Archive | Médias, culture

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

affaires (france culture)

depardiau

Macron et les «affaires»

Discrétion «renfermée» et grondements policés:

Dans le vacarme politique ambiant en France, il est un silence dont on ne s’étonne même plus, un silence pourtant assez incongru. Qui a-t-on entendu dans le monde politique s’exprimer sur le contrat russe, dont ont bénéficié, selon Médiapart, les proches d’Alexandre Benalla ?

Résumons un instant le dossier, si vous en avez manqué les contours.

Un homme d’affaires russe, du nom de Iskander Makhmudov, a passé un contrat avec une société française de protection rapprochée. Autrement dit, des gardes du corps, pour sécuriser ses biens immobiliers en France, et les allées et venues de sa famille à Monaco.

La société de sécurité s’appelle Mars, elle a été créée par Vincent Crase, l’ami d’Alexandre Benalla. Ce contrat est signé début juin 2018, alors que les deux hommes, A. Benalla et V. Crase, occupent des postes sensibles. Le premier est chef adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron. Le second est responsable adjoint de la sécurité du parti présidentiel, la République en Marche. Ils occupent toujours ces fonctions lorsqu’un versement de près de 300 000 euros est effectué, en juin 2018, par l’homme d’affaires russe.

Engrenage

Ce dernier a parfois été qualifié d’«oligarque» : le mot est un peu flou. Il s’agit en tout cas d’un milliardaire à la tête d’une société minière et de métallurgie, dont les liens avec la mafia russe ont fait l’objet d’enquête dans plusieurs pays européens.

Mediapart relève que Benalla a été en contact avec l’intermédiaire de ce milliardaire; le journal écrit même qu’il a participé de bout en bout à la négociation du contrat, ce que l’intéressé a démenti devant la commission d’enquête du Sénat.

Les enquêtes et les nouvelles révélations préciseront son rôle. Mais ces révélations dessinent un homme qui semble porter davantage d’attention à ses proches – et à leurs poches -, qu’aux obligations déontologiques d’un serviteur de la puissance publique, qui plus est au sommet de l’Etat. Un engrenage dont on se demande jusqu’où il serait allé si un article du Monde sur les violences du 1er mai n’avait pas stoppé la carrière de Benalla à l’Elysée.

Le Parquet national financier a d’ailleurs ouvert une enquête pour corruption, suite aux enregistrements dévoilés par Médiapart. Et voici la réaction hier, du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner :

«Je pense qu’on est plus dans une affaire de cornecul que dans une affaire de James Bond». (dans l’émission « Questions politiques » sur France Inter)

Cornecul : expression chantante, légère, badine, qui confère une tonalité anodine, presque farce, à toute cette affaire. Déminer un dossier embêtant par une expression qui fait sourire, la technique ne date pas d’aujourd’hui :

«Aujourd’hui on rapporte une histoire abracadabrantesque!» (septembre 2000 par Jacques Chirac)

Revenons en 2019. Les révélations sur le contrat russe changent beaucoup de choses.

Désormais, l’affaire Benalla n’est plus réductible à la faute ponctuelle et individuelle d’un homme qui maîtriserait mal ses nerfs face à des manifestants hostiles. C’est une affaire qui mêle des flux financiers, un réseau d’amitiés et de soutiens dans les cercles officiels – le compagnon de la cheffe de sécurité de Matignon avait d’ailleurs été recruté pour le contrat russe – et donc un homme d’affaires étranger controversé, proche de Vladimir Poutine, écrit Médiapart.

Comment est-ce imaginable? Quels dysfonctionnements rendent cette faille possible?

Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron a dénoncé à raison l’ingérence de puissances étrangères, d’acteurs para-étatiques, dans la vie politique française. Les déclarations bruyantes d’hier n’en accentuent que davantage le contraste avec la discrétion d’aujourd’hui.

Alencontre  11 février 2019 Frédéric Says Billet de 8h15, sur France Culture 11 février 2019

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

centres sociaux (ouest france)

tonnerre de brest 1

Les salariés

De cinq centres sociaux inquiets

Salariés associatifs et de la Caisse d’allocations familiales du Finistère, aux côtés de bénévoles. Tous s’inquiètent du devenir des cinq centres sociaux brestois. La Caisse d’allocations familiales du Finistère annonce son intention d’abandonner la gestion directe de ses cinq centres sociaux brestois, Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h. Les 74 salariés (dont 22 par la Caf, donc directement concernés), s’inquiètent pour la pérennité des structures.

Pourquoi les centres sociaux brestois sont-ils en colère ?

Mercredi 6 février, la Caisse d’allocations familiales du Finistère (Caf 29) a confirmé aux représentants du personnel son intention d’abandonner sa gestion directe des cinq centres sociaux de Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h.

Vingt-deux salariés sont directement concernés. Ils dénoncent « une précipitation catastro-phique »  : ce transfert pourrait en effet être validé dès le conseil d’administration du 26 février. Aujourd’hui, la Caf privilégie la gestion associative, c’est déjà le cas pour deux autres des huit centres de la ville (Maison pour tous du Guelmeur et Horizons de Pontanézen). Le 8e et dernier, celui des gens du voyage, est, lui, géré par le centre communal d’action sociale (CCAS).

Les salariés ont-ils raison de s’inquiéter ?

« La méthode » et « la sémantique » irritent les 74 salariés (22 Caf, 52 associatifs), les 93 administrateurs ou bien encore les 480 bénévoles de l’Ubacs, l’Union brestoise des associations des centres sociaux.

La méthode, d’abord : « La confiance n’est pas au rendez-vous », s’indigne l’Ubacs, qui pointe l’absence « de concertation avec les salariés, comme avec les partenaires institutionnels, dont la Ville de Brest, et les associations d’habitants. Nous sommes mis devant le fait accompli. »

La sémantique, ensuite : si la Caf évoque un désengagement « au regard des opportunités »,    « selon le principe de la dégressivité dans le temps » et « dans la limite de ses possibilités budgétaires », le directeur de Bellevue, Pierre Delclef, ironise, à un mois de son départ à la retraite : « Me voici là, devant vous. Une belle opportunité en devenir ! »

Surtout, les salariés reprochent à la Caf de se défausser sur les associations d’un rôle futur « de fossoyeur. Quand elles seront étranglées, elles n’auront plus d’autre choix que de licencier… »

Quelle économie pour la Caf ?

Les représentants du personnel estiment à près de 876 000 € l’économie annuelle pour la Caf 29 en cas de transfert total. Soit 27 % du budget total de fonctionnement (3,27 millions d’euros). Les salariés pointent une décision « en totale incohérence » avec la politique nationale volontariste de la ville et des quartiers prioritaires. Également et surtout avec la bonne santé de la structure finistérienne : « Bonne élève, la Caf 29 a reversé 430 000 € de subventions non utilisées en 2018, à l’organisme national (Cnaf). » Sachant que l’objectif affiché est aussi de réduire les effectifs : « De 540 salariés en 2012 à 392 d’ici à 2022. »

Qu’en pense la Ville de Brest ?

Contactée hier, la Caf 29 ne nous a pas répondu. Joint par téléphone, le 2e et nouvel adjoint à la Ville, chargé des relations avec les équipements de quartier, Éric Guellec, admet sa découverte récente du dossier. Il se veut rassurant : « Très attachés à ce maillage social essentiel de nos quartiers, nous serons très attentifs à la situation. » Salariés et bénévoles, eux, réclament table ronde et moratoire. « Pour l’instant, la direction nous a opposé une fin de non-recevoir. »

Gaël HAUTEMULLE 08/02/2019

https://www.ouest-france.fr/bretagne/

Commentaire:  On n’a plus les moyens d’offrir des loisirs aux pauvres, fainéants au boulot! Traversez la Rue Jean Jaurès!

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

plounéour menez (rennes info)

anti

The Antifascists

Est un film documentaire sorti en mars 2017.

Une guerre de basse intensité est en train de se dérouler dans les rues d’Europe dont le but est le fascisme. Ce documentaire nous embarquent derrière les masques des groupes militants dits antifascistes.

En 2013 un groupe armé de nazis attaquent une manifestation pacifique à Stockholm et plusieurs personnes sont blessées. En Grèce le parti néo-nazi Aube Dorée est devenu le 3e parti aux élections et à Malmö l’activiste Showan Shattak et ses ami.e.s sont attaqués au couteau par un groupe de nazis, il finit dans le coma.

Dans ce portrait des antifascistes de Grèce et de Suède nous présentons des personnages-clés qui expliquent leur avis sur leur politique radical, mais aussi pour questionner le niveau de leur propre violence et militantisme.

The Antifascists a été diffusé pour la première fois en mars 2017 et a maintenant était projeté plus de 200 fois dans des cinémas, des écoles, des maisons culturelles, etc dans plus de 50 pays et 5 sélections officielles de festivals de films. Le documentaire a été acclamé par la critique dans des journaux, des chaînes de radio et des sites de streaming.

Ça a créé un mouvement où différentes organisations soutiennent et organisent leurs propres projections. Nous recommandons et encourageons toujours un temps de débat ouvert après la projection comme pilier important pour comprendre comment le fascisme marche et comment différentes idées et pratiques peuvent être efficaces pour le confronter.

Maintenant le documentaire est public et ouvert à tout le monde pour l’utiliser et le projeter. On continue d’organiser et de soutenir des projections presque tous les jours.

http://www.rennes-info.org/

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

popularité (le-huffington-post le-monde)

macron deconne

La popularité d’Emmanuel Macron

Penche toujours plus à droite

Après avoir retrouvé des couleurs, l’image du président se dégrade à gauche mais séduit l’électorat conservateur. Qu’est-il advenu du slogan « et de droite, et de gauche »? Alors que les dernières figures de la sociale-écologie, Nicolas Hulot suivi de son bras droit Matthieu Orphelin, abandonnent le navire LREM, le capitaine Emmanuel Macron garde son cap à droite toute dans la tempête des gilets jaunes.

Le refus de revenir sur la suppression de l’ISF, associé à un débat polarisé entre maintien de l’ordre républicain et violences policières, fait apparaître un président de la République plus droit dans ses bottes que jamais. Et cela se ressent sur son image.

Après la dégringolade de l’automne, puis l’embellie de janvier à la faveur du retour de la trêve de Noël, la popularité d’Emmanuel Macron stagne en février à un score modeste de 21% d’opinions favorables dans le baromètre mensuel YouGov réalisé pour Le HuffPost et CNews.

Une popularité à deux visages

Une convalescence qui dissimule un équilibre précaire entre un électorat de droite séduit par la fermeté du président et un électorat de gauche qui décroche. Désormais, « le chef de l’État affiche deux visages bien distincts », relève l’institut YouGov.

Quand il perd 1 point auprès des sympathisants de gauche (18% d’opinions favorables) et de ceux d’extrême gauche (4% d’opinions favorables), Emmanuel Macron en grignote un autre auprès des sympathisants centristes (74% d’opinions favorables), 3 points auprès des sympathisants de droite (27%) et 5 chez les électeurs d’extrême droite (11%).

Une confirmation d’une tendance entamée en tout début d’année.

En janvier, la cote d’Emmanuel Macron avait en effet repris de l’aplomb en raison d’un retour en grâce de 14 points dans l’électorat de droite, malgré un léger repli à gauche. Cette dichotomie s’observe dans des proportions quasi-identiques chez le premier ministre dont la popularité se maintient elle aussi à 22% en février. En baisse à gauche, Édouard Philippe compense à droite où il rebondit de 2 points dans l’électorat centriste (73% d’opinions favorables) et même de 4 à l’extrême droite (15%).

Les doutes du grand débat

Cette convalescence contrastée témoigne des doutes qui agitent la majorité LREM, elle-même tiraillée entre une aile gauche, désireuse d’un virage social à la faveur de la crise des gilets jaunes, et une aile droite qui se cramponne aux promesses de réformes libérales du début du quinquennat.

En attendant, l’image du couple exécutif pâtit aussi des craintes que suscitent encore le grand débat national et les conclusions qui en émergeront. 58% des Français doutent que les propo-sitions qui émaneront des débats infléchiront la politique du gouvernement et 54% qu’elles seront restituées en toute transparence et impartialité.

Signe d’une volonté de l’opinion publique d’avoir le dernier mot, plus des deux tiers des person-nes interrogées (71%) souhaitent que les décisions prises suite au grand débat soient soumises à référendum.

Autre motif d’inquiétude pour l’exécutif, le soutien apporté au mouvement des gilets jaunes augmente de nouveau ce mois-ci (64%, +2 points) alors que les dernières tendances le montraient en perte de vitesse.

07/02/2019  Geoffroy Clavel

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Son opération envers la droite et l’extrême droite a l’air de fonctionner!

Lire aussi:

Avant l’Acte 13, le soutien aux gilets jaunes ne se dément pas (Le Huffington Post)

Enregistrements, violences, passeports… s’y retrouver dans les affaires Benalla (Le Monde)

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06 février 2019 ~ 0 Commentaire

manu (npa)

manu

Le blues

De quelques amis de Manu

Macron a un besoin irrépressible de lâcher son mépris du peuple : les « gens qui ne sont rien », les « Gaulois réfractaires au changement » ou les « fainéants » auxquels il ne céderait pas.

Maintenant arrive « Jojo avec son gilet jaune » auquel les médias accorderaient autant de place qu’aux ministres. À la limite (extrême) du racisme, il y a les déclarations récentes au sujet de Christophe Dettinger ramené avec mépris au rang de « gitan ». Jusqu’à ces dernières semaines, tout cela passait sans problème, de même que la progression du nombre de mutiléEs et de blesséEs par la police.

Depuis quelques jours, le vent est quelque peu en train de tourner, du côté de la grande presse mais aussi de celui de quelques intellectuels de la Macronie.

Ce fut d’abord le cas de l’avocat Jean-Pierre Mignard, ami de Hollande, rallié à Macron avant la présidentielle et membre important de LREM, qui accuse le président de ne pas comprendre la situation :

« Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement social, porté par des Français peu favoris-és qui s’interrogent sur leurs conditions de salaires et sur les inégalités territoriales. On ne doit pas faire comme l’empereur de Perse qui faisait battre la mer par ses soldats parce qu’elle a coulé ses navires ! » Et Mignard, désormais, condamne la loi « anti-casseurs ».

Un autre avocat, François Sureau, relation personnelle de Macron, se déchaîne lui aussi (dans le Monde) contre la nouvelle loi qu’il qualifie de « loi de la peur », ajoutant : « Je ne sais pas où est le « progressisme » dans cette majorité ou dans ce gouvernement, mais il n’est sûrement pas dans le domaine des libertés publiques.

Ces gens osent des choses venues tout droit du 19e siècle répressif. » Il traite les députés LREM de « nains de jardin » et poursuit : « Peut-être un jour devra-t-on passer un permis de manifester qui ne sera délivré qu’à ceux qui auront fait la preuve de l’innocuité de leurs opinions et de l’excellence de ce  »comportement » dont parle le projet de loi. »

On pourrait traiter avec mépris ces déclarations venant de personnes qui, jusqu’à présent, ont largement cautionné tous les errements anti-sociaux de la « gauche ».

En fait, les choses sont un peu plus complexes : il subsiste parmi les intellectuels et avocats une tradition humaniste qui peut en amener certains, dans certaines circonstances, à réagir, à l’instar d’un Georges Bernanos en 1937 contre la répression franquiste ou d’un François Mauriac qui, dès janvier 1955, dénonça la torture en Algérie. Dans les circonstances actuelles, tout ce qui pourrait fragmenter le front des éborgneurs et freiner la marche du néolibéralisme autoritaire est bienvenu.

Mais, bien entendu, en dernière analyse, ce qui sera déterminant sera le rapport de forces entre un pouvoir menteur et répressif et le mouvement social.

Mercredi 6 février 2019

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06 février 2019 ~ 0 Commentaire

médiapart (brut)

Affaire Benalla : Edwy Plenel et Fabrice Arfi après la tentative de perquisition chez Mediapart

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05 février 2019 ~ 0 Commentaire

inquiétante dérive (basta fr3)

chile

Liberté de la presse, de manifester, de l’action syndicale

L’inquiétante dérive autoritaire de Macron

Avec la tentative de perquisition dont a fait l’objet Mediapart, une nouvelle ligne rouge a été franchie par le pouvoir.

En coulisse, Emmanuel Macron rêve même d’une forme de mise sous tutelle de la presse, sous prétexte de respect d’une pseudo « neutralité ». La tentation autoritaire actuelle ne se manifeste pas seulement à l’encontre des journalistes : elle s’est déjà concrétisée dans la rue, avec le maintien de l’ordre très agressif depuis le début du mouvement des gilets jaunes, et au sein des entreprises, où les effets des ordonnances-travail se font sentir.

Même après les révélations sur l’affaire Cahuzac, le gouvernement de l’époque n’avait pas osé gratifier Mediapart d’une tentative de perquisition.

Six ans plus tard, cette ligne rouge vient d’être franchie : ce 4 février en fin de matinée, deux procureurs du parquet de Paris accompagnés de trois policiers se sont présentés devant la rédaction du quotidien en ligne pour perquisitionner ses locaux.

Motif : « Atteinte à l’intimité de la vie privée de l’ancien collaborateur du chef de l’État Alexandre Benalla et/ou de son acolyte, le gendarme Vincent Crase », explique la rédaction. Cette tentative de perquisition intervient après la diffusion d’enregistrements d’une conversation entre les deux hommes, montrant qu’en se rencontrant, ils ont violé le contrôle judiciaire auquel ils étaient astreints, et apportant des éléments sur l’implication d’Alexandre Benalla, intime d’Emmanuel Macron, dans un contrat passé avec un sulfureux oligarque russe.

Plutôt que de se saisir de ces nouveaux éléments sur une question qui concerne l’intérêt général, le parquet de Paris – placé, rappelons-le, sous l’autorité de la Garde des Sceaux Nicolle Belloubet – a donc préféré tenter d’identifier par quels moyens Mediapart s’est procuré les enregistrements.

Le ministère public porte ainsi atteinte à la protection des sources, pourtant garantie par la Convention européenne des droits humains 

« Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière » (article 10).

La rédaction de Mediapart s’est opposée à la perquisition – ce que tout mis en cause peut faire dans le cadre d’une enquête préliminaire et tant qu’aucun mandat n’a été délivré par un juge. L’équipe de Bastamag, qui travaille régulièrement avec ses consœurs et confrères de Mediapart, leur apporte bien évidemment tout sa solidarité.

Ivan du Roy 5 février 2019

Lire la suite sur Bastamag

Lire aussi:

Tentative de perquisition chez Mediapart : Edwy Plenel dénonce « un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris » (FR3)

Perquisition avortée chez Mediapart: à quoi joue le parquet? (Le Huff’)

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05 février 2019 ~ 0 Commentaire

sondage madrid (pùblico)

madrid

Ancienne configuration

sondeeo

Dernier sondage pour l’Asemblea de Madrid, le parlement autonome de la grande région autour de Madrid.

Errejon 1 Podemos zéro!

Iñigo Errejon, était le numéro 2 de « Podemos » . Il l’ a quitté pour s’allier avec la maire de Madrid Carmena et ils font une liste « Mas Madrid » à la ville et à la région. Résultat 9% pour Unidos-Podemos et 10% pour Mas Madrid.

Le PSOE est en tête, mais la doite PP (néo franquiste)- Ciudadanos (Macron) – Vox (fachos) est plus forte.

https://www.publico.es/

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01 février 2019 ~ 0 Commentaire

podemos (essf)

podemos

Podemos

Est au bord de l’implosion en Espagne

Le parti de la gauche radicale est mis à mal dans les sondages et par des divisions internes de plus en plus profondes.

Le parti Podemos est-il devenu un frein plus qu’un outil pour la conquête du pouvoir ?

C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le cofondateur du parti espagnol de la gauche radicale Iñigo Errejon. Jusqu’alors candidat de Podemos à la présidence de la région de Madrid, il a annoncé le 17 janvier son intention de se présenter aux élections régionales de mai pour la plate-forme rivale de la maire de la capitale, l’ancienne juge indépendante Manuela Carmena, baptisée « Mas Madrid » (« Plus de Madrid »).

Cette décision a été vécue comme une trahison par le secrétaire général, Pablo Iglesias, et sa compagne et numéro deux de la formation, Irene Montero, dans un moment compliqué pour Podemos.

Mis à mal dans les sondages qui augurent un recul de cinq points par rapport aux élections de 2016 en cas de nouveau scrutin – à 16 % d’intentions de vote –, le parti est en proie à de nombreuses crises internes dans les régions.

En Galice, en Navarre ou en Estrémadure, les divergences entre les différents courants quant aux orientations stratégiques de la jeune formation sont telles que Podemos y est sans cesse au bord de la rupture. En Cantabrie et dans La Rioja, les primaires pour désigner le candidat aux élections ont été suspendues par la justice après des plaintes de candidats. Et en Catalogne, quatre secrétaires généraux se sont succédé en quatre ans. Mais aucune crise n’a provoqué un séisme comparable à celle provoquée par le départ d’Iñigo Errejon.

Critiquant les « manœuvres » et le « complot » mené par M. Errejon, les dirigeants de Podemos l’ont invité à abandonner son siège au Parlement espagnol, ce qu’il a fait le 21 janvier. Et ils ont annoncé qu’ils présenteront leur propre candidat à la région de Madrid. Une opération risquée, qui pourrait provoquer l’implosion définitive du parti. L’inquiétude a poussé onze des dix-sept secrétaires généraux régionaux de Podemos à signer un texte commun, baptisé la « Déclaration de Tolède », dans lequel ils demandent d’« augmenter la confiance, l’enthousiasme et l’espoir (…). Il est l’heure de coopérer et non pas de rivaliser ».

L’« avertissement » des élections andalouses

Afin de mettre fin à la crise, qui s’est aggravée avec la démission du secrétaire général de Podemos dans la région de Madrid, Ramon Espinar, Pablo Iglesias a convoqué le principal organe de direction de la formation, le conseil citoyen, composé d’une soixantaine de membres, mercredi 30 janvier.

« Iñigo Errejon cherche à supplanter Podemos pour construire un parti plus large et qu’il contrôle. C’est avant tout une lutte d’appareil »

Figure et principal penseur du parti, M. Errejon, brillant et ambitieux docteur en sciences poli-tiques, a expliqué sa décision en assurant que l’Andalousie, où une coalition du Parti populaire (PP) et de Ciudadanos a pris le pouvoir avec le soutien de Vox (extrême droite), a envoyé un « avertissement » et qu’il est « impossible de rester les bras croisés ».

Aux élections andalouses du 2 décembre 2018, la coalition entre Podemos et la Gauche unie a en effet perdu trois députés et 300 000 voix, soit cinq points. Pour rebondir, M. Errejon propose de « dépasser les sigles du parti afin de mettre en avant les gens et la capacité d’unir des personnes très différentes ».

Surtout, il évite de se faire dicter sa liste électorale par la direction de Podemos, qui cherchait ces dernières semaines à lui imposer une numéro deux provenant du parti néocommuniste de la Gauche unie. « Iñigo Errejon cherche à supplanter Podemos pour construire un parti plus large et qu’il contrôle, résume un dirigeant de Podemos au Monde. C’est avant tout une lutte d’appareil ».

Cependant, tous, au sein de Podemos, font le même diagnostic

La gauche est démobilisée et le parti souffre de la fuite de ses électeurs, principalement vers l’abstention. Les raisons invoquées varient. Les uns pointent des décisions stratégiques, comme celle de ne pas entrer dans des gouvernements de coalition dans les régions où Podemos soutient les socialistes, de ne pas avoir soutenu en 2016 la première tentative d’investiture du socialiste Pedro Sanchez ou de faire alliance avec les néocommunistes de la Gauche unie (IU).

D’autres mentionnent des erreurs personnelles des dirigeants, comme la décision de Pablo Iglesias et Irene Montero de soumettre au vote des militants leur décision d’acheter un luxueux pavillon avec piscine dans la grande banlieue de Madrid, ou le contrôle trop vertical qu’ils exercent sur le parti. D’autres, enfin, reconnaissent l’érosion provoquée dans ses rangs par le virage à gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) sous la houlette du président du gouvernement Pedro Sanchez.

Ce dernier se trouve actuellement en tête des sondages nationaux.

La crainte est d’être relégué à la position qu’occupait la Gauche Unie, c’est-à-dire celle d’un parti sans perspective de remporter des élections. Pour freiner l’hémorragie et remobiliser les élec-teurs, Iñigo Errejon, défend une candidature transversale qui dépasse les clivages droite-gauche et entend disputer l’espace électoral traditionnel du PSOE.

Au contraire, les anticapitalistes demandent un virage à l’extrême gauche afin de mobiliser les abstentionnistes. « Mas Madrid est une recomposition d’un centre gauche qui se veut plus moderne que le Parti socialiste », estime Miguel Urban, député européen et représentant du secteur anticapitaliste, qui plaide pour se différencier des « partis du système », et éviter de virer vers le centre, « ce qui nous ferait perdre notre espace électoral ».

Quant à Pablo Iglesias, issu des Jeunesses communistes, il navigue entre les deux positions, s’alliant avec les socialistes pour soutenir le budget, tout en conservant les formes et l’esthétique de l’extrême gauche traditionnelle.

Le Parti socialiste observe cette crise de près : s’il ne voit plus son hégémonie menacée à sa gauche, il craint qu’un effondrement de Podemos ne compromette ses chances de rester au pouvoir après les prochaines élections, faute de disposer d’une force de soutien.

Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Le Monde. 29 janvier 2019

http://npa29.unblog.fr/

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29 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

conférence (brest)

bret

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