Archive | Morlaix Lannion

04 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

baignade interdite! (ouest france + ae2d)

algues COMMUNIQUÉ DE PRESSE La Cie LIBERO joue « Baignade Interdite », une comédie-écolo ayant pour thème général l’environnement en Bretagne et les algues vertes en particulier ! La première a lieu Salle Palante  Hillion le 7 octobre à 20h30. Le spectacle sera suivi d’un débat sur le thème « Comment se baigner en eau de terre et eau de mer en Bretagne » avec la participation des représentants des associations et partenaires du spectacle : Eau et Rivières de Bretagne, Halte Aux Marées Vertes, Bretagne Vivante, Sauvegarde du Trégor. Célestin Leroux, Eau et Rivières de Bretagne André Pochon, agriculteur breton, auteur et promoteur de l’agriculture paysanne durable. Jean Kergrist, comédien, metteur en scène, écrivain, clown atomique parrain du spectacle.. manif-algues-vertes

LA TOURNÉE DE BAIGNADE INTERDITE (DIFENNET NEUIAL) EN BRETAGNE :

Le 7 octobre 2017 à HILLION salle Palante,

Le 21 octobre 2017 à PLESTIN les GREVES Salle des fêtes /mairie.

Les 3 & 4 novembre 2017 à PLOUFRAGAN Salle Marcel Paul (13 rue de Merlet)

Le 11 novembre 2017 à BINIC salle l’Estran

Le 18 novembre 2017 à GRÂCES Espace Multiculture

Le 24 novembre 2017 à MATIGNON salle des fêtes

Le 2 décembre 2017 à LANMEUR salle Steredenn

Le 9 décembre 2017 à St CAST le GUILDO salle d’Armor

Le 16 décembre 2017 à PLOUBALAY/BEAUSSAIS salle des fêtes

Tarifs : 12 et 8 €

Réservations :

cie.libero@orange.fr

06 47 19 26 40 / 02 96 32 29 26

AE2D Agir pour un Environnement et un Développement Durables

Lire aussi:

Ploufragan. « Baignade interdite » revient sur les algues vertes (Ouest France)

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01 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

morlaix salah amouri (afps)

salah

UN COLLECTIF « LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI » EN PAYS DE MORLAIX

C’est à l’initiative de l’Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix, que les représentants de 17 associations, partis, syndicats et réseaux de solidarité* ont annoncé samedi matin lors d’une conférence de presse en ville, leur volonté de s’engager ensemble pour la libération de Salah Hamouri incarcéré par l’État israélien depuis le 23 août dernier.

Pour cela, ils ont décidé de constituer un collectif « Liberté pour Salah » en Pays de Morlaix comme il en existe un au niveau national dont la porte-parole est Elsa Lefort, la femme de Salah Hamouri.

Comme le permet le système judiciaire israélien, Salah Hamouri, militant des droits de l’homme à Jérusalem où il réside a été condamné sans aucun motif officiel ni inculpation et sans aucune forme de procès à 6 mois de détention administrative renouvelable indéfiniment par la seule volonté de ses juges.

Aujourd’hui, sur les 6000 prisonniers politiques palestiniens actuellement détenus par Israël, plus de 500 sont en détention administrative y compris des détenus mineurs et des députés palestiniens, certains depuis plusieurs années.

Ce qui paraît être reproché à Salah Hamouri aujourd’hui, c’est son engagement revendiqué auprès des prisonniers politiques palestiniens et ses sympathies supposées pour une organisation de la gauche palestinienne (le FPLP) que l’État israélien considère lui comme une organisation terroriste.

À Morlaix, comme partout ailleurs, ses défenseurs craignent aujourd’hui que Salah Hamouri ne devienne l’otage d’un système judiciaire arbitraire qui n’espère qu’une seule chose : se débarrasser d’un opposant d’autant plus gênant, qu’il venait d’obtenir son diplôme d’avocat… quelques jours avant son arrestation !

Le collectif « Liberté pour Salah » a commencé à interpeller les représentants de l’État et les élu-es locaux dont Sandrine Le Feur pour qu’à leur tour, ils tentent de convaincre le gouver- nement d’Emmanuel Macron d’intervenir avec détermination auprès des autorités israéliennes. Comme il l’a fait récemment pour obtenir la libération du journaliste Loup Bureau emprisonné en Turquie tout aussi arbitrairement que Salah Hamouri l’est aujourd’hui en Israël.

