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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (sortir du nucléaire)

lannion tregor

Déchets nucléaires : film et débat à Lannion

Depuis plusieurs années, à Bure (Meuse), les militants antinucléaires s’opposent au projet d’enfouissement souterrain des déchets nucléaires.Pour informer sur les enjeux de ce dossier, Sortir du Nucléaire-Trégor invite à la projection du film intitulé « Déchets nucléaires, 100 000 ans sous nos pieds » de Dominique Hennequin, suivie d’un débat animé par Irène Gunepin, militante de Bure.
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Jeudi 23 Mars 20h30 Salle de Conférence Espace Sainte-Anne.

En toile de fond du débat sur Bure, Sortir du Nucléaire-Trégor place la sécurisation d’une partie du site de l’ancienne mine d’uranium de Buhulien

lannion sdfn

Et aussi:
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Lundi 27 Mars à 18H30
Rassemblement pour l’Abolition des Armes Nucléaires Place du Marc’hallac’h  Lannion
sdn-tregor@laposte.net
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https://sdntregor.wordpress.com/
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17/03/2017  Erwann Hire
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http://www.letregor.fr

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fn (france info + npa)

hitler

Le Front national est-il vraiment devenu « gay friendly » ?

Avec la stratégie de normalisation initiée par Marine Le Pen, le Front national séduit de plus en plus d’électeurs homosexuels. Une évolution qui peut parfois provoquer des tensions au sein du parti d’extrême droite.

« L’élection de Marine Le Pen serait un signal fort contre les homophobes ! » s’enthousiasme Lucas. Cela ne fait que dix-huit mois que ce jeune homme a décidé de prendre sa carte au Front national, et il en est pourtant déjà convaincu : à ses yeux, le parti de Marine Le Pen serait le mieux placé pour défendre la cause des homosexuels. Une opinion qui peut sur- prendre, au regard du programme et de l’histoire du parti d’extrême droite, mais qui est représentative d’une évolution structurelle du Front national.

Parallèlement à la « dédiabolisation » du FN entreprise par Marine Le Pen, la communauté gay, historiquement réputée proche des partis de gauche, apparaît de plus en plus séduite par le bulletin Le Pen. Selon une étude du Cevipof publiée en février 2016, le FN a convaincu 32,45% des couples homosexuels mariés lors des élections régionales de 2015, soit un niveau comparable au vote en faveur des listes de gauche (34,66%).

« Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs »

L’histoire du Front national n’a pourtant rien de « gay friendly ». « Les homosexuels ne sont pas une communauté à laquelle le FN avait l’habitude de s’adresser », rappelle l’historienne Valérie Igounet. « Les fondateurs du parti n’étaient pas très ‘réceptifs’ à la question de l’homosexualité », euphémise cette spécialiste du FN, qui tient sur franceinfo.fr le blog Derrière le Front.

En attestent de nombreux propos polémiques de Jean-Marie Le Pen. En 1984, le leader d’extrême droite qualifie l’homosexualité « d’anomalie biologique et sociale ». En 1995, lors d’un discours à l’université d’été du Front National, le chef historique du parti lance aux militants : « Je confesse qu’il doit y avoir des homosexuels au FN, mais il n’y a pas de folles. Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs. » En privé, Jean-Marie Le Pen n’a pourtant rien d’un homo- phobe, assurent ses proches, mais il se délecte des provocations qui font parler de lui.

Et avec l’arrivée du jeune Florian Philippot à la vice-présidence du FN, les sorties de route du « Menhir » se multiplient. Comme en mai 2015, lorsque Jean-Marie Le Pen accuse, sur une radio, Florian Philippot de « placer ses hommes, ses mignons » à la direction du parti. Comme en mai 2016, quand il évoque sur Twitter, toujours à propos de Florian Philippot, « Don Quichotte de la Jacquetta ». Ou en décembre 2016, lorsqu’il lâche, sur Facebook : « Les homosexuels, c’est comme le sel dans la soupe, s’il n’y en a pas assez c’est un peu fade, s’il y en a trop, c’est imbuvable. »

De leur côté, les militants gays du FN ont la mémoire sélective. « Pour beaucoup de militants, le FN est un nouveau parti depuis 2011″, observe l’historienne Valérie Igounet. « Je ne me suis jamais intéressé à l’histoire du Front national. Je la connais, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse », dit ainsi à franceinfo David Masson-Weyl, jeune élu homosexuel du FN au conseil régional du Grand Est. « Je suis engagé au côté de Marine Le Pen, et le reste ne m’intéresse pas », répond aussi Lucas, militant FN. Le passé, c’est le passé. Marine Le Pen a rompu avec cette histoire. Lucas, militant FN à franceinfo.

« Le FN était bien plus sectaire à l’origine »

Depuis son arrivée aux commandes du Paquebot en 2011, Marine Le Pen a effectivement changé le discours de son parti sur ces questions. « Qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non croyant, on est d’abord français ! » lance le 1er mai 2011 celle qui a succédé quelques mois plus tôt à son père à la présidence du Front National, démontrant ainsi sa volonté d’élargissement de sa base électorale.

Pour le jeune frontiste David Masson-Weyl, ce changement de discours s’explique « grâce à la personnalité de Marine Le Pen ». Née en 1968, divorcée, vivant aujourd’hui en concubinage avec Louis Aliot, la dirigeante du FN a la réputation d’être une fêtarde, et cultive une image de femme moderne, assez éloignée du modèle familial traditionnel historiquement défendu par l’extrême droite.

La stratégie se révèle efficace : de nombreux militants gays n’hésitent plus à rejoindre le mouvement. La révélation de l’homosexualité de plusieurs cadres de la direction du FN, du vice-président, Florian Philippot, au maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, rassurent ceux qui avaient encore des doutes. « Le fait que de nombreux membres, dont des cadres du parti, soient gays, a permis de lisser, de repositionner le FN, qui était bien plus sectaire à l’origine », estime John, un électeur frontiste qui revendique son homosexualité sur Twitter. « Le FN n’est absolument plus homophobe à mes yeux », acquiesce William, un autre militant frontiste interrogé par franceinfo.

Il pouvait y avoir une certaine tiédeur chez les homos par rapport au FN de Jean-Marie Le Pen, avec la crainte de ne pas être acceptés dans leur identité, mais je pense qu’on a vraiment levé cette ambiguïté-là.David Masson-Weyl, jeune élu FN dans la région Grand-Est à franceinfo

« Ceux qui étaient sur des positions dures sur la question d’un prétendu lobby gay ont majo- ritairement quitté le parti depuis longtemps », relève d’ailleurs dans L’Express le chercheur Nicolas Lebourg. Car les prises de position de Marine Le Pen, qu’elles soient sincères ou opportunistes, ont fortement déplu à la frange la plus radicale de l’extrême droite. « Elle a un côté ‘cage aux folles’. C’est une madone à pédés et l’esclave des sionistes. Elle incarne le Sentier et GayLib à la fois », fulmine ainsi dans Challenges Jérôme Bourbon, le directeur de la revue nationaliste Rivarol. « Le Front national est dirigé par une coterie d’homosexuels », raille dans le même article Henry de Lesquen, le patron de la très droitière Radio Courtoisie.

