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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Intermittents

fin

« Pour le Medef et son allié la CGPME, l’objectif est de se désengager des annexes, de les sortir de la solidarité interprofessionnelle »

Entretien. Christophe Jaillet est comédien et marionnettiste. Il est membre du SFA-CGT (Syndicat français des artistes) et a participé à toutes les luttes des intermittentEs à Lyon depuis 1991. Avec lui, nous revenons sur les débats autour du régime des intermittentEs, et leur mobilisation en défense des acquis.

Quels sont les projets du Medef concernant le régime spécifique des intermittents du spectacle ? Celui-ci est-il réellement divisé comme pourrait le laisser entendre la prise de position de Laurence Parisot dans les Échos ?

Laurence Parisot n’a jamais eu à traiter la « patate chaude » du régime spécifique d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle. Dès 2008, Sarkozy avait demandé la prorogation en l’état des annexes 8 et 10 jusqu’en 2013 : il ne voulait pas être emmerdé avec ça alors qu’il y avait des dossiers lourds à venir (réforme des retraites, de la Sécurité sociale, loi TEPA, TVA sociale etc.). Parisot n’a jamais vraiment digéré son éviction lors du vote du Conseil exécutif en mars 2013 alors qu’elle était candidate à sa succession à la tête du Medef. Donc, c’est plus « le coup de pied de l’âne » à Gattaz qu’un soutien vibrant à la politique culturelle ou un soudain amour pour les acteurs de la culture en France…

Pour le Medef et son allié la CGPME, l’objectif est de se désengager des annexes, de les sortir de la solidarité interprofessionnelle. Mais l’objectif est difficilement atteignable car les professionnels du secteur sont fortement mobilisés depuis plus de vingt ans. La difficulté pour le Medef est de séparer le bon grain de l’ivraie. Ils veulent continuer à faire du dumping grâce à la permittence, c’est-à-dire l’emploi d’intermittents de façon permanente ou quasi permanente par un même employeur (dans les boîtes audiovisuelles, par exemple, qui abusent du recours au CDD d’usage avec la bienveillance hypocrite du patronat) et refourguer à la charge de l’État les « improductifs et subversifs » du spectacle vivant. C’est ce qui a été en partie réalisé en 2003 avec la poursuite du phénomène de la permittence dans le secteur privé et la prise en charge de fonds spéciaux abondés par le ministère de la Culture (fonds de transition, fonds transitoire, fonds de professionnalisation, AFD etc.) pour ceux « qui n’arrivent plus à faire leurs heures ». Pour l’heure, le patronat n’a pas évoqué dans ses projets un traitement différencié des artistes et des techniciens.

Que penses-tu de l’argument, largement repris dans les milieux culturels, de l’apport économique que représente aujourd’hui le monde de la culture et qui justifierait de le protéger ?

C’est un terrible renoncement, une défaite idéologique ! Cela pourrait avoir des conséquences tragiques à l’avenir. En utilisant les arguments des capitalistes, à force de claironner que la culture, c’est un champion économique (on « pèse » plus que l’industrie automobile en terme d’emplois, etc.), cela ne justifiera-t-il pas de supprimer les subsides nécessaires à une création diverse, qui ne soit pas inféodée au pouvoir économique ? Si la culture est rentable et rapporte, pourraient affirmer les capitalistes, pourquoi alors ne pas l’intégrer dans les négociations de l’accord de libre échange panaméricain ?

Quelles sont les revendications principales du mouvement ? Et sur quoi, car il n’est pas unifié, se divise-t-il ?

Loin de la guerre souterraine de 2003 entre les partisans des thèses de Toni Negri et du revenu universel et les organisations syndicales du secteur (CIP/IDF contre Fédération du spectacle CGT), le mouvement est aujourd’hui unifié autour du Comité de suivi et de ses propositions pour la réforme des annexes spécifiques de l’assurance chômage des artistes et techniciens, avec la caution des deux ministres socialistes, Sapin et Filippetti. Sans entrer dans des détails trop techniques, le Comité de suivi préconise une annexe unique pour les artistes et les techniciens : 507 heures sur 12 mois, pour ouvrir 12 mois d’indemnisation avec une date anniversaire préfixe, l’assimilation des périodes de travail hors spectacle à raison d’un tiers des heures, le plafonnement mensuel du cumul salaires et allocations chômage et un nouveau mode de calcul plus mutualiste, maintien du principe de solidarité intra et interprofessionnel.

En quelques jours, la mobilisation a connu un fort accroissement. Quelles sont les prochaines échéances ?

La dernière séance de négociation de l’assurance chômage aura lieu le 20 mars. Il y a fort à parier que grâce à la forte mobilisation, l’ordre du jour portera intégralement sur le régime général et l’annexe 4 et que les annexes 8 et 10 seront prorogées, dans l’attente pour le Medef de trouver une nouvelle fenêtre de tir plus favorable (au mois d’août ?) afin de modifier à la baisse ces annexes. C’est pourquoi il faudra que les forces en lutte restent mobilisées…

La question de la grève est-elle abordée ? En particulier celle des festivals ?

La question de la grève est complexe. L’avis le plus répandu chez les artistes, c’est qu’il est plus efficace de rencontrer le public, lire des textes avant ou après les spectacles, faire signer des pétitions, créer des happenings spectaculaires (manifs de droite, enterrements scénarisés, etc.) plutôt que de descendre le rideau de fer. Pour beaucoup, le travail est rare et ils ont le sentiment de « se tirer une balle dans le pied » en ne jouant pas. Pour les techniciens, qui ont un rapport au travail plus proche des ouvriers, la grève reste le recours ultime. Ainsi, en juillet 2003, c’est la grève d’une demi-douzaine de techniciens qui a conduit à l’annulation du festival d’Avignon. Il y a aussi l’arme de « l’écran noir » à la télévision, chose qui n’est jamais arrivée, ce qui eut été possible dans les années 70 à l’époque de l’ORTF, mais qui semble quasi impossible techniquement à ­réaliser aujourd’hui.

Cette bataille intervient alors qu’une mobilisation était en cours contre la diminution du budget de la culture (ce que la droite n’avait jamais osé faire). Comment s’articulent ces deux luttes ?

Assez difficilement. La difficulté provient du téléscopage des « marches pour la culture » initiées conjointement en janvier par les employeurs du secteur et la CGT spectacle, et la lutte pour la sauvegarde des annexes 4, 8 et 10 qui se développe depuis l’annonce choc du patronat du 12 février de la suppression des trois annexes. La porosité entre les deux mouvements n’est pas pour plaire aux patrons du secteur qui défendent des positions assez corporatistes, mais légitimes tant la politique culturelle du gouvernement socialiste est en régression depuis 2012. En région, les militants de la CGT jouent les « entremetteurs » entre les privés d’emploi et précaires du PEP-CGT et les res- ponsables du Syndicat des entreprises artistiques et culturelles (Syndéac), de la Chambre pro- fessionnelle des directions d’opéra (CPDO) et du Syndicat national des scènes publiques (SNSP). Ils essayent de garder l’unité de la lutte sans laisser le leadership à l’une ou l’autre partie, chose pas toujours aisé tant les antagonismes sont forts…

Propos recueillis par Olivier Neveux Hebdo L’Anticapitaliste – 234 (20/03/2014)

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Snowpiercer, un mariage efficace de science-fiction et de lutte des classes (psl.be)

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Juillet 2014. Face au réchauffement climatique, plusieurs dizaines de pays répandent dans l’atmosphère un gaz destiné à refroidir la température terrestre.

