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17 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Élections européennes: un rendez-vous à ne pas manquer

NPA
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Les élections européennes du 25 mai vont prendre une signification particulière dans le contexte de crise politique ouverte depuis les élections municipales…

Le gouvernement Valls y joue son avenir. Ces élections prennent aussi une signification importante du fait de la crise chronique que connaît l’Union européenne, maillon faible des puissances capitalistes. Elles seront pour tous les courants politiques l’occasion de se définir sur la question de l’Europe, question qui est au centre du débat politique. Il est indispensable que le NPA y prenne toute sa place.

Le premier constat, malheureusement sans surprise, est que probablement le FN sera le deuxième, voire le premier parti de ce pays. Lui et l’UMP réalisent dans les sondages autour de 22-23 % des voix. Le PS devrait résister autour de 20 % mais rien ne dit qu’il ne connaisse pas une nouvelle dégringolade qui remette en cause la crédibilité du gouvernement Valls.

L’abstention risque d’être importante : elle touchera en premier lieu les milieux populaires écœurés par le PS, alors que la droite et l’extrême droite ont bien plus de raisons de mobiliser leur électorat dans la lutte pour le pouvoir. Et le PS sera la première victime du rejet des poli- tiques d’austérité que Sarkozy et Hollande ont mis en route et qu’il applique. Nous n’avons pas les moyens d’agir sur ces tendances de fond. Elles s’inscrivent dans l’évolution des rapports de forces politique qui s’organisent autour d’une politique de classe agressive menée par l’État et le patronat contre les travailleurs et les classes populaires, cela au moment où se dissipent les dernières illusions à l’égard de la gauche de droite ou de la droite de gauche…

Une rupture internationaliste Dans ce contexte,la présence du NPA est essentielle. D’abord pour que s’affirme un courant politique au sein du mouvement ouvrier qui porte une pers- pective internationaliste, contre toutes les formes de nationalisme et de souverainisme, contre le FN qui rêve d’enfermer les travailleurs dans la prison des frontières. Un courant politique qui ne joue pas les ambiguïtés, comme le fait le Front de gauche avec ses listes « Rompre et refonder l’Europe ».

La lettre que le NPA a envoyé la semaine dernière aux partis du Front de gauche et à Lutte ouvrière ne demande nullement des places sur une liste. Elle veut porter un débat après la déroute du PS aux municipales, face à la crise politique qu’elle ouvre avec la montée du FN : oui il y a besoin d’une politique pour changer le rapport de forces, mais cette politique ne peut être la recherche d’une alliance avec EÉLV ou la gauche du PS pour constituer une nouvelle majorité parlementaire. Elle ne peut pas être non plus de rompre et de refonder l’UE : celle-ci n’est pas réformable, et reste un instrument entre les mains des banques et des multina- tionales.

Il faut tout changer pour en finir avec les politiques d’austérité et du chômage, annu- ler la dette, construire un monopole public bancaire pour en finir avec la dictature de la finan- ce, appeler les peuples à se fédérer pour jeter les bases d’une Europe des travailleurs et des peuples. Défendre ce programme, ouvrir une perspective en rupture avec les partis de la règle d’or de l’austérité et leurs institutions, l’enraciner dans les mobilisations, est la seule façon de sortir du recul politique et de barrer la route au FN.

Yvan Lemaitre Hebdo L’Anticapitaliste – 238 (17/04/2014)

http://npa2009.org/content/elections-europeennes-un-rendez-vous-ne-pas-manquer

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16 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Contre le gouvernement, on continue!

NPA

On croyait avoir touché le fond avec Ayrault et Hollande, mais Valls  réussit à faire plus fort, plus vite, plus à droite !

Il maintient le plan d’austérité de 50 milliards. Pour les  patrons, il ajoute généreusement aux 30 milliards déjà promis, au moins 6 milliards de baisses et suppressions d’impôts sur les entre- prises. En supprimant toutes les cotisations sociales qui devraient être payées par les patrons pour les salariéEs au SMIC, en les réduisant encore jusqu’à 1,6 SMIC, en supprimant  l’es- sentiel  des cotisations famille pour la quasi-totalité des  salaires, il détruit la Sécu en coupant une par une toutes ses sources de financement.

