Archive | Luttes sociales en Finistère

29 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Morlaix, Carhaix (OF)

2_decembre

Morlaix, l’intersyndicale et l’assemblée citoyenne appellent à la mobilisation le 2 décembre 2025

L’intersyndicale du pays de Morlaix (Finistère) et l’assemblée citoyenne appellent à la mobilisation, le 2 décembre 2025 à 17 h 30, place des Otages.

Ce n’est pas la première que l’intersyndicale et l’assemblée citoyenne manifestent ensemble. C’était déjà le cas le 18 septembre 2025 à Morlaix.

L’assemblée citoyenne et l’Union syndicale (CGT, CNT, FSU et Solidaires) de Morlaix (Finistère) appellent à la mobilisation, mardi 2 décembre 2025 à 17 h 30, place des Otages. Depuis les mobilisations de septembre 2025, l’assemblée citoyenne se réunit chaque vendredi à la Manufacture des tabacs. Elle appelle à la « justice sociale et fiscale ».

L’intersyndicale et l’assemblée citoyenne s’inquiètent du vote du budget, en cours, qui risque d’avoir « des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays », estiment-ils.

À la fin de la mobilisation, « la cantine Faim de Lutte proposera un repas à prix libre, ce qui permettra à toutes et à tous, autour d’un repas chaud, d’échanger sur la construction des suites de la mobilisation », conclut le groupe.

Sarah HUMBERT.   28/11/2025 

https://www.ouest-france.fr/

2 décembre : l’école de la République, à Carhaix, sera fermée toute la journée

Grève nationale du 2 décembre : revendications, mobilisations, perturbations… à quoi s’attendre ?

 Mardi 2 décembre 2025, la CGT, la FSU et Solidaires appellent à une grève interprofessionnelle contre le projet de budget 2026. Écoles, transports et administrations se préparent à une journée de forte tension sociale.

La grève du 2 décembre doit provoquer des perturbations massives dans les écoles, les transports et les services publics, alors qu’une partie du pays conteste un projet de budget 2026 jugé trop austère. Les syndicats veulent faire pression sur le gouvernement au moment précis où le Parlement examine le texte.

Les revendications

Les trois organisations syndicales, CGT, la FSU et Solidaires, dénoncent un budget qu’elles estiment porteur de « régressions nombreuses et graves » pour les travailleurs et les services publics. Elles défendent la justice fiscale, la hausse générale des salaires et le renforcement des moyens publics. Dans la fonction publique, la CGT fustige « 44 milliards d’économies » et « la casse des droits sociaux », réclamant hausse du point d’indice, retraite à 60 ans et revalorisation immédiate des pensions.

La mobilisation

L’appel à la mobilisation vise l’ensemble des salariés, du public comme du privé, ainsi que les jeunes, les retraités et les demandeurs d’emploi. L’ampleur réelle du mouvement reste incertaine, mais les syndicats espèrent en faire un signal fort alors que les débats budgétaires entrent dans leur phase décisive.

Les perturbations

Éducation : classes fermées et cantines perturbées

L’Éducation nationale reste l’un des secteurs les plus touchés. Suppressions de postes, manque de moyens et revendications salariales nourrissent une colère qui devrait se traduire par des fermetures de classes, des absences d’enseignants et des perturbations dans les services de cantine et de garderie.

Transports : trafic ferroviaire et RATP sous pression

La CGT Cheminots appelle l’ensemble des agents à se mobiliser. Les prévisions de circulation à la SNCF seront publiées le 1er décembre, mais retards et annulations sont probables. À la RATP, un préavis courant du 1er au 3 décembre devraient se traduire par des perturbations dans le métro, le RER et les bus. Dans l’aérien, deux syndicats minoritaires de pilotes d’Air France annoncent leur mobilisation, avec un impact a priori limité.

Services publics : guichets ralentis et démarches retardées

Dans les administrations, la grève vise notamment les 3 000 suppressions de postes prévues en 2026. Mairies, préfectures, finances publiques, France Travail ou caisses d’allocations familiales pourraient fonctionner en mode dégradé, provoquant des retards pour l’état civil, les titres d’identité ou les prestations sociales. Les usagers sont invités à vérifier l’ouverture des services et à privilégier les démarches en ligne.

28/11/2025 

https://www.ladepeche.fr/

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27 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Éducation nationale (Le Tél)

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« Un discours anxiogène inacceptable »  : des syndicats de claquent la porte de la préfecture du Finistère

Cinq syndicats de l’Éducation nationale ont claqué la porte d’une réunion en préfecture du Finistère, ce mardi 25 novembre 2025, à la suite de propos du préfet, Louis Le Franc, jugés « inacceptables ». La préfecture, qui prend acte des départs, considère que les échanges ont été « riches et nourris ».

Pour les cinq syndicats de l’Éducation nationale qui ont claqué la porte de la réunion, « les propos du préfet, Louis Le Franc, ont été inacceptables ».

Le conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) est une instance qui se réunit deux fois par an. La première rencontre de cette rentrée scolaire, en préfecture du Finistère, ce mardi 25 novembre, a tourné à l’aigre, avec le départ courroucé et précipité de cinq organisations syndicales.

En cause, selon ses représentants (FSU 29, CGT Educ’action 29, Sud Éducation 29, Unsa Éducation 29 et FO 29), les propos liminaires de Louis Le Franc, le préfet, lors de cette séance, dont « le seul dessein était de discréditer nos revendications en les minimisant ».

Très remontée, Marie Dagnaud, de la CGT, se disait, dès mardi soir, « choquée par le discours anxiogène et l’instrumentalisation d’événements dramatiques (attentats, guerre, budget des armées…) ».

