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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (npa)

NPA

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

philippe poutou

Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire, c’est urgent, nécessaire, possible !

Cette rentrée politique est marquée par la préparation de l’élection présidentielle. On en mesure mal l’issue, mais on sait déjà que beaucoup veulent l’ancrer à droite toute…

Cinquante nuances réactionnaires

Instrumentalisation de la laïcité, loi séparatiste, loi sécurité globale… le quinquennat de Macron a développé les thématiques les plus réactionnaires. L’incohérence de sa politique sanitaire et son mépris des classes populaires ont insufflé une défiance et une confusion profonde dans la société. La droite et l’extrême droite se sentent pousser des ailes.

La candidature Zemmour renforce l’influence de l’extrême droite, son autoritarisme et son racisme, l’ordre moral… Et ce n’est pas l’utilisation à toutes les sauces par Le Pen ou Philippot du terme « liberté » qui va cacher la démagogie nationaliste, la volonté de restaurer la prétendue « civilisation française », et la promesse de nouvelles interdictions pour l’ensemble de la société, à commencer pour les personnes raciséEs.

Quant à Macron, le président des riches, il a lancé sa campagne sur le terrain de la « sécurité » qu’il pense électoralement payant, sans un mot pour répondre à la véritable insécurité sociale que sa politique amplifie.

La « gauche » du capital

Face à cette offensive libérale et autoritaire, il faut une réponse radicale. Mais cette bataille politique, les partis de la gauche réformiste, du PCF à EELV, ne veulent la mener jusqu’au bout car elle exige de rompre avec le capitalisme et ses institutions.

La participation de candidats du PCF ou d’EELV à la manifestation des syndicats de policiers en mai dernier en est l’illustration. La gauche réformiste est également gangrenée par les options souverainistes, avec des nuances, de Montebourg à La France insoumise en passant par le PCF. Cette volonté de retour aux frontières nationales prétendument protectrices, sème des illusions et participe à la confusion ambiante : les frontières entre les travailleurEs protègent en réalité les intérêts des privilégiés et nous divisent.

Quant à EELV et le PS, ils assument une logique pro-capitaliste et libérale. Il n’y a rien à attendre d’un Yannick Jadot, fervent défenseur de l’économie de marché et du capitalisme vert, pas plus que d’une Anne Hidalgo qui a fait le choix de mettre au premier plan le Paris des riches, au détriment des mal logéEs, des précaires et des services publics.

Vite une candidature de rupture !

Crises sociale, écologique, sanitaire et démocratique… les capitalistes nous mènent toujours plus vers la barbarie. Ces dernières années ont aussi été marquées par de nouvelles régressions sociales, notamment des licenciements de masse, alors que les profits du CAC40 ont littéralement flambé (les dividendes versés aux actionnaires estimées à 51 milliards d’euros pour cette année).

Mais ces derniers temps ont aussi été marqués par des résistances au racisme d’État, à la répression, aux lois liberticides, pour la défense du climat ou contre les violences sexistes. C’est pourquoi notre camp social doit aussi exprimer dans ces élections sa volonté de s’affronter au système.

De la rue aux urnes, la candidature de Philippe Poutou veut, modestement mais fermement, être un porte-voix des oppriméEs et des exploitéEs. Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire répondant aux urgences de la situation, sans demi-mesure.

Une campagne pour prendre nos affaires en main et nous organiser, garantir une vie et un salaire décent pour toutes et tous, contrôler et étendre les services publics et les biens communs, en finir avec un régime autoritaire, raciste, sexiste et inégalitaire. C’est plus que jamais urgent !

Mardi 14 septembre 2021

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

santé (npa)

hoptiam

Contre le pass sanitaire, en défense de la vaccination !

