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19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

 Payez 0 euro d’impôt ? (2)

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LecteurEs de l’Anticapitaliste, vous n’êtes sans doute pas concernés…

Car si vous payez 0 euros d’impôt, c’est que vos revenus sont au plus bas. Et si vous en payez, vous pouvez faire baisser la somme en participant à la campagne financière du NPA, mais pas en investissant dans l’immobilier ! Mais malheureusement, vous êtes concernés, et pas seulement parce que cet impôt non perçu, ce sont des équipements publics en moins.

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Cela fait des années que des dispositifs de défiscalisation font construire là où c’est moins cher, plus rentable donc, mais où la demande de logements est la moins forte, voir ci-dessous. Au risque d’ailleurs pour le petit investisseur d’y perdre ses économies, puisque l’avantage fiscal est lié à la location du bien. Mais les promoteurs eux s’y retrouveront toujours.

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Les chiffres de la construction augmentent, mais le nombre de demandes insatisfaites aussi. Le dispositif Duflot n’a pas encore beaucoup de succès parce qu’il pose plus de conditions que les précédents systèmes. Ce que regrette par exemple le président de Bouygues Immobilier qui considère que « c’est pourtant le moteur de la production de logements en France ». C’est bien là le problème : continuer à soumettre la construction à la loi du marché. I.G.

http://npa2009.org/node/39611

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Construire maintenant l’affrontement contre le gouvernement et le patronat

Loi Florange, loi baudruche dans Hollandie 4125pooi

Mardi 10 septembre, plus de 300 000 salariéEs, retraitéEs, jeunes et privéEs d’emploi sont descendus dans la rue. Certains ont fait grève la journée, d’autres ont débrayé quelques heures pour manifester.
Beaucoup d’autres s’étaient simplement débrouillés pour être du nombre et montrer leur refus de cette nouvelle « réforme » des retraites… menée par un gouvernement soi-disant de gauche, et tellement dans la continuité de celles menées par les gouvernements de droite depuis 1993.

Dimanche dernier sur TF1, Hollande affichant son contentement… et sa politique au service du Medef et des riches, n’a pas eu un mot pour les travailleurs et les classes populaires, si ce n’est son bluff sur la croissance et la courbe du chômage. Une nouvelle fois, il donne raison à toutes celles et ceux qui n’attendent rien de lui. Le 10 septembre, qui a vu les plus grosses manifestations ouvrières depuis son élection, pourrait être une étape vers de nouvelles batailles pour stopper le rouleau compresseur des politiques d’austérité.

Hollande, « président des patrons » !
Le festival pro-patronal du tandem Hollande-Ayrault bat effectivement son plein. La réforme des retraites sera indolore pour les patrons puisque la hausse de leurs cotisations retraites sera compensée par une baisse à venir des cotisations famille. À l’inverse, les salariés débour- seront 2, 2 milliards d’euros par an en 2020, et les retraités, 2, 7 milliards.
Le projet de budget pour 2014, présenté mercredi 11 septembre, est une nouvelle preuve d’amour du gouvernement vis-à-vis des capitalistes. Sur les 15 milliards d’économies annoncés, 6 milliards le seront sur le dos des dépenses de l’assurance maladie et des régimes de retraite. Quant aux 9 autres milliards, ils seront pris sur les dépenses de l’État. Les suppressions de postes dans les services publics et les baisses des dotations des collectivités locales seront autant d’attaques supplémentaires contre les conditions de vie des classes populaires.
Quant aux hausses d’impôts, le gouvernement se livre à une grande opération d’enfumage pour masquer l’essentiel : les entreprises seront épargnées. La fin du gel du barème de l’impôt sur le revenu profitera d’abord aux hauts revenus et ne compensera pas la hausse de la TVA déjà programmée pour payer les 20 milliards de cadeau au patronat du crédit d’impôt compétitivité. Et d’autres prélè-vements pèseront sur les salariéEs. À défaut d’éradiquer les vraies niches fiscales, le gouvernement va, par exemple, supprimer les réductions d’impôt bénéficiant aux familles ayant des enfants dans le secondaire et le supérieur ! C’est la justice fiscale à la sauce hollandaise : moins 2 milliards pour les patrons, plus 5 milliards pour le reste de la population.
Ne pas laisser l’extrême droite récupérer la colère Hausses d’impôts, blocage des salaires, précarité, licenciements, chômage de masse, casse du code du travail, expulsions de logement… La liste des attaques contre le monde du travail ne cesse de s’allonger. Si nous ne faisons rien, non seulement nos conditions de vie et de travail vont continuer de se dégrader mais c’est l’extrême droite qui va en profiter pour mieux nous mettre au pas.
À l’occasion de l’université d’été du Front national à Marseille, Marine Le Pen a occupé l’espace médiatique tout le week- end. Un sondage l’a présentée comme la meilleure opposante à François Hollande, d’autres lui prédisent de gros succès lors des prochaines élections municipales de 2014. Du coup, du côté de l’UMP et du ramassis réactionnaire de la « Manif pour tous », on rivalise de déclarations d’amour vis-à-vis du FN. Toutes ces cliques de droite et d’extrême droite rêvent du pouvoir. Il y a danger !
Croire en nos propres forces Il est possible de prendre appui sur la journée du 10 septembre pour reprendre l’offensive sur le terrain des intérêts du monde du travail. La bataille qui commence pour imposer le retrait du projet de loi sur les retraites pose la question de l’af- frontement avec le gouvernement et avec le patronat. Sur la question des retraites peut se cristalliser, s’agglomérer le rejet de toute la politique antisociale subie par la population.
Dès maintenant, nous devons mettre en débat sur nos lieux de travail, dans nos organisations syndicales, dans les collectifs unitaires la perspective d’une grève prolongée, d’un mouvement d’ensemble, déterminé et capable de bloquer l’économie du pays pour faire reculer le gouvernement. Personne ne dit que ce sera facile. Mais ce qui est certain, c’est que c’est de la responsabilité de toutes celles et tous ceux qui sont résolument du côté des exploités de travailler à cela.

