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21 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

camaret snsm (ouest france)

ref-mer

Camaret-sur-Mer. Le pilote de la SNSM sauve aussi des migrants

Malo Castillon, pilote camarétois de la SNSM, s’est engagé sur le « Sea Watch 3″, pour des missions de sauvetage de migrants, en mer Méditerranée.

Ce pilote et sauveteur à Camaret-sur-Mer (Finistère) est désormais chef-mécanicien sur le « Sea Watch 3″, un bateau qui porte secours aux migrants, en mer Méditerranée. « Il m’est insupportable de savoir que des gens périssent en mer. » Malo Castillon profite, aujourd’hui, d’une période de repos bien méritée.

« Les missions durent trois semaines, plus une de formation, et j’en enchaîne deux à chaque fois », précise-t-il. Chef de base du club de plongée Léo-Lagrange, à Camaret-sur-Mer (Finistère), pendant cinq ans, et désormais pilote sur un canot de la Société nationale de sauvetage en mer, il a éprouvé le besoin de voir autre chose, en fin d’année 2017. « Ma meilleure amie, Claire, travaille sur le Sea Watch 3 tous les étés, elle m’avait raconté comment cela se passait », se rappelle Malo. Ce bateau de 50 mètres appartient à l’ONG allemande Sea Watch, qui effectue des sauvetages en mer Méditerranée.

Avoir le cœur bien accroché

« J’ai été pris en novembre dernier comme mécanicien, car j’avais déjà des bases, du fait de ma formation de scaphandrier, pour une mission de trois semaines », raconte le Camarétois. Après quatre jours, pour l’approvisionnement, les 22 membres de l’équipage participent à une forma-tion.

Ce qui a frappé Malo, c’est l’organisation.

« Tout est professionnel, les missions sont très cadrées », explique-t-il. Et de tiquer : « Nous ne sommes pas une bande de hippies qui voguent en rêvant à un monde meilleur. » Parmi les compétences acquises pendant la formation, la capacité à naviguer et contrôler le bateau depuis la salle des machines « en cas d’attaque de passeurs ou de garde-côtes libyens ». Les journées sont rythmées par les patrouilles et l’entretien des moteurs. Mais quand un bateau de fortune pointe à l’horizon, tout le monde est sur le pont.

« Ce sont parfois des embarcations avec 700 personnes à bord »…

…explique Malo, les yeux grand ouverts. Peu de Libyens, beaucoup de Soudanais ou de Maliens et une fois un Tibétain. Pendant le sauvetage, le rythme s’accélère et chacun fait son possible pour aider. Les francophones traduisent pour les médecins. On distribue de la nourri-ture, de l’eau et des couvertures. Il faut soutenir physiquement ces femmes, ces hommes, ces enfants, car ils sont souvent trop faibles pour tenir debout, et « incroyablement légers ».

Humainement, le Sea Watch 3 est le théâtre de scènes difficiles, souvent, mais belles, aussi. Quand l’équipage a du mal à se déplacer, à cause du trop grand nombre de personnes, ce sont les aidés qui viennent au secours des aidants. Malo raconte, visiblement ému : « Plusieurs fois ce sont eux qui nous tiennent pour ne pas qu’on écrase une main, une jambe, pour que nous ne tombions pas, en fait. « Mais le marin est catégorique, il faut savoir rester fort et être prêt à encaisser pour travailler sur une mission. « Ces gens n’ont pas vu de gestes amicaux depuis des mois, tous ont été torturés, les femmes ont été violées… »

Le Sea Watch 3 bloqué à Malte

« Les grands moments de victoire, ce sont quand nous arrivons à faire monter tout le monde sur le bateau avant que les garde-côtes libyens n’arrivent », sourit Malo. Les rapports entre officiels et ONG ne sont pas toujours bons en mer. Pendant longtemps, l’Italie a permis que le Sea Watch 3, comme l’Aquarius, fasse débarquer les migrants sur son sol. Mais depuis les dernières élections, les règles ont changé.

« Dans le droit international la loi veut pourtant que le pays le plus proche accueille les réfugiés », renseigne le marin.

Malte avait déjà refusé l’accueil avant l’Italie. Et la France ne semble pas proposer grand-chose de plus. La situation est d’autant plus compliquée que le gouvernement maltais, port d’attache du Sea Watch 3 depuis le 9 juillet, a interdit tout départ du bateau « sans aucune raison ». Il n’y a plus aucun bateau de sauvetage sur la zone depuis fin juin. Et « 600 personnes sont mortes noyées depuis le début du mois de juillet », déplore Malo. Il ne sait pas quand, ni si, le Sea Watch 3 pourra repartir en mer. Malo se demande pourquoi une règle simple et connue n’est pas respectée là-bas : un marin ne laisse jamais quelqu’un à l’eau.

Ludovic SÉRÉ 18/07/2018

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

précarité (npa)

jeunes

Précarité : montée en puissance des CDD et de l’intérim

Une note de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques DARES confirme la montée en puissance de la précarité. Certes, la très grande majorité des salariéEs (84,6 %) est en CDI. Mais la part des salariéEs en contrats précaires ne cesse d’augmenter depuis le début des années 1980.

Désormais, une majorité des salariéEs de 15-24 ans (55 %) est sous contrat précaire.

10,8 % des salariéEs sont en CDD (5 % au début des années 1980), 3 % en intérim (1 % au début des années 1980), et 1,6 % en apprentissage.  En théorie, les CDD n’ont « ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise » (code du travail).

Dans la pratique, ce n’est pas le cas.

En 2017, la DARES avait déjà établi que « plus de la moitié des établissements optent pour le CDD plutôt que pour le CDI afin de limiter les risques en cas de ralentissement de leur activité».  Autrement dit, les patrons embauchent en CDD pour faire porter le risque sur les salariéEs plutôt que sur eux. Et les gouvernements n’ont cessé de modifier la législation pour leur faciliter la tâche.

Précarité généralisée… et légalisée

Ainsi, depuis 2015, les CDD peuvent être renouvelés deux fois (au lieu d’une). Depuis les ordonnances de l’été 2017, les accords de branche peuvent en outre déterminer, sans aucun plafond, le nombre maximal de renouvellement de CDD, leur durée maximale et les durées de carence !

Dans certains secteurs (comme la restauration), les patrons peuvent déjà avoir recours aux « CDD d’usage », qui leur permettent de faire à peu près ce qu’ils veulent.

Dans le nettoyage par exemple, des salariéEs enchaînent les CDD, en passant par la case chômage le temps du délai de carence. Autrement dit, une partie des salariéEs (surtout des ouvrierEs et des employéEs) est enfermée dans la précarité de façon durable. De façon cyni-que, la classe dominante s’appuie sur cette « dualisation » du marché du travail pour stigma-tiser les « privilégiés ».

Il faudrait en finir avec les protections liées au CDI, au nom de « l’égalité ».

Cela permettrait aux exclus du marché de travail de pouvoir y trouver leur place. C’est le sens des ordonnances Macron de l’été dernier, avec à terme l’horizon d’un contrat unique pour tous, où la force de travail sera sans protection.

La durée des CDD est en outre de plus en plus courte.

La part des contrats de moins d’un mois est passé de 57 % des CDD en 1998 à 83 % en 2017 ; la part des contrats d’une seule journée s’est accrue, passant de 8 % en 2001 à 30 % des CDD en 2017. Les secteurs qui contribuent le plus à l’augmentation de la part des CDD très courts sont l’hébergement médico-social et la santé.

Si les services sont gourmands en CDD, l’industrie et la construction raffolent de l’intérim, avec un taux de recours de 12 %. Le nombre d’intérimaires a progressé de 11,5 % entre avril 2017 et avril 2018. Près de 80 % des -intérimaires sont des ouvrierEs.

L’essor des ruptures conventionnelles : une aubaine pour le patronat

Le patronat est friand du dispositif des « ruptures conventionnelles » mis en place en 2008. En 2017, les démissions sont le motif le plus fréquent de rupture anticipée de contrat (40 %), suivies des fins de période d’essai et des licenciements pour motif personnel (environ 20 % chacun). Mais les ruptures conventionnelles sont en plein essor et représentent désormais 10 % des ruptures de contrat (420 900 en 2017, en hausse de 7,8 % par rapport à 2016). Elles se substituent en partie aux démissions, mais aussi (pour 25 % d’entre elles selon la DARES) aux licenciements économiques.

Le patronat a tout intérêt à avoir recours aux ruptures conventionnelles quand il veut se débarrasser de salariéEs 

Simplicité, rapidité, pas de possibilité de recours pour le ou la salariéE, pas de contraintes liées aux PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi)… Hormis les cadres, les salariéEs sont très rare-ment en position de négocier des indemnités supérieures au minimum légal. Sous la pression de leur patron et par peur de la stigmatisation liée au licenciement, beaucoup acceptent les ruptures conventionnelles.

Grâce à Macron, les patrons peuvent désormais avoir recours aux « ruptures conventionnelles collectives » s’ils trouvent des syndicats collabos pour donner leur accord. Ils n’ont même plus besoin de justifier de difficultés économiques, et ils peuvent dégraisser massivement sans craindre le contrôle d’un juge. C’est la porte ouverte à tous les abus.

En finir avec la précarité !

La logique capitaliste nous enferme dans une alternative abjecte : accepter plus de précarité ou accepter plus de chômage. Refuser cette alternative implique de sortir du capitalisme : le droit au salaire à vie implique un contrôle des travailleurEs sur les moyens de production, condition nécessaire pour permettre à chacun de vivre de son travail.

Gaston Lefranc Vendredi 6 juillet 2018

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22 juin 2018 ~ 0 Commentaire

cool manu! (révolution permanente)

pompes

Pour Macron les jeunes prêts pour la révolution ?

Macron déraille face à un collégien :  »Si tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ».

Jupiter, à l’évidence, a une conscience aiguë de sa côté de popularité chez les jeunes. Préparé à avoir à faire à des détracteurs de Parcoursup ? Alors qu’un collégien l’interpelle en l’appelant Manu du bout des lèvres, Macron s’empresse de le remettre à sa place pour lui expliquer qu’avant de faire la révolution il faudra avoir un diplôme.

La vidéo a de quoi à faire rire.

Alors que le Président se prête à un bain de foule lors de la cérémonie de commémoration d’hommage au 18 juin 1940 – de ceux dont Macron a quelques mauvais souvenirs, entre public absent, insultes et interpellations diverses – un jeune collégien entonne les premières mesures de l’Internationale puis esquisse un « ça va Manu ? » goguenard. Il n’en fallait pas moins pour Macron, toujours plus à la défensive face aux jeunes, pour se lancer dans une diatribe véhé-mente pour remettre l’adolescent à sa place, un brin en décalage avec le degré d’offense et l’âge de son auteur.

« Tu es là dans une cérémonie officielle, tu te comportes comme il faut.

Tu peux faire l’imbécile, mais aujourd’hui c’est La Marseillaise et Le Chant des partisans. Tu m’appelles monsieur le président de la République, ou monsieur. » Si Macron voulait illustrer sa capacité à remettre au pas ceux qui contestent sa politique, l’effet est plutôt de l’ordre du ridi-cule, tant Bonaparte semble à la défensive face à l’adolescent. Une manière de réaffirmer son autorité face à la jeunesse qui s’est révoltée par dizaines de milliers contre ses politiques ces derniers mois ?

Alors que face aux réprimandes l’adolescent répond docilement « oui monsieur », Macron fait demi tour pour en remettre une couche « Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ». Une phrase qui a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux et rappelle sa sortie suintant de mépris de classe, datant de quand il était encore ministre : « la meilleure façon de s’offrir un costard c’est de travailler ». Une déclaration d’autant plus ironique au moment où Macron retire le pain de la bouche des étudiants, en projetant de retirer à nouveau 5 euros d’APL à ses bénéficiaires, et exclut des milliers de jeunes de l’enseignement supérieur avec Parcoursup.

Macron semble avoir gardé un âpre souvenir des scores de l’élection prési-dentielle où seulement 18% des 18-24 ans ont voté pour lui au premier tour

Et les occupations par les étudiants qui ont bloqués les facs partout en France pendant plusieurs mois, avec des assemblées générales de milliers d’étudiants aussi grosses que pendant le CPE. Peur de la révolution Manu ?

Gherasim Bataille lundi 18 juin

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

visite royale (le télégramme)

macron couronne

Emmanuel Macron. Les détails de la visite présidentielle en Finistère et Côtes-d’Armor

Les étapes de la visite présidentielle d’Emmanuel Macron en Bretagne se précisent peu à peu.

Mercredi, Emmanuel Macron devrait finalement débuter sa visite en Bretagne par les Côtes-d’Armor. Le président de la République devrait atterrir dans la matinée à Trémuson (22) avant de prendre la route direction Erquy (22) pour y parler éolien en mer.

Ensuite, il pourrait se rendre au cap Fréhel. Enfin, il devrait aller à Saint-Brieuc, ville retenue par le gouvernement dans le cadre du dispositif « Action cœur de ville ». Mais c’est le Légué, secteur en pleine mutation, qu’il doit visiter et non le centre-ville. Et c’est au Légué qu’il est prévu qu’il déjeune.

Ensuite, il prendra la direction du Finistère où, mercredi soir, il rencontrera Gilles Falc’hun, sur le site de la Sill, à Plouvien (29). Cette entrevue survient alors que le PDG doit annoncer, ce dimanche, qu’il implantera sa tour de séchage de lait à Landivisiau (29), et non à Guipavas (29) comme prévu à l’origine du projet.

Emmanuel Macron sera accompagné de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture. Le lendemain, il visitera la criée du Guilvinec (29), en Cornouaille, avant de se rendre à 9 h pour un petit-déjeuner républicain à l’hôtel de Ville de Quimper. À sa sortie, vers 11 h, il délivrera, sur une place Saint-Corentin dont les entrées seront soigneusement filtrées, un discours qui devrait durer de 1 h à 1 h 15 devant un parterre de 600 à 700 élus bretons invités.

Bien évidemment, comme toute visite présidentielle, le programme est susceptible d’être bouleversé au dernier moment.

16 juin 2018

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

agriculture (le télégramme)

greve g

Chambre d’agriculture. Le personnel mobilisé pour les salaires

Une trentaine d’employés ont participé au pique-nique revendicatif devant l’entrée de la chambre d’agriculture, à Keradennec.

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Pour la première fois depuis 2004, les personnes des chambres d’agriculture ont débrayé, vendredi. Les revendications portent toujours sur les salaires.

À l’appel de la CFDT, le syndicat majoritaire (90 % et 10 % à la CGC), les personnels de la chambre d’agriculture à Quimper se sont rassemblés, vendredi midi, pour un « pique-nique revendicatif », car « les salariés des chambres d’agriculture s’appauvrissent ». Il y a quatorze ans, un précédent mouvement avait déjà porté sur la même question des salaires. Cette an-née, en Bretagne, l’humeur est en plus exacerbée selon la CFDT par « les tensions » résultant de la réunion récente des chambres départementales dans une structure régionale. Perte de pouvoir d’achat « Il y a une absence de revalorisation du point depuis 2012, soit une perte moyenne du pouvoir d’achat de 4 %, explique Anthony Charbonnier, u…

08 juin 2018  Ronan Larvor

http://www.letelegramme.fr

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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup (npa)

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Parcoursup : la sélection touche avant tout les candidatEs des lycées populaires

Tous les syndicats du secondaire et de l’enseignement supérieur, ainsi que les organisations de jeunesse, avaient prévenu que la sélection à l’entrée de l’université introduite par la loi ORE et Parcoursup toucherait avant tout les lycéenEs des quartiers populaires. Deux semaines après les premiers résultats de Parcoursup, si le nombre de lycéenEs en attente est descendu à 185 000, le système montre de plus en plus son côté inégalitaire.

Il faut déjà se départir de l’idée que les 580 000 lycéenEs qui ont eu au moins une réponse po-sitive sont heureux de leur sort : pour beaucoup, les universités qui les ont acceptés étaient des roues de secours, au cas où leur choix de cœur était refusé. Beaucoup de ces lycéenEs sont encore sur les listes d’attentes de vœux qu’ils avaient formulés et qu’ils espèrent toujours avoir.

Injustice, attente, stress

De fait, rien n’est réglé, d’autant plus que 20 000 lycéenEs n’ont eu que des réponses néga-tives. Lundi 4 juin, sur LCI, la ministre Frédérique Vidal assurait qu’il s’agissait de lycéens qui avaient demandé « seulement des filières sélectives ».

Un mensonge éhonté, comme l’ont prouvé les captures d’écrans réalisées par des dizaines de lycéenEs, refusés partout dans des licences pourtant « non sélectives ». Une situation d’au-tant plus stressante qu’à quelques semaines du bac, beaucoup sont stressés de ne rien avoir la veille de l’examen et de le passer en vain. Une lycéenne témoignait même auprès de La ZEP que « l’attente » est devenue une insulte dans son lycée…

Si le ministère se lance des fleurs en expliquant que la réforme est plus concluante qu’espéré, on ne peut que se demander quel est leur avis sur les lycéenEs des classes populaires qui sont les plus durement touchés par les listes d’attentes.

En Seine-Saint-Denis, le nombre de lycéenEs qui sont toujours en attente et qui n’ont aucun espoir d’obtenir une formation sont très nombreux, même si les rectorats refusent de donner des statistiques académie par académie. Mais force est de constater que de nombreuses universités ont utilisé le lycée d’origine pour pondérer le dossier scolaire.

Un lycéen de 17 ans témoignait ainsi au Monde que, malgré ses notes de 18/20 et 20/20 au bac anticipé de français, ainsi qu’une moyenne de 18/20, son rêve d’aller à Henri-IV s’est envolé avec Parcoursup. En cause, son lycée d’origine, à Montgeron, dans l’Essonne : le lycée Henri-IV lui avait même dit de ne pas candidater !

Sélection sociale renforcée

Quoi qu’en dise la ministre, la loi ORE est en train de renforcer la sélection sociale à l’univer-sité. D’une université qui reproduisait les inégalités sociales, on passe à une université qui exclut de son sein les classes populaires.

Si, pour quelques-uns, Parcoursup devait être un modèle de « méritocratie », donnant aux plus méritants les meilleures places dans l’enseignement supérieur, la douche est froide.

Car on le voit, aucune « méritocratie » n’est possible dans un système où ce sont les enfants d’ouvrierEs et d’employéEs qui sont exclus de l’université, quand les enfants des quartiers bourgeois du centre de Paris ne sont nullement stressés par leur orientation, leur lycée étant de fait un passeport pour la fac.

Georges Waters Mercredi 6 juin 2018

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Lire aussi:

Education nationale : Devaquet, mort et ressuscité ?

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04 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rennes palestine (afps)

rennes

La « saison croisée France-Israël » va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France.

Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l’art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette « saison croisée » doit être inaugurée à Paris le 5 juin par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handi-caps à vie. Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l’absence de sanction ? Il est grand temps de passer de la parole aux actes.

Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin

- Une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d’une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée » est d’une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu’il faut adresser à Israël.
- Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,
- La date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien – dont le droit au retour – et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l’ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l’Accord d’Association UE/Israël.

Nous appelons à manifester partout en France le 5 juin contre la venue de Netanyahou et pour l’annulation de la saison croisée France-Israël.

La « saison croisée » France-Israël doit être annulée.
Le criminel de guerre Netanyahu doit être interdit de séjour en
France
Manifestons partout en France le 5 juin !

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !
Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !

Rennes 18H30 Place de la République

Brest 18H Haut de Siam

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01 juin 2018 ~ 0 Commentaire

associations (émancipation)

austérité-associations

À côté du “secteur marchand” : les associations “à but non lucratif”

Les associations loi 1901 ont connu un foisonnement extraordinaire dans de nombreux domai- nes, culture, sport, art, éducation populaire, petite enfance, social, médicosocial, humanitaire, caritatif… La souplesse du dispositif a permis des créations innombrables, des plus petites aux plus grandes, des plus éphémères aux plus durables, des plus légères (un noyau de béné-voles, un budget infime) aux plus lourdes (des milliers de salarié-e-s à travers le pays, voire au-delà, de nombreux biens et d’énormes moyens financiers).

Mais le but n’est pas le profit, et, dans une société capitaliste, maintenir un secteur non marchand, sans rémunération des actionnaires, s’avère insupportable.

Dès 2002, une note du MEDEF annonce la couleur : “intégrer le secteur social dans le secteur marchand”, tel est l’objectif, et donc grignoter, réduire la part du secteur associatif dans l’accompagnement des personnes âgées (EHPAD), dans les crèches, les foyers de personnes handicapées ; en effet, la santé et le social peuvent rapporter gros.

Un modèle entrepreneurial qui veut s’imposer

Crèches parentales, petites associations de parents gérant des foyers pour les enfants handi-capé-e-s se retrouvent dans l’œil du cyclone libéral. Faudra-t-il tout sacrifier sur l’autel de la “Finance” ? La sociologue Brigitte Chamak, citée par la revue Sésame Autisme , souligne la “tendance à promouvoir les puissants groupes gestionnaires liée à la volonté politique de modifier le secteur social et médicosocial”.

Elle donne l’exemple d’une “association de parents d’enfants autistes, dont le projet était centré sur le développement et le bien-être des personnes [qui] a subi des semonces de la part de l’agence régionale de santé qui a demandé à l’association de fusionner avec le groupe SOS, groupe d’intérêt économique qui se présente comme mettant « l’efficacité économique au servi-ce de l’intérêt général ». Elle poursuit : “Le pouvoir de l’économie sur le milieu médical et le secteur médicosocial se traduit par la promotion de la performance, de la rationalisation et de l’efficacité, et se manifeste par des réformes managériales qui affaiblissent la position des professionnels.

De plus la logique d’appel à projets de l’ARS (agence régionale de santé) induit la mise en concurrence des associations et l’uniformisation des structures”.

Le vocabulaire associatif change, le personnel devient “ressources humaines” (l’expression, aujourd’hui banalisée, ne vient-elle pas du nazisme ?) et les termes du monde de l’économie envahissent le champ associatif : “optimisation des moyens”, “environnement concurrentiel”, “valorisation des actifs”… Les associations doivent se rapprocher du monde de l’entreprise, voire s’identifier à son fonctionnement en matière de démarche qualité, d’évaluation, et même de financement, le moindre déficit faisant courir un grand danger, celui notamment d’être repris par plus gros que soi.

Face aux dérives, défendre les valeurs de l’activité non lucrative

Les risques et dérives existent aussi dans les secteurs associatifs liés aux vacances, aux loisirs, aux domaines socioculturels. Tentations consuméristes, recherche de rentabilité, conflit de valeurs. Quelques exemples tirés de l’expérience des AIL (Ami-e-s de l’Instruction Laïque) : l’on veut pratiquer la modération des tarifs d’activité pour s’adresser à tout public, mais les animateurs et animatrices aux statuts précaires (intermittent-e-s du spectacle, auto-entrepre- neur-e-s…) demandent des prix plus élevés pour être correctement rémunéré-e-s.

L’équilibre est délicat à trouver entre les légitimes aspirations des adhérent-e-s et des interve-nant-e-s. Difficile aussi de préserver l’esprit AIL (sens du collectif et décisions collégiales, les réunions sont peu fréquentées, café de la libre expression et club de réflexion citoyenne, évé-nements conviviaux et festifs pour l’ensemble des adhérent-e-s) dans un univers où priment les initiatives commerciales (demande de vide-grenier), les désirs individualistes (préférence pour le one man/woman show au théâtre, la valorisation individuelle).

On a parfois l’impression de ramer à contre-courant pour préserver la vie associative des influences qui la dénaturent, des évolutions qui la poussent à adopter à la fois les méthodes des entreprises privées et les pesanteurs institutionnelles, loin de la souplesse, de la liberté, de la solidarité qui la caractérisaient initialement.

Marie-Noëlle Hopital Mardi 29 Mai 2018

http://www.emancipation.fr/

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02 avril 2018 ~ 0 Commentaire

retraites et socialistes (pùblico.es)

pensiones

Le PP de Rajoy a dilapidé l’argent des pensions! « Il reste quelque chose pour les pensions? » « Toi dégage ».

Pedro Sánchez et la moitié de son exécutif investissent dans des régimes de retraite privés

Le dirigeant Ferraz soutient que la plupart d’entre eux ont été forcés d’en ouvrir un lors d’un emprunt immobilier. Or le chef du PSOE accuse le gouvernement depuis des mois de chercher la détérioration du système de retraite public pour encourager les régimes privés.

La moitié des membres de l’exécutif fédéral du PSOE ont investi dans des régimes de retraites privés. Le chef, Pedro Sanchez, est parmi ceux qui ont mis le plus d’argent pour compléter leur avantage public, une fois qu’ils prendront leur retraite, selon la déclaration des actifs publiée par le parti.

Selon ces documents, Pedro Sanchez, qui a un doctorat en économie, a acquis un régime de retraite BBVA, avec une contribution de 85,366.34 euros, l’argent que la banque investira selon des critères préalablement établis de rentabilité et de risque. Ainsi, lorsque Sánchez partira en retraite, il récupérera l’argent ainsi que le revenu que ce capital aura pu générer.

Seul l’ancien maire de Saint-Sébastien et député Odón Elorza, avec un investissement de 139,981 euros, et le secrétaire d’études et programmes, José Félix Tezanos, avec 89,153.61 euros,  dépassent le montant que a Sanchez déposé dans ce produit bancaire.

Depuis Janvier dernier, Pedro Sanchez et son exécutif ont commencé une tournée de toutes les provinces espagnoles afin  d’expliquer aux membres du parti et au grand public ses propositions sur les retraites.

Le système public est-il viable?

Lors de ces réunions ouvertes, Sanchez a accusé à plusieurs reprises le gouvernement de chercher délibérément la détérioration du système de retraite public avec un seul objectif, d’encourager les régimes privés. Sánchez soutient que le système public est viable et pourrait garantir des pensions décentes pour tous. Selon lui, il suffit d’une volonté politique et d’un plan pour augmenter les revenus de la sécurité sociale, ce que prétend faire le PSOE une fois revenu au pouvoir.

Les socialistes considèrent qu’il est essentiel d’augmenter les salaires pour augmenter les revenus des cotisations à la sécurité sociale et de créer deux nouvelles taxes sur les opéra- tions bancaires et financières qui contribueraient au financement  des retraites. Parmi les dirigeants socialistes, une majortié affirme catégoriquement qu’il n’y a pas d’alternative au système public

Sur la cinquantaine de postes qui composent l’exécutif fédéral du PSOE, près de la moitié ont acquis un régime de retraite privé. Ce n’est pas le cas de la secrétaire à la Sécurité Sociale et élue de Tolède, Magdalena Valerio, réticente aux retraites privées.

Un porte-parole de l’exécutif fédéral a déclaré que la plupart des membres de la direction ayant un régime de retraite privé a été « forcé » à les prendre quand ils ont signé un emprunt immobilier avec une banque. Il est habituel pour les banques d’améliorer les conditions d’emprunts si un régime de retraite est contracté en même temps. D’autres, selon la même source, ont un régime de retraite pour avoir été député ou sénateur, parce qu’en Janvier 2012, le Parlement a apporté créé un régime de retraite. Avec l’arrivée de la crise et de l’austérité, les Cortes (Parlement Note du blog) ont suspendu les contributions aux retraites des parlementaires.

Sanchez pourrait bénéficier de ce régime de retraite du Congrès après seulement deux ans et une contribution totale d’environ 6700 euros au taux de 280 euros par mois. Il existe d’autres cas au sein de l’exécutif fédéral avec régime de retraite « d’entreprise », mais le porte-parole n’a pas pu en parler grâce à la loi de protection des données.

En tout état de cause, que certains membres de la direction actuelle ont des régimes de retraites privés ne signifie pas qu’ils ne font pas confiance à la viabilité du système de retraite public. De plus, parmi les dirigeants socialistes, il y a ceux qui affirment catégoriquement qu’il n’y a pas d’alternative au système public.

Qui a un régime de retraite privé?

La secrétaires à l’égalité, Carmen Calvo, et à l’UE, Iratxe García, qui est également députée européenne, sont parmi celles qui ont des régimes de retraite privés, avec des contributions de chacune 78.000 euros. Le reste des membres de l’équipe Sanchez qui ont contracté ce produit d’épargne financière sont la présidente: Cristina Narbona; le secrétaire d’organisation, José Luis Ábalos; le porte-parole de l’exécutif et maire de Valladolid, Oscar Puente, et le secrétaire à l’emploi, Toni Ferrer, ancien dirigeant syndical, avec des contributions allant de 17 000 à 44 000 euros.

Des contributions similaires ou inférieures à des régimes de retraite privés ont également été versées par les secrétaires fédéraux, Patxi López; à la violence sexiste, Susana Ros; à la pêche, María Luisa Faneca; à la politiques migratoires, Pilar Cancela; aux réfugiés, Luc André Diouf; aux services sociaux, Begoña García Retegui; à l’éducation, María Luz Martínez Seijo; aux relations internationales, Héctor Gómez; à l’Industrie, Carles Ruiz; à la justice, Andrés Perelló et à la laicité, José Manuel Rodríguez Uribes.

01/04/2018

http://www.publico.es/

Commentaire: L’argent des pensions a été utilisé par un gouvernement très dépensier (et qui se sert au passage). Les caisses ont été vidées et les retraités sont dans la rue avec un très large soutien et les socialistes préparent leur retraite… privée!

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01 mars 2018 ~ 0 Commentaire

souverainisme 2 (anti-k)

vive la f

Le souverainisme : altermondialisme et France insoumise  comment la confusion profite à l’extrême droite

Le confusionnisme

La convergence apparente de ces deux courants autour de la même position anti-UE n’est pas sans créer la confusion.  Le discours faussement social de l’extrême droite, FN en tête, assorti à un discours anti UE ressemble beaucoup à celui de la gauche radicale : opposition aux délocalisations, à la mondialisation, pour des emplois pour tout le monde, de vraies politiques sociales (pour les nationaux), et augmentation des salaires. Rappelons que Florian Philippot (par ailleurs issu de la gauche souverainiste) a même déclaré que « la victoire de Syriza est un camouflet pour la caste UMPS Européiste  ».

Bien entendu ce discours n’est que poudre aux yeux, mais la confusion va être encore renforcée par les tenants de la gauche souverainiste qui vont « nationaliser » leur discours. Le champion de cette « nationalisation » est Jean-Luc Mélenchon qui ne rate pas une occasion d’affirmer son patriotisme et d’arborer des symboles nationaux (drapeaux et marseillaise)

Ne se privant pas de dénoncer l’Union Européenne, l’Euro mais aussi les allemands, par exemple dans son ouvrage au titre ridicule : Le hareng de Bismarck. Par ce double mouve- ment, les discours de ces deux types de formation, pourtant au départ bien distincts, se ressemblent de plus en plus. Au niveau de l’expression publique, la seule différence d’ampleur est le rejet de l’immigration et la xénophobie que la gauche radicale ne cautionne pas.

Ce confusionnisme tourne bien souvent à l’avantage de l’extrême droite, qui en plus de pouvoir mobiliser sur le thème de la sortie de l’UE, fait aussi campagne contre l’immigration et parvient à surfer sur des sentiments racistes et anti-immigration de plus en plus largement répandus.

Dans un concours de discours assez similaires, ce sont souvent les meilleurs communicants qui l’emportent. 

Par exemple les discours du Front de Gauche et du FN peuvent avoir des similitudes troublan- tes, mais à ce petit jeu le FN est souvent plus audible car plus rompu aux ficelles de la déma- gogie et de la propagande, liant un discours de rejet de l’UE et du « système » à celui de l’immigration et à la peur de l’Islam. L’affrontement pour obtenir le soutien des classes popu- laires glisse donc vers des thématiques marquées à droite, ainsi, si Mélenchon réalise un bon score aux élections présidentielles de 2017, c’est Marine Le Pen qui parvient au second tour.

Mais ces similitudes sont dangereuses pour d’autres raisons plus profondes : alors que la stratégie des sociaux-démocrates avait été pendant des années de créer un «cordon sani- taire» autour de l’extrême droite en France, celui-ci vole en éclats. Le fait que ces deux types de formations tiennent un discours similaire crée un état de brouillage et de confusion qui ne peut qu’être favorable à une extrême droite en ordre de bataille.

L’  « Union Nationale »

Un des exemples les plus extrêmes de ce confusionnisme est le discours appelant à une «Union nationale» des opposants à l’UE et à l’Euro mêlant gauche radicale et extrême droite, dont le centre de gravité aurait bien entendu tendance à être à droite, voire du côté de l’extrê- me droite. Il a été tenu par Nicolas Dupont-Aignan de Debout la République (qui appelle à voter FN en 2017), mais aussi par l’économiste anciennement proche du Front de Gauche et financé par la Russie Jacques Sapir, dont les déclarations en faveur d’une telle union nationale suscitent un tollé .

Cette convergence confusionniste ne peut qu’à terme bénéficier à l’extrême droite, et s’éloigne de l’internationalisme du mouvement ouvrier, sans pour autant pouvoir apporter de solutions au camp des travailleurs.

Nous pouvons aussi remarquer qu’en Grèce, Syriza a cumulé deux trahisons :  tout d’abord, après des gesticulations anti UE, le gouvernement a capitulé et mis en place des mesures d’austérité sans aucune contrepartie sociale. Mais en plus de cela il s’est allié à la droite souverainiste de l’ANEL, petit parti défendant des positions semblables à celles de Debout La République, et proche de l’armée grecque.

Par ailleurs, nous rajouterons que d’un point de vue révolutionnaire, il ne faut absolument jamais accepter le piège mortel représenté par la fausse alternative entre d’un côté l’Europe de l’austérité et de l’autre un capitalisme national promettant de relancer l’économie. Celui-ci n’aboutirait qu’à un durcissement de l’exploitation dans un contexte d’économie en crise. Si nous sommes d’accord avec le fait qu’il soit nécessaire de sortir de l’Euro, nous pensons que cette sortie ne peut se faire que dans le cadre d’une sortie du capitalisme. Se positionner pour une sortie de l’Euro dans d’autres conditions ne peut qu’aboutir à un écrasement supplémentaire du prolétariat.

L’extrême droite, sans parvenir au pouvoir, depuis quelques années exerce une importante influence sur la vie politique en France et en Europe. Chasse aux pauvres sous couvert de lutte contre l’insécurité, violences policières légitimées et exacerbées, panique morale vis-à-vis de l’Islam, état d’urgence, tentatives de mettre en place la déchéance de nationalité…

Toutes ces politiques ont un point commun : être nées dans les esprits de l’extrême droite, et sont devenues la norme. Cette série d’articles extraits du livre « Temps obscurs, extrême droite et nationalisme en France et en Europe », écrit par des contributeurs au site 19h17.info et du blog Feu de prairie, ont pour objectif de mieux comprendre ce retour en force et le danger qu’il implique pour nous.

26 février 2018 Par Oulianov

https://www.19h17.info/

Lien vers le livre : 

https://editionsacratie.com/temps-obscurs-nationalisme-et-fascisme

http://www.anti-k.org/

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