Archive | Luttes sociales en Finistère

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: avis de tempête

Bretagne: avis de tempête dans Luttes sociales en Finistère nann-1-200x300

Une réunion publique initiée par le maire de Carhaix, Christian Troadec, contre la fermeture de Marine Harvest, a réuni 700 personnes. Elles ont décidé d’organiser une manifestation régionale le 2 novembre à 15 h à Quimper.

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Des syndicalistes de Gad, de Doux et de Marine Harvest, mais aussi le NPA, ont pris la parole lors de cette réunion pour dire non aux licenciements, en Bretagne comme ailleurs. Le porte-parole du NPA Kreiz Breizh a en particulier appelé les salariés, les agriculteurs, à manifester leur colère et à se rassembler dans la lutte. L’appel à manifester est déjà relayé par les syndicats, le Front de gauche, certaines municipalités, de simples citoyens… Déjà cible il y a quelques années du combat victorieux des défenseurs de l’hôpital de proximité de Carhaix, Quimper et sa préfecture risque donc une nouvelle fois de connaître une journée agitée.
En effet, l’agroalimentaire breton, c’est 8 000 licenciements : Doux, Gad, Tilly, Boutet Nicolas et dernièrement Marine Harvest, usine de transformation du saumon qui a annoncé la fermeture de son site à Poullaouen (petit bourg près de Carhaix). 287 salariés qui seront virés en janvier 2014 alors que l’entreprise Marine Harvest cotée en bourse annonce 200 millions d’euros de bénéfice en un semestre…

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Pour l’unité ouvrière et paysanne  Cerise sur le gâteau, l’écotaxe, qui pénaliserait 3 ou 4 fois plus les camions en Bretagne que dans le reste du pays, est perçue comme injuste et inefficace écolo- giquement. Le gouvernement devrait donc se méfier car les grandes révoltes bretonnes ont toujours eu un lien avec la fiscalité, l’emploi et l’environnement : la révoltes des bonnets rouges en 1675 contre l’impôt du papier timbré, la bataille du rail en 1962 contre l’éloignement ; la lutte victorieuse contre la centrale nucléaire de Plogoff en 1980 ; la révolte du centre Bretagne pour sauver son hôpital de proximité à Carhaix en 2008… La manifestation du 26 octobre à Pont-de-Buis ne pourrait donc être qu’un début.

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Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle qu’il s’attaquerait avec force à la finance quand celle-ci mettrait injustement en danger l’emploi et donc la vie des salariés. Nous n’avons bien sûr aucune confiance dans ce gouvernement qui ne s’oppose jamais aux licenciements et se trouve bien plus à l’aise pour taxer les pauvres et donner aux riches. En revanche, nous avons entièrement confiance dans les salariés bretons de l’agroalimentaire et dans la population pour résister, lutter et gagner. C’est donc la poursuite et le renforcement de l’action coordonnée, comme le font les travailleurs de chez Gad, qui est nécessaire, y compris la grève et le blocage des sites qui seraient sans nul doute soutenus par la majorité de la population.

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C’est l’interdiction des licenciements et l’ouverture des livres de comptes qu’il faut appliquer, tout comme la réquisition des sites, des machines et des stocks pour amorcer la refondation de la filière agroalimentaire : pour une autre production de qualité et respectueuse de l’environnement, une industrie agroalimentaire à visage humain, sous le contrôle des paysans et des salariés eux même.

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C’est sur ces mots d’ordre que le NPA manifestera le 2 novembre à Quimper en appelant à l’unité ouvrière et paysanne la plus large. La détermination et la colère sont grandes aujourd’hui en Bretagne, et de ces luttes peuvent surgir l’espoir et le vrai changement !

Correspondants NPA Kreiz Breizh Jeudi 31 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of)

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-

L’accord de fin de conflit de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau a été signé in extremis à 18 h 19. Les salariés ont annoncé la levée de leur blocus.

C’est la fin d’une longue journée d’attente où les nerfs ont été soumis à rudes épreuves. À 18 h 19, l’accord de fin conflit a finalement été accepté par les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, juste après avoir enfin obtenu la garantie de paiement des indemnités extralégales par la Cecab.

« L’accès au site est libéré » « C’est signé. Le conflit s’est terminé ce jeudi soir. L’accès au site est libéré », a déclaré à Olivier Le Bras, délégué central du syndicat FO, majoritaire sur le site finistérien de 850 salariés, qui était bloqué depuis le 11 octobre. Date de la validation d’un plan de continuation de la société d’abattage et de découpe de porcs, actant la fermeture du site finistérien. Le texte, signé à la préfecture du Finistère «garantit le paiement d’indemnités supralégales doublées, et le paiement de tous les jours de grève, comme cela avait été convenu», s’est félicité le syndicaliste.

« Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! » « Vous pouvez être fiers de vous, lance Olivier Le Bras. Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! ». Les syndicats étaient inquiets en début de journée : ils réclamaient que la Cecab garantisse le paiement des indemnités extra-légales. La Cecab a annoncé un peu plus tôt, par communiqué de presse, qu’elle s’engageait à payer les indemnités. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-L-accord-de-fin-de-conflit-signe-in-extremis-le-blocus-leve_6346-2244661_actu.Htm

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La colere gronde chez les salariés de Tilly Sabco (lt+of+fr3)

La colere gronde chez les salariés de Tilly Sabco (lt+of+fr3) dans Luttes sociales en Finistère tilly

La colère gronde chez les salariés de Tilly-Sabco (fr3)

Hier soir, les salariés de Tilly-Sabco se sont rassemblés dans leurs ateliers après avoir appris la sus- pension de leur production l’an prochain. Colère, amertume… la plupart d’entre eux gonfleront les rangs de la manifestation pour l’emploi, le samedi 2 novembre, à Quimper.

Les salariés de Tilly-Sabco se sont rassemblés hier soir dans leurs ateliers après avoir appris la suspension de l’essentiel de leur production l’an prochain. Ils ont appris la nouvelle par les médias : le 1er janvier 2014, Tilly-Sabco va suspendre sa production de poulets à l’export. Cela représente 90% de l’activité : 300 emplois sur les 340 de l’entreprise.

Spontanément, ils se sont rassemblés dans les ateliers pour laisser éclater leur colère et leur amertume. C’est l’incompréhension qui domine et la rancoeur envers la Commission Européenne qui a décidé de stopper des aides à l’exportation qui devaient courir jusqu’en 2015, condamnant ainsi finan- cièrement leur entreprise. Ces aides appelées communément ‘restitutions’ s’élevaient à 20 millions d’euros par an pour Tilly-Sabco. La plupart des salariés rencontrés hier soir seront présents demain lors de la manifestation pour l’emploi, à Quimper (29). Par Antonin Billet Publié le 01/11/2013 | 13:19

http://bretagne.france3.fr/2013/11/01/la-colere-gronde-chez-les-salaries-de-tilly-sabco-349793.html

« Un millier d’emplois sont en péril à très court terme », explique le groupe dans un communiqué.

C’est un nouveau coup dur pour la Bretagne : le volailler Tilly-Sabco, deuxième exportateur de poulet français, annonce son intention de suspendre sa production destinée à l’exportation à compter du 4 janvier, en raison de la « détérioration des conditions de marché ». Tilly-Sabco, abattoir et exportateur de poulets basé à Guerlesquin (29), et ses partenaires en amont se sont rencontrés ce jeudi, indique la société dans un communiqué, « afin de prendre acte de la détérioration des conditions de marché de la filière poulet Grand Export. En l’absence de soutiens financiers des pouvoirs publics », préviennent les signataires (*), « la filière ne peut supporter à elle seule, malgré les efforts de productivité réalisés et qu’elle entend poursuivre, la mise à zéro des restitutions, l’effondrement des prix à l’export et le niveau très élevé de l’euro ».

« Par conséquent et d’un commun accord, il a été décidé de suspendre la production de poulets export à compter du 4 janvier 2014. Les partenaires ont pleinement conscience des lourdes conséquences financières et sociales de cette décision. Elle impactera gravement le niveau d’activité des couvoirs, des fournisseurs d’aliments, des éleveurs, de l’abattoir et des partenaires logistiques et de transport, et met en péril à très court terme plus d’un millier d’emplois bretons dans ces entreprises. »31 octobre 2013 à 15h49

(*) Les signataires : Tilly-­Sabco, Aliments Huttepain, Le Gouessant, Le Men, Michel Volailles Ouest, Nutréa, Sanders Bretagne, UKL-­Arrée

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/guerlesquin-29-le-volailler-tilly-sabco-annonce-une-suspension-de-sa-production-en-janvier-2014-31-10-2013-2288110.php

Guerlesquin, volailles, Tilly-Sabco va suspendre sa production (OF)

Privé d’aides européennes à l’exportation depuis juillet, l’industriel de Guerlesquin (29) Tilly-Sabco a décidé d’arrêter toute production à partir du 1er janvier 2014. Un millier d’emplois sont menacés.

Fin des aides et effondrement des prix Tilly-Sabco et ses partenaires amonts se sont rencontrés, ce jeudi afin de prendre acte de la détérioration des conditions de la filière poulet grand export, expli- que la direction de l’entreprise de Guerlesquin. En l’absence de soutiens financiers des pouvoirs publics, la filière ne peut supporter à elle seule, malgré les efforts de productivité réalisés et qu’elle entend poursuivre, la mise à zéro des restitutions (les aides européennes à l’exportation), « l’effondrement des prix à l’export et le niveau très élevé de l’euro ».