« Homonationalisme » et « transgression »

Ce « nettoyage de vitrine » suffit-il à expliquer à lui seul le fait que de plus en plus d’homosexuels se tournent vers le FN ? Plusieurs militants frontistes interrogés dans le cadre de notre enquê- te avancent un autre motif de ralliement : la peur suscitée par l’islam et son intolérance suppo- sée à l’égard des homosexuels. « Je veux que nous n’ayons pas peur de s’aimer librement, même dans des zones actuelles de non-droit », explique Lucas. « J’ai vécu dans un immeuble social du 9-3 à Saint-Ouen, où j’ai vécu l’enfer en raison du racisme anti-gay », ajoute John.

Des témoignages qui confortent l’analyse de certains chercheurs, qui n’hésitent pas à parler d’« homonationalisme ». Lorsque par exemple, en 2010, Marine Le Pen affirme « entendre que, dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc », la présidente du FN « dit à l’électorat homosexuel : ‘Je sais que vous souffrez de discrimination. Et qui vous discrimine ? Des immigrés et des musulmans’ », relève dans Le Monde Yannick Barbe, ancien directeur de la rédaction du magazine gay Têtu. « Comme elle le fait avec les ‘souchiens’, Marine Le Pen ligue les gays contre les minorités raciales », abonde sur Slate.fr le journaliste et écrivain Didier Lestrade, fondateur d’Act Up. « Elle utilise les gays blancs de souche pour montrer que le problème, c’est toujours les immigrés, les Noirs, les Arabes », accuse-t-il.

Interrogé par franceinfo, Sébastien Chenu, un ancien de l’UMP où il a fondé le mouvement GayLib avant de rejoindre le FN, avance encore une autre hypothèse : « Tout comme le fait d’être gay, il y a un aspect transgressif dans le fait de rejoindre Marine Le Pen. » Marine Le Pen représente une liberté de ton qui fait écho à la quête de liberté vécue par les gays dans leur histoire personnelle. Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement bleu Marine à franceinfo

« On m’a déjà lancé du ‘Sale pédé, t’as pas ta place ici !’ »

Le Front national est-il pour autant devenu « gay friendly » ? A en croire le témoignage posté sur Facebook par Guillaume Laroze, un ancien militant qui a claqué la porte du FN en novembre 2016, il est permis d’en douter. « Parasite LGBT », « déchet pédérastique », « sodomite »… Dans ce post, le jeune homme dénonce les insultes homophobes qu’il a dû affronter, en provenance de comptes anonymes sur les réseaux sociaux. Interrogé par franceinfo, Guillaume Laroze témoi- gne aussi de l’homophobie qui s’est exprimée à visage découvert au sein du parti : « On m’a déjà lancé du ‘Sale pédé, t’as pas ta place ici, il y en a marre des pédés au FN !’. » Lors d’un discours de Marine Le Pen, je me souviens d’avoir entendu un homme crier dans la foule ‘Les pédés, ça reste les pédés !’, et qui a été applaudi par une vingtaine de personnes. Guillaume Laroze, ancien militant FN à franceinfo

Dans la foulée, Florian Philippot avait réagi à la polémique sur France 5 : « Je lui ai dit : ‘Si tu as des nom de gens au Front National qui t’ont insulté, tu me les donnes tout de suite’. J’attends toujours. » Les cadres frontistes assurent en choeur qu’il n’y a aucun problème sur ce sujet. « Il y a des homophobes partout », concède bien Sébastien Chenu, « mais il y en a sûre- ment moins au FN qu’à l’UMP », ajoute celui dont l’arrivée au FN en provenance de l’UMP avait pourtant « largement fait tousser les franges les plus conservatrices du Front », rappelle Libération.

Concernant les insultes, subies notamment par Guillaume Laroze, Sébastien Chenu rétorque : « Mais qu’il dépose plainte ! » Une réponse qui ne colle pas avec la version de l’ancien militant : « Devant les insultes homophobes, on me disait qu’il ne fallait pas faire de vagues, ne pas attirer les projecteurs. » Dans la vie, à un moment, quand t’es gay, tu peux rencontrer un connard qui te traite de pédé, ça arrive et c’est scandaleux, mais le combat contre la connerie n’a pas de fin. Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement bleu Marine à franceinfo

Un témoignage qui n’est pas isolé. « Les réunions et les repas sont le lieu de plaisanteries ou d’aveux décomplexés sur la détestation des homosexuels et des Arabes des uns, la nostal- gie du régime nazi des autres », racontait déjà en 2013 à La Dépêche du Midi un couple d’anciens militants du FN en Haute-Garonne. Dans le documentaire La tentation du FN, les nouveaux électeurs de Marine Le Pen, Matthieu Chartraire, le Mister Gay 2015 du magazine Têtu, explique pourquoi il a rendu sa carte : « Je rencontre un responsable du parti (…) qui me pose quelques questions et qui me donne son ressenti : ‘Oui, mais moi je trouve qu’il y a trop d’homosexuels au Front national’. »

« Des prises de position pas très ‘gay friendly’ »

Le malaise qui existe autour des homosexuels et du Front national peut aussi s’expliquer par les différences de fond qui perdurent au sein du parti. Pour faire tenir le tout, Marine Le Pen a choisi de reléguer les questions clivantes au second plan. « Je pense qu’elle a amené un changement idéologique avec une volonté de neutralité sur les questions de société, pour se concentrer sur l’économique et le social », explique David Masson-Weyl.

Lors du débat autour de la loi du mariage pour tous, Marine Le Pen laisse ainsi certains de ses lieutenants défiler dans les cortèges de la Manif pour tous, tandis qu’elle se tient en retrait et dénonce un « piège » tendu par François Hollande. La présidente du FN choisit d’es- quiver le débat, et prend le risque de laisser sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, prendre la lumière en incarnant l’opposition frontiste à cette réforme.

La députée du Vaucluse se fait alors applaudir à la Manif pour tous, et joue la carte de la défense des valeurs familiales traditionnelles, en phase avec une partie de la base histo- rique de son mouvement. La petite fille de Jean-Marie Le Pen n’hésite pas non plus à choquer en évoquant le risque de la légalisation de la polygamie pour critiquer le mariage entre homo- sexuels. Les cadres homosexuels de son parti ne sont pas toujours à l’aise avec ses propos, mais jouent l’apaisement. « Marion Maréchal Le Pen n’a pas tenu de propos homophobes, elle a juste des prises de position pas très ‘gay friendly’« , concède du bout des lèvres Sébastien Chenu.

Les deux jambes d’un même parti

Cette séquence de la Manif pour tous laisse quand même des traces, et donne le sentiment qu’il existe deux lignes au Front National : celle incarnée par Florian Philippot, plus ouverte sur les questions de société, et celle portée par Marion Maréchal-Le Pen, bien plus conservatrice. Sans que cela ne pose réellement de problèmes à Marine Le Pen, « la stratégie restant de s’adresser au plus grand nombre, à un électorat qui vient à la fois de la droite et de la gauche », analyse Valérie Igounet, auteure de plusieurs livres sur l’histoire du FN.

