Archive | Luttes sociales en Finistère

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Crise en Bretagne, la CGT défilera à… Carhaix (lt+of)

Crise en Bretagne, la CGT défilera à... Carhaix (lt+of) dans Luttes sociales en Finistère revoltes

Le front syndical autour de l’emploi en Bretagne a vécu.

Ce mercredi, la CGT a dénoncé la manifestation, portée, notamment, par FO, samedi, à Quimper. Le syndicat appelle à un rassemblement au même moment, à Carhaix. Les autres syndicats sont circonspects.empty dans Syndicalisme

«Nous appelons à ne pas participer à la manifestation de samedi à Quimper». L’annonce faite hier matin, par la CGT, à Quimper, est sans détour d’autant que le syndicat appelle en réponse «à un rassemblement le plus large, samedi, à 15 h, à Carhaix». La belle unanimité pour la défense des intérêts bretons brandie par le Collectif pour l’emploi en Bretagne qui battra le pavé quimpérois, samedi, a donc volé en éclats. FO est en pointe dans ce Collectif pour l’emploi. La CFDT et Solidaires refusent la manifestation de Quimper tout comme le rassemblement de Carhaix (1).

«Le mot d’ordre du Collectif pouvait nous convenir, concédait hier, lors d’une conférence de presse, Florence Héré et Anne-Véronique Roudaut de l’Union départementale CGT. Mais il y a eu une dérive avec le Medef et la FNSEA. Ces organisations se dédouanent de leurs responsabilités. Les patrons, la grande distribution, certains transporteurs utilisent des situations désespérées réelles dans les entreprises pour dévoyer le rassemblement et mener une campagne antifiscale».

«Ligne rouge franchie»
Les deux responsables syndicales vont plus loin, attaquant directement la stratégie de FO. «La ligne rouge a été franchie par ce syndicat, dit Anne-Véronique Roudaut, quand on entend un de ses représentants se féliciter du soutien de Marine Le Pen (2)». La position de la CGT, plutôt favorable à l’écotaxe, est précisée par Thierry Gourlay, secrétaire régional. «Sa suppression est un nouveau recul face aux exigences patronales, d’autant plus déplorable que cette décision fait suite à un mouvement violent et radical initié par les principaux responsables de la crise, les licencieurs et les plus riches… La manipulation des « saigneurs » de la région, qui ont volé le symbole des bonnets rouges est honteuse et malhonnête…». «Nous ne sommes pas dans une crise économique mais dans un problème de répartition des richesses», ajoute Florence Héré.

L’annonce de la contre-manifestation a fait réagir le maire de Carhaix. «La cause des travailleurs n’avance jamais dans la division, estime Christian Troadec. Si on veut interdire les licenciements dans des grands groupes comme Marine Harvest à Poullaouen, près de Carhaix, alors même que cette multinationale fait des millions de bénéfices, inonde de dividendes ses actionnaires, tout en mettant à la rue près de 400 salariés, nous devons rester unis…». 31 octobre 2013 à 07h46 Ronan Larvor

1. À noter que le Front de gauche appelle à manifester samedi à Carhaix, au côté des organisations syndicales de salariés.
2. À une question d’Yves Calvi, lors d’une interview lundi, sur RTL, Nadine Hourmant a estimé «très sympa» les soutiens de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-François Copé.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/crise-en-bretagne-la-cgt-defilera-a-carhaix-31-10-2013-2287214.php

Emploi, le Parti communiste du Finistère manifestera à Carhaix

31 octobre 2013 à 10h27

Dans un communiqué, Eric Le Bour, le secrétaire départemental du Parti communiste français, appelle les militants et sympathisants de sa formation politique à participer à la manifestation organisée samedi, à Carhaix, par la CGT. « C’est une autre féodalité qu’il s’agit d’abattre aujourd’hui, celle de la finance, comme l’avait promis François Hollande », écrit le responsable du PCF 29.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/ecotaxe-le-parti-communiste-du-finistere-manifestera-a-carhaix-31-10-2013-2288029.php

Carhaix. Le Front de Gauche appelle à manifester avec la CGT (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Le Front de Gauche du Finistère a appelé à suivre le mouvement organisé à Carhaix (Finistère) par les syndicats CGT, FSU et Solidaires. Ce samedi, des représentants du Front de Gauche du Finistère défileront aux côtés des représentants syndicaux de la CGT, de FSU et Solidaires, à Carhaix, à partir de 15 h.

Pour la section départementale du parti, « les mobilisations sociales qui se développent en Bretagne sont révélatrices de la crise touchant notre pays et plus particulièrement de la dégradation considérable de la situation économique et sociale dans la région. […] La décision de suspendre cette taxe sur tout le territoire confirme que le bricolage devient la marque de fabrique de ce gouvernement. Il s’agit d’un nouveau recul devant la pression patronale. La question d’une fiscalité basée sur le principe du « pollueur-payeur » reste posée. […] .

