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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

orage! (le huffington post)

doigt

La grève à la RATP annonce un automne social orageux

La démonstration de force dans les transports parisiens ce vendredi préfigure une série de manifestations contre la réforme des retraites.

Dix lignes de métro fermées, très peu de RER, un bus sur trois en moyenne, embouteillages monstres et une sacrée galère pour de nombreux Franciliens: la mobilisation, inédite depuis 12 ans, des personnels de la RATP ce vendredi 13 septembre a fortement frappé les esprits, actant le départ d’un automne social particulièrement orageux.

Principal motif de colère des contestataires: la future réforme des retraites qui risque de faire converger de nombreuses professions dans la rue en prévoyant la suppression des régimes spéciaux. Après les personnels de la RATP, ce sont les avocats, les médecins, ou encore les hôtesses et les pilotes qui défileront lundi prochain. Les personnels d’EDF leur emboîteront le pas jeudi.

Toute la question est de savoir si ces professions, dont les régimes sont parfois très différents, se retrouveront lors des mobilisations nationales. Force ouvrière a programmé la sienne le 21 septembre quand la CGT a fixé rendez-vous à ses adhérents le 24 septembre. Ils seront rejoints par Solidaires et SUD-Rail, ce qui préfigure de nouvelles perturbations dans les transports.

Entre apaisement et volontarisme

Quel que soit le ton adopté, l’exécutif martèle qu’il entend prendre le temps pour consulter les Français sur cette réforme hautement sensible. D’autant que le climat social n’est guère plus tempéré chez d’autres catégories socioprofessionnelles. Malgré les récentes annonces d’Agnès Buzyn, les urgentistes ont prolongé la grève qu’ils mènent maintenant depuis six mois pour dénoncer un système hospitalier au bord de l’asphyxie. (…)

Geoffroy Clavel

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

La grève à la RATP ce 13 septembre en rappelle deux autres liées aux retraites (Le Huff’)

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

plogoff (douarnenez)

plog

Avant-première « Plogoff, des pierres contre des fusils »

  •  
    Jeudi 19 septembre 2019  21:00
  •  
    Cinéma Le Club 39, rue Berthelot, 29100 Douarnenez
Dans le cadre de l’inauguration du Pôle Audiovisuel Douarnenez-Cornouaille, présentation en avant-première de la version restaurée de Plogoff, des pierres contre des fusils, en présence de Nicole et Félix Le Garrec (réalisatrice et chef opérateur).
.

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09 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage (pùblico)

sondages

Sondage: PSOE et UP (Podemos) battraient les droites

Si finalement il fallait voter le 10 novembre, les intentions de vote donneraient 171 élus pour les gauches contre 144 pour les droites. Face à l’insécurité politique, les électeurs se retournent vers les anciens partis.

Les deux partis traditionnels PP (+ 17) et PSOE (+12) gagneraient sur les nouveaux partis. C’est Cuidadanos (macroniste) qui perdrait le plus, passant de 57 à 45 élus (-12 élus et -700 000 électeurs).

UP / PSOE auraient 171 sièges, c’est à dire 5 de moins que les 176 de la majorité absolue et devrait avoir le soutien du PNV basque. Tandis qu’une alliance PSOE / Ciudadanos aurait 180 députés et ne dépendrait pas des partis nationalistes.

En électeurs (et non en sièges) Podemos battrait Ciudadanos. PSOE et UP auraient 900 000 voix de plus que les 3 partis de droite: PP/ C’s et Vox (fasciste).

Rien ne serait résolu.

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Teresa Rodríguez: « Yo creo que el PSOE quiere elecciones » (Pùblico)

Teresa Rodríguez regresa con el objetivo de consolidar Adelante Andalucía como « una fuerza política de referencia » (Pùblico)

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08 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage (the observer)

brexit-satire

Brexit: en cas de nouvelles élections

Sondage pour l’Hebdo de Gauche The Observer

Conservative 325 ( plus 7 depuis 2017)

Labour 221 (perd 41)

Liberal Democrat 31 (plus 19)

SNP 50 (plus 15)

DUP 10 (no change)

Others 6 (no change)

(Le Sinn Fein irlandais avec 7 députés continue de boycotter Westminster)

Le total des Conservateurs, Brexit party et Ukip est de 48%, et leurs adversaires 52%.  C’est le système de vote à un tour qui veut cela.

https://www.theguardian.com/

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05 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (politis)

olivier

Olivier Besancenot : « Taper ensemble sur les mêmes clous »

Réforme des retraites, loi bioéthique, réforme de l’assurance chômage passée en catimini cet été… Comment s’annonce la rentrée ?

Olivier Besancenot : Elle devrait être sociale et politique. Mais, plus qu’une rentrée, elle sera aussi le prolongement de tout ce qui s’est passé l’année dernière. La séquence des gilets jaunes reste ouverte. Il n’y a que du côté du pouvoir en place que l’on peut imaginer que cette « paren-thèse » s’est définitivement refermée et que les choses sont « enfin » rentrées dans l’ordre.

La fragilité du gouvernement a surgi de nouveau cet été au moment de l’affaire de Rugy et lors-que Emmanuel Macron a été sifflé sur les Champs-Élysées lors du défilé du 14 Juillet. Tout cela est revenu nous dire que ce pouvoir est en crise permanente et qu’il l’était avant même le commencement du mouvement des gilets jaunes. C’est d’ailleurs pour cela que la mobilisation a été particulièrement explosive.

Face à cette séquence inachevée, le gouvernement a la volonté – ce qui est très péremptoire de sa part – de jouer à quitte ou double avec des réformes structurelles profondes. Il y a celle qui est passée cet été, avec les décrets sur l’assurance chômage, et qui sera lourde de conséquen-ces pour au moins la moitié des allocataires de Pôle emploi, à la fois sur le montant et la durée des prestations et sur le nombre même d’allocataires. Les chômeurs n’ayant pas très bonne presse dans ce pays, du fait du venin idéologique qui a été distillé contre eux, nous n’avons pas eu la riposte qu’on était en droit d’attendre.

Ce sera une autre paire de manches avec l’autre réforme structurelle qu’est le dossier des retraites. Parce que là, historiquement, il s’agit d’une question sensible. La combinaison de ce dossier traditionnellement explosif et de la séquence Gilets Jaunes qui se prolonge laisse à penser que tout est possible. L’enjeu, c’est de faire en sorte que la rentrée soit rapidement au même niveau que les semaines de luttes les plus denses de l’année dernière.

Que pensez-vous du rapport Delevoye, publié cet été ?

L’argumentaire des membres du gouvernement sur les retraites est un condensé d’hypocrisie. Ils pensent peut-être avoir trouvé la petite astuce sémantique pour dire qu’ils ont tenu leurs promes-ses et que l’âge légal de départ en retraite est maintenu à 62 ans, mais personne n’est dupe. Avec l’« âge pivot » à 64 ans et le système de bonus-malus qui vous prive de retraite à taux plein, on se doute que pas grand monde ne pourra se payer le luxe de partir à la retraite sur la base de ses seules cotisations, surtout quand on connaît le montant des pensions actuelles.

En prétendant renoncer à cet âge pivot mais en augmentant la durée des cotisations, comme semble l’envisager Emmanuel Macron, on aboutit exactement au même résultat. C’est l’arbre qui cache la forêt, parce que le cœur de cette réforme vise à basculer d’un système qui était déjà insuffisant et critiquable, mais qui reposait quand même sur une logique de répartition – donc de solidarité –, à un système individualisé capitalistique par points, où l’on sera certain de gagner moins qu’avec le système actuel. Le calcul de la pension prendra en compte toute la carrière professionnelle, et non pas seulement les meilleures années, c’est-à-dire les meilleurs salaires. Mécaniquement, cela fera baisser les pensions.

La deuxième certitude, c’est que nous serons dans l’incapacité de connaître par avance le montant exact de nos pensions, puisque le point sera re-comptabilisé chaque année. C’est autant de projets que nous ne pourrons pas anticiper dans une période de la vie qui n’est pas anecdotique, puisque c’est celle où nous échappons à l’exploitation au travail.

Dans les faits, chacun pourra partir avant 64 ans, même avant 62 ans et parfois même sans avoir le choix, du fait des restructurations des entreprises et des suppressions d’emplois, mais avec une retraite de misère. Et simplement pour vivre, nous serons obligés de compléter nos pensions avec des retraites complémentaires et de développer malgré nous ce marché juteux qu’attendent les assurances privées.

