Archive | Médias, culture

15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mamans (révolution permanente)

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Témoignage d’une mère célibataire et Gilet Jaune

« Sachez, Mr et Mme Gilets Jaunes, que les mamans célibataires sont là ! »

Être une femme gilet jaune :

Être une Mère célibataire et qui élève seule son ou ses enfants.

Être en colère contre son pays, ou plutôt les personnes qui le gouvernent.

Qui ne peut manifester qu’une semaine sur deux pour les plus chanceuses, un week-end sur deux pour d’autres, et pas du tout pour certaines qui n’ont plus le père, ou aucun moyen de faire garder leurs petites têtes blondes.

Et pourtant notre âme est en colère, deux fois plus en colère, de ne pas pouvoir venir comme nous le voulons, ou de ne pas venir du tout ! Comble de la frustration ! Car nous voulons aussi nous battre pour cette génération future, nous voulons le meilleur pour eux !

Avoir assez d’argent pour les nourrir correctement, « 5 fruits et légumes par jours » disent-ils à la télé.

Un parcours scolaire parfait mais cela se paye ! Nous ne voulons pas que nos enfants soient vus comme des « fainéants ».

Nous souhaitons qu’ils n’aient pas à « traverser la rue » ou pire encore descendre dans la rue, pour être reconnus et respectés !

Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas dans la rue que nous ne sommes pas solidaires, bien au contraire ! Nous aimerions pouvoir venir, ou venir plus souvent !

Nous participons aux lives et donnons des indications afin de vous aider sur le terrain !

Un groupe Facebook propose aussi un service de garde solidaire pour les mamans (et les papas), et si nous sommes plusieurs nous y rejoindre, cela serait parfait !

Sachez Mr et Mme Gilets Jaunes, que les mamans célibataires sont là, autant par le cœur que par leur force !

Porter ce bout de tissus Jaune aux bandes grises tient plus chaud qu’une bonne couette en hiver.

Laeticia, mère célibataire et Gilet Jaune de Haute Garonne nous a fait parvenir son témoignage, développant les raisons de ses colères jusqu’aux difficultés qu’il y a à ce mobiliser lorsqu’on est mère célibataire. Nous le relayons ci-dessus.

lundi 14 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

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15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

débat (ouest france)

macron

Macron veut davantage

« Responsabiliser » ceux « en situation de difficulté »

« Il y en a qui font bien, et il y en a qui déconnent », a ajouté le chef de l’État pendant le conseil municipal de Gasny, dans l’Eure, auquel il a participé avant de se rendre à Grand Bourgthe-roulde. L’opposition n’a pas tardé à réagir, dénonçant « une petite phrase qui va choquer les Français ».

Emmanuel Macron a affiché mardi sa volonté de davantage « responsabiliser » les personnes en situation de difficulté économique et financière en France, estimant que si certains « font bien », d’autres « déconnent ».

« Une partie du traitement de la pauvreté est dans les personnes qui vivent des situations de pauvreté, en les responsabilisant, en les aidant à s’en sortir, en les considérant », a dit le chef de l’État devant le conseil municipal de Gasny (Eure) où il a effectué une visite surprise.

« Ils sont tous acteurs »

La solution ne réside pas « dans le face-à-face entre ceux qui profiteraient d’un côté et ceux qui seraient les vaches à lait de l’autre, ce n’est pas vrai », a-t-il ajouté. « Elle est dans un travail collectif qui est très fin que font les travailleurs sociaux. Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser parce qu’il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent mais ils sont tous acteurs ».

L’opposition réagit

Ces propos surviennent après deux mois de mouvement des Gilets jaunes qui réclament plus de pouvoir d’achat et de démocratie participative. Vendredi 11 janvier, le chef de l’État avait déjà suscité une vague d’indignation après avoir regretté que trop peu de Français avaient le « sens de l’effort ».

« J’ai envie de répondre au président : il y a des riches qui sont de bons citoyens et des riches qui déconnent, et qui déconnent gravement », a dit le Premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure. Pour le député Les Républicains (LR) Daniel Fasquelle, « c’est une petite phrase qui va choquer les Français, c’est même une petite phrase inadmissible, le président ne doit pas s’exprimer de cette façon-là. »

« Le président de la République est un exemple et doit donner l’exemple », a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée. « S’il doit tenir ce genre de propos, il doit les tenir à l’égard de tous les Français, pas seulement en stigmatisant une fois de plus les Français les plus modestes ».

 15/01/2019

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Faure du PS n’a honte de rien! Macron est le fils naturel de Hollande!

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

rennes (le bocal)

lutter

Lutter ensemble

Pour de nouvelles complicités politiques

Le 22 janvier à 19h, présentation et lecture d’extraits du livre « Lutter ensemble » avec Juliette Rousseau. Suivi d’un temps pour se questionner sur nos modes d’organisation, sur comment imaginer ou renforcer des alliances entre différents collectifs à Rennes.

« De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, Juliette Rousseau part à la rencontre de collectifs: féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l’œuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants.

À partir de nombreux entretiens, ce livre invite à explorer les nouvelles formes d’organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices ».

« Lutter ensemble, pour de nouvelles complicités politiques »           Le 22 janvier 2018, 19H,  Le Bocal, Rennes

Le local est situé au rez-de-chaussée du 2 allée de Finlande (Landrel, Blosne, ligne 12 arrêt Pologne).

Facebook

http://www.rennes-info.org/

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

handicap (la salamandre)

salam
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Documentaire
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Defiant Lives est un documentaire qui retrace l’histoire, sur des décennies, d’activistes du handicap. Sarah Barton, elle-même activiste, met en scène leur lutte pour leurs droits et pour leur dignité. Elle revient sur la naissance du mouvement pour les droits des personnes handicapées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie.
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Le film entremêle des images d’archives inédites avec les histoires personnelles d’hommes et de femmes handicapés qui ont lutté pour leur indépendance et pour avoir le contrôle de leur vie parfois depuis les institutions où ils étaient enfermés.
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Ils se sont attaqués aux grandes organisations caritatives, se sont enchaînés aux transports publics partout dans le monde et ont exigé l’accès «pour aller audacieusement là où tout le monde est allé avant eux». Ils ont fait pression pour obtenir l’aide nécessaire afin de vivre une vie ordinaire, au sein de la société, avec la famille, les amant(e)s, les ami(e)s…
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Séance unique le mardi 15 janvier à 20h30, suivi d’une discussion avec le Collectif anti-capacitiste du Pays de Morlaix
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DEFANT LIVES
de Sarah Barton (Australie – 2018 – 1h30)
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13 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

effort (le huffington post)

 

Lors de l’acte 9 des gilets jaunes à Paris, Le HuffPost a demandé

Aux manifestants ce qu’ils pensaient de l’allocution de la veille d’Emmanuel Macron.

 Encore une déclaration qui ne passe pas. Lors de l’acte IX des gilets jaunes, qui a rassemblé quelques milliers de personnes à Paris samedi 12 janvier, le HuffPost a demandé aux manifes-tants ce qu’ils pensaient de l’allocution d’Emmanuel Macron du vendredi 11 janvier.

Le président de la République s’est exprimé devant des maîtres-boulangers à l’occasion de la traditionnelle galette des rois de l’Elysée. Saluant les « métiers d’exigence » du secteur de la boulangerie, Emmanuel Macron a salué « le sens de l’effort et de l’engagement » de la profession notamment via la filière de l’apprentissage.

Voici ce qu’a dit le président: « Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, un savoir et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie si on n’a pas cet effort. Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concito-yens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres – il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas cet engagement et ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. »

Une déclaration que certains gilets jaunes ont prise pour eux. Lors du mouvement de protes-tation, qui a eu lieu le lendemain de l’allocution du président, les manifestants ont confié au HuffPost les efforts qu’ils font déjà au quotidien.

« On baisse le chauffage, on ne va plus au restaurant, les gamins ne font plus de judo parce que ça coûte trop cher, a énuméré Cécile, une gilet jaune, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. Je travaille à l’hôpital de nuit et ma paie n’a pas augmenté depuis 15 ans, c’est une honte. »

12/01/2019  Lucie Hennequin Pierre Tremblay

https://www.huffingtonpost.fr/

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12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

sauvage (l’échappée)

Le socialisme sauvage

Le Socialisme sauvage

Essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours. Charles Reeve

Désastre généralisé et crise de la représentation nous incitent à penser au présent le vieux principe de la démocratie directe, qui prit forme en 1789, traversa les époques révolutionnaires, pour se trouver à nouveau dans les mouvements de contestation.

Le principe d’autogouvernement s’y est toujours heurté aux principes autoritaires de représentation permanente.

Les soviets des révolutions russes et les conseils de la révolution allemande des années 1920 ont été deux expressions puissantes de cette promesse pour l’avenir, et se trouvent au coeur des réflexions développées dans ce livre.

Car si le dénouement de la révolution russe a glacé pour un siècle le mouvement ouvrier, liant l’idée de socialisme à celle du totalitarisme de parti unique, l’expérience, courte mais riche, de la révolution allemande s’est révélée proche des mouvements contemporains, de Mai 68 au mouvement assembléiste du 15M en Espagne, en passant par Occupy aux États-Unis et par les Printemps arabes.

Les courants spontanés, autonomes et émancipateurs des mouvements sociaux ont toujours été rejetés par les chefs du socialisme avant-gardiste et qualifiés de « sauvages », car leur échappant.

Même s’il n’est pas stricto sensu une histoire du mouvement socialiste, ce livre en revisite de grands moments. Il les étudie et les discute à travers le prisme de conceptions hérétiques et « sauvages », et garde à l’esprit la perspective de l’émancipation, encore et toujours.

http://www.lechappee.org

Commentaire: recommandé par « Le Monde Diplomatique »

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12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

jolie môme (edmp)

ememe

Facebook

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11 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

justice (côté-quimper regards)

saf
Communiqué unitaire des syndicats, associations et organisations professionnelles d’avocats
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(Barreau de Paris, CGT chancellerie et services judiciaires, CGT insertion, CGT-PJJ, Conférence des Bâtonniers, Conseil national des barreaux, Droit au logement, Fédération nationale des Associations représentatives des étudiants en sciences sociales (ARES), Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats (FNUJA), FSU, Genepi, Confédération CGT, Ligue des droits de l’homme, Observatoire international des prisons, SNEPAP FSU, SNPES-PJJ FSU, Solidaires, Solidaires-justice, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France) appelant les citoyens et professionnels de justice à participer à la
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saf etc
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Manifestation du 15 janvier 11H30.
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Dans le contexte du grand débat national lancé par l’Elysée, qui porte sur des thèmes comme la démocratie et la citoyenneté, ainsi que l’organisation des services publics, notamment leur répartition sur le territoire.
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L’adoption en l’état d’un projet de loi qui modifie profondément le service public de la justice et son organisation sur le territoire contre l’avis des professionnels de justice et des organisations de défense des droits des citoyens est d’autant moins défendable pour le gouvernement.
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Nous demandons au Premier ministre de recevoir une délégation à l’issue de la manifestation, qui a lieu le jour de la reprise des débats à l’Assemblée nationale.
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Les horaires et le parcours de la manifestation sont les suivants : 
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- Rendez vous à partir de 11H30 place Saint Michel
- Prises de paroles des organisations
- Départ du cortège à 13h. Le trajet sera le suivant :
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 Boulevard Saint Michel, Port Royal, Boulevard du Montparnasse, Boulevard des Invalides, arrivée Esplanade des Invalides. Nouvelles prises de parole à l’arrivée Esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée nationale.
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Lire aussi:
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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

macron (révolution permanente)

manants macron

Plus de capitaine, et un vent de tempête

Jouanno sort et le « grand débat » de Macron prend l’eau

Côté pile, la répression des Gilets Jaunes bat son plein et soulève un tollé, côté face le projet de « grand débat national » est en mauvaise posture ! Avec la démission de Chantal Jouanno, la stratégie de Macron bat la breloque. « Manu », tu as tort de remettre à plus tard ce que les gilets jaunes réclament aujourd’hui ! 

Première avarie du « grand débat », Jouanno démissionne

Depuis le début du conflit, et particulièrement depuis la rentrée de janvier, Macron a mis deux fers au feu pour tenter d’endiguer la colère des Gilets Jaunes. La répression à tout va, pour terroriser tout de suite, et le « grand débat national », histoire d’agiter un hochet pour plus tard.

Grand renfort de tambours et trompettes, donc, pour annoncer le nec plus ultra de la démocratie, ce grand débat national dont le plus-du-tout-jupitérien Macron prévoit le lancement à partir du 15 janvier pour une période de trois mois. Et pour commencer, à tout projet son « pilote » : ce sera Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du débat public (CNDP), dont la rému-nération pour ses bons et loyaux services sera en 2019, de plus de 176.000 euros, soit un salaire brut mensuel de 14.666 euros.

Les vents ne sont décidément pas favorables pour une stratégie qui se cherche.

A peine positionnée comme pilote de ce projet salvateur, Chantal Jouanno est rapidement prise à partie pour cette rémunération non seulement scandaleuse mais hautement provocatrice, face à des gilets jaunes dont on mégote les revendications pourtant modestes et légitimes. Dès lors, la présidente n’a pas eu d’autre solution, pour sauver la face, que de démissionner illico.

Sans capitaine, sans organisation, mais bien cadré le navire va…

Le rôle de pilote du grand débat est désormais vacant. La succession de Jouanno est ouverte, même si elle ne perd pas pour autant son statut de présidente de la Commission Nationale du Débat Public. Le navire est donc, à quelques jours de son départ, privé de capitaine.

Pour ce qui concerne l’organisation du voyage, la préparation du débat, le moins que l’on puisse dire c’est qu’à J-6 du compte à rebours, elle baigne dans le flou. Certes, promesse est faite de mise en ligne à partir du 15 janvier d’une plate-forme numérique qui pourra notamment fournir « un kit méthodologique ». A voir ultérieurement pour ceux que ça intéresserait…

En tout cas, l’organisation de la « concertation » semble d’ores et déjà très éloignée ne serait-ce que de formes classiques de démocratie directe.

Un « comité des garants », réunissant des « personnalités d’horizon divers », sera chargé de superviser « le bon déroulement de la concertation ». Qui seront ces garants et sur quels critères de bienséance institutionnelle seront-ils désignés ? On ne le sait pas à ce jour. Il est douteux, en tout cas, qu’ils puissent être considérés comme la voix des Gilets Jaunes et de l’ensemble de la population qui soutient leurs revendications.

Reste l’épineuse question des thèmes à aborder dans cette grande discussion nationale.

Il semble que si Chantal Jouanno a perdu si rapidement le statut de pilote du projet, ce n’est pas seulement sous l’effet de l’opinion publique, mais aussi parce qu’elle avait ses propres détrac-teurs au sein du gouvernement. En réalité, même si, comme elle le demandait, le premier minis-tre était prêt à accepter une CNDP relativement indépendante, il ne voulait en aucun cas perdre le pouvoir de cadrage du débat et de ses thématiques.

L’éphémère pilote représentait, de ce point de vue, un danger car elle prônait « une ouverture du débat à tous les thèmes sans exclusive ». Contrôler les thèmes, la remontée et la synthèse des débats, voilà ce à quoi le pouvoir ne voulait pas et ne voudra jamais renoncer.

C’est donc dit et réaffirmé ce matin même, au lendemain de la démission de Jouanno, par la ministre de la santé Agnès Buzyn, à la matinale de Bourdin, les thèmes des débats doivent être cadrés « sinon ça partirait dans tous les sens et on ne pourrait pas fournir de données et de chiffres sérieux sur tout ». A ce jour, ils se résument en principe à quatre : les mobilités et le logement, la justice fiscale, l’évolution de la pratique démocratique, et l’Etat et les services publics

C’est surtout les passagers potentiels qui ne veulent pas monter à bord

Un peu trop ou trop peu non ?, pour des gilets jaunes et toute une population qui aspirent à passer au crible les méfaits d’un gouvernement des riches, qui refusent de voir passer au laminoir les revenus et les conditions de vie des plus pauvres, des plus démunis, des précaires, des femmes discriminées.

Alors, quoi d’étonnant à ce que la mécanique mal huilée, mais qui se veut prometteuse, du « grand débat national » n’apparaisse pas comme un débouché crédible au mouvement des Gilets Jaunes.

Tous les commentateurs se montrent dubitatifs sur le niveau de participation que suscitera son ouverture et sur ses chances de mettre fin au mouvement de protestation. Quant aux gilets jaunes la plupart le disent clairement : ils n’en attendent pas grand-chose.

Car les promesses de résultats ne sont guère alléchantes.

Jusqu’à présent les engagements du gouvernement relèvent plutôt de la langue de bois : « rendre plus simples plus efficaces et solidaires les dispositifs de la transition écologique », « accentuer les différenciations des réponses en fonction des territoires » et, en ce qui concerne l’exécutif, « transformer l’organisation de l’Etat pour le rendre plus agile et plus proche des citoyens ». « Parole, Parole, Parole » serait tentée de chanter Dalida !

Cherchant désespérément des intermédiaires pour sa stratégie, Macron a depuis le début du mouvement, choisi, pour la relayer, de s’appuyer sur cette population spécifique d’élus que sont les maires. Clin d’œil à 1789 et à une prétendue démarche révolutionnaire, l’outil cahier de doléances est propulsé via les mairies comme préalable au grand débat.

Comme on pouvait s’y attendre, ceux qui commencent à s’écrire ici ou là se ressemblent comme des petits frères, pour la bonne et simple raison qu’ils ne font que reproduire les revendications que les Gilets Jaunes clament de manière de plus en plus politique, mais très concrète et immé-diatement applicable, dans la rue, sur les ronds-points et partout où ils luttent.

Alors pourquoi déployer toute cette machinerie si ce n’est pour contenir et faire rentrer dans le rang la révolte qui gronde.

Les actes 1 à 9 et bientôt 10, se succèdent et élaborent un message très clair. Il est très vrai- semblable que bon nombre de gilets jaunes choisissent la rue, les places et les ronds-points pour continuer à réclamer satisfaction immédiate de leurs revendications plutôt que d’embarquer à bord d’un grand débat dont on ne voit pas bien comment il les amènerait au port.

Claude Manor Mercredi 9 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

handicap gj (faire face)

handicap

Handicap

Colère noire en gilets jaunes

Alexandre Ribeiro est mobilisé depuis le début du mouvement des gilets jaunes. De nombreuses personnes en situation de handicap soutiennent le mouvement des gilets jaunes et affichent leur mécontentement. Qu’elles soient condamnées à la précarité par la faiblesse de l’AAH ou de leur pension d’invalidité voire déçues que le handicap ne soit pas la priorité annoncée du quinquennat.

Ce samedi est une journée presque comme les autres pour Alexandre Ribeiro.

Pour l’acte 4 des gilets jaunes, ce Bordelais en fauteuil roulant électrique sera mobilisé. Comme tous les jours depuis près d’un mois. Pour une opération parking gratuit à l’Aéroport de Bordeaux, jeudi 6 décembre, ou pour un rassemblement dans le centre de Bordeaux, le 17 novembre. Une action dont il était à l’initiative sur Facebook.

« Depuis plusieurs années, je descends dans la rue chaque fois qu’une cause sociale me touche, explique-t-il. Pour manifester contre la loi travail et la loi asile et immigration. Ou pour soutenir les luttes des cheminots, des étudiants… » Alexandre Ribeiro a également organisé le blocage de l’usine Lafarge mi-septembre. Une manière de protester contre la loi Élan. Le texte adopté début octobre abaisse de 100 % à 20 % de la part des logements accessibles dans les immeubles neufs.

À 1 200 % derrière les gilets jaunes

Peu de personnes en situation de handicap sont aussi actives que lui dans le mouvement des gilets jaunes qui secoue la France. Mais beaucoup soutiennent les manifestants. « À 1 200 %, approuve Hubert Nkandza à Montélimar. Je me débats dans la merde depuis que mon taux d’incapacité a été réduit de 80 à 60 % alors que mon handicap s’aggrave. » Cette rétrogradation lui a fait perdre la majoration pour la vie autonome de 104 €. « Ces 104 € pour moi, c’était énorme. Cela me permettait d’équilibrer mon budget. Depuis, j’ai des dettes. »

Pas d’AAH car en couple

Catherine Charat, elle aussi, est solidaire du mouvement. « Depuis le début », précise-t-elle. À 57 ans, cette Iséroise ne supporte plus l’idée que son époux soit « complètement usé » à force de devoir assumer seul les dépenses de la famille. Parce que le salaire de son conjoint est pris en compte pour calculer le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH), cette quinquagé-naire, atteinte d’une maladie invalidante, n’y a pas droit. « Il faut donc qu’on vive sur sa seule paie. Il touche 2 000 € nets après quarante-trois années à travailler derrière une machine. Vous trouvez ça juste ? »

« Trop de reculs de nos droits. »

Patrick et Michelle Touchot viennent tout juste de trouver des gilets jaunes. « Il n’y en avait plus dans les commerces autour de chez nous, sourient les deux Niçois. Alors, on a pris le service de transport spécialisé pour aller en acheter chez Auchan. »

Un geste important pour ces deux allocataires de l’AAH, militants de l’accessibilité sur les réseaux sociaux. « C’est le peuple qui prend la parole. Le gouvernement doit enfin l’écouter. Entendre aussi la colère des personnes handicapées. Il y a eu trop de reculs de nos droits depuis l’élection de Macron. »

Une promesse de campagne, une grande déception

La popularité des gilets jaunes parmi les personnes handicapées n’a rien d’étonnant. Elles vivent plus souvent sous le seuil de pauvreté que les autres Français. La promesse de campagne d’Emmanuel Macron de faire du handicap une priorité du quinquennat avait donc suscité une forte attente. Fortement déçue.

Certaines décisions du gouvernement portent en effet atteinte aux droits des personnes handicapées. C’est notamment le cas de la loi Élan et de son quota de 20 % de logements accessibles dans les immeubles neufs. Ou encore de la réforme de la justice qui, en rendant obligatoire un avocat en appel, risque de pénaliser les plus précaires. Sur ces deux textes, le Défenseur des droits a tiré la sonnette d’alarme. En vain.

La hausse de l’AAH ne profite pas à tous

Certes, le gouvernement a fait passer le montant de l’AAH de 810 à 860 €. Mais il a assorti cette augmentation de mesures qui en limitent la portée : suppression du complément de ressources, désindexation de l’inflation, gel du plafond pour les allocataires en couple… « La hausse n’a rien changé pour moi », confirme Catherine Charat. Par ailleurs, certains pensionnés d’invalidité ont été pénalisés par la hausse de la CSG.

Davantage de pouvoir d’achat et de justice sociale

Enfin, l’évolution du mouvement des gilets jaunes a également entraîné une plus large adhésion. Alors qu’au commencement, la colère était cristallisée sur le prix du carburant, les revendica-tions sur le pouvoir d’achat et la justice sociale se sont imposées. « En se retrouvant dans la rue, les Français se sont rassemblés, se félicite Alexandre Ribeiro. Ils ont compris qu’il fallait aller plus loin que la simple question du carburant. »

Lui-même ne se contente pas de porter les demandes des personnes en situation de handicap. « Moi, je me bats pour tout le monde. Je demande la justice fiscale et sociale. Et le recours au référendum. Si ces deux demandes sont satisfaites alors on résoudra les problèmes spécifiques de chaque Français. »

Alerte sur le pouvoir d’achat des plus démunis

Le collectif Alerte « demande au gouvernement de s’engager pour le pouvoir d’achat des plus démunis ».  Il réclame, entre autres, le dégel des allocations familiales et logement. De nom-breux ménages pauvres ne bénéficieront en effet pas de la suppression de la taxe d’habitation car ils en sont déjà exonérés. Ni de la baisse des cotisations salariales car ils sont au chômage. Ce collectif rassemble trente-sept fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, dont APF France handicap et l’Unafam.

Franck Seuret 8 décembre 2018

https://www.faire-face.fr/

Lire aussi:

L’AAH à vie, c’est pour bientôt (Faire Face)

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