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24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

« thèses d’avril » (npa)

theses avril

Lénine (ré)arme le Parti bolchevique

Le 4 avril 1917(1) à Petrograd, Lénine présente ses « Thèses d’avril » devant une assemblée de bolcheviks, de mencheviks et de socialistes indépendants. « Délire, délire d’un dément ! » l’interrompt l’ancien bolchevik Bogdanov.(…)

Le Parti bolchevique en mars 1917

Ce parti avait été extrêmement désorganisé et affaibli par la répression étatique et policière. La majorité des militants s’étaient retirés ou avaient perdu le lien avec les structures clandestines,  mais beaucoup reviennent militer après Février,  tandis que l’essentiel des cadres se trouvent soit en exil à l’étranger (comme Lénine en Suisse), soit relégués et assignés à résidence en Sibérie, soit en prison.

Lorsqu’éclate la révolution de Février, la direction effective en Russie est assurée par un « bureau russe du comité central » composé d’Alexandre Chliapnikov (un cadre expérimenté, qui deviendra quelques années plus tard le principal dirigeant de l’« Opposition ouvrière »), flanqué de deux jeunes militants, Molotov (futur bras droit de Staline et qui a par ailleurs, suite à une plaisanterie finlandaise, donné son nom au célèbre « cocktail ») et Zalou- tsky. A la traîne face aux journées révolutionnaires de Février, comme tous les autres courants socialistes, cette direction maintient cependant une politique indépendante de la bourgeoisie.

Elle tâtonne, n’a pas de ligne et de perspective claires, ne parvient pas à dépasser vraiment la conception selon laquelle la révolution en cours est « bourgeoise », mais n’en dénonce pas moins, dans les premiers numéros de la Pravda (« La Vérité ») qui réapparaît début mars,  le gouvernement provisoire comme « un gouvernement de capitalistes et de propriétaires fonciers », en réclamant la formation d’un « gouvernement révolutionnaire provisoire » et en appelant le soviet à convoquer une assemblée constituante afin d’instaurer « une république démocratique ». Le 10 mars, elle appelle à transformer la guerre inter-impéria- liste en une guerre civile qui libérera les peuples du joug des classes dominantes.

Beaucoup change cependant lorsque, le 12 mars, reviennent de leur relégation en Sibérie deux membres du comité central, Léon Kamenev et Joseph Staline, qui pren- nent alors le contrôle des instances dirigeantes et de l’organe central du parti. Dans la Pravda du 15 mars, Kamenev renverse la position adoptée précédemment sur la guerre et se rallie à la position de « défense nationale » partagée, avec des nuances, par le gouvernement provi- soire et par la direction réformiste du soviet de Pétrograd.(…) Staline, de son côté, approuve le manifeste que le soviet vient d’adopter « pour une paix sans annexions ni compensations ». Cela suppose une politique de pression « pacifique » sur les bourgeoisies et gouvernements impérialistes qui sont en train de s’affronter au prix de millions de morts

Selon Chliapnikov, ces prises de position sont accueillies avec jubilation au sein du gouvernement provisoire comme a la direction du soviet, tandis qu’une opposition de gauche se lève au sein du parti, notamment dans son bastion ouvrier de la capitale, le district de Vyborg, dont le comité « demande même l’exclusion du parti de Staline et de Kamenev ».

Le 29 mars s’ouvre à Pétrograd la première conférence nationale, depuis le bouleversement de février, des organisations bolcheviques de Russie. La direction du parti y est confrontée, d’une part, à une aile « défensiste » alignée sur la position des mencheviks et des SR, d’autre part, à une forte opposition de gauche. Pour cette dernière, « la révolution russe ne peut obtenir un maximum de libertés démocratiques et de réformes sociales que si elle devient le point de départ d’un mouvement révolutionnaire du prolétariat occidental », pour cela « il faut préparer la lutte contre le gouvernement provisoire », le soviet étant « un embryon de pouvoir révolutionnaire » et la « garde rouge ouvrière » (issue des milices ouvrières constituées durant l’insurrection de février, et au sein desquelles l’influence bolchevique a été prégnante dès le départ) un outil central afin de l’imposer.

Confronté à cette situation, Staline ouvre la conférence en prononçant un rapport qui est politiquement aussi inepte qu’incohérent, typique du « centrisme » hésitant entre réforme et révolution : le gouvernement provisoire « a pris en fait le rôle de consolidateur des conquêtes du peuple révolutionnaire. (…).

