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05 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

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27 juin 2020 ~ 0 Commentaire

ehpad 22 (npa)

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EHPAD : « Le mouvement de la résidence de l’Abbaye (22) a été vraiment impulsé par les salariéEs »

Dans quel cadre s’est bâti cet appel à la grève des salariéEs de l’EHPAD de l’Abbaye ? Et peux tu nous présenter la spécificité de ce service?

Nous avons été contactés par les salariéEs de la résidence suite à des difficultés liées au mode de management. Ces difficultés ont été particulièrement exacerbées suite à la crise du Covid. Il faut savoir que les EHPAD sont particulièrement sous-financés en France. Concrètement, il y a moins de personnels à la résidence de l’Abbaye que dans les autres structures médico-sociales de la Fondation.

Et ceux-ci ne peuvent pas bénéficier de certaines primes qui sont versées aux collègues qui travaillent dans les autres structures médico-sociales de la Fondation Le Bon Sauveur. Cela représente entre 5 et 10% de paie en moins ! Pourtant les résidentEs sont les mêmes. Ce sont souvent des personnes en situation de handicap qui étaient accueillies en MAS [maison d’accueil spécialisée] ou en FAM [foyer d’accueil médicalisé] et qui, arrivées à 60 ans, déménagent à l’EHPAD.

Comment votre syndicat travaille ces convergences et l’organisation des personnels ?

Pour la mobilisation du 16 juin, nous avons obtenu le contact des camarades de l’aide à domicile via l’union locale CGT de Guingamp. Elles se sont jointes avec enthousiasme au mouvement. Nous n’avons pas réussi à obtenir de contact avant la manifestation avec des salariéEs de l’EPHAD municipal. Du coup on a décidé d’aller manifester jusque là-bas.

Les salariéEs de l’EHPAD sont sortis et cela a donné lieu à une belle séquence d’applaudisse-ments mutuels. On parle beaucoup (et à juste titre) de l’hôpital public mais il faut compter aussi avec le secteur associatif (ou privé à but non lucratif), et aussi avec toutes les structures gérées par les collectivités locales qui fonctionnent eux aussi dans une logique de service public. C’est pourquoi une telle convergence était indispensable.

Concernant l’organisation des personnels, le mouvement des salariéEs de la résidence de l’Abbaye a été vraiment impulsé par les salariéEs. Nous avons eu un rôle de conseil  et d’animation au niveau du syndicat, mais nous avons veillé à toujours leur laisser la décision. Ce sont elles qui ont décidé de maintenir la grève alors que les négociations avec la direction ne leurs semblaient pas satisfaisantes.

Comme il leur était particulièrement difficile de faire grève en journée (non seulement en raison de salaires très bas mais surtout parce qu’il est hors de question que ce soient les résidentEs qui pâtissent de la grève), nous avons opté pour une mobilisation en soirée. TouTEs les salariéEs ont ainsi pu venir en dehors de leurs heures de travail. Avec 27 salariéEs présents sur 34, alors que la direction s’attendait à une dizaine maximum, nous avons rempli notre objectif !

Comment la direction et l’encadrement vivent-ils la situation pendant la pandémie alors qu’eux aussi sont sous la contrainte entre, d’un côté les budgets et, de l’autre, la situation alarmante du point de vue de la santé psychique de la population ? 

Paradoxalement, nous n’avons jamais aussi bien travaillé avec la direction que pendant le confinement. Ils ont tout de suite compris que pour passer cette crise ils auraient besoin de cohésion et donc ils nous ont associés à la cellule de crise qui se réunissait régulièrement et qui était l’organe décisionnel durant la crise sanitaire.

Nous leur avons fait comprendre que nous n’accepterions pas qu’ils profitent de la période pour rogner sur les droits des salariéEs et contrairement à beaucoup, nos droits ont été globalement préservés durant la période. La direction était tout aussi révoltée que nous devant l’impréparation du gouvernement et tout particulièrement le manque de masques.

