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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

olivier

Gilets jaunes

« C’est une fronde sociale qui ne fait que commencer », affirme Olivier Besancenot

Le fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a pris fait et cause pour le mouvement des gilets jaunes mais rappelle que « pour bloquer le gouvernement, il faudra un peu plus que ces barrages filtrants ».

Olivier Besancenot s’est exprimé ce dimanche au micro de BFMTV pour affirmer le soutien du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) au mouvement des gilets jaunes, qui proteste depuis ce samedi contre la hausse des prix des carburants – et plus généralement la politique fiscale du gouvernement.

« On n’a pas affaire à une fronde contre un gouvernement écologique, on a une fronde sociale contre la vie chère, qui n’a pas d’hostilité contre la transition écologique », a analysé le fondateur du NPA. Olivier Besancenot a énuméré les mots d’ordre de la mobilisation: « rendre l’ISF » (le rétablir), s’attaquer aux 100 milliards de fraude fiscale annuels…

« La question qui est posée », a-t-il affirmé, « c’est celle des salaires, des revenus, des pensions de retraite, des allocations… Ça fait trop longtemps que c’est bloqué de ce côté-là, c’est pour ça qu’on a un mouvement extrêmement profond. »

« Pour bloquer le gouvernement, il faudra plus que ces barrages filtrants »

Au-delà des rassemblements du week-end, Olivier Besancenot a appelé les mouvements de gauche, ouvriers, écologistes et anticapitalistes à s’unir pour une mobilisation commune, « y compris à la gauche de la gauche, avec le Parti Communiste, Génération.s, Ensemble et avec d’autres ».

« Pour bloquer le gouvernement, il faudra un peu plus que ces barrages filtrants », a-t-il rappelé. « Il faudra aussi des manifestations, et utiliser l’arme des travailleurs: la grève. »

Le leader du NPA a évoqué « un ras-le-bol généralisé qui n’est pas un ras-le-bol fiscal, mais un ras-le-bol contre l’injustice fiscale ». L’impôt français n’est pas progressif, affirme-t-il, mais « régressif »: « Il ne prend pas l’argent aux plus fortunés, mais favorise les plus hauts revenus ». Et de citer l’entreprise Total, qui fait 9 milliards de bénéfices nets et échappe à l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Marine Jeannin 18/11/2018
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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (france info)

Construction du Nouveau Parti Anticapitaliste, point presse d'Olivier Besancenot

« Gilets jaunes »

C’est « un mouvement populaire, pas populiste », estime Olivier Besancenot

Olivier Besancenot a réagi lundi sur franceinfo aux manifestations du week-end. Il dit soutenir les « gilets jaunes » et pense possible une convergence des luttes. Olivier Besancenot, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), a affirmé lundi 19 novembre sur franceinfo qu’il soutenait le mouvement des « gilets jaunes », qu’il a qualifié de « mouvement populaire, pas populiste ».

« Il y a une fronde sociale qui est en train de naître des tréfonds de la société, de différents secteurs de la société sur un socle commun, celui de la vie chère. Cela dépasse largement la taxe du carburant », a-t-il affirmé. Selon lui, « tout augmente, tous les prix augmentent, tout sauf les revenus, les salaires, sauf les pensions, sauf les allocations ».

La convergence des luttes toujours possible 

Olivier Besancenot a dit revoir dans cette séquence de mobilisation les « mouvements de colère et de protestation sociale qu’on a connus au printemps dernier » et croire toujours à la conver-gence des luttes : « Il y a des ingrédients un peu nouveau qui pourraient permettre au mouve-ment de s’amplifier à partir du moment où les organisations du mouvement social, du mouve-ment syndical, comprennent l’ampleur de ce qui se passe et participent à leur manière à ce mouvement dans le respect des uns et des autres. »

Puis il a mis en garde le gouvernement : « Le jour où les cheminots, les travailleurs des raffineries et ceux et celles qui participent aux mobilisations actuelles se retrouveront, le gouvernement aura vraiment du souci à se faire », a conclu Olivier Besancenot.

Thomas Pontillon 19/11/2018
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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

casque

Gilets jaunes

« La seule réponse du gouvernement vient (du ministère) de l’Intérieur » déplore Besancenot

Ce lundi soir sur BFMTV, le membre du Nouveau parti anticapitaliste a appelé les gilets jaunes et les organisations syndicales à s’unir pour lutter « contre la vie chère ». Olivier Besancenot, invité de Grand Angle sur BFMTV ce lundi soir, a déclaré qu’il continuait à soutenir le mouve-ment « populaire, pas populiste » des gilets jaunes qui protestent et bloquent certains axes depuis samedi aux quatre coins de la France contre la hausse du prix des carburants.

« La seule réponse du gouvernement vient de l’Intérieur, ça en dit long » a déploré le membre du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). « Le message (du gouvernement) est très clair: ce sera comme d’habitude la répression et le mouvement ne sera pas plus entendu que celui des cheminots ou des étudiants » a-t-il ajouté.

« Les syndicats doivent prendre le relais »

« Si on veut bloquer la vie chère et le gouvernement, on ne le fait pas seulement avec des points de blocage le samedi » a cependant rappelé le membre du NPA, appelant à « unifier le mouvement aux côtés des organisations syndicales et politiques ». « On est dans un mouvement qui est en train de monter, de se faire entendre contre la vie chère, même si une ou deux jour-nées de mobilisation ne suffiront pas pour lutter (…) Les organisations syndicales doivent prendre le relais pour organiser des mobilisations aussi en semaine » a encore affirmé Olivier Besancenot ce lundi.

Le membre du NPA a estimé que ce mouvement « dépassait la question des carburants », et a appelé le gouvernement à « monter les pensions, les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat des Français ».

Olivier Besancenot a également dénoncé les dérapages racistes (et homophobes blog) de certains manifestants filmés ce week-end à Cognac, estimant que « ce n’était pas la majorité de ce mouvement ».

Jeanne Bulant 19/11/2018
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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

veillées (le télégramme)

skritell_festival_2018_a5

Saint-Éloi. Les veillées bretonnes ont toujours la cote

L’association régionale Dastum Bro Dreger, qui existe depuis 50 ans, poursuit son cycle de veillées dans le Trégor. « L’objectif est d’animer les bourgs et aller à la rencontre de nos gloires locales, ceux qui ont le don, l’espace d’un instant, de nous faire rire, de nous émouvoir ou de nous émerveiller », précise Julien Cornic, le président.

Devenu un lieu unique de l’expression et de la création en langue bretonne, la veillée redevient le ciment d’une société, un des endroits qui permet à une communauté de se retrouver et d’apprécier ce sentiment de vivre ensemble. Elle propose à tous un espace de pratique de la langue bretonne populaire.

En partenariat avec le comité d’animation de Pédernec et l’association Mouezh Tossen Vré, la veillée, qui a fait l’unanimité auprès des spectateurs, était organisée à la salle Le Menhir à Saint-Éloi, vendredi soir. Elle était animée par plus de 18 intervenants (chanteurs, musiciens, conteurs, etc.). Tous les amateurs peuvent y jouer un morceau ou raconter une histoire.

Le cycle de veillée dans le Trégor se poursuit,

le 23 novembre, à Plougras ;

le 30 novembre, à Trézélan ;

le 14 décembre, à Tregrom.

D’autres dates sont d’ores et déjà prévues pour 2019.

16 novembre 2018

 https://www.letelegramme.fr/

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes (france info tc sud révolution)

Macron2.

