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25 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le problème des versions hollywoodiennes de mandela (ci)

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Pas moins de 16 films américains ont été consacrés à l’ex-président de l’Afrique du Sud. S’ils participent tous à la fabrication du mythe Mandela, ils laissent en revanche de côté certaines réalités historiques et ont tendance à déformer les événements. Pour en faire un héros solitaire – qu’il n’était pas.
Jessica Blatt et moi avons écrit un article pour le site d’Al-Jazeera America, dans lequel nous faisons valoir qu’outre les manières de divers politiciens conservateurs, c’est la création du mythe de Nelson Mandela par Hollywood qui marquera les esprits.Il apparaît dans 16 longs-métrages en tant que personnage et nous nous attardons sur deux d’entre eux – Invictus et Mandela : un long chemin vers la liberté [ce dernier est sorti le 18 décembre en France] –, car ils renforcent les caractéristiques typiques de la création de mythes et du révisionnisme historique qui ont marqué presque toutes les discussions sur Nelson Mandela depuis son décès. Voilà la partie consacrée au dernier opus en date : Mandela : un long chemin vers la liberté retrace toute la vie du leader sud-africain.  Ce film a bénéficié de ce que The New York Times a appelé « l’aide macabre » de la mort de Mandela. Le biopic a la bénédiction de la famille de Mandela, a battu des records au box-office en Afrique du Sud et est pressenti comme un candidat aux Oscars (pour Idris Elba, dans le rôle-titre). Les critiques ont évoqué une œuvre shakespearienne et ont qualifié de stupéfiantes et magnifiques les performances des acteurs.

Pure invention

Nous reconnaissons que c’est un film puissant. Malheureusement, l’essentiel de son contenu relève de la pure invention. Début décembre, la Fondation Nelson Mandela, qui archive les documents personnels du défunt président, a déclaré que le film contenait de nombreuses erreurs. Le cinéma prend toujours des libertés, mais cette production cherche à paraître réaliste. (La plupart du temps, en tout cas. A la fin, les maquilleurs ont tellement épaissi le front d’Idris Elba qu’il ressemble plus à un des Klingons qu’au Nelson Mandela des dernières années.) Toutefois, les omissions du scénario sont plus graves que ses inexactitudes (ou les problèmes de maquillage). Parmi les lacunes, il faut noter la guerre froide, le communisme (le Parti communiste d’Afrique du Sud a récemment confirmé que Nelson Mandela avait effectivement été adhérent, ce qui était resté un secret de polichinelle pendant des années), le soutien américain à l’apartheid et l’appui du régime d’apartheid aux supposées violences entre Noirs dans les années 1980 et au début des années 1990.  Dans le film, on dirait que Winnie Mandela – présentée comme un personnage irrationnel, digne de Lady Macbeth – est à l’origine des violences, qui étaient en réalité le résultat d’affrontements entre les forces loyales au Congrès national africain (ANC) et les organisations mandatées et financées par l’Etat, comme le Parti de la liberté Inkatha, représentant des Zoulous.

Un héros soutenu par l’ANC

Toutefois, la déformation peut-être la plus flagrante s’avère la séparation que crée le film entre Nelson Mandela et le mouvement dont il est issu. En réalité, l’ANC et sa lutte pour la justice sociale reposaient sur une gouvernance collective et participative. Mandela a été choisi par une commission pour devenir le visage du mouvement à l’échelle internationale. Le long-métrage occulte les principaux collaborateurs de Mandela (notamment Walter Sisulu [1912-2003], Joe Slovo [1926-1995] et Oliver Tambo [1917-1993]) et réduit un mouvement complexe à une bataille opposant Nelson Mandela (bon et clément) et Winnie Mandela (mauvaise et violente).  Parallèlement à la création d’un mythe autour de Nelson Mandela à la suite de sa mort, ces films consolident l’idée que la liberté est construite par de grands hommes extraordinaires. Et tout le monde pense qu’il n’y en aura plus d’autres, car cette époque est révolue. Comme on pouvait s’y attendre, Barack Obama lui-même a déploré le fait qu’il n’y aura « sans doute personne d’autre comme Nelson Mandela ».

