Archive | Luttes sociales en Finistère

25 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Le dernier combat des salariés finistériens de Gad (LM+OF)

Le dernier combat des salariés finistériens de Gad (LM+OF) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-a-landivisiau-de-salaries-de-300x189

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Ils ont obtenu un doublement des primes de licenciement après le blocus du site morbihannais  Lampaul-Guimiliau (Finistère) et Josselin (Morbihan) Envoyée spéciale

La Cecab, voleur de taf. «  La pancarte gît sur l’herbe, près de l’abattoir Gad de Josselin dans le Morbihan. A quelques mètres, des CRS bloquent l’entrée du site. Face à eux, des salariés de l’autre abattoir breton de Gad, celui de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère qui doit fermer. Fatigués et amers.

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 » Nous avons perdu notre boulot, nous n’avons plus rien à perdre « , affirme Patricia. Comme d’autres collègues finistériens, elle a fait deux heures et demie de route, mercredi 23 octobre, pour participer au blocus de l’abattoir de Josselin. Tous le répètent : ils s’estiment lésés et veulent  » partir la tête haute « . Cela fait près de trois semaines, calculent-ils, qu’ils se mobilisent pour faire pression sur les dirigeants de la Cecab. Cette coopérative du Morbihan, connue du grand public pour ses légumes d’Aucy, a aussi investi dans une autre spécialité bretonne, le porc. Elle possède les deux abattoirs de Josselin et de Lampaul-Guimiliau, réunis au sein de la filiale Gad qui a été placée en redressement judiciaire en février. Dans le plan de continuation, Cecab a choisi de sacrifier Lampaul au profit de son site historique de Josselin.

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Depuis que le couperet est tombé, les 850 salariés ont arrêté toute activité à Lampaul. Palettes et pneus brûlent devant le site où les salariés de Gad se relaient. Ils ont toutefois laissé passer les camions emportant les dernières carcasses de porcs abattus et stockés dans les frigos. La direction les a envoyés à l’équarrissage. Reste le contenu des congélateurs. Les  » Gad  » ont aussi occupé l’aéroport de Brest (Finistère). Puis bloqué un pont à Rennes. Sans succès. Les dirigeants de la Cecab sont restés sourds à leur demande de négociation.

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Mardi, les salariés de Lampaul ont décidé d’aller bloquer l’abattoir de Josselin. Un face- à-face très symbolique, tant les deux abattoirs ont toujours été en rivalité. Cet antagonisme n’a fait que s’exacerber quand ils se sont trouvés tous deux sur la sellette. Il s’est traduit par de fortes tensions syndicales, FO accompagnant les salariés de Lampaul, face à la CFDT régnant en maître à Josselin et majoritaire au sein de la filiale. Des heurts ont éclaté, mardi 22, entre les salariés des deux sites. Ceux de Lampaul, venus bloquer les camions, ont vu sortir près de 200 des 650 salariés de Josselin, en blouse blanche et charlotte sur la tête.

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Il faut dire que ces derniers sont également sous pression alors que la pérennité du site n’est pas assurée et que la fermeture de Lampaul s’est traduite, pour eux, par une surcharge de travail même si de nombreux intérimaires ont été recrutés en urgence, dont une majorité de Roumains.

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Un bataillon de travailleurs lancé contre un groupe de salariés licenciés, la situation a marqué les esprits. Finalement, mardi soir, la direction annonçait son intention de négocier. Des discussions entamées mercredi après-midi, sous l’égide du Préfet du Finistère après l’évacuation par les CRS des manifestants qui bloquaient l’accès du site de Josselin aux camions. A 21 h 30, les discussions se sont achevées avec deux concessions aux salariés de Lampaul : un doublement des primes de licenciement, soit 400 euros par année d’ancienneté, et le paiement des jours de grève. Mais la Cecab est restée inflexible sur un point : elle ne souhaite pas qu’un concurrent reprenne le site de Lampaul.
Le président de la communauté de communes du pays de Landivisiau, Georges Tigreat, a évoqué une reprise, sans jamais en donner les détails, avec le soutien public.

