Archive | NPA

02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault

S’opposer à la politique d’austérité et réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault dans Hollandie le-changement-dans-tes-reves 

Il y a urgence !

La semaine aura été marquée, en France, par deux événements politiques majeurs: la présentation au conseil des ministres du budget 2014 et les propos de Valls, soutenus par Hollande, contre les Roms. Deux événements prouvant que ce gouvernement mène une politique en faveur des seules entreprises et cautionne la haine contre les plus défavorisés et démunis.

Une politique contre les classes populaires Selon le gouvernement, le budget 2014 serait un budget « pour l’emploi et le pouvoir d’achat », avec 80 % d’économies budgétaires et 20 % de hausses d’impôts. Mais, ce budget va aggraver deux fois l’austérité pour les classes populaires. Une fois par les économies budgétaires à hauteur de 15 milliards qui sacrifieront des milliers d’emplois dans la fonction publique, mettront à mal le service public de la santé, les collectivités locales… autant de services publics en moins pour la population. Une deuxième fois par des augmentations d’impôts injustes d’autant qu’il oublie dans son calcul « savant » d’intégrer la hausse de la TVA dès le 1er janvier prochain et la hausse des cotisations retraites..

Les entreprises bichonnées A écouter le gouvernement, il aurait décidé de taxer aussi bien les entreprises que les particuliers. Pure intox ! Certes de nouveaux impôts sont programmés pour les entreprises, mais les allègements dans le cadre du fameux « choc de compétitivité » feront en sorte qu’elles ne paieront rien de plus, et pire elles verront même leur imposition baisser. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) apportera 10 milliards aux entreprises en 2014… financé par la hausse de la TVA (plus de 5 milliards), la fiscalisation des majorations de pensions (1,2 milliard), l’abaissement du quotient familial (1 milliard), la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé (1 milliard), la réduction d’impôt pour les frais de scolarité (440 millions)…

En plus, 3 milliards de TVA serviront cette année à financer la Sécurité Sociale, notamment la réduction des cotisations familiales accordée aux patrons, pour compenser la hausse des cotisations patronales sur les retraites : c’est le retour de la TVA « sociale » de Sarkozy !

Les Roms : la politique des boucs émissaires

Valls souffle sur la braise de la haine en prétendant que les Roms « ne veulent pas s’intégrer ». Il espère ainsi diviser et dévoyer le mécontentement. Ces propos, soutenus par la plupart des dirigeants du PS et par Hollande, montrent que même sur ce terrain, plus rien ne les distingue de la droite ni même… de l’extrême droite.

En faisant des Roms un « problème », Valls et tous ceux qui le soutiennent font le lit du Front National. Les Roms ne sont pas le problème. Le problème c’est la politique d’austérité, en faveur des plus riches, que mène ce gouvernement.

Face à cela il y a urgence ! Urgence de s’opposer à cette politique de classe qui ne fait qu’accentuer les inégalités, la précarité et le chômage et permet aux plus riches de faire toujours et encore plus de profits. S’y opposer clairement, dans l’unité, en particulier par les mobilisations pour la défense des retraites, en n’ayant pas peur de l’affrontement.

Lire la suite

01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (1)

Ecole: la lente destruction du service public continue (1) dans Educ'action faujourbonheur

Parmi les promesses de changement formulées durant la campagne présidentielle de Hollande, l’éducation était présentée comme une priorité. Si changements il y a eu, ils se distinguent surtout par une continuité et un renforcement des réformes du précédent gouvernement.

Sous un habillage « pédagogiste », il s’agit de conforter les directives de l’OCDE, acceptées par le gouvernement Jospin en 2000. Baisser le       « coût » de l’éducation nationale en se délestant de pans entiers des missions jusqu’alors assurées par le service public d’éducation, au profit d’une territorialisation qui creuse les inégalités et privilégie les entreprises privées.

Un budget en trompe l’œil La promesse de créer 60 000 postes sur cinq ans n’équilibre pas les 77 000 postes supprimés par le précédent gouvernement. Si le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonné, cela s’effectue au détriment des autres services publics en ne compensant pas les futurs départs. Qui plus est, le concours de recrutement exceptionnel mis en place s’est soldé par un échec patent avec moins de candidats que de postes ouverts.

