Archive | Médias, culture

17 février 2014 ~ 0 Commentaire

Tomboy (arte)

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Faire toutes ces manifs, et voir « Tomboy » à la télé! c’est un complot!

Laure, 10 ans, se fait passer pour un garçon dans son nouveau quartier…

Céline Sciamma (« La naissance des pieuvres ») explore un moment singulier de l’enfance, au seuil de l’adolescence. Avec délicatesse, d’une caméra à la fois proche et tenue, elle s’immisce dans les jeux, les bagarres et les désirs de ces enfants en lutte pour devenir quelqu’un dans le regard des autres.

Dernières semaines d’été. Laure, 10 ans, allure de garçon manqué, vient d’emménager dans un nouveau quartier, avec son père, sa mère enceinte et sa petite sœur Jeanne, 6 ans. Au pied de son immeuble, elle rencontre bientôt Lisa et ses copains, auprès desquels elle se fait passer pour un garçon prénommé Michael…Comme un garçon Quand le film a été présenté dans le cadre du programme « École et cinéma », certains parents scandalisés se sont insurgés contre cette intrusion des troubles du genre dans l’esprit de leurs chers bambins. Pourtant, si la cinéaste revendique un point de vue engagé, elle explore ici avant tout un moment singulier de l’enfance, au seuil de l’adolescence. Avec attention, énergie et délicatesse, d’une caméra à la fois proche et tenue, Céline Sciamma s’immisce dans les jeux, les bagarres et les désirs de ces enfants en lutte pour devenir quelqu’un dans le regard des autres. Quitte à passer par le mensonge, comme Laure – troublante Zoé Héran –, qui voit dans le travestissement masculin l’occasion de s’épanouir et de s’inventer autrement. Si mimer les gestes des garçons et se modeler un sexe parvient un temps à faire illusion, elle est finalement trahie par son corps et par une réalité sociale tenue essentiellement par les femmes – sa petite sœur modèle, sa mère enceinte… Sans pour autant renoncer à la liberté de son ambiguïté, si farouchement défendue et condensée dans le sourire séducteur en forme de final qu’elle adresse à son amie Lisa.

mercredi 19 février à 20h50 (79 min) Rediffusé samedi 22.02 à 3h10

http://www.arte.tv/guide/fr/045724-000/tomboy

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17 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les sentiers de la gloire (arte)

Un film  censuré…

1916. Les fantassins français croupissent dans les tranchées face à une position alle- mande réputée imprenable.

Tout assaut serait suicidaire. Pourtant, espérant obtenir une étoile de plus à son uniforme, le général Mireau ordonne une attaque… En racontant un sombre épisode de la guerre de 14-18, Stanley Kubrick dénonce avec son humour distancié la démence du système militaire.

Décidé à protéger ses hommes, le colonel Dax s’y oppose avant de plier sous le chan- tage. Comme prévu, c’est l’échec total. Avant même d’avoir atteint les barbelés adverses, les fan- tassins sont repoussés. Niant l’absurdité de sa stratégie, le général Mireau réclame, à titre d’exemple, l’exécution publique de trois de ses soldats, accusés de lâcheté. Le colonel Dax les soutient devant le tribunal de guerre, mais les trois hommes sont condamnés à mort…

Une œuvre phare Quatre des treize films de Kubrick traitent de la guerre. S’il fustige l’armée, ici l’armée française, le cinéaste ne propose aucune thèse positive, pacifiste ou patriotique. Il se con- tente d’exposer un système absurde, voire dément. Kubrick ne met en scène ni héros ni victoire. Le colonel Dax aurait pu être le champion de la paix si son combat avait eu une quelconque incidence sur le chaos. Mais le film s’achève avec la reprise des assauts.

Et si Les sentiers de la gloire s’ouvre sur « La marseillaise », c’est pour mieux affirmer qu’au- cune utopie n’a jamais transformé le monde. Le pessimisme de Kubrick, qui deviendra légendaire, éclate au grand jour. Après Les sentiers de la gloire, sommet de la première période, l’œuvre du cinéaste explorera toujours plus avant la folie humaine. Mais il n’y manquera jamais l’humour dis- tancié qui transforme les épisodes les plus tragiques en irrésistibles farces. Quand le condamné, en chemin vers le poteau d’exécution, pleure et supplie, l’humour du cinéaste traverse ses cris. Metteur en scène des frissons troubles, Kubrick joue diaboliquement avec la jouissance du spectateur. À travers ses méandres, le film constitue une véritable grille de lecture pour toute l’œuvre du maître.

lundi 17 février à 20h50 (84 min) Rediffusé mardi 18.02 à 13h35

http://www.arte.tv/guide/fr/002696-000/les-sentiers-de-la-gloire

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Sotchi: poutine le grand et hypocrisie officielle

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Vladimir Poutine a donc ses jeux.

Une belle démonstration de la puissance retrouvée tant sur le plan économique que diplomatique. Le Cio lui offre de bon cœur ce magnifique cadeau pour vanter ses propres mérites comme ceux de la Russie éternelle… L’instance internationale n’est pas très regardante sur la morale, du moment qu’elle y trouve son compte…

«Je déplore le double langage qui consiste à vendre des trains, des avions de chasse ou des bateaux de guerre à certains pays pour snober ensuite la cérémonie d’ouverture d’un événement sportif d’envergure mondiale qui y a lieu. Il faut être pragmatique si l’on veut exporter, garder nos usines ouvertes… » Pour insupportables que puissent sembler les propos de Jean-Claude Killy, président de la commission de coordination des Jeux Olympiques, sa franchise vient casser les reins des minables contorsions du gouvernement.

Comment nous faire gober la « préoccupation » française face à la récente loi contre « la propagande homosexuelle », voire même le rôle de Moscou en Ukraine ou en Syrie ? L’absence de François Hollande en semble presque comique d’autant plus que la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver n’a jamais été, contrairement à leur grand frère estival, un passage obligé pour les chefs d’État.

Il est aussi surtout vrai que le mouvement olympique n’a pas vraiment de leçon de cynisme à donner au monde politique. La charte olympique sert plus à indiquer le cahier des charges au pays hôte qu’à promouvoir des valeurs universelles. Les belles déclarations victorieuses sur les garanties obtenues dans les strictes limites du village olympique pour les sportifs gays et leurs « accompagnateurs » rappellent, toute proportion gardée, la saisissante fausse naïveté du CIO qui en 1936 se vantait des gages donnés par Hitler quant aux athlètes juifs.

Les tenants de la critique du sport, rassemblés dans la revue « Quel sport ? » peuvent dès lors, à raison, souligner l’hypocrisie générale et ambiante : « Est-il, dès lors, moralement acceptable d’invoquer le « droit » des athlètes à « réaliser leurs rêves » au prix d’une présence complice au banquet olympique d’un autocrate sans scrupule ? Est-il souhaitable que les régimes parlementaires occi- dentaux sacrifient une fois encore les valeurs humanistes et les droits de l’homme sur l’autel des performances sportives et des intérêts des multinationales ?(…) Pour Sotchi comme pour Pékin, Séoul, Moscou ou Berlin auparavant, les vrais héros de l’olympisme seront ceux qui ne participeront pas à la légitimation d’une dictature. »

L’universalisme… du fric Il existe d’autres réalités masquées au-delà de ces considérations politiques. Les JO d’hiver, peut-être encore plus que ceux d’été,  révèlent la question de l’utilité sociale de cet événement.  Quel universalisme pour une discipline comme le biathlon, quelle pé- rennité pour une piste de saut à ski ? Sans oublier l’impact écologique dramatique d’une telle dé- bauche de béton en pleine nature. Car en l’occurrence, ces jeux les plus chers de l’histoire (on parle de 42 milliards d’euros en tout) ont profondément défiguré le paysage.
Le CIO n’a jamais prétendu servir les peuples, mais l’intérêt « supérieur » du sport. D’où ce pseudo-vernis apolitique qui passe si bien dans les médias et cette capacité à imposer ses diktats aux États, tout en prenant bien soin de ne pas « interférer » dans leurs « affaires intérieures ».

En 1956, le mouvement olympique ne se soucia, depuis Sydney, que du sort de la délégation hongroise pendant le carnage de Budapest. Aujourd’hui sa crainte du « terrorisme » cache son refus de poser les questions qui fâchent sur la situation au Caucase ou sur la conception de la « démocratie » de ce si sympathique et sportif maître du Kremlin.

En cela le sport n’est certainement pas l’opium du peuple (ou alors plutôt un lithium) pas plus qu’une nouvelle religion. Juste une belle entreprise très rentable avec ses petites spécificités et ses grandes largesses, qui sait payer de son silence la générosité de ses hôtes, tout en essayant de conserver sa clientèle captive. Préparez-vous, dans quatre ans, la Russie accueille le mondial de foot… King Martov Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014)

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12 février 2014 ~ 0 Commentaire

La littérature jeunesse, sous surveillance depuis un siècle (libération)

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Exemple de littérature de jeunesse « saine » de droite : tous à poil, mais surtout pas de filles!

La sortie de Jean-François Copé contre un livre jugé impropre à l’éducation des enfants s’inscrit dans une longue tradition conservatrice.

Régulièrement depuis un siècle, la littérature jeunesse revient au cœur du débat. Jean-François Copé tempêtait dimanche soir sur RTL contre le livre pour enfants Tous à poil ! faisant «partie de la liste des livres recommandés aux enseignants pour faire la classe aux enfants de primaire». Le président de l’UMP jugeait choquante la manière dont ce livre illustré présente sans tabou la nudité aux enfants, et a dénoncé l’attitude du gouvernement qu’il juge «pétrie d’idéologie».

Sa sortie s’inscrit dans un mouvement qui régulièrement dénonce une littérature jugée indigne par une nébuleuse regroupant militants traditionalistes, d’extrême-droite et iden- titaires. Le salon beige, blog qui se présente comme un «quotidien d’actualité par des laïcs catho- liques», dénonce les «bibliothèques idéologiques» qui proposent des ouvrages abordant le thème de la sexualité en dehors d’un cadre hétéronormé. Lundi, le blog a publié un nouveau post contre la bibliothèque municipale de Vertou (près de Nantes), qui ose proposer La princesse qui n’aimait pas les princes, Jean a deux mamans, ou encore Papa porte une robe. Un autre livre, Le Jour du slip, d’Anne Percin, est ces derniers jours régulièrement attaqué pour apologie de l’homosexualité, notamment dans un post du 6 février du blog du mouvement catholique Civitas. En revanche, le Salon beige recommande un guide qui liste les «bons livres». Ecrit par Anne-Laure Blanc, Une Bibliothèque idéale propose des ouvrages qui, selon le blog, «ne déconstruit pas les repères traditionnels de la société et les valeurs ; il vise à éveiller la conscience à des aspirations élevées».

La croisade réactivée de l’abbé Bethléem

Cette démarche n’est pas isolée et loin d’être nouvelle. «Il est rigoureusement interdit [à la littérature] de blesser, d’aveugler, et surtout de souiller et d’égarer» : la phrase pourrait être le credo de Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français. Elle est vieille de plus d’un siècle, puisqu’elle figure dans la préface d’un ouvrage de 1905, Romans à lire et romans à proscrire de l’abbé Louis Bethléem, véritable best-seller à l’époque. Cet intellectuel catholique était parti en croisade pour la défense des bonnes mœurs, qu’il considérait mises en péril par des lectures dangereuses.

Son ouvrage se veut une référence pour «des familles justement alarmées du déver- gondage qui règne dans le roman contemporain». L’abbé Bethléem ne se contentait pas de con- damner sans appel les débauchés que sont Balzac, Dumas, Flaubert ou Hugo (liste non exhaustive). Parce qu’il avait à cœur de préserver l’innocence des enfants, des ouvrages de littérature jeunesse subiront également ses foudres. Ainsi L’Epatant, périodique qui publiait la bande-dessinée Les Pieds nickelés à partir de 1908, était classé par l’abbé parmi les mauvaises publications. Sans parler de son grand combat lancé contre Mickey, accusé de démoraliser les petits Français. L’abbé préconisait plutôt la lecture des premiers albums de Tintin, qui seyaient mieux selon lui à la morale chrétienne.

Les préceptes de l’abbé Bethléem peuvent paraître désuets. Pourtant, ils inspirèrent la loi du 16 juillet 1949 sur «les publications destinées à la jeunesse» qui entendait protéger les enfants contre les publications immorales. L’article 2 stipule que les publications ne doivent contenir «aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés de crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse». Cette loi est toujours d’actualité, et la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse et à l’adolescence est toujours chargée d’une mission de contrôle. Renseignement pris auprès de la Commission, ses membres n’ont pas examiné Tous à poil. Et n’ont visiblement pas encore jugé utile de le faire.

Juliette JABKHIRO 10 février 2014 à 19:34

http://next.liberation.fr/sexe/2014/02/10/la-litterature-jeunesse-sous-surveillance-depuis-un-siecle_979130

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

JT de France2: un pot-pourri de faits divers et de divers faits (acrimed)

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En octobre 2013, nous étions revenus sur une étude de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) qui mettait en évidence, entre 2003 et 2013, une augmentation de 73 % du nombre de sujets consacrés chaque année aux faits divers dans les journaux télévisés des grandes chaînes généralistes [1].  (…)

Quelles que soient leurs limites, que conclure de ces résultats ? Que dénotent-ils de la densité et de la valeur informative du 20h du secteur public ?

- Les faits divers, le sport et les sujets magazine (qui sont aussi à leur manière des faits divers…) ont représenté plus du tiers des JT au cours de ces deux semaines. À elles-deux ces rubriques pèsent presque autant que les rubriques « questions économiques et sociales », « politique » et « international » réunies. En ce sens, elles font bien diversion au sens où l’entendait Pierre Bourdieu, c’est-à-dire qu’elles prennent indûment la place de questions et d’enjeux d’intérêt public.

- La parité de durée entre les rubriques « questions économiques et sociales » et « faits de société » illustre encore la pauvreté informative des JT de France 2. Des questions d’intérêt général relatives à la conflictualité et à l’évolution des rapports sociaux, au rôle de la puissance publique, aux grands équilibres macroéconomiques et au fonctionnement de l’appareil productif, y ont ainsi la même importance quantitative que des problèmes très limités touchant si ce n’est des individus, du moins des catégories restreintes de la population, leurs modes de vie ou leurs relations avec les institutions… Et encore faut-il noter que nous avons classé dans la rubrique « questions économiques et sociales » un certain nombre de sujets qui auraient tout aussi bien pu figurer sans dépareiller dans la rubrique « magazine » (tels que « Soldes : chaussures en boutique ou sur internet », ou encore « Immersion : quotidien d’un patron de PME » d’une durée de près de six minutes).