« Ce n’est pas qu’une question d’essence » 

Reims, quatre « gilets jaunes » expliquent les raisons de leur colèr

Delphine : « Un ras-le-bol général »

Delphine Pierard s’est placée en première ligne, au point de filtrage, là où on fait obstacle de son corps pour bloquer les voitures. Bonnet blanc et lunettes de soleil, cette mère célibataire de 38 ans n’hésite pas à se confier auprès d’un conducteur excédé pour justifier le mouve-ment. « J’ai des enfants seuls à la maison et je n’ai plus d’emploi, monsieur. Je le fais pour eux et je le fais pour moi. Et ce n’est pas qu’une question d’essence ! »

Pour cette chargée d’études de prix dans le BTP, la hausse des taxes sur le gasoil n’a été que « la goutte d’eau » de trop. Avant de se retrouver, depuis peu, au chômage, elle vivait déjà des fins de mois difficiles. « Je calcule combien j’ai dans le porte-monnaie avant de partir faire mes courses, détaille-t-elle. Il y a des jours où je ne mange pas. C’est dur pour mes deux filles de 7 et 13 ans de vivre ça, de ne pas avoir les mêmes choses que d’autres, même si elles comprennent en grandissant. »

Delphine Pierard vit à Saint-Thierry, un « village de viticulteurs » à une dizaine de kilomètres de là. Elle parcourait 50 km chaque jour pour se rendre à son travail, sans alternative possible. Si « une maison dans le village coûte moins cher qu’un appartement sur Reims », elle doit composer avec la mauvaise isolation de son HLM des années 1970 : « 200 euros de chauffage chaque mois en hiver pour être à 16°C ou 17°C ». Ce samedi, elle a donc laissé ses filles à la maison pour venir exprimer son « ras-le-bol général ».  « On nous prend taxes sur taxes et on ne voit pas ce que devient notre argent ». Delphine Pierard à franceinfo

La « gilet jaune » au bonnet blanc estime être une « sacrifiée » fiscale, sans « amélioration » de son quotidien en retour. La fiscalité ne finance-t-elle pas des services comme l’éducation ou la santé? « Pour les problèmes de dents de mon aînée, j’ai dû prendre une mutuelle à 140 euros par mois, et encore il m’en reste un peu de ma poche après. Alors qu’on ne me dise pas que les taxes servent à ça… »

Cyril : « Que Macron vive avec 1 200 euros »

Les températures négatives du petit matin ne l’ont pas effrayé. Cyril Bouchu s’est présenté au rendez-vous de 7 heures avec son gilet jaune… et son short. « J’en mets même quand je vais au ski, assure-t-il. Mais bon, la dernière fois à la neige, c’était en 2008. »

Ce boulanger-pâtissier salarié de 38 ans est venu manifester, pour la première fois depuis 1995, pour s’opposer aux taxes qui l’obligent à limiter son train de vie. « Je gagne 1 200 euros par mois, alors on paie les factures et ensuite, on voit ce qu’il reste, résume ce père de quatre enfants. Cet été, pour les vacances, on a été dans un camping pas cher dans le Gers. »

Il est prêt à camper, de nouveau. Mais cette fois, autour du rond-point. « Avec mon aîné, j’ai pris de quoi tenir le week-end, avec toile de tente, couvertures et duvets dans le coffre », assure-t-il. Sa femme garde les trois autres enfants. Elle est sans emploi depuis que son patron boulanger a fermé boutique en début d’année, la faute aux charges, selon Cyril Bouchu. Il appelle donc le gouvernement à « baisser quelques taxes et à privilégier les petits patrons plutôt que les gros ».

Il rêverait aussi qu’Emmanuel Macron « vive avec 1 200 euros par mois ». En 2017, cinq ans après avoir voté pour François Hollande, il avait glissé un bulletin Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. « On ne peut pas savoir ce que cela aurait donné, reconnaît-il. On ne croit plus trop en eux. Cela aurait peut-être été pire, mais je voulais essayer. » En 2018, pour se faire entendre différemment, il a choisi les « gilets jaunes ».

Sara : « On peine à faire nos courses »

Au loin, un appel à l’aide et, depuis le rond-point, des dizaines de « gilets jaunes » remontent en courant la file des voitures bloquées. Sara fait face à une voiture qui a tenté de forcer le barra-ge pour se rendre à sa salle de sport. « Il a voulu me rouler dessus », raconte la femme de 20 ans, après que le véhicule a été contraint de rentrer dans le rang.

Cette Portugaise est arrivée en France il y a sept ans, dans le sillage de ses parents qui vou-laient lui offrir un avenir meilleur. Ont-ils déchanté depuis ? Leur fille a repoussé ses études supérieures pour travailler, le temps de les financer. Elle a fait les vendanges durant l’été, encadré des enfants dans un centre de loisirs à la Toussaint, mais le compte n’y est pas. « Je vis dans un studio avec mon conjoint, qui gagne 700 euros par mois, confie-t-elle. Après les aides, il nous reste 200 euros de loyer. On en a pour 90 euros d’électricité, 200 euros d’essence. On peine à faire nos courses. » « Je n’ai pas les moyens d’allumer le chauffage chez moi, alors qu’il faisait -3°C cette nuit à Reims ».Sara à franceinfo

Disant espérer que « les choses changent » grâce à la mobilisation des « gilets jaunes », elle se dit d’ores et déjà réconfortée par cette journée, qui a permis l’expression d’une colère au travers d’un collectif. Elle conclut par un appel : « Baissez les taxes. Ou aidez-nous. On ne demande que de l’aide. »

Christian : « Je manifeste pour les autres »

Veut-il moins de taxes, moins d’impôts ? « Moins de gouvernement déjà, moins de primes et de frais de représentation pour les politiques ! » Pour Christian Le Port, 40 ans, la classe politique doit faire son examen de conscience. En écoutant une émission de radio, récemment, sur RMC, ce chauffeur-routier dans les travaux publics a été révolté par le cas d’un élu cumu-lard « qui palpe 7 000 euros par mois et qui n’est pas fichu de s’acheter un costard tout seul ».  « Les élus peuvent aller chez Brice ou Kiabi, comme tout le monde ». Christian Le Port à franceinfo

S’il estime « bien gagner » sa vie, Christian Le Port dit se mobiliser « pour les autres ». Il mentionne sa mère, « interdite bancaire », qui vit avec 800 euros par mois. « C’est la première manif de ma vie, affirme-t-il. Comme disait Coluche, on est dans la merde et il faut qu’on remue cette merde pour que l’odeur remonte tout en haut. »

Malgré le froid et les injures des conducteurs mécontents, Delphine, Sara, Cyril et Christian sont venus manifester contre la hausse des prix des carburants. Mais pas seulement… Pétara-des de moto, odeurs de gaz d’échappement et ambiance bon enfant au rond-point de Thillois. C’est autour de ce nœud stratégique à la sortie de Reims (Marne) que se sont rassemblés des centaines de « gilets jaunes », samedi 17 novembre, comme partout en France. Bravant le froid matinal, et parfois les insultes d’automobilistes mécontents, ils ont monté un barrage filtrant et ralenti la circulation vers l’importante zone commerciale desservie par le rond-point. Pour franceinfo, quatre d’entre eux ont accepté d’expliquer leur participation à ce mouvement inédit.

Yann Thompson 19/11/2018
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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

Construction du Nouveau Parti Anticapitaliste, point presse d'Olivier Besancenot

Gilets jaunes

« C’est une fronde sociale qui ne fait que commencer », affirme Olivier Besancenot

Olivier Besancenot, membre du NPA, réagit au mouvement des gilets jaunes ce dimanche. Le fondateur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a pris fait et cause pour le mouvement des gilets jaunes mais rappelle que « pour bloquer le gouvernement, il faudra un peu plus que ces barrages filtrants ».

Olivier Besancenot s’est exprimé ce dimanche au micro de BFMTV pour affirmer le soutien du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) au mouvement des gilets jaunes, qui proteste depuis ce samedi contre la hausse des prix des carburants et plus généralement la politique fiscale du gouvernement.

« On n’a pas affaire à une fronde contre un gouvernement écologique, on a une fronde sociale contre la vie chère, qui n’a pas d’hostilité contre la transition écologique », a analysé le fonda-teur du NPA.  Olivier Besancenot a énuméré les mots d’ordre de la mobilisation: « rendre l’ISF » (le rétablir), s’attaquer aux 100 milliards de fraude fiscale annuels…

« La question qui est posée », a-t-il affirmé, « c’est celle des salaires, des revenus, des pensions de retraite, des allocations… Ça fait trop longtemps que c’est bloqué de ce côté-là, c’est pour ça qu’on a un mouvement extrêmement profond. »

« Pour bloquer le gouvernement, il faudra plus que ces barrages filtrants »

Au-delà des rassemblements du week-end, Olivier Besancenot a appelé les mouvements de gauche, ouvriers, écologistes et anticapitalistes à s’unir pour une mobilisation commune, « y compris à la gauche de la gauche, avec le Parti Communiste, Génération.s, Ensemble et avec d’autres ». « Pour bloquer le gouvernement, il faudra un peu plus que ces barrages filtrants », a-t-il rappelé. « Il faudra aussi des manifestations, et utiliser l’arme des travailleurs: la grève. »

Le leader du NPA a évoqué « un ras-le-bol généralisé qui n’est pas un ras-le-bol fiscal, mais un ras-le-bol contre l’injustice fiscale ». L’impôt français n’est pas progressif, affirme-t-il, mais « régressif »: « Il ne prend pas l’argent aux plus fortunés, mais favorise les plus hauts revenus ». Et de citer l’entreprise Total, qui fait 9 milliards de bénéfices nets et échappe à l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

18/11/2018

https://www.bfmtv.com/

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16 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

macron (npa)

macron

Commémoration de la grande guerre par Macron :

Le retour du refoulé

Toute la semaine écoulée, Macron s’est offert une « itinérance mémorielle » à travers les territoires du Nord et de l’Est ravagés par la Première Guerre mondiale… Et plus récemment sinistrés par le chômage et les fermetures d’usines, ce que n’ont pas manqué de lui rappeler de nombreux travailleurEs qu’il a rencontrés lors de « bains de foule » ratés.

Les platitudes convenues sur les horreurs du conflit passé, le sacrifice obligatoire de toute une génération d’hommes et les serments renouvelés du « plus jamais ça » n’ont pourtant guère fait recette parmi la population.

Provocation mémorielle

Pour relancer la machine, Macron, avec sa désinvolture habituelle, a cru judicieux de détourner l’attention de la grogne sociale ambiante en multipliant les sorties provocatrices. Il a qualifié le maréchal Pétain de « grand soldat » de la Première Guerre mondiale en dépit des « choix funestes » fait pendant la Seconde, et n’excluant donc pas à ce titre de lui rendre hommage avec les autres chefs militaires de 1914-1918.

Cette minable opération de com’ sur le dos des victimes de Vichy comme des fusillés de 1917, sous la forme d’un appel du pied en direction de l’extrême droite, a suscité un tollé général. Ce qui a permis au pouvoir d’échapper pendant quelques heures à la polémique sur les augmentations de carburant ?

La guerre c’est la paix

Pour conclure cette semaine de déclarations tonitruantes sur la « nation combattante » et ses « grands soldats », Macron, qui n’en est désormais plus à une contradiction près, s’est dressé dans son discours commun avec Angela Merkel contre le retour « des passions tristes » et de la « lèpre nationaliste ».

Une autre déclaration surréaliste de la part d’un chef d’État qui se flattait deux jours avant de « continuer le travail » d’expulsion des migrantEs sans-papiers, et qui soutient les ventes d’armes à l’Arabie saoudite dans sa sale guerre au Yémen !

Cette semaine de propagande orwellienne s’est finalement achevée comme il se devait par une cérémonie pompeusement intitulée « Forum sur la paix » et réunissant la fine fleur des auto-crates, dictateurs et criminels de guerre mondiaux, soigneusement séparés d’une foule clairse-mée par un important dispositif de sécurité de plusieurs milliers d’hommes.

Cette farce sinistre aura au moins l’avantage de rappeler que les peuples du monde entier n’ont rien à attendre de ces improbables « faiseurs de paix ».

Étienne Bridel

Créé le Mercredi 14 novembre 2018,

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14 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

julien salingue npa (regards)

Commémoration de la grande guerre par Macron : le retour du refoulé (NPA)

 

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