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20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

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gorille

Affaire Benalla : il y a quelque chose de pourri dans la Macronie

Mercredi 18 juillet, le Monde révélait, images à l’appui, qu’Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Élysée en tant qu’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, s’était rendu coupable, le 1er mai, de violences contre des manifestantEs place de la Contrescarpe à Paris, coiffé d’un casque à visière et muni d’un brassard de police. Depuis ces premières informa-tions, les révélations s’accumulent, le pouvoir s’embourbe dans des explications fumeuses, des enquêtes sont ouvertes, et l’affaire Benalla est ainsi rapidement devenue une affaire d’État.

L’Élysée et l’Intérieur savaient

Toutes les informations réunies par la presse démontrent que l’Élysée et le ministère de l’Intérieur étaient au courant des agissements de Benalla, et ce dès l’immédiat après-1er mai. Le 2 mai, Gérard Collomb est ainsi informé des faits. Le ministère de l’Intérieur en informe à son tour la présidence et, le 3 mai, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, écrit à Benalla pour lui reprocher son « comportement manifestement inapproprié » et pour lui notifier une mise à pied de 15 jours. Une sanction identique est prise contre Vincent Crase, gendarme réserviste comme Benalla dont il est un ami, et collaborateur occasionnel de l’Élysée, également présent place de la Contrescarpe.

La Macronie a-t-elle pensé que la sanction était appropriée ?

Si tel est le cas, le moins que l’on puisse dire est que le pouvoir est particulièrement compré-hensif à l’égard d’un individu qui s’est rendu non seulement coupable de violences, mais aussi, entre autres, d’usurpation de fonctions, soit des délits passibles de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende…

Une sanction qui n’aura pas eu, en outre, de conséquences pour Benalla, présent dans le bus des « Bleus » sur les Champs-Élysées lundi 16 juillet, après avoir été mobilisé lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil, le 1er juillet. Une bienveillance qui contraste avec l’extrême sévé-rité requise et mise en œuvre, contre les syndicalistes ou les militantEs solidaires des migrantEs…

Un scandale d’État

La grossièreté de la manœuvre est d’autant plus choquante qu’elle est révélatrice du sentiment d’impunité qui semble régner aux sommets de l’État.

On ne peut en effet qu’être stupéfaits face à de tels comportements

-Qu’il s’agisse de celui de Benalla, confiant au point de se déguiser en flic pour frapper des manifestantEs,

-Ou de l’Élysée qui a cru, du moins dans un premier temps, que la meilleure posture était de rester « droit dans ses bottes », et de faire le pari que « l’affaire » ne prendrait pas trop d’ampleur.

Une attitude qui, venant des petits génies de la com’ qui composent la team Macron, est une illustration frappante du fait que le pouvoir jupitérien se croit, non seulement tout permis, mais pense en outre que tout peut être contrôlé et étouffé si nécessaire.

Et au-delà de l’Élysée, c’est bel et bien à un scandale d’État que nous sommes confrontés.

En effet, les ramifications de cette affaire, au fur et à mesure que les jours passent, sont de plus en plus complexes et de plus en plus troublantes : des policiers qui ont accepté de proté-ger physiquement Benalla à ceux qui, comme on l’a appris ce matin, lui ont transmis illégale-ment des images de vidéosurveillance, en passant par les révélations sur le «Monsieur sécurité» de Macron, déjà coupable de violences contre des militantEs et des journalistes, et à la tête d’une obscure « Fédération française de la sécurité privée » aux airs de milice, créée en 2016 avec Vincent Crase, il semble que l’on ne soit pas au bout de nos surprises…

Une manifestation de l’air du temps

Notons au passage que la petite musique qui se fait entendre depuis quelques jours, selon laquelle Benalla aurait « déshonoré » la police, a de quoi faire rire jaune. Entre ceux qui tentent de distinguer la « bonne » police des « mauvais » barbouzes et ceux qui ne semblent pas être choqués par les violences perpétrées par l’adjoint au chef de cabinet de Macron mais seulement par le fait qu’elles ont été commises par un usurpateur et non par un « vrai » flic, c’est un étrange front qui se constitue.

Car si l’affaire Benalla est révélatrice du fonctionnement de la Macronie, elle est également une manifestation de l’air du temps 

Celui des violences policières commises en toute impunité, avec la bénédiction et les encoura-gements du pouvoir, au point qu’un conseiller élyséen y participe directement avec la bienveil-lance de sa hiérarchie !

Il n’y a rien d’accidentel dans cette « affaire », sinon qu’elle a été rendue publique.

La présence d’individus comme Benalla dans les plus hautes sphères de l’État et leur sentiment d’impunité,  malheureusement justifié, démontre, s’il en était encore besoin, qu’il y a quelque chose de pourri dans la Macronie. L’affaire Benalla, dont on ne connaît pas encore les futurs développements, pourrait nous en apprendre beaucoup sur les pratiques de ce pouvoir à l’air, faussement, décontracté, moderne et branché.

En réalité il s’inscrit dans une longue tradition, celle des clans qui privatisent l’État pour leurs intérêts et ceux de leurs amis, un processus particulièrement facilité par la nature antidémo-cratique des institutions de la 5è République. Le barbouze Benalla, dont tout indique qu’il est un très proche de Macron, va probablement être « exfiltré », ce que semble confirmer son licenciement annoncé ce matin. Mais ne nous y trompons pas : c’est toute la Macronie qui est en cause et, au-delà, des institutions et un système qui n’ont que trop duré.

Julien Salingue Vendredi 20 juillet

https://npa2009.org/

 

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

1er mai (bfm + libération + jdd + huff’)

Un collaborateur de Macron discrètement sanctionné pour avoir frappé un manifestant le 1er Mai

La vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux peu après l’incident. On y voyait un homme coiffé d’un casque de policier débarquer en trombe vers un jeune manifestant du 1er Mai interpellé par les CRS et s’en prendre à lui.

Le Monde révèle ce mercredi que l’auteur de ces violences est un ancien responsable de la sécurité pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, aujourd’hui chargé de mission pour l’Elysée. Il se trouvait sur les lieux de la manifestation ce jour-là parce qu’il avait demandé à assister à la gestion d’une grande manifestation par la police. Cela expliquerait pourquoi il portait un casque de policier. L’Elysée a été informé de l’incident puisque ce collaborateur de Macron a été discrètement mis à pied pour 15 petits jours.

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Après les violences commises par un collaborateur de Macron, l’étonnante défense de l’Elysée (JDD)

Alexandre Benalla: L’Elysée et Macron accusés d’avoir failli à l’article 40 du code de procédure pénale (Le Huffington Post)

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

ludivine bantigny

lud

Ludivine Bantigny Vendredi 24 Août 18H Dialogues

mai 1968

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

edwy plenel

edwy

Edwy Plenel Vendredi 3 Août 18H Dialogues

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

londres (le huff’ + swp)

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13 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

foot (bfm + cnrs )

Les métamorphoses du football (CNRS)

Vous interveniez la semaine dernière à Paris dans une conférencesur le football et les sciences sociales. En quoi ce sport a-t-il changé depuis les années 1980 ?

Christian Bromberger : L’issue des matchs est moins incertaine. Une équipe dotée de millions d’euros de budget l’emporte contre les moins bien loties dans l’écrasante majorité des cas. Les dirigeants de petits clubs peuvent bien déborder d’intelligence tactique ou d’imagina-tion, ça n’a que peu de poids face au pouvoir de l’argent.

L’incertitude ne demeure que pour des affrontements entre équipes de même niveau, des clubs de taille intermédiaires ou lors des phases finales de grands tournois par exemple. Dans les coupes nationales, les matchs à élimination directe créent parfois de petits miracles, « David » l’emportant contre « Goliath ». Mais ces compétitions sont boudées par les grands clubs et les organismes européens, précisément parce que l’incertitude y est trop importante et qu’ils y ont beaucoup à perdre.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des systèmes de poule de qualification ont été introduits dans la Coupe des champions, qui deviendra la Ligue, au début des années 1990. Faute d’élimination directe, les chances qu’une petite équipe crée la surprise s’amoindrissent. C’est une évolution regrettable, car l’un des ressorts dramatiques du spectacle sportif, son piment émotionnel, est lié à l’incertitude du résultat. Contrairement aux films ou pièces de théâtre, l’histoire n’est pas construite avant la représentation mais s’élabore sous les yeux des spectateurs.

