Archive | Luttes sociales en Finistère

14 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

bretagne hôpitaux (le télégramme)

hoptiam

Une journée de grève nationale, pour alerter sur la crise des hôpitaux, a eu lieu, ce jeudi, avec plusieurs rassemblements en Bretagne.

« Soignants épuisés, patients en danger » : des milliers de médecins, aides-soignants, infirmiers, doyens et étudiants manifestaient jeudi un peu partout en France, pour réclamer davantage de moyens et d’effectifs, pendant que le gouvernement peaufine un « plan de soutien » très attendu.

Augmentation des salaires, hausse des effectifs, réouverture des lits supprimés… les revendications n’ont pas changé, visibles jeudi sur les pancartes comme « Sauvons notre hôpital, donnez-nous les moyens », « Soignant épuisé, patient en danger », « SOS hôpital public en danger », « Je fais pas d’argent je soigne les gens »,…

Ils étaient plusieurs milliers à Paris, plusieurs centaines à Lyon, 300 à Toulouse ou Bordeaux, 220 à Lille, une centaine à Marseille…, selon les journalistes de l’AFP. Du côté de la Bretagne, plusieurs rassemblements ont eu lieu, notamment à Brest, Quimper, Saint-Brieuc et Rennes. Voici un point sur la mobilisation bretonne.

Brest : 400 personnes place de la Liberté

Sous la pluie battante, 400 personnes étaient rassemblées place de la Liberté, à Brest, dont des médecins hospitaliers. « Ce n’est pas dans nos habitudes mais nous sommes là parce que la coupe est pleine », ont indiqué certains d’entre eux en marge de la mobilisation brestoise.

Quimper : plus de 500 personnes défilent

Plus de 500 personnes ont défilé à Quimper entre l’hôpital et l’Agence régionale de santé (ARS), où ils devaient déposer une motion avant de rencontrer la députée Annaïg Le Meur dans sa permanence. Une nouvelle journée d’action est prévue jeudi prochain.

Paimpol : mobilisation des personnels de l’aide à domicile

À l’appel syndical départemental, une trentaine de personnels de l’aide à domicile, salariés de l’Asad Goëlo Trieux, ont fait grève devant les locaux de leur structure, basée au centre Dunant de Paimpol à l’heure de midi.

Saint-Brieuc : deux actions devant l’hôpital et l’ARS

À l’appel de la CFDT et de la CGT, deux actions ont eu lieu à Saint-Brieuc. Devant l’hôpital, une centaine de grévistes ont répondu à l’appel national relayé par la CGT, alors que la CFDT avait donné rendez-vous devant l’ARS.

Rennes : 200 médecins et interne mobilisés à Pontchaillou

« Sauvons l’hôpital public » : ils étaient environ 200 médecins et internes, toutes banderoles dehors, à se mobiliser devant le CHU de Rennes, à Pontchaillou.

Dinan : le vibrant appel d’un médecin

Le Dr Rémi Thirion, chef du service gériatrie de l’hôpital de Dinan, a lancé un vibrant appel à la mobilisation : « A Morlaix, à Guingamp, à Paimpol, à Vannes… Tous ces établissements sont en train de crever à petit feu ». Comme lui, une quinzaine de médecins ont participé au rassemblement d’environ 150 personnels de l’hôpital, à Dinan, en réponse à l’appel national du collectif inter-hôpitaux.

Lannion : les aides à domicile et l’hôpital en colère 

Deux actions ont eu lieu à Lannion. Les professionnels de l’aide et du soin à domicile, inquiets pour l’avenir de leurs métiers, ont débrayé pour dénoncer leurs conditions de travail. Même chose du côté de l’hôpital où le personnel et le comité de défense du centre hospitalier se sont à nouveau rassemblés afin de pointer du doigt la politique d’austérité.

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

14 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

quimper hôpital (côté quimper)

hopital

Quimper : 500 manifestants pour dénoncer la dégradation des conditions de travail à l’hôpital

500 personnes ont manifesté ce jeudi 14 novembre à Quimper contre les conditions de travail à l’hôpital et la suppression de deux jours de RTT.

La mobilisation ne faiblit pas à l’hôpital de Quimper

A l’appel de l’intersyndical du Centre hospitalier de Quimper-Cornouaille, près de 500 personnes ont manifesté ce jeudi 14 novembre 2019. En cortège, elles se sont d’abord rendues à la permanence d’Annaïg Le Meur, députée du Finistère, avant de rejoindre l’Agence régionale de santé (ARS).

