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19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

chômeurs (npa)

macron-la-matraque

Lutter contre le chômage, pas contre les chômeurEs !

Après les engagements et les échecs de Sarkozy et Hollande sur les chiffres du chômage, Macron pense qu’il peut envisager sa réélection si la baisse des chiffres pouvait être maintenue jusqu’en 2022. Mais si l’objectif de la réforme de l’assurance chômage est d’abord l’affichage d’une baisse du nombre officiel de chômeurEs, c’est une économie de 3,4 milliards d’euros d’euros qui est visée d’ici fin 2021.

Les principales mesures frappent les chômeurEs, avec d’abord le durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage par la modification de la durée d’affiliation.

Il faudra avoir travaillé 6 mois sur une période de 24 mois au lieu de 4 mois sur une période de 28 mois. Cette seule réforme va exclure de l’assurance chômage plusieurs centaines de milliers de chômeurEs.

Les jeunes vont être massivement touchés, retardant encore l’accès à l’indemnisation et excluant du chômage celles et ceux qui travaillaient pendant la période estivale. Les conditions de « rechargement » des droits seront également durcies : il faudra avoir travaillé six mois au lieu d’un mois pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d’autant.

Les demandeurEs d’emploi qui avaient un revenu de travail supérieur à 4 500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois. Cette mesure, qui ne concerne pas les chômeurEs de plus de 57 ans, sera appliquée jusqu’à un plancher d’indemnisation de 2 261 euros net.

Pour tenter de donner le change, le gouvernement a fait deux annonces.

Un bonus-malus sera appliqué dans sept secteurs, « abusant » des contrats précaires : l’héber-gement et la restauration, l’agroalimentaire, l’eau et les déchets, la plasturgie ou encore le bois et papier, avec une taxe par CDD d’usage dont le montant sera de 10 euros.

Le bâtiment et la santé, deux gros secteurs utilisant beaucoup de CDD, échappent à la mesure. Et l’on annonce que plus de 1 000 nouveaux conseillerEs Pôle emploi seraient recrutés pour mettre en place de nouveaux services d’accompagnement public… soit à peine davantage que les 800 équivalents temps plein supprimés par le gouvernement en 2018.

Des mesures qui ne changeront rien à une situation où, aujourd’hui, moins d’un chômeurE sur deux est indemnisé, et plus de 6,5 millions de chômeurEs et précaires sont inscritEs à Pôle emploi, soit 25 % de la population active.

Robert Pelletier Mercredi 19 juin 2019

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19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

fi (npa)

erreurs

France Insoumise, déroute et doutes

Les résultats des élections européennes ont ouvert, à La France insoumise, une crise à la fois démocratique (qui n’est pas nouvelle) et une crise publique d’orientation entre « populisme » et « big bang de la Gauche ». 

La question démocratique interne est sans aucun doute l’un des talons d’Achille de La France insoumise. Cela ne date pas des résultats des européennes,mais bien de la fin de la campagne présidentielle. En effet, depuis des mois, le manque de démocratie interne, la place hégémo-nique et dominante de Mélenchon, sans oublier « l’affaire des perquisitions », ont mis à mal la FI. Un certain nombre de départs, ces derniers mois, de militantEs, de personnalités ou  de « cadres » en sont le reflet.

Dès la constitution de la liste des européennes, qui avait été présentée par Manuel Bompard comme un système inédit de désignation, les critiques ont été fortes, de même que celles, récurrentes, sur le fonctionnement du groupe parlementaire. Le départ le 8 juin dernier de Charlotte Girard, co-responsable du programme du candidat Mélenchon et de LFI, qui pointe dans un message diffusé sur Facebook, le fonctionnement et la démocratie interne, est un nouvel exemple que cette question est centrale pour un bon nombre de militantEs FI.

Mais comment ce manque de démocratie interne pourrait-il ne pas être central au vu de la construction même de la FI ?

Un mouvement, comme l’a indiqué Mélenchon en décembre 2017 dans la revue Le 1, « gazeux » dont le « le but […] n’est pas d’être démocratique mais collectif », où aucune instance collective et instance de débat interne n’existe. Mais avec en revanche, contrairement à ce qu’affirmait Mélenchon, une véritable direction restreinte, et ce depuis le début, fonctionnant dans une opacité totale, autour d’un individu. Et aujourd’hui pour beaucoup, à la FI cet individu est le problème.

Pour essayer de résorber les critiques sur le fonctionnement, la FI organise, comme cela avait été le cas pour les européennes, une deuxième assemblée représentative les 22 et 23 juin prochains à Paris.À l’ordre du jour, les futures municipales bien évidemment, mais aussi un point « bilan d’étape et perspectives pour le mouvement »où les questions démocratiques vont s’inviter. Cela suffira-t-il pour éteindre la grogne ? Pas certain.

Jeu de stratégie

Mais la démocratie interne n’est pas le seul problème aujourd’hui pour la FI. Dès le soir des résultats, où la FI a fait à peine jeu égal avec un PS qu’elle avait enterré, les langues se sont déliées, remettant en cause la stratégie « populiste de gauche ».

C’est Clémentine Autain qui a « ouvert le feu », avec notamment la publication d’un appel au « Big bang de la gauche ». Face à ce débat qui fait rage, l’équipe directionnelle restreinte a plus que jamais défendu la stratégie du populisme en défendant la nécessité de l’hégémonie ralliant le plus largement possible, au-delà de la gauche – et du clivage gauche-droite ?

Mais davantage que ces deux stratégies en débat, qui existent depuis le début dans la FI, la question posée aujourd’hui est : comment incarner une alternative à Macron et au capitalisme néo-libéral en ayant comme seule perspective une perspective électorale ?  C’est évidemment un questionnement central pour la FI, mais sans doute aussi plus largement.

Pour notre part, l’urgence est de réfléchir aux intérêts de notre classe, et c’est dans ce sens que nous appelons à l’unité, de la base au sommet, dans l’action.

C’est le sens de notre proposition d’une «coordination de la gauche qui lutte».

L’enjeu est de faire vivre un cadre de front unique dans la durée, qui contribue à la mobilisation de notre camp social et qui produise des actions communes régulières sur toutes les questions permettant de défendre les intérêts du monde du travail au sens large, que ce soit contre les licenciements, contre la répression des mouvements sociaux ou dans les quartiers populaires, contre telle ou telle loi gouvernementale ou attaque patronale, pour la justice sociale et climatique, contre l’extrême droite.

Cela passe par l’interpellation des autres forces au niveau local comme au niveau national, voire par la participation à certains appels en fonction de leurs objectifs.

Sans nier les désaccords qui existent, par la discussion et la confrontation des points de vue, nous voulons contribuer à l’unité de notre camp social, pour agir. Sans aucune arrière-pensées électoralistes ou ambitions hégémoniques.

Joséphine Simplon Mardi 18 juin 2019

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18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gael (revolution permanente)

gael

Gaël Quirante interpellé à son domicile :

Une attaque très politique contre le droit de grève

L’interpellation de Gaël Quirante, qui mène une dure grève à La Poste avec 150 autres postiers depuis près de 15 mois, a été une attaque contre l’ensemble des travailleurs et contre tous ceux et celles qui se battent.

L’interpellation de Gaël Quirante, secrétaire départemental de Sud Poste 92, dimanche dernier au petit matin ne relevait pas de la répression antisyndicale habituelle. Il s’est agi d’une attaque profondément politique contre la grève des postiers et postières du 92, qui dure depuis presque 15 mois, mais aussi contre l’ensemble des travailleurs qui résistent contre les plans du patronat.

En effet, contrairement à beaucoup de cas de répression antisyndicale ou des mouvements sociaux, l’interpellation de Gaël Quirante n’a pas eu lieu suite à une action mais elle a lieu à son domicile, avec des policiers armés de béliers pour forcer sa porte en cas de besoin et très tôt le matin. Autrement dit, c’est la justice qui ordonne son arrestation l’accusant de « dégradation de biens publics » (même si par la suite les griefs auraient changé). Et le tout couronné par une garde à vue prolongée.

Rappelons que la dernière fois que nous avions vu des salariés interpellés à leur domicile au petit matin, de façon spectaculaire, c’était lors du cas des cinq salariés d’Air France accusés de séquestration et de violence contre leurs chefs lors de l’annonce d’un plan de licenciements massifs. C’est-à-dire une affaire où l’Etat voulait en faire un exemple et taper fort contre des expressions radicales de la colère ouvrière contre le cynisme patronal.

Dans le cas de Gaël, la veille de son arrestation, lui, ses collègues grévistes et leurs soutiens avaient été expulsés brutalement du siège de La Poste qu’ils occupaient. Les images des policiers en train de détruire sauvagement la porte d’une salle où s’étaient réfugiés les grévistes ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans le cadre de la très dure grève à La Poste 92, l’arrestation de Gaël Quirante visait à renforcer l’offensive de la direction qui cherche à infliger une défaite humiliante aux grévistes. Alors que les grévistes et la direction étaient sur le point de signer un protocole de fin de conflit, cette dernière a estimé plus intéressant de poser un ultimatum inacceptable afin de démoraliser les grévistes et envoyer un message à l’ensemble des travailleurs : nous avancerons avec les réformes anti-ouvrières quoi qu’il arrive et malgré toute résistance.

La victoire de la direction constituerait un petit « coup de pouce » pour le message et la politique globale du gouvernement Macron-Philippe qui entend continuer avec ses réformes antisociales. Cette petite « aide » de la part de la justice ce n’est pas un hasard. Elle l’est d’autant moins quand on se rappelle que Gaël Quirante lui-même a été licencié de La Poste grâce à l’accord du Ministère du travail contre l’avis de l’inspection du travail. Et Gaël n’est pas le seul dans ce cas, ce qui montre que le ministère du travail est dans une dynamique de briser les travailleurs combattifs.

Une justice de classe

Cette attitude brutale de la police et de la justice à l’encontre de grévistes contraste avec le traitement que cette même justice et police réservent à des personnes telles que Benalla ou le clan Balkany. Au même moment se déroule par ailleurs le procès des dirigeants de France Télécom, dont la responsabilité personnelle est, pour la première fois, mise en cause dans les suicides massifs provoqués par des plans de restructuration brutaux et un management agressif ; à la SNCF encore, la répression syndicale s’abat sur les récalcitrants qui refusent de se plier à la casse du service public et aux plans de Macron. Aux services d’urgence encore, le gouvernement envoie les gendarmes pour réquisitionner les paramédicaux en arrêt-maladie, épuisés par leurs conditions de travail.

Et que dire des grands médias nationaux ? On ne trouve pas un mot sur cette arrestation hautement politique contre un syndicaliste et militant politique connu pour ses combats contre les plans de dégradation des conditions de travail à La Poste ou ailleurs.

La répression contre Gaël Quirante aujourd’hui peut avoir des répercussions pour l’ensemble des travailleurs, notamment pour tous ceux et celles qui se battent et qui font grève. En effet, Gaël est un élu syndical mais aussi membre du Comité Exécutif du NPA.

La Poste et le gouvernement le savent et ont décidé de lancer cette offensive contre lui. Que peuvent attendre des travailleurs qui auraient moins de relais syndicaux et/ou politiques ? Que peuvent attendre des travailleurs sans-papiers qui luttent ou des précaires ?

La très large mobilisation a permis sans doute que Gaël soit libéré plus tôt qu’ils n’auraient voulu. Cependant, il faut continuer à se mobiliser pour exiger la libération des autres soutiens détenus, pour soutenir la lutte des postiers du 92 et que leurs revendications soient entendues, pour exiger l’arrêt de toute poursuite contre Gaël et tous les syndicalistes, travailleurs et soutiens réprimés. L’intimidation de La Poste et de la justice contre les postiers et postières du 92 a d’ores et déjà réveillé une large solidarité de la part de plusieurs partis politiques et structures syndicales. Le résultat de cette offensive pourrait bien provoquer le résultat contraire à celui escompté par la direction de La Poste.

Philippe Alcoy lundi 17 juin

https://www.revolutionpermanente.fr/

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18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

bac (npa rennes-infos)

Blanquer-dinosaure

« Non, Mr Blanquer, ce n’est pas « business as usual »

Le 17 juin au matin, début des épreuves du bac, le ministre Blanquer oscillait entre les menaces voilées en dénonçant « une grève pas très acceptable » et le mode « même pas mal »  en prétendant que malgré la grève, « les épreuves vont se passer normalement ».

Cela résume la politique du ministère : passage en force de réformes en utilisant la répression face à l’incapacité de convaincre les enseignantEs, mais aussi les jeunes et leurs parents, en se réfugiant dans le déni de la réalité au nom d’une normalité fantasmée.

Des formes de mobilisation qui bousculent les habitudes

Il y a quelques mois Blanquer était le premier de la classe du gouvernement Macron, et le chouchou de tous les adorateurs de l’économie libérale enrobée dans les vieilleries réactionnaires d’un individualisme éculé, saupoudré de nationalisme nauséabond, qui voyaient dans les différentes réformes la mise en œuvre de leurs idéaux. Mais depuis septembre les résistances ont commencé.

Entre les enseignantEs des LP mobilisés contre la réforme de la voie professionnelle, les enseignantEs du second degré remontés contre la réforme du bac, les jeunes manifestant contre Parcoursup, et aussi les instits et les parents contre « l’École de la confiance », le seul recours de Blanquer a été de jouer les décalages temporels et les difficultés de convergence des différents secteurs mobilisés.

Mais au total, l’inflexible a dû reculer sur certains des aspects les plus contestés de prétendue « École de la confiance », durcie par la majorité très à droite du Sénat. Exit donc la création imposée des regroupements écoles-collège (EPSF), le projet de faire des directeurs et directrices d’école les supérieurEs hiérarchiques de leurs collègues, les formations des enseignantEs sur leur temps de vacances, mais aussi la suppression des allocations des familles d’élèves absentéistes ou le refus de mamans voilées dans les sorties scolaires.

C’est loin de vider la loi de toutes ses attaques, mais cela montre que les mobilisations peuvent peser.

Jusqu’à 60-70% de grévistes

De quoi renforcer la détermination à ne pas lâcher sur les autres réformes de Blanquer, en particulier celles de la voie professionnelle et du bac général et technologique. Au fur et à mesure de la précision des conditions de la rentrée 2019, la colère n’a fait que s’approfondir, renforçant le refus de collaborer à la mise en place de ce qui transforme l’école en simple machine de tri social renforcé de la jeunesse, tout en dégradant significativement les conditions de travail des enseignantEs et plus globalement de tous les personnels de l’éducation.

C’est ce qui a fait mûrir la détermination à ne pas laisser les examens se dérouler « normale-ment », d’autant que les réformes en question font disparaître le bac comme sésame à la poursuite d’études librement choisie pour chaque jeune bachelierE.

La mobilisation a commencé à une échelle modeste dans le 93, avec la grève des corrections du BEP. Ce sont 50 % des enseignantEs de Lettres-Histoire convoqués pour corriger qui se sont mis en grève. Résultat, aux deux jours de corrections prévus se sont ajoutés deux jours supplémentaires, le rectorat convoquant de nouvelles personnes.

La grève des surveillances le 17 juin a connu un écho très variable, mais avec des pointes à 60-70% de collègues convoqués en grève dans certains établissements.

Et des stratégies de contournement de la part des chefs d’établissement pour tenter de faire face (faire composer les élèves dans des gymnases plutôt que dans des salles pour diminuer le besoin de surveillantEs…), révélatrices du niveau de mobilisation et, du côté du ministre Blanquer, d’une étrange conception de la « normalité ».

Cathy Billard Mardi 18 juin 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Grève des examens : Communiqué de l’AG des grévistes du 17 juin 2019 (Rennes Infos)

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (dossier npa)

urgences (dossier npa) dans Austérité

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Urgences : l’étincelle ?

Le 6 juin, alors que se terminait, au Sénat, le débat sur la « loi santé », les personnels des services d’urgences, en grève depuis le mois de mars, manifestaient à Paris. Cette journée symbolique résume la situation dans le secteur de la santé. D’un côté, l’offensive d’austérité et de privatisation du gouvernement se poursuit et s’accélère, de l’autre les résistances sociales à cette politique se développent et tentent de se fédérer. Seule leur généralisation, leur coordination, et leur irruption sur le champ politique permettraient de stopper le rouleau compresseur de l’exécutif.

 dans Crise

Urgences : les usagerEs se mobilisent aussi

Entretien. Les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité sont nombreux sur le territoire et luttent pour la défense de ce service public depuis longtemps

Dossier préparé par la commission nationale Santé Sécu Social du NPA.

https://npa2009.org/

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Résistons au rouleau compresseur, touTEs ensemble !

Dimanche, aux environs de 6h du matin, notre camarade Gaël Quirante, membre de la direction du NPA et secrétaire départemental de Sud Poste 92, a été arrêté chez lui par la police et placé en garde à vue. Un exemple de la montée en puissance de la répression contre toute contestation sociale.

Pouvoir, police et patrons contre nos revendications

Si Gaël a été arrêté, ce n’est pas pour « dégradation de biens de La Poste », car c’est bien La Poste qui dégrade le service public, fermant 500 bureaux par an et ayant supprimé 100 000 emplois en dix ans ! C’est parce que depuis bientôt 15 mois, lui et ses 150 collègues du 92 ont engagé un véritable bras de fer avec la direction de La Poste pour stopper la suppression des tournées, l’augmentation de la charge de travail et les réorganisations qui feront voler en éclats le service public postal.

Les discriminations, voire la répression, contre les militantEs syndicaux sont quotidiennes de la part des patrons d’entreprises et des dirigeants-managers dans les services publics. De façon plus globale, il suffit de regarder comment le mouvement des Gilets jaunes a été traité depuis la mi-novembre pour comprendre que ce pouvoir, qui n’entend rien céder sur le fond, réprime très durement…

Pourtant forcément partiels, les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur rendus publics il y a quelques semaines, parlent d’eux-mêmes : 8 700 gardéEs à vue, 13 460 tirs de LBD 40, 1 428 tirs de grenades lacrymogènes instantanées explosives, et 3 830 blesséEs (dont des dizaines de mutiléEs à vie) !

L’autoritarisme et la répression en marche

La cheffe de l’IGPN, la police des polices, « réfute totalement le terme de violences policières »… Pourtant, depuis plusieurs mois, le Défenseur des droits, le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et l’ONU s’inquiètent des violences policières et des restrictions des libertés publiques. Des condamnations unanimes, également venues d’ONG et d’associations des défense des droits humains, de syndicats de magistrats, et même de syndicats de policiers…

Le pouvoir a choisi de nier l’existence des violences policières… faisant même porter la responsabilité des blessures et mutilations aux Gilets jaunes eux-mêmes ! Ces discours se sont traduits par en actes avec une répression tous azimuts, mais aussi par l’adoption de la loi dite « anticasseurs » en mars dernier (en réalité une loi anti-manifestations), la multiplication des commandes de nouvelles armes de guerre pour la police et la gendarmerie, les interdictions hebdomadaires de manifester, des arrestations de journalistes, etc.

Stopper la fuite en avant

Comme contre toutes les attaques programmées (suppression d’emplois publics, licenciements, retraites, droits des chômeurEs), la résistance doit s’organiser contre l’autoritarisme, les violences policières, et la justice aux ordres. Se battre contre les législations réactionnaires (telle la loi « anti-casseurs »), soutenir tous les répriméEs, toutes les victimes des violences, interdire les armes de guerre (LBD et grenades), défendre les libertés publiques, nécessitent de construire les convergences nécessaires.

Pour aider les résistances, il faut unir nos forces, les coordonner dans la durée, à commencer par celles des organisations (syndicales, politiques ou associatives), des courants et équipes militantes, de toute la gauche qui veut lutter contre Macron et le patronat. Se regrouper pour agir ensemble et débattre des perspectives pour reprendre la main, il n’y a pas d’autres voies pour stopper l’offensive antisociale et sécuritaire.

Lundi 17 juin 2019 Eddy Talbot

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

 

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

libérez gael ! (npa)

gael

Gaël a passé la nuit en garde à vue.
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Toutes les motions, communiqués ou expressions publiques de soutien sont évidemment les bienvenus (organisations syndicales, politiques… voir nouvel exemple). Le succès du rassemblement de soutien de demain sera évidemment déterminant pour celles et ceux qui seront sur la région parisienne.
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Gaël et ses 150 collègues en grève depuis bientôt 15 mois ont engagé un bras de fer avec la direction de La Poste, qui dépense tant et plus en huissiers et vigiles pour anéantir cette grève plutôt que de signer un protocole de fin de conflit : 10 millions d’euros ont été dépensés par La Poste pour tenter d’écraser les grévistes… en vain !

Voilà pourquoi P. Wahl le PDG de La Poste et tous ses valets font appel à l’Etat et en l’occurrence à son bras armé la police pour arbitrer un conflit du travail.

Gaël n’a pas été le seul inquiété : les policiers se sont également présentés au domicile d’un deuxième gréviste, et à celui d’un journaliste indépendant, présent sur les lieux au Siège nationale de La Poste vendredi lors de l’évacuation des grévistes qui exigeaient des négociations!

Après plusieurs semaines de négociations, alors qu’un accord était à portée de main, La Poste a choisi mardi dernier d’imposer un ultimatum aux grévistes, en menaçant d’annuler toutes les avancées négociées jusqu’ici, et en voulant imposer la possibilité de sanctionner tous les grévistes et leurs représentants après la grève.

La colère qui nous anime ce soir n’a d’équivalent que notre détermination à faire libérer Gaël ET à gagner cette grève historique.

Gaël, dès demain, tes collègues, tes camarades, toutes et tous les soutiens, tes amiEs seront sur le pied de guerre.

Nous exigeons la libération immédiate de Gaël et l’abandon de toutes les poursuites !

12h30 lundi 17 juin, devant la Sûreté territoriale, 3 rue Riquet 19ème Paris.

(Gael a été libéré à 13H)

Lire aussi:

L’État doit libérer Gaël Quirante, et La Poste céder aux revendications des grévistes du 92 ! (NPA)

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16 juin 2019 ~ 0 Commentaire

gael (npa)

gael

Notre camarade Gaël Quirante interpellé ce matin.

Nous exigeons sa libération immédiat

Aujourd’hui, au petit matin, notre camarade Gaël Quirante, membre du comité exécutif du NPA, a été interpellé et placé en garde à vue. D’après les informations que nous avons, cette arrestation serait liée « à ses activités » d’animateur d’une grève de plus de 14 mois à la poste des Hauts-de-Seine.

Une fois de plus, la police réprime les grévistes pour le compte de la Poste. Une fois de plus, la police montre son vrai visage : un bras armé au service du capital.

Le NPA exige la libération immédiate de notre camarade. Si la direction de la Poste croit pouvoir éviter les négociations et faire plier les grévistes et leurs soutiens en employant la répression la plus brutale, elle se fourre complètement le doigt dans l’œil.

Un rassemblement de solidarité est organisé ce dimanche à 12h devant la Sureté territoriale, 3-5 rue Riquet, Paris 19 (métro Riquet).

Montreuil le dimanche 16 juin 2019 Communiqué du NPA.

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16 juin 2019 ~ 0 Commentaire

mobilité (npa)

NPA

FrontPopulaire

Loi d’orientation des mobilités

Tout pour l’avion et l’auto, rien pour les transports en commun

La loi dont la discussion se termine au Parlement est annoncée comme « une des plus belles lois du quinquennat ». Une sorte de merveille comme la COP 21 de Paris ! 2040 est l’horizon indiqué pour la fin de la commercialisation des véhicules à moteur thermique. C’est très loin et très flou. Avec une orientation d’ouverture généralisée à la concurrence dans les transports en commun, l’objectif de limitation du réchauffement à 1,5° C ne semble plus en vue.

En bref : seulement des effets d’annonce à la Macron.

Les députéEs François Ruffin et Delphine Batho proposent d’interdire les vols intérieurs quant ils peuvent être remplacés, sans complicatons, par le train. Ils ont raison ! Le critère d’émission de CO2 / voyageur / km place l’avion en tête du classement des modes de transports les plus polluants : 45 fois supérieur au TGV. Le refus d’interdire les vols intérieurs lorsque le train offre presque le même service montre l’hypocrisie et l’irresponsabilité de LREM. Le blocage parlementaire est total : « Interdit d’interdire » ! Blocage aussi sur la taxation du kérosène.

Toujours plus sur la route

On compte de plus en plus de voitures : 2,18 millions de voitures neuves immatriculées en 2018. Dans les cités, chaque mètre carré de pelouse non clôturé devient parking. Chaque voiture parcourt toujours plus de km, 13 270 en 2016, et est de moins en moins remplie : 1,6 passager en 2015 pour 1,8 en 1990.

En milieu rural, il s’agit de choix contraints à 83 % ! Le déluge publicitaire dans un marché quasi saturé crée une situation folle : 1/3 des immatriculations de 2017 étaient des SUV (sorte de 4/4), monstres de confort, très profitables aux constructeurs ! Les gros pick-up se répandent. La voiture électrique ne peut être la solution vu les incertitudes concernant les batteries et le risque d’une relance de l’industrie nucléaire (1 où 2 EPR de plus ?). Les constructeurs règnent en maîtres. LREM se fiche de l’alerte rouge sur le climat.

Prime mobilité

La Loi d’orientation des mobilités (LOM) se discute dans le contexte de lutte prolongée des Gilets jaunes. Prolongée mais déclinante. Du coup, la prime de 400 euros annuelle pour covoitu-rage ou usage du vélo ne sera pas obligatoire, le patronat y étant farouchement opposé. Le chiffre de 200 euros circule comme aide en milieu rural. C’est bien peu.

Et le vélo ?

On parle beaucoup du vélo mais presque tout reste à faire. Il a été extrêmement populaire, il peut le redevenir ! Il faut des garages sûrs, accessibles partout, aux points d’arrivée et de départ, en bas de chaque immeuble. Le combiner avec les transports en commun. Et ne pas céder aux vélos électriques, leurs batteries causant les mêmes soucis que celles des voitures électriques.

Gratuité et développement des transports en commun

Des possibilités d’intervention semblent se dessiner sur la gratuité des bus, tram et métro, mais elles seront laissées aux collectivités. Or beaucoup y restent farouchement opposées. Un collectif national se met en place et une rencontre nationale aura lieu le 11 septembre à Châteauroux. Le NPA, partisan de la gratuité comme solution sociale et écologique, y prendra sa part.

Commission nationale écologie Jeudi 13 juin 2019

https://npa2009.org/

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