Le problème, c’est que cette analyse cache un contresens : en réalité, ce sont les mouvements qui créent les personnalités comme Nelson Mandela et non pas le contraire.

  • Africa is a country Sean Jacobs 24 Décembre 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/24/le-probleme-des-versions-hollywoodiennes-de-mandela

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Arrière garde à brest

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Hommage à Mandela. Un poing levé sur un mur brestois

17 décembre 2013 à 08h07

Depuis lundi, le poing de Nelson Mandela se lève sur un bout de mur, à côté de la porte de l’Arrière-Garde à Brest. L’oeuvre de Pakone, un graffeur professionnel brestois.

Arrière garde à brest dans Brest et région empty

« Quand j’ai appris la nouvelle de la mort de Mandela, j’ai eu les larmes aux yeux, comme si j’avais appris le décès d’un proche. J’avais le coeur lourd, il fallait que je le décharge », explique Yann Métivier, graffeur professionnel de 39 ans plus connu sous son pseudonyme : Pakone.

« Comme ce mur, il est resté debout »

« J’avais déjà repéré le mur avec mon binôme, Wen2. Il était parfait pour cet hommage : ni trop petit ni trop grand, car l’homme alliait grandeur et humilité », poursuit l’artiste. Quelques heures plus tard, le poing de Madiba se dressait sur ce bout de mur « qui correspondait parfaitement à l’idée : il reste debout alors que tout est détruit autour de lui ».Pakone n’aura pas hésité longtemps pour le choix de la phrase qu’il voulait inscrire au pied de son oeuvre : « Il est temps pour la nouvelle génération de poursuivre la lutte contre les injustices sociales et pour les droits de l’humanité. C’est entre vos mains ».
« Je voulais cette phrase-là car cet homme a montré l’exemple. Comme il le dit, c’est à nous tous de nous impliquer pour perpétuer cet idéal ». Le choix de la photo sera plus difficile. « J’ai beaucoup hésité car Nelson Mandela avait un visage très expressif, qui respire la bonté. Mais c’était aussi un combattant, qui s’est battu pour rendre le monde meilleur ».

Déjà plus de 10.000 vues en 24 heures

Le résultat est saisissant, d’autant qu’il a été réalisé sans travaux préparatoires, à partir d’un simple cliché que l’artiste a reproduit à la bombe sur ce mur de 4 x 5 mètres. Comme une stèle flottant au-dessus des eaux, le « Rest in peace » de Pakone, immortalisé par le photographe brestois Mathieu Le Gall, a d’ores et déjà fait le buzz sur les réseaux sociaux (plus de 10.000 vues en 24 heures), et suscité l’adhésion des employés et même de la police maritime de l’arsenal, qui ont encouragé l’artiste lors de sa création. « Ça réchauffe le coeur », conclut l’artiste, qui a déposé un bouquet de fleurs au pied de sa fresque, en guise de « message d’espoir et de reconnaissance ».

Contact
Pakone, tél. 06.20.67.23.88.

  • Jean-Marc Le Droff

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/hommage-a-mandela-il-fallait-que-ca-sorte-17-12-2013-2341047.php

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15 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A « la brèche », des livres pour les fêtes

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En 2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain frustré et responsable d’un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï.

Après quelques conversations, « l’homme qui aimait les chiens » lui fait des confidences sur Ramôn Mercader, l’assassin de Trotski qu’il semble connaître intimement. Iván reconstruit les trajectoires de Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, et de Ramón Mercader, connu aussi comme Jacques Mornard, la façon dont ils sont devenus les acteurs de l’un des crimes les plus révélateurs du XXe siècle.