Il  arnaque les salariéEs en faisant passer la baisse des cotisations salariales pour une augmentation de salaire : ce que nous gagnerons apparemment sur la feuille de paie, nous le paierons en impôt ou sur les remboursements médicaux, la retraite, les services publics…

Le 12 avril n’est qu’un début. Le gouvernement a été massivement rejeté lors des élections municipales. Sa seule réponse est de continuer la même politique en pire. A l’Assemblée Natio- nale, des députés du PS et des Verts râlent, mais Valls obtient largement le vote de confiance et fait passer du même coup son pacte de responsabilité.

Ce gouvernement n’est décidément pas le nôtre. Ce système ne nous représente pas, ne représente pas les 99 % de la population, celles et ceux qui font les frais des politiques d’aus- térité. Il ne nous reste que la mobilisation, le rapport de force pour nous faire entendre.

Des dizaines de milliers de manifestantEs se sont retrouvés à Paris, le samedi 12 avril contre l’austérité, pour l’égalité, pour le partage des richesses. Dans la rue, venus de toutes les régions, les forces politiques qui s’opposent à gauche au gouvernement -le NPA, le Front de Gauche, Alternative Libertaire-, de nombreux syndicats qui ne veulent plus attendre les miettes que les patrons veulent bien laisser tomber de la table du soi-disant dialogue social, des intermittents, étudiants, salariés, sans-papiers… toutes et tous se sont mobilisés contre la politique du gouvernement.

Faisons Valls’er l’Europe du Capital et le gouvernement Il reste beaucoup à faire pour construire ensemble, dans les villes, les quartiers, les entreprises et les lieux d’étude, une mobilisation assez puissante pour faire céder le gouvernement et l’obliger à remballer son pacte de responsabilité. Mais il n’y a pas d’autre issue, nous devons continuer dans la même voie, la voie de l’unité, de l’affrontement au gouvernement et au patronat, la voie de la solida- rité et de la convergence des luttes. Les occasions ne manquent pas, autour de toutes les résistances, contre les licenciements, les expulsions, les fermetures de classes, les attaques contre la protection sociale…

Le 1er Mai, soyons tous dans la rue pour manifester à nouveau. Pour les élections européennes le NPA a proposé aux forces politiques qui se situent en opposition au gouver- nement, de présenter des listes unitaires, contre l’austérité, pour une Europe des travailleurs et des peuples. Malheureusement cette proposition est refusée tant par Lutte Ouvrière que par le Front de gauche. Le NPA présentera des listes pour une Europe, des travailleurs et des peuples et pour envoyer Valls’er l’Europe du capital et le gouvernement.

http://npa2009.org/content/contre-le-gouvernement-continue

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16 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Ps: schröderisation, blairisation, ou liquidation ?

buffy-the-gentlemen

«J’avais dit que je restais socialiste. J’ai été élu avec l’appui du PS, de la gauche (…) Suis-je un social-démocrate? Oui!» avait répondu François Hollande à l’occasion d’une con- férence de presse, le 14 janvier dernier. Sa réponse avait ouvert dans le petit monde média- tique un grave débat : François Hollande est-il ou non social-démocrate ?

Un débat quelque peu hors sol conséquence sans doute de l’esprit facétieux du Président alors en plein psychodrame sentimental et qui engageait son changement de cap, à droite toute…Il dénonçait un État «trop lourd, trop lent, trop cher», les «abus» et «excès» de la Sécurité sociale, tendant la main aux patrons et plaidant pour des économies drastiques, une baisse des impôts et mettait en route son pacte de responsabilité… Au-delà des facéties de Hollande, la question mérite cependant d’être discutée pour comprendre l’évolution des rapports politiques en France mais aussi, peut-être, plus largement en Europe.

Le compromis social… unilatéral Inutile de dire que nos fins commentateurs des petites phrases hexagonales ne pensaient nullement à la social-démocratie de la fin du XIXe siècle, premier parti moderne de la classe ouvrière. Leur social-démocratie a renoncé depuis long- temps au socialisme, à la classe ouvrière même si ses dirigeants aiment bien, de temps en temps, réveiller les fantômes du passé, Jaurès tout particulièrement, pour essayer de se gran- dir eux-mêmes.

Les héritiers de la social-démocratie se sont, partout, adaptés à l’économie de mar- ché depuis longtemps. Leur « Etatisme » d’après la seconde guerre mondiale était dévoué, corps et âme, à la classe capitaliste. Au pouvoir ou dans l’opposition, ils lui ont, durant les 30 glorieuses, garanti la paix sociale. Il y avait alors du « grain à moudre ». La bourgeoisie accro- chée à son Etat a pu ainsi relancer la machine à profit et affronter les sales guerres coloniales. Le « compromis social » était pour le moins à sens unique, il visait à soumettre les travailleurs à la politique des classes dominantes en échange de quelques concessions au prix de leur soutien aux guerres coloniales.