Le choc des Thèses d’avril

C’est dans cette situation que le 3 avril, après un long voyage à l’intérieur du « train scellé » des révolutionnaires russes émigrés, notamment à travers l’Allemagne et la ligne de front, Lénine fait son retour à Pétrograd. Des milliers de personnes l’accueillent dans l’enthousiasme à la gare de Finlande. Chliapnikov, Kamenev et Alexandra Kollontaï sont les principaux diri- geants bolcheviques présents. D’emblée, Lénine tance Kamenev en ironisant sur ses articles dans la Pravda.(…)

 Il affirme que la révolution de Février n’a pas résolu les problèmes fondamentaux du prolétariat, que l’on ne peut s’arrêter à mi-chemin et qu’en alliance avec la masse des soldats, la classe ouvrière doit transformer la révolution démocratique en une révolution prolétarienne socialiste. Avant de conclure : « d’un moment à l’autre, chaque jour, on peut s’attendre à l’écroulement de tout l’impérialisme européen. La révolution russe que vous avez accomplie en a marqué les débuts et a posé les fondements d’une nouvelle époque. Vive la révolution socialiste mondiale ! »(…)

il s’agit de lutter pour « tout le pouvoir aux soviets », pour un gouvernement révolution- naire et une « république des Soviets de députés ouvriers, salariés agricoles et paysans dans le pays tout entier, de la base au sommet » qui supprimera la police, l’armée et le corps des fonctionnaires, expropriera les banques, garantira le contrôle ouvrier de l’industrie et nationa-lisera toutes les terres ; tant que les bolcheviks restent minoritaires au sein des soviets, leur tâche est cependant d’« expliquer patiemment » la situation aux masses, qui se convaincront peu à peu grâce à l’action des bolcheviks et à travers leur propre expérience ; enfin, il faut « prendre l’initiative de la création d’une Internationale révolutionnaire, d’une Internationale contre les social-chauvins et contre le « centre » » (la tendance « du milieu » de la social-démocratie internationale).

Une grande majorité des cadres bolcheviques accueillent ces positions avec stupeur et consternation.(…)

Après des échecs initiaux, Lénine parvient cependant à retourner le parti avec une rapidité surprenante. Réunie du 14 au 22 avril, la première conférence des organisations bolcheviques de la ville de Pétrograd finit par adopter la plupart de ses positions, par un vote massif de 37 voix contre 3. Le mois suivant, à l’issue de la septième conférence pan-russe du POSDR (bolchevique) tenue du 24 au 29 avril, la résolution politique présentée par Lénine est égale- ment adoptée, quoique avec une marge plus faible témoignant de la persistance de fortes oppositions, 71 pour, 39 contre et 8 abstentions.

Pourquoi l’a-t-il emporté aussi aisément ?

La plupart des auteurs mettent en avant trois raisons. La première est la force des idées et l’extraordinaire capacité de conviction de Lénine. La seconde, le processus de transformation du Parti bolchevique, qui se remplit de milliers puis dizaines de milliers de nouveaux militants lesquels, pour beaucoup, ne connaissent pas grand-chose au marxisme et ne veulent qu’une chose : imposer « le pain, la paix, la terre » et pour cela, en découdre avec le gouvernement et les capitalistes.

Une troisième raison a à voir avec l’évolution et la radicalisation brusque de la situation qui intervient précisément au cours de ce mois d’avril. Le ministre cadet des affaires étrangères, Milioukov, avait rédigé une note secrète, destinée aux gouvernements français et britannique, les assurant que non seulement ils pourraient toujours compter sur leur allié russe mais qu’une offensive était en préparation sur le front oriental afin d’aider leur propre effort de guerre. La divulgation de la « note Milioukov » provoque un énorme scandale et la première crise du gouvernement provisoire. A Pétrograd, des dizaines de milliers d’ouvriers et de soldats en fureur descendent dans la rue. Les 20 puis 21 avril, les manifestations massives tournent à l’émeute et, comme en février, des affrontements sont sanglants. Le processus révolutionnaire a franchi un pas.

Des conséquences durables

Toujours est-il que le Parti bolchevique se trouve maintenant en ordre de marche. Une aile droite (dont Staline s’éloigne précautionneusement, pour se ranger peu à peu derrière Lénine) se maintint toutefois autour de Kamenev, Zinoviev et Rykov. Les deux premiers s’opposeront – y compris publiquement, à l’insurrection d’Octobre, ce qui amènera Lénine à les traiter de « briseurs de grève » et à demander leur exclusion du parti, qu’il n’obtiendra pas. (…)

Le tournant représenté par les Thèses d’avril facilite également le rapprochement puis la fusion, fin juillet, avec Trotsky et les 4 000 militants de l’Organisations Interrayons (au nom officiel de « POSDR internationaliste »). Au-delà de la « thèse » largement répandue6 selon laquelle Lénine aurait alors changé de position pour se rallier de fait aux conceptions de la révolution permanente de Trotsky, il faut signaler que les positions sur ce point des deux grands dirigeants de la révolution d’Octobre n’étaient en réalité pas aussi éloignées qu’il pouvait y paraître.

« La révolution démocratique faite, nous aborderons aussitôt, dans la mesure précise de nos forces, des  forces du prolétariat conscient et organisé, la voix de la révolution socialiste. Nous sommes pour la révolution ininterrompue. Nous ne nous arrêterons pas à mi-chemin », écrivait ainsi Lénine dès 1905.7(Résumé)

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue du Parti.

Samedi 20 mai 2017 Jean-Philippe Divès

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24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

manchester (npa)

NPA

npa 29 vertic

L’attentat de Manchester, une saloperie

Au moment où cet éditorial est écrit, on ne dispose pas de toutes les informations sur l’attentat de Manchester, déjà revendiqué par l’organisation « État islamique ». Ce qui est certain, c’est que cet attentat qui a fait au moins 22 mortEs et 59 blesséEs est une saloperie. S’attaquer sciemment à une salle de concert avec un spectacle pour des jeunes n’a rien à voir avec une quelconque lutte de libération des oppriméEs.

