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28 avril 2017 ~ 0 Commentaire

parisien (lmd)

paris

« Le Parisien » enchaîné

Début 2016, peu après son rachat par le groupe LVMH de M. Bernard Arnault, Le Parisien avait interdit la publication d’articles sur le film de François Ruffin Merci patron !, qui tournait en ridicule le nouveau propriétaire.

Au printemps 2017, la nouvelle cible se nomme Jean-Luc Mélenchon, qualifié de «mar- chand de rêves » dans un éditorial (16 avril 2017). À l’avant-veille du premier tour (21  avril  2017), une double page assimilait son mouvement, La France insoumise, au Front National : « Ils appartiennent à une droite et à une gauche pour le moins radicales, allergiques l’une et l’autre à l’Allemagne, à l’Europe, au monde qui, tout autour de nous, bouge et avance. Quoi qu’on en dise, les populismes quels qu’ils soient sont un rabougrissement des idées et des ambitions qui pourrait mettre la France en état de congélation. » Contrairement au courant d’air vivifiant qu’insuffle le journalisme de faits divers.

Pour préciser le fond de sa pensée, le quotidien a sollicité un expert impeccablement neutre, présenté comme « directeur de la Fondapol » : Dominique Reynié, en réalité candidat Les Républicains aux régionales de 2015 dans le Languedoc-Roussillon. « Ces deux extré- mismes sont-ils identiques ? », interroge la journaliste. « Quelle est la force qu’a cherché à mobiliser Mélenchon la semaine dernière lors de son meeting à Marseille lorsqu’il a fait huer l’État d’Israël ?, rétorque le militant grimé en politologue.

Il y a toujours eu dans l’extrême gauche un vieux fond antisémite contre lequel elle se défend en insistant sur la différence, qui n’est qu’un leurre, entre “antisémitisme” et “antisio- nisme”. » On attend désormais que Le Parisien fasse commenter la politique étrangère américaine par Élizabeth Teissier, présentée comme géopoliticienne.

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

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Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

anti-fn (street press)

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10 chansons anti-Front National, même Manau en a fait une

Qui se souvient de « L’avenir est un long passé » morceau dans lequel Manau comparait Jean-Marie Le Pen au Fürher ? Même Pierre Perret en a fait une: La chanson anti-FN est un classique de la variété française.

La chanson la plus 2.0

Le chanteur : Damien Saez, jeune et con (puisqu’ils sont vieux et fous).

Le contexte : Le soir du 21 avril 2002, qui voit arriver Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, Damien écrit cette chanson, qui sera enregistrée puis diffusée le lendemain.

La punchline dicton populaire : « Au royaume des aveugles, tu sais bien ce qu’on dit, les borgnes sont les rois. »

Le truc en plus : La chanson est réalisée en moins d’une dizaine d’heures: elle sort gratuite et téléchargeable directement sur le net. Pas mal pour 2002. Elle deviendra un des hymnes de la manifestation géante du 1er mai.

La chanson la plus coup de poing

Le groupe : Noir désir d’avant Vilnius.

Le contexte : En 1995, le FN réalise son meilleur score depuis sa création, avec un peu plus de 15% lors de l’élection présidentielle. Noir Dez’ attaque.

La punchline médicinale : « FN souffrance, on est bien en France »

Le truc en plus : « C’est l’heure de changer la monnaie ! » Car déjà en 1995, le passage à l’euro est contesté par le FN.

La chanson la plus antifa

Le groupe : Les Béruriers Noirs, des mecs rasés en Doc Martins mais très très loin politiquement des Boulogne Boys…

Le contexte : Le Front National atteint 14% à la présidentielle de 1988, avant de passer à 9% aux législatives, puis enfin à 10% aux Européennes. Là, les mecs, ils se disent qu’il faut faire quelque chose.

La punchline vénère : « La jeunesse emmerde le Front National ! »

Le truc en plus : Cette punchline du morceau Porcherie, sera repris sur scène par le groupe No one is innocent à travers leur titre Doggy Dead, en 1997.

La chanson la plus « Il était une fois … »

Le chanteur : Pierre Perret, sans tabous et qui sait tout sur le « zgeg ».

Le contexte : En 1997, Jacques Chirac dissout l’Assemblée Nationale, nouvelles élections législatives, la gauche remporte le scrutin, mais le FN fait 14%. Pierre Perret chante une comptine et pas seulement pour les enfants.

La punchline produits ménagers : « Laissons le soin aux lessives, de laver plus blanc que blanc »

Le truc en plus : Petite référence à Bertolt Brecht au passage, il gère.

La Chanson la plus Point Godwin

Les chanteurs : Martial et Vincent, from la tribu de Dana (Manau)

Le contexte : À la suite des législatives de 1997, avec un FN aux alentours de 14%, Manau – qui sort son album de « rap celtique » pour alimenter toutes les booms, les mariages, et les communions de l’hexagone – verse aussi dans le militantisme anti-FN, peu de temps avant l’évènement Black-Blanc-Beur 98.

