Archive | Luttes sociales en Finistère

02 mars 2019 ~ 0 Commentaire

plouzané (kerarmerriern)

zac

Pétition

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26 février 2019 ~ 0 Commentaire

collecte (brest)

2 mars

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

châteaulin (ouest-france le-tél)

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

débat à châteaulin

debat

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

marins pêcheurs (fr3)

retrauite

Retraites

Les marins et leurs veuves victimes de discriminations selon la CGT

Les marins et leurs veuves sont victimes de discriminations face aux maladies de l’amiante par rapport aux salariés du régime général, a dénoncé mercredi l’Union fédérale des pensionnés et veuves de la Marine marchande (UFPVMM), affilié à la CGT.

« On ira jusqu’au bout pour qu’on mette les marins et les veuves sur un même pied d’égalité » que les salariés du régime général, a assuré Christian Le Signe, secrétaire général de l’UFPVMM CGT lors d’une conférence de presse. Les marins et leurs veuves dépendent du régime social de l’ENIM (Etablissement national des invalides de la marine) et non du régime général.

Les marins plus vulnérables

« Il y a une réglementation en France qui est différente en fonction du métier qu’on fait, alors que (l’exposition à l’amiante, ndlr) est une faute professionnelle reconnue. Ce n’est pas normal, c’est inhumain ! » s’est emporté Christian le Signe. Il dénonce notamment le fait que les salariés du régime général peuvent engager une action en justice pour faute inexcusable sans délai de prescription, tandis que les marins ne peuvent le faire que depuis 2011 et avec un délai de prescription de deux ans.

L’UFPVMM (commerce et pêche) réclame en outre la possibilité pour la veuve d’un marin décédé de l’amiante de cumuler pension de retraite anticipée (PRA) et pension d’invalidité pour maladie professionnelle (PIMP).

« Mon mari pour une raison tout à fait indépendante (à l’amiante, ndlr) a été déclaré inapte à la navigation et a obtenu une retraite, mais réduite de 2% par année manquante, soit de 13% inférieure à celle d’une personne ayant eu une carrière normale. Il est décédé d’une maladie professionnelle sans aucune indemnisation« , a expliqué Marie Jo Roudaut, dont le mari est décédé en 2008 à l’âge de 60 ans.

La présence d’amiante à bord des navires français est interdite depuis 1998.

07/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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05 février 2019 ~ 0 Commentaire

5 février en bretagne (fr3 of npa)

gwengamp

Grève nationale

Syndicats et Gilets jaunes défilent ensemble en Bretagne

À l’appel de la CGT, une grève nationale est organisée ce mardi. Le syndicat Solidaires, le NPA, le PCF, la France Insoumise, des syndicats étudiants ou d’enseignants s’y associent. A noter la présence de Gilets jaunes qui jusqu’à présent avaient regardé les syndicats avec méfiance.
Les revendications dans les cortèges sont nombreuses : la hausse des salaires, une justice fiscale, l’opposition à la réforme du lycée ou à l’augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers, le droit de manifester ou encore la défense du service public.

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Saint-Brieuc.

Pour la première fois, syndicats et gilets jaunes ont marché ensemble, ce mardi. À midi, ils étaient près de 600 à manifester devant le local du Medef à Ploufragan.

Guingamp.

À l’appel des syndicats CGT, Solidaires et FSU, ainsi que des gilets jaunes, 300 manifestants se sont rassemblés ce mardi matin, près de la mairie de Guingamp. Ils se sont ensuite dirigés vers la zone de Bellevue, où sont installées plusieurs entreprises, notamment de l’agroalimentaire.

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Entre 3 000 et 4 000 en Finistère pour cette journée de grève et de manifestations.
Un nombre moyen, moins fort que les grandes mobilisations retraite ou loi travail, mais plus important que les dernières manifs syndicales. Pour Kemper, nous étions prés de 6 à 700. Rassemblement devant le Medef à l’appel de la CGT, Solidaires et FO auquel se sont joint les GJ. Ils étaient une bonne centaine. Il y avait aussi des enseignants et des lycéens.
Interventions des syndicats, puis des GJ et lycéens.  A l’initiative des GJ et des lycéens nous avons envahit le pôle universitaire. Le NPA, les Antifa et Ensemble ainsi que le collectif « S’unir pour ne pas Subir »  très visibles.
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Brest

À Brest, ils étaient près d’un millier à battre le pavé en centre-ville pour la défense des services publics et le pouvoir d’achat, syndicalistes et gilets jaunes côte à côte.

Morlaix.

Environ 400 personnes ont manifesté ce mardi matin dans les rues de Morlaix.

Quimper.

Ce mardi matin, près de 600 personnes se sont retrouvées devant le Medef de Quimper, à Créac’h Gwen, à l’appel des syndicats. À l’initiative des gilets jaunes, une centaine de manifes-tants sont entrés dans le hall de la faculté pour inciter les étudiants à les rejoindre. Sans succès. La manifestation s’est terminée sur les coups de 12 h 30.

Quimperlé.

Près de 300 personnes ont défilé, ce mardi, dans les rues de Quimperlé. Pouvoir d’achat et maintien des services publics figuraient au nombre de leurs revendications.

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Rennes

À Rennes, près de 600 manifestants dont plusieurs dizaines de Gilets jaunes et d’étudiants ont défilé pour le pouvoir d’achat. Ils ont d’abord passé devant le siège du Medef où les forces de l’ordre étaient positionnées. Ils sont passés devant le lycée Mendès-France pour demander que les lycéens puissent sortir manifester. Plusieurs manifestants ont forcé le portail du lycée. La police a interpellé une personne qui a été placée en garde à vue au commissariat. Après la dislocation du cortège peu avant 13h, une partie des manifestants dont des étudiants et des Gilets jaunes se sont rendus rue de Saint-Malo où une barricade a été montée. La tension était forte avec les forces de l’ordre qui ont dégagé la rue.

Saint-Malo

Environ 250 personnes, dont une délégation de gilets jaunes, ont manifesté ce mardi matin à Saint-Malo. Après une halte devant l’hôpital où le service des urgences est en grève depuis plusieurs semaines, les manifestants se sont dirigés vers le terminal ferry.

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Nantes Saint Nazaire

La CGT, la FSU, Solidaires et des gilets jaunes, ont bloqué ce mardi matin, à partir de 4h, plusieurs points stratégiques des agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire.

A Nantes, les militants syndicaux et Gilets Jaunes ont occupé des ronds points donnant accès à l’aéroport. Aucun camion ne pouvait pénétrer dans la zone d’activité économique.

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Lorient

À Lorient, 150 Gilets jaunes sont venus grossir le cortège syndical qui comptait jusqu’à 800 manifestants au plus fort de la manifestation. Plus de 500 personnes ont répondu à l’appel de la CGT, ce mardi, à Lorient. Alors que ses troupes étaient réunies sur la place de l’Hôtel de ville, des gilets jaunes ont fait irruption à plus d’une centaine. Ils ont pénétré dans l’hôtel des finances pour tenter de bloquer le bon fonctionnement de l’accueil.

Vannes. 

250 personnes se sont rassemblées, zone du Prat, pour dénoncer « l’avenir inquiétant de la société », et « les injustices »

Pontivy.

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées ce mardi matin à Pontivy, au rond-point de la Déportation, pour une distribution de tracts. Quelques gilets jaunes étaient à leurs côtés.

Thierry Peigné 05/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Grève générale: gilets jaunes et CGT ensemble dans la rue (Le Huffington Post)

Brest environ 1 000 manifestants (OF)

À Quimper, syndicats, Gilets jaunes et lycéens réunis : 600 personnes manifestent (OF)

Pour nos salaires, pour dégager Macron, construisons la grève générale (NPA)

Mouvement social : plus de 1 000 personnes ont défilé dans les rues de Brest (FR3)

L’aéroport de Nantes et les Chantiers de l’Atlantique bloqués par des Gilets Jaunes et Rouges (RP)

Edito: Un 5 février qui montre la voie. Et maintenant ? (RP)

Manif du 5 février : convergence en construction (Regards)

Grève générale : l’occasion manquée ? (Regards)

Dans l’Education : en grève contre « Blanquer, ministre autoritaire » (RP)

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30 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

audierne (ehpad)

gwa

Appel à manifester pour soutenir le personnel de l’Ehpad,              Jeudi 31 Janvier à 16h Audierne                                                         Place du Général de Gaule (près d’Aquashow, du centre des
pompiers d’Audierne et d’une salle omnisport).

Ehpad de la baie d’Audierne en souffrance (Pétition)

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29 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

eaux 29 (côté brest)

eaux et rivieres

Qualité des eaux

Peut-on se baigner sans souci sur les plages du Finistère ?

Le préfet du Finistère a fermé une plage à Douarnenez, d’autres l’ont déjà été. L’association Eau et rivières de Bretagne estime que la qualité des eaux de baignade se dégrade.Il y a quelques jours, le préfet du Finistère, Pascal Lelarge, a signifié la fermeture administrative, pour l’année 2019, de la plage du Ris à Douarnenez pour cause de pollution chronique d’origine bactérienne.
D’autres plages de la côte nord-finistérienne ont déjà fait l’objet d’une telle sanction administrative.

Que vous inspire la fermeture de l’emblématique plage du Ris à Douarnenez ?

Tout un symbole ! Cela fait des années que cette plage subit la pollution constante du cours d’eau qui s’y jette et que la qualité des eaux de baignade est dégradée.

Mais ce n’ est pas un cas isolé. La baie de Douarnenez et la côte nord-finistérienne demeurent des points noirs en Bretagne. Deux plages de Guissény avaient déjà subi le même sort l’année dernière. De plus, certains maires ferment préventivement leurs plages polluées pour éviter des contrôles sanitaires négatifs synonymes de fermeture administrative ! Notamment à Ploudal-mézeau, Porspoder et Kerlouan.

Se baigner ou faire de la planche à Tréompan, par exemple, comporte des risques pour la santé : troubles gastriques, yeux qui piquent, plaques sur la peau… Et qui dit bactérie, dit aussi virus…

Quelle est l’origine de ces contrôles sanitaires négatifs ?

Prenons le cas de la plage du Ris. Le rapport du Labocea, laboratoire public d’analyses, énonce clairement que «l’origine bovine est prédominante» dans cette pollution. Et ce pour la cinquième année consécutive.

Plus globalement, les 18 analyses réalisées pour l’Agence régionale de santé (ARS Bretagne) montrent que les causes de la pollution des ruisseaux côtiers sont d’origine humaine à 25 %, et d’origine humaine et animale à 75 %.

Des progrès sont réalisés, notamment en matière d’assainissement des particuliers. Mais ces ruisseaux sont très exposés à la pression des élevages bovins et porcins au plus près du littoral.
En agriculture aussi il y a des progrès mais pour reprendre l’exemple du ruisseau Quillimadec, qui prend sa source à Plounéventer et se jette à Guissény, des moutons noirs pénalisent tout le monde !

Que préconisez-vous pour reconquérir ces plages interdites à la baignade ?

Eau & Rivières de Bretagne va maintenir la pression sur les maires des communes concernées. Pour beaucoup d’élus locaux, mettre la responsabilité de certaines pollutions bactériennes littorales sur des épandages de lisiers de porc ou de bovins est toujours un sujet tabou, alors qu’ils ont la responsabilité de la santé publique des habitants et des touristes.

Un exemple ? En amont de la plage de Penfoul, à Landunvez, se trouve une ferme-usine de    13 750 porcs qui doit traiter 60 tonnes de lisier chaque jour. Nous avons alerté la communauté de communes du Pays d’Iroise sur la dégradation continue des eaux de baignade. Son vice-président en charge de l’environnement nous a répondu:  « on ne peut rien faire» !

Le sujet serait donc tabou pour les maires et les élus. Mais ont-ils le pouvoir de stopper ces sources de pollution ?

Ils ne peuvent pas tout, certes, mais ils doivent influencer ! S’ils ne prennent pas la mesure de ces pollutions et de leurs origines, l’administration ne fera pas non plus le nécessaire indispen-sable pour limiter les risques sanitaires qu’engendrent certains élevages. S’ils ne  prennent pas le dossier à bras le corps, ils mettent aussi en péril tout en pan de l’économie du département.

Eau & Rivières de Bretagne regrette aussi un flou dans la réglementation gérée par l’Agence régionale de santé s’agissant des fermetures préventives des plages par les maires. Nous  souhaitons plus de rigueur et de fermeté de la part de l’ARS pour que notre littoral puisse enregistrer une amélioration de la qualité des eaux de baignade… à l’instar des autres départements bretons.

La qualité des eaux de baignade se dégrade, prévient l’association Eau & Rivières de Bretagne, qui tire la sonnette d’alarme et interpelle les élus.  Entretien avec Jean-Yves Piriou, vice-président.

Propos recueillis par Yvon Jézéquel 28 Janvier 2019

https://actu.fr/bretagne/

LIRE AUSSI

Eau & Rivières de Bretagne

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

juan branco (assemblée citoyenne)

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27 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chambre d’agriculture (reporterre)

npa agricol

Chambres d’agriculture

Des élections cruciales pour la transition agricole

Du 14 au 31 janvier, le monde agricole élit ses représentants dans les chambres d’agriculture. D’apparence technique et corporatiste, ce scrutin est pourtant décisif car il dessine les contours de l’agriculture de demain.

Voici cinq questions et nos réponses pour comprendre les enjeux de ce vote.

Depuis quelques semaines, le monde agricole retient son souffle. Peu médiatisées mais d’une importance cruciale, les élections professionnelles pour les chambres d’agriculture se tiennent jusqu’au 31 janvier. 2,5 millions d’exploitants, de salariés et de professionnels du monde agricole sont appelés à élire leurs représentants.

Lors du dernier round électoral, en 2013, la participation avait atteint 54,3 %. Un chiffre en net recul par rapport aux 65,5 % de 2007. Et nul ne sait combien iront voter ce mois-ci. Dans un contexte de crise sociale et de détresse du monde paysan, beaucoup craignent un regain de l’abstention, préestimée par un sondage réalisé sur le site terre-net.fr à 57,3 %.

« On le voit avec le mouvement des Gilets jaunes, le syndicalisme n’attire plus, constate Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Les jeunes et les nouveaux installés notamment se détournent de ce scrutin, parce que les Chambres d’agriculture ne répondent pas à leurs attentes ».

Pour les syndicats agricoles, l’enjeu est pourtant de taille : de ces élections dépendent leur poids politique et parfois leur survie économique. Pour les paysans, il s’agirait ni plus ni moins « de choisir quel modèle d’agriculture on veut pour son département et plus généralement pour le pays », affirme Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération Paysanne. Tant que ça ? Reporterre vous explique en cinq points à quoi servent ces fameuses instances, souvent dénoncées comme des antichambres de l’industrialisation de l’agriculture.

1. Que font les chambres d’agriculture ?

Chaque chambre est donc dirigée par des représentants syndicaux désignés lors des élections professionnelles. Hors outre-mer, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et ses élus contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité des 89 structures existantes, sauf celles du Calvados, du Lot-et-Garonne et de la Charente (gérées par la Coordination rurale), ainsi que celle du Puy-de-Dôme (alliance Coordination rurale et Confédération paysanne).

Leur mission : « Accompagner les agriculteurs et les territoires face aux enjeux que connaît le monde rural », résume Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA, et président de la chambre interdépartementale du Doubs et du Territoire de Belfort. Accompagner l’installation d’abord, « en tenant un répertoire des exploitations à céder, en accueillant et en aiguillant les jeunes qui veulent devenir agriculteur, en proposant des formations et des contrats d’appren-tissage », détaille l’élu, par ailleurs éleveur de vaches et de poules.

