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26 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (rue 89)

Manif 12 avril 2014 Paris

Philippe Poutou et Bordeaux en Luttes prêts à cogner tous azimuts

Alliance du NPA et du collectif Bordeaux Debout, soutenu par la France insoumise, la liste de gauche radicale veut donner un débouché politique local au mouvement social. Elle écarte d’office tout soutien à Bordeaux Respire, la liste de l’écologiste Pierre Hurmic.

Présenter la liste Bordeaux en luttes ce vendredi 24 janvier, « jour de grève nationale et de manifestation, ça nous correspond totalement », démarre Philippe Poutou à l’Utopia. « On est tous investis dans la contestation contre la réforme des retraites et avec les Gilets jaunes, poursuit le syndicaliste de la CGT Ford. C’était con qu’on n’arrive pas à concrétiser sur le terrain électoral les liens tissés sur le terrain. »

Car l’union de la gauche radicale a bien failli ne pas voir le jour – le NPA (nouveau parti anticapitaliste) de Poutou et Bordeaux Debout, un collectif animé notamment par les membres de la France insoumise, étaient à deux doigts de faire liste à part.

Anticapitalisme municipal

Finalement, ils ont conclu une « plateforme d’accord », où « Bordeaux en Luttes » s’affiche comme une liste « de militant(e)s ou sympathisant(e) d’organisations politiques, syndicales, associatives révolté(e)s par la société actuelle (…). Nous sommes anticapitalistes parce que nous luttons contre ce système qui exploite sans limite la majeure partie de l’humanité et la nature. »

Aux côtés de Philippe Poutou, candidat aux municipales à Bordeaux en 2014 (2,5%) entre ses deux tentatives aux présidentielles, cinq premiers candidats ont été présentés la presse.

Chapelle sans catho basque

Parmi eux, Antoine Boudinet, étudiant et militant du collectif des « Mutilés pour l’exemple » – il a perdu une main dans l’explosion d’une grenade, le 8 décembre 2018 à Bordeaux lors d’une manifestation des Gilets jaunes et Sylvie Nony, universitaire et membre d’Alerte Pesticides Haute Gironde et de Bordeaux Debout.

« On représente un espoir car les autres candidats n’étaient pas là pendant les manifs, dit cette dernière. Certains attendent beaucoup de nous et ont poussé pour qu’on sorte de nos chapelles. »

Mais pas trop quand même… Le texte d’accord acte ainsi que Bordeaux en Luttes « ne soutiendra pas, en aucun cas, ni ne fusionnera avec la liste Bordeaux Respire lors d’un second tour éventuel, que nous y soyons ou pas ». Philippe Poutou s’en justifie ainsi :

« On ne divise en rien car les candidats déjà en lice n’ont rien à voir avec nous. Ce sont des représentants des possédants, de la bourgeoisie bordelaise, ils sont tous libéraux. Ils représentent un autre camp social. »

Alors que la France insoumise n’écartait pas l‘option d’un rapprochement avec les écologistes, Bordeaux en Luttes ferme la porte à Pierre Hurmic et ses alliés socialistes. Le premier, surnom-mé le « catho basque », « n’a jamais été là ni dit un mot pour soutenir le combat des Ford, il est du mauvais côté de la barrière », selon Philippe Poutou. Les seconds ont « trahi » et leur passif (loi travail sous le quinquennat Hollande, cogestion avec la droite au niveau métropolitain) ne passe pas à l’extrême-gauche.

La dialectique peut-elle casser des briques ?

Celle-ci ne craint-elle pas de contribuer au maintien de la droite à la mairie de Bordeaux, même si elle « étouffe la ville » depuis 75 ans ? Le leader des Ford Blanquefort ne voit de différences entre ses rivaux, et ne se projette ni dans une victoire ni dans quelque accord incontournable pour gérer la ville, et a fortiori la métropole.

Car à quoi bon remporter des élections municipales qui « pas plus que les autres, ne modifient le système dominant »… Derrière cette dialectique toute trotskiste, l’accord de Bordeaux en Luttes ajoute néanmoins que ce scrutin permet « de montrer que des solutions concrètes aux problèmes des habitante(e)s d’une ville passent par d’autres choix ».

Lesquels ? Le programme, qui sera en construction tout au long de la campagne, revendique d’emblée une « démarche d’exigence démocratique », à travers le référendum d’initiative communale ou les conseils de quartier décisionnaire – notamment dans ces quartiers populaires dont Bordeaux en Luttes rêve de susciter la participation.

Pose ton gun

A l’instar de la gratuité des transports en commun, mantra de la FI pour les municipales, Philippe Poutou souhaite en outre que « tout l’argent de Bordeaux réponde aux besoins des plus pauvres », que plus personne n’y dorme à la rue, ou que les services publics (eau, transports, énergie, logements, déchets…) soient gérés en régie.

Enfin, l’équipe de Bordeaux en Luttes réclame « une enquête indépendante pour vérifier les agissements du préfet Lallement » pendant le mouvement des Gilets jaunes. « Si un préfet peut faire ce qu’il veut, envoyer les blindés, il y a un problème politique, estime l’ancien candidat à l’Elysée. C’est aussi pour cela que nous sommes contre l’armement de la police municipale. »

Créditée de 6% avant même d’entrer en campagne, la liste Bordeaux en Luttes a en revanche bien l’intention de défourailler.

Simon Barthélémy 25/01/2020

https://rue89bordeaux.com/

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26 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

1789 (révolution ucl)

bourgeois-et-bras-nus-9782913112018_0

La Révolution française de 1789 /1794

La Révolution française de 1789 / 1794 a marqué la fin du régime féodal en France. Pourtant, la bourgeoisie française éprouve aujourd’hui de la gêne, voire de l’hostilité, face à cet événement fondateur de son propre règne.

Seuls les débuts de la Révolution sont glorifiés, présentés comme la victoire d’un peuple uni face aux injustices de l’Ancien Régime. La suite est souvent présentée comme le déferlement de violence d’une populace inculte et manipulée par des révolutionnaires fanatiques.

Contrairement à ce qu’on entend trop souvent, la Révolution française n’a pas été l’aboutissement des « progrès de la Raison ». Elle marqua surtout l’entrée en action des classes populaires contre un régime politique et économique qui les étouffait. Comme l’écrivait Trotsky, une révolution est avant tout « une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées ». C’est à ce titre que la Révolution française est toujours riche en leçons, pour ceux qui veulent transformer la société.

Les contradictions de la société féodale

A la veille de la Révolution, la population française est composée à 80 % de paysans. Le secteur industriel est nettement moins important qu’en Grande-Bretagne, où le développement du capitalisme est plus avancé. L’« industrie » française peine à dépasser le stade de l’artisa-nat. Dans tout Paris, on ne compte qu’une cinquantaine d’usines et d’ateliers employant entre 100 et 800 travailleurs. Il n’existe qu’un prolétariat embryonnaire.

Des éléments de capitalisme existent, pourtant.

Il y a bien une bourgeoisie riche et puissante, mais son développement « normal » est entravé par les restrictions féodales. Les corporations encadrent les activités de leurs métiers avec une telle rigueur qu’elles freinent le développement des forces productives.

Par exemple, la règle à calcul (ancêtre de la calculatrice) n’est quasiment pas employée en France, alors qu’elle est largement utilisée dans les usines et les chantiers navals de Grande-Bretagne. C’est que la production d’un tel outil nécessiterait l’entente entre plusieurs corps de métiers différents, ce qui contreviendrait aux règles du corporatisme, lesquelles interdisent de divulguer les savoir-faire de métiers.

L’ensemble du système féodal est à bout de souffle.

La société d’ordres (noblesse, clergé et tiers-état) profite aux deux premiers, au détriment de l’immense majorité de la population. Les paysans doivent payer des redevances à leur seigneur, auxquelles s’ajoute l’impôt dû au clergé (dîme). Ils subissent aussi des impôts royaux directs (taille, vingtième) et indirects (gabelle). Une fois le tout payé, il ne reste plus grand-chose aux paysans, pour survivre.

A l’autre pôle de la société, la monarchie en pleine décadence se gave et continue de mener des guerres lointaines, qu’elle finance par de nouveaux impôts. Alors que les révoltes de la faim se multiplient, le gouvernement en déficit veut mettre en place un nouvel impôt, mais la noblesse refuse d’y contribuer.