Les mots d’ordre s’affichaient sur des banderoles et les blouses blanches des agents : « personnels épuisés », « métier à revaloriser », « le droit de vivre pour tous », « les hôpitaux sont malades »…

Infirmiers, aides-soignantes et autres personnels hospitaliers contestent la suppression de deux journées de RTT sur les 17. Tous les manifestants dénoncent aussi d’une seule voix la dégradation des conditions de travail.

Parmi les manifestants se trouvaient une vingtaine d’infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (Ibode) sur les  45 que compte l’hôpital. « Dans les faits, nous sommes plutôt 36 car certains collègues sont en formation; d’autres en arrêt de travail », rectifie José (prénom d’emprunt), infirmier en bloc opératoire depuis 1994.

Journée continue

Au fil des années, il a constaté une hausse de la charge de travail : En théorie, on travaille de 8 h à 18 h 20. La journée est quasi continue. Parfois, on n’a pas le temps de manger ou d’aller aux toilettes. Et on finit souvent vers 19 h  ou 19 h 30. Notre travail ne se résume pas à assister le chirurgien au bloc. Il faut préparer tout le matériel avant et après les interventions. Et faire tout l’administratif.

Dernièrement, une 13e salle opératoire a ouvert. Et les plages opératoires se sont allongées. « Mais les moyens, eux, n’ont pas changé ! », déplore une Ibode. José et ses collègues ont la sensation de courir après le temps toute la journée : La pression monte, monte pour mener à bien toutes les interventions prévues; optimiser les salles et le matériel. Et on finit épuisés en fin de journée.

Défense du service public

« Heureusement qu’il y a de la solidarité et de la conscience professionnelle ! On tient aussi parce qu’on aime notre travail et on tient à défendre le service public », reprend une Ibode couverte d’une blouse bleu. Ces infirmiers spécialisés réclament aussi une prime en lien avec des actes exclusifs qu’ils réalisent (suture…)

14 Nov 2019

https://actu.fr/bretagne/

.hop.jpg33

Rassemblement ce jeudi 14 novembre à 18 h place Saint-Corentin en soutien aux différents mouvements des personnels des services hospitaliers.

Lire la suite

13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes (le télégramme)

femmes gj

Gilets jaunes. Un an après, des Breton-ne-s toujours déterminé-e-s

Un an après leur irruption dans le paysage français, les gilets jaunes ne parviennent plus à mobiliser les foules, mais certains espèrent un sursaut dans la rue, ce week-end, notamment à Paris, pour l’anniversaire de ce mouvement social inédit.

Cette colère couve toujours. En témoigne le discours de Bretons, qui se disent déçus et prêts à reprendre le combat.

Lionel, de Brest : «  Rien n’a changé »

Lionel, père de deux enfants, travaille dans l’informatique. Selon lui, rien n’a changé pour lui, ces derniers mois. « Je suis salarié, je touche 1 700 euros par mois et je n’ai pas droit à la prime d’activité. Ma femme, elle, gagne le Smic. On est le 5 du mois et on est à moins 230 euros sur notre compte. Et ce, à un mois et demi de Noël. On en est réduits à utiliser les bons de réduction publicitaires pour s’en sortir. Jamais, ça ne nous est arrivé auparavant ».

Pierrick Paul, de Lorient : « Les mesures Macron ont été insuffisantes »

« Dès la deuxième semaine des revendications, l’an dernier, j’ai rejoint les gilets jaunes. J’en ai même été un des porte-parole, raconte Pierrick Paul, technicien de laboratoire hospitalier (1 350 euros par mois) à Lorient. Pas contre la taxe carbone, car je suis écolo. Mais parce que c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase et que la plupart d’entre eux avaient besoin de leur voiture pour aller travailler. »

Pierrick dresse un bilan de l’année écoulée : « Les mesures Macron ont été insuffisantes. Il donne des choses, d‘un côté, et les reprend, de l’autre, pour financer la Sécu, par exemple. Nous n’avons obtenu aucune réponse sur la justice sociale et le travail de casse continue sur les retraites, les hôpitaux, etc. ».