La tension était telle qu’une demande de suspension de séance a été réclamée par les syndicats. « Face à son refus, on a décidé de quitter la table alors qu’aucune réponse n’a été apportée sur les questions soulevées (la mutualisation engagée sur la cité scolaire de Kerichen, la fermeture de sections CAP, de filières professionnelles ou encore de la détresse grandissante des personnels en Finistère). »

Régis Nescop  26 novembre 2025 

https://www.letelegramme.fr/

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16 novembre 2025 ~ 0 Commentaire

Frituriou (OF)

douarnenez

Eliane Ansquer, buhez ur Penn-sardin er friturioù

Ur vuhez labour er friturioù a vez kontet gant Eliane Ansquer, ur vicherourez war he leve, en he c’hentañ levr Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù. Un testeni ral, fromus an hini eo, hag e brezhoneg, yezh he zad, he deus desket en oad-gour. Découvrez une traduction en français à la fin de cet article du magazine Bretons.

Ur follenn paper emañ o paouez lakaat war an doubier griz ha gwenn. « Priz Pierre-Jakez Hélias : trede priz » eo skrivet. Dindan emañ hec’h anv : Eliane Ansquer. N’he dije ket kredet an dra-se m’he dije gouezet bloaz zo, pa oa bet embannet he c’hentañ levr. Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù a oa bet embannet e miz Here gant An Alarc’h, a-benn enoriñ 100 vloaz harz-labour ar Pennoù-sardin e Douarnenez. Ur Penn-sardin vodern eo bet honnezh ha setu ar pezh a vez kontet en he levr.

Dek vloaz zo, e 2015, he doa komañset da skrivañ ur c’hard eur bemdez pa oa o labourat en ur fritur e Douarnenez. Ne fell ket dezhi reiñ anv an uzin abalamour ne dalv ket ar boan lakaat unan muioc’h war-wel evit ar re all. E pep fritur eo memes mod ar c’hoñdisionoù labour : jestroù buan, ur c’hadañs start ha brevus evit ar c’horf. Gwashoc’h e c’hellfe bezañ goude ur vuhez en he sav, ar c’hein kammet. « Diouzh mintin e soñjemp « Vivement la pause ! Vivement ce soir ! »», he deus soñj ar vaouez war he leve, 68 vloaz anezhi, en he sal-debriñ. Desket he deus penaos parrañ brilli, raskañ kroc’hen ar sardin hag ar gwad, lakaat anezho er boestoù en un doare buan ha prop… Ul labour a galite.

Skeudenn fall micherourezed ar friturioù

Da 39 bloaz eo erruet en ur fritur e Kemper, goude bezañ bet kaset da uzinoù all. « Er friturioù pesked ne oan ket bet c’hoazh, ul labour evit tud vunut ha distudi hag a veze c’hwezh fall ganto o tont eus o labour », a skriv en he levr. « Setu ar skeudenn a veze graet eus ar micherourezed d’ar mare-se ! N’eo ket mui ken gwir bremañ, ha cheñchet eo un tammig peogwir o deus degaset an enkadennoù ekonomikel tud gant ul live studi uhel a-walc’h d’an uzinoù. »

E Douarnenez he deus kavet ul labour didermen. Ne oa ket en he soñj mont betek he retred met e-mod-se emañ : « Ur wech aet ’barzh eo diaes mont maez. Da belec’h e vijen aet ? Ne felle ket din ober intérim c’hoazh da 50 vloaz ». Pep tra a oa jedet, da skouer pa ’z aent d’ar privezioù. Gwashoc’h eo deuet da vezañ adalek ar bloavezhioù 2000 gant ar robotizañ, Internet ha digoradur ar marc’hadoù etrevroadel. Lakaet e veze gwask war al labourerezed, 77 % merc’hed en o zouez, da vont buanoc’h-buanañ : « Ar gourmarc’hadoù hag a vag an darn vrasañ eus an dud a zo mestr war priz ar boued, d’an embregerezhioù eo da sentiñ ouzh o urzhioù hag ar bec’h a c’houlenn war ar vicherourien ».

Plac’h a Vro Vigoudenn hag a Vro C’hlazig

Lenn en hec’h oto e oa he doare dezhi da aveliñ he fenn. Deskiñ ivez. E 2015 e heulie kentelioù-noz brezhoneg bep sizhun, ha lakaet he doa en he soñj skrivañ e brezhoneg evit pleustriñ. Gant ur c’hreion paper he doa komañset da leuniañ ur c’harned glaz e golo. Pizh he deus skrivet, gant nebeut a ziverradurioù. « Aesoc’h eo difaziañ gant ur gom, ne vez ket gwelet ! », emezi en ur c’hoarzhin, he c’harned e-tal dezhi.

Deskiñ en-dro al langaj he doa klevet gant he zad aet d’an Anaon a oa he fal : « Kavet ’meus ar sujed da c’houde, da gentañ ’oa evit ar brezhoneg ». Eus Bro Vigoudenn e oa he zad. En tu all eus su Penn-ar-bed emañ he mamm, e Bro C’hlazig. O chom nepell eus ti Eliane Ansquer emañ, e Gourlizon, ur gumun vihan war ar maez etre Douarnenez ha Kemper. Arouezius eo da blac’h ar vro bezañ bet gounezet priz kazetenner ha skrivagner Marc’h al Lorc’h : « Pierre-Jakez Hélias’oa ur Bigouter ivez, ha ma zad a selaoue e abadennoù er radio ! »

Liammañ a ra an daou stourm, hini harz-labour ar Pennoù-sardin hag a c’houlenne dija e 1925 koñdisionoù labour dereat, hag hini ar brezhoneg. Bezañ war evezh e ranker evit ma vefe doujet ouzh ar gwirioù.

