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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

inquiets (le monde)

apl retraites

Réforme des retraites : l’exécutif inquiet face à la propagation des foyers de tensions

Le gouvernement tente de maintenir son ambition réformatrice (contre réformatrice blog) tout en évitant l’émergence d’une nouvelle mobilisation sociale, un an après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

La cocotte-minute monte en pression. Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites prend de l’ampleur et qu’un nombre croissant d’organisations syndicales et de professions appellent à rejoindre la grève reconductible prévue à partir du 5 décembre à la SNCF et à la RATP, l’exécutif tente de tenir sur une ligne de crête lui permettant de maintenir son ambition réformatrice tout en évitant l’émergence d’une nouvelle jacquerie sociale, un an après le début du mouvement des « gilets jaunes ».Le gouvernement le sait et ne se cache même plus pour le dire : la mobilisation sera « très importante » le 5 décembre. Il y a une semaine, lors d’une réunion de groupe des députés de La République en Marche)

« Je viens souvent vous voir en vous disant que ça va tanguer. Cela a parfois tangué, parfois pas du tout. Mais ce n’est rien en comparaison de ce que l’on peut craindre avec la réforme des retraites. Cela va être sportif », a-t-il dit, en substance, aux élus de la majorité.

« A partir du 5 décembre, on rentre dans le rapport de force. Le changement de ton de Laurent Berger [secrétaire général de la CFDT], qui d’habitude sait dire ce qui va, est un signal faible qui dit à quel point celui-ci va être compliqué », estime une députée LRM. Secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari a reconnu que la journée du 5 décembre serait « difficile », a fortiori depuis l’annonce, le 8 novembre, du ralliement de la CGT-Cheminots à l’appel à la grève de SUD-Rail et de l’UNSA-Ferroviaire.

Possible alliance entre « gilets jaunes » et grévistes

Au sein de l’exécutif, on s’inquiète d’un blocage du pays, qui pourrait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Mais aussi de nouveaux accès de violence, après ceux vécus lors de la crise des « gilets jaunes », qui fêteront le 17 novembre le premier anniversaire de leur mouvement.

« Il va y avoir deux temps, la manifestation puis les violences », redoute une parlementaire LRM. « La crainte, c’est que des éléments perturbateurs qui ne cherchent que la violence viennent pour en découdre avec les forces de l’ordre », abonde Stéphane Travert, député (LRM) de la Manche et ancien ministre de l’agriculture. (Payant)

Manon Rescan , Cédric Pietralunga et Aline Leclerc

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

Le front syndical s’étoffe avant la grève du 5 décembre dans les transports (Le Monde)

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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

langue bretonne (l’express)

