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12 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

capitole (socialist worker)

fafs

.Le fascisme c’est plus qu’un mouvement raciste

Plus que la simple droite dure ou le racisme vicieux, nous devons comprendre que le fascisme a des caractéristiques spécifiques.

Une sinistre collection de partisans de Trump, de théoriciens du complot d’extrême droite et de fascistes purs et durs se trouvait dans la foule qui a fait irruption dans le bâtiment du Capitole américain. Il ne fait aucun doute que les nazis étaient au cœur de l’événement.

Ils comprenaient des hommes en sweat à capuche avec dessus « Camp Auschwitz » et « 6MWE » – six millions n’étaient pas suffisants – des références au massacre des Juifs pendant l’Holocauste.

Pour l’affronter, il faut comprendre la nature de la menace.

Avoir une définition claire du fascisme ne consiste pas à avoir une liste de cases à cocher – ou à minimiser le danger que représentent les autres partis de droite et les racistes. Il s’agit de comprendre ce qui rend le fascisme unique afin de mieux le combattre.

Le fascisme n’est pas seulement une méchante forme d’autoritarisme, de racisme ou de bigoterie. Il s’efforce de construire un mouvement de masse dans les rues qui peut infliger la violence et la terreur aux opposants politiques et aux minorités. Et, finalement, le but du fascisme est de détruire tous les droits démocratiques.

Le fascisme est né de la profonde crise sociale qui a suivi la Première Guerre mondiale. En « temps normal », la classe capitaliste peut compter sur l’État et la police pour contenir les menaces.

Ils justifient leur pouvoir par la façade de démocratie parlementaire, qui diffuse les idées de la classe dirigeante, et des partis d’opposition « sûrs » qui servent de soupape de sécurité lorsque la colère éclate.

Trump a mobilisé un dangereux mouvement d’extrême droite, qui ne sera pas battu par les démocrates, l’État ou le « centre « .

En temps de crise, les méthodes habituelles ne suffisent pas toujours.

Dans les décennies qui ont suivi la guerre de 1914 48, les classes dirigeantes ont dû faire face à des mouvements ouvriers de masse et à la menace d’une révolution. Certaines sections ont fini par se tourner vers un autre mouvement de masse – le fascisme – pour écraser les travailleurs.

Les fascistes participent aux élections pour gagner en légitimité, mais ils n’ont jamais gagné le pouvoir de l’État par des élections démocratiques. Que ce soit Adolf Hitler dans l’Allemagne des années 1930 ou Benito Mussolini dans l’Italie des années 1920, la classe dirigeante leur a confié le pouvoir dans l’espoir de restaurer l’ordre et la stabilité.

Cela ne signifie pas que le fascisme n’est qu’un appendice de la classe dominante ou un mouvement de la classe dominante. Il a ses propres racines de masse et sa propre dynamique et utilise un faux langage « révolutionnaire » ou « anti-establishment ».

La base sociale du fascisme est enracinée dans la « petite bourgeoisie ». Ces couches de la classe moyenne comprennent les petits capitalistes, les commerçants et certains professionnels qui dirigent leurs propres entreprises.

Ils n’ont ni la richesse et le pouvoir du capital, ni la capacité de la classe ouvrière à riposter collectivement. Lorsque la crise frappe, ces couches sont souvent très opprimées. S’il existe un mouvement ouvrier fort, ils peuvent basculer à gauche. Mais sans cela, ils peuvent faire le choix de la droite, qui fournit des boucs émissaires pour leur détresse.

Ce fut le cas avec les nazis dans l’Allemagne des années 1930. Mais cela s’est avéré vrai plus récemment. En Hongrie, par exemple, le mouvement fasciste Jobbik s’est développé à la suite de l’effondrement d’une classe moyenne lourdement endettée lors de la crise financière de 2007-2008.

Les mouvements fascistes gagnent en force grâce aux mobilisations de rue, ce qui signifie qu’ils doivent être affrontés.

Aujourd’hui, la classe dirigeante américaine ne se tourne pas vers un mouvement fasciste pour rétablir l’ordre. (C’est à dire faire arrêter les grèves et faire reprendre le travail blog).

Mais cela ne veut pas dire que les fascistes ne sont pas dangereux. Et Trump a ouvertement courtisé les fascistes à la Maison Blanche au début de son mandat.

Il a apporté son soutien aux théories de conspiration d’extrême droite et, pendant les élections, il a laissé entendre qu’ils étaient des « boot boys » utiles. Il a également attiré une partie de la base républicaine plus à droite, donnant ainsi aux fascistes une audience importante. Au sein d’un mouvement d’extrême droite ou raciste, il y a souvent un noyau nazi entouré de racistes plus doux.

Ces types de mouvements d’extrême droite peuvent être tirés dans une direction plus « classique » ou le noyau nazi peut se développer et chercher à durcir le mouvement politiquement. C’est ce que les fascistes aux États-Unis cherchent à faire.

Les scènes à Washington n’étaient pas un effort sérieux pour s’emparer du pouvoir de l’État.

Pour construire leurs mouvements, les fascistes ont parfois opté pour des actions audacieuses. Les fascistes de Mussolini, par exemple, ont démoli des presses à journaux socialistes et ont assassiné 39 personnes à Milan en 1919.

À cette époque, les fascistes ne constituaient qu’une petite force. Mais l’action violente était une déclaration d’intention et une propagande pour le mouvement, Mussolini la saluant comme le « premier incident de la guerre civile ».

L’émeute du Capitole américain a été le dernier souffle de la présidence de Trump. Mais c’est aussi une déclaration claire que les fascistes et l’extrême droite ne vont pas disparaître.

Mon 11 Jan 2021 Tomáš Tengely-Evans

https://socialistworker.co.uk/

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20 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

nokia (ecap)

poing

NOKIA : LE COUP DE POIGNARD DANS LE DOS DE TROP !

Hier encore, certaines organisations syndicales n’avaient pas de mots assez forts pour
dénoncer la trahison des dirigeants de Nokia.

Mais aujourd’hui les mêmes, CFDT en tête, ont signé le 26 novembre dernier le livre 1
du plan de licenciement appelé par anti-phrase PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi).
Alors qui a trahi les salariés qui se battaient contre ce plan inacceptable aujourd’hui
comme hier ?

Comme ces organisations sont majoritaires au CSE Central (les salariés devraient
réfléchir à deux fois avant de choisir leurs représentants) la DIRECCTE validera sans
problème les licenciements que la CFDT et les autres syndicats réformistes trouvaient il
n’y a pas si longtemps « injustifiés économiquement ».

Si toutes les OS étaient restées unies sur les positions qu’elles avaient su défendre
ensemble, comme le souhaitait la CGT (qui elle n’a pas signé) la situation serait bien
différente et la lutte pouvait s’amplifier. D’autant plus que la tribune signée par de
nombreux politiques nationaux de tout bord, dénonçant ce PSE synonyme de
« vassalisation » des télécoms, par son impact médiatique, aurait permis de relancer la
mobilisation.

La signature du PSE tue l’avenir, non seulement de Nokia mais de toute maitrise
nationale des Télécoms du futur (en particulier la 5G). C’est à terme comme pour l’AOIP
de Guingamp, la disparition de Nokia à Lannion et donc encore un affaiblissement du
pôle télecom de Lannion. Cette désindustrialisation est grave pour LTC alors que la
crise frappe durement le tourisme et le commerce de la zone.

Le choix des organisations signataires et le peu d’engagement des élus locaux (il ne
suffit pas de mettre sur le site de la ville « la ville soutient les salariés de Nokia ») auront
des conséquences néfastes pour le bassin de l’emploi trégorois déjà fragilisé par la
crise sanitaire.

Le Trégor se remettra-t-il de cette nouvelle saignée ? Comme notre pays sa
désindustrialisation va-t-elle continuer sa marche vers un Trégor « sous-développé »
réduit à un tourisme lui-même en crise.

Alors plus de solution ? Si cela est maintenant plus difficile, les salariés ne doivent
cependant pas baisser les bras et doivent rejoindre les syndicats qui luttent et ne plient
pas devant les injonctions du patronat.

Notre proposition de socilisation-nationalisation de NOKIA autour du pôle Télécoms
public de Lannion n’en est que plus crédible.

L’interdiction des licenciements à Nokia est le seul vaccin contre le virus Capitaliste.

Lannion le 13/12/2020 18h00

ECAP-Lannion

Collectif composé d’Ensemble-Trégor,

CCCP-Trégor,

ANC-Lannion et

NPA Comité Nathalie Le Mel.