Pa oa bet roet an trede priz lennegel dezhi d’ar Sul 5 a viz Here e Begerel, en Il-ha-Gwilen, he doa toullet kaoz e brezhoneg : « E galleg ’mije ket graet al levr ». O paouez treiñ ar 134 pajenn emañ memes tra. Heuliet he deus ali he mab, a n’eo ket brezhoneger : « O klask un titl emaon. N’eo ket brav Maquereaux, thon, sardines… Petra ’soñj dit ? » N’eo ket bet kavet c’hoazh an titl, met posupl eo abaoe an hañv paseet selaou ouzh al levr lennet e brezhoneg war radio-boa.bzh.

Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù, Eliane Ansquer, An Alarc’h, 136 p., 10 €

En français

Eliane Ansquer, la vie d’une Penn-sardin

Cette ouvrière à la retraite raconte dans un témoignage rare et touchant sa carrière à l’usine, notamment dans une conserverie à Douarnenez. Elle a écrit Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù en breton, la langue de son père, qu’elle a apprise à l’âge adulte.

Elle vient tout juste de poser un papier sur la nappe grise et blanche. On y lit « Prix Pierre-Jakez Hélias : troisième prix ». En dessous figure son nom : Eliane Ansquer. Il y a un an, lorsque son premier livre est paru, elle n’aurait jamais imaginé décrocher une distinction littéraire. La maison d’édition An Alarc’h a publié Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù en octobre 2024, à l’occasion des 100 ans de la grève des sardinières de Douarnenez. Elle aussi a été une Penn-sardin et c’est ce qu’elle raconte dans son ouvrage.

Cette ancienne sardinière de 68 ans ne souhaite pas donner le nom de l’usine, elle ne souhaite pas la mettre en avant plus qu’une autre. Dans chaque conserverie s’observent les mêmes conditions de travail : des gestes rapides, une cadence difficile et des répétitions éreintantes pour le corps. Eliane Ansquer s’en est bien sortie après une carrière debout, le dos courbé. « Tous les matins, on se disait « Vivement la pause ! Vivement ce soir ! »», se rappelle-t-elle, assise dans sa salle à manger. Elle a appris les façons d’essaimer le maquereau, d’enlever la peau des sardines et leur sang, de les mettre rapidement dans des boîtes de façon propre… Un travail de qualité.

Mauvaise image des sardinières

Elle arrive à 39 ans dans une conserverie quimpéroise, après avoir travaillé dans d’autres usines. « Je n’étais pas encore allée dans les conserveries, c’était un travail pour personnes minutieuses et non diplômées, qui sentaient mauvais le poisson en rentrant du travail », écrit-elle dans son livre. « Voilà l’image que l’on se faisait des ouvrières à cette époque ! Ce n’est plus aussi vrai aujourd’hui, cette image a un peu changé parce que les crises économiques ont amené dans les usines des personnes avec un niveau d’études plus élevé. »

Eliane Ansquer a trouvé un CDI à Douarnenez. Ce n’était pas dans ses projets d’y rester jusqu’à la retraite, mais cela s’est fait comme ça : « Une fois dedans, c’est difficile d’en ressortir. Où je serais allée ? Je ne voulais pas retourner en intérim à 50 ans ». Chaque fait et geste sont chronométrés, notamment les déplacements pour aller aux toilettes. Les conditions de travail se sont aggravées à partir des années 2000 avec la robotisation, Internet et l’ouverture au marché international. Les ouvrières – 77 % de l’entreprise est féminine – avaient la pression d’aller de plus en plus vite pour suivre le rythme : « Les supermarchés sont maîtres sur les prix ali-mentaires, aux entreprises d’obéir aux ordres, et la tension est mise sur les travailleurs ».

Bigoudène et Glazig

Pour s’aérer l’esprit, l’ouvrière lit dans sa voiture. Elle apprend également. En 2015, Eliane Ansquer suit des cours du soir de breton toutes les semaines. Elle décide de se mettre à écrire dans cette langue pour s’exercer. Avec un crayon à papier, elle remplit un carnet quadrillé à la couverture bleu foncé. Son écriture est soignée et appliquée, sans trop de ratures. « C’est plus facile de corriger avec une gomme, on ne le voit pas ! », explique-t-elle en riant, son carnet devant elle.

Son but : réapprendre la langue de son père aujourd’hui décédé, qu’elle a entendue pendant sa jeunesse : « J’ai trouvé le thème ensuite, au départ c’était uniquement pour le breton ». Lui vient du Pays Bigouden. Sa mère est originaire de l’autre côté du Finistère sud, le Pays Glazig. Elle habite non loin de sa fille, à Gourlizon, une petite commune rurale située entre Douarnenez et Quimper. Pour Eliane Ansquer, recevoir le prix du journaliste et auteur du Cheval d’orgueil a été tout un symbole. Et un clin d’œil à son père : « Pierre-Jakez Hélias était aussi un Bigouden, et mon père l’écoutait à la radio ! »

Un livre audio

La toute nouvelle écrivaine relie les deux causes, celle des Penn sardin qui réclamaient déjà en 1925 des conditions de travail décentes, et celle du breton. Il faut toujours continuer à lutter afin que les droits soient respectés.

