Archive | Luttes sociales en Finistère

29 mars 2020 ~ 0 Commentaire

double peine (acat solidarités)

droits

Covid-19 : Pas de double peine pour les plus vulnérables

Les mesures législatives et réglementaires sont entrées en vigueur pour les premières d’entre elles depuis une semaine afin de lutter contre la propagation de l’épidémie du Covid-19.
Pourtant, aucune mesure particulière à la hauteur du danger que représente ce virus et sa propagation n’est prise pour protéger les personnes sans abri ou logées en hébergement collectif, les plus vulnérables, pourtant soumises aux mêmes règles de confinement que le reste de la population et dans l’impossibilité matérielle de les respecter.

De multiples autorités se sont pourtant prononcées sur l’urgence de loger et de prévoir des mesures adaptées en faveur des mal-logés ou sans abri.

Ainsi et notamment, le Conseil scientifique a pu souligner dans son avis du 23 mars « la nécessité des mesures d’accompagnement spécifiques pour les personnes en situation de précarité ou sans domicile ainsi que pour les personnes susceptibles de faire l’objet de discrimination comme les « gens du voyage ».

De même, le Défenseur des droits, a justement interpellé le gouvernement sur l’inadéquation des mesures actuellement prises par le gouvernent vis-à-vis de certaines populations et le respect de leurs droits fondamentaux en précisant que « les personnes enfermées, isolées, celles qui vivent à la rue, qui ont besoin d’aide sociale pour une partie de leurs besoins fondamentaux, seront les premières à subir une double peine si rien n’est fait pour les accompagner » (Tribune du 21 mars 2020).

De nombreuses associations ont également alerté sur le risque sanitaire extrême des populations sans abri ou logées dans des hébergements collectifs.

Aussi et face à l’absence de prise en considération des personnes les plus précaires à la rue, en habitat de fortune, ou confinés dans des conditions dangereuses (gymnases, dortoirs) particulièrement vulnérables face à une telle pandémie, les associations:

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Droit au logement (DAL), Droits d’urgence, Elu/es contre les violences faites aux femmes (ECVF), Fédération CGT Santé Action sociale, KALI, Gisti, Ligue des droit de l’Homme (LDH) et Utopia 56

ont décidé de saisir le Conseil d’Etat, afin que soit ordonnées en urgence les mesures indispen-sables à la protection des personnes les plus vulnérables et, parmi elles, la réquisition, sur le fondement des textes nouvellement adoptés, des appartements en location meublée touristique et chambres d’hôtels vacants, et tout autre habitation permettant une installation immédiate, lorsque le contingent d’hébergement individuel géré par les prestataires de l’Etat est insuffisant.

L’audience devant le Conseil d’Etat se tiendra le lundi 30 mars à 14h30.

 27 mars  2020

https://www.acatfrance.fr/

Lire aussi:

Et la population la plus précarisée ? (Solidarités)

Les oublié·e·s du confinement (Solidarités)

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21 mars 2020 ~ 0 Commentaire

virus et classe ouvrière (fr3)

livreurs

Foodtech : « On est en guerre ou on bouffe des burgers ? »

Les livreurs, travailleurs sacrifiés « pour des pizzas et des burgers » (Reporterre)

Rennes, des livreurs inquiets. Dans le Finistère, les conditions de livraison se durcissent

Poids-lourds autorisés à rouler dimanche pour l’approvisionnement, les chauffeurs routiers en colère !

“Je suis ambulancier, personne ne parle de nous.”

Entretien avec K, conducteur de métro à Paris : « Il y a vraiment un deux poids deux mesures »

Quand Amazon entasse les travailleurs dans ses entrepôts

Le personnel des services de soins et aides à domicile sans masque ! (Le Peuple Breton)

À la SNCF, tout baigne… dans les virus ! (NPA)

Epidémie: Caissières de supermarchés : les grandes sacrifiées (ESSF)

Pour se protéger, les postiers en guerre contre leur direction (ESSF)

Chine : Les mobilisations collectives redémarrent de plus belle avec la reprise du travail (ESSF)

Crise sanitaire au Pays basque Covid-19, Mercedes Benz : la vie avant les profits (ESSF)

 

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

ada gilets jaunes (rapports de force)

femmes gj

ADA des Gilets Jaunes

L’Assemblée des assemblées cherche une porte de sortie au capitalisme

« En un an et demi je n’ai jamais autant appris ». « Chris 32 », comme l’indique la petite étiquette qu’elle a collée sur son gilet jaune est devenue accro à l’information depuis ce jour où elle s’est rendue au rond point de son village pour faire autre chose qu’en constater la laideur.

Elle énumère : « Là bas si j’y suis, QG, Le Média, le Canard Enchaîné, l’Humanité », sur le rond-point de Gimont (Gers), c’est elle qui se charge de la revue de presse informelle pour la dizaine de Gilets Jaunes qui s’y retrouvent tous les samedi depuis plus d’un an.

Le rond-point est devenu central dans leur vie, c’est un lieu de sociabilité mais aussi de diffusion de l’information « on ne compte plus tous les tracts qu’on a imprimés et distribués aux automobilistes », s’amuse Philippe, gilet jaune de Gimont. Venir à l’ADA c’était donc une évidence.

C’est le rond-point des ronds-points, celui où on parle politique dans tous les recoins pendant trois jours, du bar à prix libre, aux toilettes sèches, là où les discussions sont plus riches encore qu’ailleurs parce qu’on y synthétise les expériences de tous les ronds points de France.

On y raconte aussi ce vécu commun, celui des manifs, des nasses, du gaz, des mains, des yeux et des vies arrachés, qui incontestablement rapproche. « On partage nos tuyaux », explique Raphaël* gilet jaune de Montpellier, « et comme on a tous les mêmes problèmes les conseils tombent souvent juste. »

En ce vendredi 6 mars, le hangar de la banlieue toulousaine, squatté pour l’occasion, accueille un peu plus de 200 personnes. Les organisateurs pensent recevoir 400 participants au plus fort de ces trois jours d’assemblées. Dans cette ébullition politique l’ADA essaie aussi de remettre de l’ordre, de mesurer. Que voulons nous collectivement ? Comment le faire ?

Le capitalisme en un mot

« A Gimont on avait voté pour que ce soit la constitution qui soit le thème principal de l’ADA », raconte Françoise. Depuis décembre dernier, les ronds-points de France hiérarchisent les thèmes qu’ils souhaitent voir débattus à l’ADA par ordre de priorité.

En découle cette liste :

1 : Comment sortir du capitalisme ?
2 : Quelles stratégies de lutte pour le mouvement ?
3 : Que faire de la constitution ?
4 : Comment étendre le service public ?
5 : Comment structurer le mouvement gilets jaunes

Les thèmes sont débattus pendant deux heures dans des petits groupes d’environ une dizaine de personnes. Les médias ne sont pas autorisés à y assister sauf si tous les participants donnent leur accord, ce qu’ils font avec nous.

Marthe*, gilet jaune tarbaise ancienne enseignante engagée à Attac, consigne sur un tableau les différentes propositions des participants. Elle doit noter ce qui fait consensus et ce qui ne le fait pas.

Enfin, des « facilitateurs » tournent entre les différents groupes pour veiller au bon déroulement du débat et proposer des étapes dans la discussion.

« On vous encourage à vider votre sac avant le début de la discussion : dire ce que vous évoque le sujet chacun votre tour pendant 2 minutes ».

Finalement, la consigne se transforme en : « Décrivez le capitalisme en un mot ». Marthe se met alors à écrire ce que lui disent les autres gilets jaunes : « exploitation, soumission, vols, ogre insatiable, décentralisation, économie et déshumanisation ». Cette étape expédiée, chacune et chacun propose des stratégies pour sortir du capitalisme.

« La prise de conscience »

«Sur le marché de Saint Nazaire, on aide les commerçants à déballer et en échange ils nous donnent leur invendus. On les redistribue ce qui nous permet de nourrir environ 600 personnes», explique Patrick de l’association Sourie.ion.

Tout le monde acquiesce, la solution, déjà mise en application, fait consensus. « Vous vous réappropriez la distribution », commente, admiratif, Raphaël* de Montpellier. L’initiative en rappelle une autre : « Il faut développer les monnaies locales ou régionale ». Une autre conteste: «Les monnaies locales c’est très bien, mais il faut faire attention à ce qu’elles ne soient pas indexées sur l’Euro.»

Ces débats ne sont pas nouveaux pour les participants, beaucoup portent un engagement social même lorsqu’ils enlèvent leur gilet jaune : associations écologistes, membres d’Attac, militantes anti compteur Linky ou encore d’une association qui promeut le débat libre sur les places publiques, la politique ne les lâche plus.

Les propositions fusent, des plus précises : remettre sur pied l’inspection du travail en recrutant des fonctionnaires, au plus vagues : récupérer notre temps. Le groupe, d’accord sur à peu près tout, multiplie les propositions au pas de charge :

« Consommer autrement, faire des jardins partagés, pas de création de capital sur les bien communs, pas de brevet sur le vivant ». Même la perspective finale de tout cela : « Abolir l’argent et retourner au troc », fait consensus. Marthe remplit la feuille à fond la caisse.

« Mais si on veut retourner au troc, on n’a plus besoin d’inspection du travail », oppose tout de même une participante. « C’est vrai mais il y a des étapes avant d’en arriver là, faire fonctionner l’inspection du travail, c’en est une », lui répond-on.

Pour clarifier sa stratégie et parce qu’il reste encore du temps avant la fin des deux heures, le groupe décide donc de dégager les étapes de sortie du capitalisme.

« En premier il faut sortir de la sur consommation ! », assure une gilet jaune enthousiaste et approuvée. « Non moi je ne pense pas que ce soit la première étape », doute Raphaël. « Ah bon. C’est quoi alors selon toi ? » « La première étape c’est la prise de conscience par la population… » Marthe note doctement : ETAPE 1 prise de conscience.

Pour la cinquième assemblée des assemblées (ADA), qui se tient les 6, 7 et 8 mars à Toulouse, les participants ont choisi comme thème principal la sortie du capitalisme. La tenue de l’ADA, son auto-organisation, la recherche d’équité dans les débats semblent déjà constituer un début de réponse. Reportage au le premier jour de l’ADA.

8 mars 2020 Guillaume Bernard

https://rapportsdeforce.fr/

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03 mars 2020 ~ 0 Commentaire

précaires (bourrasque)

bourra

Source

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03 mars 2020 ~ 0 Commentaire

mars (cgt)

cgt

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01 mars 2020 ~ 0 Commentaire

carhaix (le poher)

richard-ferrand4

Municipales à Carhaix

Une quinzaine de personnes manifestent devant la permanence Yvinec

Samedi 29 février, une quinzaine de militants et sympathisants du NPA, de la fédération anarchiste et de la CGT se sont rassemblées devant la permanence de la liste « Un temps d’avance pour Carhaix » de Jérôme Yvinec. Sur la vitrine du bâtiment, un panneau annonçait d’ailleurs que la salle serait fermée toute la journée.

Plusieurs participants avaient amené des casseroles, une référence sonore aux problèmes judiciaires du député de la circonscription, Richard Ferrand. « Cette liste apolitique n’a pas hésité à inviter pour l’inauguration de se locaux un poids lourd, le quatrième personnage de l’Etat, le bras droit de Macron, Richard Ferrand », pestait le Kergloffiste, Louis-Marie Mondeguer.

« Apolitisme hypocrite »

Un argumentaire repris par Matthieu Guillemot. « On veut casser l’hypocrisie de cette liste « apolitique » de droite. A chaque qu’ils font référence à un personnage, il est de droite : Richard Ferrand, Jean Rohou, André le Roux…  Quand on est de gauche ou de droite, on est fier de ses couleurs et on le dit. Les électeurs ont besoin de clarté. »

Matthieu Guillemot a aussi fustigé « une tête de liste qui nous cite Anticor et qui invite Richard Ferrand pour l’inauguration de son local. Jérôme Yvinec nous explique qu’il a une éthique irréprochable, mais 5 à 10 % de sa liste ne réside pas à Carhaix ! »

Un argument repris par Louis-Marie Mondeguer qui estimait pourtant que « c’est étonnant de voir le maire perdre une matinée pour aller au tribunal de Morlaix. Il devrait avoir d’autres priorités. Et combien çà coûte à la commune, cette affaire Legeard ? » Ce qui fait sourire un manifestant : « On espère que le budget pour aller en cassation ne va pas mettre en péril le palais des Sports ! »

Erwan Chartier-Le Floch 1 mars 2020

https://www.lepoher.fr

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26 février 2020 ~ 0 Commentaire

brest même (côté brest)

tonnerre de brest 1

Municipales 2020 : si j’étais maire de Brest

En prévision des élections municipales des dimanches 15 et 22 mars 2020, nous sommes allés à la rencontre de Brestoises et de Brestois pour leur poser une question : si vous deveniez maire de Brest, quelle serait votre mesure prioritaire ? Leurs réponses.

François H

Ma première décision serait de créer plus de crèches pour les enfants, parce qu’il n’y a plus de place ! Nous en avions eu une pour ma fille aînée à l’époque, Emmanuella, 7 ans, mais pas pour ses sœurs, Maguy, 3 ans et demi et Alicia, 19 mois, quelques années plus tard.

Inès L : «Des trajets de bus plus tardifs»

Parfois, quand je sors le soir, je suis obligée de marcher 45 minutes pour rentrer. Les lignes de bus 5 et 7, par exemple, cessent de fonctionner assez tôt. On pourrait peut-être mettre en place un système de navette comme sur la ligne 4 (du dimanche au mercredi sur réservation, NDLR). Je n’ai pas de voiture, donc je n’ai que les transports en commun ou mes jambes.

Christophe L: «Des structures pour les enfants après l’école»

Je viens d’un milieu où il y a beaucoup de délinquance et je trouve qu’il n’y a pas assez de structures pour les enfants. Après l’école, il devrait toujours y avoir quelque chose pour qu’ils ne restent pas dehors, qu’ils soient toujours cadrés pour casser cette délinquance.

 

Cela peut être via le sport, en les aidant à faire leurs devoirs, ne serait-ce que pour veiller sur eux mêmes sans programme précis. La délinquance part des tout petits, pas à l’adolescence où c’est déjà trop tard. À 4 ans, ils sont encore malléables, on peut encore en faire quelque chose (rire).

 

Les jeunes ne sont pas accompagnés parce que tout le monde n’a pas les mêmes chances. Je voudrais travailler sur les enfants de 4 à 11 ans. L’idée, c’est qu’après avoir fini leurs activités, quand ils rentrent à la maison, il rentrent vraiment à la maison.

 

Savoir qu’ils se retrouvent tout seuls et qu’ils prennent comme exemples des gens qui ne sont justement pas des exemples, cela me pose problème car ils grandissent avec et cela devient une normalité pour eux.

 

Marie K : «Favoriser la rénovation énergétique»

Ma mesure prioritaire concernerait la rénovation énergétique de l’habitat. Pour donner les moyens aux gens de faire les travaux, et ainsi économiser sur leurs factures, les accompagner, mais surtout leur faire bien comprendre que c’est important pour la planète, pour leur santé, pour celle de leurs enfants. Cela favoriserait la prise de conscience et chacun deviendrait plus responsable en matière d’alimentation, de transport, dans sa vie quotidienne…

Philippe S: «Créer un lieu rassembleur place Guérin»

Je créerais un projet rassembleur sur le site de l’Avenir, pour que tout le monde y trouve son bonheur. Un peu comme les Capucins. L’événement, aujourd’hui, place Guérin, c’est la foire aux Croûtes. Depuis le temps, il y a quelque chose à faire, quelque chose de plus structuré. Je suis arrivé à Brest en 1982, j’ai vu des concerts dans l’ancienne salle de spectacles, comme celui de Thugs, un groupe d’Angers.

Laura G : Des transports en commun gratuits

Je pense que la gratuité des transports en commun est une bonne mesure, celle que je trouve la plus proche des gens, car elle n’est pas à proprement parler verte mais elle lie les aspects économique et environnemental. La gratuité permettra probable-ment une amélioration du réseau et des conditions de vie des gens, en éliminant une partie des embouteillages. Lorsque la gratuité avait été instaurée pour le dernier week-end avant Noël (les 21 et 22 décembre 2019), je trouvais que c’était une bonne initiative, une bonne manière d’implanter les transports en commun comme quelque chose de naturel dans les mobilités.

 

25 Février 2020

 

https://actu.fr/

 

Commentaire:

 

Suffisait de demander! On découvre que l’urgence de mettre des caméras et des vigiles armés partout n’est pas évidente pour les brestois interrogés. Que les emplois aidés (bien que précaires) rendaient bien service pour encadrer les enfants contrairement à plus de flics. Que les transports gratuits avec plus d’amplitude seraient vraiment écolos. Qu’il y aurait peut-être un gisement d’emplois socialement et écologiquement utiles dans une vraie isolation (pas le bricolage actuel).  

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

macron bouffon (npa)

macron chasseurs

Macron, champion et bouffon de l’écologie !

Que retenir de la virée de Macron à Chamonix, à gravir les pentes déneigées du Mont Blanc, à contempler la mer de glace qui ne cesse de fondre ?

Un grand déballage coûteux où, devant un parterre de centaines d’invités, Macron a claironné que le gouvernement avait amorcé un grand virage vert. Faute du poids de mesures concrètes et d’engagements véritables, il va vite partir dans le décor.

Justement, le décor, le grand cirque médiatique, c’est là où le champion de la communication et de l’inefficacité est à la hauteur du bouffon de l’écologie qu’il est.

Des cimes sans neige au retour dans la vallée polluée

Le bilan écologique de Macron est minable. Malgré les annonces, son gouvernement reste marqué par la stagnation voire le recul face à l’urgence de la crise climatique et de la biodiversité.

La sortie des pesticides a été repoussée.

La rénovation énergétique des bâtiments est en retard.

La loi agriculture et alimentation a exclu tout recul de la maltraitance des animaux  et a entériné les élevages en batterie.

Macron a offert des cadeaux aux chasseurs et autorisé des tirs d’espèces en mauvais état de conservation (tourterelles des bois).

Le gouvernement a plafonné les énergies renouvelables à 17% (50% en Allemagne),

Il a poursuivi le désastre industriel et financier de l’EPR de Flamanville,

Il a maintenu les 11 centrales à charbon en fonctionnement (11 millions de tonnes de CO2 par an) et prolongé celle de Cordemais jusqu’en 2026.

Il a soutenu les importations d’huile de palme par Total.

Il a reporté l’interdiction des plastiques à usage unique à 2040.

Il a refusé de taxer le kérosène et n’empêche pas l’extension des aéroports (terminal T4 à Roissy).

L’artificialisation des terres, en particulier des terres agricoles,

Les grands projets inutiles sont poursuivis : les autoroutes à proximité de Rouen et de Strasbourg, celle reliant Toulouse à Castres, l’autoroute du Chablais en Haute Savoie, région qui souffre déjà d’une pollution atmosphérique record,

La construction d’entrepôts pour Amazon et du port de Port-la-Nouvelle…

La protection de la biodiversité attendra

À Chamonix, Macron a lancé la création de l’Office national de la biodiversité, fusion de l’ancienne Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse. Un cadeau supplémentaire fait aux chasseurs promus au rang d’experts en matière de défense des espèces animales. Une nouvelle structure donc, mais avec un budget réduit.

De plus, Macron demande à l’Office national des forêts (ONF), en voie de privatisation, de miser davantage sur la productivité plutôt que sur l’équilibre des écosystèmes des forêts.

Ce n’est pas la création de quatre zones naturelles nouvelles « faiblement protégées » qui arrangeront le tableau.

Et pendant que Macron fait le bouffon…

… la température monte. Janvier 2020 a été le plus chaud jamais enregistré. Pour rester en deçà des 1,5°C d’augmentation de la température, les pays développés doivent réduire leurs émission d’au moins 65 %.

Or, en 2018, la France a émis 445 millions de tonnes de CO2, comme en 2015. Aucune amélioration. Pire, la France de Macron a même revu à la baisse les engagements sur le climat pris à la COP 21 de Paris, et n’a toujours pas remis son plan en matière d’énergie et de climat…

Que vont représenter les amendes de 135 euros contre les sagouins qui laissent leurs déchets au Mont Blanc, l’utilisation du papier toilettes recyclé à l’Élysée ou la prime au co-voiturage dans la lutte contre la crise écologique majeure ?

Une seule solution

L’urgence de la crise écologique impose de sortir du système de production et de consomma-tion actuel. Les peuples du monde, les jeunes en grève scolaire, les combattantEs  des politiques libérales ont ouvert la voie.

« C’est tous et toutes ensemble qu’il faut lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner ». En attendant de crier ce slogan, à la prochaine marche mondiale pour le climat du 16 mai, réussissons celles des 13 et 14 mars : tous et toutes dans la rue !

Commission nationale écologie Mardi 18 février 2020

https://npa2009.org/

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18 février 2020 ~ 0 Commentaire

20 février (cgt)

cgt

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Morlaix. Rassemblement contre le projet de réforme des retraites

Quimper  Des appels à manifester pour les retraites, jeudi

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Mobilisation au château de Pontivy contre la réforme des retraites

Un nouvel appel à manifester à Vannes ce jeudi 20 février

Contre la réforme des retraites, la mobilisation se poursuit à Lorient

 

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13 février 2020 ~ 0 Commentaire

lactalis (bastamag)

Le patron de Lactalis voit sa fortune doubler grâce à la libéralisation du lait et aux accords de libre-échange

Optimisation fiscale au Luxembourg et en Belgique, lait contaminé, conflits avec les éleveurs, pollutions… Les scandales se succèdent depuis quelques années pour Lactalis. Sans affecter la fortune de son PDG Emmanuel Besnier, estimée à environ 12 milliards d’euros. Le groupe est nominé au prix Pinocchio « spécial agriculture ».

Les États-Unis ont Google, Facebook et Amazon. La France a son industrie du luxe et son agriculture. Dans les deux cas, les recettes sont en partie les mêmes : la concentration et la création de monopoles géants font la fortune de quelques richissimes hommes d’affaires, dont les groupes s’accaparent les revenus de leur secteur d’activité, au détriment des autres acteurs économiques ou de leurs fournisseurs.

Si la fortune de Bernard Arnault et des autres super-riches du luxe s’est accrue ces dernières années, c’est en grande partie via une envolée du cours boursier de LVMH, Kering ou Hermès, qui pourrait très bien un jour se retourner. Rien de tel pour celle d’Emmanuel Besnier, le patron de Lactalis. Ce géant agroalimentaire français, numéro un mondial du lait depuis 2011, n’est même pas coté sur les marchés financiers. Ce qui n’empêche pas son dirigeant de pointer à la neuvième place des fortunes françaises selon Challenges, avec 12 milliards d’euros en 2019 (voire la septième selon Forbes avec 12,6 milliards). Son frère et sa sœur figurent aussi en bonne place dans ces classements.

Lactalis, principal bénéficiaire des accords de libre-échange

Cette « success story » est due en grande partie à la position dominante progressivement acquise par Lactalis sur le marché du lait. Propriétaire des marques Président, Salakis, Lactel, Société, ou encore Galbani, le groupe est désormais présent sur tous les continents.

Il collecte presque un quart du lait produit en France – 5,5 milliards de litres en 2018, et 19,4 milliards de litres au niveau mondial. Cette prépondérance lui a permis de profiter à plein de la libéralisation du marché laitier européen en 2014.

Depuis cette date, la fortune d’Emmanuel Besnier a presque doublé, tandis que le prix du lait et les revenus baissaient ou stagnaient, provoquant un élan de révolte chez les éleveurs et la disparition de nombreuses petites exploitations (lire l’analyse que nous en avions faite en 2018 : Pendant que les éleveurs agonisent, les grandes familles du lait amassent des milliards).

Le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il est l’un des principaux promoteurs et bénéficiaires des accords de libre-échange avec le Canada et le Mercosur, et peut-être demain avec les États-Unis. Ces accords sont précisément accusés de profiter d’abord aux gros acteurs, et de nuire aux plus petits, exposés à une pression encore plus féroce à la baisse des prix.

(Lire la suite sur Bastamag)

Olivier Petitjean  13 février 2020

Lire aussi:

Comment le groupe Bigard est devenu le maître de la bidoche sur le dos des éleveurs

Un meilleur revenu pour les paysans : encore une promesse non tenue du gouvernement

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