A la fin des années soixante, sous les effets de la crise il a commencé à prendre l’eau et la social-démocratie d’après-guerre s’est, en France, effondrée. Il a fallu un homme de droi- te, Mitterrand pour la faire renaître de ses cendres à travers l’union de la gauche en utilisant le Parti communiste qui représentait 20% de l’électorat. Mitterrand a su plier le PC à sa politique tout en s’en servant pour redonner au parti socialiste des guerres coloniales et du soutien à De Gaulle une nouvelle vertu de gauche, nouvelle et bien fragile…

La fin du PC et la fin du PS Mitterrandien Et c’est Mitterrand qui a « réconcilié » le PS avec la bourse, les dividendes et l’a engagé sur la voie du libéralisme alors que le PC ne cessait de s’affaiblir payant le prix de sa participation au gouvernement durant les 4 premières années Mitterrand de 1981 à 1984, puis, après l’effondrement de l’URSS, sous Jospin de 1997 à 2002. Jospin avait accéléré les affaires en déclarant dans la campagne présidentielle de 2002 qu’il ne défendait pas un programme socialiste. Ce n’était pas un scoop mais le dire était une façon de vouloir forcer la marche vers le libéralisme. Mitterrand a fait, à sa façon, le même boulot que Thatcher. Jospin, lui, s’inscrit dans le même processus que Blair ou Schröder.

La social-démocratie s’adapte aux besoins de la bourgeoisie et se coule dans le moule qu’elle lui impose. Le PC est bien trop affaibli pour continuer de peser sur les évolutions de la social-démocratie devenu social libérale. Celle-ci continue de s’abandonner, sans la moindre résistance, dans les bras du libéralisme.

Hollande « libéré » ou le « Président du Medef » et la fin de la social-démocratie Au- jourd’hui, Hollande a décidé de se défaire des derniers oripeaux de « la gauche ». Il s’est « libéré » et n’a même plus besoin de faux-semblants, il fait du Sarkozy. L’Humanité s’en indi- gne : « François Hollande sera, pour la deuxième partie de son mandat, le président du Medef… Il y a franchement de quoi rester interdit devant tant de tromperies. Le chef de l’État a douché hier tous les espoirs. » Comment s’en étonner ? Pour les libéraux, seuls comptent les intérêts et la politique du patronat avec lequel l’Etat entretient un « un dialogue constructif […] comme ce que fait le ministère de l’industrie allemand ».

L’exemple allemand est le modèle d’une bonne politique. Il y a deux mois, François Hollande a reçu à l’Élysée Hartz, ancien conseiller de Schröder et inspirateur des réformes dites Hartz IV, qui ont fabriqué des bataillons de pauvres en réduisant les allocations chômage et en créant les jobs à un euro de l’heure. Plus qu’un symbole, une politique… L’an dernier, à Leipzig, lors du congrès du SPD, Hollande avait rendu hommage à l’ancien chancelier : « Le progrès, c’est aussi de faire dans des moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi et anticiper les mutations industrielles. Et c’est ce qu’a fait Gerhard Schröder et qui permet aujourd’hui à votre pays d’être en avance sur d’autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent même faire surgir des controverses, mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel ».

Aujourd’hui, le SPD participe à la grande coalition avec Angela Merkel, en France, Hollande est en train de liquider le PS, deux façons de donner raison à la réalité : la social-démocratie est morte depuis longtemps, sous ce masque s’est perpétué un parti parfaitement adapté à l’ordre bourgeois, qui s’y est moulé au point que le masque ne sert plus à rien, que ses dirigeants éprouvent le besoin de s’en défaire. Le choix de Manuel Valls comme Premier ministre au lendemain de la déroute du PS aux élections municipales s’inscrit dans cette évo- lution.

