Archive | Luttes sociales en Finistère

29 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (france musique)

 

douarnenez
.

La grève des sardinières de Douarnenez en chansons

Le 20 novembre 1924 à Douarnenez, en Bretagne, une grève débute dans les conserveries de sardines, grève menée par les sardinières, des ouvrières qui travaillent dans ces usines et réclament une augmentation de salaire. Pendant 46 jours, la lutte va mobiliser toute la ville, et se fera en chansons.

Le 20 novembre 1924 à Douarnenez en Bretagne, une grève paralyse les usines de sardines, une grève menée par les femmes. Depuis le milieu du 19è siècle, Douarnenez est une ville industrielle. Dans les années 20, elle compte 21 conserveries de sardines, des usines où les femmes s’occupent de frire et mettre en boîte les sardines fraîchement pêchées.

Mais ce travail est très mal rémunéré : les sardinières perçoivent entre 80 centimes et 1,30 franc de l’heure. Elles sont dans les usines plus de 70 heures par semaine, et il n’existe aucune prise en compte du travail de nuit et des heures supplémentaires. En novembre 1924, les ouvrières se mettent en grève et réclament une augmentation de salaire.

Ce mouvement prend une ampleur inespérée : les marins aussi se mettent en grève pour les soutenir, puis tous les ouvriers de la ville, enfin le maire, communiste, prend parti et se met du côté des sardinières. Un comité de grève est organisé, des rassemblements réunissent des milliers de grévistes.

Penn Sardin : les têtes de sardine

La vie à Douarnenez est rythmée par la lutte de celles qu’on appelle alors les Penn Sardin qui veut dire ‘têtes de sardine’ en breton en raison de la coiffe qu’elles portent dans les usines. Mais la vie est aussi rythmée par les chants révolutionnaires entamés depuis le début de la grève.

L’un des plus populaires alors, avec l’Internationale, s’appelle Saluez riches heureux. Il ne parle pas directement du combat des sardinières : aucune mention de la Bretagne, de Douarnenez ou des usines de conserverie, mais symboliquement il représente la lutte qui se joue alors entre les riches patrons et ces ouvrières qui vivent dans des conditions misérables et n’ont aucune reconnaissance de leur travail.

L’ambiance en chansons dans les usines

Ce goût pour la musique vient de l’ambiance dans les usines : les femmes, pour tenir le rythme effréné et se soutenir, entament ensemble des chants, légers, des chansons d’amour ou grivoises… A partir de décembre 1924, la lutte de ces courageuses Penn Sardin devient un enjeu national. Le contexte enflamme le combat puisqu’il ne s’agit plus seulement d’une lutte ouvrière contre le patronat : c’est aussi une lutte politique.

Deux ans avant le début de la grève, Douarnenez devient la première municipalité communiste de France. Au moment des grandes grèves, c’est Daniel Le Flanchec qui est fraîchement élu à la mairie. Son soutien aux sardinières va lui valoir une suspension de ses fonctions puis un attentat raté, le soir du nouvel an. Trois jours après le journal l’Humanité titre : « À Douarnenez, première flaque de sang fasciste”.

La ville s’organise pour tenir : des soupes populaires se mettent en place, un Noël pour les enfants est arrangé, le tout financé à la fois par la ville mais aussi des soutiens de toute la France et des producteurs locaux qui sont du côté de cette lutte.

Victoire pour les sardinières

Après 46 jours de grève où malgré la faim, la violence et la pression, les sardinières n’ont rien lâché, le conflit se résout le 8 janvier 1925. Une augmentation de salaire de 20 centimes est votée. Les sardinières se sont battues et elles ont gagné.

Cet épisode historique va marquer la région mais aussi toute la France et inspirer de nombreuses personnes comme le cinéaste Marc Rivière qui a sorti un film sur le sujet en 2003. Il existe aussi un disque dont on a entendu quelques extraits ce matin, disque de Marie-Aline Lagadic et Klervi Rivière intitulé Le chant des sardinières, et puis une belle chanson interprétée par Les gabiers d’Artimon.