À partir de l’exil de l’un et l’enfance de l’autre, de la Révolution russe à la guerre d’Espagne, il suit ces deux itinéraires jusqu’à leur rencontre dramatique à Mexico. Ces deux histoires prennent tout leur sens lorsque Iván y projette ses aventures privées et intellectuelles dans la Cuba contemporaine.

Dans une écriture puissante, Leonardo Padura raconte, à travers ses personnages ambigus et convaincants, l’histoire des conséquences du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus, en particulier à Cuba.

Un très grand roman cubain et universel. Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scenarii pour le cinéma. Il est l’auteur, entre autres, d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons, publiée dans quinze pays.  Edition : janvier 2011

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?products_id=2463&osCsid=3b94dc6cf791e6860e8af60493322bc8

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15 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A « la brèche », des livres pour les fêtes

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Quand un modeste policier enquête sur les riches et les démasque.

Telle est la vision réjouissante que propose le sociologue Lilian Mathieu de la célèbre série télé américaine des années 70­/80.

Il démontre comment l’inégalité sociale, culturelle et financière définit les rapports entre le lieutenant à l’imper fripé et les meurtriers de la haute société californienne.

Une analyse jubilatoire pour un revival nourri aux ressources des sciences sociales. Edition : octobre 2013

Mathieu : Colombo, la lutte des classes ce soir à la télé

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?products_id=3027&osCsid=3b94dc6cf791e6860e8af60493322bc8

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09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ce que les journalistes doivent à Mandela (snj-cgt)

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Le SNJ-CGT s’incline devant la mémoire de Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’apartheid, mais aussi figure tutélaire de la vie en commun.

En cette période troublée, où se multiplient les propos racistes et stigmatisants, y compris parmi ceux qui devraient donner l’exemple et faire respecter la devise républicaine:  » Liberté, Egalité et Fraternité », Nelson Mandela a donné une leçon de tolérance, mais aussi et surtout de lutte.

Il a consacré toute sa vie à réconcilier les hommes et les femmes de son pays, quelle que soit leur couleur de peau et leur condition sociale, au sortir de la plus honteuse des politiques, l’apartheid.

Dans leur traitement de l’information sur les ignobles dérapages racistes et xénophobes qui fleu- rissent dans certains milieux politiques, les journalistes ne doivent jamais oublier le message de Mandela : les hommes naissent libres et égaux.

La plus noble tâche du journaliste n’est pas de relayer les propos racistes, mais de les fustiger car le racisme est un délit. Chaque journaliste devrait avoir en mémoire cette citation de celui qui fut le plus vieux prisonnier politique du monde : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Et le journaliste a un rôle majeur à jouer dans cette éducation des citoyens pour éradiquer la haine de l’autre, pour lutter contre les préjugés et l’étroitesse d’esprit.

Le SNJ-CGT partage l’émotion de ceux qui aujourd’hui pleurent la perte d’un homme qui aura marqué l’Humanité. de : Le SNJ-CGT  dimanche 8 décembre 2013 – 19h54

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138665

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07 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lip, l’imagination au pouvoir (rennes infos)

lip-bb17e Un film de Christian Rouaud

Projection-débat sur l’Autogestion

Le 6 juin 1973, les ouvriers et ouvrières de l’usine de montres LIP découvraient une note indiquant : « 489 à dégager ». Dans l’heure, ils séquestraient la direction, tandis que la préfecture envoyait les CRS envahir l’usine. Mais ce jour-là, la lutte ne faisait que commencer. Pour faire front, les « LIP » remirent en marche l’usine avec un mot d’ordre « On fabrique, on vend, on se paye ! ».
Le film raconte à la fois le courage, les craintes mais aussi l’imagination de celles et ceux qui ont participé à cette bataille sociale, en même temps qu’il montre, entre images d’archives et interviews, la violence des rapports de classe et le rôle qu’y joue l’Etat.

Quarante ans plus tard, en 2013, alors que le chômage est dix fois plus important qu’en 1973, les restructurations, licenciements et fermetures de boîtes se multiplient. Cette année en Bretagne, ce sont plus de 8 000 personnes qui se retrouvent sur le carreau.