Un millier d’emplois menacés L’industriel, qui produit des saucisses et poulets congelés destinés à l’export suspendra toute activité à partir du 4 janvier 2014. « Les partenaires ont pleinement cons- cience des lourdes conséquences financières et sociales de cette décision, indique Tilly-Sabco. Elle impactera gravement le niveau d’activité des couvoirs, des fournisseurs d’aliments, des éleveurs, de l’abattoir et des partenaires logistiques et de transport et met en péril à très court terme plus d’un millier d’emplois bretons dans ces entreprises ». L’abattoir de Guerlesquin emploie 335 salariés à contrat à durée indéterminée et travaille avec 250 éleveurs via des groupements de producteurs.  Agriculture jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Volailles.-Tilly-Sabco-va-suspendre-sa-production_8619-2244722_actu.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe, le portique qui cache la forêt (la conf’)

Ecotaxe, le portique qui cache la forêt (la conf') dans Luttes paysannes et alimentation revoltes

Nouveau renoncement du gouvernement, la suspension de l’écotaxe n’aura aucun autre effet que de calmer la mobilisation des transporteurs et des agri-managers.

En fond, la crise de l’agroalimentaire breton est toujours là, et ce n’est pas cette décision populiste qui y changera grand chose. La situation actuelle de l’agroalimentaire est la conséquence de mauvais choix économiques de dirigeants d’entreprises, y compris coopératives, pariant incessamment sur la croissance des volumes, plus que sur la valeur ajoutée des productions bretonnes.

Tout le monde n’est pas en difficulté: regardons d’abord quelle entreprise l’est et son posi- tionnement en termes de produits et de marchés ou encore sa stratégie de rémunération et de forma- tion des salariés. Les travailleurs, qu’ils soient salariés ou paysans sont, ensemble, victimes des dérives de l’industrie agro-alimentaire. Repenser le « modèle » breton en termes de valeur ajoutée et de relo- calisation serait un projet véritablement porteur d’avenir.

Quant à l’écotaxe, dommage collatéral d’une politique à la dérive, elle poursuivait un objectif certes louable, mais ce n’était encore une fois qu’un pansement. Une mesure sensée réduire les émissions pol- luantes, en finançant la construction de routes, ne peut que laisser songeur… Surtout sur fond de voca- tion exportatrice de la France et de recherche de compétitivité qui auraient du mal à s’accommoder du très lent transport fluvial.

Il y a un véritable travail à faire, une ambition à avoir et à assumer, pour que paysans et salariés de l’agroalimentaire ne soient plus tributaires d’un marché dans lequel ils ne sont que des pions. Et cette réflexion doit aussi prendre en compte les questions climatiques, au-delà de l’affichage habituel de bonnes intentions. Les virevoltes systématiques du gouvernement laissent cependant craindre qu’une vision à long terme ne soit pas à l’ordre du jour. 31.10.2013

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2006&PHPSESSID=ga4iujgrnthdkntn1pn4qikmq6

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation de Quimper, les Alternatifs, le NPA et Attac appellent à la mobilisation (lt+of)

Manifestation de Quimper, les Alternatifs, le NPA et Attac appellent à la mobilisation (lt+of) dans A gauche du PS becassine

Lors d’une conférence de presse ce jeudi matin, les représentants cornouaillais des Alternatifs, du NPA et d’Attac ont appelé à la manifestation de Quimper, tout en dénonçant le détournement du mot d’ordre initial (« Contre les licenciements », NDB)  par « le Medef, les promoteurs de l’agro-business et des patrons de la grande distribution ».

Ils expliquent avoir choisi Quimper plutôt que le rassemblement de Carhaix à l’appel de la CGT « pour des raisons d’efficacité, pour ne pas laisser le champ libre à la droite et revenir aux mots d’ordre pour l’emploi, contre les licenciements et pour un autre modèle agricole ». 31 octobre 2013 à 12h03

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/manifestation-de-quimper-les-alternatifs-le-npa-et-attac-appellent-a-la-mobilisation-31-10-2013-2288046.php

Quimper, un point de rendez-vous pour les manifestants à l’office de tourisme (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Samedi, le NPA, les Alternatifs et Attac, seront présents à la manifestation qui aura lieu à Quimper (Finistère), sur la place de la Résistance.

Au sein de ces mouvements, Gérard Mas, Richard Kernaléguen, Jean-Louis Griveau, Martine Petit et Noëlle Péoc, appellent les salariés à se rassembler près de l’office de tourisme pour se dissocier du patronat et «sortir de l’union sacrée».«Les ouvriers et les licenciés descendront dans la rue pour manifester contre la politique capitaliste et productiviste, pour exiger une autre politique du gouvernement. Nous serons présents pour que cet appel ne soit pas dévoyé», affirme Jean-Louis Griveau. Pour Noëlle Péoc, il ne s’agit pas de dénoncer une «contre-manifestation de salariés» par rapport à celle organisée par la CGT à Carhaix, «mais on pense qu’il sera plus efficace de manifester à Quimper avec les salariés.»

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-Un-point-de-rendez-vous-pour-les-manifestants-a-l-office-de-tourisme_40820-2244659_actu.Htm

Manifestation de Quimper. Rassemblement de FO à Penvillers à 13 h (lt)

La manifestation de Quimper pour l’emploi et contre l’écotaxe aura lieu à Quimper samedi, à partir de 15 h. Force Ouvrière organise un point de ralliement au parc des expositions de Penvillers dès 13 h. Le syndicat appelle « tous les salariés, de toutes les organisations, qui se sentent concernés par l’emploi, qu’ils soient syndiqués ou non, à participer à la manifestation (…) et à défiler dans le cortège des syndicats et sous ses banderoles ». 31 octobre 2013 à 11h20

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/manifestation-de-quimper-rassemblement-de-fo-a-penvillers-a-13-h-31-10-2013-2288040.php

Quimper. FO donne rendez-vous aux manifestants à Penvillers (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Avant le début de la manifestation pour le maintien de l’emploi en Bretagne, prévue à Quimper (Finistère), ce samedi, l’union départementale du syndicat Force Ouvrière dans le Finistère prévoit un premier rassemblement à 13 h, sur le parking du parc des expositions de Penvillers. Après une réunion de la commission exécutive de son union départementale, ce lundi, FO-29 a lancé un appel, ce jeudi, pour se rassembler sur le parking du pavillon de Penvillers, à Quimper, avant de rejoindre le cortège des manifestants place de la Résistance.

« Pas de licenciements ! » « Nous réaffirmons plus que jamais la solidarité de ses syndicats et de ses adhérents avec les revendications des salariés de l’agroalimentaire en général, avec les salariés de chez Gad en particulier : Pas de licenciements ! Pas de fermeture des sites ni des abattoirs, ni chez GAD, ni chez Doux, ni chez Tilly-Sabco ni chez Marine-Harvest, ni ailleurs ! Et, s’il le faut, nationalisation de ce secteur industriel pour préserver tous les emplois ! (…)

Force Ouvrière appelle tous les salariés, de toutes les organisations, qui se sentent concernés par l’emploi, qu’ils soient syndiqués ou non, à participer à la manifestation départementale à Quimper et à défiler dans le cortège des syndicats et sous ses banderoles. », a indiqué l’union départementale dans un communiqué.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-FO-donne-rendez-vous-aux-manifestants-a-Penvillers_40820-2244651_actu.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, le vote des salariés de Lampaul suspendu (lt+of)

Gad, le vote des salariés de Lampaul suspendu (lt+of) dans Landerneau, Landi, Lesneven gad

Actuellement, le vote des salariés du site de Lampaul-Guimiliau de Gad est suspendu. Ils disent n’avoir « pas reçu de garantie écrite » de la part de la Cecab.

empty dans Luttes sociales en Finistère*

12H30. « Cet accord est ouvert à la signature jusqu’à 14 h », dit la Cecab «L’accord de fin de conflit négocié hier, mercredi 30 octobre, qui se traduit, notamment, par un doublement de l’indemnité d’aide au reclassement initialement prévue, son versement en net de charges sociales et un effort supplémentaire pour les salariés ayant une ancienneté de 25 ans et plus, est garanti par l’actionnaire majoritaire de Gad SAS, le groupe Cecab. Cette indemnité issue de l’accord de fin de conflit se substitue à celle prévue par le Plan de sauvegarde de l’emploi validé par le tribunal de commerce de Rennes, dont le groupe Cecab est tenu d’assurer le financement. Cette indemnité négociée dans l’accord serait versée aux salariés concernés début décembre, au plus tard. La direction de Gad SAS appelle maintenant à une concrétisation rapide de cet accord négocié hier, cet accord étant ouvert à la signature jusqu’à 14 h».

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12H15. Le sous-préfet va intervenir
Philippe Loos, sous-préfet de Morlaix, va demander à la Cecab de formuler par écrit les termes de l’accord de fin de conflit.

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11H45. Vote suspendu
Le vote des salariés lampaulais est suspendu, dans la mesure où ils n’ont « pas reçu de garantie écrite ».