La chronique d’Aliette de Laleu
Samedi à 10h52 France Musique
Samedi 21 novembre 2020

Lire la suite

28 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

plougonven quimper lannion (le télégramme)

hoptiam

La CGT et Sud mobilisés à Plougonven : « On ira jusqu’au bout »

La grogne des syndicats CGT et Sud ne faiblit pas, face aux inégalités de traitement que subissent les « exclus du Ségur ».

Les syndicats CGT et Sud se sont retrouvés devant le centre médical Le Triskel, à Plougonven, pour manifester contre les inégalités de traitement subies par les « exclus du Ségur ».

Comme annoncé, les syndicats CGT et Sud poursuivent leur lutte contre les inégalités de traitement subies par les « exclus du Ségur ». Ce terme désigne en France plus de 40 000 agents de santé, dont une quarantaine rien que pour le CHPM des pays de Morlaix et les établissements médico-sociaux.

Les deux syndicats, rejoints par le Comité de défense des usagers du CHPM, ont organisé un mouvement de soutien devant le centre médicalisé Le Triskel, à Plougonven, le 26 novembre, appuyé par des pancartes rien moins qu’explicites, de « Diviser pour mieux régner », à « Pourquoi pas nous ? ».

Une revalorisation qui coûtera cher aux agents

Dix-sept des agents du Triskel n’ont toujours pas vu la couleur des 183 €, cette augmentation de salaire promise par le ministère de tutelle dans le cadre du Ségur de la santé, lequel a, comme précisé par la CGT, « abouti à un accord que la CGT a refusé de signer ».

Dans le même temps, les directions des CHU de Tours et de Brest ont accordé cette revalo-risation, prévue pour récompenser les efforts des soignants lors de la pandémie. Une revalorisation dont nombre d’agents de santé estiment qu’ils vont devoir la « payer cher », entre flexibilité accrue du temps de travail, perte d’heure de repos, et remise en cause des 35 heures.

Gel des salaires et recrutements largement insuffisants

Lors de ce rassemblement, suivi par près de 70 personnes, tant la CGT que Sud ne se sont pas privés de rappeler le gel des salaires, qui impacte le calcul des retraites, mais aussi les recrutements.

Un état de fait lui aussi largement dénoncé par les syndicats, qui évoquent un nombre d’embauches par établissement largement insuffisant pour compenser les quelque 22 000 postes supprimés depuis 2017. Prochain rendez-vous donné par la CGT et Sud, le 3 décembre, en un lieu qui reste à déterminer.

jeudi 26 novembre 2020

https://www.letelegramme.fr/

hop1

Débrayage du secteur médico-social devant l’EPSM Gourmelen, à Quimper

Quimper. Le personnel médico-social de Gourmelen mobilisé. Ils ne touchent toujours pas la prime de 183 € accordée aux soignants dans le cadre de la crise sanitaire. À l’appel des syndicats Sud Santé et CGT, des personnels du secteur médico-social ont participé à un débrayage, ce jeudi, à l’EPSM Gourmelen, à Quimper.

https://www.letelegramme.fr/finistere/

Lire aussi:

À Lannion, les « oubliés du Ségur » ne veulent pas devenir anonymes

Lire la suite

24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

saint cadou (lundi am)

Saint Cadou : La 5G s’avance masquée

Récit et vidéo d’une action contre la réintoxication du monde

Répondant à l’appel à une « seconde vague d’actions contre la réintoxification du monde » un collectif d’habitants finistérien en lutte contre l’installation d’une antenne 5G nous livre ce compte-rendu d’une étape de leur lutte ainsi qu’une vidéo.

Un récit de 2 jours dans les Monts d’Arrée (29) autour du 17 novembre .

