Archive | Luttes sociales en Finistère

16 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

vannes carhaix (ouest france)

la poste

Les postiers manifestent pour des tournées supplémentaires

A l’appel des syndicats Sud et CGT, des postiers du Finistère et du Morbihan manifestent ce jeudi matin devant la direction régionale, place de la République, à Vannes.

Drapeaux, coups de trompes, conciliabules d’agents en tenue… L’ambiance, ce matin, n’a rien de celle qui règne d’ordinaire, devant le bureau de Poste de la place de la République à Vannes. C’est aussi dans ce bâtiment que se trouvent les bureaux de la direction régionale Finistère-Morbihan. D’où cette manifestation organisée par SUD PTT et la CGT Fapt en soutien principalement aux postiers de Carhaix en grève depuis 15 jours.

Du courrier non distribué

« Deux tournées de facteurs ont été supprimées à Carhaix. Depuis des pans entiers de lettres ne sont pas distribuées car il est impossible de le faire dans le temps imparti », témoigne Yann Le Gall de Sud PTT-29. La direction refuse de restaurer les tournées concernées.

« Des agents dépriment. La direction n’écoute plus cette souffrance », insiste Mary- vonne Guessant, secrétaire départementale SUD PTT 56. « Récupérer au moins une tournée, ça n’est  pourtant pas demander la lune », insiste Isabelle Le Guillou, secrétaire générale CGT Fapt du sud-29. Une délégation de quatre personnes devait être reçue par la direction.

16/11/2017

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

synutra carhaix (le télégramme)

Manara-marre

De nouveaux témoignages accablants

Des représentants de la CGT ont écouté les témoignages des salariés de l’usine Synutra ce vendredi. Après une première réunion vendredi dernier, la CGT a accueilli une vingtaine de salariés supplémentaires de l’usine Synutra, ce vendredi, à la Maison des syndicats. La direc- tion a annoncé la veille aux salariés la tenue d’une sorte d’audit, le jour-même de la venue de l’inspection du travail.

Une vingtaine de salariés supplémentaires de l’usine de poudre de lait Synutra a répondu à l’appel de la CGT, ce vendredi, à la Maison des syndicats. De manière unanime, ces nouveaux témoignages font part du même malaise que celui signalé par la cinquantaine de salariés venus vendredi dernier, lors de la précédente réunion.

« Une ambiance différente »

« Il y a des changements de planning : on va nous faire travailler le samedi alors qu’on nous avait dit le contraire », commence une salariée. Plusieurs collègues confirment : « Ils font ce qu’ils veulent ! ». Stéphane Bayon, délégué départemental CGT rappelle : « Quand il y a des changements de plannings collectifs, ça doit passer par le comité d’entreprise, c’est la loi ».
« Il y a à Synutra une ambiance différente, explique un autre salarié. Quand les nouveaux ratent quelque chose, ce qui peut arriver, ils craignent tout de suite d’être virés. Du coup, on n’ose même plus leur dire quand ils ratent quelque chose ». « Tout est considéré comme une faute grave aux yeux de la direction », résument les salariés, à l’unisson.

Le projet « 3E »

La direction a organisé une réunion exceptionnelle, jeudi. « Ils nous ont présenté le projet qu’ils veulent mettre en place dans les mois qui viennent, nommé « 3E », pour « Écoute, Épanouis-sement et Ensemble », rapporte Gilles Bourguignon, délégué CGT à Synutra. C’est un organisme externe qui va intervenir mais, pour l’instant, la forme n’est pas encore décidée. Un questionnaire anonyme devrait être donné à tout le monde. »

Un projet qui a été accueilli mollement, ce vendredi. « Ça peut être bien, sauf si la direction est dedans et qu’elle choisit qui fera l’audit », craint une salariée. « Pourquoi on écouterait nos questions alors qu’on n’écoute déjà pas les délégués du personnel ? », objecte un deuxième.

