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22 février 2017 ~ 0 Commentaire

maintien de l’ordre (npa)

ordre

Combattons le maintien de l’ordre… capitaliste

« Nous devons défendre le pacte républicain qui nous unit tous », claironne le ministre de l’Intérieur… Mais s’il y a pacte, c’est bien celui qui unit la poignée de possédants avec les différents rouages de l’État. Contre nous touTEs, habitantEs des quartiers populaires, migrantEs, chômeurEs, salariéEs, militantEs…

Le viol de Théo, parce qu’il a provoqué une vive émotion bien au-delà d’Aulnay-sous-Bois, révèle aux yeux de touTEs l’extrême violence de certains policiers de la police du maintien de l’ordre. Elle suscite la colère et la résistance.

Les forces de quel ordre ?

La conception politique de la police de l’État français est l’enfermement des classes dites dangereuses : « une plèbe jugée méprisable qu’il faut mater et maintenir à sa place, c’est-à-dire au plus bas », écrit l’historien engagé Olivier le Cour Grandmaison. L’état d’urgence permanent imposé par ce gouvernement socialiste s’inscrit dans cette logique : aggravation de toutes les peines concernant les actes, voire les intentions, de la petite délinquance, qui conduit toujours les plus pauvres à la case prison et aux violences qui y règnent.

Des méthodes similaires sont utilisées sur les quartiers populaires : contrôles d’identité ciblés, injures racistes, coups, humiliations à connotation sexuelle, notamment par des policiers des BST (brigades spécialisées du territoire, créées par Hortefeux, ministre de l’Intérieur en 2010) pour « intervenir et réprimer les crimes et délits spécifiquement dans les zones difficiles ». Au fond, c’est toujours la reconquête et la pacification !

Il n’y a pas de limite à la volonté de se moquer et d’humilier : révélé il y a quelques jours dans la presse, le déguisement de policiers en musulmans dans le quartier de la Briscane à Marseille marque un nouveau pas dans l’abject. Et il n’y a pas de limite à la violence : le viol de Théo en témoigne, ainsi que la mort liée à des actions de police d’une douzaine de personnes chaque année. Il s’agit bien de contenir, si nécessaire par la terreur, des jeunes en grande partie issus des anciens pays colonisés, pour 40 % d’entre eux au chômage et jugés inutiles par le système.

De la guerre sociale

Maintenir l’ordre et aussi mater. Mater toutes les résistances : celles des militantEs contre la COP21 ou à Notre-Dame-des-Landes ; celles pour l’emploi à Goodyear, Air France ou ailleurs ; celles contre la loi travail ; celles qui réclament justice pour Théo, Adama et tous les autres… Pour touTEs, coups, gazages, nassages, risques de séquelles physiques à chaque manifestation, voire la mort comme pour Rémi Fraisse, les procès… Et aucun soutien à espérer en général du côté de la justice : celle-ci est au service de cette politique policière. Ainsi, à Aulnay-sous-Bois, alors que plusieurs jeunes sont en prison pour « embuscade », un policier violeur et ses complices sont toujours en liberté…

L’état d’urgence permanent est une méthode de gouvernement qui légalise tous les abus : perquisitions violentes de nuit, multiplication des assignations à résidence, jugements pour délits de solidarité. Pire, l’État français se moque des décisions de justice. Ainsi, il a été condamné à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de la surpopulation carcérale et pour des assignations à résidence abusives et contraires à la libre circulation, mais aussi par la Cour de cassation pour faute lourde concernant des discriminations lors des contrôles… Sans aucun effet à ce jour !

Mais par contre, la nouvelle loi votée le 16 février dernier sera elle sans nul doute appliquée… car elle permet aux adeptes de fraude financière de s’extraire de toute poursuite judiciaire pour les infractions occultes, très difficiles à prouver, au-delà de 12 ans après que l’infraction a pu être découverte. Les Fillon ou Cahuzac, de droite comme de « gauche », ont encore de beaux jours !

Organisons-nous !

Les institutions police et justice, chargées d’imposer un ordre économique injuste et inégalitaire contre l’intérêt du plus grand nombre, perdureront tant que cet ordre existera, tant que le système capitaliste durera. Et pour l’arrêter, nous ne pouvons que compter sur nos forces.