Marie-Hélène Duverger Mercredi 18 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Santé : un appel dans quel but ?

Santé : un appel dans quel but ? signature

Initié par le professeur Grimaldi, un appel « pour un débat public sur la santé » vient d’être lancé. Le NPA ne peut en être partie prenante. Pourquoi ? Outre de nombreux médecins, cet appel est signé par des personnalités de la gauche syndicale (FSU, Solidaires) et anti-libérale… mais aussi par un éventail très large de personnalités politiques, allant du député souverainiste Dupont-Aignan aux éluEs communistes, en passant par le député UMP Bernard Debré, les anciens ministres Hervé Gaymard (UMP) et Michel Rocard (PS), et le député vert Noël Mamère… On y trouve même le nom d’Édouard Couty : inspirateur du « pacte pour l’hôpital » de l’actuel gouvernement.
Cet appel a un mérite. Il rend plus visible dans le champ politique une question essentielle : la place prise dans les soins courants par les assurances complémentaires (assurances ou mutuelles), cela au détriment de la Sécurité sociale, et la transformation graduelle et dramatique que cela entraîne. Une part croissante de la population (salariéEs, chômeurEs, étudiantEs, retraitéEs…) ne peut plus accéder aux soins.
Faut-il pour autant signer ce texte, c’est-à-dire nous engager, avec ses signataires, sur les objectifs qu’il s’assigne ? Nous ne le pensons pas.
Cohérence ou confusion ? Il n’y a en effet aucune cohérence entre l’ampleur du mal dénoncé dans le texte et la proposition faite pour « arrêter cette dérive » : l’ouverture d’un « large débat citoyen, suivi d’un vote solennel de la représentation nationale ». La montagne accouche d’une souris ! Il n’est en effet pas question d’imposer un changement (même limité) de la politique santé, mais seulement un débat et un vote de « la représentation nationale ». L’issue de ce vote dans les conditions actuelles ne faisant, par ailleurs, aucun doute… Quant aux modalités du débat proposé, elles ne sont nullement précisées.
Le décalage entre l’enjeu politique, et l’objectif proposé, explique que, à peu de frais, un certain nombre des signataires puissent être aussi les initiateurs et les principaux responsables de la dérive dénoncée dans l’appel, tel Michel Rocard. Signer en leur compagnie cette demande de débat revient à demander d’éteindre l’incendie en compagnie des incendiaires, incendiaires qui n’ont pas renoncé à leurs projets. Cela ne peut que semer la confusion.
J.C. Delavigne Vendredi 13 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : défaite du pouvoir et des nazis

Grèce : défaite du pouvoir et des nazis  dans Antifascisme traction_11_legere_1939

Le procès qui a eu lieu les 4 et 5 septembre à Athènes relève de l’odieux : « Est-il possible que des nazis, qui se félicitent d’Auschwitz, puissent déposer une plainte contre les antifascistes et que l’affaire puisse arriver jusqu’au tribunal ? » (parole d’un témoin de la défense)…
Qui sont les deux accusés ciblés par ce procès ? Il s’agit de Konstantinos Moutzouris et de Savvas Michail. Au premier, ancien président de l’université polytechnique d’Athènes et ancien candidat de droite à la députation, on reproche de ne pas avoir fait interdire les émissions d’Indymedia depuis la fac… Le second, dirigeant du petit groupe trotskyste EEK, philosophe antifasciste connu, est mis en accusation pour un tract qui se conclut par « le peuple n’oublie pas, les fascistes, il les pend », mot d’ordre de masse de toute la gauche dans la période qui avait suivi la dictature.
Utiles au pouvoir Plus que le procès, la vraie question est de comprendre pourquoi l’Europe libérale et son rouage grec accorde ses faveurs à un groupe ouvertement nazi, raciste, antisémite, qui non seulement serait certainement interdit depuis longtemps en France mais dont bien des membres devraient être en prison.

La réponse coule de source : si le ministre grec de « l’Ordre public » parle bien de Chryssi Avgi (Aube dorée) comme d’un groupuscule extrémiste aux idées totalitaires, il laisse dans le même temps ces petites frappes agir et tenter de tuer en toute impunité (sans parler des scènes où l’on voit flics et nazillons côte à côte contre les antifascistes)… Dans la Grèce du mémorandum, l’existence de cette bande paraétatique est considérée comme utile, voire indispensable, à une partie de la bourgeoisie européenne.
Ainsi, les provocations meurtrières des nazis contre les immigréEs aident le gouvernement à intensifier sa politique raciste, invoquant « l’exaspération de groupes de citoyens ». Conséquence : de véritables camps de concentration existent désormais en Grèce, enfermant dans des conditions terribles des centaines d’immigréEs.
Voilà donc ce qui explique que la justice grecque ait accepté les plaintes déposées en 2009 par des membres de ce groupe nazi, dont un député marchand d’armes et d’insignes nazis, et une inculpée de violences à coups de couteau (dont le procès a curieusement été repoussé huit fois) !
Ils reculent sous la mobilisation Les deux accusés ont finalement été innocentés à 100 %, le pouvoir risquant trop gros des conséquences d’une condamnation. Mais ce résultat doit surtout être apprécié dans le cadre d’une mobilisation antinazie qui s’intensifie. Ce procès a donné lieu à une campagne de solidarité en Grèce et à l’étranger. Le NPA a par exemple apporté son soutien aux deux accusés par un communiqué. De plus, la mobilisation au tribunal était imposante, et pas l’ombre d’un de ces nazillons n’y a été vue.
Il s’agit donc d’une grosse défaite des nazis, une défaite venant après une première humiliation fin juillet. Sous la pression de la mobilisation antifasciste, le gouvernement avait dû interdire au dernier moment leur rassemblement international à Kalamata (dans le sud du pays). Et le lendemain, plus de 3 000 antinazis de tout âge avaient encerclé le siège local de Aube dorée, d’où n’osaient plus sortir la dizaine de nazillons enfermés. Et ces derniers temps, des interventions de la population ont mis en fuite ces criminels, lors d’attaques contre des immigréEs ou contre des militantEs de gauche.
Les nazis sont une menace d’autant plus forte qu’ils sont un élément du pouvoir pour faire passer la politique de la troïka. Mais à partir du moment où une mobilisation unitaire et résolue s’engage, le rapport de forces sur le terrain peut être largement en faveur du mouvement social ! D’Athènes, A. Sartzekis Jeudi 12 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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09 août 2013 ~ 0 Commentaire

Notre dame des landes : un succès populaire et militant !

Notre dame des landes : un succès populaire et militant ! dans Ecologie & climat notre.dame_.des_.landes

La propagande médiatique et gouvernementale n’y changera rien.

Le rassemblement des 3 et 4 Août derniers à Notre-Dame-des-Landes est un succès au plan de la mobilisation contre l’Ayraultport. Loin des ridicules 4000 participantEs annoncés par la préfecture et les médias, ce sont près de 40 000 personnes qui se sont retrouvées pour dire leur opposition au projet d’aéroport. Et loin des divisions annoncées, c’est par ailleurs l’ensemble du mouvement, qu’il soit syndical, politique associatif ou autonome qui a démontré son unité d’action dans le cadre de ce rassemblement. Par-delà les fantasmes médiatiques, les échanges formels et informels avec les différentes composantes du mouvement ont placé ce weekend sous le signe de la solidarité. Ce sont par ailleurs des centaines de militant-e-s bénévoles, signe de l’ampleur de la mobilisation locale, qui ont travaillé depuis plusieurs mois à l’organisation de ce rassemblement.

Un rassemblement populaire, festif et politique, qui en plein cœur de l’été marque la détermination de toutes celles et ceux qui veulent en finir avec la vision capitaliste qu’incarne ce projet.

Au cours de la cinquantaine de débats qui se sont tenus durant le weekend, tous bondés, les participant-e-s ont pu échanger sur l’emploi, l’agri-culture, la répression, la concurrence entre les territoires, le partenariat public-privé, l’énergie, la démocratie. Autant de débats qui bien au-delà du projet pose fondamentalement la question d’un changement de société. Les militantEs du NPA y auront pris toute leur place. De toute la France des militantEs sont venus partager l’expérience de leur combat sur d’autres grands projets inutiles. Et parce qu’elle pourrait être la première victoire populaire contre le gouvernement Ayrault, la combat de Notre-Dame-des-Landes inspire désormais d’autres luttes, comme celle du Morvan ou l’occupation, à travers la construction d’une zone à défendre (ZAD), tient une place essentielle dans la mobilisation contre une scierie industrielle.

La jeunesse ne s’y trompe pas. Si elle a été particulièrement présente ce week-end, c’est aussi parce que Notre-Dame-des-Landes repré- sente un espace de liberté, d’autonomie et d’autogestion vis à vis du pouvoir. En ce sens la lutte de Notre-Dame-des-Landes est déjà une victoire. Ce rassemblement marque encore une étape dans la construction du rapport de force contre Vinci, le gouvernement et le patronat local : nous ne lâcherons rien ! Jeudi 8 août 2013

http://npa2009.org/node/38464

 

 

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01 août 2013 ~ 0 Commentaire

Mal logés, locataires, salariés, épargnants, alerte : Livret A en danger! (Dal)

Mal logés, locataires, salariés, épargnants, alerte : Livret A en danger! (Dal) humor_manpees_kingkongtakestruck_taxpayerbankers_468x326

Le 19 juillet, le Gouvernement a annoncé la cession aux banques sans contrepartie de 30 milliard d’euros issus du Livret A, en lieu et place de leur centralisation par la Caisse des dépôts et Consignations (CDC).

Or cette centralisation par la CDC, banque de l’État, garantit l’épargne et permet de faire des prêts pour réaliser les logements sociaux. Une rallonge supplémentaire de 20 milliards est déjà annoncée à la condition, ont ils dit, que “ les banques financent les PMI-PME”. Or le finan-cement des PMI PME fait partie depuis toujours du métier des banques. Cette condition n’en est donc pas une, et revient à satisfaire la reven-dication initiale des banquiers qui réclamaient 50 milliards d’euros.

Plutôt que de financer les besoins de l’économie réelle génératrice d’emplois, le Livret A  viendrait donc au secours des banques impliquées jusqu’au cou dans la spéculation, activité dont on connaît l’issue désastreuse.

Le risque est élevé car “l’évaporation” de dizaines de milliards  peut survenir en un clin d’œil, comme on l’a vu avec la Société générale, DEXIA et d’autres scandales financiers dans le monde. Le Livret A  a survécu à toutes les crises financières depuis 150 ans et était jusqu’alors inté- gralement garanti, ce n’est plus le cas aujourd’hui : près de 30% du livret A sera bientôt aux mains des banques, et elles détiennent déjà 100% du LDD. Par contre le doublement du plafond du Livret A après une hausse de 50% n’est plus du tout à l’ordre du jour, ni la réhabilitation ther- mique de 1 million de logements, tandis que la réalisation de 150 000 logements sociaux en l’état des efforts publics ne paraît pas réalisable avant plusieurs années. Il s’agissait pourtant de trois promesses Présidentielles, les deux dernières dépendant de la première.

Ce détournement massif de l’épargne populaire et réglementée prolonge la loi Lagarde qui en 2009 a permis aux banques de conserver 35% de l’épargne populaire (Livret A + LDD) sans contrepartie. L’opposition était en 2008  contre cette réforme et affirmait qu’elle serait catastrophique pour le logement social.

Aujourd’hui l’épargne populaire représente 364 milliards d’Euros, dont 265 proviennent du Livret A et 99 du LDD. 120 milliards d’euros sont détenues par les banques, bientôt 150 milliards, et à terme selon le projet gouvernemental 170 milliards d’euros, c’est à dire près de la moitié des dépôts,; Cela représente  2 fois le déficit budgétaire et 50% du budget de l’État en 2013. Les 4 plus grandes banques françaises détiennent  en actifs l’équivalent de 3 fois le PIB de la France , soit 6240  milliards d’euros. Est il bien nécessaire de leur faire un tel cadeau, connaissant l’usage qu’elles en feront ? En effet, cette annonce vient quelques jours après  l’adoption de la loi de réforme bancaire qui a vu l’abandon d’une autre promesse “présidentielle”, la séparation effective des banques d’affaires et des banques de détail.

Dès lors, les patrons des banques françaises, pour poursuivre les activités sur les marchés financiers à risques, exigent des liquidités plus conséquentes  (normes de Bâle 3). Avec l’appui du très libéral gouverneur de la Banque de France et la complicité de l’agence  Standard and Poor’s menaçant de réduire la note des banques, le Gouvernement a cédé.  Ils n’ont que faire de la production de logements sociaux, ou du financement de l’intérêt général. Nous attendons la réaction de la commission de surveillance de la CDC, garante de la protection de l’épargne populaire, qui n’a fait aucune déclaration à ce jour, comme beaucoup d’autres institutions.

Les mal logés, les locataires HLM, les bailleurs sociaux, les associations du logement et de l’hébergement  ont donc tout lieu aujourd’hui de s’alarmer de ce détournement historique de l’épargne populaire, car il fragilise l’outil et menace en conséquence  le financement vertueux du logement social (les locataires remboursent les prêts issus du Livret A grâce aux loyers règlementés …) Les épargnants  aussi, et ils sont 60 millions, d’autant que la baisse du taux d’intérêt du Livret A vient tout à fait opportunément baisser le coût pour les banques de ce “giga fric frac de l’été ” , et que l’impact sur la construction de HLM, dont le niveau de production l’an dernier a été le plus bas depuis 10 ans, sera marginal.

C’est pourquoi nous demandons : 

- Le rapatriement intégral de l’épargne populaire vers la  CDC, afin de  financer les  logements sociaux, les réhabilitations thermiques promises,  et l’investissement dans des activités économiques créatrices d’emploi 

- Le renforcement de la protection de l’épargne populaire et règlementée, pour éviter que ce type de décision prise dans les secrets des cabinets, non démocratique, irrespectueux de la population,  dangereuse pour le logement social,  et l’économie en général ne puisse se reproduire …

Nous appelons à  la mise en place d’une campagne de défense du Livret A, et d’initiatives à la rentrée. 

Premiers signataires :

ATTAC, Bagagérue, CAL, CGT conf, CNAFAL, CNL, COPERNIC, CSF, DAL, Union Syndicale Solidaire,  …

PLATE FORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX :    http://contrelelogementcher.org/  :

Logement : CSF, DAL, CNL, ACDL, CGL , AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf 

Syndicats :  CGT,  FSU, Sud Santé Sociaux, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale Psychiatrique, 

Solidarité : AITEC,  ATTAC,  AC !,  Advocacy, CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP … 

Posted on juillet 31, 2013 by Fédération DAL

http://droitaulogement.org/mal-loges-locataires-salaries-epargnants-alerte-livret-a-en-danger/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mal-loges-locataires-salaries-epargnants-alerte-livret-a-en-danger

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23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les propos intolérables de G. Bourdouleix (Npa 49)

Bourdouleix, le Procureur saisi pour apologie de crime contre l’Humanité (OF) dans Antifascisme capture-decran-2012-03-11-a-15.06.30-300x278

Une fois encore les dérapages verbaux du maire de Cholet et président du CNIP (vieux parti de droite extrême aujourd’hui affilié à l’UDI) défraient la chronique.
Une fois encore, sa cible est les gens du voyage. Début octobre déjà, il avait démagogiquement mis en avant sa personne pour essayer d’empêcher l’installation d’une mission évangélique sur l’aire de grand passage du Puy-Saint-Bonnet. Hier soir, l’élu a rejoué le même numéro de cirque populiste en bordure de Cholet, alors que l’aire de grand passage est fermée pour travaux autoroutiers et que le schéma dépar-temental d’accueil des gens du voyage n’est plus respecté. Pire, à l’issue d’un altercation avec des gens du voyage, il aurait – selon le journal Le Courrier de l’Ouest – proféré la phrase « Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Ce matin, le maire de Cholet a choisi de nier et d’attaquer en justice le journal angevin pour « diffamation, atteinte à l’honneur et atteinte à l’image ». A la suite de quoi, Le Courrier de l’Ouest a mis en ligne l’enregistrement des propos supposés du maire. Pour le NPA 49, l’action de G. Bourdouleix participe depuis longtemps d’un climat détestable marqué par l’intolérance, le racisme et la mise en avant de boucs émissaires. C’est néanmoins un nouveau seuil des plus significatif et des plus honteux dans la longue liste de provocations réactionnaires du maire de Cholet qui viendrait d’être franchi. Car la phrase abjecte incriminée ne peut en rien être excusée par un coup de colère, surtout de la part d’un responsable politique. A sa manière, elle banalise les effroyables meurtres de masse commis par les bourreaux nazis et les justifie.

Le NPA 49 exige en conséquence la démission immédiate du maire de Cholet.

Communiqué du NPA 49 Mardi 23 juillet 2013

Bourdouleix, le Procureur saisi pour apologie de crime contre l’Humanité (OF)

Le préfet du Maine-et-Loire, à la demande du ministre de l’Intérieur, va saisir le procureur de la République pour apologie de crime contre l’Humanité après les propos polémiques du député-maire (UDI) de Cholet, Gilles Bourdouleix, sur les gens du voyage, a annoncé la préfecture lundi soir dans un communiqué.

« La Justice appréciera les suites pénales à réserver à ces propos », ajoute le communiqué. M. Bourdouleix a provoqué de vives réactions lundi après la publication par Le Courrier de l’Ouest de ses propos sur les tziganes, l’élu disant qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ». «Rien ne peut justifier, ni excuser qu’un élu de la République ose une telle référence à la pire barbarie du XXe siècle», affirme la préfecture dans son communiqué. En diffusant lundi à la mi-journée un enregistrement sur son site Internet, le journal a confirmé que M. Bourdouleix a bien tenu ces propos, alors qu’il se trouvait dans le campement. On y entend le député-maire lancer dans un brouhaha « la loi, elle s’applique ». Puis, un peu moins fort, alors que, selon le journal, les gens du voyage à qui il s’adressait avaient tourné les talons, il ajoute: « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez. »

Politique mardi 23 juillet 2013 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bourdouleix.-Le-Procureur-saisi-pour-apologie-de-crime-contre-l-Humanite_55257-2214435_actu.Htm

Commentaire: Le problème de l’extrême droite, ce n’est pas sa violence verbale qui se répand aussi dans les partis « propres sur eux », c’est la violence physique, qui s’exerce contre les femmes, les étrangers, les homosexuels, les militants, jusqu’au meurtre, et avec la participation d’une police, bien gangrenée. Voir les tweet et  facebook de policiers, à visage écouvert, sans complexes! Et sans risque de punitions!

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Contre les « Capital Invaders »

Contre les « Capital Invaders » req

Suez, Veolia, Vinci se payent nos villes. Eau, transports, chauffage, stationnement, ordures, et si on ajoute Bouygues ou Nexity pour le logement, pas un domaine de nos vies ne leur échappe (1). Le marché de l’eau est en difficulté, de plus en plus de villes décidant de passer en régie publique, et la troisième sœur du marché de l’eau, la Saur, est menacée de disparaître. Il leur faut donc se déployer sur tout ce qui peut rapporter sous-sous et pépètes dans nos villes et ne pas laisser de place à plus petits. On ne préfère pas petits ou gros voleurs, mais la lutte est plus difficile contre des géants qui sont partout et s’entendent pour se partager le boulot : quand l’un a l’eau d’une ville, il laisse ses déchets à l’autre…
À Gennevilliers, 40 000 habitants dans la banlieue nord-ouest de Paris, le Front de gauche vient de choisir un nouveau délégataire pour le chauffage urbain. Trois candidats au départ, mais au final une seule offre, GdF-Suez-Cofély (une autre branche de GdF, GRTgaz vient d’installer un grand centre d’ingénierie dans cette même ville : hasard ou retour d’ascenseur ?). Parmi tous leurs arguments pour continuer à vendre au privé ce service public, ça serait parait-il trop compliqué aux plans technique et commercial pour être géré dans le périmètre d’une commune…
Mobiliser la population ? Mais pourquoi n’ont-ils pas cherché un regroupement intercommunal pour le chauffage urbain et l’eau chaude ? Et ce qui amène un autre « étonnement » : un tel groupement existe pour l’eau. Et là, les mêmes FdG défendent le retour en régie publique face à la droite qui avance l’argument de complexité technique. Mais ils ont une drôle de façon de défendre ce retour en régie : la convention avec Suez-Lyonnaise s’achève en juin 2015, mais à ­Gennevilliers et à Nanterre, ils ont « oublié » d’alerter et mobiliser la population que la réunion du syndicat des eaux décidant de la reconduction avait lieu en fait maintenant en mai 2013. Mais ils nous rassurent : en 2014, des villes vont passer à gauche et ils auront la majorité pour décider le passage en régie…
Ce que ça change d’avoir unE éluE anticapitaliste ? On peut réussir à bloquer une délégation de service public (comme à Chambéry), on a accès à plus d’infos et plus facilement, et on peut diffuser ces infos. Ce n’est pas la révolution d’amener des membres de la majorité municipale de Gennevilliers, dont ceux du PS, à ne pas voter la DSP du chauffage, mais cela ouvre des brèches dans le découragement général du « tous les mêmes, il n’y a rien à faire »…
Isabelle Guichard (conseillère municipale de Gennevilliers)
1. Il reste des secteurs qui leur échappent comme la santé et l’éducation : dormez tranquilles, les Pim Pam Poum sont là. Le partenariat public privé (vanté par Hollande) permet de faire construire écoles et hôpitaux par Bouygues and co qui les louent ensuite aux collectivités. Coûts triplés et quant à la qualité, voir l’exemple de l’hôpital d’Évry…

http://npa2009.org/node/38048

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08 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

In-Vinci-ble ? Pas si sûr…

In-Vinci-ble ? Pas si sûr... groupe
À Chambéry comme dans la quasi-totalité des villes, la municipalité a rendu payant le stationnement en centre-ville.

Loin de diminuer la place de la voiture dans la ville, cette mesure vise à maximiser les rotations de véhicules, afin de permettre au plus grand nombre possible d’automobilistes de venir faire des achats de courte durée dans les commerces du centre-ville. Imposé aux élus par les lobbies commerciaux, le stationnement payant relève ainsi d’une politique anti-écologique et antisociale, qui contribue à réserver aux plus riches l’accès au centre-ville. De plus, les municipalités délèguent souvent la gestion du stationnement payant à des groupes privés. À Cham- béry, la municipalité PS-PCF-EELV avait ainsi concédé au groupe Vinci la gestion des parcmètres et des trois parkings souterrains du centre-ville. Lors de la campagne municipale de 2008, nous avions dénoncé cette situation, en demandant à la fois la suppression du stationnement payant et la rupture des contrats qui liaient la ville à Vinci.
Une campagne populaire Après notre élection, nous avons pu avoir accès à ces contrats et à la comptabilité. Nous avons ainsi pu constater que Vinci n’avait pris aucun risque ni fait le moindre investissement, puisque la construction des parkings, les travaux de matéria-lisation des places sur la voirie ou encore le paiement de la brigade de stationnement étaient entièrement à la charge de la ville. Nous avons aussi pu démontrer que Vinci empochait plus de la moitié des 2, 2 millions d’euros annuels que rapportait l’exploitation des parcmètres et des parkings, alors que ses charges (les salaires de 6 employés et l’entretien des ouvrages de stationnement) ne dépassaient pas 400 000 euros par an.
Nous avons fait connaître cette situation, en utilisant les outils dont peut bénéficier un élu : tribune dans le magazine muni- cipal, conférences de presse, etc. Nous avons aussi mené une campagne militante dans la ville, en particulier en décorant tous les horodateurs avec des autocollants qui rappelaient à la population que leurs petites pièces tombaient dans les poches des actionnaires de Vinci. Cette  campagne a eu un grand écho auprès de la population : à notre grande surprise, les profits de Vinci sont devenus un sujet courant des conver- sations à Chambéry. Le coup de grâce est venu de la chambre régionale des comptes qui, dans un de ses rapports, a dénoncé les profits de Vinci en reprenant mot pour mot notre argumentation. À l’approche des élections, la municipalité a cédé : les parcmètres et les parkings du centre-ville sont désormais gérés par une régie municipale qui a dû reprendre les 6 salariés de Vinci. Cette victoire nous a apporté de la crédibilité et a aussi contribué à démontrer au milieu militant l’utilité de disposer à Chambéry d’une opposition de gauche à la municipalité PS-PC-EELV.
Laurent Ripart (conseiller municipal de Chambéry)
http ://chamberycentpourcentagauche.fr

http://npa2009.org/node/38048

 

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre (Le Point)

Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre (Le Point) opensourcecommunism Le logiciel libre c’est le communisme! (Bill gates) , Peillon ne se laissera pas faire!

Vincent Peillon a anesthésié un amendement en faveur des formats ouverts dans le projet de loi pour la refondation de l’école. L’industrie du logiciel jubile.

Décidément, les promesses du Parti socialiste en matière de politique numérique ont du plomb dans l’aile. Après avoir confirmé la poursuite des missions de l’Hadopi, le gendarme du piratage en France, le gouvernement a dévitalisé samedi un amendement phare du projet de loi sur la refondation de l’école, qui devait garantir au logiciel libre une place de choix dans les appels d’offre. L’industrie du logiciel, Microsoft en tête, ne peut que jubiler. Le texte, qui avait pourtant été rédigé par le gouvernement, promettait d’utiliser « en priorité des logiciels libres et des formats ouverts de documents ». Il avait été adopté par le Sénat en première lecture, ainsi que par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Il était donc installé sur les rails, jusqu’au revirement du gouvernement la semaine dernière. Selon la nouvelle formulation, les projets tiennent « compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe ». La nuance est plus qu’importante : au lieu de donner la priorité aux solutions ouvertes, Matignon promet seulement de « tenir compte » de l’offre existante. Un désastre pour les entreprises de l’écosystème du logiciel libre en France, qui avaient placé beaucoup d’espoirs de développement dans ce projet de loi. Si les logiciels sont souvent gratuits, leur déploiement et leur maintien en état de fonctionnement sont générateurs, eux, d’une activité de services, en plein boom dans de nombreux pays mais pas (encore) en France.

Peillon évoque des « difficultés juridiques »

L’industrie du logiciel propriétaire, menée par ses syndicats Syntec et Afdel, a semble-t-il réussi à effrayer le gouvernement socialiste, en appelant au « respect de la neutralité technologique » pour le premier, et en dénonçant « une déstabilisation de la filière logicielle » pour le second. Le ministre de l’Édu-cation nationale Vincent Peillon se justifie dans l’exposé des motifs en invoquant les « difficultés juridiques » qu’aurait posées une telle mise en avant du libre et des formats ouverts. Une fausse excuse, puisque l’État a tout à fait le droit de fixer un cahier des charges pour les prestations qu’il demande. Il peut exiger du logiciel libre plutôt qu’un service fermé dont il ne maîtrise que très peu l’évolution. « Le logiciel libre est l’incarnation informatique de notre devise républicaine, Liberté, Égalité, Fraternité », explique dans un communiqué Frédéric Couchet, délégué général de l’April, l’association de promotion du logiciel libre. « Nous appelons les députés (qui examinent actuellement le texte, NDLR) à rejeter l’amendement présenté par Vincent Peillon », ajoute-t-il. Pas sûr que le sujet passionne les députés, pourtant équipés en partie de logiciels libres.

Par Guerric Poncet

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/education-le-gouvernement-lache-le-logiciel-libre-03-06-2013-1675889_506.php

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