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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (fr3)

handicap

120 personnes en situation de handicap manifestent pour demander leur autonomie financière

« J’ai 35 ans, j’ai passé l’âge de demander des sous pour aller à la boulangerie » s’agace Gerwin. Avec une centaine de personnes, il a manifesté ce 16 septembre pour que l’allocation adultes handicapés ne soit plus calculée en fonction des ressources de leurs conjoints.
Publié le 16/09/2021 à 18h18 • Mis à jour le 16/09/2021 à 18h33

Sur la place, une mariée brandit une pancarte sur laquelle elle a écrit : « Veux tu m’épouser ? ».  Face à elle, un monsieur montre tristement son carton : « Je peux pas, j’ai mon AAH. » La mise en scène résume l’existence des 270 000 personnes handicapées qui vivent en couple et qui à cause de cela touchent une allocation réduite, ou pas d’allocation du tout.

Créée en 1975, l’allocation aux adultes handicapés est versée aux personnes en situation de handicap qui ont une incapacité à travailler. D’un montant maximal de 903 euros et 60 centimes, elle est versée à 1, 2 million de personnes.

Mais son calcul se fait sur la base des ressources du foyer. Si le ou la conjoint(e) d’une personne seule perçoit des revenus supérieurs à 1 020 euros net par mois, le niveau de l’AAH perçue par le bénéficiaire est revu à la baisse. Au-dessus d’un certain revenu du conjoint, le bénéficiaire peut même totalement perdre son allocation.

La déconjugalisation comme seule solution

« Cela rend les personnes dépendantes financièrement de leur époux ou de leur épouse, » explique Cécile Cotterbrune- Desbats de l’Association des Paralysés de France d’Ille et Vilaine. Ce n’est pas normal. Il faudrait déconjugaliser. Ne s’occuper que des révenus que de la personne en situation de handicap. C’est un revenu d’existence pas une allocation comme les autres.  »

Gerwin et Cécilia sont mariés depuis 12 ans. Il souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire. Ses articulations sont anormalement souples. D’un rien, il peut se déboiter une épaule, se retourner les doigts.

Il n’existe aucun traitement, donc Gerwin souffre tout le temps. Et parfois, « quand le corps atteint son niveau maximal de souffrance, ça fait comme un ordinateur en surchauffe compare-t-il, je déconnecte, je fais un malaise. J’ai besoin d’avoir tout le temps quelqu’un avec moi. »

Etre dépendant physiquement, ce n’est pas simple, mais l’être pour tout, ça n’est pas possible. Gerwin raconte l’histoire d’une de ses amies, en fauteuil elle aussi, qui doit quémander de l’argent à son compagnon quand elle va en courses. D’autres évoquent les cadeaux qu’ils font à leur épouse avec l’argent de leur épouse ! « C’est pas une vie, c’est une survie » lâche Gerwin.

« Cela revient à nier l’existence de la personne en situation de handicap en tant qu’individu autonome « souligne Cécile Cotterbrune Desbats..

La loi qui a failli tout changer

En février 2020, l’Assemblée nationale avait adopté, en première lecture,  une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH sans prendre en compte les revenus du couple. Le Sénat avait suivi en mars 2021.

Mais en juin dernier, en deuxième lecture, le gouvernement  a bloqué le vote des parlementaires. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat  chargée des personnes handicapées, « la déconjugalisation de l’AAH remettrait en cause la base même sur laquelle est construite la solidarité nationale puisque la situation conjugale est prise en compte dans le calcul de tous les minima sociaux et dans le système fiscal. »

Le gouvernement a fait voter un texte qui remplace la déconjugalisation par une augmentation du plafond de ressources.

Des calculs au lieu d’une transformation de la société

Les revenus du conjoint bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 20%. Il a été relevé à 5.000 euros pour tous. Les associations ont évidemment sorti les calculatrices. « En modifiant le calcul de l’abattement, pour conserver une AAH à taux plein, il faudra que le conjoint ne perçoive pas plus de 1.520 euros net avant abattement. D’après les chiffres de l’exposé des motifs de l’amendement, “cette mesure représenterait alors un gain moyen de 110 euros par mois pour 120.000 bénéficiaires de l’AAH en couple, pour un coût de 185 millions”

La déconjugalisation couterait elle les 730 millions d’euros

60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

Cet amendement du gouvernement ne répond pas à la très grande volonté d’indépendance financière des personnes en situation de handicap, expliquait en juin la députée Jeanine Dubié, co-rapporteure de la proposition de loi. « Si on considère les personnes en situation de handicap comme des citoyens à part entière, il est normal de les laisser choisir leur vie. Si on les ampute d’un revenu qui est légitime du fait de leur handicap, on leur ampute le droit de choisir, à la fois de se mettre en couple, mais aussi de partir si la situation se dégrade. »

Les histoires d’argent finissent mal, en général

Car Gerwin le sait, le voit, ses histoires d’argent ont un impact sur les couples. « On peut avoir des disputes et ça peut aller jusqu’à des violences conjugales » s’inquiète-t-il.

« Car tout coûte très très cher quand on est malade ou blessé ». Sa maladie a été diagnostiquée alors qu’il avait 18 ans. Puis elle s’est aggravée. « D’abord, j’ai eu une canne, puis l’année d’après un déambulateur, la suivante, un fauteuil manuel et puis un électrique. Pour acheter le premier fauteuil électrique ( 15 000 euros, la sécurité sociale prend en charge 4 500 euros ) on a été obligé de faire une cagnotte Leetchi. »

« L’allocation adultes handicapés est sous le seuil de pauvreté souligne- t-il. Il faut que ça change, qu’on soit autonome et qu’on puisse vivre dignement. »

Le Sénat doit réexaminer le texte de loi le 12 octobre prochain.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

gwengamp (cgt)

stop

Rassemblement est organisé mardi 21 septembre  à  11h30 devant le siège de l union locale CGT de Guingamp  à   cette occasion en musique avec le concours des intermittents du Sbam Cgt nous inaugurerons la banderole:  « Blanker d’ar ger »  

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

pcf (lutte ouvrière)

pcf

PCF : l’union de la gauche comme seule politique

La Fête de l’Humanité s’est tenue les 10, 11 et 12 septembre au parc de La Courneuve, et malgré les contraintes imposées par la situation sanitaire, qui avaient conduit à l’annulation de la précédente édition, elle a réuni plusieurs dizaines de milliers de participants.

Le PCF fait ainsi la démonstration qu’il regroupe encore des milliers de femmes et d’hommes suffisamment dévoués à leur parti pour lui consacrer le temps et l’énergie sans lesquels un tel rassemblement est impossible. Pour un large milieu populaire qui demeure lié au Parti communiste et à ses militants, la Fête de l’Huma, comme disent les habitués, demeure un rendez-vous important de la rentrée de septembre.

Cette année, la Fête de l’Humanité a donné l’occasion à Fabien Roussel, candidat du parti à l’élection présidentielle, de lancer sa campagne. « Il y a un candidat communiste », proclame-t-il fièrement, contrairement à 2012 et 2017 où le PC avait fait le choix de s’effacer derrière Mélenchon. Mais pour défendre quelle politique ?

« Le défi des jours heureux » est le slogan de campagne de Roussel, faisant clairement référence au programme du Conseil national de la Résistance de 1944. Les mesures développées par le dirigeant du PC lors de son meeting sur la grande scène de la fête n’ont rien de particulièrement radicales : le smic à 1800 euros, la lutte contre l’évasion fiscale, le tout accompagné d’une dénonciation très générale du capitalisme…

Il se dit partisan d’une réduction du temps de travail pour que tout le monde puisse travailler, mais la seule mesure à prendre immédiatement, selon lui, serait un moratoire des délocalisations. Mettre en avant la défense de la souveraineté nationale permet à Roussel de ne rien proposer sur le terrain de la lutte contre le capitalisme et de la lutte de classe contre la bourgeoisie, bien française, qui accumule les profits.

Et pour obtenir l’application de ces mesures, Roussel n’a qu’une seule réponse : il faut l’envoyer à l’Elysée car, quand il sera président, c’est promis, tout changera !

Le candidat du PCF y croit si peu lui-même qu’il propose à toutes les forces de gauche « de travailler à un pacte d’engagement commun aux élections législatives », avec pour objectif : « Bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, avec le plus possible de députés de gauche et écologistes, et bien sûr un grand nombre de députés communistes. »

En d’autres termes, Roussel n’a rien d’autre à proposer que de rééditer une nouvelle mouture d’union de la gauche. Mais les travailleurs n’ont pas la mémoire si courte qu’ils aient oublié comment le socialiste Hollande s’était proclamé l’ennemi de la finance lors de sa campagne présidentielle et de quelle façon il s’était empressé de la servir, une fois élu.

Mais quel que soit le nom qu’on lui donne, une nouvelle union de la gauche, si tant est qu’elle soit possible et parvienne au gouvernement, ne ferait que conduire les travailleurs à une nouvelle impasse, source de déceptions.

La tâche de militants qui se réclament du communisme et du mouvement ouvrier ne consiste certainement pas à tenter de remettre en selle des politiciens qui, à juste titre, n’inspirent plus confiance au monde du travail.

Leur tâche est de tout faire pour redonner confiance aux travailleurs dans leur capacité à changer la société par leurs propres mobilisations et en menant la lutte de classe contre leurs exploiteurs.

Marc RÉMY 15 Septembre 2021

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

brezhoneg

komzit

Travailleurs et Travailleuses de la langue bretonne !

Prenez part aux journées d’action les 21 et 22 septembre !
La langue bretonne crée des emplois !

Brezhoneg = postoù-labour

En juin dernier à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg, près de 15 000 bretons défilaient dans les rue de Guingamp pour s’opposer à la décision du Conseil Constitutionnel annulant en partie la loi Molac sur les langues dites régionales, et déclarant l’enseignement immersif anticonstitutionnel.

C’était le point culminant d’une série de mobilisations en faveur de l’enseignement en langue bretonne dans toutes les filières et pour une Convention Etat Région pour la transmission et l’usage des langues Bretagne ambitieuse et à la hauteur des attentes des bretons.

Le 10 juin dernier deux députés ( Y. Kerlogot et Ch. Euzet ) de la majorité présidentielle étaient
missionnés pour trouver une solution à cette situation et nous promettaient par voie de presse une rentrée sereine.

La rentrée est tout sauf sereine.

Dans l’enseignement bilingue public on dénombre de multiples difficultés : fermetures, projets
d’ouvertures non aboutis, difficultés de recrutement…

-Dans le secondaire aux lycées de Guingamp, Morlaix et dans les collèges de Callac, Plouha, Lanmeur, Ploemeur, St-Brieuc et dans le primaire à Cléder, Cleden-Poher, Morlaix, Ploezal-Runan, Montfort-Sur – Meu, Languidic

Dans les écoles Diwan les classes des collèges du Releg-Kerhuon et de Plesidy sont surchargées notamment par ce qu’y sont accueillis les élèves à qui l’Etat n’est pas capable d’offrir la continuité pédagogique dans la filière bilingue publique (jusqu’à 40 élèves par classe !!)

Certains aspects de la loi Molac n’ont pas été abrogés, notamment ceux indiquant que l’Education Nationale se devait de respecter la continuité pédagogique dans le secondaire pour le bilingue public.

Ce service public ne respecte donc pas la loi.
Pour Diwan, les mairies concernées doivent verser le forfait scolaire aux établissements Diwan
accueillant des enfants de leurs communes. Beaucoup s’en exonèrent. Le Conseil Régional de Bretagne a été élu en promettant « plus de Bretagne et moins de Paris » comme
l’indiquait sont président Loig Chesnais-Girard.

Tout le personnel politique désormais élu dans les majorités départementales et régionale est venu manifester à Guingamp et s’est engagé pour la langue bretonne. Le rapport de Yannick Kerlogot et Ch. Euzet ne résoud rien et ne nous garantit pas une rentrée sereine.

Pire nous venons d’apprendre l’existence, jusque là cachée d’un rapport rédigé en 2019 par deux inspecteurs généraux de l’éducation nationale ; Yves Bernabé et Sonia Dubourg Labrovv sur l’enseignement immersif en langue bretonne à Diwan.

Les conclusions du même rapport peuvent s’appliquer à l’enseignement immersif pratiqué dans n’importe quelle filière d’enseignement. Ce rapport, tout en reconnaissant la qualité et l’efficacité des écoles Diwan , ainsi que de la pédagogie par immersion, préconise de réduire le nombre d’heures dispensées en breton sur le temps scolaire et passer au crible de la légalité les contrats d’associations liant Diwan et l’Education Nationale.

Sous prétexte que Diwan est devenu un des symboles de la Bretagne ce rapport préconise depuis 2019 de liquider Diwan. Le conseil constitutionnel a déclaré en mai 2021 l’enseignement immersif « anticonstitutionnel ».

Si le rapport est mis en pratique c’est la mort de DIWAN et les pratiques immersives dans l’enseignement bilingue public seront mortes-nées.

Le Conseil Régional de Bretagne n’a pas dit un mot face à cette nouvelle attaque.
Les élus du Conseil Régional comptent-ils discuter avec l’Etat sur la nouvelle convention Etat-Région autour de la transmission des langues de Bretagne sans demander au préalable la mise à la corbeille de ce document ? Nous ne les avons pas entendus. Pas plus, ou trop peu, que sur les difficultés rencontrées à la rentrée.
C’est regrettable.

Travailleurs de langue bretonne , vous faites tournez la baraque avec peu de moyens. Rappelons aux élus leurs promesses.
La langue bretonne vivra, nos filières d’enseignement doivent se développer en toute sérénité et
non vivoter en subissant austérité budgétaire, incompétences et hostilité de l’Etat central.

Dans les écoles, collèges, lycées, avec les parents, élèves et collègues de toutes les filières,
personnels de radios, journalistes TV, salariés de Centres Culturels et ententes de pays, de
l’OPLB, des Centres de Formations Professionnelles, des cours du soirs, stagiaires, titulaires,
ATSEM et non-enseignants, et personnels administratifs, acteurs de la filière audiovisuelle et
cinematographique, compagnies de Théatres ….

Le 21 septembre prochain mobilisez-vous sur votre lieu de travail avec vos collègues en
organisant, un rassemblement, une conférence de presse, une action autour du mot d’ordre «
Brezhoneg = Postoù Labour » et publiez les photos sur les réseaux sociaux.

Le 22 septembre rendez-vous à Karaez à 16h devant château de Kerampuilh pour faire part de
notre colère et de nos revendications , (nous voulons etre reçus par Ch. Troadec Vice Président
en charge des langues de Bretagne ) :

- La continuité pédagogique dans le secondaire dans le public bilingue et la mise à disposition de personnel pour surmonter les difficultés listées dans le primaire.
- L’augmentation de la Dotation Globale Horaire pour les collèges Diwan de Plesidy et du Relecq- Kerhuon qui doivent pouvoir embaucher et dédoubler les classes.

- Le versement effectif du forfait scolaire par toutes les communes à Diwan ce qui permettra
d’améliorer les statuts des personnels non enseignants et les conditions de travail.
- L’augmentation du nombre de postes aux concours d’enseignants bilingues dans le privé, dans
le public et à Diwan. Dans le primaire comme dans le secondaire.
- Une offre accrue de matières enseignées en langue bretonne dans les filières bilingues au
collège comme au lycée.
- Une condamnation claire et sans équivoque par la Région Bretagne des préconisations du
« Rapport Yves Bernabé /Sonia Dubourg Labrovv » qui vise à liquider l’immersion et Diwan.
- Une communication par la Région Bretagne du contenu du projet de convention Etat/Region sur la politique linguistique qui n’a pas avancé depuis…février 2021.
- Une expression du Conseil Régional de Bretagne sur la piètre et décevante contribution de Y.
Kerlogot et Ch. Euzet qui envisagent l’Etat central comme seul organisateur de la compétence
d’enseignement bilingue.
- L’augmentation du nombre de matières pouvant être passer au DNB comme baccalauréat en
langue bretonne comme le réclame en autres les lycéens et les collégiens Diwan.
- Le droit de pouvoir pratiquer l’enseignement immersif en breton dans toutes les filières comme
cela est possible au Pays Basque nord où l’académie de Bordeaux vient de valider l’ouverture de quatre classes bilingues publiques immersives.
- Le retour de l’enseignement du breton à l’université de Nantes et la contractualisation de l’école Diwan de Saint Herblain qui aurait déjà du intervenir.
- L’augmentation significative du budget de la langue bretonne par le Conseil régional de
Bretagne. Cette augmentation est indispensable au développement des activités en breton
notamment par la création de postes.

La présence de la langue sur le terrain et les propositions
d’activités pour tous les publics est indispensable à une politique linguistique cohérente.
- L’engagement d’une communication ambitieuse sur l’image de la langue à l’échelle de la
Bretagne (pays Nantais inclus).

AVEC LE SOUTIEN  de CGT FERC 22, CGT EDUC PRIVE BZH, UL CGT GWENGAMP
SOLIDAIRES EDUC 22 , CFDT EP 29, SNUIPP 44 et 29

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

huma 2021 (le huff’)

pcf fi 2

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À la Fête de l’Huma, ces communistes tirent un trait sur Mélenchon

Le retour d’une candidature communiste à la présidentielle, à travers le député Fabien Roussel, fait le bonheur des militants rencontrés près de Paris.

Il était impossible de la rater. Dans les méandres de la Fête de l’Humanité, organisée samedi 11 septembre au Bourget (93), l’affiche multicolore du candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel était partout. En avril 2022, le député du Nord représentera le Parti communiste français (PCF), qui fera ainsi un retour en solo après s’est rangé derrière Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo , les militants communistes que nous avons rencontrés avaient hâte de retrouver les valeurs de leur parti incarnées dans une candidature à la présidentielle. ”Ça faisait deux élections présidentielles que le parti s’était affaibli. Là, je pense qu’on a besoin de candidats de gauche avec des positions plus radicales et moins de concessions”, affirme Camille à notre micro.

L’effacement du parti derrière la personne de Jean-Luc Mélenchon semble aussi une époque révolue pour plusieurs militants. Jean-Luc Mélenchon, c’est un mégalomane. « Moi d’abord et les autres on s’en fout ».Jean-Louis, militant communiste

En mai dernier, Fabien Roussel a été officiellement investi candidat du PCF à la présidentielle de 2022 par plus de 82% des adhérents communistes. Plus de 30.000 des quelque 43.000 adhérents à jour de cotisation ont voté. Il succédera ainsi à Marie-George Buffet, qui avait récolté 1,9% des voix au premier tour en 2007.

Selon le député, la crise sanitaire “nous impose de nous unir, de reprendre en main notre destin, de reprendre le pouvoir aux multinationales, aux banques et assurances. Il est là, l’enjeu de cette élection. Et ce doit être la priorité de la gauche. C’est la mienne”.

L’élu nordiste a choisi la jeunesse, le pouvoir d’achat et la lutte contre l’évasion fiscale comme principaux thèmes de campagne. Il propose notamment de nommer un ministre en charge de cette lutte s’il parvient à l’Élysée.

Pierre Tremblay 12/09/2021

https://www.huffingtonpost.fr

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09 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

theodorakis (npa , presse de gauche)

Hommage au musicien

Mikis Theodorakis, une grande voix populaire… avec de fausses notes politiques

Avec la mort du compositeur Mikis Theodorakis, « Mikis » pour toute la population, c’est une légende qui s’éteint, qui a consisté à parer Mikis de toutes les valeurs de gauche, comme l’a fait depuis très longtemps la gauche réformiste française.

Ce qui serait à retenir du parcours de Mikis Theodorakis, c’est, à la différence du militant exemplaire que fut le résistant Manolis Glezos, toute sa vie fidèle à la gauche (réformiste et radicale), des engagements et des positionnements que lui-même revendiquait comme ceux d’un homme contradictoire.

À ce titre, le siècle de vie de Mikis renvoie surtout aux tragédies de l’histoire grecque moderne (à part le Pasok en 1981 et Syriza en 2015, le pays n’a connu que des gouvernements fascistes ou de droite extrême, au mieux très réactionnaires) et aux impasses dans lesquelles la gauche communiste, stalinienne ou « rénovatrice », a plongé le « peuple de gauche ». Reste l’œuvre du compositeur, magnifique et plus que jamais stimulante pour les combats actuels et à venir !

Un parcours politique sans cohérence malgré une dynamique de gauche

Dans sa jeunesse, Mikis adhère à EON : mouvement d’embrigadement des jeunes mis en place par le dictateur fasciste Metaxas. Mais, en 1943, Mikis rejoint, comme des dizaines de milliers de militantEs, la résistance anti-nazie, intégrant l’organisation armée ELAS et le KKE (PC grec).

Une fois le pays libéré par la Résistance, Churchill obtient de Staline la reddition des armes de ELAS et lance ses soldats et les fascistes impunis dans une guerre civile : Mikis se bat, tout en critiquant la ligne du KKE, et il est arrêté et déporté.

Plus tard, il obtient la permission de partir à Paris étudier la musique. À son retour en 1960, il est actif dans EDA (Gauche démocratique unie, sorte d’union de la gauche) puis, après l’assassinat du député (centre gauche) Lambrakis (voir le film Z), il fonde avec succès les Jeunesses Lambrakis, reprenant notamment les « marathons de la paix ».

Face au risque de voir le centre-gauche gagner les élections, les USA provoquent le coup d’État militaire des colonels en 1967. Mikis est vite arrêté, mais une campagne internationale obtient sa libération en 1970.

Revenu à Paris, il est une figure de la gauche anti-junte, organisant des tournées mondiales artistiques et anti­fascistes. Ces années sont aussi celles de la grande scission du KKE entre orthodoxes et eurocommunistes (noyau du futur Syriza), Mikis penchant pour les eurocommunistes. Après la chute de la junte en 1974 et un retour émouvant et triomphal en Grèce, il milite entre EDA et le KKE, devenant député de celui-ci en 1981 et 1985.

À partir de 1989, son parcours devient très chaotique : il va devenir ministre (sans portefeuille) … de la droite (Nouvelle Démocratie) ! À vrai dire, rien de surprenant : centrés sur une ligne anti-Pasok, le KKE et le noyau du futur Syriza s’allient avec la droite en 1989…

Dès lors, les positionnements deviennent de plus en plus contradictoires, entre soutien à la droite et soutien à Syriza, surtout avec un cours de plus en plus nationaliste, en contradiction avec ses positions de soutien aux peuples palestinien ou turc ! Cette contradiction permanente fait de Mikis la figure la plus emblématique des dangers pour la gauche (pas seulement réformiste) et la classe ouvrière d’un nationalisme qui gangrène la Grèce depuis 20 ans en particulier.

Ses dernières contradictions :

– La dernière apparition politique de Mikis, en février 2018, a été la participation comme orateur à un rassemblement appelé par la fange nationaliste et y compris par les nazis contre les projets de reconnaissance de l’État de Macédoine du Nord, Mikis y saluant la présence de l’extrême droite « patriotique »…

– Pourtant, la dernière volonté politique de Mikis, c’est de mourir en étant considéré comme communiste, comme l’a révélé le secrétaire du KKE, la droite extrême au pouvoir ne pouvant ainsi en faire « son » héros.

La voix musicale d’une conscience de gauche en Grèce

Si Mikis a été reconnu comme un grand compositeur de musique de chambre ou symphonique, ce qui va faire de lui le musicien enthousiasmant ses auditoires en Grèce et dans le monde. (Souvenir impérissable de ses concerts enflammés en France au début des années 70 !), c’est son talent unique de lier les musiques populaires redécouvertes – en particulier le rébétiko, « blues grec » des banlieues populaires et maudit jusqu’à Mikis – aux textes des plus grands poètes grecs contemporains, faisant chanter par toutes les générations les poèmes d’amour et de résistance des Ritsos, Séféris et autres Anagnostakis.

Alors, si Mikis peut être retenu comme une grande figure de la gauche, c’est avant tout pour son œuvre musicale, la force et l’espoir qui s’en dégagent et permettent de résister dans les pires périodes.

Le mot de la fin ? Vendredi, face aux flics les chargeant sauvagement, les étudiantEs en manif contre la casse de l’université ont entonné « Lorsqu’ils serrent les poings », célèbre poème de Ritsos mis en musique par Mikis !

 Athènes Vendredi 10 septembre 2021

https://lanticapitaliste.org/

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Mikis Théodorakis : Génie musical et militant indomptable

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04 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

candidats (jdd)

elections

Election présidentielle de 2022 : qui sont les candidats déclarés et les candidats officieux?

A 7 mois de l’élection présidentielle, la campagne s’accélère. Certains ont déjà annoncé leur candidature, quand d’autres attendent encore le bon moment. Le JDD les a listés.

Le casting de la présidentielle des 10 et 24 avril 2022 prend forme, peu à peu, tandis que les sondages donnent pour l’heure Emmanuel Macron et Marine Le Pen en situation de se qualifier pour le deuxième tour, comme il y a cinq ans. Mais combien de candidats seront précisément sur la ligne de départ, une fois recueillis les 500 parrainages nécessaires? On en comptait 11 en 2017, 10 en 2012, 12 en 2007 et 16 en 2022, ce qui constitue encore aujourd’hui un record.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

Les candidats officiellement déclarés

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

  1. Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.
  2. Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.
  3. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.
  4. Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, et refuse de passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionnait cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, obtenue le 27 juin.
  5. Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.
  6. Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.
  7. Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.
  8. Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.
  9. Jean-Frédéric Poisson a annoncé  sa candidature le 16 juillet 2020 dans Valeurs actuelles, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, qu’il avait terminé à l’avant-dernière place.
  10. Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national a entériné cette candidature en la réélisant à la présidence du parti lors du congrès 3 et 4 juillet à Perpignan. Présidence que la députée laissera ensuite en septembre, le temps de la campagne.
  11. François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

* Ils ont déjà été candidats au premier tour d’une élection présidentielle.