Nous avons toujours des raisons fortes de nous révolter contre ce système, aujourd’hui plus que jamais, car ce sont des jeunes de notre camp social qu’ils maltraitent, violent ou assassinent. Nous ne pouvons nous taire. C’est pour cela qu’en particulier le dimanche 19 mars, nous serons avec les familles des victimes, avec de nombreuses associations, partis et syndicats pour exiger justice pour Théo, Adama et tous les autres !

Mardi 21 février 2017, Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

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20 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

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Entretien avec Philippe Poutou.

Construire les convergences, préparer la contre-offensive

« Ce ne sont pas les élections qui changent la vie mais nos résistances, nos luttes sociales, collectives. Nous avons l’ambition de nous inviter au banquet des politiciens pour mener la bataille politique contre les idées réactionnaires, pour tenter de redonner confiance à notre camp.»

La campagne électorale 2017 s’est engagée dans un contexte particulier : l’abandon du président sortant, l’évidence de la déconfiture du PS, les attentats, la guerre, l’état d’urgence à rallonge….. Tu as commencé une tournée de meetings ; comment ce climat s’exprime-t-il ?
C’est vrai, la situation n’est pas au top et elle est pesante. Logiquement, cela a des conséquences dans notre activité quotidienne et, bien sûr, dans nos réunions publiques où il n’est pas toujours facile de faire venir les gens. Mais nos équipes militantes et nos sympathisants ne sont pas forcément démoralisés. Partout des gens, notamment des jeunes, des militant-e-s du mouvement social viennent discuter avec nous. Il y a la révolte contre le capitalisme qui provoque pauvreté, précarité, destruction de la planète, dictature et guerres et il y a aussi l’espoir lié aux résistances et luttes diverses un peu partout, lié au mouvement contre la loi Travail de l’année dernière. Lucides sur un rapport de forces défavorable, cela n’empêche pas de ressortir de nos débats avec l’envie d’aider à la préparation de la riposte de notre camp social.
Il y a des raisons de douter de nos capacités à changer les choses. Mais nous avons en réalité autant de raisons d’avoir confiance dans notre camp social. La colère est là, même si elle a du mal à s’exprimer pour plein de raisons. Il y a une crise brutale qui nous appauvrit et nous fragilise psychologiquement, qui nous divise, nous affaiblit. Il y a la propagande ultralibérale, le mépris social à longueur d’antennes, en permanence, au boulot comme ailleurs. Il y a les pressions, les chantages, les intimidations du pouvoir et des possédants. Tout est fait pour nous assommer et nous paralyser.
Mais la brutalité du capitalisme, ses injustices et inégalités sociales provoquent toujours des révoltes. Il y a eu le printemps arabe, les mouvements sociaux aux Etats-Unis, en Turquie, en Grèce, dans l’Etat espagnol … et en France aussi l’année dernière. Comme il y a aujourd’hui de nombreuses luttes dans la santé, le commerce, à la Poste ou à Notre-Dame-des-Landes … Il y aussi la solidarité avec les migrants, comme dans la vallée de la Roya. C’est éparpillé mais c’est contagieux. Il y a du boulot pour aider à la convergence, pour construire le tous ensemble. Il y a donc du pain sur la planche, de quoi nous motiver et finalement garder le moral. C’est de tout cela dont il est question dans nos réunions.

