Archive | Médias, culture

31 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

capucins (le télégramme + of)

brest

La grève partie pour durer à la médiathèque des Capucins

Dimanche, pour la deuxième fois consécutive, le personnel de la médiathèque des Capucins (87 % selon les syndicats) a fait grève. Et le mouvement pourrait bien durer au moins jusqu’à la mi-décembre. Le personnel réclame la titularisation de quatre personnes employées six mois renouvelables depuis le début de l’année (jusqu’à fin janvier 2018). Il envisage de demander la création d’un poste en plus (un éducateur spécialisé ?) pour gérer la présence des jeunes.

« Jusqu’à ce qu’ils craquent »

« Nous ferons grève jusqu’à ce qu’ils (les élus, NDLR) craquent et nous avons la population avec nous », avance la CGT. « On trouve déplorable qu’il y ait ce sentiment de non-urgence chez les élus ». « Le personnel des bibliothèques, qui est maintenant à la médiathèque, a fait beaucoup d’efforts pour s’adapter » à la nouvelle donne, au nouveau lieu, ajoute la CFDT.

L’élu s’étonne

De son côté, Marc Coatanéa, vice-président de la Métropole en charge des ressources humai- nes, s’étonne de ce conflit. « Nous nous sommes rencontrés vers le 19 septembre. Il était prévu qu’on se revoit avec un an de recul par rapport à l’ouverture. Nous nous reverrons donc vers la mi-décembre. Je ne comprends pas bien la nature du conflit. Le personnel estime que les quatre postes sont nécessaires ? C’est à l’employeur d’en décider ! Cela dit, il n’y a pas eu de recul de notre part. Ces postes ne sont pas supprimés, un point sera fait comme prévu en fin d’année ». Et il poursuit. « Il est dommage de priver le public de l’accès à la médiathèque le dimanche. Par ailleurs, sur d’autres points comme les conditions de travail, il y a toujours des ajustements à faire avec un nouvel équipement, ce ne sera pas difficile de résoudre ces questions », estime-t-il.

31 octobre 2017

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire: « C’est à l’employeur de décider! » Comme chez Lidl! Y a pas écrit management cool!

Lire aussi:

Brest. Nouvelle grève des bibliothécaires aux Capucins (OF)

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (bfm)

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27 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou 1 (lci)

Philippe Poutou : “Il faut une stratégie pour être des millions dans la rue”

 

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22 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

stage (sud éduc)

stage

Stage fédéral « Pour un syndicalisme d’émancipation : autogestion, liberté pédagogique, anti-hiérarchie »

Stage fédéralisé organisé par Sud Education Ain

OÙ ET QUAND ?

Le jeudi 21 et vendredi 22 décembre 2017 de 8h30 à 16h30 à Bourg-en-Bresse
Salle St Roch, rue Saint-Roch.

POUR QUI ?

Ouvert à tous les personnels de l’Éducation, syndiqué-e-s, non syndiqué-e-s, syndiqué-e-s dans un autre syndicat.

COMMENT ?

La participation à une formation syndicale reste de droit sur votre temps de travail. Il suffit d’en faire la demande au moins un mois à l’avance auprès de la DSDEN pour le primaire, du recteur pour le secondaire et au SRFD pour le ministère de l’agriculture.

PROGRAMME

Journée du jeudi 21 décembre : Autogestion et syndicalisme
8h30 – 9h30 : accueil
9h30 – 12h30 : intervention de Frank Mintz
13h30 – 16h30 : intervention de Myrtille Gonzalbo
Les intervenants exposeront leur réflexion sur l’autogestion à partir de l’exemple des collectivités dans l’Espagne de 1936. Les interventions seront suivies d’un débat.

Journée du vendredi 22 décembre :
8h30 – 9h30 : accueil
9h30 – 12h30 : autogestion et pratiques pédagogiques
13h30 – 16h30 : luttes anti-hiérarchiques et défense des personnels.