Les candidats à la primaire du pôle écologiste 

Actée à l’automne 2020, cette primaire est organisée par le « pôle écologiste » réunissant Europe Ecologie-Les Verts et ses alliés, Générations, Génération écologie, l’Alliance écologiste indépendante et le Mouvement des progressistes. Elle sera ouverte à tous les électeurs de plus de 16 ans moyennant une participation de deux euros, et se tiendra sur deux tours, le premier du 16 au 19 septembre 2021 et le second du 25 au 28 septembre 2021.

Le 12 juillet 2021, quatre candidatures ont été validées puis une cinquième, celle du centriste Jean-Marc Governatori, a été réintégrée après une décision de justice. Les voici, de gauche à droite sur la photo ci-dessus :

  1. Eric Piollele maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.
  2. Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.
  3. Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.
  4. Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.
  5. Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante, a annoncé samedi 3 juillet sa candidature. Il n’avait au départ pas réuni les parrainages nécessaires, après l’exclusion de Cap 21 de Corinne Lepage du pôle écologiste qui lui apportait une grande majorité des signatures nécessaires, mais la justice a ordonné le 27 juillet aux organisateurs de la primaire de la réintégrer.

Les prétendants à un système « de départage » à droite

Plusieurs responsables de droite, candidats putatifs à la présidentielle, se sont réunis mardi 20 juillet à Paris sous l’égide du parti Les Républicains pour convenir d’une « candidature unique » de leur camp pour 2022. LR a fixé au 25 septembre la date butoir pour qu’ils s’entendent. Si cette tentative échoue, un congrès décidera à l’automne d’un processus de départage. Xavier Bertrand, lui, refuse de passer par une primaire.

Ils sont déjà cinq candidats prêts à passer par une primaire.

  1. Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a annoncé jeudi 26 août sur BFMTV qu’il se portait candidat à une primaire de la droite pour la désignation d’un « candidat commun ».
  2. Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, s’est déclaré le jeudi 26 août sur TF1. Pas partisan d’une primaire, il appelle néanmoins tout le monde à « respecter la règle du jeu ».
  3. Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  4. Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet.
  5. Denis Payre, entrepreneur et fondateur du mouvement « Nous, citoyens », a annoncé dimanche 29 août qu’il serait candidat à la présidentielle en passant par cette éventuelle primaire.

Les candidats à une primaire citoyenne 

Lancée dimanche 11 juillet 2021, l’initiative « Primaire populaire » tente de dégager à travers un processus de sélection en ligne un candidat commun à gauche qui s’appuiera sur un socle de 10 propositions. Chaque personne inscrite sur le site dédié peut parrainer le candidat de son choix, même quelqu’un qui n’a pas fait acte de candidature. Après trois mois de collecte des parrainages, les 5 hommes et les 5 femmes arrivés en tête seront, s’ils le souhaitent, départagés à l’automne à l’issue d’un vote final en un seul tour.

Dix-huit personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, sont actuellement proposées aux parrainages. Au sein de ce groupe, trois personnalités ont fait formellement acte de candidature :

  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 18 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Cyril Dion, réalisateur et militant écologiste également membre de cette liste, a affirmé début juillet qu’il soutenait cette primaire.
  • Raphaël Glucksmann, député européen et tête de liste PS-Place publique aux européennes de 2019, lui aussi membre de cette liste, a qualifié le 25 août cette initiative d’ »extrêmement enthousiasmante ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 18 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas obtenu ses 500 parrainages pour se présenter en 2017.

Les autres candidats qui pourraient se déclarer à la présidentielle

Leur ambition présidentielle est plus ou moins cachée mais ces personnalités n’ont, officiellement, toujours pas fait acte de candidature.

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel. Mais son camp fait tout comme et ses opposants l’accusent d’être déjà entré en campagne. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquel elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant. Le PS dirigé par Olivier Faure pousse pour sa candidature. Si elle se lance, Anne Hidalgo devra tout de même passer par une primaire interne après le congrès du parti (18-19 septembre).
  • Stéphane Le Foll, maire PS du Mans et ancien ministre de l’Agriculture, refuse la désignation automatique d’Anne Hidalgo au sein de son camp et exige une primaire. Dans cette optique, il sera « candidat pour porter une ligne et un projet », a-t-il annoncé au JDD le 17 juillet.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, doit annoncer sa candidature le 4 septembre dans sa ville natale de Clamecy (Nièvre), a annoncé lundi 16 août son entourage à l’AFP. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 n’est pas favorable à une primaire,   »inutile sans la participation de Jean-Luc Mélenchon », toujours selon son entourage. L’ancien ministre de l’Economie avait échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle.   »On verra à la rentrée ; vous n’avez plus beaucoup à attendre », déclare-t-il le 4 août 2021 à Nice Matin. L’homme sortira un livre le 16 septembre et le présentera pour la première fois le lendemain à Toulon (Var). L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne.

* Ils ont déjà été candidats au premier tour d’une élection présidentielle.

Les autres « petits candidats » incertains de récolter les 500 parrainages

Comme à chaque campagne présidentielle, de nombreuses personnes manifestent leur envie de se présenter à l’élection présidentielle, sans que l’on sache vraiment s’ils rechercheront effectivement leurs parrainages pour se qualifier ou qu’ils souhaitent aller au bout de leur démarche. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

  1. Georges Kuzmanovic, président du parti République souveraine et ancien membre de la France insoumise, a annoncé le 3 septembre dans le magazine Marianne son intention d’être candidat.
  2. Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  3. Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  4. Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  5. Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  6. Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  7. Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  8. Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  9. Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  10. Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  11. Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  12. Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

septembre 2021 Arnaud Focraud

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Ce qui est « top secret » sinon plus de lecteurs, c ‘est qui les a vraiment les signatures. Coluche en avait 20, José Bové une centaine. Chez les petits candidats, Lutte Ouvrière qui bosse depuis un an les aura. Pour les autres c’est vantardise et puis c’est tout. Il est en fait question des réseaux des grands partis qui donnent le « feu vert »: le PCF avait offert ses signatures à Jean Luc Melenchon, le refera-t-il cette fois, alors que le PC a perdu des élus? EELV « de gauche » aura les signatures des maires de droite? Devront-ils les mendier au PS et en échanger de quoi?

Il y a 36 000 maires et ce sont sur eux « les petits » apolitiques qu’il faut compter. Avec les risque de perdre les prochaines élections si leur nom est publié… Pour notre part nous rejetons ce système de magouilles et proposons que tout candidat qui recueille 1 million de parrainages de citoyens ordinaires puissent se présenter.

En Rouge, la gauche de gauche

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31 août 2021 ~ 0 Commentaire

édito (démocratie révolutionnaire)

 

anticap

Une offensive pour les profits, « quoi qu’il en coûte »

Invité cette semaine à l’université d’été du Medef, Le Maire a déclaré : « Le “quoi qu’il en coûte”, nous en sommes déjà sortis, c’est fini », le gouvernement aidera au cas par cas, « mais pour le reste, que l’économie soit libre, qu’elle crée des emplois et de la richesse sans le soutien de l’Etat ».

Position défendue par De Bézieux, le patron du Medef, depuis des mois, car le « quoi qu’il en coûte » ne concerne pas les milliards déversés pour le grand patronat. Dès septembre, le gouvernement doit même remettre 30 milliards de plus dans un « plan d’investissement pour la France de 2030 » annoncé par Macron le 12 juillet.

Par contre, cette politique va directement impacter les salarié.e.s au chômage partiel, les artisans, les très petites entreprises, préparant le terrain à des fermetures et à une vague de licenciements. C’est à cette offensive que gouvernement et patronat se préparent, incluant les mesures contre l’assurance-chômage pour contraindre les salarié.e.s à prendre n’importe quel travail ou les attaques contre les retraites.

De Bézieux a ainsi déploré « un système d’assurance-chômage qui (…) décourage (…) la reprise du travail » et demandé que la réforme « soit mise en place le plus rapidement possible ». Sur les retraites, il a déclaré : « Le prochain président de la République devra reculer l’âge de départ à la retraite (…) dès septembre 2022 », après « l’avoir annoncé pendant la campagne ». « La richesse d’un pays est directement proportionnelle à la quantité de travail de ce pays. La France a besoin de travailler plus »… pour que les capitalistes s’enrichissent plus !

Reprise des profits et régression sociale

Cette politique se mène au niveau mondial, où partout les dividendes pleuvent. Entre avril et juin 2021, 471,7 milliards de dollars ont été distribués, soit une hausse de 26,3% par rapport à l’an dernier qui se rapproche du niveau de 2019.

En moyenne, les versements de dividendes mondiaux devraient croître cette année de 10,7 % par rapport à 2020 avec de fortes disparités selon les pays. Fait significatif, la France est championne pour soigner ses actionnaires, avec des dividendes totaux qui ont triplé par rapport à l’an dernier, sous l’impulsion du secteur bancaire !

C’est la ruée sur les dividendes, sur les milliards des différents plans de relance, le tout sur un océan de dettes.

Quant au « ruissellement » si souvent promis aux salarié.e.s, Le Maire y pense en cette période électorale, puisqu’il vient de « demander » au patronat « une meilleure rémunération pour ceux qui ont les revenus les plus faibles (…) La croissance doit profiter à tout le monde, même les plus faibles, même les moins qualifiés, tous ceux qui ont été aux avant-postes de la crise » !

Hypocrisie la plus totale de ce gouvernement qui s’attaque aux salaires dans la continuité de ses prédécesseurs. Même pas une augmentation significative du SMIC, ni du point d’indice de la fonction publique gelé depuis des années !

En fait, les profits rebondissent au détriment des salaires. En 2020, le revenu brut par ménage, a stagné et il a reculé de 0,6 % au premier trimestre 2021. Par contre, le taux de marge des entreprises a bondi au cours des trois premiers mois de 2021 à 36,1 %, un record absolu ! D’après l’Observatoire des inégalités, en 2020, les 10 % les plus riches touchent 7,1 fois plus que les 10 % les plus pauvres. Un chiffre qui n’a jamais été aussi élevé depuis vingt ans.

Pour une politique sanitaire et nos droits sociaux, s’attaquer au capitalisme

Cette semaine, Martinez a pris position en soutien des militants CGT qui défilent contre le pass sanitaire le samedi ou dans les différentes grèves et rassemblements. « Derrière cette colère, il y a en fait beaucoup d’autres colères qui s’expriment. Des problèmes sociaux ne sont pas encore réglés ».

Mais il n’y a toujours pas de plan de bataille face à l’offensive globale du gouvernement et du patronat. Devant la colère qui s’exprime plus largement, une intersyndicale est prévue le 30 août… pour préparer la journée du 5 octobre ! Par contre, toutes les directions des grandes confédérations se préparent à être reçues une par une, par Castex le 1er et 2 septembre, bien intégrées à la stratégie de communication et de « dialogue social » du gouvernement.

Cette même gauche syndicale et politique se retrouve dans le collectif « Plus jamais ça », regroupant des associations et des syndicats et qui vient de sortir un « plan de rupture », recensant 36 mesures pour faire face à la situation.

Le préambule est éclairant de la volonté politique des rédacteurs : « A la veille de nouvelles échéances électorales déterminantes, ces propositions ont vocation à alimenter les débats, nos mobilisations et à proposer des solutions réalistes qui répondent aux urgences tant sociales qu’environnementales (…). Il s’agit d’amener la population à convertir sa juste colère ou son légitime désarroi en un acte politique ».

Un plan pour un gouvernement « de gauche » qui romprait avec « cette idéologie dévastatrice »! Mais il ne s’agit pas d’idéologie, mais de classes dominantes bien concrètes qui ne connaissent qu’une politique, celle de l’offensive pour défendre leurs privilèges. Cette même classe capitaliste que la gauche et ses anciens ministres ont servie au pouvoir, en menant la guerre aux peuples en Afghanistan ou contre les travailleurs par la loi travail. Cette gauche institutionnelle prise dans ses calculs et rivalités pour le pouvoir entre la primaire de EELV, les candidatures de Mélenchon, Roussel, Hidalgo ou même de Montebourg.

La situation exige une tout autre politique que ces vieilles recettes de marchands d’illusions, dans lesquelles les travailleurs, les jeunes ne se reconnaissent plus. Face à la pandémie comme face aux licenciements et aux mauvais coups qui se préparent, il nous faut prendre le mal à la racine : s’en prendre aux capitalistes, aux intérêts privés de la finance, du CAC 40 ; contester le droit des capitalistes de soutirer leurs dividendes et de décider ce qui doit être produit et comment ; imposer le contrôle démocratique par ceux qui produisent tout dans cette société. (Extrait voir lien)

Laurent Delage 29 août 2021

http://www.npa-dr.org/

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (fr3)

plog

Plogoff. Une marche contre le nucléaire et un passage de témoin aux nouvelles générations

A Plogoff, la marche annuelle en mémoire de la lutte contre le projet de centrale nucléaire avait un goût particulier ce dimanche 29 août. Il y a 40 ans, François Mitterrand, nouvellement élu, abandonnait l’idée d’implanter une centrale nucléaire dans cette commune du Finistère.

Ils sont partis du bourg de Plogoff et ont marché jusqu’à la pointe de Feunteun Aod, là même où une centrale nucléaire a failli voir le jour au début des années 80. Un projet, symbole de la lutte anti-nucléaire, qui a déclenché les foudres des militants à la fin des années 70. Jusqu’à ce que finalement, en 1981, le président Mitterrand, fraîchement élu, mette fin à cette idée de centrale.

Un symbole important

Depuis 8 ans, une marche est organisée pour commémorer ce bras de fer. Une marche festive et en musique.
Jeanne Mourge se souvient : « Ça a été quelque chose de fort pour Plogoff, pour toute la Bretagne et pour la lutte anti-nucléaire. Et même pour tous les projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, là aussi on y était. »

« C’est un soutien symbolique important qui donne espoir à d’autres luttes, abonde Jean Moalic, président de Plogoff Mémoire d’une Lutte. Il n’y a pas beaucoup de projets nucléaires qui ont été abandonnés, donc c’est un symbole important. »  La lutte et surtout la victoire obtenue à Plogoff représente un relais que les anciens souhaitent passer aux jeunes.

Un passage de relais à la jeunesse

« Il y a en Europe un mouvement auprès de la jeunesse depuis 2 ou 3 ans sur le climat, témoigne Fañch Le Henaff. C’est important de faire le lien avec l’actualité. Macron a encore le projet de six petits EPR en France. »

« Le nucléaire est une technologie du passé, poursuit Chantal Cuisnier de Sortir du Nucléaire. A Flamanville, on atteint une facture astronomique de 19 milliards pour un réacteur qui ne marchera sans doute jamais. »

Après un pique-nique sur le site magnifique de Feunteun Aod, la centaine de marcheurs a pris le chemin du retour, direction le bourg de Plogoff. Où à n’en pas douter, ils se retrouveront l’année prochaine.

29/08/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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