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 La Cecab, elle, a tout fait pour empêcher que le site de Lampaul ne revienne à un de ses concurrents. Le bâtiment appartient à une société foncière, la Jarlot qui n’est pas dans le périmètre du redressement judiciaire. Cette foncière a été créée en 2010 lorsque Cecab a pris le pouvoir chez Gad, la famille fondatrice cédant ses dernières parts. Autre obstacle : le site de l’abattoir de Lampaul a été habilement découpé dans le plan de continuation. Tout n’est pas fermé. L’atelier de graisse animale qui fabrique saindoux et autres sous-produits mais aussi l’atelier qui fabrique des produits salés et fumés restent en activité. Soit une soixantaine d’emplois conservés.

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Surtout, la station d’épuration reste dans le périmètre conservé. Ce qui a fait bondir les élus.  » C’est comme si vous vendiez une voiture sans son moteur « , expliquent-ils.  » Tout a été fait pour éviter un repreneur concurrent mais aussi pour éviter de payer la dépollution du site « , estime Henri Billon, membre du conseil communautaire du Pays de Landivisiau.

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Les salariés de Lampaul, eux, ont longtemps cru à la reprise et ont continué à travailler. Au point que, comme le dit une commerçante de Landivisiau,  » pour nous, il n’y avait pas d’affaire Gad, jusqu’à l’annonce de la fermeture, notre véritable préoccupation, c’était le projet controversé de la centrale à gaz « . Passé l’effet de surprise, sur les devantures des commerces, les affichettes de solidarité à Gad sont maintenant omniprésentes. Pour tous, cette fermeture est vécue comme une  » catastrophe « .
Les salariés de Lampaul ne se font plus d’illusion mais ils continuent d’évoquer avec fierté l’héritage Gad, l’époque de la  » gestion rigoureuse «  où  » l’entreprise gagnait de l’argent « . Une success story familiale liée à l’essor de l’élevage industriel porcin en Bretagne à partir des années 1970. Mais, en 2001, la famille Gad s’est tournée vers Prestor, un groupement de producteurs de porcs. Associés à des banques et à Unigrains, ils réalisent un montage financier par endettement (LBO). En 2008, c’est le rapprochement avec Cecab, propriétaire de l’abattoir de Josselin en déficit chronique.

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Prix d’achat de l’entreprise trop élevé, mauvaise gestion, crise du porc vont se conjuguer pour préci- piter la chute de Gad.  » C’était devenu un bateau sans capitaine « , affirme un délégué syndical de Lampaul, qui évoque  » le dernier patron du site Arnaud Challan Belval embauché en… CDD « .

Laurence Girard Le Monde

Lampaul-Guimiliau Gad. Pas de signature d’accord, pour le moment (OF)

La situation ne s’éclaircit guère pour les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. Réunis en assemblée générale cet après-midi à 14 h, ils ont décidé de ne pas voter aujourd’hui sur le projet d’accord négocié hier à la préfecture du Finistère.

Plusieurs points posent problème. Les salariés exigent, depuis le début, que la direction de la Cecab vienne à Lampaul, à leur rencontre. Pour l’instant, ils n’ont pas été entendus. À défaut de l’équipe de direction, ils verront demain une ministre : Marylise Lebranchu viendra à 11 h sur le site.

Beaucoup de choses restent à préciser. « On nous a assuré que les indemnités extra-légales nous étaient accordées en net, a expliqué Olivier Le Bras, délégué FO. Or sur le texte que nous venons de recevoir, c’est du brut. » Gros blocage aussi sur la question de la cession du site. La Cecab accepte de céder les locaux à condition qu’ils ne restent pas un abattoir. « Si Josselin est le meilleur, pourquoi ont-ils autant peur de Lampaul ? » Anne KIESEL. Économie vendredi 25 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Gad.-Pas-de-signature-d-accord-pour-le-moment_39382-2242493_actu.Htm

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

A défaut d’un nouvel emploi, « les Gad » obtiennent des compensations (Jdd+FR3)

A défaut d'un nouvel emploi,

Des négociations menées à la préfecture du Finistère mercredi soir ont permis aux 889 salariés licenciés de l’abattoir du groupe Gad d’obtenir le doublement de leur prime supra-légale.