La présidente du FN tente ainsi de concilier les différences pour faire marcher son parti sur ses deux jambes. Une stratégie qui se retrouve dans son programme, avec l’opposition à la GPA (gestation pour autrui) et à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de femmes, et le remplacement de la loi Taubira, « sans effet rétroactif », par un Pacs amélioré. « En gros, il s’agit d’un contrat d’union civile avec exactement les mêmes droits, mais qui ne s’appelle pas ‘mariage’ », explique Sébastien Chenu. Un compromis qui a été trouvé pour satisfaire les différentes sensibilités du parti.

Les cadres frontistes nient ainsi farouchement l’existence de ces deux lignes et préfèrent parler de « sensibilités ». « Ils affichent une unité de façade en se réfugiant derrière leur programme, estime Valérie Igounet, mais on sent bien que c’est un bloc qui peut se fissurer, le fil est ténu et ils font tout pour qu’il tienne jusqu’à la présidentielle. »

Une cohabitation difficile

La cohabitation entre les deux courants n’est d’ailleurs pas toujours évidente. Au moment des débats sur le mariage pour tous, Florian Philippot souhaite éviter le sujet, et déclare que le débat est aussi intéressant que la « culture du bonsaï ». Une affirmation qui irrite plusieurs cadres du FN, qui tiennent à manifester leur opposition farouche à la loi. « [Il a le] droit de parler à la communauté gay, légitime aussi que FN défende la famille contre Taubira et GPA », s’énerve sur Twitter un secrétaire départemental FN de la Sarthe. De même, quand le compte Twitter de la section FN de Sciences Po adresse un message de soutien à la Gay Pride, la réaction est épidermique chez de nombreux cadres traditionalistes du parti, comme le détaille Libération.

A l’automne dernier, c’est l’existence de ces deux lignes qui a poussé Guillaume Laroze à claquer la porte : « Quand j’entendais Marion Maréchal dire certaines choses, parfois j’avais honte. Je ne supportais plus d’avoir ma carte dans le même parti. » Le jeune homme de 19 ans a désormais rejoint le camp de Jean-Luc Mélenchon. Il estime avoir été trompé par les partisans de Florian Philippot qui lui ont vendu l’illusion d’une scission avec la ligne conservatrice du FN : « Je regrette. En rejoignant le Front National, je me suis mis des amis et des gens de ma famille à dos, ça m’a fait beaucoup de tort. » J’ai l’impression d’avoir été un peu berné, d’avoir servi de totem pour une cause qui finalement n’était pas la mienne. Guillaume Laroze, ancien militant FN à franceinfo

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

plouaret (bretagne info)

2015_stourm_labourat_bevan

La loi travail et la langue bretonne s’invitent dans la campagne.

Samedi 11 mars c’est une centaine de personnes qui ont répondu à l’appel de Plouaret pour soutenir quatre militants qui comparaitront le 12 mai prochain au tribunal de Guingamp pour avoir prétendument bloqués des trains dans cette commune lors du mouvement contre la loi travail.

Cent personnes pour une conférence de presse c’est pas mal du tout, un signe sans doute que beaucoup de trégorrois ont compris que les 4 de Plouaret seront jugés en raison de leur investissement militant global au sein de la Gauche Indépendantiste ou Nuit Debout Lannion et pas du tout pour l’ensemble des blocages qu’ont leur imputent sans beaucoup d’éléments de preuves, ni témoignage. Plus de 2000 personnes ont été poursuivis par la justice dans l’ensemble de l’État français pour leur participation au mouvement contre la loi travail.

#MoiAussiJaiBloqué !

Les organisateurs du rassemblement ont remercié avec un peu de  malice le parquet de Saint-Brieuc qui a eu la bonne idée d’audiencer ce procès politique entre le deuxième tour de la présidentielle et le premier tour des élections législatives. Les inculpés de Plouaret et leurs soutiens comptent bien en profiter pour marteler leur opposition à la loi travail et au capitalisme.

De nombreux participants à ce premier rassemblement ont arboré une affichette indiquant « Moi aussi j’ai bloqué » pour bien faire comprendre leur refus que seules quatre personnes soient poursuivis pour ces actions collectives. La défense s’organisera sans doute autour de cet axe, d’un point de vue politique et dans la perspective d’obtenir la relaxe. C’est une plainte de la SNCF qui suscite cette procédure.

De nombreux syndicats impliqués dans le mouvement contre la loi travail ont réaffirmer leur soutien samedi 11 mars au 4 de Plouaret :
L’UL CGT Guingamp, SUD Rail Bretagne, L’UL Solidaires Trégor, la FSU Guingamp, la CNT 22 ainsi que Nuit Debout Lannion et la Gauche Indépendantiste (Bretagne en Luttes).

La langue bretonne dans les luttes sociales et au tribunal…

« Nous soutenons la volonté des quatre convoqués d’utiliser leur langue privilégiée, la langue bretonne, au tribunal à Guingamp » ont indiqués les militants présents. En effet les quatre personnes poursuivies sont brittophones et comptent s’exprimer en langue bretonne devant le tribunal et ce en accord avec leur avocat. Il existe au moins un cas de jurisprudence dans cette même juridiction qui avait permis en 1985 à un militant de Stourm Ar Brezhoneg de s’exprimer avec l’aide d’un interprète à Guingamp lors d’un procès pour recel de panneau. Peu importe l’attitude du tribunal disent les inculpés, il est fort à parier que vu la date du procès leur attitude permettra de poser sur la place publique et dans les débats la revendication de l’usage de notre langue dans tous les aspects de la vie publique.

Mobilisations à venir

Outre différents concerts de soutien c’est deux dates qu’il faut noter sur votre agenda :

  • Samedi 6 mai pour une manifestation de soutien à Guingamp
  • Vendredi 12 mai dans cette même ville dès 8h devant le tribunal

Les chèques et virements de soutien sont à faire parvenir à Skoazell Vreizh, le secours breton qui prend en charge les frais d’avocat de Guillaume, Kaou, Gael et Yoann.

15/03/2017

http://www.bretagne-info.org/

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13 mars 2017 ~ 0 Commentaire

lidl (cgt)

lidl

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06 mars 2017 ~ 1 Commentaire

philippe poutou (anti-k)

darth

Un fin politique !

Ce titre, bien évidemment, va faire ricaner. Nombreux sont ceux qui reprochent à Philippe Poutou de n’être pas un professionnel de la politique, de parfois hésiter, de n’avoir pas réponse à tout, de ne pas avoir de charisme…
Poutou, l’anti-Mélenchon, est en butte à un véritable mépris de classe, y compris dans les rangs de la France Insoumise. Et pourtant, il ne s’en sort pas si mal…

Le début de cette émission est maintenant célèbre.