Il est de la responsabilité du gouvernement français que la question du dumping social au niveau européen soit posée et de faire en sorte que les pratiques illégales en la matière des entreprises françaises cessent. Le Front de gauche sera donc présent à la grande manifestation pour l’emploi initiée par les organisations syndicales de salariés le samedi 2 novembre, à Carhaix. »

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Carhaix.-Le-Front-de-Gauche-appelle-a-manifester-avec-la-CGT_40781-2244638_actu.Htm

Carhaix. Le Parti de Gauche manifestera avec la CGT (OF)

Social jeudi 31 octobre 2013

Julien Delbende et Michèle Hergoualc’h, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche du Finistère, ont lancé un appel ce jeudi, pour manifester samedi à Carhaix, aux côtés de la CGT.

« Cette crise est le produit de la politique libérale mise en place par l’Union Européenne, et soutenue par le patronat. Et voilà que non content de générer chômage et précarité, le Medef veut aussi, maintenant, prendre la tête de la contestation sociale. À Quimper, patronat, régionalistes et Front national seront unis autour de leurs intérêts et valeurs communes. Ce troublant amalgame est une impasse pour les salariés menacés de licenciement. Les travailleurs de l’agriculture et des industries agroalimentaires ne peuvent pas se reconnaître dans les revendications de ceux qui spéculent, licencient, polluent, divisent et qui en veulent toujours plus pour donner toujours moins. »

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Carhaix.-Le-Parti-de-Gauche-manifestera-avec-la-CGT_40781-2244721——29024-aud_actu.Htm

Le 2 novembre en Bretagne, la voix des salariés doit se faire entendre! (fsu)

La FSU est pleinement solidaire des salariés actuellement victimes des licenciements en rafale du fait de la logique du profit à tous crin et qui luttent pour le maintien de leurs emplois.

Elle comprend leur colère et partage l’angoisse de leurs familles et de leur entourage. Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse par la droite et l’extrême droite régionale et face aux gesticulations du patronat et des tenants bretons du libéralisme agricole – premiers responsables de la faillite économique, sociale et environnementale qui menace aujourd’hui l’équilibre et l’avenir de nos territoires – la FSU affirme la nécessité d’une expression autonome du monde du travail en rupture avec l’unanimisme de façade complaisamment relayé dans l’opinion.

Pour que cette expression soit audible, elle appelle au rassemblement de salariés organisé à Carhaix le samedi 2 novembre à 15h. Des militants de la FSU relaieront également cette ex- pression à Quimper le 2 sans défiler derrière les élus de droite ni derrière les banderoles du patronat. Il s’agit pour la FSU de faire entendre la voix des salariés pour l’emploi, mais aussi pour les salaires, la protection sociale, pour des services publics de qualité pour tous, et pour un autre modèle de développement pour les territoires bretons.

Au-delà du 2 et face à l’urgence sociale, la FSU se félicite des perspectives d’actions syndicales unitaires qui se profilent au cours du mois de novembre en Bretagne.

Quimper le 31 octobre, Communiqué de la FSU Bretagne et de la section FSU du Finistère

http://bretagne.fsu.fr/spip.php?article1017

Ecotaxe. La CFDT ne participera à aucune manifestation samedi (of)

Social mercredi 30 octobre 2013

Ce mercredi après-midi, la CFDT Bretagne a indiqué que ses représentants ne seraient pas présents aux manifestations de samedi prochain. Pour la fédération régionale, « dans ce contexte tendu et com- plexe, l’enjeu est bien de rassembler ceux qui sont prêts à travailler pour l’avenir. L’écotaxe, élément fédérateur d’un combat conduit par les industriels, des agriculteurs, suivi par nombre d’opportunistes, est suspendue et il n’y a plus de prétexte pour que les acteurs ne se mettent pas autour de la table ». Le syndicat appelle donc à ne participer ni à la mobilisation quimpéroise, ni au rassemblement carhaisien.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Ecotaxe.-La-CFDT-ne-participera-a-aucune-manifestation-samedi_40820-2244439_actu.Htm

Lire la suite

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Tract Npa

Tract Npa dans Luttes sociales en Finistère tracts-npa

Lire la suite

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les travailleurs de l’agroalimentaire mobilisés (lo)

Les travailleurs de l'agroalimentaire mobilisés (lo) dans Luttes sociales en Finistère goutal-mercredi-300x223
*

Un millier de manifestants déterminés étaient présents, samedi 26 novembre, aux abords du portique écotaxe de Pont-de-Buis dans le Finistère, avec près de 250 camions, des tracteurs aux remorques pleines de choux-fleurs, d’oeufs, de bottes de paille, des pneus.

Tous portaient des bonnets rouges, symbole d’une révolte en Bretagne qui sous l’Ancien régime, en 1675, avait contesté l’augmentation de la fiscalité. Ces bonnets étaient un cadeau de la firme Armor-Lux à la FDSEA, syndicat agricole largement majoritaire dans le Finistère, qui les distribuait largement. Cette entreprise est celle-là même dont Arnaud Montebourg avait assuré la publicité en posant en marinière.

