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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

désenfumage (le huffington + anti-k)

lrem

Pour son deuxième anniversaire, La République en Marche est désormais vu comme un parti de droite. Loin du ni-droite ni-gauche voulu par Macron le 6 avril en 2016.

Il était encore ministre de l’Economie. Dans sa ville natale d’Amiens, le 6 avril 2016, Emmanuel Macron annonçait la création du parti En Marche qui ne devait pas présenter de candidat à la présidentielle de 2017. Il s’agissait d’un « mouvement politique nouveau, qui sera pas à droite, qui sera pas à gauche.

Ce pari est perdu si l’on en croit les conclusions d’un sondage Ipsos pour l’association Lire la politique et révélé par Le Monde. Alors que le mouvement rebaptisé La République en marche souffle sa deuxième bougie ce vendredi, une très nette majorité de Français le considère désormais comme un parti de droite.

25% des sondés le jugent au centre-droit, 20% à droite et 5% très à droite soit un total de 50%.

A l’inverse, ils ne sont que 5% à le penser à gauche et 21% au centre. Le plus notable est l’évolution de ce positionnement depuis qu’Emmanuel Macron est à l’Elysée et qu’il a l’occasion de mettre en place sa politique. Il y a un an, seulement un tiers des Français pensaient LREM à droite.

C’est le résultat de mesures libérales prises par le gouvernement d’Edouard Philippe comme les ordonnances réformant le code du travail, la suppression d’une grosse partie de l’ISF ou la réforme annoncée de la SNCF.

Alexandre Boudet 06/04/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Que de nombreux anciens membres du PS aient si vite passé à droite, montre bien la pente sur laquelle était engagé ce parti.

Lire aussi:

Macron plus impopulaire que jamais parmi les classes populaires (Anti-K)

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06 avril 2018 ~ 0 Commentaire

higelin (npa + rp)

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Higelin, l’esprit de 68

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort de Jacques Higelin. Un camarade dans le combat pour une autre société.

Nous avons milité ensemble pendant des années, depuis Mai 1968 jusqu’à ces dernières années où, même s’il s’était éloigné de l’extrême gauche, il était de tous les combats pour les sans-papiers et pour le droit au logement.

Il a commencé à prendre contact avec l’extrême gauche en 68, dans la cour de la Sorbonne où il jouait du piano.

Il a commencé à militer régulièrement au côté de la Ligue communiste au moment de la fête de la Commune. Peu de temps avant, il avait participé à l’organisation d’une manifestation pour soutenir les luttes internationales, en particulier en Amérique latine et au Vietnam. On avait écrit ensemble le texte du chœur parlé « De Den Hongh à Quang Tri, des plaines aux hauts plateaux, vive le peuple en armes ! »

Il était venu organiser cet événement à la Sorbonne, avec les membres de notre service d’ordre, et avait emmené, avec Jérome Savary, un orchestre de saltimbanques, de timbales, etc. Lors de l’anniversaire de la Commune en 1971, une grande manifestation avait eu lieu et, le soir, lors de la fête, Higelin avait chanté l’Internationale en version reggae. Les camarades de LO et un certains nombre de camarades de la Ligue, choqués, hurlaient et se sont mis à chanter la version classique !

Higelin a participé à la campagne électorale LCR-LO à Bordeaux en 1971, où se pré- sentaient Jean-Jacques Servan-Schreiber et Jacques Chaban-Delmas. Ensemble, on dénon- çait la farce électorale. On passait dans les rues, déguisés en JJSS et JCD, et lui faisait le bateleur : « Mesdames et Messieurs je vous présente deux candidats qui ont plein de choses à vous proposer. Du bénef de l’argent, ce que vous voulez ! »… mais avec des nez rouges. Rue Sainte-Catherine, on se retrouve nez-à-nez avec des fachos… et le nez rouge nous a sauvés. Parce qu’ils n’ont pas osé agresser des clowns dans la rue devant les commerçants.

Jacques Higelin avait chanté à la fête de Rouge à Pantin en 1975 et, auparavant en 1971, il avait participé à un camp organisé en Corse avec notre association « le droit à la paresse ». On faisait des concerts, des débats politiques. Il avait organisé une animation sur scène racontant l’histoire de la IVe Internationale et de la Ligue communiste en chansons. Sur des chansons de Johnny, etc.

Il a été très présent dans les mobilisations pour les sans-papiers et pour le droit au logement, même s’il s’était éloigné de l’extrême gauche. Il y a aussi sa musique. Une musique qui sortait des sentiers battus, reflétait la révolte de la jeunesse des années 68. Une musique qui ne s’est jamais sclérosée, Higelin se renouvelant toujours et cherchant toujours à exprimer les émotions et la révolte contre les injustices.

50 ans après 68, nous entendons toujours ses notes de musique dans la cour de la Sorbonne, nous entretiendrons sa joie et ses combats.

A.K., merci à Alain Cyroulnik Vendredi 6 avril 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Mort d’un grand rockeur Jacques Higelin (Révolution Permanente)

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04 avril 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (france inter)

Olivier Besancenot : « Quelques jours de galère, c’est parfois mieux qu’un retour en arrière de 100 ans »

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, est l’invité de Léa Salamé. Au deuxième jour de la grève de la SNCF, il maintient sa volonté de continuer à se battre contre la réforme annoncée de l’entreprise, qui court selon lui à la « catastrophe ».

Après une première journée de grève suivie par 34% des cheminots selon la SNCF, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot se dit satisfait d’une mobilisation qu’il considère comme plus importante : « Je ne juge pas cette journée comme la direction de la SNCF, qui ment comme toute direction d’entreprise en comptabilisant ce qui l’arrange : ça a été une mobilisation extrêmement suivie, avec beaucoup d’assemblées générales« .

Il se félicite également du fait que le mouvement de mobilisation s’est également étendu à d’autres secteurs, comme les étudiants ou les éboueurs :

« On a quelque chose qui dépasse le cadre de la SNCF, ce n’est pas anecdotique, c’est dans l’air du temps, quand on a des mobilisations sur des questions de salaire, on passe d’une phase défensive à une phase offensive », explique-t-il.

Faut-il tenir malgré les concessions du gouvernement ?

Cette idée fait sourire le militant : « Ils peuvent faire de la communication en disant qu’ils res- pectent le droit de grève, en faisant des mini concessions, alors que tout le monde sait que la barre est tellement haut au niveau du gouvernement : avant la question du statut de cheminot, c’est la question du statut de l’entreprise » qui se pose selon lui. Il dénonce la transformation de la SNCF en société actionnariale : « Qui dit société actionnariale dit diktat de la rentabilité, or l’écrasante majorité des lignes ferroviaires ne sont pas rentables« .

Face à l’exemple Allemand salué par le gouvernement, Olivier Besancenot avance le contre-exemple britannique, où aujourd’hui selon lui « une immense majorité de Britanniques demande la renationalisation » des chemins de fer. Le problème vient aussi de la dette de la SNCF issue de la séparation avec RFF, selon lui.

S’il se dit « pas surpris » par les réformes entreprises par le gouvernement, Olivier Besancenot tient à rappeler « qu’une bataille politique, c’est une bataille de l’opinion (…) : l’idée c’est de montrer que c’est pour vous que l’on se bat. Quelques jours de galère, c’est parfois mieux qu’un grand retour en arrière de 100 ans sur un grand service public auquel on tient. Tous ceux qui disent qu’il y a trop de syndicalistes et de grévistes, qu’ils soient prêts à sortir leur carte bleue aux urgences, pour inscrire leurs enfants à l’école« , dit-il, avançant que la plupart des avancées sociales ont été obtenues par des grèves et des manifestations.

Attend-il une révolution ? « Je n’avance pas masqué, je suis militant communiste révolution-naire, je milite pour un mai 2018« , à l’image de mai 68. Il reconnait aussi « qu’on est très loin de la révolution, mais un mouvement de convergence des luttes ne ferait pas de mal », en unissant les revendications sur quelques grandes journées d’action qui « auraient peut-être appelé le gouvernement à plus de respect« .

Car selon lui, dans le mouvement en cours cette semaine, « Macron paie son arrogance, quand on a des responsables politiques qui nous prennent de haut avec des expressions jamais vues, pour nous dire qu’on n’a rien compris, ça heurte, et ça c’est un point commun entre les salariés du public et du privé, les retraités, les étudiants…« .

mercredi 4 avril 2018

https://www.franceinter.fr/

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03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (rtl + france inter)

revol

Grève SNCF : « Besancenot occupe un espace laissé ‘vide’ par Mélenchon », dit 

Dans la mobilisation contre la réforme de la SNCF, un homme sort du lot. Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a repris du service. On verra si c’est pour l’occasion, ou plus si affinité.

Olivier Besancenot sera aux côtés des cheminots en grève cette semaine. L’ancien leader du NPA espère construire un « front commun » à la gauche de la gauche pour faire reculer le gouvernement sur la réforme de la SNCF.  Est-ce le retour d’Olivier Besancenot, ou ne fait-il que passer ? C’est un peu tôt pour trancher cette question. Mais on pourrait dire que c’est le retour d’un homme qui n’est pas dopé à la politique. Besancenot a montré à un moment qu’il avait préféré privilégier sa vie plutôt que la politique. Même s’il a toujours milité.

Et c’est sans doute ce militantisme chevillé au corps qui le pousse aujourd’hui à revenir dans l’arène, notamment aux côtés de ses copains du syndicats SUD-Rail, troisième syndicat à la SNCF. Alors il s’était fait plutôt discret au moment des manifestations contre la loi Travail. Mais vous savez, quand on s’appelle Olivier Besancenot, on a quand même du mal à résister à l’odeur de la lutte sociale.

Motivé par le « grand soir social »

Son but ? Il espère d’abord, comme tous les autres, faire reculer Emmanuel Macron, empêcher le gouvernement de poursuivre cette réforme de la SNCF. Vous savez ce que dit Olivier Besancenot : « Il y aura un avant et un après cette grève de la SNCF ». Il dit : « Si Macron gagne, il aura marqué des points ; s’il perd, on pourra redistribuer les cartes socialement et politiquement ».

Olivier Besancenot espère que cette grève va réveiller quelque chose dans le pays. Il a fait mouche d’ailleurs avec sa formule « on est tous le cheminot de quelqu’un ». Il espère qu’à partir de là, les mouvements sociaux (comme celui des universités en ce moment, ou celui de l’éner- gie) vont finir par converger. Ce qui le motive, c’est le « grand soir social ». Ce que n’a pas réussi à faire pour l’instant Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a pas véritablement de concurrence politique entre les deux hommes. D’ailleurs pour qu’Olivier Besancenot prenne la main, il faudrait que Jean-Luc Mélenchon sombre. Mélenchon n’a pas de dynamique, mais il est toujours là.

Envie de retour portée par les sondages

Cela dit, Olivier Besancenot occupe un espace laissé « vide » par Jean-Luc Mélenchon. Il n’est pas question de préparer les prochaines élections : c’est un combat social qui se joue pour l’instant. un combat que Besancenot essaye de fédérer avec le Parti Communiste, les amis de Benoît Hamon et les Verts. Tous ces « groupuscules », comme les appelle le leader de la France Insoumise. Tous ces partis de gauche qui trouvent qu’Olivier Besancenot apporte une image positive au sein du mouvement social, qu’il a un certain charisme.

Et ils ne sont pas les seuls. Souvenez-vous que dans notre sondage BVA, publié au lendemain de la journée de manifestation du 22 mars, c’est Olivier Besancenot qui était plébiscité par les sympathisants de gauche. Il était en tête, de cinq points, devant Jean Luc Mélenchon. De quoi donner quelques envie de retour.

Alba Ventura et Loïc Farge 02/04/2018

http://www.rtl.fr/

Commentaire: Le NPA a quelques milliers de militants et des dizaines de milliers de membres de la France Insoumise suivent Jean-Luc Mélenchon! Notre but n’est pas de « voler des voix » qui appartiendraient « de droit » à la FI! Il ne s’agit pas non plus d’une lutte de chefs, de discuter le « leadership » de JLM sur une partie de la gauche. Non, il s’agit de faire mieux connaître le NPA et ses propositions, de militer quoi!

olivier la poste

Olivier Besancenot : le retour du facteur (France Inter)

Cette figure politique et médiatique de la gauche radicale a ressurgit à l’occasion du mouvement de grèves qui commence.

Un revenant, un retraité de 44 ans à peine, une figure de « l’ancien monde » politique qui a quand même gardé son côté juvénile : Olivier Besancenot. Des  années qu’on avait plus entendu parler du porte-parole du NPA, le nouveau parti anti-capitaliste. Il avait connu un petit moment de spleen, s’était mis en retrait, et il avait cédé sa place à Philippe Poutou lors des deux dernières élections présidentielles et voilà donc qu’Olivier Besancenot que beaucoup surnomment le facteur, réapparait ! Un retour qui confirme au passage ce qu’on sait depuis déjà longtemps : le facteur sonne toujours deux fois !

Quel rôle peut jouer Olivier Besancenot dans le contexte social actuel ?

Depuis déjà quelques semaines déjà, il s’agite, rencontre les cheminots un peu partout, fréquente les dépôts SNCF, et surtout discute avec des responsables écologistes, mélen-chonistes ou avec les hamonistes du mouvement Génération-s. En fait, s’il est remonté sur son petit vélo, c’est parce qu’avec les mouvements sociaux, Besancenot est comme un poisson dans l’eau. Il a toujours préféré les manifs aux élections. Et il a gardé une bonne cote de popularité à gauche. Pour toute une frange de l’opinion, en terme d’image, Besancenot c’est un peu l’héritier de Dany Cohn-Bendit. Un trublion un agitateur à la grande gueule et à la bonne bouille… Et comme on commémore les 50 ans de mai 68, sait-on jamais ? Besancenot  peut consolider la sympathie du mouvement de grèves de cheminots dans l’opinion.

Olivier Besancenot risque-t-il marcher sur les plates bandes de Jean-Luc Mélenchon ?

C’est sûr que pour le patron de la France Insoumise, ce retour n’est pas forcément une bonne nouvelle. Parce que le facteur du NPA, lui, il peut défiler main dans la main avec les syndicats sans les inquiéter alors qu’on sait que Philippe Martinez, Laurent Berger et les autres diri- geants syndicaux sont passablement agacés par la rudesse de Jean-Luc Mélenchon qui n’hésite pas à critiquer vertement leur mollesse ou leurs divisions.  Olivier Besancenot, lui, peut essayer de jouer le rôle de passerelle entre les morceaux de la gauche émiettée comme entre les partis et les syndicats.

Évidemment, le problème, c’est qu’il y a quand même comme un air de déjà vu. Hé oui, tout ça fait déjà un peu « ancien monde » quand on songe que le jeune trotskiste à bicyclette, malgré ses airs d’éternels jeune homme était déjà candidat à la présidentielle en 2002, l’année où le jeune étudiant Macron entrait tout juste à l’ENA.

Renaud Dély 2 avril 2018

https://www.franceinter.fr/

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02 avril 2018 ~ 0 Commentaire

hervé kempf (reporterre)

Voici pourquoi l’écologie est le parent pauvre des médias dominants

Pourquoi les médias dominants ne parlent-ils pas, ou peu, d’écologie ? Hervé Kempf, le rédacteur en chef de Reporterre, propose des explications dans cet entretien avec MediuM, une plateforme collaborative en ligne.

Dans les médias dominants (ou « dominés » par leurs actionnaires), la place de l’écologie est réduite à la portion congrue. Parce que, étant étroitement liée à la question des inégalités sociales, la question écologique remet en cause le modèle de croissance qu’imposent les propriétaires de médias qui façonnent l’opinion publique.

31 mars 2018 / Hervé Kempf

https://reporterre.net/

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01 avril 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (jdd)

olivier b

Besancenot revient en première ligne : « Je n’ai jamais arrêté »

A l’aise dans les mouvements sociaux, Olivier Besancenot revient en première ligne. Mais sa stratégie du « front commun » de la gauche de la gauche ne plaît pas à tous les mélenchonistes.

Depuis début mars, Olivier Besancenot fait à nouveau entendre sa gouaille sur les plateaux télé.  » Sa phrase ‘on est tous le cheminot de quelqu’un’ est un peu devenue un symbole », analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. « C’est une figure charismatique, il a sonné le tocsin », se félicite Pascal Cherki, l’un des piliers de Génération.s. Mieux, le « front commun » politique qu’il souhaitait existe désormais : avec le communiste Pierre Laurent, Hamon et Besancenot iront jeudi sur le terrain soutenir les cheminots. « Je n’ai jamais arrêté. On peut faire de la politique en dehors des caméras », rétorque l’intéressé.

Son éternel uniforme jean-baskets

Vendredi matin, gare de Lyon, à Paris, des représentants d’une dizaine de formations politi- ques de gauche, de la France insoumise (LFI) à Génération.s en passant par EELV ou le PCF, se sont succédés au micro pour soutenir la grève des cheminots et dénoncer « la casse du service public ». Dans son éternel uniforme jean-baskets, devant des cheminots arborant des autocollants SUD-Rail, Olivier Besancenot est dans son élément. « C’est monsieur l’orga- nisateur! », sourit Benoît Hamon en le désignant.

Figure historique du NPA, Alain Krivine, lui, voit dans ce regain de visibilité l’espoir d’une étincelle : « Olivier essaie de travailler à un nouveau 68, un vrai, un qui réussisse. »

31 mars 2018

http://www.lejdd.fr

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31 mars 2018 ~ 0 Commentaire

langues régionales diwan (fr3 + trégor)

komzit

Parlez breton (avec vos enfants) affiche « nationaliste » de René Yves Creston

Langues régionales : vif débat entre Paul Molac et la France Insoumise à l’Assemblée nationale

Les écoles privées hors contrats étaient au coeur des débats à l’Assemblée nationale ce jeudi et ont donné lieu à des échanges animés entre des députés de la France Insoumise et les députés bretons, qui ont défendu le réseau des écoles Diwan.

Les discussions sur les écoles en langues régionales et l’agrément de réseaux d’établisse- ments privés hors contrat ont donné lieu à de vifs débats, ce jeudi à l’Assemblée nationale, des débats relayés sur les réseaux sociaux. Les députés bretons, Marc Le Fur et Paul Molac en particulier, se sont élevés contre les propos d’Alexis Corbière, qui s’est prononcé contre le développement de ces écoles hors contrats, qui vont à l’encontre du service publique de l’enseignement. Le député de la France Insoumise a notamment mentionné les écoles régio- nales, qui pratiquent l’enseignement immersif, telle Diwan, qui pour lui, peuvent véhiculer des idéologies anti-républicaines.

« Idéologies identitaires anti-républicaines »

« Vous vous trompez si vous ne montrez que de la bienveillance envers ces écoles. En effet, elles véhiculent parfois des idéologies identitaires anti-républicaines » a ainsi déclaré Alexis Corbière, précisant quelques instants plus tard : « Monsieur Le Fur, lorsque vous dites que des familles souhaitent que leurs enfants parlent la langue de leurs parents, on peut entendre votre argument. Mais faisons attention : je suis élu en Seine-Saint-Denis où beaucoup de Français ont des parents dont la langue n’est pas une langue régionale. Comment accueillons-nous cette situation ? Quand des gens voudront apprendre le portugais ou l’arabe, langues de leurs parents ou de leurs grands-parents, que leur dirons-nous ? Notre réponse ne peut pas être à géométrie variable. » (Et alors, portugais et arabe sont en étude libre! note du blog)

Les députés bretons défendent Diwan

De nombreux députés ont réagi à ces propos, dont les Bretons Marc Le Fur, qui a également condamné les propos d’une députée LREM, Sylvie Charrière, qui a assimilé l’enseignement des langues régionales aux réseaux terroristes.

Paul Molac a quant à lui répondu à Alexis Corbière : « Je tiens juste à dire à M. Corbière que la solution se trouve dans le plurilinguisme, et que le plurilinguisme nous éloigne beaucoup du monolinguisme d’État que nous avons subi trop longtemps. (…) Vous avez stigmatisé les écoles Diwan : elles ont entre 97 % et 100 % de réussite au baccalauréat. (…) Ces écoles n’ont rien à voir avec la caricature que vous avez voulu en faire. » Il a tenu a rappeler notamment que ces établissements sont soutenus par des défenseurs de la langue bretonne, une langue qui a longtemps été interdite à l’école et que à cette époque-là, les enfants qui la parlaient étaient punis.

Krystell Veillard 30/03/2018

Lire aussi:

Diwan : une première manifestation à Lannion le 14 avril (Le Trégor)

Commentaire:

Paul Molac est parfait pour le rôle! Député du Morbihan de l’UDB-EELV devenu macroniste.  Un vrai scud envoyé pour séduire les régionalistes de tout bord. Et çà marche! Par contre les camarades de la France Insoumise sont tombés dans le piège! Confondre le « mouvement breton au sens large » avec du communautarisme voire « identitaire », fallait oser! Et cela au nom d’un autre communautarisme, celui des « républicains de tout bord », un « jacobinisme » mal placé qui ne fait que pousser des régionalistes dans les bras de la droite, comme ici.

Qui organise la solidarité avec les réfugiés (contre Molac!)?, si ce ne sont pas pour beaucoup des « régionalistes »! Et les lycéens Diwan de tous les combats progressistes, des identitaires?

Précisons: Le NPA est pour que les parents puissent choisir pour leurs enfants  un enseignement en breton (et éventuellement gallo) bilingue voire immersif de la maternelle au Bac. Avec embauches de profs…

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29 mars 2018 ~ 0 Commentaire

extrême droite (france info)

Fachos

Comment l’extrême droite radicale se recompose en France

Les actions violentes menées par de militants liés à l’extrême droite radicale ne cessent d’augmenter depuis 2010. Le nombre croissant d’événements va de pair avec une radica- lisation croissante de cette nébuleuse.

Paris : le lycée autogéré est attaqué le 16 mars par des militants d’extrême-droite. Lyon : un nouveau local appelé Bastion Social et géré par le Groupe Action Défense (GUD) ouvre en mars, confirmant l’installation de l’extrême droite radicale dans la vieille ville. Même histoire ou presque, à Marseille : des centaines de personnes ont ainsi défilé jusqu’au vieux port dénonçant l’ouverture de ces locaux. À Angers en début d’année, la polémique monte autour d’un bar « identitaire », l’Alvarium. Le 10 février le Courrier de l’Ouest titrait : Les identitaires d’extrême droite font leur nid en Anjou Juste après les attentats de l’Aude, ce sont des descente d’individus armés de bâtons cagoulés dans les amphis, venus écraser les étudiants manifestant et occupant les locaux. Beaucoup soupçonnent ces « gros bras » d’être proches de groupuscules d’extrême droite.

Hausse du nombre d’actions

Le constat est frappant : les actions violentes menées par de militants liés à l’extrême droite radicale ne cessent d’augmenter depuis 2010. Le nombre croissant d’événements va de pair avec une radicalisation croissante de cette nébuleuse. Ce militantisme violent se place dans le cadre plus large d’un double processus : d’une part, une recomposition des groupuscules en présence ; de l’autre, l’augmentation d’activistes sans appartenance précise, après les différentes dissolutions prononcées.

Depuis le décès de Clément Meric en 2013, plusieurs groupuscules radicaux ont ainsi été dissous par l’État : la Troisième Voie pour une avant-garde solidariste et les Jeunesses natio- nalistes révolutionnaires de Serge Ayoub ; l’Œuvre française d’Yvan Benedetti, les Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac. Plus récemment, les membres d’un groupe de « boneheads » (skinheads d’extrême droite) picard, le White Wolf Klan, né de la dissolution de la Troisième Voie, ont été arrêtés et jugés.

Cartographie de l’extrême droite

De fait, nous assistons depuis cette époque à une recomposition de l’extrême droite radicale. Des groupuscules ont donc disparu, comme la mouvance skinhead d’extrême droite ou les Nationalistes autonomes, d’autres sont en perte de vitesse comme Les Identitaires (ancienne- ment Bloc Identitaire), le GUD (Groupe Action Défense) ou l’Action française, une dernière catégorie a une audience limitée, comme la Ligue du Midi de la fratrie Roudier (le père Richard, les fils Olivier et Martial), à la violence assumée et à l’audience locale.

Le GUD et l’Action française tentent à la fois d’attirer de nouveaux militants et de s’implanter dans de nouvelles villes, outre Paris : Marseille pour l’Action française, Lyon pour le GUD. Pour se faire, ces groupes ont choisi la surenchère militante, avec un activisme violent qui leur permet de renouer le lien de leur tradition militante. Ces deux groupes tentent également de retrouver le « prestige » passé. En effet, le GUD, fondé en 1968 par d’anciens membres d’Occident (Gérard Longuet, Jack Marchal, Alain Robert, etc.), était connu pour sa violence militante, la période des années 1980/1990 étant restée dans la mémoire des activistes d’extrême droite. Le GUD était alors animé par Frédéric Chatillon et Axel Loustau. Quant à l’Action française, elle cherche à retrouver son faste de l’entre deux-guerre.

En recul dès les années 1990

De fait, la violence politique de l’extrême droite a baissé durant les années 1990/2010. Elle fut importante durant l’après-guerre, surtout dans les années de la fin de la guerre d’Algérie. L’échec de la stratégie de l’OAS (Organisation armée secrète), dont le terrorisme en métropole était l’un des éléments, a provoqué une prise de conscience de l’extrême droite. La violence persista, mais ne fut que résiduelle et le fait de militants seuls, le Front national, fondé en 1972, canalisant cette violence.

Paradoxalement, la violence antisémite augmente durant cette période, étant le fait d’anciens militants des Groupes nationalistes révolutionnaires de base de François Duprat lui-même tué dans un attentat en 1978). Les principaux acteurs de la violence d’extrême droite dans les années 1980 sont les skinheads qui apparaissent en France au début de cette décennie. Ceux-ci sont en grande majorité rétifs à toute organisation partisane mais qui ont le plus souvent des liens épisodiques avec le FN, du type brève adhésion ou actions de service d’ordre. Durant cette période, de nombreux actes de violence sont imputables à l’extrême droite.

Curieusement, les mobilisations violentes des militants royalistes et des commandos anti-avortement restent sous-étudiées.

C’est cependant la mouvance néonazie qui commet les actes les plus graves. Certains sont des actes de violence symbolique, comme la profanation d’une sépulture au cimetière juif de Carpentras (mai 1990) commise par des proches du Parti Nationaliste Français et Européen. D’autres sont des actes racistes imputables à cette mouvance.

Renouveau culturel

Au-delà de cet activisme violent, on assiste également à un renouvellement des pratiques culturelles. La culture « boneheads » a disparu au profit d’une contre-culture plus élaborée. Philippe Vardon, ancien responsable identitaire, devenu aujourd’hui membre du Front National, en a théorisé les grandes lignes dans son livre Éléments pour une contre-culture identitaire (paru à Nice en 2011). Le constat de l’échec de l’activisme violent a poussé les identitaires Fabrice Robert et Philippe Vardon à évoluer vers un activisme qui relève des happenings inspirés de l’activisme de Greenpeace, comme la Marche des cochons à Lyon en 2011 ou l’occupation de la mosquée de Poitiers en 2012.

L’usage de la violence politique a été rejeté pour plusieurs motifs : la stérilité de cette voie, le manque d’effectifs, le contexte d’une société apaisée, etc. Il s’agissait aussi de donner une légitimité au combat identitaire présenté auprès de l’opinion publique, des médias et des chercheurs en science politique comme celui de la sauvegarde d’une civilisation en péril… Leur faiblesse numérique a poussé les militants radicaux à investir Internet. Ainsi, le groupus- cule d’Alain Soral Égalité & Réconciliation ne milite quasiment qu’à travers ce moyen. La page Facebook du mouvement et celle de son fondateur étaient très consultées, cumulant 280 000 abonnés, jusqu’à leur fermeture en 2017.

Inspiration italienne

Outre cette forme de militantisme, les activistes d’extrême droite s’inspirent également des pratiques italiennes, en particulier de l’expérience du squat culturel et social connu sous le nom de la CasaPound (la « maison Pound »), fondé à Rome en 2003 par des militants nationalistes-révolutionnaires.

Plusieurs groupuscules français tentent d’imiter ce centre et cherchent à ouvrir des centres similaires dans notre pays. C’est ainsi que le Bastion social a vu le jour, mais aussi, par le passé d’autres tentatives comme la Maison flamande à Lambersart, près de Lille, entre 2008 et 2012, la maison de l’identité à Toulouse en 2012, La Citadelle ouverte à Lille en 2016. Dans ce dernier cas, l’activisme est à la fois d’ordre culturel, avec l’ouverture de lieux, et violent avec l’essor d’actions violentes.

Peu nombreux, mais très déterminés

Si l’activisme des militants radicaux de l’extrême droite fait peur, il ne faut pas oublier que leur nombre reste restreint. On est face à quelques centaines de personnes très actives en France, guère plus. Du fait de cette faiblesse numérique, les moyens financiers sont également limités, le financement venant des cotisations des membres des groupuscules ou, très rarement, de mécènes. Cependant, il ne faut pas oublier que ces militants sont motivés et, pour certains, prêts à passer à l’action. Pensons, par exemple, à ces militants marseillais dirigés par Logan Alexandre Nisin, qui cherchaient à tuer des personnalités politiques et à commettre un attentat contre une mosquée.

The ConversationLe danger ne vient plus de tentatives fantasmées de coups d’État, les militants ne sont pas assez nombreux et n’en ont pas les capacités physiques et structurelles de le faire, mais d’éléments seuls et déterminés, sur le modèle du groupuscule allemand, le National- sozialistischer Untergrund (pour « mouvement clandestin national-socialiste »), qui a commis neuf meurtres de Turcs et celui d’une femme policier en dix ans. Le danger viendra donc d’individus seuls et déterminés plus que de formations organisées : un individu discret étant par principe difficile à suivre, au contraire des groupuscules, plus faciles à surveiller par l’État.

Stéphane François, Politiste, historien des idées, chercheur associé, École pratique des hautes études (EPHE) 29/03/2018

https://www.francetvinfo.fr/

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Voir aussi:

La Horde

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27 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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25 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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Invité : « C Politique » reçoit Olivier Besancenot

Dimanche, Karim Rissouli sera aux commandes d’un nouveau numéro de l’émission produite par Together.

Ce dimanche, à 18h35, dans « C Politique » sur France 5, Karim Rissouli et ses chroniqueurs recevront le réalisateur Philippe Claudel. Ils reviendront avec lui sur les élections municipales aux Pays-Bas, sur le mea culpa de Mark Zuckerberg concernant les données des utilisateurs de Facebook et sur la grève des cheminots cette semaine.

A 19h40, dans « C Politique, le débat », le présentateur accueillera Olivier Besancenot pour revenir sur les mouvements sociaux actuels. Puis, l’émission évoquera la mise en examen de Nicolas Sarkozy, avec la présence du journaliste de « Mediapart », Edwy Plenel. Enfin, la reporter Charlotte Rotman, co-auteur de « Les années 68″ (Seuil), parlera des 50 ans de mai 68.

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