Philippe Poutou, durant plus de deux minutes, attend tranquillement que les mabouls qui l’entourent aient terminé leurs fous rires au sujet de l’interdiction des licenciements. Il paraît un peu surpris, mais ne dit rien.Cette attitude était-elle la bonne ? Aujourd’hui, avec un peu de recul, il semble que oui.

S’il était parti (« Mesdames et messieurs les crétins, bonsoir !  » ), il aurait renoncé à son temps de parole, déjà chichement compté, et il aurait été accusé de n’avoir aucun humour.

S’il s’était mis en colère, s’il avait vociféré, les présentateurs auraient pu se présenter en victimes, et dénoncer un sectaire intolérant, incapable de rigoler. Il a donc laissé les animateurs se ridiculiser durant quelques minutes. Sans agressivité. Sans leur apporter la contradiction.

Les laissant se noyer, sans même qu’ils s’en rendent compte, dans leur bêtise et leur vulgarité.

Après quoi, il a pu exposer ses idées, pendant une demi-heure. En répondant aux questions avec clarté.

Avec davantage de clarté, en tout cas, que celle dont faisait preuve l’équipe d’intellectuels qui lui faisait face, contraints de s’y mettre à plusieurs pour parvenir à formuler correctement une question sensée, et à la poser sur un ton adapté à son sujet.

Les images du début ayant fait de la publicité à l’émission, celle-ci a d’ores et déjà été vue plus de 300 000 fois sur youtube. Score inespéré pour un petit candidat.

De plus, elle a déclenché une saine polémique sur la manière dont était traité un ouvrier à la télévision.

Même dans Le Figaro, peu suspect de proximité idéologique avec le NPA, on s’en est ému !

http://www.lefigaro.fr/

Extrait de cet article d’Eloïse Lenesley :

capture-poutou-figaro

Excellente opération, par conséquent.

Voir plus:

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25 février 2017 ~ 0 Commentaire

ogm (sreet press)

ogm_logo

Autorisation des OGM en Europe : les cobayes c’est nous !

Un nouveau soja OGM a été autorisé en Europe, sans étude préalable. Christian Vélot dénonce ce processus d’autorisation de mise sur le marché en Europe qui repose sur une carence et une opacité de l’évaluation.

Malgré une forte opposition de la communauté scientifique et de la société civile, l’UE a autorisé, à la consommation animale et humaine, un soja OGM de Monsanto, à la fois tolérant au Roundup et produisant un insecticide. Trois ONG, Test Biotech, le réseau European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility (ENSSER) et l’association Sambucus, ont demandé à la Commission européenne de réexaminer le potentiel toxique de cet OGM. Car aucune étude scientifique n’a permis de démontrer que ce soja est sans risque pour l’homme et l’environnement.

Je vais vous expliquer pourquoi.

Combien d’OGM en Europe ?

Une seule plante transgénique est actuellement autorisée à la culture commerciale en Europe, c’est le maïs Monsanto 810 qui produit son propre insecticide pour lutter contre la pyrale. L’UE est seule à pouvoir délivrer les autorisations de commercialisation. Les États ne donnent les autorisations que pour des essais sur leurs sols. Cet OGM fait l’objet d’un moratoire en France. Il n’y a donc pas d’OGM transgénique cultivé en France aujourd’hui.

En revanche, il existe plus de 60 OGM autorisés à la consommation animale et humaine (link is external). Ce sont des plantes autorisées à la culture sur le continent américain qui ont obtenu une autorisation d’importation en Europe. Elles peuvent donc être commercialisées en France et doivent faire l‘objet d’un étiquetage spécifique. Ce qui n’est pas toujours le cas (link is external).

C’est Monsanto qui choisit les labos qui font les études

Je parle d’opacité dans le processus d’évaluation parce que les tests sur les OGM sont faits par des laboratoires choisis par les firmes semencières pétitionnaires (ici, Monsanto). Et pour des raisons de propriété industrielle, nous, chercheurs, comme tous les citoyens, n’avons pas accès aux données brutes de ces tests. Il n’est donc pas possible d’en vérifier les conclusions et de faire des contre-expertises.

L’Efsa se base donc sur ces seules études pour donner son avis à la Commission européenne qui transmet ensuite cet avis aux différents Etats membres. Pour que l’OGM soit autorisé, il faut une majorité qualifiée de 66 pourcent de votes pour. Cette majorité qualifiée n’est jamais obtenue.

C’est alors la Commission européenne qui a le dernier mot et qui tranche en s’appuyant sur l’avis de l’Efsa, laquelle donne systématiquement des avis positifs. Par conséquent, cette agence d’évaluation qui ne devrait être qu’un comité consultatif, fait office de comité décisionnel. La responsabilité de ses membres n’est pas engagée.

Et ces études sont partielles

Ces études réalisées par les industriels sont non seulement partiales, mais partielles : Les OGM ne sont pas évalués sur plus de trois mois. Et sur une seule et même espèce, les rats. Ces durées sont beaucoup trop courtes !

En trois mois, il est impossible d’évaluer les effets chroniques – sur le long terme – de ces substances. Pourquoi ne pas réaliser les tests sur deux ans (durée de vie moyenne d’un rat), comme c’est le cas pour l’évaluation des pesticides, puisque ces OGM sont justement conçus pour accumuler des pesticides (absorber un herbicide sans mourir et/ou produire un insec-ticide) qui vont donc se retrouver dans la chaîne alimentaire ? Attention, je ne suis pas en train de dire pour autant que l’évaluation des pesticides est irréprochable, loin de là ! Seul le principe actif est évalué sur deux ans et non pas les formulations commerciales.

« Les OGM ne sont pas évalués sur plus de trois mois. Et sur une seule et même espèce, les rats » Christian Vélot, Docteur en biologie et généticien

Par exemple, pour les herbicides Roundup, seul le glyphosate – leur principe actif déclaré – est évalué à deux ans alors que les formulations ne le sont qu’à quelques jours. Or, aucun agriculteur ou jardinier du dimanche ne pulvérise du glyphosate pur dans son champ ou dans son jardin. Le Roundup est un mélange de glyphosate et de plusieurs autres molécules considérées comme inertes sur le plan sanitaire. Or beaucoup d’études scientifiques – dont une que j’ai publiée (link is external) – prouvent que les formulations de Roundup sont 100 à 1 000 fois plus toxiques que le glyphosate seul ! C’est un scandale sanitaire et environnemental !

Pas de principe de précaution

En ce qui concerne ce soja OGM, il n’y a même pas eu d’étude à trois mois ; il n’y en a eu aucune ! Pourquoi ? Rappelons que toutes les plantes agricoles transgéniques autorisées sont des “plantes-pesticides” : soit elles tolèrent un herbicide, comme le Roundup de Monsanto, qui devrait normalement les faire mourir ; soit la plante produit elle-même un insecticide. Ce sont des OGM dits de 1ère génération. Or, ce soja transgénique, de 2ème génération, cumule ces deux propriétés : il tolère un herbicide et produit un insecticide.

