Archive | Non classé

11 mars 2019 ~ 0 Commentaire

douarnenez fraternité

doooua

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04 mars 2019 ~ 0 Commentaire

8 mars (npa jeunes)

npaa

npa 2

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28 février 2019 ~ 0 Commentaire

landi infos (beaj kafe)

landi

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22 février 2019 ~ 0 Commentaire

9 mars gilets roses (cgt)

cgt.jpg cgt22

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08 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

petit fasciste (anti-k)

fascism-is-antifa

En chaque grand bourgeois qui flippe

Sommeille un petit fasciste assoiffé de répression

“On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont“

C’est le très respectable Luc Ferry, sur la très respectable Radio Classique, qui a lancé cet appel au meurtre, sans susciter de réactions effarouchées de notre très respectable “élite”. C’était hier, entre des concertos et des opéras, et depuis personne ne l’a appelé à s’excuser, ne lui a demandé s’il “cautionnait la violence”, et personne ne lui dira qu’il est “hors du champ républicain”.

Luc Ferry, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, est un bon bourgeois, agrégé de philosophie, ex-ministre, passionné de belles voitures. Avec ses cheveux de riches, il donne son opinion dans le Figaro, et montre ces derniers temps des grands signes de nervosité, comme tous ses semblables.

Le 26 décembre, il publiait une tribune virulente, sobrement intitulée “contre le Référendum d’Initiative Citoyenne, pour l’élitisme”. Très en colère, il y déclarait : “le dénigrement actuel des experts et la critique de l’élitisme sont la pire calamité du temps présent”. La pire calamité, vous entendez ? Pas le réchauffement climatique, pas la faim dans le monde, pas le Sida mais bien “le dénigrement des experts”.

Ce monsieur et les gens comme lui ont eu un empire sur nos vies, à peine contesté en trente ans. Ferry fait partie de ces idéologues qui ont contribué, dans les années 80, à dénigrer et ringardiser toute la pensée critique liée au mouvement ouvrier, et à nous faire croire que nous entrions dans un monde nouveau, radieux, où tout le monde avait sa chance et où les révolutions seraient inutiles puisque le monde entier basculait dans une sage et prospère “démocratie libérale”.

Forcément, les événements lui donnent complètement tort, comme à tous les “penseurs” et autres éditocrates de sa génération. Il y a certes de quoi être vexé. Mais ce n’est pas tout : il est inquiet. Son monde s’effondre. Les bagnoles de luxe brûlées début décembre dans les beaux quartiers de Paris, ça aurait pu être les siennes ! Pour la première fois sans doute de leur vie d’oligarque, les gens comme Luc Ferry ont peur pour leur train de vie, leurs biens, leurs actions et leur petit prestige.

Nos riches sont blessés par notre mouvement populaire de colère et de remise en cause de leurs privilèges. Traqués, ils deviennent très dangereux. Les précédents historiques peuvent nous les faire craindre et éclairer les propos que ce cher homme a tenu hier : en Europe, la dernière fois que l’oligarchie a eu très peur du peuple en colère, elle s’est tournée vers les partis fascistes pour lui sauver la mise, puis elle a massivement collaborée. “Plutôt Hitler que le Front Populaire”, et plutôt Bolsonaro que Haddad au Brésil récemment : 71% des citoyens aisés ont voté pour le premier,  59% des pauvres pour le second.

Luc Ferry, “philosophe”, n’est doux, modéré et républicain que par temps calme, quand les masses populaires se taisent et se crèvent au travail en espérant qu’il paiera un jour, et écoutent sagement les sermons des télévangélistes du libéralisme heureux.

Mais quand les journalistes sont chassés, les experts et les philosophes bourgeois haïs et que les foules continuent de s’agiter, Luc Ferry montre les dents. Ses beaux principes “humanistes” sont, comme ceux de tous les grands bourgeois, subordonnés à l’état de son portefeuille et de son pouvoir. Ces belles âmes ne reculeront devant aucun pacte avec le diable pour nous garder sous leurs bottes. Faisons-les vite trébucher, car le temps nous est compté.

Frustration (critique sociale pour le grand public)

8 janvier 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Morale (Léon Trosky)

 

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06 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

inégalités (le monde)

climat

Climat : L’environnement

Est la nouvelle frontière des inégalités 

La révolte des « gilets jaunes » est la première crise sociale-écologique de la France contem-poraine. Elle pose la question majeure, trop longtemps éludée, du basculement dans la pauvreté des individus piégés par les énergies fos­siles. De nombreuses crises suivront, certaines fulgu-rantes, d’autres lancinantes. Pourquoi ? Parce que tous les défis écolo­giques sont des questions sociales. L’environnement est la nouvelle frontière des inégalités : soit celles-ci seront désamor-cées, soit elles exploseront au visage des responsables politiques comme autant de bombes sociales à retardement. Mais elles ne disparaîtront pas par enchantement.

Face à ces crises sociales-écologiques, sommes-nous prêts ?

Une crise sociale-écologique fulgurante ? L’injustice de destin face aux canicules qui frappe les personnes âgées isolées. L’expérience dramatique de la canicule de 2003 (15 000 morts en France) est hélas amenée à se répéter.

Les victimes étaient à 90 % des personnes âgées de plus de 65 ans, dont l’isolement social a constitué un facteur de risque aggravant de décès. Le croisement des deux cartes de l’isolement social des personnes âgées et du risque de canicule nous fournit un précieux indicateur social-écologique de vulnérabilité climatique des territoires français. Les régions Bretagne, Ile-de-France et Hauts-de-France sont à cet égard en danger.

Une crise sociale-écologique lancinante ?

L’injustice sanitaire frappant les enfants des zones urbaines françaises polluées aux particules fines. Un garçon né dans un quartier de Marseille à proximité d’un axe de transport est victime d’une inégalité environnementale qui peut l’affecter pour des décennies ; de même pour une jeune Parisienne habitant près du périphérique lors d’un pic de pollution aux particules fines. L’écologie, c’est la santé. Et la liste des inégalités face aux « cancers environnementaux » est longue.

Face à ces crises sociales-écologiques, sommes-nous prêts ?

A l’évidence, non. Nous avons de surcroît de bien mauvais réflexes politiques. Ainsi le gouver-nement Macron-Philippe s’empresse de supprimer la taxe carbone devant la révolte sociale, amputant encore la famélique fiscalité environnementale française. Il ne faut pas jouer le social contre l’écologie à courte vue, mais travailler à intégrer les deux dans la durée. Comment ? En construisant la transition sociale-écologique. (Le reste payant)

L’économiste Eloi Laurent assure, dans sa tribune au « Monde », que les inégalités environnementales risquent d’exploser au visage des responsables politiques.

Eloi Laurent 04 janvier 2019

https://www.lemonde.fr/

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03 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

cgt (ouest france)

super cgt

Pouvoir d’achat.

La CGT appelle à « une grande journée d’actions » vendredi 14 décembre

La CGT appelle à manifester le vendredi 14 décembre prochain, en faveur du pouvoir d’achat. Le syndicat promet une « grande journée d’actions ». De son côté la fédération CGT des services publics a déposé un préavis de grève pour la période du 8 au 31 décembre.

Dans un communiqué publié ce lundi matin, la Confédération Générale du Travail appelle à manifester le vendredi 14 décembre prochain, en faveur du pouvoir d’achat.

« L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisa-tions sociales et crédits d’impôts (CICE, etc.) », relève la centrale, dans un communiqué.

La CGT dénonce en outre le « contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches ». Une situation qui « amène une colère grandis-sante », écrit le syndicat, en référence au mouvement des Gilets jaunes dont il assure « partager » la « colère ».

La date du 14 décembre coïncide peu ou prou à la date à laquelle doit être prise officiellement la décision sur le Smic, même si le Premier ministre Édouard Philippe a écarté la semaine dernière l’idée d’un éventuel « coup de pouce », se contentant de la revalorisation automatique pour la septième année consécutive.

Une manifestation dans le calme samedi

Samedi, plusieurs milliers de manifestants – 15 000 selon les organisateurs, 2 100 selon la police – ont défilé dans le calme à Paris à l’appel de la CGT, pour réclamer un infléchissement de la politique du gouvernement et soutenir les chômeurs. Ils ont défilé sans incident et entou-rés d’un imposant service d’ordre de la CGT. Parmi eux, beaucoup de gilets rouges de la CGT mais aussi quelques Gilets jaunes, dont la manifestation avait lieu en même temps sur les Champs-Élysées, sur fond de violences et d’affrontements avec les forces de l’ordre.

La CGT avait lancé son appel le 20 novembre, trois jours après la première journée de mobilisation des Gilets jaunes avec laquelle elle a marqué au début ses distances, avant d’esquisser un appel à la convergence des luttes.

Un préavis de grève déposé par la fédération CGT des services publics

« L’heure est à l’action », souligne lundi de son côté la fédération CGT des services publics (agents territoriaux notamment) qui, « dans le cadre du processus confédéral d’impulsion d’un mois de décembre de lutte », annonce le « dépôt d’un préavis de grève » pour la période du 8 au 31 décembre.

« Gilets jaunes, gilets rouges, sans gilets », la fédération « soutient toutes celles et ceux qui luttent pour une répartition des richesses au bénéfice du plus grand nombre », dit la fédération dans un communiqué, en condamnant « toutes les violences et en premier lieu la violence sociale, celle des riches et de leur gouvernement ».

03/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

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02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

epr (odn)

godzilla

Réacteur EPR : la farce du siècle
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L’atome hexagonal n’en fini plus de se ridiculiser, multipliant les démonstrations de la plus totale incompétence, comme par exemple avec l’affaire des milliers de pièces défectueuses produites pendant des décennies dans les usines Areva du Creusot.
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Mais bien sûr, la vaisseau amiral de la nullité du nucléaire français n’est autre que le fameux réacteur EPR, véritable dinosaure conçu au siècle dernier, et quasiment impossible à construire même par ses concepteurs !
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Alors qu’il devait entrer en service en 2009, l’EPR en chantier en Finlande voir désormais sa date de lancement repoussée à 2020 (en attendant de nouveaux reports) : 11 ans de retard, 15 ans de chantier, près de 20 ans depuis la décision de le construire. Entre temps, tout a changé sur la marché de l’énergie, et même les industriels de l’atome promeuvent des réacteurs plus petits que ce pauvre EPR.
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En France, à Flamanville, EDF poursuit son chemin de croix avec son propre EPR : déjà 7 ans de retard, de gravissimes malfaçons dont bien sûr la cuve défectueuse mais aussi une flopée de soudures mal réalisées.
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Et pourtant, des zozos n’hésitent pas à se ridiculiser en préconisant la construction en France de 6 EPR, alors qu’EDF est incapable d’en faire un seul (sans parler de l’impossibilité de financer de tels dinosaures) !
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Lire aussi:
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L’EPR, le cauchemar d’EDF
Le Monde, 16 septembre 2018 : https://lemde.fr/2KLNzVE
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Nucléaire : un rapport préconise la construction de six nouveaux EPR
Le Monde, 1er septembre 2018 : https://lemde.fr/2onpA4A
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Cuve de l’EPR : une consultation publique !
ASN, 3 septembre 2018 : https://bit.ly/2R9EMPC
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Nucléaire : A Flamanville, les soudures de la discorde
Le Monde, 16 septembre 2018 : https://lemde.fr/2zAq0KQ
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La production de l’EPR finlandais encore retardée
Reuters, 29 novembre 2018 : https://bit.ly/2rfOhRX
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27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (france2)

 

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest penn ar c’hleuz (tendance claire)

gilet

Témoignage 

Un bout de 17 novembre au Far West

Alors que ce mouvement me semblait digne d’intérêt du fait de discussions avec un bon nombre de connaissances sur la vie chère, je ne m’étais pas décidée à me lever aux aurores car je ne connaissais personne de mon entourage m’ayant déclaré son intention de participer au mouvement des gilets jaunes à Brest.

La découverte au réveil d’un SMS d’une camarade de toutes les luttes qui prospectait elle aussi pour aller y faire un tour m’a décidée. Elle aussi n’y était pas allée dès l’aube car elle ne connaissait personne ! Je me suis dit que nous étions peut être dans la peau de personnes à qui nous nous adressions par tracts ou communiqués de presse depuis des années mais qui ne faisant pas partie de groupes pour nous rejoindre, hésitaient à venir ou se faisaient happer par leur quotidien.

Note numéro 1 : Si malgré nos efforts de tractage et communication sur les mouvements précédents (chômeurs précaires, Bonnets rouges, lois travail etc.), nous n’agrégions que peu de monde aux réunions et actions, ce n’est pas forcément parce que les gens se désintéressaient de ces questions mais peut-être aussi car ils et elles étaient isolé.e.s, sans groupe social proche pour venir avec eux et elles.

D’ailleurs, lorsque nous sommes arrivées à 10h sur le rond point de Pen Ar Chleuz qui termine la RN12, les participant.e.s, environ 300, étaient surtout en groupe, en famille, entre ami·e·s etc. Pour la sociologie, c’était relativement paritaire entre hommes et femmes, je n’ai pas vu de groupes venant des quartiers populaires voisins.

Pour l’ambiance, c’était plutôt cool avec une ou deux bandes de motards faisant gueuler les moteurs. Je n’ai pas fait d’étude sociologique mais parmi ceux et celles que je connais, il y a de tout : du gauchiste au type se revendiquant FN en passant par « l’anarchiste de droite ». Les motards faisaient des tours entre les différents points de blocage mais nous avons échangé avec un d’entre eux, isolé, et qui m’a semblé être le seul à essayer de faire de la coordination entre les trois points de blocage que j’ai pu voir.

L’organisation était tellement bordélique que je peux quasiment assurer qu’aucun groupe n’a cherché à noyauter le truc. Le dernier dont je viens de parler nous a dit de retourner à Pen Ar Chleuz après que nous ayions décidé de rejoindre le rond point d’Ikéa (rond point au bout de la RN165) car nous avions entendu que les flics mettaient la pression aux agriculteurs en les menaçant de confisquer leurs tracteurs un an s’ils ne les immobilisaient pas sur le bas côté.

Les pancartes demandant à rétablir l’ISF nous ont rassurées quant à nos craintes de voir des revendications anti-fiscalité pouvant appartenir au patronat même si une banderole sur un pont plus loin craignait : « Trop de taxes tue la France ». Globalement, pendant notre visite, l’ambian-ce n’était pas franchouillarde comme l’aimeraient les groupes d’extrême droite ou le fantasment certains groupes « de gauche » : un seul drapeau français sur le premier rond point. Deux ou trois aux fenêtres de voitures faisant des tours dans la ville. Un groupe d’une dizaine d’anciens avaient mis des bonnets rouges. Les gens avec qui nous avons échangé étaient étudiant.e.s, fonctionnaires de catégorie C…

Note numéro 2 : Nous avons participé au mouvement des Bonnets Rouges où nous avons participé à la constitutions du Pôle Ouvrier avec l’intention de contester la direction politique du mouvement au patronat local qui tentait de s’approprier le mouvement. Cette fois encore, nous avons pu constater que l’indépendance de classe n’est pas quelque chose qui se décrète mais qui se gagne en échangeant sur le terrain avec notre classe.

Par rapport aux tensions, elles sont apparues ponctuellement dans la journée. Un peu avec la Police au départ puisqu’un groupe aurait été gazé et qu’une femme présentée comme « décisive » en aurait fait un malaise et aurait été conduite à l’hôpital, quelques autres fois avec des automobilistes. Deux femmes ont été renversées plus tard dans la matinée.

Note numéro 3 : Ne pas intérioriser que les gens qui forcent le barrage sont consciemment hostiles à nos mouvements. Nous avons constaté ou entendu parler de davantage de passages en forces samedi matin que dans nos mouvements précédents alors que le mot d’ordre contre la taxe du gasoil est plus consensuel que les mots d’ordres que nous avons pu mettre en avant. Faut-il prendre en compte que l’intolérance à l’entrave à la circulation est plus grande lorsqu’on profite de son week end que lorsqu’on va au travail ?

Sur la répression, il nous a été rapporté que des domiciles de personnes ayant tenté d’ouvrir des pages facebook dédiées au mouvement ont été perquisitionnés. D’autres sur des vidéos facebook saluaient la présence des policiers en disant qu’ils étaient là pour les protéger. Personnellement, j’ai trouvé que la sécurisation des sites n’était pas bien assurée avec des voitures de police garées sur les trottoirs alors qu’elles auraient pu aider à réduire les voies de circulation. Ils n’auraient par contre pas hésité à embarquer un des chauffards ayant tenté de forcer le passage. Bref, si ce mouvement n’est pas encore de nature à montrer le rôle de contrôle (anti) social des forces de l’ordre, certaines expériences auront au moins éveillées sur le caractère contradictoire des missions de Police…

Une minute de silence a été proposée par une femme avec un mini-mégaphone en hommage à la policière qui s’est suicidée lundi puis à la femme tuée le matin à Pont-de-Beauvoisin.

Note numéro 4 : l’épreuve de la réalité est parfois bien plus convaincante que les argumentaires sur les contradictions et le rôle de la Police.

Vers onze heures, comme je l’ai déjà dit, nous avons décidé d’aller sur le « rond point d’Ikéa », dans la prolongation de la RN165 et permettant d’accéder à une zone commerciale. Une femme nous avait informées que des agriculteurs y étaient et que la police avait menacé de confisquer leurs tracteurs pendant un an s’ils ne les immobilisaient pas sur le bas côté.

Les tracteurs étaient en fait sur un rond point plus haut (la transmission d’info était vraisem-blablement encore trop approximative pour être coordonnée) mais nous sommes restées sur le rond point d’Ikéa suffisamment de temps pour échanger avec des personnes encore une fois avec un profil « travailleurs-travailleuses » et des revendications sur le niveau de vie.

Nous avons fini par rejoindre le rond point avec les agriculteurs. Nous craignions un peu de voir la FDSEA qui n’avait pas joué un rôle progressiste pendant le mouvement des Bonnets Rouges… Il y en avait en fait 4 ou 5 tracteurs sur le bas côté du rond point qui donne sur une grosse plateforme logistique de fruits et légumes.

Vraisemblablement, si la FDSEA était dans le coup, il y aurait eu beaucoup plus de tracteurs. Malgré tout, nous n’avons pas échangé avec les groupes présents car l’ambiance était type « groupe de potes avec bière à la main et pack de 26 aux pieds ». Il faut dire que nous sommes arrivées à l’heure de l’apéro… Nous ne saurons pas s’ils projetaient au départ de bloquer la plateforme logistique.

Nous sommes retournées au Rond Point d’Ikéa où une femme a appelé à renforcer le rond point de Pen Ar Chleuz. Deux femmes y ont été renversées depuis notre départ (et le conduc-teur embarqué par la Police à la suite). Et une autre personne nous a dit que ça chauffait avec les flics. Nous avons décidé d’y retourner et là, moment d’anthologie…

Sur le chemin, un groupe avait entrepris de bloquer un autre accès d’une des zones commer-ciales. Il y avait une espèce d’abruti qui s’était improvisé chef et qui refusait de nous laisser passer en bagnole pour rejoindre l’autre rond point en nous disant « c’est ici que ça se passe ». Nous lui avons demandé s’il était en contact avec quelqu’un sur cet autre rond point parce que nous avions entendu qu’il y avait besoin de renfort et qu’on ne savait pas à qui se fier, qu’il commençait à y avoir trop de chefs et que c’était le bazar !

Il a assumé ne pas savoir ce qui s’y passait et de fait ne pas se préoccuper des problèmes que pouvaient rencontrer d’autres gilets jaunes. Son groupe, visiblement plutôt familial ou affinitaire ne l’a pas raisonné… Il nous a demandé de garer la bagnole au milieu de la route et nous a assuré que nous n’aurions pas d’amende : sa voiture était pourtant ailleurs… Bref, un exemple de ce que la spontanéité peut donner de crasseux avec des personnalité qui se mettent à créer des îlots de pouvoir au mépris du mouvement…

Note numéro 5 : l’autoorganisation démocratique, ça se travaille…et les orga-nisation pré-existantes ayant acquis une expérience dans les luttes ont une responsabilité pour proposer au mouvement des « anticorps » contre ce genre de plaies.

Nous avons quitté les blocages à 14h et en tout sur les points que nous avons visités, j’ai compté environ 1 500 personnes mais avec le roulement, il y en a certainement eu plus.

Françoise Paugam 20 novembre

https://tendanceclaire.org/

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