Nous refusons le pass sanitaire, au nom des libertés, contre le capitalisme de surveillance, les menaces sur les emplois des soignantEs. Mais nous le refusons aussi car il est incapable de construire l’adhésion à la vaccination anti-covid, nécessaire pour d’aller vers celles et ceux qui doutent, sont éloignés des centres de vaccination.

Défendre la vaccination en luttant contre le pass, c’est défendre la protection des plus fragiles, à la santé dégradée par la malbouffe, le surpoids, les métiers les plus exposés, les logements les plus exigus. 17 % des travailleurEs manuels ne veulent pas du vaccin, contre seulement 8 % des cadres sup. Réaction populaire contre les mensonges du capital, les scandales de Big Pharma, la défiance vaccinale tue, en Martinique et dans les banlieues populaires !

Oui, le vaccin protège largement

Nous défendons certes la liberté individuelle de dire non à la vaccination. Mais nous construisons surtout la liberté collective retrouvée grâce à l’accès universel à la vaccination, rendu possible par la fin des brevets, les transferts de technologies, les réquisitions, la gratuité de ces biens communs. Une vaccination universelle qui doit se conjuguer avec le maintien pour touTEs des gestes barrières.

La vaccination prévient 98 % de la mortalité, 90 % des hospitalisations. Ce ne sont pas les chiffres des capitalistes de la pharmacie, mais du système de santé public britannique qui a suivi 500 000 Écossais vaccinés, 500 000 non vaccinés, et nous dit qui rentre à l’hôpital, en réanimation, qui meurt.

Je me protège, mais je protège aussi les autres. Selon l’étude Pasteur, les vaccinés transmettent 12 fois moins que les non vaccinés, 10 fois moins dans l’étude Colorado ! Car même face au delta, ils évitent encore de se contaminer à 42 % (Pfizer) ou 76 % (Moderna), et diminuent ainsi la transmission. Seuls les vaccinés contaminés et symptomatiques – peu nombreux donc – ont, au début de l’infection, une charge virale identique aux non-vaccinés, mais qui diminue plus rapidement, selon les chiffres du CDC.

Les effets secondaires ? Le suivi de 29 millions de personnes par le service public de santé britannique montre 200 fois plus de risques de thrombose après infection covid qu’après vaccination !

Une urgence sanitaire

Limiter la vaccination aux plus âgés, aux porteurs de pathologies lourdes, ou hésiter à défendre les vaccins biens communs face aux anti-vax, aux réacs de réinfocovid, c’est laisser se multiplier le virus en population générale. Avec mathématiquement une apparition plus rapide de variants, dont la dynamique est claire, plus de contagiosité, et les dernières études le démontrent, deux fois plus de risques de finir en réanimation avec le delta, y compris chez les plus jeunes.

40 % des admis en réanimation en Martinique ont moins de 40 ans, la plupart non vaccinés. Le variant delta rend plus difficile à atteindre l’immunité collective. Il faut vacciner un plus grand pourcentage de population, il limite un peu moins les transmissions. Alors « relativiser » la vaccination ? Ou en faire une urgence sanitaire, un acte d’accusation contre ceux qui laissent filer le virus et ses variants, préférant les brevets et les profits à une vaccination universelle.

Vaccination obligatoire ?

Exaspérés par les accents complotistes, les slogans sur le « pass nazitaire », la présence de l’extrême droite… la tentation de la vaccination obligatoire existe chez certainEs. D’ailleurs, onze vaccins sont déjà obligatoires pour les enfants !

Lors du débat national sur la vaccination de 2016, le NPA s’était prononcé contre l’obligation vaccinale, comme… le jury citoyen et le jury des professionnels de santé. L’obligation vaccinale n’a pas fait la preuve de son efficacité ! Avec ses trois vaccins obligatoires, la France faisait moins bien que l’Allemagne et ses vaccins seulement recommandés. Pire, la vaccination des nourrissons de moins de 9 mois reculait de 5 % en 2014, malgré l’obligation, sur fond de scandale sanitaire.