L’Efsa considère qu’il est inutile de réaliser de nouveaux tests toxicologiques sur les OGM de 2ème génération car ils résultent d’un croisement entre deux OGM de 1ère génération qui, eux, ont déjà été évalués à trois mois ! Les éventuels effets cocktails passent donc totalement à la trappe, tant pour les OGM que pour les pesticides eux-mêmes. Or, la réglementation européenne sur les OGM ne définit pas de cadre d’évaluation : c’est à l’appréciation des comités d’évaluation (et donc notamment de l’Efsa).

Cocktail détonnant

Les éventuels effets cocktails passent donc totalement à la trappe, tant pour les OGM que pour les pesticides eux-mêmes. On est dans le déni scientifique tout simplement, car de nombreuses études universitaires indépendantes montrent les effets alarmants des pesticides sur la santé et l’environnement. Or l’impact des résidus de pesticides s’accumulant dans la plante, sur la chaîne alimentaire, sur la qualité nutritionnelle et pour la sécurité sanitaire est tout simplement ignoré.

C’est bien cette carence totale d’évaluation qui a motivé le recours déposé par une organisation internationale et deux organisations allemandes : on ne peut évidemment pas garantir que cet OGM est inoffensif sur le plan sanitaire !

Pas vu pas pris

En ce qui concerne les OGM de 1ère génération, les évaluations à trois mois sont faites selon les normes de l’OCDE. Tant que celles-ci n’évolueront pas, l’Efsa et autres agences d’évalua- tion n’auront aucune raison d’exiger une meilleure évaluation.

Et si les experts des agences d’évaluation se permettent de prendre le risque d’autoriser de telles plantes à la consommation, c’est que leur responsabilité n’est pas engagée. Or les décideurs pourront toujours se réfugier derrière l’avis des scientifiques qui eux-mêmes se contenteront d’affirmer sans sourciller que « dans l’état des connaissances du moment, ils ne pouvaient pas savoir », même si de nombreuses études universitaires montraient le contraire.

C’est un angle d’attaque important dans tout ce combat qu’il nous reste à mener : la respon- sabilité des experts doit être engagée. Les politiques ont parfois eu à répondre des derniers scandales sanitaires, mais jamais les experts auxquels ils ont fait confiance.

Toute la chaîne d’évaluation incriminée

Évidemment, on sait aussi – et ceci n’est plus un scoop – que de nombreux membres du panel OGM de l’Efsa sont liés à l’industrie semencière (link is external). Aujourd’hui les experts ont l’obligation de déclarer leurs conflits d’intérêt, mais ça ne les empêche pas de continuer à expertiser les produits des firmes avec lesquelles ils ont ou ont eu des liens. C’est “faute avouée, faute entièrement pardonnée” !« Ce panel OGM, supposé composé uniquement de scientifiques, est un milieu à pensée unique et consanguin : tout expert sortant suggère le nom de son remplaçant. »  L’Efsa a toujours donné un avis favorable à l’unanimité pour toutes les demandes d’autorisation OGM.

Dans la peau de Monsanto

Ce panel de l’Efsa ne représente donc pas la diversité de la communauté scientifique au sein de laquelle le sujet de l’évaluation des OGM fait énormément débat ! Ce panel OGM, supposé composé uniquement de scientifiques, est un milieu à pensée unique et consanguin : tout expert sortant suggère le nom de son remplaçant. L’autorisation de ce soja OGM de Monsanto s’inscrit dans la continuité de carence et d’opacité d’évaluation qui caractérisent les OGM agricoles et les pesticides depuis plus de 20 ans.

Au delà du simple aspect scientifique ou technologique, il s’agit d’un sujet éminemment politique qui soulève de nombreuses questions de choix de société, depuis les modes de production agricole jusqu’au processus d’évaluation et d’expertise, en passant par la place de la science dans la société, son financement, la privatisation du vivant, la sécurité sanitaire et environnementale ainsi que le principe de précaution.

NB : L’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments affirme que «le soja génétique- ment modifié est, dans le contexte de ses utilisations envisagées, aussi sûr que le soja conventionnel ».

Sarah Lefèvre 23 Février 2017
Christian Vélot docteur en biologie, généticien moléculaire à l’université Paris-Sud et président du conseil scientifique du Criigen, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique.

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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

maintien de l’ordre (npa)

ordre

Combattons le maintien de l’ordre… capitaliste

« Nous devons défendre le pacte républicain qui nous unit tous », claironne le ministre de l’Intérieur… Mais s’il y a pacte, c’est bien celui qui unit la poignée de possédants avec les différents rouages de l’État. Contre nous touTEs, habitantEs des quartiers populaires, migrantEs, chômeurEs, salariéEs, militantEs…

Le viol de Théo, parce qu’il a provoqué une vive émotion bien au-delà d’Aulnay-sous-Bois, révèle aux yeux de touTEs l’extrême violence de certains policiers de la police du maintien de l’ordre. Elle suscite la colère et la résistance.

Les forces de quel ordre ?

La conception politique de la police de l’État français est l’enfermement des classes dites dangereuses : « une plèbe jugée méprisable qu’il faut mater et maintenir à sa place, c’est-à-dire au plus bas », écrit l’historien engagé Olivier le Cour Grandmaison. L’état d’urgence permanent imposé par ce gouvernement socialiste s’inscrit dans cette logique : aggravation de toutes les peines concernant les actes, voire les intentions, de la petite délinquance, qui conduit toujours les plus pauvres à la case prison et aux violences qui y règnent.

Des méthodes similaires sont utilisées sur les quartiers populaires : contrôles d’identité ciblés, injures racistes, coups, humiliations à connotation sexuelle, notamment par des policiers des BST (brigades spécialisées du territoire, créées par Hortefeux, ministre de l’Intérieur en 2010) pour « intervenir et réprimer les crimes et délits spécifiquement dans les zones difficiles ». Au fond, c’est toujours la reconquête et la pacification !

Il n’y a pas de limite à la volonté de se moquer et d’humilier : révélé il y a quelques jours dans la presse, le déguisement de policiers en musulmans dans le quartier de la Briscane à Marseille marque un nouveau pas dans l’abject. Et il n’y a pas de limite à la violence : le viol de Théo en témoigne, ainsi que la mort liée à des actions de police d’une douzaine de personnes chaque année. Il s’agit bien de contenir, si nécessaire par la terreur, des jeunes en grande partie issus des anciens pays colonisés, pour 40 % d’entre eux au chômage et jugés inutiles par le système.

De la guerre sociale

Maintenir l’ordre et aussi mater. Mater toutes les résistances : celles des militantEs contre la COP21 ou à Notre-Dame-des-Landes ; celles pour l’emploi à Goodyear, Air France ou ailleurs ; celles contre la loi travail ; celles qui réclament justice pour Théo, Adama et tous les autres… Pour touTEs, coups, gazages, nassages, risques de séquelles physiques à chaque manifestation, voire la mort comme pour Rémi Fraisse, les procès… Et aucun soutien à espérer en général du côté de la justice : celle-ci est au service de cette politique policière. Ainsi, à Aulnay-sous-Bois, alors que plusieurs jeunes sont en prison pour « embuscade », un policier violeur et ses complices sont toujours en liberté…

L’état d’urgence permanent est une méthode de gouvernement qui légalise tous les abus : perquisitions violentes de nuit, multiplication des assignations à résidence, jugements pour délits de solidarité. Pire, l’État français se moque des décisions de justice. Ainsi, il a été condamné à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de la surpopulation carcérale et pour des assignations à résidence abusives et contraires à la libre circulation, mais aussi par la Cour de cassation pour faute lourde concernant des discriminations lors des contrôles… Sans aucun effet à ce jour !