Comment est-il devenu un « sport business », selon l’expression consacrée ?

Jusqu’aux années 1980, les clubs étaient gérés par des associations à but non lucratif. Une série de lois a permis d’en faire des sociétés anonymes sportives professionnelles, dotées des mêmes prérogatives que d’autres structures commerciales. Des investisseurs se sont engouf-frés dans la brèche et les budgets ont explosé : un million d’euros de recettes pour la première division française en 1970, un milliard en 2011 ! Cette augmentation est notamment liée à celle, tout aussi considérable, des droits de diffusion télévisés durant cette période. Ils ne représentaient que 1 % du budget des clubs en 1980, contre 44 % en moyenne aujourd’hui.

Or, les équipes sont loin d’être également loties en la matière : celles qui accumulent le plus de succès sont davantage diffusées, touchent plus d’argent et entrent dans un cercle vertueux, tandis que les autres se retrouvent rapidement bloquées si elles n’ont pas bénéficié d’entrée de jeu de bons résultats. L’écart de budget entre deux clubs, qui était au plus de 6 ou 7 pour 1 il y a une trentaine d’années, peut aujourd’hui être de 25.

Cette évolution aurait cependant eu moins d’impact si le marché des joueurs ne s’était pas libéralisé et globalisé dans le même temps. Jusqu’à la fin des années 1990, une équipe euro-péenne pouvait recruter quatre extra-Européens au maximum. Cette limite a sauté, encoura-geant l’essor d’un marché mondial débridé. Pour rester dans la course, les clubs doivent désormais recruter des stars internationales au coût exorbitant.

Les supporters sont-ils toujours autant attachés à leur équipe ?

Ces évolutions n’ont pas entamé la ferveur populaire, mais les choses ont totalement changé de nature. L’identification à un club était autrefois perçue comme le signe d’un mode spécifique d’existence, qu’étaient supposés incarner le jeu et le style d’une équipe. L’AS Saint-Étienne se distinguait par sa pugnacité et son courage, l’Olympique de Marseille par son panache, son côté fantasque et sa virtuosité spectaculaire, la Juventus de Turin était réputée pour sa discipline rigoureuse…

Ces stéréotypes étaient largement fantasmés, mais les supporters se plaisaient à raconter ainsi le jeu de leur équipe et à en faire la marque de leur culture locale. Pour les plus jeunes, aller au stade était une façon de s’initier aux valeurs et à l’histoire de leur ville. De façon connexe, les présidents de clubs étaient souvent des magnats locaux, des industriels par exemple; les joueurs étaient aussi des gars du coin, à l’image des « minots » de Marseille, qui assurèrent la résurrection de leur club au début des années 1980, ou des ouvriers d’origine polonaise à Lens, dans les années 1970.

Aujourd’hui, faut-il le rappeler ?  les présidents et actionnaires n’ont plus aucun lien avec l’histoire locale. Des investisseurs du monde entier misent sur de grosses équipes et y intè-grent des joueurs venus d’un peu partout. Cette déterritorialisation s’illustre jusque dans les noms des stades : Matmut Atlantique a remplacé le Chaban-Delmas à Bordeaux, Orange Vélodrome au Vélodrome de Marseille, etc. Même les équipes nationales n’ont plus de style propre, puisque les joueurs circulent et s’entraînent tout au long de l’année aux quatre coins de la planète.

Quel sens y a-t-il à soutenir une équipe locale à l’heure de la mondialisation ?

Notre époque se caractérise par deux tendances apparemment contradictoires : d’un côté une dissolution des identités collectives, dans le cadre de la globalisation notamment, et de l’autre un maintien voire une poussée des affirmations identitaires. L’évolution du foot comme d’autres phénomènes sociaux en témoignent. Les supporters voient leur identité territoriale s’étioler et se tournent en conséquence vers des clubs prestigieux, même situés à des centaines de milliers de kilomètres de chez eux.

De façon connexe, certains soutiennent deux équipes : celle de leur lieu de naissance et un grand club rayonnant à travers le monde, ce qui est une façon de concilier une identité donnée et une identité rêvée. Une raison prosaïque est aussi l’envie de prendre plus de plaisir aux matchs, car il faut être partisan pour pleinement apprécier une compétition. Mais comment choisir son club, si ce n’est en se fondant sur une communauté d’appartenance ?

Le foot illustre une autre grande tendance contemporaine : la montée de l’individualisme. On célèbre davantage les prouesses des joueurs que celles de leurs équipes. Jusqu’aux années 1990 d’ailleurs, les noms n’apparaissaient généralement pas sur les maillots, les supporters qui s’en procuraient marquaient leur adhésion à une communauté et à un groupe. Aujourd’hui, la célébration de l’entre-soi a cédé le pas à un show de vedettes réunies sous les mêmes couleurs.

La libéralisation des clubs et du marché des joueurs ont profondément modifié la donne : pour rester au niveau dans la compétition mondiale, les clubs doivent recruter des stars interna-tionales. Ici, le footballeur brésilien Neymar a signé un contrat de 5 ans avec le PSG pour 222 millions d’euros.

Quel est l’impact de ces évolutions sur le public, au-delà des aficionados ?

L’affluence moyenne aux matchs a doublé en France : 10 000 spectateurs en moyenne en 1980, contre plus de 20 000 en 2017. L’effet coupe du monde 1998 et l’Euro 2016 ont entraîné une modernisation et une amélioration du confort des stades, et plus généralement une légitimation de l’intérêt pour le football dans les classes supérieures.

Jadis populaire, ce sport s’est ainsi gentrifié lui aussi : les enceintes sportives tendent à s’équi-per de magasins, d’installations pour les enfants ou encore à proposer aux plus aisés d’y fêter leur mariage. Certains stades restent populaires, comme à Marseille, mais ce phénomène d’« élitisation des tribunes », selon l’expression de Roger Besson, est avéré. Cette métamor-phose s’accompagne d’un changement d’ambiance : aux chants et aux chorégraphies des supporters se substitue progressivement une atmosphère plus feutrée et bon enfant, orches-trée par de la musique enregistrée et un animateur à la voix chaleureuse.

Dans le même temps, une politique de lutte contre les supporters les plus démonstratifs, les « ultras » notamment, a été mise en œuvre à partir des années 1990. Réprimer la violence est bien évidemment légitime, mais ces lois ont en partie pesé sur le « supportérisme » festif et carnavalesque : le contrôle préalable de tout matériel destiné à être brandi, le risque d’encourir des sanctions pénales en cas de slogan trop virulent… Tout cela n’encourage pas l’expression d’un zeste de folie durant le match.

L’arbitrage vidéo a récemment été adopté pour des gestes litigieux. Quelle évolution cela peut-il induire dans le foot à l’avenir ?

Cette technicisation du spectacle pose autant de problèmes qu’elle en résout. La vidéo isole, décontextualise et même déréalise la situation qui prête à discussion. Au ralenti, une main qui frotte un visage devient une claque, un pied qui effleure la jambe une agression. L’intention-nalité de la faute est difficilement appréciable, et l’arbitre paraît tout autant sujet à l’erreur que sans vidéo.

Par ailleurs, une telle innovation me semble porter atteinte à la philosophie du jeu et du specta-cle : « Le foot ne se joue pas au ralenti mais à vitesse réelle », ironisait le directeur de la rédaction de France Football, Gérard Ejnès. L’esprit du jeu devrait nous conduire à tolérer ou sanctionner une action litigieuse selon le cours global de la partie, le comportement des joueurs ou de précédents rappels à l’ordre par exemple. Et plus généralement, voulons-nous vraiment de matchs bien rangés et sans aspérité ?

Le spectacle du football a déjà perdu en densité et en significations. Il demeure néanmoins une vision ludique et caricaturale du monde contemporain, où se conjuguent sur le chemin de la réussite le mérite individuel et le travail d’équipe, mais aussi la chance, la tricherie et une justice, celle de l’arbitre, plus ou moins discutable. Le match devrait continuer de symboliser ainsi les ressorts contradictoires du succès dans le monde contemporain.

Sport le plus populaire au monde, le football n’intéresse pas que les supporters : il est aussi étudié par les chercheurs en sciences sociales. Parmi eux, l’ethnologue Christian Bromberger, qui revient, à quelques semaines de la Coupe du monde, sur les transformations de ce sport au cours des dernières décennies.

22.05.2018 Fabien Trécourt

https://lejournal.cnrs.fr/

À lire :  Le match de football. Ethnologie d’une passion partisane à Marseille, Naples et Turin, Christian Bromberger, Alain Hayot, Jean-Marc Mariottini, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, janvier 1995, 408 p., 28 €

Lire aussi:

La Coupe du monde, ce moyen rêvé pour nous faire oublier que les politiques menées détruisent notre vivre-ensemble (Philippe Poutou)

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12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

poutou foot (le huffington post)

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Equipe de France en finale de la Coupe du Monde 2018 : Philippe Poutou s’explique sur son tweet râleur

« Si on n’est pas content aujourd’hui, on est un mauvais Français », déplore l’ancien candidat du NPA à la présidentielle.

Tous les responsables politiques se sont réjouis de la liesse populaire qui s’est emparée de la France après la qualification des Bleus mardi soir pour la finale de la Coupe du Monde de football.
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Tous sauf Philippe Poutou.

Dans un tweet râleur, l’ancien candidat du NPA à l’élection présidentielle avait ironisé sur les Français défilant sur les Champs-Elysées, faisant semblant d’y voir « une manifestation contre les attaques antisociales du gouvernement », voire un « réveil de la population qui se mobilise enfin contre les licenciements ou pour l’accueil des réfugiés ».

Une position à contre-pied que l’ouvrier de l’usine Ford de Blanquefort, toujours menacée de fermeture, a justifiée ce jeudi 12 juillet sur RMC et BFMTV. « Si on n’est pas content aujourd’hui, on est un mauvais Français. Cette ferveur, ça révèle plutôt un malaise. Mais le bonheur, ça peut être tout à fait autre chose », a-t-il rappelé tout en se défendant d’être « le rabat-joie de service ».

« Je ne suis pas du tout en croisade contre les fêtes populaires, contre le fait que les gens soient heureux. Mais pendant un moment, on nous a dit de ne pas descendre dans la rue et là, on nous dit que le vivre ensemble, c’est ça », s’est agacé le porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, qui aurait préféré partager d’autres bonheurs collectifs.

« Le bonheur auquel on a le droit, c’est ça? Une équipe de foot, masculine, qui va en finale? Mais on pourrait faire le lien avec des améliorations sociales, on pourrait avoir un meilleur salaire… », plaide Philippe Poutou en conspuant la « grosse hypocrisie » de « ceux qui nous disent aujourd’hui qu’on est tous ensemble ».

Le compagnon de route d’Olivier Besancenot n’est pas beaucoup plus convaincu par la Coupe du Monde en elle-même, finale ou pas finale. « Je boycotte le Mondial en Russie. On nous dit que c’est du sport et qu’il ne faut pas mélanger avec la politique, mais on sait tous que tout est politique. Le Mondial au Qatar, un pays où il y a de l’esclavage, en Russie, où les droits de l’Homme ne sont pas respectés… Ça pose problème », tranche-t-il.

12/07/2018  Geoffroy Clavel

https://www.huffingtonpost.fr/

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12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

ascenceur social (anti-k)

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L’ascenseur social ne s’arrête plus chez les classes populaires

L’ascenseur social est en panne. Une étude vient de confirmer le phénomène, et pointe le poids des origines sociales et l’importance du diplôme dans les différences de niveau de vie.

Pour réussir dans la vie, mieux vaut naître fils de cadre que fils d’ouvrier. Cette évidence aux allures de brève de comptoir ne reposait pourtant sur aucune mesure sérieuse. Un oubli répa-ré par France Stratégie, la « boîte à idées » du gouvernement, qui vient de confirmer (et surtout quantifier) le phénomène.

Pour cela, la situation d’environ 80 000 personnes nées entre 1970 et 1984 a été passée au crible. Conclusion ? Bien plus que l’âge, le sexe ou même l’origine migratoire, c’est l’origine sociale qui pèse le plus dans la balance. Enfants de cadres supérieurs ou de chefs d’entre-prise sont surreprésentés parmi les personnes disposant du niveau de vie le plus élevé. À l’autre extrémité du spectre, les enfants d’ouvriers le sont chez les plus pauvres.

L’ascenseur social français est en panne.

Une situation paradoxale, dans la mesure où les niveaux d’inégalités de revenus sont plus faibles en France que dans beaucoup d’autres pays comparables, du fait d’un système social et fiscal qui favorise la redistribution.

Les fils et filles d’ouvriers représentent 40 % de l’échantillon étudié. Dans un monde où l’égalité des chances serait parfaite, ils devraient donc se retrouver dans la même proportion à tous les niveaux de revenus. Évidemment, c’est loin d’être le cas. Parmi les 10 % les plus pauvres de la population, 60 % sont des enfants d’ouvriers. Et parmi les 10 % les plus riches, ils ne représentent que 18 % des effectifs.

Inversement, les enfants de cadres supérieurs comptent pour plus d’un tiers des Français les plus riches. Et « si vous êtes enfant de médecin ou d’avocat, vous avez une chance sur deux de figurer parmi les catégories les plus aisées. Si vous êtes fils de professeur, c’est une sur cinq », précise encore Clément Dherbécourt, l’expert de France Stratégie à l’origine de l’étude.

Six générations pour gagner le revenu moyen

La France, pays de l’inégalité des chances ? Le diagnostic était déjà posé. Le mois dernier, l’OCDE avait même publié une étude sur la mobilité sociale accablante pour la France : il faut six générations pour qu’un enfant de famille pauvre parvienne à gagner le revenu moyen.

Un chiffre qui place la France (tout comme l’Allemagne) dans le peloton des pays les plus inégalitaires. Même les États-Unis, souvent montrés du doigt comme le pays des inégalités sociales, font mieux, les champions restant les pays scandinaves. Mais constater la panne ne revient pas à la comprendre : à elle seule, l’origine sociale n’explique pas tout.

L’étude s’est donc penchée sur d’autres facteurs, pour découvrir que le niveau de diplôme joue un rôle déterminant dans le niveau de vie des individus.

« L’ascenseur social passe par l’éducation. Or l’accès au diplôme dépend beaucoup du milieu social d’origine », décrypte Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint de France Stratégie. Sans compter le poids de l’« homogamie sociale » : les individus ont tendance à se mettre en couple avec des personnes du même milieu social, accentuant encore les disparités.

Jean-Michel LAHIRE lerepublicain-lorrain.fr 06/07/2018

https://www.anti-k.org/

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12 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

usb fiat (pùblico.es + ci)

base

L’USB de Fiat appelle à une grève face au recrutement de Cristiano Ronaldo

Le Real Madrid vend Cristiano à la Juventus pour 112 millions d’euros

« Est-il normal qu’une personne gagne des millions alors que des milliers de familles de travailleurs ne parviennent pas à joindre les deux bouts? », Demande le syndicat de la marque automobile, dont les propriétaires sont les mêmes que la Juventus.

La signature du Portugais Cristiano Ronaldo a mis sur le pied la guerre des travailleurs de Fiat, principal sponsor de la Juventus de Turin. Les 112 millions d’euros que le club va payer ne plaisent pas à des ouvriers de l’usine automobile qui ont appelé à une grève à l’usine de Melfi « à partir de 22 heures le dimanche 15 juillet jusqu’à 6 heures du matin. Mardi 17 juillet « .

En outre, plusieurs travailleurs récemment licenciés ont été postés aux portes de l’usine de Pomigliano d’Arco avec des pancartes portant la mention «Pour Cristiano 400 millions, et pour les travailleurs, un coup de pied… ».

L’Union des travailleurs de Fiat a publié une déclaration dénonçant la situation précaire de ceux qui ont été embauchés par la famille Agnelli, principal actionnaire de Fiat et de la Juventus.

« Il est inacceptable que les travailleurs de Fiat fassent d’énormes sacrifices financiers, alors que l’entreprise dépense des millions d’euros pour un joueur de football.

Ils disent aux familles de se serrer la ceinture parce que la situation n’est pas bonne et ensuite ils investissent une fortune dans un joueur. C’est juste? Est-il normal qu’une personne gagne des millions alors que des milliers de familles qui travaillent ne parviennent pas à joindre les deux bouts? » dénonce le syndicat dans une déclaration. « Les travailleurs de Fiat ont fait la grande fortune à trois générations et en retour ont seulement reçu une vie de misère »

Le syndicat demande également qu’ils investissent davantage dans la production de voitures et moins dans le football: « La société devrait investir dans des modèles de voiture qui garantissent l’avenir de milliers de personnes, au lieu d’en enrichir un seul, qu’elle privilégie les intérêts de ses employés, mais ils préfèrent le monde du football.  »

07/11/2018

http://www.publico.es/deportes/

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“C’est nous qui te payons” : des ouvriers de Fiat en grève contre le transfert de Ronaldo

La Juventus de Turin a déboursé plus de 100 millions d’euros pour acheter Cristiano Ronaldo. La nouvelle passe mal dans les usines Fiat, qui appartiennent à la même famille propriétaire du club, et où la situation économique est très tendue.

“L’arrivée de Cristiano Ronaldo à la Juventus n’a pas fait que des heureux”, observe le site du groupe audiovisuel Mediaset. “Et non, ce n’est pas des supporters des équipes rivales dont il s’agit”, mais des ouvriers des usines Fiat Chrysler Automobiles (FCA), dont le premier action-naire est la famille Agnelli, également propriétaire du club turinois. Le 11 juillet, la Juventus a annoncé l’achat du joueur du Real Madrid pour 100 millions d’euros. L’attaquant touchera pour sa part 31 millions d’euros net par saison.

Dès le lendemain, à l’usine de Melfi, dans le sud du pays, le syndicat USB a annoncé une grève du dimanche 15 juillet à 22h au mardi 17 à 6h. Dans son communiqué, il déclare : Il est inacceptable qu’une même entreprise continue à demander des sacrifices énormes au niveau économique aux travailleurs de FCA et CNHI [Case and New Holland industrial], tout en décidant de dépenser des centaines de millions d’euros pour l’achat d’un joueur de football. […] Est-il normal qu’une seule personne gagne des millions tandis que des millions de familles n’arrivent même pas jusqu’à la moitié du mois ?”

“C’est nous qui te payons”

Même colère sur le site de Pomigliano (près de Naples), où cinq ouvriers ont été licenciés en 2014 pour avoir mis en scène le suicide et les funérailles d’un pantin à l’effigie du patron de FCA, Sergio Marchionne. Une action qui faisait suite au suicide d’une employée, alors que les 300 travailleurs du site de Nola étaient au chômage technique, indique NapoliToday.

Le 11 juillet, des affiches du syndicat S.I. Cobas [Sindacato Intercategoriale Cobas] sont apparues sur le site de Pomigliano. “C’est nous qui te payons”, y lit-on sur une photo du joueur portugais. “Pour Ronaldo, 400 millions d’euros. Pour les ouvriers, rien que des coups de pied dans les couilles.”

“Les conditions de travail, déjà précaires, se sont justement aggravées la semaine dernière, peu de temps avant l’annonce de l’accord entre la Juventus et le Real Madrid”, ajoute le site d’information Fanpage : l’usine de Melfi va cesser la production du modèle Punto et instaurer une rotation, qui engendrera une réduction moyenne de salaire de 28 %. “À Pomigliano, la situation n’est pas meilleure : 4 600 employés devraient être mis au chômage technique car aucun modèle n’est actuellement en production.”

Carole Lyon 12/07/2018

Lire aussi:

USB (Wikipédia)

CGIL (Wikipédia)

COBAS (Wikipédia)

Le Parisien

Commentaire: USB et COBAS sont des syndicats minoritaires comme notre « Solidaires » face à la CGIL la CGT italienne.

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11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

kemper (gast)

gast

« Baskag Dir Dag, Une autre montagne » à la Baleine.

25 juillet, 35 rue du cosquer, Kemper, 21h30. Prix libre.

Les réalisatrices seront là pour échanger avec la public après la projo! D’istanbul à la mer noire, portraits croisés de femmes turques et kurdes, féministes, mères, résistantes… Un voyage entre les générations dans la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, contre le nationalisme, la guerre, le patriarcat.
Deuit niverus da welet an teulfilm vrav-mañ!

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