Pour tenter de trouver une solution à la crise financière, Louis 16 convoque des « Etats Généraux ». Mais le résultat de la manœuvre n’est pas celui escompté : les « cahiers de doléances », rédigés par le peuple, réclament la fin des privilèges des nobles.

Ce manque de discernement de la majorité de la classe dirigeante, qui bloque des mesures rognant légèrement ses privilèges, alors que ces mesures pourraient sauver le système qui la nourrit, est typique d’une situation pré-révolutionnaire.

Comme le faisait remarquer Lénine, une révolution commence toujours par une division au sommet de la société. Incapable de faire avancer la société, la classe dirigeante commence à se fissurer, à la recherche de solutions contradictoires. Et c’est par ces fissures que s’engouffre la révolte des masses.

Du « Règne de la Raison » à l’idéologie libérale

La Révolution qui commence en 1789 ne se fait pas pour le compte de la majorité de la population. Si elle abolit les anciens ordres, seule une minorité en profite pleinement. En effet, dans cet ensemble hétérogène (le tiers) se côtoie la totalité de la population n’appartenant ni à la noblesse, ni au clergé. S’y trouvent donc mélangés les paysans pauvres et les grands bourgeois, les salariés et leurs patrons, les petits artisans et les riches fournisseurs : autant de couches sociales aux aspirations bien différentes.

Si la masse des paysans et des artisans espère que l’abolition des droits seigneuriaux débouchera sur la fin des famines et de la misère, la bourgeoisie, elle, aspire à la « liberté d’entreprendre », c’est-à-dire d’exploiter les pauvres.

Mais à elle seule, la bourgeoisie n’est pas assez forte pour renverser le régime.

Elle doit s’appuyer sur la mobilisation des masses. L’abolition des privilèges, le 4 août 1789, n’a pu être obtenue qu’à la suite de la « Grande Peur », une vague de soulèvements spontanés des paysans contre leurs seigneurs. Or, pour mobiliser les couches les plus opprimées de la société, la bourgeoisie doit s’appuyer non sur les valeurs du « libre marché », mais sur les aspirations à davantage de justice et d’égalité.

Engels expliquait ainsi cette dynamique :

« A côté de l’opposition entre la noblesse féodale et la bourgeoisie qui se donnait pour le représentant de tout le reste de la société, existait l’opposition universelle entre exploiteurs et exploités, riches oisifs et pauvres laborieux. Et c’est justement cette circonstance qui permit aux représentants de la bourgeoisie de se poser en représentants non pas d’une classe particulière, mais de toute l’humanité souffrante. »

C’est de ce tour de passe-passe qu’est sortie l’idéologie républicaine, qui prétend établir une égalité « légale » entre exploités et exploiteurs, entre affamés et affameurs. Les dirigeants bourgeois de la Révolution française ont beau en appeler à la Raison et à l’Egalité, son résultat sera le transfert du pouvoir d’une minorité à une autre minorité.

La bourgeoisie possédante est représentée à l’Assemblée par les Girondins.

Dans un premier temps, ils se situent au centre ( à gauche des monarchistes) et font figure de républicains « modérés ». Ils appliquent le programme de leur classe : le maintien de l’ordre et de la propriété. La Constitution de 1789 définit le droit de propriété comme « inviolable et sacré ». Pourtant, la Révolution déborde à plusieurs reprises ce carcan bourgeois, sous l’impact de l’entrée en action des masses, qui poussent en avant leurs représentants jacobins.

L’action des masses et la Terreur

Le 14 juillet 1789 n’est que le début de la Révolution. La focalisation des commémorations sur 1789 n’a rien d’anodin. Cette année-là, la grande bourgeoisie – aux côtés de la noblesse « réformiste » – domine encore les débats politiques. Mais en mobilisant les masses contre le régime, elles les ont mises en mouvement et en ont perdu le contrôle.

A de nombreuses reprises, c’est l’intervention directe des masses, en particulier à Paris, qui pousse en avant la Révolution. C’est le cas en octobre 1789, lorsque l’Assemblée cherche un moyen légal de limiter le pouvoir royal.

Les femmes de Paris envahissent le château de Versailles et ramènent le roi à Paris, sous la surveillance directe du peuple. C’est de nouveau le cas en août 1792, lorsque le roi attend son salut des armées monarchistes qui envahissent le pays. Alors, le peuple de Paris n’attend pas la fin des délibérations de l’Assemblée ; prenant d’assaut, les armes à la main, le palais des Tuileries, il arrête le roi et met fin, de facto, à la monarchie.

De nos jours, les historiens bourgeois se lamentent sur la « Terreur révolutionnaire ».

Les « massacres de septembre » 1792, pendant lesquels la foule parisienne tue les aristocrates prisonniers à Paris, sont souvent présentés comme la preuve qu’une Révolution se termine toujours dans un bain de sang.

Mais, en réalité, tout comme la Terreur de 1793 / 1794, cet acte de fermeté sanglante est une réponse aux menaces des royalistes insurgés et des armées d’invasion envoyées par les monarchies coalisées d’Europe.

A l’été 1792, le Manifeste de Brunswick exige la reddition sans condition du régime révolu-tionnaire et le retour à l’ordre monarchique, faute de quoi les armées prussiennes livreront Paris à « une exécution militaire et une subversion totale ».

La réaction du peuple à ces menaces doit être analysée comme un acte d’autodéfense visant à terroriser les ennemis de la Révolution. Ceux qui s’en scandalisent se montrent souvent beaucoup plus tolérants à l’égard de la « Terreur blanche » qui a sévi – contre les révolutionnaires.

Les limites objectives de la Révolution

Au fil des événements, la situation se polarise : les jacobins sont poussés vers la gauche par les masses plébéiennes, ce qui entraîne la Révolution au-delà de ses cadres bourgeois. Paradoxalement, ils se battent contre ceux qui hériteront ensuite des conquêtes de la Révolution : la grande bourgeoisie naissante.

Mais, malgré les tendances communistes qui transparaissent dans certains de ses épisodes, la Révolution française ne pouvait déboucher sur une société socialiste. Pour cela, il lui manquait à la fois une base sociale et des forces productives suffisamment développées.

La classe ouvrière était encore trop faible, numériquement et socialement, pour prendre conscience d’elle-même comme classe spécifique, sans même parler de prendre le pouvoir. Le capitalisme n’avait pas eu le temps de jouer son rôle, qui était de poser les bases nécessaires à la transformation socialiste de la société.

La chute de Robespierre et des jacobins, en juillet 1794, marque un tournant.

Le pendule révolutionnaire repart vers la droite. Le mouvement insurrectionnel des masses plébéiennes est à bout de souffle – et la bourgeoisie reprend le contrôle de la situation, livrant à sa vengeance sanglante tous ceux qui avaient été en avance sur l’histoire.

La Révolution française a balayé l’Ancien Régime et instauré, sur ses ruines, l’empire de l’exploitation capitaliste et du « libre marché ».

L’implication des masses populaires l’a poussée au-delà de sa base bourgeoise, mais ce mouvement a fini par se heurter à ses limites objectives.

Aujourd’hui, la République française se gargarise d’être le « pays des droits de l’homme ».

Mais la République capitaliste actuelle ne contient plus un seul atome de contenu progres-siste ; elle cache de plus en plus mal la domination économique et politique de la grande bourgeoisie.

Il nous reste la « liberté » de manifester sous les gaz lacrymogènes, « l’égalité » des chances face au chômage de masse, et la « fraternité » des contrôles de police… Il nous faut une nouvelle révolution, socialiste, cette fois-ci !

22 septembre 2019 Marie L.

https://www.marxiste.org/

Lire aussi:

Les classiques de la subversion : « Bourgeois et bras nus »

« Bourgeois et bras nus » de Daniel Guérin

BOURGEOIS ET BRAS-NUS : réédition du livre de Daniel Guérin 

Club breton

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

classe sauvage (le télégramme)

Après avoir participé à la manifestation interprofessionnelle, une cinquantaine d’enseignants se sont réunis, ce vendredi en début d’après-midi, devant la direction départementale de l’Éducation nationale, à Quimper. Un rendez-vous organisé, sous forme humoristique, à l’initiative de deux collectifs cornouaillais (Concarneau-Rosporden et Quimperlé). L’occasion « de montrer que nous n’avons aucune confiance après les promesses de revalorisation de nos salaires », explique Yannick Lesné, professeur au collège Pensivy de Rosporden, également inquiet de la mise en œuvre du nouveau Bac, comme ses confrères présents à la cité administrative de Ty Nay.

https://www.letelegramme.fr/

 

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (le télégramme)

incompetents
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Retraites : le Conseil d’État offre des arguments aux opposants

Les syndicats et responsables politiques opposés à la réforme des retraites ont salué ce samedi l’avis du conseil d’État d’une « extraordinaire sévérité », qui justifie le retrait « immédiat » d’un projet « incohérent » et « mal ficelé ».

« Sur la forme et sur le fond, le Conseil d’État confirme en tout point ce que nous exprimons depuis le début. Il y a un vrai problème de consistance juridique du texte », a réagi ce samedi auprès de l’AFP François Hommeril, le président de la CFE-CGC.

Saisie le 3 janvier, la plus haute juridiction administrative française a critiqué vendredi le choix de recourir à 29 ordonnances, ce qui « fait perdre la visibilité d’ensemble » et a pointé des projections financières « lacunaires ».

Le jour même de l’adoption du projet en Conseil des ministres, le Conseil d’État a souligné que l’engagement de revalorisation des enseignants et des chercheurs était condamné à dispa-raître du texte. En outre, il a déploré n’avoir disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi (organique et ordinaire), qui ont en outre été modifiés à six reprises durant cette période.

« Ils ont quand même pu valider la quasi-totalité des deux textes qui leur ont été proposés et ils ont fait des recommandations au gouvernement que le gouvernement entend », a réagi ce samedi Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État en charge des Retraites, sur France 3 Nord-Pas-de-Calais. « J’entends qu’on puisse se poser des questions », avait dit la veille sur BFMTV le Monsieur Retraites du gouvernement. « Le cadrage budgétaire est clair. Nous ne faisons pas ça pour faire des économies, nous le faisons pour être plus redistributifs, plus solidaires », avait-il ajouté.

« Amateurisme et improvisation »

Mais pour François Hommeril, « aucun travail sérieux n’a été fait. Sur le dispositif de financement à long terme, on n’a aucune visibilité ». Même critique sur Europe 1 d’Yves Veyrier, le secrétaire général de Force Ouvrière, pour qui « le gouvernement ne maîtrise absolument pas son sujet ».

« Le Conseil d’État démonte l’artifice de communication du « un euro donnera les mêmes droits » et du système censé être plus simple, soulignant la complexité et la diversité des règles de cotisation et d’ouverture des droits », écrivait la veille son syndicat dans un communiqué.

FO et la CFE-CGC mènent la fronde syndicale contre la création d’un système « universel » par points des retraites depuis le 5 décembre avec la CGT, Solidaires, la FSU et des organisations de jeunesse, dont l’Unef.

Une nouvelle journée interprofessionnelle nationale est programmée mercredi, après celle de vendredi, le projet devant être transmis à l’Assemblée nationale pour un débat en séance publique à partir du 17 février, en procédure accélérée.

Entre-temps, une « conférence de financement » doit être installée jeudi pour trouver les moyens d’amener le système à l’équilibre en 2017. « Dans des termes polis, le conseil d’État dit qu’il faut mettre ce projet mal bâti à la poubelle. Et ce n’est pas la conférence de financement qui changera les choses », a relevé Éric Beynel (Solidaires).

Dans l’opposition, les appels à retirer le texte se sont multipliés sur les réseaux sociaux depuis vendredi soir. « Sincèrement, j’ai rarement lu un avis aussi négatif », écrit sur son compte Facebook Valérie Rabault, la présidente des députés socialistes. Pour Olivier Faure, premier secrétaire du PS, « on reste sidérés par le niveau d’amateurisme et d’improvisation du gouvernement pour une réforme aussi cruciale »

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon a sélectionné un « best-of » de morceaux choisis dans l’avis du Conseil d’État, qui « claquent comme des gifles ». Cet avis « flingue la loi retraites », selon le leader de la France insoumise. Sébastien Jumel (député PCF) évoque un « tacle » au projet d’Emmanuel Macron, une « réforme bâclée visant un socle de notre République ».

Pour Julien Aubert, député LR, « en terme polis, cela veut dire « ce projet de réforme n’est ni fait ni à faire »». «Quand on saisit le Conseil d’État avec désinvolture et que l’Assemblée nationale est traitée comme quantité négligeable, ça donne un texte incohérent et mal ficelé ».

Du côté des avocats, très mobilisés depuis janvier contre le projet de réforme, la sanction est aussi tombée. « « Insuffisance des projections financières effectuées, délais trop courts d’examen du texte, caractère relatif de son universalité ». Mais peut-être que le Conseil Etat n’a rien compris, lui aussi… », a ironisé Christiane Feral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux sur Twitter.

25 janvier 2020

https://www.letelegramme.fr/

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

repùblica! (pùblico)

 reyes

Qu’est-ce que tu demandes aux rois (père Noël)? Qu’ils abdiquent!

50 députés et sénateurs boycottent le roi

Aucun des parlementaires de l’ERC, JxCat, Bildu, CUP et BNG n’assistera à l’ouverture solennelle des tribunaux qui se tiendra au Congrès le 3 février. Un total de 49 représentants qui ne participeront pas à l’événement avec Felipe 6, le plus grand nombre dans l’histoire récente.

Le roi Felipe 6 ne prononcera pas son discours d’ouverture de la législature devant tous les représentants du Parlement. Au moins 49 députés et sénateurs ne participeront pas à la soi-disant ouverture solennelle des Cortes qui se tiendra le 3 février à la chambre basse.

Les députés de l’ERC (13), JxCat (8), Bildu (5), CUP (2) et BNG (1) ne participeront pas à l’événement, comme l’ont confirmé ces formations. Pas plus que les 15 sénateurs ERC, Bildu et JxCat au sénat.

Des partis tels que l’ERC ou Bildu ont déjà boycotté l’ouverture de la législature à une occasion, mais cette année, nous devons ajouter l’absence de forces qui avaient assisté  d’autres années (comme JxCat), ainsi que de nouvelles formations au Congrès (CUP) et d’autres qui n’avaient pas obtenu de représentation ces dernières années (BNG).

Les partis catalans sont en conflit avec Felipe 6 depuis le discours qu’il a prononcé le 3 octobre 2017 dans lequel il a dénoncé la consultation 1-O (vote interdit blog). À cette époque, le monarque a accusé les formations indépendantistes de violer systématiquement les normes légalement et légitimement approuvées, démontrant une déloyauté inadmissible envers le pouvoir d’État. Avec leur comportement irresponsable, elles peuvent mettre en danger la stabilité économique de la Catalogne et de tous Espagne « , avait-il dit.

Au discours du roi, la réplique des souverainistes a été de noter l’absence de référence aux violences policières du 1er octobre et aux blessés, et ils l’ont accusé de s’identifier à la politique de Mariano Rajoy (PP néo franquiste blog), alors président du gouvernement.

De plus, en janvier 2016, Felipe 6 a refusé de recevoir la présidente du Parlement de l’époque, Carmen Forcadell. La députée catalane avait l’intention de se rendre au palais de La Zarzuela pour informer le monarque que Carles Puigdemont avait été investi en tant que président de la Generalitat, une procédure que tous les présidents des parlements régionaux appliquent, après avoir célébré leurs investitures respectives.

La Casa Real a demandé à Forcadell de faire la communication par écrit et finalement la présidente du Parlement n’a pas été reçue par le roi. Dans la décision des cinq formations qui n’assisteront pas à l’ouverture solennelle des Cortes pèse également leur défense du républicanisme et leur rejet de la monarchie, mais la relation avec Felipe 6 est plus tendue en raison du conflit en Catalogne.

Lors du cycle de consultations que le monarque a convoquées en décembre pour l’investiture de Pedro Sánchez,, ERC, Bildu, la CUP et le BNG ont refusé d’assister, JxCat oui.

Lors de l’acte, la président du Congrès, Meritxell Batet, et le monarque prononcent un discours dans la chambre du Congrès devant les députés et les sénateurs. Après la session, le roi préside un défilé militaire, accompagné des présidents du Congrès et du Sénat et des membres du gouvernement.

Dans son discours de 2016, Felipe 6 a fait appel à la «loi» pour résoudre les «problèmes de vivre ensemble» dans l’État, en référence claire à la Catalogne. A cette époque, ni la consultation 1-O ni l’application de l’article 155 en Catalogne ou le processus du processus n’avaient eu lieu. Les membres de Unidos Podemos et du PNV assistent à l’événement, mais n’ont généralement pas applaudi l’intervention du monarque.

Le groupe de Pablo Iglesias a porté des oeillets rouges dans l’hémicycle en hommage aux personnes qui ont combattu contre le régime de Franco, et l’ancien député Diego Cañamero portait un T-shirt avec le message affirmant « Je n’ai élu aucun roi ».

madrid 23/01/2020 alexis romero

https://www.publico.es/

Commentaire:

ERC: Parti républicain catalan, « social-démocrate »

JxCat: Parti catalan souverainiste « de droite » de Puigdemont

Bildu: Coalition basque, emmenée par les ex de Batasuna (Sortu)

CUP: Indépendantistes catalans anti-capitalistes

BNG: Nationalistes galiciens modérés, comme l’UDB ici.

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

oliver besancenot (npa)

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

pour sama (ouest france)

carhaix

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en Bretagne depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne. L’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vaga-bond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne.

Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce question-nement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

https://www.ouest-france.fr/

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20 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

dinan (ouest france)

les jours heureux

Dinan. Projection-débat autour « des Jours heureux », jeudi 23 janvier

L’Intersyndicale et le collectif citoyen du pays de Dinan organisent une projection-débat du film de Gilles Perret, Les Jours heureux, à l’Émeraude-cinémas, à Dinan (Côtes-d’Armor).

Les représentants de l’intersyndicale dinannaise organisent une projection du film « Les Jours heureux », pour un débat sur l’avenir de la Sécurité sociale.

« Si la réforme de la retraite passe, derrière ce sera au tour de la Sécu… », indique, d’emblée, Philippe Le Drezen, du syndicat FSU.

Pour le faire savoir, l’Intersyndicale et le collectif citoyen du pays de Dinan organisent une projection-débat du film de Gilles Perret, Les Jours heureux, à l’Émeraude-cinémas.

« Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize personnes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance, vont changer durablement le visage de la France. Ensemble, ils vont mettre en place le Conseil de la Résistance d’où découleront la Sécurité sociale et la retraite par répartition, qui protègent depuis les citoyens… »

Auparavant, jeudi 23, à 17 h 30, les syndicats iront remettre les pétitions en cours demandant plus de justice sociale au député Larem, Hervé Berville.

20/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

Jeudi 23 janvier, à 20 h 15, à l’Émeraude-cinémas de Dinan. Entrée, 5 €.

Une nouvelle manifestation est prévue vendredi 24, à 11 h, de la permanence du député, rue de Brest, jusqu’à l’esplanade de la Résistance.

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19 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

les studios brest (ouest france)

vauquier rene

Brest. Quatre films courts de René Vautier aux Studios

Les Rencontres de la Cinémathèque proposent de découvrir le travail du cinéaste engagé de René Vautier, parmi ses films emblématiques. À voir ou revoir au cinéma Les Studios, à Brest, mardi 21 janvier 2020.

Trois questions à Marie Carrez, responsable de la programmation et de l’action culturelle à la Cinémathèque de Bretagne.

Il y a cinq ans disparaissait René Vautier…

Il est décédé en janvier 2015, en effet, et c’est une des raisons pour lesquelles nous avons choisi de programmer certains de ses films. Mais la première raison est que nous souhaitions surtout commencer les Rencontres de la Cinémathèque en 2020 avec un hommage à son œuvre. C’est un cinéaste encore très présent dans l’histoire militante du cinéma breton et national. Nous avons pas mal de demandes pour projeter ses films dans divers lieux à travers la France.

La Cinémathèque de Bretagne est dépositaire de l’ensemble de son œuvre, n’est-ce pas ?

Oui et cela représente environ un volume de quatre-vingts films, longs et courts métrages. Parmi ceux-ci, on a des films emblématiques comme Marée Noire, Colère Rouge sur la lutte des Bretons contre le mazout de l’Amoco Cadiz. Quand tu disais Valéry sur la longue grève des ouvriers de l’usine de fabrication de caravanes, près de Saint-Nazaire. Avoir vingt ans dans les Aurès sur la guerre d’Algérie. Quand les femmes ont pris la colère, sur le féminisme. Un homme est mort, également.

Vous projetez quatre films courts. Comment les avez-vous sélectionnés ?

On a choisi en fonction des sujets importants qu’il a traités au cours de sa vie. Sur la guerre d’Algérie, l’immigration et la colonisation, entre autres. Et on a trouvé que ces quatre films courts étaient représentatifs de ces thèmes.

Afrique 50 est le premier film anticolonialiste de l’Hexagone, tourné en Afrique occidentale française. Les trois cousins est une fiction sur les conditions de vie de trois cousins algériens à la recherche d’un travail en France.

Techniquement si simple raconte le parcours d’un technicien coopérant qui se remémore son travail d’installation de mines destinées à tuer des civils, durant le conflit algérien. Le Remords, enfin, est un film dialogue durant lequel René Vautier s’interroge sur son incapacité à dénoncer un fait divers raciste dont il est témoin entre un Algérien et un policier parisien.

vautier

Mardi 21 janvier, à 20 h 15, au cinéma Les Studios, 136, rue Jean-Jaurès à Brest. La projection sera suivie d’un temps d’échange autour d’un verre. Avec la participation de Moïra Chappedelaine-Vautier.

19/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

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18 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

macron (révolution permanente)

varennes

Macron exfiltré d’un théâtre parisien sous pression des manifestants

L’information est confirmée par plusieurs journalistes présents sur place : Macron aurait été exfiltré d’un théâtre parisien pour fuir les manifestants venus l’interpeller sur réforme des retraites. 

La scène, confirmée par plusieurs journalistes présents sur place, est inédite : un président exfiltré sous les huées alors qu’il pensait pouvoir assister sans être inquiété à une représen-tation dans le théâtre parisien des Bouffes du Nord.

Inédite mais à l’image d’un pouvoir autoritaire et détesté par une large partie de la population. À l’image de la violence de ses contre-réformes et du modèle néolibéral qu’il cherche à imposer et de l’arrogance macronienne vis-à-vis de ceux qui veulent contester. Un pouvoir le pied à terre, bien loin de l’illusion jupitérienne du début de mandat.

La majorité présidentielle s’est dépêchée de réagir à l’annonce sur les réseaux sociaux et les plateaux télé. Aurore Bergé – qui continue de nier l’exfiltration malgré la confirmation de plusieurs journalistes – s’est fendue d’un tweet dénonçant la « force » et la « violence » de cette action devant le théâtre et invoquant la « démocratie ».

Cette ligne de défense du président est particulièrement hypocrite dans le contexte actuel, venant de la part d’un gouvernement toujours plus impopulaire, atteignant avec peine les 20% de soutiens, qui cherche à imposer son projet de réforme de retraites face à un mouvement de contestation qui est considérée « justifié » par 66% de la population.

Sa réforme est d’ailleurs devenue tellement impopulaire que le gouvernement cherche à passer en force à l’Assemblée Nationale où il dispose pourtant d’une majorité, choisissant la voie d’une procédure d’accélérée, des ordonnances et même possiblement d’un 49-3.

D’autre part, aucune « violence » n’apparait sur les différentes images filmées sur place. Au contraire, c’est une ambiance bon enfant qui a accueilli le président de la République avant la charge des forces de l’ordre pour déloger l’entrée et exfiltrer le président.

Une action pacifique bien loin de la violence devenue habituelle des forces de répression contre le mouvement social qui s’est largement accentuée depuis l’arrivée au pouvoir de Macron, à l’image des dizaines de mutilés du mouvement des Gilets Jaunes et des nombreuses images de violences policières depuis le 5 décembre.

Avec l’exfiltration de Macron, c’est bien le symbole d’un pouvoir toujours plus autoritaire et détesté qui s’est exprimé.

Georges Camac samedi 18 janvier

https://www.revolutionpermanente.fr/

Commentaire:

« Révolution Permanente » est un courant du NPA

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