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Retour sur la journée de ce mercredi La fin du conflit sur les primes de licenciement devrait intervenir aujourd’hui chez Gad SAS, à Lampaul-Guimiliau (29). «Il y a une ouverture pour terminer proprement», indiquait, hier soir, le délégué Force ouvrière Olivier Le Bras. Seules manqueraient, désormais, les garanties de paiement. «On exige un do- cument écrit. Pas question de lever le blocus tant qu’on ne l’aura pas obtenu», prévient le représentant syndical, plutôt optimiste néanmoins après une négociation téléphonique qui a débuté hier midi pour s’achever vers 16 h. Avec, d’un côté du fil à Quimper, les représentants syndicaux et leurs avocats. De l’autre, le DRH de Gad SAS et l’avocat du groupe charcutier.
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Vote aujourd’hui ? 
Selon Olivier Le Bras, les garanties de paiement devraient parvenir ce matin. Si c’est le cas, les ex-salariés de l’entreprise seront alors invités à se prononcer à bulletin secret, de 11 h à 14 h, sur un accord qui prévoit 2.100 € d’indemnités de licenciement pour les salariés qui ont entre 0 et 3 ans d’ancienneté, 2.300 € entre 3 et 4 ans, puis 500 € de plus par année d’ancienneté. «Grosso modo, la prime légale sera doublée», note Olivier Le Bras. Par ailleurs, une prime supplémentaire sera versée à ceux qui sont employés depuis plus de 25 ans, alors que tous les jours de grève de 2013 seront payés.

Exposé hier après-midi, le résultat de la négociation a semblé convenir aux 400 salariés présents sur le site de Lampaul-Guimiliau, dont la plupart veulent aujourd’hui en finir. Il faudra pour cela que la majorité des votes soit favorable à l’accord.

31 octobre 2013 à 12h30 Ronan Tanguy et Jacques Chanteau, avec N. A.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/economie/gad-sas-tout-proche-d-un-accord-31-10-2013-2287155.php

Lampaul-Guimiliau,Gad, Gas de vote pour l’instant sur l’accord de fin de conflit à Lampaul (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Les salariés de Gad Lampaul-Guimiliau doivent se décider ce jeudi sur l’accord de fin de conflit. Ils ont jusqu’à 14h. Le vote des salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau sur l’accord de fin de conflit aurait dû commencer ce matin. Mais les syndicats sont inquiets : ils réclament que la Cecab garantisse le paiement des indemnités extra-légales. Or actuellement c’est uniquement l’employeur, Gad, qui s’engage sur un paiement pour le 10 décembre.

Guerre des nerfs Le projet d’accord est valable jusqu’à 14 h. Il ne faudrait pas qu’à 14 h 05 la Cecab dise qu’il est trop tard. Les salariés, toujours sur place à la mi-journée, sont conscients qu’ils risquent de perdre toutes les avancées de l’accord. Pour l’instant la situation semble bloquée. La guerre des nerfs continue…

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-Pas-de-vote-pour-l-instant-sur-l-accord-de-fin-de-conflit-a-Lampaul_6346-2244661-fils-tous_filDMA.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Crise en Bretagne, la CGT défilera à… Carhaix (lt+of)

Crise en Bretagne, la CGT défilera à... Carhaix (lt+of) dans Luttes sociales en Finistère revoltes

Le front syndical autour de l’emploi en Bretagne a vécu.

Ce mercredi, la CGT a dénoncé la manifestation, portée, notamment, par FO, samedi, à Quimper. Le syndicat appelle à un rassemblement au même moment, à Carhaix. Les autres syndicats sont circonspects.empty dans Syndicalisme

«Nous appelons à ne pas participer à la manifestation de samedi à Quimper». L’annonce faite hier matin, par la CGT, à Quimper, est sans détour d’autant que le syndicat appelle en réponse «à un rassemblement le plus large, samedi, à 15 h, à Carhaix». La belle unanimité pour la défense des intérêts bretons brandie par le Collectif pour l’emploi en Bretagne qui battra le pavé quimpérois, samedi, a donc volé en éclats. FO est en pointe dans ce Collectif pour l’emploi. La CFDT et Solidaires refusent la manifestation de Quimper tout comme le rassemblement de Carhaix (1).

«Le mot d’ordre du Collectif pouvait nous convenir, concédait hier, lors d’une conférence de presse, Florence Héré et Anne-Véronique Roudaut de l’Union départementale CGT. Mais il y a eu une dérive avec le Medef et la FNSEA. Ces organisations se dédouanent de leurs responsabilités. Les patrons, la grande distribution, certains transporteurs utilisent des situations désespérées réelles dans les entreprises pour dévoyer le rassemblement et mener une campagne antifiscale».