17 ans plus tard, alors que le monde est plongé depuis autant d’années dans une terrible ère glaciaire, les derniers survivants de l’Humanité sillonnent le paysage désolé à bord d’un train forcé à rouler continuellement et très strictement hiérarchisé. A sa tête l’élite et son dirigeant, Wilford, qui possède tout, du train au droit de vie et de mort sur ses occupants. En queue de train, la masse des ‘‘queutards’’ survit dans un espace surpeuplé, dans une misère sans nom.

Ils n’ont pour eux que l’espoir de la révolte, et Snowpiercer, le transperceneige raconte leur soulèvement. La science-fiction s’est régulièrement faite le vecteur de réflexions, d’espoirs mais aussi (et surtout) d’inquiétudes concernant notre société et son évolution. Ces dernières années, certains ont plus franchement abordé le cas de la révolte contre un système inégalitaire (notamment Elysium, de Neill Blomkamp, 2013). Ce n’est bien entendu pas un hasard dans l’actuel contexte de crise du capitalisme et de révolte de masse à travers le globe.

Mais ce qui frappe dans Snowpiercer, et ce qui le distingue singulièrement d’autres productions d’anticipation du style de Time Out (d’Andrew Niccol, 2011), c’est la clarté avec laquelle est exposée le système de classes sociales ou encore la notion que le pouvoir dépend de la propriété des moyens de production (la ‘‘machine sacrée’’ qui permet au train de rouler indéfiniment dans ce cas-ci).

L’élément collectif du processus révolutionnaire est aussi plus fortement souligné, da- vantage même que dans la bande-dessinée originale de 1982. Curtis (Chris Evans), le dirigeant du soulèvement, est loin de l’image du héros solitaire tentant à sauver le monde par sa seule force individuelle. Une question abordée et qui est fondamentale pour toute personne désireuse de lutter pour améliorer ses conditions d’existence est celle de la réforme ou de la révolution (se contenter de quelques wagons ou prendre possession de la machine?).

Enfin, la tentative de géo-ingénierie à la base de cet univers post-apocalyptique est également une sérieuse mise en garde face aux ‘‘solutions’’ que les élites capitalistes peuvent mettre en œuvre face au péril climatique plutôt que d’opérer un changement de système.

Mais si ce film aborde avec brio une thématique forte (même si la conclusion de l’intrigue peut ouvrir la voie à de nombreuses discussions), c’est loin d’être son seul attrait. Les acteurs sont brillants (notamment John Hurt et Tilda Swinton, cette dernière étant tout bonnement époustouflante en Ministre du Train) et le réalisateur sud-coréen Bong Joon-h confirme ce talent que la scène internationale avait pu déjà voir à l’œuvre avec le splendide thriller fantastique The Host (2007). Un film à voir, donc, et à faire voir.  23 mars 2014 Par Nicolas Croes

http://www.socialisme.be/fr/8970/snowpiercer-un-mariage-efficace-de-science-fiction-et-de-lutte-des-classes

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Quand des penseurs «critiques» désarment l’internationalisme (corcuff)

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Todd, Lordon, Durand, Ruffin…

« Démondialisation », « sortie de l’euro », « protectionnisme », « en finir avec l’Europe »… : des intellectuels critiques souvent adulés à la gauche de la gauche tendent à fétichiser l’État-nation comme principal cadre pour résister à la logique néolibérale du capitalisme. Ce faisant, les Todd, Lordon, Durand ou Ruffin, contribuent à désarmer les potentialités internationalistes de la con- testation sociale, dans un contexte périlleux de montée de nationalismes xénophobes d’extrême droite en Europe.

Un mouvement qui va à l’encontre de la vague altermondialiste née dans les années 1990. Dans un climat où une tendance forte, caractérisée par le sociologue Jean-Claude Kaufmann comme « national-raciste » (1), s’exprime, il est tout particulièrement important de ne pas perdre ses repères afin de cultiver des résistances. Pour la Fédération Anarchiste, l’horizon tel que défini dans ses « Principes de base » inclut « l’abolition des frontières », « la question sociale ne pouvant être résolue définitivement et réellement qu’à l’échelle mondiale » (2). Cette boussole interna-tionaliste, et même mieux altermondialiste et cosmopolitique, car elle a le monde pour destinée dans le prolongement critique de la philosophie des Lumières d’Emmanuel Kant (3), peut aider les libertaires à se démarquer radicalement de discours critiques qui peuvent paraître par certains côtés proches, mais qui se fourvoient dans la sacralisation de la nation et dans la diabolisation du monde.

Du Made in chauvin montebourgeois au brave soldat Todd Le fringant Arnaud Montebourg est apparu lors de la primaire socialiste comme une « aile gauche », auquel nombre de sympathisants des gauches radicales ont apporté leur vote. Pourtant, dès son livre à succès Votez pour la démon- dialisation !, il a alimenté le café du commerce chauvin. Il y explique, par exemple, que, contrai- rement à « notre grand et beau pays, la France », « les Chinois » sont « voleurs » et « les Alle- mands » « égoïstes » (4). Aujourd’hui, notre Ministre du « Redressement productif », ambassadeur du « made in France » s’adonne encore un peu plus à l’inflation cocardière et productiviste.

Le démographe Emmanuel Todd, lui aussi partisan de « la démondialisation », a été le préfacier du livre de Montebourg. Bien qu’ayant aidé Jacques Chirac à inventer « la fracture sociale » pour la campagne présidentielle de 1995, il a souvent une image « gauche critique ». Dans un en- tretien du 13 décembre 2011 sur le site de l’hebdomadaire Marianne, il oppose, par exemple, à « la grandeur de la culture française », associée à la notion d’« homme universel », « la vision ethnique de l’économie » et « la culture autoritaire » à l’œuvre dans « le monde germanique » ; différences qui plongeraient leurs racines dans les « structures familiales originelles » (5). Un culturalisme essentialiste aux allures savantes, découpant des « cultures originelles », compactes, fermées et stables dans le temps, bref ce que l’on appelle des essences, domine son discours. Les sciences sociales ont depuis longtemps invalidé cette vision figée de cultures homogènes, mais les livres de Todd sont souvent des succès de par leur apparence « savante » et « critique ».

Il s’est ensuite allié à un économiste réputé plus radical, Frédéric Lordon, pour appeler à la sortie de l’euro, en s’ébrouant un peu plus dans la mare franchouillarde : « Nous, Français, avons besoin de nous retrouver entre nous, avec nos bonnes vieilles luttes des classes, avec notre fantastique diversité culturelle, avec notre État, et notre monnaie. » (6) Garde à vous, soldat Todd !