Le préfet entendait protéger coûte que coûte le dernier portique dans le Finistère en état de fonctionner. Trois de ces portiques avaient été rendus inopérants, dont un avait été abattu. Les manifestants se sont heurtés violemment aux CRS. Malgré un blessé grave, les tirs nourris de grenades lacrymogènes n’ont pas éteint leur détermination.

L’écotaxe cristallise aujourd’hui une grogne qui s’étend bien au-delà des quelques responsables patronaux qui, au nom des 150 000 entreprises bretonnes qu’ils disent représenter, sont à l’initiative de cette fronde. Tous les travailleurs qui s’estiment indépendants, agriculteurs, transporteurs routiers, pêcheurs, petits commerçants et artisans, craignent qu’elle n’aggrave les coûts qu’ils devront supporter sans qu’ils puissent la répercuter sur leurs prix.

Tous les travailleurs de l’agroalimentaire menacés de licenciements se sentent du côté de ceux qui manifestent. C’est pourquoi nombre d’entre eux iront sans doute manifester à Quimper le 2 novembre.

Ceux qui appellent à cette nouvelle manifestation, des élus et des salariés mobilisés pour s’opposer à la fermeture de l’entreprise Marine-Harvest de Poullaouen, près de Carhaix, ont été rejoints par des syndicalistes FO de GAD et de Doux. Le maire de Carhaix, Christian Troadec, connu pour avoir été l’un des organisateurs de la lutte victorieuse contre la fermeture de l’hôpital de la ville, a appelé « toutes les populations touchées d’une manière ou d’une autre par la crise sans précédent qui touche l’économie bretonne » à se rassembler à Quimper « pour dire non au déclin de la Bretagne ». Pour lui, ce rassem-blement doit « fédérer tous les acteurs de l’économie : agriculteurs, marins, salariés de l’agroali- mentaire, commerçants, artisans, syndicats, transporteurs, élus… ».

À Quimper, nombre des salariés qui défendent leur emploi se joindront sans doute à cette manifestation, côtoyant des gens qui, comme eux, marins, artisans ou commerçants, vivent exclusivement de leur labeur. Ils côtoieront du même coup leurs exploiteurs, ceux-là même qui licencient en ce moment dans toute la région. Et il ne faudrait pas que la colère des classes populaires se confonde avec celle de leurs patrons. Les uns et les autres n’ont pas les mêmes objectifs et l’unanimité dans une manifestation ne doit pas cacher leurs intérêts opposés, qui ne manqueront pas d’apparaître rapidement au grand jour. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=21

Lire la suite

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)

Abattoirs Gad: la direction de la Cecab dresse les travailleurs les uns contre les autres (lo)  dans Luttes ouvrières pinkerton_escorts_hocking_valley_leslies_2
Briseurs de grève de l’agence Pinkerton face aux femmes de grévistes, Usa, 1884.

Les médias ont présenté les heurts de mardi 22 octobre entre salariés des abattoirs du groupe Gad comme des « affrontements » déplorables.

En fait, il s’agissait d’une manoeuvre de la direction de la Cecab qui détient les deux abattoirs de Josselin dans le Morbihan et de Lampaul dans le Finistère.

Depuis le début, la direction s’est employée à dresser les travailleurs du site de Josselin qu’elle compte maintenir contre ceux du site de Lampaul dont elle a décidé la fermeture. Petite crasse au passage, la direction a commencé par faire main basse sur 15 millions d’euros de participation auxquels ont droit les salariés de Lampaul, et dont ils réclament à juste titre la restitution dans le cadre des indemnités de licenciement.

À l’abattoir de Josselin, au nom de la liberté du travail, les chefs ont fait sortir quatre cents travailleurs en rangs serrés et en blouses blanches pour s’opposer à la cinquantaine de grévistes venus de l’abattoir de Lampaul pour tenter de bloquer les camions. La confrontation s’est soldée par une bousculade assez vive et des échanges de coups. Après quoi les manifestants ont installé des camping- cars à l’écart de l’entrée de l’usine et poursuivi leur sit-in.

Au matin un accord était conclu entre les délégués syndicaux et les représentants de Cecab. Mais en attendant d’en juger, le site de Josselin est resté bloqué. C’est alors que les CRS sont intervenus et ont forcé le barrage des manifestants. Quelques travailleurs ont expliqué écoeurés : « On n’est pas armés, on n’est pas des casseurs, on ne fait que défendre nos emplois. »

Le blocage de l’abattoir de Lampaul s’est poursuivi jeudi 24 octobre. La direction avait accordé le doublement des primes de départ extra légales pour les licenciés, qui passeraient de 1 000 à 2 200 euros entre trois et quatre ans d’ancienneté et à 400 euros par année d’ancienneté supplé-mentaire, ainsi que le paiement des jours de grève. Mais, dans les éléments écrits reçus, le doublement de la prime n’était plus en net mais en brut, et certains jours de grève n’étaient plus payés. L’assemblée générale des grévistes a donc refusé de se prononcer et a maintenu le blocage.

Revenant sur les heurts du mardi, les travailleurs de Lampaul soulignaient qu’ils n’en voulaient pas à leurs collègues de Josselin mais « à ceux qui leur en ont donné l’ordre ». Quand ils ont repris le travail, la plupart de ceux de Josselin ne plastronnaient pas non plus. « Ça m’a fait mal qu’on se foute sur la gueule entre collègues », confiait un salarié à un journaliste. « Voir les collègues pleurer après la charge des CRS, ça m’a fait mal. » Tant mieux que de tels regrets aient été exprimés. Mais il aurait été plus positif que les travailleurs ne se rangent pas derrière un patron qui, le moment voulu, n’hésitera pas à se débarrasser d’eux.

La Cecab maintient non seulement sa volonté de fermer l’abattoir de Lampaul mais aussi d’empêcher qu’il soit repris afin de pas avoir de concurrence. En visite à Lampaul, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et ancienne maire de Morlaix, n’a rien eu d’autre à proposer que sa « sidération ». La Cecab fait ce qu’elle veut et les ministres obtempèrent. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2361&id=20

Commentaire: La Cecab refuserait de céder à un repreneur la station d’épuration, d’où le blocage.

Lire la suite

30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix, une deuxième manifestation prévue samedi en parallèle des Bonnets rouges (of)

 Carhaix, une deuxième manifestation prévue samedi en parallèle des Bonnets rouges (of) dans Luttes sociales en Finistère goutal-mercredi-300x223

L’union départementale de la CGT appelle à un rassemblement samedi 2 novembre à 15 h sur la place du champ de foire, à Carhaix.

Sept des dix unions locales étaient représentées ce mercredi matin pour valider l’appel de l’union départementale de la CGT à manifester samedi prochain pour le maintien de l’emploi en Bretagne. « Le premier mot d’ordre, c’est de ne pas participer à la manifestation qui aura lieu à Quimper samedi », indique Anne-Véronique Roudaut, secrétaire générale de l’union départementale de la CGT.

Soutien de la CFTC, FSU et Solidaires La CGT du Finistère estime que le rassemblement maintenu, place de la résistance à Quimper, porte davantage les revendications d’un patronat refusant l’écotaxe que le maintien de l’emploi en Bretagne. Le rassemblement prenant place à Carhaix compte déjà le soutien de la CFTC, de la FSU et de Solidaires.

De son côté, la CNT 29 appelle, sur son site internet, « à ne pas se joindre à la manifestation « œcuménique » du 2 novembre, qui veut faire croire que les patrons et les travailleurs ont les mêmes intérêts. » Social mercredi 30 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Carhaix.-Une-deuxieme-manifestation-prevue-samedi-en-parallele-des-Bonnets-rouges_40771-2244327-pere-bre_filDMA.Htm

Manifestation pour l’emploi. Ils n’iront pas à Quimper samedi: rassem-blement intersyndical à Carhaix (of)

Une intersyndicale composée de Solidaires, la FSU, la CFTC et la CGT (des pourparlers sont en cours avec la CFDT) a appelé les salariés à ne pas se rendre à la manifestation organisée samedi à Quimper par le collectif pour l’emploi en Bretagne dont fait partie notamment le syndicat FO. « Le Medef, la FNSEA, la grande distribution et des transporteurs ont utilisé la situation de détresse des salariés dans les entreprises pour dévoyer le message initial, ont expliqué ce matin lors d’un point presse Florence Héré et Anne-Véronique Roudaut de la CGT. Le patronat veut un rassemblement contre les taxes, or, pour nous, la solution de l’emploi passe aussi par la fiscalité et on ne peut dédouaner les grands groupes de leurs responsabilités dans la situation actuelle ».  L’intersyndicale appelle à un rassemblement pour l’emploi samedi à 15h place du Champ de foire à Carhaix. 30 octobre 2013 à 12h03 Ronan Larvor

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/emploi-en-bretagne-un-rassemblement-intersyndical-samedi-non-pas-a-quimper-mais-a-carhaix-30-10-2013-2286930.php

Lire la suite

30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt)

Gad, nouveau rassemblement ce mercredi à Lampaul (lt) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

Après avoir, ce mardi, mené une opération escargot sur la RN12 et rencontré Guillaume Roué, président de Prestor, l’actionnaire minoritaire du groupe Gad, les salariés ont décidé de se réunir une nouvelle fois ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.empty dans Luttes sociales en Finistère

 Retour sur la journée de ce mardi
19H30. Fin de l’action, nouveau rassemblement ce mercredi à 14 h
Les salariés de Gad quittent le site de Prestor. Ils n’ont rien obtenu. La Cecab refuserait de revenir à la table des négociations. Un nouveau rassemblement est prévu ce mercredi, à 14 h, sur le site de Lampaul-Guimiliau.


