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12 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Plounéour-Ménez. (OF)

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Appel à mobilisation

Contre la fermeture d’une classe au collège

Nous avons appris avec consternation la fermeture d’une classe de 4e à la rentrée prochaine, indique le collectif des enseignants du collège des monts d’Arrée.

L’inspection académique fonde cette décision sur une prévision d’effectifs erronée à notre sens. L’inspection prévoit 57 élèves en 4e l’an prochain, alors que nous comptons actuellement 65 élèves en 5e. De plus, nous avons réalisé un sondage auprès des familles et a minima, ce seront 62 élèves qui seront inscrits en 4e, donc 31 élèves par classe, ce qui est pédagogiquement inacceptable ! 

Le collectif a rédigé une motion jointe au compte rendu du dernier conseil d’administration, dénonçant  non seulement cette logique comptable mais également les prévisions erronées des effectifs. Cette motion n’est que le premier acte de notre mobilisation .

Un rassemblement, le 19 mars

Un appel à la grève est lancé jeudi 19 mars et un rassemblement devant le collège est prévu le même jour à partir de 8 h 30.  Un rassemblement de soutien auquel seront présents les professeurs mais aussi les parents d’élèves et, nous l’espérons, les élus de la commune et du territoire , poursuit le collectif.

L’association de parents d’élèves (APE) organise, quant à elle, à 20 h, salle Angela-Duval, à Pleyber-Christ, une réunion publique ouverte à tous  afin de décider collectivement des actions à mener .

 12/03/2026 
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24 février 2026 ~ 0 Commentaire

Bezen Perrot (Wikipedia, BCD, Ar Falz)

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Bezen Perrot

Le Bezen Perrot (littéralement « formation Perrot » en breton), également appelé en allemand Der bretonische Waffenverband der SS (ou Die bretonische SS) est une unité paramilitaire nationaliste bretonne faisant partie du Sicherheitsdienst.

Cette unité fut active en Bretagne durant la Seconde Guerre mondiale. Le Bezen Perrot prend la suite du Lu Brezon (en breton armée bretonne), qui succède elle-même au Kadervenn des organisations nationalistes bretonnes.

Le nom de l’unité est un hommage à Jean-Marie Perrot, ( curé réactionnaire nationaliste breton, envoyé par Vichy en « exil » à Scrignac, en « zone rouge » donc, où il fut tué par la résistance. Les uns lui reprochaient son activisme envers le massacre des officiers polonais par Staline à Katyn, d’autres la dénonciation de jeunes réfractaires au STO (travail en Allemagne). En allemand, le Bezen Perrot était appelé Der bretonische Waffenverband et surnommé Die bretonische SS mais ces noms n’étaient semble-t-il pas officiels pour les Allemands.

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Contexte

En 1936, Célestin Lainé crée le Kadervenn qui comprend alors une douzaine de membres. Dans l’esprit de Lainé, c’est l’embryon de ce qu’il espère être la future armée bretonne d’une Bretagne indépendante. En 1938, les effectifs ont doublé. En 1938, le Kadervenn se dote d’un service de renseignement, le « Service Spécial ». C’est lui qui récupère les armes du Gwalarn en 1939 lors du débarquement d’armes de Plestin. C’est une unité paramilitaire conçue sur le modèle de l’IRA, comprenant une douzaine de membres environ engagés dans des manœuvres militaires. Cette organisation instruit les nouvelles recrues et participe à des manœuvres dans les monts d’Arrée en 1937 puis dans les landes de Lanvaux en 1938.

En 1943, hostile à la politique temporisatrice du PNB de Raymond Delaporte, Célestin Lainé constitue une bande paramilitaire composée de séparatistes en uniforme allemand, prête à combattre non seulement les Français, mais tous les ennemis du Reich. Quelques jeunes garçons du Bagadou Stourm (milice du PNB) s’enrôlent spontanément dans les rangs du Bezen Kadoudal en demeurant persuadés qu’ils étaient en accord avec leur chef, Yann Goulet (Un certain nombre d’autres membres rejoignent la Résistance, en créant notamment le groupe Liberté ou Timoléon dans la région de Saint-Nazaire).

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Cette unité n’est pas reconnue par Raymond Delaporte, qui déclare que « cette armée bretonne » ne pouvait avoir aucune réalité légale étant donné qu’elle n’était composée que de volontaires sans uniforme national et directement engagés dans les forces allemandes.

Le Bezen Perrot est issu d’une évolution du Bagadoù stourm de Yann Goulet. Les membres du Bezen Perrot se sentent honorés et ne cachent pas leur satisfaction d’appartenir à cette unité.

Bezen Perrot

Le Bezen Perrot est mise en place en décembre 1943. A la fin de l’année 1943, les autorités allemandes ne voient plus d’un mauvais œil l’existence d’une formation paramilitaire bretonne et armée, et espèrent pouvoir s’appuyer sur l’expérience d’éléments connaissant bien la région pour contrer les activités de résistance. Le S.D (Sicherheitsdienst) exige cependant de Lainé que cette formation porte un uniforme allemand et agisse sous les ordres du S.D. Du côté de Lainé, les membres de cette milice sont considérés comme les soldats du Lu Brezon[.

Célestin Lainé, qui avait pourtant connaissance du mépris de l’abbé Perrot à l’égard du Lu Brezon, décide de rebaptiser son unité la formation Perrot, ou Bezen Perrot en 1944, en hommage à ce dernier, assassiné en 1943.

Actions contre la Résistance

En 1944, le groupe est installé à Rennes, caserne du Colombier, et participe à des actions contre les maquis et les résistants de Bretagne[. Ces volontaires, encadrés par Ange Péresse et Léon Jasson, portent l’uniforme vert-de-gris avec le calot à tête de mort, et les liserés verts propres au SD, même si tout d’abord les hommes doivent se partager les uniformes disponibles qui ne sont pas assez nombreux.

Des membres du Bezen Perrot se sont affrontés aux maquisards à Guer (contre les résistants cachés dans le manoir de Saint-Gurval). L’école publique d’Uzel fut l’un de leurs centres de torture.

Le 7 février 1944, des feld-gendarmes, épaulés de membres du Bezen Perrot (dont Ange Péresse, originaire de Bubry) et du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon (dont Joseph Le Ruyet, originaire de Bubry) arrêtent 17 résistants à Baud, Bubry, Camors et Quistinic ; parmi eux Robert Pourchasse qui travaillait au secrétariat de la mairie de Bubry. L’unité participe à une rafle le 9 avril 1944 à Callac.

Le 16 mai 1944, le Bezen Perrot participe à une rafle à Maël-Pestivien. Une vingtaine d’hommes sont raflés, dont le maire. Le 3 juin 1944, un combat oppose sur la route allant de Callac à Carhaix des résistants et des miliciens de la Bezen Perrot ; ce combat fait un mort parmi les miliciens. En représailles, Mlle Leniet, domiciliée à Hennebont, suspectée d’ être un agent de liaison, fut abattue par les miliciens.

Le 18 juin 1944, l’unité participe à une attaque contre le camp de résistants de Saint-Marcel à Guémené-sur-Scorff où étaient stationnés un peu plus de deux mille FFI encadrés par deux cents SAS.

Selon Françoise Morvan, un groupe du Bezen Perrot dirigé par Michel Chevillotte s’installe en Basse-Bretagne du 26 juin au 7 juillet 1944 à Maël-Carhaix, épaulant un régiment d’infanterie allemand. À partir de là, les membres de ce groupe effectuèrent deux rafles, l’une à Callac le 27 juin, l’autre à Trébrivan le 29 juin et brûlèrent six fermes suspectées d’abriter des résistants à Scrignac et dans les environs. Ce groupe quitta Maël-Carhaix pour Bourbriac le 7 juillet 1944 et participa le 11 juillet à la rafle de Saint-Nicolas-du-Pélem[.

Du 7 au 11 juillet 1944, Bezen Perrot organisent participe à une rafle à Saint-Nicolas-du-Pélem (appelée la rafle du 11 juillet) et aux alentours :

La fuite

Les principaux promoteurs de l’alliance avec les nazis n’avaient pas attendu la chute finale de l’Allemagne hitlérienne pour prendre la fuite. Dès juin 1944, certains s’étaient enfuis en Allemagne (ce fut le cas de Fred Moyse qui réussit à se faire naturaliser allemand et qui s’installa plus tard à Francfort).

Philippe Aziz écrira « Pendant toute la journée du 1er août, Célestin Lainé lance ses lieutenants Ange Péresse et Léon Jasson à la recherche des « gours » (« hommes » nom breton) du Bezen afin que ceux-ci rejoignent la rue Lesage, centre de rassemblement. Il se rend à deux reprises rue Jules Ferry, au siège de la Gestapo, pour mettre au point avec Pulmer les modalités du repli et organiser les convois et les itinéraires. Le 1er août au soir, un premier contingent de trente membres du Bezen, mêlé à un groupe d’employés de la Gestapo, prend la route. Le 2 août, le reste de la troupe suit. Il y a, outre les autres gours du Bezen, l’imprimeur de L’Heure bretonne; Marcel Guieysse, sa femme et leur fille Denise, Mme Peresse et ses enfants; Roparz Hemon, fondateur de l’Institut celtique de Bretagne; Jos Youenou, beau-frère de François Debeauvais ; Françoise Rozec-Andouard, alias Meavenn…) ».

Le 3 août 1944, le e corps d’armée américain entre à Rennes que la Wehrmacht avait évacué plusieurs jours avant. À l’étape de Paris, les désertions se multiplient : certains (comme celui qu’on surnomme « Tintin la Mitraille ») rejoignent les FTP, d’autres les FFI (Le Bihan…) et quelques-uns enfilent discrètement des vêtements civils. Arrivé à Strasbourg, les effectifs du Bezen ne comptent plus que trente-trois hommes.

Durant la fuite vers l’Allemagne, des membres du Bezen Perrot (Xavier Théophile, André Geoffroy, Michel Chevillotte) se signalent à Creney-près-Troyes par l’exécution sommaire de 49 résistants sortis de leur geôle le 22 août 1944.

Christian-Joseph Guyonvarc’h est condamné à 10 ans de travaux forcés mais bénéficie de circonstances atténuantes lors du procès en raison de sa coopération avec les services de police et est libéré en février 1946.

Célestin Lainé disparaît au cours de la retraite du Bezen Perrot en Allemagne, se cachant à Marbourg avant de se réfugier en Irlande].

Une demi-douzaine de membres de l’unité sont jugés et condamnés à mort. Parmi les membres exécutés se trouve Guy Vissault de Coëtlogon. Il est condamné le 6 avril 1945 et fusillé le 24 avril 1945 au fort de Montrouge.