En revanche, le quadragénaire estime que les gilets jaunes ont eu une influence sur la popula-tion « en lui redonnant l’envie de s’intéresser à la politique ». Lui-même se dit prêt à faire partie d’une liste pour les municipales sous l’étiquette de La France Insoumise pour défendre les idées portées par les gilets jaunes, alors qu’il préférerait la « démocratie directe ». Le 5 décembre, il participera à la manifestation avec les syndicats. Mais pas avec les gilets jaunes qu’il a quittés au mois d’août. « Je ne veux pas qu’ils aient l’impression que je cherche à récupérer le mouvement. »

Jean-Bernard, de Trégueux : « Ça va repartir »

« J’ai le sentiment que ça va repartir car rien n’a changé en un an, explique Jean-Bernard, habitant Trégueux (22). J’ai été sur les ronds-points jusqu’au 12 janvier. Après, le mouvement a changé de nature. Et j’y ai vu de la misère, beaucoup de misère, de la souffrance, physique et intellectuelle.

Essentiellement des gens qui ne peuvent plus vivre de leur travail : des jeunes couples qui ont du mal à joindre les deux bouts, des femmes seules avec des enfants, des retraités qui ont du mal à subsister… C’est honteux dans un pays riche. J’ai un fils qui a un bac + 5 et qui est payé 1 300 euros. Est-ce que c’est normal ? Et ce n’est pas le seul.

Il y a ainsi énormément de jeunes que l’on méprise, que l’on utilise comme main-d’œuvre à bon marché, de stages en contrats temporaires. En tout cas, j’irai à nouveau manifester, le 16  novembre, car le gouvernement prend les Français pour des imbéciles. On paye toujours plus d’impôts, de taxes. La CSG ne baisse pas… Il n’y a pas besoin de débat national, qui était une fumisterie. Ce que veulent les gens, c’est simple : de la justice sociale et économique, et des hommes politiques qui luttent contre un système ultralibéral qui mène la planète à la catastrophe… »

Amandine, de Brest : « Je suis toujours ce qui se passe »

Nous l’avions rencontrée, le 26 novembre 2018, sur le rond-point de Penn-ar-C’hleuz, à Brest. Amandine, 25 ans, agent d’entretien, a cessé de manifester « en janvier ou février ». « Ce n’était plus possible pour moi. J’ai trois enfants et des horaires décalés pour mon travail. Mais je suis toujours ce qui se passe », explique-t-elle.

Car, sur le fond, pour elle, « rien n’a changé ». « Les fins de mois sont toujours difficiles, même si mon compagnon a signé un bon contrat de travail et si nous sommes tous les deux en CDI. Actuellement, on paie 40 euros de plus par mois pour le gaz et l’électricité… » Amandine est « toujours mécontente, comme une majorité de gens ». « Beaucoup sont dans l’attente et d’autres sont prêts à repartir », estime-t-elle.

Hervé, de Perros-Guirec : « Toujours mobilisés »

« Nous ne sommes ni découragés ni désabusés. Nous sommes, au contraire, en train de mobiliser pour le 16 novembre et la manifestation du 5 décembre. Et ce, tout simplement parce qu’il n’y a pas de réponses aux attentes et aux revendications.

Ça va même de mal en pis ; les tarifs de l’électricité ont encore augmenté de 11 %, par exemple. Où cela va-t-il s’arrêter ? En fait, le gouvernement est en train de faire remonter la pression, la colère, et d’inciter des gens qui n’ont pas bougé, la dernière fois, à se mobiliser.

De plus en plus de gens qui bossent n’arrivent plus à gagner leur vie. Le constat est malheureu-sement évident. Mais le gouvernement est aveugle, ou, plus exactement, composé de marion-nettes au service de la finance. Il n’y a plus de politique proprement dite. Ce n’est pas le Président qui est en cause. Ses trois prédécesseurs ont mis en œuvre la même politique au service d’un système destructeur et fondé sur l’injustice. Mais ça ne peut plus durer. Les Français en ont marre. Ils veulent pouvoir vivre, décemment. »

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

07 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

hôpital (cq of)

hopital

Jours de RTT : la colère monte à l’hôpital de Quimper

Jeudi 7 novembre 2019, débrayage au centre hospitalier de Quimper (Finistère). Près de 500 agents veulent garder la main sur leurs jours de RTT.

