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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

présidentielle (jdd)

macron 2

Présidentielle : le front républicain s’effriterait en cas de duel Macron-Le Pen, selon un sondage

Un enquête réalisée par Harris Interactive pour Commstrat, révélée par L’Opinion, indique qu’une majorité d’électeurs ne reporterait par leur voix en faveur d’Emmanuel Macron, en cas de duel au second tour entre le candidat LREM et la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.

Un « front républicain » mis à mal. D’après un sondage Harris Interactive pour Commstrat, publié par L’Opinion ce lundi, Emmanuel Macron sortirait gagnant de la prochaine présidentielle de 2022 avec 53% des voix au second tour, face à la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée de 47% d’intentions de vote.

Néanmoins, indique l’enquête, une majorité d’électeurs, des Insoumis à la droite, refuseraient de reporter leurs votes au second tour sur le président sortant pour faire barrage au RN, au nom d’un « front républicain ».

Le sondage, réalisé sur un échantillon de 1 029 personnes représentatif de la population française, interrogeait les participants sur leurs intentions de vote au second tour, en fonction de celles du premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour France Insoumise, Anne Hidalgo pour les socialistes, Yannick Jadot pour les écologistes ou Xavier Bertrand pour la droite.

C’est du côté des électeurs du candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon que le refus de se positionner est le plus majoritaire : 52% d’entre eux indiquent leur intention de s’abstenir ou voter blanc en cas de duel Macron-Le Pen.

Les 48% d’électeurs restant opteraient à part égale entre les deux candidats : 24% pour le candidat LREM, 24% pour la candidate RN. Le leader de France Insoumise a déjà indiqué qu’il ne donnerait pas de consignes de vote dans ce cas de figure.

Les écologistes majoritairement favorables à un report vers Macron

Les électeurs de la maire de Paris Anne Hidalgo seraient 50% à s’abstenir ou voter blanc dans le cas de figure d’un second tour Macron-Le Pen, tandis que 41% d’entre eux accorderaient leur voix au président de la République sortant.

Seul l’électorat du candidat supposé écologiste Yannick Jadot se reporterait majoritairement, 51% d’entre eux, vers le candidat LREM. Et 5% d’entre eux voteraient pour Marine Le Pen.

A droite, les voix sont partagées. Parmi les électeurs de Xavier Bertrand, 41% ne se positionneraient pas en cas de duel Macron-Le Pen au second tour. Ils seraient en revanche 38% à accorder leurs voix à Emmanuel Macron et 21% à voter Marine Le Pen.

Un électorat fidèle à Marine Le Pen

Enfin, l’enquête s’intéresse également à la fidélité de l’électorat des deux candidats. 69% des sympathisants LREM interrogés indiquent qu’ils feront le même choix en 2022. Davantage que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (55%) ou que les transferts de voix de Benoît Hamon vers Anne Hidalgo (29%) ou l’écologiste Yannick Jadot (29%)

Marine Le Pen jouit quant à elle d’une base solide : 84% de ses électeurs de 2017 indiquent leur intention de confirmer leur choix lors de la prochaine échéance électorale, indique Harris Interactive. Un chiffre qui grimpe à 90% d’entre eux, si la candidature de Xavier Bertrand est remplacée par celle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

8 mars 2021 Mathilde Durand

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

gael quirante (sud 92)

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CAGNOTE

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

feminisme

Le 8 mars et tous les autres jours de l’année, vive la lutte des femmes pour leur émancipation !

Il est toujours utile de le rappeler, le 8 mars ce n’est pas la « journée de La Femme », mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Cette journée existe depuis 1910, son origine s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, dès la fin du 19ème siècle.

Elle est aujourd’hui l’occasion de rappeler que les combats pour l’égalité sont toujours indispensables et que la lutte pour les droits des femmes et leur émancipation, c’est toute l’année ! 

En 2021, la lutte contre les inégalités hommes-femmes et pour les droits des femmes toujours nécessaire

Les violences sexistes et sexuelles, les stéréotypes de genre, les inégalités professionnelles – notamment salariales – sont toujours à combattre et concernent toute la so­ciété, tous les milieux et tous les âges.

Parce que dans le monde : une femme sur trois subit du harcèlement sexuel au travail, que chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille, que les femmes et les filles constituent 72% des victimes de trafic d’être humain, que la violence scolaire basée sur le genre est un obstacle majeur à la scolarisation universelle et à la réalisation du droit à l’éducation des filles.

Petit à petit, les femmes s’affranchissent du silence pesant sur les violences sexistes et sexuelles. Aujourd’hui partout dans le monde des milliers de femmes et d’hommes dénoncent ces violences ! Le silence se brise, des milieux du cinéma aux bancs des grandes écoles, en passant par les entreprises, les partis politiques et les syndicats, on balance les porcs !

L‘accès à l’IVG reste un combat permanent et un élément du rapport de force pour l’égalité des droits, pour le libre choix, pour le droit et l’accès à la santé. Ces derniers mois, la Pologne a occupé une large part de l’actualité par les manifestations d’ampleur en défense de l’IVG.

C’est l’Argentine qui a donné à ce combat toute sa dimension actuelle et a fait souffler un vent de confiance retrouvée. Après des décennies de combats idéologiques et de rue sur un continent maintes fois sous le joug de dictatures et de régimes autoritaires, les militantes argentines ont fait plier l’État et son alliée, l’Église catholique, en imposant une loi rendant légal l’avortement sans condition jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse

Pour lutter contre les inégalités dans le monde du travail, les femmes se sont empa­rées à maintes reprises de l’arme par excel­lence des travailleuses : la grève !

A travail égal, salaire non égal ! En moyenne, tous postes, secteurs et temps de travail confondus, il existe une différence de salaire net de 24 % entre les femmes et les hommes ; cet écart est de 18% sur l’ensemble des contrats à temps plein. Il s’agit de discrimination pure.

Les femmes subissent particulièrement la précarité, les temps partiels imposés, les petits boulots précaires. Et par ces temps de licenciement, les premiers à pâtir sont les femmes car le plus souvent précaires, intérimaires.

La pandémie et les confinements ont mis en lumière que les femmes sont indispensables au fonctionnement de la société et invisibilisées en permanence : les femmes, et toujours plus les femmes migrantes, sont majoritaires dans les emplois du soin, de la santé, de l’éducation, du nettoyage, du commerce.

Elles sont sous-payées, peu ou pas reconnues … malgré les belles promesses et les applaudissements, rien n’a bougé ni revalorisation des salaires, ni embauches statutaires !

Pour les femmes comme pour l’ensemble de notre camp social, c’est pour toutes et tous et toute la journée que le 8 mars devrait redevenir un jour de grève générale.

Car c’est le moyen qui nous permettrait à la fois de nous retrouver massivement dans la rue et de bloquer la machine économique au service du patronat et d’une société patriarcale devenue tellement insupportable !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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07 mars 2021 ~ 0 Commentaire

lannion

lannion

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04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

hauts de france (jdd)

union

Régionales dans les Hauts-de-France 

Mélenchon rebat les cartes, la gauche cherche l’union

Le communiste Fabien Roussel qui envisageait d’être tête de liste PCF-PS-LFI aux régionales dans les Hauts-de-France a été court-circuité. Malgré tout, les trois forces politiques ainsi que les écologistes plaident pour une union dès le premier tour.

Mardi soir, le bureau national du Parti socialiste devait entériner l’union avec les communistes et les insoumis pour les régionales dans les Hauts-de-France. Avec comme tête de liste, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

« Ce projet a été annihilé par Jean-Luc Mélenchon. La France Insoumise met à poil Fabien Roussel », décrypte l’une des parties prenantes au JDD. « Un coup de Jarnac incroyable », dit un autre. La raison? Les velléités du communiste d’être candidat à la présidentielle, comme le raconte Playbook ce matin. La conséquence? Le candidat insoumis Ugo Bernalicis annonçait, quelques heures avant le bureau national du PS, son rapprochement avec… la liste écologiste emmenée par Karima Delli.

Une réunion prévue ce vendredi

Les cartes rebattues, l’union de toute la gauche dès le premier tour n’est pas pour autant inenvisageable. Joint par le JDD, le sénateur et candidat socialiste Patrick Kanner se dit favorable à « un accord à quatre dès le premier tour pour le plus grand rassemblement possible, dans le respect de chaque force et de son poids politique effectif ».

Les discussions ont repris ces dernières heures, et une réunion est prévue ce vendredi entre l’ancienne ministre PS, Karima Delli et Fabien Roussel.

« Dans ma région des Hauts-de-France, je ferai tout ce que je peux pour qu’il y ait une seule liste rassemblant l’ensemble des forces de gauche et écologistes », a d’ailleurs déclaré le communiste sur BFMTV ce jeudi matin.

Mais pour celui qui en a profité pour faire acte de candidature pour la présidentielle (les militants PCF se prononceront sur la stratégie le 9 mai), la tête de liste n’est plus d’actualité aux régionales. « Celle qui tient le fil, c’est Karima Delli », confie aujourd’hui un socialiste. Sur Twitter, l’eurodéputée EELV a réitéré mercredi son « appel à toutes les forces de gauche ».

Un accord la semaine prochaine?

Pour battre le sortant Xavier Bertrand (DVD) et combattre la liste du Rassemblement national de Sébastien Chenu, les quatre forces politiques parviendront-elles à se rassembler?

« Nous tendons la main à nos camarades communistes (…) et au vu de la situation dans la région, si le PS voulait participer à une liste de large rassemblement, nous n’y serons pas opposés », a indiqué mercredi Ugo Bernalicis (LFI) sur France 3. Les prochaines heures seront décisives. « Ce rassemblement qui semblait impossible pourrait le devenir », veut croire un socialiste qui espère « un bon accord affichable dès la semaine prochaine ».

Il y a six ans, Pierre de Saintignon (PS), Fabien Roussel (PCF) et Sandrine Rousseau (EELV) étaient chacun partis de leur côté au premier tour. Pour faire barrage à Marine Le Pen, le socialiste s’était finalement retiré au second tour et depuis 2015, aucun élu de gauche ne siège au Conseil régional.

4 mars 2021 Anne-Charlotte Dusseaulx

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Lire aussi:

Valérie Pécresse, la présidente sortante de la Région Île-de-France fait largement la course en tête. Créditée de 33% des intentions de vote au premier tour, la candidate de la droite (soutenue par LR et l’UDI) obtient un score plus de deux fois supérieur à celui de Jordan Bardella (15%), le représentant du Rassemblement national. Celui-ci est suivi de près par Audrey Pulvar (13%), à la tête d’une liste PS-PRG, et par Laurent Saint-Martin (13% également) candidat LREM, épaulé par le MoDem et Agir. Puis Julien Bayou (11%), pour EELV et Génération.s, et Clémentine Autain (10%), pour LFI et le PCF. Une liste Debout la France récolterait 4% des suffrages.

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (l’anticapitaliste)

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03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

commune (l’anticapitaliste)

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1871-2021 : La Commune de Paris et nous

Mardi 16 mars sur les pages de la Gauche anticapitaliste, la Formation Léon Lesoil, Contretemps et l’Anticapitaliste.

Il y a 150 ans, les classes populaires de Paris se soulevaient contre l’oppression et l’exploitation.
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Dans un contexte social et politique très tendu, Paris bouillonne. L’Empire de Louis-Napoléon Bonaparte s’effondre en 1870 dans la défaite militaire face à la Prusse, et la Troisième République est sur le point de naître.
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Alors que la guerre se termine, après avoir transféré le siège de l’Assemblée nationale à Versailles, le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer de force la Garde Nationale, composée en majeure partie des ouvriers et artisans de Paris.
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Ce jour-là, les soldats chargés de prendre les canons refusent de tirer sur le peuple de Paris et fraternisent avec la Garde Nationale. Dans tout Paris, des barricades se dressent et le pouvoir passe entre les mains du Comité Central de la Garde Nationale, composé d’officiers élus et révocables.
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Ceux-ci décident d’organiser les élections le 26 mars, et, le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée.
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La Commune interdit le cumul des mandats, pose les bases d’un enseignement gratuit, laïc et obligatoire, reporte l’échéance des loyers, crée des boucheries municipales subventionnées, supprime le travail de nuit des ouvriers boulangers, permet la réquisition des ateliers par la collectivité ouvrière, etc.
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Furieux, le gouvernement Versaillais revanchard va massacrer les Communards lors de la Semaine Sanglante du 21 au 28 mai 1871. Des communards s’exilent en Belgique où, suite à la célébration du quinzième anniversaire de la Commune à Liège, les grandes révoltes ouvrières de 1886 se déclenchent.
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La Commune a aussi un impact important sur les débats de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et en particulier sur les écrits de Marx sur l’Etat et la démocratie. Les échos de cette révolution ouvrière ont résonné à travers l’histoire et inspiré tant la gauche que les mouvements sociaux aspirant à une démocratie radicale et populaire et à l’auto-organisation des travailleur.se.s.
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150 ans après, la Gauche anticapitaliste, la Formation Léon Lesoil, la revue Contretemps et l’Anticapitaliste se joignent pour célébrer l’apport historique de la Commune de Paris et ses vies ultérieures.
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Que reste-t-il de la Commune et que nous-dit elle sur le monde d’aujourd’hui ? Nous en discuterons avec :
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Ludivine Bantigny, historienne à l’université de Rouen-Normandie et autrice de « La Commune au Présent » (La Découverte, 2021)
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Isabelle Garo, philosophe, autrice de plusieurs ouvrages dont « Communisme et stratégie » (éd. Amsterdam 2019) et « Marx et l’invention historique » (Syllepse, 2012)
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Julien Dohet, historien, administrateur de l’IHOES, syndicaliste et l’un des coordinateurs dans la région liégeoise des évènements du 150ème anniversaire de la Commune
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Sixtine d’Ydewalle, doctorante en théorie politique sur la question du communalisme et de la démocratie directe et co-organisatrice de l’exposition itinérante Vive la Commune, soutenue par de nombreuses associations dont la Formation Léon Lesoil
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Un évènement organisé par la Formation Léon Lesoil en collaboration avec la Gauche anticapitaliste, Contretemps – revue de critique communiste, et le journal l’Anticapitaliste
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Note:
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GA et Fondation Léon Lesoil sont des camarades belges

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

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 sarko 2

Sarkozy condamné, le procès de tout un système reste à faire !

Reconnu coupable de « corruption et trafic d’influence », ce n’est donc pas Paul Bismuth, son pseudonyme dans cette affaire, mais bel et bien Nicolas Sarkozy qui a été condamné aujourd’hui à trois ans de prison, dont un an ferme.

À ses côtés, ses deux amis, Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ont aussi été condamnés. Ils sont donc liés dans un « pacte de corruption »…

En 2014, Sarkozy et son avocat Herzog avait tenté d’obtenir d’Azibert et de ses relations des informations confidentielles concernant l’ex-président (cela après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt). Renvoi d’ascenseur : Sarkozy aurait en échange promis d’intervenir pour qu’Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco…

Les « écoutes », le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Bygmalion… Autour de Sarkozy, les affaires s’accumulent, et enfin tombe une condamnation ! Mais le compte n’y est pas. D’abord parce que l’on voit bien que l’ex-président n’est pas encore prêt de purger une quelconque peine, démonstration supplémentaire de l’existence d’une justice à deux vitesses, mais surtout parce qu’au-delà de l’affaire dite des « écoutes » pour laquelle Sarkozy vient donc d’être condamné, c’est tout le procès d’un système qui reste à faire !

Cette condamnation n’est que la partie émergée de l’iceberg, le fonctionnement quasi ordinaire d’un système politique, où l’argent, les petits arrangements entre amis du même monde, voire la corruption, permettent donc que les corrompus — ainsi que bien évidemment les corrupteurs — continuent leur petite vie bien réglée. Tout cela pour assurer la pérennité d’un ordre fondé sur les inégalités, les oppressions, la recherche du profit à tout prix et la protection des puissants que cela sert.

Sans surprise, la condamnation de Sarkozy et ses deux complices a très vite suscité les réactions outrées de ses amis, en particulier au sein de la droite, solidaires de ceux d’en haut même lorsqu’ils sont pris la main dans le sac.

Souhaitons donc que cette condamnation aille jusqu’au bout, et qu’elle annonce d’autres néfastes mésaventures pour l’ex-président, en particulier dans le cadre du procès Bygmalion qui s’ouvre dans deux semaines.

Au-delà, il faudra bien qu’un raz-de-marée radical et démocratique mette à bas ce système d’inégalités, d’exploitation et d’oppression.

Lundi 1er mars 2021

https://lanticapitaliste.org/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (jdd ci)

SarkoTrump

La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

vitoria 3 de marzo de 1976 (nueva-tribuna musique-basque)

Le 3 mars 1976 – el 3 de marzo 1976

Ce 3 mars 2017, le groupe de métal Soziedad Alkoholika sortait son dernier album sistema antisocial, date qui ne doit rien au hasard puisqu’elle est l’anniversaire des événements qui se déroulèrent à Vitoria Gasteiz le 3 mars 1976. Le troisième titre de cet opus qui s’intitule no olvidamos, el tres de marzo est un hommage aux victimes de cette journée.
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Les événements du 3 mars 1976 à Vitoria Gasteiz.

Franco est mort depuis quelques semaines. La royauté est restaurée. Juan Carlos règne sur l’Espagne. Nous sommes en pleine transition démocratique espagnole. La société civile aspire à plus de libertés. Droits de grève et de réunion sont toujours interdits. Cependant, depuis le mois de janvier, grèves et manifestations se succèdent, à Vitoria-Gasteiz pour protester contre le plafonnement des salaires et obtenir de meilleures conditions de travail.

En ce 3 mars 1976, le mot d’ordre de grève générale est particulièrement suivi. Dès le matin et jusqu’en début d’après-midi, les affrontements avec la police sont violents. Aux environs de 17h00, la police encercle l’église Saint François d’Assises où siége une assemblée d’ouvrier.

Malgré la protection accordée par le Concordat et l’intervention du prêtre, les forces de l’ordre procèdent à l’expulsion de l’église. Des grenades lacrymogènes sont lancées dans la nef provoquant un mouvement de panique et une ruée vers les sorties.

Las ! A l’extérieur matraques et tirs à balle réelle accueillent les manifestants. Dès ce moment, les affrontements se font plus violents et la police perd pratiquement le contrôle de la ville jusque vers 21h00 et ne le retrouve que grâce à l’arrivée de renforts.

Au bilan, plusieurs centaines de blessés et cinq morts :

  • Pedro María Martínez, 27 ans, employé de Forjas Alavesas, mort sur le coup ;
  • Francisco Aznar Clemente 17 ans, étudiant et ouvrier boulanger, mort sur le coup ;
  • Romualdo Barroso Chaparro 19 ans, gravement blessé, mort de ses blessures peu de temps après ;
  • José Castillo, 32 ans, ouvrier de Basa, une société de Grupo Arregui, mort des suites de ses blessures ;
  • Bienvenido Pereda,30 ans, ouvrier, mort des suites de ses blessures.
  • François Lescoutte 5 mars 2017

http://www.musique-basque.fr/

Le 3 mars prochain, 45 ans se seront écoulés depuis l’une des tragédies qui ont marqué notre passé le plus récent. Il a fallu plus de quatre décennies pour qu’un ancien ministre franquiste se présente pour la première fois devant les tribunaux.

Réalisé uniquement à partir de documents d’archives, VITORIA, MARS 1976 est le témoignage choquant d’événements qui n’auraient jamais dû se produire.

Un crime impuni

La ville de Vitoria a été le protagoniste de l’un des moments les plus critiques de la transition. Le 3 mars 1976, après avoir assisté à une assemblée dans l’église de San Francisco, trois travailleurs ont été abattus par la police. Deux autres sont morts dans les jours suivants des suites de leurs blessures. Le 5 mars, un impressionnant cortège funèbre a défilé dans les rues de la capitale basque dans une atmosphère débordante.

Les événements ont teinté la ville de deuil, des balles jonchent les rues, des centaines de blessés. Deux jeunes hommes de Basauri et de Tarragone sont morts lors de manifestations de solidarité. La justice militaire a reconnu l’existence d’un crime d’homicide. Jugement provisoire en raison de l’absence des auteurs, finalement prescrit.

Ces événements ont précipité la chute du gouvernement d’Arias Navarro. Les événements de Vitoria sont parmi les plus dramatiques de ces années capitales.

Réalisé par Luis E. Herrero et produit par Hanoi Films et Aved Producciones, VITORIA, MARS 1976 est disponible en ligne sur FILMIN après son passage au festival. Avec la musique de Dimos Vryzas, Alfonso Arias Paputxi, Angelo Mancini et Pelo Mono.

Synopsis : Au début de 1976, l’Espagne est plongée dans une spirale de conflits. La situation politique délicate après la mort de Franco est aggravée par l’impact de la crise, mettant le gouvernement dans les cordes. À Vitoria, les assemblées des travailleurs ont appelé à la grève le 3 mars. Une tragédie se profilait qui allait marquer la transition vers la démocratie.

Franquisme et transition

Pour la première fois depuis la fin de la dictature, un ancien ministre franquiste a dû comparaître devant un tribunal. La déclaration de Rodolfo Martín Villa devant le juge Servini a marqué une étape importante en abordant certaines des pages les plus sombres de notre histoire la plus immédiate.

Des événements tels que ceux de Vitoria ou l’affaire Scala sont restés impunis et les principaux hommes politiques de l’époque, Fraga et Martín Villa, ont toujours fui leurs responsabilités.
Mais si un ministre de l’intérieur n’est pas responsable des forces de police sous son mandat, alors qui l’est ?

27 de febrero de 2021

https://www.nuevatribuna.es

Lire aussi:

Événements de Vitoria

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