Commentaire:

Le NPA soutient sans réserve les travailleur-se-s contre les licenciements, mais se montre très réservé sur la 5G.

5G : le Haut Conseil pour le Climat prédit un bond des émissions de CO2

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15 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

mélenchon (le figaro)

pcf fi 2

Présidentielle 2022 : Mélenchon tend la main aux communistes

Les communistes, qui avaient déjà soutenu le chef des Insoumis en 2012 et 2017, doivent trancher au mois de mai sur une potentielle alliance.

Jean-Luc Mélenchon a sorti sa plus belle plume. Dans une lettre – dévoilée lundi par l’AFP – le chef de La France Insoumise interpelle Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, pour lui prier de faire alliance avec LFI lors de la présidentielle de 2022. «Une nouvelle fois, je voudrais proposer aux communistes ma candidature», explique le candidat. Jean-Luc Mélenchon les avait déjà convaincus de le suivre en 2012 et en 2017.

Le ténor Insoumis rappelle à son homologue communiste «le bilan» des «deux précédentes alliances» qui ont récolté «quatre millions» puis «plus de sept millions de voix». «Tout cela nous l’avons construit ensemble.

Et cela nous crée le devoir de persévérer. Pour faire mieux, jusqu’à la victoire», assure Jean-Luc Mélenchon. Le candidat LFI oublie un peu vite les coups de chaud survenus lors de la présidentielle de 2017. La tension était telle que les deux formations n’avaient pas réussi à se mettre d’accord pour former un seul et même groupe à l’Assemblée nationale après les légis-latives. «Certes nous aurions des erreurs à nous reprocher mutuellement. Mais quelle action d’envergure n’en comporte pas?», interroge Jean-Luc Mélenchon.

«Accord sur le programme et sur des candidatures communes»

Pour empêcher de retomber dans ce piège, l’Insoumis soumet au secrétaire national du PCF «l’idée d’un accord sur le programme et sur des candidatures communes aux élections législatives».

Jean-Luc Mélenchon rappelle également à Fabien Roussel, et à travers lui à tous les commu-nistes, que les deux groupes parlementaires votent «à 90% de la même façon», que les deux familles sont «au coude à coude dans les luttes sociales» et devraient mener des batailles communes aux régionales.

Dernier argument de poids apporté par le député de Marseille : la marque d’unité qu’offrirait un tel accord, alors que socialistes et écologistes avancent chacun vers une candidature indépen-dante. «Unis, nous attirerons, j’en suis certain, des personnalités et des forces de la gauche traditionnelle qui s’interrogent aujourd’hui. Ainsi nous pourrions former un large arc de forces», souligne-t-il.

Les communistes entretiennent le suspense

Pour les Insoumis, une alliance avec les communistes aurait aussi un double avantage, plus officieux. Elle faciliterait l’obtention des 500 parrainages d’élus nécessaires pour être candidat. Un soutien des communistes élargirait aussi de manière non négligeable la base militante. Si le parti de la Place du Colonel-Fabien est sur le déclin, ses troupes restent encore nombreuses, et ont hérité d’une discipline militante. Toujours utile pour une campagne présidentielle.

Pour l’heure, les communistes entretiennent le suspense. Un vote des militants est prévu entre les 7 et le 9 mai, mais la tendance est plutôt – pour le moment – en faveur d’une candidature indépendante. Il faut dire que cette idée faisait partie de la colonne vertébrale de Fabien Roussel, lors de son élection surprise à la tête du PCF en novembre 2018. Son mantra était alors : «Parti communiste is back!» De mauvais augure pour Jean-Luc Mélenchon…

Pierre Lepelletier 14 décembre 2020

https://www.lefigaro.fr/

Commentaire:

Les partis politiques tout çà c’est la « m… » : « Vous êtes la mort et le néant » : le violent SMS de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent. Et puis finalement le PCF, lui il les a les signatures! (Et les colleurs d’affiches).

 

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18 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

nevada lgbt (stop homophobie)

nevada

Le Nevada devient le premier Etat américain à reconnaître et protéger le mariage pour tou.te.s dans sa Constitution

En 2002, le Nevada adoptait une disposition réservant l’institution du mariage aux seuls couples hétérosexuels.

Dix-huit ans après, les électeurs sont revenus sur cette mesure par référendum, se prononçant majoritairement pour sa suppression et l’inscription dans la Constitution de l’État de la reconnaissance des unions entre personnes du même sexe.

Organisée en marge de l’élection présidentielle comme c’est l’usage aux États-Unis, cette consultation a recueilli plus de 62 % de voix favorables, selon les résultats définitifs relayés par l’AFP, faisant ainsi du Nevada le premier État américain à reconnaître et protéger le mariage pour tou.te.s dans sa Constitution.

L’amendement fait en outre obligation aux institutions de reconnaître et de traiter de la même manière tous les mariages, quel que soit le genre des individus qu’ils unissent.

Le référendum établit toutefois le droit pour les organisations religieuses et les membres du clergé dans le Nevada de refuser de célébrer des « mariages homosexuels », sans encourir de poursuites judiciaires.

17 novembre 2020

https://www.stophomophobie.com/

Commentaire:

On se réjouit! Et puis il y a Las Vegas (et l’industrie du mariage) au Navada. Buisiness is business.

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27 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

réintégrez gaël ! (cergy)

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20 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

tuberculose (the guardian)

Francafrique

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Réapparition de la tuberculose 

Des données provenant de dizaines de milliers de personnes dans le monde entier ont permis d’identifier les personnes les plus exposées à la tuberculose avant qu’elles ne tombent malades

La tuberculose fait partie de la pléthore de maladies infectieuses qui menacent des millions de personnes vivant dans des régions pauvres, comme au Pakistan. On prévoit que des millions de personnes développeront la tuberculose à la suite du Covid-19.

Environ 10 millions de personnes sont infectées par la tuberculose chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé, mais de nombreux cas ne sont pas détectés. Cela augmente le risque de propagation de la maladie, qui se transmet par l’air.

Les gens sont infectés lorsqu’ils inhalent ne serait-ce qu’un petit nombre de germes, que le système immunitaire de l’organisme peut garder sous contrôle pendant des années jusqu’à ce que l’infection devienne active. Selon l’OMS, environ un quart de la population mondiale est atteint d’une tuberculose latente.

« Si une personne se présente dans le Norfolk rural… un médecin généraliste qui la voit tousser et perdre du poids ne pensera pas à la tuberculose parce que de toute sa carrière, elle n’a jamais vu un cas », a-t-il déclaré.  »

Selon M. Abubakar, il est plus difficile de lutter contre la tuberculose dans les pays où le nombre de cas est élevé, car les personnes peuvent être réinfectées après le traitement. La maladie est particulièrement élevée chez les réfugiés et les migrants.

Kaamil Ahmed Mar 20 Oct 2020 (Fondation Bill Gates)

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Millions predicted to develop tuberculosis as result of Covid-19 lockdown

Commentaire:

Derrière la misère humaine, Bill Gates associe « Big Data » et « Big Pharma » (et « Charity Buisiness »).

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14 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

jlm (le huff’)

gauche arabe
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Jean-Luc Mélenchon demande leur avis à ses militants sur une éventuelle candidature en 2022

Le chef de file de La France insoumise a lancé une consultation avant d’annoncer sa décision pour la présidentielle, probablement dans les prochaines semaines.

“Dois-je être candidat?” Le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a lancé ce mercredi 14 octobre une consultation en ligne de ses militants, demandant leur avis sur son éventuelle candidature à la présidentielle, qu’il pourrait annoncer dans les prochaines semaines.

La direction du mouvement a envoyé par mail à tous les inscrits sur la plateforme de LFI un message de l’ancien candidat à la magistrature suprême en 2012 et 2017, accompagné d’un lien vers un formulaire de réponse.

“Comme je l’ai annoncé à l’occasion de nos ‘AmFis d’été’ à Valence, je veux me prononcer à la fin octobre – début novembre à propos de ma candidature pour la prochaine élection présidentielle”, rappelle le chef Insoumis, dans ce message.

Le “risque d’une campagne sous confinement partiel ou général”

Avec la crise du coronavirus qui se poursuit en France, “nous courons le risque de devoir mener une campagne sous confinement partiel ou général”, ajoute-t-il.

“C’est une situation sans précédent. Comment organiser alors nos rencontres pour convaincre nos concitoyens?”, questionne le patron des députés LFI. “Nous ne pouvons nous contenter d’une addition de votes ‘contre’. Il nous faut construire une majorité d’adhésion”, estime-t-il.

“Pour porter” les idées du mouvement, “dois-je être candidat?”, demande Jean-Luc Mélenchon. “Je veux m’imprégner de notre intelligence collective et de la fraternité qui nous unit”, explique-t-il en conclusion.

14/10/2020

https://www.huffingtonpost.fr/

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12 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

université (l’anticapitaliste)

universite

L’enseignement supérieur et la recherche se mobilisent le 13 octobre

Alors que la situation, en cette rentrée, est catastrophique dans les universités, et que les conditions de recherche dans les labos se détériorent, la ministre Frédérique Vidal profite de ce choc pour faire passer son projet de loi de programmation de la recherche (LPR). 

Tandis que le projet de loi de destruction de la recherche a été voté par l’Assemblée et qu’il doit passer par le Sénat durant la seconde moitié du mois d’octobre, le manque de moyens dans les universités se fait de plus en plus criant à mesure que la crise sanitaire s’accentue.

Cela fait en partie disparaitre la LPR des discussions pour laisser plus de place aux discussions sur le « démerdentiel », au vu de l’abandon de Vidal concernant les conditions de travail et d’études.

Un projet massivement rejeté

Tout le monde se rend bien compte que le gouvernement – qui n’a rien fait pour nous, enseignantEs et chercheurEs – fait passer en force une loi qui va précariser les collègues et ouvrir la porte à la privatisation.

Si, pour le moment la combativité des personnels de l’enseignement supérieur et de la recher-che (ESR) n’est pas encore au rendez-vous, ce projet de loi reste toujours majoritairement rejeté par l’ensemble de la communauté universitaire.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en a rajouté une couche le 22 septembre, dans un avis critiquant le projet du gouvernement (1). Mais il apparait que le gouvernement et les députés n’écoutent rien ni personne.

Face à ce mépris, les personnels les l’ESR continuent de se mobiliser, comme l’a montré la relative réussite du rassemblement devant l’Assemblée nationale le 21 septembre.

Défendre le service public

Le projet de casse du statut de fonctionnaire dans l’ESR est le même que celui prévu dans le reste de la fonction publique, avec l’utilisation de CDD ou de « CDI de projet » pour passer outre les postes de titulaires.

Il ne pas faut pas oublier, en outre, qu’il est prévu que la majeure partie du financement de cette loi soit prise sur les économies faites par l’État dans la réforme des retraites. Ce qui nous indique que cette dernière réforme n’est pas encore enterrée…

La LPR est un projet de loi qui rappelle à la communauté universitaire qu’elle n’est pas extérieure au reste du monde du travail, particulièrement dans la fonction publique.

C’est pour toutes ces raisons que l’intersyndicale de l’ESR et le collectif « Facs et labos en luttes » appellent à une journée de mobilisation le mardi 13 octobre.

Une journée de mobilisation durant laquelle nous devons lier le combat contre la LPR avec les difficiles conditions de rentrée qui impactent nos collègues, une journée pour défendre notre vision du service public de la recherche et de l’enseignement. Une journée qui en appellera d’autres.

Jeudi 8 octobre 2020 Valentin Pantin

https://lanticapitaliste.org/

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16 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

vooruit (rtbf psl)

collapsologie

Ne l’appelez plus SP mais « Vooruit »

Le parti socialiste flamand SP.a change de nom. Il devrait désormais s’appeler « Vooruit », qui signifie « En avant ». Drôle de hasard, en italien cela donnerait « Avanti ». Le parti, sous la conduite de Conner Rousseau, est dans une phase de réflexion et d’évolution, pour se moderniser et tenter de retrouver un électorat plus large.

Vooruit, un clin d’œil

En décembre, le parti devrait se transformer en « Vooruit », en français « En avant ». Un change-ment en clin d’œil au passé puisque Vooruit était le nom d’une coopérative ouvrière socialiste gantoise du 19è siècle, c’est toujours le nom d’une salle de spectacles renommée de Gand.  C’était aussi le nom du premier quotidien socialiste flamand « Vooruit », devenu dans les années 1970 le « Morgen ».

Ainsi, au cœur du parti, ce changement de nom doit être le point de départ d’un renouveau. « Ce sera plus qu’un nouveau nom, ce sera un mouvement en vue de l’avenir avec lequel nous voulons rassembler tous les Flamands progressistes et participer à la politique d’une manière nouvelle et positive », a d’ailleurs indiqué Conner Rousseau.

Pour le président de parti, l’idée de ce changement de nom est « un clin d’œil à notre passé, mais dans une perspective d’avenir ». C’est en décembre que ce changement de nom devrait être officiellement acté.

 mercredi 09 septembre 2020

https://www.rtbf.be/

ps cons

Changement de nom au SP.a : d’un parti à une marque électorale

Avec le changement de nom du SP.a en « Vooruit » (en avant), le président du parti Conner Rousseau franchit les dernières étapes d’un processus qui à l’œuvre depuis un certain temps : le passage d’un parti à une marque électorale.

La référence au socialisme disparaît du nom et se retrouve en simple baseline (de socialistische beweging / le mouvement socialiste), à la manière des slogans de marque. Il ne s’agit de rien d’autre qu’une manœuvre électorale visant à ne pas totalement balancer à la poubelle à la fois la référence historique ainsi que le lien avec la mutuelle et le syndicat.

Le terme de « mouvement » n’a rien à voir non plus avec ce que les militantes et militants, les jeunes et les travailleuses et travailleurs entendent par un mouvement combatif et démocratique. Il s’agit d’un terme à consonance progressiste adopté pour définitivement abandonner le concept d’un parti d’affiliés, avec des structures démocratiques et des décisions prises démocratique-ment.

Nous avons demandé leur réaction à deux membres du PSL/LSP qui étaient auparavant membres du SP ainsi qu’au porte-parole du PSL/LSP, Bart Vandersteene :

« Pour le PS.a, le socialisme n’a longtemps été qu’une référence au passé. En ce sens, ce changement de nom est une conclusion logique. Le SP.a avait déjà depuis longtemps embrassé le libre marché : il s’est retrouvé aux commandes des (contre)réformes de nos retraites, des diminutions du budget de l’enseignement, de la privatisation des services publics,…

Bref, il a contribué à démanteler ce que le mouvement ouvrier avait construit. Le « clin d’œil » au passé et à la coopérative ouvrière Vooruit est donc un clin d’œil d’adieu. »

Jo Coulier (ancien membre du Bureau national des jeunesses socialistes du SP et de diverses structure de la direction du SP à Gand, aujourd’hui militant de la CGSP Enseignement en Flandre, l’ACOD-Onderwijs)

« Dans ce qui était autrefois un parti ouvrier, les carrières ont depuis longtemps pris le pas sur l’idéologie et encore plus sur la lutte de terrain. Ils ont non seulement chassé leur base en la laissant orpheline, mais ils ont également perdu toute pertinence auprès des jeunes et des travailleurs en quête d’inspiration et d’idées pour s’organiser aujourd’hui et lutter en faveur d’un autre avenir que celui que réserve le capitalisme. Ce parti ne représentera aucun progrès pour la classe ouvrière. »

Eric Byl (ancien membre du bureau national des jeunesses socialiste du SP et ancien secrétaire politique du SP à Grammont, il travaille actuellement pour Alternative Socialiste Internationale, l’organisation internationale dont le PSL/LSP est la section belge)

« Au moment où le capitalisme nous plonge dans une nouvelle crise profonde et où des personnalités telles que Bernie Sanders, Alexandria Occasio Cortez et Kshama Sawant expriment le regain d’intérêt pour le socialisme, Conner Rousseau en éloigne encore plus le parti. Le socialisme vaut bien plus qu’un clin d’œil ou un calcul électoral. Il s’agit du changement de société nécessaire pour lequel nous devons nous battre afin de mettre un terme aux horreurs du capitalisme. L’ambition du PSL/LSP est de donner au socialisme un contenu combatif avec lequel les jeunes et les travailleurs peuvent s’armer pour renverser le capitalisme. »

Bart Vandersteene, porte-parole du PSL/LSP

jeudi 10/09/20

https://fr.socialisme.be/

Commentaire

La sociale démocratie (les PS) est née des syndicats (et de leurs coopératives, mutuelles etc). Elle est censée défendre les intérêts des travailleurs. Mais dès le début les partis de notables étaient « dérangés » par ces râleurs. En France la « Charte d’Amiens » de la CGT visait à s’autonomiser du PS participant au gouvernement. Le Labour GB maintient des liens officiels avec les syndicats. En Belgique le PS a eu aussi ces relations avec la FGTB.

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15 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Risque sanitaire, casse sociale,

Imposons des réponses anticapitalistes !

La journée nationale de grève et de manifestations de ce jeudi s’inscrit dans une situation marquée à la fois par la reprise de la pandémie et une offensive antisociale très lourde. Avec pour point commun un pouvoir à la manœuvre, incapable d’assurer notre protection sanitaire et tout dévoué aux intérêts des capitalistes.

Le gouvernement joue avec nos vies

L’intervention du Premier ministre Castex vendredi dernier est édifiante. S’il a bien souligné le regain d’intensité de la circulation du Covid-19 et l’augmentation sensible du nombre d’hospitalisations, ce n’est que pour mieux réaffirmer une ligne qui ne marche pas. « La stratégie ne varie pas », malgré les critiques sur la gestion de la crise sanitaire, dont le positionnement sur le port du masque qui a changé du tout au tout depuis le début de l’épidémie. Pire, pour mieux s’exonérer de ses responsabilités, le gouvernement stigmatise la population, en particulier les jeunes ou les quartiers populaires accusés de « relâchement »

Pour Castex et ses amis, éviter « de devoir mettre entre parenthèse notre vie sociale, culturelle, économique, l’éducation de nos enfants et notre capacité à vivre normalement », c’est une belle formule qui masque une seule obsession : assurer la continuité de la « vie économique » pour assurer les profits de quelques-uns. L’important reste que les enfants soient à l’école et les parents au boulot ! Toute la vie sociale est mise en danger, mais ce pouvoir est incapable de planifier une lutte efficace contre la pandémie.

Nous ne paierons pas la crise

« J’ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève. (…) J’ai l’impression d’une grève par habitude… ». Le ministre des Transports Djebbari ne doit pas vivre dans le même monde que nous. Alors que le fameux plan du gouvernement « France relance » a pour unique but d’offrir des dizaines de milliards d’euros aux entreprises, c’est-à-dire au patronat et aux actionnaires, les plans de licenciements et les suppressions d’emploi s’accumulent… Renault, Nokia, General Electric, l’ensemble de la sous-traitance dans l’automobile ou l’aéronautique, avec pour couronner le tout Auchan, où la richissime famille Mulliez veut se débarrasser de 1 400 salariéEs !

Dans les services publics, il faudrait multiplier les postes, à commencer par la santé. Sans surprise, le « Ségur » n’a débouché sur aucun recrutement pour permettre à l’hôpital et aux EHPAD de remplir leurs missions et aux personnel de travailler dans des conditions acceptables. Rien n’a été fait pour que l’hôpital puisse sereinement faire face à la deuxième vague, alors qu’il aurait fallu ouvrir en nombre des lits de réanimation et embaucher 100 000 soignantEs dans les hôpitaux et les EHPAD. Et dans l’éducation nationale aussi, les tensions sont fortes.

Des mesures d’urgence pour notre camp social, vite !

Pour faire diversion tout en cherchant à nous diviser, le pouvoir fait sienne la démagogie raciste et sécuritaire de l’extrême droite : lutte contre le prétendu « ensauvagement », projet de loi contre le « séparatisme », interdiction de distribution de l’aide alimentaire aux migrantEs comme à Calais…

C’est la protection du monde du travail et la lutte contre l’injustice sociale qu’il faut imposer. Des mesures d’urgence sanitaires, à commencer par la distribution de masques gratuits, des embauches dans la santé et l’ensemble des services publics, la diminution du temps de travail (pour intégrer les gestes barrières et le port du masque et s’attaquer au chômage)… Pour répondre à la situation sociale dramatique, il faut imposer l’interdiction de tous les licenciements, l’embauche des précaires, le partage du travail entre touTEs sans perte de salaire, et l’augmentation des salaires et des minima sociaux.

Les premières journées de mobilisation de septembre doivent être les premiers jalons d’une riposte à construire touTEs ensemble !

Mardi 15 septembre 2020

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