Ambiance tendue au centre hospitalier de Quimper (Finistère). Sur les grilles de l’établissement, des banderoles donnent le ton. On peut y lire les messages suivants « Inquiets pour nos patients » ou encore « Patients en danger ».  Jeudi 7 novembre 2019, en début d’après-midi, l’intersyndicale (CGT, Sud et CFDT) a appelé à un débrayage d’une heure. Cette mobilisation concerne les jours de RTT. Laurence Journal, de la CFDT, résume :

Nous dénonçons la main mise de la direction de l’hôpital sur nos jours de RTT et sa volonté de nous empêcher de les poser quand bon nous semble.

Près de 500 agents ont défilé 

C’était en effet le mot d’ordre du défilé sur l’avenue Yves-Thépot. Entre 450 et 500 agents y ont participé. La mobilisation est en train de prendre de l’ampleur, selon Joseph Boniz, du syndicat Sud : « Cela fait longtemps que je n’avais pas vu ça ! Lors de notre précédente action la semaine dernière, nous étions un peu moins. Mais elle a eu lieu pendant les vacances scolaires. »

Et de poursuivre :

Cette histoire des jours de RTT est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle arrive après une série de restructurations, de mesures d’économie, des fermetures de lits… Le personnel, c’est comme une cocotte-minute qui est en train d’exploser.

Les représentants syndicaux rappellent aussi que le nombre de jours de RTT est passé de 17 à 15 pour certaines catégories de personnel. Joseph Boniz reprend : « Pour arriver à cette diminution, certains agents vont travailler 4 minutes de moins. Mais on sait très bien que ce n’est pas possible de terminer notre journée à l’heure. En plus de ça, si on ne peut poser ces RTT comme on veut, c’est la double peine. »

Un nouveau débrayage est d’ores et déjà prévu la semaine prochaine, jeudi 14 novembre 2019.

Les infirmières de bloc opératoire dans le cortège

Une poignée d’infirmières de bloc opératoire se trouvait parmi les manifestants ce jeudi pour réclamer une revalorisation de leur métier et de leur salaire.

L’une d’elles, Emmanuelle Joniaux, explique : « A Quimper, le nombre de chirurgiens et de vacations opératoires a augmenté. Un 13e bloc a été ouvert l’an dernier. Nos amplitudes horaires ont explosé faute de personnel supplémentaire. Aujourd’hui, nous tenons les salles à bout de bras. Nous en avons alerté la direction et nous attendons des réponses. »

Selon elle, 45 infirmières de bloc opératoire sont en poste à Quimper. « Neuf d’entre elles vont bientôt quitter le service et j’en fais partie. »

7 Nov 19

Lire la suite

05 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une

Mettons la grève du 5 décembre et ses suites sur les rails

À un mois de la journée de mobilisation interprofessionnelle du jeudi 5 décembre, le gouvernement essaie de tenir deux objectifs apparemment inconciliables : maintenir le cap de ses contre-réformes et empêcher la convergence des colères.

Avec « en même temps » un Macron qui étale sa politique anti-migrantEs dans Valeurs actuelles, hebdomadaire d’extrême droite, misogyne, climato-sceptique, et déjà condamné pour incitation à la haine raciale…

Toujours une politique pour les plus riches

En ce début novembre se met en place la réforme de l’assurance-chômage. Le très officiel Unedic estime qu’elle frappera plus de 850 000 personnes, avec une baisse moyenne du montant mensuel de leur indemnisation de 22 %, de 905 euros à 708 euros, les baisses pouvant aller jusqu’à − 50 %, voire davantage !

Dans le même temps, à grands renforts de médias, le pouvoir annonce un plan « hors-normes » pour le 93, département « le plus pauvre » (avec un taux de pauvreté de 28,6 % contre 14,7 % dans l’ensemble du pays), « le plus jeune » (avec 35,4 % d’habitantEs ayant moins de 24 ans), et un des principaux déserts médicaux.

Ce plan consiste à donner quelques miettes (166 euros par mois) aux fonctionnaires qui tentent d’y assurer le minimum de service public, ainsi que des mesures ridicules pour les écoles, les hôpitaux ou le logement…

Et à partir de ce lundi 4 novembre, les femmes, dont le salaire horaire brut moyen est en moyenne inférieur de 15,4 % à celui des hommes, travailleront donc « gratuitement » jusqu’au 31 décembre…

Des colères qui montent

L’appel à la journée du 5 décembre, initié par l’intersyndicale de la RATP, est aujourd’hui largement relayé par la CGT, Solidaires, FO, la FSU et des organisations de jeunesse.