komzit
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Les langues régionales sont-elles victimes de la « modernité » ?
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Selon certains, le breton, le corse ou le picard s’étioleraient pour une raison simple : si ces langues étaient adaptées au monde rural, elles ne le seraient pas à la France du 21è siècle. Ils se trompent.
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C’est un argument que j’entends souvent : « Si les langues régionales disparaissent en France, personne n’y peut rien. C’est simplement l’effet de la modernité. » Même le grand Michel Serres – paix à son âme – débitait ce genre de sornettes. Or il n’en est rien car les langues minoritaires (tel est leur vrai nom) sont tout à fait adaptées au 21è siècle, pourvu qu’elles disposent d’un cadre adéquat. Et je voudrais tenter de vous en convaincre cette semaine en prenant un exemple, ou plutôt deux.
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De ce côté-ci de la Manche : le breton ; de l’autre côté, le gallois, soit deux langues celtiques situées dans deux pays européens de niveau économique comparable. Or qu’observe-t-on ? Voilà trente ans, ces deux langues étaient parlées par un nombre équivalent de personnes : 500 000 environ dans les deux cas.
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Aujourd’hui ? Le breton n’en compte plus que 200 000 tandis que le gallois, lui, dispose de 600 000 locuteurs (700 000 avec les gallophones de l’extérieur).
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Pour expliquer ces deux trajectoires opposées, la modernité a donc bon dos, et je souhaite bon courage à celui qui prétendra expliquer que le gallois serait intrinsèquement mieux adapté au troisième millénaire que le breton. Non, la réponse est ailleurs et elle tient uniquement aux décisions prises – ou non – par les pouvoirs publics.
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Au Pays de Galles, voilà plusieurs décennies que des mesures vigoureuses et cohérentes sont prises dans le domaine linguistique.
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Commençons par la politique. En 1942, le Welsh Court Act permet de plaider en gallois dans les cours de justice. En 1967, le Welsh Language Act autorise le gallois dans l’administration. En 1993, un nouveau Welsh Language Act place l’anglais et le gallois sur un plan d’égalité dans le secteur public.
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Enchaînons par les médias. Une radio tout en gallois, la BBC Cymru, existe depuis 1977. En 1980, en pleine crise nord-irlandaise, le député Gwynfor Evans, 68 ans, annonce son intention de se mettre en grève de la faim si une télévision tout en gallois n’est pas octroyée. Pointée du doigt dans le monde entier, Margaret Thatcher cède et la chaîne S4C est lancée en 1982.
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Terminons par l’enseignement. En 1990, l’étude du gallois devient obligatoire dans toutes les écoles jusqu’à 14 ans (puis jusqu’à 16 ans). Résultat ? Aujourd’hui, 20 % environ des enfants du Pays de Galles sont scolarisés en gallois première langue. Conséquence logique, c’est dans les classes d’âge les plus jeunes que l’on trouve le plus de gallophones. « Il s’agit d’une politique très volontariste, sans commune mesure avec ce que nous connaissons en France », souligne l’histo-rienne, Rozenn Milin, créatrice de Sorosoro, un site remarquable sur les langues en danger.
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C’est peu dire qu’en Bretagne, on a pris le chemin opposé. Certes, quelques gestes ont été consentis – autorisation d’écoles « en immersion », signalisation bilingue, subventions à quelques artistes – mais on reste à un niveau cosmétique.
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Pas de statut officiel dans le secteur public. Des programmes en breton réduits à la portion congrue sur France Bleu et sur France 3. Quant à l’enseignement dans les écoles de la République, non seulement il a lieu essentiellement en français, mais, dans sa réforme du bac, Jean-Michel Blanquer vient encore de diminuer les coefficients accordés aux langues régionales…
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Un chiffre pour résumer la situation : seuls 3 % des enfants de Bretagne ont accès à la langue bretonne à l’école.
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Et pourtant, ce ne sont pas les militants qui manquent, loin de là. Non, ce qui fait défaut avant tout, c’est la volonté de l’Etat et la mobilisation des élus locaux. Les mesures réellement décisi-ves sont toujours refusées, toujours.
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Pour reprendre une métaphore que j’ai déjà utilisée dans cette lettre, c’est un peu comme si, à Notre-Dame de Paris, on se contentait de mettre une bâche sur la cathédrale incendiée. On ne pourrait pas dire que l’on n’agit pas, certes, mais il est évident que la solution ne serait pas à la hauteur du problème. Pour les langues de France, on en est exactement là.
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Un dernier élément joue dans cette comparaison. Au Pays de Galles, cette politique active a été menée plus tôt, à un moment où la transmission entre les générations avait simplement décliné alors qu’elle s’est quasiment interrompue pour le breton. La conclusion s’impose : si l’on veut vraiment changer les choses, il faudrait consentir encore plus d’efforts en Bretagne.
Mais le veut-on ?

Michel Feltin-Palas mfeltin-palas@lexpress.fr

Lire aussi:

Armand Keravel ( Notre Gwynfor Evans)

 

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

npa

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

islamophobie (ucl)

croisades

Musulmans et chrétiens au Moyen-âge

Riposte populaire face à l’islamophobie

L’attentat perpétré à Bayonne par un ancien candidat FN vient dramatiquement prolonger l’offensive islamophobe menée par des responsables politiques et des journalistes haineux. Face à cette offensive, l’heure est à la construction d’une riposte populaire d’ampleur.

Depuis plusieurs semaines, nous assistons en France à une offensive islamophobe d’une insupportable violence. L’attentat perpétré le 28 octobre par un militant d’extrême-droite proche du Rassemblement national contre une mosquée de Bayonne n’est que l’expression brutale de la frénésie raciste qui se répand à travers toute la société française.

Car il faut le dire très clairement, l’islamophobie n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite : elle est désormais largement relayée par les « autorités publiques », par des médias et agitateurs de haine, à travers tout l’échiquier politique institutionnel.

Il ne s’agit pas d’être aveugle face à l’hypocrisie du gouvernement français et de la bourgeoisie qu’il représente. Alors que l’État français fait sans problème des affaires avec l’Arabie saoudite, le Qatar ou les Émirats arabes unis, des monarchies racistes et sanguinaires qui prétendent représenter l’islam le plus pur, il entretient, sur son sol, un climat raciste à l’encontre des musulmans et les musulmanes des classes populaires.

Au sein de ces classes populaires, les personnes musulmanes ou identifiées comme telles sont couramment victimes de discrimination à l’emploi, au logement, et de harcèlement policier. Elles subissent par ailleurs des insultes permanentes au nom d’une laïcité dénaturée, utilisée de façon sélective pour invisibiliser une minorité particulière.

L’offensive islamophobe actuelle est une étape nouvelle dans un processus en cours depuis de nombreuses années. La bourgeoisie française et ses représentants politiques se rapprochent peu à peu de la droite la plus dure au nom de la défense d’un « mode de vie européen » qui encourage à ce qu’une partie de la population se sente plus légitime qu’une autre, et qui est aussi un moyen pour les classes dirigeantes de diviser pour mieux régner.

Construire la riposte

La mobilisation d’aujourd’hui, sans précédent par son ampleur et par l’unité qui se fait autour d’elle, montre que tout est encore possible pour stopper cette offensive islamophobe. Pour gagner, il est certain que les manifestations et les tribunes ne suffiront pas.

Afin de briser la mécanique raciste et de faire reculer les classes dirigeantes, il nous faut nous organiser à la base, dans les entreprises où nous travaillons et dans les quartiers où nous vivons. Reprenant nos luttes en main, nous devons construire et renforcer le pouvoir populaire, loin des calculs politiciens et de la démagogie électoraliste, pour dessiner un avenir émancipé de l’exploitation et de toutes les dominations.

islamophobie

MANIFESTATION UNITAIRE
LE 10 NOVEMBRE 2019

13 heures, gare du Nord, à Paris

POURQUOI LES COMMUNISTES LIBERTAIRES SONT LÀ

Des communistes libertaires aux côtés des musulmanes et des musulmans ? C’est non seulement possible mais c’est plus que nécessaire aujourd’hui. Oui, l’UCL est une organisation athée. Mais ce n’est pas la question quand une minorité religieuse est victime de stigmatisation et d’oppression. L’UCL affirme son soutien aux croyantes et croyants musulmans dénigrés par les politiciens et les médias, assimilés à un « ennemi de l’intérieur ». Contre l’islamophobie et tous les racismes, nous défendons la liberté de culte, la liberté de conscience, la liberté de choix.

9 novembre 2019

https://www.unioncommunistelibertaire.org/

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

négationnisme (the guardian)

hulot de rugy borne

Un nouveau front pour les négateurs du climat

Une campagne malveillante vise les personnes bien intentionnées qui veulent aider

Les opposants au changement climatique changent de stratégie face aux preuves de plus en plus nombreuses du réchauffement de la planète, a déclaré Michael Mann. La bataille entre les opposants au changement climatique et le mouvement pour l’environnement est entrée dans une nouvelle phase pernicieuse. C’est là l’avertissement d’un des plus grands spécialistes du climat, Michael Mann, directeur du Earth System Science Center de la Pennsylvania State University.

Mann a confié à l’Observer que, même si le nombre de preuves était de plus en plus difficile à nier face au réchauffement de la planète, cela ne signifiait pas pour autant que les négateurs du changement climatique abandonnaient la bataille.

« Tout d’abord, ils tentent de détourner l’attention de la recherche de solutions politiques au réchauffement planétaire, pour promouvoir des changements de comportement individuels qui affectent l’alimentation, les choix de déplacements et autres comportements personnels ». « C’est une campagne vicieuse et beaucoup de gens bien intentionnés ont marché. »

Mann souligne que les actions individuelles – manger moins de viande ou éviter les voyages aériens – étaient importantes dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cependant, elles devraient être considérés comme un moyen supplémentaire de lutter contre le réchauffement climatique plutôt que comme un substitut à la réforme des politiques.

« Nous devrions également être conscients de la façon dont les forces du déni exploitent le mouvement de changement de mode de vie pour amener leurs partisans à se disputer entre eux. Cela évite toute pression sur les tentatives de réglementation de l’industrie des combusti-bles fossiles. Cette approche est une forme plus douce de déni et à bien des égards, elle est plus pernicieuse.  »

Au cours des 25 dernières années, M. Mann a joué un rôle clé dans la mise en évidence de l’augmentation inquiétante des émissions de combustibles fossiles et des niveaux croissants de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Il a également été impliqué dans l’affaire Climategate de 2009, au cours de laquelle des milliers de courriels – dont plusieurs à Mann et en provenance de Mann – ont été piratés de l’unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia [UEA].

Climategate marque son 10ème anniversaire ce mois-ci. À l’époque, des négationnistes des deux côtés de l’Atlantique affirmaient que les courriels de l’UEA montraient que les climatolo-gues avaient modifié leurs données, affirmations qui auraient pu retarder la mise en œuvre de mesures visant à lutter contre le changement climatique au cours de la prochaine décennie, selon des observateurs.

Les enquêtes ultérieures n’ont toutefois révélé aucune preuve de comportement inapproprié de la part des chercheurs. La machine à nier a perdu une grande partie de sa crédibilité, a ajouté Mann, et le public a progressivement accepté l’idée du réchauffement de la planète.

Cependant, les négateurs n’ont pas renoncé à leur opposition aux projets de réduction de l’utilisation de combustibles fossiles et, parmi leurs nouvelles tactiques, ils ont également tenté d’encourager le «doomisme», comme l’a dit Mann.

«C’est l’idée selon laquelle nous sommes maintenant si tard dans le match [avec le réchauf-fement climatique] qu’il n’y a plus rien que nous puissions faire pour résoudre ce problème», a-t-il ajouté. « Promouvoir cette attitude sombre et moralisante, conduit les gens au désespoir et finalement à l’inaction, c’est ce que vise le déni total du changement climatique. »

C’est une nouvelle guerre climatique, dit Mann, et elle est tout aussi dangereuse que l’ancienne, qui mettait l’accent sur le déni absolu de la science. Cette nouvelle approche a un vernis de crédibilité, a-t-il ajouté. Cela semble raisonnable pour beaucoup de gens. Et cela la rend, dans une certaine mesure, encore plus dangereuse, a conclu Mann.

Robin McKie éditeur Science Sam 9 nov 2019

https://www.theguardian.com/

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07 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

lubrizol rouen (lutte-ouvrière npa basta)

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Lubrizol Rouen : Macron peine à rassurer

Après avoir envoyé sur place cinq ministres essuyer, sinon les plâtres, du moins les suies, Macron a fait un crochet par Rouen le 29 octobre. C’était un mois après la catastrophe de Lubrizol, une fois les dioxines et l’amiante retombées.

Sur la route de son traditionnel week-end de la Toussaint à la très chic ferme Saint-Siméon de Honfleur, le détour n’était pas très grand.

Une rencontre a été rapidement organisée à la mairie avec le préfet et un maire PS bien docile, en compagnie de quelques supports locaux. Plusieurs parlementaires, même de la majorité, n’ont pas été prévenus, ou trop tard. Ils seront sans doute fort mécontents de ne pouvoir être sur la photo. Seule la mobilisation des forces de l’ordre, largement disproportionnée pour contenir la centaine de manifestants du Collectif unitaire pour la transparence, n’était pas improvisée.

Après avoir joué au chat et la souris dans le centre-ville, une quarantaine de manifestants sont parvenus jusqu’à l’hôtel de ville et ont pu conspuer Macron, non seulement au sujet de Lubrizol, mais aussi pour l’ensemble de sa politique.

C’est sous les huées de ces manifestants maintenus à distance que Macron a pu prendre son petit bain de foule dans une rue piétonne, en liant conversation avec les consommateurs nombreux en terrasse. Les bonnes paroles qu’il distribuait, et qui consistaient à défendre la politique calamiteuse du préfet et de l’État, n’ont pas convaincu grand monde.

Correspondant LO 06 Novembre 2019
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Warren Buffet : payer ? Vous n’y pensez pas !

Warren Buffet, quatrième fortune mondiale, se demande quoi faire des 128 milliards de dollars de liquidités dont dispose le fonds Berkshire Hathaway dont il est le principal actionnaire et le dirigeant. Il n’y aurait pas sur le marché de placement assez rentable, d’entreprise à racheter ou de paquets d’actions à ramasser suffisamment attractifs. Les autres actionnaires du fonds s’inquiètent, car cet amas de capital non placé pèse sur les résultats du groupe, voire menace sa crédibilité. Pour les rassurer, Buffet parle d’un coup géant en préparation, d’un rachat de la taille d’un éléphant…

Il se trouve que Berkshire Hathaway est propriétaire de l’usine Lubrizol de Rouen et il est probable que l’incendie de l’usine et ses conséquences catastrophiques soient dus aux économies faites sur la sécurité. Il n’est pourtant pas question qu’un seul des dollars, même inutilisés, de Warren Buffet vienne payer les dommages causés par Lubrizol.

Le capitalisme est une pompe à finances qui ne fonctionne que dans un sens : des usines et des travailleurs exploités vers les coffres des financiers, jusqu’à exploser en bulle spéculative… à moins d’une révolte sociale.

P G  06 Novembre 2019
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05 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

parcs nationaux (politis)

macron ecolo

Macron célèbre la biodiversité mais étrangle les parcs nationaux

Soucieux de la  nature dans 7 km2 des îles Glorieuses, le Président supprime des crédits aux Parcs Nationaux. À la grande satisfaction de quelques spécialistes venus jouer les faire-valoir sur place, le Président Macron est allé vanter la biodiversité des îles Glorieuses, qui font partie de l’ensemble îlien des Éparses perdues en plein Pacifique.

Le chef de l’États a consacré deux petites heures à ces 7 kilomètres carrés de nature gardés par quelques légionnaires dont le rôle n’est pas de protéger la biodiversité des lieux, qu’ils ne respectent guère habituellement.

Il s’agissait tout simplement de rappeler au président de Madagascar, toute proche, que ces terres sont et resteront sous la souveraineté française. Pas pour la nature, mais pour la maitrise de la zone de pêche alentours et pour le pétrole qui pourrait un jour y être découvert et extrait dans l’immense zone économique qui entoure l’archipel. Le Président français a récité ses fiches.

Des milliers de salariés menacés

Le Président français pourrait utiliser ces fiches, soigneusement apprises et récitées aux scienti-fiques et aux journalistes, pour se préoccuper aussi à la biodiversité de la France continentale et aux autres territoires de l’Outremer.

Ce qui n’est pas le cas, à en croire le Syndicat national de l’environnement et les responsables des 10 parcs nationaux français qui voient leurs moyens et leurs personnels diminuer régulière-ment comme en témoigne le budget en cours de discussion.

C’est le parc national des Écrins qui a lancé cette alarme car, comme le syndicat auquel appar-tiennent la plupart de ses gardes et la plupart des techniciens, ils sont inquiets. Tous ont appris que d’ici à 2022 ils devront se séparer de 4 000 salariés alors que la situation est déjà très tendue après les restrictions déjà imposées depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron.

Dans un secteur où s’accumulent déjà les restructurations et le départ de nombreux vacataires ou contractuels. Les « économies » vont d’abord conduire à diminuer le nombre des gardes dont la tâche est d’expliquer au quotidien sur le terrain, à quoi sert la protection des espèces qu’il s’agisse de mammifères, d’oiseaux ou de fleurs de plus en plus rares.

Privatisation de la nature

En fait, comme pour la gestion des réserves naturelles, la philosophie officielle s’oriente vers la privatisation des espaces protégés ou le transfert vers les municipalités ou les communautés de commune, surtout intéressées par une exploitation touristique ne tenant guère compte de la biodiversité.

Leurs représentants figurent déjà en bonne place dans les conseils d’administration des parcs nationaux et imposent souvent des vues qui n’ont pas grand-chose à voir avec la protection de la nature. Car ils sont souvent soucieux de faire également plaisir aux agriculteurs, comme le montre fréquemment la gestion des ours bruns, des loups et des lynx. Et plus généralement de tout ce qui est « sauvage ».

Le gouvernement, au delà de ses affirmations sur une biodiversité de plus en plus menacée, veut faire disparaître de nombreuses réserves naturelles et ouvrir leurs gestions au privé et aux spécialistes du tourisme. Des mécènes, pour les parcs comme pour les réserves ou le Conservatoire du littoral, seront sollicités pour diminuer des coûts, qui sont pourtant bien modestes, alors que la gestion des espaces protégés en France est souvent citée en exemple dans de nombreux pays.

Mais pour les ministres comme pour de nombreux élus locaux ou régionaux, la préservation de la nature est un luxe et, pire encore, ne fait pas partie des bilans présentables aux élections….

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05 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage (pùblico anticapitalistas)

sondage

Sondage rangé du plus gros au plus petit

sondage 2

Sondage rangé partis de droite à gauche et de gauche à droite

Etat espagnol: le dernier sondage

L’extrême droite de « Vox » semble fait un bond, battant « Podemos » et « Ciudadanos » comme 3è parti. Sans gagner beaucoup de voix grâce à l’Espagne rurale où un siège demande moins de voix et « une vantardise » des sondés, pas suivie d’effet le jour du vote?

L’effet Ciudadanos s’effondre et le PP récupère ses sièges. Le PSOE ne bouge pas.

Le parti « Mas Pais », la petite opération « anti-Podemos » de Errejon, passerait de 6,4% à 3,7%. Une déroute. Il espérait 10 députés à apporter au PSOE et n’en aurait plus que 2 ou 3.

Il n’y a plus de majorité (176 sièges) de gauche possible, soutenue par certains basques et catalans. Ceux-ci y étant très opposés avec leur chefs en prison. Pas plus qu’avec le « centre macronien » de Ciudadanos.

Fin de l’option « à la portugaise ». Il ne resterait que la grande coalition « à l’Allemande » du PS et de la droite dure du PP, qui serait soutenue par Ciudadanos.

Lire aussi:

Sondeos: el auge de Vox y el estancamiento del PSOE dejaría un empate entre los dos bloques (Pùblico)

Carmena, al rescate de Errejón (Pùblico)

Masiva protesta republicana contra Felipe VI en Barcelona (Pùblico)

Mise en perspective des élections du 10 novembre 2019 (Anticapitalistas)

 

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04 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

horrreur (révolution)

free

Les films d’horreur 

Le déclin du capitalisme à travers le cinéma

Les marxistes voient le capitalisme pour ce quil est – une horreur.

Dans un article sur la Première Guerre mondiale, Lénine fait la remarque que « la société capitaliste est, et a toujours été, une horreur sans fin ». Évoquant la genèse du capitalisme dans son œuvre classique Le Capital, Marx note qu’à son arrivée dans l’histoire « le capital vient au monde suintant le sang et la saleté par tous ses pores ».

Dans le même livre, il déclare que, « le capital est du travail mort, qui, semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davanta-ge ». Au même chapitre, il compare l’appétit des capitalistes pour le surplus de travail « à la faim d’un loup-garou ».

Marx et Lénine voyaient le capitalisme pour ce quil est : une horreur.

Leurs comparaisons entre les contes victoriens sur les vampires, loups-garous et croque-mitaines avec les crimes, les injustices et l’énorme gaspillage du capitalisme ne sont pas surprenants – c’est un sentiment inconsciemment partagé par des millions de personnes et qui se reflète dans la popularité du genre horrifique depuis les tout débuts du cinéma.

Indépendamment des intentions derrière la production de ces films, ils ont inévitablement eu tendance à agir comme un miroir reflétant les inquiétudes et les craintes de leur époque. Ainsi, les films qui ont le plus touché les spectateurs étaient invariablement ceux qui paraissaient les plus familiers et en phase avec le quotidien, peu importe le degré de fantastique apporté en surface à l’histoire. En conséquence, il n’est pas accidentel que l’on puisse retracer les événe-ments caractéristiques de la longue agonie du capitalisme au siècle dernier à travers les films d’épouvante les plus populaires.

L’horreur qui devait en finir avec toutes les horreurs

Les premiers studios de cinéma produisaient déjà des films d’horreur, mais ce n’est que suite aux conséquences de la Première Guerre mondiale que le public a vraiment adhéré au genre. La Première Guerre mondiale a représenté un tournant historique dans le développement du capitalisme.

Alors que celui-ci avait développé les moyens de production à des niveaux inimaginables pour la société pré-capitaliste, il avait commencé à atteindre ses limites au début du 20è siècle. Les puissances impérialistes avaient épuisé leurs marchés nationaux et en cherchaient désespéré-ment de nouveaux à exploiter. Les grandes puissances comme la Grande-Bretagne et la France s’étaient déjà en grande partie partagé le monde colonial, ne laissant comme seule option au capitalisme allemand que d’attaquer ses voisins continentaux.

Ainsi débuta « la guerre qui devait en finir avec toutes les guerres », une horreur bien réelle qui a impacté profondément le développement ultérieur de l’humanité. Le capitalisme venait de prouver au monde entier qu’il n’était plus un système ascendant, mais un système de crise ayant menacé d’entraîner toute l’humanité dans sa chute.

La guerre a mené à la destruction de pans entiers de l’Europe, à la mort de plus de 16 millions de personnes, dont presque la moitié étaient des civils, et a laissé des millions de soldats psychologiquement et physiquement meurtris.

En Russie, la guerre prend fin suite à la victoire de la révolution bolchevique. En Allemagne, la révolution de 1918, bien que mettant un coup d’arrêt à la guerre, a finalement échoué à d’établir un gouvernement ouvrier. Les années qui suivirent en Allemagne connurent un boom dans la production de films, notamment dans le genre horrifique.

Les emblématiques films expressionnistes allemands Le Cabinet du docteur Caligari (1920) et Nosferatu (1922) ont capté le sentiment de malaise et d’insécurité de l’Allemagne d’après-guerre.

L’Allemagne était alors secouée par des bouleversements révolutionnaires suivis de revers contre-révolutionnaires auxquels s’ajoutaient des crises économiques. Entre le vampire effrayant qui tue les gens dans leur sommeil (Nosferatu) et le somnambule manipulé par un docteur fou pour commettre des meurtres (le Cabinet du docteur Caligari), ces films ont mis en exergue le sentiment de beaucoup de travailleurs allemands d’avoir été dupés et menés à l’abattoir par la classe dirigeante allemande – ainsi que par leurs propres dirigeants du parti social-démocrate.

Les dommages physiques et psychologiques provoqués par la guerre sur ceux qui y ont partici-pé furent également illustrés par l’artiste Otto Dix, qui a publié une collection de 50 gravures intitulées Der Krieg (La Guerre). Ayant directement vu les cruautés de la guerre, de nombreux soldats se réadaptaient difficilement à une vie « normale » à leur retour du front.

Cela s’est exprimé dans un certain nombre de films d’épouvante se concentrant sur des monstres luttant avec leurs propres démons intérieurs. Au cours de la seule année 1920, deux adaptations de Docteur Jekyll et M. Hyde ont ainsi été produites aux Etats-Unis, et une version intitulée Le Crime du docteur Warren, réalisée par F.W. Murnau (réalisateur de Nosferatu), a été adaptée en Allemagne.

Cette décennie a également produit d’autres films mettant en scène des personnages physique-ment défigurés et psychologiquement torturés comme le Bossu de Notre Dame (1923) et le Fantôme de l’Opéra (1925), tous deux interprétés par Lon Chaney, une des premières stars des films d’horreur.

31 octobre 2019 Mark Rahman

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04 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

lbd (france inter)

matraque

« Gilets jaunes » blessés par LBD 

« Devant l’évidence scientifique, le gouvernement devrait dire ‘on arrête’ »

Au lendemain de l’acte 29 des Gilets jaunes, une «marche des mutiles» est organisee à Paris. Elle reunit des manifestants blesses lors des manifestations qui veulent denoncer le recours aux armes par les forces de l’ordre. (Juin 2019)

La revue britannique The Lancet vient de publier une étude, réalisée auprès des CHU de France, sur la nature et le nombre de blessures recensées liées aux tirs de lanceurs de balles de défense (LBD). C’est la première fois que l’on établit des données scientifiques sur cette question.

En près d’un an, de nombreux cas de blessures par LBD (ex- »flash-balls »), ou « lanceurs de balles de défense », ont été signalés à la suite du mouvement des « Gilets Jaunes ». Jusqu’alors, ces informations circulaient surtout sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui et pour la première fois, une publication scientifique recense et documente ce phénomène : on la retrouve ce samedi 2 novembre dans la revue britannique The Lancet.

40 victimes en 2018-2019, dont neuf ont dû être énucléées

Le bilan, réalisé auprès des CHU de France : entre février 2016 et août 2019, 43 cas ont été identifiés, dont 20 à Paris. 38 sont des hommes, cinq des femmes, et l’âge médian des victimes est de 26 ans. En 2016 et 2017, seuls trois cas sont recensés. Mais depuis 2018 et le mouve-ment des « gilets jaunes », le nombre de victimes est monté en flèche.

Les conclusions médicales sont claires : lésions oculaires (traumatisme rétinien, lacérations des paupières, rupture du globe oculaire), fractures du visage (mandibule, zygomatiques), dommages au cerveau… Neuf cas d’énucléations (où l’on a dû retirer l’œil) sont mentionnés.

Une première version de l’étude du Lancet, parue en août dernier, précise que les blessures au LBD font ressortir des caractéristiques communes : « fragmentation des os et blessures sévères des tissus mous, ce qui donne un éclairage sur le mécanisme de projection à grande vitesse des balles en caoutchouc« .

La plupart des blessures oculaires étaient extrêmement sévères – The Lancet

Les auteurs de l’étude expliquent avoir « tiré des leçons des problèmes rencontrés avec ce type de blessure« , et conseillent d’établir un nouveau protocole de soins à destination des hôpitaux pour mieux les prendre en charge. « Une chirurgie précoce est nécessaire pour améliorer le pronostic visuel, le résultat esthétique, et diminuer l’importance des séquelles« , précisent-ils.

« Au-delà de perdre un œil, il faut voir toutes les conséquences que ça engendre »

Des séquelles dont peut attester Jérôme Rodrigues, l’un des leaders des « gilets jaunes » : il a lui-même perdu un œil suite à un tir de LBD pendant une manifestation.  »Au-delà de perdre un œil, il faut voir toutes les conséquences que ça engendre derrière. Sur la vie de tous les jours, sur l’état physique, psychologique… C’est très compliqué« , explique-t-il à France Inter. Selon lui, ce rapport « ne fait que confirmer ce que tout le monde voit » depuis longtemps.

Il faudrait un moratoire sur cette arme, l’arrêt complet de son utilisation, pour redéterminer son utilisation au vu des dégâts qu’elle engendre. – Jérôme Rodrigues

« L’étude étaye ce que j’ai comptabilisé pendant des mois, mais elle donne des détails macabres et terribles »

Un point de vue partagé par le journaliste David Dufresne, auteur des tweets « Allô place Beauveau », qui recensent les cas de blessures par des armes policières, et auteur du roman « Dernière sommation ». « L’étude étaye ce que j’ai comptabilisé pendant des mois et des mois. Mais elle va plus loin dans les précisions médicales, qui font froid dans le dos : les neuf personnes énucléées, les dizaines d’autres qui ont perdu considérablement la vue… Elle donne des détails macabres et terribles. »

Selon le journaliste, la parution de ce document scientifique est « affligeante«  pour le gouvernement français :  »Ces chiffres n’ont jamais été donnés par le ministère de l’Intérieur. Il est capable de nous dire au projectile près combien de LBD ont été tirés dans l’année, combien de grenades lacrymogènes… Mais il est incapable de nous dire la quantité de blessures infligées par les mêmes armes. »

Que ce soit un travail journalistique ou médical qui rende compte de la situation, on voit que si le gouvernement voulait être transparent, il pourrait l’être. – David Dufresne

Et ce n’est pas le premier rappel à l’ordre que reçoit la France : outre les publications journalistiques, l’ONU avait, en mars 2019, réclamé une « enquête approfondie«  sur l’usage des LBD. Sans succès.  »Devant l’évidence scientifique, le gouvernement devrait dire : on passe à autre chose, on arrête« , insiste David Dufresne.

Pourquoi est-ce que rien ne bouge ? « Certains syndicats de police font pression auprès du Ministère pour conserver ces armes », assure David Dufresne. « D’un autre côté, de plus en plus de scientifiques, médecins, journalistes et d’autres policiers plaident contre l’usage de ces armes. »

À un moment donné, il faut discuter : qu’est ce qu’une police républicaine peut faire à son peuple lorsqu’il manifeste ? Est-ce qu’elle peut mutiler son peuple ? – David Dufresne

Depuis le 17 novembre 2018, 2 500 manifestants et 1 800 membres des forces de l’ordre ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur.

Lisa Guyenne, Sébastien Sabiron  2 novembre 2019

https://www.franceinter.fr/

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