Il est le plus à droite des dirigeants du PS, lui qui souhaitait, lors de la primaire pour dési- gner le candidat du PS à l’élection présidentielle de 2012, l’abandon du mot « socialisme » : « Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer: le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé; il renvoie à des conceptions du XIX° siècle« . L’histoire met du temps pour tourner les pages, mais une page est bel et bien tournée. Cela s’exprime au sein du monde du travail par une abstention croissante, le rejet des partis institutionnels, les partis du Medef. Cette abstention laisse le terrain libre à l’extrême-droite mais elle est aussi le point de départ de la reconstruction d’une conscience de classe, d’un nouveau parti des travailleurs. Yvan Lemaitre

http://npa2009.org/content/ps-schroderisation-blairisation-ou-liquidation

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16 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Le npa le 12 avril à paris

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15 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Olivier besancenot sur france 3 dimanche 13 avril

NPA


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14 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Olivier besancenot dans les 4 vérités sur france 2

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13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Contre l’austérité et pour «une alternative de gauche» (al’e.ch)

une

 

Entre 25’000 et 100’000 personnes ont défilé samedi 12 avril contre l’austérité et pour une alternative à gauche, à l’appel du Front de gauche, du NPA, de syndicats et de collectifs. Un cortège à la tonalité anti-Hollande très prononcée.

Pendant de longues minutes, le trio pose pour les photos et les caméras. Le coprésident du parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, chemise blanche et écharpe rouge, lève les bras et salue les manifestants sur le bord qui crient Résistance». Le communiste Pierre Laurent fait des coucous plus timides. Au milieu, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche radicale européenne pour diriger la commission européenne après les élections du 25 mai, est la star du jour.

A l’appel du Front de gauche, du NPA (Nouveau parti anti-capitaliste) des milliers de personnes (25’000 manifestants selon la police, 100’000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi 12 avril à Paris «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses». Il s’agit de la première mobilisation après la déroute socialiste des municipales, qui a vu les électeurs de gauche déserter les urnes. Une réponse, aussi, de la gauche radicale à la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre Manuel Valls, qui a confirmé l’objectif de 50 milliards d’euros d’économie en trois ans et la mise en œuvre du très décrié pacte de responsabilité, une baisse massive du coût du travail sans contreparties tangibles. [voir sur ce site l’article publié en date du 26 mars 2014, onglet France]

«Il faut lutter, s’organiser, ce n’est pas à l’Élysée, à Matignon, dans les salons qu’on obtiendra satisfaction », chantent des musiciens, juchés sur un char. Raquel Garrido, porte-parole internationale du PG (Parti de gauche) et candidate du Front de gauche en Île-de-France aux européennes, et Danielle Simonnet, élue PG au Conseil de Paris, entonnent une Carmagnole aux paroles détournées: «François Hollande n’a rien compris (…) Son plan pour les patrons, pour nous c’est toujours non!» «La gauche au pouvoir» entend-on dans le carré de tête.

Dans le cortège, les socialistes en prennent pour leur grade: «PS-Medef, même combat»; «Pseudo-socialistes, par respect pour Jaurès ou Allende, abandonnez le bô (sic) vocable socialisme, merci !» «Les socialistes ne sont plus socialistes», a simplement écrit sur sa pancarte Sabrina, orthophoniste venue du Pas-de-Calais. «Valls et Hollande sont dans la lignée de Sarkozy. Les petites gens ne sont plus défendues, déplore-t-elle. Elles sont taxées, alors qu’on devrait taxer l’exil fiscal. Moi je m’occupe d’enfants, j’ai peur que les moyens pour l’école ne suivent pas.»

La tonalité anti-Hollande et anti-Valls est très prononcée. «Hollande, ça suffit!» proclame une grande banderole rouge hissée sur la statue de la place de la République. «Hollande = trahison», dit une autre, près du carré des personnalités. On remarque même un «Hollande dégage», slogan qui rappelle les manifestations des dernières années du quinquennat Sarkozy. «Envoyons vallser l’austérité», lit-on sur la traditionnelle pancarte du manifestant au masque d’Anonymous, figure des rassemblements de la gauche radicale.

«Hollandréou, pas de régime grec. Femmes compris!» a écrit sur sa pancarte Josée Pépin, militante du collectif Tenon, qui s’est battue pour le maintien d’un centre IVG dans le XXe arrondissement de Paris. «La nomination de Valls aggrave la situation car c’est un homme de pouvoir, autoritariste. Le PS n’est pas la gauche : il n’en a plus les valeurs.» C’est un front du peuple qui se constitue» assure Jean-Luc Mélenchon. Derrière la banderole, les nombreuses personnalités du Front de gauche côtoient les anciens candidats du NPA à la présidentielle, Olivier Besancenot et Philippe Poutou; des syndicalistes (Annick Coupé, porte-parole de Solidaires); mais aussi des élus socialistes ou écologistes.

