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29 mars 2019 ~ 0 Commentaire

prisonniers ukrainiens (jdd)

goulag

Russie : derrière les barreaux, la longue peine des prisonniers politiques ukrainiens

Ils sont plus de 70 prisonniers politiques ukrainiens derrière les barreaux russes. Le JDD a rencontré la fille du journaliste Roman Souchtchenko, condamné à 12 ans de camp, et Hennadiy Afanasiev, qui a lui été échangé en juin 2016.

Le plus célèbre s’appelle Oleg Sentsov.

Il est cinéaste et purge une peine de prison de vingt ans. Mais au total, ils sont plus de 70 prisonniers politiques ukrainiens derrière les barreaux russes. Neuf d’entre eux seulement ont pu être échangés pour des raisons diverses et souvent opaques. Le JDD a rencontré Yulia Soushenko, la fille du journaliste Roman Souchtchenko, condamné à 12 ans de camp par les autorités de Vladimir Poutine, en juin 2018. Ainsi que Hennadiy Afanasiev, Tatar de Crimée faisant partie des neufs chanceux à avoir été libérés.

Deux ONG locales se battent pied à pied pour faire libérer ces prisonniers.

La campagne « Let My People Go », initiée par EuroMaidan, entre autres, veut attirer l’attention sur le fait que « seule la pression constante sur le Kremlin aura un impact sur la libération des prisonniers en Russie ». « Certains ont été pris complètement au hasard, explique Alya Shandra, qui a également participé au documentaire « Ukrainians Prisoners of the Kremlin ». Ils n’étaient pas tous des militants. Mais ils ont tous en commun d’être suffisamment coupables aux yeux des Russes pour permettre aux autorités de passer leurs arrestations et leurs profils en boucle à la télévision nationale. »

Poutine a besoin de mettre un visage sur l’ennemi pour que cela marche auprès du grand public

Oleksandra Matviychuk du Center for Civil Liberties à Kiev, confirme que ces hommes empri-sonnés sont bien des instruments du pouvoir. « Poutine a besoin de mettre un visage sur l’ennemi pour que cela marche auprès du grand public. » Quatre cas sont particulièrement inquiétants. Quatre hommes, accusés d’espionnage contre la Russie. « Celui notamment de Roman Souchtchenko est particulièrement problématique. Il fait partie des quatre dossiers classés confidentiels, souligne sombrement, Aly Shandra. Ce qui veut dire qu’on ne sait rien, même pas de quoi ils sont accusés ».

Il croupit dans la colonie pénitentiaire de Kirov, au fin fond de la Russie

Yuliia Souchtchenko, 27 ans, vous regarde avec un voile de tristesse dans les yeux. Elle parle peu et pas très fort. Elle semble comme suspendue dans le temps et l’espace. Elle quête dans le regard de l’autre une aide un peu folle qui adoucirait sa peine.

Son père est loin. L’ancien correspondant de l’agence de presse francophone UkrInform croupit dans la colonie de Kirov, au fin fond de la Russie. Il a été arrêté le 30 septembre 2016 et accusé d’espionnage. « Il était à Moscou afin de rendre visite à son cousin, quand il s’est fait prendre. On lui a mis un sac sur la tête, on l’a jeté dans une voiture et on est resté sans nouvelles de lui pendant trois jours. C’est complètement par hasard que l’on a su qu’il avait été arrêté. Une défenseuse des Droits de l’Homme l’a reconnu dans les couloirs. »

Roman Souchtchenko reste alors deux ans en préventive, dans la prison de Lefortovo utilisée par le FSB (services de renseignements russes) en attente de son procès. Toutes les audiences se déroulent à huis clos. Le FSB le décrit pourtant comme « un employé du service de renseignement du ministère de la défense ukrainien qui collectait délibérément des informations secrètes sur l’activité des forces armées et de la garde nationale de la fédération de Russie ». Yuliia et sa maman Angela feront cinq voyages? mais elles ne le verront jamais autrement que derrière une vitre, avec un téléphone pour communiquer. Le trio aura droit à une heure.

On a été très choqué par son allure, il est très amaigri

En janvier, elle et sa mère ont enfin pu le voir. Tandis que son petit frère de onze ans restait à Kiev, en Ukraine, elles sont allées passer trois jours dans cette colonie pénitentiaire, dans une pièce aménagée pour les visites des familles. C’était leur premier contact physique depuis son arrestation. « On a été très choqué par son allure, il est très amaigri. Pendant dix minutes, on est resté comme ça debout, sans se toucher. » Puis les mains se saisissent, se tordent, se pressent, les questions se bousculent.

« Comment te sens-tu, quelles sont tes conditions de vie? » Le père, l’époux, raconte les trois jours qu’ils ont mis à parcourir plus de mille kilomètres pour l’emmener de Moscou à la colonie pénitentiaire de Kirov. En changeant constamment de train, avec une seule autorisation par jour pour aller aux toilettes, pas de chauffage et un froid extrême. Lui-même songe qu’il ne parviendra jamais à sa destination finale. Roman n’est pas un guerrier.

Le prisonnier a pour interdiction de s’asseoir sur son lit

Yulia répond aux questions très sérieusement. Elle semble étonnée par la demande de détails comme s’il fallait que l’on se contente de son désespoir. Pourtant ce qu’elle a à dire est capital. Son père vit dans des conditions de détention atroces, digne d’un autre temps. Dans cette colonie, il existe une grande pièce que tous les détenus partagent.

Autrement, ils sont deux par cellule. Sauf pour son père. Les autorités estiment que pour sa propre sécurité, il doit rester seul, à l’écart. Il porte l’uniforme de la prison, une veste et un pantalon noir en coton grossier que les prisonniers eux-mêmes confectionnent. Une chapka de même couleur. Il n’y a pas de prise, donc pas de chauffage d’appoint, pas de bouilloire à faire chauffer, alors que la température descend largement en-dessous de zéro.

Il a le droit d’appeler une fois par mois, mais les matons s’amusent beaucoup avec lui et trouvent toujours des tas d’excuses pour manquer ce coup de fil autorisé. « Il n’est pas battu, mais il subit des pressions psychologiques régulièrement. Comme de le forcer à abandonner son avocat ou à limiter les contacts avec nous. »

Ils diffusent des chants de l’ancienne Union soviétique

Dans ce quotidien spectral, le réveil se fait le matin à cinq heures par la lumière au plafond qui est actionnée de l’extérieur et la radio. « Ils diffusent des chants de l’ancienne Union soviétique. » Sans surprise dans l’univers carcéral, l’extinction des feux a lieu à 21 heures.

Petit raffinement local : le prisonnier a pour interdiction de s’asseoir sur son lit, une fois les lumières éteintes. Il y a des caméras dans chaque cellule. Impossible de tricher. Le matin, le lit est replié et remonté vers le mur. La nourriture est composée de soupe sans viande et de pommes de terre, mais jamais de légume ou de fruit. Il existe une infime lueur dans la nuit : la lecture et surtout le dessin.

« Il a réussi à emporter un dictionnaire français/ukrainien avec lui, donc il apprend cette langue à son compagnon de cellule. Sinon, il dessine, il a toujours aimé cela. Il a le droit au stylo. La peinture, il la fabrique avec tout ce qu’il trouve, de la sauce, du sang, de la sueur, bref tout ce qu’il peut trouver et qui soit proche d’un liquide applicable sur une feuille de papier. Il en a même fait un pour votre Président Emmanuel Macron. »

La santé de son père est le souci numéro 1 pour Yuliia. « Pour le dentiste, on oublie, c’est un généraliste et il y a tellement de monde que comme il ne passe qu’une fois par mois, on a peu de chance d’en profiter. Et puis de toute façon, il règle tout problème, même mineur, en arrachant les dents. »

Seuls les cachets pour la tension sont scrupuleusement donnés à Roman Souchtchenko. Une autre chose lui est accordée : le courrier qu’il reçoit en grande quantité. « Quand il y a des perquisitions surprises, parfois deux fois par jour, les gardes emportent les lettres. Lui, les lit mais n’y répond quasiment jamais. Il a besoin de timbres, d’enveloppes, tout ça est trop compliqué à fournir. »

Une fois tous les trois mois, Yuliia et Angela envoient de l’argent au consul ukrainien à Moscou afin qu’il achète des vêtements, de la nourriture mais pas de livres. Interdit. Il a ainsi le droit de recevoir un colis de vingt kilos. Un colis scrupuleusement fouillée par les matons… « La confiture à la framboise a même été saisie une fois parce qu’ils ont estimé qu’il y avait de l’alcool. » La prochaine visite aura lieu en mai. Yuliia me fixe étrangement et demande d’une toute petite voix : « Alors, vous allez écrire quelque chose sur mon papa? »

Hennadiy Afanasiev a passé deux ans en prison

Dehors, un autre homme respire. Il s’appelle Hennadiy Afanasiev. Il n’a pas encore trente ans et une vie déjà bien abîmée. Hennadiy affiche de beaux tatouages colorés en rouge sur le bras droit. On peut apercevoir un tout petit symbole, « celui de la mère patrie ». Il en a d’autres sur le dos, « un soleil rouge, symbole japonais », qu’il ne montrera pas.

Sa fiancée arrive, une jolie rousse qui est professeur de danse. Le couple va bientôt se marier. Elle sait tout de ce qui lui est arrivé. Hennadiy Afanasiev a passé 767 jours en détention, chez les Russes après avoir participé à une journée de protestation le 9 mai 2014, alors qu’il vivait encore en Crimée. Direct dans les mains du FSB. Dès le premier jour, il est battu. Attaché à une chaise en fer, sans avocat, Afanasiev est cuisiné par les types des renseignements russes qui veulent absolument lui faire avouer des actes qu’il n’a pas commis pendant cinq jours. La torture est musclée, il finit par plaider coupable.

Ils m’ont déshabillé, ont placé des fils électriques autour de mes parties génitales

« Mais ils n’en avaient jamais assez. Leur objectif, c’était Oleksander Kolchenko et le cinéaste Oleg Sentsov. J’ai refusé. Ils m’ont déshabillé, ont placé des fils électriques autour de mes parties génitales, et m’ont jeté au sol. Ils ont fait glissé un clou en fer sur mon corps en mena-çant qu’il rejoigne les fils électriques. Ils n’arrêtaient pas de hurler et de dire qu’ils feraient la même chose à ma mère. Et ils ont gagné, j’ai témoigné contre deux autres activistes. »

Des aveux extorqués sous la torture

Mais le jour de son procès, Hennadiy Afanasiev se rétracte et affirme que ses aveux ont été extorqués sous la torture. Pour Alya Shandra et Oleksandra Matviychuk, il ne fait aucun doute que le jeune homme s’est montré courageux. « Personne ne sait comment il aurait supporté toutes ces violences, s’indigne Oleksandra. Les raisons de sa libération sont demeurées opa-ques, c’est vrai, mais cela ne change rien au fait qu’au procès, il a publiquement changé sa version. » Ce qui ne l’a pas forcément aidé puisque de la prison de Lefortovo à Moscou où il a séjourné un an et six mois, il est envoyé dans une sorte de goulag moderne, en République de Komi, près de Vorkuta où la température peut atteindre moins 45°.

Il restera trois mois au cachot. « J’ai été comme tous les Ukrainiens, j’ai rêvé sur la place Maïdan, jamais je n’ai pensé que les Russes envahiraient notre pays et que je finirai dans leurs geôles. » Il a été échangé en juin 2016.

Aujourd’hui, il ne peut plus rentrer en Crimée, il figure sur une liste de terroristes recherchés. Il a repris des études et intervient auprès des soldats, raconte son expérience. La Russie, il y pense? Il croit qu’il osera y retourner un jour? « Pas besoin, elle est en moi, dans ma chair, j’en porte les cicatrices à vie. »

29 mars 2019 Karen Lajon

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Deux questions: La nature du régime ukrainien et le droit de l’Ukraine à l’autodétermination. Peu nous importe la nature du régime, c’est l’Ukraine et son peuple qui sont occupés par la Russie, qui copie l’ex-Urss responsable du rejet de tout projet socialiste sur la planète!

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11 mars 2019 ~ 0 Commentaire

douarnenez fraternité

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04 mars 2019 ~ 0 Commentaire

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28 février 2019 ~ 0 Commentaire

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22 février 2019 ~ 0 Commentaire

9 mars gilets roses (cgt)

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08 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

petit fasciste (anti-k)

fascism-is-antifa

En chaque grand bourgeois qui flippe

Sommeille un petit fasciste assoiffé de répression

“On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont“

C’est le très respectable Luc Ferry, sur la très respectable Radio Classique, qui a lancé cet appel au meurtre, sans susciter de réactions effarouchées de notre très respectable “élite”. C’était hier, entre des concertos et des opéras, et depuis personne ne l’a appelé à s’excuser, ne lui a demandé s’il “cautionnait la violence”, et personne ne lui dira qu’il est “hors du champ républicain”.

Luc Ferry, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas, est un bon bourgeois, agrégé de philosophie, ex-ministre, passionné de belles voitures. Avec ses cheveux de riches, il donne son opinion dans le Figaro, et montre ces derniers temps des grands signes de nervosité, comme tous ses semblables.

Le 26 décembre, il publiait une tribune virulente, sobrement intitulée “contre le Référendum d’Initiative Citoyenne, pour l’élitisme”. Très en colère, il y déclarait : “le dénigrement actuel des experts et la critique de l’élitisme sont la pire calamité du temps présent”. La pire calamité, vous entendez ? Pas le réchauffement climatique, pas la faim dans le monde, pas le Sida mais bien “le dénigrement des experts”.

Ce monsieur et les gens comme lui ont eu un empire sur nos vies, à peine contesté en trente ans. Ferry fait partie de ces idéologues qui ont contribué, dans les années 80, à dénigrer et ringardiser toute la pensée critique liée au mouvement ouvrier, et à nous faire croire que nous entrions dans un monde nouveau, radieux, où tout le monde avait sa chance et où les révolutions seraient inutiles puisque le monde entier basculait dans une sage et prospère “démocratie libérale”.

Forcément, les événements lui donnent complètement tort, comme à tous les “penseurs” et autres éditocrates de sa génération. Il y a certes de quoi être vexé. Mais ce n’est pas tout : il est inquiet. Son monde s’effondre. Les bagnoles de luxe brûlées début décembre dans les beaux quartiers de Paris, ça aurait pu être les siennes ! Pour la première fois sans doute de leur vie d’oligarque, les gens comme Luc Ferry ont peur pour leur train de vie, leurs biens, leurs actions et leur petit prestige.

Nos riches sont blessés par notre mouvement populaire de colère et de remise en cause de leurs privilèges. Traqués, ils deviennent très dangereux. Les précédents historiques peuvent nous les faire craindre et éclairer les propos que ce cher homme a tenu hier : en Europe, la dernière fois que l’oligarchie a eu très peur du peuple en colère, elle s’est tournée vers les partis fascistes pour lui sauver la mise, puis elle a massivement collaborée. “Plutôt Hitler que le Front Populaire”, et plutôt Bolsonaro que Haddad au Brésil récemment : 71% des citoyens aisés ont voté pour le premier,  59% des pauvres pour le second.

Luc Ferry, “philosophe”, n’est doux, modéré et républicain que par temps calme, quand les masses populaires se taisent et se crèvent au travail en espérant qu’il paiera un jour, et écoutent sagement les sermons des télévangélistes du libéralisme heureux.

Mais quand les journalistes sont chassés, les experts et les philosophes bourgeois haïs et que les foules continuent de s’agiter, Luc Ferry montre les dents. Ses beaux principes “humanistes” sont, comme ceux de tous les grands bourgeois, subordonnés à l’état de son portefeuille et de son pouvoir. Ces belles âmes ne reculeront devant aucun pacte avec le diable pour nous garder sous leurs bottes. Faisons-les vite trébucher, car le temps nous est compté.

Frustration (critique sociale pour le grand public)

8 janvier 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Morale (Léon Trosky)

 

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06 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

inégalités (le monde)

climat

Climat : L’environnement

Est la nouvelle frontière des inégalités 

La révolte des « gilets jaunes » est la première crise sociale-écologique de la France contem-poraine. Elle pose la question majeure, trop longtemps éludée, du basculement dans la pauvreté des individus piégés par les énergies fos­siles. De nombreuses crises suivront, certaines fulgu-rantes, d’autres lancinantes. Pourquoi ? Parce que tous les défis écolo­giques sont des questions sociales. L’environnement est la nouvelle frontière des inégalités : soit celles-ci seront désamor-cées, soit elles exploseront au visage des responsables politiques comme autant de bombes sociales à retardement. Mais elles ne disparaîtront pas par enchantement.

Face à ces crises sociales-écologiques, sommes-nous prêts ?

Une crise sociale-écologique fulgurante ? L’injustice de destin face aux canicules qui frappe les personnes âgées isolées. L’expérience dramatique de la canicule de 2003 (15 000 morts en France) est hélas amenée à se répéter.

Les victimes étaient à 90 % des personnes âgées de plus de 65 ans, dont l’isolement social a constitué un facteur de risque aggravant de décès. Le croisement des deux cartes de l’isolement social des personnes âgées et du risque de canicule nous fournit un précieux indicateur social-écologique de vulnérabilité climatique des territoires français. Les régions Bretagne, Ile-de-France et Hauts-de-France sont à cet égard en danger.

Une crise sociale-écologique lancinante ?

L’injustice sanitaire frappant les enfants des zones urbaines françaises polluées aux particules fines. Un garçon né dans un quartier de Marseille à proximité d’un axe de transport est victime d’une inégalité environnementale qui peut l’affecter pour des décennies ; de même pour une jeune Parisienne habitant près du périphérique lors d’un pic de pollution aux particules fines. L’écologie, c’est la santé. Et la liste des inégalités face aux « cancers environnementaux » est longue.

Face à ces crises sociales-écologiques, sommes-nous prêts ?

A l’évidence, non. Nous avons de surcroît de bien mauvais réflexes politiques. Ainsi le gouver-nement Macron-Philippe s’empresse de supprimer la taxe carbone devant la révolte sociale, amputant encore la famélique fiscalité environnementale française. Il ne faut pas jouer le social contre l’écologie à courte vue, mais travailler à intégrer les deux dans la durée. Comment ? En construisant la transition sociale-écologique. (Le reste payant)

L’économiste Eloi Laurent assure, dans sa tribune au « Monde », que les inégalités environnementales risquent d’exploser au visage des responsables politiques.

Eloi Laurent 04 janvier 2019

https://www.lemonde.fr/

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03 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

cgt (ouest france)

super cgt

Pouvoir d’achat.

La CGT appelle à « une grande journée d’actions » vendredi 14 décembre

La CGT appelle à manifester le vendredi 14 décembre prochain, en faveur du pouvoir d’achat. Le syndicat promet une « grande journée d’actions ». De son côté la fédération CGT des services publics a déposé un préavis de grève pour la période du 8 au 31 décembre.

Dans un communiqué publié ce lundi matin, la Confédération Générale du Travail appelle à manifester le vendredi 14 décembre prochain, en faveur du pouvoir d’achat.

« L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisa-tions sociales et crédits d’impôts (CICE, etc.) », relève la centrale, dans un communiqué.

La CGT dénonce en outre le « contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches ». Une situation qui « amène une colère grandis-sante », écrit le syndicat, en référence au mouvement des Gilets jaunes dont il assure « partager » la « colère ».

La date du 14 décembre coïncide peu ou prou à la date à laquelle doit être prise officiellement la décision sur le Smic, même si le Premier ministre Édouard Philippe a écarté la semaine dernière l’idée d’un éventuel « coup de pouce », se contentant de la revalorisation automatique pour la septième année consécutive.

Une manifestation dans le calme samedi

Samedi, plusieurs milliers de manifestants – 15 000 selon les organisateurs, 2 100 selon la police – ont défilé dans le calme à Paris à l’appel de la CGT, pour réclamer un infléchissement de la politique du gouvernement et soutenir les chômeurs. Ils ont défilé sans incident et entou-rés d’un imposant service d’ordre de la CGT. Parmi eux, beaucoup de gilets rouges de la CGT mais aussi quelques Gilets jaunes, dont la manifestation avait lieu en même temps sur les Champs-Élysées, sur fond de violences et d’affrontements avec les forces de l’ordre.

La CGT avait lancé son appel le 20 novembre, trois jours après la première journée de mobilisation des Gilets jaunes avec laquelle elle a marqué au début ses distances, avant d’esquisser un appel à la convergence des luttes.

Un préavis de grève déposé par la fédération CGT des services publics

« L’heure est à l’action », souligne lundi de son côté la fédération CGT des services publics (agents territoriaux notamment) qui, « dans le cadre du processus confédéral d’impulsion d’un mois de décembre de lutte », annonce le « dépôt d’un préavis de grève » pour la période du 8 au 31 décembre.

« Gilets jaunes, gilets rouges, sans gilets », la fédération « soutient toutes celles et ceux qui luttent pour une répartition des richesses au bénéfice du plus grand nombre », dit la fédération dans un communiqué, en condamnant « toutes les violences et en premier lieu la violence sociale, celle des riches et de leur gouvernement ».

03/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

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02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

epr (odn)

godzilla

Réacteur EPR : la farce du siècle
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L’atome hexagonal n’en fini plus de se ridiculiser, multipliant les démonstrations de la plus totale incompétence, comme par exemple avec l’affaire des milliers de pièces défectueuses produites pendant des décennies dans les usines Areva du Creusot.
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Mais bien sûr, la vaisseau amiral de la nullité du nucléaire français n’est autre que le fameux réacteur EPR, véritable dinosaure conçu au siècle dernier, et quasiment impossible à construire même par ses concepteurs !
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Alors qu’il devait entrer en service en 2009, l’EPR en chantier en Finlande voir désormais sa date de lancement repoussée à 2020 (en attendant de nouveaux reports) : 11 ans de retard, 15 ans de chantier, près de 20 ans depuis la décision de le construire. Entre temps, tout a changé sur la marché de l’énergie, et même les industriels de l’atome promeuvent des réacteurs plus petits que ce pauvre EPR.
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En France, à Flamanville, EDF poursuit son chemin de croix avec son propre EPR : déjà 7 ans de retard, de gravissimes malfaçons dont bien sûr la cuve défectueuse mais aussi une flopée de soudures mal réalisées.
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Et pourtant, des zozos n’hésitent pas à se ridiculiser en préconisant la construction en France de 6 EPR, alors qu’EDF est incapable d’en faire un seul (sans parler de l’impossibilité de financer de tels dinosaures) !
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Lire aussi:
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L’EPR, le cauchemar d’EDF
Le Monde, 16 septembre 2018 : https://lemde.fr/2KLNzVE
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Nucléaire : un rapport préconise la construction de six nouveaux EPR
Le Monde, 1er septembre 2018 : https://lemde.fr/2onpA4A
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Cuve de l’EPR : une consultation publique !
ASN, 3 septembre 2018 : https://bit.ly/2R9EMPC
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Nucléaire : A Flamanville, les soudures de la discorde
Le Monde, 16 septembre 2018 : https://lemde.fr/2zAq0KQ
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La production de l’EPR finlandais encore retardée
Reuters, 29 novembre 2018 : https://bit.ly/2rfOhRX
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27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (france2)

 

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