- Les « affaires » Dieudonné et Hollande-Gayet-Trierweiler (et leur traitement médiatique), en suscitant de nombreuses réactions politiques, ont largement nourri la rubrique au cours de ces quinze jours. Plus en tout cas que le pacte de responsabilité qui ne donne lieu qu’à… deux sujets ! Ce choix éditorial de privilégier la réorientation de la vie amoureuse du Président sur celle de sa politique illustre bien la tonalité générale de la rubrique politique et relativise son importance quantitative : les polémiques, l’anecdotique et la personnalisation prennent systématiquement le pas sur la présentation des organisations collectives, des enjeux de fond qui les mobilisent et des rapports de force qui les opposent.

- Amputés des faits divers et des sujets magazine, la rubrique « international » est ramenée à bien peu de choses. Ainsi maltraitées et donc mal connues du public, les questions internationales demeurent rebutantes pour le téléspectateur, pour l’audimat et donc pour la chefferie éditoriale…

- Enfin, le poids significatif de la rubrique culture (4 % des sujets ; 6 % de la durée totale des JT) est trompeur. Deux entretiens en plateau avec Bernard Pivot et Isabelle Huppert (qui auraient tout aussi bien pu être considérés comme des sujets « magazine », voire publicitaires – les deux invités étant présents pour vendre un produit culturel), d’une durée respective de neuf et douze minutes, représentent les deux tiers de l’ensemble – pour le dire autrement, sans ces deux sujets la culture n’aurait représenté que 2 % des JT.

… et son sens Il ne s’agit pas ici de dessiner en creux le sommaire d’un JT idéal qui, se résumant aux seules questions économiques et sociales, politiques et internationales, aurait une ligne d’ensemble aussi austère qu’élitiste. Mais avant de se heurter à cet écueil, il semble que le 20 h de France 2 dispose d’une marge d’évolution – et de progression – assez confortable… Le tableau que dépeignent ces quelques chiffres, et que confirme la consultation détaillée des sommaires (que nous vous proposons en pdf ci-dessous), est en effet assez lamentable.

Le JT de la principale chaîne de service public apparaît ainsi avant tout comme un divertissement audiovisuel, juxtaposant chaque soir une vingtaine de sujets dont un inventaire à la Prévert n’épuiserait pas la diversité. Dans un enchaînement effréné où la durée moyenne d’un sujet est de deux minutes, l’accessoire, l’anecdotique, l’émouvant, le sensationnel ou le pittoresque alterne au fil du journal avec ce qui devrait constituer l’essentiel de l’information et finit par l’étouffer. Sur un plan strictement quantitatif d’abord, mais surtout parce qu’il devient impossible de discriminer dans ce fatras hétéroclite les « informations » qui concernent potentiellement tout un chacun, qui ont à voir avec la chose publique, voire la « marche du monde », et les « évènements » qui n’en sont que parce que les médias les jugent dignes de l’être.

C’est bien la hiérarchie de l’information, et donc les choix de la rédaction en chef qui sont ici en cause. Quel peut bien être, par exemple, la logique et l’intelligibilité de la succession sans queue ni tête de sujets qui constituait la seconde partie du 20h du 9 janvier : « États-Unis : une femme enceinte en état de mort cérébrale » 1’30 ; « Cuba : apparition publique de Fidel Castro » 30’’ ; « Attaque terroriste d’In Amenas : témoignage d’une infirmière rescapée » 3’30 ; « Sativex : le cannabis médical » 1’30 ; « Salon des nouvelles technologies de Las Vegas : le sommeil assisté » 2’15 ; « Régimes matrimoniaux : la séparation des biens en augmentation » 2’ ; « Couples : 20 ou 30 ans de différence d’âge » 4’ ; « Découverte : Cordouan, le plus ancien phare de France » 4’ ; « Pierre Lescure devrait succéder à Gilles Jacob à la présidence du Festival de Cannes » 40’’ ; « Spectacle de Dieudonné : en direct de Nantes » 1’ ; « Football : victoire du PSG contre Brest, 5 buts à 2 » 15’’ ?

Et que penser de la valeur informative globale de ce même JT qui avait été ouvert par une salve de sept sujets exclusivement consacrés à l’affaire Dieudonné – on comparera avec intérêt la pudeur exquise dont témoigne la durée du sujet consacré aux tracas judiciaires de Dassault, qui clôt la séquence : « Nantes : le spectacle de Dieudonné annulé » 1’10 ; « Dieudonné à Nantes : ambiance tendue avec les spectateurs » 1’ ; « Affaire Dieudonné : déroulement de la journée » 2’30 ; « Spectacle de Dieudonné : incohérences judiciaires » 1’ ; « Affaire Dieudonné : une victoire pour Manuel Valls ? » 2’30 ; « Affaire Dieudonné : des leçons à tirer de l’interdiction ? » 1’ ; « Dieudonné : son parcours » 2’ ; « Sénat : interrogation sur la levée d’immunité de Serge Dassault » 20’’ ?

Entre les deux séquences, deux sujets sur des thèmes apparemment mineurs, dont le second aura malgré tout les honneurs d’un reportage particulièrement long : « Plan social La Redoute » 10’’ ; « Sécurité sociale : la fin de l’assurance obligatoire ? » 3’30…

Cette évaluation essentiellement chronométrique est, somme toute, très charitable : elle n’entre pas dans le détail du traitement anecdotique de la plupart des « sujets », de l’emphase souvent dérisoire de la présentation de certains d’entre eux (« Immersion », « Grand format », « Dossier de cette édition ») ou des effets de la mise en scène de ce petit théâtre de l’information (et notamment des annonces à suspense des « sujets suivants »). Nous y reviendrons.

Nous avons déjà évoqué les « Cartes postales des États-Unis à destination du JT de France 2 ». Nous pourrions également évoquer le tour des destinations touristiques européennes, destiné à faire rêver les téléspectateurs installés leur canapé, souvent faute de moyens de le quitter. S’informer peut être aussi un moyen de se divertir. Mais divertir surtout peut-il être un moyen d’informer ? Blaise Magnin, le 10 février 2014
Sommaires des JT de France 2 du 8 au 22 janvier 2014

PDF - 256.5 ko
http://www.acrimed.org/article4265.html

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Homos, ces héros (ci)

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Au Brésil, la plus regardée des telenovelas relate désormais chaque soir les amours d’un couple d’homosexuels. Le signe que quelque chose est bel et bien en train d’évoluer dans le plus grand pays d’Amérique latine. (…)
*
Amor à vida [L’amour de la vie], diffusé sur Rede Globo, se distingue avec ce premier couple homosexuel vedette d’une telenovela, sur la tranche horaire la plus prisée du genre. Selon la chaîne, des téléspectateurs vont jusqu’à appeler le standard pour dire leur soutien au couple – et la plupart chantent les louanges de Mateus Solano. L’acteur de 32 ans a rendu les téléspectateurs accros à son personnage de mauvais garçon qui, dans la dernière ligne droite, s’est repenti de ses péchés de façon plutôt convaincante. “Félix est un personnage négatif qui a conquis le spectateur parce qu’il est drôle, émotif, impulsif, plein de contradictions. Bref, parce qu’il nous ressemble”, estime le scénariste Walcyr Carrasco. Pour Maria Immacolata Lopes, coordinatrice du Centre d’études sur la telenovela à l’université de São Paulo (USP), “la réussite de la série doit énormément à la performance de Mateus Solano”.

D’autres facteurs viennent expliquer le succès de ce couple gay, en particulier l’évolution de la société brésilienne, où la majorité hétérosexuelle est désormais plus sensible aux thématiques LGBT. Il fut un temps où le rejet du public était tel que les intrigues impliquant des couples de personnes du même sexe étaient réécrites. L’exemple le plus marquant reste celui de la série Torre de Babel, diffusée sur Globo en 1998 [“Tour de Babel”, diffusé sur Teva en 1999], où deux personnages féminins ont été tués par les scénaristes parce que leur relation amoureuse n’était pas du goût des spectateurs.

Il ne s’agit pas de dire que cette liaison de fiction entre Niko et Félix influence l’évolution des mentalités, ni que les préjugés ont disparu. Mais d’une certaine façon les personnages sont, devant les millions de foyers qui suivent tous les jours la série, les porte-parole d’un sujet qui pour beaucoup reste encore tabou. Fait intéressant, dans le cas d’Amor à vida, l’histoire d’amour entre les deux hommes semble avoir d’abord été une demande du public. Carrasco n’avait pas l’intention au départ de faire de Niko et Félix un couple. “Je suis un auteur très versatile, c’est pour cela que ce couple existe aujourd’hui”, s’amuse-t-il. Le scénariste constate cependant que les mentalités brésiliennes changent bel et bien. “Les couples de même sexe sortent des marges de la société pour entrer dans la normalité.”

Voir deux homosexuels former le couple vedette d’une telenovela, sur une chaîne qui, face à l’impératif d’audience, penche toujours du côté le plus conservateur, voilà qui montre effectivement que les temps ont changé. Le sujet est d’ailleurs à l’ordre du jour politique du Brésil. Le débat sur les droits des homosexuels a franchi une étape en 2011 avec la reconnaissance du mariage gay par le Tribunal fédéral suprême, à l’unanimité. L’année dernière, le Conseil national de justice (CNJ) a stipulé que les agents de l’état civil ne pourraient plus refuser d’enregistrer l’union de deux personnes du même sexe. (…)

Pour mieux cerner la question, il reste important de distinguer sphère publique et sphère privée, nuance le psychologue Paulo Tessarioli, spécialisé dans la sexologie : “L’homosexualité est plus naturellement acceptée à la télévision que dans l’entourage social. Individuellement, le spectateur accepte de voir un couple homosexuel, il peut même l’apprécier sincèrement. En revanche, rencontrer ce même couple dans la rue, dans l’espace public, cela continue à faire peur, car collectivement les préjugés restent prégnants.” Selon le Grupo Gay da Bahia, une organisation qui recense les agressions contre les homosexuels et les transsexuels, 306 homosexuels ont été assassinés en 2013 dans le pays. Et les plaintes pour agression homophobe sont en légère augmentation. (…)

Au-delà de la seule survie du couple, s’acheminerait-on vers la grande scène du baiser entre hommes, l’un des plus grands tabous télévisuels qui soit ? Un petit baiser qui pourrait constituer une apothéose pour ce couple qu’apprécie tant le public. Mais, si l’on en croit Mauro Mendonça Filho, le réalisateur d’Amor à vida, là n’est pas la question : “Je crois que nous avons déjà abattu d’autres barrières dans cette série. Pour être honnête, je trouve même cette question dépassée.”

Pourtant, en ajournant sans cesse ce baiser homosexuel, la télévision fait la preuve de son retard, estime Carlos Magno Fonseca, le président de l’Association brésilienne des lesbiennes, gays, bisexuels, travestis et transsexuels (ABGLT) : “Il serait encore plus important de mettre en scène un couple gay qui adopte un enfant [comme cela est possible depuis 2010], car on entrerait sur le terrain des droits civiques.” Irineu Ramos Ribeiro, auteur du livre A TV no Armário, A Identidade Gay nos Programas e Telejornais Brasileiros [La télé dans le placard : l’identité gay dans les émissions et journaux télévisés brésiliens, inédit en français], juge peu probable que Félix et Niko aillent plus loin : “Un baiser dérangerait les spectateurs et ça, la chaîne ne le veut précisément pas.”

Le réalisateur Mauro Mendonça Filho attribue le succès du couple de sa série au “talent extraordinaire” de Mateus Solano [qui joue Félix]. Carlos Magno Fonseca, président d’ABGLT, trouve lui aussi son interprétation convaincante. “Le personnage a ce que nous appelons la ‘pinta’ [belle allure] et il utilise le langage gay, mais sans être aussi caricatural que dans d’autres séries.”  (…)

Camila Brandalise et Michel Alecrim
Publié le 10 janvier 2014 dans Istoé (extraits) São Paulo

En savoir plus:

succès
Chaque soir à 21 h 15, 8 millions de foyers brésiliens regardent Amor à Vida diffusé depuis le 20 mai 2013. Au Brésil, l’importance de la telenovela de 21 heures est telle, en termes d’audience, que les matchs de foot attendent la fin pour commencer. Ce créneau rassemble la plus grosse audience de la journée sur Rede Globo, le plus puissant réseau de télévision du pays – et deuxième réseau privé du monde derrière l’américain ABC. (…)

Istoé  Camila Brandalise 30 janvier 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/30/homos-ces-heros

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Des « terroristes » à la retraite (arte)

mardi 11 février à 23h55 (71 min)

Juifs et communistes, émigrés en France dans les années 1930, ils ont été les prin- cipaux acteurs de la guérilla urbaine menée à Paris contre l’occupation allemande. En 1983, Mosco Boucault recueillait le témoignage de ces anciens « terroristes ». Un documentaire qui fit grand bruit, présenté dans une version remontée.

Ils étaient juifs, communistes et étrangers. Venus de Pologne, de Roumanie, de Hongrie et d’Arménie, ils ont immigré en France dans les années 1930 pour échapper aux persécutions raciales et politiques. Pour la plupart, ils étaient tailleurs ou fourreurs. Le pacte de non-agression entre Staline et Hitler, en août 1939, les déboussole. Ils s’engagent mais trouvent une armée française en déroute. La promulgation du statut des juifs par Vichy les oblige à se faire enregistrer au com- missariat. Lorsque l’Allemagne envahit l’URSS, en août 1941, le PCF lance une guérilla urbaine contre l’occupant, à Paris. Mais les militants français n’ont pas la culture de la clandestinité. Le parti s’a- dresse alors aux militants de la MOI (Main-d’œuvre immigrée) : le travail souterrain leur est familier et ils n’ont rien à perdre…

L’affiche rouge

Organisés en triangles cloisonnés, les FTP-MOI (Francs-tireurs partisans de la Main-d’œuvre im- migrée) fabriquent des bombes, d’abord artisanales, puis de plus en plus élaborées. Leurs actions se multiplient et sont efficaces : à Paris, entre mars 1942 et novembre 1943, 92 hôtels allemands sont attaqués à la bombe, 33 à la grenade ; 15 bureaux de recrutement sont incendiés, 125 camions militaires détruits, 11 traîtres abattus… En août 1943, les FTP-MOI organisent un attentat contre von Schaumburg, général commandant de Paris. En septembre, ils exécutent le responsable du STO en France, Julius Ritter. Mais, en octobre, un de leurs chefs est arrêté. Missak Manouchian cherche en vain à obtenir de la direction du mouvement l’autorisation de quitter provisoirement Paris. En novembre, la plupart des militants sont arrêtés et exécutés. Leurs visages figureront sur la célèbre “affiche rouge” placardée sur les murs de Paris…

Lors de sa première diffusion, ce documentaire a eu un retentissement considérable, d’abord parce qu’il mettait en avant la responsabilité des instances dirigeantes des FTP et du PCF, ensuite à cause de l’extrême humanité des témoins, filmés en situation, sur les lieux de leurs actions rejouées pour la caméra ou dans les ateliers de confection où ils ont continué de travailler.

http://www.arte.tv/guide/fr/024362-000/des-terroristes-a-la-retraite

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03 février 2014 ~ 0 Commentaire

C’est officiel: « le point » renonce aux aides à la presse… (acrimed)

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Nous publions ci-dessous la lettre que Le Point N’A PAS adressée à ses lecteurs. Con- venons que le titre de cet article est aussi trompeur que les « Unes » de cet hebdomadaire. (Acrimed)

Chères lectrices, chers lecteurs,  pour nous mettre en conformité avec deux « Unes » de votre hebdomadaire préféré…

… Nous avons décidé de renoncer à toutes les aides à la presse, directes et indirectes, officielles ou masquées, dont nous bénéficions.

Nous aussi nous sommes des « assistés », comme l’ont signalé Acrimed (dans un article malveillant) et un député du PS (cité par « Arrêt sur images »), puisque nous bénéficions de 4 800 000 euros d’aide à la presse. Et quand nous avons hurlé à la face de notre dernière publication «Rendez l’argent!», c’est également à nous que nous pensions. Il faut tailler dans les dépenses publiques improductives.

Or nous ne sommes productifs que de démagogie.

Nous avons tenté de nous expliquer dans un encadré qui figure fort opportunément dans le numéro où nous demandons que l’argent nous soit restitué [1]. À nos yeux, les aides à la presse « font souvent fantasmer » (alors qu’il va de soi que la France des « assistés » ne relève pas d’un pur fantasme). C’est pourquoi nous avons tenu à préciser ceci : « Si des quotidiens touchent des aides directes, d’autres journaux pas. Le Point a ainsi bénéficié de 4,84 millions d’euros d’aides ; mais sur cette somme, 4,62 millions viennent d’aides postales, liées au prix très élevé du courrier en France par rapport aux autres pays européens, notamment l’Allemagne. En somme, plutôt une subvention à La Poste. »

Nous avions déjà décidé de rembourser la différence entre l’aide globale (4,84) et l’aide postale (4,62). Soit environ 220 000 euros. Ou mieux de les confier à Acrimed qui, décret de l’ad- ministration fiscale et comme cette association le signalait dans un communiqué (« Acrimed n’est pas une niche fiscale »), ne bénéficie pas de l’autorisation de permettre à ses généreux sympathisants et adhérents de déduire de leurs impôts les dons à cette association. Pour une raison fort évidente, selon l’administration (et nous-mêmes) : Acrimed ne produit pas d’œuvres de l’esprit, mais seule- ment de mauvais esprit.

Mais, instruits par l’expérience de Franz-Olivier Giesbert, qui vient de quitter la direction après avoir rendu d’immenses services à la rigueur politique et intellectuelle, nous nous sommes ravisés. Nous prétendions, par un sophisme indigne de lui, que les 4,62 millions d’aides postales étaient une aide à La Poste. Nous avions omis de préciser que si les aides postales sont « en somme » une subvention à La Poste, c’est pour que La Poste nous aide !

… Et qu’elle nous aide notamment à transporter la moitié de nos pages les plus précieuses : celles qui sont dédiées à la publicité qui bénéficie, ainsi, elle-aussi, de l’aide à la presse. De cette contribution publique et postale la publicité, nous ne voulons plus. Nous renonçons donc également à l’aide postale. Et pour que notre cure soit complète, nous nous engageons à compenser intégralement, par des augmentations de salaire correspondantes, le renoncement volontaire de nos journalistes à l’abattement fiscal qui leur est réservé [2].

En revanche, nous demanderons à notre propriétaire, François Pinault de faire un geste : avec une fortune estimée à plus de 6 milliards d’euros en 2010, il devrait pouvoir compenser un peu notre manque à gagner.

Henri Maler, directeur fictif et provisoire du Point, le 3 février 2014

http://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L469xH300/Le_Point_assiste-3e27b.jpg

Notes

[1] Tous nos remerciements à « Arrêt sur images » qui a signalé et commenté cette mise au point.

[2] Nous remercions vivement Acrimed de nous avoir informés sur cet abattement fiscal, son histoire et les problèmes qu’il soulève.

http://www.acrimed.org/article4258.html

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

«La star, c’est l’info», confessent les stars de l’info, vraiment ? (acrimed)


Claire Chazal ou PPDA resteront longtemps les incarnations typiques et idéales du journaliste vedette, mélange détonnant de journalisme dominant et de « peopo- lisation » effrénée.

Il suffit pour s’en convaincre de consulter les innombrables « Unes » consacrées par Paris Match à ces idoles (comme celles qui ont été dédiées à la première nommée). Force est de constater que nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, tentent de leur disputer le titre envié de « star de l’info ».

Ces dernières années ont vu la mise en scène croissante non seulement de l’information mais aussi et surtout de ceux qui la portent. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer la place prépondérante qu’occupe aujourd’hui le présentateur du journal, à l’écran comme dans les rédactions. Les stars sont partout… Et quoiqu’en représentation permanente, elles n’ont de cesse de proclamer la seule et unique mission qui est la leur – (nous/ vous) informer - et le respect qu’elle leur inspire.

Pourtant, comme l’attestent les images ci-dessous, on les voit plus souvent et plus volontiers se mettre en scène et en avant qu’en retrait et au service (public) de l’information. Si la personnalisation des hommes politiques dans les hautes sphères du pouvoir est souvent dénoncée (y compris, parfois, par les journalistes eux-mêmes), elle n’est pas moins à l’œuvre dans les hautes sphères du monde journalistique.

Marie Drucker: « La seule chose importante est de transmettre une information la plus exigeante et rigoureuse, travail collectif d’une grande rédaction de service public », décembre 2006.

Guilaine Chenu et Françoise Joly « La seule star, ce sont les reportages »,

Wendy Bouchard et Thomas Sotto « La star, c’est l’actu » « Les gens sont aujourd’hui très informés. Ils ne sont plus dupes de rien et je pense qu’ils nous reprochent souvent de n’avoir que des images qui défilent sur leurs écrans et peu de fond et d’information. », Wendy Bouchard, www.coulissesmedias.com, 18 novembre 2012

Laurent Delahousse  « France 2 ne doit pas faire de l’info fast-food », Le Point, septembre 2008

Il apparaît donc que nombre de « grands journalistes » qui nous servent l’information quoti- diennement n’hésitent pas à s’en servir, ne fût-ce qu’indirectement. Prendre la pose reste une curieuse façon de s’effacer et de mettre en lumière son travail de journaliste : c’est privilégier systématiquement le souci des apparences et de la forme au détriment du fond – la noble mission d’information, si souvent vantée. Car cette personnalisation à outrance nous enseigne au moins une chose : le messager finit par importer au moins autant le que message qu’il est censé délivrer.

« Il serait préférable qu’on réfléchisse plus globalement sur ce système d’hystérisation qui met au même niveau ces buzz médiatiques issus de blogs ou de sites Internet et une information politique émanant de grands médias. », Laurent Delahousse, Gala.fr, 4 novembre 2013.

Il serait temps de réfléchir aussi sur le culte médiatique voué aux « stars de l’info » qui, quand elles ne se mettent pas elles-mêmes en scène, sont mises en scène comme des images de marque par les entreprises qui les emploient ; les mêmes stars ne cessent pourtant de clamer haut et fort que les stars, ce sont les infos ! par Henri Maler, Thibault Roques, le 28 janvier 2014

 

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

La conjuration des inégaux (là-bas si j’y suis)

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L’émission du lundi 27 janvier 2014

À quelle classe appartenez-vous ?

Bourgeois, petit-bourgeois, aristo, prolétaire ? Bien peu se reconnaissent dans ce classement. La majorité des Français affirment appartenir à la « classe moyenne ». Classe moyenne plus, classe moyenne moins, mais classe moyenne, tous dans ce ventre vague et mou. Pourtant nous reconnaissons les inégalités, une minorité qui a tout et ne fait pas grand chose, une majorité qui se partage les restes et qui fait tout le boulot. Des dominants et des dominés. Autrement dit la lutte des classes, sauf que, comme le dit l’archimilliardaire américain Warren Buffet, cette lutte de classes ce sont les riches qui la gagnent. Voilà le point de départ du livre que publie Olivier Besancenot, LA CONJURATION DES INÉGAUX, lutte de classe au XXIème siècle et identité sociale.

Un entretien de Daniel Mermet.

À lire

La conjuration des inégaux : la lutte des classes au XXIème siècle, d’Olivier Besancenot (2014, paru au Cherche midi)

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