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07 août 2018 ~ 0 Commentaire

eurodéputés (jdd)

eurodeputes

La France insoumise

Manuel Bompard pourrait être choisi pour mener la liste des Insoumis

Eurodéputés sortants : 1

L’enjeu pour 2019 : Les Insoumis de Jean-Luc Mélénchon continuent de défendre sur la scène européenne leur « plan A » : renégociation des traités et leur « plan B »: sortie de l’UE en cas de désaccord. Ramené à la politique nationale, ce scrutin sera l’occasion de gagner de nouveaux élus par rapport au Front de Gauche de 2014 et de se conforter comme première force à gauche. Des discussions avec Benoît Hamon semblent écartées, faute de s’entendre sur cette question européenne.

Ceux qui sont cités pour conduire la liste : responsables de premier plan de la campagne de Mélenchon en 2017, Charlotte Girard, coordonnatrice du programme présidentiel, et  Manuel Bompard, ex-directeur de campagne, sont les deux noms qui reviennent le plus sou-vent. Ils pourraient former un ticket, précise LCI, même s’il faudra ne formellement mettre qu’un nom en haut de la liste. Le Figaro avançait aussi celui du politologue Thomas Guénolé, en charge déjà de l’école de la France insoumise.

Ceux qui ont décliné : Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’il ne sera « ni candidat ni tête de liste » aux européennes de 2019. « Je suis député de Marseille, j’ai de quoi m’occuper », a-t-il déclaré sur France 3 le 11 mars, alors qu’on lui prête aussi, bien qu’il s’en agace, une ambition municipale pour Marseille en 2020.

Parti socialiste

Eurodéputés sortants : 11 (dont un PRG), contre 13 élus en 2014

L’enjeu pour 2019 : se redresser ou couler… Avec un nouveau premier secrétaire à sa tête, le social-démocrate Olivier Faure, le PS devra montrer qu’il peut remonter la pente. Un score à deux chiffres est espéré. Celui obtenu en 2014, historiquement bas pour des européennes (13,98%), serait déjà une excellente nouvelle. Sur le fond, le parti défendra un projet de gauche progressiste qui devra se démarquer de celui d’Emmanuel Macron sans se laisser déborder sur sa gauche par Benoît Hamon.

Ceux qui sont cités : l’actuel commissaire européen, Pierre Moscovici, est candidat « pour le débat » au sein de sa famille politique, à défaut de briguer déjà sa tête de liste. Mais l’aile gau-che ne veut pas en entendre parler. Paris Match indiquait qu’Olivier Faure avait approché l’ex-garde des Sceaux Christiane Taubira, sans succès pour l’heure. Certains espèrent aussi le retour de Najat Vallaud-Belkacem, qui avait décliné le poste de premier secrétaire du parti. Julien Dray, ancien député de l’Essonne et proche de François Hollande a dit son envie de « mener la bataille des Européennes au nom des socialistes et créer un collectif rassembleur autour de ce projet ». Enfin, l’ex-ministre du Budget Christian Eckert est, lui, « disponible ».

Ceux qui ont décliné : Olivier Faure, dont la notoriété reste faible, n’est pas parti pour porter lui-même cette liste. Son adversaire malheureux pour l’élection de premier secrétaire, Stéphane Le Foll, avait fait savoir qu’il n’endosserait pas non plus ce rôle.

Europe Ecologie Les Verts

Eurodéputés sortants : 5

L’enjeu pour 2019 : allié au candidat PS Benoît Hamon lors de la dernière présidentielle, Europe Ecologie-Les Verts a décidé pour l’heure de ne pas poursuivre ce rapprochement. Son patron David Cormand ne l’exclut pas, évoquant la proximité de leur programme, mais  l’éphé-mère candidat écologiste Yannick Jadot avait indiqué que ce n’était pas la solution envisagée. EELV pourrait donc faire le choix de l’autonomie dans ce scrutin qui lui réussit habituellement bien (16,28% en 2009, 8,95% en 2014) et tenter de sauver le maximum de ses députés sortants. A condition bien sûr de faire au moins 5%.

Ceux qui sont cités : minoritaire au sein de sa formation, l’eurodéputée Karima Delli s’est déclarée candidate pour être cette tête de liste. Yannick Jadot pourrait également briguer cette place, même s’il refuse pour l’heure d’évoquer publiquement cette question. Le nom de Noël Mamère est aussi avancé, surtout en cas de liste d’union avec le mouvement de Benoît Hamon.

Ceux qui ont décliné : ex-secrétaire nationale d’EELV, Cécile Duflot a mis fin à sa carrière politique en avril pour prendre la tête de l’ONG Oxfam France. Il n’y a donc « aucune chance » qu’elle se présente aux européennes, a-t-elle dit au Monde. Les écologistes ont également pensé à la journaliste Elise Lucet et Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), qui, sans avoir été formellement approchées, préfèrent se consacrer à leurs activités.

