Archive | NPA

19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa)

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa) dans Antiracisme guc3a9ant-valls-300x174

Déclaration d’Olivier Besancenot

François Hollande, par sa décision, vient de prendre une position révoltante et inhumaine à l’encontre du droit international sur le droit de vivre en famille. Cette proposition signifie que François Hollande remet également en cause le droit à l’éducation pour tous, qu’on ait ou pas des papiers. Il ratifie et cautionne l’expulsion des frères et des sœurs de Léonarda pourtant scolarisés en France. Qu’y a-t-il d’humain à demander à Léonarda de choisir entre sa famille et ses camarades de classe ? Ce gouvernement et François Hollande s’enfoncent dans la vase idéologique réactionnaire, discriminatoire qui semble embaumer l’air du temps. Le PS avait déjà renoncé depuis longtemps à créer l’espoir à gauche. Il alimente désormais la peur avec la droite et l’extrême droite. Léonarda et sa famille doivent rentrer et Manuel Valls doit partir du Gouvernement. Le combat continue. Olivier Besancenot, le 19/10/2013

http://www.npa2009.org/node/39214

Lire la suite

18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

NPA Jeunes

NPA Jeunes dans Jeunes viewerdee

D’autres manifs ce vendredi: http://www.lejdd.fr/Societe/Leonarda-de-nouvelles-manifestations-prevues-vendredi-634409

Expulsion de Leonarda : les lycéens poursuivent leur mobilisation dans toute la France (France Tv)

Des barrages ont été installés devant une cinquantaine d’établissements français, selon les syndicats de lycéens.

Mis à jour le 18/10/2013 | 11:50 , publié le 18/10/2013 | 11:39

La mobilisation des lycéens continue, vendredi 18 octobre, contre l’expulsion de Leonarda et d’autres élèves étrangers. Selon le syndicat lycéen Fidl, des actions sont menées dans une cinquantaine d’établissements dans toute la France. Les conclusions de l’enquête administrative sur les circonstances de l’expulsion de la jeune fille sont attendues dans la soirée de vendredi.

Barrages et manifestation à Paris

A Paris, « au moins 23″ établissements sont perturbés, selon le rectorat, avec, pour beaucoup, un blocage partiel des entrées. Le lycée Charlemagne est l’un des plus mobilisés. Selon la journaliste de francetv info présente sur le terrain, des barrages ont également été mis en place devant les lycées Victor-Hugo et Sophie-Germain, déjà mobilisés la veille. Les lycéens ne semblent pas prêts à se plier aux recommandations du ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, qui les a appelés à « rentrer dans leurs établissements ». A Paris, une manifestation est prévue en début d’après-midi entre Bastille et Nation, à l’appel de la Fidl, d’organisations d’étudiants et de parents d’élèves, ainsi que du Réseau éducation sans frontières.

http://www.francetvinfo.fr/societe/roms/expulsion-de-leonarda/expulsion-de-leonarda-les-lyceens-poursuivent-leur-mobilisation-dans-toute-la-france_438090.html

Lire la suite

17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

C’est Valls qu’il faut virer! (Npa Quimper)

C'est Valls qu'il faut virer! (Npa Quimper) dans Hollandie viewerb

Lire la suite

17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito : Autonomie ou opposition ?

Edito : Autonomie ou opposition ? dans A gauche du PS melenchon_and_laurent-saturne

« C’est le moment d’affirmer notre autonomie ! » a lancé Jean-Luc Mélenchon en clôture de la convention du PG consacrée aux élections 2014, en réponse à Pierre Laurent qui prône le rassemblement avec la majorité gouvernementale. Et de dénoncer la politique et les capitulations du gouvernement, « voilà pourquoi il faut se fâcher et maintenir, quoi qu’il en coûte, le feu de la colère. »

*
Jean-Luc Mélenchon module cependant sa colère. Celle-ci se concentre sur les grandes villes de plus de 100 000 habitants — ailleurs, il faut voir selon les situations — et principalement sur Paris. « Je déplore l’exemple désastreux qui sera donné si, à Paris, un des partenaires décide de quitter le Front de gauche pour une liste d’union », a-t-il affirmé tandis que Danielle Simonnet, tête de liste PG dans la capitale, estimait qu’en « aucun cas on ne peut troquer l’Humain d’abord pour quelques places d’abord ». Mélenchon brandit la menace : « Personne n’est obligé d’être membre du Front de gauche. C’est un choix libre. On vient si on est d’accord avec l’indépendance ! »

*

La crise est sérieuse puisque sur Paris, la majorité du conseil départemental du PCF s’est prononcée pour des listes d’union avec le PS. Les militants trancheront cette semaine. La crise est sérieuse et vient souligner et accentuer la contradiction qui taraude le Front de gauche : être dans la majorité gouvernementale ou s’opposer à elle, il faut choisir.