Tu continues à travailler en usine – à Ford Blanquefort, dans l’agglomération bordelaise – et restes un militant syndical actif.  Dans un texte publié en conclusion du congrès de Lutte ouvrière de fin 2016, il est écrit, à propos du mouvement contre la loi El Khomri, que « ce mouvement n’a changé l’état d’esprit des travailleurs ni dans un sens ni dans un autre (…) il n’y a ni plus ni moins de démoralisation qu’avant, et […] le mouvement est déjà loin dans les consciences ouvrières ». Que penses-tu de ce jugement ? Le mouvement est-il une parenthèse déjà refermée ?
Ce n’est pas du tout ce que nous pensons. Le fait est que la mobilisation contre la loi Travail n’a pas changé le rapport de forces. Elle n’a pas empêché la loi de passer et de ce point de vue, nous avons subi une nouvelle défaite qui peut entraîner un renforcement de la démoralisation chez les salariés et plus particulièrement dans les milieux militants. Mais ces quatre mois de lutte ne peuvent se résumer à cet échec. Au contraire.
Le mouvement a fait la démonstration de la capacité du monde du travail et de la jeunesse à relever la tête, à s’opposer aux reculs sociaux. Il a mis en difficulté le gouvernement qui a été obligé d’imposer sa loi en utilisant le 49.3. Les possédants, le camp des privilégiés ont tremblé face à la détermination des manifestants. La preuve avec le mépris et même la haine de classe exprimée régulièrement dans les médias : les Gattaz, Valls, Macron, des chroniqueurs télé, quelques intellectuels bien-pensants se sont bien lâchés face aux grèves et aux opérations de blocage.
En clair, les possédants et leurs serviteurs n’ont pas supporté que le peuple travailleur se rebiffe. Eux qui affirmaient depuis des années que la classe ouvrière n’existait plus, que cela ne servait plus à rien de manifester et de faire grève. Et c’est vrai que beaucoup parmi nous étaient convaincus de notre impuissance face au rouleau-compresseur ultralibéral. Les années qui ont suivi la défaite en 2010 du mouvement contre les retraites ont été longues, sans contestation à l’échelle nationale. Hollande menait sa politique de droite, intensifiant les attaques de Sarkozy sans que nous ayons pu réellement riposter alors qu’il y a eu tant de fois des raisons de le faire.
Et puis il y a eu les attentats et les prétendues réponses pour y remédier, en instaurant un état d’urgence qui était en fait un outil pour museler la population, pour empêcher toute contestation. Des mois difficiles. Alors, dans ce contexte, le lancement de la mobilisation contre la loi Travail, avec des jeunes, des salariés, des précaires, des intermittents, des zadistes… ça nous a fait du bien. Les nombreuses manifestations mélangées et unitaires, les grèves et blocages des cheminots, dockers, raffineurs, éboueurs ou encore les places occupées avec Nuit Debout, tout cela laisse et laissera des traces dans la période qui vient.
Rien n’est simple, c’est certain, mais les collectifs et réseaux militants qui se sont réactivés et multipliés pendant le mouvement n’ont pas disparu, ils sont plus ou moins en veille mais existent. Comme à Bordeaux où, depuis, chaque lutte de salariés est soutenue, mise sur les réseaux pour faire suivre l’information. Par exemple, le 23 janvier, à l’usine Ford où je travaille, nous étions en grève pour nos emplois qui sont menacés à nouveau à court terme. Le collectif de lutte 33 [département de la Gironde] issu du mouvement contre la loi Travail, des équipes syndicales de plusieurs boîtes (Carsat, CAF, CDC, Monnaie…), des étudiants et lycéens connus dans les manifestations, les salariés en grève du Samu 33 étaient présents lors du rassemblement. Cette solidarité et cette convergence se construisent, c’est l’effet de ce mouvement. Alors oui, quelque chose s’est passé de fort et cela constitue forcément un point d’appui pour les mois qui viennent.

Jean-Luc Mélenchon, de son côté,  a déclaré à propos des ouvriers  lors d’une réunion publique à Tourcoing : « je viens leur dire : sortez de votre trou, mêlez-vous de vos affaires, ne vous auto-éliminez pas de la décision, n’abandonnez pas vos bulletins de vote (…) Venez pas après pleurer si vous recommencez avec des Macron, des Fillon ». Au-delà de l’appel à voter pour lui, que penses-tu de cette vision de la classe ouvrière et de son action politique et sociale ?
C’est surprenant, j’ai du mal à croire qu’il ait pu dire un truc aussi dur. Dans la phrase citée, on retrouve une posture paternaliste, donneuse de leçon qui est insupportable et que nous rejetons. C’est bien connu, les exploités ont besoin d’un guide, d’un leader. Et il y a toujours eu, même à gauche, des politiciens pour se présenter comme la personne qu’il nous fallait. Nous serions juste bons à voter, plus précisément à bien voter pour des leaders et des partis qui disent qu’eux sauront bien s’occuper de nos affaires.
Dans le cas présent, c’est plus pervers car il est fait appel à la dignité populaire, mais pour finir par appeler à voter pour celui qui s’occupera de nos affaires à notre place ! L’émancipation, oui, mais pas trop. C’est un des aspects importants qui nous sépare de JLM et de la France insoumise.

