Archive | Médias, culture

28 février 2015 ~ 0 Commentaire

festival de brest, dans le cadre de dañsfabrik (quartz)

Badke©DannyWillems08
DANSE BADKE

Badke, anagramme de dabke, nom d’une danse populaire pratiquée du Liban à la Syrie, est une pièce à l’apparence joyeuse.

Badke : une inversion pour dire l’esprit de renouveau qui souffle au Proche-Orient. Un mot détourné pour renverser la vision que l’on porte sur cette région. Une sonorité qui claque pour dire l’espoir d’un futur différent que dix danseurs et comédiens palestiniens appellent, de Gaza à Ramallah.

Mais Badke, c’est avant tout un spectacle-ouragan de sourires, de corps bon-  dissants. Une heure d’un étonnant moment de danse qui commence dans le noir avec le son de voix, de corps qui se déplacent, de pieds qui frappent le sol. Pre- miers balbutiements d’une ronde qui, bientôt, va surgir en pleine lumière. Badke, ce sont aussi des séquences intimes, des moments inattendus de solitude. Parfois les danseurs s’échappent du groupe avant de revenir à leur présent encerclé. Alerte, couvre-feu, coupure accidentelle de l’approvisionnement électrique ? Un instant, la musique s’interrompt. Mais très vite la pièce indomptable reprend, emportée par l’irrésistible musique de Naser Al-Faris qui fait tanguer la salle.

SAM 28 (19h30) FÉVRIER 2015

http://www.lequartz.com/fr/content/saison-1415/badke

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23 février 2015 ~ 0 Commentaire

citizenfour: un oscar mérité pour le documentaire sur edward snowden (ci)

nsa-obama-humor

Le film de la réalisatrice américaine Laura Poitras sur l’ancien employé de la NSA et lanceur d’alerte Edward Snowden a remporté, le 22 février, l’Oscar du meilleur documentaire.
Le suspense aura duré jusqu’à la dernière minute, mais l’académie des Oscars ne s’est pas démontée, et c’est bien Citizenfour, le film sur le lanceur d’alerte Edward Snowden qui a remporté l’Oscar du meilleur documentaire cette année à Los Angeles.La réalisatrice américaine Laura Poitras, « exilée » à Berlin, accompagnée du jour- naliste américain Glenn Greenwald, qui travaille au Brésil, et de Lindsey Mills, la compagne d’Edward Snowden qui réside désormais à Moscou, sont venus récupérer le prix à Hollywood.

Ce documentaire, sorte de making of de la fuite orchestrée par l’ancien em- ployé de l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden, nous emmène de Hong Kong à Moscou en passant par le Brésil, l’Allemagne et les Etats-Unis et retrace les premières semaines de l’exil forcé du lanceur d’alerte après qu’il a décidé d’informer le grand public du vaste système de surveillance mis en place par la très puissante NSA. Dans un communiqué envoyé par le biais de l’Aclu [la principale organisation de défense des libertés civiles américaine] Edward Snowden s’est félicité de ce prix, rapporte le Huffington Post.

« Lorsque Laura Poitras m’a demandé si elle pouvait filmer nos rencontres [à Hong Kong], j’étais extrêmement réticent », déclare Edward Snowden dans ce message. « Je suis heureux qu’elle ait réussi à me persuader : le résultat est un documentaire courageux et brillant qui mérite l’Oscar et la reconnaissance qu’il rencontre aujourd’hui. J’espère que ce prix va encourager plus de gens à aller voir ce film et qu’ils seront inspirés par son message, à savoir que des citoyens ordinaires travaillant ensemble peuvent vraiment changer le monde. »

Pour The New Yorker, il s’agit d’un Oscar bien mérité. « Citizenfour est un film qui mérite d’être honoré et qui mérite d’être vu », souligne l’hebdomadaire new- yorkais sur son site Internet.

Parmi les messages importants que ce documentaire délivre figure notam- ment le fait que l’on ne doit pas renoncer à l’idée que nos communications peuvent être secrètes, en tout cas un peu plus secrètes que ne le veulent les entreprises du secteur des nouvelles technologies et les agences d’espionnage. « Avec un peu de discipline, on peut être plus libre », note le New Yorker.