La dégradation des conditions de la formation au métier d’enseignant-e et du métier lui-même génère un manque d’attrait compréhensible. Ce problème s’explique aussi par le fait que les étudiants paupérisés ne voient pas ce nouveau recrutement comme une possibilité de poursuivre leurs études. La politique d’austérité, appliquée aujourd’hui au moyen de la modernisation de l’action publique (MAP), s’accentue et contribue à une remise en cause du statut. La multiplication des contrats précaires et le transfert de missions vers d’autres pôles mettent en péril le statut de fonctionnaire, ainsi que les missions de service public.

Côté salaires, c’est la même logique qui prévaut depuis 2000, la valeur du point indiciaire ayant régressé de 13 % en moyenne par rapport à l’augmentation des prix. Cette situation a de graves répercussions sur les rémunérations de tous les agents de la fonction publique. Le gouvernement Hollande ne rompt donc aucunement avec la logique du gel des salaires.

Des réformes régressives qui ne disent pas leur nom La scolarisation est plus longue et plus massifiée : le niveau moyen monte et pourtant les inégalités et l’échec scolaire se renforcent. Face à ce constat, les réformes passées et récentes, étayées par la nouvelle loi d’orien-tation et de programmation de Hollande-Peillon, suivent la même logique. Et ce, afin de conforter la bourgeoisie et ses dirigeants dans leurs choix de ne pas payer trop cher des salariés qui possèderaient à leurs yeux trop de qualifications au regard des compétences dont ils auraient réellement besoin.

Ainsi, la nouvelle loi d’orientation fait la part belle au patronat en lui donnant la possibilité d’intervenir de plus en plus dans les contenus d’apprentissages et afin d’accéder à ses vœux, le gouvernement dote l’éducation d’une myriade d’orientations, de parcours imposés et ce dès le plus jeune âge, qui répondent à une logique d’« employabilité » et non aux choix des élèves et des jeunes.

Ainsi, la loi d’orientation de l’« école du socle »(1) entend associer les collectivités locales par des contrats d’objectifs, non pas dans le but de faire revivre certaines régions dévastées par le chômage, mais afin de renforcer la soumission des écoles et des éta- blissements aux besoins du patronat local. L’orientation et la formation professionnelle seront directement soumises aux intérêts privés locaux. Cette politique renforcera également les sélections déjà existantes et les inégalités territoriales, les moyens variant très sensiblement d’une région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre.

C’est cette même logique que porte le « socle commun de connaissances et de compétences », auquel le gouvernement actuel n’a fait qu’ajouter un mot (connaissances), mais qui reste identique quant à son contenu et en continuité avec l’esprit de la loi Fillon de 2005. Une école du socle qui se conforme de plus en plus aux normes de la culture dominante et élitiste, dans une conception où prévaut la gestion managériale des apprentissages, à l’image de la gestion des personnels dans les écoles et les établissements eux-mêmes, et le culte de l’évaluation. Juxtaposition de compétences empilables mais pas reliées entre elles, qui ignorent les savoirs qui les sous-tendent.

La « morale laïque » qui devra être enseignée constitue de ce point de vue un puissant révélateur d’une vision rétrograde de l’école. En effet, le terme même de morale inscrit de fait cette nouvelle discipline dans une tentative de normalisation des comportements et en particulier dans la soumission ; y adjoindre le qualificatif de « laïque » ne change rien à l’affaire. L’adaptation au système scolaire, vocable très souvent utilisé par le gouvernement, sous-entend d’adapter le système aux différents publics dans le cadre de la massification dans une école où les compétences minimales exigées entraînent à une course à l’« adaptabilité » et à plus ou moins long terme à l’« employabilité ».

Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Lire la suite

01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (2)

Ecole: la lente destruction du service public continue (2) dans Educ'action ecole-2000

Vers l’éclatement du service public d’éducation La révision générale des politiques publiques (RGPP) est venue renforcer les hiérarchies locales en imposant le « nouveau management public »2. S’inscrivant dans cette logique, la contractualisation des établissements a imposé la prééminence du contrat sur la loi : autoritarisme, détérioration des conditions de travail, politique du chiffre, etc. L’acte III de la décentralisation, en cours de finalisation, ne fait que renforcer ces politiques, puisqu’il engage une sorte de décentralisation à la carte, qui fera éclater et affaiblira les politiques publiques menées au niveau national en renforçant une territorialisation au service de potentats locaux, sans aucun contrôle de la population et instaurant une logique de marché scolaire.

La loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) poursuit la même logique. Dans la stricte filiation de la loi LRU et dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire, elle entérine la volonté de soumettre les choix des laboratoires, concernant notamment les objets de recherche, à une logique utilitariste qui est celle des entreprises capitalistes (d’où la priorité accordée à la recherche appliquée et à tout ce qui peut contribuer à l’accumulation du capital).

Les universités seraient par ailleurs habilitées à délivrer des diplômes individualisés et elles se spécialiseraient en fonction des besoins immédiats de l’environnement économique local. La refonte de la carte universitaire se poursuit donc autour de regroupements régionaux permettant d’articuler les budgets en vue d’accroître la « compétitivité » dans un contexte d’austérité sans fin. Cela tirera vers le bas les conditions de travail de tou-te-s en faisant jouer à plein la concurrence.

Une autre réforme, celle des rythmes scolaires, a cette année secoué les enseignant-e-s des écoles primaires. En effet, plusieurs problèmes sont au cœur de cette réforme. Le décret Peillon instaure d’abord un retour à neuf demi-journées dans un cadre con- traint, sans amélioration des conditions de travail pour les élèves et les enseignant-e-s. En laissant entendre que l’échec scolaire se situerait hors du temps de classe, la réforme confie les missions du service public d’éducation aux élus locaux, renforçant ainsi la territorialisation et les inégalités qui en découlent.

Dans un contexte où l’Etat devrait réduire les dotations aux communes de 4, 5 milliards d’euros d’ici 2015,  les inégalités déjà existantes ne feront que se creuser davantage. Elles auront des répercussions sur l’école et notamment sur les crédits pédagogiques, l’entre- tien et l’équipement des locaux scolaires, les salaires et les conditions de travail des contractuels. Dans le même temps, il est exigé des communes d’organiser et de prendre en charge financièrement, et ce intégralement à partir de 2014, trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires. La question de la gratuité de ces activités n’est pas posée.

Que peut-on en attendre de positif pour les élèves, alors que les taux d’encadrement revus à la baisse obèrent d’ores et déjà la qualité des activités prévues ? D’autant que la plupart des communes – notamment les plus pauvres – seront incapables de former les personnels encadrants nécessaires. Le panel d’activités proposées se fera alors en fonction du tissu associatif, sportif et culturel environnant, et jouera forcément sur l’« attractivité » des écoles, dans une logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’éducation.

Changer le monde, changer l’école Dans sa forme actuelle, le système éducatif est basé sur l’élitisme et le stress, et il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il apparaisse anxiogène aussi bien aux élèves qu’à leurs parents3. Compétition scolaire, inégalités territoriales et injustices sociales perdurent et s’aggravent via les nouvelles réformes mises en place par le gouvernement Hollande-Ayrault-Peillon, qu’elles aient pour objet les programmes d’enseignement, l’évaluation, les pratiques pédagogiques, la formation des élèves et des enseignant-e-s, etc.

Les mots sont détournés et dévoyés pour mieux inscrire l’école dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps, étant à l’origine d’une crise à la fois économique, sociale et écologique. Les objectifs du NPA sont bien de tourner le dos à ce projet pour construire une école à la fois démocratique et émancipatrice, de la maternelle à l’université en passant par la recherche. Or une telle école ne pourra voir le jour sans une rupture radicale avec le système capitaliste. Mais en attendant que les conditions politiques de cette rupture soient réunies, rien ne nous empêche dès à présent de lutter contre l’éclatement du service public d’éducation, de pousser les contradictions en son sein et de construire un projet pour l’école débarrassé des logiques libérales.

Pour ce faire, l’unité syndicale la plus large et l’auto-organisation doivent aller de pair, afin de satisfaire les revendications mises en avant lors des luttes et d’être capable de poser la question d’une autre école dans une société révolutionnée. Mais nous ne pourrons gagner quoi que ce soit dans le cadre de mouvements sporadiques, menés chacun-e de son côté, tels qu’ils sont décidés et (faiblement) organisés par les directions nationales des syndicats des personnels de l’éducation nationale. Car le gouvernement, quels que soient les catégories de personnels et les niveaux scolaires, apparaît bien décidé à poursuivre la mise en œuvre d’une logique destructrice sous des appellations diverses et variées, avec des objectifs similaires à ceux de la droite.

C’est à cette tâche primordiale – dans leur syndicat et leur école, au jour le jour et sur différents terrains – que s’attèlent les militant-e-s du NPA et toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s à l’idéal d’une école œuvrant à l’émancipation sociale.

Gabrielle Thimbert Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Notes

1. En référence au « socle commun de connaissances et de compétences ».

2. Voir : C. Laval, P. Clément, G. Dreux et F. Vergne, La nouvelle école capitaliste, Paris, La Découverte, 2011.

3. Rapport de l’OCDE de 2012.

Lire la suite

30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Réunion : à la rencontre des hennebontais(e)s

NPA

Réunion : à la rencontre des hennebontais(e)s dans NPA ob-le-menahes-2-jcl.preview

Vendredi dernier à Hennebont (Morbihan), Olivier Besancenot, déjà venu à sept reprises à la Fonderie de Bretagne (SBFM), participait à une rencontre avec la population.

Ancien responsable CGT de la SBFM, Pierre Le Ménahès s’est annoncé publiquement comme membre du NPA. Pierre a affirmé que cette rencontre était un prolongement politique à son engagement, et l’occasion de donner la parole à tous ceux qui ne l’ont pas d’habitude. Plus d’une centaine de personnes étaient présentes, dont des salariéEs de la fonderie de Bretagne, de Citroën la Janais (Rennes), des territoriaux, des retraités, des sans emplois, des commerçants, des artisans, des jeunes…
Les discussions ont porté sur l’angoisse du chômage face à la désindustrialisation, les élections municipales et la montée du vote Le Pen dans les classes populaires, mais aussi les politiques d’emploi vis-à-vis des territoriaux et des contractuels de la mairie en ces temps d’austérité budgétaire et de décentralisation.

Discussions municipales Le POI, le parti communiste ouvrier turc (le TKPI) et bien sûr le Parti Communiste, avec le maire Gérard Perron et son adjoint Serge Gerbaud, étaient présents. Des discussions sont amorcées entre le NPA et le PCF au sujet des municipales. Pierre a réaffirmé que le NPA du pays de Lorient était ouvert à toutes discussions à condition qu’il n’y ait pas d’alliance avec le Parti socialiste au premier et au second tour.

Après avoir rappelé la nécessité de construire une opposition de gauche, Olivier a même dit avec humour que Pierre pouvait devenir un jour maire de Hennebont. Qu’il soit syndical ou politique, unE éluE est avant tout un militantE. On ne doit pas déléguer nos vies à des professionnels de la politique, car la lutte des classes ne doit pas se transformer en lutte des places. Le NPA du pays de Lorient

Lundi 30 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

Lire la suite

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito, crise: an 5

Edito, crise: an 5 dans Crise djOZU

Ce n’est pas une crise, c’est un hold up!

Il y a cinq ans, la faillite de la banque Lehman Brothers le 15 septembre 2008 marquait aux yeux de tous le début de la crise économique mondiale. Cependant, si les crises économiques démarrent généralement dans la sphère financière, leurs origines réelles se trouvent dans la logique profonde du capital : la production pour le profit.
Dès la crise de 1857, Marx comparait les économistes qui voient dans la spéculation l’origine des crises à ces charlatans qui croient que la fièvre est à l’origine des maladies alors qu’elle n’en est que le symptôme.
Les gouvernants annoncent périodiquement la fin de la crise, comme aujourd’hui à l’occasion du petit rebond de la zone euro… Plus réaliste, le quotidien économique les Échos a publié le 16 septembre une analyse intitulée « Crise : et si nous étions en 1934 ? », mettant l’accent sur les différentes phases de la grande crise des années 30. Lors de celle-ci, certains pays, comme les USA, avait semblé en passe de redémarrer avant de replonger dans la récession en 1937.
La crise actuelle est du même ordre. L’Europe est le maillon faible, mais les incertitudes sont fortes dans le reste du monde. De ce type de crise, le capitalisme ne sort pas sans modification majeure, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur les plans sociaux et politi- ques. Le fil conducteur des politiques bourgeoises est clair : faire payer la crise à « ceux d’en bas », par la pression sur les salaires et les revenus sociaux, la casse du droit du travail et l’austérité.
Le 12 mai dernier, le quotidien américain New York Times a publié une tribune de deux spécialistes de la santé publique intitulée « Comment l’austérité tue », insistant sur l’impact des politiques d’austérité en termes de suicides et de mortalité supplémentaires.
Ils évaluent ainsi à 4 750 le surplus de suicides aux USA entre 2007 et 2010. Ces politiques ne tuent pas que les hommes, elles détruisent la planète à travers la course effrénée à des sources d’énergie à bas prix, dont témoignent aussi bien le gaz de schiste que la quasi-indifférence des décideurs à ce qui se passe à Fukushima.
Alors oui, plus que jamais et malgré les difficultés, la lutte contre le capital est justifiée et indispensable. Non seulement contre les attaques quotidiennes, mais aussi pour une alternative socialiste à ce système mortifère.

Henri Wilno Jeudi 26 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 210 (26/09/2013)

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Campagne financière : en route pour l’€uro-million !

NPA

Campagne financière : en route pour l’€uro-million ! dans NPA 7dbgb

L’entreprise n’est pas cotée sur le CAC 40.

Elle ne verse pas de dividendes à ses actionnaires. Elle est autogérée et tire son efficacité des initiatives, de l’imagination, du talent de ses membres. Il ne s’agit pas d’un loto ni d’un casino, et encore moins d’un investissement spéculatif…
Il s’agit d’une campagne où nous invitons nos camarades et amis, nos proches, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui veulent un autre monde, non pas à parier ni à acheter des actions ou des obligations… mais à se lancer dans le seul investissement qui, en cette période de crise chronique et globalisée, présente un rendement garanti à long terme : la transformation révolutionnaire de la société !

Nous sommes convaincus que ce n’est que par l’action collective que nous pourrons imposer l’interdiction des licen-ciements et la répartition du travail entre toutes et tous, sans perte de salaire, et ainsi en finir avec le chômage ; garantir un salaire minimum de 1  700 euros mais aussi une revalorisation des salaires de 300 euros ; annuler la dette, créer un monopole public bancaire en socialisant les multinationales et en mettant en œuvre une planification démocratique de la production en fonction des besoins matériels, intellectuels et écologiques de la population.
Nous sommes convaincus que seule la coopération des travailleurs et des peuples permettra un enrichissement matériel et moral de toutes et tous. Pour cela notre combat n’est pas hexagonal mais internationaliste. Nous voulons en finir avec l’Europe capitaliste qui nous spolie afin de construire une Europe socialiste où le pouvoir appartiendra à la population.
Un geste utile Le NPA est un parti à construire, il se veut un instrument des travailleurs et des jeunes. Il ne bénéficie ni de sinécures au sein des institutions, de la haute administration ou des multinationales, ni de l’aide de l’État. Il ne vit que du dévouement de ses militantEs, mais aussi grâce à la sympathie de celles et ceux qui pensent qu’il est indispensable que la voix des anticapitalistes et des révolutionnaires se fasse entendre.
L’argent n’est pas le nerf essentiel de la guerre. L’essentiel, c’est la conscience, l’organisation et la lutte des classes opprimées. Il est cependant indispensable dans cette société mercantile. C’est pourquoi nous lançons une campagne financière et politique, en nous tournant vers toutes celles et ceux qui nous entourent. Cet argent, nous le demandons pour notre combat collectif en général, pour lui donner plus d’efficacité, et en particulier pour nous donner les moyens de nous présenter aux prochaines élections européennes de 2014.

Nous soutenir peut être un geste d’adhésion, de soutien, de solidarité ou plus simplement encore une geste de sympathie, un geste démocratique. Mais c’est un geste utile qui comptera.

Pour plus d’informations, pour nous aider : http ://npa2009.org/souscription

Lundi 23 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

 

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive « l’acharnement » judiciaire ! (Philippe Poutou)

NPA
Vive
Bonne nouvelle ce matin pour commencer la journée :
il y a eu confirmation de la procédure judiciaire contre Sarkozy dans l’affaire Bettancourt. Il devrait donc y avoir procès en 2014. Certains à l’UMP ne supportent pas cette situation et crient à « l’acharnement », voire même à l’injustice. Ridicules mais aussi révélateur de leur sentiment d’impunité, de leur mépris social.
Au moment où l’ensemble des politiciens sont dans une campagne sécuritaire contre la délinquance et contre la récidive et certains (les plus à droite) pour la légitime défense, il est bon de rappeler que la délinquance existe aussi dans les milieux d’affaires, patronaux et politiques qui d’ailleurs sont bien liés.
Une délinquance qui est quasiment impunie. Une délinquance que connait très bien Sarkozy et toute sa bande : combien d’affaires en cours, de politiciens pris la main dans le sac ou le coffre fort, combien de tricheurs, de voleurs, de magouilleurs ? Guéant, Woerth, Sarkozy … pour la droite sans parler de ceux du PS.
Sarkozy, véritable récidiviste est mêlé à pas moins de 5 affaires !  La justice met son nez dans toutes ces histoires mais on sait très bien que cela n’ira pas bien loin, car véritablement la justice et le droit sont une justice et un droit pour les possédants, pour les gens de pouvoir.
Combattre cette délinquance  suppose une transparence totale, une démocratie totale, un contrôle direct de la population sur les affaires publiques, une remise en cause de la propriété. Cela suppose que la population, que des millions de gens interviennent, se mobilisent largement pour changer cette société. On n’en est pas là. Alors en attendant, les mises en examen, les procès contre les délinquants Sarkozy and Co, c’est un bon début.
Philippe Poutou sur Facebook

 

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

C’est maintenant qu’il faut affronter ce gouvernement…

NPA

C’est maintenant qu’il faut affronter ce gouvernement...  dans NPA patrons1

…au service des patrons !

Tous celles et tous ceux qui ont reçu leur feuille d’impôts ont pu constater que « la pause fiscale » annoncée par Hollande ce n’était pas pour « maintenant » ! C’est au contraire souvent 100 à 200 euros de plus à payer quand on était déjà imposables. Plus d’1,2 million de nouveaux foyers se retrouvent imposables du fait du gel du barème de l’impôt sur le revenu ou de la suppression de la demi-part accordée aux personnes seules (majoritairement des femmes) avec enfant, les réformes de Sarkozy poursuivies par Hollande.

Une politique fiscale pour les plus riches Le projet de budget 2014 va encore amplifier l’inégale répartition de l’impôt avec la diminution du plafond du quotient familial qui fait que 1,3 million de familles paieront en moyenne 64 euros de plus par mois. Et aussi l’augmentation de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, à partir du 1er janvier prochain. Et pour le patronat, c’est cadeaux sur cadeaux avec le fameux crédit d’impôt de 20 milliards pour la prétendue « compétitivité », la baisse de l’impôt sur les sociétés s’ajoutant à de nombreuses autres exonérations dont profitent les plus riches.

Il va falloir se battre ! Gouvernement et patronat sont à la manœuvre sur tous les fronts pour nous faire les poches et dégrader nos conditions de vie. Les patrons pleurent la bouche pleine et avancent vers la généralisation des plans de compétitivité, comme chez PSA où des baisses de salaires et des mutations forcées sont prévues.

L’attaque majeure contre nos retraites n’est pour l’instant pas du tout contrecarrée alors que le temps presse car c’est à la mi-octobre que la loi doit être votée. Les manifestations du 10 septembre ont montré que des milliers de salariéEs et de militantEs ne sont pas prêts à laisser passer ce projet de loi scélérat. Mais depuis, rien n’a été proposé clairement par les organisations syndicales pour étendre la mobilisation jusqu’au retrait du projet. La CGT annonce une semaine de mobilisation entre le 7 et le 11 octobre mais sans préciser s’il y aura une journée de grève et surtout sur quels objectifs il faudra « se mobiliser ».

Ce projet de loi ne peut pas être amélioré. Pour qu’aucun trimestre de cotisations de plus ne nous soit imposé, pour qu’aucun euro supplémentaire ne nous soit volé, c’est tout le projet qu’il faut combattre jusqu’à son retrait.

Se donner les moyens de gagner En 2010, la contre-réforme Sarkozy est passée car nous n’avons pas réussi à construire le mouvement de grève qui, en bloquant l’économie, s’attaque aux profits et fait reculer patronat et gouvernement. Les organisations syndicales nous ont épuisés avec des journées de mobilisation à répétition. Aujourd’hui elles ne proposent même pas cela car elles refusent qu’on règle tous nos comptes avec ce gouvernement, tout autant au service des patrons que l’était le précédent.

Pourtant, de la colère, il y en a. Elle s’est manifestée chez PSA lors de débrayages massifs dans la plupart des usines la semaine dernière contre l’accord de compétitivité. A l’Hôtel-Dieu à Paris, les travailleurs de la santé occupent depuis trois semaines leur hôpital dont le service des urgences est menacé de fermeture.

Le 9 octobre, il y aura un appel à la grève intersyndical chez les cheminots contre la casse du service public ferroviaire. Alors, c’est peut-être bien le moment de faire converger toutes les colères pour construire un mouvement d’ensemble, une lutte prolongée, capable de stopper le rouleau compresseur gouvernemental et patronal et d’imposer des mesures d’urgence en faveur des classes populaires.

Le NPA

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul…) et leur signification (Essf)

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul...) et leur signification (Essf) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Gros débrayage contre l’ANI, Accord national interprofessionnel, le  11 septembre 2013,  de 900 salariés de Peugeot Mulhouse.

Le plus important débrayage depuis 1989 – suivi par celui du site de Peugeot Vesoul (chef-lieu du département de la Haute-Saône, région de la Franche-Comté) – où cela n’était jamais arrivé – et d’autres de la grande majorité des usines du groupe, à des degrés divers d’importance, a rendu perceptible un triple phénomène plus ou moins occulté jusque-là.

Ce débrayage, bien qu’important par la participation, n’apparaîtra probablement pas dans les statistiques de grève car ces dernières ne mesurent que les conflits de plus d’un jour!  Et pourtant tant par l’usine où il s’est développé,  l’impulsion qu’il a provoquée dans le groupe PSA, l’attention des autres salariés et des médias et sa signification pour la période, ils est important!

Ce gros débrayage rend ainsi plus visible, à sa manière, des conflits du travail courts de ce type qui échappent à la statistique et à la visibilité par la faible taille des entreprises, mais qui sont déjà nombreux.  Ils  s’ajoutent aux conflits plus longs autour des fermetures et licenciements, qui ne sauraient qu’augmenter avec la multiplication et la dissémination des accords ANI – entre autres – à travers la France. Ce qui témoigne non pas d’une absence, mais d’un type de conflictualité différent.

Cette nouvelle conflictualité prépare peu à peu le terrain psychologique, social, politique et militant à une autre, d’un niveau qualitatif bien supérieur, qui peut éclater rapidement et de manière surprenante à partir de faits considérés comme divers à d’autres époques (arbres turcs, suicide tunisien, bébés bosniaques, foot et transports brésiliens…).

• Le caractère bref de ces conflits sur les salaires, les horaires et les conditions de travail s’explique par la pression conjuguée du chômage, des faibles salaires mais aussi par la perception diffuse qu’ont leurs auteurs de ne pas avoir à se battre simplement contre leur seul patron, mais à devoir affronter le patronat, le gouvernement et même plus généralement une « crise » capitaliste à dimension internationale.

Or, constatant qu’aucune des grandes organisations ouvrières, politiques et syndicales, ne se situe à ce niveau, ils ne peuvent que protester et pas encore s’engager dans une véritable grève, sans avoir constaté auparavant qu’ils ont le nombre et l’état-major pour cela. Mais c’est cette exploration qui est en cours actuellement. Et c’est dans ce cadre que nous devons situer notre action.

Ainsi on a pu mesurer à Peugeot Mulhouse que bien des salariés qui ont débrayé n’avaient pas une connaissance exacte des mesures avancées par le patron, mais débrayaient sur ce « bruit de fond » parce qu’ils voulaient protester contre la dégradation générale de leurs conditions de vie et travail.  Mais ils protestaient aussi contre la hausse des impôts, contre les différentes mesures récentes et plus généralement contre le gouvernement et sa politique d’austérité. Ainsi les travailleurs de Peugeot Sochaux, en particulier les jeunes, qui étaient assez nombreux à la manifestation du 10 septembre sur les retraites, scandaient-ils un slogan politique : « Hollande à la chaîne ! »

Ainsi a-t-on pu mesurer par l’importance des cortèges d’ouvriers de Peugeot le 10 septembre, à Sochaux, à Valenciennes et comme cela devait se passer à Mulhouse si le mouvement n’avait pas été déplacé au 11 septembre, que beaucoup de salariés utilisaient la journée d’action des retraites pour faire entendre leur ras-le-bol général.

On avait déjà constaté cette tendance en 2010. Elle ne peut que s’être amplifiée aujourd’hui. La mobilisation sur les retraites peut prendre ainsi un caractère tout à la fois unificateur d’un grand nombre de brefs mouvements actuels sur des sujets divers et notamment l’ANI, mais aussi celui politique de dénonciation de la politique gouvernementale. Nous devons comprendre que la situation peut alors rapidement permettre aux travailleurs les plus avancés de se situer au niveau d’une conscience nationale et internationale des conflits actuels, de leurs causes et leurs trajectoires.

• A Peugeot Vesoul, le conflit qui a été le plus important, relativement, au niveau du groupe (deux débrayages de 4 à 500 salariés pour une usine de 3000), aucun syndicat n’a appelé au mouvement. C’est un tract seul n’ayant pas d’autre objectif qu’informer, avisant les salariés du petit recul du patron après le débrayage de Mulhouse, qui a mis le feu aux poudres.

Le débrayage prévu par la CGT au 25 septembre sur le groupe a été ramené au 18 septembre sous la pression des salariés. A Peugeot-Mulhouse, alors que la CFDT et la CFTC avaient appelé au premier débrayage mais pas au second – et qu’ils s’apprêtent à signer l’accord – le slogan le plus repris lors du second débrayage, certes par un milieu restreint et proche de la CGT (120 salariés lors du second débrayage le 18 septembre), a été « les syndicats pourris, on n’en veut pas ».

Cela témoigne que même dans le désir d’unité syndicale, les ouvriers ne suivent pas tant les syndicats qu’ils les utilisent, ce qui caractérise tout particulièrement la période jusqu’au niveau politique, même si cette tendance existait déjà auparavant. Les ouvriers de Peugeot Mulhouse ont saisi l’occasion qui leur était donnée par le fait – rarissime dans cette usine – que la CFDT et la CFTC, aient appelé à débrayer, sous la pression de leurs syndiqués et de quelques ouvrières qui s’étaient mises en grève spontanément .

Ils ne se font pour autant guère d’illusions sur ces syndicats de « services ». Ainsi, ils font moins attention qu’auparavant aux revendications et aux objectifs avancés par les organisations syndicales (et politiques) dans leurs appels à la mobilisation, à propos de l’ANI comme des retraites. Ils y mettent leur propre contenu et leurs propres objectifs, ceux que leur semble nécessiter une réponse à la situation générale. Et demain, si le mouvement prend un caractère plus large, leur propre organisation, assemblée générale, coordination, etc.

Le gros débrayage de Peugeot montre une conflictualité réelle, mais invisible, un besoin non satisfait de coordination et politisation de cette conflictualité et la possibilité rapide du dépassement du cadre proposé par les dirigeants du mouvement social actuel.

Il existe un courant, un mouvement politique et social qui trace son chemin dans les esprits et se lit dans une multitude de petites luttes diverses, comme dans les phénomènes politiques généraux, certes encore souterrain, peu visible, y compris à ses propres participants, mais bien réel et destiné à s’amplifier. C’est ce mouvement que nous devons nous attacher à rendre visible et conscient pour le plus grand nombre.

CHASTAING Jacques 21 septembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29836

Lire la suite

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Olivier Besancenot sur France 2

NPA

Olivier Besancenot sur France 2 dans NPA 755072-olivier-besancenot-diapo-1

Olivier Besancenot sera lundi 23 septembre à 22H55 sur France 2

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin