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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

tribunaux (saf)

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Journée morte » contre la suppression de tribunaux d’instance

Le 22 novembre, le syndicat des avocats de France (SAF) appelle à une « journée morte » dans les tribunaux pour dénoncer le projet de loi de programmation de la Justice, examiné par l’Assemblée nationale depuis le 19 novembre.

Le Saf proteste contre la suppression de nombreux tribunaux d’instance et de grande instance avec un risque de perte de proximité territoriale entre les justiciables et les lieux de justice.

Le syndicat des avocats regrette par ailleurs que l’encadrement des plateformes privées de résolution amiable des litiges soit abandonné.

Il proteste également contre la diminution des droits de la défense, et des mineurs étrangers non accompagnés.« Il faut que le gouvernement comprenne que nous n’accepterons jamais un projet qui institue une justice illisible, livrée à des intérêts privés, éloignée du justiciable et qui consacre un nouveau recul des droits de la défense et des droits fondamentaux », écrit le SAF.

Le SAF

https://www.bastamag.net/

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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

bonedou ruz (le monde)

bonnets ruz

Que reste-t-il des « bonnets rouges » ( 2015) ?

Deux ans après le soulèvement des ouvriers (en 2013) , agriculteurs et patrons bretons contre l’écotaxe, les anciennes alliances ont vécu mais beaucoup croient en la résurrection du mouvement.

« En sommeil », « au placard », « un volcan au repos »… Dans le Finistère, chacun a sa métaphore pour décrire la situation des « bonnets rouges ». Le soulèvement breton, qui a fédéré ouvriers dont l’emploi était menacé, agriculteurs, petits et grands patrons contre l’écotaxe en Bretagne fête ce mois-ci ses deux ans.

Le 26 octobre 2013 exactement, les couvre-chefs fournis par la société Armor-Lux apparais-saient pour la première fois sur les têtes présentes au pied du portique écotaxe de Pont-de-Buis-lès-Quimerch dans le Finistère, pour en réclamer le démontage. Les arches blanches et leurs caméras de surveillances étaient alors devenues l’épouvantail d’une Bretagne agricole et agroalimentaire en crise, pour qui la nouvelle taxe avait été « la goutte d’eau » faisant  déborder leur colère.

Pour la famille Cueff de Lampaul-Guimiliau (Finistère), cela fera aussi deux ans, le 26 octobre, que « le malheur » est arrivé. Ce jour-là, le benjamin de la famille, Mickaël, 35 ans, perd sa main droite en ramassant une grenade lacrymogène lancée par les CRS pour disperser les manifestants. Le drame secoue un village déjà dévasté par la fermeture de l’abattoir Gad, annoncée le 11 octobre, privant de leur emploi près de 900 personnes.

« Si demain le mouvement repart, j’y vais », assure aujourd’hui, sans hésiter, dans le hangar de sa petite entreprise de vente de matériel agricole, Sébastien, le cadet des Cueff. Dans son camion, il transporte toujours son bonnet rouge d’époque, « prêt à le remettre quand il faudra ». En 2013 c’est « l’injustice » de voir la filière agroalimentaire pénalisée par l’arrivée de la nouvelle taxe sur le transport, qui le pousse à rejoindre les rangs des manifestants.

« La guerre n’est pas finie, car la France ne va pas bien », observe-t-il mesurant au quotidien, au contact des éleveurs porcins, les conséquences de la crise agricole. De la cour de son entreprise, Sébastien Cueff voit les bâtiments vides de Gad. « Combien ont retrouvé du travail parmi les salariés ? », lâche-t-il.

La question est évidemment rhétorique. A Lampaul on parle de moins de 200 reclassements. Les chiffres définitifs seront bientôt publiés, au moment où, pour les anciens salariés de Gad, l’anniversaire des deux ans du conflit signifiera aussi la fin de leurs droits au chômage.

« Les ouvriers se sont sentis trahis »

Comme beaucoup, Olivier Le Bras a tout récemment terminé une formation en vue de sa reconversion. Ancien découpeur de carcasses à l’abattoir, il aspire aujourd’hui à devenir agent de sûreté dans les aéroports. Mais le marché de l’emploi n’est pas florissant et l’ancien délé-gué syndical FO s’interroge sur ce qu’il doit, dans ses difficultés à être recruté, à la conjoncture ou à son passé de leader du conflit et de figure des « bonnets rouges ».

