Archive | NPA

24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

erdogan (npa lgb + fr3)

turc
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Le comité du NPA Lannuon Gwengamp Bear dénonce l’arrestation par le régime fascisant d’Erdogan de la sénatrice PCF des Côtes d’Armor.
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Nous demandons sa libération immédiate ainsi que celle de ses amis sur place.
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Nous connaissons et estimons son travail de soutien aux peuples turque , kurde et palestinien.
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Pourquoi le régime fascisant de Turquie arrête t il une observatrice du processus électoral en cours si ce n’est pour cacher les fraudes massives?
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Profondément attachée aux libertés, ici et ailleurs, Christine Prunaud n’avait pas hésité à parrainer notre candidat aux présidentielles Philippe Poutou au nom de la démocratie et du pluralisme.
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Le comité NPA Lannuon Gwengamp Bear
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Lire aussi:
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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

fnsea contre total (npa + médiapart)

tarzan

Nécrocarburants, huile de palme, colza, la Fnsea contre Total

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a donc décidé de s’essayer à un nouveau mode d’action : le blocage des raffineries de pétrole. Cause de cette colère : l’autorisation gouvernementale donnée à Total d’exploiter une raffinerie à Château-neuf-les-Martigues (13), destinée à produire des « bio »-carburants à base d’huile de palme, qui viendraient concurrencer la production française de colza destiné à fabriquer du Diester.

L’ombre de Xavier Beulin

Se découvrant soudain une fibre écologique, la FNSEA n’hésite pas à comparer le sort des orangs-outans, dont l’habitat est détruit pour planter des palmeraies, à celui des producteurs français de colza prétendument voués à la mort par cette décision gouvernementale. L’ombre de Xavier Beulin, qui dirigeait la FNSEA et le groupe Avril jusqu’à sa mort en 2017 plane toujours sur le syndicat agricole.

Les agrocarburants sont une poule aux œufs d’or pour Avril et ses 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Grâce aux aides européennes et françaises ainsi qu’à la défiscalisation, le groupe transforme la moitié de la production de colza et de tournesol pour faire du carburant. En toute hypocrisie, le groupe n’hésite pas à y adjoindre de… l’huile de palme. Ces carburants, qu’ils soient pro-duits à partir d’huile française ou étrangère, sont des nécrocarburants. Des milliers de petits paysans sont expropriés. Les terres utilisées ne sont plus disponibles pour l’alimentation hu-maine, il faut donc détruire toujours plus de forêts. De plus le bilan carbone de ces carbu- rants est catastrophique, il est plus « écologique » de brûler du diesel que du Diester, sans parler des pesticides utilisés pour la culture du colza.

Un conflit entre deux groupes capitalistes

Comme toujours la FNSEA défend avant tout les rentes des gros céréaliers. Pour mobiliser sa base, elle présente l’agriculture française en victime d’importations biaisées parce que la Fran-ce aurait des normes plus strictes que la plupart des autres pays. C’est sans doute à cause de ces mêmes normes que la France est le premier utilisateur de pesticides en Europe !

Elle prétend aussi que la culture du colza est essentielle car les éleveurs auraient besoin de tourteaux [1] de colza pour nourrir leur bétail.

Mais ce sont surtout les élevages industriels de bovins qui utilisent ces tourteaux, en particulier les élevages laitiers. Ces arguments ne sont pas plus convaincants que la vidéo promotion-nelle que la FNSEA a réalisée pour mettre en avant le rôle positif de l’agriculture française sur les paysages et dont les images ont été prises en… Espagne, Serbie, Royaume-Uni, Bulgarie, USA…

Ce que la FNSEA essaie de nous présenter comme une lutte d’agriculteurs est en fait un conflit entre deux groupes capitalistes 

Avril et Total. Et c’est le groupe pétrochimique qui a gagné, n’hésitant pas au passage à mettre en avant sa politique « écologique » et « sociale » (les emplois). Hulot n’a pas pris la décision « de gaité de cœur » mais ce n’est pas la première fois qu’il cède devant les pétroliers. Il a beau essayer de faire diversion en vantant les bienfaits des voitures à hydrogène tandis que Macron fanfaronne sur sa volonté de rendre sa « grandeur » à la planète, la politique environ-nementale de ce gouvernement n’a rien à envier à celle de Sarkozy ou Hollande.

Commission nationale écologie du NPA mercredi 20 juin 201


https://npa2009.org/actualite

Lire aussi:

Productivisme, huile de palme, FNSEA et Total : duel entre pollueurs (Médiapart)

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

solidarités (npa)

journ 2

Contre l’Europe forteresse, solidarités sans frontières

La tragédie de l’Aquarius vient rappeler les jours sombres de mai 1939, lorsque le Saint-Louis, avec à son bord 900 juifs fuyant le tout nouveau régime nazi, se vit refuser l’entrée dans de nombreux ports. Ils et elles sont aujourd’hui des millions à essayer de fuir les guerres, les dicta-tures, la faim. CertainEs viennent se réfugier en Europe et se heurtent à cette forteresse sur-armée qu’est l’UE ultralibérale. Ce système inique, révoltant, les conduit parfois jusqu’à la mort en Méditerranée ou en Libye.

L’Aquarius, conséquence des politiques migratoires européennes 

En Libye, avec le financement de camps de rétention, l’UE finance un soutien logistique pour que les gardes-côtes traquent les embarcations des « évadéEs » des camps. Cela leur permet de pouvoir disputer aux bateaux des ONG solidaires la « récupération » des rescapéEs pour les ramener dans les camps. Dans le même temps, l’UE tente de criminaliser ces ONG, les traî-nant en justice pour délit de complicité avec les passeurs et bloquant le départ de plusieurs de leurs bateaux. Stratégies efficaces, hélas, puisque, selon l’Agence des Nations unies pour les migrations (OIM), au 1er semestre 2018 seulEs 35 000 migrantEs ont pu débarquer sur les côtes italiennes, soit deux fois moins qu’au 1er semestre 2017.

La commission européenne appelle cela « tarir les flux migratoires » !

Le prochain conseil européen doit modifier le règlement Dublin. Après le ras-le-bol exprimé par la Grèce et l’Italie en particulier, qui reçoivent la quasi totalité des réfugiéEs, il s’agit de dispat-cher ceux-ci dans les autres États de l’UE. Non pas à partir des souhaits légitimes des person-nes qui savent en général où elles veulent aller, mais en fonction des tractations entre les diffé-rents États européens. Cela a pour nom déportation !

Quant au futur budget de Frontex, il sera multiplié par 3.

Les 34 milliards d’euros qui lui seront alloués serviront à l’embauche de 10 000 gardes-côtes supplémentaires, à une plus grande sécurisation humaine et matérielle des douanes et des frontières extérieures ainsi qu’au renforcement de l’organisation des expulsions des migrantEs déclarés illégaux.

Le cynisme des gouvernants

La palme du cynisme revient sans doute au ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini qui s’est opposé, au mépris du droit humanitaire, à l’accueil des 623 naufragéEs recueillis sur l’Aquarius et a crié « Victoire ! » à cette occasion. Cynisme de Macron également qui, après 72 heures de silence car «il ne faut jamais réagir sous le coup de l’émotion » et une leçon de morale à l’Italie, a fini par refuser l’ouverture des ports français pour « ne pas créer de précédent » ! Décision saluée par toute la droite extrême, dont Éric Ciotti : « L’Aquarius a une destination toute trou-vée : il faut qu’il retourne vers la côte libyenne. C’est la fermeté qui est gage d’humanité » (sic).

Ce qui est à l’œuvre maintenant, c’est une force réactionnaire européenne, nourrie par les bons scores des partis d’extrême droite. Le chancelier d’Autriche et le ministre de l’Intérieur allemand, qui estiment trop lent l’achèvement de la forteresse Europe, proposent la création d’un axe Rome-Vienne-Berlin, auquel pourraient participer Budapest, Prague, Bratislava et Varsovie. Avec comme première action commune la bataille pour l’ouverture de centres de « protection » dans des pays européens non membres de l’UE.

Le profit pour seule boussole

Le traitement des migrantEs est un marché juteux profitant à des multinationales de nombreux secteurs : vente d’armes, création et gestion de systèmes informatiques interconnectés de fichages, formation clef en main pour les agents de sécurité du bassin méditerranéen, cons-truction de murs en béton ou en métal et de centres de rétention… De plus, les migrantEs qui ont réussi à entrer sur le territoire européen, mais qui demeurent sans droit, trouvent géné-ralement des « petits boulots » sans salaire décent, sans ouverture d’aucun droit. Ils contri-buent à l’enrichissement du pays où ils et elles vivent sans bénéficier de sa richesse. Ils sont 500 000 en France. Toujours présentés comme fauteurs de crise et porteurs de danger, ils sont utiles pour maintenir les divisions, exacerber les peurs et le racisme. En organisant la guerre entre les exploitéEs, entre les oppriméEs, les gouvernants européens tentent de détourner du seul combat qui vaille, celui pour la destruction du système qui produit une telle barbarie.

Les migrantEs font partie de la solution !

Nul ne doit être illégal sur cette planète, c’est pour cela qu’il faut ouvrir les frontières, accorder à chacune et chacun la liberté de circuler librement et de s’installer où il le souhaite, la régula-risation et la citoyenneté de résidence. Le règlement Dublin doit être supprimé ainsi que l’a- gence Frontex. Mais rien ne nous sera donné, nous devons agir davantage avec les migrants, soutenir, populariser leurs luttes, ne rien laisser passer des propos et actes racistes dont ils et elles sont quotidiennement victimes. La solidarité est notre moteur, la construction d’un monde par et pour le plus grand nombre notre objectif. Personne n’est de trop dans ce combat et surtout pas les migrantEs !

Roseline Vachetta Mercredi 20 juin 2018

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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

braderie (npa)

disparaitre

Privatisations : bradage tous azimuts

Aéroports de Paris, Engie, Française des jeux… tout ça est à vendre selon les termes du projet de loi « Pacte » qui va être présenté par le gouvernement. Il faut y ajouter les barrages hydro-électriques.  

La loi « Pacte » va lever les contraintes légales qui obligent l’État à détenir la majorité des parts d’Aéroports de Paris (ADP), le tiers du capital ou des droits de vote d’Engie, et qui stipule le caractère public de la Française des jeux (FDJ).

Le but affirmé par le gouvernement est de dégager des sommes pour financer la recherche et l’innovation, en particulier dans l’industrie. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, déclare aux Échos que « l’État n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont la compétence et les savoir-faire pour le faire mieux que lui ».

Pour rassurer celles et ceux qui auraient quelque doute sur cette capacité des actionnaires à être autre chose que des rapaces, il ajoute : « Nous ne reproduirons pas l’erreur qui a été faite sur les autoroutes ». On se souvient en effet de cette braderie sans contrôle au privé des réseaux d’autoroutes (initiée, en 2002, par la gauche sous Jospin, bouclée en 2005-2006 par la droite avec Villepin). Le réseau, construit aux frais du contribuable, rentable, s’est transformé en vache à lait pour les actionnaires de Vinci et autres.

« GDF ne sera jamais privatisé ! »

Le but affirmé de ces nouvelles privatisations est de dégager des moyens pour financer la recherche et l’innovation. C’est toujours la même chanson pour baisser les impôts des entreprises et leur accorder des subventions diverses. Le seul vrai motif de ces privatisations (outre une réduction minime de la dette), c’est de livrer au capital privé des secteurs rentables.

Pour Engie (ex-Gaz de France), c’est au mépris de tous les engagements de l’État. Lors du débat sur la transformation de GDF en société anonyme, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie, déclarait devant l’Assemblée nationale : « EDF-GDF ne sera pas privatisée, ni aujourd’hui ni demain. » La loi du 9 août 2004 prévoit que L’État doit détenir 70 % du capital. Peu à peu, après la fusion de GDF avec la société privée Suez, la part de l’État est réduite à environ un tiers. Il s’agit maintenant de procéder à une privatisation totale (avec celles d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux).

La privatisation de la Française des jeux est, c’est une évidence, lourde de dangers.

Tout le monde sait en effet qu’il existe un risque d’addiction aux jeux d’argent et que le jeu est un des moyens du blanchiment de l’argent sale. En 2010, Sarkozy avait libéralisé les jeux en ligne au profit de ses copains (en 2003, alors ministre, il avait trouvé le temps de favoriser les machines à sous). Macron continue et amplifie !

Quant à l’efficacité économique du privé… une enquête récente faite pour l’Association interna-tionale des compagnies d’aviation montre que les aéroports privatisés sont plus chers pour les compagnies que les aéroports publics et pas plus efficaces. La grande différence, c’est que les profits des aéroports privés sont deux fois plus élevés !

Les barrages livrés aux turpitudes du capital

Autre exemple de cette furie prédatrice, le 7 février dernier, le gouvernement Philippe a acté la privatisation du secteur hydroélectrique français : d’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus. Le gouvernement français dit qu’il est obligé de se plier à une injonction de la Commission européenne, mais d’autres États-membres y ont résisté par des biais juridiques divers.

Le secteur hydroélectrique représente 12,5 % de la production d’électricité française, 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les barrages, par leurs réserves d’eau, compensent l’intermittence des autres énergies renouvelables et jouent un rôle majeur dans la bonne gestion des fleuves et rivières. On voit ce qui pourrait résulter de la soumission de leur gestion à un actionnariat soucieux de profits rapides…

Se battre contre les privatisations, c’est refuser une soumission encore plus grande d’activités essentielles à l’appétit des actionnaires privés. Sans bien sûr se bercer d’illusions sur la gestion par un État technocratique et soumis au capital.

Henri Wilno  Mercredi 20 juin 2018

https://npa2009.org/

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19 juin 2018 ~ 0 Commentaire

alain krivine à plougonver (ouest france)

krivien e68

Alain Krivine est une des figures de Mai-68.

Plougonver. Mai 68 : « L’intérêt de s’opposer collectivement »

La section locale du Nouveau Parti Anticapitaliste a reçu, samedi 16 juin 2018, Alain Krivine. Cette figure de Mai-68 est venue parler des événements qui ont secoué la France. « Les cinquante ans de Mai 68, ce n’est pas une commémoration, mais plutôt l’occasion de rappeler les événements aux jeunes qui ne les connaissent pas et, pour les anciens qui les ont vécus, de les revoir. »

Samedi 16 juin 2018, une quarantaine de personnes se sont retrouvées au Dibar, à l’initiative de la section Lannion-Guingamp-Bégard du NPA (Nouveau parti anticapitaliste). Cette dernière avait convié Alain Krivine à venir s’exprimer. « C’est le dernier leader de 68 politiquement vivant », explique Thierry Pérennes, militant guingampais.

Une mobilisation massive mais calme

Thierry Pérennes a aussi recherché des témoins locaux des événements : il a trouvé, entre autres, deux enseignants, « dont l’un, Louis Bocquet, avait monté le comité de grève guingam-pais avec André Le Gallic, cheminot et militant CGT et Le Crubier, responsable CFDT au cen-tre hospitalier. La mairie était réquisitionnée, une cantine avait été montée au collège Prévert. À l’époque, la RN12 passait dans le centre-ville et les grévistes en avaient joué pour réquisitionner les camions d’Alexis Gourvennec pour le ravitaillement. »

Jusqu’en juin, la mobilisation à Guingamp est « massive, déterminée, mais calme, avec une première liaison ouvriers-paysans ». La ville compte à l’époque la plus grande unité de la coopérative ouvrière AOIP (Association ouvrière d’instruments de précision), « un modèle social, avec déjà la retraite à 60 ans et des journées enfants malades pour les mères, par exemple ».

« L’individualisme prend le pas »

Venu donner un coup de main à cette rencontre avec Alain Krivine, Jérémy Bellaiche souligne : « Fêter Mai 68, c’est rappeler les 10 millions de grévistes et l’opposition au gouvernement de l’époque. Au NPA, notre perspective reste la même : combattre un gouvernement au service des patrons. Le contexte a pu changer sur certains points, mais il y a plein de raisons de se révolter aujourd’hui : chômage, inégalités, lois racistes, précarité… »

Pour Thierry Pérennes 

« Mai 68 montre tout l’intérêt à s’opposer collectivement aux politiques gouvernementales. Actuellement, on se trouve pris dans des considérations où l’individualisme prend le pas. Il y a plus de salariés que jamais, mais leur poids paraît beaucoup plus faible. S’ils se regroupaient, il serait énorme. Le résultat de 68, c’est que de l’opposition patronat-salarié, on passe à diffé-rentes luttes (nucléaire, féminisme…) qui s’interpénètrent, même si la convergence reste compliquée. »

Ouest-France. 19/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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19 juin 2018 ~ 0 Commentaire

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NPA

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mai 68 (npa)

mai 68

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

congrès cfdt (npa)

cfdt medef

Congrès de la CFDT : tensions entre deux réalités

Le 49e congrès de la CFDT, qui s’est tenu du 4 au 8 juin, a vu les déléguéEs voter à plus de 83% le rapport d’activité et reconduire le mandat de l’équipe dirigeante. Mais malgré une appréciation quantitative favorable à la politique menée par le syndicat, de nombreuses voix se sont élevées, lors des interventions des syndicats ou de discussions informelles, pour désapprouver cette orientation.

Laurent Berger n’en espérait pas tant au vu des interventions assez virulentes les premiers jours, certainEs n’hésitant pas à réclamer une « deuxième déconfessionnalisation » en repro-chant au syndicat une trop grande proximité avec la République en marche. Les critiques ont surtout porté sur le peu de combativité et la passivité (voire la bienveillance) de la Confédé-ration face aux lois travail et ordonnances Macron. «Il est temps de durcir le ton » pour la déléguée du syndicat Services de Picardie. Les militantEs, peu entendus habituellement, ont exprimé leur colère et leur désarroi face aux nouvelles réglementations qui, au-delà des reculs sociaux, vont réduire drastiquement leurs moyens d’actions.

Laurent Berger moralisateur et culpabilisant

Mais le monde de la CFDT est ainsi fait que ce mécontentement ne s’est finalement que peu exprimé dans les votes. La technique est rodée : Laurent Berger fait figure d’autorité et utilise volontiers un ton moralisateur et culpabilisant. Après avoir balayé les critiques légitimes, il déclare faire « confiance » aux déléguéEs pour envoyer « un message fort sur la force et la cohérence de la CFDT » face aux détracteurs de tous bords, en leur demandant de voter massivement pour le rapport d’activité.

Le macronisme, qui remet en cause et montre les limites du « dialogue social » cher à la CFDT, a mis en évidence les divisions internes.

C’est pourtant avec lui que le syndicat réformiste, qui agite l’épouvantail du révolutionnaire, du communiste, ou du cégétiste cherchant à défaire le gouvernement, doit composer. Rappelant à de nombreuses reprises sa première place dans le privé, qui légitimerait sa méthode, Berger affiche son ambition d’en faire le premier syndicat dans le public aux prochaines élections professionnelles.

« Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est la CFDT »

Le « recentrage » de 1978 a progressivement transformé la CFDT en une grande entreprise de la start-up nation, qui fixe des objectifs chiffrés à ses militantEs (+ 10 % d’adhésions en 4 ans), récompense les plus méritants lors de remise de prix « Challenge développement » et qui cible les « jeunes », leur proposant notamment des « réponses à la carte ».

Des syndicats résistent, certains d’entre eux ont manifesté au côté des autres organisations syndicales, contre la directive de la centrale.

Des militantEs affichent leurs convictions en présence des journalistes. Ainsi, André explique, lorsqu’on lui demande pourquoi il est toujours à la CFDT : « Parce que j’y tiens. Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est la CFDT, elle n’était pas comme ça quand j’y suis entré. Ils ne m’en feront pas partir et je ferai ce que je peux pour continuer à m’y faire entendre et tenter de la faire changer. Et je ne suis pas le seul, même si nous ne sommes que la base, comme dirait Marylise Léon1 ».

Les prochaines réformes annoncées, en particulier celle de la fonction publique et des retraites, risquent de mettre de nouveau à l’épreuve la confédération, et de provoquer des remous au sein de la base, exacerbant les tensions entre ces deux réalités.

Correspondante

  • 1. Nouvellement élue secrétaire générale adjointe et pressentie pour prendre la relève de Laurent Berger.

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pognon (npa)

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Après le discours d’E. Macron au congrès de la mutualité, la seule vraie question : à qui va le « pognon » ?

Un an après son élection, Macron s’est présenté, ce 13 juin, devant le congrès de la Mutualité comme l’homme des promesses sociales tenues. En annonçant la mise en application d’une de ses propositions de campagne les plus populaires, le « reste à charge zéro » c’est-à-dire le remboursement intégral de certaines catégories de lunettes, de prothèses dentaires et auditi-ves il cherche à atténuer l’image de « président des riches qui lui colle (à juste titre) à la peau.

Mais derrière l’effet d’annonce, la réalité est bien différente. Car qui, dans la réalité va régler la note?

La mise à contribution très limitée de la Sécurité sociale, n’a pour but que de faire accepter la mesure, mais c’est bien l’accélération du basculement vers un système de santé dominé par les assurances qu’organise le « reste à charge zéro » voulu par Macron. Le désengagement de la Sécurité sociale , au nom de la lutte contre les « déficits », s’accompagne depuis plu- sieurs années d’une augmentation rapide de la part des complémentaires « mutuelles » ou assurances dans le financement des soins.

Une étude de l’UFC « Que choisir » établit que de 2006 à 2017 la cotisation moyenne à une complémentaire santé a augmenté de 47%, c’est-à-dire 3 fois plus que l’inflation. Avec les nouvelles mesures annoncées ce matin, tout comme la mise en place d’un risque « dépen-dance » pour 2019, financé lui aussi largement par les complémentaires, c’est le dépéris-sement programmé de la Sécurité sociale, au profit d’un système assurantiel et de réseaux de soins privés qui connaît une brusque accélération.

Le reste à charge zéro, c’est-à-dire la gratuité de tous les soins et prothèses est une néces-sité. Mais il doit être assumé à 100% par la Sécurité sociale, elle-même exclusivement financée par des cotisations sociales versées par les employeurs et non par la CSG.

Le reste du discours présidentiel, sifflé et interrompu à plusieurs reprises, ne laisse d’ailleurs aucun doute sur la vision du « social » qu’ont le président et son gouvernement : une assistan-ce minimum, aux plus pauvres et aux incurables, et non des droits sociaux pour tous.

Après avoir répondu il y a quelques semaines qu’il n’avait pas « d’argent magique » pour les hôpitaux, Macron s’est mis en scène dans une vidéo pour dénoncer le « pognon de dingue » mis dans les aides sociales.

C’est que pour lui, comme pour ses amis du MEDEF, le but du « pognon » est d’abord d’aller grossir les profits de ceux qui en ont déjà, en réduisant toujours la part de ceux qui n’en ont pas, et en leur retirant les droits dont ils disposent. C’est bien avec cela qu’il faut rompre, en finissant au plus tôt avec ce président et ce gouvernement des riches. Le « pognon », il y en a, toute la question est de savoir à qui il va.

Communiqué du NPA, Montreuil, le 13 juin 2018

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