16H30.  »On veut une nouvelle négociation »
Martin Jaeger prend la parole devant les salariés de Gad. Le secrétaire général de la préfecture du Finistère refait l’historique des négociations menées jusqu’ici avec la Cecab pour arriver un accord de fin de conflit.  Marc Hébert, délégué FO, le questionne sur l’absence de signature de la Cecab sur ce fameux document. « Je m’engage à le faire signer », lui répond Martin Jaeger. Mais ça ne semble pas suffire. Les salariés de Gad souhaitent toujours revaloriser les indemnités supra-légales. « Ce qu’on veut, c’est une nouvelle négociation avec la Cecab », affirment-ils.


15H35. Le sous-préfet de Morlaix arrive
Le sous-préfet de Morlaix, Philippe Loos, et le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Martin Jaeger, doivent venir sur place à la rencontre des salariés.


15H15. Guillaume Roué : « On ne voulait pas ça »
Guillaume Roué sort à la rencontre des salariés de Gad. Ils sont 250, dehors, à attendre les explications du président de Prestor, société actionnaire de Gad SAS.  »On ne voulait pas ça, explique-t-il. Mais on ne pouvait pas faire autrement car Prestor est actionnaire minoritaire ».  Guillaume Roué propose  d’appeler la préfecture pour une médiation.

14H00. Fin de l’opération escargot
Les salariés de Gad sont décidés à rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire. Après avoir mené une opération escargot sur la RN12, ils sont arrivés à Kersaint (29) dans un concert de klaxons.

 Retour sur la matinée
Ils veulent une nouvelle réunion avec la direction de la Cecab pour négocier l’accord de fin de conflit : quelque 400 salariés de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau (29), voué à la fermeture, étaient réunis ce mardi matin pour décider de la suite à donner au mouvement lancé depuis l’annonce du plan de continuation du groupe.

Après bien des discussions, ils se sont mis d’accord pour demander cette rencontre, afin d’obtenir,  notamment, la multiplication par trois des indemnités supra-légales et une garantie financière du verse- ment des indemnités : ils craignent une liquidation judiciaire du groupe.

S’ils n’ont pas de réponse pour cette nouvelle réunion d’ici 16 h ce mardi, ils iront de nouveau occuper le site de Josselin (56) dès lundi, ont-ils prévenu.

Rappelons que Gad possède un autre abattoir à Josselin, qui, lui, ne fermera pas, et sur lequel devrait être transférée une partie de l’activité dévolue jusqu’à présent au site finistérien.  En attendant la réponse de la Cecab, un cortège de voitures est parti en opération escargot sur la RN12 pour rejoindre Kersaint (29) pour y rencontrer Guillaume Roué, président de Prestor et actionnaire à hauteur de 35 % du groupe agroalimentaire.

Le Centre régional d’information et de coordination routières (Cricr) nous signale la présence de manifestants sur la chaussée dans le sens Rennes-Brest. Une déviation a été mise en place par la sortie du Vern. Sterenn Duigou, Béatrice Pellan et Nathalie André 30 octobre 2013 à 08h00

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/lampaul-guimiliau-gad-les-salaries-veulent-une-nouvelle-reunion-avec-la-cecab-29-10-2013-2285757.php

Lire la suite

29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Agroalimentaire en Bretagne : l’envers du décor n’est pas beau à voir non plus (le Huff’)

Agroalimentaire en Bretagne : l'envers du décor n'est pas beau à voir non plus (le Huff') dans Luttes ouvrières goutal-mercredi

*

(…) À bien des égards, l’environnement breton a lui aussi souffert des modes de production agroalimentaire locaux. Et si l’opinion considère qu’il faut sauver la Bretagne et ses emplois (les ouvriers ne sont pas responsables des logiques industrielles adoptées ici), elle semble pourtant rejeter le modèle d’agriculture proposé par la région. Au mois de février, 7 Français sur 10 déclaraient prêter attention aux conditions d’élevages des animaux, ce qui ne devrait pas leur rendre la filière porcine partic lièrement sympathique. Un autre sondage nous apprend qu’ils seraient autant à être capables de payer plus cher pour manger un poulet élevé en plein air plutôt qu’un de ces animaux élevés en batterie qui sont légions… en Bretagne. (…)

Bretagne = agro-industrie La réponse du gouvernement? Débloquer un fonds de 15 millions d’euros pour les Bretons d’abord et probablement aménager l’écotaxe ce mardi. Stéphane Le Foll, Marilyse Lebranchu ou encore Guillaume Garot… le gouvernement est copain comme cochon avec des agricul- teurs armoricains.

Mais le modèle Breton est pourtant loin de faire l’unanimité. En témoigne ce tweet de José Bové qui a voulu mettre le doigt là où ça fait mal. Pour l’ancien faucheur d’OGM, les ouvriers bretons seraient manipulés par les tenants d’une « agro-industrie qui va droit dans le mur ». « Droit dans le mur », les faits ne donnent pas tort à l’eurodéputé. À l’image de l’ensemble de la filière viande, la crise du porc breton est structurelle. Baisse annuelle de la production, demande en chute, surcoût du cochon français par rapport à ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, nécessité de s’adapter aux normes européennes, notamment en matière de bien-être des animaux de plus en plus cher aux consomma- teurs, depuis une décennie la France vit au rythme des cahots d’un système de production qui apparaît toujours davantage à bout de souffle.