Et le magazine américain de conclure : « Le pays doit encore déterminer si les documents fuités par Snowden sont simplement révélateurs ou de nature à trans- former durablement les choses. Cette question s’applique également au docu- mentaire de Laura Poitras. [Néanmoins], il ne faut pas sous-estimer la valeur de la révélation et celle de faire éclater la vérité. »

Citizenfour sortira sur les écrans français le 4 mars. En attendant, la bande-annonce du film est visible sur le site officiel Citizenfourfilm.com.

Courrier international Bérangère Cagnat et Catherine Guichard 23 février 2015

 

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22 février 2015 ~ 0 Commentaire

quand les néolibéraux récrivent l’histoire (cadtm)

storytelling

Après la guerre, l’Allemagne, vaincue et exsangue, a bénéficié d’importantes facilités pour se reconstruire.

Loin des implacables conditions faites aujourd’hui à la Grèce. Ce qui n’empêche pas les créanciers d’Athènes, dont Berlin, de faire preuve de la plus stricte intransigeance.

Autrefois, la falsification de l’histoire était l’apanage des régimes totalitaires et ne s’étendait guère au-delà des questions directement politiques. Au XXIe siècle, changement de décor. A Washington, Londres, Paris ou Moscou, nous n’ignorons rien des coulisses du pouvoir. Nous parvenons même à décrypter ce théâtre d’ombres qu’est Pékin. Mais, lorsqu’il s’agit d’économie, nous délaissons trop souvent la vérité au profit des contes et légendes entretenus par des néolibéraux, des sociaux-démocrates ou des conservateurs, en apparence tout à fait respectables.

C’est ainsi que, pour légitimer leurs exigences de mesures drastiques à l’en- contre de la Grèce, les responsables politiques européens, aidés d’économistes, de polémistes ou de journalistes comme Arnaud Leparmentier, du Monde, nous écrivent un récit qui se veut historique, mais qui relève davantage du storytelling. Selon ces conteurs, la dette amassée serait issue des seules gabegies des gouvernements grecs, élus parce qu’ils distribuaient sans compter des prébendes à leurs clientèles.

Oubliées, les combinaisons de la banque Goldman Sachs, enterrées, les ventes d’armes allemandes et françaises à la Grèce, ignoré, l’aveuglement de la Commission européenne. Mieux encore, l’Europe et les contribuables du Nord auraient apporté aux Grecs une «aide» de 240 milliards d’euros, alors qu’il s’agit de prêts…

Ce nouveau récit économique concerne également l’Allemagne. L’aversion des Allemands à l’égard de l’inflation viendrait du rôle historique de celle-ci. Elle aurait porté Hitler au pouvoir en 1933, de quoi légitimer l’orientation monétariste de la Bundesbank.

Or, c’est au contraire la politique de déflation mise en oeuvre en 1932 par le chancelier centriste Brüning, jetant au chômage un travailleur sur quatre, qui a fait le lit du nazisme. Nous avons choisi de remettre au jour un autre épisode tombé dans l’oubli : l’accord de Londres, signé il y a exactement soixante-deux ans, le 27 février 1953, qui avait vu les Alliés vainqueurs réduire de plus de la moitié la dette de l’Allemagne, permettant autant sinon davantage que la création du deutsche Mark le « miracle économique » allemand, et la prospérité de l’Europe occidentale. 22 février par Hervé Nathan

Source : Marianne (France) du 20 février 2015

http://cadtm.org/Quand-les-neoliberaux-recrivent-l

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02 février 2015 ~ 0 Commentaire

ciné-débat «afrique 50» (rennes infos)

ciné-débat «afrique 50» (rennes infos) dans Histoire afrique_50

Considéré comme le premier film anti-colonial français réalisé en 1950, le film a longtemps été interdit et René Vautier emprisonné.

Ancien résistant et fraîchement diplômé de l’IDHEC, René Vautier répond en 1949 à une commande de la Ligue de l’enseignement. A un film censé porter sur les bienfaits des missions éducatives de la France en Afrique, il répond par un pamphlet cinglant contre la colonisation.

Les négatifs sont confisqués mais René Vautier, avant d’être emprisonné, sauve quelques bobines de la commission de censure qui lui permettront de monter son film.

La Cinémathèque française tire aujourd’hui des copies neuves de ce classique qui n’existait plus que sur des supports endommagés. 2 films seront présentés, suivis d’un débat.