La fermeture de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) a mis le feu à la Bretagne il y a deux semaines. Rapidement, Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, puis Jean-Marc Ayrault ont promis des mesures en faveur des salariés concernés. Cet interventionnisme s’est traduit sur le terrain par l’action du préfet du Finistère Jean-Luc Videlain. Ce dernier a réussi mercredi soir à mener à bien les négociations, les ouvriers obtenant le doublement de leurs primes de licenciement.

La direction de Gad SAS a en effet accordé aux 889 salariés du groupe qui vont perdre leur emploi « un doublement de ce qu’on appelle la prime supra légale » de licenciement, a annoncé mercredi en fin de soirée Jean-Luc Videlain. « Ce n’est pas 50%, c’est 100%, un doublement de la prime supra-légale qui avait été jusqu’à présent négociée », a-t-il poursuivi, en parlant d’une « avancée significative ».

Le « paiement des journées de grève » accepté « Ce n’est pas assez, mais ce n’est pas rien », a commenté Olivier Le Bras, délégué central FO, à l’issue de la réunion, en précisant que les syndicats allaient soumettre au vote des salariés la levée du blocage de l’abattoir de Josselin, lors d’une assemblée générale jeudi en fin de matinée. Le doublement des primes supra-légales représente « 400 euros par année d’ancienneté, plafonné à 25 ans », a-t-il indiqué, en précisant que les salariés avaient aussi obtenu des primes de 2.000 euros jusqu’à trois ans d’ancienneté et de 2.200 euros ensuite.

Une décision qui devrait suspendre le conflit social qui a divisé jusqu’au sein même de Gad. Mardi, des heurts avaient opposé les salariés de Lampaul-Guimiliau à ceux d’un autre abattoir du groupe, situé à Josselin (Morbihan). Mercredi, les manifestants ont tenté à nouveau de bloquer les portes de l’usine morbihannaise, mais la préfecture a demandé l’intervention des CRS.

Les salariés en colère ont accepté de quitter les lieux après l’annonce, par la Cecab, une coopérative agricole bretonne qui est l’actionnaire majoritaire (65%) de la société Gad, de « payer les journées de grève ». Cette promesse a été également mise sur papier mercredi soir. En revanche, les négociations n’ont pas avancé sur l’éventuel reclassement des 889 employés, évoqué au lendemain de l’annonce de la fermeture de l’abattoir.

http://www.lejdd.fr/Economie/Entreprises/A-defaut-d-un-nouvel-emploi-les-Gad-obtiennent-des-compensations-635421

http://bretagne.france3.fr/2013/10/24/gad-la-prime-de-licenciement-des-salaries-de-lampaul-sera-doublee-344693.html

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Douarnenez, Asteel Flash, les salariés licenciés seront indemnisés (OF)

Douarnenez, Asteel Flash, les salariés licenciés seront indemnisés (OF) dans Douarnenez, le Cap y-en-a-marre-300x182

Ce mercredi, la cour d’appel de Rennes a confirmé la condamnation d’Asteel Flash Bretagne, accusé de licenciements abusifs de 134 salariés à Douarnenez.

La société Asteelflash Bretagne à Douarnenez, spécialisée dans l’électronique et appartenant à la holding Asteelflash Group, avait été liquidée en 2009. 134 salariés avaient été licenciés après avoir contesté le plan de continuation proposé par leur employeur.

La décision rendue ce mercredi par la cour d’appel de Rennes devrait signer la fin d’une longue procédure judiciaire. Chaque salarié recevra des indemnités calculées en fonction de son âge, de son ancienneté et de ses difficultés à trouver un nouvel emploi.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Asteel-Flash.-Les-salaries-douarnenistes-licencies-seront-indemnises_40792-2242208_actu.Htm

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Les salariés en AG ce matin pour décider de la suite du mouvement (LT)

Gad. Les salariés en AG ce matin pour décider de la suite du mouvement (LT) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-a-landivisiau-de-salaries-de-300x189

Dans un communiqué parvenu hier soir vers 22 heures, le groupe Gad SAS a fait savoir qu’il venait de « conclure, sous la médiation de la préfecture du Finistère, un accord de fin de conflit avec les partenaires sociaux permettant de trouver une issue positive à la situation de blocage des sites ».

Une assemblée générale des salariés de Lampaul doit se tenir ce matin afin de décider de la levée ou non du blocage du site de Josselin.

