Archive | Morlaix Lannion

08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycéenne morlaix (chiffon rouge + lo)

parco urd

Parole de lycéenne morlaisienne: Pacoursup, un système de sélection inadmissible (7 septembre 2018)

 » Ma perception de parcoursup va se résumer en une explication :

Un élève de 18 ans se trouve obligé de redoubler une terminale car ses vœux ont été refusés alors qu’il avait des notes tout à fait convenable. Il est tellement dégoûté qu’il ne veut même plus réessayer de postuler dans les filières qu’il souhaitait.

Pour ma part je trouve que c’est un système de sélection inadmissible.

On ne choisit plus les individus pour leurs motivations car on se base à présent seulement sur des notes. Nous avons réduit l’humain à l’état de notes et de moyennes. Nous ne sommes plus que des chiffres qu’on place dans des cases. Instaurer ce système de transition du lycée aux études supérieures ne fait qu’accentuer les inégalités qui existent déjà entre nous.

Nos semblables. Nos semblables sont sensés être des hommes et femmes qui nous sont égaux. Aujourd’hui ce qui est terrifiant c’est que dès notre adolescence le gouvernement nous divise (encore une fois en deux catégories sociales) et nous choisit. Le gouvernement choisit ce qu’il estime être l’élite de la nation. Et puis les autres.. Les autres n’ont qu’à voir ailleurs !

Les inégalités se créent dans le domaine scolaire de part le fait que chaque élève ne bénéficie pas du même environnement d’évolution, des mêmes capacités, des mêmes choix. Parcoursup favorise les meilleurs dossiers (pour ce qui est des écoles, BTS, IUT) donc « ceux » qui restent , c’est-à-dire, les moins bons, et bien nous on doit prendre ce qui nous reste du gâteau, les miettes bien souvent.

Les délais de réponses (trois à cinq jours) sont également très courts. Et que fait-on des élèves qui n’ont eu aucun vœu à accepter ? Où les met-on ? Et bien la plateforme les redirige vers des établissements ou il reste de la place. Ces établissements ne proposent pas toujours  de bonnes formations et plus important, ce sont des lieux qui peuvent être loin.

Donc encore une fois il faut les moyens financiers pour pouvoir y aller, vivre dans la ville, se nourrir, se loger, payer l’eau, le gaz, les inscriptions…

Parcoursup apporte plus de stress que nécessaire aux étudiants.

Une fois le souhait des étudiants envoyé, ils peuvent être mis en attente ou encore refusés juste avant la période du bac. Et pour certains cela apporte une grande remise en question. Parcoursup fonctionnerait si on avait tous les mêmes moyens, les mêmes environnements de travail, en fait, si on était égaux ».

Cloé, 17 ans, lycéenne, expose sa vision de Parcoursup:  est une élève de terminale à Morlaix. Nous l’avons interrogée sur sa perception de Parcoursup. Sa réponse est un réquisitoire très fort contre Parcoursup et la philosophie qui l’anime, et en creux un plaidoyer pour une école vraiment démocratique. 

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

Commentaire: Emprunté au PCF de Morlaix

Lire aussi:

Rentrée étudiante : un Parcoursup… vers le privé (Lutte Ouvrière)

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06 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital morlaix (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Hôpital. Sud Santé dénonce un manque de moyens humains

La rentrée s’annonce tendue à l’hôpital. En raison d’un manque de moyens humains, des lits ont été fermés, ce week-end, en médecine et en pneumo-logie. Sud Santé évoque un possible préavis de grève.

Y a-t-il des difficultés à recruter ou une volonté de ne pas recruter au centre hospitalier des pays de Morlaix ? Le syndicat Sud Santé se pose sérieusement la question. Surtout depuis le week-end dernier, au cours duquel les services de pneumologie et de médecine 1 ont dû, respectivement, fermer sept et trois lits, en raison d’arrêts de travail non remplacés, tandis que la maternité tournait avec trois aides-soignantes contractuelles et pas une seule titulaire. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, s’agace Francis Landouar, représentant syndical. Ça fait des mois que l’on alerte la direction sur l’absentéisme à l’hôpital : 7 à 8 % en moyenne ; 13 % à Bélizal. On avait prévenu que l’été serait compliqué. Malheureusement, au CHPM, on n’a même plus une gestion du personnel à la petite semaine mais au jour le jour ».

« Du jamais vu »

Le syndicat ne remet pas en cause les fermetures programmées de lits, notamment liées aux congés des médecins, mais le manque d’anticipation du service des ressources humaines au niveau du paramédical. « Fermer des lits en raison d’arrêts de travail d’infirmières ou d’aides-soignantes, c’est du jamais vu. Et ça se passe dans des services qui affichent des taux d’occupation de 98 % », poursuivent Francis Landouar et Florence Porhel. Qui se demandent ce qui va advenir dans les services qui tournent moins bien.

Selon le syndicat, cette tension au niveau des lits « met tout le monde en difficulté ». Les patients, qui ne sont pas immédiatement pris en charge par les services spécialisés qui devraient les accueillir. Mais aussi les personnels hospitaliers, dont le travail est décuplé, en raison des heures supplémentaires demandées pour pallier les absences. Ce qui laisse augurer une cascade de nouveaux arrêts de travail dans les semaines à venir, prévient le syndicat.

« Plus de marge de manœuvre »

En filigrane, Sud Santé dénonce un management basé sur le chiffre et non sur l’humain, en raison des difficultés financières du CHPM, qui présente un bilan 2017 déficitaire de 518 000 €. « On n’a plus de marge de manœuvre », assurent les représentants syndicaux. Qui comptent actuellement 400 contractuels dans l’établissement. « Il y a 79 postes d’infirmière vacants ; 40 au niveau des aides-soignantes. Comment expliquer que sur les 200 candidatures d’infirmières en 2017, la direction n’ait recruté que 60 personnes ? Comment se fait-il qu’il n’y ait eu que cinq recrutements parmi les 50 collègues qui sont sortis de l’Ifsi (institut de formation en soins infirmiers, NDLR) cette année ? »

Estimant que les moyens sont loin d’être à la hauteur des besoins, qu’il faudrait créer un « pool de remplaçants » et qu’en attendant, les personnels sont « maltraités », Sud Santé réclame un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire. « Le dialogue social est très compliqué car la direction a les pleins pouvoirs. C’est le seul levier qui nous reste », insiste Francis Landouar. Qui va très vite consulter le personnel et évoque déjà un préavis de grève dans les semaines qui viennent.

* Mme Bénard, directrice du CHPM, n’a pas répondu à nos sollicitations.

04 septembre 2018 Gwendal Hameury

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03 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

écoles morlaix (le chiffon rouge + lo)

sardines

Fermetures de classes, effectifs trop chargés: une rentrée qui s’annonce compliquée dans certaines écoles publiques morlaisiennes

On aurait aimé une rentrée un peu plus sereine, dans des meilleures conditions et avec moins d’incertitude, dans plusieurs écoles publiques de Morlaix. 

Au lieu de ça, 3 postes et 3 classes sont menacés de fermeture à l’école Gambetta, l’école Jean Jaurès, et l’école Corentin Caër, trois écoles de quartiers populaires qui intègrent pourtant des enfants en situation de handicap, des enfants d’origine étrangère, des enfants qui rencontrent des difficultés sociales aussi parfois, et dont le travail pour garantir l’égalité d’accès aux savoirs à tous les enfants aurait dû être mieux soutenu.

L’inspection académique doit revenir sur son projet de fermeture de 3 postes dans les écoles publiques morlaisiennes. 

A Emile Cloarec aussi, des effectifs en baisse dans une école qui a déjà connu une hémorragie certaine de sa population scolaire depuis des années, pourraient fragiliser l’école publique de Ploujean.

Pareillement, au collège Mendès France, et également selon nos informations au collège Tanguy Prigent de St Martin des Champs, les effectifs de rentrée en 6ème, très chargés (presque trente élèves par classe), avec beaucoup d’enfants avec des difficultés scolaires, laissent présager des difficultés.

Ces collèges se relancent au niveau de leur réputation grâce au travail de grande qualité de leurs équipes, mais enseigner dans une 6è avec une grande hétérogénéité de niveaux avec 20 ou 30 élèves, ce n’est pas du tout la même chose.

Donner des moyens de remplir ses missions à l’enseignement public au moment où les inéga-lités et les difficultés sociales progressent et où l’école est essentiel, et pour cela, surtout quand il y a un nombre important d’élèves qui ont plus besoin d’une aide particulière, avoir des effectifs peu chargés est essentiel.

Et c’est une question de maintien et de création de postes. 

Or, la volonté de Macron, de son gouvernement et de ses députés qui mènent une politique d’austérité au service des riches et des milieux financiers, est de réduire le nombre de fonctionnaires.

C’est sans doute pour cela que Sandrine Le Feur, députée La République en Marche de Morlaix, a justifié d’une certaine manière la fermeture des classes dans les écoles publiques morlaisiennes. alors que son rôle aurait été de faire tout l’inverse.

Commentaire: Emprunté à Ismael Dupont, conseiller municipal PCF, Morlaix

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr

Lire aussi:

Rentrée scolaire : pénurie organisée (Lutte Ouvrière)

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20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

lannion estran (cgt)

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08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

zehra dogan (morlaix)

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guerlesquin (ouest france + le tel)

renart

Guerlesquin. Tilly Sabco gonflait ses poulets avec de l’eau

Le 22 juin, le tribunal administratif de Rennes a condamné Tilly Sabco, l’usine de poulets anciennement implantée à Guerlesquin, à verser un peu plus de 20 millions d’euros à FranceAgriMer. L’usine avait gonflé ses poulets avec de l’eau pour percevoir plus d’aides financières.

Tilly Sabco, l’usine de poulets anciennement implantée à Guerlesquin (Finistère), a été condamnée à verser un peu plus de 20 millions d’euros à FranceAgriMer, intermédiaire entre les filières agroalimentaires et l’État et gestionnaire d’aides publiques.

Comme le prévoit la loi, Tilly Sabco bénéficiait de primes européennes en fonction du poids des produits exportés. En 2013, l’entreprise a falsifié ce poids. Les poulets, selon FranceAgriMer, n’étaient plus « de qualité saine loyale et marchande ».

 » Irrégularités « 

L’administration des douanes a procédé à des contrôles en 2012 et 2013 des exportations de volailles à destination du Proche-Orient. Les résultats de ces contrôles sont consignés dans le procès-verbal, ils mettent en évidence : « des irrégularités tenant à la teneur en eau des volailles qui ne ressortaient pas des résultats des autocontrôles que la société Tilly Sabco avait transmis à FranceAgriMer. »

FranceAgriMer, au nom de l’État français, est sommé de récupérer les aides indues, soit un peu plus de 20 millions d’euros. Tilly Sabco, par la voix de son liquidateur judiciaire Me Corre, a réclamé l’annulation de ce remboursement.

Sa demande a été déboutée mardi 3 juillet par le tribunal administratif de Rennes. Tilly Sabco doit donc rembourser.

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

peuple des dunes (le télégramme)

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Extraction de sable. Les associations restent en alerte

Lors de son passage en Bretagne, Emmanuel Macron a annoncé la fin du projet d’extraction de sable en baie de Lannion. Yves-Marie Le Lay, au nom de l’association, vient d’adresser un courrier au président, pour lever quelques interrogations qui subsistent.

Les associations Sauvegarde du Trégor et Peuple des Dunes de Batz à Bréhat se sont mobilisées contre l’extraction de sable dans la Baie de Lannion. Ils ont été des milliers à répondre à cet appel. Le 11 septembre 2016, une journée de forte mobilisation clôturait provisoirement toute une série de manifestations du même ordre depuis six ans.

« Nous sommes heureux qu’aujourd’hui, vous ayez entendu ce grand élan populaire : citoyennes et citoyens, associations, élus, pêcheurs, commerçants, unis pour défendre la biodiversité et le trait de côte de tout un territoire. Vos dernières déclarations publiques vali-dent ce long combat que, dans le Trégor, nous avons tous su mener. Comme vous le dites très bien, les conditions n’étaient pas remplies hier et ne le sont toujours pas aujourd’hui », a écrit Yves-Marie Le Lay.

« Mais, poursuit le président de la Sauvegarde du Trégor, pourquoi et comment le seraient-elles demain ? Devons-nous comprendre que vous envisagiez l’arrêt définitif de cette extrac-tion, comme votre gouvernement l’a décidé, pour une extraction du même ordre au large des côtes vendéennes ? Ou s’agit-il d’un aménagement de l’actuel titre minier, avec la poursuite des campagnes de prélèvement de sable, avec des volumes réduits et un nombre de jours plus limité ? ».

Peuple des Dunes 24.01.15  (11)

Un arrêt définitif

Il poursuit : « Nous prenons l’initiative de ce courrier pour éviter tout procès d’intentions mal venu dans l’interprétation de vos récentes déclarations publiques. Pour toutes les Trégorroises et Trégorrois, la réponse à ces questions conditionnera la poursuite ou pas de ce combat pour leur environnement naturel. Sauvegarde du Trégor ne saurait accepter un quelconque aména-gement du titre minier actuel accordé à la Compagnie armoricaine de navigation. Elle attend des pouvoirs publics un arrêt définitif de cette extraction de sable, quelle que soit la forme légale qu’il prendra. Nul doute que le Trégor tout entier n’en attend pas moins ».

  22 juin 2018

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lannion ltc (lutte ouvrière)

Lannuna

LTC Lannion : quatre jours de grève

Lannion Trégor communauté regroupe 60 communes des Côtes-d’Armor et comporte un peu plus de 600 salariés. Elle est dirigée par un ancien socialiste atteint de macronite.

Au début de l’année 2018, la direction a décidé de remettre en cause le régime indemnitaire des agents, ainsi qu’un passage à 1 607 heures par an au lieu des 1 554 heures actuelles. Le tout est accompagné de mesures ayant pour conséquence, si elles étaient mises en place, de diviser le personnel. Pendant plusieurs semaines, les discussions sont allées bon train dans les services, et petit à petit l’idée de ne pas se laisser plumer a fait son chemin. Lors d’une réunion intersyndicale le 18 avril, regroupant 90 salariés venus de tous les secteurs, l’assem- blée a voté le dépôt d’un préavis de grève pour le mardi 15 mai, en se donnant rendez-vous en assemblée générale la veille.

En réponse, la direction de LTC a envoyé par courrier à chaque salarié un document, sur papier glacé, bavardant longuement sur les nécessaires harmonisation et amélioration du régime prétendument plus favorable que l’ancien, tout en se réfugiant derrière « la Chambre régionale des comptes qui nous le demande»! Cela n’a pas du tout eu l’heur de plaire aux salariés qui, à la quasi-unanimité, ont voté en assemblée générale la grève pour le lendemain.

Celle-ci a débuté comme prévu à 6 heures mardi 15 mai aux services techniques, avec mise en place de piquets, les éboueurs et chauffeurs de bus étant entrés massivement en grève. Ils étaient 150 à 9 heures devant le siège de LTC aux cris de « Non à la prime au mérite ! » et « Les attaques aux conditions de travail, on n’en veut pas ! » La réunion de la délégation syndicale, élargie à 25 grévistes, avec des membres de la direction n’a évidemment rien donné. Mais, lors de l’assemblée qui a suivi, de nombreux travailleurs étaient fiers d’avoir, pour la première fois, relevé la tête, et entendaient bien poursuivre le mouvement.

Le lendemain, c’est en cortège, banderole en tête, que les grévistes des services techniques se sont dirigés vers les bâtiments administratifs pour rejoindre les autres grévistes et accom- pagner la délégation élargie. Elle a été reçue une nouvelle fois par le vice-président et le directeur des ressources humaines, sans que rien n’en sorte.

Le président de LTC est venu jeudi matin 17 mai au piquet de grève pour dénoncer des « agitateurs professionnel » et tenter d’intimider les présents. Sans succès. Ce jour-là, les grévistes ont pu vérifier que leur mobilisation était bien vue par la population, en distribuant des tracts d’abord à quelques ronds-points, et surtout au marché de Lannion où les 200 manifestants ont recueilli soutiens et encouragements.

Les grévistes se sentaient dans leur bon droit, d’autant que, comme l’a déclaré l’une d’entre eux à la presse locale, « contrairement à ce qui nous est dit, la circulaire du 31 mars 2017 n’oblige pas les collectivités à passer à 1 607 heures. Elle laisse la possibilité à chaque collectivité de rester dans son mode actuel. » Ils ont poursuivi leur grève jusqu’au vendredi soir, et ont décidé de reprendre après avoir fait reculer la direction de LTC, en particulier sur les congés et la prime au mérite qu’elle voulait leur imposer.

Tout n’est bien sûr pas réglé, mais ces quatre jours de grève, la première depuis l’existence de LTC, ont montré que les travailleurs étaient capables de relever la tête, d’agir et de prendre des décisions collectivement. Cela comptera pour l’avenir et rien ne sera plus comme avant.

Correspondant LO 23 Mai 2018

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

cloître st thégonnec réfugiés (le télégramme)

refug

Bretagne. L’école pour réfugiés contrariée par l’État

« On a passé une première semaine formidable. Il faut que ça perdure », soulignent Les Utopistes en action, à l’initiative de l’école alternative pour réfugiés dans les monts d’Arrée.

Une partie des élèves de la première école bretonne pour réfugiés, qui a ouvert mardi 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec (29), va peut-être devoir arrêter les cours prématurément. Sous peine de perdre leur logement au centre de Quimper, ainsi que leur allocation journalière. Une situation dénoncée par les associations de soutien aux demandeurs d’asile.

« On tombe des nues ! » Co-présidente des Utopistes en action, une association du pays de Morlaix à l’initiative de l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec, Sandrine Corre a du mal à comprendre et à admettre la décision prise par les autorités. Vendredi, huit élèves (sur les douze au total) ont été convoqués par le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Quimper, où ils sont logés. « Aussitôt la matinée de cours terminée, on les a conduits là-bas, comme c’était d’ailleurs prévu », indique la bénévole.

Ce qui l’était moins, c’est ce qui leur a été signifié.

« Deux options leur ont été proposées : soit ils réintègrent le centre quimpérois à temps com- plet, soit ils retournent à l’école mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au Prahda et leur allocation de demandeur d’asile de 6,90 € par jour », explique Sandrine Corre, en préc- isant que, lors de la semaine d’école, ces huit élèves sont hébergés chez l’habitant durant cinq nuits, du dimanche soir au vendredi, car la distance entre Le Cloître-Saint-Thégonnec, dans les monts d’Arrée, et la capitale sud-finistérienne est trop importante (70 km environ).

«Du chantage»

« C’est du chantage », dénoncent les associations de soutien aux migrants, en affirmant que tout a été fait dans les règles. « Nous raccompagnons les jeunes au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. À la demande du Prahda, nous avons également fourni pour chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels ils sont pris en charge par l’association », indiquent Les Utopistes en action, en pointant une convocation provoquée par le sous-préfet de Quimper et la Direction départementale de la cohésion sociale, qui finance le Prahda.

« On ne peut pas payer des chambres vides »

« On a effectivement demandé à Adoma, la structure qui gère le centre, d’appliquer les textes. On ne peut pas payer des chambres vides dans la semaine alors qu’on a des tas de gens à loger. Il n’y a rien de choquant dans cette décision. C’est du bon sens et je ne comprends pas que ça puisse faire râler certains », souligne le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Alain Castanier, qui fait également office de sous-préfet de Quimper.

On ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement

« Si ces élèves préfèrent être hébergés ailleurs, pas de problème. Mais on ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement », ajoute le représentant de l’État, « pas au courant », par contre, de la suppression de l’allocation journalière pointée par les associations. « C’est Adoma a géré la situation ».

« Cette belle aventure doit perdurer »

Les explications n’ont pas vraiment convaincu Les Utopistes en action, qui appellent à créer un comité de soutien à ces jeunes, « sortis très stressés de leurs entretiens », et à cette école alternative, première du genre en Bretagne. « Il est évident que sans logement et sans aide financière, ils ne pourront pas poursuivre les cours alors qu’on a passé une première semaine formidable, confie Sandrine Corre. On a travaillé d’arrache-pied, tout le monde était content. Cette belle aventure doit perdurer ».

À noter

Une mobilisation était organisée ce lundi 21 mai, à 10 h 30, à l’école alternative du Cloître-Saint-Thégonnec. Marche solidaire, pique-nique et après-midi jeux avec les élèves.

  20 mai 2018 Ronan Tanguy

http://www.letelegramme.fr/

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Réfugiés. Pour eux, l’école a commencé

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15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lannion (le trégor)

 Lannuna

Forte mobilisation pour la grève des agents de l’Agglomération

Environ 150 agents de Lannion Trégor Communauté (LTC) ont suivi le mouvement de grève ce mardi. Plusieurs établissements ont été fermés.

Transports publics perturbés. Aquarium et déchetteries fermés. Piscines partiellement ouvertes. Les perturbations sont nombreuses, ce mardi, dans les services de Lannion Trégor Communauté des 60 communes, en raison d’une grève des agents.

Une grève locale dûe à un changement de régime indemnitaire des salariés. Les délégués de la CFDT et de la CGT expliquent

La loi prévoit de travailler jusqu’à 1607 h. LTC a décidé d’appliquer au maximum cette mesure et d’harmoniser les services ce qui fait que les agents vont devoir travailler plus et perdre au moins trois jours de congés et souvent plus ».  Depuis le mois de décembre, des discussions sont ouvertes sur le dossier en interne. Faute d’accord, l’intersyndicale a appelé à une journée de grève ce mardi. L’intersyndicale a mobilisé pour la première fois l’ensemble des agents :

Nous sommes très agréablement surpris par la forte mobilisation » 

Mardi matin, environ 150 agents ont manifesté devant le siège de LTC sur les 650 salariés de l’Agglomération.  Une première. Les agents ont déjà fait beaucoup d’efforts avec les différentes fusions et on nous en demande encore. Ce n’est pas possible » En milieu de matinée, une délégation de vingt-cinq salariés a été reçue par Joël Le Jeune, le président de l’Agglomération et André Coënt, le premier vice-président.

Pas de propositions nouvelles

A l’issue de la réunion, Joël Le Jeune n’a pas bougé sur ses positions : Il y avait trois points : les 1607 heures, là dessus on ne transigera pas. C’est une injonction de la cour des comptes. Pour la part variable, nous l’avons mise à un niveau modeste pour qu’il y ait peu de risque pour les catégories C. Enfin sur le travail du dimanche et les récupérations, on a dit où on en était en fonction des différents régimes indemnitaires »

Pour les élus de l’agglomération : Nous n’avons pas fait de propositions nouvelles. Nous allons continuer à discuter dans le cadre du comité technique » Les agents doivent maintenant se retrouver pour voir quelle suite donner à ce mouvement.

15 Mai 2018

 https://actu.fr/

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