Archive | NPA

19 février 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

 

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

maduro (npa 34)

poi

Ces organisations ne prennent pas une position équilibrée 

Si, avec les signataires, on peut dénoncer le coup d’état du président autoproclamé Guaido et les manœuvres et menaces de l’impérialisme américain ainsi que les soutiens européens et français dont bénéficie ce politicien de droite, ce n’est pas rendre service aux vénézuélens que de soutenir de fait le régime de Maduro.

Et c’est ce que font les signataires de cet appel en occultant le désastre économique présent au Venezuela, l’inflation insoutenable, la fuite d’anciens responsables chavistes, la faim qui y sévit et l’exode massif de la population, en occultant que ce régime est celui de l’armée et de la bourgeoisie bolivarienne qui s’est formée sous Chavez.

Ces catastrophes humaines et démocratiques ne seraient dues qu’à l’action de l’impérialisme américain. Il s’agit là d’une vision « campiste » héritée du stalinisme selon laquelle toutes les nations devraient lutter ensemble contre un danger principal, vision conduisant à s’allier avec ou à ménager des dictatures.

Par la même occasion, on s’évite ainsi de faire le bilan des révolutions bolivariennes et en particulier celui d’Hugo Chavez. Un régime Chavez qui a utilisé la manne pétrolière pour sortir une partie de la population de la pauvreté, mais est resté dans l’extractivisme, sans développer les industries et l’agriculture, et n’a que très partiellement rompu avec le capitalisme sans donner le pouvoir à la population.

http://npaherault.blogspot.com/

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

tract npa

antif

Combattre l’antisémitisme, sans complaisance et sans arrière-pensées

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Combattons l’antisémitisme et tous les racismes

Et refusons toutes les récupérations

Profondément antiraciste, luttant contre toutes les formes de discriminations, le NPA s’était inquiété il y a quelques jours de la recrudescence des actes antisémites, confirmée par les chiffres du ministère de l’Intérieur lui-même.

Dans le détail, ceux-ci sont passés de 311 en 2017 à 541 l’an passé : +74 %. La CNCDH, Commission consultative des droits de l’homme, indiquait dans son dernier rapport que, si la tendance est à la baisse en ce qui concerne les actes racistes constatés, une progression des actes les plus violents est à signaler, en particulier auprès de membres de la communauté juive.

Une progression qui s’est manifestée de différentes façons ces derniers jours : inscription antisémite « Juden » sur la vitrine d’un magasin Bagelstein, saccages des arbres plantés en souvenir d’Ilan Halimi (jeune homme de confession juive mort sous la torture en 2006 dans l’Essonne), croix gammées dessinées sur les portraits de Simone Veil fait par un street artist, jusqu’aux récentes agressions verbales contre Alain Finkielkraut ce samedi.

Car ce sont bien, lorsqu’on les met bout à bout, des paroles nauséabondes et clairement antisémites qui se sont exprimées contre lui en marge d’une manifestation des Gilets jaunes : « Barre-toi, sale sioniste de merde ! », « Rentre chez toi en Israël ! », « La France elle est à nous ! »… Membres de groupuscules d’extrême droite ou militants salafistes comme semble le dire aujourd’hui la presse, qu’importe. Cette haine n’a rien à faire dans nos luttes sociales, elle doit être clairement combattue.

Pour pouvoir la combattre réellement, il est indispensable de ne pas avoir l’indignation à géométrie variable et la récupération facile. On a ainsi le droit d’être dubitatif quand on voit aujourd’hui certaines personnalités – actuellement au gouvernement ou qui y ont été ces dernières années – délivrer des brevets d’antiracisme, alors même qu’ils pratiquent des politiques inhumaines à l’égard des migrantEs.

Toutes leurs politiques antisociales nourrissent le fumier sur lequel prospèrent tous les racismes, toutes les divisions. Et l’on n’oublie pas ceux qui ont multiplié, au cours des dernières années, les propos contre les musulmanEs ou les Rroms, et ont mis en œuvre des mesures racistes quand ils étaient au gouvernement, au travers notamment des actions de prétendu « maintien de l’ordre » dans les quartiers. Souvent les mêmes qui aujourd’hui se servent des insultes contre Finkielkraut pour salir tout un mouvement social, celui des Gilets Jaunes…

C’est parce que la lutte contre l’antisémitisme est une chose trop importante pour être laissée aux opérations de récupération diverses et variées que nous n’associons pas nos voix à celles de ces pompiers pyromanes, aussi hypocrites que dangereux.

C’est la raison pour laquelle le NPA et ses porte-paroles ont signé l’appel « Contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, pour le combat contre toutes les formes de racisme », lancé notamment par des militantEs et forces de l’antiracisme politique, dont l’Union Juive Française pour la Paix.

Le NPA sera aussi présent au rassemblement annoncé par cet appel, mardi 19 février à 19h place Jean Ferrat (devant le métro Ménilmontant – Paris 20e).

Montreuil, le lundi 18 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Combattre l’antisémitisme, sans complaisance et sans arrière-pensées (NPA)

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

million (le-huffington npa)

philippe-poutou-olivier-besancenot-

Élections Européennes 2019 : le NPA cherche un million

Philippe Poutou et Olivier Besancenot Sollicitent partisans et militants pour réunir cette somme.

Européennes: le NPA cherche un million d’euros pour financer sa campagne: Le nouveau parti capitaliste demande un sérieux coup de pouce. Le NPA a en effet publié un communiqué ce lundi 18 février. Il indique ainsi qu’il souhaite se présenter à ce scrutin afin de « défendre la détermination des gilets jaunes et l’aspiration à la démocratie qui s’est exprimée », mais qu’il a besoin, pour cela, « d’un million d’euros ».

« Pour obtenir le droit à la parole, l’impression des professions de foi et bulletins de vote, nous avons besoin d’un million d’euros, détaille-t-il. Nous en appelons donc à tous nos militants et sympathisants, à nos amis, familles, collègues de travail, camarades de lutte, pour réunir cette somme. Les partis bourgeois ont leurs riches mécènes. Nous avons la détermination militante et des soutiens en nombre. Toutes et tous à notre campagne de souscription! »

En janvier dernier, la direction du parti avait indiqué qu’elle décidera le 24 mars, si le NPA a les capacités financières pour présenter la fameuse listes aux élections européennes.

« Au vu des difficultés financières que représente une candidature, on va pour l’instant continuer de récolter de l’argent » d’ici la réunion des 23 et 24 mars, « car l’idée est toujours d’être présent », avait alors expliqué à l’AFP un membre de la direction du NPA.

Lors des dernières élections européennes, les NPA avaient recueilli 0,39% au niveau national, en deçà du seuil de remboursement des frais engagés pour la campagne.

18/02/2019

https://www.huffingtonpost.fr/

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Versez à la souscription 2019 !

Le NPA a décidé, exceptionnellement, de prolonger sa campagne de souscription annuelle.

Toutes les forces politiques institutionnelles cherchent à enterrer le mouvement des Gilets jaunes dans la fosse électorale. Macron a calibré son « grand débat » pour en faire la rampe de lancement de sa campagne aux européennes.

Marine Le Pen multiplie les meetings et drague éhontément des Gilets jaunes – pour ramener toutes les aspirations sociales et démocratiques à un discours de haine contre l’immigration. Les Verts et Hamon affichent leur mépris social contre les Gilets jaunes et espèrent rafler la mise avec un discours lénifiant sur l’écologie.

Triste spectacle, le PCF court après ces forces au nom d’on ne sait quelle union de la gauche. Mélenchon multiplie les propositions « de sortie de crise » faites à Macron (directement lors d’une rencontre officielle à l’Élysée la semaine dernière) : référendum, dissolution de l’assemblée, etc. Car si une campagne électorale ne suffisait pas à étouffer le mouvement, tout ce beau monde serait prêt à en rajouter une ou deux autres…

Pas de subventions publiques, pas de dividendes

Le NPA n’a pas de proposition de sortie de crise. Au contraire, nous militons pour que le mouvement aille jusqu’au bout de ses possibilités. Nous n’attendons rien des élections à venir, ni d’un référendum bidon, ni d’une dissolution.

La vraie démocratie, elle est dans la rue, sur les ronds-points, dans les assemblées générales de Gilets jaunes et les assemblées générales de grévistes lorsque les salariéEs entrent en lutte sur leurs lieux de travail et se coordonnent. Mais les élections européennes de mai prochain seront une tribune politique, pas de raison de laisser nos ennemis jurés et nos adversaires saturer l’espace médiatique !

À bien des égards, les sorties remarquées de Philippe Poutou lors de la campagne présidentielle ont préfiguré l’insolence et la vigueur du mouvement des Gilets Jaunes. Dans les semaines qui viennent, il est plus que jamais nécessaire de faire entendre, notre voix, une voix d’extrême gauche, anti­capitaliste et internationaliste.

Reste un barrage à franchir, dès maintenant : récolter l’argent nécessaire pour mener cette campagne qui s’ajoute aux activités et interventions de notre parti et les appuie. Pour le NPA, pas de subventions publiques, pas de dividendes, pas de cagnotte Leetchi…

Seulement le soutien financier de ses militantEs, sympathisantEs, proches, de toutes celles et ceux qui apprécient ses idées ou pensent qu’elles méritent leur place dans le débat public. ­Versez et faites verser à la souscription !

souscription.npa2009.org

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

blanquer danger (npa)

charb

Face au danger Blanquer

Des mobilisations trop dispersées

À Paris, après la manifestation, ce sont plus de 90 enseignantEs venus de 57 établissements, principalement des collèges et des lycées, qui se sont retrouvés pour discuter des perspectives. TouTEs avaient en bouche la même idée : pour faire reculer Blanquer et stopper ses réformes, il faudra bien plus qu’une simple journée de grève de 24 heures.

L’Éducation nationale attaquée de toutes parts

Les raisons de la colère ne manquent pas. La réforme du lycée va renforcer considérablement les inégalités entre établissements et la sélection des jeunes, au détriment des lycées les plus populaires. Dans les lycées professionnels, les horaires disciplinaires et les spécialités sont encore réduits, des suppressions massives de postes sont prévues, tandis que l’apprentissage est encore développé au détriment de la voie scolaire.

Dans les collèges, les dotations horaires pour l’an prochain prévoient encore des diminutions d’heures et des suppressions de postes ! Et dans le premier degré, malgré l’auto-congratulation du ministre Blanquer, l’imposition de CP à 12 sans moyens supplémentaires aboutit à l’alourdissement des effectifs dans les autres classes. Et tout cela alors que des classes ont encore été fermées à la rentrée !

Pour une grève reconductible dans toute l’éducation

Depuis la rentrée, nombreuses ont été les luttes dans le secteur de l’éducation. Dans les écoles maternelles et primaires, les personnels se sont mobiliséEs contre des fermetures de classe. Dans les lycées, mais aussi dans un certain nombre de collèges, la grève du 24 janvier avait été très suivie. Dès ce jour-là, la question d’entamer une grève dure, reconductible, avait été posée. À Paris, les discussions avaient porté sur la nécessité d’entrer en grève reconductible et de percer l’isolement en se coordonnant entre les différents établissements.

Ainsi, pour l’assemblée générale qui se déroulait le 5 février après la manifestation parisienne, plusieurs établissements s’étaient d’ores et déjà mandatés en votant la reconduction le 6 et le 7 février.

Au total, ce sont 13 établissements sur la région parisienne qui sont entrés en grève reconduc-tible les 6, 7 et 8 février, tels le lycée Mozart au Blanc-Mesnil, le lycée Balzac à Mitry-Mory ou encore le lycée Rodin à Paris. Le vendredi 8 février, ce sont des représentantEs de 27  établissements qui se sont retrouvés en AG, un chiffre important pour un vendredi soir, montrant une réelle détermination des collègues mobiliséEs.

Phénomène intéressant qu’on n’avait pas vu depuis plusieurs années : des établissements essaient de se structurer par AG de ville, comme à Montreuil-Bagnolet, où des AG communes ont lieu, ou encore à Épinay-sur-Seine, où les établissements se coordonnent.

Le mardi 12 février, un nouveau temps fort de mobilisation était appelé par l’AG parisienne, appuyé par l’intersyndicale de Créteil SNES-SUD-FO-CGT. Un rassemblement a eu lieu à 11h devant le ministère de l’Éducation nationale, suivi d’une nouvelle AG de grève, et de nombreux établissements ont prévu des nuits d’occupation.

Entrer dans une grève reconductible de tous les établissements scolaires sera la meilleure façon de faire reculer Blanquer et ses réformes.

Correspondant Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Au lycée Jean-Renoir, une occupation nocturne pour protester contre les réformes (Bondi Blog)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

fachos (npa)

La-semaine-de-Charb-2-copie-1

Charb

L’extrême droite

Ennemie du mouvement des Gilets jaunes

Le 9 février, dans plusieurs villes de France, notamment Toulouse et Lyon, des groupuscules d’extrême droite s’en sont pris physiquement à des cortèges et à des militantEs de gauche investis dans le mouvement des Gilets jaunes. Ce n’est malheureusement pas une première, et le NPA est bien placé pour le savoir, après les agressions contre notre cortège parisien le 26 janvier.

Mais les semaines se suivent sans nécessairement se ressembler, et les groupuscules d’extrême droite en ont été pour leurs frais, chassés de la manifestation parisienne du 2 février et repoussés le week-end dernier à Lyon comme à Toulouse par des cortèges déterminés à faire passer un message sans ambiguïté : l’extrême droite n’a rien à faire dans le mouvement des Gilets jaunes !

Les agressions perpétrées par ces groupuscules surviennent dans une phase particulière de la mobilisation, marquée à la fois par une certaine lassitude autour des manifestations du samedi, mais aussi par des dynamiques de convergence – certes partielle – avec le mouvement ouvrier, qui se concrétisent par des initiatives communes, une plus grande visibilité des revendications sociales et la mise en avant de la question de la grève et du blocage de l’économie.

Autant d’éléments qui hérissent le poil des groupuscules fachos, animés par une détestation de la gauche syndicale et politique et hostiles à toute convergence entre cette dernière et le mouvement des Gilets jaunes. Il n’est guère surprenant, dans un tel contexte, d’entendre un Zemmour déplorer que la droite et l’extrême droite identitaires n’aient pas réussi à imposer leur idéologie aux Gilets jaunes, laissant le champ libre à la gauche.

Il serait toutefois prématuré et dangereux de crier victoire, en oubliant le caractère toujours hété-rogène de la mobilisation, la volonté des groupuscules d’en découdre physiquement et, bien évidemment, le poids électoral de l’extrême droite.

L’issue de la bataille qui se mène autour et au sein du mouvement des Gilets jaunes aura des conséquences pour l’ensemble de nos luttes : il s’agit non seulement de combattre idéologique-ment, au sein d’une mobilisation inédite et historique, les tentatives de détournement réaction-naire d’une colère sociale légitime, mais aussi de refuser, physiquement, que les fachos se sentent chez eux dans la rue.

Une double tâche à laquelle le NPA continuera de s’atteler, au côté de celles et ceux qui, dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement des Gilets jaunes, refusent de céder à l’air du temps et considèrent l’extrême droite comme ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : le pire ennemi de notre camp social.

Julien Salingue Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre)

3 petis peruvienss

« À quoi bon aller à l’école

Si demain notre monde est détruit ?

Le climat se réchauffe. Le climat social aussi. Depuis l’été dernier, des jeunes se mobilisent pour dénoncer l’inaction criminelle dans la lutte contre le réchauffement climatique. La contestation des écolierEs, collégienEs, lycéenEs, étudiantEs… gagne différents pays pour exiger des actes, à la place des grandes déclarations creuses inefficaces. Ainsi, en Suède, mais aussi en Hollande, aux États-Unis, en Australie, en Belgique, en Autriche, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, en Irlande et au Japon, des jeunes manifestent, font la grève de l’école, multiplient les appels en faveur du climat. Une façon de rappeler à la poignée d’adultes qui ont le pouvoir et imposent leur volonté à l’immense majorité des humainEs, leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Petit tour d’horizon…
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dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre) dans Altermondialisme

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Planète en danger

Les dangers du réchauffement climatique sont connus depuis longtemps. De conférences en rapports scientifiques, la crise écologique qui touche le climat, la biodiversité, la forêt… est parfaitement documentée et chiffrée.
 dans Ecologie & climat

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Les jeunes, plus chauds que le climat !

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pour le climat, réunissant plusieurs dizaines de milliers de lycéenEs et d’étudiantEs, ont lieu dans de nombreux pays…
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 dans Educ'action

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Mobilisation dans la forêt d’Hambach

Cette forêt allemande est devenue un symbole de la lutte contre l’exploitation du charbon. Vieille de 2000 ans, elle doit à son tour être détruite pour permettre à RWE, conglomérat de l’énergie, d’exploiter le charbon de son sous-sol.
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 dans Jeunes

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Ça change tout !

Les mobilisations massives pour le climat invitent à mener le débat sur les solutions pour enrayer la catastrophe. Il y a un gouffre entre la gravité et l’urgence de la situation et la difficulté à envisager des mesures à la hauteur.
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Dossier coordonné par la Commission nationale écologie
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Lire aussi:
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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

affaire baupin (npa)

feminsite

L’affaire Baupin

Un cas d’école concernant les violences sexistes

« L’affaire Baupin » est exemplaire à de nombreux égards. Tout d’abord, elle met en lumière toutes les caractéristiques des affaires de violences constamment dénoncées par les féministes. Ensuite elle soulève des questions sur les évolutions législatives et sociales.

Cette affaire est malheureusement très classique pour qui s’intéresse à la question des violences. Mais pour une fois, tout apparaît en pleine lumière.

Enfin sur le devant de la scène médiatique !

On trouve la difficulté à rompre l’omerta : tout le monde savait mais personne n’a rien dit, les victimes sont isolées et sans soutien, alors que le comportement de Baupin est largement connu. Celles qui parlent sont renvoyées à leur faiblesse de n’avoir pas su faire face, au fait qu’elles n’auraient pas compris la « drague », que ce n’est « pas si grave ».

On veut faire porter aux victimes la responsabilité des conséquences sociales sur l’agresseur sans évoquer un seul instant les conséquences des agressions sur les femmes. Par exemple, D. Voynet ose dire : « Peut-être qu’il a commis ces gestes, mais est-ce que ça valait ce déchaînement et cette mort sociale ? »

On retrouve la solidarité de groupe pour défendre la structure, que ce soit un parti ou une entreprise : celle qui accuse la met en danger via-à-vis de l’extérieur, en salit l’image.

Il y a aussi la peur de perdre son emploi, réelle pour les attachées parlementaires comme pour n’importe quelle salariée, et la peur d’être attaquée politiquement pour les militantes.

L’impunité des agresseurs apparaît inattaquable puisque, bien que tout le monde soit au courant, leurs positions ne sont pas remises en cause. Et même dans les cas où les femmes ont dénoncé les violences, ce sont généralement les victimes qui changent de poste, perdent leur emploi, quittent leur organisation politique, les responsables restant à leur place, souvent blanchis par l’institution judiciaire.

Il y a la honte des victimes parce que l’agression remet en cause l’intégrité morale et/ou physique. Cet aspect est renforcé dans les organisations qui se revendiquent du féminisme, où les femmes sont supposées être aussi « fortes » que les hommes à tous points de vue, ce qui est vécu comme contradictoire avec le fait d’être victimes de violences sexistes. À la honte de ne pas avoir su repousser l’agression s’ajoute celle de ne pas oser parler.

Pour couronner le tout, Baupin n’hésite pas à attaquer pour diffamation les femmes qui l’ont dénoncé et les journalistes qui ont mené l’enquête. Cette contre-attaque est également un classique de la défense des agresseurs.

Des évolutions urgentes

Cette affaire pose la question du délai de prescription. On sait que les victimes ont besoin de temps, parfois de nombreuses années pour arriver à dénoncer les violences. Les délais ont récemment été doublés mais cela reste insuffisant dans certains cas. Quoiqu’il en soit, l’ardoise des violences faites aux femmes ne peut être effacée simplement par le temps d’autant plus que le sentiment d’impunité s’en trouve largement renforcé.

Elle pose la question de la libération de la parole. Dans la foulée de l’affaire Weinstein, le mouvement #Metoo a contribué à donner une légitimité aux accusations portées par les femmes et à la dénonciation des violences sexistes de manière générale. Espérons que l’affaire Baupin contribue dans le même sens, malgré le classement pour prescription. De ce point de vue le jugement qui doit être rendu en avril sera très important.

Dans la vague de cette libération de la parole, la construction d’un rapport de forces qui permettra réellement d’en finir avec les violences sexiste est à l’ordre du jour.

Commission nationale d’intervention féministe Mardi 12 février 2019

https://npa2009.org/

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

panique (npa)

benalla

Benalla-Mediapart

Panique et autoritarisme à l’Élysée

Lund 4 février, Mediapart a fait l’objet d’une tentative de perquisition quelques jours après avoir publié de nouvelles révélations sur l’affaire Macron-Benalla. Selon le Monde, c’est sur la base d’un courrier du directeur de cabinet du premier ministre, que le procureur de la République de Paris a ouvert une enquête. La dérive autoritaire de Macron se poursuit… 

Même Hollande, pendant les révélations sur Cahuzac, n’avait pas osé. Macron, lui, l’a fait. Suite à une lettre du directeur de cabinet d’Édouard Philippe, le procureur de la République de Paris, très proche de Macron, a ouvert une enquête pour « atteinte à l’intimité de la vie privée de l’ancien collaborateur du chef de l’État Alexandre Benalla et/ou de son acolyte, le gendarme Vincent Crase », selon les mots de Mediapart, alors que ni Benalla ni Crase n’ont eux-mêmes porté plainte ! Et une tentative de perquisition a eu lieu dans les locaux de Mediapart, le 4 février quelques jours après la publication d’enregistrements d’une conversation entre Benalla et Crase.

Liberté d’informer

Face à un début de scandale d’État impliquant le noyau dur du pouvoir, le parquet de Paris a voulu identifier les sources de Mediapart, attaquant ainsi un droit fondamental : celui de la protection des sources. Pas si étonnant quand on se rappelle que, la semaine précédente Macron, selon Le Point, a indiqué sa volonté d’une sorte de mise sous tutelle de la presse…afin de permettre sa « neutralité ». Sans doute une promesse qu’il l’a faite à ses amis grands patrons de presse. On en rirait presque si ce n’était si grave !

Cette perquisition montre, une nouvelle fois, les tentatives des gouvernants de mettre au pas la presse, de la museler. Rappelons-nous les mises sous écoute de journalistes, comme ce fut le cas par exemple de celui du Mondequi s’occupait de l’affaire Woerth-Bettencourt, ou encore les attaques sans précédent du pouvoir de l’époque, mais aussi d’une certaine caste  journalistique contre Mediapart au moment de l’affaire Cahuzac. La critique des médias est plus que nécessaire tant aujourd’hui l’information est malmenée, instrumentalisée, sacrifiée car soumise à des impératifs de rentabilité. Mais s’attaquer à la liberté d’informer et à la liberté de la presse est une attaque contre un droit démocratique élémentaire.

Dérive autoritaire

Cette tentative de perquisition montre, à la fois, la crise et le scandale politiques en cours mais aussi, une nouvelle fois, la dérive autoritaire du pouvoir actuel. Macron, affaibli par la mobilisation des Gilets jaunes, qui tient depuis plus de 12 semaines, est en panique.

Alors que le « grand blabla » semble avoir réveillé, dans les sondages, une partie de son électorat le plus fidèle, un scandale politique risquerait de tout anéantir ! Une dérive autoritaire du gouvernement qui ne s’arrête pas à sa volonté d’un retour à l’ORTF, mais se voit également dans la rue chaque semaine avec la volonté de « briser » le mouvement des Gilets jaunes avec un bilan toujours plus lourd ; 175 blesséEs à la tête ; 17 éborgnéEs et 5 mains arrachées, dont la dernière samedi dernier devant l’Assemblée nationale.

Sans oublier la loi « anti-casseurs » qui permettra d’interdire, sans passer par un juge, à des personnes de manifester…

Joséphine Simplon Mardi 12 février 2019

https://npa2009.org/

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