Le dimanche 5 octobre 2025, lorsque ce prix lui a été remis à Bécherel, en Ille-et-Vilaine, elle a bien entendu fait son discours en breton : « Je n’aurais pas écrit le livre si ça avait été en français ». Elle vient quand même de finir de traduire les 134 pages en français. Elle a suivi l’avis de son fils non-bretonnant : « Je suis en train de chercher un titre. Ce n’est pas joli : Maquereaux, thon, sardines… Une vie de travail en conserverie. Tu en penses quoi, toi ? » Pour l’instant, le titre en français n’a pas encore été trouvé, mais il est possible depuis cet été d’écouter le livre en version audio en breton, sur radio-boa.bzh.

Brilli, toñ, sardin… Ur vuhez labour er friturioù, Eliane Ansquer, An Alarc’h, 136 p., 10 €

Manon Deniau.16/11/2025 

https://www.ouest-france.fr/

Lenn ivez : Sur les traces du passé : La grève des sardinières de Douarnenez, un mouvement féministe ?

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13 février 2025 ~ 0 Commentaire

L’industrie française traverse une crise majeure

 

Un ouvrier inspecte un bol dans l'usine du verrier français Duralex, à La Chapelle Saint-Mesmin, dans le centre de la France, mercredi 7 septembre 2022. (Image d'illustration)
Un ouvrier inspecte un bol dans l’usine du verrier français Duralex, à La Chapelle Saint-Mesmin,

Entre défaillances et crises, «la France est à l’aube d’une nouvelle vague de désindustrialisation»

‘industrie française traverse une crise majeure : les spécialistes s’attendent à ce que les fermetures d’usines soient plus nombreuses que les ouvertures en 2025. La chercheuse Anaïs Voy-Gillis, géographe et chercheuse associée à l’université de Poitiers, auteure de Pour une révolution industrielle, pointe la nécessité d’un sursaut européen dans un contexte rendu encore plus difficile par le retour de Donald Trump au pouvoir

RFI : Quelle place occupe l’industrie aujourd’hui en France ? Anaïs Voy-Gillis : Le poids de l’industrie représente environ dix points de PIB, contre une vingtaine en Allemagne et une quinzaine en Italie, ce qui est à peu près la moyenne de la zone euro. La France s’est désindustrialisée plus fortement que les autres pays européens. Aujourd’hui, le poids de l’industrie dans le PIB est proche de celui de la Grèce, alors que la Grèce n’a jamais été une grande nation industrielle.

Comment expliquez-vous la vague de défaillances d’entreprises et de fermetures d’usines à laquelle on assiste depuis fin 2023 ? D’abord, je suis convaincue qu’il y a un phénomène de rattrapage post-Covid, puisque dans les années 2021-2022, on avait moins de défaillances que dans la période qui a précédé la pandémie. Les prêts garantis par l’État, qui ont été massivement accordés en 2020, ont commencé à être exigibles, et certaines entreprises se sont retrouvées en difficulté pour les rembourser. Et depuis la crise énergétique de 2022, les prix de l’énergie restent structurellement plus élevés en Europe qu’aux États-Unis ou en Chine. La France se retrouve donc à être moins compétitive, et dans un contexte de guerre de prix, les entreprises françaises perdent face à des acteurs non-européens qui sont extrêmement agressifs.

Tous les secteurs sont concernés par ces défaillances ? Tous les secteurs industriels et toutes les régions sont concernés. Néanmoins, l’est et le nord de la France sont particulièrement touchés, du fait de leur spécialisation dans l’automobile. Le secteur est en pleine conversion vers l’électrique, ce qui pénalise un certain nombre de sous-traitants, soit parce qu’ils fabriquaient des pièces spécifiques aux voitures thermiques, soit parce qu’ils sont victimes d’une stratégie des constructeurs qui, dans le cadre de la réorganisation de leur chaîne de valeur, se détournent massivement du territoire français. Le secteur automobile européen est dans une situation critique, confronté dans l’électrique à la concurrence de nouveaux acteurs chinois ou américains, une situation inimaginable il y a 10 ans. Au-delà de l’automobile, la chimie et la métallurgie sont aussi touchées. Quand le bâtiment et l’automobile, qui sont des industries de l’aval, connaissent un ralentissement comme c’est le cas aujourd’hui, les industries de l’amont sont touchées par effet de contamination. L’Allemagne est aussi concernée. Le phénomène s’est accentué depuis la guerre en Ukraine et l’arrêt de la livraison de gaz russe.

 

Quelles sont les conséquences sociales de ce phénomène pour les territoires concernés ? À partir du moment où vous avez une usine qui ferme, vous avez un effet de contamination sur tout le territoire. Si vous avez un grand donneur d’ordres qui ferme, l’effet sur le territoire est important, puisque les salariés de l’usine vont être concernés, mais aussi les emplois indirects : les sous-traitants et les fournisseurs, ce qu’on appelle les emplois induits, c’est-à-dire tout ce qui est lié à la consommation et à la fiscalité générées par les gens qui travaillent dans l’usine, par l’entreprise et par les sous-traitants. On a observé des territoires qui ont perdu des habitants, des cafés, des commerces, des services publics, des classes dans les écoles… Certains territoires parviennent à rebondir. Pour d’autres, c’est plus difficile. On voit certaines régions toujours pénalisées par les vagues de désindustrialisation qui ont commencé dans les années 1980.