«Ligne rouge franchie»
Les deux responsables syndicales vont plus loin, attaquant directement la stratégie de FO. «La ligne rouge a été franchie par ce syndicat, dit Anne-Véronique Roudaut, quand on entend un de ses représentants se féliciter du soutien de Marine Le Pen (2)». La position de la CGT, plutôt favorable à l’écotaxe, est précisée par Thierry Gourlay, secrétaire régional. «Sa suppression est un nouveau recul face aux exigences patronales, d’autant plus déplorable que cette décision fait suite à un mouvement violent et radical initié par les principaux responsables de la crise, les licencieurs et les plus riches… La manipulation des « saigneurs » de la région, qui ont volé le symbole des bonnets rouges est honteuse et malhonnête…». «Nous ne sommes pas dans une crise économique mais dans un problème de répartition des richesses», ajoute Florence Héré.

L’annonce de la contre-manifestation a fait réagir le maire de Carhaix. «La cause des travailleurs n’avance jamais dans la division, estime Christian Troadec. Si on veut interdire les licenciements dans des grands groupes comme Marine Harvest à Poullaouen, près de Carhaix, alors même que cette multinationale fait des millions de bénéfices, inonde de dividendes ses actionnaires, tout en mettant à la rue près de 400 salariés, nous devons rester unis…». 31 octobre 2013 à 07h46 Ronan Larvor

1. À noter que le Front de gauche appelle à manifester samedi à Carhaix, au côté des organisations syndicales de salariés.
2. À une question d’Yves Calvi, lors d’une interview lundi, sur RTL, Nadine Hourmant a estimé «très sympa» les soutiens de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-François Copé.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/crise-en-bretagne-la-cgt-defilera-a-carhaix-31-10-2013-2287214.php

Emploi, le Parti communiste du Finistère manifestera à Carhaix

31 octobre 2013 à 10h27

Dans un communiqué, Eric Le Bour, le secrétaire départemental du Parti communiste français, appelle les militants et sympathisants de sa formation politique à participer à la manifestation organisée samedi, à Carhaix, par la CGT. « C’est une autre féodalité qu’il s’agit d’abattre aujourd’hui, celle de la finance, comme l’avait promis François Hollande », écrit le responsable du PCF 29.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/ecotaxe-le-parti-communiste-du-finistere-manifestera-a-carhaix-31-10-2013-2288029.php

Carhaix. Le Front de Gauche appelle à manifester avec la CGT (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Le Front de Gauche du Finistère a appelé à suivre le mouvement organisé à Carhaix (Finistère) par les syndicats CGT, FSU et Solidaires. Ce samedi, des représentants du Front de Gauche du Finistère défileront aux côtés des représentants syndicaux de la CGT, de FSU et Solidaires, à Carhaix, à partir de 15 h.

Pour la section départementale du parti, « les mobilisations sociales qui se développent en Bretagne sont révélatrices de la crise touchant notre pays et plus particulièrement de la dégradation considérable de la situation économique et sociale dans la région. […] La décision de suspendre cette taxe sur tout le territoire confirme que le bricolage devient la marque de fabrique de ce gouvernement. Il s’agit d’un nouveau recul devant la pression patronale. La question d’une fiscalité basée sur le principe du « pollueur-payeur » reste posée. […] .

Il est de la responsabilité du gouvernement français que la question du dumping social au niveau européen soit posée et de faire en sorte que les pratiques illégales en la matière des entreprises françaises cessent. Le Front de gauche sera donc présent à la grande manifestation pour l’emploi initiée par les organisations syndicales de salariés le samedi 2 novembre, à Carhaix. »

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Carhaix.-Le-Front-de-Gauche-appelle-a-manifester-avec-la-CGT_40781-2244638_actu.Htm

Carhaix. Le Parti de Gauche manifestera avec la CGT (OF)

Social jeudi 31 octobre 2013

Julien Delbende et Michèle Hergoualc’h, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche du Finistère, ont lancé un appel ce jeudi, pour manifester samedi à Carhaix, aux côtés de la CGT.

« Cette crise est le produit de la politique libérale mise en place par l’Union Européenne, et soutenue par le patronat. Et voilà que non content de générer chômage et précarité, le Medef veut aussi, maintenant, prendre la tête de la contestation sociale. À Quimper, patronat, régionalistes et Front national seront unis autour de leurs intérêts et valeurs communes. Ce troublant amalgame est une impasse pour les salariés menacés de licenciement. Les travailleurs de l’agriculture et des industries agroalimentaires ne peuvent pas se reconnaître dans les revendications de ceux qui spéculent, licencient, polluent, divisent et qui en veulent toujours plus pour donner toujours moins. »

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Carhaix.-Le-Parti-de-Gauche-manifestera-avec-la-CGT_40781-2244721——29024-aud_actu.Htm

Le 2 novembre en Bretagne, la voix des salariés doit se faire entendre! (fsu)

La FSU est pleinement solidaire des salariés actuellement victimes des licenciements en rafale du fait de la logique du profit à tous crin et qui luttent pour le maintien de leurs emplois.