Aujourd’hui le cochon, hier les œufs, le lait ou les bovins, entre la pression de la grande distri-bution, la fluctuation des matières premières et la concurrence européenne, les crises se suivent et se ressemblent. Mais de là à croire que chaque fermeture d’un abattoir ou d’un élevage présage l’ouverture d’une ferme bio, il n’y a qu’un pas: celui qui sépare le fantasme de la réalité. Le porc Français viendrait-il à manquer qu’il serait immédiatement remplacé par ses concurrents allemands, belges ou néerlandais, élevés dans des conditions similaires, si ce n’est pire. Quant au gouvernement, il entend bien sauver les meubles, et si possible bâtir sur ce qui existe déjà. En témoigne l’appel du ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot aux Bretons auxquels il recommande « d’innover, investir et exporter ». L’idée? Renfor- cer le secteur. Et à quoi ressemble l’agroalimentaire breton? Réponse: à des coopératives qui font toujours davantage figure de multinationales.

Gad d’école Les ouvriers des abattoirs Gad, grenouille qui a voulu devenir aussi grosse que le cochon, en savent quelque chose. Au lendemain de la guerre, pendant les Trente glorieuses, la France a faim et les affaires seront florissantes pour Louis Gad et sa charcuterie familiale. En 1983, l’entreprise dénom- bre déjà 280 salariés, rappelle France TV Info, et continue de se développer.

Rien n’arrête alors Gad, qui investit dans la fabrication de produits transformés à base de viande. Au début des années 2000, 900 employés travaillent pour Gad. Mais le charcutier a toujours faim, ouvre son capital à Prestor, un groupement de producteurs de porc, tout en investissant chez Morand, une autre entreprise spécialisée dans la découpe et la salaison. 274 millions d’euros de chiffre d’affaire, 27.500 porcs abattus chaque semaine et 1200 employés, l’insatiable Gad invite la coopérative morbihannaise Cecab à entrer dans son capital.

L’entreprise qui se présente sur son site Internet comme « l’un des tous premiers groupes agro- alimentaires français dont l’activité à l’international représente 30% du chiffre d’affaires » dispose d’un autre abattoir, à Josselin. Louis Gad disparaît et laisse la place à Gad SAS: 2500 salariés et 700 millions d’euros de chiffre d’affaire. La boucle est presque bouclée. Lorsque la Cecab rachète les parts de Loïc Gad en 2010, la coopérative peut désormais se féliciter de maîtriser la filière porcine de l’élevage hors sol jusque dans l’assiette. Les économistes appellent cela l’intégration verticale, l’opinion s’étonne que ses restaurateurs lui servent des plats préparés et le ciel s’apprête à tomber sur la tête de Gad.

Absence de vision à long terme En cause? Une mauvaise gestion de la part de la Cecab, alors même que sa filière porcine représenterait 31% de son activité. Si l’affaire témoigne des limites du système des grandes coopératives, derrière le malheur des salariés de l’abattoir, se cache la concurrence des coopératives agricoles bretonnes, empêtrées dans une forme de « chacun pour soi » et l’absence de vision à long terme de l’ensemble des acteurs, mais aussi du gouvernement.

Les émeutes bretonnes le rappellent avec fracas, toutes les filières sont ébranlées tantôt par la concurrence étrangère, tantôt par la fin d’aides européennes. Gad pour le porc aujourd’hui, Marine Harvest en juin (poisson), Doux et Tilly-Sabco (volaille) en juillet: si les plans sociaux se multiplient, les solutions envisagées par les observateurs passeraient par davantage d’intégration et de valeur ajoutée sur les produits. Autrement dit: des plats cuisinés, les Français vont encore en manger. Quant à la Bretagne, elle n’est pas sortie de l’auberge.

Le HuffPost  |  Par Stanislas Kraland Publication: 28/10/2013 19h57 CET  |  Mis à jour: 29/10/2013 12h03 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/28/agroalimentaire-bretagne-crise-envers-du-decor_n_4169327.html?utm_hp_ref=france

Lire la suite

29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau, Gad : nouvelle réunion ce mardi matin (lt+fr3)

Lampaul-Guimiliau, Gad : nouvelle réunion ce mardi matin (lt+fr3) dans Landerneau, Landi, Lesneven gad

La Cecab n’a pas transmis de nouveau document sur l’accord de fin de conflit.

C’est ce qu’ont expliqué les représentants syndicaux aux quelque 400 salariés de Gad qui se sont réunis ce lundi, à 14 h. Faute de nouveaux éléments, l’assemblée générale prévue pour décider de la suite du mouvement a donc été ajournée. Rendez-vous est fixé ce mardi, à 10 h, pour une réunion d’information.29 octobre 2013 à 07h47

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/lampaulguimi/lampaul-guimiliau-gad-l-assemblee-generale-ajournee-28-10-2013-2284550.php

Accord de fin de conflit à Gad SAS : nouvelle réunion (fr3)

Le vote des salariés de l’abattoir Gad SAS de Lampaul-Guimiliau (Finistère) sur l’accord de fin de conflit, initialement prévu lundi, a été reporté. Une nouvelle réunion d’information a lieu aujourd’hui, alors que les sites de Lampaul et Saint-Martin-des-Champs sont toujours bloqués.

  »La Cecab (actionnaire majoritaire de Gad SAS) joue avec nos nerfs« , a déclaré Jean-Marc Detivelle (FO) alors qu’environ 400 salariés s’étaient déplacés lundi. Jeudi, une assemblée générale avait reporté une première fois le vote sur le projet d’accord prévoyant le doublement des primes de licenciement et le payement de jours de grèves.  Le personnel avait décidé de poursuivre le blocage de l’abattoir de Lampaul et de l’entrepôt frigorifique de Saint-Martin des Champs, près de Morlaix.

Ils demandent le paiement de tous les jours de grève Selon le syndicat FO, majoritaire à Lampaul-Guimiliau, certains engagements pris la veille lors d’une réunion avec la direction à la Pré- fecture du Finistère n’avaient pas été retranscrits dans le texte envoyé par la direction. Ces enga- gements concernaient notamment le payement de l’ensemble des jours de grève, et non seulement ceux du mois d’octobre.  »Il est hautement souhaitable que des contacts permettent de signer sous une forme ou sous une autre l’accord négocié en préfecture », a indiqué Jean Luc Videlaine, préfet du Finistère. La préfecture « n’envisage pas de nouvelle négociation, mais est en contact avec les parties », a ajouté M. Videlaine, précisant que, si le texte n’était pas signé, « il est a craindre que les personnes dont tout porte a croire qu’elles vont recevoir leurs lettres de licenciement prochainement pourraient ne pas bénéficier des avantages substantiels négociés ».

La direction de Gad envoie un communiqué Concernant le paiement des jours de grève, le préfet a précisé que, lors des discussions, il n’y avait pas eu de mention « de restriction des jours de grève à certaines périodes ». Dans un communiqué publié lundi soir, la direction de Gad SAS a indiqué avoir  « communiqué dès jeudi à tous les représentants présents à la table des négociations, menées sous l’égide de la préfecture et de la direction du travail, le projet d’accord correspondant en tout point aux reven-dications faites par les représentants (des salariés, ndlr) lors de cette réunion, à savoir le doublement de l’aide au reclassement payé en net et le payement de tous les jours de grève ». Sylvaine Salliou (avec AFP) Publié le 29/10/2013 | 09:36, mis à jour le 29/10/2013 | 11:24

http://bretagne.france3.fr/2013/10/29/accord-de-fin-de-conflit-gad-sas-nouvelle-reunion-347629.html

Lire la suite

28 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix, des éditeurs et auteurs solidaires des employés de l’agroalimentaire en Bretagne (OF)

Carhaix, des éditeurs et auteurs solidaires des employés de l’agroalimentaire en Bretagne (OF) dans Luttes sociales en Bretagne photo-1212862755654-1-0

*

Une pétition rappelant que « la culture ne se développe pas en dehors du monde économique et social » a circulé hier et ce dimanche au festival du livre en Bretagne de Carhaix.

« Particulièrement sensibles au devenir des ouvriers des usines en difficulté ou menacées de fermeture », (Doux, Gad, Boutet-Nicolas, Marine Harvest…) plus de cent cinquante éditeurs et auteurs présents ce week-end à Carhaix ont signé cette pétition qui appelle « à la mobilisation et à la manifestation pour l’emploi et la Bretagne » qui aura lieu le samedi 2 novembre à 15 h à Quimper.

Parmi les signataires, Alan Stivell, Hervé Jaouen, Yann-Fanch Kemener, Franck Darcel, Nono, Léna Louarn, vice-présidente du conseil régional… Social dimanche 27 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Carhaix.-Des-editeurs-et-auteurs-solidaires-des-employes-de-l-agroalimentaire-en-Bretagne_40781-2243419_actu.Htm

Lire la suite

28 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Marie Hélia, la mémoire féministe à l’écran (lt)

Marie Hélia, la mémoire féministe à l'écran (lt) dans Féminisme les-cheval1

*

Le nouveau film de Marie Hélia, « Les Chevalières de la table ronde », sort mercredi à Douarnenez, mais aussi Bénodet. Par des témoignages de militantes, il raconte avec humour et liberté 50 ans de luttes féministes en Finistère. Entretien avec une réalisatrice « engagée ».

empty dans Luttes sociales en Finistère

Marie Hélia, comment et quand est né le projet des « Chevalières de la table ronde » ?
C’était à la suite d’une demande du planning familial, qui fêtait, en 2006, ses 50 ans. Mais ce n’est qu’en 2010 qu’on a vraiment commencé à parler de collecter des mémoires. L’idée m’a tout de suite plu. J’ai commencé à travailler dessus en 2011. On m’a présenté huit pionnières finistériennes du planning, qui s’étaient battues pour le droit des femmes, et j’ai recueilli leurs témoignages.

Qui sont donc ces « chevalières » ? Il y a des représentantes de la jeune génération, qui sont dans la trentaine, mais je mets surtout en scène des « anciennes » : des militantes qui ont oeuvré princi- palement dans les années 60 ou 80, et qui ont aujourd’hui entre 80 et 90 ans ou la soixantaine. Ce sont des femmes du département qui ont lutté pour leurs droits et pour leur corps, à l’époque où l’article 20 du Code pénal interdisait la contraception et l’avortement.

La forme de votre film est originale, ni un documentaire, ni une fiction ? J’ai eu envie de tout mélanger. Je ne voulais pas qu’on le cantonne à un simple documentaire ou reportage et je souhaitais, en même temps, le travailler à ma façon pour qu’il ait suffisamment de gueule sur grand écran.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle de la narratrice, une femme portant un masque de gorille ? C’est une représentante du mouvement féministe américain des « Gorilla Girls », des plasticiennes impliquées dans diverses luttes pour les droits des femmes, qui ont la particularité de porter des noms d’artistes femmes célèbres, afin de faire vivre leur mémoire. La mienne a pris celui de Rosa Bonheur (1822-1899), peintre spécialisée dans la représentation d’animaux. Notre Gorilla Girl vient d’ailleurs en Finistère pour faire le portrait d’une jolie petite vache : la pie noir ! C’est pendant son périple qu’elle rencontre les « chevalières ».

Des chevalières qui parlent devant une caméra, mais aussi devant un miroir… et autour d’une table ronde ! Pourquoi ces objets récurrents ?  Pour ajouter à la fiction, d’une part. Pour appuyer le côté fantastique et l’esthétique du conte, aussi. Mais la table ronde symbolise aussi des années de discussion. Comme m’a fait remarquer une spectatrice, il y a peu : « Ces femmes peuvent se regarder en face ». Elles ont fait leur boulot, c’est vrai.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit dans ce projet ? Qu’en avez-vous retiré ?  J’ai pu travailler avec des femmes douées, comme Laetitia Shériff, qui a composé toute la bande-annonce, ou encore Annelise Nguyên, qui a fabriqué la table. Et j’ai pu rencontrer des femmes fortes, qui, même retraitées, n’ont jamais cessé de militer, d’une façon ou d’une autre. Au travers du film, elles continuent de lutter, quelque part, en transmettant leur expérience aux nouvelles générations.

Dans le film, on traverse les premières périodes du féminisme en France, avant la loi Veil, notamment. Comment résumeriez-vous ce mouvement, aujourd’hui ?  Je reprendrais la formule de Claire Méheut (l’une des chevalières brestoises, NDLR) : « Permettre aux femmes de réaliser leurs désirs ».

Vous considérez-vous comme féministe ?  Dans un sens, oui, parce que je suis une femme libre et indépendante et que ça me semble naturel. Même si je ne suis pas « militante » au planning ou ailleurs, je suis plutôt engagée. Pratique A partir de mercredi, sur les écrans du K de Douarnenez et du Cinémarine de Bénodet.

  • Propos recueillis par Nora Moreau

Douze femmes racontent leur combat pour le Planning familial

Loin des clichés sur le féminisme, le nouveau film de Marie Hélia raconte la naissance du Planning familial dans le Finistère. Le spectateur suit le personnage de la « Gorilla Girl » (figure du féminisme radical américain) à la recherche d’une pie noir (une race de vache) et qui rencontre sur son chemin douze femmes ayant contribué à la naissance du planning dans le département. « Pour ses 50 ans, le planning avait réuni ses pionnières et m’avait demandé de récolter des témoignages ». Témoignages pour lesquels elle a porté une attention toute particulière à l’esthétique. « J’ai voulu rendre ces femmes encore plus lumineuses qu’elles ne le sont déjà. Et cela vient d’ailleurs renforcer la thématique du conte. J’ai fait le choix de la Gorilla Girl car je voulais durcir leurs propos ».

Des témoignages émouvants  Elle tempère : « C’est un film qui est plus dans l’émotionnel que dans l’historique. J’avais envie de comprendre les ressentis de ces luttes, sans pour autant chercher à véhiculer une image sexiste ». Pour comprendre au mieux cette période faste du féminisme breton, Marie Hélia a dû travailler sur des images d’archives. Elle a notamment collecté des vidéos de la Cinémathèque de Bretagne, de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), du Planning familial. Avec plus d’une quinzaine de films à son actif, Marie Hélia affirme que ce film « est l’un de ceux qui m’a le plus appris. Avec ce film, je suis plus vigilante sur la question homme-femme ». 27 octobre 2013

Ce docu-fiction a été coproduit par Paris-Brest productions et Tébéo, avec, notamment, le soutien du conseil général du Finistère, de la région Bretagne et du Centre national de la cinématographie (CNC).

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/marie-helia-la-memoire-feministe-a-l-ecran-27-10-2013-2283031.php

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin