Archive | Luttes sociales en Finistère

02 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

l’anticapitaliste (npa)

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23 août 2022 ~ 0 Commentaire

sécheresse (fr3)

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Sécheresse. « Des champs qui ont soif, des bêtes qui ont faim ». Les éleveurs laitiers tapent déjà dans les rations d’hiver

Depuis le début de l’été, la sécheresse malmène les vaches laitières qui n’ont plus d’herbe à brouter dans les prairies grillées par le soleil. Dans le Finistère, les éleveurs tapent déjà dans les stocks de fourrage hivernaux pour les nourrir. Et la production de lait est en baisse.

Ce n’est pas de gaieté de coeur que Véronique Le Floc’h a vendu une vingtaine de ses vaches laitières cet été. L’éleveuse, installée à Elliant, près de Rosporden dans le Finistère, n’a guère eu le choix.

Face à des stocks de fourrage constitués au printemps qui se réduisent comme peau de chagrin, elle a dû resserrer son cheptel. « Je joue la prudence et la sécurité, dit-elle. Ma récolte d’herbe, cette année, équivaut à un tiers de ce que je récolte habituellement. Elle est censée me servir en hiver mais je puise déjà dedans pour nourrir mes bêtes ».

Production en baisse

Véronique, qui produit du lait bio, sait aussi que le rendement de maïs sera bien inférieur aux autres années. « Je vais avoir six tonnes de matière sèche au lieu de 12 avec seulement 25 % de grains. Les tiges sont moins hautes, parfois sans épis, les grains sont minuscules. Il sera moins bon forcément ».

Si le maïs est une source d’énergie dans l’alimentation des vaches, l’herbe permet un apport en protéines. Sauf que les prairies ont grillé sous l’effet de la canicule et avec elles, l’excédent de pâturage mis en bottes pour les rations hivernales. « Cela aura des incidences sur la qualité du lait ainsi que sur la quantité » prévient l’éleveuse qui constate déjà une baisse de 30 % dans sa production de lait. Une vache qui mange moins et moins bien, fabrique moins de lait, c’est mécanique.

« Le prix du lait le plus bas au monde »

Même scénario chez Romain Marc’h, éleveur à Douarnenez. Il produit 300 litres de lait en moins chaque jour. Le jeune homme, à la tête d’un cheptel de 100 vaches depuis 2019, n’a pas l’intention d’acheter des aliments, tels que le soja ou le colza, pour compenser le fourrage manquant.

« Je n’en ai pas les moyens, analyse-t-il. La tonne de soja avoisine les 500 euros. Les cours explosent puisqu’elle chiffrait à 300 euros il y a deux ans. Le calcul est vite fait, vu ce que le lait me rapporte. Je touche 405 euros les mille litres. On a le prix du lait le plus bas au monde ».

Alors pas question pour ce jeune agriculteur de fragiliser un peu plus sa trésorerie. « Je ne suis pas le seul dans ce cas, ajoute-t-il. Plutôt que de se fournir ailleurs, on produira moins de lait et ce que l’on produira sera dégradé puisque à faible teneur en protéines. Ce qui veut dire une perte d’argent supplémentaire car la qualité n’y sera pas ».

Double peine

Christian Hascoët parle de « décroissance laitière, à la fois conjoncturelle à cause de la sécheresse et structurelle parce que peu de jeunes arrivent dans le métier ». L’éleveur, basé à Guengat près de Quimper, sait que la situation actuelle ne risque pas de créer des vocations. « On subit la double peine, observe-t-il. D’une part, on est plus mal payés que nos collègues européens et d’autre part, on va devoir baisser notre production de lait car on n’a pas de fourrages ni en quantité ni en qualité suffisantes ».

En quarante ans de métier, l’homme dit « n’avoir jamais connu ça en Bretagne. Des champs qui ont soif, des bêtes qui ont faim. Quand vous découvrez que vous ne pourrez plus nourrir vos animaux, le choc économique est fort et le choc psychologique l’est également ».

23/08/2022  Carole Collinet-Appéré

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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27 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

landunvez (splann)

porcs

Porcherie Avel vor, Landunvez, Finistère

À Landunvez, la porcherie géante s’approche d’une régularisation douteuse

Un dossier aussi sensible que symbolique revient sur le bureau du préfet du Finistère. Philippe Mahé demandera dans le courant de l’été l’avis du conseil départemental de l’environnement (Coderst) sur le dossier de la SARL Avel vor, à Landunvez. L’une des plus grandes porcheries de France, détenue par le président du comité régional porcin, pourrait franchir une étape décisive vers la régularisation de son agrandissement. Problème, après sept ans de péripéties judiciaires, les conclusions de l’enquête publique censées guider le choix des autorités apparaissent largement biaisées.

