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17 avril 2019 ~ 1 Commentaire

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Les conséquences tragiques d’une politique incendiaire

Le lundi 15 avril 2019 restera dans l’histoire comme le jour ou Notre-Dame de Paris fut ravagée par les flammes. À l’heure où nous écrivons ces lignes l’incendie semble maitrisé et seuls quelques foyers résiduels restent contenus par les pompiers, craignant des risques de reprises.

Il faudra en réalité attendre plusieurs jours ou semaines pour connaitre l’étendue des pertes et dommages causés par l’incendie, l’effondrement de la charpente et de la flèche, mais également les conséquences des centaines de milliers de litres d’eau déversés pour éteindre les flammes sur la structures et les œuvres n’ayant pu être évacuées.

Les causes de l’incendie restent encore inconnues même si un départ accidentel venant des espaces occupés par les travaux de rénovation semble aujourd’hui la piste privilégiée par les autorités et les professionnelEs. Seule l’enquête permettra d’éclaircir cela factuellement, mais nous pouvons d’ores et déjà affirmer que les responsabilités ne sont pas à chercher et à pointer dans d’éventuelles erreurs individuelles… mais bien du côté d’une politique globale et d’une somme de responsabilités collectives au sommet desquelles se trouve celle de l’État, responsable de la sécurité du site et maître-d’œuvre des travaux en cours.

Quelles conséquences ?

Les premières informations délivrées par les pompiers indiquent que « l’ensemble de la toiture est sinistrée, l’ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s’est effondrée » sous la chute de la flèche dont les images impressionnantes sont affichés en « Une » de tous les journaux. Cette flèche, ainsi qu’une partie de la toiture et de la charpente dataient des travaux effectués au 19è siècle par Viollet-le-Duc.

Le reste de la charpente effondrée dataient quant à lui du 13e siècle, reconstruit avec les poutres de bois datant de la première construction au 12e siècle, et avait par son importance et sa taille été surnommée « la forêt ». En s’effondrant la flèche a emporté une partie de la voûte de pierre de la cathédrale mais ne semble (à ce jour) pas avoir mis en péril la structure générale. De nombreuses reliques, œuvres et objets auront été touchés par le feu, la suie et l’eau et une partie des plombs des vitraux ont également été touchés de manière plus ou moins importante. Le grand orgue qui venait d’être restauré semblerait lui aussi avoir subi des dégâts importants.

Les premières réactions 

De très nombreux parisienEs se sont rapidement pressés et rassemblés, très émus, au pied de la cathédrale… Mais les réactions politiques bien moins sincères et spontanées n’ont également pas tardé à se multiplier. Macron le premier, sans doute trop heureux de pouvoir échapper à l’annonce de son grand oral pour jouer les « sauveurs » du patrimoine, de la Nation et de son unité retrouvée (sic) ! À sa suite et sur le même thème, ce sont rapidement tous les racistes, fascistes et nationalistes patentés qui se sont succédé pour nous parler du cœur de l’héritage chrétien de la nation (et de la civilisation !) attaquée. Certains versent déjà dans le complotisme islamophobe le plus crasse…

Pouvait-on prévoir ou éviter cela ? 

En dehors des faits précis que l’enquête permettra peut-être de déterminer, une catastrophe d’une telle ampleur ne peut être le fruit que d’une chaîne collective de responsabilité. Cet accident met en lumière deux problèmes structurels et pointe la responsabilité directe de l’État :

D’une part, la politique de désinvestissement des gouvernements successifs dans la sauvegarde et l’entretien du patrimoine (comme dans l’ensemble des services publics).

D’autre part, l’insuffisance des normes de sécurité sur les chantiers patrimoniaux (comme sur l’ensemble des chantiers des bâtiments publics). « Ce qui arrive devait arriver. Le manque d’un réel entretien et d’une attention au quotidien à un édifice majeur est la cause de cette catastrophe.

Il ne s’agit pas de chercher des responsables, la responsabilité est complètement collective parce que c’est le monument le plus collectif du pays », expliquait ainsi J-M Léniaud (président du conseil scientifique de l’Institut national du patrimoine).

Désinvestissement financier et manque de personnel. L’état des bâtiments patrimoniaux est bien souvent déplorable, les besoins en politiques de conservation, restauration et rénovation sont immenses. Les professionnelEs de la conservation-restauration, ainsi que l’ensemble des personnelEs et agentEs travaillant sur ce type de bâtiments publics, en témoignent et ne cessent de lancer des alertes qui restent lettres mortes. Les accidents, humains et matériels, sont malheureusement monnaie courante.

Faire payer les plus pauvres

À entendre le président Macron « cette cathédrale, nous la rebâtirons tous ensemble ». Précisons au passage, d’une part, que ce n’est pas lui qui la rebâtira (pas plus qu’elle n’a été bâtie à l’époque par l’évêque Maurice de Sully mais par les milliers de travailleurEs, ouvrierEs et artisanEs, qui se sont succédé à travers les siècles).

D’autre part que, pour cela, il faudrait que l’Etat investisse dans sa reconstruction… ce qui n’a visiblement pas l’air d’être l’idée. Macron a, au contraire, d’ores et déjà annoncé le lancement d’une « souscription nationale » ce mardi 16 avril pour financer les restaurations…

Il avait déjà fallu, en 2017 qu’une fondation privée trouve le financement (privé) et sollicite le diocèse pour lancer les travaux de rénovation qui étaient en cours notamment sur la flèche et la toiture. Cette dernière n’avait jusque-là pas été restaurée depuis les années 1930…

L’ensemble du patrimoine est aujourd’hui victime de ce désintérêt par l’État.

Mais à l’opposé de ces intérêts d’argent, la population, y compris dans ses composantes les plus populaires, est quant à elle souvent attachée au patrimoine public et aux monuments culturels et historiques… particulièrement Notre-Dame, rendue célèbre par Victor Hugo comme le cœur vivant le plus populaire de Paris.

L’occasion parfaite pour le gouvernement de faire passer le financement de ses restaurations sur le dos d’une collecte nationale (!). La manœuvre est habile, elle permet de cacher sa propre responsabilité dans l’incendie, et les gens, sincèrement émus, se pressent déjà pour donner.  Mais cest à l’État de payer ! Nos impôts devraient déjà servir à financer les services publics, y compris celui de la culture et dun patrimoine accessible à touTEs ! Au lieu de partir en crédits d’impôts pour les plus grandes entreprises… 

De l’argent il y en a pourtant

Mais surtout ce drame est l’occasion de se rappeler que le financement de la culture et du patrimoine est de loin une des meilleures niches fiscales que les capitalistes puissent trouver.

Faisant d’une pierre deux coups, ils redorent leur image, parfois mise à rude épreuve, par des « généreux » dons, et bénéficient en même temps des crédits d’impôts les plus avantageux de toute la (pourtant) longue gamme offerte par les gouvernements successifs.

Les mécènes se précipitent d’ailleurs déjà : 200 millions pour LVMH et la famille Arnault, 100 millions pour Pinault qui passe presque pour un petit joueur, 100 millions pour Total et, cerise sur le gâteau, Vinci propose un « mécénat de compétence » et de faire une alliance de construc-teurs (Bouygues etc. ?) pour travailler « gratuitement » à la reconstruction de la cathédrale.

Le marché de l’art et les investissements en matière de patrimoine bénéficient déjà d’une fiscalité particulièrement avantageuse, mais parmi les « appels à l’aide » ils étaient pourtant nombreux à crier à plus de défiscalisation pour « sauver » Notre-Dame et inciter aux dons…

Au premier rang de ceux-ci, le premier des serviteurs et le symbole des  liens consanguins entre la Culture au gouvernement et les cadeaux faits au plus riche : J-J Aillagon. Celui qui aujourd’hui demande le classement de la cathédrale en « trésor national » afin que les dons bénéficient d’un crédit d’impôts à 90%, fut tour à tour ministre de la Culture, directeur du musée personnel de Pinault puis directeur du château de Versailles… Un appel donc probablement désintéressé…

Manon Boltansky  Mercredi 17 avril

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16 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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Italie: les élections européennes du 26 mai

Se dérouleront, en Italie, dans un contexte économique et social très pesant et dans une situation politique complexe.

Le M5S à la dérive ? 

Le M5S (Mouvement 5 étoiles), allié gouvernemental de la Ligue, exprime des aspirations contradictoires, sans avoir d’expérience ou d’enracinement, ni d’idéologie claire et reconnaissable.

Formation inter-classiste, s’affirmant « ni de droite ni de gauche », le M5S a pu s’affirmer dans une situation de rejet aveugle du statu quo politique et social mais, confronté à l’épreuve du gouvernement avec un allié beaucoup plus solide, ces caractéristiques sont devenues un obstacle qui l’a systématiquement affaibli.

Le M5S a dû reculer sur la quasi-totalité de ses revendications les plus importantes sur le plan symbolique (à l’exception du « revenu de citoyenneté »), alors qu’il a accepté toutes les mesures prises contre les travailleurEs et les droits démocratiques. Les sondages actuels lui donnent autour de 20 %, en forte baisse par rapport aux précédentes élections (34 %).

Face à la fermeture de l’espace à droite, presque entièrement occupé par la Ligue, le leader du M5S Luigi Di Maio tente d’occuper un espace à gauche pour contrer ce qui est maintenant son principal concurrent, le PD (le Parti Démocrate, issu de la social-­démocratie).

Et il le fait en critiquant quotidiennement la Ligue d’un point de vue « de gauche ». Il se peut qu’il ne s’agisse que d’accrochages de campagne électorale, mais on ne peut exclure que, lors d’une confrontation avec des armes en principe à blanc, un coup accidentel ne parte, ce qui pourrait mettre la coalition gouvernementale en question après les Européennes.

Au niveau européen, le M5S cherche des alliances avec divers partis (en Croatie, en Finlande, en Pologne, en Grèce…) qui partagent idéologiquement le « ni droite ni gauche » et qui mettent en avant les thèmes de la démocratie directe, de la lutte contre la bureaucratie, du soutien à l’industrie nationale, de la lutte contre la corruption et de la défense de la souveraineté nationale.

Des thèmes qui recoupent partiellement ceux de la droite populiste, bien que ces partis soient parfois issus de la désagrégation de la gauche (et en reprennent encore quelques thèmes). En pratique, le projet européen de ces formations ne s’écarte pas trop de ceux de la droite nationaliste tout court.

Vernis de gauche chez les sociaux-démocrates 

Le PD (Parti Démocrate) , qui semblait être dans une crise vertigineuse, est retourné sur le terrain après l’élection d’un nouveau secrétaire général, Nicola Zingaretti. Ce dernier a l’intention de reconstruire une alliance de centre-gauche capable de rendre le parti à nouveau compétitif.

Il veut dépasser le discours de Renzi et s’ouvrir aux thèmes de l’antiracisme, de l’écologie et du féminisme, afin d’exploiter la sensibilité d’un électorat réceptif aux idées de gauche. La partici-pation du PD aux récentes manifestations de rue témoigne précisément de cette stratégie, et une partie de ceux qui s’opposent au gouvernement pourrait être tentée de jouer cette carte.

Bien entendu, le PD n’a pas du tout tourné par rapport à son orientation précédente. Il a simplement modifié son discours et pas du tout infléchi les principes fondamentaux d’une approche totalement libérale et favorable aux employeurs.

Il essaie, en changeant sa communication et sa symbolique, de tirer le meilleur parti possible de l’opposition existante à ce gouvernement et à ses mesures réactionnaires. Cette tactique pourrait réussir, du moins en partie, en l’absence d’une gauche radicale et alternative dotée d’une influence de masse : une telle gauche semble aujourd’hui avoir touché un creux historique en Italie.

La vision européenne et les alliances du Parti Démocrate s’inscrivent dans le cadre traditionnel du social-libéralisme, essayant de renforcer l’union politique et économique de l’UE capitaliste, afin de mieux faire face à l’impact de la concurrence mondiale, à laquelle les bourgeoisies nationales individuelles ne pourraient pas résister. En ce sens, le PD prend en charge les préoccupations des secteurs les plus dynamiques du capitalisme national sur le plan international.

Faiblesse de l’offre politique à gauche

La seule liste à gauche sera celle menée par le PRC (Parti de la Refondation Communiste) et Sinistra Italiana (la « gauche italienne » issue essentiellement des milieux écologistes et de scissionnistes du PD), avec une prééminence de cette dernière.

Il s’agit objectivement d’une proposition politique faible, qui n’a pas alimenté une dynamique large de participation et d’enthousiasme. Cette liste exprime également une orientation politiquement euroréformiste, et le rôle central qu’y joue Sinistra Italiana (qui n’a jamais coupé son cordon ombilical avec le PD), constitue un élément important et négatif de son ambiguïté politique.

Néanmoins, ce sera la seule liste qui tentera d’exprimer au moins une sensibilité antilibérale lors de ces élections et, en ce sens, sa présence est positive. Pour cette raison, et afin d’éviter une débâcle qui pèserait un peu partout dans la gauche italienne, même anticapitaliste, et pour contrer électoralement la Ligue, le M5S et le PD, il nous semble possible d’inviter à voter pour cette liste.

Sinistra Anticapitalista mènera simultanément sa propre campagne politique indépendante;

Pour défendre une position anticapitaliste et internationaliste,

Contre cette Europe et ses traités,

Pour l’unité des classes travailleuses, nationale et immigrée, dans la lutte pour la défense de leurs conditions de vie et de travail, et

Pour les droits ­démocratiques et sociaux.

Antonello Zecca, membre de Sinistra Anticapitalista (traduction HW) e Jeudi 11 Avril 2019,

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Commentaire :

Pour la droite et l’extrême droite, suivre le lien

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12 avril 2019 ~ 1 Commentaire

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Le scandale de la hausse du prix de l’électricité

Le gouvernement s’apprête à augmenter le prix du tarif réglementé d’EDF de 6 % en juin prochain. Il avait renoncé à l’augmenter en février dernier, sous la pression du mouvement des Gilets jaunes.

Alors que les prix de l’électricité avaient stagné entre 1986 et 2007 (+ 2,6 %), ils ont explosé depuis 2007 (+ 50 % !), date de l’ouverture à la concurrence complète du marché de l’électricité.

La hausse du prix de l’électricité est due en grande partie à la hausse des taxes, qui pèsent plus du tiers du prix total.

Ces taxes (taxes locales, contribution tarifaire d’acheminement, contribution au service public d’électricité, TVA) ont augmenté de 40 % entre 2012 et 2016, contre une hausse du coût de production de 2 % ! Comble du comble : le taux maximal de TVA (20 %) s’applique à la consommation d’électricité, qui inclut les autres taxes.

Une taxe sur les taxes donc ! Cette surtaxation de l’électricité est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche un bien de première nécessité qui frappe plus fortement les plus pauvres (en proportion de leur revenu).

Scandale à tous les échelons

Le scandale redouble quand la commission de régulation de l’énergie (derrière laquelle s’abrite le gouvernement) recommande la hausse du tarif réglementé « pour éviter la faillite des fournisseurs alternatifs ».

Autrement dit, EDF doit augmenter son prix pour permettre à ses concurrents de réaliser un profit suffisant ! Au nom donc de la « concurrence », l’Union européenne a créé de façon totalement artificielle un « marché » pour permettre à des capitalistes d’empocher des profits sur le dos des consommateurEs.

En effet, des fournisseurs d’électricité qui ne produisent rien s’alimentent en électricité auprès d’EDF pour revendre plus cher aux usagerEs. Et EDF est prié de vendre le plus cher possible aux consommateurEs et le moins cher possible à ses concurrents pour leur permettre de maximiser leurs marges et lui piquer des parts de marché !

Il faut mettre fin à ce scandale 

Toutes les taxes sur l’électricité doivent être supprimées. Il faut supprimer le marché d’électricité et revenir au monopole d’EDF (qui doit retrouver son statut d’établissement public) sur la distribution de l’électricité, ce qui devra passer, entre autres, par la rupture avec l’Union européenne qui organise, avec ses directives, la casse de tous nos services publics.

Gaston Lefranc  Vendredi 12 avril

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09 avril 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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C’est pas au Grand débat de faire sa loi,

La vraie démocratie est dans la rue !

Après trois mois de campagne de Macron, trois mois de grand blabla largement répercuté par les médias, le gouvernement s’organise pour détourner à son profit et au profit de ses amis les capitalistes, les colères, les revendications qui s’expriment dans le pays.

C’est dans le cadre abrité du Grand palais, devant un public trié sur le volet, que le Premier ministre, Édouard Philippe a rendu compte du grand blabla mis en place pour prolonger le gazage des manifestantEs par un enfumage censé recueillir les attentes des FrançaisEs…

Au même moment aucune chance de trouver dans les grands médias ne serait-ce qu’un aperçu de ce qu’on débattu à Saint-Nazaire ce week-end, les 700 représentantEs des plus de 200 délégations de Gilets jaunes, issus des ronds points, des assemblées, des manifestations, qui se poursuivent depuis cinq mois.

Les reculs sociaux et la répression comme seules réponses

Profitant de la multiplicité des demandes exprimées, le gouvernement pense hiérarchiser à sa convenance les mesures qu’il décidera. La proximité des élections européennes lui impose de tergiverser encore quelques semaines.

Ce qui est sûr, c’est la répression de toutes celles et ceux qui depuis des mois expriment leurs colères 

Des dizaines de blesséEs graves, des milliers de contrôles préventifs, d’arrestations et de condamnations (2 000 condamnations depuis le début du mouvement, dont 40 % de peines de prison ferme), avec le déploiement de l’armée et l’utilisation d’armes dangereuses.

Quoiqu’il en soit, la logique des réformes prévues ou engagées est très claire.

Pour les retraites, les fausses hésitations masquent mal la réalité : baisser les pensions, pénaliser les départs à l’âge légal, favoriser le développement des complémentaires pour celles et ceux qui en ont les moyens.

En matière de fiscalité, pas question de revenir sur l’ISF ni de supprimer l’injuste TVA sur les produits de première nécessité. Pas question non plus de s’attaquer aux 500 fortunes qui représentent 25 % du PIB aujourd’hui (contre 6 % en 1996 !). Et face à la demande de renforcement des services publics, la réponse indiquée par Édouard Philippe consiste à poursuivre leur réorganisation, c’est-à-dire en fait leur désorganisation, voire leur destruction…

Construisons le « Tous ensemble » !

Les prétendues solutions du pouvoir sont en tous cas bien éloignées de l’Assemblée des assemblées de Gilets jaunes réunie à Saint-Nazaire : « Nous appelons à tous les échelons du territoire à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction de nos revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques.

Conscients que nos avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme. Ainsi nous construirons collectivement le fameux « Tous ensemble » que nous scandons et qui rend tout possible. (…) Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. »

Pour imposer nos revendications, la meilleure façon de nous faire entendre reste notre mobili-sation. Les personnels de l’Éducation nationale (massivement en grève jeudi dernier), les jeunes pour le climat, les locataires contre les expulsions, et bien d’autres, résistent. Il faut que ces résistances convergent avec celles des Gilets Jaunes. En particulier, la bataille pour le pouvoir d’achat, contre les inégalités salariales, doit, par la grève, s’ancrer dans les entreprises.

Le jeudi 11 avril pour les retraites, le samedi 13 contre la répression, les samedis aux côtés des Gilets jaunes, doivent être l’occasion de construire ce « Tous ensemble ». La mobilisation du peuple algérien qui a déjà imposé le départ de Bouteflika nous montre que quand on se mobilise, il est possible de gagner.

Montreuil le lundi 8 avril

 

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07 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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Agression à Paris

Lutter contre la transphobie sous toutes ses formes

Le NPA condamne fermement l’agression transphobe qui s’est produite le dimanche 31 mars 2019 place de la République à Paris et apporte tout son soutien à la victime, Julia.

Une jeune femme trans sortant du métro a subi une agression sexuelle, accompagnée de coups, d’insultes et de crachats, en marge d’un rassemblement de soutien au peuple algérien.

Cet événement montre que, pour les personnes trans, le simple droit à l’existence est aujour-d’hui encore un véritable calvaire. Les agresseurs de République ont touché la poitrine de Julia et l’un d’eux a sorti son pénis et lui a demandé de « lui faire du bien ». Les agents de sécurité de la RATP qui ont physiquement secouru Julia ont eu une réaction malheureusement repré-sentative de celle des institutions répressives et judiciaires françaises. En effet, l’humiliation s’est poursuivie, puisqu’ils l’ont appelée « monsieur » et lui ont fait la leçon sur la façon de se vêtir.

Comme le sexisme, la transphobie est partout, et la transphobie tue.

Nous n’oublions pas qu’en août 2018 Vanesa Campos était assassinée au bois de Boulogne, parce que trans et prostituée. L’agression collective qui s’est produite à République, qui fait suite à bien d’autres agressions du même genre, aurait pu se passer n’importe où, dans n’importe quel autre lieu de sociabilité quasiment exclusivement masculine : cela montre la nécessité de s’organiser et de résister contre toutes les formes de transphobie, et de continuer le combat contre ce système global d’oppression des femmes, des personnes trans, lesbiennes, biEs, gays.

Évidemment, cette agression ne doit en aucun cas entacher le soutien à la lutte du peuple algérien pour la dignité, le changement et la chute du régime. Le NPA se solidarise des positions prises par les organisations algériennes condamnant l’agression de Julia. Nous savons que les fascistes, xénophobes et autres racistes en profitent pour déverser leur haine.

Mais les personnes qui subissent les LGBTphobies ne sont pas dupes de ceux qui prétendent les défendre seulement quand il y ont un intérêt pour diffuser leur propagande raciste. Julia l’a elle-même déclaré : « Les gens qui m’ont agressée sont des ignorants, mais cela rien à voir avec leur religion, leur origine. »

Le NPA continue de lutter contre toutes les formes de transphobie, et pour la dépathologisation des transidentités. Nous revendiquons également la liberté du changement de la mention de sexe à l’état civil, l’arrêt des mutilations des enfants intersexes, le droit à disposer de son corps et l’autodétermination de genre.

Montreuil, le 3 avril 2019.

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06 avril 2019 ~ 0 Commentaire

algérie (npa pst)

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« Beaucoup de femmes ont pris conscience de l’utilité de revendiquer leurs droits et exiger le départ du système »

Comment les femmes s’impliquent-elles dans le processus actuel ?

Depuis le déclenchement de ce mouvement populaire, les femmes se sont tout de suite impliquées dans les différentes manifestations. On a vu une très forte adhésion de la gente féminine suite aux appels lancés par des collectifs de femmes, notamment Alger, Bejaia et Bouira, pour la journée internationale des luttes des femmes, qui est le 8 mars.

À partir de là, beaucoup d’autres femmes ont pris conscience de l’utilité de s’organiser et de se constituer en collectifs afin de revendiquer leurs droits et par la même occasion exiger le départ du système en place au côté de leurs compatriotes algériens, comme c’était le cas pendant la guerre de libération nationale.

Et rappelons-le, c’est grâce à leur participation effective et glorieuse qu’on a pu arracher des acquis considérables, notamment le rejet du statut personnel de 1966 inspiré de la Chariâa ainsi que d’autres acquis démocratiques et sociaux comme la scolarisation et le droit au travail.

Par rapport à l’agression qui a eu lieu pendant une manifestation, peux-tu raconter et expliquer les réactions ?

La matinée de la marche du 29 mars sur Alger, des femmes d’un collectif nouvellement créé ont subi des agressions de la part de quelques manifestants. D’autres féministes, qui étaient en train d’afficher des articles du Code de la famille afin de sensibiliser la société sur la situa-tion des femmes, ont subi le même sort. Elles ont été insultées et violentées et cela devant les yeux des services de sécurité qui n’ont même pas réagi face à cet acte condamnable.

Ceci a bien sur suscité beaucoup de réactions, certains condamnaient ces agressions, d’autres se réjouissaient du tournant qu’ont pris les événements. Ceci renseigne sur la situation inquiétante dans laquelle se trouve la femme algérienne, qui est le produit de l’endurcissement des idées conservatrices et rétrogrades et la discontinuité des luttes progressistes.

Peux-tu expliquer le poids de la décennie noire et de la tradition sur la lutte des femmes ?

Avec la montée de l’islamisme au début des années 80, on a assisté à une dégradation flagrante de la situation des femmes en Algérie, bien qu’elles aient tenu tête à la terreur intégriste avec d’extraordinaires mobilisations comme celle du 8 mars 1989. Mais le mouvement femme n’a pas cessé de régresser, le raz-de-marée du FIS aux élections locales du 12 juin 1990 a mis fin à cette dynamique, une immense vague rétrograde a fait surface, avec par la suite des agressions brutales, une terreur misogyne et à des assassinats.

Le mouvement femme qui s’est construit sur des revendications comme l’abrogation du Code de la famille et l’égalité des sexes a pris une tournure de résistance et de survie contre le terrorisme, le combat de la femme s’est donc vidé de ses forces vives.

Certaines ont quitté le pays, d’autres ont préféré garder le silence de peur de subir le même sort que celui de la défunte militante Nabila Djahnine, ou encore celui de Katia Ben Gana, qui a refusé le diktat vestimentaire des intégristes.

Mais malgré toutes ces difficultés, les femmes ne doivent pas abandonner leur combat, l’espoir est encore permis. Notre pays est en train de vivre une véritable révolution qui vise à faire chuter le système en place et aller vers une assemblée constituante souveraine représentative des aspirations des travailleurs, des étudiants, des chômeurs, des retraités, mais aussi des femmes.

C’est pourquoi toutes ces catégories de la société doivent s’auto-organiser et faire jonction de leur lutte afin d’aboutir à une société juste et égalitaire.

Propos recueillis par Antoine Larrache Titi Haddad est militante féministe en Algérie.

Jeudi 4 avril 2019

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03 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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Scandaleuse mise en examen de notre camarade Gaël Quirante !

Convoqué ce matin par une juge d’instruction du tribunal de Paris, notre camarade Gaël Quirante, membre de la direction du NPA et postier dans le 92, a été mis en examen pour « dégradations, violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public et violation de domicile » (!), suite à une occupation du siège national de La Poste qui remonte à… 2014 !

Trois de ses camarades de La Poste sont également convoqués par la même juge dans les jours prochains pour les mêmes faits, et on peut craindre la même issue à ces convocations…

Alors que les postiers et postières du 92 sont en grève depuis plus d’un an et que les négociations ont démarré seulement depuis un mois, la  direction de La Poste, qui a perdu vingt-deux fois devant la justice durant ce conflit, est obligée de remonter le temps pour ressortir des dossiers anciens et tenter de discréditer les grévistes.

Mais le plus grave est l’attitude de la justice, qui avalise une telle démarche en transformant l’occupation d’un lieu de travail par des grévistes en délit.

Gaël n’a rien à faire chez une juge, ni aucun de ses camarades !

Sa mise en examen, pour des faits qui n’ont jamais été établis depuis 2014, est une tentative d’intimidation supplémentaire vis-à-vis de salariéEs en grève depuis le 26 mars 2018 et vis-à-vis d’un militant syndicaliste et politique déterminé à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses.

Nous demandons l’arrêt immédiat de toutes les poursuites judiciaires engagées à l’encontre de Gaël et de ses camarades postierEs. Nous lui apportons tout notre soutien, et affirmons que les seuls vrais coupables sont les dirigeants de La Poste, qui affament depuis plus d’un an 150 familles de grévistes luttant pour leurs conditions de travail et le service public postal.

Montreuil, le 2 avril 2019

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02 avril 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Grève, manif, blocages… Pour un printemps social

D’après le journal le Parisien, Macron serait « rincé »,« pas loin du burn out »…Une bonne partie de la jeune garde macroniste l’a déjà quitté et, sur fond d’une contestation toujours persistante avec l’Acte 20 des Gilets jaunes ou les mobilisations dans l’éducation, le pouvoir ne sait toujours pas comment sortir de son Grand débat…

On prend les mêmes et on continue…

Le mini-remaniement ministériel annoncé dimanche est une démonstration. Isolé politiquement, Macron en est réduit à faire appel aux très proches pour remplacer les partantEs…

Ainsi, Sibeth Ndiaye, l’ex-communicante de Macron, devient la porte-parole du gouvernement : celle qui assume « parfaitement de mentir pour protéger le président » est aussi à l’origine de l’expression « pognon de dingue » utilisée par le président pour stigmatiser les minimum sociaux données aux plus démunis.

Totalement à l’image du mépris macroniste.

Cédric O, autre fidèle conseiller de Macron, est promu secrétaire d’État au Numérique, ainsi que l’ex-députée Amélie de Montchalin, issue de la droite juppéiste, nommée secrétaire d’État aux Affaires européennes. Un macronisme sans oxygène, au personnel politique cramé à peine moins de deux ans après son arrivée à l’Elysée.

Le pouvoir connaît bien des difficultés pour reprendre la main 

Le grand Blabla est officiellement terminé depuis deux ou trois semaines, et aucune annonce n’est véritablement dans les tuyaux. La feuille de route du pouvoir n’a pas changé : ne plus reculer devant les Gilets jaunes, faire payer les pauvres et l’ensemble du monde du travail. Comme le dit un ministre sous couvert de l’anonymat, « il faut du miel avant et du sel après », soit un référendum après les élections européennes et quelques mesurettes pour préparer l’opinion à des attaques importantes sur les retraites, l’assurance maladie ou la dépendance…

La fuite en avant comme seule réponse

Pris en étau entre ses soutiens d’en haut et la mobilisation d’en bas, le gouvernement entend accélérer sa politique de casse sociale. La privatisation d’Aéroports de Paris en est un bel exemple, ainsi que le projet de loi sur la fonction publique présenté mercredi dernier en Conseil des ministres : recours aux contractuels et aux contrats tous azimuts, fusion et restriction des instances de dialogue social, « détachement d’office »…

Une attaque en règle qui s’inscrit parfaitement dans l’objectif maintenu de supprimer 120 000 postes d’ici à la fin du quinquennat. Sans oublier les ballons d’essai concernant le recul de l’âge de départ à la retraite, contraire à toutes les promesses de campagne du candidat Macron…

Et la répression continue pour dissuader toutes résistances

Les « forces de l’ordre », confortées par la loi anti-manif récemment votée, sont là pour s’en assurer. Mais le cas de Geneviève Legay, cette militante d’Attac de 73 ans grièvement blessée par la police lors d’une charge violente durant l’Acte 19 à Nice, devient un nouveau problème politique. Après bien des mensonges, la responsabilité de la police est bel et bien engagée, mais le policier directement mis en cause indique avoir agi « dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie »

Dehors Castaner le castagneur !

Et ce ne sont pas les interdictions de manifester (avec leur pluie d’amendes injustifiées), les milliers de contrôles préventifs, les centaines de condamnations à de la prison, les éborgnements ou les mains arrachées… qui mettront fin à la mobilisation.

C’est le moment !

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes mi-novembre, Jupiter-Macron a perdu de sa superbe et a été contraint à un premier recul début décembre, largement trompeur. Il faut donc continuer à frapper ensemble.

Samedi dernier, des manifestations ont mobilisé, dans tout le pays, des dizaines de milliers de parents et d’enseignantEs contre le projet de loi Blanquer, bien mal baptisé « école de la confiance ».

Et après une première journée de grève nationale mardi 19 mars, les salariéEs de l’Éducation nationale seront massivement en grève jeudi 4 avril, en particulier dans les écoles primaires. D’ores et déjà, des reconductions ont eu lieu dans différents établissements du premier comme du second degré (ainsi Paris en grève jeudi dernier).

Il faut dire qu’entre la casse du service public et une caporalisation sans précédent, ce projet de loi sur l’école synthétise parfaitement tout ce que ce gouvernement nous promet pour les prochains mois…

Et pendant ce temps, la saignée des licenciements continuent 

Dans la Sarthe, Arjowiggins (800 salariéEs) ; Castorama et Brico Dépôt (11 magasins mena-cés) ; Carrefour (1300 suppressions d’emploi pour cette année)… Tout cela sans oublier la fermeture des usines de l’automobile (Ford Blanquefort, PSA Saint-Ouen et PSA Hérimoncourt) ou encore Bosch à Rodez…

Alors que l’Acte 21 se profile, le monde du travail doit saisir sa chance.

Construire la grève, la reconduire là où c’est possible (en particulier dans l’éducation nationale, mais aussi dans d’autres secteurs comme les finances publiques aussi en grève à plusieurs reprises durant le mois de mars), converger avec les Gilets jaunes qui se réuniront à Saint-Nazaire le week-end prochain…

Les possibilités de faire naître un printemps social et de faire reculer Macron existent : il faut s’en saisir !

Manu Bichindaritz Mardi 2 avril 2019

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29 mars 2019 ~ 0 Commentaire

européennes (npa)

forces

Et sans oublier de dire merci à Jupiter!

Macron, Loiseau et le nouveau monde

Ce sera donc Nathalie Loiseau. Le 26 mars, on apprenait que la désormais ex-ministre des Affaires européennes conduirait la liste LREM lors des élections européennes. Voilà qui met fin à un bouleversant suspense !

Selon une enquête Odoxa, ce sont ainsi pas moins de 59 % des sondéEs qui se déclarent « indifférents » à l’annonce de cette candidature. Nul doute que si nous avions fait partie du panel, nous aurions été de cette large majorité…

En effet, que ce soit Nathalie Loiseau ou unE autre, le programme et le profil de la campagne de LREM sont connus 

Mesures au service des riches, destruction des acquis sociaux et des mécanismes de solidarité collective, mépris – en paroles et en actes – pour les classes populaires, défense de l’Europe de l’austérité et de la chasse aux migrantEs.

Le tout agrémenté d’un chantage à la « menace populiste », quand ce sont précisément les politiques des Macron et Cie qui constituent le terreau sur lequel prospèrent les idées et les partis les plus réactionnaires.

De plus, le véritable leader de la campagne LREM était déjà lui aussi connu :

Emmanuel Macron lui-même, qui a lancé les hostilités avec une tribune publiée il y a quelques semaines dans la presse européenne, se posant en sauveur de l’UE et en bon premier de sa classe, ce qui pourrait prêter à sourire lorsque l’on sait qu’il caracole à 30 % d’opinions favorables en France, soit à peine la moitié des opinions favorables aux revendications des Gilets jaunes.

Enfin, on sait que la campagne sera avant tout marquée par la situation politique et sociale en France, par l’arrogance et la violence du pouvoir face aux mobilisations, et qu’il sera difficile pour Macron et les siens de mener une campagne électorale « normale » – ce dont on ne peut que se réjouir. Les Gilets jaunes et tous les secteurs mobilisés contre les politiques de régression sociale entendent en effet jouer les trouble-fête, et le NPA sera bien évidemment de la partie.

On peut toutefois reconnaître à Nathalie Loiseau une qualité 

Celle d’être l’un des visages exemplaires de la Macronie. Haute fonctionnaire de carrière, cette technocrate longtemps proche d’Alain Juppé s’était fait remarquer en évoquant les migrantEs qui effectueraient un « shopping de l’asile » au sein des pays de l’UE.

Et lorsqu’elle avait pris la direction de l’ENA en 2012, elle expliquait, à propos des élèves de l’école : « Ils sont intelligents, mais cela ne suffit pas à faire d’eux de bons managers. » Vous reprendrez bien un peu de « nouveau monde » ?

Julien Salingue Mercredi 27 mars 2019

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27 mars 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Contre la répression, pour la justice sociale

Préparons le tou·te·s ensemble !

L’Acte 19 des Gilets jaunes restera marquée par les images de cette militante niçoise d’ATTAC, Geneviève Legay, 73 ans, violemment chargée par la Police et grièvement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement, le drapeau de la Paix à l’épaule. C’est tout un symbole, celui de la répression aveugle du gouvernement Macron-Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes qui continue encore et toujours à lutter pour la justice sociale et les droits démocratiques.

Le macronisme, un autoritarisme sans précédent

Les « grands » médias en parlent peu, Macron et son gouvernement ont pris un tournant autoritaire sans précédent : utilisation de l’armée pour le maintien de l’ordre, adoption de la loi « anti-casseur » qui remet en cause le droit de manifester, arrestations préventives décidées par le préfet, utilisation d’armes « à létalité réduite » contre des milliers de manifestant·e·s…

Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, 8700 personnes ont été placées en garde à vue, 2000 ont été condamnées dont 800 à des peines de prison ferme. Près de 1800 sont en attente de leur jugement. Par ailleurs, depuis le mois de novembre, les violences policières ont tué une personne – Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène – et blessé des milliers d’autres, dont 222 blessées à la tête, 22 éborgnées et cinq mains arrachées…

Pour défendre nos libertés, unité contre les violences policières

Il y a urgence à lancer une vaste campagne unitaire pour dénoncer cette politique et imposer :

- Une amnistie générale et sans condition pour toutes les Gilets jaunes victimes de la répression policière et judiciaire exercée par le gouvernement Macron ;

- L’abandon et l’interdiction de toutes les armes dites non-létales mais dont l’utilisation conduit à des mutilations ou à des morts, telles que les flash-balls et les grenades de désencerclement

- Que la lumière soit totalement faite sur les chaînes de commandement responsables des violences policières ayant abouti à des blessures de manifestant·e·s.

- Le retrait de la dite « loi anti-casseur » qui est une remise en cause totale du droit de manifester.

Construisons un grand mouvement d’ensemble

Samedi dernier, malgré les menaces de répression du gouvernement, nous étions plus nombreuses et nombreux dans la rue que la semaine précédente. Et le mouvement des Gilets jaunes reste soutenu par une majorité de la population.

Après la journée de grève et de manifestation du mardi 19 mars, dans beaucoup d’entreprises ou de services publics (comme dans le secteur de l’éducation nationale), des grèves locales se multiplient contre la casse sociale, pour de meilleures conditions de vie. En particulier, c’est d’une hausse générale de tous les revenus dont nous avons besoin, pour une augmentation des salaires de 300 euros et un SMIC à 2000 euros net. Un minimum pour vivre dignement !

Dans la jeunesse, une nouvelle génération se lève pour la justice climatique, remettant en cause le capitalisme et son productivisme. En Algérie, c’est tout un peuple qui se mobilise pour dégager le système. Ces mobilisations montrent qu’en ce début de printemps, la perspective reste bien la construction d’un grand mouvement d’ensemble des travailleurs/euses et des jeunes : des grèves, des blocages, des manifestations, pour mettre en échec Macron, son gouvernement et le patronat.

Lundi 25 mars 2019 

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