Liberté de vaccination mais choc de confiance disions-nous. Et pour cela, en finir avec les brevets, le secret commercial, exproprier les trusts pharmaceutiques, développer une pharmacovigilance indépendante, des vaccins sans aluminium face au doute raisonnable.

Après les mensonges de Macron sur le covid, aujourd’hui la défiance vaccinale est bien pire. Pour passer de la vaccination obligatoire à la vaccination effective contrainte, combien de contrôles policiers, de licenciements ?

Contre le pass sanitaire, Macron qui casse nos droits et l’hôpital, les brevets de Big Pharma, en défense de la vaccination associée à une politique de prévention et de conviction bâtie avec les populations, le mouvement ouvrier doit d’urgence reprendre l’initiative.

Frank Prouhet 02/09/2021

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

antik580-la-une

En cette rentrée, touTEs mobiliséEs !

Après une « coupure » estivale qui n’en a pas vraiment été une, cette rentrée est sous tension : contestation dans la rue de l’autoritarisme du pouvoir et de son pass sanitaire, politique de santé publique toujours inconséquente, offensives multiples contre notre camp social… Allons-nous les laisser passer sans réagir ?

Oui à la vaccination, non à la répression !

Depuis les annonces de Macron le 12 juillet, pas une semaine ne s’est écoulée sans que, chaque samedi, des dizaines de milliers de manifestantEs fassent entendre leur mécontentement. Même si on y trouve de tout (et pour tout dire quelquefois du n’importe quoi), touTEs ont en commun leur rejet du pass sanitaire, une mesure de contrôle social et de répression devenue obligatoire pour près de deux millions de salariéEs depuis ce lundi 29 août sous peine de mise en congé obligatoire sans salaire !

Le pass sanitaire, que nous combattons, est non seulement une mesure autoritaire et antisociale, mais de plus il ne règle rien du strict point de vue des nécessités sanitaires de l’heure. Alors que le variant Delta semble ici marquer le pas mais explose par exemple de façon dramatique aux Antilles, c’est bien d’une vaste campagne d’accès universel à la vaccination dont nous aurions besoin, seule possibilité effective pour réduire les risques toujours mortels pour les plus fragiles.

Et c’est bien parce que le gouvernement veut contraindre à défaut de convaincre que nous nous opposons à cette mesure, tout en combattant aussi les « anti-vax », complotistes ou fachos qui veulent surfer sur la colère anti-pass en y diffusant leurs discours réactionnaires, anti-sciences, racistes, antisémites.

Dans un tel contexte sanitaire, c’est peu dire que cette rentrée scolaire est lourde de dangers, alors que l’on sait que le taux d’incidence chez les 0-19 ans est aujourd’hui cinq fois supérieur à celui de la rentrée précédente, et que les établissements scolaires sont des lieux particulièrement propices à la circulation du virus.

Sur fond de suppressions de classes dans les écoles et de suppressions de près de 2 000 postes dans le second degré, le désastreux ministre de l’Éducation, qui n’a décidément pas volé sa réputation de boussole qui indique le sud, ne fait aucun effort financier pour équiper les salles de classe en capteurs de CO2 ou purificateurs d’air, ni bien entendu pour développer les moyens humains nécessaires à la mise en œuvre des principales mesures contre le Covid-19 (petits groupes dans les salles, centres de vaccination à proximité des établissements, etc.). Tout au plus nous propose-t-il un énième protocole qui aura de lourdes conséquences sur la scolarisation des collégienEs et lycéenEs pas encore vaccinés…

Autant dire qu’au-delà de la nécessaire défense d’un « plan d’urgence » pour l’éducation, il existe maintes raisons pour les personnels d’être en grève, à l’appel des organisations syndicales du secteur, jeudi 23 septembre.

Urgences sanitaires, sociales et démocratiques : manifestons !

Ces prochaines semaines, sauf à laisser le terrain à des politiques confuses, voire à nos ennemis, syndicats, associations et forces politiques doivent construire une mobilisation de rue articulant une véritable politique de santé publique, ce qui passe par donner tous les moyens possibles à la vaccination, avec le refus de toutes les mesures liberticides et antisociales dont fait partie le pass sanitaire.

À l’appel d’une large intersyndicale, la journée de grève interprofessionnelle du mardi 5 octobre « pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études » doit être une première étape qui permette au monde du travail et à la jeunesse d’affirmer ses revendications.

Cette rentrée marque aussi le début d’une longue séquence qui nous conduira jusqu’à l’élection présidentielle : un président carbonisé mais qui, toujours à l’offensive, veut rester le meilleur représentant de ses amis capitalistes, face à une extrême droite et une droite extrême qui prétendent lui disputer le pouvoir, surfant de façon démagogique sur toutes les oppositions et cimentant leur électorat sur le racisme et les idées les plus réactionnaires.

Notre camp social doit exprimer la nécessité de s’affronter à ce système, de prendre ses affaires en main en s’organisant. De la rue aux urnes, c’est ce à quoi nous voulons contribuer à porter, modestement mais fermement, avec la candidature de Philippe Poutou.

Mercredi 1 septembre 2021

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

giec (npa)

marmotte

Le pays où une marmotte peut prédire le climat, les scientifiques non!

Le 6e rapport du GIEC confirmé par les calamités de l’été

Les scientifiques du GIEC sont formels : « Le changement climatique se généralise, s’accélère et s’intensifie ». Les méga-feux en Russie, Turquie, Grèce, France, Algérie et aux États-Unis, les précipitations et inondations catastrophiques en Belgique, Allemagne, Chine et en Inde en attestent.

Le groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a remis son rapport cet été (1 400 pages qui synthétisent 14 000 articles scientifiques). 234 auteurEs de 66 nationalités y ont travaillé.

Est également publié un « Résumé pour les décideurs », pour nous toutes et tous donc (1) ! Pour la première fois, le GIEC a examiné de près les événements extrêmes qui se multiplient. On sait maintenant qu’il y aura des « points de basculement », notamment une possible montée des eaux de 5 mètres. Le consensus est de plus en plus solide : « sans équivoque », ce sont les activités humaines qui ont réchauffé l’atmosphère, les terres et les océans depuis 1750, « chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 ».

Pluies diluviennes et incendies à travers la planète

Été après été, on pourrait s’habituer. Et pourtant on est surpris par l’ampleur des phénomènes : à Cologne, à la mi-juillet, il est tombé en quelques heures autant de pluie qu’en juillet-août en année normale, 200 personnes ont trouvé la mort dans cette région de l’Allemagne et le jeu politique lui-même a été très fortement bousculé. La dispute sur l’enjeu climatique fait rage.

Le feu a de nouveau embrasé la planète. En Grèce, les événements ont pris le tour d’une catastrophe nationale tant la canicule qui avait précédé les méga-feux, la casse sociale, la spéculation foncière et le dynamitage des services publics ont tout aggravé. Tout est imbriqué : on signale des centaines d’espèces animales mises en danger par les incendies comme le cerf élaphe en Grèce ou la tortue d’Hermann dans le Var.

Que faire ?

Le groupe (1) du GIEC avait pour mandat d’établir un constat sur des bases scientifiques fortes, la mission de préconiser revenant aux groupes 2 et 3 qui rendront leurs rapports en 2022. Ce 6e rapport ne se contente pas d’un seul scénario, examine plusieurs « futurs climatiques possibles » avec des réductions d’émissions de C02 différenciées.

Mais en n’osant pas envisager un changement de cap aussi radical que celui engagé au 18è siècle, cette entrée dans le dur du capitalisme industriel, en n’osant pas souligner la nécessité d’un changement de civilisation, les trajectoires de secours examinées sont toutes techniques, capitalo-compatibles : « technologies à émissions négatives, TEN » (captation et séquestration de gigantesques quantités de C02 sous terre) à l’état de prototypes à ce jour, avec des conséquences redoutablement dangereuses sur le plan social et écologique, ou « technologies bas carbone », le nucléaire pour parler clair (2).

Besoin de radicalité…

Certains rédacteurs comme le français Christophe Cassou expriment pourtant cette urgence absolue de mesures radicales : « Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre immédiate, forte, soutenue et à grande échelle, on ne pourra pas limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Il faut y aller sans détour ni tergiversation. » (3) En sachant qu’il faudra remettre en cause le productivisme, le consumérisme, la propriété privée des grands groupes. Comme le dit Daniel Tanuro : « L’alternative est dramatiquement simple : soit l’humanité liquidera le capitalisme, soit le capitalisme liquidera des millions d’innocentEs pour continuer sa course barbare sur une planète mutilée et peut-être invivable. »

… et d’action large !

À 60 jours de la COP26 à Glasgow, signalons déjà la mobilisation mondiale du samedi 6 novembre. Que cette échéance soit l’occasion pour nous d’avancer nos propositions qui visent à prendre soin des personnes et des écosystèmes, à écologiser le social et à socialiser l’écologie. Se dessineront alors les contours d’une autre société, l’écosocialisme.

  • 1. 1 – « Rapport du GIEC, résumé pour les décideurs », traduction française simple et non officielle : https://resumegiec.wordpress.com/2021/08/11/rapport-du-giec-resume-pour-les-decideurs/
  • 2. 2 – Voir l’analyse du rapport par Daniel Tanuro, sur le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique) : https://www.gaucheanticapitaliste.org/au-bord-du-gouffre-le-scenario-que-le-giec-ne-modelise-pas/
  • 3. 3 – Cité dans Mickaël Correia, « Rapport du Giec : le changement climatique s’aggrave », Mediapart, 9 août 2021.
Commission nationale écologie
  • 2/09/2021

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Lire aussi:

En 1972, un modèle du MIT a prédit l’effondrement de notre civilisation pour 2040, et jusqu’ici il ne s’est (presque) pas trompé

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

npa 29 vertic

Crise sanitaire, emploi et licenciements, éducation…

En cette rentrée, tou-TE-s mobilisé-E-s !

Après une « coupure » estivale qui nen a pas vraiment été une, cette rentrée est sous tension : contestation dans la rue de lautoritarisme du pouvoir et de son pass sanitaire, politique de santé publique toujours inconséquente, offensives multiples contre notre camp socialAllons-nous les laisser passer sans réagir ?

Oui à la vaccination, non à la répression !

Depuis les annonces de Macron le 12 juillet, pas une semaine ne sest écoulée sans que, chaque samedi, des dizaines de milliers de manifestantEs fassent entendre leur mécontentement. Même si on y trouve de tout (et pour tout dire quelquefois du nimporte quoi), touTEs ont en commun leur rejet du pass sanitaire, une mesure de contrôle social et de répression devenue obligatoire pour près de 2 millions de salariéEs depuis ce lundi 29 août sous peine de mise en congés obligatoire sans salaire !

Pourtant, cette mesure que nous combattons ne règle rien du strict point de vue des nécessités de lheure. Alors que le variant Delta semble ici marquer le pas mais explose par exemple de façon dramatique aux Antilles, cest bien dune vaste campagne daccès universel à la vaccination dont nous aurions besoin, seule possibilité effective pour réduire les risques toujours mortels pour les plus fragiles.

Ce n’est pas une question de choix individuel mais de protection collective. Et cest bien parce que ce gouvernement veut contraindre à défaut de convaincre que nous nous opposons au pass sanitaire, tout en défendant le principe de la vaccination la plus large, à l’opposé de tous les discours « anti-vax », complotistes ou d’extrême-droite.

Dehors Blanquer !

Dans un tel contexte sanitaire, cest peu dire que cette rentrée scolaire est lourde de dangers, alors que lon sait que le taux dincidence chez les 0-19 ans est aujourdhui cinq fois supérieur à celui de la rentrée précédente.

Sur fond de suppression de classes dans les écoles et de suppressions de près de 2000 postes dans le second degré, le désastreux ministre de l’Éducation ne fait aucun effort financier pour équiper les salles de classes en capteurs de CO2 ou purificateurs dair, ni bien entendu pour développer les moyens humains nécessaires à la mise en œuvre des principales mesures contre le Covid-19 (petits groupes dans les salles, centres de vaccination à proximité des établissements, etc.).

Tout au plus nous propose-t-il un énième protocole qui, pour le coup, aura de lourdes conséquences sur la scolarisation des collégienEs et lycéenEs pas encore vaccinés…

Autant dire qu’au-delà de la nécessaire défense d’un « plan durgence » pour l’éducation, il existe maintes raisons pour les personnels de l’éducation d’être en grève ce jeudi 23 septembre.

Urgences sanitaires, sociales et démocratiques : manifestons !

Ces prochaines semaines, sauf à laisser le terrain à des politiques confuses, voire à nos ennemis, syndicats, associations et forces politiques devraient construire une mobilisation de rue articulant une véritable politique de santé publique, ce qui passe par donner tous les moyens possibles à la vaccination, avec le refus de toutes les mesures liberticides dont fait partie le pass sanitaire.

À l’appel dune large intersyndicale, la journée de grève interprofessionnelle du mardi 5 octobre « pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études » doit être une première étape qui permette au monde du travail et à la jeunesse daffirmer ses revendications.

Cette rentrée marque aussi le début dune longue séquence qui nous conduira jusqu’à l’élection présidentielle : un président carbonisé mais qui, toujours à l’offensive, veut rester le meilleur représentant de ses amis capitalistes, face à une extrême droite et une droite extrême qui prétendent lui disputer le pouvoir, surfant de façon démagogique sur toutes les oppositions et cimentant leur électorat sur le racisme et les idées les plus réactionnaires.

Notre camp social doit exprimer la nécessité de s’affronter à cesystème, de prendre ses affaires en main en s’organisant. De la rue aux urnes, c’est ce à quoi nous voulons contribuer à porter, modestement mais fermement, avec la candidature de Philippe Poutou.

Mardi 31 août 2021

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

npa (tregor)

 npa 22

Contre le « PASS » gare aux impasses !

La liberté sous le capitalisme c’est celle du Renard libre dans le poulailler libre.

Contre la loi du profit : Organisons-nous !

Les mois passent, la pandémie remonte en flèche particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, alors que le gouvernement Macron persiste dans ses attaques et son mépris pour les travailleuses et les travailleurs.

Depuis le début, la gestion de la crise sanitaire a été une succession de mesures inadaptées ou à contre-temps, accompagnées de discours plus ou moins grandiloquents, pétris de contradictions. Tout cela ne vise qu’à nous faire accepter dans la crise toujours plus de sacrifices. Rien de neuf sous le soleil : les profits passent avant nos vies dans cette société capitaliste.

Ce sont bien les mensonges orchestrés par le gouvernement (rappelons-nous des masques…inutiles quand il n’y en avait pas assez, faute de stocks !) qui ont entretenu la défiance et le désarroi d’un grand nombre de travailleuses et de travailleurs.

En dehors d’un protocole sanitaire à envisager à une échelle mondiale car le virus se moque bien des frontières, qui permettrais plus efficacement de répondre à toutes les raisons à la fois de contagions, de développement de variants et de cas graves à l’heure actuelle, et cela fait consensus scientifique, la vaccination est le moyen le plus efficace pour se protéger collectivement contre l’épidémie qui touche plus durement les plus fragiles d’entre-nous. Il ne faudra pas non plus manquer de se tenir au courant de toutes les autres mesures sanitaires qui devront être prise.

Prenons le virus au sérieux puisque Macron ne le fait pas ! Mais comment parvenir à vacciner le plus grand nombre ? En donnant des leçons de morales ? En jouant de la carotte et du bâton ? En engraissant les trusts pharmaceutiques, qui profitent du rebond de l’épidémie pour augmenter encore les tarifs de leurs vaccins ?

Non, une politique sanitaire qui nous protégerait vraiment du virus et des variants qui risquent encore d’apparaître, devrait reposer sur une campagne massive d’information sur l’histoire des vaccins, leurs bénéfices et leurs effets ouvertement aux yeux et aux oreilles de toutes et tous et non sous la menace du gendarme et à l’autoritarisme de ce gouvernement. Elle mettrait aussi fin aux brevets sur les vaccins, afin de permettre leur production en masse, à moindre coût, et l’accès aux vaccins partout dans le monde.

Dans les manifestations, on entend et on peut partager méfiances et colères de toutes les sortes. Mais dans la situation où tous nous mentent et ne font que ce qui les arrangent en prétendant que nous refusons de collaborer pour faire reculer la pandémie comment savoir en qui faire confiance ?

Méfions-nous des « patriotes » et autres « ré-informateurs » démagogues qui font semblant d’être du côté de la population mais qui en profitent pour brandir aussi des pancartes antisémites et cherchent à diriger la colère ! Les réformes de Macron, l’extrême droite ne les condamne pas ! Nous ne pouvons que dénoncer ce duel entre Macron et l’extrême-droite qui n’est qu’un face à face destiné à préparer un début de campagne électorale.

Une mise en scène qui fait aussi diversion, alors qu’il prépare déjà avec son gouvernement des attaques redoublées contre les chômeurs, contre nos retraites. Aussi, taxer « d’antivax » ou de « réactionnaires anti-progrès » celles et ceux qui s’opposent au « pass sanitaire » et à sa politique bien au-delà de la question sanitaire, est une ficelle un peu grosse.

Anti-progrès les soignants qui réclament des moyens pour l’hôpital public ?, ceux-là même qu’il remerciait hypocritement au sortir du premier confinement ? Réactionnaires celles et ceux de première ligne ? Ce ne sont pourtant pas eux qui sont responsables du délabrement de l’hôpital public et de la mort de milliers de personnes décédées fautes de soin ou de matériel !

Pour s’orienter dans le combat actuel contre le gouvernement, et dans les combats à venir contre le système du fric et du profit, on ne pourra compter que sur nous-même, sur notre force collective organisée.

Disons non au « pass sanitaire » Mais exigeons aussi dès maintenant le contrôle des trusts pharmaceutiques par les travailleurs et la population.

Contre les grands patrons voyous, non aux licenciements, aux « suspensions de contrats ». Le gouvernement fait peser toute la contrainte sur la population, et rien sur les patrons qui proftent de la crise. Rien contre les actionnaires qui ont vu leur fortune se décupler pendant la crise !  A leur tour de payer !

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccins (université d’été npa)

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28 août 2021 ~ 0 Commentaire

nucléaire (université d’été npa)

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

poutou à l’université d’été (npa)

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Pour la présidentielle, le Nouveau Parti Anticapitaliste mise sur les luttes plutôt que les urnes

Le parti de Philippe Poutou a présenté les thématiques principales de sa campagne pour 2022. Le candidat et ses camarades promeuvent la lutte de classes, avec l’espoir de rencontrer un nouvel écho durant la présidentielle

