Archive | Luttes sociales en Finistère

04 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

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Joséphine Pencalet

L’une des premières femmes élues en France

Ouvrière bretonne, Joséphine Pencalet (1886-1972) est élue en mai 1925 conseillère municipale à Douarnenez, alors que les femmes ne sont à l’époque ni électrices ni éligibles.

Jeune veuve

Joséphine Pencalet naît le 18 août 1886 dans une famille nombreuse de marins pêcheurs, en Bretagne. Elle fait ses études à Quimperlé, dans un internat catholique. En 1908, à l’âge de vingt-deux ans, Joséphine épouse le conducteur de locomotive Léon Leray, avec qui elle s’installe en Île-de-France. Le couple a deux enfants avant la mort de Léon après la guerre. Jeune veuve, Joséphine retourne s’installer en Bretagne et prend un poste d’ouvrière à la conserverie de sardines à l’huile Chancerelle, à Douarnenez dans le Finistère.

La grande grève de Douarnenez

Fin 1924, la « grande grève » des ouvrières de Douarnenez éclate. Vingt ans plus tôt, les Penn Sardinn (surnom des ouvrières, « tête de sardine », du à la coiffe du pays, ainsi nommée le blog) ont déjà obtenu par la grève d’être payées à l’heure et non plus à la tâche. En 1924, les ouvrières militent pour leurs conditions de travail et une revalorisation de leur salaire. Elles sont mal payées, travaillent alors dix heures par jour, malgré la loi de 1919, sans majoration des heures supplémentaires ou du travail de nuit en théorie interdit aux femmes. Leurs revendications portent sur l’ensemble de ces points.

Dès novembre 1924, la grève est générale dans toutes les usines du port et les femmes, représentant la majorité des grévistes, manifestent en première ligne avec le mot d’ordre « Pemp real a vo ! » « Ce sera cinq réaux », soit 1,25 franc). La grève s’envenime avec l’appel à des briseurs de grève, la destitution du maire communiste, des violences et des scandales. Elle s’achève en janvier 1925, après 46 jours, par un accord validant une partie des revendi-cations des grévistes. Impliquée au sein du syndicat des Métaux de Douarnenez, Joséphine participe au mouvement de grève jusqu’au bout.

L’une des premières femmes élues

La même année, le Parti Communiste présente des candidates aux élections municipales, bien que les femmes ne puissent en droit ni voter ni être élues. En quatrième position sur la liste du maire communiste destitué Daniel Le Flanchec, Joséphine fait partie de ces candidates. En mai, elle est élue conseillère municipale dès le premier tour, ce qui fait d’elle l’une des premiè-res femmes élues en France. Élue dès le premier tour à Bobigny, Marthe Tesson devient maire-adjointe. D’autres seront élues au second tour.

Joséphine siège au conseil municipal de Douarnenez pendant quelques mois. En novembre 1925, le Conseil d’Etat invalide son élection au motif qu’une femme n’a pas le droit de vote, et ne peut donc siéger dans une assemblée qui vote. Le Parti Communiste ne réagit pas à cette décision et Joséphine retourne à sa vie d’ouvrière, amère et avec le sentiment d’avoir été utilisée. Malgré la brièveté de son mandat, Joséphine contribue à faire évoluer la vision du rôle des femmes en politique.

https://histoireparlesfemmes.com/

pen

Lire aussi:

« Joséphine Pencalet, une Penn sardin à la Mairie »

Page Wikipédia de Joséphine Pencalet

Une rue pour la première femme élue de France !

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03 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

plogoff le pellerin (le peuple breton)

fem mes de plog

Du Pellerin à Plogoff

L’unité bretonne dans la résistance au nucléaire

En avril dernier [2011], Édouard Hamon disparaissait à la veille de ses 91 ans. Ce fut l’une des grandes figures des luttes antinucléaires dans l’estuaire de la Loire. Ayant des terres au cœur du périmètre du projet de la centrale nucléaire du Carnet, ce paysan refusa jusqu’au bout de les vendre à EDF. Comme le rappelle ses amis, sa résistance opiniâtre lui valut beaucoup de pressions et de menaces.

Interrogé par le journaliste Marc Le Duc sa fille, Hélène Hamon, rapporte que « ce fut une lutte longue et dure » et que la victoire sur EDF en 1997 « était la fierté de mon père d’avoir gagné ». Dans l’estuaire, le combat antinucléaire dura plus de vingt ans, ponctué d’affron-tements, d’actions en justice, de manifestations et rassemblements festifs géants.

À l’occasion du 30e anniversaire de l’abandon du projet de centrale nucléaire à Plogoff, la plupart des médias font l’impasse sur la place dans le combat antinucléaire breton victorieux des luttes développées dans l’estuaire de la Loire.

On ne peut comprendre Plogoff sans connaître l’histoire des luttes développées dans le sud de la Bretagne

Erdeven en 1974-75 et dans son sillage à Corsept et au Pellerin, dans l’estuaire de la Loire. Comme pour Plogoff, deux ans plus tard, la lutte du Pellerin entre dans l’actualité au moment de l’enquête d’utilité publique.

En janvier 1977, les paysans du site créent un groupement foncier agricole pour retarder l’achat des terrains par EDF. Le 8 mai, 10 000 personnes participent à la première fête anti-nucléaire sur le site. Le préfet de Loire-Atlantique donne des consignes aux douze maires des communes situées autour du Pellerin pour la procédure de l’enquête d’utilité publique. Sept maires refusent de rentrer dans le jeu. L’affichage qui est fait par les autorités à la place des maires rebelles pour annoncer le début de l’enquête est déchiré et brûlé.

Au Pellerin, l’accès de la mairie est barré par des engins agricoles et le sous-préfet se fait copieusement arroser de lisier. Les manifestants vont obliger le préfet à trouver une parade au blocage des mairies où peuvent être consultés les registres d’enquête. Le pouvoir inaugure la pratique des camionnettes gardées par les forces de l’ordre et baptisées « mairies annexes ». Le 2 juin à Couëron, la mairie est envahie par des manifestants qui neutralisent deux gendarmes pour s’emparer des registres qui finissent en feu de joie.

Les autorités réagissent brutalement en arrêtant à leur domicile quatre agriculteurs et une agricultrice. Un conseil municipal extraordinaire apporte son soutien aux inculpés. La force de ce mouvement populaire est sa non violence. Craignant une contagion le procureur maintient le mandat de dépôts jusqu’au procès en arguant qu’on est devant un « acte de guérilla ». Le 9 juin, veille du procès, 1 500 personnes se réunissent à Nantes. Devant le tribunal, le leader paysan Bernard Lambert approuve le mode d’action non violent.

Le jugement est brutal 

8 mois de prison dont 6 avec sursis. Devant le palais de justice la stupeur du millier de mani-festants se mue en combativité du coté de Saint-Jean-de-Boiseau où une quarantaine de manifestants déchirent le dossier d’enquête.

La riposte brutale des gardes mobiles préfigure la politique répressive de l’État français à Plogoff.

La colère ne retombe pas avec 2000 manifestants à Nantes le 14 juin et des affrontements violents à Cheix-en-Retz. Le 11 juillet, l’enquête est close dans la confusion. Le 18 octobre 78, les conseils municipaux du Pellerin et de Cheix-en-Retz démissionnent suite à l’avis favorable du Conseil d’Etat à EDF.

La dernière délibération des deux conseils sera un jumelage avec Plogoff.

Plus rien ne sera comme avant dans les luttes antinucléaires bretonnes. La solidarité et la communauté d’action ira en se renforçant entre l’estuaire de la Loire et Cap Sizun. Le 20 avril 79, les autorités demandent des études complémentaires concernant le site du Pellerin en raison de la proximité de Nantes. Manière d’enterrer le projet sans montrer que le pouvoir a reculé devant ces irréductibles Bretons.

La leçon est retenue par les habitants de Plogoff qui prennent le relais en reprenant le mode de lutte inauguré au Pellerin.

Les gens du Cap vont l’adapter à leur terrain en apportant leur touche personnelle. Le pouvoir qui allait aussi reculer en 1981 à Plogoff ne va pas pardonner aux Bretons cette humiliation en voulant installer sa « centrale baladeuse » plus près de l’entrée de l’estuaire, au Carnet.

En 1983, la brutalité des forces de l’ordre lors des premiers mouvements de contestations sur le site du Carnet est particulièrement significative d’un pouvoir qui veut faire plier les Bretons. On entendra même de la bouche du ministre socialiste Edmond Hervé (maire de Renne blog) chargé de l’énergie nucléaire que l’intérêt de la France prime avant celui de la Bretagne.

14 ans plus tard, des femmes et des hommes comme Edouard Hamon ont à nouveau fait échouer l’État français dans sa tentatives d’implantation de centrales nucléaires en Bretagne.

Hubert Chémereau 1 janvier 2019

Article publié dans l’édition papier du Peuple breton de juin 2011

http://lepeuplebreton.bzh/

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26 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mouvement (essf)

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« Le mouvement des “gilets jaunes”

Est avant tout une demande de revalorisation du travail »

Sylvia Zappi: Quel est le profil des gilets jaunes que vous avez interrogé ?

Yann Le Lann  Ce qui resort de nos questionnaires recoupe les informations déjà publiées sur ce mouvement : ce sont les classes populaires, employés et ouvriers, qui sont présentes sur les barrages. On y retrouve aussi beaucoup de femmes qui ont pris une place importante dans le mouvement, souvent en position pivot : c’est à elles qu’on fait confiance pour gérer des caisses de solidarité ou mener des actions. On trouve aussi une part importante de retraités. Tous nos questionnaires montrent qu’on a affaire à des personnes aux revenus inférieurs à 1 600 euros mensuels, voire très souvent juste au niveau du smic.

Ce mouvement est passé d’une revendication contre les taxes sur les carbu-rants à une demande de hausse des salaires. Vous expliquez que c’est une bascule très signifiante. Pourquoi ?

Parce que c’est important pour comprendre le décalage entre la première perception de cette mobilisation et sa réalité politique, ce qui a donné lieu à un malentendu sur ce mouvement. Les premiers temps, les chaînes d’information l’ont présenté comme l’expression d’un ras-le-bol des territoires périurbains braqués contre la taxe sur les carburants. Le mouvement a eu l’intelligence de subvertir cette audience pour déplacer la revendication vers des enjeux de salaire et de retraite qui sont devenus le cœur de leur plate-forme.

A nos yeux, c’est donc la question de la reconnaissance du travail qui est en jeu. Ceux qui se mobilisent sont des salariés qui n’ont pas les moyens de se mettre en grève. Parce que leur budget est trop contraint ou parce qu’ils n’ont pas les ressources politiques autour d’eux pour porter une revendication salariale auprès de leur patron. Ou parce qu’ils ont déjà fait l’expérience d’une négociation salariale qui a échoué.

Et pourtant, les « gilets jaunes » sont passés à une plate-forme revendicative beaucoup plus large…

Oui, parce que l’écho médiatique leur a permis de se faire entendre sur d’autres enjeux. Mais la question centrale demeure celle du travail. Comme, pour eux, le canal classique de la reven-dication collective, organisée sur les lieux de travail, est bouché, ça a débordé ailleurs : ils ont en quelque sorte contourné cette impossibilité en s’organisant en dehors des heures de travail, sur des barrages et des places, en occupant l’espace public. Du coup, ce n’est pas le patron qui est interpellé mais l’Etat, qui est jugé comme ayant une responsabilité en matière salariale et se retrouve à devoir gérer ces revendications. C’est tout à fait nouveau et c’est un défi pour lui.

N’est-ce pas une remise en cause des syndicats ?

C’est un coup de semonce. Les « gilets jaunes » sont très loin des organisations syndicales. Ceux que nous avons interrogés portent un regard très varié sur leur action ; nous avons tenté de les répartir en trois groupes. Le premier, très largement majoritaire, regroupe tous ceux qui n’ont aucun contact avec les syndicats. Cela concerne les nombreux salariés des petites et moyennes entreprises (PME) ou des très petites entreprises (TPE) dans lesquelles il n’y a pas de structuration de la négociation collective.

Ensuite, il y a ceux qui ont été en contact avec des syndicats, ont tenté de négocier des haus-ses de salaire et de meilleures conditions de travail, et n’ont pas obtenu gain de cause. Ils en ressentent une forme d’amertume. Le troisième profil, minoritaire, correspond à des personnes plus politisées qui veulent qu’il y ait convergence de luttes avec d’autres secteurs professionnels emmenés par les syndicats.

Quel est le positionnement politique des « gilets jaunes » de votre échantillon ?

On a trois blocs quasi égaux de 20 % entre les abstentionnistes et votes blancs, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen. On a vu se confirmer une polarité au sein du mouvement entre la gauche radicale et l’extrême droite, avec, au milieu, une zone grise difficile à cerner. Mais le sentiment que le gouvernement ne respecte plus la souveraineté populaire, qu’il est en rupture avec les intérêts du peuple, unifie ces trois pôles. D’une manière générale, nous avons perçu une défiance totale vis-à-vis de tous ceux qui ont été aux affaires depuis quarante ans.

Comment cela se traduit-il en matière de valeurs politiques ?

Il y a indéniablement, parmi les « gilets jaunes », une part importante qui ressent une vraie crainte à l’égard de la crise migratoire et qui, lorsqu’on l’interroge sur l’immigration, porte des idées xénophobes ou racistes. Ainsi, 48 % des personnes que nous avons interrogées esti-ment qu’en matière d’emploi, « on devrait donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière ».

Malgré cela, le mouvement s’est politisé sur des slogans qui empruntent aux valeurs de la gauche. Car les porte-parole des ronds-points ont privilégié les mots d’ordre qui permettaient de fédérer. Ce sont les revendications sur les salaires, les retraites, le référendum d’initiative citoyenne (RIC), qui se sont avérées les plus consensuelles et ont permis au mouvement de durer. Les « gilets jaunes » ont eu cette intelligence collective d’orienter leur parole publique vers le social et d’éviter de faire caractériser leur mobilisation comme un mouvement de « petits blancs » récupérable par l’extrême droite.

Votre constat ne contredit-il pas les observations des chercheurs de Bordeaux dont « Le Monde » a publié les résultats ?

Non, ils sont complémentaires. Il y a deux niveaux de pensée : les valeurs que l’on n’assume pas dans le face-à-face avec un enquêteur, et celles que l’on affirme seul en répondant à un questionnaire en ligne. Ces deux types d’enquête donnent des résultats souvent très diffé-rents. Nous avons mesuré qu’une partie des « gilets jaunes » est très sensible aux thèses présentant l’immigration comme un danger mais qu’ils ne les défendent pas à l’intérieur du mouvement. Les slogans xénophobes sont demeurés minoritaires. Ce sont la critique du gouvernement et la dénonciation d’une politique économique du pays qui ont soudé tout le monde.

On a senti une lutte d’influence entre deux ailes du mouvement, les « mélenchonistes » et les sympathisants de Marine Le Pen. L’avez-vous perçue ?

Cette opposition existe à l’évidence mais elle demeure difficile à capter parce qu’il y a très peu de militants organisés. Cela reste sourd, latent, entre des petits noyaux qui veulent que le mouvement s’organise autour des enjeux de démocratie et de justice sociale, et des tentatives de récupération de l’extrême droite sur les questions identitaires. Cette dernière a cependant échoué à l’intérieur du mouvement : j’ai le sentiment que le pôle abstentionniste des « gilets jaunes » n’est pas en train de basculer dans les bras de Marine Le Pen.

Le fait que la revendication de hausse du smic ait été autant centrale en est le signe. Tout comme la réaction massive contre les violences policières vécues sur les barrages et dans les manifestations du 1er décembre. Ce qui ne dit pas pour autant que le Rassemblement National ne puisse pas gagner, auprès d’une partie des Français, la bataille sur le sens du mouvement, alors qu’il n’est pas arrivé à imposer ses thèses à l’intérieur.

Le sociologue Yann Le Lann a coordonné une enquête sur profil des manifestants : « Ce sont les classes populaires, employés et ouvriers, qui sont sur les barrages ». Yann Le Lann est maître de conférences en sociologie à l’université de Lille. Spécialiste du travail, il a coordonné l’enquête du collectif Quantité critique, composé de chercheurs et de doctorants de Lille et de Sciences Po Paris, qui a analysé le mouvement des « gilets jaunes » durant un mois. Le sociologue estime que l’identité du mouvement est centrée sur la reconnaissance du travail.

Propos recueillis par Sylvia Zappi, lundi 24 décembre 2018 LE LANN Yann

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Reportages auprès des gilets jaunes par temps de Noël (Essf)

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24 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimper samedi 22 décembre

kper

Pas mal de monde encore à Kemper ce samedi 22 décembre.
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Environ 600 personnes, plus que la semaine dernière mais en revanche moins de monde à Brest et ailleurs. Certains GJ ont été contrôlés sur les routes conduisant à Kemper, d’autres auraient été bloqués….car appel départemental. Longue manifestation du point de rassemblement jusqu’à la préfecture.
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Beaucoup de discussions, quelques drapeaux tricolores mais surtout des Gwen a Du…
Ambiance décontractée et festive. Accueil à la préfecture par de très nombreux flics, mode casques, boucliers, etc… Puis et cela est nouveau grande assemblée générale,  » citoyenne » avec liste des principales revendications et volonté de structuration.
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Quelques revendications, style cahier de doléances ont été soumises dont le RIC, l’augmen-tation du Smic et des salaires, taxer les profits, baisse de la TVA sur produis de premières nécessité, augmentations des minimas sociaux et fin des contrats précaires, des moyens supplémentaires pour les Ephad et les hôpitaux, de mesures contre la crise climatique et écologique et plus de moyens pour les démunis, les handicapés ainsi que pour les immigrés.
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En projet des lieux de rencontres et de vie style maison du peuple. Réinvestissement du rond point central détruit par les flics jeudi.
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Pas mal aussi de militants syndicaux: le collectif STOP Lynki, Solidaires: SUD SANTE et CGT et politiques FI, Ensemble, NPA et Antifa, mais aussi malheureusement quelques fachos non badgés (beaucoup moins nombreux).
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Enfin notre collectif «  S’unir pour ne pas subir » bien présent , faisant parti maintenant du paysage.et suscitant des questions,des discussions et des contacts.
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Corresondants 23 12 2018

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12 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

île longue (fr3)

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Irradiés de l’Île Longue 

Procès en appel à Rennes sur le cas d’un chaudronnier décédé d’un cancer

L’audience s’est tenue ce mercredi à la Cour d’appel de Rennes, suite à la décision du ministre de la Justice de faire appel de la décision du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Brest de mars 2017. Le TASS avait reconnu l’exposition aux radiations comme cause du décès d’un ancien ouvrier.

Durant 29 ans, entre 1974 et 2003, un chaudronnier qui travaillait dans les ateliers de l’île a été exposé aux rayons ionisants. Suite à cette exposition de longue durée dans sa carrière professionnelle, il est décédé d’un cancer de l’œsophage le 3 octobre 2010. Il avait 57 ans.

Sa famille et ses anciens collègues, aidés par l’association Henri Pézerat, avaient décidé de faire reconnaître ce décès comme découlant de son travail, exposé aux rayons ionisants.

Un premier procès en mars 2017 

En mars 2017, le TASS de Brest avait jugé  »que le cancer de l’oesophage qui a entraîné le décès de Mr——— est en lien direct et essentiel avec une exposition professionnelle habitu-elle avec des rayonnements ionisants et avec d’autres agents cancérigènes et doit être pris en charge au titre de l’article L.461-1 de la Sécurité Sociale » Cette décision du TASS avait été motivé par les arguments scientifiques d’Annie Thebaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).

Ses travaux ont prouvé au tribunal que « le cancer de l’oesophage fait partie des maladies radio-induites inscrites dans la liste américaine des maladies professionnelles radio-induites et dans celle relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français » selon le communiqué de l’association Henri Pézerat.

Un procès en appel ce 12 décembre
Mais la partie n’était pas gagnée pour autant. Le Ministère de la Défense a fait appel de la décision du TASS de Brest. Ce procès en appel s’est déroulé ce mercredi 12 décembre au matin. Face à l’absence de l’avocat de la Défense qui a laissé son dossier tel une plaidoirie écrite, l’audience s’est déroulée en accéléré. L’avocate de l’association a toutefois plaidé. La décision de la Cour d’appel a été mise en délibéré jusqu’au 30 janvier 2019

Loin d’être un cas isolé

La bataille judiciaire continue. Depuis plusieurs années déjà, les anciens ouvriers ayant contracté des maladies graves tels cancers et lymphomes suspectent l’exposition aux radiations comme cause de leurs maladies. L’Île Longue, en rade de Brest, accueille la base secrète des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine Française. Les missiles destinés à armer les sous-marins étaient entreposés sur place, exposant de fait les ouvriers aux rayons ionisants.

Dans la lutte pour la reconnaissance de ces problèmes de santé comme maladies profession-nelles, les anciens ouvriers ont pu compter sur l’association Henri Pézerat. Cette dernière se définit comme une association qui « a pour but de créer et de faire vivre un réseau d’échanges d’expérience et d’aide aux luttes sociales concernant la santé des personnes en lien avec le travail et l’environnement. » Elle les soutient dans leurs démarches judiciaires. Cela a payé en 2016, 13 anciens ouvriers ont reçu des indemnités.

Corentin Bélard 12/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Association Henri Pézerat

Les irradiés de l’ile Longue à nouveau devant la justice  

Les irradiés de l’Ile Longue reviennent sur le front de l’actualité 

Ile Longue : combien d’ouvriers irradiés ? 

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets brest quimper (actu)

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Une marée de gilets jaunes pour la deuxième marche citoyenne à Brest samedi 8 décembre

Ils étaient plus nombreux que le samedi précédent : ce 8 décembre 2018, de 2500 à plus de 3500 gilets jaunes selon les sources, ont défilé dans le calme et en musique à Brest.

2500 gilets jaunes selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Brest (ici Siam) samedi 8 décembre 2018 lors de la deuxième marche citoyenne 22e jour de mobilisation pour les gilets jaunes à Brest. Avec, en ce samedi 8 décembre 2018, un appel à prendre part à la deuxième marche citoyenne, après celle qui avait rassemblé quelque 2000 personnes samedi 1er.

2500 à plus de 3500 participants

Cette fois-ci, ils étaient 2500 selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs.  Partis à 14h de la place de Strasbourg où le rendez-vous était donné à 13h30, le cortège a emprunté la rue Jean-Jaurès. Dans le calme, au rythme des «Macron démission», des diverses revendi-cations pour augmenter le pouvoir d’achat, des Marseillaise entonnées le long du parcours. Et en musique ! Une ambiance festive et bon enfant. Sous la pluie qui n’a, en rien, découragé les gilets jaunes, visiblement plus motivés que jamais. «Vous pouvez l’écrire, nous ne lâcherons rien !», martelaient les gilets jaunes dès le départ.

Les deux cortèges de gilets jaunes s’évitent

Vers 15h, en apercevant le deuxième rassemblement organisé à Brest par d’autres gilets jaunes en haut de la place de la Liberté, qui manifestaient en compagnie des syndicats, les gilets jaunes mobilisés depuis le 17 novembre au rond-point de Pen-ar-C’hleuz (barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest-Rennes), ont décidé de faire bifurquer leur cortège à droite pour ne pas se mélanger.  Ils ont donc emprunté la rue Dupleix puis celle de Kérabécam pour revenir sur le boulevard Clemenceau et descendre la rue de Siam.

Une minute de silence sur le pont de Recouvrance

Pour passer le pont de Recouvrance où les ont rejoints des motards. Juste avant d’arriver rive droite, vers 15h50, le cortège a stoppé sur le pont pour respecter une minute de silence en hommage aux gilets jaunes décédés et aux blessés, mais également à ceux qui se sont donnés la mort dans l’exercice de leur profession.

La marche pour le climat applaudie

Les gilets jaunes ont ensuite fait demi-tour autour de la station de tram de Recouvrance, puis ont remonté la rue de Siam. En discutant avec les Brestoises et les Brestois qui faisaient leurs courses.  En haut, ils ont croisé le cortège de la marche pour le climat, Climate alarm, organisée à Brest et qui s’était rassemblée square Mathon. Les deux cortèges se sont applaudis.

Pas de tram

Puis les gilets jaunes ont remonté la rue Jean-Jaurès pour revenir place de Strasbourg où, après un petit discours des organisateurs, tout le monde s’est dispersé. Toujours dans le calme, peu après 17h.  Bien entendu, la circulation du tram a été suspendue l’après-midi. Bibus avait mis en place des bus de remplacement.

8 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

Lire aussi:

Finistère. Gilets jaunes : ce qu’il faut retenir de la manifestation du 8 décembre à Quimper (Actu)

Édouard Louis en tête d’un cortège de gilets jaunes à Saint-Lazare. La députée de la France insoumise Clémentine Autain était également présente. ( Le Huff’)

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06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (eaux et rivières)

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Eau & Rivières marche

Pour le climat et avec les coquelicots !

Deux manifestations mais une seule urgence : sauver l’environnement. Vendredi soir, à 18h30, a lieu un nouvel appel des coquelicots, pour une interdiction de tous les pesticides de synthè-se. Des rassemblements sont organisés dans toute la France. Une pétition est également en ligne.  Certains événements sont susceptibles d’être annulés. Consultez la carte et les réseaux sociaux avant de vous déplacer.

Sonner l’alarme climatique

Faire un maximum de bruit, à 16h, samedi 8 décembre, pour sonner l’alarme climatique. C’est l’objectif de la Marche mondiale pour le climat. Le message à faire passer est clair : il est encore temps. Le but est de se faire entendre jusqu’en Pologne, où se tient actuellement la Cop 24. Parce que l’urgence climatique n’attend pas, joignez-vous aux rassemblements avec vos tambours, vuvuzela, trompettes, casseroles et biniou !

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Retrouvez la liste de toutes les manifestations sur cette carte, réalisée par Eau & Rivières de Bretagne (source : événements Facebook et réseau « Sortir du Nucléaire »)

Certains rassemblements sont susceptibles d’être annulés ou leur organisation modifiée. Eau & Rivières de Bretagne rappelle qu’ils sont pacifistes et que la sécurité des manifestants ne doit pas être engagée.

Changement climatique : limiter et s’adapter

Le 8 octobre dernier, les expert·e·s du GIEC ont rappelé la gravité de la situation climatique, tout en soulignant qu’il est encore temps de limiter le réchauffement à 1,5°C. Selon eux, cet objectif n’est pas impossible mais demande des changements sans précédent et des réductions d’émissions drastiques dans tous les secteurs.

Eau & Rivières de Bretagne prône depuis longtemps des mesures pour faire face au change-ment climatique : partage de la ressource, économies durables d’eau, recherche de ressour-ces souterraines, nouvelle manière de penser l’aménagement du territoire… Il devient mainte-nant urgent d’agir !

sbb

Pour aller plus loin, l’association recommande de :

  • Réduire les rejets polluants dans le milieu aquatique dès lors que la hausse des tempé-ratures favorise les phénomènes d’eutrophisation et que la baisse des débits réduit l’effet de dilution.
  • Préserver les débits minimum d’étiage des cours d’eau, sans dérogation, pour maintenir la biodiversité en eau douce et l’apport au littoral nécessaire aux écosystèmes marins.
  • Réserver et restaurer les infrastructures naturelles que constituent le bocage et les zones humides afin, en autres choses, de tamponner les événements climatiques extrêmes.
  • Réduire l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols pour limiter l’ampleur des inondations et permettre l’infiltration de l’eau dans les sols et sous-sols.
  • Privilégier les approvisionnements locaux en eau potable en recherchant les ressources du territoire, en réouvrant des captages abandonnés, et en mettant en place des périmètres de protection efficaces.
  • Développer une culture de la pénurie et mettre en œuvre des politiques ambitieuses d’économies d’eau afin de réduire nos prélèvements dans les eaux superficielles et souterraines.
  • Faire évoluer les systèmes agricoles et les habitudes alimentaires des consommateurs pour réduire leurs effets directs ou indirects sur le changement climatique et pour s’adapter au déficit prévisible en eau.
  • Limiter l’urbanisation du littoral et engager dès à présent le repli stratégique dans la perspective de submersions marines potentielles et de recul du trait de côte.

Communiqué de presse coquelicot et marche climat.pdf

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06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

fo 29 (aplutsoc)

reformes

Déclaration UD FO du Finistère du 05-12-2018

Communiqué de l’Union Départementale CGT-Force Ouvrière du Finistère du 5 décembre 2018

Cela fait trois semaines que les gilets jaunes ont fait irruption sur les ronds-points et dans les rues des villes de tout le pays.

C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle ampleur adopte les méthodes d’action que nous défendons depuis plusieurs années : blocage de l’économie, action directe, auto-organisation à la base, refus d’être « raisonnable » et de se limiter sur les revendications.

Nous ne pouvons que nous en réjouir. Comme nous l’espérions depuis longtemps, les travailleurs et les travailleuses, qu’ils et elles soient salariés, précaires, intérimaires, chômeurs, chômeuses ou retraités, ont décidé de prendre leur destin en main et de s’organiser pour faire aboutir des revendications qui sont aussi les nôtres : augmentation des salaires, défense de la Sécurité sociale et des retraites, refus de payer pour les riches, etc.

Nombreux sont les militants syndicalistes qui se sont engagés dans le mouvement. Nous, Union Départementale CGT-FO du Finistère, affirmons que nous n’avons aucunement l’intention de «récupérer» le mouvement comme certains le craignent. C’est aux personnes mobilisées de décider.

Il faut désormais se donner les moyens de gagner : pour cela, le mouvement doit s’étendre à l’intérieur des entreprises. Les salariés du transport routier sont appelés par leurs fédérations FO et CGT à la grève dès dimanche soir.

Nous appelons l’ensemble des travailleurs, salariés, chômeurs, retraités, à rejoindre les mouvements et notamment la manifestation appelée par les gilets jaunes brestois :

Samedi 8 décembre à 14h

Place de la Liberté à Brest

Nous appelons nos militants, adhérents et sympathisants à organiser dès aujourd’hui des Assemblées Générales dans leurs entreprises et à lutter par tous les moyens qu’ils jugeront nécessaires, notamment la grève, pour bloquer le pays. Nous respecterons ainsi la résolution générale du Congrès de Lille :

« Compte tenu de l’extrême gravité de la situation […] le congrès considère que la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. […] Il appelle toutes les structures FO, tous les militants, à rester réactifs et mobilisés. Résister, revendiquer, reconquérir. »

 5 décembre 2018

https://aplutsoc.org/

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06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées brest (le télégramme)

supergirl

Lycéens. « C’est notre avenir qui est en jeu »

 « Il faut créer des universités et des postes.
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Pourquoi ce mouvement maintenant ? On a l’impression que ça tombe comme un cheveu sur la soupe…
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« Il s’agit d’un appel national lancé jeudi par l’Union nationale lycéenne (UNL). J’ai vu le message passer sur les réseaux sociaux et j’ai décidé de le relayer au niveau local. J’ai créé un groupe, à Lesven uniquement dans un premier temps, et ça a pris de l’ampleur. Au départ, vendredi, on était trois à bloquer. Les autres ne semblaient pas très motivés. On a essayé d’empêcher un prof d’entrer. Il a voulu forcer. J’ai tenu. Les autres élèves sont alors arrivés, on était 30, puis 100, puis 500 en fin de journée. Je ne pensais pas qu’on serait autant ».
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Vous vous êtes improvisé leader ?
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« Pas leader, il n’y a pas de chef. Plutôt porte-parole. Vu que je fais partie du conseil de vie lycéenne, de la Maison des lycéens, du conseil d’administration aussi, je me suis senti investi »
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.Vos parents vous soutiennent-ils dans cette action ?
« Oui. Comme ils soutiennent les gilets jaunes, même s’ils n’ont pas manifesté. Ils comprennent que si c’est difficile pour eux en ce moment, on puisse, nous lycéens, s’inquiéter pour demain. Bien sûr, ils sont dans leur rôle de parents et m’ont mis en garde, m’ont demandé d’être prudent. Mais ils comprennent mes convictions »..

Quelles sont vos revendications exactement ?

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« Avant tout, on soutient les gilets jaunes. On se dit que les taxes, tout ça, c’est nous qui paie-rons plus tard. C’est donc maintenant qu’il faut défendre notre avenir. On dénonce aussi la réforme du bac qui va engendrer des suppressions de postes d’enseignants. Ça veut dire qu’on va se retrouver à plus de 40 par classe, ce n’est pas pensable. Sans parler de Parcoursup qui laisse des gens sur le carreau ».

Et que suggérez-vous ?

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« Il faut créer des universités et des postes. Il faut embaucher dans les filières prisées plutôt que de sélectionner et réorienter des gens vers des études qui ne les intéressent pas. Au lieu de tout mettre en œuvre pour qu’on ait de bonnes conditions de travail, le gouvernement veut nous imposer le Service national universel qui va coûter une fortune. Ils se trompent de priorités ».

Que pensez-vous ce qui s’est passé à Paris ce week-end ?

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« Je suis pacifiste et je déplore les débordements qu’il y a eu. Ils ont été un peu loin en s’attaquant à l’Arc de Triomphe… Mais quand on n’est pas écouté, je comprends aussi qu’on essaye de se faire entendre comme on peut ».

Vendredi, certains ne semblaient pas savoir pourquoi ils manifestaient… Ce lundi, c’est parti un peu dans tous les sens… Vous n’avez pas le sentiment d’avoir été débordé ?

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« À la base, ce n’est pas du tout ça qui était prévu. L’appel de l’UNL, c’était de bloquer les établissements. À Lesven, le principal a refusé catégoriquement que nous manifestions dans l’enceinte et nous a demandé de partir. J’ai été convoqué dans son bureau. Quand je suis ressorti, j’ai expliqué ce qu’il m’avait dit et on a voté. Les lycéens se sont retrouvés dehors. On a été rejoint par des gilets jaunes qui ont commencé à donner des ordres et tout est parti sans que rien ne soit vraiment préparé. Vendredi, je pense qu’on a réussi à se faire entendre. Ce lundi, on a été un peu dépassé par les événements. Ce n’est pas comme ça qu’on voyait les choses ».

Est-ce que le mouvement va se poursuivre ?

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« Franchement, je ne sais pas. L’UNL appelle à maintenir la pression toute la semaine. Ici, certains ont envie de continuer, d’autres pas. Ça me semble compliqué dans ces conditions, je suis un peu déçu de la tournure qu’ont pris les choses et je pense qu’il faut faire une pause. Quitte à se remobiliser dans quelques semaines. Personnellement, en plus, j’habite à Lannilis. Et vu la pénurie de carburant, je ne suis même pas sûr de pouvoir venir au lycée les prochains jours ».

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Il faut embaucher dans les filières prisées plutôt que de sélectionner et réorienter des gens vers des études qui ne les intéressent pas », soutien Maxime, 16 ans. Ils étaient 500 dans les rues vendredi dernier. Un peu moins ce lundi 3 décembre. Mais du boulevard Montaigne à la place de Strasbourg, ils ne sont pas passés inaperçus. À l’origine de ce mouvement lycéen à Brest : Maxime. À 16 ans, cet élève de 1re ES à Jules-Lesven, qui se destine à devenir avocat, explique « se battre contre les injustices ». Mais reconnaît aussi avoir été « un peu débordé par les événements »…

03 décembre 2018  Sarah Morio

 https://www.letelegramme.fr/

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04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

pont croix glyphosate (le télégramme)

PIG. Réunion à Pont-Croix le 5 décembre

La prochaine réunion publique des PIG (Pisseurs involontaires de glyphosate) d’Ouest-Cornouaille aura lieu le mercredi 5 décembre, 19 h 30,  chapelle des Ursulines (Petit Séminaire). Entrée par la cour de l’espace culturel.

Cette démarche est une action citoyenne de résistance s’adresse au plus grand nombre. Elle ne se rattache à aucun parti politique mais à la campagne nationale antiglyphosate lancée par les Faucheurs volontaires d’OGM en Ariège, il y a quelques mois, et à son relais breton organisé par les PIG, les Pisseurs involontaires de glyphosate en Bretagne.

L’objectif principal est d’ester en justice de manière collective pour, a minima, porter plainte pour « tromperie aggravée, mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à l’environnement » et, in fine, faire appliquer le principe de précaution concernant les pesticides et les faire interdire.

28 novembre 2018

https://www.letelegramme.fr/f

Contact: 07 82 54 05 64.

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