La punchline devoir de mémoire : « Après le nom d’Hitler, j’ai entendu le nom du Front »

Le truc en plus : Dans le clip on aperçoit à 1’07 Omar Sy (sans Fred ni François Cluzet) et à 3’03, Vincent Desagnat (sans Mickael Youn.)

La chanson la plus cosmopolite

La chanteuse : Zazie, une meuf de la ligne 11.

Le contexte : Encore le doublé présidentielle – législatives de 1995/1997 qui place le Front National à hauteur de 15%. Zazie sur un rythme techno-pop so 90’s énumère des prénoms issu de la diversité.

La punchline tant pis pour lui : « Quitte à faire de la peine à Jean-Marie ! »

Le truc en plus : Comme avec le générique des anniversaires, qui passait à la fin du Club Dorothée, tout le monde reste jusqu’au terme de la chanson pour savoir si son prénom y est…

La chanson la plus Dirty Harry

Les persos : Diam’s, de la génération Nan-Nan.

Le contexte : Après « la divine suprise » de 2002 le Front National est en perte de vitesse mais Marine Le Pen commence à s’imposer. Diam’s dans un album plus contestataire que le précédent, l’attaque en mode perso.

La punchline 357 Magnum : « Je veux bien être un exemple quand il s’agit de vous descendre »

Le truc en plus : La réponse de Marine Le Pen sur le plateau de Tout le monde en parle. La présidente actuelle du FN reproche à Diam’s de faire dans la caricature, en informant Thierry Ardisson que la marraine de sa fille est martiniquaise… Bof.

La chanson la plus vieux (gros ?) port

Le groupe : IAM, les bad boys de Marseille.

Le contexte : En 2002, Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de la présidentielle. Dans leur album sorti en 2003, le groupe décide de revenir sur les évènements.

La punchline agro-alimentaire : « Y’a toujours pas d’inclinaison de nos corps, entends ce manifeste, le jour noir qui suit la demi victoire des gros porcs. »

Le truc en plus : Ce titre ne s’adresse pas seulement au Front National, mais aussi et surtout aux électeurs qui n’étant pas forcément partisans ont contribué au succès de Jean-Marie Le Pen. N’oubliez pas qu’IAM vient de planète Marseille…

La chanson la plus Point Godwin II

Le groupe : Zebda, des mecs torses nus.

Le contexte : Second tour de la présidentielle de 2002, le groupe sort un album, en août de la même année, et décide de ne pas s’en prendre qu’à Jean-Marie Le Pen.

La punchline « deux pour le prix d’un » : « Au départ t’as Bruno et Jean-Marie pour te sauver et tu te retrouves avec Adolf à l’arrivée »

Le truc en plus : Les autres très bon morceaux du groupe comme : « La bête » (exclusivement pour Jean-Marie Le Pen), « Je crois que ça va pas être possible » et «  Le bruit et l’odeur » (ce dernier dédicacé à Jacques Chirac).

La chanson la plus régionaliste

Les persos : Rasta Bigoud, originaire de Bretagne, comme Manau mais des locks en plus.

Le contexte : Fin des années 90, comme dirait Kerry James : « Montée en flèche du FN, sur les propos extrêmes de ce … ». Du coup, le groupe monte un son.

La punchline Voyages pas chers : « Ils viennent à pied ou en taxi, écouter ces rafales de conneries… »

Le truc en plus : Identité bretonne et musique Reggae-Ska, métissage culturel … ça risque d’en faire enrager certains.

Seghir Lazri | 24 Avril 2012

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pcf fi (libération)

lau rent

La France insoumise se cache, les communistes s’agacent

Pierre Laurent s’est désolé mardi de n’avoir reçu aucune réponse de la part de Jean-Luc Mélenchon et a tendu la main à tous les partis de gauche pour les législatives.(…)

On comprend très vite que Pierre Laurent est dans le brouillard.

Le silence de Jean-Luc Mélenchon, qui joue à cache-cache depuis la tombée des résultats – lui gâche la vue. Impossible pour le PCF de se projeter. Ce n’est pas la polémique autour de la consigne de vote pour le second tour de la présidentielle qui déstabilise la place du Colonel-Fabien.

Le PCF a rapidement pris ses distances sur ce sujet : Pierre Laurent a appelé à faire barrage à Marine Le Pen. C’est la suite de l’histoire, notamment les élections législatives, qui pousse le sénateur à se «lâcher». Pierre Laurent, qui a soutenu la candidature de Mélenchon, souhaite surfer sur la vague de La France insoumise (FI) après le score canon (19,6 %) de dimanche soir. L’occasion est belle. Sauf que, pour le moment, le tribun ne répond pas à ses appels téléphoniques. Alors que le 24 février, à Paris, les deux hommes s’étaient affichés ensemble, après un déjeuner, pour prouver leur amitié.

Pied

Mardi après-midi, on s’est pointé au siège du PCF. La presse s’installe dans une salle aux décors à l’ancienne. L’état-major du parti se pose au premier rang. Sans candidat à la prési- dentielle, et donc absents des débats, les communistes s’invitent dans la suite de l’histoire. Pierre Laurent se positionne derrière le pupitre. Fond rouge, costume gris, cravate bleue. Il lit un texte, à voix basse, qui est distribué à la presse. Il faudra revenir un autre jour pour le voir pousser une vraie gueulante.

Le secrétaire national débute par la base. «Nous ferons barrage à Le Pen avec les yeux ouverts vers la suite. Notre choix n’est en aucun cas un soutien à la politique d’Emmanuel Macron», dit-il pour rassurer les militants communistes qui hésitent à se prononcer au second tour. Ils sont nombreux. Le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles, est plus direct. «Nous combattons le FN jusqu’au 7 mai et le 8 on s’occupe de Macron.»

Au fil des mots, Laurent invite les législatives et lance un appel à FI.

Il s’étonne du «silence» de Mélenchon. «Ensemble, nous pouvons gagner des circonscrip-tions», souffle le sénateur. Il fait du pied à toute la gauche et avance un chiffre : «Dans 212  circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur Mélen- chon et Hamon dépasse [le score de] Macron.» Le chef du PCF lâche sa petite condition au cas où la porte des négociations s’ouvrirait : la reconduction des sept députés communistes sortants «où ils sont en position de force [et] sont les mieux placés pour conduire cette bataille».

Parfois, dans les couloirs du QG rouge, certains communistes se plaignent (un peu) en chuchotant. Ils souhaiteraient que leur chef soit un peu plus méchant avec Jean-Luc Mélenchon. Car Pierre Laurent ne grimpe que rarement dans les tours. Certains disent que ça arrive. Mardi, il n’a pas renversé la table, mais il a expliqué que «dans les villes à direction communiste, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne natio- nale. Il atteint 30,6 %». Sa manière d’expliquer que le résultat de la FI, c’est un peu grâce à lui et son parti. Et qu’il n’y aura pas de futur radieux pour Jean-Luc Mélenchon sans le PCF. Chacun écrit sa propre histoire.

«Signe»

(…) «Nous ne sommes pas seuls dans cet état d’esprit, Clémentine Autain aussi attend un signe. On ne peut pas, après un score pareil, se diviser, s’affronter et tout foutre en l’air. Ça n’aurait pas de sens et c’est dangereux pour la gauche.» Peut-être, mais ces derniers mois, Mélenchon répète à l’envi qu’il a laissé le mot «gauche» de côté car il a été «sali» par le quinquennat de François Hollande. Il faudra trouver d’autres arguments pour le convaincre.

Mardi, en fin d’après-midi, une bonne nouvelle atterrit sur notre boîte mail : La France insoumise sort de son silence. Une conférence de presse est organisée mercredi. Sans Mélenchon mais en présence du porte-parole, Alexis Corbière, et du directeur de campagne, Manuel Bompard. Les micros et les regards seront aussi nombreux que les questions.

liberation.fr –  Rachid Laïreche,  25 avril 2017

https://www.anti-k.org/

Commentaire: Le plus important pour le PCF ce sont les législatives. Il dispose d’un appareil de permanents sur-dimentionné par rapport à ses 50 000 membres. Aucun n’envisage d’aller pointer à Pôle Emploi. Or Mélenchon semble décidé à « finir le travail de Mitterrand » et de ne pas autoriser le PCF à garder ses 7 derniers députés, ni à en obtenir d’autres, ce qui le coulera financièrement.

Lire aussi:

Législatives : le PCF presse Mélenchon et tend la main aux proches de Hamon

Le PCF et le vote Macron : jusqu’à la lie (Lutte Ouvrière)

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

fn (libération)

tract

Comment le FN fait la danse du ventre pour les «insoumis»

Avec ses 19,58% des suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon représente aux yeux du FN une précieuse réserve électorale. Depuis dimanche, les cadres du FN n’ont de cesse de faire les yeux doux aux «insoumis», avec plus ou moins d’honnêteté intellectuelle.

«L’Avenir en commun, c’est aussi avec Marine.» La formule choc, qui accole le titre du livre programme de Jean-Luc Mélenchon et le nom de la candidate FN, est en titre d’un tract qui circule sur les réseaux sociaux depuis les résultats du premier tour. On peut y observer la prétendue similitude entre certains points du programme de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon, mis côte à côte. En pied de l’affiche, une injonction : «Insoumis, ne vous trompez pas de combat, ne votez pas Macron.»

Au-delà du stratagème un peu grossier de la sélection, des approximations et des erreurs factuelles, (Jean-Luc Mélenchon ne prétendait pas sortir de Schengen par exemple), cette affichette (dont on ne connaît pas l’origine mais qui a été relayée notamment par une candi- date FN aux législatives) illustre bien l’opération de séduction engagée dès le lendemain du premier tour par les soutiens du Front National pour convaincre une partie de l’électorat mélen- choniste de voter pour Marine Le Pen. Il faut dire qu’avec ses 21,3% du premier tour, la candi- date d’extrême droite est à la recherche de tous les renforts possibles pour gonfler son score le 7 mai. Et l’indécision des mélenchonistes sur la stratégie à adopter ne fait que conforter les frontistes dans leurs appels du pied plus ou moins discrets. Eléments de langage en série.

L’argument des électeurs «orphelins»

Le député européen FN Steeve Briois avait identifié la cible dès le soir des résultats : «Main-tenant [Marine Le Pen] va s’adresser à tout le monde, mais aussi aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon, cet électorat va revenir à la maison», avait-il dit lors de la soirée électorale à Hénin-Beaumont. Dès le lendemain, l’argument est repris par le vice-président du FN, Louis Aliot, qui déclare sur RTL : «Monsieur Mélenchon, dans ce premier tour, a largement dépassé les frontières de son propre électorat d’origine. On a vu une dynamique des gens qui ont voté pour lui parce qu’ils ne voulaient pas des autres, mais ces gens-là sont après le premier tour orphelins.»

L’argument Nuit debout

Lui aussi vice-président du Front national, Florian Philippot, a estimé mardi soir que «beau- coup d’électeurs» de Jean-Luc Mélenchon pouvaient tout à fait voter pour la candidate FN… et surtout contre Emmanuel Macron, le «ministre ultralibéral de Hollande». «Ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, pensez-vous qu’ils souhaitent demain que la France adopte une loi El Khomri puissance dix par ordonnance ? Est-ce que vous pensez qu’ils souhaitent la dérégu-lation totale de notre économie ? Est-ce qu’ils souhaitent qu’on aille encore plus loin dans l’Union européenne bancaire, financière ?» a interrogé le numéro deux du parti sur BFM TV.

Précédemment cité, Steeve Briois a été jusqu’à tenter d’expliquer sur France Inter qu’une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon pourrait voter FN «parce que ce sont toutes ces personnes qui ont manifesté lors des Nuit debout ou autre qui ne voudront pas demain avoir Macron».

L’argument anti-système

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a opté pour une stratégie simple : opposer au clivage droite-gauche un duel entre «mondialistes» et «patriotes», «défenseurs du système contre rénovateurs, eurobéats contre croyants en la France» et «zélateurs de Madame Merkel contre insoumis». Au FN, on n’oublie pas en effet que 55% des électeurs, dont les frontistes et une bonne partie de gauche, se sont prononcés contre la Constitution européenne lors du référendum de 2005.

Seule Marion Maréchal-Le Pen a tenu un discours dissonant, estimant dans l’hebdomadaire Famille chrétienne que «la vision de la société que nous proposons n’a rien à voir avec celle de Jean-Luc Mélenchon» et «le programme de Marine Le Pen n’est pas celui de Jean-Luc Mélenchon ! Nous n’avons rien de commun avec lui, à part l’analyse qu’il a pu avoir sur la guerre en Syrie».

Aurélie Delmas Libération – 25/04/2017

https://www.anti-k.org/2017/04/26/fn-danse-ventre-insoumis/

Lire aussi:

Les petits arrangements d’un tract d’extrême droite pour récupérer le vote Mélenchon (Le Monde)

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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

calais, fessenheim, nddl (france info)

affiche_nddl_12.02-1

Ces résultats intéressants que vous n’avez pas forcément remarqués

D’une manière ou d’une autre, ces neuf villes ont fait parler d’elles durant la campagne présidentielle. Franceinfo s’est penché sur leur vote.

Il y a les fiefs des candidats et les grandes villes. Et puis, il y a les cités méconnues ou moins connues, mais qui se sont retrouvées au cœur d’une actualité qui a, peut-être, influencé le choix des électeurs. Comment ces communes ont-elle voté au premier tour de l’élection présidentielle, qui a vu Emmanuel Macron (23,86%) arriver en tête, devant Marine Le Pen (21,43%), dimanche 23 avril ?

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)

Pourquoi est-ce intéressant ? Cette commune de Seine-Saint-Denis a notamment été marquée, en 2017, par une retentissante affaire de violence policière présumé, qui a conduit Théo, 22 ans, à l’hôpital, et entraîné la mise en examen d’un policier pour « viol ». La mairie d’Aulnay-sous-Bois est à droite depuis 2014, mais les électeurs avaient largement choisi François Hollande en 2012.

Quel est le résultat au premier tour ? Comme ses voisines Rosny, Montfermeil, Bobigny, Saint-Ouen, Blanc-Mesnil, Aulnay-sous-Bois a propulsé Mélenchon en tête. Le candidat de la France insoumise a obtenu 33,81% des suffrages à Aulnay, largement devant Emmanuel Macron et ses 22,19%. Comme le résume Le Parisien, « la banlieue rouge a retrouvé sa couleur, après avoir flirté avec le rose ces dernières années ».

Amiens (Somme)

Pourquoi est-ce intéressant ? La Somme est devenue l’un des symboles d’une France en voie de désindustrialisation. Plus que le lieu de naissance d’Emmanuel Macron, qui n’en fait pas vraiment son fief, Amiens est, en outre, une ville marquée par la menace de délocalisation de l’usine de sèche-linges Whirlpool vers la Pologne, prévue en juin 2018, menaçant plus de 600 emplois. Environ 290 salariés travaillent sur le site, auxquels s’ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés chez des sous-traitants.

Quel est le résultat au premier tour ? Dans cette ville de la Somme, le fondateur d’En marche !, qui s’est engagé à se rendre à Amiens pendant l’entre-deux-tours, arrive en tête, avec 28,01% des voix. Il est suivi de Jean-Luc Mélenchon (24,87%). Quant à Marine Le Pen, qui a promis que l’usine ne fermerait pas si elle est élue, elle atteint 18,42%.

