Archive | Luttes sociales en Finistère

01 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Karaes (FR3)

carhaix

Défense de l’hôpital de Carhaix : la police convoque 5 nouveaux militants syndicaux en garde à vue

Après les 13 militants syndicaux qui ont déjà été entendus depuis la mi-mai, 5 nouvelles personnes seront convoquées au commissariat de police de Quimper sous le régime de la garde à vue. L’affaire fait suite à l’occupation des locaux de l’ARS par les défenseurs de l’hôpital de Carhaix, en septembre 2023.

Selon une information rapportée par France Bleu Breizh-Izel ce vendredi 31 mai 2024, cinq nouveaux militants syndicaux seront convoqués au commissariat de police Quimper sous le régime de la garde à vue, les 4 et 12 juins prochains.

Ces convocations interviennent dans le cadre de l’enquête ouverte après l’occupation des locaux de l’agence régionale de santé (ARS) de Quimper, le 14 septembre 2023. Les manifestants avaient envahi les lieux à l’issue d’une réunion entre les défenseurs de l’hôpital de Carhaix et les représentants de l’ARS. Une rencontre qui s’était déroulée dans un contexte tendu du fait de la fermeture des urgences dans cet hôpital de proximité.

Après cette action, ils avaient reçu fin avril une convocation pour une audition sous le régime de la garde à vue pour séquestration et violences en réunion. « C’est très lourd comme courrier. Ça remue un peu » assurait l’un d’eux, Matthieu Guillemot.

Treize militants syndicaux ont été entendus depuis la mi-mai, déclenchant des manifestations de soutien, comme ce 22 mai où 300 personnes s’étaient rassemblées à Quimper.

Cette fois, ils seront cinq : quatre adhérents de la CGT et un de la CFDT, selon France Bleu Breizh-Izel. Les deux organisations syndicales appellent à une mobilisation devant le commissariat de Quimper le jour des convocations, les 4 et 12 juin.

  Carole Collinet-Appéré  31/05/2024

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24 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Plougastel Collège (Le Télégramme)

Une centaine de parents et enfants ont montré leur désaccord face à une réforme qui va, selon eux, creuser les écarts
Une centaine de parents et enfants ont montré leur désaccord face à une réforme qui va, selon eux, creuser les écarts

À Plougastel-Daoulas, les parents d’élèves de la Fontaine-Blanche mobilisés contre la réforme du choc des savoirs

L’association des parents d’élèves du collège de la Fontaine-Blanche, à Plougastel-Daoulas, avait lancé pour ce jeudi 23 mai 2024, à 18 h 30, un appel à manifester contre la réforme du choc des savoirs et, plus particulièrement, contre la mise en place de groupes de niveau.

Ils avaient appelé en renfort leurs homologues des environs dont les enfants pourront être concernés par une entrée en sixième l’an prochain. Ils étaient ainsi une petite centaine à clairement afficher « leur opposition à cette réforme, qui va à l’encontre de la démocratisation scolaire en classant des élèves par groupes de niveau en maths et en français ».

23 mai 2024

https://www.letelegramme.fr

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15 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Bloom (LRLP)

pêche

Caroline Roose : “La Commission pêche de l’UE est dictée par les lobbyistes”

« Tout au long de mon mandat, je suis allée à la rencontre des pêcheurs artisanaux, et ils me disent qu’ils ne sont absolument pas entendus ni écoutés par le Comité national des pêches. Ils sont en mer quand il y a les votes. Il n’y a que les gros industriels qui ont les moyens humains d’avoir à la fois des hommes en mer et des personnes administratives qui sont sur les réunions. Vu l’historique de ce qu’il s’est passé avec la senne démersale (type de chalutage de fond), on s’aperçoit que seule la pêche industrielle est reconnue par le Comité national des pêches. »

Le Parlement européen est un lieu de compromis, le nombre d’États membres l’exige. Quand on s’approche de trop près des problématiques écologiques ou industrielles, on comprend rapidement les rouages d’une institution autour de laquelle une multitude de gens gravitent et avec qui il faut discuter. Caroline Roose, eurodéputée écologiste, dénonce aujourd’hui l’influence de l’industrie de la pêche dans les tractations politiques au Parlement européen.

Élue au Parlement européen en juin 2019, elle s’est orientée rapidement vers la Commission pêche. Rien de plus logique pour elle, son père était mécanicien bateau, elle-même a son diplôme de professionnel de la mer et a navigué. Engagée dans un combat pour l’écologie et la défense de la pêche artisanale, qui représente 98% de la flotte française, elle a fait de la préservation des ressources halieutiques une priorité, sachant qu’environnement et pêche sont les deux faces d’une même pièce. Elle s’est retrouvée au cœur des jeux de pouvoir entre lobbyistes et eurodéputés.

LR&LP : Pouvez-vous nous raconter vos débuts au Parlement européen et vos rapports aux lobbys ?

Caroline Roose : Au début de mon mandat, on avait beaucoup d’audits avec les lobbys. Ils venaient se présenter dans nos bureaux. C’est ma première mandature, je ne savais pas trop qui était lobbyiste et qui ne l’était pas. J’ai vu beaucoup de monde défiler. J’ai commencé à recevoir, par mail, des propositions de listes de votes, des propositions d’amendement. Tous les eurodéputés en reçoivent.

Aujourd’hui, j’ai beaucoup moins de contact avec les lobbyistes. Ce sont les députés européens qui leur donnent ou non de l’importance, si vous n’acceptez pas leurs arguments, si vous restez sur vos positions, ils viendront moins toquer à la porte de votre bureau.

Ils auront toujours tendance à vous attaquer avec des mails incendiaires. Ils envoient des contres arguments à d’autres groupes politiques pour contrer vos propositions. Ils essayent de mettre des doutes à certains propos ou idées que vous pourriez exprimer.

Caroline Roose, eurodéputée

LR&LP : Quels sont les principaux lobbys du secteur ?

Caroline Roose : Le principal lobby est Europêche. Je les ai d’ailleurs reçus lors de mon rapport d’initiative (texte préalable à un dépôt de résolution devant le Parlement). Ils étaient très étonnés de ma proposition. Une écologiste qui reçoit un lobby ce n’est pas conventionnel. Mais je restais dans ma logique de dialogue et de construction.

Un autre lobby important avec qui j’ai été en contact est le lobby du chalutage de fond espagnol qui, lorsque l’on a proposé l’interdiction de cette technique de pêche dans les aires marines protégées, m’a interpellé en me disant que j’allais « détruire la pêche ». Alors même que nous proposions un accompagnement des pêcheurs et une interdiction progressive.

LR&LP : Quel est l’ampleur de leur influence ?

Caroline Roose : Pour vous donner un exemple, durant chaque mandature, les différentes Commissions conçoivent des Plans d’action, c’est à dire des listes d’engagements qu’elles sont obligées de respecter. Fin 2023, un Plan d’action qui a pour but de fixer un cap pour la protection des océans et la justice sociale dans le secteur a été déposé. À la suite de sa publication, le PPE (Parti populaire européen, droite libérale) a obtenu un rapport d’initiative, qui lui permet de proposer au Parlement des modifications du texte originel. Leur but était de contrecarrer les volontés de la Commission.

On a alors reçu un certain nombre de propositions d’amendements par les ONG et les lobbys, notamment Europêche. En parcourant le rapport d’initiative, je me suis rendue compte avoir déjà lu les amendements qui y étaient inscrits. J’ai repris le mail d’Europêche, le rapporteur avait fait un copier-coller, au mot prêt, des amendements du lobby. La ligne officielle du groupe majoritaire (Parti Populaire Européen) au Parlement est donc calquée sur Europêche.

Rassemblement National, ECR (Conservateurs et Réformistes européens) et PPE votent d’ailleurs tout le temps la même chose. Ils sont sur une ligne pro pêche industrielle.

(Le Parlement a fini par voter en faveur de ce rapport d’initiative, qui supprimait les engagements environnementaux du Plan d’action, le 18 janvier 2024, ndlr.)

LR&LP : Et à l’échelle française, qui tire les ficelles ?

Caroline Roose : Le Comité national des pêches, l’équivalent de la FNSEA. Lorsque l’Union européenne a dévoilé son Plan d’action de lutte contre les techniques de pêche destructrice début 2023, les pressions de ses représentants sont montées en puissance.

On parle de chalutage de fond, d’interdiction progressive de pêcher dans les aires marines protégées. Ce plan n’était ni contraignant, ni un texte de loi, mais uniquement des recommandations envers les États membres. Cela a provoqué leur gronde. Le message politique a été manipulé.

Le président de la Commission pêche, Pierre Karleskind (macroniste du groupe Renaissance), avec l’aide du président du Comité national des pêches Olivier le Nézet, ont fait escalader l’agressivité des pêcheurs, expliquant que l’on allait détruire le secteur. On s’est retrouvés avec l’Office Français de la Biodiversité qui a brûlé à Brest.

Bloom (LRLP) dans Altermondialisme la-releve-et-la-peste-edition-media-independant-incendie-brest-sdis29

LR&LP : Olivier le Nézet cumule au moins vingt-quatre mandats. Il est à la tête du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (ou Comité national des pêches) – l’équivalent de la FNSEA chez les agriculteurs – mais aussi de ses échelons locaux en Bretagne. Il est également président du port de Lorient, le premier port de pêche breton et le deuxième au niveau national. À ce titre, il est cogestionnaire d’un gigaport industriel en développement à Duqm dans le sultanat d’Oman. En a-t-il profité pour accentuer la pression ?

Caroline Roose : Après l’événement à Brest, il est monté à Bruxelles voir le Commissaire européen. Quand il est revenu de Belgique, il s’est posé en sauveur de la pêche et expliqué qu’il n’y aura pas de Plan d’action.

LR&LP : C’est à ce moment-là que des menaces spécifiques envers votre personne ont été émises ?

Caroline Roose : En Commission pêche, comme dans toutes celles du Parlement Européen, nous avons des missions officielles durant notre mandat. Cela consiste à aller sur le terrain pour analyser l’état actuel du secteur. Un député par groupe politique est présent. On a toujours un président de délégation.

Une mission officielle du Parlement européen en Bretagne était prévue en avril 2023. Durant celle-ci, le président de délégation était Pierre Karleskind (eurodéputé macroniste du groupe Renaissance), mais nous nous sommes aperçus qu’elle était gérée au niveau local et national par Olivier Le Nézet. Il était présent partout.

Au début de la mission, Monsieur Le Nézet me faisait part dans mon oreille de certaines phrases. Jusque-là, c’était tendu sans être très agressif. Je me suis retrouvée en sa compagnie sur un bateau de pêche sur lequel ma présence n’était pas prévue. Il m’a dit alors qu’il allait reprendre les votes des députés, les transmettre aux pêcheurs et « vous vous arrangerez avec eux ».

Pour finir, le soir de l’avant-dernier jour de la mission, alors que je suis sortie en mer plus tôt avec Sea Shepherd, Olivier le Nezet m’a dit « les députés qui travaillent avec des ONG extrémistes, on va leur cramer leurs maisons ».

la-releve-et-la-peste-edition-media-independant-olivier-le-nezet dans Luttes paysannes et alimentation

LR&LP : Comment avez-vous réagi ?

Caroline Roose : J’en ai parlé au président de la Commission pêche, Pierre Karleskind, qui m’a répondu : « oui c’est vrai, hier soir, Olivier était lourd ». Mais il n’était plus simplement lourd, il était menaçant. Dans le rapport de la mission parlementaire, j’ai notifié les menaces d’Olivier Le Nézet, ce à quoi Pierre Karleskind a réagi en disant : « je ne pensais pas que cela avait été jusque-là ». En l’absence de réaction, j’ai déposé une main-courante auprès de la gendarmerie.

La suite de l’histoire est connue, Pierre Karlesnkind, eurodéputé Renaissance, et Hervé Berville (secrétaire d’État à la mer et à la biodiversité) ont obtenu le recul de la Commission pêche, qui a assuré qu’elle n’imposera pas d’interdiction des engins de fond dans les aires marines protégées.

LR&LP : Pierre Karlesnkind et Hervé Berville ne réfléchissent qu’à travers les doléances de la pêche industrielle, ils n’ont jamais les échos des pêcheurs artisanaux ?

Caroline Roose : Jamais ! Tout au long de mon mandat, je suis allée à la rencontre des pêcheurs artisanaux, et ils me disent qu’ils ne sont absolument pas entendus ni écoutés par le Comité national des pêches. Ils sont en mer quand il y a les votes. Il n’y a que les gros industriels qui ont les moyens humains d’avoir à la fois des hommes en mer et des personnes administratives qui sont sur les réunions.

Vu l’historique de ce qu’il s’est passé avec la senne démersale (type de chalutage de fond), on s’aperçoit que seule la pêche industrielle est reconnue par le Comité national des pêches.

LR&LP : Pourtant, la régulation de la pêche industrielle est une question de justice sociale pour les pêcheurs artisanaux, majoritaires dans le pays ?  

Caroline Roose : Quand on montre à Pierre Karlesnkind ou Hervé Berville les chiffres dévastateurs des techniques de pêche industrielle, quand on leur explique les dégâts que vont provoquer leur non-régulation, leur seule réponse est « il ne faut pas penser qu’à l’environnement ». Mais la pêche et l’environnement vont de pair. Le premier ne peut exister sans l’autre. Si on continue à pêcher comme cela, un jour, il n’y aura plus du tout de pêcheur.

Les pêcheurs artisanaux subissent cette absence de politique protectrice. Après le passage des chalutiers industriels, les zones sont vidées de toute biodiversité. Les pêcheurs n’ont plus de ressources.

Florian Grenon Photographie: Bloom 14 mai 2024

https://lareleveetlapeste.fr/

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08 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Hôpital Carhaix

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Défenseurs de l’hôpital de Carhaix auditionnés :
plusieurs élus, syndicats et militants en soutien

Une petite dizaine de personnes ont reçu une convocation, dont des délégués syndicaux, soupçonnés de « séquestration » et « violence en réunion » dans le cadre d’une action de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère), qui avait eu lieu à Quimper en septembre 2023.

Mélanie Thomin, députée du Finistère, « réprouve cette vague de convocations ». Tout comme Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux. Militants et syndicats adressent aussi leur soutien.

Mélanie Thomin, députée socialiste du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin, rejette la convocation d’une petite dizaine de personnes qui ont participé à une action pour défendre l’hôpital de Carhaix (Finistère). C’était en septembre 2023, au siège départemental de l’Agence régionale de santé (ARS).

Soupçonné de « séquestration » et « violence en réunion sur personne chargée d’une mission de service public » , ce groupe de personnes est convoqué pour « une audition sous le régime de la garde à vue », au mois de mai, au commissariat de police de Quimper (Finistère). « Des plaintes » avaient été déposées par le CHRU de Brest-Carhaix, après cette journée.

« Une volontié politique d’imider les représentants syndicaux ? »

L’élue « réprouve cette vague de convocations ». Mélanie Thomin vient d’être nommée membre de lacommission d’enquête parlementaire sur « les difficultés d’accès aux soins à l’hôpital public ». Elle développe ses arguments : « La signature unanime du protocole de sortie de crise a alors symbolisé une forme d’apaisement entre les différentes parties prenantes. [...] Dès lors, pourquoi ces dépôts de plaintes contre des représentants du personnel hospitalier carhaisien ont-ils été maintenus ? »

Elle s’interroge sur « une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? » Elle affirme être contre « la judiciarisation de l’expression syndicale ». La députée indique qu’elle sera de la mobilisation à Carhaix.

Un « soutien indéfectible »

Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux, sont eux aussi en désaccord : « Nous condamnons les différentes convocations par la police « sous le régime de la garde à vue »». Ils apportent « soutien indéfectible aux personnes ayant reçu une convocation ». Ils demandent d’une voix : « Nous demandons que soient mises en œuvre de véritables mesures pour la réouverture de tous les services actifs et des urgences 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

La fédération finistérienne du Parti communiste français (PCF) appelle « à venir les soutenir au
commissariat de Quimper à chacune des convocations avec deux temps forts les 22 et 23 mai, jours de convocations de la secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix et du secrétaire général CGT du CHRU Brest-Carhaix. »

Plus généralement, le PCF appelle à défendre « notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes [...] Nous sommes très préoccupés et révoltés par la logique liberticide qui sous-tend aussi la plainte du ministre de l’Intérieur contre le militant syndical brestois de Solidaires Olivier Cuzon et par la tentative de museler les protestations de solidarité avec le peuple palestinien dans les Universités et à Sciences Po. »

« Mettre sous silence une mobilisation »

Le syndicat Sud santé sociaux du Finistère prend également la parole : « Nous soutenons bien
évidemment ces représentants syndicaux et ces collectifs de défense qui s’impliquent au quotidien pour l’amélioration les conditions de travail des salariés mais aussi pour la défense d’un service public de proximité et de qualité.

Nous dénonçons ces agissements et ces mesures d’intimidation qui n’ont pour seul but que d’essayer de mettre sous silence une mobilisation et une colère envers ces politiques de destruction des services publics. Ces personnes qui ont déposé ces plaintes se trompent une nouvelle fois de cible et préfèrent s’en prendre aux organisations syndicales et aux défenseurs d’un hôpital public de qualité plutôt que de mettre leur énergie au service des agents, des usagers, des patients. »

« Sa stupéfaction et son indignation face aux convocations »

Dans un communiqué transmis ce vendredi 3 mai, le comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix (Finistère) soutient les « personnes convoqués au commissariat de Quimper ». Les membres du groupe expriment « sa stupéfaction et son indignation face aux convocations ». Ils déclarent : « Nous appelons sans réserve au soutien des personnes convoquées et à la mobilisation de la population et des élus du territoire. Le comité de défense appelle à venir les soutenir à chacune des convocations au commissariat de Quimper entre le 14 et le 28 mai ».

La CGT, la CFDT et Sud « exigent l’arrêt des procédures judiciaires »

Les syndicats CFDT, CGT et Sud du CHRU Brest – Carhaix l’assurent : « aucun des militants syndicaux ne s’est rendu coupable de séquestration ou de violence. Le régime de la garde à vue en fait pourtant des suspects alors qu’ils n’ont fait que remplir leur mandat et défendre l’hôpital public, l’accès et l’offre de soins [...]

En guise de protestation, les syndicats CGT, CFDT, SUD ont donc signifié à la directrice générale leur décision de suspendre leur participation au dialogue social dansle cadre des instances institutionnelles. Ils ont déjà décidé de multiplier les actions de soutien à leurs militants inquiétés. Ils appellent d’ores et déjà à préparer les mobilisations pour soutenir les militants convoqués au commissariat de Quimper du 14 au 28 mai 2024. Enfin, ils exigent l’arrêt
immédiat des procédures judiciaires à l’encontre de leurs militants et des solutions pérennes pour laréouverture des urgences. »

Cela « relève de l’injustice » L’union locale de la CFDT à Carhaix s’inscrit dans cette ligne et « déplore » ces convocations. Ils complètent : « Dans ce contexte convoquer des défenseurs de l’hôpital, revendiquant l’accès aux soins d’urgence pour tous dans un périmètre raisonnable, relève de l’injustice au regard de la situation subie par la population du pays Centre Ouest Bretagne. »

« Destruction d’un service de santé de qualité »

Le mouvement Douar ha Frankiz (Terre et liberté) soutient aussi les défenseurs convoqués : « Au-delà de l’injustice faite à celles et ceux qui se battent pour que notre dignité et notre santé soient préservées, la convocation envoyée aux camarades relève d’une stratégie plus large de destruction d’un service de santé de qualité, accessible à tous. Nous ne devrons rien laisser passer. Nous appelons à une vigilance accrue pour les mois à venir, et réitérons notre soutien à toutes celles et ceux injustement frappés et frappées par la répression ».

Le parti des travailleurs du Finistère en soutien

« À cette remise en cause de la liberté de manifester s’ajoute la remise en cause de la liberté
d’expression avec la plainte [...] à l’encontre d’Olivier Cuzon, syndicaliste Sud pour avoir osé
contester la légitimité de l’intervention de militaires dans l’encadrement des classes « défense
sécurité globale » en collège. D’autres syndicalistes dans tout le pays subissent des mesures de répression », s’indigne le parti des travailleurs du Finistère.

Le NPA du Kreiz Breizh et du Finistère s’indignent

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) Kreiz Breizh et le NPA du Finistère « s’associe au mouvementde solidarité avec les convoqués du mois de mai ». Et ils poursuivent : « Avec nos porte-parole dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour ».

L’unité la plus large et la plus déterminée doit se réaliser pour soutenir et accompagner les  convoqué.es sous le régime de la garde à vue au commissariat de Quimper et ce dès le 14 Mai à 9h  et les jours qui suivront comme les 23 et 24 Mai.
Les Ami.es et camarades doivent pouvoir compter sur notre soutien plein et entier.

 

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07 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Karaes (NPA)

 » Carhaix, Carhaix… Résistance! »

Crédit Photo Auteur NPA Kreiz Breizh

Le NPA l’Anticapitaliste Kreiz Breizh et le NPA l’Anticapitaliste 29

s’associent au mouvement de solidarité avec les convoqué.es du mois de mai, membres du comité de vigilance et syndicalistes, accusé.es de lutter pour défendre les urgences et l’hôpital de Carhaix.

Avec nos porte- paroles, dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’ autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour.

L’unité la plus large et la plus déterminée doit se réaliser pour soutenir et accompagner les convoqué.es sous le régime de la garde à vue au commissariat de Quimper et ce dès le mardi 14 Mai à 9h et les jours qui suivront comme les 23 et 24 Mai. Les ami.es et camarades doivent pouvoir compter sur notre soutien plein et entier.

Le lundi 6 mai 2024

https://npa-lanticapitaliste.org/

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05 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Carhaix (NPA)

Crédit Photo NPA Correspondant.e.s Hebdo L’Anticapitaliste – 706 (02/05/2024)

Répression syndicale : Les convocations au commissariat arrivent plus vite que les urgentistes à Carhaix

Une vague répressive, sans précédent, vient de frapper les défenseurEs de l’hôpital de Carhaix en lutte depuis des mois pour le fonctionnement réel et efficace des urgences de l’hôpital du Centre Bretagne.

Motif ? Le 14 septembre 2023, une centaine de soutiens ont occupé pendant 2 heures les locaux de la Direction départementale de l’Agence régionale de santé après l’échec d’un pseudo-dialogue totalement infructueux.

Convocations et intimidations

Plus d’une dizaine d’entre elles et eux (syndicalistes, soutiens, porte-parole du comité de vigilance) sont convoquéEs au commissariat de police de Quimper dès la mi-mai 2024 sous le « régime de la garde à vue » et accuséEs « de séquestration et violences en réunion sur personnes chargées d’une mission de service public », après la plainte déposée par la ­direction du CHRU Brest/Carhaix.

De toute évidence, on veut faire payer aux soutiens du fonctionnement de l’hôpital de Carhaix, leur combativité et leur détermination historiques pour préserver cet outil sanitaire public si vital pour les populations du Centre Bretagne.

On menace, on intimide, on renie le protocole signé fin octobre assurant le bon fonctionnement des urgences et la fin de la « régulation » qui ne permettait plus l’accueil et le soin 24/24h et 7/7j.

Mensonges et reniements

Ces graves accusations — totalement mensongères puisque ce 14 septembre au sortir des locaux et la fin de l’occupation le préfet du Finistère avait déclaré « aucune violence n’est à déplorer » — se transforment aujourd’hui en séquestrations et violences…

D’ores et déjà, la riposte s’organise contre ce que notre camarade Matthieu, porte-parole du comité de vigilance, nomme « criminalisation de l’action militante » et pour qui «visiblement les convocations arrivent plus vite que les médecins ».

Tout comme la déclaration du maire de Carhaix qui faisait partie de la délégation ce 14 septembre, et qui apporte «sa totale solidarité avec les défenseurEs de l’hôpital qui sont convoquéEs pour des accusations fausses et mensongères ».

Correspondant 29

https://lanticapitaliste.org/

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01 mai 2024 ~ 0 Commentaire

1er Mai en Bretagne (Le Télégramme)

bzh

Hennebont (Le Télégramme)

Ce mercredi, pour la traditionnelle mobilisation du 1er-Mai en Bretagne, 24 rassemblements étaient annoncés, avec des revendications diverses, entre droits des travailleurs, services publics, pouvoir d’achat ou Ukraine et Gaza.

1 100 personnes à Hennebont, 2 000 à Brest

À Morlaix, 320 personnes ont défilé ce mercredi matin, « contre le gouvernement ». Dans le même temps, 150 personnes ont défilé à Pont-l’Abbé avec, parmi les revendications, l’augmentation des salaires ou encore le respect de l’action syndicale.

Ils étaient moins nombreux à Pontivy, où une centaine de manifestants se sont rassemblés, défilant dans le centre-ville. Bien moins qu’à Hennebont, où 1 100 personnes ont été présentes « pour les travailleurs et travailleuses sous la menace d’un nouveau plan d’austérité » alors qu’à Vannes, 300 personnes ont manifesté « pour une vraie République ».

À Saint-Brieuc, ils étaient 400 environ à avoir répondu présent au rendez-vous, une centaine de personnes se sont également réunis à Lamballe, un peu moins qu’à Saint-Malo où 150 personnes sont descendues dans la rue alors que 200 personnes ont répondu à l’appel à Paimpol.

À Brest, 2 000 personnes se sont réunies place de la Liberté où, après sa prise de parole, l’intersyndicale a ensuite laissé le micro à l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), qui a alerté sur la situation dans la bande de Gaza. 2 000 manifestants, c’est aussi le bilan de la mobilisation de ce mercredi matin à Rennes, soit « la configuration d’avant 2023 » selon Force Ouvrière. À noter qu’une seconde manifestation est prévue dans la cité rennaise, à 14 h.

Plus de 200 personnes ont défilé à Carhaix, avec, ici, une revendication plus locale : plusieurs manifestants ont en effet affiché leur soutien aux défenseurs de l’hôpital convoqués en justice.

Même cas de figure à Guingamp, où les 250 manifestants présents ont rappelé le combat en cours pour la défense de l’hôpital guingampais.

À Lannion, ils étaient 500 dans les rues, à prendre pour cible l’extrême droite et le Rassemblement national. Ils étaient également 500 environ, ce mercredi, dans les rues de Quimper avec une crainte commune, celle de voir le bien-être des travailleurs sacrifié sur l’autel des profits.

Les comparaisons entre la mobilisation de l’année dernière et celle de cette année seront à mener avec des pincettes : le 1er-Mai 2023 était en effet intervenu après le combat syndical contre la réforme des retraites du gouvernement. Près de 130 000 manifestants avaient alors défilé en Bretagne.

https://www.letelegramme.fr/

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17 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Maison d’Arrêt (Le Tél)

Les professionnels de santé dénoncent les conditions de prise en charge des patients au sein de la maison d'arrêt de Brest.
Les professionnels de santé dénoncent les conditions de prise en charge des patients au sein de la maison d’arrêt de Brest. ©Julien Saliou

Prison de Brest : « la qualité des soins se dégrade, les bagarres se multiplient »

La surpopulation carcérale à la maison d’arrêt de Brest a des conséquences sur le travail des professionnels de santé. Ils dénoncent la dégradation des soins. Les professionnels de santé de l’unité sanitaire de la prison de Brest étaient en grève en fin de matinée.

Le personnel soignant de l’unité sanitaire de la maison d’arrêt de Brest était en grève ce mercredi 17 avril 2024. Un rassemblement était organisé devant la prison de 11 h à 13 h.

Les professionnels dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail en raison notamment de la surpopulation carcérale.

470 détenus pour 256 places

Ce mercredi matin, il y avait 470 détenus pour 256 places, d’après une soignante rencontrée sur place. « Et ils étaient 486 la semaine dernière. »

Une femme, membre de l’unité sanitaire (comprenant des médecins généralistes, psychiatres, addictologues ou encore des dentistes), nous expose la situation à laquelle elle est confrontée :

En ce moment, la prison est comme une cocotte-minute. Je constate une dégradation de la santé mentale de plusieurs détenus. Au sein du centre médico-psychologique, nous avons jusqu’à un mois d’attente en ce moment. Les arrivées étant nombreuses, il faut parfois attendre jusqu’à quinze jours pour voir les nouveaux détenus, alors qu’en principe il faudrait les rencontrer dans les 24 heures.

Une professionnelle de santé

Elle regrette de devoir donner des soins de moins bonne qualité. « Pour les traitements de substitution aux drogues, nous devons voir 50 détenus en une heure. Or, ce moment est censé être un peu privilégié entre le détenu et le soignant, pour discuter de ce qui ne va pas. »

« Les bagarres se multiplient »

La conséquence, selon les professionnels de santé, des tensions qui génèrent par exemple des bagarres dans la prison, « il y en a une par jour en ce moment ».

Des tensions que ressentent forcément les surveillants. Pour l’un d’eux, présent ce matin par solidarité avec ses collègues, « beaucoup de détenus souffrent de problèmes psychiatriques. Tout le monde ne peut pas être vu à l’instant T, les agressions se multiplient. »

Et par ricochet, la charge de travail du personnel ne fait qu’augmenter. Il réclame des conditions de travail plus sereines et dignes.

« Même pour le travail de réinsertion, rien n’avance. Certains sortent de la maison d’arrêt avec des prescriptions de médicaments qu’ils ne peuvent même pas aller chercher car nous n’avons pas eu le temps de faire les démarches pour leur procurer une carte vitale. »

Julien Saliou  17 Avr 2024

https://actu.fr/bretagne/

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Maison d’Arrêt

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07 avril 2024 ~ 0 Commentaire

Plastique (FR3)

Plastique (FR3) dans Altermondialisme 5edf77c6d2fb0_ftv0850-00_00_04_00-4153586

© C.François France Televisions

Nettoyer les déchets sur les plages, pour quoi faire ?

La Fondation Surf Rider organise ce week-end des campagnes citoyennes de collecte des déchets sur le littoral. Elle livre aussi les conclusions de son étude sur la « vague de plastiques » qui submerge l’environnement et menace notre santé. Dans son palmarès, les déchets les plus collectés sur nos plages sont : les mégots de cigarette, les fragments de plastique, les polystyrènes, et les morceaux de filet de pêche en plastique.

En Bretagne, des bénévoles de la fondation Surf Rider ont retroussé leurs manches à Saint-Malo samedi 6 avril, et ce dimanche, c’est Rennes qui prend relai pour ramasser les détritus au sol. En effet, Rennes s’avère presque une ville du littoral pour ce qui est des déchets : voyageant des trottoirs aux eaux pluviales, puis dans les cours d’eau, les canettes de soda et autres bouchons plastiques finissent rapidement, et inévitablement, dans la mer.

Un camion-poubelle de plastique par minute

Dans les océans, l’équivalent d’un camion-poubelle rempli de déchets plastiques se déverse chaque minute. À Saint-Malo comme ailleurs, difficile de trouver une parcelle de plage qui ne soit pas souillée pour un détritus.

La Fondation Surf Rider connaît bien l’ampleur de la tâche, ramasser et recommencer inlassablement. Mais elle souligne l’intérêt des données qu’elle collecte pendant les campagnes de ramassage, en classant les déchets, retrouvés sur le littoral français, selon leur nature, et en calculant les quantités pour chacun. « Ces données constituent des preuves précieuses capables d’influencer les décideurs publics « , estime-t-elle.

L’association fournit sur son site internet les fiches papier ou une application numérique pour renseigner et centraliser les données sur les déchets trouvés.

Chaque année, un palmarès des déchets est établi. En 2023, les mégots de cigarettes ont ainsi conservé leur titre de déchet numéro 1 sur le littoral. Plus de 1,5 million ont été ramassés l’an dernier en France, ce déchet est retrouvé dans 88 % des collectes de l’association Surf Rider.

Viennent ensuite les fragments de plastique, que Surf Rider classe dans cette catégorie lorsqu’ils mesurent entre 2,5 à 50 cm, sans inclure les sacs plastique et morceaux de sacs. Les glaneurs de déchets retrouvent,  en troisième position, les emballages en polystyrène qui servent, par exemple, au conditionnement du poisson et de la viande, mais aussi à l’emballage des objets divers commandés sur internet et livrés à domicile.  Enfin, la quatrième place de cet inventaire revient aux morceaux de filets de pêche en plastique, souvent d’un vert vif, facile à repérer mais difficile à extraire dans les algues sur les plages.

Les billes de plastiques échouées, spécialité régionale

Les pellets, ces billes en plastique de la taille d’une lentille, s’échouent régulièrement en Bretagne et en Espagne, dans les régions de la Galice et de Tarragone, selon la Fondation Surf Rider.  En 2022 et 2023, une « arrivée massive » de ces granulés plastiques a été constatée à Plouarzel dans le Nord-Finistère, et dans le pays Bigouden (à Tréffiagat, Plomeur, Le Guilvinec et Penmarc’h ).

Également appelés larmes de sirènes, ils servent à fabriquer les objets en plastique dans les usines. Leur diffusion dans l’environnement peut être occasionnée durant leur transformation, leur transport maritime ou terrestre, ou par des « fuites » pendant qu’ils sont stockés. Très légers, les granulés de plastique industriels (GPI) sont facilement dispersés par le vent et la pluie.

Ils entrent alors dans la chaîne alimentaire, après avoir été ingérés par les oiseaux et animaux marins. En 2018, un rapport de la Commission européenne estimait à 160 000 tonnes la masse de ces billes « perdues » chaque année dans la nature.

« Couper le robinet du plastique »

Face à ce que les scientifiques qualifient désormais de  « bombe à retardement », les stratégies envisagées pour endiguer la pollution au plastique divergent : concentrer les efforts sur la collecte et le recyclage des emballages, comme le préconise le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)   ou stopper progressivement la production mondiale de plastique en ne la réservant qu’à certains secteurs (médecine, défense…), comme le réclament les ONG de protection de l’environnement.

Pour le spécialiste Baptiste Monsaingeon, maître de conférences à l’université Reims-Champagne-Ardenne et auteur d’Homo detritus, critique de la société du déchet (2017), « l’enjeu n’est pas tant de nettoyer la surface des océans que de couper le robinet de production des plastiques. Sinon, tout va recommencer inlassablement. »

Myriam Thiébaut  07/04/2024

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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En 2022 et 2023, une « arrivée massive » de ces granulés plastiques a été constatée à Plouarzel dans le Nord-Finistère, et dans le pays Bigouden (à Tréffiagat, Plomeur, Le Guilvinec et Penmarc’h ).

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31 janvier 2024 ~ 0 Commentaire

la conf’ (carhaix )

conf

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