Archive | Luttes sociales en Finistère

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

brest gilets jaunes (émancipation ee)

femmes gj

Portrait d’une brestoise en gilet jaune

Emmanuelle est AESH (Accompagnante des Élèves en Situation de Handicap) dans le Finistère, métier qui ne lui autorise aucune heure supplémentaire, aucune évolution de carrière et qu’elle a débuté après une carrière d’aide-soignante qu’elle a quittée parce que le caractère humain du métier était devenu inexistant : un travail pénible dans lequel il s’agit d’enchaîner les patient·e·s sans pouvoir générer ce qui est cœur du métier – le lien social, humain. Elle est aussi mère célibataire de quatre enfants.

Débats et assemblées citoyennes : les ingrédients d’une avancée vers la démocratie

Elle a revêtu son gilet jaune à Brest depuis le début du mouvement, dans lequel elle a d’abord commencé par essayer de rassembler des personnes en vue de la journée du 17 novembre, puis a occupé des ronds-points, participé à toutes les assemblées citoyennes qui se déroulent les dimanches soirs. Elle participe activement à l’organisation du mouvement à Brest et mesure aussi tout ce qu’il lui a apporté.

La première fois, on s’est levé à 5h30, à 6h30 on se retrouvait sur un parking et on a commencé à occuper des ronds-points. Ça nous a permis de beaucoup discuter. Échanger est important. Sur les ronds-points, on a évacué nos questions, discuté de ce qui nous posait problème. C’est pour ça qu’il faut continuer à discuter. Les inquiétudes touchent tout le monde, gilets jaunes ou non. Quand on parle aux gens qui ne sont pas gilets jaunes de leurs inquiétudes, ça leur fait du bien, et ils nous le disent.

Ce que je constate, c’est que les gens ont envie de s’investir dans la vie politique.

Ils se sentent concernés, alors il faut leur parler, discuter des problèmes, des solutions, des idées. Le pouvoir fait peur aux gens, il est perçu comme un Dieu, inattaquable, ce qui conduit les gens à être fatalistes, comme si rien n’était possible. Mais si on veut un monde meilleur, il faut faire quelque chose”.

L’importance de la discussion, Emmanuelle l’a mesurée pour elle-même au début du mouvement ce qui l’a “rassurée”. Le mouvement lui a permis de sortir d’un isolement dans lequel il est facile de tomber si les espaces d’échanges n’existent pas. D’ailleurs à Brest, les AG représentent le cœur du mouvement, même si d’autres actions sont évidemment organisées.

De fait, force est de constater que les espaces démocratiques de discussion sont absents et que c’est entre autres ce que le mouvement dénonce depuis le départ. Selon elle, ce qui ressort de la discussion politique, c’est un sentiment accru de trahison, qui s’est amplifié de gouvernement en gouvernement.  Une part de la population qui gouverne pour tous les autres : une oligarchie qui tire le pouvoir à son avantage, pour ses propres privilèges. Pas étonnant que la colère monte.

C’est pourquoi la première des avancées serait selon elle que les citoyen·ne·s puissent être actrices et acteurs de la vie politique – autrement que par l’illusion d’un vote de temps en temps. Et décider par soi-même, sortir de la passivité, c’est multiplier les assemblées citoyennes, qui s’opposent en tout point à l’idée même d’un “grand débat” dirigé de part en part.

Déconstruire les idées reçues sur le mouvement et porter une égalité pour tous·tes !

Investir l’espace public pour permettre les échanges entre citoyen·ne·s permet aussi au mouvement de dire ses intentions, désamorcer les préjugés dont il est victime, clarifier ses positions. À ce propos, Emmanuelle revient sur le prétendu caractère non écologique du mouvement qui s’est fondé entre autres sur la colère face à l’augmentation des tarifs du carburant :

“Évidemment qu’on défend la planète.

C’est même sans doute la première chose qu’il faudrait prendre en compte et dont le reste peut découler”, mais il ne faut pas tout confondre, mener une véritable politique écologique, ce n’est pas augmenter les tarifs du carburant, et notamment les taxes, surtout si les taxes perçues par le gouvernement ne servent pas au financement de l’écologie. Les véritables responsables de l’absence de politique écologique, ce sont les gouvernements, pas les citoyen·ne·s.