  • Malgré des avis défavorables, des jugements contraires et même un accident mortel sur son exploitation, Philippe Bizien, président du comité régional porcin, a pu agrandir sa porcherie pour en faire l’une des plus grandes de France, sur la commune littorale de Landunvez, dans le Finistère.
  • Le rapport d’enquête publique commandé par le préfet en vue d’une régularisation de l’élevage est entaché d’erreurs factuelles et de commentaires fallacieux.
  • Cette politique du fait accompli en matière agro-industrielle se met en place avec la complicité de l’État, en dépit des préconisations environnementales. Nous avons identifié 25 situations similaires en France.

Sur la pointe nord du Finistère, à Landunvez, commune côtière de 1.500 habitants, quatre immenses silos bleu sombre en imposent plus que le clocher de l’église. Ce sont les installations industrielles d’un des élevages porcins français les plus importants avec près de 27.000 porcs charcutiers produits chaque année. L’infrastructure est située à moins de 300 m du bourg. Baptisée Avel vor, « Le vent de la mer » en breton, elle diffuse pourtant des effluves potentiellement toxiques et parfois malodorantes dans un périmètre où se trouvent école, crèche, commerces, salle de sport, aire de jeux pour enfants, et quartier résidentiel. Son propriétaire déclare émettre chaque année 33,3 à 41,9 tonnes d’ammoniac, un gaz irritant à l’origine de la formation de particules fines.

La porcherie est située à moins de 300 m du bourg, où se trouvent école, crèche, commerces, salle de sport, aire de jeux pour enfants, et quartier résidentiel.

Deux décisions de justice ont établi que l’exploitation n’aurait pas dû être agrandie. Mais loin de réclamer une diminution du cheptel, le préfet a accordé une autorisation provisoire à Avel vor et ouvert une nouvelle enquête publique, étape nécessaire avant la régularisation du mastodonte. Contre toute attente, le commissaire-enquêteur s’est prononcé en faveur du projet.

Rembobinons le fil des événements.

Une figure de proue de la filière porcine

Philippe Bizien prend la direction de l’exploitation familiale en 2007. Il agrandit peu à peu son élevage, grâce à des autorisations préfectorales ainsi que des permis de construire accordés par la municipalité, dirigée pendant deux décennies, jusqu’en 2014, par son père, Jean-Michel Bizien.

En parallèle, celui qui a fait ses armes au sein de la section finistérienne de la FNSEA, réalise une ascension personnelle spectaculaire. À 42 ans, en 2011, il devient administrateur (puis trésorier) de l’UGPVB, puissante Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne. L’année suivante, il se hisse à la tête du comité régional porcin, association qui fédère l’UGPVB, la FRSEA Bretagne, les chambres d’agriculture et le marché au cadran de Plérin. En 2013, il est élu président du groupement de producteurs Aveltis. Il en garde les rênes après la fusion qui donne naissance à Evel’up en 2018, deuxième coopérative française de porcs, revendiquant 1.000 adhérents et 3,6 millions de porcs produits en 2021. Cumulant trois postes stratégiques, Philippe Bizien est l’un des protagonistes principaux du lobby porcin.

En 2015, il demande une autorisation préfectorale pour porter son cheptel de 8.965 à 12.090 animaux, soit près de 27.000 porcs charcutiers produits par an et 60 tonnes de lisier par jour. C’est plus de quatre fois et demie la taille d’une porcherie hexagonale moyenne.

Au moment de l’enquête publique du printemps 2022, l’exploitant a distribué un tract dans les boîtes aux lettres des Landuvéziens intitulé « Philippe Bizien relève le défi ». Il y proposait aux habitants de venir échanger et visiter l’élevage. Il a refusé la demande de rencontre de « Splann ! » et n’a pas répondu à nos questions.

L’exploitant fait ainsi figure d’exemple pour une filière qui se concentre très rapidement. Entre 2000 et 2019, le nombre de porcheries s’est réduit d’un tiers en Bretagne, tandis que le cheptel ne baissait que de 6 %.

Un environnement dégradé

Habitant d’une commune voisine, Laurent Le Berre, professeur de technologie en collège, a passé son adolescence à faire du surf à Penfoul, plage située sur la commune de Landunvez. Le site au sable fin blanc et aux eaux turquoises est digne des Caraïbes quand il fait beau « mais devient marron quand il pleut ». Dans les années 2010, Laurent commence à « remonter les ruisseaux pour comprendre d’où vient la pollution ». Il constate que les terres alentours, où sont épandus les lisiers, sont lessivées par les pluies, et que les rivières charrient des cocktails de terre, nitrates, pesticides et bactéries fécales dans la mer.

Aujourd’hui, la plage du Château à Landunvez est interdite à la baignade de façon permanente pour raison sanitaire. Celles de Gwisselier et de Penfoul ont fait l’objet d’un arrêté d’interdiction en juin 2022. À cette période, la concentration en bactéries fécales Escherichia Coli dans les eaux de cette dernière était 15 fois plus élevée que la valeur limite bon/moyen, selon les analyses de l’agence régionale de santé (ARS Bretagne). Or ces trois plages sont alimentées par des rivières qui traversent, entre autres exploitations, les terres d’épandage de lisier de la porcherie Avel vor. Laurent Le Berre, devenu président de l’association pour la protection et la promotion de la côte des Légendes (APPCL), comme d’autres militants pour l’environnement, pointe du doigt la responsabilité de l’élevage intensif.

L’éleveur, qui rejette les accusations et se dit ouvert au dialogue a refusé de répondre à nos questions. « Si vous souhaitez plus de renseignements sur la filière je vous conseille de vous rapprocher de la chambre d’agriculture », nous a-t-il rétorqué lorsque nous l’avons sollicité en avril dernier pour une rencontre. Depuis, nous lui avons envoyé par courriel à plusieurs reprises une liste de questions, qui sont restées lettre morte.

Des autorités environnementales peu écoutées

La MRAE (mission régionale de l’autorité environnementale), dès 2015, critique vivement le projet d’extension porté par Philippe Bizien, dont les conséquences sur les ruisseaux, les zones humides, et la qualité de l’air sont à ses yeux « insuffisamment étayé[es] ». L’année suivante, un rapport d’enquête publique se conclut par un avis défavorable au projet pour les mêmes raisons. Il précise que, déjà dans sa dimension actuelle, les installations de la SARL Avel vor produisent « des gênes relatives à de nombreuses nuisances ».

L’enquête publique est une procédure déclenchée par le préfet lorsqu’une installation industrielle est susceptible d’affecter l’environnement. « Ça s’appelle la démocratie participative. C’est la dernière chance pour les citoyens de faire entendre la raison face à une technocratie trop sûre d’elle », défend Dominique Rémy, magistrat délégué aux enquêtes publiques au tribunal administratif de Rennes.

Quelques mois plus tard, le 29 mars 2016, Michel T., un salarié expérimenté, meurt au sein d’Avel vor, broyé par la machine servant à fabriquer l’aliment des porcs. En avril 2022, la société sera reconnue coupable d’homicide involontaire et Philippe Bizien de négligence concernant la sécurité des salariés. L’exploitant n’a pas fait appel. La famille est en procédure auprès du pôle social du tribunal judiciaire de Brest en vue d’obtenir la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur.

Malgré l’avis défavorable du commissaire-enquêteur, et malgré l’accident tragique survenu trois jours plus tôt, le préfet du Finistère Jean-Luc Videlaine accorde le 1er avril 2016, son autorisation au projet d’agrandissement d’Avel vor. Interrogée par courriel, puis par téléphone, depuis le 1er juillet 2022, la préfecture du Finistère n’a pas répondu à nos questions et n’a pas souhaité expliquer les raisons de son silence. Interrogée sur ces points, la préfecture du Finistère, dont la réponse a pris trois semaines, est laconique : « Nous ne communiquons pas sur des dossiers qui font l’objet de procédures devant la justice. »

L’ancien commissaire non renouvelé

Contacté par Splann !, Alain Gérault, le commissaire-enquêteur de 2016, réagit à l’autorisation accordée au projet d’agrandissement : « Notre avis n’est que consultatif, la préfecture a le droit de ne pas le suivre. Mais après dix ans de carrière, c’est la première fois que ça m’arrivait. » En sus, il explique ne pas avoir été renouvelé dans sa fonction de commissaire-enquêteur, l’année qui a suivi cette enquête.

Aucune explication ne lui a été fournie par la commission départementale d’aptitude. Il se souvient avoir ressenti « une forte tension lors de l’enquête publique ». « Des élus municipaux se prononçaient contre le projet et des riverains déclaraient qu’ils allaient engager des recours, raconte-t-il. Quant au maire [Jean Helies, ex-premier adjoint de Jean-Michel Bizien ayant pris sa succession en 2014], il n’est jamais venu me saluer. Durant mes précédentes enquêtes, j’ai pourtant toujours été accueilli par le représentant de l’autorité municipale. J’ai compris que j’avais affaire à un dossier hautement politique, le porteur de projet étant le président du comité régional porcin, et aussi l’un des plus gros employeurs du village. »

Jean Helies, contacté par téléphone, reconnaît ne pas être venu voir le commissaire-enquêteur. Selon lui, il n’a simplement pas « été informé par ses services des horaires de venue en mairie du commissaire ». Favorable au projet d’extension, il raconte avoir convié le sous-préfet à visiter Avel vor, ce qui leur a permis de constater ensemble que « l’usine est très bien équipée et ne rejette rien dans la rivière ».

Alain Gérault disparaît donc du paysage des commissaires-enquêteurs bretons en 2016, tandis que l’extension d’Avel vor est réalisée la même année.

Des jugements sans effet

Eau et rivières de Bretagne et l’association Avenir et environnement en pays d’Iroise (AEPI) rédigent aussitôt un recours contre l’arrêté préfectoral d’autorisation. Elles sont rejointes par l’APPCL de Laurent Le Berre.

Le tribunal administratif de Rennes, en 2019, tranche en leur faveur. Étant donné « les omissions affectant l’étude d’impact » du dossier proposé par la SARL Avel vor, l’arrêté du préfet est annulé. La cour d’appel de Nantes confirme ce jugement en 2021.

Le préfet Philippe Mahé accorde malgré tout une autorisation provisoire à Avel vor, assortie de conditions dont la soumission d’une nouvelle demande d’autorisation. Une deuxième enquête publique, étape nécessaire à la régularisation de la porcherie, est donc organisée début 2022.

« Vous avez vu qui est le pétitionnaire [Philippe Bizien, NDLR] ? Il a tout de même une superficie politico-sociale importante », réagit Dominique Rémy, qui avait appelé le tribunal administratif à annuler l’arrêté, en tant que rapporteur public. « De toute façon, en matière d’ICPE agricoles [installations classées pour l’environnement], les préfets ont du mal à rendre des avis défavorables, car derrière il y a l’économie agricole », glisse-t-il.

Le vendredi 1er avril 2022, masques sur le nez, regards tournés vers l’écran, une soixantaine de Landunvéziens sont réunis dans la salle municipale du Triskell. Les associations environnementales sorties victorieuses des recours administratifs, ont pris l’initiative de cette réunion. Elles déclarent craindre un avis partial du commissaire-enquêteur, Jacques Soubigou, officier de gendarmerie à la retraite, chargé de mener la seconde enquête publique.

En 2012, à l’issue de son enquête sur le projet de centre de formation du Stade brestois, il n’a pas mentionné la présence d’une espèce protégée sur le site. Quelques années plus tard, il contribue à un rapport d’enquête publique donnant un avis favorable au très contesté projet de centrale à gaz de Landivisiau, en ignorant des avis critiques selon Mediapart. Plus récemment, Jacques Soubigou a également approuvé l’extension d’une porcherie membre du groupement de producteurs dirigée par Philippe Bizien, à Plouarzel, malgré un avis défavorable du parc naturel marin d’Iroise.

Pourquoi a-t-il été choisi pour mener l’enquête publique sur le dossier Avel vor ? Le magistrat Dominique Rémy explique qu’il n’y a aucune raison précise : « On a un vivier de commissaires-enquêteurs dans lequel on puise de façon aléatoire, afin que tout le monde fasse deux ou trois enquêtes par an. On prend aussi en compte la proximité géographique. » Concernant le dossier de Jacques Soubigou, « je ne dirai pas ce que j’en ai pensé » commente-t-il, confiant toutefois vouloir faire « la chasse aux anciens gendarmes et aux anciens de la DDE [Direction départementale de l’équipement]. Ils n’ont pas assez l’esprit critique, ils ont trop de difficultés à rompre avec leur administration d’origine. » Pourtant, contrairement à Alain Gérault, Jacques Soubigou est renouvelé dans ses fonctions de commissaire-enquêteur depuis plus de 10 ans.

La dimension politique du dossier, absente

C’est le 28 mai 2022 que Jacques Soubigou, le commissaire-enquêteur, remet ses conclusions sur l’extension d’Avel vor, au préfet Philippe Mahé. Son rapport montre que la fréquentation du public est allée crescendo au fil des cinq demi-journées de sa permanence. Le dernier jour, quatre personnes ont même dû être reçues simultanément. D’après les associations, d’autres ont quitté la file, « lasses d’attendre dans une ambiance tendue, debout devant le sas ».

Pourtant, Jacques Soubigou estime qu’avec 31 visites, 259 courriels et une pétition de 3.298 signatures, « la population locale s’est moyennement intéressée au projet soumis à l’enquête ». Dominique Rémy, délégué aux enquêtes publiques depuis 2011 au tribunal administratif de Rennes, donne un tout autre aperçu de la réalité : « Dans la grande majorité des enquêtes publiques en Bretagne, il y a très peu d’observations du public, même pas dix par dossier. »

Le commissaire-enquêteur omet de mentionner la réunion publique du 1er avril, qui a réuni 60 personnes, ainsi que les avis déposés par deux élues. Nous avons pu vérifier que la conseillère communautaire du pays d’Iroise Armelle Jaouen et la maire de Lanrivoaré, Pascale André, ont chacune signé une contribution en précisant leur fonction. La première contre la régularisation et la seconde en sa faveur. Pourtant, Jacques Soubigou indique dans ses conclusions qu’« aucun élu ou groupe politique » n’a pris part à la consultation.

Simple oubli ou volonté de minimiser la portée politique du dossier ? Contacté par téléphone, le rédacteur du rapport fait valoir son devoir de réserve et s’abstient de répondre à nos questions.

Les algues vertes, c’est les autres…

Sur le fond du dossier, la remise en cause du consensus scientifique sur l’origine agricole des marées vertes jette le trouble sur les intentions ou les connaissances du commissaire. « Les problèmes de pollution (algues vertes) qui sont constatées sur le littoral immédiat peuvent être rapprochés également des problèmes du traitement des eaux usées de l’habitant… Problème en cours de résolution, signifié par les élus », écrit-il. Or ce discours est exactement celui tenu jusque dans les années 2010 par les services de communication du secteur agro-industriel pour semer le doute sur la responsabilité écrasante de l’élevage intensif ; discours vivement critiqué dans un rapport interministériel en 2012.

Ces propos font rire jaune Laurent Le Berre. Le président de l’APPCL souligne que la plupart des eaux de Landunvez sont traitées par une station d’épuration située à Porspoder dont l’éventuel trop-plein ne s’écoule pas dans le bassin versant atteignant les plages de Landunvez.

Le commissaire-enquêteur a au moins le mérite de la constance. Son commentaire laconique et peu renseigné est un copier-coller de la conclusion de son enquête sur l’extension du GAEC de Kerascot, à Plouarzel. Interrogé sur ces points par Splann !, le commissaire-enquêteur n’a pas souhaité livrer son point de vue.

Les effets de cumuls, l’élément-clé balayé

D’autres carences pointées par l’Autorité environnementale souffrent d’un manque flagrant de réponse. Au sujet des émissions d’ammoniac, la MRAE relève en 2021 que « le risque d’effet cumulé avec les élevages voisins ne peut raisonnablement pas être évalué comme faible, contrairement à ce qui est indiqué dans le dossier [produit par l’éleveur] ».

Tout porteur de projet doit en effet prendre en compte la densité d’élevages sur son territoire. C’est une obligation prévue par le Code de l’environnement pour prévenir les dégâts éventuels sur la santé. Les retombées ammoniacales autour des bâtiments et des lieux d’épandage participent à l’eutrophisation des milieux naturels. Elles augmentent le risque de maladies respiratoires chez ceux qui les respirent. Gaz précurseur de particules très fines (PM 2.5), l’ammoniac émis par les élevages bretons se combine aussi avec des poussières pour former des particules fines, responsables de 48.000 morts prématurées dans l’Hexagone, chaque année, selon Santé publique France.

Or, la porcherie de Philippe Bizien trône au cœur d’une véritable ceinture du cochon. Landunvez et les trois communes limitrophes comptent à elles seules 22 élevages pour plus de 56.000 animaux équivalents, au sein d’un territoire, le Finistère, dont la concentration d’élevages porcins est l’une des plus importantes d’Europe. Un état de fait préoccupant balayé en trois lignes par Jacques Soubigou. « Il n’y a pas de projet en cours dans le rayon d’affichage, écrit le commissaire-enquêteur. Le projet […] n’a pas d’impact cumulé avec d’autres projets et les éléments nécessaires à déterminer d’éventuels effets cumulés avec les élevages environnants déjà existants ne sont pas communiqués ou communicables… ».

Une affirmation étonnante puisque les émissions d’ammoniac déclarées par les grands élevages de porcs sont en accès libre sur internet, comme l’avait montré l’enquête de Splann ! publiée en juin 2021. Impossible d’obtenir des explications auprès de Jacques Soubigou, qui, par téléphone, nous a simplement dit « écrivez ce que vous voulez ! » avant de raccrocher.

Finalement, le commissaire émet une réserve. Il demande le rehaussement d’un talus, afin d’éviter tout risque d’accident en cas d’écoulement des cuves à lisier. Travaux que le porteur de projet s’est engagé à réaliser « au plus tard avant la fin de l’année 2022 ».

Déni de démocratie environnementale

Malgré ces différents biais, l’avis favorable de Jacques Soubigou, prépare le terrain à la régularisation du projet.

Avant d’atterrir sur le bureau du préfet du Finistère, le dossier sera présenté dans une instance peu connue : le Coderst, Comité départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques. Il comprend 26 membres, dont sept représentants des services de l’État, trois représentants des filières concernées (on y trouve par exemple Dominique Ciccone, directeur général de filiales du géant de l’agro-alimentaire Eureden), cinq élus, et seulement trois associations.

Parmi les élus, Splann ! a pu constater qu’au moins la moitié travaillaient pour le secteur agro-industriel. Gilles Mounier, vice-président du conseil départemental du Finistère, était cadre à Evel Up (poste qu’il a quitté récemment), la coopérative porcine présidée par Philippe Bizien. Sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) nous apprend en outre que son épouse y est aujourd’hui salariée, en charge de la communication. Son remplaçant n’est autre que le maire de Landunvez, Christophe Colin, lui aussi cadre de l’agro-alimentaire chez Tromelin nutrition. Enfin, Marie-Christine Lainez est conseillère départementale et gérante d’exploitation porcine sur la commune de Plourin, limitrophe de Landunvez.

Avec un tel casting, peu de doutes subsistent sur le vote favorable du Coderst au projet d’extension d’Avel vor, qui ouvrira la voie au sésame délivré par le préfet. Ultime étape achevant de mettre en évidence l’impuissance des contre-pouvoir légaux et de la démocratie environnementale locale dans ce dossier. La justice condamne, l’enquête publique est fallacieuse, mais la préfecture peut malgré tout régulariser. « C’est un parcours kafkaïen pour les défenseurs de l’environnement », se désole le juriste Brieuc Le Roch, qui se prépare à déposer un nouveau recours en cas de régularisation au nom d’Eau et rivières de Bretagne. Même s’il sait qu’en cas de jugement en faveur des associations, rien n’empêchera le préfet de prendre un énième arrêté préfectoral d’autorisation.

Le cas de Landunvez n’apparaît pas isolé, comme le montre notre carte interactive, pourtant loin d’être exhaustive. Bien d’autres grands projets agricoles et agro-alimentaires finissent par obtenir les autorisations nécessaires, en dépit d’enquêtes bâclées, d’avis défavorables et même d’annulations devant les tribunaux.

Aux yeux d’Antoine Gatet, enseignant-chercheur en droit de l’environnement à l’université de Limoges et vice-président de France nature environnement, si des projets biocides ou climaticides ont pu être annulés c’est uniquement quand, en parallèle des recours formés par des associations, des citoyens se mobilisent, signent des pétitions, organisent des réunions publiques, voire entravent les travaux.

« Les recours en justice sont importants car ils légitiment le combat du côté de la légalité, mais la mobilisation est décisive, appuie l’universitaire. Les projets ne se font pas quand les banques ne suivent plus le porteur de projet. Cela arrive quand les travaux sont ralentis, et qu’il risque de ne pas pouvoir lancer son plan d’exploitation comme prévu. Il faut un croisement des luttes. La lutte juridique n’est complète que si localement il y a un engagement des populations, et qu’elles disent “on ne laissera pas faire ». »

26 07 2022

https://splann.org/

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07 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

aesh brest (lt)

aesh

AESH non-reconduites dans le Finistère : les syndicats dénoncent « le cynisme de l’administration »

Dans le Finistère, les syndicats de l’enseignement s’insurgent, ce mercredi 6 juillet, face au non-renouvellement de contrat de plusieurs AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap).

« Ce qu’on dénonce, c’est le cynisme absolu de l’administration, qui n’est pas capable d’avoir la moindre bienveillance envers ses personnels ». Secrétaire départementale du SNUipp-FSU dans le Finistère, Sabrina Manuel n’y va pas par quatre chemins pour exposer son point de vue sur la non-reconduction de contrats de plusieurs AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), à la rentrée 2022.

Ce mercredi 6 juillet, l’intersyndicale de l’enseignement réunie à Brest souhaitait alerter « sur des dizaines de professionnels en danger ». Il y a une dizaine de jours, la situation de Marylène, AESH dans un lycée brestois et non-reconduite à la rentrée prochaine alors qu’elle soigne un cancer, avait été évoquée.

Des arrêts « qui mettent à mal l’Éducation nationale »

Ce mercredi, en présence des syndicats, Isabelle, AESH dans un collège finistérien, et Rozenn, qui travaille dans le premier degré, ont exposé leur situation. Elles aussi ont appris, par téléphone, que leurs contrats ne seront pas reconduits en septembre 2022.

« J’ai été embauchée en CDD avec la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Pendant la crise covid, j’ai bénéficié du dispositif ASA (Autorisation spéciale d’absence), en exerçant en télétravail. Depuis mai 2022, je soigne un cancer. Lors de mon entretien, où j’ai appris que mon contrat ne serait pas reconduit, on m’a dit que mes multiples arrêts de travail mettent à mal le bon fonctionnement de l’Éducation nationale. Vous imaginez la violence… ».

Une situation qui irrite les syndicats : « On parle de personnes malades, qui vivent une situation difficile, et à qui l’employeur n’apporte aucun soutien. C’est ça la vraie violence étatique », s’indigne un représentant du SNES-FSU.

« Il y a une forme de piège. Maintenant, les gens qui ont bénéficié de l’ASA vont se voir reprocher leur absence, alors que c’était un dispositif de mise en sécurité », appuie Olivier Cuzon, représentant de Sud Éducation.

Sabrina Manuel, pour le SNUipp-FSU, tient à apporter une pointe d’optimisme : « Nous avons eu, ces derniers jours, un contrat renouvelé pour une AESH que l’on accompagne. Si l’employeur a revu sa copie pour une personne, on peut avoir de l’espoir pour nos collègues écartées ».

06 juillet 2022

https://www.letelegramme.fr/

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21 juin 2022 ~ 0 Commentaire

brest (côté brest)

munitionnettes
Les munitionnettes à la poudrerie du Moulin-Blanc à Brest. ©Archives de Brest

Histoire : retour sur les deux grèves des munitionnettes de Brest

Les ouvrières qui officiaient à la poudrerie du Moulin-Blanc et à l’arsenal de Brest étaient appelées « munitionnettes ». Elles ont fait grève en 1917 et 1918.

Presque tout le monde le sait : pendant la Première Guerre mondiale, le départ des hommes pour le front avait conduit au recrutement massif de main-d’œuvre féminine, y compris dans l’armement, contexte oblige. En revanche, on a longtemps passé sous silence la grève de ces ouvrières appelées « munitionnettes » qui officiaient à la poudrerie du Moulin-Blanc et à l’arsenal de Brest.

Elles avaient de quoi être furieuses : au Moulin-Blanc, les salaires étaient plus bas qu’à l’arsenal et toute incartade était sanctionnée par l’humiliation de la glace, un panneau recouvert de verre sur lequel étaient écrites « les sanctions du jour, avec leur nom bien exposé pour les abaisser ». Une vraie mise au pilori ! Ces conditions de travail « déplorables » amenèrent les munitionnettes de la poudrerie à débrayer en juin 1917. Il fallut attendre 2015 et le spectacle Mots écrits pendant la Grande Guerre pour que leur combat sorte de l’oubli.

Des blâmes et licenciements

À l’arsenal, la situation n’était guère meilleure, malgré des émoluments (à peine) plus élevés et les ouvrières, déconsidérées par les hommes malgré le travail harassant qu’elles abattaient, firent grève à leur tour en avril 1918 : ça leur valut surtout des blâmes voire des licenciements – avec sursis, car on avait « encore besoin d’elles dans l’immédiat ».

Benoît Quinquis  19 Juin 22

https://actu.fr/bretagne/

Source : Roger Faligot, Brest l’insoumise, Dialogues, 2016.

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08 juin 2022 ~ 0 Commentaire

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À Châteaulin, Sud Santé interpelle Richard Ferrand sur la crise hospitalière

Le 07 juin 2022 Après avoir tenté de rencontrer Richard Ferrand, absent de sa permanence, une trentaine d’adhérents de Sud Santé ont défilé, ce mardi, dans les rues de Châteaulin.

Une trentaine d’adhérents du syndicat Sud Santé se sont retrouvés, ce mardi 7 juin 2022 rue Baltzer, devant la permanence du député Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale. Ils ont ainsi interrompu leur congrès à Logonna-Quimerc’h, pour se joindre à la mobilisation nationale et intersyndicale pour la défense de l’hôpital.

« Tout le monde connaît la situation dramatique des hôpitaux publics, des Ehpad, des lieux d‘accueils. Face à la catastrophe qui s‘annonce pour l’été, Macron a dû sortir du silence. Et sa seule annonce a été la création d’une mission flash, pour gagner du temps avant les législatives, s’emporte Janine Carrasco, de Sud Santé. Ce n’est pas d’une mission ni d’une commission dont on a besoin, mais de personnel que l’on pourrait d’ailleurs former en cours d’emploi. Sans quoi, il va nous falloir travailler 12 h par jour pour avoir des congés cet été ».

Au-delà des problèmes des soignants, la syndicaliste invoque la sécurité des patients. « Il va falloir un drame pour que le gouvernement agisse vraiment. En attendant, on a le sentiment que tout est fait pour détruire le service public afin que les cotisations des usagers profitent encore plus au privé », s’insurge Janine Cerrasco.

Lire aussi:

À Guingamp, 60 manifestants contre le « sabotage délibéré de l’hôpital public » 

Personnel soignant, représentants syndicaux et sympathisants se sont rassemblés devant l’hôpital de Guingamp ce mardi 7 juin.

En réponse à l’appel national lancé par plusieurs syndicats, la CGT de l’hôpital de Guingamp a organisé un rassemblement ce mardi 7 juin, pour la défense de l’hôpital public.

Depuis plusieurs mois maintenant, la maternité et le pôle chirurgie de Guingamp sont menacés. Un rassemblement s’est déroulé devant l’hôpital de Guingamp, mardi 7 juin, entre 12 h et 14 h, à la suite de l’appel national lancé par plusieurs syndicats pour la défense de l’hôpital public. Sur une initiative de la CGT de l’hôpital, une soixantaine de personnes se sont rassemblées, comptant parmi eux soignants et sympathisants pour montrer leur adhésion aux revendications nationales mais également pour exprimer les préoccupations locales.

Quimper, une centaine de personnes mobilisées pour l’hôpital

La mobilisation nationale pour l’hôpital a trouvé un écho à Quimper (Finistère), ce mardi 7 juin 2022. Une centaine de personnes ont manifesté à l’appel des syndicats Sud et CGT qui craignent « un été compliqué ».

Partout en France, l’inquiétude grandit : y aura-t-il assez d’effectifs dans les établissements de soins, notamment pour l’été ? Au centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic) dont le siège est à Quimper (Finistère), la direction dit faire face, mais anticipe une éventuelle situation plus tendue. Elle assure maintenir les congés d’été des soignants et n’envisage pas de fermer des lits ou des services.

« Garantir les congés… À quel prix ? »

Cela ne contribue pas à rassurer, dans les couloirs de l’hôpital. Ce mardi 7 juin 2022, les syndicats Sud et CGT du Chic relayaient la mobilisation nationale. Une centaine de personnes se sont rassemblées, en début d’après-midi, devant l’entrée des urgences.

« L’été va être compliqué, commente Loïc Le Houarner, secrétaire général CGT du Chic, aide-soignant de profession. Déjà aujourd’hui, tous les services fonctionnent au quotidien avec au moins un agent en moins… D’autres tournent avec moins deux, moins trois… La coordinatrice assure garantir les congés mais à quel prix pour les usagers et pour les personnels ? »

Ouest-France 07/06/2022

https://www.ouest-france.fr/

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22 avril 2022 ~ 0 Commentaire

plogoff landerneau (le télégramme)

plogoff

Landerneau, le film « Plogoff, des pierres contre des fusils » projeté mardi au Rohan

Mardi 26 avril, à 14 h, le film « Plogoff, des pierres contre des fusils » sera projeté au cinéma Le Rohan à l’occasion d’une séance ouverte à tous.

En 1980, l’enquête publique sur le projet de centrale nucléaire à Plogoff dans le Cap Sizun vient de s’ouvrir. Toute une population se mobilise contre. Venus au départ pour tourner un documentaire de 20’, Nicole Le Garrec, réalisatrice, Félix (image), son époux, et Jakez Bernard (son), sont impressionnés par l’ampleur du soulèvement et décident d’en faire un long-métrage.

Ainsi naîtra « Plogoff, des pierres contre des fusils », un film qui témoigne de cette épopée de six semaines jalonnées de violents affrontements entre manifestants et gardes civiles. Le projet de centrale nucléaire sera finalement abandonné en 1981 par François Mitterrand fraîchement élu à l’Élysée.

En présence de la réalisatrice

Quarante ans plus tard, en 2019, le film est sélectionné au festival de Cannes (sélection « classics » réservée aux films de patrimoine) après avoir été restauré la même année. L’UTL de Landerneau (Université du temps libre) propose de découvrir cette version remastérisée le mardi 26 avril à 14 h au cinéma Le Rohan. Cette séance est ouverte à tous, adhérents de l’UTL ou pas. La projection sera suivie d’une discussion en présence de la réalisatrice, Nicole Le Garrec.

Pratique

« Plogoff, des pierres contre des fusils », mardi 26 avril au cinéma Le Rohan. Entrée : 6 €.

21 avril 2022

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23 mars 2022 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (of)

manif hopital

Brest. Les syndicats de l’hôpital demandent une prime pour tous les personnels

CFDT et CGT de l’hôpital de Brest mettent notamment en avant la prise en charge du patient « par le personnel paramédical, pluridisciplinaire : infirmiers, aides-soignants, agents du service, secrétaires, kinésithérapeutes. »

À l’appel des syndicats CGT et CFDT, une partie du personnel des services de réanimation et de soins intensifs de l’hôpital de Brest a manifesté à Rennes ce mardi 22 mars 2022. Le ministère vient d’accorder une prime de 100 euros, seulement aux infirmiers et aux cadres de santé de ces services, écrivent les syndicats dans un communiqué. L’ensemble des personnels des réanimations et des soins intensifs revendiquent cette prime.

CFDT et CGT mettent notamment en avant la prise en charge du patient par le personnel paramédical, pluridisciplinaire : infirmiers, aides-soignants, agents du service, secrétaires, kinésithérapeutes. Il n’est pas possible de scinder ces équipes, l’ensemble du personnel travaille main dans la main pour la prise en soins des patients en état critique.

Ces personnels revendiquent à ce que la prime soit accordée à toutes les catégories des personnels tous métiers confondus, écrivent les syndicats.

23/03/2022

https://www.ouest-france.fr/

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07 novembre 2021 ~ 0 Commentaire

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23 octobre 2021 ~ 0 Commentaire

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