Intervient alors Daniel Laporte, responsable de l’Union locale CGT, qui rappelle qu’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se tenir justement, le jeudi 23 novembre, avec l’inspection du travail : « C’est quand même étonnant que ce questionnaire tombe le 23 novembre, jour du CHSCT ! Encore une fois, on essaye de court-circuiter le CHSCT et de noyer le poisson ! ».

« La trouille de faire grève »

Un salarié soumet l’idée de faire grève. « Le problème, c’est qu’on a trop de CDD et d’inté-rimaires qui ont la trouille de faire grève par peur de ne pas être pris », argumente alors un délégué du personnel. « Pourquoi on nous supprime ce droit pour des questions de chantage et de pression ? », s’insurge son interlocuteur, qui s’étonne que le syndicat n’ait pas de soutien du maire de Carhaix, Christian Troadec.

Les représentants CGT se disent néanmoins confiants sur le fait que « les choses avancent ». Ils se réuniront le 10 novembre et invitent tous les salariés à leur faire part de leurs témoignages avant cette date, en vue du CHSCT du 23 novembre.

05 novembre

http://www.letelegramme.fr/

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Synutra. Une cinquantaine de salariés témoignent 

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

hostau-bresy

Brest « L’hôpital doit rester en bonne santé »

Selon le Collectif brestois, le développement de l’ambulatoire au sein des hôpitaux surchargera le personnel déjà insuffisant. D’ici 2020, le gouvernement veut combler le déficit de la Sécurité sociale. L’hôpital serait le premier touché. Le Collectif brestois s’alarme et organise une réunion publique.

La mobilisation

Le Collectif brestois de défense de l’hôpital public organise une réunion ouverte à tous, jeudi, afin de comprendre l’impact du plan de finance proposé à l’Assemblée, fin octobre. Il prévoit un rétablissement des comptes de la Sécurité sociale d’ici 2020 grâce à des économies. Principale cible : les hôpitaux publics.

« Le gouvernement souhaite économiser sur le budget des hôpitaux, notamment en développant l’ambulatoire, cite André Garçon, membre du Collectif brestois. Cela demandera une cadence plus soutenue car il y a plus d’entrées et de sorties de patients, et le nettoyage des blocs est plus fréquent, Il faudra donc davantage de personnel. »

Sous-effectif

Patricia Jégard, elle aussi membre du Collectif, renchérit : « Les hôpitaux travaillent déjà en sous-effectif. Les infirmières sont souvent rappelées sur leur temps de repos. Aujourd’hui, le besoin de personnel est criant ! » Une réunion publique est donc organisée jeudi, à l’université Segalen, pour comprendre ce plan de finance mais aussi écouter les usagers. Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale de défense des hôpitaux sera présente, ainsi que les membres de l’association Les Amis du monde diplomatique.

Rester accessible

« L’hôpital est un lieu où on doit aller avec confiance, qui doit rester accessible, clame Patricia Jégard. Il est déjà rongé jusqu’à l’os. L’hôpital doit rester en bonne santé ! » « Pourquoi ne pas demander à des laboratoires privés qui font des millions de bénéfices de participer pour rétablir les comptes ? », questionne André Garçon. Selon les chiffres du collectif, en France, entre 1995 et 2012, ce sont 117 471 lits hospitaliers et 22 000 postes qui ont été supprimés.

Jeudi 9 novembre, 18 h 20 h, Amphi 1, fac Segalen,  Brest.

04/11/2017

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

quimper sncf (lutte ouvrière)

la poste

SNCF : Non aux fermetures de guichets

Après de nombreuses fermetures de boutiques (Concarneau, Douarnenez…), la SNCF vou- drait réduire l’amplitude des horaires d’ouverture des guichets en gare de Quimper et les fermer le dimanche, pour dit-elle, « éduquer les clients » à aller sur internet et les bornes auto- matiques.  Conséquence : trois suppressions d’emplois, une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent et un service dégradé pour les usagers.