 

Quand on se rend sur place à la rencontre des salariés concernés, ils ont l’impression d’une forme d’attentisme, voire d’inaction de la part des autorités. Il n’y a pas de doctrine d’État en matière industrielle, et encore moins sur le rôle que l’État peut jouer via les participations qu’il possède dans les grands donneurs d’ordre, comme Renault. Tant que l’on n’aura pas de vision et que l’Europe ne sera pas un peu plus agressive sur la réciprocité dans les normes et dans l’accès au marché européen, cette situation va perdurer. Après la pandémie, on avait réussi à stabiliser le mouvement de désindustrialisation. Nous sommes dans un moment de crise économique qui va entraîner la destruction d’emplois industriels. Cela appelle à un sursaut. Si on veut assurer la réindustrialisation, il faut qu’on prenne acte du contexte géopolitique dans lequel on se trouve.

Il est plus difficile de réindustrialiser que de conserver une industrie existante ? Oui. Quand vous perdez les savoir-faire, l’outil industriel, et que le territoire est en perte de dynamique économique, il est beaucoup plus compliqué de faire revenir une activité que de la maintenir ou d’accompagner une mutation. Pendant un temps, on a pensé compenser en créant des emplois dans la logistique, mais la logistique, ce sont des emplois à moins forte valeur ajoutée et moins bien rémunérés que ceux de l’industrie. Il faut que l’État, les politiques et le ministre de l’Industrie aient une vision de ce qu’ils veulent faire de l’industrie en France. Ça ne suffit pas, de parler de réindustrialisation. La réindustrialisation s’inscrit dans un contexte, dans un projet de société. C’est parce qu’on a créé un cadre, qu’on a mis en place des réformes sur la fiscalité, qu’on a un dynamisme économique, que les usines vont venir s’implanter. Mais se dire « je veux des usines », et donner des subventions, c’est risquer de les voir partir au premier changement de conjoncture économique. C’est ce qu’a connu le Royaume-Uni : plein d’entreprises étrangères sont venues, ont bénéficié de millions de livres d’aides publiques, et sont reparties sans tenir leurs engagements et sans qu’on leur demande de restituer le moindre cent. C’est aussi cette gestion de la désindustrialisation et des années d’inégalités économiques qui a conduit au Brexit.

 

ela fait pourtant une quinzaine d’années que la question de la réindustrialisation s’est imposée dans le débat public, et encore plus depuis la pandémie de covid-19. Ça n’a rien donné ? C’est vrai qu’on reparle beaucoup d’industrie depuis 2020. Mais dès 2008, la crise économique et financière a conduit à l’organisation, l’année suivante, des états généraux de l’industrie. En 2012, il y a eu le ministère du Redressement productif, piloté par Arnaud Montebourg et ses 34 plans pour une nouvelle France industrielle. Sauf que dès qu’il est parti, ces plans ont été balayés et remplacés par autre chose. La nécessité de réindustrialiser pour des questions d’autonomie et de souveraineté fait consensus dans la classe politique française, mais il n’y a pas de consensus sur le « comment ». On parle beaucoup d’industrie, mais on n’a pas réussi à inscrire cette notion de réindustrialisation dans le temps long. Il n’y a pas de doctrine d’État en matière industrielle.

 

Plus récemment il y a eu France 2030, avec des investissements publics d’ampleur… C’est vrai que des moyens massifs ont été alloués à la réindustrialisation, avec 54 milliards d’euros mis dans une dizaine de plans. Mais on avait des objectifs très clairs, comme celui de produire deux millions de véhicules électriques, et d’autres beaucoup plus flous, comme « prendre notre part dans l’exploration des fonds marins ». Et puis, dans ces 54 milliards d’euros, qu’est-ce qui était vraiment de l’argent frais et qu’est-ce qui relève simplement de la bascule de fonds existants ? Néanmoins, même si c’était insuffisant, il faut saluer l’initiative. La période qui a suivi, entre 2020 et 2023, a semblé plus favorable, avec une augmentation du remplissage des carnets de commande. On recrutait beaucoup. Mais c’est une situation très fragile, dans un contexte géopolitique de concurrence entre les pays qui veulent tous renforcer leur base industrielle, au moment où la demande mondiale est complètement atone, notamment en Chine. Et ce alors même que la Chine est déjà en surcapacité de production, notamment concernant les biens clés pour la transition écologique : l’éolien, les panneaux solaires, les véhicules électriques… À cela s’ajoutent les barrières tarifaires aux États-Unis qui poussent les entreprises chinoises à exporter encore plus vers l’Europe, le prix de l’énergie toujours très élevé en Europe… Et puis, il y a les normes environnementales et sociales, nécessaires mais exigeantes, que doivent respecter les entreprises européennes, mais pas leurs concurrents. Tout cela mis bout à bout : nous sommes plutôt à l’aube d’une nouvelle vague de désindustrialisation en France qu’à un véritable mouvement de réindustrialisation.

Il y a pourtant eu des ouvertures d’usines, notamment de batteries électriques dans le nord de la France… Oui, mais cela reste fragile. On ne produit pas encore massivement des batteries électriques en Europe. Et quand bien-même ce serait le cas, si les constructeurs n’assemblent pas les véhicules en Europe, la chaîne de valeur ne va jamais se reconstituer.

Est-ce que c’est un risque qui pèse sur ces usines, cette « vallée de l’électrique » que les pouvoirs publics tentent d’encourager ?

J’aimerais vous dire que la réponse est non. Malheureusement, je ne suis pas convaincue que toutes les usines ouvertes survivent. Pour différentes raisons : à la fois le manque de dynamisme du marché, les difficultés à reconstituer les chaînes de valeur (de la fabrication des batteries électriques à leur recyclage en passant par la fabrication des pièces des véhicules et leur assemblage, NDLR) sur le territoire européen, la concurrence entre les différents projets européens, le fait qu’on ne maîtrise pas la chimie derrière la production des batteries, parce que la Chine a plusieurs années d’avance sur nous… Aujourd’hui, l’Europe va se retrouver dans la situation de certains pays émergents, et elle va devoir assurer des transferts de technologie si elle veut assurer sa pérennité.