La mentalité individualiste qui caractérise nos sociétés ne permettrait-elle pas le passage de cette réforme sans heurts ?

Pas une fois que chacun aura compris qu’il gagne moins. Parce qu’il y a une autre tradition très profonde dans ce pays : lorsqu’on touche à notre portefeuille, ça a tendance à nous agacer rapi-dement. De manière générale, je ne crois pas à cette fable qui prétend qu’il existe une adhésion populaire au projet d’Emmanuel Macron. L’enjeu consiste en revanche à savoir si c’est la peur et la résignation qui vont l’emporter, ou au contraire la révolte et la colère qui vont ressurgir.

Le gouvernement se trompe en imaginant qu’il peut nous attaquer sur tous les fronts en même temps sans qu’à un moment ou à un autre il y ait une réplique de notre part, et sans entrevoir que la contestation sociale puisse faire à nouveau irruption sur le devant de la scène politique. Or, on a pu constater au début du mois de décembre 2018 à quel point elle pouvait devenir rapidement subversive. (Payant)

Alors que, selon lui, la séquence gilets jaunes n’est pas terminée, Olivier Besancenot souligne combien la réforme des retraites est une attaque contre les classes salariées. Pour le NPA, elle pourrait être le socle d’un rapprochement des gauches. Candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007 sous la bannière de la Ligue communiste révolutionnaire (devenue Nouveau Parti anticapitaliste en 2009), Olivier Besancenot œuvre désormais à la réconciliation entre les partis politiques et les mouvements de contestation sociale. Le 3 juin, il a même appelé les militants politiques, syndicaux et associatifs « qui cherchent à imaginer une autre société » à se rassembler. Sur la devanture du bureau de poste où il travaille, en cette fin d’été, quelques graffitis rappellent un temps où la gauche espérait encore : « Jean-Luc Mélenchon 2017 », peut-on lire. Attablé à la terrasse du café qui lui fait face, il retrace avec nous les événements de l’an-née qui vient de s’écouler. Et dresse les perspectives (qu’il espère explosives) de celle qui vient.

https://www.politis.fr/

olive

Version intégrale

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04 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

socialisme sauvage (rennes infos)

affichereeverecto-06f21

Dimanche 8 septembre, à partir de 18h, au café de la Pente à Rochefort en Terre, Charles Reeve présentera son livre « Le socialisme sauvage »

« Essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours ». Mouvement des gilets jaunes, mobilisations sociales et écologistes dans un nombre croissant de pays, création de ZAD (Zones à défendre) s’organisant en autogestion, rejet des partis politiques, remettent en cause les démocraties dites représentatives.

Cette soirée, proposée par le groupe libertaire du coin (Questembert) et le groupe René Lochu (Vannes), sera l’occasion de réfléchir avec l’auteur sur l’auto-organisation des mouvements sociaux dans le monde, d’hier et d’aujourd’hui, pour un projet de société émancipateur.

http://anars56.over-blog.org/2019/0…

Charles Reeve : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charl

Présentation : https://www.lechappee.org/

http://www.rennes-info.org/

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03 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

bastien moysan (reporterre)

terres

Dans le Finistère, un paysan risque de perdre ses terres

Au profit de l’agro-industrie

Bastien Moysan, paysan en conversion bio du Finistère, pourra-t-il faire vivre son projet de ferme ? Symboles de l’âpreté de la lutte pour le foncier agricole, les terres qu’il exploite pourraient être achetées aux enchères par de gros propriétaires.

C’est une exploitation mi-rurale, mi-urbaine. À la ferme du Guerniec, les vaches pâturent tranquillement dans un grand champ de Daoulas (Finistère) qui domine la voie express Brest-Quimper. Chaque jour, le ballet des voitures et des camions, en contrebas, rythme l’activité de Bastien Moysan.

Quelques mètres plus haut, le paysan en conversion bio parcourt ses terres pour nourrir ses animaux, les abreuver, produire du blé… Mais ce tableau champêtre pourrait bientôt s’arrêter. L’agriculteur risque de se faire déposséder des terres qu’il exploite depuis quinze ans.

Bastien Moysan, 38 ans, a passé sa vie à s’intéresser à l’alimentation. En 2004, après avoir travaillé dans la restauration dans le sud de la France, en Espagne et en Afrique, il a décidé de revenir à Daoulas et s’est installé dans la ferme de sa famille. Celle-ci, inoccupée depuis le départ de ses parents en 1995, était restée totalement en friche. Bastien a commencé à la remettre en état avec l’accord de sa grand-mère, une des deux propriétaires des terres, sans signer quoi que ce soit.

À la mort de la grand-mère, en 2008, la situation de Bastien s’est compliquée. Plusieurs personnes de sa famille devenaient indivisaires, c’est-à-dire propriétaires de la ferme sans pouvoir se répartir les lots. « Ce sont des gens qui ne s’entendaient pas, dit Bastien Moysan. Il y a donc eu une procédure qui s’appelle une adjudication judiciaire. » Les terres ont alors dû être mises aux enchères.

Un envol des prix a alors débuté devant Bastien, impuissant

En temps normal, Bastien aurait pu être reconnu par le notaire comme l’exploitant en place. Mais son cas est particulier, puisqu’il n’a jamais rien signé à son arrivée à la ferme ni versé de fermage (loyer). « Je n’avais pas payé de bail à ma grand-mère ni à ses descendants, vu que je ne savais pas à qui donner l’argent, justifie-t-il. J’attendais que l’indivision se résolve pour acheter. »

« C’est déjà très dur de fixer le prix du fermage, observe Jean-Louis Salou, notaire retraité et ami de Bastien Moysan. Il faut passer dans chaque parcelle pour vérifier son état, la nature et le relief du terrain, son accessibilité… Et, une fois le prix fixé, à qui donner l’argent ? Bastien serait allé le payer à une cousine, les autres auraient dit : “Mais nous, on n’a jamais rien reçu !” » Jean-Louis Salou estime également que le « boulot phénoménal » réalisé par Bastien et le nombre d’heures passées à défricher des terres en mauvais état compensent plusieurs années de fermage.

Pour la vente aux enchères, les terres de Bastien ont été séparées en trois lots différents, situés sur les communes de Daoulas, L’Hôpital-Camfrout et Irvillac. Le jour de l’adjudication, le 21 mai dernier, Bastien s’est rendu à Brest au cabinet du notaire, emprunt bancaire en poche.

Même s’il ne pouvait pas être reconnu officiellement comme l’exploitant en place, il pensait qu’il serait le seul à se présenter pour acheter ses trois lots de terres. Pourtant, en entrant dans la salle d’attente, il a eu la mauvaise surprise de trouver d’autres enchérisseurs, dont certains de ses voisins. Un envol des prix a alors débuté devant Bastien, impuissant.

Le prix des deux premiers lots (16 hectares en tout), initialement de 30 000 euros, a atteint la somme de 46 000 euros, promis par un homme qui est déjà propriétaire de… plus de 1 000 hectares de terres dans plusieurs communes du Finistère.

Le prix du troisième lot (13 hectares) est quant à lui passé de 10 000 euros à 56 000 euros. Quelques jours plus tard, un agriculteur possédant déjà 300 hectares de terres a même surenchéri, faisant monter le tarif à plus de 62 000 euros. Au lieu des 40 000 euros prévus, l’ensemble des lots a donc atteint la somme de 108.000 euros.

« Le système agro-industriel ne nous laisse pas de place, c’est flagrant » 

Furieux et désemparé, M. Moysan a alors saisi la Société d’aménagement foncier et d’établis-sement rural (Safer) pour que l’organisme exerce son droit de préemption, c’est-à-dire se substi-tue aux enchérisseurs initiaux, aux prix et conditions de l’adjudication. « Je ne pouvais pas lais-ser passer ça, dit Bastien Moysan. Surtout avec ce gros enchérisseur qui a plus de 1 000 hectares. C’est le plus gros du Finistère, le plus puant, celui qui représente le système agro-industriel breton. »

Le 20 juin, le comité de la Safer a accepté de se substituer aux adjudicataires d’origine. « Le maintien des exploitants agricoles en place est un objectif légal, dit Thierry Couteller, directeur de la Safer Bretagne. Il y a eu une unanimité syndicale et politique au sein de la Safer. »

Mais, si la Safer peut préempter, elle est dans l’incapacité juridique de réviser le prix de la vente. Ainsi, l’organisme détient provisoirement les trois lots de terres, et pourra les redonner à Bastien Moysan à deux conditions : s’il réunit l’argent, et si la surenchère du troisième lot est invalidée par le juge des saisies immobilières.

« Le système agro-industriel ne nous laisse pas de place, c’est flagrant, dit Bastien, écœuré. Ils ne veulent pas nous laisser nourrir nos enfants, vivre, tout simplement. » Et d’ajouter : « J’ai à cœur de créer un autre modèle, mais on ne nous aide pas, voire on nous met des bâtons dans les roues. »

Son contre-modèle ? Travailler en bio des plantes adaptées au terroir, valoriser ses produits, faire de la vente directe, au détail, etc. Ce qu’il subit est, selon lui, le symbole d’une histoire plus grande, celle des « gros agriculteurs qui veulent manger les petits paysans » pour produire plus, et gagner plus.

Ses amis ont créé un comité de soutien, composé d’une dizaine de personnes. « Je trouvais légitime que Bastien puisse continuer à vivre de l’exploitation des terres qu’il avait défrichées, raconte Bernard Salou, membre du comité et frère de Jean-Louis Salou.

La priorité lui était enlevée, ça a créé la colère en moi. » Le comité a lancé une pétition appelant au soutien de Bastien. Elle a déjà recueilli près de 77 000 signatures. Une cagnotte participative a également été créée, recueillant à ce jour 17 000 euros. « Je me dis qu’on a changé d’époque, les gens ont compris qu’il fallait faire des petites fermes, dit Bastien. Je suis très touché que des gens me soutiennent, je ne pensais jamais qu’il y en aurait autant. »

« Un groupement foncier agricole, c’est un choix politique, parce que c’est un projet collectif qui mobilise les gens du territoire » 

Loin de se laisser abattre, le paysan continue de lutter. Il veut créer un groupement foncier agri-cole (GFA). N’abandonnant jamais son grand sourire, il explique, enthousiaste : « C’est une solution juridique qui permet d’acheter à plusieurs la terre. Comme les miennes sont arrivées à un prix où je ne peux plus les acheter, l’idée est de les acheter à plusieurs. »

D’après Bastien, si tous les Français investissaient des parts dans un GFA, « les citoyens pourraient tous être un peu propriétaires de toute la France, plutôt que de laisser des investis-seurs richissimes acheter la terre à leur place. » Le prix minimum d’une part dans le GFA de Bastien est de 100 euros. Il n’y a pas de tarif maximum.

Anne Le Jard, retraitée vivant à Daoulas, a choisi d’investir dans le GFA de Bastien. « Un GFA, c’est un choix politique, parce que c’est un projet collectif qui mobilise les gens du territoire, explique-t-elle. La politique semble de plus en plus s’éloigner des citoyens, c’est bien de remettre la main sur quelque chose, de retrouver une action sur le réel. »

« C’est plus symbolique d’investir dans un GFA que de donner de l’argent tout court », ajoute Joëlle Richard, ingénieure pédagogique à l’université de Brest.

Le projet de GFA est accompagné par Terre de liens Bretagne. « Notre rôle est de vérifier la viabilité du projet et d’être en appui sur l’ingénierie technique et juridique du montage citoyen, dans l’idée de préserver les intérêts des citoyens », explique Delphine Leroux, juriste de l’asso-ciation. Selon elle, l’histoire de Bastien témoigne de l’importance de la lutte contre la spéculation financière, la capitalisation et l’accaparement des terres.

La Safer a demandé à Bastien Moysan de réunir l’argent nécessaire à la création du GFA (envi-ron 150 000 euros en tout, en comptant les frais de notaire, de Safer, etc.) avant la fin de l’année 2019.

Si Bastien parvient à mobiliser à temps suffisamment de citoyens voulant investir sur ses terres, il pourra garder son activité. S’il ne réussit pas, la ferme du Guerniec reviendra aux mains du plus offrant.

3 septembre 2019 / Justine Guitton-Boussion Daoulas (Finistère)

https://reporterre.net/

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03 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

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