Malheureusement, Mélenchon lui-même ne choisit pas. L’autonomie du 1er tour vise à construire un rapport de forces pour négocier le rassemblement au second. Pour notre part, nous militons pour un tout autre rassemblement, le rassemblement d’une opposition de gauche à ce gouvernement des riches et des patrons.

Dans bien des villes, nous discutons avec nos camarades du PG, parfois du PCF, de construire des listes pour les élections municipales. Non seulement des listes autonomes, mais bien d’opposition à ce gouvernement et à la politique que sa majorité met en œuvre au niveau de tout le pays, indépendantes au premier tour comme au second, des listes qui soient des outils pour porter « le feu de la colère » dans les mobilisations, pour imposer nos droits.

Mercredi 16 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

Lire la suite

15 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Besancenot: une « fronde sociale » généralisée, « meilleur rempart à la montée du FN »

NPA

Besancenot: une
Olivier Besancenot, ex candidat à la  présidentielle du NPA, a estimé lundi soir qu’une « fronde sociale qui  arriverait à se généraliser serait le meilleur rempart à la montée du FN ».
   

Comme on lui demandait sur Europe 1,  si « la fronde sociale » était « le moteur principal d’une victoire du FN comme à la cantonale de Brignoles, l’ex-porte-drapeau du NPA a répondu:  » Non je crois que c’est tout le contraire, c’est le meilleur rempart. Je crois qu’une fronde sociale qui arriverait à se généraliser se serait le meilleur rempart à la montée du FN ».
« Vous n’avez pas vu une seule fois le Front national sur les grandes mobilisations locales mais qui étaient des mobilisations importantes contre les plans de licenciements le FN n’avait pas sa place », a-t-il relevé.
  Questionné sur la colère des Bretons face aux plans de licenciements dans l’agro-alimentaire, Olivier Besancenot a fait valoir que « quand on mêle la question sociale et la question bretonne en général ça peut faire des bonnes explosions ».
  « Il n’y a pas une région qui est épargnée par ce fléau qui consiste à fermer les usines les unes après les autres. (…) La colère des salariés de Bretagne elle est largement légitime », a-t-il jugé. Il a estimé que « le PS, avant de faire de grandes analyses, ferait bien de balayer devant sa propre porte ».  PARIS, 14 oct 2013 (AFP) 

Lire la suite

13 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Commerce : nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre

Commerce : nos dimanches et nos nuits ne sont pas à vendre dans Luttes ouvrières dimanchejpg-f086-07b94

Sephora, le bricolage et maintenant Monoprix :

les médias dominants mettent sous le feu des projecteurs une armée de salariés volontaires pour travailler la nuit comme le dimanche. Cette « mobilisation », largement encouragée par les entreprises en question, doit cependant être ramenée à sa juste proportion.
SalariéEs contre syndicats ? Chez Sephora, qui bafouait depuis 1996 dans son magasin des Champs Elysées la loi interdisant le travail de nuit pour ce type d’activité, c’est une centaine de salariés sur 300 (4 000 sur toute l’enseigne) qui ont été jusqu’à assigner en justice les syndicats à l’origine de la décision judiciaire, alors même que selon les chiffres fournis par la société, moins d’une cinquantaine sont réellement concernés par le travail passé 21 h. À Castorama et Leroy-Merlin, condamnés eux à fermer une dizaine de magasins sous peine d’astreinte suite à la plainte d’un de leurs concurrents, c’est seulement 15 % du personnel qui est concerné par le travail dominical. À Monoprix enfin, c’est la CGT, majoritaire, qui a fait usage de son droit d’opposition suite à un accord qui repoussait la fermeture d’une centaine de magasins à 22 h.
Un tel volontariat s’explique d’abord par la faiblesse des salaires du secteur : un tiers du personnel de Sephora est à temps partiel (l’enseigne a pourtant doublé son chiffre d’affaires en 5 ans) et la majeure partie des salariéEs de ces enseignes de bricolage gagne moins de 1 300 euros net par mois. Pour beaucoup d’étudiants, il est indispensable de travailler le week-end, le plus souvent au détriment de leurs études. Pour autant, il ne s’agit pas d’opposer ces volontaires aux autres, mais il est clair que la masse des salariéEs du commerce est bien décidée à ne pas brader ses dimanches et ses nuits… au nom de la liberté du travail !