Dans un tel contexte, les LIP nous posent la question de la reprise des usines sous contrôle des travailleurs et travailleuses, de l’auto-organisation de la production et, fina- lement, de l’hypothèse de la mise en place d’un autre système économique et social. C’est de cela que nous aimerions discuter et débattre avec vous, le tout avec à boire et à manger.

Jeudi 12 décembre 2013 à 18:30 Université Rennes 2, Campus de Villejean, AmphiB6 (métro « Villejean Université »)

Co-organisé par les syndicats Solidaires Etudiant-e-s, SLB et CNT

http://www.rennes-info.org/Projection-debat-sur-l-Autogestion

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06 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Renaud Revel, de L’Express, appelle à censurer Mélenchon (acrimed)

veniseVu de Venise, tout çà? Pfff!

Le temps des médias n’est pas le nôtre ; celui des réactions des responsables politiques non plus. C’est pourquoi il faudra attendre quelques jours encore avant que, avec le recul nécessaire, nous disions notre mot sur le concert médiatique qui a accompagné la fin de la manifestation du 1er décembre organisée par le Front de gauche.

En revanche, la péroraison d’un article appelant au boycott médiatique de Jean-Luc Mélenchon mérite qu’on s’y arrête sans délais.

Nous avions déjà entendu les pleurnicheries des responsables de l’audiovisuel contre l’égalité des temps de paroles concédée pendant quelques temps à tous les candidats à la présidence de la République (« Temps de parole et élection présidentielle : les médiateurs montent au créneau »).

Nous avions suivi avec consternation la confrontation entre Patrick Cohen et Frédéric Taddéi sur les limites arbitraires que le premier nommé entend fixer à la liberté d’expression (« Liberté d’expression et service public : Frédéric Taddeï face à Patrick Cohen »).

Et plus largement nous observons de longue date toutes les entraves au pluralisme auxquelles, par temps d’élection et par tous les temps, tentent de nous habituer nombre de patrons et de chefferies des entreprises médiatiques. Mais nous n’avions pas encore lu ou entendu un appel au boycott, équivalant à un appel à la censure.

C’est pourtant ce qui est arrivé avec un article de Renaud Revel, journaliste à L’Express, publié sur son blog, sous le titre « Claire Chazal « abasourdie » par l’affaire Mélenchon. Après une longue déclaration d’hostilité à la personne de Jean-Luc Mélenchon et de défense de TF1, on peut lire ceci :

« En vérité, TF1 n’a commis qu’une seule erreur : donner la parole à un hurluberlu, dont les charges contre les médias constituent, à force, une ignominie. Pourquoi aller tendre le micro à un homme qui constitue, par ses propos répétés, un danger pour la démo- cratie ? Question : que donnerait l’intéressé s’il était à la tête d’un ministère de la Communication ? Forcément, le pire.

Mélenchon n’amuse plus et nous lasse : ses sorties vociférantes, ses menaces contre les journalistes, ses oukases à répétition à l’intention de la profession, ajouté à sa fatuité ventripotente, en font un personnage devenu détestable.

Bref, ce responsable politique, vivant au crochet de médias qu’il piétine, mériterait d’être mis tout simplement au piquet : boycotté, le temps qu’il apprenne à respecter ceux qui mieux que personne ont contribué à forger, au fil des ans, à la fois son image et sa carrière. Boycotter Mélenchon ? C’est ce qu’ont fait les français, qui ne sont pas descendus en masse dans la rue, dimanche. Des français qui n’ont pas répondu à son appel. »

Libre à chacun d’évaluer comme il l’entend les positions politiques et les prestations médiatiques de Jean-Luc Mélenchon. Renaud Revel ne s’en prive pas et c’est son droit le plus strict. Mais que l’on n’attende de nous, ni déclaration d’amour ou d’allégeance, ni déclaration de haine ou de désaccord à l’égard du porte-parole du Front de gauche: c’est la critique des médias qui nous importe et c’est à ce titre que, le cas échéant nous avons notre mot à dire sur la forme et le fond des positions qu’il exprime ou qu’il prend.

