Archive | NPA

04 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

agriculture (npa)

npa agricol

Une agriculture de plus en plus capitaliste

Au 20e siècle, la réforme agraire a été une revendication majeure des mouvements populaires à travers le monde, surtout dans les pays du « Sud ».

Il serait erroné de croire que le problème est réglé. Dans diverses régions du monde, des luttes importantes se déroulent dans les campagnes : du Brésil (où le Mouvement des sans-terre continue de faire face aux grands propriétaires appuyés par des milices et, bien souvent, la police) à l’Inde (où 200 000 paysanEs ont, en cette fin du mois de novembre, marché sur la capitale pour protester contre une réforme des marchés agricoles).

Du début du 20e siècle aux années 1960 et 1970, des politiques agraires axées sur les petits producteurs et les agriculteurs familiaux, ainsi que les politiques de redistribution des terres, ont permis de réduire les inégalités dans les campagnes. Cependant, depuis les années 1980, les inégalités foncières sont à nouveau en augmentation. C’est ce que montre un très intéressant rapport récent1.

Globalement, 1 % des exploitations les plus importantes représentent plus de 70 % des terres agricoles et s’inscrivent dans le système alimentaire industriel. À l’inverse, 80 % des propriétés agricoles sont de petites exploitations de moins de deux hectares. Les 10 % les plus riches des populations rurales accaparent 60 % de la valeur des terres agricoles, tandis que les 50 % les plus pauvres n’en captent que 3 %.

Depuis 1980, la concentration des terres a augmenté de manière significative (Amérique du Nord, Europe, Asie et Pacifique) ou bien une tendance à la baisse s’est inversée (Afrique et Amérique latine). Cette évolution prend des formes différentes : dans les pays à revenu élevé, les grandes exploitations s’agrandissent tandis que dans les autres régions du monde des grandes propriétés coexistent avec des exploitations souvent de plus en plus petites. L’Amérique latine reste la région la plus inégalitaire.

Ce regain des inégalités foncières résulte en grande partie de modèles d’agriculture donnant la priorité aux exportations agricoles, ainsi que des investissements accrus des entreprises et du secteur financier dans l’alimentation et l’agriculture. Une partie des terres agricoles est désormais considérée comme des actifs financiers comme les autres, des dizaines de fonds d’investissement achètent des terres : en 2018, on dénombrait environ 1 000 transactions de terres agricoles à grande échelle couvrant 26,7 millions d’hectares.

Les inégalités foncières sont liées à toutes les autres inégalités dans les pays où la population agraire reste nombreuse. La concentration des terres entraine des migrations, internes aux pays et internationales. Les grandes exploitations consacrées à la monoculture pèsent sur la biodiversité et les ressources, en eau notamment. Le rapport insiste aussi sur l’impact écologique et social négatif de certaines actions supposées avoir un impact positif sur le changement climatique comme le développement des biocarburants.

Hebdo L’Anticapitaliste  (03/12/2020)

https://lanticapitaliste.org/

  • 1. https://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2020/inegalite-d-acces-aux-terres-agricoles

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (le poher)

mat guillm

Matthieu Guillemot : « On ne va pas crever sans réagir ! »

Matthieu Guillemot, restaurateur carhaisien, est révolté par l’annonce de la fermeture des restaurants, prévue jusqu’au 20 janvier.

Comme nombre de restaurateurs et de patrons de bars ou de discothèque, Matthieu Guillemot a très mal pris les annonces d’Emmanuel Macron, repoussant leur réouverture au 20 janvier.

« On a pris une grosse claque. C’est dur moralement, d’autant qu’on est dans les miz du, « les mois noirs ». On voit les suicides se multiplier chez les restaurateurs… »

Autant dire que le patron des Bonnets rouges, par ailleurs militant NPA, ressent un « profond sentiment d’injustice ».

Il évoque d’abord le sort des salariés « en chômage partiel, qui ne sont indemnisés qu’à 84 %. Ils devraient l’être à 100 %, puisqu’il s’agit de fermetures administratives qu’on nous impose ». Matthieu Guillemot rappelle également la problématique de nombreux restaurateurs.

« On est beaucoup à travailler en couple, à avoir énormément investi dans notre outil de travail. Quand on nous ferme, on doit continuer à payer le RSI et la TVA, sans avoir droit au chômage. Du coup, pour nombre d’entre nous, c’est RSA et Restaurants du Cœur. Il y a un vrai désespoir, car on va devoir rouvrir et repartir avec un boulet financier. »

Justice de classe

Le gouvernement a proposé un crédit d’impôts aux bailleurs des commerces fermés s’ils renon-cent à une partie de leurs loyers, « mais ici, il s’agit pour la plupart d’anciens commerçants qui ont une petite retraite et comptent sur ces loyers pour vivre… », souligne Matthieu Guillemot qui se dit, par contre, en guerre contre les assureurs qui refusent de prendre en compte les pertes d’exploitations. « J’ai décidé d’assigner les miens, cela se jouera au tribunal… On ne cesse de culpabiliser les petits, mais jamais de taxer les gros. C’est le retour à une justice de classe ! »

« On nous propose de l’aspirine »

Comme beaucoup, il s’est rendu à la réunion organisée le 23 novembre entre les services de l’État, la chambre de commerce et les commerçants. Là non plus, il n’a guère été convaincu. « La CCI nous a proposé une petite aspirine… Grosso modo, on nous dit qu’on va nous soutenir… en nous fermant. C’est absurde. »

Il aurait aussi aimé que soient mieux prises en compte les différences régionales. « Dans un État décentralisé, les régions peuvent prendre des décisions de bon sens.

La Catalogne a commencé par déconfiner les petits commerces et par taxer la vente en ligne. C’est la logique contraire à ce qui se fait ici. » Quant à la situation sanitaire, plutôt maîtrisée en Bretagne, elle alimente son incompréhension.

« Le problème, c’est qu’on dit aux gens de prendre des vacances pour éviter l’insurrection. Cela va faire repartir l’épidémie après Noël… Le malheur de la Bretagne est qu’elle est belle et qu’elle va attirer les touristes. »

Bref, autant dire que Matthieu Guillemot n’entend pas rester les bras croisés : « Seuls les poissons morts suivent le sens du courant ! Il faut une réaction massive de tous les sacrifiés du Covid pour taxer ceux qui se gavent et, peut être, enfin inventer une société plus juste. »

Dans les temps qui viennent, il envisage de participer à des actions non encore précisées. « On est en centre Bretagne… On ne va pas crever sans réagir. On se battra jusqu’à la victoire ! »

3 décembre 2020 Erwan Chartier-Le Floch

https://www.lepoher.fr/

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

anne sylvestre (npa)

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Anne Sylvestre, une grande dame de la lutte des femmes

Anne Sylvestre s’est donc éteinte la veille du 1er décembre, journée internationale de lutte contre le Sida. Cette immense artiste aura laissé une trace dans des cœurs de tous âges.

Elle refusait de chanter en public ses Fabulettes. Pourtant, ses chansons pour enfants avaient le mérite, dès 1962, de prodiguer des paroles ne véhiculant pas les préjugés et les oppressions sur des mélodies riches. Elles abordaient les thèmes classiques de l’enfance avec intelligence. Le petit sapin est une ode à la différence et à la tolérance, Le petit bonhomme et les pommes une fable contre les rapports marchands, La comptine aux prénoms un encouragement à l’amitié, Pomme rouge verte ou bleue un apprentissage par l’erreur, Berceuse pour rêver un magnifique songe en l’honneur des rêves d’avenir des enfants, un encouragement à grandir.

Les chansons pour enfant encouragent la solidarité, l’espièglerie, la découverte du monde, l’autonomie.

Casser les normes sexistes

Anne Sylvestre fait partie de ces monuments de la chanson qui ont traversé les époques, abordant de façon militante les problèmes de leur temps. En 1961, elle chante l’autonomie des femmes avec Mon mari est parti et Philomène, Maryvonne la liberté sexuelle des femmes. En 1971, avec Abel, Caïn, mon fils, raconte les difficultés à élever un garçon dans la société patriarcale et le capitalisme :

« Il me faudra un grand courage, Pour t’élever comme un souci, Car, si tu deviens violence, Tu peux être bêtise en plus, La sincérité à outrance, Devient mensonge, le sais-tu ? ». La chambre d’or bouscule les préjugés sexistes de l’amour : « change moi de pays, change-moi de tendresse, change-moi cet amour qui qui s’endort et trouve moi plus belle encore que les princesses dormant dans leur chambre d’or ».

Jusqu’au bout, une « grande dame »

En 1973, Non, tu n’as pas de nom écrit « l’un des plus beaux textes sur l’avortement » (Florence Montreynaud), alors que celui-ci était encore interdit. En 1986, Petit bonhomme moque un mari infidèle et l’occasion pour les femmes de s’en libérer.

Son retour en 2013 avec Juste une femme continue la bataille poétique. Des calamars à l’harmonica mêle la joie de vivre même dans la pauvreté et la découverte de la lutte féministe : « quand j’étais mère de famille, boudez plus les filles, on n’en est plus là », « Puis j’ai découvert des livres de femmes, je n’savais même pas qu’elles écrivaient, quoi c’était pour moi tout ce beau programme, j’avais une tête et je m’en servais […] je chantais des chansons abolitionnistes, comme un très méchante féministe ».

Dans Lettre d’adieu et Juste une femme, elle se révolte encore contre l’oppression subie par les femmes et les violences sexistes des chefs, des maris, des hommes. Dans Violette, elle défend encore les femmes âgées, « mettez vous bien ça dans la tête, c’est pas une “petite dame”, Violette ! ».

On pouvait l’écouter régulièrement à la fête de Lutte ouvrière, ou la croiser au Forum Léo Ferré à Ivry, un verre à la main, avec son amour des êtres humains, elle qui aime les gens qui doutent. Elle est sans doute avec Barbara une des plus grandes compositrice-interprète, par la force de ces textes et leur capacité à conjuguer critique sociale et réalité de nos vies. Avec des musiques et une voix qui font ressentir toutes les épreuves comme le début de leurs solutions.

Antoine Larrache Mardi 1 décembre 2020

https://lanticapitaliste.org/

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

dehors darmanin! (npa)

une

Retrait de la loi Sécurité globale! Dehors Darmanin et Lallement!

L’évolution de la situation politique n’est pas un processus linéaire. Elle est faite de basculements et d’accélérations.

Les derniers jours nous le rappellent avec force. En effet, il y a quelques semaines de cela, dans la France de nouveau « confinée », le pouvoir instrumentalisait de façon indigne et islamophobe l’assassinat de Samuel Paty en désignant le mouvement ouvrier comme complice du terrorisme.

Un mois plus tard, ce sont par centaines de milliers que jeunes et travailleurs descendent dans la rue contre le cours autoritaire du régime dans plus de 90 villes à travers le pays.

Macron et son gouvernement, sous la pression de l’extrême droite et du corps policier d’une part, face à la crise sociale qui s’annonce, d’autre part, pensaient tirer la situation à leur avantage. Ils ont commencé par amender, en alliance avec la droite au Sénat, la loi de programmation de la recherche en introduisant un article visant à pénaliser toute action revendicative sur les campus universitaires.

Ils se sont ensuite attelés à la loi de sécurité globale pensant avoir les coudées franches. Mais, suite aux vidéos des violences policières et racistes contre les migrantEs à République et contre le producteur de musique noir Michel Zecler, la loi de sécurité globale est apparue au grand jour pour ce qu’elle est : le renforcement de l’État policier et raciste à un degré inégalé depuis des décennies.

Étendre la lutte pour le retrait de la loi et la démission du duo Darmanin-Lallement

La mobilisation est massive, unitaire, jeune, démocratique et sociale. Elle se nourrit aussi de la faillite du gouvernement face à l’épidémie. Ils ont menti sur les masques, ils ont été incapables de tester en masse et n’ont pas donné de moyens supplémentaires à l’hôpital.

Leur choix a été au contraire d’enfermer la population et de renforcer les lois liberticides tout en donnant la priorité au maintien des profits des grands groupes capitalistes. Autoritarisme et capitalisme sont bien les deux faces d’une même pièce !

La mobilisation peut encore se développer dans les jours qui viennent. Elle doit le faire pour engranger une première victoire contre ce gouvernement en obtenant le retrait de la loi. Cette loi, il faut la rejeter en bloc et pas uniquement l’article 24 sur la diffusion des images de violences policières.

D’autant plus que l’article 25 de la loi « confortant les principes républicains » (ex loi « contre le séparatisme ») lui est en tout point similaire. Le ministre Darmanin et le préfet Lallement portent une responsabilité particulière dans la politique du pouvoir et la violence de la police. Ils sont illégitimes et doivent partir sans délai !

Pour transformer l’essai, il faut cependant continuer à élargir la mobilisation. Pour cela, l’ensemble des organisations de notre camp, politiques, syndicales, associatives, doivent avancer au coude à coude. Elles doivent s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années.

Notamment celles et ceux qui ont été confrontés à la violence de la police ou au racisme d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, les sans-papiers et migrantEs. L’enjeu est maintenant de structurer la mobilisation pour agir dans la durée. Le passage au Sénat étant prévu au mois de janvier, nous avons le temps de proposer des réunions ou des assemblées générales dans les villes et les quartiers mobilisés, dans les lieux d’études et de travail.

En finir avec ce régime à bout de souffle

Ainsi, nous sentons bien que la contestation qui monte va au-delà du combat contre une loi. Nous savons, comme le gouvernement et le patronat, que dans les mois qui viennent une catastrophe sociale s’annonce.

Les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, la jeunesse n’a plus d’avenir. Et ce n’est malheureusement qu’un début…

Les réponses du pouvoir, du patronat et des institutions à leur service sont connues : il faut contrôler la population, faire rentrer dans le rang les récalcitrantEs, détourner la colère vers des boucs émissaires pour masquer la responsabilité du gouvernement, zélé serviteur du capital.

Face à cela, nous manifesterons de nouveau le 5 décembre à l’occasion de la journée contre le chômage et la précarité qui prend, avec la crise, une dimension particulière cette année.

Dans les semaines qui viennent, nous ferons le lien entre le combat démocratique contre les violences policières et les questions sociales, pour des moyens pour la santé et les services publics, contre les licenciements, pour nos salaires.

Mais la poussée de la mobilisation actuelle, potentiellement plus massive et plus consciente que celle des Gilets jaunes avant l’épidémie, pourrait prendre une tournure de masse contre ce régime au service des capitalistes.

Ce système incapable de mettre les intérêts communs avant les profits d’une minorité et prêt à basculer dans la dictature. Nous devons tout faire pour pour les arrêter.. Le plus tôt sera le mieux !

Sylvain Pyro Mercredi 2 décembre 2020

https://lanticapitaliste.org/

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Lois liberticides et violences policières : combattons l’autoritarisme en marche !

Du dégoût et de la révolte, voilà ce que nous avons touTEs ressenti devant les violences policières de ces dernières semaines. Les dernières images des exactions contre les migrantEs place de la République à Paris ou du tabassage du producteur de musique noir Michel Zecler, ont mis le feu au poudre, entraînant en particulier une large mobilisation samedi dernier dans tout le pays.

Le maintien de leur ordre à tout prix

Ce gouvernement veut accompagner la crise sociale, les nouveaux reculs qu’il veut nous faire avaler, les licenciements et les suppressions d’emploi, d’un ordre sécuritaire garantissant la bonne marche de la machine capitaliste à profits… Il entend faire taire toute contestation de sa politique, y compris en s’attaquant à la liberté de la presse, dont il aime pourtant se draper en période d’offensive islamophobe.

Depuis plusieurs semaines, sous la pression de l’extrême droite et des syndicats de police, Macron, Darmanin et leurs amis sont à l’offensive. D’abord avec la Loi de programmation de la recherche (LPR) et son article visant à pénaliser toute action revendicative dans les universités. Puis, à la faveur de l’immense émotion suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, avec une nouvelle loi raciste et islamophobe contre le « séparatisme ». Enfin, ils ont dégainé cette loi de « sécurité globale ». Tout cela dans le but d’accoucher d’une société basée sur une économie ultralibérale accompagnée d’un contrôle social sécuritaire.

La loi, Darmanin, Lallement… Et hop tout ça à la poubelle !

Mais après le mouvement international suite à la mort de George Floyd aux USA, les grandes mobilisations ici avant l’été contre l’impunité policière, ça ne passe pas ! Répondant à l’appel des journalistes, d’associations démocratiques ou de médias alternatifs, la mobilisation s’est amplifiée jusqu’à atteindre des centaines de milliers de personnes dans près d’une centaine de villes samedi dernier.

Des manifestations massives, unitaires, jeunes, réunissant journalistes, habitantEs des quartiers populaires, militantEs syndicaux ou politiques… Au-delà de la loi de « sécurité globale », c’est bien un renforcement de l’État policier qui est massivement rejeté, et la politique de Macron — autoritaire sur sa forme et injuste sur son fond — qui est combattue.

Pour éteindre l’incendie, les représentants de la majorité annoncent une « réécriture » du seul article 24 de la loi, celui concernant la diffusion d’image des policiers (sans préciser d’ailleurs ce qu’ils souhaitent mettre à la place…). On est bien loin du compte : c’est toute la loi qui doit être abandonnée, et au vu de leurs responsabilités particulières dans la situation, le ministre de l’Intérieur Darmanin et le préfet Lallement doivent dégager aussi !

Étendre la lutte, construire les convergences

Pour transformer l’essai, la mobilisation doit continuer, et une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour ce samedi. Pour s’étendre, il faut s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années, se confrontant à la violence d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, le mouvement social…

Des ponts sont à construire, en particulier entre le rejet de cette loi de sécurité globale et le projet de loi « confortant les principes républicains » (ex-loi « séparatisme ») qui reprend d’ailleurs les principales dispositions de l’article 24.

Dans la catastrophe sociale qui vient, les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher, et pour cela, le maintien de leur ordre est essentiel. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, et ce n’est qu’un début. Les convergences à construire doivent donc commencer dès ce samedi 5 décembre, en étant dans la rue contre la loi de sécurité globale et au côté des associations de chômeurEs et précaires qui vont aussi manifester dans tout le pays. Ce n’est qu’un début…

Le 1er décembre 2020

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

 

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

philippe poutou 2017 (npa)

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

amazone briec 29 novembre

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Zone Industrielle des Pays-Bas, Briec
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Quimper BO s’apprête à vendre un terrain à la multinationale AMAZON pour une agence de livraison qui transportera 30 000 colis par jour autour de QUIMPER enlevant des parts de marché aux commerces locaux qui sont déjà en grande difficulté…
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Nous ne pouvions pas laisser s’établir à côté de chez nous un géant du e.commerce qui coche toutes les cases en matière de calamités environnementale, économique, sociale, fiscale et culturelle.
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Dimanche on a semé des glands, des châtaignes, des noix sur la parcelle YI 394 de la zone des Pays-Bas à Briec. Nous voulions préserver nos terres pour des activités utiles liées à la transition écologique et sociale !
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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué

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Pour le retrait du projet de loi de sécurité globale (Communiqué Unitaire)

La marche des libertés dans toute la France samedi 28 novembre a été interdite à Paris par le préfet Lallement [le tribunal administratif a, depuis, levé cette interdiction].

Cette manifestation appelle les citoyens à contester le projet de loi sur la sécurité globale. Elle vient après les violences inouïes commises contre un producteur de musique et heureusement filmées. Nous serons donc à cette manifestation, avec de nombreuses associations, syndicats, partis politiques !

L’article 24, voté en première lecture vendredi dernier dans le cadre d’une procédure accélérée anti démocratique devenue la norme, est le plus controversé. Sous le faux prétexte de renforcer la sécurité des forces de l’ordre, il attaque les droits fondamentaux.

Dans les faits, cette mesure interdit à la presse de faire son travail d’information. Elle empêche le citoyen d’exercer son droit de regard sur les agissements de fonctionnaires dont la mission est pourtant particulièrement sensible : parfois dotés d’armes de guerre, ils sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens et le maintien de l’ordre.

Cette nouvelle disposition favorise l’auto-censure par la crainte des interpellations, des amendes et de la confiscation du matériel. Les autres articles de loi étendent les pouvoirs de la police nationale, municipale et des sociétés de sécurité privée, et avalisent l’usage des drones et de la surveillance généralisée des foules.

La police française est tristement connue pour sa brutalité : de la mort de Rémy Fraisse à Cédric Chouviat, les exemples sont nombreux. La chasse à l’homme de lundi 23 novembre au cours de l’évacuation des réfugiés place de la république à Paris, les élus et journalistes molestés sur place, marquent un pas supplémentaire dans la violence d’Etat et l’autoritarisme d’un gouvernement qui fait usage de la force pour museler les oppositions.

Cette stratégie de mise au pas est assumée par le ministre Darmanin et le préfet Lallement. On assiste à la naissance d’un Etat policier décomplexé et à la militarisation de la société toute entière par la légitimation de la sécurité privée pour soutenir la violence d’Etat et criminaliser les plus vulnérables et les plus récalcitrants : opposants politiques, syndicalistes, étudiants mobilisés, mais aussi associations, sans papiers, pauvres, femmes ou jeunes des quartiers.

Une telle atteinte à la démocratie n’est pas acceptable. C’est pourquoi nos organisations appellent chacun-e à se mobiliser pour exiger :

  • Le retrait du projet de loi de sécurité globale
  • La démission du ministre Darmanin
  • La révocation du préfet Lallement

Signé :

Ensemble, GDS, Générations, La France Insoumise, NPA, Nouvelle Donne, PEPS.

Vendredi 27 novembre 2020

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

pour gagner! (npa)

NPA

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Des centaines de milliers contre les politiques liberticides : continuons pour gagner

1 200 à Pau, 2 000 à Chambéry, 6 000 à Rennes, Tours et Montpellier, 5 000 hier à Nantes hier, des milliers à Toulouse en manif spontanée, plus de 10 000 à Lyon, 100 à 150.000 à Paris, la mobilisation du jour était incroyable, comme un immense réveil après des mois de confinement politique.

Les jeunes étaient extrêmement nombreux dans les cortèges, des lycéens, des étudiants, des jeunes des quartiers populaires, révoltés contre les violences policières, le racisme et plus globalement par la situation que nous vivons actuellement.

Il y avait également de très nombreux militants de diverses organisations, de toute la gauche, alors qu’à part la CGT, la FSU et Solidaires, il y avait très peu d’organisations représentées, à part bien sûr le NPA, très mobilisé partout.

A Paris, son cortège a regroupé des centaines de personnes, dynamiques, criant, chantant. Il y avait également des centaines de journalistes et d’avocats, dont les convictions sont percutées par le projet de loi.

Le gouvernement fait face à une crise politique déclenchée par l’éclatement de contradictions : il s’est fait le champion de la « liberté d’expression » concernant l’assassinat de Samuel Paty, mais d’un autre côté a donné toutes libertés à la police pour réprimer, violenter, mutiler. La loi de « sécurité globale » vient parachever cette politique, en cohérence avec le racisme d’Etat et la loi « séparatisme ».

Mais les violences contre Michel Zecler, heureusement filmées, notamment, ont percé grand jour le rôle de la loi « sécurité globale » : renforcer l’impunité policière.

Construire ce mouvement pour gagner

La mobilisation du jour est fantastique, elle montre que des réactions sont possibles face à ce pouvoir. Dans les prochains jours, dans tous les quartiers, organisons-nous pour le faire reculer. Réunions unitaires, assemblées de quartiers, sur les lieux de travail ou d’études, manifestations locales devant les commissariats, les préfectures ou les mairies, nous devons accélérer la construction d’un mouvement de masse.

Empêcher le passage de cette loi doit être notre objectif. Et dénoncer les politiques liberticides et racistes qui se renforcent et ouvrent la voie à l’extrême-droite droite. Filmer les violences policières, c’est le moyen de nous protéger contre les violences policières, c’est un élément de base de notre auto-défense. Nous devons aussi exiger le désarmement de la police et la fin de toutes les mesures racistes, obtenir la régularisation des sans-papiers.

Dégager ce gouvernement

La seule réponse de ce pouvoir à la crise sanitaire, sociale et écologique que nous vivons aujourd’hui est la répression. Ils ont montré leur incapacité à y faire face autrement qu’en distribuant des milliards aux grandes entreprises, ils doivent dégager, à commencer par Darmanin, le ministre de l’intérieur, véritable fer de lance, dans la continuité de Castaner, des politiques liberticides.

L’heure est à la mobilisation générale contre ce gouvernement.

Samedi 28 novembre 2020 Antoine Larra

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

Lire aussi:

Loi Sécurité Globale. Plus de 300.000 personnes prennent la rue contre le projet liberticide de Macron (Révolution Permanente)

Loi Sécurité Globale : éviter le piège des négociations et élargir le mouvement pour obtenir le retrait total (RP)

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