Et ils sont aussi conscients de la situation alarmante de la santé psychique de la population. Malheureusement, ils ne pensent qu’avec le logiciel idéologique dominant et sont donc incapables d’avoir des réponses à la hauteur des enjeux, car le capitalisme est incapable de produire des soins de qualité pour touTEs.

Dans quel cadre s’est bâti cet appel à la grève des salariéEs de l’EHPAD de l’Abbaye ? Et peux tu nous présenter la spécificité de ce service?

Nous avons été contactés par les salariéEs de la résidence suite à des difficultés liées au mode de management. Ces difficultés ont été particulièrement exacerbées suite à la crise du Covid. Il faut savoir que les EHPAD sont particulièrement sous-financés en France. Concrètement, il y a moins de personnels à la résidence de l’Abbaye que dans les autres structures médico-sociales de la Fondation. Et ceux-ci ne peuvent pas bénéficier de certaines primes qui sont versées aux collègues qui travaillent dans les autres structures médico-sociales de la Fondation Le Bon Sauveur. Cela représente entre 5 et 10% de paie en moins ! Pourtant les résidentEs sont les mêmes. Ce sont souvent des personnes en situation de handicap qui étaient accueillies en MAS [maison d’accueil spécialisée] ou en FAM [foyer d’accueil médicalisé] et qui, arrivées à 60 ans, déménagent à l’EHPAD.

Comment votre syndicat travaille ces convergences et l’organisation des personnels ?

Pour la mobilisation du 16 juin, nous avons obtenu le contact des camarades de l’aide à domicile via l’union locale CGT de Guingamp. Elles se sont jointes avec enthousiasme au mouvement. Nous n’avons pas réussi à obtenir de contact avant la manifestation avec des salariéEs de l’EPHAD municipal. Du coup on a décidé d’aller manifester jusque là-bas. Les salariéEs de l’EHPAD sont sortis et cela a donné lieu à une belle séquence d’applaudissements mutuels. On parle beaucoup (et à juste titre) de l’hôpital public mais il faut compter aussi avec le secteur associatif (ou privé à but non lucratif), et aussi avec toutes les structures gérées par les collectivités locales qui fonctionnent eux aussi dans une logique de service public. C’est pourquoi une telle convergence était indispensable.

Concernant l’organisation des personnels, le mouvement des salariéEs de la résidence de l’Abbaye a été vraiment impulsés par les salariéEs. Nous avons eu un rôle de conseil  et d’animation au niveau du syndicat, mais nous avons veillé à toujours leur laisser la décision. Ce sont elles qui ont décidé de maintenir la grève alors que les négociations avec la direction ne leurs semblaient pas satisfaisantes. Comme il leur était particulièrement difficile de faire grève en journée (non seulement en raison de salaires très bas mais surtout parce qu’il est hors de question que ce soient les résidentEs qui pâtissent de la grève), nous avons opté pour une mobilisation en soirée. TouTEs les salariéEs ont ainsi pu venir en dehors de leurs heures de travail. Avec 27 salariéEs présents sur 34, alors que la direction s’attendait à une dizaine maximum, nous avons rempli notre objectif !

Comment la direction et l’encadrement vivent-ils la situation pendant la pandémie alors qu’eux aussi sont sous la contrainte entre, d’un côté les budgets et, de l’autre, la situation alarmante du point de vue de la santé psychique de la population ? 

Paradoxalement, nous n’avons jamais aussi bien travaillé avec la direction que pendant le confinement. Ils ont tout de suite compris que pour passer cette crise ils auraient besoin de cohésion et donc ils nous ont associés à la cellule de crise qui se réunissait régulièrement et qui était l’organe décisionnel durant la crise sanitaire. Nous leur avons fait comprendre que nous n’accepterions pas qu’ils profitent de la période pour rogner sur les droits des salariéEs et contrairement à beaucoup, nos droits ont été globalement préservés durant la période. La direction était tout aussi révoltée que nous devant l’impréparation du gouvernement et tout particulièrement le manque de masques. Et ils sont aussi conscients de la situation alarmante de la santé psychique de la population. Malheureusement, ils ne pensent qu’avec le logiciel idéologique dominant et sont donc incapables d’avoir des réponses à la hauteur des enjeux, car le capitalisme est incapable de produire des soins de qualité pour touTEs.

La grève nationale du 16 juin dans le cadre de la mobilisation des personnels soignants a été massivement suivie sur l’hôpital psy de Bégard (22). La direction, de son côté, a assigné au travail un grand nombre de salariéEs pour désorganiser le mouvement, en s’appuyant sur la l’obligation de continuité des soins aux patients.

Une manifestation a été organisée par les deux syndicats de la Fondation Le Bon Sauveur, La CGT (majoritaire) et SUD Santé. Environ 150 soignantEs se sont mobilisés, rejoints par les personnels du comité de l’aide à domicile du secteur. La manifestation a convergé en direction de l’EHPAD municipale. Ce travail de convergence assez remarquable a été initié par le syndicat CGT en lien avec l’union locale de Guingamp.

La dynamique créée est bien plus que l’expression du ras le bol post confinement, elle suggère que le « Ségur de la santé » est vu comme un leurre par des personnels qui n’ont plus confiance dans les institutions ni dans leurs directions.

Le mouvement a rebondi dès le jeudi 18 juin par un appel à la grève dans un EHPAD au sein de la fondation. Guillaume, secrétaire du syndicat CGT a bien voulu répondre à nos questions.

Correspondant comité Lannuon Gwengamp Bear Pempoull. Mercredi 24 juin 2020

https://npa2009.org

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26 juin 2020 ~ 0 Commentaire

locronan:

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16 mars 2020 ~ 0 Commentaire

état espagnol (libération)

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En Espagne, le gouvernement dans le viseur des indépendantistes

Basques et Catalans reprochent à Madrid de faire preuve d’un centralisme autoritaire, tandis que la droite et l’extrême droite dénoncent le retard pris et le «laxisme» de la majorité de gauche.

Au beau milieu de la crise du coronavirus, alors même que le chef du gouvernement a annoncé vendredi des mesures drastiques pour tenter de juguler le fléau – l’Espagne est le deuxième pays le plus touché d’Europe, après l’Italie, avec 7 753 personnes infectées et 228 morts -, les disputes politiques s’invitent à grand fracas et donnent lieu à une bronca entre les socialistes au pouvoir, d’une part, et les nationalismes périphériques ou l’opposition de droite, d’autre part.

Fallait-il ou non prohiber les manifestations de la journée internationale pour les droits des femmes du 8 mars (contaminant la ministre de l’Egalité, Irene Montero) ? Convenait-il de déclarer l’«état d’urgence» bien avant, et non vendredi soir ? Qui commande réellement en matière sécuritaire ou sanitaire ? Des ministres contaminés peuvent-ils ignorer l’impératif de quarantaine ? Autant de questions qui font l’objet d’âpres discussions politiciennes.

Mise sous tutelle

La principale bataille oppose Madrid et les deux régions les plus nationalistes  du pays, la Catalogne et le Pays basque. La sévérité des mesures annoncées par le leader socialiste – en particulier la limitation des déplacements, sauf ceux d’extrême nécessité – a renforcé de fait le pouvoir de quatre ministères nationaux (Défense, Transports, Intérieur et Santé).

Et ce, dans un pays très décentralisé, où les 17 régions jouissent d’importantes prérogatives, comme l’Education, la Santé ou, un Parlement propre. Certaines mêmes, les plus nationalistes, disposent des pouvoirs de police, des compétences portuaires, voire pénitentiaires.

Or, aussi bien le Pays basque, gouverné par les nationalistes modérés du PNV, partisan d’une autonomie renforcée, que la Catalogne, dont les dirigeants veulent forcer un référendum d’autodétermination, supportent difficilement que Madrid exerce dans cette crise «un pouvoir recentralisateur».

Les pleins pouvoirs attribués par décret vendredi au ministère national de la Santé ont fait bondir Iñigo Urkullu, le dirigeant basque, et davantage encore Quim Torra, le président séparatiste de la Catalogne, estimant que «l’Etat espagnol marche sur nos plates-bandes».

Mêmes doléances exprimées jalousement par ces deux régions sur le plan sécuritaire. «Au Pays basque, nous souhaitons organiser nous-mêmes un confinement sanitaire.» Son de cloche identique en Catalogne, où les autorités régionales ont déjà mis «sous isolement» quatre communes où le virus s’est propagé à grande vitesse.

Centralisme autoritaire pour les uns, nécessité d’un commandement unique pour les autres. Selon les nationalistes basques et catalans, l’unification des forces de l’ordre – ce qui suppose que les polices basque (Ertzainza) et catalane (Mossos) obéissent en tout point au ministère de l’Intérieur – correspond à la mise en place dissimulée de l’article 155 de la Constitution.

Ce dernier suppose la mise sous tutelle d’une région, comme ce fut le cas en Catalogne à l’automne 2017 lorsque les indépendantistes avaient organisé de façon illégale un référendum d’autodétermination et avait déclaré – symboliquement – l’indépendance de leur région.

Du côté du pouvoir central, on estime que ces protestations nationalistes sont «absurdes» et «sans fondement». «Dans une pareille crise, la centralisation des décisions est une évidence nécessaire.» Quant au baron socialiste Emiliano García-Page, il a souligné que «le virus se moque des frontières et des compétences régionales».

«Incompétence»

La contamination politique ne s’arrête pas là. Le socialiste Pedro Sánchez affronte aussi la fronde de l’opposition de droite. Le leader du parti populaire, Pablo Casado, estime que l’«état d’urgence a été décrété trop tard», et que les socialistes ne se montrent pas assez fermes par «peur de mesures impopulaires».

Le chef de file des populistes de la droite dure Vox se montre encore plus virulent. Santiago Abascal – dont le secrétaire général est touché par le virus après un meeting de 9 000  personnes la semaine dernière à Madrid – estime que les socialistes «se rendent coupables d’incompétence et d’un laxisme criminels». Aux yeux d’Abascal, il faudrait «immédiatement» mettre sous les verrous les dirigeants basque et catalan et mettre leurs régions sous tutelle.

15 mars 2020  François Musseau correspondant à Madrid

https://www.liberation.fr/

Commentaire:
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Sortons des clichés!  Le dos à dos « fachos-nationalos »! Les nationalistes ne sont pas que des gens de droite égoïstes qui « ne veulent pas partager avec les régions pauvres »! Il y a des nationalistes qui mesurent leurs prérogatives territoriales certes, et des nationalistes et d’autres, qui veulent juste que le système fonctionne pour les gens pareil pour tous, quitte à « recentraliser »! Et d’où vient la crise?  Pas de différence: à Madrid l’austérité libérale avait le soutien du PSOE, et à Barcelone et Euskadi nationaliste… le PSOE soutenait aussi!

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

isabelle attard (à-quoi-çà-serre dialogue)

attard

Comment je suis devenue anarchiste

 Isabelle Attard à Brest

C’est un mot interdit, un mot tabou, un mot qui fait peur même à ceux qui s’y reconnaissent : « anarchisme » ! Et pourtant, cette vision du monde, bien loin des images de violence que les dominants répandent pour la discréditer, promeut la coopération, l’émancipation, le respect des êtres et du vivant.

C’est ce que vous racontera ce livre, qui n’est pas un essai mais une histoire : celle d’une femme « normale », qui n’aurait jamais pensé qu’elle était anarchiste, mais qui, au fur à mesure de son parcours intellectuel et politique, a découvert cette doctrine libératrice.

Par son refus de l’autoritarisme et son souci de l’écologie, l’anarchisme se répand discrètement à travers la société et s’articule de plus en plus souvent, dans les idées et sur le terrain, avec l’écologie. Il était temps que l’on puisse de nouveau afficher sereinement ce mot. Et si, vous aussi, vous étiez anarchiste sans le savoir ?

Rencontre avec Isabelle Attard à Brest et Plougastel

Mardi 10 Mars 20H30 Espace Frézier Pougastel

Vendredi 27 Mars 18H, Café de la librairie Dialogues
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27 février 2020 ~ 0 Commentaire

partis (france inter)

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partis

Revenus des cotisations, des élus et des dons

Nous avons épluché les comptes des partis politiques français

Quel est le plus riche, le plus endetté, le plus dépensier ? La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques vient de publier son rapport complet de l’exercice 2018. France Inter a épluché les comptes des 443 partis recensés et cela réserve de nombreuses surprises.
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Le PCF, leader des cotisations
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Commençons par les adhésions : c’est bien connu, toutes les organisations politiques (ou presque) gonflent leurs chiffres. La République en marche comme la France insoumise évoquent plusieurs centaines de milliers d’adhérents, car ils ne demandent aucune cotisation, un clic suffit sur les sites internet des formations.Elles affichent ainsi un compteur à zéro, à la fois côté adhésions de militants comme côté élus.
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Néanmoins, les deux partis touchent des dons de personnes physiques et cela représente tout de même, pour LREM, 1 005 607 euros.D’autres partis communiquent des chiffres impossible à vérifier. Avec ceux de la CNCCFP personne ne peut tricher et chacun doit remplir la colonne « cotisations des adhérents ». À ce petit jeu, c’est le PCF qui l’emporte haut la main. Les communistes reçoivent encore six millions d’euros grâce à leurs fidèles, et autant grâce à leurs élus.Dans les urnes, depuis 2017, Les Républicains ont largement doublé le Parti Socialiste. Mais le PS garde davantage de militants, ou en tout cas des militants plus généreux. Autre surprise : Lutte ouvrière reçoit grâce à ses troupes autant d’argent que le Rassemblement National. Le RN a bien perdu près de la moitié de ses militants entre 2017 (1 857 394 euros) et 2018 (1 103 430 euros).

Et il n’y a pas que le coude-à-coude LO-RN et la pole position du PCF qui nous surprennent dans ce tableau, il y a aussi l’incroyable performance de l’UPR, l’Union populaire républicaine (Que nous classons à l’extrême droite blog). Le parti de François Asselineau revendique, aujourd’hui, près de 39 000 adhérents, et perçoit, en effet, davantage de cotisations qu’Europe Ecologie Les Verts, l’UDI, le Modem ou le NPA.

La stupéfiante masse salariale du Parti socialiste

Les socialistes ont dépensé plus de 10 millions d’euros de salaires et de traitements en 2018. C’est deux fois plus que son opposant historique, LR, et que le parti présidentiel, LREM. Un budget considérable pour un parti qui a tout perdu depuis 2017, et qui peine à se faire entendre. Une somme qui englobe de lourdes indemnités de licenciement. Après la débâcle de la présidentielle, le PS s’est séparé, dans la douleur, de la moitié de ses permanents.

On découvre aussi dans ce tableau l’impressionnante masse salariale du PCF, le tout petit budget d’Europe écologie-Les Verts, et que dire de la France insoumise ? Jean-Luc Mélenchon dépense moins d’argent dans les salaires que l’UDI de Jean-Christophe Lagarde, et termine l’année 2018 avec un fort excédent ( 2 129 850 euros).

Les Républicains plus endetté que le Rassemblement national

Sur le plan de l’endettement, Les Républicains arrivent en tête, avec 55 609 241 euros. Il faut toutefois prendre en compte la vente, qui comptera sur l’exercice 2019, de leur siège du 15è arrondissement de Paris. Le bâtiment est parti en février 2019 pour 46 millions d’euros, ce qui permet au parti de droite de renflouer les caisses.

C’est pour la même raison que le Parti socialiste n’a « que » 11 351 348 euros de dettes : face à la baisse drastique de sa dotation après la déroute de 2017, les socialistes n’ont eu d’autres choix que de licencier et de vendre leur siège mythique et historique, rue de Solférino à Paris. L’immense hôtel particulier de 3 400 m² a été vendu 45,5 millions d’euros fin 2017 et a donc permis d’éponger une partie de la dette socialiste.

Pour le Rassemblement national, la dette est aussi impressionnante. 24 399 043 euros à rembourser, comportant les emprunts contractés auprès de Cotelec, le micro-parti de Jean-Marie Le Pen ou bien de créanciers russes dont certains réclament remboursement, comme l’indiquait France Inter début février.

Le parti présidentiel, LREM, affiche lui une dette d’environ 3 millions d’euros mais termine l’année 2018 avec un excédent de 7,6 millions. LREM est bien le parti le plus riche, mais ils ne reçoit aucune cotisation d’élus ou d’adhérents. Il ne vit que sur la dotation publique annuelle (22 millions) qui découle de leur succès aux législatives de 2017 et qui ne les aide pas à faire de ce mouvement une force militante.

« Manif pour tous », les « Amis de » : les surprises du rapport  

Certains politiques ont aussi bien des amis et la CNCCFP recense plus d’une trentaine d’associations de soutien à des figures politiques ou micro-partis, courants de plus grandes formations politiques. Nous avons été amusés de voir une association de soutien au maire de la petite ville de Voiron en Isère, Julien Polat, terminer l’année 2018 avec un excédent de plus de 28 000 euros.

Nous avons aussi repéré les (nombreuses) associations d’amis de personnalités de droite : Nicolas Sarkozy, Eric Ciotti, Jean-François Lamour, Hervé Mariton, Guillaume Peltier ou Valérie Pécresse. Le maire de Nice bénéficie même du soutien de deux organisations : « Les amis du maire de Nice » et  »Le Rassemblement, amis de Christian Estrosi », qui totalisent à elles deux 73 000 euros de dettes.

Un dernier détail a retenu notre attention : la Manif’ pour tous, présente comme formation politique, affiche un compteur de dons (175 846 euros) plus élevé que celui de LREM.

Maxence Lambrecq, Xavier Demagny 25 février 2020

https://www.franceinter.fr/

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18 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

couëron (médiathèque)

coueron

Projection « Quand les femmes ont pris la colère »
Samedi 21 décembre à partir de 11h
Médiathèque Victor-Jara – 95 quai Jean-Pierre Fougerats – Couëron (44)

Pour marquer leur solidarité avec leurs maris en grève à l’usine Tréfimétaux à Couëron, des femmes de travailleurs envahissent le bureau du directeur et obtiennent en deux heures ce qu’on leur refusait depuis des mois. Mais la direction porte plainte.

Douze d’entre elles seront inculpées de séquestration. La mobilisation s’élargit alors. Pour élargir le soutien, les femmes font appel à l’Unité Production Cinéma Bretagne, pour faire un film sur leur lutte.

Un film qui reste d’un réel intérêt pour toutes celles qui luttent pour relier le combat féministe au combat d’ensemble pour une transformation de la société.

La lutte et le film se mêlent, et les femmes parlent d’elles-mêmes, et de leurs problème de couple, de leur vie de famille. Des vies qui vont basculer : engagement politique, ruptures…

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10 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

le 10 en bretagne (actu lt of)

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Brest le 5 décembre

Grève du 10 décembre : forte mobilisation à Rennes et Brest (FR3)

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Dans le Finistère

À Morlaix, il y avait environ un millier de manifestants, ce mardi, en fin de matinée, contre 3 200 le 5 décembre. La mobilisation était divisée par deux à Quimperlé avec 600 personnes dans les rues. Il était divisé par quatre à Quimper avec 2 000 manifestants. À Carhaix, le niveau de mobilisation est resté stable, avec 300 personnes contre 400 la semaine dernière. À Brest, enfin, la manifestation était loin d’être anodine avec un cortège de 5 000 manifestants. Deux fois moins nombreux, toutefois, que la semaine passée.