Contre ce marché de dupes, la riposte ! Ces employés ne vivent pas sur une île déserte : demain, en banalisant le travail dominical et de nuit, il deviendra un jour de travail comme les autres… et sans majoration ! C’est le cas, par exemple, pour ceux de l’hôtellerie-restauration où le dimanche est considéré comme un horaire ordinaire. Plus encore, le patron sera tenté de ne recruter à l’embauche que les seuls volontaires. Il en était ainsi au Virgin Mégastore des Champs-Elysées, ouvert 7 jours sur 7 et jusqu’à minuit, avec l’effet remarquable sur l’emploi qu’on connaît depuis… Enfin, les travailleurs d’autres secteurs seront entraînés à leur tour pour assurer l’ouverture non-stop des services (crèches, transports, banques, etc.).
Fort du succès de la fermeture de Sephora, l’intersyndicale CLIC-P a entamé une campagne (conférence de presse et affichage) pour répondre à ce bourrage de crânes, prépare de nouvelles assignations d’entreprises contrevenantes ainsi que des manifestations. Le départ de FO du comité, sur une ligne d’auto-affirmation à l’instar des retraites, ne devrait rien changer, tout comme l’affiliation du SECI, exclu de la CFTC car jugé trop combatif, à l’UNSA. La CFDT privilégie elle la voie contractuelle, pourtant désavouée à Monoprix. La CGT, avec sa fédération qui regroupe le plus grand nombre de syndiquéEs du commerce, est, elle, décidée à mettre le paquet sur le sujet, tout comme Solidaires, implanté dans plusieurs entreprises emblématiques (Apple, La Fnac, etc.). C’est en luttant ensemble que nous imposerons à l’ancien PDG de La Poste, le sinistre Bailly, chargé par Ayrault de mettre à plat ce dossier, nos revendications !

LD Vendredi 11 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

Lire la suite

11 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Front de gauche: risque de fortes précipitations

catwar.gif

La prochaine échéance des municipales va être un véritable test pour les différentes composantes du Front de gauche. Essentiellement dominé par le PCF, ses 8 000 éluEs et ses 761 mairies, ce Front connaît aujourd’hui des débats violents.
Ces débats ont déjà abouti à une scission de la Gauche unitaire. Une moitié regroupée autour de Christian Piquet refuse de participer à la création avec la Gauche anticapitaliste, la FASE et une partie des Alternatifs d’un « troisième pilier » qui ne serait que « l’extrême gauche du Front » selon ses opposants. Comme le PG, la GA s’inquiète de voir le PCF préparer des listes dès le premier tour avec le PS.
L’essentiel repose donc sur le PCF qui a réuni ce week-end plus de 500 dirigeants locaux et éluEs. En laissant formellement le choix des alliances aux instances locales, la direction a quand même donné le ton : critiquer le PS à gauche mais ne pas rompre avec un parti qui lui assure ses éluEs et donc en partie son financement. Pierre Laurent a été clair : « le coeur de notre stratégie : transformer la gauche pour la rassembler…Le maître mot pour nous n’est pas l’autonomie, c’est le rassemblement en allant le plus loin possible au premier tour et en rassemblant toute la gauche au second », et de conclure : « Pas de frontière au rassemblement ».

