Archive | Luttes sociales en Finistère

22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Mardi, grève à l’inspection du travail : Brest et Quimper concernées (OF+Npa)

Mardi, grève à l’inspection du travail : Brest et Quimper concernées (OF+Npa) dans Luttes sociales en Finistère le-code-du-travail-victime-dun-meutre-avec-premeditation-241x300

De nombreux agents de l’Inspection du travail de Brest et Quimper vont se joindre, ce mardi 22 à une manifestation à Paris dans le cadre de l’examen du Plan Sapin.

Ce mardi 22, Une délégation d’agents se joindra à l’action nationale à Paris. Dans le cadre d’un mouvement national, de nombreux agents seront en grève, à Quimper et à Brest à l’appel de la CGT-SNUTEFE-FSU et Sud travail. Un car de 50 agents de Bretagne rejoindra la manifestation. La journée s’inscrit dans le cadre de la consultation, ce jour, par le comité technique ministériel, du Plan Sapin. Ce plan aura pour conséquence de « supprimer les contrôleurs du travail chargés actuellement du contrôle des entreprises de moins de 50 salariés ». Et va « remettre en cause l’indépendance statutaire des agents » dans le cadre d’une réorganisation complète des services.Social lundi 21 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Mardi-greve-a-l-inspection-du-travail-Brest-et-Quimper-concernees_40779-2241378——29019-aud_actu.Htm

Lire aussi:

http://npa29.unblog.fr/2013/07/05/inspection-du-travail-une-%C2%AB%E2%80%89reforme%E2%80%89%C2%BB-en-coup-de-force/

Retrait de la réforme Sapin de l’inspection du travail

Le gouvernement est déterminé à priver les travailleurs de tout recours contre les attaques du patronat : après avoir facilité les licenciements collectifs et légalisé le chantage à l’emploi avec l’ANI, il s’en prend maintenant à l’inspection du travail.

La réforme que veut imposer le ministre Sapin malgré l’opposition des organisations syndicales majoritaires vise clairement à éloigner les inspecteurs et contrôleurs du travail des salariés et de leurs représentants. En effet, le projet du gouvernement consiste à créer des unités composées d’une dizaine d’agents de contrôle avec à leur tête un directeur dont le rôle à plein temps sera de « manager » les agents, de leur fixer des priorités, ou encore de « veiller à la qualité juridique » de leurs décisions !

Le but est de piloter l’activité des inspecteurs et contrôleurs pour qu’ils se consacrent aux actions décidées par le ministère plutôt qu’aux demandes des salariés et des organisations syndicales. L’autonomie et l’indépendance des agents de contrôle seraient fortement restreintes, et ce sont les travailleurs qui en subiraient les frais, l’accès à l’inspection du travail devenant plus difficile.

Pour les PME, le contrôle pourrait même devenir une activité annexe : le ministère est ainsi chargé d’élaborer une méthodologie d’intervention pour ces entreprises, au sein de laquelle des « démarches d’information et autres formes à déterminer » complèteront l’action de contrôle. Et pour les grands groupes, Sapin prévoit la création d’un groupe national de contrôle qui prendra ses ordres directement du ministère, sans lien aucun avec les salariés.

Ce projet est également porteur de coupes dans les effectifs, puisque la suppression progressive du corps des contrôleurs du travail ne sera que partiellement compensée par des transformations en postes d’inspecteurs, et d’une dégradation des conditions de travail des agents, qui ont pourtant déjà été à l’origine de deux suicides au sein du ministère ces dernières années.

C’est donc une véritable réforme patronale de l’inspection du travail que veut imposer le gouvernement, une réforme qui concerne tous les travailleurs. Les agents du ministère du travail seront en grève mardi 22/10 à l’appel des syndicats CGT, SUD, FSU et FO. Le NPA leur apporte son soutien total et invite l’ensemble de la gauche politique et sociale à faire front pour obtenir le retrait du projet.

Montreuil, le 22 octobre 2013

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT)

Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT) dans Brest et région y-en-a-marre1

À Pougastel-Daoulas, aucun des 25 conducteurs de l’entreprise des Citerniers bretons n’a pris le volant ce matin.