Maison internationale de Rennes 7 Quai Chateaubriand

Attac Rennes mercredi 4 février à 20h00

http://www.rennes-info.org/Cine-debat-Afrique-50

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28 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

brest: rue de saint malo

1558-1558

Une grande donnerie (marché gratuit auto-géré) est organisée Dimanche prochain, le 1er février, au lavoir de la Rue de St Malo, de 14h à 17h.

« Le but de cet événement est de lutter contre le gaspillage et de favoriser localement la solidarité et la simplicité. Chacun-e à la possibilité de venir déposé des objets ou simplement profiter des dons des autres. »

Venez nombreuses et nombreux !!

http://www.vivrelarue.net/

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26 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

philippe tesson se lave les mains, france inter et le monde fournissent le savon (acrimed)

philippe tesson se lave les mains, france inter et le monde fournissent le savon (acrimed) dans Antiracisme reiser

Bienheureux Philippe Tesson !

(1) Après s’être livré sur Europe 1, le 13 janvier 2015, à une violente charge contre les musulmans de France (dont nous avions relevé avec quelle complai- sance elle avait été fréquemment accueillie), Philippe Tesson a bénéficié du témoignage de moralité de son propre fils, Sylvain Tesson : Europe 1 (encore !), le 20 janvier, a donné à ce dernier l’occasion de défendre son père dont les déclarations auraient, selon lui, dépassé la pensée. Complaisamment, Le Figaro, L’Express et le Huffington Post ont relayé la défense du fiston.

(2) Ce n’était pas assez. Le preux défenseur de la laïcité contre les musulmans qui « amènent la merde en France » était reçu sur France Inter, lors du 7-9 du 22 janvier 2015, en qualité d’invité de Léa Salamé. Une invitation confraternelle en quelque sorte, destinée à permettre à Philippe Tesson de se justifier (et que l’on peut consulter notamment sur le site du Monde).

Pour sa défense, le cher confrère distingue la forme et le fond alors qu’en l’occurrence la forme est indissociable du fond : une distinction que Léa Salamé, pourtant insistante, lui concède. Ce qui permet à Tesson de se dédouaner sur la forme… en modifiant le fond. Inutile de reproduire la totalité de son indécent et confus bavardage. Il suffit relever ces deux points :

- D’abord, il se croit obligé de corriger Léa Salamé quand elle le cite de façon inexacte. Non il n’a pas dit que les musulmans « foutent la merde », mais précise- t-il, qu’ils « amènent la merde ». Nuance ! Mais d‘où l’amènent-il ? Léa Salamé n’a pas relevé cette stupéfiante rectification.

- Ensuite, il prétend se répéter sur le fond en déclarant (ce qui est déjà une généralisation antimusulmane) ceci : « je crois que je n’ai pas complètement tort, tout le monde en convient, s’il y a un problème avec la laïcité, ce ne sont pas les chrétiens qui le posent pour l’instant […], ce sont les musulmans ». Or il avait déclaré : « Ce qui a créé le problème, ça n’est quand même pas… c’est pas les Français. […] D’où vient le problème ? D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité sinon des musulmans ? ». Des pas-français ou des pas-vraiment fran- çais : on comprend pourquoi, aux yeux de Tesson, ils « amènent la merde » puisqu’ils viennent d’ailleurs. Léa Salamé, pas plus que ses confrères, n’a relevé le propos initial : elle n’a donc pas relevé la correction qui ne le corrige pas !

(3) Défenseur lui aussi de la veuve, de l’orphelin et du Philippe Tesson, Le Monde (mais aussi Sud Ouest) résuma le contenu des propos tenus sur France Inter. Les chers confrères ayant déjà parlé d’un simple « dérapage », le titre de l’article du Monde le concède d’emblée : « Philippe Tesson admet un « dérapage » sur les musulmans, mais se défend « sur le fond » » [1].

Pour évoquer le prétendu « dérapage », le scrupuleux quotidien ne retient que cette phrase : « D’où vient le problème ? D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit, ça ?! Moi je le dis ! ». Et il oublie la phrase qui précède et qu’il nous faut répéter : « Ce qui a créé le problème, ça n’est quand même pas… c’est pas les Français. »

Un jour viendra, soyons en certains, même s’il faudra sans doute un certain temps, où les « grands » journalistes prêteront attention à ce que disent leurs confrères mis en cause, sans atténuer leurs propos les plus indignes, au moment même où ils entendent s’en démarquer.

Henri Maler par Henri Maler, le 24 janvier 2015

Notes [1]:  Titre également choisi par Sud Ouest.

http://www.acrimed.org/article4554.html

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22 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

charlie hebdo, une lettre ouverte aux élus de quimper (of)

fool

Gilbert Le Guillou, directeur de la MJC de Kerfeunteun interpelle les élus de la majorité au sujet des subventions.

Gilbert Le Guillou, le plus ancien directeur de MJC de Quimper (Kerfeunteun), interpelle les élus dans une lettre ouverte.  » Comme l’ensemble de la classe politique française, écrit-il. Vous avez tenu à rappeler, à l’occasion des derniers événements, nos valeurs républicaines. Au delà de l’émotion partagée, vous avez aujourd’hui, en qualité d’élus, une responsabilité immense qui sera de répondre aux attentes exprimées par le peuple…

Au delà des mesures judiciaires et sécuritaires qui dépassent le cadre local, les questions d’éducation et de vivre ensemble deviennent centrales. La vie asso- ciative, le sport, l’éducation, la culture, restent les meilleurs outils pour faire face à l’obscurantisme, à la méconnaissance, à l’isolement, pour faire vivre la démocratie. «   Il ajoute :  » Il serait pour le moins paradoxal que ce soit ce moment que vous choisissiez pour prendre des décisions budgétaires amputant les moyens des associations et des acteurs éducatifs et culturels.

Ceci est d’autant plus important que si l’on en croit les documents diffusés par votre collectivité, ainsi que les propos recueillis dans la presse, d’un des principaux cadres de la ville ; les finances municipales n’exigent pas une telle urgence ni de mesures particulièrement drastiques. «  Quimper – 21 Janvier

http://www.ouest-france.fr/charlie-hebdo-une-lettre-ouverte-aux-elus-de-quimper-3131001

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17 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

hollywood: des oscars trop blancs? (ci)

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Hattie McDaniel, première femmes noire oscarisée, en 1939

Les nominations pour les Oscars 2015 suscitent la polémique outre-Atlantique : les acteurs nominés sont tous blancs.
Peu de temps après l’annonce des nominations aux Oscars 2015, le hashtag #OscarsSoWhite déferlait sur les réseaux sociaux. Car les nommés dans les catégories meilleurs acteurs et actrices, sont tous blancs. Dans la catégorie meilleur réalisateur, seul le directeur de Birdman, Alejandro Inarritu, est latino, remarque le Los Angeles Times. Le quotidien rappelle qu’en 2012, ses jour- nalistes avaient montré que 94 % du jury des Oscars étaient blanc, et à 77 % composé d’hommes. Les Noirs ne représentaient guère plus de 2 % de l’Aca- démie. Les latinos encore moins.Le même constat était fait ce matin par USA Today, qui titre en une : « Pas d’Oscar pour la diversité ».

De son côté, le Washington Post déplore l’absence de femmes dans la catégorie meilleur réalisateur. Ainsi la directrice noire Ava DuVernay, de Selma, le biopic très applaudi de Martin Luther King Jr., n’a pas été sélectionnée.

Le Hollywood reporter signale pour sa part qu’en 2011, la liste des acteurs nominés aux Oscars était également composée de blancs. Le site, qui regrette plus particulièrement l’absence de l’acteur David Oyelowo, qui joue Martin Luther King Jr. dans Selma, écrit : « Cette sélection arrive au moment où Hollywood est critiqué pour ne pas suffisamment promouvoir la diversité dans l’industrie du cinéma.

Et pas plus tard que le mois dernier, Amy Pascal, co-présidente de Sony Pictures et le producteur Scott Rudin, dont les messageries avaient été piratées dans l’attaque contre leur entreprise, étaient contraints de s’excuser pour des propos jugés racistes sur les goûts cinématographiques de Barack Obama ». Rudin, poursuit le journal, est pour sa part sélectionné dans la catégorie meilleur producteur pour le film The Grand Budapest Hotel.
Courrier international Caroline Marcelin 16 janvier 2015
Commentaire: Et pourquoi seraient-il différend de leur police?

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17 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

pétition pour le droit à l’insolence antiraciste (rennes info)

Le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l’AGRIF, un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française.

En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, « Nique la France », qui assène en refrain : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonia- lisme et le système capitaliste et impérialiste.

Comme beaucoup d’entre nous ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées. Comme de nombreux habitants des quartiers populaires, ils ont criés leur colère contre les inégalités, les discriminations et la justice à double vitesse.

S’inscrivant dans une longue tradition pamphlétaire des artistes engagés en France contre l’État français, du « nation de porcs et de chiens » d’André Breton à « le temps que j’baise ma marseillaise » de Léo Ferré en passant par le « je conchie l’armée française » d’Aragon ou le « votre République, moi j’ la tringle » de Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assumer leur « devoir d’insolence » afin d’interpeller et de faire entendre des opinions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de diffusion médiatique.

Mais voilà, cela dépasse, choque et insupporte qu’une telle parole puisse être portée, d’autant plus quand elle l’est par ceux qui subissent en premier lieu les politiques racistes et antisociales. Lorsque des Noirs ou des arabes font le choix de sortir de l’invisibilité et du mutisme afin de décrire la réalité telle qu’elle est – violente, inégale et destructrice – la droite extrême, l’extrême droite ou encore l’État s’emploient à tenter de convaincre l’opinion publique de l’illégitimité de ces discours.

NTM, Sniper, Ministère Amër, Mr R, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rappeurs et militants attaqués ces dernières années pour des paroles jugées trop irrévérencieuses. Pourtant tous n’ont fait que porter publi- quement l’expression populaire du rejet des discriminations et de la stigmatisation des quartiers populaires, des Noirs, arabes et musulmans.

En signant cette pétition, nous exigeons que les poursuites contre Saïdou et Saïd Bouamama soient abandonnées. D’accord ou pas d’accord avec les propos et les formulations incriminés, nous défendons leur droit de les tenir. L’extrême droite veut interdire le droit de chanter la révolte, imposons le droit de l’exprimer sans entraves.vendredi 16 janvier 2015

PÉTITION POUR LE DROIT A L’INSOLENCE ANTIRACISTE

http://petition.lesinrocks.com/devo…

http://www.rennes-info.org/PETITION-POUR-LE-DROIT-A-L

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14 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

hommage, un homme est mort, rené vautier (npa)

hommage, un homme est mort, rené vautier (npa) dans Médias, culture
Crédit Photo: DR

René Vautier n’a jamais été cassé par la censure, les condamnations, les attaques ou la prison. Il nous a quittés ce dimanche sans avoir abdiqué. À Cancale, où il vivait, sa porte et celle de Soazig, sa compagne, était toujours ouverte. Les verres vite sortis et les histoires abondantes. Totalement mêlées à l’histoire. Car sa vie a été intimement liée à l’histoire. Pas celle des puissants, celle qui se fait dans les luttes.

Et caméra au poing. Cinéma, politique et vie étaient tellement mêlés pour lui qu’il était le seul cinéaste au monde à avoir un morceau de caméra dans le crâne. Réminiscence d’une balle qui avait fracassé sa caméra pendant qu’il filmait. Car chez lui, pas de distance, filmer c’était être partie prenante du combat.

Après avoir été un des plus jeunes résistants contre l’occupation nazie, ses films sont les jalons de tous les fronts essentiels de ces dernières décennies, luttes anticoloniales bien sûr avec l’Afrique et surtout l’Algérie mais aussi grèves, luttes de femmes, écologie et lutte contre le FN.

Sans oublier la Bretagne ! Et au coeur de tout cela sa lutte contre l’État et toutes les institutions. Cela lui vaudra la prison et la censure. Ainsi que la destruction de beaucoup de ses films.

Il en reste heureusement comme autant d’outils indispensables pour nos combats. On y reviendra dans l’Anticapitaliste. Mais, en ces jours, où les hommages pleu- vent, on mettra en avant que René, qui n’était pas homme de parti, était, au sens le plus fort un des nôtres. Et nos pensées vont d’abord à ses proches notamment Soazig, Moira et Cali. Denis Godard Dimanche 11 Janvier 2015

 

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