Accompagner également « l’évolution de l’agriculture face aux attentes sociétales, explique-t-il. On aide ceux qui veulent passer au bio, diversifier leur production, créer un nouvel atelier ou une nouvelle activité ». La chambre interdépartementale a ainsi appuyé le maintien et le développement d’un abattoir de proximité et d’un atelier de découpe de la viande à Besançon.

Ces choix structurants pour les territoires sont décidés par les assemblées plénières des chambres, qui regroupent les 33 membres élus des dix différents collèges (outre le collège principal réunissant les chefs d’exploitation, il existe un collège des propriétaires fonciers, un des salariés agricoles, un des anciens exploitants…).

« On vote les orientations et les budgets, on donne aussi notre avis sur des projets d’urbanisme, sur la gestion du foncier ou les politiques agricoles au niveau national », précise Sébastien Gardette, président de la chambre du Puy-de-Dôme, syndiqué à la Confédération paysanne. Après six ans à la tête de l’institution, l’éleveur le confirme : « La chambre d’agriculture est un outil majeur, qui permet de porter une vision et un projet d’agriculture pour son territoire. »

Autrement dit, un département dont la chambre est gérée par la Confédération paysanne n’aura pas les mêmes dynamiques agricoles qu’un département FNSEA. « Nous avons beaucoup poussé le développement de l’agriculture biologique, des méthodes alternatives, la recherche d’autonomie pour les paysans, dit M. Gardette. Même si cela prend du temps et qu’on n’est pas tout-puissants, on a fait avancer les choses ».

2. Quels sont leurs moyens ?

Pour mettre en œuvre leur politique agricole, les chambres disposent d’un budget, environ 7 millions d’euros annuels pour celle du Puy-de-Dôme, 702 millions pour l’ensemble des structures.

Abondé principalement par la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti, payée par les propriétaires terriens. Problème, les taux d’imposition sont gelés depuis plusieurs années. Pour compléter leur trésorerie, les chambres touchent également des subventions et vendent des prestations (conseil, appui technique).

Ce petit pactole permet de payer des conseillers et des techniciens; agronomes, comptables qui interviennent directement auprès des agriculteurs. Le Doubs et le territoire de Belfort comptent ainsi 50 équivalents temps plein. Cependant, comme le racontait Reporterre, les restrictions budgétaires, le contexte de crise agricole et les réorganisations internes impulsées dans plusieurs départements ont engendré une souffrance au travail prégnante chez de nombreux salariés des chambres. Syndromes d’épuisement professionnel et démissions s’y multiplient

3. Pourquoi ces élections sont-elles importantes pour les syndicats ?

« On monte sur la balance tous les six ans pour voir combien on pèse », dit Daniel Prieur. Lors des dernières élections, en 2013, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont réuni 53,39 % des voix, devant la Coordination rurale (20,49 %), la Confédération paysanne (18,54 %) ou le Modef (1,47 %).

Des pourcentages qui n’ont rien d’anecdotique. Si un syndicat passe la barre des 10 %, il obtient un droit à siéger dans des instances essentielles : la commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDOA), qui valide les projets d’installation et d’agrandissement, le comité technique Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour la vente des terres agricoles, le tribunal des baux ruraux, qui tranche en cas de problèmes de fermage.

Surtout, le résultat de ces élections fixe la répartition des financements publics pour chacun des syndicats, et pour les six années à venir. Au total, le montant des fonds publics alloué est proche de 11 millions d’euros par an, distribués entre les différentes organisations suivant leur poids électoral.

D’après Le Monde, la Coordination rurale touche annuellement 2,5 millions d’euros, la Confédé-ration paysanne, 2,3 millions d’euros, la FNSEA, associée aux JA, 6,1 millions d’euros. Des sommes qui permettent ensuite une force de frappe politique, de communication et de lobbying plus ou moins importante.

Jean-François Périgné, trésorier de la Confédération paysanne, a sorti sa calculette dans le dernier numéro de Campagnes solidaires : « Chaque voix [pour notre syndicat] représente en moyenne 50 € par an pendant six ans. Une progression de 1 % de notre score national pourrait représenter 100.000 euros de plus par an sur six ans ». Vue sous cet angle, la question de l’abstention n’a rien d’accessoire.

L’enjeu est donc financier, mais aussi politique : « À la FNSEA, nous voulons rester de loin le premier syndicat, explique ainsi Daniel Prieur. Le fait de représenter plus de la moitié des agriculteurs permet de peser lors des discussions avec le gouvernement ou lors des négociations sur les prix avec les interprofessions. »

4. Quels sont les enjeux principaux soulevés lors de ces élections ?

Il y a d’abord les préoccupations des paysans : « Le revenu, le fait de pouvoir vivre de notre production, mais aussi comment faire face aux évolutions en cours, comme le changement climatique et les nouvelles attentes de la société, sur l’écologie et le bien-être animal notam-ment », témoigne Temanuata Girard, secrétaire nationale de la Confédération paysanne. La question de l’installation, donc de l’accès au foncier, et de la transmission des fermes sont aussi au cœur des débats : près de la moitié (45 %) des agriculteurs aujourd’hui en activité atteindront l’âge de la retraite d’ici dix ans.

Côté instance syndicale, on retrouve des discours politiques bien rodés : la FNSEA entend combattre le « matraquage fiscal » et l’« agribashing » (autrement dit, la critique de l’agriculture conventionnelle) avec, en ligne de mire, des mesures prises par le gouvernement pour tenter d’accompagner l’agriculture vers une transition écologique. Comme la hausse de la redevance pour pollutions diffuses, qui doit abonder les fonds pour l’agriculture bio à hauteur de 50 millions d’euros, ou la séparation de la vente et du conseil dans l’usage des produits pesticides.

Enfin, le contexte politique — les négociations de la future politique agricole commune (PAC) et l’application de la nouvelle loi Alimentation — crée de nouvelles missions pour les futurs élus.

5. Qui vote aux élections des chambres d’agriculture ?

Dans le collège des chefs d’exploitation, qui réunit plus de la moitié des élus, peuvent voter les paysans exploitants, qu’ils soient propriétaires, fermiers ou métayers, seuls ou associés. Ils ont jusqu’au 31 janvier pour voter, en ligne ou par courrier. Les résultats définitifs devraient être connus autour du 8 février.

La Confédération Paysanne pousse depuis plusieurs années pour que les cotisants solidaires, des paysans qui, faute d’une superficie exploitée ou d’un nombre d’heures de travail suffisant, ne peuvent pas être affiliés à la Mutuelle sociale agricole comme chef d’exploitation, puissent voter. « Mais le gouvernement, sous pression de la FNSEA, l’a toujours refusé », dit Nicolas Girod.

Le syndicat minoritaire aimerait aussi que des associations environnementales ou de consom-mateurs participent aux travaux des chambres d’agriculture : « Nous avions appuyé un amen-dement en ce sens lors des débats sur la loi Alimentation, en vain », regrette M. Girod.

C’est pourtant, d’après lui, le sens de l’histoire : « L’agriculture ne peut pas être définie juste par les paysans et paysannes, affirme-t-il. On fait partie d’un territoire où il y a d’autres activités éco-nomiques, où il y a des citoyens qui habitent et consomment, et qui ont eux aussi ont leur mot à dire sur l’agriculture et l’alimentation qu’ils veulent. »

25 janvier 2019 / Lorène Lavocat (Reporterre)

https://reporterre.net

Lire aussi:

Coordination Rurale (Wikipédia)

Modef (Wikipedia)

Histoire agricole du Finistère.

François Tanguy-Prigent (Wikipedia) 

François Tanguy-Prigent (Envor)

Site de la Confédération Paysanne

Commentaire: Le NPA appelle a voter « Confédération Paysannne »

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