Important : Informez Sud Éducation Ain de votre participation :
Mail : ain@sudeducation.org
Téléphone : 04-74-42-95-83
(nombre limité à 40 participants).

Repas du midi :
jeudi 21 décembre : repas partagé
vendredi 22 décembre : possibilité de prendre le repas au restaurant associatif
« La Canaille » (prévoir 11 euros pour un repas). Merci de vous signaler au moins une semaine avant pour les réservations.

Possibilité d’hébergement militant, nous contacter.

Modèle de demande de congé pour formation syndicale à envoyer au moins un mois à l’avance

Plaquette stage fédéral Sud Education Ain - 21 (...)
http://www.sudeducation.org/

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

riches (le seuil)

assis tes

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au 19è siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?

En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi.

À partir d’entretiens approfondis, il montre que la quête d’entre-soi des habitants des ghettos dorés n’est pas seulement motivée par une recherche de prestige et de qualité de vie, mais également par des représentations des pauvres qui les incitent à s’en protéger.

Comment parviennent-ils à justifier leurs stratégies d’évitement et de relégation des catégories défavorisées, ainsi qu’à légitimer l’ordre local qu’ils s’efforcent de perpétuer ?

Au-delà de la peur de la criminalité et de l’insalubrité apparaît la crainte des élites d’être en quelque sorte contaminées par des modes de vie jugés culturellement indésirables ou moralement nuisibles. À travers les mécanismes du séparatisme social, ce sont les conditions de possibilité de la solidarité que cet essai explore.

Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, Bruno Cousin, professeur assistant à Sciences Po, Camila Giorgetti, chercheure associée du Centre Maurice Halbwachs, et JulesNaudet, chargé de recherche au CNRS, sont sociologues.

http://www.seuil.com/

https://www.franceculture.fr/

http://www.amis.monde-diplomatique.fr

https://www.franceinter.fr/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

l’assemblée (cinéphare)

569748

Après avoir accompagné dans les salles du réseau Histoire d’un secret, Entre nos mains et A ciel ouvert, Mariana Otero nous fait le plaisir de revenir avec son nouveau film L’Assemblée.

Immersion dans le mouvement Nuit debout, ce documentaire questionne la façon dont il possible de réinventer la démocratie, d’imaginer de nouvelles possibilités de prendre et de transmettre la parole, de renouveller les processus de prise de décisions… en bref de réinjecter du désir dans la chose politique.

Le 31 mars 2016, place de la République a` Paris naît le mouvement Nuit Debout.

Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion a` l’invention d’une nouvelle forme de démocratie. Comment parler ensemble sans parler d’une seule voix ?

« Que faisons-nous de la parole au sein du collectif ? Comment s’en sert-on et la transforme-t-b on en décision, en acte ? La parole en elle-même peut-elle constituer l’action, et ouvrir l’individu au temps d’une pensée commune, la` ou` il pourra décider d’agir en connaissance de cause : pour améliorer notre sort a` tous ?

Sur la place de la République, un 31 mars 2016, est née la belle âme collective qui s’est nommée toute seule : « Nuit Debout ».

Par quelles circonstances magiques un tel évènement, qui rappelle la Cite´ idéale rêvée par Platon dans La République, a su opposer pendant de longs mois son monde d’idées, ses paroles fragiles, aux CRS, seuls représentants de l’Etat envoyés agir sur la place ? Il y avait la`, comme dans un rêve, tous les corps de métiers, tous les âges, toutes les origines. Comme dans un rêve, tous pouvaient s’exprimer librement, et leur parole était respectée. Comme dans un rêve, chaque matin la place était évacuée et il fallait attendre le soir pour rêver a` nouveau, ensemble.