Parmi eux, Liêm Hoang Ngoc, eurodéputé socialiste sortant et membre du bureau national du PS, qui a récemment invité François Hollande à rompre avec Tina [voir sa tribune dans L’Humanité : http://www.liemhoangngoc.eu/?p=2640] «La France s’apprête à appliquer des politiques d’austérité qui ont échoué partout ailleurs», avertit le parlementaire, écarté des listes PS pour les européennes. Il un «congrès extraordinaire pour clarifier la ligne politique» du PS. «Hollande s’est trompé de premier ministre et nous impose un virage qui n’a pas été discuté, il y a un grand trouble dans l’aile gauche du PS», assure-t-il.

«Cette manifestation n’est pas une lame de fond, mais une démonstration de force, analyse le syndicaliste Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic et membre du conseil scientifique d’Attac. L’important, c’était déjà de la faire, pour ne pas laisser la rue à la droite et montrer qu’il y a une opposition de gauche à la politique menée. La claque des municipales est en train de faire bouger les lignes dans la majorité. Et cela va s’amplifier après les européennes, qui vont voir les listes de la gauche de transformation sociale progresser.»

De fait, plusieurs organisations présentes samedi se sont divisées sur l’opportunité de mani- fester. Des fédérations et des unions départementales de la CGT défilent avec camions et drapeaux. L’ancien secrétaire général, Bernard Thibault, a appelé à manifester (mais ne s’est pas montré dans le cortège samedi). Mais pas l’actuel dirigeant, Thierry Le Paon, ce qui lui a valu un houleux débat interne [http://social.blog.lemonde.fr/2014/04/03/confusion-a-la-cgt-autour-de-la-marche-contre-lausterite-du-12-avril/]. Des syndicalistes de la FSU sont venus, mais la direction du syndicat enseignant est restée chez elle.

On trouve également quelques drapeaux verts. EELV [Europe Ecologie Les Verts], qui ne participe plus au gouvernement mais reste dans la majorité, n’a pas appelé à défiler, mais plusieurs élus ou responsables écologistes sont là. Par exemple Caroline Mecary, conseillère régionale EELV en Île-de-France, le maire du IIe arrondissement de Paris Jacques Boutault (juste réélu), l’ancienne porte-parole du parti, Élise Lowy. Annie Lahmer, cosecrétaire régionale d’EELV Île-de-France, déplore que les écologistes «ne soient pas beaucoup plus nombreux à être venus manifester». Elle assure que, malgré la fin de non-recevoir d’EELV au Parti de gauche, «des passerelles sont en train de se créer» sur le terrain entre les deux formations.

Parmi les manifestants, la volonté de rassemblement. «Nous connaissons les solutions pour en finir avec l’austérité, mais jusqu’ici nous avons échoué à les rendre visibles, explique Khalfa. Nous devons mettre désormais ces alternatives dans le débat public. Cela va de pair avec un regroupement politique de la gauche antilibérale.» «L’austérité conduit à l’échec et au chômage de masse, assure la députée communiste Marie-George Buffet. Est-ce qu’on reste sans rien faire, dans le désespoir et l’abstention, ou est-ce qu’on recrée de l’alternative à gauche? Tous ceux qui veulent faire la campagne des européennes avec nous sont bienvenus. Nous pouvons par exemple travailler avec les écologistes qui n’ont pas voté la confiance. »

«Quel bonheur de manifester avec le NPA ou avec le maire écologiste du IIe arron- dissement de Paris », se réjouit Raquel Garrido. La responsable du PG ne ferme pas la porte à quelques candidatures NPA sur les listes Front de gauche aux européennes, officiellement bouclées. Elle explique aussi que des représentants de l’aile gauche d’EELV devraient ren- contrer bientôt les responsables du PG. «Ce genre d’entretien bilatéral ne s’était pas produit depuis des années.» Le PG aimerait discuter avec EELV d’alliances éventuelles l’an prochain aux régionales. Une option que les dirigeants écologistes n’envisagent pas, même si certains militants plaident en ce sens. (12 avril 2014, article publié sur le site de Mediapart)

Publié par Alencontre le 13 – avril – 2014 Par Mathieu Magnaudeix

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13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Le npa le 12 à paris

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Le Npa « jeunes »

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13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Besancenot: « françois hollande a les mains dans la merde et il nous met tous dedans » (canal+)

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11 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Besancenot: «avec valls, c’est la même politique que ayrault, l’autoritarisme et la répression en prime» (mediapart)

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