Brest. 3 000 manifestants contre la réforme des retraites

Quimper. « Manifestation d’étape » contre la réforme des retraites

Retraites : plus de 2 000 personnes dans les rues à Quimper

Carhaix, près de 400 personnes ont dit non à la réforme des retraites

Retraites : environ 5 000 personnes ont manifesté à Brest

Un millier de personnes à Morlaix contre la réforme des retraites

600 pour dire « non » à la réforme des retraites à Quimperlé

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Dans les Côtes-d’Armor

Il n’y avait pas d’appel à manifester à Loudéac où à Dinan - où 1 200 personnes se sont mobilisées le 5 décembre – ce mardi. Entre 6 000 et 7 000 personnes avaient manifesté à Saint-Brieuc la semaine dernière : elles étaient environ 2 000 ce mardi. À Guingamp, à revanche, le niveau de mobilisation est resté à peu près le même avec près de 250 manifestants. À Paimpol également, avec une centaine de personnes. À Lannion, les rangs des manifestants sont passés de 3 000 à environ 800.

Retraites : environ 2 000 manifestants à Saint-Brieuc

Entre 700 et 800 manifestants, au centre-ville de Lannion

Grève du 10 décembre : à Guingamp, 200 manifestants entre Kerhollo et Bellevue

Grève du 10 décembre. 1 500 manifestants à Lannion

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Dans le Morbihan

Mobilisation en baisse également dans le Morbihan : il n’y avait par exemple pas d’appel à manifester à Pontivy (mais il y en a un pour le jeudi 12 décembre). Les opposants au projet de réforme des retraites étaient tout de même de sortie à Vannes avec un rassemblement d’environ 900 personnes (trois fois moins que le 5 décembre) et à Lorient, où 3 000 personnes se sont mobilisées (contre 8 000 la semaine dernière). À Lorient, de petits groupes ont prolongé la manifestation par des opérations de tractage.

Grève du 10 décembre : environ 1000 manifestants à nouveau dans les rues de Vannes

pontivy

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En Ille-et-Vilaine

À Saint-Malo, ils étaient 700 à battre le pavé, soit une mobilisation en baisse par rapport aux 2 000 du 5 décembre. À Rennes, mobilisation en baisse également, mais mobilisation consé-quente quand même : ils étaient environ 7000, selon la préfecture, alors qu’ils étaient au moins 13 000 le 5 décembre.

700 personnes à battre le pavé à Saint-Malo contre la réforme des retraites

Suivi live de la journée du 10 décembre à Rennes (Expansive)

Environ 7 000 manifestants à Rennes contre la réforme des retraites (LT)

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

ken saro-wiwa (ecologistas en accion)

Ken SARO-WIWA

Ken Saro-Wiwa

Le 10 novembre 1995, le dictateur nigérian Sani Abacha a fait exécuter neuf opposants du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP), dont l’écrivain et écologiste Ken Saro-Wiwa.

Saro-Wiwa, récipiendaire du Goldman Environmental Prize et du prix Nobel de la paix, mènait depuis des années la lutte des Ogoni du Nigéria contre la société pétrolière Shell, dont les opérations ont contaminé leurs terres et leurs ressources pendant plus de de trois décennies. En 1994, Saro-Wiwa a été emprisonné et Amnesty International l’a déclaré prisonnier d’opinion.

Le 10 novembre 1995, le dictateur nigérian Sani Abacha a exécuté neuf opposants du Mouvement de la survie du peuple Ogoni, dont Ken Saro-Wiwa. L’exécution a eu lieu malgré la vague de manifestations internationales et à l’issue d’un procès qualifié de « farce » par des observateurs indépendants.

Depuis 1958, Royal Dutch Shell a extrait 30 milliards de dollars de pétrole des terres des Ogoni, bien que ce peuple ait très peu profité de l’extraction du pétrole, mais beaucoup souffert des déversements de pétrole. Des pipe-line endommagés ont pollué leurs écosystèmes et leurs terres agricoles, les pluies acides ont pollué l’air et détruit les cultures.

Pour revendiquer l’arrêt de la pollution dans toute la région, les Ogoni ont entamé une campa-gne pacifique sévèrement réprimée par l’armée nigériane, au service des multinationales du pétrole, qui a entraîné la mort de plus d’un millier de membres du groupe ethnique.

L’exploitation des combustibles fossiles, et en particulier du pétrole, entraîne, outre les dégâts environnementaux considérables, un coût extraordinaire pour la vie, les biens et les ressources de nombreuses minorités ethniques et communautés autochtones.

Cela provoque également d’innombrables violations des droits de l’homme, contribuant ainsi au maintien de régimes haineux qui prononcent souvent des condamnations à mort et, malheureusement, conduisent à l’exécution de peines.

10 novembre 2019

https://www.ecologistasenaccion.org/

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16 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

retraites 1 (npa)

pension

Retraites : Grand enjeu de l’acte II du quinquennat

Les déclarations de Macron et l’entrée de Jean-Paul Delevoye, Haut commissaire à la Réforme des retraites, au gouvernement, ne laissent aucun doute : la contre-réforme des retraites est la « grande affaire » de l’acte II du quinquennat. Inauguré par le laminage du Code du travail, cet Acte II doit se terminer par un « big bang » du système de retraites issu des conquêtes sociales de 1945.

Pour parvenir à ses fins, le pouvoir avait mis en place une mécanique bien huilée. Pendant des mois, Delevoye a fait traîner en longueur un pseudo « dialogue social » avec les confédérations syndicales. Le seul but était l’aménagement, à la marge, de son projet de « retraites par points » dont le principe n’était pas à négocier. L’irruption du mouvement des Gilets jaunes, où la question des retraites a été très présente, a transformé le climat social et contraint le pouvoir à modifier son calendrier. D’abord reporté après les élections européennes de 2019, le vote du projet de loi sur les retraites n’est envisagé maintenant que pour 2020, probablement après les élections municipales.

Fébrilité du pouvoir

Si Macron n’a rien changé à ses objectifs, il prétend changer de méthode avec l’ouverture d’une nouvelle phase de « concertation » avec les syndicats et le retour du « grand débat » ouvrant une « consultation citoyenne » de plusieurs mois. L’instauration d’un « âge pivot » à 64 ans pour une retraite complète est remis en discussion. Tout cela témoigne de flottements et d’une certaine fébrilité du pouvoir qui garde en mémoire les grands mouvements sociaux de 1995, 2003 et 2010. Pour lui la partie est loin d’être gagnée.

L’immense colère sociale et la volonté d’en finir avec « Macron et son monde » subsistent et rendent possible une mobilisation pour le retrait du projet. La défense du droit à la retraite peut, comme par le passé, rassembler salariéEs, jeunes et retraitéEs. Elle peut être le point de convergence entre le mouvement ouvrier (syndicats, partis) et des formes nouvelles de mobilisations et d’organisation, en particulier le mouvement des Gilets jaunes.

Ne pas perdre de temps

Mais pour notre camp social, la partie aussi est loin d’être gagnée. Le mouvement syndical est divisé, CFDT, UNSA, CFTC se sont précipitées sur les « ouvertures » de Macron, alors que l’essentiel des syndicats opposés (CGT, FO, FSU) appellent à des mobilisations dispersées tout en poursuivant le dialogue social.

Le pire serait de tomber dans le piège tendu par l’exécutif : croire qu’il y a du temps. C’est maintenant qu’il faut agir, construire l’unité de toutes celles et ceux qui veulent le retrait du projet.

Dans ce but, engageons dès aujourd’hui, dans les villes, les quartiers, les entreprises, la construction de structures unitaires rassemblant celles et ceux prêts à se battre pour le retrait du projet Macron-Delevoye. Le but de ces collectifs sera de mener le débat et de convaincre face à la propagande de l’exécutif, de préparer dans l’unité, la mobilisation, tout en discutant des alternatives à opposer à la contre-réforme. Il n’est pas temps d’attendre !

Dossier coordonné par la commission nationale santé-sécu-social du NPA

https://npa2009.org/

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