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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

giscard (le monde diplo)

giscard

Le Déshonneur de Valéry Giscard d’Estaing.

Avant la lecture de ce pamphlet, on ne pouvait s’empêcher d’une certaine affection pour l’ancien président de la République française.

On ne pouvait oublier ni la loi sur l’avortement, ni le regroupement familial, ni l’abaissement de la majorité à 18 ans, parmi quelques réformes importantes de son septennat (1974-1981).

Mais on avait oublié la peine de mort et l’affaire Ranucci. Au printemps dernier, la presse hexagonale célèbre avec une certaine ostentation le 30è anniversaire de l’élection à la présidence de M. Valéry Giscard d’Estaing.

Le Monde propose notamment à l’ancien chef d’Etat de commenter quelques photos emblématiques de son passage à l’Elysée. Le commentaire – trois erreurs en trois phrases – accompagnant la photo de Christian Ranucci, l’un des condamnés à mort exécutés sous Giscard, entraîne l’auteur du Pull-Over rouge à reprendre aussitôt sa plume d’irréductible abolitionniste.

La démonstration est alors implacable contre celui qui prétendait avoir une « aversion profonde » envers la peine de mort. On reste confondu par ce mélange de mauvaise foi et de prétention qui semble avoir animé l’ancien président : durant la seule année 1977, ce « pourfendeur » de la peine capitale gracia quatre condamnés et en laissa guillotiner trois, tout en versant des larmes de crocodile. En refermant cet acte d’accusation, notre nostalgie giscardienne est bien entamée.

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

saint nazaire

naze

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

crise (lutte ouvrière)

macron zombie

Le pouvoir et sa majorité : de crises en crise politique

Macron se félicitait, il y a peu, que 388 députés, une très large majorité donc, aient approuvé sa loi Sécurité globale, avec son article 24 qui interdit de fait de filmer les auteurs de violences policières.

Le parti macroniste LREM y avait rallié la droite et l’extrême droite lepéniste. Le Sénat, à droite, devait suivre…

Mais, face à la montée de la contestation, le Premier ministre a proposé qu’une commission réécrive l’article 24. Le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, a dénoncé ce projet comme une « atteinte aux prérogatives du Parlement, qui seul écrit et vote la loi ». Et, fort du soutien des députés LREM excédés que Macron et Castex les ignorent, il a forcé ce dernier à reculer.

Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et possible rival de Macron à la présidentielle de 2022, avait soutenu cette loi. Mais, comme plusieurs de ses compères de droite, du centre et de LREM, il a déclaré : « Le responsable de tout cela, c’est le président de la République (…), qui avait fait cette promesse (aux policiers) en recevant leurs syndicats. »

En quelques jours, une véritable crise politique s’est donc ajoutée à toutes les autres, sanitaire, économique, sociale, etc., dont Macron aimerait persuader l’électorat que lui seul est à même de venir à bout. Il ne suffit pas de s’afficher depuis des mois en chef de guerre présidant un Conseil de défense, de célébrer de Gaulle, de multiplier les postures sécuritaires pour éviter qu’à la tête de la majorité certains ne se mettent à jouer leur propre partition.

La division des tâches pour flatter différents électorats et fractions de l’appareil étatique est orchestrée par Macron lui-même. Pour cajoler la police, indispensable pour réprimer d’inévita-bles réactions des travailleurs, et pour ne pas laisser à Marine Le Pen le monopole de l’électorat réactionnaire, il a besoin d’un Darmanin, préposé à caresser les policiers dans le sens du poil, « quoi qu’il en coûte ».

Celui-ci leur promet donc une loi qui, sur le plan juridique, ne les protège pas plus que l’attirail déjà existant. Mais cette loi, censée rapporter des voix à Macron, peut aussi lui créer des problèmes. En effet les entraves qu’elle lève chez les policiers et, à l’opposé, le rejet qu’elle suscite dans une large fraction de la population, gênent ses tentatives pour durcir les institutions et leur fonctionnement.

Alors, Macron essaie de gérer cette nouvelle crise en sortant quelques gadgets de son chapeau : en disant qu’on va améliorer la formation des policiers ; qu’on va rendre indépendante – de qui, de quoi, comment ? – l’Inspection générale de la police, censée réprimer les comportements violents ou racistes des policiers ; en remaniant au Parlement l’article 24…

Il lui faut aussi ménager les caciques de sa majorité – les Castex, Ferrand, Darmanin, Dupont-Moretti et autres Bayrou –, en prenant garde de ne pas s’aliéner les policiers, alors que ceux qu’indignent les violences des forces dites de l’ordre, autrement dit de l’ordre social des classes possédantes, sont de plus en plus nombreux.

Pierre LAFFITTE 02 Décembre 2020

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

anne sylvestre (npa)

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Anne Sylvestre, une grande dame de la lutte des femmes

Anne Sylvestre s’est donc éteinte la veille du 1er décembre, journée internationale de lutte contre le Sida. Cette immense artiste aura laissé une trace dans des cœurs de tous âges.

Elle refusait de chanter en public ses Fabulettes. Pourtant, ses chansons pour enfants avaient le mérite, dès 1962, de prodiguer des paroles ne véhiculant pas les préjugés et les oppressions sur des mélodies riches. Elles abordaient les thèmes classiques de l’enfance avec intelligence. Le petit sapin est une ode à la différence et à la tolérance, Le petit bonhomme et les pommes une fable contre les rapports marchands, La comptine aux prénoms un encouragement à l’amitié, Pomme rouge verte ou bleue un apprentissage par l’erreur, Berceuse pour rêver un magnifique songe en l’honneur des rêves d’avenir des enfants, un encouragement à grandir.

Les chansons pour enfant encouragent la solidarité, l’espièglerie, la découverte du monde, l’autonomie.

Casser les normes sexistes

Anne Sylvestre fait partie de ces monuments de la chanson qui ont traversé les époques, abordant de façon militante les problèmes de leur temps. En 1961, elle chante l’autonomie des femmes avec Mon mari est parti et Philomène, Maryvonne la liberté sexuelle des femmes. En 1971, avec Abel, Caïn, mon fils, raconte les difficultés à élever un garçon dans la société patriarcale et le capitalisme :

« Il me faudra un grand courage, Pour t’élever comme un souci, Car, si tu deviens violence, Tu peux être bêtise en plus, La sincérité à outrance, Devient mensonge, le sais-tu ? ». La chambre d’or bouscule les préjugés sexistes de l’amour : « change moi de pays, change-moi de tendresse, change-moi cet amour qui qui s’endort et trouve moi plus belle encore que les princesses dormant dans leur chambre d’or ».

Jusqu’au bout, une « grande dame »

En 1973, Non, tu n’as pas de nom écrit « l’un des plus beaux textes sur l’avortement » (Florence Montreynaud), alors que celui-ci était encore interdit. En 1986, Petit bonhomme moque un mari infidèle et l’occasion pour les femmes de s’en libérer.

Son retour en 2013 avec Juste une femme continue la bataille poétique. Des calamars à l’harmonica mêle la joie de vivre même dans la pauvreté et la découverte de la lutte féministe : « quand j’étais mère de famille, boudez plus les filles, on n’en est plus là », « Puis j’ai découvert des livres de femmes, je n’savais même pas qu’elles écrivaient, quoi c’était pour moi tout ce beau programme, j’avais une tête et je m’en servais […] je chantais des chansons abolitionnistes, comme un très méchante féministe ».

Dans Lettre d’adieu et Juste une femme, elle se révolte encore contre l’oppression subie par les femmes et les violences sexistes des chefs, des maris, des hommes. Dans Violette, elle défend encore les femmes âgées, « mettez vous bien ça dans la tête, c’est pas une “petite dame”, Violette ! ».

On pouvait l’écouter régulièrement à la fête de Lutte ouvrière, ou la croiser au Forum Léo Ferré à Ivry, un verre à la main, avec son amour des êtres humains, elle qui aime les gens qui doutent. Elle est sans doute avec Barbara une des plus grandes compositrice-interprète, par la force de ces textes et leur capacité à conjuguer critique sociale et réalité de nos vies. Avec des musiques et une voix qui font ressentir toutes les épreuves comme le début de leurs solutions.

Antoine Larrache Mardi 1 décembre 2020

https://lanticapitaliste.org/

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01 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

penn sardin

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

 

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

police (public sénat)

Un docu pour comprendre la dérive du maintien de l’ordre en France

Le documentaire Police Attitude, 60 ans de maintien de l’ordre montre comment le maintien de l’ordre en France s’est gravement dégradé ces dernières décennies. Les récentes mises en cause de la police témoignent d’un problème profond, rigoureusement documenté ici.

Les images de Michel Zecler, producteur tabassé sans raison par plusieurs policiers le 21 novembre, et celles de l’évacuation violente des exilés de la place de la République, à Paris, le 23 novembre, ont remis au centre du débat public le sujet des violences policières – qui n’en était jamais vraiment parti.

Au moment même où l’Assemblée nationale a validé en première lecture le projet de loi Sécurité globale, qui comprend un article visant à interdire la diffusion d’images de policiers non floutés en intervention, ces deux événements témoignent de toute l’utilité de ces images. Mais comment la police française en est-elle arrivée à ce stade de dysfonctionnement et de repli sur elle-même.

Voir le documentaire Police Attitude, 60 ans de maintien de l’ordre, diffusé par Public Sénat lundi 30 novembre à 23 heures (et accessible en replay jusqu’au 28 décembre), permet d’objectiver la dégradation du “maintien de l’ordre à la française”.

Co-réalisé par le journaliste et documentariste François Rebaté et Sébastian Roché, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la police, il fait intervenir un large panel d’acteurs qui peuvent en témoigner, comme l’ancien préfet de police de Paris (de 2017 à 2019) Michel Delpuech, l’ancien défenseur des droits Jacques Toubon, le chercheur Fabien Jobard ou encore le syndicaliste policier Grégory Joron.

“Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même”

Remontant au massacre de Charonne (le 8 février 1962, neuf manifestants contre l’OAS et la guerre d’Algérie meurent sous les coups de la police au métro Charonne, à Paris) et à Mai 68, le film raconte la naissance de la doctrine de maintien de l’ordre en France.

En réaction à ces événements, et sous l’effet notamment de la fameuse lettre du préfet de police Maurice Grimaud fin mai 1968 (dans laquelle il déclare : “Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même”), la police française mise sur une stratégie de la désescalade, sur le maintien à distance des manifestants et sur un usage proportionnel de la force. C’est ainsi que naît le mythe de l’excellence du maintien de l’ordre à la française. Mais plusieurs glissements, finement analysés dans le documentaire, conduisent à l’oubli de ces règles.

Le régime de l’émeute

Après les émeutes urbaines de 2005, notamment, la police cède à une logique dictée par l’armement et les innovations techniques. Après cette date, le régime de l’émeute suspend les règles de la doctrine du maintien de l’ordre : le Lanceur de balles de défense (LBD) se généralise et devient un outil du quotidien, comme les grenades de désencerclement qui coûteront la vie à Rémi Fraisse en 2014, et toutes les armes dites “non létales” responsables des mutilations de Gilets jaunes en 2018-2019.

Point fort de ce documentaire : il met en comparaison le système français avec ceux des pays voisins – l’Angleterre et l’Allemagne. C’est à l’aune de cette comparaison que la dérive du maintien de l’ordre en France apparaît dans toute son ampleur. La création en 2019, par le préfet de police de Paris Didier Lallement, des Brigades de répression des actions violentes motorisées (BRAV-M), très semblables aux voltigeurs dissous après la mort de Malik Oussekine en 1986, en disent long sur un retour en arrière qui devrait nous interroger.

Police Attitude, 60 ans de maintien de l’ordre, sur Public Sénat lundi 30 novembre à 23 h, et en replay

Mathieu Dejean 27/11/20

https://www.lesinrocks.com/

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

sondage (la dépêche)

de gauche

Présidentielle 2022 : qui les sympathisants de gauche préfèrent-ils ?

L’élection présidentielle a lieu dans 17 mois.

Un sondage Ifop/le JDD a interrogé les sympathisants de gauche sur leur candidat préféré pour l’élection présidentielle de 2022.

2022 c’est loin encore et à la fois tout proche. Dans un an et demi, les Françaises et les Français seront appelés à voter pour l’élection présidentielle et élire une ou un nouveau candidat ou réélire Emmanuel Macron s’il décidait de briguer un second mandat. Dans cette optique, l’Ifop et le JDD ont interrogé les sympathisants de gauche pour savoir s’ils avaient une ou un candidat préféré.

Premier enseignant : les sympathisants de gauche souhaitent une candidature unique à 72 %. Pourtant « à dix-sept mois du vote, il n’y a pas de candidat naturel, loin de là », explique dans le JDD le directeur général adjoint de l’Ifop Frédéric Dabi.

Les chiffres par personnalités

Quatre personnalités sont citées par un sympathisant sur deux :

Christiane Taubira, Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Christiane Taubira est la personnalité qui arrive en tête.

L’ex-garde des Sceaux de François Hollande est citée par 61 % des sympathisants des Insoumis, 53 % des écologistes et 52 % des socialistes. Elle avait été candidate en 2002.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, est citée par 61 % des sympathisants socialistes, 52 % des écologistes, 43 % des Insoumis et même 39 % des sympathisants LREM interrogés dans le sondage. Pas officiellement candidate, elle avait déclaré dans le Point en septembre dernier : « Je prendrai ma part » au sujet de 2022.

Jean-Luc Mélenchon – seul candidat officiellement déclaré à ce jour à gauche – est sans surprise cité par 93 % des Insoumis, 32 % des écologistes et 31 % des socialistes. D’après le sondage, Jean-Luc Mélenchon serait « un très mauvais candidat » pour 47 % des Français et un électeur de gauche sur quatre.

Dans le détail, les sympathisants de gauche interrogés pensent que:

Christiane Taubira serait une bonne candidate à 53 %, Anne Hidalgo à 52 %, Jean-Luc Mélenchon à 51 %, Benoît Hamon à 50 %, Yannick Jadot à 45 %, Arnaud Montebourg à 40 %, Ségolène Royal à 40 %, François Hollande à 36 %, Fabien Roussel à 28 %, Eric Piolle à 27 % et Emmanuel Macron à 26 %.

Yannick Jadot plébiscité chez les Verts

Du côté des Verts, après les bons scores obtenus aux élections municipales de mars dernier par le mouvement, Yanncik Jadot est soutenu par 56 % des sympathisants EELV et 45 % des sympathisants de gauche en général. Au sein des Verts, le maire de Grenoble Eric Piolle recueille 24 % des suffrages.

Déconvenues pour Hollande et Royal

L’enquête a aussi interrogé les sympathisants de gauche sur les personnalités de François Hollande – ex-chef de l’Etat – et Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 face à Nicolas Sarkozy. Minoritaires chez les sympathisants de gauche, ils obtiennent tout juste la majorité chez les sympathisants socialistes.

Cyril Brioulet

29/11/2020

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

violences (swp)

police

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Des centaines de milliers de personnes descendent dans la rue contre la loi sur la sécurité en France

Samedi, plus de 300 000 personnes ont manifesté à travers la France contre la loi sur la sécurité proposée par le gouvernement.  Selon certaines estimations, il s’agirait d’un demi-million de personnes.

Cette participation massive a eu lieu malgré les restrictions du coronavirus. Les manifestants ont défilé dans les rues de Paris, Marseille, Pau, Rennes, Bordeaux, Lyon, Lille, Nantes, Strasbourg et des dizaines d’autres villes.

Le parti socialiste révolutionnaire NPA a déclaré qu’il s’agissait d’un « réveil massif après des mois d’enfermement politique ». « Il y avait beaucoup de jeunes dans les manifestations – des lycéen-n-es, des étudiants universitaires, des jeunes des quartiers populaires ».

« Ils sont en révolte contre les violences policières, le racisme et plus généralement contre la situation que nous vivons actuellement ».

La police a attaqué la marche de Paris avec des gaz lacrymogènes et des matraques. En réponse, les manifestants se sont défendus contre les flics et ont mis le feu à un bureau de la Banque de France et à un showroom de voitures de luxe BMW.

La loi de sécurité globale du gouvernement veut créer une nouvelle infraction pénale pour la publication d’images de policiers « dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychologique », y compris des images de policiers agissant violemment contre des manifestants tels que les Gilets Jaunes et les manifestants antiracistes.

Les contrevenants seraient passibles d’une peine maximale d’un an de prison et d’une amende de 40 000 livres sterling.

Les policiers seraient également libres d’utiliser des drones équipés d’une technologie de reconnaissance faciale pour surveiller les marches de protestation.

Et les journalistes sont soumis à de sévères restrictions.

En même temps, dans un projet de loi distinct sur l’éducation, le gouvernement veut criminaliser les manifestations universitaires, en particulier les blocages et les occupations. Les contrevenants risquent trois ans de prison.

Des manifestations contre les nouvelles lois ont eu lieu samedi dernier. Mais elles étaient beaucoup plus importantes cette semaine en raison de deux exemples horribles de la violence policière que l’État veut précisément dissimuler.

Une vidéo, maintenant visionnée plus de 20 millions de fois sur le web, montre la police agressant violemment un producteur de musique noire.

Michel Zecler s’est rendu à son studio d’enregistrement à Paris samedi soir dernier. Il ne porterait pas de masque, comme l’exigent les lois sur la pandémie.

Sous ce prétexte, la police est entrée dans le bâtiment sans prévenir et l’a attaqué pendant 20 minutes. « La violence continue, c’est insupportable, c’est scandaleux », a déclaré Edouard, militant antiraciste, à Socialist Worker.

La police a donné des coups de pied à Michel à plusieurs reprises, l’a frappé à coups de poing une vingtaine de fois et à coups de matraque une quinzaine de fois, principalement au visage et au crâne.

« Je me suis dit, si je tombe par terre, je ne vais pas me relever », a déclaré Michel sur le site médiatique Loopsider.

Insultes

Michel a dit que les flics ont utilisé des insultes brutalement racistes contre lui.

Les coups n’ont cessé que lorsque d’autres personnes sont intervenues. La police est partie, a brisé une fenêtre et a jeté une bombe lacrymogène dans la pièce.

Cette violence ignoble est survenue quelques jours après l’attaque policière contre un camp de réfugiés sur la place de la République à Paris. La police anti-émeute a battu les réfugiés qui s’étaient réfugiés dans des tentes de fortune et les a poursuivis dans les rues en lançant des gaz lacrymogènes.

Les manifestations mettent maintenant en évidence de nombreux autres exemples de racisme policier.

Il y a six semaines, Olivio Gomes, un homme noir, a été tué par la police dans la banlieue de Paris. Edilson, de la campagne pour la justice d’Olivio, a déclaré lors de la manifestation parisienne : « Le cas de Michel Zecler n’est pas un cas isolé.

« Nous venons de la banlieue, et c’est ce que nous avons vécu depuis que nous sommes petits. Ce qui m’a le plus choqué dans la vidéo de Michel, c’est qu’il y avait des dizaines de policiers qui le regardaient se faire battre sans rien dire. Cela signifie qu’ils sont tous les mêmes ».

Le gouvernement du président Emmanuel Macron a été obligé de dénoncer la violence vue dans les vidéos. Mais tout le monde sait que les ministres vont soutenir la police.

Ces deux dernières années, le gouvernement a utilisé les flics pour réprimer les manifestations antiracistes et ouvrières des Gilets jaunes.

Mais maintenant, Macron fait face à un grand mouvement qui demande: « Qui les flics protègent ils? ».

Charlie Kimber dimanche 29 novembre

https://socialistworker.co.uk/

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29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué

npa(1)

Pour le retrait du projet de loi de sécurité globale (Communiqué Unitaire)

La marche des libertés dans toute la France samedi 28 novembre a été interdite à Paris par le préfet Lallement [le tribunal administratif a, depuis, levé cette interdiction].

Cette manifestation appelle les citoyens à contester le projet de loi sur la sécurité globale. Elle vient après les violences inouïes commises contre un producteur de musique et heureusement filmées. Nous serons donc à cette manifestation, avec de nombreuses associations, syndicats, partis politiques !

L’article 24, voté en première lecture vendredi dernier dans le cadre d’une procédure accélérée anti démocratique devenue la norme, est le plus controversé. Sous le faux prétexte de renforcer la sécurité des forces de l’ordre, il attaque les droits fondamentaux.

Dans les faits, cette mesure interdit à la presse de faire son travail d’information. Elle empêche le citoyen d’exercer son droit de regard sur les agissements de fonctionnaires dont la mission est pourtant particulièrement sensible : parfois dotés d’armes de guerre, ils sont chargés d’assurer la sécurité des citoyens et le maintien de l’ordre.

Cette nouvelle disposition favorise l’auto-censure par la crainte des interpellations, des amendes et de la confiscation du matériel. Les autres articles de loi étendent les pouvoirs de la police nationale, municipale et des sociétés de sécurité privée, et avalisent l’usage des drones et de la surveillance généralisée des foules.

La police française est tristement connue pour sa brutalité : de la mort de Rémy Fraisse à Cédric Chouviat, les exemples sont nombreux. La chasse à l’homme de lundi 23 novembre au cours de l’évacuation des réfugiés place de la république à Paris, les élus et journalistes molestés sur place, marquent un pas supplémentaire dans la violence d’Etat et l’autoritarisme d’un gouvernement qui fait usage de la force pour museler les oppositions.

Cette stratégie de mise au pas est assumée par le ministre Darmanin et le préfet Lallement. On assiste à la naissance d’un Etat policier décomplexé et à la militarisation de la société toute entière par la légitimation de la sécurité privée pour soutenir la violence d’Etat et criminaliser les plus vulnérables et les plus récalcitrants : opposants politiques, syndicalistes, étudiants mobilisés, mais aussi associations, sans papiers, pauvres, femmes ou jeunes des quartiers.

Une telle atteinte à la démocratie n’est pas acceptable. C’est pourquoi nos organisations appellent chacun-e à se mobiliser pour exiger :

  • Le retrait du projet de loi de sécurité globale
  • La démission du ministre Darmanin
  • La révocation du préfet Lallement

Signé :

Ensemble, GDS, Générations, La France Insoumise, NPA, Nouvelle Donne, PEPS.

Vendredi 27 novembre 2020

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

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