L’ex-Gad a aujourd’hui pris ses distances avec le mouvement. 

« Au bout d’un moment, je ne me reconnaissais plus dans les discussions. On se mettait à parler de Bretagne à cinq départements, de langue bretonne… On ne parlait plus d’emploi », raconte-t-il dans sa commune de Saint-Thégonnec (Finistère) où il est devenu, en 2014, adjoint au conseil municipal. Il est aujourd’hui candidat aux élections régionales, sur la liste socialiste emmenée par Jean-Yves Le Drian.

A la lutte contre l’écotaxe se sont en effet greffés aux Bonnets rouges des régionalistes, y voyant l’occasion de plaider pour une plus grande autonomie de la Bretagne. « Je voyais bien que ça n’allait rien changer pour nous ; l’abattoir n’allait pas rouvrir », raconte-t-il, le  sourire  amer.

De fait, aujourd’hui, les comités locaux de « bonnet rouges », à l’activité disparate, regroupent surtout un réseau d’individus qui tendent à mettre sur pied des projets bretons (un syndicat, une mutuelle territoriale, une monnaie complémentaire) ou cherchent à peser sur des débats comme la réunification de la Bretagne avec la Loire-Atlantique.

Au sein des acteurs historiques du mouvement, l’union ouvriers-agriculeurs a vécu.

« Les ouvriers se sont sentis trahis par les agriculteurs », poursuit M. Le Bras, qui fut, dans son combat, accompagné de délégués syndicaux de Doux, Marine Harvest et Tilly-Sabco, qui voyaient aussi leurs emplois menacés. « Nous, on a été avec eux contre l’écotaxe, mais on ne les a jamais vus à la sortie des usines », poursuit-il. L’ex-leader syndical continue toutefois à croire en la sincérité de certains leaders agricoles dans le mouvement, « pas suivis par leurs adhérents ».

« Rattrapés par la patrouille »

« Certains ont été rattrapés par la patrouille », plaisante Thierry Merret, président de la Fédé-ration départementales des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) du Finistère, qui fédéra agriculteurs et ouvriers et fût l’un des tout premiers à porter le « bonnet rouge ». Dans sa bou-che, « la patrouille » ce sont les corporatismes syndicaux ou politiques mis de côté au plus fort du mouvement.

Dans ses propres troupes, l’alliance des patrons, que sont les agriculteurs, avec les ouvriers n’a pas toujours convaincu. « Des gens du monde paysan ont commencé à trouver que le mouvement devenait trop politisé », explique-t-il encore.

En ligne de mire ? La personnalité clivante de Christian Troadec, maire de Carhaix (Finistère) qui s’est imposé comme l’un des figures centrales du mouvement, et a été régulièrement taxé de récupération politique. Il est aujourd’hui candidat (sous l’étiquette « centre gauche » avance-t-il) aux régionales en reprenant le mot d’ordre des « bonnets rouges », « Vivre, décider et travailler en Bretagne ».

Thierry Merret le confie sans fard, c’est ce risque de récupération politique qui l’a conduit à ne pas tenter de rappeler les « bonnets rouges » à la mobilisation au moment où les Jeunes agri-culteurs du Finistère montaient sur leurs tracteurs en direction de Paris en pleine crise agri-cole. « Pour moi le mouvement va renaître », assure-t-il malgré tout. Il en tient pour preuve le « grand moment » qu’a été la manifestation du 2 novembre 2013 à Quimper. « C’était quelque chose », abonde, dans son hangar à Lampaul-Guimiliau, Sébastien Cueff.« Cette solidarité entre les patrons et les ouvriers, ça a marqué les gens. »

Jean-Pierre Le Mat, actuel porte-parole du collectif des « bonnets rouges », y croit aussi. « Le mouvement a montré que l’idée d’insurrection est possible en Bretagne. » Débarrassée des unions de circonstance qui l’ont embrasée, difficile de prédire si elle pourra fédérer à nouveau le ras-le-bol qui couve.

Le Monde.fr  26.10.2015 Manon Rescan (Lampaul-Guimiliau)

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Le dernier combat des salariés finistériens de Gad

Régionales : des bonnets rouges incontournables en Bretagne

Commentaire:

« Vivre, décider et travailler en Bretagne ». » Beva, divizoud ha labourad e Breiz » était un slogan très à gauche: LCR, PSU etc des années 70-80.

Malgré la présence de Thierry Meret de la FDSEA, nous avons décidé, (NPA) de participer. Ou plutôt, dès le début en créant le « pôle ouvrier »  nous avons senti que c’était notre classe sociale et ses potentiels alliés : petits commerçants, artisans, agriculteurs et petits patrons qui se mettait en marche. La situation politique était explosive pour François Hollande. Allions nous nous discréditer à participer à sa défense?

Le reste c’est de la philosophie! Matérialistes marxistes contre idéalistes (anarchistes par exemple). Doit-on demander à ceux qui entrent en lutte pour une cause juste d’être d’accord avec nous? Ce qui démontre un manque de confiance dans notre idéologie! Ou au contraire, pouvons nous nous lancer avec notre classe, même si elle n’est pas dirigée par nous, tellement nous somme sûrs qu’à la fin, en luttant ensemble, ce sont nos idées qui triompheront?

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21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

camaret snsm (ouest france)

ref-mer

Camaret-sur-Mer. Le pilote de la SNSM sauve aussi des migrants

Malo Castillon, pilote camarétois de la SNSM, s’est engagé sur le « Sea Watch 3″, pour des missions de sauvetage de migrants, en mer Méditerranée.

Ce pilote et sauveteur à Camaret-sur-Mer (Finistère) est désormais chef-mécanicien sur le « Sea Watch 3″, un bateau qui porte secours aux migrants, en mer Méditerranée. « Il m’est insupportable de savoir que des gens périssent en mer. » Malo Castillon profite, aujourd’hui, d’une période de repos bien méritée.

« Les missions durent trois semaines, plus une de formation, et j’en enchaîne deux à chaque fois », précise-t-il. Chef de base du club de plongée Léo-Lagrange, à Camaret-sur-Mer (Finistère), pendant cinq ans, et désormais pilote sur un canot de la Société nationale de sauvetage en mer, il a éprouvé le besoin de voir autre chose, en fin d’année 2017. « Ma meilleure amie, Claire, travaille sur le Sea Watch 3 tous les étés, elle m’avait raconté comment cela se passait », se rappelle Malo. Ce bateau de 50 mètres appartient à l’ONG allemande Sea Watch, qui effectue des sauvetages en mer Méditerranée.

Avoir le cœur bien accroché

« J’ai été pris en novembre dernier comme mécanicien, car j’avais déjà des bases, du fait de ma formation de scaphandrier, pour une mission de trois semaines », raconte le Camarétois. Après quatre jours, pour l’approvisionnement, les 22 membres de l’équipage participent à une forma-tion.

Ce qui a frappé Malo, c’est l’organisation.

« Tout est professionnel, les missions sont très cadrées », explique-t-il. Et de tiquer : « Nous ne sommes pas une bande de hippies qui voguent en rêvant à un monde meilleur. » Parmi les compétences acquises pendant la formation, la capacité à naviguer et contrôler le bateau depuis la salle des machines « en cas d’attaque de passeurs ou de garde-côtes libyens ». Les journées sont rythmées par les patrouilles et l’entretien des moteurs. Mais quand un bateau de fortune pointe à l’horizon, tout le monde est sur le pont.

« Ce sont parfois des embarcations avec 700 personnes à bord »…

…explique Malo, les yeux grand ouverts. Peu de Libyens, beaucoup de Soudanais ou de Maliens et une fois un Tibétain. Pendant le sauvetage, le rythme s’accélère et chacun fait son possible pour aider. Les francophones traduisent pour les médecins. On distribue de la nourri-ture, de l’eau et des couvertures. Il faut soutenir physiquement ces femmes, ces hommes, ces enfants, car ils sont souvent trop faibles pour tenir debout, et « incroyablement légers ».

Humainement, le Sea Watch 3 est le théâtre de scènes difficiles, souvent, mais belles, aussi. Quand l’équipage a du mal à se déplacer, à cause du trop grand nombre de personnes, ce sont les aidés qui viennent au secours des aidants. Malo raconte, visiblement ému : « Plusieurs fois ce sont eux qui nous tiennent pour ne pas qu’on écrase une main, une jambe, pour que nous ne tombions pas, en fait. « Mais le marin est catégorique, il faut savoir rester fort et être prêt à encaisser pour travailler sur une mission. « Ces gens n’ont pas vu de gestes amicaux depuis des mois, tous ont été torturés, les femmes ont été violées… »

Le Sea Watch 3 bloqué à Malte

« Les grands moments de victoire, ce sont quand nous arrivons à faire monter tout le monde sur le bateau avant que les garde-côtes libyens n’arrivent », sourit Malo. Les rapports entre officiels et ONG ne sont pas toujours bons en mer. Pendant longtemps, l’Italie a permis que le Sea Watch 3, comme l’Aquarius, fasse débarquer les migrants sur son sol. Mais depuis les dernières élections, les règles ont changé.

« Dans le droit international la loi veut pourtant que le pays le plus proche accueille les réfugiés », renseigne le marin.

Malte avait déjà refusé l’accueil avant l’Italie. Et la France ne semble pas proposer grand-chose de plus. La situation est d’autant plus compliquée que le gouvernement maltais, port d’attache du Sea Watch 3 depuis le 9 juillet, a interdit tout départ du bateau « sans aucune raison ». Il n’y a plus aucun bateau de sauvetage sur la zone depuis fin juin. Et « 600 personnes sont mortes noyées depuis le début du mois de juillet », déplore Malo. Il ne sait pas quand, ni si, le Sea Watch 3 pourra repartir en mer. Malo se demande pourquoi une règle simple et connue n’est pas respectée là-bas : un marin ne laisse jamais quelqu’un à l’eau.

Ludovic SÉRÉ 18/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

précarité (npa)

jeunes

Précarité : montée en puissance des CDD et de l’intérim

Une note de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques DARES confirme la montée en puissance de la précarité. Certes, la très grande majorité des salariéEs (84,6 %) est en CDI. Mais la part des salariéEs en contrats précaires ne cesse d’augmenter depuis le début des années 1980.

Désormais, une majorité des salariéEs de 15-24 ans (55 %) est sous contrat précaire.

10,8 % des salariéEs sont en CDD (5 % au début des années 1980), 3 % en intérim (1 % au début des années 1980), et 1,6 % en apprentissage.  En théorie, les CDD n’ont « ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise » (code du travail).

Dans la pratique, ce n’est pas le cas.

En 2017, la DARES avait déjà établi que « plus de la moitié des établissements optent pour le CDD plutôt que pour le CDI afin de limiter les risques en cas de ralentissement de leur activité».  Autrement dit, les patrons embauchent en CDD pour faire porter le risque sur les salariéEs plutôt que sur eux. Et les gouvernements n’ont cessé de modifier la législation pour leur faciliter la tâche.

Précarité généralisée… et légalisée

Ainsi, depuis 2015, les CDD peuvent être renouvelés deux fois (au lieu d’une). Depuis les ordonnances de l’été 2017, les accords de branche peuvent en outre déterminer, sans aucun plafond, le nombre maximal de renouvellement de CDD, leur durée maximale et les durées de carence !

Dans certains secteurs (comme la restauration), les patrons peuvent déjà avoir recours aux « CDD d’usage », qui leur permettent de faire à peu près ce qu’ils veulent.

Dans le nettoyage par exemple, des salariéEs enchaînent les CDD, en passant par la case chômage le temps du délai de carence. Autrement dit, une partie des salariéEs (surtout des ouvrierEs et des employéEs) est enfermée dans la précarité de façon durable. De façon cyni-que, la classe dominante s’appuie sur cette « dualisation » du marché du travail pour stigma-tiser les « privilégiés ».

Il faudrait en finir avec les protections liées au CDI, au nom de « l’égalité ».

Cela permettrait aux exclus du marché de travail de pouvoir y trouver leur place. C’est le sens des ordonnances Macron de l’été dernier, avec à terme l’horizon d’un contrat unique pour tous, où la force de travail sera sans protection.

La durée des CDD est en outre de plus en plus courte.

La part des contrats de moins d’un mois est passé de 57 % des CDD en 1998 à 83 % en 2017 ; la part des contrats d’une seule journée s’est accrue, passant de 8 % en 2001 à 30 % des CDD en 2017. Les secteurs qui contribuent le plus à l’augmentation de la part des CDD très courts sont l’hébergement médico-social et la santé.

Si les services sont gourmands en CDD, l’industrie et la construction raffolent de l’intérim, avec un taux de recours de 12 %. Le nombre d’intérimaires a progressé de 11,5 % entre avril 2017 et avril 2018. Près de 80 % des -intérimaires sont des ouvrierEs.

L’essor des ruptures conventionnelles : une aubaine pour le patronat

Le patronat est friand du dispositif des « ruptures conventionnelles » mis en place en 2008. En 2017, les démissions sont le motif le plus fréquent de rupture anticipée de contrat (40 %), suivies des fins de période d’essai et des licenciements pour motif personnel (environ 20 % chacun). Mais les ruptures conventionnelles sont en plein essor et représentent désormais 10 % des ruptures de contrat (420 900 en 2017, en hausse de 7,8 % par rapport à 2016). Elles se substituent en partie aux démissions, mais aussi (pour 25 % d’entre elles selon la DARES) aux licenciements économiques.

Le patronat a tout intérêt à avoir recours aux ruptures conventionnelles quand il veut se débarrasser de salariéEs 

Simplicité, rapidité, pas de possibilité de recours pour le ou la salariéE, pas de contraintes liées aux PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi)… Hormis les cadres, les salariéEs sont très rare-ment en position de négocier des indemnités supérieures au minimum légal. Sous la pression de leur patron et par peur de la stigmatisation liée au licenciement, beaucoup acceptent les ruptures conventionnelles.

Grâce à Macron, les patrons peuvent désormais avoir recours aux « ruptures conventionnelles collectives » s’ils trouvent des syndicats collabos pour donner leur accord. Ils n’ont même plus besoin de justifier de difficultés économiques, et ils peuvent dégraisser massivement sans craindre le contrôle d’un juge. C’est la porte ouverte à tous les abus.

En finir avec la précarité !

La logique capitaliste nous enferme dans une alternative abjecte : accepter plus de précarité ou accepter plus de chômage. Refuser cette alternative implique de sortir du capitalisme : le droit au salaire à vie implique un contrôle des travailleurEs sur les moyens de production, condition nécessaire pour permettre à chacun de vivre de son travail.

Gaston Lefranc Vendredi 6 juillet 2018

https://npa2009.org/

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22 juin 2018 ~ 0 Commentaire

cool manu! (révolution permanente)

pompes

Pour Macron les jeunes prêts pour la révolution ?

Macron déraille face à un collégien :  »Si tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ».

Jupiter, à l’évidence, a une conscience aiguë de sa côté de popularité chez les jeunes. Préparé à avoir à faire à des détracteurs de Parcoursup ? Alors qu’un collégien l’interpelle en l’appelant Manu du bout des lèvres, Macron s’empresse de le remettre à sa place pour lui expliquer qu’avant de faire la révolution il faudra avoir un diplôme.

La vidéo a de quoi à faire rire.

Alors que le Président se prête à un bain de foule lors de la cérémonie de commémoration d’hommage au 18 juin 1940 – de ceux dont Macron a quelques mauvais souvenirs, entre public absent, insultes et interpellations diverses – un jeune collégien entonne les premières mesures de l’Internationale puis esquisse un « ça va Manu ? » goguenard. Il n’en fallait pas moins pour Macron, toujours plus à la défensive face aux jeunes, pour se lancer dans une diatribe véhé-mente pour remettre l’adolescent à sa place, un brin en décalage avec le degré d’offense et l’âge de son auteur.

« Tu es là dans une cérémonie officielle, tu te comportes comme il faut.

Tu peux faire l’imbécile, mais aujourd’hui c’est La Marseillaise et Le Chant des partisans. Tu m’appelles monsieur le président de la République, ou monsieur. » Si Macron voulait illustrer sa capacité à remettre au pas ceux qui contestent sa politique, l’effet est plutôt de l’ordre du ridi-cule, tant Bonaparte semble à la défensive face à l’adolescent. Une manière de réaffirmer son autorité face à la jeunesse qui s’est révoltée par dizaines de milliers contre ses politiques ces derniers mois ?

Alors que face aux réprimandes l’adolescent répond docilement « oui monsieur », Macron fait demi tour pour en remettre une couche « Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ». Une phrase qui a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux et rappelle sa sortie suintant de mépris de classe, datant de quand il était encore ministre : « la meilleure façon de s’offrir un costard c’est de travailler ». Une déclaration d’autant plus ironique au moment où Macron retire le pain de la bouche des étudiants, en projetant de retirer à nouveau 5 euros d’APL à ses bénéficiaires, et exclut des milliers de jeunes de l’enseignement supérieur avec Parcoursup.

Macron semble avoir gardé un âpre souvenir des scores de l’élection prési-dentielle où seulement 18% des 18-24 ans ont voté pour lui au premier tour

Et les occupations par les étudiants qui ont bloqués les facs partout en France pendant plusieurs mois, avec des assemblées générales de milliers d’étudiants aussi grosses que pendant le CPE. Peur de la révolution Manu ?

Gherasim Bataille lundi 18 juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

visite royale (le télégramme)

macron couronne

Emmanuel Macron. Les détails de la visite présidentielle en Finistère et Côtes-d’Armor

Les étapes de la visite présidentielle d’Emmanuel Macron en Bretagne se précisent peu à peu.

Mercredi, Emmanuel Macron devrait finalement débuter sa visite en Bretagne par les Côtes-d’Armor. Le président de la République devrait atterrir dans la matinée à Trémuson (22) avant de prendre la route direction Erquy (22) pour y parler éolien en mer.

Ensuite, il pourrait se rendre au cap Fréhel. Enfin, il devrait aller à Saint-Brieuc, ville retenue par le gouvernement dans le cadre du dispositif « Action cœur de ville ». Mais c’est le Légué, secteur en pleine mutation, qu’il doit visiter et non le centre-ville. Et c’est au Légué qu’il est prévu qu’il déjeune.

Ensuite, il prendra la direction du Finistère où, mercredi soir, il rencontrera Gilles Falc’hun, sur le site de la Sill, à Plouvien (29). Cette entrevue survient alors que le PDG doit annoncer, ce dimanche, qu’il implantera sa tour de séchage de lait à Landivisiau (29), et non à Guipavas (29) comme prévu à l’origine du projet.

Emmanuel Macron sera accompagné de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture. Le lendemain, il visitera la criée du Guilvinec (29), en Cornouaille, avant de se rendre à 9 h pour un petit-déjeuner républicain à l’hôtel de Ville de Quimper. À sa sortie, vers 11 h, il délivrera, sur une place Saint-Corentin dont les entrées seront soigneusement filtrées, un discours qui devrait durer de 1 h à 1 h 15 devant un parterre de 600 à 700 élus bretons invités.

Bien évidemment, comme toute visite présidentielle, le programme est susceptible d’être bouleversé au dernier moment.

16 juin 2018

https://www.letelegramme.fr/

 

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

agriculture (le télégramme)

greve g

Chambre d’agriculture. Le personnel mobilisé pour les salaires

Une trentaine d’employés ont participé au pique-nique revendicatif devant l’entrée de la chambre d’agriculture, à Keradennec.

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Pour la première fois depuis 2004, les personnes des chambres d’agriculture ont débrayé, vendredi. Les revendications portent toujours sur les salaires.

À l’appel de la CFDT, le syndicat majoritaire (90 % et 10 % à la CGC), les personnels de la chambre d’agriculture à Quimper se sont rassemblés, vendredi midi, pour un « pique-nique revendicatif », car « les salariés des chambres d’agriculture s’appauvrissent ». Il y a quatorze ans, un précédent mouvement avait déjà porté sur la même question des salaires. Cette an-née, en Bretagne, l’humeur est en plus exacerbée selon la CFDT par « les tensions » résultant de la réunion récente des chambres départementales dans une structure régionale. Perte de pouvoir d’achat « Il y a une absence de revalorisation du point depuis 2012, soit une perte moyenne du pouvoir d’achat de 4 %, explique Anthony Charbonnier, u…

08 juin 2018  Ronan Larvor

http://www.letelegramme.fr

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup (npa)

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Parcoursup : la sélection touche avant tout les candidatEs des lycées populaires

Tous les syndicats du secondaire et de l’enseignement supérieur, ainsi que les organisations de jeunesse, avaient prévenu que la sélection à l’entrée de l’université introduite par la loi ORE et Parcoursup toucherait avant tout les lycéenEs des quartiers populaires. Deux semaines après les premiers résultats de Parcoursup, si le nombre de lycéenEs en attente est descendu à 185 000, le système montre de plus en plus son côté inégalitaire.

Il faut déjà se départir de l’idée que les 580 000 lycéenEs qui ont eu au moins une réponse po-sitive sont heureux de leur sort : pour beaucoup, les universités qui les ont acceptés étaient des roues de secours, au cas où leur choix de cœur était refusé. Beaucoup de ces lycéenEs sont encore sur les listes d’attentes de vœux qu’ils avaient formulés et qu’ils espèrent toujours avoir.

Injustice, attente, stress

De fait, rien n’est réglé, d’autant plus que 20 000 lycéenEs n’ont eu que des réponses néga-tives. Lundi 4 juin, sur LCI, la ministre Frédérique Vidal assurait qu’il s’agissait de lycéens qui avaient demandé « seulement des filières sélectives ».

Un mensonge éhonté, comme l’ont prouvé les captures d’écrans réalisées par des dizaines de lycéenEs, refusés partout dans des licences pourtant « non sélectives ». Une situation d’au-tant plus stressante qu’à quelques semaines du bac, beaucoup sont stressés de ne rien avoir la veille de l’examen et de le passer en vain. Une lycéenne témoignait même auprès de La ZEP que « l’attente » est devenue une insulte dans son lycée…

Si le ministère se lance des fleurs en expliquant que la réforme est plus concluante qu’espéré, on ne peut que se demander quel est leur avis sur les lycéenEs des classes populaires qui sont les plus durement touchés par les listes d’attentes.

En Seine-Saint-Denis, le nombre de lycéenEs qui sont toujours en attente et qui n’ont aucun espoir d’obtenir une formation sont très nombreux, même si les rectorats refusent de donner des statistiques académie par académie. Mais force est de constater que de nombreuses universités ont utilisé le lycée d’origine pour pondérer le dossier scolaire.

Un lycéen de 17 ans témoignait ainsi au Monde que, malgré ses notes de 18/20 et 20/20 au bac anticipé de français, ainsi qu’une moyenne de 18/20, son rêve d’aller à Henri-IV s’est envolé avec Parcoursup. En cause, son lycée d’origine, à Montgeron, dans l’Essonne : le lycée Henri-IV lui avait même dit de ne pas candidater !

Sélection sociale renforcée

Quoi qu’en dise la ministre, la loi ORE est en train de renforcer la sélection sociale à l’univer-sité. D’une université qui reproduisait les inégalités sociales, on passe à une université qui exclut de son sein les classes populaires.

Si, pour quelques-uns, Parcoursup devait être un modèle de « méritocratie », donnant aux plus méritants les meilleures places dans l’enseignement supérieur, la douche est froide.

Car on le voit, aucune « méritocratie » n’est possible dans un système où ce sont les enfants d’ouvrierEs et d’employéEs qui sont exclus de l’université, quand les enfants des quartiers bourgeois du centre de Paris ne sont nullement stressés par leur orientation, leur lycée étant de fait un passeport pour la fac.

Georges Waters Mercredi 6 juin 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Education nationale : Devaquet, mort et ressuscité ?

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04 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rennes palestine (afps)

rennes

La « saison croisée France-Israël » va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France.

Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l’art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette « saison croisée » doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handi-caps à vie. Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l’absence de sanction ? Il est grand temps de passer de la parole aux actes.

Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin

- Une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d’une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d’une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu’il faut adresser à Israël.
- Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,
- La date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien – dont le droit au retour – et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l’ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l’Accord d’Association UE/Israël.

Nous appelons à manifester partout en France le 5 juin contre la venue de Netanyahou et pour l’annulation de la saison croisée France-Israël.

La « saison croisée » France-Israël doit être annulée.
Le criminel de guerre Netanyahu doit être interdit de séjour en
France
Manifestons partout en France le 5 juin !

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !
Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !

Rennes 18H30 Place de la République

Brest 18H Haut de Siam

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01 juin 2018 ~ 0 Commentaire

associations (émancipation)

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À côté du “secteur marchand” : les associations “à but non lucratif”

Les associations loi 1901 ont connu un foisonnement extraordinaire dans de nombreux domai- nes, culture, sport, art, éducation populaire, petite enfance, social, médicosocial, humanitaire, caritatif… La souplesse du dispositif a permis des créations innombrables, des plus petites aux plus grandes, des plus éphémères aux plus durables, des plus légères (un noyau de béné-voles, un budget infime) aux plus lourdes (des milliers de salarié-e-s à travers le pays, voire au-delà, de nombreux biens et d’énormes moyens financiers).

Mais le but n’est pas le profit, et, dans une société capitaliste, maintenir un secteur non marchand, sans rémunération des actionnaires, s’avère insupportable.

Dès 2002, une note du MEDEF annonce la couleur : “intégrer le secteur social dans le secteur marchand”, tel est l’objectif, et donc grignoter, réduire la part du secteur associatif dans l’accompagnement des personnes âgées (EHPAD), dans les crèches, les foyers de personnes handicapées ; en effet, la santé et le social peuvent rapporter gros.

Un modèle entrepreneurial qui veut s’imposer

Crèches parentales, petites associations de parents gérant des foyers pour les enfants handi-capé-e-s se retrouvent dans l’œil du cyclone libéral. Faudra-t-il tout sacrifier sur l’autel de la “Finance” ? La sociologue Brigitte Chamak, citée par la revue Sésame Autisme , souligne la “tendance à promouvoir les puissants groupes gestionnaires liée à la volonté politique de modifier le secteur social et médicosocial”.

Elle donne l’exemple d’une “association de parents d’enfants autistes, dont le projet était centré sur le développement et le bien-être des personnes [qui] a subi des semonces de la part de l’agence régionale de santé qui a demandé à l’association de fusionner avec le groupe SOS, groupe d’intérêt économique qui se présente comme mettant « l’efficacité économique au servi-ce de l’intérêt général ». Elle poursuit : “Le pouvoir de l’économie sur le milieu médical et le secteur médicosocial se traduit par la promotion de la performance, de la rationalisation et de l’efficacité, et se manifeste par des réformes managériales qui affaiblissent la position des professionnels.

De plus la logique d’appel à projets de l’ARS (agence régionale de santé) induit la mise en concurrence des associations et l’uniformisation des structures”.

Le vocabulaire associatif change, le personnel devient “ressources humaines” (l’expression, aujourd’hui banalisée, ne vient-elle pas du nazisme ?) et les termes du monde de l’économie envahissent le champ associatif : “optimisation des moyens”, “environnement concurrentiel”, “valorisation des actifs”… Les associations doivent se rapprocher du monde de l’entreprise, voire s’identifier à son fonctionnement en matière de démarche qualité, d’évaluation, et même de financement, le moindre déficit faisant courir un grand danger, celui notamment d’être repris par plus gros que soi.

Face aux dérives, défendre les valeurs de l’activité non lucrative

Les risques et dérives existent aussi dans les secteurs associatifs liés aux vacances, aux loisirs, aux domaines socioculturels. Tentations consuméristes, recherche de rentabilité, conflit de valeurs. Quelques exemples tirés de l’expérience des AIL (Ami-e-s de l’Instruction Laïque) : l’on veut pratiquer la modération des tarifs d’activité pour s’adresser à tout public, mais les animateurs et animatrices aux statuts précaires (intermittent-e-s du spectacle, auto-entrepre- neur-e-s…) demandent des prix plus élevés pour être correctement rémunéré-e-s.

L’équilibre est délicat à trouver entre les légitimes aspirations des adhérent-e-s et des interve-nant-e-s. Difficile aussi de préserver l’esprit AIL (sens du collectif et décisions collégiales, les réunions sont peu fréquentées, café de la libre expression et club de réflexion citoyenne, évé-nements conviviaux et festifs pour l’ensemble des adhérent-e-s) dans un univers où priment les initiatives commerciales (demande de vide-grenier), les désirs individualistes (préférence pour le one man/woman show au théâtre, la valorisation individuelle).

On a parfois l’impression de ramer à contre-courant pour préserver la vie associative des influences qui la dénaturent, des évolutions qui la poussent à adopter à la fois les méthodes des entreprises privées et les pesanteurs institutionnelles, loin de la souplesse, de la liberté, de la solidarité qui la caractérisaient initialement.

Marie-Noëlle Hopital Mardi 29 Mai 2018

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