Saint Cadou, 16 novembre à l’aube. Le jour se lève sur le Menez Du. Ici c’est la lande, la brume, la terre rocailleuse. Saint-Cadou est un village de 200 habitants sur la commune de Sizun, dans les Monts d’Arrée (Finistère). Dans ce bocage humide six fermes se partagent la colline. Elles pratiquent l’agriculture bio. Trois sont regroupées en Gaec. Depuis trois ans, les gens de la colline se battent contre l’installation d’une antenne-relais.

Lundi 16 novembre à l’aube, les bûcherons ont débarqué sans prévenir. Malgré le confinement, de nombreuses personnes sont arrivées rapidement sur les lieux pour s’opposer à l’arrachage des arbres. En dépit des menaces et des amendes, elles ont occupé le terrain sans rien lâcher ; en discutant avec les corps de métier, en opposant leur corps à l’escouade de gendarmerie dépêchée sur les lieux pour tenter de frayer un passage à la pelleteuse, et enfin en grimpant aux arbres qui devaient être abattus.

En fin de matinée, un arbre avait été coupé et les différentes entreprises (géomètres, bûcherons et terrassiers) ont rebroussé chemin. Les travaux ont été suspendu pour une durée indéterminée.

Mardi soir 17 novembre à 18h, le bourg de Saint Cadou s’est empli de rires, de lumières et de cris d’enfants : munis de lanternes, de flambeaux et de banderoles en tout genre, quatre-vingt personnes se sont retrouvées sur la place du village.

Heureux de partager cette victoire dans une époque où elles sont particulièrement précieuses.

Aujourd’hui, il est interdit de sortir sans attestation, des décrets à la chaîne contraignent à l’isolement, prétendent imposer leurs règles dans les corps et les habitudes les plus intimes.

Et pourtant des habitants se retrouvent et se serrent les coudes, des gens sortent de chez eux. Pour répondre à l’appel du 17 novembre contre la réintoxication du monde, pour ne pas subir chez soi l’arsenal de lois insensées que le gouvernement veut faire passer en force.

« Ici y a pas de drive, y a pas de night-shop, quand ça capte ça coupe : on est pas venu ici pour rien. Y a ceux qui sont nés là, y’ a ceux qui ont débarqué il y a trente ans, ou bien il y a cinq ans, mais les manières de vivre, elles se transmettent.

Ici on va chez ses voisins quand on a quelque chose à leur dire, c’est ça la politesse. Ici quand il commence à pleuvoir, on sait qu’on est parti pour des semaines, et qu’on sera entre nous. Les gens qu’il soient nos copains ou pas, on vit avec. Le voisin, on le reconnaît au bruit de moteur de sa voiture, de son tracteur. C’est nous le pays, c’est nous le paysage »

Même si la démocratie française a rarement autant ressemblé à une dictature, dans les coins de pays où des gens se connaissent, se font confiance, prennent le temps de penser ensemble , le gouvernement échoue à faire respecter ses ordres et insuffler sa peur.

3 novembre 2020

https://lundi.am/

Lire la suite

20 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

castex à brest (le télégramme)

casteix

Une honte

Soigneusement tenus à l’écart de la visite, les représentants du personnel avaient une appréciation bien moins positive.

Alors qu’une rencontre de quelques minutes avait pourtant été promise par les services de sécurité, le convoi ministériel s’est esquivé.

« Une honte », pour Thomas Bourhis, délégué CGT. « On avait des revendications à lui porter. Il a refusé de les entendre ».

Alors que Jean Castex traversait la rade pour rejoindre Crozon, les syndicats avaient la désagréable sensation d’avoir été menés en bateau.

Jean-Luc Padellec 20 Novembre 2020

https://www.letelegramme.fr/

126520338_10158372050415873_1591000721900398437_o

Lire aussi:

 

Lire la suite

14 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (psl)

douarnenez

Il était une fois dans l’histoire de la lutte de classes

La grève des sardinières de Douarnenez

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Bretagne est une région peu industrialisée, pauvre et catholique. L’agriculture reste traditionnelle et nourrit avant tout les familles paysannes qui comptent beaucoup d’enfants. Au domicile, la langue usuelle est le breton. Les enfants n’apprennent le français qu’en entrant à l’école primaire.

A Douarnenez, un port du Finistère, on pêche essentiellement la sardine : 21 usines de conserves produisent annuellement 40 millions de boîtes de sardines.

Les matelots partent pêcher le soir à bord de chaloupes et rentrent le matin. Les femmes sont sardinières : elles nettoient et préparent les sardines avant leur mise en conserve. Elles attendent longtemps le retour des chaloupes en espérant pouvoir traiter les tonnes de sardines achetées par les usiniers.

Leur travail est précaire car il dépend des résultats de la pêche. Si celle-ci est abondante, elle est vendue à bas prix aux usiniers. Les sardinières font alors de longues heures supplémen-taires pour tout mettre en boîte : jusque 70 heures de travail d’affilée et sans primes !

Mais si la pêche est maigre, les patrons pêcheurs vendent leur pêche aux grossistes qui l’écoulent dans le commerce. Dans ce cas, les sardinières sont sans travail. Leurs heures d’attente ne sont pas payées. Les matelots touchent une part de la vente de la pêche. On voit donc qu’une grève des sardinières risque vite de dresser les matelots contre la grève.

Deux militants communistes hors du commun

Deux militants communistes exceptionnels vont jouer un rôle important dans la grève qui s’annonce : Charles Tillon(1), responsable local de la CGTU, et Daniel Le Flanchec, un communiste libertaire qui vient d’être élu maire de la ville en octobre 1924.

Le mouvement de grève commence à l’usine Carnaud où les soudeurs et les manœuvres arrêtent le travail. Le maire court à l’usine soutenir les grévistes. Mais les ouvriers de Carnaud estiment qu’ils ne pourront pas gagner seuls et ils décident d’aller discuter avec les sardinières de toutes les usines pour les inciter à la grève.

La grève s’étend comme une traînée de poudre : des milliers de sardinières se mettent en grève pendant plusieurs semaines. Le comité de grève reçoit le soutien de la municipalité. La grève est terrible car elle est unanime. Elle devient un enjeu national et de nombreux responsables (ministres, députés communistes, viennent sur place).

L’attentat

Les patrons conserveurs engagent alors des tueurs pour abattre ceux qu’ils considèrent comme « meneurs ». Le jour de l’An, Le Flanchec est abattu en public. Transporté d’urgence à l’hôpital, le maire en réchappe. Mais la colère des grévistes est à son comble. Les renforts de police envoyés sur place ont fort à faire pour protéger les demeures des patrons.

Victoire !

L’affaire prend tellement de l’ampleur que les patrons usiniers sont contraints de céder. Le salaire des sardinières passe de 8 francs par jour (pour 10 heures) à 12 francs (pour 8 heures) soit une augmentation de 30 %. Dorénavant les heures d’attente seront payées et les heures supplémentaires seront majorées de 50 %.

De ceci, retenons l’essentiel. Cette lutte menée par des femmes, des ouvrières dans un petit port du bout de la Bretagne, c’est aussi, au-delà de la hausse de salaire, la conquête d’une dignité.

Et s’il vous arrive de temps à autre d’ouvrir une boîte de sardines, ayez une pensée pour les sardinières de Douarnenez !