Bordeaux (Gironde)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est la ville d’Alain Juppé, qui a longtemps cru qu’il serait le candidat de la droite à la présidentielle. Donné favori de la primaire à droite, mais battu par François Fillon, le maire de Bordeaux a ensuite espéré le retrait de son rival, empêtré dans les soupçons d’emplois fictifs. Mais ce dernier n’a finalement jamais renoncé, malgré sa mise en examen. Alain Juppé a donc affiché un soutien discret à l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Quel est le résultat au premier tour ?  A Bordeaux, ville historiquement à droite, Emmanuel Macron (31,26%) s’impose devant Jean-Luc Mélenchon (23,40%). François Fillon (21,80%) est nettement distancé, même s’il réalise un meilleur score qu’à l’échelle nationale, et Benoît Hamon (10,06%) arrive devant Marine Le Pen (7,39%).

Calais (Pas-de-Calais)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est la plus grande ville du Pas-de-Calais, dont la maire Les Républicains, Natacha Bouchart, soutenait François Fillon. Ces dernières années, Calais et son port tourné vers le Royaume-Uni est devenu l’un des épicentres de la crise migratoire, en raison des milliers de migrants qui s’y sont pressés en espérant traverser la Manche.

Quel est le résultat au premier tour ? Marine Le Pen arrive très largement en tête à Calais, avec 37,17% des voix : soit quatre points de plus que son score dans le Pas-de-Calais (34,34%), déjà supérieur au total national (21,43%). La candidate du FN enregistre au passage une spectaculaire progression par rapport à 2012. Contrairement aux résultats nationaux, Marine Le Pen l’emporte d’ailleurs dans presque toutes les communes du Calaisis (elle atteint même 48,74% à Sanghen).

Evry (Essonne)

Pourquoi est-ce intéressant ? Evry est le fief de Manuel Valls, qui en a été le maire. L’ancien Premier ministre, battu à la primaire de la gauche, a appelé à voter pour Emmanuel Macron, rompant son engagement à soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon.

Quel est le résultat du premier tour ? Les électeurs d’Evry n’ont pas vraiment tenu compte de l’appel de Manuel Valls à voter Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon y fait un score de 34,69%, bien loin devant le candidat d’En marche !, à 26,93%. Encore plus loin derrière, le PS explose en vol dans ce fief socialiste historique : Benoît Hamon plafonne à 8,67% derrière Marine Le Pen (11,73%) et François Fillon (9,98%).

Fessenheim (Haut-Rhin)

Pourquoi est-ce intéressant ? Comme le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), Fessenheim est un vieux dossier qui divise. Cette ville du Haut-Rhin abrite une centrale nucléaire vieillissante, condamnée à la fermeture par François Hollande. Le site de Fessenheim fait travailler directement 850 personnes, et 2 000 en sous-traitance. Son démantèlement, acté sur le papier, est désormais soumis à la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche).

Quel est le résultat au premier tour ? Il faut tout d’abord noter la forte mobilisation des électeurs de Fessenheim, où la participation atteint 85,30%, largement au-dessus de la moyenne nationale (76,21%). Marine Le Pen arrive confortablement en tête (31,77%), devant François Fillon (23,97%). Emmanuel Macron se hisse difficilement en troisième position avec 14,37%. Nicolas Dupont-Aignan (11,55%) y devance Jean-Luc Mélechon (11,34%)

Grande-Synthe (Nord)

Pourquoi est-ce intéressant ? A environ 40 km de Calais, Grande-Synthe, dirigée par l’écologiste Damien Carême, a vécu différemment la crise migratoire. Un camp d’accueil des migrants, qui se voulait exemplaire, y a été installé à l’initiative de la mairie, en 2016, mais il a été détruit par un incendie, en avril 2017.

Quel est le résultat au premier tour ? C’est un îlot rouge, dans une grande mer de bleu marine. A Grande-Synthe, les électeurs ont plébiscité Jean-Luc Mélenchon à 33,80%. Le candidat de la France insoumise devance Marine Le Pen qui cumule 30,96% des suffrages exprimés. Emmanuel Macron arrive en 3e position avec 13,79% et Benoît Hamon ne dépasse pas les 8%, alors qu’il comptait le maire Damien Carême (EELV depuis 2015) dans son équipe de campagne.

Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

Pourquoi est-ce intéressant ? Le combat contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est toujours d’actualité. Et la situation est figée : pas d’évacuation en vue, au moins jusqu’à ce qu’un nouveau locataire s’installe à l’Elysée et que le dossier soit de nouveau arbitré. Sur la ZAD, les opposants au projet hésitaient entre voter Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon ou choisir l’abstention.

Quel est le résultat au premier tour ? Avec 30,60% des voix, Jean-Luc Mélenchon, qui a souvent jugé le dossier comme « un grand projet inutile », arrive largement en tête du premier tour à Notre-Dame-des-Landes. Il devance les deux qualifiés au second tour, Emmanuel Macron (18,82%) et Marine Le Pen (18,52%), qui n’ont pas affiché d’opinion claire sur ce futur aéroport. La participation y est forte, avec 84,63%.

Tulle (Corrèze)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est là que François Hollande avait savouré sa victoire en 2012, avec La Vie en rose à l’accordéon pour bande originale. Le président de la République, qui a choisi ne de pas briguer de nouveau mandat (une première dans l’histoire de la Ve République), s’est rendu dans son fief corrézien, où il reste très apprécié, pour voter. Mais il n’a jamais donné ouvertement de consigne de vote.

Quel est le résultat au premier tour ? A Tulle, Emmanuel Macron arrive en tête (30,8%) devant Jean-Luc Mélenchon (23,72%). Le candidat PS Benoît Hamon est loin derrière (9,07%). Dès 20h15, François Hollande a d’ailleurs appelé Emmanuel Macron pour le féliciter, selon l’Elysée.

franceinfo France Télévisions

24/04/2017

http://www.francetvinfo.fr/

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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (europe 1)

macron

Poutou n’appelle pas à voter Macron qui « n’est pas un rempart contre le FN »

Le candidat du NPA estime que « pour faire reculer durablement ce péril, il n’y a pas d’autre solution que de reprendre la rue ». 

Philippe Poutou s’est abstenu dimanche d’appeler à voter pour Emmanuel Macron au second tour, jugeant que le candidat d’En Marche ! n’était « pas un rempart contre le FN ». « Dimanche 7 mai, beaucoup voudront faire barrage au FN en votant Macron. Nous comprenons la volonté de rejeter le danger mortel pour tout progrès social et pour l’ensemble des droits, tout particu- lièrement pour les populations immigrées et d’origine immigrée, que représenterait l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen », a estimé le candidat du NPA dans un communiqué.

Le NPA se joindra cependant aux manifestations contre le FN. Philippe Poutou a éga- lement ajouté que « ce sont bien les politiques d’austérité et sécuritaires, en particulier quand c’est la prétendue gauche de gouvernement qui les a portées, qui restent la cause de la montée du FN et de ses idées nauséabondes ».

C’est pourquoi « pour faire reculer durablement ce péril, il n’y a pas d’autre solution que de reprendre la rue, contre l’extrême droite, mais aussi contre toutes celles et ceux qui, comme Macron, ont mis en place ou veulent imposer des mesures antisociales », a-t-il ajouté, précisant dans un communiqué que « le NPA et ses militants se joindront aux manifestations contre le FN ».

23 avril 2017

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

émile masson (le peuple breton)

emile masson

Souscription : Réédition d’Émile MASSON

Rééditer Émile Masson

Pourquoi rééditer Émile Masson aux Presses populaires de Bretagne? Né à la fin du 19è siècle, il précède après tout largement la naissance de l’Union Démocratique Bretonne, en 1964. Pourtant, la gauche bretonne (en général) se revendique allègrement de cet auteur qui, seul contre tous, veut croire en l’émancipation du peuple breton.

Il faut dire que les références progressistes à cette époque sont rares.

Participer à la popularisation de cet « anachronisme », de cet homme si en avance sur son temps et pourtant si peu connu du grand public, nous paraissait salutaire. C’est d’autant plus vrai que cet ouvrage, à l’exception de la réimpression de la Bibliothèque nationale, est rare et souvent chère, donc inaccessible au grand public.

Malgré un style très lyrique, ce long poème qu’est Antée (paru en 1912) a pourtant réussi à traverser le temps.

À défaut d’être actuel, il donne quelques leçons historiques à tous ces « socialistes » qui ont échoué à faire partager leur idéal, par mépris ou défiance du peuple. Au-delà du seul cas de la langue bretonne, Émile Masson faisait corps avec le peuple breton, ce que ne font plus nos politiques, qui se retranchent derrière leur mandat pour parler en son nom, en le consultant assez rarement. Relire Masson est une façon de comprendre (et donc de combler) le fossé grandissant entre la « base » et le « sommet ». Masson a foi en l’humanité, il lui fait confiance et refuse, de ce fait, l’autoritarisme qui prétend guider le peuple pour son bien.

Nous plaçant parmi les derniers héritiers des fédéralistes, il nous semblait important que chacun puisse connaître ce beau texte d’un auteur qui, bien que se sachant minoritaire, n’a jamais abandonné ses convictions. Émile Masson est, pour notre courant de pensée, celui qui fait le lien entre l’identité et la gauche, ce qui n’est pas anodin à l’heure où la droite s’empare de la question identitaire, où le brouillage politique sème la confusion idéologique.

Nous avons demandé à Alan Le Cloarec d’écrire la préface de cette réédition. Diplômé en sciences politiques de l’université Rennes-2, Alan a récemment publié un ouvrage important que nous avons recensé en livre du mois en janvier 2017 : « Aux origines des mouvements bretons » (Coop Breizh, 2016). Ce jeune auteur s’est spécialisé dans l’étude des mouvements politiques bretons avant la Première Guerre mondiale et durant l’entre-deux- guerres. Il donne des conférences régulièrement.

Afin d’éditer ce livre, nous faisons encore une fois appel à la souscription et à votre générosité. Après notre appel réussi pour Morvan Lebesque (près de 150 personnes avaient précommandé l’ouvrage), nous estimons la collecte nécessaire à 1 500 €, correspondant au prix de la composition, de la relecture-correction, de la mise en page, de la conception de la couverture, de l’impression (environ 700 exemplaires) et d’une contribution forfaitaire pour notre préfacier. Nous espérons pouvoir éditer cet ouvrage d’ici cet été. Cela dépendra beaucoup de la somme récoltée…

Le livre sera vendu au prix de 8 € (+ 2 € de frais de port). Vous pouvez donc en commander autant qu’il vous plaira soit en ligne soit en envoyant un chèque à : Le Peuple breton, 9 rue Pinot-Duclos, 22000 SAINT BRIEUC (ordre : Le Peuple breton).

La rédaction

http://lepeuplebreton.bzh/

masson_bretons

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Eun dra bennag a zo da jeñch er bed… Ar re baour a labour a-hed o buhez evid pinvidikaad ar re a zo re binvidig dija… Al labourerien eo nerz ar vro, ar gwir bobl… N’eus nemed an dud pinvidig-braz hag o-deus eur Vamm-Vro… Er lezenneu a ve groeit aveid er re beur ne dint nemed hanter-lezenneu…

Il y a quelque chose à changer dans le monde…Les pauvres travaillent toute leur vie pour enrichir ceux qui sont déjà riches…Les travailleurs sont la force du pays, le vrai peuple…les détenteurs de grandes fortunes n’ont pas de patrie…les lois qui sont faites pour les pauvres ne sont que des demi mesures…

Note du blog: Le texte breton dit « Seuls les riches ont une patrie »… Mais le texte français dit le contraire! Vieux débat!

Les pauvres seuls ont-ils une patrie?…(leur seule richesse selon Jaurès et JLM) et les riches malgré leur patriotisme affiché, sont-ils si liés aux autres riches du monde, qu’ils sont « a-patrides »? Ou alors doit on laisser le patriotisme aux riches et dire comme Marx que « les prolétaires n’ont pas de patrie? » (même s’ils ont une nationalité!) et « Prolétaires de tous tous les pays unissez-vous » (contre vos bourgeoisies et leurs patriotismes).

Émile Masson (Wikipedia)

Emil Masson (Wikipedia e Brezoneg)

Emile Masson (Fañch Broudig)

Eun dra bennag a zo da jeñch er bed

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (les inrocks)

pouttt

“Je le répète, il a volé dans les caisses de l’Etat”: Philippe Poutou défie François Fillon de lui faire un procès

En meeting à Aubervilliers (93) ce 19 avril, Philippe Poutou a chargé François Fillon, qui l’avait menacé d’un procès le 4 avril lors du grand débat de la présidentielle. On savait Philippe Poutou fâché avec tout le monde ou presque.

Le 4 avril dernier, il a même refusé de poser pour la “photo de famille” avec les dix autres candidats, au début du grand débat de la prési- dentielle sur BFM-TV et CNews.

Ce 19 avril, lors de son dernier grand meeting avant l’élection, aux Docks d’Aubervilliers (93), face à une salle à moitié pleine seulement (environ 1500 personnes), le candidat du NPA s’en est expliqué : “Je n’ai pas voulu la faire, car d’abord, on n’est pas de la même famille, et je voulais exprimer qu’on n’est pas non plus du même monde”.

Mais il y a deux candidats avec lesquels il est particulièrement en mauvais termes : Marine Le Pen et François Fillon. Sa sortie sur leurs affaires judiciaires respectives lors du grand débat est devenue culte. Elle est même ce soir-là diffusée sur grand écran pour chauffer la salle nimbée d’une lumière rouge.

“François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonshommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses”, avait lancé l’ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), ajoutant qu’il se servait “dans les caisses publiques quand il paye sa famille”. Le candidat LR avait alors marmonné sur un ton menaçant : “Je vais vous foutre un procès vous”.

“Ce soir je le répète, il a volé dans les caisses de l’Etat”

Philippe Poutou s’étonnait de ne pas avoir de nouvelles, jusqu’à ce 18 avril où François Fillon a déclaré dans La Voix du Nord qu’il ne le poursuivrait pas, sauf s’il récidive. C’était tendre une perche au candidat anticapitaliste, qui l’a de nouveau défié à Aubervilliersdevant ses soutiens: “Fillon m’avait menacé d’un procès si je récidivais. Ce soir je le répète, il a volé dans les caisses de l’Etat.”

L’assistance a applaudi cette charge, avant d’entonner à l’unisson le slogan devenu classique chez les opposants au candidat LR : “Rends l’argent!”. Pour ses soutiens, le franc-parler du candidat est sa meilleure arme dans la campagne. Pourtant, les sondages le placent toujours à 1,5% d’intentions de votes (il avait obtenu 1,15% des suffrages en 2012).

“Nous ne sommes pas crédibles électoralement”

Dans la salle des Docks d’Aubervilliers, le fondateur historique de la LCR Alain Krivine, premier candidat d’extrême gauche à la présidentielle en 1969, s’est fait une raison : “Je suis content qu’on l’ait présenté, c’est le seul qui est normal. Mais il y a une poussée de Jean-Luc Mélen- chon à gauche. Philippe a une popularité importante, mais nous ne sommes pas crédibles électoralement”.

Ce soir-là, entre les slogans anticapitalistes et L’Internationale entonnée a cappella, Olivier Besancenot (candidat de la LCR puis du NPA en 2002 et 2007) n’est pas intervenu à la tribu- ne. Il était pourtant présent en coulisses, et défend lui aussi le caractère “non professionnel de la politique” de Philippe Poutou : “Certains le considèrent comme un Ovni alors que c’est le contraire : les vrais extraterrestres ce sont les autres. C’est pourquoi c’était le seul à pouvoir attaquer Le Pen et Fillon frontalement, et il l’a fait. C’est notre marque de fabrique”.

“Je fais des punchlines sans vouloir en faire”

Philippe Poutou parviendra-t-il pourtant à décoller dans les urnes ? Entre avoir de l’empathie pour le personnage et épouser ses idées, les militants du NPA constatent sur le terrain qu’il y a encore un grand pas. Son intervention ce 20 avril lors de l’émission politique avec les onze candidats à la présidentielle pourrait être une nouvelle occasion de marquer les esprits. A-t-il encore des phrases choc en réserve ? “Je fais des punchlines sans vouloir en faire”, élude-t-il en souriant.

Le meeting s’est conclu sur un concert du collectif Motivés!, formé en 1997 autour de Mouss et Hakim (de Zebda) avec la LCR. Ils ont notamment interprété Bella Ciao et Hasta Siempre, entre autres chants révolutionnaires, comme il se doit.

jeudi 20 avril 2017

http://mobile.lesinrocks.com/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

poutou aubervilliers / toulouse (le point + le monde + )

une

À Aubervilliers, l’anticapitaliste Poutou se pose en candidat de l’avenir devant beaucoup de jeunes

A quatre jours de l’élection présidentielle, Philippe Poutou s’est posé en candidat de l’avenir lors de son dernier grand meeting à Aubervilliers mercredi soir, partageant ses idées anticapitalistes avec un public jeune. La salle de 2.000 places n’a pas fait le plein, mais environ un millier de sympathisants avaient fait le déplacement pour la plupart des jeunes, séduits par la campagne et la personnalité du candidat du Nouveau parti anticapitaliste.

« Il parle avec son coeur », argumente Nina, étudiante de 21 ans venue « par curiosité ». « C’est une vraie personne, pas comme les autres guignols », ajoute-t-elle, devant ses amis Camille et Paul. Aucun des trois ne votera pour Philippe Poutou mais tous saluent « un personnage sympathique ».

Le candidat du NPA a notamment forgé son image avec son intervention au débat télévisé le 4 avril, lorsqu’il a souligné son absence « d’immunité ouvrière » face à M. Fillon et Mme Le Pen, qui profitent « d’une immunité parlementaire ». Un coup d’éclat remarqué par plusieurs jeunes présents à Aubervilliers : « C’était rigolo », selon Christophe, élève avocat de 24 ans. « Ça m’a fait du bien », renchérit son amie Marina, 27 ans.

Pourtant, « je fais des punchlines sans vouloir en faire », assure M. Poutou devant les journalistes, parlant de « buzz médiatique »:

« Mais je le redis, Fillon a volé dans les caisse de l’État », martèle cet ouvrier de Ford. Ses partisans se mettent à chanter: « Rends l’argent, rends l’argent ! ». A quatre jours du premier tour, Philippe Poutou a également raillé « la jeunesse » d’Emmanuel Macron, candidat d’En Marche !: « Macron peut-être, mais tout ce qu’il y a autour… », « anti-système, tu parles. »

Quant à Jean-Luc Mélenchon, le candidat trotskiste martèle qu’ »il ne représente pas la gauche de combat anticapitaliste » et qu’ »il faut choisir son vote utile: il y a onze candidats, donc onze votes utiles. » Et tous les spectateurs d’applaudir leur favori. « Il incarne la colère de toute une génération », salue une jeune militante, Elsa Marcel.

Dans la salle, où la moitié des personnes ont trente ans ou moins, plusieurs critiquent « la condescendance » dont M. Poutou a été victime par « quelques journalistes », allusion notamment à Laurent Ruquier. « Ils se moquent de lui parce que c’est un candidat différent », se plaint Benjamin, jeune en recherche d’emploi. A la différence des premiers interviewés, il se dit « certain de voter Poutou » au premier tour de la présidentielle dimanche.

Le candidat NPA, qui avait obtenu 1,15 % des suffrages en 2012, est crédité de 1,5 % des intentions de vote dans les sondages.  Son prédécesseur Olivier Besancenot avait rassemblé 4,08 % des voix en 2007. L’ancien facteur, qui était annoncé, n’est pas venu à Aubervilliers, où la soirée s’est prolongée avec un concert du groupe toulousain Les Motivés !.

20/04/2017

http://www.lepoint.fr/

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Carton plein pour le meeting de Philippe Poutou à Toulouse (RP)

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