Lordon ou l’économiste atterri dans le cocoon national Co-équipier de Todd contre l’euro, Frédéric Lordon, vedette intellectuelle des gauches radicales, s’est aussi épanché en faveur d’une « solution nationale » lors d’un débat public organisé par ATTAC le 15 janvier 2012 (7), où il s’est opposé aux thèses (fort heureusement) altermondialistes des animateurs d’une association dont la résistance à l’air du temps doit, par contre, être soulignée. Pour Lordon, « en revenir à la confi- guration nationale » serait plus apte à permettre l’expression de « la souveraineté populaire », confondant ainsi allègrement souveraineté populaire et souveraineté nationale. Et puis il associe surtout le point de vue « cosmopolite » aux « privilégiés du capital économique et du capital culturel », à l’inverse des travaux de la sociologue Anne-Catherine Wagner mettant en évidence les ressources cosmopolites de classes populaires traversées par diverses vagues d’immigration (8).

Par ailleurs, Lordon n’a pas hésité à charger un peu plus la barque nationaliste, en stigmatisant de manière essentialiste « la croyance monétaire allemande », pas seulement celle des élites économiques et politiques, mais celle supposée de l’ensemble du « corps social allemand » ; « croyance monétaire allemande » qui serait dotée d’une forte « profondeur historique ». Or un représentant d’ATTAC Allemagne venait de critiquer son gouvernement à la même table, juste avant l’intervention de Lordon…Á force d’être « atterré », il est peut-être devenu sourd aux paroles internationalistes ?

Durand : de la IVe Internationale au cul de sac national Cédric Durand, autre « économiste atterré », vient de la LCR et du NPA, qu’il a quitté pour rejoindre le Front de gauche. Il a dirigé en 2013 le livre collectif En finir avec l’Europe (9). Le livre éclaire certes les aspects les plus con- testables des institutions européennes réellement existantes. Mais il le fait unilatéralement, dans une diabolisation de l’Europe qui construit alors implicitement la nation comme unique rempart. Les auteurs du livre sont ainsi conduits à mettre en cause la thématique, jusqu ’il y a peu encore majoritaire dans les gauches critiques, de « l’autre Europe » (p.8), à balayer d’un revers de la main « les variantes soi-disant « de gauche » de l’idéologie européiste » (p.57) et à développer une posture sceptique par rapport à la possibilité d’une « européanisation de la protestation » (p.103). Puis Durand défend dans son épilogue des mesures de protectionnisme national (p. 148), qu’il distingue de manière assez floue de ce qu’il critique comme étant « la réponse souverainiste et nationaliste » (pp.138-139). La grande irresponsabilité de ce livre, qui s’englue dans des mesures nationales que vient à peine compenser une phraséologie internationaliste vague, consiste à ne pas proposer de stratégie internationale alternative à l’Europe capitaliste. Bref on déconstruit l’imaginaire européen, en enterrant en pratique les autres « mondes possibles » altermondialistes, au profit pratique d’un « réalisme » finalement étriqué, car national.

Ruffin ou le rebelle sous protectionnisme Co-créateur du journal Fakir et ancien reporter à Là-bas si j’y suis, l’émission produite par Daniel Mermet sur France Inter, François Ruffin est aussi, comme Lordon, une icône intellectuelle des gauches radicales. Il est devenu un des principaux chantres du protectionnisme national. Dans Le Monde Libertaire, il s’est ainsi mis sous l’égide d’une phrase de l’économiste britannique John Maynard Keynes : « J’ai de la sympathie pour ceux qui veulent minimiser plutôt que maximiser l’imbrication économique entre les nations » (10). Il a aussi appelé, dans une rebellitude confondante, à ne pas laisser le « thème du « Produire en France » au Front national ». On voit mal, par contre, le FN nous disputer ainsi « l’Internationale sera le genre humain » ! Et croire qu’on pourrait sauver les seuls travailleurs français dans la mise en concurrence inter-nationale des salariés : c’est naïf économiquement et dangereux dans un contexte favorable au « national-racisme » dont parle Jean-Claude Kaufmann.

L’étatisme et la diabolisation des médias comme adjuvants du confusionnisme politico-intellectuel ambiant Les illusionnismes nationaux qui travaillent les gauches critiques à travers quelques figures intellectuelles de renom se nourrissent notamment de deux impensés : l’étatisme et la diabolisation des médias.

Étatisme ? Plutôt que d’orienter principalement leur attention sur la constitution de mouvements sociaux à l’échelle européenne et mondiale, ces auteurs tendent à donner une grande importance à la confection de mesures applicables à l’échelle de l’État-nation. Si l’on regarde l’histoire des gauches radicales depuis la seconde guerre mondiale, les intellectuels critiques ont pourtant plus de probabilités de peser sur la première que sur le second (en tout cas s’ils restent critiques !), largement hors de portée en-dehors de la seule rhétorique. Et pourtant ils sont tentés de surestimer la place du second, comme s’ils avaient en eux-mêmes une âme de gouvernant ou de conseiller du Prince, un Lénine qui sommeille ! Il n’est pas étonnant qu’il soit si difficile d’effectuer une critique radicale de l’État moderne et des rapports gouvernants/gouvernés qui en constituent un des axes, alors que la seule critique du capitalisme apparaît beaucoup plus aisée. Pour ce faire, il faudrait, selon les mots de Pierre Bourdieu, « échapper à la pensée d’État sur l’État » (11).

Diabolisation des médias ? Dans l’article cité, Ruffin nous met sur la voie des dégâts intellectuels de la focalisation de la critique sociale la plus courante sur une dénonciation simpliste des médias : le refus du protectionnisme ne peut être, selon lui, que le triomphe de « la propagande » promue par « les économistes de garde ». Attac ou les anarchistes seraient-ils ainsi vendus à TF1 ? Il suffit que l’on mette une idée du côté des « médias dominants » pour qu’elle soit suspecte, indépendamment de la boussole éthique et politique orientant la critique. La critique manichéenne des médias s’est largement transformée en paresse intellectuelle de notre temps, auréolée des parfums conspi- rationnistes qui attirent tant l’odorat critique contemporain (12). On observe clairement ses ravages aujourd’hui avec les succès de la rhétorique du « politiquement incorrect » des Dieudonné, Soral et autres Zemmour !

Fétichisation du national, étatisme et diabolisation des médias constituent trois des lieux communs installés ces dernières années à gauche de la gauche et participant à leur désintellec- tualisation aux côtés de la quasi-mort cérébrale de la gauche sociale-libérale (13). Les libertaires sauront-ils sauver l’honneur de la raison critique et de l’émancipation en sortant la radicalité de ces bourbiers ? 21 mars 2014 |  Par Philippe Corcuff

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff/

Commentaire: Philippe Corcuff a un itinéraire copieux: PS, Verts, LCR, NPA et Fédération Anarchiste.

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21 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Edwy plenel sur sarkozy (i-télé)

 

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20 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Municipales: où sont passés les petits candidats? (acrimed)

Municipales: où sont passés les petits candidats? (acrimed) dans Médias, culture dede930_scalewidth_460

Un « petit candidat » durable, recyclable et entièrement gonflé à l’hélium: Dédé l’Abeillaud

Tout au long de la campagne pour les élections municipales qui touche maintenant à sa fin, les grands médias nationaux ont pris la liberté de faire comme si le scrutin ne comptait qu’un tour : le second [1] !

À quoi bon en effet s’embarrasser de parler du premier premier tour quand des sondages ont révélé depuis des semaines que les mairies se joueraient, dans l’immense majorité des cas, entre des can- didats UMP et PS – ou soutenus par ces partis ? Le FN venant heureusement pimenter la situation générale en perturbant ces duels annoncés, avec la perspective, plus ou moins fantasmée, de quel- ques triangulaires, voire de victoires… Dans ce jeu (médiatique) à trois, les « autres » candidats, les « petites » listes, n’ont évidemment pas leur place, et ils sont dans le meilleur des cas, tout juste mentionnés.

Cette conception hémiplégique du jeu démocratique, où la contribution au débat de forces politiques minoritaires est considérée comme un folklore inutile – et est (mal)traitée comme tel –, n’épargne pas la PQR. Au moins deux cas, signalés par des correspondants, nous semblent particulièrement symptomatiques. Ces exemples, qui concernent la gauche de gauche (rien d’étonnant à ce que nous soyons plutôt sollicités et alertés de ce côté-ci), valent cependant pour toutes les orientations de l’échiquier politique.

- À Chartres, d’abord, où la liste du Front de gauche « Chartres l’Humain d’abord » a fait parvenir une lettre ouverte aux directions de L’Écho Républicain, de France 3 Centre, et d’Ipsos, ainsi qu’au CSA, pour protester contre une enquête d’intentions de vote publiée le 14 mars. Le sondage en question, s’en tenant sans doute au classement établi par le Ministère de l’Intérieur, présente la liste estampillée « sans étiquette » (mais soutenue en réalité par le PS, EE-LV et le Modem) de Catherine Maunoury comme une liste d’union de la gauche – alors même que deux autres listes se revendiquent de la gauche et que l’intéressée elle-même affirme dans ses tracts : « J’ai choisi de conduire une liste de rassemblement avec des femmes et des hommes de toutes les origines politiques. » Avec une telle présentation de la scène politique chartraine, autant dire que le sondage est d’emblée entièrement faussé…

Ensuite, bien que les listes du Front de gauche et du FN soient données à égalité au premier tour, aux alentours de 7 % des intentions de vote, donc en-dessous du seuil des 10 % permettant de se maintenir au second tour, le sondeur choisit, contre toute probabilité et en toute partialité, de tester l’hypothèse d’une triangulaire au second tour… avec le seul FN.

Disqualifié a priori pour le second tour, le Front de gauche est aussi évincé des médias engagés dans l’opération – et pour cause ! Ainsi, L’Écho Républicain et France 3 Centre recueillent les réactions de plusieurs candidats, dont celle de Denis Barbe, tête de la liste « Chartres l’Humain d’abord » qui ne sera diffusée par aucun des deux mastodontes de l’information locale.

- À Sotteville-lès-Rouen, ville de 30 000 habitants de la banlieue de Rouen, c’est France 3 Haute-Normandie, cette fois, qui démontre une conception toute particulière du pluralisme po- litique. Mercredi 12 mars, la chaîne locale consacre un reportage de onze minutes aux municipales. Le maire sortant et candidat dissident du PS, sa concurrente officiellement investie, le candidat du FN, le candidat divers droite, et même un représentant du PCF – qui ne présente pourtant pas de liste, mais qui soutient le maire sortant – sont interviewés.

En revanche, nulle trace du candidat de la liste « Sotteville À Gauche Vraiment » soutenue par les Alternatifs, Ensemble, le NPA et le PG ! Ainsi, une liste qui avait obtenu 14,6 % des voix en 2008, et compte deux conseillers municipaux, est privée de parole par France 3 – dont on appréciera la conception de sa mission d’information de service public…

Contactée par les candidats de « Sotteville À Gauche Vraiment » par mail et téléphone dès le 13 mars, la chaîne régionale a prétendu qu’elle n’avait « pas le temps d’interroger tout le monde » et a bien entendu refusé de revenir réaliser une interview ou un reportage sur cette liste. « Pas le temps », là encore…

Les lecteurs et téléspectateurs, qui, frustrés de tant de partialité, auraient cherché à compenser sur les chaînes d’information en continu la pauvreté du traitement de cette campagne municipale dans les médias locaux, auraient été confrontés… au même « spectacle ». Avec des reportages n’ayant que le résultat final en ligne de mire, ne donnant la parole qu’aux seuls favoris des sondages, et s’acquittant de la corvée de traiter des autres candidats par un expédient commode : des listes de noms en incrustation défilant à l’arrière plan ! Blaise Magnin Le 20 mars 2014

http://www.acrimed.org/article4294.html

Commentaire: La Bretagne serait à côté un « el dorado » des petites listes?

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15 mars 2014 ~ 0 Commentaire

La conquête de paris par haussmann et ses ultimes séquelles (al’e)

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L’historien, ancien membre du Collège de France, Louis Chevalier, dans son ouvrage sur L’Assassinat de Paris, au milieu des années 1970 (Calmann-Lévy, 1977), avait parfaitement perçu le sort funeste que les différents dirigeants en charge de la capitale lui avaient réservé lors de leur passage aux affaires.

Il pointait déjà la disparition définitive du Paris historique sous les coups de boutoir des assauts répétés de la bétonisation accélérée des quartiers, la fabrication d’une fausse architecture de décor et d’un vrai urbanisme d’isolement où la rue tend à disparaître, du surgissement et du déploiement du nouveau maître invisible que constituait la circulation automobile envahissant sous-sol, sol et air, soit la mécanisation rapide gagnant sans cesse sur le pas des marcheurs, la disparition programmée de la présence ouvrière et des petits artisans en son cœur et leur exode vers des banlieues de plus en plus lointaines, voire inaccessibles et incertaines.

La parution de son ouvrage fut aussi concomitante: de la destruction du lieu de promenade des berges de la Seine au profit des voies rapides automobiles; de la destruction des Halles de Baltard qui auraient pu être reconverties, et ce au profit d’une immense fosse à marchandises et breloques baptisée «le Forum des Halles».

Là, le peuple s’y «exprime» par marchandises interposées. Il y est capturé et maintenu dans les rets de galeries semi-souterraines proposant mille et un brimborions et frusques diverses que le dernier projet de Canopée, une couverture translucide à la façon d’une raie manta, ne parviendra pas à parachever dans le sens d’un embellissement du centre de Paris. L’impossibilité, par un projet de l’esprit, de combler le trou des Halles, pourtant si souvent récuré et cureté, est d’ailleurs sympto- matique de cette impossibilité de fonder un nouveau centre d’une ville qui ne soit pas celui de l’étalage de marchandises plus ou moins frelatées, exhibées dans une débauche sans fin de magasins de fausses hardes qui tremblent de tous leurs murs sous le fracas des décibels crachés.

Un peu plus loin, dans ce qui s’appelait encore le Quartier Latin, quelques librairies, aussi peu de cinémas et encore moins de théâtres surnagent au milieu d’une myriade d’espaces lugubres de restaurations rapides et d’un étalement de magasins de fringues-kleenex et de faux cafés clinquants, sans parler du pullulement nauséabond des banques. Les années 1980-1990 n’avaient pas été très glorieuses et avaient, de fait, poursuivi un élan dévastateur originel: un opéra peu populaire et ressemblant à une vaste cocote minute; une Bibliothèque nationale de France, plate métaphore de quatre livres ouverts mais déjà obsolète et qui prend l’eau; une pyramide-ovni plantée au milieu du Louvre dont le sous-sol ressemble à un hall d’aéroport avec ses magasins duty-free; un Ministère de l’économie et des finances, enjambant en partie la Seine et faisant le rappel de la sinistre barre crypto-stalinienne d’antan.

Et pour l’avenir proche, rien de vraiment très rose: la sportivisation ou pire la stadification urbaine accélérée de l’ouest de Paris avec le Parc des Princes (bientôt rénové), le stade Jean-Bouin (construit), et surtout le catastrophique projet du Stade de Roland-Garros contre lequel agit une puissante mobilisation dans le cadre de la pétition «Sauvons les serres d’Auteuil». L’actuelle municipalité et en particulier Anne Hidalgo, adjointe au Maire pour les questions relatives à l’urbanisme sont en effet arc-boutées sur la défense absolue d’une compétition de quinze petits jours – revers liftés, ray-bans et bronzette mondaine – qui piétinera et mettra fin à un magnifique jardin.

Tous ces projets et réalisations ont poursuivi l’haussmannisation de la capitale par d’autres moyens certes plus soft qu’autrefois, mais tout aussi redoutables. Rappelons que le baron Haussmann se définissait comme «impérialiste de naissance et de conviction» et avait entrepris «l’éventrement du Vieux Paris, du quartier des émeutes, des barricades, par une large voie centrale, perçant, de part en part, ce dédale presque impraticable […] », permettant ainsi de contrôler le dangereux prolétariat parisien.

Karl Marx avait aussi compris et anticipé « […] le vandalisme d’Haussmann, rasant le Paris historique pour faire place au Paris du touriste». Le Corbusier, de son côté, se pâmait d’admiration dans son ouvrage intitulé Destin de Paris!, un livre paru en 1941 aux éditions colla- borationnistes Fernand Sorlot: « C’est vraiment admirable ce que sut faire Haussmann», « Mon respect et mon admiration pour Haussmann »…

Car Paris – et beaucoup s’en réjouissent – est devenue la capitale des touristes et du loisir loisireux. Un tourisme de masse est en effet en train d’asphyxier Paris, entre autres, avec ses cars monstrueux, moteur allumé et qui stationnent dans les rues du centre. Notre-Dame-de-Paris est prise d’assaut par les hordes de touristes bardés d’appareils en tout genre. Et ceux-là se répandent par groupes, façon troupeau ou petite meute, dans le Quartier latin qui est aujourd’hui réduit à une immense zone de restauration rapide et où les librairies ont été sommées de décamper chassées manu sportivi par des magasins de ventes de vêtements de loisir et de ballons et, où les universités ont été, elles aussi, constamment éloignées.

Walter Benjamin avait eu raison, en son temps, de souligner que «la ville de Paris est entrée dans ce siècle qui est le nôtre [le xxe siècle] sous la forme que Haussmann lui a donné». Or, elle l’est tout autant en ce début de XXIe siècle.

A quoi assiste-t-on? Tout d’abord à l’individualisation forcenée du transport (la voiture, le vélo) à défaut de transports en commun en nombre suffisant. Les lignes du métro parisien et du RER, sur lesquels sont charriés les banlieusards, sont vieilles et sursaturées et, chaque jour, des problèmes «techniques» exaspèrent davantage ceux qui les empruntent. Sans parler de la sauvagerie de ses passagers qui prennent d’assaut la rame avant de laisser descendre leurs semblables, le métro ne ressemblant en rien à ce «moment de grâce», ni à ce «lieu de charme», propos pour le moins risibles mais tenus par Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) avec une candeur de classe irréprochable.

En quelques dizaines d’années, le logement dans Paris est devenu une denrée rare à l’accès quasi impossible du fait d’une spéculation immobilière intense. Par contre, l’expulsion-éloignement est de rigueur pour les classes pauvres, sans parler des dix à quinze mille SDF, et ce au profit d’une nouvelle petite bourgeoisie fortunée arrivée sur le devant de la scène médiatique, publicitaire ou artistique (souvent les trois se combinent), de nouveaux riches issus de la finance spéculative et de nouveaux milliardaires s’implantant dans des quartiers entiers, formant les nouvelles bastilles de la richesse. La pauvreté sinon la misère est, de son côté, rejetée toujours plus loin, au-delà du périphérique, alors que l’opulence arrogante grignote l’ancien territoire des classes indigentes.

Des lieux et des événements, enfin, que d’aucuns définissent comme culturels mais aux lourds coûts financiers se développent comme champignons après la pluie. A titre d’exemple et parmi tant d’autres : le fameux «centquatre» (104), vaste hall souvent désert où virevoltent quel- ques rappeurs et artistes et où se côtoient des jeunes plutôt désœuvrés; «Paris-plages» avec son sable fin importé et l’impossibilité, bien sûr, de se baigner; «La Nuit blanche» [celle d’octobre 2014, sera la 13e édition] où Paris est livrée à d’autres artistes, sans parler des «24h du périphérique», sans doute pour nous faire tourner en rond. Bref, une culture du divertissement…

Publié par Alencontre le 14 – mars – 2014 Marc Perelman est professeur en esthétique à l’Université Paris X-Nanterre.

Quiconque subit un téléjournal français est au courant de «La Bataille de Paris» que se livre, selon la titraille des quotidiens, Anne Hidalgo (Parti socialiste et première adjointe de Bertrand Delanoé) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Libération a même publié un e-book à ce sujet. Sa présentation se résume à cette formule: «Quand s’est profilé le duel Hidalgo-NKM au printemps 2013, les médias du monde entier se sont rués sur cette pittoresque affiche: une brune et une blonde que tout oppose…» L’hyperbole n’est ici pas négligée. A une semaine du premier tour des élections municipales, le 23 mars, l’enfumage n’est pas que politique, il couvre aujourd’hui aussi Paris. Mais quelle capitale est au centre de cette «bataille»? (Rédaction A l’Encontre)

http://alencontre.org/europe/france/la-conquete-de-paris-par-haussmann-et-ses-ultimes-sequelles.html

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13 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Total, nouveau sponsor du gouvernement (basta)

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En matière culturelle, artistique et éducative

Nouvelle grande idée socialiste : et si on faisait financer les politiques publiques par les entreprises du CAC 40 ? Une option qui semble séduire de plus en plus de ministres, face aux coupes budgétaires. Le groupe pétrolier Total va donc sponsoriser un programme d’éducation artistique et culturelle en direction de la jeunesse, que vient de lancer le ministère de la Culture.

La multinationale a également contribué au financement de la réforme de l’Éducation nationale. Une façon de se racheter une image. A défaut de s’acquitter de l’impôt sur les sociétés…

Après les carburants, le gaz et les lubrifiants, le groupe Total se lance dans la culture. Avec les encouragements du ministère, qui lui ouvre grand ses portes. Il faut dire que le groupe pétrolier a des arguments. 4 millions d’euros exactement. Une contribution que Total a géné- reusement décidé d’offrir à la jeunesse de France. Cela tombe bien : c’est justement la priorité du gouvernement. Cette convergence d’intérêts vient d’aboutir à la signature d’une convention de partenariat pour développer l’éducation artistique et culturelle des jeunes.

Après avoir abondé la tirelire de l’État en 2013 pour soutenir le financement de la reforme des rythmes scolaires (lire notre article), Total, cinquième compagnie pétrolière mondiale et plus gros bénéfice du CAC 40, veut continuer à « intervenir auprès des jeunes tout au long de la chaîne éducative jusqu’à leur entrée dans la vie active », « avec les autres acteurs de l’insertion ».

Le 28 janvier, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative, et Christophe de Margerie, PDG de Total, ont posé pour une photo-souvenir officielle et témoigné de « l’engagement partagé » des trois partenaires en faveur de la jeunesse. « Nous avons tous notre responsabilité pour accompagner les parcours d’autonomie des jeunes, a déclaré Valérie Fourneyron. Ce travail main dans la main entre nos deux ministères et Total va permettre de donner une nouvelle impulsion à l’éducation populaire, artistique et culturelle. »

Quand les choix de Total influencent la politique culturelle A quoi serviront ces 4 millions d’euros ? A soutenir des projets proposés par les Directions régionales des Affaires cultu- relles (DRAC). Et à financer une quarantaine de projets d’éducation artistique et culturelle, à hauteur de 50 000 euros chacun sur deux ans. Des projets qui touchent « 22 000 enfants dans 22 régions de France, en zones rurales, urbaines sensibles et mixtes », menés sur le temps scolaire, périscolaire ou de loisirs. Un partenariat qui « accompagne efficacement la réforme des rythmes scolaires dans le 1er degré », estiment les co-signataires [1].

Quelle est la contre-partie pour Total ? « L’objectif de Total n’est pas de se mettre en avant », explique à Basta ! le chargé de communication du groupe. Mais les associations financées devront apposer le logo de Total sur leurs outils de communication. « Une exigence de transparence », estime l’entreprise… Nous n’en saurons pas plus : la convention signée est confidentielle. « A la demande du ministère », précise Total.

Les critères de choix des projets sont très vagues. Ceux-ci sont sélectionnés par un jury de quatre membres : un représentant du ministère de la Culture, un autre du ministère de la Jeunesse et deux représentants de Total (le directeur du mécénat et le responsable du pôle Culture de la Fondation Total). La sélection des projets est effectuée « selon les priorités partagées des ministères et de Total ». Le Jeu d’initiation ludique à la lecture de l’image, Pause Photo Prose, qui compte parmi les projets soutenus, inclura-t-il une formation au décryptage des messages publicitaires dont nous abreuve le groupe pétrolier ?

Le soutien à la Jeunesse, nouveau produit marketing pour multinationale ? « On ne donne pas juste de l’argent sans savoir ce qui va se passer après », précise le service com’ de Total. Les projets doivent fournir des fiches de suivi et d’évaluation, des bilans de gestion, au ministère… et à Total, qui vérifie si les projets remplissent toujours les critères. Une pratique habituelle de mécénat d’entreprise, sans doute.

Mais si Total veut faire du mécénat, en quoi le ministère de la Culture a-t-il besoin d’y apporter son crédit et son soutien ? Le budget national de l’éducation artistique et culturelle est d’environ 40 millions d’euros par an. Total peut-il intervenir dans ces politiques culturelles et éducatives, à hauteur de 10% du budget alloué par l’État, sans que cela n’entrave l’indépendance de celles-ci ? Le gouvernement souhaite poursuivre ces partenariats avec le secteur privé : « Aux côtés des acteurs publics, plusieurs grands mécènes ont d’ores et déjà fait part de leur volonté d’accom- pagner à très grande échelle les projets d’Éducation artistique et culturelle », précise la ministre Valérie Fourneyron. « Nous n’avons pas envie de nous arrêter là », après ce « premier pas stimulant ».

Ce type de partenariat n’est pas nouveau. Le 7 juin 2013 un partenariat de trois ans a été signé entre Total et la ministère de la Jeunesse, pour assurer le financement de projets associatifs et soutenir la réforme des rythmes scolaires. En 2009, Total est devenu le premier partenaire privé du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) et a pris l’engagement de verser 50 millions d’euros sur six ans pour co-financer avec les pouvoirs publics des projets portés par des associations, sur l’accès au logement, l’insertion professionnelle, le décrochage scolaire ou la mobilité internationale. Ce fonds est géré par un conseil de gestion, où siègent le groupe Total et l’UIMM, la branche professionnelle de la métallurgie, pilier du Medef, qui contribue également financièrement (lire notre article).

Ce partenariat a été lancé par Martin Hirsch, alors Haut Commissaire à la Jeunesse. « Qu’il s’agisse d’argent privé ou public, l’objectif est identique : il faut changer le quotidien des jeunes. J’ai proposé à Total une approche pragmatique, exactement comme lorsque les entreprises développent un nouveau produit dans leur département « innovation et recherche » (sic) », expliquait celui-ci en 2009.

Faire de la com’ ou payer des impôts ? Une question reste en suspens : ce mécénat est-il un moyen pour Total de déduire ces dons de ses impôts ? « Non, répond le service de presse du groupe. Car Total ne fait pas de bénéfices en France, donc ne paie pas d’impôts sur les sociétés ». En raison de son activité déficitaire sur le sol national, Total n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en 2013 en France, malgré les 8,4 milliards d’euros de bénéfices engrangés par le groupe [2]. François Hollande avait annoncé en 2011 alors qu’il était candidat vouloir remédier à cette situation et instaurer une taxation particulière pour les groupes pétroliers. Qui n’a jamais vu le jour. « Mon rêve, ce serait de payer plus d’impôts en France », réclame pourtant le PDG de Total, Christophe de Margerie – qui rêve sans doute surtout de faire davantage de bénéfices. Ce qui ne l’a pas empêché de vouloir délocaliser certains services de la multinationale, comme la gestion de trésorerie et le service communication, à Londres, où la fiscalité est plus avantageuse. Ou de maintenir des filiales dans les paradis fiscaux comme les Bermudes [3].

Quatre millions d’euros, c’est une goutte d’eau dans la trésorerie du groupe. Moins que le salaire annuel de son PDG – 4,9 millions d’euros en 2012, en hausse de 18% ! Mais une goutte d’eau qui peut rapporter gros côté communication. Total en a bien besoin. Elle est depuis au moins cinq ans l’entreprise nationale la moins appréciée par les Français, selon le baromètre Posternak/Ifop [4]. Jouer les mécènes en distribuant des millions, plutôt que de payer des impôts fera-t-il vraiment remonter la côte de popularité ? par Agnès Rousseaux 12 mars 2014

http://www.bastamag.net/Comment-Total-sponsorise-l

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13 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Marche pour la culture, plusieurs milliers de manifestants dans les rues (of+fr3)

Marche pour la culture, plusieurs milliers de manifestants dans les rues (of+fr3) dans Hollandie 1074040

La deuxième « Marche pour la culture » a rassemblé plusieurs milliers de profes- sionnels mercredi à Paris et en province.

Coupes budgétaires et menaces pesant sur le régime des intermittents du spectacle. Le monde de la culture était dans la rue ce mercredi.

Représentations annulées et manifestations Dans la capitale, la représentation de la soirée à l’Opéra Garnier (deux ballets de Birgit Cullberg et Agnes de Mille) a été annulée à la suite d’un mot d’ordre de grève de la CGT. À Paris, 500 à 1 000 manifestants selon la CGT se sont rassemblés place du Châtelet et devaient marcher dans l’après-midi vers le Palais Garnier.

Plusieurs menaces Pour Madeleine Louarn, présidente du Syndeac, le syndicat des entreprises culturelles, « trois éléments peuvent nous mettre par terre : les restrictions budgétaires, la loi de décentralisation qui met en pièce l’échafaudage fragile de financements de la culture en régions, et les menaces contre l’assurance chômage ».

Variable d’ajustement Le budget de la Culture affiche une baisse de 2% en 2014, après 4,3% en 2013 et Mme Louarn craint « 500 millions d’économies dans la culture dans les trois ans qui viennent » dans le cadre de la réduction du déficit public. « On n’a jamais connu de baisses du budget de cette ampleur. On est revenu en dessous du niveau de 1981. La culture est considérée comme une variable d’ajustement », a déclaré Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT spectacle.

« On est arrivé à l’os », s’alarmaient fin février plus de 150 personnalités du monde de la culture dans une lettre ouverte à François Hollande pour demander « le maintien et le développement d’une politique culturelle ». Aurélie Filippetti est montée au créneau le mois dernier, estimant que son ministère avait contribué « plus que les autres » à la réduction des dépenses publiques et avait donc « fait son effort ».

Marche funèbre et « tintamarche » A Lille, 500 manifestants, selon la préfecture, ont défilé, portant pour certains dans le dos une bande réfléchissante indiquant leur métier: « ingénieur du son », « monteur ». Ils étaient près de 400 à Lyon, dont des élèves de 3e année de l’Ensatt, l’Ecole des arts et techniques du théâtre, 600 à Marseille, 350 à Strasbourg et 300 à Caen ou les intermittents ont innové avec une « Tintamarche ». À Toulouse, 200 artistes et professionnels du spectacle ont symboliquement accompagné en cortège le cercueil du ministère de la Culture au son d’une marche funèbre. À Rennes, quelque 500 personnes selon la police et les organisateurs ont défilé dans le calme derrière des banderoles proclamant « on veut vivre de nos métiers » ou encore « no culture, no future ».

Nouvelles mobilisations les 18 et 20 mars La deuxième Marche pour la culture, après une première mobilisation le 10 février, est une initiative unitaire des salariés du spectacle et des employeurs des secteurs de la musique, de l’opéra, des orchestres et de l’art contemporain.  Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, présent mercredi place du Châtelet, a appelé à une forte mobilisation le 18 mars (contre le Pacte de responsabilité) et le 20 mars, dernier jour de négociation de la convention Unedic. « Il faut que le rapport de force fasse que le Medef en rabaisse dans ces négociations » a-t-il dit, tout en rappelant que d’autres sujets que les intermittents sont sur la table.

Un régime à part Les métiers, par essence précaires du spectacle, sont régis par deux annexes au régime général du chômage. Le Medef a jeté un pavé dans la mare en début de négociation en proposant leur suppression, à charge pour l’État de financer le surcoût lié à la précarité du secteur, estimé à 320 millions d’euros sur un déficit total de l’Unedic de 4 milliards d’euros en 2013. Le patronat semble avoir depuis opéré un retrait par rapport à cette position radicale. Il a demandé le report de l’ultime séance de négociation au 20 mars. Des manifestations sont programmées par les intermittents et la CGT à cette date, notamment à Paris en direction du siège du Medef.  France – 12 Mars.

http://www.ouest-france.fr/marche-pour-la-culture-plusieurs-milliers-de-manifestants-dans-les-rues-1997905

http://bretagne.france3.fr/2014/03/12/la-marche-pour-la-culture-pour-tous-431953.html

Commentaire: Bon le patronat veut faire des économies et la CGT gaspiller. OK! Mais ce même patronat utilise de façon maffieuse le régime en y inscrivant des salariés qui n’ont rien à y faire pour ne pas les payer eux même. Cela vaut y compris pour des télé publiques. Et les grands amis des patrons, les artistes multimiliardaires, dès qu’ils ont fini leurs tournées, s’inscrivent au régime.  L’abus n’est pas chez les pauvres! (Comme dhab’!)

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10 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Menaces sur l’avenir de libération et du monde (acrimed)

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Faut-il s’en inquiéter ?

Alors que Libération subit actuellement une crise si grave qu’elle menace son existence, celle que traverse une nouvelle fois Le Monde, plus larvée, n’en est pas moins menaçante pour son avenir.

Au moment même où l’éditocratie salue peu ou prou le prétendu « réalisme » de François Hollande et du gouvernement, il est à la fois cocasse et symptomatique de l’état général déplorable de la presse française, de constater que les deux quotidiens qui accompagnent avec plus ou moins de distance cette orientation politique connaissent de telles difficultés. Pourtant, quelle que soit l’estime dans laquelle on peut tenir ces deux publications, il y a tout lieu de s’en inquiéter…

L’avenir de Libération n’a jamais été aussi sombre et flou. L’hypothèse d’une restruc- turation, voire d’un « dépeçage » et « vente à la découpe » de « la marque » et des locaux reste posée. L’actionnaire de référence (et milliardaire de l’immobilier) Bruno Ledoux, particulièrement favorable à la transformation du quotidien fondé par JP Sartre en complexe de loisirs branché, a ainsi de débarqué Philippe Nicolas, ex-acolyte de Nicolas Demorand à la tête du journal et plutôt partisan d’un « dépôt de bilan », plus protecteur juridiquement et qui aurait pu permettre de ne pas cesser la parution dans l’attente d’un nouvel actionnaire éventuel.

Tout en promettant une restructuration « inévitable » et « très conséquente », le bien nommé Ledoux affirme qu’il n’est pas question d’abandonner le papier et entend créer, en plus, « une Libé TV, une radio »… Un peu magicien, donc, l’entreprenant entrepreneur est aussi un patron à poigne. En plein de bras de fer avec sa rédaction, il n’hésitait pas à lancer, le 6 mars, devant un parterre d’étudiants en journalisme que « si on est contre [ses projets], personne n’est tenu de rester. Le journal n’appartient pas aux journalistes. On n’est pas en Union soviétique. » Comme chacun sait, en Union soviétique, les journaux étaient autogérés par les journalistes !

La situation du Monde, en crise permanente depuis près de vingt ans, avec alternance de recapitalisations et de nouvelles formules est quelque peu différente. Alors qu’une nouvelle fois la situation financière du journal est très délicate, les mesures envisagées par la direction semblent plus radicales encore. Quelques mois après la création d’un cahier quotidien intitulé significativement « Éco & Entreprise », qui donne déjà une place disproportionnée à la micro-économie, il s’agirait à présent, au prétexte de développer l’édition web, de supprimer des postes au sein des pages Environnement, mais aussi ceux consacrés au suivi de l’exclusion/pauvreté, de la banlieue, de l’extrême-gauche ou des musiques populaires.

Avec comme objectif évident de séduire le seul lectorat qui semble importer : celui des décideurs et des cadres dirigeants à fort pouvoir d’achat, attirant les annonceurs les plus prodigues. Ce plan de réorganisation, avec menace de licenciements secs en cas de refus des réaffectations, qui couvrirait en sus une reprise en main éditoriale et idéologique, éloignerait encore davantage Le Monde de son statut de « quotidien de référence », auquel lui seul croit encore, et en ferait un concurrent toujours plus direct du Figaro et de « ses pages saumon », mais aussi du quotidien du monde des affaires, Les Échos.

Autant dire que les bribes vaporeuses d’orientation progressiste qui restaient au Monde risquent de définitivement s’évaporer sous peu.

D’un autre genre, les dérives de la ligne éditoriale de Libération n’en sont pas moins grandes. Auto- proclamée «maison commune de toute la gauche», Libération se complait depuis de nombreuses années déjà dans des postures radical-chic qui, à de rares exceptions près, réduisent à presque rien les préoccupations sociales et anticapitalistes de la gauche de gauche et du mouvement social, tout en se délectant du « réalisme » et de la conversion au libéralisme le plus brutal de la gauche de gouvernement.

Alors pourquoi ceux qui ne partagent pas les options politiques de Libération et du Monde devraient-ils s’inquiéter de l’éventualité que lecteurs soient privés des contorsions péri- gouvernementales du premier et du libéralisme vaguement social du second ?

Pour quatre bonnes raisons au moins :

- Parce que les options éditoriales d’un titre ne coïncident pas totalement avec ses options politiques et que comme le souligne Chomsky, l’information que diffusent les médias n’est pas réductible à la propagande ;

- Parce que le pluralisme forme un tout et que, aussi peu qu’il soit respecté dans les colonnes de ces journaux, il est peu probable qu’il sorte renforcé si, hormis L’Humanité et La Croix, seules demeu- rent comme grands quotidiens généralistes nationaux Aujourd’hui en France (Le Parisien) et Le Figaro ;

- Parce que les autres médias, en particulier sur Internet, ne peuvent pas être de purs et simples substituts à la presse écrite imprimée ;

- Parce que les usagers des médias ne sont pas (ou ne devraient pas être) seulement des consom-mateurs, décidant selon leurs goûts et opinions, aussi légitimes soient-ils.

Quelles que soient leurs préférences, qu’ils adorent ou détestent Le Monde et Libération, qu’ils se méfient des médias traditionnels ou seulement de certains d’entre eux, qu’ils privilégient ou non les sites en ligne et les médias associatifs, ces usagers sont tous concernés : ce n’est pas – ou pas toujours – par soustraction de titres que se gagne le combat pour une appropriation démocratique des médias

Par Blaise Magnin, Henri Maler, le 10 mars 2014

http://www.acrimed.org/article4285.html

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03 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Premier recul du medef après la très forte mobilisation (cgt spectacle)

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Pour autant le patronat ne renonce pas à réduire les droits des chômeurs comme des salariés intermittents …

Les 22 manifestations du 27 février dans toute la France ont réuni plus de 15 000 personnes dont plus de 7000 professionnels du spectacle à Paris, rejoints par des salariés de l’intérim et d’autres secteurs ! Devant la très forte mobilisation, la délégation patronale (Medef-Cgpme-Upa) a été contrainte de reculer et de retirer son texte. Elle a annoncé qu’elle présenterait un nouveau projet pour l’ultime négociation du 13 mars prochain.

Pourtant, le Medef et Cie ne renoncent pas à introduire des droits modulables selon le taux de chômage ou à mettre en œuvre des droits rechargeable très fortement minorés. Concernant les annexes 8 et 10 applicables aux intermittents du spectacle, le Medef a retiré son projet d’alignement sur le régime général et de financement par l’Etat, mais il maintient l’idée d’une prochaine négo- ciation dans « laquelle il faudrait définir le rôle de l’Etat… ».

Pour assurer la pérennité du régime spécifique, nous devons imposer une discussion sur la base de nos propositions élaborées depuis de nombreuses années et validées par les parlementaires du comité de suivi : une annexe unique pour les artistes et les techniciens, 507 heures sur 12 mois pour ouvrir 12 mois d’indemnisation avec une date anniversaire préfixe, un nouveau mode de calcul plus mutualiste…

Rappelons que nos annexes ne constituent pas une subvention à la culture mais un régime de protection sociale relevant de la solidarité interprofessionnelle pour des salariés qui cotisent et connaissent une forte précarité.

L’Etat a un autre rôle à jouer, celui de garantir le service public de la Culture, déjà fortement mis à mal par l’austérité budgétaire, avec les conséquences sur l’emploi et l’accroissement des difficultés pour nombre de professionnel-le-s à vivre de leurs métiers.

Ce premier recul du patronat est à mettre à l’actif de notre mobilisation.

Cependant, si nous l’avons fait vaciller le 27 février, nous devons toutes et tous rester mobilisé-e-s pour le faire reculer définitivement et le contraindre à discuter de nos propositions.

Ensemble, dans l’unité des professionnels du spectacle, dans le rassemblement le plus large avec tous les salarié-e-s et les privé-e-s d’emploi, amplifions la mobilisation !

A PARIS LA PROCHAINE AG AURA LIEU MERCREDI 5 MARS À 18H30 À L’OLYMPIA

Premier recul du medef après la très forte mobilisation (cgt spectacle)  dans Médias, culture puce-8130d 28 BOULEVARD DES CAPUCINES 75009 PARIS -

La Cgt Spectacle  dimanche 2 mars 2014 – 22h57

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article140198

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