Au contraire, ce sont précisément les oppriméEs, plus précisément ceux d’origine immigrée, qui vont en payer le prix. Déjà, en France, du côté de Marine Le Pen et des Républicains retentissent les habituels discours anti-immigrés et islamophobes. Ceux qui les tiennent jouent leur partition haineuse et raciste en phase avec l’objectif de Daesh : creuser en Europe le fossé entre les « musulmans » (ou considérés comme tels) et les autres populations.

Du côté du gouvernement, les premières déclarations ne marquent pas la moindre réflexion sur le bilan de la stratégie sécuritaire et guerrière de Hollande.

Dans un ouvrage publié cette année, le chercheur Jean-François Bayart dénonce l’« état d’exception et de surveillance de masse » et ajoute : « cette politique sécuritaire a échoué. Elle n’a pas évité les attentats qui n’ont jamais été aussi nombreux. Elle n’a pas tari le vivier des djihadistes ». Jean-François Bayart, comme d’autres, critique à juste titre l’idée qu’on peut lutter contre le terrorisme en faisant la guerre à l’extérieur, ou en faisant ami-ami avec des régimes comme l’Arabie saoudite.

Jean-Yves Le Drian, ex-ministre de la Défense de Hollande et à ce titre proconsul de l’Afrique et représentant en Rafale et armes diverses, est désormais ministre des Affaires étrangères. Il a déclaré après l’attentat : « Les efforts en matière de coopération internationale doivent se poursuivre afin de défaire le terrorisme, sur nos territoires comme à l’étranger. » Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement est plus précis : « Il faut faire le maximum. Le maximum, c’est d’abord frapper à l’international, au Sahel, au Levant, là où on a l’origine du mal. »

Sans la moindre complaisance, vis-à-vis des auteurs d’attentats, nous continuerons pour notre part à dénoncer l’état d’urgence, à nous opposer à son renouvellement et à refuser les guerres extérieures et le business des exportations d’armes.

Henri Wilno Mercredi 24 mai 2017

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24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (la dépêche)

 grillé

«Macron sera très vite grillé»

Olivier Besancenot, l’ancien candidat à la présidentielle a participé à la fête du NPA à Toulouse.

De la Poste de la porte de Clignancourt, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où il travaille, à la salle San Subra, quartier Saint-Cyprien à Toulouse, Olivier Besancenot, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) aux élections présidentielles de 2002 et 2007, porte-parole de Philippe Poutou lors du scrutin 2017, et membre de la direction du parti, est revenu dans la Ville rose, trois ans après les municipales, hier soir pour la fête «anticapitaliste» du NPA où il a tenu un meeting.

Quelle est votre réaction à la victoire d’Emmanuel Macron et à la formation de son gouvernement ?

Si quelqu’un en doutait, c’est bien un gouvernement de droite qu’il faudra combattre par la mobilisation unitaire sans attendre. Il n’est pas question, comme sous Hollande, de se laisser bercer et de laisser une chance à Macron. Les questions sociales vont se cristalliser. L’illégitimité du gouvernement va se voir d’entrée de jeu.

Que pensez-vous de la «recomposition» politique?

On voit se former trois grandes familles politiques : une libérale décomplexée autour de ce gouvernement, un pôle formé de la démocratie sociale d’avant avec la compétition Benoît Hamon- Jean-Luc Mélenchon. Et un troisième pôle anticapitaliste qui vit au quotidien dans toute une série de combats. C’est cet espace que nous souhaitons occuper. Quant au gouvernement, il n’est ni de gauche, ni de gauche. On ne va pas tomber dans le piège de la Ve République qui consiste à mettre de l’avant la forme -le nom, le profil des ministres…. Ce qui compte, c’est la ligne politique : le libéralisme par ordonnance. Macron va être grillé très vite.

Malgré sa popularité due au débat, Philippe Poutou totalise moins de voix qu’en 2012…

On aurait espéré un peu plus. Mais rien que pour ce moment de vérité, c’était une campagne réussie. Personne d’autre que lui ne pouvait dire ses quatre vérités à Fillon et Le Pen, leur dire : «on vous connaît!» Si vous êtes un professionnel de la politique, jamais vous ne pouvez dire une vérité comme celle-là.

Le NPA ne présente pas de candidats aux législatives?

Il n’y en a pas partout (il est absent en Haute-Garonne, Ndlr). En général, les législatives sont le prolongement des présidentielles. Quand on voit l’état de la gauche de la gauche, il est temps de fédérer ceux qui en sont orphelins.

Recueillis par J.-N. G. 21/05/2017

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23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

4è côtes d’armor (npa)

NPA
Thierry Pérennès et Aurélie Felin vont défendre les idées du NPA dans la circonscription de Guingamp.
Thierry Pérennès et Aurélie Felin
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Thierry Pérennès sans langue de bois

Le candidat du NPA joue franc jeu. Avec le programme défendu par Philippe Poutou, Thierry Pérennès sait très bien qu’il a peu de chance d’être élu, dans la circonscription de Guingamp. Le sexagénaire veut profiter des législatives pour faire passer certaines idées.