Elle comprend leur colère et partage l’angoisse de leurs familles et de leur entourage. Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse par la droite et l’extrême droite régionale et face aux gesticulations du patronat et des tenants bretons du libéralisme agricole – premiers responsables de la faillite économique, sociale et environnementale qui menace aujourd’hui l’équilibre et l’avenir de nos territoires – la FSU affirme la nécessité d’une expression autonome du monde du travail en rupture avec l’unanimisme de façade complaisamment relayé dans l’opinion.

Pour que cette expression soit audible, elle appelle au rassemblement de salariés organisé à Carhaix le samedi 2 novembre à 15h. Des militants de la FSU relaieront également cette ex- pression à Quimper le 2 sans défiler derrière les élus de droite ni derrière les banderoles du patronat. Il s’agit pour la FSU de faire entendre la voix des salariés pour l’emploi, mais aussi pour les salaires, la protection sociale, pour des services publics de qualité pour tous, et pour un autre modèle de développement pour les territoires bretons.

Au-delà du 2 et face à l’urgence sociale, la FSU se félicite des perspectives d’actions syndicales unitaires qui se profilent au cours du mois de novembre en Bretagne.

Quimper le 31 octobre, Communiqué de la FSU Bretagne et de la section FSU du Finistère

http://bretagne.fsu.fr/spip.php?article1017

Ecotaxe. La CFDT ne participera à aucune manifestation samedi (of)

Social mercredi 30 octobre 2013

Ce mercredi après-midi, la CFDT Bretagne a indiqué que ses représentants ne seraient pas présents aux manifestations de samedi prochain. Pour la fédération régionale, « dans ce contexte tendu et com- plexe, l’enjeu est bien de rassembler ceux qui sont prêts à travailler pour l’avenir. L’écotaxe, élément fédérateur d’un combat conduit par les industriels, des agriculteurs, suivi par nombre d’opportunistes, est suspendue et il n’y a plus de prétexte pour que les acteurs ne se mettent pas autour de la table ». Le syndicat appelle donc à ne participer ni à la mobilisation quimpéroise, ni au rassemblement carhaisien.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Ecotaxe.-La-CFDT-ne-participera-a-aucune-manifestation-samedi_40820-2244439_actu.Htm

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Tract Npa

Tract Npa dans Luttes sociales en Finistère tracts-npa

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les travailleurs de l’agroalimentaire mobilisés (lo)

Les travailleurs de l'agroalimentaire mobilisés (lo) dans Luttes sociales en Finistère goutal-mercredi-300x223
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Un millier de manifestants déterminés étaient présents, samedi 26 novembre, aux abords du portique écotaxe de Pont-de-Buis dans le Finistère, avec près de 250 camions, des tracteurs aux remorques pleines de choux-fleurs, d’oeufs, de bottes de paille, des pneus.

Tous portaient des bonnets rouges, symbole d’une révolte en Bretagne qui sous l’Ancien régime, en 1675, avait contesté l’augmentation de la fiscalité. Ces bonnets étaient un cadeau de la firme Armor-Lux à la FDSEA, syndicat agricole largement majoritaire dans le Finistère, qui les distribuait largement. Cette entreprise est celle-là même dont Arnaud Montebourg avait assuré la publicité en posant en marinière.

Le préfet entendait protéger coûte que coûte le dernier portique dans le Finistère en état de fonctionner. Trois de ces portiques avaient été rendus inopérants, dont un avait été abattu. Les manifestants se sont heurtés violemment aux CRS. Malgré un blessé grave, les tirs nourris de grenades lacrymogènes n’ont pas éteint leur détermination.

L’écotaxe cristallise aujourd’hui une grogne qui s’étend bien au-delà des quelques responsables patronaux qui, au nom des 150 000 entreprises bretonnes qu’ils disent représenter, sont à l’initiative de cette fronde. Tous les travailleurs qui s’estiment indépendants, agriculteurs, transporteurs routiers, pêcheurs, petits commerçants et artisans, craignent qu’elle n’aggrave les coûts qu’ils devront supporter sans qu’ils puissent la répercuter sur leurs prix.

Tous les travailleurs de l’agroalimentaire menacés de licenciements se sentent du côté de ceux qui manifestent. C’est pourquoi nombre d’entre eux iront sans doute manifester à Quimper le 2 novembre.

Ceux qui appellent à cette nouvelle manifestation, des élus et des salariés mobilisés pour s’opposer à la fermeture de l’entreprise Marine-Harvest de Poullaouen, près de Carhaix, ont été rejoints par des syndicalistes FO de GAD et de Doux. Le maire de Carhaix, Christian Troadec, connu pour avoir été l’un des organisateurs de la lutte victorieuse contre la fermeture de l’hôpital de la ville, a appelé « toutes les populations touchées d’une manière ou d’une autre par la crise sans précédent qui touche l’économie bretonne » à se rassembler à Quimper « pour dire non au déclin de la Bretagne ». Pour lui, ce rassem-blement doit « fédérer tous les acteurs de l’économie : agriculteurs, marins, salariés de l’agroali- mentaire, commerçants, artisans, syndicats, transporteurs, élus… ».

À Quimper, nombre des salariés qui défendent leur emploi se joindront sans doute à cette manifestation, côtoyant des gens qui, comme eux, marins, artisans ou commerçants, vivent exclusivement de leur labeur. Ils côtoieront du même coup leurs exploiteurs, ceux-là même qui licencient en ce moment dans toute la région. Et il ne faudrait pas que la colère des classes populaires se confonde avec celle de leurs patrons. Les uns et les autres n’ont pas les mêmes objectifs et l’unanimité dans une manifestation ne doit pas cacher leurs intérêts opposés, qui ne manqueront pas d’apparaître rapidement au grand jour. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=21

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)  dans Luttes ouvrières pinkerton_escorts_hocking_valley_leslies_2
Briseurs de grève de l’agence Pinkerton face aux femmes de grévistes, Usa, 1884.

Les médias ont présenté les heurts de mardi 22 octobre entre salariés des abattoirs du groupe Gad comme des « affrontements » déplorables.

En fait, il s’agissait d’une manoeuvre de la direction de la Cecab qui détient les deux abattoirs de Josselin dans le Morbihan et de Lampaul dans le Finistère.

Depuis le début, la direction s’est employée à dresser les travailleurs du site de Josselin qu’elle compte maintenir contre ceux du site de Lampaul dont elle a décidé la fermeture. Petite crasse au passage, la direction a commencé par faire main basse sur 15 millions d’euros de participation auxquels ont droit les salariés de Lampaul, et dont ils réclament à juste titre la restitution dans le cadre des indemnités de licenciement.

À l’abattoir de Josselin, au nom de la liberté du travail, les chefs ont fait sortir quatre cents travailleurs en rangs serrés et en blouses blanches pour s’opposer à la cinquantaine de grévistes venus de l’abattoir de Lampaul pour tenter de bloquer les camions. La confrontation s’est soldée par une bousculade assez vive et des échanges de coups. Après quoi les manifestants ont installé des camping- cars à l’écart de l’entrée de l’usine et poursuivi leur sit-in.

Au matin un accord était conclu entre les délégués syndicaux et les représentants de Cecab. Mais en attendant d’en juger, le site de Josselin est resté bloqué. C’est alors que les CRS sont intervenus et ont forcé le barrage des manifestants. Quelques travailleurs ont expliqué écoeurés : « On n’est pas armés, on n’est pas des casseurs, on ne fait que défendre nos emplois. »

Le blocage de l’abattoir de Lampaul s’est poursuivi jeudi 24 octobre. La direction avait accordé le doublement des primes de départ extra légales pour les licenciés, qui passeraient de 1 000 à 2 200 euros entre trois et quatre ans d’ancienneté et à 400 euros par année d’ancienneté supplé-mentaire, ainsi que le paiement des jours de grève. Mais, dans les éléments écrits reçus, le doublement de la prime n’était plus en net mais en brut, et certains jours de grève n’étaient plus payés. L’assemblée générale des grévistes a donc refusé de se prononcer et a maintenu le blocage.

Revenant sur les heurts du mardi, les travailleurs de Lampaul soulignaient qu’ils n’en voulaient pas à leurs collègues de Josselin mais « à ceux qui leur en ont donné l’ordre ». Quand ils ont repris le travail, la plupart de ceux de Josselin ne plastronnaient pas non plus. « Ça m’a fait mal qu’on se foute sur la gueule entre collègues », confiait un salarié à un journaliste. « Voir les collègues pleurer après la charge des CRS, ça m’a fait mal. » Tant mieux que de tels regrets aient été exprimés. Mais il aurait été plus positif que les travailleurs ne se rangent pas derrière un patron qui, le moment voulu, n’hésitera pas à se débarrasser d’eux.

La Cecab maintient non seulement sa volonté de fermer l’abattoir de Lampaul mais aussi d’empêcher qu’il soit repris afin de pas avoir de concurrence. En visite à Lampaul, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et ancienne maire de Morlaix, n’a rien eu d’autre à proposer que sa « sidération ». La Cecab fait ce qu’elle veut et les ministres obtempèrent. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=20

Commentaire: La Cecab refuserait de céder à un repreneur la station d’épuration, d’où le blocage.

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