 

https://www.rfi.fr/

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13 octobre 2024 ~ 0 Commentaire

Carhaix (Ouest France, Le Tél )

Carhaix (Ouest France, Le Tél ) dans A gauche du PS

« On va gagner » : plusieurs milliers de manifestants pour les urgences de Carhaix, ce midi

Vers 11 h 30, ce samedi 12 octobre 2024, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant l’hôpital de Carhaix (Finistère), pour réclamer l’ouverture 24 heures sur 24 des urgences. Selon les organisateurs, ils étaient 10 000, selon la gendarmerie, ils étaient 3 500.

Les manifestants réunis devant l’hôpital de Carhaix (Finistère), ce samedi midi 12 octobre 2024, exigent la réouverture des urgences 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Celles-ci sont régulées depuis l’été 2023, par manque de médecins urgentistes. Les usagers doivent donc appeler le 15 au préalable et ne peuvent se présenter d’eux-mêmes aux urgences.

En octobre 2023, les services de l’État et le CHU de Brest-Carhaix avaient signé un accord prévoyant l’ouverture complète des urgences, sans régulation, ainsi qu’une réunion tous les deux mois. Deux engagements non tenus, pointent les défenseurs de l’hôpital.

Selon Matthieu Guillemot, porte-parole du Comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix, 10 000 personnes sont rassemblées devant l’hôpital. | KEVIN GUYOT / OUEST-FRANCE
 dans Austérité

L’homme politique et syndicaliste Philippe Poutou est venu participé à la manifestation. | KEVIN GUYOT / OUEST-FRANCE

Vers 13 h, les manifestants sont partis en cortège, vers la gendarmerie, « symbole de l’Etat ». La mobilisation s’est arrêtée peu après, vers 13 h 30, dans le calme.

Avant cette manifestation, de nombreux élus, professionnels de santé et comités de défense d’hôpitaux se sont réunis, à partir de 8 h 30, pour échanger sur la gestion hospitalière en Bretagne.

Julie DURAND, Pascale FRETIGNE, Kevin GUYOT et Anthony RIO

https://www.ouest-france.fr/

À Carhaix, un rassemblement devant le hall de l’hôpital, mercredi 16 octobre, à 18 h

Un rassemblement aura lieu mercredi 16 octobre, à 18 h, devant le hall de l’hôpital à Carhaix pour rendre compte de la réunion comité de suivi du protocole de sortie de crise urgences organisée un peu plus tôt dans la journée à la préfecture du Finistère.

Samedi 12 octobre 2024, plusieurs milliers de personnes ont exigé l’application du protocole de sortie de crise signé le 27 octobre 2023. Le compte rendu de la réunion du comité de suivi programmée à Quimper le 16 octobre, sera présenté à 18 h devant le hall de l’hôpital.

Une réunion du comité de suivi du protocole de sortie de crise de l’hôpital de Carhaix signé le 27 octobre 2023, sera organisée, mercredi 16 octobre 2024, à la préfecture du Finistère, à Quimper, quatre jours après la mobilisation massive pour demander la réouverture complète du service des urgences. Christian Troadec, maire de Carhaix, annonce dans un communiqué qu’il fera un compte rendu cette réunion, à 18 h, mercredi, devant les défenseurs de l’hôpital, au niveau du hall du centre hospitalier carhaisien.

« Les autres signataires du protocole d’accord sont aussi évidemment invités à venir s’exprimer devant la population. L’espoir est de pouvoir annoncer aux gens du Centre-Bretagne la réouverture 24/24 h et 7j/7j des urgences de l’hôpital de Carhaix conformément au protocole d’accord signé par l’État le 27 octobre dernier, il y a presque de cela un an. L’État doit tenir ses engagements ! Un an ça suffit ! », explique le maire de Carhaix.

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30 septembre 2024 ~ 0 Commentaire

BREST ( 1er Octobre)

greve

Éducation nationale : ce qu’il faut savoir sur la journée de grève à Brest

Les organisations syndicales et politiques appellent à la grève dans l’Éducation nationale mardi 1er février. À Brest, le rendez-vous est fixé à 11h place de la Liberté.

Les principales organisations syndicales et des partis politiques appellent les personnels de l’Éducation, parents d’élèves, lycéens, étudiants et citoyens à participer à la journée de grève et de manifestation dans l’Éducation nationale mardi 1er octobre 2024.

À Brest, un rassemblement est prévu à 11h place de la Liberté.

Revendications

Parmi les revendications et inquiétudes : la perte possible de nombreux postes d’enseignants dans le premier degré pour la prochaine rentrée scolaire dans le Finistère, la mise en place de groupes de niveaux, l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.

https://actu.fr/bretagne/

Mouvement social du 1er octobre : à Brest, les écoles perturbées et une manifestation prévue à 11 h

Plusieurs syndicats et organisations étudiantes appellent à la grève nationale, mardi 1er octobre 2024, pour demander au gouvernement une hausse des salaires et l’abrogation de la réforme des retraites. À Brest, une manifestation aura lieu à 11 h, place de la Liberté.

L’intersyndicale relaie l’appel à manifester.
L’intersyndicale relaie l’appel à manifester. | ARCHIVES GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE

CGT, FSU, FO, Solidaires, Union pirate et la Confédération paysanne s’unissent pour appeler à plusieurs mobilisations dans le Finistère, mardi 1er octobre 2024.

À Brest, elle aura lieu à 11 h, place de la Liberté. Selon l’intersyndicale, cette date « marque le début des discussions sur le budget de l’État à l’Assemblée nationale. C’est le moment de gagner qu’enfin les plus riches et multinationales soient taxés pour financer nos services publics, la justice sociale et environnementale ». Elle souhaite aussi profiter de la rentrée du nouveau gouvernement Barnier pour demander l’abrogation de la réforme des retraites.

La section PCF du pays de Brest (comme le NPA) annonce, via un communiqué, qu’elle apporte « tout son soutien à cette journée contre l’austérité et pour le progrès social, et appelle à rejoindre en grand nombre la manifestation ».

Ce mouvement social aura un impact sur les établissements scolaires de Brest. Des accueils périscolaires seront fermés, ainsi que des cantines et des multi-accueils, annonce la Ville.

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12 septembre 2024 ~ 0 Commentaire

Don Bosco (OF)

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Dans le Finistère, l’association Don Bosco officialise son plan social : 55 postes sur la sellette

Ce mercredi 11 septembre 2024, la direction de l’association Don Bosco, pilier de l’accompagnement dans le domaine de l’économie sociale et solidaire dans le Finistère, a annoncé officiellement le projet de suppression de 55 postes. Une trentaine de postes devraient également être transférés. Sept dispositifs sont par ailleurs supprimés, essentiellement à Brest.

Acteur majeur de l’économie sociale et solidaire en Finistère, l’association Don Bosco emploie actuellement 1 040 salariés dans le domaine du handicap, de l’insertion, de la petite enfance et de la protection de l’enfance. Depuis 2022, elle est en difficulté financière. « On a assisté à une forte inflation, à des revalorisations salariales attendues et nécessaires. Mais les financements n’ont pas évolué à mesure que les charges augmentaient », argue Anthony Quéguineur, directeur général de l’association Don Bosco.

Ce mercredi 11 septembre 2024, accompagné de la présidente de l’association, le responsable a annoncé un Plan de sauvegarde de l’emploi. 55 postes sont concernés. Une trentaine de salariés devraientt également être transférés dans d’autres services. « Suppression ne veut pas dire licenciement, on va tout faire pour maintenir dans l’emploi », rassure le directeur.

Sept activités seront par ailleurs stoppées dans le Nord-Finistère. À Landerneau, le lieu d’accueil Bel Air a déjà fermé fin juillet. Suivront six autres services d’ici le 31 décembre, dans le domaine de la protection de l’enfance et de l’insertion, notamment l’auto-école Feu vert, à Brest, ainsi qu’un garage social.

« Pour que l’association ait un avenir »

L’association, financée par l’État, le Département et le Fonds social européen, affiche un déficit d’1,8 million d’euros. « On doit prendre des décisions pour que l’association ait un avenir », regrette Isabelle Melscoët. La présidente de la structure et Franck Monfort, secrétaire général de l’union syndicale départementale CGT, fustigent tous deux un « choix politique » de la part des collectivités et notamment du Département, dont la protection de l’enfance est l’une des « fonctions régaliennes » , rappelle le représentant syndical.

En colère, la présidente annonce qu’elle demandera à être entendue en séance plénière du conseil départemental. « Dans certains champs, nous sommes la seule association du Finistère à apporter une réponse. Le besoin existera toujours. »

« Notre soutien a augmenté de 27% entre 2021 et 2024 »

Le président du Département, Maël de Calan, a réagi dans un communiqué : « Notre soutien à Don Bosco a augmenté de 27% entre 2021 et 2024, mais sa situation financière reste difficile. Le Département va s’associer à la conférence des financeurs organisée prochainement afin de trouver des solutions viables qui consolideront l’association. »

Éloïse LEVESQUE.  11/09/2024

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17 août 2024 ~ 0 Commentaire

PAIX (Tian- UEP)

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Pour l’Université européenne de la Paix, « ce n’est pas de comprimés d’iode dont les riverains de la rade de Brest ont besoin »

L’élargissement des plans particuliers d’intervention de l’Île Longue et de la base navale de Brest fait réagir l’Université européenne de la Paix. Pour l’Université européenne de la Paix, seul le démantèlement de la base nucléaire de l’île Longue assurera la sécurité des riverains de la rade.

L‘article sur l’élargissement des zones d’application des PPI (plans particuliers d’intervention) de l’île Longue et de la base navale de Brest paru dans Le Télégramme de mardi 13 août 2024 n’a pas échappé aux militants de l’Université européenne de la Paix.

Pour son représentant local Roland de Penanros, « les riverains de la rade n’ont pas besoin de plus de comprimés d’iode pour leur sécurité, mais du démantèlement pur et simple de la base nucléaire de l’île Longue ».

 « Outre qu’il ferait perdre à la rade son statut peu enviable de cible en cas de conflit nucléaire, ce démantèlement offrirait l’opportunité d’une reconversion de l’île Longue porteuse d’avenir.
Par exemple, en en faisant un centre de production d’hydrogène verte, base pour la région du développement d’activités nouvelles génératrices d’emplois. Il marquerait aussi la volonté de notre pays de se conformer au traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian) voté par l’ONU en 2017.
Une rade « libérée » du nucléaire, demain classée par l’Unesco « site mondial pour la Paix » et inscrite au patrimoine mondial, ne serait-ce pas là un beau projet d’avenir pour Brest et sa région ? »

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06 juillet 2024 ~ 0 Commentaire

Mines (Eaux et Rivières)

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« Il n’y a pas de mines propres », mise en garde de l’association Eau et Rivières de Bretagne pour un projet minier dans le Morbihan

Une consultation publique concernant une demande de permis de recherches minières vient d’être ouverte pour quatre communes du Morbihan. L’association Eau et Rivières de Bretagne met en garde contre les impacts de ces exploitations minières sur l’environnement et la santé publique.

Une consultation publique a été ouverte le 24 juin dernier par le ministère de l’Économie et doit se poursuivre jusqu’au 22 juillet prochain. Elle concerne, dans le Morbihan, les communes de Nostang, Kervignac, Languidic et Hennebont, près de Lorient, soit environ 51 km².

Il s’agit d’un permis de recherches minières (PERM) sollicité par la société Breizh Ressources, basée à Lorient, pour des mines d’antimoine, argent, bismuth, cobalt, cuivre, étain, germanium, indium, lithium, molybdène, niobium, or, tantale, tungstène, platine, métaux de la mine du platine, plomb, zinc, terbium et autres.

Le porteur de projet, un Canadien, qui exploite des mines dans une vingtaine de pays, fonde beaucoup d’espoirs dans le sous-sol breton, qui pourrait abriter de l’or et des métaux rares. Il est venu présenter son projet aux élus de la région en avril dernier.

« Impact sur les bassins versants »

Selon Eau et Rivières de Bretagne, si les élus des communes d’Hennebont, de Kervignac et de Nostang se sont opposés au projet de permis de recherche minière sur leur territoire, ceux de Languidic se sont déclarés favorables. L’association environnementale indique que « ce projet concerne un secteur, où la ressource en eau est déjà fragilisée. »

« C’est une artificialisation déguisée, avec des paysages le plus souvent dévastés, déplore Pierre Loisel, délégué Eau et Rivières de Bretagne pour le Morbihan, et nous savons parfaitement qu’il n’y a jamais de compensation. » « Quand on modifie le paysage, poursuit le défenseur de l’environnement, il y a un impact sur les bassins versants, sur les talus, sans même parler des pollutions engendrées, avec des rejets d’eau polluée non négligeables. »

« Un passage en force »

L’association bretonne dénonce encore « le passage en force de cette consultation qui engage l’avenir de nos territoires ». Une consultation lancée « en catimini » en pleine période estivale, plutôt annoncée pour l’automne à l’origine. Et puis, « le fait que ce soit piloté en direct par Bercy, nous inquiète, s’alarme Pierre Loisel, on sent qu’ils veulent avancer plus vite que prévu, pour développer l’exploitation minière, des projets qui rentrent dans le cadre de la politique énergétique de la France. »

Deux autres projets dans l’ouest

Des consultations ont également été ouvertes pour deux autres projets de recherches minières dans l’ouest, beaucoup plus vastes, l’un sur une vingtaine de communes entre l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan et la Loire-Atlantique, l’autre entre Maine-et-Loire et Loire-Atlantique.

L’association de défense de l’environnement propose une réunion publique sur le sujet ce mercredi 10 juillet de 18h30 à 20h en visioconférence.

Krystel Veillard  06/07/2024

finistere@eau-et-rivieres.org

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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21 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Morlaix (Bourrasque)

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 Appel à rejoindre et organiser des collectifs de précaires

Après la loi « Plein emploi », Macron ne lâche rien et continue à s’attaquer aux chomeur.euse.s : malgré la dissolution de l’assemblée nationale, il veut faire passer la nouvelle réforme d’assurance chômage par décret au 1er juillet (durée de cotisation encore allongée, diminution de la durée d’indemnisation, réduction des droits des séniors etc…).

Travailleur.euse.s, précaires, chômeur.euse.s même combat.

Les réformes touchent tou.te.s les salarié.e.s, en contraignant les sans emploi à prendre des postes toujours plus précaires et rentrer en concurrence avec l’ensemble des travailleur.euse.s. Les organisations syndicales se sont opposées aux nouvelles réformes de l’assurance chômage imposées par le gouvernement, mais les communiqués et recours ne suffisent pas, nous devons tous ensemble passer à l’action. D’un coté et de l’autre du guichet : la détresse et les colères des chômeur.euse.s face à l’oppression se répercutent sur les agent.e.s de France Travail et les travailleur.euse.s sociaux du département. Il est temps d’arrêter la machine à broyer !

Le département du Finistère présidé par Maël de Calan est volontaire pour faire partie des départements « tests » qui mettent en place dès aujourd’hui les 15h hebdomadaires de travail obligatoires pour les Rsastes. Le département assume vouloir sortir 1000 personnes du RSA en un an. On constate déjà que ces sorties se font par l’accentuation violente des contrôles, des radiations arbitraires et des sanctions.

En réaction à ce contexte, des collectifs se sont créés à différents endroits du département, des actions ont eu lieu localement, notamment dans les agences France Travail, à Morlaix, à Brest…

Une première rencontre a eu lieu à Morlaix entre collectifs, assos, syndicats et individu.e.s concerné.e.s le 29 mai dernier. Cette rencontre a officialisée la mise en place d’une coordination départementale. En ressort la nécessité de multiplier les collectifs de précaires, de se retrouver localement pour pouvoir coordonner les forces à une plus grande échelle.
La coordination appelle à la création de collectifs partout où cela est possible : avec ton syndicat, tes voisin.e.s, tes ami.e.s, tes collègues…

Morlaix (Bourrasque) dans A gauche du PS

RDV LE 25 SEPTEMBRE À 14H À MORLAIX
(SALLE KERNEGUES, ANCIEN LYCÉE TRISTAN CORBIÈRES)
AVEC DES PROPOSITIONS À METTRE EN COMMUN POUR PRÉPARER UNE ACTION D’AMPLEUR

https://bourrasque-info.org/

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