Le candidat. Originaire de Rostrenen, Thierry Pérennès, 63 ans, est le candidat du NPA. Ce retraité de la fonction publique de l’État habite Saint-Laurent. « J’étais un fonctionnaire modes- te car j’étais cantonnier. Je n’étais pas directeur départemental ou responsable de service ». Cet ancien agent d’exploitation de l’État a terminé sa carrière à Guingamp.

«J’étais à la DDE. J’ai été transféré au conseil général quand la DDE a explosé. J’avais le choix. J’allais au conseil général ou à la Diro mais j’ai refusé de choisir car je suis contrariant. Du coup, l’État m’a gentiment mis au conseil général sans me demander mon avis ». Marié, il est père de deux enfants et grand-père d’une petite fille. Sa suppléante est une femme qui se présente pour la première fois devant les électeurs. Domiciliée à Lanrodec, Aurélie Felin, âgée de 36 ans, est ouvrière dans l’agroalimentaire. « Mon engagement date des élections de cette année », témoigne la trentenaire.

Le parcours. Thierry Pérennès est une figure incontournable du syndicalisme local (CGT). Il a pris sa première carte syndicale à 19 ans, en 1972. De 1989 à 1995, il a été conseiller municipal à Saint-Laurent. Il a également occupé un poste d’adjoint dans cette commune, de 1995 à 2001. Après deux mandats, il a décidé d’arrêter. « Je n’étais pas à l’aise. Un syndicaliste est toujours un peu indiscipliné », explique le sexagénaire. Celui qui possède « un esprit libertaire breton a du mal à obéir aux ordres ».

Le programme. « On reprend les grands thèmes du programme de Philippe Poutou. C’est un programme anticapitaliste. On veut en finir avec le chômage et la précarité ». Pour y arriver, le NPA veut notamment interdire les licenciements. « Comment peut-on favoriser l’emploi en licenciant ? On n’a toujours pas compris nous. On réclame aussi les 32 heures. On pense que c’est plus intelligent de faire bosser les gens qui ne bossent pas plutôt que de surcharger le travail des gens qui pètent déjà les plombs au boulot ».

Le NPA demande également « des services publics de qualité et gratuits ». De « l’appropriation sociale des secteurs clés de l’économie comme les banques » à « l’attachement aux droits des femmes », Thierry Pérennès déroule « un programme qui ne fait pas forcément plaisir. Avec un programme comme ça, c’est peu probable que l’on arrive sur les bancs de l’Assemblée nationale ».

L’ambition. « On propose de construire avec les citoyens et les populations et non de faire à leur place. Comme on sait bien que l’on ne sera pas élu, on dit que c’est dans la rue que ça se passe. On invite les gens qui pensent que l’on a quelque chose à apporter dans le débat à se représenter eux-mêmes. Il faut prendre tous les moyens associatifs, syndicaux et organisationnels pour construire un autre type de démocratie et un véritable vivre ensemble, qui ne soit pas uniquement une représentation parlementaire ». Thierry Pérennès veut profiter de la campagne électorale « pour avancer un certain nombre d’idées ».

http://www.letelegramme.fr/

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Philippe POUTOU animera une Réunion Publique
en soutien à la liste du NPA aux élections législatives
Vendredi 2 Juin 2017 20H30
Salle des fêtes GRACES GUINGAMP

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22 mai 2017 ~ 0 Commentaire

climat (npa)

Une conférence de plus… mais toujours pas la bonne !

Lundi 8 mai à Bonn en Allemagne, 196 États membres ont ouvert la session annuelle de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)…

Il s’agit pour eux de discuter de la décision prise lors de la COP22 de Marrakech en 2016, de poursuivre les discussions pour avancer sur le manuel de mise en œuvre de l’accord de Paris de 2015 (COP21), afin de se mettre d’accord sur le contenu du « dialogue facilitateur », sorte de bilan intermédiaire basé sur le volontariat, programmé pour 2018, avant le bilan mondial… prévu en 2023 ! De quoi faire croire qu’ils agissent…

Une catastrophe déjà là

Encore une fois, comment accorder la moindre confiance à des gouvernants empêtrés dans des démarches aussi inefficaces et ridicules ? De conférences internationales en sommets mondiaux, leurs politiques se résument à des déclarations d’intention vides, à une autosatis- faction criminelle, à des shows médiatiques orchestrés. Incapables d’opposer une résistance à la voracité sans fin des grands groupes industriels et financiers, quand ils n’en sont pas de fidèles représentants malléables à volonté, ils s’ingénient à mettre en scène leur spectacle sans rien changer au scénario capitaliste.

Un des enjeux de la future COP23 de Bonn sera le financement des différents fonds d’aide à la transition énergétique des pays du Sud, premiers à subir les effets dévasta- teurs de la montée des températures. C’est d’autant plus mal parti de ce côté-là aussi, que les pays du Nord peinent à abonder le Fonds vert de 100 milliards de dollars par an, une promesse prise à Copenhague en 2009.

Pourtant, tous les indicateurs du réchauffement sont au rouge, de l’intensification des catastrophes météorologiques aucunement naturelles à la hausse du niveau des mers. Ainsi, une étude d’une équipe franco-suisse conduite par Anny Cazenave du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales de Toulouse, est la première à déceler une accélération du rythme d’élévation des océans depuis le début des observations satellites en 1993.

Ainsi, la récente coulée de boue meurtrière en Colombie, les inondations au Pérou, en Californie, après des sécheresses à répétition, des cyclones à Madagascar, en Nouvelle-Zélande, des tempêtes mortelles en Afghanistan, au Mozambique, des vagues de chaleur qui déclenchent des incendies au Chili, en Australie… mais aussi la menace de disparition d’îles du Pacifique, de villes comme Amsterdam, New York… sont les conséquences directes du basculement climatique provoqué par un système économique basé sur l’exploitation et l’utilisation à outrance des énergies fossiles, des ressources du sol et du sous-sol et qui produit une augmentation problématique des gaz à effet de serre.

De Trump à Macron, droit dans le mur

Trump prévoit de « mettre fin à la guerre contre le charbon » et de relancer le pipeline Keystone XL, met en service l’oléoduc du Dakota du Nord et autorise les forages en mer ouvrant la voie à l’exploitation de l’Arctique… À la Maison Blanche, le débat oppose les tenants de la sortie de l’accord de Paris à ceux qui veulent profiter de la manne économique que représentent les énergies renouvelables et les nouvelles technologies. Il y a donc de quoi être bien plus qu’inquiet.

CertainEs veulent se rassurer en comptant sur Macron pour « insuffler de l’énergie dans le processus de discussion » alors que, fin 2015, il a accordé trois permis de recher- ches d’hydrocarbures et prolongé deux autres.

Aujourd’hui, il promet des mesurettes : renforcer les normes antipollution des véhicules neufs, augmenter la taxe carbone, fermer les centrales à charbon d’ici 5 ans, interdire l’exploitation des gaz de schiste… Rien de nouveau donc.

Devant le congrès de la FNSEA, fin mars, il affirme qu’il y aura toujours deux types d’agriculture, dont une « intensive qui exporte ». Pourtant, cela n’alarme pas les écolos compatibles avec n’importe quel gouvernement – Cohn-Bendit, Pompili, Lepage, de Rugy –qui acceptent la défense du nucléaire qualifié de « source d’énergie importante qui a un avenir en France » par le futur président…

C’est au mouvement social de conjuguer la lutte pour la justice climatique et pour la justice sociale, de discuter de comment arrêter l’extractivisme et la course au productivisme. Ensemble, nous pouvons porter la seule réponse réaliste : sortir du capitalisme pour mettre en place les conditions d’une société écosocialiste. Ici ou ailleurs, il faut encourager et amplifier les luttes environnementales et sociales.

Mercredi 17 mai 2017 Commission nationale écologie

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21 mai 2017 ~ 0 Commentaire

législatives guingamp (ouest france)

NPA

Aurélie Felin, suppléante de Thierry Pérennes, candidat aux législatives NPA sur la circonscription.

Législatives à Guingamp. Thierry Pérennes candidat pour le NPA

Le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) a un candidat. Thierry Pérennes représente le parti avec Aurélie Felin. Leur but ? « Présenter nos idées ».

Thierry Pérennes et Aurélie Felin constituent le seul binôme candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dans les Côtes-d’Armor. « Ici, à la présidentielle, Philippe Poutou a réalisé un score au-dessus de la moyenne nationale. Dans le département, on a également eu neuf parrainages », relate Philippe Pérennes, candidat aux législatives. Au niveau de la circonscrip- tion de Guingamp, « on a fait plus de 5 % dans huit communes », présente le retraité de la fonction publique âgé de 63 ans. « Le NPA a aussi jeté son dévolu ici car on est aussi un peu connu. On est présent aux manifestations : loi Travail, permis minier… »

« C’est dans la rue que cela se passe »

Avec un franc-parler, le candidat, également syndicaliste, lance : « À travers les législatives, on cherche surtout à s’adresser à ceux qui s’abstiennent, votent blanc ou nul. On veut profiter de cette période pour présenter nos idées. On n’est pas des professionnels de la politique. »

Thierry Pérennes, habitant de Saint-Laurent, canton de Bégard, interpelle sur le gouvernement Édouard Philippe, « un gouvernement clairement à droite », et du Président Emmanuel Macron, « un représentant loyal du capital ». Il a rappelé les conditions de certains habitants de Guingamp : « Ici, seuls 40 % des foyers fiscaux sont imposables. » Le programme de Thierry Pérennes reprend les grandes lignes de celui de Philippe Poutou.

« On veut interdire les licenciements ; l’application des 32 h car il faut faire travailler un maxi- mum de personnes plutôt que de laisser 7 millions de précaires ; en finir avec l’État d’urgence mais également avec les guerres ; l’ouverture complète des frontières… » Le candidat apos- trophe : « C’est dans la rue que cela se passe. On le sait, il est peu probable qu’avec ce programme, on arrive à l’Assemblée nationale. »

Sa suppléante, Aurélie Felin, 36 ans est de Lanrodec. Elle n’a jamais eu de mandat. Thierry Pérennes a été conseiller municipal de 1989 à 1995 et adjoint de 1995 à 2001.