La direction a choisi Le maire PCF de Saint-Denis, Didier Paillard, a tellement bien compris le message, que confronté dans sa propre ville à la candidature du député PS Hannotin, il conclu ainsi son interview dans l’Humanité : « L’union, pour l’heure, le PS s’y refuse. Mais je ne renonce pas et ne renoncerai jamais à notre démarche citoyenne de rassemblement à gauche »… Le Conseil national a validé les noms des têtes de liste des villes de plus de 20 000 habitants. Dans les jours qui viennent, les militantEs du PCF devront trancher le choix entre liste autonome du Front de gauche ou liste commune avec le PS. À Paris où le PS accepte de doubler le nombre d’éluEs du PCF ou à Toulouse, les choix de la direction sont clairs. Mais pour les militantEs, ça ne sera pas évident.
Mélenchon a déjà décidé de déborder provisoirement le PCF sur sa gauche, en annonçant des listes autonomes dans toutes les grandes villes, avec donc dans certaines villes des forces issues du Front de gauche en concurrence… Au niveau des directions, ce débat reste essentiellement tactique, mais parmi les militants, cela rejoint un débat essentiel dont nous devons être partie prenante : être de simples opposants à la politique d’austérité ou construire une véritable opposition politique de gauche à un gouvernement dont les capitulations nourrissent l’extrême droite.

Alain Krivine Vendredi 11 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

Lire la suite

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement : des paroles et des actes 100 % réactionnaires

Gouvernement : des paroles et des actes 100 % réactionnaires dans Hollandie

C’est sans conteste à Manuel Valls que revient la palme du discours le plus nauséabond avec sa sortie raciste contre les Roms « qui ont vocation à revenir en Bulgarie ou en Roumanie ». Il ne fait pas que parler, il agit, en multipliant les démantèlements des campements, en expulsant à tout va.
C’est lui qui donne le « la » de la politique sécuritaire et discriminatoire du gouvernement : abandon du droit de vote des étrangers ou des récépissés des contrôles d’identité, bienveillance avec le syndicat d’extrême droite Alliance à chaque bavure policière, violente remise en cause de la réforme pénale, enterrement de l’amnistie sociale, laïcité sélective masquant mal son islamophobie…
À elle seule, cette politique appelle une opposition sans concession. Mais rien ne serait plus faux que de penser que le cours réactionnaire du gouvernement se cantonne à ce seul terrain.
La loi de sécurisation (des profits et de flexibilisation) de l’emploi qui reprend les dispositions de l’ANI, permet de réduire les salaires, d’augmenter le temps de travail, d’imposer la mobilité, et autorise les patrons à licencier plus et plus vite. Cette loi s’est accompagnée de la reprise à leur compte par les socialistes de la vieille rengaine de droite sur le « coût du travail », sur le code du travail et les droits des salariéEs comme un frein à l’emploi. C’est le triomphe du Medef. Une orientation confirmée encore tout récemment avec la « compréhension » empressée du gouvernement à l’égard des délinquants qui enfreignent la loi… en ouvrant leurs magasins le dimanche.

Un anti-Robin des Bois… Le budget 2014 accentue le transfert des impôts des entreprises vers les salariéEs. La baisse des dépenses publiques pénalise les plus modestes en sacrifiant les services publics et les budgets sociaux, et pour couronner le tout, ce gouvernement va jusqu’à réintroduire la très sarkoziste « TVA sociale », c’est-à-dire le remplacement des cotisations sociales des employeurs pour la branche famille par la TVA. C’est dans ce contexte d’une véritable contre révolution fiscale, d’un anti-Robin des Bois qui prend aux pauvres pour donner au riches, que le gouvernement choisit d’entonner l’air du « ras-le-bol fiscal », avec un Moscovici qui déclare « Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu’ils soient des ménages, des consommateurs, ou qu’ils soient des entreprises, et ça nous l’écoutons ». Ce même Moscovici qui assure aux patrons que les 20 milliards d’euros du Crédit impôts compétitivité des entreprises (CICE) leurs sont offerts « sans contrepartie » et « sans contrôle fiscal ».
Le gouvernement a lui-même enclenché une campagne populiste contre les impôts, et utilise l’indignation populaire contre les hausses d’impôts qui frappent les plus pauvres pour justifier les cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises. Un comble ! Mais la manipulation est lourde de dangers : l’antifiscalisme, la détestation des impôts sont depuis plus d’un siècle la spécialité de la droite ultra-libérale et de l’extrême droite. Chercher à concurrencer sur leur propre terrain les réactionnaires tenants du « trop d’impôts », « trop de fonctionnaires », est un jeu dangereux qui ne peut que les renforcer.
Élu pour virer Sarkozy, non content d’augmenter les inégalités et de semer le désespoir, ce gouvernement n’a de cesse de reprendre à son compte les idées qui constituent le fonds de commerce de la droite et de l’extrême droite. Nous avons donc deux raisons de le combattre frontalement : parce qu’il est immédiatement dangereux par sa politique d’austérité et parce que à chaque nouvelle mesure, à chaque nouvelle déclaration, il ouvre un peu plus la porte au Front national.

Christine Poupin Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

Lire la suite

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : s’opposer jusqu’au bout

Retraites : s’opposer jusqu’au bout dans NPA affiche-retraites.preview-208x300

À partir de lundi 7 octobre, la démocratie à la sauce Ve République va prendre la main pour valider la contre-réforme des retraites. Pris entre son acceptation des injonctions de la finance, du Medef et de la troïka européenne et les baromètres électoraux, le gouvernement s’apprête à faire voter par le Parlement la première réforme de « gauche » entraînant des reculs en matière de retraite. Ce simulacre de démocratie vient après des mois passés à déverser des tonnes de contre-vérités, des semaines de pseudo-concertation avec des directions syndicales plus soucieuses de dialogue social que de d’affrontement avec le gouvernement.

Tergiversations La mobilisation du 10 septembre donnait pourtant des possibilités de construction d’une mobilisation pouvant imposer des reculs au gouvernement. Mais pendant que les directions syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) totalement impliquées dans le soutien au projet gouvernemental se félicitaient ouvertement de la mise en œuvre du projet, la CGT, la FSU et FO refusaient de tenter d’amplifier la mobilisation. L’annonce d’une bien floue semaine d’action de la CGT du 7 au 11 octobre, de la journée d’action du 15 octobre par FO, fournissait peu de possibilités aux équipes militantes pour tenter de relancer la mobilisation.
De nombreuses équipes CGT ont, dans le temps d’attente de la décision de FO, critiqué ouvertement la passivité de la direction confédérale. La permanence téléphonique confédérale, la commission exécutive confédérale, le conseil national de la fédération métaux et les instances de bien des fédérations ont vu remonter de nombreuses protestations de la « base » et de structures intermédiaires. De même, des critiques ont été émises dans de nombreuses commissions exécutives d’unions départementales ou de syndicats importants. Appuyées par d’autres unions locales et syndicats, cinq unions locales du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont appelé à un rassemblement devant l’assemblée nationale. Et bien d’autres initiatives locales ont été prises pour tenter de maintenir la pression. Confrontée à cette montée de protestations, la direction confédérale CGT a décidé d’entraîner la FSU, FO et Solidaires dans des initiatives en Ile-de-France. Jeudi 10 octobre, « un rassemblement interprofessionnel, avec conférence de presse devant le ministère du Travail, à partir de 12 h 30 » et mardi 15 octobre, « une journée de mobilisation… avec un rassemblement et une manifestation régionale à 12 h 30 au départ de Saint-Augustin qui rejoindrait le rassemblement unitaire » initié par FO « sur le pont de la Concorde, face à l’assemblée nationale ».

Ne pas renoncer Pas de quoi peser sur un débat parlementaire qui se concentre sur l’intégration ou pas des stages effectués après un master (bac+4), dans le calcul des annuités validées, dans la limite de deux trimestres qui pourraient être rachetés à tarifs bonifiés ! Quant aux 400 amendements, déposés pour l’essentiel par le Front de gauche, députés et sénateurs ne pourront même pas faire croire à l’existence d’un débat démocratique, le gouvernement ayant décidé d’engager une procédure accélérée. Il n’y aura donc qu’une seule lecture du texte par chambre. Sauf sursaut dans les mobilisations des deux prochaines semaines, le gouvernement PS-EELV, fortement appuyé par la CFDT réussirait ainsi le tour de forces d’imposer des reculs plus importants que ceux imposés par Sarkozy-Fillon-Woerth avec moins de mobilisations !
Pas étonnant que le désarroi, le découragement gagnent les militantEs, les équipes syndicales et se traduisent électoralement par la chute de la « gauche » et la progression de l’extrême droite. Il nous reste quelques jours pour convaincre que la défaite n’est pas inéluctable, qu’une autre stratégie de mobilisation donnerait des résultats plus probants. Les enjeux d’une telle bataille dépassent largement la question sociale pour s’inviter pleinement dans la situation politique. Les conséquences seraient d’abord une nouvelle détérioration brutale des conditions d’existence de millions de salariéEs, mais aussi un nouveau recul dans les espérances sociales et politiques. Pas question pour nous d’abandonner ces combats.

Jeudi 10 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013) Robert Pelletier

Lire la suite

09 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe forteresse, Europe criminelle

Europe forteresse, Europe criminelle dans NPA antik212-la-une.preview

À l’heure où ces lignes sont écrites, le bilan le plus récent du naufrage, face à Lampedusa, de 500 migrants Erythréens et Somaliens entassés sur un bateau de pêche parti de Libye se monte désormais à plus de 200 morts. Mais comme seuls 155 naufragés ont pu être ramenés à terre, on peut estimer que le nombre de victimes dépassera, les 350.
Les médias, les politiques européens de tous bords parlent à qui mieux mieux de « drame » ou de « tragédie ». Ils veulent ainsi se dédouaner de toute responsabilité en évoquant quelque chose qui serait de l’ordre de la catastrophe naturelle, genre tsunami, dont on aurait pu limiter les conséquences… en élevant des digues un peu plus hautes !
Alors qu’il ne fait aucun doute que c’est en cherchant à se barricader toujours davantage, au nom de ce qu’ils appellent communément la « maîtrise des flux migratoires », que l’Europe capitaliste tue et pas seulement à Lampedusa…

Derrière les larmes de crocodile
Cette nouvelle « tragédie » n’est que le dernier épisode d’une longue série dont le cadre n’est pas seulement le canal de Sicile, mais aussi l’Adriatique ; l’Atlantique au large des Canaries ou dans le détroit de Gibraltar ; l’Océan Indien où d’autres embarcations de fortune tentent de rallier le département de Mayotte dont le camp de rétention qui accueille les rescapés jouit, à juste titre, d’une réputation des plus sinistres ; le Sahara bien sûr ; tandis que, sur le « front » oriental, la Turquie, aux termes d’un accord de réadmission signé avec l’UE, prend en charge avec un zèle croissant la traque des migrants.

En septembre dernier, 61 réfugiéEs, Syriens et Irakiens et Palestiniens, dont la moitié étaient des enfants, se sont encore noyés non loin des côtes grecques. Au total, près de 20 000 morts au bas mot depuis 25 ans ! Et, en dépit des larmes de crocodile et des proclamations des (ir)responsables européens, cela continuera ou plutôt s’aggravera. Cela durera tant que, sur fond de xénophobie montante soigneusement entretenue par des variations infinies sur le thème de cette « misère du monde » que nous ne saurions accueillir, ou par des déchaînements haineux contre des étrangers désignés comme délinquants ou non respectueux de nos « valeurs », l’Europe poursuivra dans la même voie.

Un continent fait de barbelés
Une voie qui consiste à entretenir des dispositifs de surveillance d’un coût faramineux, suffisamment efficaces pour tuer en obligeant les migrants à emprunter des routes de plus en plus dangereuses mais pas assez pour sauver les naufragés ni priver les capitalistes de nouveaux arrivages de sans-papiers. Ajoutons, pour faire bonne mesure, que le voyage se fait le plus souvent sur les frêles barques de pêcheurs que la raréfaction des ressources halieutiques (développement de la pêche industrielle oblige !) conduit à émigrer ou… à se reconvertir en passeurs : décidément tout se tient !
Ainsi en est-il de l’Agence Frontex, créée pour gérer la coopération aux frontières extérieures de l’Union européenne, dont le budget par temps de crise est passé de 6, 3 millions d’euros en 2005 à plus de 118 millions en 2011 et qui disposait en février 2010 d’une flottille de 113 navires, 25 hélicoptères et 22 avions ! Il est vrai que lorsqu’un ministre espagnol se félicitait naguère des performances de cette Agence en constatant une chute du nombre de migrants débarquant sur les côtes espagnoles, il omettait de signaler que, dans le même temps, le nombre de cadavres échoués avait augmenté de 50 %.
Et la mort continue à frapper les rescapés désormais en « situation irrégulière » : au-delà de la surexploitation dont ils sont désormais l’objet, ils se voient exposés, plus que quiconque, aux accidents de travail parfois mortels, au risque d’être carbonisés dans des logements insalubres, au développement de maladies que les entraves à l’accès au système de santé ne leur permettent même pas de traiter…
Il est vraiment temps que les peuples se dressent pour dire non à un système capitaliste qui engendre ces frontières meurtrières.

François Brun Mercredi 9 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin