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24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

L’URGENCE : CONSTRUIRE UNE MOBILISATION UNITAIRE CONTRE LA CASSE SOCIALE

Depuis l’élection de Macron, une vaste offensive a été lancée contre les droits sociaux, les libertés démocratiques. Le 12 septembre et le 21 nous étions des centaines de milliers dans la rue contre les ordonnances de démantèlement du Code du Travail, premier volet d’un ensemble devant s’attaquer, notamment, à la protection sociale et notamment aux retraites, à l’indemnisation du chômage, au statut et aux rémunérations des fonctionnaires, toutes mesures frappant les classes populaires et, au premier chef, les femmes et les jeunes.

Dans ce combat, le  NPA a proposé depuis mai dernier que se construise nationale- ment et dans les villes du pays, des cadres unitaires de mobilisation rassemblant syndicats, associations, partis, toutes et tous les militantEs ayant la volonté de mener ce combat.

Nous souhaitons qu’ils contribuent à construire une grève de masse contre le gouvernement. Ces cadres, dans diverses formes, nous avons, avec beaucoup d’autres, commencé à les construire et ils sont très actifs dans la réalisation des mobilisations depuis les élections.

Nous avons besoin de cette unité pour gagner.

Au début de l’été, Jean Luc Mélenchon a décidé d’organiser seul, au nom de la France insoumise, une Marche nationale à Paris le 23 septembre contre les ordonnances. Toute initiative de mobilisation contre les ordonnances et la politique de casse sociale de ce gouvernement doit aider pour construire ce front unitaire dont nous avons besoin.

Aussi, très rapidement, les porte-parole du NPA ont proposé à Jean Luc Mélenchon de construire ensemble un cadre unitaire national dans la durée, et y compris de faire du 23 septembre une manifestation unitaire, première étape d’une action commune contre les politiques d’austérité et d’atteinte aux droits démocratiques. Le PCF, et d’autres mouvements, ont fait des propositions allant dans le même sens.

Malheureusement, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ont refusé ces propositions, voulant maintenir le 23 septembre comme une initiative dirigée et organisée par la seule France Insoumise. C’est regrettable et cela fait apparaitre cette manifestation comme concurrente avec la grève du 21 auprès de nombreux secteurs.

Le NPA, Olivier Besancenot, Philippe Poutou et Christine Poupin ses portes paroles, ont été présents le 23 septembre sur un point fixe angle Boulevard Beaumarchais / Chemin Vert en solidarité avec les nombreux/ses manifestantEs dans les rue de Paris ce jour-là.

Pour réaffirmer que la réalisation de l’unité dans la mobilisation politique et sociale ne peut se faire que par la construction de cadres unitaires pour construire des grèves et des mobilisations de rues capables de bloquer l’économie pour faire céder le gouvernement.

C’est pour toutes les organisations engagées dans la lutte contre les attaques de Macron une nécessité incontournable.

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm.tv)

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

perpinyà (cup npa)

66

Avec la participation de:

Joan Giner
Diputat de Podem al Parlement Català i militant d’anticapitalites
Député de Podem/Podemos au parlement Catalan militant d’Anticapitalistes)

Quim Arrufat
Exdiputat i membre dels Secretariat Nacional de la CUP
Ex-député et membre du Bureau National de la CUP

Facebook

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

avortement (npa)

trast 1

trac t 2

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

riposter! (npa)

cgt macron-edouard-philippe

Face à Macron, : Riposter, faire converger, unifier

Avec les grèves du 12 et du 21 septembre, avec le début de la mobilisation des routiers, l’épreuve de force entre le gouvernement et le monde du travail a démarré.

Reste maintenant à savoir comment la gagner !

À l’heure où nous écrivons ces lignes, on ne connait pas encore l’ampleur de la grève du 21 septembre. On peut néanmoins craindre que la grève soit moins réussie que le 12 septem- bre, en raison d’une forme de « concurrence » avec la manifestation de La France insoumise le 23 septembre et de la grève dans la fonction publique du 10 octobre.

En effet, certainEs salariéEs auront peut-être préféré soit manifester un samedi pour éviter de dépenser un jour de grève soit, pour ce qui concerne les travailleurEs de la fonction publique, attendre leur journée spécifique. Ces deux dates soulignent à quel point la division d’un mouvement peut avoir des effets négatifs sur sa construction, et la nécessité d’un plan d’action unitaire pour construire un mouvement de grève massif contre le gouvernement.

Notre classe se met en mouvement

Mais l’heure n’est pas à se lamenter de la politique des directions syndicales ou de Mélenchon. Si leur objectif était de construire la grève générale, on en aurait entendu parler… Notre préoccupation consiste à voir les points d’appui pour construire la mobilisation et de tout faire pour les renforcer.

La principale nouvelle de la semaine, c’est l’annonce d’une grève reconductible des routiers appelée par la CGT et FO à partir du 25 septembre, tandis que la CFDT Route a démarré le mouvement ce lundi 18.

Dans cette branche qui compte 670 000 salariéEs, les conséquences des ordonnances seront particulièrement rapides et désastreuses. Le secrétaire du syndicat CFDT le précisait dans le Parisien le 17 septembre: «Concernant les règles du dialogue social dans les TPE-PME, qui représentent 80 % de entreprises du transport, on n’accepte pas que demain des accords soient décidés par référendum ou signés par un simple salarié non mandaté par un syndicat. (…) Enfin, nous demandons le retrait de la mesure permettant des ruptures conventionnelles collectives, qui va permettre de contourner l’encadrement des plans de sauvegarde de l’emploi.»

Ce secteur peut rapidement changer le climat social en bloquant les dépôts de carburant… mais pourrait aussi être tenté, surtout si la mobilisation interprofessionnelle n’est pas assez massive, et comme le sous-entend la CFDT, de négocier une victoire pour sa seule branche.

La seconde bonne nouvelle est l’entrée en mouvement d’une frange de la jeunesse. À Rouen, une assemblée générale a rassemblé 800 personnes environ, et près de 2 000 personnes ont manifesté devant la présidence de l’université face à la pénurie de moyens.

Enfin, on a pu constater le 12 septembre que si la grève n’a été forte que dans quelques secteurs (la SNCF, avec 20 % de grévistes, notamment), la manifestation a permis à des salariéEs de petites entreprises de se mobiliser, parfois pour la première fois. De plus, si cette manifestation a été l’occasion pour des secteurs très importants de FO de montrer que, contrairement à leur direction, ils se mobiliseraient, cette semaine c’est la fédération de la métallurgie CFDT qui a montré son opposition à l’orientation de sa direction confédérale.

Se battre pour gagner

En ayant ces données à l’esprit, on peut se prononcer sur les conditions à réunir pour non seulement lutter, mais aussi tenter de gagner. Nous serons de toutes les mobilisations qui participent à la construction du rapport de forces, mais nous réaffirmons que nous avons besoin d’un mouvement de grève de masse, avec des secteurs entiers en reconductible, pour faire céder un gouvernement et une présidence qui sont bien décidés à mener leur contre-révolution libérale.

À partir du 25 septembre, début de la grève des routiers, chaque secteur sera face à la question de pouvoir ou non rejoindre la grève pour bloquer le pays et de comment soutenir au mieux les franges qui le pourront.

Une telle mobilisation aura besoin de l’unité la plus large pour se réaliser : Danielle Simonnet, de La France insoumise, raillait à la fête de l’Humanité « la farandole de logos » mais, pour la plupart des travailleurEs, plus il y a de logos sur un appel à manifester, plus ils et elles se sentent la force de rejoindre le mouvement. Au niveau national comme dans les villes, nous travaillons donc à des réunions et à des actions unitaires pour construire une opposition large, unifiée et déterminée, à ce gouvernement.

Enfin, si nous nous opposons à « la loi travail et son monde », ce n’est pas parce que nous sommes satisfaits de la société actuelle, ou du Code du travail tel qu’il existe aujourd’hui. Au contraire, la mobilisation doit être aussi, pour nous, l’occasion de revendiquer le remplace- ment des emplois précaires par des emplois stables, des augmentations de salaires et l’inter- diction des licenciements.

Et d’affirmer que ce n’est pas un pseudo-Jupiter qui doit gouverner, mais celles et ceux qui produisent les richesses et qui sont les mieux à même de décider ce qui est bon, ou non, pour la société.

 NPA2009.org

Mercredi 20 septembre 2017 Antoine Larrache

http://www.anti-k.org/

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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

philippe poutou (npa) dans NPA

A quand le tou-te-s ensemble ? Contre le danger de la division, Philippe Poutou appelle à construire l’unité par en bas

Pour la suite du 21, Philippe Poutou appelle à construire l’unité et une mobilisation qui se donne les moyens de gagner. 

Salut à toutes et tous

Aujourd’hui, c’est la deuxième journée de mobilisation intersyndicale contre les ordonnances Macron et pour la défense de nos droits de salarié(e)s comme de l’ensemble des protections sociales.

L’idéal serait que cette journée soit plus forte que la première pour permettre l’amorce d’un véritable mouvement de contestation, un mouvement de grève qui vise à bloquer l’économie, pas juste marcher dans les rues.

On sait tous qu’une, deux ou trois journées de mobilisation, même réussies, cela ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.

L’enjeu est bien au-dessus, c’est celui de transformer le climat social, c’est que note camp social, celui des exploités et des opprimés, retrouve confiance dans ses forces, que nous osions protester, exprimer notre colère. Alors c’est clair qu’on a intérêt à réussir la journée, c’est important pour la suite, pour le moral donc pour notre détermination à continuer.

Mais on a un problème encore, avec les politiques des confédérations ou des fédérations syndicales ou encore des dirigeants de la gauche politique.

On assiste à un jeu lamentable et dangereux de l’éparpillement et de la division. Il y a évidem- ment les directions syndicales qui appellent à la mobilisation et celles qui n’y appellent pas, comme toujours le front syndical est fissuré dès le début.

En plus, il y a plusieurs journées d’action appelées séparément pour les fonctionnaires (10/10), pour les routiers (25/09), pour les retraités (fin septembre), pour les métallo (13/10), etc … La Cgt par exemple est capable d’appeler à plusieurs de ces journées sans lien les unes avec les autres.

Et puis côté politique, il y a l’incapacité ou le refus de construire unitairement.

Il y a bien sûr cette manifestation de la FI (avec Mélenchon), certes tout le monde est invité à y venir (c’est sympa) mais la volonté de construire ce rendez-vous, comme les autres après, de manière unitaire, collectivement, avec l’ensemble des forces politiques, syndicales, asso- ciatives, sociales qui sont disponibles. Résultat ça cafouille, ça se dispute et forcément ça nous fragilise.

La solution et l’espoir c’est que la colère pousse d’en bas, que la mobilisation surprenne par sa force et impose ainsi à l’unité par en bas si elle ne vient pas d’en haut, qu’elle pousse à ce que tout le monde s’entende.

On a besoin de cette force d’en bas pour réussir enfin à construire une mobilisation profonde qui change le rapport de force.

La colère existe vraiment, le ras le bol de la situation est réel parmi la population, donc il y a largement la possibilité de stopper le gouvernement et d’imposer à nouveau le progrès social. Ce serait dur de gâcher ça.

Philippe Poutou mercredi 20 septembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pot (npa 35)

NPA

npa 35

https://www.facebook.com/

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20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

fête de l’humanité (npa)

Philippe Poutou invité par Hk sur scène à la fête de l’Huma

Le PCF mobilise toujours mais pour quelle politique?

Les 15, 16 et 17 septembre c’était la fête de l’Humanité. Les médias se sont focalisés sur la bataille à distance entre la direction du PCF et Mélenchon. À distance, car pour la première fois depuis 2005 (année de la campagne contre le Traité constitutionnel européen), Mélenchon a fait le maximum de bruit, non pas dans la fête mais en la boycottant.

Jean-Luc Mélenchon a, en-effet, choisi de se rendre à La Réunion plutôt que de venir discuter avec des militantEs du PCF, qui se sentent d’autant plus de droits de lui demander des comptes qu’ils et elles ont largement contribué à ses campagnes électorales, présidentielle 2012, européenne 2014, et même, avec moins d’enthousiasme, présidentielle 2017. Son absence est donc ressentie comme un geste de mépris provocateur par des milliers de militantEs qui tenaient à montrer que, contrairement à ce dont rêve Mélenchon, il faut toujours compter avec le PCF.

Au-delà des déclarations fracassantes

De fait, l’organisation et la tenue de centaines de stands ne sont possibles que grâce à l’engagement de milliers de militantEs qui ont vendu des dizaines de milliers de billets, organisé des montées collectives, monté et animé les stands sur un plan festif et politique. Réunir dans ces conditions des centaines de milliers de personnes (550 000 selon le PCF), dont une part significative de jeunes, témoigne d’une importante vitalité…

Même si une partie du public de la fête de l’Huma vient davantage pour les concerts, c’est en sachant qu’il s’agit d’un cadre politique, et beaucoup prennent les tracts, voire s’arrêtent échanger avec des militantEs ou écouter un débat.

Derrière les déclarations plus ou moins fracassantes de Mélenchon, Corbières ou Laurent, la tension est d’autant plus forte qu’ils se battent pour une orientation qui diffère davantage sur les alliances à gauche que sur le fond : un antilibéralisme qui ne remet pas en cause le capitalisme qu’ils veulent « dépasser » en respectant les institutions et la propriété privée qui le protègent.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans les dizaines de débats organisés par le PCF, auxquels ont participé des représentants de la FI, d’Ensemble, des hamonistes ou même Boris Vallaud, le nouvel espoir de Hollande pour ressourcer le PS, le NPA n’a pas été invité, ni les camarades de Lutte Ouvrière, également présents. Ce n’est pas de notre côté que les direc- tions du PCF ou de la FI regardent, autrement que pour nous proposer de les rallier. Mais le débat politique pour eux, c’est non merci.

Préparer l’affrontement avec le gouvernement

Ce qui n’est pas le cas des milliers de personnes qui sont passées au stand du NPA. Certaines pour écouter les débats, que nous aurions voulu avoir également avec les autres forces politiques présentes, autour de l’actualité des leçons de la révolution russe, de la dénonciation des jeux Olympiques du fric, ou de la stratégie de construction de la mobilisation pour préparer l’affrontement avec le gouvernement sur le terrain social et politique.

D’autres, très nombreux également, ont tenu à exprimer chaleureusement la satis- faction que leur a procuré la campagne de Philippe Poutou, en lui recommandant de « ne rien lâcher ».

C’était aussi le message du chanteur HK qui a fait monter l’ex-candidat du NPA sur scène lors de son dernier morceau. Alors non, le NPA ne lâchera rien, et continuera de proposer des cadres ouverts de discussion et de mobilisation pour construire la nécessaire riposte unitaire à l’offensive de Macron.

Mercredi 20 septembre 2017 Cathy Billard

https://npa2009.org/

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20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une

Construisons un mouvement de masse contre Macron

La grève du 12 a été un succès, avec plusieurs centaines de milliers de personnes en manifes- tation. Le jeudi 21 s’inscrit dans une période de mobilisation très importante : les routiers ont commencé leur mobilisation pour bloquer l’économie, la fonction publique sera en grève le 10 octobre, la France Insoumise appelle à manifester samedi 23 et, dans les universités, la résis- tance commence à s’organiser. L’épreuve de force avec le gouvernement a donc commencé, même si aujourd’hui, la mobilisation n’est pas unifiée.

Des attaques sans précédent

Il faut dire que le gouvernement met le paquet : il entreprend de casser le CDI avec le « CDI de chantier » que les patrons peuvent interrompre quand ils veulent ; il permet aux entreprises de réduire les salaires et les jours de congés dans les entreprises ; il facilite les licenciements abusifs ; et réduit les droits des représentants du personnel. Il introduit la sélection dans les universités, souhaite casser le bac comme diplôme national. Il veut remettre en cause le statut de la fonction publique et des cheminotsE. Il réduit les libertés démocratiques. Bref, il en met plein la tête à toutes les catégories de salariéEs !

Combattre le gouvernement des patrons

Le gouvernement a prévu d’attaquer tout le monde à peu près dans la même période car il veut provoquer une confrontation, la gagner et ensuite avoir les mains libres pour dégrader encore nos conditions de vie et de travail.

Nous sommes toutes et tous concernés par cette mobilisation, nous que Macron appelle les « fainéants ». Il veut un monde où les salariéEs ne peuvent plus se défendre collectivement, où le chacun pour soi prend le dessus, où on accepte le sort inhumain fait aux migrantEs, où  la concurrence capitaliste  régit toutes les sphères de la société.

Nous voulons le retrait des ordonnances car nous avons besoin, au contraire, de réduire le temps de travail, d’augmentations de salaires, de l’interdiction des licenciements, de faire tourner les services publics en prenant l’argent là où il est : dans la poche des patrons !

Les profits du CAC 40 ont battu les records de l’année dernière, l’évasion fiscale continue, pourtant le gouvernement n’a pas d’argent ni pour les sinistrés d’Irma ni pour classes populaires en métropole.

Battons-nous pour gagner !

Toutes et tous, salariéEs du privé, fonctionnaires, routiers, jeunes… nous nous heurtons à la même politique, au même gouvernement. Le NPA sera présent dans toutes ces manifestations pour construire le mouvement et y proposer d’unir nos forces, de se réunir dans les entre- prises, dans les quartiers, pour construire un plan d’action, pour aller vers un mouvement de grève reconductible pour faire craquer ce gouvernement et obtenir le retrait des ordonnances. Le NPA s’adresse également aux autres forces politiques, syndicales, associatives, pour construire un grand mouvement unitaire contre le gouvernement.

Construire la mobilisation doit aussi, pour nous, constituer une prise d’élan pour mettre un coup d’arrêt au pouvoir de Macron, ce président qui, du haut de ses 16% de votes au premier tour de la présidentielle, veut décider à la place de millions de travailleurs/ses.

Lundi 18 septembre 2017

https://npa2009.org/

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19 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

flyer rose

PMA : Qu’attendre d’un gouvernement peuplé d’homophobes?

Mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, le gouvernement permettrait l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Depuis le 12 septembre, les membres du gouvernement à commencer par Schiappa elle-même, n’ont cessé de relativiser, voire de démentir cette annonce.

Que pouvons-nous réellement attendre du gouvernement Macron ?

La procréation médicalement assistée ouverte à toutes, c’était une des promesses du mandat Hollande. La promesse de campagne qui faisait un package avec le mariage pour touTEs. La PMA est ouverte à toutes les femmes (c’est-à-dire les femmes en couple mais aussi les femmes célibataires) dans plusieurs pays qui entourent la France : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne.

La longue attente 

C’est aussi pour les lesbiennes le moyen le plus efficace d’avoir un enfant puisque l’adoption est un parcours du combattant pour les couples homosexuels d’hommes comme de femmes. Mais c’est un moyen très coûteux : pour procéder à une PMA en Belgique pour un couple de femmes françaises, il faudra coûter au bas mot 10 000 euros.

Cette promesse a vite été jetée à la poubelle, ou plutôt reportée aux calendes grecques et à un avis du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il faut noter que la PMA est déjà ouverte en France aux couples hétérosexuels avec des problèmes de fertilité. Le CCNE, après quatre ans d’attente, s’est prononcée le 15 juin en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une des promesses d’Emmanuel Macron était donc l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et femmes seules… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Encore une histoire de cousins

Dans la logique des choses, Marlène Schiappa a annoncé cette ouverture pour 2018, dans le cadre de la révision de la loi de la bioéthique piloté par le CCNE (toujours), mais depuis c’est le rétropédalage de la part du gouvernement.

Le vernis gayfriendly ne suffit pas quand on nomme des ministres homophobes, et la polémique n’a cessé d’enfler. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a ainsi déclaré sur LCI dimanche 17 septembre qu’il craignait « que l’on se retrouve tous cousins ». Décidément cette histoire de cousins…

On rappelle à toute fin utile que le mariage entre cousins est une pratique courante de la noblesse, mais aussi de la bourgeoisie catholique (Christine Boutin en sait quelque chose). Et Collomb poursuit en déclarant que pour lui le problème c’est de « vaincre le chôma- ge », pas de s’attaquer à des problèmes « civilisationnels ». Il y a de quoi rire (jaune) quand on sait que le gouvernement est en train de tenter de détruire le Code du travail et de généraliser la précarité et la pauvreté. Depuis la ministre s’est rétractée : ce n’est pas la priorité du gouvernement. Peut-être en 2019…

Des enfants pour touTEs ou plus d’enfants du tout

À force, on commence à avoir l’habitude de se faire balader avec la PMA, mais aujourd’hui il nous faut constater que sur ce type d’agenda ce sont les réactionnaires qui réussissent à imposer le rapport de forces.

Il est temps que la peur change de camp, et donc de reprendre la rue massivement : demain dans la rue contre les ordonnances Macron, mais sans délaisser le combat pour la PMA et pour un vrai changement de société.

Mimosa Effe Mardi 19 septembre 2017

https://npa2009.org/

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