 » Nous avons fait plusieurs avancées dont un effort particulier sur les indemnités de départ », souligne GAD SAS qui ajoute :  » En complément de cet accord, et comme déjà indiqué, la Cecab s’est engagée à faciliter tout projet de reconversion permettant de recréer des emplois sur les sites industriels de Lampaul et St-Nazaire. La société Gad SAS doit maintenant, avec le soutien de ses actionnaires, se concentrer sur le plan de continuation tel qu’il a été validé par le tribunal de commerce de Rennes le 11 octobre dernier ».

Auparavant, après plusieurs heures de négociation à la préfecture de Quimper avec les syndicats représentant le personnel licencié de Lampaul-Guimiliau et Saint-Nazaire, le doublement des primes supra-légales de licenciement avaient été obtenues par les syndicalistes. Une annonce faite par  le préfet du Finistère Jean-Luc Videlain, qui salue une « avancée significative ».

« Ce n’est pas assez mais ce n’est pas rien », a réagi Olivier Le Bras, délégué central FO, après la réunion qui avait démarré en milieu de journée. Il a précisé que les syndicats allaient proposer aux salariés la levée du blocage de l’abattoir de Josselin, lors d’une assemblée générale prévue ce jeudi en fin de matinée.24 octobre 2013 à 07h45

http://www.letelegramme.fr/fil_info/gad-sas-le-groupe-annonce-une-fin-de-conflit-23-10-2013-2279169.php

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Rosporden, Boutet-Nicolas, l’audience aux Prud’hommes reportée pour les saisonniers (OF)

Rosporden, Boutet-Nicolas, l’audience aux Prud’hommes reportée pour les saisonniers (OF) dans Luttes ouvrières affiche_boutet_nicolas_webl

Une soixantaine de salariés de l’usine Boutet-Nicolas de Rosporden (1), s’est retrouvée, ce mardi après-midi au tribunal des Prud’hommes de Quimper, pour demander la requalification des contrats de travail de 33 saisonniers de l’entreprise. Ce que refuse pour l’instant la direction de Boutet-Nicolas, le groupe Cecab Val d’Aucy.

Report au 10 décembre

L’audience prévue ce mardi a finalement été reportée au 10 décembre, à 14 h 30, à la demande de l’avocat des salariés, Maître Dominique Guillou-Rodrigues. Rappelons que les saisonniers demandent à être intégrés dans le plan de sauvegarde de l’emploi actuellement en négociation. L’objectif étant que ces saisonniers, dont certains ont près de 20 ans d’ancienneté dans l’entreprise, bénéficient des mêmes droits que les salariés en contrat à durée indéterminée (plan de formation et intégration dans les mesures de reclassement interne et externe notamment).

(1) La direction de l’usine, le groupe Cecab Val d’Aucy, a annoncé l’an passé, la fermeture des deux usines de Rosporden au printemps 2014 pour raison économique. 135 licenciements sont programmés et autant de saisonniers et d’intérimaires, soit quelque 300 personnes. Faits de société mardi 22 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Boutet-Nicolas.-L-audience-aux-Prud-hommes-reportee-pour-les-saisonniers_40788-2241816——29232-aud_actu.Htm

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Josselin : les CRS interviennent pour laisser passer les camions (LT+OF)

Gad. Josselin : les CRS interviennent pour laisser passer les camions (LT+OF) dans Luttes sociales en Bretagne 534607464

L’abattoir de Gad, à Josselin (56) est à nouveau bloqué ce matin. Hier, il a été le théâtre de heurts entre des salariés de ce site et leurs collègues de Lampaul-Guimiliau (29), dont l’abattoir doit fermer. Une rencontre avec la direction est prévue ce mercredi, à 11 h, à la préfecture du Finistère, tandis qu’à Josselin, une quinzaine de cars de CRS ont pris position. empty dans Luttes sociales en Finistère

11H10. Représentants syndicaux et direction de la Cecab attendus à Quimper
La réunion à la Préfecture devrait bientôt commencer. Y sont attendus les représentants syndicaux de FO, de la CFDT et de la CGT de Gad, ainsi que des membres de la direction de la Cecab, comme le demandaient les salariés : Alain Perrin, le directeur général adjoint, ainsi que le DRH du groupe agroalimentaire.