A gauche, ça s’agite beaucoup. Il y a les primaires, Mélenchon se lance tout seul sans ses anciens alliés du Front de gauche, Lutte ouvrière développe l’actualité du communisme. Le NPA y va aussi. Pourquoi ? En quoi est-ce utile ?
Nous sommes confrontés en permanence à cette question de la « division ». Autour de nous, bien ou mal intentionnés, la division de la « gauche radicale » est regrettée, incomprise voire très critiquée. Si nous en sommes là, c’est en partie le résultat de notre incapacité à faire les choses ensemble, par mauvaise habitude ou par sectarisme, une incapacité à discuter de nos points communs et de nos divergences. Cela en devient grave dans la situation sociale que nous subissons aujourd’hui, car il y a bien urgence à rassembler nos forces, éparpillées et souvent faibles, à tenter de construire ensemble ce qui manque pour changer le rapport de forces.
La « division » des organisations et forces militantes de cette gauche radicale traduit aussi des désaccords politiques importants, des différences d’orientations et de perspectives politiques. Et les divergences ne sont pas de même nature avec les uns et les autres.
D’abord, qu’il y ait deux candidatures clairement situées en rupture avec le capitalisme, celle de LO et la nôtre, c’est vrai que, vu de l’extérieur, cela est incompréhensible C’est quelque part une aberration que nous ne soyons pas capables ne serait-ce que d’entamer une discussion sur nos objectifs et préoccupations. En tout cas, nous ne sommes pas satisfaits de cette absence de rapports entre nos deux organisations. Il y a bien sûr des désaccords politiques entre nous, LO ne manque pas de le souligner. Nous confirmons ces désaccords qui sont divers et parfois importants. Par exemple, nous militons dans des collectifs unitaires en soutien aux réfugiés, contre le racisme et l’islamophobie, avec BDS. Nous sommes très actifs dans les combats environnementaux, contre le nucléaire par exemple, dans les résistances comme à NDDL, avec les zadistes. Nous militons différemment dans les mouvements sociaux, y compris parfois dans les grèves comme les luttes en défense des emplois. Ceci dit, ces désaccords ne justifient pas l’état déplorable de nos relations. On aurait tout à gagner à confronter fraternellement nos points de vue, à travailler ensemble pour aider à redonner des forces à notre camp social.
Avec les militant-e-s et sympathisant-e-s qui se réfèrent à la France insoumise, les points communs sont nombreux, nous militons souvent ensemble dans les syndicats, dans des collectifs, nous manifestons ensemble, en clair nous nous retrouvons dans les combats au quotidien. Mais les désaccords politiques avec JLM ou avec les programmes des différentes formules ou partis comme le PG, le PCF, le FdG, la FI sont plus visibles. Nous ne nous situons pas du tout dans la démarche d’une 6e République, nous ne pensons pas qu’un changement de constitution ou qu’une « vraie » gauche au pouvoir avec un genre de super-président changerait les choses. Pour nous, la gauche institutionnelle, la gauche gouvernementale s’écroule et il ne faut surtout pas la rafistoler, la sauver ou la reconstruire par un autre bout. Nous sommes pour une rupture avec le capitalisme, avec ses institutions, sa fausse démocratie.
Au-delà de nos programmes et de nos revendications respectives, qui comportent de nombreuses nuances et différences, notre désaccord de fond c’est la confrontation avec le camp des possédants, la remise en cause de leur pouvoir économique et politique pour un pouvoir du camp des exploités, c’est-à-dire une démocratie directe, un contrôle direct de la population, des salariés sur l’économie, au niveau local comme national. A l’opposé aussi d’un patriotisme ou chauvinisme, dangereux parce qu’il suppose un intérêt commun qui n’existe pas avec des capitalistes français. C’est parce que nous voulons faire entendre cette voix, de la révolte contre le capitalisme et de l’internationalisme, que notre candidature aux présidentielles est importante.