1) En 1921, alors qu’il était mécanicien sur un navire de guerre français en mer Noire, Charles Tillon avait animé une révolte de l’équipage pour s’opposer aux manœuvres de la flotte française qui soutenait les Blancs lors de la guerre civile en Russie. Condamné à 5 ans de bagne militaire, puis libéré à la suite d’une campagne de solidarité, il était devenu un animateur de la CGTU (La branche communiste du syndicat de 1921 à1936).

samedi 14/11/20 Guy Van Sinoy,

https://fr.socialisme.be

Commentaire:

Le PSL est un parti anticapitaliste belge

Lire la suite

13 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

stop amazon (briec)

briec b

Plusieurs organisations professionnelles et syndicales contre l’implantation d’Amazon à Briec:

MingaL’Alliance Slow Food des Cuisinier.e.s FSU 29 • Union Syndicale Solidaires (Solidaires Informatique, SUD PTT 29, Assurance,
Union Locale Cornouaille et Union Départementale 29) • UNSA Cornouaille • CGT des Agents du SDIS29 (Service Départemental d’Incendie
et de Secours)CNT29 la Fédération des Cafés-Librairies de Bretagne • Syndicat des Artisans Semenciers • Syndicat des Récoltants
Professionnels d’Algues de Rives de BretagneChambre des Métiers et de l’Artisanat 93Confédération des Commerçants de France

briec

Emission avec: Francis Palombi (Confédération des commerçants de France); Baptiste Larvol-Simon (Solidaires informatique) Emmanuel Antoine (Minga); Xavier Hamon (Alliance slow food des cuisiner.e.s) ; Youen Le Flao (Sud PTT); Stéphanie Saliot (Syndicat des artisans semenciers); Jean-Marc Cléry (FSU)

http://www.rkb.bzh/emissions/

 

Lire la suite

13 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

amazon briec (révolution permanente)

briec

A Briec, la lutte s’organise contre le géant Amazon

A Briec, la lutte contre Amazon et son monde s’organise au-delà du local et des petits commerçants, menacés par l’implantation d’un dépôt sur la commune. Retour sur la mobilisation, suite à la visio-conférence de presse du 6 novembre. 

Grand gagnant du « monde d’après » selon Macron, et profiteur acharné des crises en tous genre (comme Macron), sanitaire, sociale, économique, écologique, Amazon continue son avancée à grands coups de bulldozers et sa transformation des territoires, avec l’aval d’élus taiseux, adoptant pour se donner bonne conscience, des postures gênées.

C’est pourtant bien la victoire du capitalisme et de tous ses travers, que maintiennent les nouveaux élus de QBO (Quimper Bretagne Occidentale), la communauté d’agglo dont dépend Briec.

Petit retour sur le pillage généralisé du bien public, selon Jeff Bezos (et ne l’oublions pas, mode de fonctionnement qui colle parfaitement aux principes du gouvernement).

La technique est bien rôdée, chez Amazon France, pour poursuivre son objectif de doublement de sa surface de stockage et de distribution.

Des achats de terrains s’opèrent un peu partout en France, lieux de prédilection : des endroits reculés, mais stratégiques pour le groupe, comme à Briec (il n’y a pour le moment pas d’entrepôt dans la zone bretonne). Et comme toute opération bien ficelée par les GAFAM, celle-ci a d’abord eu lieu dans le plus grand secret.

Achat du terrain via la société Vectura immobilier, achat validé par un vote à l’unanimité par le conseil communautaire précédent de QBO… et entre les deux tours des municipales pour ajouter à l’honnêteté de la manœuvre.

La légende raconte que les élus locaux n’étaient pas au courant que cette vente d’une partie du territoire qu’ils représentent était pour le compte d’Amazon, c’est dire s’ils font grand cas des projets soumis à leur réflexion…

En juin, la vente a été définitivement validée par l’ancien président de QBO. Début août, un permis de construire a été déposé. La nouvelle mandature se cache derrière une posture d’impuissance face à un projet déjà bien avancé, la mine dépitée… Mais évidemment, à aucun moment, il n’y a eu de consultation, de concertation des premiers concernés :les habitants, les usagers, les travailleurs.

L’argument de la création d’emploi qui est toujours mis en avant lors de ce genre d’implantation, ne prend évidemment pas. « On estime que pour chaque emploi créé en France, Amazon en détruit deux » (selon Les Amis de la Terre).