10H30. Les CRS interviennent pour laisser passer les camions
Les CRS ont délogé les manifestants qui bloquaient l’accès à l’abattoir de Josselin, poussant avec leurs boucliers. « Cela a été assez chaud, mais il n’y a pas eu d’utilisation de gaz lacrymogène », précise le photographe du Télégramme, sur place. Des manifestants qui s’étaient couchés devant un des poids lourds ont été traînés au sol et un CRS a été assez violemment bousculé par les manifestants. L’inter- vention des forces de l’ordre avait pour objectif – réussi – de laisser sortir les camions qui étaient sur le site et devaient en sortir, et, à l’inverse, de faire entrer ceux qui devaient accéder l’abattoir morbihannais.
Le calme est ensuite revenu.

09H30. Annonce d’une rencontre avec la direction de Gad à Quimper
« Une rencontre avec la direction de Gad est prévue ce mercredi, à 11 h, à la préfecture du Finistère, à Quimper », a indiqué Olivier Le Bras, délégué FO de Gad, lui-même salarié de Lampaul. Et de souligner : « On veut que des représentants de la Cecab (*) soient présents à cette réunion ».

09H00. Le site de Josselin toujours bloqué
Ce mercredi matin, le site de Josselin est boqué comme la veille, selon Olivier Le Bras (FO) et Patrick Piguel (CFDT), lui-même en poste à Josselin.
Une cinquantaine de salariés de Lampaul-Guimiliau « ne laissent sortir aucune production », selon Olivier Le Bras.

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08H00. Des cars de CRS arrivés dans la nuit

« La nuit s’est très très bien passée, on a fait des tours de garde » : la cinquantaine de salariés de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère) arrivés sur place mardi, ont passé la nuit devant la porte de l’abattoir de Josselin, où Gad a choisi de concentrer ses activités après la fermeture de Lampaul. Une quinzaine de cars de CRS sont arrivés pendant la nuit, prêts à intervenir alors que les salariés finistériens
empêchaient toute sortie de véhicules de l’usine.

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« On est têtus, c’est dans notre ADN »
« Les troupes d’irréductibles lampolais sont toujours aussi fraîches et déterminées », a déclaré Patrick Le Goaf, responsable FO de Lampaul et délégué du personnel, qui a passé la nuit dans sa voiture devant la porte de l’usine. Il s’attend à ce que les CRS interviennent dans la matinée à la place des salariés de Josselin pour assurer la sortie de camions de l’usine. « Comme on n’est pas en surnombre, on va se faire virer. Mais on reviendra, on est têtus, c’est dans notre ADN ».

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« Bousculade assez vive et des échanges de coups »
Ce mardi, les salariés des deux sites en sont venus aux mains. D’après les forces de l’ordre, environ 400 salariés du site de Josselin sont sortis de l’abattoir en milieu de journée, repoussant manu militari les manifestants venus de Lampaul. Il y a eu « une bousculade assez vive et des échanges de coups », a-t-on indiqué de même source. 23 octobre 2013 à 11h15 François Destoc, Frédérique Le Gall, Béatrice Pellan, avec AFP * La Cecab, coopérative agricole bretonne, est l’actionnaire majoritaire (65 %) de la société Gad.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/gad-le-site-de-josselin-encore-bloque-rencontre-a-la-prefecture-du-finistere-a-11-h-23-10-2013-2279036.php

Gad. Heurts entre CRS et salariés devant l’abattoir de Josselin (OF)

Depuis mardi matin, une cinquantaine de salariés de Gad Lampaul-Guimiliau occupent le site de Josselin. Plusieurs dizaines de CRS ont dégagé de force mercredi matin la sortie de l’abattoir bloqué depuis 24 heures par des salariés. Les CRS ont formé un cordon pour permettre à une demi-douzaine de camions de sortir de l’usine. Les manifestants les plus déterminés ont demandé au blocage complet de l’entreprise.

L’usine demande l’intervention des CRS Cette dernière, en manque d’approvisionnement à demander l’intervention des CRS provoquant des heurts avec les employés de Gad. Des manifestants qui s’étaient couchés devant un des poids lourds ont été traînés au sol et un CRS a été assez violemment bousculé par les manifestants. Les salariés finistériens des abattoirs Gad, voués au licenciement, se disaient déterminés ce mercredi matin à poursuivre le blocage du site morbihannais de Josselin, qui doit lui poursuivre son activité. Une quinzaine de cars de CRS se sont déployés sur place, au lendemain de heurts entre ouvriers.

Déblocage par les CRS dans la matinée ? « Les troupes d’irréductibles lampolais sont toujours aussi fraîches et déterminées », a déclaré Patrick Le Goaf, responsable FO de Lampaul et délégué du personnel, qui a passé la nuit dans sa voiture devant la porte de l’usine. Il a dit s’attendre à ce que les CRS interviennent dans la matinée à la place des salariés de Josselin pour assurer la sortie de camions de l’usine. « Comme on n’est pas en surnombre, on va se faire virer. Mais on reviendra, on est têtus, c’est dans notre ADN », a-t-il assuré.

Réunion à Quimper Face à cette situation de blocage, le préfet du Finistère a invité les partenaires sociaux, entreprise et représentants des salariés, à une réunion en préfecture du Finistère, à Quimper, ce mercredi matin à 11 h. Emploi mercredi 23 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Gad.-Heurts-entre-CRS-et-salaries-devant-l-abattoir-de-Josselin_6346-2242049_actu.Htm

 

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix, Marine Harvest, paroles de femmes salariées

Carhaix, Marine Harvest, paroles de femmes salariées dans Carhaix Kreiz Breiz femmes-ss-culotte

Qu’elles aient trois ans ou 30 ans d’ancienneté, les femmes salariées de Marine Harvest éprouvent émotion et colère. Certaines ressentent un sentiment de révolte. D’autres sont prêtes au combat. Quant à leur avenir, il s’inscrit pour l’instant en pointillé. 

Tanisha Cope, 23 ans, Poullaouen. « C’est ma troisième saison. Si on commence à fermer tout l’agroalimentaire dans l’ouest de la Bretagne, on se demande où on va pouvoir aller bosser. À Socopa ou à Bretagne Saumon? Je ne vois rien d’autre. À moins d’aller comme saisonnière dans le Nord-Finistère, où il y a des légumes. J’habite sur Poullaouen mais je fais construire à Carhaix. J’ai deux enfants. Heureusement que mon mari travaille chez DS Smith Packaging (ex-Otor). Mais il nous faut deux salaires, sinon pour nous, la vie est impossible. »

Marie Le Faou, Carhaix. « Je travaille sur le site depuis 1979. Je vais avoir 53 ans bientôt. C’est triste de se retrouver au chômage à mon âge. Pour les jeunes, c’est terrible également. Je suis encore sous le coup de l’émotion. Je n’ai pas la tête à chercher un autre emploi pour l’instant. Plus tard, si ma santé le permet, je me tournerai vers les services d’aide à la personne. Je dis bien si ma santé le permet car mes articulations ont beaucoup souffert lors des 34 années passées à l’usine. »

Marie-Hélène Stone, 53 ans. « Troisième saison également. Les deux premières années, je travaillais directement via l’entreprise. Cette année, la direction m’a demandé de revenir via Adecco, agence de travail temporaire. Je suis en ce moment en colère, très en colère. C’est une société qui fait d’énormes profits. Mais elle se permet tout de même de fermer les sites de Châteaugiron et de Poullaouen alors qu’elle a fait 113 millions de bénéfice. L’émotion est passée. Le 4 juin est loin. Là, c’est colère, haine et révolte. Le temps du combat est venu. Dans notre bassin d’emploi, c’est la catastrophe. Gad ferme, Tilly se casse la figure, Doux ne va pas mieux, Penalan à Maël-Carhaix c’est pareil : ça suffit ! Il faut que nos élus fassent quelque chose. »

Rachida Benmiloud, 57 ans, Carhaix. « Moi, c’est depuis 25 ans que je travaille sur le site : sept ans en tant que saisonnière, 18 ans comme permanente. C’est la catastrophe pour nous, pour les jeunes, pour tout le monde en somme. Pour les salariés de l’entreprise mais aussi pour l’activité générale du secteur. Pour la commune aussi. Comme beaucoup de mes collègues, je suis un peu perdue en ce moment. Au départ, c’était une très grosse colère et beaucoup d’amertume. Maintenant, j’essaie d’émerger, de reprendre les choses en main et d’avoir quelques perspectives d’avenir encourageantes. »

Muriel Evain, 39 ans, Plusquellec. « Ça fait sept ans que j’y travaille. Six années en CDI. Je suis très déçue, comme mes collègues, car on s’est beaucoup investi dans l’entreprise. En dépit de cela, on va être jeté comme de simples mouchoirs, en fait. Pour l’instant, je suis dans le vague. Que faire? Suivre une formation? J’ai construit à Plusquellec. J’ai trois filles. Heureusement que mon mari ne travaille pas à Marine Harvest. Il est commercial dans une autre société. »

Lydia Le Bec, 52 ans. « J’ai quinze ans d’ancienneté à Marine Harvest, dont deux comme saisonnière. C’est de l’écoeurement, ajouté à de la colère et de la haine : trois sentiments mélangés. C’est la colère qui prédomine. La société enregistre des bénéfices mais on licencie quand même. C’est incompréhensible. Beaucoup de familles se retrouvent dans une détresse morale et financière. Il faut d’abord que j’assimile la perte de mon emploi. C’est une démarche psychologique individuelle. Il n’y a pas de déni mais il est très difficile de se projeter tant qu’on est au travail. »

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-paroles-de-femmes-salariees-21-10-2013-2275600.php

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Mardi, grève à l’inspection du travail : Brest et Quimper concernées (OF+Npa)

Mardi, grève à l’inspection du travail : Brest et Quimper concernées (OF+Npa) dans Luttes sociales en Finistère le-code-du-travail-victime-dun-meutre-avec-premeditation-241x300

De nombreux agents de l’Inspection du travail de Brest et Quimper vont se joindre, ce mardi 22 à une manifestation à Paris dans le cadre de l’examen du Plan Sapin.

Ce mardi 22, Une délégation d’agents se joindra à l’action nationale à Paris. Dans le cadre d’un mouvement national, de nombreux agents seront en grève, à Quimper et à Brest à l’appel de la CGT-SNUTEFE-FSU et Sud travail. Un car de 50 agents de Bretagne rejoindra la manifestation. La journée s’inscrit dans le cadre de la consultation, ce jour, par le comité technique ministériel, du Plan Sapin. Ce plan aura pour conséquence de « supprimer les contrôleurs du travail chargés actuellement du contrôle des entreprises de moins de 50 salariés ». Et va « remettre en cause l’indépendance statutaire des agents » dans le cadre d’une réorganisation complète des services.Social lundi 21 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Mardi-greve-a-l-inspection-du-travail-Brest-et-Quimper-concernees_40779-2241378——29019-aud_actu.Htm

Lire aussi:

http://npa29.unblog.fr/2013/07/05/inspection-du-travail-une-%C2%AB%E2%80%89reforme%E2%80%89%C2%BB-en-coup-de-force/

Retrait de la réforme Sapin de l’inspection du travail

Le gouvernement est déterminé à priver les travailleurs de tout recours contre les attaques du patronat : après avoir facilité les licenciements collectifs et légalisé le chantage à l’emploi avec l’ANI, il s’en prend maintenant à l’inspection du travail.

La réforme que veut imposer le ministre Sapin malgré l’opposition des organisations syndicales majoritaires vise clairement à éloigner les inspecteurs et contrôleurs du travail des salariés et de leurs représentants. En effet, le projet du gouvernement consiste à créer des unités composées d’une dizaine d’agents de contrôle avec à leur tête un directeur dont le rôle à plein temps sera de « manager » les agents, de leur fixer des priorités, ou encore de « veiller à la qualité juridique » de leurs décisions !

Le but est de piloter l’activité des inspecteurs et contrôleurs pour qu’ils se consacrent aux actions décidées par le ministère plutôt qu’aux demandes des salariés et des organisations syndicales. L’autonomie et l’indépendance des agents de contrôle seraient fortement restreintes, et ce sont les travailleurs qui en subiraient les frais, l’accès à l’inspection du travail devenant plus difficile.

Pour les PME, le contrôle pourrait même devenir une activité annexe : le ministère est ainsi chargé d’élaborer une méthodologie d’intervention pour ces entreprises, au sein de laquelle des « démarches d’information et autres formes à déterminer » complèteront l’action de contrôle. Et pour les grands groupes, Sapin prévoit la création d’un groupe national de contrôle qui prendra ses ordres directement du ministère, sans lien aucun avec les salariés.

Ce projet est également porteur de coupes dans les effectifs, puisque la suppression progressive du corps des contrôleurs du travail ne sera que partiellement compensée par des transformations en postes d’inspecteurs, et d’une dégradation des conditions de travail des agents, qui ont pourtant déjà été à l’origine de deux suicides au sein du ministère ces dernières années.

C’est donc une véritable réforme patronale de l’inspection du travail que veut imposer le gouvernement, une réforme qui concerne tous les travailleurs. Les agents du ministère du travail seront en grève mardi 22/10 à l’appel des syndicats CGT, SUD, FSU et FO. Le NPA leur apporte son soutien total et invite l’ensemble de la gauche politique et sociale à faire front pour obtenir le retrait du projet.

Montreuil, le 22 octobre 2013

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Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT)

Plougastel-Daoulas, Queven, grève des conducteurs des Citerniers bretons (OF + LT) dans Brest et région y-en-a-marre1

À Pougastel-Daoulas, aucun des 25 conducteurs de l’entreprise des Citerniers bretons n’a pris le volant ce matin.

Les camions sont bloqués au siège situé dans la zone de Ty-ar-Menez. « Les grévistes manifestent contre les conditions de travail qui se sont dégradées », explique le délégué syndical FNCR (Fédération nationale des conducteurs routiers). Un sentiment partagé par les deux autres syndicats de l’entreprise, la CFDT et la CGT. Tous demandent un arrêt immédiat des « pressions », ainsi qu’une augmentation de leur taux horaire qui correspondrait à un rattrapage sur les salaires de 2013. Enfin, ils exigent de pouvoir à nouveau choisir leurs dates de congés.  Social lundi 21 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Plougastel-Daoulas.-Greve-des-conducteurs-des-Citerniers-bretons_40779-2241490——29019-aud_actu.Htm

Quéven. Grève aux Citerniers bretons

22 octobre 2013 à 10h09 Réagir à cet article

Un mouvement de grève perturbe depuis ce lundi l’entreprise Les citerniers bretons, qui emploie près de 220 conducteurs en Bretagne, dont une soixantaine sur le site de Quéven (56), et qui est la propriété du groupe EB-Trans France. Près de 80 % des conducteurs ont suivi cet appel à la mobilisation lancé par une intersyndicale qui réclame une augmentation de 3 % des salaires et la fin de certaines pressions. Aucun blocage n’a cependant été constaté sur les sites de Plougastel-Daoulas ou Quéven. Ce mardi matin, des représentants de l’intersyndicale rencontrent à Quéven des membres de la direction générale.

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/couronne/queven/queven-greve-aux-citerniers-bretons-22-10-2013-2277624.php

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Manif pour l’emploi. Ce sera le 2 novembre, à Quimper (LT)

Manif pour l'emploi. Ce sera le 2 novembre, à Quimper (LT) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h
empty dans Luttes sociales en Finistère

Le Collectif pour le maintien de l’emploi à Marine Harvest, créé vendredi par plus de 600 personnes, vient de dévoiler le lieu et la date de sa première manifestation pour l’emploi en Bretagne. Ce sera le samedi 2 novembre, à 15 h, place de la Résistance, à Quimper. Cinq ans après le combat de la maternité de Carhaix, les Carhaisiens seront donc de retour dans les rues de Quimper. Mais il n’y aura pas qu’eux. Les organisateurs veulent rassembler toutes les personnes mobilisées pour la défense de l’emploi en Bretagne.

Christian Troadec, le maire de Carhaix, appelle ainsi les « salariés de l’agroalimentaire, agriculteurs, marins, élus, syndicats, commerçants, artisans, transporteurs, toutes les populations touchées d’une manière ou d’une autre par la crise sans précédent qui touche l’économie bretonne » à se rassembler « pour dire non au déclin de la Bretagne » et par la même occasion à l’écotaxe.22 octobre 2013 à 10h02

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/manif-pour-l-emploi-ce-sera-le-2-novembre-a-quimper-22-10-2013-2277621.php

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