Une liste réunissant les chapelles écologistes? La députée Delphine Batho vient d’annoncer son départ du PS pour prendre la tête du petit mouvement Génération écologie, proche des Radicaux de gauche qui ont depuis fusionné avec ceux de la droite. Ce dernier oeuvre à une plateforme des écologistes (hors-EELV) avec l’UDE de Jean-Luc Bennahmias et Cap21 de Corinne Lepage.

Génération·s

Eurodéputés sortants : 2

L’enjeu pour 2019 : désormais à la tête de son propre mouvement, Benoît Hamon plaide pour l’union de la gauche. Mais celle-ci avance en ordre dispersé pour ces européennes et l’ex-ministre lui-même aurait intérêt à faire connaître sa nouvelle formation à travers une liste auto-nome. Sur la scène européenne, Hamon a lancé une coalition notamment avec l’ex-ministre grec Yanis Varoufakis et veut porter une offre entre la France insoumise anti-UE et le PS social-démocrate.

Ceux qui sont cités : Benoît Hamon a le mérite d’être disponible depuis sa défaite aux législa-tives et il lui sera difficile de ne pas incarner son mouvement à l’occasion de sa première éché-ance électorale. Récemment il a pourtant déclaré ne pas être candidat « aujourd’hui » pour mener la liste. Il veut ouvrir celle-ci à  »des personnalités qui ne sont pas à Génération.s : des écologistes, des progressistes, des démocrates ».

Ceux qui ont déclinéLe Figaro révélait le 20 avril que Benoît Hamon avait proposé à la journaliste Elise Lucet de porter sa liste, mais la présentatrice de Cash investigation ne veut pas s’engager en politique.

PCF

Eurodéputés sortants : 3 (dont apparenté)

L’enjeu pour 2019 : le « Front de gauche » formé avec Mélenchon de 2014 semble loin : alors que sa rupture avec les Insoumis semble aujourd’hui consommée, le Parti communiste français se cherche. Son secrétaire général, le sénateur Pierre Laurent, a lancé un appel à l’union de la gauche afin de constituer une « liste commune [...] suffisamment large pour disputer la victoi-re à Emmanuel Macron », la droite et le FN. Une main tendue à laquelle ne répondront pas forcément Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et les écologistes… Ce qui, s’il fait moins de 5% au final, pourrait lui coûter ses sièges à Strasbourg.

Ceux qui sont cités : le conseil national du PCF commencera à se prononcer en juin sur ses premières candidatures. Les deux eurodéputés sortants membres du PCF, Patrick Le Hyaric et Marie-Pierre Vieu, sont des prétendants légitimes.

https://www.lejdd.fr/

Commentaire: Pour le NPA ce sera en fonction de la souscription que nous avons lancée!

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07 août 2018 ~ 0 Commentaire

capitalisme (l’humanité)

Notre camarade Daniel Tanuro, de la Gauche Anticapitaliste de Belgique, cité dans l’article

Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète

Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ?
Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives. Les  mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic.
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Si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre.
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Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée :
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- Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques ».
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Recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaitraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l’Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l’Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc…
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- Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, (2) montre que 2016 aura été l’année de tous les records en matière de températures, d’émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.
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- Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d’autres chercheurs parlent de 5% de chances.)
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- Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Techno-logy ( MIT ) et de l’Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l’Asie du Sud-Est invivable d’ici 2100.
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- Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l’Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial  auront disparu d’ici à 2100. C’est déjà le cas pour 20% d’entre eux.
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- Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains (3) montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences             « catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l’économie et la société en général.
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- Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s’accélérer dans les pro-chaines années. Selon l’un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l’université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.
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Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l’aide d’un brise-glace. Ce rêve de relier l’Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.
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- Pour couronner le tout, un institut de recherche international  travaillant sur les données fournies par l’ONU (4), nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt. En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.
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Le capitalisme responsable
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Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent égale-ment sur leurs causes : c’est bien le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l’ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours.
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Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décen-nies en est une preuve supplémentaire. Cette accélération est liée directement au développe-ment du capitalisme dans les pays émergents, et plus généralement à l’extension hégémonique de ce mode de production à l’ensemble de la planète.
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Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale. « La logique de la croissance va vers l’autodestruction du système, voilà ce qui se passe quand on confie la gestion des ressources de l’humanité à des privés », juge le député européen espagnol Xabier Benito ( GUE-GVN)
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C’est également l’avis de Daniel Tanuro
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 Il rappelle que le but du système capitaliste étant de produire de la survaleur, il n’y a pas d’autre solution que de remplacer le travail vivant par du travail mort pour lutter contre la baisse du taux de profit, donc « d’accroître de plus en plus vite la masse des marchandises, ce qui amène à consommer de plus en plus de ressources et d’énergie. »
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Et le militant éco-socialiste le répète :
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« La croissance capitaliste est la cause de la crise écologique, dont le chômage massif perma-nent est l’autre aspect.» C’est pourquoi, pour Daniel Tanuro, il est indispensable de  lier les combats sociaux et environnementaux. Pas d’illusion non plus à se faire du côté du « capita-lisme vert » promu notamment par l’Union européenne au niveau international. Pour Daniel Tanuro qui y a consacré un livre, « capitalisme vert est un oxymore. » Ce que l’on constate aujourd’hui dans les destructions qu’il opère partout sur la planète, c’est bien au contraire sa violence, dit Eleonera Forenza, qui explique par exemple comment le sud de l’Italie est ainsi devenu la décharge du Nord.
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Quelles alternatives ?
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Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son « verdisse-ment », est une impasse ( de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent ), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du 20è siècle.
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« Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? »
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Devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.
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En matière de changement climatique, ce n’est pas l’information qui nous manque, fait remarquer Rikard Warlenhus ( Left Party, Suède ), mais on a l’impression que changer les choses est au delà de nos possibilités.
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C’est, pour les raisons que l’on vient de voir, parce qu’au fond, remarque l’eurodéputé Ernest Cornelia ( GUE / Die Linke ), « imaginer la fin du capitalisme est impossible. » Pour lui, la ques-tion devient donc: «comment passer du stade actuel à l’étape suivante?» Cette question est d’autant plus centrale que, comme l’explique Rikard Warlenhus, « les dossiers climatiques ont tendance à nous diviser. »
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Par exemple, explique Dorothée Häussermann, « le mouvement environnemental peut être conçu comme une menace à l’emploi.» C’est la raison pour laquelle une partie du mouvement syndical est converti au « capitalisme vert », bien qu’il soit évident que le chômage continue à augmenter, ou que de nombreux syndicats soutiennent les énergies fossiles. « Une difficulté à mettre sur le compte de 3 décennies de déclin du mouvement ouvrier », analyse l’historienne Stefana Barca, dont il faut être conscient qu’elle provoque des divisions. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, il faut concevoir le combat pour l’environnement comme « une forme de lutte des classes au niveau planétaire entre forces du travail et capital. »
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Constatant la vitalité des combats pour l’environnement menés partout dans le monde sous des formes et par des acteurs très différents, les intervenants insistent tous sur la nécessité de promouvoir des articulations entre tous ces mouvements et des acteurs institutionnels quand ils existent ( des villes, des régions, par exemple ), ou des syndicats, des partis, et ce, au niveau mondial. L’objectif est de se situer « à la même échelle d’action que notre adversaire », explique Rikard Warlenhus « parce que le capital dépasse la structure de l’Etat national. »
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Le rôle crucial des femmes
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De nombreux analystes soulignent également comme un point central, le rôle des femmes dans le combat écologique et social. Il ne s’agit pas de dire qu’il est bien que les femmes y partici-pent à égalité avec les hommes ( l’égalité homme-femme est un leitmotiv  consensuel de nos sociétés, en général jamais respecté ), mais bien de repérer l’apport spécifique, déterminant et innovateur des femmes, en tant que femmes, dans les nouvelles formes de combat.
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La députée italienne Eleonora Forenza ( GUE-GVN ) voit dans les mobilisations qui ont suivi la catastrophe de Seveso en juillet 1976, l’événement fondateur de cet éco-féminisme. « Ce sont les femmes qui ont joué un rôle essentiel en exigeant que soient menées des études médica-les,   car les femmes enceintes risquaient de donner naissance à des enfants malformés. Ce sont également elles qui ont lancé les premiers appels pour l’IVG en Italie. » ( L’IVG a été légalisé en 1978, mais il est toujours très difficile de la faire appliquer, ndlr.)
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Cet apport des femmes au combat écologique est également majeur pour Daniel Tanuro qui explique que « la place que le patriarcat donne aux femmes, leur procure une conscience particulière. » Il rappelle que 90% de la production vivrière dans les pays du Sud est assurée par des femmes, faisant d’elles le fer de lance de tous les combats actuels liés à l’agriculture, à la propriété de la terre, aux pollutions ou au climat.
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Lundi, 28 Août 2017 Jean-Jacques Régibier
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Commentaire: Qu’un parti « communiste » soit contre le capitalisme, on s’en doutait un peu, mais « en même temps » il semble bien que ce vilain capitalisme ne soit pas prêt à se laisser réformer sans même parler de sa dispartiion et donc « on a un problème »!

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02 août 2018 ~ 0 Commentaire

dossier europe (npa)

europe
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dossier europe (npa) dans Europe
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Danemark : pour ou contre l’UE ?

Le débat au Danemark à propos de l’Union européenne tend à se résumer à la question « Pour ou contre ? » En dernière instance, il s’agit de se demander s’il faut demeurer dans l’UE ou la quitter, mais le plus souvent, la discussion porte sur le pouvoir de l’UE (en a-t-elle trop ou

 
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Dans quelques jours (20 août), après plus de 8 années de gestion européenne directe du pays, on fêtera la fin officielle de la troïka.

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31 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

censure (npa)

npa 29 vertic

Censurer le gouvernement : c’est dans la rue que ça se passera !

Deux motions de censure contre le gouvernement Macron et sa gestion de l’affaire Benalla vont être discutées et soumises au vote des députés. La multiplication des motions ne multiplie pas les chances d’obtenir par un vote la chute du gouvernement. En effet, les institutions de la 5è République sont bien faites pour les vainqueurs et pour verrouiller la contestation institutionnelle.

Avec 32% des suffrages exprimés (représentant moins de 15% des inscritEs), le parti de Macron renforcé par ses alliés du Modem est sorti par miracle de ces institutions avec une majorité absolue de 350 députéEs sur 577. Le gouvernement et sa majorité gagnent au grattage et au tirage.

Le jeu des institutions prétend créer, avec la motion de censure, une possibilité de renverser le gouvernement mais, depuis 60 ans, une seule motion de censure a été majoritaire sur une centaine déposée… Macron et son gouvernement peuvent donc se pavaner tranquilles.

Les auditions des commissions parlementaires ont permis de mettre au grand jour le besoin qu’éprouvent ce gouvernement et son chef, adepte de la toute-puissance, d’utiliser et d’abuser de la violence policière contre les manifestantEs qui le contestent : seraient-ils moins forts et sûrs d’eux qu’ils l’affichent ? Mais le cadre institutionnel ne permet pas de contester cette violence d’État et encore moins de l’enrayer. Et il en est de même de la motion de censure, surtout lorsque celle-ci débouche sur la confusion des votes entre ceux des députés Les Républicains, du Rassemblement national ou de La France insoumise.

La censure du gouvernement, il faut la préparer, elle est de plus en plus urgente pour empêcher la mise en œuvre des lois Travail, de la loi Asile-Immigration et de tout ce que le pouvoir prépare autour de Cap 22 et de la réforme des retraites ou de la sécurité sociale.

Mais c’est dans la rue que la mobilisation des salariéEs, de la jeunesse, des exiléEs, des privéEs d’emplois pourra converger pour imposer au gouvernement de remballer ses lois déjà votées et ses projets. C’est l’enjeu de la rentrée et toutes les forces politiques, mais aussi syndicales, associatives qui veulent y travailler doivent commencer à en discuter dès maintenant.

Montreuil, Mardi 31 juillet 2018

https://npa2009.org/

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26 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

police (npa)

djedi

Violences sociales, politiques et policières : désarmons le gouvernement !

Difficile d’anticiper comment évoluera la crise politique créée par « l’affaire Benalla » qui ne fait que commencer. On peut tout de même prédire au président des riches des lendemains diffici-les. L’onde de choc qui touche aujourd’hui la sphère médiatique et politique ne peut qu’alimen-ter le mécontentement et la colère qu’exprime un mouvement social dénigré, méprisé, et réprimé depuis trop longtemps.

Habitués depuis un an à user et abuser de l’arrogance des vainqueurs et des nouveaux riches, les ministres macronistes, privés de leur premier de cordée, semblent tétanisés, incapables de faire face à une fronde généralisée. Et la pitoyable prestation du « premier flic de France » devant la commission des lois le lundi 23 juillet n’a fait que transformer un malaise en crise politique majeure.

Amnésique, imprécis, balbutiant, Gérard Colomb ne se souvient de rien.

Il n’a jamais rencontré Benalla, ou tout du moins il a pu le « croiser » occasionnellement sans connaître ses fonctions… Cette fable pour enfants ne convainc personne. L’avalanche de vidéos et de photos qui circulent dans la presse et sur les réseaux sociaux démontrent abon-damment les liens de proximité voire d’intimité entre l’homme de main de l’Élysée et l’exécutif. Car Benalla n’en est pas à ses balbutiements.

La valeur n’attendant pas le nombre des années, on apprend qu’il assura la garde rapprochée de Martine Aubry, qu’il fût chauffeur de Montebourg (qui le congédia au bout de 8 jours), que Benoît Hamon se souvient de lui lorsqu’il participait au service d’ordre du Parti Socialiste, etc.

Mais où est passé Macron ?

Alors que toute la cordée dévisse, le fringant président jupitérien, omniprésent sur tous les fronts, qui il y a quelques jours encore (auto-)célébrait la victoire l’équipe de France à la Coupe du monde de foot avec grand tapage, est aux abonnés absents. Il annule sa visite, traditionnelle pour les chefs d’État, au Tour de France, et évoque « le moins possible » l’affaire Benalla avec son ministre de l’Intérieur.

Celui-ci nous informe que le président semble beaucoup plus préoccupé par le report de l’exa-men du projet de loi sur la révision constitutionnelle que par le dysfonctionnement de ses ser-vices. Cette posture d’ignorance des basses affaires de la république devient intenable, y com-pris pour sa majorité. La responsabilité du président est directement mise en cause dans l’affaire Benalla, et Macron devra tôt ou tard rendre des comptes.

Une police au dessus tout soupçon ?

En boucle sur les événements, les grands médias ne semblent se préoccuper des violences policières que lorsqu’elles sont commises par des individus… extérieurs aux forces de police, et qu’il en résulte une « affaire » qui sent le souffre.

D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, on fait les louanges des forces de police « officiel-les » qui agissent elles, avec professionnalisme, leur apportant une légitimité en tant que seule force habilitée à réprimer le mouvement social, le tout dans le contexte de la manifestation organisée à l’occasion des deux ans de la mort d’Adama Traoré…

François Ruffin ose même déclarer

Que « si un militant venait me raconter qu’un adjoint-chef du cabinet de l’Élysée était venu violenter un manifestant dans la rue qui n’avait rien fait, avant de le tabasser par terre, je lui aurais dit arrête de fumer ». Naïveté, candeur ou amnésie ? L’histoire de la 5è République, sous toutes les présidences, est marquée par les liens étroits entre les forces répressives officielles de l’État et les officines occultes au service de l’Élysée.

Le SAC sous De Gaulle et Pompidou, qui attaquait (entre autres) les piquets de grève, le microtage des locaux du Canard Enchaîné, le service d’ordre privé de Giscard comptant nombre d’anciens activistes d’Occident, la cellule antiterroriste de Mitterrand tristement célèbre pour avoir fomenté en toute illégalité une machination contre des réfugiéEs politiques irlandais (l’affaire des « Irlandais de Vincennes ») : la liste est longue des exactions de ces groupes de barbouzes au service de l’exécutif, le plus souvent composés de flics et de gendarmes en retraite, et même en activité.

Insupportable répression

Lors de sa déclaration préliminaire de lundi devant la commission parlementaire, Gérard Colomb n’a semblé à l’aise que lorsqu’il a fait une description apocalyptique du contexte politique dans lequel s’inscrivaient les manifestations du 1er Mai : un pays menacé du chaos par les zadistes, une police désarmée face à la violence des black blocs…

Rien, bien sûr, sur la violence incroyable à laquelle sont confrontés le mouvement social, les lycéenEs en lutte contre Parcoursup, les migrantEs et sans-papiers, les jeunes des quartiers populaires !

Lors des manifestations spontanées du 15 juillet, après la finale de la Coupe du monde, les flics se sont une nouvelles fois lâchés à Paris, Grenoble ou Lyon… Quatre jeunes ont été griè-vement blessés par le police, bien officielle celle là. Deux ont été éborgnés et deux blessés à la tête par des tirs de flashball et de taser!

Cette violence nous préoccupe, nous révolte, et nous mobilisera tout autant que les exactions d’un apprenti barbouze trop vite monté en grade !

Alain Pojolat Jeudi 26 juillet 2018

https://npa2009.org

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26 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

mobilité propre (npa + reporterre)

hulotalondres

« Mobilité propre » la grande absence de la gratuité des transports collectifs

Hulot multiplie les effets d’annonce. En ce mois de juillet, à nouveau marqué par un « pic de pollution » à l’ozone, il choisit, au côté de la ministre des Transports, de communiquer sur « la mobilité durable » en présentant « les engagements de l’État en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air ». Ces mesures devraient préfigurer la future loi d’Orientation sur les Mobilités, annoncée au printemps 2018 et reportée au  début 2019.

Comme à son habitude, il claironne 

« Face à la pollution de l’air nous voulons changer de paradigme et faire la démonstration que la voiture individuelle peut être remplacée par les mobilités douces comme le vélo, le covoiturage et bien sur les transports en commun ». 

La pollution de l’air est bel et bien là

Les émissions de gaz à effets de serre sont reparties à la hausse en 2017, principalement à cause du trafic routier. La concentration d’ozone à Paris a augmenté de 90% entre 1995 et 2017. Ce phénomène est dû à la conjonction des fortes chaleurs et de la production accrue de dioxyde d’azote et de composé organiques volatiles (COV) par le trafic routier et l’activité industrielle (sous l’effet de la chaleur l’oxyde d’azote se transforme en ozone avec l’aide des COV). La France a été renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des niveaux de pollution aux dioxydes d’azote le 17 mai 2018.

Un plan qui se résume à des mesurettes 

Ce qui est présenté comme la mesure phare est la multiplication des zones à faible émis-sion (ZFE). Il en existe deux : l’une à Paris, l’autre à Grenoble. Il s’agit d’interdire la circulation aux véhicules les plus polluants en cas de pic de pollution. Mais l’objectif est surtout de multi-plier la vente de voitures électriques par cinq d’ici 2022. Les plus pauvres demeurent les pre-mières victimes du malus pour les véhicules fortement émetteurs en CO2, malus qui devrait être durci en 2019 alors que l’industrie automobile est la grande bénéficiaire de la prime à la conversion.

Et on ajoute une pincée de covoiturage pour faire passer le tout !

Le « plan Vélo », pourtant annoncé depuis des mois, est toujours bloqué alors que le ministère lui-même reconnait que « la part modale du vélo est passée de 10% en 1970 à seulement 2,7% aujourd’hui ». Hulot a beau déclarer que « depuis des décennies, on a développé un mode de vie centré autour de la voiture individuelle. Nous devons amener une forme d’intros-pection sur ce sujet » (!), rien n’est fait pour favoriser les transports collectifs, leur dévelop-pement et leur gratuité, On sait pourtant qu’ils sont les moyens les plus efficaces et les plus égalitaires pour faire reculer le tout-auto.

Le transport routier, qui représente 90% du transport de marchandises, reste intouchable et les grands projets autoroutiers sont toujours à l’ordre-du-jour. Rien sur le fret ferroviaire, pourtant mis à mal par la réforme de Macron…

Avec une telle politique, le climat n’a pas fini de se réchauffer et la pollution aux particules fines n’a pas fini de faire des dizaines de morts chaque année.

Commission nationale écologie Jeudi 26 juillet 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

« La concentration d’ozone à Paris a augmenté de 90 % en vingt ans » (Reporterre)

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26 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

fonction publique (npa)

fonctionnaires

CAP 22 : la fonction publique, une entreprise comme une autre

Le gouvernement a tout fait pour garder secret, le plus longtemps possible, le fameux rapport CAP 22. C’est le syndicat Solidaires Finances publiques qui l’a rendu public le 20 juillet. Et le moins que l’on puisse dire est que les préconisations de ce rapport vont toutes dans le même sens : le dynamitage de la fonction publique.

C’est donc une organisation syndicale, Solidaires Finances publiques, qui a rendu public le rapport CAP 22, commandé fin septembre 2017, et qui devait initialement être présenté en avril dernier, avant que le gouvernement ne change de stratégie.

« Une administration plus agile, plus adaptable »

Pas par volonté de cacher les choses (ce n’est pas son genre), mais pour prendre le temps de présenter les « axes de transformation » et mieux les expliciter, selon le Premier ministre. C’est sans doute plutôt pour mieux nous « endormir » sur les conséquences des 30 milliards d’économie que préconise ce rapport et qu’a dévoilées le Figaro cette semaine.

Dès l’introduction de ces 113 pages (sans compter les remerciements et les photos des « experts » en plein travail), le ton est donné. C’est donc dans « un esprit ouvert » et « sans a priori » que les pseudo-experts ont concocté 22 propositions pour « changer de modèle ».

Ils ont donc pour cela identifié « les principaux verrous qui freinent la transformation publique » pour permettre de créer une « administration plus agile, plus adaptable, ancrée dans le monde contemporain », en encourageant « un modèle dans lequel l’innovation, la prise de risque seront valorisés, encouragés, soutenus. »

Pour arriver à cet objectif, ils proposent de renouveler le « contrat social entre l’administration et ses agents », de « moderniser fortement la gestion des ressources humaines », l’évaluation par les citoyens de leur service public et indiquent clairement que le « secteur privé a également son rôle à jouer dans l’exécution du service public ». C’est clairement également vers une fonction publique dématérialisée et totalement numérisée, y compris pour la santé, que se positionnent ces « experts ». Ça vous fait rêver ? On continue alors…

TouTEs touchéEs, touTEs concernéEs

Nous ne pouvons revenir dans cet article sur le détail de l’ensemble des préconisations du rapport, mais aucun secteur de la fonction publique, aucunE agentE, aucunE usagerE n’est épargné.

Même si, sans doute un hasard, plusieurs préconisations sont d’ores et déjà annoncées dans la fonction publique

Généralisation des contractuelEs,

Salaire au mérite,

Fin du CHSCT et amoindrissement des instances paritaires

Suppressions d’emplois, externalisation de certaines missions…

De nombreuses préconisations de ce rapport sont en attente de validation par le gouvernement comme 

La question des allocations familiales (fin de l’universalité, regroupement de toutes les aides en une seule) ;

Les APL, en particulier pour les étudiantEs rattachés au foyer fiscal de leur parent ;

L’évaluation des établissements scolaires et le recrutement des enseignantEs par le chef d’établissement ;

L’augmentation du temps de cours des enseignantEs pour « améliorer leurs rémunérations » ;

La création d’un nouveau corps d’enseignantEs pour remplacer les certifiés qui devront enseigner deux matières,

Remplacer les absents obligatoirement et avoir leur temps de travail annualisé ;

L’autonomie financière renforcée des universités ;

La mise en place de péages urbains…

Côté santé, là aussi les préconisations proposent une « transformation structurelle » du système, pour réaliser « plus de 5 milliards d’euros d’économies »

Ne plus rembourser les soins des médecins, infirmierEs et autres professionnelEs de santé libéraux qui ne seraient pas « inscrits dans un système de coordination entre les acteurs » ; instaurer à l’hôpital le « paiement à l’entrée ».

On évoque aussi la privatisation de la DGCRRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), et la fiscalité, la justice, les transports ou encore France télévisions sont aussi concernés par ce rapport.

Nous ne sommes évidemment pas surpris du contenu de ce dernier, qui développe en les accélérant les politiques menées depuis ces 30 dernières années à la fois par la gauche et par la droite au pouvoir, avec comme fil rouge moins d’égalité pour le plus grand nombre et plus de profits pour une minorité. Macron et son gouvernement veulent transformer structurellement notre société et ce rapport CAP 22 en est la preuve. Nous ne devons pas les laisser faire !

Joséphine Simplon

Créé le Mercredi 25 juillet 2018, mise à jour Jeudi 26 juillet 2018, 11:04

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25 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

la crise (npa)

tortue r

La crise politique est là

Après la séquence euphorique de la Coupe du monde et la mise en scène d’un président triomphant, à l’image de l’équipe nationale, Macron vient de se prendre un méchant carton rouge avec l’affaire Benalla.

Depuis les révélations du Monde, tout s’enchaîne 

Le profil atypique de Benalla, son importance dans le dispositif Macron, ses privilèges. Puis viennent les auditions à l’Assemblée nationale du ministre de l’Intérieur, du Préfet de police de Paris, du directeur de la DOPC, qui se repassent tous la patate chaude en regardant chacun avec insistance en direction de l’Élysée. Le tout dans un silence assourdissant de Macron dont la communication, pourtant d’habitude tirée au cordeau, montre ici ses limites.

Car derrière le scandale qui écorne la prétendue « présidence exemplaire », le chef de l’État doit faire face à sa première crise politique.

D’ores et déjà, l’examen du projet de réforme constitutionnelle, si chère à Macron, a dû être reporté. Et nul doute que le renforcement de l’hyper-présidentialisation sera plus difficile à faire avaler après l’affaire Benalla. Le retour de la loi « Asile-Immigration » à l’Assemblée fin juillet risque également de faire désordre, tant le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ressort affai-bli de cette affaire. Et il sera difficile pour l’Élysée de le faire sauter comme fusible  sachant qu’il est au cœur du dispositif politique de la Macronie.

Nul ne sait, à l’heure actuelle, jusqu’où la crise ira, mais elle pourrait mettre un coup d’arrêt à l’ivresse du pouvoir dont jouit Macron depuis son élection.

Grand gagnant d’un concours de circonstances en 2017, il n’a, depuis, fait qu’engranger les victoires politiques en faisant passer, à marche forcée et sans embûches, mais pas sans résistances, chacun des axes de sa politique ultralibérale.

Au-delà du profil du personnage, l’attitude de Benalla le 1er mai et la bienveillance de sa hiérarchie traduisent aussi cette toute-puissance du pouvoir, et son culte du secret et de l’opacité, érigés en mode de gouvernance malgré les déclarations sur la « transparence ». Une toute-puissance favorisée et rendue possible par les institutions de la Ve République.

Nul doute que cet affaiblissement peut devenir un point d’appui pour les nombreux combats à mener à la rentrée. Face aux violences du gouvernement, qu’elles soient sociales ou physiques, il est grand temps de désarmer Macron !

Camille Jouve Mercredi 25 juillet

https://npa2009.org/

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22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

dialogue (npa)

syndicalisme-autrement

Dialogue social, l’overdose

Après les parades bleu-blanc-rouge du 14 Juillet et du « retour des Bleus », Macron recevait le mardi 17 juillet cinq organisations de salariéEs (CGT, CFDT, FO, CCFE-CGC et CFTC) et trois organisations patronales (MEDEF, CPME, U2P).

Cette rencontre avait été préparée par celle de ces « partenaires sociaux » le 11 juillet dans le cadre feutré du Conseil économique, social et environnemental (CESE), à huis clos, sans compte-rendu sur le déroulement de la réunion, avec le seul « premier » représentant des organisations, sans conseillerE, et avec le « dialogue social » comme unique objet.

Lors de cette rencontre préparatoire, les objectifs des responsables des confédérations syndicales de salariéEs paraissaient inégaux.

Pour Pascal Pavageau, le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière, « la bonne nouvelle, c’est qu’on s’est vu de notre propre chef ». Pour Laurent Berger, secrétaire fraîchement recon-duit de la CFDT, petit objectif aussi : « Nous sommes là et nous existons », lui qui déclarait récemment que « les syndicats sont mortels ».

L’un et l’autre souhaitaient peut-être marquer ainsi leur satisfaction d’être là, après des congrès confédéraux délicats, et surtout après plusieurs mois de lutte contre la liquidation du service public du transport ferroviaire, lors desquels leur stratégie a largement contribué à l’échec de la mobilisation. Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, l’enjeu est clairement ciblé : « Quand les représentants des patronats et des syndicats se rencontrent, c’est un bon signe pour aborder les sujets qui concernent le dialogue social et les sujets interprofessionnels. »

Le gouvernement à la manœuvre

Ayant anticipé la victoire des « Bleus » en finale de la Coupe du monde de football, Macron espère sans doute profiter de l’ambiance « bleu-blanc-rouge » pour embarquer les organi-sations syndicales dans une nouvelle phase, approfondie, de dialogue social, dans une nouvelle version de l’union sacrée.

À la sortie, Berger est satisfait, Martinez critique et Pavageau espère que la reprise du dialogue social évitera les radicalisations !

Et tous attendent avec impatience de nouveaux rendez-vous en septembre… Face à la volonté affichée et mise en œuvre, de mise à l’écart des « corps intermédiaires », les directions des trois principales organisations syndicales sont manifestement déstabilisées. Après des années d’échecs plus ou moins graves des mobilisations, leur légitimité et leurs moyens de fonctionne-ment issus du rapport de forces de l’après-guerre sont mis en cause.

Les effectifs de syndiquéEs et de militantEs sont à la baisse ou, au mieux, à la stagnation.

Leur légitimité, tant du point de vue du patronat que des gouvernements, en est affaiblie, et conforte la tentation de passer outre à ces interlocuteurs peu représentatifs.  Si le choix des directions de se plier aux règles du dialogue social est une évidence, les militantEs, certaines équipes syndicales, ne s’inscrivent pas systématiquement dans cette logique.

Certes, le poids du chômage, les multiples facettes de la fracturation de la classe ouvrière, du salariat, les échecs des mobilisations, notamment contre les fermetures de sites et les licencie-ments, ne laissent pas toujours le choix. La perte de savoir-faire militant et de « repères », la répression affaiblissent les capacités de riposte, mettent en difficultés les équipes syndicales face à un PSE ici, un accord de compétitivité là, un accord d’intéressement ou des négociations sur les comités sociaux et économiques ailleurs.

La résistance doit s’organiser

Dans le même temps, dans des secteurs traditionnellement moins structurés, des mobilisations se développent, gagnent. À La Poste, dans les hôpitaux, de longues mobilisations, obtiennent des victoires importantes. Les cheminotEs ont pendant des mois, malgré une stratégie inter-syndicale perdante, montré leur disponibilité pour faire reculer le pouvoir.

À EDF la lutte continue en période estivale. Et les Ford résistent…

C’est bien là que se situent les responsabilités des directions confédérales. À l’opposé d’une unité dans le dialogue social, c’est un refus de tout ce qui est ou paraît accointance ou accord avec le patronat ou le gouvernement qu’elles devraient affirmer.

Faire connaître, renforcer, coordonner les mobilisations est de la responsa-bilité des directions confédérales, fédérales, des unions départementales.

Dans les mois qui viennent, les attaques contre la Sécu, les systèmes de retraites, les chômeurEs vont se multiplier. Les désaccords au niveau des directions sont parfois très importants, voire irréductibles. Dans ces conditions, ce sont les intéresséEs qui doivent prendre la parole, construire les revendications, prendre les décisions. L’auto-organisation n’est pas un supplément d’âme mais une des conditions pour construire l’unité dans les mobilisations, pour renverser la tendance, pour gagner.

Ces questions, présentes dans les derniers congrès confédéraux de la CFDT ou de FO, feront partie des débats qui s’ouvriront dès la rentrée jusqu’au 52e congrès de la CGT au printemps prochain.

Robert Pelletier Vendredi 20 juillet

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21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

urgences (npa)

hopitla

Urgences : « Un désastre pur et simple »

La situation dans les urgences des hôpitaux ne cesse de se dégrader depuis une vingtaine d’années, Cet été, « la situation des urgences est totalement chaotique », comme l’affirme l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF). Quinze jours après le début des vacances, des services d’urgences sont déjà fermés par manque d’effectifs soignants, d’autres n’assurent plus leur service 24 heures sur 24, des milliers de lits sont fermés, et l’urgentiste Patrick Pelloux accuse le ministère « de planquer les chiffres ».

« Mise en danger de la vie d’autrui » 

175 médecins ont écrit au Premier ministre : « On est dans le désastre pur et simple, nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger, mise en danger de la population et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens […]. Les décès médiatisés survenus récemment ne sont pas des faits isolés, ils sont les signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers. »

L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France reconnait que 600 plages horaires de 24 heures manqueront d’un médecin durant les deux mois de vacances, tous établissements confondus. Le ministère fait discrètement appel à la réserve sanitaire, des professionnels de santé retraités volontaires censés intervenir seulement lors de situations sanitaires exceptionnelles (épidémies, catastrophes, attentats), mais reconnaît que « les ressources de la réserve sanitaire peuvent ne pas être en adéquation avec les besoins exprimés ».

Les réponses à la crise : affligeant !

Thomas Mesnier, médecin urgentiste et député LREM, a été chargé d’un rapport par le gouvernement afin d’apporter des propositions. Il propose d’impliquer les médecins et les autres professionnels de santé (infirmiers, kinés, pharmaciens) dans la prise en charge de soins non programmés et de mettre en place un « numéro de santé » unique, le 15.

Son analyse : « L’accès aux médecins généralistes est parfois difficile, et les urgences offrent l’accès aux soins pour tous, sans avance des frais, avec la possibilité de consulter des spé-cialistes. » Il n’envisage pas la gratuité des soins sans avances des frais mais « plus de péda-gogie à l’attention des patients pour expliquer comment bien utiliser le système de soins, et une réflexion sur une meilleure coordination en ambulatoire afin d’accueillir plus de patients ». Et il refuse de soumettre les médecins libéraux à la moindre obligation (gardes, installations…).

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le conforte : « Il faut que les citoyens soient raisonnables, qu’ils aillent aux urgences pour les vraies urgences vitales, et que dès qu’ils peuvent être pris en charge par un médecin généraliste, qu’ils fassent le choix d’aller le voir plutôt que d’arriver directement aux urgences. »

Le gouvernement est dans l’incapacité d’apporter des solutions car il refuse de reconnaître que la crise des urgences est le reflet de la crise des hôpitaux (fermetures de 100 000 lits en vingt ans), et de l’ensemble du système de soins rongé par des politiques de santé qui n’ont pour logique que la rentabilité et le profit.

S. Bernard  Vendredi 20 juillet 2018

https://npa2009.org/

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