C’est au titre de la défense de la liberté d’expression et du pluralisme politique que nous trouvons intolérable l’arrogance avec laquelle quelques gardiens du temple médiatique définissent les limites du pluralisme. Surtout lorsque sont prononcés des oukases qui reposent presque exclusivement sur le traitement insuffisamment déférent qui serait réservés à ces mêmes gardiens, indifférents à la violence sourde qu’ils exercent contre quiconque ose les contester.

La violence sourde, la censure à peine masquée (comme celle qui frappe la diffusions du film Les Nouveaux chiens de garde, par la télévision publique) ou la censure ouvertement réclamée. Dans ce cas par Renaud Revel. par Henri Maler, le 6 décembre 2013

http://www.acrimed.org/article4215.html

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le monde écologise l’alimentation avec mcdonald’s (acrimed)

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Prévenante et prévoyante, deux qualités requises en matière d’écologie, la société des lecteurs du Monde a lancé par courrier électronique, le vendredi 29 novembre 2013 à 16h18, une alerte destinée à lutter contre la faim dans le monde et à protéger la santé et l’environnement.

Objet du message : « Venez participer aux débats du Développement Durable organisés par Le Monde »

Quels débats ? L’invitation précise :

« Le Monde et McDonald’s, en partenariat avec Sciences Po (la Chaire du Développement durable) et MINES ParisTech (ISIGE), ont le plaisir de vous inviter au rendez-vous majeur du développement durable intitulé : « Où est passée l’écologie ? ».

« Où est passée l’écologie ? » On se le demande. Désormais, on tient la réponse : dans la promotion conjointe de deux marques : Le Monde et… McDonald’s.

Le programme, alléchant comme un Big Mac, indique que « Delphine Smagghe, Vice-présidente McDonald’s France, en charge du Développement durable et des Relations extérieures » participera discrètement à un débat, sur la conciliation de la qualité de la quantité. On appréciera le couplage entre le Développement durable et les Relations extérieures : publicité quand tu nous tiens !

Et pour qu’il ne reste plus aucun doute sur la nature et le sens de ce nouveau partenariat écologique, nous sommes invités à nous inscrire (attention ce qui suit n’est pas une publicité, mais un indice…) sur le site du Monde-publicité. par Henri Maler, le 3 décembre 2013

« Inscription obligatoire sur
http://www.mpublicite.fr/lesdebatsd…
 »

http://www.acrimed.org/article4211.html

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26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grève à France Télévisions le 28 novembre (acrimed)

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Préavis intersyndical

Nous publions ci-dessous le texte du préavis de grève déposé par l’intersyndicale de France Télévisions (SNJ, CFDT, CGT et FO). Pour en savoir plus, se reporter au communiqué de solidarité d’Acrimed et au tract syndical annexé pour la grève du 7 novembre dernier publiés ici-même et à notre article explicatif du 31 octobre : « Menaces d’asphyxie confirmées pour le groupe France Télévisions ». (Acrimed)

La mobilisation exceptionnelle du 7 novembre a permis de remettre en cause le plan de casse à France Télévisions.

Préavis

Une mobilisation dont la direction ne veut pas tenir compte : elle n’a fait aucune pro- position crédible alors que le ras-le-bol gagne tous les secteurs de l’entreprise. Emploi, temps de travail, harmonisation salariale, fusion des rédactions, et notamment transposition des PTA (Per- sonnel technique et administratif [1]), les motifs d’exaspération sont de plus en plus nombreux. Dans ce contexte, imposer une nouvelle réorganisation et des centaines de suppressions de postes est non seulement inacceptable, mais aussi socialement dangereux.

Les organisations syndicales exigent :

1. L’arrêt de la procédure de plan social qui comporte un plan de suppressions de postes permanents. Ce plan fait suite à la suppression de 500 ETP (Équivalent Temps Plein [2]) non permanents, il organise l’asphyxie des services administratifs, techniques et journalistes dans les outremers, les régions et au Siège, la mise en place illégale et dangereuse des poly-compétences, la réduction alarmante de la fabrication interne, la fermeture de la rédaction de l’AITV, et I’externalisation du sous-titrage de France 2.

2. La négociation d’un projet alternatif sur la base d’une analyse précise et loyale du dossier de I’emploi qui permette une gestion intelligente de la pyramide des âges afin de rajeunir les effectifs, de requalifier les précaires, et de faire face à tous les enjeux de développement. Ce plan comportera entre autres l’analyse de l’activité et du plan de charge, et le principe de priorité du recours aux moyens internes pour la fabrication des programmes ultra-marins, régionaux et nationaux.

3. La négociation d’une méthode et d’un calendrier pour la transposition des PTA garantissant que chaque cas litigieux soit examiné dans le cadre de la commission de suivi de la transposition.

Afin d’obtenir satisfaction de ces revendications, Ies organisations syndicales appellent l’ensemble du personnel à cesser le travail le jeudi 28 novembre 2013, à compter de 0h00 et pour une durée de 24h. Paris, jeudi 21 novembre 2013

http://www.acrimed.org/article4203.html

Notes

[1] Cette dénomination désigne tous ceux qui ne sont pas journalistes. Il y avait auparavant deux conventions collectives (une pour les journalistes et l’autre pour les personnels administratifs et techniques) : la refonte en une seule convention avec de nouvelles grilles de salaires et qualifications pose des problèmes de transposition d’une qualification ou d’un intitulé à l’autre pour les PTA (note d’Acrimed).

[2] Manière de calculer le niveau de l’emploi permanent. Par exemple quatre pigistes à temps partiel peuvent occuper l’équivalent de deux emplois à plein temps (note d’Acrimed).

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Wallace, l’autre Darwin, politiquement incorrect (llb)

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 Mort il y a juste cent ans, il eut le tort d’être trop à gauche, trop anticapitaliste, fémi- niste, utopiste, et d’être aussi devenu spiritiste, l’histoire des sciences l’a boudé.
Un livre et un colloque lui rendent hommage. Wallace fut d’abord le codécouvreur de la sélection naturelle et fut un esprit extraordinaire. Libre.

Charles Darwin est si célèbre qu’il est devenu un nom commun : on parle de « darwinisme » et les intégristes religieux se battent encore contre ce concept admis pourtant depuis cent cinquante ans. Mais à l’ombre du grand Darwin, se trouve un autre géant des sciences et de la pensée, injustement oublié : Alfred Russel Wallace (1823-1913), qui codécouvrit avec Darwin, le mécanisme de la sélection naturelle, responsable de l’évolution des espèces. Mais le fait qu’il fut aussi un utopiste, féministe, de gauche, et qu’à la fin de sa vie, il crut aux esprits, explique qu’il fut longtemps rayé de l’histoire des sciences. (…)

En Amazonie « Wallace fut non seulement un grand scientifique, mais à la différence de Darwin, il fut aussi un grand témoin de son temps et écrivit sur tous les thèmes de la société dans laquelle il vivait. » Wallace, comme Darwin, n’avait pas de formation scientifique. Si Darwin eut une formation de clergyman, Wallace fut un pur autodidacte obligé de travailler à 13 ans, à Londres, dans une me- nuiserie et ensuite, comme surveillant de travaux pour les relevés topologiques liés à l’ »enclosure act », la privatisation des terres, qui créa des Landlords, mais aussi une grande misère chez les paysans chassés des terres qu’ils occupaient. Wallace en sera traumatisé toute sa vie.

Il était sensibilisé aux idées de gauche par la lecture de Robert Owen, un utopiste anglais comme Fourier le fut en France. Toute sa vie, il resta outré par les excès du capitalisme (qu’on retrouve un peu aujourd’hui). Les écrits anticapitalistes de Wallace expliquent en partie que sa pensée fut occultée jusqu’aux années 1970. Alors que Darwin était un grand bourgeois qui ne s’exprimait pas sur les problèmes de son temps. (…)

En Amazonie, Wallace prit tous les risques, maladies, insectes voraces. De Manaus, il remonte le Rio Negro et en dresse une carte précise qui resta longtemps la meilleure. Il est typique de constater que Wallace s’intéressait aussi aux populations locales. Il voyagea avec les Indiens dont il ne comprenait pas la langue, ce qui l’amena à constater que « quand on vit avec eux, les Indiens ne sont en rien ces sous-hommes décrits par ceux qui ne les voient qu’au bord des fleuves ».

Le bateau brûle Wallace resta quatre ans en Amazonie et rentra par un bateau qui brûla en plein océan avec les spécimens qu’il avait ramenés. Il s’en sortit par miracle; mais, dès qu’il fut à Londres, il voulut repartir, cette fois, dans une zone a priori plus calme, l’archipel malais (Java, Bornéo, etc.). Il y resta six ans et y poursuivit la même démarche de collecte d’animaux (insectes, oiseaux du paradis…), pour les étudier, mais aussi les vendre. Ce fut encore une vraie aventure avec son serviteur malais, l’attaque de pirates et la rencontre du Rajah Blanc de Sarawak qui servit de modèle au Lord Jim de Kipling. Wallace lui rendit hommage en disant qu’ »il gère bien » les indigènes,  » pas par la force, mais grâce à de bonnes relations » .

Wallace était déjà évolutionniste. Il ne croyait pas que les êtres vivants avaient été créés comme tels, par un Dieu. Comme les esprits éclairés de son temps, il avait vu que les espèces ont évolué. Partout où il voyageait, il remarquait les traces de cette évolution. A l’époque, dans l’Angleterre anglicane, c’était pourtant encore tabou d’être évolutionniste, même si le journaliste Robert Chambers avait écrit un livre à succès sur ce thème. Mais le mécanisme de l’évolution n’était pas compris. Lamarck proposait que ce soit une adaptation aux conditions du milieu. Wallace croyait tout autrement : c’est la compétition entre les espèces, le « struggle for life » qui choisit les plus aptes.

Un cas unique en histoire des sciences Il envoya un article en 1855, évoquant cette piste, à l’influent Charles Lyell, à Londres, qui s’empressa de mettre en garde Darwin. Darwin, en effet, réfléchissait à ce même mécanisme depuis 1837, mais ne voulait encore rien publier. Lyell lui dit : « Fais gaffe, tu vas te faire griller par Wallace. » Wallace qui avait beaucoup d’estime pour Darwin ne protesta jamais. Même quand il apprit que son texte envoyé de Sarawak avait été montré à Darwin. Et même quand Lyell – un cas unique dans l’histoire des sciences – décida de publier le texte de Wallace; mais, en même temps, de publier un texte semblable de Darwin, en forçant la main à ce dernier et en aménageant d’autorité ses lettres. Certes, Darwin n’a rien volé à Wallace et l’antériorité de Darwin dans la réflexion est évidente, mais sans cette intervention de Lyell, Wallace, plus impulsif que Darwin, eut été le premier à publier un texte sur le mécanisme de sélection naturelle par la com- pétition entre espèces. On peut comparer cela à la question de l’antériorité entre Higgs et Englert sur la découverte du mécanisme du boson.

Darwin et Wallace se connaissaient bien et s’écrivirent toute leur vie : « J’ai lu toutes leurs lettres, elles sont étonnantes et il y en eut jusqu’à trois par semaine » , explique Jacques Reisse. Certes le « struggle for life » comme mécanisme fut découvert par les deux. Mais il y avait des différences dans les détails et Wallace se montrait plus darwinien que Darwin ! Il refusa, à raison, le mécanisme que Darwin conservait du choix par la femelle du mâle le plus puissant (« la séduction »). Wallace n’a d’ailleurs jamais adopté le terme de « sélection naturelle » , préférant « sélection du plus apte » .

Les esprits « La grande différence entre Darwin et Wallace est que, s’ils furent tous deux de formidables observateurs, Darwin fut aussi un grand expérimentateur qui a vu le lien entre la sélection naturelle et la sélection opérée par les éleveurs. » Mais le clivage principal vint en 1864, quand il s’est agi d’appliquer la sélection naturelle à l’apparition de l’homme. Wallace estimait que cette loi n’expliquait pas tout l’homme et qu’à cause de l’art, la musique, la philosophie, il y aurait autre chose. Darwin vit d’emblée que Wallace partait sur un terrain dangereux. Et en 1871, Darwin répondit à Wallace dans son livre « The descent of man » où il expliqua qu’il y a certes des différences quantitatives entre l’homme et les autres espèces, mais pas de différences qualitatives. Wallace pourtant, persista dans l’idée erronée que, pour l’homme, l’évolution aurait un but, un « designer ». Darwin eut beau lui écrire : « Ne tue pas notre enfant » , Wallace continua à croire qu’il y a deux mondes : celui qu’on voit et celui des esprits. Il était déiste, mais antireligieux et non-pratiquant. Comme beaucoup à son époque, il croyait aux revenants, aux fantômes, aux maisons hantées.

Père de la biogéographie « Il est curieux, constate Jacques Reisse, que face à ces croyances, Wallace ait été si naïf. Il racontait en y croyant, une séance chez Mme Ross, aux Etats-Unis, où, disait-il, il avait vu se matérialiser des esprits. Cette dame eut beau être condamnée en Justice pour faux, Wallace persista en disant : ‘certes, il existe des menteurs, mais dans ce cas précis, je l’ai vu de mes yeux.’ Il écrit alors des livres sur ce sujet et donne des conférences à grand succès : 1 000 personnes sont venues l’écouter à Los Angeles. »

Mais revenons aux autres acquis de Wallace. « Le Monde » vient de lui consacrer deux pleines pages en insistant sur sa découverte de « la biogéographie » ou comment l’étude de la biologie et des différentes entre espèces peut nous renseigner sur l’évolution de la terre. Il pressentait déjà les conséquences qui viendront plus tard de la découverte du mouvement des plaques tectoniques. Des terres éloignées voient se développer d’autres espèces. Il se rendit, par exemple, aux îles de Bali et Lombok, toutes proches (25 km) et dont pourtant la faune est totalement différente. Elle est asiatique à Bali et australienne à Lombok. Depuis, on a déterminé « une ligne de Wallace » qui divise les continents à ce niveau. Entre Darwin et Wallace ce fut toute leur vie une admiration mutuelle, malgré leurs désaccords. C’est Wallace qui inventa le mot « darwinisme ».

Wallace fut aussi un grand féministe. Dans les années 1860, il soulignait que tous les hommes étant égaux, les femmes devaient avoir le droit de vote. Il refusait tout eugénisme et estimait que les femmes sont l’avenir de l’humanité car, disait-il, quand elles seront indépendantes économiquement, bien éduquées, elles auront ce discernement qui améliorera le futur de l’humanité. Il fut aussi antimilitariste, prônait une Inde indépendante, Malte libre, s’opposait à la guerre des Boers, s’interrogea déjà sur l’indépendance du Québec et critiquait fermement la violence du capitalisme.

C’est ce « gauchisme » et ce « spiritualisme » qui l’ont jeté dans l’oubli jusque dans les années 1970 quand on le redécouvrit en Angleterre. En France, par contre, il reste un paria. Sans doute, trop opposé au rationalisme français. Guy Duplat Publié le lundi 25 novembre 2013 à 05h38 – Mis à jour le lundi 25 novembre 2013 à 08h15

http://www.lalibre.be/culture/livres/wallace-l-autre-darwin-politiquement-incorrect-5292d43b3570386f7f342f4c

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