Quels seront les principaux axes de la campagne du NPA ? Et les premières propositions que tu développeras ?
Evidemment, il ne s’agit pas de « mon » programme. C’est bien celui du NPA, dont je suis un des porte-parole. Ce n’est pas un programme électoral, du style « voici ce ne que nous ferons si nous sommes élus ». C’est évidemment plus compliqué. D’abord, nous dénonçons la fonction présidentielle. Du pouvoir concentré sur une seule personne, c’est antidémocratique. Ensuite, nous nous situons en rupture avec les institutions, avec le pouvoir tel qu’il est à savoir en réalité celui des possédants.
Malgré cela, nous tenons à participer à cette élection, à nous inviter là où ne sommes pas conviés. Nous voulons y rendre visible notre camp social, y faire entendre la contestation du capitalisme, y défendre des perspectives de luttes sociales pour changer les choses. C’est pour cela que nous présentons un ouvrier, un non professionnel de la politique. Cela fait partie de notre programme..
Nous ne sommes pas hors sujet. Nous posons bien la question du pouvoir, à la fois le rejet de celui actuel des capitalistes et à l’opposé celui des exploités. Cela passe par une démocratie directe, par donner les moyens à la population de décider au quotidien de ce qui la concerne.
Cela passe par transformer une économie au service des capitalistes en une économie sous contrôle des salariés, en socialisant les banques, en expropriant des secteurs économiques entiers (énergie, transports …). Il faut enlever les moyens de nuire aux possédants. Pour combattre la pauvreté et la précarité, pour protéger l’environnement, empêcher la catastrophe écologique, il faut des mesures radicales, qui imposent un partage des richesses et donc qui s’en prennent à tous ceux qui accumulent les fortunes.
Nous défendons le partage du travail, la diminution du temps de travail, l’augmentation des revenus pour toutes et tous. Financer tout cela, c’est possible, il faut prendre l’argent où il est, notamment par une réforme radicale de la fiscalité. Je ne détaillerai pas les mesures que nous proposons, on les trouve dans nos publications ou en ligne sur notre site internet.
Nous défendons l’égalité des droits pour toutes et tous, nous combattons les préjugés réactionnaires, toutes les formes de racisme, le sexisme, l’homophobie… Nous défendons l’internationalisme, la solidarité entre les peuples, la liberté de circulation et d’installation. Ce ne sont pas des questions secondaires.
Nous disons aussi que ce ne sont pas les élections qui changent la vie mais nos résistances, nos luttes sociales, collectives. C’est ainsi que nous changerons le rapport de force et que nous pourrons imposer des réponses à la misère.

Une des différences entre la crise actuelle et celle des années 1930 est qu’il n’y a pas, c’est très clair en France,  de renforcement de la gauche (réformiste aussi bien que révolutionnaire) et du mouvement syndical. Comment vois-tu l’avenir au-delà des élections ?  
Une chose est certaine, il n’y a rien à attendre de ces élections, même pas le plus petit espoir d’un répit. Les vainqueurs potentiels sont clairement des adversaires : soit Fillon représentant d’une droite dure qui annonce la couleur, elle revient et ça va faire mal ; soit Le Pen, chef d’une extrême droite anti-immigrés, anti-pauvres, évidemment dangereuse pour notre camp ; soit Macron, ancien ministre de Hollande, partisan des politiques libérales. La campagne est détestable, squattée par des politiciens tous situés dans le camp des riches, aucune place n’est laissée à des représentants du côté des exploités, aux idées de la contestation du système.
Qu’en ressortira-t-il ? Comment se traduira l’écœurement des milieux populaires, par beaucoup d’abstention, par une confirmation d’une évolution droitière ou par une surprise du côté de la gauche radicale et notamment du côté de notre candidature ouvrière et anticapitaliste ? Je ne sais pas. Si on est présents, ça peut changer des choses, en tout cas cela fera entendre nos propositions à une large échelle. Sauf que pour faire entendre une perspective de luttes sociales à ces élections, il nous faut obtenir les 500 parrainages. C’est une mission difficile d’autant plus que nous sommes grossièrement écartés des médias.
Mais il n’est pas question d’abandonner, pas question non plus d’envisager l’échec. Nous avons l’ambition de nous inviter au banquet des politiciens pour mener la bataille politique contre les idées réactionnaires, pour tenter de redonner confiance à notre camp. D’ores et déjà, quel que soit le futur président (ou présidente), notre perspective, c’est la riposte dans la rue, c’est un troisième tour social, c’est que le camp des opprimés reprenne l’offensive pour changer la situation sociale et la société. Au-delà, il faudra aussi reconstruire une perspective de changement de société, socialiste, et les instruments pour la rendre crédible à la masse des exploités.

Propos recueillis par Henri Wilno

Lundi 20 février 2017

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14 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (reporterre)

macron

Macron et l’environnement : de belles promesses, un lourd passif

Croissance « réfléchie », énergies renouvelables, recul du diesel… M. Macron s’est entretenu avec le WWF, annonçant les lignes de son programme sur l’environnement. Mais ce program- me respire l’improvisation, alors que, ministre de l’Economie, il multipliait les mesures anti-environnement.

« Depuis la révolution industrielle, nous sommes en train de surconsommer la planète, mais aussi de la détruire. Or ce qui nous fait, c’est cette planète ; si nous perdons de vue ce qui nous rassemble, ce que nous allons léguer à nos enfants, nous trahissons ce que nous sommes. » Cette envolée lyrique n’est pas sortie de la bouche d’un militant écologiste con- vaincu, mais de celle d’Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche ! et candidat à l’élection présidentielle. Invité jeudi 9 février par le WWF à dévoiler son programme environ- nemental, l’ancien ministre de l’Economie a annoncé plusieurs mesures. Serait-il devenu écolo ? Assurément non, et son bilan de ministre de l’Economie ne plaide pas en sa faveur.

13 février 2017  Emilie Massemin (Reporterre)

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26 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

christine lagarde (france24 + npa)

nanar

Une pétition rassemble près de 200 000 internautes pour un nouveau procès pour Christine Lagarde

Jugée coupable mais dispensée de peine dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, l’ex-Ministre de l’Économie (nommée en 2007) Christine Lagarde a fait l’objet d’une pétition en ligne sur le site Change.org. Explications.Près de 200 000 internautes ont manifesté leur désapprobation après la décision de la Cour de justice de la République (CJR) dans l’affaire de l’arbitrage Tapie qui a vu la relaxe de Christine Lagarde.

Une décision de justice qui a suscité de nombreuses critiques de la part des citoyens, des magistrats mais également des élus. Le site Change.org amis en ligne une pétition demandant « Un vrai procès pour Christine Lagarde », pétition qui a rassemblé près de 200 000 internautes (195 844 signataires au moment de l’écriture de cet article).

Christine Lagarde encourait un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende

Le site Change.org commence sa pétition par ces mots : « Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s’était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes « par nécessité », a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors. Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d’être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre « démocratie » ! Qu’est-ce donc sinon un tribunal d’exception qui vient d’appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés ! Ainsi donc, Madame Christine Lagarde est coupable, mais dispensée de peine. Est-ce à dire qu’être ministre dispense de toute responsabilité devant la loi ?« , écrit le site.

Cette requête sur la plate-forme de pétitions en ligne Change.org fait partie des pétitions « les plus virales depuis 2012″ souligne les responsables du site.
La pétition sera remise à Claude Bartolone, François Hollande, Gérard Larcher et au premier président de la Cour de cassation Bertrand Louvel.

 Lionel Durel, 26 décembre 2016 à

24matins.fr

Faites vous plaisir!

Pétition

pivot

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Selon que vous serez puissant ou misérable… (NPA)

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24 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

paris sans logis (dal)

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Sapin de Noël des sans logis et des mal logés

Joyeux Noël et merci Madame la ministre du Logement :