Effectifs

Les effectifs varient pendant la guerre. Georges Cadiou estime en 2001 leur nombre à 66 personnes entre fin jusqu’en juillet 1944, chiffre confirmé par Kristian Hamon en 2004. Cependant, ce dernier n’exclut pas que l’effectif probable pourrait s’approcher des 80 individus 

Instruction

Les autorités allemandes laissent cartes blanches aux officiers du Bezen Perrot concernant l’instruction militaire. Ainsi, les miliciens bénéficient d’enseignements en mathématique, de celtologie, de langues (bretonne et allemande), d’histoire bretonne, etc., sous la direction d’Ange Peresse.

Missions

Les membres du Bezen Perrot n’agissent pas comme une unité indépendante, contrairement au souhait de Lainé, mais sont souvent intégrés au sein de commandos composés d’Allemands, de membres de la Légion Vlassov ou bien encore de francs-gardes de la Milice française.

Les membres agissent toujours sous le contrôle strict du SD.

Durant les six premier mois de son existence, les membres de la formation Perrot participent à des opérations de police menées contres les résistants et à des rafles en Bretagne, plus rarement à des opérations militaires contre les maquis[7]. À partir de mai 1944, des groupes du Bezen sont intégrés aux Sonderkommandos du SD, chargés du renseignement auprès des unités militaires engagées dans la répression des maquis.

Emblème

Le Bezen Perrot adopte dès sa formation le drapeau blanc à croix noire des combattants bretons du quinzième siècle (que l’on voit parfois dans les manifs Blog)

En 1948, Roparz Hemon rend hommage aux membres du Bezen Perrot fusillés à la Libération.

Wikipedia

Lire aussi:

SD

Bezen Perrot (BCD)

Bezen Perrot (NHU)

Le Bezen Perrot à Rennes (Wiki Rennes)

L’histoire de la milice nationaliste bretonne du Bezen Perrot (OF)

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07 février 2026 ~ 0 Commentaire

Éliane RONËL (Maitron)

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Éliane RONËL

Née le 21 février 1921 à Quimper (Finistère), morte le 17 mai 2002 à Quimper ; militante du Parti ouvrier internationaliste (POI, troskyste) et adhérente au Centre laïque des mouvements de jeunesse ; arrêtée en octobre 1943 et déportée à Ravensbrück en avril 1944. Transférée en Suède par la Croix-Rouge en avril 1945, s’éloigne du Parti Communiste Internationaliste en 1948 ; membre du comité Bosnie (Quimper) en 1992, d’Amnesty International, de Médecins sans frontières et membre de l’Association des déportées et internées résistantes (ADIR).

Éliane Ronël naquit dans une famille quimpéroise socialiste et libre-penseuse. Le père, Louis, est contrôleur des contributions, la mère, Marie-Annick Carnot, tenait une boutique de modiste, rue du Chapeau-Rouge, dans le centre de Quimper. La sœur d’Éliane, Marcelle, avait épousé en juillet 1940 Jean-François Hamon*, un instituteur, qui était au Parti communiste depuis 1934. En août 1939, elle adhèra au mouvement des auberges de jeunesse du Finistère.

Le CLAJ, centre laïque des auberges de jeunesse, créé en 1933, a pris un essor considérable : en 1939, il était fort de 30 000 adhérents, et gèra 450 auberges ou relais. Elle voyaga cet été-là en Allemagne qu’elle découvrit à vélo. Elle revint avec une aversion définitive du régime hitlérien. Après le pacte germano-soviétique, elle assiste à un meeting à Concarneau, où le maire Pierre Guéguin venait de rompre avec le parti communiste et resserrait ses liens avec Marc Bourhis, trotskiste.

Les troupes allemandes entrèrent dans Quimper le 20 juin 1940. Éliane Ronël confiera plus tard avoir collé de sa propre initiative des papillons antifascistes dans les rues de Quimper, grâce à une petite presse, offerte par son grand-père Louis Ronël, un ancien ouvrier typographe. Dans le monde des Ajistes, Éliane Ronël avait fait la connaissance des brestois André Calvez*, Gérard Trévien* et Marguerite Métayer*, qui militent dans les rangs trotskistes, autour du journal clandestin La Vérité, un petit journal ronéoté puis imprimé, organe communiste-révolutionnaire des comités français de la IVe Internationale et éditaient une feuille, La Bretagne Rouge.

La boutique, rue du Chapeau-Rouge, et l’appartement, rue Pen-Ar-Steir, allaient devenir la plaque tournante du mouvement trotskiste en Finistère. Sous le couvert de réunions des membres des auberges de jeunesse, les militants pouvaient se rencontrer. Yvan Craipeau* et Fred Zeller*, anciens responsables des Jeunesses socialistes révolutionnaires, Jean-René Chauvin*, de la direction du nouveau parti ouvrier internationaliste (POI) passeront par Quimper en 1942 et 1943. Éliane Ronël dit être aller souvent à Paris afin de chercher du matériel (journal, tracts) et des consignes. Son métier de modiste servit à camoufler ses allers-venues régulières entre Quimper et Paris.

Les auberges de jeunesse servaient également de lieux de formation et de rencontres. En 1942 le centre laïque des auberges de jeunesse fut interdit. La ligue française des auberges de jeunesse, tolérée un moment se saborda le 7 octobre 1943. L’occupant restreignit les activités de plein air, les partis collaborationnistes essayant de relancer un CLAJ, porteur de leur idéologie.

Dans la zone sous contrôle de l’État français fut créé une association, « Les Auberges françaises de la jeunesse » qui contrôle l’ensemble du réseau et régie les adhésions, une association vassale réunissant « les meilleurs des usagers » est appelée les « camarades de la Route » (CDR), qui pourra gérer les relais et refuges et animer les auberges. Les militants de gauche vont investir cette association, et refuser racisme et antisémitisme, sur des bases de mixité et de laïcité.

A Uriage puis à Mollans-sur-Ouvèze (Drôme), s’organisent des centres de formation. À l’été 1942, Éliane Ronël a assisté à un stage à Mollans organisé un moniteur de cette école des cadres, Henri-Roger (Henri Kunstlinger*), dit Henric, le secrétaire général des CDR, et Marc Paillet*.

À la mi-septembre 1942, «Je revenais […] d’un stage organisé par les camarades de la route en zone sud, à Mollans près d’Orange. L’organisation et l’animation de ce stage étaient menées par des camarades du parti, principalement Henric et Marc Paillet avec lesquelles j’ai eu des discussions politiques […]. Henric était chargé de la formation politique pour notre groupe au cours des matinées de notre stage. » Eliane Ronël.

Elle entra dans l’organisation clandestine des comités français de la IVe Internationale, bientôt POI (parti ouvrier internationaliste). Le même mois, elle alla à Paris pour récupérer du matériel de propagande pour les militants finistériens. Elle cite un hôtel, rue Lhomond dans le quartier latin (Paris, 5e arrondissement) dont une chambre était le lieu de rendez-vous. C’est là, malgré les règles de cloisonnement, qu’elle rencontre Henri Berthomé, à la mi-septembre 1942. Henri, venu de Nantes chercher du matériel, la croisa. Ils se retrouveront six mois plus tard, quand Henri vint trouver un refuge à Quimper.

Le 19 octobre 1942, à l’occasion du départ forcé d’ouvriers de l’arsenal de Brest vers l’Allemagne, le groupe brestois distribua 700 exemplaires d’un tract appelant à manifester contre cette action. Déjà la fraternisation avec les soldats allemands et le refus de travailler contre l’URSS, apparaissent comme thème central. Cet appel à résister n’implique pas le fait de refuser de partir en Allemagne. Le bulletin intérieur du parti puis le journal La Vérité (n°39 – 15 décembre 1942) reproduisent ce tract.

L’importance du relais quimpérois fut montré par la venue de Jean-René Chauvin*, qui séjourna chez les parents Berthomé pendant les fêtes de fin d’année 1942. En mars 1943, c’est le repli de la cellule nantaise : Robert Cruau*, les deux frères Berthomé, Georges et Henri, et deux autres personnes. Ils furent hébergés chez les parents d’Éliane. Certains étaient des réfractaires à la toute nouvelle loi sur le service du travail obligatoire. Tous ont besoin de faux papiers pour leurs activités clandestines. C’est à ce moment que prit forme définitivement la structure du POI en Bretagne.

Les réunions importantes se passent à Quimper. Le magasin de mode devint le lieu de distribution du matériel et l’appartement celui des réunions dominicales de la région Bretagne du POI.

La confiance apportée au travail de structuration d’Éliane Ronël se concrétisa par la venue d’Yvan Craipeau*, personnage clé du parti, les 15 et 16 août 1943 à Daoulas. Une vingtaine de militants participaient à cette réunion (voir Henri Berthomé). Le 5 octobre 1943, se tint chez Éliane une réunion décisive, qui réorganisa le travail et renforça la sécurité.

Marcel Baufrère*, envoyé par la direction du POI pour prendre en charge la région Bretagne, et sa compagne, Odette, chargée de transporter du matériel en provenance de Paris, Marguerite Métayer, participèrent à la réunion qui dégagea trois axes : le travail allemand (fraternisation avec les antifascistes), la restructuration du parti dans la région, le travail dans le mouvement des auberges de jeunesse. Il est aussi décidé d’étendre à Quimper le « travail allemand ».
Parallèlement le groupe a entamé une campagne de renseignements concernant la forteresse de Brest, et particulièrement la base sous-marine. Ces renseignements furent transmis à Londres, sans doute par le canal du réseau Confrérie-Notre-Dame.

Le 7 octobre 1943 en matinée, un soldat allemand, se recommandant de Ned (André Calvès) et de Max (Robert Cruau*), se présentèrent au magasin, rue du Chapeau-Rouge. Il demanda quelques exemplaires de journaux et des tracts rédigés en allemand. Fred Ropars, un normalien, vient également chercher du matériel. L’après-midi, deux policiers allemands se présentèrent, demandèrent où se trouvaient les tracts et les journaux puis fouillèrent le magasin : ils trouvèrent des documents du POI.

Éliane Ronël est aussitôt transférée à la prison Saint-Charles de Quimper. À Brest, le même jour, la rafle cueillit six militants. Robert Cruau avaitété abattu la veille. Le responsable régional, membre du comité central, Marcel Baufrère fut arrêté. A Paris David Rousset*, Marcel Hic*, Roland Filiâtre*, et plusieurs membres du POI furent arrêtés.
Le 11 octobre, Éliane Ronël fut transférée à la prison Jacques-Cartier à Rennes, interrogée et battue.

Le 20, Henri Berthomé fut arrêté à Nantes. Éliane peut transmettre quelques mots à ses parents : « Mon état d’esprit aussi est le même que lorsque je vous ai quitté. Mes idées sont confirmées une fois de plus ici. Les journées sont trop courtes et passent avec une telle rapidité ! Mais chaque jour qui passe nous rapproche du beau temps, de ces journées lumineuses aux longues soirées. « Ô grand soir, plein d’espoir. » (Lettre du 2 décembre 1943).

En mars 1944, elle fut transférée à la prison de Romainville. Elle quitta Paris le 18 avril 1944 dans un convoi de 416 femmes. Elle réussit à transmettre un message : «transmettre S.V.P. à : Madame Ronël 5 rue du Chapeau Rouge (Finistère) Quimper ) : «Mes parents chéris, le voyage continue. Nous sommes en ce moment à Vitry-le-François. Je crois cette fois que nous allons directement sur l’Allemagne. Peut-être à Sarrebruck. Si vous ne recevez pas de mes nouvelles adressez-vous à la Croix rouge. Nous sommes environ 430 femmes. Le long du trajet j’agite l’extrémité de mon foulard de laine… et les gens répondent […. Je suis en pleine forme. D’ailleurs vous savez que je m’adapte à toutes les situations. Je serai donc bien partout. Je vous assure que c’est amusant et que c’est une occasion unique pour étudier tous les milieux

Les messages (2) qu’elle écrit ont été récupérés sur la voie de chemin de fer et transmis à la famille comme l’expliquera Marcelle Hamon à sa sœur en août 1945. Le 22 avril 1944, elle arrive à Ravensbrück, numéro matricule 35461, puis au Kommando de Watenstedt, dépendant de Neuengamme, dans la banlieue de Hambourg. Complexe industriel spécialisé dans la fabrication d’obus : dans les notes rédigées par Éliane Ronël, il est dit : «Dans les camps. Solidarité. Résistance. Essayer de travailler le plus lentement possible aux machines, quelques tours supplémentaires aux obus, contrôle : laisser passer des obus qui ne correspondent pas à la norme. »

Elle fut transférée en Suède par la Croix Rouge lors de la libération du camp, le 23 avril 1945. Elle revint à Quimper deux mois plus tard. Membre du Parti communiste internationaliste (PCI), elle se présenta aux élections législatives du 2 juin et en novembre 1946 sur la liste du Parti communiste internationaliste (PCI), dirigée par Alain Le Dem*.

Son combat est d’abord méconnu, puis pour avoir une existence en tant que déportée résistante, elle est affiliée au réseau de renseignement CND-Castille. Le 26 juillet 1947, elle épousa Henri Berthomé. Leur parcours politique fut désormais commun. Après le congrès de 1948 qui écarta les membres du Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR), elle se détacha du PCI et suivit l’aventure de ses amis Craipeau et Chauvin, dans la création d’un parti authentiquement de gauche, qui déboucha en 1960 sur la création du Parti socialiste unifié.

Elle lutta pour les droits à l’autodétermination des peuples, Indochine, Algérie… La lutte pour les droits de l’homme se fait au travers d’associations (Amnesty, MSF) dont la dernière sera le comité Bosnie de Quimper, créé en 1992 et dont elle prit la présidence au décès de son époux en 1999. Lors de l’élection présidentielle de mai 2002, Éliane Berthomé relaie l’appel de la Fédération nationale des déportés, internés et patriotes (FNDIRP) de faire barrage au candidat d’extrême droite. Elle accepta d’être la présidente d’honneur du comité de soutien à Daniel Le Bigot, candidat des Verts aux législatives de juin.

Malade et se déplaçant très difficilement, elle se rendit le 16 mai 2002 à l’invitation de Germaine Tillion et d’Anise Postel-Vinay, dans le Morbihan. « Éliane se rassasia littéralement de beauté et d’amitié » dira Anise Postel-Vinay. avec Henri, « ils avaient été selon son expression « amoureux de vivre à en mourir ». (Voix et Visages n° 281- 2002). Elle décéda le lendemain 17 mai.

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18 janvier 2026 ~ 0 Commentaire

Iran (OF, le Tél)

guide

Des milliers de personnes en soutien au mouvement de protestation en Iran

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 17 janvier à Paris, Lyon, Nantes et Rennes pour afficher leur solidarité avec le mouvement qui a défié le pouvoir en Iran, et visé par une répression qui a fait des milliers de morts.

Plusieurs manifestations se tenaient en France, samedi 17 janvier 2026, pour protester contre la répression en Iran, réunissant plusieurs milliers de personnes. À Paris, la foule réunie à l’appel de collectifs de réfugiés, d’organisations féministes, d’associations de défense des droits humains, de syndicats et de partis de gauche, a notamment scandé « Femme, vie, liberté » – slogan emblématique de la contestation de 2022 – et « Mort à Khamenei » en farsi.

Elle a ensuite défilé le Panthéon et la place d’Italie. « On entend passer le message aux Iraniens que malgré la chape de plomb, de balles et de silence, on sait ce qu’il se passe et qu’ils ne sont pas seuls. Il est clair qu’après des milliers de morts, le mouvement est marqué par la peur. Mais quand on regarde tout ce qui s’est passé, il est clair que ça recommencera », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) la sénatrice socialiste Laurence Rossignol.

D’autres rassemblements étaient organisés à Lyon, Nantes, Rennes, mais aussi Caen. « On est là dans une volonté de liberté, de faire entendre la voix du peuple, aujourd’hui réprimée par la terreur. Un gouvernement qui tire sur son peuple n’est pas légitime. Même si on pense différemment, on est tous là pour que le régime dégage », explique Zahra Bodin, franco iranienne, dans le cortège rennais.

Environ 150 personnes se sont réunies à Rennes, pour réclamer le départ des mollahs, ils étaient environ 300 à Nantes.

Vague de contestation

L’Iran a été secoué durant près de trois semaines par une vague de manifestations déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, avant de prendre de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979. Les autorités ont alors coupé les communications par internet, une décision visant à cacher « la brutalité » de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.

« Le peuple iranien est descendu courageusement dans la rue et le régime a fait des massacres », lâche un des manifestants parisiens, Nasser Razi. Comme beaucoup, cet Iranien d’une cinquantaine d’années affiche toutefois confiance et détermination. « Ce régime ne tombera pas en un ou deux jours. C’est un processus qui a déjà commencé », estime-t-il en référence notamment aux précédentes contestations de 2019 et 2022.

Malgré « la répression, la torture, la peur, les exécutions à venir », Galia elle aussi assure : « Il y a un espoir. À chaque fois, je me dis “cette fois, c’est la bonne”, que ce sera la liberté pour le peuple. Si cette fois c’est pas la bonne, ça arrivera », affirme cette femme de 36 ans, arrivée d’Iran à l’âge de 19 ans.

L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, fait état d’au moins 3 428 personnes tuées durant les manifestations, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5 000 morts, voire 20 000, selon IHR, la coupure d’internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias. La chaîne d’opposition Iran International, opérant depuis l’étranger, affirme pour sa part qu’au moins 12 000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.

17/01/2026

https://www.ouest-france.fr

image iran

« Ne pas agir, c’est devenir complice » : à Brest, une centaine de personnes en soutien au peuple iranien (Le Tél)

À l’appel de l’association brestoise Azadi, une centaine de personnes se sont réunies, ce samedi soir, place de la Liberté. Un cri du cœur pour dénoncer la répression en Iran et briser « le silence international ».

Lecture de poème, chants, discours… Une heure durant, les manifestants ont tenté de briser l’isolement des manifestants de Téhéran.

Il est 18 h 30, ce samedi 17 janvier 2026, quand un « Bella Ciao » poignant, en version iranienne, sort d’une enceinte positionnée au pied de l’hôtel de ville. Malgré la fraîcheur de cette soirée de janvier, l’émotion est palpable. À l’invitation de Golina Shahrokhinejad, présidente de l’association Azadi (qui signifie « Liberté »), des Iraniens de Brest et des citoyens solidaires se sont rassemblés pour former un cercle de résistance symbolique.

Derrière les panneaux « Iran libre », « Dictature qui tue », les visages de la petite centaine de personnes présentes sont graves. Pour les organisateurs, l’urgence est de rappeler que loin des projecteurs médiatiques, la répression de la République islamique ne faiblit pas. « Il y a eu plus de morts civils en quatre jours en Iran que durant quatre ans en Ukraine », tonne la voix au micro. « Ne pas agir, c‘est devenir complice », dénonce le collectif, en fustigeant l’inertie de la communauté internationale.

. 17 janvier 2026

https://www.letelegramme.fr/

Commentaire:

Nous étions venus à une manif pour le peuple iraniens, certains voulaient surtout montrer leur soutien à leur candidat, Le ci-devant  Reza Pahlavi. Ce monsieur est l’héritier d’un régime aussi sanguinaire que celui des mollahs, celui du Shah son père et de sa sinistre police « SAVAK« .

 

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14 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Belgique (LO)

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Une grève générale en trompe-l’œil

Après que plus de 100 000 personnes ont manifesté à Bruxelles le 14 octobre, la FGTB, le syndicat socialiste de Belgique, annonçait que « dans la foulée de cette manifestation historique […], les syndicats passent à la vitesse supérieure. »

Une grève nationale interprofessionnelle était annoncée en conclusion de quatre journées d’action, devant monter en puissance jusqu’au 26 novembre.

Malgré l’apparente combativité, le front commun syndical montrait clairement les limites de ses ambitions : « Ces trois jours de grève sont un appel au Premier ministre De Wever et à l’ensemble du gouvernement [fédéral] pour qu’ils mettent fin au démantèlement social. » De Wever a répondu à cet appel en accouchant, le matin même du premier jour de grève, du budget d’austérité en gestation difficile depuis de nombreux mois. Il mettait à mal l’espoir des militants qui pensaient faire tomber le gouvernement pour y ramener le PS, espoir lancé par la direction de la FGTB wallonne.

Mercredi 26 novembre, le communiqué de la FGTB annonçait que « dans toutes les régions du pays, les piquets se sont multipliés dès les premières heures du jour dans tous les secteurs d’activité économique. Et ce, après une grève des transports publics, des services publics et des écoles lundi et mardi. Drapeaux et banderoles rouges, verts [CSC], bleus [CGSLB] ont occupé les ronds-points ainsi que l’entrée des zones industrielles et commerciales, des hôpitaux, des établissements de soins et autres organisations du secteur non marchand. Le front commun syndical est soudé et le reste. Renforcé par trois jours d’une mobilisation exemplaire ! Et par l’annonce d’un accord budgétaire fédéral qui pèsera, une fois de plus, uniquement sur les épaules des travailleurs et travailleuses. »

Les militants syndicaux se sont en effet fortement mobilisés, les grévistes se sont comptés sans doute en centaines de milliers… mais ils n’ont pas pu mesurer leur force. Aucune manifestation générale, aucun rassemblement autre que sectoriel et local, n’a été organisé. Les directions syndicales ne tenaient visiblement pas à ce que les travailleurs puissent se voir nombreux et prendre confiance en leur action.

« Au terme de trois jours de grève consécutifs contre les politiques du gouvernement Arizona [selon le surnom de l’actuelle coalition au pouvoir], les syndicats ont réussi leur pari et sont pleinement satisfaits de la mobilisation », a continué la FGTB. Les dirigeants sont donc satisfaits… mais, contrairement aux illusions qu’ils ont semées, rien n’est réglé, le gouvernement n’a pas reculé !

Un jeune dirigeant syndicaliste de la FGTB avait en effet affirmé, à propos de ces trois jours de grève : « C’est un plan qui fait partie des plus ambitieux parmi ceux que l’intersyndicale peut proposer. » Il est aujourd’hui évident que, pour faire reculer patrons et gouvernement, ce n’est pas sur les manœuvres des directions syndicales que les travailleurs pourront compter.

Claude Thiéram  10/12/2025 

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11 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

François Ruffin (OF)

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Union de la gauche en 2027 : « Les choses vont s’accélérer en janvier », assure

L’ex-Insoumis François Ruffin, député de la Somme, a fondé Debout ! en juin dernier. Son nouveau mouvement abordera les municipales « petit à petit, avec modestie ». En attendant la présidentielle, où la gauche – hors France Insoumise – devra s’entendre pour présenter un candidat unique.

François Ruffin, député de première circonscription de la Somme, siège aujourd’hui au sein du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée. L’ex-Insoumis a lancé un nouveau mouvement politique – Debout ! – fin juin. Il participera « avec modestie » aux municipales de 2026, en soutenant des maires qui partagent ses valeurs, et pousse pour la tenue d’une primaire afin de désigner un candidat commun de la gauche, hors LFI, à la présidentielle de 2027. Avec toujours l’ambition d’être celui qui sera choisi.

Vous serez à Rezé, près de Nantes, ce jeudi 11 décembre. En campagne pour les municipales ?

Je viens y présenter La République des Communes, un guide des bonnes initiatives municipales, qui met 80 villes à l’honneur, dont Rezé. Ma conviction, c’est qu’on ne changera pas les choses par le haut, depuis l’Élysée, l’Assemblée ou les ministères, en plaquant un programme pondu depuis Paris. Mais on ne les changera pas non plus uniquement par le bas, en partant des entreprises, des associations ou des communes. Il faut les deux : que le politique national s’appuie sur les expériences locales, qu’il les « nationalise », les « généralise », qu’il aide le pays à accoucher de ce qu’il y a de mieux dans son ventre.

Quelle initiative mettez-vous en avant pour Rezé ?

Agnès Bourgeais, la maire, a pris à bras-le-corps la question de la sécurité dès le début de son mandat, en ouvrant une maison de la prévention et de la tranquillité, avec un lieu d’accueil pour les victimes.

C’est plutôt un sujet pour la droite ça, non ?

Non, pas du tout. Depuis toujours, je le dis : ce sont les nôtres qui sont touchés par l’insécurité, les parents et les enfants des quartiers populaires. Dans les beaux quartiers, on se met à l’abri, on a des digicodes à l’entrée.

Debout ! – le mouvement que vous avez lancé en juin – présentera des candidats aux municipales ?

On a déjà quelques maires, dont Agnès Bourgeais, qui sont très proches de nous. Nous apportons notre soutien à tous les partisans d’une gauche la plus unie possible, dont Johanna Rolland à Nantes. Nos militants sont, bien souvent, des nouveaux, des « primo-militants », jamais élus. Je les encourage à intégrer des listes partout où ils peuvent être utiles aux gens, aux territoires, en se faisant aimer, plutôt que détester, comme conseiller municipal, comme adjoint. Petit à petit, avec modestie.

Pourquoi avez-vous voté contre le budget de la Sécurité sociale, mardi, à l’Assemblée ?

J’ai écouté mon camarade Sébastien Peytavie, premier député en fauteuil roulant, qui a passé ses deux mois d’été à l’hôpital : le 15 qui ne répond plus, l’attente dans les couloirs, 38° dans les chambres, 250 € par mois de dépassement d’honoraires… Durant la crise Covid, Emmanuel Macron avait promis de relever l’hôpital, pilier de l’État social, et au contraire ils ont encore supprimé des lits par milliers, plus vite que jamais. Doit-on se contenter d’un budget qui dégrade juste encore un peu ça ? Ou exiger que ça progresse, même d’un petit pas ? Les soignants sont aujourd’hui découragés par le sentiment de mal faire leur travail, de maltraiter les patients.

Le nombre de salariés broyés physiquement ou psychiquement a doublé en dix ans. Et il y a zéro remise en cause.

Qu’attendez-vous de la conférence sur le travail, lancée par le ministre Jean-Pierre Farandou ?

Elle est mal partie : le Medef la snobe, lui qui est le principal responsable, et je dirais coupable. Car c’est le cœur de mon combat : le travail va mal, et notre pays va mal par ce travail qui va mal. Le nombre de salariés broyés physiquement ou psychiquement, a doublé en dix ans. On est passé de 50 000 à 100 000 « inaptes » par an. C’est comme si toute l’industrie automobile disparaissait chaque année, mais dans l’indifférence. Et il y a zéro remise en cause. C’est le grand silence sur les cadences, la pression du temps.

L’anxiété touche 47 % des salariés français, contre 11 % des salariés allemands. Nous devons parler de la prévention, mais au-delà de la joie au travail : retrouver la joie du travail bien fait, la fierté de son métier, qui sont abîmées par quarante années à traiter le travail comme un « coût », un coût à diminuer, un coût à écraser. Les Français doivent vivre de leur travail, bien en vivre, et pas en survivre. Et bien le vivre.

Je pense avant tout aux cinq millions de « travailleuses essentiels », qui ont tenu le pays debout pendant la crise Covid, qui sont toujours aussi maltraités et sous-payés qu’avant : les femmes de ménage, les auxiliaires de vie, les assistantes maternelles, les caristes, les camionneurs, les ouvriers de l’industrie agroalimentaire… Voilà ma priorité. Comme le dit la déclaration des Droits de l’homme de 1789, « les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l’utilité commune ».

Où en est la primaire de la gauche, hors LFI, pour l’élection présidentielle de 2027 ? Vous êtes déjà en campagne pour obtenir cette investiture ?

Les choses avancent, elles vont s’accélérer en janvier. Pas seulement parce que nous le voulons mais parce que c’est une nécessité. Et bien sûr, je mènerai campagne pour remettre notre pays debout. Alors que sur plein de choses, on marche sur la tête.

10/12/2025 

https://www.ouest-france.fr/

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10 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

PS (LO)

caviar

Au service du grand capital

Finalement le Parti socialiste, en votant pour et les Verts, en s’abstenant, ont aidé Lecornu à faire adopter son budget de la Sécurité sociale. En plus de sauver leurs sièges de députés, ils ont pu démontrer à la grande bourgeoisie, embarrassée par la crise politique, qu’elle pouvait compter sur eux.

Il n’y a pas lieu de crier à la trahison. Les politiciens de gauche, en aidant à faire passer une forêt de mesures anti-ouvrières, bien mal cachée par l’arbuste du léger décalage de la réforme des retraites, sont fidèles à eux-mêmes. De Mitterrand à Hollande, la gauche a toujours tapé sur les travailleurs en prétendant que c’était pour leur bien.

10/12/2025

https://www.lutte-ouvriere.org/

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02 décembre 2025 ~ 0 Commentaire

Berrien (OF)

ezau berrien

Municipales 2026 à Berrien : un collectif citoyen se lance dans la campagne

Samedi 30 novembre 2025, le Collectif pour Berrien (Finistère) s’est réuni à la salle Asphodèle pour préparer les élections municipales de mars 2026.

À Berrien (Finistère), le collectif citoyen Collectif pour Berrien se lance dans la campagne des élections municipales qui auront lieu en mars 2026. Une assemblée locale s’est déroulée samedi 29 novembre 2025 en matinée pour présenter le collectif, le concept de démocratie participative et discuter des élections municipales.

Anthony RIO.

https://www.collectifpourberrien.fr/

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23 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Brest (Le Tél)

brest

Brest, plus de 100 personnes à la manifestation antifasciste pourtant interdite

Environ 130 personnes défilent, ce samedi, en début de soirée, dans le quartier de Recouvrance, à Brest. La manifestation antifasciste était pourtant interdite.

Sous les yeux de CRS bloquant le pont de Recouvrance, ce samedi 22 novembre 2025, vers 18 h 30, la manifestation antifasciste a pris la direction de la rive droite, suivant la ligne de tram. 

La manifestation était interdite. Pourtant, vers 18 h 30, ce samedi 22 novembre 2025, à Recouvrance, au pied du pont, environ 130 personnes se sont regroupées pour un défilé aux flambeaux antifasciste.

Les CRS, qui patientaient depuis l’après-midi devant le chantier des halles Saint-Louis, se tenaient de ce côté du pont de Recouvrance. Les manifestants se sont élancés vers la rive droite, suivant la ligne de tramway en chantant des slogans contre « les fachos ».

Les manifestants ont d’abord bloqué le pont de Recouvrance avant de s’élancer vers la rive droite.

La circulation du tramway, un temps interrompue, a repris, en restant perturbée.

22 novembre 2025

https://www.letelegramme.fr/

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03 octobre 2025 ~ 0 Commentaire

Salamandre Morlaix

afps morlaix
Ciné débat

Put Your Soul on Your Hand and Walk – EN PRÉSENCE DE L’AFPS

CINÉ DÉBAT AVEC L’AFPS

de Sepideh Farsi et Fatma Hassona

Documentaire | France/Palestine/Iran | 2025 | 1H50 | VOST

Put your soul on your hand and walk est ma réponse en tant que cinéaste, aux massacres en cours des Palestiniens. Un miracle a eu lieu lorsque j’ai rencontré Fatem Hassona. Elle m’a prêté ses yeux pour voir Gaza où elle résistait en documentant la guerre, et moi, je suis devenue un lien entre elle et le reste du monde, depuis sa « prison de Gaza » comme elle le disait. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant plus de 200 jours. Les bouts de pixels et sons que l’on a échangés sont devenus le film que vous voyez. L’assassinat de Fatem le 16 avril 2025 suite à une attaque israélienne sur sa maison en change à jamais le sens.


François Rippe, de l’AFPS (Association France Platestine Solidarité), nous fera l’honneur d’animer une discussion autour du documentaire, bouleversant, de Sepideh Farsi.

mercredi 15 octobre à 20h30

https://cinemalasalamandre.fr/

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