Mariana Otero a saisi admirablement cette brèche spatio-temporelle qu’offrait Nuit Debout a` l’Histoire, a` la politique et au politique, au collectif que nous sommes, habitants de France. Un temps suspendu ou`, comme chez Rohmer, la parole est action, la seule action humaine qui puisse véritablement nous émouvoir et nous mettre a` nu. Car l’émotion vient – et sans elle l’idée n’est rien – de tous ces femmes et hommes qui tentent sincèrement, depuis le fond de leurs singularités, leurs individualités, de trouver les moyens et les modalités d’une parole collective, sans laquelle la démocratie n’est plus qu’un outil de gestion, au sein duquel nous ne sommes plus capables de rêver. » Ioanis Nuguet, cinéaste de l’ACID

« La documentariste Mariana Otero a accompagné, dès son coup d’envoi des 31 et 32 mars 2016 et jusqu’à la fin, le mouvement d’occupation de la place de la République à Paris, en résistance à la loi travail et son monde, qui s’est autodésigné Nuit debout. Son film se donne comme une chronique des multiples événements, discussions, positions et propositions qui ont parcouru cet espace rendu intensément public durant les trois mois de sa réinvention passion- née. L’Assemblée met l’accent sur le travail d’organisation : non pas dans le sens militant traditionnel de ce mot, mais comme un processus de préparation, d’approximation, de pensée et de remise en jeu perpétuelles. Elle filme une chose qui n’est rien d’autre que ses propres préparatifs, justement belle et forte de son inachèvement et de sa réflexivité, et le film-proces- sus qu’elle en tire ressemble en cela à son sujet : disséminé mais précis, saturé d’espoir, de découragement et d’endurance. L’Assemblée aura, espérons-le, encore de beaux jours de mars, devant elle. » Libération

cine

http://cinephare.com/information/l-assemblee

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

crise écologique (cdl’a)

Crise écologique : notre cerveau n’est pas programmé pour se la représenter !

La petite histoire suivante montre à quel point le cerveau humain peine à entrevoir la spécificité de la croissance exponentielle. Le Grand Vizir Sissa ben Dahir, inventeur supposé du jeu d’échec, aurait répondu au roi indien Shirham qui lui demandait quelle récompense il souhai- tait: «Majesté, je serais heureux si vous m’offriez un grain de blé que je placerais sur la première case de l’échiquier, deux grains sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit grains sur la quatrième, et autant de grains de blé qu’il serait possible de poser en couvrant  ainsi de suite les soixante-quatre cases ».

Le roi a du sûrement penser :  « 1, 2, 4, 8, 16, 32… » , imaginant dans sa tête les 6 premières cases… Il répondit à son vizir inventeur «  Pas de problème ! Et c’est tout ce que tu souhaites Sissa, espèce d’idiot ? ».

Le roi n’avait pas un cerveau de mathématicien. A la onzième case, il faut déjà 1024 grains de blé… puis tout s’emballe. Qui entrevoit que le nombre de grains demandé est de 18.446.744.073.709.551.615 ce qui correspond à 1000 fois la production mondiale de blé en 2012 ?

Tellement habitué aux évolutions  linéaires, le cerveau de l’homme non mathéma- ticien n’appréhende pas une des particularités de la croissance exponentielle : sa vitesse.

Cette incapacité d’intelligence est un des éléments nous permettant de comprendre l’évolution de notre conscience écologique. Notre cerveau nous fait intuitivement percevoir l’apocalypse écologique, pourtant prévisible à un horizon de 50 ans, comme un évènement possible à une échéance extrêmement lointaine.

Si une quantité quelconque (la richesse, la pollution etc.) augmente d’un petit pourcentage chaque année, sans calcul mathématique le cerveau humain peine à estimer intuitivement le nombre d’année nécessaire au doublement. 
Taux de croissance annuelle d’une quantité (richesse, pollution etc.) 1% 2% 5% 10% 20%
Temps de doublement de la quantité initiale 70 ans 35 ans 14 ans 7 ans 4 ans

Explorons, de 1970 à 2070, un siècle de conscience écologique.

Pour les besoins de notre démonstration, nous proposons d’imaginer un quelconque territoire découpé en 1024 unités de surfaces équivalentes, qui pourrait être par exem- ple la mer Méditerranée ou bien la planète entière. Pour simplifier, nous considèrerons que le système qui a organisé l’exploitation de ce lieu, n’a dégradé jusqu’en 1970 aucune de ces 1024 petites surfaces.

Minime anicroche en 1970 : 1 seule unité de surface est dégradée.

Ce peut-être quelques fonds marins et quelques espèces de poissons si l’on a considéré comme territoire la mer Méditerranée, ou l’assèchement de la mer d’Aral si l’on a considéré la planète. Le millième de la surface s’est dégradé, mais qui s’en aperçoit ? Les habitants qui côtoient cette dégradation, sont les oubliés du jeu gagnant-gagnant de la mondialisation des échanges.

Seuls 7 hurluberlus, scientifiques de haute volée, certains du Massachusetts Institute of Technology (MIT), mandatés par le « Club de Rome » en 1970, posent la question du nombre d’unités qui seront à ce rythme dégradées en 2050. Ils modélisent des dynamiques qui se révèlent être des exponentielles qui interagissent, en s’appuyant sur diverses données mon- diales comme la production, la pollution, la population, etc. Les résultats sont choquants : si le business continue sans inflexion, les dégâts irréversibles entraineront une chute de population dès 2030. Ils écrivent un best-seller sur les limites de la croissance.

Léger problème local en 1980 : 2 unités sont dégradées.

Pourquoi se soucier de 2 unités sur 1024 ? Une explosion frénétique de douce consommation, appelée croissance, cache le problème sous le tapis. La question du futur ne se pose alors que pour quelques mathématiciens et certains écologistes. Ils se demandent toujours comment va augmenter cette dégradation : de manière linéaire ou exponentielle ?  Les deux tendances sont toutes deux encore envisageables puisque les séries linéaires et exponentielles commencent par les mêmes chiffres : d’abord 1, ensuite 2…

L’accroissement linéaire atteint 1024 en 1024 coups :

1 (en 1970), 2 (en 1980), 3 (en 1990), puis 4, puis 5 … et enfin 1024 (dans 10 000 ans)

L’accroissement géométrique atteint 1024 en 11 coups :

 1 (en 1970), 2 (en 1980), 4 (en 1990), 8 (en 2000), 16 (en 2010), 32 (en 2020), 64 (en 2030), 128 (en 2040), 256 (en 2050), 512 (en 2060), 1024 (en 2070).

Le président américain Reagan est un non mathématicien, dont le cerveau pense linéaire. Il fustige donc en 1985 le travail du Club de Rome en  affirmant que pour l’Amérique il n’y a pas de Limits to Growth.

Petit problème mondial en 1990 : 4 unités sont dégradées.

Au Sommet de la terre de Rio en 1992, le petit monde des décideurs politiques flippe: et si le «Club de Rome» avait raison ? On vit trop bien cependant. Au moins ceux qui profitent le plus du système. Et il faut être réélu. Le président américain, Bush père, dénonce publiquement la pensée anti progrès du livre Limits to Growth. Dans le cerveau de Bush 1, 2, 4 n’est pas si loin de 1, 2, 3. Si la vitesse de destruction s’avère n’être finalement que linéaire, il reste 10 000 ans avant l’effondrement.

2000-2010 : Problème mondial sérieux: 8 unités sont dégradées.

Le GIEC confirme l’apocalypse climatique. Pourtant, ceux pour lesquels il fait si bon vivre de la surconsommation préfèrent retenir les doutes climato-sceptiques. Il reste 1016 unités saines. Ils redemandent aux scientifiques de vérifier leurs mesures et voir si d’autres facteurs n’entre- raient pas en jeu : est-ce bien  1, 2, 4, 8 ? Les mesures des scientifiques ne sont-elles pas imprécises ? Toutes les complexités sont-elles bien prises en compte ?  La série ne redevien- dra-t-elle pas finalement linéaire après deux anomalies, le 4 et le 8,  liées à d’autres causes qui ne se reproduiraient pas ?  Si c’était le cas, en 2070 ce ne seraient que 11 unités dégradées sur 1024, à peine 1% de la surface. Ce serait une fausse alerte de déclinistes grincheux et les inventions technologiques auraient le temps de nous sauver.

2010-2020 : Risque de catastrophe: 16 unités sont dégradées.

De ces unités dégradées, l’homme ne tire plus aucun moyen de subsistance. Ceci accélère la dégradation d’autres unités.  De nouveaux hurluberlus proposent de vivre « la décroissance » comme une solution à étendre à l’humanité entière : chacun se contentant d’une juste part.

Face à la catastrophe (en 2020, 32 unités sont dégradées), la COP21 en 2016 se conten- te d’une mesurette. Elle cumule des promesses qui, même si elles étaient tenues, ne permet- traient pas de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

La promesse de gascon de la COP21 La COP 21 voudrait éviter la catastrophe sans tou- cher aux écarts qui se creusent entre les riches et les pauvres et conforte le président Obama qui affirme alors que le mode de vie des Américains reste non négociable : pour que le mode de vie américain passe de 4 planètes à 1 planète, on mise sur la seule technologie et … on croise les doigts.  En 2017, pour la première fois la pauvreté dans le monde ne baisse plus.

Le choc en 2030 : 64 unités sont dégradées.

Face à la catastrophe perceptible aux yeux de chacun, maintenant que 6% du territoire est détérioré, le cerveau humain reconnait le danger de la tendance exponentielle. Pour freiner la dégradation de 6% de plus, promise à la fin de la décennie, deux options émergent. L’option de répartir égalitairement les consommations sans dépasser ce que notre planète fournit chaque année soit une division par 4 de l’ordinaire des habitants des pays riches et par 2000 des trains de vie des plus riches.

L’option de laisser disparaitre en dix ans les 20% de la population qui consomment 6% de la production mondiale. Soit 1,5 milliard d’humains. Empêcheront-elles qu’en 2040, 128 unités soient dégradées ? En 2050, les 256 unités dégradées représenteront 25% de l’espace encore disponible. En 2060, l’humanité se partagera 50% de l’espace vivable. En 2070, la dégradation  exponentielle aura couvert la totalité du territoire.

De 1970 à 2070, la tragédie du temps…

La tragédie du temps si bien chantée par le poète Moustaki:

« Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
Certains se sont battus, moi je n’ai jamais su
Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps…
Pendant que je chantais, pendant que je t’aimais
Pendant que je rêvais il était encore temps »

La tendance exponentielle de la dégradation a été comprise en 1972 par les scientifiques hurluberlus du « club de Rome ». Quant à nous autres, l’exponentielle nous a surpris.

Denis Dupré

Réponse 

  1. Albert Jacquart racontait cette petite histoire à ses étudiants pour la prise de conscience de la croissance exponentielle:
    Il appelait cette histoire l’équation des nénuphars !
    L’hypothèse de départ est que les nénuphars doublent leurs nombres ou la surface occupée chaque jour qui passe. On constate qu’au bout d’un mois de 30 jours le lac qu’ils occupent est plein ( la fin du monde pour ces nénuphars là !).
    La question que posait Albert Jacquart était la suivante:
    à partir de quand le lac était à moitié vide ? La réponse de la très grande majorité des étudiants était le 15ème jour alors qu’une petite minorité donnait la bonne réponse, le 29 ème.
    On imagine bien que dans le monde des nénuphars, on ne se préoccupait pas de la si proche fin du monde à l’aube du 26 ème jour où seulement 6,25% du lac était couvert!

    Christophe Lassiat   14 octobre 2017

    https://alaingrandjean.fr/

    Commentaire: La chanson: Beds Are Burning est une chanson politique, réclamant la restitution de leurs terres natales aux aborigènes Pintupi, volées 200 ans plus tôt par les colons britanniques. En parlant de la spoliation d’un territoire et de son exploitation pour en tirer un maximum de profit, la défense du peuple aborigène se double d’un message écologiste plus global, et souligne l’urgence à prendre conscience de l’impact des activités humaines sur la planète.

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (politis)

jeunes

Étudiants précaires : se nourrir, un casse-tête

Alors que les APL ont diminué de 5 euros, la précarité étudiante augmente. Premier budget impacté : celui des repas. Face à cela, au-delà de la débrouille, des associations tentent de mettre en place des solutions collectives, comme les épiceries solidaires.

Tout n’est pas noir non plus », « Je ne me plains pas, il y a pire »…

Les étudiants ont tendance à minimiser leur précarité. Un peu par honte, surtout parce qu’ils se sentent préservés de la « vraie » misère. Pourtant, un rapport édité par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) constatait, en 2015, que 19,1 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté, soit avec 987 euros par mois (60 % du revenu médian). Plus d’un tiers, 36 %, touchaient des aides directes, mentionne ce même texte.

Augmentation des demandes de bourse

Un chiffre qui a sans doute évolué. D’après l’étude annuelle de l’Unef, le coût la vie étudiante a augmenté de 2,09 %. À la rentrée 2017, les demandes de bourse des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ont cru de 2,2 % a révélé Le Monde.

Plus significatif encore de la paupérisation des étudiants : l’augmentation des demandes d’aides d’urgences délivrées par le Crous dans des situations d’extrême précarité. Il en existe de deux sortes, ponctuelle et annuelle, les montants sont fonction de l’échelon de bourse de l’étudiant. Ce fond spécial est alimenté par l’État. En 2016, 42 037 étudiants y ont eu recours, soit 1 160 de plus que l’année précédente (2,8%).

Ces données expliquent l’indignation estudiantine lorsque le gouvernement a annoncé la diminution des APL de 5 euros cet été. « Si à 18, 19, 20, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? », avait rétorqué la députée LREM de l’Eure, Claire O’Petit.

Alimentation : le système D

Léa [1] sait ce qu’elle va faire de sa vie : avocate pour les droits des étrangers. Elle a plus de mal à boucler le mois sans se retrouver à découvert: « Ça me prend souvent la tête, je galère. » La jeune fille qui vit à Paris touche les APL et son père l’aide à hauteur de 300 euros par mois. Après le paiement de son loyer, il lui reste 200 euros pour vivre.

Lorsque le reste à vivre de l’étudiant (la somme qui reste après le paiement du loyer et des charges) est égal ou inférieur à 7,50 euros par jour, on parle d’extrême précarité. À Paris, environ 30 % des étudiants seraient passés sous ce seuil. « Une bonne part de mon budget passe dans les transports, du coup, je marche beaucoup et je fraude un peu, admet Léa. C’est pour les repas que c’est plus compliqué… ».

En mai dernier, un rapport de la Croix-Rouge révélait que 130 000 étudiants sautaient en moyenne 4 à 5 repas par semaine. C’est déjà arrivé à Clément [1] : Je suis devenu un expert pour les bons plans et les stratégies de consommation. Je mange essentiellement des pâtes et du riz, et très peu de légumes. Pour les produits que je ne peux pas acheter, comme la viande ou le fromage, il m’est déjà arrivé de les voler dans les grandes surfaces.

Un dixième des prix dans le commerce

Face à ce constat, des épiceries solidaires étudiantes ont émergé, coordonnées par la Fage avec l’aide d’associations locales. Depuis cinq ans, on en compte une quinzaine en France métropolitaine, et d’autres projets sont à l’étude.

Dans la capitale, l’Agoraé, située sur le campus de Paris 7 Diderot (XIIIe arrondissement), a fêté son premier anniversaire le 22 septembre. Cette épicerie jouxte un lieu de vie ouvert à tous. La trentaine de bénéficiaires ont dû remplir un dossier et prouver avoir un reste à vivre journalier égal ou inférieur à 7,50 euros. « Mais la moitié d’entre eux ont un reste à vivre négatif », souligne Lina, une bénévole.

Sur les étagères, des boîtes de conserve à 0,28 euros, du dentifrice à moins de 50 centimes et des légumes vendues à 33 centimes le kilo. « Les prix sont fixés à 1 dixième de ceux que l’on trouve dans le commerce », explique Alix de Faucal, vice-présidente de l’Association générale de étudiants de Paris chargée de l’Agoraé. « Que l’étudiant participe financièrement, c’est symbolique, mais c’est aussi une forme de responsabilisation », souligne la jeune fille, étudiante en orthophonie. « D’autant qu’ici, 5 euros ça équivaut à 90 paquets de pâte », sourit ironiquement Lina. Un petit message pour la députée de l’Eure.

[1] Les prénoms ont modifiés à la demande des interlocuteurs.

 Malika Butzbach 16 octobre 2017

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Christophe Robert : « La baisse des APL, une décision dangereuse »

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

précarité (jdd)

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Les mille visages de la précarité en France

La pauvreté concerne plus de 14% de la population française et touche toutes les géné- rations. Tour d’horizon à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. En France, près de 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Des femmes, des enfants, des jeunes, étudiants ou en recherche d’emploi, des handicapés…

Mais aussi des seniors ou encore des actifs indépendants : artisans, agriculteurs, commer- çants, chefs d’entreprise. La pauvreté n’a pas un, mais de multiples visages. En France, ils sont 8,9 millions selon l’Insee, qui retient le seuil de 60% du revenu médian. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont moins de 30 ans. Un sur dix a plus de 60 ans. La pauvreté a progressé en France ces dix dernières années avec un million de personnes supplémentaires au-des- sous du seuil. L’extrême précarité a même bondi de 69% entre 2002 et 2012 : aujourd’hui, 2,3 millions de français vivent avec moins de 660 euros par mois. Depuis deux ans néanmoins, le taux tend à se stabiliser, note l’Observatoire des inégalités.

Taux de chômage record chez les moins de 25 ans

Entre décembre 2015 et mars 2017, le nombre d’allocataires du RSA (revenu de solidarité active) a pour la première fois diminué de 5%, soit 95.000 personnes de moins. Certes, la part de ces citoyens pauvres (42%) est trois fois plus élevée dans les quartiers dits « prioritaires » que la moyenne nationale, mais ces deux millions de personnes représentent moins d’un quart (23%) de la population pauvre en France. On trouve les 77% restants dans nos villes, en zone périurbaine et rurale…

De la même manière, plus des trois quarts des élèves en situation précaire étudient hors des zones d’éducation prioritaire.

Le Centre d’observation de la société rappelle que 3,2 millions des enfants issus de milieux défavorisés sont scolarisés dans des établissements classiques. En France, la pauvreté concerne un enfant sur cinq. Selon Eurostat, la situation s’est fortement dégradée entre 2003 et 2012 en raison de la crise économique : 158.000 enfants pauvres supplémentaires, dont 110.000 très jeunes.

La plupart appartiennent à des familles frappées par le chômage.

Mais ce sont aussi des enfants de salariés précaires, mal rémunérés. Plus d’un enfant pauvre sur dix vit avec deux parents qui travaillent et un tiers sont élevés au sein d’une famille mono- parentale. Avec des mamans, explique le Centre d’observation de la société, « découragées devant les difficultés à trouver un travail, les bas salaires ou les horaires incompatibles avec la charge d’enfants ». Selon l’Insee, deux millions de familles monoparentales vivent dans la pauvreté.

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Un enfant sur cinq vit dans une famille pauvre. (JDD)

Un étudiant sur cinq renonce à se soigner

Le taux de chômage bat des records chez les moins de 25 ans (22,1%). L’an dernier, la moitié des jeunes sans diplôme, sortis du système scolaire trois ans plus tôt, étaient sans emploi – contre un quart en 2001 –, selon un rapport du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Et le taux de chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supé- rieur, trois ans après leur sortie du système universitaire, a doublé (de 5 à 10%) en quinze ans. Aujourd’hui, 20% des jeunes adultes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que le logement mobilise plus de la moitié de leur budget, un étudiant sur cinq renonce à se soigner faute de moyens, selon l’étude Pacte Santé 2017 de la Croix-Rouge.

Parmi les actifs, les professions indépendantes (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise…) sont encore plus menacées par la précarité que les salariés, même si la situation s’améliore après deux années difficiles : leur taux de pauvreté passe de 23,7 à 22%, une décrue qui concerne surtout les commerçants. Aujourd’hui encore, un artisan sur cinq et un quart des agriculteurs sont pauvres.

Le risque de pauvreté s’aggrave également avec le handicap. Alors que le niveau de vie médian est inférieur de 167 euros à celui des personnes sans handicap, note l’Observatoire des inégalités, près d’un quart des personnes touchées par plusieurs limitations handicapantes vivent sous le seuil de pauvreté. Et plus le handicap est sévère, plus le niveau de pauvreté est élevé.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

abers (ouest france)

flyer du 4 oct pdf-page-001

Pays des Abers. Un festival autour de l’accueil des migrants

Depuis deux ans, le pays des Abers reçoit des exilés, dont le nombre va croissant. Trois soirées présentent leur parcours du combattant au travers de films et débats. Plouguerneau, Plouvien et Lannilis ont été choisies par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) pour héberger des demandeurs d’asile.

Rapidement, des collectifs se sont préoccupés de leur accueil. « Afin de remédier à l’isolement auquel est confrontée une personne dans un environnement dont elle n’a pas forcément les codes », explique Paul Madec, du collectif lannilisien. En effet, la législation concernant les demandeurs d’asile est extrêmement complexe, « surtout lorsque ces personnes ne connaissent pas notre langue. »

Informer et comprendre

Et puis, au quotidien, « il faut prendre en compte que la majorité arrive sans ressource, et l’allocation aux demandeurs d’asile n’est débloquée qu’après un dépôt de demande d’asile à la préfecture, ce qui peut prendre plusieurs mois », note aussi Paul Madec. En attendant, les mairies, à travers les CCAS, les banques alimentaires, des mises à disposition de salles, apportent leur écot.

Pour mieux comprendre cette crise migratoire, les collectifs de Plouguerneau et Lannilis proposent un festival afin « de faire le point, à l’heure où quatre-vingts personnes sont attendues au Prahda de Landivisiau et une soixantaine à celui Lampaul-Guimiliau ».

Les bénéfices du festival seront versés à l’action « Cent pour un toit », initiée par le collectif Humanité de Plouguerneau et l’association Digemer qui cherche à loger les migrants sans domicile. « Parmi eux, on retrouve beaucoup de mineurs isolés dont la situation dans la région brestoise est catastrophique. »

Le programme du festival

Jai marché jusquà vous, de Rachid Oujdi. Ils ont moins de 18 ans, on les appelle les mineurs isolés étrangers. Venus seuls, sans visa, ils débarquent à Marseille. En attendant leur majorité, ils sont censés se trouver sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance… Suivi d’un débat.

Mardi 17 octobre, à 20 h 30, salle Armorika, Plouguerneau.

Welcome chez nous, d’Adrien Pinon. Serquigny, village de l’Eure de 2 000 habitants, accueille 30 réfugiés en provenance de la jungle de Calais. Après l’inquiétude, petit à petit, villageois et réfugiés apprennent à se découvrir.

Vendredi 20 octobre, à 20 h 30, UCPA de l’Aber-Wrac’h.

Open the border, de Mikael Baudu. Février 2016. Saïf, Tarik et Sévé tentent pour la dixième fois de traverser la Mer Égée. Une semaine plus tard ils arrivent à la frontière gréco-macédo-nienne. 14 000 réfugiés entassés autour d’abris de fortune. Leur rêve d’Europe se fracasse.

Samedi 21 octobre, à 18 h, salle Nuit de noce, à Lannilis.

16/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

Association « DIGEMER »

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