Mais par contre, la nouvelle loi votée le 16 février dernier sera elle sans nul doute appliquée… car elle permet aux adeptes de fraude financière de s’extraire de toute poursuite judiciaire pour les infractions occultes, très difficiles à prouver, au-delà de 12 ans après que l’infraction a pu être découverte. Les Fillon ou Cahuzac, de droite comme de « gauche », ont encore de beaux jours !

Organisons-nous !

Les institutions police et justice, chargées d’imposer un ordre économique injuste et inégalitaire contre l’intérêt du plus grand nombre, perdureront tant que cet ordre existera, tant que le système capitaliste durera. Et pour l’arrêter, nous ne pouvons que compter sur nos forces.

Nous avons toujours des raisons fortes de nous révolter contre ce système, aujourd’hui plus que jamais, car ce sont des jeunes de notre camp social qu’ils maltraitent, violent ou assassinent. Nous ne pouvons nous taire. C’est pour cela qu’en particulier le dimanche 19 mars, nous serons avec les familles des victimes, avec de nombreuses associations, partis et syndicats pour exiger justice pour Théo, Adama et tous les autres !

Mardi 21 février 2017, Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

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20 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

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Entretien avec Philippe Poutou.

Construire les convergences, préparer la contre-offensive

« Ce ne sont pas les élections qui changent la vie mais nos résistances, nos luttes sociales, collectives. Nous avons l’ambition de nous inviter au banquet des politiciens pour mener la bataille politique contre les idées réactionnaires, pour tenter de redonner confiance à notre camp.»

La campagne électorale 2017 s’est engagée dans un contexte particulier : l’abandon du président sortant, l’évidence de la déconfiture du PS, les attentats, la guerre, l’état d’urgence à rallonge….. Tu as commencé une tournée de meetings ; comment ce climat s’exprime-t-il ?
C’est vrai, la situation n’est pas au top et elle est pesante. Logiquement, cela a des conséquences dans notre activité quotidienne et, bien sûr, dans nos réunions publiques où il n’est pas toujours facile de faire venir les gens. Mais nos équipes militantes et nos sympathisants ne sont pas forcément démoralisés. Partout des gens, notamment des jeunes, des militant-e-s du mouvement social viennent discuter avec nous. Il y a la révolte contre le capitalisme qui provoque pauvreté, précarité, destruction de la planète, dictature et guerres et il y a aussi l’espoir lié aux résistances et luttes diverses un peu partout, lié au mouvement contre la loi Travail de l’année dernière. Lucides sur un rapport de forces défavorable, cela n’empêche pas de ressortir de nos débats avec l’envie d’aider à la préparation de la riposte de notre camp social.
Il y a des raisons de douter de nos capacités à changer les choses. Mais nous avons en réalité autant de raisons d’avoir confiance dans notre camp social. La colère est là, même si elle a du mal à s’exprimer pour plein de raisons. Il y a une crise brutale qui nous appauvrit et nous fragilise psychologiquement, qui nous divise, nous affaiblit. Il y a la propagande ultralibérale, le mépris social à longueur d’antennes, en permanence, au boulot comme ailleurs. Il y a les pressions, les chantages, les intimidations du pouvoir et des possédants. Tout est fait pour nous assommer et nous paralyser.
Mais la brutalité du capitalisme, ses injustices et inégalités sociales provoquent toujours des révoltes. Il y a eu le printemps arabe, les mouvements sociaux aux Etats-Unis, en Turquie, en Grèce, dans l’Etat espagnol … et en France aussi l’année dernière. Comme il y a aujourd’hui de nombreuses luttes dans la santé, le commerce, à la Poste ou à Notre-Dame-des-Landes … Il y aussi la solidarité avec les migrants, comme dans la vallée de la Roya. C’est éparpillé mais c’est contagieux. Il y a du boulot pour aider à la convergence, pour construire le tous ensemble. Il y a donc du pain sur la planche, de quoi nous motiver et finalement garder le moral. C’est de tout cela dont il est question dans nos réunions.

Tu continues à travailler en usine – à Ford Blanquefort, dans l’agglomération bordelaise – et restes un militant syndical actif.  Dans un texte publié en conclusion du congrès de Lutte ouvrière de fin 2016, il est écrit, à propos du mouvement contre la loi El Khomri, que « ce mouvement n’a changé l’état d’esprit des travailleurs ni dans un sens ni dans un autre (…) il n’y a ni plus ni moins de démoralisation qu’avant, et […] le mouvement est déjà loin dans les consciences ouvrières ». Que penses-tu de ce jugement ? Le mouvement est-il une parenthèse déjà refermée ?
Ce n’est pas du tout ce que nous pensons. Le fait est que la mobilisation contre la loi Travail n’a pas changé le rapport de forces. Elle n’a pas empêché la loi de passer et de ce point de vue, nous avons subi une nouvelle défaite qui peut entraîner un renforcement de la démoralisation chez les salariés et plus particulièrement dans les milieux militants. Mais ces quatre mois de lutte ne peuvent se résumer à cet échec. Au contraire.
Le mouvement a fait la démonstration de la capacité du monde du travail et de la jeunesse à relever la tête, à s’opposer aux reculs sociaux. Il a mis en difficulté le gouvernement qui a été obligé d’imposer sa loi en utilisant le 49.3. Les possédants, le camp des privilégiés ont tremblé face à la détermination des manifestants. La preuve avec le mépris et même la haine de classe exprimée régulièrement dans les médias : les Gattaz, Valls, Macron, des chroniqueurs télé, quelques intellectuels bien-pensants se sont bien lâchés face aux grèves et aux opérations de blocage.
En clair, les possédants et leurs serviteurs n’ont pas supporté que le peuple travailleur se rebiffe. Eux qui affirmaient depuis des années que la classe ouvrière n’existait plus, que cela ne servait plus à rien de manifester et de faire grève. Et c’est vrai que beaucoup parmi nous étaient convaincus de notre impuissance face au rouleau-compresseur ultralibéral. Les années qui ont suivi la défaite en 2010 du mouvement contre les retraites ont été longues, sans contestation à l’échelle nationale. Hollande menait sa politique de droite, intensifiant les attaques de Sarkozy sans que nous ayons pu réellement riposter alors qu’il y a eu tant de fois des raisons de le faire.
Et puis il y a eu les attentats et les prétendues réponses pour y remédier, en instaurant un état d’urgence qui était en fait un outil pour museler la population, pour empêcher toute contestation. Des mois difficiles. Alors, dans ce contexte, le lancement de la mobilisation contre la loi Travail, avec des jeunes, des salariés, des précaires, des intermittents, des zadistes… ça nous a fait du bien. Les nombreuses manifestations mélangées et unitaires, les grèves et blocages des cheminots, dockers, raffineurs, éboueurs ou encore les places occupées avec Nuit Debout, tout cela laisse et laissera des traces dans la période qui vient.
Rien n’est simple, c’est certain, mais les collectifs et réseaux militants qui se sont réactivés et multipliés pendant le mouvement n’ont pas disparu, ils sont plus ou moins en veille mais existent. Comme à Bordeaux où, depuis, chaque lutte de salariés est soutenue, mise sur les réseaux pour faire suivre l’information. Par exemple, le 23 janvier, à l’usine Ford où je travaille, nous étions en grève pour nos emplois qui sont menacés à nouveau à court terme. Le collectif de lutte 33 [département de la Gironde] issu du mouvement contre la loi Travail, des équipes syndicales de plusieurs boîtes (Carsat, CAF, CDC, Monnaie…), des étudiants et lycéens connus dans les manifestations, les salariés en grève du Samu 33 étaient présents lors du rassemblement. Cette solidarité et cette convergence se construisent, c’est l’effet de ce mouvement. Alors oui, quelque chose s’est passé de fort et cela constitue forcément un point d’appui pour les mois qui viennent.

Jean-Luc Mélenchon, de son côté,  a déclaré à propos des ouvriers  lors d’une réunion publique à Tourcoing : « je viens leur dire : sortez de votre trou, mêlez-vous de vos affaires, ne vous auto-éliminez pas de la décision, n’abandonnez pas vos bulletins de vote (…) Venez pas après pleurer si vous recommencez avec des Macron, des Fillon ». Au-delà de l’appel à voter pour lui, que penses-tu de cette vision de la classe ouvrière et de son action politique et sociale ?
C’est surprenant, j’ai du mal à croire qu’il ait pu dire un truc aussi dur. Dans la phrase citée, on retrouve une posture paternaliste, donneuse de leçon qui est insupportable et que nous rejetons. C’est bien connu, les exploités ont besoin d’un guide, d’un leader. Et il y a toujours eu, même à gauche, des politiciens pour se présenter comme la personne qu’il nous fallait. Nous serions juste bons à voter, plus précisément à bien voter pour des leaders et des partis qui disent qu’eux sauront bien s’occuper de nos affaires.
Dans le cas présent, c’est plus pervers car il est fait appel à la dignité populaire, mais pour finir par appeler à voter pour celui qui s’occupera de nos affaires à notre place ! L’émancipation, oui, mais pas trop. C’est un des aspects importants qui nous sépare de JLM et de la France insoumise.

A gauche, ça s’agite beaucoup. Il y a les primaires, Mélenchon se lance tout seul sans ses anciens alliés du Front de gauche, Lutte ouvrière développe l’actualité du communisme. Le NPA y va aussi. Pourquoi ? En quoi est-ce utile ?
Nous sommes confrontés en permanence à cette question de la « division ». Autour de nous, bien ou mal intentionnés, la division de la « gauche radicale » est regrettée, incomprise voire très critiquée. Si nous en sommes là, c’est en partie le résultat de notre incapacité à faire les choses ensemble, par mauvaise habitude ou par sectarisme, une incapacité à discuter de nos points communs et de nos divergences. Cela en devient grave dans la situation sociale que nous subissons aujourd’hui, car il y a bien urgence à rassembler nos forces, éparpillées et souvent faibles, à tenter de construire ensemble ce qui manque pour changer le rapport de forces.
La « division » des organisations et forces militantes de cette gauche radicale traduit aussi des désaccords politiques importants, des différences d’orientations et de perspectives politiques. Et les divergences ne sont pas de même nature avec les uns et les autres.
D’abord, qu’il y ait deux candidatures clairement situées en rupture avec le capitalisme, celle de LO et la nôtre, c’est vrai que, vu de l’extérieur, cela est incompréhensible C’est quelque part une aberration que nous ne soyons pas capables ne serait-ce que d’entamer une discussion sur nos objectifs et préoccupations. En tout cas, nous ne sommes pas satisfaits de cette absence de rapports entre nos deux organisations. Il y a bien sûr des désaccords politiques entre nous, LO ne manque pas de le souligner. Nous confirmons ces désaccords qui sont divers et parfois importants. Par exemple, nous militons dans des collectifs unitaires en soutien aux réfugiés, contre le racisme et l’islamophobie, avec BDS. Nous sommes très actifs dans les combats environnementaux, contre le nucléaire par exemple, dans les résistances comme à NDDL, avec les zadistes. Nous militons différemment dans les mouvements sociaux, y compris parfois dans les grèves comme les luttes en défense des emplois. Ceci dit, ces désaccords ne justifient pas l’état déplorable de nos relations. On aurait tout à gagner à confronter fraternellement nos points de vue, à travailler ensemble pour aider à redonner des forces à notre camp social.
Avec les militant-e-s et sympathisant-e-s qui se réfèrent à la France insoumise, les points communs sont nombreux, nous militons souvent ensemble dans les syndicats, dans des collectifs, nous manifestons ensemble, en clair nous nous retrouvons dans les combats au quotidien. Mais les désaccords politiques avec JLM ou avec les programmes des différentes formules ou partis comme le PG, le PCF, le FdG, la FI sont plus visibles. Nous ne nous situons pas du tout dans la démarche d’une 6e République, nous ne pensons pas qu’un changement de constitution ou qu’une « vraie » gauche au pouvoir avec un genre de super-président changerait les choses. Pour nous, la gauche institutionnelle, la gauche gouvernementale s’écroule et il ne faut surtout pas la rafistoler, la sauver ou la reconstruire par un autre bout. Nous sommes pour une rupture avec le capitalisme, avec ses institutions, sa fausse démocratie.
Au-delà de nos programmes et de nos revendications respectives, qui comportent de nombreuses nuances et différences, notre désaccord de fond c’est la confrontation avec le camp des possédants, la remise en cause de leur pouvoir économique et politique pour un pouvoir du camp des exploités, c’est-à-dire une démocratie directe, un contrôle direct de la population, des salariés sur l’économie, au niveau local comme national. A l’opposé aussi d’un patriotisme ou chauvinisme, dangereux parce qu’il suppose un intérêt commun qui n’existe pas avec des capitalistes français. C’est parce que nous voulons faire entendre cette voix, de la révolte contre le capitalisme et de l’internationalisme, que notre candidature aux présidentielles est importante.

Quels seront les principaux axes de la campagne du NPA ? Et les premières propositions que tu développeras ?
Evidemment, il ne s’agit pas de « mon » programme. C’est bien celui du NPA, dont je suis un des porte-parole. Ce n’est pas un programme électoral, du style « voici ce ne que nous ferons si nous sommes élus ». C’est évidemment plus compliqué. D’abord, nous dénonçons la fonction présidentielle. Du pouvoir concentré sur une seule personne, c’est antidémocratique. Ensuite, nous nous situons en rupture avec les institutions, avec le pouvoir tel qu’il est à savoir en réalité celui des possédants.
Malgré cela, nous tenons à participer à cette élection, à nous inviter là où ne sommes pas conviés. Nous voulons y rendre visible notre camp social, y faire entendre la contestation du capitalisme, y défendre des perspectives de luttes sociales pour changer les choses. C’est pour cela que nous présentons un ouvrier, un non professionnel de la politique. Cela fait partie de notre programme..
Nous ne sommes pas hors sujet. Nous posons bien la question du pouvoir, à la fois le rejet de celui actuel des capitalistes et à l’opposé celui des exploités. Cela passe par une démocratie directe, par donner les moyens à la population de décider au quotidien de ce qui la concerne.
Cela passe par transformer une économie au service des capitalistes en une économie sous contrôle des salariés, en socialisant les banques, en expropriant des secteurs économiques entiers (énergie, transports …). Il faut enlever les moyens de nuire aux possédants. Pour combattre la pauvreté et la précarité, pour protéger l’environnement, empêcher la catastrophe écologique, il faut des mesures radicales, qui imposent un partage des richesses et donc qui s’en prennent à tous ceux qui accumulent les fortunes.
Nous défendons le partage du travail, la diminution du temps de travail, l’augmentation des revenus pour toutes et tous. Financer tout cela, c’est possible, il faut prendre l’argent où il est, notamment par une réforme radicale de la fiscalité. Je ne détaillerai pas les mesures que nous proposons, on les trouve dans nos publications ou en ligne sur notre site internet.
Nous défendons l’égalité des droits pour toutes et tous, nous combattons les préjugés réactionnaires, toutes les formes de racisme, le sexisme, l’homophobie… Nous défendons l’internationalisme, la solidarité entre les peuples, la liberté de circulation et d’installation. Ce ne sont pas des questions secondaires.
Nous disons aussi que ce ne sont pas les élections qui changent la vie mais nos résistances, nos luttes sociales, collectives. C’est ainsi que nous changerons le rapport de force et que nous pourrons imposer des réponses à la misère.

Une des différences entre la crise actuelle et celle des années 1930 est qu’il n’y a pas, c’est très clair en France,  de renforcement de la gauche (réformiste aussi bien que révolutionnaire) et du mouvement syndical. Comment vois-tu l’avenir au-delà des élections ?  
Une chose est certaine, il n’y a rien à attendre de ces élections, même pas le plus petit espoir d’un répit. Les vainqueurs potentiels sont clairement des adversaires : soit Fillon représentant d’une droite dure qui annonce la couleur, elle revient et ça va faire mal ; soit Le Pen, chef d’une extrême droite anti-immigrés, anti-pauvres, évidemment dangereuse pour notre camp ; soit Macron, ancien ministre de Hollande, partisan des politiques libérales. La campagne est détestable, squattée par des politiciens tous situés dans le camp des riches, aucune place n’est laissée à des représentants du côté des exploités, aux idées de la contestation du système.
Qu’en ressortira-t-il ? Comment se traduira l’écœurement des milieux populaires, par beaucoup d’abstention, par une confirmation d’une évolution droitière ou par une surprise du côté de la gauche radicale et notamment du côté de notre candidature ouvrière et anticapitaliste ? Je ne sais pas. Si on est présents, ça peut changer des choses, en tout cas cela fera entendre nos propositions à une large échelle. Sauf que pour faire entendre une perspective de luttes sociales à ces élections, il nous faut obtenir les 500 parrainages. C’est une mission difficile d’autant plus que nous sommes grossièrement écartés des médias.
Mais il n’est pas question d’abandonner, pas question non plus d’envisager l’échec. Nous avons l’ambition de nous inviter au banquet des politiciens pour mener la bataille politique contre les idées réactionnaires, pour tenter de redonner confiance à notre camp. D’ores et déjà, quel que soit le futur président (ou présidente), notre perspective, c’est la riposte dans la rue, c’est un troisième tour social, c’est que le camp des opprimés reprenne l’offensive pour changer la situation sociale et la société. Au-delà, il faudra aussi reconstruire une perspective de changement de société, socialiste, et les instruments pour la rendre crédible à la masse des exploités.

Propos recueillis par Henri Wilno

Lundi 20 février 2017

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14 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (reporterre)

macron

Macron et l’environnement : de belles promesses, un lourd passif

Croissance « réfléchie », énergies renouvelables, recul du diesel… M. Macron s’est entretenu avec le WWF, annonçant les lignes de son programme sur l’environnement. Mais ce program- me respire l’improvisation, alors que, ministre de l’Economie, il multipliait les mesures anti-environnement.

« Depuis la révolution industrielle, nous sommes en train de surconsommer la planète, mais aussi de la détruire. Or ce qui nous fait, c’est cette planète ; si nous perdons de vue ce qui nous rassemble, ce que nous allons léguer à nos enfants, nous trahissons ce que nous sommes. » Cette envolée lyrique n’est pas sortie de la bouche d’un militant écologiste con- vaincu, mais de celle d’Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche ! et candidat à l’élection présidentielle. Invité jeudi 9 février par le WWF à dévoiler son programme environ- nemental, l’ancien ministre de l’Economie a annoncé plusieurs mesures. Serait-il devenu écolo ? Assurément non, et son bilan de ministre de l’Economie ne plaide pas en sa faveur.

13 février 2017  Emilie Massemin (Reporterre)

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26 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

christine lagarde (france24 + npa)

nanar

Une pétition rassemble près de 200 000 internautes pour un nouveau procès pour Christine Lagarde

Jugée coupable mais dispensée de peine dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, l’ex-Ministre de l’Économie (nommée en 2007) Christine Lagarde a fait l’objet d’une pétition en ligne sur le site Change.org. Explications.Près de 200 000 internautes ont manifesté leur désapprobation après la décision de la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage Tapie qui a vu la relaxe de Christine Lagarde.

Une décision de justice qui a suscité de nombreuses critiques de la part des citoyens, des magistrats mais également des élus. Le site Change.org amis en ligne une pétition demandant « Un vrai procès pour Christine Lagarde », pétition qui a rassemblé près de 200 000 internautes (195 844 signataires au moment de l’écriture de cet article).

Christine Lagarde encourait un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende

Le site Change.org commence sa pétition par ces mots : « Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s’était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes « par nécessité », a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors. Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d’être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre « démocratie » ! Qu’est-ce donc sinon un tribunal d’exception qui vient d’appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés ! Ainsi donc, Madame Christine Lagarde est coupable, mais dispensée de peine. Est-ce à dire qu’être ministre dispense de toute responsabilité devant la loi ?« , écrit le site.

Cette requête sur la plate-forme de pétitions en ligne Change.org fait partie des pétitions « les plus virales depuis 2012″ souligne les responsables du site.
La pétition sera remise à Claude Bartolone, François Hollande, Gérard Larcher et au premier président de la Cour de cassation Bertrand Louvel.

 Lionel Durel, 26 décembre 2016 à

24matins.fr

Faites vous plaisir!

Pétition

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