Vendredi 20 octobre, à l’appel de la CGT, une grande partie des agents aux guichets étaient en grève soutenus par ceux de l’Accueil,  par des contrôleurs et des conducteurs…qui dénonçaient eux aussi leurs conditions de travail.

25/10/2017

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31 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

capucins (le télégramme + of)

brest

La grève partie pour durer à la médiathèque des Capucins

Dimanche, pour la deuxième fois consécutive, le personnel de la médiathèque des Capucins (87 % selon les syndicats) a fait grève. Et le mouvement pourrait bien durer au moins jusqu’à la mi-décembre. Le personnel réclame la titularisation de quatre personnes employées six mois renouvelables depuis le début de l’année (jusqu’à fin janvier 2018). Il envisage de demander la création d’un poste en plus (un éducateur spécialisé ?) pour gérer la présence des jeunes.

« Jusqu’à ce qu’ils craquent »

« Nous ferons grève jusqu’à ce qu’ils (les élus, NDLR) craquent et nous avons la population avec nous », avance la CGT. « On trouve déplorable qu’il y ait ce sentiment de non-urgence chez les élus ». « Le personnel des bibliothèques, qui est maintenant à la médiathèque, a fait beaucoup d’efforts pour s’adapter » à la nouvelle donne, au nouveau lieu, ajoute la CFDT.

L’élu s’étonne

De son côté, Marc Coatanéa, vice-président de la Métropole en charge des ressources humai- nes, s’étonne de ce conflit. « Nous nous sommes rencontrés vers le 19 septembre. Il était prévu qu’on se revoit avec un an de recul par rapport à l’ouverture. Nous nous reverrons donc vers la mi-décembre. Je ne comprends pas bien la nature du conflit. Le personnel estime que les quatre postes sont nécessaires ? C’est à l’employeur d’en décider ! Cela dit, il n’y a pas eu de recul de notre part. Ces postes ne sont pas supprimés, un point sera fait comme prévu en fin d’année ». Et il poursuit. « Il est dommage de priver le public de l’accès à la médiathèque le dimanche. Par ailleurs, sur d’autres points comme les conditions de travail, il y a toujours des ajustements à faire avec un nouvel équipement, ce ne sera pas difficile de résoudre ces questions », estime-t-il.

31 octobre 2017

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Commentaire: « C’est à l’employeur de décider! » Comme chez Lidl! Y a pas écrit management cool!

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Brest. Nouvelle grève des bibliothécaires aux Capucins (OF)

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28 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

abattoirs (fo)

macron-illettrés-gad

Dans les abattoirs, 50 000 forçats de la viande

La filière viande est particulièrement touchée par les accidents du travail.

La journaliste Olivia Mokiejewski a publié en mai dernier Le Peuple des abattoirs, une enquête de trois ans sur les conditions de travail dans les abattoirs. Elle met un coup de projecteur sidérant sur ces travailleurs de l’ombre, transformés en machines à produire de la viande.

Chaque jour, 50 000 ouvriers tuent et découpent 3 millions d’animaux dans l’un des 917 abattoirs de France et les transforment en steaks ou en côtelettes.

Loin des vidéos choc de l’association L214 sur la maltraitance animale, Olivia Mokiejewski a donné la parole aux salariés. Pour mieux appréhender leur métier, elle a aussi travaillé avec eux à la chaîne durant dix jours.

Premier constat, ouvrier d’abattoir, c’est un métier qu’on ne choisit pas.

On y entre pour un petit boulot et on y reste parfois des années. La filière a du mal à recruter et à fidéliser, le sous-effectif est fréquent. Le plus violent, c’est en début de chaîne, à la saignée, des salariés refusent d’y aller, raconte Pascal Le Cadre, délégué FO à l’abattoir Bernard Jean Floc’h de Locminé (Morbihan) et témoin dans le livre.

Pas d’entretien d’embauche ni de formation préalable, on apprend sur le tas.

La principale compétence professionnelle demandée, supporter la brutalité des conditions de travail, poursuit la journaliste.

Autre spécificité du secteur, des cadences folles.

Chaque jour, on fait un marathon à la vitesse d’un sprinter, poursuit le délégué FO. Son métier, désosser les têtes de porc et récupérer groins, joues, oreilles. Il voit défiler 800 cochons à l’heure, avec moins de 3 secondes entre chaque bête. Selon l’INRS, institut de santé et de sécurité au travail, il faudrait au moins 10 secondes de pause pour éviter les troubles musculo-squelettiques (TMS) provoqués par les gestes répétitifs. Les douleurs se concentrent dans les épaules, les poignets, les cervicales, les lombaires…

Pour tenir, les addictions sont fréquentes

Nos dirigeants ne sont pas formés à la prévention, ils ont dû embaucher des animateurs sécurité qu’on ne voit pas et qui ont un fil à la patte, poursuit Pascal Le Cadre. Ils ont aussi investi avec le CICE et installé des robots, mais sans étude de postes. Depuis dix ans, le secteur s’est restructuré face à la concurrence allemande et espagnole. Quatre acteurs monopolisent 70 % de la production bovine, idem pour les porcs, explique Olivia Mokiejewski. La grande distribution représente 80 % de la commercialisation.

Les conditions de travail sont particulièrement dangereuses.

Dans ce milieu, on ne montre pas ses souffrances mais les addictions sont fréquentes : drogue, alcool, antidépresseurs… Certains craignent la mise en inaptitude et le licenciement. , Pascal Le Cadre espère que la prévention va s’améliorer sous la pression des consomma- teurs. Une marque de restauration rapide veut nous commander 3 000 tonnes, mais exige de consulter des données sociales comme le nombre d’accidents ou de formations, explique-t-il.

Des accidents de travail en surnombre
La filière viande est l’une des plus touchées par les accidents du travail. Écrasements, coupu- res, amputations, glissades, coups de cornes… Selon l’INRS, l’abattage et la découpe présen- tent les risques les plus élevés, avec 150 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés en 2008, contre 38 en moyenne. C’est aussi l’un des secteurs les plus touchés par les maladies profes- sionnelles et les TMS. Mais obtenir des chiffres significatifs est quasiment impossible, les don- nées sont difficilement accessibles et seraient largement sous-estimées, explique Olivia Mokiejewski.
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mardi 24 octobre 2017 Clarisse Josselin
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23 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

agents morlaix (le télégramme)

Manara-marre

Agents municipaux. Un piquet de grève lundi

Hier, les agents municipaux de la Ville de Morlaix ont participé à une assemblée générale provoquée par l’intersyndicale CGT-CFDT, pointant un « mal-être » et la remise en cause des 35 heures. Un piquet de grève a été voté pour lundi matin.

La salle du local de la CGT, à l’ancien lycée Kernéguès, était surchauffée hier soir. Environ soixante-dix agents municipaux de la Ville de Morlaix se sont prononcés pour un piquet de grève lundi, à 8 h 30, devant la mairie et dans le hall.

« On espère être reçus par le maire dans la matinée », a expliqué Philippe Tromelin, secrétaire de la section locale de la CFDT, et agent municipal depuis 35 ans à Morlaix. Dans le viseur de l’intersyndicale, la remise en cause du temps de travail du personnel de la ville. « À l’heure actuelle, depuis 2002, les agents de la ville ont un régime dérogatoire aux 35 heures, qui a été mis en place pour compenser les heures faites en termes de travaux exceptionnels, tels que les manifestations festives et sportives qui se déroulent à Morlaix », a expliqué l’intersyndicale.
« Suppression des acquis sociaux »
« Au début du mois, lors d’une réunion avec la direction générale des services, on a appris le projet de la municipalité de passer aux 1.607 heures (contre les 1.540 heures actuelles) au 1er janvier 2018, avec la suppression des accords sociaux, comme les congés d’ancienneté, les congés exceptionnels…
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Donc la remise à plat des acquis sociaux, sans compensation ». Philippe Tromelin pointe aussi un mal-être « qui dure » chez le personnel, dû à « une mauvaise organisation, au niveau technique et administratif. Heureusement, les agents connaissent leur métier et sont présents. Pour le moment ». Le dernier mouvement de grève des agents de la ville remonte à octobre.
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2016.20 octobre 2017

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21 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

trislalia (ouest france)

tris

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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

la poste carhaix (ouest france)

la poste

Carhaix. Le ras-le-bol des facteurs carhaisiens

Yann Le Gall, Florence Rivoalen et Isabelle Le Garrec affirment que leur ras-le-bol est partagé par l’ensemble du personnel carhaisien.

Depuis une récente réorganisation des tournées, les facteurs carhaisiens se disent dans l’incapacité de distribuer tout leur courrier. Ils dénoncent une dégradation du service et de leurs conditions de travail. Le 3 octobre, les facteurs du bureau de poste de Carhaix se sont vu imposer une réorganisation de leurs tournées de distribution. Bilan, sur 16 tournées, deux ont été supprimées, et le travail effectué sur celles-ci a été réparti sur les autres.

« Réorganisation tous les deux ans »

« Depuis 2005, il y a des réorganisations tous les deux ans, indique Yann Le Gall, facteur et représentant du syndicat Sud. Et à chaque fois, de nouvelles tournées sont supprimées.  « Avant la dernière en date, les facteurs ne parvenaient déjà plus à distribuer l’intégralité de leur courrier dans le temps imparti, selon eux. Alors, ils multipliaient les heures supplémentaires pour venir à bout de leur tâche. « L’année dernière, j’ai fait l’équivalent d’un 13e mois en heures supplémentaires », note Isabelle Le Garrec.

Courrier non distribué

Sauf que depuis le 3 octobre, la Poste ne souhaite plus payer ces heures, d’après les salariés de Carhaix. Ceux-ci sont donc contraints de régulièrement rentrer de leur tournée sans avoir distribué tout leur courrier. « Rien qu’aujourd’hui, je suis revenue de ma tournée avec 250 plis non distribués », affirme Isabelle Le Garrec.« Quand les gens achètent un timbre, ils payent pour un service, on leur doit la distribution du pli ! », s’insurge Yann Le Gall.

De nombreuses réclamations

Plus globalement, les facteurs carhaisiens dénoncent une entreprise que l’esprit de service public aurait désertée, remplacé par une logique de rentabilité. « On se retrouve tous les jours avec des réclamations, des entreprises qui se plaignent de ne plus recevoir leur courrier, des particuliers qui ne comprennent pas la situation », se désole Yann Le Gall. « Et la direction ne fait rien pour informer la population », renchérit Florence Rivoalen, également postière à Carhaix.

Rythme de travail modifié

Le rythme de travail des salariés a aussi été modifié par la réorganisation du 3 octobre. « Avant, nous travaillions de 7 h 30 à 13 h 50, avec une pause payée de 20 minutes, détaille Yann Le Gall. Désormais, on fait 7 h 50- 15 h 40, avec une pause méridienne de 45 minutes, imposée mais non rémunérée. » S’ajoute à cela la suppression d’une prime repas de 2 € par jour.

La direction conteste

De son côté, la direction affirme qu’il est toujours possible de faire des heures supplémentaires si les facteurs le demandent à leur responsable, et conteste la non-distribution d’une grosse partie du courrier décrite par les facteurs. « Les tournées sont dimensionnées en fonction du terrain, mais s’il y a des ajustements à faire à la marge, ils seront faits », ajoute-t-elle. Reste que de nombreux Carhaisiens font part de dysfonctionnements dans la livraison du courrier depuis le 3 octobre.

18/10/2017

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (ouest france)

harceleme

Chez Synutra, malaise social et départs massifs

L’appel au recrutement, nécessaire vu le turn-over important des ouvriers et cadres de l’usine.

Au sein de l’usine carhaisienne de lait infantile en poudre, beaucoup de salariés dénoncent un climat social tendu. De nombreux départs sont enregistrés depuis les débuts de l’entreprise en 2015. Les témoignages recueillis sont édifiants : nombre de toilettes insuffisants, climat de délation, turn over…

Problèmes de sécurité, d’hygiène au travail, intimidation des employés, une centaine de départs sur environ 300 salariés…

Y a-t-il un climat social dégradé à Synutra, l’emblématique usine de fabrication de poudre de lait pour les bébés de Chine, ouverte à Carhaix (Finistère) il y a deux ans ? De multiples témoignages de salariés l’accréditent. Des emplois en Centre-Bretagne, tout le monde court après. Si bien que, lorsque Synutra s’est construit à Carhaix, beaucoup ont applaudi. Bien sûr, on sait que les emplois de l’agroalimentaire ne sont pas les plus faciles ni les mieux payés.

Turn over

Nombreux sont ceux que les postes intéressaient, dans cette usine toute neuve. Aujourd’hui, ils sont presque autant à déchanter. « On y allait avec plaisir, on était content de travailler. Mais au final, je n’aurai pas pu rester plus longtemps », témoigne Paulette (*), qui a quitté l’usine il y a un an, après une rupture conventionnelle.

La vie au travail est difficile. Le turn-over est important. Chez les ouvriers comme les cadres, les démissions, ruptures conventionnelles de contrats et licenciements sont légion. Nombre de ces ouvriers ont auparavant travaillé ailleurs, dans l’agroalimentaire breton, des volaillers, d’autres laitiers… Tous s’accordent : Synutra c’est pire.

« La boule au ventre »

Certes, des salariés ne trouvent rien à redire. « Ce n’est pas un boulot marrant. Mais c’est largement supportable », glisse une jeune femme salariée depuis plusieurs mois. « Ce n’est pas trop physique et on ne travaille pas dans le froid », précise Caroline(*), jeune salariée.

Mais Paulette n’est pas de cet avis. Quand elle a quitté l’entreprise il y a un an, elle avait perdu 10 kilos. Elle avoue : « J’y allais avec la boule au ventre ». Quand elle travaillait, en 2016, les convocations étaient nombreuses. « Je me suis plusieurs fois retrouvée seule dans un bureau avec trois chefs. On me demandait de dénoncer des collègues. Je ne l’ai jamais fait ».

Ambiance de délation

Cette ambiance de délation est fréquemment soulignée par les salariés rencontrés. Charlot- te(*),  employée de l’usine, confirme un climat de peur : « On ne sait plus à qui parler. Alors on ne parle plus. Je pense que c’est ce qu’ils veulent », lâche-t-elle. Certains employés de Synu- tra pointent des soucis de sécurité, des travaux en hauteur risqués, un manque de formation face aux produits dangereux, comme la soude. Jean (*), salarié dans les bureaux carhaisiens de Synutra, explique que les pauses cigarette sont interdites sur toutes les zones cadastrales (et pas seulement l’enceinte) de l’usine.

Manque de toilettes

Les salariés doivent se serrer la main, pas de bises. Les alarmes sonnent régulièrement, « on n’y fait plus attention. D’ailleurs on ne fait pas d’exercices. Je ne sais pas par où il faut sortir en cas d’incendie », raconte Charlotte. La permission des chefs est de mise pour aller aux toilet- tes. Les sanitaires ne sont pas assez nombreux, parfois fermés pour des raisons inconnues dans la zone de production. Il faut alors repasser par les vestiaires. Certains, pressés, s’oublient. Jointe mardi, la direction n’a pas souhaité, pour l’instant, répondre à nos questions. Les représentants syndicaux de la CGT n’ont pas non plus souhaité s’exprimer.

18/10/2017

(*) Tous les prénoms ont été modifiés.

https://www.ouest-france.fr/

kar

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