Plusieurs fédérations, Unions départementales CGT, Solidaires, de nombreux syndicats à la RATP, la SNCF, chez les transporteurs routiers, s’engagent sur une grève reconductible. A Montpellier, « l’Assemblée des assemblées » des Gilets jaunes a aussi décidé de rejoindre cette lutte.

Les fortes mobilisations à la RATP, chez celles et ceux concernés par des régimes spécifiques, les coups de colère à la SNCF, la mobilisation des salariéEs et riverains de Lubrizol, le refus des person-nels hospitaliers de la poursuite d’une politique d’austérité destructrice, la contestation dans la jeunesse de l’inaction gouvernementale en matière écologique… Tout montre que la marmite sociale bouillonne.

S’unir et préparer l’affrontement

Face à ce front social, le pouvoir continue de menacer, de réprimer celles et ceux qui s’opposent à sa politique. Mais il veut aussi éviter un affrontement global en faisant mine de prendre en compte des revendications, en jouant la division.

Ainsi, pour les retraites, il laisse ouverte la possibilité d’une « clause du grand-père » un mécanisme qui impliquerait que seuls les nouveaux et nouvelles embauchéEs soient concernés par la réforme. Une façon de proposer une porte de sortie, d’évitement de la mobilisation, aux confédérations syndicales plus ou moins en accord avec le rapport Delevoye…

À l’occasion des journées de mobilisations existantes - le 14 novembre pour l’Hôpital public et dans les Finances publiques, les 16 et 17 avec les Gilets jaunes, le 30 contre le chômage et la précarité, au quotidien dans les entreprises et les services, avec les sans-papiers - il faut préparer la journée du 5 décembre… et surtout les lendemains, avec la mise en place de cadres unitaires et démocratiques, pour discuter et décider touTEs ensemble.

Le gouvernement et le patronat ne connaissent que le rapport de forces ? C’est à nous de le construire !

5 novembre 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

03 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

jac (le télégramme)

paysans
1929. La révolution silencieuse de la JAC

Il y a 90 ans, en novembre 1929, était créée la Jeunesse Agricole Catholique (JAC).

À la fois, mouvement de jeunesse et groupe d’action catholique, la structure a fortement contribué à la modernisation de l’agriculture bretonne, bouleversé les usages sociaux dans le monde rural et formé de nombreux responsables politiques et syndicaux.

« Voir, juger, agir », tel est le leitmotiv des jeunes militants de la Jeunesse Agricole Catholique. Né en 1929, dans le nord-est de la France, ce mouvement s’implante rapidement en Bretagne dès la fin des années 1930. Le terreau est favorable : la région est une terre catholique et rurale, abondamment pourvue en patronages.

La JAC se développe sous l’impulsion de quelques jeunes prêtres dynamiques, qui parcourent leur diocèse à bicyclette, comme Francis Brassier en Ille-et-Vilaine ou Visant Favé dans le  Finistère. L’engouement est fort : en mai 1950, à Paris, au congrès national qui a lieu au Parc des Princes, un dixième des 70 000 participants débarque de Bretagne, affirme Robert Fort ancien Jaciste qui a consacré un ouvrage à l’histoire de la JAC.

Une place donnée aux femmes

Après-guerre, les objectifs de la JAC se déplacent du spirituel vers la technique et l’économie. Le désir de modernité est puissant : à cette époque, l’agriculture bretonne est à la traîne. Les  structures d’exploitations traditionnelles, basées sur la polyculture et l’élevage, exercées dans le cadre familial, restent prédominantes.

Elles dégagent peu de ressources, assurant un faible niveau de vie aux familles d’agriculteurs. La région est enclavée, sous-industrialisée et l’exode rural est massif. Cheville ouvrière de ce virage moderniste, la JAC « va être une courroie de transmission de la modernisation. Au nom du progrès, ces jeunes vont bousculer l’encadrement rural traditionnel et faciliter l’évolution socio-économique », écrit l’historienne Martine Cocaud (2).

Au sein de ce mouvement, une place nouvelle est donnée aux femmes, en créant la JACF, la branche féminine de la Jeunesse Agricole Catholique. Il s’agit de proposer une formation aux jeunes filles du milieu rural, similaire à celle que le mouvement offrait aux jeunes hommes.

Dès le milieu des années 1950, de nombreuses jeunes femmes participent à des retraites ou des stages pour réfléchir aux questions de leur temps. En 1950, dans un livre rédigé par des Jacistes et intitulé « Semblable à lui », elles revendiquent l’importance de leur rôle social et expriment le désir d’avoir des responsabilités, à la fois dans le domaine professionnel mais aussi au sein du foyer. Des enquêtes sont menées, témoignant de leurs conditions de vie et de travail.

« Pour la première fois, le travail des femmes dans les exploitations agricoles acquiert une réelle visibilité. La pénibilité des tâches est dénoncée et cette époque est marquée par un souci de rupture avec le mode de vie passé qui correspond à celui des mères », souligne la sociologue Martyne Perrot.

Les jeunes Bretonnes sont enthousiastes. Pendant l’hiver 1962, 2 000 à 2 500 d’entre elles participent en Ille-et-Vilaine aux « Coupes de la joie » animées par le mouvement. Ces jeunes femmes précipitent la modernisation de l’habitat rural et la transformation des usages sociaux.

Une agriculture modernisée

Pour les garçons également, la JAC est un formidable outil de formation. Alexis Gourvennec, Alphonse Arzel, Georges Dauphin, futurs leaders syndicaux ou élus régionaux, sont tous issus de ce mouvement . Ces jeunes militants remettent en cause une économie paysanne basée sur le culte du travail et le patriarcat. Ils revendiquent désormais une agriculture ancrée dans le progrès technique. L’influence de l’Église est toujours forte : clé de voûte de la société rurale en Bretagne, elle forme cette nouvelle génération de paysans et valorise le changement économique.

Parallèlement, ces idées nouvelles sont aussi valorisées par le CELIB (Comité d’étude et de liaison des intérêts bretons) qui, en soutenant le premier Programme d’action régionale (PAR) en Bretagne en 1956, souhaite sortir la région de son sous-développement agricole.

Ce courant moderniste de la JAC donne naissance au CNJA (Cercle national des Jeunes Agriculteurs), dirigé par Michel Debatisse, puis au mouvement des Paysans travailleurs, créé par Bernard Lambert.

Plusieurs lois agricoles sont promulguées lors de l’avènement de la République : portées par le gouvernement de Michel Debré en 1960, puis par Edgard Pisani en 1962, elles contribuent à moderniser l’agriculture. C’est la fin de cette « révolution silencieuse » qui a modifié en profondeur les campagnes bretonnes.

Dans les années 1960, le mouvement est à bout de souffle et les paysans confrontés à de nouvelles problématiques comme la surproduction ou la désertification du monde rural. La JAC se fond dans un nouveau Mouvement rural de jeunesse chrétienne, le MRJC. Issu de la Jeunesse Agricole Catholique , le MRJC (Mouvement rural de Jeunesse Chrétienne) regroupait 700 à 800 jeunes en Bretagne en 2001.

(1) Robert Fort, « Ils ont révolutionné le monde rural », éditions Le Télégramme, 2001.
(2) Martine Cocaud, Jacqueline Sainclivier, « Femmes et engagement dans le monde rural (19è-20è siècles) : jalons pour une histoire », Ruralia, 2007. François Prigent, « Les paysans socialistes bretons au 20èe siècle », Parlement [s], 2014.Yvon Tranvouez, « Catholiques en Bretagne au 20è siècle », PUR, 2006.

les paysans dans la lutte des classes

Des leaders paysans issus de la JAC

La Jeunesse Agricole Catholique a constitué un véritable creuset, d’où a émergé une nouvelle génération de cadres syndicaux et politiques. Des syndicalistes en premier lieu, comme Joseph Guénanten, Jean Le Floc’h ou Maurice Thareau, sont issus de la JAC.

Le plus célèbre est Bernard Lambert Bernard Lambert a pris rapidement des responsabilités régionales et nationales au sein du mouvement. Paysan en Loire-Atlantique, il prend rapidement des responsabilités régionales et nationales au sein de la JAC. Après un passage par le CDJA, il entre à la FDSEA. Mais rapidement, il critique les orientations du syndicat, accusé de négliger les petits éleveurs et de favoriser les grands exploitants céréaliers. Il crée le syndicat des Paysans Travailleurs, que l’on qualifie parfois d’ancêtre de la Confédération paysanne.