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20 mai 2017 ~ 0 Commentaire

2é loire atlantique (npa 44)

NPA

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19 mai 2017 ~ 0 Commentaire

macron (npa)

macron-etat-de-grace-j

Pas d’état de grâce pour Macron. Faire face à une situation nouvelle

Le candidat de la finance a gagné face à la représentante de ce qu’est actuellement le fascis- me en France. Ce face-à-face marque la fin d’une période politique et le début d’une autre. Sauf à se satisfaire de vérités justes mais abstraites (« le capitalisme reste le capitalisme, les patrons restent les patrons et seuls les travailleurs peuvent vraiment changer le monde »), les anticapitalistes devront apprendre à faire dans un contexte largement nouveau.

Macron a gagné la présidentielle en surfant sur la déconsidération de la gauche institutionnelle et de la droite traditionnelle et en se dotant aussi de sa propre machine électorale. L’épisode des législatives sera sans doute plus périlleux : rien ne garantit que des candidats peu connus d’En Marche réussissent à s’imposer au point d’apporter une majorité stable au nouveau président.

Pour surmonter cette difficulté, des tractations sont engagées tant avec les « vallsistes » et « hollandais » du PS qu’avec divers échantillons de la droite.

Malgré les incertitudes sur la majorité dont disposera finalement Macron parmi les députés, on peut penser que dans un premier temps, la voie sera dégagée pour ce président qui a annoncé vouloir réformer le Code du travail par ordonnances.

Marine Le Pen a été battue et il n’est pas évident que le FN réussisse à avoir son propre groupe parlementaire dans la prochaine assemblée.

Mais ses résultats électoraux montrent un enracinement réel, de plus dans une fraction impor- tante des classes populaires. Son emprise au sein de la police et de l’armée est de plus en plus affirmée.

Fasciste ou pas, le FN ? On ne tranchera pas ce débat ici, mais il faut constater que tout ce qui compte dans le fascisme en France (en dehors de quelques bandes de nervis et illuminés) est avec le Front et souvent dedans, et pas seulement à la base mais au plus profond de son appareil. Ni faire de l’antifascisme abstrait un principe d’action et d’unité, ni relativiser la lutte spécifique contre le FN dans l’attente du grand mouvement ouvrier qui balaiera la puanteur : la voie n’est certes pas simple.

Mélenchon, pour sa part, a tiré un bilan de la déconsidération du PS et de l’impuis- sance du reste de la gauche institutionnelle.

Il a construit une machine ultra-personnalisée à gagner des élections, qu’il va maintenant tester aux législatives en n’offrant à ses partenaires potentiels que le choix entre soumission totale ou rejet. Néanmoins, au-delà des législatives, ce serait une erreur d’assimiler la France insoumise (militants ou sympathisants) à Mélenchon et son cercle de fidèles.

La fin d’une époque

C’est la fin de la configuration politique qui a marqué la Ve République depuis 1974 : l’oppo-sition de deux camps, la droite parlementaire mêlant gaullistes et libéraux, et la gauche parle-mentaire hégémonisée par le PS. Durant ces années, marquées par le chômage de masse, s’est progressivement effritée la capacité des travailleurs, non pas à mener des luttes mais à « faire peur » au patronat en tant que classe (pour reprendre une expression d’une étude sur Peugeot-Sochaux1), ce qui a laissé celui-ci et ses serviteurs politiques, malgré des vagues périodiques de mouvements d’ensemble, en capacité de déployer des attaques de plus en plus systématiques.

D’autant que le champ syndical a lui aussi été marqué par des évolutions dramatiques, non seulement en termes militants, mais du fait du soutien quasi inconditionnel de la CFDT et de ses satellites aux multiples contre-réformes mises en œuvre depuis 1995.

Outre le cycle des grands partis et celui des luttes, cette période a aussi vu se dérouler un cycle des anticapitalistes : ces derniers ont gagné une implantation dans les entreprises et une légitimité politique, mais pas au point de construire des organisations élec- toralement significatives dans la durée et, surtout, de peser, au-delà de quelques entreprises, sur un mouvement d’ensemble comme celui contre la loi El Khomri en 2016.

Dans cette présidentielle, Philippe Poutou a réussi à incarner partiellement le refus de ce système et à faire entrer les vrais problèmes (chômage, racisme, corruption des « élites »), mais le NPA ne l’a pas capitalisé électoralement : le « vote utile » et l’attentat des Champs-Elysées y ont certainement contribué, même s’il conviendra aussi d’engager le débat sur les moyens propres à apparaître, non seulement comme les plus honnêtes et les plus résolus, mais aussi comme les représentants d’une alternative à ce monde.

Notre horizon immédiat, outre les législatives, est évidemment « Pas d’état de grâce pour Macron, non aux ordonnances, levée de l’état d’urgence, arrêt de Notre Dame-des-Landes ». Il faut unifier autour de ces mots d’ordre (et dans la lutte contre la répression) tout ce qui peut l’être. Ces batailles nécessaires conditionneront en partie l’avenir.

Vendredi 19 mai 2017Henri Wilno 

Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue du Parti mais de camarades qui interviennent dans les débats du mouvement ouvrier.

  • 1. Stéphane Beaud et Michel Pialoux, « Retour sur la condition ouvrière – Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard », rééd. La Découverte, 2012.

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19 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fi, pcf (npa)

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Législatives : Un contre tous, tous contre un !

La France Insoumise vient de lancer sa campagne législatives avec plusieurs objectifs : obtenir une majorité pour imposer une cohabitation à Macron, écraser le PS et… son ex-allié le PCF.

La France insoumise (FI) a réuni samedi 13 mai à Villejuif ses candidatEs, titulaires et suppléantEs, pour la deux­ième convention nationale du mouvement consacrée au lancement de la campagne des législatives. Selon La France insoumise, plus de 88 % ne sont pas élus, 63 % n’ont aucune carte de parti et la moyenne d’âge est de 41 ans. Parmi ces candidatEs, nous trouvons quelques « personnalités », des syndicalistes, des militants contre le nucléaire et des sportifs… mais aussi la garde rapprochée de Mélenchon.

Une majorité insoumise ?

L’objectif de cette campagne a été clairement énoncé par Mélenchon lors d’un discours d’une heure : « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays, constituer une nouvelle majorité ». Si on en croit son démarrage, la campagne de La France insoumise se concentrera sur le nouveau président. Selon Mélenchon, Macron serait leur seul « interlo- cuteur » car « la plupart de nos concurrents ne servent à rien ».

En effet, pour Mélenchon et La France insoumise, les législatives représentent « le moment ou jamais » pour renverser la situation qui annonce, selon lui, une « violence sociale inouïe », ajoutant même de façon très paternaliste : « Il faut montrer qu’il faut que ce jeune homme soit tempéré dans ses folies par la main avisée d’un sage qui connaît de quel côté est le bonheur du peuple ». Le sage étant Mélenchon lui-même bien évidemment…

Pour défendre la future cohabitation dont il serait le Premier ministre, Mélenchon s’appuie sur une prétendue « cohabitation fructueuse », celle entre 1997 et 2002 entre Chirac et Jospin. En effet, pour Mélenchon, ce fut « un des moments les plus positifs de la vie de l’économie française » avec des créations d’emplois records dus aux 35 heures et des comptes sociaux dans le vert. C’était en effet une période faste… pour Mélenchon qui, de 2000 à 2002 fut ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans un gouvernement qui, entre autres, privatisa plus que la droite. Et tout cela fut soldé avec l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Chacun son bilan.

Opposition à Macron et liquidation du PS

En se positionnant comme possible « premier ministrable » dans une improbable majorité insoumise, Mélenchon se positionne en fait, comme le leader à gauche de l’opposition à Macron. Et c’est bien pour cela qu’à la suite de la nomination d’Édouard Philippe comme Premier ministre, il a déclaré : « La droite vient d’être annexée. Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats par dizaines ont demandé l’investiture de Macron et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre. Enfin, les électeurs du Front natio- nal, après que ce parti a rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté. Il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme, c’est La France insoumise ».

C’est aussi pour cela qu’il se présente contre un candidat PS à Marseille, tout comme l’ensemble de sa garde rapprochée, car désormais l’objectif n’est plus d’« affaiblir le PS » mais de « le remplacer ». Entre lui et Macron, plus rien ne doit rester après le 18 juin. Et surtout par le PS et ces « crevards » qui ont sollicité l’investiture d’En marche ! et qui « nous ont trahi pendant cinq ans »

Du passé faisons table rase…

Mais le PS n’est pas sa seule cible : Mélenchon vise également la disparition du PCF en tant que parti indépendant. Misant sur la dynamique de sa campagne présidentielle, il entend impo- ser à tous les candidats investis par La France insoumise de signer une charte dans laquelle ils s’engagent à dépendre de son association de financement et à accepter une discipline de vote dans le futur groupe parlementaire.

Au niveau national, le PCF a refusé ces conditions qui équivaudraient sans aucun doute à un suicide organisationnel… Mais certains dirigeants du PCF sont individuellement prêts à l’accepter, comme c’est le cas de Stéphane Peu, candidat dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, ou de Robert Injey, candidat dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes.

À la veille de la fin du dépôt des candidatures, les négociations ayant échoué, le PCF et La France insoumise présenteront des candidats concurrents dans la plupart des circonscrip- tions.  Les uns et les autres se renvoient la responsabilité de la division qui risque de priver le PCF de ses derniers députés et La France insoumise du groupe parlementaire espéré.

L’unité n’est plus un combat, c’est une véritable guerre !

L’Anticapitaliste hebdo  18/05/2017 Sandra Demarcq

http://www.anti-k.org/

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19 mai 2017 ~ 0 Commentaire

syndicats (npa)

italien

État d’urgence !

Si la séquence électorale présidentielle a bousculé l’ensemble de l’échiquier politique, au niveau des directions syndicales il semble urgent… d’attendre ! Pourtant Macron n’a fait mys- tère ni de sa volonté de taper fort ni de sa volonté de frapper vite, et son Premier ministre « de droite » ne devrait pas être en reste…

Un programme chargé, une méthode musclée

Au menu du gouvernement : plafonnement des condamnations prud’homales en cas de licenciement abusif ; renvoi au niveau de l’entreprise des droits définis actuellement par la loi ou les accords de branche, généralisation des référendums introduits pour faire valider par les salariéEs, soumis au chantage à l’emploi, des accords refusés par une majorité d’organisations syndicales et qui pourraient être déclenchés directement par l’employeur ; regroupement des institutions représentatives du personnel visant à supprimer les délégués du personnel trop revendicatifs et les comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail trop intrusifs, trop gênants…

Un vaste programme qui devrait être mis en œuvre par ordonnances. Avec dans les tiroirs : la confiscation de la gestion de l’assurance chômage par l’État, avec un financement par l’impôt à la place des cotisations sociales ; une réforme des retraites visant au passage au système par points ;  un programme d’attaque de ­l’ensemble des services publics…

L’urgent serait d’attendre ?

Si les annonces sont claires, offensives, les réactions des directions syndicales sont très modérées, confuses, voir carrément en soutien à certains projets gouvernementaux. Seul l’union syndicale Solidaires affiche la volonté d’organiser une riposte rapide, mais rien n’est sorti de la réunion unitaire à laquelle Solidaires avait appelé :

« Nous n’attendons rien de positif de ce nouveau président et des orientations (…) qui dessinent un projet de société encore plus inégalitaire, avec toujours plus de pauvres, de chômeurs/euses, de précaires, et des conditions de travail dégradées. Nous devons donc préparer un nouvel affrontement plus large, plus déterminé et plus massif encore que ce que nous avons réalisé lors de la mobilisation contre la loi travail. Pour cela, l’unité syndicale est indispensable. »

Pas de surprise du côté de la CFDT. Berger s’est fendu d’une lettre à Macron qui affirme: «Monsieur le président, dans le contexte qui est le nôtre, vous devez le pressentir, vous ne bénéficierez d’aucun état de grâce. (…) Il faut concerter, discuter, dans une totale transpa-rence. C’est parfois ce qui a manqué lors de la loi travail. Pour le contenu, tout est discutable».

La CFDT se positionnera au vu de « ce qu’il y a dans les ordonnances. (…) On essaiera de faire passer le maximum de choses auxquelles on tient. (…) S’il faut manifester, on ira, mais l’objectif n’est pas de descendre dans la rue ». La CFDT est pour la généralisation des négociations et référendums au niveau des entreprises et sur les retraites, la confédération s’est depuis longtemps affirmée favorable à un système par points.

Pour Force ouvrière, si le plafonnement des dédommagements octroyés par les prud’hommes représente un casus belli, « tout va dépendre de son attitude [celle de Macron], de son rapport au dialogue social. Nous ne lui faisons pas un procès d’avance. Mais si ça se passe mal et s’il ne bouge pas sur certains sujets, il y aura un effet boomerang ». Cela tout en faisant mine de hausser le ton : « Nous allons voir s’il est prêt à bouger sur certains points qui nous semblent rédhibitoires ou s’il y tient mordicus ». Et Mailly de préparer le repli, affirmant qu’« il est toujours difficile de mobiliser l’été ». Certes…

Du côté de la CGT, les prises de position confédérales ne sont guère plus satisfai- santes. La direction confédérale « appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3. (…) On a l’impression que cette concertation express évoquée pour le début de l’été n’est que de pure forme, car le code du travail impose à tout gouvernement de prendre l’avis des partenaires sociaux sur un projet concernant le monde de l’entreprise ». Sur le fond, « plusieurs points de son projet: référendum à l’initiative de l’employeur, fusion des instances de représentation du personnel, plafonnement des indemnités prud’homales, sont pour nous des lignes rouges ».

Mais au final, c’est l’attentisme, comme s’il y avait quelque chose à attendre du dialogue social avec Macron. Ainsi, la dernière réunion de la direction confédérale a centré ses débats… sur la syndicalisation suite aux reculs électoraux enregistrés dans le privé. Pour Martinez : « Descendre dans la rue ? On y est déjà. Je n’ai pas demandé, comme Jean-Claude Mailly (FO), aux cadres de la CGT de prendre des vacances remboursables, chez nous, les congés payés sont sacrés. Mais on sait rapidement se mobiliser, on sera là pour la rentrée sociale ».

Construire la mobilisation, maintenant !

Cet attentisme est la pire des choses. La pétition en ligne contre la loi travail est actualisée, et des cadres de mobilisation existent, tels le Front social ou la campagne « Nos droits contre leurs privilèges ». Les salariéEs de Whirlpool ou GM&S qui crient leur colère ne doivent pas être abandonnés au dialogue social. Il faut s’appuyer sur cette colère, soutenir celles et eux qui luttent, amplifier la riposte. Car se battre contre les attaques patronales et gouvernementales, c’est aussi tout faire pour éviter le pire : le détournement de cette colère par notre pire ennemi, l’extrême droite en embuscade.

La riposte  par la grève, par les manifestations  c’est maintenant !

Vendredi 19 mai 2017 Robert Pelletier

https://npa2009.org/

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