«On ne cherche pas à être élu, on compte sur les luttes». Philippe Poutou assume la contradiction, il voit dans l’élection présidentielle une opportunité d’amplifier le discours de combat politique que porte son parti au quotidien.
Le NPA tenait son université d’été cette semaine à Port Leucate (Aude), rassemblant, selon le parti d’extrême gauche, plus de 650 participants. Le rendez-vous a débuté avec un meeting pour lancer la campagne Poutou 2022 et dessiner les contours de son programme. Avec le retour du candidat bordelais revient le «nous» qui le caractérise, qui englobe tantôt ses camarades, tantôt l’ensemble de la classe ouvrière. Il lui semblait donc naturel de faire monter à la tribune plusieurs voix et différents profils.A commencer par Pauline, soignante au CHU de Toulouse. Elle pointe du doigt le pass sanitaire, «pire méthode pour vacciner rapidement». La militante se montre très critique envers la gestion sanitaire du gouvernement, affirmant que le nombre d’antivax n’est que le revers de la médaille de sa politique :

«On ne peut pas s’étonner qu’il y ait des craintes quand ceux qui vous l’imposent sont les mêmes qui vous ont envoyé travailler sans protection, malade et qui vous ont menti.» Elle plaide pour la levée des brevets qui entravent à l’heure actuelle la possibilité de vacciner l’ensemble de la population mondiale. Pauline réclame également l’interdiction des licenciements, qui plus est dans une période de crise sanitaire où le système de santé manque de personnel.

Gestion par les travailleurs

Sans surprise, le Nouveau Parti Anticapitaliste cible le système capitaliste comme responsable sur chaque thématique de sa campagne. Avec le sens de la formule qu’on lui connaît, l’ouvrier au chômage fustige les déboires judiciaires du gouvernement, «une liste de justiciables», mais également «ses amis, cette classe de possédants», les patrons.

L’enjeu pour lui est de remettre en avant la lutte des classes, pour imposer une gestion de la société par les travailleurs, contre le profit des dirigeants. Damien, cheminot, illustre la théorie par un exemple qu’il date du premier confinement : «Dans l’est de la France, des collègues ont réussi à imposer que certains trains de marchandises non essentielles ne roulent pas pendant la nuit pour ne pas s’exposer au virus».

«L’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage»

Question crise climatique, le NPA pointe là encore la responsabilité des grandes multinationales, à commencer par celle du géant pétrolier Total. Marine, étudiante à l’Université de Nanterre, avance la planification de l’économie comme réponse : «l’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage».

Pour «rompre avec le productivisme», il faudrait enlever «aux capitalistes les moyens de détruire la planète». A noter la présence de l’avocat Arié Alimi, qui a fait des violences policières son cheval de bataille. L’invité accuse le gouvernement d’établir «un système de contrôle social de plus en plus global», à l’image de la loi sécurité globale et de la loi dite anticasseurs. Il constate également l’intensification de la répression dans les manifestations et déplore «de ne plus pouvoir venir en famille».

Puisque la campagne présidentielle représente pour Poutou un moyen de porter ses revendications, il les énumère : Smic à 1 800 euros nets, retraite à 60 ans et partage du temps de travail pour lutter contre le chômage, monopole public bancaire et, surtout, remise en question de la propriété privée des entreprises. Avant de redistribuer les richesses, le parti marxiste veut commencer par «socialiser les entreprises».

Pour cela, il s’agirait d’abord de commencer par «donner les moyens à notre camp [celui des travailleurs] de redevenir une force sociale et politique». Et le NPA compte bien sur la période des élections pour «faire du bruit».

Mais pour répondre présent le 10 avril 2022 dans les urnes, il lui faudra surtout passer la barre fatidique des 500 signatures. Une affaire loin d’être jouée d’avance, puisque le mouvement d’extrême gauche n’en revendique pour le moment que 75.

Pas de quoi démobiliser les militants, à l’image de Marine qui conclut son intervention : «Nous ne voulons pas être une génération sacrifiée mais une génération révolution». Comme ça c’est clair.

Mathieu Michel 27 août 2021

https://www.liberation.fr/

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