D’autres anciens jacistes croisent sa route, comme Georges Dauphin, conseiller général et maire d’Arzano. Celui-ci a un parcours emblématique : « Il incarna cette fraction progressiste du monde paysan, venue dans les années 1950-1970 de la droite par les réseaux chrétiens et syndicaux par touches successives, qui contribua grandement à la conversion de la Bretagne au socialisme entre 1981 et 2004 », explique l’historien François Prigent.

D’autres figures formées à la JAC ont marqué le paysage politique breton comme Alphonse Arzel, maire de Ploudalmézeau, qui s’est illustré par la suite dans le combat mené pour obtenir réparation après le naufrage de l’Amoco Cadiz.

Autre exemple, Pierre Abéguilé, maire de La Martyre, dans le Finistère, conseiller général apparenté MRP (Mouvement Républicain Populaire) puis CDS (Centre des Démocrates Sociaux), fut profondément marqué par son passage à la JAC. Syndicaliste à la FDSEA, il fut président de la section des fermiers et métayers, dans le Finistère, puis au niveau national.

Commentaire:
.
Cette reconversion de l’agriculture bretonne peut être qualifiée de « capitaliste »! Elle a favorisé une concentration des exploitations et des élevages, la destruction de milliers de talus avec les conséquences écologiques actuelles. Cette révolution a aussi jeté le bébé (la culture et la langue) avec l’eau du bain: (le progrès). Nous ne partageons pas la ligne générale « bisounours ». Il y a de fieffées canailles dans ce panorama. Et il ne faut pas oublier Tanguy Prigent !
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

03 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

quimper 14 novembre (of lt)

Plus de 400 agents du centre hospitalier de Cornouaille en long cortège dans l’enceinte de l’hôpital quimpérois : l’heure d’information organisée par l’intersyndicale, ce jeudi après-midi, s’est transformée en un spectaculaire coup de semonce. Un préavis de grève a été déposé pour le jeudi 7 novembre.

Quimper. Pour « défendre nos hôpitaux »

Un rassemblement prévu le jeudi 14 novembre

Plusieurs syndicats et partis politiques appellent à manifester, le jeudi 14 novembre 2019 à Quimper. Ils dénoncent le vote par les députés du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2020, qui entraînera, selon ces organisations, des « fermetures de lits et suppressions de postes ».

Jeudi 31 octobre, l’information syndicale organisée à l’hôpital s’était transformée en manifesta-tion dans l’enceinte de l’établissement de Quimper : 400 agents hospitaliers avaient alors participé à une « chaîne humaine » devant les bâtiments de la direction de l’hôpital.

Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale, le PLFSS, a été voté ces derniers jours à l’assemblée nationale. Il valide ainsi le budget attribué, notamment, aux hôpitaux publics de toute la France. En votant ce PLFSS, les députés ont validé les économies que les hôpitaux devront réaliser encore en 2020 en fermant des lits et en supprimant des postes, estiment, dans un communiqué, différentes organisations (*), syndicats, partis politiques ainsi qu’élus locaux.

Les organisations soulignent que « les sept députés du Finistère ont voté ce PLFSS ; Richard Ferrand, en tant que président de l’Assemblée nationale était non votant ».

« Défendre nos hôpitaux »

Nous ne pouvons donc compter que sur nous-mêmes pour défendre nos hôpitaux, nos materni-tés, nos services d’urgences, nos SMUR, nos Ehpad, nos services de Psychiatrie, bref, pour défendre l’accès aux soins pour toutes et tous sur notre territoire, poursuivent les signataires d’un document, appelant à manifester : ce rassemblement se tiendra le jeudi 14 novembre, journée nationale d’action dans la santé et l’action sociale.

Les organisateurs appellent à se rassembler à 18 h, place Saint-Corentin à Quimper.

(*) Les signataires :

Comités de défense de l’hôpital de Concarneau et de l’hôpital de Douarnenez, NPA, PCF, Ensemble, PS, EELV, UDB, ATTAC, FI, Actes en Cornouaille, Coopérative écologique et sociale, groupe initiatives citoyennes à gauche de Douarnenez, à bâbord toute Concarneau, FSU 29, UNSA 29, Sud santé Sociaux Hôpital Gourmelen, Solidaires 29, UL CGT de Quimper, CGT Conseil Départemental 29, CNT 29, Mouvement de la Paix, LDH, Les Glaziks Gilets Jaunes, ASPT Concarneau (Accès à la Santé pour Tous), Jacques François, maire de Saint-Yvi, Olivier Bellec, maire de Trégunc, Albert Hervet, maire de Névez, Jean-Marie Lebret, maire de Pont-Aven, Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel, Bruno Le Port, maire de Plouhinec, Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère.

02/11/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Défense de l’hôpital public. L’appel du 14 novembre prend de l’ampleur (LT)

Lire la suite

25 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

ibis (le télégramme)

gilests

Capture d’écran du Télégramme

Lire la suite

21 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

intersyndicale 29 (ouest france)

ecole b

Une intersyndicale alerte et menace de grève dans les écoles à la rentrée

Plusieurs syndicats de l’éducation du Finistère envisagent de recourir à la grève pour la période du 4 novembre 2019 au 3 juillet 2020

L’intersyndicale (SUD éducation, SNUipp, SnudiFO, Sgen CFDT, CNT et CGT éduc’action) de l’éducation du Finistère envisage des journées d’action et de grève pour la période du 4 novembre 2019 au 3 juillet 2020 pour les personnels du premier degré. Si aucune date n’est pour l’heure fixée, elle souhaite avant tout se faire entendre de la direction académique.

Plusieurs syndicats de l’éducation (SUD éducation, SNUipp, SnudiFO, Sgen CFDT, CNT et CGT éduc’action) envisagent de recourir à la grève pour la période du 4 novembre 2019 au 3 juillet 2020 pour les personnels du premier degré exerçant dans les communes du Finistère.

L’objet de cette alerte sociale est « d’obliger la direction académique à nous recevoir pour échanger sur les conditions de travail dans le premier degré, explique l’intersyndicale dans un communiqué. Les syndicats se laissent ensuite la possibilité d’appeler les personnels à des journées de grève, sur cette question, au cours de l’année scolaire. »

L’intersyndicale dénonce, dans le Finistère, « la dégradation des conditions de travail consé-cutive à un pilotage de plus en plus autoritaire et infantilisant, à des injonctions hiérarchiques déconnectées des réalités du terrain et qui ne font pas sens pour les personnels, à une perte d’autonomie et de reconnaissance de l’expertise des personnels ».

Dans le détail, elle pointe des « pressions pour la passation des évaluations CP et CE1 », des temps de formation « imposés, hors du temps prévu à cet effet », une formation continue «rédui-te à peau de chagrin avec des animations pédagogiques toutes imposées », le manque de formation des enseignants pour accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers « entraînant de plus en plus de situations de crises », et pour les directeurs, « un degré d’exigence trop important en termes de qualité et de délais ».

L’intersyndicale Éducation du Finistère demande, entre autres, la mise en place de dispositifs d’écoute et « de prise en compte de la souffrance des personnels ».

21/10/2019

https://www.ouest-france.fr/bretagne

Lire la suite

14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

cgt hôpital (le télégramme)

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine.

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine. Ce lundi, les infirmièr(e)s de blocs opératoires diplômé(e)s d’État (Ibode) vont débrayer de 8 h à 10 h et manifester devant le bâtiment 5 de l’hôpital Morvan pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur spécialité, ainsi qu’une revalorisation de leur salaire et la protection de leurs compétences spécifiques.

Mardi, la mobilisation aura lieu à l’hôpital de Bohars, avec un débrayage de 8 h 30 à 9 h 30, devant l’entrée de l’établissement psychiatrique. Les agents de psychiatrie ont décidé d’amplifier leur mobilisation face à l’absence de réponse de la direction à leurs revendications. Ils demandent une reconnaissance des risques professionnels liés à la violence en psychiatrie et des mesures immédiates pour la prévenir. Ce mouvement sera reconduit tous les mardis.

Les agents du service des urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche ont décidé de se joindre à la mobilisation des pompiers à Paris le mardi 15 octobre. Une délégation du CHRU Brest-Carhaix participera à la manifestation.

13 octobre 2019

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin