Archive | Médias, culture

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

université d’été (iso usa)

Tous les ans notre organisation soeur aux USA, l’International Socialist Organisation, organise trois jours de débats à Chicago du 5 au 8 juillet

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

4è festival ciné palestine

fest

Pour sa 4ème édition, le Festival Ciné-Palestine, a choisi de mettre à l’honneur le soixante-dixième anniversaire de la Nakba (la Catastrophe) de 1948

Evénement central dans l’histoire palestinienne, qui désigne le nettoyage ethnique, le déplacement de la population et la destruction de centaines de villages palestiniens suite à la création de l’État d’Israël.

De nombreux moments forts sont prévus avec des avant-premières, des invités talentueux, des Master-class, une rétrospective consacrée à Mai Masri, un zoom dédié à Kamal Aljafari dans le « Focus 1948, la Nakba, la 2ème édition du Concours de courts-métrages, la projection en plein air à Saint-Denis et pour la première fois, « la Nuit du FCP », une programmation sans interruption de 19h à 2h du matin, au Studio à Aubervilliers.

Le FCP inaugure aussi en 2018 la première édition de ses rencontres professionnelles, les FCP Industry Days, qui se dérouleront les 28 et 29 mai à la Cité Internationale des Arts à Paris.

Le programme complet du FCP

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21 mai 2018 ~ 0 Commentaire

librairie la brèche

besanc

Le règne de la liberté commence avec la réduction de la journée de travail. Karl Marx avait nettement désigné, la finalité du communisme, le point où il se réaliserait : il serait la liberté rendue à chacun une fois effectué collectivement le travail nécessaire pour répondre aux besoins de tous.

À l’aube du 21è siècle, les huit heures travaillées par jour, victoire arrachée de haute lutte, sont menacées. Le surtravail humain reste encore, pour l’économie de marché, le gisement le plus profitable. Cette attaque chronophage, menée telle une croisade, à coups de réformes, rencontre de nombreuses résistances sur son chemin.

http://www.la-breche.com/

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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot: red block! (npa)

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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (fr3)

Rennes : fin du conflit à La Poste

Après plus de 4 mois de grève le collectif des postiers du bureau de Rennes-Crimée a signé ce jeudi à 20 heures un protocole de reprise du travail pour mercredi prochain.

C’est la CGT qui a signé ce protocole au nom du Collectif des grèvistes.

Un accord qui met fin à une grève commencée le 9 janvier dernier. Selon Arnaud Bordier, secrétaire départemental adjoint de Sud-PTT, la direction de la poste n’a admis que la CGT comme interloccuteur parce que cette organisation avait posé un préavis de grève uniquement sur ce bureau de Rennes-Crimée alors que Sud-PTT avait déposé des avis départementaux. Le Collectif des grèvistes a donc mandaté la CGT pour ne pas rompre le dialogue.

Les points forts du protocole de sortie de grève

En janvier 2018 le bureau de Rennes Crimée devait subir la restructuration suivante :

  • Changement du régime de travail avec une tournée le matin et une autre l’après-midi avec une « pause méridienne »
  • Suppression de 6 tournées sur les 28 du bureau de Crimée

Rappelons que cette pause méridienne oblige les facteurs à faire une pause repas (à leur frais) de 45 minutes non payée pour reprendre une nouvelle tournée l’après-midi alors que jusque-là ils trient eux-mêmes leur tournée tôt le matin, font leur tournée souvent à vélo et rentrent manger chez eux en début d’après midi.

La direction commence aussi à introduire un système de « tournées sacoches » :

La tournée n’est alors plus triée par le facteur qui fait la distribution. A la place il a deux tournées à faire: matin et après-midi, vécue comme une double journée de travail. Cette « tournée-sacoche change aussi complètement l’équilibre vie professionnelle/vie privée.

Le protocole qui vient d’être signé acte que la restructuration n’aura lieu qu’en janvier 2019 : 

  • Seulement 4 tournées passeront au nouveau régime de travail avec « pause méridienne »
  • Les autres pourront continuer de faire une journée continue (tôt le matin jusqu’à la mi-journée)
  • Suppression de 4 tournées au lieu de 6 (suppressions d’emplois)
  • Déprécarisation 5 CDD passeront en CDI sur la « plaque rennaise »

Une expertise du TGI sur quatre mois

En parralèle de ce protocole le Tribunal de Grande Instance a mandaté une expertise sur le régime de travail du bureau de Rennes-Crimée. Cette expertise étudiera la situation actuelle et évaluera le nouveau projet d’organisation de la Poste sur le plan des conditions de travail (fatigue et pénibilité, déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée).

Cette expertise étudiera aussi les conséquences pour les usagers qui recevront leurs courriers l’après midi au lieu du matin et conséquence sur l’activité et les performances économiques de La Poste. Suite à cette expertise, il y aura peut-etre d’autres aménagements des organisations et conditions de travail avant l’exécution du nouveau protocole de travail au 1er janvier 2019.

« Tous les problèmes ne sont pas réglés » ajoute Arnaud Bordier.

« Dans le département environs les 2/3 des agents ont participé à la lutte en soutien des postiers du bureau de Crimée. Or, l’agenda de La Poste prévoie aussi des restructurations concernant d’autres bureaux de facteurs. » Le Syndicaliste dénonce un dialogue social quasi inexistant qui oblige les salariés à une longue lutte pour obtenir des négociations.

La solidarité

Après 4 mois de lutte les postiers de Rennes-Crimée ont donc enfin trouvé une issue au conflit.
« Ca a été eprouvant avec des fiches de paie à zéro ! Mais on a eu le soutien, la solidarité, et des chèques non seulement d’autres postiers de France mais aussi de nombreux usagers Rennais« . Grâce à eux la caisse de soutien a pu compenser environ la moitié de leurs salaires.

Les conséquences pour les usagers

Beaucoup de problèmes ne sont pas règlés : plus de 400.000 plis sont en souffrance. Les grèvistes accusent leur direction d’avoir minimisé tout au long du conflit les conséquences pour les usagers. « Avec les avocats qui assignent La Poste en Justice pour des retards de courrier, on se rend compte qu’il y a encore beaucoup d’activités tributaires du courrier papier. Il y a eu un vrai mépris des usagers de La Poste pendant ce conflit »

Suppressions d’emplois

Sur ce bureau de Rennes se sont au final 4 suppressions d’emplois qui sont prévues pour 2019 (au lieu de 6 au début du conflit). Arnaud Bordier observe qu’à son arrivée à Rennes en 2002, il y avait 43 tournées (donc 43 emplois). Aujourd’hui il en reste 28 et ce sera 24 en 2019 selon les termes du protocole. En 10 ans au plan national La Poste a perdu autour de 100.000 emplois.

Les suites de ce conflit

Le conflit de Rennes-Crimée cache selon Sud-PTT d’autres conflits à venir pour des raisons similaires dans le reste du département.

Marc-André Mouchère 18/05/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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19 mai 2018 ~ 0 Commentaire

statistiques (npa)

2millons conn

Des luttes auxquelles le NPA ou avant la LCR ont participé. Salut au camarade Renard de Saint Brieuc qui fume derrière le CRS!

Deux millions d’articles ont été vus par presque 1,5 million de personnes depuis mai 2013. Cela fait 1000 personnes par jour et donc 30 000 par mois

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19 mai 2018 ~ 0 Commentaire

macron (goutal)

thiers-etat

http://goutal.over-blog.com/

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19 mai 2018 ~ 0 Commentaire

this is america! (nml)

« This is America », c’est aussi la France

La vidéo magistrale de Childish Gambino, visionnée plus de 140 millions de fois en dix jours, raconte une histoire de la domination des noirs aux États- Unis. Mais selon Julien Talpin, l’interpellation vise autant l’Amérique blanche que la communauté noire.

This is America ! La puissance de ce titre de hip hop ne tient pas seulement aux paroles acérées ou à un texte qui touche juste, qui ont souvent offert un canal d’expression politique aux minorités, aux Etats-Unis comme en France. Ici les mots sont forts, mais l’essentiel se passe ailleurs, à l’écran. Si le clip de Childish Gambino (alias Donald Glover) a d’ores et déjà fait plus de 140 millions de vues sur Youtube 10 jours après sa sortie – ce qui en fait un des cinq clips les plus visionnés de l’histoire en si peu de temps – c’est le fruit d’une mise en scène ciselée, où texte et sous-textes s’entremêlent dans plusieurs niveaux de discours pour créer une œuvre d’une densité rare.

Une histoire de la domination des noirs

Ce qui frappe d’abord c’est le contraste entre la joie presque enfantine des danseurs et chan- teurs, Gambino en tête, et la mort et la violence présentes en premier plan ou en arrière fond, via des voitures en feu, des foules apeurées, un cavalier de l’apocalypse qui traverse la scène… Car le clip est truffé de références à l’histoire de la domination des noirs en Amérique. Childish Gambino lui-même, l’histrion qui se déhanche, fait écho à une représentation de Jim Crow, célèbre ménestrel blanc grimé en noir qui donnera à la fin du 19ème siècle son nom au système de ségrégation racial institutionnalisé après l’abolition de l’esclavage.

Les dix membres afro-américains d’une chorale gospel abattus à l’AK47 un peu plus loin dans le clip font à leur tour inévitablement penser à la tuerie survenue dans une église de Charles- ton en 2015. A chaque fois, les armes sont traitées avec délicatesse, les morts négligés et on passe vite à autre chose. « C’est ça l’Amérique ! » scande Gambino.

Le clip interpelle.

D’abord l’Amérique blanche, prompte à encenser les artistes noirs quand ils la divertissent, mais beaucoup moins sensible aux morts quasi-quotidiennes d’afro-américains sous les balles de la police ou de leurs concitoyens. Alors qu’en arrière-plan le chaos fait rage, Gambino et ses compères continuent à se déhancher dans la bonne humeur au son de paroles pour le moins signifiantes : « We just wanna party/Party just for you/We just want the money. » Le clip interpelle aussi, dans la communauté noire, ceux plus sensible aux sirènes de l’argent qu’à celles de la mobilisation – la chanson se termine par la répétition telle une litanie de ces mots : « Get your money, Black man, Get your money ». Aucune issue ne semble se dégager, si ce n’est la fuite et la peur, à l’image de la dernière scène du clip, sorte de remake de Get Out, où l’acteur est poursuivi par une meute inquiétante.

Phénomène massif

S’il s’inscrit dans une longue histoire de hip hop politique, ce clip détonne par le succès qu’il a rencontré. Les rappeurs les plus politisés aux Etats-Unis, Kendrick Lamar en tête, s’ils connais- sent un succès d’estime, touchent surtout un public conscientisé. Là le phénomène est massif, ce qui contraste avec les succès habituels du box office, davantage associés au gangsta rap ou à un RnB plus léger. Ce clip symptôme d’une Amérique divisée, incarne également la politisation accrue d’une nouvelle génération d’acteurs mainstream qui se font la voix du nouveau mouvement des droits civiques apparu ces dernières années.

Si l’expression n’est jamais prononcée, le clip pourrait être résumé par ce hashtag devenu mouvement : Black Lives Matter.

Les vies noires ne doivent pas compter que quand elles courent sur les terrains de basket ou sur les planches des salles de concert. Ce qui tue, semble dire Childish Gambino, c’est d’abord l’indifférence d’un pays qui a tant de mal à regarder en face le racisme structurel qui le gan- grène, trop afféré à faire de l’argent, naviguer sur les réseaux sociaux ou s’amuser pour ou- blier une vie vide de sens. Un pays qui se pensait tiré d’affaire en élisant un président noir il y désormais dix ans, mais qui à la même époque pouvait qualifier de « terroriste », des militantes LGBTQ noires qui s’insurgeaient pour affirmer la valeur des vies des afro-descendants.

La résonance planétaire de This is America ne devrait cependant pas faire oublier que ces réalités, certes euphémisées, existent également dans notre pays.

Adama Traoré ou Amine Bentounsi ont été tués par la police, et ils ne sont que deux noms de plus sur une liste déjà longue. S’il est plus difficile de se procurer des armes à feu qu’en Amérique, la violence peut s’exprimer autrement, par des contrôles au faciès quotidiens, des remarques racistes, une discrimination systémique pour accéder à un emploi ou un logement, quand on est perçu comme noir ou arabe en France. Comme aux Etats-Unis, il existe depuis longtemps dans l’hexagone une tradition de rap « conscient », à l’image de Casey ou Kery James aujourd’hui, mais à ce jour aucun clip ne semble avoir marqué les esprits à ce point, suffisamment pour faire bouger les lignes. Alors, à quand un « C’est ça la France » ?

18/05/2018 Julien Talpin Chargé de recherches CNRS, co-rédacteur en chef de la revue Participations.

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

france culture (regards)

benevoles

Comment élever le niveau des Matins de France Culture ?

« Comment élever le niveau des Français en économie ? » s’intitulait l’étude publiée par l’éco- nomiste invité ce lundi sur la prestigieuse station du service public pour déplorer l’ignorance crasse de la population, étrangement réticente à « comprendre » la nécessité des réformes en cours.

Pourquoi allumer BFM TV quand on a les Matins de France Culture ?

Pour ouvrir la semaine, Guillaume Erner a choisi comme premier invité un certain Pierre Robert, auteur inconnu d’une étude peu remarquée publiée par l’obscur Institut Sapiens, « Comment élever le niveau des Français en économie ? ». Sans rencontrer la moindre contradiction, l’économiste a déroulé pendant huit minutes un fabuleux condensé de doxa libérale, digne des plus beaux plateaux de Nicolas Doze ou de Stéphane Soumier.

Il faut dire que l’intitulé de la « Question du jour » annonçait la couleur 

« Pourquoi les Français sont-ils fâchés avec l’économie ? » C’est bien connu, le Français est râleur, surtout le Parisien, mais c’est aussi ce qui fait son charme. Les Français « comprennent mal » les mécanismes, déplore notre agrégé d’éco. En général, c’est parce qu’on leur a « pas bien expliqué ». Mais Pierre Robert émet une hypothèse cognitivo-psychologique plus subtile : les Français n’ont pas « envie de comprendre ». On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

Exemples de cette « inculture » honteuse : deux sondés sur trois ne connaissent pas « l’ordre de grandeur du PIB ».

On ne saura pas à quoi sert, au juste, de savoir que le PIB s’élève à environ deux mille mil- liards d’euros ( j’ai dû chercher sur google), quelle compréhension de l’économie permet ce chiffre brut. 2 000 milliards, c’est bien ? pas bien ? beaucoup ? trop ? pas assez ? Deux Fran- çais sur trois ne savant pas non plus à combien s’élève la dette publique. ( C’est aussi environ 2 000 milliards. De rien). Et ça c’est dommage. Peut être parce que 2000 milliards c’est un gros, gros chiffre qui pourrait potentiellement les convaincre de la nécessité de « faire des efforts » ? Mais cela, Pierre Robert ne le dit pas tout de suite. Pour le moment, il se contente d’énumérer les symptômes de l’ignardise française.

Coût de l’inculture : 0,1 point de PIB

Autre lacune scandaleuse : 73% des interrogés ne savent pas « ce qu’un employé payé au Smic coûte à son entreprise ». ( Cherchez pas, c’est 1588,47 € par mois, cotisations com- prises). Si les Français le savaient, ils n’oseraient pas demander des tickets restaurant. Et les plus responsables travailleraient comme stagiaires, voire bénévolement, comme les y invite une inventive campagne départementale « Le bénévolat pour sortir du RSA ».

Cette manie d’exiger un salaire pour son travail, c’est vraiment une détestable tare française.

Le problème, c’est que cette ignorance coûte cher à notre pays : « un point de croissance par an », selon le Prix Nobel d’économie Edmund Phelps. Si c’est un Prix Nobel qui le dit, ça doit être vrai. Soit « la moitié de la dette de la SNCF », nous signale Pierre Robert. Mais pourquoi sommes-nous si mauvais ? Pour lui, cela tient pour beaucoup à la façon dont la matière est enseignée dans le secondaire. Il est vrai que, contrairement à l’Université, où l’école néo-clas- sique règne sans partage depuis une vingtaine d’années, les programmes et manuels du secondaire n’ont pas encore été complètement purgés de toute approche keynésienne de l’économie.

Autre raison : notre économie n’est plus, comme après les destructions de la Deuxième guerre mondiale, en « phase de rattrapage ».

« Or l’Etat peut jouer un rôle très important dans la phase de rattrapage, mais c’est beaucoup moins le cas aujourd’hui dans une économie tournée vers l’innovation, explique le professeur Robert. Dans une telle économie il est très important que la population dans son ensemble ait une culture économique motivante ». Quel genre de motivation ? « Pas seulement des motiva- tions financières » précise-t-il.

Peut-être parce que pour souhaiter moins « coûter » à son entreprise, il vaut mieux qu’un salarié n’ait pas trop de « motivations financières » ? Toujours est-il qu’on ne voit pas bien le rapport avec la question initiale sur la culture économique des Français, mais c’était important de faire passer le message : il y a trop d’État. L’État, c’est bon pour recons- truire un pays après une guerre, pas pour innover. Laissons cela aux start-up.

On ne saurait trop recommander à Pierre Robert la lecture de The Entrepreneurial State. Debunking Public vs. Private Sector Myths, de Mariana Mazzucato. La professeure d’économie de l’innovation à l’Université du Sussex montre qu’il n’existe pas d’innovation radicale dans laquelle L’État n’ait pas joué un rôle central, comme financeur de la recherche fondamentale, mais aussi comme innovateur, créateur de marchés, voire des firmes qui allaient y opérer : Internet, biotechnologies, nanotechnologies.

« Polémiques stériles »

Lorsque Guillaume Erner ose rappeler que « les économistes ne sont pas d’accord entre eux », Pierre Robert l’accuse de « tomber dans un relativisme excessif » et de citer l’ouvrage de référence de Pierre Cahuc et André Zylberberg, qui ont « montré que la science écono- mique était capable d’établir des résultats robustes qui permettent de conduire ou d’éclairer les politiques économiques ». Il aurait pu donner le nom du livre, qui vaut son pesant de caca- huètes : « Le négationnisme économique ». Prôner l’augmentation des dépenses publiques, la semaine de 32 heures, la réindustrialisation des territoires, ou encore la taxation des transac- tions financières, relèverait en effet du « négationnisme » économique, oui oui.

S’il était possible d’extraire les Français de cette boue obscurantiste et de leur ouvrir les yeux, on s’épargnerait quantité de « polémiques stériles » nous assure l’économiste.

Comme celle de « la cagnotte » : « dès lors que le déficit est moindre que ce qui avait été prévu, alors on aurait une cagnotte et donc de l’argent à distribuer ». Ce sont donc les débats démocratiques autour des politiques budgétaires et fiscales à mener dans notre pays qu’il nomme des « polémiques stériles ». Bien. Le déficit français est certes passé sous la barre des 3%, mais « ce n’est pas la garantie d’une bonne santé financière du pays ! ». Pour une fois on est d’accord, le niveau du déficit n’est pas un indicateur pertinent de la santé d’un pays. Mais ce n’est pas là ce qu’il veut en venir.

Sa crainte, c’est que cet indicateur « positif » selon les critères de Bruxelles autorise à faire une pause dans la démolition des services publics et du droit du travail.

Au bout de sept minutes d’interview, Pierre Robert lâche enfin le morceau : « Ça ne veut pas dire qu’il faut cesser, peut être, de mener les quelques réformes qui permettraient de rétablir l’équilibre de nos finances publiques ». On s’en doutait un peu : officiellement invité pour déplo- rer « l’inculture économique » des Français, il n’était là que pour faire le service après-vente des « réformes » libérales en cours. On imagine en effet qu’il pensait plus à celles qui consis- tent à fermer des maternités, privatiser la SNCF et réduire les APL qu’à celles qui consistent à rétablir l’ISF et supprimer le CICE. Dommage que Guillaume Erner ne lui ait pas demandé.

http://www.regards.fr

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