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24 février 2017 ~ 0 Commentaire

eelv (npa)

verts-schtroumpf

Europe Écologie-Les Verts : Deux pas trois…

Les dirigeants d’Europe Écologie-Les Verts vantent une « candidature commune » permettant de « dépasser les egos et les appareils politiques pour privilégier le projet de société et la dynamique collective »…

Jean-Luc Mélenchon sera candidat sans aucune discussion unitaire, pas plus avec Hamon ou Jadot qu’avec ses anciens partenaires du Front de gauche d’ailleurs. Ne reste plus que le retrait possible de la candidature de Yannick Jadot au profit de celle de Benoît Hamon, avec un accord entre le PS et EÉLV.

Jamais sans le PS (ou si brièvement !)

La victoire de Hamon a suscité une aspiration unitaire, sincère mais illusoire, chez de nombreux militantEs du mouvement social. Au sein d’EÉLV, elle repose l’éternelle question de l’alliance avec le PS. En juin 2016, le mandat donné à la direction d’EÉLV pour les échéances électorales de 2017 étaient pourtant relativement précis : « un projet écologiste clairement défini porté par une candidature émanant d’EÉLV ou de la société civile », excluant « tout accord même technique avec l’appareil du PS ».

Valls et sa politique avaient amené EÉLV à quitter le gouvernement… mais pas au point de faire le deuil d’une stratégie intrinsèquement liée à la social-démocratie. David Cormand, le secrétaire national a salué la victoire de Hamon en déclarant : « Cette victoire, c’est un peu notre victoire par procuration »… Le gouvernement Valls est donc devenu une désagréable parenthèse qu’il convient de refermer avec empressement et soulagement.

Les 17 077 votantEs à la primaire écologistes ont donc été consultés ces derniers jours sur la « recherche de convergences et de rassemblement ». Les 60 % de participantEs ont approuvé la démarche à près de 90 %. Ils et elles doivent être à nouveau interrogés sur le résultat des négociations.

Avec des « si »…

« Si Benoît Hamon est prêt à se détacher de la vieille garde PS et à s’engager avec nous sur un projet de société alternatif, il ne faut pas hésiter », dit aujourd’hui Noël Mamère (interview à Reporterre le 20 février) qui voit en Hamon « dans la gauche “mainstream”, un vrai partenaire décidé à rompre avec les vieux schémas de la gauche productiviste », ajoutant quand même un peu méfiant : « C’est en tout cas ce qu’il a dit… »

Certes, Hamon parle de suspendre la déclaration d’utilité publique pour Notre-Dame-des-Landes, d’interdire « tous les pesticides dangereux », de réduire la part du nucléaire… C’est d’abord le signe, positif, que ces exigences sont devenues incontournables. Mais dans la bouche de Hamon, ce sont avant tout des paroles de campagnes.

Abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et les autres grands projets inutiles imposés, c’est nécessairement affronter Vinci et les autres grands groupes du BTP, mais aussi les élus PS qui les soutiennent. Interdire les produits dangereux, c’est mettre au pas l’industrie chimique. La sortie « progressive » et « définitive » du nucléaire (la position défendue par EÉLV), c’est exproprier et mettre sous le contrôle des salariéEs et des populations les groupes de l’énergie pour imposer l’abandon de l’EPR à Flamanville, du projet Cigéo à Bure et l’arrêt des centrales…

Une gauche de rupture avec le productivisme ne peut être qu’une gauche de rupture avec le capitalisme. C’est ce projet écosocialiste et l’outil pour le porter qu’il faut construire, et pas une énième union de la gauche…

Jeudi 23 février 2017 Christine Poupin

https://npa2009.org/

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23 février 2017 ~ 0 Commentaire

bégars philippe poutou (bvonline)

NPA

bégars philippe poutou (bvonline) dans NPA 6473_20170215_207823_bvo

Philippe Poutou à Bégard, pour faire entendre la voix du NPA

Mercredi 15 février (2017), dans la salle des fêtes où s’était réunie une petite centaine d’auditeurs, la soirée était placée sous le signe des revendications, celles du Nouveau Parti Anticapitaliste, alias NPA, et Philippe Poutou, l’homme-orchestre de cette formation politique, « him self », avait fait le déplacement !

Après quelques interventions de militants locaux qui se sont exprimés sur des problématiques, elles aussi locales – projets miniers, sables coquillers, santé et services sociaux – dans une intervention ininterrompue et volubile de plus d’une heure, il s’est attaché à faire une revue de détail de tout ce qui blesse les convictions des militants du NPA et à lancer un appel pour organiser les luttes, à l’échelle nationale et internationale, tout en précisant en avant-propos, la position du NPA dans le processus actuel de la campagne électorale :

« Vous l’avez compris, je suis candidat à la présidentielle et forcément je vais vous parler de la campagne électorale, de ce que vient faire le NPA dans cette campagne, mais pas seulement : on a envie de discuter de la situation politique et sociale et des perspectives qu’il y a, bien au-delà des élections« .

Pour lui, le problème de la position du NPA dans cette campagne se résume à deux paradoxes ; Le premier, c’est, « d’abord, qu’on ne pense pas aux élections, mais on y participe, car on veut faire entendre autre chose » et ensuite, « c’est qu’on se présente aux présidentielles mais on n’a pas envie d’être président ! ». « Mais la campagne, c’est l’occasion de poser les problèmes politiques, de démocratie, de pouvoir, de pouvoir collectif, explique-t-il.

On n’est pas du tout hors sujet, même si des fois on veut nous faire croire qu’on est là pour pas grand-chose, puisqu’on ne veut pas être président et qu’on n’y croit pas ! Mais si ! On a des tas de choses à dire… C’est un rendez-vous politique, un rendez-vous dit démocratique, le plus important du calendrier électoral, donc on n’a pas de raison d’être absent, de déserter ; On doit montrer qu’on est là, que des idées anticapitalistes existent« . Pour lui, le NPA se veut être un des représentants des invisibles du point de vue de la prise de parole, invisibles au parlement, invisibles un peu partout et pourtant, ces gens-là existent : ils s’appellent les exploités, les opprimés, les travailleurs, les salariés, les gens d’en bas« .

Il évoque ensuite l’état des forces en présence dans cette campagne qui a commencé, « un peu sans nous d’un point de vue médiatique… désolé ! On frappe à la porte, mais on ne nous ouvre pas tellement« , et qui s’annonçait, selon lui, « archi sécuritaire, dominée par la lutte anti-terroriste, moulinée par des surenchères réactionnaires et anti libérales« .

« La première surprise, c’est de voir comment tous les gros, censés être à l’abri, se sont fait dégager, Sarkozy et Juppé qui passent à la trappe… et à la primaire du PS, c’est plutôt agréable de voir Valls dégager… même si celui qui le remplace ne suscite pas d’espoir de notre côté« . Pour le leader du NPA, « tous ceux qui symbolisent les politiques du passé se sont fait dégager » et c’est, dit-il, « une certaine forme de contestation, surtout du côté du PS ; Hamon et pas Valls, cela symbolise une petite victoire du mouvement social à l’encontre de la loi travail que symbolisait tellement Valls« .

Puis il fait ensuite une revue détail de tous les problèmes qu’il estime être ceux de notre société capitaliste actuelle : Les gens qui piochent dans les caisses publiques – « avec Fillon, c’est un scandale de plus, une tricherie de plus, mais tellement importante au niveau de la somme : 1 million d’euros, et au-delà, c’est avec quelle arrogance il trouve que c’est anormal que l’on s’occupe de cette affaire-là » – le niveau des salaires de certains attachés parlementaires – « 5.000€ à 6.000€, c’est normal pour Fillon » – la sécurité sociale – « un pas de plus dans la destruction de la sécurité sociale » – l’accumulation de richesses indécentes – « 54 milliards d’euros engrangés par les actionnaires des entreprises du CAC.40 ; Six milliards de plus que l’année précédente… c’est à peu près de la moitié du déficit de l’Etat Français »  et les revenus des dirigeants :  « le revenu moyen des dirigeants du SBF 120 c’est 3,5 millions à l’année (NDLR : Selon Marianne, il est de 5 millions en moyenne pour les patrons des entreprises du CAC.40) et le 3 janvier au soir – pas tout à fait : au bout de deux jours et 18 heures – les dirigeants de ces 120 sociétés avaient gagné 30.000€, c’est à dire l’équivalent du salaire moyen des français en un an.

Cela montre qu’il y a de la richesse ; Il y a aussi des coûts et ça démontre la capacité de ces gens à détourner l’argent pour le mettre dans leur propre caisse« . Mais aussi les fortunes accumulées, qui « augmentent plus vite que le SMIC » – « entre 15 et 35 milliards d’euros pour les grosses fortunes de Liliane Bettencourt, Bernard Arnault et Gérard Mulliez (NDLR : respectivement dirigeants de l’Oréal, LVMH et Auchan) » – les évasions fiscales – « On connait l’optimisation fiscale, ça, on a le droit, y’a des avocats qui s’en occupent, mais après, il y a l’évasion fiscale, souvent organisée par les banques ; Six-cent (600) milliards d’euros d’avoirs français qui sont placés dans les paradis fiscaux, ce qui représente, à peu près, un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour l’Etat Français » – la précarité – »et à côté des millions de logements vides » – la justification des politiques plus dures, plus austères – « et à côté une classe sociale qui dirige, qui possède, qui est de plus en plus parasite, qui ne pense qu’à ses comptes privés » – une société plus violente – « plus il y’a d’inégalités sociales, plus il y a de pauvreté d’un côté et de richesses de l’autre, plus on va vers une société qui se dégrade, plus on va vers la violence, quotidienne, l’exploitation et la surexploitation, la mauvaise ambiance au travail, la souffrance au travail, les maladies professionnelles qui explosent » – la violence policière – « qui vise plus spécialement les jeunes et surtout les jeunes d’origine immigrée, et qui relève d’une réflexion systématique ; On n’est pas dans la bavure, le dérapage

On est dans la volonté d’écraser, d’humilier des gens, de discriminer… dans des quartiers visés plus particulièrement par la crise, avec plus de 50% de taux de chômage » – Emmanuel Macron – « qui s’est préparé à sa pré-campagne en pompant le budget de Bercy avant de démissionner et qui a tendance à confondre l’argent public et ce qu’il a dans son coffre, lequel est assez important puisque Monsieur paye l’ISF… enfin quand il ne triche pas puisque ça fait 2 ans d’affilé qu’il n’a pas payé » – la famille Le Pen et le FN – « alors là, on a droit à un foutage de gueule à 2 niveaux : Le Pen, c’est l’antisystème… qu’ils disent..; mais c’est une candidate, une famille millionnaire, une direction d’un parti politique complètement lié au milieu des affaires, avocats, hommes d’affaires, milieux d’affaires plus ou moins véreux, bourrés d’anciens UMP et RPR qui sont dans des réseaux plus ou moins mafieux ; Ils collectionnent les affaires judiciaires comme n’importe quel autre politicien classique de droite ou même du PS : financement de la  campagne, emplois fictifs au parlement européen, le paradis fiscal du père Le Pen, les histoires dans les communes où passe le FN, le protectionnisme du FN – le travail, d’abord pour les français, le logement d’abord pour les français, la sécu d’abord pour les français – et aucune mesure qui s’en prenne aux plus riches et aux possédants ! » – l’homophobie, le nucléaire, l’obsolescence programmée, la loi travail, l’accueil et la solidarité envers les migrants, le populisme de Jean-Luc Mélenchon, la politique de droite menée par le gouvernement de gauche…

Une revue de détail avons-nous dit ! Pendant plus d’une heure, pour aboutir à une conclusion :   »On veut exprimer l’idée toute simple que pour répondre aux reculs sociaux, c’est une question de rapport de force. Comment mettre en place une politique rationnelle, une politique sociale ? Même si c’est du bon sens, ça ne suffit pas ! Même si on sait qu’il y a des solutions techniques, qu’il y des richesses, ça ne suffit pas ! Il faut un rapport de force, une bataille, pour imposer une politique sociale et on sait que de ce point de vue, il va y avoir un problème, car nous, on aspire à un monde plus rationnel et plus juste, mais les capitalistes n’aspirent pas à ce monde ; Ils aspirent à un monde de riches, de dominants… Ils estiment que ce sont eux qui ont la légitimité de diriger ; Ce sont des gens imbus d’eux-mêmes et arrogants« .

Le problème, pour le NPA, cela va aussi être d’obtenir les parrainages obligatoires pour figurer dans la campagne. Il en manque encore et avant de passer la parole à la salle, Thierry Pérennes (NPA), l’un des instigateurs de cette rencontre en local, demande aux auditeurs militants, en rentrant dans leurs communes, « d’aller voir le ou la maire pour parrainer Philippe Poutou et le NPA, sur le principe que la démocratie doit s’exprimer ; On ne demande pas aux maires d’être d’accord sur le programme NPA ni de voter NPA, mais simplement nous permettre de nous exprimer« .

Mercredi, 15 Février, 2017

http://www.bvonline.fr/

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Commentaire mise au point!

Dans son intervention Philippe a dit que Macron avait détourné 130 millions d’€ (je crois) je me rappelais de 120 000 €. Pour Marine Le Pen, il a parlé de 330 millions (je crois également) quant à moi, je me suis dit que c’était plutôt 330 000 € que j’avais en tête.  Le Pen apparemment devrait 339 000 € au parlement européen et aurait détourné 6 millions lors des législatives de 2012. Michel

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23 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

Gael Quirante, membre du NPA secteur Poste Télécoms

 

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23 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le huff’)

En pleine campagne, le candidat-ouvrier Philippe Poutou fait grève avec ses collègues de Ford

Une quarantaine d’employés de l’usine de Blanquefort se sont rassemblés devant le ministère de l’Économie pour défendre leurs emplois.

Une quarantaine d’employés de l’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, ont manifesté ce mercredi 22 février, devant le ministère de l’Économie à Paris. À l’intérieur du gigantesque siège de Bercy, une réunion sur l’avenir de leurs emplois avait lieu entre les dirigeants de l’entreprise américaine et des responsables du gouvernement.

Le candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, lui-même ouvrier à l’usine de Blanque- fort, était présent parmi les manifestants. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) mène une double vie durant cette campagne présidentielle, conjuguant réunions publiques et plateaux de télévision avec la mobilisation syndicale pour la sauvegarde de son usine.

Depuis plusieurs mois, les salariés du géant de l’automobile craignent la fermeture de leur lieu de production et le licenciement des 930 personnes en CDI qui y travaillent actuellement. En 2013, Ford s’était engagé au maintien des emplois sur le site pendant cinq ans, engagement conditionnant le versement d’aides publiques.

L’intérêt d’avoir un candidat à la présidentielle pour tenir le piquet de grève? « Il apporte la parole d’un ouvrier, d’un non-politicien professionnel, de quelqu’un qui vit vraiment au quotidien ce que vivent tous les Français », vante Vincent, employé chez Ford depuis 17 ans. « Lui, quand il parle de travail, de salaire, il sait de quoi il parle. C’est pas ces gens derrière leur bureau et avec leur cravate. Lui est vraiment plus crédible pour répondre à nos besoins », soutient quant à lui Gilles, un autre collègue de Philippe Poutou. Les gens qui ne sont pas ouvriers et qui parlent des ouvriers, ça me laisse rêveur.Franck, employé chez Ford depuis 31 ans

Le candidat aurait réussi à obtenir jusqu’ici 300 parrainages sur les 500 qui doivent être déposés d’ici le 17 mars. S’il accomplit cette mission, le Girondin délaissera ses activités professionelles pendant quelques semaines pour se consacrer à temps plein à la prési dentielle.

Huffington Post – 22/02/2017- Pierre Trembley

http://www.anti-k.org/

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23 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (médiapart + jdd)

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

mélenchon (npa)

mélenchon (npa) dans A gauche du PS tumblr_oklepzwhiE1uk1zgxo1_500

Un hologramme? Comment çà marche? (Source: Bretzel liquide)

Un hologramme hante l’Europe ?

Rien n’arrête Mélenchon, même pas Hamon ? Mais pour aller où ? Depuis les débuts de sa campagne, Mélenchon et sa France insoumise ont décidé de rompre avec la campagne menée avec le PCF en 2012 autour de « l’Humain d’abord », tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, passons sur le fait qu’il s’était autoproclamé au 20 heures de TF1 comme le candidat « du peuple français », au-dessus des partis mais avec des allures « bonapartistes ». Et ne nous attardons pas plus sur l’abandon des symboles du mouvement ouvrier, comme celui de la couleur rouge dans ses meetings ou son matériel de campagne ou plus substantiellement de l’Internationale à la fin de ses meetings…

Ce qui marquera sans aucun doute, c’est sa campagne 2.0 qui rencontre un certain succès.

Ainsi, il a créé sa propre chaîne Youtube qui fait un tabac avec des centaines de milliers d’a- bonnés. Toutes les semaines, il y fait de longues interventions pour commenter l’actualité et défendre son programme « l’avenir en commun ». Cela lui permet habilement de toucher plus de monde qu’une campagne « traditionnelle »… mais aussi de ne plus s’embarrasser de jour- nalistes et de contradicteurs, qu’il n’hésite pas à insulter quand ils ne vont pas dans son sens.

Cela sans oublier non plus ses coups de com’, tel son meeting en « hologramme » et plus récemment une émission TV de plus de cinq heures diffusée sur Internet pour présenter le chiffrage de son programme. Mais cette vaste opération de communication politique ne doit pas faire masquer le fond de son programme. Là où le bât blesse…

De quoi l’insoumission est-elle le nom ?

Il est vrai que Mélenchon rend compte de la destruction du lien social par le néolibéralisme appliqué par les gouvernements successifs et arrive à exprimer la défiance de plus en plus grande de ceux d’en bas vis-à-vis des institutions. Et face à ce constat, il affirme vouloir « mettre au pas la finance », proposant donc de séparer les banques d’affaires et de détail, de contrôler les mouvements de capitaux, d’instaurer une taxe « réelle » sur les transactions financières, de moduler l’impôt sur les sociétés qui investissent en France.

Il met aussi en avant certaines propositions, dont nous débattons également, comme le partage des richesses, les moyens accordés à l’éducation, le sport, la santé, la sortie du tout-marchand, la planification écologique incluant la création d’emplois et des réorientations de la production… Mais tout cela sans jamais aucune incursion dans la propriété privée !

Et logiquement, en bon défenseur d’une République qui fusionne État et nation, il ne propose pas une rupture profonde avec ce système, se réfugiant derrière la perspective d’une constituante sans avancer de mesure répondant par exemple à la crise politique actuelle illustrée par l’affaire Fillon.

Mais peut-être que l’essentiel reste que Mélenchon ne fait plus référence à la lutte des classes, pensant ainsi s’adresser à l’ensemble du « peuple français ». Dans une imitation de Podemos, il stigmatise « la caste oligarchique et son personnel politique »… oubliant ainsi que lui-même occupe depuis des dizaines d’années des mandats politiques sans discontinuer.

Tout cela sans oublier les désaccords les plus saillants que nous pouvons avoir avec ses conceptions protectionnistes (même qualifiées de « solidaire ») et son esprit national, avec la pincée de chauvinisme qui l’amène à des glissements successifs, par exemple sur la question de l’accueil des migrantEs…

Alors certes, Mélenchon n’est pas notre adversaire, mais il développe une campagne éloignée de la nôtre, pour nous celle d’une gauche anticapitaliste et internationaliste.

Mardi 21 février 2017, Sandra Demarcq

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Considérations sur le populisme de gauche « Un pôle populaire et non populiste » (Ensemble)

Mélenchon : défendre l’économie ou les travailleurs ? (Lutte Ouvrière)

Programme de Mélenchon : un catalogue de mesures qui ne permet pas de faire face à la crise écologique (Tendance Claire)

Campagne Mélenchon : un projet de réorientation populiste de la gauche française ? (NPA)

Mélenchon « L’Avenir en commun », le décalage à droite…

 

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 1 (npa)

zombie

Un système de soins à la croisée des chemins

Passer de l’hôpital public à un service public de santé global

Compromis de 1945, la création de la Sécurité sociale a posé le principe du remboursement à touTEs de l’ensemble des soins. Cela a permis de passer de « l’assistance publique » assurant des soins rudimentaires aux plus pauvres à un hôpital public qui garantit à tous, gratuitement, des soins de qualité.

Un service public limité à l’hôpital

Ainsi, a pu se développer un vaste réseau d’établissements publics, allant du petit hôpital local au CHU avec un plateau technique de pointe, en passant par les centres hospitaliers de proximité ou « généraux », les établissements spécialisés en psychiatrie ou pour personnes âgées (voir encart sur les établissements de santé).

Par leurs urgences, toujours plus sollicitées, les établissements hospitaliers garantissent également l’accès sans délais à des soins gratuits, de proximité et de qualité.

Mais, sous la pression d’un puissant lobby médical, les soins hors hôpital, « en ville », sont restés très largement dominés par les médecins et professionnels libéraux. Et les éléments de service public existant hors des établissements hospitaliers sont limités : dispensaires ou centres de santé dans certaines communes, PMI pour la petite enfance…

Seule la psychiatrie publique fait exception.

À partir de 1960, sous le nom de « psychiatrie de secteur », une réponse publique globale s’y est organisée. Elle met à la disposition d’un « secteur » de la population (60 000 habitantEs) une seule et même équipe de soins travaillant à la fois dans et hors l’hôpital (centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour, visites à domicile…). Mais ce modèle est en cours de démantèlement.

Médecine libérale et financement socialisé

La coexistence d’une médecine libérale très majoritaire et d’un financement socialisé n’a cessé d’être conflictuel. C’est avec beaucoup de réticences que les médecins libéraux ont fini par accepter (en 1960 !) le « conventionnement » avec la Sécurité sociale, pour eux synonyme de tutelle « étatique ».

Ils ont continué à défendre avec acharnement la « liberté d’installation », pourtant synonyme de répartition inégalitaire des médecins sur le territoire, de « déserts médicaux », et la liberté tarifaire. Les dépassements d’honoraires sont pourtant une cause essentielle de renoncement aux soins, en particulier chez les spécialistes.

Enfin ils ont tout fait pour bloquer l’application du tiers-payant timidement instauré par Touraine.

Les chemins de la privatisation

L’offensive de privatisation, menée avec constance par les différents gouvernements, notam- ment les lois Bachelot (2009) et Touraine (2015), poursuit un double objectif.

D’un côté, elle diminue la place du financement public et socialisé (la Sécurité sociale) pour les soins de ville. Ainsi, l’assurance maladie n’en rembourse plus aujourd’hui que 54 %…

De l’autre, les missions et les moyens de l’hôpital public sont eux aussi en constante réduction : restructurations et regroupements au sein de Groupements hospitaliers de territoires, fermeture d’établissements de proximité, en particulier des services d’urgence. Sous la houlette des assurances privées et des mutuelles, se prépare la mise en place de réseaux de soins concurrentiels pour les soins hors hôpital.

À l’inverse, la perspective que nous défendons est le renforcement et l’extension du service public, en confortant la place et les financements de l’hôpital public, et en dévelop- pant un service public de santé hors de l’hôpital, financés à 100 % par la Sécurité sociale.

J.C. Delavigne  L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 2 (npa)

surmené

Publics et privés : les établissements de santé

En France, il existe trois catégories d’établissements de santé.

Les hôpitaux publics restent le pivot du système de soins.

Ils totalisent 62 % des lits d’hospitalisation à temps plein et 57 % des places d’hospitalisation à temps partiel. Ils forment un réseau très large, allant des hôpitaux locaux et des centres hospitaliers de proximité aux CHU, en passant par les établissements de psychiatrie publique, les établissements pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) publiques. Leur personnel médical et non médical a un statut public (mais la précarité – les contractuels – s’y est beaucoup développée). Si les missions et l’activité de l’hôpital public ne cessent d’augmenter, ses moyens régressent : leur part dans les dépenses de santé, qui était de 43 % en 1983, n’était plus en 2010 que de 36 %…

Les établissements privés à but « non lucratif », auxquels appartiennent notamment les centre de lutte contre le cancer, détiennent 14 % des lits d’hospitalisation à temps plein et 18 % des places à temps partiel. Leur statut est associatif ou mutualiste. Ces établissements n’ont pas d’actionnaires. Leur personnel relève de conventions collectives.

Les établissements privés « à but lucratif » (23 % des lits d’hospitalisation, 24 % des places) sont des établissements commerciaux. Ainsi les cliniques privées, qui versent des dividendes à leurs actionnaires. Leur personnel est libéral ou relève de conventions collec- tives. Autrefois propriétés des médecins et chirurgiens qui y intervenaient, les établissements commerciaux appartiennent à de grands groupes. Ils concentrent leur activité sur les actes les plus rentables (actes chirurgicaux bénins), laissant les actes les plus lourds et non rentables aux hôpitaux publics.

Quel service public de santé de proximité ?

La santé, ce n’est pas seulement la possibilité de se soigner. En France, théoriquement, les soins sont les mêmes pour tous, notamment pour les pathologies graves…

Pourtant, un ouvrier a une espérance de vie de 7 ans inférieure à celle d’un cadre.

Le travail, l’alimentation, le stress, la consommation d’alcool et de tabac, la sédentarité, le niveau d’information, le pouvoir sur sa vie… autant de facteurs qui expliquent ces différences. La médecine générale, qui est au plus près des patients, de leur vie quotidienne, de leurs difficultés, devrait être au cœur de cette médecine globale, mêlant médecine de soins, de prévention, sociale et environnementale, avec les habitants comme acteurs de leur santé.

Le choix du paiement à l’acte, de la médecine libérale, tourne le dos à cette obligation pour la santé de tous, renforcée par la montée des pathologies chroniques et sociétales, et le vieillissement de la population. La médecine libérale est en crise. Moins de 10 % des jeunes médecins s’installent en médecine générale. 56 heures par semaine ; une pratique qui fait toucher du doigt les difficultés quotidiennes des patients, mais sans moyens réels d’y porter remède ; des relations difficiles avec la médecine hospitalière ; une pression incessante des caisses pour réduire les dépenses… Et des déserts médicaux ; des difficultés d’accès pour les plus pauvres, à cause du paiement à l’acte, des franchises, des dépassements d’honoraires, des refus de CMU et AME… Bref, ce modèle est à bout de souffle.

Une maîtrise toujours plus comptable…

L’avenir de la médecine générale n’est pas dans le paiement à l’acte et la liberté d’installation. Car demain, avec la retraite des médecins du baby boom, il n’y aura plus de médecin à la campagne ni au pied des tours. Elle n’est pas non plus dans l’ajout au paiement à l’acte d’un étage de « rémunération sur objectif de santé publique », la ROSP, dont les critères ont plus à voir avec la maîtrise comptable des dépenses de santé qu’avec une vraie politique de santé publique. Une ROSP, qui représente entre 12 000 à 15 000 euros par an et par médecin cette année, mais qui de plus en plus demain exigera réduction des arrêts maladie et limitation des prescriptions.

Sans parler des mutuelles et assurances, qui, dans l’optique de l’abandon à la mode Fillon de la couverture par la Sécu du « petit risque », rêvent de conventionner directement les médecins à leurs réseaux de soins, pour rentabiliser leur « investissement santé », même si cela sera synonyme d’exclusion des soins, et de médecine à autant de vitesses que de contrats d’assurance.

Pour des centres de santé publics

Ni paiement à l’acte ni maîtrise comptable, pour le droit à la santé pour touTEs, il faut un service public de santé de proximité. Avec des centres pluridisciplinaires qui rassemblent tous les acteurs de la santé (généralistes, spécialistes, dentistes, labo et radiologie, nutritionnistes, infirmières, kinés, accueil psy… mais aussi usagerEs) pour donner des soins gratuits, réaliser des actions d’information et de prévention, assurer au plus près la permanence des soins pour désengorger les urgences. Des centres intégralement financés par l’assurance maladie, et non laissés au bon vouloir de financements locaux.

Tiers-payant généralisé, interdiction des dépassements, centres de santé publics de proximité assurant soins et prévention, démocratie sanitaire, formation et information médicale indépendante des trusts pharmaceutiques… Un espoir pour l’avenir de la médecine de ville et surtout la santé de touTEs.

Frank Cantaloup

http://www.anti-k.org/

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 3 (npa)

santé

Les centres de santé, chaque jour plus loin du service public

Le concept de centre de santé, coordonnant différents services d’hygiène, de prévention, de soins et de service social, est apparu au début des années 1900, souvent à l’initiative de municipalités…

L’objectif était de répondre à des besoins de santé publique, de prendre en charge la prévention, les soins pour des populations souvent en difficulté économique et sociale. Ces structures se sont toujours heurtées au monde de la médecine libérale, qui dans sa majorité leur est hostile, y voyant des concurrents subventionnés employant des professionnels de santé salariés.

À côté de ce type de centre de santé sont apparues des structures avec des gestionnaires divers : mutuelles, associations, comités d’entreprise.

Les difficultés d’accès aux soins, qu’elles soient d’ordre financier en raison de dépassements d’honoraires, ou géographiques avec l’extension des déserts médicaux, ont fait ressurgir la nécessité de formes d’exercice regroupé des professionnels de santé, certes en recréant des centres de santé dans certaines régions, mais également en favorisant par des mesures incitatives le regroupement de libéraux dans des Maisons de santé pluri-professionnelles.

Au fil du temps, le concept de centre de santé a changé de nature. Des cabinets de consultants ont mis au point un modèle économique de centre de santé qui permet un équilibre financier à condition de combiner certaines spécialités médicales très productrices d’actes techniques rémunérateurs plutôt que de consultations.

Le marché a pris le dessus…

Ce modèle, plus orienté dans la recherche de l’équilibre économique que dans la réponse aux besoins de santé d’une population, a été mis en application dans certains centres de santé gérés par des mutuelles, des associations, allant même jusqu’à la création de centres dits « low cost », notamment dans le domaine dentaire où les techniques de gestion, de management et de soin, ont abouti à des pratiques douteuses.

Les dérives marchandes de certains, aidées par un système de distribution de soin qui rémunère les structures et les professionnels de santé au nombre d’actes effectués, ont éloigné les centres de santé de leurs objectifs de santé publique et d’une prise en charge globale des individus dans leur environnement géographique, biologique, ­économique et social.

Fort de la montée en puissance des assurances complémentaires encouragées par le gouvernement socialiste et sa loi sur les réseaux de soins, le marché a pris le dessus. Il s’est emparé de ces structures, devenues des entreprises de production d’actes de soin, éloignant un peu plus cette possibilité d’un service public de santé libéré du poids des objectifs de rentabilité et consacré au bien-être et au bien-vivre des populations. Pourtant les centres de santé pourraient être des postes avancés de ce service public, proches des populations, adossés à des structures hospitalières et complémentaires des cabinets de ville.

Fred Albi

http://www.anti-k.org/

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 4 (npa)

secu

Secteur 2 : dépassements d’honoraires contre accès aux soins

En 2010, un médecin sur quatre en moyenne exerçait en secteur 2 à « honoraires libres » et facturait des compléments d’honoraires non remboursés par l’assurance maladie.

Cette proportion est nettement plus élevée parmi les médecins spécialistes, avec plus de 4 médecins sur 10. Un chiffre qui varie selon les spécialités : 58 % pour les chirurgiens libéraux, plus de 50 % pour les ORL, ophtalmologues ou gynécologues…Le dépassement moyen facturé est ainsi passé de 25 % à 54 % entre 1990 et 2010. (Source CNAM)

Des migrants exclus des soins

La droite et le Front national attisent le fantasme de milliers de migrantEs et d’étrangers pillant la Sécurité sociale et submergeant les services hospitaliers…

Tout cela est à l’opposé de la réalité : celle d’une très grande difficulté d’accès aux soins pour cette partie de la population. Quant à l’Aide médicale d’État (AME), dont le FN et Fillon demandent la suppression, elle ne représente que 0,7 % des dépenses d’assurance maladie…

Des milliers de migrantEs sans couverture médicale

Il s’agit soit de personnes arrivant pour la première fois et n’ayant pas trois mois de présence sur le territoire, soit de personnes éligibles à l’AME mais pour lesquelles la complexité du dossier à déposer est un obstacle.

Sans couverture médicale, comment se soigner ? Il existe deux possibilités : les centres de soins humanitaires et les PASS (permanences d’accès aux soins de santé) à l’hôpital public.

Les centres de soins humanitaires militants comme ceux du Comède (Comité médical pour les exilés) ou de Médecins du Monde (les Caso, Centres d’accueil de soins et d’orientation, 20 en France) ne font que se substituer aux carences du droit commun et sont tous surchargés.

Les PASS existent en principe dans tous les hôpitaux depuis la loi sur l’exclusion de 1998. En réalité, le tableau est moins idyllique : Ainsi, en Île-de-France, sur 16 PASS, seules 5 ou 6 sont fonctionnelles, avec de nombreux dysfonctionnements…

De plus, il existe une méconnaissance du dispositif au sein même de l’hôpital, l’interprétariat y est limité, et le personnel médical insuffisant et débordé. Les patients ne sont souvent pas prévenus qu’il faut demander un « bon PASS » pour obtenir la gratuité des prescriptions. Enfin, il y a refus de prise en charge immédiate pour des pathologies lourdes, comme des cancers.

Ajoutons que la pression est de plus en plus forte pour se préoccuper des comptes de l’hôpital et de la solvabilité, ce qui serait, paraît-il la nouvelle « éthique » du bon médecin1 !

Même avec l’AME, se soigner n’est pas si simple

Obtenir l’Aide médicale d’État est difficile : outre les trois mois de résidence en France à jus- tifier, il faut avoir des papiers d’identité qui sont souvent perdus au cours du trajet migratoire. Il faut aussi donner une adresse, ce qui est compliqué quand l’hébergement est précaire (à la rue, dans un squatt, etc.).

Même une fois obtenue, l’AME est refusée par 37 % des généralistes et par tous les spécia- listes qui pratiquent les dépassements d’honoraires. Les soins d’optique ou les prothèses dentaires ne sont pas pris en charge, et l’accueil n’est pas toujours bienveillant car la carte d’AME est stigmatisante.

Face aux scandaleuses campagnes du FN et de la droite pour la suppression de l’AME, qui représente pourtant un montant dérisoire des dépenses de santé, nous réclamons au contraire la prise en charge à 100 % pour toute personne résidant en France. Cela relève d’une éthique de solidarité, du respect du droit à la santé égal pour tous, et d’une politique de santé publique efficace.

Christian Bensimon

http://www.anti-k.org/

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