Motivé par sa volonté d’informer un public le plus large possible de la situation de Salah Hamouri, le collectif a également annoncé la tenue d’un

Rassemblement

Jeudi 5 Octobre  18 h

Place des Otages  Morlaix

*Le collectif « liberté pour Salah » du Pays de Morlaix est soutenu par :

AFPS, LDH, ACAT, Amnesty International, Association pour le jumelage Morlaix/Wavel, Utopistes en Action, Association Pays de Morlaix Solidarité Migrants, Mouvement de la Paix, UL-CGT, FSU, PS, PCF, France Insoumise, Ensemble, EELV, Mouvement du 1er juillet, NPA

Pour contacter le collectif écrire à : afpspaysdemorlaix@yahoo.fr

Facebook

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14 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion paimpol st brieuc (lutte ouvrière)

lannion

À Lannion : menace sur 91 emplois

L’inauguration des locaux flambant neufs de l’entreprise Nokia, à Lannion dans les Côtes-d’Armor, devait avoir lieu en septembre. Or 91 emplois vont être supprimés dans les mois à venir, sur les 767 que compte l’entreprise.

Cela intervient dix-huit mois après le rachat d’Alcatel-Lucent, rachat qui s’était déjà traduit par 400 suppressions de postes.

Un certain Macron, alors ministre de l’Économie, était venu à Lannion vanter un accord prévoyant la préservation des emplois. En décembre 2016, c’est Le Drian, alors ministre de la Défense et président de la région Bretagne, qui accompagnait un responsable de Nokia promettant l’embauche de 100 ingénieurs.

Après la surprise, c’est la colère qui gagne les salariés de l’entreprise, car cette nouvelle saignée ne passe pas.

« C’est le huitième plan social en dix ans », a rappelé l’intersyndicale. Une première assemblée générale a réuni 300 salariés jeudi 7 septembre, et il n’est pas dit que les consultations avec les représentants du personnel prévues le 18 septembre se passent dans le calme.

Quant à l’inauguration des locaux, elle est, paraît-il, remise à plus tard.

Correspondant LO 13 Septembre 2017

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07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

paimpol (ouest france)

paimp

Hôpital de Paimpol : « Une mobilisation plus que jamais nécessaire »

Le comité de soutien à l’hôpital veut mobiliser la population pour la manifestation de samedi 9 septembre à Paimpol. Dans un entretien à paraître dans l’édition Ouest-France du jeudi 7 septembre, Yves Ballini (président du comité) et Philippe Coulau (vice-président) expliquent pourquoi la mobilisation ne doit pas mollir.

« Fin août, l’ARS a annoncé son intention de revenir sur sa décision de supprimer un poste de médecin urgentiste de garde de nuit.

 C’est une déclaration d’intention mais rien n’est acté », nuancent Philippe Coulau et Yves Ballini, certains qu’il ne faut pas relâcher la pression du mouvement. « Nous sommes donc au milieu du gué. Il est clair que sans la mobilisation de la population et la détermination de l’équipe médicale rien n’aurait évolué depuis mai.

Cette mobilisation est plus que jamais nécessaire pour peser sur les décisions à venir. Il faut donner le maximum d’ampleur à la manifestation du 9 septembre, pour exprimer avec force notre détermination à conserver à Paimpol un service d’urgences complet, avec les moyens nécessaires pour assurer ses fonctions, en particulier deux médecins urgentistes présents 24 h sur 24 h, 365 jours par an. »

Samedi 9, 15 h, devant l’UCPT (zone de conditionnement du côté Est de la gare) pour une manifestation dans les rues de Paimpol.

06/09/2017

http://www.ouest-france.fr

Lire aussi:

Urgences à Paimpol : la mobilisation « lus que jamais nécessaire » le 9 septembre (La Presse d’Armor)

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07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (nuit debout)

lannion-n

Quatre-vingt-onze emplois (91 !) supprimés chez Nokia à Lannion, ou la démonstration du désastre économique de la politique du gouvernement.

La direction de Nokia a confirmé hier les rumeurs qui circulaient autour de nouvelles destruc- tions d’emplois en France. Elles seront près de 600, en plus des 400 actées lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2015. Un pur licenciement boursier car Nokia vient de distribuer 4,4 milliards d’euros à ses actionnaires et qu’elle prévoit de nouvelles délocalisations en Europe et peut-être en Afrique et en Inde.

L’affaire devient politique quand on se souvient que le PDG Rajeev Suri s’était engagé, auprès du gouvernement précédent, à maintenir les effectifs français à hauteur de 4.200 pendant deux ans. Depuis, l’entreprise a engrangé 67 millions au titre du CICE, selon la CGT. Pourtant, les promesses d’embauches d’ingénieurs n’ont pas été respectées.

Emmanuel Macron s’était rendu à Lannion le 8 juin 2015 avec le costume de ministre de l’Economie, affirmant que ces engagements étaient « la condition pour la réalisation » de la vente d’Alcatel-Lucent à Nokia. Aujourd’hui, nous savons que Nokia a menti. Quelle découverte ! Les politiques feront pourtant les surpris.

Pendant ce temps, les ordonnances Macron s’apprêtent à être votées, facilitant encore les licenciements dans les grands groupes.

L’appréciation de la cause par le juge sera limitée au territoire national. Les entreprises comme Nokia pourront d’autant plus facilement plonger artificiellement des sites dans le rouge pour précipiter leur fermeture.

Bref, on va dans le mur et on accélère. Les actionnaires plongeront dans des piscines dorée quand des territoires comme le Trégor seront définitivement sinistrés.

Dans ces conditions, le 12 septembre est une date particulièrement cruciale à Lannion.

Rendez-vous avec le Front Social et les syndicats à 11 h 30 sur le parking d’Aiguillon pour construire l’affrontement. 

 Radio Debout Lannion

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05 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

tregastell (le trégor)

sardines e

Trégastel : des parents d’élèves chantent Les sardines pour dénoncer le sureffectif et demandent l’ouverture d’une classe.

Ce lundi matin, devant l’école Picherel de Trégastel, quelques parents d’élèves ont entonné la chanson Les sardines de Patrick Sébastien. Une façon joyeuse de dénoncer « le sureffectif des classes ». Ils demandent l’ouverture d’une classe.

4 Sept 2017

https://actu.fr/bretagne/tregastel

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05 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

diwan (ouest france + lt)

bzh

Guingamp. 200 personnes contre le gel des emplois aidés à Diwan

200 parents et personnels de Diwan et de nombreux enfants ont défilé dans les rues pour manifester leur mécontentement contre le gel des emplois aidés.

Rentrée difficile, voire reportée à demain mardi 5 septembre, pour le réseau des écoles Diwan des Côtes-d’Armor. 200 parents d’élèves, personnels et autres soutiens ont manifesté à Guingamp pour protester contre le gel des emplois aidés qui met à mal plusieurs écoles du département.

Dès 10 h, ce lundi 4 septembre, de nombreux parents d’élèves et personnels des écoles Diwan de Guingamp, Saint-Brieuc, Lannion, Plounévez-Moëdec, Louannec, Bourbriac et du collège de Plésidy se sont rassemblés à Guingamp. Et manifesté leur mécontentement contre le gel des emplois aidés.

Plusieurs écoles (Guingamp, Plounévez-Moëdec, Saint-Brieuc, mais aussi Lannion) n’ont pu renouveler les contrats d’Assistantes spécialisées des écoles maternelles (Asem) pour cette nouvelle rentrée. Ce qui compromet sérieusement le bon fonctionnement des écoles. Sans compter que d’autres établissements s’inquiètent quant au renouvellement de tels contrats qui doivent intervenir dans les prochains mois.

Un rassemblement auquel se sont joints des membres du conseil d’administration de Diwan Carhaix. Une école qui bénéficie de la mise à disposition des locaux et des agents de service communaux.

Une délégation reçue par le sous-préfet de Guingamp

Aussi, les manifestants ont rejoint la sous-préfecture de Guingamp, où Frédéric Lavigne, le sous-préfet, a reçu une délégation des associations de parents d’élèves. Qui, plus que les contrats aidés, demandent l’octroi du forfait scolaire. « Cela permettrait d’employer les personnels en contrat à durée déterminée ou indéterminée », soulignent des membres des conseils d’administrations des associations de parents d’élèves de ces écoles.

Une solution pour jeudi ?

À l’issue du rendez-vous avec le sous-préfet, Stéphanie Stoll, présidente de Diwan Breizh, a partagé avec les manifestants le contenu des échanges. « On nous prête une oreille attentive, mais les choses ne sont pas encore résolues », commente-t-elle. « Le sous-préfet nous a dit qu’il n’allait pas nous faire des promesses. Ça discute. Nous avons des échanges avec la préfecture de région de Bretagne et de Loire-Atlantique pour savoir combien de contrats ont déjà été supprimés et combien de contrats sont en danger, parce que leur renouvellement intervient au cours de l’année scolaire », poursuit-elle.

« Ce qu’on a demandé, c’est une solution qui permette d’ouvrir les écoles dans un fonctionnement ordinaire pour jeudi », indique Stéphanie Stoll. « Je sais que ça va être dur pour l’école de Plounévez-Moëdec, qui va avoir besoin de bénévoles pour faire fonctionner l’école. » En effet, les deux emplois aidés d’Asem ont tous deux été gelés.

Assemblée générale à 17 h

Les parents d’élèves, les personnels et autres soutiens ont décidé d’occuper la cour de la sous-préfecture où ils pique-niquent. Une assemblée générale est programmée à 17 h, à l’école Diwan de Guingamp. Puis une délégation de quatre personnes a demandé à être reçue ce lundi, à 18 h, en mairie où une séance du conseil municipal est prévue

http://www.ouest-france.fr/

South Korea Japan Earthquake

Morlaix. Une centaine de personnes mobilisées pour Diwan

Ce lundi matin, à 9 h, ils étaient une centaine, parents d’élèves, enfants, enseignants, à s’être rassemblés place des Otages, devant la mairie de Morlaix.

Pas de rentrée aujourd’hui : il s’agissait de se mobiliser contre la suppression annoncée peu de temps avant la rentrée d’un contrat d’Atsem à l’école Diwan de Morlaix, à la suite de l’annonce, par le gouvernement, de la fin programmée des contrats aidés. Une manifestation similaire s’est déroulée au même moment, à Guingamp.

Une seule Atsem reste donc pour deux classes de maternelle. « On est là pour sauver l’école Diwan. Trois autres contrats aidés sont menacés à partir de janvier. Là, on pourra tenir quelques semaines avec des renforts de bénévolat, mais pas longtemps » s’inquiète Thomas Baron, parent de trois enfants, scolarisés à Diwan.

Une délégation a été reçue à la mairie, par Agnès Le Brun, qui leur a réaffirmé son soutien. Les manifestants du cortège se sont ensuite dirigés vers la sous-préfecture, où ils étaient attendus. La délégation a été reçue vers 10 h 30

4 septembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (libération)

baie-de-lannion-la-dune-ne-se-regenerera-pas_2

Extraction de sable à Lannion, un dossier bien embourbé. Les opposants au projet rament depuis plusieurs années pour obtenir l’annulation de l’exploi- tation de sable coquiller dans la baie de Lannion. Reçus mercredi à Bercy, ils n’ont obtenu aucune avancée.

C’est un peu le Notre-Dame-des-Landes breton (Un autre! Note du blog). En baie de Lannion, un projet d’extraction de sable est vivement contesté par la population locale, qui a obtenu l’arrêt des travaux il y a un an. Mercredi, les opposants au projet ont été reçus au ministère de l’Economie et des finances pour une «réunion de conciliation». La délégation est sortie déçue, sans «aucun engagement» de la part du gouvernement. Pas de reprise ni d’arrêt de l’extrac- tion, pas non plus de calendrier précis dévoilé. Le projet reste suspendu. Décryptage de ce feuilleton qui dure depuis presque sept ans.

Pourquoi ce projet d’extraction ? 

Ce projet est porté par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), une filiale du groupe Roullier spécialisé dans la production et la transformation chimique de nutriments et d’aliments. La société utilise le sable coquiller, principalement constitué de débris de coquillages, pour fournir les agriculteurs bretons. Riche en calcaire, il est sert à diminuer l’acidité des terres. En 2010, la CAN demande à exploiter une immense dune sous-marine située dans la baie de Lannion, à 5 km des côtes du Finistère et des Côtes-d’Armor. Elle exploite déjà deux gisements au large de Paimpol et dans la baie de Morlaix, insuffisant selon la CAN pour assurer la rentabilité économique de l’entreprise.

Le dossier initial tablait sur le prélèvement de 8 millions de mètres cubes de sable en 20 ans, soit 400 000 m3 par an. La CAN a obtenu les autorisations nécessaires au prélèvement en 2015. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, signe d’abord un décret délivrant le titre minier à la CAN. Et ce malgré l’opposition de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, pour qui cette décision «n’était écologiquement pas responsable».

Le décret est un peu plus restrictif que ce que demandait la CAN. Les travaux pourront commencer dès le 1er septembre 2016 mais l’extraction sera interdite pendant la saison estivale, entre mai et août. Les quantités sont aussi revues à la baisse : le volume d’extraction de sables coquilliers ne pourra pas excéder 250 000 m3 par an. En décembre 2015, le préfet du Finistère donne à lui aussi son feu vert en signant un arrêté d’ouverture des travaux. La concession est accordée pour une durée de 15 ans mais l’autorisation préfectorale d’extraction devra être renouvelée annuellement. «Si nous observons qu’il y a des conséquences domma- geables, l’arrêté préfectoral ne sera pas reconduit et les travaux seront arrêtés», expliquait  alors Emmanuel Macron. 

Pourquoi le projet est-il contesté ? 

Depuis le départ, de nombreux acteurs concernés par l’extraction:pécheurs, élus locaux, associations environnementales… contestent le projet. Les opposants estiment que le dossier d’enquête publique déposé par la CAN est incomplet compte tenu des conséquences écono-miques et écologiques que l’extraction peut avoir au niveau local.

La dune est située entre deux zones protégées Natura 2000 et la réserve ornitho- logique des Sept-Îles. Au niveau écologique, «l’extraction a surtout un impact sur la chaîne alimentaire des poissons nobles et des oiseaux dans cette zone, et aussi sur la pêche côtière», s’inquiète le biologiste Hervé Le Guyader. «Cette dune contient beaucoup de lançons, des petits poissons d’une dizaine de centimètres qui servent par exemple de nourriture aux Fous de Bassan. Or la zone est à proximité d’une réserve ornithologique importante. Pendant la nidification, les oiseaux viennent se nourrir sur cette dune, qui sert aussi de nurserie pour les alevins des poissons nobles comme les bars, les turbots, les lieus», poursuit-il. Le pompage des fonds marins crée aussi un nuage de poussières qui peut opacifier l’eau et perturber la pêche des oiseaux.

Le collectif a désormais un nouvel argument : une espèce protégée a été détectée par des scientifiques fin 2016 dans la baie de Lannion. Il s’agit d’une sorte de corail, la gorgone, classée vulnérable. Alain Bidal regrette qu’aucun inventaire des espèces de poissons n’ait été dressé par la CAN et demande des études complémentaires. «Il est difficile de sensibiliser à la protection de la biodiversité marine puisque ce sont des choses qui ne se voient pas», rappelle le biologiste Hervé Le Guyader.

Le problème est enfin économique car les lançons de la dune servent d’appât pour les lignes des pêcheurs locaux. «Une centaine de marins dépendent de ce site, ce qui correspond à 400 emplois à terre», estime Alain Bidal, qui ajoute qu’il est difficile de mesurer les conséquences sur l’emploi local. Celui-ci craint aussi un retrait des plages, et donc des touristes, ressource économique de la région. L’extraction du sable peut en effet avoir des répercussions sur l’érosion du littoral si elle est menée trop près des côtes.

Quelles démarches ont été entreprises ?

Le collectif Le peuple des dunes en Trégor, créé en janvier 2012, demande l’arrêt définitif du projet, et donc l’annulation du décret minier de Macron. Le 3 août 2016, il a déposé  avec plusieurs communes environnantes un recours en référé pour l’annulation des arrêtés préfectoraux autorisant l’exploitation. Demande rejetée le 5 septembre. La CAN dépêche alors ses bateaux et commence à extraire du sable durant deux nuits d’affilée. Procédé contre lequel 4000 à 5000 personnes ont manifesté dans la foulée à Lannion le 11 septembre. «Il n’est résolument pas acceptable de commencer l’exploitation à la sauvette», avait même regretté Emmanuel Macron.

Deux jours après, la CAN décide de suspendre ses prélèvements jusqu’en novem- bre «dans un souci d’apaisement» tout en rappelant qu’elle n’avait enfreint aucun règlement. Ce même 13 septembre, Ségolène Royal lance de son côté une inspection sur les conditions de réalisation du chantier qui pourrait décider de l’avenir du site. La ministre de l’Environne- ment en conclut quelques mois plus tard que «la réglementation n’[a] pas été appliquée,  notamment l’évaluation des dégâts environnementaux sur la baie de Lannion» et demande donc au préfet de ne pas renouveler l’arrêté d’exploitation, qui était valable jusqu’en décembre 2016.

Pourquoi ça n’avance pas ?

D’un côté, il y a la CAN qui dispose de toutes les autorisations nécessaires légalement. Con- tactée par Libération, la compagnie ne souhaite pas s’exprimer dans l’immédiat. De l’autre côté, la contestation ne s’essoufle pas au niveau local. En sept ans, Alain Bidal a été reçu une dizaine de fois pour des réunions de concertation sur le dossier. Et d’énumérer les rencontres avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Delphine Batho, Nicole Bricq, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron quatre fois, Ségolène Royal… Aujourd’hui encore, qui dit nouveau gouvernement dit nouvelle équipe, et reprise des discussions. «Le but de la réunion de mercredi était surtout de savoir quel était notre degré de mobilisation», commente Alain Bidal. Il ajoute que les élus locaux sont unanimes sur le sujet, et donc tous pour l’annulation définitive du titre minier accordé à la CAN.

Nicolas Hulot, hostile au projet, a travaillé sur le dossier avec Bruno Le Maire. «Mais in fine c’est le ministre de l’Economie qui tranchera», rappelle Alain Bidal, ajoutant que Bruno Le Maire est dans une position délicate. Il est peu probable qu’il décide de remettre en cause le décret signé en personne par Emmanuel Macron. L’Etat dit aussi refuser d’abandonner le dossier pour le moment car cela l’obligerait à dédommager la CAN. Une autre option est à l’étude : l’exploitation d’un autre gisement à 40 km des côtes. Mais la compagnie n’y est pas favorable car ce serait trop coûteux et plus technique (trop loin, trop profond). Après avoir consulté l’opposition locale, le ministère de l’Economie devrait prochainement recevoir des représentants de la CAN. En attendant, le collectif menace d’organiser de nouvelles manifestations.

Margaux Lacroux 2 septembre 2017
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Lire aussi:
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20 août 2017 ~ 0 Commentaire

roullier timac (eaux et rivières)

lannion

                
PERMIS D’EXTRACTION DU SABLE EN BAIE DE LANNION.
Sable coquillier et personnel
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La Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du grand groupe malouin Roullier, attributaire de la concession de sable coquillier en Baie de Lannion, s’apprêterait-il à licencier ou muter (encore) du personnel ?
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Depuis l’été 2016 cet armateur a vendu l’un de ses deux sabliers, le Côte d’Armor, à la Crimée. Sous le nom d’Amur, il désormais basé à Sébastopol. C’est pour la CAN, contrairement à son deuxième sablier, le Côtes de Bretagne, le plus petit qui a donc été vendu l’an dernier.
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Or, si le Côte d’Armor pouvait passer l’écluse de Pontrieux pour approvisionner directement la TIMAC en sable coquillier (Cf. aliments pour le bétail intégrant du calcaire venant de ce sable), le Côtes de Bretagne est lui trop grand et ne peut être déchargé qu’à Tréguier, ou sur le Légué-St Brieuc (outre Roscoff, St Malo, Quimper  …).
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L’usine de fabrication ne peut plus être alimentée de la sorte, MAIS uniquement par la route désormais. Où sont passés là les beaux arguments du bilan carbone vantant les mérites du transport maritime ? Ceci, sachant que Pontrieux est, outre le siège de la CAN, une grosse usine de fabrication et un lieu de stockage important ?
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Un bateau en moins permet des équipages de plus pour optimiser l’usage à la mer du sablier restant : bravo ! Mais, puisque nous suivons depuis plusieurs années les mouvements et temps d’extraction sur les diverses concessions de la CAN, nous mesurons bien qu’il n’en est rien ! Moins de sable coquillier notamment en ce 1er semestre 2017 et une inversion des matières extraites : 40% de sable coquillier et 60% désormais de granulats (dont une grosse partie de ce dernier fret vient des Chassirons (Nord de l’Ile d’Oléron) en Charente Maritime, pour très certainement le BTP.
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Et si aujourd’hui, le personnel administratif de la CAN avait reçu sa lettre l’avertissant qu’il faudrait choisir entre rallier St Malo, ou alors être licencié ? Il est à prévoir que l’on ferait alors porter le chapeau à l’opposition à l’extraction en baie de Lannion !
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En fait, l’agriculture et notamment l’élevage autonome (dont bovin) et les systèmes herbagers actuels (bonnes pratiques agricoles) limitent les cultures céréalières (ex : maïs), impliquent moins d’amendement et chaulage des sols. De ce fait la demande et les besoins en sable coquillier se réduisent. En outre, les stocks et concessions actuelles de sable coquillier de la CAN déjà renouvelées et confirmées (Duons, Cormorandière, Horaine) n’épuisent pas leurs quota vu la baisse avérée des besoins. On pourrait imaginer à terme la suppression du site de Pontrieux pour cause de difficulté à s’y rendre et aussi de rentabilité en regard d’une demande en baisse.
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Donc si tel était le cas, apprêtons nous à ne pas tout mélanger dans ces conjonctures et pressions sur le gouvernement, par d’éventuels chantages à l’emploi ou fermeture program- mée. Le Groupe Roullier est un grand employeur à l’échelle internationale, qui pèse dans notre économie. Mais sachons aussi nous souvenir qu’il a notamment été condamné par l’Europe à 60 millions d’Euros d’amende pour une entente déloyale et concurrence illégale avec d’autres industriels de l’agro-business.
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Les besoins en sable coquillier de nos agriculteurs bretons sont structurellement en baisse et les stocks (y compris en maërl) ainsi que les autres concessions, les couvrent largement. Donc ne nous laissons pas leurrer par d’éventuels effets d’annonce à venir.
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EAUX ET RIVIERES de Bretagne
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Commentaire: Le Groupe ROULLIER brandit des menaces sur l’emploi sur son site de Pontrieux pour faire pression contre les opposants au permis d’extraction, qui rappelons le a été signé par un ministre de l’économie du nom….. d’Emmanuel MACRON…..

Le comité NPA (Bégard Lannion Guingamp) évidemment s’associe aux associations qui luttes contre ce projet inutile et désastreux pour l’environnement. Mais nous nous associerons aussi à toutes les mobilisations pour conserver l’emploi des salariés de la TIMAC à Pontrieux. Forçons ROULLIER à remettre en service l’approvisionnement de l’usine par voie de cabotage maritime et non par voie routière.

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

sable (of + lt)

Extraction de sable. 2 000 personnes lancent un SOS à Trébeurden

Beau temps, belle mer et belle mobilisation sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin. 2 000 personnes ont répondu à l’appel des associations et élus engagés dans la lutte contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ensemble, elles ont composé en lettres humaines un SOS, comme Save our Sand. Et ceci, à 15 jours de la rencontre à Bercy d’une délégation trégorroise d’opposants, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances.

« Prenez ce carton et placez-vous là, indique un placier au public. Quand le drone nous survolera, vous le brandirez. Et à nous tous, et vus de haut, on formera le message SOS, comme Save our Sand » Et il y avait du monde à placer, ce dimanche matin sur le port de Trébeurden qui était le théâtre d’une nouvelle mobilisation des opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion.

« Laisser piller nos ressources ? »

Ils ont réussi leur pari en mobilisant 2 000 personnes, parmi lesquelles beaucoup de Trégorrois mais aussi des vacanciers. « Merci d’être si nombreux à venir défendre notre économie et notre environnement, leur a lancé Alain Faivre, le maire de Trébeurden. On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes. Que laisserons-nous à nos enfants ? Que deviendront nos pêcheurs ? Que deviendrons-nous si nos fonds marins sont ainsi bouleversés ? Alors non, on ne se laissera pas faire. »

« Mobilisés même l’été »

Pour Alain Bidal, à la tête du collectif Peuple des Dunes, c’est un coup de semonce à 15 jours de la rencontre des opposants avec le cabinet du ministre Bruno Le Maire : « Nous faisons la démonstration que l’on reste mobilisé ». Et Philippe Soufflet d’ajouter. « On en attend du concret, de cette réunion, avec la suppression pure et simple de ce décret d’autorisation de l’extraction de sable accordé à la Cie armoricaine de navigation (Can), en 2015 mais suspendu jusqu’au 1er septembre. Si ce n’est pas le cas, on ne sera pas en mesure de maîtriser la colère des gens. Les Bretons sont gentils, mais faut pas pousser. »

13/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

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