Un large collectif s’est alors monté en septembre sur l’impulsion de plusieurs associations et syndicats (à l’initiative du collectif travail et métier contre Amazon crée lui avant l’été). Objectif, se rencontrer, discuter et coordonner la lutte et surtout l’amplifier au niveau national, car tous les territoires sont concernés par l’avidité du monstre de Jeff Bezos. Leur mot d’ordre : Amazon, ni chez nous, ni ailleurs.

Les membres signataires, qu’ils soient militants débutants ou aguerris, ont réussi à mobiliser au-delà du Finistère puisqu’environ 1/3 des signataires est à portée nationale ou hors local.

Au-delà de l’anéantissement du commerce local, qu’ils soient postiers, artisans, cuisiniers, commerçants, libraires, informaticiens, tous refusent le projet de société que représente Amazon.

Dans une région où l’industrie agro-alimentaire a déjà fait des dégâts sur les travailleurs, l’emploi, les paysages, l’environnement… voir arriver Amazon, pour qui la limite entre emploi et exploitation n’existe pas, nécessite de s’opposer avec force, afin de ne pas voir leur logique s’imposer à tous, partout, à tous les secteurs, aux informaticiens, aux postiers,…

Prenons juste l’exemple des postiers : à Quimper, à l’heure actuelle, Amazon a déjà un impact loin d’être négligeable, puisque 50% de la branche colis est occupée par des commandes Amazon.

Avec le projet d’entrepôt, les travailleurs de l’activité colis, déjà bien sollicitée, risquent de voir leurs conditions de travail se dégrader, et voir rapidement la multinationale prendre fonction de nouvelle ligne directrice et dirigeante sur leur façon d’envisager et de concevoir le propre travail. La direction de la Poste locale ne semble avoir réalisé que très récemment que l’arrivée de cet entrepôt allait fortement impacter son fonctionnement.

Les initiatives se multiplient au sein du collectif, afin de mettre en place une solidarité économi-que et sociale sur le territoire. Par exemple, les membres signataires de Sud Informatique proposent aux commerçants, aux artisans, une numérisation de leur commerce, de surcroît une aide précieuse avec la crise sanitaire en cours. Un annuaire est disponible sur le site du collectif.

La crainte du collectif est que les élus profitent justement de la crise sanitaire pour valider totalement et définitivement le projet. Pour le collectif, l’échéance prochaine imposée porte notamment sur la question juridique de recevabilité du compromis de vente, acté par l’ancienne mandature entre les deux tours des élections municipales. L’autre rendez-vous imposé, sera l’obtention ou non du permis de construire, dont l’issue devrait être connue fin novembre.

En attendant, le collectif STOP AMAZON tisse des liens avec d’autres territoires où des luttes similaires ont lieu, comme en Gironde avec le collectif « Touche pas à ma zone humide », en lutte contre un projet d’entrepôt Alibaba (autre géant de l’e-commerce) ou encore dans l’Est de la France avec le collectif « Le chaudron des alternatives », qui lui a réussi à faire abandonner un projet d’entrepôt Amazon en Alsace grâce au mouvement de résistance populaire initié par le collectif !

​A Briec comme ailleurs, seule la mobilisation collective et les liens tissés entre les travailleurs du secteur et les organisations et associations permettra de faire plier le géant de l’e-commerce.

Elora Bosco jeudi 12 novembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

10 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

10 novembre en bretagne

la-bretagne-rebelle

Grève des enseignants. Le point sur la mobilisation dans l’Ouest

Des enseignants se sont mis en grève, ce mardi 10 novembre, pour réclamer un renforcement du protocole sanitaire dans la lutte contre le Covid-19 et des moyens pour mieux accueillir les élèves. Les rassemblements se sont déroulés dans le calme, alors que quelques incidents ont été signalés aux abords de lycées.

Ils protestent contre le protocole sanitaire et réclament de nouvelles mesures et des moyens. Les enseignants étaient appelés à la grève, ce mardi 10 novembre, dans toute la France, par l’intersyndicale FSU, FNEC-FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, SUD et SNCL-FAEN. On fait le point sur la mobilisation dans l’Ouest, où plusieurs rassemblements ont été organisés.

BRETAGNE

À Rennes (Ille-et-Vilaine), la police est intervenue devant le lycée Victor-et-Hélène-Basch, bloqué par une vingtaine de personnes, dès 7 h. Un lycéen et un adulte ont été interpellés pour jets de projectile. En fin de matinée, 150 profs, parents d’élèves et syndicalistes se sont dirigés vers la direction académique pour dire leur « ras-le-bol ».

À Fougères (Ille-et-Vilaine), une douzaine d’enseignants ont cessé le travail au collège Thérèse-Pierre. Les professeurs estiment que « l’application du protocole sanitaire est devenue incompatible avec les conditions actuelles d’accueil des élèves ».

À Vannes (Morbihan), une cinquantaine d’enseignants se sont rassemblés devant la direction départementale de l’Éducation nationale. « Nous voulons que tous les élèves puissent assister à tous les cours en présentiel », a dit un professeur de lycée, critiquant le nouveau protocole mis en place, qui autorise les cours en ligne.

À Pontivy (Morbihan), une douzaine de manifestants se sont réunis pour réclamer, pour l’ensemble du corps enseignant, les mêmes conditions sanitaires d’exercice que dans les lycées.

Dans les Côtes-d’Armor, le taux de grévistes s’établit à 30 %, tous métiers confondus, selon l’inspection académique.

À Nantes, 200 manifestants se sont massés devant la préfecture de Loire-Atlantique, dénonçant l’impossible application des règles sanitaires dans les écoles, collèges et lycées, et réclamant des postes supplémentaires.

À Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), de nouveaux affrontements ont opposé lycéens et forces de l’ordre devant la cité scolaire. Une quinzaine d’interpellations ont eu lieu. C’est dans le calme, en revanche, que 70 enseignants se sont rassemblés devant la sous-préfecture.

Lire aussi:

22

Lannion. Les personnels du lycée Le Dantec se mobilisent

29

Carhaix. Le collège Beg-Avel compte plus de 50 % de grévistes ce mardi 10 novembre

Landivisiau. 47 % des enseignants, CPE et surveillants du collège Kerzourat ont fait grève

Quimperlé. Collège de la Villemarqué : professeurs en grève ce mardi 10 novembre et inquiets

Grève dans l’éducation à Brest : « Tout faire pour que l’école reste ouverte le plus longtemps possible »

35

Fougères : un mouvement de grève au collège Thérèse-Pierre

Enseignement. Des syndicats appellent à la grève mardi 10 novembre (Rennes)

56

Mobilisation d’enseignants à Vannes : « Ce n’est pas comme ça que j’imaginais mon métier »

Vannes : une cinquantaine d’enseignants manifestent pour plus d’effectifs avec la Covid-19

Lire la suite

08 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

pont l’abbé (fr3)

jeunes

Pont L’Abbé : « Cela devient dangereux »

Les élèves du lycée Laënnec réclament un meilleur protocole sanitaire

Des lycéens se sont rassemblés ce jeudi matin, dans la cour de leur établissement à Pont L’Abbé dans le Finistère. Ils souhaitent attirer l’attention sur le protocole sanitaire mis en place, insuffisant selon eux, et parfois inapplicable car ils sont trop nombreux.

Depuis la rentrée, enseignants et élèves partagent leurs inquiétudes quand au respect du protocole sanitaire. Ce 5 novembre, au lycée Laënnec de Pont L’Abbé, plusieurs centaines de lycéens se sont rassemblés dans la cour pour interpeller la direction. L’établissement accueille 900 jeunes.« Respecter les gestes barrières, les distances, soyez vraiment citoyens, même si on sait que c’est compliqué parce qu’on est beaucoup, que chacun aimerait faire autrement » disent certains. D’autres ajoutent : « Cela devient dangereux. »
 

« Un brassage énorme, qui pourrait être évité »

« On aimerait bien que le protocole sanitaire renforcé annoncé soit vraiment mis en place », explique Jade, élève en deuxième année de BTS.

Avec d’autres, elle a pu rencontrer la direction. « On a discuté sur ce qui était faisable ou pas. On nous dit qu’il y a un manque de personnel et que certaines décisions dépendent du rectorat. On ne leur fait pas de reproches mais on estime qu’il y a des solutions, comme une alternance présentiel / distantiel.
On souhaitait réduire les effectifs dans les classes mais on ne pourra pas » déplore-t-elle. « Je commence à avoir vraiment peur. J’ai ma mère qui est malade, je ne peux pas lui imposer ça. J’ai envie de continuer à aller en cours, c’est important pour moi d’être en présentiel sauf que là on nous demande des choses inapplicables. » Du côté de la cantine, qui accueillent aussi les collégiens, le système va être revu, avec l’élargissement des créneaux horaires de passage.

De nouvelles modalités en cours de discussion

Le rectorat de Rennes a précisé à l’AFP que deux lycées du Finistère ainsi que trois établisse-ments d’Ille-et-Vilaine « ont fait l’objet de perturbations » ce jeudi.

Il assure que « des discussions ont été engagées avec les différents chefs d’établissement et les directeurs académiques, afin de définir de nouvelles modalités d’adaptation du protocole sani-taire, notamment concernant les établissements accueillant un grand nombre d’élèves ». « L’académie de Rennes précisera les modalités retenues d’ici la fin de la semaine », selon le rectorat.A Rennes lundi, ce sont les professeurs du collège Rosa Parks qui ont fait valoir un droit de retrait, estimant eux aussi ne pas être en sécurité.

05/11/2020

Lire la suite

08 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

veullet 2

Brest. Près de 80 personnes ont manifesté, ce samedi, « contre les mesures gouvernementales »

Dans l’après-midi, ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes de tout bord ont défilé dans le centre-ville de Brest (Finistère), « contre les mesures gouvernementales ».

« Besoin impérieux de manifester », voilà ce qui est écrit sur leurs attestations. Ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes ont défilé, unies « contre les mesures gouvernementales » dans le centre-ville de Brest: « D’une façon ou d’une autre, nous restons, tous, vulnérables au coronavirus. »

Samedi dernier, seulement 12 motivés avaient répondu présent : « J’ai couru les manifs avec 4 000 Gilets jaunes, confie Mireille, 71 ans. J’ai décidé de me remobiliser. Par solidarité avec les jeunes, qui subissent une nouvelle vague, oui, mais de licenciements. »

En tête du cortège, un groupe de jeunes hommes « bien chauds » ne se lasse pas du slogan du jour : « Travaille, consomme et ferme ta gueule ». Deux d’entre eux seront verbalisés, à l’issue de la manif, pour défaut d’attestation.

À vélo, Armelle, 42 ans, explique « à quel point il est important d’échanger des idées alors que la culture est oubliée. » À côté de jeunes femmes qui revendiquent « l’école à la maison », Lionel, 45 ans, marche, lui, « pour le personnel hospitalier qui subit les conséquences de la politique libérale ».

Fabrice, 27 ans, reste persuadé que « ce confinement aurait pu être évité ». Adeline, 23 ans, redit que « dans cette période si anxiogène, un million de personnes ont basculé dans la pauvreté. » Enfin, « face à l’état d’urgence prolongé », Karine et ses filles marchent « pour nos libertés ».

Frédérique GUIZIOU.  07/11/2020

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Brest, les Gilets jaunes ne sont pas adeptes du confinement

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin