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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

philippe christine armelle olivier (npa)

NPA

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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

leur promesse, notre combat (osez le féminisme)

charge

Pour une meilleure articulation des temps de vie

  • Le passage aux 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.
  • Réduire le temps de travail pour permettre à chacunE d’avoir un emploi, rendre le travail moins pénible, disposer d’un temps de loisir pour participer à la vie familiale et sociale, s’adonner librement aux activités de son choix.

Cette mesure devrait être accompagnée d’une réelle incitation au partage des tâches domestiques et familiales au sein des couples. Aujourd’hui encore les femmes supportent l’essentiel de ce travail domestique, totalement invisibilisé.

  • Des modes de garde renforcés

Uniquement dans son résumé de programme de 4 pages : https://poutou2017.org/sites/default/files/2017-01/4PAGES-Campagne-web.pdf

Cette mesure n’est pas du tout détaillée, et ne figure pas dans son programme complet.

Pour la fin des violences économiques

  • Le SMIC à 1 700 euros net tout de suite, et une augmentation de tous les salaires de 300 euros.
  • Nous ne voulons pas d’un «revenu universel» de quelques centaines d’euros qui main- tiendra des millions de personnes au niveau du seuil de pauvreté, mais d’un salaire qui permette à chacunE de vivre dignement.

Cela peut permettre une diminution du nombre de personnes en situation de précarité. Or nous savons que la grande majorité des personnes précaires sont des femmes : les femmes représentent 70 % des “travailleurs pauvres”, 62 % des personnes en emploi non qualifié et 90 % des familles monoparentales, particulièrement exposées à la pauvreté.

  • La fin des temps partiels imposés, des contrats précaires, du pseudo statut d’ « auto- entrepreneur » : un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous. Un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous.

78,1% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes. 30% des femmes travaillent à temps partiel qui explique en partie les différences de salaire entre les femmes et les hommes. Cependant, cette dénonciation des temps partiels imposés n’implique aucune analyse spécifique à ce que vivent les femmes.

  • Une protection sociale élargie, qui garantira à chacunE la gratuité des soins de santé et des médicaments prescrits et utiles, en même temps que des indemnités journalières à hauteur de 100 % du salaire, des allocations familiales assurant, dès la première naissance, la possibilité d’élever dignement ses enfants.

Cela permettra également de réduire le nombre de familles monoparentales en situation de précarité.

  • Une garantie de rémunération pour les salariéEs avec une activité discontinue ToutE travailleurE en dehors de l’emploi percevra un revenu au moins égal au SMIC, de même que toutes celles et tous ceux dont l’état de santé ne leur permet pas de travailler
  • L’égalité des salaires, la fin de la précarité, la réduction du temps de travail pour touTEs.

Ceci semble purement déclaratif. Comment Philippe Poutoux souhaite-il inciter les entreprises à respecter une égalité salariale effective ? Généraliser la gratuité des transports publics, retisser un réseau de transport public performant dans les zones rurales, décloisonner les quartiers pauvres des villes. Peut permettre aux femmes à faibles revenus d’accroître leur mobilité, et donc échapper à une précarité sociale.

Pour qu’aucune femme et qu’aucun enfant ne soit plus victime de violences masculines

Des moyens pour accueillir les femmes victimes de violences (logement, formation des personnels qui y sont confrontés…), la régularisation de touTEs les sans-papiers, l’asile pour les femmes victimes de violences, l’accès immédiat aux soins pour toutEs.

Des espaces accueillant les femmes victimes de violences, ainsi que la formation de toutes les personnes qui peuvent déceler et faire de la prévention auprès de ces femmes sont des atouts très important dans la lutte contre les violences masculines.

Mais il nous semble primordial de rappeler que ces actions doivent être accompagnées de la création d’un important budget alloué aux droits des femmes, ainsi que de la mise en œuvre d’une politique publique et d’une campagne nationale dénonçant les violences masculines.

Pour une politique féministe

Rien dans le programme.

Pour la fin des stéréotypes genrés

  • La mise en place de pédagogies émancipatrices qui soient des outils pour penser de façon autonome afin d’acquérir plus de connaissances, de comprendre le monde et de résister à l’oppression.

Devons-nous comprendre par cette proposition que Philippe Poutou souhaite lutter contre tous les stéréotypes entravant la liberté de choix ? Choix des filières, éducation égalitaire (par la formation des professeur.e.s )…

  • Une éducation non sexiste

Nous aurions préféré des mesures concrètes de mise en action.

Pour une meilleure représentation des femmes en politique

Interdiction du cumul des mandats et de plus de deux mandats consécutifs

Le non cumul des mandats est une solution pour qu’il y ait une réelle représentativité de la population française en politique et une parité effective.

Pour le droit à disposer de son corps

  • Créer 120 000 emplois pour maintenir des établissements de proximité, comprenant au moins un service d’urgence, une maternité et un service de chirurgie, et créer des centres de santé publics ouverts.

Nous espérons que cela comprendra également une augmentation des centres IVG. En effet dans certaines régions françaises, qui sont de réels déserts médicaux, les femmes n’ont pas accès à des centres IVG de proximité.

  • Nous défendons le droit des femmes à disposer de leur corps face à ceux qui les forcent à se voiler comme à se dévoiler.

Défense de la liberté des femmes de se vêtir comme elles le souhaitent, mais les espaces ne sont pas précisés, espace public, espace du travail…

  • L’avortement et la contraception libres, gratuits et accessibles, des centres IVG et des maternités partout sur le territoire pour répondre aux besoins, l’allongement du délai légal de l’IVG à 24 semaines.

Très bien.

  • Nous voulons les mêmes droits pour toutes et tous, femmes et hommes, homos et hétéros, notamment la procréation médicalement assistée pour toutes, une filiation directe pour les couples de même sexe, la fin des stérilisations forcées, le changement d’état civil sur simple demande, l’arrêt des mutilations des personnes intersexuées, des moyens financiers contre les LGBTIphobies.

La PMA pour toutes est une des revendications d’Osez le féminisme !

  • De véritables services publics de la santé dans les universités avec accès gratuit à la contraception et l’IVG.

Il serait également utile d’avoir un accès gratuit à la contraception et à l’IVG dès le lycée, accompagné de cours d’éducation à la sexualité égalitaire.

Osez l'égalité !

Sur quoi se base ce décryptage ?

Ce décryptage s’appuie sur le projet de Philippe Poutou de 2017 publié sur son site : https://poutou2017.org/

Lire aussi:

Nathalie Arthaud

Benoit Hamon

Jean Luc Mélenchon

http://egalite2017.olf.site/

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

candidat ! (npa)

NPA

capitlaistes

Contre les politiciens et leur monde, pour l’urgence sociale

Cette élection présidentielle a un petit goût de fin de règne…

François Fillon est resté candidat malgré sa mise en examen pour détournement de fonds publics, et l’extrême droite est en embuscade, profitant de la décomposition à droite. Un «nouveau » candidat, hors des partis, mais pas du système, attend son heure, préparant sa potion libérale et austéritaire.

Les institutions sont à bout de souffle, et près de la moitié des électeurs pense s’abstenir, refusant avec raison de voter pour les partis qui ont mis en place des politiques antisociales… N’en déplaise à Hamon et à Macron qui se partagent tous deux une partie de l’héritage, le quinquennat catastrophique de Hollande a largement contribué à cet état des lieux.

Un boulet en guise de bilan

Les différents gouvernements Hollande ont brutalement accéléré les attaques contre l’immense majorité de la population, en particulier avec les lois Macron et El Khomri. Les conditions de vie et de travail sont de plus en plus difficiles. Les fermetures d’entreprises et les licenciements se multiplient, la souffrance et les accidents de travail tuent, le chômage et la précarité explosent.

Les services publics se dégradent, notamment dans la santé et l’éducation.

L’accès au logement est toujours aussi difficile. La pauvreté continue de faire des ravages. Pas de trace de tout cela dans la dernière liste des grandes fortunes de ce monde publiée par Forbes il y a quelques jours.

L’état d’urgence, le recul des libertés démocratiques, le développement du racisme, l’absence de solidarité pour accueillir les migrants sont eux aussi à mettre au bilan de ce quinquennat.

L’impunité policière – contre laquelle nous avons manifesté par milliers dimanche dernier – s’est renforcée, ainsi que la répression contre les jeunes, les habitantEs des quartiers populaires et celles et ceux qui revendiquent. La destruction écologique s’accentue, que ce soit avec l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou avec la poursuite du nucléaire.

Et soufflent les vents mauvais…

Avec le fiasco de ces dernières années, en l’absence d’une opposition à gauche visible et audible, l’orage approche. À moins que…

D’abord la droite, ultra-réactionnaire, qui s’est certes engluée dans l’affaire Fillon, mais qui hélas n’a pas dit son dernier mot. Puis l’ancien banquier d’affaires, ancien argentier de Hollande – et toujours millionnaire – Macron, qui défend le « chacun pour soi » et souhaite approfondir la contre-révolution libérale qui détruit nos acquis sociaux.

Surfant sur le désespoir, le FN, notre ennemi mortel, prétend défendre les classes populaires, mais son programme ne sert qu’au patronat et aux plus riches. Il stigmatise les chômeurEs, les réfugiéEs, les immigréEs, les musulmanEs… alors que plusieurs de ses membres sont mis en examen pour détournement de fonds publics, à hauteur d’un million d’euros. Un vrai parti « nanti-système » !

Construire nos résistances, défendre nos existences

Les mobilisations du printemps 2016 contre la loi travail, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou contre les violences policières ont été les plus visibles. Du cœur de ces luttes surgit l’exigence d’une autre politique au service du plus grand nombre. C’est à ces combats, à ces aspirations, que la candidature que nous portons dans cette élection présidentielle veut proposer une voix.

Tout nous le montre, il faut en finir avec la caste politique et économique qui nous dirige : à nous de prendre nos affaires en main pour pouvoir tout changer ! Aucun politicien ne nous sauvera : il est temps d’imposer notre point de vue, notre programme. Par notre action collective, nous pouvons défendre nos intérêts et changer le cours des choses. Dans mon entreprise automobile, la lutte est toujours d’actualité, et lundi dernier, premier jour officiel de campagne, j’étais un candidat gréviste au côté de mes camarades de travail afin de sauvegarder le site et les emplois.

Au-delà nous devons aussi construire un parti qui représente celles et ceux qui n’ont que leur travail pour vivre : un outil pour nos mobilisations quotidiennes, pour porter le projet d’une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions. Dans ces élections comme dans les luttes, porter la voix de notre camp social, défendre l’espoir qu’un autre monde reste possible.

Mardi 21 mars 2017 Philippe Poutou

https://npa2009.org/

Lire aussi:

 

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

573 parrainages (npa)

NPA

 victoire

La victoire d’une organisation militante

À la dernière publication au Conseil constitutionnel le mardi 14 mars, nous avions seulement 357 parrainages validés, et nous en avions pour notre part recensé entre 400 et 420. Le vendredi 17 mars, c’est 573 parrainages qui étaient arrivés avant 18 heures rue de Montpensier…

«La mort de l’extrême gauche »

C’est ce que titrait le Figaro il y a quelques semaines devant nos difficultés à réunir les parrainages. Le NPA était bien en difficulté, nous n’avons pas menti, mais nous avons aussi toujours dit que nous n’envisagions pas d’échouer. Ce qui a permis notre victoire, c’est que notre organisation est avant tout une organisation militante, avec des forces certes réduites mais en capacité de mettre plusieurs centaines de militantEs sur les routes, pour des centaines de milliers de kilomètres parcourus… afin de tenter de convaincre les maires des petites communes de donner leur parrainage à Philippe Poutou. Ce militantisme de terrain est bien ce qui nous permet de réussir là où d’autres échouent.

La démocratie selon le Conseil constitutionnel

Nous l’avons dit pendant toute cette recherche des parrainages, ce système est complètement anti-démocratique. Philippe Poutou a failli ne pas y être, mais François Fillon, mis en examen, n’a eu aucun problème de ce point de vue pour être candidat à l’élection présidentielle. Et les candidatures d’extrême droite et de droite extrême pullulent…

Mais cette année, le système est apparu réellement à bout de souffle. Nos discussions avec le Conseil constitutionnel se transformaient instantanément en cette scène mythique des Douze Travaux d’Astérix dans les couloirs de l’administration…

La période de recueil des parrainages devait initialement s’étendre du 23 février au 17 mars, mais à moins d’une semaine de la date d’envoi des formulaires, le Conseil constitutionnel annonçait que la date changeait et que les formulaires seraient envoyés le samedi 25 février, soit deux jours plus tard. Sauf qu’en réalité, ils l’ont été la veille, le vendredi 24 février, cela sans aucune justification…

Le vendredi 3 mars, on nous a validé un seul parrainage supplémentaire, laissant la presse titrer que nous étions très mal partis… alors que nous comptions plus de 60 parrainages qui auraient dû être validés !

Contrairement aux précédentes élections présidentielles, le candidat ne pouvait plus récolter les formulaires et les déposer lui-même au CC, il fallait les envoyer par la poste et qu’ils arri- vent le 17 mars avant 18 heures, seule administration où le cachet de la poste ne fait pas foi, créant ainsi une inégalité entre les différents élus, car en fonction de la commune, la poste n’est pas la même.

Nous avons demandé à de nombreuses reprises si nous pouvions utiliser un système de coursier, le CC nous a toujours répondu par la négative, puis dans leur dernier communiqué ils indiquaient la possibilité d’utiliser certains transporteurs privés… Après consultation de la liste des services postaux agréés par l’ARCEP, nous avons ainsi trouvé un service de coursier. Et à plusieurs reprises, nous avons demandé au secrétaire général du Conseil constitutionnel une confirmation que nous pouvions utiliser ce service, une confirmation qu’il ne nous donnera jamais…

Poutou 2017, c’est parti !

La campagne démocratique autour de l’ouvrier candidat s’est imposée dans cette session des parrainages. Aujourd’hui nous pouvons pleinement démarrer cette campagne pour imposer dans le débat nos revendications : l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’ouverture des frontières et la libre circulation de touTEs, la fin de l’état d’urgence et de ses lois répressives, la justice climatique…

L’équipe « parrainages » du NPA Mercredi 22 mars 2017

https://npa2009.org/

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23 mars 2017 ~ 0 Commentaire

mélenchon (npa)

melenchon marque jaune

Marcher jusqu’à République… et après ?

La marche de France insoumise concentre les critiques maintes fois formulées sur la campa- gne de Mélenchon : son nationalisme autour d’un « sauveur suprême » avançant des mots d’ordre justes mais minimalistes et l’impasse de cette campagne…

La manifestation a été massive (130 000 personnes revendiquées, en réalité beaucoup moins), mais le plus frappant, c’est l’interdiction des drapeaux autres que ces milliers de drapeaux bleu blanc rouge distribués aux manifestants. Utiliser le drapeau des Versaillais comme signe de ralliement le jour de l’anniversaire du début de la Commune, il fallait oser ! Que le PCF et Ensemble l’aient accepté donne la mesure de leur paralysie.

Mélenchon a une fois de plus multiplié les références nationalistes :

« La France tendra la main à tous les peuples qui refusent de s’aligner derrière tel ou tel empire », oubliant qu’elle est elle-même une puissance impérialiste de premier plan… Le dirigeant de France insoumise s’adresse à « chaque petite française, chaque petit français, surtout s’il vient de loin », et voit son « Assemblée constituante élue ou tirée au sort parmi les Français », oubliant au passage les millions d’habitantEs qui n’ont pas la nationalité française… et oubliant donc de revendiquer une citoyenneté de résidence.

De Gaulle à la rescousse !

Le point d’orgue du nationalisme visant à effacer les frontières de classes est sans doute la référence à De Gaulle et au rôle historique de la 5e République. Pour indiquer la nécessité d’en finir avec cette « monarchie présidentielle », il nous débite un étonnant discours : « Cette Constitution avait été taillée sur mesure pour un homme exceptionnel, dans des conditions exceptionnelles, pour faire face à un contexte exceptionnel ». Voici donc pratiquement réhabilités dans un même temps le coup d’État de 1958, De Gaulle et l’orientation de l’État français pendant la guerre d’Algérie…

Le One man show permet de faire accepter sans critique ce discours, ces drapeaux et la Marseillaise. On se croirait parfois devant un discours de Macron, lorsque sont acclamés « la règle verte », le « bouclier de Marianne, symbole de la paix », la « dignité animale », des points dont le flou est saisissant… On s’étonne de voir hurler « Résistance ! » à propos de la sortie de l’Otan, sans aucune critique de la politique impérialiste de la France ou de la Russie.

Quelques grammes de radicalité dans un monde pratiquement inchangé

Comme au débat télévisé du 20 mars, Mélenchon égrène diverses propositions élémentaires, mais dont la radicalité semble s’atténuer chaque jour. Pas un mot ce dimanche sur les licen-ciements ou sur les salaires, la « finance » est critiquée sans que le moindre mot d’ordre soit avancé pour l’empêcher de nuire, par exemple la réquisition des banques ou même un moratoire sur la dette. Aucune mesure de coercition contre le grand patronat n’est envisagée.

On retrouve la vieille idée qu’il suffit de voter pour changer les choses. Mélenchon fait hurler « Dégagez ! », défend une Constituante et la fin de la fonction présidentielle (tout en rappelant que « Notre patrie est le point d’appui pour les grands défis que l’humanité univer- selle doit relever. Pour la part qui me reviendrait, j’y suis préparé »…), des référendums… mais il n’a pas un mot pour les ­mobilisations sociales.

Pourtant, la transformation sociale n’est pas essentiellement une affaire d’échanges de points de vue, de votes, mais un affrontement entre les classes, des rapports de forces, une rupture avec l’État et la propriété privée des moyens de production. Esquiver ces ques- tions, cela revient à dénoncer une situation en refusant les moyens réels qu’a le monde du travail pour la bouleverser, dans une période où il y a pourtant urgence à le faire…

Antoine Larrache

https://npa2009.org/

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Mélenchon : prise de la Bastille bis… et après ? (Lutte Ouvrière)

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

NPA

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (lci + europe1)

Présidentielle : s’il n’était pas candidat, Philippe Poutou s’abstiendrait probablement (Europe 1)

On sait désormais pour qui roule Philippe Poutou et pour qui il va voter au premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril : pour lui-même.

Le candidat du NPA a expliqué ce mercredi 22 mars sur LCI que s’il n’était pas candidat, il « s’abstiendrait » probablement. Il votera donc pour lui, à défaut de gonfler les rangs absten-tionnistes même s’il reconnaît une proximité avec une autre candidate d’extrême gauche, Nathalie Arthaud qui, elle, « est vraiment de gauche ».

« Si je n’étais pas candidat, je crois que je m’abstiendrais », a-t-il ainsi déclaré sur LCI, ajoutant :  Il y a plein de gens qui vont s’abstenir par ras-le-bol et c’est complètement légitime. Selon lui, il y a « un rejet légitime ».

« On voit bien un milieu politique détestable, corrompu, menteur, tricheur », a-t-il dénoncé en référence aux affaires Fillon ou Le Roux. « Mais c’est pas parce qu’on rejette qu’on règle le problème », a poursuivi Philippe Poutou, soulignant que la question, « c’est par quoi on remplace ».

Passant en revue ses adversaires à gauche de l’échiquier politique, le candidat du NPA a estimé qu’Emmanuel Macron « c’est pas du tout la gauche ». Benoît Hamon ? « On a du mal », réplique-t-il. Il ajoute, sur le candidat du Parti socialiste : Il a un discours qui est certes plus de gauche que les autres politiciens, mais nous, on ne peut pas oublier que c’est le gouvernement actuel qui nous a mis dans la merde, qui a mené une politique profondément antisociale.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, « c’est ce qu’on appelle la gauche radicale, la gauche antilibé- rale, donc évidemment qu’il y a des points communs, mais on a aussi de gros désaccords parce qu’on pense que c’est pas la posture de l’homme providentiel qui va régler le problème ». Il lui reproche également d’avoir « été au PS pendant longtemps » et aussi d’avoir été au gouvernement.

22 mars 2017 Sébastien Tronche

http://lelab.europe1.fr/

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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

débat sur tf1 (révolution permanente)

bagarre-gauloise-par-conrad

Pour Philippe Poutou: «Des gros candidats mais sans grandes idées»

Ce lundi, sur TF1, avait lieu le premier débat des présidentielles. Seuls cinq candidats étaient invités par TF1, sur un plateau réunissant Emmanuel Macron, François Fillon, Marine Le Pen, Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Les affaires grandes absentes du débat… mais un débat musclé !

À l’aune de la fin des parrainages, l’ensemble des onze candidats sont désormais connus. Ceux-ci n’ont pas tous eu la chance d’être invité sur TF1 où pour être invité il s’agissait d’être soit Marine Le Pen soit un ancien ministre. Pire, les règles du temps de parole ne s’appliquant qu’à partir de mardi 21 mars, le temps de parole ne leur sera pas décompté. Des règles des plus anti-démocratiques que les candidats prétendant représenter de la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, n’ont à aucun moment dénoncé.

Pas un mot sur les détournements de fonds publics

François Fillon, sur la défensive dans un premier temps, a joué la posture de la responsabilité, restant sur la ligne déjà érigée pendant les primaires de la droite et du centre. Comme à son habitude le candidat a tenu mais n’a pas rompu, faute notamment à ses concurrents, qui ont préféré le ménager pour ne pas apparaître comme son bourreau. Le coup de grâce n’est pas venu, lui laissant ainsi une bouffée d’oxygène notamment sur les questions internationales, du terrorisme. Il en a été de même pour Marine Le Pen que personne n’a questionnée sur ses emplois fictifs du parlement européen.

Marine Le Pen, le protectionnisme et la xénophobie en action

Bien qu’isolée pendant une bonne partie du débat, utilisée comme épouvantail, notamment par Macron pour incarner le vote utile, la candidate du Front National a laissé passer la tempête pour renverser la vapeur lors du dernier tiers du débat. Moyennant les aspects patriotes pour faire passer les autres pour des mondialistes, Marine Le Pen semble finalement sortir ren- forcée du débat, notamment après son intervention conclusive où elle affirmait une différence nette sur la question de la rupture avec l’Union Européenne. Une façon de s’affirmer jusqu’au bout comme la seule « anti-système ».

Fillon, l’ultra-libéral et conservateur, fléchit mais ne rompt pas

De fait, ils ont laissé François Fillon dont l’hypocrisie n’a pas de limite comme le « défenseur » de la démocratie: «Nous sommes onze candidats à l’élection présidentielle. On est cinq ici, ça pose un problème démocratique», a-t-il affirmé. Une bonne première intervention pour le candidat de droite, qui va s’éteindre pendant une grande partie du débat pour se ressaisir ensuite, ses concurrents, notamment Mélenchon et Hamon, ne lui ayant pas donné le coup de grâce quant à ses casseroles. Les autres candidats sont restés des plus discrets étant donné qu’ils sont aussi mouillés jusqu’à l’os.

Macron, le néo-libéral nouvelle génération

En position de force dans les sondages, Emmanuel Macron, le moins expérimenté, est sorti globalement renforcé du débat, malgré une fin de débat qui lui a notamment valu les railleries acerbes de Marine Le Pen. Au travers parfois de coup de barre à gauche puis à droite, s’ap- puyant tour à tour sur Fillon, sur Hamon et sur Mélenchon, Macron a joué le pragmatisme du candidat ni de droite ni de gauche, agglomérant des membres de la société civile hors des partis traditionnels, essayant ainsi d’incarner le renouveau de la politique. Ainsi parfois il a joué sur les grands écarts, en affichant tantôt « des mesures sociales » tantôt un discours extrêmement sécuritaire.

Mélenchon, la relance de l’économie dans le cadre du système

Avec 55 %, le candidat de la France Insoumise est sorti en tête du sondage du candidat le plus convainquant de ce premier débat télévisé. Une bonne prestation durant laquelle il a insisté sur l’instauration d’une 6è République pour en finir avec la « monarchie présidentielle » et la relance de l’économie en réponse au chômage de masse. L’objectif affiché : tenter de se délimiter de la gauche PS. « Le peuple doit reprendre sa part sur la finance », a-t-il affirmé, faisant allusion à Hollande, en forme de pied de nez à Hamon qui a fait applaudir l’ancien président ce dimanche au Bourget.

Mélenchon surclasse Hamon

Pourtant, malgré le verbiage en général très adroit de Mélenchon, la radicalité n’a pas été au rendez-vous. Pas un mot, quant au grand patronat du CAC 40, hormis sur Lafarge. L’oli- garchie, un concept pour le moins vague face au « peuple » d’en bas, est bien commode pour ne pas afficher les véritables adversaires à savoir le grand patronat du CAC 40. Pas un mot non plus, sur l’absence des six autres candidats. Hamon pour sa part, a tenté d’incarner la « gauche » responsable, en s’appuyant notamment sur le revenu universel. Une prestation correcte mais éclipsée par Mélenchon.

Qu’en est-il des exploiteurs, des voleurs et des politiciens véreux ?

Durant le débat, trois lignes claires sont apparues. Le protectionnisme xénophobe de Marine Le Pen, le néo-libéralisme en deux versions, conservatrice à la Fillon, new age à la Macron, ainsi que le keynésianisme dans le cadre du système, que Mélenchon a mieux défendu que Hamon, sortant renforcé. Plus de trois heures de débat sur la société, d’économie et de diplomatie, pourtant Mélenchon et Hamon sont restés discrets sur les « affaires ». « Bizarre, c’est comme s’il n’y avait pas de capitalistes exploiteurs et voleurs, pas de politiciens véreux. Faut que ça change ! » affirme même Philippe Poutou à la sortie du débat.

Un espace pour les anticapitalistes

La prestation de la gauche de la gauche illustre bien qu’un espace existe pour une gauche anticapitaliste, qui dénonce les attaques du patronat, les profits des grandes entreprises capitalistes, une gauche anti-impérialiste qui dénonce le racisme d’État et de son bras armé la police, qui exige la liberté de circulation et d’installation des migrants et des sans-papiers. Un espace pour populariser un programme à même d’offrir une issue progressiste pour le monde du travail et la jeunesse pour résoudre la question du chômage de masse et de la précarité, au moyen du partage du travail entre toutes et tous, sans baisse de salaire.

Loin d’offrir ces perspectives, Mélenchon, au travers sa révolution citoyenne et du seul horizon national pour une « France indépendante », a tout de même eu des coups d’éclat en citant notamment Lafarge comme un patron peu exemplaire. En citant ce seul patron, c’est une façon d’éluder une remise en cause profonde du système, de remettre sur la table l’ensemble des grosses entreprises du CAC 40, les capitalistes français.

Comme le dit Philippe Poutou : « Des gros candidats mais sans grandes idées. Pas de prise en compte de l’urgence sociale, incapables de changement radical. »

Damien Bernard Léonie Piscator mardi 21 mars

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire aussi:

Un programme révolutionnaire et anticapitaliste (NPA)

 

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