Les camions sont bloqués au siège situé dans la zone de Ty-ar-Menez. « Les grévistes manifestent contre les conditions de travail qui se sont dégradées », explique le délégué syndical FNCR (Fédération nationale des conducteurs routiers). Un sentiment partagé par les deux autres syndicats de l’entreprise, la CFDT et la CGT. Tous demandent un arrêt immédiat des « pressions », ainsi qu’une augmentation de leur taux horaire qui correspondrait à un rattrapage sur les salaires de 2013. Enfin, ils exigent de pouvoir à nouveau choisir leurs dates de congés.  Social lundi 21 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Plougastel-Daoulas.-Greve-des-conducteurs-des-Citerniers-bretons_40779-2241490——29019-aud_actu.Htm

Quéven. Grève aux Citerniers bretons

22 octobre 2013 à 10h09 Réagir à cet article

Un mouvement de grève perturbe depuis ce lundi l’entreprise Les citerniers bretons, qui emploie près de 220 conducteurs en Bretagne, dont une soixantaine sur le site de Quéven (56), et qui est la propriété du groupe EB-Trans France. Près de 80 % des conducteurs ont suivi cet appel à la mobilisation lancé par une intersyndicale qui réclame une augmentation de 3 % des salaires et la fin de certaines pressions. Aucun blocage n’a cependant été constaté sur les sites de Plougastel-Daoulas ou Quéven. Ce mardi matin, des représentants de l’intersyndicale rencontrent à Quéven des membres de la direction générale.

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/couronne/queven/queven-greve-aux-citerniers-bretons-22-10-2013-2277624.php

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Manif pour l’emploi. Ce sera le 2 novembre, à Quimper (LT)

Manif pour l'emploi. Ce sera le 2 novembre, à Quimper (LT) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h
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Le Collectif pour le maintien de l’emploi à Marine Harvest, créé vendredi par plus de 600 personnes, vient de dévoiler le lieu et la date de sa première manifestation pour l’emploi en Bretagne. Ce sera le samedi 2 novembre, à 15 h, place de la Résistance, à Quimper. Cinq ans après le combat de la maternité de Carhaix, les Carhaisiens seront donc de retour dans les rues de Quimper. Mais il n’y aura pas qu’eux. Les organisateurs veulent rassembler toutes les personnes mobilisées pour la défense de l’emploi en Bretagne.

Christian Troadec, le maire de Carhaix, appelle ainsi les « salariés de l’agroalimentaire, agriculteurs, marins, élus, syndicats, commerçants, artisans, transporteurs, toutes les populations touchées d’une manière ou d’une autre par la crise sans précédent qui touche l’économie bretonne » à se rassembler « pour dire non au déclin de la Bretagne » et par la même occasion à l’écotaxe.22 octobre 2013 à 10h02

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/manif-pour-l-emploi-ce-sera-le-2-novembre-a-quimper-22-10-2013-2277621.php

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21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix Marine Harvest, un vent de fronde s’est levé (LT+OF)

Carhaix Marine Harvest, un vent de fronde s'est levé (LT+OF) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h

Après l’onde de choc, place à la mobilisation générale. Elle a été décrétée vendredi soir, à l’Espace Glenmor, pour préserver l’emploi sur le site de Marine Harvest à Poullaouen. S’inspirant du combat ayant sauvé l’hôpital, la population entre dans une phase de révolte.

17 h 45 vendredi, parking de l’espace Glenmor. Les salariés de Marine Harvest arrivent par petits groupes, bientôt rejoints par quelques élus. Objectif du rassemblement : créer un comité pour le maintien de l’emploi. Une seule question brûle les lèvres : « Combien serons-nous ? » La réponse ne se fait pas attendre car en moins de dix minutes, le parking est noir de monde. L’ambiance est pesante mais un souffle de détermination est perceptible.

Une salle révoltée  18 h, la foule prend place dans la salle après avoir signé le registre où sont consignés les noms de ceux qui sont prêts à entrer en « résistance », de tous ceux qui vont se mettre en état d’alerte. 18 h 15, Christian Troadec ouvre la séance en présence de 600 personnes, toutes acquises à la cause générale. « La pointe de Bretagne subit en ce moment un sinistre économique », annonce-t-il avant de se lancer dans un historique de la crise. « De 6.000 à 8.000 emplois vont être perdus si nous ne réagissons pas. On demande simplement le droit au travail, on demande le maintien de l’emploi. En ce qui concerne le site de Poullaouen, on exige sa réindustrialisation ». Il est rejoint sur le devant de la scène par une vingtaine de personnes, syndicalistes, élus, représentants de différents courants politiques, du monde associatif, responsables d’autres mouvements de revendication, etc. Un vent de révolte souffle sur la salle. Le mot « résistance » est sur toutes les lèvres. Le combat pour la défense de l’hôpital ? mené et gagné en 2008 ? sert de référence. Matthieu Guillemot (NPA) est optimiste : « On peut aussi sortir vainqueurs de ce nouveau combat. Ce soir, on est nettement plus nombreux que lors des premières réunions lancées lors de notre révolte de 2008. On a un coup à jouer si nous sommes unis ». Unis, solidaires, groupés, déterminés, ce sont les maîtres mots de la soirée. Les prises de parole vont toutes dans le même sens.

Une première action rapidement  « Pour faire pression à tous les niveaux, il faut se fédérer, se regrouper, être nombreux et déterminés », résume Didier Goubil, maire de Poullaouen. Les échanges avec la salle montrent que la colère est générale. Nadine Hourmant, déléguée FO de Doux, déchaîne le public lors de ses interventions, toujours très musclées. « Nous subissons aujourd’hui une vraie catastrophe. Le contexte est morose mais nous sauverons la Bretagne. Paysans et ouvriers sont dans la même galère à cause de nos chères têtes pensantes d’en haut qui, depuis longtemps, sont déconnectées du terrain. Ils ne comprennent pas la situation dans laquelle ils nous ont enfoncés ». Applaudissements très nourris d’une salle déterminée. 20 h, fin des hostilités. Le comité pour le maintien de l’emploi est constitué. Un premier rassemblement « pour se faire entendre » est programmé. Où et quand ? Le secret est bien gardé. Christian Troadec livre tout de même quelques indications : « rapidement », « grande ampleur », « ici ou ailleurs ». Les services de l’État sont prévenus. 20 octobre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-un-vent-de-fronde-s-est-leve-20-10-2013-2274729.php

Lire aussi: http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-paroles-de-femmes-salariees-21-10-2013-2275600.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Carhaix.-Plus-de-600-personnes-au-comite-pour-le-maintien-de-l-emploi-en-Centre-Bretagne_40781-2240713——29024-aud_actu.Htm

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, un comité pour le maintien de l’emploi créé (LT + OF)

Marine Harvest, un comité pour le maintien de l'emploi créé (LT + OF) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h

Marine Harvest, l’un des fleurons de l’agroalimentaire en Centre-Bretagne (*), touchée de plein fouet par une fermeture programmée et c’est toute une région qui « entre en résistance ». L’appel à la mobilisation a trouvé un fort écho dans la population. Près de 600 personnes, se sont, en effet, réunies hier soir à l’Espace Glenmor, à Carhaix, pour discuter d’un plan de bataille efficace pour infléchir la décision du groupe norvégien. Dans la salle, des salariés de l’usine de transformation de saumon, des élus, des syndicalistes, des commerçants, des habitants de la région. Pour tous, la démonstration est faite que la fermeture du site ne résulte pas d’un problème économique mais bien d’une stratégie financière. « Ce n’est pas tolérable qu’une entreprise qui réalise autant de bénéfices jette ainsi ses salariés. Nous demandons le droit au travail » a martelé Christian Troadec, maire de Carhaix.