De même, si le mouvement porte, selon Emmanuelle, sur l’égalité de tous les individus, il doit montrer aussi que les femmes sont les premières touchées par ces inégalités. Les gilets jaunes, hommes ou femmes, ne se revendiquent pas “féministes” à proprement parler, mais les questions des retraites, des inégalités salariales, d’accès aux postes, sont très présentes dans les discussions et revendications du mouvement.

C’est notamment ce qui a permis de faire émerger, le 16 février, une journée d’actions pour dénoncer les inégalités que rencontrent les femmes, mais aussi les violences sexuelles, les mutilations sexuelles ou encore les violences conjugales.

Cette journée était portée par un groupe de soignantes, d’assistantes maternelles (en gilet rose) et de gilets jaunes. Il s’agissait pour les femmes de défiler, de manière pacifique, en tête de cortège et pour certaines portions du parcours en cortège indépendant. Et dans la suite directe de cette journée, pourquoi ne pas “rejoindre les actions prévues le 8 mars”, s’il y en a.

Une détermination accrue face à un gouvernement qui vacille

À Brest, les cortèges sont plutôt pacifiques et il y a peu de répression dans les manifs mêmes. Pourtant, la répression est bien présente et montre que le gouvernement panique et vacille. Gardes à vue pour participation à des manifestations non déclarées, entrave à la circulation ou acte de rébellion en bande organisée, accusation de diffamation pour des actes dénoncés avec vidéo à l’appui suite à des violences lors du blocage d’un pont, “gazages” à bout portant…

Couplée à ces mesures de répression, la loi anti-casseurs est le signe que le gouvernement cherche à faire tomber ceux et celles qui parlent, agissent. Mais “nous priver de nos libertés ne nous empêchera pas d’agir”, d’autant que nombre des personnes actives dans le mouvement ont finalement très peu à perdre.

Si le mouvement s’est transformé, à Brest comme ailleurs, au fil des “actes”, il n’a pas perdu de sa détermination, donc. Il reste encore deux ronds-points occupés autour de Brest, où des personnes retraitées sont encore actives. Mais la diminution du nombre de personnes sur les ronds-points, loin d’être le signe d’un essoufflement du mouvement, est en fait le corrélat du nombre de tâches croissantes dues à son extension : préparer des affiches, tenir des assemblées régionales… tout cela prend du temps et mobilise les personnes.

“Faire venir les étudiants à nous”

Aller à la rencontre des gens, maintenir le mouvement malgré l’épuisement qu’il génère… voilà le programme pour les semaines à venir. À l’heure où les femmes, en Argentine, en Espagne, en Irlande, en Italie, au Brésil… se mobilisent pour leurs droits, celles qui luttent en gilet jaune montrent les voies possibles.

Depuis le début du mouvement social des gilets jaunes, qui dénonce les inégalités sociales et les privilèges qui n’avantagent qu’une infime partie de la population, les femmes se sont rassem-blées en gilet jaune pour exprimer leur engagement dans la lutte, mais aussi rappeler qu’elles sont les plus touchées par ces inégalités. Récit de l’une d’entre elles, active dans le mouvement à Brest.

Propos recueillis par Karine mardi 19 mars 2019

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Femmes chez les Gilets jaunes (EE)

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17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

urgences brest (fr3)

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CHRU de Brest : un clip vidéo pour dénoncer les conditions de travail aux urgences

Le personnel des urgences du CHRU de la Cavale-Blanche de Brest (Finistère) a détourné, dans un clip vidéo, une chanson de Matmatah. Objectif : dénoncer les conditions de travail dans leur service.

« Urg’ an Dro », c’est le titre de la chanson qu’ils ont écrite, et cela vous évoque sans doute quelque chose. Le personnel soignant des urgences de la Cavale-Blanche de Brest-Carhaix (Finistère) a, en effet, détourné la célèbre « Lambé an Dro » de Matmatah, avec l’accord du groupe.

Dans la vidéo, 50 personnels soignants (infirmiers, aides-soignants, secrétaires, etc.) affichent clairement leur ras-le-bol. « Si t’as plus envie de poireauter, viens aux urgences manifester« , « Viens aux urgences, tu vas pleurer« , « Ce qu’il nous faut, c’est embaucher, ne pas nous culpabiliser« .

« On voulait vraiment que tout le monde puisse comprendre nos problématiques et ne pas forcer le trait plus qu’il ne l’est déjà« , affirme Morgan Barbi, aide-soignant aux urgences.

Un conflit qui dure

Cette chorégraphie mise en texte et en clip est une manière, pour le personnel, de mettre en lumière les revendications qu’ils clament depuis le 13 mai dernier. Ils dénoncent notamment le sous-effectif chronique qui a pu mener à des scènes de violence : le 10 juin, une patiente s’en était prise physiquement à des membres du personnel soignant.

« On nous parle de chiffres. Nous, on voudrait de l’humain. On veut pouvoir parler avec les gens. Pas juste arriver et dire : ‘Bonjour, prise de sang, échographie, bilan urinaire et au suivant !’ » regrette Erwan Troadec, infirmier aux urgences. Pour pallier ce problème, ils demandent « plus de lits d’hospitalisation, plus de personnel médical et paramédical. »

De son côté, la direction indique avoir mis en place des mesures, parmi lesquelles « l’ouverture de lits supplémentaires pour cet été« , selon Laurence Jullien-Flageul, coordinatrice des soins CHRU Brest.

Le reportage de Julien le Bot et Florence Malésieux

Baptiste Galmiche 17/07/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

quimper conforama ( le télégramme)

confor

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16 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

brest référendum (le télégramme)

areoprpt

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

convergence (le-monde reporterre)

antic

Les « gilets jaunes » cherchent la convergence pour « en finir avec Macron et ce système »

Alors que la mobilisation a décru dans les rues, 246 délégations de groupes « gilets jaunes » de toute la France étaient réunies ce week-end à Montceau-les-Mines.

La chaleur est assommante dans le grand gymnase, et le débat qui s’éternise échauffe encore plus les esprits en ce dimanche 30 juin à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Les 650  délégués de 246 groupes locaux sont réunis pour l’assemblée des assemblées de « gilets jaunes ». Il s’agit de la troisième depuis celle de Commercy (Meuse) en janvier. On comptait alors une centaine de délégations, et une proportion notable d’habitués des luttes sociales.

Mais depuis, alors que la mobilisation a décru dans la rue, cette sorte de grande réunion nationale s’est imposée pour les contestataires toujours actifs comme l’un des rendez-vous de construction du mouvement. Attirant à Montceau-les-Mines, samedi et dimanche, des « gilets jaunes » aux profils plus divers, plus ruraux, et sans expérience militante.

Ce dimanche, la salle est divisée sur un texte de synthèse autour de la question « Doit-on et/ou peut-on sortir du capitalisme ? » élaboré la veille en groupes de travail. Et pas assez clair pour certains. « Ce n’est pas en deux fois deux heures qu’on va mettre à l’envers presque deux mille ans de capitalisme », se justifie une des auteurs de la synthèse.

« On se demande comment faire ? Mais on est où là, dans un mouvement de farfadets ou dans un mouvement révolutionnaire ? », s’emporte un autre. La salle s’embrase et scande : « Révolution, révolution. »

Les animateurs proposent alors de soumettre au vote la seule question : « Doit-on sortir du capitalisme ? » La salle lève quasi unanimement un bulletin jaune en signe d’adhésion, et rugit alors d’un « Anti-anti-anti capitaliste ! » Inimaginable quelques mois plus tôt.

Aline Leclerc 1er Juillet 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

À Montceau-les-Mines, les Gilets jaunes prouvent qu’ils ne lâchent rien (Reporterre)

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

gazotour (gaspare)

gaz

  • Dirinon : lundi 8/07 à la TAC (Turbine A Combustion) à 11h00  : Repas et discussion -      Départ 14h00 pour Tréflévenez (salle polyvalente ) : 17h00 Ecoute d’emission de radio ; 19h00 Reunion publique
  • Tréflévenez : mardi 9/07 départ à 10h00 pour La Martyre ( chez un paysan, indications depuis le bourg) : 14h00 discussion sur la communication sans internet ; 16h00 Lecture par la caravane bibliothèque féministe ; 19h00 Réunion publique
  • La Martyre : mercredi 10/07 départ à 10h00 pour Landivisiau (salle des Capucins) : 16h00 discussion santé et ligne THT ; 19h00 concert

Landivisiau Doit dire non à la Centrale

nonalacentrale.landivisiau@gmail.com

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30 juin 2019 ~ 0 Commentaire

lcr écolo (jean paul salles)

plogoff

Sensibilité à l’environnement et au nucléaire

La LCR dénonce la pollution à la dioxine dont est victime Seveso, dans la région de Milan, en juillet 1976. Elle envoie sur place un militant également expert, le Docteur J.-M. Krivine. Il faut dire que l’affaire est très grave : Seveso a dû être évacué et la pollution menace Milan.

Rouge évoque à plusieurs reprises l’émotion des habitants du quartier de la Devèze à Béziers, en lutte contre la menace de pollution que fait peser l’usine de la Littorale appartenant à l’entreprise américaine Union Carbide.

Le journal fait le parallèle avec Seveso au moyen de titres accrocheurs « Seveso sur Devèze?». C’est aussi l’occasion de poser le problème des mots d’ordre : plutôt que d’exiger la fermeture de l’usine, mieux vaut lutter pour le contrôle des travailleurs et des syndicats sur les mesures de sécurité.

Mais la question qui suscite le plus d’attention est celle des marées noires, événements à répétition dans les années soixante-dix. « Un désastre», « le cancer noir » sont les titres chocs utilisés pour désigner ces accidents catastrophiques, quatre en 10 ans, du Torrey Canyon en 1967 à l’Amoco-Cadiz en 1978. Les sections bretonnes de la LCR participent à la mobilisation, refusant le bénévolat et l’appel à l’unité nationale contre la catastrophe. Une brochure très complète, publiée en 1978, est l’occasion de rappeler la nécessaire « nationalisation des compagnies pétrolières sous contrôle ouvrier », ainsi que « l’autonomie socialiste » pour la Bretagne.

Énergie nucléaire : un combat sans concession

L’accélération du programme nucléaire français, décidée en mars 1974 par les autorités de l’État à la suite du premier choc pétrolier, fait de ce débat l’un des plus importants dans la deuxième partie de cette décennie.

En 1975, une commission nationale nucléaire est constituée. Le spécialiste de la question, auteur de nombreux articles, coordonnateur d’un numéro spécial de Critique communiste consacré à « Écologie, environnement, pollution » est Jean-Paul Deléage.

L’hostilité absolue de la LCR au nucléaire est argumentée. Rouge publie un extrait d’une déclaration de 400 scientifiques hostiles à la politique nucléaire du gouvernement, signée notamment par Marcel Froissart, directeur du laboratoire de physique corpusculaire du Collège de France.

La LCR manifeste le souci de s’appuyer sur des experts, car la majorité des partis de gauche — notamment le PCF — a une position beaucoup plus favorable au nucléaire. Par ailleurs, la Ligue ne veut pas être assimilée à cette composante du mouvement écologiste, nostalgique du passé et désireuse de retrouver une nature originelle totalement mythique.

Mais l’organisation ne peut que combattre un programme de construction de centrales nucléaires qui contribuera à léguer aux générations futures un héritage dangereux, du fait en particulier du problème non résolu du stockage des déchets.

Si presque tout le pays est concerné, les militants de la Ligue sont plus particulièrement mobilisés en Normandie (usine de retraitement de La Hague), en Rhône-Alpes (implantation du surgénérateur Super Phénix à Creys-Malville) et à la fin de la décennie en Bretagne (manifestation contre le projet d’une centrale nucléaire à Plogoff à la pointe du Raz), enfin en Midi-Pyrénées (mobilisation contre la construction de la centrale de Golfech en 1982).

Sur ce terrain de lutte, les militants de la Ligue rencontrent des militants venus d’autres traditions, les anarchistes notamment. Leur conception de l’action désoriente les militants trotskystes, par exemple lors de la manifestation des 30-31 juillet 1977 à Creys-Malville qui se termine dramatiquement par la mort d’un manifestant, Vital Michalon.

La distance entre l’objectif très ambitieux donné à la manifestation par les comités Malville — « pénétrer sur le site pour y détruire tout ce qu’il sera possible d’y détruire » — et la minceur des propositions d’action concrètes — « les groupes devront y réfléchir et imaginer les entraînements spirituels et matériels nécessaires» — semble énorme.

Ces propositions d’action ne semblent pas adaptées aux objectifs proclamés. La coordination des comités Malville est vite débordée, et l’action des militants de la LCR et du SO de l’OCT présents sur les lieux, ne parviennent pas à protéger les dizaines de milliers de manifestants quand les forces de l’ordre reçoivent l’ordre de charger.

Les militants de la LCR et de la Quatrième nternationale, présents à Malville — 400 environ, dont un membre du BP (Serge) — sont déçus, ayant constaté « l’extériorité dramatique de la manifestation par rapport au mouvement ouvrier ».

On retrouve, quelques années plus tard, le même divorce entre militants de la Ligue et activistes écologistes de sensibilité libertaire, tentés par la violence minoritaire.

Dans un texte adressé en juin 1982 aux militants antinucléaires de Montauban en lutte contre l’implantation d’une centrale à Golfech, trois militants des JCR écrivent que les attentats « n’ont que pour effet de renforcer la propagande bourgeoise, son appareil répressif, et d’isoler encore plus les antinucléaires de la classe ouvrière».

Le souci de ne pas se couper de la classe ouvrière et de ses organisations est précoce et constant. C’est avec satisfaction que la LCR, dans son programme de 1978, note la position réticente de la CFDT par rapport au nucléaire, alors que les partis de la gauche classique, par réalisme, ont une position beaucoup plus modérée.

C’est en Bretagne autour de la lutte contre l’implantation d’une centrale à Plogoff que s’est réalisée, se réjouit la LCR Finistère, la jonction entre le mouvement anti-nucléaire et le mouvement ouvrier.

Ainsi, le conseil municipal de Douarnenez et son maire communiste ont pris position contre la construction de cette centrale, en désaccord avec la position de G. Marchais. Le rassemblement organisé le dimanche 16 mars 1980 à la pointe du Raz, estimé par Rouge à 60.000 personnes, a été appelé par l’ensemble des forces politiques et syndicales de la gauche non-communiste de concert avec l’extrême gauche.

Le communiqué de protestation contre les charges policières ayant occasionné des blessures sur plusieurs manifestants, dont Jean-Michel Manac’h, enseignant du SGEN et militant de la LCR, est signé par un très grand nombre d’associations. Seuls le PC et la CGT persistent dans leur refus.

On est frappé par la variété des terrains d’intervention des militant(e)s de la Ligue.

Certes la LCR a l’ambition de s’implanter en priorité dans la classe ouvrière. Mais, contrairement à sa rivale Lutte Ouvrière, qui concentre ses forces sur les usines et accessoirement sur les CET, la Ligue est présente dans tous les secteurs.

Peut-être faut-il voir là la persistance de la stratégie du début de la décennie — de la périphérie vers le centre —, ou plutôt la volonté du petit parti d’être présent partout, d’apporter des réponses à toutes les catégories sociales ou professionnelles en contestation.

Mais en cherchant à couvrir tous les domaines, l’organisation ne risque-t-elle pas de disperser ses forces ? C’est sans doute pour éviter ce risque, qu’au cours de la période, les dirigeants tentent de doter le parti de structures solides. Ils se préoccupent aussi bien sûr de l’unité des révolutionnaires. Parviendront-ils mieux qu’après Mai 68 à des résultats tangibles importants? (Résumé voir le lien)

Jean Paul Salle

https://books.openedition.org/

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27 juin 2019 ~ 0 Commentaire

santé (cgt)

manifestants-hopital-sud

Venue d’Agnès Buzyn dans le Finistère le 28 juin

Mobilisations organisées par la CGT

Pour la venue d’Agnès Buzyn dans le Finistère
.
Rassemblement 9 H 30
Centre Hospitalier de la Presqu’île de Crozon
.
Rassemblement 15 H 30
Ehpad St Pierre à PLABENNEC

Mobilisation Jeudi 27 Juin
14h00 à 15h00 Devant l’hôpital Site de Quimper

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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22 juin 2019 ~ 0 Commentaire

4 juillet (s’unir pour ne pas subir)

quimper

Le collectif «S’unir pour ne pas subir» dénonce les répressions policières et judiciaires qui ne cessent de s’intensifier contre le mouvement social.

Après le cap déjà passé lors des mobilisations contre les lois travail et les luttes environnementales (COP21, ZAD), un nouveau seuil a été franchi pour tenter d’écraser le mouvement des Gilets Jaunes occasionnant de nombreuses blessures graves et 2 000 condamnations dont 800 à la prison ferme.

Cette semaine, ce sont deux syndicalistes (Gaël et Émilie), impliqués dans le long mouvement de grève des postiers en région parisienne, qui ont subi une GAV de plus de 30 heures après avoir été « cueillis » à domicile à 6 heures du matin et ce sous des prétextes fallacieux.

Plus prés de chez nous les opposants à la centrale à gaz de Landivisiau sont inculpés. Au nombre de 21, ils seront traduits devant la justice à Brest le 4 juillet «pour être entrés sur le terrain de la future centrale» et «participation à une manifestation non déclarée».

L’autoritarisme et la répression sont en marche !

Se battre contre les législations réactionnaires telle «la loi anti-casseurs » en fait anti- manifestants, soutenir les réprimés et victimes de violences, interdire l’usage des armes de guerre ( LBD et grenades), défendre les libertés publiques et les syndicalistes en lutte,nécessitent de construire les convergences nécessaires.

Pour aider les résistances il faut unir nos forces et les coordonner dans la durée

Il faut stopper l’offensive anti-sociale et sécuritaire.

soutien-4-juillet-365x1024

Le 4 juillet  Brest 12 h

Tribunal de Grande Instance,

32 rue de Denver, soutien aux inculpés.

Quimper 19 juin 2019 Collectif «S’unir pour ne pas subir»

sunirpournepassubir29@gmail.com

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20 juin 2019 ~ 0 Commentaire

conseil (fr3 cb)

servive public

Le personnel de la protection de l’enfance envahit le Conseil départemental du Finistère

Le personnel de la protection de l’enfance du Finistère a investi ce jeudi matin la séance plénière du conseil départemental à Quimper afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

Ils lancent un cri d’alerte, disent-ils « face aux difficultés que nous rencontrons et qui impactent fortement les mineurs qui nous sont confiés », pour espèrent-ils « faire émerger une prise de conscience collective ».

Les professionels de la protection de l’enfance dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, alors que leurs missions sont de plus en plus complexes. Réunis à l’appel de trois syndicats, CGT, CFDT et CFE-CGC ils se sont rassemblés à partir de 10h ce jeudi matin avant d’investir le conseil du département.

Ces professionnels du centre départemental de l’Enfance et de la Famille, dans une lettre ouverte mettent en avant en particulier, de nouvelles missions, concernant l’accueil de ces jeunes en situation de placement, pour lesquelles ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour les remplir de manière satisfaisante.

Ils expliquent encore que « de jeunes professionnels contractuels, parfois insuffisamment expéri-mentés, sont embauchés pour être en première ligne afin de combler les failles du maillage de la protection de l’enfance et du soin ». « Les accueils s’effectuent sans vision à moyen et long terme. C’est au jour le jour, voire d’heure en heure que s’organise l’accueil, tandis que la loi 2016 vient renforcer légitimement le travail à partir et pour le « projet de l’enfant ». » Dans ce contexte, les agressions se multiplient.

Les manifestants demandent au département « la prise en compte des spécificités de nos missions et de notre fonctionnement. Il est dans votre intérêt de maintenir un service public de qualité et de rétablir de bonnes conditions de travail puisqu’il est de votre responsabilité de garantir la santé physique et mentale des agents comme la sécurité morale et affective des accueillis« .

Krystell Veillard 20/06/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Des agents sociaux manifestent au cours de la séance plénière du conseil départemental à Quimper (Côté Quimper)

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