  • Pour tous les sans abris qu’ils soient français, immigrés, réfugiés, jeunes , mineurs, invalides, retraités, malades … Qui passent Noël à la rue, dans leur voiture, sous des abris de fortune; 
  • Pour tous les mal-logés qui vivent dans des logements indécents, insalubres, toxiques et qui désespèrent d’en sortir un jour; 
  • Pour tous les locataires qui payent des loyers trop chers; 
  • Pour la suppression (ou presque) des subventions d’État à la construction de HLM; 
  • Pour la suppression ou la baisse des APL. pour des dizaines de milliers de ménages pauvres; 
  • Pour les records battus en nombre d’expulsions, en nombre de demandes HLM, en nombre d’appels de détresse au 115 restés sans suite; 
  • Pour les records battus en nombre de prioritaires DALO en attente de relogement et en nombre de rejets des prioritaires DALO par les commissions; 
  • Pour les records battus en matière de nombre de logements vides, 2,9 millions selon l’INSEE, et l’absence de réquisition; 
  • Pour la nouvelle loi qui permet de déplacer les prioritaires DALO dans d’autres département en Ile de France et de les radier définitivement s’ils refusent; 
  • Pour la nouvelle loi qui dérégule les loyers en HLM ouvrant la voie à la marchandisation des HLM; 
  • Pour la nouvelle loi qui permet d’expulser des innocents; 
  • Pour tous les amendements que nous vous avons présentés et que, pour seule réponse, vous avez ensuite combattus à l’assemblée; 
  • Pour les locataires du foyer rue Nationale à Boulogne, sinistrés, en deuil, calomniés, et qui n’ont même pas reçu la visite d’un représentant officiel pour les réconforter; 
  • Pour votre aide précieuse aux promoteurs et aux riches investisseurs, comme par exemple le maintien des baisses d’impôts afin de les “aider” à loger leurs propres enfants ou leurs parents;

Merci et joyeux noël ! 

Dimanche 25 décembre 2016 à partir de 15h , 
aux Invalides angle rue St Dominique


Et très accessoirement, merci pour la suppression de la petite  subvention versée au DAL depuis des années (environ 15 000 euros) ; …

Droit au logement 
http://www.droitaulogement.org/
https://www.facebook.com/droitaulogement

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17 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

insoumission (anti-k)

melechn

Oui, Mélenchon a approuvé les bombardements russes sur la population civile d’Alep !

La controverse sur la question syrienne prend une importance considérable dans les débats entre les organisations se réclamant du marxisme à la hauteur du drame épouvantable qui se joue à Alep et en Syrie.

Dans une situation où les contradictions capitalistes conduisent à une crise paroxystique, sans qu’un front populaire des travailleurs gagne l’hégémonie dans la confrontation avec les forces du capital et de leurs alliés, il y a un risque d’une tendance à l’émiettement des oppositions, au repli sur soi sectaire, à l’opportunisme réformiste et électoraliste et surtout nous assistons à « une dérive des continents » vers la droite, une « tectonique des plaques » inquiétante voire effrayante symbolisé à nos yeux par le cas jlm2017 que nous combattons vigoureusement mais politiquement ici: http://www.anti-k.org/

Mais derrière lui et son côté « tête de turc », que nous n’avons pas épargné, au delà de la polémique sur ses propos et son impensé, nous découvrons des « camarades » qui pour défendre leur chef à tout prix, révèlent des positions politiques odieuses sans prendre les circonlocutions pénibles de leur mentor.

Nous ne transigerons pas face à ceux qui « relativise » pareille monstruosité à Alep, en tant qu’être humain sensible d’abord et parce qu’il s’agit d’une  néga- tion de nos traditions internationalistes qui se rangent toujours du côté des opprimés, anti-impérialistes et anti-guerre, qui va nous conduire à rompre avec eux, un nouveau désastre en vue ! 

Lire aussi notre camarade Julien Salingue

http://www.anti-k.org/

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05 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

un million de visiteur(se)s!

million

Ce matin, le compteur de connexions a passé le million!

Ouvert depuis mai 2013, ce blog est visité quotidiennement par 1000 personnes!

On lâche rien!

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14 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

dossier prisons (npa)

antik358-couleurs-centrale-planche

Des personnes incarcérées d’abord en difficulté sociale

Éducation

48 % des détenuEs n’ont aucun diplôme

80 % ne dépassent pas le niveau CAP

27 % échouent au bilan de lecture

80 % des jeunes de plus de 18 ans sont sans diplôme et 40 % échouent au bilan lecture

Emploi

Taux d’activité à l’entrée en détention : moins de 50 %

Addiction

38 % des détenuEs depuis moins de 6 mois souffrent d’une addiction, 30 % à l’alcool

Logement

7 % des entrants en 2011 se déclaraient sans domicile. À la sortie, 14 % des personnes sans solution de logement

25 % des personnes en centre d’hébergement ont connu la prison

Psychiatrie

40 % syndrome dépressif

33 % anxiété généralisée

21 % troubles psychotiques

7 % schizophrénie

Sources : Administration pénitentiaire  Ministère de la Santé

« Une majorité socialiste complètement convertie à la construction carcérale  »

Prisons : Lui, président de la République…

Des mineurs jetés aux oubliettes…

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09 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

brest kérourien palestine (afps)

afps

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE

Maison de l’International
50 Esplanade de la Fraternité
29200 Brest
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire
29200 Brest  

www.france-palestine.org
afpsbrest.wordpress.com
www.facebook.com/afps.brest

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08 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

élections usa (npa)

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A l’image d’un monde malade du capitalisme

Le grand show politique de la campagne présidentielle, une série de télé-réalité vulgaire et agressive, donne une image inquiétante de l’évolution de la prétendue démocratie américaine.

Entre le démagogue Trump raciste, sa grossièreté sexiste, son agressivité, son chauvinisme et Hillary Clinton, la candidate de l’establishment politique et financier, il n’y a aucun enjeu pour les travailleurs.

Certes le discours de Trump est inquiétant mais, aux USA comme ici, ce ne sont pas les élec- teurs qui décident de quoique ce soit mais bien Wall Street, le Pentagone et le FBI. Combattre la menace que porte le discours de Trump ne peut se faire par un bulletin de vote en faveur de Clinton dont le parti porte une lourde responsabilité dans la régression sociale qui frappe les travailleurs et les classes populaires américaines.

Obama au service de l’offensive capitaliste

Ces élections marquent la fin de ce que la victoire d’Obama, en 2008, avait pu laisser espérer, l’ouverture d’une nouvelle ère politique qui tournerait la page des années Bush. « Vous et moi, nous allons changer ce pays, et nous changerons le monde », avait-il lancé alors. Huit ans après, le bilan ne laisse aucune place aux illusions. Les USA, première puissance mondiale, s’engagent dans une crise sociale et politique d’une ampleur qui ne peut se comparer qu’à celle de 1929.

La situation des classes laborieuses s’est dégradée.

L’endettement de larges couches de la population ne cesse de croître. Les tensions sociales s’accentuent et, dans le même temps, le racisme en particulier contre les Afro-américains. Après le krach de 2007-2008, Obama a signé un chèque en blanc à la bourgeoisie lui distribuant avec largesse des milliards de dollars. La dite croissance américaine, c’est une précarisation croissante et un endettement colossal tant des particuliers, des entreprises que de l’État.

Quant à la politique étrangère, le prix Nobel de la Paix -ou plutôt des déclarations d’intention-, loin de rompre avec la politique de Bush, a renforcé le déploiement militaire américain dans le monde.

Les 1 % contre les 99 %

Les désillusions, les déceptions, la régression sociale et le desespoir offrent un terrain fertile aux idées réactionnaires, à la démagogie dont Trump, comme ici Sarkozy et Le Pen, s’est fait le sinistre propagandiste. Hillary Clinton n’est pas un rempart face à cette menace. Ils sont du même monde, celui des classes dominantes. Quelque soit l’élue, elle ou il ne pourra qu’accen- tuer la politique menée par Obama contre les travailleurs et les peuples au seul bénéfice du grand capital américain.

Il y a bien deux Amériques mais ce sont celle des riches et des très riches et celle des travailleurs et des classes populaires.

Cet antagonisme ne cesse de s’approfondir en même temps que les inégalités de plus en plus criantes aux USA comme  ici et partout ailleurs. C’est bien la politique des classes capitalistes qui en est responsable et engendre une décomposition sociale et politique dans le monde entier. La réponse viendra des luttes et des mobilisations, à travers aussi le renouveau des idées du socialisme qui ont rencontré un large écho lors des primaires démocrates à travers la campagne de Bernie Sanders même si celui-ci s’est rallié à Clinton.

Aux USA comme ici et au niveau international, l’avenir est entre les mains des travailleurs et des classes populaires. Lundi 7 novembre 2016

https://npa2009.org/

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