Une action de grande ampleur annoncée  Comme annoncé, un comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne a été créé. « Son rôle n’est pas de se substituer aux syndicats qui doivent poursuivre les négociations avec Marine Harvest mais de mener des actions populaires comme celles organisées lors du combat pour la défense de l’hôpital », explique Christian Troadec. Alors qu’une réunion est prévue vendredi en sous-préfecture à Châteaulin sur la réindustrialisation du site, le président de Poher communauté annonce l’organisation d’un premier rassemblement « de très grande ampleur, très rapidement, ici ou ailleurs ». 19 octobre 2013

* Le site de Poullaouen emploie 287 personnes en CDI et une centaine d’intérimaires.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/marine-harvest-un-comite-pour-le-maintien-de-l-emploi-cree-19-10-2013-2273469.php

Carhaix. Plus de 600 personnes au comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne (OF)

Économie vendredi 18 octobre 2013

Vendredi soir, à l’Espace Glenmor de Carhaix, plus de 600 personnes se sont rendues au premier rendez-vous du comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne.

Ce comité rappelle la fronde de 2008 pour l’hôpital de Carhaix. Durant deux heures, l’avenir de Marine Harvest, mais également la crise agroalimentaire que traverse la Bretagne actuellement, ont été évoqués. Pour y faire face ? « La mobilisation. La situation n’est pas acceptable », apostrophe Christian Troadec. « Pour se faire entendre » plusieurs manifestations sont prévues prochainement. « C’est la période pour faire quelque chose de fort et cohérent », affirme Michel Crespin, délégué CGT de Marine Harvest. À noter, le 25 octobre, la sous-préfecture de Châteaulin accueillera une réunion pour savoir comment réindustrialiser le site. La direction de Marine Harvest, les élus mais aussi les syndicats seront présents.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Carhaix.-Plus-de-600-personnes-au-comite-pour-le-maintien-de-l-emploi-en-Centre-Bretagne_40781-2240713——29024-aud_actu.Htm

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, les salariés maintiennent la pression (LT+OF)

Gad, les salariés maintiennent la pression (LT+OF) dans Brest et région 2121112_gadgroupe

Gad. Les salariés ont bloqué Brest

19 octobre 2013

Hier, de 15 h à 17 h 30, une centaine de salariés de chez Gad, l’abattoir de Lampaul-Guimiliau ont bloqué le rond-point de Kergleuz au Relecq-Kerhuon ainsi que le pont de Plougastel. Des milliers d’automobilistes ont dû prendre leur mal en patience. Il fallait environ une heure de voiture pour couvrir les 4 km qui séparent le centre-ville du barrage. La plupart des gens, pris au piège, ont exprimé leur solidarité avec les manifestants. À plusieurs reprises. Pourtant, la gendarmerie est intervenue pour éviter que la situation ne dégénère. Aucune nouvelle information n’a été donnée aux syndicalistes sur l’éventuel projet de reprise du site. Ces derniers ont décidé de poursuivre leur action dans les jours à venir. (Photo Didier Déniel)

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/gad-les-salaries-ont-bloque-brest-19-10-2013-2273472.php

À Lampaul, les salariés de Gad maintiennent le blocus (OF)

Social vendredi 18 octobre 2013

Tandis qu’une bonne centaine de leurs camarades sont partis bloquer le pont de l’Iroise, à Brest, les salariés de Gad maintiennent le blocus sur le site de Lampaul. Jour et nuit.

« On ne bougera tant que Mr Bijaoui, directeur des ressources humaines chez Gad ; Mr Peter, directeur de Gad SAS et Mr Jannez, directeur de la Cecab, ne se seront pas assis autour de la table des négociations », annoncent les salariés mobilisés à Lampaul. Et ce blocus a des conséquences désastreuses. Ce sont des centaines de tonnes de viande fraîche qui partent à la poubelle. « À croire que la direction préfère le gaspillage aux négociations », lâche Gilbert Bodennec, un salarié. Les salariés mobilisés réclament la révision du plan de sauvegarde de l’emploi et des primes extra-légales. « Depuis 4 ans, depuis que Gad a fusionné, 15 millions d’euros ont été versés pour boucher le trou de Josselin. Et nous, nous n’avons plus nos primes d’intéressement et la participation au bénéfice », ajoute Rachel Réault. Par ailleurs, les agriculteurs sont solidaires des « Gad ». Ils viennent les réapprovisionner en palettes et bois de chauffage.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-a-Lampaul-les-salaries-de-Gad-maintiennent-le-blocus_40814-2240566_actu.Htm

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http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/manif-des-gad-brest-ankylosee-19-10-2013-2273826.php

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/gad-rn165-le-blocus-du-pont-de-l-iroise-annonce-pour-13h30-18-10-2013-2273208.php

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad SAS : après la gare de Landerneau, les salariés de Gad ont bloqué la RN12 (FR3)

Gad SAS : après la gare de Landerneau, les salariés de Gad ont bloqué la RN12 (FR3) dans Landerneau, Landi, Lesneven gad

Les salariés de Gad de Lampaul-Guimiliau ont envahi la gare de Landerneau vers midi jeudi.

Le trafic des trains a été perturbé pendant 3 h. Ils ont aussi occupé la RN12 à hauteur de Plouédern, dans la Finistère où ils ont organisé une opération escargot. D’après le service communication de la SNCF, les salariés de Gad de Lampaul-Guimiliau ont envahi la gare de Landerneau vers 12h30. Le trafica été perturbé pendant 3 heures. Par mesure de sécurité, les TGV en provenance de Rennes ont été arrêtés à Morlaix. Ceux de Brest ont été retenus en gare. Des services de car ont été mis à la disposition des voyageurs par la SNCF. Le sous-préfet de Brest, Béatrice Lagarde, s’est rendu sur place pour rencontrer les manifestants qui ont libéré, dans le calme, les voies vers 15H30 avec l’intention d’organiser une opération escargot sur la voie express N12 en direction de Morlaix. Ils ont aussi bloqué la RN12 à hauteur de Plouédern dans le sens Brest-Rennes.

23 000 cochons par semaine Les salariés demandent des indemnités extra-légales. Ils souhaitent aussi que la Cecab cède le site à un éventuel repreneur. D’autre part, les groupements de producteurs locaux se sont mis d’accord pour apporter 23 000 cochons par semaine, dès qu’un repreneur de l’abattoir Gad se fait connaître.

*
Les salariés de Gad ne lâcheront pas Après une réunion interministérielle mercredi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a principalement annoncé le déblocage de 15 millions d’euros pour venir en aide à la filière agroalimentaire bretonne et s’est engagé à favoriser la cession de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau à la communauté de communes de Landivisiau.  »C’est pas assez, nous ce qu’on veut c’est sauver l’emploi, 15 millions c’est bien, mais on ne sait pas où ils vont être utilisés, comment ils vont être répartis« , a estimé Olivier Le Bras. « On aimerait que le site soit cédé en totalité et après qu’on voie combien d’emplois pourront être sauvés s’il devait y avoir un repreneur », a-t-il dit, ajoutant que les salariés veulent que le site de Lampaul « garde sa fonction première qui est l’abattage« . Par Sylvaine Salliou. Publié le 17/10/2013 | 12:54, mis à jour le 17/10/2013 | 18:44

http://bretagne.france3.fr/2013/10/17/gad-sas-les-salaries-ont-envahi-la-gare-de-landerneau-340515.html

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois

Alcatel-Lucent : liquidateurs d’emplois dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Jusqu’à maintenant, les accords compétitivité avaient essentiellement frappé dans l’industrie automobile avec comme fond de justification, la crise profonde du secteur.

Avec Alcatel c’est l’industrie électronique qui vient sur le devant de la scène sociale et, au vu de l’ampleur des prétentions patronales, sur la scène politique. Dans le cadre du gigantesque Monopoly industriel mondial permanent, en 2006 le mariage du groupe français Alcatel et de l’américain Lucent donnait naissance au n°1 mondial des équipementiers de télécommunication.

Leur faillite Économie d’échelle, mise en commun de secteurs d’activité et de recherche devaient donner au groupe une rentabilité confortable. Avec, en conséquence, des centaines de suppressions de postes. Concurrence des pays émergents, erreurs dans les stratégies industrielles ont conduit le groupe à un endettement de 6 milliards d’euros.

*
Pour les patrons du groupe, une seule solution : faire des économies sur le dos des salariéEs. Leur sixième plan de restructuration prévoit des mesures brutales : en France deux sites fermés rapidement, trois autres cédés dans le cadre d’externalisation, 10 000 suppressions d’emplois dans le monde dont 900 en France, auxquels il faut ajouter 900 « externalisations ». Leur politique a déjà conduit à 12 500 suppressions de postes en 2007, 4 000 en 2008, et le dernier plan de 1 420 n’est même pas terminé. Dans le même temps, les dirigeants se sont succédé abandonnant tour à tour le navire, dont Tchuruk avec son fameux parachute doré de 5, 7 millions d’euros.

*
Pour le syndicaliste responsable de la CFE-CGC, François Schmets : « Ce n’est pas parce que l’on négocie qu’on parvient à un accord. Nous sommes tout à fait conscients de la gravité de la situation du groupe, mais nous voulons que les efforts soient répartis équitablement entre les pays. C’est le minimum. » D’autres critiquent la stratégie industrielle qui tend à déplacer le centre de gravité de la France vers les États-Unis : « L’objectif, c’est de faire baisser le nombre d’emplois supprimés en France et le nombre de fermetures de sites », selon le délégué central CFDT.

*
Du côté du gouvernement, la ministre de l’Économie numérique, Fleur Pellerin, et celui du Redressement productif, Montebourg, appellent les opérateurs (SFR, Bouygues et Free) à « avoir un comportement vertueux et patriote… lors des grands appels d’offres liés à la 4G ». Le 9 octobre, après avoir rappelé qu’Alcatel touche environ 80 millions d’euros au titre du « crédit d’impôt recherche », Jean-Marc Ayrault déclarait : « S’il n’y a pas d’accord majoritaire, le plan social ne sera pas agréé, puisque maintenant, la loi donne à l’État la responsabilité de le faire »…

L’indispensable mobilisation Tout cela ne risque pas de faire revenir Alcatel sur ses projets. Au contraire, la loi sur la compétitivité issue de l’ANI va permettre au groupe mettre en œuvre son plan avec des délais raccourcis, des garanties moindres pour celles et ceux qui changeront de site ou qui seront licenciéEs. Comme à chaque fois, la mobilisation est difficile. Au fil des années, la stratégie patronale de suppression de postes, licenciements, départ anticipés, engendrent un fatalisme démobilisateur.

*
Pourtant des ripostes ont déjà eu lieu dès l’annonce du plan, avec des débrayages parfois massifs, comme sur le site d’Orvault promis à la fermeture ou à la cession. Ce mardi 15 octobre, la manifestation devant le siège d’Alcatel à Paris a réuni plus d’un millier de salariéEs en colère venuEs de la plupart des sites concernés ou non. Pour se construire, la mobilisation de celles et ceux d’Alcatel doit trouver deux points d’appui. Tout d’abord une revendication claire de refus de toute suppression de poste, de tous les licenciements, de toutes les mutations, en posant la question de l’expropriation du groupe si la direction refuse de revenir sur son plan. En même temps, il faut rechercher et construire les convergences.

*
En bloquant l’aéroport de Brest puis en rejoignant des groupes de Jeunes agriculteurs, de la FDSEA et d’aviculteurs, les salariéEs de l’agro-alimentaires de Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest et Gad, montrent la voie de convergences possibles. Pas sûr que les « politiques » rencontrés à Brest et Morlaix aient entendu leurs messages. En s’y mettant toutes et tous, la montée des mobilisations faisant reculer patrons et gouvernement pourrait se faire à l’Ouest…

Robert Pelletier Mercredi 16 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89)

La Bretagne en crise intéresse enfin. Trop tard ? (Rue 89) dans Luttes ouvrières berrien1

« L’Ouest souffre. Se désespère »

C’est une région solidement ancrée à gauche, une terre de résistance à l’extrême droite qui vit, pour un tiers de ses actifs, de l’agriculture ou de l’agroalimentaire.

Depuis plusieurs jours, frappée par une pluie de plans sociaux, la Bretagne hurle sa colère. Forcément, les médias s’y intéressent. Lundi soir, alors que l’actualité politique ne manque pas, entre Brignoles et le PS à Marseille, le « 20 Heures » de France 2 ouvre sur la colère des salariés de l’abattoir Gad, 889 emplois en voie d’être supprimés.  Filmées par BFM-TV, les images de Nadine Hourmant, déléguée FO folle de rage, ont fait le tour des médias. Face à Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix décontenancée, la salariée de Doux s’emporte : « On va faire comment pour rester vivre ici ? »Ce mardi matin, les journaux de France Inter et France Info parlaient d’abord des manifestations à Paris des employés d’Alcatel, ceux de Rennes et Lannion (Côtes-d’Armor) en tête, 900 suppressions de postes en France.

Routes bloquées, corps allongés Sur RTL, Christian Troadec, maire de Carhaix (Finistère), prononçait une phrase qu’on a l’impression d’avoir entendue cent fois ces derniers jours : « On est en train de vivre aujourd’hui une page catastrophique de l’histoire de la ‪Bretagne. »

  • dans le secteur de lagroalimentaire, on parle de 3 500 emplois qui pourraient être supprimés en deux ans : Doux déjà (1 000), Marine Harvest (450), Gad (889), Jean Caby (80), Tilly-Sabco qui doit réduire sa production de 40%, Cecab bientôt ;
  • PSA, autour de Rennes, prévoit 1 400 départs volontaires d’ici fin décembre ;
  • et Alcatel, donc, les 120 employés de Rennes, au moins.

Les causes de l’hécatombe sont bien connues, entre stratégies irresponsables de certaines entreprises, crise du secteur, concurrence des abattoirs allemands et de leur main d’œuvre bon marché et réduction des aides européennes. Au milieu des routes bloquées, des corps allongés sur le tarmac et des manifestations passées ou à venir, un symbole : la commune de Berrien (Finistère), une de celles qui ont voté le plus massivement pour François Hollande (78,21%), où le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a une maison de famille, qui sert désormais à une blague.

« L’Ouest souffre. Se désespère » Conscients de la colère qui monte, les éditorialistes de la presse locale, inspirés, alertent. Dans Ouest-France, Michel Urvoy écrit : « Monsieur le président de la République, vous connaissez l’Ouest. Vous aimez la Bretagne. De Lorient à Quimper, vous avez mûri votre socialisme au contact d’humanistes de gauche, les “ transcourants”. Vous y avez trouvé de bons conseillers (Bernard Poignant), des ministres clés (Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll, Guillaume Garot, Marylise Lebranchu), et même – ça tombe bien – un Premier ministre (Jean-Marc Ayrault). L’Ouest souffre. Se désespère. Doux, PSA, Gad, Alcatel, Zeiss… Il n’est plus de semaine sans un énorme drame social. L’agroalimentaire, la téléphonie et l’automobile, les trois piliers qui l’ont porté, vacillent ensemble. » Lundi, le gouvernement a annoncé la tenue, mercredi, d’une réunion d’urgence à Matignon, en présence de plusieurs ministres, dont les Bretons du gouvernement. Dans un édito cinglant, Sophie Prévost, du Télégramme, laisse entendre que c’est trop tard : « D’un coup, l’urgence est là. Désordonnée. Malhabile ? “ Pathétique et dégueulasse ”, disent ceux qui, devant le site industriel, ont perdu la partie. “ Trop tard !”, hurle l’opinion publique. Chez Gad, il y a plus de huit mois que les cartes ont été distribuées. » Imanol Corcostegui | Rue89

http://www.rue89.com/2013/10/15/bretagne-crise-interesse-enfin-les-medias-gouvernement-trop-tard-246619

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16 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa)

 

Des patates pour les cochons, les épluchures pour les bretons (Npa) dans Luttes ouvrières becassine

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