salaires décents, avec seulement une aide gouvernementale insuffisante durant 2 ans ?
Les éluEs ont été aussi à l’initiative d’une motion avec le Collectif pour le droit de vote pour les étrangers dès 2014 votée dans toutes leurs communes et au-delà. Quand une jeune femme voilée a été agressée à Pessac, le NPA a été le seul parti parmi les organisateurs de la marche « contre le racisme et l’intolérance », invité naturellement par les associations et jeunes qui en avaient pris l’initiative, malgré leur méfiance vis-à-vis des « politiques ».

Alors, aux prochaines municipales, les élus du NPA comptent être encore présents avec ceux qui le souhaitent, pour dire que ce n’est pas aux habitants des quartiers de payer la crise, pour imposer le contrôle de la population et des travailleurs sur l’argent public, pour imposer les droits démocratiques.
Christine Héraud (Cenon), Isabelle Ufferte (Pessac) et Monica Casanova (Lormont)

http://npa2009.org/node/38048

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